La presse, 1 avril 2003, Cahier A
[" 2LP0102A0401 Page A1/1avril 2LP0102A0401 ZALLCALL 67 00:49:21 04/01/03 B MONTRÉAL MARDI 1er AVRIL 2003 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 65 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > GATINEAU-OTTAWA > 70¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.1 19e ANNÉE > NO 1 6 0 > 7 2 P AG E S > 6 C A H I ER S Échanges musclés Landry et Charest croisent le fer sur la question de la souveraineté DENIS LESSARD Des déclarations controversées de l'ancien premier ministre Jacques Parizeau ont mis le feu aux poudres hier au débat télévisé des chefs.Au terme d'un débat souvent passionné, il y a eu des échanges très musclés sur la question de la souveraineté et Bernard Landry a été mis sur la sellette par Jean Charest et Mario Dumont.Pendant la plus grande partie du débat, les échanges ont été animés et ont porté sur des questions prévisibles comme les déboires de la Caisse de dépôt et placement, les excès de Loto-Québec dans la promotion du jeu et la longueur des listes d'attente dans le réseau de la santé.Mais des étincelles sont apparues tout à coup quand Jean Charest a rapporté une déclaration faite hier, par Jacques Parizeau, en tournée d'appui au Parti québécois.M.Voir ÉCHANGES en A2 Pas de K.-O.Photo PC Des déclarations controversées faites hier par Jacques Parizeau ont mis le feu aux poudres lors du débat des I chefs et ont provoqué des échanges vigoureux entre Bernard Landry et Jean Charest.l n'y a pas eu de vaincu dans ce débat des chefs.Aucun des trois leaders n'a gaffé, aucun ne s'est retrouvé K.-O.Mais c'est certainement Jean Charest qui s'est le mieux tiré de l'exercice.Bien préparé, détendu, sûr de lui, batailleur mais courtois, parlant aux gens en termes concrets, se permettant à l'occasion quelques remarques humoristiques, le chef libéral a réussi à faire passer l'essentiel de son programme tout en s'attaquant très vigoureusement aux points faibles de ses adversaires \u2014 notamment à « l'agenda souverainiste caché » du PQ et à la superficialité de la position de l'ADQ sur la question nationale.Qui plus est, il a complètement échappé aux critiques concernant le programme libéral sur les fusions municipales \u2014 le sujet qui constituait son talon d'Achille et sur lequel tous s'attendaient à le voir contesté.D'entrée de jeu, M.Charest a désamorcé l'opposition, en déclarant qu'il souhaitait le succès des villes fusionnées, mais qu'il voulait y Voir K.-O.en A2 Bombardement massif de Bagdad De nouvelles victimes civiles en raison d'une autre bavure GILBERT GRAND IRAK > JOUR 13 BAGDAD a subi la nuit dernière le bombardement le plus massif depuis le début de la guerre, tandis que les forces américaines, confrontées pour la première fois à la Garde républicaine irakienne, livraient des combats acharnés en plusieurs endroits clés de leur marche vers la capitale.Mais le commandement central (Cent Com) installé au Qatar a dû admettre une nouvelle bavure sur le terrain : des soldats américains ont ouvert le feu hier après-midi sur une voiture qui, selon lui, refusait de ralentir à l'approche d'un poste de contrôle près de Najaf (150 km au sud de Bagdad) en dépit de plusieurs tirs de sommation.« En dernier recours, ils ont tiré dans l'habitacle.Quand les soldats ont ouvert la porte du véhicule, ils ont trouvé 13 femmes et enfants.Sept étaient morts, deux blessés et quatre indemnes », a indiqué un porte-parole américain.Selon le journaliste William Branigin, du Washington Post présent sur place, ce sont plutôt 10 civils irakiens qui ont été tués, dont cinq enfants de moins de 5 ans, dans l'incident dont il donne une version fort différente.Voyant une 4X4 Toyota continuer d'avancer, le capitaine Ronny Johnson a commandé des tirs de sommation, sans réponse apparente de ses troupes.Le véhicule se rapprochant, il a ordonné d'ouvrir le feu.L'équipage d'un blindé Bradley a tiré six fois au canon de 25 mm sur la Toyota qui transportait en fait 15 personnes et leurs maigres biens.Le Cent Com a estimé que, « au vu des récentes attaques terroristes menées par le régime irakien, les soldats ont fait preuve d'une retenue considérable pour éviter des pertes humaines inutiles ».Les forces américano-britanniques ont été placées en état d'alerte renforcée après un attentat suicide à la voiture piégée qui a tué quatre soldats américains, samedi à un poste de contrôle également près de Najaf.Au treizième jour d'une campagne de bombardements qui se concentrent de plus en plus sur les positions de la Garde républicaine, au moins 10 missiles ont frappé Bagdad hier soir, dans l'attaque la plus massive sur la capitale depuis le 20 mars.Parmi les cibles détruites, figurent notamment huit centrales téléphoniques, privant la population de la capitale de tout service Voir BAGDAD en A2 Air Canada menacé de faillite > Le cours de l'action chute de 16 % > Ottawa exige un plan de restructuration Bandes dessinées E8 Bridge D15 Décès E7 Êtes-vous observateur D14 Feuilleton E8 Forum A13-A15 Horaire spectacles C6 Horaire télévision C2 Horoscope D15 Le monde B6, B7 Loteries A2, B2 Mots croisés E8, S12 Mot mystère E8 Petites annonces - immobilier D14 - marchandises D14, D15 - emplois D15 - automobile D15, E6 - affaires D2 M É T É O Voir page S16 Ciel variable en après-midi Maximum 2, minimum -4 MARTIN VALLIÈRES e t JOËL-DENIS BELLAVANCE TORONTO/OTTAWA \u2014 Air Canada est loin d'être au bout de ses peines.Le gouvernement Chrétien affirme ne pas vouloir que le plus important transporteur aérien au pays ferme boutique, mais il rechigne à l'aider à se maintenir à flot.Il n'en fallait pas plus aux investisseurs en Bourse, déjà très inquiets de la survie même d'Air Canada, pour qu'ils laissent encore choir le cours de l'action de 16 % hier, un niveau très proche du bas prix historique.À Ottawa, le ministre des Transports, David Collenette, a voulu remettre les pendules à l'heure après qu'un quotidien torontois eut affirmé qu'il s'apprêtait à offrir entre 300 à 500 millions de dollars en garanties de prêts à Air Canada afin que la société restructure ses activités.Selon le ministre, une aide financière directe d'Ottawa ne fait pas partie des options à l'étude à l'heure actuelle, et il a indiqué qu'elle ne serait qu'une solution « de dernier recours ».« Si nous pouvons aider Air Canada, nous allons le faire.Mais nous ne sommes pas intéressés à verser simplement de l'argent.Nous voulons qu'Air Canada survive, mais il reste à déterminer la manière dont cela doit se faire », a dit David Collenette.À la Bourse de Toronto, les investisseurs en ont déduit qu'Air Canada devrait sans doute se placer sous la protection de la loi des faillites pour restructurer sa lourde dette de 12 milliards avant d'espérer un coup de pouce d'Ottawa.Un tel scénario augurerait mal pour les détenteurs d'actions, qui pourraient t o u t perdre dans une réorganisation faite en fonction des créanciers d'Air Canada seulement.Le cours du titre a donc dégringolé de 19 % jusqu'à 2,02 $ en mi-séance, avant de se redresser un peu pour terminer à 2,10 $, en baisse de 16 %.Ce prix constitue un nouveau plancher pour les 52 dernières semaines.La valeur de l'action est par ailleurs réduite des deux tiers par rapport à son niveau d'il y a un an.L'action vaut seulement 30 cents de plus que son plus bas cours historique de 1,80 $.Cette cote remonte au 19 octobre 2001, un mois après les attentats du 11 septembre aux États-Unis, qui avaient paralysé le transport aérien nord-américain pendant des jours et déclenché une crise qui perdure.Nouvelles américaines D'ailleurs, en fin de séance hier, deux nouvelles un tantinet positives venant de deux gros transporteurs américains, US Airways et American Airlines, ont semblé avoir un léger effet haussier sur les actions d'Air Canada.D'une part, US Airways est sorti d'une longue période de neuf mois sous la protection du « chapitre 11 » de la loi américaine sur l'insolvabilité.Le transporteur a obtenu 900 millions $US en garantie de prêts de l'Agence de stabilisation du transport aérien, mise sur Voir AIR CANADA en A2 Autre texte en D1 Découvrez la programmation unique de A&E CHAÎNE DÉBROUILLÉE DU 1er AU 30 AVRIL Regardez GRATUITEMENT A&E durant tout le mois d'avril.Faites l'expérience de l'excellence en télévision.Abonnez-vous à A&E durant la période de débrouillage gratuit et vous pourriez gagner un voyage pour deux à Paris.Composez le 1 877 380-2511 pour tous les détails.Le prix, d'une valeur de 3 250 $, comprend le vol entre Montréal et Paris pour deux personnes ainsi que l'hébergement à l'hôtel La Bourdonnais, pour une semaine.Le tirage aura lieu le 5 mai 2003.Les règlements du concours sont disponibles chez Vidéotron.Le mardi 8 avril à 20h Une production originale signée A&E 3125976A MON CLIN D'OEIL STÉPHANE LAPORTE Qui a gagné le débat des chefs ?Le chef du Bloc Pot, parce que ça en prenait pour trouver ça bon.Charles Berling au TNM Cahier Arts+Spectacles, page C1 Bon départ pour les Expos Cahier Sports, pages S2 et S3 Tony Armas Cahier Sports, page S6 KOWEÏT Gilles Paquin, page A4 LE CAIRE Laura-Julie Perreault, page A6 WASHINGTON Louise Leduc, page A3 Irak \u203a La guerre Nos envoyés spéciaux BAGDAD Jooneed Khan, page A5 Hockey Baseball Selon vous, lequel des trois chefs a été LE PLUS convaincant ?46% SONDAGE ÉCLAIR CROP / / 33% 15% LA PRESSE Mario Dumont Jean Charest Bernard Landry Les résultats du sondage reposent sur 245 entrevues téléphoniques effectuées à la fin du débat hier soir, entre 21h30 et 23h, dans le cadre d'un sondage CROP / La Presse / Le Soleil.Un échantillon de cette taille est précis à 6 points près, 19 fois sur 20.LE SOLEIL Autres données en page B2 Les meilleurs extraits du débat en page A13 NSP/Refus/Autres 5% 2LP0202A0401 Page A2/1avril 2LP0202A0401 ZALLCALL 67 00:55:37 04/01/03 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1er AVRIL 2003 DEMAIN DANS LA PRESSE Un tour du Québec À l'occasion de la campagne électorale, La Presse a demandé à certains de ses chroniqueurs de choisir un coin du Québec auquel ils sont attachés et de le raconter à leur façon.De Gaspé à La Sarre, du Plateau Mont-Royal à l'Estrie, nos journalistes ont trouvé une façon originale de mettre en relief la diversité de la province à l'approche du scrutin.La série débute demain par un texte de Réjean Tremblay, chroniqueur aux sports, qui nous parle du Saguenay\u2014 Lac-Saint-Jean.À lire demain dans le cahier Élections 2003 AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Clavardez avec le ministre de l'Environnement André Boisclair à 12 h 30 cyberpresse.ca/clavardage > Le journaliste Michel Vastel revient sur le débat des chefs, à 11 h cyberpresse.ca/clavardage > Découvrez l'univers musical d'Arianne Moffatt à 18 h cyberpresse.ca/clavardage Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650.Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 2-9-2 > À quatre chiffres : 4-7-7-9 SUITES DE LA UNE ÉCHANGES Suite de la page A1 K.-O.Suite de la page A1 Parizeau « persiste et signe », a soutenu M.Charest.En fait, l'ancien chef péquiste a évoqué sa sortie de 1995, sur l'argent et le vote des communautés culturelles, convenant d'entrée de jeu, devant les élèves du Collège Shawinigan, que cette sortie avait été « malheureuse ».Mais, loin de battre sa coulpe, il a précisé qu'en parlant « d'argent », il faisait référence aux manifestations coûteuses du camp du NON.Quant aux communautés culturelles, « il y a eu des progrès.Leur vote n'est plus monolithique », a-t-il précisé.« M.Parizeau est en train de nous diviser à nouveau, on s'est divisés en 1980, en 1995.Il faut pouvoir passer à autre chose », a lancé Jean Charest.Souvent éclipsé par ses adversaires hier soir, Mario Dumont a visé exactement au même endroit.« C'est important de ne pas diviser le Québec.Des déclarations comme celle du référendum, ce n'est jamais de votre faute, mais vous êtes toujours pris dans des situations qui divisent le Québec », a déclaré le chef de l'ADQ.M.Dumont avait d'abord ironisé en voyant ses deux adversaires se colleter autour de la question nationale : « Les même débats entre les deux vieux partis, nos cotes d'écoute ont dû baisser », avait-il dit.Paraissant pris de court, n'ayant visiblement pas été informé de la déclaration de M.Parizeau, M.Landry a soutenu qu'il n'hésiterait pas à se dissocier de propos si « absurdes » s'ils avaient été prononcés.« Je ne serai jamais d'accord avec une déclaration qui puisse heurter une portion de la population.Vous êtes plus absurde encore en disant que je cache mon option souverainiste », a répliqué M.Landry.Plus tard, il est revenu devant les journalistes en soutenant que Jean Charest avait rapporté erronément les propos de M.Parizeau.Mais dans le feu des échanges sur la souveraineté, M.Landry a paru soudain vouloir passer à autre chose et il a évoqué longuement son bilan gouvernemental.« J'ai montré ce que je pouvais faire comme priorité, j'ai réduit le déficit à zéro.Je réponds, mais vous me m'écoutez pas », a dit Bernard Landry.\u2014 Vous ne répondez pas, pour vous, c'est la souveraineté, pour nous, c'est la santé ! a répliqué Jean Charest.\u2014 Je veux imiter un de vos prédécesseurs ! a dit Bernard Landry.\u2014 J'ai connu Robert Bourassa, il n'était pas un souverainiste ! » a renchéri le chef libéral.Puis, juste avant de conclure l'échange, Jean Charest a demandé si la plateforme du PQ contenait bien un « plan de transition pour la souveraineté ».\u2014 Absolument, a répondu Bernard Landry.Attaqué par ses deux adversaires, M.Landry a été souvent plus incisif et a paru piqué au vif par certaines attaques de MM.Charest et Dumont.Jacques Moisan, l'animateur du débat, a dû d'ailleurs intervenir à quelques reprises auprès du chef péquiste pour qu'il laisse son adversaire finir sa question ou pour qu'il mette fin à une intervention bien sentie.Pendant toute la durée du débat, Jean Charest a été le plus agressif face à ses adversaires qui semblaient davantage désireux d'expliquer le programme de leur parti.Il faut dire que Jean Charest devait mettre les bouchées doubles pour donner un second souffle à une campagne en panne, si on se fie aux sondages.Dans leurs interventions, MM.Landry et Charest lisaient leurs notes, tandis que Mario Dumont paraissait improviser autour d'un texte visiblement mémorisé.Paraissant plus détendu, il souriait fréquemment et regardait directement la caméra.Mais ses interventions paraissaient moins détaillées et moins chiffrées que celles de ses adversaires.Dès le premier engagement, au volet sur les finances publiques et l'économie, Jean Charest a voulu se délester du boulet que sont devenues pour lui les défusions municipales.Pour la première fois, il a soutenu avoir « un préjugé favorable aux nouvelles villes ».Il a martelé que son parti ne proposait pas de défaire les nouvelles villes, mais bien de laisser les gens choisir démocratiquement ce qu'ils préfèrent.M.Dumont s'est fait plus combatif en abordant le gaspillage, des bureaux « qui coûtent trois fois plus que prévu ».« Avec le désastre de la Caisse de dépôt, on peut se demander s'il va rester de l'argent dans la caisse.» Selon Jean Charest, les déboires de la Caisse de dépôt sont « le pire désastre économique », les 13 milliards perdus équivalant « au salaire de 26 000 infirmières pendant 10 ans ».Puis dans une tirade rappelant le débat Mulroney-Turner de 1984, M.Charest a lancé à l'intention de M.Landry : « Vous saviez ce qui se passait.Vous aviez le choix d'intervenir (auprès de la Caisse) vous ne l'avez pas fait.Vous êtes responsable.» Dès les premières secondes du débat, comme pressé d'en découdre, M.Landry avait tout de suite voulu régler le cas de la Caisse de dépôt, « que vous avez démolie comme si c'était une ruine ».En dépit des critiques, au Québec, les agences d'évaluation de New York ont maintenu leur cote « trois A » de la Caisse, a-t-il fait valoir.« Les actions de la Caisse vont remonter », a dit M.Landry.Mais misant sur son bilan, Bernard Landry a rappelé maintes fois les succès obtenus.Le Québec en est à son sixième budget équilibré consécutif, deux engagements, pas de déficit et des réductions d'impôts après les deux prochaines années.Et surtout, il a insisté sur les engagements de son parti pour la conciliation travail-famille.Jean Charest lui a demandé si des études soutenaient ces promesses « improvisées », mais le chef péquiste a rétorqué que ces intentions étaient clairement réclamées partout au Québec et que depuis quatre ans, elles étaient sur la planche de travail des fonctionnaires à Québec.M.Dumont a été attaqué par Bernard Landry pour ses projets de développement nordique qui ne tiennent pas compte des Cris.Soulignant qu'il préférait qu'Hydro- Québec, plutôt que Loto-Québec, devienne la vache à lait du gouvernement, il est passé à l'attaque.« Mettre des vidéopokers, ce n'est pas enrichir le Québec.Loto-Québec abuse totalement, on bombarde les gens de publicité, pour pousser les gens.C'est assez le jeu », a lancé le jeune chef adéquiste.M.Landry a répliqué qu'il y avait davantage de machines avant que Loto-Québec n'obtienne le monopole de ce secteur et que l'argent était mieux utilisé pour la santé que par le crime organisé.Selon M.Landry, le jeu est bien géré, il y a des programmes pour venir en aide aux joueurs compulsifs.« Le jeu n'est pas ce qu'il y a de plus beau, il y a des gens qui rient des personnes âgées qui jouent au bingo, moi je ne ris pas », a dit plus tard M.Landry.Jean Charest et Mario Dumont aussi ont croisé le fer.Un vote pour l'ADQ est un vote pour le PQ, a affirmé le chef libéral.Jean Charest a pris un peu au dépourvu l'adéquiste en lui demandant s'il avait bel et bien proposé aux gens de payer à même leurs REER leurs interventions chirurgicales.rajouter « l'ingrédient de la démocratie ».Il a habilement cité René Lévesque, qui s'était déclaré contre les fusions forcées en 1976.Tant M.Landry que M.Dumont se sont ensuite totalement abstenus d'aborder le sujet.Bernard Landry a survécu, mais il était le moins à l'aise des trois.Tendu, surtout au début, il lisait ses notes sur un ton professoral, sans regarder la caméra, alors que les chefs libéral et adéquiste, ayant mémorisé leurs textes, s'adressaient aux téléspectateurs.M.Landry a été le seul que l'animateur a dû constamment rappeler à l'ordre.Par nervosité ou irritation, il dépassait son temps de parole ou coupait la parole à son interlocuteur.Il a été complètement pris au dépourvu lorsque Jean Charest l'a interpellé sur une déclaration de Jacques Parizeau, qui aurait une seconde fois attribué l'échec référendaire « à l'argent et au vote des communautés culturelles ».Mais Bernard Landry a vu neiger, et sa maîtrise de la langue, conjuguée à une expérience politique de plus de 40 ans, lui ont permis de passer au travers de ce qui était pour lui une première expérience.Il dégageait une image d'autorité, surtout lorsqu'il parlait de questions économiques.M.Landry s'est assez bien défendu des attaques sur la Caisse de dépôt.Il s'est un peu moins bien défendu au chapitre de la santé : l'amas de statistiques qu'il a citées à la défense des politiques péquistes étaient moins convaincantes que les interpellations de ses adversaires, qui parlaient d'expériences vécues et revenaient sans cesse sur la mise à la retraite catastrophique de milliers d'infirmières et de médecins.Quant à Mario Dumont, il n'était plus aussi détendu qu'en 1998, alors que le simple fait d'être dans la course était déjà un exploit.Cette fois-ci, l'enjeu était plus gros, et M.Dumont avait perdu l'assurance de l'outsider invité à la table des grands.Pour dégager une image de sérieux, le chef adéquiste avait opté pour un pin stripe suit, mais sa performance a été très superficielle en comparaison de celles de ses aînés.Il a bien expliqué son programme en santé, mais dans l'ensemble, ses interventions ne faisaient pas le poids et paraissaient improvisées.Il s'est enfoncé à plusieurs reprises sur des questions très secondaires comme les vidéopokers, la publicité de Loto-Québec ou le manque de lieux de vote accessibles aux gens âgés.Sur la question nationale, sa position, qui est de n'en pas avoir, est apparue d'autant plus insignifiante qu'il se trouvait entre deux hommes aux convictions claires et fortes.M.Dumont s'est contenté de répéter que les Québécois étaient « tannés de ces vieilles étiquettes », en ajoutant avec un sourire béat que les cotes d'écoute avaient dû baisser au moment où l'on a commencé à parler de souveraineté.Conclusion : le débat n'aura pas permis à l'ADQ d'amorcer une remontée.Il n'aura pas fait perdre de votes au PQ.Mais sans pour autant renverser la vapeur, il aura donné un bon coup de pouce aux libéraux, qui entreprendront la deuxième partie de la campagne sur une note plus optimiste.BAGDAD Suite de la page A1 local.Deux des missiles se sont abattus sur le complexe du palais de la République, un des lieux symboliques du pouvoir de Saddam Hussein.D'épais nuages de fumée se sont aussitôt élevés de ce bâtiment qui avait déjà été bombardé, pour la première fois de jour, plus tôt hier.Moins de trois heures après ce premier raid, la télévision d'État irakienne a diffusé des images de Saddam Hussein présidant une réunion de ses collaborateurs, dont son fils aîné Oudaï.Il semble bien que, sur la foi d'informations fournies par des ingénieurs allemands, l'aviation américaine tente d'y détruire un bunker souterrain très résistant.De l'autre côté du Tigre, sur la rive est du fleuve, une autre cible a été frappée dans le centre-ville à moins d'un kilomètre de l'hôtel Palestine.Ce bâtiment de 17 étages, où résident nombre de journalistes étrangers, a tremblé comme s'il avait été secoué par un puissant séisme.Le Pentagone a annoncé que ses forces avaient mené dimanche un millier de sorties aériennes sur l'Irak, « la plupart contre (les divisions de la Garde républicaine) Al Medina, Al Hammurabi, Badgad et Al Nida », a précisé le général Stanley Mc Chrystal.Il a estimé que les bombardements avaient « affaibli de façon très significative » la Garde républicaine.Il a ajouté que 3000 bombes à guidage de précision avaient été larguées sur les forces irakiennes au cours du week-end, soit plus d'un tiers du nombre total de bombes larguées depuis le début de l'offensive le 20 mars.Au total, 8000 bombes ont été utilisées.Même si elle a perdu de sa puissance depuis la guerre du Golfe de 1991, la Garde républicaine demeure le rempart le plus solide de Saddam Hussein, avec environ 60 00 hommes répartis en huit divisions, dont au moins trois cantonnées aux alentours de Bagdad.Les environs de Najaf et ceux de Kerbela (100 km au sud de Bagdad), deux régions d'une importance stratégique dans la route vers Bagdad, ont été le théâtre hier de très durs combats mettant aux prises certaines des forces les plus réputées de chaque belligérant.Au nord de Najaf, la 101e division d'assaut aéroportée américaine a tenté de prendre le contrôle de cette région pour sécuriser les lignes de ravitaillement et de communications en direction de Bagdad.Les forces irakiennes « ont combattu farouchement depuis l'aube », a déclaré le commandant de la brigade aviation de la 101e division, le colonel Greg Gass.Les Américains ont annoncé avoir perdu un homme, mais tué une centaine de combattants des forces paramilitaires dans la ville sainte chiite de Najaf.Ils affirment également avoir fait plusieurs dizaines de prisonniers parmi les soldats de la Garde républicaine à Hindiyah, dont une quinzaine de membres ont été tués à 80 km au sud de Bagdad.Près de Kerbela, des soldats de la troisième division d'infanterie (3ID) ont provoqué les premiers combats entre des forces américaines et des unités de la Garde républicaine.« C'est le premier contact sérieux » direct avec ces forces d'élite, a indiqué le colonel Will Grimsley, commandant de la première brigade de la 3ID.L'objectif américain est de s'emparer d'un pont sur l'Euphrate, stratégique dans leur avancée vers Bagdad et la bataille annoncée contre la Garde républicaine.Des unités américaines ont également été envoyées plus près de Bagdad pour tester la résistance des troupes irakiennes.« Chaque jour, nous nous rapprochons davantage de Bagdad et de la victoire », a assuré le président George W.Bush lors d'un discours à Philadelphie.Il a cependant prévenu que « de nombreux dangers » guettaient son pays, dont celui que le régime irakien « essaie d'importer le terrorisme » sur les rivages américains.Si M.Bush a affirmé que les forces de la coalition « avaient pris le contrôle de la plus grande partie de l'ouest et du sud de l'Irak », les accrochages dans ces régions demeurent légion.Ainsi dans un village au nord de Nasiriya (350 km au sud de Bagdad), trois soldats américains ont été blessés, dont un grièvement, par des soldats irakiens qui ont ouvert le feu sur eux à partir d'une ambulance du Croissant-Rouge, a constaté un journaliste de l'AFP.À Bassora (500 km au sud de Bagdad), des centaines de personnes, prises sous les tirs croisés entre Britanniques et Irakiens, ont réussi à quitter la ville.Pour le deuxième jour consécutif, quelque 600 hommes du 40e commando des Royal Marines ont livré des combats autour de la localité d'Abou Al-Khassib, à une dizaine de kilomètres au sud-est de Bassora.Avec la collaboration de AP, AFP et du Washington Post AIR CANADA Suite de la page A1 pied spécialement par Washington.D'autre part, le plus gros transporteur aérien au monde, American Airlines, a annoncé des ententes avec ses principaux syndicats, sauf les pilotes, dans une ultime tentative pour éviter de se mettre à son tour sous la protection de la loi.Son principal rival, United Airlines, qui est aussi le principal partenaire international d'Air Canada, est déjà en réorganisation sous protection juridique.En négociant avec ses syndicats, American Airlines vise des concessions salariales de 1,8 milliard $US par an.Chez Air Canada, des discussions avec les syndicats débutent afin de dégager des économies de 650 millions $ CAN en frais annuels de main-d'oeuvre.Le transporteur a rehaussé l'enjeu il y a deux semaines en annonçant son intention d'éliminer 3600 emplois au cours des prochains mois, soit 10 % de son effectif.Les syndicats affirment que ces licenciements seraient illégaux selon les garanties d'emploi reconnues dans leurs conventions collectives.Question de semaines Or, du point de vue d'analystes financiers, ce n'est qu'une question de semaines, tout au plus, avant qu'Air Canada épuise ses liquidités et doive se placer sous la protection de la loi.Hier encore, les porte-parole d'Air Canada à Montréal et Toronto qualifiaient toutefois ces propos de « spéculatifs ».N'empêche, la plus récente analyse financière, publiée à la fin de la semaine dernière par la firme Raymond James, a pesé fortement hier sur le cours des actions du transporteur.Selon les analystes Ben Cherniavsky et Jon De Vos, Air Canada n'a plus que 380 millions de liquidités en réserve, qu'il gruge d'ailleurs au rythme de deux millions par jour en pertes d'exploitation.En plus, Air Canada fera face bientôt à des centaines de millions de dollars en paiements sur son passif, évalué à 12 milliards.Entre-temps, ses revenus déjà affaiblis subissent d'autres pressions à la baisse avec l'impact sur les voyageurs de la guerre en Irak et, depuis quelques jours, de la crise de la pneumonie atypique émanant de Hong Kong.Cette crise affecte le nombre de clients à bord des vols dans cette région d'Asie qui, jusqu'à récemment, était l'un des rares marchés lucratifs pour les transporteurs.Hier, Air Canada a confirmé la réduction d'un tiers environ de la fréquence de ses vols vers Hong Kong, Pékin et Shanghai.Passez au voltango.com pour d'autres destinations et tarifs 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sont assurés sur des appareils d'Air Canada (faisant affaire sous le nom de TangoMC par Air Canada).L'accumulation de milles AéroplanMD représente 50 % des milles parcourus avec un minimum de 250 milles et ne constituent pas des milles admissibles à l'atteinte d'un statut supérieur.AéroplanMD est une marque déposée.TangoMC par Air Canada est une marque de commerce d'Air Canada.8950 $ Toronto bas tarifs aller simple en ligne au départ de Montréal à partir de bien plus que des places bon marché.de l'espace pour les jambes et des milles AéroplanMD 3118587A 2LP0301A0401 a03 mardi 01 avril 2LP0301A0401 ZALLCALL 67 21:35:20 03/31/03 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1e r AVRIL 2003 A3 Plan 1003 « Les planificateurs militaires ont eu tout ce qu'ils voulaient.» Donald Rumsfeld a passé le week-end à défendre ce que tout le monde sait être « son » plan de guerre.Mais le secrétaire à la Défense américain doit répondre à un flot historique d'accusations d'« ingérence » dans la planification opérationnelle et il réduit son rôle à celui du responsable politique qui n'aurait fait qu'approuver le plan soumis par les militaires.Il semble que ce ne soit là qu'une partie de la vérité.Il incombe au secrétaire à la Défense, et chef du Pentagone, d'arrêter un plan de guerre qui sera ensuite présenté au président \u2014 et commandant en chef des armées \u2014 pour approbation finale.Tout indique toutefois que, pour la présente campagne en Irak, M.Rumsfeld et ses adjoints civils se soient mêlés d'aspects opérationnels et logistiques normalement dévolus aux généraux.Dont c'est le métier.« Ils » ont eu tout ce qu'ils voulaient, oui.mais à la 29e soumission du plan 1003 (désignant l'attaque sur l'Irak), les 28 premiers plans leur ayant été retournés par le secrétaire qui trouvait les troupes trop nombreuses, trop lourdes, trop ci et pas assez ça.Devant cette forme de « résistance », M.Rumsfeld a décidé de mieux s'entourer.Finalement, écrit en substance Seymour M.Hersch dans le magazine New Yorker (en kiosque aujourd'hui), Donald Rumsfeld a approuvé un plan de guerre élaboré par des officiers de l'état-major interarmes (Joint Staff) choisis par lui et selon des critères aussi arrêtés par lui.« Ils (les généraux) ne portent pas un jugement militaire, dira un informateur de Hersch, ils ne font que répondre aux « flocons de neige » du secrétaire.» Le terme snowflakes désigne les nombreuses notes de service dont le secrétaire à la Défense inonde le Pentagone et dans lesquelles il lui arrive de vilipender les généraux qu'il trouve un peu lents du calot.M.Rumsfeld, c'est connu, n'aime pas les « slo-mo ».Le New Yorker souligne aussi qu'il a déjà engueulé le chef d'état-major de l'armée, le général Shinseki, devant ses subalternes.Pour les militaires, qui croient que la loyauté est « une rue à deux sens », c'est là une des plus graves erreurs que peut commettre un leader, qu'il soit militaire ou civil.« Les critiques sont surtout le fait de pontifes souffrant d'hyperventilation », a déclaré Donald Rumsfeld, dimanche, dans une de ses formules coupe-gorge.Le fait est qu'il n'y a pas que les médias qui « hyperventilent » : au Pentagone ils sont nombreux à penser que M.Rumsfeld a mal évalué la réaction des Irakiens.Mais ceux qui ont vraiment « le vent dans le nez », ce sont les hommes du front, comme le général Wallace, le commandant du Ve corps américain, qui voient leurs troupes mises en danger par le manque de renforts immédiatement disponibles et par 300 milles de lignes de ravitaillement vulnérables aux attaques des « escouades de mort » irakiennes.Dans les rangs, plusieurs officiers et soldats ne disent plus « notre » guerre : ils parlent de « la guerre de Rummy ».\u0001 \u0001 \u0001 Donald Rumsfeld en est à son deuxième tour comme secrétaire à la Défense.Il a été, à 43 ans, le plus jeune titulaire du poste, sous Gerald Ford, défait en 1976 par Jimmy Carter.Un premier tour difficile pour l'ancien lutteur de l'Université de Princeton qui s'est heurté à la force inertielle de l'appareil militaire américain \u2014, particulièrement l'armée, qu'il abhorre \u2014, une des plus grandes bureaucraties du monde.Aujourd'hui, à 70 ans, il est le plus vieux secrétaire à la Défense de l'histoire des États-Unis, mais il n'a rien perdu de sa pugnacité.L'effondrement du bloc communiste, entre autres conséquences, a amené à ce que les soldats appellent la « révolution des affaires militaires », la RAM.Au début des années 90, partout dans le monde, théoriciens et stratèges militaires se sont consacrés à la réévaluation des menaces (états « voyous », terrorisme) et des moyens de les contrer, en termes de doctrine et d'armements.Avant même les attaques du 11 septembre 2001, Donald Rumsfeld avait entrepris ce que le Pentagone appelle non pas la « RAM », mais la « transformation » de l'appareil militaire américain dont le concept central est la « projection de la force ».Face à la nouvelle réalité géopolitique, dit la nouvelle doctrine, la protection des intérêts de la seule superpuissance mondiale requiert des forces plus légères, plus mobiles et plus meurtrières, s'appuyant sur un net avantage technologique et une domination aérienne absolue.Après 12 jours de campagne, aucun chasseur de ce qui reste de l'aviation irakienne n'a encore quitté le sol et les combattants irakiens, civils comme militaires, compensent grandement leurs carences technologiques : ils défendent leur pays, sinon le régime honni de Saddam Hussein.Tactiques de désespoir, répètent le Pentagone et le commandement central au Qatar.« Désespoir ?Je ne vois pas de désespoir, disait un général britannique samedi.Je vois par contre beaucoup de détermination.» Donald Rumsfeld a mal « lu » cette détermination, ses conseillers et ses généraux aussi.Oeillères doctrinales ?Aveuglement politique ?Simple arrogance ?Samedi, nous évoquions ici l'incapacité culturelle des penseurs du Pentagone à se mettre à la place de l'ennemi, particulièrement des Fedayin de Saddam.Complément d'information : dans les « war games » qui ont mené au plan 1003, un général à la retraite américain, qui jouait le rôle de commandant des forces « irrégulières » irakiennes, a fortement perturbé les lignes d'approvisionnement, tout en infligeant aux forces américano-britanniques des pertes sérieuses.Ses adversaires ont arrêté le jeu et lui ont demandé de « jouer selon les règles ».Le général est parti en claquant la porte du « désert ».D'autres le suivrontils Photo Agence France-Presse Le président George W.Bush a mis ses compatriotes en garde contre la menace terroriste irakienne, dans un discours prononcé devant des garde-côtes stationnés à Philadelphie.Bush craint des attaques irakiennes en sol américain d'après AP et AFP PHILADELPHIE \u2014 George W.Bush a prévenu les Américains, hier, que de nombreux dangers les attendaient encore dans la guerre contre l'Irak, y compris la possibilité que « le régime agonisant tente d'apporter la terreur sur nos côtes ».Le président des États-Unis a ajouté que des réseaux terroristes pourraient également considérer la guerre comme une occasion pour frapper l'Amérique.« Ils ont tort », a-t-il assuré.« Nous faisons face aux menaces et nous agissons pour prévenir les dangers.» Il était notamment accompagné dans sa visite à Philadelphie du secrétaire à la Sécurité nationale, Tom Ridge.M.Bush avait auparavant été informé, lors d'une réunion avec des responsables du port de cette ville côtière, des efforts entrepris pour protéger les principaux accès maritimes aux États-Unis.« De nombreux dangers nous attendent, mais jour après jour nous nous rapprochons de Bagdad », a-t-il déclaré dans un discours devant des centaines de garde- côtes américains.« Jour après jour, nous nous rapprochons de la victoire ».Et « notre victoire signifiera la fin d'un tyran qui règne par la peur et la torture.» George W.Bush a affirmé que les troupes britanniques et américaines engagées en Irak s'étaient comportées « brillamment » et avec « bravoure » depuis le début de l'offensive terrestre il y a 11 jours.« En 11 jours, les forces de la coalition ont pris le contrôle de la plupart de l'ouest et du sud de l'Irak.En 11 jours, nous nous sommes emparés de ponts vitaux, avons ouvert un front nord et obtenu, ou presque, une supériorité aérienne totale tout en distribuant des tonnes d'aide humanitaire », a assuré M.Bush, qui a concentré son allocution sur l'objectif de libération de l'Irak, ne faisant que peu de mention des armes de destruction massives que Washington accusait Bagdad de détenir encore.Pendant plusieurs mois l'administration Bush a également tenté de lier le régime de Saddam Hussein au réseau Al- Qaeda ou d'autres organisations terroristes, malgré le scepticisme général des critiques qui mettaient en cause les preuves supposées fournies par la Maison-Blanche.Le niveau d'alerte nationale sur le territoire américain a été élevé au niveau « orange », le deuxième plus haut, juste avant que George W.Bush n'ordonne le lancement de l'offensive contre l'Irak.D'autres part, la Ville de Chicago a décidé de fermer le petit aéroport de Meigs Field, situé près du centre-ville, par crainte d'un éventuel acte terroriste, a annoncé le maire Richard Daley.Il a expliqué, au cours d'une conférence de presse, qu'« il ne pouvait plus permettre » que des avions privés volent à « quelques centaines de mètres et à seulement quelques secondes de nos plus hautes tours ».Échanges de propos virulents entre la Syrie et les États-Unis envoyée spéciale À WASHINGTON LOUISE LEDUC LE TON MONTE de façon inquiétante entre la Syrie et les États-Unis.Alors que Washington donne à Damas un deuxième avertissement en trois jours, la Syrie persiste et signe et soutient, par voie de communiqué, se placer « du côté de ses frères irakiens victimes d'une invasion illégitime et injustifiable ».Pour le ministre syrien des Affaires étrangères, Farouk al-Sharaa, « l'expulsion (d'Irak) des envahisseurs va dans le sens de l'intérêt national de la Syrie ».Ces remarques font écho aux déclarations du chef de l'État syrien, Bachar al- Assad qui, dans un quotidien libanais vendredi, mettait en garde la coalition contre « une résistance populaire arabe » en cas « d'occupation » à plus ou moins long terme de l'Irak.Du côté américain, les charges sont venues du secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, vendredi, puis du secrétaire d'État, Colin Powell, dimanche.Dans une allocution devant un puissant lobby juif de Washington, Colin Powell a ouvert une longue parenthèse pour accuser la Syrie d'« appuyer directement des groupes terroristes et le régime de Saddam Hussein.Et le secrétaire d'ajouter : « La Syrie est responsable de ses choix, et des conséquences qu'ils supposent.» Au coeur du problème : la livraison, selon l'entourage politique du président George W.Bush, de matériel militaire syrien en Irak, notamment de lunettes de vision nocturne.Pas de preuve En conférence de presse au Qatar, hier, le général Vincent Brooks admettait pourtant qu'à sa connaissance, les forces américaines n'avaient pas trouvé de preuve de la présence de telles lunettes syriennes en territoire irakien.Les relations entre les États-Unis et la Syrie, gouvernée par une branche du parti Baas depuis 1963, vont en dents de scie.Se trouvant depuis de nombreuses années sur la liste américaine des pays commanditaires du terrorisme, Damas est remonté un peu dans l'estime de Washington après le 11 septembre 2001 grâce à sa collaboration dans la traque au réseau Al-Qaeda.En novembre, la Syrie, membre du Conseil de sécurité de l'ONU, votait même en faveur de la résolution 1441 contre l'Irak, à la stupéfaction des États-Unis.Quand George W.Bush et Tony Blair se sont cependant dissociés de l'ONU pour mener cette guerre seuls, la Syrie est devenue l'un de leurs plus virulents opposants.Avertissement sans conséquence ?Que signifient les menaces américaines ?Simples « conseils d'ami » ou avertissements en bonne et due forme ?« Inutile de spéculer ou de dramatiser l'affaire, croit Anthony Cordesman, du Centre des études stratégiques et internationales (CSIS) de Washington.L'administration Bush n'a encore lancé aucun ultimatum et n'a posé aucune condition à la Syrie.Et la Syrie, comme c'est toujours le cas dans ce genre de dispute, nie tout en bloc, rechigne et finira sûrement par cesser son manège.Habituellement, il suffit de hausser le ton.» Selon Murhaf Jouejati, de l'Institut sur le Moyen-Orient à Washington, la Syrie se fait tout simplement taper sur les doigts à retardement pour son opposition farouche à la guerre.« Depuis toujours, l'appui de la Syrie aux groupes de libération de la Palestine, dont elle juge la lutte très légitime, a l'heur d'irriter Washington, explique M.Jouejati.Mais il n'y a rien là de nouveau.Ce qu'il y a de nouveau, c'est l'opposition très forte de Damas à la guerre.Et cela déplaît souverainement à l'administration Bush.» Contrairement à M.Cordesman, M.Jouejati s'inquiète, lui, de « l'escalade » de propos très virulents entre les deux capitales.« Habituellement, les différends du genre se règlent par de discrets dialogues diplomatiques.Que Rumsfeld puis Powell haussent le ton et dénoncent la Syrie sur la place publique est préoccupant.Et que le secrétaire d'État ait choisi de le faire devant un lobby juif relève d'un manque de tact élémentaire.» Outre la Syrie, l'Iran et la Russie ont été ces derniers jours accusés par l'administration Bush de collaboration plus ou moins directe avec l'Irak.\u2014 avec l'AFP et REUTERS IRAK > LA GUERRE «Tous les Américains comprennent que nous faisons face à une menace constante de terrorisme.Nous savons que nos ennemis sont désespérés, nous savons qu'ils sont dangereux.Le régime irakien agonisant pourrait tenter de semer la terreur dans nos régions côtières.» \u2014 George W.Bush Président des États-Unis « Je crains que cette guerre ait des conséquences énormes et mène à l'accroissement du terrorisme.Lorsque cette guerre se terminera, il se peut qu'il y ait cent ben Laden au lieu d'un seul.» \u2014 Hosni Moubarak Président égyptien « Répandre les valeurs démocratiques et le respect des droits de l'homme dans le monde est l'un des premiers moyens que nous ayons pour faire avancer les intérêts des États-Unis en matière de sécurité nationale.» \u2014 Rapport du secrétariat d'État américain sur les droits humains, rendu public hier. 2LP0401A0401 A-4 MARDI 2LP0401A0401 ZALLCALL 67 22:36:56 03/31/03 B A4 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1e r AVRIL 2003 Journalistes coincés entre un mur de sable et les troupes d'invasion GILLES PAQUIN AU KOWEÏT envoyé spécial FRONTIÈRE IRAKO-KOWEÏTIENNE \u2014 Les militaires britanniques qui occupent la ville d'Oum Qasr dans le Sud irakien affirment qu'elle est « calme et sécuritaire », mais ils refusent d'y laisser entrer les journalistes librement ou d'assurer leur sécurité, même s'ils sont tenus de le faire en vertu des conventions internationales.« Vous pouvez insister tant que vous voulez, mais il n'est pas question que je vous laisse franchir la frontière pour entrer à Oum Qasr.Nous avons déjà plein de journalistes « attachés » aux forces armées dans le paysage », a déclaré le major britannique Martin Grixoni des Royal Marines lors d'une vive discussion avec un groupe d'envoyés spéciaux de la presse internationale.Pressé d'expliquer pourquoi la frontière était ouverte pour les uns et fermée pour les autres, l'officier a indiqué qu'il avait reçu des ordres des plus hautes autorités militaires.Les exclus n'ont pas à s'en faire puisqu'ils ont des collègues de tous les pays de l'autre côté, a-t-il ajouté.Une réponse manifestement erronée qui a aussitôt été démentie par la quinzaine de journalistes présents.Privés de la liberté de circulation nécessaire pour faire leur travail, des douzaines de journalistes ont alors décidé de passer la frontière sans l'autorisation des militaires.Leur volonté s'est souvent heurtée aux obstacles dressés sur leur route par l'armée, mais un bon nombre ont tout de même réussis à pénétrer en Irak pour témoigner des conséquences de la guerre sur la population du pays.L'opération comporte des risques puisque les militaires anglo-américains refusent de protéger les journalistes non intégrés aux troupes d'invasion.Le maintien de la loi et la protection de la population sont pourtant des devoirs, voire des obligations, pour les puissances occupantes, estime une analyse de la quatrième convention de Genève effectuée par les Nations unies.Selon ce document, la convention précise que les puissances occupantes doivent « permettre aux civils de mener une vie aussi normale que possible ; faire régner la loi et l'ordre ; protéger la propriété publique et privée et assurer le maintien des services de santé ».En occupant et en contrôlant une partie du territoire irakien, les forces de la coalition anglo- américaine sont soumises à cette entente, dit le texte.Le mur du désert Collée à la frontière, Oum Qasr est un des deux points de passage obligatoires entre les deux pays.Le reste de la frontière irako-koweïtienne, située en plein désert, est littéralement scellé par deux murs de sable de trois mètres de hauteur et une clôture métallique encore plus haute.Des soldats, des chars et des véhicules blindés de l'armée koweïtienne patrouillent les lieux nuit et jour.Cet ensemble défensif a été installé après la première guerre du Golfe en 1991.Il était au centre de la zone démilitarisée placée sous la surveillance des forces de maintien de la paix de l'ONU jusqu'à la veille de l'invasion du 20 mars dernier.Les troupes américaines ont ouvert des brèches dans les murs pour pénétrer en Irak et celles-ci ont ensuite été refermées par les autorités koweïtiennes.Les journalistes « intégrés » aux forces armées ou « embedded » selon la terminologie du Pentagone, sont les quelque 500 reporters \u2014 majoritairement britanniques et américains \u2014 qui ont obtenu une accréditation spéciale des forces armées pour partager la vie des troupes pour toute la durée de la campagne.Ils sont intégrés à certaines unités et doivent respecter une liste d'une cinquantaine de conditions encadrant leur travail et restreignant leur liberté.Leurs reportages ont été critiqués parce qu'ils peuvent difficilement faire autrement que de raconter la guerre telle que vue par les militaires.Ces journalistes n'ont pratiquement aucun contact avec la population et doivent, la plupart du temps, se contenter des renseignements fournis par l'armée.C'est ainsi que ceux de CNN et de la BBC ont claironné la chute d'Oum Qasr cinq jours avant que l'armée y mette les pieds et annoncé une révolte de chiites de Bassora démentie deux jours plus tard.Environ 1200 autres journalistes venus du monde entier, dont l'envoyé de La Presse, sont également accrédités auprès du gouvernement koweïtien et des forces armées, mais ils travaillent de manière autonome.Ceux-là, le Pentagone les affuble du nom de « unilateral », c'est-à-dire qu'ils ne se déplacent pas avec les militaires et ne couchent pas dans les camps des soldats.Le chat et la souris Le nord du Koweït, soit les deux tiers du pays, a été déclaré zone militaire.N'y entrent que les habitants de la région et les véhicules militaires et les voitures particulières affichant un V couché sur la portière.Le lendemain, plusieurs d'entre nous ont ainsi décoré leurs véhicules et passé le poste de garde sans plus de formalité.Au cours des jours suivant l'invasion, les ouvertures percées dans les murs du désert pour laisser passer les troupes étaient encore ouvertes.Il suffisait donc de franchir le poste de garde koweïtien, à l'entrée de l'ancienne zone démilitarisée, puis de rouler jusqu'à ce que l'on arrive à une brèche et de répéter le manège pour l'autre mur et la clôture.Lors de notre deuxième passage en trois jours, notre voiture a presque été ensevelie par un tracteur qui s'affairait à remplir de sable ces ouvertures.De l'autre côté, nous étions à une dizaine de mètres de la frontière irakienne quand nous avons été intercepté par un affable militaire koweïtien.Plus tard, nous avons aussi découvert une piste dans le désert qui contournait les postes de garde et ainsi de suite jusqu'à ce que les militaires découvrent nos tactiques les unes après les autres.Deux journalistes lituaniens ont même passé le mur à pied en dépit des mines qui traînent encore du côté irakien.Les choses en sont là aujourd'hui.Il est devenu extrêmement difficile de passer en Irak, mais il reste quelques trucs que nous n'évoquerons pas ici pour des raisons évidentes.La tentation autoritaire des militaires et leur volonté de contrôler l'information force la presse indépendante à prendre de nouveaux risques.Ainsi, plusieurs journalistes estiment plus simple de passer la nuit en Irak que de rentrer coucher en sécurité du côté koweïtien de la frontière.En l'absence de toute présence militaire dans la plupart des villages dits « libérés », il est cependant très périlleux de dormir à la belle étoile en Irak.Les membres du parti Baas et les Fedayin de Saddam sont toujours là, et le nombre de vols et d'agressions est à la hausse faute de force policière irakienne.Les déboires de Peter Arnett Le journaliste Peter Arnett a toujours aimé la controverse.Ceux qui suivent sa carrière n'ont donc pas été surpris outre mesure par sa dernière trouvaille : commenter les déboires de l'armée américaine sur les ondes de la télévision d'État irakienne.En entrevue la fin de semaine dernière, le reporter, qui couvrait la guerre pour le réseau NBC, a expliqué à un interviewer irakien que les États-Unis, surpris par la résistance irakienne, devaient revoir leur plan et retarder de quelques jours l'attaque sur Bagdad.Peter Arnett « Il est clair qu'aux États-Unis, le président Bush fait face à une opposition à propos de la conduite de la guerre, a-t-il dit en substance.Il y a également des gens qui s'opposent à la guerre.Nos reportages sur les pertes de vie civiles et sur la résistance des forces irakiennes sont vus aux États-Unis et alimentent les positions antiguerre.» Au cours de cette courte entrevue, le reporter a ajouté : « Cela fait 12 ans que je viens ici \u2014 à Bagdad \u2014 et j'ai toujours eu droit à de la courtoisie et de la coopération, en particulier de la part du ministère de l'Information qui m'a permis \u2014 à moi, mais aussi à d'autres reporters \u2014 de couvrir les 12 années depuis la guerre du Golfe avec un degré de liberté que nous apprécions.Et cela continue aujourd'hui.» De la bouche d'un reporter employé d'un média américain, ces propos ont sans doute fouetté le moral des troupes irakiennes.Par contre, ils n'ont pas du tout plu à ses compatriotes.Hier, Peter Arnett a été congédié.Congédié par NBC, qui l'avait d'abord défendu en déclarant qu'il s'agissait d'une entrevue de courtoisie, mais qui est revenu sur sa parole hier en affirmant qu'il s'agissait d'une grave faute professionnelle.(Y aurait-il eu quelques échanges téléphoniques orageux entre le Pentagone, la Maison-Blanche et NBC ?).Arnett avait offert ses services à NBC après que les journalistes du réseau eurent quitté Bagdad.Congédié aussi du magazine National Geographic Explorer qui l'avait envoyé en Irak.Selon la plupart des critiques médias aux États- Unis, le reporter originaire de la Nouvelle-Zélande (pour ceux qui se posaient des questions sur son accent) a franchi la ligne qu'un journaliste ne devrait pas franchir, surtout en temps de guerre : il est devenu acteur d'un drame dans lequel il doit demeurer objectif et il a exprimé son opinion à propos de la stratégie militaire américaine sur les ondes de la télévision ennemie.« En accordant une entrevue à la télévision irakienne, j'ai créé une véritable tempête aux États- Unis et j'en suis vraiment désolé », a déclaré Peter Arnett, hier, à l'émission Today, sur les ondes de NBC.Mais il s'est justifié en ajoutant : « J'ai dit ce que tout le monde savait déjà.» Peter Arnett est un correspondant de guerre expérimenté, un vieux de la vieille pour reprendre une expression consacrée.Lauréat du prix Pulitzer pour sa couverture de la guerre du Vietnam, il est devenu une véritable vedette durant la guerre du Golfe, en 1991, alors qu'il était un des rares journalistes présents à Bagdad.(Il a publié un livre, Live from the Battlefield : From Vietnam to Baghdad, 35 years in the world's war zones).Déjà, à l'époque, ses commentaires étaient plutôt mal accueillis par la Maison-Blanche, alors dirigée par Bush père, qui l'a qualifié de traître à quelques reprises parce qu'il avait réalisé quelques reportages sur les pertes de vie dans la population civile.Peter Arnett s'est également retrouvé au centre d'une controverse pour avoir affirmé que l'armée américaine avait détruit une usine de fabrication de lait pour nourrissons.L'armée américaine, elle, soutenait qu'il s'agissait d'une usine fabriquant des armes biologiques.En 1998, rebelotte : le reporter est narrateur d'un documentaire diffusé sur CNN dans lequel il est dit que l'armée américaine a utilisé du gaz sarin au Laos, en 1970, pour éliminer des déserteurs américains.Deux employés de CNN sont congédiés et le contrat de Peter Arnett n'est pas renouvelé.Question : Peter Arnett est-il un grand naïf, un reporter sans grand jugement ou un instrument de la propagande irakienne ?Pendant que les spécialistes déchirent leur chemise, le principal intéressé vient d'être embauché par le Daily Mirror, seul quotidien britannique antiguerre.\u0001 \u0001 \u0001 L'organisation Reporters sans frontières demande aux autorités irakiennes de faire la lumière sur le sort de quatre journalistes supposément détenus et dont on est sans nouvelle depuis une semaine.Parmi eux, Moises Samam de Newsday (un quotidien de Long Island) ainsi qu'une photographe américaine et un photographe danois.Les convois humanitaires de l'ONU arrivent Associated Press AMMAN \u2014 Les premiers convois d'aide alimentaire délivrée par les Nations unies depuis le début de la guerre ont commencé à arriver en Irak depuis la Turquie et le Koweït, ont rapporté hier des responsables du Programme alimentaire mondial (PAM).Mais pour l'heure, il n'existe pas de plan coordonné pour l'acheminement de l'aide humanitaire en Irak, les organisations humanitaires et l'armée américaine paraissant encore réticentes à travailler étroitement ensemble, selon des responsables.Trois camions apportant du lait en poudre ont traversé la frontière turque et ont été déchargés samedi à Dohuk dans le nord de l'Irak, selon le PAM.« Nous nous préparons à acheminer cette semaine dans le Nord de la farine de blé, qui manque cruellement », a expliqué Khaled Mansour, porte-parole régional du PAM à Amman en Jordanie.Il a expliqué que le PAM supposait que la population des trois provinces kurdes autonomes avait besoin d'aide alimentaire de façon plus urgente que celle des provinces sous contrôle de Bagdad car elle n'avait reçu qu'un mois de rations alimentaires avant le début de l'offensive, le 20 mars, contre deux mois dans le reste de l'Irak.Dans le cadre du programme Pétrole contre nourriture, le PAM gérait le programme de rationnement alimentaire dans le nord, tandis que Bagdad gérait celui du reste du pays.Par ailleurs, dans le sud de l'Irak, les trois premiers véhicules de l'ONU transportant de l'eau, envoyés par l'UNICEF (Fonds des Nations unies pour l'enfance) sont arrivés hier dans la ville d'Oum Qasr depuis le Koweït, selon le porte-parole de l'UNICEF, Geoff Keele.Mais 10 autres camions n'ont pu franchir la frontière, soit parce qu'ils ne disposaient pas des bons documents koweïtiens ou parce que les chauffeurs n'ont pas voulu entrer en Irak craignant pour leur sécurité.Selon Geoff Keele, deux autres camions de l'UNICEF transportant des médicaments et d'autres produits attendent à la frontière nord la permission des autorités turques pour entrer en Irak.Photo AP Ruée vers l'eau dans la petite ville de Safwan au sud de l'Irak.Munis de bidons, barrils et autres contenants, hommes, femmes et enfants espèrent s'approvisionner auprès des soldats britanniques.LE FIL DES ÉVÉNEMENTS > IRAK > LA GUERRE Voici, d'heure en heure, le fil des événements survenus au cours de la journée d'hier.Les heures indiquées sont celles de Montréal, suivies des heures de Bagdad entre parenthèses.5h17 (13h17) BAGDAD.Vingt personnes, dont 11 enfants, auraient été tuées à la suite de bombardements sur une ferme, près de la capitale, dans la nuit du 29 au 30 mars.Ce sont des proches de la famille des disparus qui ont confié cette information à un journaliste de l'AFP.7h40 (15h40) BAGDAD.Le palais de la République, une des résidences officielles du président Saddam Hussein, est bombardé.Un avion de la coalition américano-britannique passant à basse altitude aurait lancé deux bombes sur l'édifice.Il s'agit d'une première attaque du genre en plein jour depuis le début des hostilités, le 20 mars.Plus tard dans la journée, on annonce que 10 missiles sont tombés sur ce palais.8h07 (16h07) JÉRUSALEM.Selon le général Yossi Kuperwasser, un des chefs de l'agence de renseignement militaire d'Israël, l'Irak aurait transféré vers la Syrie avant le conflit une partie des armes de destruction massive en sa possession.8h30 (16h30) DAMAS.Au tour de la Syrie, pays voisin de l'Irak, de lever le ton dans une série d'échanges avec Washington.En réponse à des déclarations du secrétaire d'État américain Colin Powell l'accusant d'avoir commis des «actes hostiles» aux États-Unis dans le conflit, un porteparole du ministère syrien des Affaires étrangères réplique que la Syrie «a choisi» de soutenir le peuple irakien.10h04 (18h04) BAGDAD.Le président irakien Saddam Hussein apparaît une nouvelle fois à la télévision d'État.On le voit en train de présider une réunion de ses collaborateurs, incluant son fils aîné Oudaï.C'est la première fois que ce dernier apparaît à la télévision depuis le début du conflit.NATHALIE COLLARD n c o l l a r d @ l a p r e s s e .c a LES MÉDIAS AU FRONT 2LP0501A0401 a5 mardi 2LP0501A0401 ZALLCALL 67 21:09:20 03/31/03 B L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 1e r A V R I L 2 0 0 3 A 5 Pas facile d'être journaliste à Bagdad Plusieurs journalistes quittent l'Irak à cause des coûts et de la couverture limitée des événements Il y aurait à Amman, dit-on, une centaine de journalistes et plus qui cherchent à entrer en Irak et à « couvrir la guerre » de Bagdad.Mais la vérité, c'est qu'il devient de plus en plus ardu pour la centaine de journalistes encore présents à Bagdad de « couvrir la guerre », et plusieurs d'entre eux décident chaque jour de partir.« Il n'y a plus rien à faire ici.Tous les matins, les officiels nous disent d'aller voir des sites civils bombardés et de visiter les blessés dans les hôpitaux.Ça devient répétitif.J'en ai assez.Je m'en vais », a dit une jeune Anglaise qui a emballé ses caméras et pris hier la route vers Amman avec deux autres journalistes.Les finances dictent aussi certains départs : les coûts deviennent de plus en plus prohibitifs, pas seulement à cause de la montée quotidienne des prix, mais aussi et surtout à cause de très lourds frais de fonctionnement imposés aux médias enregistrés par le ministère irakien de l'Information.Des gens de la presse écrite dotés de téléphones satellitaires paient plusieurs centaines de dollars américains par jour, et ne peuvent utiliser leurs appareils, placés sous scellés, qu'au centre de presse sous la surveillance des autorités.Une équipe de télévision indienne paie de son côté plusieurs milliers de dollars chaque jour pour une demiheure de reportage en direct, toujours à partir du centre de presse.Tout se paie cash, en dollars US, et il n'est plus possible de se faire renflouer financièrement de l'étranger.Porter de grosses sommes sur soi est de plus fort risqué.Les tarifs routiers montent aussi chaque jour qui passe, doublés de la menace croissante de bombardements lors du trajet de 10 heures et plus depuis Bagdad, surtout que la route a été endommagée en plusieurs endroits.Les véhicules irakiens ne vont d'ailleurs plus jusqu'à Amman ; ils s'arrêtent aux frontières de la Jordanie ou de la Syrie.De l'autre côté, il faut louer des véhicules différents jusqu'à Amman ou Damas, et là aussi les tarifs augmentent chaque jour.Les trois journalistes partis hier, dont la photographe anglaise, ont payé près de 700 $ ensemble, et s'attendaient à en payer autant du côté jordanien jusqu'à Amman.Les autorités irakiennes ont confiné les journalistes aux hôtels Rashid, Mansour et Palestine.Le gros du corps médiatique s'est regroupé dans ce dernier hôtel.Le centre de presse a été touché quand le ministère de l'Information, à côté, a été bombardé il y a trois jours.Les médias ont vite établi un centre de presse de rechange à l'hôtel Palestine : le ministère de l'Information a été de nouveau bombardé dans la nuit de dimanche, rendant tout le complexe complètement inutilisable.Les étrangers ne peuvent plus sortir de Bagdad, sauf pour quitter l'Irak.Encadrés de très près par des guides officiels qui comprennent tant des gens du ministère de l'Information que des agents de sécurité, les reporters ne sortent que sous forte escorte, visitant les sites qui leur sont imposés et transmettant sous surveillance.Les bombardements de Bagdad se poursuivent sans arrêt, nuit et jour, mais aucune information n'est disponible de source irakienne sur les cibles officielles touchées.Il est hors de question que des édifices du gouvernement, des résidences des leaders ou des bases de l'armée ou de milices ainsi détruites dans ou autour de Bagdad soient visités par les médias étrangers.Le ministre des Affaires étrangères, Naji Sabri, a accusé hier Washington et Londres de « mentir » à propos de leurs « succès militaires » dans le sud de l'Irak.Il a affirmé que les Irakiens leur opposaient « une résistance farouche ».Mais très peu d'informations filtrent de source irakienne sur les combats en cours et sur les fronts ouverts, sauf dans le communiqué militaire diffusé chaque jour par le Commandement général des forces armées.Le communiqué no.10 diffusé hier parle de « résistance héroïque » en général, louant « la bravoure » des Forces armées, de la Garde républicaine, des Fedayin Saddam, de l'armée Al Qods, et des « tribus ».Il est fait mention d'une offensive de la 70e brigade blindée de la 6e Division Saad contre « des forces ennemies », mais aucun lieu précis n'est mentionné.Pour le détail, le communiqué annonce que les Fedayin Saddam, un corps de guérilla dirigé par Oudaï Saddam Hussein, le fils aîné du président, ont détruit trois chars « dans la zone centre est », quatre véhicules blindés à Bassora, « un équipement de génie » dans « la zone centrale de l'Euphrate », et mené des raids dans la province de Dhiqar.Les forces spéciales de la Garde républicaine ont de leur côté détruit trois chars dans cette province et « contraint l'ennemi à reculer », comme l'ont fait les miliciens du parti Baas aux abords de Najaf.Il est aussi question dans ce texte de plusieurs « tentatives ennemies » d'héliporter des blindés « dans la zone militaire de la 51e division du corps de Sariyat al-Djabal » et de « lourdes pertes infligées à l'ennemi ».Le bilan de dimanche, dit le texte, est de 10 chars, huit véhicules blindés, une unité de génie et une tour d'observation détruits.Les pertes irakiennes ne sont pas révélées.Mais impossible pour les journalistes à Bagdad d'aller constater les combats sur ces fronts.Un projet de sortie vers Kerbela, annulé vendredi à cause du bombardement américain du système de téléphone dans Bagdad, est resté sans lendemain.À l'hôtel Palestine, envahi par des agents de sécurité et livré à toutes les rumeurs, la paranoïa règne en maître : plusieurs journalistes ont été expulsés pour usage non autorisé de téléphones satellitaires, d'autres ont été carrément accusés de s'en être servis pour transmettre des indices aux bombardiers américains, des travailleurs d'ONG et même des « boucliers humains » ont aussi été expulsés, y compris plus d'une centaine de citoyens d'autres pays arabes.Le pire, c'est la « disparition » de deux journalistes du quotidien new-yorkais Newsday, signalée par leurs employeurs.Les rumeurs, invérifiables, parlaient hier de cinq journalistes « disparus ».Le Comité international de la Croix- Rouge, qui dispose d'un « téléphone rouge pour les médias » et qui est présent à Bagdad, aurait été alerté.Photo AFP Un caméraman marche à travers des débris sur le toit du Centre de presse après que celui-ci eut été atteint par un missile américain dans la nuit de dimanche à lundi.Économisez 45% sur un balconnet signé WONDERBRA qui offre l'excellent maintien et le galbe impeccable du bonnet enveloppant sans couture, liséré satin pour une touche féminine épurée.Blanc, noir, naturel.34 à 38 B-C-D.Rég.32.00 QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVA L , SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE LE BALCONNET MICROFIBRE ET SATIN 16.99 3126688A Économisez 25% sur un bas de notre collection CONTEMPORAINE exclusive.Tissage 15 deniers, culotte tissée pour offrir un bon maintien et un galbe supplémentaire à l'abdomen, aux hanches et aux fessiers.Pointes ombrées indémaillables.Noir, ombre, grège, chameau, naturel, marine.P.m.g.tg.Rég.6.00 QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL , SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE 3126687A À BAGDAD JOONEED KHAN envoyé spécial LE FIL DES ÉVÉNEMENTS > IRAK > LA GUERRE Voici, d'heure en heure, le fil des événements survenus au cours de la journée d'hier.Les heures indiquées sont celles de Montréal, suivies des heures de Bagdad entre parenthèses.10h14 (18h14) GENÈVE.Le Comité international de la Croix-Rouge a pu se rendre auprès de prisonniers de guerre irakiens aux mains des forces anglo-américaines.11h23 (19h23) SUD DE L'IRAK.Nouvelle embuscade des soldats irakiens.Cette fois, ils se camouflent à l'intérieur d'une ambulance du Croissant-Rouge à partir de laquelle ils tirent sur des membres de la coalition.Résultat: trois soldats américains blessés, dont un grièvement.13h21 (21h21) BAGDAD.Un porteparole de l'armée irakienne affirme qu'au moins 54 soldats américains et britanniques auraient été tués au cours des combats des 24 dernières heures.Plusieurs auraient été tués dans le sud du pays.15h (23h) PHILADELPHIE.De passage à Philadelphie, le président américain George W.Bush tente de nouveau de rassurer la nation sur l'issue du conflit.Chaque jour qui passe nous rapproche de la victoire, lance-t-il.15h30 (23h30) OTTAWA.Le ministre de la Défense du Canada, John Mc Callum, reconnaît que des soldats canadiens sont en Irak dans le cadre d'un programme d'échanges avec l'armée américaine.Il indique qu'ils n'ont pas participé directement à des combats, mais qu'ils sont autorisés à se défendre s'ils ont à le faire.16h34 (0h34) QATAR.Le centre de commandement américain annonce que des soldats de la coalition ont abattu sept civils, des femmes et des enfants qui se trouvaient à bord d'un véhicule près de Najaf, à 150 kilomètres au sud de Bagdad.Le conducteur de la voiture avait refusé de s'arrêter à un barrage, déclenchant la fusillade mortelle. 2LP0601A0401 2LP0601A0401 ZALLCALL 67 21:59:23 03/31/03 B A 6 L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 1e r A V R I L 2 0 0 3 Vers 100 «ben Laden » Le président égyptien avertit George W.Bush de la « tragédie » à venir envoyée spéciale EN ÉGYPTE LAURA-JULIE PERREAULT LA GUERRE en Irak met tellement d'huile sur le feu de la colère des Arabes que l'explosion des sentiments de rancoeur pourrait créer « 100 ben Laden », a envoyé hier, en guise d'avertissement à George W.Bush et à Tony Blair, le président égyptien, Hosni Moubarak.Selon le leader du plus populeux pays du Moyen-Orient, seul un règlement pacifique au conflit qui fait rage dans le pays de Saddam Hussein, ainsi que le respect de l'unité et de la souveraineté irakiennes, permettront de freiner la prolifération des actes de terrorisme.« La confrontation militaire en Irak entre les forces de la coalition qui cherchent à renverser le régime et les forces armées irakiennes qui défendent leur terre (.) annonce une tragédie humaine effroyable, avec des victimes des deux côtés et la destruction d'un peuple et d'une civilisation millénaire », a déclaré le président Moubarak dans un discours télévisé hier.Selon le président égyptien, les graves conséquences politiques, sociales et économiques de la guerre pourraient mener des militants à commettre des actes de violence extrême.« Lorsque cette guerre se terminera, il se peut qu'il y ait 100 ben Laden au lieu d'un seul », a déclaré M.Moubarak.Volte-face En prononçant ces mots lors d'une adresse télévisée et devant une assemblée d'officiers égyptiens, le président Moubarak a complété une volte-face entamée il y a moins d'une semaine dans sa position sur le conflit.En tenant Saddam Hussein « responsable » d'avoir mis le Moyen-Orient dans une situation précaire à la veille du début des frappes sur Bagdad, le président égyptien s'était attiré les foudres de la rue arabe et surtout de la rue égyptienne, qui, pour la première fois depuis les années 70, a pris d'assaut le coeur du Caire pour dénoncer « l'agression américaine en Irak » et la complicité tacite de son gouvernement.Au lendemain de ces manifestations qui se sont soldées par plus de 800 arrestations, le président Moubarak a quelque peu modifié son discours en appelant les deux parties à la conciliation.Mais voilà qu'hier, il empruntait le point de vue d'un groupe de 28 intellectuels égyptiens réputés, qui, dans un énoncé commun publié la semaine dernière dans le journal Al Hayat, ont critiqué la position initiale du gouvernement Moubarak.Ceux-ci, blâmant l'agression colonialiste des Américains, prédisaient aussi la flambée de l'opinion publique et la reprise des actes de terrorisme.La Presse a joint hier soir l'un des principaux signataires de la lettre commune, le chroniqueur du journal Al-Ahram, Fahmi Howeidi, un islamiste modéré.« J'ai dit il y a deux semaines que deux personnes bénéficient de cette guerre : George W.Bush et Oussama ben Laden.En se permettant une agression illégale, aux yeux de toute la communauté internationale, George Bush rend légitime l'utilisation du terrorisme qui est lui aussi complètement illégal », explique M.Howeidi.L'intellectuel, comme la plupart de ses concitoyens, n'en peut plus de voir des corps d'enfants déchiquetés à la télévision et courbe l'échine lorsqu'il entend que la coalition occidentale agit pour libérer l'Irak.Tout le monde arabe, observe-t-il, refuse de croire un seul mot de cette rhétorique américaine qu'il qualifie d'« immense mensonge ».« Le terrorisme pourrait venir de partout au Moyen-Orient », analyse l'écrivain, en incluant, en plus de l'Irak, la Syrie, la Jordanie, le Yémen et l'Égypte parmi les pays qui peuvent produire, sans le vouloir, des terroristes.Car, note-t-il, ces terroristes ne seront pas issus de la droite religieuse, mais des mouvements nationalistes qui bouillonnent aujourd'hui.« Ces activistes pourraient aussi agir contre les gouvernements du Moyen- Orient, qui, nous le voyons maintenant, sont complètement déconnectés de l'opinion publique arabe », ajoute M.Howeidi.Changement de rythme Le directeur du centre de recherche Alfustat, Amr Hamouda, évalue que c'est justement pour réduire cet écart que le président égyptien a pris la parole hier.« Ce qu'il a dit convient au rythme croissant de l'agression des Américains et des Anglais dans cette guerre, à l'augmentation de la violence », soutient M.Hamouda, qui croit que le changement de but de la guerre \u2014 du désarmement de l'Irak au contrôle complet de l'infrastructure et de la société irakiennes \u2014 ne pouvait laisser le leader égyptien indifférent.En rappelant ses liens stratégiques avec la Syrie le jour même où Colin Powell menaçait de punir ce pays de sanctions, le président Moubarak annonçait aussi ses couleurs en cas d'expansion du conflit, croit l'analyste égyptien.« Les officiers auxquels il s'est adressé ne portaient pas le costume diplomatique habituel, mais le costume de guerre, montrant que le pays est en état d'alerte », remarque M.Hamouda.Il note aussi que l'énoncé d'hier de M.Moubarak visait à calmer les esprits en prévision d'une grande manifestation qui devrait avoir lieu vendredi après la prière à la mosquée.Photo AFP En durcissant le ton face aux Anglo-Américains, le président égyptien, Hosni Moubarak, se met au diapason de la rue, qui a exprimé son indignation hier en brûlant des pancartes de compagnies américaines, lors d'une manifestation dans la capitale égyptienne.3122959A Le pari risqué du Mexique Pacifiste malgré son partenaire américain, le pays préside maintenant le Conseil de sécurité B R I G I T T E MORISSETTE collaboration spéciale MEXICO \u2014 Chance ou malédiction, la présidence du Conseil de sécurité, qui, à compter d'aujourd'hui, revient au Mexique ?Une entreprise risquée, aux yeux des dirigeants de compagnies, inquiets pour l'avenir des exportations du Mexique, dont 90 % atterrissent sur les routes et dans les supermarchés américains.D'un autre côté, la popularité d'un Vicente Fox s'affichant pacifiste atteint dans les sondages un niveau que le président n'avait pas connu depuis son élection.Et son ambassadeur à l'ONU, Adolfo Aguilar Zinser, a réuni un consensus gauche-droite qui échappait jusque-là à son patron ! Ces gains ne sont pas négligeables au moment où Fox et son Parti d'action nationale se battent pour remporter une majorité au Congrès lors des élections de juillet.« En s'exprimant avec fermeté, le Mexique n'a pas peur des représailles du gouvernement américain, lance le sénateur Fawzi Hamdam en accueillant, vendredi, Adolfo Aguilar Zinser au Sénat.Le Mexique travaille pour la paix, pas pour affronter les États-Unis.» Et ce président de la Commission des finances, d'origine libanaise, se vide le coeur : « Il ne s'agit pas d'une guerre mais d'une invasion suscitant déjà une crise économique mondiale.» Le président Fox s'était assuré des appuis solides, en commençant par le Canada, le Chili, la France, l'Allemagne et jusqu'à la Russie, avant d'exprimer clairement son appui à une solution « pacifique » au conflit entre les États-Unis et l'Irak.Durant plusieurs semaines, le président mexicain avait paru finasser en utilisant et en omettant tour à tour le mot fatidique : « pacifique ».Tout en condamnant le tyrannique Saddam Hussein.Mais l'ONU, après la déconfiture du Conseil de sécurité, vaut-elle encore le risque de s'attirer l'inimitié d'une majorité de consommateurs et de touristes américains ?La dernière rumeur veut que le président mexicain ait attendu quatre jours avant que son vis-à-vis à Washington ne réponde à un récent appel téléphonique.Réforme du Conseil de sécurité « Le dilemme du Mexique, écrit le plus acide des commentateurs politiques du pays, Carlos Ramirez, réside dans le faux dilemme de se comporter en « enfant héros » face à l'impérialisme américain ou de se réfugier dans les jupes « bushiennes ».» (La capitale célèbre chaque année avec fanfare les « enfants héros », ces cadets qui auraient stoppé l'une des 200 invasions du Mexique par l'armée américaine.) Les Mexicains ont beau avoir basculé dans le camp nord-américain en signant l'ALENA, ils n'oublient pas que les États-Unis leur ont ravi la moitié de leur territoire \u2014 le Texas et la Californie.Sans compter l'exploitation de leur pétrole par les Sept Soeurs (angloaméricaines), qui entraîna la nationalisation de 1936.Même la droite profite des circonstances pour lancer un non définitif à la privatisation de PEMEX (la société publique des pétroles).Toutefois, l'ambition du Mexique paraît plus vaste qu'un simple rappel de ses priorités à un voisin entièrement préoccupé des siennes.Adolfo Aguilar Zinser, déjà dans la mire de Washington, insiste néanmoins sur une nécessaire réforme du Conseil de sécurité \u2014 incluant la fin d'un veto qui ne se justifie plus et la création d'une représentation régionale.Le Mexique de M.Fox pourrait en profiter pour définir sa propre politique étrangère face à un nouvel ordre mondial.On connaît déjà l'ambition mexicaine de participer à la reconstruction de l'Irak sous la supervision de l'ONU.Photo AFP Le président mexicain, Vicente Fox, plus populaire que jamais. 2LP0701A0401 2LP0701A0401 ZALLCALL 67 20:31:28 03/31/03 B L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 1e r A V R I L 2 0 0 3 A 7 Pas question de retirer les troupes britanniques L'appui à la guerre fléchit pour la première fois JEAN-FRANÇOIS BÉGIN LONDRES \u2014 Le scénario d'un retrait des troupes britanniques présentes en Irak, suggéré puis retiré dimanche par l'ancien ministre des Affaires étrangères, Robin Cook, a continué hier d'attirer les critiques.Après avoir été rejeté dimanche par au moins deux ministres du cabinet de Tony Blair, l'appel de M.Cook, lancé dans un article écrit pour le Sunday Mirror, a été répudié hier par le porte-parole du premier ministre (qui s'exprime toujours sous le couvert de l'anonymat).« On ne commence pas une campagne militaire pour ensuite l'annuler après 12 jours simplement parce qu'on n'a pas atteint tous ses objectifs pendant cette période, a-t-il dit.Procéder ainsi laisserait Saddam Hussein infiniment renforcé et donnerait le signal aux dictateurs du monde que la communauté internationale n'a pas la volonté d'aller jusqu'au bout.» M.Cook n'a pas eu plus de succès auprès du chef du Parti libéral démocrate, Charles Kennedy, qui s'était pourtant opposé à une intervention militaire réalisée sans l'assentiment du Conseil de sécurité des Nations unies Un cessez-le-feu ou un retrait des soldats n'est « pas du tout réaliste », a dit M.Kennedy à la radio de la BBC.« Nous avoir le devoir de donner à nos troupes tout le soutien moral possible pendant qu'elles travaillent dans des circonstances extrêmement dangereuses et difficiles », a-t-il déclaré.Dans son texte, M.Cook, qui a démissionné de son poste de leader en Chambre il y a deux semaines pour protester contre la guerre, disait en avoir « marre de cette guerre sanglante et inutile ».« Je veux que nos soldats rentrent à la maison et qu'ils rentrent avant qu'un plus grand nombre d'entre eux ne soient tués.» Mais quelques heures à peine après avoir été critiqué à la télévision et à la radio dimanche par d'anciens collègues au sein du cabinet de Tony Blair, M.Cook faisait marche arrière dans une entrevue à la BBC.« Je ne suis pas en faveur d'un abandon du champ de bataille.Ce n'est pas ma position.Il ne saurait être question de laisser Saddam Hussein s'en tirer à ce stade.» Il a peut-être été encouragé à changer d'idée par un sondage paru dans le tabloïd dominical News of the World, qui révélait que 84 % des Britanniques estiment que, maintenant que la guerre est commencée, il faut la mener à terme.La controverse est survenue alors que l'appui à la guerre au sein de la population britannique fléchissait pour la première fois depuis le début du conflit.Le Daily Telegraph a révélé hier que le soutien populaire à l'intervention militaire était passé de 59 % à 54 % entre le 27 et le 30 mars.La proportion de ceux qui estiment que la guerre se déroule bien ou plutôt bien est retombé à 65 %, après un sommet de 84 % il y a une semaine.Photo AFP Un Apache américain, supposé accompagner un hélicoptère Black Hawk pour une mission d'évacuation à des fins médicales, s'est écrasé lors de son décollage hier, dans le désert irakien, faisant deux blessés.Un incident de tir fratricide suscite la colère des Britanniques À BORD des deux blindés légers britanniques, les soldats étaient nerveux.Ils craignaient que les villageois irakiens qui s'avançaient vers eux, drapeau blanc en main, ne leur tendent une embuscade.Mais le risque était ailleurs.Quand la fusillade a finalement éclaté, dans un vacarme assourdissant, c'est du ciel que les obus se sont mis à pleuvoir.D'un avion américain.Un autre incident de tir fratricide.Bilan : trois morts, quatre blessés.L'épisode, raconté hier à la presse britannique dans tous ses effroyables détails par les soldats qui ont échappé de justesse à la mort, est survenu vendredi matin, à une quarantaine de kilomètres au nord de Bassora, dans le sud de l'Irak.Deux véhicules blindés du Régiment de cavalerie de la maison de la reine participant à une mission de reconnaissance ont été soumis à l'implacable mitraille d'un avion antichar A10 Thunderbolt de l'armée de l'air américaine.Remplis de munitions et chargé de diesel, les deux blindés Scimitar ont été immédiatement envahis par les flammes.Le caporal Matty Hull, 25 ans, et deux civils irakiens qui se trouvaient à proximité ont perdu la vie.Les survivants sont partagés entre la douleur d'avoir perdu un des leurs et la colère envers les responsables de la tragédie (certains rapports font état de deux avions).Tous les véhicules de leur escadron sont en effet clairement identifiés grâce à des panneaux fluorescents, des drapeaux et d'autres signes distinctifs qui auraient dû alerter le pilote.« Tout ce kit nous a été fourni par les Américains.Ils nous ont dit qu'avec ça, on ne se ferait pas tirer dessus », a dit au Times le caporal Steven Gerrard, 33 ans, de son lit à bord du navire-hôpital RFA Argus, où on le soignait pour des brûlures et des blessures causées par les éclats d'obus.« Nous pouvons identifier un véhicule ami à 1500 mètres de distance, et voici pourtant que le pilote d'un A10 doté d'une technologie de pointe n'est pas foutu d'utiliser un viseur thermique pour identifier si un char est ami ou ennemi.C'est ridicule.» « J'ai été entraîné pour le combat.Je peux commander mon véhicule.Je peux m'assurer qu'il ne soit pas attaqué.Mais je n'ai pas été entraîné à regarder par-dessus mon épaule pour vérifier si un Américain est en train de me tirer dessus.» Le caporal Gerrard était en train de saluer de la main les habitants du village que le convoi traversait quand l'enfer s'est soudainement déchaîné.« Je vais me rappeler du bruit jusqu'à la fin de mes jours, a-t-il dit.C'est un bruit (décrit par un autre survivant comme un mélange de plainte et de rugissement) que je ne veux plus jamais entendre.» « Il n'y avait pas d'écart entre les balles.J'ai entendu ça et j'ai gelé.Puis, la tourelle est « entrée en éruption », il y avait une lumière blanche, de la chaleur et de la fumée.Je n'ai même pas eu le temps de fermer mes paupières ou de cligner des yeux.Je ne sais pas comment il se fait que j'aie encore des cheveux et des sourcils.J'avais l'impression que j'allais brûler à mort.» Il a réussi à s'extraire de son véhicule.Juste à temps.Car le A10 revenait pour un second passage.« Je n'oublierai jamais ce A10.Il était à environ 50 mètres au-dessus du sol.Il a fait demi-tour \u2014 il peut tourner sur un 10 pence \u2014 et il est repassé à l'attaque.Il était à environ 500 mètres quand il a commencé à tirer.» Le soldat Jonathan Finney, 18 ans, a été blessé lors de cette deuxième attaque.« J'ai vu des étincelles qui venaient du sol ou de ma jambe.Ça n'a pas fait mal, c'était comme si quelqu'un m'avait donné un coup de pied.J'ai senti de la chaleur derrière ma jambe.Du sang giclait partout.Je pensais que j'étais mort.» Selon le Guardian, le pilote s'apprêtait à revenir à la charge quand le contrôleur aérien responsable de la zone lui a finalement intimé l'ordre d'arrêter de tirer.Au sein de l'escadron D du régiment auquel appartiennent les soldats qui ont été mitraillés, on réclame justice.« Il n'avait absolument aucune considération pour la vie humaine, a dit le caporal Gerrard.Je crois que c'était un cowboy.(.) Il prenait son pied.» Un autre a suggéré que des accusations d'homicide soient portées.Les A10 ont été responsables du plus grave incident de tir fratricide au cours de la guerre du Golfe, il y a 12 ans.Deux appareils américains avaient lancé des missiles Maverick sur un convoi de blindés, tuant neuf soldats britanniques et en blessant 11 autres.L'affaire avait suscité la colère en Grande- Bretagne et un appel avait été lancé pour que des stratégies soient mises au point afin d'éviter la répétition de tels accidents.La mort du caporal Hull a porté à cinq le nombre de soldats britanniques tués dans ce qu'on appelle ici des incidents « blue on blue ».Trois d'entre eux sont morts sous le feu de leurs alliés américains.Le chef d'étatmajor interarmes, Richard Myers, a présenté dimanche des excuses aux troupes britanniques pour ces erreurs fatales.Offre de location-bail d'une durée limitée, par l'entremise de Honda Canada Finance Inc.S.A.C.seulement.Tarif mensuel de location-bail d'une durée de 48 mois établi pour l'Acura RSX (modèle DC5363PB) 2003 neuve.Total des paiements de 17 542 $.Un acompte de 4 198$, un dépôt de garantie et un premier versement sont requis.Option 0 $ comptant aussi offerte.Le modèle offert peut différer de la photographie.Allocation de 24 000 km par année (frais de 0,12 $ par kilomètre supplémentaire).Transport et préparation inclus, taxes, immatriculation et assurance en sus.À la fin du bail, vous pouvez retourner le véhicule au concessionnaire ou l'acheter pour une valeur résiduelle prédéterminée.P.D.S.F.de 24 300 $ pour l'Acura RSX (modèle DC5363PB) 2003 neuve.Transport et préparation (900 $), frais de publication, taxes, immatriculation, assurance et frais d'administration en sus.Le prix de vente des concessionnaires peut être inférieur.Garantie Acura limitée de 5 ans/100 000 km.Le modèle offert peut différer de la photographie.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.Les deux premiers services d'entretien sont compris.Un acompte pourrait être exigé.Du 1er au 30 avril 2003.L'Acura RSX radio AM/FM avec lecteur CD assistance routière 24 heures Acura système d'entrée sans clé et tellement plus\u2026 roues de 15 po groupe électrique climatiseur automatique Incluant : moteur 2,0 litres i-VTEC de 160 chevaux freins à disque aux 4 roues L'Acura RSX 278 $ mois 24 300 $ C'est l'événement du printemps ! 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La possession simple de marijuana décriminalisée avant l'été G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Fini les débats, fini les hésitations, le Canada a décidé d'aller de l'avant d'ici quelques semaines avec son projet de décriminaliser la possession simple de marijuana.« Il n'y a plus d'obstacles », a confié, hier, une source gouvernementale à La Presse.Le ministre de la Justice, Martin Cauchon, qui parlait encore il y a une dizaine de jours de la nécessité d'un débat national sur la question, a maintenant pris sa décision avec la bénédiction du premier ministre Jean Chrétien.Il déposera avant la fin de la session parlementaire en juin \u2014 si possible même avant la fin avril \u2014 un projet de loi qui décriminalisera la possession d'une petite quantité de marijuana.Au ministère de la Justice, on prend bien garde cependant de préciser qu'il ne s'agit nullement ici de légaliser le trafic ou la possession de grandes quantités de cannabis.Ottawa veut simplement éviter que les petits consommateurs de cette substance soient punis excessivement et qu'ils traînent avec eux toute leur vie un casier judiciaire.Par ailleurs, en déposant ce projet de loi, Ottawa veut mettre un terme à l'arbitraire et à l'injustice qui existent dans l'application de la loi actuelle par les corps de police.« Dans les grandes villes, explique une source gouvernementale, il est très rare qu'un individu soit poursuivi devant les tribunaux pour possession d'une petite quantité de marijuana.Dans les régions rurales, les policiers sont plus zélés à cet égard.C'est un système à deux poids deux mesures.» Plusieurs experts et militants pour la libéralisation de la marijuana avaient prédit que la loi promise ne verrait jamais le jour.Ces spécialistes estimaient qu'il ne restait pas assez de temps pour l'adopter d'ici la fin de la session en juin et que de toute façon, le gouvernement n'avait rien prévu dans son budget pour financer l'application de la future loi.Pas de sanctions Le projet de loi sur la décriminalisation de la marijuana fera que la possession d'une petite quantité de marijuana n'entraînera pas de sanctions pénales.En décembre dernier, le comité spécial des Communes sur la consommation non médicale des drogues recommandait que cette « petite quantité » soit de 30 grammes (environ 30 cigarettes).L'Alliance canadienne, l'opposition officielle, recommandait pour sa part que la quantité permise soit de cinq grammes.Ottawa ne retiendra ni l'une ni l'autre de ces recommandations ; il entend inscrire dans la loi que la quantité permise soit quelque peu inférieure à 30 grammes.Le futur projet de loi sera conçu, affirme-t-on de source gouvernementale, de façon à contourner l'un des plus importants obstacles à son adoption, l'opposition des États- Unis.Washington a en effet déjà affirmé que les États-Unis pourraient resserrer les mesures de sécurité à la frontière avec le Canada pour empêcher une recrudescence de la contrebande de marijuana, advenant l'assouplissement de la loi canadienne.Le ministre Cauchon a donc décidé d'assortir sa législation de mesures additionnelles, dans le cadre d'une stratégie nationale antidrogue, pour sensibiliser le public aux méfaits de l'abus des drogues et pour stopper le trafic de stupéfiants.De nombreux ministères fédéraux travaillent actuellement à cette stratégie.Ottawa fera d'ailleurs remarquer que 12 États américains ont déjà décriminalisé la possession de marijuana.L'automne dernier, le comité spécial du Sénat sur les drogues illicites, présidé par le sénateur Pierre- Claude Nolin, recommandait, dans un rapport de 700 pages, la légalisation de la marijuana assortie d'un programme d'éducation des consommateurs ainsi que d'un programme de prévention et de traitement des usages excessifs.« Pour moi, quelque choix législatif que l'on prenne, qu'il s'agisse de maintenir le statu quoi ou de légaliser, a déclaré hier le sénateur Nolin, on doit obligatoirement inscrire cela dans une stratégie d'ensemble.Une politique sur les substances psychoactives doit mettre à contribution les provinces, les corps de police, les experts sociaux et médicaux.C'est complexe.On doit se donner des objectifs et se donner des outils pour vérifier si on atteint ces objectifs.On ne peut pas faire de politiques en faisant des bouts de loi.Il faut que la stratégie soit globale, efficace et orientée vers la responsabilisation.Si la future loi ne s'inscrit pas dans cette stratégie, c'est encore de la prohibition.Ça ne change rien.» Des masques aux urgences ALEXANDRE S I R O I S LES RESPONSABLES des urgences montréalaises redoublent de prudence face à l'émergence de la pneumonie atypique.Aucun cas n'a été découvert au Québec, mais on a recours plus fréquemment à l'utilisation de masques et à l'isolement des patients suspects, a-t-on confirmé au centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM).« C'est arrivé régulièrement depuis deux semaines.Mais tous les cas d'isolement ont été de fausses alertes », a indiqué le porte-parole du centre hospitalier, André Ménard.On demande dorénavant aux infirmières des urgences, si elles rencontrent des personnes qui présentent les symptômes de la pneumonie atypique et qui ont voyagé en Asie, de signaler ces cas.Ces personnes sont alors isolées jusqu'à ce qu'elles puissent voir un urgentologue et un microbiologiste, qui sont munis de gants et d'un masque.« C'est normal.Il faut faire extrêmement attention et ne pas courir de risque, a déclaré M.Ménard.Le CHUM ne doit prendre aucune chance que le virus se propage.» Cette mesure est uniquement recommandée dans le cas des patients à risque, a indiqué Yves Robert, médecin conseil au ministère de la Santé du Québec.« Ce n'est pas une mesure qui doit être faite systématiquement pour tous les patients dans toutes les urgences du Québec, a-t-il précisé.Ce serait totalement inapproprié.» Il n'y a pas jusqu'ici de pénurie de masques ou d'équipement nécessaire pour faire face à la pneumonie atypique au Québec, a indiqué le Dr Robert.Il a néanmoins précisé qu'il faut une action concertée du gouvernement fédéral pour éviter que cela se produise.Le gouvernement du Québec tentera dorénavant de « renforcer les mesures de protection dans les cliniques privées », après avoir mis l'accent au cours des derniers jours sur l'information destinée aux professionnels de la santé des hôpitaux.Notons que si l'affluence aux urgences du Québec n'a pas augmenté depuis les cas de pneumonie atypique signalés ailleurs au pays, une hausse des appels à Info Santé à ce sujet a été remarquée.Les nouvelles sont moins bonnes à Hong Kong, où les autorités sanitaires ont annoncé, hier, qu'un immeuble entier a été mis en quarantaine pour 10 jours.C'est que 107 des 213 habitants ayant contracté la pneumonie atypique y habitent.L'Organisation mondiale de la santé pense être en mesure d'identifier d'ici quelques jours, « tout au plus quelques semaines », le virus responsable de la maladie.Photo Presse Canadienne En Ontario, plusieurs enfants sont susceptibles de souffrir de la pneumonie atypique.À l'Hôpital pour enfants malades de Toronto, deux cas probables de la maladie ont été recensés, pendant que trois autres sont considérés suspects.PNEUMONIE ATYPIQUE Une famille de Longueuil en isolement volontaire Des fausses alertes régulièrement aux urgences des hôpitaux ALEXANDRE S I R O I S AUCUN CAS « suspect ou probable » de pneumonie atypique n'a été recensé au Québec, mais les autorités provinciales de santé publique sont sur les dents.Elles ont confirmé, hier, qu'une famille de l'arrondissement de Brossard, à Longueuil, est en isolement volontaire jusqu'à jeudi matin.Ailleurs au Canada, le nombre de cas potentiels a grimpé à 129, incluant plusieurs enfants en Ontario.Les porte-parole du ministère de la Santé du Québec ont indiqué que la famille de cinq personnes de la banlieue de Montréal a été isolée après avoir reçu la visite d'une Ontarienne susceptible d'être atteinte du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).Cette femme a été en contact avec des malades dans un hôpital de Scarborough, à proximité de Toronto.Les autorités de santé publique de l'Ontario en ont informé Québec vendredi dernier et la famille a aussitôt été contactée.« On leur a demandé et ils ont accepté de faire ce qu'on appelle de l'isolement volontaire, a déclaré le directeur national de la protection de la santé publique du Québec, Alain Poirier.Ils ont bien compris la question de la menace.Ils sont en très bonne santé.» Il est pratiquement certain, ont affirmé les experts, que les deux adultes et les trois enfants en isolement n'ont pas été contaminés.Premièrement parce que l'Ontarienne est devenue fiévreuse uniquement au lendemain de son retour à Toronto, alors que tout semble indiquer que le virus est uniquement transmissible après la première poussée de fièvre.Qui plus est, la période d'incubation du virus reconnue est de deux à sept jours.Il y a maintenant huit jours que la famille, qui a accepté de s'isoler pendant 10 jours, a accueilli l'Ontarienne.« La probabilité que cette famille fasse une infection est très faible », a dit M.Poirier.Aucun des membres de cette famille n'a développé de symptômes, ils ne posent donc aucun danger pour la communauté, a dit l'expert.L'identité de la famille a été jalousement préservée.« Il peut arriver toutes sortes d'informations, de peurs irrationnelles qui peuvent survenir avec quelqu'un qui serait malade, Or ces gens-là ne le sont même pas », a dit M.Poirier.Un malade de 21 mois À Ottawa, Santé Canada a annoncé, hier, que le nombre de cas probables ou suspects de pneumonie atypique se chiffre maintenant à 129 au pays.Outre l'Ontario, des cas probables auraient été recensés en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan et au Nouveau- Brunswick.Jusqu'ici, quatre Canadiens sont morts des suites de la maladie.Dès aujourd'hui, tous les voyageurs qui quittent l'aéroport Pearson de Toronto seront informés de l'existence et des risques de cette maladie émergente.Santé Canada devrait aussi veiller à ce que les personnes qui entrent au Canada en provenance de pays où le virus a été détecté reçoivent les mêmes informations.En Ontario, qui est toujours la province de loin la plus touchée, on a confirmé, hier, que plusieurs enfants sont susceptibles de souffrir de la pneumonie atypique.Il y en aurait cinq à l'Hôpital pour enfants de Toronto.Médecin-conseil au ministère de la Santé du Québec, Yves Robert a affirmé que les malades ont « de 21 mois à 99 ans ».L'Ontario a par ailleurs annoncé que tous les hôpitaux de la province feront dorénavant face aux restrictions imposées initialement aux établissements de Toronto.Cela signifie, entre autres, que les visites ne seront plus autorisées, sauf pour voir des patients mourants ou de très jeunes enfants.Les autorités de santé publique du Québec demeurent cependant optimistes et estiment que la transmission du virus risque fort de ralentir au pays en raison des mesures mises en place au cours des derniers jours.« Il n'y a pas de cas au Québec.Donc, s'inquiéter d'une absence de cas serait un peu exagéré.Mais nous, on doit prendre les mesures pour que la population soit protégée », a déclaré M.Poirier.Pas de médicament Les autorités sanitaires ne peuvent pas « garantir » qu'il n'y aura pas de cas de pneumonie atypique au Québec, mais elles rappellent qu'en plus des mesures mises de l'avant, la maladie ne s'attrape pas facilement.Elle se transmet par des petites gouttes de salive d'une personne contaminée et fiévreuse.Dans 80 % des cas, la maladie est modérée ou bénigne.Ce n'est qu'une personne sur cinq qui développera la forme sévère de la pneumonie.Il s'agira en général de personnes de plus de 40 ans déjà aux prises avec une maladie pulmonaire ou cardiaque chronique, a indiqué le Dr Robert.C'est sur le plan du traitement que les données sont plus nébuleuses.Le Ribavirin, médicament utilisé contre l'hépatite C et récemment testé pour lutter contre la pneumonie atypique, ne serait pas une panacée.« C'est un antiviral général qui est donné parce qu'il n'y a pas véritablement autre chose à offrir, a dit le Dr Robert.Certains auraient eu quelque amélioration avec ce produit là, mais ce n'est certainement pas un traitement reconnu. 2LP1001A0401 2LP1001A0401 ZALLCALL 67 22:42:25 03/31/03 B Crise politique à Kanesatake La route 344 complètement bloquée aux non-autochtones TRISTAN PÉLOQUIN LE GROUPE de dissidents mohawks qui s'oppose à l'autorité du grand chef James Gabriel, à Kanesatake, a mis ses menaces à exécution à midi, hier, en érigeant un barrage complet sur la route 344.Deux fourgonnettes ont été placées sur chacune des voies de la route, à l'entrée est de la réserve, à l'endroit exact où a été érigée une barricade lors de la crise de 1990.Les dissidents laissent uniquement passer les autochtones, les véhicules d'urgence ainsi que les autobus scolaires, mais les résidants non autochtones qui désirent se rendre de l'autre côté de la réserve doivent faire un détour de cinq kilomètres.Depuis vendredi, ce groupe d'opposants d'une cinquantaine d'autochtones, soutenu par les chefs Steven Bonspille, John Harding et Pearl Bonspille, conteste la décision du grand chef James Gabriel de renouveler sans l'assentiment du conseil de bande le contrat des peacekeepers sur la réserve.Lors d'un point de presse en matinée, le chef Steven Bonspille, qui est à la tête du groupe, a cependant affirmé que le prolongement d'un an de ce contrat n'est pas la seule raison qui explique leur opposition.« Le problème est beaucoup plus vaste que cela, a-t-il soutenu.James Gabriel dirige le conseil de bande avec une main de fer, alors qu'il n'a même pas le statut de négociateur.Toute la population est contre lui.Il doit démissionner.» Ce n'est pas d'hier que le conseil de bande de Kanesatake est profondément divisé, mais les tensions sont de plus en plus palpables depuis la mort, en octobre 2002, du négociateur Crawford Gabriel, seul conseiller habilité à négocier avec les différents ordres gouvernementaux.Divisés à trois contre trois, les six chefs restants ne parviennent pas à s'entendre sur la nomination d'un nouveau négociateur, et Ottawa refuse de discuter de quoi que ce soit avec le conseil tant que ce litige ne sera pas réglé.Devant cette impasse, le groupe contestataire exige la démission de James Gabriel, ou encore la tenue d'élections complémentaires qui permettraient d'élire un nouveau négociateur, faute de quoi ils menacent de bloquer tous les accès à la réserve.Du chantage, selon James Gabriel Au cours d'une conférence de presse tenue plus tôt, James Gabriel a refusé de céder aux revendications du groupe de contestataires.« C'est du chantage.Si cette faction a le soutien du peuple, comme elle le prétend, elle n'a qu'à accepter que soient déclenchées des élections générales.Nous verrons à quel point le peuple l'appuie dans ses démarches.» Ajoutant que le blocage de la route 344 est un « acte criminel », il a ordonné aux peacekeepers de Kanesatake de démanteler le barrage érigé devant la célèbre pinède « dans les plus brefs délais ».Il a également demandé aux corps policiers d'autres réserves \u2014 dont celle de Kahnawake \u2014 de venir en renfort si cela devait être nécessaire.Ottawa tente de régler la crise En fin d'après-midi, cherchant à régler la crise, le gouvernement fédéral a invité les six membres du conseil de bande à prendre part à une rencontre d'urgence avec les fonctionnaires d'Ottawa et de Québec.Le ministre fédéral des Affaires indiennes, Robert Nault, a d'ailleurs profité de l'occasion pour donner son appui au grand chef Gabriel, « qui a été démocratiquement élu », a-t-il tenu à rappeler.Le ministre provincial de la Sécurité publique, Serge Ménard, a quant à lui indiqué que pour que cette rencontre ait lieu, les chefs dissidents devront d'abord accepter de démanteler la barricade.« C'est une condition sine qua non que de lever l'entrave à la circulation », at- il prévenu par la voix de son attaché de presse.Le grand chef James Gabriel ainsi que les chefs Clarence Simon et Marie Chéné auraient déjà accepté de participer à cette rencontre, selon ce qu'a appris La Presse, mais les trois autres n'avaient pas encore donné de réponse au moment d'écrire ces lignes.Aucun ultimatum n'aurait cependant été fixé par les deux ordres de gouvernement.De son côté, le maire d'Oka, Yves Patry, qui était déjà maire d'Oka Paroisse lors de la crise de 1990, a lancé un appel au calme au conseil de bande.« La population d'Oka se sent un peu prise en otage.Ce sont de mauvais souvenirs qui remontent pour nous.J'espère seulement que tout cela ne viendra pas anéantir tous les efforts que nous avons fait depuis 1990 pour reconstruire les liens entre nos deux communautés », a-t-il déclaré.Photos PIERRE CÔTÉ, La Presse © Deux camionnettes ont été placées sur chacune des voies de la route 344, que bloquent des dissidents mohawks depuis hier midi.Dans l'ordre habituel : un campement de dissidents, le chef Steven Bonspille et le grand chef James Gabriel.44, côte du Palais, Vieux-Québec (Qc) G1R 4H8 Tél.: 418.692.1030 Fax: 418.692.3822 Courriel: admin@manoir-victoria.com renseignez-vous sur nos autres forfaits 1 800 463.6283 Forfait ski \u0001 1 nuit à l'hôtel pour 2 personnes \u0001 2 billets de ski pour une journée à l'une des 3 stations \u0001 Accès à la piscine intérieure, sauna et club santé À partir de 155$ PAR NUIT / MINIMUM 2 NUITS POUR 2 PERSONNES www.manoir-victoria.com Vieux-Québec u coeur du À partir de 165$ POUR 1 NUIT POUR 2 PERSONNES 3104200A Les ados albertains ne peuvent plus fumer en public Presse Canadienne EDMONTON \u2014 Depuis aujourd'hui, il devient illégal pour un adolescent albertain de fumer en public ou même d'être en possession de cigarettes.S'il est accusé en vertu de la nouvelle loi provinciale, un contrevenant peut écoper une amende atteignant 100 $.Le jeune pourrait aussi être forcé de suivre une thérapie ou être suspendu de son école.Wes Bellmore, porte-parole du service de police d'Edmonton, a déclaré que le corps de police ne dépensera pas de fonds supplémentaires pour faire respecter la nouvelle loi mais que, si un agent juge approprié de porter des accusations, ce sera fait.Le Roy Johnson, député à l'origine du projet de loi d'initiative parlementaire, est un ancien enseignant préoccupé par la consommation de tabac chez les jeunes.Également président de la Commission albertaine sur l'abus d'alcool et de drogue, il a affirmé que certains adolescents lui avaient dit qu'ils fumaient à cause de la pression de leurs camarades, et que s'il existait une loi leur interdisant de le faire, cela les aiderait.CORRECTION de la VUE au LASER Il les a pris au mot, a-t-il dit.DES SOINS DE QUALITÉ À UN PRIX ABORDABLE (514) 845-1515 Tour IBM, 1250 René-Lévesque Ouest (866) 366-2020 www.lasikmd.ca Nos frais incluent l'examen pré-opératoire, le traitement au LASIK et les suivis post-opératoires.Se termine le 30 avril 2003.Certaines conditions 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conflit l'opposant à l'Université de Montréal, notamment une journée d'étude, le report des examens, la retenue des notes, etc.\u201c Les membres du SGPUM sont, en conséquence, convoqué(e)s à une assemblée générale spéciale : LE MERCREDI 2 AVRIL 2003 À 12 H À LA SALLE K-500 DU PAVILLON PRINCIPAL DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL AUX MEMBRES DU SYNDICAT GÉNÉRAL DES PROFESSEURS ET PROFESSEURES DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (SGPUM) 2LP1101A0401 a11 mardi 01 avril 2LP1101A0401 ZALLCALL 67 22:30:38 03/31/03 B Georges Lopez, instituteur MARIE ALLARD GEORGES LOPEZ, l'instituteur de Jojo, Alizé, Marie et Olivier, a quitté son école de village, en Auvergne, pour s'aventurer dans une contrée où pas un petit ne saurait lui donner du « Monsieur ».Souriant derrière une barbichette poivre et sel, la voix grave et posée, la vedette d'Être et avoir \u2014 un documentaire de Nicolas Philibert qui a fait plus d'un million et demi d'entrées en France \u2014 est de passage à Montréal, dans le cadre d'un colloque sur les 40 ans du rapport Parent.L'occasion est idéale pour permettre à « l'instit » de prendre contact avec la « fraîcheur » \u2014 c'est lui qui le dit \u2014 du système scolaire québécois.Et surtout, de témoigner de la réalité d'enseignant en classe unique, but avoué de sa participation à Être et avoir.« Ça me paraissait très important qu'on puisse montrer que des enfants sont heureux à l'école, qu'ils y grandissent et qu'ils y travaillent bien, même si leur milieu peut sembler hostile, rude ou difficile, indique M.Lopez.La classe unique, très hétérogène, permet aux plus grands de devenir très autonomes, très responsables, si bien qu'ils n'ont rien à envier aux élèves des autres écoles.» C'est après avoir visité, sans coup de coeur, 120 classes multiâges que le réalisateur Nicolas Philibert est tombé sur M.Lopez et les enfants de l'école de Saint-Étiennesur- Usson.Devenus depuis des stars.« J'ai été complètement aspiré par le phénomène médiatique qui a suivi la sortie du film, constate l'instituteur, qui ne fait pas ses 56 ans.On m'a sorti de mon anonymat, mais sans me perturber, si bien que je suis resté le même bonhomme, quoi.Pour dire la vérité, c'est très gratifiant.» Pas toujours facile L'aventure n'est pas toujours aussi facile pour les enfants, particulièrement pour l'attachant Jojo, âgé de 4 ans lors du tournage.« Lui, c'est celui qui a sans doute le plus souffert, note son ancien prof.C'est un enfant que ses parents n'emmènent plus faire les courses, parce que les gens ne lui parlent que du film.C'est un peu lourd à porter.» Fils d'un immigré espagnol, M.Lopez a eu très tôt la vocation d'enseignant.« J'ai adoré l'école et j'ai eu la chance d'avoir une institutrice qui m'a donné le goût d'enseigner, dit-il.On aurait pu penser que ça me passerait, mais c'est resté.Dès que possible, j'ai fait des remplacements.C'est dans ces premières années, où j'ai dû me débrouiller seul, que j'ai tout appris.» D'abord professeur de français et d'espagnol dans les classes de collège, l'équivalent de nos premières années de secondaire, M.Lopez a choisi délibérément, en 1981, de gagner le petit village d'Auvergne qui allait être le sien pendant plus de 20 ans.Au départ, on a été surpris d'y accueillir un homme, aussi rare en France qu'au Québec dans l'enseignement primaire.Le nouveau maître a tout de même su s'imposer, avec une rigueur qui semble un brin surannée quand on connaît les méthodes pédagogiques d'aujourd'hui.« Un instit qui fait asseoir les élèves quand il veut, qui refuse qu'on l'appelle par son prénom, ça a surpris à la sortie du film », convient M.Lopez.L'instituteur explique qu'il pratique « la bonne distance entre autorité et affection, sans jamais tomber dans un excès ou dans l'autre ».Parce que les enfants en sont demandeurs, estime-t-il, surtout quand l'un ou l'autre de ces deux pôles font défaut dans leurs propres foyers.« Évidemment, il faut s'intéresser longuement aux enfants.Ça me fait d'ailleurs bondir quand on me dit qu'on manque de temps pour le faire.Je pense qu'il vaut mieux éviter de boucler désespérément un programme pour prendre le temps de laisser avancer les élèves.» Des solutions Que ceux qui n'ont pas besoin de la présence constante du maître prennent les devants, et que les autres se fassent aider, voilà les conseils de M.Lopez.« On peut instaurer des multiniveaux dans une classe qui ne l'est pas, de façon à faire progresser tout le monde.Ainsi, il n'y a pas de laissé-pourcompte, souvent à l'origine des problèmes de violence que l'on rencontre aujourd'hui.Un enfant pour qui ça ne s'est pas bien passé à l'école, ça va forcément donner quelqu'un qui ne va pas être en accord avec la société dans laquelle il vit.» S'il était ministre de l'Éducation, M.Lopez aurait deux priorités : donner une formation sur la relation prof-élèves aux futurs maîtres, et augmenter le budget de l'éducation.« On ne devrait pas avoir à faire des économies de bouts de chandelle, ni à limiter les occasions de faire découvrir le monde à nos élèves », indique-t-il.Jojo, Nathalie, Guillaume, Johann et les neuf autres élèves de M.Lopez ont eu droit, quant à eux, à tout un voyage scolaire.Ils ont, en effet, grimpé les marches du Palais des festivals lors du dernier Festival de Cannes.« Vous savez ce qu'ils sont retenu de Cannes ?demande leur instituteur.Qu'ils ont pu se baigner dans la mer, et qu'ils ont fait du manège.Les paillettes et tout ça, ce n'était pas leur truc, sauf les petites filles qui parlaient de leurs belles robes.Mais c'est normal, c'est une préoccupation féminine.C'est dans l'ordre des choses.Photo PIERRE McCANN, La Presse Georges Lopez, l'instit.AU VOLANT D'UNE SENTRA, ILS NE LE FONT PAS SOUVENT! SENTRA XE 2003 \u2020L'offre d'aucun paiement pendant 90 jours s'applique sur les modèles Sentra 2002-2003 pour les financements à l'achat et par les services NCFI uniquement.Aucun intérêt pour les premiers 60 jours à partir de la date de prise de possession du véhicule par l'acheteur.Après 60 jours, il doit payer mensuellement le capital et les intérêts selon les termes prévus au contrat.Location de 48 mois pour la Sentra XE 2003 « Option Plus » (C4GL53 BK00).Acompte ou échange équivalent de 995 $.Limite de 24 000 km par année avec 0,10 $/km extra.Premier versement (toutes taxes incluses) requis à la livraison.Assistance routière 24 h.Taxes, immatriculation, assurance et obligations sur pneu neuf en sus.Sur approbation du crédit.Taux de financement de 1,8 % à l'achat pour les termes jusqu'à 48 mois.Frais d'enregistrement RDPRM et frais du concessionnaire en sus sur toutes les offres de location et d'achat.Offre d'une durée limitée.Les concessionnaires peuvent vendre/louer à prix moindre.PDSF de la Sentra Sedan XE à boîte manuelle (C4GL53 AA00).Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Le modèle illustré est à titre indicatif seulement.Nissan, le logo Nissan, la signature « DÉCOUVRIR_ » et le nom du modèle Nissan sont des marques de commerce de Nissan.www.nissanmontreal.com www.nissan.ca 1 800 387-0122 Climatiseur Radio AM/FM stéréo 100 watts avec lecteur CD Siège du conducteur à 8 réglages Moteur 1,8L de 126 chevaux Pneus toutes saisons de 15 po Barres stabilisatrices avant et arrière Coussins gonflables Essuie-glaces à balayage intermittent Dossier arrière rabattable 60/40 Et beaucoup plus! Comptant initial de 995$ Transport et préparation inclus! 219$ /MOIS AUCUN PAIEMENT PENDANT 90 JOURS sur financement à l'achat\u2020 Location à partir de 0$ dépot de sécurité! 1,8%Financement à l'achat PDSF à partir de 15 798$ SAVIEZ-VOUS QUE LA PLUPART DES GENS N'AIMENT PAS FAIRE LE PLEIN D'ESSENCE?Acompte 0 $ 995 $ 1 495 $ 1 995 $ Mensualité 241 $ 219 $ 208 $ 198 $ 3124282A 2LP1201A0401 a12 mardi 2LP1201A0401 ZALLCALL 67 21:46:20 03/31/03 B Fabuleuse.Fameuse.Follement amusante.C'est la soirée Vénus beauté.RUE SHERBROOKE, ANGLE DE LA MONTAGNE (514) 842-5111 WWW.HOLTRENFREW.COM LES BILLETS SONT EN VENTE MAINTENANT! Le mercredi 23 avril, de 18 h à 21 h Rue Sherbrooke, angle de la Montagne Voici enfin le retour de notre fameuse soirée Vénus beauté! Un événement de divertissement sous le signe de la beauté.Au programme : les dernières tendances en matière de produits de beauté et de maquillage, des soins des mains et de la peau express et des démonstrations de blanchiment dentaire de Colgate Simply WhiteMC et bien davantage! 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inscrit une poursuite de 250 000 $ contre le Service correctionnel du Canada et les deux gardiens qui, selon lui, ont bousillé ses chances d'obtenir une libération conditionnelle en présentant un faux rapport d'enquête.Toute cette histoire tourne autour d'une rencontre que Desjardins aurait eue l'automne dernier avec Francesco Cotroni, un autre membre de la mafia montréalaise, lors d'une permission de sortie qui lui avait été accordée pour suivre une thérapie de groupe dans un établissement spécialisé de l'ouest de la ville.À l'instar de Cotroni, dont la libération conditionnelle a été révoquée à la suite de cette rencontre interdite, Desjardins nie tous les faits avec la dernière énergie.Depuis le début, il maintient avoir été en compagnie de son ex-femme.Aux prises avec des problèmes familiaux, celle-ci avait tenu à le voir ce soir-là, avant qu'il retourne au pénitencier.Le couple s'était rendu dans un restaurant St-Hubert de la rue Lajeunesse, dans le nord de Montréal.Dans sa requête déposée en Cour supérieure, Desjardins soutient avoir amplement démontré que l'enquête du Service correctionnel (SCC) avait été mal faite.Et, par conséquent, que les renseignements fournis à la Commission nationale des libérations conditionnelles (CNLC) étaient erronés.À l'appui de ses propos, il a déposé un rapport étoffé commandé à une firme privée, ainsi que les résultats d'un test polygraphique qu'un ancien policier a fait subir à son ex-femme.À en croire Raynald Desjardins et Francesco Cotroni, la confusion des enquêteurs du SCC \u2014 en outre, il n'y en a qu'un seul qui dit avoir vu ensemble les deux détenus \u2014 vient de ce que leurs amies de coeur possèdent toutes deux des fourgonnettes blanches à peu près semblables.En dépit des véhémentes protestations des deux célèbres détenus, le gardien qui les a dénoncés a maintenu sa version.Emprisonné depuis 1994, Desjardins, 52 ans, dit avoir perdu tous ses privilèges de sorties à cause des fausses allégations qui pèsent sur lui.La CNLC a aussi refusé de l'envoyer dans une maison de transition pour finir de purger la peine de 15 ans de pénitencier qui lui a été imposée pour son rôle clé dans une importation de 740 kg de cocaïne fomentée avec les Hells Angels de Québec, au début des années 90.Tout en réclamant 200 000 $ pour les préjudices moraux qu'il dit avoir subis, Desjardins exige 50 000 $ en dommages exemplaires.Comme Francesco Cotroni, il a porté devant la division d'appel de la CNLC la décision de celle-ci de le garder derrière les barreaux jusqu'à nouvel ordre.Sécurité renforcée au palais pour contenir les ardeurs d'un avocat Me Walter Sterling a plaidé avec vigueur et en utilisant de déroutants effets de toge pour défendre son client CHRISTIANE DESJARDINS IL EST PLUTÔT inhabituel au palais de justice de Montréal, qu'on renforce la sécurité dans une salle pour contenir les ardeurs d'un avocat.C'est pourtant ce qui s'est produit hier, alors que Me Walter Sterling plaidait avec une vigueur peu commune et de déroutants effets de toge, dans le cadre du débat sur la peine à imposer à son client, Michael Fidaroglou, déclaré coupable de tentative de meurtre.Fidaroglou, 39 ans, est ce voleur de banques notoire qui a tiré sur un client de la caisse populaire Saint-Simon-Apôtre, le 17 avril 1998, après s'être fait refuser l'argent par les employés.La victime, Claude Mailhot, avait 35 ans et un bel avenir devant lui.Il est aujourd'hui cloué dans un fauteuil roulant.N'eût été ce drame sous-jacent, le débat sur la sentence aurait été digne d'un vaudeville, hier, en raison de l'attitude de Me Sterling.« On nage dans une très grande tragédie », répétait théâtralement Me Walter Sterling, en adoptant tantôt une mine catastrophée, tantôt un air scandalisé.« Autant pour mon client, que pour M.Mailhot, on nage en pleine tragédie », répétait-il encore en marchant de long en large, et en tapant du pied.« Ça va être important qu'on arrive au bord bientôt », s'est impatienté le juge Gilles Garneau, à un certain moment.Dans cette affaire, le procureur de la Couronne, Pierre Garon, demande la prison à perpétuité pour l'accusé, qu'il a présenté comme un récidiviste irrécupérable, un type vicieux, dément et dénué de toute empathie, qu'il faut enfermer pour protéger la société.« On n'est pas dans Mickey Mouse ici », a bondi Me Sterling, en faisant valoir que la Couronne avait déjà laissé entendre qu'elle demanderait environ 20 ans de prison, et non pas la prison à perpétuité.C'est à ce moment que Me Garon a demandé à la cour de poster un constable spécial supplémentaire dans la salle.Au cas où il y aurait des débordements.Le fougueux avocat est d'avis que son client, qui cumulait les fonctions de voleurs de banque et d'étudiant brillant en administration à Concordia à l'époque, a commis une faute de parcours en tirant sur la victime, mais qu'il n'est pas foncièrement méchant.Ses problèmes, plaide-t-il, sont dus à son enfance malheureuse.« Dans ses antécédents, il n'y a jamais eu de violence comme ça.Il prenait 90 secondes pour faire un vol qualifié.Là, ça a pris plus que 90 secondes, ça criait dans la place, c'est devenu compliqué dans sa tête.Sa séparation d'avec sa mère, l'humiliation de son père, tout ça est revenu.Il est devenu vulnérable.» Selon Me Sterling, Fidaroglou s'est fait prendre à voler 10 drachmes (10 cents), alors qu'il n'avait pas encore 6 ans.Pour le punir, son père lui aurait mis une corde au cou, et lui aurait rasé la tête.Toujours selon Me Sterling, la mère de l'accusé l'a abandonné tout jeune, et son père l'humiliait constamment.« Tout se joue avant 6 ans.Je le sais, j'ai lu le livre », de s'exclamer l'avocat.Au début de l'audience, Claude Mailhot a lu une lettre au juge, dans laquelle il raconte comment sa vie a basculé le 17 avril 1998, après que la balle tirée par Fidaroglou eut atteint sa moelle épinière.Ce technicien en chauffage, sportif de nature, a dû renoncer à sa carrière, à ses loisirs habituels, à beaucoup de ses amis, et faire une croix sur la vie de famille qu'il envisageait.« Je voulais deux enfants.Faire l'amour est pour moi un souvenir.Je vois la pitié dans le regard des autres.» Par ailleurs, il éprouve toujours d'intenses douleurs.Le magistrat fera connaître sa décision mercredi.Rappelons que Mailhot a intenté une poursuite de six millions de dollars contre les caisses Desjardins, qu'il tient responsable en partie de ce qui lui est arrivé, en raison de sa politique imposée aux employée lors des vols de banque.Protégés par des vitres pare-balles, les employés ne doivent pas donner d'argent aux voleurs.La loi C-7 sur les jeunes contrevenants déroge à la Charte des droits CHRISTIANE DESJARDINS LA LOI C-7, qui apporte de substantielles modifications à la Loi sur les jeunes contrevenants et qui doit entrer en vigueur aujourd'hui, est constitutionnelle et conforme au droit international, mais elle viole la Charte des droits et libertés, vient de trancher la Cour d'appel.Cette violation touche deux éléments de la loi, soit celle des peines pour adultes qui pourront dorénavant être imposées à des adolescents de 14 ans et plus (au lieu des 16 ans et plus) dans le cas des crimes graves, et le fait que les tribunaux pourront permettre la publication du nom des accusés de 14 ans et plus une fois qu'ils auront été déclarés coupables, toujours dans les cas de crimes graves.Selon les juges de la Cour d'appel qui se sont penchés sur cette affaire, Michel Robert, André Brossard, Michel Proulx, Louise Otis et François Pelletier, ces deux dispositions portent atteinte à la liberté et à la sécurité psychologique des adolescents d'une façon non conforme aux principes de justice fondamentale, et ce faisant portent atteinte à l'article 7 de la Charte canadienne.L'atteinte vient du fait qu'il appartiendra maintenant à l'adolescent de démontrer pourquoi il devrait être exclu de ces dispositions, plutôt qu'à la poursuite de démontrer pourquoi l'adolescent devrait être visé.Rappelons que le projet de Loi C-7 avait été vertement critiquée par le Québec, tant par les péquistes que par les libéraux, qui estimaient que cette loi minait l'approche du Québec axée sur la réhabilitation des jeunes contrevenants plutôt que sur la sanction du délit.Il a été impossible d'obtenir la réaction des avocats de Québec impliqués dans ce débat, hier, mais il est probable qu'il se poursuivra, et se terminera, en Cour suprême. 2LP1302A0401 a13 mardi 2LP1302A0401 ZALLCALL 67 00:53:23 04/01/03 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1e r AVRIL 2003 A13 Débat: des moments forts PHOTO PC Bernard Landry, Jean Charest et Mario Dumont ont croisé le fer, hier soir, lors du débat des chefs.«La santé ou la souveraineté?» Landry-Charest.sur l'avenir du Québec Nous vous présentons ici deux extraits du débat des chefs présenté hier soir.BERNARD LANDRY : Bien monsieur Charest, vous m'avez déçu en matière constitutionnelle puis là c'est un souverainiste qui parle, mais un nationaliste québécois.Votre position constitutionnelle, quand elle est sortie, je ne veux pas vous bousculer, elle a été accueillie avec une froideur totale dans le reste du Canada et dans l'indifférence aussi complète au Québec.Vous êtes allé \u2014 et ça, ça m'a déçu profondément parce que vous êtes un successeur de Robert Bourassa \u2014 plus bas qu'Adélard Godbout.Alors moi la question que je vous pose : je crois que vous êtes d'accord avec le fait que le Québec forme une nation, je vous l'ai déjà entendu dire.Monsieur Dumont aussi d'ailleurs je le pense.Si je Québec forme une nation, voulez-vous m'expliquer pourquoi cette nation a le statut politique d'une simple province d'une autre nation ?C'est ça la question du Québec et je ne veux pas qu'on la mette sous le boisseau parce qu'on n'a pas l'énergie ou le courage d'en parler.Moi aussi je suis fatiguée de parler de souveraineté puis je cesserai d'en parler quand elle sera faite.C'est comme ça que j'interprète mon devoir.\u2014 JEAN CHAREST : Monsieur Landry.Monsieur Landry.\u2014 BERNARD LANDRY : Et vous, pourquoi ne parlez-vous pas de la question nationale ?En avez-vous parlé dans vos discours tout au long de la campagne ?Moi j'en ai parlé dans tous mes discours.\u2014 JEAN CHAREST : Ça m'a fait plaisir d'en parler d'autant plus que je suis très fier d'être Québécois.J'ai présenté effectivement une approche qui est très différente de la vôtre et que vous n'approuverez jamais.Avouez que vous n'approuverez jamais mon approche.Ça là-dessus on s'entend parce que vous êtes souverainiste, même si vous cherchez à le cacher.\u2014 BERNARD LANDRY : Je ne cache pas.\u2014 JEAN CHAREST : Mais aujourd'hui Jacques Parizeau qui est à Trois-Rivières disait ceci : l'ex-premier ministre a persisté et signé en attribuant à l'argent et au vote des communautés culturelles la défaite référendaire de 1995.Vous vous rappelez sa fameuse déclaration ?Étiez-vous en accord avec cette déclaration-là, vous ?Il a rappelé que 61 pour cent des francophones du Québec avaient voté Oui.Monsieur Parizeau estime que lorsqu'on vient si près du but, il est clair qu'on doit recommencer un processus référendaire.Êtes-vous en train de nous dire que vous êtes d'accord avec sa déclaration regrettable de la soirée du référendum qu'il était en train de répéter aujourd'hui même, Monsieur Landry.\u2014 BERNARD LANDRY : Sûrement pas.\u2014 JEAN CHAREST : Il est en train de nous diviser à nouveau et les Québécois.\u2014 BERNARD LANDRY : Sûrement pas.\u2014 JEAN CHAREST : .et les Québécois ne veulent plus un gouvernement qui nous divise.On s'est prononcé là-dessus en 80, on s'est prononcé en 95.À un moment donné il faut pouvoir passer à autre chose et oui je sais que le Québec peut faire mieux à la condition qu'il assume son leadership ce que vous ne ferez jamais vous parce que vous n'y croyez pas, mais moi j'y crois et j'ai l'intention à partir du 14 avril prochain de rassembler les Québécois.Pas les diviser comme Jacques Parizeau le fait aujourd'hui.Et si vous avez des principes, dès maintenant vous allez rappeler à l'ordre Jacques Parizeau, vous n'attendrez pas un instant de plus.\u2014 BERNARD LANDRY : D'abord.\u2014 JACQUES MOISAN : Monsieur Landry.\u2014 JEAN CHAREST : .pour qu'il permette, pour qu'il continue à diviser les Québécois.\u2014 BERNARD LANDRY : Il n'y a jamais personne qui a fait un consensus semblable à celui que j'ai fait avec les autres premiers ministres.D'habitude c'était le Québec.\u2014 JEAN CHAREST : Vous ne répondez pas à la question.Êtes-vous d'accord avec Jacques Parizeau ?\u2014 BERNARD LANDRY : Je n'ai jamais été d'accord avec quelque déclaration qui puisse heurter quelque segment de la population québécoise qui est multi-ethnique.\u2014 JEAN CHAREST : Vous n'êtes pas d'accord avec Jacques Parizeau.Bon.Alors vous n'êtes pas d'accord.\u2014 BERNARD LANDRY : Et qui est fière quand même de sa culture et de sa langue.Mais si.je vais vérifier, la déclaration de Parizeau est absurde, la vôtre quand vous dites que je cache le fait que je sois souverainiste l'est plus encore.Soyons sérieux.\u2014 JEAN CHAREST : Vous cachez votre agenda.\u2014 BERNARD LANDRY : Ça fait 30 ans et plus qu'avec des millions de personnes.Il nous a manqué 30 000 votes au référendum.On avait 50 pour cent des voix.\u2014 JEAN CHAREST : Vous cachez votre agenda, Monsieur Landry.\u2014 BERNARD LANDRY : Il y a des millions de gens là qui nous écoutent et qui sont souverainistes autant et plus que moi.\u2014 JEAN CHAREST : Monsieur Landry, je peux tu vous poser une question ?Je peux tu vous poser une question ?C'est quoi votre première priorité vous le lendemain ?Est-ce que c'est la santé ou la souveraineté ?\u2014 BERNARD LANDRY : Bien j'ai montré ce que je pouvais faire comme priorité.J'ai géré le Québec comme.\u2014 JEAN CHAREST : Êtes-vous capable de répondre à la question ?C'est tu la souveraineté ou la santé ?\u2014 BERNARD LANDRY : .jamais vous n'avez pu le faire.L'économie n'a jamais aussi bien.\u2014 JEAN CHAREST : Vous ne répondez pas.\u2014 BERNARD LANDRY : .tourné, le déficit est à zéro.\u2014 JEAN CHAREST : Vous ne répondez pas.\u2014 BERNARD LANDRY : .si on peut mettre de l'argent en santé.\u2014 JEAN CHAREST : Vous ne répondez pas.Vous ne répondez pas.\u2014 BERNARD LANDRY : .c'est parce que nous sommes prospère.Vous voulez qu'on divise la vie nationale comme un saucisson.\u2014 JEAN CHAREST : Vous ne répondez pas.\u2014 BERNARD LANDRY : Oui ! Je vous réponds, mais vous ne m'écoutez pas.\u2014 JEAN CHAREST : Est-ce que c'est la souveraineté ou la santé ?\u2014 BERNARD LANDRY : On ne divise pas l'avis d'un peuple, dire économie, santé, travail, question nationale.\u2014 JEAN CHAREST : Vous ne répondez pas.\u2014 BERNARD LANDRY : Je travaille sur tout en même temps.Je suis au service du Québec.C'est l'histoire de ma vie.(.) «Ce qui m'inquiète, c'est l'anarchie» Landry-Dumont.sur les bons d'études MARIO DUMONT : Oui, Monsieur Landry, vous m'avez épaté tout à l'heure quand vous avez parlé, en parlant du jeu, que c'est une liberté de choix, c'est pas la plus belle de notre société.\u2014 BERNARD LANDRY : C'est vrai.\u2014 MARIO DUMONT : Mais nous on veut en proposer de plus belles.Notamment, donner, en matière de service de garde, d'élargir la gamme des choix.De permettre qu'il y ait une plus grande variété de choix qui existe.Que le bon de garde puisse s'appliquer aux garderies privées, à des gens qui veulent avoir une gardienne à la maison.Puis qu'on respecte le choix, dans certaine familles, on décide qu'un des deux conjoints demeure à la maison, qu'on respecte ce choix-là puis soit transférable en allocation familiale.On pense que c'est une erreur.C'est bien de développer un réseau public, le réseau des centres de la petite enfance.On pense que c'est une erreur que l'État décide à la place des parents qu'il y a un modèle, un choix qui est bon, et que les autres vont devoir comme être punis, hein, par l'État.Il me semble que c'est dépassé, il me semble que c'est fini cette vision de l'État un peu paternaliste qui décide à la place des gens ce qui est bon dans leur vie.Je ne vous suis pas là-dessus.Je pense que ce serait une bien plus belle liberté de choix, celle-là, à donner aux parents, que les jeux puis les vidéopokers partout dans les quartiers défavorisés.\u2014 BERNARD LANDRY : Oui mais, monsieur Dumont, le jeu, c'est pas ce qu'il y a de plus beau sur la terre, mais il faut faire attention, là.Parler des Québécois qui jouent.Moi, je me méfie de ceux qui disent aimer le peuple et qui n'aiment rien de ce que le peuple aime.C'est dans ce sens là que je disais que c'est la liberté.Si les Québécois veulent s'adonner au bingo.Il y a des gens qui rient des personnes âgées qui vont au bingo.Bien moi je ne ris pas : c'est un loisir.Mais là on est quand même dans des choses importantes, mais des épiphénomènes par rapport à vos bons d'études.Vos bons d'études, là, qui sont tellement critiqués qu'ils le sont par les parents, par les institutions privées, par les commissions scolaires.C'est un concert unanime et mérité que vous vous êtes attiré.C'est une idée rétrograde qui fermerait 400 écoles au Québec.C'est une idée qui ferait qu'on aurait des regroupements à base religioso-ethniques qui nuiraient à l'intégration du peuple québécois des immigrants et des immigrantes en particulier.Et puis, c'est une idée fondamentalement injuste sur le plan social et vous le savez.Comment se fait-il que personne ne vous ait appuyé dans cette idée et que vous continuiez à la défendre ?C'est une chose qui m'étonne de votre part.\u2014 MARIO DUMONT : C'est très intéressant, on croit beaucoup à ça et faites très attention.Pourquoi, là, tout ces gens qui sont dans le système ne nous appuient pas ?C'est pas très compliqué.On prend l'argent puis on la redonne directement aux parents.On la fait entrer par la base dans le système de l'éducation.Évidemment, tout le monde qui sont dans le système, ils perdent un pouvoir, on retourne ce pouvoir là aux parents.Je vais vous dire deux choses importantes.La premières c'est.Bon, dans les modalités, vous amenez des opinions, je peux comprendre ça.Ce qui m'inquiète plus, c'est qu'au fond des choses, en matière de service de garde comme en matière d'école, ça semble vous fatiguer qu'on redonne le pouvoir aux parents.Vous vous opposez systématiquement quand on redonne du pouvoir et de la liberté de choix aux gens.Une autre chose que je veux vous dire, moi j'ai vu un cas, dans mon bureau de comté, des parents dont les enfants sont dysphasiques.Des problèmes, ils auraient besoin d'aide à l'école.Vous savez très bien que l'argent, là, elle est partie dans le ministère puis elle est descendue à la commission scolaire, puis les parents ils n'ont pas.Non, non, l'argent pour le service, là, elle est descendue dans le système et elle s'est perdue et les n'en ont pas.Moi je veux que l'argent, je veux que l'argent, je veux que le système ne puisse.\u2014 BERNARD LANDRY : Monsieur Dumont, c'est pas la liberté.C'est pas la liberté.\u2014 MARIO DUMONT : Laissez-moi juste terminer une phrase.Je ne veux plus que le système puisse gober l'argent sans donner du service aux gens et ça, vous savez très bien que c'est ce qui existe présentement.Les gens attendent et le système gobe l'argent.\u2014 BERNARD LANDRY : C'est pas la liberté qui m'inquiète.La liberté ne m'inquiète pas, au contraire, c'est l'anarchie.Et c'est ce que vous proposez avec vos bons d'études. 2LP1402A0401 a14 mardi 2LP1402A0401 ZALLCALL 67 00:55:22 04/01/03 B A14 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1er AVRIL 2003 Enfin, la campagne! a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a La première vertu du débat des chefs d'hier, c'est d'avoir remis le débat électoral au coeur des préoccupations des citoyens québécois.Il faut bien l'avouer, jusqu'ici, cette campagne était passée presque inaperçue en raison des événements tragiques qui se déroulent en Irak.Cette prédominance était naturelle : ce qui se passe là-bas pourrait être déterminant pour l'avenir du monde.Mais il reste qu'il aurait été malsain que cette campagne électorale \u2014 déterminante, elle, pour l'avenir du Québec \u2014 se fasse quasiment en privé.Le débat d'hier en a été un de qualité.Il a permis aux Québécois de prendre connaissance des programmes des partis, de mieux jauger les capacités des chefs, de faire un bilan des neuf années de gouvernement du Parti québécois.D'abord et avant tout, les débats sont affaire de chefs.Nous avons vu hier soir, encore une fois, que Bernard Landry est un homme de conviction, d'intelligence, de culture.Nul doute qu'il maîtrise ses dossiers à la perfection, ce qui lui permis, par exemple, de bien se sortir du débat sur la santé.Quant à la personnalité du président du Parti québécois, elle sera apparue sous un jour plus crû que celle qu'ont fabriquée ses faiseurs d'image.Jean Charest a mis à profit sa grande expérience des débats pour livrer hier soir une performance sans faille.Sa connaissance des dossiers, son calme, la sincérité de ses convictions devraient lever une fois pour toute l'hypothèque qu'il traîne depuis cinq ans auprès des électeurs francophones.Cela ne fait plus de doute aujourd'hui : comme le dit le slogan des libéraux, Jean Charest est prêt.Face à ces deux politiciens aguerris, compétents, capables de diriger le Québec, Mario Dumont, il faut bien le dire, ne faisait pas le poids.La vision qu'il défend est certainement cohérente.Elle a contribué à susciter des débats essentiels, qu'il ne faudra pas esquiver.Mais le chef de l'ADQ semble manquer de substance, de profondeur, et ni son effronterie ni son sourire ne parviennent à masquer ces faiblesses.\u0001 \u0001 \u0001 Les échanges les plus vifs de la soirée ont porté sur l'avenir politique du Québec.Ici, M.Charest a atteint son objectif : faire connaître à la population le « plan de transition » vers la souveraineté que le Parti québécois a discrètement inclus dans sa plateforme électorale.Bernard Landry ne cache pas ses convictions souverainistes, il ne l'a jamais fait, il ne l'a pas fait hier soir.Cependant, préoccupé de séduire les fédéralistes, il n'a pas crié sur les toits qu'une fois réélu, son gouvernement lancerait une vaste opération destinée à souffler les appuis à la souveraineté.Hier soir, le chat est sorti du sac.Le chef libéral a embarrassé son adversaire péquiste en citant un rapport de presse sur une déclaration que Jacques Parizeau aurait faite à Trois-Rivières.Il y aura débat aujourd'hui sur le sens exact des propos de l'ancien premier ministre, mais à la lecture de la transcription disponible hier soir, il semble que tout en admettant que ses propos de 1995 (« l'argent et les votes ethniques ») étaient « malheureux », M.Parizeau n'ait rien renié quant au fond.Quoi qu'il en soit, nous ne sommes plus en 1995, mais en 2003.Ce débat des chefs a sonné le début véritable de la campagne électorale.Malgré leurs inquiétudes légitimes relatives à la guerre, les Québécois devront faire de leur mieux pour porter attention à ce sprint.Car le choix qu'ils auront à faire le 14 avril sera aussi important que difficile.Jean Charest a mis à profit sa grande expérience des débats pour livrer hier soir une performance sans faille.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Débat: des réactions à chaud Un prétendant sérieux JE CROIS que M.Charest s'en est très bien sorti, démontrant qu'il est un prétendant sérieux au « trône ».Je crois qu'il est celui qui a le mieux tiré son épingle du jeux.ANDRÉ GAUTHIER Rimouski Plus tard, la souveraineté! EST-IL si difficile de comprendre l'absence de (non-)position de l'ADQ sur la question constitutionnelle ?Est-il si difficile de se dire qu'il y a des questions prioritaires à traiter avant de se poser la question de la souveraineté ?Rendre le Québec plus solide économiquement, améliorer le sort de tous, cesser de défendre un système de santé à zéro vitesse qui ne fonctionne pas, cesser de gaspiller sans contrôle l'argent des payeurs de taxes et baisser les impôts sont des questions à régler avant de parler de référendum.(.) J'ai beau être complètement favorable à l'idée d'une nation québécoise, je ne considère pas pour autant que c'est la question importante à l'heure actuelle : il y a avant tout une politique intérieure à mener.on parlera de souveraineté quand tout ira bien au Québec.PHILIPPE RIONDEL Manque d'imagination C'EST TOUT simplement un manque d'imagination que de revenir sans cesse avec les propos de M.Parizeau.M.Landry et la très grande majorité des souverainistes n'endossent pas cette accusation.Que dire de plus ?Pourquoi M.Charest et M.Dumont y portent-ils tant d'attention ?À moins que ce ne soit parce qu'ils ne trouvent rien à dire en ce moment sur les bienfaits d'un Canada uni.PASCALE BERTHIAUME Propos étonnants J'AI ÉTÉ étonné d'entendre M.Charest de demander de ne pas voter pour l'ADQ ! Il y avait justement un article dans La Presse d'hier qui indiquait que, selon les sondages, la majorité des votes perdus de l'ADQ se retrouvaient pour le Parti québécois ! Alors pouquoi demander de ne pas voter pour l'ADQ ?STÉPHANE LEFEBVRE Montréal Dumont gagnant J'AI ÉCOUTÉ attentivement le débat des chefs.Malgré la tendence qui semble vouloir se dessiner dans les premières analyses à la télévision, je crois que Mario Dumont en est sorti grand gagnant.Premièrement, Bernard Landry n'a pu, tout au long du débat, contenir ses émotions, et n'a cessé d'interrompre ses interlocuteurs.Deuxièmement, M.Dumont fut respectueux pendant tout le débat et n'a pas cherché à questionner les autres chefs sur des détails, mais bien sur des grandes lignes, ce qui intéresse beaucoup plus la masse, rivée sur leur petit écran.Certains analystes vénèrent l'intensité de M.Charest.Je crois que cette intensité était mal placée, alors qu'il est rapidement entré dans le jeu de M.Landry.Je ne suis pas d'accord avec les principales idées de M.Dumont et de son parti.Par contre, je crois qu'il a réussi à redorer son image au cours de ce débat, étant de loin le plus poli, le plus respectueux et le plus à l'écoute des autres.Je doute qu'un débat ne serve à concevoir de nouvelles idées.Par contre, il aide à propulser sa cote de popularité, et à mes yeux, c'est Mario Dumont qui m'a paru le plus à l'aise avec la gestion du stress, avec la notion de respect et, par le fait même, avec la notion d'intensité.bien placée.ALEXANDRE LUSSIER Bravo, M.Charest! JE CROIS que M.Charest est le chef de parti qui remporte la palme ce soir et je suis tres fière de lui.BRAVO.MONIQUE CREVIER Je ne suis plus indécis J'ÉTAIS indécis avant le débat, mais je ne le suis plus.Comme il faut un gagnant, je proclame M.Charest comme gagnant.J'hésitais entre M.Landry et M.Charest, mais à la suite du débat, Charest à bien performé et a paru plus crédible que Landry.Quant à M.Dumont, il m'a déçu, je vais donc voter libéral, même si j'ai toujours voté PQ.BERNARD LAVALLÉE Le pilote, le navigateur et le passager C'EST L'IMAGE que je retiens du débat des chefs.M.Landry a pris le volant pour ne plus le céder.Comme il connaissait très bien la voiture et la route, il a fait un parcours sans faute.Mario Dumont m'est apparu comme étant un habile navigateur à côté du conducteur en chef.Il a suggéré au pilote des initiatives nouvelles pour une meilleure course.M.Charest, quant à lui, est resté assis sur le siège arrière, un peu décontenancé et déstabilisé par l'adresse du pilote et le génie du navigateur.De plus, notre navigateur, en l'occurrence M.Dumont, a non seulement fait preuve d'ingéniosité durant la course, mais il a aussi réussi par son sourire et son calme à assainir le climat tendu et par trop solennel et il a créé une ambiance cordiale malgré l'enjeu.M.Landry a mis à profit sa longue expérience, se permettant même à l'occasion d'adopter l'attitude du bon vieux conducteur expérimenté.« Écoutez bien ceci ! » dit-il.Il a franchi la ligne d'arrivée le volant haut dans les mains.YVES DESLAURIERS Prévost Match nul Le débat est un match nul.Le débat était très intéressant et les échanges très pertinents.Landry avait beaucoup à perdre, mais il a habilement repoussé les critiques.Jean Charest était très agressif et déterminé.Il s'est heurté au roc Landry à de nombreuses reprises, mais a réussi à déstabiliser Dumont.Dumont a réussi une chose importante : il est parvenu à se détacher des deux autres candidats et à expliquer ses politiques.Je pense que l'effet de ce débat aura été d'informer la population sur les programmes.On ne peut pas dégager de grand vainqueur ou de grand perdant.GUILLAUME BRIÈRE-GIROUX Photo PC L'animateur du débat, Jacques Moisan, devant ses trois invités.Voyages meurtriers k g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Le médecin ne se sentait décidément pas bien, mais il avait tout de même décidé de se rendre au mariage de sa nièce dans un hôtel de Hong Kong.La vieille dame d'origine chinoise, qui visitait sa famille dans la même ville, aurait habité chez eux n'eût été d'un forfait offert par sa compagnie aérienne.L'homme d'affaires américain, quant à lui, venait de conclure un voyage professionnel.Une brève rencontre dans l'ascenseur du luxueux hôtel Métropole leur aura été fatale : quelques éternuements auront permis à un dangereux virus de commencer un voyage meurtrier autour du monde.La progression fulgurante du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) nous montre à quel point le monde qui nous entoure est devenu minuscule.Les modes d'élevage du bétail dans la région agricole du Guangdong, dans le sud de la Chine, ont eu des répercussions jusque dans les hôpitaux de Toronto.Le SRAS serait en effet un virus « mutant » qui, comme avant lui le sida, s'est d'abord attaqué aux animaux.Au fil des contacts quotidiens entre les espèces, la maladie a cependant trouvé une nouvelle proie, l'humain, qui a la particularité de se déplacer très rapidement d'un pays à l'autre par la voie des airs.Le médecin qui assistait à un mariage à l'hôtel Métropole travaillait justement dans un hôpital du Guangdong, où les premiers cas de SRAS sont apparus dès le mois de novembre.Quelle a alors été la réaction de la Chine ?Aucune.Jusqu'en février dernier, fidèle à des réflexes malsains de contrôle, le pays a obstinément nié tout problème.Ce n'est que la semaine dernière que l'Organisation mondiale de la santé a eu le feu vert pour se rendre à l'épicentre de l'épidémie.Entre-temps, le SRAS a fait 57 victimes, contaminé 1700 personnes à travers le monde et entraîné la mise en quarantaine de milliers d'autres.La funeste rencontre de l'hôtel Métropole, à elle seule, a entraîné la propagation du SRAS dans plusieurs pays.De l'avis des experts de l'OMS, le SRAS constitue « le plus grand défi de leur histoire ».Ils ont bien sûr jugulé d'autres épidémies, comme l'Ebola, mais aucune ne s'était répandue aussi vite dans un si grand nombre de pays.Même si la saga meurtrière est loin d'être terminée, les scientifiques estiment déjà qu'elle constitue une sorte de répétition générale pour le vrai scénario d'horreur : une nouvelle souche de grippe.La dernière épidémie, en 1918, avait tué 20 millions de personnes.Pour prévenir la répétition d'un tel drame, il faudra rapidement tirer des leçons de l'expérience du SRAS.À partir du moment où l'OMS a émis une alerte mondiale, les pays touchés, comme le Canada, ont rapidement pris des mesures d'urgence qui pourraient avoir limité la propagation du virus.Les meilleurs experts des quatre coins du monde travaillent encore de concert afin de mettre au point un remède.Mais pour que les alertes de l'OMS aient l'efficacité optimale, il faut qu'elles surviennent tôt.Or l'OMS n'a pas le pouvoir d'obliger un pays à laisser entrer ses experts.Combien de victimes auraient pu être épargnées si la Chine avait accepté plus tôt d'ouvrir ses frontières ?En cette époque où les maladies voyagent aussi vite que les avions, il faudrait se demander si l'OMS ne devrait pas être dotée de davantage de pouvoirs.Car, audelà de la souveraineté de chaque pays, c'est la santé mondiale qui est en jeu. 2LP1502A0401 a15 mardi 2LP1502A0401 ZALLCALL 67 00:42:23 04/01/03 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1e r AVRIL 2003 A15 Un débat de qualité, qui grandit notre démocratie Le courage d'une vision à long terme JOSEPH FACAL L'auteur est président du Conseil du Trésor au sein du gouvernement Landry.Il quittera la vie politique à la fin du présent mandat.N'EN DÉPLAISE aux cyniques, j'ai beaucoup aimé ce débat.Oui, je le sais, il risque de ne pas peser lourd le 14 avril.Mais le ton fut digne quoique vigoureux, chacun avait fait ses devoirs, et les attaques personnelles furent réduites au minimum.À aucun moment, je n'ai senti M.Landry en réelle difficulté.Son bilan était un atout plutôt qu'un handicap.Sur les finances publiques, il déclassait ses adversaires.Sur la santé, ses lignes de défense étaient aussi étanches que possible.Les échanges sur la Caisse de dépôt n'ont rien fait sortir de neuf.Questionné sur des propos prêtés à M.Parizeau, il fut impeccable.Le dosage entre sa combativité naturelle et le ton qui sied à sa fonction était au point.Il avait l'air d'un premier ministre.L'aptitude à rester concentré sur son message est une des belles qualités de Jean Charest.Mais pour marquer de vrais points hier soir, il aurait fallu qu'il trouve du nouveau.Or, toutes ses attaques avaient déjà été entendues mille fois et M.Landry les voyait venir de loin.Dire que les gens ont « peur de se faire soigner » est une grossière exagération.Il fut excellent face à Mario Dumont sur la sécurité d'emploi des fonctionnaires.Cette absurde position sur les défusions, qu'il s'est senti obligé de justifier sans même avoir été interrogé, le hantera jusqu'à la fin.Pour stopper sa glissade, Mario Dumont devait hausser le ton sans sombrer dans les attaques personnelles.Globalement, il a obtenu la note de passage, mais il est sans doute trop tard pour espérer mieux qu'une poignée de sièges.J'ai aimé qu'il aborde franchement et d'entrée de jeu ses récents déboires.Il est vrai aussi que les conséquences dramatiques du vieillissement de la population ont été jusqu'ici absentes de la campagne.Il traînera longtemps comme un boulet son discours de Toronto, véritable capitulation constitutionnelle.Pour convaincre les Québécois qu'on peut diriger le Québec, il faut du coffre, une carrure, une solidité que M.Dumont aura peut-être un jour, mais pas tout de suite.Bref, un débat de qualité, qui grandit notre démocratie.Mais je n'ai rien vu ni entendu hier soir qui réduira la forte avance du PQ chez les francophones.Qui a gagné le débat?Nos trois analystes de la campagne électorale livrent ici leurs premières impressions du débat.GUY LAFOREST L'auteur est président de l'ADQ et candidat de ce parti dans Louis-Hébert.ISSU D'UN milieu rural, formé en sciences économiques et soucieux de l'avenir du Québec, M.Mario Dumont est resté fidèle à lui-même lors du débat des chefs de la campagne 2003.Comment envisager avec espoir l'avenir du Québec ?En s'expliquant sur cette question, M.Dumont n'a pas fait miroiter la voie de la facilité à l'électorat.Bien au contraire.La société québécoise est vieillissante et endettée.Plutôt que de tomber dans l'alarmisme ou le misérabilisme, M.Dumont s'est appuyé sur ces réalités pour proposer un nouveau défi aux Québécois : la rénovation de leur État et de leur société.Quel modèle pour l'État ?Plus de services directs, moins d'organismes, lutte contre le tablettage.Quelle vision de la santé ?Briser un tabou et permettre, dans le respect des acteurs et sans compromettre l'équité, que la contribution du privé vienne s'ajouter au système public.Quel regard sur nos familles ?M.Dumont a su rappeler qu'il n'a pas découvert cette préoccupation quelques semaines avant les élections.Il a marqué des points en étant le seul des trois chefs à se soucier du sort des aînés et en critiquant de façon cohérente l'État paternaliste.Sur la question de l'avenir du Québec, il faut retenir la cacophonie du débat Landry-Charest.Calmement, M.Dumont a réitéré sa fidélité première envers le Québec, au nom de laquelle il souhaite l'avènement d'un gouvernement responsable capable de gérer en intégrant les intérêts à long terme de notre patrie.J'écoutais ce débat avec des membres de mon comité électoral.Nous étions fiers de notre chef.Nous avons apprécié la dureté de l'épreuve pour les trois leaders.Chacun y jouait une part importante de son destin politique.Dans tout débat, il y a le fond et la forme.M.Landry lisait beaucoup et parlait trop vite.M.Charest, bien préparé, a voulu trop en faire en parlant à M.Dumont comme s'il était son professeur d'école.Le Mario Dumont du débat, ce fut celui que tout le monde connaît à l'ADQ : il regarde les gens droit dans les yeux en leur parlant dans une langue correcte et accessible.Un gouvernement de l'ADQ rééquilibrerait la société québécoise en accordant la priorité aux personnes, à leur dignité et à leurs choix.En gardant le sourire, sûr de lui-même sans être suffisant, Mario Dumont a invité hier les Québécois à faire la politique de la responsabilité.Photo PC Jean Charest Mission accomplie JOHN PARISELLA Ancien chef de cabinet de Robert Bourassa, l'auteur est analyste politique.CERTAINEMENT, le débat d'hier marque un second départ pour la campagne 2003.Les trois chefs ont offert une prestation digne d'une démocratie saine et vigoureuse.Les convertis de chacun des partis ont tous, et j'en suis profondément convaincu, été ravis de la performance de leur chef respectif.De leur côté, les indécis et les électeurs « flottants » ont pu prendre la juste mesure de ceux qui aspirent à nous gouverner pour les prochaines cinq années.Un beau débat ! Les préparatifs minutieux des chefs ont porté leurs fruits.À peine sortis du débat, les porte-étendard de chacun des partis clamaient bien haut leur chef grand gagnant.C'est de bonne guerre.L'expérience de Bernard Landry l'a bien servi.Malgré une campagne difficile et son jeune âge, Mario Dumont a de nouveau fait la démonstration qu'il demeure un homme politique aguerri.Jean Charest avait trois cibles bien précises hier : d'abord, bien sûr, les indécis, surtout les francophones ; ensuite, cet électorat « flottant » qui s'apprête à voter PQ sans trop de conviction et qui n'appuie pas la souveraineté ; et finalement, les fédéralistes de l'ADQ qui, inquiets de la tenue d'un éventuel référendum sur la souveraineté advenant la réélection du PQ, se questionnent sur l'utilité de laisser passer le PQ.N'a-t-il pas déclaré d'entrée de jeu que, selon lui, un vote pour l'ADQ est un vote pour le PQ ! Il est intéressant de noter que MM.Landry et Charest ont utilisé la même manoeuvre afin de désamorcer des dossiers qui leur sont litigieux.Jean Charest est allé au-devant des coups, en précisant sa position sur les défusions municipales dès son allocution d'ouverture.De son côté, Bernard Landry n'a pas craint de provoquer Jean Charest lors du segment sur les finances publiques en lui lançant un bien senti : « Posez-moi des questions sur la Caisse de dépôt ! » Globalement, Jean Charest a forcé l'attaque et a marqué des points.Hier, il a de plus ouvert un nouveau front : le front référendaire.Il a fait admettre à Bernard Landry sa réelle intention de poursuivre sa démarche référendaire.Dix jours avant le vote, Jean Charest se retrouve donc en bonne posture.Son objectif ultime reste de transformer la bonne tendance des derniers jours en un « si la tendance se maintient.» pour le soir du 14 avril.Hier, Jean Charest devait s'adresser à ses trois cibles avec assurance et conviction, ce qu'il a fait avec brio.Mission accomplie.PHOTO PC Mario Dumont PHOTO PC Bernard Landry LA BOÎTE AUX LETTRES Landry opportuniste LE GRAND gagnant, à mon avis, c'est Jean Charest.Le Charest que l'on a connu lorsqu'il était au fédéral.Bravo à Mario Dumont pour avoir suscité des débats d'idées et chou à M.Landry pour son opportunisme (semaine de 4 jours, entre autres, alors que les entreprises n'ont pas encore digéré la réforme des normes du travail).MARCEL GÉLINAS Monsieur Dumont : à la prochaine.BRAVO À Monsieur Dumont qui propose une nouvelle vision du Québec.Il annonce les courants de changements attendus par les Québécois : révise la gestion des services quant à la réduction de la taille de l'État et quant à la réduction des impôts, il transfert aux citoyens des responsabilités vis-à-vis leurs besoins de services de santé et d'éducation, il planifie la santé financière du gouvernement par le développement de nos ressources électriques et le remboursement de nos dettes.Monsieur Dumont ne sera pas le prochain premier ministre mais il sera le suivant.Donnons-lui la chance de bâtir son parti et son équipe.Bravo à Monsieur Landry qui a su rééquilibrer les finances publiques et faire progresser l'économie de façon dynamique.Vos intentions se révèlent valables mais l'étiquette de « taxeur » y est collée.DANIEL DESAUTELS Repentigny Charest haut la main VOICI MA réaction au débat des chefs.Jean Charest était très à l'aise et a tout fait à mon avis ce qui était humainement possible dans les circonstances pour chercher le maximum d'appuis.La première demi-heure a été décisive, il transcendait ses adversaires.Puisque c'est là qu'il y avait un maximum de cotes d'écoute, il a bien fait.De plus, j'ai été estomaqué de voir qu'il n'a reçu aucune attaque sur les défusions.C'était là son principal talon d'Achille.Mario Dumont a opté pour ne pas lire son texte, mais cela a donné lieu à quelques hésitations ce qui ne donne finalement pas vraiment mieux que la formule équilibrée de Charest.Son moment fort a été la remarque sur le fait que le ministre de la Santé est comptable en terrains d'aviation contrairement à ses conseillers médecins.Bernard Landry lisait son texte.Pire, il avait un débit trop rapide et coupait ses syllabes au couteau, digne d'un militaire.Loin de l'image paternaliste qu'il présente en entrevue.Son discours d'ouverture n'a fait aucunement mention de la souveraineté.Bref, Charest est clairement victorieux.FRANCIS LAURIN Laval « L'indignation n'est pas un argument » J'AI TROUVÉ l'attitude de monsieur Charest complaisante envers monsieur Dumont.Il le traitait comme un petit garçon.Son non-verbal m'agressait continuellement.Une dose d'agressivité qui ne le servait pas à mes yeux.Monsieur Landry avait à défendre les options de son parti durant son mandat.C'est un homme poli qui n'a pas besoin d'avoir toujours l'air indigné à chaque fois qu'il ouvre la bouche comme ça été le cas pour monsieur Charest.L'indignation n'est pas un argument.Quant à monsieur Dumont, il n'est vraiment pas prêt à assumer le rôle de premier ministre.ANDRÉ CÔTÉ Il a réponse à tout NOUS AVONS été témoins d'un premier ministre qui a réponse à tout sans répondre en noyant ses réponses dans une langue volontairement floue ; et nous avons découvert un Jean Charest capable d'être cinglant et déterminé, mais trop poli et policé devant un Landry qui affiche toujours sa superbe de « prof » non contesté, mais ô combien contestable ! Quant à Dumont.ce sera pour la prochaine fois.ANTOINE GODBOUT Vous voulez nous écrire ?forum@lapresse.ca 2LP1601A0401 2LP1601A0401 ZALLCALL 67 22:04:25 03/31/03 B Les pompiers adoptent des moyens de pression hauts en couleur SOPHIE ALLARD ARTISTES OU vandales, les pompiers de Montréal ?À la vue des quelque 200 camions de pompiers de la Ville tout tachés de gouache verte, de jaunes d'oeufs et de graffitis, les citoyens sont à même de se le demander.Depuis samedi, les pompiers affichent ainsi leur mécontentement à l'endroit de l'administration de Gérald Tremblay, qui se promet bien de faire payer les coupables.« Les pompiers en ont ras le bol, affirme le président de l'Association des pompiers de Montréal, Gaston Fauvel, qui entend demander l'arbitrage.La Ville manque de bonne foi et le conflit actuel, malgré les séances de médiation, s'envenime de plus en plus.» Une enquête a été ouverte par la Ville et des mesures disciplinaires seront prises, a prévenu hier Peter Yeomans, responsable de la sécurité publique au comité exécutif, qui a qualifié ces nouveaux moyens de pression d'« inacceptables », voire de « répugnants ».Deux pompiers ont été suspendus pour une période indéfinie tandis que les lieutenants et capitaines responsables seront interrogés au cours des prochains jours.« Un camion vert roule aussi vite qu'un camion rouge, tient à souligner M.Fauvel.Jamais le service à la population n'a été touché.» Il n'y a pas que le nouveau style des camions qui choque l'employeur.Selon la Ville, des camions se sont récemment rendus chez M.Yeomans pour y faire hurler leurs sirènes pendant une heure, des pompiers ont publié dans les journaux des petites annonces invitant les lecteurs (sous un faux prétexte) à composer après 23 h le numéro de téléphone du chef des pompiers, ils ont subtilisé un ordinateur et ont empêché leurs confrères des anciennes villes de banlieue de suivre une formation de mise à niveau.« Nous n'avons posé aucun acte répréhensible, insiste M.Fauvel, qui nie du même coup connaître l'existence de ces petites annonces.Si des sirènes ont été entendues chez M.Yeomans, c'est que des pompiers ont voulu faire un geste symbolique en se rendant à l'ancien hôtel de ville de Dorval et ont dû passer devant sa résidence.» Quoi qu'il en soit, pas question pour la Ville de payer les coûts de ces moyens de pression.« Nous évaluons présentement l'ampleur des dégâts, dit Darren Becker, attaché de presse du maire Tremblay.Nous allons ensuite soumettre la facture au syndicat.» Depuis quelques semaines, le différend entre le Service de sécurité incendie de Montréal et ses syndiqués atteint un sommet.En raison d'importantes différences d'interprétation de l'entente d'intégration des 22 services de prévention des incendies de l'île de Montréal survenue en octobre 2001, les négociations ont achoppé.La médiation en cours, dont la prochaine séance est prévue le 11 avril, ne donne pas non plus les résultats escomptés.Photo ALAIN ROBERGE, La Presse © Les camions relookés par les syndiqués de l'Association des pompiers de Montréal.Echo RAV4 Camry Celica Solara Avalon 4Runner Highlander Sequoia Tacoma Tundra Prius Sienna première mensualité0$ location 48 mois dépôt de sécurité0$ ou premier versement0$ financement à l'achat 60 mois Mettant en vedette: Tous ces modèles 2003 en stock.Jusqu'au 30 avril 2003.3 FOIS BRAVOOO et profitez d'excellents taux de financement à l'achat ou d'offres de location exceptionnelles.1000$ de remise Votre concessionnaire www.acces.toyota.ca Programmes de location au détail et de financement à l'achat de Toyota Canada inc.Sur approbation de crédit par Toyota Services Financiers.\u0001Première mensualité de 0 $ sur tous les modèles 2003 neufs en stock à l'exception des modèles Corolla et Matrix, sur des termes de location de 48 mois et plus.Dans l'éventualité qu'un client désire avoir un terme de location moindre que 48 mois, un rabais représentant le coût d'une mensualité basée sur un terme de 48 mois sera accordé.Aussi, offre de 0 $ dépôt de sécurité sur tous les modèles 2003 et 2004 neufs en stock à la location.Franchise annuelle de 24 000 km.Immatriculation, assurances et taxes en sus.\u2020Offre premier versement de 0 $ s'applique au financement à l'achat de tous les modèles 2003 neufs en stock à l'exception des modèles Corolla et Matrix, sur des termes de financement de 60 mois et plus.Dans l'éventualité qu'un client désire avoir un terme de financement moindre que 60 mois, un rabais représentant le coût d'un versement basé sur un terme de 60 mois sera accordé.Immatriculation, assurances et taxes en sus.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Le rabais aux diplômés (jusqu'à 1 000 $ de remise) peut différer selon le modèle.Photos à titre indicatif seulement.Les offres se terminent le 30 avril 2003.Détails chez votre concessionnaire Toyota participant.Votre nouvelle Toyota ne part jamais sans un plein réservoir d'essence, l'assistance routière et des tapis protecteurs.3129439A "]
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