La presse, 8 avril 2003, Cahier A
[" 2LP0102A0408 Page A1/8avril 2LP0102A0408 ZALLCALL 67 00:07:13 04/08/03 B MONTRÉAL MARDI 8 AVRIL 2003 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 65 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > GATINEAU-OTTAWA > 70¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.1 19e ANNÉE > NO 1 6 7 > 72 P AG E S > 6 C A H I ER S Saddam est-il mort?Les Américains bombardent un complexe résidentiel abritant le leader irakien et ses deux fils GILBERT GRAND IRAK > JOUR20 L'aviation américaine a bombardé hier après-midi un bâtiment résidentiel à Bagdad où se trouvaient sans doute Saddam Hussein et ses fils, a indiqué un responsable américain hier, en disant ne pas savoir s'ils ont été tués.Cette attaque est intervenue alors que les forces américaines, prouvant qu'elles étaient capables de frapper où et quand elles le souhaitaient, pénétraient hier dans la journée au coeur de Bagdad, occupant trois palais présidentiels, symboles du pouvoir.Mais depuis hier soir, la capitale irakienne était le théâtre de combats meurtriers, particulièrement autour du palais de la République où l'aviation américaine est intervenue tôt ce matin.C'est un bombardier B-1 qui a largué quatre bombes de précision GBU-31 JDAM (antibunkers) vers 15 h, heure locale, sur une cible dans le centre de Bagdad où se trouvaient « de hauts dirigeants irakiens », a indiqué un porte-parole du Commandement militaire central (Centcom) au Qatar.Le bombardement s'est produit dans le quartier d'Al-Mansour, a-t-il précisé.Quatorze civils ont été tués lors de ce bombardement, qui a dévasté tout un pâté de maisons, comprenant un restaurant et des appartements, selon un bilan obtenu par l'AFP auprès de témoins.Le Centcom assure avoir des preuves que la cible a été détruite.« Il y a un grand trou à l'endroit où se trouvait la cible », a déclaré un responsable s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.L'attaque est intervenue dans le quartier huppé de Mansour, fief du parti Baas, a affirmé le major Brad Bartelt.« Nous confirmons que des membres du pouvoir irakien ont été frappés très durement », a-t-il déclaré.L'attaque a laissé un cratère de Voir SADDAM en A2 Photo AP Cette photographie du président irakien Saddam Hussein a été trouvée dans les décombres du centre-ville de Bassora dont les Britanniques ont pris le contrôle hier.Selon des sources américaines, Saddam Hussein et ses deux fils auraient péri àla suite du bombardement d'un bâtiment résidentiel de Bagdad hier matin.Bassora livré aupillage EN IRAK GILLES PAQUIN envoyé spécial BASSORA \u2014 Les troupes britanniques ont « libéré » hier Bassora pour mieux livrer la ville aux pilleurs qui ont dépouillé l'université, la Banque centrale et la plupart des institutions publiques dans une frénésie de rapine aussi dévastatrice que les bombardements.Scène des derniers combats entre les défenseurs du régime de Saddam Hussein et les forces d'invasion, la nuit précédente, la faculté de littérature arabe et un autre immeuble flambaient encore hier après-midi pendant que les volontaires du Croissant-Rouge ramassaient les corps des 12 fedayins tués sur le campus.Foudroyés par les tirs des hélicoptères, les combattants irakiens gisaient dans une lagune derrière le campus, l'un avec le visage écrabouillé, l'autre avec les mains arrachées tandis que la plupart des autres étaient méconnaissables, le corps à moitié immergé dans l'eau.S'approchant des lieux avec ses gants médicaux, Fadela Al-Khatemi dirigeait les opérations en commentant les événements des derniers jours.« Je suis écoeurée, ce n'est pas notre libération, ce qui se passe.Si on veut se libérer, on le fera nous-mêmes.J'espère que Saddam va revenir », a-t-elle dit.Des fantassins britanniques montaient lentement vers le centreville tandis que les gens descendaient dans la rue pour discuter entre eux.On ne sentait aucune joie dans la foule.Au contraire, plusieurs critiquaient les troupes qui restaient indifférentes face au pillage des institutions publiques.« Ali Baba, Ali Baba », criaient de jeunes voleurs en poussant des chariots débordant des fruits de leurs expéditions dans les bureaux et entreprises d'État.« Ali Baba », Voir BASSORA en A2 «Une exploitation électorale et cynique» La semaine de quatre jours promise par le PQ est irréalisable, selon Jean Charest Bandes dessinées C6 Bridge E7 Décès E7 Êtes-vous observateur D15 Feuilleton C6 Forum A13-A15 Horaire spectacles C4 Horaire télévision C2 Horoscope E4 Le monde A16 Loteries A2, B8 Mots croisés C6, S12 Mot mystère C6 Petites annonces - immobilier D15, E4 - marchandises E4 - emplois E4 - automobile E4-E6 - affaires D6 M É T É O Voir page S16 Ciel variable Maximum 2, minimum -3 À l'occasion de la campagne électorale, La Presse a invité les chefs des trois principaux partis à participer tour à tour à une rencontre.Jean Charest, du Parti libéral, et Mario Dumont, de l'Action démocratique, ont accepté jusqu'à maintenant l'invitation.Nous présentons aujourd'hui un compte rendu de l'entretien avec M.Charest, réalisé hier après-midi.La rencontre avec M.Dumont doit avoir lieu mercredi.PASCALE BRETON L'IDÉE de la semaine de quatre jours mise de l'avant par le gouvernement Landry est une « exploitation électorale et cynique » qui ne verra pas le jour, croit le chef libéral Jean Charest.Au cours d'une interview accordée hier à La Presse, M.Charest n'a pas fermé la porte à la conciliation famille-travail, tout en affirmant que la mesure proposée par les péquistes est tout à fait irréalisable.« Je vois ça comme étant cynique de la part de M.Landry.(.) Je vois ça comme étant une exploitation électoraliste ce qu'il fait, en cherchant à exploiter chez ces genslà un sentiment qu'ils ont \u2014 peutêtre une frustration dans leur vie \u2014 tout en n'ayant pas de solution réelle à leur offrir, mais plutôt une espèce de mirage », a déclaré M.Charest.C'est lors de la réunion de son Conseil national à Trois-Rivières, en février, que le Parti québécois a mis pour la première fois sur la table l'idée d'offrir la semaine de quatre jours aux familles qui ont des enfants de moins de 12 ans.M.Landry a par la suite affirmé à plusieurs reprises que son équipe planchait sur cette question depuis plus d'un an et que des études sur la question étaient prêtes.Une affirmation qui a cependant été contredite par la ministre des Finances, Pauline Marois, au cours des derniers jours, elle qui a indiqué « l'avoir appris en même temps que tout le monde ».Au cours de la présente campagne électorale, M.Landry a aussi fait un pas de plus en promettant l'adoption d'une loi-cadre sur la conciliation famille-travail.Dès le 1er janvier 2004, les travailleurs qui le souhaitent pourront réduire leur temps de travail de 20 %, avec un salaire ajusté en conséquence, a-t-il indiqué.Les contribuables ne peuvent financièrement se permettre de travailler moins, a rétorqué hier le Voir CHAREST en A2 Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse Le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest.Découvrez la programmation unique de A&E CHAÎNE DÉBROUILLÉE DU 1er AU 30 AVRIL Regardez GRATUITEMENT A&E durant tout le mois d'avril.Faites l'expérience de l'excellence en télévision.Abonnez-vous à A&E durant la période de débrouillage gratuit et vous pourriez gagner un voyage pour deux à Paris.Composez le 1 877 380-2511 pour tous les détails.Le prix, d'une valeur de 3 250 $, comprend le vol entre Montréal et Paris pour deux personnes ainsi que l'hébergement à l'hôtel La Bourdonnais, pour une semaine.Le tirage aura lieu le 5 mai 2003.Les règlements du concours sont disponibles chez Vidéotron.Le mardi 8 avril à 20h Une production originale signée A&E 3125976A MON CLIN D'OEIL STÉPHANE LAPORTE Les Américains ont enfin trouvé les fameuses armes de destruction massive de Saddam : deux bouteilles de Raid.Lucas: vivement l'automne! Cahier Sports, pages S2 et S3 Le printemps s'éclate Cahier Actuel, page E1 Éric Lucas et sa fille Alyssa 2LP0202A0408 Page A2/8avril 2LP0202A0408 ZALLCALL 67 00:06:14 04/08/03 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 8 AVRIL 2003 DEMAIN DANS LA PRESSE La Presse au Tournoi des Maîtres Le prestigieux Tournoi des Maîtres s'amorce dans la controverse, jeudi, à Augusta, en Géorgie.Dès demain, ne manquez pas les reportages de Mathias Brunet qui sera sur place pour couvrir le tournoi de golf, mais aussi tous ses à-côtés, notamment les manifestations des groupes féministes qui protestent contre l'interdiction du membership du club aux femmes.À lire demain dans le cahier Sports AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Suivez la guerre en Irak cyberpresse.ca/irak > Découvrez notre dossier sur les séries éliminatoires de la LNH cyberpresse.ca/lnh > Toute la campagne électorale en photos cyberpresse.ca/politique Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650.Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 4-3-3 > À quatre chiffres : 5-2-4-0 SUITES DE LA UNE SADDAM Suite de la page A1 20 mètres de profondeur et le souffle de l'explosion a brisé portes et fenêtres dans un rayon de 300 mètres autour du site.Trois orangers qui poussaient devant les maisons ont été déracinés.Les secours cherchaient des restes de victimes dans les ruines.Tout ce qu'il restait des maisons était un amas de ciment, de tiges métalliques tordues, de meubles détruits.Un responsable à Washington a dit ignorer si le président irakien et ses fils avaient pu quitter le bâtiment avant le début du bombardement : « Nous ne savons pas, pour le moment, qui pouvait être à l'intérieur lorsque les bombes sont tombées.» C'est la deuxième fois que les Américains tentent de tuer Saddam Hussein.Le 20 mars au matin, le président George W.Bush avait déclenché la guerre contre l'Irak en ordonnant le bombardement ciblé d'un bunker à Bagdad.Depuis, Washington affirme ignorer si Saddam Hussein est vivant, mort, ou s'il a été blessé.Des responsables militaires au Pentagone sont restés prudents hier soir.« Nous avons eu une cible, nous l'avons attaquée.Nous espérons avoir réussi, mais nous ne savons pas », a déclaré une responsable.Selon la chaîne MSNBC, qui a été la première à rapporter l'information hier soir, de hauts responsables américains pensent que Saddam Hussein et ses deux fils, Oudaï et Qoussaï, ont été tués.Ces deux derniers dirigent respectivement la force paramilitaire des Fedayin de Saddam et la Garde républicaine.Les services de renseignement américains ont estimé après coup que Saddam avait survécu à la tentative du 20 mars et que c'était lui, et non pas un sosie, qui avait fait vendredi dernier une apparition publique inattendue devant le restaurant Sa'a dans le quartier Al-Mansour.En fait, c'est ce restaurant qui était visé dans l'attaque de lundi, a rapporté le quotidien Washington Times, dans son édition électronique.Selon les sources américaines citées par le journal, Saddam Hussein et les hauts dirigeants du parti Baas étaient réunis avec une trentaine de responsables des services d'espionnage irakiens, « derrière ou près du restaurant ».Des responsables du Pentagone estiment qu'une évaluation pour tenter de confirmer la mort éventuelle de Saddam et de ses fils prendra du temps.Ils renvoient au sort d'« Ali Chimique », dont le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, n'a annoncé la mort qu'hier après-midi.La résidence d'Ali Hassan Al-Majid, cousin de Saddam Hussein \u2014 qui aurait mené les gazages meurtriers de Kurdes en mars 1988 \u2014 avait été détruite samedi, lors d'un raid aérien à Bassora, dans le sud de l'Irak.Tôt ce matin, cinq énormes explosions suivies d'échanges de tirs ont retenti à Bagdad, apparemment à proximité du palais de la République, à l'ouest du Tigre, provoquant un énorme incendie, selon une correspondante de l'AFP.Les Américains avaient pénétré hier au coeur de Bagdad, affirmant s'être emparés de trois palais présidentiels, mais la situation du palais de la République, d'une superficie de 2,5 km2, était restée confuse toute la journée.Les militaires américains ont assuré contrôler un autre palais en centre-ville et un troisième au sud-ouest de Bagdad, près de l'aéroport.Dans le sud du pays, les Britanniques ont déclaré « plus ou moins terminée » la bataille de la grande ville de Bassora où, selon le Pentagone, « Ali Chimique », à qui était attribuée la mort à l'arme chimique de milliers de Kurdes en 1988, a péri dans le bombardement de sa résidence.Des premiers tests effectués sur des barils découverts dans une installation militaire près de Kerbala, dans le centre de l'Irak, ont démontré qu'ils contenaient des agents neurotoxiques mortels, selon des responsables militaires américains.En soirée, les troupes américaines, qui avaient pénétré hier au coeur de Bagdad, se heurtaient à une sérieuse résistance des forces irakiennes engagées dans la guérilla urbaine prédite par Saddam Hussein.« Ce n'est pas la bataille de Bagdad », a averti le Pentagone, mais un « message fort » adressé au régime de Saddam Hussein.Il s'agit de montrer aux forces irakiennes que « nous pouvons aller où nous voulons, quand nous voulons », a expliqué Ben Owens, du département de la Défense.Au sud de Bagdad, deux soldats américains et deux journalistes (un Allemand et un Espagnol) ont été tués et 15 personnes ont été blessées dans une attaque à la roquette sur une position américaine.La Croix- Rouge a souligné que les hôpitaux surchargés de la capitale irakienne étaient à court de médicaments et n'avaient presque plus ni eau ni électricité.« Ne croyez pas ces envahisseurs.Il n'y a aucun de leurs soldats à Bagdad », a affirmé le ministre irakien de l'Information Mohammed Saïd al-Sahhaf.« Ils (les Américains) ont fait avancer quelques transports de troupes et des chars.Nous les avons encerclés », a-t-il ajouté.De violents affrontements se sont également déroulés dans le secteur de l'hôtel Al- Rachid en centre-ville, ont constaté des correspondants de l'AFP.Selon le chef d'étatmajor américain, Richard Myers, de petites unités des forces irakiennes mènent des attaques sporadiques contre les forces américaines dans Bagdad, mais il n'y a pas de défense cohérente de la ville.Alors que les combats faisaient rage, la télévision irakienne a montré le président Saddam Hussein présidant une réunion des hauts cadres de l'État, dont le vice-président Taha Yassine Ramadan, son fils cadet Qoussaï, chef de la Garde républicaine, et de hauts officiers de l'armée.Dans le Nord, les peshmergas kurdes alliés aux forces américaines ont poursuivi leur progression vers Mossoul, troisième ville d'Irak, s'emparant de la localité de Faïda.Un chef militaire peshmerga a déclaré qu'environ 300 combattants kurdes avaient parcouru au moins cinq kilomètres vers le sud hier, sur la route de Dohouk à Mossoul.Mais à Ankara, le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a estimé que la saisie des puits de pétrole de Mossoul et Kirkuk par les Kurdes irakiens constituerait une raison pour l'intervention de l'armée turque dans le Nord irakien.Dans la seule journée d'hier, les forces aériennes de la coalition ont effectué plus de 500 bombardements ou tirs de missiles en Irak, a indiqué un responsable américain sous couvert de l'anonymat.Depuis le début de la guerre le 20 mars, 12 000 bombardements aériens ou tirs de missiles ont été menés.Avec la collaboration d'AFP, AP, Reuters, MSNBC et CNN BASSORA Suite de la page A1 répondaient les passants en riant comme s'il s'agissait d'une simple plaisanterie.Dès l'entrée de la ville, on pouvait apercevoir des gens qui arrachaient des feuilles de tôle ondulée du toit d'une usine pour les passer à leurs complices fuyants avec leur fardeau sur la tête telle une colonne de fourmis le long de la route.Sur le grand boulevard menant à l'autoroute, des gens poussaient, traînaient ou transportaient une collection inimaginable d'objets : compresseurs, bibliothèques, canapés, climatiseurs, ventilateurs, ordinateurs, chauffe-eau, camionnette sans pneus, jeep de l'armée en déroute et même un camion de pompiers.Assise sur un canapé au beau milieu de l'allée conduisant à l'entrée principale de l'université, une femme discutait calmement avec son mari en protégeant la dizaine d'articles qu'ils venaient de sortir des locaux de l'administration.De chaque côté, d'autres pilleurs passaient les bras chargés de lampes fluorescentes, de fauteuils, de tableaux et d'appareils électroniques de tout genre.Indigné, un étudiant s'est approché d'elle pour lui demander comment il allait pouvoir reprendre ses études si l'université était littéralement vidée de tout ce qui était nécessaire à son fonctionnement.Pour toute réponse, la femme lui a répliqué que chacun se servait et qu'elle avait besoin de ces articles.Elle lui a ensuite fait toute une tirade sur son amour de la patrie et l'espoir qu'elle plaçait dans la venue des troupes pour assurer son avenir.Un autre étudiant a soutenu qu'il fallait comprendre ces pauvres gens.« Ils ne savent pas à quoi sert l'université et ils n'ont jamais rien eu.Mettez-vous à leur place », a-t-il dit.Le ton a monté quand un troisième s'est mis à engueuler les pilleurs en les accusant de saboter l'avenir du pays en détruisant « ce temple de la science ».« Ce n'est pas juste de voler ici, cela appartient à tout le monde et c'est la jeunesse qui en sortira perdante », at- il ajouté.Ces rares protestations ne faisaient pas le poids devant la marée de pilleurs qui s'en donnaient à coeur joie sans qu'interviennent les soldats britanniques qui circulaient sur le campus.Un sous-officier interrogé par La Presse a déclaré qu'il n'avait reçu aucun ordre d'intervenir.Au centre-ville, les pilleurs ont notamment saccagé le ministère des Affaires islamiques, la Banque centrale, l'hôtel Sheraton, qui a perdu tout ses meubles et même le piano qui trônait dans le hall principal.Les soldats sont finalement intervenus pour protéger cet immeuble, mais en fin de journée, ils n'avaient pas encore trouvé le temps de s'intéresser à l'université.En périphérie de la ville, les militaires ont encouragé les gens à se servir dans les aliments entreposés au quartier général du parti Baas de Saddam Hussein.Il s'agissait de bien démontrer que ce parti a perdu son emprise et que le temps de Saddam est terminé, a expliqué un porte-parole.Si Bassora a été investi par les Britanniques, il n'est toujours pas sous leur contrôle puisque les troupes se contentent d'y entrer le jour avec des chars pour s'en retirer la nuit.L'absence de force de police ou de patrouilles militaires laisse présager des jours difficiles et peut-être même des vengeances meurtrières, a dit un habitant inquiet.« Je croirai que Saddam est parti quand il sera mort et que j'aurai vu tout ça à la télé », a dit Fek Abed, un ingénieur heureux de voir entrer les soldats anglais.« Vous ne pouvez pas vous imaginer comment nous avons souffert.J'ai vu de mes propres yeux les gens de Saddam assassiner sept jeunes gens qui avaient osé manifester contre le régime », a-t-il ajouté.Selon lui, les Irakiens mettront du temps à s'adapter au changement parce qu'ils ont été intoxiqués par la propagande.Dans ce pays.il n'y a ni journaux ni télévision indépendants ou provenant de l'étranger, tout est au service du parti, a-t-il expliqué.« Encore aujourd'hui, nous avons peur de vous parler.Revenez plus tard, nous vous raconterons tout.» Photo ROMEO GACAD, Agence France-Presse © Des cabinets présidentiels Aaron Schneider du Wisconsin et Gray Bradon, de la Pennsylvanie, ont pris le temps d'admirer l'une des nombreuses salles de bains luxueuses d'un palais présidentiel tombé aux mains de l'armée américaine.Le marbre et les dorures de la pièce offraient aux soldats un contraste évident avec la poussière qui recouvre présentement Bagdad.CHAREST Suite de la page A1 chef libéral.« Ce n'est pas vrai que c'est un choix qui est facilement disponible pour tout le monde et qu'une famille peut facilement se permettre de perdre un revenu.Ce n'est pas vrai, je ne le crois pas.» Le Parti québécois improvise, croit d'ailleurs M.Charest, d'autant plus qu'aucune étude n'a encore été dévoilée.« Il faut être sérieux là-dessus et ce n'est pas vrai qu'on peut juste lancer ça en l'air.On fait miroiter aux gens des choses qui sont fausses », a-t-il affirmé.Le chef libéral reconnaît cependant que la présente campagne aura eu le mérite de mettre en lumière ce nouvel enjeu de la réduction du temps de travail.Il s'agit d'une préoccupation importante avec laquelle un prochain gouvernement du Québec devra inévitablement composer, a-t-il indiqué hier.S'ils sont élus, les libéraux seront disposés à aider les Québécois à mieux concilier le travail et la vie familiale, mais il ne sera pas question de faire adopter de loi en ce sens, a indiqué clairement M.Charest.« On reconnaît qu'il y a là un enjeu important et on va être prêts à examiner toutes les pistes qui vont nous permettre d'offrir des solutions à ces familles.Mais on ne veut pas le faire de façon mur à mur et on ne veut pas être obligé de légiférer.Le gouvernement doit offrir des choix aux travailleurs et non pas décider à leur place, a ajouté le chef libéral, en soulignant que la meilleure façon d'aider les familles est de renflouer leur portefeuille.En plus de l'aide aux devoirs, la politique familiale des libéraux prévoit d'ailleurs une réduction des impôts des contribuables de cinq milliards en cinq ans.Alors qu'une majorité de Québécois ne croient pas que les libéraux pourront à la fois réduire les impôts et réinvestir en santé, M.Charest a une nouvelle fois défendu son cadre financier hier.Le scepticisme des électeurs n'est pas étonnant, a-t-il d'ailleurs affirmé.« Dans toutes les campagnes où les partis ont décidé de proposer des réductions d'impôts, cela a été reçu avec un certain degré de scepticisme.On le savait et on a choisi de sortir tôt (notre plan) et de le tester », a indiqué M.Charest en rappelant que des experts indépendants l'avaient évalué.Malgré un contexte économique incertain, surtout avec la guerre en Irak, les libéraux pourront boucler leur budget en respectant le déficit zéro, a aussi promis le chef libéral, en soulignant que le cadre financier du Parti libéral est élaboré selon une tendance sur cinq ans.La révision du fonctionnement du rôle de l'État et des différents programmes et organismes permettra ensuite de dégager des marges de manoeuvre, a rappelé M.Charest. 2LP0302A0408 A-3 MARDI 2LP0302A0408 ZALLCALL 67 23:39:25 04/08/03 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 8 AVRIL 2003 A3 «Raid & Aid» Bien avant que leurs camarades du Parachute Regiment n'investissent la vieille Bassora, les soldats du Black Watch, pour patrouiller les zones sécurisées de la ville, avaient troqué le casque de kevlar contre le Tam-o'Shanter.Au béret écossais traditionnel \u2014 nommé d'après le héros comique du poète Robert Burns \u2014, les pionniers de ce vieux régiment avaient ajouté un bouquet de plumes écarlates que leurs héritiers modernes portent encore entre l'oeil et l'oreille gauches.En plus d'être plus confortable, surtout quand il fait 104 à l'ombre de la mosquée, le « T.O.S.» donne à celui qui l'arbore un air moins guerrier.Qui se rapproche davantage, symboliquement, de la partie « aide » de la double mission des forces de la coalition en Irak, que les Britanniques ont nommée « Raid & Aid ».Un soldat avec une plume au chapeau, se diton, fait moins peur aux enfants, ressemble plus au « libérateur » que le cyberguerrier casqué dur.Les plumes rouges, par contre, n'empêchent aucunement les Black Watch de remplir la partie « raid » de leur mission.Comme c'est le cas des autres unités de l'armée britannique, encore une des meilleures au monde, une armée de 100 000 hommes où s'intègrent modernisme et tradition.The Black Watch Royal Highland Regiment, par exemple, a été fondé en 1725 et est le plus vieux régiment écossais de l'armée britannique.La tradition militaire highlander \u2014 « bats-toi fort et bois sec » \u2014 s'est transportée au Canada en 1862 quand les six chefs de clan écossais de Montréal ont mis sur pied autant de compagnies de fantassins pour garder la frontière avec les États-Unis dont l'activité militaire inquiétait le Dominion.En garnison dans le parc du Mont-Royal, sur la Côte-des- Neiges, le Black Watch fait aujourd'hui partie de la milice, la réserve active de l'armée canadienne.Le quart de l'armée britannique sert présentement en Irak, mais des 25 000 soldats de Sa Majesté déployés dans le sud du pays, seulement 6000 sont des combattants, qui s'ajoutent aux 4000 commandos des Royal Marines.Parmi les unités légères ou mécanisées qui ont « plus ou moins » pris le contrôle de Bassora hier, on compte les Scots Dragoon Guards, les Irish Guards, le Royal Tank Regiment, le Royal Regiment of Fusiliers.La 7e Brigade blindée contrôle les accès et les grandes artères de la ville ; les fameux « Rats du désert » \u2014 ils ont combattu l'Allemand Rommel, le « Renard du désert », en Afrique du Nord avant de finir la Deuxième Guerre mondiale comme élément du Corps canadien \u2014 forment la partie lourde du contingent britannique, avec leurs Challenger 2, des tanks de 68 tonnes qui ont peu à envier aux Abrams américains.De par leur culture et leur tradition, dans la double mission, les « Desert Rats » préfèrent la partie raide.\u0001 \u0001 \u0001 « Nous, on enlève nos casques et nos verres fumés pour parler aux Irakiens.» Au début de la guerre, les « Brits » trouvaient que les marines américains avaient la gâchette un peu facile et ils l'ont dit.Le Pentagone, moins par conviction que pour le bien de la coalition, a fini par admettre que, oui, la manière anglaise avait peut-être ses vertus quand venait le temps de se gagner la confiance de la population civile.Des US Marines ont carrément demandé conseil à leurs homonymes britanniques.Les Britanniques ont l'expérience de la guérilla urbaine.En Irlande du Nord, depuis 1969, ils ont appris à la dure les notions de « gestion de la force » et de « violence contrôlée ».En 34 ans, les soldats britanniques ont tué 130 « paramilitaires » et 160 civils ; leurs pertes reliées à ce conflit, par contre, s'élèvent à plus de 700 morts.Tireurs embusqués, bombes, traquenards : les Britanniques y ont vu la panoplie de la guérilla urbaine.Ils en ont gardé un haut degré de « conscience situationnelle » qui permet aux soldats de mieux se protéger en départageant plus vite les innocents des dangereux.Disons qu'ils maîtrisent mieux que leurs alliés américains « l'art du check point ».La guerre en Irak est tout à fait différente, il est vrai, mais les priorités sont les mêmes qu'en Irlande du Nord : abattre l'ennemi, épargner les noncombattants, rester en vie.En Irak, il faut en plus apporter de l'eau.Et vite.À Bassora, les choses ont un peu tardé.L'approche humanitaire n'est pas le seul point de friction entre les alliés de la coalition.Le problème des tirs « fratricides » a vite jeté un froid quand un missile Patriote américain a abattu un chasseur britannique Tornado, tuant les deux pilotes.Vendredi, un Thunderbolt A-10 américain a attaqué une colonne britannique : un mort.Les Anglais aussi ont tiré sur les leurs (deux soldats sont morts quand des Challengers se sont échangé des rondes de 120 mm), mais les « fratricides internationaux » sont toujours plus lourds à porter.Les Canadiens en savent quelque chose.Les Britanniques auront mis deux semaines pour prendre le contrôle du Sud et de Bassora, la deuxième ville d'Irak et, à ce titre, « objectif secondaire » de la campagne.Ils ont sûrement apprécié \u2014 peut-être l'avaient-ils exigé \u2014 cette autonomie relative qui aura permis à leurs unités de travailler sous commandement « national » dans leur secteur.Les Américains, eux, travaillent l'« objectif principal » et vont rentrer à Bagdad en triomphe, « au moment de leur choix ».Sachant son électorat beaucoup moins partisan de cette guerre que celui de son ami George, Tony Blair ne sera pas fâché s'il n'y pas de Tamo'Shanter sur la photo.Photo KARIM SAHIB, Agence France-Presse © Une équipe de secours irakienne inspecte l'amas de ruines laissé par l'attaque du quartier résidentiel d'al-Mansour, en banlieue de Bagdad.L'armée américaine a lancé des missiles antibunker avec l'objectif avoué de décapiter le régime de Saddam Hussein.«Saddam ne dirige plus le pays » \u2014 Donald Rumsfeld, secrétaire à la Défense envoyée spéciale À WASHINGTON LOUISE LEDUC SADDAM HUSSEIN et ses fils ont-ils été tués hier, comme le prétendent des sources américaines citées par le réseau NBC?Avant cette nouvelle \u2014 toujours à l'état de rumeur au moment de mettre sous presse \u2014 les États-Unis semblaient euxmêmes commencer à redouter un nouveau cas ben Laden.Pour la première fois, Washington avait même abandonné son refrain « Saddam Hussein, mort ou vif » pour insinuer que sa capture n'était plus une condition sine qua non à la victoire.Interrogé en conférence de presse hier au Pentagone sur ce qui sonnerait la fin de la guerre \u2014 la prise totale de Bagdad ou la capture de Saddam Hussein ?\u2014 le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, a d'abord fait une pause, admis que c'était là « une question difficile », puis a ajouté : « Je ne crois pas que cela va nécessairement dépendre (du sort) de Saddam Hussein.Il ne dirige plus le pays et en ce sens, il y a eu changement de régime.Précisant qu'il ne faisait que réfléchir à voix haute et que ces questions relevaient du président des États-Unis, George W.Bush, et du premier ministre britannique, Tony Blair, M.Rumsfeld a quand même évoqué les éléments de ce qui pourrait être considéré comme une victoire de facto de la coalition : la libre circulation, en toute sécurité, des troupes de la coalition, le retour des réfugiés de guerre, l'acheminement sans contrainte de l'aide humanitaire et l'identification de caches d'armes de toutes sortes.Pour l'heure, disait Rumsfeld en aprèsmidi, «nous savons que (Saddam Hussein) ne gouverne plus l'Irak», mais la victoire, disait-il alors, n'est pas encore pour tout de suite «tout simplement parce que l'on a affaire à un vaste pays».De quoi peuvent bien par ailleurs discuter George W.Bush et Tony Blair en Irlande du Nord?De choses décidées d'avance par Washington.Le secrétaire à la Défense l'a dit tout de go : pour l'après Saddam Hussein \u2014 qui viendra peut-être finalement plus rapidement que prévu \u2014 tout est «pas mal arrêté».Et comment ! Washington est prêt à concéder aux Irakiens certains ministères, comme celui de l'Agriculture, « mais pas celui de la Défense avant un petit bout de temps et certainement pas les services secrets », a dit Rumsfeld.(Les services secrets seraient, selon plusieurs, réservés à James Woolsey, l'ancien directeur de la CIA sous Bill Clinton.) Pour le reste, le plan reste le même : le général Tommy Franks « stabilise » le pays, le général à la retraite Jay Garner prend la relève pour « l'administration civile de l'Irak » pendant au moins six mois, avant le rétablissement d'un gouvernement irakien.L'ONU, dans tout ça, est confinée à l'aide humanitaire.Rumsfeld contre Powell ?À la question très directe : « Êtes-vous en faveur d'Ahmed Chalabi ?» \u2014 cet exilé irakien que le Tout-Washington identifie comme étant son homme \u2014, le secrétaire à la Défense s'est par ailleurs dérobé, refusant de répondre par l'affirmative ou la négative.« Je n'ai jamais dit un mot sur le sujet, a laissé tomber Donald Rumsfeld.Les États-Unis ne vont pas imposer un gouvernement aux Irakiens.Le sujet Chalabi est pour le moins délicat au sein de l'administration Bush et donnerait même lieu à un véritable choc de titans entre le secrétaire à la Défense et le secrétaire d'État, Colin Powell.Dans les coulisses, on raconte que Rumsfeld voit en Chalabi le futur visage de l'Irak, aussi contrôlé serait-il par les États-Unis.Colin Powell, au contraire, ne penserait que du mal de ce chiite émigré d'Irak alors qu'il n'avait que 11 ans.Le secrétaire d'État reprocherait au fondateur du Congrès national irakien ses liens trop étroits avec le régime iranien, considéré comme l'un des membres de « l'axe du mal ».Or, tout indique que Rumsfeld a gagné cette manche.Des centaines d'exilés irakiens viennent d'être parachutés dans le sud de l'Irak par les États-Unis et ce, à des fins aussi bien politiques que militaires.Leur leader : Chalabi lui-même, qui y est allé en fin de semaine d'une invitation en bonne et due forme au peuple irakien à se joindre à ses troupes « pour venir à bout du peu qu'il reste du régime de Saddam ».Bush et Blair minimisent leurs divergences sur le rôle de l'ONU en Irak Agence France-Presse BELFAST \u2014 Américains et Britanniques ont tenu hier soir à minimiser les divergences entre George W.Bush et Tony Blair sur le rôle de l'ONU dans la reconstruction de l'Irak alors que les deux hommes ont entamé à Belfast (Irlande du nord) une rencontre qui s'achèvera aujourd'hui.Le secrétaire d'État américain, Colin Powell, a assuré, lors d'une rencontre avec la presse dans l'avion qui amenait George W.Bush à Belfast, que les opérations militaires en Irak se déroulaient « exceptionnellement bien » et « touchaient à leur fin ».Cet optimisme a été quelque peu tempéré par un porte-parole britannique qui, tout en assurant qu'il y avait « des progrès sur le terrain », a ajouté qu'il convenait qu'il était « dangereux de tenir la victoire pour acquise ».Mais MM.Bush et Blair, dont les troupes mènent depuis le 20 mars la guerre contre le régime de Saddam Hussein, se placent désormais très clairement dans la perspective de la reconstruction de ce pays une fois le conflit terminé.Commentant les divergences prêtées aux deux hommes sur le rôle destiné aux Nations unies en Irak après la guerre, Colin Powell a affirmé qu'« il n'y a pas de débat et de désaccord aussi important que ce que vous pouvez lire dans les journaux ».Un point de vue défendu par le porteparole britannique selon lequel « le but des trois parties concernées, nous-mêmes, les Américains et les Nations unies est le même, celui d'un Irak qui ne sera pas dirigé par nous, pas par les Américains ou les Nations unies mais par les Irakiens aussi vite que possible ».Il reste que le rôle des Nations unies est encore flou.Londres a souligné que l'ONU devrait être impliquée sur la mise en place d'une autorité intérimaire en Irak.En attendant, a indiqué Colin Powell, des équipes d'experts américains vont se rendre dès cette semaine en Irak pour y poser les jalons de l'administration provisoire qui sera mise en place dans l'attente d'élections pour désigner un gouvernement permanent.Et avant l'établissement de cette administration, la reconstruction de l'Irak sera organisée par l'Office pour la reconstruction et l'aide humanitaire (ORHA) dirigée par le général à la retraite américain Jay Garner.Washington n'est pas disposé à laisser l'ONU administrer l'Irak après la chute de Saddam Hussein, ce que souhaitent plusieurs pays qui se sont opposés à l'intervention militaire américano-britannique, comme la Russie, la France et l'Allemagne.Colin Powell a réaffirmé hier que la coalition américano-britannique « ayant puisé dans les ressources, ayant pris les risques politiques et ayant sacrifié des vies, doit avoir un rôle dominant dans la reconstruction ainsi que dans la mise en place d'un gouvernement représentatif choisi par le peuple irakien ».Même s'il s'est empressé de préciser que « tout le monde sait depuis la déclaration des Açores, il y a environ deux semaines, qu'il y aura un rôle pour les Nations unies comme partenaires dans ce processus ».Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a prévenu dans une déclaration hier que tout nouveau rôle des Nations unies en Irak nécessitera une nouvelle résolution du Conseil de sécurité où siègent la Russie et la France.George W.Bush et Tony Blair ont entamé hier leur réunion au château de Hillsborough, près de Belfast, par un dîner de travail.IRAK > LA GUERRE «Il était minuit quand le missile est tombé sur nous.Mon père, ma mère et mon frère sont morts.Ma mère était enceinte de cinq mois.Nos voisins m'ont sorti et amené ici.J'étais inconscient (\u2026) Pouvez-vous m'aider à récupérer mes bras?Pensez-vous que les médecins pourront m'en donner de nouveaux?Si je ne récupère pas mes mains, je me tuerai !» \u2014 Ali Ismaël Abbas, 12 ans, blessé dans un bombardement à Bagdad 2LP0402A0408 A4 MARDI irak 2LP0402A0408 ZALLCALL 67 00:15:13 04/08/03 B A4 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 8 AVRIL 2003 Le choc des images En 2003, une image peut-elle encore choquer ?Il y a plus de 30 ans, pendant la guerre du Vietnam, la photo d'une fillette, le corps brûlé par le napalm, s'enfuyant de son village bombardé a changé le cours de l'histoire.À l'époque, la vue du corps nu et du regard complètement terrorisé de la petite Phan Thi Kim Phuc, 9 ans, avait profondément influencé l'opinion publique aux États-Unis.Jusquelà, la guerre du Vietnam était quelque chose de lointain, voire d'exotique.La photographie de Nick Ut, jeune photographe vietnamien employé par l'Associated Press, a fait entrer la guerre dans les foyers américains.Dans Shooting War : Photography and the American Experience of Combat, un livre publié en 1989, Susan D.Moeller, professeure de journalisme à l'Université du Maryland, écrivait : « Même dans un contexte où nous sommes saturés par les médias, les photos transportent la guerre dans la sécurité et l'intimité de nos salons.Elles amènent la guerre à la maison.» Est-ce encore vrai aujourd'hui ?La guerre en Irak se distingue des guerres précédentes par l'omniprésence des caméras de télévision, des reporters photo et des journalistes.On n'a jamais vu autant d'images d'une guerre.Pourtant, les images vraiment terribles sont assez rares.Aux États-Unis, elles sont pratiquement inexistantes.À la télé et dans la presse américaine, la guerre ressemble davantage à un épisode de Survivor dans le désert.Feuilletez les journaux américains, vous y trouverez surtout des photos de militaires en action.Au Canada, la situation est un peu différente.Hier, La Presse a publié une photo terrible : celle d'un enfant bagdadi ayant perdu ses deux bras, le torse presque entièrement brûlé.Le petit garçon était couché dans un lit de fer, on voyait une main lui éponger la joue et son visage exprimait une profonde douleur.La photo était insoutenable.Il y a quelques semaines, The Gazette a publié la photo d'une petite fille quasiment évanouie dans les bras d'un homme.Ses pieds avaient été arrachés.L'extrémité de ses jambes était une masse de chair sanguinolente.(La Presse avait publié la même photo mais à cause du cadrage, on ne voyait pas le bas des jambes de l'enfant).Qu'arriverait-il si le public américain était exposé à des images aussi fortes et dévastatrices ?Les Américains seraient-ils aussi nombreux à appuyer leur président ?À moins que la prolifération d'images de plus en plus fortes, à la télévision comme sur Internet, les ait rendus \u2014 nous ait tous rendus \u2014insensibles ?Interviewé il y a quelques années, le photographe Nick Ut avait déclaré : « Aujourd'hui, les photos sont comme de la propagande.Je ne crois pas qu'on voie encore des photos comme pendant la guerre du Vietnam.» Et s'il il avait raison ?Joint par La Presse hier, Nick Ut n'a pas voulu accorder d'entrevue.« Il ne veut pas parler de la guerre », a déclaré son représentant.Si vous voulez revoir la terrible photo de la petite Phan Thi Kim Phuc (qui vit aujourd'hui à Toronto) vous pouvez vous rendre sur le site de la galerie The Perfect Exposure, à Los Angeles, qui présente From Hell to Hollywood : 1973-2003, une rétrospective du travail de Nick Ut.www.theperfectexposure.com \u0001 \u0001 \u0001 Deux journalistes ont perdu la vie hier lors d'une attaque irakienne contre un centre de communications américain à l'extérieur de Bagdad.Selon le quotidien The Guardian, ils étaient employés par des médias allemand et espagnol.La veille, le journaliste-vedette de NBC, David Bloom, est mort des suites de ce qui semble être une embolie pulmonaire.Au total, sept journalistes ont perdu la vie depuis le début du conflit en Irak, cinq journalistes sont portés disparus tandis que cinq autres sont détenus.Quant aux sept journalistes italiens qui étaient retenus par les autorités irakiennes, ils auraient été libérés.Photo LAURENT REBOURS, Associated Press © À la suite d'une attaque, ces marines du 3e bataillon viennent de mettre la main sur un point stratégique, un pont qui mène vers Bagdad.La guerre, de mon balcon À BAGDAD JOONEED KHAN envoyé spécial DES TIRS VIOLENTS et nourris, et des explosions, soufflant de puissantes ondes de choc par la porte de ma chambre ouverte sur le balcon du quatrième étage de mon hôtel m'ont brutalement réveillé hier matin.Il était à peine 6 h.L'air était frais, propice au sommeil après la nuit torride, suante et sans brise.Mais les tirs gagnaient en intensité.Les chocs frappaient droit au coeur.Bombes ou missiles américains détonnant avec fracas, tirs irakiens divers \u2014 batteries antiaériennes, artillerie lourde, roquettes en série \u2014, chacun avec son écho particulier, souvent imitant de longs roulements de tonnerre dans le ciel : les tirs antiaériens crépitent, l'artillerie tonne avec beaucoup d'ampleur, les roquettes partent en fendant l'air avec une succession de coups de vent.Du balcon, je voyais partir le feu irakien sur l'autre rive du Tigre, direction nord, en amont du fleuve.Mais ma chambre fait face au sud et je ne pouvais pas voir les cibles visées.Je suis monté sur le toit, mais là non plus je ne voyais pas l'objet des tirs irakiens.Revenu à mon balcon, j'ai vu deux énormes explosions sur la rive opposée, deux grosses boules de feu, suivies de chocs assourdissants et de colonnes de fumée grise montant au ciel.Deux grues énormes ont pris leur envol, suivis de vols de pigeons et d'hirondelles.Sous mon balcon, des chiens et des chats ont déguerpi dans tous les sens, comme ils le font chaque fois qu'une bombe ou un missile fait trembler le quartier.Sur l'autre rive, des centaines d'hommes sortis de tranchées sont partis en courant vers le nord, en direction de l'un des palais présidentiels sans cesse bombardé depuis 19 jours.Mais il en restait encore dans les tranchées, puisque de nouveaux tirs nourris sont partis de ces positions.Chaque tir était accompagné d'un éclat de feu à la bouche des canons au sol, visible sur le mince brouillard de l'aube, que des fumées noires de tranchées de pétrole en feu épaississaient à vue d'oeil.Vers 7 h, la BBC annonçait sur ondes courtes que des unités mobiles américaines avaient tenté de nouvelles percées dans Bagdad.Une heure après, il était question de « chars américains sur la rive du Tigre », et ensuite de troupes américaines près de l'hôtel Rashid et de deux palais présidentiels bombardés.L'hôtel Rashid est presque face au mien, du côté Karkh du Tigre (je suis du côté Rusafa), à moins d'un kilomètre de la rive.Deux ou trois avions sont apparus dans le ciel, faisant des cercles au-dessus de la zone des hôtels.Aucun tir antiaérien irakien.Pourquoi ?« Ce ne sont que des drones, des avions-espion américains sans pilote », a dit mon voisin, sorti avec d'autres pour contempler eux aussi le spectacle.Il fait partie de la famille du patron de l'hôtel Al Fanar, et de ses amis et voisins qui ont trouvé refuge à l'hôtel, une trentaine de personnes en tout, grands-parents, parents, enfants et petitsenfants, chrétiens et musulmans confondus.La benjamine, Zainab, n'a que 20 jours, trois filles s'en occupent en permanence, la plus grande, environ 12 ans, portant le foulard, les deux autres, en jeans, t-shirt et queue de cheval.« Pourriez-vous ne pas fumer ?C'est à cause de du nouveau-née.Elle n'a que 20 jours », a demandé Yarub poliment aux fumeurs de l'hôtel.Canadien d'origine irakienne, Yarub s'occupe de l'organisation de secours Life.« Les tentes qu'on voulait ériger en centres de premiers soins dans les quartiers, eh bien le Croissant- Rouge a décidé de les regrouper en camps pour les civils déplacés », dit-il.« Nous en avons trouvé 850, ce qui peut héberger 5000 déplacés », ajoute-t-il.Le ministre de l'Information, Saïd al- Sahhaf, apparaît à la télévision.Il rencontre les médias à l'hôtel Palestine, à côté du mien.« N'écoutez pas les rumeurs, ni celles des Américains ni celles d'Al-Jazira.Mensonges et guerre psychologique, voilà tout.Nous les isolerons et nous les exterminerons », affirme-t-il, bravement.« C'est un combat inégal.L'Irak n'a pas les armes pour faire face aux États-Unis.Tout ce que l'Irak a, c'est la guérilla », commente Yarub, originaire de Bassora.« Je n'ai pas de nouvelles de mes parents depuis plusieurs jours, dit-il, mais Bassora tient le coup, malgré les tentatives des Britanniques d'y entrer chaque jour ; la guérilla les tient en respect.» Autre type de guérilla sous mon balcon : attirés par la bataille sur l'autre rive du Tigre, et voulant à tout prix sortir des restrictions officielles, des caméramans accourent et traversent la rue Abu Nuwas pour aller filmer à partir de la berge.De mon balcon au quatrième, la vue est encore meilleure.Mais des hommes armés de kalachnikovs, visages dissimulés sous des keffiehs, sortent du sous-bois et les refoulent sans ménagement vers l'hôtel Palestine.Des autos de police s'amènent.Les reporters battent en retraite.Peu après, une dizaine d'autres photographes et caméramans, plus astucieux semble-t-il, quittent le Palestine par un long couloir arrière qui mène à un restaurant appelé Brasserie et donnant dans la rue Abu Nuwas.Avant même qu'ils puissent atteindre les grandes portes grillagées, Oudaï al-Taï, le patron du centre de presse, et un chauffeur, ont déjà contourné le quartier pour les intercepter ! « Arrière ! Arrière ! », crie al-Taï en les obligeant à battre en retraite.Le temps s'est assombri et le vent a tourné, poussant les nuages de fumée noire vers le sud.La brise semble annoncer une autre tempête de poussière.Le brouillard de la guerre recouvre Bagdad.Les tirs continuent avec la même intensité.Je ménage depuis quelques jours une sortie possible par l'Iran.Il y en a d'autres qui y pensent aussi.Mon « guide officiel » me recommande d'aller prendre un visa à l'ambassade d'Iran.J'y vais en taxi.Le pont Joumhouriyeh, qui mène à l'hôtel Rashid, est fermé.L'ambassade d'Iran, près du pont Sinik, l'est aussi.Des hommes armés, une centaine au moins, plusieurs dans des véhicules, nous font signe de déguerpir.De retour à l'Al Fanar, je croise Karim, l'un des chauffeurs-guides officiels.Rasé de frais, il arbore des vêtements propres, chemise jaune et pantalon marron.« Je viens de chez moi, dans Al Dura, et je n'ai rien vu de particulier sur la route », dit-il.Dimanche, une violente bataille avait opposé Américains et Irakiens dans ce quartier : au moment où des journalistes visitaient les lieux, des avions américains sont venus bombarder des chars américains détruits.« Ils ne voulaient pas que les Irakiens s'en emparent, ni que les journalistes transmettent des photos de leurs pertes », a estimé un reporter ayant fait partie de la tournée.Photothèque La Presse © Cette image publiée hier risque de devenir l'une des icônes de cette guerre.Photothèque La Presse © Les enfants mutilés par la guerre comptent toujours parmi les images les plus saisissantes.Tollé autourd'un appel au jihad lancé parun imam d'Ottawa Journalistes polonais enlevés DEUX REPORTERS polonais ont été enlevés hier après-midi par des hommes armés à un barrage à 180 km au sud de Bagdad, ont annoncé leurs employeurs.Marcin Firlej, 27 ans, reporter de la chaîne de télévision privée TVN24, et Jacek Kaczmarek, 31 ans, de la radio publique polonaise, ont quitté la ville de Nassiriya avec un groupe de journalistes, a précisé la directrice de la chaîne.Ils ont été arrêtés par des Irakiens armés à un point de contrôle près de Hilla.Le reporter de TVN24 Marcin Woroch, qui conduisait une autre voiture du convoi, a expliqué que le groupe se dirigeait vers Kerbala et était tombé sur ce barrage en quittant l'autoroute.Ils ont vu « cinq ou six hommes armés, certains en uniforme militaire, d'autres en noir », a déclaré le journaliste dans un reportage diffusé hier par sa chaîne.« Personne ne s'attendait à une telle situation et les Américains nous avaient dit que rien ne pouvait nous menacer ici », a-t-il ajouté.\u2014 Associated Press Presse Canadienne DES CANADIENS d'origine irakienne ont rejeté hier l'appel d'un leader spirituel musulman à la guerre sainte contre les militaires américains en Irak.Gamal Solaiman, l'imam d'une mosquée d'Ottawa, a déclaré dimanche que les musulmans du Moyen-Orient devraient s'armer et expulser les troupes américaines d'Irak.Mais il a aussi indiqué qu'il s'opposait à tout attentat terroriste en sol américain.Des Canadiens d'origine irakienne interviewés hier estiment que l'imam se trompe de cible.« Nous devrions prendre les armes contre Saddam (Hussein), pas contre les Américains », affirme ainsi Sammy Shaker, un Montréalais né en Irak.Mais M.Shaker n'est pas surpris de l'initiative du chef spirituel.« Nous entendons ces absurdités depuis trois ou quatre mois.Ces gens sont restés muets pendant 35 ans, quand Saddam tuait des centaines de milliers d'Irakiens, et maintenant nous entendons ces appels au jihad ».La seule «option» Selon cet importateur de 50 ans, qui a combattu pendant la guerre du Golfe en 1991, l'invasion dirigée par les États-Unis était « la seule option ».« Il est impossible d'arriver à une solution pacifique avec ce régime », ajoute-t-il.À Toronto, Haithem al-Hassani abonde dans le même sens.« J'identifierais Saddam Hussein comme la source de nos difficultés », commente M.al-Hassani, membre du Comité de coordination canado-irakien, à Toronto.« C'est lui qui a amené des guerres, c'est lui qui a inauguré son règne par un bain de sang, a-t-il déclaré en entrevue (.) et maintenant nous devons subir une guerre majeure qui détruit notre pays.» « Il a terrorisé la société en Irak pendant 34 ans.J'espère qu'au bout du compte le peuple irakien aura le pouvoir de former son gouvernement selon sa propre volonté.» M.al-Hassani dit ignorer si l'appel de Solaiman sera entendu.Certaines personnes ont même réclamé la déportation de l'imam après que celuici eût déclaré que les Irakiens ne devaient pas rester à ne rien faire alors que les États-Unis poursuivent leur guerre « injuste ».À Ottawa, le ministre de l'Immigration, Denis Coderre, a déclaré qu'il vérifierait le statut de l'imam \u2014 s'il est citoyen canadien \u2014 et ce que le leader spirituel voulait dire par « jihad » avant de décider des actions à prendre.NATHALIE COLLARD n c o l l a r d @ l a p r e s s e .c a LES MÉDIAS AU FRONT 2LP0502A0408 a05 mardi 08 avril 2LP0502A0408 ZALLCALL 67 23:15:23 04/08/03 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 8 AVRIL 2003 A5 PIERRE FOGLIA p f o g l i a @ l a p r e s s e .c a Vol au-dessus d'un nid de coucous braillards J'ai un nouveau boss un peu comique, il me demande de quoi parles-tu demain ?De sport, je réponds.Il y a eu un petit silence et il me dit : pourraistu quand même mettre le mot Irak dans le lead ?Leipzig n'est pas en Irak même si nous, Québécois, avons l'impression d'y avoir perdu la guerre samedi.C'était pas la guerre, c'était juste un combat de boxe, mais vous savez comment on est ?Vous savez comment on souffre quand on perd ?Et quand on perd injustement ?Eh madame ! Les Québécois ont gagné tous les championnats du monde de pleureuses depuis les plaines d'Abraham.Comme victimes on est encore meilleurs qu'en ski acrobatique.En ski acrobatique c'est facile, on n'a pas d'opposition, mais comme victimes, alors là, les Hutus, les Tutsis, les Arméniens, les Tibétains, les Kurdes, les Kosovars, les Cambodgiens, on les plante tous.Personne n'est capable de brailler aussi fort que nous quand on a mal, ou quand on se fait voler notre ceinture ou notre médaille.Posez-vous la question : si nous avions des armes de destruction massive, les aurions-nous utilisées pour récupérer la médaille de Sylvie Fréchette ?Et celle des Pelletier ?Et la ceinture de Lucas ?Ah, voyez bien.Sérieusement ?J'avais Lucas par deux points.Mais c'est pas une raison pour se rouler à terre en hurlant de douleur.Mon collègue Ronald King a très justement exprimé dans sa chronique Du Revers de lundi la déconvenue de Leipzig : une déconvenue, pas une tragédie.Et pour améliorer l'expression d'un autre confrère, nous avons bien assisté à un vol au-dessus d'un nid de coucous, mais un tout petit vol, et des coucous (des confrères) bien braillards.J'avais Lucas par deux points comme l'avait aussi son copain, le poids lourd Jean- François Bergeron qui était en studio à Montréal.Juste deux points.Pas six ou sept comme les cheerleaders qui faisaient la description à TVA.Le combat était brouillon, la domination de Lucas pas si tranchée, bref la porte était entrouverte à une de ces décisions locales dont la boxe est coutumière.J'entendais après le combat l'entraîneur de Lucas dire qu'il avait honte, qu'il n'avait jamais vu plus grand scandale, holà jeune homme, holà ! Un petit vol sans plus.Les grands scandales, c'est pour les grands combats et celui-ci fut plus qu'ordinaire.Très décevant techniquement, décevant comme une énigme non résolue.L'histoire de la poule qui trouve un couteau.La poule (Lucas) battait des ailes, le couteau (Beyer) est resté fermé.Typique des combats droitier contre gaucher, et quand par ailleurs ces deux boxeurs sont de talent égal (honnête sans plus) et qu'ils sont aussi bien préparés l'un que l'autre, cela peut être plate longtemps.Ce le fut.À la boxe comme dans le reste, un peu d'inspiration vaut mieux que trop de vertu.On nous annonce une reprise de ce combat, sans doute une bonne nouvelle pour Lucas, pas sûr que je le regarderai cette fois.Dans les circonstances, ce qui me déçoit le plus c'est la conduite d'Inter Box que je croyais irréprochable.Ni l'arrogance des hommes de coin de Lucas avant le combat \u2014 Beyer va tomber à la neuvième ; comme s'il allait affronter Hopkins ou Roy Jones \u2014, ni l'arrogance d'avant le combat, ni l'intempestif braillage depuis le verdict ne ressemblent au Yvon Michel et au Stéphane Larouche que j'ai connus beaucoup plus allumés en Roumanie pour le combat de Leonard Dorin.Pareil pour Bernard Barré, analyste du combat à TVA, trop fin connaisseur de boxe pour déraper comme il l'a fait dans son pointage ronde par ronde ; s'il pointe la campagne électorale avec le même optimisme débridé \u2014 Bernard est candidat de l'ADQ dans Saint-Hyacinthe \u2014 sûr qu'il doit déjà se voir ministre des Sports.Je vous prie en terminant \u2014 je me méfie ! \u2014 de noter que je ne dis nulle part dans ce texte que Lucas ne s'est pas fait voler.Mon sentiment est qu'il avait gagné un petit peu.Cela aurait dû suffire, il était le champion et c'est au challenger de mener la charge, ce que Beyer n'a pas fait du tout.Mais bon, ces choses-là arrivent à la boxe, et si on commence à en faire un feuilleton je vais commencer, de mon côté, à m'intéresser au patinage artistique où il y a aussi des tricheries, mais les costumes sont quand même plus jolis, et les athlètes de bonne famille.COCORICO \u2014Premier triplé québécois de l'histoire du cyclisme féminin international, c'est ainsi que tous les médias ont résumé la première grande classique nord-américaine de l'année, la Redlands, courue en Californie la semaine dernière, cinq étapes en terrain montagneux.Triplé québécois sans doute, mais l'opposition réduite à deux autres coureuses de bon calibre (Neuben et Bruckner) relativise un résultat plutôt prévisible.En fait, cette course a été marquée par la performance de Manon Jutras qui connaît un début de saison étonnant, mais surtout par l'exploit de Geneviève Jeanson qui remporte trois des cinq étapes, en s'imposant avec une telle facilité que dans la dernière étape, dimanche, les commissaires ont songé un instant à mettre fin à la course devant l'outrageuse domination de Mlle Jeanson.C'était ça la nouvelle, et non ce triplé purement anecdotique.Les sports dits mineurs, ces sports olympiques dont on fait grand cas une fois aux quatre ans avec des airs de connaître ça, ou ponctuellement quand il arrive des médailles ou un scandale comme l'affaire Jennifer Carroll, les sports dits mineurs sont peu couverts par une presse sportive trop occupée ailleurs.La couverture QUOTIDIENNE des sports mineurs au Québec est essentiellement l'affaire de l'agence de communication du sport amateur \u2014 Sportcom \u2014 en partie subventionnée par le ministère de M.Legendre.Ces gens-là, dirait-on, sont payés au hourrah et au cocorico comme jadis les journalistes mondains étaient payés au compliment.Triplé québécois, ça doit bien valoir cinq piastres.Jamais de mise en perspective, jamais ne nous parle-t-on de la valeur de l'opposition, on compte les médailles, et crisse qu'on est bons.Mais l'effet le plus pervers de ce journalisme de communiqués complaisants vient avec les citations.On ouvre les guillemets à des athlètes qui s'autocongratulent sans vergogne, ou se bricolent des excuses invérifiables, le rêve quoi : enfin une presse à leur service, enfin une presse qui fait la promotion de leur carrière.Effectivement, on n'a jamais été aussi positifs.Et aussi téteux.Et complètement ridicules.Bon je vous laisse, la finale de la NCAA vient de commencer, j'ai hâte de voir Kansas remettre à sa place ce petit baveux de Carmelo Antony, c'est du baseball, oui madame, vous connaissez ça, lâchez pas.Les Américains «Ali Chimique » serait mort disent avoir découvert des agents chimiques JUDITH LACHAPELLE MORT ?Vif ?Les spéculations sur le sort d'Ali Hassan al-Majid, dit « Ali Chimique » couraient encore hier en fin de journée, mais les indications livrées par le Pentagone laissaient clairement entendre que le cousin de Saddam Hussein est mort.« Nous pensons que le règne de terreur d'Ali Chimique est terminé », a déclaré le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld lors d'une conférence de presse au Pentagone.« Aux Irakiens qui ont souffert de lui, en particulier à ceux ces dernières semaines dans le sud du pays, (je veux vous dire) qu'il ne vous terrorisera plus jamais, vous ou votre famille », a ajouté M.Rumsfeld.Selon des sources britanniques, le corps d'al-Majid a été trouvé dans sa résidence de Bassora aux côtés de ceux de son garde du corps et du chef des services de renseignement de Bassora.Il aurait été tué samedi dernier lors d'un raid aérien.Ce n'est pas la première fois que la mort d'Ali Chimique, 62 ans, est annoncée.Au tout début de la guerre, le réseau américain ABC avait annoncé que selon ses sources, trois figures importantes du régime irakien, dont le général Ali Hassan al-Majid, avaient été tuées lors de la première attaque américaine lancée contre un bunker où les Américains espéraient viser le chef de l'État irakien.L'information avait été démentie quelques jours plus tard.« Je ne spéculerai pas tant qu'ils n'auront pas vérifié l'ADN, a déclaré hier le colonel Larry Brown, chef des opérations chez les marines.Ce gars est comme Freddy Kruger.Nous l'avons tué quatre ou cinq fois.» Ali Hassan al-Majid n'était probablement pas à Bagdad lors de la première attaque.Il avait été désigné gouverneur militaire du sud de l'Irak, avec pour mission de défendre cette zone face à l'offensive américano-britannique lancée le 20 mars, rappelle l'agence France- Presse.Membre du Conseil de commandement de la révolution (CCR, plus haute instance dirigeante irakienne), al-Majid contrôlait des agences nationales dans les régions kurdes en Irak à la fin de la guerre Iran-Irak (1980-1988).Il a ensuite joué un rôle clé lors de l'occupation du Koweït par l'Irak (1990-1991) et lors de la répression du soulèvement chiite musulman dans le sud de l'Irak.Son surnom macabre lui vient d'ailleurs de l'époque où il contrôlait les régions kurdes.Considéré comme l'homme de main de Saddam Hussein, chargé d'exécuter les basses besognes, il est soupçonné d'avoir ordonné le bombardement au gaz ypérite en mars 1988, de la ville kurde d'Halabja, qui a fait des milliers de morts.Les autorités kurdes se sont d'ailleurs réjouies hier des informations faisant état de la mort d'Ali Hassan al-Majid, tout en regrettant qu'il n'ait pas pu être jugé pour « crimes de guerre ».« Al- Majid a vécu par l'épée, tuant des dizaines de milliers de civils innocents, il est mort par l'épée », a commenté Barham Salih, le chef du gouvernement de la zone administrée par l'Union patriotique du Kurdistan, dans un communiqué.Sa mort « referme un des chapitres les plus sombres de l'histoire kurde récente.Avec son cousin Saddam Hussein, Ali Chimique incarnait le symbole le plus brutal de la campagne de terreur du régime baassiste contre le peuple irakien », a-t-il ajouté, soulignant qu'il aurait « préféré le voir répondre de ses crimes devant une cour internationale pour crimes de guerre ».« Al-Majid, poursuit le communiqué, avait été chargé par Saddam Hussein de la solution finale du problème kurde et a orchestré le génocide contre le peuple kurde de février à août 1988 (Anfal) ».« Le bombardement d'Halabja n'est que le plus connu des bombardements de cette campagne », poursuit le communiqué, qui ajoute qu'il « y a eu jusqu'à 200 attaques chimiques contre le peuple kurde, 182 000 personnes ont été tuées au cours d'Anfal, plus de 4500 villages rasés.« Ali Chimique est aussi responsable de crimes de guerre atroces contre les populations chiites du sud de l'Irak », ajoute le document.Barham Salih a, d'autre part, exprimé sa reconnaissance aux Américains et aux Britanniques qui mènent « la libération de notre pays pour que des criminels de guerre tels qu'Ali Chimique ne puissent plus jamais brutaliser le peuple irakien ».\u2014 Avec l'agence France-Presse JIM MANNION Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 De premiers tests effectués sur des barils découverts dans une installation militaire dans le centre de l'Irak ont démontré qu'ils contenaient des agents chimiques, ont déclaré hier des responsables militaires américains à Washington.« Des tests préliminaires montrent qu'ils contiennent des agents chimiques », a déclaré un responsable de la Défense s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.Un autre responsable militaire américain a également déclaré que des tests préliminaires avaient permis de détecter des agents chimiques sur le site même de l'installation militaire, située près de Kerbala dans le centre de l'Irak.Le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, s'est luimême refusé à tout commentaire sur ces informations.« Nous devons reconnaître que presque tous les premiers tests positifs se sont ensuite avérés faux.Par conséquent nous devons prendre notre temps », a-t-il dit.Débarrasser l'Irak de ses armes de destruction massive est la justification principale de l'invasion américano-britannique en Irak, mais les forces alliées n'ont jusqu'à présent pas réussi à mettre la main sur des preuves établissant que Bagdad détient des armes chimiques, biologiques ou nucléaires.D'autres responsables ont déclaré qu'ils n'avaient pas de détails à propos d'une autre information faisant état de la découverte de roquettes irakiennes BM-21 qui seraient armées de têtes chimiques dans un entrepôt près de l'aéroport international Saddam, occupé par les forces américaines.En dépit des craintes exprimées par les Américains, le régime irakien n'a pas eu recours à des armes chimiques ou biologiques dans la guerre.Américains et Britanniques ont lancé une importante campagne de communication pour convaincre les officiers irakiens de ne pas respecter des ordres leur enjoignant de recourir à des armes de destruction massive, avertissant qu'ils pourraient être poursuivis pour crimes de guerre dans le cas contraire.Les forces américaines ont également bombardé les systèmes d'artillerie capables de lancer des têtes contenant des agents chimiques ou biologiques.L'Irak répète depuis le début du conflit qu'il ne détient plus d'armes de destruction massive, bien que Bagdad ait reconnu avoir produit par le passé des tonnes d'armes chimiques, notamment du sarin, des gaz neurotoxiques ou encore du gaz moutarde.Les Irakiens ont utilisé des agents chimiques contre l'Iran dans les années 80 et contre des villageois kurdes dans le nord de l'Irak en 1988.Photo AFP Ali Hassan al-Majid, cousin de Saddam.Économisez 45% sur un balconnet signé WARNERS qui suggère une féminité tout en subtilité avec ses bonnets dentelle plumes de paon totalement extensibles pour un doux confort et un très bon maintien.Noir, blanc, sable.32 à 38 B, 34 à 38 C-D.Rég.34.00 Culotte coordonnée 11.99 QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE LE BALCONNET DENTELLE INTÉGRALE 17.99 3132150A QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE LE BAS SOIR DE BAL 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Saddam Hussein.Une vingtaine de ses compatriotes écoutaient son discours, l'air incrédule, jusqu'à ce qu'il relève son chandail.« Ils me donnaient des coups de lames de rasoirs et me déchiraient la peau avec un tournevis comme ça », dit-il en brandissant un outil comme celui qu'utilisaient ses tortionnaires.Du cou jusqu'à la ceinture, il porte des douzaines de cicatrices comme s'il avait été griffé par un animal sauvage.Selon lui, les gardiens de la prison se conduisaient comme de véritables bêtes.Certains jours, ils battaient les prisonniers, parfois ils jouaient du couteau sur leur anatomie et quand ils en avaient le goût, ils les rôtissaient à petit feu.Le siège de Bassora par les forces britanniques a été une bénédiction pour Adnan Shakir et les 1300 autres détenus de la prison des adultes de la ville.Pressentant l'assaut final samedi, les gardiens ont troqué leurs uniformes contre des vêtements civils et pris la fuite en libérant leurs prisonniers.« Ils nous ont dit les Américains s'en viennent et ils vont tous vous baiser », raconte-t-il.Ce sont les Britanniques qui sont aujourd'hui dans Bassora et ils ont bien d'autres choses à faire que de courir après les détenus de droit commun.Ils traquent plutôt les militants du parti Baas, les Fedayin de Saddam et les derniers miliciens qui résistent dans la ville.Shakir et ses concitoyens peuvent en toute liberté piller les édifices publics.Ils ont d'ailleurs vidé hier les bureaux de la prison de ses meubles et laissé sur le sol des milliers de documents.Les dossiers des prisonniers, les fiches des visiteurs et les états financiers de l'institution.Pour le bénéfice de ses auditeurs, Shakir fait une rapide tournée de la prison, puis entre dans la salle de torture et se place sous les fils électriques.C'est là qu'on amenait les détenus quand ils se battaient entre eux ou qu'on voulait les faire passer aux aveux.« Ils m'ont bandé les yeux et là un homme m'a dit : tu sais qui je suis ?» \u2014 Oui officier Satter, vous êtes déjà venu dans notre cellule.« Il m'a ensuite demandé pourquoi j'avais volé de la farine du parti.tu sais que le Baas est audessus de toutes les formes d'autorité en Irak.Je lui ai expliqué que c'était pour nourrir ma famille et en poussant le pied derrière moi j'ai touché une chaise.J'ai compris que j'allais passer à la torture électrique », dit-il.\u2014 Pourquoi ne travailles-tu pas ?\u2014 Je sais que je suis entre vos mains et que vous pouvez me pendre pour en finir, mais il m'est impossible d'obtenir du travail parce que je ne suis pas membre du Baas.Je ne suis qu'un pauvre chiite pacifique qui garde les pigeons.Toute ma vie a été misérable dit l'ancien vendeur ambulant.Les batailles entre détenus tournaient souvent autour du partage de la nourriture et de l'eau.Pourtant la bouffe était dégueulasse et l'eau malpropre, se souvient-il.C'est sans doute pour ça qu'une affiche placée au-dessus de la porte de la cuisine prévient les détenus que : « Tout prisonnier qui entre dans la cuisine sera puni de la façon la plus cruelle ».De ses 10 ans de prison, Shakir garde deux doigts tordus et repliés sur eux-mêmes comme s'ils avaient été broyés par une presse, ses cicatrices et une haine profonde des uniformes.Il n'est pas étonnant qu'une des premières murales de Saddam qui aient été défigurées dans la ville soit précisément celle qui est devant la prison de Bassora.Photo LA PRESSE Adnan Shakir, 31 ans, montre sa poitrine labourée de cicatrices, témoins des nombreux coups de rasoir et de tournevis utilisés par des tortionnaires.Le PDSF pour une Volvo S60 2.4/S80 2.9SR 2003 est de 36 495 $/54 895 $.Offre temporaire faite par l'intermédiaire des concessionnaires Volvo participants et des Services financiers Automobiles Volvo du Canada sur approbation de crédit.À titre d'exemple, location d'une Volvo S60A 2003 avec boîte de vitesses automatique PDSF 37 995 $/S80 2.9SR : 463,01 $/599,01 $ par mois pendant 48 mois avec dépôt de garantie remboursable de 4 950 $/6 300 $.Le dépôt de garantie est dû à la livraison et est entièrement remboursable à la fin du bail si toutes les conditions sont respectées.Aucun acompte requis pour : S60 2.4A.Acompte de 5 050 $ requis pour la S80 2.9SR.Le coût total de la location est de 22 224,48 $/28 752,48 $.Prix d'achat à l'échéance du bail de 16 638,85 $/22 238,00 $.Le prix peut varier en fonction de l'équipement ajouté.Le premier paiement mensuel est dû à la livraison.Kilométrage limité à 20 000 km par an (frais de 0,08 $/0,16 $ par kilomètre excédentaire).Taux annuel de 0,8 %/0,8 %.Frais de transport et de livraison de 1 100 $, taxes, immatriculation et assurance, redevance PPSA et frais du concessionnaire en sus.Le dépôt de garantie multiple varie selon les modèles.L'offre prend fin le 31 mai 2003.Le concessionnaire peut réduire le prix de vente ou de location.Certaines conditions d'appliquent.Tous les détails chez votre concessionnaire Volvo.©2003 Automobiles Volvo du Canada Ltée.«Volvo pour la vie» est une marque de 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AMPLES RENSEIGNEMENTS, CONTACTEZ UN CONCESSIONNAIRE VOLVO OU VISITEZ LE SITE WWW.VOLVOCANADA.COM 0,8% TAUX DU BAIL À DÉPÔTS DE SÉCURITÉ MULTIPLES BOÎTE DE VITESSE MANUELLE À 5 RAPPORTS RÉGULATEUR DE STABILITÉ ET DE TRACTION ROUES EN ALLIAGE MOTEUR DE 168 CH RIDEAUX GONFLABLES LATÉRAUX SIÈGES AVEC SYSTÈME DE PROTECTION ANTICONTRECOUP SIÈGES CHAUFFANTS À DEUX RÉGLAGES DÉVERROUILLAGE DES PORTES TÉLÉCOMMANDÉ CHAÎNE STÉRÉO HAUT DE GAMME AVEC LECTEUR CD ENCASTRÉ S60 2.4 - CARACTÉRISTIQUES DE SÉRIE BOÎTE DE VITESSES AUTOMATIQUE À 5 RAPPORTS CHAÎNE STÉRÉO HAUT DE GAMME AVEC LECTEUR CD ENCASTRÉ ROUES EN ALLIAGE MOTEUR DE 194 CH DÉVERROUILLAGE DES PORTES TÉLÉCOMMANDÉ RIDEAUX GONFLABLES LATÉRAUX SIÈGES AVEC SYSTÈME DE PROTECTION ANTICONTRECOUP TOIT OUVRANT TÉLÉCOMMANDÉ SELLERIE EN CUIR RÉGULATEUR DE STABILITÉ ET DE TRACTION GARNITURES EN BOIS S80 2.9 SR - CARACTÉRISTIQUES DE SÉRIE 3130477A Bassora ramasse les cadavres des miliciens Agence France-Presse BASSORA \u2014 La bataille de Bassora a été dure et inégale.Les cadavres décharnés d'une douzaine de miliciens éparpillés dans une zone marécageuse du campus universitaire sont un exemple cru du destin fatal des défenseurs du régime de Bagdad dans leur lutte suicidaire contre les troupes britanniques.Découverts hier matin par l'unité britannique qui contrôle l'université, les corps gisent dans la même position que lorsqu'ils sont tombés, comme si quelqu'un voulait donner une leçon exemplaire aux habitants de la ville qui se sont approchés par curiosité.Certains combattants sont sous l'eau, d'autres sont toujours agrippés à leur lance-roquettes ou leur kalachnikov, affalés sur les sacs de sable derrière lesquels ils se protégeaient et attaquaient de manière désespérée les troupes britanniques.Ils étaient retranchés dans l'université et ont tenu tête pendant deux semaines à l'armée britannique.« C'était un foyer de tension.Nous les avons chassés plusieurs fois, toujours de nuit, mais le jour suivant d'autres miliciens occupaient le site.C'est incroyable, ils n'ont pas compris que c'était une bataille suicidaire contre nos chars d'assaut », a dit à l'AFP le capitaine Guy Gatenby, de la 7e brigade blindée de l'armée britannique.Des heures après que les corps eurent été découverts, le Croissant-Rouge irakien a commencé à ramasser les cadavres.La tâche était ardue.Beaucoup de corps, vêtus de treillis militaires ou en civil, sont mutilés en raison de la violence de l'impact des roquettes et des obus de mortier.Des têtes, des bras, des torses recouverts de mouches jonchent le sol.Certains volontaires des équipes humanitaires ne peuvent s'empêcher de vomir.« J'ai le coeur brisé », murmure Inas, une professeur de 24 ans qui participe au travail.Beaucoup de ces combattants morts pour défendre le régime de Saddam Hussein n'étaient pas irakiens, expliquent des gens de Bassora, qui observent avec une froide indifférence la collecte des corps.Des hommes profitent de la confusion pour fouiller les poches des cadavres ou les stocks de munitions abandonnées.Le site, parsemé de munitions et d'armes, peut encore cacher des mines ou des grenades qui n'ont pas explosé, préviennent les soldats britanniques, qui cherchent à écarter les civils.« C'est un homme bon.Il est mort en défendant son pays », sanglote Jaled Youssef, un chauffeur de taxi de Bassora qui vient de reconnaître un de ses voisins parmi les cadavres.Selon lui, on se souviendra longtemps de la lutte de ces hommes comme d'une déroute honteuse de la résistance.Et la faute est imputable à ceux qui n'ont pas su « les accompagner avec courage ».« C'est vrai que nous n'avons jamais été un pays uni et stable.Mais à l'avenir, nous lutterons tous ensemble contre les oppresseurs étrangers, le temps me donnera raison », insiste- t-il.LE FIL DES ÉVÉNEMENTS > IRAK > LA GUERRE Voici, d'heure en heure, le fil des événements survenus au cours de la journée d'hier.Les heures indiquées sont celles de Montréal, suivies des heures de Bagdad, entre parenthèses.Photo ROMEO GACAD, AFP 2h55 (10h55) BAGDAD.Dans le centre de la capitale, les combats font rage autour et à l'intérieur du complexe du principal palais présidentiel de Saddam Hussein.Le ministre de l'Information irakien Mohammed Saïd al-Sahhaf affirme que «les assaillants seront massacrés».5h45 (13h45) BELFAST.Alors que la capitale d'Irlande du Nord se prépare à accueillir le président américain George W.Bush, la police annonce avoir reçu trois alertes à la bombe au cours des dernières heures.6h06 (14h06) BASSORA.Plusieurs centaines de militaires britanniques pénètrent à pied dans le centre de cette ville du sud de l'Irak.Ils y ont pris le contrôle de l'université des mains des miliciens restés fidèles à Saddam Hussein.À Londres, le ministre de la Défense Geoff Hoon assure que les forces britanniques sont dans la ville «pour y rester».6h31 (14h31) LONDRES.Le ministre britannique de la Défense Geoff Hoon indique que son pays possède des «indices solides» selon lesquels Ali Hassan Al- Majid, dit «Ali Chimique» serait mort. 2LP0701A0408 A7 MARDI irak 2LP0701A0408 ZALLCALL 67 21:41:15 04/07/03 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 8 AVRIL 2003 A7 LE FIL DES ÉVÉNEMENTS > IRAK > LA GUERRE Voici, d'heure en heure, le fil des événements survenus au cours de la journée d'hier.Les heures indiquées sont celles de Montréal, suivies des heures de Bagdad, entre parenthèses.Photo REUTERS/NBC 7h34 (15h34) MOSCOU.Graves accusations de l'ambassadeur russe à Bagdad à l'endroit des forces américaines engagées dans l'ouest de l'Irak.Selon Vladimir Titorenko, les forces envahissantes auraient «délibérément» tiré sur un convoi diplomatique russe, dimanche.9h22 (17h22) BAGDAD.Saddam Hussein fait une autre apparition à la télévision d'État.On le voit présider une réunion des principaux dirigeants du régime.14h15 (22h15) AIR FORCE ONE.Le secrétaire d'État américain Colin Powell déclare que Washington enverra cette semaine une équipe en Irak pour commencer à étudier les moyens de créer une administration irakienne de transition.16h12 (0h12) WASHINGTON.La Maison- Blanche annonce avoir trouvé des traces d'agents toxiques dans des barils situés dans une installation militaire en Irak.Le commerce États-Unis\u2014Canada n'est pas menacé, assure Manley MARTIN VALLIÈRES envoyé spécial WASHINGTON \u2014 En dépit du froid diplomatiquesentre Ottawa et Washington, provoqué par le refus du Canada de participer à l'invasion militaire en Irak, l'important dossier de la gestion de la sécurité frontalière entre les deux pays devrait continuer de progresser sans peine.C'est ce qui ressort de la rencontre, à Washington, entre les deux principaux responsables de ce dossier : le vice-premier ministre du Canada, John Manley, et le secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis, Tom Ridge.La discussion se poursuivra en ce qui concerne l'implantation prochaine, par les autorités américaines, d'un système d'enregistrement obligatoire des citoyens non- Américains à leur entrée et à leur sortie des États-Unis.Inquiétudes canadiennes Au Canada, ce projet inquiète pour les complications qu'il pourrait provoquer aux postes-frontière, en particulier pour les citoyens canadiens nés dans des pays mal-aimés de Washington.Mais le souhait des Canadiens d'obtenir une forme quelconque d'exception pourrait encore tourner court, a laissé entendre le ministre Manley.« Nous discutons avec les Américains des moyens de les aider à implanter un tel système sans qu'il ne nuise trop au transit des Canadiens à la frontière.Toutefois, c'est un système dont l'implantation en 2004 est rendu obligatoire par la loi aux États-Unis (le « Patriot Act » de l'après 11 septembre 2001), et qui ne prévoit aucune exception selon la nationalité », a rappelé M.Manley.Par ailleurs, MM.Manley et Ridge ont tenté d'atténuer les inquiétudes exprimées par des dizaines de chefs de grandes entreprises canadiennes, en réunion spéciale de deux jours à Washington, sur un éventuel impact à la baisse des relations commerciales entre les deux pays.Des relations serrées « Je ne crois pas qu'il y ait un prix à payer pour les entreprises canadiennes.En fait, étant donné le niveau d'intégration économique entre le Canada et les États-Unis, ce serait difficile de cibler des compagnies canadiennes sans affecter des intérêts américains », a dit le vice-premier ministre Manley, qui est aussi ministre des Finances.Pour sa part, après avoir rappelé la « déception » de Washington envers l'absence militaire du Canada en Irak, Tom Ridge a dit que « les Américains et les Canadiens doivent continuer de développer le commerce, les voyages et leur travail des deux côtés de la frontière.« Le concept de forteresse serait inapproprié pour la frontière du futur.Nous devons plutôt privilégier une gestion harmonieuse, avec l'aide des plus récentes technologies », a expliqué Tom Ridge.Il a vanté aussi les progrès accomplis dans le cadre du Plan d'action pour une frontière intelligente signé entre les deux pays, quelques semaines après les événements du 11 septembre.Message bien accueilli Ce message a semblé bien accueilli par les quelque 70 présidents de grandes entreprises canadiennes qui sont à Washington, du moins par ceux qui ne cherchaient pas à fuir les journalistes faisant le pied de grue devant les portes closes de leur salle de réunion dans le très luxueux et historique hôtel Willard, à deux coins de rue de la Maison-Blanche.« Une alliance comme celle entre le Canada et les États-Unis, c'est comme dans une famille.Quand votre frère vous gifle, c'est une grande déception, mais vous devez reconstruire les liens et continuer à travailler ensemble », a commenté Paul Desmarais fils, co-président de Power Corporation.Pour Claude Garcia, président de la compagnie d'assurances Standard Life, « il y a beaucoup plus de choses qui unissent le Canada et les États-Unis que de choses qui les séparent.Des différends entre amis sur certains sujets, ce n'est pas nouveau et c'est même normal de temps à autre.» Un périmètre de sécurité N'empêche, les présidents de grandes entreprises canadiennes qui sont à Washington ont aussi constaté hier qu'ils devraient patienter sans doute longtemps au sujet d'une de leurs priorités entre le Canada et les États-Unis.Il s'agit du concept d'un périmètre de sécurité nord-américain, qui serait implanté par l'harmonisation et l'unification à peu près complètes des services frontaliers entre les deux pays.Pour le Conseil canadien des chefs d'entreprise, ce périmètre serait « la prochaine étape » après l'Accord de libre-échange nord-américain auquel on attribue une bonne part de la prospérité du Canada des dernières années.Mais le ministre John Manley a indiqué que cette idée, quoique attirante à première vue, était absente de ses discussions avec Washington à propos de la sécurité frontalière.« Nous avons des choses plus importantes à discuter et à régler en ce qui concerne la frontière, qui ne va pas disparaître.Elle doit plutôt fonctionner le mieux possible pour le passage des biens et des personnes tout en étant sécuritaire », a-t-il dit.Photo Associated Press © Le secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis, Tom Ridge, et le vice-premier ministre du Canada, John Manley, se sont rencontrés aujourd'hui.Ottawa ne s'excusera pas auprès des Américains Les intérêts français boycottés aux États-Unis G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Le gouvernement Chrétien n'a pas du tout l'intention de présenter des excuses aux États- Unis pour « les déclarations choquantes » faites par certains députés libéraux à leur égard, comme le demande l'Alliance canadienne dans une motion.La majorité libérale mettra en échec aujourd'hui cette motion, dans un vote aux Communes, non sans y avoir substitué sa propre motion qui réaffirmera la décision gouvernementale du 20 mars dernier de ne pas participer à la guerre en Irak et les liens d'amitié immuables qui lient le Canada aux États- Unis.La motion gouvernementale, que défendra ce matin aux Communes le premier ministre lui-même, réaffirmera aussi la fierté qu'inspire aux Canadiens « le travail des membres des Forces canadiennes déployées dans la région du golfe Persique » et l'espoir que la coalition dirigée par les États-Unis « accomplisse rapidement sa mission avec le moins de victimes possibles ».Hier, le chef de l'Alliance canadienne, Stephen Harper, a tenté de savoir du gouvernement si ces bons voeux constituaient un appui au renversement du régime de Saddam Hussein par la coalition américano- britannique.« Ils disent appuyer la mission des Américains dans leur motion, a souligné M.Harper.Or, la mission des Américains c'est de renverser le régime de Bagdad.» Depuis des semaines, le premier ministre, au nom de la légalité internationale, a protesté contre la politique du renversement de régimes, affirmant que cela créait des précédents dangereux.Le ministre des Affaires étrangères, Bill Graham, a réitéré à ce sujet que le gouvernement ne pouvait s'engager à la légère au sein de la communauté internationale en faveur d'un changement de régime en Irak ; il lui fallait pour cela l'approbation du Conseil de sécurité de l'ONU.Pour atténuer le malaise qui existe entre Washington et Ottawa à la suite des déclarations hostiles aux Américains de certains députés et d'un ministre, la proposition libérale demande de plus que les députés fassent preuve de retenue dans leurs commentaires « pendant que nos amis américains sont au combat ».La députée libérale Carolyn Parrish avait qualifié récemment les Américains de « bâtards », et le ministre des Ressources naturelles, Herb Dhaliwal, avait pour sa part déclaré que le président George W.Bush ne s'était pas comporté en homme d'État en faisant fi du Conseil de sécurité de l'ONU à propos de la question irakienne.La motion libérale affirme enfin l'engagement du Canada à apporter son appui à la reconstruction de l'Irak.La motion de l'Alliance canadienne par ailleurs, qui sera à coup sûr battue aujourd'hui, demande que « la Chambre des communes exprime son regret et ses excuses pour les déclarations choquantes et déplacées faites à l'égard des États- Unis d'Amérique » par certains de ses membres.Le premier ministre Chrétien, qui s'oppose à la démarche de l'opposition allianciste, a tenu à ouvrir lui-même le débat ce matin sur la motion gouvernementale.Il tentera notamment de rassurer les États-Unis sur le caractère intangible de l'amitié canadienne.Son intervention vise aussi les hommes d'affaires canadiens qui craignent que le refus canadien de participer à la guerre en Irak ne mette en péril l'économie canadienne, fortement dépendante de l'économie américaine.Le premier ministre s'emploiera à remonter le moral des milieux d'affaires canadiens.Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a déjà fait savoir hier que sa formation s'opposera à l'une et à l'autre des motions qui sont débattues aujourd'hui.« La motion de M.Chrétien, estime Gilles Duceppe, contredit la position canadienne.Il ne s'en rend peut-être pas compte.Mais nous on s'en rend compte.» UN GROS exportateur aux États- Unis de vins du sud de la France s'arrache les cheveux ces jours-ci : « Ce n'est vraiment pas le moment de parler de vins français aux grossistes de New York, déplore-t-il.Dans le meilleur des cas, ils vont reporter leurs commandes au lendemain de la guerre, et l'année 2003 sera de toute façon mauvaise.Hypothèse plus pessimiste : que le boycottage orchestré par les médias affecte durablement nos exportations.On connaît les raisons : parmi les traditionnels alliés qui ont « laissé tomber » les États-Unis dans leur croisade contre l'Irak, et dont les médias dénoncent « l'ingratitude », la France se situe indéniablement en haut de la liste.Le conglomérat Saint-Gobain vient d'annuler la campagne nationale de promotion qu'il avait prévue pour mars et avril.Pas la peine d'attirer l'attention sur les produits made in France.Dior, Yves Saint Laurent et Catherine Deneuve sont priés de se faire discrets.D'ailleurs, même les gros industriels français qui essaient de se fondre dans le paysage américain risquent en permanence d'être débusqués par des « patriotes » US.Ainsi le numéro deux mondial de la restauration collective, Sodexho, vient de se retrouver sous les feux de quelque 60 députés au Congrès, qui réclamaient du Pentagone qu'il annule purement et simplement un contrat de 881 millions de dollars US passé avec le corps des marines Pétition à laquelle l'armée américaine n'a pas donné suite.Mais Sodexho est un groupe qui, aux États-Unis, fait principalement affaire avec des administrations publiques.Et on a considéré que l'alerte était assez sérieuse pour justifier une riposte.« Nos salariés sont américains, patriotes et fiers de l'être », déclare la direction du groupe.Et effectivement, on touche aux limites du principe de boycottage d'entreprises de ce genre.Avec un siège social de 20 étages installé dans le Maryland, Sodexho compte pas moins de 110 000 salariés, tous Américains bien entendu.Dans ce cas, comme dans beaucoup d'autres, est-il possible de frapper les intérêts français aux États-Unis sans toucher de plein fouet leurs partenaires américains ?« C'est vrai de la plupart des secteurs, explique l'économiste Élie Cohen : à quelques cas d'espèce près, il est presque impossible de boycotter tel produit, de luxe par exemple, sans pénaliser les circuits de distribution qui, eux, sont tout à fait américains.En fait, les industries françaises dans l'agroalimentaire et le luxe, gros exportateurs vers les États-Unis, ont davantage de soucis à se faire avec la récession mondiale que risque de provoquer le conflit, qui dans le meilleur des cas, coûtera 100 ou 150 milliards de dollars aux contribuables américains.Élie Cohen, un partisan raisonné de la mondialisation, ne nourrit pas beaucoup d'inquiétudes en ce qui concerne d'éventuelles représailles économiques américaines.« Bien sûr, dit-il, il se peut que les consommateurs américains boudent un temps des produits typiquement français.Mais, franchement, ça ne peut être que marginal.Lorsqu'on regarde la situation d'ensemble, il est clair que les États-Unis ne peuvent pas déclarer la guerre à la France \u2014 par exemple interdire aux compagnies aériennes d'acheter Airbus \u2014 sans détruire du fait même l'Organisation mondiale du commerce.Ils ne le feront pas, sauf à imaginer qu'un nouveau docteur Folamour s'empare des leviers de l'économie à Washington et entraîne tout le monde vers le précipice.» Selon l'économiste, même les ventes d'armes françaises, secteur éminemment politique, ne risquent pas d'être gravement affectées : « Les États Unis auront beaucoup de difficulté à isoler la France, car la plupart du temps, le matériel de pointe est produit par plusieurs pays en même temps : pour les missiles, par exemple, vous retrouvez, à côté des Français, soit les Britanniques, soit les Espagnols.Certes l'avion de chasse Rafale est un produit 100 % français.Mais c'est un bide complet que nous ne vendons nulle part.» Reste le marché irakien luimême.Hors pétrole, il a perdu beaucoup de son importance pour les exportateurs français depuis la fin de l'âge d'or des années 70 et 80.Les Français ont fait un modeste retour en force en 1996 avec le programme Pétrole contre nourriture.Mais les échanges sont demeurés plutôt « chaotiques », de l'avis des exportateurs.Premier fournisseur en 2001, la France est tombée d'un coup au 10e rang en 2002.Cette année-là, les Français ont vendu pour 474 millions d'euros en Irak, tandis que leurs exportations aux États-Unis s'élevaient à 26 milliards d'euros ! De manière générale, les groupes français de dimension internationale considèrent aujourd'hui le marché irakien comme assez peu « stratégique ».Bien entendu, ce n'est pas l'avis des PME qui, à partir de 1996, ont concentré sur l'Irak le gros de leurs activités.Mais ce sont les risque du métier, surtout sur un marché à haut risque.Reste à savoir comment se distribueront éventuellement les contrats de reconstruction \u2014 déjà évalués par certains à 30 ou 50 milliards d'euros.« Plus la guerre aura été dure et coûteuse, estime Élie Cohen, plus les Américains voudront se « rembourser » en éliminant la concurrence.Tout dépendra du rôle attribué à l'ONU.» 2LP0801A0408 a08 mardi 08 avril 2LP0801A0408 ZALLCALL 67 19:32:18 04/07/03 B A8 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 8 AVRIL 2003 Kofi Annan plaide la cause de l'ONU L'IMPLICATION des Nations unies dans la reconstruction de l'Irak légitimerait la future administration de ce pays, a fait valoir le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, hier.« L'implication des Nations unies en Irak apporte la légitimité qui est nécessaire pour ce pays, pour la région et pour les peuples du monde », a déclaré le secrétaire général, s'adressant aux journalistes avant une réunion informelle avec les membres du Conseil de sécurité.« Je m'attends à ce que l'ONU joue un rôle important », a-t-il ajouté.L'ONU a déjà joué un rôle central dans l'administration du Timor oriental pendant la transition vers l'indépendance de ce pays, et elle continue à assumer la responsabilité du Kosovo, où les forces de l'OTAN avaient livré une guerre sans la permission du Conseil de sécurité.Mais « l'Irak n'est pas le Timor oriental et l'Irak n'est pas le Kosovo », a précisé Kofi Annan.« Il y a (en Irak) des personnels formés, un service public raisonnablement efficace, des ingénieurs et autres qui peuvent jouer un rôle dans leur propre pays.» Et d'ajouter : « Les Irakiens doivent être responsables de leur avenir politique et contrôler leurs ressources naturelles et quoi qu'on puisse faire pour aider à l'émergence d'une nouvelle direction ou d'une nouvelle situation, c'est ce sur quoi nous devons nous concentrer.Washington s'est dit ouvert à un rôle de l'ONU en Irak.« Mais la nature exacte de ce rôle reste à déterminer », a déclaré le secrétaire d'État américain, Colin Powell, lors de son passage à Bruxelles la semaine dernière.Les États-Unis veulent jouer un rôle central dans l'administration de l'Irak après la guerre, au moins pendant les six premiers mois.Un gâteau, un morceau ! Pourquoi ?La réponse faite la semaine dernière, en conférence de presse, par Condoleezza Rice, conseillère à la sécurité nationale du président Bush, mérite d'être citée : « Il est tout naturel de s'attendre à ce que les forces alliées, ayant donné vies et sang pour libérer l'Irak, soient chargées du rôle directeur.Et d'ajouter, en détaillant le plan de Washington pour l'administration de l'Irak après la chute de Saddam Hussein : « Nous allons dém tyrannique du régime de Saddam Hussein.Nous travaillerons avec les Irakiens, nos partenaires de la coalition et la communauté internationale pour reconstruire l'Irak.Nous laisserons complètement l'Irak sous le contrôle des Irakiens aussi vite que possible.» Mais « le rôle des Nations unies n'est pas ce qui est discuté pour le moment », a précisé la conseillère du président des États-Unis.L'attitude de l'administration Bush ne risque pas de décevoir seulement Kofi Annan.La semaine dernière, le chef de la diplomatie française, Dominique de Villepin, avait déjà affirmé que l'ONU devait jouer « dès maintenant » un rôle central en Irak, notamment sur le plan humanitaire.Il s'était également insurgé contre « l'idée que l'Irak puisse être une sorte d'Eldorado, un gâteau que des États peuvent se partager ».Représentative d'un courant fort à Washington, la page éditoriale du Wall Street Journal s'est prononcée, hier, contre une participation importante de l'ONU à l'administration de l'Irak après la guerre.Selon le quotidien, il est particulièrement important de « garder l'ONU hors de portée du pétrole irakien », étant donné que de nombreuses entreprises françaises et russes « profitent de leur participation » au programme Pétrole contre nourriture.Or, si ce programme continue à être géré par l'ONU, Paris et Moscou « utiliseront leur droit de veto pour faire pression sur les États- Unis et le nouveau gouvernement irakien afin que soient honorés les contrats pétroliers et les prêts douteux arrangés avec le régime de Saddam Hussein », a estimé l'éditorialiste du Wall Street Journal.Kofi Annan a du pain sur la planche.Cette semaine, il se rendra à Londres, Paris, Berlin et Moscou pour « poursuivre ses discussions sur l'Irak » avec le premier ministre britannique Tony Blair, le président français Jacques Chirac, le chancelier allemand Gerhard Schröeder et le chef de l'État russe, Vladimir Poutine.Hier matin, Annan a rencontré les membres du Conseil de sécurité dans sa salle de réunion privée au 38e étage du siège de l'ONU, au moment même où les forces américaines menaient une incursion spectaculaire au coeur de Bagdad.« Je voulais discuter avec eux des développements sur le terrain et aussi de la situation en Irak après le conflit quelle que soit la manière dont la guerre finira », a-til déclaré.Photo Associated Press Khuder Al-Emeri a fui les horreurs du régime de Saddam Husssein en 1991 pour se réfugier aux États-Unis.Interprète de l'armée américaine, il était hier de passage dans son village natal \u2014 Qal'at Sukkar \u2014 où il compte bien revenir s'installer après la guerre.Washington veut soustraire les dirigeants irakiens au Tribunal international PATRICK ANIDJAR Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Les autorités américaines envisagent de juger les criminels de guerre ou les dirigeants irakiens, y compris Saddam Hussein, devant des tribunaux américains ou ceux du futur régime irakien, sans avoir recours aux juridictions internationales, ont annoncé, hier, des responsables américains.Ces responsables ont précisé à Washington que le plan américain prévoyait de confier à des tribunaux américains les crimes de guerre commis durant le conflit en cours en Irak, tandis que des tribunaux irakiens prendraient en charge les crimes de guerre antérieurs.« Nous sommes d'avis (que le recours à) un tribunal international pour les crimes actuels n'est pas nécessaire », a déclaré à la presse l'ambassadeur américain itinérant chargé des crimes de guerre, Pierre Richard Prosper.Les États-Unis travaillent avec des juristes irakiens en exil pour mettre au point « un processus judiciaire irakien » pour juger les dirigeants du régime pour leurs crimes passés, a-t-il ajouté.« Nous pensons que le rétablissement de la légalité doit avoir des racines irakiennes », a-t-il précisé.Hays Parks, assistant spécial auprès de l'avocat général des armées, a précisé que Washington avait le choix de faire juger les crimes de guerre par des cours martiales, des commissions militaires ou des tribunaux fédéraux américains.D'autres gouvernements pourraient également souhaiter poursuivre les dirigeants irakiens pour des crimes commis contre leurs propres ressortissants, a-t-il dit, citant notamment en exemple le Koweït, qui pourrait vouloir engager des poursuites pour des crimes commis lors de l'invasion et de l'occupation de son territoire en 1990-1991.M.Parks a indiqué que des enquêtes pour crimes de guerre étaient déjà en cours à la suite de la diffusion télévisée d'images de prisonniers de guerre américains et de fausses redditions par des troupes irakiennes.D'autres enquêtes devraient suivre, a-t-il indiqué.« Il faut regarder ce qu'ont fait les dirigeants (irakiens) aussi bien quand nous discutons des abus du passé que des abus actuels », a insisté l'ambassadeur Prosper.« Au fil des années, nous nous sommes longuement penchés sur les actions de Saddam Hussein, de ses fils et d'individus comme « Ali Chimique », car étant donné la nature du régime nous savons qu'une bonne partie des ordres ayant abouti à des atrocités venaient du sommet », a ajouté le diplomate.L'administration Bush a récemment indiqué qu'au minimum six dirigeants irakiens \u2014 y compris Saddam Hussein \u2014, dont il pourra être établi qu'ils sont des criminels de guerre pour avoir ordonné des massacres, des liquidations, des tortures, des attaques chimiques, seraient poursuivis en justice s'ils sont pris vivants.Selon Paul Williams, professeur de droit international à l'American University et spécialiste des crimes de guerre, le recours à un tribunal international serait aux yeux des Américains « trop long, trop politisé ».Des juristes irakiens ont d'ores et déjà fait savoir aux Américains qu'ils ne souhaitaient pas que Saddam Hussein ou d'autres dirigeants soient jugés à l'étranger, mais en Irak.Le département de la Justice et le département d'État ont réuni ces derniers jours 32 juristes irakiens, a indiqué Brian Sierra, un porte-parole du ministre de la Justice, John Ashcroft.Au programme de leur colloque, tenu dans un hôtel de Washington, à quelques centaines de mètres de la Maison-Blanche : les crimes de guerre, la justice militaire et la mise en place d'un système judiciaire dans l'Irak post-Saddam.L'Acura EL ACURA GABRIEL 4648, boul.Saint-Jean, Dollard-des-Ormeaux LUCIANI ACURA 4040, rue Jean-Talon O., Montréal ACURA BROSSARD 9100, boul.Taschereau O., Brossard ACURA DE LAVAL 2500, boul.Chomedey, Laval ACURA PLUS 255, boul.de la Seigneurie, Blainville GALERIES ACURA 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inférieur.Garantie Acura limitée de 5 ans/100 000 km.Modèle illustré ES3583E avec ensemble AERO.Le modèle offert peut différer de la photographie.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.Les deux premiers services d'entretien sont compris.Un acompte pourrait être exigé.Du 1er au 30 avril 2003.Venez savourer l'Opération ESSAI LIBRE ACURA 2003.C'est le must du printemps! Venez vous installer confortablement dans la nouvelle et impressionnante EL 2003 et offrez-vous un essai routier chez votre concessionnaire Acura.Vous repartirez transformé\u2026 et avec un charmant souvenir de votre passage chez Acura! Ne laissez pas cette occasion unique vous filer entre les doigts.assistance routière 24 heures Acura roues en alliage et tellement plus\u2026 climatiseur groupe électrique radio AM/FM avec lecteur CD Incluant: nouveau moteur VTEC freins à disque aux 4 roues avec ABS 3130703A 2LP0901A0408 a09 mardi 08 avril 2LP0901A0408 ZALLCALL 67 21:32:02 04/07/03 B L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 8 A V R I L 2 0 0 3 A 9 Merveilleux palais présidentiels d'après AFP et AP BAGDAD \u2014 La peinture dorée des faux meubles d'époque est couverte de poussière et les nombreuses piscines et fontaines qui truffent le palais sont à sec.Mais la vue sur le Tigre reste imprenable.Après avoir bombardé le palais de la République à Bagdad, les soldats américains y sont entrés hier et en ont fouillé le vaste dédale, émerveillés par ce qu'ils y ont trouvé.De leur côté, les forces britanniques ont conquis hier le palais de Saddam Hussein à Bassora, la plus grande ville du Sud, sans résistance après une nuit de raids aériens.L'opulence des constructions et des jardins donnant sur le Chatt al-Arab \u2014 sans compter une piscine et un mouillage pour yacht \u2014 a frappé les soldats de Sa Majesté, qui ont traversé en Irak des paysages extrêmement pauvres ou touchés par les destructions.La robinetterie en or de la salle de bains de la suite présidentielle a été abondamment montrée aux caméras étrangères.À Bagdad, plusieurs soldats américains se sont promenés librement dans le palais ou se sont prélassés, parfois sans casque, dans les jardins boisés du complexe présidentiel.Une chaîne de télévision britannique a montré une salle de bains avec un lavabo et un bidet munis d'une robinetterie dorée.La caméra détaille un plafond ouvragé, des vitraux bleus, décorés avec des motifs de fleurs et de calligraphie arabe, ou encore une porte de style oriental richement décorée.Elle révèle aussi un monumental escalier en colimaçon et offre une vue plongeante vers l'entrée de l'immeuble, où un chandelier est encadré par deux colonnes monumentales.Un soldat passe entre les colonnes pour se diriger vers la sortie du complexe.Certaines chambres sont meublées de grands lits et de tables, comme dans un hôtel.S'il semble que l'endroit ait été évacué avant les bombardements, la plupart des étagères et des tiroirs sont vides.Dans la cuisine, on ne voit aucune trace de nourriture fraîche ou en boîte, mais l'eau coule encore des robinets.À l'extérieur, des fleurs et des arbustes composent un jardin d'agrément, où se trouve un pavillon extérieur et son barbecue.Les soldats américains ont pris pied hier dans un des palais de Saddam Hussein, à Bagdad, au troisième jour de leur présence dans la capitale irakienne.De vastes pièces meublées de faux meubles d'époque qui ont permis aux GI de faire une pause aux pays des Mille et Une Nuits.Dans une autre aile du bâtiment (photo ci-dessous), une vaste salle de conférence ou de réceptions.Photo Associated Press et Agence France-Presse À Bassora, les Britanniques ont envahi un autre palais présidentiel richement décoré : vastes pièces, voûte abbatiale, marbre, or, etc.Évidemment, peu ou pas d'objets personnels du dictateur avaient été laissés sur place.3 vols par jour, dès le 16 juin.Correspondances vers 512 destinations dans le monde.Consultez votre agent de voyage ou visitez notre site Internet.www.airfrance.com/ca M o n t r é a l - P a r i s .3122977A 2LP1001A0408 A-10 MARDI 2LP1001A0408 ZALLCALL 67 23:41:26 04/08/03 B A 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 8 A V R I L 2 0 0 3 Fabuleuse.Fameuse.Follement amusante.C'est la soirée Vénus beauté.RUE SHERBROOKE, ANGLE DE LA MONTAGNE (514) 842-5111 WWW.HOLTRENFREW.COM LES BILLETS SONT EN VENTE MAINTENANT! Le mercredi 23 avril, de 18 h à 21 h Rue Sherbrooke, angle de la Montagne Voici enfin le retour de notre fameuse soirée Vénus beauté! Un événement de divertissement sous le signe de la beauté.Au programme : les dernières tendances en matière de produits de beauté et de maquillage, des soins des mains et de la peau express et des démonstrations de blanchiment dentaire de Colgate Simply WhiteMC et bien davantage! En plus de déguster de délicieux cocktails et de grignoter de savoureuses bouchées, vous appuierez une noble cause puisque Holt remettra deux pour cent des ventes au détail réalisées lors de la soirée à l'Association nationale du cancer des ovaires.Vous courrez également la chance de faire un saut aux Bermudes en remportant un voyage pour deux personnes, de trois nuitées-quatre jours à l'hôtel Fairmont Southampton.Hâtez-vous de vous procurer vos billets car ils s'envolent rapidement chaque année.Le prix du billet de 25 $ est remboursable à l'achat de 75 $ et plus de produits de beauté effectué durant l'événement.Alors téléphonez-nous ou passez chez Holt Renfrew aujourd'hui pour obtenir des billets avant qu'il n'en reste plus!! 3129928A Photo AFP Une petite fille regarde un camion d'aide humanitaire de l'armée américaine déchargeant des vivres et de l'eau pour plus de 200 familles dans un petit village juste au nord de Nasiriya, en Irak.Des hordes d'enfants sur les routes du Sud d'après The New York Times ZUBAYR, Irak \u2014 Parmi la poussière et les débris qui encombrent les grandes routes du pays on trouve les enfants de l'Irak.Pas lavés, ils tendent les mains, suppliant pour obtenir de l'eau, de la nourriture ou tout simplement de l'attention.Parfois, on dirait que tout ce que l'on voit et que l'on entend sur les routes du Sud, ce sont ces enfants.« Tu me donnes une cigarette ! » crie l'un.« M'sieur, eau, m'sieur » lance cet autre, poussant un pouce dans sa bouche.D'autres montrent tout simplement leur ventre.Lorsque des soldats s'arrêtent pour apporter de l'aide ou que les reporters posent des questions, une nuée d'enfants surgit.Et lorsque les étrangers s'en vont, la colère des petits monte.Les gens, comme le paysage, sont abattus, sans ressources et portent des traces de blessures.Ajoutez à cet état de fait un sentiment omniprésent d'abandon qui s'est enraciné depuis la guerre de 1991.Cette année-là, l'armée des coalisés a quitté le champ de bataille en vitesse après que les leaders politiques de l'Occident eurent incité les Irakiens à se soulever et à renverser Saddam Hussein.La profonde méfiance et l'appréhension du peuple irakien expliquent en partie l'accueil plutôt froid réservé jusqu'à présent aux forces américaines et britanniques.Celles-ci sont revenues dans ce désert impitoyable avec une promesse pas encore tenue, exprimée sur des millions de tracts, promesse de finir le travail commencé.C'est dans le comportement des enfants que les émotions contradictoires sont les plus manifestes.Ces enfants ne connaissent de leur pays qu'une terre qui a souffert d'une décennie de punitions, que leur gouvernement leur a appris à mettre sur le dos des Américains.« Vous allez vous en aller maintenant ?» demande Fathma, 6 ans, à qui l'on vient de donner un biscuit.Elle porte une petite robe bleue sans manches, une barrette dans ses cheveux qui volent au vent.Bien sûr, la réponse était oui, les étrangers s'en allaient, mais par le ton de sa voix, il était évident qu'elle connaissait déjà la réponse.Les garçons se mettent en colère plus rapidement.Il y a une semaine, certains agitaient la main et d'autres lançaient des cris.Aujourd'hui, nombre d'entre eux lancent des pierres et font des gestes obscènes.« Ils n'ont rien à faire, nulle part où aller », soupire Sadek Hamzi, père de trois enfants.« Il n'y a pas d'école et pas d'autorité », ajoute-t-il.De nombreux adultes s'enferment chez eux, car les jeunes hommes qui pillent et volent avec une impunité croissante sont devenus maîtres des rues.Mais les enfants, enfants qu'ils sont, ne veulent pas rester enfermés.La semaine dernière, des soldats britanniques ont organisé un match de soccer dans cette ville, tout juste au sud de Bassora, deuxième ville irakienne en importance.Ils ont perdu aux mains de jeunes Irakiens.Les soldats espéraient ainsi créer un lien de confiance, mais le match a été suspendu.« C'est trop dangereux », explique Abdullah, qui a observé la partie, sans y participer.« Il y a encore des gens aux alentours qui surveillent », dit-il.« Un homme fit un rêve, et dans son rêve, il s'enfuyait en Iran, raconte Wafik Chadid, 56 ans.L'homme parlait de ce qui se passe ici et, dans son rêve, il se faisait attraper par la police de Saddam, et les policiers lui ont coupé la langue.» Ce que M.Chadid voulait souligner, c'est que même dans le monde irréel des rêves, pas moyen d'échapper à la réalité de la peur qui est au coeur de la vie en Irak.M.Chadid dit que la vie en Irak au cours de la guerre contre l'Iran dans les années 80 était difficile, mais les gens pouvaient l'endurer parce qu'il y avait encore beaucoup d'argent.Mais son fils, Muhammad, vit dans des temps plus difficiles, dit-il.« Les années les plus cruelles sont survenues après la guerre avec l'Amérique, soutient-il.Tout s'est détérioré ici.» Muhammad n'avait que 13 ans lorsque les chiites du sud du pays se sont soulevés contre le gouvernement en 1991, mais ce fut l'expérience formatrice de sa vie.Il n'a jamais abandonné le combat depuis.Le chef de l'oppositionchiite annonce son retour après 23 ans d'exil Associated Press TÉHÉRAN \u2014 L'ayatollah Mohammed Baqir al-Hakim, leader spirituel des chiites d'Irak, a décidé de rentrer prochainement dans son pays, mais à une date qui n'a pas été précisée, a annoncé hier son porte-parole, Haj Abou Zeid, à Téhéran.« Cela peut être dans quelques jours ou dans quelques semaines.La décision dépend du développement de la situation en Irak », a ajouté Abou Zeid.« L'Irak est notre patrie.Nous n'avons pas besoin de permission pour rentrer chez nous.» L'ayatollah al-Hakim dirige depuis Téhéran le Conseil suprême de la révolution islamique irakienne, dont le bras armé est la division al-Badr, qui affirme avoir 10 000 combattants en Irak et en Iran.Selon le porte-parole de l'organisation, les combattants basés en Irak ont reçu l'ordre de ne pas affronter militairement la coalition américano-britannique et d'attendre la chute de Saddam Hussein.Il a répété son rejet de voir une administration étrangère s'installer à demeure en Irak.« La nation irakienne n'acceptera pas la domination américaine », a assuré Haj Abou Zeid.« Nous nous attendons à ce que les Américains ne restent pas en Irak après l'éviction de Saddam Hussein.» IRAK > LA GUERRE 2LP1101A0408 a11 mardi 2LP1101A0408 ZALLCALL 67 21:44:15 04/07/03 B L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 8 A V R I L 2 0 0 3 A 1 1 ACTUALITÉS Des avocats se poursuivent entre eux au cabinet Pépin, Létourneau Chrétien fête ses 40 ans de vie politique G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Il n'y aura ni fête ni flonflons aujourd'hui pour Jean Chrétien, même si le premier ministre célèbre le 40e anniversaire de sa première élection au Parlement canadien, le 8 avril 1963.Pour le « p'tit gars de Shawinigan », c'est une journée de travail comme les autres, celle-ci étant même particulièrement chargée.Personne ne se doutait à l'époque que le jeune avocat unilingue de 29 ans, qui venait de déloger le député créditiste de la circonscription de Saint-Maurice-La Flèche, allait connaître une carrière aussi longue et devenir un jour premier ministre du Canada, et le rester 10 ans.M.Chrétien prendra d'abord la parole ce matin aux Communes pour défendre une motion de son gouvernement qui tentera de dissiper tout malentendu sur la sincérité de l'amitié entre le Canada et les États-Unis, une amitié mise à rude épreuve ces derniers jours dans le contexte de la guerre en Irak.Le premier ministre présidera ensuite une réunion de son cabinet, comme il le fait tous les mardis lorsque la Chambre siège, et il participera cet après-midi à la période des questions.Ce soir, il se rend à London, en Ontario, où il prononcera un discours devant l'Association des universités et des collèges du Canada.Cette association rend hommage au premier ministre pour ses efforts soutenus depuis 1993 afin de financer convenablement la recherche et l'innovation au niveau de l'éducation post-secondaire.Son gouvernement a en effet versé 11 milliards de dollars aux universités canadiennes à ce chapitre.Outre les déclarations attendues aujourd'hui aux Communes de la part de certains élus, M.Chrétien assistera samedi dans sa circonscription de Saint-Maurice à un repas aux fèves au lard avec les organisateurs politiques locaux qui ont contribué à le faire élire.CHRISTIANE DESJARDINS « ON EST des plaideurs, on est des prima donna, j'ai pas honte de le dire.Au restaurant, on ramasse la facture, on n'offre pas de la piquette, on offre du champagne », a raconté l'avocat Guy Pépin, hier, pour faire comprendre à la cour comment les frais de représentations de certains avocats du prestigieux, mais défunt, cabinet d'avocats Pépin, Létourneau, pouvaient être fort élevés et difficiles à gérer pour le bureau.Mns Pépin, un des membres fondateurs de ce cabinet qui a ratissé large pendant plus de 30 ans, mais qui a été dissous dans le tumulte en septembre dernier, témoignait dans le cadre du procès civil qu'ont intenté deux ex-cadres de l'entreprise pour congédiement injustifié.La première est une femme qui avait 30 ans d'expérience quand on lui a montré la porte en septembre 2000.Deux mois auparavant, en juillet 2000, elle avait décidé de poursuivre son employeur parce qu'elle soutenait qu'un des avocats associés du bureau, Gaétan Legris, avait eu avec elle des rapports sexuels non sollicités, au terme d'une soirée bien arrosée, le 16 mai 2000.L'autre personne qui poursuit Pépin Létourneau est justement l'avocat Gaétan Legris, le talentueux dauphin qui devait prendre les rênes de l'entreprise, mais qui a été expulsé du cabinet en juillet 2000, soit peu de temps après la nébuleuse soirée de mai.Il réclame trois millions de dollars, dont 800 000 $ pour rupture de contrat.Legris est aussi poursuivi personnellement par la femme, qui lui demande 50 000 $ en dommages.Enfin, l'ex-cabinet Pépin, Létourneau est demandeur reconventionnel à hauteur de 50 000 $ contre Legris.Ce procès fait de poursuites croisées s'est donc ouvert hier au palais de justice de Montréal.Le premier témoin qui a défilé à la barre est Me Claude Paquette, un des neuf avocats qui étaient associés chez Pépin, Létourneau à la période visée, soit en l'an 2000.Il a raconté que la femme, que nous appellerons Louise, était la directrice administrative du bureau, et qu'elle avait toujours été une employée modèle.Elle avait été embauchée à 17 ans, en 1969, et avait gravi les échelons pour occuper finalement un poste très important d'adjointe administrative.Pendant la période visée, elle pouvait cosigner des chèques avec Legris, le directeur administratif du bureau.Après la soirée litigieuse de mai, Louise s'est absentée du travail pendant trois mois, période durant laquelle elle a pris un avocat pour poursuivre son employeur et Legris.Pendant l'été, les avocats associés se sont réunis pour étudier le cas de Legris, puis se sont mis à éplucher les livres.Ils auraient découvert des irrégularités, dont le fait que Legris avait fait payer par le cabinet des rénovations de 50 000 $ qu'il avait fait exécuter dans son propre domicile.Les chèques étaient cosignés par Legris et Louise.Certains de ces chèques étaient faits au nom d'un architecte qui était le conjoint de Louise.Legris a été expulsé du bureau, et Louise a été congédiée.Le second témoin appelé à la barre est Me Guy Pépin lui-même.Il a raconté comment le modeste cabinet qu'il a fondé en 1964 en est venu à occuper le 23e étage d'une tour à bureaux dans le Vieux-Montréal, et même à occuper une partie d'un autre étage.Le cabinet, spécialisé dans les assurances, comptait plus de 20 avocats et récoltait plus d'un million de bénéfices nets par année.Dès 1995, Guy Pépin, et son associé principal, Alain Létourneau, songeaient à leur succession, puisqu'ils envisageaient de ralentir leurs activités vers l'âge de 65 ans.Le successeur tout désigné était Gaétan Legris, que Pépin a décrit hier comme extrêmement talentueux.Mais selon Pépin, après 1995, la « fierté » de Legris s'est mise à gonfler au même rythme que ses allocations de dépenses, au point où il a fallu le « contrôler ».« Dans sa tête, il était associé-directeur, mais il n'a pas été nommé en 1995.À moins qu'il se soit nommé lui-même comme Napoléon », a dit Me Pépin, hier.Le procès se poursuit aujourd'hui, avec la suite du témoignage de Me Pépin.Photo ROBERT NADON, La Presse Me Gaétan Legris Photo ROBERT NADON, La Presse Me Guy Pépin 3128150A 2LP1201A0408 a12 mardi 2LP1201A0408 ZALLCALL 67 21:06:26 04/07/03 B Deux policiers ont eu des sueurs froides le 29 novembre 1997 ANDRÉ CÉDILOT DES POLICIERS de Montréal ont eu des sueurs froides dans la soirée du 29 novembre 1997 en arrêtant le motard André Couture lors d'une opération courante qui a vite pris l'allure d'une scène de cinéma.L'un des neuf accusés au superprocès de gangstérisme qui se déroule au palais de justice Gouin, Couture, 37 ans, avait été interpellé après avoir heurté un poteau alors qu'il reculait avec une fourgonnette dans un terrain vague situé en bordure du 2101 de la rue Bennett, dans l'est de la ville.« C'est un lieu qu'on connaît bien.On a trouvé ça drôle qu'il frappe le poteau, car il n'y en a qu'un seul à cet endroit », a déclaré l'agent Dominique Chartier en expliquant, sous le regard amusé des jurés, ce qui l'avait amené, avec son collègue Glen Kelly, du groupe d'intervention, à procéder à l'arrestation de Couture.Devant les réticences de Couture à présenter ses papiers d'identité, les deux policiers ont dû sortir leurs armes pour le forcer à descendre de son véhicule.Il faut dire aussi que l'agent Chartier avait aperçu un revolver dans le coffre à gants du tableau de bord durant les « une ou deux minutes » de pourparlers avec le suspect.D'ordinaire banale, cette opération éclair s'est animée quand des individus qui se trouvaient dans l'immeuble de la rue Bennett ont commencé à invectiver et à menacer les deux agents montréalais.« Si vous le tirez, on va vous tirer nous autres aussi », rageaient les inconnus.Fait inusité, l'agent Chartier dit avoir vu des plaques en métal recouvrir subitement les fenêtres.« Ils étaient cachés derrière et continuaient de crier par les meurtrières », a relaté le policier.Ne courant aucun risque, les agents Chartier et Kelly ont mandé des renforts et quitté rapidement les lieux afin de reconduire Couture en cellule.Aidés d'un hélicoptère muni de puissants réflecteurs, les policiers appelés à la rescousse ont par la suite saisi la camionnette.Celle-ci a été amenée en des lieux plus sûrs afin de récupérer le revolver.En fouillant Couture au poste de police, l'agent Chartier a finalement réussi à l'identifier formellement grâce à son permis de conduire et à sa carte d'assurance-maladie.Selon le policier, les documents portaient des adresses différentes.Dans un sac que le suspect portait à la taille, il y avait un calepin contenant quantité de numéros de téléphone de repaires de motards, de même que de précieuses informations comptables sur ce qui a toutes les apparences d'un lucratif réseau de trafic de drogue.Sur l'une des pages apparaissaient en rafale les tâches à venir : « monté kit caméra, faire débugger les véhicules, garage pour serrer hot, faire guerre, inventaire, trouvé info, liste famille, adresse staff, info venant des tigars de la rue, etc.».L'agent Chartier dit avoir transmis une copie de tous ces documents à un de ses collègues du Service de renseignement de la police de Montréal.En mai 1998, six mois après son arrestation, Couture s'est reconnu coupable de la possession du revolver trouvé dans son véhicule.Il a écopé une amende de 350 $.Il s'est aussi vu interdire de posséder une arme pour les 10 prochaines années, sauf pour la chasse ou le tir au pigeon d'argile ! L'agent Dominique Chartier sera soumis au contre-interrogatoire des avocats de la défense aujourd'hui.ACAPULCO Réseau de voleurs de coussins gonflables démantelé Pornographie infantile: Canadiens arrêtés SOPHIE ALLARD DU PASSÉ, les plages ensoleillées d'Acapulco ?C'est du moins le cas pour trois Canadiens, présumés membres d'un important réseau de pornographie juvénile, qui sont détenus depuis vendredi dans une prison mexicaine, tout comme 14 autres suspects.C'est ce qu'annonçait dimanche, photo à l'appui, le quotidien mexicain Novedades Acapulco.Très tôt vendredi matin, une cinquantaine d'agents de la sécurité publique mexicaine ont frappé dans huit endroits stratégiques d'Acapulco.Lors de cette opération policière, les agents ont procédé à l'arrestation de 17 individus \u2014 neuf Américains, cinq Mexicains et trois Canadiens \u2014 tous détenus dans l'attente d'une décision du juge de porter ou non des accusations contre les suspects.Toujours selon le quotidien, les suspects font partie d'une organisation criminelle fabricant et vendant du matériel de pornographie infantile sur Internet pour un marché concentré en Europe, aux États-Unis et au Canada.Au moins 10 mineurs, remis à leur famille, auraient été exploités par les suspects.Tous ont cependant refusé de parler aux médias.Lors des arrestations, les policiers ont aussi découvert de la drogue qui aurait servi à endormir les jeunes victimes, les rendant ainsi plus dociles.« Le consul honoraire du Canada au Mexique, qui a appris la nouvelle samedi, a déjà rencontré les trois Canadiens détenus, a confirmé hier à La Presse Reynald Doiron, porte-parole au ministère des Affaires étrangères du Canada.Aucune accusation formelle n'a encore été déposée contre eux, mais selon le système de justice mexicain, ils devront rester derrière les barreaux jusqu'à ce que l'enquête soit finalisée.» Au ministère des Affaires étrangères, on n'a pas spécifié le nom des suspects, ni depuis combien de temps ils séjournaient au Mexique.On ne sait pas non plus de quelle partie du pays ils viennent.Au moins un francophone figurerait parmi les détenus, soit deux hommes et une femme, âgés entre 59 et 72 ans.Les familles ont toutes été avisées.JEAN-PAUL CHARBONNEAU QUELQUE 350 accusations seront portées aujourd'hui au palais de justice de Laval contre cinq hommes qui seraient reliés à un vaste réseau de voleurs de coussins gonflables dans des automobiles neuves garées dans les cours extérieures de concessionnaires.Selon la police de Laval, 45 concessionnaires ont été visités depuis septembre dernier et au moins 500 automobiles ont été victimes des voleurs.Les coussins valant entre 700 $ et 1500 $ étaient revendus à des ferrailleurs et débosseleurs pour environ 300 $ chacun.Ces vols auraient causé des dommages de 2,5 millions aux concessionnaires.Les voitures les plus dépouillées étaient généralement de marques General Motors et Ford.En plus de s'emparer des coussins, les voleurs dérobaient divers autres accessoires, dont les nouveaux phares coûteux au xénon.Hier, le procureur de la Couronne, Bruno Larivière, a déposé seulement une accusation contre chacun des cinq individus arrêtés.Il a passé la journée à scruter les dossiers montés par les policiers et des centaines d'autres accusations seront portées aujourd'hui.Les suspects sont Jean-Pierre Duval, 23 ans, qui serait le chef du réseau, Robert Milton, 26 ans, Marco Barriault, 33 ans, Marc-André Mondor, 21 ans, et Guy Lusignan, 29 ans.Dans une résidence de Mascouche appartenant à Lusignan, les policiers ont aussi saisi 250 plants de cannabis en production.D'autres arrestations sont à prévoir pour recel.Vendredi soir, les policiers lavallois disent avoir pris trois de ces accusés la main dans le sac dans la cour d'un concessionnaire à l'angle des boulevards des Laurentides et Saint-Martin.Duval a été arrêté pas très loin de là.Jusqu'au 31 juillet 2003, choisissez le prêt hypothécaire Desjardins et vous pourriez obtenir un rabais de taux pouvant atteindre 4,5% la première année.De plus, en optant pour l'assurance invalidité sur votre prêt, vous pourriez gagner un montant équivalant à la valeur de votre maison, jusqu'à 3 $, offert par Desjardins Sécurité financière, compagnie d'assurance vie ! 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Le parallèle justifié, l'analogie topique, la comparaison pertinente, autant de moyens pour mieux comprendre le présent et percevoir les possibilités de son évolution.De fait, l'histoire des relations internationales apporte un éclairage indispensable à l'intelligence d'une actualité compliquée, souvent recouverte d'épaisses couches de désinformation.Ainsi en est-il de la crise en cours.Il ne faudrait pas être surpris des prolongements qu'elle pourrait avoir.Des situations historiques similaires sont là pour instruire décideurs et observateurs.Deux viennent à l'esprit : l'occupation par la Grande-Bretagne de l'Égypte, en 1882, et de l'Irak, en 1914-1918.« Émancipation » de l'Égypte et « libération » de l'Irak Le phénomène des peuples « libérés » de leurs « dictateurs » par des puissances étrangères agissant de leur propre initiative ne date pas d'hier.En 1881-1882, un mouvement nationaliste prend le pouvoir en Égypte.Appuyé par diverses couches sociales, il est représenté par les officiers de l'armée.Leur programme : imposer un régime constitutionnel au vice-roi absolutiste et freiner la mainmise de la Grande-Bretagne et de la France sur le pays.L'opposition des deux puissances européennes est immédiate.Comment présentent- elles la situation en Égypte ?Comme une lutte menée par elles contre la tyrannie qu'exercent les officiers égyptiens.Le 24 juillet 1882, le premier ministre Gladstone plaide pour une intervention armée dans des termes que Bush et Blair pourraient faire leurs : lorsque le « règne du droit » se sera substitué à la « violence militaire », il y aura espoir de mettre sur pied des « institutions libres », « même chez un peuple musulman » ; « on verrait naître chez eux une noble soif pour les bienfaits de la vie civilisée qu'ils voient atteints dans tant de pays en Europe ».Paroles effrontées de la part de celui qui envoyait ses troupes en Égypte pour restaurer l'absolutisme vice-royal en renversant un régime constitutionnel.d'inspiration libérale et européenne ! En 1914, préfigurant l'attaque anglo-américaine de 2003, les troupes anglaises pénètrent en Irak par le sud et avancent vers le centre du pays.Entré à Bagdad en 1917, le général Maude proclame qu'il y est venu en libérateur.Dans une déclaration commune publiée le 8 novembre 1918, les gouvernements britannique et français assurent que leur but au Moyen-Orient « est la libération totale des peuples soumis depuis longtemps au joug de la domination turque, et l'établissement de pouvoirs nationaux qui tirent leur légitimité de la volonté libre et consciente de leurs sujets.(.) La Grande-Bretagne et la France n'ont absolument pas l'intention d'imposer à ces pays des régimes de quelque sorte que ce soit, leur seul souci étant de leur garantir, par leur aide et assistance effectives, le fonctionnement des gouvernements et administrations qu'ils auront choisis de leur propre chef et par leur libre volonté.» Bush, Blair et le général Franks n'auront pas besoin de rédiger de déclaration ; ils disposent de textes tout prêts à être recyclés.Qu'en est-il résulté de ces campagnes « libératrices » ?En Égypte, l'Angleterre remet sur son trône un vice-roi au pouvoir absolu afin de s'en servir comme instrument de contrôle ; ses troupes demeurent en Égypte jusqu'en 1956.En Irak, elle crée de toutes pièces une monarchie absolutiste à travers laquelle elle gouverne le pays ; ses troupes ne quittent l'Irak qu'en 1958.La politique de la France en Syrie se place sur une trajectoire identique.En Égypte, en Irak et en Syrie, l'opposition à l'occupation aboutit au départ forcé des « libérateurs ».Comprend-on le cynisme des Irakiens en présence d'une nouvelle « libération » ?Discordances diplomatiques Aussitôt qu'il décide d'envahir un pays étranger, l'attaquant se fait rassurant : l'occupation sera de courte durée et effectuée dans l'intérêt général.S'adressant en particulier aux États rivaux, le message rencontre une incrédulité mal déguisée.On anticipe que l'attaquant se plaira dans sa conquête et voudra prolonger son séjour.On prend pour acquis que, s'il a mis en branle ses forces armées, ce n'est ni à des fins désintéressées ni pour promouvoir les intérêts d'autrui.Bientôt commence la campagne pour limiter sa liberté d'action et, à terme, le déloger.À ces tentatives de le restreindre, celui- ci répond par la volonté de se soustraire à tout contrôle.Qui gouvernera l'Irak occupé ?Pour les dirigeants européens, l'ONU doit y jouer un grand rôle.Du coup les États-Unis seraient amenés à partager la maîtrise de l'Irak.C'est la perspective qu'essaient de contrecarrer les dirigeants américains, même s'ils souhaitent que les autres membres de l'ONU contribuent à payer la facture de l'occupation.La tension entre l'occupant, partisan de l'action individuelle, et ses rivaux, avocats de l'action collective, peut durer longtemps.Qu'on pense aux suites de l'occupation de l'Égypte.Incapable d'obtenir un retrait britannique, la France tente d'encadrer l'occupation en la plaçant sous l'égide de l'ensemble des grandes puissances.Cela se prolonge jusqu'à l'entente de 1904, par laquelle la France cesse de contester l'occupation anglaise et, en contrepartie, s'impose au Maroc.Pendant 22 ans, le différend entourant l'occupation de l'Égypte est un abcès de fixation sur la scène internationale.La « question irakienne » accaparera-t-elle les chancelleries comme jadis la « question égyptienne » ?PHOTO AP Les forces américaines ont fait une autre percée dans Bagdad, hier.LA BOÎTE AUX LETTRES À pleurer.CE MATIN, lorsque j'ai vu la photo de cet enfant mutilé et brûlé en page A-8 de votre journal, je n'ai pu faire autrement qu'éclater en sanglots.Je ne suis pas quelqu'un de si sensible que ça mais ce fut plus fort que moi.Je n'ai pu retenir mes larmes, des larmes qui d'ailleurs me montent encore plusieurs heures après avoir lu La Presse.Juste à penser à ce jeune enfant, avec les deux petits moignons qui lui reste et son minuscule petit corps brûlé presque en totalité.Juste à penser à toutes les souffrances qu'il vit et à cette guerre maudite.Voilà ça y est, c'est reparti de nouveau.Je pleurs encore.Excusez- moi.LUC FOREST Montréal Manif planétaire JE PROPOSE une manifestation mondiale contre la guerre.Plusieurs milliards de personnes qui le même jour manifestent leur opposition aux guerres.Un rassemblement de tous les peuples de la terre, un arrêt de toutes les activités.LUCIE DESROSIERS Un allié de toujours ?Le Canada allié des É.-U.depuis toujours ; rien de moins vrai.En 1914, le Canada entrait en guerre contre l'Allemagne aux cotés de l'Angleterre, les É.-U.entraient en guerre en 1917 après le torpillage du Lusitania.En 1939, le Canada entrait en guerre aux cotés de l'Angleterre à la suite de l'invasion de la Pologne, les É.-U.déclaraient la guerre au Japon à la suite de l'attaque de Pearl Harbor, en décembre 1942 (c'est l'Allemagne qui déclarait la guerre aux É.-U.).Depuis la création de l'ONU, le Canada a participé aux actions militaires qui étaient sous l'égide des Nations unies, (Corée-Irak en 1990 \u2014 l'ancienne Yougoslavie \u2014 ainsi qu'à plusieurs interventions de maintien de la paix, Chypre-Israël-Rwanda-Bosnie).Le Canada n'a pas participé directement aux guerres américaines (Vietnam-Panama- Grenade) ni a aucune guerre ou action militaire qui n'était pas approuvé par les Nation unies (crises de Suez et Malouines).Le Canada n'a jamais approuvé ou participé aux opérations clandestines des É.-U.(la baie des Cochons à Cuba, le Chili, les Contras et bien d'autres).Depuis la fin des années 50, la politique du Canada est axée résolument sur les décisions du Conseil de sécurité des Nations unies (Lester B.Pearson, prix Nobel de la paix 1957), c'est la position d'un pays totalement souverain, et c'est une position qui me remplit d'une très grande fierté.PIERRE SIMARD Prévost Musicographie : Saddam Hussein VOUS CONNAISSEZ sûrement la dernière : Quelle est la musique que Saddam déteste le plus ?La musique à Bush ! Sur ce point bien précis, je peux le comprendre ; moi aussi je déteste le violon.Dans le monde arabe, pour tout violon, l'on joue du rabab.Saddam Hussein l'utilise comme une massue, certes, mais l'on peut toujours se défendre contre une massue.Les Roumains l'ont fait un jour de Noël en tuant le chef de l'État.Avant eux, en Russie, le nouveau régime l'a fait également, mais sans grand bruit, en catimini.Le pouvoir se voulait déjà plus soucieux du paraître, rien n'empêcha pourtant d'éliminer la famille du vieux Tsar.Cependant, le secret doit demeurer dans la fosse à orchestre.J'ai vraiment l'impression que des deux côtés l'on joue du même instrument en faisant glisser l'archet sur les mêmes cordes sensibles : la peur et l'ignorance.Un duo à cordes contre lequel nous sommes impuissants, qui sonnent faux, et qui met un lourd bémol au concert des nations.ÉRIC LAPORTE Yamachiche Quelle photo ! JE NE REMERCIERAI jamais assez La Presse, samedi 5 avril, de nous avoir offert, en première page, cette magnifique photo nous montrant des soldats irakiens, faits prisonniers par les troupes américaines, qui défilent en rang serré, tête baissée, à deminus, les mains attachées dans le dos et qui, au moment d'être parkés dans un hangar, sont numérotés à l'épaule au moyen d'un marqueur, tel du bétail humain.Il y a un moment déjà que je m'interroge sur le contenu des accords de la Convention de Genève sur les traitements devant être accordés aux prisonniers de guerre, interrogation nourrie dernièrement encore par l'indignation publique de Mister Rumsfeld lorsqu'il fut connu que les troupes irakiennes avaient fait leurs premiers prisonniers de guerre américains, mais cette magnifique photo, qui vaut mille mots, a enfin donné réponse claire à toutes les questions que je pouvais encore me poser sur l'esprit de la lettre de ladite Convention.PIERRE DESCHÊNES Montréal Merci, M.Chrétien VANIA JIMENEZ- SIGOUIN L'auteure est médecin.RIEN DE plus bête que la guerre.Récemment, une de mes amies, égyptienne, est allée visiter ses parents.Mona était au Caire lorsque, balayant du haut de leur arrogance des années d'avancée vers la démocratie, les États-Unis, l'Angleterre et quelques rares autres seuls dupes de leur fable tissée de motifs pieux et bons, ont attaqué l'Irak.Mona raconte avoir pris des taxis, avoir côtoyé des manifestants.Elle n'aurait jamais cru qu'un simple chauffeur de taxi du Caire serait au courant de la position du Canada, et encore moins saurait qui était notre premier ministre.Lorsqu'elle a dit à l'un de ceux-ci, en arabe bien sûr, qu'elle s'était établie au Canada, elle a reçu, comme une bouffée d'espoir, le commentaire de celui-ci au sujet de Jean Chrétien : « Tal'a raaguel », a dit le chauffeur, appuyant son commentaire d'un geste de fermeté, le poing serré, tourné vers l'intérieur, vers le coeur.« Votre président, votre Jean Chrétien, il s'est révélé être un vrai homme ».Un « mensch », en Yiddish je crois.Jusqu'à tout récemment, notre premier ministre me laissait plutôt tiède.Au mieux, je trouvais amusant son franc-parler, son côté mal dépoli.Puis, authentique, il a pris position, a dignement affirmé la place du Canada dans cette guerre infâme.Et il a suscité mon enthousiasme, mon admiration.Plus près de nous, il y a quelques jours, à Montréal, un chauffeur de taxi d'origine libanaise, le compteur arrêté, au bout d'une conversation d'une demi-heure, a exprimé sa colère au sujet de la guerre en Irak.Tellement en colère qu'il en est venu proche des larmes en évoquant une autre guerre, celle qu'il a connue de très près, celle de Beyrouth.Il m'a dit : « Madame, je suis fier aujourd'hui de mon passeport canadien ».Mais, plus tôt aujourd'hui, les nouvelles ont fait état de manifestations dans l'ouest canadien, de gens d'affaires s'excusant auprès de l'administration Bush de la position du Canada.Le contraire de « Tal'a raaguel » serait-il « queue de veau » ?Merci, M.Chrétien, d'exercer votre libre arbitre.S'il vous plaît, continuez à vous tenir debout. 2LP1401A0408 a14 mardi 2LP1401A0408 ZALLCALL 67 18:20:25 04/07/03 B A14 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 8 AVRIL 2003 L'après-guerre Voici le premier de deux éditoriaux sur la reconstruction irakienne.Le second sera publié demain.m r o y @ l a p r e s s e .c a Au vingtième jour du conflit, l'attention se détourne de plus en plus de la guerre ellemême pour se concentrer sur l'après-guerre.Et sur la reconstruction d'un pays enseveli sous les ruines du régime de Saddam Hussein.Hier, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, s'entretenait avec les membres du Conseil de sécurité sur ce thème.George W.Bush et Tony Blair amorçaient ce qu'on pourrait appeler un conseil d'après-guerre, qui se poursuit aujourd'hui.Il est à prévoir que, autour du corps mutilé d'un État à l'agonie, la lutte pour l'héritage sera féroce.Ce sera une version revue, corrigée et augmentée \u2014 pour cause de puissants intérêts nationaux \u2014 des débats qui ont eu lieu aux Nations unies avant le 20 mars, date des premières frappes contre Bagdad.Ce sera le monde contre les États- Unis.Ce sera le multilatéralisme sous parapluie onusien contre l'unilatéralisme anglo-saxon plus ou moins impérial.Ce sera à nouveau l'éloquence « vieille Europe » de Dominique de Villepin contre la froideur cinglante de Donald Rumsfeld.Or, si on ne veut pas arriver au même résultat (dévaluation de l'ONU, action unilatérale, impuissance internationale, haine et ressentiment), il serait plus sage, cette fois, de définir rigoureusement les priorités et de vraiment tenir compte des réalités incontournables.Sinon, toute l'agitation à venir ne sera que futile et revancharde.\u0001 \u0001 \u0001 Ces priorités et réalités sont au nombre de deux.La toute première est le sort de la population irakienne.Dans l'immédiat, les secours sont disponibles à maints endroits, tout juste de l'autre côté des frontières irakiennes, gérés aussi bien par des organismes internationaux que par les États-Unis, la Grande- Bretagne et le Koweït.Ces secours pénètrent au sud de l'Irak sans encore beaucoup de cohérence.Le programme onusien « nourriture contre pétrole » a redémarré sur papier.Maintenant, l'acheminement de cette aide dépend du niveau de sécurité, lui-même redevable de la fin des combats.Pour le futur, comme dans le cas afghan, il s'agira de parvenir par tous les moyens disponibles à la sécurisation du territoire et au redémarrage rapide de l'économie \u2014 il est clair qu'il ne doit plus être question de sanctions.Ce sera d'ailleurs plus facile qu'en Afghanistan, puisqu'il existait en Irak une certaine stabilité, fut-elle imposée par la terreur, ainsi qu'une économie relativement structurée.La démocratisation de l'État irakien relève d'une autre problématique sur laquelle nous reviendrons.Bref, contrairement à tous les préjugés circulant sur la « rue arabe », trop souvent décrite comme grégaire et irrationnelle, la population irakienne jugera d'abord, comme tout autre peuple le ferait, sur les résultats : sa sécurité, son approvisionnement, ses perspectives de prospérité.Sans nier, bien sûr, qu'il y ait à ce niveau d'énormes susceptibilités à ménager.Or, pour en arriver là, et c'est le deuxième point : il faudra tenir compte, aussi désagréable que cela puisse être pour le ROTW (Rest of The World.) , de la volonté de la coalition anglo-saxonne, en particulier de celle des États-Unis.DEMAIN : Rebâtir l'Irak.et l'ONU Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Une honte ! C'EST TERRIBLE d'entendre Bernard Landry faire peur aux Gaspésiens en les « menaçant » presque de les laisser crever de faim s'ils ne votent pas pour lui.Veut-il devenir premier ministre du Québec ou premier ministre des comtés qui auront voté pour lui ?Je ne peux pas dire que je sois surprise de Bernard Landry, car je le vois prêt à n'importe quoi pour accéder au pouvoir, mais pauvres gens de la Gaspésie.Dans quel régime politique vivons-nous ?C'est le plus bas qu'un politicien ait pu descendre à mon avis.Quelle honte ! FRANCINE FLEURY Un peu « mafieux ?» LA VISITE de Bernard Landry en Gaspésie, ça fait un peu « mafieux » comme approche et ça laisse sous-entendre des menaces.Où sommes-nous rendus ?H.BOUTIN On aura tout vu.ON AURA tout vu.Madame Robillard à la rescousse de Jean Charest, mine de rien, enfin mine d'une partie de sucre ! Si sa présence influence l'électorat en faveur de Jean Charest, il lui en devra toujours une.C'est comme ça dans toutes les organisations, avec un aspect plus ou moins formel, mais pas moyen de se défiler : « je t'en dois une, tu m'en dois une », etc.Dans le contexte politique fédéral-provincial, ça peut équivaloir à museler l'expression des demandes légitimes du Québec, malgré ce que peut en dire monsieur Charest.À mon avis, pas mal plus grave que les conférences de Jacques Parizeau aux cégépiens.Au fait, à quand la visite surprise de Stéphane Dion ?DANIÈLE GAGNON Longueuil Et le Bloc alors ?JE NE VOIS pas pourquoi il serait plus dangereux pour M.Charest d'accepter l'aide d'un parti fédéral quand M.Landry fait de même avec le Bloc.Les deux partis fédéraux sont payés par tous les Canadiens et si M.Landry ne s'en offusque pas je ne vois pas pourquoi M.Charest pourrait être pris à parti.Si ces derniers veulent participer à la campagne, je crois qu'ils le peuvent à titre de Québécois.ROGER MALETTE Et la culture dans tout ça ?CETTE CAMPAGNE électorale soulève beaucoup d'intérêt, de passion, voire plus d'enjeux côté santé, éducation et famille.Mais parmi tous ces dossiers imposants, je me demande où se situe celui de la culture.Tant du côté journalistique, médiatique ou programmes des partis, je n'ai, à aucun moment, ressenti de fibres, de vibrations, de sympathie pour nos artistes, tant professionnels qu'amateurs.Or, n'est ce pas par la culture qu'on retient la valeur d'une civilisation ?Les guerres se succèdent, les dirigeants passent, mais les peintres, les écrivains, les musiciens, les comédiens marquent le temps du sceau de leurs créations.L'époque de la Renaissance n'est-elle pas un des plus beaux exemples de l'histoire en ce sens ?Je déplore grandement que cette campagne demeure aussi silencieuse sur le sujet et ne parle pas plus haut et fort en faveur de tous ces artistes qui travaillent à écrire notre histoire afin que demain, on se souvienne de ce que nous avons été, de ce que nous sommes ! MICHÈLE BOURNIVAL directrice artistique et metteur en scène Théâtre lyrique de la Montérégie L'heure est grave ! À MOINS de sept jours des élections, il importe de prendre conscience de l'impact du choix qui sera fait au Québec pour son avenir.J'ai eu l'occasion de passer près de vingt années consécutives à l'extérieur du Québec, en Europe.Je n'ai jamais vu, dans aucun pays européen, autant de facilité à vivre qu'au Québec ! Une gratuité totale des soins médicaux et au plan économique autant de souplesse pour démarrer une entreprise et l'exploiter, il n'y a qu'au Québec que cela existe.On juge d'un gouvernement d'après son bilan ; le premier mandat du PQ a servi à rééquilibrer les finances publiques, le second à relancer l'économie.C'est fait.Donnonslui un troisième mandat qui permettra aux Québécois de poursuivre le développement de leur qualité de la vie qui est, je le dis par expérience, exceptionnelle au Québec ! PIERRE-YVES ASSELIN Longueuil, arrondissement Saint- Lambert Un peu de mesure, M.Landry CALMEZ-VOUS un peu et mesurez un peu vos attaques, M.Landry ! Sinon le peuple québécois pourrait croire que vous n'avez pas vraiment la capacité de gouverner.On dit souvent qu'une image vaut mille mots, mais il ne faudrait pas que vos mots détruisent votre « image », vous l'avez peaufinée avec tellement d'efforts.Le grand érudit qui aime émailler ses discours d'expressions latines oublierait-il celle-ci : « Vox populi.Vox dei ».FERNAND THÉORET Saint-Eustache Panique appréhendée ! RÉSIDANT DANS les Basses- Laurentides, je ne suis pas directement touchée par le problème des défusions mais je trouve absolument démesurés les scénarios envisagés par Bernard Landry advenant certaines défusions.Je me questionne d'abord sur la quasi-certitude de Bernard Landry que les gens voteraient contre les villes qu'il leur a imposées.Il me semble que si ces nouvelles entités répondent le moindrement aux besoins des citoyens concernés, Bernard Landry n'a aucune crainte à avoir ; les citoyens ne voudront pas défaire ce qui a été fait, même de façon antidémocratique.Je me demande aussi si les scénarios apocalyptiques qu'il envisage advenant certaines défusions (débâcle financière, chaos économique etc.), seraient les mêmes, mais à une plus grande échelle, si un jour les Québécois choisissaient de se séparer du Canada.J.DOWNS Saint-Eustache Le cap, malgré tout PETITE VALLÉE, Gaspé, Bonaventure, Chandler, oui mais surtout Petite Vallée grandes espérances pour ce pays qui se bâtit avec nos coeurs et nos têtes têtues.Faites chanter nos mots d'amour pour séduire cette nation qui cherche encore ses réponses et permettre qu'elle trouve son chemin à la manière d'un phare, la nuit, guidant les bateaux à bon port.L'élection est le véhicule, le navire.Nous sommes tous à bord.Imaginez un aspirant capitaine qui enjoint l'équipage au chacun pour soi, ou, cet autre qui veut changer le capitaine sous prétexte de distribuer autrement les rations de rhum.Moi je crois qu'il ne faut changer ni le cap ni le capitaine.Parmi les aspirants, il y a un mousse expérimenté, déjà vieux, et un autre carencé à beaucoup de points de vue, dépendant d'une classe ou d'une autre.Notre capitaine est humain et a ses faiblesses mais je suis fier de ses qualités qui en font un chef d'État enviable.Il aura mon vote et mon affection que je distribue aussi au mousse d'expérience et au capitaine soupirant (pour la cour qu'il me fait) afin qu'ils sachent qu'ils font parti de notre voyage vers l'émancipation.J.F.GÉRALD LEBLANC Montréal Où tombera la hache?Jean Charest a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a Il y a une grande inconnue dans le cadre financier du Parti libéral du Québec : quels programmes, quels organismes seront supprimés ou amincis pour financer les baisses d'impôt et les augmentations des dépenses en santé ?Talonné à ce sujet hier au cours d'une entrevue accordée à La Presse, Jean Charest ne nous a malheureusement pas éclairé davantage.Le plan d'action libéral prévoit un gel des dépenses de programmes du gouvernement, sauf en santé et en éducation.En gros, compte tenu de l'inflation, cela signifie des compressions récurrentes de 300 millions par année.Quand on insiste pour savoir où seront réalisées ces compressions, M.Charest parle de l'abolition des régies régionales et d'organismes sans but lucratif.Mais le compte n'y est pas.Les libéraux ont eu le courage d'appuyer leur plan d'action sur un cadre financier rigoureux, relativement prudent, produit pour cinq ans.Lorsque les journalistes ont demandé au premier ministre, Bernard Landry, s'il pouvait faire de même, il a répondu que « le budget de chaque année donnera tous les détails », ce qui n'est évidemment qu'une manière d'éluder la question.Toutefois, la faute de l'un n'excuse pas la faute de l'autre.La démarche de M.Charest aurait été plus convaincante s'il avait identifié certains des ministères et programmes qu'il tient dans sa mire.Le mandat d'un éventuel gouvernement libéral aurait été d'autant plus clair.S'il est possible aux libéraux d'annoncer leurs priorités en matière de dépenses, pourquoi ne pourraient-ils pas le faire pour ce qui est des compressions ?Est-ce trop demander d'un parti politique en pleine campagne électorale ?En 1997, le Parti conservateur fédéral l'a fait.Sa plate-forme électorale identifiait 12 milliards de compressions, ministère par ministère : 177 millions à Citoyenneté et Immigration, 608 millions à l'Agriculture, 400 millions aux Ressources naturelles, etc.« Notre plan financier repose sur une analyse détaillée de chacun des postes budgétaires actuels du gouvernement fédéral », expliquait-on.Nous aurions souhaité que les libéraux du Québec adoptent la même approche.Cela aurait été d'autant plus facile que le chef du Parti conservateur à l'époque s'appelait.Jean Charest.Le masque revampé Après avoir remarquablement digéré le mouvement antimondialisation en intégrant son iconographie dans les pubs, le capitalisme vient de marquer des points contre un nouvel ennemi : le syndrome respiratoire aigu sévère.Bien sûr, congrès et voyages sont annulés dans les pays touchés, mais, en revanche, l'industrie du masque chirurgical fashionable est en ascension fulgurante.À Hong Kong, où le port du masque est devenu un must, l'industrie s'est chargée de revamper les masques chirurgicaux d'un blanc désespérant vendus en pharmacie.Ont fait leur apparition ces chics petits couvre-masques, vendus dans les kiosques aux côtés des lunettes fumées.Il y en a pour tous les goûts : les femmes d'affaires opteront pour le classique plaid Burberry, les enfants, pour Winnie l'Ourson, les néo-hippy choisiront le paisley.Super-sexy pour une soirée dans les bars : le masque coordonné aux dessous, imitation satin noir.De simple outil de protection, le masque est devenu, comme on dit en latin, a piece of conversation.Montre- moi ton masque, je te dirai qui tu es.moyennant bien sûr quelques dollars.Katia Gagnon 2LP1502A0408 a15 mardi 2LP1502A0408 ZALLCALL 67 23:14:23 04/08/03 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 8 AVRIL 2003 A15 «Croix» de société Depuis des années, le PQ prépare la table au 3e référendum LYSIANE GAGNON l g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Dettes et copinage CLAUDE RIVARD L'auteur est médecin chef du département de médecine d'urgence d'un centre hospitalier de Longueuil.Une fois par semaine, tout au long de la campagne électorale, il nous livre ses commentaires sur notre système de santé et sur les solutions pour améliorer la situation.IL NE NOUS reste que six jours pour décider où faire notre croix.Geste anodin pour certains, acte de foi pour d'autres.Nous vivons encore dans un état de droit et notre choix décidera lundi prochain de l'orientation de notre société pour les prochaines années.Vous voulez la semaine de 4 jours ?Vous acceptez alors les délais d'attente qui seront créés dans le réseau lorsque les travailleurs de la santé décideront de s'en prévaloir.Au cours de cette campagne, les vrais enjeux et choix de société furent, pour la majorité, traités de façon superficielle.Les apparitions publiques des chefs furent « encadrées » devant des groupes de militants et le débat des chefs s'est déroulé comme un film américain de série « B ».M.Charest ressort un vieux squelette du placard, dont se débarrasse rapidement M.Landry moins de deux jours plus tard.Depuis le débat, M.Landry ne semble avoir que les mots « défusions » et « horizon atroce » sur les lèvres quand il critique le programme libéral.Les défusions.est-ce vraiment un enjeu dans cette campagne ?Les vrais enjeux ?Tous les partis sont d'accord pour dire que les prochaines années seront décisives dans les choix que nous devrons prendre.Nous devrons gérer notre richesse d'une façon responsable et parcimonieuse.Dans ce contexte, je suis passablement gêné d'entendre M.Landry nous présenter son programme dans lequel on parle de « préparer le Québec au prochain référendum ».Peut-on se permettre le luxe de gaspiller nos impôts à occuper des ressources gouvernementales pour la préparation d'un Élections troisième référendum ?De parler d'avoir une constitution ou une armée alors que nous ne pouvons même pas soigner notre population adéquatement ?Depuis des années le PQ travaille à préparer la table au troisième référendum.Le mot « provincial » est disparu progressivement de tous les comités qui sont devenus « nationaux ».On a aussi assisté à la mise en place progressive d'une bureaucratie de plus en plus envahissante et on nous en promet même une pour gérer nos vacances ! Est-ce vraiment un besoin ?Une priorité ?Pour ce qui est de la semaine de quatre jours, la précipitation avec laquelle fut lancé ce ballon électoral laisse croire que ce programme risque d'être appliqué de façon improvisée et sans vision à court terme de ses effets pervers.Un peu comme fut appliquée la loi 114, permettant d'envoyer des huissiers aux médecins d'urgence du Québec.Un « horizon atroce » selon moi est celui où on devra avoir plus de lois et de contrôles pour gérer les erreurs passées.Les libéraux veulent se rendre attirants en promettant de dépenser plus en santé.Ils ouvrent plus de lits pour les chroniques, ils lèvent les quotas pour les médecins (mesure simple permettant à ceux-ci de travailler plus sans ajouter de paperasserie) et veulent faire subir un régime minceur aux Régies régionales.Faire de telles promesses en disant qu'ils vont baisser nos impôts de façon récurrente les rend cependant moins crédibles.De toute façon, il y aura toujours une excuse (conjoncture économique mondiale défavorable, taux de change de notre monnaie, erreur des prévisions, etc.) pour ne pas avoir les baisses d'impôts promises par les libéraux.On est malheureusement habitués à ça.L'ADQ.se dégonfle tranquillement.Cette formation de jeunes loups aura eu le mérite d'amener des idées nouvelles pour notre société (reprises par les autres partis).M.Dumont est resté seul représentant de son parti pendant des années à l'Assemblée nationale et s'y est endurci.Un homme aguerri ne peut cependant pas gouverner adéquatement seul.Espérons qu'il aura une équipe plus importante à ses côtés durant les prochaines années, donnant à cette formation plus d'expérience aux yeux de l'électorat.Finalement pour terminer, un voyage dans le futur avec cette manchette de 2007 : « Avec les baisses d'impôts, les promesses de construction des superhôpitaux et la construction de l'autoroute 30, tous les partis promettent à la population la même chose : l'accès à un médecin de famille pour tous ».Bon, d'accord, en campagne électorale, toutes les indignations sont permises, mais le bon sens impose quand même certaines limites ! Le PQ s'est jeté à bras raccourcis sur ce qu'il voit comme un méga-scandale du côté libéral.Imaginez, quatre députés libéraux fédéraux ont eu l'outrecuidance de se montrer le bout du nez à des assemblées publiques qui se déroulaient dans leur circonscription ! Ce qui fait dire à Bernard Landry qu'en acceptant pareille intrusion, Jean Charest se livre pieds et poings liés aux « fédéraux » à qui, dit-il, il serait redevable si jamais son parti était victorieux.L'argument est de bonne guerre, mais c'est une tempête dans un verre d'eau.D'autant plus que s'il fallait se demander quel parti sortira de cette campagne avec la plus grosse reconnaissance de dette, la palme irait certainement au PQ, qui a bénéficié de l'appui militant des centrales syndicales \u2014 ces mêmes centrales qui sont actuellement engagées dans des négociations avec Québec sur les salaires et les conditions de travail des salariés du secteur public.Cet étroit copinage, que Mario Dumont dénonçait encore hier avec une amertume à peine contenue sur les ondes de Radio- Canada, risque de coûter fort cher aux contribuables québécois.\u0001 \u0001 \u0001 Soyons sérieux.Ce n'est pas la présence d'une poignée de députés fédéraux à des assemblées locales du PLQ qui ferait élire le PLQ, pas davantage que l'appui des bloquistes, qui militent tous pour des candidats péquistes, ne suffirait à faire élire le PQ.Il est vrai qu'on ne peut comparer le Bloc, voué à l'opposition éternelle, et le Parti libéral du Canada, qui forme (et formera dans les siècles à venir) le gouvernement.Le PQ ne risque pas d'être inféodé au Bloc ; c'est plutôt le contraire qui se produit, puisque le Bloc reste une succursale du grand frère péquiste.En théorie, il est vrai que si jamais le PLQ devenait redevable au PLC, les conséquences seraient désastreuses pour le Québec.Mais on a beau chercher, on voit mal où elle existe, cette inféodation.Outre qu'ils sont structurellement distincts depuis l'époque de Jean Lesage, le PLC et le PLQ sont en désaccord ouvert sur nombre de points, notamment sur la question du déséquilibre fiscal, que le PLQ juge prioritaire alors que le PLC en nie jusqu'à l'existence.En fait, c'est plutôt le PLC qui a eu besoin du PLQ lors des campagnes électorales de ces dernières années.Jusqu'à leur défaite de 1984, les libéraux fédéraux avaient la vie facile, ils se faisaient élire sans même devoir faire campagne, dans une province où tout le monde votait rouge par instinct.C'est au PLQ qu'était l'expertise électorale.Mais revenons au soi-disant scandale.André Harvey, un ancien collègue de Jean Charest dans le gouvernement Mulroney, va dire deux mots en faveur du candidat libéral dans sa circonscription de Chicoutimi.Georges Farrah, Serge Marcil et Lucienne Robillard \u2014 tous des anciens du PLQ \u2014 font de même dans leur ancienne circonscription provinciale.À moins qu'on considère qu'un libéral oeuvrant au fédéral est un traître au Québec, où est le drame ?Le drame est d'autant moins évident que les Farrah et les Marcil faisaient partie de l'aile nationaliste du PLQ.Qui dit que ces « anciens » du PLQ ne sont pas sympathiques aux revendications québécoises concernant le déséquilibre fiscal ?Qui sait même ce qu'en pense la ministre Robillard, au-delà de la solidarité ministérielle ?Chose certaine, un gouvernement Charest, de même d'ailleurs qu'un gouvernement Landry, aurait intérêt à avoir des alliés au sein du caucus libéral fédéral, le jour où il tentera d'infléchir la balance fiscale en faveur des provinces.À ce que l'on sache, les députés fédéraux du Québec sont des citoyens québécois qui représentent des Québécois, non ?\u0001 \u0001 \u0001 Là où les coups du PQ ont porté, cependant, c'est qu'ils ont fait sortir de leur tanière les ministres fédéraux qui représentent la « ligne dure » face au nationalisme québécois.À la Chambre des communes, hier aprèsmidi, Martin Cauchon et Stéphane Dion, qui s'étaient tenus cois jusqu'ici, n'ont pu résister à l'envie de sauter dans l'arène et de réfuter les accusations du PQ, ajoutant qu'il serait beaucoup plus facile de discuter avec un gouvernement « qui croit au pays ».La brève incursion, dans la campagne libérale, de trois anciens du PLQ et d'un ancien conservateur, était bien innocente.Mais si les « durs » d'Ottawa commencent à jouer des coudes, les péquistes auront toutes les raisons de se féliciter d'avoir attaché ce grelot au char libéral.Car la dernière chose dont Jean Charest avait besoin, c'était de voir les Dion et les Cauchon intervenir dans la campagne libérale.Cela risque d'accréditer les préjugés de ceux qui croient que M.Charest, fédéraliste impénitent qui vient du fédéral, ne sera pas un bon défenseur des intérêts du Québec.PHOTO AP Vendredi dernier, Bernard Landry a fait campagne aux Îles-de-la-Madeleine.Plus que jamais 2005 Un mandat du Parti québécois doit être un mandat qui engage à mettre le cap sur la souveraineté CHANTALE TURCOT L'auteure est la nouvelle présidente du Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ).DANS LA VIE des peuples, la question nationale est toujours fondamentale.Ou bien elle est résolue et les débats qui font la vie de la nation se structurent en référence aux meilleures avenues à suivre pour en assurer le développement ; ou bien elle reste en suspens, et alors elle déteint sur tous les débats.Quelle est la maîtrise que nous exerçons sur les choix que nous faisons ?Sur quelle majorité repose la légitimité démocratique quand fait défaut la reconnaissance nationale ?Puisque rien n'est encore résolu, qu'on le veuille ou non, chaque élection nous ramène à la question nationale.Fatigués ou pas des débats constitutionnels, la question du Québec va encore une fois charpenter les enjeux de la prochaine élection.Le MNQ tient à redire ici le mot de Gaston Miron : « Tant qu'elle n'est pas faite, l'indépendance reste à faire.» La souveraineté est la seule voie de développement pour notre peuple.Il faut souhaiter que l'élection nous fournira l'occasion de réunir les moyens de franchir les derniers obstacles.La campagne en cours n'est pas tant une lutte à trois qu'un affrontement entre la volonté de poursuivre la marche du Québec et le consentement à lui faire prendre son rang.Les souverainistes sont les seuls à proposer un avenir acceptable pour notre peuple.Les partis dits fédéralistes ne défendent plus désormais qu'une adhésion inconditionnelle au Canada, qu'un ordre politique.Un ordre qui nous condamne au statut de minorité et qui nous enferme dans une logique provinciale nous privant chaque jour davantage des moyens de faire valoir nos intérêts nationaux.Qu'Ottawa piétine les compétences de l'Assemblée nationale, qu'il détourne les fonds de l'assurance-emploi ou qu'il nie le déséquilibre fiscal, on ne peut jamais compter que sur des dénonciations creuses de la part de ceux et celles qui sont prêts à donner une millième autre chance au Canada.Le dernier budget de John Manley l'a encore illustré.Libéraux et adéquistes ont dénoncé timidement les intrusions annoncées dans les champs de compétence du Québec.Fidèles à eux-mêmes, ils refusent de dire à partir de quel seuil ces abus portent atteinte aux capacités vitales du Québec.On ne peut accepter que le Québec soit une province comme les autres.Il ne peut pas y avoir de relation de peuple à peuple lorsque ce même Canada refuse de reconnaître notre existence nationale dans sa constitution même.À l'heure où les transformations du monde se font plus pressantes que jamais sur le destin des peuples, il est de la plus urgente nécessité de parler pour soi, d'agir pour soi.Le statut de province dresse un écran de plus en plus opaque entre le Québec et le monde.Le Canada est un intermédiaire, au mieux inutile, au pire, nuisible.Il appartiendra aux partis politiques de proposer à la population des engagements fermes afin de sortir le Québec du marasme politique dans lequel il s'enlise.Le prochain Sommet des Amériques prévu pour 2005 est-il une échéance de choix ?Au MNQ, nous croyons que oui.Il faut qu'à cette occasion le Québec occupe sa place à la table des nations.Le Québec bouillonne comme jamais ; son dynamisme économique ne cesse de surprendre ; sa créativité et son dynamisme culturels n'ont jamais été aussi remarquables.Il faut que cette énergie collective soit enfin canalisée pour qu'on en finisse avec la politique de l'impuissance et des jérémiades sur l'arrogance d'Ottawa.Le MNQ est trop confiant dans les moyens du Québec pour se contenter d'envisager encore des décennies de travail défensif, de mobilisation pour sauver les meubles.Des urgences immédiates nous imposent de bouger plus rapidement et plus énergiquement pour faire valoir nos intérêts nationaux.Il faut recouvrer la maîtrise fiscale qui nous donnera les moyens de faire face aux défis de la reconfiguration des services publics ; il faut les moyens d'une véritable politique de la population et de l'occupation du territoire ; il faut une politique linguistique plus énergique pour contrer les érosions de la loi 101.La liste pourrait s'allonger.Les engagements électoraux permettront sans doute d'ébaucher quelques réponses.Mais il est clair pour le MNQ que ces réponses sont condamnées à rester partielles et incomplètes tant que le Québec ne maîtrisera pas tous ses moyens.En tant que chef du Parti québécois et leader souverainiste, M.Landry ne doit pas seulement promettre de parler davantage de souveraineté.Il doit prendre l'engagement de mettre en oeuvre des moyens qui permettront d'être à temps au rendez-vous de 2005.La souveraineté n'est pas d'abord qu'une affaire de ferveur, c'est une affaire de politique.Un mandat du Parti québécois doit être un mandat qui engage à mettre le cap sur la souveraineté par des gestes politiques.Le Mouvement national des Québécoises et Québécois fera tout en son possible pour rappeler à la population du Québec \u2014 à celles et ceux qui aspirent à gouverner \u2014 que le manque d'audace et les conduites velléitaires sont les pires obstacles qui se dressent devant nous et qui ralentissent notre accession à la pleine maîtrise de notre destin.Le Québec est capable de se présenter à son rendez-vous de 2005 dans la fierté et la confiance de ses moyens.Il faut unepoli tique linguistiqueplus énergique pour contrer les érosions dela loi 101. 2LP1601A0408 A-16 MARDI 2LP1601A0408 ZALLCALL 67 21:09:27 04/07/03 B Les dissidents cubains écopent de lourdes sentences EXPRESS INTERNATIONAL Corse Référendum en juillet LES CORSES se prononceront par référendum le 6 juillet prochain sur une nouvelle organisation des pouvoirs dans l'île, instaurant une collectivité territoriale unique, a annoncé hier le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy.Selon le statut proposé, l'actuelle Collectivité territoriale de Corse (CTC) va absorber les compétences des deux conseils généraux de Haute- Corse et Corse-du-Sud, qui disparaissent.L'assemblée territoriale, basée à Ajaccio, définira la stratégie et le budget pour l'ensemble de l'île.L'objectif est de rendre « plus efficace » la gestion de cette île de 260 000 habitants.\u2014 d'après AFP Chine Hôpitaux privatisés PLUS DE 400 membres du personnel médical de Wafangdian, une ville proche de Dalian dans la province du Liaoning (Nord-Est), ont manifesté hier devant la mairie pour protester contre la privatisation des hôpitaux par la municipalité.Les hôpitaux de la ville doivent être vendus aux enchères le 15 mai et leurs employés craignent pour leurs emplois.« Cela va conduire à du chômage dans les hôpitaux.Des gens vont être licenciés », a déclaré le docteur Wang Ming, de l'hôpital central de la ville, qui a affirmé que les hopitaux gagnaient de l'argent et ne devaient pas être vendus.\u2014 d'après AFP Haïti Aristide veut 21,7 milliards LE PRÉSIDENT haïtien Jean Bertrand Aristide a réclamé hier à la France la restitution de la dette de l'indépendance, estimée à 21,7 milliards de dollars US, à l'occasion du bicentenaire de la mort du général Toussaint Louverture, précurseur de l'indépendance haïtienne, mort le 7 avril 1803.Lors d'une cérémonie devant le musée du Panthéon national haïtien, en présence de plusieurs milliers de personnes, il a demandé cette somme à titre de « restitution et de réparation », affirmant qu'elle était équivalente aux « 90 millions de francs lourds » de l'époque payés au XIXe siècle par Haïti à la France en échange de la reconnaissance de son indépendance.\u2014 d'après AFP Tibet Représentant à Pékin LE DALAÏ-LAMA a annoncé hier que son représentant se rendrait à Pékin d'ici deux mois afin de discuter du souhait des Tibétains de bénéficier d'une réelle autonomie au sein de la Chine.Le chef spirituel des bouddhistes tibétains affirme qu'il y a une possibilité de solution acceptable pour les deux parties.Le frère du dalaï-lama a rencontré les dirigeants chinois en septembre dernier.Il s'agissait du premier contact officiel en neuf ans entre le gouvernement de Pékin et le gouvernement tibétain en exil.La Chine a occupé le Tibet en 1950.Le dalaï-lama quitta le pays après l'échec du soulèvement contre les Chinois en 1959.\u2014 d'après AP Nigeria Noms rayés LA COMMISSION nationale électorale indépendante (INEC) du Nigeria vient de rayer quelque 3 millions de noms supplémentaires des listes électorales, essentiellement pour « enregistrement multiple ».Le Nigeria est appelé à des élections générales à partir de samedi.\u2014 d'après AFP MARIE SANZ Agence France-Presse LA HAVANE \u2014 De lourdes sentences contre les dissidents cubains, arrêtés dans l'une des plus dures vagues de répression de ces dernières années, ont commencé à tomber hier sans qu'ait été prononcée, pour l'instant, la peine de réclusion à perpétuité requise à l'encontre de certains d'entre eux.Ainsi, une des principales figures de la dissidence cubaine et la seule femme arrêtée lors de la récente vague de détentions d'opposants, l'économiste Marta Beatriz Roque, a été condamnée à 20 ans de prison.Hector Palacios, 62 ans, un des promoteurs du projet Varela, initiative réclamant un référendum en vue de réformes démocratiques, a été condamné pour sa part à 25 ans.Les autorités judiciaires cubaines avaient requis à leur encontre la prison à perpetuité, comme elles l'avaient fait contre Oscar Alfonso Valdés et Ricardo Gonzlez Alfonso, condamnés respectivement à 18 et 20 ans.L'écrivain et poète cubain Raul Rivero, directeur de l'agence indépendante Cuba Press a été condamné pour sa part à 20 ans.Marta Beatriz Roque, 57 ans, fondatrice de l'Institut cubain des économistes independants avait déja purgé trois ans de prison entre 1997 et 2000 pour « sédition ».Son neveu, Joel Roque, a affirmé que l'un des témoins clés de l'accusation n'était autre qu'Aleida Godnez, l'assistante de Marta Beatriz Roque qui s'est révélée être un agent de la sécurité de l'État, infiltrée dans l'organisation.Selon une première liste compilée par Elizardo Sanchez Santacruz, qui préside la Commission cubaine des droits de l'homme et la réconciliation nationale (illégale), 33 premières sentences ont été prononcées hier dans toute l'île à l'encontre des quelque 80 opposants arrêtés.Il a précisé que 11 témoins connus comme des membres de la dissidence se sont présentés à la barre et ont reconnu être des agents de la sécurité de l'État infiltrés dans les mouvements d'opposition.Les autorités judiciaires cubaines avaient requis de lourdes peines, dont la réclusion à perpétuité pour 12 des opposants et des peines de prison de 10 à 35 ans pour les autres.Les condamnés ont 72 heures pour se pouvroir en appel, mais leurs familles ont d'ores et déja qualifié leurs procès de « farce ».Parmi les autres sentences annoncées figurent celles de l'économiste Oscar Espinosa Chepe, condamné à 20 ans de prison, comme Héctor Maseda Gutiérrez.Deux autres membres d'un groupe de défense des droits de l'homme, Marcelo Lpez et Marcelo Cano, ont reçu 18 et 15 ans de prison.La femme de Raul Rivero, Blanca Reyes, s'est insurgée, à la sortie du tribunal provincial de La Havane où le verdict a été prononcé, contre la condamnation de son mari.« On lui a donné 20 ans de prison, c'est comme si on l'avait condamné à perpétuité, Raul a 57 ans et beaucoup de problèmes de santé.» Les dissidents sont accusés de tentatives de « complot » menées par le représentant américain à La Havane et sont poursuivis notamment en vertu de la loi 88 sur « la défense de l'indépendance nationale », datant de 1999 et qui n'avait pas été invoquée jusqu'à présent.Le président cubain, Fidel Castro, a exclu toute possibilité de clémence en affirmant lors d'une émission télévisée ce week-end que les dissidents étaient des « mercenaires qui ont trahi leur patrie » et « causé de graves dommages au pays ».Castro a assuré qu'il n'admettrait pas « d'impunité pour ceux qui trahissent le pays et sont payés » par les États-Unis.« Cette révolution est capable d'être aussi dure qu'il soit nécesaire pour se défendre » a-t-il ajouté.Le dossier nucléaire de la Corée du Nord discuté au Conseil de sécurité de l'ONU Agence France-Presse NEW YORK \u2014 Le Conseil de sécurité des Nations unies, passant outre les réserves de la Chine, devrait discuter demain de la violation par la Corée du Nord de ses obligations en matière de non-prolifération nucléaire.Très mal accueillies par le régime de Pyongyang, qui y voit « un prélude à la guerre », ces consultations font suite à la saisine, en février dernier, du Conseil de sécurité par le Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).La nouvelle crise a été déclenchée en octobre dernier lorsque les États-Unis, qui soupçonnent la Corée du Nord de posséder une ou deux bombes atomiques, ont révélé que Pyongyang avait reconnu poursuivre un programme secret d'enrichissement d'uranium.Pour sa part, Pyongyang accuse les États-Unis d'être responsables de la rupture de l'accord passé en 1994 par lequel la Corée du Nord acceptait de geler son programme nucléaire en échange d'une aide économique, et notamment la fourniture d'énergie.Les autorités nord-coréennes ont, depuis, fait redémarrer la centrale nucléaire de Yongbyon, officiellement pour produire de l'électricité, et expulsé les deux représentants de l'AIEA se trouvant dans le pays.Elles ont également annoncé, le 10 janvier dernier, le retrait de la Corée du Nord du retrait du Traité de non-prolifération (TNP), qui visait à limiter la possession de l'arme atomique aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU.Les consultations prévues pour demain, affirmait hier un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, constituent « un acte grave de provocation destiné à saboter ses efforts de dialogue et à aggraver la situation dans la péninsule ».La guerre en Irak montre que les inspections destinées à vérifier un désarmement « ne servaient pas à éviter la guerre, mais la provoquaient », a-t-il ajouté.Le porte-parole nord-coréen, cité par l'agence de presse officielle KCNA, a également affirmé que Pyongyang ne reconnaîtrait aucune résolution éventuelle du Conseil de sécurité et allait renforcer et mobiliser ses forces armées.Le Conseil de sécurité a, seul, la possibilité de décider de sanctions internationales contre un pays mais aucun projet de résolution en ce sens visant la Corée du Nord n'est prévu.« Nous n'en sommes pas arrivés à ce stade », a affirmé un diplomate de haut rang.L'ambassadeur des États-Unis à l'ONU, John Negroponte, avait d'ailleurs luimême souligné la semaine dernière, en annonçant le premier la tenue de ces consultations, que la réunion de demain serait « simplement une discussion ».La Chine avait formulé devant les autres membres du Conseil de sérieuses réserves sur la nécessité de discuter du dossier nucléaire nord-coréen, selon des diplomates.AU VOLANT D'UNE ALTIMA, ILS PARAISSENT BIEN! 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