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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2003-03-22, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0101B0322 b1 22 mars 6LP0101B0322 ZALLCALL 67 21:35:24 03/21/03 B vant le début des hostilités en Irak, le Pentagone s'est engagé à réduire au maximum le nombre de victimes civiles dans une éventuelle intervention militaire.«Si la force devient nécessaire, il est clair que la coalition prendra grand soin d'éviter les victimes civiles», a déclaré le secrétaire à Défense, Donald Rumsfeld, le 5 mars dernier.Il va sans dire que la promesse de Rumsfeld n'a rassuré aucun opposant à la guerre en Irak.En décembre dernier, un rapport «confidentiel» de l'ONU prédisait qu'un conflit militaire pourrait tuer jusqu'à 500 000 civils irakiens.À la même époque, l'Internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire, Prix Nobel de la paix 1985, situait le nombre des victimes civiles entre 48 000 et 260 000.De telles perspectives ont de quoi frapper l'imagination et susciter l'horreur.Mais les médias des États- Unis les ont largement ignorées dans les mois et les semaines qui ont précédé le début des frappes américaines.Le sujet des «dommages collatéraux », pour employer l'expression orwellienne du Pentagone, n'intéresse pas le grand public, qui encourage ses boys et ses girls à la télévision.Il faut dire que les organismes humanitaires ne sont pas infaillibles.Avant le début des bombardements en Afghanistan, en octobre 2001, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture avait évalué à sept millions le nombre d'Afghans qui feraient face à la famine en cas d'action militaire.C'est en se basant sur cette donnée que le célèbre dissident Noam Chomsky avait parlé d'un «génocide silencieux ».Combien y a-t-il de civils afghans morts pendant l'intervention américaine, qui a chassé du pouvoir les talibans et déstabilisé le réseau terroriste d'Oussama ben Laden?Les estimations vont de 400, selon le New York Times, à peutêtre 3400, selon Marc Herold, professeur d'économie à l'Université du New Hampshire.Référence en la matière, l'organisme Human Rights Watch poursuit son enquête, tout en dénonçant la méthodologie du professeur Herold, un militant de gauche.Mortalité à retardement Le Pentagone se félicite de sa performance en Afghanistan, tout comme il s'est réjoui de sa performance en Irak, lors de la première guerre du Golfe, qui a plus tard occasionné une catastrophe humanitaire.Selon Human Rights Watch, les bombes et les missiles alliés ont tué entre 2500 et 3000 civils en 1991, un résultat qui ne dit cependant rien des conséquences de ce conflit.Plus de 110 000 Irakiens, dont 70 000 enfants de moins de 15 ans, sont morts après les bombardements.Cette mortalité à retardement est due en partie au manque de médicaments et d'installations médicales, mais également à la destruction des infrastructures de distribution et d'épuration de l'eau.Tout ça a contribué à l'apparition de maladies infectieuses.Et tout ça est passé par dessus la tête de la grande majorité des citoyens des États-Unis, qui ont organisé des défilés pour les soldats victorieux de la première guerre du Golfe.Leur pays venait de se défaire du syndrome du Vietnam, qui avait contraint ses aspirations militaires pendant 20 ans.SILENCE SUR LES VICTIMES «Le département de la Défense n'a jamais réalisé une évaluation systématique pour déterminer si ses efforts pour protéger des vies sont efficaces.» C A H I E R B | L A P R E S S E | M O N T R É A L | SA M E D I 2 2 M A R S 2003 Bush et Saddam: le poids de la famille > Double portrait Pages B4 et B5 La débâcle de l'ONU Page B3 Qui profitera du pétrole irakien?Page B6 À NEW YORK RICHARD HÉTU collaboration spéciale Voir SILENCE en B2 Durant la première guerre du Golfe, le Pentagone a refusé de révéler le nombre d'Irakiens tombés sous les bombes lancées par ses militaires.Au moment où une nouvelle offensive vient d'être déclenchée contre Bagdad, la question des victimes civiles demeure un gros tabou à Washington. 6LP0201B0322 B2 SAMEDI plus 6LP0201B0322 ZALLCALL 67 22:00:42 03/21/03 B À l'Est, du nouveau: un fort sentiment antiguerre Fâchée contre la France, l'administration Bush n'en a plus que pour la « nouvelle Europe » qui, claironne-t-on à Washington, appuie son offensive contre Bagdad.Mais cette nouvelle Europe n'est peut-être pas celle que l'on croit.FRANÇOIS BROUSSEAU collaboration spéciale Ils étaient quelques centaines, hier et avant-hier, au centre de Varsovie, à manifester devant la blanche ambassade des États- Unis.Quelques extrémistes criaient « Gestapo ! Gestapo ! ».La plupart des autres agitaient en silence des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Non, trois fois non à la guerre en Irak ! » « Pas en notre nom ! » « Ils jouent à la guerre ».Les journaux d'hier, Gazeta Wyborcza et Rzeczpospolita, les deux principaux titres du pays, publiaient des photos des manifestants, dont une trentaine ont été arrêtés par la police avant d'être relâchés.Cette manifestation n'avait évidemment rien à voir, par sa taille, avec les marées humaines qui envahissent depuis la mi-février des villes comme Londres, Madrid ou Montréal.Le 15 février, ils n'étaient que 2000 dans les rues de la capitale polonaise.Ailleurs en Europe de l'Est à Bratislava, en Slovaquie, ou Budapest, en Hongrie, les manifestations étaient du même ordre de grandeur.Mais ces manifestations clairsemées n'en sont pas moins représentatives d'une majorité silencieuse de plus en plus forte : dans cette « Nouvelle Europe » que chérissent tant les officiels américains, cette Europe dont les dirigeants font bloc derrière Washington, l'opposition à la guerre fait des scores comparables à ceux qu'elle fait en France, en Italie ou au Québec.Une statistique, diffusée jeudi par la maison de sondage Ipsos- Demoskop de Varsovie, en dit plus long que toutes les manifestations : 78 % des Polonais se disent hostiles à la guerre.Ce chiffre a régulièrement monté au cours des dernières semaines.Dans les autres pays de la région, l'opposition à la guerre recueille généralement l'appui de 50 à 60 % des citoyens.Plus généralement, la chute du prestige des États-Unis, mesurée par un grand sondage international du Pew Research Center for the People and the Press, rendu public mardi, touche autant les pays de l'Est que le reste du monde.En Pologne, ils étaient 79 % à avoir une bonne opinion des États-Unis en 2002.Ils n'étaient plus que 50 % en février 2003.Dans cette Europe de l'Est délivrée du communisme, souvent perçue comme béatement pro-américaine et pro-capitaliste, une surprise : eh bien ! Non, on n'y voit pas toujours les États-Unis, vainqueurs historiques de l'Union soviétique, comme l'incarnation du Bien absolu sur Terre.Même si George Bush aime répéter que cette région du monde « connaît le prix du combat pour la liberté », et qu'elle constitue en conséquence un riche bassin d'« amis loyaux des États-Unis ».Et même si le Polonais moyen n'exprime pas du tout cet antiaméricanisme viscéral que l'on rencontre souvent à Paris ou à Montréal.Opposition discrète Aujourd'hui hostiles à la guerre américaine, les opinions publiques est-européennes le sont avec moins d'émotivité et plus de discrétion qu'en Europe de l'Ouest ou au Canada.Dans les forums de discussion des sites de journaux, comme dans le courrier des lecteurs, le débat n'est pas aussi omniprésent qu'ici.Mais les questions posées sont les mêmes : cette attaque estelle vraiment nécessaire ?Combien d'innocents vont périr ?L'aprèsguerre sera-t-il rose ?Une différence cependant : dans les éditoriaux et parmi l'intelligentsia, le point de vue pro-guerre est nettement plus présent qu'il ne l'est ici.Le directeur de Gazeta Wyborcza, Adam Michnik, a publié quelques articles appuyant la ligne dure contre l'Irak.Invoquant le précédent du Kosovo en 1999, lorsque les forces de l'OTAN étaient intervenues, sans l'autorisation de l'ONU, pour contrecarrer les manoeuvres de Slobodan Milosevic.Michnik a caractérisé le régime de Bagdad comme « totalitaire », et la population irakienne comme une « population en danger ».ce qui rend légitime selon lui l'attaque militaire.Le célèbre ex-dissident a même ajouté que l'appui à la guerre contre l'Irak serait « dans l'intérêt de la démocratie polonaise ».Quant à l'ex-président et Prix Nobel de la paix Lech Walesa, aujourd'hui retiré de la politique après son humiliation de novembre 2000 (un pour cent des voix à la présidentielle), il s'est déclaré résolument pour l'attaque contre l'Irak.La force de l'opinion antiguerre dans les pays de l'Est n'a pas empêché les dirigeants de l'ancienne Europe communiste de se ranger massivement derrière George Bush dans sa croisade contre le « fou de Bagdad », et plus généralement de jouer la carte américaine dans leur nouvelle diplomatie indépendante.malgré leur entrée imminente dans l'Union européenne.On se souvient du choix controversé, fait par Varsovie en décembre, d'acheter des avions de chasse aux États-Unis plutôt qu'à la France, alors que les Mirage français paraissaient techniquement supérieurs aux F-16 offerts par Washington.Beaucoup y ont vu un camouflet pour Paris, et l'expression d'une préférence stratégique pour les États-Unis, au détriment de la solidarité européenne.On se souvient aussi de la « lettre des Huit », publiée fin janvier par les leaders de cinq membres de l'actuelle Union européenne (Grande- Bretagne, Italie, Espagne, Portugal, Danemark) et trois des 10 pays candidats à l'entrée (Pologne, Hongrie, République tchèque).Cet appui explicite à la guerre préventive des États-Unis avait été suivi, quelques jours plus tard, d'une autre missive allant dans le même sens, signée cette fois par les dirigeants de 10 pays de l'ex-Europe communiste.On se souvient, enfin, du jugement hautain du président Jacques Chirac sur ces initiatives, lorsqu'il a laissé tombé que ces petits pays « avaient manqué une belle occasion de se taire ».Dans la quarantaine de pays que les États-Unis présentent comme membres de leur soi-disant « Coalition pour le désarmement immédiat de l'Irak » \u2014 dont une quinzaine sont restés honteusement anonymes \u2014 on retrouve entre autres la Hongrie, la Bulgarie et la Pologne.Varsovie, par exemple, a dépêché 200 soldats spécialistes en décontamination, qui vont officier dans un bateau polonais croisant déjà dans le golfe Persique.Cette contribution, largement symbolique, n'en représente pas moins la plus importante venant des pays de l'Est européen.Des pays dont l'appui s'est en général borné à des déclarations de loyauté et d'amour envers Washington.« La Pologne a profité de la solidarité des États-Unis au XXe siècle, pendant la Première et la Deuxième Guerre mondiales.Aujourd'hui, la Pologne doit à son tour se montrer solidaire », s'est défendu le premier ministre Leszek Miller dans une interview à la télévision, pour justifier son choix.L'étonnante résistance d'une population normalement pro-américaine peut avoir, en Pologne, une cause particulière : les interventions du pape.Selon Jozef Kwaterko, professeur à l'Université de Varsovie, joint chez lui par téléphone, « l'opinion de Jean-Paul II, passionnément opposé à la guerre sur une base morale, a pu avoir un effet important sur le choix des Polonais.Les Polonais connaissent le prix de la liberté et haïssent les tyrannies comme la dictature de Saddam Hussein.Mais ils savent aussi ce qu'est la guerre, avec son cortège d'injustices et de victimes innocentes.Photo CZAREK SOKOLOWSKI, Associated Press © Un manifestant polonais portant un masque brandit une pancarte réclamant la fin de la guerre durant une marche qui avait lieu hier dans les rues de Varsovie.SILENCE Suite de la page B1 Quant au Pentagone, il a entretenu le silence sur la question des victimes civiles de la première guerre du Golfe, refusant de fournir la moindre estimation.Pendant le conflit, les militaires ont même souvent nié leurs bavures.« Je peux vous dire honnêtement que je n'ai reçu aucune information sur des bombardements erronés », déclarait le bras droit du général Norman Schwarzkopf, le général Robert Johnston, le 4 février 1991.Cette politique du silence s'étend à tout le gouvernement américain.En 1992, Beth Osborne Daponte, une démographe du Bureau du recensement, a tenté d'évaluer le nombre de civils irakiens tués par les bombes lors de la première guerre du Golfe.Elle est arrivée à un total de 13 000.Quand elle a refilé l'information à un journaliste, elle a été remerciée.Le gouvernement des États-Unis refuse de compter les victimes civiles de ses militaires.La responsabilité des victimes « Malgré ses simulations par ordinateur et sa planification soigneuse, le département de la Défense n'a jamais réalisé une évaluation systématique pour déterminer si ses efforts pour protéger des vies sont efficaces ou vains, ou ce qui pourrait être fait pour les améliorer », écrivait Sarah Sewall dans le New York Times hier.Sous le président Clinton, Sewall a travaillé à la Défense de 1993 à 1996.Elle est aujourd'hui directrice de programme au Carr Center for Human Rights à Harvard.« Le Pentagone ne veut pas assumer la responsabilité des victimes civiles, car il craint les contraintes qui en découleront, écrit Sewall.Le paradoxe, cependant, c'est que les militaires sont déjà limités par des restrictions qui ont pour objet de protéger les civils.» Pendant la seconde guerre du Golfe, par exemple, les militaires tenteront d'épargner les infrastructures qui seront nécessaires à la reconstruction du pays, selon Sewall.En Afghanistan, pour la même raison, ils avaient pris soin de ne pas bombarder les routes, contribuant peut-être ainsi à la fuite des leaders talibans.« Les dommages collatéraux ne sont pas seulement une question politique, ils sont un défi opérationnel », écrit Sewall, qui encourage le Pentagone à assumer pleinement la responsabilité des victimes civiles, en commençant par les compter.« En Afghanistan, le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, a attribué le manque d'information sur les victimes civiles au fait que les États-Unis ne pouvaient pas toujours vérifier ce qui était arrivé sur le terrain, ajoute-t-elle.Quand les troupes américaines occuperont l'Irak, ils auront cette opportunité.D'ici là, on verra si les médias des États-Unis voudront eux aussi rendre pleinement compte des victimes civiles en Irak.Sur ce plan, leur feuille de route n'est pas des plus reluisantes.Ménager les sensibilités « À une époque où les images de combat sont captées de loin, il est trop facile d'oublier les conséquences directes et physiques de la guerre », écrit Amy Sisley, professeur de chirurgie à l'Université du Maryland, dans le rapport de l'Internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire sur les « dommages collatéraux » d'une nouvelle guerre en Irak.« Les bombes assourdissent, aveuglent et déchiquettent les gens, les transperçant de shrapnel, de verre et de débris.Elles font s'écrouler les édifices sur les victimes et détruisent l'infrastructure cruciale au traitement des blessés.» Mais les réseaux de télévision des États-Unis préfèrent souvent ménager la sensibilité de leurs téléspectateurs.Ainsi, pendant la guerre en Afghanistan, les patrons de CNN ont ordonné à leurs journalistes de ne jamais montré des images de victimes civiles sans mentionner les efforts du Pentagone pour réduire les « dommages collatéraux ».Les journalistes devaient aussi rappeler que « le régime taliban continue d'héberger des terroristes liés aux attentats du 11 septembre qui ont enlevé la vie à des milliers d'innocents aux États-Unis ».À la même époque, un débat révélateur se déroulait sur le sujet des victimes civiles à l'émission Special Report with Brit Hume, de Fox News, la chaîne d'information numéro un sur le câble.« Historiquement, les victimes civiles font toujours partie de la guerre, a déclarait l'animateur, Brit Hume.Devrait-on leur accorder autant d'importance dans les médias ?» Aussi cruelle qu'elle puisse sembler, la question revient souvent sur les lèvres des conservateurs aux États-Unis.Ils font valoir que le nombre de victimes civiles ne cesse de décroître dans les conflits où les forces américaines sont engagées.Le 27 mars 1945, par exemple, une flotte de B-29 larguait 1665 tonnes de bombes incendiaires sur Tokyo, tuant 100 000 personnes dans une seule nuit.C'était avant l'oblitération nucléaire de Hiroshima et Nagasaki, qui marquait la fin de la Seconde Guerre mondiale, une guerre dite « juste ».De telles horreurs seraient aujourd'hui inacceptables.Mais fautil pour autant passer sous silence les victimes des nouvelles guerres ?Ménager l'opinion internationale L'action militaire des États-Unis en Irak sera jugée en partie par le nombre des victimes civiles qu'elle occasionnera.L'opinion internationale, déjà scandalisée par l'unilatéralisme de l'administration Bush, n'acceptera pas une répétition du scénario de la première guerre du Golfe.Un scénario sur lequel s'est d'ailleurs fondée l'ONU pour réaliser son rapport « confidentiel » sur les conséquences d'une nouvelle guerre en Irak.Ce scénario inclut notamment la destruction des centrales électriques, des infrastructures de distribution, des ponts, des voies ferrées et des routes majeures.Il prévoit également la paralysie du port d'Oum Qasr, dans l'extrême sud de l'Irak, un point vital pour l'approvisionnement du pays.Hier, des marines ont prétendu être en train de sécuriser le port.Le scénario de la seconde guerre du Golfe différera sûrement de la première.Mais les risques ne sont pas nécessairement moins grands.Quelles seront les conséquences de la pluie de bombes qui tombe sur Bagdad depuis hier ?Quelle résistance la capitale irakienne opposera- t-elle aux envahisseurs ?Quel usage Saddam Hussein fera-t-il des armes prohibées qu'il dit ne pas détenir ?Et combien de victimes les combats feront-ils chez les civils irakiens Les États-Unis prétendent vouloir désarmer le régime de Saddam Hussein et libérer les Irakiens.Contrairement à la première guerre du Golfe, ils auront du mal à passer sous silence les conséquences de leur action chez les civils, surtout si celle-ci tue en grand nombre ceux qui sont supposés être libérés.SOURCE: Korean War Almanac, Human Rights Watch (Golfe et Kosovo, ) The Atlantic Monthly (Vietnam) et The Associated Press (Afghanistan).Tuées directement par les bombes ou les missiles alliés.Des dizaines de milliers de civils irakiens sont morts après les bombarbements en raison de maladies infectieuses.Victimes civiles des dernières guerres Guerre de Corée : 2 millions Guerre du Vietnam : 415 000 Guerre du Golfe : 2500-3000 Guerre du Kosovo: 500 Guerre d'Afghanistan : 500-600 6LP0301B0322 B3 SAMEDI plus 6LP0301B0322 ZALLCALL 67 21:30:06 03/21/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 2 MA R S 2 0 0 3 P L U S B 3 Photo Newscom © En 1948, la guerre qui a suivi la création de l'État d'Israël par les Nations unies a forcé les Palestiniens à fuir leurs villages.Un événement que ceux-ci appellent « Nakba », ou catastrophe.Le nouveau désordre mondial «Nous, peuples des Nations unies, résolus à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui, deux fois en l'espace d'une vie humaine, a infligé à l'humanité d'indicibles souffrances (et) résolus à unir nos forces pour maintenir la paix et la sécurité internationales.avons décidé d'associer nos efforts pour réaliser ces desseins.» Ainsi commence la Charte de l'Organisation des Nations unies, adoptée à San Francisco le 25 juin 1945, un mois après la capitulation de l'Allemagne nazie.La Première Guerre mondiale avait fait 20 millions de morts ; la Deuxième, entre 35 et 60 millions, en grande majorité des civils.La deuxième moitié du XXe siècle a été jalonnée de plusieurs guerres et génocides, mais rien de semblable aux conflagrations monstrueuses de la première moitié du siècle.L'ONU, bien que faible, critiquée et incapable d'empêcher des massacres comme ceux du Rwanda, a néanmoins servi de forum international et contribué à aplanir des conflits qui auraient pu dégénérer en affrontements apocalyptiques.Les personnes de 58 ans et moins, soit l'immense majorité de la population de la planète, n'ont pas connu de guerre mondiale.L'équilibre de la terreur entre les États-Unis et l'Union soviétique a, dans les faits, assuré la paix pendant des décennies.L'éclatement de l'URSS et la fin de la guerre froide ont permis d'espérer un désarmement à vaste échelle.La première guerre du Golfe, en 1991, a montré que la communauté internationale pouvait agir par consensus et réprimer les États délinquants qui envahissaient leur voisin.L'expulsion de l'Irak du Koweït, par les armes, a été entérinée par le Conseil de sécurité de l'ONU.Mais cette semaine, les rêves de paix durable ont volé en éclats.Les États-Unis, instigateurs de l'ONU et de la plupart des organisations internationales, se sont arrogé le droit d'envahir un pays sans avoir prouvé la légitime défense, sans l'accord du Conseil de sécurité et à l'encontre de l'opinion internationale.Un tournant Même les citoyens qui n'ont pas une connaissance approfondie de l'histoire sentent que l'action unilatérale des États-Unis est très grave et marque un tournant fondamental.Ce sentiment confus est partagé par de nombreux historiens, experts des relations internationales, hommes et femmes politiques qui, à l'instar du premier ministre Jean Chrétien, ont dénoncé un geste « injustifié ».« Le monde vient de basculer dans un conflit aux conséquences incalculables, a déclaré jeudi la ministre française de la Défense, Michèle Alliot-Marie.Ce conflit vient de rappeler que la paix n'est jamais acquise.» « Le plus grand et le plus puissant des pays du monde, tout seul, a décidé de se lancer dans une opération majeure sans l'approbation d'aucune instance internationale, et avec des raisons extrêmement faibles : l'impact sera en conséquence », a commenté André Lewin, auteur de nombreux livres sur l'ONU, joint à Paris.« On n'a jamais vu une telle division au sein des membres permanents du Conseil de sécurité, opine Jean-Philippe Therien, spécialiste des organisations internationales à l'Université de Montréal.La crise est sans précédent dans l'histoire de l'ONU.» Il y a 60 ans, les peuples de la terre se sont unis dans une guerre juste et impitoyable contre le fascisme.Un nouvel ordre mondial est né de ce combat et s'est cristallisé autour de la Charte des Nations unies.Il s'est avéré imparfait, déficient, souvent injuste, mais aussi prometteur et perfectible.Soudain, cet ordre n'existe plus.Les règles de droit international ne tiennent plus.Des millions de personnes craignent l'apparition d'un désordre mondial, d'un système anarchique où la loi du plus fort sera contrée par les gestes désespérés et irrationnels des plus faibles, souligne Jean-Guy Vaillancourt, professeur de sociologie à l'Université de Montréal et spécialiste des mouvements pour la paix.L'affaire des peuples Avec son essai publié en 1795, Vers la paix perpétuelle, l'Allemand Emmanuel Kant est le premier philosophe à avoir élaboré le projet d'un « ensemble fédératif d'États destiné à rendre impossibles les guerres et le seul compatible avec la liberté ».Kant développe l'idée que la paix est l'affaire des peuples, non pas des souverains.Il faudra la boucherie de la Première Guerre mondiale pour que cette idée s'exprime dans une institution.Un président américain idéaliste, Woodrow Wilson, propose la création de la Société des Nations.Mais à Washington, le Sénat vote contre l'entrée des États- Unis dans la SDN.Le Japon s'en retire après avoir envahi la Mandchourie, suivi par l'Allemagne, qui s'apprête à attaquer la Tchécoslovaquie et la Pologne.La SDN s'écrase avant la Deuxième Guerre.Un autre président américain, Franklin Roosevelt, lance l'idée des Nations unies (l'expression est de lui).En 1945, les États-Unis, la Grande-Bretagne et l'Union soviétique réitèrent leur volonté d'établir une « organisation générale internationale pour la sauvegarde de la paix et de la sécurité ».Les représentants de 50 États élaborent une nouvelle charte.L'ONU voit le jour.La première résolution adoptée par l'Assemblée générale vise l'élimination des armes atomiques et des autres armes de destruction massive (ADM).Ce même sujet \u2014 la façon d'éliminer des ADM \u2014 est aujourd'hui la source de la pire crise de l'histoire de l'ONU.Après l'Assemblée générale, le Conseil de sécurité est l'organe le plus important des Nations unies.Il est composé des cinq grandes puissances qui ont gagné la Deuxième Guerre mondiale (États- Unis, Grande-Bretagne, Russie, Chine, France), qui ont chacune un droit de veto.Les 10 autres membres sont élus à tour de rôle et ne disposent pas du droit de veto.La Charte des Nations unies stipule qu'il « ne sera pas fait usage de la force des armes, sauf dans l'intérêt commun » et sauf dans les cas de légitime défense.L'intérêt commun est établi en définitive par le Conseil de sécurité.Cette disposition a été fortement critiquée, entre autres parce qu'elle donne à cinq États seulement le pouvoir de décider de la guerre et de la paix.Mais l'enchâssement de règles sur l'usage de la force dans le droit international a bel et bien contribué à l'ordre mondial, souligne M.Lewin, président de l'Association française pour l'ONU : « Les Nations unies n'ont pas créé le paradis, mais elles ont évité l'enfer.» Échecs et succès Les décisions des Nations unies ont souvent été violées.Le Conseil de sécurité s'est abstenu de se prononcer dans des guerres aussi importantes que celle du Vietnam.Néanmoins, les points de vue de l'Assemblée générale de l'ONU et de son secrétaire jouissent d'une énorme crédibilité : ils donnent une voix, et donc de la force, à l'opinion des peuples épris de paix, de justice et de progrès.Jamais un tel forum n'a existé par le passé.En 1947, l'Assemblée générale décide du partage de la Palestine en deux États : un État arabe et un État juif.Les pays arabes rejettent la décision ; une première guerre éclate avec Israël, suivie par d'autres.Israël refuse de se retirer des territoires palestiniens qu'elle occupe depuis 1967, malgré les résolutions du Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale.Dans ce cas, l'échec est patent.Les Nations unies ont été incapables d'arrêter d'innombrables guerres civiles et régionales, au Rwanda, en Angola, au Cachemire, en Bosnie, etc.Mais à côté de ces déconvenues, elles ont enregistré de réels succès.En 1956, Israël, la France et la Grande-Bretagne attaquent l'Égypte, qui vient de nationaliser le canal de Suez.L'Assemblée générale réclame leur retrait.À l'instigation de Lester Pearson, ministre des Affaires étrangères du Canada, les Casques bleus sont créés et interviennent sur le terrain.Les troupes étrangères se retirent.En 1962, l'Union soviétique installe des fusées à Cuba.Par crainte d'une réaction négative des Nations unies, le président américain John F.Kennedy rejette les avis de ses conseillers militaires, qui lui suggèrent de lancer une attaque préventive, et opte plutôt pour un blocus naval.Ce conflit, qui aurait pu dégénérer en catastrophe nucléaire, est réglé de façon pacifique.L'URSS retire ses fusées.L'ONU se démène pour limiter la course aux armements.En 1968, l'Assemblée générale approuve le Traité de non-prolifération des armes nucléaires et demande aux États membres de le ratifier.Depuis le début des années 80, l'ONU est intervenue pour mettre fin à la guerre entre l'Iran et l'Irak et aux guerres civiles au Salvador, en Namibie, au Sahara-Occidental, en Érythrée, au Cambodge et dans d'autres pays.Pas de guerres préventives Rien, dans la Charte de l'ONU, n'autorise des guerres « préventives ».Lorsque des avions israéliens ont bombardé le réacteur nucléaire de l'Irak à Osirak en 1981, Israël a décrit cet assaut comme un acte d'autodéfense, mais le monde l'a condamné comme un geste d'agression.Même la première ministre britannique Margaret Thatcher et l'ambassadeur américain aux Nations unies, Jeane Kirkpatrick, ont critiqué cette action ; les États-Unis ont approuvé la résolution de condamnation par les Nations unies.Cette année, le gouvernement américain n'a pas été capable de convaincre la communauté internationale que la guerre contre l'Irak est un geste d'autodéfense, souligne M.Therien, de l'Université de Montréal.Très peu de gouvernements ont accepté l'idée que l'Irak était sur le point d'attaquer les États-Unis avec des armes de destruction massive.Depuis l'éclatement de l'Union soviétique, les États-Unis constituent l'unique superpuissance.Or tout pouvoir a besoin d'un contrepouvoir, sans quoi il devient absolu et risque de sombrer dans l'arrogance.L'humanité ressemble à un funambule marchant sur la corde raide et qui garde son équilibre grâce à un balancier.Si un des deux pôles du balancier est plus lourd que l'autre, l'équilibre est impossible.Pendant quelques semaines, l'opinion internationale a cru que les Nations unies pouvaient constituer le contrepoids à la puissance américaine.Ce n'était qu'un rêve.La crise actuelle « a très peu à voir avec l'Irak et beaucoup à voir avec l'avenir des relations entre les États- Unis et les autres pays », suggère Edward Luck, professeur de relations internationales l'Université Columbia et directeur du Centre on International Organization.La mission de paix des Nations unies, qui constitue sa raison d'être, vient de se volatiliser.Bien sûr, l'ONU va continuer d'exister : elle s'occupera de recoller les pots cassés après les bombardements en Irak.Comme les États-Unis ne peuvent pas s'occuper de tout, partout, en tout temps, elle interviendra dans les missions humanitaires et les conflits mineurs.Depuis son élection, le président américain George W.Bush a montré que la stabilité mondiale le préoccupait fort peu, écrit G.John Ikenberry, professeur de géopolitique à l'Université Georgetown, dans une récente livraison de la revue Foreign Affairs.Ce point de vue est repris par un autre collaborateur de la revue, Michael Hirsh.« M.Bush, à en juger par ses actions, semble croire dans une sorte de civilisation unilatérale, écrit M.Hirsh.Il traite l'OTAN sans ménagement, il pense aux Nations unies après coup, il ne respecte pas les traités (comme le protocole de Kyoto).» L'administration Bush devrait au moins « comprendre les vertus du vieil ordre international qu'elle essaie de remplacer », ajoute M.Ikenberry.Le jour n'existe pas sans la nuit, le froid sans le chaud, le Nord sans le Sud.La puissance américaine n'existera pas sans une autre puissance.Puisque ce ne sera pas les Nations unies, on ignore ce qu'elle sera.Et c'est bien cela qui est inquiétant.Pendant quelques semaines, l'opinion internationale a cru que les Nations unies pouvaient constituer le contrepoids à la puissance américaine.Mais Washington a choisi de défier l'ONU et de lancer son offensive contre Bagdad.Retour sur un rêve brisé.«L'administration Bush devrait au moins comprendre les vertus du vieil ordreint ernational qu'elle essaie de remplacer.» ÉVÉNEMENT Le président des États-Unis, George W.Bush, a défié le Conseil de sécurité des Nations unies en ouvrant les hostilités contre Saddam Hussein.ENJEU La guerre contre l'Irak marque un tournant international.La mission de paix qui caractérise les Nations unies vient de se volatiser.À VENIR Qui maintenant fera contrepoids à la toute-puissance des États-Unis ?La criseact uelle «a très peu à voir avec l'Irak et beaucoup à voir avec l'avenir des relations entre les États-Unis et les autres pays».Photo Presse Canadienne © L'histoire de l'ONU est truffée de succès et d'échecs.L'envoi de Casques bleus en Bosnie n'a pas donné les résultats escomptés.L'impuissance de l'ONU devenant même l'élément central du film No Man's Land, du réalisateur Danis Tanovic, tourné quelques années plus tard. 6LP0401B0322 6LP0401B0322 ZALLCALL 67 22:33:24 03/21/03 B B4 | PLUS L A P R E S S E | M O N T R É A L | S A M E D I 2 2 M A R S 2 0 0 3 ous les jours, il lit la Bible.Mais pas n'importe quelle version : The One Minute Bible, un recueil de courts extraits, sorte de Readers'Digest du livre le plus vendu de la planète.Voilà bien George W.Bush! s'amuse son compatriote texan, Bill Minutaglio, qui décortique la vie du 43e président américain dans First Son : George W.Bush and the Bush Family Dynasty.Voilà bien un homme qui ne s'embarrasse pas de détails! Voilà la marque d'un leader pressé, que la planète inquiète avait bien peu de chances de voir ranger ses canons.Même sans menace terroriste, même sans son fougueux caractère, George W.Bush aurait trouvé en lui 1000 raisons de faire la guerre, insiste en effet son biographe.«Presque tout ce que fait le président est motivé par sa famille.Il vit avec son père une compétition freudienne, shakespearienne, qui relève quasiment de la tragédie grecque! Imaginez, partout, il a dû suivre ses traces \u2014 à l'école, dans l'armée, dans l'industrie du pétrole, en politique.Et partout, son père a mieux réussi que lui.À 57 ans, cette guerre, c'est la dernière occasion de le dépasser quelque part en devenant celui qui a chassé Saddam, celui qui a la chance d'être président deux fois plutôt qu'une.» Jusqu'ici, George W.Bush restait prisonnier d'une ombre.En 1993, lorsqu'il se présente comme gouverneur du Texas, le journal local publie la photo de son géniteur.«La ressemblance est trompeuse.Bush a la bouche de son père, mais la langue bien pendue de sa mère, prévient M.Minutaglio.Comme conservateur, il se sent plus proche de Reagan ou Roosevelt.Lui ne voudrait jamais être perçu comme trop mou, trop gentil.» Rebelle Trop gentil?À 20 ans, de fête en beuverie, Bush néglige plutôt ses études.À 30 ans, encore prisonnier des vapeurs de l'alcool, il est arrêté au bord de la mer pour ivresse au volant.À 27 ans, alors qu'il rentre saoul avec son frère de 15 ans et fracasse un amas de poubelles, il défie son père d'en venir aux poings.À 40 ans, toutefois, il abandonne la bouteille d'un coup sec.Et on le dit depuis obsédé de la maîtrise de soi.Cheveux gris, front creusé de rides profondes, George W.Bush se lève chaque matin à 5h45.Il jogge cinq kilomètres, pioche ses dossiers, quitte son bureau à 18h30 et se couche trois heures plus tard.Devant lui, personne n'ose défaire son noeud de cravate.Ni jurer.Ni fumer.Ni arriver en retard.Ses proches collaborateurs racontent aussi qu'au début, il s'amusait à faire rasseoir et relever ses employés d'un simple geste de la main, à la manière d'un chef d'orchestre.Chez ses parents aussi, la pression était forte.Dans un grand cahier, George père et Barbara enregistrent le moindre résultat sportif de leurs cinq enfants.«Tout était noté : qui court le plus vite, qui joue le mieux au tennis, tout!» rapporte Bill Minutaglio, pour qui l'aîné a surtout souffert d'être intellectuellement comparé à ses cadets.En 1998, alors que son frère Jeb vient d'être élu gouverneur de la Floride, le futur président s'indigne encore d'une remarque désobligeante.«Je l'ai entendu dire: C'est moi le plus intelligent.Lui, c'est seulement le plus grand.Et il ne blaguait pas.» Psychologue politique, Aubrey Immelman ne s'étonne guère de voir son président défier l'ONU.«Bush a une personnalité très dominatrice », affirme ce professeur de l'Université St.John, qui décrit son président comme un type extroverti/aventurier dans un troublant portrait psychologique réalisé pour l'Unité d'étude de la personnalité en politique, un an avant les attentats du 11 septembre.Le psychologue y entrevoyait déjà un George W.Bush rassembleur mais bravache, impatient d'entrer en action et exposé aux erreurs de jugement.L'âge, la sobriété l'ont visiblement assagi, nuance M.Immelman.Trouver sa place aussi.Car jadis, malgré son statut d'aîné, la chose ne va pas toujours de soi pour George W., coincé entre un cadet plus éveillé et le fantôme de sa petite soeur, morte de la leucémie alors qu'il n'a que 7 ans.«Les enfants qui se sentent négligés peuvent développer certains désordres antisociaux», explique le professeur de psychologie.Sur la côte Est, les milieux intellectuels le glacent et le regardent de haut.Ses années à Yale sont donc des années malheureuses, soupçonne son biographe.«C'était les années soixante, les manifestations contre la guerre au Vietnam.Bush s'est senti ostracisé, isolé.Tout ce que sa famille symbolisait était attaqué.» Aujourd'hui, son indépendance est farouche.Comme s'il avait encore la terre rouge du Texas collée aux bottes.«Ici, dit Bill Minutaglio, la résistance au gouvernement est forte.Les gens sont cow-boy.Ça vous contamine : on ne me dira pas quoi faire ; je n'ai pas à me faire sermonner.» Fils à papa Avec son clan, Bush est toutefois tout oreilles.«Plutôt que de vouloir déclasser son père, il pourrait bien au contraire vouloir achever son oeuvre, nuance ainsi le psychologue Aubrey Immelman.La loyauté passe avant tout pour lui.» D'après un ami, si George W.Bush rompt avec l'alcool en 1986, c'est pour épargner son père qui vient d'entrer dans la course à la présidence.D'autres y voient l'influence de sa femme, Laura, la raisonnable, qui l'aurait peu à peu converti au méthodisme.En entrevue, l'ancienne bibliothécaire a déjà confié : «La bière et le whisky, le soir, à l'heure du baseball, ce n'était franchement pas drôle.» Depuis toujours, George W.Bush se montre fasciné par sa famille, une dynastie n'ayant rien à envier à celle des Kennedy en ce qui concerne la richesse et la puissance.En affaires, il utilise son nom à profusion.Et il n'oublie jamais que, sans les amis de son père, il aurait fait faillite bien avant de faire fortune.Aujourd'hui, ses amis du pétrole l'entourent.Il a aussi recyclé Dick Cheney, l'ancien secrétaire à la Défense de son père, en vice-président.De quoi faire dire à son ancien rédacteur de discours et biographe, David Frum, qu'aucune pensée inattendue ne vient plus perturber la routine de la Maison-Blanche.Superficiel ?Borné ?Une chose est certaine : George W.Bush s'ennuie facilement.Par contre, il comprend tout aussi vite.«C'est fascinant.On a sous-estimé son ignorance, qui est vraiment crasse, mais on a aussi sous-estimé son intelligence», aurait ainsi confié l'historien britannique Timothy Garton Ash après une visite à la Maison-Blanche.Malgré une moyenne universitaire peu reluisante (de C), les experts lui prêtent d'ailleurs le même quotient intellectuel qu'à John F.Kennedy (soit 119).«Bush raisonne d'une façon particulière.Il aime les choses simples.Le noir et le blanc, pas les teintes de gris», note le professeur Immelman.Ses couleurs à lui, ce sont celles des terrains de baseball et des puits de pétrole.Celles du Sud profond \u2014 très conservateur, très à droite, très religieux.Bush ne se contente donc pas de lire la Bible : il ammorce chaque réunion du cabinet par une prière.En entrevue, en 1993, il dira même que seuls ceux qui croient en Jésus iront au paradis.«Il le pense certainement, je ne pense pas que sa foi soit opportuniste», commente M.Minutaglio, qui soupçonne même son président en guerre de mener une croisade inavouée.Quoi qu'il en soit, George W.Bush aime les affaires classées.«Il classe les gens et le note dans ses carnets, rapporte Minutaglio.Il écrit ici et là : un tel est une bonne personne.» Comme les 22 terroristes les plus recherchés de la planète (dont il garderait la photo dans un tiroir du bureau Ovale, prêt à les barrer d'une croix dès leur capture), Saddam Hussein n'est manifestement pas sur la bonne liste.À l'ombre de son père Si Bush n'avait pas grandi dans l'ombre d'un plus grand Bush, ou si Saddam n'était pas né d'une mère presque fantôme, la guerre contre l'Irak n'aurait peut-être pas lieu.Portrait psychologique de deux hommes à la personnalité belliqueuse.MARIE-CLAUDE MALBOEUF m m a l b o e @ l a p r e s s e .c a institut de contrôle officiel composé de médecins et de juristes.Une idée qui lui est venue en écrivant Le Pouvoir et la Folie, où il rappelle les massacres de Caligula, Hitler, Staline.et Saddam Hussein.Ailleurs, l'idée fait bondir.D'abord, parce que la psychologie politique est une science hautement controversée et inexacte.«On reconnaît des tendances, mais on ne peut prédire d'avance aucune action spécifique, nuance un spécialiste de la discipline, Aubrey Immelman, de l'Université St.John, au Minnesota.C'est comme lire l'horoscope, c'est trop facile de sauter aux conclusions après coup, de retenir seulement ce qui nous convient.» L'idée fait aussi bondir parce que les déséquilibrés ont du bon! Dans son livre Ces malades qui nous MARIE- C L AUDE MALBOEUF DEVRAIT-ON CONTRÔLER ce qui se cache dans la tête des dirigeants pour éviter que leurs conflits intérieurs ne se traduisent en guerre mondiale?L'idée, controversée, surgit périodiquement.En juin 2001, le président de la Fédération mondiale de neurologie, James Toole, a profité d'un congrès londonien pour suggérer qu'on fasse systématiquement le profil psychologique des premiers ministres et présidents.On fait déjà celui des pilotes et des militaires de haut rang, dit-il, alors pourquoi pas celui de ces hommes politiques qui ont «le destin de millions de personnes entre les mains».En France, le Dr Fernand Destaing voulait créer un Ces fous qui nous gouvernent.BUSH CONTRE 6LP0501B0322 6LP0501B0322 ZALLCALL 67 22:32:53 03/21/03 B SADDAM L A P R E S S E | M O N T R É A L | SA M E D I 2 2 M A R S 2003 PLUS | B5 l ne dort jamais deux fois dans le même lit et jamais plus de quatre ou cinq heures à la fois.Pour berner les assassins, il feint d'habiter au même moment ses 20 palais de mosaïque bleue et de fontaines.Il marche entre leurs murs, à l'abri des attentats.À l'abri des regards, surtout, car le président irakien, Saddam Hussein, refuse de montrer sa faiblesse.Celle d'un homme de bientôt 66 ans, qui boite et a le cheveu teint.L'approcher cinq minutes exige une journée entière, puisqu'il faut d'abord tournicoter des heures dans une voiture aux vitres teintées.Et même alors, ce n'est pas toujours lui qu'on rencontre.Car même à la télévision, un bataillon de sosies vient brouiller les pistes.«Leurs oreilles ne sont pas les mêmes d'une fois à l'autre», observe l'expert en morphologie Muslim al-Essadi, Irakien exilé qui collectionne par armoires entières les photos de son ancien président.Rien ne sert, toutefois, de reconnaître les oreilles du dictateur pour deviner ce qu'il a dans la tête.Du moins pour le psychiatre américain Jerrold Post, convaincu que la vie de Saddam, ses discours et ses écrits permettent d'en tracer le portrait à 10 000 kilomètres de distance.Et ce portrait n'a rien de rassurant.«Saddam a la personnalité politique la plus dangereuse qui soit, le narcissisme malin.Il est incapable de ressentir des remords devant la souffrance qu'il inflige», résume l'ancien employé de la CIA, qui réactualise ses vieux travaux à l'Université George Washington, dans la capitale américaine, tout en conseillant le Pentagone.Saddam n'est pas un fou furieux, mais un ego «profondément blessé», nuance le psychiatre politique.«Son père est mort alors que sa mère, Suba, était enceinte de lui.Elle a tenté d'avorter et de se suicider.Elle n'a pas réussi, mais elle est restée si déprimée qu'elle n'arrivait même pas à le regarder après la naissance.» Grandiose Négligé, puis battu par son beau-père, Saddam sera recueilli par son oncle.Mais le mal est fait.Et son tuteur, ancien militaire fanatique d'Hitler, l'aggrave en berçant l'enfant de rêves grandioses.Il lui dit qu'il remplacera Saladin, grand vainqueur des croisés, et Nabuchodonosor, le conquérant de Jérusalem.Meurtri, Saddam est trop heureux de le croire.Après tout, son prénom \u2014 rare \u2014 signifie «le bagarreur».Et tout son être dégage la puissance: sa haute stature (1,88 mètre), ses grosses mains, ses sourcils aussi garnis que sa moustache.Adolescent, il quitte les maisons de boue de son village pour vendre des cigarettes dans les rues de Bagdad.Mais déjà, son modèle est Staline, dont il dévore toutes les biographies.À 19 ans, il échoue dans sa tentative d'assassiner le président Abdel Karim Qassem.Naît alors sa légende de révolutionnaire miraculé.Car il échappe à la prison comme il échappera à touts les pièges, pendant toute sa vie: captures, guets-apens, déluge de bombes américaines.«L'invasion du Koweït marque un tournant.Le monde a les yeux rivés sur Saddam.Les Palestiniens l'acclament sur les toits.Pour lui, la prophétie se concrétise», précise le Dr Post, qui croit le dictateur plus décidé que jamais à conserver son statut.«Il est plus rusé qu'avant.Il a découvert l'importance de créer des alliances.» Chez lui, Saddam Hussein préfère diviser et régner par la terreur.Lorsque son parti, le Baas, réussit son coup d'État, en 1968, sa famille s'empare des fermes et des terres des voisins.Onze ans plus tard, sourire et cigare aux lèvres, il orchestre (et filme) une vaste purge pour détrôner son cousin.Il tue alors son meilleur ami et va sangloter aux pieds de sa veuve.Opulence Finie l'époque où Saddam Hussein allait nu-pieds au bord du Tigre.Il use maintenant de délicates chaussures italiennes.Son fils aîné collectionne les voiture de luxe et sa femme a longtemps dépensé des millions à Londres et New York (une infime fraction de la fortune familiale, évaluée à 10 milliards par l'agence d'enquête financière Kroll).Ses vastes demeures sont entourées d'une mosaïque de cascades, piscines et fontaines, symboles de richesse et de puissance dans son pays aride.Pour soulager son dos brisé, Saddam s'y baigne tous les matins, tout en suivant des régimes, qu'il force tout son entourage à faire avec lui.Plus que le luxe, croit toutefois le Dr Post, c'est la gloire qui intéresse Saddam.Le dictateur baptise les rues de son nom.Érige des statues monumentales à son effigie et fait peindre son portrait dans toutes les poses imaginables.On le voit même en costume tyrolien! Chaque fonctionnaire doit lire son autobiographie en 19 volumes.En 1983, il demande aussi au réalisateur des premiers James Bond, Terence Young, de raconter ses débuts en six heures de film.Trituré, son arbre généalogique le relie maintenant à Mahomet.Et dans un musée de Bagdad, trône un exemplaire du Coran écrit de son sang.«Derrière cette façade d'ambition grandiose, il est consumé par les doutes et l'insécurité», analyse toutefois le Dr Post.Mille fois, son entourage en a fait les frais.On dit que des cameramen ont été jetés en prison pour avoir montré son mauvais profil.«Il veut être révéré», dit le psychiatre, pour cela convaincu que Saddam ne rendra jamais ses armes.«Elles sont essentielles à son image.Il se voit comme un leader mondial.Et les grands garçons jouent avec de gros jouets.» Quant aux probabilités d'exil, elles seraient presque nulles.«Saddam ne peut envisager de vie sans pouvoir», dit M.Post, convaincu qu'à l'aube de la défaite, le président irakien préférera inonder l'ennemi de toxines et de germes et mettre le feu à ses puits de pétrole.Paranoïa En attendant, Saddam Hussein ne fait confiance à personne.Fasciné par Le Parrain, par tous les films de complot, il en voit partout.Il ne serre jamais de main sans immédiatement laver la sienne, par crainte des poisons.Il fait analyser tous ses aliments par une équipe de scientifiques.Et avant de l'approcher, ses visiteurs doivent eux-mêmes subir un examen médical, au cas où ils auraient avalé une bombe.Même ses employés, même ses proches sont soumis au détecteur de mensonge.Pour le voir, ses deux fils (le sadique Oudaï, dauphin tombé en disgrâce, et Qoussaï, maître des services de sécurité) doivent demander un entretien par écrit, plusieurs jours à l'avance.Pour s'être enfuis en Jordanie et avoir parlé de son arsenal d'armes, en 1995, ses deux gendres ont été exécutés dès leur retour, malgré sa promesse de clémence.En 1982, un attentat est fomenté à Dujail.Saddam y échappe, mais fait aussitôt raser la ville entière et raye son nom de toutes les cartes.La même année, la femme du ministre irakien de la Santé reçoit le cadavre de son mari coupé en morceaux.«Le ministre avait conseillé à Saddam de démissionner temporairement pour apaiser l'Iran», explique le Dr Post.L'arme principale de Saddam, la peur, se retourne donc lentement contre lui: «On ne lui dit plus que ce qu'il veut entendre.Il est en contact avec la réalité mais on la lui cache.Alors il ne peut faire que des calculs irréalistes.» Comment prédire ce que mijote Saddam?À en croire cette boutade de son fils aîné, même pour un espion de la CIA, la mission est impossible.«Car la poche droite de la chemise de mon père ignore ce qui se trouve dans la poche gauche.» L'enfant non désiré au lendemain du référendum de 1995.Sans cacher son profond dédain des souverainistes, le psychiatre torontois Vivian Rakoff avait conclu que le premier ministre souffrait de narcissisme aigu et de troubles caractériels esthétiques.À l'Unité pour l'étude de la personnalité en politique, le Dr Immelman emploie plutôt sa science à mettre à jour les forces et faiblesses de caractère des candidats aux élections présidentielles.Ce qu'il a fait avant et après l'élection de George Bush.Comme Vivian Rakoff, le psychologue du Minnesota n'a pas rencontré son sujet.Mais cela n'empêche rien, dit-il : «Être trop près d'un leader charismatique peut nuire à l'objectivité.» les hommes ayant besoin de diriger souffrent presque tous d'une importante fragilité narcissique et d'un besoin d'emprise exagéré.«La conquête et l'exercice du pouvoir ont pour but de colmater les brèches de leur personnalité», précise l'auteur de La Folie cachée des hommes de pouvoir.Alors, à quoi sert la psychologie politique?Le plus souvent, à déjouer ou discréditer l'adversaire, semble- t-il.Pendant 21 ans, le psychiatre Jerrold Post a établi des profils psychologiques pour la CIA, y fondant le Centre d'analyse de la personnalité et du comportement politique.Au Québec, un député libéral d'Ottawa semble avoir adopté la méthode lorsqu'il a fait «diagnostiquer » l'ancien premier ministre Lucien Bouchard gouvernent, le Français Pierre Rentchnick rappelle comment Winston Churchill a su maîtriser des épisodes de profonde dépression.Ou comment Nikita Khrouchtchev piquait de spectaculaires colères, allant jusqu'à marteler son bureau de ses poings et de ses souliers.Des psychiatres britanniques ont par ailleurs découvert que de 20% à 25% des premiers ministres de leur pays étaient orphelins ou bâtards (comme l'était aussi Bill Clinton).De quoi conclure que ce sont justement les frustrations de l'enfance et l'injustice qui rendent combatif et permettent d'atteindre le sommet.Bref, les «fous» ont non seulement du bon, en politique, ils sont en fait incontournables.Selon le psychiatre et psychanalyste français Maurice Berger, L'ULTIME CONFRONTATION ENTRE DEUX HOMMES MARQUÉS PAR LEUR ENFANCE Photos PC 6LP0602B0322 B6 SAMEDI plus 6LP0602B0322 ZALLCALL 67 21:49:53 03/21/03 B B 6 P L U S L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 2 MA R S 2 0 0 3 Qui profitera du pétrole irakien?DENIS ARCAND Avec l'explosion des premières bombes à Bagdad, dans la nuit de mercredi, des années d'efforts se sont évanouis pour de nombreuses firmes pétrolières européennes, russes et chinoise, présentes en Irak malgré les sanctions de l'ONU et les pressions américaines.Même si les États-Unis et l'Angleterre nient que la deuxième guerre du Golfe vise à prendre le contrôle du pétrole irakien (au moins 112,5 milliards de barils), le remplacement de Saddam Hussein par un régime favorable aux intérêts anglo-américains serait un dur coup porté aux ambitions de ces compagnies pétrolières, selon diverses sources consultées par La Presse.La franco-belge Total Fina Elf, une demi-douzaine de firmes russes dont LUKoil, la chinoise CNPC et mêmes les canadiennes Bow Valley et Nexen sont parmi celles qui risquent de voir des années de négociations, de planification et d'investissements compromises par la chute du régime totalitaire de Saddam Hussein et par ce que les Américains appellent la libération des Irakiens.Les grands gagnants potentiels seraient les américaines Exxon Mobil, Chevron Texaco, Conoco Phillips, etc., toutes écartées des ressources pétrolières irakiennes par la US Sanctions Act (loi américaine sur les sanctions) durant la décennie qui s'est écoulée entre la guerre contre l'Irak, en 1991, et la guerre commencée mercredi soir.«Avec nous ou contre nous» « Les intérêts des investisseurs potentiels sont divisés entre les firmes qui ont maintenu des liens avec le régime irakien durant la dernière décennie et celles qui ont respecté la loi américaine interdisant de tels contacts.Ces dernières firmes s'attendent à obtenir au moins une chance égale de faire des affaires dans un nouvel Irak », écrit la chercheuse Valérie Marcel, dans The Future of Oil in Irak, un document récent de l'Institut royal des affaires internationales, à Londres.Pour les pétrolières qui ont établi leur présence en Irak durant les dernières années, les sanctions économiques de l'ONU, rigoureusement appliquées par les États-Unis, ont tenu au strict minimum l'activité en Irak.Pour l'essentiel, seul le travail d'entretien des installations non détruites par la guerre de 1991 a été autorisé.En réalité, ces firmes de partout au monde (sauf des États-Unis \u2014 il y a eu quelques anglaises) agissaient dans l'espoir d'une éventuelle levée des sanctions de l'ONU.Elles espéraient se positionner en vue des juteux contrats de reconstruction et de développement attendus, dit Michel Chossudovsky, professeur d'économie à l'Université d'Ottawa : « Si les sanctions avaient été levées dans la normalité, sans conflit armé, elles auraient eu des contrats de codéveloppement absolument faramineux », dit-il.Payant et pas cher En 2001, on estimait qu'il faudrait de 21 à 30 milliards de dollars américains pour hausser la capacité de production irakienne de 2,2 millions de barils par jour en 2002 à 6 millions d'ici 10 ans.« Les coûts de production du pétrole irakien sont parmi les plus bas au monde, ce qui en fait une affaire des plus intéressantes », peut-on lire dans le rapport d'analyse de février 2003 sur l'Irak publié par le département américain de l'Énergie.Ces chiffres modestes ne tiennent toutefois pas compte des dommages que subira ce qui reste des installations irakiennes durant le conflit actuel.Dans l'affrontement diplomatique qui a précédé la guerre, tous les acteurs n'ont fait qu'agir conformément à leurs intérêts pétroliers, dit M.Chossudovsky, selon qui le but immédiat des États-Unis dans l'opération militaire actuelle est « d'exclure la concurrence européenne, russe et chinoise au profit des grandes pétrolières américaines » et anglaises.Le but stratégique à moyen terme est d'exercer une influence prépondérante sur tout le triangle formé par la mer Rouge, la mer Caspienne et le Pakistan.« Je crois que la prochaine étape pour eux est l'Iran », dit-il.Les firmes qui ont gardé des liens avec l'Irak durant la dernière décennie risquent maintenant de perdre gros, affirme M.Chossudovsky.« Elles ont fait de grands efforts, négocié (et même signé) des ententes, investi de l'argent, coopéré sur une base technique et, dans certains cas, fait du travail réel » pour se positionner avantageusement en vue d'une levée des sanctions de l'ONU.Ententes sans valeur?« Il est bien possible que le gouvernement militaire que les États- Unis et les Anglais veulent installer à Bagdad ne reconnaisse aucune légitimité à ces ententes signées durant les sanctions de l'ONU, dit M.Chossudovsky.Je ne dis pas que les Américains vont pouvoir tout effacer et donner tous les contrats à des firmes anglo-américaines.C'est certain qu'il y a déjà et qu'il y aura beaucoup de marchandage dans les coulisses entre les Américains et les Anglais, d'une part, et les Russes et les Français d'autre part.Mais il est certain que les grandes firmes américaines comme Exxon Mobil vont se retrouver avec une grosse part.Personnellement, je crois que le reste du monde ramassera des miettes.» Ahmed Chalabi, un des dirigeants du Conseil national irakien (un regroupement d'exilés qui s'opposent à Saddam Hussein), a déjà déclaré l'an dernier qu'il voyait d'un bon oeil la création d'un consortium dirigé par des firmes américaines pour reconstruire les infrastructures pétrolières et accroître la capacité de production de l'Irak.En novembre 2001, lors de sa visite en Russie, George W.Bush avait donné sa parole que les États- Unis protégeraient les intérêts russes en Irak, sans entrer dans les détails.C'était avant le rapprochement de la Russie avec la France et la très publique altercation avec Washington devant l'ONU au sujet de l'usage de la force en Irak, note M.Chossudovsky.Les premiers seront les derniers Un coup d'oeil à la liste et à la provenance des plus importantes compagnies présentes en Irak avant la guerre actuelle (voir tableau) permet de constater que la France, la Russie et, à un degré moindre, la Chine avaient au moins une raison économique \u2014 en plus des nobles et louables questions de principe \u2014 de s'opposer à l'option militaire américaine devant le conseil de sécurité de l'ONU.« Pour ce qui est de l'Allemagne (qui s'est aussi opposée au recours à la force militaire pour désarmer l'Irak), il faut rappeler qu'à peu près toutes les firmes pétrolières russes sont endettées auprès de banques allemandes.Elles ont des intérêts indirects énormes dans les développements pétroliers irakiens, non seulement comme créancières des firmes russes, mais aussi comme bailleurs de fonds éventuels.De plus, ces banques allemandes détiennent aussi une part importante de la dette publique russe », dit M.Chossudovsky.La firme franco-belge Total Fina Elf (troisième firme mondiale, elle valait hier 85,6 milliards $ US en Bourse) est peut-être celle qui a le plus à perdre et elle est certainement la plus connue des firmes internationales présentes en Irak.Elle était près d'ententes formelles pour l'exploitation de deux gigantesques champs pétrolifères dans le sud de l'Irak (Majnoon, qui recèle jusqu'à 30 milliards de barils ; et Bin Umr, 6 milliards de barils).Ces concessions pétrolières doubleraient les réserves prouvées de Total Fina Elf dans le monde.Chez les Russes \u2014 l'autre allié traditionnel de l'Irak \u2014, LUKoil et une demi-douzaine d'autres pétrolières sont très présentes.LUKoil avait signé un contrat de 4 milliards US pour le développement de la phase II du champ Qurna Ouest (15 milliards de barils).Aussi bien l'entente française que la russe ont été annulées par l'Irak en 2001 : celle de Total Fina Elf en raison de l'appui, en 2001, de la France aux sanctions ; celle de LUKoil parce que les Russes retardaient le début des travaux, craignant de violer les sanctions américaines.Notons l'observation de Valérie Marcel, qui ajoute que deux firmes russes, Zarubezh Neft et Tat Neft, n'ont pas effectué une série de forages pourtant autorisés par l'ONU en 2002 « présumément parce qu'elles ne pouvaient pas évacuer leurs équipements (assez) rapidement en cas d'attaque (américaine) sur l'Irak ».Et les gagnants sont.À l'inverse, les grandes gagnantes \u2014 outre les firmes américaines \u2014 d'un changement de régime en Irak risquent d'être un tas de firmes d'un peu partout au monde, qui négociaient aussi avec le gouvernement de Saddam Hussein.Ces firmes (anglaises, italienne, espagnole, néerlandaise, australienne, sud-coréenne, pakistanaise, turque, etc.), tentaient de grappiller les champs pétroliers trop petits pour intéresser les Français et les Russes, ou des droits sur de vastes étendues de sable inexplorées.Mais comme elles viennent de pays qui ont décidé d'appuyer l'initiative américaine, leur sort (surtout celui des anglaises) pourrait s'en trouver considérablement bonifié.Après l'installation d'un régime proaméricain, toutes les ententes négociées par des firmes étrangères avec le régime de Saddam Hussein « pourraient dépendre de négociations avec les États-Unis et de l'appui de leurs pays à la politique américaine en Irak », écrit Valérie Marcel, de l'Institut royal des affaires internationales.Mais elle est loin d'être aussi catégorique que M.Chossudovsky.« Les relations historiques ne sont pas facilement mises de côté et, indépendamment de ces négociations diplomatiques, les firmes déjà en place (avant le changement de régime) pourrait profiter de l'oreille favorable des négociateurs pétroliers irakiens lorsque s'ouvrira l'économie de l'Irak à l'investissement étranger.» Alors, que penser de tout cela ?La froide opinion des experts En tout cas, en janvier dernier, quelqu'un a refilé aux journaux britanniques un rapport de 35 pages signé par des analystes de l'industrie pétrolière de la Deutsche Bank.Ils recommandaient à leurs clients investisseurs d'acheter des actions d'Exxon Mobil malgré l'incertitude boursière et géopolitique : « En tant que plus importante firme pétrolière, Exxon Mobil a un poids important au gouvernement américain.Elle pourrait se retrouver en pole position dans un Irak post-changement de régime.» Basée dans le Texas de la famille Bush, Exxon Mobil est la pétrolière dont la valeur en Bourse est la plus élevée au monde (239,5 milliards US).L'action de Total Fina Elf a perdu 1,25 $ (presque 2 %) à la Bourse de New York jeudi, au lendemain des premières frappes sur Bagdad.Elle a perdu 15,2 % depuis janvier.L'action d'Exxon Mobil n'a pas bronché jeudi, mais elle est en hausse de 2,7 % depuis un mois.À peine amorcée, la guerre fait ses premières victimes: les pétrolières qui attendaient la fin des sanctions de l'ONU pour tirer profit des réserves irakiennes.Les firmes françaises, russes et chinoises sont les grandes perdantes.Leurs pays ont tous dit non à l'offensive américaine.Photo TERRY RICHARDS, Agence France-Presse © Des soldats britanniques se sont reposés sur un oléoduc après avoir pris possession du champ pétrolifère de Fao, hier, dans la péninsule irakienne du même nom.Pétrole : les grands perdants et gagnants de l'invasion américaine Après une victoire américaine en Irak, les géantes pétrolières américaines récolteront une part importante des droits d'exploitation du pétrole irakien.Parmi les firmes qui étaient déjà présentes en Irak, lesquelles se feront écarter?PERDANTS POTENTIELS \u2014 Firmes de pays opposés à l'invasion américaine RÉSERVES EN MILLIARDS PAYS COMPAGNIE CHAMP PÉTROLIER DE BARILS France Total Fina Elf Majnoon 15 à 30 Total Fina Elf Bin Umr 6 Russie LUKoil-Zarubej Neft-Mashino Import Qurna Ouest, 2e phase 15 Mashino Import-Salv Neft Suba-Luhais 2,2 Stroy Export (avec la canadienne Bow Valley) Khurmala 1 Zarubezh Neft Qurna Ouest, 1re phase 0,4 Bash Neft Qurna Ouest 6 0,2 Tat Neft Rumaila Sud-Mishrif 0,4 Mashino Import Rumaila Nord-Mishrif 0,4 Stroy Export (avec la canadienne Bow Valley) Hemrin 0,2 Chine CNPC Halfaya 2,5 à 4,5 CNPC Al Ahdab 0,2 Inde ONGC et Reliance Oil Tuba 0,5 à 1,5 ONGC Bloc 8 du désert de l'Ouest inconnues Canada Nexen (avec Shell et 2 autres firmes) Ratawi 1 à 3 Bow Valley (avec Stroy Export) Khurmala 1 Bow Valley (avec Stroy Export) Hemrin 0,2 GAGNANTS POTENTIELS \u2014 Firmes de pays qui appuient l'invasion américaine RÉSERVES EN MILLIARDS PAYS COMPAGNIE CHAMP PÉTROLIER DE BARILS Angleterre-Pays-Bas Shell Oil Ratawi 1 à 3 Angleterre Pacific Oil Rafidain 0,3 à 0,7 Espagne + Italie Rep Sol et ENI Nasiriya 2 à 2,5 Australie + Corée du Sud BHP et SC Consortium Halfaya 2,5 à 4,5 Turquie + Japon TPAO et Japex Gharaf 1 en partenariat avec des entreprises d'autres pays.Certains partenariats impliquent des pays ayant des positions opposées sur l'invasion anglo-américaine.N.B.Les pourparlers entre les compagnies énumérées étaient à des niveaux divers d'avancement, allant du contrat aux discussions préliminaires.N.B.La liste n'énumère que les plus importantes compagnies présentes en Irak.En tout, 29 compagnies de 22 pays avaient des intérêts divers dans le développement et l'exploration.«Les coûts de productiondu pétrole irakienson t parmi les plus bas au monde, ce qui en fait une affaire des plus intéressantes» 6LP0701B0322 b7 samedi 6LP0701B0322 ZALLCALL 67 21:01:08 03/21/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 22 MARS 2003 B7 LA BOÎTE AUX LETTRES Nous ne sommes pas impuissants NOUS SOMMES pour la plupart fâchés, dégoûtés et surtout nous nous sentons impuissants.Pour éviter la guerre, il est un peu tard mais il n'est pas trop tard pour l'arrêter et pour l'aprèsguerre.Le client a toujours raison, c'est notre plus grande force et nous pouvons l'exercer.Nous pouvons minimiser nos achats de produits américains et de compagnies américaines surtout quand les substituts existent.Il y a un Esso à un coin de rue et de l'autre côté il y a une compagnie concurrente.Le prix est le même.Il y a un Mc Donald ou un Burger King à un coin de rue et de l'autre il y a une chaîne canadienne.Les prix sont similaires.Les choix sont faciles, simples, pas besoin de se faire martyre, mais il faut exercer notre droit d'opinion, notre droit de désapprobation.Nous sommes puissants et nous ne sommes pas seuls.FRANÇOIS DUBÉ Charlesbourg Il n'y aura plus d'argent CETTE GUERRE déclenchée par le président américain est inadmissible et injuste.L'hégémonie américaine est dépassée, car elle se fait au détriment des femmes et des enfants, prisonniers plongés malgré eux par les courtes vues de dirigeants obsédés de pouvoir et de puissance.Des milliards de dollars sont engagés dans cette machine de guerre.Mais quand viendra le temps d'aider les civils, l'argent ne sera plus là.LOUISE COUPAL-BOUCHER Des huées inadmissibles LE RESPECT serait-il une valeur du passé ?Il semblerait que les valeurs des Québécois telles la tolérance et l'acceptation des autres ne tiennent que quand les situations s'y prêtent.Même si on peut ne pas être en accord avec la politique américaine et que des manifestations peuvent être organisées pour démontrer ce désaccord, il n'est toutefois pas permis de s'en prendre au symbole national de quelque pays que ce soit, comme l'ont fait des partisans du Canadien, jeudi soir, au Centre Bell, lorsqu'ils ont hué l'hymne national des États-Unis.Ce genre de comportement irrespectueux, intolérant et immature peut finir par coûter cher à l'économie du Québec et, de ce fait, au portefeuille de tous et chacun.RENÉ THÉBERGE Le sommeil du juste APRÈS AVOIR fait son discours annonçant le début des attaques contre l'Irak, le maniaque de la Maison-Blanche s'en est allé se coucher comme si de rien n'était.Bon OK, je l'admets, il n'y a pas que le travail dans la vie, d'ailleurs, les publicités télévisées du Parti québécois en font mention.Il faut que nous puissions choisir entre la famille et le travail, mais tout de même, c'est une guerre que le maniaque de la Maison-Blanche a annoncée.Me semble de le voir : OK les gars ! Allez vous faire tirer dessus.Moi, je m'en vais me coucher.Dites-moi, Monsieur le maniaque de la Maison-Blanche, combien de soldats, combien d'enfants de ces soldats, combien de conjoints et conjointes de ceux qui sont dans la région du golfe Persique, combien d'Irakiens se retrouvent dans l'incapacité de dormir grâce à vous ?Allez Monsieur le maniaque de la Maison- Blanche.Allez vous coucher Monsieur.Peut-être après tout que le monde est plus en sécurité lorsque vous faites votre dodo.Mais dites-moi Monsieur le maniaque de la Maison-Blanche dormez-vous au moins du sommeil du juste.?FRANÇOIS LAURIER Laval Dénoncer Saddam À QUAND des marches pour dénoncer les atrocités commises par Saddam Hussein et le régime de terreur instauré par ce dangereux individu psychopathe ?Pendant que son peuple vit dans la peur et la misère, ce tyran accumule les milliards de dollars et les palais d'un luxe inouï ! Il faudrait plutôt organiser des marches pour remercier les Américains de libérer ce peuple durement opprimé ! MARCEL LAHAYE Fascisme à l'américaine LES ACTIONS actuelles des États-Unis sur la planète font renaître le fantôme du fascisme.En faisant abstraction du climat économique instable et du sentiment d'honneur national bafoué qui caractérisent le pays de l'Oncle Sam depuis les événements du 11 septembre 2001, les politiques intérieures et extérieures de l'Amérique ramènent de plus en plus en nos mémoires les méthodes des régimes fascistes des années 30 en Europe.Le fanatisme patriotique, la peur institutionnalisée, la propagande généralisée, la marginalisation des opposants à l'intérieur des frontières (qu'on accuse de traîtrise), la désignation de boucs émissaires aux malheurs du pays (les personnes d'origine arabomusulmane), la suspension des droits civiques de base (l'acceptation de la torture comme moyen légitime d'interrogation), l'établissement d'une économie de guerre totale et les visées impérialistes sont devenus monnaie courante aux États-Unis depuis l'accession de G.W.Bush à la présidence.Où cela nous mènera-t-il ?La tentation hégémonique de ce pays engendra-t-elle d'autres conflits de plus en plus importants et déstabilisants ?L'ONU subira-t-elle le même sort que la défunte Société des nations qui fut incapable d'empêcher la Seconde Guerre mondiale ?Il est à espérer que l'administration Bush fera preuve de plus de sagesse dans l'avenir, car, si elle continue dans cette direction, l'histoire risque malheureusement de se répéter, encore une fois.JIMMY ST-GELAIS Blainville PHOTO PC Des soldats britanniques réarment leurs blindés et en profitent pour mettre à sécher des vêtements humides.Victoire militaire, mais défaite politique L O Ï C TASSÉ L'auteur est professeur de science politique à l'Université Concordia.LES ÉTATS- UNIS sontils toujours une superpuissance ?Une superpuissance est une puissance qui est tellement forte que même une coalition de tous les autres pays contre elle ne peut pas parvenir à la vaincre, et ceci dans tous les domaines des relations internationales.En théorie, seule une superpuissance peut vaincre une autre superpuissance.Personne ne doute que l'armée américaine soit la plus puissante au monde, et il est probable que les États-Unis pourraient battre militairement une coalition de tous les autres pays contre eux.Mais les États- Unis ont été vaincus sur le front diplomatique et politique, comme l'a montré leur échec à faire endosser le recours à la force par le Conseil de sécurité, et ils ont été vaincus par une coalition de moyennes et de grandes puissances.Cette défaite diplomatico-politique amène une seconde question aux perspectives effrayantes pour Washington : les États-Unis pourraient-ils remporter la guerre militairement en Irak, mais la perdre politiquement Absence des alliés traditionnels La liste des pays qui appuient les États- Unis dans leur guerre en Irak semble confirmer l'existence de cette possibilité.Beaucoup des alliés traditionnels des États-Unis en sont absents, notamment en Europe et en Amérique latine.Bien plus, plusieurs de ces alliés ont refusé d'expulser les diplomates irakiens ou de saisir les fonds bancaires de l'Irak.Or, si ces alliés ne suivent pas les États-Unis dans la guerre contre l'Irak, on peut s'attendre à ce qu'ils fassent de même en période de paix et qu'ils travaillent contre les intérêts fondamentaux des Américains dans la région, si cela fait leur affaire.Plus profondément, les États-Unis sont en train de perdre la guerre dans un autre champ de bataille politique, celui de l'opinion publique mondiale.La multiplication des médias a permis la création d'une opinion publique mondiale qui réagit en temps réel aux événements politiques, ce qui ne s'était jamais vu auparavant.Même victorieux militairement, les États-Unis devront désormais composer avec une opinion mondiale qui tend à les représenter en agresseurs.Cette impression sera difficile à renverser et elle incitera les populations de divers pays à exercer des pressions sur leur gouvernement contre les États-Unis.Il se pourrait même que les États-Unis se substituent à la défunte Union soviétique dans l'imaginaire de plusieurs groupes.Mais une défaite politique américaine pourrait prendre tout son sens en Irak et dans les pays voisins.Dans une situation de guerre où les forces en présence sont aussi disproportionnées qu'en Irak, la meilleure stratégie des adversaires des États-Unis consiste à éviter autant que possible les affrontements armés directs avec les troupes américaines et à opter pour une guerre de partisans, une guerre où la politique constitue une arme de choix.Dans un tel type de guerre, les soldats irakiens se fondent dans la population et laissent les troupes américaines s'installer sans trop opposer de résistance.Ils attendent les occasions favorables pour perpétrer des attaques contre les troupes américaines de façon à les harceler, les démoraliser et éventuellement à rendre invivable leur séjour sur le territoire irakien.Les soldats irakiens, lorsqu'ils ne combattent pas, se livrent à des campagnes de propagande à l'intérieur de la population de façon à gagner de plus en plus d'adhérents et à discréditer au maximum les actions de l'occupant.Ce genre de stratégie a donné des résultats remarquables au Viet- Nam, en Algérie ou en Chine, où des mouvements communistes et nationalistes ont mené ce type de combat.Opinion publique défavorable En serait-il de même en Irak et dans la région ?Il est clair que les opinions publiques de plusieurs pays de la région sont très défavorables aux États-Unis et que les opposants aux Américains pourraient recruter un grand nombre d'adhérents parmi ces populations.Ce qui est moins clair, c'est la solidité des organisations des opposants.Les partisans de Saddam Hussein sont-ils suffisamment unis et organisés pour utiliser ce type de stratégie ?La société irakienne est-elle trop divisée pour soutenir une guerre de partisans ?Les organisations fondamentalistes musulmanes de la région peuvent-elles s'engager dans un tel type de guerre ?Il est difficile pour le moment de répondre à ces questions, mais les événements se chargeront bientôt de révéler jusqu'à quel point la position américaine en Irak et dans la région est solide ou non.Personne ne doute d'une victoire américaine à court terme.Le vrai défi des États- Unis est de reprendre ou de confirmer leur statu de superpuissance.Ils doivent non seulement montrer qu'ils sont capables de vaincre Saddam Hussein, mais encore montrer qu'ils peuvent se maintenir dans ce pays.Ils doivent préserver la stabilité régionale et ramener leurs alliés dans leur giron.Ils doivent enfin renverser l'opinion publique mondiale.Toutes ces tâches sont possibles à accomplir, mais elles sont beaucoup plus difficiles à réaliser qu'une attaque militaire contre l'Irak.Une victoire militaire certes aidera les États-Unis à remporter cette guerre politique, mais les déclarations et les agissements des dirigeants américains actuels laissent penser que ces derniers ne saisissent pas toujours toutes les subtilités de la politique internationale.« Les États-Unis devront préserver la stabilité régionale et ramener leurs alliés dans leur giron, tout en renversant l'opinion publique mondiale.» 6LP0801B0322 B8, samedi, MONDE 6LP0801B0322 ZALLCALL 67 21:31:01 03/21/03 B Reconstruire l'Irak sous l'égide de l'ONU \u2014 Le ministre des Affaires étrangères, Bill Graham G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 « Le Canada est d'avis que l'administration de l'Irak de l'après-guerre devrait se faire sous l'égide des Nations unies », a déclaré hier le ministre des Affaires étrangères, Bill Graham, qui n'a pas écarté la suggestion faite par la France de tenir une conférence internationale sur le Proche-Orient.Alors que le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, s'inquiétait hier aux Communes de l'éventuelle transformation de l'Irak en « protectorat américain », le chef de la diplomatie canadienne a voulu se faire rassurant en affirmant que tout ce qui touchera à la reconstruction de l'Irak devra se faire sous le parapluie des Nations unies.« Il est évident que nous entendons faire valoir ce point de vue, a dit M.Graham, à savoir qu'il serait opportun et même préférable que l'administration de l'aide humanitaire et la reconstruction de l'Irak se fassent plutôt sous l'égide internationale que sous l'égide d'une seule puissance.Je crois que nous essayons de persuader nos amis américains que ce serait dans leur intérêt, à la fin, d'adopter un système onusien et je crois qu'on y arrivera.Par ailleurs, le ministre a écarté hier l'idée de chasser sur-le-champ du Canada le seul représentant diplomatique de l'Irak, le chargé d'affaires Momdouh Mustafa.Un certain nombre de nations, dont les États-Unis, ont demandé à la communauté internationale de chasser de leur sol tous les diplomates irakiens de façon à davantage isoler le régime de Saddam Hussein.Le ministre Graham a répondu hier à une question sur ce sujet de l'Alliance canadienne en précisant que le Canada n'avait reçu aucune demande en ce sens.« Il n'y a qu'un diplomate irakien au Canada en ce moment, a répondu le ministre.Récemment, en décembre dernier, nous avions chassé un diplomate irakien.Nous allons évidemment surveiller la situation et décider s'il est dans l'intérêt du Canada, dans les circonstances, de répéter ce geste.» De son côté, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a estimé que le Canada n'était pas en guerre contre l'Irak et qu'il n'avait pas à couper des ponts qui pourraient être des plus utiles lorsque le temps de reconstruire l'Irak sera venu.Par ailleurs, interrogé par le chef du Parti conservateur, Joe Clark, sur la nécessité d'une résolution des Nations unies pour encadrer le programme de reconstruction de l'Irak, le ministre des Affaires étrangères a confirmé que le Canada souhaitait que toute cette question se fasse à travers le processus prévu par les Nations unies.Il a d'ailleurs annoncé qu'Ottawa était en train d'étudier s'il serait opportun, selon le souhait du président français Jacques Chirac, de tenir une conférence sur le Proche- Orient « dans les jours à venir ».Le gouvernement semble ainsi avoir sur cette question une vue tout à fait parente de celle de Jacques Chirac, qui a déclaré hier que son pays mettrait son veto à toute résolution de l'ONU qui confierait la totalité de la reconstruction de l'Irak de l'après-guerre à une administration américano-britannique.« Il ne faut pas arriver avec un protectorat américain qui sera mis en place pour quatre ou cinq ans, a estimé Gilles Duceppe à la sortie des Communes.Je pense que la situation est très complexe.Cette région est un baril de poudre.Or je ne pense pas que les Américains soient bien placés pour imposer leur gouvernance une fois l'Irak libéré de Saddam Hussein.» M.Duceppe est d'avis que si l'on veut favoriser la démocratie dans la région, il faut « considérer l'ensemble des problématiques au Moyen- Orient.Cela veut dire que l'on ne peut pas passer à côté d'un règlement du conflit israélo-palestinien ».Entre-temps, a souligné hier la ministre de la Coopération internationale, Susan Whelan, le Canada a déjà répondu à une première demande d'aide de l'ONU en fournissant 5,7 millions de dollars en aide humanitaire pour l'Irak.« Nous nous attendons à une autre demande du genre la semaine prochaine, a révélé la ministre.Nous allons examiner cette requête très sérieusement.» « Le Canada fera partie de l'effort de reconstruction multinationale à travers l'ONU », a ajouté Mme Whelan, qui a d'ailleurs réaffirmé, comme Jean Chrétien la veille, que le gouvernement travaillait déjà de près avec la communauté internationale pour atteindre cet objectif.Photo PC Le ministre des Affaires étrangères du Canada, Bill Graham, qui répondait hier aux questions de l'opposition aux Communes, surplombant son collègue de la Défense, John Mc Callum, lui aussi partie au dossier de l'Irak.Ottawa se dit «préoccupé » par l'arrestation de dissidents à Cuba Agence France-Presse OTTAWA \u2014 Le Canada a exprimé hier sa « vive préoccupation » après l'arrestation de dizaines de dissidents à Cuba au cours des derniers jours, tout en insistant sur la nécessité de poursuivre le « dialogue » avec le régime de Fidel Castro.Depuis mardi, une vague de rafles et d'arrestations sans précédent a conduit en prison plus de 70 opposants et journalistes indépendants cubains, accusés par le gouvernement d'être liés à des actes de « conspiration » menés par le représentant américain à La Havane.« Nous allons exprimer nos préoccupations au gouvernement cubain au sujet des mesures sévères prises contre les dissidents », a déclaré à l'AFP une porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères, Nadia Scipio del Campo, sans autres précisions.« Le Canada croit que le dialogue (.) avec Cuba lui permet de transmettre ses valeurs et ses préoccupations, y compris sur les droits humains », a-t-elle cependant insisté.En novembre dernier, le Canada avait renoué un dialogue au plus haut niveau avec Cuba, interrompu au début de 1999 après la condamnation à de lourdes peines de prison de quatre célèbres dissidents.Le secrétaire d'État canadien pour l'Amérique latine, Denis Paradis, avait profité en novembre dernier de la libération des derniers de ces dissidents pour se rendre dans l'île, mais au moins un de ces opposants, l'économiste Marta Beatriz Roque, a de nouveau été emprisonnée cette semaine.Le Canada croit, malgré cette situation, « que en fin de compte cela va fonctionner de dialoguer avec Cuba », a déclaré la porte-parole.Québec.Tarif à partir de 109 $ par nuit, par chambre, en occupation simple ou double.Taxes en sus.Sur réservation, nombre de chambres limité à ce tarif.Vous devez présenter cette publicité pour profiter du stationnement gratuit.En vigueur jusqu'au 21 avril 2003.109$ À CE PRIX LÀ, QU'ATTENDEZ-VOUS ?QUÉBEC - CENTRE-VILLE Hôtel Radisson Québec 690, boulevard René-Lévesque Est Québec (Québec) Canada (418) 647-1717 www.radisson.com/quebeccityca 1 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Ce sont les consommateurs américains.»Le haut responsable au ministère du Commerce international qui a fait cette remarque hier à La Presse, sous le couvert de l'anonymat, résume le sentiment général qui prévaut au sein du gouvernement sur l'état des relations entre le Canada et son grand partenaire du sud, les États-Unis, au lendemain du NON retentissant de Jean Chrétien à la guerre.On s'attend à quelques désagréments commerciaux, à des tracasseries en matière de sécurité aux frontières, mais, comme l'a répété le premier ministre Jean Chrétien mardi en présence du président du Mozambique, Joaquim Chissano, ce n'est pas par charité que les Américains achètent les biens et les services du Canada, c'est parce qu'ils en ont besoin.Richard Boucher, le porte-parole du département d'État américain, a suggéré cette semaine qu'il pourrait y avoir des conséquences pour les relations canado-américaines, déjà entachées par des querelles commerciales, par une certaine préoccupation de sécurité le long de la plus longue frontière non défendue au monde et par les rapports plutôt froids entre Chrétien et Bush.« Je ne sais pas comment prédire le genre de conséquences particulières que cela aura, a dit M.Boucher.Je ne sais pas si cela va changer l'attitude de l'un ou de l'autre des partenaires.» En revanche, un haut responsable gouvernemental canadien, qui a requis l'anonymat, assure que la conversation téléphonique qu'a eue lundi soir le ministre des Affaires étrangères, Bill Graham, et le secrétaire d'État américain, Colin Powell, a été des plus cordiales.M.Powell n'a fait aucun reproche au Canada pour sa décision, donnant du « Bill » par-ci et du « Bill » parlà à son homologue canadien et lui promettant de le rappeler très bientôt.« Je crois que la décision canadienne n'aura pas de conséquences dévastatrices sur nos relations avec les États-Unis », estime Joe Zboralski, professeur de sciences politiques à l'Université Ryerson de Toronto et spécialiste des relations canado-américaines.« Nous aurons par exemple un plus grand mal à obtenir la coopération des Américains à propos de certains différends commerciaux.Pourquoi maintenant les Américains feraientils des efforts supplémentaires pour nous donner satisfaction ?Mais je ne crois pas que ce soit un irritant qui durera.Tout reprendra sa place normale lorsque la guerre sera terminée.« De toute façon, ajoute M.Zboralski, nous avons souvent divergé d'opinion avec les Américains dans le passé sur ce genre de questions et cela ne nous a pas causé de problèmes importants.Nous avons pris des positions différentes lorsqu'il s'est agi de reconnaître la Chine communiste et Cuba.Nous nous sommes opposés à la guerre du Vietnam.» Le ministre des Finances, John Manley, a affirmé aussi qu'il ne croyait pas que notre commerce avec les États-Unis était menacé.« Nous sommes leur première source d'importation d'énergie, a-til rappelé, loin devant même l'Arabie Saoudite.» Évidemment, à chaud, la température a monté de quelques degrés entre les élus du Parlement canadien et ceux du Congrès américain.À un point tel que M.Manley a cru bon de lancer un appel au calme.Il a déclaré que les attaques personnelles des députés libéraux contre M.Bush étaient contre-productives en des moments aussi graves.Pour beaucoup d'élus canadiens, le président Bush a tout simplement démantelé l'ordre mondial dès le jour où il a été intronisé, retirant les États-Unis des accords de Kyoto, du Tribunal pénal international et du traité antiballistique.Maintenant, il lance une guerre injuste contre l'Irak, ce qui pourrait même violer les lois internationales.Bill Graham, le ministre des Affaires étrangères, a d'ailleurs tenu lui aussi à mettre en garde ses collègues lors de la réunion du cabinet, mardi, au sujet du genre de message que le gouvernement envoie aux Américains.Le gouvernement libéral doit s'assurer que ce message anti-guerre ne doit pas être perçu comme anti-américain, a insisté le chef de la diplomatie canadienne.Évidemment, les derniers événements ne vont pas améliorer la relation personnelle relativement froide qui existe entre le président Bush et le premier ministre Chrétien.« C'est une bonne chose, dans ce contexte, que Jean Chrétien parte, commente le professeur Joe Zboralski.Cela va certainement favoriser une meilleure relation entre les deux pays.Parce que Paul Martin sera certainement vu d'un oeil plus favorable par les Américains.Il est davantage tourné vers le monde des affaires et il ne traîne pas avec lui tout le bagage historique que Chrétien traîne depuis une année ou deux en ce qui à trait à ses rapports avec George W.Bush.» Pour John Manley, les choses sont moins compliquées qu'elles ne paraissent.Il a déclaré que le Canada avait une position de principe sur la question irakienne, une position cohérente qui n'a pas changé depuis le début de la crise.« Mon Dieu ! s'exclame-t-il, nous sommes un pays souverain.On doit pouvoir prendre des positions sur certaines questions importantes qui soient différentes de celles des États-Unis ?Autrement, il ne nous reste plus qu'à signer pour devenir le 51e État des États- Unis d'Amérique.» AU VOLANT D'UN PATHFINDER, ILS LE FONT EXPRÈS! PATHFINDER ÉDITION CHILKOOT 2003 Location de 48 mois pour le Pathfinder édition Chilkoot 2003 (5CRG53 AA00).Acompte ou échange équivalent de 2 995 $.Limite de 24 000 km par année avec 0,10 $/km extra.Premier versement et dépôt de garantie équivalent à un versement mensuel, (toutes taxes incluses), requis à la livraison.Assistance routière 24 h.Taxes, immatriculation, assurance, frais d'enregistrement RDPRM, obligations sur pneu neuf et frais du concessionnaire en sus.Sur approbation du crédit.Taux de financement de 1,8 % à l'achat pour les termes jusqu'à 36 mois.Frais d'enregistrement RDPRM et frais du concessionnaire en sus.Offre d'une durée limitée.Les concessionnaires peuvent vendre/louer à prix moindre.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Le modèle illustré est à titre indicatif seulement.Nissan, le logo NISSAN, la signature « DÉCOUVRIR_ » et le nom du modèle Nissan sont des marques de commerce de Nissan.www.nissanmontreal.com www.nissan.ca 1 800 387-0122 Dispositif antiblocage des roues «tout terrain» Radio BoseMD 150 watts avec changeur 6 CD intégré Commande audio et régulateur de vitesse au volant de direction Moteur V6 de 250 chevaux Jantes en alliage de 16 po Système antivol et antidémarrage avec clé à puce Climatiseur Différentiel autobloquant arrière Marchepieds latéraux aplanis Sellerie spéciale Chilkoot Et beaucoup plus! 399$ /MOIS 1,8% Financement à l'achat Comptant initial de2995$ Transport et préparation inclus! Location à partir de PDSF à partir de 34 200$ SAVIEZ-VOUS QUE LES GENS SE PERDENT EN FORÊT, MÊME AVEC UNE BOUSSOLE?3123473A 6LP1001B0322 B10, samedi, MONDE 6LP1001B0322 ZALLCALL 67 22:24:50 03/21/03 B L'Irak creuse le fossé entre les Européens Chirac dit non à un projet de confier aux Américains et aux Britanniques la gestion de l'après-guerre EMMANUEL GEORGES-PICOT Associated Press BRUXELLES \u2014 Le fossé entre les Européens sur la guerre en Irak s'est creusé un peu plus vendredi lorsque Jacques Chirac a averti que la France « n'accepterait pas » une résolution des Nations unies donnant aux Américains et aux Britanniques les pouvoirs d'administration du pays après la chute de Saddam Hussein.Ce sommet de deux jours a cependant permis de préparer l'avenir avec l'adoption d'une déclaration commune appelant les Nations unies à jouer un rôle essentiel dans l'après-guerre.Adopté contre toute attente lors d'une réunion marquée par une tension extrême, ce texte a permis aux Français et aux Britanniques de se retrouver sur un terrain d'entente minimal.Vendredi matin, l'ambiance semblait donc à la détente.Jacques Chirac a présenté ses condoléances à Tony Blair après la mort vendredi matin de huit soldats britanniques dans un accident d'hélicoptère au Koweït.Les deux hommes se sont ensuite entretenus en tête-à-tête pour la première fois depuis le sommet franco-britannique du Touquet, début février.Selon M.Chirac, le premier ministre était même d'accord pour « ne pas accumuler les rancoeurs » vis-à-vis de la France.« Tout le monde sait où sont les différences (.) mais il n'y a pas de raison de s'arrêter sur cela », a confirmé Tony Blair, qui s'est empressé de repartir avant le déjeuner pour Londres afin de pouvoir diriger les opérations militaires.Le premier ministre britannique a insisté sur le « fort désir » des Européens de voir l'ONU jouer un « rôle central » dans la reconstruction de l'Irak.Mais dans le même temps, M.Blair a exhorté les Européens à soutenir une nouvelle résolution de l'ONU pour mettre en place une « autorité civile en Irak » après la chute de Saddam Hussein.Les Britanniques réfléchissent à un projet de résolution mais aucun texte n'a cependant été déposé formellement à New York.Craignant un double jeu britannique, Jacques Chirac a pris les devants dans l'après-midi en avertissant qu'il s'opposerait à une telle résolution, qui lui apparaîtrait comme « un moyen après-coup de justifier l'intervention militaire » en Irak et n'était « pas adaptée à la situation actuelle ».La France s'est également opposée à toute discussion avec les Britanniques sur le coût de la reconstruction de l'Irak, en jugeant le sujet prématuré.« Nous sommes en train de détruire.Attendons que cela soit fait pour voir s'il y aura à reconstruire », a expliqué Jacques Chirac.Malgré cette actualité écrasante, les Quinze ont gardé à l'esprit leurs préoccupations quotidiennes en discutant du sujet qui aurait dominé l'ordre du jour en l'absence d'une guerre, la situation économique et sociale.En dépit des lourdes incertitudes liées à la guerre, les Européens ont réaffirmé « leur ferme volonté » d'atteindre en 2010 leur objectif stratégique, fixé en 2000 à Lisbonne, de mettre en place l'économie « la plus compétitive du monde ».Confrontés à une économie au bord de la récession et à une montée continue du chômage, les Européens ont réaffirmé leur volonté d'accélérer les réformes structurelles, notamment sur le marché du travail.Pour atteindre leur objectif d'un taux d'emploi de 70 % de la population en âge de travailler en 2010, ils ont reconnu la nécessité de « réformes structurelles de grande envergure » dans le domaine de la protection sociale, des incitations fiscales à l'embauche, de l'égalité hommes-femmes ou de la formation tout au long de la vie.Ils ont décidé de constituer une « taskforce » composée d'experts pour leur proposer des « mesures de réformes pratiques ».En raison de leurs divergences profondes, les Quinze ont renvoyé à plus tard les explications sur l'avenir du projet européen.« Cela ne pouvait pas se passer différemment dans cette situation », a commenté un Gerhard Schroder fataliste.Jacques Chirac s'est montré plus optimiste pour l'avenir de la construction européenne.« L'Europe n'a jamais été un lit de roses, l'Europe a toujours été un chemin escarpé, semé d'embûches et sur lequel avons toujours progressé », a philosophé le président français.Photo AFP Le président français Jacques Chirac, en conférence de presse à Bruxelles hier.Afin de clore cette semaine de la \u201c Déficience intellectuelle \u201c la Fédération des Mouvements Personne D'Abord du Québec tient à féliciter et à remercier tous ceux qui ont donné du temps et des énergies au déroulement de cette semaine.La Fédération c'est : une alliance entre les 16 Mouvements Personne D'Abord locaux.Visant la défense collective des droits des personnes vivant avec une \u201c déficience intellectuelle \u201c, la Fédération et ses membres épousent la philosophie du \u201c Par et pour \u201c ce qui signifie que les gens vivant la situation d'handicap prennent en charge l'avancement de la cause.Une fois encore, mille remerciements aux acteurs du milieu, qu'ils soient professionnels, intervenants, ressources ou encore mieux, une personne d'abord.MA FORCE.MA DIFFÉRENCE Téléphone sans frais : 1 877 475-1617 Fax : (819) 475-2917 Site web : www.fmpdaq.com La Semaine de la « déficience intellectuelle » Pneumonie atypique : la genèse du mal se précise MARGARET WONG Associated Press HONG KONG \u2014 Après avoir établi que l'épidémie de pneumonie atypique avait été déclenchée par un universitaire chinois ayant contaminé six personnes dans un hôtel de Hong Kong, les services sanitaires de l'ancienne colonie britannique demandent une coopération accrue de la part de Pékin pour combattre cette maladie mystérieuse.Trois personnes ayant séjourné au neuvième étage du Metropole Hotel sont décédées des suites du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS), parmi lesquelles le professeur chinois de 64 ans.La maladie a pu auparavant être colportée au Vietnam, à Singapour et au Canada par les personnes qu'il a contaminées.Telle aurait été la genèse de l'épidémie.Entre 10 et 15 personnes sont mortes des suites du SARS selon qu'on ajoute ou non aux 10 décès récents cinq autres dus à une maladie non déterminée qui s'est propagée en Chine entre novembre et février.Plus de 300 personnes ont en outre été infectées par cette pneumonie atypique qui cause une importante fièvre et des problèmes respiratoires sévères.Une toux, des diarrhées et une raideur musculaire sont d'autres symptômes constatés.Le professeur chinois était malade avant d'arriver à Hong Kong, ce qui renforce les hypothèses reliant l'épidémie actuelle à celle s'étant déclaré dans la province de Canton, dans le sud de la Chine.L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé hier l'envoi d'une de ses équipes à Pékin pour déterminer si les deux épidémies étaient liées.Par ailleurs, le ministre chinois de la Santé, Zhang Wenkang, devait arriver hier à Hong Kong pour s'entretenir des moyens de contrôler l'épidémie avec le responsable des services sanitaires de l'île, le docteur Yeoh Eng-kiong.Le docteur Yeoh a en outre exhorté tous les médecins de l'île à porter des masques chirurgicaux.Il a également annoncé que le nombre de personnes infectées était passé de 32 à 197.Trente-huit se trouvaient hier en soins intensifs, mais sept étaient hors de cause et environ 70 montraient des signes encourageants, selon le médecin.Au moins six cas ont été signalés ces dernières heures en Californie, ce qui porte à 13 leur nombre aux États-Unis.Tous ces patients ont voyagé récemment en Asie.Par ailleurs, quatre nouvelles personnes présentant les symptômes du SARS ont été hospitalisées jeudi à l'hôpital français d'Hanoi au Vietnam.Elles ne semblent toutefois pas sérieusement atteintes, selon le docteur Jesper Aagesen, de l'OMS.Concours CE QUE FILLE VEUT / 640, St-Paul O.# 200, Montréal, (Qc), H3C 1L9 Nom : Adresse : Ville : Code Postal : Tél.(jour) : Tél.(soir) : Les fac-similés ne sont pas acceptés.La valeur totale des prix est de 800.00 $ Vous invitent à assister au visionnement de LE JEUDI 3 AVRIL À 19H00 au cinéma STAR CITÉ À L'AFFICHE DÈS LE 4 AVRIL ! Règlements disponibles chez Pour participer : Remplissez le coupon de participation et postez-le à l'adresse indiquée.L'annonce sera publiée du 19 au 22 mars.Les gagnants seront tirés au hasard chez Communications Sa Vi Inc.le 24 mars 2003.disposée à rentrer dans le rang.née pour sortir du lot.v.f.de amanda bynes 3124844A 6DU1101B0322 SAMEDIÀ 6DU1101B0322 ZALLCALL 67 21:52:15 03/21/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 22 MARS 2003 B 1 1 AVIS LÉGAUX - APPELS D'OFFRES - SOUMISSIONS APPEL DE PROPOSITIONS NO 02-576 FOURNITURE DE TÉLÉPHONES SANS FIL DANS LE CADRE DU PROGRAMME \" CASINO PRIVILÈGES \" CLÔTURE LE : 3 AVRIL 2003, 11 H, HEURE LOCALE La Société des casinos du Québec inc., filiale de Loto-Québec, désire recevoir des offres relativement à la fourniture de téléphones sans fil pour la clientèle du programme \" Casino Privilèges \" du Casino de Montréal.Les fournisseurs peuvent obtenir l'information sur l'appel de propositions en visitant le site Internet de l'entreprise : www.loto-quebec.com ou en se présentant à : Direction de l'approvisionnement de Loto-Québec 500, rue Sherbrooke Ouest, 18e étage Montréal (Québec) H3A 3G6 Du lundi au vendredi entre 9 h et 12 h et entre 13 h 30 et 16 h Émis le 22 mars 2003 3128433A APPEL D'OFFRES La Commission Scolaire Lester-B-Pearson est fière d'annoncer un appel d'offre pour : L'ENTRETIEN DES TERRAINS DE TOUS SES BÂTIMENTS POUR LA PÉRIODE AVRIL 2003 À OCTOBRE 2005.Les Plans et devis pourrons être obtenus au bureaux de la Commission scolaire à compter du 24 mars 2003 contre un dépôt non remboursable de trente dollards (30.00$) toutes taxes incluses, sous forme d'argent comptant ou de chèque à l'ordre du propriétaire.Les soumissions (l'original et une copie) dans des enveloppes cachetées et adressées au soussigné, seront recues chez le propriétaire, au 1925 Brookdale, Dorval, jusqu'à 1400hrs mardi le 15 avril 2003, pour être ouvertes publiquement au même endroit, le même jour et à la même heure.Sur chaque enveloppe, le nom du projet doit être indiqué clairement.Les soumissions devront être accompagnées d'un chèque visé au montant de 10% du montant soumis pour les travaux à l'ordre du propriètaire, ou d'un cautionnement de soumission émis par une compagnie détenant un permis d'assureur au Canada, établi au même montant, valide pour une période de 60 jours de la date d'ouverture des soumissions.Cette garantie de soumission sera retournée au soumissionnaire à la signature du contrat.Seules seront considérées aux fins du contrat les soumissions des entrepreneurs ayant un établissement au Québec.Les entrepreneurs soumissionnaires sont responsable du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour le contenu de leur soumissions.Toutes les soumissions devront être faites conformément aux dispositions du Règlement sur les contrats de construction des immeubles des commissions scolaires, en vigueur depuis le 16 août 1990.Le propriétaire ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions recues.Le directeur des services des ressources matérielles Daniel Hogue Commission scolaire Lester-B.-Pearson 3126795A AVIS AUX CRÉANCIERS VISÉS (À L'EXCEPTION DES PRÊTEURS DE PREMIER RANG ET DES PORTEURS DE BILLETS) DE PROUVER LEUR RÉCLAMATION DANS L'AFFAIRE DU PLAN DE RÉORGANISATION ET DE TRANSACTION ET D'ARRANGEMENT (LE «PLAN») DE MICROCELL TÉLÉCOMMUNICATIONS INC., MICROCELL CONNEXIONS INC.ET MICROCELL SOLUTIONS INC.(collectivement «Microcell») AVIS EST PAR LES PRÉSENTES DONNÉ AUX TITULAIRES DE RÉCLAMATIONS À TITRE DE CRÉANCIER GARANTI (À L'EXCEPTION DES PRÊTEURS DE PREMIER RANG) À L'ÉGARD DE MICROCELL ET AUX TITULAIRES DE RÉCLAMATIONS À TITRE DE CRÉANCIER NON GARANTI VISÉ (À L'EXCEPTION DES PORTEURS DE BILLETS) À L'ÉGARD DE MICROCELL TÉLÉCOMMUNICATIONS INC.(collectivement les «créanciers visés»), tels qu'ils sont définis dans le plan, que, conformément à une ordonnance de la Cour supérieure du Québec du district de Montréal (la «Cour») rendue en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies en date du 3 janvier 2003, le contrôleur a transmis par la poste des formulaires de preuve de réclamation à tous les créanciers visés connus.Tout créancier visé qui n'aurait pas reçu de formulaire de preuve de réclamation, qui croit avoir une réclamation à l'égard de Microcell et dont la réclamation aurait pris naissance avant le 16 janvier 2003 devrait faire parvenir une preuve de réclamation dûment remplie au contrôleur.Toutes les preuves de réclamation doivent être reçues au plus tard à 17 h 00 (heure de Montréal) le 15 avril 2003 (la «date limite de réclamation»).LES RÉCLAMATIONS QUI NE SONT PAS REÇUES PAR LE CONTRÔLEUR AVANT LA DATE LIMITE DE RÉCLAMATION SERONT DÉFINITIVEMENT ÉTEINTES ET PRESCRITES.Les créanciers visés qui n'ont pas reçu de preuve de réclamation doivent communiquer avec Michel Marleau pour obtenir la trousse de preuve de réclamation.FAIT à Montréal, le 22 mars 2003.ERNST & YOUNG INC.Contrôleur de Microcell C.P.4500, succursale B Montréal (Québec) H3B 5J3 Pierre Laporte, CA, CIRP Michel Marleau, CA, CIRP Téléphone : (514) 874-4383 Téléphone : (514) 874-4457 Télécopieur : (514) 395-4933 Télécopieur : (514) 395-4933 1, Place Ville-Marie, bureau 2400 Montréal (Québec) H3B 3M9 Tél.: (514) 875-6060 / Téléc.: (514) 395-4933 3128499A APPEL D'OFFRES PUBLIC Hôpital Général du Lakeshore Projet de modernisation et Centre ambulatoire, phase 2 La Corporation de l'Hôpital Général du Lakeshore demande des soumissions pour des travaux de réaménagement majeurs dans son établissement de Pointe-Claire.Architectes : Les architectes Messier Peters Famelart 222, rue Dominion Cours Dominion, suite 50 Montréal (Québec) H3J 2X1 Téléphone : (514) 937-3377 Télécopieur : (514) 937-3740 Ingénieurs en structure et aménagement extérieur : Pasquin Saint-Jean et associés inc.41, Saint-Jacques, 3e étage Montréal (Québec) H2Y 1K9 Téléphone : (514) 282-8100 Télécopieur : (514) 282-0100 Les plans, devis, documents contractuels et autres renseignements pourront être obtenus du bureau de l'architecte à compter du 26 mars 2003 contre un dépôt non remboursable de cinquante dollars (50 $) en argent comptant ou par chèque visé à l'ordre de l'Hôpital Général du Lakeshore.Les soumissions dans les enveloppes cachetées et adressées au soussigné seront reçues au local #5594, au cinquième étage ouest de l'Hôpital Général du Lakeshore jusqu'à 14 h, heure en vigueur localement, le 25 avril 2003, pour être ouvertes publiquement au local #5594, au cinquième étage ouest, le même jour et à la même heure.Les soumissions devront être accompagnées d'un chèque visé au montant de un million de dollars (1 000 000 $) à l'ordre de la Corporation de l'Hôpital Général du Lakeshore, ou d'un cautionnement de soumission établi au même montant, valide pour une période de quarante-cinq (45) jours de la date d'ouverture des soumissions.Cette garantie devra être échangée à la signature du contrat pour une garantie d'exécution et une garantie des obligations pour gages, matériaux et services.Lorsque ces garanties sont sous forme de cautionnement, le montant de chacune d'elles correspond à cinquante pour cent (50%) du prix du contrat et lorsqu'elles sont sous forme de chèque visé, le montant de chacune d'elles correspond à dix pour cent (10%) du prix du contrat.Sont admis à soumissionner les entrepreneurs ayant leur place d'affaires au Québec, en Ontario ou au Nouveau-Brunswick et détenant la licence requise en vertu de la Loi sur la bâtiment.Une visite des lieux est prévue le 10 avril 2003 à 9 h.Veuillez vous présenter au local #5594, au cinquième étage ouest.Les entrepreneurs soumissionnaires sont responsables du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour le contenu de leur soumission et doivent les informer des conditions qu'ils entendent leur imposer et s'assurer qu'ils détiennent les permis et licences requis.Le propriétaire ne s'engage pas à accepter la plus basse ou quelque autre des soumissions reçues.Paul Mayrand, ing.Chargé de projets Hôpital Général du Lakeshore Ingénieurs en mécanique et électricité : Lalonde Girouard Letendre et associés 8000, boul.Décarie, bureau 300 Montréal (Québec) H4P 1S4 Téléphone : (514) 735-5651 Télécopieur : (514) 737-7988 Consultants en services alimentaires : Bernard et associés 5450, chemin de la Côte-des-Neiges, bureau 114 Montréal (Québec) H3T 1Y6 Téléphone : (514) 342-2652 Télécopieur : (514) 342-5403 L'HÔPITAL CHARLES LEMOYNE, propriétaire, ayant son siège au 3120, boulevard Taschereau, Greenfield Park demande des soumissions pour le projet : Réfection de la distribution alimentaire - phase 1.Les documents de soumission pourront être obtenus au bureau de l'architecte à compter du 26 mars 2003 à 13 h 00 contre un chèque visé non remboursable de 50,00 $ émis à l'ordre du propriétaire.ARCHITECTURE LABBÉ ET ASSOCIÉS INC.A/S DE FRANÇOIS ERIC LABBÉ, ARCHITECTE 35, Rabastalière Est, Saint-Bruno-de-Montarville (Québec) J3V 2A4 Téléphone : (450) 441-4004 Une visite des lieux se tiendra le 2 avril 2003 à 13 h 30 dont le point de rencontre est le hall d'entrée.Les soumissions devront être accompagnées soit d'un cautionnement de soumission délivré par une institution financière et établi au montant de 10 % de la valeur de la soumission valide pour une période de quarante-cinq (45) jours de la date d'ouverture des soumissions, soit d'un chèque visé au montant de 5 % de la valeur de la soumission fait à l'ordre du propriétaire, soit d'obligations conventionnelles au porteur émises ou garanties par les gouvernements du Québec ou du Canada dont la valeur nominale est de 5 % de la valeur de la soumission.Les soumissions seront reçues jusqu'au 15 avril 2003 à 14 h 00 pour être ouvertes publiquement au même endroit, le même jour et à la même heure à l'endroit suivant : HÔPITAL CHARLES-LEMOYNE DIRECTION DES SERVICES TECHNIQUES, LOCAL AS-015A À L'ATTENTION DE M.JEAN-CLAUDE FELX 3120, boulevard Taschereau, Greenfield Park Tél.: (450) 466-5000, poste 2571 Seuls sont admis à soumissionner les entrepreneurs détenant la licence requise en vertu de la Loi sur le bâtiment.Les entrepreneurs soumissionnaires sont responsables du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour le contenu de leur soumission, et doivent les informer des conditions qu'ils entendent leur imposer et s'assurer qu'ils détiennent les permis et licences requis.Le propriétaire ne s'engage pas à accepter la plus basse ou quelqu'autre des soumissions reçues.APPEL D'OFFRES PUBLIC 3128279A APPEL D'OFFRES AGRANDISSEMENT ET RÉAMÉNAGEMENT DE L'ÉDIFICE DES TRAVAUX PUBLICS La Ville de Trois-Rivières demande des soumissions pour l'agrandissement de l'édifice des travaux publics situé au 2425, de la rue Louis-Allyson et le réaménagement des services municipaux s'y trouvant, blocs B et C (contrat 2002-00-19).Le cahier des charges et les formulaires de soumission seront disponibles à compter du mercredi 26 mars 2003 à 9 h au Service des travaux publics dont les bureaux sont situés au 2425, de la rue Louis-Allyson, C.P.368, à Trois-Rivières (Québec) G9A 5H3.Téléphone : (819) 372-4627, poste 256.Télécopieur : (819) 374-6646.Il en coûte 100 $ pour obtenir les documents de soumission.Cette somme est payable au moyen de deux chèques : l'un au montant de 25 $ et l'autre au montant de 75 $.Ce dernier montant sera remboursé au soumissionnaire s'il rapporte à la Ville lesdits documents en bon état dans les 30 jours suivant l'ouverture des soumissions.Toutes les soumissions doivent être déposées en deux exemplaires au bureau de la soussignée avant 11 h le mardi 29 avril 2003, heure et endroit où elles seront ouvertes.La Ville de Trois-Rivières ne s'engage pas à accepter la plus basse des soumissions reçues ni aucune de celles-ci.Le présent avis ne confère aucun droit à quiconque et ne crée aucune obligation à la Ville.N.B.Une visite des lieux se tiendra le mercredi 9 avril à 14 h.Trois-Rivières, ce 22 mars 2003.Me Yolaine Tremblay, assistante-greffière Ville Trois-Rivières 1325, place de l'Hôtel-de-Ville C.P.368 Trois-Rivières (Québec) G9A 5H3 Téléphone : (819) 372-4604 Télécopieur : (819) 372-4636 APPEL D'OFFRES CONSTRUCTION & APPROVISIONNEMENT Projet Gestion et contrôle des stationnements Les entrepreneurs et les fournisseurs d'équipements et de services peuvent obtenir l'information sur les appels d'offres de construction et d'approvisionnement en visitant le site Internet de l'entreprise : www.casiloc.com 3126409A AVIS Avis aux participants au régime de rente en titre de: Régime de rentes des employés de l'Association de Montréal pour la déficience intellectuelle (Enregistrement R.R.Q.# 25419).Sont avisés par la présente de la terminaison dudit régime de retraite en date du 1er janvier 2003.Les participants sont priés de communiquer avec l'Association de Montréal pour la déficience intellectuelle (AMDI).À l'attention de: Odette Lagacé, 633, boul.Crémazie Est, bureau 100, Montréal (Québec) H2M 1L9.Téléphone: 381-2307.ENCANS AVIS PUBLIC Dans l'affaire de la faillite Lanro Services et autre seront vendus par : ENCAN Le : dimanche 23 mars 2003 à midi Au : 121, montée Papineau Sud à St-Sauveur QC Inspection : le dimanche à partir de 9 h 30 ORDINATEURS - MOBILIERS - BIJOUX - TABLEAUX - VOITURE www.imperialauctions.com ENCAN ENCAN Ordinateurs : (2) pentium 4 (4) pentium 3 (4) pentium 2 (2) serveurs (3) imprimantes Lexmark mod.2380 HP Laserjet 6p Etc.Mobiliers : Bureaux Chaises Filières Télécopieur Toshiba mod.D885F Photocopieur Mita mod.DC1860 Télécopieur Panasonic UF744 Réfrigérateur 2 portes (comme neuf) Laveuse à vaisselle Frigidaire Armoire à télévision style chinois Fauteuils Sofa style Louix XV Paravent style chinois Tables de nuits dessus marbre Etc.Tabeaux : (2) Cornelius Krieghoff Helmut Gransow L'Archevêque Bruno Cote Etc.Bijoux : Montres Cartier avec diamant Montre homme Omega or et diamant Bracelet or Etc.Voiture : M.G.1976, cabriolet couleur rouge Divers : Articles de cadeaux comme horloges, vases, bibelots, etc.Bague diamant 2 - 3 carats CONDITIONS : 25 % COMPTANT À L'ADJUDICATION SOLDE PAYABLE COMPTANT OU PAR CHÈQUE VISÉ FRAIS D'ACHETEUR 10 % LISTE PARTIELLE : Mél.SPAR SP200 neuf complet 20 ptes avec bol, garde, fouet, batteur, crochet - Four à pizza, convoyeur LINCOLN IMPINGER électrique - Mach.à \u201c pop corn \u201c sur roues G90 modèle antique - Cuisi.6 r., pl.24 po, 2 f.gaz GARLAND, pl.gaz MIRACLEAN 30 po - Poêle antique NORGE - Poêle induction 1 500 Watts - Unité 2 r.MKE et GARLAND - Cuisi, 36 po MKE avec four - F.à convection BLODGETT élect.240 V.- Four à cuisson lente ALTO-SHAAM 1 000-TH/HD - Four convection demi-grandeur BLODGETT CBT - Cuisi, MKE 36 po gaz avec pl.et four - Pl.24 po GARLAND - Buffet mobile CAMBRO 72 po - Frit.turbo VULCAN au gaz - Frit.MKE 115/M au gaz - Frit.gaz MKE - Grille-pain 4 tranches HOBART et TOASTMASTER - Réch.«smoked meat» STE-30 CUSTOM - Réch.à pizza BARDEAU - Compt.DELI PA-75 - Table de travail 96 po bois, 60 po a/i - Compt.de prép.- Table à «smoked meat» - Table chaude 46 po, 72 po, 84 po - Réservoir à eau chaude au gaz - Buffet froid mobile VOLLRATH 60 po avec compr.- Évier 2 cuves 48 po - Unit cocktail 36 po, 72 po - Éch.à pâtisserie - Présentoir - Soupière noire 11 ptes - Glass chiller 65 po BEV-AIR - 2 supports à équip.a/i - Hot dog roller - Cafetières - Cong.1 p.FOSTER et GENERAL - Cong.16 saveurs - Frigo 2 p.COLDSTREAM - Réfrig.à bières 6 demi-portes a/i 72 po + compr.à distance - Réfrig.4 demi-portes + compr.Custom a/i - Réfrig.2 portes - Mach.à glace 500 lb SCOTSMAN + réserve - Mach à glace CM250 SCOTSMAN + réserve - Ch.salle à manger - Lot de chaises rétro \u201c NICKEL'S \u201c - Banquettes rétro \u201c NICKEL'S \u201c - 30 bases de table - Tables rondes 48 po banquet - Lot de dessus de tables et de pieds de table - 100 enseignes rétro tel que COKE, artistes, voitures, affiches métalliques, etc.- Lot de fixtures - Bacs à farine - Bancs de bar métal - Bacs à vaisselle - Chariot RUBBERMAID - Ustensiles - Couteaux à steak - Vaisselle STEELITE - Acc.de cuisine - Verreries - Chaudrons à l'état neuf - Etc.ENCAN PUBLIC ÉQUIPEMENT DE RESTAURANT RÉTRO \u201c ANCIENNE FRANCHISE NICKEL'S \u201c ÉQUIPEMENT RESTO, TRAITEUR ET AUTRES Le mercredi 26 mars 2003, à 10 h 30 au 734, boul.Curé-Boivin, Boisbriand Baril, Blanchette inc.- Commissaires-priseurs Tél.: (450) 464-9899 - Télec.: (450) 464-9734 Inspection : le mardi 25 mars 2003, de 10 h à 17 h Conditions : frais d'encan 10 % Dépôt : 25 % argent comptant ou chèque visé Balance : argent comptant ou chèque visé Consultez notre site Internet :www.encansbaril.com AVIS PUBLIC par autorisation de la cour les actifs de L'USINE HYUNDAI/BROMONT seront vendus par : ENCAN Le : 25 et 26 mars 2003 à 10 h 30 chaque matin Au : 8500, rue Jules-Léger, Anjou (Québec) Inspection : le 24 mars 2003 de 9 h 30 à 16 h 30 ou sur rendez-vous ÉQUIPEMENT DE GARAGE PLOMBERIE ÉLECTRIQUE ATELIER DE MÉTAL ENTREPÔT ETC.ENVIRON 2 000 LOTS ATELIERS DE MÉTAL : tour à métal mod.S20 \u201c Hydmech \u201d - Env.(10) machines à souder Miller - (4) chariots d'établi pour machiniste - Env.(120) cylindres hydrauliques - (8) coffres avec outils de précision - (35) perceuses à batterie - Env.(100) outils à air - (4) perceuses à colonnes - (3) meules double s/pied - Sableuse rotative s/pied - Scie à métal s/pied - Pinces à rivet - Agrafeuse à air - Diable pour boyau de chalumeau - Env.(30) treuils électriques - (20) établis de travail - Env.(30) échelles et escabeaux - Meule Dumore - Brosses d'acier - End Mill métrique et standard - Digs wrench - Micromètres - Grinder à air - Ensemble de mèches - Ratchets - (2) interlab mod.Ultrasonic générateur - Presse Buffalo - Etc.GARAGE : (12) contenants pour peinture - Pièces pour carrosserie - Moulures automobile - (9) systèmes d'aspirateur \u201c Air Box \u201d - (2) chèvres pour moteur hydraulique - Machine pour conditionner l'essence - Machine à balancer les roues \u201c Hoffman \u201d - Machine à analyse électronique - Machine à analyse de performance - Env.(120) clés à tension - Fusils à peinture - Baril pour vidange d'huile - Parre automobile - Pièces pour maintenance auto - Chargeurs à batteries - Diverses peintures métalliques - Pompe de graissage - Laveur dégraisseur snap-on 30 gallons - Etc.PLOMBERIE : Env.(100) tuyaux en aluminium grandeurs et diamètres variés - Plusieurs containeurs connecteurs/valves - Env.(20) bacs contenant collet et attache pour tuyauterie - Tuyaux haute pression - Pompe graco - Trappe à vapeur spirax sarco - Tuyaux en cuivre Rigid industriel - Régulateur de fluides - Valves hydrauliques graco - Fileuse Rigid et Goodway - Fileuse portative Rigid.ÉLECTRIQUE : (15) palettes avec chacune 20 transformateurs électriques - Système de chauffage à air chaud \u201c Sterling Radiator \u201d - Connecteur de grandeurs variées - Fusibles - Boulons - Valves et contrôleurs de gaz - Composantes électriques et électroniques - Env.(20) boîtes électriques - Fils électriques - Baladeuses - Disjoncteur - Moteur Hico Cimpak - Compteurs électriques - Contrôleurs - Back flow preventor watts - Régulateurs - Escabeaux - Triple output de power supply.ENTREPÔT : (10) contenant métal - Env.(100) sections étagères industrielles (Redy- Rack) - (12) palettes avec tapis en plastique - Convoyeurs - Env.(400) chariots variés - Env.(30) tables de pique-nique - Env.(100) coffres à outils s/roues grandeurs variées - Transpalettes - Laveuse à pression Doen + acc.- Env.(70) moteurs variés - Chain bloc 3 et 5 tonnes - Cric hydraulique Blackhawk 2 tonnes - (2) chariots s/roue hydraulique Danby southworth - Perceuse à ciment Milwaukee - (2) emballeuses rotatives s/roulettes - Compresseur s/roues 5 forces RF machine - Balance Toledo - Cireuse à plancher - (2) climatiseurs - Balais mécaniques.DIVERS : (4) plateformes Skyjack - Env.(12) contenants grandeurs variées - Véhicules récréatifs motorisés triple Signature 1986 (très bonne condition) CONDITIONS : 25 % COMPTANT À L'ADJUDICATION SOLDE PAYABLE COMPTANT OU PAR CHÈQUE VISÉ www.imperialauctions.com ENCAN ENCAN Régie de l'énergie Demande de Société en commandite Gaz Métropolitain (SCGM) Modifications des tarifs au 1er octobre 2003 (R-3510-2003) La Régie de l'énergie (la Régie) étudiera prochainement la demande de Société en commandite Gaz Métropolitain (SCGM) pour modifier ses tarifs à compter du 1er octobre 2003, conformément à la décision D-2003-55.Modifications tarifaires au 1er octobre 2003 (R-3510-2003) SCGM recherche toutes les conclusions usuelles d'une demande tarifaire incluant l'application à l'exercice 2004 du mécanisme incitatif à l'amélioration de la performance approuvé dans la décision D-2000-183.À cette fin, elle demande la constitution d'un Groupe de travail ayant pour objet d'intégrer au présent dossier tarifaire les termes convenus du mécanisme incitatif à l'amélioration de la performance de SCGM.De plus, SCGM demande la reconduction de certains programmes de flexibilité tarifaire en rapport avec la bi-énergie et le mazout ainsi que l'approbation d'une proposition visant à faciliter l'offre des fournisseurs et courtiers en gaz naturel auprès de la clientèle d'une option à prix fixe à durée déterminée pour l'achat de leur gaz naturel.Demandes d'intervention La Régie demande à tous les intéressés souhaitant participer au processus d'étude et d'audience de lui faire parvenir leur demande d'intervention au plus tard le 3 avril 2003, à 12 h.Ces demandes doivent être faites conformément au Règlement sur la procédure de la Régie de l'énergie et être envoyées au distributeur à l'intérieur des mêmes délais.Pour toute information, il est possible de communiquer avec la Régie, soit par téléphone au (514) 873-2452 ou sans frais au 1 888 873-2452, soit par télécopieur au (514) 873-2070.Le Règlement sur la procédure de la Régie de l'énergie de même que les décisions de la Régie peuvent être consultés sur son site Internet (http://www.regie-energie.qc.ca).Le Secrétaire Régie de l'énergie 800, place Victoria, bureau 255 Montréal (Québec) H4Z 1A2 Téléphone : (514) 873-2452 Télécopieur : (514) 873-2070 Avis public 3128261A 3128153A 6DU1201B0322 SAMEDIÀ 6DU1201B0322 ZALLCALL 67 16:16:54 03/21/03 B B12 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 22 MARS 2003 Berline Accord EX V6 2003 Illustrée L'Association des concessionnaires Honda du Québec Pour obtenir l'adresse d'un concessionnaire près de chez vous, visitez le www.honda.ca ou composez le 1 888 9-HONDA-9.Les offres de location-bail sont faites par Honda Canada Finance Inc., sur acceptation du crédit.Cette offre porte sur la berline Accord DX 2003 (modèle CM5513PL) neuve.Versement mensuel de 298$, pendant 48 mois pour un total de 18 011$.Versement initial de 3 707$, ou échange équivalent, première mensualité et dépôt de garantie de 350 $ exigible.Programme 0$ comptant également offert.Franchise de kilométrage de 96 000 km; frais de 0,12 $ le kilomètre excédentaire.Transport et préparation inclus en location seulement.Frais de publication, taxes, immatriculation, assurance et frais d'administration en sus.Option d'achat au terme de la location offerte moyennant un supplément.Le prix de location des concessionnaires peut être inférieur.Offre d'une durée limitée.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.P.D.S.F.de la berline Accord DX 2003 (modèle CM5513PL) neuve.Transport, préparation, frais de publication, taxes, immatriculation, assurance et frais d'administration en sus.Le prix de vente des concessionnaires peut être inférieur.Offre d'une durée limitée.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.Photo à titre indicatif.Achetez une Accord et gagnez des prix.Meilleure voiture intermédiaire de l'année - Guide de l'auto 2003 Meilleure voiture à vocation familiale - Ajac 2003 Classée parmi les 10 meilleures voitures au Canada depuis 17 ans - Car and Driver 2003 298$ Berline Accord DX 2003 À partir de par mois Moteur i-VTECMC 2,4 litres à DACT et 160 chevaux Antivol immobilisateur Climatisation sans CFC Groupe électrique Radio AM/FM stéréo et lecteur de CD avec 4 haut-parleurs Régulateur de vitesse Colonne de direction télescopique et inclinable Entrée sans clé et ouverture des vitres à distance 23 800$ À partir de Incluant 96 000 km Option 0 $ comptant disponible Transport et préparation inclus en location seulement 3123690A "]
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