La presse, 26 avril 2003, Cahier A
[" 6LP0102A0426 A1 SAMEDI 6LP0102A0426 ZALLCALL 67 23:49:11 04/25/03 B MONTRÉAL SAMEDI 26 AVRIL 2003 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 2 $ TAXES EN SUS ÎLES-DE-LA-MADELEINE 2,50 $ Le virus frappe un «jeune en santé » 1 19e ANNÉ E > NO 1 8 3 > 21 6 P A GE S > 1 4 C A H I ER S > L'OMS prête à revoir sa position > Chrétien tente de se faire rassurant TRISTAN PÉLOQUIN TORONTO \u2014 Après maintes démarches diplomatiques de la part des autorités fédérales et ontariennes, l'Organisation mondiale de la santé ( OMS ) a finalement accepté de revoir, dès mardi prochain, la pertinence de maintenir son avis déconseillant aux voyageurs de se rendre à Toronto à cause de l'épidémie de pneumonie atypique.La bonne nouvelle, qui a provoqué un déluge instantané de réactions positives dans la capitale de l'Ontario, a cependant été annoncée avec un important bémol: trois patients ont succombé, au cours des 48 dernières heures, au syndrome respiratoire aigu sévère ( SRAS ), portant à 19 le nombre de morts.L'une des victimes, un homme de 44 ans mort en matinée, est « malheureusement et tragiquement la première personne à mourir qui soit plus jeune et qui ne souffrait d'aucune autre maladie », a annoncé en conférence de presse le Dr Hanif Kassam, responsable sanitaire de la région de York, en banlieue de Toronto.Jusqu'à maintenant, toutes les personnes mortes de l'infection étaient âgées de plus de 60 ans, à l'exception d'un homme de 43 ans, mort le 13 mars, qui souffrait déjà d'une autre maladie.Voir VIRUS en A4 PHOTO AP Comme le reste des malades et du personnel, ces trois jeunes femmes accroupies ne peuvent plus sortir de l'Hôpital du peuple de l'Université de Pékin, mis en isolement, jeudi.Hier, un troisième hôpital de la capitale chinoise a été isolé, un certain nombre de maisons d'étudiants ont été fermées et 4000 personnes susceptibles d'avoir été exposées au SRAS ont reçu l'ordre de ne pas sortir de chez elles.«Où est mon frère?» Fusions et défusions: les mêmes juristes! Arts et spectacles cahiers C et D - horaires-spectacles D14 - Télé-horaire D2 Actuel A17 Avis C9 Bridge I16 Carrières cahier I - formation I15 Décès B8, B9 Échecs I16 Éditorial A14 Encans C9, C10 Êtes-vous observateur?F2 Feuilleton H16 Forum A15 Horoscope H16 Jardiner I17 La grille des modus H15 La Presse Affaires E1-E12 Loteries A4, B7 Monde A12 à A13 Mon toit cahier J Mots croisés H16 Mot mystère H16 Ni bête ni méchant! 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Un cahier à conserver X2, le premier film d'action de l'été Cahier Cinéma, page C1 Cahier Sports, page G4 Le Petit Prince 6LP0201A0426 A2 SAMEDI 6LP0201A0426 ZALLCALL 67 00:43:51 04/26/03 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 AVRIL 2003 SUR LE Jean Chrétien critiqué pour son absence dans la crise du SRAS Associated Press OTTAWA \u2014 Le premier ministre canadien Jean Chrétien, revenu jeudi de quelques jours de vacances dans les Antilles, doit affronter de nombreuses critiques sur son absence silencieuse, alors que la crise liée au syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) continue de faire rage à Toronto.La décision de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) mercredi de classer Toronto parmi les destinations à éviter durant les trois prochaines semaines a achevé de transformer un problème de santé publique en une crise politique et économique.Les personnalités politiques de l'opposition, plusieurs éditorialistes et quelques spécialistes des problématiques de santé affirment que ce vide politique, créé par l'absence de M.Chrétien, a considérablement détérioré la situation et contribuer à donner l'image d'un Canada peu soucieux de contenir l'épidémie.L'entourage du premier ministre, qui étudiait la démarche à dorénavant adopter pour renverser la vapeur, dément que Jean Chrétien ait pu prendre à quelque moment que ce soit le sujet à la légère.Le chef du gouvernement fédéral s'est « pleinement impliqué depuis le début » dans la crise, a fait savoir sa porte-parole Thoren Hudyma.Elle a de plus rappelé que Jean Chrétien avait visité il y a trois semaines le laboratoire national de recherche microbiologique de Winnipeg et s'était rendu dans un restaurant chinois, en plein coeur du Chinatown de Toronto quelques jours plus tard.Durant son voyage de 12 jours en République dominicaine, Jean Chrétien serait d'autre part resté en contact permanent avec le premier ministre de l'Ontario, Ernie Eves, et le maire de la ville, Mel Lastman, leur garantissant toute l'aide possible d'Ottawa dans cette épreuve.La presse canadienne s'est toutefois interrogée sur le peu d'empressement du premier ministre à commenter la décision de l'OMS.Le Globe and Mail a ainsi tracé un parallèle entre Jean Chrétien et Rudolph Giuliani, l'ex-maire de New York, qui avait rassuré ses concitoyens de sa présence après les attaques terroristes du 11 septembre 2001.Le Toronto Star s'est essayé quant à lui à deviner la maladie qui a frappé le premier ministre : « Diagnostic ?C'est un cas de manque d'autorité », pouvait-on lire en première page du quotidien.« Le cerveau de nos dirigeants ramolli par une mystérieuse maladie », notait quant à lui le National Post.Pour Harvey Skinner, président du département des sciences de la santé à la faculté de médecine de l'Université de Toronto, M.Chrétien avait bien commencé, en choisissant de rendre visite à ce restaurant chinois il y a deux semaines.Mais en s'éclipsant dans les Antilles, il a perdu la visibilité qui aurait été nécessaire et que l'on aurait attendue de lui à ce moment précis de la crise.L'opposition ne s'est pas non plus privée de faire connaître son désaccord sur la gestion politique de l'épidémie.« Je me fiche de savoir qu'il est sur un parcours de golf », a déclaré Jack Layton, chef du Nouveau Parti démocratique.Pour le conservateur Joe Clark, l'autorité d'Ottawa dans cette affaire a été « absolument affreuse ».L'Alliance canadienne tire quant à elle à boulets rouges sur l'inactivité du gouvernement fédéral, accusé de ne pas avoir pris les bonnes décisions.« Une présence fédérale plus forte et des mesures de tri plus sélectives dans les aéroports auraient évité cette alerte de l'OMS », déclare Rob Merrifield.Photo Reuters Jean Chrétien, qui rentre tout juste de République dominicaine où il était en vacances, a visité hier le Musée de la nature à Ottawa.Pendant son voyage, l'opposition et les médias ont sévèrement critiqué son absence, estimant que le vide politique qu'elle a causé a contribué à donner l'image d'un Canada peu soucieux de contenir l'épidémie de SRAS.La crise touristique ne fait que commencer TRISTAN PÉLOQUIN TORONTO \u2014 Tandis que les autorités médicales assurent avoir les choses bien en main concernant l'épidémie de SRAS \u2014 certains affirmant même que la situation dans la Ville reine n'a rien de critique \u2014 les commerçants de la métropole, eux, commencent à avoir une bonne idée de la crise devant laquelle ils se trouvent.Plutôt difficile à encaisser, la première tuile est tombée sur la tête des commerçants tôt en matinée, lorsque l'Association canadienne de télévision par câble (ACTC) a annoncé qu'elle annulait son sommet annuel, qui devait se dérouler ce week-end au Centre des congrès de Toronto.D'un seul coup, ce sont 500 clients qui ont échappé aux hôteliers, restaurateurs et entrepreneurs touristiques de la région, déjà fortement affectés par la présence du SRAS, qui a fait son apparition dans la capitale ontarienne il y a maintenant deux mois.«Suite à la recommandation de l'Organisation mondiale de la santé de ne pas se rendre à Toronto et vu le nombre de délégués enclins à suivre ces conseils, nous nous trouvons dans l'obligation de repousser le Sommet à une date ultérieure», a justifié Janet Yale, présidente et chef de la direction de l'ACTC, par voie de communiqué.Suivant, elles aussi, les conseils de l'OMS, cinq autres associations majeures ont décidé d'annuler leur congrès, ce qui représente en tout 49 000 nuitées perdues pour les hôtels de la métropole, révèle un rapport sur l'impact du SRAS publié d'urgence jeudi soir par la Commission de développement économique de Toronto.Selon l'organisme municipal, le taux d'occupation, normalement à 70% à cette période de l'année, atteint tout au plus de 30 à 40% dans la plupart des hôtels torontois.La Tour CN, emblème international et l'une des principales attractions touristiques de Toronto, a pour sa part enregistré plus de 12 000 annulations depuis l'apparition des premiers cas de SRAS.Les entreprises du Quartier chinois déplorent quant à elles un recul de 80% de leur clientèle.Et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir fait des efforts pour convaincre les touristes que Toronto est une ville sans danger, malgré l'avis de l'OMS.En plus de répéter ce message à chacune de ses apparitions médiatiques, le maire, Mel Lastman, avec l'appui unanime du conseil municipal, a diffusé par satellite, à l'intention de «toutes les stations de télé du Canada, des États-Unis et du reste du monde», un vidéoclip où on le voit déambuler dans les rues, répétant sans arrêt que «Toronto est une ville fantastique».À la demande du premier ministre ontarien, Ernie Eves, les fonctionnaires provinciaux se sont même mis à l'oeuvre en tentant de convaincre toutes les associations qui ont annulé leurs congrès de réévaluer leur décision.«Nous avons réussi à convaincre l'une d'entre elles, dont le congrès est prévu pour la fin juin», a affirmé M.Eves, refusant toutefois de préciser de quelle association il s'agit.Même le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, a décidé de s'en mêler, en décidant de tenir exceptionnellement sa prochaine réunion du cabinet à Toronto, mardi.Devant toutes ces mesures, le président de Tourism Toronto, Bruce Mac Millan, a d'ailleurs fini par affirmer que la crise vécue par l'industrie touristique était peut-être une bonne chose.«Nous sommes présentement sous les projecteurs du monde entier.Voilà une occasion en or de prouver que Toronto est la plus belle ville du monde.Il suffit d'être convaincants», a-t-il déclaré sans sembler trop y croire, mais tout en demeurant positif. 6LP0301A0426 A3 Samedi 6LP0301A0426 ZALLCALL 67 00:43:28 04/26/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 AVRIL 2003 A3 QUI-VIVE Aucun cas signalé au Québec r g e r v a i s @ l a p r e s s e .c a Alors que le nombre de décès augmente à Toronto, aucun cas de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) n'a jusqu'à présent été signalé au Québec.Hier matin, les Drs Alain Poirier, directeur national de la santé publique au Québec, et Yves Robert, médecin-conseil en maladies infectieuses au ministère de la Santé, ont voulu se faire rassurants en mettant l'accent sur le fait qu'aucun cas n'existait au Québec et qu'aucun nouveau cas n'avait été recensé à Toronto.« Les décès qui sont survenus au cours des derniers jours en Ontario touchent des personnes qui étaient déjà gravement malades et qui se trouvaient dans un état de santé précaire », a déclaré le Dr Poirier.Selon lui, la recommandation de l'Organisation mondiale de la santé d'éviter la ville de Toronto est sans fondement et l'organisme a pris cette décision sans consulter les responsables de la santé publique de l'Ontario, de Santé Canada et surtout, sans partager l'information disponible.La crise touche à sa fin Aucun nouveau cas probable n'a été signalé à Toronto depuis le 14 avril et le précédent l'avait été le 10 avril, disait-il hier matin.Un signe que la crise touche à sa fin et que les autorités médicales auront bientôt la situation bien en main, affirme le médecin.Le Dr Poirier a précisé que la période d'incubation du SRAS était de 10 jours et que, dans la grande majorité des cas, les premiers symptômes de la maladie s'étaient manifestés quatre ou cinq jours après l'infection.Par ailleurs, tous les cas suspects au Québec ont été écartés avec la levée cette semaine de la quarantaine qui touchait près de 400 personnes qui avaient participé à un congrès 10 jours plus tôt à Montréal, où un congressiste en provenance de Toronto manifestait les symptômes de la maladie.La semaine prochaine, à Toronto, des experts de l'Organisation mondiale de la santé participeront à une rencontre scientifique sur le SRAS en compagnie de spécialistes canadiens.Santé Canada a l'intention de démontrer à l'OMS qu'il n'y a pas de raison d'éviter la métropole canadienne.Le Dr Yves Robert a précisé que la Ville reine avait gagné la bataille mais qu'il faut toutefois être vigilant : on ne peut jamais être à l'abri d'une autre éclosion.Le Dr Poirier a ajouté que le Canada et ses provinces possédaient une bonne équipe d'enquêteurs et de chercheurs en épidémiologie.« Il n'y a pas de raison, avec les données que nous possédons, de s'empêcher d'aller à Toronto et de restreindre les Torontois de venir ici », a-t-il ajouté.Dans la Ville reine, tous les cas ont été isolés et toutes les personnes qui ont été en contact avec les malades ont été placées en quarantaine et en sont sorties.Selon les deux médecins québécois, l'éclosion importante du SRAS qui touche des centaines de personnes en Ontario est attribuable à un seul voyageur porteur du virus, qui est arrivé de l'Asie quelques semaines avant l'alerte mondiale de l'OMS.La transmission de la maladie a alors progressé puisque le personnel médical n'avait pas été informé adéquatement.Nouveau virus Rappelons que le syndrome respiratoire aigu sévère est causé par un nouveau virus contre lequel il n'existe aucun vaccin ni aucun test de dépistage.Des personnes qui contractent la maladie, 95 % guérissent complètement, tandis que 5 % en meurent.Le SARS semble s'attaquer à des personnes de tous âges.Toutefois, une constatation ressort : la majorité des personnes décédées étaient dans une condition de santé qui les rendait plus vulnérables.Selon certains experts, le virus causant le SRAS peut demeurer actif jusqu'à 24 heures sur une surface inanimée.Toutefois, il n'existe aucun indice permettant de croire que les objets soient une voie de transmission significative.Au Canada, chaque cas a pu être lié à un contact étroit avec une personne atteinte.La seule façon d'attraper la maladie est donc d'avoir des contacts directs avec une personne qui souffre du syndrome, c'est-à-dire de se trouver dans la même pièce que le malade et à moins d'un mètre de lui.Les symptômes de la maladie ressemblent à ceux de la grippe ou de la pneumonie.Les personnes qui en sont atteintes ont de la fièvre, toussent et éprouvent de la difficulté à respirer.Pour poser un diagnostic, il faut systématiquement vérifier si la personne atteinte a visité un pays d'Asie où la maladie est présente ou a été en contact avec quelqu'un qui en est atteint.Panique dans les cliniques LOUISE LEDUC PLUS QUE LA population en général, il semble que le personnel des cliniques médicales soit particulièrement frileux face à l'épidémie de SRAS qui menace.En tout cas, il ne fait pas bon, pas bon du tout, rentrer ces jours-ci de Niagara Falls avec 39° de fièvre.C'est la mauvaise idée qu'a eue jeudi Céline Gaudron, une résidante de Montréal d'origine française, qui en a été quitte pour un long parcours à obstacles.Niagara Falls, ce n'est pas Toronto, et Céline Gaudron ne pensait pas du tout être atteinte de pneumonie atypique.« J'avais d'ailleurs téléphoné à Santé Canada, et l'on m'avait indiqué que je pouvais partir sans m'inquiéter », raconte-t-elle.En voyant arriver cette patiente fiévreuse et en apprenant qu'elle revenait de l'Ontario, la réceptionniste \u2014 d'origine asiatique \u2014 d'une clinique privée montréalaise ne l'a pas entendu ainsi et l'a chassée sur-le-champ.Après quelques appels dans d'autres cliniques, Mme Gaudron s'est rendu compte qu'aucune ne voulait l'accueillir et s'est rendue à l'hôpital Saint-Luc, l'une des institutions montréalaises désignées pour recevoir les cas potentiels de SRAS.Là, les pancartes en français, en anglais et en chinois invitant les patients fiévreux de retour de Toronto ou d'Asie à s'annoncer à leur arrivée à la réceptionniste lui échappent.Elle patientera une demi-heure dans la salle d'attente avant qu'une infirmière ne lui pose des questions.« Heureusement que je n'étais pas contagieuse, finalement ! » Au départ, impossible de s'ennuyer, la télévision crachant un bulletin spécial sur, vous savez quoi, (le SRAS, voyons !).Son cas ne sera finalement pas considéré comme urgent du tout, d'autant plus que la fièvre a fini par tomber.Dix heures plus tard, on lui prescrira, à son insistance, de la pénicilline.À partir du petit parcours de cette combattante, quelques leçons : mieux vaut d'abord, si l'on est « coupable » de fièvre, commencer par téléphoner à Info-Santé (dont les numéros, par CLSC, figurent dans tous les bons bottins).« Quand une infirmière d'Info-Santé croit avoir au bout du fil une personne qui semble vraiment à risque, elle entre immédiatement en contact avec un médecin en santé publique », explique Élizabeth Gauthier, responsable des soins infirmiers au CLSC des Faubourgs.De là, la marche à suivre est claire : « Il faut se rappeler qu'à ce temps de l'année, les infections respiratoires sont très courantes ! » Oubliez en tout cas les cliniques privées si vous avez 39° de fièvre à votre retour de Niagara Falls.Les CLSC vous prendront-ils un peu plus en pitié ?« Niagara Falls, c'est tout de même à 100 km de Toronto, rappelle Mme Gauthier.On mettrait peut-être par prudence une telle patiente dans une salle à part, mais il n'y aurait pas du tout lieu de paniquer ! » Le CLSC des Faubourgs, situé au coeur de Montréal, a peut-être été l'un des plus sollicités sur le sujet ces derniers jours.« Beaucoup de réunions qui devaient avoir lieu à Toronto ont finalement été déplacées à Montréal, et bon nombre d'hôteliers voulaient savoir si cette clientèle ontarienne les mettait particulièrement en danger », raconte Élizabeth Gauthier.Hormis cela, malgré la couverture médiatique ininterrompue des dernières semaines et la multiplication des sondages éclairs sur Internet \u2014 « Dites-nous, êtes-vous un peu, beaucoup, absolument terrifiés par la pneumonie atypique ?» les Québécois semblent rester zen et, en cas de gros rhume, penser encore d'abord soupe au poulet.En témoigne le nombre assez limité, dans les circonstances, d'appels à Info-Santé de citoyens inquiets d'être frappés par le syndrome respiratoire aigu sévère.Au ministère de la Santé du Québec, sur la base de données compilées dans 50 % des centres d'Info- Santé de la province, on estime que moins de 10 % des appels portent sur la question.« C'est le 22 avril, alors que nous avions à Dorval un groupe de Montréalais en quarantaine, que l'on nous a le plus téléphoné au sujet de la pneumonie atypique », relève Hélène Gingras, porte-parole du ministère de la Santé.Et encore là, rien de dramatique : 200 appels compilés.Donc, si on double, à peine 400 à l'échelle du Québec.« Aucune panique à l'horizon dans la population ! » note Mme Gingras.Photo Reuters Alors qu'elle faisait ses emplettes, hier, dans le Quartier chinois de Toronto, une femme portait un masque de protection allant à l'encontre des recommandations formulées par les autorités qui se veulent plutôt rassurantes.5 mars : 78 ans (femme) 13 mars : 43 ans (homme) 21 mars : 76 ans (homme) 29 mars : 77 ans (homme) 31 mars : 78 ans (femme) 1er avril : 74 ans (homme) 1er avril : 82 ans (homme) 2 avril : 57 ans (femme) 5 avril : 62 ans (homme) 6 avril : 75 ans (femme) 12 avril : 80 ans (femme) 12 avril : 86 ans (femme) 12 avril : 73 ans (femme) 17 avril : 99 ans (femme) 22 avril : 63 ans (homme) 23 avril : 78 ans (femme) 25 avril : 44 ans (homme) 25 avril : deux autres victimes au profil non révélé Données de l'Organisation mondiale de la santé (en date d'hier) Nombre de cas recensés dans le monde : 4649 ( 210 cas de plus que jeudi, dont 180 en Chine) Nombre de décès : 274 ( 11 de plus que jeudi ) Nombre de pays touchés : 26 Données canadiennes (de Santé Canada) Le nombre de victimes de la pneumonie atypique s'élève maintenant à 19 en Ontario.Fait à noter, l'Ontarien de 44 ans mort hier est la deuxième plus jeune victime canadienne.La moyenne d'âge des personnes décédées des suites de cette maladie est de 71 ans.Le SRAS en quelques chiffres Profil non révélé ONTARIO 136 cas probables et 121 cas suspects COLOMBIE-BRITANNIQUE 4 cas probables et 54 cas suspects Î.-P.-É.4 cas suspects ALBERTA 5 cas suspects NOUVEAU-BRUNSWICK 2 cas suspects SASKATCHEWAN 1 cas suspect 6LP0401A0426 A4 SAMEDI 6LP0401A0426 ZALLCALL 67 00:42:37 04/26/03 B A 4 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 6 A V R I L 2 0 0 3 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 7-5-4 > À quatre chiffres : 9-7-8-8 SUITES DE LA UNE VIRUS Suite de la page A1 Les autorités ont également annoncé l'ajout de huit nouveaux cas ( deux probables et six suspects ), portant le total des cas dans la province à 265.Voulant se faire rassurant, le Dr Colin D'Cunha, commissaire à la santé de l'Ontario, a affirmé que ces nouveaux patients étaient déjà surveillés étroitement par les autorités médicales avant que les symptômes du SRAS ne se confirment, et faisaient partie des quelque 650 personnes qui se trouvent actuellement en quarantaine.Malgré cette nouvelle vague inattendue d'infections, les responsables de la santé ont annoncé que l'OMS s'était engagée en matinée à revoir les éléments de preuve qui l'ont poussée à émettre mercredi son avis controversé suggérant aux voyageurs d'éviter Toronto autant que possible.C'est d'abord le premier ministre de la province, Ernie Eves, qui a annoncé la nouvelle lors d'un point de presse devant l'hôpital Mount Sinai, et le Dr C'Cunha l'a confirmée quelques minutes plus tard.« Nous avons convenu, lors d'une discussion téléphonique avec des dirigeants de l'OMS, d'envoyer au cours des prochains jours tous nos bilans médicaux afin que l'organisme puisse se faire une meilleure idée de la situation.Nous remettrons également un nouveau rapport à la Dre Bruntdland ( directrice générale de l'OMS ) mardi, à la lumière duquel son organisme pourra réévaluer sa position », a expliqué le Dr D'Cunha.« J'ai toutes les raisons de croire que, si la situation actuelle ne change pas, l'avis sera retiré », a-t-il ajouté.Selon lui, l'un des principaux critères utilisés par l'organisme pour rendre sa décision \u2014 le taux de contamination parmi la population \u2014 est demeuré stable depuis les 15 derniers jours.Dans le cas de Toronto, a-t-il rappelé, les nouveaux cas recensés touchent essentiellement des travailleurs de la santé et des voyageurs.« Il n'y a donc pas lieu de dire que la maladie se transmet librement parmi la communauté torontoise.Jean Chrétien réagit Plus tôt à Ottawa, le premier ministre Jean Chrétien, de retour d'un voyage de 12 jours dans les Antilles, a affirmé avoir lui aussi eu une discussion téléphonique avec la directrice générale de l'OMS, avec qui il s'est entendu pour discuter de nouveau de la situation au début de la semaine prochaine.« Nous pensons tous que l'OMS a pris une mauvaise décision en lançant cet avis, a déclaré le premier ministre.Nous croyons que Toronto est un bon site à visiter et demeure un endroit sûr.» Il a également annoncé l'attribution d'une aide fédérale de 10 millions pour la mise en oeuvre d'une vaste campagne de marketing visant à redorer l'image de la Ville reine, passablement amochée par l'épidémie de SRAS.« Mais l'argent ne réglera pas tout », a lancé le premier ministre, annonçant que la prochaine réunion de son cabinet aurait exceptionnellement lieu mardi à Toronto, afin de démontrer aux Canadiens et au monde entier que la capitale ontarienne est vraiment sans danger.« Le soir venu, je dormirai à l'hôtel, et je dormirai très bien! » a prédit M.Chrétien.Le premier ministre a cependant dû faire face à une avalanche de critiques à cause de son absence silencieuse depuis les 12 derniers jours.« Je me suis pleinement impliqué avant de partir », s'est défendu le premier ministre, qui refuse de voir dans ces critiques un signe de l'effritement de son leadership.FRÈRE Suite de la page A1 FUSIONS Suite de la page A1 « Le parti Baas pensait qu'ils faisaient partie d'Al Dawa, mais ce n'est pas vrai.Ils ont dû écrire des rapports sur toute personne qui priait dans une mosquée.Ils avaient menacé de me prendre à l'époque, mais j'étais trop jeune », ajoute-t-il.Ahmad Sadhi était dans son magasin en ce jour de 1985, vers 10 h, quand des membres du parti Baas sont entrés.« Je vendais des pièces pour les voitures.Ils m'ont dit qu'ils avaient un échantillon de peinture et qu'ils voulaient acheter un pot de cette couleur.J'ai ouvert la boîte qu'ils me tendaient, et il y a eu une explosion.Je me suis réveillé en prison.On m'a donné de nouveaux vêtements et un numéro, le 534.» Il est sorti de prison l'an dernier.« Dites-nous, croyez-vous que le régime de Saddam est vraiment terminé?Nous avons tous peur, ici, des ex-membres du parti Baas » Dans le ventre des services secrets À la suite de la chute de Bagdad et du pillage des édifices gouvernementaux, les Irakiens ont eu accès aux endroits les mieux gardés et les plus craints, au temps du régime de Saddam Hussein.Aujourd'hui, cependant, les soldats américains montent la garde.Les immeubles du complexe des quartiers généraux des services secrets qui n'ont pas été bombardés ont tous été pillés et incendiés lors de la chute de Bagdad.Ils sont aujourd'hui gardés par des soldats américains qui acceptent mollement d'accompagner les journalistes curieux d'entrer dans cet antre du renseignement.Les cellules dans le quartier général des services secrets ne font guère qu'un mètre sur deux, avec un plafond haut d'environ huit mètres près duquel une toute petite fenêtre a été percée.Sur les murs de certaines d'entre elles, les supplications inscrites par les derniers prisonniers détenus ici jusqu'en mars sont déchirantes.« Pitié Dieu, aidemoi.J'ai des frères, j'ai une mère.Pitié Dieu, aide-moi à sortir d'ici pour rejoindre ma mère et qu'elle me serre dans ses bras, pour que je revoie mes pauvres frères.» Et c'est signé: « Un homme qui souffre, Salam Al-Delemy ».D'autres ont inscrit de petites barres pour compter le nombre de jours qu'ils y ont passé.Une semaine, deux semaines, 27 jours.« Dans 16 jours, a écrit un prisonnier, mon fils aura deux ans.» Sur l'un des murs, un détenu sans crayon a creusé le plâtre pour y laisser sa marque.Il y a dessiné une colombe, retenue par une chaîne, qui cherche à s'envoler par une fenêtre bloquée par des barreaux.Dans un immeuble à moitié incendié, des dossiers sont éparpillés un peu partout.Nous en prenons un au hasard.« Besoin d'information sur Tana Al Obaidi, étudiante égyptienne en sciences politiques.Elle se rend souvent emprunter des livres sur l'Algérie à la bibliothèque.» La jeune étudiante a-t-elle jamais su que son nom était inscrit dans les fichiers des services du renseignement?Nous ne le saurons probablement jamais, le reste de son dossier traînant quelque part dans les jardins du quartier général.Ainsi, la responsabilité de la direction des affaires juridiques du MAMM lui incombe.Dirigée par l'avocat François Gagnon, cette instance planche déjà sur la loi qui proposera, entre autres choses, le retour à la situation qui existait avant les regroupements.Me Gagnon était également à la tête de cette division lors des regroupements.Dans les coulisses, la dizaine de juristes de la direction ne cachent pas qu'ils « travaillent sans empressement », affirme-t-on à Québec.Les fonctionnaires ont eu le mandat de travailler assez rapidement puisque le premier ministre entend déposer la loi-cadre au cours de la prochaine session parlementaire, qui s'ouvrira le 3 juin.Leur tâche, pour l'instant, se limite toutefois à tracer les grandes lignes de la loi-cadre puisqu'elle ne sera pas adoptée par l'Assemblée nationale avant l'automne.Le document législatif préliminaire permettra au gouvernement libéral de se garder une marge de manoeuvre suffisante pour incorporer toute proposition jugée intéressante qui émanera des municipalités.En ce sens, l'administration Tremblay lancera prochainement un appel d'offres pour la réalisation d'une étude sur la réorganisation des pouvoirs des arrondissements.Mais la volonté de M.Charest de proposer éventuellement, en plus des référendums sur l'avenir des ex-municipalités, des solutions de rechange visant une plus grande décentralisation dans les nouvelles municipalités n'a en rien diminué la grogne des fonctionnaires.D'une façon ou d'une autre, croient-ils, ils auront à défaire le travail réalisé à la sueur de leur front au cours des dernières années.Il faut comprendre, soulignet- on sur la colline parlementaire, que l'élaboration de la loi 170, qui a permis les fusions à Montréal, Québec, Longueuil, Lévis et Gatineau, et de plusieurs autres décrets de regroupements ( Sherbrooke, Saguenay, Trois-Rivières, etc.) a nécessité beaucoup de temps et d'énergie.Cela est d'autant plus vrai que les serviteurs de l'État, qui doivent répondre sans broncher aux commandes de l'appareil politique, ont cru \u2014 et croient encore \u2014 à cette réforme péquiste qui a chamboulé la scène municipale du Québec au cours des dernières années.Alors qu'en 2000, le Québec comptait 1306 municipalités, le travail de Louise Harel, de concert avec Denys Jean, François Gagnon et les juristes du Ministère, a permis de multiplier les mesures favorisant les regroupements ainsi que les fusions obligatoires de telle sorte qu'il ne reste aujourd'hui que 1090 municipalités au Québec ( à l'exception des villages cris ).Le tout a débuté le 3 mars 2000, lorsque Mme Harel, alors ministre des Affaires municipales, a annoncé sa volonté d'apporter des changements à la gestion et aux institutions municipales.Un plan d'action en cinq étapes, puis un livre blanc contenant les orientations gouvernementales, ont suivi peu de temps après.En décembre 2000, le gouvernement a déposé le projet de loi 170 sur l'organisation territoriale municipale, lequel officialisait la réorganisation.Au cours de la campagne électorale, les libéraux ont promis de déposer un projet de loi qui permettrait aux citoyens des municipalités récemment fusionnées qui le désirent d'entreprendre un processus de défusion.Selon le nouveau premier ministre, les libéraux doivent rapidement mettre de l'avant ce projet de loi parce que les électeurs ont envoyé un message très clair le 14 avril dernier.Électronique Informatique Photo Communications 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La guerre et les élections finies, voici le SRAS.Si je suis inquiet ?Comme vous.À peine.Comme disait un médecin dans notre page Forum de vendredi, on nage dans la choucroute, il ne sert à rien de faire des scénarios apocalyptiques fondés sur du vent.Pourquoi je souris ?Parce que je pense au virus du Nil.On vit des temps périlleux, mon vieux, le danger est dans tout, les oiseaux morts, les Chinois vivants.Pourquoi je souris méchamment ?Parce qu'il n'y aura pas de survivants.Sérieusement.On exagère sûrement les risques réels de pandémie, les médias ajoutent à l'hystérie simplement en y faisant écho, l'OMS a sûrement eu tort de bannir Toronto (après avoir banni Dutoit, excusez), je suis d'accord, sûrement pas de quoi paniquer, mais avez-vous remarqué qui s'emploie le plus, ces jours-ci, à nous rassurer ?Les hommes d'affaires ! Les hôteliers ! Les restaurateurs ! Les agents de voyages ! Les maires de Toronto.Tous sont soudain devenus des experts épidémiologistes.Je ne me sens pas très bien depuis hier.Dieu merci, je viens de joindre à l'instant le président de la chambre de commerce de la Montérégie : je fais de la fièvre, monsieur le président, je tousse, j'ai du mal à respirer.C'est rien du tout ! Faites un petit voyage, ça va passer.Me voilà rassuré.Je vais pouvoir terminer cette chronique.Les élections, vous vous souvenez ?C'était il y a moins de deux semaines.Retour sur la journée même des élections.La Presse m'avait affecté à Saint-Hubert (circonscription de Vachon), où je suis arrivé vers le milieu de l'après-midi.J'ai fait la tournée des permanences en commençant par celle des libéraux, où j'ai été fort aimablement reçu, puis je me suis rendu chez les adéquistes.La candidate, Mme Joëlle Lescop, sortait justement de son local.Encore là, accueil chaleureux.Finalement j'arrive à la permanence des péquistes, où j'avais prévu m'installer pour taper mon compte rendu.J'y fus accueilli fraîchement.En fait, je n'y fus pas accueilli du tout.C'est pourquoi ?me demande un monsieur qui était là.Pour la collecte des pompiers.J'étais planté comme un codinde au milieu du local.Vous a-t-on répondu ?m'a demandé une dame sans s'arrêter.Hop, elle avait déjà disparu.Je vous parle d'un climat.Je vous parle de cette rusticité, de cette cassante assurance qui vient avec un trop long exercice du pouvoir.Quelques heures plus tard, les péquistes le perdaient, le pouvoir.Je ne m'en suis pas réjoui.Mais je ne m'en suis pas étonné non plus.(Courte parenthèse : dans Vachon, les péquistes ont gagné.Et c'est bien ainsi.M.Camil Bouchard est si bien logé à gauche qu'il est finalement assez peu péquiste, on pourrait même le considérer comme le second député de l'Union des forces progressistes, le premier étant bien sûr Mme Harel.) Mes textes envoyés, j'ai pris une bière avec de drôles de jeunes gens qui font le métier d'attachés politiques auprès de députés.Curieux métier qui consiste, si j'ai bien compris, à recevoir les doléances des commettants.Curieux métier quand on est d'avis, comme je le suis, qu'un député devrait être le porte-parole d'une idée plutôt que le pompier de petits feux domestiques.Je ne me souviens plus très bien de ce que m'ont répondu ces jeunes gens, mais je crois me rappeler que l'un d'eux m'a expliqué que, en général, les députés avaient de la misère à faire la différence entre leur cul et leur pied, et d'imaginer qu'il puissent être porte-parole d'une idée relevait de la science-fiction la plus débridée.Ah, je retrouvais les péquistes comme je les aime ! Autour d'une bière.Dans l'opposition, qui leur va si bien.Dans la pensée critique.C'est là qu'ils sont les meilleurs.Dehors, un orage pas du tout symbolique venait d'éclater.\u0001 \u0001 \u0001 Je sais que vous et moi ne partageons pas tout à fait les mêmes valeurs démocratiques.Pour un certain nombre d'entre vous, ne pas aller voter est le comble du cynisme, je ne reviendrai pas là-dessus, mais vous intéresse-t-il de savoir ce que, moi, je nomme cynisme ?Cela a justement à voir avec Mme Joëlle Lescop, dont je parlais il y a un instant.Dieu sait que je ne suis pas adéquiste.C'est pourtant avec chaleur que je lui ai serré la main en la félicitant de ce prétendu dérapage, quand elle a suggéré des comités ad hoc pour juger de la pertinence de ploguer des vieux cardiaques de 91 ans à des machines life-support de 500 000 $.Vous rappelez-vous la réaction de M.Charest ?« C'est ça, a-t-il dit, votez pour Mario Dumont et c'est le concierge de l'hôpital qui décidera si votre vieille mère doit vivre ou mourir.» M.Landry a été moins spectaculaire mais il a charrié dans le même sens.Et soyons clair : si un libéral, au lieu d'une adéquiste, avait évoqué ces comités ad hoc, alors ce serait Mario qui en aurait fait tout un show.Que des dirigeants politiques aspirant à gouverner un pays tiennent des propos aussi grossièrement démagogiques, cela me choque intimement.Oui c'est un naïf qui parle, d'ailleurs je devrais dire « ébahissement » plutôt que choc.Je ne comprends tout simplement pas.Je ne comprends pas le double langage de ces gens-là, qui n'ont pas arrêté de se vanter de faire une campagne d'idées.Ce que je comprends encore moins, c'est vous.Obsédés de morale comme vous l'êtes, vous ne semblez pas voir ce qu'il y a d'incivique dans le fait de s'affranchir d'une éthique dont on se réclame par ailleurs.Je suis un chroniqueur, un témoin qui ne décide de rien, je n'ai aucun pouvoir de décision, j'écris des trucs qui ne changent absolument rien à votre vie (Dieu merci) et vous me faites des procès à ne plus finir pour une virgule de travers.Dans le même temps, le chef de ce gouvernement tient des propos grossièrement démagogiques et que me dites-vous ?Vous dites que je suis naïf.En campagne électorale, ajoutez-vous, tout cela est de bonne guerre.Une bonne fois, avant que je meure idiot, il faudra que vous m'expliquiez ce qu'est une mauvaise guerre.Le transport aérien mondial plombé par le SRAS Agence France-Presse PARIS \u2014 Après les attentats du 11 septembre 2001, la crise économique et la guerre en Irak, l'épidémie de pneumonie atypique porte un coup supplémentaire au transport aérien, déjà en plein marasme.Volant à son secours, la Commission européenne a proposé hier un « assouplissement » des règles d'attribution des créneaux horaires dans les aéroports aux compagnies aériennes, confrontées à une baisse de la demande liée à la guerre en Irak et à l'épidémie.Une mesure destinée à permettre aux compagnies de réduire l'utilisation de ces créneaux qui leur sont attribués pour la saison d'été sans risquer de les perdre, comme le règlement le prévoit actuellement.Sans cette disposition, les transporteurs seraient contraints de « poursuivre l'exploitation de leurs services aériens non rentables pour conserver leurs créneaux horaires » dans l'UE.L'industrie mondiale du transport aérien pourrait subir des pertes nettes d'environ 8 milliards de dollars en 2003 et « les recettes pourraient encore chuter », a prévenu Bruxelles.La Commission avait pris une décision analogue après les attentats du 11 septembre 2001.La guerre en Irak et le développement du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) en Asie du Sud-Est ont provoqué de fortes baisses du trafic aérien, notamment à destination des régions concernées.Quotidiennement, des vols sont annulés ou déroutés.Ainsi, la compagnie aérienne néerlandaise KLM a annoncé hier qu'elle allait réduire sa capacité sur certaines destinations en Extrême- Orient, notamment Pékin et Hong Kong en raison de la baisse de la demande.La compagnie russe Poulkovo a elle annoncé la suspension de ses vols vers Pékin jusqu'à la mi-juin.Japan Airlines (JAL), la première compagnie aérienne japonaise, a également annoncé une nouvelle série de suppressions de vols vers la Chine pour la même raison.« Toutes les routes (de JAL) vers la Chine sont frappées par la peur de l'épidémie », a expliqué Hirohide Ishikawa, porte-parole de JAL.Vietnam Airlines a diminué de moitié ses vols quotidiens à Hong Kong et prévoit que la réduction des vols continuera si la situation devait empirer.Cathay Pacific, de Hong Kong, a annulé 45 % de ses vols, tandis que Singapore Airlines, compagnie la plus profitable de la région, a réduit de ses vols de 20 % et reporté l'achat de nouveaux appareils.Plus symboliquement, le patron de Thai Airways International (THAI), Kanok Abhiradee, s'est dit prêt à accepter une baisse de 26 % de son salaire, alors que sa compagnie a dû elle aussi tailler dans son programme de vols quotidiens.Aux États-Unis, l'Irak et la pneumonie atypique ont encore accentué une baisse de fréquentation déjà brutale depuis les attentats du 11 septembre 2001 : à titre d'exemple, la première compagnie aérienne du monde, American Airlines, qui affiche une perte de plus d'un milliard de dollars sur les trois premiers mois de l'année, est menacée d'un dépôt de bilan imminent.Réunies d'urgence à Bangkok mercredi et jeudi, les compagnies asiatiques ont demandé l'aide des gouvernements, une baisse des taxes des aéroports de la région et plus de standardisation et de coopération entre les gouvernements pour les contrôles médicaux dans les aéroports.Photo Agence France-Presse © Dans un aéroport de Séoul en Corée du Sud, James Kelly, diplomate américain, passe les examens pour le SRAS après avoir participé à une réunion à Pékin.3130464A AU VOLANT D'UNE ALTIMA, ILS PARAISSENT BIEN! Location de 48 mois pour l'Altima 2.5S 2003 (T4RG73 AE00).Acompte ou échange équivalent de 2 3 95 $.Limite de 24 000 km par a nnée avec 0,10 $/km extra.Premier versement et dépôt de garantie équivalent à un versement mensuel, (toutes taxes incluses), requis à la livraison.Assistance routière 24 h.Taxes, immatriculation, assurance, frais d'enregistrement RDPRM, obligations sur pneu neuf et frais du concessionnaire en sus.Sur approbation du crédit.Offre d'une durée limitée.Les concessionnaires peuvent vendre/louer à prix moindre.PDSF de l'Altima Sedan 2.5S à boîte manuelle (T4RG53 AA00).Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Le modèle illustré est à titre indicatif seulement.Nissan, le logo Nissan, la signature « DÉCOUVRIR_ » et le nom du modèle Nissan sont des marques de commerce de Nissan.www.nissanmontreal.com www.nissan.ca 1 800 387-0122 ALTIMA 2.5S 2003 319$ /MOIS Transmission automatique Radio AM/FM stéréo 100 watts avec lecteur CD Siège du conducteur à 8 réglages Freins à disque aux 4 roues Moteur 2,5L de 175 chevaux Climatiseur Dossier arrière rabattable 60/40 Pneus toutes saisons de 16 po Système antidémarrage Et beaucoup plus! 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l'épidémie de pneumonie atypique, qui a fait à ce jour plus de 270 morts dans le monde.Au nombre des mesures à l'examen, des formulaires de santé obligatoires pour les voyageurs et des interdictions de déplacement signifiées à toutes les personnes présentant des symptômes de la maladie.Le plan apparaît dans un projet de déclaration élaboré par de hauts responsables de la santé de neuf des 10 pays membres de l'Association des nations du Sud-Est asiatique (ASEAN), ainsi que de la Chine, du Japon et de la Corée du Sud, qui se sont retrouvés hieren Malaisie.Les participants à la réunion de Kuala Lumpur sont « profondément préoccupés » par la menace que représente le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) pour « le bien-être et la vie des populations ainsi que pour le développement économique de cette région », peut-on lire dans le projet de déclaration.« Nous avons la conviction que c'est seulement en accentuant nos efforts collectifs à l'échelle régionale tout autant qu'internationale que nous (pourrons) faire face aux défis posés par ce virus meurtrier.» Les discussions de hier, auxquelles assistaient des observateurs de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Canada, inauguraient une série de rencontres de représentants des pays asiatiques les plus touchés par l'épidémie.Les responsables gouvernementaux présents aux entretiens \u2014 auxquels le Vietnam était absent \u2014 devaient informer les ministres de la Santé qui se réuniront aujourd'hui à Kuala Lumpur en présence de représentants du Canada.Un sommet des dirigeants des 10 membres de l'ASEAN (Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Myanmar, Philippines, Singapour, Thaïlande et Vietnam) et d'autres hauts responsables des pays touchés par le SRAS est par ailleurs prévu mardi prochain à Bangkok, en Thaïlande.Après de lents débuts en Chine, les mesures introduites pour contrôler la propagation de l'épidémie commencent à produire leurs effets, selon un haut responsable de l'OMS.« Nous pouvons voir que des mesures de contrôle efficaces sont en place, que le cours (des événements) commence à s'inverser », a déclaré hier à Kuala Lumpur le Dr Mark Slater, du département des maladies transmissibles de l'OMS à Genève.« Je pense qu'il y a encore du chemin à parcourir avant que nous puissons dire que (l'épidémie) est sous contrôle, mais on avance.» Le Dr Slater a souligné que la coopération internationale en cours pour lutter contre l'épidémie pourrait devenir une référence pour « développer internationalement une surveillance acceptable et une réponse de contrôle » en cas de nouvelles maladies.Saluant les autorités chinoises pour être devenues « beaucoup plus transparentes » sur la réalité du SRAS au cours des derniers jours, le représentant de l'OMS a aussi jugé qu'elles avaient fait de « grands pas » pour combattre la maladie.À ce jour, plus de 4400 cas probables sont dénombrés dans le monde, dont une majorité en Chine et à Hong Kong.Outre les morts enregistrés dans ces deux foyers de propagation, des décès ont été recensés à Singapour, au Canada, au Vietnam, en Thaïlande, en Malaisie et aux Philippines.L'épidémie a déjà coûté l'équivalent de centaines de millions d'euros aux pays asiatiques, confrontés à une chute du tourisme et à une baisse des dépenses de consommation.Photo REUTERS Plus de 600 médecins et travailleurs de la santé participaient à un symposium sur le syndrome respiratoire atypique sévère, hier à Hong Kong.3133424A Sida et SRAS: un cocktail explosif, dit Montagnier ALEXANDRE S I R O I S SI LES autorités sanitaires ne prennent pas les mesures nécessaires pour empêcher la pneumonie atypique de se répandre dans les zones où sévit le virus du sida, on peut craindre un cocktail explosif, estime le codécouvreur du virus du sida, Luc Montagnier.« Si une personne déjà infectée par le virus du sida, immunodéprimée et non traitée contre le VIH s'infecte avec le virus de la pneumonie atypique, ça risque d'être une infection foudroyante », a déclaré hier le Dr Montagnier à La Presse au cours d'une entrevue téléphonique.Président de la Fondation mondiale de recherche et prévention du sida, le Dr Montagnier a rappelé que les gens infectés par leVIH ne meurent pas directement de cette infection, mais bien de celles contractées en raison de la faiblesse de leur système immunitaire.Les infections respiratoires, par exemple, peuvent être mortelles.« Il est clair qu'en Chine du Sud, les deux épidémies sont assez proches l'une de l'autre.Donc, la rencontre n'est pas impossible, a dit le Dr Montagnier.Il faudrait absolument que les autorités sanitaires chinoises fassent en sorte que les gens infectés par le VIH ne se déplacent pas dans les zones infectées par le virus du SRAS.» Un scénario catastrophe pourrait aussi être à prévoir, affirme le médecin, si le virus de la pneumonie atypique se répand en sol africain.« Ce serait encore pire », a-t-il dit.Il a prédit que c'est probablement l'Afrique de l'Est, la région du continent la plus en contact avec l'Asie, qui pourrait être la première affectée.Le virus du sida est présent dans cette région, notamment au Kenya et en Ouganda.Par ailleurs, le Dr Montagnier n'a pas été surpris par l'apparition du mystérieux virus de la pneumonie atypique, « parce qu'on est dans un terrain propice aux nouvelles épidémies virales ».À cause de la mondialisation et de l'accroissement des échanges sur la planète, mais aussi en raison de l'affaiblissement des défenses immunitaires des populations (lié à la pollution atmosphérique et à l'alimentation), du stress de la vie dans les grandes villes et de moins bonnes habitudes d'hygiène.« Il est clair que les maladies respiratoires s'attrapent par les gens qui toussent à l'air libre et qui crachent par terre.Ou encore dans les toilettes, à cause des gens qui ne se lavent pas les mains, a déclaré le médecin, qui estime que ces comportements sont plus fréquents qu'autrefois.Donc, il y a toute une rééducation à faire que les jeunes générations n'ont plus.» Cela dit, le Dr Montagnier ne pense pas qu'on verra une pandémie de SRAS provoquer une hécatombe sur la planète.Entre autres parce que le virus est mortel dans uniquement 5 % des cas.« Une personne en bonne forme a beaucoup de chances de guérir de cette infection, dit-il.Et il semble qu'elle n'est pas productrice du virus, une fois guérie.Contrairement au virus du sida où, malgré le fait que les gens aient des anticorps, ils sont toujours contagieux.» Photothèque LA PRESSE © Luc Montagnier, codécouvreur français du virus du sida.3137050A 6LP0701A0426 6LP0701A0426 ZALLCALL 67 21:36:13 04/25/03 B Une forte proportion des détenus atteints du sida La SAAQ fait trembler le contrôle routier La société d'État nie l'existence d'un quota d'infractions imposé aux contrôleurs JEAN-PAUL CHARBONNEAU UNE GRANDE proportion des 12 677 personnes incarcérées dans les 53 pénitenciers du Canada étaient porteuses d'une maladie infectieuse lorsqu'elles ont été condamnées, en majorité du sida.Une récente étude du Service correctionnel du Canada (SCC) démontre également que le pourcentage de personnes atteintes du VIH et des hépatites B et C est plus élevé dans les établissements de détention que dans la collectivité canadienne en général.Le pourcentage des prisonniers atteints du VIH a été légèrement en hausse en 2001 par rapport à 2000, passant de 1,7 % (214) à 1,8 % (223), ce qui indique qu'un détenu sur 55 est porteur de ce virus, une proportion 10 fois plus élevée que dans la population canadienne.Pour ce qui est l'hépatite C, le pourcentage des détenus atteints était en hausse en 2001 avec 23,6 % (2993), comparativement à 20,1 % (2542) l'année précédente.Même si seulement 0,3 % des détenus ont eu des résultats positifs au test de dépistage de l'hépatite B en 2001, c'est trois fois plus qu'en 2000.La Dre Françoise Bouchard, directrice générale des services de santé du SCC, a indiqué que, depuis trois ans, on fait un suivi de l'évolution de l'état des détenus.Avant, il n'y en avait aucun.« Nous avons mis sur pied un programme de surveillance comme il en existe dans la communauté », a souligné le médecin.Afin d'avoir un portrait le plus juste possible de la situation à l'intérieur des murs, le SCC offre un programme de dépistage à chaque détenu, qui peut s'y soumettre de façon volontaire.L'étude du pourcentage des personnes testées révèle que jusqu'à 70 % des détenus ne subissent peut-être jamais ces tests.Il se peut donc que les taux d'infection déclarés sous-estiment grandement le véritable poids de ces maladies dans les établissements correctionnels fédéraux.Dans l'avant-propos du rapport de l'étude, la Dre Bouchard écrit que partout dans le monde, les détenus des établissements correctionnels sont beaucoup plus touchés par les maladies infectieuses que l'ensemble de la population.« Cela est attribuable, indique-t-elle, au fait que bon nombre de détenus appartiennent à des populations vulnérables, ayant des comportements à risque d'infection élevé.» Au cours des deux dernières années de surveillance, il a été établi que ce sont les pénitenciers des régions du Québec et des Prairies qui comptaient le plus grand nombre de détenus porteurs du VIH.Pour ce qui est du taux de nouveaux cas de maladies infectieuses, le Québec et l'Ontario se classent au premier rang.Il est également noté dans le rapport que le taux d'infections au VIH et à l'hépatite C était plus élevé chez les détenus de sexe féminin dans tous les établissements du pays.BRUNO BISSON Sur les ondes du Citizen's Band, ces jours-ci, les contrôleurs routiers n'ont pas vraiment la cote des camionneurs.On rit beaucoup de « leurs nouveaux chapeaux de troopers flambant neufs, à250 $ le morceau », mais quand la conversation glisse sur les contraventions et les contrôles, on rit beaucoup moins.Chacun semble avoir son histoire absurde àraconter.Tous sont en colère.« C'est pas rare qu'on entende des camionneurs se pomper en se demandant : Quand est-ce qu'on va en botter un ?» affirme un contrôleur sous le sceau de la confidentialité.À Montréal, à Québec et dans le sud de la province, le climat est encore sain, mais en Abitibi et au Lac-Saint- Jean, en particulier, les relations sont de plus en plus pourries.» « Les gestionnaires font pression sur les contrôleurs pour augmenter les inspections, et les camionneurs nous accusent de les arrêter juste pour les écoeurer.Je ne les blâme pas, même si la plupart du temps c'est faux.Nous, on est coincés, on voit notre réputation de professionnalisme se dégrader, et on ne cherche plus les vrais délinquants.On ne fait plus du contrôle routier.On fait des statistiques.Camionneurs et contrôleurs d'accord Ce constat est partagé par des camionneurs et les responsables de leurs associations, mais aussi par tous les contrôleurs routiers interrogés au cours des dernières semaines sur le climat qui prévaut sur les routes du Québec.Camionneurs et contrôleurs, qui sont rarement d'accord, s'entendent pour montrer du doigt les pratiques de gestion de la Société d'assurance automobile du Québec (SAAQ), responsable de l'agence autonome Contrôle routier Québec (CRQ).Selon eux, la société d'État « dénature » le contrôle routier en pratiquant une gestion par objectifs qui confine à l'obsession et qui incite les agents du CRQ à multiplier les interventions et les constats d'infraction pour satisfaire aux « attentes », « indicateurs opérationnels » et autres « cibles stratégiques » dictés par la SAAQ.Il y a trois semaines, l'Association nationale des camionneurs artisans (ANCAI), qui regroupe 4000 propriétaires et chauffeurs faisant surtout du transport de vrac, a claqué la porte d'un comité consultatif de la SAAQ et accusé ses dirigeants d'avoir créé une « industrie du ticket » en imposant l'application intégrale et uniforme de ces objectifs et attentes par les constables routiers.Les attentes de la SAAQ Selon nos sources, le malaise s'est surtout manifesté en région depuis le début de l'année 2003, mais il s'étend maintenant à Montréal, où les contrôleurs viennent d'être mis au fait par leurs supérieurs des attentes de la SAAQ à leur égard.Plusieurs sont chiffrées.Sous peine de sanctions, les agents du CRQ doivent désormais « atteindre 70 % de présence sur route par rapport au total du temps travaillé », et 50 % de ce temps travaillé doit être consacré au contrôle routier comme tel.Les contrôleurs doivent aussi « intercepter et vérifier un mouvement de transport (un camion, en français) par 1,5 heure de temps de contrôle ».Selon des documents internes de la SAAQ obtenus par La Presse, ces trois « indicateurs de performance » doivent impérativement être atteints dans toutes les directions régionales du CRQ et « ils seront suivis toute l'année.Si certains ne les rencontrent pas, il y aura deux avertissements et des mesures administratives ».D'autres « attentes » fixées par la société d'État laissent songeur, notamment l'obligation « d'atteindre un taux de détection des mouvements de transport non conformes équivalant à 42 % des mouvements de transport vérifiés ».Même si les documents de la SAAQ ne précisent nulle part qu'un agent sera passible de sanction faute de remettre au moins un constat d'infraction à 42 % des camions qu'il inspecte, cette exigence est considérée par tous les camionneurs et agents rencontrés par La Presse comme un « quota » d'infractions déguisé.La SAAQ nie Dans une entrevue avec La Presse, la semaine dernière, le vice-président de la SAAQ, Louis Côté, grand patron du contrôle routier au Québec, a vigoureusement démenti cette interprétation des « attentes » de la Société, en ajoutant que tous les indicateurs utilisés découlaient d'un consensus intervenu il y a cinq ans entre le ministère des Transports, la SAAQ et l'industrie du camionnage.« Nous ne comprenons pas pourquoi l'ANCAI a démissionné du comité consultatif sur le contrôle routier, a affirmé M.Côté.En janvier dernier, quand nous avons soumis nos objectifs à l'ANCAI et aux autres associations de l'industrie, tout le monde était d'accord.Pourquoi ont-ils subitement changé d'idée en trois mois ?» Selon le vice-président, la SAAQ estime qu'une partie de l'industrie se rebiffe « parce que nous sommes devenus tellement efficaces contre les délinquants que, maintenant, on s'en plaint ».Les sources de La Presse font toutefois valoir que la virulente sortie de l'ANCAI, au début d'avril, a surtout coïncidé avec la mise en circulation dans la région de Montréal des directives de la SAAQ prévenant les agents des sanctions auxquelles ils s'exposent s'ils n'arrivent pas à atteindre les objectifs de la Société.La question du contrôle routier devrait d'ailleurs constituer un des dossiers chauds de l'assemblée générale de l'ANCAI, qui a lieu ce week-end au Manoir Richelieu.II pourrait aussi en être question, la semaine prochaine, aux assises annuelles de la puissante Association du camionnage du Québec, dont les 1000 membres assurent 80 % du transport routier de la province.ENDROIT : HÔTEL LE CENTRE SHERATON MONTRÉAL 1201, BOUL.RENÉ-LÉVESQUE OUEST, MONTRÉAL ENTRE LES RUES GUY ET PEEL DATE : LE DIMANCHE 27 AVRIL 2003 À 14 H PRÉCISES INSPECTION PUBLIQUE ET INSCRIPTION À COMPTER DE 13 H www.federalauctionservice.com ENCAN PUBLIC SANS RÉSERVE TAXES ET DROITS D'IMPORTATION ACQUITTÉS Chaque article sera adéquatement étiqueté.Inscription exigée à l'entrée.Certaines réserves peuvent s'appliquer.Vente sujette à ajouts ou retraits.Les adjudicataires devront payer des frais de manutention de 15 % plus TPS et TVQ.Paiement : comptant, cartes de crédit, Interac ou chèque certifié.Illustrations à titre indicatif seulement.Rens.: (905) 458-9509.(c) 2003 Federal Auction Service, Inc.Entreprise privée, certifiée ISO 9001 : 2000.Certifiée par British Standards Institute Inc.Federal Auction Service n'est pas une agence gouvernementale.WAIR Nombreuses montres Rolex Cartier Audemars Patek Philippe Breguet comme neuves Audemars Piguet Royal Oak 18 carats.Comme neuve PLUS DE 100 ARTICLES BIJOUX DE 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3 A 9 IRAK > L'APRÈS-SADDAM Washington dit non à un régime pro-iranien en Irak Agence France-Presse BAGDAD \u2014 Les États-Unis ne permettront pas un régime pro-iranien en Irak, a déclaré hier le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld après la reddition de l'ancien numéro deux irakien, Tarek Aziz.Le président George W.Bush a estimé de son côté à deux ans le temps nécessaire pour favoriser la mise en place de nouveaux dirigeants irakiens.« Les États-Unis ne permettront pas que la transition démocratique vécue par le peuple irakien soit détournée par ceux qui voudraient installer une nouvelle forme de dictature » en Irak, a déclaré Donald Rumsfeld, dans ce qui constitue l'avertissement le plus ferme adressé par Washington à Téhéran jusqu'à présent.« Il ne fait aucun doute que le gouvernement iranien a encouragé des personnes à se rendre en Irak et qu'ils y ont des gens qui tentent d'influencer la direction que prend ce pays », a-t-il dit.Jeudi, le chef de la diplomatie iranienne, Kamal Kharazi, avait assuré qu'il n'y avait « pas d'ingérence iranienne dans les affaires intérieures de l'Irak ».Les chiites d'Irak, qui représentent 60 % de la population, ont été exclus du pouvoir par l'ancien régime essentiellement composé de sunnites (25 % de la population).Une partie du clergé chiite s'est prononcée en faveur d'une application des lois islamiques, à l'instar de la république islamique d'Iran voisine.Dans un entretien à l'hebdomadaire Maroc-Hebdo, l'ancien secrétaire d'État américain Henry Kiss i n g e r n ' e x c l u t pas que Washington puisse accepter un gouvernement chiite en Irak s'il est démocratiquement désigné.« À partir du moment où les chiites sont majoritaires en Irak, je ne vois pas comment la Maison- Blanche pourrait s'opposer à leur accession au pouvoir », a-t-il expliqué.Les forces américano-britanniques ont largué environ 1500 bombes à fragmentation en Irak, mais n'ont connaissance que d'un seul cas ayant fait des victimes civiles, a déclaré hier le chef d'état-major interarmées américain, Richard Myers.Un ancien responsable des services secrets irakiens, Farouk Hijazi, a été capturé hier près de la frontière syrienne.Ce dernier est soupçonné d'avoir tenté d'assassiner, en 1993, l'ex-président américain George Bush, lors de son déplacement au Koweït.Tarek Aziz, ancien vice-premier ministre et l'une des figures les plus connues à l'étranger, s'était rendu jeudi aux forces américaines, qui n'ont fourni aucune précision sur les circonstances de sa reddition.Le Congrès national irakien (CNI) assure avoir fourni aux Américains des informations leur ayant permis de retrouver la trace de Tarek Aziz chez sa belle-fille, dans un quartier de Bagdad.La reddition et la capture des deux hommes devraient conforter les forces américaines dans leur recherche des leaders irakiens déchus et des armes de destruction massive.Interrogé jeudi sur la durée de la présence en Irak des forces de la coalition, le président Bush l'a estimée à deux ans, pour permettre la mise en place de nouveaux dirigeants irakiens.« Les gens disent que les États- Unis devraient partir.Nous partirons dès que nous aurons accompli notre mission », a-t-il dit.Washington déposera la semaine prochaine devant le Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution prévoyant la levée de toutes les sanctions internationales contre l'Irak, croit savoir le Washington Post citant de hauts responsables américains.Cette résolution mettrait également sous contrôle américain les revenus pétroliers irakiens, jusqu'à ce qu'une autorité intérimaire soit installée à Bagdad, et attribuerait un rôle uniquement consultatif à l'ONU, ajoute le journal.De leur côté, les présidents du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, et du Venezuela, Hugo Chavez, ont déploré hier la situation créée en Irak et souhaité que l'ONU joue un « rôle central » dans la reconstruction de ce pays.Un avion humanitaire koweïtien, qui devait être le premier à atterrir hier à l'aéroport international de Bagdad, a dû renoncer en raison du mauvais temps.Le Wall Street Journal Europe a indiqué qu'un ancien patron de la Shell, Philip J.Caroll, serait chargé de superviser la future nouvelle direction du secteur pétrolier irakien.Une partie de la production pétrolière et gazière, dans le nord et le sud de l'Irak, a été remise en route jeudi, pour répondre aux besoins des Irakiens.Par ailleurs, l'Espagne s'est déclarée prête à porter de 1100 à 1500 hommes son contingent militaire en Irak, essentiellement déployé dans le Sud, à Oum Qasr et à Bassora.Aujourd'hui et demain, à Madrid, une centaine de représentants de partis de l'ancienne opposition irakienne se réuniront pour discuter de l'avenir du pays.À Bagdad, Jay Garner a promis que des ministères irakiens pourraient fonctionner la semaine prochaine, soit six semaines après le début de la guerre contre l'Irak, le 20 mars.Hier, le dinar irakien est remonté au-dessus de son niveau d'avant-guerre, après la proposition américaine de lever les sanctions contre l'Irak.Il fallait seulement 1700 dinars pour acheter un dollar contre 3500 la semaine dernière et 4000 pendant la guerre.Photo AP Donald Rumsfeld MAINTENIR L'ACCESSIBILITÉ DES SERVICES FINANCIERS pour tous leurs membres, peu importe leur lieu de résidence et l'étendue de leurs besoins ; ACCENTUER LE CARACTÈRE DISTINCTIF DES PRATIQUES COMMERCIALES des caisses, notamment par : la primauté de l'intérêt des membres sur les avantages recherchés pour la caisse ou ses employés, un service humain, personnalisé et empreint de considération, une information pertinente sur toutes les grandes familles de produits et de services, une meilleure reconnaissance de la fidélité des membres ; MAINTENIR LA PART DE QUALIFICATION À CINQ DOLLARS de façon à garder les services financiers à la portée de tous ; ÉLABORER DE NOUVEAUX MOYENS DE CAPITALISATION (ristournes sous forme de parts, titres comportant des avantages dans l'utilisation des services, accès aux titres offerts à des investisseurs externes), pour permettre aux membres de participer personnellement au développement de leur caisse et du réseau ; ÉLARGIR LA BASE DE CALCUL DES RISTOURNES À L'ENSEMBLE DES AFFAIRES DU MEMBRE À SA CAISSE ; DONNER PLUS DE PLACE AUX MEMBRES DANS LES ORIENTATIONS DE LEUR CAISSE EN LES CONSULTANT SUR LES SUJETS D'IMPORTANCE POUR EUX; MAINTENIR LA GRATUITÉ DES FONCTIONS POUR LES DIRIGEANTS ÉLUS tout en instaurant une compensation raisonnable pour la personne qui assume la présidence de la caisse ; APPUYER LES JEUNES DE FAÇON TOUTE SPÉCIALE grâce à un grand projet de mobilisation proposé à l'ensemble des composantes du Mouvement Desjardins.Ce projet, qui sera défini au cours des prochains mois, touchera, entre autres, l'intégration financière des jeunes, leur présence en région, le soutien à leurs initiatives économiques et sociales, etc.LES BUTS DE LA CAISSE Au cours des prochaines années, la caisse Desjardins poursuivra les buts suivants : donner à tous ses membres, peu importe l'étendue de leurs besoins, accès, de façon adaptée, à des services financiers de qualité, en leur assurant des avantages financiers concrets et un service humain, empreint de considération ; contribuer à l'éducation coopérative, économique et financière de ses membres ; contribuer au développement de son milieu et de la coopération.LES CAISSES DESJARDINS RENOUVELLENT LEURS PRATIQUES COOPÉRATIVES Désireux de moderniser les pratiques démocratiques des caisses et de donner tout son sens à la mission de leurs coopératives de services financiers, en ce début du XXIe siècle, les dirigeantes et dirigeants des caisses, réunis en congrès le 29 mars dernier, se sont engagés à : 3130838A 6LP1001A0426 A10 SAMEDI 6LP1001A0426 ZALLCALL 67 20:45:24 04/25/03 B A10 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 AVRIL 2003 IRAK > L'APRÈS-SADDAM Photo Agence France-Presse © Le professeur Rodolphe de Koninck doute des chances de réussite des Américains en Irak.« Tous les grands empires sont venus (en Mésopotamie) s'y casser la gueule ou y chercher la gloire.Mais tous ont dû à la fin céder : Darius, les Ottomans, les Britanniques.(.) Les Américains tentent de réussir où tous ont échoué avant eux, alors que la situation est plus compliquée que jamais.» Sur la photo, une famille de Bagdad se rendait à la mosquée hier pour la prière du vendredi.Le géographe et la guerre c h a r l e s .c o t e @ l a p r e s s e .c a RODOLPHE DE KONINCK a enseigné la géographie à l'Université Laval de 1970 à 2002.Depuis l'automne, il est titulaire de la chaire universitaire du Canada en études asiatiques à l'Université de Montréal.Vous le connaissez peut-être comme grand vulgarisateur.Il a donné depuis 1990 le cours le plus populaire de la Télé-Université, Le Monde à la carte, qui en est à sa troisième année d'existence.La Presse l'a rencontré pour connaître le point de vue du géographe, grand spécialiste de l'Asie, sur les suites de la guerre en Irak.Q Du point de vue de la géographie, comment décririez-vous le pays conquis par les Américains et les Britanniques ?R L'ancienne Mésopotamie, c'est le centre du monde, aux confins de quatre civilisations : égyptienne, perse, arabe et turque.Elle fait partie du Croissant fertile, qui comprend aussi les vallées du Nil et du Jourdain.À l'échelle historique, cette région a beaucoup diffusé.Les grandes religions monothéistes, l'agriculture, l'écriture et le concept de ville viennent de là.Malheureusement, aujourd'hui, ce n'est plus tellement les grandes idées qui viennent de là, mais les problèmes ! Q Évidemment, les Américains ne sont pas les premiers à entrer en Mésopotamie.R Tous les grands empires sont venus s'y casser la gueule ou y chercher la gloire.Mais tous ont dû à la fin céder : Darius, les Ottomans, les Britanniques.Même à l'échelle du dernier siècle, les Ottomans ont fait place à la France et à l'Angleterre, mais ça n'a pas marché.Aucun de ceux qui y sont venus faire la guerre n'en est sorti avec une solution.Les Américains tentent de réussir où tous ont échoué avant eux, alors que la situation est plus compliquée que jamais.Q En quoi la situation est-elle plus compliquée ?R Pour plusieurs raisons, dont la suivante : dans la région et à sa périphérie, les acteurs concernés, de près ou de loin, sont nombreux à pouvoir faire obstacle, de façon déterminante, à toute tentative d'instauration durable d'un nouvel impérialisme.Parmi ces acteurs, il y a l'ensemble des populations, beaucoup plus nombreuses qu'autrefois, et dont certaines disposent de moyens puissants.Il y a notamment, bien sûr les populations arabes, mais aussi les Turcs et les Persans (ou Iraniens) tout comme l'ensemble des populations musulmanes asiatiques, et en particulier les intégristes.Il y a aussi et peutêtre surtout la Russie, l'Inde et la Chine ! Q Qu'est-ce qui pourrait faire échouer le projet américain ?R Il y a deux forces : la résistance suicidaire du monde musulman, une force à craindre, et le réveil des forces démocratiques aux États-Unis.Je suis très pessimiste, mais je m'accroche à l'idée que les forces progressistes vont réussir.Il m'arrive de me faire dire que je suis antiaméricain, mais le système politique des États-Unis est en train de déraper.D'un côté, il y a la puissance du fanatisme et, de l'autre, le silence de l'intelligentsia.L'Irak est un jardin de porcelaine et les Américains y sont entrés avec leurs gros sabots.Ils n'ont pas été capables de prendre le contrôle de l'Afghanistan hors de Kaboul, alors que c'était un pays complètement désorganisé.Alors imaginez ensuite l'Irak, ou même l'Iran ?L'Iran est quatre fois plus grand, trois fois plus populeux que l'Irak ! Q La supériorité technologie et militaire des Américains peutelle être la clé de leur réussite ?R Imposer une supériorité morale par la violence, ça n'a jamais marché.Q On fait des comparaisons avec l'Empire romain en disant qu'il a fini par tomber, mais il a quand même duré quelques siècles.R L'ordre romain a en effet duré des siècles, mais aujourd'hui, tout bouge plus vite ! Q Comment expliquez-vous le projet et les actions des Américains R Il y a deux causes à l'agression américaine : l'accès aux ressources et la nécessité pour le capitalisme de trouver de nouveaux domaines d'investissement.La logique de la société et de la civilisation américaines est de défendre la mondialisation, parce que les Américains vivent au-dessus de leurs moyens.Ils ont donc besoin d'assurer la libre circulation des biens qu'ils consomment.Je ne citerai qu'une statistique : les États- Unis ne représentent que 3 % de la population mondiale mais ils consomment 25 % de l'énergie et produisent 25 % de la pollution.Cette machine à broyer la planète qu'est l'économie américaine nécessite un accès aux ressources partout.Bref, les Américains dépendent beaucoup plus du reste du monde que l'inverse.Par ailleurs, on dit que les Américains veulent le pétrole, mais en fait, ils veulent surtout être ceux qui investissent dans l'industrie pétrolière.Cela explique une différence fondamentale entre l'impérialisme colonial ou précolonial et l'impérialisme américain.Auparavant, on allait chercher les ressources.Aujourd'hui, c'est dans la nature de l'économie américaine d'avoir trop d'argent.Les banques doivent placer cet argent.Les pays riches sont beaucoup mieux équipés pour recevoir ces investissements, mais les occasions d'affaires se font rares.Il est important, pour que le monde industriel se développe, que le tiers-monde puisse lui aussi accueillir des investissements.Il faut développer ces capacités d'accueil, spécialement dans les régions riches en ressources naturelles.À moyen terme, il y a urgence pour le capitalisme, qui est toujours à la recherche de nouvelles frontières pour l'investissement.Q En quoi l'Irak cadre-t-il avec cette logique ?R Entre la Méditerranée et l'Asie, il y a un formidable potentiel énergétique.Juste à côté, la Chine et l'Inde sont des marchés demandeurs d'énergie qui croissent à une vitesse inégalée.Derrière tout cela, il y a l'argument idéologique.On dit souvent à propos du consommateur qu'il est le roi.C'est la logique du centre commercial.Mais appliqué l'échelle de la planète, cela ressemble la politique étrangère américaine.Ils disent : nous sommes les plus gros consommateurs, alors nous avons le droit de nous ingérer dans les affaires des autres.Q L'invasion de l'Irak serait donc une bonne « proposition d'affaires », à condition que le projet fonctionne.Mais vous disiez qu'il est voué à l'échec.Comment alors expliquer les ambitions américaines R Il y a un élément dont on ne peut pas discuter de façon rationnelle.Pourquoi les Américains se lancent-ils dans la réorganisation du Moyen-Orient alors que n'importe quel observateur extérieur peut prévoir que ce sera un échec ?L'explication se trouve dans le fanatisme : la plus grande puissance militaire du monde emploie le langage des croisades.Son plan est tellement incohérent, suicidaire, qu'il vaut mieux prier ! Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © « On parle de la victoire américaine en Irak, dit Rodolphe de Koninck, titulaire de la chaire d'études asiatiques à l'Université de Montréal.Il ne s'agit pas d'une victoire, mais bien d'une agression unilatérale contre un pays qui n'avait attaqué personne et qui n'avait pas d'armes.» Chine Inde Le Moyen-Orient a une réserve «connue» de près de 700 milliards de barils, soit l'équivalent du double des réserves du reste du monde.Arabie Saoudite Koweït Irak Iran Émirats arabes unis De 1999 à 2020, la demande en pétrole de la Chine passera de 4,3 millions à 10,5 millions de barils par jour.L'Inde augmentera sa consommation de pétrole de 2 millions à 4,9 millions de barils par jour d'ici 2020.Consommation d'énergie (en millions de milliards de BTU) 1999 2020 Augmentation Monde Pays industrialisés Asie + 60% + 32% +128% Amériques Europe et ex-URSS Afrique Asie-Pacifique Moyen-Orient Réserves connues de pétrole Source : United States Energy Information Administration (en milliards de barils) Le pétrole dans le monde 6LP1101A0426 A11 SAMEDI 6LP1101A0426 ZALLCALL 67 23:37:36 04/25/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 6 A V R I L 2 0 0 3 A 1 1 IRAK > L'APRÈS-SADDAM Journée d'interrogatoire pour Tarek Aziz LAURA-JULIE PERREAULT Les autorités américaines espèrent s'approcher rapidement des « as », des « rois » et des « dames » de leur jeu de carte de l'infamie irakienne.Ils croient que le « huit de pique » du régime de Saddam Hussein, l'ancien vice-premier ministre, Tarek Aziz, qu'ils ont interrogé hier dans un endroit secret, pourrait les mener vers les hommes les plus recherchés de l'administration déchue, dont Saddam Hussein lui-même.Les Américains se sont aussi félicités hier d'une autre grosse prise.Jeudi soir, ils ont arrêté près de la frontière syrienne Farouk Hijazi, l'ancien no 3 du service de renseignement de Saddam Hussein.(Voir à ce sujet, l'article en bas de page.) Ils l'accusent d'avoir fomenté un complot pour assassiner George Bush, le père du président américain actuel, en 1993.M.Hijazi ne figure cependant pas parmi les 54 hommes et l'unique femme du jeu de cartes des personnes recherchées que l'armée américaine a distribué aux Irakiens dans l'espoir d'en faciliter la capture.Les circonstances qui entourent l'arrestation de Tarek Aziz sont plus nébuleuses que dans le cas de Farouk Hijazi, tout autant que les accusation qui pèsent sur lui.Selon certains rapports américains, l'ancien ministre des Affaires extérieures de l'Irak et deuxième visage le plus connu du régime de Saddam Hussein à l'étranger, aurait négocié sa reddition à partir de la maison d'une parente où il se terrait depuis des semaines.Confirmant que l'interrogatoire de M.Aziz était en cours hier, le lieutenant Herb Josey, porte-parole du Centre de commandement américain au Qatar, affirmait qu'il s'agit d'« un des confidents de longue date » de Saddam Hussein et conséquemment, d'un informateur de choix.L'armée américaine espère qu'il les rapprochera de Saddam Hussein, s'il est toujours vivant, ainsi que des armes de destruction massive dont les États-Unis suspectent la présence en Irak.Principal confident Des observateurs de la politique irakienne remettent en question l'importance qu'accordent les Américains à la reddition de Tarek Aziz, seul chrétien à avoir appartenu à la classe dirigeante irakienne pendant le règne de Saddam Hussein.« Il est vrai qu'en tant que ministre des Affaires étrangères pendant la guerre de 1991, il était un des visages les plus connus du régime irakien à l'étranger, mais il n'était pas aussi connu à l'interne que le ministre de l'Intérieur ou de la Défense qui avaient des rôles beaucoup plus importants », expliquait hier Jocelyn Coulon, directeur du campus de Montréal du Centre Pearson pour le maintien de la paix.Les postes importants du régime dictatorial avaient été distribués aux membres du clan de Saddam Hussein, auquel le chrétien de 67 ans n'appartenait pas, soutient M.Coulon.« L'arrestation sert très bien la propagande américaine.Ils peuvent dire au reste du monde qu'ils sont capables d'arrêter des gens importants de ce régime qu'ils abattent petit à petit », conclut Jocelyn Coulon.En Irak, la reddition de l'ancien journaliste, né en 1936 à Mossoul, a causé peu d'émoi, sauf parmi la minorité chrétienne que M.Aziz représentait au sein de l'administration.Peu d'Irakiens considèrent qu'il faisait partie du club du pouvoir qui a fait régné la terreur en Irak pendant plus de 30 ans.Les liens de M.Aziz avec Saddam Hussein remontent pourtant aux années 50.Les deux hommes appartenaient à l'époque au parti Baas qui avait été banni puisqu'il prônait l'insurrection contre les colonisateurs anglais qui contrôlaient à l'époque l'Irak.Il a occupé le poste de ministre de l'Information dans les années 70, avant d'accéder au poste de ministre des Affaires étrangères dans les années 80.Parlant couramment l'anglais, M.Aziz est devenu dans le monde occidental un des visages les plus connus de l'Irak après l'invasion du Koweït en 1990 et pendant la guerre du Golfe qui a suivi.Tarek Aziz était le 12e des 55 leaders recherchés par les Américains à se rendre ou à être arrêté, et figurait au 43e rang de la liste des personnes recherchées.On ignore où les hauts dirigeants sont gardés prisonniers pour le moment et les accusations qui pèsent sur chacun d'entre eux.Lesley Green, sommité canadienne en matière de droit international, disait hier à La Presse que les États-Unis ont le droit de juger les prisonniers qu'ils suspectent d'avoir commis des crimes de guerre ou des crimes contre l'humanité.« Je ne vois pas trop bien comment Tarek Aziz pourrait tomber dans une de ces catégories », a dit le juriste à la retraite hier.Photo Agence France-Presse © Tarek Aziz n'était que 43e sur la liste des 55 dirigeants à capturer pour les Américains.SPECTACLE-BÉNÉFICE JEAN LAPOINTE Un soir seulement Réservations: (514) 790-1245 (514) 282-3808 Billets: 50 $ et 100 $ Reçus d'impôt disponibles pour le Réseau de soins palliatifs du Québec Samedi 3 mai, théâtre Outremont 3137719A Un ancien espion capturé Hijazi aurait trempé dans un projet d'attentat contre Bush père JEAN-MICHEL STOULLIG Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Les États-Unis ont arrêté près de la Syrie un ancien chef des services secrets irakiens qui devrait leur en dire plus sur le complot présumé pour assassiner l'ex-président George Bush, père de l'actuel président, en 1993 au Koweït.Farouk Hijazi, également ex-ambassadeur en Tunisie, était alors numéro trois des services de renseignement irakiens.Le siège de ces services fut ensuite bombardé sur ordre de Bill Clinton avec 23 missiles de croisière.« Il est en détention.Il a été capturé en Irak près de la frontière syrienne », a déclaré hier un responsable américain sous le couvert de l'anonymat.Le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld a parlé d'une capture « significative », alors que le général Richard Myers, chef d'état-major interarmées, insistait sur l'utilité de cette prise en notant : « Il connaît bien des choses.Farouk Hijazi ne figure pas sur la liste des 55 dirigeants du régime de Saddam Hussein les plus recherchés, dont 12 sont déjà entre les mains des Américains.Mais sa capture, survenant après la reddition du vice-premier ministre Tarek Aziz, ne peut que conforter les forces américaines dans leur recherche de dirigeants irakiens déchus et d'armes de destruction massive.Hijazi avait été repéré par les services américains le 16 avril alors qu'il arrivait de Tunisie et cherchait apparemment à se réfugier en Syrie, selon un responsable américain.Ces dernières semaines, Washington a accusé Damas d'héberger ou de laisser passer des responsables du régime irakien, d'avoir laissé entrer des volontaires étrangers pour combattre aux côtés des Irakiens pendant la guerre et d'avoir un programme d'armements chimiques.La pression américaine sur le président syrien Bachar al-Assad est cependant retombée ces derniers jours.M.Rumsfeld a parlé hier d'un début de coopération des voisins de l'Irak.Le complot contre l'ex-président américain avait été mis au jour par les services de renseignement des États-Unis et du Koweït en 1993.George W.Bush avait présenté en septembre comme l'une des raisons d'attaquer l'Irak le fait que Saddam Hussein était « le type qui avait tenté de tuer son père ».Un responsable au Pentagone a estimé hier que Hijazi avait pu avoir des liens avec des réseaux terroristes quand il était ambassadeur, car « les services secrets irakiens étaient en fait une organisation terroriste dont les activités passaient par des ambassades ».Il a affirmé qu'il y avait « une forte présence d'Al-Qaeda en Tunisie ».Des informations de presse ont laissé entendre qu'il avait rencontré une fois Oussama ben Laden, le commanditaire des attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington.Mais à ce jour ni le Pentagone ni l'Agence centrale de renseignement (CIA) n'ont corroboré ces informations.Évoqués par M.Rumsfeld avant la guerre, des liens entre Bagdad et le réseau terroriste n'ont pas été prouvés à ce jour.Le projet d'attentat consistait à faire sauter une voiture chargée d'explosifs lors de l'arrivée au Koweït en avril 1993 de Bush père, battu quelques mois plus tôt par Bill Clinton à l'élection présidentielle.Cette visite était hautement symbolique puisque c'était la première dans l'émirat après sa libération grâce à la guerre du Golfe de 1991, déclenchée par le premier président Bush.Selon les services américains, les Irakiens avaient prévu plusieurs scénarios de rechange, comme l'explosion d'une autre voiture près d'un théâtre où l'ex-président devait recevoir un diplôme honoris causa.En cas de deuxième échec, il était projeté un attentat suicide.Après l'arrestation au Koweït de plusieurs personnes impliquées et l'analyse de la bombe, la CIA et la police fédérale américaine (FBI) avaient conclu que les explosifs étaient d'origine irakienne, entraînant une riposte.Samedi 10 mai 10h00 Parc du Mont-Royal Célébrez la famille, la santé et la forme physique tout en aidant une bonne cause ! www.tremblantsunstar.com Levée de fonds pour LEUCAN est une organisation sans but lucratif qui vise principalement la guérison et le bien-être des enfants atteints de toutes formes de cancer, ainsi que le soutien à leur famille.Pour information : 1877 632-9786 ou fondation@forzani.com Inscrivez-vous dès aujourd'hui ! 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refroidissement de ses relations avec Washington depuis son opposition au conflit irakien, une tension illustrée par le report à l'automne prochain d'une visite que devait faire le 5 mai à Ottawa le président américain George W.Bush.Ottawa a admis cette semaine étudier une requête américaine lui demandant d'envoyer un contingent militaire en Irak.Mais, le cabinet du premier ministre Jean Chrétien serait divisé sur l'opportunité d'une telle mission.d'après AFP CHYPRE Embouteillage gigantesque AU TROISIÈME jour de l'ouverture de la ligne de démarcation qui sépare le nord du sud de Chypre, les candidats au passage ont été si nombreux, hier, à Nicosie, que les policiers chypriotes grecs et turcs ont dû faire appel aux Casques bleus pour tenter de canaliser la foule.En ce vendredi saint orthodoxe, jour férié dans la partie grecque, des milliers de Chypriotes grecs, certainement plus de 10 000, avaient commencé dès avant l'aube à faire la queue pour passer la « ligne verte » à la faveur de l'autorisation accordée depuis mercredi par les autorités du Nord, tandis que quelques milliers de Chypriotes turcs tentaient d'effectuer le trajet inverse vers le Sud.d'après AFP AFGHANISTAN Attaque mortelle UN SOLDAT américain a été tué et cinq autres ont été blessés hier lors d'échanges de tirs survenus dans l'est de l'Afghanistan entre les forces américaines et une vingtaine de combattants talibans présumés, a déclaré l'armée américaine.d'après AP JOE McDONALD Associated Press PÉKIN \u2014 Le chef du gouvernement français Jean-Pierre Raffarin, qui a maintenu son déplacement en Chine malgré l'épidémie de pneumonie atypique, a apporté hier son soutien à Pékin dans sa lutte contre la maladie, au premier jour d'une visite marquée par la commande ferme de 30 Airbus par cinq compagnies chinoises.« Dans la situation difficile que connaît aujourd'hui la Chine face à cette épidémie de pneumonie atypique, nous pensons que nous sommes tous concernés et que nous devons tous faire des efforts face à cette difficulté », a déclaré Jean- Pierre Raffarin, dont la visite s'est ouverte par une cérémonie militaire au Palais du peuple, près de la place Tiananmen.« La France est prête au travers de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) à participer à la lutte que vous avez engagée et aux efforts de transparence que vous avez développés », a-t-il souligné.Au côté de son homologue chinois Wen Jiabao, le premier ministre français a témoigné de sa solidarité avec la Chine, où le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) a tué 115 personnes.« Je vois des autorités qui se battent, des gens qui sont soucieux, qui sont vraiment au combat contre l'épidémie », a-t-il déclaré devant la presse.« C'est une épidémie qui préoccupe la population, cela se sent, on voit des gens avec des masques et les autorités préoccupées.C'est une mobilisation nationale et nous devons être solidaires parce que c'est le genre d'événement qui peut arriver partout dans le monde aujourd'hui.Les virus ne connaissent pas de frontières », a-til ajouté.Si Jean-Pierre Raffarin a maintenu sa visite en Chine malgré l'épidémie, le déplacement de la délégation française a été écourté et amputé d'une étape à Shanghaï.« Vous venez à un moment spécial pour le peuple chinois, au moment où nous combattons le SRAS », a observé le premier ministre Wen Jiabao au début d'un entretien au Palais du peuple.De son côté, le secrétaire du Parti communiste à Pékin a remercié le chef du gouvernement français d'avoir maintenu sa visite en Chine.« Dans la situation actuelle, vous êtes venu ici et j'apprécie réellement cet esprit », a déclaré Liu Qi, alors que le vice-président américain Dick Cheney et le premier ministre de Singapour Goh Chok Tong ont pour leur part annulé leur déplacement.Jean-Pierre Raffarin a ensuite rencontré le président chinois Hu Jintao.Interrogé lors d'une conférence de presse sur la lente réaction dont ont été accusées les autorités chinoises, il a dit voir une « mobilisation nationale » contre la maladie.« Je suis convaincu qu'au sommet de l'État chinois, il y a la volonté d'utiliser tous les moyens possibles pour combattre le virus », a-t-il déclaré.Le premier jour de visite de Jean-Pierre Raffarin a été marqué par la commande ferme de 30 Airbus de type A330, A319 et A320, pour un montant de 1,7 milliard de dollars US par cinq compagnies chinoises.Les compagnies China Southern Airlines, Air China, China Eastern Airlines, Hainan Airlines et Sichuan Airlines ont commandé quatre gros-porteurs A-330, 16 court-moyen courriers A-319 et 10 court-moyen courriers A-320.Washington scrute les déclarations de Pyongyang d'après AFP WASHINGTON \u2014 Les États-Unis font le point après les discussions tripartites de Pékin sur le programme nucléaire de la Corée du Nord alors qu'un haut responsable américain a démenti que Pyongyang ait menacé de procéder à un essai nucléaire dans un avenir proche.Au lendemain de la fin précipitée à Pékin des discussions tripartites \u2014 Corée du Nord, États-Unis et Chine \u2014, au cours desquelles Pyongyang a reconnu posséder des armes nucléaires, les responsables américains tentaient de calmer le jeu en répétant que Washington privilégiait toujours le dialogue.« J'espère que cela sera résolu par des moyens diplomatiques », le président américain George W.Bush et le secrétaire d'État Colin Powell y travaillent, a déclaré le secrétaire à la Défense américain Donald Rumsfeld lors d'une conférence de presse.Pour Washington, la plus grande crainte est que ce pays communiste au régime dictatorial devienne un supermarché d'armes nucléaires, pouvant alimenter des États hostiles aux États-Unis ou des groupes terroristes.« Nous avons dit quelques fois publiquement que nous présumions que la Corée du Nord avait des armes nucléaires, une ou deux », a déclaré hier le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer.Et d'ajouter : « Je ne peux pas dire que tout cela n'est que du vent, mais clairement, chaque fois que vous traitez avec les Nord-Coréens, cela en fait partie.» Selon M.Fleischer, l'administration va examiner de près ce qui avait été dit par la Corée du Nord « pour voir si c'est conforme aux faits et voir quelles sont les implications ».En revanche, un haut responsable américain a une nouvelle fois démenti que Pyongyang avait menacé, au cours de ces discussions, de « tester » ses armes.Ces informations avaient été rapportées jeudi par les chaînes de télévision américaines CNN et MSNBC, et aussitôt jugées « inexactes » par un responsable de l'administration américaine.« Ils n'ont jamais utilisé le mot « test » », avait-il précisé.« Premièrement il faut comprendre ce qu'ils ont dit, et même là nous ne prenons tout pour argent comptant », a estimé ce haut responsable, sous couvert de l'anonymat.« Ils n'ont pas dit « test », ni « vendre », ni « exporter », et ni « démontrer » », a-t-il précisé, soulignant que le mot utilisé était proche du verbe « montrer » sans pour autant être sûr de sa signification.Par ailleurs, le premier ministre français Jean-Pierre Raffarin a déclaré hier à Pékin que la France et la Chine partageaient, notamment sur la Corée du Nord, le « même combat » contre la prolifération des armes de destruction massive.24 VERSEMENTS ÉGAUX OU NE PAYEZ RIEN (1) AVANT UN AN! à l'achat d'un SPA KIT V.I.P.GRATUIT ! valeur de 600 $ Certaines conditions s'appliquent, voir détails en magasin.Photos à titre d'illustration seulement.Les produits et promotions peuvent varier d'un magasin à l'autre.Applicable sur les meubles de jardin seulement.Achat minimum requis de 500 $.Sujet à l'approbation du crédit.Les taxes de vente sont payables à l'achat.Le montant de votre achat sera réparti en 24 versements égaux débutant le mois suivant votre achat.Applicable sur les meubles de jardin et spas seulement.Achat minimum requis de 500 $.Sujet à l'approbation du crédit.Les taxes de vente sont payables à l'achat.Aucun paiement avant 12 mois.(1) Taxes payables à l'achat, aucun frais 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Canada.Les billets émis pour les services TangoMC par Air Canada ne peuvent être utilisés sur les services réguliers d'Air Canada.Les vols sont assurés sur des appareils d'Air Canada (faisant affaire sous le nom de TangoMC par Air Canada).L'accumulation de milles AéroplanMD représente 50 % des milles parcourus avec un minimum de 250 milles et ne constituent pas des milles admissibles à l'atteinte d'un statut supérieur.AéroplanMD est une marque déposée.TangoMC par Air Canada est une marque de commerce d'Air Canada.les tarifs prêts-à-tango tarifs irrésistibles de montréal réservez d'ici le 29 avril, voyagez d'ici le 19 juin.tarifs spéciaux en ligne, aller simple à partir de 9450$ Winnipeg 14450$ Saskatoon/Regina 14450$ Calgary/Edmonton 19450$ Vancouver 8950$ Toronto Aucun achat requis à l'avance.Aucune obligation de séjour le samedi soir.Appelez-nous au 1 800 315-1390 ou Réservez au voltango.com .communiquez avec votre agent de voyages.! 3135879A 6LP1301A0426 A13, samedi, MONDE 6LP1301A0426 ZALLCALL 67 20:01:18 04/25/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 6 A V R I L 2 0 0 3 MOND E A 1 3 Des Argentins désabusés élisent leur président d'après AP et AFP BUENOS AIRES \u2014 Plus d'un an après l'effondrement de leur économie, près de 26millions d'Argentins sont appelés aux urnes demain pour élire un successeur au péroniste Eduardo Duhalde, président par intérim.Dans un climat social tendu, le scrutin s'annonce comme le plus incertain qu'ait connu le pays.Après les graves troubles de décembre 2001, le gel des comptes bancaires (« corralito »), les concerts de casseroles (« cacerolazos ») et la chute du gouvernement de Fernando de la Rua, la colère qui avait conduit de nombreux Argentins dans la rue s'est transformée en désillusion.Le scutin présidentiel s'annonce comme le plus serré de l'histoire de l'Argentine, alors que le pays connaît sa pire crise économique depuis des décennies, à la suite de l'effondrement financier, qui a conduit à la dévaluation du peso et à un moratoire sur la dette du pays.Le justicialiste (péroniste) Eduardo Duhalde avait été nommé président par intérim par le Congrès en janvier 2002 alors que le pays était en proie à une grave instabilité qui avait vu quatre présidents se succéder en deux semaines.Le camp péroniste reste favori, même s'il est divisé en de multiples factions et que trois candidats se présentent sous ses couleurs : l'ancien président Carlos Menem, 72 ans, le gouverneur de la province de Santa Cruz Nestor Kirchner, 53 ans, et Adolfo Rodriguez Saa, éphémère président en décembre 2001, 55 ans.Les deux autres candidats majeurs sont l'économiste libéral Ricardo Lopez Murphy, ancien ministre de l'Économie, 51 ans, du mouvement Recréer, et la députée sociale-chrétienne Elisa Carrio, 46 ans, une militante anticorruption qui a fondé le parti Alternative pour une République d'égaux.À la tête du pays de 1989 à 1999, Carlos Menem brigue un troisième mandat.Il arrive en tête des intentions de vote, suivi de près par Nestor Kirchner et Ricardo Lopez Murphy.Selon un sondage du quotidien La Nacion» publié hier, il recueillerait 20,1 % des voix alors que ses deux adversaires directs seraient à égalité autour de 18 %.Deux autres sondages font état d'une situation similaire avec toutefois un écart plus faible en faveur de Menem.Toutefois un quatrième sondage place en tête Kirchner, qui est soutenu par le président Duhalde.Appliquant des recettes libérales, avec notamment une campagne énergique de privatisations, Menem avait apporté à l'Argentine une relance en forme de miroir aux alouettes dans les années 90.Le nom de l'exubérant ancien président, marié à une Chilienne, ex- Miss Univers et de 35 ans sa cadette, est également associé à des accusations de corruption.Malgré l'indécision du scrutin, les Argentins ne se sont pas passionnés pour la campagne.« Il y a sur les bulletins les mêmes noms de ceux qui nous ont conduits dans la crise », souligne Mariano, un habitant de Buenos Aires.« Voter blanc ou voter pour l'un d'entre eux, c'est la même chose », renchérit Fabian, un chômeur.« Peu importe qui gagne, les choses ne vont pas changer.» Ces derniers mois des signes encourageants sont certes apparus.Le « corralito », qui avait poussé de nombreux Argentins à descendre dans la rue en décembre 2001, a ainsi été levé.Mais la tâche reste immense.Depuis plus d'un an, de nombreux Argentins ont perdu leur épargne et ont vu leur salaire baisser de 40 %.Le taux de chômage atteint 17 % et la plupart des économistes estiment qu'il est en fait plus proche de 25 %.La pauvreté fait des ravages et beaucoup en sont réduits à trier les déchets dans les poubelles pour survivre.Le gouvernement d'Eduardo Duhalde est parvenu à stabiliser une économie au bord du gouffre, mais en laissant à son successeur le soin de régler les dossiers qui fâchent : un accord avec le FMI, l'assainissement des banques, l'augmentation des tarifs publics, la restructuration de la dette.« Le gouvernement actuel avait un mandat limité pour faire avancer les réformes structurelles.Une longue liste de tâches attendra donc » le futur chef de l'État, commentait récemment le nouveau responsable du FMI en Argentine John Dodsworth.L'année écoulée a vu le produit intérieur brut (PIB) argentin se contracter de 10,9 %, sa pire performance depuis que cet indicateur est calculé.Dans ce pays qui fut riche, plus de la moitié des habitants vivent désormais dans la pauvreté.Les derniers indicateurs montrent toutefois que le pire est passé.Les trois derniers trimestres de 2002 ont enregistré une croissance, certes très modeste, de l'activité économique.La production industrielle a augmenté de 21,4 % en mars par rapport au même mois de l'an dernier, tirée par le textile redevenu du jour au lendemain compétitif après la dévaluation massive du peso (-70 %).Il s'agit toutefois plus d'un rattrapage que d'une véritable reprise.Les industriels locaux font davantage tourner leurs machines pour remplacer les biens importés, désormais inabordables pour les consommateurs argentins.Mais ils n'ont guère embauché jusqu'ici, encore moins investi en nouvelles installations, car les banques affaiblies ne prêtent pas.La restructuration de la dette, que l'Argentine n'honore plus depuis décembre 2001, est un autre problème complexe parce qu'elle concerne 700 000 investisseurs internationaux, souvent des petits porteurs.MINI Mont Royal 4226, boulevard Saint-Laurent Montréal, Québec H2W 1Z3 (514) 289-6464 MINI Laval 2450, boulevard Chomedey Laval, Québec H7T 2X3 (450) 682-1212 0$ COMPTANT.349$ PAR MOIS.(et voilà, vous n'avez plus d'excuses.) mini.ca 1 866 378-MINI Les taux de location ne sont valables qu'auprès des Services Financiers MINI Inc.chez les concessionnaires participants.Offre soumise à l'approbation du crédit.L'offre inclut tous les rabais applicables sur les MINI Cooper 2003.Le prix peut varier selon les options disponibles.Le PDSF d'une MINI Cooper de base est de 25 200 $; avec un taux à la location de 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où un candidat ne serait pas désigné à l'issue du vote de demain.Pour être élu au premier tour, un candidat doit obtenir au moins 45 % des suffrages exprimés.Il peut aussi l'être avec 40 % (et plus) des suffrages exprimés, pour peu qu'il dispose d'une avance supérieure à 10 % sur le candidat suivant.En raison du grand éparpillement des intentions de vote, tous les instituts de sondage pronostiquent qu'un deuxième tour sera nécessaire, pour la première fois de l'histoire de l'Argentine moderne.Dix-huit candidats s'affrontent, mais seuls cinq ont des chances réelles d'accéder au second tour : le gouverneur de la province de Santa Cruz (sud de l'Argentine) Nestor Kirchner, les anciens présidents Carlos Menem et Adolfo Rodriguez Saa, la députée social-chrétienne Elisa Carrio et l'économiste libéral Ricardo Lopez Murphy.Fibromyalgie c'est possible de vaincre cette maladie Conférence sur la technique par résonance sonore mercredi 30 avril 2003, à 19 h, local 509 Clinique Psycho Physio, 1231, rue Sainte-Catherine Ouest Réservation requise : (514) 845-9996 Ouvert à tous Sans frais Résultats obtenus depuis 1996 77 % des personnes n'ont pplus de symptômes 23 % des personnes les ont diminués de 56 % PEEL MEUBLES & VÊTEMENTS DE CUIR VENTE SURPLUS DE STOCK À L'ACHAT D'UN SOFA OBTENEZ 150$ ÉCHANGEABLE SUR DES ACCESSOIRES Centropolis, coin st-martin et autoroute 15 à Laval (derrière le cinéma colossus) tél.: (450) 978-3030 3113717A Service aux personnes malentendantes (ATS) : 1 800 361-8071.Les billets doivent être achetés au plus tard le 2 mai 2003.Achat quatorze jours à l'avance.Les voyages doivent prendre fin au plus tard le 19 juin 2003.Les tarifs sont basés sur un aller simple et requièrent l'achat d'un billet aller-retour, lequel doit refléter l'itinéraire complet.Tarifs en vigueur au moment de la publication.Applicables aux nouvelles réservations seulement.Les taxes, les redevances de navigation de NAV CANADA, le supplément des frais de carburant lorsque applicable, les 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pu être « exportés » vers d'autres pays.La réponse à cette question est délicate.L'OMS s'est basée sur six possibles cas d'« exportation ».Cinq d'entre eux n'avaient pas le SRAS, ou alors sont toujours en quarantaine, sans nécessairement être malades.Le cas le plus problématique est celui de cette dame philippine qui, en visite dans son pays d'origine, est morte en neuf jours après avoir présenté des symptômes du SRAS.Rien n'assure qu'elle soit décédée du SRAS.Rien n'assure non plus qu'elle avait contracté la maladie avant son départ de Toronto.Bref, on ne peut pas affirmer avec certitude que Toronto a exporté des cas de SRAS.Et on ne peut pas affirmer le contraire non plus.Finalement, l'OMS examine si, à part les travailleurs de la santé, d'autres groupes de la population ont été touchés.À Toronto, aucun cas n'a fait son apparition dans la communauté depuis deux semaines.La chaîne de transmission est parfaitement claire : aucun cas n'est survenu sans qu'on puisse le relier à d'autres déjà connus.Bref, Toronto ne méritait peutêtre pas la liste noire.Tout au plus, la grise.\u0001 \u0001 \u0001 Pour éclairer notre lanterne, considérons, en comparaison, le cas de Singapour, qui, jusqu'à maintenant, a évité l'anathème de l'OMS.Avec 4,5 millions d'habitants, la grande ville asiatique a à peu près la même population que Toronto.Elle affiche 189 cas probables de SRAS et 19 décès, contre 136 à Toronto, pour le même nombre de décès.Le même bilan, donc, qui continue de s'alourdir.À Singapour aussi, on a eu des cas de transmission à la communauté, dans un marché public.Et, comme à Toronto, il y a eu des cas possibles d'exportation de la maladie, deux au total.Au passif de la ville asiatique, il faut également ajouter sa très grande proximité avec les foyers d'infection les plus virulents.Avec un bilan de santé tout aussi mitigé que celui de Toronto, pourquoi Singapour ne s'estelle pas retrouvée elle aussi sur la liste noire ?La réponse est peut-être affaire de perception.Car la différence majeure entre les situations de Singapour et de Toronto réside probablement dans la façon dont les autorités gèrent la crise.Là-bas, on a la main lourde.Des mini-caméras surveillent les patients mis en quarantaine.Les travailleurs en provenance de d'autres pays asiatiques sont automatiquement placés en quarantaine.Un dispositif électronique détecte, dans les aéroports, les passagers fiévreux.Toutes ces mesures ontelles donné à l'OMS l'impression que Singapour contrôlait davantage la propagation du virus ?C'est possible.Car rationnellement, il faut convenir qu'il n'y a qu'un risque extrêmement ténu de contracter la maladie en se rendant à Toronto.Sans minimiser le SRAS, rappelons simplement, en cette journée internationale de lutte contre le paludisme, que cette maladie touche chaque année 300 millions d'Africains, tuant un million d'entre eux.Toutes les 30 secondes, un enfant africain meurt du paludisme.Il y a, dans ces chiffres, un certain appel au calme pour les populations occidentales.Rationnellement, il faut convenir qu'il n'y a qu'un risque extrêmement ténu de contracter la maladie en se rendant à Toronto.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Ironie?LA CONSTITUTION du Canada (art.59) reconnaît le droit du gouvernement du Québec de refuser l'instruction publique à ceux ou celles d'expression anglaise qui n'ont pas reçu leur instruction au niveau primaire en anglais au Canada.Or, les parents qui cherchent le droit de pouvoir choisir la langue d'instruction de leurs enfants devant la Cour suprême du Canada prétendent se fonder sur la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.Cela se ramène à demander à la cour de déclarer qu'une loi québécoise a préséance sur la Constitution canadienne là ou il y a conflit.Ironie s'il en est une.HOWARD M.GREENFIELD Montréal Voter pour des idées AU LIEU de voter pour un parti, un chef (ou leur compagne électorale), qui sont des produits conditionnés pour la séduction, la vente de leur programme et la destruction des autres, pourquoi ne voterions-nous pas pour des idées débattues en public par tous les partis confondus.Nous élirions alors la personne responsable et compétente qui a promu cette idée.Mais nous aimons ces combats d'où sortiront les meilleurs, nous aimons idolâtrer, nous avons besoin d'un grand chef pour nous bercer d'illusions.Ce n'est pas de la démocratie, cela.MARC BOUCHER Laval Quelle grande âme! PAULINE Marois n'a pas rendu public le déficit de 1 milliards « par délicatesse pour le gouvernement fédéral » ! Quelle grande âme que Mme Marois ! F.FLEURY Pas de classe PAS DE CLASSE encore les députés du Parti québécois qui ont tourné au ridicule leur assermentation à l'Assemblée nationale.Ça fait dur ! NATHALIE TREMBLAY Pas de classe (bis) L'ASSERMENTATION des députés libéraux s'est faite avec plus de classe et de respect que celle des péquistes.PIERRE QUINTAL 7 jours sur 7?M.CHRÉTIEN a préféré continuer de se faire dorer au soleil alors que Toronto, représentant une très grande partie de l'économie canadienne, a vécu des problèmes majeurs et exceptionnels.Notre premier ministre a beau se vanter de tenir le fort « 7 jours sur 7 », mais je dois le contredire.Lors du décès du roi de Jordanie, il avait choisi délibérément de continuer de faire du ski avec son petit-fils ! Je dois avouer avoir une toute autre idée de ses devoirs et de ses fonctions.ROBERT VALLÉE Longueuil Offre d'emploi FEMME de 40 ans, en bonne santé, cherche médecin pour ellemême et ses deux enfants, le bureau du pédiatre étant maintenant occupé par une massothérapeute et le médecin de la clinique ayant quitté son poste sans transférer ses dossiers.Poste nécessitant de 1 à 2 rencontres par année, de 5 à 10 minutes chacune.Nous promettons de tout faire pour « rester forts », comme le recommandait M.Landry ! MARIE-CHRISTINE TRAHAN Boucherville Corriger une injustice LE GOUVERNEMENT de M.Charest corrigera-t-il une injustice qui dure depuis plus de 20 ans ?En 1982, le gouvernement péquiste d'alors, dirigé par René Levesque, a non seulement réduit de 20 % les salaires de ses employés , il a de plus condamné tous les futurs retraités de la fonction publique (Sûreté du Québec exceptée) à voir leur pension de retraite diminuée pour raison de non-indexation au coût de la vie.De plus, il y a discrimination à l'intérieur même de la clientèle, celle qui reçoit ses rentes de la CARRA.> Si vous êtes retraités avant 1982, votre pension est indexée au coût de la vie.> Si vous avez pris votre retraite après 1982 et avant l'an 2000, indexation au coût de la vie moins 3 %.> Depuis l'an 2000, la plus avantageuse des formules , IPC moins 3 % ou minimum, 50 % de l'IPC.Une personne ayant commencé à cotiser en 1982 et prenant sa retraite après 35 ans, en 2017, verra la totalité de sa rente soumise à une indexation partielle.Nous ne demandons pas une rétroactivité, nous savons fort bien que c'est impensable ! Mais, puisque les pensions du RRQ et celles de la sécurité de la vieillesse sont pleinement indexées au coût de la vie chaque année, pourquoi les rentes versées par la CARRA ne le seraient-elles pas pour tous sans discrémination ?Est-ce trop demander, M.Charest, que votre gouvernement corrige cette injustice qui se perpétue depuis plus de 20 ans ?LÉO CÔTÉ Retraité de l'enseignement depuis 1986 L'argent du pétrole JE M'ÉTONNE encore du fait qu'aucun journaliste ou chroniqueur n'ait encore dénoncé l'impertinence et l'hypocrisie des États-Unis en ce qui concerne l'argent du pétrole irakien.Comment peut-on croire les Américains quand ils disent que l'argent tiré des puits de pétrole irakiens ira aux Irakiens, alors que cet argent servira à reconstruire l'Irak et que tous les contrats de reconstruction iront aux entreprises américaines et britanniques ?ÉRIC LADOUCEUR Mascouche Un règlement, S.V.P.Monsieur le recteur Université de Montréal JE SUIS UN diplômé de l'Université de Montréal, H.E.C.1973, et je suis fier de cette institution québécoise riche en connaissances et en compétences.Aujourd'hui, je constate que le conflit entre l'Université et ses employés de la section locale 1244, dont plus de 80 % sont des femmes, n'est toujours pas réglé après huit semaines de grève.Récemment, j'ai pris connaissance d'un tract dont les affirmations m'ont étonné ; bien sûr, il s'agit du point de vue du syndicat.Cependant, certaines questions m'ont semblé très pertinentes : 1- Est-il vrai que la plainte en discrimination devant la Commission des droits de la personne ait retenu l'attention de l'Université six ans plus tard ?2- Est-il vrai que le personnel féminin est payé en moyenne 90 cents de moins l'heure que le personnel masculin ?3- Est-il vrai que la Commission des droits de la personne a reconnu la justesse de cet écart de 90 cents défavorable aux femmes ?Quand je constate votre niveau de rémunération et celui de vos collègues de la haute direction de l'Université, il me semble que la situation actuelle de ce conflit a quelque chose d'embarrassant.Qu'en dites-vous ?Je crois que ce conflit a assez duré et le temps est venu de le régler en reconnaissant le souci pour la justice et l'équité envers les femmes.RICHARD AUBRY Montréal, arrondissement Hampstead Vous voulez nous écrire?forum@lapresse.ca Jean Chrétien Le pari de Marois a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a Depuis qu'elle est ministre des Finances, Pauline Marois a pris plusieurs paris et gagné.Avec son dernier budget, cependant, elle a joué.et perdu.En plus de se fonder sur des prévisions de croissance trop optimistes, Mme Marois a choisi un estimé rose bonbon de l'augmentation des transferts fédéraux que provoquerait la publication des données du dernier recensement.Or, les plus récentes corrections apportées à ces données laissent croire qu'au contraire, les transferts versés par Ottawa au Québec baisseront.La diminution en tant que telle n'a rien de catastrophique : 98 millions par année.Plusieurs autres provinces seront touchées beaucoup plus durement que le Québec.Ce qui rend la chose grave pour les finances du Québec, c'est l'hypothèse jovialiste qui a permis à Mme Marois de boucler son budget, tout en augmentant ses dépenses.En bref, on peut expliquer les choses de cette manière.Les données brutes du recensement laissaient espérer un ajustement des transferts de 560 millions par an sur trois ans, somme que Québec aurait toute encaissée en 2003-4 : 1,7 milliard.Mais on sait que ces données brutes font toujours l'objet de corrections, pour tenir compte de ce que les démographes appellent le « sous-dénombrement net ».En fabriquant son budget, Mme Marois avait le choix entre au moins trois évaluations de l'impact de ces corrections.Elle aurait dû choisir la plus conservatrice, selon laquelle Québec n'aurait reçu que 413 millions de plus que prévu, au lieu de 1,7 milliard.Elle a choisi une évaluation beaucoup plus généreuse, 788 millions.D'où le trou d'un milliard : non seulement Québec ne recevra-t-il pas 788 millions de plus en 2003-4 ; il recevra 294 millions de moins.Pauline Marois aurait-elle dû faire part de cette mauvaise nouvelle aux électeurs lorsqu'elle l'a apprise, en pleine campagne électorale ?Sans doute.On comprend pourquoi elle ne l'a pas fait : il lui aurait fallu admettre que son propre budget reposait sur des bases aussi fragiles que le cadre financier des libéraux qu'elle ne cessait de dénoncer.\u0001 \u0001 \u0001 Outre l'imprudence de la ministre, l'affaire démontre encore une fois combien les finances des provinces sont à la merci du système de calcul des transferts fédéraux.Suivant ces formules extrêmement complexes, le moindre changement dans une variable parmi des milliers peut déstabiliser l'exercice budgétaire le mieux préparé.Chaque fois qu'un tel choc se produit, les provinces obtiennent des accommodements d'Ottawa, afin d'amortir le coup.Mais il leur faut d'abord faire une crise, puis négocier longuement.Une formule durable doit absolument être trouvée afin de faciliter la planification budgétaire des provinces.Des négociations sont déjà en cours sur la question, et il faut prier pour qu'elles aboutissent.Pourtant, une entente à ce chapitre ne délestera pas le ministre des Finances du Québec du devoir de faire preuve d'une extrême prudence.C'est simple : à ce poste, il vaut mieux être gratteux. 6LP1501A0426 A15 sam., FORUM 6LP1501A0426 ZALLCALL 67 23:38:51 04/25/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 AVRIL 2003 A15 Avons-nous déjà oublié?Le 20e siècle aura été celui du sida, le 21e siècle sera-t-il celui du SRAS?LYSIANE GAGNON l g a g n o n @ l a p r e s s e .c a RÉJEAN THOMAS L'auteur est président de la Clinique médicale l'Actuel et président-fondateur de Médecins du monde Canada.LORSQUE La Presse m'a demandé de rédiger un article sur la pneumonie atypique, je me suis dit : « Mais pourquoi moi ?» Je ne suis pas un spécialiste de cette maladie, d'ailleurs je n'en connais probablement pas plus que la plupart d'entre vous.En même temps, depuis quelque temps, j'ai cette impression étrange de vivre des moments similaires à l'arrivée de cette mystérieuse maladie qu'était le sida.J'en parle à des collègues et je ne sens pas chez eux la même sensation étrange qui m'habite.Il est vrai que la plupart d'entre eux sont plus jeunes que moi, n'ont pas connu cette époque et plusieurs travaillent à la lutte contre le sida depuis l'avènement de la trithérapie.La mémoire collective est fragile.Je me souviendrai toujours de cette journée de l'été 1982, de ce jeune homme qui est entré dans mon bureau et qui m'a dit : « Je crois avoir la maladie des Américains.» Je m'en souviens comme si c'était hier, mais c'est il y a 21 ans.Je n'avais alors jamais entendu parler de cette maladie, en tout cas pas de cette façon et pas par un malade.En juin 1981, la revue scientifique Morbidity and Mortality Weekly Report décrit cinq cas de pneumonie rare (pneumocystis Carinii) chez des hommes homosexuels.Puis viendront des cancers rares qui portent le nom de la peste gaie et du cancer gai, etc.Mon patient est un jeune homme homosexuel montréalais qui vit à New York depuis plusieurs années.Il a des ganglions enflés, son système immunitaire est effondré et il décédera quelques années plus tard de cette nouvelle maladie qu'est le sida.Il fut mon premier malade du sida avant même que je connaisse le mot « SIDA ».Jamais à l'époque je n'aurais douté que toute ma vie professionnelle était en train de se dessiner.Jamais je n'aurais cru que ma vie professionnelle serait vouée à cette lutte.Jamais je n'aurais cru que la majorité de mes patients (j'étais un jeune médecin de famille et non un médecin spécialiste en soins palliatifs ou en oncologie.) allaient mourir de cette maladie.Et, surtout, jamais je n'aurais imaginé un seul instant que plusieurs de mes collègues, que mon ami cofondateur de la Clinique médicale l'Actuel, le docteur Michel Marchand, et plusieurs de mes meilleurs amis seraient victimes de ce nouveau fléau du 20e siècle.Des ressemblances J'essaie de réfléchir, de faire des comparaisons et des parallèles, je sais bien objectivement que ces maladies sont totalement différentes.Malgré toutes les différences, malgré les connaissances, malgré la raison, j'y vois des ressemblances.Pas spécifiquement au niveau physiopathologique, mais certainement au chapitre de la réponse sociale et médicale d'une nouvelle affection en ce début du 21e siècle.Le 20e siècle aura été le siècle du sida, le syndrome d'immunodéficience acquise ; le 21e siècle sera-t-il celui du SRAS, le syndrome respiratoire aigu sévère.Auronsnous appris de la lutte contre le sida ou avons-nous déjà oublié ?Il est évident que les deux maladies sont fort différentes.Si le sida s'est présenté au début comme une forme de maladie rare principalement chez des hommes homosexuels en Californie, assez rapidement nous avons connu les modes de transmission, soit le sang et les relations sexuelles (1982), la cause, un virus, le VIH (1983).La maladie des autres Il est certain que le SRAS se transmet de façon totalement différente.Malgré tout, ce qui me vient spontanément en tête, c'est la « maladie des autres ».Mon premier patient parlait de la « maladie des Américains ».Puis les Américains feront tout pour découvrir le premier cas, lequel sera un agent de bord homosexuel de Montréal.Puis ce sera la faute des Africains ! Et ainsi de suite.On partira à la recherche (évidemment pour des raisons de santé publique) des « hot spots » du sida de ce monde.Les malades seront marginalisés, puis les peuples.Ai-je à vous le rappeler ?C'est bien vrai que l'épidémiologie est une science importante en médecine.Il faut bien trouver d'où part la maladie pour savoir où elle va.Mais je vois la Chine, puis le Vietnam, puis Toronto, puis tous ces restaurants asiatiques vides, et je suis triste.Puis ce qui me vient en tête, c'est cette difficulté réelle pour la santé publique de prendre tous les moyens, de tirer des leçons de l'histoire de la peste ou du sida, pour prévenir, voire enrayer la propagation du SRAS, de dire la vérité et d'éviter la panique.Mais quelle vérité ?La connaissons-nous réellement ?Déjà certains experts se contredisent.On affirme que la pneumonie est mortelle chez environ 5 % des malades, et je crois les experts.Je me souviens aussi, mais c'est différent, d'avoir dit à mes patients, au début des années 80, que le sida était mortel dans 10 à 15 % des cas, avant de découvrir plus tard que l'infection causée par le VIH est presque toujours mortelle (avant l'arrivée des traitements).J'ai dit cela.Loin de moi l'idée de semer la panique, car la panique est bien mauvaise conseillère et très stigmatisante, ne l'oubliez pas.Mon objectif premier est plutôt d'avoir, comme être humain, l'humilité d'accepter de ne pas connaître.Nous apprendrons à vivre avec le SRAS.Pendant des années nous avons travaillé à informer, à éduquer les enseignants et enseignantes pour que les enfants du sida aillent à l'école, les médecins, infirmières et infirmiers afin que les patients aient accès à des soins dans la dignité, les patrons pour que les malades aient droit au travail.Mais encore aujourd'hui, 20 ans plus tard, la question qui m'est le plus souvent posée à mon bureau, dans la rue ou au restaurant, c'est encore : « Comment se transmet le sida ?» Je suis tiraillé par la nécessité de la santé publique de nous rassurer (mauvaise conseillère, la panique), mais parfois cette attitude d'assurance des autorités m'agace.S'il y a une réelle menace pour la santé publique, il faut prendre tous les moyens pour l'éviter, le sida devrait nous avoir enseigné cela.Puis-je vous dire que plusieurs fois, je me suis senti coupable d'avoir été trop rassurant.Mais ce genre de doute qui m'habite et habite mes collègues est humain et surtout sans mauvaise intention.Mais essayons d'apprendre, nous avons oublié trop vite les scandales du sang contaminé, les malades stigmatisés, les enfants jetés hors de l'école.Et pourquoi, en ces moments de réflexion, ne pas renouveler notre solidarité ?Il n'y a pas de traitement actuellement pour le SRAS ; il y en a pourtant pour le sida, et chaque jour 8500 personnes en meurent.Avancez en arrière.Il y a des anecdotes qui en disent long.Ainsi, cette fameuse boutade de Bernard Landry qui, se croyant à l'abri des micros, avait lancé à une militante péquiste qu'il aimait mieux « rencontrer le président de la Sun Life que les groupes de femmes ».À la réflexion, cette allusion à la Sun Life \u2014 une affaire qui remonte à 1976, alors que la compagnie d'assurances déménageait son siège social à Toronto pour protester contre l'élection du PQ \u2014 est aussi surprenante que révélatrice.Tant qu'à choisir une incarnation de l'horreur, pourquoi M.Landry n'a-t-il pas mentionné, par exemple, Saddam Hussein, un personnage qui est dans l'actualité ?Pourquoi, en voulant évoquer le pire, est-ce un événement datant de 27 ans qui lui est spontanément venu à l'esprit ?« En 1976, me dit une jeune collègue, j'avais deux ans ! Quand M.Landry a parlé du président de la Sun Life, je me suis dit : « Mais c'est qui, ce bonhomme ?Et c'est quoi, la Sun Life ?» Comment se fait-il qu'il est encore accroché à 1976 ?» \u0001 \u0001 \u0001 L'incident m'est revenu en mémoire cette semaine, lors de la prestation de serment des députés péquistes.Jean-Claude St-André, Stéphan Tremblay, Nicole Léger et Bernard Landry lui-même ont fait tout un cirque lorsqu'est venu le temps pour chacun de jurer allégeance à la reine Élisabeth II.Cela m'a rappelé les années soixante, quand la reine était l'une des têtes de Turc favorites des indépendantistes.Remarquez, ces petits éclats verbaux sont bien innocents, et il est assez normal que des gens tiquent à l'idée de lire un texte archaïque \u2014 à plus forte raison si l'on prend tout au premier degré.Mais il y a des années que cette histoire de monarchie n'indigne plus personne.La monarchie constitutionnelle est un cadre abstrait, qui n'a rien de contraignant, et qui, pour le Québécois d'aujourd'hui, n'est pas plus agaçant qu'une photo sur un timbre ou un billet de banque.Et puis, la même semaine, le chanteur Paul Piché déclare que la victoire libérale annonce « le retour des boubou-macoutes » ! Les quoi ?Même à moi, qui ai couvert le règne de Robert Bourassa, il m'a fallu quelques secondes pour me rappeler qui étaient ces personnages.(L'expression désignait, il y a une quinzaine d'années, les fonctionnaires qui enquêtaient sur les prestataires de l'aide sociale.) « Get a life ! » disent les Anglais à ceux qui passent leur temps à ressasser de vieux griefs.Traduction : « Revenez-en », ou « passez à autre chose ! » \u0001 \u0001 \u0001 À entendre les ténors du parti, ce séjour dans l'opposition permettra aux péquistes de se lancer dans de grands débats idéologiques, voire, comme le leur conseillent divers observateurs, de « dépoussiérer » l'option souverainiste.Il est vrai que l'opposition est plus propice à la réflexion et aux révisions que le pouvoir, mais le chemin, pour le PQ, reste très étroitement balisé.Pour ce qui est de la question nationale, il n'y a pas 36 solutions.Le PQ ne peut pas faire marche arrière et proclamer que l'indépendance est un projet dépassé, même si c'est ce que plusieurs péquistes croient en leur for intérieur.Le PQ ne peut pas non plus se transformer en parti autonomiste, sous peine de devenir un clone du PLQ ou de l'ADQ, qui tous deux réclament plus de pouvoirs et de points d'impôts pour le Québec.Or, si le PQ reste souverainiste, il n'y a pas plusieurs manières de l'être.On propose l'indépendance du Québec, point à la ligne, et l'on peut toujours s'amuser à discuter de la forme que pourrait prendre une hypothétique association avec le reste du Canada.Pour ce qui est de renouveler le discours souverainiste, on se demande bien quelle nouvelle trouvaille on pourra faire qui n'ait pas déjà été faite.Il y a près de 10 ans \u2014 depuis la défaite référendaire de 1995 \u2014 que le Bloc québécois, qui a tout son temps libre puisqu'il ne sera jamais au pouvoir, forme comité sur comité dans le but de « moderniser » la démarche.Il est acquis, au PQ comme au Bloc, que le nationalisme territorial a remplacé le nationalisme ethnique.Jacques Parizeau, qui reste un excellent théoricien, a très bien défini l'arrimage à faire entre la souveraineté et la mondialisation.Il n'y a rien à ajouter à cela.Bernard Landry, après avoir prêché la souveraineté avec des arguments économiques, a tenté pendant deux ans de revenir aux thèmes émotionnels, avec d'incessantes allusions à « la nation » et à « l'amour de la patrie ».sans plus de résultats.Et voilà que François Legault, qui se présente comme le porte-parole de la nouvelle vague, entend revenir au discours basé sur l'efficacité comptable, en promettant d'établir le premier budget d'un Québec souverain ! Pincez-moi quelqu'un, sommes-nous revenus à 1973 et au fameux Budget de l'an un de Jacques Parizeau ?Photo Associated Press Des jeunes filles près d'un parc du centre-ville de Hong Kong.Où est le gros bon sens?AU COURS des semaines passées, les quotidiens québecois et nord-américains ont été inondés d'articles décrivant les dangers que courent les résidants de Toronto en rapport avec le virus du SRAS.Certains articles sont même allés jusqu'à comparer l'épidémie de SRAS à l'épidémie d'influenza qui a causé 20 millions de morts en 1918.Ce genre de couverture médiatique, basée sur des ouï-dire et des extrapolations aux hypothèses douteuses, a largement contribué à l'esprit de panique que l'on ressent présentement dans tout le pays.Il est incroyable de penser que des articles de la sorte n'ont pas influencé l'Organisation mondiale de la santé dans sa décision d'émettre un avis déconseillant aux voyageurs de se rendre à Toronto.De toute évidence, les médias n'ont jamais considéré les conséquences de la panique qu'ils ont créée.Un peu partout en Amérique du Nord, cette prétendue épidémie virale a laissé place à une véritable épidémie de peur qui pourrait bien causer plus de pertes vie que le virus du SRAS lui-même, alors que plusieurs personnes ayant de sérieux problèmes médicaux évitent les hôpitaux torontois de peur de venir en contact avec le virus.On sait que 99,9 % des citoyens de Toronto qui ne sont jamais entrés en contact ni de près ni de loin avec le virus du SRAS vivent actuellement les conséquences de l'avertissement de l'OMS.Depuis l'émission de cet avis, il est maintenant la norme de supposer que tous les Torontois sont infectés, et ce malgré la très faible proportion de cas décelés.Plusieurs Torontois se sont vu bloquer l'accès à des conférences, club de vacances, croisières, etc., pour la seule et unique raison qu'ils habitent Toronto.THIERRY BÉDARD et CHRIS SCHINDLER Toronto Le SRAS et la choucroute À LA FIN de son article « Visions d'apocalypse et hystérie mondiale » paru dans La Presse, Luc Bessette, médecin d'urgence au CHUM, écrit : « Bref, on nage dans la choucroute et dans l'à-peu-près.Aussi, il ne sert à rien de faire des scénarios apocalyptiques fondés sur du vent.» Ça résume assez bien mon impression face aux divers sons de cloche sur le SRAS.D'ailleurs, plus le temps passe, plus je note que même les experts ne s'entendent pas sur le sujet , particulièrement en ce qui a trait à la transmission et au taux de mortalité du syndrome.Et je ne parle pas seulement de l'avis de l'OMS, qui est plus alarmiste, semble-t-il, mais aussi des déclarations de spécialistes québécois entendues à la télévision ces derniers jours.Il est alors bien normal que le commun des mortels s'inquiète de la situation.Aussi, je m'attends à ce que les médecins d'ici qui se prononcent sur le sujet disent des choses compatibles et non contraires.Le titre de l'article de Rima Elkouri est évocateur : « Paniquez, mais ne paniquez pas ».DANIÈLE GAGNON Longueuil Mauvaise habitude?IL FAUDRAIT profiter de l'épidémie du SRAS pour éliminer cette mauvaise habitude occidentale non hygiénique qu'est le serrage de mains.Combien de grippes ont été transmises par cette pratique ! LOUISE CLOUTIER 6LP1601A0426 6LP1601A0426 ZALLCALL 67 21:13:13 04/25/03 B Jean Charest persiste et signe Il entend tenir ses engagements quelles que soient les conclusions du rapport Breton PASCALE BRETON e t G I L L E S NORMAND QUÉBEC \u2014 Peu importe la conclusion du rapport commandé à l'ancien vérificateur général Guy Breton, le premier ministre élu, Jean Charest, réitère que le gouvernement libéral tiendra ses engagements.Le chef du Parti libéral a cru bon faire cette précision hier matin, peu avant la prestation de serment de 74 de ses 75 députés en trois vagues au Parlement.Seule la députée de Saint-Henri\u2014Sainte-Anne, Nicole Loiselle, était retenue à l'extérieur.« Il n'est pas question de remettre en question nos engagements.Il est écrit noir sur blanc dans le document que nous avons rendu public le 12 septembre dernier que notre cadre financier sera mis en branle à partir de 2004 », a affirmé le premier ministre désigné.Dans un geste inusité, M.Charest a demandé mardi à l'ancien vérificateur du Québec de faire la lumière sur les finances de la province.Guy Breton doit remettre son rapport le 30 avril, lors de la première réunion du nouveau Conseil des ministres qui aura été formé la veille.Des informations ont cependant filtré au cours des derniers jours, laissant présager un trou d'un milliard résultant de transferts fédéraux moins élevés que ce qui avait été estimé, de même qu'un autre manque à gagner de 790 millions provenant du déficit accumulé des hôpitaux.« Nous avons donné un mandat à Guy Breton et je n'ai pas l'intention de faire de commentaires tant qu'il n'aura pas déposé son rapport », s'est contenté de répondre le chef du Parti libéral lorsqu'il a été interrogé à plusieurs reprises làdessus.Affirmant qu'il souhaite laisser l'ancien vérificateur effectuer son travail, M.Charest a rappelé que ce rapport n'a qu'un seul objectif.« Je veux qu'on donne le portrait réel des finances publiques.» Les promesses Dans leur plate-forme électorale, les libéraux se sont engagés à réduire les impôts de cinq milliards en cinq ans tout en réinvestissant massivement en santé et en éducation.Ils veulent aussi revoir le rôle de l'État et la fiscalité.Sera-t-il possible de respecter ces promesses ?« J'ose espérer, a répondu le député de Kamouraska- Témiscouata, Claude Béchard, hier.Nous avons un plan qui était là, qui se tient.Peut-être qu'à court terme ce sera difficile, mais à moyen et long terme, il faut revenir sur notre plan.» Le député de Notre-Dame-de- Grâce, Russell Copeman, s'est pour sa part montré quelque peu inquiet.« Nous allons essayer de mettre en vigueur certains de nos engagements.C'est sûr que la situation financière du gouvernement nous préoccupe, mais nous allons nous mettre à l'oeuvre dès mardi après-midi (jour de la passation des pouvoirs) », a-t-il dit.Pressenti pour devenir ministre des Finances, le député d'Outremont, Yves Séguin, n'a pour sa part pas voulu s'aventurer à commenter l'état des finances publiques.« Aujourd'hui, c'est la journée des députés avec l'assermentation.Je laisserai les événements parler d'euxmêmes.Prestation de serment des libéraux Après les péquistes la veille, c'était au tour des députés libéraux de prêter serment hier.Reflet des populations de l'Ouest de Montréal et de l'Outaouais qu'ils représentent, plusieurs députés ont prononcé en français et en anglais leurs deux serments de fidélité et de loyauté, le premier à la reine d'Angleterre et le second au peuple du Québec.Le moment le plus émouvant et le plus spectaculaire de cette cérémonie de plus de trois heures est survenu en après-midi, lorsqu'on a fait s'avancer une soixantaine d'élèves de 10 et 11 ans de l'école Hélène-Boulé, de Sherbrooke, qui se sont assis aux pieds de Jean Charest.Arrivés en matinée, ces écoliers souhaitaient rencontrer le député de Sherbrooke, mais ils s'étaient résignés à partir sans y parvenir.Informé de cette visite inattendue par une page de l'Assemblée nationale, le chef libéral a mandaté quelqu'un pour retracer le groupe pour l'inviter à sa prestation de serment en après-midi.M.Charest s'est adressé à eux comme un professeur, en insistant sur le rôle du député.Il a d'abord lu quelques courts messages que lui avaient adressés les enfants, dont celui-ci : « Salut M.Charest.Je suis contente pour vous que vous ayez gagné.Vous allez sûrement être un bon premier ministre.Bye bye ! Geneviève.» Puis, prenant les enfants à témoin, il s'est adressé aux membres de son équipe et à leurs invités, soulignant que cette cérémonie était l'occasion de se rappeler le rôle le plus important qu'ils seront appelés à jouer.« Pour moi, le titre le plus important que je porte est celui de député de Sherbrooke.» Il a indiqué que la première responsabilité des élus était de parler au nom des citoyens de leur circonscription et il les a invités à bien choisir leurs mots et à réfléchir lorsqu'ils prendraient la parole au nom de leurs commettants.Le chef libéral passera par ailleurs le week-end à finaliser la formation de son Conseil des ministres qui, selon des informations, comptera un peu plus de 20 ministres.« À mon avis, il aurait de la difficulté à former un cabinet de moins de 24 ministres en raison de la nécessaire représentation des régions », a dit le député de Brome- Missisquoi, Pierre Paradis.Pour le premier ministre désigné, il s'agit toutefois d'un beau casse-tête.« C'est le genre de problème que j'espérais avoir.Il y a beaucoup de talents, il y a beaucoup de choses qu'il faut essayer de concilier, mais je n'en dirai pas plus », a-t-il dit.Photo CP Les députés libéraux ont prêté serment hier.Le moment le plus spectaculaire de cette cérémonie est survenu lorsqu'on a fait s'avancer une soixantaine d'écoliers de 10 et 11 ans de l'école Hélène-Boulé, de Sherbrooke, qui se sont assis aux pieds de Jean Charest qui brandit ici une affiche que ses jeunes visiteurs lui ont offerte.Faites une demande maintenant et obtenez 7 500 points en prime.Demandez la carte en composant le 1-877-ROYAL® 4-4 ou rendez-vous au www.rbcbanqueroyale.com/platinevoyages.L'offre de points en prime se termine le 30 juin 2003.Les points en prime seront attribués sur votre premier relevé de compte.L'offre prend fin à minuit le 30 juin 2003.mc Marque de commerce de la Banque Royale du Canada.RBC et Banque Royale sont des marques déposées de la Banque Royale du Canada.® Marque déposée de la Banque Royale du Canada.Marque déposée de Visa International Service Association.Utilisée sous licence.Une société membre de RBC Groupe Financier SAVOIR OFFRIR LA SOUPLESSE Pourquoi leurs périodes d'interdiction coïncident-elles toujours avec vos vacances ?La nouvelle carte Visa Platine Voyages RBC Banque Royale® n'impose aucune période d'interdiction sur les voyages dont vous profitez en échange de vos points.Vous pouvez donc vous envoler où et quand vous le voulez.De plus, vous avez la possibilité d'échanger vos points parmi plus de 60 compagnies aériennes canadiennes et internationales.Chaque dollar d'achat vous vaut un point RBC Récompensesmc.Accumulez vos points et échangez-les contre des forfaits vacances, des voitures de location et plus encore.Votre carte-voyage vous offre-t-elle autant de souplesse ?3137767A Député de père enfils G I L L E S NORMAND QUÉBEC \u2014 Le nouveau député libéral de Roberval, Karl Blackburn, a été assermenté en présence de son père, Gaston Blackburn, qui a lui-même été député de la même circonscription de 1988 à 1994 et ministre dans le cabinet de Robert Bourassa.Le chef libéral, Jean Charest, a souligné cet événement comme un moment émouvant de la cérémonie d'hier.« C'est un exemple qu'il faut citer parce que, de temps en temps, on s'interroge sur l'impact de notre vie politique sur notre famille.Il ne peut pas y avoir de plus beau témoignage que celui d'un fils qui suit les traces de son père pour la contribution qu'il aura lui-même faite à la vie politique », a indiqué M.Charest.« Et je vois qu'on prépare les générations à venir », a-t-il enchaîné, en voyant Gaston Blackburn qui tenait dans ses bras son petit-fils.M.Blackburn a plus tard commenté en disant : « On est très fier de ça.On l'apprécie au plus haut point.Il (Karl) vit des moments extraordinaires qu'il ne peut pas vivre ailleurs qu'à l'Assemblée nationale.M.Charest a aussi souligné la contribution de la famille Gabias à la vie publique.André Gabias, avocat comme son père, a défait l'ex-ministre péquiste Guy Julien dans Trois-Rivières.Il est le fils de l'ex-ministre de l'Union nationale Yves Gabias, député de Trois-Rivières de 1960 à 1969.André Gabias est également le petit-fils de Joseph-Maurice Gabias, député libéral de Montréal\u2014 Saint-Henri au début des années 30. 6LP1701A0426 A-17 Samedi 6LP1701A0426 ZALLCALL 67 18:59:20 04/25/03 B Voir ESPIONNES en A18 Autre texte en A19 Cuisine asiatique et vins rouges Page 26 C A H I E R A | L A P R E S S E | M O N T R É A L | S A M E D I 26 AV R I L 2003 Qu'est-ce que l'amour ?Page 21 Vins et mets Je t'aime moi non plus Les Super Nanas (en haut) et Totally Spies : bienvenue dans l'univers rose fuchsia et bleu électrique des petites filles du 21e siècle.En attente du «grand moment».Scène tirée du film Dabla ! Excision.es deux filles, âgées de 3 et 6 ans, ne jurent que par Sam, Clover et Alex, le trio infernal de Totally Spies.« Moi je suis S ! » crie la plus jeune en sautant de son lit le matin.« Ça tombe bien, je préfère Clover! » répond l'aînée.Pourquoi les aimez-vous?« Parce qu'elles sont cooool ! » Il y a quelques mois, elles jouaient à être Bulle, Belle ou Rebelle, ces super nanas rondes comme des bonbons qui défendent notre planète contre les conspirateurs les plus machiavéliques.Parmi leurs idoles figure aussi le nom de Carmen Cortez, la coolissime pré-adolescente d'Espions en herbe (Spy Kids), le film-culte de Roberto Rodriguez.Bienvenue dans l'univers des fillettes du 21e siècle, un monde rose fuchsia et bleu électrique où les filles combattent les méchants à coups de pied, vêtues de vêtements moulants et armées de gadgets qui feraient verdir de jalousie Emma Peel et Mata Hari.Icône post-féministes ou néo-Barbies?À vous de juger.Dans Totally Spies \u2014 une émission qui, contrairement à ce que son nom indique, est produite en France par la maison de production Marathon \u2014 les trois héroïnes sont des créatures de rêve, la chevelure abondante et la bouche gourmande.La rousse, Sam, est vêtue de vert; Clover a la chevelure blonde et s'habille en rouge de la tête aux pieds tandis qu'Alex, une fille de couleur à la chevelure d'ébène, ne jure que par le jaune.La plastique des trois espionnes est, bien entendu, irréprochable.Clover, Sam et Alex vivent à Beverly Hills et se trouvent souvent mêlées à des histoires complexes d'espionnage international.Elles se battent contre des méchants, mais, vous l'aurez deviné, finissent toujours par triompher, non sans avoir affronté chimistes sans scrupules, blops visqueux et autres forces du mal.Leur attirail est impressionnant : COMpoudrier, barrette électronique ou encore, talons hauts dissimulant une arme secrète.Bref, chaque artifice féminin est.une arme.La métaphore sera peut-être difficile à avaler pour les mamans qui ont fait féminisme 101, mais après tout, on s'adresse à des enfants.Totally Spies se trouve au nombre des 10 émissions de Teletoon les plus écoutées chez les enfants âgés de 2 et 11 ans.Les Super Nanas (aussi connues sous leur nom original, Powerpuff Girls) sont trois fillettes aux pouvoirs surnaturels venues au monde à la suite d'une expérience scientifique du professeur Utonium.Bulle, Belle et Rebelle se voient confier, elles aussi des missions gigantesques comme celle de combattre des méchants ripoux qui veulent prendre le contrôle de leur ville, Townsville, ou encore, de lutter contre Lui, le prince des ténèbres.Les Super Nanas ont de petites voix haut perchées mais de gros pouvoirs.La série, qui a connu ses heures de gloire il y a environ deux ans, est parmi les 20 émissions de Teletoon les plus regardées par les 2-11 ans et ce, même si la chaîne n'a présenté aucun nouvel épisode depuis septembre dernier.Pour Robert J.Thompson, professeur de cinéma et télévision et directeur du Centre sur la culture populaire de l'Université de Syracuse, ce retour des personnages d'espionnes à la télévision et au cinéma n'est pas surprenant.« Il n'y a pas si longtemps, on pouvait être évincé d'un collège si on vivait avec quelqu'un à l'extérieur des liens du mariage, explique ce spécialiste, joint par La Presse.ESPIONNES NATHALIE COLLARD vis aux âmes sensibles.Vous croyez tout savoir sur l'excision, pratique ancestrale venue d'ailleurs, détrompez-vous.Vous n'avez rien vu.Dabla ! Excision, réalisé par la Montréalaise Erica Pomerance, présenté aujourd'hui par Vues d'Afrique dans le cadre des 19es Journées du cinéma africain et créole, risque d'en faire frémir plusieurs.Frémir, mais surtout réfléchir.Par ce film, qui sera présenté à Ex-Centris en juin et sur les ondes de Canal Vie à l'automne, la réalisatrice a voulu dresser le portrait du travail des Africaines dans le dossier, illustrer les avancées de ces battantes qui militent pour sensibiliser non seulement les femmes, mais aussi les hommes, les anciens comme les plus jeunes, aux dangers de l'excision.En un mot, elle a voulu montrer que « ça n'est pas toujours l'Occident qui va en Afrique montrer aux Africains comment faire», explique-t-elle en entrevue.Sur le terrain, des femmes se mobilisent.Pour ce faire, elle a parcouru le Mali et le Burkina Faso, deux pays où l'excision fait office de coutume.Elle a fait parler des militantes, des hommes et des femmes dans les villages, des imams et des coopérants internationaux.Au fil du documentaire, on découvre les outils de sensibilisation des militantes.Les images sont dures.Car pour sensibiliser, il faut informer.Or, et c'est un euphémisme, ce genre d'information n'a rien de bien plaisant.Quand certains pensent qu'une femme qui possède encore un clitoris est une diablesse, ignorent qu'arracher un clitoris au couteau cause des tas de problèmes, hémorragies, crampes, relations sexuelles difficiles sinon impossibles, quand ça n'est pas carrément la mort, il y a beaucoup à faire.Une image nous hante encore : un jeune bébé en train de se faire exciser.On voit les exciseuses au travail, couteau en main, et la petite qui se débat.Ses hurlements sont à glacer le sang.Était-ce bien nécessaire d'en montrer autant?La réalisatrice avoue avoir longtemps hésité.Mais elle a trouvé intéressant de montrer ce que là-bas, les femmes de divers organismes utilisent comme outils dans leurs sessions de sensibilisation.Loin d'être sensationnalistes, les vidéos, images gynécologiques et autres sont donc 100% africaines, 100% réalistes.Aïe! C'est aussi un Malien qui demande que l'on rende publiques ces images.« Il nous faut un support visuel pour comprendre », dit-il dans le film.Pour en finir avec l'excision SILVIA GALIPEAU s i l v i a .g a l i p e a u @ l a p r e s s e .c a «Cette chose, il faut la couper, sinon aucun homme ne voudra de toi.» Combien de jeunes Africaines sont convaincues qu'au-delà de l'excision, il n'y a point de salut?Que jamais un homme ne voudra d'elles, pire, qu'elles seront perçues comme des nymphomanes, filles faciles, véritables putains?Un documentairechoc fait le point.Voir EXCISION en A22 L E R E TOUR DES Elles sont mignonnes, colorées et surtout, elles n'ont pas froid aux yeux.De à Carmen Cortez en passant par les \u2014 Bulle, Belle et Rebelle \u2014 les nouveaux personnages d'espionnes sont partout à la télévision et au cinéma.Et les petites filles en raffolent.Analyse d'un phénomène.Totally Spies Super Nanas 6LP1801A0426 A18 Samedi 6LP1801A0426 ZALLCALL 67 20:21:07 04/25/03 B A 1 8 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 6 A V R I L 2 0 0 3 LE RETOUR DES ESPIONNES ESPIONNES Suite de la page A17 « La révolution féministe s'est fait rapidement et il était inévitable que des personnages de filles fortes apparaissent dans la culture populaire, ajoute M.Thompson.Cela fait partie du processus de la rééducation des sexes.» Pour Shelley Pasnik, chercheuse au Center for Children and Technology, il n'y a pas de doute que les producteurs cherchent par tous les moyens à joindre les filles avec des émissions comme Super Nanas, Buffy, the Vampire Slayer ou Totally Spies.« On dit aux filles qu'elles sont cool et capables de tout, écrit Pasnik sur le site Internet de PBS, la chaîne de télévision publique américaine.On utilise une animation stylisée, des personnages fonceurs.Les filles âgées de 9 à 14 ans sont très courtisées.» D'Emma Peel à Carmen Cortez Les premières espionnes du petit écran n'étaient pas des personnages d'émissions pour enfants.Elles sont apparues au début des années 60, en pleine révolution féministe.La plus populaire de toutes demeure sans contredit la très séduisante Emma Peel, personnage culte d'une série britannique non moins culte, The Avengers (Chapeau melon et bottes de cuir en français).La série mettant en vedette Diana Rigg a duré huit ans (de 1961 à 1969).Quelques décennies plus tard, c'est l'actrice américaine Uma Thurman qui enfilait à son tour les longues bottes de cuir pour faire revivre ce personnage immortel de la culture télévisuelle.Aux États-Unis, c'est l'actrice de série B Stephanie Powers qui sera la première espionne du petit écran, en 1966, dans The Girl from U.N.C.L.E \u2014 un spin-off de la célèbre série The Man from U.N.C.L.E., sur le réseau NBC.Sans oublier le personnage de Sharon, dans les Champions, et celui de Cinnamon Carter (interprété par Barbara Bain) dans la série Mission : Impossible.Dix ans plus tard, Charlie's Angels (une série mettant en vedette des filles plus détectives qu'espionnes) prend l'affiche du réseau ABC.Ces Drôles de dames sont les ancêtres des Super Nanas et de Totally Spies.Dans cette série qui marquera la culture populaire américaine, trois filles \u2014 Sabrina, Jill et Kelly \u2014 travaillent pour un patron qu'on ne voit jamais, aux côtés d'une sorte de contremaître, l'ineffable Bosley, qui s'occupe de la logistique des enquêtes de ces dames.Les trois Anges sont belles, bien coiffées et deviennent rapidement des icônes de mode qui se déclinent en produits dérivés : au milieu des années 70, les filles collectionnent les cartes des Charlie's Angels pendant que les garçons, eux, rêvassent en regardant l'affiche de Farrah Fawcett ou de Cheryl Ladd.Imiter ou éviter ?L'espionne la plus moderne, celle qui incarne le modèle le plus positif pour les petites filles est sans aucun doute Carmen Cortez, la grande soeur de Joni dans Espions en herbe.C'est la plus normale de toutes (si on exclut le fait que ses parents sont des espions) : elle va à l'école, se querelle avec son petit frère et doit même avouer qu'elle porte encore des couches culottes.« Il semble y avoir eu une certaine prudence à amener des personnages de filles fortes dans l'univers des enfants, souligne Robert J.Thompson qui, en plus de diriger le Centre d'étude de la culture populaire, est aussi l'auteur de quelques ouvrages sur la télévision.C'est la dernière pièce du casse- tête.» Devrait-on s'inquiéter de l'image que ces super espionnes renvoient aux enfants ?Vêtements moulants, tailles de guêpe, coquetterie à outrance.Voilà le genre de stéréotypes qui provoque des réactions allergiques chez bon nombre de féministes ! « C'est vrai qu'on exploite des aspects sexuels et ça me dérange, reconnaît le professeur Thompson.Par contre, on voit tout de même des filles se battre et adopter une attitude traditionnellement associée aux personnages masculins.Elles sont très physiques.En d'autres mots, elles n'ont pas peur de botter le derrière des méchants.« En même temps, poursuit-il, ces personnages font appel à des traits de caractère plus traditionnels chez les femmes comme l'esprit de déduction, l'intelligence, l'intuition (on pense aussi à Hermione Granger, plus détective qu'espionne dans les films d'Harry Potter ou encore, à Buffy, the Vampire Slayer deux personnages très, très populaire auprès des filles en général).Il demeure que tous ces personnages ont des facettes féministes très développées.Alors, ces espionnes ?À consommer à petite dose, à condition que papa et maman expliquent qu'il s'agit seulement d'une émission de télévision.Jaclyn Smith, Farrah Fawcett et Kate Jackson interprétaient les trois « espionnes » de la série Charlie's Angels .Emma Peel, mythique espionne de la série anglaise Chapeau melon et bottesde cuir.UN JOUR SEULEMENT 5814, av.du Parc (angle Bernard), Montréal Tél.: (514) 272-4778 TAPIS PERSANS ET ORIENTAUX DIMANCHE LE 27 AVRIL DE MIDI À 18 HEURES chez LIQUIDATEURS ROYAL TAPIS LAINE ET SOIE ENTIÈREMENT FAITS À LA MAIN TAPIS TRÈS EN DEMANDE CECI N'EST PAS UN ENCAN AUSSI TAPIS GR.DIM.CHAQUE TAPIS 100$ 1000$ VENEZ FAIRE VOTRE CHOIX Des largeurs de chaussures pour tous vos besoins: course, marche, multisports ou tout aller.Tous les modèles ne sont pas offerts dans toutes les largeurs.MULTISPORTS, MULTILARGEURS Chez LONGUEUIL : 1085, ch.Chambly (à deux pas du cégep) (450) 674-4436 MONTRÉAL : 4452, rue Saint-Denis (près de Mont-Royal) (514) 499-9600 MONT-ROYAL Modèle MX1005NV Chaussure multisports incorporant plusieurs caractéristiques telles que l'ABZORB SBSMD et le système STABILITY WEBMD.Montage sur une forme Strobel.Carmen Cortez et Joni dans Spy Kids2 .QUESTION-RÉPONSE Vous avez une question à poser à nos journalistes?Écrivez à actuel@lapresse.ca PASCAL LAPIERRE ET MICHAËL GRÉGOIRE : « Sur les vieilles horloges, les heures étaient souvent écrites en chiffres romains.Plutôt que de lire IV (pour 4), on peut souvent y lire IIII.Pourquoi?Existe-t-il une raison particulière?Messieurs les horlogers, nous attendons une réponse.» «Je peux vous donner trois raisons d'écrire le chiffre quatre avec quatre barres (IIII) en chiffres romains, répond Jacques Beauchesne, horloger.Premièrement, l'équilibre.Observez votre cadran et vous constaterez qu'il y règne une harmonie dans la disposition des 12 heures.Deuxièmement, les quatre premiers chiffres commencent par un I, les quatre suivants par un V et les quatre derniers par un X.Si vous regardez bien les chiffres XII-IIII et VIII, ils forment les trois sommets d'un triangle équilatéral.Enfin, la troisième raison est qu'il est impossible de confondre le IIII et le VI.(IV et VI).» «D'autres explications s'appuient sur le fait que les Romains jusqu'au IIe siècle de notre ère, utilisaient IIII et que le IV serait un changement tardif, ajoute Robert Bilodeau.Il semblerait qu'un motif religieux puisse expliquer la persistance du IIII.En effet, les Romains utilisaient V pour notre U et I pour notre J.Ainsi, le dieu romain Jupiter, transcrit en latin, commencerait par IV.Probablement que l'inscription IV s'avérait blasphématoire : confondre le puissant Jupiter avec un vulgaire chiffre.» Combien d'États unis?Alzmarh Treis demande « Combien y a-t-il d'états aux États-Unis?Et pourquoi certains disent que l'Alaska et les Caraïbes sont les 51e et 52e États?» Vous voulez nous suggérer une explication?Vous avez une question à poser à nos journalistes?Écrivez-nous à actuel@lapresse.ca « Ma télé est brisée! Vous parlez d'égouts, d'eau et d'électricité, mais qui va réparer ma télévision ?» Une Irakienne remettant en question les priorités de Mohammed Mohsen Zoubaïdi, l'autoproclamé maire de Bagdad.CITATION HUMANITAIRE LE POT À Jae-kuk Ryu, un lanceur des Cubs de Daytona, club-école de niveau A des Cubs de Chicago, qui a volontairement atteint avec une balle un balbuzard perché près du stade.Ryu, 19 ans, risque d'être poursuivi pour cruauté envers le rapace, menacé d'extinction en Floride, qui a été gravement blessé à l'oeil.Entre temps, le joueur sud-coréen a été transféré à une équipe située à Lansing, au Michigan, ce qui est apparemment une punition en soi.Cette saison, il présente une fiche de 0-1, 22 retraits au bâton en 20 manches et deux tiers, et une moyenne de 1000 en ce qui a trait aux oiseaux rapaces atteints.LES FLEURS À Wilfred, pour son éclatante victoire dimanche lors de.Non, c'est une blague, ah, ah! (on prenait pour Marie-Élaine, de toute façon).Les fleurs vont plutôt à Jef Bek.En plus d'être un amateur de mots de trois lettres, M.Bek (ne pas confondre avec Jeff Beck, le guitar hero.) est aussi ce compositeur et directeur musical qui vient d'obtenir l'approbation du principal intéressé pour la création de Evil Knievel : l'opéra rock.Le légendaire casse-cou, devenu célèbre au cours des années 70 grâce à ses téméraires sauts en motocyclette, s'est dit flatté par le projet artistique de Bek.Ce dernier a retourné le compliment à Knievel, le qualifiant de «superhéros vivant».Un peu comme Wilfred, d'ailleurs.SAUVER LE MONDE TOUT EN SE REPOSANT Chercher à éradiquer le cancer, c'est bien.Mais chercher à éradiquer le cancer en faisant une sieste, c'est encore mieux.Pourquoi ne pas consacrer les périodes d'inactivité de votre ordinateur à l'ambitieux projet de recherche sur le cancer de l'Université d'Oxford?Il s'agit du plus important projet de ce type au monde : on compte analyser les propriétés anticancérigènes de 3,5 milliards de molécules.Tout ce que vous avez à faire, c'est télécharger le logiciel approprié (malheureusement offert seulement pour Windows pour le moment), l'installer sur votre ordinateur et l'activer dès que vous vous éloignez de votre ordinateur pour quelques minutes.Contribuer au mieux-être de l'humanité tout en regardant un épisode de Watatatow ?Nous vivons une époque formidable.www.chem.ox.ac.uk/curecancer.html Nicolas Langelier collaboration spéciale 6LP1901A0426 A19 Samedi 6LP1901A0426 ZALLCALL 67 21:20:14 04/25/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 6 A V R I L 2 0 0 3 A 1 9 LE RETOUR DES ESPIONNES Une école qui enseigne à donner « plus que du sexe» L'espionne qui venait du Web Agence France-Presse AMSTERDAM \u2014 La Hanky Panky School, l'école du sexe ouverte à Amsterdam par « la reine des escort girls » Elène Vis, propose aux femmes et aux hommes de joie « d'augmenter leur chiffre d'affaires » en leur enseignant à donner « plus que du sexe ».« J'ai 20 ans d'expérience », explique cette femme d'une quarantaine d'années, blonde et souriante, évoquant le réseau international de bureaux d'escortes qu'elle dirigeait et les trois livres qu'elle a rédigés sur ce métier pas comme les autres.« Je donnais des formations à mon propre personnel.Après avoir lu mon deuxième livre, quelqu'un est venu me demander s'il y avait moyen de suivre ces cours.Voilà le début de la Hanky Panky School, la première au monde », assure-t-elle.« Bien sûr, j'enseigne les techniques aux candidates, mais cela ne sert que 10 minutes, qui finalement ne satisfont personne », affirme Elène Vis, qui souhaite « augmenter le chiffre d'affaires » de ses pupilles en leur apprenant à offrir « plus que du sexe ».Elène Vis travaille l'aura des prostituées, qui ont souvent un sentiment d'infériorité.« Il faut lever leurs blocages, changer leur subconscient pour accroître leur assurance, leur permettre d'obtenir ce qu'elles veulent », et pourquoi pas, de quitter ce métier, explique-t-elle.Légalisée aux Pays-Bas depuis octobre 2000, la prostitution « n'est pas une affaire de sexe, affirme-telle.C'est d'attention, d'écoute, de tendresse, d'énergie qu'il s'agit.Et cela s'achète », ajoute-elle.Les chaînes télévisées repassent régulièrement depuis près de 40 ans les aventures de James Bond et de ses espionnes en bikini.Les plus célèbres espions ne sont-ils pas d'ailleurs des espionnes ?Mata Hari, la sainte patronne des espionnes, a rejoint la légende.Des sites Web lui vouent un véritable culte.Mais elle n'est pas la seule.LUDOVIC HIRTZMANN collaboration spéciale LA PRINCESSE de l'espionnage moderne est incontestablement Mata Hari.Le site Web du Moine Bourru raconte l'histoire de l'espionne néerlandaise : « La danseuse devenue espionne par besoin d'argent, ne prit jamais au sérieux son rôle.Le 19 août 1916, elle accepta la proposition du capitaine Ladoux, chef du contre-espionnage français, de se rendre en Belgique afin d'espionner l'État-major allemand, pour un million de francs.» Mata Hari était déjà espionne pour le compte de l'Empire allemand sous le nom de code H21.Malheureusement pour elle, en 1917, les militaires français l'accusent de trahison et la fusillent.Mata Hari déclarera lors de son procès : « J'ai toujours vécu pour l'amour et le plaisir.J'aime les officiers, je les ai aimés toute ma vie.J'aime mieux être la maîtresse d'un officier pauvre que d'un banquier riche.» Un autre site pour tout savoir sur Mata Hari est crimelibrary.com (www.crimelibrary.com/spies/mata\u2014hari/).Si vous désirez savoir à quoi ressemblait cette espionne née aux Pays- Bas, alors allez sur le site Web Propaganda Postcards.Connaissez-vous Marthe Richard ?Cette Française a eu une vie plutôt exceptionnelle : écrivain, pilote d'avion, prostituée, conseillère municipale, résistante mais aussi.espionne.C'est ce que rappelle un site (http : membres.lycos.fr/cap2lza/ newpage1.html), consacrée à l'espionne S32, qui fut plutôt connue en France pour avoir fait fermer en 1946 les maisons closes.L'amour semble être une activité des plus sérieuses pour plusieurs de ces femmes qui se sont données corps et âme à leur pays.Parfois, le Canada en fut la victime.Gerda Munsinger, blonde sulfureuse, mais également espionne au service de l'Union soviétique, a couché avec plusieurs membres du cabinet du premier ministre d'alors, John Diefenbaker.Une histoire croustillante à revoir sur le site Web Gerda.Autre cas passionnant, celui de Marita Lorenz, Allemande qui fut espionne pour la CIA.Dans le site latinreporters.com, elle confie qu'elle aurait été chargée par la CIA d'éliminer Fidel Castro, mais qu'elle n'a pas pu se débarrasser de celui qu'elle appelait « Mon petit barbu ».Marita Lorenz est tombée folle amoureuse de Castro.« Les dictateurs sont de bons amants parce qu'il leur importe beaucoup de paraître à leur avantage », assure Marita Lorenz, aujourd'hui dans la jeune soixantaine.Un site Web dédie l'intégralité de son contenu aux femmes du Special Operations Executive, section de l'espionnage pendant la Seconde Guerre mondiale.Aujourd'hui, sur le Web, les espionnes que les hommes préfèrent sont certainement celles des James Bond.Elles ont eu, surtout dans les débuts de la série, des noms pour le moins succulents : Honey Rider, Pussy Galore.Vous les retrouverez sur le site du James Bond International Fan Club.Enfin, vous aussi mademoiselle, si vous souhaitez jouer aux espionnes, vous pouvez tenter votre chance sur le site Web du Service canadien du renseignement de sécurité ou plus modestement acquérir la panoplie de la parfaite espionne auprès du Wal-Mart de l'espionnage, le site espion-on-line.com.Salon Diplomate du Holiday Inn Centre-ville de Montréal 420, rue Sherbrooke O.Tél.: (514) 842-6111 Salon Diplomate du Holiday Inn Centre-ville de Montréal 420, rue Sherbrooke O.(entre rue University et av.du Parc) Tél.: (514) 842-6111 (entre rue University et av.du Parc) (entre rue University et av.du Parc) SAMEDI,26 AVRIL DIMANCHE, 27 AVRIL SOLDESOLDESOLDE La plus grande sélection de tapis faits à la main à des prix incroyables.De 50 $ à 1 500 $ TAPIS PERSANS, AFGHANS, TURKMÈNES, INDIENS, PAKISTANAIS ET CHINOIS.TAPIS PERSANS ET ORIENTAUX GRANDE LIQUIDATION DE TAPIS DE TOUS GENRES Pour plus de renseignements : (514) 585-1612 Sam.10 h à 20 h Dim.10 h à 18 h Mata Hari, pour l'amour des officiers.En savoir plus sur les espionnes The James Bond International Fan Club www.thejamesbondfanclub.com/ Espion-on-line www.espion-on-line.com Service canadien du renseignement de sécurité www.csis-scrs.gc.ca Gerda www.canoe.ca/Jam Movies CanadianG/gerda.html Latin Reporters www.latinreporters.com/flashs.html The Women of the Special Operations Executive http : 64-baker-street.org/main.html Propaganda Postcards of the Great War, Mata-Hari www.ww1-propaganda-cards.com/mata\u2014hari.html Nous menons des vies remplies et exigeantes.Nos lits, comme nos jardins, sont devenus des lieux de ressourcement.Mais la pression nous empêche encore trop souvent de trouver le repos - tant la pression du quotidien que celle que l'on ressent quand on s'allonge sur une surface résistante.En fait, la pression est souvent responsable de nos quelque 80 à 100 changements de position par nuit.Le matériau Tempur révolutionnaire a été mis au point par la NASA, puis perfectionné par des scientifiques suédois.Ses propriétés reconnues d'allégement de la pression contribuent à soulager la douleur et à améliorer la circulation, ce qui se traduit par un sommeil paisible et une réduction des changements de position de l'ordre de 80 %.Grâce à Tempur, la qualité de votre sommeil vous apportera des lendemains pleins de promesses.Le seul matelas reconnu par la NASA et certifié par la Space Foundation Les produits Tempur sont commercialisés dans plus de 50 pays, et par des centaines de distributeurs à l'échelle du Canada.Confort à la suédoise ENTRE LE 14 AVRIL ET LE 11 MAI, tout achat de matelas de 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6DU2001A0426 SAMEDIÀ 6DU2001A0426 ZALLCALL 67 15:41:19 04/25/03 B A20 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 AVRIL 2003 L'Association des concessionnaires Honda du Québec Pour obtenir l'adresse d'un concessionnaire près de chez vous, visitez le www.honda.ca ou composez le 1 888 9-HONDA-9.Les offres de location-bail sont faites par Honda Canada Finance Inc., sur acceptation du crédit.Cette offre porte sur les berlines Civic DX 2003 (modèle ES1513PX) neuves.Versement mensuel de 198 $, pendant 48 mois pour un total de 11 083 $ avec un versement initial de 1 579 $, ou échange équivalent; versement mensuel de 178 $, pendant 48 mois pour un total de 10 999 $ avec un versement initial de 2 455 $, ou échange équivalent; ou versement mensuel de 234 $, pendant 48 mois pour un total de 11 232 $ avec un versement initial de 0$.Première mensualité exigible.Franchise de kilométrage de 96 000 km; frais de 0,12 $ le kilomètre excédentaire.Transport et préparation inclus en location seulement.Frais de publication, taxes, immatriculation, assurances et frais d'administration en sus.Option d'achat au terme de la location offerte moyennant un supplément.Le prix de location des concessionnaires peut être inférieur.Offre d'une durée limitée.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.P.D.S.F.sur les berlines Civic DX 2003 (modèle ES1513PX) neuves.Transport, préparation, frais de publication, taxes, immatriculation, assurances et frais d'administration en sus.Le prix de vente des concessionnaires peut être inférieur.Offre d'une durée limitée.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.Photo à titre indicatif.Berline Civic LX 2003 Illustrée Oui, à ce prix-là, elle est neuve.par mois pour 48 mois Berline Civic DX 2003 Incluant 96 000 km Transport et préparation inclus en location seulement À partir de Voiture la plus vendue au Canada pour une 5e année consécutive Plus faible consommation d'essence dans sa catégorie, selon Transport Canada $ $ 4,8 0$ dépôt de sécurité Notre taux de location Mensualité Comptant initial 198$ 234$ 178$ 1579$ 0$ 2455$ 3127382A 6LP2101A0426 A21 Samedi 6LP2101A0426 ZALLCALL 67 17:21:24 04/25/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 AVRIL 2003 A21 Qu'est-ce que l'amour?RAFAËLE GERMAIN JE T'AIME MOI NON PLUS collaboration spéciale L'âme soeur.La personne idéale.Sa moitié.L'homme de ma vie.La femme de mes rêves.L'être aimé.Elle.Lui.Celui qui me complète.Celle que j'attendais.Comment le trouve-t-on ?Existe-t-elle vraiment « Moi, je pense que oui, dit Nathalie.Il y a quelqu'un quelque part pour chaque personne.S'agit de le trouver.» C'est un peu drôle de l'entendre dire ça.Nathalie a 27 ans, sa propre boîte de relations de presse, un caractère bouillant et une certaine propension à toujours envisager le pire, qu'elle voudrait faire passer pour un réalisme à la fois cool et blasé.Elle a aussi un petit coeur tendre qui rêve d'amour et de mariage \u2014 mais ça, je crois qu'elle préfère qu'on ne le remarque pas.« C'est ça, le vrai drame de tous ceux qui cherchent l'amour, ajoutet- elle.On sait que la personne qui nous est destinée est là, quelque part, mais on ne sait pas comment la trouver.Tu ne peux pas savoir comment c'est frustrant.» « Comment trouver l'amour ?En ne bougeant surtout pas, dit Jean- François, 33 ans, DJ.S'il sait que tu le cherches, tu peux être sûr qu'il ne viendra pas.Je te dis, moi, l'amour a un sens de l'humour du tonnerre.» Jean-François rêve d'écrire un roman et vit depuis deux ans avec sa copine, Amélie, qu'il a rencontrée par hasard, sans la chercher.Amélie est enceinte.« Il faut que tu deviennes la personne idéale de quelqu'un pour trouver ta personne idéale, croit Frédérique.Il faut que tu travailles sur toi.Que tu croies que tu peux trouver l'amour.Si tu ne crois pas, tu ne trouves pas.» Frédérique a 16 ans, et elle sait de quoi elle parle : elle en est à sa troisième relation steady.La première a duré trois mois, la deuxième quatre et elle est avec Simon depuis sept mois.C'est une grande fan de Star Académie, mais elle a été un peu déçue par le résultat \u2014 son préféré, c'était Jean-François.« Il n'y a pas de personne idéale.Il y a juste des relations idéales.Et la notion d'idéal est quelque chose de très personnel.Chacun a la sienne », croit John, 58 ans, draft dodger.Originaire de Philadelphie, il est venu vivre ici pour échapper à la conscription durant la guerre du Vietnam.Il a épousé Marie-Andrée, une Québécoise, et ils ont eu trois filles.Il est professeur de droit.« L'amour, ça n'existe pas.C'est toutes des hosties de crosseurs qui pensent juste au cul.» Maya a 23 ans \u2014 elle travaille comme vendeuse chez Jacob.Apparemment, ses dernières relations se sont mal soldées.« Comment rencontrer la personne idéale, hein ?demande Delphine.Pas évident.» À 30 ans, Delphine l'a trouvée, mais non sans être passée par une série de relations vite terminées et moins vite oubliées.« Je ne pense pas qu'il y a une façon de faire.Ce n'est pas comme s'il y avait un Guide de l'amour que tu pourrais acheter chez Renaud- Bray.Euh.non, attend, en fait il y a des Guide de l'amour chez Renaud- Bray, mais ça, c'est ridicule.C'est fait pour faire de la peine aux personnes seules.Pour leur donner des faux espoirs.Tu sais, quand j'y pense, je ne comprends pas pourquoi les gens font ça.C'est profiter de la solitude des autres.Ce n'est pas beau.» Delphine est photographe.Elle vit avec Sébastien depuis trois ans.« Oui, je pense que l'amour existe, dit-elle.Et qu'il faut être ouvert à lui, si c'est ça qu'on cherche.Mais il y a des gens qui ne trouveront jamais l'amour.C'est poche, mais c'est comme ça.Et ce n'est pas leur faute, contrairement à ce que la société voudrait leur faire croire.Il n'y a pas de truc pour trouver l'âme soeur.» « Mon truc ?C'est d'aller au-devant de l'amour.Je ne les comprends pas, ces gens qui disent qu'ils attendent, que l'amour va venir à eux s'ils savent l'attendre.Non, il faut lui dire qu'on est là et qu'on est prêt.Sinon, tu risques de laisser passer la femme de ta vie.» Khalil, 31 ans, est chauffeur de taxi.Il est né près d'Oran, en Algérie, et vit à Montréal depuis sept ans.Il trouve les femmes québécoises fantastiques \u2014 elles sont belles, indépendantes et, surtout, elles ont des opinions.Mais elles font décidément trop de bruit quand elles jouissent.« Moi, je suis un éternel optimiste.J'ai foi en l'amour.Je pense qu'on a plein d'âmes soeurs.Pas juste une.Une de perdue, 10 de retrouvées ! » Alain est chef dans un restaurant du centre-ville.Il refuse catégoriquement de dire son âge (« on a l'âge de nos amours ! »), mais une estimation personnelle lui donne autour de 40 ans.Pour le moment, il vit avec un jeune étudiant de la Colombie-Britannique qui, comme lui, a une passion pour les chats.Ils en ont neuf.« Franchement, je n'en ai aucune idée.Je sors, je chatte sur des sites de rencontres, je suis même allée à des séances de speed-dating.Ma soeur me dit que mon problème, c'est que je veux trop.C'est peut-être vrai.Mais au moins, je ne pourrai jamais me reprocher de pas avoir essayé.» À 44 ans, Carole cherche toujours.Elle est secrétaire juridique, s'entraîne trois fois par semaine et essaie de se tenir au courant de ce qui se passe dans le domaine culturel.Elle aimerait bien rencontrer un homme de plus de 50 ans, non-fumeur, propre de sa personne, aimant les promenades en nature et les soupers en amoureux.« Ah ! l'amour.Moi, je n'ai jamais eu le goût de m'emmerder avec ça.Je me suis inscrit à une agence de rencontre quand j'avais 25 ans.J'étudiais en droit, je n'avais pas le temps de rencontrer des filles.» Douze ans plus tard, Patrick est toujours avec Murielle, qu'il a rencontrée grâce à l'agence.Ils sont tous les deux avocats, ont un garçon de 10 ans un peu hyperactif et une maison en banlieue.Patrick couche de temps en temps avec sa secrétaire, mais Murielle n'a pas à s'en faire : ce n'est rien de sérieux.« L'amour ! Voyons donc ! » Maxime aimerait bien qu'on croie qu'il ne croit pas en l'amour.Maxime préfère croire en lui.Il a 34 ans, travaille dans un bureau d'architectes et a toujours eu beaucoup de succès auprès des filles.S'il y a une chose qui le rend fou, c'est bien de se faire dire qu'il devrait essayer de rencontrer quelqu'un.C'est un célibataire endurci et il en tire une étrange fierté, qui porterait parfois à croire qu'il a peur de l'amour.« Peur de l'amour, moi ?Tu me niaises, hein ?Non, franchement, je trouve qu'on a l'amour en trop haute estime.Je ne sais pas si ce sont les livres ou la télé ou les films, mais on dirait que quelque chose nous a tous fait croire que le but de la vie, c'est de trouver l'âme soeur.Moi, je ne suis pas d'accord.Je veux dire : tant mieux si ça t'arrive, mais vire pas fou si ce n'est pas pour toi.Moi, personnellement, j'aime mieux m'envoyer en l'air et avoir le coeur libre.» Et si un jour l'amour frappait à sa porte ?« Je l'attends de pied ferme, dit Maxime.On va jaser lui et moi, et on va voir s'il y a moyen de s'entendre.» Rosa a 81 ans, et vient de fêter son 60e anniversaire de mariage avec Jean-Marie, qu'elle aime comme au premier jour.Ils ont eu 12 enfants.Quand on lui parle d'amour, elle sourit en secouant doucement la tête.« Moi ?Je ne connais rien à l'amour.Mais je pourrais t'en parler des heures.» « On sait que la personne qui nous est destinée est là, quelque part, mais on ne sait pas comment la trouver.Tu ne peux pas savoir comme c'est frustrant.» PIERRE FOGLIA CHAQUE MARDI, JEUDI ET SAMEDI Laissez-nous vous saisir! En plus, profitez de la promotion \u201cLa douceur printanière\u201d Commandez votre barbecue entre le 1er avril et le 16 juin 2003 et recevez gratuitement un ensemble gourmet d'une valeur de 150 $.Le barbecue VC200, plus qu'un simple barbecue Pour cet été, procurez-vous le barbecue idéal.Le barbecue VC200 cuit les aliments aussi bien qu'un four à convection.Alors faites fumer, rôtir et saisir vos viandes avec son brûleur radiant.Délicieux .puisque la chaleur est répandue uniformément.Le barbecue VC200.une vraie cuisinière.pour l'extérieur Le barbecue VC200 vous procurera une satisfaction de cuisiner à l'extérieur comme aucun autre barbecue ne peut le faire.Avec une garantie limitée de 10 ans, vous êtes sûr de cuire encore et encore des plats divinement succulents.Excellent rapport qualité prix Barbecue VC200 à 1 499 $ Cour.: 1 799 $ Cette offre est valide pour les modèles VC20S1PB à gaz propane seulement.Cette offre prend fin à l'épuisement des modèles en stock.Pour commander, visitez le détaillant de votre région : Budget Propane Valleyfield (450) 373-4333 Charbonneau Propane Équipement Vaudreuil-Dorion (450) 455-2061 Confort Gaz Vaudreuil-Dorion (450) 424-1500 Gaz Propane Rainville Granby (450) 378-4108 Insta-Gaz Inc.Ste-Catherine (450) 632-3441 Les Entreprises AJR Lacroix Inc.Knowlton (450) 242-2414 Les Entreprises AJR Lacroix Inc.Deauville (819) 843-4744 Propane du Suroît Bedford (450) 248-0555 Propane du Suroît Ste-Martine (450) 427-1706 Maison chaleur et confort Laval (450) 625-5826 Maison chaleur et confort Terrebonne (450) 492-2054 Maison chaleur et confort Repentigny (450) 582-0912 Maison chaleur et confort Cap de la Madeleine (819) 694-1355 Maison chaleur et confort Joliette (450) 759-1686 Les Pompes Busques St-Georges de Beauce (418) 228-5267 Centre de chaleur Québec (418) 622-8500 Propane Plus Inc.Montréal (514) 643-0505 Poêles et Foyers Rosemont Montréal (514) 728-4318 Relaxe Flamme Inc.Trois-Rivières (819) 372-0970 Quincaillerie Hoog Inc.Beaconsfield (514) 630-0984 Quincaillerie Hoog Inc.Westmount (514) 934-4644 Les Entreprises BYV Inc.Pierrefonds (514) 696-2582 Boutique Énergie Kirkland (514) 693-0322 Propane Blainville Blainville (450) 433-8433 Foyers Design Blainville (450) 979-6650 Propane Monin Laval (450) 661-7783 Foyers Pro-Service Laval (450) 629-6030 Barrette et Bernard Gatineau (819) 243-0143 Entrepôt de poêles et foyers Rive-Sud Longueuil (450) 625-2766 Les foyers et cheminées Piermont St-Bruno (450) 653-1846 Propane Rive-Sud St-Hubert (450) 468-3000 Materiaux Laferté St-Hyacinthe (450) 773-9256 Materiaux Laferté Drummondville (819) 477-8950 L'univers de l'aspirateur Ste-Julie (450) 922-8508 L'univers de l'aspirateur Greenfield Park (450) 671-1322 Sonic Propane Brossard (450) 444-5530 Sonic Propane St-Hyacinthe (450) 799-2131 Offre valable sur le modèle 2003 X5 3,0L neuf, manuel, en stock.Le taux de location est celui offert exclusivement par les Services financiers BMW et est disponible auprès des concessionnaires 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MONTRÉAL SAMEDI 26 AVRIL 2003 EXCISION Suite de la page A17 Pas rare L'excision n'est malheureusement pas une pratique isolée, limitée à certaines petites contrées perdues.L'Organisation mondiale de la santé (OMS) évalue à entre 100 et 140 millions le nombre de femmes ayant subi des mutilations génitales sur la planète.Chaque année, quelque deux millions de jeunes filles sont aussi à risques.La plupart proviennent de 28 pays africains.Dans certains, la pratique est quasi généralisée.Ainsi, d'après le Progrès des nations publié en 1996 par l'UNICEF, 98 % des Somaliennes seraient touchées, 90 % des Éthiopiennes, 80 % des Égyptiennes et des Maliennes.La pratique s'observe également au Moyen- Orient et en Asie.Ici aussi, comme aux États-Unis, en Europe ou en Australie, des femmes issues de communautés immigrantes sont victimes de telles mutilations.En France seulement, le quotidien Libération rapportait 35 000 fillettes excisées ou menacées de l'être le 1er janvier 2002.De quoi s'agit-il concrètement ?Il existe trois degrés d'excision : soit on sectionne le prépuce du clitoris et une partie du clitoris, le clitoris au complet et les petites lèvres avoisinantes, soit carrément tous les organes sexuels externes, le trou restant étant ensuite recousu.On parle alors d'infibulation, seul un petit orifice demeurant, pour l'écoulement des menstruations et de l'urine.Claude Fortin, président de la Société des obstétriciens gynécologues du Québec, se souvient encore de son premier cas, il y a de cela 22 ans.C'était une jeune Somalienne, venue le voir, car incapable d'avoir de relation sexuelle.« Je n'avais jamais vu ça, je pensais qu'elle avait une malformation », raconte- t-il.Il s'est renseigné sur la question et a soigné la jeune femme, qui lui a envoyé toute sa communauté.Depuis, il est devenu de facto le spécialiste de la chose au Québec.Bon an mal an, il reçoit cinq ou six femmes victimes de toutes sortes de mutilations.Au total, il dit avoir vu une centaine de cas en 20 ans.Sans compter les grands-mères venues lui demander d'exciser leurs petites-filles.« C'est un acte criminel au Code criminel.Il n'en est pas question », rétorque le médecin, toutefois bien conscient que souvent, elles n'ont qu'à traverser l'océan pour parvenir à leurs fins.Il croit aussi que certains doivent exciser leurs filles au pays, dans la clandestinité.« Cela existe encore au Canada dans certaines provinces, dit-il.Mais c'est bien difficile à prouver.» Comment expliquer une telle pratique ?« C'est une coutume traditionnelle qui vient de l'Égypte ancienne », explique Liliane Côté, coopérante volontaire du Centre canadien d'étude et de coopération internationale (CECI).D'abord un « rite de passage », comme la circoncision chez le garçon, une foule de tabous s'y sont ensuite greffés, le clitoris étant perçu comme un organe du mal, rendant la femme frivole donc incontrôlable.Bref, une excroissance à faire disparaître à tout prix.Là-bas, quoique remise en question depuis une dizaine d'années par des groupes de femmes locaux, la pratique est souvent totalement intégrée.Rares sont les hommes à avoir connu une femme possédant encore son clitoris.Rares sont aussi les femmes à avoir eu le choix de le garder.Mariétou Kouyaté, Malienne de 39 ans, vit au Canada depuis un an et demi.Elle con firme.« Nous sommes nées là-dedans, on a grandi là-dedans.On se remet », dit-elle.Assez pour se réfugier Ce qui n'empêche pas certaines de fuir.Au Canada, comme dans d'autres pays occidentaux, la menace d'excision est un motif suffisant pour obtenir le statut de réfugié.Si elles ne sont pas répertoriées comme tel, on sait tout de même qu'en 2002, 114 femmes craignant d'être persécutées « en raison de leur sexe », ont obtenu leurs papiers d'Immigration Canada.Parmi celles-ci, combien ont fui l'excision ?Nani, une mère de 51 ans, a fui le Mali il y a trois ans « trimballant ses filles un peu partout », du Burkina Faso au Canada, pour qu'elles échappent à leur sort.Elle-même excisée dans son jeune âge, elle s'en souvient comme si c'était hier.« Je me rappelle la cour où ça s'est passé, le nom des filles, toute la cérémonie », raconte-t-elle, avant d'ajouter : « Tu traînes la douleur pendant toute une semaine.Tu ne peux même pas faire pipi, tu te retiens.» Certaines filles, craignant la brûlure de l'urine, font ainsi éclater leur vessie.Mais trop souvent, ces douleurs restent cachées.Personne n'en parle.Elles n'existent donc pas.Guéda Keita, Malienne de 21 ans, au pays depuis deux ans pour ses études en soins infirmiers, se souvient d'une voisine qui avait fait exciser sa petite.Elle en est morte, mais personne n'en a parlé.« On tend à tout cacher.» Malgré toutes ces dures réalités, et bien d'autres encore, certaines femmes poursuivent la lutte dans la confiance.Dabla ! Excision, cesser l'excision, se clôt aussi sur une note d'espoir, avec une cérémonie d'abandon du couteau d'excision.Un grand chapeau de paille recueille les petits couteaux rouillés, symbole lourd de sens d'une pratique patriarcale qui commence tranquillement à s'ébranler.Dabla ! Excision, réalisé par Erica Pomerance 15 h au cinéma Beaubien.La présentation sera suivie d'un débat.Rituel autour de l'excisison.Image tirée du film Dabla! Excision.L'Hypothèque Simplifiée Certaines conditions s'appliquent.Taux en vigueur au 17 avril 2003.Ces offres sont sujettes à changement sans préavis et ne peuvent être jumelées.Sous réserve d'approbation du crédit par la Banque.Ces offres sont d'une durée limitée.1Pourcentage de remise applicable au terme fermé de cinq (5) ans à taux fixe.La remise en argent est calculée en fonction du montant du capital emprunté.Le maximum accordé pour la remise en argent est de 25 000 $.Cette offre s'applique uniquement aux nouvelles demandes de prêt hypothécaire.2Une réduction de 0,50 % (P - 1/2 %) sera appliquée au taux préférentiel de la Banque Laurentienne du Canada (BLC).Le taux annuel du coût d'emprunt (TAC) serait de 4,50 % pour un terme de 5 ans.Le TAC suppose un taux préférentiel BLC de 5% pour toute la durée du prêt.Le taux d'intérêt applicable variera selon les fluctuations du taux préférentiel de la BLC pendant la durée du prêt.4% Payez-vous la traite ! Remise en argent de 4%1 sur hypothèque à taux fixe de 5 ans.4,50% Payez plus vite ! Hypothèque à taux variable : taux préférentiel - 1/2%2.5,79% Payez moins.sans négocier ! Hypothèque à taux fixe : 5,79% pour 5 ans.C'est simple, vous avez le choix.1 866 BLC-2088 banquelaurentienne.com 3132706A PRÉHISTOIRE Les australopithèques sud-africains « vieillis» d'un million d'années Agence France-Presse PARIS \u2014 Les australopithèques ont vécu en Afrique du Sud il y a 4 millions d'années, près d'un million d'années plus tôt qu'on ne pensait, selon les nouvelles datations de fossiles provenant des grottes de Sterkfontein, révèlent les auteurs d'une étude publiée hier dans la revue Science.Bien que les australopithèques doivent leur nom de « singes du Sud » à leur première découverte en Afrique australe, les paléontologues, en se basant sur les fossiles plus anciens, déterrés par la suite en Afrique de l'Est, estimaient que ces hominidés étaient apparus d'abord dans cette partie du continent, avant d'en conquérir le Sud.Le travail de l'équipe américanosud- africaine conduite par Tim Partridge, de l'Université du Witwatersrand (Johannesburg), montre que certains australopithèques sudafricains étaient contemporains des premiers australopithèques d'Afrique orientale, plus précisément Australopithecus anamensis, de 3,9 à 4,2 millions d'années.Pour évaluer l'âge des fossiles trouvés à Sterkfontein, à 50 km au nord-ouest de Johannesburg, les scientifiques ont utilisé la datation des roches par la technique de « nucléides cosmogéniques », adaptée aux cavités souterraines, sans dépôts sédimentaires ou volcaniques faciles à dater.Elle consiste à mesurer la désintégration de radio-isotopes formés dans les roches lorsque celles-ci étaient exposées au bombardement de rayons cosmiques.Une fois sous terre, les roches cessent d'emmagasiner ces particules.À partir de leur degré de désintégration, il est possible de savoir combien de temps s'est écoulé depuis l'éboulement du terrain.Tim Partridge et ses collègues ont obtenu le chiffre de 4,17 millions d'années pour le squelette surnommé « Little Foot » (Petit Pied), mis au jour en 1997 et initialement estimé à 3,3 millions d'années, et 4,02 millions pour les autres restes fragmentaires (crâne partiel, bout de fémur et d'humérus, dents isolées.) récupérés entre 1995 et 2001.Les autres fossiles d'Afrique du Sud ne dépassent pas les 2,5 millions d'années.« Little Foot » a été appelé ainsi parce que sa découverte « officielle » avait été facilitée par la trouvaille de quatre os de pied dans un mélange de petites pièces fossiles gardé depuis un quart de siècle dans un carton à l'Université.« Little Foot » reste toujours partiellement emprisonné dans une gangue de calcaire.L'étude des éléments récupérés dernièrement et analysés notamment par le paléontologue Ron Clarke a montré que Little Foot, tout en étant adapté, comme d'autres australopithèques, à la fois à la bipédie et au grimper, avait des bras et des jambes de longueur quasi égale. 6DU2301A0426 SAMEDI¸ 6DU2301A0426 ZALLCALL 67 23:39:45 04/25/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 AVRIL 2003 A23 Les concessionnaires Mazda du Québec NOTRE ENGAGEMENT VOUS CERTIFIE QUE VOTRE NOUVELLE MAZDA EST INSPECTÉE, REÇOIT DES PROTÈGE-TAPIS ET UN PLEIN D'ESSENCE À LA LIVRAISON.PRET A ROULER INFORMEZ-VOUS AU SUJET DU PROGRAMME MAZDA POUR LES DIPLÔMÉS.\u0001 Indice de sécurité le plus élevé accordé par la NHTSA des É.-U., à la fois pour le conducteur et les passagers, lors de tests d'impacts frontal, latéral et arrière.\u0001\u0001 La Presse, octobre 2002.\u0001\u0001\u0001Rapports de l'AIAMC 1987-2002.O Prix Ener Guide 2003 accordés aux véhicules les plus économiques en carburant.Données fournies par le ministère des Ressources naturelles du Canada 2003.Basées sur la camionnette Mazda B2300 SX avec boîte manuelle 5 vitesses et le Mazda Tribute DX 2003 avec boîte manuelle 5 vitesses.\u2020Financement à l'achat aux particuliers de 0% pour 24 mois sur les Mazda neuves 2003 (excluant les Protegé Mazda Speed 2003 et les Mazda6 2004) consenti par l'entremise de la Banque Scotia.Sur approbation du crédit.Autres taux et termes de financement disponibles.\u2020\u2020L'offre aux particuliers de «aucun paiement avant 6 mois» s'applique au financement à l'achat de toutes les Mazda neuves et débute à la date de livraison du véhicule à l'acheteur.Le nombre de mensualités choisi par le client n'est pas réduit mais reporté de 6 mois.Aucun intérêt pendant les premiers 150 jours.Après cette période, le montant du capital ainsi que les intérêts devront être payés en fonction du terme prévu au contrat.Taux de location personnalisée Mazda : offres portant uniquement sur la location au détail des Mazda MPV DX 2003 (modèle UADZ73AA00), des Mazda Tribute DX 2003 (modèle WSDS53AH00) et des Mazda B3000 2003 (modèle XCXB53AC00) neufs.Comptant initial ou échange équivalent, premier versement mensuel et dépôt de sécurité de 350 $ (Tribute) exigés.Aucun dépôt de sécurité sur toutes les MPV et les camionnettes de série B.Aucun comptant initial sur la camionnette B3000 et sur la MPV DX pour l'offre à 361$ par mois.Offres soumises à l'approbation de Crédit Mazda Canada inc.Limite de 80000 km.Frais de 8 ¢ le km additionnel.Immatriculation, assurances, taxes et frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers (RDPRM) en sus.Les modèles illustrés peuvent différer et sont utilisés à titre indicatif seulement.Certains équipements illustrés peuvent être offerts en option ou de série sur d'autres modèles.Les stocks peuvent varier selon les concessionnaires.Les concessionnaires peuvent louer à prix inférieur.Voir un concessionnaire participant pour les détails.Aucune combinaison d'offres possible.Offres d'une durée limitée à compter du 13 mars 2003.Mazda B3000 Dual Sport, cab.allongée 2003 Louez à partir de PAR MOIS, POUR 48 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS 0$ comptant 0$ dépôt de sécurité OU Moteur V6 de 3L et 150 ch Boîte manuelle surmultipliée 5 vitesses Roues stylisées en acier argent de 15 po Freins antiblocage aux 4 roues Système d'immobilisation Securilock Climatiseur Radio AM/FM stéréo avec lecteur de CD Barre stabilisatrice avant Glace arrière coulissante Prise d'alimentation 12 V Banquette à dossier 60/40 avec accoudoir/rangement Mini-console au plancher avec porte-gobelets Mazda MPV DX 2003 Louez à partir de PAR MOIS, POUR 48 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS COMPTANT INITIAL DE 2995$ 0$ dépôt de sécurité OU Moteur V6 de 3 L et 200 ch Boîte automatique 5 vitesses Radio AM/FM stéréo avec lecteur de CD, commandes audio montées sur le volant Climatiseur Deux coussins de sécurité avant (coussins latéraux livrables en option) Sièges baquets de 2e rangée Side-by-SlideMC Banquette de 3e rangée Tumble-UnderMC rabattable sous le plancher et orientable vers l'arrière Portes coulissantes latérales avec glaces abaissantes 0$ PAR MOIS, POUR 48 MOIS Ou louez à ET COMPTANT Camionnette importée la plus vendue au pays depuis 16 ans.\u0001\u0001\u0001 «Le meilleur achat de sa catégorie » Le Guide de l'auto 2003, Jacques Duval Indice de sécurité le plus élevé lors d'impact \u0001 vroum-vroum PLUS de financement à l'achat\u2020 AUCUN PAIEMENT AVANT MOIS sur toutes les Mazda neuves \u2020\u2020 PREMIÈRE PLACE «Match du mois» opposant cinq utilitaires sport.\u0001\u0001 Eric Le François, La Presse PLUS Mazda Tribute DX 2003 Louez à partir de PAR MOIS, POUR 48 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS COMPTANT INITIAL DE 2995$ OU Moteur 4 cyl.de 2 L avec boîte manuelle 5 vitesses Traction avant Climatiseur Radio AM/FM stéréo avec lecteur de CD Conception Opti Space Deux coussins de sécurité avant et avant latéraux Trois prises d'alimentation Hayon à double accès Volant inclinable Roues de 16 po en alliage Porte-bagages de toit Régulateur de vitesse Moteur V6 disponible PLUS 3125246A 6LP2401A0426 A24 Samedi 6LP2401A0426 ZALLCALL 67 21:19:11 04/25/03 B A 2 4 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 6 A V R I L 2 0 0 3 Cher monsieur Hussein.Agence France-Presse BAGDAD \u2014 En tant que chef d'État, Saddam Hussein recevait des messages des grands de ce monde, mais aussi de gens simples sollicitant son aide, comme le montre une partie de sa correspondance retrouvée intacte dans les décombres d'un de ses palais pulvérisés par l'aviation américaine.« Approuvé », traçait la main du chef du cabinet présidentiel, Ahmed Hussein Khodeir, sur les documents officiels portant les armoiries de la République irakienne, un aigle aux ailes déployées.Dans cet échantillon d'archives, qui couvrent plusieurs mois, chaque document est marqué « secret », même si aucun ne contient de révélation d'importance.On y trouve des messages de voeux envoyés par des chefs d'État étrangers à différentes occasions, comme le jour de l'An ou la fête musulmane de l'Aïd.Parmi les expéditeurs de ces messages figurent le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, dont une carte bleue aux couleurs de l'organisation internationale est paraphée de sa main, ou des chefs d'État comme le président cubain Fidel Castro.On trouve aussi une carte de voeux adressée par Mme Wafa Abdel Salem Aref, fille de l'un des anciens présidents irakiens au pouvoir après l'abolition de la monarchie en 1958.« Nous serons vos soldats jusqu'à notre dernier souffle », écrit-elle à Saddam Hussein à l'occasion de la fête musulmane de l'Aïd.Elle a reçu en retour une lettre de remerciements du chef du cabinet présidentiel, datée du 17 février 2003.Dans la pure tradition tribale, un cheikh du Qatar, Mohammed Ben Nasser Al-Khalifa, a adressé de son côté en 2002 un poème à la gloire de Saddam Hussein, disant de lui qu'il a « relevé plus que tout autre la tête des Arabes ».Le poème a été acheminé par l'ambassade d'Irak à Doha, a atterri au siège du ministère des Affaires étrangères à Bagdad pour être ensuite envoyé à la présidence.Chaque étape est documentée par une lettre officielle.Mais la présidence irakienne n'accédait pas toujours aux requêtes.Les préservatifs Saddam.INTERNET Ladernière carte de Saddam! LUDOVIC HIRTZMANN collaboration spéciale CE NE SONT pas de belles têtes de vainqueurs.Plutôt des figures de méchants affreux au passé souvent sanguinaire ou à tout le moins qui n'ont pas l'heur de plaire à M.Bush.Eux, ce sont les anciens du régime de Saddam Hussein.Faute d'être bien réels, ils sont au moins virtuels sur des cartes à jouer que l'on déniche sur le Web.Certains sites britanniques et américains vous proposent ainsi d'avoir Saddam Hussein, ses fils et ses ministres, dans une main pas forcément gagnante.Comme toujours dans les situations tragiques, certains réussissent à tirer leur épingle du jeu, si l'on peut dire.Le site britannique Box MX vous procure des jeux de 55 cartes avec les visages des dirigeants irakiens au recto et un graphisme camouflage au verso.Elles sont semblables à celles émises par le ministère de la Défense.Pour la modique somme de 9,99 livres, soit 22 $ tout de même, vous pourrez vivre de folles parties de cartes.Le site Internet commercialise donc ces Personality Identification Playing Cards sur lesquels on retrouve quelques-uns des ténors du régime de Saddam Hussein.Les intimés ne sont pas à proprement parler à leur avantage sur ces photos.Plus surprenant, de nombreuses cartes sont blanches, les envahisseurs de l'Irak n'ayant pas le portrait de bien des chefs irakiens.Ces derniers portent tous l'uniforme vert olive grecque et ont un goût prononcé pour les médailles.Si, en revanche, vous préférez acheter Américain, ne manquez pas le site Iraq's Most Wanted qui vous vend les fameuses cartes pour neuf dollars ! Autre site incontournable pour passer de folles soirées ludiques, celui de l'entreprise californienne coolonlineproducts.com, avec ses Iraq's 55 Most Wanted.« Ne vous faites pas prendre par les nombreuses imitations bon marché qui circulent sur le Web.Ce ne sont pas de simples copies papiers.La demande est importante pour ce moment d'histoire », assurent les vendeurs de coolonlineproducts.com sur leur site.Il reste que si vous avez déjà acheté votre jeu de cartes, c'est peut-être une erreur.Vous pouvez en effet télécharger gratuitement (merci monsieur Rumsfeld) ce drôle de jeu sur le site Web du ministère américain de la Défense.Les préservatifs Saddam Ce serait sous-estimer nos voisins du Sud que de penser qu'ils se limitent à vendre des jeux de cartes.Rendez-vous sur le site GreatUSAflags.com.Outre des cartes soldées, vous trouverez la panoplie du parfait galonné : drapeaux, pins, T-shirt, « God Bless America Bear ».Pour seulement 19,95 $US, un « great deal », soutiennent les auteurs du site, l'internaute acquiert deux jeux de cartes ainsi qu'un poster des dirigeants irakiens les plus recherchés.Afin de convaincre la clientèle, greatUSAflags.com affirme dès sa page d'accueil qu'un pourcentage de chaque commande est reversé aux organismes de charité des forces armées.Il reste que la plus grande foire des souvenirs de guerre est sur e Bay.Notre e Bay national, e Bay.ca, connaît un succès retentissant avec des mises aux enchères d'objets irakiens pillés par les troupes d'occupation anglo-américaines.Les dinars irakiens n'ont jamais valu autant et l'Irak a été touché par la mondialisation.Un internaute de Gaspé met ainsi en vente un portrait du dirigeant irakien ! Un autre vous invite à découvrir les préservatifs Saddam.Enfin, si vous ne souhaitez rien payer, mais disposez vous aussi de votre petit souvenir de la guerre du Golfe, nous vous conseillons la chanson Saddam from Irak.Elle est gratuite sur le site liquidgeneration.com (www.liquidgeneration.com/ poptoons/saddamfromiraq.asp) et mérite plus d'une écoute.Après le Mexique, l'Allemagne, l'Espagne, les États-Unis et le Canada, La Dame est de retour ! Chorégraphie : Kim Brandstrup Musique : Gabriel Thibaudeau d'après l'opéra de Tchaïkovski Orchestre des Grands Ballets Canadiens de Montréal Jacques Lacombe, chef d'orchestre Billets : 25 à 69 $ Groupes : (514) 849-8681 27, 28 mai 2003 2 SOIRS SEULEMENT! GRADIMIR PANKOV, DIRECTEUR ARTISTIQUE (514) 842-2112 www.grandsballets.qc.ca 3135002A Pour en savoir plus Box MX www.boxmx.co.uk/iraqcards/ Iraq's Most Wanted www.mediataskmaster.com/co/ mostwantedcards/01/?sid=AG3a Iraq's 55 Most Wanted www.coolonlineproducts.com/ US Department of Defense www.defenselink.mil/news/Apr2003/ pipc10042003.html GreatUSAflags http://greatusaflags.com/ 6LP2501A0426 6LP2501A0426 ZALLCALL 67 20:16:08 04/25/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 AVRIL 2003 A25 SAVEURS Renaissance d'une vieille maison La Coupe Gérard-Delage FRANÇOISE KAYLER GASTRONOTES Dans la restauration, s'il y a un domaine qui a été dévalorisé c'est bien celui du service de table.De grands efforts sont faits depuis quelques années pour redonner sa place à cette fonction primordiale.Au niveau des maison d'enseignement, du moins.Reste à souhaiter que la formation soit reconnue au moment de l'embauche par tous les restaurateurs.La Coupe Gérard-Delage, crée pour reconnaître le professionnalisme en service de restaurant, vient de décerner ses prix, pour la huitième fois.Les candidatures sont reçues dans deux catégories, « élève » et « professionnel ».Dix-sept candidats se sont pliés aux épreuves théoriques et pratiques.Carl Arsenault, de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec, a remporté la médaille d'or, dans la catégorie « élève ».Les médailles d'argent et de bronze ont été attribuées à Marc-Alexandre Goupil, de l'École hôtelière des Laurentides, et à Johan Bolf, du Centre de formation professionnelle Fierbourg de Charlesbourg.François Raby, de l'hôtel-restaurant L'Eau à la bouche, de Sainte-Adèle, a remporté la médaille d'or dans la catégorie « professionnel ».La médaille d'argent a été attribuée à Michel Harvey, du restaurant Guido Le Gourmet, de Québec, qui a également remporté le prix « coup de coeur du public » lors du souper de gala de la Coupe Gérard- Delage.Jean-François Giguère, du Fairmount Château Frontenac de Québec, a remporté la médaille de bronze.Pour la première fois, un prix de la « persévérance professionnelle » a été attribué cette année.Il récompense un candidat ou une candidate qui, après avoir participé à la Coupe Gérard-Delage dans la catégorie « élève » continue à travailler en service de restaurant depuis, au moins, cinq ans.La chaîne Relais et Châteaux Québec a remis ce prix à Maude Lambert, de l'Auberge Hatley, à North Hatley, médaillée d'or en 1997.Aliments biologiques L'AGRICULTURE biologique est un secteur en pleine expansion, avec un taux de croissance de 25 % par année.La première application de la Loi sur les appellations réservées a d'ailleurs été la certification des aliments biologiques du Québec.Ce système de certification a récemment été reconnu par les États-unis, par le United States Department of Agriculture (USDA).Avec les gouvernements de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni, celui du Québec est l'un des premiers à voir son système de certification ainsi reconnu.Les États-Unis sont le principal importateur de produits biologiques québécois.et la majorité des produits biologiques disponibles sur les marchés du Québec sont importés ! Pauvres carottes C'EST DE L'EXTÉRIEUR, très souvent, que nous viennent les carottes.Les producteurs maraichers qui remarquent un « déclin de la carotte fraîche au Québec », ont « entrepris une réflexion afin de mieux cerner la problématique ».Des tests sur la qualité, une enquête sur la mise en marché, sur le nombre de producteurs, d'emballeurs, etc.ont été entrepris.Dans cette recherche, on ne semble pas s'être préoccupé des besoins des consommateurs.Or, il en est des carottes comme des autres légumes.Au lieu de la traiter comme une « patate » si l'on accordait un peu plus d'importance à cette racine, qui est un beau et bon légume et dont les variétés sont nombreuses, peut-être que « l'industrie de la carotte fraîche » se développerait autrement.Si les carottes biologiques ont du goût, c'est peut-être moins à cause du mode de culture que de l'importance que l'on accorde au choix de la variété à cultiver.FRANÇOISE KAYLER RESTAURANTS De vieux modes d'éclairage ont inspiré certains restaurateurs attachés à défendre une cuisine traditionnelle.Dans un décor conçu pour évoquer une époque révolue, le Quinquet a servi pendant plusieurs années une ancienne cuisine bien allégée.Le Chandelier n'avait pas eu besoin de construire un décor.Les murs de la maison parlent d'eux-mêmes.Ils vont changer de dialogue.Un nouveau cuisinier les habite maintenant.C'est une belle maison, belle et perdue dans son environnement.Elle témoigne d'une époque complètement disparue, quand le chemin de la Côte- Vertu traversait un paysage dessiné par les agriculteurs.Le long de cette voie où tout ce qui a été construit est disparate, elle est là, seule de sa génération, presque incongrue.Cette maison de ferme a été bâtie au début du XVIIIe siècle.Elle est debout, bien solide, étonnante.À l'intérieur, les épais murs de pierres grises enserrent une vaste salle.Toutes les cloisons sont tombées, et même le plafond, pour laisser libre tout l'espace, du sol jusqu'au toit, mis à part l'aménagement d'une mezzanine qui ne rompt cependant pas l'élan vers le haut.Deux imposantes cheminées, dont l'une dotée d'un ancien four à pain, témoignent de l'époque où cette maison était un logis.Le restaurateur qui s'y était installé avait meublé l'espace d'un mobilier volontairement lourd, créant l'atmosphère voulue pour le service d'une cuisine inspirée par les lieux.Que fera le nouveau restaurateur de ce décor et de cette atmosphère, peut-être trop lourds pour présenter des assiettes d'aujourd'hui, des assiettes soignées ?En guise de mise en bouche, un petit pot de rillettes était offert, accompagné du pain qu'il fallait.C'était mieux qu'une mise en bouche.C'était l'annonce de la qualité de ce qui devait suivre.Ces rillettes étaient exactement ce que des rillettes de porc doivent être.La même impression était donnée par le service de la crème de champignons, préparation riche de saveurs fondues dans un fond moelleux relevé par une garniture de champignons odorants.On pourrait reprocher au cuisinier du Chandelier, ce que l'on reproche à bien d'autres cuisiniers, de servir des portions trop copieuses.Ils semblent composer chaque assiette comme si chacune était un plat unique, oubliant qu'un menu se compose de plusieurs plats et que l'ensemble doit être équilibré.L'utilisation répandue de grandes assiettes incite à cette exagération.Mais ce n'est pas parce qu'une assiette est grande qu'il faut en occuper tout l'espace ! Le millefeuille n'en était pas un.C'était un feuilleté.Matane évoque évidemment cette petite crevette nordique, minuscule et rose, abondante dans ce joli service de crudités et de verdures fines enchevêtrées, composé pour être plus parfumé qu'assaisonné.C'est sur un coussin de légumes remarquablement préparés que reposait le bar grillé, poisson cuit avec justesse, mis en valeur par une combinaison de saveurs d'agrumes, beaucoup plus parfumée que ce que donne l'habituel jus de citron et, surtout, en accord parfait avec la saveur légèrement anisée d'un fenouil cuit en conservant un certain croquant.Translucide, la pâte fine des raviolis ne faisait qu'envelopper une préparation de gibier, de bonne texture et de goût bien défini.Une abondance de petits légumes variés, détaillés en filaments pour que la cuisson ne les anéantisse pas, enveloppés dans une crème à l'ail douce, mais un peu trop grasse, complétait cette bonne assiette.Pour le sucré, les assiettes sont aussi bien montées que pour le salé, desserts simples et bien faits, un gratin de petits fruits rouges sous un sabayon léger, une tombée de pommes caramélisées servie artistiment autour d'une glace parfumée.LE CHANDELIER 825, Côte-Vertu 748-5800 Stationnement à l'arrière Ouverture : du lundi au vendredi, de 11 h 30 à 14 h et à partir de 17 h.Samedi, à partir de 17 h.Fumée : Oui Eau embouteillée : importée.Prix 6,50 $ Crème de champignons Millefeuille de Matane, à l'aneth Bar grillé, salade de fenouil, salsa d'agrumes Raviolis de gibier, lit de petits légumes et crème à l'ail Gratin de fruits Pommes caramélisées et glace Café\u2014Tisane Menu pour deux, avant vin, taxes et service : 51,90 $ Le retour du barbecue FRANÇOISE KAYLER LIVRES On sait que l'été approche quand les tondeuses et les appareils à barbecue refont surface dans les grands magasins.Les éditeurs ne sont jamais en reste.Chaque année met en circulation un lot de livres de cuisine adaptés à ce mode de cuisson estival.Cuisiner au barbecue annonce cette nouvelle saison.Comme dans tout bon livre de ce genre, les premiers chapitres sont consacrés à l'appareil lui-même.« Le secret d'un barbecue réussi tient au matériel employé.» Que l'on choisisse la cuisson au charbon ou la cuisson au gaz, il semble que les résultats obtenus soient les mêmes.Le choix dépend de l'attitude de chacun, le style charbon est plus artisanal, le style gaz est plus « propre ».C'est à l'achat de l'appareil que l'on prend ses décisions.Que ce soit pour le barbecue au charbon ou le barbecue au gaz, les explications données sont claires, données à l'aide d'illustrations « qui valent mille mots », concernant le choix du combustible pour l'un, ou la façon de mener les cuissons pour les deux types d'appareils.Les auteurs ont rassemblé un nombre de conseils utiles et de petites astuces propres à ces modes de cuisson à l'extérieur.Autres conseils utiles : le choix des accessoires.Les gadgets sont inutiles, les ustensiles à manches longs assurent l'équilibre entre rapidité et précautions d'usage.Des amuse-bouche aux desserts, les recettes se succèdent en chapitres bien définis qui découpent les préparations en tenant compte de la nature du produit à cuire.Un chapitre est consacré aux « classiques américains » parce que « les Américains affectionnent particulièrement la cuisine au barbecue qui a inspiré des dizaines de recettes dont certaines sont aujourd'hui considérées comme des classiques », y compris le hamburger accompagné de frites.grillées.Deux cents recettes illustrées sont consignées dans ce livre aux couleurs attrayantes et à la présentation soignée.Toutes sont accompagnées de petits renseignements et de conseils qui permettent de les démultiplier.Elles exploitent toutes les situations, font la partie belle à la préparation des légumes et des fruits, et s'amusent à explorer des cuisines moins sages que celles que l'on suit souvent, optant pour des saveurs qui peuvent paraître exotiques.Cuisiner au barbecue est, évidemment, destiné à ceux qui utilisent ce mode de cuisson.Mais la plupart des recettes pourraient être interprétées sans difficulté par ceux qui ne sont pas des adeptes du barbecue CUISINER AU BARBECUE\u2014 Matthew Drennan et Chris Alack \u2014Hachette.31e FESTIVAL AU AVRIL AU PORTUGAL Premier restaurant portugais de Montréal La beauté du Vieux-Montréal Grande cuisine - Prix moyen \u2039\u2039 Helen Rochester \u203a\u203a Ambiance très portugaise, fado, guitare, piano 111, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal Tél.: (514) 861-4562 / Téléc.: (514) 878-4764 / Stationnement Les Sarcelles restaurant RÉVEILLON DU 31 DÉCEMBRE 2002 FESTIN GASTRONOMIQUE Champagne et musique Brunch gastronomique 1031, rue Victoria, Saint-Lambert Réservations : (450) 671-0946 www.montrealplus.ca 1er janvier 2003 Soirée du jour de l'An Bonne fête des Mères En Soirée à la Découverte Table d'hôte Autruche, canard.Ouvert du mercredi au samedi à compter de 17 h 30 4350, rue De La Roche (coin Marie-Anne) Tél.: (514) 529-8377 Cervelle, autruche, canard.Pasta - Mia Fine cuisine italienne 301, chemin du Golf, Île des Soeurs Stationement Rés.: (514) 765-9626 DINER DANSANT George Tremblay au piano et Guy Roger Brunch Fête des Mères Réservez tôt jeudi , vendredi , samedi 436, Place Jacques-Cartier, Vieux-Montréal Rens.: (514) 861-1386 3133524 www.lefripon.com Brunch de la fête des Mères RÉSERVEZ TÔT! Salles disponibles pour tout genre de réception Tous les soirs, nos 7 super tables d'hôte Restaurant 3134310A Fine cuisine italienne et fruits de mer Tables d'hôte midi et soir 802, boul.des Laurentides, Laval Salle de réception Tél.: (450) 668-0780 Fête des Mères, table d'hôte spéciale Menu table d'hôte, souper dansant avec Aldo - Vendredi, samedi et dimanche Restaurant CASA LANNI 3872, boul.St-Charles - Kirkland Réservation : (514) 620-4444 Menu table d'hôte, souper dansant avec Vinny, chanteur-pianiste vendredi et samedi Fondée en 1960 3132, rue Sherbrooke Est, Montréal Réservation : 527-8313 521-0194 Fête des Mères, table d'hôte spéciale Terrasse Service de valet Gastronomie italienne Gastronomie italienne 6LP2601A0426 6LP2601A0426 ZALLCALL 67 21:23:18 04/25/03 B A 2 6 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 6 A V R I L 2 0 0 3 SAVEURS NOTES DU SOMMELIER Cuisines asiatiques et vins rouges?Dom Périgon au Toqué! PROFONDEUR et ampleur alliées à finesse et distinction, voilà les caractères d'un très grand champagne, le Dom Pérignon 1993, qui porte le millésime qui est aussi celui du restaurant devenu en quelques années seulement LA référence canadienne, j'ai nommé le Toqué !.Ce champagne 1993 et cinq autres grands millésimes de Dom Pérignon, dont trois merveilles \u2014 le 1964, le 1973 et le 1980 \u2014, seront à l'honneur le 28 mai à un grand repas célébrant le dixième anniversaire du grandissime restaurant Toqué !, à Montréal.Un menu de six services sera conçu, à partir des arômes et des structures des champagnes, par le chef du Toqué !, Normand Laprise, l'un des rares chefs au Québec à créer des plats pour les vins, avec la complicité de son associée Christine Lamarche et de Benoît Gouez, oenologue chez Moët & Chandon.Ce dernier commentera les champagnes.Caviar, homard, crabe des neiges.seront transformés par ce grand chef alchimiste pour qui la cuisine est d'abord un processus mental, étudié et réfléchi, et seulement ensuite un phénomène physique où ses créations deviennent une magie faite de précision des saveurs et de maîtrise des textures.De grands champagnes et un menu d'exception offerts à un prix tout à fait honnête quand on sait le coût des vieux millésimes de Dom Pérignon ainsi que le prix qu'il faut débourser pour dénicher l'équivalent dans une telle escapade chez Trotter's à Chicago ou chez les Bras, Gagnaire et Passard en France.Prix : 575 $ par personne (champagnes, taxes et services inclus).Réservations au Toqué ! : (514) 499-2084.Gel historique en Champagne ÉTANT l'une des régions les plus septentrionales de France, la Champagne doit faire face à chaque année à la menace de gels printaniers pouvant décimer une partie de la future récolte.C'est malheureusement le scénario catastrophique qui s'est réalisé le 7 et le 10 avril : le thermomètre est descendu au cours de la nuit jusqu'à 11C au-dessous de zéro ! Un gel aussi féroce au moment de la sortie des bourgeons cause la perte des fragiles bourgeons de chardonnay, un cépage précoce qui est le premier à débourer avant le pinot noir et le pinot meunier, les deux autres cépages champenois.Certains clones de pinot noir, plus hâtif que d'autres, ont aussi été touchés.Plusieurs grands crus de la vallée de la Marne et de la Montagne de Reims sont plantés de ces clones.Heureusement, le pinot meunier, le plus cultivé en Champagne, est un cépage tardif et a donc été épargné.Selon les propos que j'ai recueillis, ce gel serait le plus important survenu en Champagne depuis 1951.Au moment de mettre sous presse, les pertes étaient évaluées à environ 50 % des récoltes.Chiffre qui pourrait être moins important si persiste le beau temps qui est revenu depuis le 10 avril, avec des températures allant jusqu'à 23C comme on me l'a souligné lors de mes appels en Champagne.Après une gelée, seul le retour rapide au beau temps permet en effet de sauver une partie des récoltes, grâce à l'apparition de deuxièmes bourgeons.Savennières bio d'exception RARES sont les occasions de déguster les vins du plus grand que nature Nicolas Joly, artisan vigneron.Quelques caisses de deux de ses grandissimes blancs de Savennières, dans la Loire, provenant du puissant et généreux millésime 2001, sont actuellement disponibles dans les deux SAQ Signature : l'excellent Clos de la Bergerie 2001 (50,25 $ ; Signature-718528) et le fabuleux Clos de la Coulée de Serrant 2001 (97,25 $ ; Signature- 718536).Lors de son passage à Montréal, le 17 février dernier, Nicolas Joly a grandement impressionné les amateurs aussi bien que les professionnels qui ont assisté à ses deux vibrantes conférences sur la défense de la diversité des terroirs français et les principes de la biodynamie.Propriétaire de l'historique Clos de la Coulée de Serrant, à Savennières, cultivé depuis 800 ans, Nicolas Joly est également chef de file dans le domaine de la biodynamie.Il élabore actuellement des vins blancs parmi les plus grands de ce monde.Plus qu'un vin, la Coulée de Serrant est une très grande oeuvre qui dépeint, en saveurs complexes et profondément belles, les multiples strates géologiques de cet exceptionnel clos de sept hectares.Les vins de Nicolas Joly sont remarquables en ce qu'ils transcendent toute adhésion dogmatique de l'oenologie moderne, ainsi que toutes préoccupations esthétiques, frivoles et stériles.Excellent exemple du viticulteur qui a enrichi son époque en n'y appartenant pas, il a su créer sa propre synthèse du temps sans être soumis aux conformités que ce temps impose ! VINS ET METS collaboration spéciale Malgré l'abondance d'excellents vins blancs dans les succursales de la SAQ, le vin rouge n'a jamais été aussi populaire.La consommation de vins rouges représente actuellement près de 70 % des ventes, contre moins de 30 % pour les blancs, alors qu'il y a 15 ans à peine, c'était l'inverse.La situation est d'autant plus étrange que certaines cuisines \u2014 ainsi que la grande majorité des fromages \u2014 servies aujourd'hui dans les restaurants s'adaptent généralement mieux aux vins blancs qu'aux vins rouges.Qu'à cela ne tienne, nombreux sont les amateurs de gros rouges qui tiennent mordicus à retrouver leur couleur fétiche dans le verre, peu importe le type de mets qu'ils choisissent.À preuve, il suffit de jeter un coup d'oeil dans le verre des convives attablés dans les restaurants chinois, japonais ou vietnamiens, tels L'Orchidée de Chine, Le Piment Rouge, Zen, Mikado, Soto ou Les Bridés \u2014 tous des restaurants dont la carte de vins est généreusement garnie \u2014 pour voir que le vin rouge est roi et qu'il est rarement choisi en tenant compte des mets servis.Voici donc quelques conseils afin de jouir au maximum de vos rouges favoris qui accompagneront vos prochains repas de cuisine asiatique.Le feu des épices Lorsque les épices très fortes dominent dans les plats, comme dans certains mets de la cuisine thaï, séchouanaise, indienne et indonésienne, deux options sont possibles : soit vous optez pour le rafraîchissement des papilles en sélectionnant un vin rouge assez léger, aux tanins très souples et gouleyants, comme l'enchanteur Bourgueil 2000 Laurent Mabileau, France (15,95 $ ; C-557504), et en le servant rafraîchi à environ 14 degrés, soit vous combattez le feu par le feu en choisissant un rouge style Nouveau Monde, généreux, à la fois solide et joufflu, comme le boisé et dodu Casa de la Ermita Crianza 2000 Jumilla, Espagne (19,20 $ ; C- 638486) ou le dense et complexe Quinta do Crasto Reserva 1999 Douro, Portugal (31,25 $ ; S-904383).Ne vous attendez pas à atteindre l'harmonie du siècle, mais au moins vous pourrez vous réjouir à la vue de votre couleur favorite ! Ces deux styles de vins rouges se tiendront debout devant les plats séchouanais tels le porc et arachides sautées à la sauce aux fèves noires, le poulet du général Tao, le canard aromatique à la séchouanaise, les lamelles de porc hui-ko saisies au poivre séchouanais, le poulet aux piments grillés à la mode du mandarin, les poissons épicés à la séchouanaise.De même pour la fricassée de porc tandouri (ou le classique poulet), les currys, les plats utilisant le garam massala et les ragoûts de viandes (porc, boeuf, veau ou poulet) rehaussés au patak's indien (sauce épicée, vendue déjà préparée en pot), tout comme pour les plats en sauce satay ou ceux utilisant le sambal de la cuisine indonésienne.Vos vins résisteront même au feu de certains plats de la cuisine thaï tels le pad thaï et les plats puissamment relevés de curry vert.Salé-sucré et aigre-doux.Lorsque votre rouge doit affronter l'aigre- doux et le salé-sucré, il se doit par contre d'être plutôt jeune et d'une certaine souplesse, tout en possédant une sucrosité apportée par un degré d'alcool passablement élevé, comme c'est le cas du St Hallett Gamekeepers Reserve 2002 Barossa, Australie (16 $ ; C-532176), une généreuse gourmandise aux tanins enveloppés par l'alcool, et du soyeux et éclatant de fruits Jorio 2000 Montepulciano d'Abruzzo, Umani Ronchi, Italie (16,80 $ ; S-862078).Les saveurs aigres-douces et salées-sucrées se trouvent dans certaines cuisines chinoises (porc chinois aigre-doux, poulet à l'aigre-doux, canard braisé à la badiane sauce lao-shui, daikon et céleri au porc barbecue, boeuf à la cantonaise, poulet aux litchis et aux piments, boeuf au basilic et sauce aux huîtres et au citron) ainsi que dans les multiples plats indiens accompagnés de chutneys variés ou de mangues comme dans le filet de porc à la mangue et au curry.Devant le sucre de l'aigre-doux et face au duo salé-sucré, les vins rouges aux tanins puissants, spécialement ceux de Bordeaux à base de cabernet sauvignon, s'amaigrissent et leur acidité de même que leurs tanins deviennent durs comme du métal ! Pour vous rapprocher de cette puissance bordelaise, sans démolir vos vins, vous pourriez aller du côté des vins à prédominance de merlot, tels l'enveloppant et assez intense bergerac Château Grinou Réserve 2001 (16,95 $ ; S- 896654) ou le lalande-de-pomerol Château Treytins 2000 (25,35 $ ; S-892406), un rouge plein et sphérique à souhait.Modernes et raffinés Grâce à l'esprit créatif des chefs des grandes métropoles du monde, la cuisine asiatique contemporaine recèle de superbes plats aux influences multiples.Il y a le bar et tempura au thé vert du 66, nouvelle étoile de la restauration new-yorkaise, les mignons et travers de cochonnet au miel et aux épices de Flora à Paris ainsi que \u2014 n'oublions pas de passer par Montréal \u2014 les cailles grillées laquées au soya et à l'huile de sésame et les rouleaux de printemps au poulet teriyaki du restaurant Soy, le carré d'agneau épicé de l'Orchidée de Chine et le magret de canard sauce au cresson et au wasabi du Mikado Laurier.Tous ces plats présentent des saveurs assez douces, qui se superposent sans s'écraser ou sans dominer.Donc, ils peuvent supporter des vins rouges assez charnus et relevés, sans être puissants tel le Château Gaillard Vieilles Vignes 1998 Touraine-Mesland (19,80 $ ; S-872317), qui est un rouge compact et passablement riche dont les notes végétales sauront s'unir au cresson de la sauce du magret de canard et les effluves poivrés à celle du wasabi.Le raffinement de ce type de plat fera aussi écho aux vins de cépage pinot noir, spécialement avec ces deux grandes versions : le Mas Borras 2000 Penedès, Miguel Torres, Espagne (26,30 $ ; S- 856039), sans contredit le plus substantiel Mas Borras élaboré à ce jour et la plus grande réussite de ce vin, et le grandissime Nuits-Saint-Georges 1hter cru Aux Perdrix 1999 Domaine des Perdrix, B.et C.Devillard, France (86,75 $ ; S- 720870), qui allient puissance, profondeur, longévité ainsi qu'un velouté de texture inégalé.Conclusion, en blanc ?L'important pour que votre vin rouge ne perde pas la face, c'est de toujours demander au serveur de vous expliquer les ingrédients dominant dans les plats ou de vous-même décortiquer les saveurs dominantes de vos recettes afin de choisir le bon type de vin.Si l'envie vous prenait soudainement de virer au blanc pour un instant (!), n'hésitez pas à sélectionner des blancs qui ont une forte personnalité aromatique, tout en possédant une certaine impression de sucrosité en bouche.Dans cette catégorie, ne manquez pas le délectable et gorgé de fruits Pinot Gris Bodega Lurton 2002 Mendoza, Argentine (13,95 $ ; S- 556746), le croquant et vivifiant Riesling Zeltinger Himmelreich 2001 Selbach Oster, Allemagne (22,80 $ ; S-927962) ainsi que l'exotique et texturé Gewürztraminer Steinert 1999 Alsace Grand Cru, Pfaffenheim, France (26,45 $ ; S- 729640).Photo IVANOH DEMERS, La Presse © Découvrez le magret de canard sauce au cresson et au wasabi, du Mikado Laurier, avec le Château Gaillard Vieilles Vignes 1998 Touraine-Mesland (19,80 $ ; S- 872317), qui est un rouge compact et passablement riche dont les notes végétales s'uniront au cresson de la sauce et les effluves poivrés au wasabi.COURRIER Q CLAUDE POULIOT : Dans La Presse du 12 avril, vous recommandiez des vins blancs avec le fromage Riopelle de l'Île.J'ai comparé avec un Château Loudenne 1998 (rouge) et un Château Sainte- Marie 2000 (blanc).J'ai préféré le blanc.Cependant, dans votre livre La Sélection Chartier 2003, vous recommandez aussi des rouges de pinot noir et de merlot.Pourquoi ?R FRANÇOIS : Dans ma chronique du 12 avril dernier, mon but était de démontrer que l'harmonie parfaite avec ce type de fromage ne peut être atteinte qu'avec un vin blanc.D'où le passage sous silence dans mon texte des possibilités de compromis avec les rouges.Comme je l'indique dans mon livre, si vous optez pour un rouge, il se doit d'être jeune, marqué par des tanins assez souples et de posséder idéalement des saveurs rappelant les champignons, la terre humide, le sous-bois et le poivron.De proches parents des effluves qui se dégagent des fromages à croûte fleurie.Ce ne sera pas l'harmonie parfaite, mais les inconditionnels du rouge pourront satisfaire leur goût.Q PHILIPPE GIROUARD : Il y a quelques années, je consommais timidement les vins d'Alsace, spécialement le pinot gris.Maintenant, ceux-ci m'intéressent beaucoup plus.Dans votre livre, vous accordez généralement les pinots gris à des mets asiatiques.Y a-t-il d'autres plats d'inspiration française et italienne qui s'accorderaient bien avec ces vins ?R FRANÇOIS : De par sa structure généreuse, ample et ronde, le cépage pinot gris (aussi appelé tokay-pinot gris) demande des plats assez riches pouvant être accompagnés de sauce.Il sait faire contrepoids aux mets marqués par une certaine amertume et il est à compter parmi les vins blancs pouvant rivaliser avec les viandes.Voici quelques pistes à suivre : foie gras de canard au torchon, pâtes sauce au fromage bleu, salade tiède d'endives au fromage bleu, pétoncles grillés et endives braisées, risotto aux champignons, rognons de veau à la crème moutardée, ris de veau aux pleurotes, côtelettes de veau aux pommes, filet de porc aux mangues et au curry, pommes farcies au fromage munster chaud servies avec une salade de laitue un brin amère (roquette, trévise, radicchio) arrosée d'huile d'olive (sans vinaigre, c'est la pomme qui apportera l'acidité) ainsi qu'avec quelques noix de Grenoble.Pour ces plats, ne manquez pas les deux superbes achats suivants : le Pinot Gris Bodega Lurton 2002 Mendoza, Argentine (13,95 $ ;S- 556746) et le Tokay-Pinot Gris Fronholz 2000 Alsace, Domaine Ostertag (43,25 $ ; S-924977).Identifiez le cépage AU COURS de la décennie 90, ce cépage rouge est devenu très en vogue chez les amateurs de vins d'Amérique du Nord.Il a même réussi à détrôner le prolifique cabernet sauvignon.Succès qu'il a mérité surtout grâce à son charme aromatique et à son inimitable velouté de texture, qui ne sont pas sans rappeler les atouts du chardonnay.Il faut dire que sa structure sphérique (ronde), aux tanins plus souvent qu'autrement enrobés par un moelleux dominant, font de lui un judicieux compagnon de table.Même si c'est le cépage rouge le plus cultivé dans le bordelais, il est aussi cultivé dans le Languedoc, en Italie, en Espagne et en Bulgarie, tout comme aux États-Unis, au Chili et au Canada.Il donne aussi bien des vins au registre charmeur, rond et dodu, qui sont d'excellents vins de tous les jours, que des vins plus gourmands et en plus généreux ainsi que de grands vins substantiels, complexes, au très long potentiel de conservation.Un été en fête avec Ricardo ! 60 recettes estivales En vente dès maintenant ! 6LP2701A0426 6LP2701A0426 ZALLCALL 67 21:24:58 04/25/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 AVRIL 2003 A27 SAVEURS Cuisine, bières et vins d'Australie DU VIN «Nous nous sommes dégagés de l'influence anglaise », m'expliquait en Australie même, au début d'avril, un viticulteur de ce pays au sujet des habitudes alimentaires.Car (et cela étonne agréablement au premier abord) on peut désormais très bien manger en Australie.Savoureuse, recherchée, du genre fusion, mêlant donc les influences asiatiques et européennes, la cuisine des bons restaurants australiens, toujours présentée avec beaucoup de goût, est en effet irrésistible.L'explication ?Il y eut dans les années 80, diton là-bas, un très fort mouvement d'immigration, d'abord.mal vu par les Australiens, mais grâce auquel affluèrent des idées neuves, notamment en matière de cuisine.Un peu comme cela s'est passé ici même, au Québec, dans les années 60 et 70, avec l'afflux d'immigrants.Résultat, on peut s'y régaler, en fin de repas, de ce que les Australiens appellent un « short black », c'est-à-dire d'un café express bien serré, tout aussi bon que ceux d'Italie.Partout, enfin, on trouve des bières de qualité (Cascade, Cooper's, etc.) de grandes brasseries, très supérieures à celles des grandes brasseries canadiennes.Le lien de tout cela avec les vins d'Australie ?Le lien est quasi direct car, en matière de vins et de cuisine, tout va plus ou moins de pair.En bref : la cuisine de qualité demande à être accompagnée de vins de qualité.Cette modification des habitudes alimentaires est donc sans aucun doute l'un des principaux facteurs expliquant que l'Australie produise aujourd'hui des vins plus complexes qu'autrefois.« Il y a 20 ans, quand je buvais du bordeaux, j'avais l'impression de boire du vin australien coupé d'eau, racontait ainsi Grant Bellvé, de Tyrrell's, dans la vallée de la Hunter, au nord de Sydney.Mon palais s'y est fait, et maintenant je recherche la complexité, l'acidité, les tannins, l'équilibre.» Quelques chiffres Globalement, l'Australie viticole semble peu de choses si on la compare à ces géants que sont la France et l'Italie.Ainsi, en 2001, sa production n'a représenté que 3,8 % du volume mondial produit.Ce faible pourcentage peut donner à croire que son industrie viticole est peu dynamique.En fait, elle se développe à un rythme accéléré, comme le montre la forte augmentation de la superficie plantée de vignes, mais également de la production et des exportations.De 98 612 hectares en 1998, la superficie occupée par ses vignobles est ainsi passée l'année dernière à 158 594 hectares, soit une progression de 61 %.Pendant le même laps de temps, la production a presque doublé (680 millions de litres en 1998 contre 1,174 milliard en 2002), alors que les exportations de vins d'Australie ont augmenté, elles, de 135 %.(D'un peu moins de 200 millions de litres en 1998, à un peu plus de 471 millions en 2002.) Derniers chiffres, éminemment révélateurs : de 25 millions de dollars australiens en 1985 (leur dollar vaut 93 cents canadiens), la valeur de leurs exportations a atteint l'année dernière, aux prix de gros, tout près de 2,3 milliards.Bref, c'est le boom ! Quatre grandes entreprises mènent le bal, à savoir Southcorp, propriétaire entre autres de Penfolds, BRL Hardy, Beringer Blass et Orlando Wyndham (du groupe français Pernod Ricard), puisqu'elles élaborent à elles seules environ 80 % de la production australienne L'appétit australien.Toutes ces entreprises produisent des vins de consommation courante, corrects sans plus, tels le South Eastern Australia 2001 Shiraz Cabernet Jacob's Creek, d'Orlando Wyndham, plutôt léger, souple et donc velouté, aux arômes marqués de sciure de bois (parce qu'on utilise des copeaux de bois mêlés au moût pour lui communiquer des arômes boisés).C, 106377, 13,95 $, \u0001 $($), à boire.Ou encore, plus réussi, le South Eastern Australia 2001 Cabernet Merlot Rosemount Estate, de Penfolds, moyennement corsé et légèrement tannique, marqué par une note mentholée et qui a quelque chose de légèrement sucré (« sweet fruit », disent les Australiens).C, 552000, 15,95 $, \u0001\u0001 $($), à boire, 1 an.Or, on doit à la même entreprise \u2014 Penfolds \u2014 ce très beau vin, goûté sur place, qu'est le Shiraz St Henry South Australia 1999 Magill Estate, richement coloré, au bouquet ample et dominé par des nuances de petits fruits noirs, quoique plutôt tout d'une pièce pour l'instant, charnu, souple, aux beaux tannins distingués.S, 510875, 48 $, \u0001\u0001\u0001(\u0001) $$$$, 5-6 ans sans doute.Choses à noter : ce vin est un bon exemple, par bien des côtés, des façons de faire de l'industrie viticole australienne.En bref : on y aime et utilise beaucoup la Syrah, ou Shiraz comme disent les Australiens, qui est la variété la plus cultivée avec le Cabernet Sauvignon, mais qui, règle générale, ne ressemble pas du tout, sur les plans des odeurs et des saveurs, à ce qu'est la Syrah de la vallée du Rhône ; on y assemble très souvent des vins de plusieurs régions viticoles, dans le cas du St Henry de la vallée de la Barossa, des Adelaide Hills, etc.toutes d'Australie méridionale (South Australia, en anglais) ; enfin, les meilleurs vins australiens, même sur place, sont chers, tout comme celuici sur notre marché ! Les producteurs, soit dit en passant, peuvent se permettre de demander de tels prix, vu que les consommateurs australiens boivent à peu près uniquement des vins de leur pays, à plus de 95 %, plus surtout des champagnes (de France), très appréciés en Australie.Brands et Lehmann Il y a en Australie, comme je le soulignais samedi dernier, tout près de 1500 producteurs.Parmi ceux qui sont absents du marché québécois, et dont j'ai eu l'occasion de goûter les vins, deux se détachent nettement, à mes yeux.D'abord, de la vallée de la Barossa, Peter Lehmann Wines, dont le Shiraz 1999 Eight Songs est, entre autres, un grand vin (55 $ australiens là-bas) ; puis, Brand's of Coonawarra, dont les vins, au très beau style et moins concentrés que la plupart des vins rouges d'Australie, sont d'une rare élégance.Et puis, comme on le verra plus tard, les viticulteurs d'Australie connaissent tous les trucs.Un vin événement Il y a des vins événements, si l'on peut dire, sur lesquels les amateurs se précipitent millésime après millésime.Tel est le Coteaux du Languedoc Château Saint Martin de la Garrigue Bronzinelle, dont vient de nous parvenir 2300 caisses du millésime 2001.Un peu moins ample et moins concentré que dans le précédent millésime (2000), il est néanmoins fidèle à lui-même par sa belle couleur soutenue, l'exubérance et la netteté de son fruité, lequel rappelle, au nez, quelque chose comme les fraises, et enfin par l'éclat de ses saveurs, sa texture de velours, et puis son.petit quelque chose de presque sucré, qui ajoute à son charme.À servir bien frais, à environ 14 degrés Celsius.Plaisir garanti.S, 866996, 18,15 $, \u0001\u0001\u0001 $$, à boire, 1-2 ans.Un bordeaux 2000 Le millésime 2000 a été pour Bordeaux un millésime exceptionnel.On en a un exemple de plus avec le Lalande de Pomerol 2000 Château Garraud, richement coloré, au bouquet encore d'un bloc, relevé par des notes discrètes de noix de coco (le bois), corsé et musclé, bien dodu, plus puissant que fin, mais d'une telle générosité et au si bon goût de fruit qu'on ne peut qu'être conquis.Et il tiendra la route.S, 978072, 35,25 $ (913277, 16,85 $ la demi-bouteille), \u0001\u0001\u0001(\u0001) $$$($), 7-8 ans au moins.Jim Brand, directeur général de Brand's of Coonawarra, aux beaux vins distingués.Dégustation de « Vins et Fromages » 4 services Vins sélectionnés et dégustation commentée par Monsieur Michel Phaneuf Fromages de qualité du Québec au Château Vaudreuil (Pavillon sur le Lac) Tous les bénéfices de la soirée vont au Centre Notre-Dame de Fatima pour les enfants sourds Date : Jeudi le 15 mai 2003 - 18 hres 30 Coût : 70 $/personne Réservations/ Informations : Daniel Ménard (514) 453-7600 dmenard@centrendfatima.com MERRELL Rip Chaussure multiactivité Pour homme CHLOROPHYLLE Synergie Manteau nylon/lycra Imper-respirant Pour homme THE NORTH FACE Trinity régulier Sac de couchage Tissu «Polar Guard» Température : -7°C Rég.15999 Rég.13999 Épargnez 6000 Rég.14999 Épargnez plus de 65% CHLOROPHYLLE Sydney Coupe-vent Manches détachables Doublure en tissu maillé Pour homme et femme Rég.17999 Épargnez plus de 65% Épargnez 6000 Prix en vigueur jusqu'à épuisement de la marchandise ou jusqu'au dimanche 27 avril 2003 dans les magasins participants.Tous les modèles, couleurs ou grandeurs ne sont pas nécessairement disponibles.Nous nous réservons le droit de limiter les quantités.Les produits illustrés servent à titre de référence seulement et peuvent être différents des produits annoncés.Brossard Mail Champlain (450) 671-8585 La Salle Carrefour Angrignon (514) 365-1286 Pointe-Claire Centre Fairview (514) 694-8182 St-Bruno Promenades St-Bruno (450) 653-0599 Trois-Rivières 2930, boul.des Récollets (819) 370-3100 Ste-Foy Place Ste-Foy (418) 780-8035 St-Sauveur Les Factoreries St-Sauveur (450) 227-2155 Nouveau Maintenant 7 magasins ! 3135189A 6LP2801A0426 A28 Samedi 6LP2801A0426 ZALLCALL 67 21:02:09 04/25/03 B A28 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 AVRIL 2003 0%À L'ACHAT \u0001 0$À LA LOCATION Aucun comptant\u0001\u0001\u0001 GM paie la 1re mensualité\u0001\u0001 et le dépôt de sécurité\u0001\u0001\u0001 L'Association des concessionnaires Pontiac Buick GMC du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant aux modèles neufs 2003 en stock suivants : Montana (2UN16/R7A), Montana sport (2UN16/1SB/R6K).Photo à titre indicatif seulement.Sujet à l'approbation du crédit de GMAC.Frais reliés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers, frais d'administration et droits payables à la livraison.Offre valide en autant que le consommateur prenne livraison du véhicule au plus tard le 2 juin 2003.S'applique à l'achat ou à la location.La taxe d'accise applicable au climatiseur est à la charge du consommateur.\u0001Taux de financement à l'achat de 0 % disponible pour des termes allant jusqu'à 48 mois.\u0001\u0001Conditions applicables à la location pour des termes allant jusqu'à 48 mois, premier versement mensuel (taxes incluses) payé par General Motors.\u0001\u0001\u0001À la location, aucun versement initial requis et dépôt de sécurité payé par General Motors.Le dépôt ne sera pas remis au consommateur à la fin de la période de location.\u2020Paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois avec versement initial ou échange équivalent (voir tableau).À la location, transport et préparation inclus.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 12 ¢ du km après 80 000 km.\u0002Les mensualités à la location tiennent compte des crédits applicables.\u0002\u0002Données fournies par le ministère des Ressources naturelles du Canada dans le Guide de consommation de carburant 2003.\u0002\u0002\u0002Sécurité 5 étoiles pour le conducteur et les passagers des sièges avant lors de tests d'impacts latéraux.Tests effectués par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) des É.-U.L'offre de financement à l'achat et celle du climatiseur ne s'appliquent pas aux Vibe, Corvette, Cadillac, Hummer, fourgonnettes passagers et marchandises/coupées, Sierra/Silverado 2500/3500 cabines classiques et allongées (sauf C6P), Sierra/Silverado 2500/3500 à cabine multiplace et châssis-cabine, Sierra/Silverado 3500 HD châssis-cabine (style reporté) et aux camions série W et poids moyens.L'offre de financement à l'achat ne s'applique pas non plus aux Tahoe, Yukon, Yukon Denali, Suburban, Yukon XL et Yukon XL Denali.Ces offres sont exclusives et ne peuvent être jumelées à aucun autre programme incitatif d'achat ou de location à l'exception des programmes de La Carte GM, des Diplômés et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Un échange de véhicules entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, à gmcanada.com ou au 1 800 463-7483.Climatiseur à nos frais Pour 24$ /mois\u2020\u0002 de plus 0 $ comptant / Location 48 mois Porte-bagage Peinture 2 tons Roues en aluminium Configuration 7 places incluant 4 sièges baquets Télédéverrouillage des portes Régulateur de vitesse OBTENEZ, EN PLUS DES CARACTÉRISTIQUES DE SÉRIE : 268 $ 3 660$ 48 345$ 0 $ MOIS LOCATION MENSUALITÉ COMPTANT (ou échange équivalent) PLUS FAIBLE CONSOMMATION D'ESSENCE DE SA CATÉGORIE POUR UNE QUATRIÈME ANNÉE CONSÉCUTIVE\u0002\u0002 SÉCURITÉ 5 \u0002\u0002\u0002 Moteur V6 3,4 L de 185 HP Boîte automatique 4 vitesses à contrôle éléctronique Deux portes latérales coulissantes Vitres, miroirs chauffants et portes à commandes électriques Lecteur CD Sacs gonflables avant et latéraux, conducteur et passager Freins ABS aux 4 roues Climatiseur Volant inclinable Vitres teintées Système antivol PASS-Key III Garantie de 5 ans ou 100 000 km sur le groupe motopropulseur, sans franchise MONTANA 345$/mois\u2020\u0002 0 $ comptant MONTANA SPORT 3132943A SAVEURS Pompéi retrouve son vin deux siècles après l'éruption du Vésuve Agence France Presse POMPÉI \u2014 Couleur rubis, un peu épais, mais rond en bouche et légèrement fruité : deux millénaires après l'éruption du Vésuve, le vignoble de la « Villa des mystères » a redonné à Pompéi son vin d'antan.Un programme de recherche, confié en 1996 à l'entreprise vinicole Mastroberardino, qui produit depuis des siècles du vin dans la région de Naples, a permis de replanter un hectare à l'intérieur du site, non loin du grand amphithéâtre de Pompéi.Six ans après, la première vendange a donné 1721 bouteilles.« In vino veritas », dit l'adage attribué à Pline l'Ancien, mort à Pompéi pendant l'éruption.Pour les oenologues, le vin de la « Villa des mystères » est « complexe, ample et intense.Il dure en bouche et a des notes épicées ».Mais malgré ses 13,5 degrés, il a été élaboré pour les palais d'aujourd'hui et est loin d'offrir le goût originel.Six bouteilles ont été réservées au président de la République italienne Carlo Azeglio Ciampi.Les autres seront mises en vente le 29 avril lors d'enchères à Rome.Les bénéfices attendus devraient permettre de financer la restauration des anciennes caves de Pompéi, où les Romains conservaient le précieux nectar dans des jarres en terre cuite, enfouies dans la terre.Pour produire le vin de la « villa des Mystères », archéologues et vignerons ont étudié des ceps retrouvés sous les cendres de l'éruption de 79 après J.-C.et les fresques de Pompéi.« Nous avons utilisé des techniques différentes, mais nous avons conservé la même technologie que celle des Pompéiens avant l'éruption », a déclaré Pier Giovanni Guzzo, surintendant du site de Pompéi.« Si je devais retenir une source de notre inspiration, je citerais Pline l'Ancien », a pour sa part déclaré à l'AFP Piero Mastroberardino.Les descriptions données par le célèbre auteur romain sur le vin et la viniculture dans son Histoire naturelle ont été précieuses pour les chercheurs qui tentaient de reproduire les traditions romaines.Les deux cépages de la vendange 2001, Piedirosso et Sciascinoso (aussi connu sous le nom de Olivella), sont les mêmes que ceux qu'utilisaient les Romains il y a deux siècles.Pourtant les techniques de vinification et la saveur du vin ont changé car les ceps retrouvés sous les cendres du Vésuve n'ont pas pu être réutilisés.La hausse des températures due au réchauffement de la planète les a fait exploser.De toute façon, personne n'aurait apprécié le liquide âpre que buvaient les habitants de Pompéi dans les 200 bars à vin que comptait la ville.Un vin qu'eux-mêmes devaient couper avec de l'eau de mer pour le rendre buvable, selon les récits de l'époque.Une bouteille de vin australien vendue 58000$ Agence France-Presse ADELAIDE - Une bouteille de six litres de Grange Hermitage de 1998 a atteint le record de 40 000 dollars américains (58 000 $ CAN) lors d'une vente aux enchères hier dans le sud de l'Australie.Le précédent record pour une bouteille de ce grand cru australien était déjà de plus de 48 200 $CAN, également pour un millésime 1998, lors d'une vente aux enchères en janvier à Melbourne.L'acheteur est un détaillant de vins de Melbourne, selon la directrice de la fête du vin Vintage Festival organisée dans la région viticole de Barossa, Barbara Storey, qui a évoqué une rumeur selon laquelle il aurait agi pour le compte d'une mystérieuse rock star américaine.Pour climatiser en toute tranquillité\u2026 Pour tout renseignement, appelez le 514 ÉNERGIE (363-7443) du lundi au vendredi de 8h30 à 18 h.«Les Hydro Solutions, j'achète!» www.hydrosolution.com Appareil de climatisation à compter de 45$ par mois Installation et taxes comprises1 1 Mensualités calculées sans aucune mise de fonds, terme de 120 mois, taux d'intérêt de 9,6 %, sujet à changement sans préavis.Tout financement est sujet à l'approbation de crédit de la Banque Laurentienne.Mensualités établies pour une installation de base excluant les coûts supplémentaires, parfois applicables dans le cas de travaux additionnels pour installer l'appareil ou pour respecter les codes en vigueur.Note : Le service est limité à certains secteurs.Informez-vous auprès d'Hydro Solution pour savoir s'il est offert dans le vôtre.RBQ: 8109-7594-22 VENTE Climatiseurs centraux Thermopompes centrales VENTE Climatiseurs muraux bibloc Idéal pour les résidences chauffées avec des plinthes électriques ou avec un système à eau chaude! 3135922A "]
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