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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
F. Lectures
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2003-03-23, Collections de BAnQ.

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[" 7LP0101F0323 F-1 dimanche 7LP0101F0323 ZALLCALL 67 20:49:17 03/22/03 B Du lundi au vendredi à 11h Une production vous llez y goûter! C A H I E R F | L A P R E S S E | M O N T R É A L | D I M A N C H E 23 M A R S 2003 P N E U M O N I E DANS LE CAHIER LECTURES EN PAGE F5 : DU ROMAN AU FILM Les acteurs sont des créateurs à leur tour Différent, mais l'essentiel est sauf Voir PNEUMONIE en F2 Autres textes en F2 et F4 LILANNE LACROIX «On s'imagine que les maladies infectieuses, c'est réglé.Mais c'est une utopie.Les microbes ont constitué la première forme de vie sur la planète et ils sont toujours là.Ils n'ont que deux buts : survivre et se propager et ils le font très bien.L'Histoire humaine est faite de cela».Médecin-conseil en maladies infectieuses au ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, le Dr Yves Robert admet qu'on ne sait pas grand-chose du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS).Cette pneumonie atypique très virulente, qui résiste aux traitements, a frappé l'Asie avant d'arriver au Canada transporté par quelques voyageurs de retour de Hong Kong.C'est la dernière venue dans l'univers des casse-tête infectieux du 21e siècle.Jusqu'à maintenant, 10 des quelque 600 cas dans le monde ont été recensés au Canada et trois personnes y ont même succombé à Toronto.À cause de la rapidité du transport international qui permet aux humains mais aussi aux microbes de se déplacer, quelque 13 pays ont été touchés.Nouvelle peste moderne ?A-t-on affaire à une nouvelle peste moderne, à une nouvelle grippe espagnole qui menace l'humanité?Il ne semble pas.Car heureusement, la maladie semble se transmettre par des contacts très étroits et toucher presque exclusivement des membres de la famille immédiate d'un malade ou ses soignants.«On n'est pas en présence d'un organisme très contagieux, heureusement, déclare le Dr Robert.Si on avait affaire à une grippe, on ne parlerait pas de quelques centaines de morts mais de centaines de millions.» Ce qui est acquis jusqu'à maintenant, c'est que c'est par des gouttelettes en suspension dans l'air ou par les fluides corporels que la maladie se transmet.Le Dr Richard Massé, directeur de l'Institut national de santé publique, explique : «Après la deuxième génération (le mari, la femme, la famille immédiate, les soignants), la maladie semble avoir plus de difficulté à se propager.L'influenza se transmet beaucoup plus facilement et les générations 1-2-3-4-5 se multiplient, comme un oignon qui se développe.C'est pour ça qu'on se retrouve rapidement avec des pandémies.Ce n'est pas le cas ici.» En fait, sept cas ontariens sont liés à la même famille (cinq membres de la famille et deux personnes qui ont été en contact étroit avec celle-ci).L'autre Ontarien ainsi que le dernier cas, en Colombie-Britannique, sont des personnes qui ont fait un voyage à Hong Kong.Aucun cas n'a été signalé au Québec.Comme on ne sait pas encore de quoi il s'agit, on sort tout l'arsenal pour traiter les quelques cas qui se présentent.Et ça marche.Non seulement les gens survivent, mais on empêche aussi la propagation de la maladie.Santé Canada, explique son porte-parole Emmanuel Chabot, a posté un médecin et une infirmière aux deux aéroports internationaux de Vancouver et de Toronto pour prendre en charge les personnes qui présenteraient des symptômes de la maladie (forte fièvre, toux et autres problèmes respiratoires, douleurs musculaires, diarrhée, etc.) On a sensibilisé les médecins, les équipes soignantes et le public.C'est sans compter le laboratoire national de microbiologie de Winnipeg, qui travaille lui aussi à l'identification du coupable.Photo AP/GREG BAKER © Les spécialistes de l'Organisation mondiale de la santé tentent de déterminer si la mystérieuse pneumonie qui a tué plusieurs personnes en novembre dans la région de Guangdong, où se trouvent ces deux Chinoises, est la même que celle qui a frappé quelques centaines de personnes durant les derniers jours.Jack Nicholson dans Nicole Kidman dans The Hours About Schmidt \u2014 Louis Begley, auteur du roman About Schmidt \u2014 Michael Cunningham, auteur du roman The Hours 7LP0201F0323 F2 23 mars 7LP0201F0323 ZALLCALL 67 19:35:26 03/22/03 B F2 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 23 MARS 2003 PNEUMONIE Suite de la page F1 EN BREF Tests prénataux facilités DES SCIENTIFIQUES de l'Université de Chine à Hong Kong ont réussi à identifier de l'ARN messager provenant du foetus et circulant dans le sang maternel, s'étant détaché du placenta.Les chercheurs ont pu le recueillir à partir d'une simple prise de sang.Cette technique permettrait de prodéder à des tests prénataux peu envahissants et moins dangereux pour le bébé que d'autres tests, comme l'amniocenthèse par exemple.Contrairement à l'ADN d'un bébé, qui peut circuler pendant des années dans le sang de la mère, l'ARN a l'avantage de disparaître peu après la naissance, ce qui empêche de le confondre avec celui d'une grossesse précédente.Selon le Dr Dennis Lo, directeur de l'étude, ce type de test sera au point d'ici un à deux ans.Il servira alors à découvrir certaines maladies présentes chez le foetus.\u2014 d'après Health Scout News Virus ou bactérie Car depuis des semaines, 11 laboratoires dans le monde, dont le célèbre Center for Disease Control and Prevention (CDC) à Atlanta \u2014 qui fournira sans doute la conclusion ultime \u2014 multiplient les tests pour découvrir l'identité de l'organisme responsable du SARS.Comme l'affection ne semble pas répondre aux antibiotiques, on ne croit pas qu'il s'agisse d'une bactérie, même si on n'a pas encore complètement éliminé cette possibilité.Car on parle encore, même si on admet que c'est très peu probable, de chlamydia pulmonaire, une bactérie qui semble avoir de profonds problèmes d'identité puisqu'elle se comporte plutôt comme un virus.Les bactéries quasi éliminées, on se tourne donc plutôt vers les virus.L'hypothèse dominante jusqu'à maintenant \u2014 mais ce n'est encore qu'une hypothèse, tiennent à préciser tous les spécialistes \u2014 pointe vers les paramyxovirus, une famille de virus comprenant notamment les organismes responsables de la rougeole et des oreillons, que deux laboratoires, allemand et hongkongais, auraient découvert chez les victimes à l'aide de microscopes électroniques.« En fait, on n'a pas dit grandchose, admet le Dr Robert.C'est comme de dire que, dans le monde des vivants, ce n'est pas une plante mais un animal qui vous a attaqué.Même s'il s'agit de paramyxovirus, il y a encore des centaines et des centaines de tests à faire.Cela dit, on restreint tout de même le champ des possibilités.» Outre la multitude de paramyxovirus déjà connus, certains peuvent aussi franchir la barrière animalhumain comme le Hendra et le Nipah, qui ont connu une certaine migration, probablement du cheval et du porc vers l'homme, dans les années 1990.Ce qui reste à faire, c'est un véritable travail de moine ou de détective, auquel s'activent, en collabor internationaux.« On est mieux équipés qu'on ne l'a jamais été dans l'histoire de l'humanité.Il y a 100 ans, on ne savait même pas que les virus existaient », explique le microbiologiste Karl Weiss, de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, qui précise que c'est leur structure géométrique qui distingue les familles de virus.Étapes de recherche Les étapes à suivre en cas d'éclosion sont toujours les mêmes, explique le Dr Richard Massé, de l'Institut national de santé publique : d'abord, a-t-on affaire à une véritable éclosion ou, comme il arrive plus fréquemment, à une maladie qu'on aurait de la difficulté à diagnostiquer ?C'est souvent l'évolution de la maladie qui le précisera.A-t-on affaire à des cas individuels, à une maladie impliquant un pathogène extérieur, à une transmission de personne à personne ?À l'Organisation mondiale de la santé, on a décidé de mettre tout le monde sur le pied de guerre pour étouffer dans l'oeuf cette nouvelle éclosion, précise le porte-parole Dick Thompson : « Le nombre de victimes augmente mais on continue à vérifier s'il s'agit bien de cette maladie.Jusqu'à maintenant, on réussit assez bien à la maîtriser.Et jour après jour, on avance un peu plus vers la découverte de l'agent responsable.Dès qu'on aura mis le doigt dessus, on pourra alors parler de véritable diagnostic et de thérapie plus précise.» INFECTION DE LA GENCIVE De nombreux adultes sont touchés par une infection de la gencive et présentent des problèmes de saignement caractéristiques.Nous utilisons une technique qui permet de contrôler la flore buccale et d'améliorer ces problèmes.Vous avez accès à la représentation visuelle de la guérison grâce au microscope et à l'ordinateur.Centre d e n t a i r e Mark Bonner, d .m .d .5775, boul.Jean-XXIII, Trois-Rivières Ouest Tél.: 1 866 GENCIVE (436-2483) www.parodontite.com Un casse-tête microbien L I L I A N E LACROIX UN PROFESSEUR de néphrologie venant de Chine continentale et séjournant à Hong Kong, à l'hôtel Métropole, constitue officiellement, selon l'Organisation mondiale de la santé, le cas initial du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS), cette nouvelle maladie derrière des pneumonies atypiques inguérissables, qui a touché quelques centaines de personnes dans le monde.Deux Canadiens y séjournaient aussi, tout comme trois patients de Singapour et un autre voyageur de Chine continentale.Tous y ont séjourné entre le 12 février et le 2 mars derniers.Alors qu'on dit que la transmission du SARS implique un contact très étroit (cohabitation, soins médicaux ou échange de fluides corporels), quel peut bien être le lien entre ces patients qui, jusqu'à maintenant, n'ont pour seul lien que d'avoir séjourné au neuvième étage de l'hôtel Métropole de Kowloon et d'avoir tous été atteints de la maladie ?On n'a pas encore la réponse à cette question mais on cherche ardemment, assure M.Dick Thompson, porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).La transmission aurait-elle emprunté la voie des conduits de ventilation comme dans le cas de la maladie du légionnaire ?Peut-être, mais on ne le sait pas encore.En gros, on est encore dans le noir à peu près complet.Le virus (mais est-ce vraiment un virus ?) aurait toutefois fait un rapide tour du monde, atteignant, outre le Sud-Est asiatique, des victimes en Allemagne, en Slovénie, en Espagne, en Suisse, au Royaume- Uni, aux États-Unis et, évidemment, au Canada.Dans la quasi-totalité, on peut toutefois les relier au Sud-Est asiatique.Dans la région du Guangdong, au sud de la Chine continentale, plusieurs personnes auraient été atteintes de la pneumonie atypique caractéristique de la maladie dès novembre 2002.Mais les autorités chinoises n'ayant pas requis la collaboration de l'OMS à l'époque, on n'a pas pu encore le confirmer ni identifier à coup sûr la maladie.Au total on parlerait de la possibilité de quelque 300 cas chinois qui ne font pas encore partie des statistiques officielles.Bonne nouvelle toutefois : rien jusqu'à maintenant ne pointe vers le bioterrorisme.C'est déjà ça de pris.RONFLEMENT CENTRE DU RONFLEMENT DE MONTRÉAL (514) 327-5060 TRAITEMENTS AU LASER PAR DES OTO-RHINO-LARYNGOLOGISTES www.ronflement.qc.ca 3118930 Si vous.êtes âgé(e) d'au moins 40 ans souffrez de douleurs persistantes au niveau de la hanche ou du genou en raison d'arthrose, malgré l'utilisation quotidienne d'analgésiques, et nécessitez une prothèse de la hanche ou du genou, ou figurez sur une liste d'attente pour la mise en place d'une telle prothèse VOUS ALLEZ SUBIR UNE INTERVENTION POUR REMPLACER UNE HANCHE OU UN GENOU EN RAISON D'ARTHROSE?Pour obtenir davantage d'information sur cette étude, appelez : Si vous y êtes admissible, vous bénéficierez d'examens physiques réalisés par un médecin dans le cadre de l'étude et vous recevrez le médicament à l'étude sur une période allant jusqu'à 8 semaines.Vous pourriez être admissible à un essai clinique dont l'objectif est d'établir si un nouvel analgésique pourrait réduire l'intensité de la douleur que vous ressentez au niveau de votre hanche ou de votre genou.Dominique Beaupré au (514) 523-8603 Institut de Rhumatologie de Montréal 1551, rue Ontario Est, Montréal QC Clinique PRIVÉE en orthopédie Dr.Perreault est orthopédiste certifié, diplômé en orthopédie de l'U.de Mc Gill et en chirurgie plastique-reconstruction de l'U.de M.2320, rue Fleury Est, Mtl (514) 387-3871 Hallux Valgus (oignons) arthrose pied, etc.Chirurgie du pied André Perreault, M.D.Rendez-vous rapide Non RAMQ Chirurgie : la semaine de votre choix Vous êtes une femme âgée de 65 et plus.alors ce message s'adresse à vous Vous pourriez participer à une étude portant sur un traitement expérimental pour combattre l'ostéoporose.Si vous êtes retenue, vous profiterez d'une analyse approfondie pour évaluer votre état de santé et tout le traitement est gratuit.Appelez-nous.Votre implication est essentielle.Notre équipe avisée répondra à vos questions sur cette étude.Grâce à vous, c'est la communauté qui bénéficiera des retombées de ces recherches! Dr Richard Kremer, Unité de recherche sur les Os et les Minéraux/ CUSM (514) 843-2857 AMAIGRISSEMENT MAIGRIR Vous avez vécu plusieurs échecs.Vous voulez comprendre pourquoi.VOUS VOULEZ RÉUSSIR.Une équipe de professionnels (médecin-psychothérapeute, diététiste, éducateur physique) vous attend.Clinique de Médecine et de psychothérapie (514) 252-0898 ESTHÉTIQUE ET ÉLECTROLYSE ACADÉMIE ÉDITH SEREI: Vous voulez des soins en esthétique ou en électrolyse à prix raisonnable ?Appelez l'Académie Édith Serei pour vous faire gâter par nos étudiantes.Soins sur rendez-vous seulement.(514) 849-3035 UNE NOUVELLE étude confirme ce qu'on constate de plus en plus : les repas en famille sont plus qu'une occasion de faire le bilan de la journée, ils aident les adolescents à développer de saines habitudes alimentaires.C'est ce que révèle une recherche de l'Université du Minnesota publiée dans le Journal of the American Dietetic Association.Les chercheurs ont découvert que les enfants âgés de 11 à 18 ans qui avaient l'habitude de se joindre à leur famille lors des repas mangent plus de fruits, de légumes, de céréales et d'aliments riches en nutriments que ceux qui s'alimentent à l'extérieur de la cellule familiale.Les adolescents qui prennent place à table pour manger au moins sept repas par semaine consomment moins de collations que les adolescents qui se joignent moins souvent au repas familial.Les garçons mangeraient plus souvent en famille que les filles, et la proportion des adolescents qui le font diminue au fur et à mesure qu'ils avancent en âge.Les familles d'origine asiatique, celles où les mères ne travaillent pas et les familles au statut socio-économique élevé mangent plus souvent des repas en familles, a démontré l'étude.TOUT CE QUE vous avez toujours voulu savoir sur les boutons, points noirs, comédons et autres furoncles, mais que vous n'avez jamais osé demander, se trouve sur le site www.acne.org.Des mythes sur l'acné aux conseils pour traiter ces disgracieux ornements faciaux, en passant par les témoignages relatant l'expérience d'ex-victimes de l'acné qui se sont soumises à divers traitements, l'information sur ce site est si variée qu'il pourrait rapidement se loger dans la liste de favoris de nombreux adolescents.«Les 75 000 $ US couvrent les consultations, l'intervention chirurgicale ainsi qu'un mois de séjour dans un hôpital chinois, mais l'organe est obtenu gratuitement.» \u2014 Vince Lam, propriétaire de The Kidney Group, une entreprise de Vancouver qui propose des greffes de rein, en Chine, au coût de 75 000 $ US.M.Lam répondait ainsi à ceux qui le soupçonnent de vente et d'achat d'organes (pratiques illégales au Canada).Aucun patient n'a encore bénéficié des services de l'entreprise de M.Lam, mais des Américains seront «bientôt» parmi les premiers à se rendre en Chine.Sylvie St-Jacques collaboration spéciale RAYON X UN SONDAGE réalisé à la mi-décembre par la firme indépendante Pollara auprès de 500 femmes de 50 ans et plus, aux quatre coins du Canada, révèle que 44 % des femmes ayant abandonné leur traitement d'hormonothérapie (traitement hormonal substitutif THS) l'ont fait au cours de la dernière année et que 32 % prévoient faire de même prochainement.Ce sondage a également permis d'établir que 77 % des femmes qui ont cessé de suivre un THS au cours des six derniers mois l'ont fait après la décision de chercheurs américains de suspendre de grands pans de la Women's Health Initiative (WHI), une vaste recherche sur l'hormonothérapie.On a arrêté ces recherches après la publication de résultats troublants sur les effets de l'hormonothérapie combinée.UN ARTICLE dans le dernier numéro de la revue scientifique The Lancet prédit une vaste épidémie de sida et de contamination au HIV en Europe de l'Est.Actuellement, environ un million de personnes de cette région sont infectées \u2014 surtout des utilisateurs de drogues intraveineuses.Une des scientifiques qui a conduit l'enquête, Françoise Hamers, affirme qu'à la lumière de la prévalence du HIV dans ces régions, on peut prévoir pour bientôt une épidémie majeure de sida en Europe de l'Est.En revanche, le niveau d'infection au HIV en Europe centrale reste assez bas.Mais les comportements liés à la transmission du HIV sont présents dans ces pays.Les chercheurs lancent donc un appel urgent pour la mise en place de mesures de prévention contre la transmission du virus. 7LP0301F0323 F-3 dimanche 7LP0301F0323 ZALLCALL 67 19:12:21 03/22/03 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 23 MARS 2003 F3 ÉLAN Parents sportifs, enfants actifs Hélène Fortier et Pierre Tessier avec leurs quatre filles : Marissa 4 ans, Sarah, 9 ans, Patricia, 7 ans et Alexandra, 9 ans.JOSÉE LAVIGUEUR collaboration spéciale JULIE DESROSIERS : Je suis une jeune enseignante au primaire et j'ai la même opinion que vous au sujet de l'augmentation des heures en éducation physique au primaire.J'enseigne en 6e année et je remarque que la majorité des enfants sont loin d'avoir acquis des habitudes saines d'exercice physique et surtout d'y prendre plaisir! Leurs fins de semaine sont meublées par la télévision et l'ordinateur plutôt que par l'air frais ! Une heure de plus ne fera aucun miracle mais au moins, permettra aux enfants qui en ont bien besoin, de bouger et de se dégourdir car pour certains les pupitres et les chaises constituent un supplice et leur libération se fait en éducation physique! Dernièrement je suis allée faire une sortie en raquettes à l'île Sainte-Hélène avec eux afin de leur permettre de bouger et d'expérimenter autre chose.Ce fût une très belle expérience et les enfants en redemandaient! Malheureusement, comme vous le disiez, de nombreux enseignants sont encore de l'ancienne pensée qui dicte que l'on devrait ajouter plutôt des heures de français ou d'autres matières.Par contre je leur répondrais que si les enfants ne sont plus capables d'assimiler ces connaissances, ne vaudraitil pas mieux leur permettre de dépenser leur énergie de manière positive et constructive?Souvent on aimerait bien que les enfants en apprennent toujours plus au niveau académique mais à mon avis, vaut mieux les aider à être équilibrés! Continuez votre excellent travail, vos conseils et opinions sont toujours pertinents.JOSÉE : J'ai reçu plusieurs lettres de parents et d'enseignants ravis de l'annonce du ministre de l'Éducation Sylvain Simard.Une heure supplémentaire en éducation physique ne fera pas de miracle, mais c'est enfin une ouverture d'esprit et un signe que l'on se préoccupe de la santé et du bien-être du toute une génération.Merci à vous tous pour votre appui! LILI M.C.: Salut Josée! Je suis une fille de 14 ans et j'aime beaucoup faire du sport.Le problème?Je n'ai pas toujours le temps.Je reviens à pied de l'école à chaque soir, ce qui équivaut à cinq stations de métro, je fais une heure et demie d'éducation physique à l'école le mercredi, je fais deux heures de danse le vendredi, et la fin de semaine, je m'arrange pour faire au moins 30 minutes de sport par jour (patin, natation, vélo.).Aurais-tu des suggestions d'autres sports ou activités physiques que je pourrais faire et qui conviendraient à mon horaire?Est-ce que je fais suffisamment de sport?JOSÉE : Bonjour Lili! Je ne connais pas ta condition physique mais je parierais qu'elle est au-dessus de la moyenne.Tu fais déjà de beaux efforts pour intégrer l'activité physique à ton quotidien.Laisse-moi te dire que si tout le monde marchait la distance que tu marches à tous les jours, déjà ce serait un net progrès.Tu es la seule personne qui puisse juger de la possibilité d'ajouter des activités à ton horaire.En as-tu vraiment envie?Y a-t-il des activités qui t'intéressent?Parles-en avec tes proches, ils pourront sûrement t'aider dans ta décision et dans ton organisation.Il faut t'assurer par contre que tu le fais parce que tu en as véritablement le goût et non pas pour répondre à des exigences de minceur ou de beauté qui ne sont pas réalistes.Ok?LE COURRIER DE JOSÉE VOUS VOULEZ poser des questions à Josée Lavigueur sur le conditionnement physique ?Expédiez un courriel à actuel@lapresse.ca ou envoyez une lettre au 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y 1K9.Josée ne peut malheureusement répondre à toutes les demandes.Photo ANDRÉ FORGET, La Presse © RICHARD CHEVALIER collaboration spéciale e me souviens, enfant, je me rendais à l'école.à pied, même en pleine tempête de neige.Dix km aller-retour, tous les jours pendant 11 ans! Au retour de l'école, notre mère nous envoyait jouer dehors mon frère et moi jusqu'au souper.Des calories, nous en dépensions ! Et l'obésité, de plus en plus fréquente aujourd'hui chez les enfants, était rarissime à l'époque.Moins de 10% des enfants marchent pour aller à l'école Ce mode de vie est impensable aujourd'hui pour toutes sortes de raisons à commencer, sans doute, par la généralisation du transport scolaire qui se fait même sur de très petites distances (moins d'un kilomètre).Pour vous donner une idée de la «révolution jaune sur quatre roues» : en 1971, 80 % des enfants de 7 et 8 ans se rendaient à l'école à pied, en 1990, seulement 9 % des enfants marchaient pour se rendre à l'école.En 2003?On n'ose imaginer! Par contre, ces enfants qui marchent de moins en moins souvent passent au moins 50 heures par semaine bien assis sur leur postérieur : 26 heures devant un quelconque écran cathodique (ordinateur, console de jeux vidéo, téléviseur) et 24 heures assis sur les bancs d'école.Oh! Bien sûr ils ont «droit» à 60 minutes d'éducation physique par semaine.Je me corrige : si on inclut le temps pris pour changer de vêtements au début et à la fin du cours, se doucher (quand les enfants ont le temps de le faire!), écouter les consignes du prof, ils ont plutôt droit, en moyenne, à 30 minutes «nettes» d'éducation physique par semaine.Donc moins d'une demiheure consacrée à l'éducation corporelle, à sa santé physique et à la découverte de son potentiel moteur contre 22 à 24 heures en position assise à assimiler le contenu de moult matières théoriques.Pour des enfants en pleine croissance sur le plan physique, il me semble qu'il y a là un déséquilibre plutôt malsain entre les activités physiques et les activités intellectuelles.Et si cela expliquait, du moins en partie, la hausse fulgurante du nombre d'enfants «hyperactifs » depuis quelques années ?La question est posée et j'y reviendrai bientôt.Les futurs patients de tous les CHUM de la terre Cette réduction draconienne du temps consacré à l'activité physique n'est pas sans conséquences.En moins de 25 ans le taux d'obésité a plus que triplé chez les jeunes québécois de moins de 14 ans (5 % à 16 %!).Le taux d'embonpoint, lui, a au moins doublé passant de 15 % à 32 %.En clair, un enfant sur trois est trop gras! Autre conséquence : le niveau de condition physique des jeunes a atteint aujourd'hui un creux historique depuis que l'on cumule de telles données.Il faut dire qu'ils sont sédentaires à un âge de plus en plus bas! Selon Santé Canada, les deux-tiers des enfants canadiens ne sont pas suffisamment actifs pour que leur santé en profite.Oh! J'oubliais encore un petit détail : les jeunes québécois de moins de 16 ans fument de plus en plus.Ils sont presque 30 % à flirter avec cette tueuse.Comme la sédentarité, l'obésité infantile et le tabagisme se perpétuent, dans bien des cas, jusqu'à l'âge adulte et les enfants inactifs et fumeurs d'aujourd'hui seront, soyez-en assuré, les futurs patients de tous les CHUM de la terre.Redonner le goût aux enfants de bouger Que peut-on faire collectivement ou individuellement pour renverser la vapeur et redonner le goût à nos enfants de bouger davantage?Collectivement, on peut toucher 100% des enfants en augmentant substantiellement le temps alloué à l'éducation physique.À mon avis cet ajout de temps ne peut plus être remis en question tellement l'environnement socioéconomique d'aujourd'hui favorise l'inactivité physique chez les jeunes.Le cours d'éducation physique est justement un «cours» où l'enfant apprend à adopter de saines habitudes de vie et, surtout, à développer des habiletés motrices dans différentes situations.Cet enrichissement du vocabulaire moteur amène l'enfant à prendre plaisir à l'activité physique, à avoir le goût de bouger.C'est ainsi que la pratique régulière de l'activité physique peut devenir une habitude de vie.La promesse de certains partis politiques \u2014 mais tous ne sont pas prononcés sur cette question qui touche la santé des jeunes Québécois et Québécoises \u2014 d'augmenter le temps alloué à l'éducation physique au primaire est bien sûr un pas dans la bonne direction.Mais il faut aller plus loin comme le font certaines écoles à Montréal et à Laval : offrir une heure d'éducation physique par jour.Les enfants qui vivent cet horaire semblent enchantés de l'expérience et affichent un rendement scolaire aussi bon, sinon supérieur à celui des enfants des autres écoles.Si on faisait cela dans toutes les écoles du Québec, le taux de sédentarité dans la population chuterait en l'espace de quelques années ainsi que notre énorme facture-santé.Individuellement, il faut prêcher par l'exemple en étant un parent actif.Si vous l'êtes déjà, bravo! Votre enfant, pour qui vous êtes encore «le» modèle, a noté la chose, c'est certain.En revanche, si vous êtes sédentaire, l'enfant risque de ne pas être impressionné par votre discours pro-exercice.Il n'est jamais trop tard pour devenir aux yeux de votre enfant un modèle de parent qui entretient son corps.Faites de petites marches santé de temps en temps.Invitez votre enfant avec vous quand vous promenez le chien.Laissez la voiture à la maison si vous avez à parcourir de petites distances.Glissez, patinez, skiez avec lui plutôt que de l'attendre en bas de la côte ou sur le bord de la bande.Mieux encore : inscrivez-vous à un cours de conditionnement physique ou achetez-vous un vélo et servez-vous en.Votre enfant, même s'il n'en dit mot, notera ce changement dans votre mode de vie et il se laissera sans doute plus facilement convaincre si vous l'incitez à être actif comme vous.Je termine en reprenant les paroles du Dre Claire Le Blanc de la Société canadienne de pédiatrie prononcées lors d'une conférence de presse en 1998 : «J'estime que nous en savons maintenant assez pour conclure que nos enfants sont en danger.Le processus morbide qui aboutit à l'ostéoporose, à l'hypertension artérielle et aux maladies cardiovasculaires commence dès l'enfance si le niveau d'activité physique laisse à désirer.» La télé voleuse de.santé ! On le sait tous; les jeunes regardent la télé trop longtemps et trop souvent.En fait, plus ils la regardent, plus ils engraissent comme en fait foi une étude américaine.Voyez vous-même : Heures passées devant le petit écran (par jour) % des enfants obèses 0-2 2-3 3-4 4-5 plus de 5 Source : American Pediatrics 7LP0401F0323 F4 23 mars 7LP0401F0323 ZALLCALL 67 19:10:23 03/22/03 B F 4 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 3 MA R S 2 0 0 3 Question de cuisson LA NUTRITION collaboration spéciale Louis Boucher veut savoir si l'ail cuit par micro-ondes (30 secondes à une minute) a la même valeur nutritive que l'ail frais.Quelles que soient les raisons qui motivent cette question, M.Boucher a raison de vouloir préserver la valeur nutritive de son ail.En effet, ce légume bulbe de la famille des liliacées est une excellente source de composés organosulfurés dont la consommation semble être très bénéfique pour la santé.Non seulement ces composés confèrent-ils son odeur et sa saveur caractéristiques à l'ail, mais ils contribuent également à prévenir le développement des maladies cardiovasculaires, en réduisant la pression artérielle, le cholestérol sanguin et le taux de facteur de coagulation dans le sang.L'ail contient aussi des substances qui ont des propriétés antibiotiques.La présence de ces substances expliquerait pourquoi la consommation d'ail est associée à une réduction des risques d'infection causée par la bactérie Hélicobacter pylori, souvent responsable de certains problèmes gastriques (brûlure et ulcère d'estomac).Grâce à leurs propriétés antioxydantes et antimutagènes, d'autres composés présents dans l'ail pourraient aider à prévenir le développement de certains types de cancer.Des études récentes sur les animaux et des cultures cellulaires ont démontré que l'ail inhibe la formation de tumeur, mais jusqu'à maintenant aucune étude épidémiologique ne suggère que l a consommation d'ail réduit l'incidence de cancer.Comme le soupçonnait M.Boucher, les différentes étapes de préparations que l'on fait subir à l'ail avant de le consommer influencent grandement sa teneur en composés organosulfurés.Il est essentiel de peler les gousses d'ail ; cette action libère l'enzyme allinase, responsable de la formation de ces composés.De plus, en écrasant ou en coupant l'ail, il est possible d'accélérer et d'accentuer la formation de composés organosulfurés.Par contre, s'il est cuit immédiatement après avoir été pelé ou coupé, l'enzyme allinase présent dans l'ail sera inactivé et ne pourra pas initier la formation de composés organosulfurés.C'est pourquoi il est recommandé d'attendre environ l5 minutes entre le moment où l'ail est déshabillé ( !) et le moment où il est cuit.Autrement, la cuisson n'affecte pas la teneur en composés organosulfurés de l'ail.Faut-il manger ses légumes crus ou cuits?YVAN PELLETIER suit le régime Montignac, mais il a de la difficulté à digérer les légumes crus dont on recommande la consommation.Cela lui occasionne des douleurs abdominales qu'il aimerait bien réussir à chasser ou à éviter.Il se demande s'il devrait réduire ou totalement abandonner la consommation de légumes crus ou bien se limiter à consommer des légumes cuits.Cela fait déjà très longtemps qu'on nous encourage à incorporer plus de légumes et de fruits dans notre alimentation.La raison est très simple : ces aliments sont hautement riches en vitamines, en minéraux, en composés polyphénoliques et en fibres alimentaires, des nutriments essentiels au bon fonctionnement des différents systèmes de notre corps.Malheureusement, les vitamines et les composés polyphénoliques ont tendance à se dégrader sous l'effet de la chaleur, ce qui réduit considérablement leurs activités bénéfiques pour notre santé.De plus, les légumes et les fruits contiennent naturellement des enzymes digestives leur permettant de se biodégrader après avoir atteint leur maturité, mais qui peuvent aussi nous aider à les digérer plus facilement.Mais comme je le mentionnais plus tôt, la chaleur tend à inactiver les enzymes.C'est entre autres pour ces deux raisons valables qu'il est recommandé de consommer les légumes et les fruits crus.Mais M.Pelletier nous affirme qu'il éprouve plus de difficulté à digérer les légumes crus que les légumes cuits.Comment cela est-il possible ?Il se pourrait qu'il ne mastique pas suffisamment ses aliments avant de les avaler.La mastication est reconnue pour favoriser la salivation qui, à son tour stimule la sécrétion d'enzymes digestives dans l'estomac.Si l'on mastique moins, il est possible que la digestion en souffre.La sécrétion d'enzymes digestives peut également être réduite par la prise de certains médicaments ou par le vieillissement.La consommation de papaye et d'ananas qui sont naturellement riches en enzymes digestives ou la prise de suppléments d'enzymes digestives après chaque repas peuvent s'avérer des solutions intéressantes.C'est Pâques à longueur d'année! À PEINE les coeurs de la Saint-Valentin en chocolat rangés, qu'aussitôt des lapins de Pâques en chocolat viennent les remplacer.Vraiment ! Pourquoi faut-il des excuses pour manger du chocolat ?Claudette n'a pas besoin de raisons pour manger du chocolat.Elle en mange quotidiennement, mais en choisit un de bonne qualité : le chocolat noir belge ou suisse.Bien qu'assumant pleinement cette habitude, elle se demande si elle n'a pas développé une dépendance au chocolat.Serait-ce possible ?Le chocolat contient des substances capables de stimuler la sécrétion de dopamine.En théorie, la consommation de chocolat pourrait donc causer le développement d'une accoutumance.La dopamine est un neurotransmetteur (messager se déplaçant le long des neurones) qui affecte les activités cérébrales relatives à la maîtrise des mouvements, des émotions et à la perception du plaisir et de la douleur.Les méthylxanthines contenus dans le chocolat (théobromine surtout, mais caféine aussi), tout comme la cocaïne et l'amphétamine (des speeds), ont le pouvoir d'augmenter la sécrétion de dopamine dans notre cerveau.D'où le plaisir qui accompagne normalement sa consommation et l'état d'esprit positif, joyeux rapporté par les personnes après en avoir mangé.Comparé au chocolat au lait et aux bonbons au chocolat (tablettes de chocolat commerciales), le chocolat noir contient plus de méthylxanthines, mais aussi plus de composés polyphénoliques responsables de son amertume.C'est peut-être grâce cette saveur amère que nous ne sommes pas tous devenus des junky de chocolat ! Une fois par mois, la chronique nutrition porte sur vos questions et commentaires.Envoyez-les à : Chronique nutrition La Presse 7, rue Saint-Jacques Montréal, QC H2Y 1K9 Courriel : questiondenutrition@hotmail.com L'auteure de cette chronique hebdomadaire est membre de l'Ordre professionnel des diététistes du Québec.Nouvelle menace ou vieil ennemi?La pneumonie atypique sur le Web LUDOVIC HIRTZMANN collaboration spéciale LA PNEUMONIE atypique frappe désormais le Canada.Si le Web ne donne pas toutes les réponses, il permet cependant de se poser les bonnes questions.SRAS signifie syndrome respiratoire aigu sévère.« À l'heure actuelle, la cause du SRAS demeure inconnue », affirme Santé Canada sur son site Web, où l'on donne des conseils fondés sur le bon sens et on explique quels sont les symptômes du syndrome.Plus précis et nettement plus complet, le site de l'Organisation mondiale de la santé (who.int/csr/sars/en/) indique les mesures à prendre dans les cas suspects.De son côté, le Center for Disease Control and Prevention d'Atlanta a mis au point sur son site Internet une série de liens et de communiqués sur le syndrome respiratoire aigu sévère.Sur le site d'Aventis Pasteur Canada, on apprend que « le siècle dernier a été marqué par trois pandémies, la grippe espagnole en 1918-1919, la grippe asiatique en 1957-1958, et la grippe de Hong Kong en 1968-1969.À elle seule, la grippe espagnole a fait plus de victimes que la Première Guerre mondiale ».Le site Web du ministère c a n a d a .j u s t i c e .g c .c a / f r / justice2000/influenza.htm) révèle : « En octobre 1918, à New York, on utilise une pelle à vapeur pour creuser des tranchées afin d'enterrer temporairement les corps des victimes de la grippe espagnole ».Aventis Pasteur, qui fabrique des vaccins, écrit sur son site : « Une épidémie de grippe demeure la catastrophe prévisible la plus grave pour la santé publique.Sans intervention, des millions de Canadiens et Canadiennes contracteraient l'infection et l'épidémie causerait des dizaines de milliers de décès.» L'OMS a conçu une base de données analysant précisément chaque épidémie.Il est ainsi possible de tout savoir sur le terrible virus Ebola et sur une cinquantaine de maux infectieux aux noms plus inquiétants les uns que les autres.Faute de réponses à tout, ces études permettent de relativiser les infections Pour en savoir plus sur les épidémies : Center for Disease Control and Prevention : www.cdc.gov/ncidod/sars OMS : www.who.int/fr/index.html Santé Canada : .0000.00www.hc-sc.gc.ca Aventis Pasteur : www.aventispasteur.com La base de données de l'OMS sur les maladies infectieuses : www.who.int/health-topics/ idindex.htm L I L I A N N E LACROIX Quand le monde a-t-il été frappé pour la dernière fois par une menace infectieuse inconnue ?Lors des épisodes de la mangeuse de chair ou de ceux de la vache folle ?Doit-on retourner aussi loin que la maladie du légionnaire ?Le petit dernier des microbes est-il tout simplement le virus du sida ?Les réponses diffèrent selon les interprétations que l'on donne à la question.> Si on parle de maladie émergente, d'une véritable nouvelle maladie, explique le Dr Yves Robert, médecin-conseil en maladies infectieuses au ministère de la Santé et des services sociaux du Québec, il y en a très peu de ce groupe.Le VIH est probablement le dernier en ligne.On découvrira peut-être avec le temps que le syndrome respiratoire aigu sévère fait aussi partie de ce groupe.> Il arrive aussi que de vieilles maladies resurgissent en profitant de conditions favorables comme la tuberculose, le choléra ou même la peste qui, notamment à cause du culte entourant le rat, s'est abattue sur l'Inde en 1974.> Des microbes bien connus peuvent également avoir développé de nouvelles propriétés.C'est le cas du staphylocoque doré qui a acquis une nouvelle toxine causant ainsi un syndrome de choc toxique chez certaines femmes qui portaient des tampons, précise le Dr Robert.Ou encore de la bactérie mangeuse de chair, un vieux microbe qui a acquis cette vocation nouvelle de nécrose des tissus.« Vous savez, ce n'est pas l'être humain qui a inventé Internet, lance le spécialiste de médecine communautaire.Le monde microbien se transmet des messages et s'échange des propriétés depuis une éternité.» > Enfin, il y a les maladies qui étaient là mais qui n'avaient pas de nom car on n'avait pas encore identifié l'organisme responsable.Ce fut le cas de la chlamydia ou de l'hépatite C.On est rendus à « G » maintenant.Et n'oubliez pas la maladie de la vache folle (Creutzfeldt- Jakob), pour laquelle on parle maintenant de nouvelles entités, les prions, qui ne sont même pas, à proprement parler, vivants, puisqu'il s'agit simplement de protéines incapables de se reproduire, mais qui semblent tout de même habilitées à détruire des tissus.Il y a plus encore : les microbes pas trop regardants qui passent de l'animal à l'humain, les bactéries qui se recyclent constamment et apprennent à résister aux plus puissants antibiotiques et les agents infectieux qui, profitant eux aussi de la mondialisation, quittent un environnement régional, comme le Nil occidental pour aller essaimer sur la planète.« Mais en fait, l'espèce vivante qui m'inquiète le plus, c'est l'être humain, déclare le Dr Robert.Les microbes, eux, s'adaptent alors que les humains répètent toujours les mêmes niaiseries.Quand je vois la possibilité qu'on ait un jour à se préoccuper de la variole, dont on ne s'est débarrassée qu'à coups de milliards, ça me jette à terre.Il n'y a vraiment que l'humain d'assez twit pour remettre ça officiellement en circulation.Vous voulez savoir qui l'a gardé ?Officiellement, les États-Unis et les Russes, mais officieusement, jusqu'à 17 nations supplémentaires.La chronique du Dr Danielle Perreault reviendra la semaine prochaine.Étude par observation à long terme, pour déterminer l'innocuité, la tolérabilité et l'efficacité d'Avonex® et Rebif® à l'Hôpital et l'Institut neurologiques de Montréal Investigateur principal : Dr Douglas Arnold L'Hôpital et l'Institut neurologiques de Montréal recherche des volontaires souffrant de sclérose en plaques et ayant reçu un traitement par Avonex® ou Rebif® pour une durée minimale de 12 mois, mais n'excédant pas 24 mois.Les patients seront suivis avec des examens neurologiques, des résonances magnétiques et des tests sanguins au début de l'étude et aux 6, 12, 24 et 36 mois.Les personnes intéressées doivent être âgées de moins de 50 ans et pouvoir se rendre à l'Hôpital et l'Institut neurologiques de Montréal.Si vous désirez plus de détails sur cette étude, contactez la coordonnatrice de recherche Roza Plesiak au (514) 398-4554.SERVICES SPORTS ET LOISIRS Rapport d'impôt informatisé, TED Remboursement 2-3 sem.SERVICES COMPTABLES A.R.Tél.: (514) 528-5790 HYGIÈNE DU CÔLON René Tétrault Thérapeute diplômé (18 ans d'expérience) 450-582-6104 COURS DE MONTAGES FLORAUX Fleurs séchées, artificielles, naturelles.450-689-8414 www.fleurineau.com 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La Croix-Rouge recherche des bénévoles pour participer à une importante collecte de fonds les jeudi 27, vendredi 28 et samedi 29 mars prochains dans un magasin à grande surface à La Salle.Rens.: (514) 362-2930 poste 2981 ATELIER DE CRÉATIVITÉ PAR L'ART Margaret Benzacar vous accompagne à la découverte de l'artiste en vous.514-731-6165 7LP0501F0323 F-5 dimanche 7LP0501F0323 ZALLCALL 67 20:32:16 03/22/03 B Composez le (514) 285-6999 Appels interurbains (sans frais) 1 866 987-8363 Ces annonces sont publiées tous les dimanches dans La Presse.VOUS AVEZ UN ÉVÉNEMENT À CÉLÉBRER ?DIPLÔME Félicitations à notre fils Jean-Charles qui vient de terminer avec succès son baccalauréat en administration.Bonne chance.Tes parents Evelyne et Robert.MARIAGE Marc est drôle, ambitieux et créatif.Isabelle aime rire, la cuisine japonaise et le plein air.Mélangez le tout et vous obtenez le plus beau couple de nouveaux mariés.Félicitations aux tourtereaux.Amis et familles.ANNIVERSAIRE Ils se sont aimés dès la première seconde.La vie, parfois généreuse de son temps, leur a donné 40 ans de plus pour continuer.Félicitations aux tourtereaux Paul et Carole Tremblay.Gros bisous de toute la famille.Soulignez-le ! 3116578A EXCEPTIONNEL TRÈS BON \u0001\u0001\u0001\u0001 BON \u0001\u0001\u0001 PASSABLE \u0001\u0001 SANS INTÉRÊT \u0001 NOS CRITIQUES DE LA SEMAINE Voir HOURS en F6 Voir SCHMIDT en F6 Le Nouvel Hollywood, Peter Biskind > ESSAI \u0001\u0001\u0001\u0001 Page 6 Oxygène, Andrew Miller > ROMAN \u0001\u0001\u00011/2 Page 7 Le Carnet de l'écrivain Faust, Victor-Lévy Beaulieu > MÉMOIRES \u0001\u0001\u0001 1/2 Page 7 Les Pantalons rouges, Pierre Miquel > ROMAN HISTORIQUE \u0001\u0001\u0001 1/2 Page 8 Au piano, Jean Echenoz > ROMAN \u0001\u0001\u0001 Page 7 O L n aurait dit qu'à un moment, j'étais assis à mon bureau à me demander si quelqu'un allait bien vouloir lire The Hours, mon roman pas très orthodoxe, dans lequel Virginia Woolf est un personnage central.Et puis, l'instant d'après, me voici sur un plateau, à l'extérieur de Londres, et un assistant réalisateur me demande si je veux rester pour voir Nicole Kidman dans son rôle de Virginia Woolf, avec le nez de son personnage et tout et tout.Comme tout être sensé, j'ai dit oui.Au cours de la dernière année et demie, j'ai eu l'occasion de vivre l'expérience décidément surréaliste de voir The Hours adapté à l'écran avec nombre des plus brillants acteurs vivants.La distribution est impressionnante: Nicole Kidman, Meryl Streep, Julianne Moore, Ed Harris.et, pendant de brefs instants, dans le rôle de vendeuse chez un fleuriste, la grande Eileen Atkins, dont l'interprétation de Virginia Woolf dans la pièce Vita et Virginia m'a aidé dans l'approche à adopter pour écrire à propos de Woolf.Comme dans toute expérience d'importance, ce fut troublant, étrange et plus qu'un petit peu contrariant.Je ne nourrissais aucun doute quant aux capacités des actrices choisies, mais je me demandais si elles ne seraient pas trop elles-mêmes, sans mettre en doute la perfection de leurs performances.The Hours, le roman et le film, présentent trois femmes vivant à différents moments du 20e siècle, toutes liées par le roman immortel de Virginia Woolf, publié en 1925, Mrs.Dalloway.Cette oeuvre, tout comme Ulysse, de James Joyce, a changé le roman à tout jamais en insistant sur le fait que n'importe quel jour dans la vie de quiconque est matière à littérature; que toute l'histoire humaine est contenue dans chaque jour de chaque vie, plus ou moins de la même manière que le «plan» d'un organisme entier est présent dans chaque brin de son ADN.e film About Schmidt, réalisé par Alexander Payne, s'inspire de mon roman portant le même titre.Comme il est maintenant bien connu, le scénario, par M.Payne et Jim Taylor, raconte une histoire pas mal différente de celle que j'ai écrite.Ainsi, ils ont obligé mon Albert Schmidt, chic avocat de New York, à quitter sa grande demeure du South Fork de Long Island pour Omaha, où il n'a sûrement jamais mis les pieds.Là, il s'est métamorphosé en Warren Schmidt, un actuaire qui, après 30 ans, ne s'est pas élevé bien haut dans la hiérarchie d'une compagnie d'assurances sur la vie.Pourtant, après que MM.Payne et Taylor, tous deux inquiets de la possibilité que je n'aie pas bien apprécié leurs changements, eurent projeté le film pour moi et ma femme, je leur dis immédiatement que j'aurais été fier d'avoir écrit leur livre.J'ai la réputation d'être grincheux.Si tel est le cas, pourquoi ma réponse fut-elle si bienveillante, ce qui est bien peu typique de moi?N'aurais-je pas de beaucoup préféré une version cinéma de About Schmidt, le premier de mes livres porté à l'écran, qui lui aurait été fidèle ?La réponse à la première question est facile : même si l'action et le lieu du roman ont subi des transformations radicales, mes thèmes les plus importants ont été traités avec intelligence et sensibilité.Ces thèmes sont l'épouvantable, et je crois, l'éternelle solitude de Schmidt; la consternante constatation que nous pouvons ruiner la relation qui compte le plus pour nous (dans le cas présent, celle entre Schmidt et sa fille), même si nous avons travaillé fort pour la réussir et même si nous croyons, avec quelque raison, avoir fait du bon boulot à cet égard ; la façon dont nos craintes de l'Autre et nos préjugés à l'égard de l'Autre nous emprisonnent.J'ai pu les entendre comme des mélodies transposées dans un autre ton.MICHAEL CUNNINGHAM New York Times New York Times Michael Cunningham et Louis Begley sont deux écrivains américains dont les romans ont été portés à l'écran cette année, sous les titres de et , deux films dans la course aux Oscars ce soir.Que pensent-ils du résultat?Ont-ils aimé?Se sont-ils sentis trahis?C'est ce qu'ils expliquent ici dans des textes publiés dans le .The Hours About Schmidt New York Times Nicole Kidman en Virginia Woolf dans The Hours.Jack Nicholson dans le rôle-titre d'About Schmidt.L A P R E S S E | M O N T R É A L | D I M A N C H E 23 M A R S 2003 | F5 7LP0601F0323 F2 LECTURES DIMANCHE 7LP0601F0323 ZALLCALL 67 20:41:14 03/22/03 B ESSAI SCHMIDT Suite de la page F1 Le choc de la Nouvelle Vague sur Hollywood Bien sûr, je n'ai pas retrouvé le thème du pouvoir rédempteur et régénérateur d'Eros qui, dans mon roman, a pris corps chez Carrie, le personnage qui me tient le plus à coeur parmi tous ceux que j'ai créés.C'est une jeune femme de tout juste un peu plus de 20 ans, invraisemblablement belle et aventureuse, à demi Portoricaine.Son amour pour Schmidt et les liens torrides qui les unissent le font mûrir et ouvrent la possibilité qu'il devienne un homme plus libre et plus sage.Et puis, dans mon roman, j'introduis le thème de l'antisémitisme, parce que je crois que c'est un élément indispensable de la description du milieu et de l'époque WASP (Américain blanc protestant d'origine anglo-saxonne) de Schmidt, et l'incarnation même de toutes les craintes et de tous les préjugés qui nous coupent de nos frères humains.J'ai pris plaisir à m'en moquer.Il n'y a rien de semblable dans le film.Mais il m'est impossible de ne pas souscrire à un réel exploit artistique.Pour l'amour de Jack Nicholson En un sens, la réponse à la deuxième question (à savoir si j'aurais préféré une version plus fidèle au roman) est facile à fournir aussi.J'aime trop aller au cinéma et j'admire Jack Nicholson depuis trop longtemps pour être capable de souhaiter autre chose de mieux que de voir M.Nicholson créer mon M.Schmidt à l'écran.En fait, lorsque Michael Besman, coréalisateur de Schmidt, le film, était en train de négocier une option sur mon roman, je me suis senti comme un petit enfant dans ses mains dès qu'il a mentionné qu'il souhaitait demander à Jack Nicholson de tenir le rôle du protagoniste.S'il avait pu voir assez profond dans mon coeur, il se serait rendu compte que tout ce que ça prenait pour que je lui consente une option gratuite était de dire que c'était comme si Jack Nicholson avait déjà signé.Mais il a fait preuve d'honnêteté.Ainsi, en évoquant tout simplement l'espoir de pouvoir obtenir la collaboration de Jack Nicholson, il obtint un prix d'ami.À cet égard, Kathy Bates, qui joue Roberta, la dame qui deviendra belle-mère dans le film, aurait également été superbe dans le rôle de Renata, la redoutée bellemère dans mon roman ; et je peux très bien m'imaginer Hope Davis, qui joue Jeannie, la fille de M.Schmidt, dans la peau de Charlotte, la fille impossible, aliénée de mon Schmidt.Par contre, Dermot Mulroney ne correspond pas à l'image que j'ai du fringant avocat de Wall Street que ma Charlotte épouse.Mais il aurait été parfait dans le rôle de Brian, l'odieux homme à tout faire qui, dans mon livre, est le petit ami de Carrie avant que Schmidt ne devienne son amant.Ni Carrie ni Brian ne figurent dans le film.Le roman et le film : des arts différents L'autre réponse, plus complexe, à la deuxième question, concerne les différences fondamentales entre deux médias artistiques : le roman et le film.Par l'une de ces étranges coïncidences qui hantent les auteurs de fiction, dans mon nouveau roman, Shipwreck, que Alfred A.Knofp doit publier à l'automne, le protagoniste éprouve toutes sortes de difficultés à écrire un scénario inspiré de Daniel Deronda, de George Eliot, une oeuvre que lui et moi-même pensons absolument destinée à être portée à l'écran.Mais peutêtre parce qu'il est un romancier, il trouve l'entreprise extraordinairement difficile et non pas seulement à cause de l'inévitable nécessité de simplifier, particulièrement aiguë dans le cas d'une oeuvre victorienne regorgeant de personnages et d'intrigues secondaires.C'est qu'il existe un problème encore plus fondamental.Selon les mots de mon protagoniste, « un film doit rendre son message par des images et en relativement peu de mots ; il tolère peu l'ironie ou les tergiversations », bien que, continue-t-il, « par les images, le film communique une grande quantité d'informations que les mots peuvent simplement tenter de s'approcher.L'approximation est précieuse en elle-même parce qu'elle porte le sceau de l'auteur.» Mes romans débordent d'ironie ; mes personnages sont tourmentés par des doutes touchant leur propre identité et leurs motifs.J'ai beaucoup recours aux dialogues intérieurs.Alexander Payne et Jim Taylor, brillants comme ils sont, auraient-ils eu un succès égal s'ils avaient écrit une adaptation fidèle de mon roman ?Étant un admirateur de MM.Payne et Taylor, je dirais naturellement oui.Et je suis certain que Jack Nicholson aurait été parfait dans la peau du Albert Schmidt de Bridgehampton.Mais tandis que je regardais avec une admiration croissante Schmidt, le film, je devenais plus conscient que jamais des périls.Nous avons tous vu, en grinçant des dents, des adaptations fidèles de romans que nous aimons, portées à l'écran, parce que la version cinéma passait en quelque sorte à côté du sujet, dénaturait le livre ou le rendait vulgaire, l'entreprise de fidélité magnifiant de manière perverse les moindres défauts de la version cinématographique.Il existe bien sûr des films qui prêtent à un livre une vie quasi miraculeuse, par exemple, la version épique de Sergei Bondarchuk de Guerre et Paix ; ces réussites me semblent toutefois plus inspirées par l'exception que par la règle.C'est peut-être préférable, ai-je fini par me dire, pour moi et pour About Schmidt, le roman, que Alexander Payne ait utilisé avec une grande liberté ce qu'il a tiré de mon livre, en le mêlant à ses propres obsessions touchant le milieu d'Omaha, pour créer son histoire d'un « gars ordinaire », pour en faire un joyau de film original.Romans de Louis Begley en traduction française chez Grasset : Mr.Schmidt ; Une Éducation polonaise ; L'Homme en retard, Le Regard de Max LUC PERREAULT Le journaliste américain Peter Biskind s'est livré à une passionnante enquête auprès des cinéastes qui, entre 1966 et 1980, ont eu le mérite d'ébranler le vieil Hollywood.Francis Ford Coppola, Steven Spielberg, George Lucas, Bob Rafelson, Brian De Palma, Peter Bogdanovich, Robert Altman, Martin Scorsese, Paul Schrader, Hal Ashby, William Friedkin et quelques autres appartiennent à ce mouvement baptisé par l'auteur Le Nouvel Hollywood.Leur rêve : faire leur premier film avant 30 ans comme leurs modèles français, les jeunes de la Nouvelle Vague.Comme eux, ils rêvaient également d'obtenir le final cut, une prérogative exclusive des studios depuis les luttes épiques des pionniers, notamment D.W.Griffith et Erich von Stroheim.Cette bande de copains (pas très ouverte aux femmes, incidemment) qui méprisait l'argent mais rêvait de succès, tournait le dos aux stars d'antan, aux lourds studios et même au traditionnel happy-end.Leurs vedettes, ils allaient les créer eux-mêmes.Ce serait Robert De Niro, Jack Nicholson, Peter Fonda, Warren Beatty, Martin Sheen, Cybill Shepherd, Faye Dunaway.Deux films ont hâté l'avènement de ce nouvel Hollywood : Bonnie and Clyde et Easy Rider.Peter Biskind raconte avec un luxe de détails à quel point le premier de ces deux films, réalisé par Arthur Penn, et qui témoignait d'un ton nouveau, avait failli terminer sa carrière abruptement en 1966.Mais 14 rappels providentiels et « un standing ovation à n'en plus finir », le 4 août de cette année-là au Festival international du film de Montréal, avaient relancé sa carrière pour en faire un véritable phénomène.Quant à Dennis Hopper, un marginal qui ne s'est jamais remis de ses premiers succès, il avait fini par accoucher, après un tournage et une post-production tournant au cauchemar, d'Easy Rider, un film parfaitement accordé à la sensibilité de cette époque de contre- culture.Point tournant dans cette bataille de jeunes turcs : Nashville (1975), de Robert Altman, que Biskind considère comme l'oeuvre charnière de cette période, un pur produit du Nouvel Hollywood mais un échec au box-office.Le succès, il allait s'attacher plutôt à certaines superproductions.Spielberg fait figure, à cet égard, de cheval de Troie des studios.C'est à l'occasion des Dents de la mer qu'on fit appel massivement à la publicité télévisée.Les dirigeants des studios découvraient, ravis, qu'ils pouvaient désormais se passer de la critique comme effet de levier pour lancer leurs films.Heaven's Gate, de Michael Cimino, sorti en 1980, allait marquer le point culminant d'un cinéma d'auteur tout en marquant la fin du Nouvel Hollywood.Biskind estime que Coppola, avec Le Parrain (après l'échec d'Apocalypse Now) de même que Lucas avec Star Wars ont hâté la reprise en main des studios sur les créateurs.L'ancien schéma (scénario-réalisateur-vedette) serait désormais inversé.L'importance des stars allait se refléter dans l'influence de plus en plus grande des agents d'acteurs.Le Nouvel Hollywood, avec son thème privilégié, le conflit des générations, s'adressait à des adultes.Le Hollywood d'aujourd'hui poursuit, au dire de Biskind, un travail d'infantilisation du public.Et la faute en revient, selon lui, en bonne partie à ces cinéastes qui se sont laissés griser par le succès et qui ont vendu leur âme au diable.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 LE NOUVEL HOLLYWOOD Peter Biskind Le Cherche Midi, 2002, 515 pages Photothèques AFP et AP © Francis Ford Coppola, Brian de Palma et Robert Altman.HOURS Suite de la page F1 L'action du roman de Woolf tient en une journée au cours de laquelle Clarissa Dalloway, 52 ans, hôtesse de la bonne société londonienne, magasine, aperçoit l'homme qu'elle aurait pu épouser, mais s'en est abstenue, fait un somme et tient une soirée plutôt ennuyante.Toutefois, parce qu'il s'agit d'une journée ordinaire dans la vie d'une personne ordinaire telle que rendue par un génie, à la fin du livre, il nous apparaît que Mme Dalloway peut prendre place aux côtés des héros de la littérature dans le monde mais que, par extension, chacun de nous pourrait connaître le même sort si seulement un brillant écrivain nous examinait avec suffisamment de profondeur et de pénétration.The Hours (c'était le titre que Virginia Woolf avait d'abord donné à Mrs.Dalloway) présente trois jours dans la vie de trois femmes.Il y a la contemporaine Clarissa, dont le rôle est tenu par Meryl Streep dans le film, qui ressemble beaucoup à Mme Dalloway, libérée toutefois de certaines contraintes sociales qui entravaient la Clarissa de Virginia Woolf.Il y a Laura Brown, épouse et mère de l'époque de la fin de la Deuxième Guerre mondiale, jouée par Julianne Moore, qui lit Mrs.Dalloway et qui se retrouve dans ces pages.Et puis, il y a une journée imaginée dans la vie de Virginia Woolf elle-même, jouée par Nicole Kidman, au moment où elle commençait à écrire Mrs.Dalloway.À cette époque, soupçonnant plus que vaguement qu'elle était simplement un talent marginal et excentrique, elle coucha sur papier les premières lignes d'un livre qu'on lira tant que les livres existeront.Acteurs et personnages Au début, je craignais que les personnages de mon livre ne soient dilués dans une version pour le grand écran, mais ces craintes se sont dissipées lorsque j'ai constaté que Mme Kidman avait consenti à porter une perruque et un faux nez pour jouer Virginia Woolf.Je suis allé sur le lieu de tournage en Angleterre, où une maison de campagne en ruines tient lieu de la maison de banlieue où Woolf vécut lorsqu'elle écrivit Mrs.Dalloway.J'ai rencontré Mme Kidman, lui ai parlé de Virginia Woolf en peu de mots.Et puis, on m'a demandé si je souhaitais la voir avec son Nez : c'était la première fois que j'entendais dire que Mme Kidman allait apparaître à l'écran avec un nez autre que le sien.C'était quelqu'un de complètement différent.Non seulement son visage était-il méconnaissable, mais son maintien avait changé.Son port de tête dégageait quelque chose de plus sévère ; ses épaules étaient courbées légèrement vers l'avant, comme pour masquer le fait qu'elle s'attendait à recevoir un coup dans le dos à tout moment.J'ai appris, auprès de chaque acteur, que le processus de transformation est aussi indéfinissable et particulier que la création de personnages dans le monde de la fiction.Mme Kidman m'a confié qu'en dépit de son intense préparation, ce qui lui a vraiment permis d'atteindre l'essence même de Virginia Woolf fut d'apprendre à rouler ses propres cigarettes, comme Virginia le faisait.De plus, par souci de vérité, la costumière Ann Roth a placé un modeste mouchoir blanc dans la poche de sa robe.D'une certaine manière, ces deux éléments mineurs, les cigarettes roulées à la « cow-boy » et le minuscule mouchoir pâlot, ont produit l'étincelle qui lui a permis de commencer à se mettre dans la peau de son personnage.Julianne Moore préfère pour sa part faire le moins de préparation possible et elle a horreur des répétitions.Elle fonctionne par intuition ; elle sait tout simplement ce qu'elle a à faire lorsqu'elle est dans le bateau.Nous avons parlé brièvement de la genèse de Laura Brown, son personnage, avant qu'elle ne tourne ses scènes.Je lui ai confié comment j'ai découvert, lorsque j'ai écrit le livre, que Laura était le personnage le plus difficile à rendre, en partie parce que parmi les trois femmes, elle est celle qui a viré le plus dangereusement près du stéréotype.Nous avons vu tant et tant de fois la femme malheureuse des années 1950 à l'écran et si Laura n'était pas du tout stéréotypée à mes yeux, on aurait dit que je n'arrivais pas à la rendre comme il faut.Le jour où j'ai retrouvé Meryl Streep sur le plateau à New York, elle voulut savoir quel genre de musique écoutait Clarissa.Du jazz classique, lui fis-je, comme du Miles Davis et du John Coltrane, et puis quelques compositeurs européens au son riche, comme Strauss et Schubert, en particulier les lieder de Schubert.Et elle, manifestement bien informée, m'a alors demandé quels enregistrements des lieder de Schubert seraient les préférés de Clarissa et j'ai répondu avec ce que jecrois être l'air le plus digne possible de muette incompréhension.En observant les actrices à l'oeuvre, et lorsque j'ai vu le film fini, je me suis rendu compte que ce que l'on perd en transformant la fiction en cinéma (la possibilité de pénétrer dans l'esprit de vos personnages et d'étudier leur passé pour deviner leur avenir), peut être compensé par les acteurs.Vous perdez de l'intériorité.Mais vous gagnez l'habileté de Mme Streep à casser un oeuf avec une précision furieuse qui communique davantage de l'histoire de Clarissa et de son état d'esprit au moment présent que plusieurs pages de prose.Vous gagnez le visage de Mme Moore lorsqu'elle regarde son fils avec un mélange angoissant d'adoration et de terreur, sachant qu'elle lui fera du mal, quoi qu'elle fasse.Les acteurs créent aussi Et puis, les acteurs, lorsqu'ils possèdent leur art à ce point, peuvent introduire des détails qu'il est impossible de communiquer sur papier, ne serait-ce que parce qu'en les présentant avec des mots, vous les rendez trop évidents.Les acteurs ont quelque chose de plus à leur disposition.La Clarissa de Mme Streep est magnifiquement complexe, en partie parce que l'actrice crée une personne complète à partir de mouvements, d'expressions et d'inflexions.Lorsqu'elle lance à Louis (M.Daniels), un vieil ami qui arrive à l'improviste « But I never see you (Mais je ne te vois jamais) ! », la phrase sonne comme une psalmodie.Le ton enfle jusqu'au mot « see », puis chute à « you ».C'est à la fois désinvolte et enfantin, venimeux, farouche.Et lorsqu'elle commence finalement à perdre son calme désespéré, il y a un moment (un demi-moment, en fait, que vous perdrez si vous clignez les yeux) où elle perd littéralement l'équilibre, bascule à gauche et se redresse immédiatement.S'il existe une façon de produire des choses semblables sur papier, je ne l'ai pas trouvée.Frappante, aussi, parmi les nombreuses satisfactions qu'apporte le film, la facilité avec laquelle Mme Kidman rend l'immense charme de Virginia Woolf et son esprit troublé avec une égale perfection.On dépeint souvent Virginia Woolf comme la femme ténébreuse des lettres anglaises, une silhouette spectrale qui nous lance des regards noirs depuis le sombre royaume où génie et folie se rencontrent.En vérité, elle a été en proie à des accès de profonde dépression et elle a effectivement mis fin à ses jours à 59 ans, après avoir mis une pierre dans la poche de son manteau pour ensuite disparaître dans une rivière.Cependant, elle a écrit de manière plus limpide et plus exquise que tout autre écrivain que je pourrais nommer à propos de la joie pure et simple d'être en vie.C'est pourquoi je l'aime tant.Personne d'autre n'aurait pu être plus au fait des dangers et des démons de ce monde, et pourtant, une partie de ce qu'elle nous a légué sous la forme de romans parle, presque à chaque page, des plaisirs de vivre, extatiques et pour ainsi dire presque insoutenables.Son amour de la vie a été acquis de haute lutte, et il est absolument dépourvu de mélo.Il a survécu à son désespoir.Son optimisme en est un sur lequel on peut se reposer.Alors, j'ai été ravi de constater jusqu'à quel point Mme Kidman était consciente de ce fait et aussi le peu d'effort, en apparence, qu'il lui a fallu pour créer une Virginia Woolf, un être difficile, épineux et fragile à faire peur tout en étant toujours la personne la plus captivante dans une pièce, drôle et pénétrante, une femme si intensément interpellée par la vie qu'elle se brûlait presque à son contact.Et c'est ainsi que je me trouve dans la position enviable, quoi qu'un peu embarrassante, d'être le seul romancier américain en vie à apprécier son expérience avec Hollywood.Ces actrices ne sont pas les personnes que j'imaginais lorsque j'ai écrit le livre, mais j'ai l'impression qu'elles sont la réincarnation de personnes que j'ai connues intimement.C'est comme si des personnes qui m'étaient chères étaient mortes, et me voilà à les retrouver après coup, dans d'autres corps, sachant tout simplement, de par leurs gestes et leurs yeux, d'après une inéluctable familiarité, qu'elles sont ces mêmes personnes, qui sont revenues.The Hours, roman de Michael Cunningham publié en 1998, a remporté le prix Pulitzer, catégorie fiction.Romans de Michael Cunningham en traduction française : Les Heures, Belfond De chair et de sang, Belfond La Maison du bout du monde, Presses de la Renaissance Michael Cunningham Ce que l'on perd en transformant la fiction en cinéma (la possibilité de pénétrer dans l'esprit de vos personnages et d'étudier leur passé pour deviner leur avenir), peut être compensé par les acteurs. 7LP0701F0323 F7 dimanche 7LP0701F0323 ZALLCALL 67 19:05:23 03/22/03 B L A P R E S S E MONT R E A L D IMANCHE 2 3 MA R S 2 0 0 3 L E C T U R E S F 7 LITTERATURE QUEBECOISE LITTERATURE FRANCAISE Beaucoup de douleur, beaucoup de beaute Quand un pianiste monte au ciel.il revient sur terre REGINALD MARTEL regimartel@videotron.ca Reprenant la ou Jacques Ferron a echoue, Victor-Levy Beaulieu a voulu ecrire le livre fondateur du pays.Au bout de sept versions de 1000 pages chacune, La Grande Tribu menace encore de se debander.En 1986, tout ne semble pas perdu encore.L'ecrivain quitte son bungalow de Montreal- Nord pour sa grande maison de Trois-Pistoles.Autour de sa pathetique heroine, il veut rameuter le Dr Avincenne, Monseigneur Bourget, Louis David Riel, le Pontife- Roi et autres totems.Le texte definitif naitra pour de bon ou mourra.Le plus recent ouvrage de M.Beaulieu, 38e tome des oeuvres completes, est la chronique d'un echec.On ne saura jamais a quoi ressemblait La Grande Tribu, sinon par les huit debris qui sont un peu le refrain du Carnet de l'ecrivain Faust, ce lamento en forme de chronique.M.Beaulieu voulait raconter les fondements historiques du Quebec, en sept epiphanies .les epiphanies profanes etant les manifestations de choses qui etaient cachees.Il a soumis la derniere mouture du manuscrit a deux lecteurs amis, qui n'ont pas ete impressionnes.Le premier n'aurait lu que 20 pages, pour ne pas perir d'ennui ; l'autre n'y aurait rencontre que la noire jument de la nuit quebecoise devoree par son hysterie .La Grande Tribu aura quand meme servi a quelque chose, texte litteraire faisant venir de la litterature encore, comme il arrive quand ecrire est une passion, delire et souffrance a la fois.Impudique, Le Carnet de l'ecrivain Faust.La transcription de plusieurs evasions oniriques pourra faire saliver les psychocritiques, s'il en existe encore, d'autant plus que la sexualite y triomphe orgueilleusement.M.Beaulieu tient aussi le journal de ses amours malaisees avec la femme rare , heureuses avec ses deux filles sauvages .L'homme est difficile a vivre, il l'avoue et s'en excuse a peine.Tantot l'ecriture et tantot l'alcool, souvent les deux ensemble, l'entrainent dans un etat second dont il sort epuise.Il se demande alors ou commencent et ou finissent la vie et la litterature .et quelle est celle qui devore l'autre.Le plus difficile, c'est de rester assis devant sa table de travail et de ne pas penser a tout ce qu'on manque de soi et des autres parce qu'on ne fait qu'ameuter de simples mots.De cette phagocytose peuvent naitre des bonheurs fulgurants.Ils n'abolissent pas le sentiment de depossession qu'a laisse l'interminable avortement de l'immense et lamentable Grande Tribu.Autour de sa maison des Trois-Pistoles, M.Beaulieu s'invente un milieu rural qui n'est que la parodie de celui qu'il a connu enfant.Ni veaux ni vaches ni cochons ni couvee, mais des moutons, des canards et des poules, comme si ce decor derisoire allait faire revivre l'espace originel de Saint-Jean-de-Dieu, le village natal de l'arriere- pays.L'enfance est morte depuis belle lurette.Des temoins ont survecu, tel l'oncle Phil, un homme qui porte avec une egale candeur sa riche culture paysanne et sa savoureuse vulgarite, ivrogne au coeur tendre qui se resigne mal a passer du mauvais cote des choses.Avant que le cancer n'ait la peau de l'oncle, son neveu reconnaissant trouve les mots et les gestes qui disent merci et a la prochaine.Le sejour dans le Bas-du Fleuve est souvent interrompu.Retour a Montreal-Nord pour une fragile reconciliation, participation a un colloque au Michigan ou rencontre a Montreal avec des acheteurs de teleromans, tout tend a distraire l'ecrivain de son projet de recuperation de La Grande Tribu.La litterature, celle des autres, vient a son tour gruger le temps d'ecriture.M.Beaulieu est un lecteur exigeant.A travers les oeuvres de Hugo, Zola, Proust et tant d'autres, il glane les images et les idees dont tout ecrivain se nourrit, tout en confortant sa veneration pour les createurs d'oeuvres soutenues et fortes.La dimension critique a sa place et l'ecrivain est severe tout autant envers les autres qu'envers lui-meme.L'ecriture qui ne vient pas d'une absolue necessite, peu importe qu'elle s'exerce dans une lente patience ou dans la fureur, est irremediablement condamnee.Pas plus que les autres les ecrivains quebecois ne sortent indemnes de ce jeu de massacre.Pendant que La Grande Tribu se meurt, une autre creation se fait jour, televisuelle celle-ci, L'Heritage.M.Beaulieu ni ne se decourage ni ne se resigne a n'etre pas l'ecrivain qu'il veut etre.Le Carnet de l'ecrivain Faust en temoigne, qui laisse croire egalement que parfois, beaucoup de douleur est le prix de beaucoup de beaute.\u0001 \u0001 \u0001 1.2 LE CARNET DE L'ECRIVAIN FAUST Victor-Levy Beaulieu Editions Trois-Pistoles, 184 pages collaboration speciale Max Delmarc est un virtuose du piano, qui passe son temps de salle de concert en auditorium chic.Il commence a en avoir assez, de plus il boit, afin de noyer sa peur, son angoisse devant la foule huppee qui se pame devant toute interpretation, fut-elle douteuse.Max est un personnage de Jean Echenoz, cet ecrivain des Editions de Minuit dont la reputation n'est plus a faire : il adore mystifier ses lecteurs, les laisser sur leur faim, les laisser inventer a leur tour les situations possibles et meme les personnages qu'il decrit sobrement et laisse dans un flou tres artistique.Exemple ?Max vit avec Alice, dans un appartement a deux etages, un pour chacun, sans presque se parler et meme se voir.Pourquoi ?Nous apprendrons qui est Alice beaucoup plus tard, au detour d'une phrase qui n'a rien a voir.Bernie L'impresario de Max, c'est Parisy.Physique de loukoum retractile a grosses lunettes (description typique de Echenoz, arrangez-vous avec cela).Il est aussi accompagne d'un etrange et sympathique individu nomme Bernie, qui dit : Mon role est delicat.Seconder monsieur Max en toutes circonstances, surveiller son regime alimentaire .ca, c'est pour l'alcool .lui remonter le moral quand il ne se sent pas de jouer, tout cela est une grosse responsabilite.Par ailleurs, le pousser tous les soirs sur scene n'est pas toujours facile, parfois il se debat.Monsieur Max est un artiste, il se doit a son public, et comprenez que d'une certaine maniere tout passe par moi .Bernie voudrait bien une augmentation, en somme.Il faut voir Max au piano.Dans le Concerto n.2 de Chopin, par exemple.Comment on fait une fausse note .une bonne fausse note dans un passage veloce, de celles qui se fondent dans la masse et ne comptent pas.Et comment, plus loin, on en fait une autre vers la mesure 200, aie, je derape toujours au meme endroit dans le final .Peut-etre que Max reve, encore, apres 30 ans, a Rose la belle violoncelliste qui parlait toujours avec ce barbu ?Et Max se taisait, timide.Jusqu'a ce que le barbu avoue a Max Delmarc que Rose ne parlait que de lui.Surprise.Et durant des annees, Max essayera de rencontrer cette Rose.Il croira l'avoir croisee un jour dans le metro, il la poursuivra de rame en rame.On ferait des fausses notes pour moins que ca.Un assassinat prevu Et puis, soudain, voila que le pianiste est assassine par deux malfrats.Coup de theatre, mais non : Echenoz nous avait gentiment prevenus au debut du roman, a la toute premiere page, que Max Delmarc allait mourir tres vite.Cela nous avait paru contraire a toutes les regles de la bienseance romanesque.C'est pas du jeu.Frustre, le lecteur se demande comment ce sacre auteur-magicien-mystificateur va s'en tirer ?Revenir en arriere, peut-etre, avant la mort de Max ?Cela se fait souvent.Ou alors changer de sujet, c'est courant.Eh bien, non.C'est la grande surprise du roman.Max Delmarc est encore vivant, apres sa mort.Le voila dans un lieu etrange, un palace entoure d'un parc.Des personnages y vivent, des accidentes, des assassines, des suicides, portant des traces de blessures tres bien soignees.Nous en reconnaissons quelques-uns.Tiens, mais c'est Dean Martin, en garcon de chambre !.Et max admire Doris Day (une infirmiere) pour laquelle, semble-t-il, il a toujours palpite.Chacun ses gouts.Ca y est, se dit-on, nous sommes au Paradis, ou en Enfer.Ni l'un ni l'autre.C'est un lieu de passage, ou regne un certain Beliard, impresario (encore un) qui explique tout en n'expliquant rien.Ce que l'on sait, c'est que l'on va proceder a certains changements physiques sur la personne de Max, afin que nul ne puisse le reconnaitre, et le renvoyer sur Terre, avec une nouvelle identite, un nouveau nom, cartes de credit, tout cela.Il sera affecte a Paris, France.Ainsi Max, devenu Paul, apres un voyage mysterieux a Iquito, Perou ?(mais cela ne s'ecrit pas ainsi) se retrouve chez lui ou personne ne le reconnait, et plus du tout angoisse par le piano ou l'alcool.Il lui faudra trouver du travail, un logement, toutes ces choses.Heureusement, Beliard veille sur lui.Le seul qui reconnaitra Max, c'est ce bon vieux Bernie qui semble ne pas avoir eu son augmentation, depuis le temps.La vie de Max (Paul) fera un parallele avec sa premiere vie.Des gens qu'il connut s'y promeneront sans jamais le reconnaitre, s'uniront, vivront ensemble, en dehors de Max devenu une sorte d'observateur, de fantome .a moins que les fantomes, ce soit eux ?Et c'est tres agreable a lire parce que cela ne faiblit jamais, dans une langue pleine de sous-entendus legers, droles, qui manifestement s'amuse autant que nous.\u0001 \u0001 \u0001 AU PIANO Jean Echenoz Editions de Minuit, Paris, 223 pages Photo ROBERT SKINNER, Archives La Presse c Victor-Levy Beaulieu LITTERATURE DU VOISIN Quatre destins britanniques collaboration speciale Je ne suis pas un grand lecteur de romans britanniques.Tous ces paysages verts et prudents, tous ces drames de la classe bourgeoise.La litterature ecossaise a eclate avec Trainspotting et d'autres delires, et ca fait des generations que les ecrivains irlandais nous enchantent.Vous me permettrez cette generalisation, mais il y a un gout du risque et un amour du mythe qui manquent chez les scribes de la Grande-Bretagne.Et lorsqu'ils tentent de changer d'horizon .je pense au roman The Information, de Martin Amis, qui a pour decor les Etats-Unis .les resultats sont genants.Le roman britannique souffre-t-il de la meme maladie que son homologue francais ?Une litterature qui a une fonction sociale plutot qu'artistique ?Voila pour la regle ; maintenant, l'exception.Le talent d'Andrew Miller, l'auteur de Oxygene, c'est d'avoir secoue les cliches du roman bourgeois britannique.Oui, il met en scene une famille britannique de classe aisee a un moment decisif.La martriarche se meurt : Alice Valentine succombe a un cancer dans sa noble demeure entouree de sa verte campagne.Ses deux fils, Alec et Larry, arrivent pour partager ses derniers moments.Un bon fils, et une brebis galeuse.Mais lequel est lequel L'auteur nous fait un portrait de chacun des fils.Alec, c'est le genre de garcon qui va passer sa vie a se chercher, sans jamais trouver l'objet de sa quete.Tellement devore par ses emotions, il n'arrive pas a poser un seul geste qui porte.Tout a sa paralysie, il se cache dans les recoins de la belle propriete familiale.Larry, c'est une autre histoire.Beau, talentueux, corrompu a l'os, il a longtemps joue un medecin dans une serie televisee a Hollywood, moitie Ben Casey , moitie feuilleton pour menageres egarees.Son vedettariat passe, il sombre dans l'industrie du video pornographique.Sa vie de famille est un champ de bataille.Sa femme est une etrangere pour lui, et sa fille fait la joie de tous les psy de Los Angeles.C'est un homme au bout de son rouleau, et c'est peut-etre pour ca qu'il s'attire la sympathie de l'auteur.Miller decrit tres bien la corruption du milieu hollywoodien, ou s'aventure Larry.Pas mal d'ecrivains europeens se sont risques a depeindre le monstre americain, mais rares sont ceux qui reussissent aussi bien que Andrew Miller.Heureusement, il laisse quelques possibilites a l'autre frere aussi.Alec est traducteur du francais vers l'anglais, et au debut du roman, il est sur le point d'entrer dans le monde d'une piece de theatre qui s'appelle Oxygene (d'ou le titre).C'est par cette piece que Laszlo Lazar, son auteur, entre dans le livre, apportant avec lui de nouvelles perspectives.Monsieur Lazar, Hongrois d'origine, homosexuel tres digne, finissant ses jours avec elegance a Paris, n'est pourtant pas un homme a la conscience tranquille (si jamais ca peut exister.).Jeune, a Budapest, il est tombe amoureux d'un garcon qui, comme lui, se revoltait contre l'Occupation russe, en 1956.Lorsque la bataille a eclate entre la Resistance hongroise et les tanks russes, Lazar a ete incapable d'appuyer sur la gachette, meme pour sauver son amoureux.Je ne devoilerai pas tout, mais une nouvelle occasion se presente a Lazar, une facon de racheter sa faute et, cette fois, il ne manquera pas sa chance, meme si l'enjeu est beaucoup plus mince.Le monde de Laszlo Lazar ne rencontrera jamais celui de la famille Valentine, ni son deuil.Mais les regrets de Lazar, et cette nouvelle occasion d'agir pour racheter sa paralysie, vont ajouter de la profondeur au livre, meme si on est en droit de se demander pourquoi ces deux mondes, britannique et hongrois, restent toujours en parallele, sans se toucher.Finalement, c'est un peu cela, le theme de ce roman choral, ou une serie de voix se fait entendre.L'auteur nous depeint des mondes paralleles, souvent au sein de la meme famille, ou a l'interieur d'un couple, des mondes qui coexistent tout en s'ignorant.Deux freres, Alex et Larry.La vieille Alice Valentine et son mari defunt.Larry, sa femme et leur fille, une famille eclatee, dysfonctionnelle .Tout le monde veut vivre, mais on se meurt, faute d'oxygene, dans un univers lourd.Nous passons de la corruption d'Hollywood a l'exil de la communaute hongroise a Paris, ensuite au cadre cossu de la bourgeoisie britannique.Andrew Miller nous guide a travers son roman avec assurance.Ses personnages sont isoles, et n'arriveront pas a sortir de leur isolement.Mais a force de comprendre leur motivations, nous finissons par ressentir de la fraternite pour eux, et pour leurs dilemmes humains.Le roman construit en parallele n'est pas ma forme preferee ; je prefere la confrontation directe des personnages et des situations dramatiques.Mais Miller maitrise bien le dedale du coeur, et nous livre une belle aventure.\u0001 \u0001 \u0001 1.2 OXYGENE Andrew Miller Traduit par Hugues Leroy Albin Michel, 342 pages Hiver 2003 en collaboration avec presentent 32,50 $ (taxes en sus) BILLETS : (514) 790-1245, AUX COMPTOIRS ADMISSION, AU SPECTRUM WWW.ADMISSION.COM WWW.SPECTRUMDEMONTREAL.CA RENSEIGNEMENTS : (514) 871-1881 .1 888 515-0515 WWW.MONTREALJAZZFEST.COM RABAIS POUR LES DETENTEURS DE LA CARTE MASTERCARD BANQUE NATIONALE Profitez d'un rabais de 2 $ par billet lorsque vous utilisez votre carte Master Card Banque Nationale pour regler vos achats de billets du Jazz a l'annee.Certaines restrictions s'appliquent.BERNARD LAVILLIERS Un seul soir Samedi 29 mars, 20 h Spectrum Ses plus grands succes.et du nouveau ! FILL129 7LP0801F0323 b8 lectures dimanche 7LP0801F0323 ZALLCALL 67 17:50:15 03/22/03 B ROMAN HISTORIQUE LES LIVRES ET L'ACTUALITE La Grande Guerre des enfants de la patrie Washington et le monde Dans les periodes troubles comme celle que nous connaissons presentement sur le plan international, les livres qui ont des liens avec l'actualite ont la cote, si l'on se fie aux palmares des ventes, aussi bien ici qu'ailleurs.Un ouvrage qui fait beaucoup parler de lui ces temps-ci en France, c'est Washington et le monde, Dilemmes d'une superpuissance, de Pierre Hassner et Justin Vaisse, publie aux editions Autrement.M.Hassner est directeur de recherche au Centre d'etudes et de recherches internationales et a la Fondation nationale des sciences politiques.M.Vaisse, historien, est chercheur au Center on the United States and France a la Brookings Institution (Washington).Les deux hommes sont souvent consultes par les medias francais et on peut lire aussi leurs articles entres autres, dans Le Monde.Il est difficile de comprendre, et encore plus en Europe semble-t-il, pourquoi Bush est parti en guerre contre l'Irak.La reponse se trouve dans un remarquable petit livre de Pierre Hassner et Justin Vaisse : Washington et le monde, peut-on lire dans Le Progres.Avec un constant souci de clarte, appuye sur de courts extraits, les auteurs expliquent les tenants du debat americain de politique etrangere.On saisit alors mieux l'evidence de la guerre, avec ce melange de realisme (detruire une menace) et d'idealisme (repandre les valeurs made in USA).On decouvre aussi l'enjeu de l'apres-guerre, comme le disent les auteurs : Le defi premier auquel les Etats-Unis ont a faire face au XXIe siecle n'est pas l'eradication de la terreur, mais la gestion de l'empire americain informel acquis au cours du dernier siecle.F.B.in Le Progres.Entre la France et les Etats-Unis, l'heure est a l'incomprehension.Chacun se fait de l'autre une image simpliste, aux antipodes d'une realite infiniment plus subtile et balancee.Mais en ce moment, c'est l'antiamericanisme des Francais qui semble plus massif et global que son contraire d'outre Atlantique, ou quelques graves derives ponctuelles se perdent dans un ocean d'indifference.Ici, un phenomene d'unanimisme sur l'affaire d'Irak.La-bas, une equipe Bush moins monolithique qu'on ne le dit, a la tete d'un pays litteralement retourne par la catastrophe du 11 septembre 2001.Le lecture du livre de Pierre Hassner et de Justin Vaisse l'illustre de maniere saisissante.Il trace la carte sociologique et intellectuelle du pouvoir en place aux Etats-Unis.Jacques Barraux, Les Echos.Jocelyne Lepage WASHINGTON ET LE MONDE, DILEMMES D'UNE SUPERPUISSANCE Pierre Hassner et Justin Vaisse Editions Autrement Ce livre devrait arriver dans les librairies quebecoises autour du 8 avril.CLAUDE-V.MARSOLAIS Alors que la deuxieme guerre de l'Irak vient d'eclater, rien de mieux que de se tremper dans les souvenirs de la Premiere Guerre mondiale afin de mesurer l'ampleur du cauchemar que constitue toute guerre.Pierre Miquel vient de publier une serie romanesque en quatre volumes mettant en scene quatre freres appeles sous les drapeaux pour defendre la patrie en 1914.Un seul devait revenir dans son village natal, Villebret, dans le departement de L'Allier, en Auvergne.L'auteur, qui a deja ecrit une magistrale histoire de la Premiere Guerre mondiale intitulee La Grande Guerre (qui lui a valu un grand prix de l'Academie francaise, en 1983), a voulu, par cette serie romanesque, mettre en valeur le role et le courage des gens humbles dans l'issue de cette guerre qui a fait des millions de morts.Miquel debute son recit le 1er aout 1914 alors que l'aine de la famille Aumoine, Leon, se marie avec Marguerite Bigouret.La messe est a peine terminee que le tocsin resonne, appelant a la mobilisation.La nuit de noces est courte car il doit prendre le train le lendemain matin pour rejoindre son unite a Clermont.Ses deux freres, Jean et Julien, sont aussi mobilises, tout comme les hommes ages entre 20 et 48 ans.Seul le plus jeune, Raymond, est temporairement epargne et peut s'occuper de la ferme avec sa mere, Marie, une veuve.Leon et Jean sont expedies dans les Vosges, et ils constatent bien vite l'insuffisance du commandement et le manque criant de materiel et de munitions.A peine 15 jours apres son arrivee sur le front, Leon est blesse par un eclat d'obus et mis en convalescence pendant quelques semaines.A son tour, lors d'une contre-offensive allemande, Jean est blesse gravement, fait prisonnier et envoye dans un hopital de campagne allemand a Sarrebourg ou il s'amourache d'une infirmiere, Clelia, fille d'un aristocrate allemand et d'une comtesse suisse.Envoye a Bruxelles pour y etre soigne, Jean file vers la France, avec la complicite d'agents allies, en compagnie de sa chere Clelia.Ils se font passer pour des Belges en fuite.Mais a Paris, ils sont decouverts et separes.Jean est aussitot retourne au front afin de contrer l'offensive allemande sur la Marne.Clelia se fait muter dans le service ambulancier qui dessert le front en Lorraine.C'est la qu'elle retrouve mort Leon Aumoine, victime d'un tir d'artillerie allemand.Le deuxieme tome, intitule La Tranchee, evoque la stabilisation du front alors que les armees s'epuisent en offensives et contre- offensives.La France ayant perdu 350 000 soldats les deux premiers mois de la guerre, elle mobilise les jeunes de 19 ans.Le dernier des Aumoine, Raymond, est enrole.L'auteur decrit avec horreur le vacarme des canonnades, les paysages d'apocalypse ou les membres humains pendent aux arbres dechiquetes, les miasmes de milliers de corps en decomposition, etc.Il fait vivre a ses heros des actions d'eclat.Ainsi, Jean se porte volontaire pour des missions d'espionnage tres dangereuses, Julien devient maitre du maniement des crapouillots, petits mortiers de tranchee, et Raymond devient un as du telephone de campagne.Le troisieme tome, intitule Le Serment de Verdun, couvre l'annee 1916.Miquel y fait disparaitre son deuxieme heros, Julien Aumoine, dont on croit qu'il a ete victime d'une nouvelle arme, le lanceflammes.Raymond, le dernier appele sous les drapeaux, se convertit en aviateur et il est affecte a la reconnaissance du front.Son Spad est descendu par un Albatros allemand.Blesse, il est recupere par l'avant-garde francaise et expedie a l'hopital le plus pres.Le dernier ouvrage, Sur le chemin des Dames, ne couvre essentiellement que l'annee 1917, sauf le dernier chapitre qui relate le premier Noel de paix, en 1918.Raymond, l'impetueux aviateur, y vit ses derniers moments alors que grievement blesse, il a la force de se rendre au terrain d'aviation le plus proche.Miquel, dans ce dernier tome, relate les deboires du quartier general et l'echec de Nivelle a reussir une percee significative, ce qui lui vaut son remplacement par Petain.L'auteur consacre plusieurs chapitres a la mutinerie des soldats qui n'en peuvent plus de servir de chair a canon.Dans ce desordre, le lieutenant Jean Aumoine, qui a eu l'audace de defendre ses hommes, est ramene a l'arriere et place en isolement, ce qui le rendra fou.L'auteur, qui est un specialiste de la Premiere Guerre mondiale, nous decrit avec brio les aleas de cette cruelle epopee, mais sa construction romantique demeure plutot faible, voire invraisemblable.Quand meme, apres cette lecture, il est difficile de ne pas honnir la guerre.On ressent comme un gout de cendres dans la bouche.Aux lecteurs interesses par cette suite romanesque, je conseille d'avoir une carte geographique detaillee de la partie est de la France afin de bien suivre le deroulement des engagements militaires car a moins d'etre Francais, il est difficile de s'y retrouver.\u0001 \u0001 \u0001 LES ENFANTS DE LA PATRIE Les Pantalons rouges Fayard, 396 pages \u0001 \u0001 1.2 La Tranchee Fayard, 446 pages \u0001 \u0001 \u0001 1.2 Le Serment de Verdun Fayard, 460 pages \u0001 \u0001 \u0001 Sur le Chemin des Dames Fayard, 450 pages Apres cette lecture, ile st difficile de ne pas honnir la guerre.On ressent comme un gout de cendres dans la bouche.3107979A Miracle a la chinoise STEPHANIE BERUBE L'histoire de Ma Yan est tout a fait exceptionnelle.L'adolescente vit dans le Ningxia, une province tres pauvre de la Chine.Si pauvre que lorsque les paysans n'ont plus du tout d'argent dans les coffres, ils retirent leurs enfants de l'ecole.Les filles d'abord, leur education etant moins importante que celle des garcons.C'est ce qui etait arrive a Ma Yan.Sa maman lui avait annonce la mauvaise nouvelle, il n'y aurait plus d'ecole pour elle.La petite a crie, a proteste, a ecrit une lettre de desespoir a sa mere.L'histoire se serait terminee la, mais un jour, dans le petit village de Ma Yan, s'est pointe un groupe d'etrangers.La mere a pris la main d'un de ces voyageurs, lui a remis la lettre de sa fille et son journal intime, n'ayant aucune idee a qui elle avait affaire, ni d'ou venaient ces gens curieux.Pour une rare fois, la famille de Ma Yan a eu de la chance.L'un des etrangers du groupe etait le correspondant du journal francais Liberation en Chine, Pierre Haski, qui, intrigue, a fait traduire les documents.Il a ensuite ecrit un article sur l'histoire de Ma Yan, paru en France.Un mouvement de solidarite est spontanement ne en Europe et Haski est devenu, un peu malgre lui, responsable d'un fonds d'aide pour les paysans de cette region demunie de la Chine.Le Journal de Ma Yan (editions Ramsay) comprend ces fameux carnets remis aux etrangers de passage.Dans ceux-ci, l'ecoliere qui croyait se confier a son petit journal intime revele la grande Chine a des lecteurs occidentaux, temoins privilegies de la vie quotidienne chinoise.Je pense, au fond de moi, que je ne peux compter sur personne, sauf sur moi-meme , conclut a un point la petite desesperee, agee de 13 ans au moment de la redaction.Les courts mots de Ma Yan sont accompagnes de notes explicatives qui aideront le lecteur a mieux se situer.On nous explique les pratiques religieuses des chinois musulmans, dont Ma Yan et sa famille sont.On parle pauvrete, politique.D'une facon belle et simple.En France, Le Journal de Ma Yan a fait un malheur.Il est devenu temoignage d'un pays fracture, d'un cote une Chine moderne qui se trouve surtout a l'est, sur la cote, et de l'autre des milliers de villages qui vivent encore dans le passe.Les jeunes lecteurs ont aussi ete emus par cette histoire triste, bouleversante et porteuse d'espoir.Un recent sondage effectue dans l'Hexagone a couronne Ma Yan adolescente de l'annee et certains songent a inscrire ce livre au programme scolaire.Une belle lecon en effet, etudiants ou pas.\u0001 \u0001 \u0001 1.2 LE JOURNAL DE MA YAN Ma Yan Ramsay, 319 pages LES JEUNES QUI Y EN T RENT, S'EN SOR T EN T ! Les Auberges du coeur du Quebec Organismes communautaires d'hebergement pour jeunes en difficulte et sans abri Info : 514.523.8559 SALON DU LIVRE ANCIEN DE WESTMOUNT le dimanche 30 mars 2003 au Selwyn House School, 95 ch.Cote St-Antoine, Westmount, de 10 h a 17 h - Entree: 2$ Rens.: 935-9581 LIBRAIRES "]
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