La presse, 3 avril 2003, Cahier A
[" 4LP0102A0403 Page A1/3avril 4LP0102A0403 ZALLCALL 67 00:25:52 04/03/03 B MONTRÉAL JEUDI 3 AVRIL 2003 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 65 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > GATINEAU-OTTAWA > 70¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.1 19e ANNÉE > NO 1 6 2 > 6 4 P AG E S > 6 C A H I ER S L'AMBASSADEUR CELLUCCI À LA PRESSE Washington a été offensé par certains propos tenus au Canada ANDRÉ DUCHESNE CE N'EST pas tant le refus d'Ottawa d'aller en guerre aux côtés des États-Unis que les déclarations intempestives, voire les commentaires belliqueux exprimés en marge de cette décision à l'égard du voisin américain qui ont agacé l'administration Bush au cours des dernières semaines.C'est ce qu'a laissé entendre hier l'ambassadeur américain au Canada, Paul Cellucci, au cours d'une rencontre à La P r e s s e , h i e r après-midi.« Effectivement, cela n'a pas aidé », a-t-il laissé tomber tout en enchaînant sur le fait que les relations économiques canado-américaines sont si étroites et nombreuses qu'un « froid » diplomatique entre les deux pays ne peut qu'être temporaire.Les commentaires de M.Cellucci surviennent alors qu'à Ottawa, l'Alliance canadienne a présenté hier une motion visant à ce que la Chambre des communes exprime ses regrets aux Américains pour des propos tenus par certains parlementaires et pressant le gouvernement d'aider la coalition formée autour des États- Unis et de la Grande-Bretagne à la reconstruction de l'Irak.Au cours des dernières semaines, la participation possible du Canada à l'intervention armée en Irak a suscité débats et déchirements sur la colline Voir WASHINGTON en A2 Photo AP Un prisonnier irakien, blessé lors des combats de Kerbela, est soigné \u2014 les mains menottées dans le dos \u2014 par des soldats américains.Aux portes de Bagdad «Le poignard est pointé sur le coeur du régime», dit le général Brooks GILBERT GRAND IRAK > JOUR 15 LES FORCES américaines ont réussi hier une percée majeure qui leur a permis, selon le Pentagone, de s'avancer à 30 km des faubourgs sud de Bagdad, bombardée par vagues durant la journée et la nuit.Bousculant les divisions d'élite Medina et Bagdad de la Garde républicaine, deux avant-gardes de l'armée américaine ont progressé rapidement sur deux fronts : en contournant le verrou de Kerbela et en prenant un pont sur l'Euphrate au sud-ouest, et en traversant le Tigre près de Kut, au sud-est.Au point de se retrouver « à portée de tir de Bagdad », a affirmé le colonel Will Grimsley, commandant de la 1re brigade de la 3e division d'infanterie.Durant la nuit, cette unité a repoussé deux contre-attaques irakiennes au nord de Kerbela, près du pont sur l'Euphrate.En outre, un chasseur F-18 Hornet de la US Navy a été abattu par un missile sol-air au-dessus de l'Irak, a indiqué le Centcom tard hier soir.Un hélicoptère Black Hawk et plusieurs drones ont aussi été mis hors de combat ; selon un bilan encore Voir BAGDAD en A2 Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse Paul Cellucci VIRUS DE LA PNEUMONIE ATYPIQUE Le Québec ne sera pas éternellement à l'abri ALEXANDRE S I R O I S e t SOPHIE ALLARD LE VIRUS de la pneumonie atypique fera inévitablement son entrée au Québec, mais les cas éventuels seront aisément isolés et l'épidémie évitée.C'est ce qu'a prédit un expert montréalais en prévention des infections, alors qu'on annonçait hier l'isolement préventif de cinq élèves de Sherbrooke.« Logiquement, il devrait y avoir des cas éventuellement au Québec.Mais on devrait être capable de les isoler tout de suite et d'éviter qu'il y ait une transmission à l'intérieur du système hospitalier en mettant nos mesures en place immédiatement », a déclaré le chef de département de microbiologie et d'infectiologie au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), François Lamothe.Le Dr Lamothe se fie notamment à l'évolution de la maladie à Toronto, qu'il qualifie d'encourageante.« Ça veut dire que si on met des mesures de prévention dès le départ \u2014 ce qui n'a pas été fait en Chine, à Hong Kong, ni même à Toronto quand les patients sont arrivés parce qu'on ne connaissait pas la maladie \u2014, on semble être capable de briser le cycle de transmission.C'est une bonne nouvelle », a-t-il dit.Les hôpitaux du Québec sont déjà sur le qui-vive.On y accueille tous les patients qui se présentent aux urgences avec un questionnaire qui permet de savoir s'ils sont susceptibles d'avoir contracté le virus de la pneumonie atypique.Le cas échéant, ils sont aussitôt transportés dans une chambre à pression négative (d'où l'air ne s'échappe pas) et examinés par un urgentologue et un microbiologiste.Une cinquantaine de personnes ont jusqu'ici eu droit à ce traitement spécial, mais aucune n'était porteuse du virus.Urgences Santé a aussi pris des mesures visant à assurer la sécurité de ses employés Voir QUÉBEC en A2 Remaniement à l'information de Radio-Canada Gilles Gougeon animera le Téléjournal ; Simon Durivage, le Montréal ce soir Bandes dessinées B8 Bridge E7 Décès E7 Êtes-vous observateur D11 Feuilleton B8 Forum A9-A11 Horaire spectacles C4 Horaire télévision C2 Horoscope D12 Loteries A2, B6 Mots croisés B8, S12 Mot mystère B8 Petites annonces - immobilier D11, D12 - marchandises D12 - emplois D12 - automobile E6 - affaires D2 Quoi faire C6 M É T É O Voir page S16 Ciel variable Maximum 0, minimum -7 STÉPHANIE BÉRUBÉ REMANIEMENT de taille à la télévision de Radio-Canada : le journaliste Gilles Gougeon animera le Téléjournal dès l'automne prochain, en remplacement de Stéphan Bureau qui quitte l'écran un an avant la fin de son contrat.M.Gougeon sera remplacé par Pierre Craig qui, lui, sera relevé à l'animation du bulletin du midi par Michaëlle Jean.Finalement, nomination prévisible entre toutes, Simon Durivage laisse la radio après moins de huit mois d'animation du Montréal-Express pour prendre la barre du Montréal ce soir.Premier changement envisagé par M.Durivage : l'information pourrait arriver plus tôt en fin de journée à Radio-Canada, une formule que les deux principaux concurrents ont déjà adoptée et qui a porté ses fruits.« Moi, je suis en fa- Gilles Gougeon veur d'un bulletin qui commence à 17 h 30, affirme l'animateur.Parce que les habitudes du p u b l i c o n t changé et que ça permettrait de commencer la s o i r é e à 18 h 30.» Les derniers chiffres des sondages BBM confirment certainement que les habitudes des téléspectateurs ont changé : les bulletins de TVA et TQS, qui débutent à 17 h, devancent maintenant largement celui de Radio-Canada.Simon Durivage remplace Raymond Saint-Pierre, qui aura animé le bulletin de 18 h durant deux saisons complètes.Depuis plusieurs mois, la nomi- Simon Durivage nation de Simon Durivage avait nombreuses rumeurs dans la tour de Radio- Canada.M.Durivage a toutefois toujours vigoureusement démenti ces bruits, rappelant à chaque alerte son attachement profond pour la radio.La semaine dernière encore, il affirmait ne pas avoir eu d'offre pour animer le Montréal ce soir et être très bien à la barre du Montréal-Express.Cette dernière information est toujours vraie.En fait, Simon Durivage quitte son équipe de radio avec tristesse et il compte bien amener avec lui une partie de l'esprit de cette émission.« Je voudrais apporter plus de chaleur humaine au Montréal ce soir, dit-il.Recréer ce grand plaisir que l'on a autour de la table, au Montréal-Express.» Si la nomination de Simon Durivage n'étonne personne, celle du journaliste d'expérience Gilles Gougeon au Téléjournal a surpris tout le monde.Lui-même a été soufflé que le patron de l'information, Marc Gilbert, lui propose de remplacer Stéphan Bureau, qui avait déjà annoncé qu'il s'en allait en 2004, au plus tard.« Quand Marc Gilbert m'a invité à dîner, raconte Gilles Gougeon, je pensais qu'il voulait avoir mon avis sur la salle des nouvelles.À la fin du repas il m'a dit : je t'offre le Téléjournal.Heureusement que j'étais assis ! » Gilles Gougeon compte plus de Voir RADIO-CANADA en A2 99$ www.greiche-scaff.com Examen de la vue Vaste choix de montures signées ( 5 1 4 ) 3 3 6 - 4 4 4 4 Sans frais 1 877 667-2020 Plan de protection Contre les bris, la perte ou le vol.voir détails en succursale lunettes double foyer progressif (verres + monture) Voir détails et sélection en succursale à partir de MON CLIN D'OEIL STÉPHANE LAPORTE Saddam Hussein est apparu à la télévision en riant.Et dire qu'ici durant le verglas, tous les dirigeants avaient la face longue.Villeneuve doit s'imposer au Brésil Cahier Sports, page S3 Le cerf de Boileau Cahier Actuel, page E1 Froid entre Pierre Bourque et l'ADQ Cahier Élections 2003, Page B1 4LP0202A0403 Page A2/3avril 4LP0202A0403 ZALLCALL 67 00:40:24 04/03/03 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 3 AVRIL 2003 DEMAIN DANS LA PRESSE Une supervedette en puissance Déjà, en 2003, l'acteur irlandais Colin Farrell a en caisse deux succès au box-office : The Recruit et, bien sûr, Daredevil.Le charmeur mal rasé de 26 ans n'est plus qu'à un film \u2014 ou deux \u2014 d'atteindre le statut de supervedette.Phone Booth, dans lequel son personnage est confronté à un tireur embusqué, pourrait le propulser au prochain niveau.À lire demain dans le cahier Arts et Spectacles AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Clavardez avec Nathalie Rochefort, candidate du PLQ dans le comté Mercier, à 12 h 30 cyberpresse.ca/clavardage > Richard Savignac, chef du Parti vert du Québec, parle de son programme à 11 h cyberpresse.ca/clavardage > Suivez en direct toutes les rencontres de la LNH cyberpresse.ca/lnh Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650.Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 9-9-4 > À quatre chiffres : 4-5-6-1 LOTO 6/49 > 01-25-32-33-34-35 Compl.: 07 > Extra : 300792 SUITES DE LA UNE BAGDAD Suite de la page A1 WASHINGTON Suite de la page A1 incertain, sept soldats auraient été tués, quatre autres blessés.Les forces américaines ont également pris le contrôle d'un important barrage sur l'Euphrate, à Haditha, au nordouest de Bagdad.Près de Kut (150 km au sud-est de Bagdad), la première division des marines américains a traversé le Tigre, isolant la ville et la division Bagdad qui a été « détruite », avant de progresser en direction de la capitale, selon le commandement central (Centcom) à Doha.« Les allégations (américaines) n'ont aucun fondement », a rétorqué un porte-parole militaire irakien.Le ministre de l'Information, Mohammed Saïd al-Sahhaf, a démenti en termes crus la progression américaine.« Je peux assurer , que ces salauds (les forces de la coalition) découvriront dans l'avenir, au bon moment, que ce qu'ils avaient prétendu n'est pas vrai.» Le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, a confirmé en fin de journée que les unités d'élite irakiennes représentaient toujours un danger.La Garde républicaine s'est sans doute déployée autour de Bagdad, ce qui « signifie probablement des jours à venir difficiles et dangereux », a dit M.Rumsfeld.« De rudes combats nous attendent », a affirmé le général Stanley Mc Chrystal, directeur adjoint des opérations à l'état-major.Selon le général Vincent Brooks du Centcom, « le poignard est pointé sur le coeur du régime et le restera jusqu'à ce qu'il soit détruit ».Une cinquantaine de tranchées remplies de pétrole ont été enflammées dans et autour de la ville, et des ponts minés, en prévision d'une attaque de la coalition.Le Centcom a réitéré ses craintes d'attaques chimiques ou bactériologiques irakiennes au cas où ses forces franchiraient une « ligne rouge » autour de Bagdad.« Il pourrait y avoir une ligne de déclenchement, où le régime voit une menace suffisante pour employer des armes de destruction massive », a dit le général Brooks.Un tel recours ralentirait un peu la progression des troupes sur Bagdad, mais ne les arrêterait pas, a cependant affirmé le chef d'état-major américain, Richard Myers.Les militaires américains engagés dans les offensives en cours au sud de Bagdad ont reçu l'ordre de mettre des bottes de protection en plus des vêtements spéciaux qu'ils portent depuis leur entrée en Irak.L'aviation américano-britannique a effectué 900 missions de combat en Irak hier, dont les deux tiers ont été menées contre les divisions de la Garde républicaine irakienne au sud de Bagdad.La capitale a subi dans la journée, en soirée et durant la nuit plusieurs vagues de bombardements.La télévision d'État a cessé d'émettre pendant une trentaine de minutes vers minuit, heure locale.En début d'après-midi, l'un des bâtiments du complexe présidentiel, situé sur l'une des rives du Tigre, avait notamment été la cible d'un missile ou d'une bombe.Une maternité heureusement vide et des bâtiments civils dans un quartier résidentiel où est située l'ambassade de Russie ont été touchés.Moscou a officiellement protesté auprès de Washington.Selon le ministre de l'Information, les bombardements américano-britanniques sur Bagdad ont fait 10 morts et près de 90 blessés hier.Pour la première fois depuis le début de la guerre, le commandement américain (Centcom) a admis avoir largué des bombes à fragmentation CBU-105, qui ont visé une colonne de chars irakiens, dans le centre du pays.Amnistie internationale s'est déclaré « très inquiète » de l'utilisation de ces bombes « dans des zones très peuplées ».« L'utilisation de bombes à fragmentation dans une attaque sur une zone civile de Hilla constitue une attaque aveugle et une violation grave du droit international », a indiqué Amnistie.Ce raid aurait fait 33 morts et 310 blessés civils, selon le directeur de l'hôpital de Hilla.Les experts considèrent que 10 % des bombes à fragmentation n'explosent pas sur le moment, pouvant être activées des mois, voire des années plus tard.Leur menace est assimilée à celle des mines.Par ailleurs, la télévision irakienne a montré hier soir Saddam Hussein, présidant une réunion, qui a salué « la résistance héroïque » des combattants irakiens face aux forces américaines et britanniques.Portant une tenue militaire, le chef de l'État est apparu souriant et détendu.Saddam Hussein, dans un autre message lu en son nom à la télévision, a appelé les chefs kurdes du nord du pays à ne pas s'allier aux « envahisseurs » et à ne pas s'opposer aux troupes irakiennes.Dans le Nord d'ailleurs, les forces irakiennes ont abandonné plusieurs positions depuis la nuit de mardi à hier sur la ligne de démarcation, permettant aux forces kurdes d'avancer en direction de la ville pétrolière de Mossoul, ont indiqué des combattants kurdes.Hier après-midi, Mossoul a de nouveau été bombardée.Des avions B-52 étaient déjà intervenus dans la matinée au nord-est de la ville.Un caméraman de 52 ans, qui travaillait pour la chaîne publique britannique BBC, Kaveh Golestan, de nationalité iranienne, a été tué par une mine hier à Kifri, dans le nord de l'Irak.Le Centcom a reconnu la présence de quelques poches de résistance comme à Najaf (80 km au sud de Kerbala) où les forces irakiennes auraient pris position dans l'une des principales mosquées chiites de la ville, celle de l'Imam Ali, pour tirer sur celles de la coalition.CNN a montré des habitants en liesse accompagnant les soldats américains.La télévision du Qatar Al-Jazira a annoncé la nuit dernière la suspension jusqu'à nouvel ordre des activités de tous ses correspondants en Irak, à la suite d'une décision des autorités irakiennes d'interdire à deux de ses journalistes de travailler dans le pays.Sur le plan diplomatique, le secrétaire d'État américain, Colin Powell, a obtenu hier d'Ankara que les forces américaines, déployées actuellement dans le nord de l'Irak, puissent être ravitaillées via la Turquie.Il est arrivé en soirée à Bruxelles où il doit rencontrer ses homologues de l'Union européenne et de l'OTAN, ainsi que le chef de la diplomatie russe Igor Ivanov.Ce dernier avait indiqué mardi que la guerre en Irak forcerait la Russie à se réarmer.La marine russe va d'ailleurs mener des manoeuvres dans la région du Golfe dans les prochaines semaines.Enfin, la jeune soldate américaine Jessica Lynch, 19 ans, capturée dimanche près de Nasiriya (Sud-Est) et délivrée hier par l'armée américaine, est arrivée dans la nuit d'hier à aujourd'hui à la base aérienne américaine de Ramstein, dans l'ouest de l'Allemagne.Mais dans l'hôpital de Nasiriya d'où les forces spéciales l'ont libérée, 11 corps ont été retrouvés, dont certains seraient ceux de soldats américains.Avec la collaboration d'AFP, AP, PC et Reuters parlementaire.Alors que l'Alliance canadienne pressait le gouvernement de se joindre à la coalition, le Bloc québécois et le NPD souhaitaient le contraire.Chez les libéraux, c'était carrément la pagaille.Ainsi, tandis que le ministre de la Défense, John Mc Callum, laissait entendre que la participation canadienne était possible, son homologue des Ressources naturelles, Herb Dhaliwal, se mettait dans l'embarras en déclarant que le président George W.Bush n'avait pas l'étoffe d'un homme d'État pour avoir déclenché la guerre contre l'Irak.Ajoutons à cela les propos de la députée ontarienne Carolyn Parrish qui a traité les Américains de « bâtards » et ceux, plus loin dans le temps, de l'ex-directrice des communications de Jean Chrétien, Françoise Ducros, qui avait qualifié le président Bush de crétin (moron) et vous avez tous les ingrédients nécessaires pour agacer sérieusement le puissant voisin.La semaine dernière, les États-Unis ont laissé savoir leur mécontentement par la voix de M.Cellucci.De passage à Toronto, il a exprimé la déception et l'agacement de Washington de voir le Canada rester sur la touche dans ce conflit, ajoutant que les États- Unis n'auraient jamais hésité à venir en aide au Canada dans une situation de besoin.« Nous avons senti qu'il était temps de faire un peu de diplomatie en public après la diplomatie en privé, pour que le gouvernement et le public sachent qu'il y a une certaine déception aux États-Unis, a-til précisé.Lorsque vous êtes en guerre, que vous perdez des militaires, que d'autres sont faits prisonniers, ce genre de déclarations (les plus critiques) peuvent être blessantes.Soutenant que son pays « n'aime pas plus la guerre » que d'autres nations et qu'il respecte l'émotion et les protestations exprimées tant aux États-Unis qu'ailleurs dans le monde, l'ambassadeur a redit la certitude que le peuple et le territoire américain sont directement menacés par de nouveaux attentats terroristes.D'où la nécessité d'endiguer les régimes en possession d'armes de destruction massive.Le Canada s'était rangé derrière les Américains et avait fait plusieurs gestes d'amitié dans la foulée des événements du 11 septembre, rappelle-t-il.Mais le régime irakien de Saddam Hussein représente une des pièces de l'ensemble des menaces dirigées vers les États-Unis et le monde libre et, en ce sens, l'appui du Canada, comme celui de plusieurs autres nations aurait été apprécié.« Ne vous méprenez pas sur notre volonté d'aller jusqu'au bout », répond M.Cellucci à une question sur une possible introspection américaine face au concert des opposants à la guerre.Cela dit, le Canada et les États-Unis continueront à avoir des relations très proches.Qualifiant d'« inextricables » les liens économiques entre les deux pays, l'ambassadeur rappelle que son actuel passage à Montréal a justement pour objet les échanges économiques et que le vicepremier ministre John Manley et le secrétaire américain à la Sécurité nationale Tom Ridge se rencontreront à nouveau lundi prochain « pour s'assurer que les frontières restent ouvertes au commerce et fermées au terrorisme ».Il croit qu'« indirectement », les États-Unis reçoivent un appui militaire canadien dans ce conflit (des navires canadiens patrouillent le golfe Arabo-Persique dans les opérations de lutte contre le terrorisme).Mais, répète-til, un appui diplomatique aurait été plus qu'apprécié.Avec la collaboration de Joël-Denis Bellavance à Ottawa.RADIO-CANADA Suite de la page A1 QUÉBEC Suite de la page A1 40 ans d'expérience dans le métier.C'est précisément ce qui a guidé Marc Gilbert.« Je voulais quelqu'un qui a du métier, en termes de diversité, de crédibilité et d'expérience.Ça m'a envoyé directement chez Gilles Gougeon », indique le directeur des bulletins d'information de Radio-Canada.En début d'après-midi, M.Gougeon a réuni toute son équipe de La Facture afin de lui annoncer la bonne nouvelle qui était aussi, un peu, une triste nouvelle pour le groupe.Gilles Gougeon était à l'animation de La Facture depuis les débuts de cette émission d'affaires publiques, il y a huit ans.« C'était très émouvant, dit-il, mais à un moment donné, il faut savoir céder sa place.» C'est le journaliste Pierre Craig qui aura le défi de reprendre La Facture, émission étroitement associée à son animateur sortant.Pierre Craig a été le premier surpris, hier aprèsmidi, en apprenant de la bouche du grand patron de l'information de Radio-Canada, Claude Saint-Laurent, qu'on le remplaçait à l'animation du bulletin du midi et qu'il allait prendre la barre d'une émission hebdomadaire.Une fois le choc passé, il s'est dit très heureux de cette nouvelle affectation, bien qu'il soit triste de quitter la bouillonnante salle des nouvelles.Pierre Craig a fait ses débuts à la SRC en 1976, à la radio, à Québec.Il travaille à Montréal depuis 1986 et anime le bulletin du midi depuis sept ans.Il sera remplacé par une autre journaliste d'expérience, Michaëlle Jean, qui quitte le Téléjournal de fin de semaine.Un horaire qui lui convient beaucoup mieux.« J'ai une petite fille de 4 ans qui commence l'école l'année prochaine.Je vais enfin avoir toutes mes fins de semaine avec elle », indique la journaliste, ravie.Autre avantage pour cette nouvelle affectation : « Moi, je suis une journaliste avant d'être une présentatrice, disait Michaëlle Jean.Le midi, je vais avoir la possibilité de faire plus d'entrevues, de travailler avec l'actualité toute chaude.» Où iront Raymond Saint-Pierre et Stéphan Bureau ?Il reste quelques inconnues dans les annonces faites hier par la direction de Radio- Canada.D'abord, on ne sait toujours pas qui remplacera Michaëlle Jean à l'animation du Téléjournal de fin de semaine ni qui sera le successeur de Simon Durivage à la barre de l'émission de radio Montréal-Express.Autre point d'interrogation : où ira le journaliste Raymond Saint-Pierre qui quitte le Montréal ce soir ?Réponse : où il veut.Son patron, Marc Gilbert, affirme que toutes les portes lui sont pratiquement ouvertes.S'il veut reprendre un poste de correspondant, lui qui était à Pékin avant le Montréal ce soir, il en aura la possibilité.S'il souhaite devenir rédacteur en chef ou même cadre à l'information, M.Gilbert affirme qu'il lui trouvera une place.Raymond Saint-Pierre compte prendre le temps de réfléchir, lui qui vient de passer des mois tumultueux à l'animation du bulletin de 18 h.« Au début, dit-il, les réactions du public étaient partagées.La moitié aimait, la moitié n'aimait pas.Maintenant, c'est surtout positif et nous avons trouvé un public fidèle.Le Montréal ce soir a néanmoins perdu 24 % de son auditoire à l'automne 2002 et même le président de la SRC, Robert Rabinovitch, affirmait ouvertement depuis des mois qu'il y aurait des changements au 18 h.De plus, les critiques n'ont pas été tendres envers le journaliste.« Ça m'a montré que Montréal, c'est un bien petit milieu, raconte Raymond Saint-Pierre.On manque de choses à dire, alors on s'acharne.Parfois, on tire même sur l'ambulance.» Quant à Stéphan Bureau, il quittera le Téléjournal en mai ou en juin, après l'avoir animé cinq années, à la suite du départ de Bernard Derome.Stéphan Bureau avait déjà annoncé son intention de se concentrer sur la réalisation d'une série d'entrevues avec les grands de ce monde, toutes disciplines confondues, un projet qui lui tient à coeur.M Bureau a encore un contrat d'un an avec la SRC et c'est à titre d'employé de Radio-Canada qu'il réalisera ses premières entrevues.Il pourrait ensuite assurer lui-même la production de son Encyclopédie du savoir.et à éviter toute contamination.Les répondants de la centrale d'appels peuvent dorénavant poser des questions pour détecter si une personne peut souffrir du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).En cas de doute, « les techniciens ambulanciers seront avisés de porter la protection respiratoire requise », a indiqué la corporation, qui réclame la collaboration de la population.Au Bishop College School de l'arrondissement de Lennoxville, à Sherbrooke, on prend la menace très au sérieux.Cinq élèves ayant séjourné dans les zones à haut risque pendant la semaine de relâche scolaire sont présentement en quarantaine, complètement isolés de leurs camarades de classe.« C'est uniquement une mesure de prévention car les cinq élèves sont en parfaite santé », a expliqué hier au quotidien La Tribune Theo Brinckman, porte-parole du collège comptant 235 élèves du secondaire.Depuis mardi soir et jusqu'au 11 avril, ces élèves qui reviennent de Pékin, Hong Kong et de la Thaïlande sont confinés dans un bâtiment du campus qu'évite l'ensemble de la communauté étudiante.Des masques sont distribués aux employés désireux de s'en procurer, des lavabos supplémentaires ont été installés et des rencontres sont organisées avec l'infirmière de l'école.Une réaction quelque peu exagérée, croiton à la direction de la santé publique de l'Estrie.« Ces mesures d'isolement sont tout à fait volontaires.Les autorités de santé publique n'ont émis aucune recommandation en ce sens, a précisé à La Presse la Dre Suzanne Ménard, de la direction de la santé publique de l'Estrie.Jusqu'à maintenant, parmi les élèves isolés, aucun ne présente de symptômes.» Les cinq adolescents sont néanmoins appelés à surveiller étroitement leur état de santé pendant 10 jours et à prendre toutes les précautions qui s'imposent, dictées par Santé Canada.« La quarantaine n'est pas jugée nécessaire », a néanmoins ajouté la Dre Ménard.« Notre plus grand risque (au Québec) serait qu'il y ait eu des personnes contaminées lors de l'éclosion qui est survenue dans les deux hôpitaux de Toronto.En ce sens, si on regarde les liens personnels et les voyages qu'il y a entre Toronto et Montréal, c'est sûr que c'est inquiétant », a précisé le Dr Lamothe.Cela dit, même à Toronto le ton est plus optimiste.Les autorités sanitaires ont dit être encouragées par les récents développements.Elles ont pu confirmer que le virus n'a pas été transmis dans la région de Simcoe, où habite l'un des membres du personnel hospitalier torontois qui ont été affectés par la maladie.Les responsables de la santé publique ontariens ont par ailleurs dû avoir recours aux tribunaux pour forcer au moins deux personnes ayant peut-être exposées au virus à s'isoler pour une période de 10 jours.Au pays, on comptait hier 160 cas probables ou suspects, dont 129 en Ontario.C'est neuf de plus que la veille.Hier soir, à Toronto, on annonçait le décès d'une femme de 57 ans, portant à sept le nombre de victimes des suites du SRAS dans la Ville-Reine.On faisait également état de 60 cas probables et 69 cas suspects en Ontario, deux cas probables et 16 cas suspects en Colombie-Britannique, un cas suspect au Nouveau-Brunswick, un cas suspect en Saskatchewan, sept cas suspects en Alberta et quatre cas suspects à l'Île-du- Prince-Édouard.Santé Canada rappelle que tous ces cas concernent des personnes qui ont voyagé en Asie ou ont été en contact avec des personnes atteintes dans un cadre familial ou un établissement de santé.« Jusqu'à maintenant, il n'y a pas de transmission dans la population générale, c'est bon signe », souligne le docteur Marc-André Beaulieu, conseiller médical principal à Santé Canada.« La maladie se transmet par gouttelettes et aucune preuve n'a été établie quant à sa transmission de façon plus étendue », a-t-il ajouté, en faisant référence aux récentes craintes d'une propagation par l'air.L'Organisation mondiale de la santé a recommandé aux voyageurs de remettre à plus tard leurs déplacements, sauf s'ils sont essentiels, en raison des risques de la pneumonie atypique.De tels avertissements en provenance de l'organisme sont excessivement rares.Deux régions sont à éviter : Hong Kong et la province de Guangdong, dans le sud de la Chine.Selon les chiffres de l'OMS, qui estime avec plus d'assurance que jamais que c'est un nouveau type de coronavirus qui est à la source de la pneumonie, l'épidémie demeure galopante.On dénombre dorénavant 2223 cas suspects ou probables en plus d'avoir enregistré 78 décès.Avec la collaboration de la Presse Canadienne. 4LP0301A0403 A-3 JEUDI 4LP0301A0403 ZALLCALL 67 21:44:26 04/02/03 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 3 AVRIL 2003 A3 Jessica Le film, « inspiré d'un fait vécu », va s'intituler Rescuing Private Lynch, Raid on Nasiriya ou simplement Jessica.Il racontera comment une opération commune armée-aviation-marine a mené au sauvetage du soldat Jessica Lynch, 19 ans, et à la récupération des corps de 11 de ses compagnons de la 507e unité de maintenance, tombés dans une embuscade irakienne le premier dimanche de la guerre.L'Amérique s'est couchée mardi soir sur la première vraie « bonne nouvelle » de la guerre.Les réseaux de télévision commençaient à peine à rassembler les morceaux de cette « merveilleuse histoire », mais l'essentiel était connu.Dans un raid nocturne, vers minuit, heure de Bagdad, des Rangers et des SEALS, unités spécialisées de l'armée et de la marine américaines travaillant dans ce cas avec la US Air Force, avaient pris d'assaut un hôpital de Nasiriya pour en « extraire » le PFC (Private First Class) Lynch, blessée et prisonnière des Irakiens depuis le 23 mars.Le raid CSAR \u2014 Combat Search And Rescue : recherche et sauvetage de combat \u2014 a été lancé à la suite de renseignements de sources irakiennes : « Jessica.petite blonde.hôpital Saddam.» Il a toujours été dans la tradition militaire américaine d'aller chercher les prisonniers et les corps des frères d'armes morts au combat.Le code d'honneur dit : « Leave no man behind ».N'abandonnez personne.L'opération Jessica était en marche.Scénario reconstitué.Peu avant minuit, sur l'ordre du général Tommy Franks, l'aviation américaine attaque la centrale électrique de Nasiriya, probablement avec ces bombes à particules de carbone (larguées par des chasseurs furtifs F-117) qui paralysent les installations plutôt que les détruire.La ville est plongée dans le noir, d'autant plus que c'est une nuit sans lune.Dans les minutes qui suivent, des hélicoptères Pave Hawk HH 60 du Air Combat Command atterrissent dans la cour de l'hôpital Saddam, qui sert aussi de base à des combattants irakiens.Les Pave Hawks, version modifiée du Black Hawk de l'armée (et du film Black Hawk Down), sont équipés pour le vol nocturne et dotés de systèmes de navigation et de communication satellitaires.Et de deux mitrailleuses de 7,62 mm.Les Rangers, tireurs d'élite peu enclins aux échanges verbaux, débarquent pour établir un périmètre de sécurité sous la réplique irakienne.Les Rangers \u2014 l'armée en compte 7500 \u2014 sont hautement entraînés pour les opérations nocturnes ; leur credo : « Les Rangers ouvrent la voie ».Dans la foulée, les SEAL (SEa Air Land) investissent l'hôpital et repèrent le soldat Lynch qui est immédiatement mis sur une civière et transporté vers un hélicoptère.Un caméraman militaire filme la séquence.En état de choc \u2014 les SEAL ne frappent qu'après être entrés \u2014, un employé de l'hôpital leur montre une fosse où s'entassent neuf corps ; deux autres sont dans la morgue.Les 11 corps chargés, les hélicoptères décollent et gagnent l'arrière des lignes américaines.L'opération a duré entre 10 et 12 minutes.\u0001 \u0001 \u0001 Hier matin, le porte-parole du commandement central avait la mine moins sombre au cours de sa conférence de presse quotidienne où, depuis une semaine, il avait passé de durs moments à répondre aux questions concernant le plan de guerre, les erreurs d'appréciation tactique et autres déplorables bavures.La télé, elle, tient enfin une histoire « humaine », celle d'une héroïne de 19 ans, et blonde comme toutes les anchors du matin, une histoire de guerre qui lui fera faire beaucoup de millage au cours des prochains jours.On a déjà vu ses parents et ses frères et soeurs, militaires eux aussi.On a vu un de ses profs de high school.Palestine (900 h.) se prépare déjà à ce que le gouverneur de la Virginie occidentale voit comme « le plus grand party que l'État n'aura jamais connu ».Jessica aura 20 ans le 26 avril.\u0001 \u0001 \u0001 Il n'y aura pas de film sur les enfants irakiens tués mardi par des bombes à fragmentation à Hindiya, au sud de Bagdad.Peut-être en sera-t-il fait mention dans un documentaire qu'un courageux cinéaste aura monté, mais qu'il aura de la difficulté à vendre parce que l'horreur, la vraie, vend mal.Le commandement central « regrette ces morts », le Pentagone « regrette ces morts », le président « regrette ces morts » que l'on tente d'imputer à Saddam Hussein, selon la chaîne causale « pas de Saddam, pas de guerre ; pas de guerre, pas de morts ».Plusieurs, tant aux États-Unis qu'ailleurs, aimeraient bien tester la formule avec « pas de Bush ».Donald Rumsfeld, à qui le président a dû donner un vote de confiance mardi, voit les choses d'un autre angle, lui : « Saddam Hussein est responsable de plus de morts (depuis qu'il est au pouvoir) que les bombardements de la coalition ».Sans doute, mais est-ce que ça veut dire que les Américains, vont commencer à s'inquiéter de leurs bavures que quand ils auront sacrifié 300 000 civils ?La mort de non-combattants, bien qu'inévitable, est l'une des pires conséquences de la guerre.Les Américains, toutefois, disposent des armes les plus précises de l'histoire, comme le répète M.Rumsfeld qui n'en finit plus de vanter l'approche « humanitaire » des procédures de ciblage du Pentagone.Mais une bombe, quelle qu'elle soit, ne sera jamais plus « intelligente » que ceux qui en déterminent l'usage.Il y a des officiers américains, à la section « targeting », qui feraient mieux d'aller compter des chaussettes au quartier-maître.Moins dangereux pour tout le monde.Surtout à l'approche de Bagdad où il doit rester moins de cibles « militaires » qu'il en restait.Il reste beaucoup de maisons, par contre.Si on ne les rase pas, il faudra peut-être les « nettoyer » une à la fois.Les Rangers y seront, les SEAL aussi, avec leur implacable devise : « La seule journée facile, c'était hier ».Photo BEHROUZ MEHRI, AFP Une famille kurde s'apprête à fuir Kifri, cible des obus de l'armée irakienne.Kifri est la ville la plus australe du territoire contrôlé depuis 1991 par les rebelles kurdes du nord de l'Irak.L'armée irakienne bombarde une première ville kurde AU KURDISTAN IRAKIEN ISABELLE HACHEY envoyée spéciale KIFRI \u2014 Sardar Mohadi a vu la mort de près.Les bombes tombaient depuis le matin sur Kifri lorsqu'il s'est décidé à fuir la ville kurde du nord du pays.Cinq minutes plus tard, un obus s'écrasait sur sa maison.« Où sont les forces alliées ?Nous les attendons, nous avons besoin d'elles ! » lance-t-il, désespéré, devant l'énorme cratère laissé dans un mur par le missile irakien.Kifri est la ville la plus australe du territoire contrôlé depuis 1991 par les rebelles kurdes du nord de l'Irak ; la capitale, Bagdad, n'est située qu'à 250 kilomètres.C'est aussi la première ville kurde à être directement bombardée par l'armée irakienne depuis le début de la guerre.En deux jours, au moins trois civils, dont un nourrisson, ont été tués par les obus lancés des collines environnantes, occupées par les soldats irakiens.Hier, un cameraman de la BBC, Kaveh Golestan, a été tué sur la ligne de front de Kifri en sautant sur une mine.Le producteur, Stuart Hughes, et le journaliste de la télévision publique britannique, Jim Muir, ont été légèrement blessés.M.Golestan était un vétéran du journalisme de guerre, très respecté par ses collègues.Établi a Téhéran, il avait notamment couvert la guerre Iran-Irak dans les années 80.Lors du passage de La Presse , hier, les soldats, postés à environ huit kilomètres, continuaient pour la seconde journée consécutive à bombarder la ville, désormais pratiquement déserte.Au loin, on pouvait voir les nuages de fumée provoqués par les fréquents raids aériens des forces américaines sur les positions irakiennes.Mais pour Sardar Mohadi, comme pour bien d'autres Kurdes, ces raids sont loin d'être suffisants.Après deux semaines de conflit, les 3,5 millions de Kurdes irakiens, indéfectibles alliés des États-Unis contre le président Saddam Hussein, montrent des signes d'impatience.Malgré les bombardements intensifs des B-52 américains sur les villes stratégiques de Kirkuk et de Mossoul, et malgré la récente défaite du groupe extrémiste Ansar al-Islam, les forces alliées n'ont toujours pas ouvert de véritable front nord en Irak.Quelques milliers de forces spéciales américaines ont bien été parachutées au Kurdistan, mais elles seront incapables, sans chars ni artillerie lourde, de lancer l'offensive terrestre prévue dans les plans de guerre initiaux du Pentagone.C'est le refus de la Turquie de voir transiter 62 000 soldats américains par sa frontière qui a forcé Washington à refaire ses devoirs.Et les Kurdes s'inquiètent, eux qui ont tant souffert de la dictature et qui attendent la libération promise depuis des décennies.« C'est toujours nous, les pauvres, qui payons le prix de la guerre, jamais ceux qui la déclarent, dans le confort de leurs pays riches ! » s'exclame M.Mohadi avec fureur, les yeux fixés sur les décombres poussiéreux de sa maison.« Après la guerre du Golfe, en 1991, les Américains nous ont encouragés à nous soulever contre Saddam Hussein, pour ensuite nous laisser tomber.Notre révolte a été écrasée par le régime », rappelle-t-il.Alors que les troupes alliées s'enlisent au sud de l'Irak, plusieurs Kurdes commencent à s'inquiéter de se voir, une fois de plus, abandonnés par les Américains.« Nous espérons que cette guerre sera la dernière et que nous serons débarrassés une fois pour toute de Saddam Hussein », dit l'enseignant, qui ne cache pas sa crainte de voir les forces alliées s'empêtrer dans une guerre plus difficile que prévu.Et finir par se retirer sans renverser le régime de Bagdad.« Nous avons été trahis à plus d'une reprise », souligne-t-il avec amertume.Au bord de la route menant à Kifri, des dizaines de familles attendaient hier que la tempête se calme, se jugeant hors de portée des missiles.Quand les troupes irakiennes ont lancé leurs premières attaques, mardi matin, la grande majorité des 25 000 résidants ont fui la ville en panique, trouvant refuge dans les villages des environs.« Tout le monde s'est enfui très rapidement, même les blessés.Ceux qui n'avaient pas de voiture sont partis à pied », raconte Bilal Hussein, un modeste épicier resté en ville pour garder sa maison d'éventuels pillages.Dans le bazar, la plupart des commerçants ont plutôt choisi de fermer boutique.Kifri ressemble à une cité fantôme, dont le silence, pesant, inquiétant, n'est troublé que par le bruit des bombes.« À trois reprises depuis (mardi), les soldats irakiens ont tenté de battre en retraite, mais ils ont été forcés de revenir au front par des escadrons de la mort », affirme Mala Bakhtiar, de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), l'une des deux factions kurdes qui contrôlent le territoire.Ces groupes de soldats d'élite, fidèles au régime, auraient été mis en place dans tous les bataillons du pays pour prévenir les défections massives parmi les simples soldats.Les « escadrons » auraient ordre de tirer sur tous les militaires qui tentent de s'enfuir.M.Bakhtiar s'attend à ce que la région se transforme en un « gros champ de bataille » au cours des prochains jours.Kifri se trouve à mi-chemin entre Bagdad, au sud, et Kirkuk, ville riche en pétrole contrôlée par le régime, au nord.Les forces alliées pourraient tenter de couper la route liant les deux villes afin d'isoler la capitale.Dans un tel scénario, les Américains auront toutefois besoin de l'aide des 70 000 peshmergas (combattants kurdes), fins prêts à combattre, soutient M.Bakhtiar, dès qu'ils en recevront l'ordre des États-Unis.Les GI contournent les lieuxsaints JUDITH LACHAPELLE LA GRANDE BATAILLE tant redoutée aux portes de Kerbela n'aura finalement pas eu lieu.Hier, les troupes américaines ont réussi à contourner par le sud-ouest le verrou que représente cette ville sainte.Elles seraient maintenant à moins de 50 km de Bagdad.Près de Kerbela, les soldats ont emprunté un passage large d'une demi-douzaine de kilomètres entre la ville et le lac Razaza, grand lac salé situé plus à l'ouest.Ils n'auraient rencontré qu'une résistance « désorganisée », selon l'AFP.Il semble donc que les forces de la coalition n'auront pas à ensevelir Kerbela sous les bombes pour franchir l'Euphrate avant d'arriver à Bagdad.Le commandement central a dû pousser un soupir de soulagement : les dommages infligés aux sites religieux que sont Kerbela et Najaf (au sud, où sont entrés les Américains) auraient pu attiser la colère des musulmans chiites du monde entier.Pour les musulmans chiites, Najaf et Kerbela ne sont rien de moins que les plus importants lieux saints après La Mecque et Médine en Arabie Saoudite.Ali Ibn Abou Talib, cousin, gendre et successeur du prophète Mahomet, est enterré à Najaf depuis son assassinat en 661.Le fils d'Ali et petit-fils de Mahomet, Hussein, a été assassiné à Kerbela en 680 et y est enterré.Le demi-frère de Hussein, Abbas, est également enterré à Kerbela.La branche chiite s'est constituée autour de la question de la succession de Mahomet à la mort de l'imam Ali.L'imam Hussein, que les chiites appellent le « Prince des martyrs » et qu'ils désignaient comme le successeur de son père Ali, a ainsi été tué par le calife sunnite Yazid ben Mouawiya, de la dynastie des Omeyades, en l'an 661.Depuis 1342 ans, les pèlerins chiites viennent de l'Iran, de l'Inde, du Pakistan, de l'Afghanistan ou de la Turquie pour visiter la tombe de l'imam Hussein et commémorer son geste.Kerbela a déjà souffert d'une insurrection, en 1991, au cours de laquelle le mausolée de l'imam Hussein a été bombardé.Après le bain de sang qui avait découlé de l'insurrection, le gouvernement irakien a accepté certaines concessions pour calmer les chiites.Depuis quatre ans, les pèlerins iraniens (dont des islamistes chiites) peuvent à nouveau se rendre à Kerbela pour se recueillir sur les tombes de Hussein et Abbas.Najaf, cité d'Ali Signe de l'importance qu'accordent les chiites à la région, le cimetière Dar-al-Salam, entre Najaf et Kerbela, est l'un des plus grands du monde.Les chiites de la terre entière font le voeu d'être enterré dans ce lieu sacré, et des dizaines de milliers de tombes s'y seraient ajoutées en 1991, à la suite de l'insurrection matée des chiites contre le régime.À Najaf aussi, les victimes de l'insurrection de 1991 ont été fort nombreuses et la mosquée où se trouve le tombeau d'Ali a dû être restaurée.Située au centre-ville, la tombe d'Ali est un joyau de l'art islamique, décrit Associated Press.Recouverte d'argent, elle est entourée de murs de céramique ornée surmontés d'un dôme doré resplendissant et de minarets.Najaf abrite de nombreux ayatollahs et constitue un foyer d'études théologiques, littéraires et scientifiques.Sources : sondage TIME/CNN Seriez-vous en faveur de la guerre si elle devait causer la mort de: 500 soldats américains?OUI : 59% Non : 33% Indécis : 8% 1000 soldats américains?OUI : 47% Non : 41% Indécis : 12% 5000 soldats américains?OUI : 34% Non : 50% Indécis : 16% 500 civils irakiens?OUI : 63% Non : 29% Indécis : 8% 1000 civils irakiens?OUI : 50% Non : 39% Indécis : 11% 5000 civils irakiens?OUI : 40% Non : 47% Indécis : 13% IRAK > LA GUERRE 4LP0401A0403 a04 jeudi 04 avril 4LP0401A0403 ZALLCALL 67 22:23:29 04/02/03 B A4 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 3 AVRIL 2003 Zapper la guerre Si la guerre en Irak était une série dramatique, on critiquerait le scénario confus, le manque de rebondissements, la mauvaise performance de certains comédiens.La guerre n'est pas une fiction et pourtant, tout indique que le public \u2014 c'est-àdire vous et moi \u2014 se comporte face à la couverture médiatique de la guerre comme il se comporterait s'il s'agissait d'une série comme Bunker ou Fortier.Quand c'est ennuyeux, il zappe.C'est le comble du cynisme, mais on commence à ressentir une certaine lassitude face à la guerre.En anglais, on emploie l'expression war fatigue pour décrire ce trop-plein ressenti devant l'avalanche d'informations qui nous engloutit quotidiennement.La semaine dernière, sur son site Internet, la BBC posait la question aux internautes : Trouvez-vous que la couverture médiatique de la guerre est trop exhaustive ?Poser la question, n'est-ce pas y répondre un peu ?Selon le Los Angeles Times, l'auditoire des émissions d'information et des chaînes d'information continue aurait chuté d'environ 18 % au cours de la dernière semaine, preuve que les gens sont moins assidus qu'au lendemain de la première attaque sur Bagdad.Sur Internet, le trafic sur les sites d'information est également à la baisse.Un exemple, rapporté par le Wall Street Journal : le 20 mars dernier, le site de MSNBC enregistrait 5,6 millions de visiteurs américains.Ce nombre avait chuté à 3,1 millions lundi dernier (source : com Score Media Metrix).Autre signal clair : parmi les 10 émissions les plus regardées aux États-Unis la semaine dernière, on ne trouvait aucune émission d'information.Que des sitcoms et des émissions de variétés comme American Idol.Face à une guerre qui s'annonce plus longue que prévu, certaines salles de rédaction revoient leur approche.Certains correspondants américains rentrent au bercail (comme Matt Lauer, coanimateur de l'émission Today) et on remarque une augmentation du temps publicitaire sur les ondes de CNN et Fox News, qui continuent tout de même à couvrir la guerre.La guerre coûte cher.Les salles de rédaction sont en train d'en évaluer les coûts.La plupart des grands quotidiens américains comme le Washington Post ne rappellent pas leurs journalistes, mais consacrent moins d'espace au conflit.À Radio-Canada, on maintient l'équipe de correspondants en place.« Pour l'instant, tout le monde demeure sur le terrain en attendant la bataille de Bagdad », explique Danielle Levasseur, journaliste et responsable des affectations aux nouvelles internationales.L'attention du public risque de remonter en flèche lorsque les troupes américaines et britanniques entreront dans la capitale de l'Irak, mais si la guerre devait s'éterniser, l'intérêt ne se maintiendra pas bien longtemps.Plusieurs raisons expliquent le comportement des téléspectateurs et des consommateurs d'information en général : d'abord, l'absence de réponses claires et limpides aux questions du public.En gros, les gens veulent savoir : a) si Saddam Hussein est mort ou vivant b) le nombre de morts et de blessés c) si Bagdad est tombé et d) si la guerre va bientôt finir.Or, comme le faisait remarquer Louis Balthazar, président de l'Observatoire sur les États-Unis de la chaire Raoul-Dandurand à l'émission Indicatif présent, hier, la couverture médiatique porte beaucoup sur la stratégie militaire, un sujet qui soulève moins les passions.Autre explication : l'avant-guerre a été long.Les médias ont beaucoup parlé de la guerre avant qu'elle ne soit déclenchée.Or, une fois que le président Bush s'est adressé à la planète pour annoncer le début des hostilités, la fin du monde tant redoutée n'a pas eu lieu.La tension est retombée et l'être humain étant ce qu'il est, il est retourné à ses préoccupations habituelles.Mis à part un groupe d'irréductibles \u2014 « Les obsédés de la guerre » comme les appelait CNN, hier, dans un reportage sur les gens qui passent la majeure partie de leur journée vissés devant leur téléviseurs \u2014, le citoyen moyen continue de s'informer, mais sa consommation d'information guerrière est moins boulimique que la semaine dernière.Il faudra sans doute la prise de Bagdad ou la reddition de Saddam Hussein pour raviver l'intérêt du téléspectateur.« Stay tuned », comme disent les Anglais.\u0001 \u0001 \u0001 « Il aura fallu deux semaines, mais voilà que la guerre a enfin sa vedette : elle est blonde, elle est jeune (19 ans), elle est originaire de Palestine, Virginie de l'Ouest, et s'appelle Jessica Lynch.Les droits sur son histoire sont probablement déjà vendus à une grosse compagnie de production cinématographique et on peut être assuré de la voir défiler à toutes les émissions matinales américaines, sans compter celles d'Oprah Winfrey et Barbara Walters.« Les victimes civiles en Irak n'auront jamais droit à un tel traitement », remarquait, hier, un internaute sur le site de la BBC.Rien à rajouter.Difficile de classer l'information qui provient de l'Irak : l'excellent site de l'Institut Poynter \u2014 un centre de formation journalistique américain \u2014 propose une carte interactive qui permettra aux accros de l'information sur la guerre en Irak de suivre les déplacements de nombreux reporters intégrés aux troupes militaires.On clique sur les icônes bleue ou rouge représentant les troupes ou les lieux géographiques et on voit apparaître la liste des reporters qui s'y trouvent.On clique ensuite sur le nom du reporter pour avoir accès aux textes ou reportages réalisés jusqu'ici.Ils ne sont pas tous présents (il faut que leur média ait signalé leur présence), mais ils sont en assez grand nombre pour que la carte fournisse une vue d'ensemble qui nous permet de nous situer géographiquement.À consulter : www.poynter.org (sous la rubrique Media Map) Du secours canadien pour l'Irak BAGDAD \u2014 Yarub Al-Shiraida, un Canadien d'origine irakienne installé à Edmonton, inspecte les immenses entrepôts de vivres, d'équipements d'urgence et de matériel scolaire de son organisation dans le quartier de Saïdiya, dans la lointaine banlieue de Bagdad, et exprime sa grande préoccupation.« On craint fort que les Américains ne bombardent ces réserves de secours, comme ils viennent de bombarder les entrepôts de Bassora où le gouvernement avait stocké 75 000 tonnes de vivres pour la population », dit-il, le visage grave, le geste impuissant.« Ils bombardent les stocks de vivres des Irakiens et ils disent vouloir nourrir les Irakiens.Ils détruisent leurs usines de purification d'eau et ils veulent leur apporter de l'eau.Tout ça avec l'argent des Irakiens, car ils veulent exploiter le pétrole des Irakiens.Voilà leur logique », dit-il.« Incapables d'entrer dans Nasiriya, ils bombardent la ville, tuant hier plus de 250 civils dans divers quartiers et blessant un millier de personnes.Ils veulent ensuite que la population danse dans les rues, leur ouvre les portes de la ville, et les accueillent en libérateurs.Voilà leur logique », ajoute-t-il.L'organisation d'Al-Shiraida s'appelle Life for Relief and Development, fondée en 1993 à Southfield, au Michigan, par des Canadiens et des Américains d'origine irakienne pour soulager leurs compatriotes d'Irak étranglés par les sanctions de l'ONU.« Nous avons rénové jusqu'ici 34 écoles, primaires surtout, dans tout l'Irak, et réparé 10 usines de purification d'eau endommagées par les bombardements de 1991.Nous distribuons les vivres, les médicaments, les équipements d'hôpitaux et le secours d'urgence aux victimes civiles de la guerre actuelle par l'entremise du Croissant-Rouge irakien et du ministère irakien du Bien-être et des Affaires sociales », explique M.Al-Shiraida, arrivé au Canada comme étudiant dans les années 70.Dans l'un des entrepôts que Life loue d'une entreprise privée, lui et le gérant irakien du groupe, Mohammad Al-Azzaoui, me montrent des stocks de tentes et de couvertures, de jerrycans en plastique pour conserver l'eau, et des sacs de plastique remplis de fèves, de riz, de sucre, de lentilles.Dans un autre entrepôt, loué 250 $ américains par mois, encore des sacs de grains secs et des seaux de plastique remplis de produits domestiques (savon, brosses à dents, serviettes), ainsi que des sacs remplis de matériel scolaire (papiers, crayons).De tout, tout, tout.Au bureau de Life à l'hôtel Al Fanar, dans le centre de Bagdad, des jeunes gens s'affairent à remplir des petits sacs noirs d'équipements de premiers soins \u2014 lampe de poche, piles, désinfectants et bandages, thermomètres, crèmes contre les brûlures, etc.« Les sacs de nourriture et de grains secs proviennent du Comité central mennonite, basé dans les provinces des Prairies canadiennes.Il y en a aussi de l'ISRA, l'Agence de secours islamique, et ils vont aux familles victimes des bombardements américains », explique M.Al-Azzaoui.« Les tentes, les couvertures, les sacs de premiers soins sont fabriqués en Irak.C'est moins cher et ça donne du travail aux Irakiens, dit M.Al-Shiraida.Les tentes seront installées dans divers quartiers des villes.Chacune peut loger six volontaires, qui pourront rapidement stabiliser des blessés avant qu'ils ne soient hospitalisés.Le Comité 661 qui veille à l'application des sanctions de l'ONU n'est pas tendre envers les organisations comme Life, qui doivent détailler et justifier tous leurs envois en Irak.« On a eu du soutien au Congrès américain et on réunit chaque année six millions de dollars américains en espèces et six autres millions en nature pour aider les Irakiens.Au Canada, on rassemble seulement 200 000 $ par an.On espère que les Canadiens aideront davantage », poursuit-il.Life est l'une de trois organisations de la diaspora irakienne, avec ISRA et Human Relief Foundation de Grande-Bretagne, à pouvoir importer du secours de l'étranger.D'autres groupes comme CARE, Enfants du monde, Bridges to Baghdad, Médecins sans frontières ne le peuvent pas et doivent tout acheter en Irak.Des bombes ont continué de tonner, certaines proches, d'autres plus lointaines, durant toute la visite aux entrepôts de Life.Deux avions sont même apparus très haut dans le ciel, faisant des courbes de fumée blanche.Au moment de partir, on nous apprend qu'une bombe est tombée près du quartier administratif du Croissant-Rouge irakien, dans le quartier d'Al-Mansour.Sur le front militaire et politique, le ministre de l'Information, Mohammed Saïd al-Sahhaf, très calme et très sûr, a démenti les revendications américaines de « percées » à Nasiriya, Kut, Najaf et Kerbela, les qualifiant d'« illusions » et de « banales », et affirmant que les troupes américaines et britanniques « tournent toujours autour de ces villes, sans pouvoir y pénétrer ».Il a énuméré les tanks et blindés détruits sur les différents fronts au sud de Bagdad.Il a dénoncé les bombardements de civils à Nasiriya et Hilla, accusé l'aviation américaine de menacer les mausolées chiites de Najaf et Kerbela en volant bas et en brisant le mur du son sur les deux mosquées sacrées, et aussi de lâcher des jouets piégés pour démoraliser la population et taxer les urgences des hôpitaux.« Les tentes, les couvertures, les sacs de premiers soins sont fabriqués en Irak.C'est moins cher et ça donne du travail aux Irakiens.» NATHALIE COLLARD n c o l l a r d @ l a p r e s s e .c a LES MÉDIAS AU FRONT LE FIL DES ÉVÉNEMENTS > IRAK > LA GUERRE Voici, d'heure en heure, le fil des événements survenus au cours de la journée d'hier.Les heures indiquées sont celles de Montréal, suivies des heures de Bagdad, entre parenthèses.2h06 (10h06) Kerbela.Importante percée dans l'offensive américaine en route vers Bagdad.Les forces de la coalition ont réussi à passer à travers le verrou de la ville de Kerbela, passage obligé vers Bagdad en raison de sa situation géographique.Cette ville sainte chiite se trouve à environ 80 kilomètres au sud de la capitale.4h26 (12h26) Moscou.Les bombardements des forces anglo-américaines dans un quartier résidentiel de Bagdad où se trouve l'ambassade de Russie soulèvent l'indignation de ce pays.L'ambassadeur américain à Moscou, Alexander Vershbow, est convoqué au ministère russe des Affaires étrangères pour recevoir les protestations officielles du pays.4h45 (12h45) New Delhi.Selon le ministre indien des Affaires étrangères, Yashwant Sinha, les États-Unis et la Grande- Bretagne se sont lourdement «trompés dans leurs calculs» en envahissant l'Irak.Il revient désormais au Conseil de sécurité de l'ONU de mettre un terme au conflit, confie-t-il à l'Agence France-Presse.6h56 (14h56) Ankara.Victoire diplomatique pour le secrétaire d'État américain, Colin Powell.En Turquie, il obtient du gouvernement le droit du passage sur son territoire afin d'aller ravitailler les troupes américaines stationnées dans le nord de l'Irak.L'obtention de ce soutien logistique concerne entre autres l'approvisionnement des troupes en carburant et en nourriture.Photo TAR-TASS POOL, AFP Vladimir Poutine 0 40 km Kerbela Hilla Salman Pak Sarabadi Ba' quba Miqdadiya Ramadi Kazimiya Tigre Euphrate Kut IRAN BAGDAD Diwaniya Najaf Kut al Hayy Jour 15 : percée vers Bagdad Mossoul Kirkuk Bassora Kut BAGDAD TURQUIE IRAN ARABIE SAOUDITE SYRIE Nassiriya KOWEÏT Qaïm Erbil H2 Tigre Euphrate Najaf Sulaymaniya IRAK H3 20km Qal'at Sukkar 101e division aéroportée 82e division aéroportée 3e division d'infanterie Marines Marines Traversée de l'Euphrate à Al Musayyib La 3e division d'infanterie serait à 30 kilomètres de Bagdad Vainqueurs à Kut, les marines poursuivent leur route vers Bagdad en longeant le Tigre Division Al Nida de la Garde républicaine Division Médina de la Garde républicaine Division Bagdad de la garde républicaine Éléments de la division Nabuchodonosor de la Garde républicaine Éléments de la division Adnan de la Garde républicaine Kurdistan autonome Irakiens Bombardements Combats Américains Forces irakiennes 4LP0501A0403 A5 5 avril 4LP0501A0403 ZALLCALL 67 21:10:22 04/02/03 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 3 AVRIL 2003 A5 Le museau de la guerre r e l k o u r i @ l a p r e s s e .c a J'AI VU DES gens se précipiter vers la télé, les yeux écarquillés.« Encore l'horreur en Irak », me suis-je dit.Mais non.C'était Star Académie, qui hypnotisait dimanche soir les clients de mon resto portugais préféré.Le lendemain, au café du coin, il y avait deux téléviseurs allumés.CNN et Al-Jazira ?Non.L'un montrait une compétition de patinage artistique.L'autre, du curling.Le surlendemain, dans le journal, un énième débat sur le « vote ethnique ».J'ai cru à un poisson d'avril.Mais non.Tout cela est très sérieux.Bienvenue à Montréal.Après trois semaines de reportage au Proche- Orient (en Israël et en Jordanie), je suis rentrée chez moi la tête pleine de récits de guerre et de questions sans réponses.Même si j'étais chez les voisins de la guerre, en banlieue des bombes, le quotidien y restait imbibé de tragique.Si bien qu'ici, ce qui m'apparaît le plus surréel, c'est l'absence de sens tragique.Quand mon resto portugais n'a d'yeux que pour Star Académie, quand le café du coin me montre du patinage artistique et du curling et que le journal me parle encore de Parizeau et du « vote ethnique », ça me choque.Ce n'est pas ce qu'on raconte qui me choque, mais l'attention qu'on y porte.Il y a la guerre, mais nous, ici, on regarde Star Académie et on discute de « vote ethnique ».Je sais, je sais, la vie continue et dans quelques jours, moi aussi peut-être me mettrai-je à regarder le curling à la télé \u2014 ce qui, après tout, est sans doute plus instructif que les bulletins de guerre de CNN.La vie continue, c'est vrai.D'ailleurs, on l'oublie, mais même là-bas, sous les bombes, elle continue.C'est l'une des choses qui m'a le plus frappée quand, à la frontière jordano-irakienne, j'interviewais des camionneurs venant de Bagdad.Comment ça se passe en Irak ?leur demandions- nous.« La vie suit son cours, tout est normal », répondaient-ils le plus souvent.Nous étions étonnés de leur réponse.Eux semblaient étonnés par notre question.Une façade ?La vie peut-elle vraiment suivre son cours sous les bombes ?demandaisje hier à Lisa Ndejuru, pacifiste montréalaise qui vient de quitter Bagdad pour Amman.« D'une certaine façon, oui, c'est vrai, la vie continue », me dit-elle.« Les premiers jours de la guerre, on s'était enfermé, on s'attendait à la fin du monde », raconte la militante de 32 ans qui était à Bagdad avec l'Équipe de paix pour l'Irak depuis le 29 janvier.Elle se rappelle que, le premier jour de bombardements, Saad, un employé de l'hôtel, lui a offert une cigarette.« On a fumé en se disant : c'est notre dernière cigarette.» Mais plus tard, à minuit et demi, ils en ont fumé une autre.Et le lendemain, une autre encore.Et peu à peu, les gens ont recommencé à sortir dans la rue, comme si de rien n'était, raconte-t-elle.« Au début, c'est très choquant, les bombardements.Après, c'est indécent, mais on s'y habitue, dit-elle.C'est très particulier d'être là-bas et de se faire inviter à prendre le thé pendant que les bombes tombent.» « On n'a pas peur ! On n'a pas peur ! » répétaient les gens de Bagdad ces derniers jours.Lisa Ndejuru aurait aimé rester avec eux, continuer à visiter des hôpitaux et des maisons, prendre des photos des blessés, ramasser des éclats de bombe, témoigner sur Internet et par téléphone.Mais jeudi dernier, les postes de télécommunication à Bagdad ont été détruits par la coalition.« Nous n'avions plus de courriel, plus de téléphone.Et comme le but de notre groupe est d'être une voix pour la population irakienne, c'était difficile de continuer.» En compagnie de Zehira Houfani, autre pacifiste montréalaise membre de l'Équipe de paix pour l'Irak, Lisa Ndejuru a donc quitté Bagdad pour Amman, mardi.Le matin même, l'agence Reuters rapportait que deux autobus transportant des pacifistes avaient été attaqués par des avions de la coalition sur la route entre Bagdad et Amman et qu'il y avait des blessés.La nouvelle, relayée par le ministre irakien de l'Information, a par la suite été démentie par les pacifistes eux-mêmes.Lisa Ndejuru dit n'avoir rien noté d'anormal sur la route.« C'était plutôt tranquille.Nous n'avons rien vu, rien entendu, mis à part un pont écrasé et des voitures calcinées.Et des moutons, beaucoup de moutons.Originaire du Rwanda, Lisa Ndejuru a grandi en Allemagne et vit au Québec depuis plus de 20 ans.Elle a visité son pays d'origine avant et après la guerre de 1994.Le génocide, elle l'a vu à la télé.Le sentiment d'impuissance qu'elle a ressenti était « indescriptible », dit-elle.Cette fois-ci, la militante n'a pas voulu être dans le camp des spectateurs.Convaincue que la guerre ne réglera rien, elle a décidé de se joindre à l'Équipe de paix pour l'Irak et d'aller à Bagdad pour témoigner de l'impact de la guerre sur la population.Avant son départ, une de ses tantes lui a demandé : « Est-ce que ça donne vraiment quelque chose de se mettre entre deux chiens enragés ?» Je lui ai reposé la question hier.« En fait, ce doit être plus facile de se mettre entre deux chiens enragés.Au moins, un chien, on peut faire quelque chose, taper sur son museau.Mais quand des missiles tombent depuis des avions qui sont tellement haut dans le ciel, qu'est-ce qu'on peut faire ?C'est encore plus terrible.» Alors à quoi bon continuer à taper sur le museau de la guerre, Lisa ?« Parce que je suis fâchée.» Photo Reuters© Deux chiots traînent dans les ruines d'un poste de contrôle abandonné des Nations unies, près de Bassora, dans le sud de l'Irak.Mélange l i n et rayonne d'une fluidité extraordinaire, fines rayures, volants coupés-cousus sur le biais pour un effet virevoltant hyperféminin.Bleu acier.4 à 16.190.00 Blouse paisley cache-coeur 85.00 QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE 3126693A L'intifada de Safwan GILLES PAQUIN AU KOWEÏT envoyé spécial FRONTIÈRE IRAKO-KOWEÏTIENNE \u2014 La petite ville frontière de Safwan a été la première conquise lors de l'invasion anglo-américaine en Irak, mais deux semaines plus tard, elle résiste encore en menant sa propre version de l'intifada à la manière palestinienne.Les foules hilares d'enfants et de jeunes gens qui ont d'abord accueilli les militaires avec curiosité, en leur tendant les mains pour obtenir des cadeaux, sont maintenant hostiles.Les sourires ont cédé la place aux jets de pierres et aux injures visant aussi bien les soldats que les civils.« Vous ne pouvez pas aller dans Safwan maintenant, c'est trop dangereux.Il y a eu des attaques contre des convois militaires et des voitures de journalistes arabes ont été lapidées ce matin », a déclaré hier un officier koweïtien à des collègues qui voulaient franchir la frontière.La traversée de Safwan est devenue tellement problématique que les forces alliées ont construit une nouvelle route pour contourner la ville, a constaté hier La Presse.Les convois militaires font dorénavant un crochet par ce nouveau chemin pour se rendre à l'autoroute à l'autre bout de la ville, plutôt que d'emprunter la rue principale sur une longueur d'un kilomètre.« Nous avons traversé Safwan trois jours de suite et les trois fois, nous avons été attaqués par des gens qui nous lançaient des pierres, des briques et des bouts de bois.Ils ont fracassé les vitres de nos voitures », a dit hier Ahmed Al-Menhali, technicien de la télé d'Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis.Selon lui, les gens ont faim et sont en colère à cause de la guerre.Dès qu'ils aperçoivent une voiture neuve, ils se disent que ce sont des Koweïtiens ou des Américains et ils attaquent avec tout ce qui leur tombe sous la main.Seuls les journalistes des pays arabes et ceux qui sont intégrés (embedded) aux forces armées peuvent obtenir des laissez-passer des militaires pour entrer en Irak.Tous les autres doivent multiplier les subterfuges pour contourner les doubles, et parfois triples postes de garde des différentes armées.Les voitures particulières et les véhicules des organismes humanitaires doivent absolument passer par Safwan pour se rendre en Irak parce que la nouvelle route est réservée aux convois militaires.Le deuxième postefrontière, celui d'Oum Qasr, l'est également.Lors de l'invasion, il y a deux semaines, les troupes alliées ont pénétré très rapidement dans le sud de l'Irak pour aussitôt poursuivre leur route vers Bagdad.Ils ont laissé sous la surveillance des Britanniques les grands axes routiers et certains points stratégiques tels que le port d'Oum Qasr et l'aéroport de Bassora.Le reste de la région leur échappe et glisse vers l'anarchie.La semaine dernière, le Croissant-Rouge du Koweït a dépêché deux convois d'aide alimentaire à Safwan.Les deux livraisons ont donné lieu à des scènes de violence au bord de l'émeute provoquées par des militants du parti Baas de Saddam Hussein, ont affirmé plusieurs habitants de la ville.« Nous avons appris que des agents du Baas viendraient semer le désordre.Certains ont même laissé courir le bruit qu'ils lanceraient des grenades dans la foule lors de la distribution de l'aide alimentaire », a déclaré Falla Bader, 38 ans, citoyen satisfait de l'arrivée des Américains.Les rares patrouilles britanniques qui circulent dans les petites villes du Sud sont souvent attaquées par des francs-tireurs.Des militaires koweïtiens qui montent la garde près de champs pétrolifères ont également indiqué hier que des Fedayin Saddam, milices dévouées au maître de Bagdad, venaient les attaquer très souvent la nuit.Les soldats du régiment du duc de Wellington ont fait de nombreuses perquisitions à Safwan dans la nuit de lundi à mardi.Au moins 16 personnes liées au Baas ont été arrêtées et des échanges de coups de feu auraient fait des morts, a indiqué une source militaire.Les forces fidèles à Saddam Hussein sont encore assez puissantes dans le Sud irakien pour continuer les tirs de missiles vers le Koweït ou les bases britanniques.Le dernier a été lancé contre le camp militaire où sont enfermés plus de 3000 prisonniers de guerre irakiens.LE FIL DES ÉVÉNEMENTS > IRAK > LA GUERRE Voici, d'heure en heure, le fil des événements survenus au cours de la journée d'hier.Les heures indiquées sont celles de Montréal, suivies des heures de Bagdad, entre parenthèses.9h07 (17h07) Bagdad.L'Irak dément les affirmations émanant du commandement central américain (Cent Com) basé au Qatar voulant que les forces de la coalition ont anéanti la «division Bagdad» de la Garde républicaine du président Saddam Hussein.Selon le général Peter Pace, numéro deux de l'état-major américain, les divisions irakiennes sont en train d'être mises en pièces autour de Bagdad et de Kut.Un porte-parole de l'armée irakienne réplique que ses pertes sont de 17 soldats tués et de 35 blessés.10h33 (18h33) Vouliagmeni, Grèce.Après la Turquie, le secrétaire d'État américain Colin Powell se rend en Grèce où il participe à une conférence internationale sur les relations transatlantiques.Il en ressort avec un engagement selon lequel Européens et Américains travailleront ensemble à la reconstruction de l'Irak.11h56 (19h56) Moscou.L'agence russe Interfac rapporte une déclaration du président Vladimir Poutine où il assure que la Russie ne souhaite pas la défaite des États-Unis en Irak.On souhaite plutôt que la question revienne devant l'ONU pour être résolue.12h47 (20h47) Bagdad.Dans un message lu à la télévision par un porte-parole, le président irakien Saddam Hussein exhorte les chefs kurdes à ne pas s'allier «aux envahisseurs» américains et anglais dans leur guerre contre l'Irak et à ne pas s'opposer aux troupes irakiennes dans le nord du pays.13h35 (21h35) Londres.Un caméraman iranien travaillant pour le compte de la BBC, Kaveh Golestan, se tue en mettant le pied sur une mine antipersonnel dans le nord de l'Irak.Lauréat du prix Pulitzer, M.Golestan est le troisième représentant de médias anglais à être tué dans le conflit.Une autre personne a été blessée dans l'explosion. 4LP0601A0403 A6 Jeudi 4LP0601A0403 ZALLCALL 67 21:27:22 04/02/03 B A6 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 3 AVRIL 2003 ACTUALITÉS Réforme de la police de quartier à Montréal « Es-tu toujours le chef des Hells Angels?» SÉBASTIEN RODRIGUE LE SERVICE de police de la Ville de Montréal (SPVM) présentera bientôt une importante réforme de la police de quartier (PDQ) qui prévoit conserver ses 49 postes, mais qui suggère de faire 11 « comptoirs de services » sans commandement, a appris La Presse.Le SPVM recommande également de mettre en place quatre autorités régionales et une unité de soutien opérationnel en remplacement des directions de la gendarmerie et des enquêtes, selon le document final sur l'optimisation de la police que La Presse a obtenu.La réforme prévoit ainsi de revoir en profondeur l'organigramme du service de police.Il s'agit en quelque sorte d'un retour à l'ancienne formule puisque la PDQ cherchait à décentraliser le service de police à l'origine.« La structure actuelle doit être revue afin d'alléger le processus décisionnel, de diminuer le ratio d'encadrement, de permettre une meilleur reddition de comptes et de rapprocher le niveau décisionnel à la réalité locale », peut-on lire dans le document.Le directeur de la police, Michel Sarrazin aura donc deux adjoints immédiats, Yves Charrette, à la direction des opérations, et Serge Gascon, à la direction de la stratégie et de l'administration.Les postes de quartier se retrouveront quant à eux sous la tutelle d'une unité régionale.Le nombre de policiers restera le même, mais ils se concentreront dans les 38 postes avec un commandement.Ces nouvelles unités régionales regrouperont chacune une section moralité, alcool et stupéfiants, une autre pour la « prévention jeunesse » et tout le support nécessaire aux enquêtes.« L'équipe de gestion de chacune des unités régionales sera pleinement responsable, autonome et en mesure d'assurer un meilleur contrôle et le suivi des activités sur son territoire », écriton dans le projet de réforme.Le SPVM avait commandé un diagnostic de la police de quartier après les fusions municipales.Le service de police avait ensuite mis sur pied des groupes de travail pour améliorer le modèle de police de quartier.Le comité de direction du SPVM a retenu environ 200 recommandations de ces travaux.Celles-ci feront l'objet de quatre séances de consultation publique dans l'île d'ici la fin avril, a-t-on appris de sources sûres à l'hôtel de ville.Autant la direction de la police que les élus souhaitent faire adopter ces changements d'ici le dernier conseil municipal avant la pause estivale en juin.Cette réforme vise surtout à corriger le manque de personnel dans certains postes de quartier.Présentement, 24 postes de quartier se trouvent en dessous de l'effectif minimal de 37 agents, quantité nécessaire pour remplir leur mission.Selon le rapport du SPVM, il aurait fallu engager 133 agents de quartier et augmenter de 13 millions le budget annuel de la police pour combler cette lacune.Le SPVM doit aussi composer avec des baux qui ne se terminent pas avant le 1er janvier 2007 pour la première génération de poste de quartier et le 1er janvier 2008 pour la deuxième vague d'ouverture.La solution retenue fera en sorte que des voitures de police seront visibles aux deux postes jumelés.La concentration d'agents dans un poste permettra ainsi de maintenir au moins sept équipes de cinq agents en plus de deux agents socio- communautaires.« Les PDQ ne sont pas fusionnés, ce qui impliquerait la fermeture d'un poste, mais restructurés administrativement et opérationnellement », indique- t-on.Par exemple, les deux postes de l'arrondissement de Saint-Léonard seront jumelés, celui du Nord accueillera l'unité de commandement, et celui du Sud les patrouilleurs.Un scénario semblable se répète pour les postes de Villeray, Petite-Patrie, Saint-Michel, La Salle, Verdun, Mont-Royal ainsi que Ville- Émard\u2014Côte-Saint-Paul avec Pointe-Saint-Charles\u2014Saint- Henri\u2014Petite-Bourgogne.Le même sort attend les postes de Pierrefonds, de Ville-Marie- Nord avec Westmount\u2014Notre-Dame- de-Grâce ainsi que Mont- Royal\u2014Côte-des-Neiges avec Parc- Extension.Outre le jumelage de postes et une révision de la structure, le SPVM compte mettre de l'avant différentes mesures pour augmenter la visibilité des policiers, pour lutter davantage contre les incivilités (bruits, graffitis, etc.) et pour mieux informer les victimes et les plaignants du suivi de leur dossier.Le Service de police compte également affecter plus de policiers à la sécurité routière et chercher des façons d'intégrer davantage les agents dans la vie communautaire.ANDRÉ CÉDILOT LA POLICE provinciale de l'Ontario a profité d'une chance inouïe en découvrant chez Wolodumyr Stadnik une gentille lettre de sa nièce qui lui demande avec l'innocence de son jeune âge s'il est toujours le chef des Hells Angels ! Dans cette missive écrite toute en douceur à l'approche de la Saint- Valentin, la fill Stadnik et sa femme à célébrer l'heureux événement avec elle et sa famille.« Tu sais, je suis presque aussi grande que maman maintenant.Par contre, il me reste un bout pour rejoindre papa ! » écrit-elle avec affection, tout en souhaitant le voir plus souvent.Selon toute apparence, Stadnik vivait au Québec à cette époque.Puis, s'informant candidement pour savoir s'il reste le leader des Hells Angels, la petite Ontarienne lui rappelle qu'elle aura bientôt 11 ans et qu'il devrait peut-être songer « à déménager le club au Canada et non au Québec ».À la fin de la lettre, elle cherche aussi à savoir si Stadnik avait toujours l'intention de vendre sa rutilante motocyclette afin d'en acheter une semblable pour sa femme Kathleen.Insérée dans une pile de documents, de photos et d'objets saisis chez Stadnik, à Hamilton, lors de la gigantesque rafle du 28 mars 2001, cette précieuse lettre que la Couronne a déposée hier au procès pour gangstérisme des neuf Rockers et Hells Angels/Nomads vise à démontrer l'important statut de Wolodumyr Stadnik au sein du groupe de motards.Si l'on en croit les listes de membres présentées devant les jurés, Stadnik a obtenu ses couleurs du club en 1984.Il a vécu rue Limoges, voisine immédiate du repaire des Hells Angels, à Sorel, avant de retourner dans sa province natale.En 1996, il a transféré à sa mère et à sa femme les titres de sa coquette propriété de la rue Cloverhill, à Hamilton.Il a aussi mis à leur nom un terrain évalué à 18 000 $.Au moment de la descente policière, des ouvriers s'affairaient à creuser une piscine et refaire le terrassement.On avait posé des portes et des fenêtres neuves.Tous ces travaux ont coûté plus de 50 000 $, indiquent les factures mises en preuve.Surnommé Nurget, Stadnik, 50 ans, figure dans la longue liste des accusés de l'opération Printemps 2001.Il doit prochainement avoir un procès en anglais en compagnie de deux autres membres des Hells Angels/Nomads, Donald Pup Stockford, son acolyte de longue date, et de la recrue Michel Rose.Lors d'une autre perquisition, cette fois dans une résidence du secrétaire national des Hells Angels (pour des raisons juridiques, on ne peut le nommer pour l'instant) à Saint-Pierre-de-Sorel, les policiers ont trouvé toute une série de certificats d'enregistrement officiels des Hells Angels, dont l'incorporation des Nomads, le 7 mars 1995.On y apprend notamment que Stockford en est devenu le président à l'automne 1998.L'adresse d'affaires est le 69, rue Limoges.C'est ce qui explique sans doute qu'on ait également mis la main sur un chéquier de la Banque Royale du Canada au nom des Hells Angels/Nomads.Le calepin contenait 10 chèques en blanc signés de la plume de Stockford.Dans la colonne des paiements apparaissaient plusieurs noms, dont ceux du comptable Michel Côté et du ministère du Revenu, auquel on a remis 197,50 $.Véritable magasin général des Hells Angels, la maison cachait les plus récentes listes de motards du Canada et de partout dans le monde, les règlements du club, des dizaines d'épinglettes en forme de tête de mort, des bijoux de grande valeur, des écussons et des arceaux flambants neufs que les membres portent sur leur veste de cuir, et même un tampon à l'encre du gang ! Sur un napperon figurait aussi une longue liste d'emplettes de vêtements, de bijoux, de patches à l'effigie des Nomads.Ironiquement, de tous les noms qui apparaissent, le chef allégué, Maurice Boucher, a la plus petite commande.Celle-ci se résume à trois banals écussons de la Big Red Machine.L'EXPRESS DUMAT IN La Ville de Montréal condamnée LE TRIBUNAL des droits de la personne vient de condamner la Ville de Montréal à payer 1000 $ à Marie- Claude Giguère, parce qu'un gardien de sécurité de la cour municipale, Patrice Cardi, l'avait empêchée d'allaiter son bébé dans une salle d'audience.Mme Giguère, qui se trouvait à la cour avec ses deux enfants (4 mois et 2 ans) et son mari pour contester une contravention le 27 mars 2001, s'était assise à l'arrière de la salle et allaitait son bébé quand Cardi lui a demandé de sortir.Il lui a dit qu'en raison du décorum, elle ne pouvait pas allaiter dans la salle et lui aurait proposé de le faire dans un petit local.Elle a plutôt fini l'allaitement dans le corridor, puis est retournée dans la salle.Le gardien s'est arrangé avec les autorités afin de faire passer son dossier de façon prioritaire.Elle a décidé de porter plainte à la Commission des droits de la personne.Le tribunal vient de lui donner raison.La Ville de Montréal et son gardien ont porté atteinte à ses droits d'être traitée en pleine égalité sans distinction fondée sur le sexe, conclut le tribunal.Le propriétaire devra payer DES LOCATAIRES des immeubles de la Place l'Acadie ont obtenu un jugement devant la Régie du logement qui oblige leur propriétaire à faire des rénovations, à diminuer leur loyer de 20 % et à leur verser des dommages exemplaires de 1000 $ chacun.Les 22 immeubles de la Place l'Acadie et de la Place Henri- Bourassa appartenant à Carmina Araujo et géré par Sadok Sagman sont reconnus pour être dans un état pitoyable et loué à des prix faramineux vu l'état des lieux.Les locataires se plaignent, entre autres, des problèmes de chauffage, d'un manque d'eau chaude, de la présence de vermine, de plafonds qui coulent, de fenêtres brisées et de salles de lavage insalubres.Le jugement donne 90 jours pour réaliser l'imposante liste de travaux dans les cinq immeubles d'où proviennent les plaintes.Dans son jugement, la Régie précise que « les locateurs n'entretiennent par leurs immeubles qui se détériorent.Certains espaces communs sont laissés à l'abandon ».La régie conclut que les immeubles sont insalubres et que les propriétaires contreviennent à leurs obligations.À vos vélos ! EN JUIN, les rues de Montréal fourmilleront une fois de plus de cyclistes, chevronnés ou tout simplement passionnés, à l'occasion de la Féria du vélo.Quelque 55 000 participants sont attendus.Au programme : le Défi métropolitain, le 31 mai (100 à 150 km en Montérégie) ; le Tour des enfants, le 1 juin (20 km) ; le Tour la nuit, le 6 juin et le Tour de l'île, le 8 juin, le clou de l'événement.Cette année, les participants du Tour de l'île sont invités à rouler sur 48 km dans l'est de Montréal et, fait inusité, traverseront deux carrières : le Centre environnemental Saint-Michel et la carrière Lafarge.Greffière accusée LINA LABELLE, une greffière travaillant au comptoir pénal du palais de justice de Saint-Jérôme, a été accusée d'avoir transmis des informations policières à son frère qui serait impliqué dans un vaste réseau de vente frauduleuse de cigarettes.Les contrebandiers ont fait perdre plusieurs millions en taxes aux gouvernements fédéral et provincial.Cette femme de 55 ans, qui devait prendre sa retraite dans environ deux ans, a été appréhendée lundi dans le bureau du directeur du palais de justice où elle avait été invitée à se rendre afin que son arrestation ne se fasse pas devant le public.Accusée d'entrave peu de temps après devant le juge Marc Vanasse, de la Cour du Québec, elle a été mise en liberté sous diverses conditions, dont celle de ne pas se présenter à son lieu de travail.Elle a aussitôt été suspendue de ses fonctions.Elle reviendra devant le tribunal le 5 juin pour connaître la date de son enquête préliminaire.Selon ce que La Presse a appris, Lina Labelle aurait informé son frère, Antoine Labelle, de perquisitions que les policiers s'apprêtaient à faire.Une survivante de l'Holocauste pourra immigrer au Canada LE MINISTÈRE de l'Immigration a fait volte-face hier dans le dossier de l'Américaine Helen Ann Dougherty, veuve de 75 ans sans enfant, atteinte de la maladie d'Alzheimer, refusée comme immigrante en janvier.Le ministre de l'Immigration, Denis Coderre, a demandé lui-même à ses fonctionnaires de permettre l'établissement au pays sur une base humanitaire de Mme Dougherty, une survivante de l'Holocauste, dont les deux soeurs vivent à Toronto.L'intervention publique de M.Coderre survient au lendemain de la publication d'un article à la une du Globe and Mail.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Satisfait de la sentence Estimant que Michael Fidanoglou, 40 ans, est le pire des criminels qui a commis le pire des crimes, le juge Gilles Garneau a condamné ce voleur de banques notoire à la prison à perpétuité, hier au palais de justice de Montréal, pour une tentative de meurtre et une série de vols qualifiés.Le 17 avril 1998, Fidanoglou, surnommé Crazy Mike dans le milieu, avait tiré sur un client de la caisse populaire Saint-Simon-Apôtre pour inciter les employés à lui donner de l'argent.Atteinte à la colonne vertébrale, la victime, Claude Mailhot (notre photo), alors âgée de 35 ans, s'était écroulée.Comme le voleur s'apprêtait à le tirer une seconde fois, Mailhot l'avait imploré de l'épargner.Fidanoglou s'était laissé émouvoir, et lui avait lancé « on a assez sali le tapis » avant de s'enfuir.Paralysé, Mailhot est désormais confiné à un fauteuil roulant.Hier, il s'est déclaré satisfait de la sentence.Il poursuit le Mouvement Desjardins pour six millions en raison de leur politique lors des vols des banques, qui est de ne pas donner d'argent aux voleurs.KANESATAKE La barricade est levée.pour combien de temps?BRUNO BISSON LE BARRAGE de véhicules qui gênait la circulation sur la route 344 entre Oka et Kanesatake, a été démantelé hier, peu avant 15 h, par les dissidents du conseil de bande qui n'ont obtenu en retour qu'une promesse de rencontre avec des représentants du ministre fédéral des Affaires indiennes, Robert Nault.Le départ des occupants soulagera sans doute les résidants, obligés de se soumettre à un « contrôle » inopiné et illégal, de même que le ministre de la Sécurité publique du Québec, Serge Ménard, qui n'aura pas à y consacrer trop de temps, à un moment où la campagne électorale passe en vitesse de pointe.Par contre, hors de la fragile communauté mohawk de Kanesatake, qui se déchire en conflits internes depuis presque 30 ans, tout reste à faire.Encore.Le grand chef James Gabriel est toujours aussi contesté par la moitié du conseil de bande qui a réclamé sa démission à répétition depuis plus de deux ans, tandis que les dissidents, qui se sont associés dans leur dernier mouvement d'humeur aux éléments les moins recommandables de la communauté, devront rétablir leur respectabilité en vue de probables élections partielles au conseil de bande.La décision de lever la « barricade » de la route 344, édifiée lundi midi en haut de la fameuse côte Saint-Michel, comme pour rappeler les événements de l'été 1990, a été prise hier quelques heures après l'envoi d'une nouvelle demande de rencontre avec des représentants du ministère des Affaires indiennes.Mardi, le grand chef James Gabriel, de même que le ministre Nault, avaient rejeté cette même demande de rencontre entre luimême et ses partisans, les chefs Marie Chéné et Clarence Simon, et trois autres chefs élus du conseil de bande, Steven Bonspille, John Harding et Pearl Bonspille, parce que ces derniers réclamaient aussi la présence de trois non-élus, membres du groupe de contestataires présents au barrage routier depuis lundi.Joint hier par La Presse, le chef Gabriel \u2014 qui se disait à peu près certain, à cette heure-là, que le barrage serait encore là aujourd'hui \u2014 a répété que le motif soulevé par ses rivaux pour bloquer la route, soit le renouvellement d'une entente administrative sur les services de police locaux, n'a jamais tenu la route.« C'est la même bataille qui continue, ditil.Depuis deux ans, nous nous sommes retrouvés cinq fois devant les tribunaux.En 2001, mes collègues ont essayé de faire interdire le vote des membres non résidants de la bande, et ils ont perdu.Il y a six mois, ils ont tenté de forcer la tenue d'une élection partielle (à la suite du décès de Crawford Gabriel, un chef élu) sans suivre la procédure électorale utilisée depuis 10 ans, et ils ont aussi perdu.Même chose quand ils ont exigé la destitution de Marie Chéné (qui appuie James Gabriel).C'est toujours la même bataille.Selon lui, les dissidents auront toutefois moins de crédibilité auprès de l'ensemble de la communauté, maintenant qu'ils se sont publiquement affichés avec des membres de la bande à la réputation douteuse, qui ont trempé dans le passé dans des activités illicites, comme le trafic de tabac et les bingos illégaux.M.Gabriel a toutefois refusé de s'avancer sur les perspectives de rapprochement que pourraient susciter une éventuelle rencontre entre les deux factions d'élus du conseil devant des représentants du ministre des Affaires indiennes.Le porte-parole du groupe de chefs dissidents n'a pas rappelé La Presse, hier.Pas plus, d'ailleurs, que celui du ministre Nault. 4LP0701A0403 a7 jeudi 4LP0701A0403 ZALLCALL 67 20:48:17 04/02/03 B Malgré le SRAS, des parents adoptifs partent en Chine Ottawa va amender la loi électorale pour contrer la combine du Bloc JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Le gouvernement Chrétien entend amender la loi électorale afin d'éliminer l'échappatoire qui a permis au Bloc québécois d'augmenter volontairement ses dépenses électorales et d'obtenir ainsi un remboursement plus généreuxd'Élections Canada au scrutin fédéral de 1997 et de 2000.Le leader du gouvernement en Chambre, le ministre Don Boudria, a indiqué hier que des mesures législatives seront adoptées afin de mettre fin à cette pratique qui avait été dénoncée par le directeur général des Élections, Jean-Pierre Kingsley, dans un rapport soumis aux Communes en 1996.M.Kingsley a indiqué que le stratagème comptable, qui a été élaboré par l'ancien député bloquiste Pierre Brien, qui tente actuellement de se faire élire sous la bannière de l'ADQ, n'est pas illégal puisqu'il n'est pas formellement interdit par la Loi sur les élections.Mais il a précisé que cela viole tout de même « l'esprit de la loi » d'autant plus qu'il a déjà recommandé au gouvernement fédéral de prendre les moyens nécessaires pour y mettre fin au nom de la transparence.Dans son rapport de 1996, M.Kingsley a écrit ceci : « Nous recommandons qu'aucun parti enregistré ni aucun candidat ne puisse retourner au donateur, de façon directe ou indirecte, une portion quelconque d'une contribution versée conformément à la Loi.» Le stratagème utilisé par le Bloc québécois, qui était communément appelé « la méthode in and out », a permis au parti d'obtenir au moins 150 000 $ de plus en remboursements d'Élections Canada.En vertu de cette méthode, qui a été mise au jour par le quotidien National Post, les candidats bloquistes ont versé des salaires et des indemnités à des militants bénévoles du parti.Ces militants ont ensuite reversé aux candidats, sous forme de dons au parti, les mêmes sommes qu'ils ont obtenues.Ce faisant, les militants bénévoles ont reçu un crédit d'impôt tandis que le parti a obtenu une compensation plus substantielle d'Élections Canada, qui rembourse 50 % des dépenses de tout candidat qui obtient au moins 15 % des voix.Hier, le ministre Boudria a indiqué à La Presse qu'il invitera ses collègues des autres partis à soumettre des amendements afin de corriger cette situation.Il souhaite adopter des amendements en même temps que le projet de loi C-24 sur la réforme du financement des partis politiques, qui devrait l'être d'ici juin.« Je suis prêt à entendre favorablement des propositions d'amendement pour resserrer cette partie de la loi électorale.(.) Il faut s'assurer que les dépenses ne sont pas augmentées pour augmenter les remboursements », a déclaré M.Boudria, qui n'a pas voulu se prononcer sur la controverse touchant le Bloc québécois.Interrogé au sujet des propos de M.Kingsley, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, s'est contenté de répéter hier que les pratiques de financement de son parti sont légales.« On a toujours été pour des mesures progressistes, mais on respecte la loi de A à Z.Ce qu'il nous dit, c'est légal, tout à fait légal.On est prêt à faire des changements qui s'imposeront pour une plus grande démocratie.On a toujours été à l'avant-garde de cela », a-t-il commenté.À un journaliste qui lui a demandé si tous les députés de son parti appuyaient cette pratique, le chef bloquiste a répondu : « C'est bien évident, mon cher ami.Wake up.» Mais cette version a été contredite par certains députés, dont Pierrette Venne, qui a été expulsée du caucus en février après avoir réclamé la démission de M.Duceppe.En entrevue, hier, Mme Venne a soutenu que les trois quarts des députés bloquistes n'étaient pas très chauds à l'idée d'utiliser ce stratagème comptable.Ils étaient aussi mal à l'aise de se voir obligés de signer une lettre par laquelle ils s'engageaient à dépenser une certaine somme d'argent, quoi qu'il arrive, afin d'obtenir un remboursement fédéral le plus élevé possible.Si un candidat ne respectait pas son engagement, il devait compenser le parti pour le manque à gagner.« Nous étions tous assez mal à l'aise, mais obligés de le faire parce que sans cela nous n'avions pas notre bulletin de candidature signé par Gilles Duceppe.Il y en a même un d'ailleurs qui a été refusé en Beauce parce qu'il n'avait pas voulu signer la lettre », a déclaré Mme Venne, qui a été obligée de dépenser 58 000 $ pour assurer un remboursement de 29 000 $ au parti.« Ce n'est pas vrai que c'est légal de A à Z.C'est peut-être légal de A jusqu'à T, mais il y a une partie qui n'est certainement pas correcte parce que quand on fait du in and out, à la fin de tout cela, ça donne un reçu d'impôt.Cette partie là d'un reçu d'impôt ne devrait pas exister.Cette partie là n'est pas légale de A à Z », a ajouté Mme Venne.En plus d'affronter les critiques de M.Kingsley, le Bloc québécois doit aussi se défendre sur le front judiciaire.En effet, l'ex-député de Québec-Est, Jean-Paul Marchand, a déposé une poursuite de 630 000 $ contre le Bloc pour diffamation et atteinte à sa réputation pour avoir suggéré dans les médias qu'il était un « mauvais payeur ».C'est que le Bloc québécois a réclamé 36 000 $ à M.Marchand après les élections de novembre 2000, même s'il a mordu la poussière, parce qu'il n'a pas respecté son engagement de dépenser 66 565 $ au dernier scrutin.Durant sa campagne, M.Marchand a dépensé seulement 22 000 $.Ainsi, le Bloc n'a obtenu que 11 000 $ en remboursement.La cause a été entendue cette semaine à Québec et M.Marchand a expliqué au juge tout le stratagème du Bloc québécois.En entrevue, hier, M.Marchand a dénoncé ce stratagème.« J'ai toujours été opposé à cela.Je ne l'ai pas utilisé.Je trouve que c'est frauduleux, que c'est voler le monde.C'est une façon de déjouer la loi électorale, de trafiquer l'esprit de la loi.Je ne voulais pas embarquer dans ce genre de vol-là.Je ne suis pas élu pour voler le monde », a-t-il déclaré.MARIE-FRANCE LÉGER MALGRÉ les avertissements de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et de Santé Canada et malgré la menace de quarantaine à leur retour, la grande majorité des parents adoptifs passent outre aux risques de pneumonie atypique et s'envolent vers la Chine cette semaine pour aller chercher leur enfant.« Sur les 18 familles qui partent demain, une seule a annulé », a indiqué hier Pauline Jubinville, de la société Fondons une famille.Mme Jubinville a précisé que la décision ultime de partir ou non revenait aux parents adoptifs dans des conditions qui ne sont guère rassurantes.En Chine, 12 nouveaux décès ont été signalés hier, portant à 78 le nombre de décès dans le monde des suites du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), dont 46 en Chine, 16 à Hong Kong, six au Canada, plus précisément à Toronto, quatre au Vietnam, quatre à Singapour et deux en Thaïlande.« Nous sommes tous bien informés sur la maladie.Nous partons avec des masques, des gants chirurgicaux.S'il faut rester dans la chambre d'hôtel pendant deux semaines, on le fera.S'il faut être en quarantaine au retour, à Vancouver, on va l'être aussi », a expliqué hier Stella Riggi, une résidante de Montréal.L'OMS a déconseillé hier à tous les voyageurs de se rendre à Hong Kong et dans la province de Canton où elle va envoyer aujourd'hui quatre experts pour la première fois depuis l'apparition de l'épidémie.Mme Riggi est évidemment inquiète, comme les autres parents adoptifs qui ont décidé de poursuivre le périple malgré les recommandations de la société Enfants du monde.Elle part quand même car, estime-t-elle, ce n'est pas le moment de baisser les bras.À leur arrivée à Pékin, les groupes seront dirigés vers deux provinces chinoises, le Hunan et le Jiangxi.« On doit assumer cette responsabilité en tant que parent.Pour moi, et pour ceux qui partent, ce n'était pas une option de ne pas partir.» Pour ces parents qui attendent depuis quelques années la venue d'un bébé, la pneumonie atypique n'est pas un facteur qui peut les arrêter.Michel Mignacco, président de la société Enfants du monde, a averti les parents mardi que son agence ne recommandait plus de se rendre en Chine.Mais 22 personnes sur 25 ont décidé d'y aller.Ceux qui ont choisi d'attendre pourront reporter l'adoption à un peu plus tard.« C'est très particulier comme situation.On ne sait pas ce qui va arriver.Mais il y a un enfant qui les attend et il n'y a rien qui peut les arrêter », de constater M.Mignacco.Hier, Santé Canada signalait 151 cas de SRAS au pays (58 probables et 68 suspects), pour la très grande majorité en Ontario.Tous les cas canadiens à ce jour sont ceux de personnes qui ont voyagé en Asie ou qui ont été en contact avec des cas de SRAS dans leur milieu familial ou en milieu hospitalier.Le ministre Don Boudria MC Marque de commerce de la Banque CIBC.Le logo CIBC est une marque de commerce de la Banque CIBC.Le TAC (taux annuel du coût d'emprunt) est basé sur un nouveau prêt hypothécaire fermé de 120 000 $, d'une durée de 5 ans, amorti sur 25 ans.Le taux préférentiel CIBC peut fluctuer; cet exemple tient compte d'un taux préférentiel de 4,75 % par année, taux en vigueur au 5 mars 2003.Le taux d'intérêt est variable et fluctue selon les changements du taux préférentiel.L'augmentation de vos versements mensuels peut également vous permettre de payer votre prêt hypothécaire plus rapidement.Pour tous renseignements, passez à votre centre bancaire CIBC.Certaines conditions et restrictions s'appliquent.Les prêts hypothécaires sont offerts aux emprunteurs admissibles par Services hypothécaires CIBC Inc.au Québec, et par Hypothèques CIBC Inc.ailleurs au Canada.L'Hypothèque à taux ultra-préférentielMC CIBC Vous pourriez payer votre maison plus tôt et économiser des milliers de dollars, avec un prêt hypothécaire à taux variable, garanti sous le taux préférentiel CIBC.Pour tous renseignements, communiquez avec un conseiller CIBC, passez à votre centre bancaire, visitez www.cibc.com/francais ou appelez au 1 800 465-CIBC (2422).plus tôt! Payez lamaison que aimez, vous 1,01 % sous le taux préférentiel CIBC pour les neuf premiers mois 0,25 % sous le taux préférentiel CIBC pour le reste de la durée de votre prêt TAC de 4,38 % pour une durée de cinq ans 3125812A 4DU0801A0403 JEUDIÀ 4DU0801A0403 ZALLCALL 67 15:15:19 04/02/03 B A8 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 3 AVRIL 2003 Un magasin IKEA, c'est un environnement sans pareil.Vous vous y baladez en admirant les collections.Vous touchez à tout et constatez la qualité de la marchandise.Et enfin, vous vous laissez inspirer par l'ameublement et trouvez une foule d'idées et de solutions pour votre intérieur.En plus, les bas prix sont vraiment bas, en tout temps.Une fois que vous avez trouvé ce que vous cherchiez, vous l'emportez chez vous le jour même.Bien emballé à plat, bien entendu.Et une fois rendus chez vous, vous fabriquez vos propres meubles à partir du contenu de l'emballage, clé du succès en main.Hé oui ! Il suffit d'un petit tour de clé hexagonale pour commencer à changer tout votre intérieur.et une partie de votre vie.Autant de fois que vous le voulez.© Inter IKEA Systems B.V.2003 Ça ?Ce n'est pas grand-chose.Mais ça va changer votre vie au foyer un tout petit peu.Inter IKEA Systems B.V.Les festivités d'ouverture du magasin IKEA de Boucherville battent leur plein.Inter IKEA Systems B.V., propriétaire et franchiseur du Concept IKEA, félicite les gens de Boucherville à l'occasion de l'ouverture de leur nouveau magasin.IKEA Boucherville, autoroute 20, sortie 95 Boucherville, Qc, J4B 5E4.Lundi à vendredi : 10 h à 21 h.Samedi et dimanche : 9 h à 17 h.3126765A 4LP0901A0403 a9 jeudi 4LP0901A0403 ZALLCALL 67 19:11:26 04/02/03 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 3 AVRIL 2003 A9 Combien de temps?Le calendrier de la guerre en Irak déterminera son niveau de succès TERRY LISTON L'auteur est majorgénéral à la retraite.Ancien du Royal 22e Régiment, il était chef des opérations au quartier-général de la Défense à Ottawa lors de l'envoi de troupes canadiennes en Irak et en Iran en 1988.LES JEUNES soldats de la 3e Division d'infanterie sont très fiers de leur course de 300 kilomètres à travers le désert irakien, une percée plus rapide que toute autre dans l'histoire militaire.Ils n'ont arrêté que brièvement pour faire le plein de carburant et entretenir leurs véhicules de combat.Mardi, à 80 km de Bagdad, ils se sont lancés de nouveau dans une attaque qui a écrasé la Garde républicaine qui bloquait la route vers la capitale, à Karbala.On n'aurait pas pu demander plus à ces jeunes.Pourtant, aux États-Unis, le plan qu'ils exécutent soulève une controverse importante.L'administration avait prévu que la guerre ne durerait que quelques semaines, pas des mois, se terminant au début ou au milieu d'avril.Le viceprésident Dick Cheney, chef des faucons de Washington, avait déclaré que l'armée régulière de l'Irak et même des éléments de la Garde républicaine, ne résisteraient pas.Il n'y aurait pas de pertes importantes de vie civile et peu de pertes de vie militaire des deux côtés, avait-il prédit.On allait épargner l'infrastructure du pays.Il avait dit que les troupes américaines seraient reçues en libérateurs par la population.Le plan prévoyait une courte campagne aérienne de « choc et stupeur », accompagnée de poussées rapides sur Bagdad depuis plusieurs directions par des troupes terrestres.Mais on avait oublié que l'Irak aussi avait un plan de guerre.On allait permettre aux Américains d'avancer vers Bagdad, en évitant des batailles rangées.Pendant ce temps, on défendrait avec énergie les routes et les centres urbains, empêchant le ravitaillement des forces américaines avancées.L'Irak allait attaquer les Américains comme on attaque un serpent, évitant la tête et tranchant la queue.Lorsque le serpent affaibli arriverait à Bagdad, il serait entraîné dans la ville et attaqué de tous bords par des guérillas urbaines.Guerre classique c.guérilla Depuis deux semaines, la guerre en Irak est, d'une part, un combat par des unités américaines qui défient leur ennemi de sortir dans le désert pour une bataille classique entre chars et avions et, d'autre part, une force de guérilla qui invite son ennemi à entrer dans les agglomérations pour un combat de rue.On doit juger le progrès des combats en fonction d'une ou l'autre de ces deux perspectives.La campagne aérienne ne semble pas avoir tué Saddam ni avoir détruit la capacité de l'Irak à diriger son armée et son peuple.Au sol, l'attaque depuis le Nord a démarré une semaine en retard avec une force plutôt symbolique, consistant en une brigade aéroportée et une milice kurde.La puissante 4e Division n'a pas eu la permission de la Turquie de débarquer dans le pays.Au Sud, avançant en parallèle à la 3e Division dans le désert, les Marines ont rencontré une résistance significative dans les vallées peuplées de l'Euphrate et du Tigre.L'armée irakienne, la Fedayeen et les guérillas du parti Baath ont combattu avec énergie.Outre le port de Umm Qsar, la Coalition n'a pu libérer aucune ville majeure, malgré que les combats durent encore à l'intérieur de plusieurs agglomérations.Le général Franks dirige deux divisions qui font face à la Garde républicaine qui bouchait la route vers Bagdad.Ces divisions américaines sont appuyées par des frappes aériennes qui écrasent par leur précision toute opposition de nature classique.Cependant, il a dû engager la meilleure partie de ses forces, dont une division britannique, deux divisions aéroportées et une partie des Marines, pour sécuriser ses arrières.Il lui faudra beaucoup plus de troupes pour capturer Bagdad.Il faudra plusieurs semaines, sinon des mois, pour rassembler un nombre suffisant de divisions sur le terrain.Des inquiétudes Beaucoup d'Américains commencent à se demander comment leur armée a pu se faire surprendre par une telle résistance dans les villes et par la stratégie de guérilla des forces irakiennes.Des ressortissants irakiens, confidents du viceprésident Cheney, avaient garanti un soulèvement de la population chiite, dès que les premières troupes de la Coalition allaient arriver en Irak.Cependant, même à Umm Qsar, la seule ville libérée dans les deux premières semaines, les Chiites demeurent méfiants face aux occupants américains et britanniques.De plus, le chef des forces terrestres américaines en Irak, le général Wallace a avoué que l'armée n'était pas préparée à faire face à une stratégie de guérilla menée par les Irakiens.À cet égard, une polémique publique a éclaté aux États-Unis, cette semaine, concernant le rôle joué par le secrétaire d'État, Donald Rumsfeld, dans la planification de l'invasion de l'Irak.Seymour Hersh, dans le New Yorker, soutient que Rumsfeld a rejeté les conseils des chefs militaires, leur imposant une force plus petite qu'ils voulaient.En outre, il a voulu gérer le calendrier pour l'envoi des divisions en Irak afin d'en avoir seulement le nombre minimal.Cela explique, selon Hersh, pourquoi la guerre a débuté sans attendre l'arrivée dans le Sud de la puissante 4e Division, et sans les autres divisions en route pour le golfe Persique.Cette pénurie de troupes allongera inévitablement la durée de la guerre.Son article a poussé le secrétaire Rumsfeld et son équipe à exploser.Cette critique au sujet de Rumsfeld a, de toute évidence, touché un nerf sensible.Il est clair que les É.-U.sont déterminés à vaincre en Irak, quel que soit le temps que ça prendra.La 4e Division arrive actuellement dans les ports du Koweït et deux autres divisions sont maintenant en route.Cependant, elles ne pourront pas se joindre à la mêlée avant la fin d'avril ou même le mois de mai.Or, une guerre plus longue imposera des défis sérieux de nature diplomatique, politique et économique au président Bush.La stratégie de guérilla de l'Irak, reflétant une image de petite nation islamique résistant bravement aux envahisseurs anglo-américains, fait vibrer des cordes sensibles autour du monde.L'ambassadeur de l'Iran auprès des Nations unies a déploré que le « criminel » Saddam soit en train de devenir un héros au sein du monde arabe.Désormais, les régimes arabes qui coopèrent avec les États-Unis sont menacés par leurs propres citoyens, enragés par cette trahison de leurs chefs.Les États- Unis se sont déjà sentis obligés de bousculer l'Iran, la Syrie et même la Turquie à l'égard de leurs interventions sur la frontière de l'Irak.Des volontaires du monde arabe font la queue pour venir en aide de l'Irak.À la télévision arabe, aucun commentateur n'ose suggérer que Saddam puisse être vaincu.Bien sûr, en Occident, aucun commentateur n'ose suggérer que Saddam ne soit pas vaincu.Cependant, selon le général Wesley Clark, il est devenu héros en survivant à la première journée de la guerre.Il sera à un niveau beaucoup plus élevé d'héroïsme s'il parvient à résister pendant six semaines.En somme, le calendrier de cette guerre déterminera le niveau de son succès.PHOTO AP Des marines du 4e régiment s'apprêtent à monter à bord de leurs véhicules blindés quelque part dans le sud de l'Irak.Au premier plan, le corps d'un soldat irakien mort au combat.« Selon son plan, l'Irak doit attaquer les Américains comme on attaque un serpent, évitant la tête et tranchant la queue.» Des mythes tenaces Plusieurs croyances non fondées sur l'Irak et l'islam continuent à obscurcir la vision du gouvernement Bush L O Ï C TASSÉ L'auteur est professeur de science politique à l'Université Concordia.LA PROPAGANDE est une vieille arme de guerre dont l'utilisation ne doit surprendre personne.Ce qui étonne dans la guerre actuelle contre l'Irak, ce sont les maladresses de la propagande américaine.L'offensive devait être courte et l'avancée facile ; les Irakiens devaient accueillir les troupes américaines en libérateurs ; le Conseil de sécurité devait adopter les propositions américaines.La plupart des médias américains ont relayé ces prédictions sans les remettre en question.En quelques semaines, toutes ces naïvetés ont été balayées, faisant perdre du coup énormément de crédibilité aux autorités américaines.Si des affirmations aussi invraisemblables ont été proposées par les dirigeants américains et diffusées avec autant d'enthousiasme par les médias, c'est parce qu'elles rejoignaient des mythes profondément ancrés en Occident et aux États-Unis en particulier.Le premier de ces mythes est celui de l'omnipotence de la technologie, le second, celui de la vocation universelle de la civilisation occidentale, le troisième celui de la légalité internationale.Mirage de la technologie L'idée d'une offensive courte et rapide repose en bonne partie sur la supériorité technologique de l'armée américaine.Cette supériorité est indéniable, mais elle ne garantit ni une avance rapide ni la victoire à long terme.L'armement soviétique était supérieur à celui de l'opposition en Afghanistan, celui des États-Unis, supérieur à celui des communistes du Viêt-nam.La supériorité de l'armement peut même parfois devenir un handicap.Ainsi, la précision avec laquelle sont montées les armes américaines s'accommode mal des grains de sable qui s'infiltrent partout.Le mirage de la technologie a été étudié par plusieurs philosophes.Une des observations les plus troublantes de ceux-ci est que les avancées technologiques se produisent non pas parce qu'elles sont souhaitables, mais simplement parce qu'elle sont faisables, réalisables.La technologie échappe ainsi à la logique politique, économique ou militaire.Elle s'impose à la société comme une évolution naturelle de la civilisation, comme une nécessité sans laquelle il n'y aurait plus de progrès.Or, ce mythe de la technologie transperce la société américaine.C'est pour cette raison que l'explosion de navettes spatiales, qui représentent symboliquement la quintessence de la technologie, a tant d'impact.Alors même que la population du monde est de plus en plus urbaine, les technologies militaires ont continué à se développer en fonction de champs de bataille traditionnels.En ce sens, il est possible de se demander si les États-Unis ne sont pas devenus prisonniers de leurs technologies, si les technologies ne les empêchent pas de penser autrement.Une guerre de guérilla en Irak était pourtant très prévisible.Vocation universelle Le second mythe, celui de la vocation universelle de la civilisation occidentale, a servi de justification à bien des guerres.Les missionnaires ont contribué à façonner ce mythe par leur messianisme.Ces missionnaires étaient pour la plupart convaincus de la justesse de leurs actions et ils voulaient sincèrement convertir les populations.Tant pis si au passage quelques regrettables bavures entachaient leur noble combat, le résultat en valait la peine.La même logique a été utilisée par plusieurs pays : la guerre est présentée comme une délivrance.On prétend faire la guerre contre des populations pour leur propre bien, pour les débarrasser de régimes qui les oppriment.Ces vieux arguments ont été utilisés partout à travers le monde.Suivant cette conception, la population irakienne devrait être reconnaissante aux soldats américains et britanniques de se sacrifier pour eux, car ils lui apportent la démocratie.L'argument serait facile à détruire si la démocratie était équivalente à d'autres régimes politiques.Mais voilà, la démocratie possède des avantages indéniables sur les autres régimes, tout comme le christianisme est supérieur aux religions qui imposaient des sacrifices humains.Le problème, c'est que cette promesse de délivrance de l'oppression ne s'est pratiquement jamais matérialisée dans les sociétés non occidentales, sauf peut-être au Japon.L'histoire récente de la région a bien rappelé cette vérité élémentaire.Plus important, l'islam est aussi porteur d'un projet politique universaliste qu'il est facile d'opposer au projet américain.Les troupes américaines sont ainsi en train de consolider bien plus qu'une simple opposition nationaliste à leur invasion de l'Irak, elles renforcent la légitimité d'un projet politique pour tout l'islam.Légalité internationale Le troisième mythe est celui de la légalité internationale.Ce mythe est profondément enraciné dans les conceptions nord-américaines du monde.La source de ce mythe vient du parallèle trop facile que l'on dresse entre les systèmes légaux à l'intérieur des pays et la volonté de construire un système légal international similaire.Or, en l'absence d'un gouvernement mondial qui posséderait une police et des tribunaux pour faire régner ses lois, le système légal international est au mieux un chantier en progrès et au pire une illusion.En aucun cas l'ONU ne peut être un tel gouvernement mondial.L'organisation n'a jamais été conçue en ce sens et du reste, elle n'est pas véritablement démocratique, comme en font foi les cinq droits de veto accordés aux pays les plus puissants de l'après- Deuxième Guerre mondiale.Cette analyse a été maintes fois exprimée par les auteurs réalistes en relations internationales.Or, le gouvernement Bush professe un libéralisme fondamentaliste qui désigne l'État comme principal responsable des problèmes politiques, économiques et sociaux.Pour les adeptes de cette vision du monde, la solution consiste à diminuer partout le rôle de l'État, sauf en matière de sécurité intérieure.Suivant cette doctrine, le recours à l'ONU dans une crise internationale est souhaitable parce que l'organisation internationale peut compenser la faiblesse des États.Ou pour dire plus juste, suivant la conception de l'administration Bush, l'ONU aurait dû donner raison à Washington contre les intérêts égoïstes des autres États.Non seulement cela ne s'est pas produit, mais la légitimité même de l'institution a été ébranlée parce que le gouvernement américain lui a assigné une tâche au-dessus de ses moyens.Il n'est pas aisé d'abandonner de vieilles croyances.Ces trois mythes, tant qu'ils n'auront pas été détruits, vont continuer à obscurcir la vision du gouvernement Bush.Ils vont contribuer à l'enlisement en Irak, à la montée de l'islam et au discrédit d'institutions internationales comme l'ONU.Ce qui étonne dansla guerre actuelle contre l'Irak, ce sont les maladresses de la propagande américaine. 4LP1001A0403 a10 jeudi 4LP1001A0403 ZALLCALL 67 19:00:24 04/02/03 B A10 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 3 AVRIL 2003 Le sauveur Nous publions ici le deuxième et dernier d'une courte série de deux éditoriaux sur Bombardier.m b o i s v e r @ l a p r e s s e .c a Le 13 décembre dernier, la direction de Bombardier prenait tout le monde par surprise en annonçant la nomination de Paul Tellier au poste de président et chef de la direction de l'entreprise montréalaise.En faisant appel à ce gestionnaire de haut calibre, Bombardier admettait sans le dire que l'entreprise avait besoin d'un sérieux coup de barre.Paul Tellier arrive avec une solide réputation.C'est lui qui a redressé le CN.À son arrivée, en 1992, l'entreprise montréalaise était le moins efficace de tous les transporteurs ferroviaires nordaméricains.Trois ans plus tard, le CN s'était tellement amélioré que le gouvernement fédéral a pu le privatiser.Aujourd'hui, le CN est le transporteur ferroviaire le plus efficace en Amérique du Nord.Paul Tellier est donc attendu comme le sauveur, celui qui va permettre à Bombardier de traverser la tourmente.Le défi est de taille car la situation chez Bombardier ne se compare en rien à celle qui prévalait au CN en 1992.Le CN était alors une société d'État non compétitive à cause de ses coûts élevés, tandis que Bombardier, une société privée, doit revoir sa stratégie en raison d'une conjoncture difficile.Non seulement Bombardier vend moins d'avions d'affaires, mais l'avionneur doit aussi composer avec la possibilité que des ventes de jets régionaux, déjà conclues, soient annulées.Enfin, bien que les ventes de jets régionaux soient toujours en progression, le taux de croissance de ces ventes diminuera au cours des prochaines années.Voilà pourquoi le plan stratégique que Paul Tellier dévoilera ce matin ne pourra pas se limiter qu'à des diminutions de coûts.D'autres mesures devront être prises : on prévoit une importante émission d'actions et la mise en vente d'actifs.Il est malheureusement fort possible, comme le veut la rumeur, que Bombardier ait décidé de se départir de sa division de produits récréatifs.Il s'agit là d'un choix stratégique déchirant, dont la seule évocation a créé tout un émoi.Comment Bombardier pourrait-elle vendre la division qui l'a mise au monde ?D'autant plus que cette division, qui vend des motoneiges, des motomarines et des véhicules tout-terrain, est rentable.La réponse à cette question est finalement assez simple.Si Bombardier la met en vente, c'est qu'elle est vendable et que l'entreprise montréalaise a besoin du produit de cette transaction pour l'investir dans ses activités de base.Car s'il est vrai que Valcourt, là où Armand Bombardier a inventé la première motoneige en 1942, est le berceau de Bombardier, il faut reconnaître que l'entreprise a connu une croissance fulgurante depuis.L'avenir de l'entreprise repose dorénavant sur l'aéronautique et le transport ferroviaire.Cet avenir s'annonce difficile, et Bombardier comme plusieurs autres entreprises avant elle, aura donc décidé de se concentrer sur ses activités de base pour mieux affronter la crise.\u0001 \u0001 \u0001 Si la vente de sa division de produits récréatifs se justifie, Bombardier a cependant une responsabilité morale envers les gens de Valcourt, où 60 % des personnes en âge de travailler sont à son emploi.Le géant montréalais devra prendre son temps pour la vendre et s'assurer que l'acheteur potentiel voudra non seulement y maintenir, mais poursuivre sur place le développement des activités acquises.Ainsi Bombardier pourra assurer son existence, sans mettre en péril celle de la ville où elle a vu le jour.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Parizeau: la controverse se poursuit Une sage décision JE TROUVE très sage que M.Parizeau ait décidé de se retirer.Enfin ! J'espère qu'il a compris une fois pour toutes qu'il doit rester chez lui et se taire quand il s'agit d'élections.Je trouve qu'il y a assez de « has been » dans le PQ.ROCH BOULET Campagne de peur JE TROUVE dommage qu'en plein débat des chefs on nous serve la même sauce qu'il y a 20 ans.La même campagne de peur libérale continue de nous hanter.M.Charest pense-t-il qu'un Québec souverain ne se composera que de Québécois pure laine ?J'ai vécu les référendums de 1980 et 1995 et c'est toujours la même campagne de peur.Bel argument politique pour débattre d'une question aussi importante.Quelle idée innovatrice ! Merci de votre originalité Monsieur Charest ! BRUNO LÉVESQUE Charlesbourg Un parti authentique LES FAISEURS d'images peuvent toujours faire du bon travail mais jamais de l'excellent.Le naturel ressort toujours et le cas Landry le prouve.Il ne parlait pas de souveraineté et maintenant son petit jeu de manipulation a été mis au jour par Jean Charest.Le Parti libéral et son chef sont au moins authentiques et c'est pour ça que je leur accorde mon vote.MATHIEU GAUDREAULT Avec des amis comme ça.J'AI REGARDÉ la télédiffusion des propos de monsieur Parizeau à TQS, hier à 17h, et je n'y ai pas entendu le mot « regrettable ».Je comprends monsieur Landry de ne pas s'associer à ces paroles.Quant à moi j'y ai vu une mise-àniveau (update) de ses remarques de 1995 sur l'argent et le vote ethnique.Monsieur Parizeau devrait se taire.Avec des amis comme monsieur Parizeau, monsieur Landry n'a vraiment pas besoin d'adversaire.PIERRE BOUCHARD Montréal Tenter de sauver la face M.Charest, COMME beaucoup de citoyens, j'ai regardé le débat des chefs.La seule personne qui semblait être sur ses gardes, c'était vous, l'ancien dirigeant d'un parti moribond à Ottawa.Oui, M.Charest, je trouve que vous êtes un bien petit homme.Je crois que vous sentez la défaite venir et les moyens que vous prenez pour essayer de sauver la face, sont des attaques qui laissent les gens indifférents.Nous savons tous que le Parti québécois veut faire la souveraineté du Québec ; c'est même la raison d'être de ce parti.Vous tentez de faire ici ce que vous n'avez pu faire à Ottawa.Surveillez vos arrières, car le 14 avril, vous ne perdrez pas seulement les élections, mais aussi des lieutenants.Vous allez peut-être devoir céder votre place comme chef.J.-P.LAFLEUR Montréal « Interdire » M.Parizeau SANS REPRENDRE l'analyse, très lucide, de M.Pratte hier dans son éditorial, la conclusion logique à laquelle on doit arriver est que M.Parizeau doit être interdit dans toutes les maisons d'enseignement au Québec.Sa différenciation du « nous » est totalement inacceptable, principalement devant un auditoire d'étudiants.Étant donné les vives controverses à la suite de sa déclaration de 1995, reprendre, maintenant, les mêmes propos ne peut être, d'aucune façon, considéré comme un incident de parcours.Fidèle à lui-même, M.Parizeau a évoqué des propos intolérables en respect des nouveaux arrivants et également intolérables à l'endroit des francophones exclus du « nous bons Québécois souverainistes » ne partageant pas son idéologie.Malgré mon respect pour la libre expression, je crois que nos maisons d'enseignement ne doivent pas se permettre de tolérer l'intolérable.FERNAND LAVIGNE Montréal Défusions, la suite k g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Rendons à César ce qui lui revient.Il faut saluer l'importante nuance apportée par Jean Charest à sa position sur les défusions municipales.Lundi soir, lors du débat télévisé, le chef libéral a pris ses adversaires de court en disant clairement, pour la première fois, que son parti avait un préjugé favorable aux grandes villes.« Je souhaite que les nouvelles villes réussissent », a d'emblée déclaré M.Charest, au sujet de sa controversée promesse d'autoriser les défusions.« J'ai un préjugé favorable à la réussite des nouvelles villes.» C'est probablement le plus loin que Jean Charest peut aller sans avoir l'air d'opérer un recul majeur, avec les risques de dommages politiques que l'opération comporterait.Mettons cependant les choses au clair.Nous l'avons dit et redit, la promesse des libéraux d'autoriser les défusions est irresponsable.Elle handicape la naissance des nouvelles villes, en particulier dans le cas de Montréal, où l'équilibre de l'équipe du maire Gérald Tremblay est très fragile, tout comme l'équilibre linguistique de la métropole.M.Charest n'aurait jamais dû endosser une promesse qui, plaident certains pour expliquer cette erreur, est arrivée par surprise sur le parquet d'un congrès.Le chef libéral a tout de même embarqué dans le train des défusions, une promesse à courte vue.Et, depuis deux ans, il en a constamment remis.À toutes les occasions où il aurait pu apporter quelques nuances, lors des élections municipales, par exemple, il a persisté et signé.Si, comme il le dit lui-même, il a un préjugé favorable à la création des nouvelles villes, il n'a certainement pas facilité leur naissance.Et s'il est élu, sa position risque de les faire éclater.Tout cela est éminemment contradictoire.Néanmoins, le chef libéral s'est finalement décidé à indiquer aux partisans de la défusion qu'il ne partageait pas leur rêve.Ce message ne sera certainement pas populaire chez une partie de l'électorat.Reconnaissons à M.Charest le mérite de l'avoir livré.L'homme supérieur aux animaux?TRISTE VANTARDISE, en ces jours de guerre, de se croire supérieur aux animaux.Quel gaspillage d'intelligence, de ressources, d'argent, de temps ayant pour principal résultat de s'entre-tuer.Bien sûr, nous utilisons notre imagination pour trouver de beaux principes pour justifier nos actions : liberté, démocratie d'un côté, défense contre un agresseur de l'autre.Qui a raison, qui a tort ?Peu importe, puisque de toute façon dans toute guerre chaque protagoniste se sent toujours agressé et les conséquences sont les mêmes.Il est toujours étonnant de constater combien les événements extérieurs marquent notre quotidien.Selon les situations vécues, tels textes ou telles chansons viennent faire vibrer une de nos cordes rendues plus sensibles.À cet effet, je viens de lire une phrase criante de vérité dans le contexte actuel d'Eric-Emmanuel Schmitt dans le livre La part de l'autre : « C'est une guerre de métal, de gaz et d'acier, une guerre de chimistes et de forges, une guerre d'industriels où nous, pauvres tas de chair, nous ne servons plus à combattre mais à vérifier que leurs produits tuent bien.» Cette phrase se rapporte à la guerre 14-18 et, ironie du sort, le soldat qui l'a dite n'est autre qu'Adolf Hitler.Mais un Hitler rêvé et non réel ! Bien que doté d'intelligence, nous sommes incapables d'apprendre des horreurs passées et, comme d'éternels adolescents, nous désirons refaire les erreurs de nos prédécesseurs.Oui, effectivement, nous sommes différents des animaux, ceuxci ne sont pas barbares ! Ce texte s'adresse à tous et non pas uniquement à l'administration Bush et à Saddam Hussein.Nous sommes tous là avec nos gue-guerres à différents niveaux.Essayons plutôt d'utiliser notre intelligence à bon escient.ANNE-FRÉDÉRIQUE DUPRIEZ Montréal Politique Académie L'honneur de la démocratie est sauf.Les cotes d'écoute du débat des chefs de lundi soir ont atteint des sommets : il fera partie des émissions les plus écoutées de l'hiver.Avec 2,1 millions de téléspectateurs, le débat aura tout de même été un peu moins écouté que l'inévitable Star Académie.Il est quand même rassurant de voir qu'un événement politique de deux heures, où on ne retrouve ni larmes, ni chansons, ni plans osés, a pu attirer autant l'attention des téléspectateurs.La population a suivi un débat enlevant, certes, mais qui comportait son lot d'échanges assez arides sur les conditions de travail des fonctionnaires, les bons d'éducation ou la dette du Québec.Malgré le soi-disant désabusement général face à la chose publique, la politique semble donc encore intéresser les Québécois.Évidemment, la compétition n'était pas très vive : le débat était diffusé sur les cinq réseaux du Québec francophone.Malheureusement, le débat n'aurait probablement pas fait le poids contre le départ surprise de Suzie ou la naissance du bébé de Jean-François.Il faut dire que les intoxiqués de Star Académie se retrouvent un peu en terrain de connaissance en campagne électorale : trois candidats mis en danger, deux d'entre eux éliminés à la suite d'un vote populaire.Et le gagnant signe un contrat de cinq ans avec la population du Québec.Il ne manque plus que la damnée chanson.Et c'est pas fini.Katia Gagnon PHOTO AP Cet Irakien, de Al Hillah, située à 120 kilomètres au sud de Bagdad, croule sous la douleur, entouré des corps de 11 membres de sa famille victimes de la guerre. 4LP1101A0403 a11 jeudi 4LP1101A0403 ZALLCALL 67 19:28:26 04/02/03 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 3 AVRIL 2003 A 1 1 Un service essentiel Le positionnement de Radio-Canada ne doit pas reposer sur les cotes d'écoute, mais être axé sur le service à la population LYSIANE GAGNON l g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Charest ou l'effet Prozac ROBERT RABINOVITCH Nous vous présentons ici un extrait d'une allocution prononcée par le président-directeur général de CBC/Radio-Canada, le 20 mars dernier, devant la chambre de commerce du Montréal métropolitain.NOUS AVONS entrepris l'an dernier une réflexion en profondeur sur le rôle de la télévision de Radio-Canada.Le positionnement annoncé il y a quelques semaines est le résultat d'une recherche et d'une analyse poussées de l'environnement, de notre créneau, et de ce qui nous distingue.Pour y arriver, nous avons cherché à comprendre nos forces et à déterminer les caractéristiques qui rendent Radio-Canada unique et distinctive.Le cas de la radio de Radio-Canada est un bon exemple.Son caractère distinctif est la clé de son succès et de la fidélité des auditeurs.Dès les premières secondes d'écoute, on reconnaît Radio-Canada.Y a-t-il une leçon à tirer en ce qui à trait à l'univers télévisuel ?Nous croyons que oui.Nous avons donc décidé de prendre un risque, comme tout leader doit faire.Nous avons retenu un positionnement qui ne repose pas sur la course aux cotes d'écoute, mais qui est axé sur un service à la population.Ce qui nous apparaît plus important, c'est de fidéliser notre auditoire et de lui proposer une véritable solution de rechange aux autres chaînes généralistes.Mais qu'est-ce qui rend notre télévision unique ?Radio-Canada est d'abord et avant tout un service public.Radio-Canada ose produire ce que les autres n'oseraient jamais faire.C'est vrai pour des émissions typiquement radio-canadiennes, comme Le Dernier Chapitre et Trudeau, produites conjointement avec notre réseau anglais, ou encore la diffusion des Jeux olympiques.C'est également vrai de certaines émissions comme La Petite Vie, Un gars, une fille et La Vie, la vie.Ces émissions n'auraient pas nécessairement trouvé preneur au moment où elles ont été élaborées.Mais nous avons eu l'audace d'investir dans ces productions.Radio-Canada est également un laboratoire d'idées et d'images où le risque est possible.Mais, soyons clair, avec la prise de risque, vient aussi le droit à l'erreur.Il faut savoir assumer les ratés.Le nouveau positionnement de la télévision de Radio-Canada s'appuie donc sur des valeurs qui la distinguent et découlent de son mandat : une télévision publique au service des citoyens plutôt que des consommateurs ; une vitrine pour nos artistes et notre culture ; une source d'information qui invite à la réflexion ; bref, une programmation distinctive et audacieuse, qui nous ressemble et nous rassemble.(.) Alliances et des partenariats Un autre élément important de notre stratégie est la création de partenariats et d'alliances stratégiques.Nos trois nouvelles chaînes de télévision spécialisées, lancées à l'automne 2001, ARTV, The Documentary Channel et Country Canada, sont des exemples de partenariats avec le secteur privé.Au Québec, nous avons une nouvelle entente avec Cogeco qui nous permet d'avoir nos propres salles de nouvelles à Trois-Rivières, Sherbrooke et dans la région du Saguenay.De plus, ces stations diffusent maintenant toutes nos émissions.Nous avons également plusieurs ententes avec des producteurs indépendants qui produisent des émissions pour nous en utilisant nos installations et notre personnel.En collaboration avec La Presse, nous publions également Voilà !, un guide-horaire tiré à 650 000 exemplaires par semaine.Ce ne sont que quelques exemples qui illustrent comment ces partenariats stratégiques nous permettent d'atteindre de nouveaux marchés, d'accéder à de nouveaux réseaux de distribution et de maximiser les fonds publics.À l'interne, nous favorisons un autre genre de partenariat pour mieux gérer nos ressources et accroître la synergie entre la radio, la télévision et le Web.Prenons le cas de nos correspondants à l'étranger.Je pense entre autres à Céline Galipeau, Don Murray, Michel Cormier ou Patrick Brown.Aujourd'hui, plusieurs d'entre eux alimentent les réseaux français et anglais, radio et télé.En fait, huit correspondants sur 10 travaillent dans les deux langues ou pour plus d'un service.Bien sûr, cela nous permet de réaliser des économies importantes.Mais ce qui est encore plus important, c'est que nous pouvons ainsi augmenter et améliorer notre couverture journalistique en couvrant un plus grand nombre de points chauds de la planète.En Irak Compte tenu de la situation internationale, je veux m'attarder quelques instants sur notre couverture du conflit en Irak.Nous avons près d'une quarantaine de personnes réparties dans la région pour couvrir les événements sous tous ses angles, sur tous nos services.Notre personnel journalistique a été évacué de Bagdad, mais nous avons des équipes à Amman, à Koweit City, au Qatar, à Jérusalem, à Tel Aviv, dans le nord de l'Irak, en Turquie, au Caire, et bien sûr à Londres, à Washington et à Paris.Quel autre radiodiffuseur peut fournir une couverture aussi complète, à la télévision, à la radio et sur le Web ?Quel radiodiffuseur est prêt à investir les ressources nécessaires ?Compte tenu des coûts élevés, seule Radio- Canada est prête à investir les fonds nécessaires pour fournir à la population une couverture et une perspective canadiennes.Ce déploiement illustre notre approche en matière de couverture et nous permet d'utiliser le plein potentiel de notre force journalistique.On comprend pourquoi les Canadiens se tournent en grand nombre vers Radio-Canada dans les moments de crise.Lors des attentats terroristes à New York par exemple, notre chaîne principale et RDI combinés ont rejoint 75 % des francophones du pays.Nous sommes fiers de la performance de nos journalistes et de la réputation de Radio-Canada à l'échelle internationale.(.) Clairement, tous nos efforts doivent être orientés vers la programmation.Celle-ci doit être pensée, conçue et réalisée pour tous les Canadiens.Elle doit renvoyer une image de nous-mêmes sur le plan régional, national et international.Dans le contexte actuel, ce service public nous apparaît d'autant plus essentiel.C'est un groupe antipub baptisé le Clan Destin qui a fabriqué l'affiche la plus amusante de la campagne électorale.Vous ne la verrez pas dans la rue, mais elle circule un peu partout.L'impertinent graphiste a donc réuni les photos des trois chefs et sous chacune, il a inscrit le médicament-fétiche de leurs générations respectives.Bernard « Restons forts » Landry : Viagra.Jean « Nous sommes prêts » Charest : Prozac.Mario « L'avenir autrement » Dumont : Ritalin.Dans le cas de Jean Charest, il y a du vrai dans cette affiche.Le chef libéral a l'air d'avoir reçu une dose massive de Prozac, la pilule du bonheur prisée par les baby-boomers.\u0001 \u0001 \u0001 M.Charest sourit, il flotte, il exulte.Le fait d'avoir gagné le débat télévisé, étape cruciale de toute campagne, constitue, pour lui et ses troupes, une formidable injection d'optimisme.Lundi soir, les militants libéraux se sont payé une grosse assemblée délirante à Montréal, et cette fois, la bonne humeur n'était pas forcée.Le lendemain, Jean Charest continuait sa tournée \u2014 une tournée sans risque, où le seul gros bain de foule était au Centre Pierre-Charbonneau où se déroule le Salon des aînés.les « aînés » étant, comme chacun sait, le plus formidable bassin de votes dont le PLQ puisse disposer.En plus, ils vont voter, eux.Dans le camp libéral, on profite donc du vent d'optimisme qui souffle depuis le débat télévisé.La plupart des observateurs, de même qu'un sondage CROP réalisé le soir-même (à échantillon réduit cependant), ont effectivement conclu que M.Charest était celui qui a le mieux tiré son épingle du jeu.En plus, l'événement a eu, pour le PLQ, des retombées inespérées.L'affaire Parizeau a temporairement déstabilisé la campagne péquiste et ramené la question du référendum sur le tapis, tout en introduisant un froid entre Bernard Landry et certains militants souverainistes, qui reprochent à leur chef d'avoir lâchement laissé tomber l'homme qui incarne depuis trois décennies le militantisme indépendantiste.\u0001 \u0001 \u0001 Mais ce n'est pas parce qu'on a gagné un débat qu'on gagne l'élection.Parlez-en donc à John Turner, vainqueur du débat de 1988 contre Brian Mulroney, ou à Joe Clark, meilleur « debater » des dernières élections fédérales.L'avance du PQ chez les francophones est telle que le débat à lui seul ne comblera pas le fossé.Le PLQ doit devancer le PQ de six ou sept points pour espérer prendre le pouvoir.Sept points, cela représente beaucoup, beaucoup de monde.Il est vrai que les libéraux peuvent compter sur les « indécis » et les « discrets », qui ont augmenté depuis le début de la campagne et représentaient la semaine dernière quelque 17 % de l'électorat.Contrairement à ce que font les maisons de sondage (qui, de toute façon, ont souvent sous-évalué le vote libéral), on peut à vue de nez accorder au PLQ (mais peut-être aussi à l'ADQ) la majorité de ces votes- là.Ceux qui votent pour le PQ ont tendance, au contraire, à s'affirmer.Mais il y a bien des chances que le monsieur qui refuse de répondre au sondeur, ou que la petite madame qui se déclare indécise, histoire de ne faire de peine à personne, ou que la vieille personne qui garde son vote secret soient de potentiels électeurs libéraux.Le grand espoir du PLQ, c'est de ramener au bercail les anciens électeurs libéraux qui ont garé leur vote à l'ADQ.C'est pourquoi Jean Charest martèle sans répit qu' « un vote pour l'ADQ, c'est un vote pour le PQ ».Il faudra donc, pour que le PLQ puisse crier victoire le 14 avril ; > 1) que la plupart des indécis et des discrets, une fois dans le secret de l'isoloir, votent libéral > 2) que le débat ait permis à Jean Charest d'améliorer son image auprès d'un nombre suffisant d'électeurs francophones, en particulier dans les régions ; > 3) que la descente aux enfers de l'ADQ se poursuive ; > 4) que le PQ n'arrive pas à faire sortir tout son vote, comme cela s'est déjà produit (les jeunes votent moins assidûment que les vieux).Cela fait beaucoup de conditions.\u0001 \u0001 \u0001 Il y a, dans la balance, deux grands courants de fond.D'un côté, un désir de changement exprimé par un très grand nombre d'électeurs.De l'autre côté, la stature intellectuelle de Bernard Landry, qui est perçu par une forte majorité comme celui qui est le plus compétent pour être premier ministre.Le débat télévisé n'a certainement pas érodé la crédibilité de M.Landry.Le débat aura pu, cependant, rehausser l'image de M.Charest et accroître le désir de changement.Le suspense continue.PHOTOTHÈQUE, La Presse Robert Rabinovitch « À Radio-Canada, ce qui nous apparaît le plus important, c'est de fidéliser notre auditoire et de lui proposer une véritable solution de rechange aux autres chaînes généralistes.» Endormez-vous, tout va très bien.Il en coûte moins cher de faire attendre une personne sur une civière quatre jours aux urgences que d'investir dans le réseau de première ligne CLAUDE RIVARD L'auteur est médecin chef du département de médecine d'urgence au Centre hospitalier Pierre- Boucher à Longueuil.Une fois par semaine tout au long de la campagne électorale il nous livre ses commentaires sur notre système de santé et sur les solutions pour améliorer la situation.MORNE CAMPAGNE assourdie par les bombardements.En plus de quelques promesses loufoques, on a entendu parler un peu de santé dernièrement et les partis ont proposé leurs solutions pour aider le réseau.Je ne peux m'empêcher de compter le nombre de fois où le mot « urgence » ressort à chaque fois qu'on parle des problèmes du réseau.Pourtant, les urgences ne sont pas un problème mais une solution pour le réseau et tous nos politiciens le savent.Les urgences sont la soupape de tout le réseau, elles sont la seule ressource disponible 24 heures par jour, sept jours semaine, où une personne peut avoir accès à un médecin et à des ressources spécialisées.La situation dans les urgences n'est que le reflet des pénuries de soins en amont et en aval de celles-ci.Plus les pénuries sont importantes et plus la situation des urgences est critique.On regarde les promesses maintenant.Le PQ annonce que les CLSC et les GMF vont recevoir plus de patients, ce qui va désengorger nos urgences.La vérité est que l'inscription des clientèles dans les CLSC et les GMF (qui vont fournir des soins principalement à leurs clientèles inscrites) va limiter encore plus l'accès aux soins médicaux.Ceci n'est pas hypothétique, c'est déjà commencé dans un CLSC de ma région.Cette mesure risque donc d'augmenter l'achalandage aux urgences de la clientèle ambulatoire.Il annonce aussi que les Régies régionales devront élaborer un plan spécifique à chaque établissement pour réduire le séjour Élections moyen aux urgences.Dans les faits, les régies urbaines tentent depuis des années de faire exactement cela et le temps d'attente aux urgences a augmenté ! On parle aussi au PQ comme à l'ADQ de réviser les modes d'organisation du travail, d'outils de gestion et de réaménagement de certaines salles d'urgence ou encore de créer des unités d'observation.Selon moi, ces promesses permettront encore de gagner du temps sans régler les vrais problèmes ailleurs dans le réseau.Le PLQ parle d'une meilleure coordination des services de première ligne et d'un partenariat entre le public et le privé.Les libéraux veulent augmenter le nombre de chirurgies alors le PQ a déjà commencé à le faire.Toutes ces promesses ont pour but de diminuer la pression sur les urgences.On parle de quelle pression ici ?Les patients qui sont couchés sur des civières dans le corridor n'ont que faire d'un système de première ligne renforcé.S'ils sont couchés, c'est qu'ils ont besoin de ressources hospitalières spécialisées, pas d'un CLSC ouvert plus longtemps.On ne couche pas sur une civière des cataractes à opérer d'urgence ! En revanche, d'ouvrir plus de lits d'hôpitaux et de lits de soins de longue durée aura vraisemblablement un effet rapide et direct sur notre environnement de travail.Mais les meilleures idées se plantent souvent dans les détails, et il y a des détails sur lesquels je n'ai pas encore eu de réponse : on va les prendre où les infirmières pour s'occuper des patients dans ces lits récemment ouverts ?Et surtout, on va les payer comment avec les baisses d'impôts promises À l'ADQ, on parle de prolonger les heures d'ouverture des cliniques privées de première ligne pour lesquelles le MSSS fournira des avantages et des nurses.Bonne initiative.qui n'aura presque aucun effet sur le nombre de patients allongés sur les civières.Où va-t-on trouver les infirmières ?Et si les cliniques refusent d'ouvrir les soirs et fins de semaine, est-ce qu'on va avoir droit à une loi 114-bis pour les cliniques privées ?On a l'impression que la situation actuelle dans les urgences est voulue.Il en coûte moins cher de faire attendre une personne sur une civière quatre jours à l'urgence que d'investir dans le réseau de première ligne et dans des lits de soins de longue durée.La détresse des patients allongés dans les corridors n'a pas de prix.malheureusement pour eux. 4DU1201A0403 JEUDI¸ 4DU1201A0403 ZALLCALL 67 23:33:54 04/02/03 B Les concessionnaires Mazda du Québec NOTRE ENGAGEMENT VOUS CERTIFIE QUE VOTRE NOUVELLE MAZDA EST INSPECTÉE, REÇOIT DES PROTÈGE-TAPIS ET UN PLEIN D'ESSENCE À LA LIVRAISON.PRET A ROULER INFORMEZ-VOUS AU SUJET DU PROGRAMME MAZDA POUR LES DIPLÔMÉS.\u0001 Indice de sécurité le plus élevé accordé par la NHTSA des É.-U., à la fois pour le conducteur et les passagers, lors de tests d'impacts frontal, latéral et arrière.\u0001\u0001 La Presse, octobre 2002.\u0001\u0001\u0001Rapports de l'AIAMC 1987-2002.O Prix Ener Guide 2003 accordés aux véhicules les plus économiques en carburant.Données fournies par le ministère des Ressources naturelles du Canada 2003.Basées sur la camionnette Mazda B2300 SX avec boîte manuelle 5 vitesses et le Mazda Tribute DX 2003 avec boîte manuelle 5 vitesses.\u2020Financement à l'achat aux particuliers de 0% pour 24 mois sur les Mazda neuves 2003 (excluant les Protegé Mazda Speed 2003 et les Mazda6 2004) consenti par l'entremise de la Banque Scotia.Sur approbation du crédit.Autres taux et termes de financement disponibles.\u2020\u2020L'offre aux particuliers de «aucun paiement avant 6 mois» s'applique au financement à l'achat de toutes les Mazda neuves et débute à la date de livraison du véhicule à l'acheteur.Le nombre de mensualités choisi par le client n'est pas réduit mais reporté de 6 mois.Aucun intérêt pendant les premiers 150 jours.Après cette période, le montant du capital ainsi que les intérêts devront être payés en fonction du terme prévu au contrat.Taux de location personnalisée Mazda : offres portant uniquement sur la location au détail des Mazda MPV DX 2003 (modèle UADZ73AA00), des Mazda Tribute DX 2003 (modèle WSDS53AH00) et des Mazda B3000 2003 (modèle XCXB53AC00) neufs.Comptant initial ou échange équivalent, premier versement mensuel et dépôt de sécurité de 350 $ (Tribute) exigés.Aucun dépôt de sécurité sur toutes les MPV et les camionnettes de série B.Aucun comptant initial sur la camionnette B3000 et sur la MPV DX pour l'offre à 361$ par mois.Offres soumises à l'approbation de Crédit Mazda Canada inc.Limite de 80000 km.Frais de 8 ¢ le km additionnel.Immatriculation, assurances, taxes et frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers (RDPRM) en sus.Les modèles illustrés peuvent différer et sont utilisés à titre indicatif seulement.Certains équipements illustrés peuvent être offerts en option ou de série sur d'autres modèles.Les stocks peuvent varier selon les concessionnaires.Les concessionnaires peuvent louer à prix inférieur.Voir un concessionnaire participant pour les détails.Aucune combinaison d'offres possible.Offres d'une durée limitée à compter du 13 mars 2003.Mazda B3000 Dual Sport, cab.allongée 2003 Louez à partir de PAR MOIS, POUR 48 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS 0$ comptant 0$ dépôt de sécurité OU Moteur V6 de 3L et 150 ch Boîte manuelle surmultipliée 5 vitesses Roues stylisées en acier argent de 15 po Freins antiblocage aux 4 roues Système d'immobilisation Securilock Climatiseur Radio AM/FM stéréo avec lecteur de CD Barre stabilisatrice avant Glace arrière coulissante Prise d'alimentation 12 V Banquette à dossier 60/40 avec accoudoir/rangement Mini-console au plancher avec porte-gobelets Mazda MPV DX 2003 Louez à partir de PAR MOIS, POUR 48 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS COMPTANT INITIAL DE 2995$ 0$ dépôt de sécurité OU Moteur V6 de 3 L et 200 ch Boîte automatique 5 vitesses Radio AM/FM stéréo avec lecteur de CD, commandes audio montées sur le volant Climatiseur Deux coussins de sécurité avant (coussins latéraux livrables en option) Sièges baquets de 2e rangée Side-by-SlideMC Banquette de 3e rangée Tumble-UnderMC rabattable sous le plancher et orientable vers l'arrière Portes coulissantes latérales avec glaces abaissantes 0$ PAR MOIS, POUR 48 MOIS Ou louez à ET COMPTANT Camionnette importée la plus vendue au pays depuis 16 ans.\u0001\u0001\u0001 «Le meilleur achat de sa catégorie » Le Guide de l'auto 2003, Jacques Duval Indice de sécurité le plus élevé lors d'impact \u0001 vroum-vroum PLUS de financement à l'achat\u2020 AUCUN PAIEMENT AVANT MOIS sur toutes les Mazda neuves \u2020\u2020 PREMIÈRE PLACE «Match du mois» opposant cinq utilitaires sport.\u0001\u0001 Eric Le François, La Presse PLUS Mazda Tribute DX 2003 Louez à partir de PAR MOIS, POUR 48 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS COMPTANT INITIAL DE 2995$ OU Moteur 4 cyl.de 2 L avec boîte manuelle 5 vitesses Traction avant Climatiseur Radio AM/FM stéréo avec lecteur de CD Conception Opti Space Deux coussins de sécurité avant et avant latéraux Trois prises d'alimentation Hayon à double accès Volant inclinable Roues de 16 po en alliage Porte-bagages de toit Régulateur de vitesse Moteur V6 disponible PLUS 3125246A "]
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