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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts + Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2003-05-14, Collections de BAnQ.

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[" 3LP0101C0514 C1 MERCREDI 3LP0101C0514 ZALLCALL 67 21:21:55 05/13/03 B C A H I E R C | L A P R E S S E | M O N T R É A L | M E R C R E D I 1 4 M A I 2003 Pas de controverse sur les coupures Page 2 TVA: star des BBM Page 2 Denis Bouchard Star Académie Gare aux chiens! À CANNES LUC PERREAULT envoyé spécial Le Palais des festivals qu'on avait surnommé le bunker à ses débuts portait bien son surnom hier.N'y entrait pas qui veut.Non seulement la seule porte accessible était-elle bien gardée par des préposés contrôlant les cartes d'accréditation \u2014 qu'on allait récupérer à la gare maritime voisine, question d'accroître encore plus la sécurité \u2014 mais chacun devait passer le test antimétal comme dans les aéroports après avoir laissé inspecter son sac.Quelque 500 agents auraient été recrutés par les organisateurs pour surveiller le Palais.Gare et aéroport, par ailleurs, feraient l'objet d'une surveillance accrue.Cela dit, on ne sentait pas tellement de tension dans l'air, sans doute en raison de la grève générale décrétée dans toute la France qui a empêché une bonne partie des festivaliers d'arriver hier.Avions, trains, métro et taxis étant immobilisés dans tout le pays, le transport vers Cannes s'en est sérieusement ressenti.Cette journée d'habitude bordélique s'est finalement déroulée dans le calme.Depuis les attentats du 11 septembre 2001, le Palais des festivals, de toute façon, était devenu une forteresse.Si l'on en croit une dépêche de l'AFP, la sécurité venait encore d'être renforcée en raison des tensions internationales.Personnellement, j'ai été témoin de deux incidents cocasses.Hier, à l'angle de la rue d'Antibes et d'une rue donnant sur le palais, j'ai vu deux CRS tout de noir vêtus et armés chacun d'une mitraillette déambulant sur la chaussée.Le plus surprenant, c'est que l'un des deux était une femme toute minuscule.Arrivé lundi pour éviter les effets de la grève, j'ai vu ce soir-là aux abords immédiats du Palais un maître-chien faisant répéter son dernier exercice à son chien avant le grand soir.À la brunante donc, alors qu'un calme plat régnait sur la Croisette, cette chienne rottweiler, toute harnachée de cuir, mais la muselière détachée, répondait aux commandements de son maître en poussant parfois un jappement.Gare à celui qui aurait tenté de s'en approcher.Son maître nous apprend qu'ils sont près de 80 de son espèce à patrouiller ainsi autour du Palais pour détecter toute menace de bombe ou autre activité suspecte.Ces chiens, apprend-on, sont dressés pour flairer l'odeur de la poudre ou du plastic.Dans le cas du maître-chien, c'est même une affaire de famille : sa femme faisait elle aussi la ronde de l'autre côté du Palais avec un second chien.Il y en avait même un troisième, presque encore au berceau mais apparemment déjà tout dressé, qui participait aux exercices.Quelle famille ! Officiellement, toujours selon l'AFP, seulement trois maîtreschiens spécialisés dans la recherche d'explosifs sont venus s'ajouter aux trois équipes de démineurs dépêchés sur place pour renforcer les effectifs du commissariat de Cannes déjà forte de 260 hommes.Mais on aurait également mandé sur les lieux quatre compagnies de policiers antiémeutes, sans parler des vedettes qui croisent dans la baie de Cannes et un réseau de télésurveillance composé d'une cinquantaine de caméras qui balaient jour et nuit les lieux jugés à risque.Voir CANNES en C3 The Matrix Reloaded sera vu sur un plus grand nombre d'écrans qu'au lancement du premier volet de la trilogie.Neo (Keanu Reeves) est toujours au centre de l'histoire.Dans le ventre de The Matrix LE 2 AVRIL 1999, un film à budget moyen selon les critères hollywoodiens (66 millions US), écrit et réalisé par deux inconnus (Larry et Andy Wachowski), arrivait sur les écrans dans un quasi-anonymat.Lors de son premier week-end à l'affiche, un public majoritairement composé de fans de science-fiction et de comic books \u2014 après tout, l'histoire est celle d'un pirate informatique qui découvre que notre monde est en fait une illusion créée par une entité informatique qui utilise les humains comme piles \u2014 avait permis de récolter un peu moins de 28 millions en entrées.Pas désastreux, mais pas génial non plus.Sauf que le bouche à oreille a fonctionné comme jamais et que, soudain, les êtres humains.normaux se sont intéressés au long métrage.Au bout du compte, The Matrix a récolté 171 millions aux États-Unis et 270 de plus dans le reste du monde.Mais ce n'est pas en dollars que se calcule l'impact du premier volet de ce que les frères Wachowski voyaient, dès le départ, comme une trilogie \u2014 dont la deuxième partie, The Matrix Reloaded, arrive demain sur les écrans ; et dont la conclusion, The Matrix Revolutions, sera livrée dès le 5 novembre.Deux films tournés en même temps, coups (de poing) sur coups (de pied), pour la moins modique somme de 300 millions.En tout, 270 jours de tournage.et beaucoup plus, après, pour la post-production : là où The Matrix comptait 412 scènes à effets spéciaux, The Matrix Reloaded en affiche plus d'un millier.Il le fallait parce que c'est là, dans son esthétique, que The Matrix a révolutionné le film d'action \u2014 en imposant de nouvelles normes dans les effets spéciaux numérisés (nous y reviendrons dans notre numéro de samedi).Grâce aux directives du maître en arts martiaux Yuen Wo Ping (qui a par la suite « dompté ».un tigre et un dragon) et à la magie de l'ordinateur, Carrie-Anne Moss (Trinity) a appris à courir sur les murs et à s'immobiliser dans les airs tel un magnifique oiseau de proie (et de cuir) avant de lancer quelques savates qui n'ont rien à voir avec le soulier de Cendrillon ; Keanu Reeves (Neo) a appris à multiplier les katas et à éviter les balles ; et ainsi de suite.Il fallait bien sûr aller plus loin dans The Matrix Reloaded \u2014 où Neo et ses alliés du vaisseau Nebuchadnezzar commandé par Morpheus (Laurence Fishburne) luttent contre les forces destructrices de la Matrice pour protéger Zion, le dernier bastion de l'humanité.Keanu Reeves vole donc maintenant à la manière de Superman et, lors de son affrontement avec l'agent Smith (Hugo Weaving), il exécute plus de 500 mouvements en cinq minutes et demie.Une scène visuellement époustouflante et, en plus, lourde de sens : Neo vêtu d'une soutane de curé (y voir le représentant du Bien) combat Smith qui possède maintenant la capacité de se multiplier à l'infini (comprendre : le Mal est partout).Ne l'oublions pas : une partie du succès de The Matrix s'explique par le sous-texte du scénario \u2014 et par l'intelligence de son intrigue.Dans l'entrevue qu'il donne sur le documentaire The Matrix Revisited, Laurence Fishburne disait d'ailleurs : « C'est un scénario si brillant que c'est un miracle qu'il ait été tourné.» Ainsi, peut-être parce que les fans voulaient le voir, le revoir et l'avoir, The Matrix a été le premier DVD à se vendre à plus d'un million d'exemplaires.Pas parce que les amateurs n'avaient pas compris mais parce qu'ils voulaient approfondir et échanger.À preuve, le millier de sites Internet rapidement consacrés au film.Et les innombrables discussions \u2014 jusque dans des collèges et universités \u2014 où le scénario est disséqué afin de discuter de ses références aux religions, philosophies, mythologies et arts.Autant de passions et de savoirs que les frères Wachowski, anciens menuisiers et auteurs de comic books, ont utilisé en guise d'outils et de matériaux pour bâtir leur trilogie.Quelques exemples ?La connotation chrétienne des patronymes de Neo (anagramme de One) et de Trinity saute aux yeux.Leur acolyte Morpheus porte le nom du dieu grec des rêves ; son vaisseau, celui du grand roi de Babylone qui cherchait la signification de ses rêves ; et son ancienne amoureuse, Niobe (qui n'a pas la foi), celui de la reine de Thèbes qui, dans la mythologie grecque, causa la mort de ses enfants parce qu'elle avait provoqué les dieux.Quant à ses propos (entre autres quand il incite Neo à libérer sa pensée de l'illusion qu'est le monde matériel), ils sont visiblement inspirés du bouddhisme.Enfin, la ville dans laquelle s'est réfugié ce qu'il reste de l'humanité s'appelle Zion (Sion, donc), nom de l'ancienne citadelle de Jérusalem et société idéale à laquelle aspire le judaïsme.Du côté des méchants, Monica Bellucci s'appelle Persephone (déesse des Enfers dans la mythologie grecque) ; et son époux, incarné par Lambert Wilson, Merovingian \u2014 du nom de la lignée de rois français (dont Clovis) qui auraient été des descendants du Christ (on ne demandera pas comment, hein !).Et puis, alors que les prises de vue puisent dans les films d'arts martiaux, les mangas japonais, les westerns et les comics, les dialogues, eux, sont truffés de références littéraires (de Lewis Carroll à Philip K.Dick en passant par William Gibson, Homère et Hermann Hesse) et philosophiques (de Hegel à Descartes en passant par Kant et le sociologue Jean Baudrillard \u2014 dont les idées sur le simulacre et la simulation sont (lourdement) présentes dans The Matrix Reloaded).Bref, à Lambert Wilson qui lui demandait si les frères Wachowski répondaient aux questions des acteurs concernant le scénario, Keanu Reeves a répondu : « Non, ils nous donnent des livres à lire.» Le comédien, sur ce plan-là, avait pris de l'avance au cours de l'aventure de The Matrix \u2014 qu'il avait amorcé avec un handicap sérieux : quand l'entraînement avait commencé, il venait de subir une opération aux vertèbres cervicales.Cette fois-ci, au cours des deux mois d'un entraînement qualifié de « trois fois plus difficile que le précédent » et de l'année qu'a duré le tournage, il a été épargné de toute blessure.du moins sur le plan physique \u2014 il a, par contre, eu à négocier moralement avec le cancer qui a, une seconde fois, frappé sa soeur.Quant à ses partenaires de jeu, Carrie-Anne Moss s'est cassé une jambe et Laurence Fishburne s'est blessé au poignet.Et puis la chanteuse Aaliyah, qui devait tenir un rôle secondaire, est morte dans un accident d'avion avant le tournage alors que Gloria Foster (l'Oracle) est morte peu après ; et qu'à la suite des attentats du 11 septembre 2001, Jada Pinkett Smith (Niobe) a remis en cause sa participation au film par crainte de prendre l'avion.La partie n'a donc pas été facile.Même si les conditions de travail, elles, n'avaient plus rien à voir avec celles du passé.« Nous avons tourné The Matrix dans un entrepôt vide et perdu », raconte Keanu Reeves dans The Matrix Revisited.Nous n'avions pas de cafetière, encore moins de caravane pour nous changer et un seul petit coin », ajoute Carrie-Anne Moss.Avec le tournage de The Matrix Reloaded, les amoureux (dans le film, s'entend !) sont passés de la caverne à la NASA.Pour le meilleur ou pour le pire ?Sources : USA Today, Time, New York Times.C'est là, dans son esthétique, que The Matrix a révolutionné le film d'action \u2014 en imposant de nouvelles normes dans les effets spéciaux numérisés.3099995A 3LP0201C0514 C2 MERCREDI 3LP0201C0514 ZALLCALL 67 22:33:30 05/13/03 B C2 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 4 MAI 2003 TVA et Star Académie, stars des BBM LES INVASIONS TRONQUÉES Les acteurs ne sont pas vexés «Ce qui importe, c'est que le film soit le meilleur possible», dit Micheline Lanctôt ISABELLE MASSÉ Est-ce une surprise ?Star Académie (version gala du dimanche) se classe au premier rang des émissions les plus regardées du printemps 2003 avec une moyenne de 1 182 675 auditeurs dans le Montréal franco, 2 ans et plus.BBM dévoilait hier les résultats de son sondage printanier qui s'est déroulé pendant trois semaines : du 20 au 26 février, du 13 au 19 mars et du 27 mars au 2 avril 2003.Huit émissions de TVA figurent parmi les 10 plus regardées.Outre les galas dominicaux de Star Académie, figurent Fortier, le Gala Metro Star, la quotidienne de Star Académie, Histoires de filles, KM/H, Les Poupées russes et En tournée Peter Mac Leod.Les 9e et 10e positions appartiennent à Un gars, une fille et La Fureur, toutes deux à Radio-Canada.L'effet Star Académie aura permis à TVA de s'approprier 41 % des parts de marché du Québec, le dimanche soir.Le chiffre grimpe à 53 % dans la région de Montréal ! Six soirs sur sept, TVA est le réseau le plus regardé à Montréal.Même le lundi autrefois la chasse gardée de Radio-Canada, grâce aux émissions La Petite Vie et 4 et demi.Sa part de marché, en tout début de semaine, est en effet passée de 20 % à 32 % en soirée pendant que celle de Radio-Canada a considérablement fléchi de 37 % à 26 %.L'auberge du chien noir, nouveau téléroman du tandem Lussier-Poirier ne se classe qu'au 14e rang des émissions les plus suivies à Montréal.Avec 28 % de part de marché, Radio-Canada est le réseau le plus regardé le vendredi, notamment grâce à La Fureur.« Histoires vraies, à la même heure, perd en intérêt, constate Sophie Pellerin, vice-présidente aux programmes de TVA.On essaie de trouver une alternative.TVA demeure néanmoins le réseau le plus populaire avec 35,2 % de part de marché (de 6h à 2h), dans la région de Montréal, en hausse par rapport à la même période, l'an dernier.Le réseau de Pierre Karl Péladeau est le seul généraliste à avoir acquis des points.Radio-Canada a vu sa part chuter de 17 à 15,4.Celle de Télé-Québec glisse légèrement de 3,2 à 3,1.Et celle de TQS, de 15 à 12,2.Un résultat qui consterne Luc Doyon, vice- président de TQS.« Les chiffres sont surprenants, dit-il.Depuis 1997, nous avons connu une progression constante.Notre part de marché est stable, malgré la hausse de popularité des chaînes spécialisées.Le dévoilement des sondages BBM enragent, de saison en saison, le dirigeant de TQS qui trouve injuste qu'on privilégie les cahiers d'écoute (dans lesquels les téléspectateurs notent ce qu'ils ont vu) à l'audimétrie (une boîte qui transmet par signal ce que les téléspectateurs écoutent).Les arguments contre les cahiers d'écoute ?Le sondé ne note pas systématiquement et sur-le-champ tout ce qu'il regarde.Il tend à « oublier » qu'il a vu le dernier film sexy diffusé à TQS et les émissions moins populaires de Canal Vie ou Musique- Plus.« Nous souhaitons passer le plus rapidement possible à la lecture électronique », confie Luc Doyon.Nous ne considérons pas les cahiers.Nous ne pouvons baser notre stratégie de programmation sur seulement trois semaines (celles du sondage).Les chaînes plus riches mettent en ondes, en période de sondage, des émissions qui coûtent cher comme Fortier.Nous ne pouvons nous le permettre.» Grande gagnante du sondage avec TVA, RDI a vu sa cote d'écoute bondir de 1,6 à 3,1, faisant d'elle la chaîne spécialisée francophone la plus regardée à Montréal.La couverture continue de la guerre en Irak y est pour beaucoup.Ensemble, les spécialisées ont vu leur part de marché grimper de 17,7 à 20,3, bien que celles individuelles du Canal Z, Historia, Télétoon, VRAK.TV et Musi Max aient fléchi.La soirée des élections provinciales, la guerre en Irak, le débat des chefs.Autant d'événements qui ont étonnamment permis à TVA de reprendre sa première place en information.Jean-Luc Mongrain et son Grand Journal de 17 h, ont en effet été détrôné par Pierre Bruneau.En un an, le nombre de téléspectateurs à TVA, de 17 h à 18 h, a grimpé de 37 % à TVA et diminué de 14 % à TQS.« Nous étions pourtant dans le terrain de jeu de Radio-Canada, note Philippe Lapointe, vice-président aux informations de TVA.On a gagné la guerre, mentionne Philippe Lapointe.Les gens se sont reconnus en Claude Charron et Pierre Bruneau.On a mis en place des idées simples et installé des joueurs à des endroits stratégiques tel Normand Lester (aux côtés des animateurs).» Le départ de Simon Durivage aura- t-il fait mal à TVA ?Pas vraiment.De 22 h à 22 h 30, l'écoute a chuté de 4 % pendant le bulletin d'information de Sophie Thibault.Le Téléjournal de Stéphan Bureau, à Radio-Canada, a toutefois été regardé par 3 % plus de gens, à la même période.HUGO DUMAS SOPHIE LORAIN et Micheline Lanctôt ne sont pas, mais pas du tout fâchées que leurs personnages aient disparu de la version écourtée des Invasions barbares qui sera projetée à Cannes, la semaine prochaine.« Mon personnage, ceux de Denis Bouchard, Micheline Lanctôt et Sylvie Drapeau, ont été coupés pour que l'on rentre plus rapidement dans l'action, dit Sophie Lorain.De toute façon, c'était un caméo.Nous n'avons pas des rôles essentiels.C'était plus des clins d'oeil.Denys Arcand nous l'a bien expliqué : il y a deux versions du film, une courte et une longue.» Dans Les Invasions, Sophie Lorain incarne une ex-maîtresse de Rémy (Rémy Girard) qui vient le harceler sur son lit de mort.Même réaction du côté de Micheline Lanctôt.« Je n'ai aucun problème avec ça.Ce qui est important, c'est que le film soit le meilleur possible.C'est courant que l'on raccourcisse un film.Je lui souhaite le plus beau succès », explique la comédienne et réalisatrice, qui prend les traits d'une infirmière en chef dans le film de Denys Arcand.Au Québec, Les Invasions durent 1h51 et il a fallu réduire à 1h40 pour des marchés européens.Le film a été allégé de certains détails non indispensables qui auraient pu être mal compris à l'extérieur du Québec.Au total, 14 artisans des Invasions se rendront à Cannes, le 21 mai, pour la projection du film.Outre Denys Arcand et la productrice Denise Robert, il y aura Rémy Girard, Stéphane Rousseau, Marie-Josée Croze, Dorothée Berryman, Johanne Marie Tremblay, Pierre Curzi, Louise Portal, Dominique Michel, Mitsou, Isabelle Blais, Gaston Lepage et Jean-Marc Parent.FLASHES La Première Chaîne remet ses prix LUNDI SOIR, la radio française de Radio-Canada remettait ses Prix de la radio 2002-2003.Une douzaine d'émissions et reportages ont été récompensés dans 11 catégories.Grand gagnant, le correspondant Akli Aït Abdallah a reçu le Prix du vice-président pour « son courage, son humanisme et sa grande intégrité professionnelle démontrés sur le terrain en temps de guerre ».Trois de ses reportages sur l'Irak diffusés au Radiojournal de la Première Chaîne ont également obtenu un prix, dans la catégorie Nouvelles.Ex aequo, Au tour de Nana, un radioroman de 50 épisodes inspiré de l'oeuvre de Michel Tremblay et l'aventure Une épinette noire nommée Diesel ont reçu un prix dans la catégorie Création radiophonique.Diffusé à La Tribune du Québec, toujours à la Première Chaîne, Entre voile et mini-jupes.Femmes musulmanes de Montréal a été honoré dans la catégorie Émission documentaire.Enfin, la série de reportages 24 heures à l'urgence de la journaliste Sophie-Andrée Blondin, diffusée à Montréal Express, s'est vu décerner un prix dans la catégorie Émission d'information.Plus de 200 reportages et émissions ont été soumis pour le concours.L'ancien bassiste d'Hendrix n'est plus NOEL REDDING, ancien bassiste de Jimi Hendrix s'est éteint dimanche dernier en Irlande, à l'âge de 57 ans, a annoncé son impressario Ian Grant à l'édition en ligne du magazine Billboard.Il n'a pas précisé les causes du décès.Guitariste de formation, Redding avait été embauché par Hendrix à l'été 1966 pour tenir la basse au sein du Jimi Hendrix Experience au côté du batteur Mitch Mitchell.Le trio dirigé par l'incandescent guitariste enregistrera trois albums, dont Electric Ladyland, avant de se séparer, au début de 1969.Vivant depuis des années dans un village près de Cork, Noel Redding avait depuis poursuivi sa carrière au sein de ses divers groupes.Gill Champagne au Trident À TITRE de 7e directeur artistique du Théâtre du Trident et de successeur à Marie-Thérèse Fortin, Gill Champagne veillera à accompagner les créateurs de la 33e saison (dont on publiait le contenu dans le numéro d'hier) de cet important théâtre de Québec.L'artiste confirmé avait occupé les mêmes fonctions au Théâtre Blanc pendant 16 ans et a réalisé la plupart des mises en scène de la compagnie.Au Trident, il a dirigé une dizaine de spectacles, dont À toi, pour toujours, ta Marie-Lou, que les Montréalais ont pu voir au Théâtre Denise-Pelletier en 2001-2002.Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Gill Champagne entend poursuivre les visées internationales du Théâtre du Trident par le biais de coproductions, d'échanges et de diffusion de productions étrangères.Il entrera en fonction au début du mois de juin.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Archives La Presse © Penelope Cruz sera à l'émission Flash.Isabelle Massé 18:30 - K- FLASH Le micro jaune du reporter Herby Moreau est à Cannes.Topo sur le film d'ouverture du Festival, Fanfan la Tulipe et rencontre avec Penelope Cruz.19:30 - 2- CÉRÉMONIE D'OUVERTURE DU FESTIVAL DE CANNES Au Québec, il n'y a qu'à Bravo qu'on peut assister à l'arrivée des stars au Grand Palais avant la projection du film d'ouverture.21:00 - !- ÉLIMINATOIRES DU HOCKEY Troisième match de la finale de l'Association de l'Ouest opposant les Mighty Ducks d'Anaheim au Wild du Minnesota.21:00 - A- LES FRANCSTIREURS En reprise: deux bonnes entrevues.L'une avec Michel Dunn, ex-avocat condamné à 17 ans de prison pour le meurtre de son associé.La deuxième avec Claude Robinson, créateur qui prétend avoir été plagié par la maison de production Cinar.23:35 - b- LATE NIGHT WITH DAVID LETTERMAN La petite chanteuse de Napanee, Ontario, Avril Lavigne montre aux Américains qu'elle est tout sauf compliquée.18h00 18h30 CANAUX 18h00 aq 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO cj or yA EM zH CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO CÂBLE Ce soir / Les Camps de jour Cinéma / EN QUÊTE D'UNE GALAXIE (4) avec Tim Allen, Sigourney Weaver L'Île de Gildor / Macha Grenon, Michel Tremblay, Guylaine Guay Le Téléjournal/Le Point Nouvelles du sport Vues d'ici Le TVA 18 heures Ultimatum Poule aux oeufs d'or Arcand / D.Michel Cinéma / CHARLIE (5) avec Matthew Modine, Kelli Williams Le TVA Le grand blond avec un show./ Meilleurs Moments Michel Jasmin (23:33) Macaroni tout garni Ramdam Seconde Chance / Drôle de famille Documentaires / L'étrange destin du colonel Jin Xing Les Francs-tireurs / Michel Dunn Vidéaste recherché.e Les Grands Documentaires / L'Aventure génétique Vidéaste recherché.e Grand Journal (17:00) Flash / François Morency Fun noir / Mathias Brunet Cinéma / MEURTRE AVEC PRÉMÉDITATION (4) avec Christian Slater, Kevin Bacon Le Grand Journal 110% Kama Sutra News The West Wing / Dernière My Wife & Kids American Idol 8 Simple Rules for Dating.Law & Order CTV News News CBC News: Canada Now Crime & Punishment (2/2) The National The National Cinéma News ABC News Dharma &.Will & Grace My Wife & Kids George Lopez The Bachelor - Women Tell all Extreme Makeover (22:10) News Night.(23:35) News CBS News E.T.Star Search Finale 60 Minutes II 48 Hours Investigates Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Dateline NBC Special The West Wing Law & Order Tonight (23:35) The Newshour Bus.Report P.Allen.Peter and Paul.Revolution Kingdom of David: The Saga of the Israelites (1/2) BBC World News Charlie Rose BBC News Nightly Bus.The Newshour Sister Wendy City Confidential American Justice Biography / Buffy, Vampire American Justice City Confidential / Ingleside Third Watch Sol et Gobelet Cannes Cannes sous.coutures Cinéma / LE PETIT PRINCE A DIT (3) avec Richard Berry Auteur libre Cirque.Auteur libre Videos Road to Avonlea Cannes Ceremonies: Opening Offstage, Onstage: Inside the Stratford Festival Law & Order Contact Animal Le Goût du monde Technopolis Biographies / Albert Millaire Cascadeurs Cinéma / SKI SCHOOL (6) Cinéma am.anglais Santé mentale, vieillissement Entre l'arbre et l'école L'Économie des territoires.L'Union monétaire nord.Stratégies et dynamique.Guinness World.Daily Planet Wild Discovery / Wild Dogs.World's Greatest Mysteries Disaster Detectives Daily Planet Avventura Walt Disney .pratique Bain de soleil / Début .de Grèce Guide Debeur Une journée Golfs d'ici Pilot Guides / Hongrie.Coll.Jangal Amanda Show All that .Stevens Jett Boy Meets.Mentors Cinéma / HEAVEN CAN WAIT (4) Dark Your Big Break Drew Carey Seinfeld That '70s Show Seinfeld That '70s Show American Idol Bernie Mac Drew Carey Seinfeld That '70s .Justice 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World Sport Sciences.Volt Panorama Histoire des sciences.Cinéma / LA CONTESTATION (5) avec Julian Beck, Tom Baker Panorama Home Savvy Daring Capers / .Bandits Junkyard Mega-Wars: Flight of the Century Extreme Machines Junkyard Mega-Wars Off the Record Sportscentre Mixed Martial Arts Hockey / Séries éliminatoires: Wild - Mighty Ducks Sportscentre Laboratoire.Sourire.Sacré Andy! 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Rien n'échappe à nos envoyés spéciaux.UN PEU D'IMAGINATION, S.V.P.L'AFFICHE DE Cannes cette année jure par son côté minimaliste.Sur un fond bronzé \u2014 on est sur la Croisette ou on ne l'est pas \u2014 une simple inscription en rose : « Viva il cinema ! » et en dessous, en beaucoup plus petits caractères, « Hommage à Fellini ».Il paraît qu'en montant sur scène en 1960 pour recevoir sa Palme d'or pour La Dolce Vita, Fellini a trébuché sur les marches puis chuchoté quelques mots en italien et, enfin, brandissant son trophée, aurait poussé cette exclamation devenue aujourd'hui l'emblème du festival.Dix ans après sa mort, on lui dédie ce cru 2003.On aurait préféré, tant qu'à lui rendre hommage, un de ses dessins, souvent très imaginatifs, à l'image de ses films.D'autant plus que le maestro avait amorcé sa carrière comme caricaturiste.PAS UN MOT SUR ARCAND MÊME SI LE FESTIVAL n'était pas encore commencé hier, on avait déjà droit à un festival des revues de cinéma.Chacune annonce ses couleurs.Dans Les Cahiers du cinéma, le dernier Ozon, Swimming Pool (tourné en anglais) est traîné dans la boue : « Eau plate », titre en effet la critique.Par contre, Gus Van Sant, en compétition avec Elephant (basé comme le dernier film de Michael Moore sur la tragédie de Columbine), est salué comme l'auteur américain de l'heure.Il a droit à une entrevue-fleuve de 16 pages.Le même honneur est réservé à Lars Von Trier, lui aussi en compétition avec Dogville (avec Nicole Kidman).Peter Greenaway, Pupi Avati et Hector Babenco ont droit au charmant surnom d'« habituels raseurs », Claude Miller et Bertrand Blier, de « valeurs éventées ».Pas un mot sur Arcand qui n'a jamais été de toute façon un cinéaste Cahiers.Quant au critique du Monde, Jean-Michel Frodon, il a fait le voyage à Copenhague pour interviewer Von Trier avant tout le monde.LE QUÉBEC FAIT SES EMPLETTES AVANT DE PARTIR pour Cannes, Pierre Brousseau (Les Films Séville) confiait avoir déjà retenu pour le Québec les droits de trois des films en compétition : celui d'Ozon, celui de Samira Makhmalbaf, À cinq heures de l'après-midi, et Purple Butterfly du Chinois Lou Ye.DIVORCE À LA QUÉBÉCOISE ON CHUCHOTE sur la Croisette que la vraie raison pour laquelle Roger Frappier (Max Films) aurait quitté Alliance Atlantis Vivafilms pour faire distribuer ses films par Chrystal Films serait reliée à ses trop nombreuses exigences.Il n'était jamais content de la façon dont ses films étaient joués, apprend-on.Alliance, qui a d'autres chats à fouetter, l'aurait gentiment invité à aller se faire distribuer ailleurs.ASSIDU COMME UN JÉSUITE LE JÉSUITE Marc Gervais a beau être à la retraite, il fréquente toujours Cannes.Croisé hier, l'ex-prof de cinéma de Concordia m'apprend qu'il en est à son 39e festival.Il est venu pour la première fois en 1966.Depuis, il n'a manqué qu'une année.« C'était pour protester contre le déménagement dans le nouveau palais », dit- il.Il serait, parmi les festivaliers des trois Amériques, celui qui est venu le plus de fois à Cannes.Sitôt le festival terminé, selon sa vieille habitude, Marc Gervais filera vers Stockholm.Spécialiste de Bergman, il est invité par une université suédoise à donner un cours en anglais sur Ingmar Bergman.Un de ses livres, publié il y a quelques années, en a fait l'un des spécialistes du cinéaste suédois.Il a également abondamment fréquenté l'oeuvre de Pasolini.LOSIQUE S'ACTIVE Serge Losique, qui arrivait hier à Cannes, logé aux frais du Festival au chic Majestic, annonce déjà un des films de la compétition « mondiale » de son prochain Festival des films du monde : Le Coeur des hommes de Marc Esposito qui vient de sortir à Paris.Esposito a été, si je ne m'abuse, le fondateur de la revue de cinéma Première.Losique, dont le documentaire sur la route de la soie destiné à la télévision est en montage, compte ouvrir un deuxième lieu extérieur public cet été lors du FFM qui se déroulera du 27 août au 7 septembre.Il est également en pourparlers avec Radio-Canada pour retransmettre en direct la soirée de clôture de son festival et le dévoilement du palmarès.Guy Latraverse serait chargé de la production de cette soirée.MONICA, JE T'ACCOMPAGNE ?ON EST PRÉVENU.L'émeute est déjà programmée pour Matrix Reloaded des frères Wachovski.Cela va commencer avec la conférence de presse des réalisateurs.et de Monica Bellucci, demain matin à 11 h 15.Pour y être admis, il faudra d'abord s'être inscrit aujourd'hui sur une liste.Revenir le lendemain pour retirer son laissezpasser.Et espérer qu'il n'y ait pas trop d'overbooking car, au moment fatal, les badges blancs de journalistes auront priorité sur les roses à pastille jaune, eux- mêmes prioritaires sur les badges roses sans pastille, les badges bleus devant se contenter des restes.Test crucial pour mon premier festival de Cannes : j'ai hérité du rose « de base », qui ne me met pas en position de favori.Et, vu les mesures de sécurité, il est interdit de se présenter armé à l'entrée de la conférence de presse.À moins de séduire Monica Bellucci d'ici là et de lui servir d'accompagnateur.Deadline dans 36 heures : le défi est considérable.\u2014 Luc Perreault et Louis- Bernard Robitaille Un nouveau rôle pour Bellucci: maîtresse de cérémonie Agence France-Presse CANNES \u2014 L'Italienne Monica Bellucci qui, l'an dernier, montait les marches du Palais pour le sulfureux Irréversible, est de retour à Cannes dans un double rôle, maîtresse de cérémonie pour l'ouverture, ce soir, du 56e Festival, et troublante Perséphone dans le cyber Matrix Reloaded.« J'ai très peur, j'ai le trac », a dit, lors d'une rencontre avec la presse, hier, la bellissima qui, habillée en Dior, présentera la cérémonie d'ouverture.Demain, Monica montera les marches pour la superproduction des frères Wachowski, avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne, Carrie-Ann Moss et Lambert Wilson, un film « avec beaucoup d'effets spéciaux, beaucoup d'action.C'est vraiment magique, ce qu'ils ont fait », dit Monica, toute vêtue de noir.« J'ai un second rôle, mais c'est un personnage fort.» Son seul regret : ne pas faire du kung fu et des arts martiaux.« Mais quand vous verrez ce que je porte, vous comprendrez ! » Celle qui fut la Cléopâtre d'Astérix et Obélix, l'espionne fatale du Pacte des loups, la beauté troublante de Malena, reviendra en Marie-Madeleine dans La Passion qu'a tournée Mel Gibson en araméen, en Italie.« Je vis le plus beau cadeau qu'on puisse offrir à une Italienne, travailler en Italie, en France, aux États-Unis, dans des registres très différents, tourner des films indépendants comme Irréversible et des grosses machines comme Matrix.C'est sublime, pas seulement pour la comédienne, mais sur le plan humain.» Le point commun, dit-elle, c'est que « ce sont des jeunes metteurs en scène qui cherchent et qui prennent des risques.Je travaille surtout avec la jeune génération, Gaspar Noé, Christophe Gans, Jan Kounen, Pierre Schoendoerffer » (avec lequel elle tourne actuellement Agents secrets avec pour partenaire son mari, Vincent Cassel).« Mon but n'est pas de travailler avec les Américains mais de faire de bons films ».Monica Bellucci, 34 ans, enchaîne les films aux quatre coins de la planète à une vitesse affolante mais « vous ne savez pas tout ce que je refuse », dit-elle, en soupirant après les vacances.« Pourtant tourner, même si ça demande beaucoup d'énergie, ce n'est pas du travail.Le vrai travail, c'est maintenant avec vous, ditelle avec un sourire désarmant.Sur un plateau, c'est un moment de création, décalé de la réalité.J'oublie tout.Le plus fatiguant, c'est de voyager et de donner des interviews.» Ce qu'elle fait pourtant avec beaucoup de grâce.Photo AFP Cannes s'arrache Monica Bellucci que l'on verra comme maîtresse de cérémonie d'ouverture ainsi que dans le film The Matrix Reloaded.Cinq questions à Thierry Frémaux LUC PERREAULT envoyé spécial CANNES \u2014 Depuis trois ans, Thierry Frémaux est le délégué artistique du Festival de Cannes.Sa fonction est stratégique, sa position, délicate.Sa mission : programmer le plus important festival de cinéma au monde.À la veille du jour un, il a trouvé quelques minutes hier pour répondre à nos questions.Q Comment qualifiez-vous le cru 2003 ?Est-ce que vous avez eu des coups de coeur personnels ?R La sélection de cette année a été difficile à faire parce qu'on est au coeur et au carrefour de plusieurs problématiques.D'abord, un Cannes se compare à un autre.L'année dernière a été considérée comme une très belle année.Cette année, est-ce que ça va être aussi bien ?La deuxième chose, c'est que j'ai un peu le sentiment que Cannes concentre en lui l'amour et parfois la détestation.Quand on vient nous dire que Lars Von Trier ou Clint Eastwood viennent tout le temps, ce n'est pas toujours vrai.Clint Eastwood n'est pas venu depuis très longtemps.Et puis, en sport, dans l'équipe de France de football, ce sont toujours les mêmes joueurs parce que ce sont les meilleurs.Mais en même temps, on essaie de renouveler.Il y a beaucoup de noms nouveaux qui apparaissent.On essaie de faire en sorte qu'il y ait non pas une moyenne, mais un équilibre et une vraie confrontation entre un cinéma grand public \u2014 par exemple le film d'ouverture \u2014 et un cinéma formellement plus difficile, mais qu'il est du devoir de Cannes de présenter.Q Sentez-vous en ce moment l'émergence de nouveaux cinémas ?R Depuis plus de 100 ans maintenant que le cinéma existe, tout a été fait ou presque.Parfois, on se dit : est-ce qu'il y aura un renouvellement ?En termes géographiques, c'est la même chose.Pendant des années, certains continents et en particulier l'Asie restaient fermés ou en tout cas étaient assez peu perméables à la cinéphilie.Ils le sont devenus depuis, disons, 10-15 ans, avec l'émergence d'un pays comme l'Iran, avec l'émergence d'un pays comme la Chine, comme la Corée qui a gagné un prix l'année dernière avec Im Kwon-Taek arrivé avec son 90e film.C'était un renouveau pour nous, mais ça ne l'était pas dans son pays.Je pense qu'il y a une sorte d'évidence : aujourd'hui, le cinéma peut venir de partout.L'an dernier, le Festival de Cannes a accueilli un film Bollywood.C'était la première fois.Aujourd'hui, je passe beaucoup de temps à me promener à travers le monde pour faire comprendre que Cannes est ouvert à tout le monde.Q Est-ce que la sélection américaine cette année vous apparaît satisfaisante R Vous savez que la tradition est de ne pas commenter les films qui sont en compétition.Je ne le ferai pas, mais oui, je suis assez content de la sélection américaine parce qu'elle couvre tout l'étendue du registre : un film très commercial comme Matrix Reloaded (qui est en même temps un film d'auteur) ou un cinéaste comme James Cameron qui a quand même réalisé le plus grand succès de l'histoire du cinéma, Titanic, et qui revient maintenant avec un film de cinéaste.Il est parti dans l'eau avec des petites caméras pour filmer de nouveau le Titanic.C'est un film magnifique.En même temps, vous avez en compétition le classique qui est Clint Eastwood, deux auteurs indépendants, l'un, un pur indépendant, Vincent Gallo, l'autre qui est passé par Hollywood et qui est retourné à Portland, Gus Van Sant.Enfin, un film de deux jeunes auteurs pour Un certain regard et un documentaire politique hors compétition.Q Comme il n'y a que 20films en compétition, on peut en déduire que vous avez attendu jusqu'à la dernière minute la surprise.R Moi, mon tempérament me pousse à attendre la dernière minute parce que je trouve qu'une improvisation est toujours souhaitable dès lors que c'est au service des films.Donc on attend jusqu'à la dernière minute, même s'il faut aussi boucler.Peut-être qu'on peut aussi en tirer la conclusion que, s'il y a 20 films en compétition, il ne pouvait pas y en avoir 21.Q Vous avez mis un film de Denys Arcand en compétition.Depuis 1992, le cinéma québécois avait été absent.À quoi peut-on attribuer ce choix ?R Au film lui-même.Vous savez, c'est la troisième année que je fais ce métier.Tout le monde me dit : « Il doit y avoir des pressions.Ce doit être terrible.» Je dis : non, la pression, c'est celle qu'on se met à nous-mêmes et la seule pression qui compte c'est la sincérité.C'est parfois tellement difficile \u2014 quand vous avez aimé un film, que vous l'avez pris en compétition et que vous vous êtes trompé peut-être \u2014 quand on vous dit que c'est une erreur.Heureusement qu'il faut avoir fait l'erreur avec sa conviction, avec sa sincérité.Vous vous imaginez si vous sélectionnez des films pour de mauvaises raisons, alors que parfois même les bonnes raisons ne suffisent pas.C'est un métier difficile, parce qu'on a vu 900 longs métrages et qu'on en a pris 50 en tout alors qu'il y avait plus de 50 films qu'on aimait.Donc c'est un crève-coeur, c'est difficile de faire des choix.Je ne veux pas être à l'aise.Je ne veux pas être confortable.Des gens se battent pour faire des films qui vont être à Cannes et nous, notre devoir, c'est d'être dans la même situation.Et je préfère chercher que trouver.CANNES Suite de la page C1 Les terroristes ou autres fauteurs de troubles sont attendus de pied ferme.L'autre menace pesant sur Cannes, le SRAS, faisait lui aussi l'objet d'une attention particulière.Cette fois, c'est le ministère français de la Santé qui a publié un communiqué destiné aux festivaliers et indiquant les précautions à prendre.Pour ce qui est des invités à risque, en provenance particulièrement d'Asie, ils ont fait l'objet, dans leur pays d'origine, d'une surveillance destinée à détecter au départ même les cas possibles de pneumonie atypique.À bord des vols internationaux également, la vigilance était accrue.Enfin, dans les aéroports, en particulier à Roissy et à Nice, on prenait au besoin la température des passagers suspects.Tranquillement hier, le Festival se mettait en branle.La responsable de la presse du Festival, Christine Aimée, ne notait aucun signe de désertion de la part de la délégation américaine, malgré la tension entre la France et les États-Unis qu'a occasionnée la guerre en Irak.Les grands journaux américains, signalait-elle, sont présents.Elle s'attendait à accueillir à peu près le même nombre de journalistes que l'an dernier.Ils étaient alors 3867 accrédités provenant de 74 pays, dont 1723 Français.Au stand du Québec, dans le village international situé derrière le Palais, Christian Verbert, le délégué de la Sodec à Paris, était déjà en réunion de production, hier matin, en compagnie de deux de ses assistantes, Véronique Rouff et Catherine Marie.Avec un long métrage dans chacune des trois sections importantes du Festival et une participation minoritaire dans trois coproductions inscrites au Festival, le Québec vit une année privilégiée qui touche presque à l'euphorie.Des soupers sont d'ailleurs prévus pour les trois films québécois, l'occasion de réunir acheteurs étrangers et participants du Québec.« On a beaucoup plus de facilité cette année à trouver des commanditaires, de reconnaître M.Verbert.Technicolor à Montréal nous appuie.Du côté français, on a aussi reçu un peu d'aide de Titra et du Centre national de la cinématographie.On a même une marque de champagne qui nous aide, ce qui permettra de mettre un peu plus de champagne dans les verres des invités.» Dans le stand voisin, à Téléfilm, on se réjouit du succès des films québécois.Le stand sert de parapluie à 12 partenaires, dont neuf provinces (le Québec excepté) mais aussi à plusieurs compagnies québécoises qui toutes contribuent à son financement.La directrice des festivals et marchés internationaux, Lise Corriveau, estime que le budget de cette année sera sensiblement le même que l'an dernier, compte tenu de la valeur de l'euro (1,63 million de dollars par rapport à 1,39 l'an dernier).Quant au responsable du protocole, Claude Lemieux, un Québécois attaché au Festival de Banff depuis quelques années, un de ses soucis est d'aider les invités canadiens qui le désirent à trouver ces fameuses invitations aux projections souvent si difficiles à dénicher.Pour tout connaître des rumeurs cannoises, de la sélection québécoise et de la course à la Palme d'or, consultez notre dossier spécial www.cyberpresse.ca/cannes CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS 13 VIOLENCE ANS + 3142286A 3LP0402C0514 C4 MERCREDI 3LP0402C0514 ZALLCALL 67 00:44:24 05/14/03 B C4 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 4 MAI 2003 OSM/Wagner sans chanteurs CLAUDE GINGRAS JACQUES LACOMBE et l'OSM ont sauvé du désastre le programme d'opéra allemand concocté pour remplacer la version concert de Salome.Dès l'ouverture du Freischütz, le mystère et les frémissements que Lacombe imprime à tout l'orchestre créent une atmosphère envoûtante qui, il faut bien le dire, ne reviendra que lorsque chef et orchestre seront seuls à occuper la scène.Ainsi, une touchante solennité montera de l'ouverture de Tannhäuser, la troisième Leonore pourtant entendue mille fois fera naître encore une réelle expectative, et, comme couronnement de la soirée, le dynamique jeune maestro et l'éblouissant orchestre virtuose dont il est le premier chef invité nous rappelleront quel chef-d'oeuvre d'orchestration colorée et de délire rythmique nous avons en cette Danse des sept voiles, à l'« orchestre » de sept percussionnistes, seul élément musical retenu de la Salome d'abord projetée.Je dirais même que Lacombe et l'OSM, deux entités qui se complètent de mieux en mieux, semble-til, nous offrent ce qu'il y a de plus intéressant et de plus beau à suivre pendant les pages chantées.Chantées est d'ailleurs un bien grand mot, dans certains cas.Le Peter Grimes du ténor canadien John Mac Master, en 2001, et le Wozzeck du baryton américain David Pittman-Jennings, l'an dernier, sont encore dans toutes les mémoires et je conserve pour ces deux chanteurs un grand respect.Hier soir cependant, ils n'étaient pas dans leur meilleure forme vocale et ont même paru dépassés par les rôles qu'on leur avait assignés.Le ténor a connu des problèmes d'émission dès son air du Freischütz et son Erik du Holländer manquait de legato.S'il s'est ressaisi après l'entracte pour l'exclamation de Florestan, son approche du personnage, comme du reste, restait du genre « un peu gros ».Le baryton a livré le Monologue du Hollandais avec style mais sans présence, il a détonné dans la Romance à l'étoile de Tannhäuser, connue de tous, et les 28 minutes des Adieux de Wotan l'ont trouvé au bout de ses moyens, vocaux et autres.Wotan est un dieu et il doit avoir l'air d'un dieu et non d'un vendeur de poulets.Beaucoup de gens applaudissaient à tout rompre et criaient « Bravo ! ».Il faut les comprendre : ils adorent Wagner, se plaignent de ne jamais en entendre ici, et sont prêts à l'accepter dans n'importe quelle condition.Ceux qui voudront entendre la reprise du concert noteront que celle- ci a lieu demain soir.À la Dutoit, Lacombe a pris l'avion ce matin à 4 h et dirige ce soir à Toronto.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL.Chef invité : Jacques Lacombe.Solistes : John Mac Master, ténor, et David Pittman-Jennings, baryton.Hier soir, salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts ; reprise demain soir, 20 h.Dans le cadre des « Concerts Gala ».Programme : Ouverture de « Der Freischütz » (1821) - Weber Récitatif et air de Max : « Nein ! länger trag' ich.Durch die Wälder » au 1er acte de « Der Freischütz » - Weber Monologue du Hollandais : « Die Frist ist um » au 1er acte de « Der fliegende Holländer » (1843) - Wagner Air d'Erik : « Willst jenes Tags » au 3e acte de « Der fliegende Holländer » - Wagner Récitatif et air de Wolfram : « Wie Todesahnung.O du, mein holder Abenstern » au 3e acte de « Tannhäuser » (1845) - Wagner Ouverture de « Tannhäuser » - Wagner Ouverture « Leonore » no 3 (1806) - Beethoven Air de Florestan : « Gott ! Welch' dunkel hier » au 2e acte de « Fidelio » (1805) - Beethoven Air de Wotan : « Leb wohl » au 3e acte de « Die Walküre » (1870) -Wagner « Danse des sept voiles » de « Salome » (1905) - Strauss 3140863A LE SEIGNEUR DES ANNEAUX: LES DEUX TOURS\u0001\u0001(G) Mer.1:10,5:10,9:05 PARLE AVEC ELLE \u0001 (13+) Mer.3:45,9:20 CHICAGO \u0001 (v.française) (G) Mer.4:05,9:35 LES HEURES \u0001 (G) Mer.12:50,3:40,6:20,9:10 Jeu.9:10 ETRE ET AVOIR \u0001 (G) Mer.12:45,6:40 QUÉBEC-MONTRÉAL \u0001 (13+) Mer.1:20,7:00 LA CABINE \u0001 (13+) Mer.12:50,7:05 MÉCHANT MALADE (G) Mer.1:05,4:00,7:05,9:40 Jeu.1:05,4:05,7:05,9:40 L'HOMME SANS PASSÉ \u0001 (sous-titre français) (G) Mer.& Jeu.12:40,3:15,7:00,9:25 EXTRÊME INCONDUITE \u0001 (13+) Mer.3:15,9:25 EN TOUTE CONFIANCE\u0001(13+) Mer.& Jeu.12:20,2:50,5:15,7:30,9:50 IDENTITÉ\u0001 (13+)Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Mer.12:20,1:30, 2:40,4:10,5:00,6:30,7:20,9:20 Jeu.12:20,2:40,5:00,7:20,9:45 L'ARCHE RUSSE (sous-titre français) (G) Mer.& Jeu.12:10,2:45,5:05,7:15,9:40 X2\u0001(v.française) (G) Á L'AFFICHE SUR 4 ÉCRANS Mer.12:00, 12:30,1:00,1:25,3:00,3:30,4:10,4:45,6:10,6:45,7:10,7:40,9:10,9:50 GARDERIE EN FOLIE \u0001 (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Mer.12:10,1:05,2:45,3:45,5:05,6:45, 7:25,9:15,9:55 Jeu.12:10,1:05,2:45,3:45,5:05,6:45,7:25,9:55 LA MATRICE RECHARG?E (13+) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Mer.10:00 Jeu.12:00,12:15,12:30,1:00,1:30,2:00,3:15,3:30,4:00,4:15,4:40,5:20,6:30, 6:45,7:15,7:35,9:05,9:25,9:45,9:55 CE QUE FILLE VEUT (G) Mer.12:40,3:05,7:05 MÉCHANT MALADE (G) Mer.1:05,3:35,6:55 Jeu.9:15 EN TOUTE CONFIANCE (13+) Mer.1:00,3:25,7:00 18 ANS APR?S (G) Mer.12:50,2:45,4:30,6:35 X2 (v.française) (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Mer.12:15,12:30,3:15,3:30,6:30,6:45,9:20,9:45 X2 (v.o.Anglaise) (G) Laissez-passer refusés Mer.12:25,3:40,6:40,9:40 (v.o.Anglaise) Jeu.6:40,9:40 IDENTITÉ (13+) Mer.12:45,2:55,5:10,7:15,9:15 Jeu.7:15 LES INVASIONS BARBARES (13+) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Mer.12:20,12:55,3:00,3:45,6:50,7:20,9:30,9:55 Jeu.6:50,7:20,9:30,9:55 GARDERIE EN FOLIE (G) Laissez-passer refusés Mer.12:35, 2:50,5:00,7:10,9:25 Jeu.7:10,9:25 LA MATRICE RECHARG?E (v.française) (13+) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 3 ÉCRANS Mer.10:00 THE MATRIX RELOADED(v.o.Anglaise) (13+)Laissez-passer refusés Mer.10:00 (v.o.Anglaise) Jeu.6:40,9:40 ANGER MANAGEMENT \u0001 (G) Mer.7:15,9:30 Jeu.7:10 HOLES \u0001 (G) Mer.6:40,9:05 IDENTITY \u0001 (v.o.Anglaise) (13+) Mer.7:10,9:15 Jeu.9:15 IT RUNS IN THE FAMILY \u0001 (G) Mer.7:00,9:20 Jeu.6:55,9:20 X2\u0001(v.o.Anglaise) (G) Laissez-passer refusés Mer.6:45,9:40 Jeu.6:45,9:35 THE LIZZIE MCGUIRE MOVIE \u0001 (G) Mer.& Jeu.7:20,9:30 THE BARBARIANS INVASIONS \u0001 (13+) Mer.6:55,9:35 Jeu.6:50,9:25 DADDY DAY CARE\u0001 (G)Laissez-passer refusés Mer.7:05,9:10 Jeu.7:00,9:10 THE MATRIX RELOADED(v.o.Anglaise) (13+)Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Jeu.6:40,8:00,9:40 LA CABINE \u0001 (13+) Mer.7:00 CE QUE FILLE VEUT (G) Mer.7:20,9:30 Jeu.6:40,9:00 MÉCHANT MALADE \u0001 (G) Mer.7:15 SÉRAPHIN: UN HOMME ET SON PÉCHÉ \u0001 (13+) Mer.6:40 IDENTITY \u0001 (v.o.Anglaise) (13+) Mer.& Jeu.7:35,9:50 X2 (v.française) (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Mer.& Jeu.6:30,6:45,9:15,9:35 Mer.& Jeu.6:35,6:55,9:20,9:40 THE REAL CANCUN \u0001 (16+) Mer.& Jeu.7:25,9:45 DADDY DAY CARE\u0001 (G)Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.7:15,9:35 L'AUBERGE ESPAGNOLE \u0001 (G) Mer.& Jeu.6:35,9:25 LA MATRICE RECHARG?E (v.française) (13+) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 3 ÉCRANS Mer.10:00 Jeu.6:30,7:00,7:30,9:25,9:55 LE PIANISTE (13+) Mer.& Jeu.7:50 L'AUBERGE ESPAGNOLE (G) Mer.& Jeu.7:05,9:30 CHICAGO (v.française) (G) Mer.& Jeu.7:10,9:25 SÉRAPHIN: UN HOMME ET SON PÉCHÉ (13+)Mer.& Jeu.7:00,9:35 18 ANS APR?S (G) Mer.& Jeu.7:30,9:40 UNE FEMME DE MÉNAGE (G) Mer.& Jeu.7:25,9:20 LE PAPILLON (G) Mer.& Jeu.7:15,9:15 L'AUBERGE ESPAGNOLE (v.française) (G) Mer.1:25,3:50,7:05,9:30 MÉCHANT MALADE (G) Mer.12:50,7:25 IDENTITÉ (13+) Mer.1:10,3:25,5:10,7:30,9:45 Jeu.4:00,9:45 18 ANS APR?S (G) Mer.3:35,9:40 X2 (v.française) (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Mer.& Jeu.1:00,1:20,3:45,4:05,6:40,6:55,9:20,9:35 LES INVASIONS BARBARES (13+) Á L'AFFICHE SUR 3 ÉCRANS Mer.& Jeu.1:00,1:15,1:30,3:30,3:45,4:00,6:50,7:00,7:10,9:10,9:20,9:30 GARDERIE EN FOLIE (G) Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.12:55,3:00,5:00,7:15,9:15 LE PAPILLON (G) Mer.& Jeu.1:05,3:10,5:05,7:20,9:25 LA MATRICE RECHARG?E (13+) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Jeu.12:55,1:25,3:50,4:20,6:45,7:30,9:30 CE QUE FILLE VEUT \u0001 (G) Mer.7:10 MÉCHANT MALADE (G) Mer.7:00,9:10 Jeu.9:00 L'AUBERGE ESPAGNOLE (G) Mer.9:20 IDENTITÉ (13+) Mer.7:20,9:35 Jeu.9:35 X2\u0001 (v.française) (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Mer.& Jeu.6:30,7:00,9:30,9:45 GARDERIE EN FOLIE (G) Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.7:30,9:40 LES INVASIONS BARBARES (13+) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Mer.& Jeu.6:45,7:15,9:15,9:45 LA MATRICE RECHARG?E \u0001 (v.française)(13+) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Jeu.6:45,7:30,9:40 CE QUE FILLE VEUT (G) Mer.7:10,9:20 MÉCHANT MALADE (G) Mer.7:15,9:40 IDENTITÉ \u0001 (13+) Mer.& Jeu.7:35,9:50 X2 (v.française) (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Mer.6:45,7:00,9:30,9:45 LES INVASIONS BARBARES \u0001 (13+) Mer.& Jeu.7:25,9:35 GARDERIE EN FOLIE (G) Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.7:25,9:25 LA MATRICE RECHARG?E (v.française) (13+) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Jeu.6:30,8:00,9:45 ANGER MANAGEMENT (G) Mer.7:30 EN TOUTE CONFIANCE(13+) Mer.9:40 IDENTITÉ (13+)Mer.7:20,9:20 Jeu.7:15,9:30 EXTRÊME INCONDUITE (13+) Mer.7:25,9:35 X2 (v.française) (G) Laissez-passer refusés Mer.7:00,9:50 LES INVASIONS BARBARES (13+) Mer.7:10,9:30 Jeu.7:20,9:40 LA MATRICE RECHARG?E(13+) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Jeu.6:30,7:00,9:45,10:00 ANGER MANAGEMENT\u0001(G) Mer.7:05 CONFIDENCE\u0001 (v.o.Anglaise) (13+) Mer.7:35 IDENTITY\u0001(v.o.Anglaise) (13+) Mer.7:40,9:45 Jeu.7:40,9:40 X2 \u0001 (v.o.Anglaise) (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Mer.6:30,7:00,9:20,9:50 Jeu.6:45,7:15,9:45,9:50 DADDY DAY CARE \u0001 (G) Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.7:10,9:15 THE REAL CANCUN \u0001 (v.o.Anglaise) (16+) Mer.& Jeu.7:45,9:55 THE MATRIX RELOADED \u0001 (v.o.Anglaise) (13+) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Mer.10:00 Jeu.6:30,8:00,9:30 Nous acceptons seulement les certificats-cadeaux du cinema St-Eustache.ç CE QUE FILLE VEUT \u0001 (G) Mer.& Jeu.7:10,9:25 UN HOMME À PART\u0001(13+) Mer.6:55 Jeu.9:05 MÉCHANT MALADE \u0001 (G) Mer.& Jeu.7:00,9:20 SÉRAPHIN: UN HOMME ET SON PÉCHÉ \u0001 (13+) Mer.6:50 EN TOUTE CONFIANCE \u0001 (13+) Mer.& Jeu.7:10,9:30 C'EST DE FAMILLE! \u0001 (G) Mer.6:50 IDENTITÉ\u0001(13+) Mer.& Jeu.7:05,9:20 X2 \u0001 (v.française) (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Mer.& Jeu.6:40,6:50,9:30,9:40 X2 \u0001 (v.o.Anglaise) (G) Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.6:50,9:40 18 ANS APR?S \u0001 (G) Mer.7:00,9:05 Jeu.7:00 LES INVASIONS BARBARES\u0001 (13+) Á L'AFFICHE SUR 3 ÉCRANS Mer.& Jeu.6:40,6:55,7:00,9:15, 9:30,9:40 GARDERIE EN FOLIE \u0001 (G) Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.7:00,9:15 LE PAPILLON \u0001(G) Mer.7:00,9:30 Jeu.7:00,9:00 THE MATRIX RELOADED \u0001 (v.o.Anglaise) (13+) Laissez-passer refusés Mer.10:00 Jeu.6:40,9:40 LA MATRICE RECHARG?E\u0001 (v.française) (13+) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Mer.10:00 Jeu.6:30,6:40,9:30,9:40 HORAIRE VALIDE DU MAI 14 AU MAI 15 3141159A CINÉ-PARC CHÂTEAUGUAY 6 km du pont Mercier 849-FILM .Formation extrême (v.française) (13+) 2e film Les larmes du soleil (v.française) (13+violence) .Chasse à l'homme (v.française) (13+) 2e film Comment perdre son mec en 10 jours (v.f.) (G) .Profession : hôtesse de l'air (v.française) (G) 2e film Destination ultime 2 (v.f.)(13+violence, horreur) CINÉ-PARC LAVAL Route 15 (Sortie 14) 849-FILM .Profession : hôtesse de l'air (v.française)(G) 2e film Destination ultime 2 (v.f.)(13+violence, horreur) .L'attrapeur de rêves (v.française) (13+ horreur) 2e film Un pied dans la tombe (v.f.) (13+ violence) .Chasse à l'homme (v.française) (13+) 2e film Comment perdre son mec en 10 jours(v.f.) (G) .Formation extrême (v.française) (13+) 2e film Les larmes du soleil (v.française) (13+ violence) CINÉ-PARC ODÉON BOUCHERVILLE Transcanadienne (Sortie 95) 849-FILM .Formation extrême (v.française) (13+) 2e film Les larmes du soleil (v.française) (13+violence) .Chasse à l'homme (v.française) (13+) 2e film Comment perdre son mec en 10 jours (v.f.) (G) CINÉ-PARC ST-HILAIRE ROUTE 20 (Sortie 115) 467-0402 .Comment perdre son mec en 10 jours(v.f.)(G) 2e film Chasse à l'homme (v.française) (13+) .Profession : hôtesse de l'air (v.française)(G) 2e film Destination ultime 2 (v.f.)(13+violence, horreur) John TRAVOLTA Connie NIELSEN Samuel L.JACKSON FORMATION EXTRÊME 13 v.f.de BASIC ANS + «LE MEILLEUR FILM D'ACTION DE BRUCE WILLIS DEPUIS DIE HARD».Tony Toscano, TALKING PICTURES v.f.de TEARS OF THE SUN « Les larmes du soleil est le meilleur thriller militaire depuis Black Hawk Down.Ce film vous captivera du début à la fin ».Richard Hormann, PARADE MAGAZINE RADIO VIOLENCE ANS + COMMENT PERDRE SON MECEN10 JOURS v.f.de HOW TO LOOSE A GUY IN 10 DAYS GVISA GÉNÉRAL 13 v.f.de Cradle 2 :The grave VIOLENCE ANS + MORGAN FREEMAN L'ATTRAPEUR DE RÊVES version française de DREAMCATCHER 13 HORREUR ANS + CHASSE À L'HOMME v.f.de THE HUNTED TOMMY LEE JONES BENICIO DEL TORO 13 ANS + UNE COMÉDIE DE PREMIÈRE CLASSE version française de VIEW FROM THE TOP NE LAISSEZ RIEN FAIRE OBSTACLE À VOTRE DESTINÉE CHRISTINA APPLEGATE MARK RUFFALO CANDICE BERGEN AVEC KELLY PRESTON ET MIKE MYERS ROB LOWE GVISA GÉNÉRAL Chaque début a une f in.version française de FINAL DESTINATION 2 VIOLENCE HORREUR ANS + SOIRÉE GRATUITE MERCREDI LE 14 MAI REMISE AU LENDEMAIN EN CAS DE PLUIE AU CINÉ-PARC Une compagnie d'ONEX 3140043A 3LP0501C0514 C5 MERCREDI 3LP0501C0514 ZALLCALL 67 20:01:15 05/13/03 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1 4 MA I 2 0 0 3 C 5 NATHALIE PETROWSKI n p e t r o w s @ l a p r e s s e .c a La fiction a ses raisons Tout est vrai même si rien de ce que je vous raconte n'est arrivé, a déjà écrit Hunter S.Thompson, maître du journalisme gonzo et idole de ma jeunesse.J'ai tellement aimé cette phrase que je l'ai mise en exergue au début de Maman last call.L'exergue est pour le moins paradoxal puisque ma photo modifiée orne la couverture d'un roman à l'intérieur duquel je ne parle pas de Jeannine, ma voisine, mais de moi et de ma maternité.Pourquoi alors prendre la peine de prévenir le lecteur que rien n'est vraiment arrivé comme je le raconte ?Parce que la fiction a des raisons que la réalité ne connaît pas.Dès qu'un écrivain commence à écrire une histoire, qu'elle soit ou non inspirée de la réalité, il n'est déjà plus dans la réalité.Il est dans l'entre-deux-mondes décalé de la fiction.Dès qu'il esquisse le geste d'écrire, tout ce qu'il écrit ne peut qu'entretenir un lien très ténu avec la réalité passée ou présente.Ce long préambule pour vous parler d'André C.Drainville, 40 ans, prof de sciences politiques tendance marxistestructuraliste à l'Université Laval, qui s'est retrouvé à la une de La Presse hier dans une saga typique du monde universitaire nordaméricain.Typique parce que, régulièrement en Amérique, des profs écrivent des romans à clés sur le monde universitaire qui ont le tour de mettre leurs collègues en rogne.Qu'on se souvienne seulement du scandale en 1990 provoqué par la parution du roman satirique A Tenured Professor par l'éminent professeur John Kenneth Galbraith.Galbraith n'a pas été congédié parce qu'il était trop puissant, mais le corps professoral lui en a voulu pendant longtemps.Drainville partage avec Galbraith au moins un talent : celui de ne pas savoir se faire d'amis sur son lieu de travail.Prof depuis 10 ans, il est l'auteur des Carnets jaunes de Valérien Francoeur, qui a crevé quelques enflés, campé dans le département de sciences politiques d'une université au Québec.Publié l'automne dernier chez l'Effet pourpre, ce premier roman a soulevé la colère des collègues de Drainville qui s'y sont tous reconnus, plusieurs par leurs prénoms.À un point tel que 19 d'entre eux ont signé une lettre exigeant son congédiement pour faute professionnelle grave.Nature de la faute ?Le roman n'est pas un roman, mais un plagiat de la réalité et un règlement de comptes diffamatoire, indigne d'un professeur d'université qui, en passant, deviendra titulaire (le plus haut grade) le 1er juin prochain.La lettre est arrivée en dernier recours après une longue suite de pressions exercées sur Drainville pour qu'il passe des tests psychologiques attestant de son équilibre mental ou accepte une somme forfaitaire couvrant deux ans de salaire et sacre son camp de l'université.Devant ses refus répétés de passer pour un fou ou pour un amateur de combines vénales et son entêtement à continuer d'enseigner, on a produit une lettre.Seuls trois ou quatre éléments dudit département ont refusé de la signer, signe que Drainville n'est pas en possession d'armes de dissuasion massive pour gagner le combat.Cela ne lui donne pas tort pour autant.Plutôt le contraire.Ce qui frappe avec ce mini-scandale « galbraithien », c'est d'abord et avant tout le milieu dont il est issu.Nous ne sommes pas dans une cour à scrappe.Nous sommes dans une université, haut lieu du savoir et de la vie intellectuelle, peuplé de gens scolarisés, bardés de diplômes et dotés en principe d'une faculté d'abstraction et d'une capacité de réflexion critique qui devraient normalement les empêcher de prendre les choses au pied de la lettre.Nous sommes en plus dans un département\u2014 les sciences politiques \u2014 dont les fondements mêmes sont la démocratie et la liberté de pensée.Ceux qui réclament la tête de Drainville ne sont pas des abrutis incapables de faire la différence entre la réalité et la fiction.Ces gens-là ont lu des livres.En ont peut-être même écrit.Malgré cela, on n'a pas l'impression d'être en présence d'universitaires lettrés, mais de midinettes frustrées et soucieuses de leur image, penchées sur l'épaule de l'auteur pour lui dicter la réalité telle qu'elles la conçoivent.Et comme l'auteur a eu la mauvaise idée de les présenter sous un mauvais jour, ce qui était son droit le plus strict, ils montent sur leurs grands chevaux en invoquant quoi ?Le plagiat de la réalité ! ! ! Navrant.J'aimerais rappeler aux humiliés et offensés du département de sciences politiques de l'Université Laval qu'un écrivain est par définition souverain.Il a le droit à tous les excès et à tous les écarts au nom non pas de LA VÉRITÉ, mais d'une vérité qui n'appartient qu'à lui.Un écrivain travaille avec la réalité comme un sculpteur avec l'argile ou la glaise.Il peut en faire ce qu'il veut.Non seulement il le peut, mais il le doit.L'histoire de la littérature est ainsi remplie d'écrivains qui ont pris le risque de raconter leur vérité et leur version de l'histoire, peutêtre pour le plus grand malheur de leurs parents ou de leurs proches, mais pour le plus grand bonheur de leurs lecteurs qui ont l'avantage de ne généralement pas savoir de qui ils parlent et de s'en ficher royalement.Pour avoir discuté brièvement avec André C.Drainville, hier, j'ai compris que son désir de s'exprimer était plus fort que sa pudeur, sa politesse et son civisme.J'ai compris aussi qu'on n'écrit pas son premier roman comme son douzième.Certaines maladresses sont inévitables.Il le reconnaît lui-même.Ce n'est pas un hasard si le roman a d'abord été écrit en anglais.L'anglais donnait à Drainville l'illusion d'une distance.Si le roman avait trouvé un éditeur anglais, je suis convaincue que les humiliés et offensés n'auraient pas été aussi prompts à se reconnaître dans les personnages.Si ça peut les consoler, le roman vient d'être traduit en roumain et fait un malheur en Roumanie où ils pourront se promener en toute liberté sans risquer d'être reconnus.Les offres « prix d'achat comptant » s'appliquent uniquement aux achats comptant des véhicules suivants : Suzuki Aerio Berline GL TM 2003, Suzuki Aerio Fastback S TM 2003.Le « prix d'achat comptant » exclut les frais de transport et de préparation (995 $).Immatriculation, assurances, dépôt de sécurité, frais d'administration, frais d'acquisition, frais/taxes sur l'environnement et toutes autres taxes en sus.Les offres « prix d'achat comptant » annoncées ne peuvent être combinées à aucune autre offre de location ou de financement à l'achat.Les concessionnaires peuvent vendre moins cher.\u2020Offre d'une durée limitée pour les clients admissibles à la location d'une Suzuki Aerio Berline GL TM 2003 ou Suzuki Aerio Fastback S TM neuve (les « modèles annoncés »), par l'intermédiaire de Crédit Suzuki Canada.Le paiement de location est basé sur un terme de 48 mois pour des mensualités de 199 $/199 $ (obligation locative totale de 11 481,44 $/11 485,73).Le taux de location annuel est de 1,90 %/2,40 % avec kilométrage alloué de 80 000 km (0,08 $ /km additionnel) avec comptant requis de 1 925 $/1 950 $.Le premier versement de location est requis au début du bail.L'offre de location des « modèles annoncés » inclut les frais de transport et de préparation (995 $).Immatriculation, assurances, dépôt de sécurité, frais d'administration, frais d'acquisition, frais/taxes sur l'environnement et toutes autres taxes en sus.Aucun dépôt de sécurité requis pour tout véhicule Suzuki 2003 neuf offert en location.Voyez un concessionnaire participant pour tous les détails et autres conditions applicables et pour connaître les diverses options d'achat offertes à la fin du bail.Certains concessionnaires peuvent louer à un taux moindre.\u2020\u2020Le financement à l'achat Suzuki est disponible auprès de la Banque de la Nouvelle-Écosse ou de Crédit Suzuki Canada, à concurrence du prix d'achat complet de tous les véhicules Suzuki 2003 neufs disponibles.Les mensualités varient selon le montant emprunté.Le financement à l'achat à un taux d'intérêt annuel de 0 % est offert pour un terme de 48 mois sur tous les véhicules Suzuki 2003.Exemple : pour un emprunt de 10 000 $ à un taux d'intérêt annuel de 0 %, les mensualités sont de 208,33 $ sur un terme de 48 mois.Le coût d'emprunt est de 0 $ et l'obligation totale est de 10 000 $.Voyez votre concessionnaire pour tous les détails.L'offre « prix d'achat comptant » comprend des incitatifs de vente constructeur/concessionnaire, lesquels ne sont pas disponibles dans le cas d'une location ou d'un achat par financement.En optant pour les offres de location ou d'achat par financement, le client peut perdre les avantages associés à de tels incitatifs, lesquels, lorsque abandonnés, sont considérés par les lois provinciales de divulgation d'information comme faisant partie du coût d'emprunt et, bien qu'il ne se produise aucun changement dans le versement mensuel du client, il peut en résulter un taux d'intérêt réel relativement plus élevé.\u2020Ces offres d'achat et de location sont disponibles pour une durée limitée et s'adressent aux clients admissibles au crédit (S.A.C.).Elles ne peuvent être combinées à aucune autre offre d'achat ou de location.Voyez un concessionnaire participant pour tous les détails.Les véhicules peuvent différer de l'illustration.La saison est plus chaude en Aerio ! C'est Vrai.Fier commanditaire 0FINANCEMENT À L'ACHAT OU CHOISISSEZ \u2020\u2020 POUR 48 MOIS SUR TOUS LES MODÈLES 2003 13 995 $ prix d'achat comptant 145 CH, RADIO AM/FM/CD À 4 HAUT-PARLEURS, DEUX COUSSINS GONFLABLES, GLACES ÉLECTRIQUES.SUZUKI AERIO FASTBACK 2003 199 $\u2020 location à partir de 48 mois, transport et préparation inclus SUZUKI AERIO BERLINE 2003 OU 0 $ DÉPÔT DE SÉCURITÉ POUR LA LOCATION DE TOUS LES MODÈLES 2003 0 $ DÉPÔT DE SÉCURITÉ POUR LA LOCATION DE TOUS LES MODÈLES 2003 13 795 $ prix d'achat comptant 145 CH, RADIO AM/FM/CD À 4 HAUT-PARLEURS, DEUX COUSSINS GONFLABLES, GLACES ÉLECTRIQUES.199 $\u2020 location à partir de 48 mois, transport et préparation inclus OU VOUS SEREZ ENCORE PLUS ÉTONNÉ EN VISITANT VOTRE CONCESSIONNAIRE SUZUKI OU LE WWW.SUZUKI.CA LASALLE SUZUKI La Salle (514) 368-8277 GIROUX LABELLE SUZUKI Ste-Agathe (819) 326-1615 LACHUTE SUZUKI Chatham (450) 562-0262 LAROCHELLE SUZUKI Cap-de-la-Madeleine (819) 375-7111 LONGUEUIL SUZUKI Longueuil (450) 670-5708 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SCIENCE-FICTION \u0001\u0001\u0001 THE MATRIX RELOADED De Andy Wachowski et Larry Wachowski.Avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne, Carrie-Anne Moss.2 h 18.Assumant sa mission d'Élu, Neo tente de sauver Zion, la seule ville habitée par des humains ayant encore échappé à la Matrice.D'une facture plus hollywoodienne que son prédécesseur.Quand même extraordinaire sur le plan visuel.MARC-ANDRÉ LUSSIER Pas facile de réinventer un succès populaire aussi inattendu que celui qu'a obtenu The Matrix il y a (déjà !) quatre ans.Non seulement les frères Andy et Larry Wachowski ontils su imposer un univers très riche dans lequel la mythologie, la philosophie, les arts martiaux, la bande dessinée et les jeux vidéo s'amalgament de façon aussi harmonieuse qu'étonnante, mais les incroyables effets visuels contenus dans le film ont pratiquement à eux seuls changé la grammaire du cinéma hollywoodien des dernières années.Puisque les cinéastes ne savaient pas à l'époque s'ils pourraient concrétiser un jour leur projet tel qu'ils l'avaient imaginé au départ, c'est-àdire réaliser une trilogie, The Matrix était aussi un film conçu de telle sorte qu'il pouvait très bien se suffire à lui-même.Ce n'est pas le cas de The Matrix Reloaded (La Matrice rechargée en version française).Dans la mesure où, pour s'y retrouver, le spectateur doit impérativement avoir vu le premier volet ; et, pour espérer une résolution satisfaisante, attendre la sortie du troisième opus en novembre.Précisons que Reloaded se termine d'ailleurs de façon abrupte avec une mention « à suivre ».Comme si, en fait, Reloaded et Revolutions (titre du chapitre final) constituaient un seul et même film dont la représentation comporterait un entracte de six mois.À l'atmosphère glauque et parfois dérangeante du film initial, les frangins Wachowski opposent ici une approche un peu plus traditionnelle.À vrai dire, Reloaded, malgré le discours « profond » puisé à même la mythologie et les grandes théories philosophiques, est un film résolument plus « popcorn » que son illustre prédécesseur.Et propose sa bonne mesure de scènes d'action, tout autant que des pointes d'humour qui, pour efficaces qu'elles soient, ne rappellent parfois que trop les recettes auxquelles s'abreuvent tant d'autres productions hollywoodiennes.Andy et Larry Wachowski avaient pourtant toujours bien pris soin de contourner jusqu'alors les règles habituelles.Si Reloaded se révèle rien de moins qu'extraordinaire sur le plan visuel, force est de constater toutefois que le dosage entre les différents éléments n'est pas toujours bien équilibré.Ainsi, on regrettera les nombreux dialogues à caractère philosophiques qui, au bout du compte, ne font qu'alourdir inutilement le récit.On aura d'ailleurs tôt fait de remarquer que l'aspect « spirituel » de cette histoire semble maintenant vouloir prendre le dessus.Est-ce vraiment un hasard si le nouveau costume de Neo (qui utilise maintenant pleinement ses pouvoirs \u2014 dont celui de voler comme Superman !) ressemble à une soutane de curé ?Est-ce une coïncidence si, après le générique de fin (lequel dure plus de huit minutes), la bande-annonce de The Matrix Revolutions défile au son d'une musique quasi biblique ?Cela dit, les amateurs en auront pour leur argent.Les chorégraphies (toujours réglées par le maître Yuen Wo Ping) sont impressionnantes ; certaines cascades coupent aussi le souffle (on retient notamment cette hallucinante \u2014 et longue \u2014 scène de poursuite, réalisée sur un tronçon d'autoroute de deux kilomètres spécialement construit pour l'occasion !).Pour l'oeil, Reloaded est un véritable feu d'artifice.Et puis, les frères Wachowski ont manifestement voulu rendre l'ensemble un peu plus « sexy » en explorant la liaison sentimentale qui s'est développée entre Trinity (Carrie- Ann Moss) et Neo (Keanu Reeves).Et en jetant aussi dans les pattes de ces derniers un couple français dont les desseins vénéneux apportent quelques moments suaves à l'intrigue.À cet égard, le public francophone est choyé puisque les répliques \u2014 très savoureuses \u2014 que livre Lambert Wilson en français ne sont pas sous-titrées dans la version originale.On appréciera aussi la présence de Monica Bellucci, laquelle incarne ici une femme fatale.Joli moment que celui où, pour se rappeler la sensation d'une émotion humaine, cette dernière réclame un baiser senti à Neo.Keanu Reeves, qui trouve là un personnage qui convient parfaitement à son (mince) registre, s'insère avec une belle aisance dans cet univers ; tout comme Laurence Fishburne, Carrie-Anne Moss, et Hugo Weaving.Le combat entre Reeves et Weaving (l'agent Smith, que tout le monde croyait mort, a maintenant la faculté de se multiplier à volonté et se bat contre Neo à 100 contre 1 !), constitue d'ailleurs l'un des temps forts d'un film qui, s'il ne se révèle pas tout à fait à la hauteur du premier volet (l'effet de surprise n'y est plus), constitue néanmoins un solide divertissement.Les fans retrouveront Morpheus (Laurence Fishburne) avec plaisir.JEUNESSES MUSICALES Le Concours de violon réunira 28 candidats de 17 pays CLAUDE GINGRAS LA DEUXIÈME année du Concours international de Montréal des Jeunesses Musicales est consacrée au violon.Après le chant qui, l'an dernier, marquait le lancement de la nouvelle compétition.Et avant le piano, qui complétera l'an prochain le cycle de trois disciplines.La liste des participants a été dévoilée hier en conférence de presse dans les bureaux de Standard Life, qui offre le grand premier prix de 25 000 $.La première étape du concours consistait en l'écoute, par un jury local, de 154 cassettes envoyées par autant de violonistes, de 16 à 28 ans, de 34 pays.De ce nombre, 28 concurrents ont été retenus, représentant 17 pays.Ils se feront entendre d'un second jury, composé de Franz-Paul Decker, Michael Frischenschlager, Dong-Suk Kang, Malcolm Lowe, Silvia Marcovici.Anne Robert (remplaçant Andrew Dawes) et Tibor Varga.En fait, la brochure comprend 29 candidats et photos.Une concurrente vient tout juste de se désister : Wen-Lei Gu, de Chine.Il se peut aussi qu'une Russe ne vienne pas, ses parents craignant la maladie qui court à Toronto (nous a-t-on expliqué).Pour l'instant, le chiffre est de 28 demi-finalistes.Ceux-ci passeront d'abord l'épreuve récital, comprenant des oeuvres pour violon seul et des oeuvres pour violon avec piano, ainsi qu'une pièce d'Ana Sokolovic imposée à tous.Cette demi-finale, ouverte au public sans frais, se déroulera les 27, 28, 29 et 30 mai, chaque jour à 14 h et à 19 h 30, à la salle Pierre-Mercure.De ce nombre de 28, le jury retiendra neuf finalistes, qui se feront entendre en concerto avec l'Orchestre Symphonique de Montréal dirigé par Asher Fisch les 2, 3 et 4 juin, à 19 h 30, salle Wilfrid-Pelletier.Dans cette même salle aura lieu le concert des lauréats, le 6 juin, 19 h 30.Des master-classes de quelques membres du jury et une exposition d'instruments de luthiers québécois compléteront les activités, cette fois à la salle Claude-Champagne.Les prix offerts sont au nombre de 10 et totalisent plus de 80 000 $.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Martin Faucher, metteur en scène du spectacle Enfances, la musicienne Maryse Poulin, ainsi que les comédiennes Monique Miller et Julie Mc Clemens.FESTIVAL DE LA LITTÉRATURE Photo ALAIN ROBERGE, La Presse © Joseph Rouleau, président des Jeunesses Musicales du Canada, joue les candidats au Concours international de Montréal des JM consacré cette année à l'instrument de Paganini.Derrière : Lucien Bouchard, qui a accepté d'être le porte-parole de l'événement, et André Bourbeau, président du Concours.Le dur âge tendre MARIE-CHRISTINE B L A I S collaboration spéciale APRÈS S'ÊTRE adressé directement aux enfants au cours d'une journée d'activités jeunesse samedi dernier au carré Saint-Louis, le Festival international de la littérature parle maintenant de l'enfance.à ceux qui ne sont plus des enfants.Toutes les enfances, les tristes comme les joyeuses, les lointaines comme les immédiates, seront en effet partagées, le temps d'un spectacle intitulé Enfances, présenté ce soir, à 19 h 30, à la Cinquième Salle de la Place des Arts.« Il y a autant d'enfances qu'il y a de personnes et chaque personne compte elle-même plusieurs enfances », explique le metteur en scène de cette soirée, Martin Faucher.« Il y a de multiples façons de ressentir l'enfance, et les sept auteurs présents pendant Enfances vont pouvoir, tout comme les spectateurs, découvrir mutuellement l'enfance des autres.» Et réaliser que l'âge tendre est parfois bien dur.Sept auteurs Ces sept auteurs, ce sont Carmen Boullosa du Mexique, Abdelkader Benali du Maroc, Maïssa Bey d'Algérie, Hélène Dorion du Québec, Charles Juliet de France, Hélène Monette du Québec et Eugène Savitskaya de Belgique.Les auteurs invités liront chacun un extrait de leur oeuvre portant sur l'enfance.ou même sur leurs propres enfants, comme le fait Eugène Savitskaya, qui adopte « une écriture mystérieuse » (l'expression est de Faucher) pour parler de sa fille et de son fils, Louise et Marin.Disons qu'on est loin des habituelles photos de famille.On le sait, le thème de l'enfance traverse toute la littérature, et des extraits d'oeuvres de Réjean Ducharme, La Bruyère, Thomas Bernhard, etc., seront également lus, cette fois par les comédiennes Monique Miller et Julie Mc Clemens.Stéphane Lépine a procédé au choix et au montage de la majorité des textes.Du théâtre aussi Homme de théâtre avant tout, Martin Faucher a également prévu que seraient joués trois extraits de pièces de théâtre, trois extraits qui tournent autour du thème de la soirée.Pour que le tout soit fluide et cohérent, le metteur en scène a fait appel à Maryse Poulin, musicienne hors pair dont la qualité d'écoute n'a d'égale que l'originalité de sa musique.et qui n'a pas peur de jouer parfois de cet instrument qu'est le silence ! « Je trouve intéressant qu'il y ait ainsi à Montréal des endroits et des événements où on peut écouter des mots autrement que par le théâtre, conclut Martin Faucher.Si je puis me permettre cette analogie, cette soirée, c'est un peu comme un repas dont tous les invités auraient fourni un plat.Dans les deux cas, c'est convivial, c'est chaleureux, c'est surprenant.Il y a toutefois une différence majeure : partager l'enfance, c'est aller loin dans l'intimité et, nécessairement, dans la confiance en l'autre, celui qui écoute.C'est si fragile, une enfance, même et surtout quand elle est derrière soi.» ENFANCES, ce soir, à la Cinquième Salle de la Place des Arts, dans le cadre du Festival international de la littérature ; infos : 514 277-1010.Björk à Montréal: FLASHES oui, mais quand?Le prix Émile-Nelligan à Benoît Jutras LE PRIX Émile-Nelligan a été remis lundi soir à Benoit Jutras pour son premier recueil Nous serons sans voix publié aux éditions Herbes rouges.Ce prix, doté d'une bourse de 5000$ est attribué chaque année à un poète de moins de 35 ans.Le lauréat a reçu aussi une bourse de voyage du ministère des Relations internationales pour participer au Salon du livre de Paris.Le jury a choisi ce recueil à l'unanimité, a dit la présidente Carole David.Soucy et Lehane récompensés GAÉTAN SOUCY a remporté le Prix des libraires du Québec 2003 pour son roman Music-Hall! publié chez Boréal, ce qui lui vaut une bourse de 2000$ commanditée par le Festival international de la littérature qui se déroule actuellement à Montréal.Dans la catégorie roman hors Québec c'est Mystic River, de l'Américain Dennis Lehane qui a été choisi meilleur roman de l'année par l'Association des libraires du Québec.ALEXANDRE VIGNEAULT ON NE SE demande plus si Björk passera par Montréal au cours de sa prochaine année, ce qui est désormais acquis, mais plutôt quand.« Ça va se confirmer, assure Myriam Vallée, porte-parole du Groupe spectacles Gillett.On attend de savoir la date précise.» Le management de la chanteuse islandaise jongle avec différentes possibilités, toutes à la fin du mois d'août.Le calendrier actuel de Björk compte actuellement des escales à Brooklyn les 22 et 23 août, et un autre à Boston le 31.On peut présumer qu'elle passera par Montréal au cours de la même semaine.Björk, qui fait partie des artistes les pus novateurs de la dernière décennie, n'a offert qu'un seul concert chez nous depuis le début de sa carrière solo, en 1993.L'événement a eu lieu le 8 mai 1998 au Métropolis.En revanche, elle a souvent chanté à Toronto, où sa dernière apparition remonte à octobre 2001.« Lors de sa dernière tournée, on n'avait pas pu la produire à Montréal, car la Place des arts était louée pour un mois complet, expose Myriam Vallée.Mais cette fois, il est possible qu'elle ne passe qu'à Montréal.» Après avoir fait paraître un intéressant coffret intitulé Family Tree l'automne dernier, la chanteuse islandaise devrait lancer un coffret d'enregistrement live avant l'été, probablement au début du mois de juin.On y retrouvera des prestations jalonnant ses 10 ans de carrière solo depuis Debut, en 1993, l'album qui nous avait fait redécouvrir la chanteuse des Sugarcubes.Placebo en juillet Le jazz aura de la concurrence au début du mois de juillet.Après Peter Gabriel, qui termine sa tournée Growing Up avec un concert au Centre Bell le 6 juillet, voici que la formation britannique Placebo annonce elle aussi un concert, le même soir, au Métropolis.Brian Molko et ses complices, qui ont lancé plus tôt cette année Sleeping With Ghosts, un disque moins monolithique que Black Market Music (2000), n'offriront que quatre concerts en Amérique du Nord pour le moment. 3LP0701C0514 3LP0701C0514 ZALLCALL 67 19:23:28 05/13/03 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 4 MAI 2003 C7 BEN LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND COMIC14MIM À seize heures, le docteur Lalonde vint prendre la relève.Je me sentais comme un vieux chiffon trop souvent essoré, et pourtant la journée n'était pas finie.Je mettrais encore un temps fou à remplir les derniers dossiers, à vérifier des résultats d'analyses et à faire le suivi de certains dossiers plus complexes.Je n'étais vraiment pas sortie du bois, sans compter que j'avais prévu revoir Ala.J'ai pensé téléphoner à Simon pour l'avertir que je rentrerais plus tard que prévu, mais je me suis souvenue qu'il avait une réunion au collège.Il était déjà presque dix-huit heures lorsque je me suis retrouvée au chevet d'Ala.Le pneumologue avait recommandé qu'elle soit intubée.Garde Labrecque s'apprêtait à installer les appareils.J'avais, devant moi, une vieille dame visiblement ravagée par la vie, la misère, et maintenant le cancer.Elle avait déjà eu faim, froid, mal aussi.Avait-elle dormi enroulée dans une couverture derrière les portes d'une bouche de métro?Fait la queue à la soupe populaire?Fouillé les poubelles de la rue Sainte-Catherine?Ratissé les trottoirs en quête de vieux mégots?équilibrée qu'elle en était ennuyeuse.Pourtant, j'avais si souvent envie de lancer en l'air tous mes dossiers pour voir - oh magie! - les feuillets criblés de notes voltiger paresseusement puis s'éparpiller sur le plancher dans un magnifique désordre.Parfois aussi, dans de rares moments d'extrême lucidité, je caressais l'idée de fracasser mon image, d'arracher le masque de perfection pour me livrer, sans carapace, sans déguisement, et laisser jaillir les torrents de colère et d'angoisse que je m'épuisais, chaque jour, depuis tant d'années, à endiguer.Qui aurait deviné que le sage docteur Laforest mourait d'envie de hurler à pleins poumons?Jamais je ne m'étais laissée aller.J'avais bien trop peur de ce qui aurait pu arriver.Les crises de médecins, surtout des spécialistes, sont monnaie courante.Carl Lemieux avait l'avantage d'être drôle.Pauvre Ala! Nous aurions eu bien besoin de consulter son histoire médicale.Nous ne savions pas qui elle était, d'où elle venait, qui la connaissait.Il fallait se résigner à attendre qu'elle soit un peu plus lucide et qu'elle nous livre elle-même les clés de son identité.L E P A R I de Dominique Demers - 9 - Carl Lemieux était de garde.Ça tombait bien.La rumeur voulait que ce soit le meilleur spécialiste en médecine interne de l'hôpital et j'étais portée à l'endosser depuis que nous siégions ensemble au comité d'évaluation de l'acte médical.Il fondait ses jugements sur un examen rigoureux des dossiers et, une fois son verdict tombé, il était intraitable.J'examinais un patient au B9 lorsqu'il s'est enfin présenté au chevet d'Ala, deux heures après avoir été appelé.- Mais qu'est-ce que c'est que ce carnaval?rugit-il.Aucun dossier antérieur?Dites-moi que c'est une farce.Je ne suis pas en salle d'urgence mais à Caméra Surprise, c'est ça?Franchement! Une petite cancéreuse de l'âge d'or qui se balade sans histoire médicale?Et y a pas un valeureux membre du personnel médical capable de me décliner son identité?La merde! L'après-midi était déjà avancé.Une douleur aiguë me vrillait le crâne et une vague lassitude avait commencé à m'abrutir, comme presque tous les jours à pareille heure.Chute d'énergie, premiers symptômes de fatigue.Rien de grave.Ce qui compte, c'est de ne pas réveiller l'angoisse, d'éviter qu'elle ne vous pioche le ventre.Ces premières attaques me forçaient seulement à serrer les dents et ramenaient malgré moi les paroles de mon père : «Be a man! Fais un homme de toi, Max.» Paul-Émile n'entendait même pas le ridicule de ces exhortations.À ses yeux, la vie était un exploit.Non.Un combat.Il fallait apprendre à tenir bon.Ne jamais flancher, faiblir, se laisser aller.Mon père était une machine bien huilée, conçue pour fonctionner.Il était peu doué pour le bonheur.J'enviais l'absence de retenue de Carl Lemieux.Jamais je ne me serais permis pareille scène.Aux yeux de mes collègues, j'étais l'impeccable docteur Laforest, extraordinairement performante, jamais prise en défaut, tellement sage et À S U I V R E Éditions Québec Amérique www.quebec-amerique.com © 1999 Éditions Québec Amérique Inc.ROMAN14MI 3DU0801C0514 MERCREDIÀ 3DU0801C0514 ZALLCALL 67 18:29:40 05/13/03 B C8 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 4 MAI 2003 NE053M403 © 2003.Sears Canada Inc.50 ans de qualité, bons prix, service, fiabilité Vendredi et samedi seulement! 59999 C'est un prix qui ne vous laissera pas froid! 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