Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (10)

Références

La presse, 2003-05-24, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 6LP0101B0524 B1 SAMEDI 6LP0101B0524 ZALLCALL 67 21:19:28 05/23/03 B C A H I E R B | L A P R E S S E | M O N T R É A L | SA M E D I 24 M A I 2003 La mondialisation qui fait boum Un entretien avec Amy Chua, par Nicolas Bérubé, page B5 Michel Parent : un tendre parmi les durs Un texte de Karim Benessaieh Page B4 Jean-Marc Fournier : un sage au front Un texte de Denis Lessard Page B3 Photo Presse Canadienne © QUI A PEUR DE LA VACHE FOLLE?Au dernier Salon international de l'alimentation tenu à Paris, l'automne dernier, une délégation a fait un retour remarqué après six ans d'absence sur le parquet de l'immense parc des Expositions : celle de la British Meat.Plus de 10 ans après le début de la crise de la vache folle, les Britanniques venaient réhabiliter la réputation, désormais irréprochable, affirmaient-ils, du boeuf anglais.Tous les dignitaires ont donc avalé, en souriant, une bouchée de ce boeuf de qualité supérieure.Tous, sauf la ministre britannique de l'Agriculture, Margaret Beckett, qui a causé un incident diplomatique en refusant de goûter à son boeuf national prétextant qu'elle ne grignotait jamais entre les repas Margaret Beckett s'est vite reprise le soir même en dégustant sans broncher un bon steak anglais lors d'un souper officiel en compagnie de grossistes et d'importateurs de viande français.Ouf ! a soupiré l'industrie bovine britannique, car il s'agissait de prouver au monde entier qu'il n'y avait plus aucun danger à manger du boeuf anglais.Depuis les années 90, l'association entre la maladie de la vache folle et le boeuf anglais a causé un tort terrible à ce dernier.Des milliards de dollars partis dans la fumée des troupeaux abattus et incinérés, et, en prime, une psychose mondiale de la viande de boeuf qui transforme en éponge le cerveau de ses amateurs, jusqu'à ce que mort s'ensuive.Au-delà des chiffres, il y a la crainte des consommateurs.L'apparition de cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) a également sonné le début de l'éveil de la population à l'agriculture moderne.En 10 ans, des consommateurs déconnectés des campagnes ont appris avec stupéfaction que les animaux étaient nourris avec des restes d'autres animaux, que de nouvelles plantes aux gènes modifiés et aux effets à long terme mal connus étaient cultivés dans les champs, que les nombreux déplacements d'animaux favorisaient la dispersion de maladies comme la fièvre aphteuse.Bref, la bulle de la petite fermette bucolique d'antan a éclaté pour éclabousser toute la planète agricole.Le mystère La maladie de la vache folle est donc le résultat de pratiques agricoles discutables (voir encadré en B2) qui ont entraîné la mort de 200 000 bovins et plus d'une centaine de personnes, surtout en Europe.Sa réapparition au Canada est un mystère que les experts se doivent de résoudre vite avant que l'industrie bovine ne s'effondre, faute pour les producteurs de ne pouvoir exporter leurs stocks hors du pays.Les clients du bon boeuf canadien, comme les États-Unis, le Mexique et quelques pays asiatiques, ont fermé cette semaine leurs frontières aux exportations canadiennes.Le Canada a perdu son statut de pays exempt d'ESB.Mais les consommateurs canadiens ont-ils raison d'avoir peur de manger du boeuf de l'Ouest ?Un coup d'oeil sur ce qui se passe en Europe et ailleurs dans le monde apporte un élément de réponse.Pendant que les médias nordaméricains s'inquiétaient cette semaine de la découverte d'une vache infectée à l'ESB en Alberta, le ministère de l'Agriculture en France annonçait au même moment la confirmation de trois autres cas suspects d'ESB dans ses campagnes.Ce qui porte le nombre de cas de maladie de la vache folle chez les bovins français à 63 depuis le début de l'année seulement.Il fallait plus que les deux cas d'ESB signalés en 10 ans au Canada pour empêcher le premier ministre français Jean-Pierre Raffarin, en visite au pays cette semaine, de manger un bon steak canadien devant les caméras Les Français, bien connus pour le souci de la qualité de ce qu'ils mettent sur leurs papilles, continuent donc à manger du boeuf malgré la maladie qui sévit toujours dans leurs troupeaux.Seulement, depuis que le lien entre la viande infectée par le prion de Voir VACHE en B2 ÉVÉNEMENT Un cas de vache folle incite plusieurs pays à imposer un embargo sur le boeuf canadien, malgré le risque d'intoxication très faible chez les humains.ENJEU L'avenir de l'industrie bovine canadienne À VENIR Une fois que l'on aura percé le mystère de la vache de l'Alberta, faudra-t-il resserrer les contrôles au Canada ?Elle était devenue un prétexte à des blagues faciles ou à des insultes douteuses.Cette semaine, la maladie de la vache folle a défrayé la chronique et causé une petite commotion au Canada, où on avait fini par se croire à l'abri de la terrible maladie.Faut-il bouder le boeuf haché pour autant ?Le risque en Angleterre d'être atteint de la maladie de Creutzfeldt-Jakob en mangeant du boeuf serait de un sur 10 milliards de repas! 6LP0201B0524 6LP0201B0524 ZALLCALL 67 23:41:10 05/23/03 B VINCENT MARISSAL v m a r i s s a @ l a p r e s s e .c a Le ministre Pettigrew et les Américains Guerre en Irak, renforcement de la sécurité à la frontière, bouclier antimissile, marijuana, bois d'oeuvre.En suivant les manchettes depuis quelques mois, on a l'impression que la guerre va éclater d'une minute à l'autre entre le Canada et les États-Unis.Allons, allons, on se calme, les relations entre les deux pays ne sont pas aussi infernales qu'on le dit.Sous certains aspects, elles n'ont même jamais été si bonnes, selon Pierre Pettigrew, le ministre du Commerce international, Monsieur bois d'oeuvre en personne, celui qui, dans tout le cabinet Chrétien, serait le mieux placé pour détester les Américains.M.Pettigrew ne hait pas les Yankees.Au contraire, il n'a jamais autant apprécié leur compagnie.C'est vrai que Pierre Pettigrew est un optimiste.Jovialiste même par moments, tellement son discours enjoué détonne dans les moments tendus.C'est vrai aussi qu'on l'a quelquefois accusé de voir la vie en rose, notamment quand il était ministre du Développement des Ressources humaines.Violemment bousculé et insulté par des chômeurs désespérés au cours d'une manifestation au Québec il y a quelques années, le ministre Pettigrew avait été traumatisé pendant des mois par cette explosion de colère.Alors que son patron préfère rentrer dans le tas \u2014 parlez-en à Bill Clennett \u2014 Pierre Pettigrew, lui, déteste la confrontation.C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles Jean Chrétien l'a recruté en 1996, quelques mois après le référendum sur la souveraineté.La main de fer (Stéphane Dion) dans un gant de velours (Pierre Pettigrew).M.Pettigrew aura finalement été beaucoup moins visible que son collègue Dion, mais il a beaucoup moins usé son image, ce qui n'est pas mauvais pour la suite des choses.À Ottawa ces temps-ci, dans le grand livre des gageures, les chances de survie de Pierre Pettigrew à l'arrivée de Paul Martin sont de loin supérieures à celles du maître du plan B.Au Commerce international depuis plus de quatre ans, l'approche en douceur aura bien servi Pierre Pettigrew, surtout face à un géant américain plutôt irritable.Après des mois de tensions commerciales, politiques et diplomatiques entre Ottawa et Washington, on pourrait s'attendre à trouver le ministre responsable du dossier du bois d'oeuvre dans un « war room », épuisé par les contre-attaques de l'« ennemi » et résigné à perdre la bataille.Pas du tout.Pierre Pettigrew est parfaitement décontracté et file le parfait bonheur avec ses voisins du Sud.D'emblée, il réplique à Brian Mulroney, qui a dépeint la semaine dernière à Montréal un sombre portrait des relations Canada-É.-U.« J'arrive de New York et j'ai parlé à plusieurs groupes d'affaires très influents, dit-il en entrevue à son bureau d'Ottawa.L'image du Canada est au zénith en ce moment.À Washington, mes rapports avec mes deux homologues sont chaleureux, coopératifs.» Le refus du Canada de participer militairement en Irak a provoqué quelques remous, admet-il, mais la situation est bien vite revenue à « business as usual ».« Doug Evans (le « ministre » du Commerce américain) m'a dit dès le début que notre décision (sur l'Irak) n'influencerait pas nos relations commerciales.Ce que je sens avec mes interlocuteurs, c'est que la page est tournée.Les Américains sont des gens pragmatiques.Ce n'est pas la première fois qu'il y a des divergences entre le Canada et les États-Unis.Il y en a eu aussi avec le Vietnam dans les années 70, souvenez-vous, le Canada ouvrait ses portes aux dodgers américains (déserteurs).» Reste que le lancinant litige du bois d'oeuvre est toujours loin d'être réglé et nos voisins ne semblent absolument pas pressés d'en finir.Pierre Pettigrew comprend la frustration de ce côté-ci de la frontière, mais il fait le pari d'en arriver à une entente durable dans le dossier.« Avant, on se criait des bêtises entre Ottawa et Washington, maintenant on a fait un travail sérieux.Je n'ai pas tout ce que je veux.Je voudrais bien enlever la taxe (imposée par les États-Unis sur le bois canadien), c'est clair, mais les gouvernements précédents n'ont pas réglé le problème.» Parlant de gouvernement précédent, la sortie publique de Brian Mulroney a piqué les libéraux, c'est évident.« C'est drôle qu'il axe tout sur la relation entre le président et le premier ministre, c'est une relation importante et privilégiée, bien sûr, mais le problème avec le régime présidentiel, c'est que le président ne contrôle pas le législatif.Quand bien même le président Bush dirait au premier ministre qu'il va régler le dossier du bois d'oeuvre, tant que la coalition ne retire pas sa pétition au ministère du Commerce, la loi américaine l'oblige à la respecter.» M.Mulroney insistait aussi sur l'importance pour Ottawa de garder Washington dans le coup.Il a peut-être visé juste.Comme par hasard, Pierre Pettigrew a appelé son homologue Bob Zoellick une heure avant que le gouvernement canadien annonce publiquement mardi la découverte du cas de la vache folle en Alberta.L'oreille américaine ANDRÉ NOËL FAUTE D'AVOIR attaqué Saddam, le Canada a perdu l'oreille des États-Unis, dit-on.Notre premier ministre a décidé que nos soldats resteraient à l'abri dans nos forêts nordiques plutôt que d'aller combattre dans le désert irakien avec l'Oncle Sam.Grand mal lui fasse.D'ailleurs, l'ambassadeur américain à Ottawa la lui a tirée (l'oreille, bien entendu).Le commerce bilatéral pâtira de notre déloyauté, a-t-il prévenu.Mais nous tremblons déjà assez souvent de froid pour frémir si tôt d'effroi.Surtout que la fâcherie yankee pourrait se révéler éphémère.Car, oyez oyez, bonnes gens, l'oreille américaine, si nous l'avons perdue, nous la retrouverons, c'est garanti ! Plus précisément, l'oreille d'une Américaine, celle d'Ingrid Newkirk.Cette Virginienne préside Peta (People for Ethical Treatment for Animals), une puissante organisation qui défend bec et ongles les aigles et les castors, sans oublier les oies et les éléphants.Bien que végétarienne, Mme Newkirk a le goût du sang lorsqu'elle regarde au-delà du 45e parrallèle, vers la taïga canadienne, théâtre des pires massacres.La dame a l'ouïe d'un rhinocéros et d'un requin réunis.De ses bureaux de Norfolk, elle entend les cris et les gémissements de ses amies, les bêtes prises aux pièges de nos trappeurs sadiques.Et, pour qu'on les entende aussi, elle a décidé de nous léguer son oreille.« À ma mort, c'est ma volonté que mon corps soit utilisé de façon à attirer l'attention vers la souffrance et l'exploitation inutiles des animaux », écrit-elle dans un testament qu'elle vient de diffuser sur le site Web de Peta.Dans un méritoire élan pédagogique, Mme Newkirk demande que des parties de son corps soient expédiées dans différents pays, dont le Canada.C'est mon voeu, précise-t-elle, « qu'une de mes oreilles soit enlevée, fixée sur un support et envoyée au parlement canadien pour aider les députés à entendre, peutêtre pour la première fois de leur vie, les cris des phoques, des ours, des ratons laveurs, des renards et des visons qui se font matraquer, piéger et parfois écorcher vivants pour leur fourrure ».Si Peta agit en bon liquidateur de succession, son autre oreille sera accrochée à la sortie d'un abattoir de Bombay, afin d'amener les Indiens à écouter les hurlements des vaches.Quant à son foie, la passionaria des bêtes demande qu'il soit « emballé sous vide et envoyé, tout ou en partie, en France, et que soit lancé un appel public afin de les persuader de ne plus encourager la vile pratique du gavage des oies et des canards pour en faire du foie gras ».Peta compte parmi ses porte-parole la plantureuse Pamela Anderson.D'où la question : Pamela suivra- t-elle l'exemple ?Le pays où elle est née (le Canada, comme quoi on ne produit pas que de mauvaises choses) recevra-t-il un jour la partie la plus connue de son anatomie ?Il serait quand même injuste que le meilleur reste aux États-Unis et que nous ne devions nous contenter que d'une oreille.Que les Américains ne s'offusquent pas, si on ne leur sert pas de la chair à canon sur un plateau d'argent Photo ALAIN ROBERGE, La Presse © Depuis la découverte du premier cas en 1996 jusqu'en octobre dernier, quelque 137 personnes ont été atteintes de la nv-MCJ en Europe, dont 129 au Royaume-Uni.On évalue la possibilité d'attraper la maladie d'une fois sur 10 milliards de repas, pas de quoi fouetter une vache.Une statistique qui fera retrouver le sourire aux bouchers du pays.VACHE Suite de la page B1 l'ESB et la transmission de la maladie à l'homme (qu'on appelle la variante de la maladie de Creutzfeldt- Jakob) est établi et mieux connu, les bouchers ne servent pas n'importe quelle partie du boeuf à leurs clients.Le prion de l'ESB attaque le système nerveux de l'animal, soit la cervelle et la moelle épinière.Il a été maintes fois démontré que le steak, le muscle de l'animal, même s'il provient d'une bête malade, n'est pas un contaminant, de même que le lait.Les autorités ont néanmoins interdit de vendre certaines parties de la viande situées près de la colonne vertébrale, à cause du risque potentiel d'une contamination lors de la découpe de la viande à l'abattoir.Un risque très faible Le risque de contracter la nouvelle variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (nv-MCJ) en mangeant du boeuf contaminé à l'ESB existe donc, mais il est très faible.La Food and Drug Administration aux États-Unis a même évalué que le risque en Angleterre (où on a repéré plus de 180 000 bovins atteints d'ESB depuis le début de la crise) d'être atteint de la nv-MCJ en mangeant du boeuf était de un sur 10 milliards de repas ! De fait, depuis la découverte du premier cas en 1996 jusqu'en octobre dernier, quelque 137 personnes ont été atteintes de la nv-MCJ en Europe, dont 129 au Royaume-Uni.À cause de la période d'incubation de la maladie qui peut atteindre une douzaine d'années, les experts ont longtemps pensé qu'une véritable hécatombe sévirait à partir des années 2000 (le premier cas de la maladie de la vache folle chez un bovin a été diagnostiqué en 1986 mais les mesures pour enrayer sa propagation sont venues plus tard).Or, le nombre de cas de personnes atteintes de la nv-MCJ ne cesse de diminuer.Il y a deux ans encore, les experts prédisaient que 50 000 personnes en seraient atteintes d'ici 2080.Mais selon une étude publiée cette semaine par le Dr Azra Ghani à l'Imperial College de Londres, le nombre de victimes sera beaucoup moindre.« Nous avons évalué qu'aussi peu que 40 autres personnes pourraient mourir de la nv-MCJ en Grande-Bretagne dans les 80 prochaines années », at- elle expliqué à La Presse cette semaine.Le pire des scénarios évalué par l'équipe du Dr Ghani fait état de 540 victimes d'ici 2080.La réévaluation à la baisse du nombre de cas est principalement due au fait que les victimes avaient une prédisposition génétique à la maladie.D'autres spécialistes se demandent par contre si des personnes ne présentant pas le profil génétique plus sensible à une attaque de nv-MCJ ne développeront tout simplement pas la maladie plus tard que les autres.Santé Canada et l'Agence canadienne d'inspection des aliments ne peuvent affirmer que le risque pour la santé humaine à la suite des événements récents est nul, mais ils l'évaluent comme étant faible.Ce qui ne rend pas l'incident anodin pour autant.S'il est démontré que la vache est née au Canada, les enquêteurs voudront savoir si elle a contracté la maladie à la naissance ou si elle été nourrie de farines animales infectées.Au Canada depuis 1997, il est interdit de donner à manger à des ruminants ces farines faites à partir de restes de ruminants, une pratique à l'origine de la mutation du prion de la tremblante du mouton en ESB.Les bovins peuvent donc manger des farines faites de poulet ou de poisson.Des éleveurs auraient-ils enfreint la loi en servant des farines illégales à leurs bovins ?Le Canada devrait- il alors imiter l'Europe qui a banni toute utilisation de farines animales ?Les experts ne s'entendent pas sur la pertinence d'une telle mesure.Faudra-t-il revoir le système de dépistage de l'ESB au Canada ?Là encore, certains plaident pour dire que le système est efficace puisqu'une vache infectée a été retracée, tandis que d'autres soulignent que les inspecteurs fédéraux ne sont pas assez nombreux pour assurer une surveillance adéquate.En attendant les premiers résultats de l'enquête, les amateurs de boeuf font toujours face à une menace encore plus grande que la maladie de la vache folle : celle de la maladie du hamburger causée par la fameuse bactérie E.coli.En 2001 seulement, plus de 200 Québécois ont souffert d'une toxi-infection causée par la bactérie et quatre personnes en sont mortes.La maladie, étape par étape 1.Dans les années 80, l'Angleterre s'est retrouvée avec une forte proportion de moutons atteints de scrapie, ou « tremblante du mouton », une maladie à prions (une protéine anormale) de la famille des encéphalopathies.2.Ces moutons, comme les restes de tous les animaux de boucherie, ont été envoyés dans les usines d'équarrissage.Les carcasses y sont cuites à très haute température pour détruire les agents pathogènes, puis sont réduites en poudre.Les farines animales ainsi produites sont mélangées à la moulée des animaux d'élevage pour les enrichir en protéines et en gras.3.Le prion responsable de la tremblante du mouton n'a pas été détruit lors de la cuisson dans les usines d'équarrissage.Pendant un certain temps, les farines animales ont donc contenu une proportion importante de prions de la tremblante du mouton qui ont été ingérés par les bovins.Le prion aurait muté pour s'attaquer au système nerveux des bovins, causant l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ou maladie de la vache folle.4.Pendant longtemps, on a cruque l'ESB ne pouvait se transmettre à l'humain.Ce n'est en 1996 que les médecins ont diagnostiqué une nouvelle variante de la maladie de Creutzfeldt- Jakob liée à la consommation de viande de boeuf contaminée à l'ESB.Plus d'une centaine de personnes sont mortes en Europe de cette nouvelle forme de la maladie. 6LP0301B0524 B3 SAMEDI plus 6LP0301B0524 ZALLCALL 67 22:24:19 05/23/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 4 MA I 2 0 0 3 P L U S B 3 Photo ROBERT SKINNER, archives La Presse © C'était en décembre 2000.Au moins 30 000 personnes sont descendus dans les rues de Montréal pour souligner leur refus du projet de fusion.À peine trois ans plus tard, Jean-Marc Fournier tentera de promouvoir un projet d'« adhésion » aux nouvelles villes.JEAN-MARC FOURNIER Monsieur Prudence s'en va-t-en guerre «T'es qui, toé ?» Dès la première question, à sa première conférence de presse, à l'automne 1994, le jeune député libéral de Châteauguay avait connu le baptême du feu.Le doyen des journalistes à l'Assemblée nationale, Normand Girard, avait ainsi apostrophé le nouvel élu de 35 ans, qui, désigné critique constitutionnel de son parti, avait le mandat de donner la réplique au gouvernement Parizeau.Jean-Marc Fournier resta imperturbable.Pendant une dizaine de minutes, il récita avec une patience désarmante ses états de service.Les études en droit à l'Université de Montréal, la maîtrise sur la formule d'amendement constitutionnel, son passage comme recherchiste pour le gouvernement Bourassa à la commission Bélanger- Campeau, ses postes dans les cabinets politiques et son élection.Jean-Marc Fournier ne s'était pas laissé désarçonner.Dix ans plus tard, cette assurance, cette patience des premiers jours ne se sont jamais démenties.Quant vint le temps de choisir un responsable du dossier municipal, source de profond embarras pour les libéraux, le premier ministre Jean Charest a pensé rapidement à Jean- Marc Fournier, le plus apte à régler « dans la sérénité » la question émotive des défusions municipales.Après avoir craint le pire à la suite du redécoupage de sa circonscription de Châteauguay, Jean- Marc Fournier se voyait davantage aux Transports, un poste qui lui aurait permis de surveiller de près le prolongement de l'autoroute 30, enjeu important dans sa circonscription.Homme de confiance Sous Daniel Johnson comme sous Jean Charest, Fournier a toujours obtenu des postes de confiance.On lui avait confié le dossier constitutionnel dans les mois précédant le référendum de 1995.Puis il a eu la santé, un dossier névralgique où il a successivement fait face aux ministres Pauline Marois, Rémy Trudel et François Legault.« Il lisait tout.Pour la commission Clair par exemple, il n'a pas seulement lu le rapport d'un bout à l'autre, mais les mémoires de chacun des groupes qui ont été entendus », rappelle Jean-Philippe Marois, son chef de cabinet, qui, chaque semaine, préparait la boîte de documents qu'il ramenait à la maison pour potasser durant le week-end.« C'est un gars très studieux, il voulait comprendre le fond des problèmes.C'est ce qui donnait beaucoup de crédibilité à ses interventions », confirme René Rouleau, ancien secrétaire de la commission Clair.Jean-Marc Fournier a toujours jalousement protégé sa vie de famille.Sa femme, Maryse Legault, bibliothécaire à l'Université de Montréal, a eu longtemps des réticences devant la détermination de Jean- Marc Fournier de faire une carrière politique.Pendant ses années dans l'opposition, ses collègues l'ont vu partir en coup de vent du parlement pour faire un saut de trois heures à Montréal, afin d'être présent à l'anniversaire de sa fille.La prudence, c'est à la fois une qualité et un travers chez ce politicien toujours affable.Quand il s'est mis aux trousses de Richard Le Hir et des études controversées sur l'accession à la souveraineté, peu de temps avant le référendum de 1995, jamais Jean-Marc Fournier ne s'est laissé emporter.« N'importe quel politicien aurait parlé de patronage sans hésiter une seconde.Lui s'était retenu, il n'était pas allé plus loin que d'évoquer le tripotage de contrats », dit Jean-Louis Dufresne, alors recherchiste dans l'opposition libérale.« Sa principale caractéristique, c'est son bon jugement, son flair politique.Les écueils de la prudence Certains estiment que cette prudence a parfois desservi le politicien.Après l'élection de 1998, Jean Charest a proposé le poste de leader parlementaire au député de Châteauguay, qui l'a refusé, craignant l'affrontement avec Pierre Paradis.Il opta plutôt pour le poste de whip, le préfet de discipline des députés, une mission délicate dans l'opposition.D'un commerce toujours agréable, pondéré, Jean-Marc Fournier s'est fait bien des alliés dans le caucus.Déjà, à la fin des années 70, le jeune étudiant en droit entretenait des relations conviviales avec tout le monde.« C'était un gars d'une extrême gentillesse.Il avait son groupe d'amis mais n'était jamais sectaire, il maintenait des rapports très cordiaux avec tout le monde », se souvient Anne Le Bel, porte-parole du Conseil du patronat, qui l'a connu à la faculté de droit de l'Université de Montréal.Cette empathie est bien connue.Ce soir, Jean-Marc Fournier organise son souper au homard, sa principale activité de financement.Une réception où, chaque année, il se fait un devoir de rendre un hommage particulier à l'un de ses collaborateurs discrets, un de ceux qui n'ont pas droit aux feux de la rampe.Jean-Marc Fournier, lui, aime bien les projecteurs.Ce désir de convaincre, d'expliquer, animait déjà le jeune avocat de Châteauguay, qui n'hésitait pas à se lever à l'aube pour animer une émission d'affaires publiques à la radio communautaire.Les gens qui le connaissent ont souri quand ils l'ont entendu parler d'une loi sur « l'adhésion » aux nouvelles villes plutôt que sur les « défusions ».Il est avocat jusqu'au bout des doigts.Cette contorsion linguistique, c'est tout à fait lui.Le saut en politique Il avait envisagé une carrière à la radio ou à la télé, mais, à la fin de la vingtaine, il fait une première tentative en politique.Candidat des libéraux fédéraux en 1988, il finit avec 8000 voix de moins que le conservateur Ricardo Lopez.Jean- Marc Fournier s'est quand même constitué un réseau de contacts imposant chez les libéraux fédéraux.À la course à la direction de 1990, il s'est rangé dans le camp de Paul Martin pour devenir son organisateur sur la Rive-Sud.« Beau temps, mauvais temps, il a été un supporter loyal de M.Martin.Je ne pense pas qu'il le regrette aujourd'hui », dit Dennis Dawson, l'un des lieutenants québécois de M.Martin.L'appui de Jean-Marc Fournier à Paul Martin a été l'occasion d'un rare faux pas de sa part.Avec une poignée de collègues députés, il avait réclamé publiquement le départ de Jean Chrétien.Il s'était fait taper sur les doigts et a juré qu'on ne l'y reprendrait plus.Après ce détour au fédéral, on le retrouve à Québec, où il se joint à l'équipe des recherchistes libéraux qui alimentent le camp fédéraliste à la commission Bélanger-Campeau.Dans l'orbite des vedettes \u2014 toutes les grosses pointures du Québec d'alors se retrouvent autour de la table \u2014 Jean-Marc Fournier est comme un poisson dans l'eau.Seule ombre au tableau, le jeune juriste fait d'énormes fautes d'orthographe, un problème qu'il a passablement corrigé depuis, confie- t-on.Il fait aussi sourire ses collègues de l'époque par son souci d'économie.« Quand il ouvrait son portefeuille, on le taquinait en disant que la reine de ses dollars lui faisait des clins d'oeil », dit un ancien partenaire des longs soupers bien arrosés.Après l'échec de l'entente du lac Meech, il deviendra chef de cabinet de Gil Rémillard, ministre de la Justice et des Affaires intergouvernementales canadiennes.« C'était un gars très organisé, un grand travailleur », souligne M.Rémillard.« C'était tout le contraire d'un yes man.Quand il croyait à quelque chose, il pouvait argumenter longtemps.Leur association n'a pas duré longtemps.Gil Rémillard tergiversait encore avec l'idée de se porter candidat à la succession de Robert Bourassa que déjà son jeune collaborateur travaillait avec ardeur à la victoire de Daniel Johnson, dont il fut toujours un proche conseiller.Au ministère des Affaires municipales, les fonctionnaires ressentent comme une bouffée d'air frais l'arrivée de Jean-Marc Fournier, qui a la réputation d'être plus « facile » et d'écouter davantage que ses prédécesseurs, Louise Harel et André Boisclair.Ses premiers points de presse furent marqués par la prudence.Mais son véritable combat commencera mercredi, quand il déposera au Conseil des ministres son projet de loi-cadre sur les « défusions ».Pardon.sur « l'adhésion » aux nouvelles villes.Il aurait préféré le ministère des Transports pour pouvoir mener tranquillement le dossier de l'autoroute 30.Mais Jean Charest lui a confié l'un des sujets les plus explosifs des premiers mois du mandat libéral : les défusions municipales.Qu'à cela ne tienne.Fin avocat, Jean-Marc Fournier a déjà entrepris de régler à sa manière le problème le plus épineux de son gouvernement.Photo JACQUES BOISSINOT, Presse Canadienne © Mercredi, Jean-Marc Fournier sera au front pour présenter le premier dossier chaud du nouveau gouvernement libéral, celui des « défusions », transformé en débat sur l'« adhésion » par le nouveau ministre.Pendant ses années dans l'opposition, ses collègues l'ont souvent vu partir en coup de vent du parlement pour faire un saut de trois heures à Montréal afin d'être présent à l'anniversaire de sa fille.Les gens qui le connaissent ont souri quand ils l'ont entendu parler d'une loi sur « l'adhésion » aux nouvelles villes plutôt que sur les « défusions ». 6LP0401B0524 B4 SAMEDI plus 6LP0401B0524 ZALLCALL 67 20:16:23 05/23/03 B DES OH! ET DES BAH! La rubrique qui voit et entend tout Un tendre au pays des durs OTTAWA Le menu du jour.Pour rassurer les Torontois en pleine crise du SRAS, le premier ministre Jean Chrétien est allé manger dans un restaurant chinois de Toronto.Ne reculant devant rien devant la récente crise de la vache folle, M.Chrétien est retourné au restaurant cette semaine, cette fois pour déguster un bon gros steak devant les caméras.« Est-ce que le premier ministre va manger des moustiques quand arrivera le premier cas de virus du Nil ?» se demandait-on cette semaine à Ottawa.QUÉBEC Le despote aux dents de lait Vieille de 130 ans, la Tribune de la presse de l'Assemblée nationale représente, par son mode de fonctionnement et ses relations avec le gouvernement, une véritable société distincte au sein des médias.Les politiciens en visite à Québec l'apprennent assez vite, comme le ministre des Forêts de la Colombie- Britannique, mercredi, à l'issue de la réunion hebdomadaire du cabinet Charest.Les attachés de presse libéraux qui font leurs classes ont vite compris que la Tribune de la presse restait un étalon indomptable.Le tout vert attaché de presse du ministre Sam Hamad, Pierre Choquette, a tenté à plusieurs reprises mercredi de limiter les interventions des journalistes, mais il a dû essuyer les remontrances.« Last question please », a-t-il lancé.Mais les journalistes ont eu le dernier mot lorsqu'un des leurs a demandé au ministre de Colombie-Britannique, « I have two questions for you, sir ».Le jeune attaché de presse a aussitôt reçu le surnom de « despote aux dents de lait » ! KARIM BENESSAIEH Le nouveau président des cols bleus de Montréal, Michel Parent, est nettement plus modéré que son prédécesseur Jean Lapierre.Mais il appartient à la même école.WASHINGTON L'argent et la morale Aux États-Unis, des organismes non gouvernementaux conservateurs et chrétiens demandent à Washington de couper les vivres de la Young Women Christian Association, qui reçoit 114 millions de financement fédéral.La raison de cet acharnement ?La nouvelle directrice de cette ONG, Patricia Ireland, a autrefois dirigé la National Organisation of Women, un lobby féministe pro-avortement, entre autres « tares ».Mme Ireland a aussi habité avec une femme, avant même d'avoir divorcé de son mari.« Est-ce qu'une personne peut avoir simultanément un mari et une conjointe, et être chrétienne ?» demande Donald Wildmon, fondateur de l'American Family Association.La question est posée.Palais de justice de Montréal, le 24 mars 1999.Une soixantaine de cols bleus se donnent des tapes dans le dos, la gorge nouée et les yeux embués.Au premier rang, le vice-président du syndicat, un costaud discret du nom de Michel Parent, écrase une larme.Il ignore à ce moment-là que c'est lui qui se retrouvera à la tête de son syndicat trois ans plus tard.Ce jour-là, ces rudes gaillards saluent une dernière fois leur président, Jean Lapierre, et leur secrétaire-trésorier, Denis Maynard, qui s'apprêtent à passer quatre semaines en prison pour avoir participé à une émeute devant l'hôtel de ville.Le 13 septembre 1993, quelque 2000 cols bleus avaient défoncé les portes de l'édifice à coups de bélier pendant que les élus votaient un gel des salaires.« Prenez soin de nos épouses, prenez soin du syndicat ! » lance avec emphase M.Lapierre au moment de se diriger vers la prison de Bordeaux.Michel Parent, qui assurera l'intérim pendant 29 jours, promet aux journalistes présents que les cols bleus se feront entendre pour dénoncer « cette injustice flagrante ».Comme tous ses collègues, il estime que les dirigeants ont été emprisonnés pour des raisons essentiellement politiques.Il s'agissait de sa première sortie publique.Ce ne sera certainement pas la dernière, Michel Parent ayant officiellement succédé au légendaire et bouillant Jean Lapierre, le 20 mars dernier.Pour les trois prochaines années, c'est lui qui dirigera les destinées du puissant syndicat regroupant quelque 7300 cols bleus de l'île de Montréal.Le mystère Parent C'est un syndicaliste pratiquement inconnu du grand public qui est appelé à présider le terrible « 301 ».Cette section locale du Syndicat canadien de la fonction publique, affilié à la FTQ, porte la marque indélébile de Jean Lapierre, qui en a été le président durant 18 ans.Portes défoncées, manifestations houleuses, négociations corsées, grèves et, encore cette semaine, manoeuvres d'intimidation contre des sous-traitants : le « 301 », de toute évidence, ne fait pas dans la dentelle.Où se situe Michel Parent ?Même dans le milieu syndical, il représente un mystère.« On ne le connaît pas, avoue Michèle Filteau, du service d'information de la CSN, le syndicat rival.Du côté de la Fédération des employés des services publics, où nous représentons des cols bleus, on ne le connaît pas davantage.» Diverses sources à la FTQ confient que le nouveau président est « très discret » et nettement moins haut en couleur que Jean Lapierre.Tous soulignent cependant son efficacité et le fait qu'il soit proche des membres.Les demandes d'entrevue de La Presse depuis deux mois sont restées vaines.La seule photo disponible du nouveau président provient du service de presse du syndicat et a été envoyée au moment de son entrée en poste en mars dernier.Il a été impossible d'obtenir un curriculum.On sait tout au plus que le président est au début de la quarantaine, qu'il réside à Repentigny et qu'il a travaillé dans les années 90 à la station d'épuration des eaux usées de la Communauté urbaine de Montréal, à Pointe-aux-Trembles.C'est à cette époque qu'il a eu l'occasion de mettre sur pied une formule de partenariat avec l'employeur qualifiée à plusieurs reprises de « modèle ».Syndicat responsable, patron respectueux En 1994, les 250 cols bleus employés par la CUM ont signé une convention collective comportant une entente pour augmenter la productivité.Deux ans plus tard, le directeur de l'usine d'épuration, Réjean Lévesque, ne tarissait pas d'éloges à l'égard de ce partenariat, qui avait permis de « récupérer » 30 000 heures de productivité en un an.On avait également pu réduire de 400 000 $ le budget de sous-traitance.Mais c'est surtout au chapitre des perceptions que le changement a été remarquable.Toujours en 1996, M.Lévesque confiait à La Presse que « ce syndicat a beaucoup changé.Il agit de façon responsable.Le climat de travail est excellent ».De son côté, le conseiller syndical Michel Fontaine signalait à l'époque que « les syndiqués ont l'impression qu'on ne se sert pas seulement de leurs bras, mais qu'on apprécie aussi leur intelligence ».Pour couronner le tout, la station d'épuration des eaux usées a reçu le prix du public Expérience qualité 1997 pour son organisation du travail.Cette année-là, Michel Parent devient viceprésident du syndicat des cols bleus de Montréal.Son homologue des cols blancs, Daniel Papillon Demers, l'a côtoyé à quelques reprises et il en a gardé une impression fort agréable.« C'est quelqu'un de dynamique et de très intègre.Il a l'intérêt de ses membres à coeur et travaille bien en équipe.» M.Parent, souligne- t-il, est proche de Jean Lapierre même si les deux hommes ont des personnalités bien différentes.« Il aura, de toute évidence, un leadership bien différent.» Claude Hétu, directeur adjoint au SCFP et responsable du secteur municipal, a également eu l'occasion de rencontrer Michel Parent.« C'est un bon militant, un gars pragmatique, qui recherche des solutions », estime- t-il.Mais tout comme son prédécesseur, il sait montrer les dents quand l'intérêt du syndicat l'exige.Charest à l'extrême droite ?À titre de vice-président de son syndicat, Michel Parent a publié des dizaines d'articles dans la revue interne des cols bleus.Le ton est nettement moins emporté que celui de Jean Lapierre, à qui il attribue le mérite d'avoir fait du local 301 « le syndicat le plus puissant au Québec.et ailleurs d'après certains ».En avril 1999, M.Parent affirmait que les « décideurs politiques » avaient organisé de toutes pièces l'emprisonnement des leaders syndicaux pour « apeurer et ébranler les autres dirigeants syndicaux ».En décembre 1998, il écrivait : « Jean Charest est un envoyé de la haute finance au service de l'extrême droite.» Quelques mois plus tôt, il dénonçait dans des termes crus le manque de partage des richesses.« Que dire de ces dirigeants de ces compagnies qui s'empiffrent dans des gros restaurants luxueux pendant qu'il y a des enfants qui meurent de faim dans le monde ! » Quant aux médias, ils sont la cible répétée de ces billets.« La stratégie des médias qui, en passant, sont contrôlés par ces sbires de la haute finance, fonctionne bien.» En septembre 2000, il écrivait également : « N'oubliez pas que l'opinion publique, c'est le reflet de ce que les médias façonnent et les médias façonnent ce que l'establishment leur dicte.» Au SCFP, le directeur adjoint Claude Hétu estime que Michel Parent est allé à l'école du SCFP.« Il ne se laissera pas marcher sur les pieds, dit-il.Il connaît l'environnement socio- économique dans lequel nous évoluons : il y a un lobby privé qui tente d'accaparer notre patrimoine, nos biens publics.Il faut un syndicat très militant pour lutter contre cette tendance.» M.Hétu estime que l'expérience du nouveau président à la station d'épuration des eaux usées en dit long sur sa philosophie syndicale.« Cette usine, comme tout le réseau de traitement d'eau de Montréal, avait été la cible de tentatives de privatisation.Nous avons démontré qu'il était de l'intérêt de tous que ce soit des employés municipaux qui s'occupent du réseau.» UKRAINE Un Lénine radioactif Une statue de Lénine érigée à Zaporija, dans le sud-est de l'Ukraine, émet une radioactivité anormale, suscitant l'inquiétude des autorités locales qui ont sommé la population d'éviter de s'approcher du monument.Selon la Komsomolskaïa Pravda, la statue émet des radiations dépassant entre de deux à quatre fois les normes permises.À ce rythme, il faudrait rester un an auprès de Lénine avant de constater une détérioration de notre état de santé, a estimé un expert.Cette nouvelle rassurante ne change rien à l'essentiel : la raison de cet étrange rayonnement demeure un mystère.Qu'en est-il de ce buste de Lénine tout près de la centrale nucléaire de Tchernobyl ?Source: Site Internet du syndicat des cols bleus Le nouveau président des cols bleus, Michel Parent, semble plus réservé que son prédecesseur.«Que dire de ces dirigeants de ces compagnies qui s'empiffrentda ns des gros restaurants luxueux pendantqu'il y a des enfants qui meurentd e faim dans le monde!» EN HAUSSE.EN BAISSE CANNES > DENYS ARCAND Après avoir fait un tabac au Québec, Les Invasions barbares auraient pu être reçues avec une brique et un fanal à Cannes.Mais non.Le film a été ovationné.Et même s'il devait ne pas décrocher le Grand Prix du Festival, il aura eu le mérite de s'être classé parmi les films « palmables ».QUÉBEC > CLAUDE BLANCHET On le savait, c'est arrivé.Claude Blanchet a quitté la Société générale de financement avec une indemnité de départ de 257 000 $ \u2014 loin du million qu'il avait espéré.ILS, ELLES ONT DIT.« C'est vraiment terrible, dans un seul appartement, nous avons trouvé une douzaine de morts.Toute une famille s'était réunie pour fêter le retour d'une grand-mère d'un pèlerinage à La Mecque.\u2014 Salim Belhoucine, un Français d'origine algérienne venu au secours des victimes du tremblement de terre qui a secoué l'Algérie.« Toutes les vaches canadiennes sont maintenant végétariennes.\u2014 Erasmus Okine, professeur d'agriculture à l'Université de l'Alberta.« Et moi, ce que je peux vous dire, c'est que je suis très fière de ce qu'il (Claude Blanchet) a accompli à la SGF.» \u2014 L'ex-ministre péquiste, Pauline Marois, par ailleurs conjointe de M.Blanchet.Collaborateurs: Vincent Marissal, Mario Cloutier, Mathieu Perreault Autres sources : The Globe and Mail, Le Monde et l'Agence France-Presse. 6LP0501B0524 B5 SAMEDI plus 6LP0501B0524 ZALLCALL 67 19:26:17 05/23/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 4 MA I 2 0 0 3 P L U S B 5 Quand la mondialisation alimente la haine Imaginez qu'au Canada, les dirigeants des grandes entreprises soient tous des immigrants d'origine pakistanaise.Imaginez qu'une poignée de Pakistanais brassent des milliards, roulent en Mercedes et mangent dans les grands restaurants pendant que tous les autres Canadiens travaillent au salaire minimum, n'ont pas accès à l'eau potable et encore moins aux soins de santé.Bombe à retardement pour le ressentiment ethnique ?C'est pourtant la réalité de milliards d'humains défavorisés, qui voient l'élite « étrangère » de leur pays s'enrichir pendant que leur propre situation stagne ou se détériore, soutient Amy Chua dans son plus récent livre, World on Fire.Professeure de droit à l'Université Yale, Mme Chua parle en connaissance de cause : originaire des Philippines, elle est elle-même issue d'une famille d'immigrants chinois, une ethnie extrêmement prospère qui jouit d'un pouvoir quasi hégémonique sur l'économie du pays.« Aux Philippines, écrit-elle, les investisseurs de descendance chinoise contrôlent 60 % de l'économie, incluant les quatre plus grandes compagnies aériennes, tous les grandes chaînes hôtelières, toutes les banques, tous les centres commerciaux et tous les conglomérats industriels.» En voulant libéraliser l'économie d'un pays comme les Philippines, les organisations financières occidentales comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international donnent encore plus de pouvoir à l'élite ethno-financière, jetant ainsi de l'huile sur le feu du ressentiment ethnique.C'est notamment pourquoi, de la Côte d'Ivoire à l'Indonésie en passant par la Russie, on assiste à une résurgence du nationalisme ethnique, qui mène parfois à des massacres malheureusement hautement prévisibles, soutient l'auteure.La Presse a joint Amy Chua à son bureau de Yale, au Connecticut.Q Depuis quelques mois, plusieurs articles critiques de la mondialisation ont été publiés dans des revues américaines spécialisées.Au printemps, le dirigeant du Fonds monétaire international, Kenneth Rogoff, a lui-même admis que les actions de son organisation ont «largement échoué » à sortir les pays pauvres de la misère.La mondialisation est-elle en train de passer un mauvais quart d'heure ?R Je crois que l'on assiste à une remise en question fondamentale du modèle de mondialisation qui est exporté dans les pays pauvres.Si on regarde les statistiques de la Banque mondiale, on s'aperçoit que le revenu des pauvres de la planète a augmenté au fil des ans.Sauf que dans la plupart des cas, l'augmentation a été minime, presque imperceptible.La vérité, c'est que la majorité des gens n'ont pas accès à de l'eau potable, à l'éducation, aux services de santé, alors que tous les jours ils voient une minorité de leurs concitoyens s'enrichir à vue d'oeil.L'élite vit dans des palais immenses, collectionne les voitures de luxe et envoie ses enfants étudier à l'étranger.Cette disparité criante alimente le ressentiment entre les ethnies parce que, dans beaucoup de pays, c'est une élite ethnique qui contrôle les finances.Les Philippins constatent que la minorité chinoise s'enrichit.Les Africains de l'Est constatent que la minorité indienne s'enrichit.Les Russes voient que la minorité juive s'enrichit.Au Mexique, les privatisations ont créé des pertes d'emplois, les prix ont augmenté et un grand nombre de Mexicains ont vu leur qualité de vie diminuer.Seule une infime minorité, souvent de descendance espagnole, instruite et versée dans les affaires, s'est enrichie de façon phénoménale.La même situation se produit en Afrique du Sud.La population de ce pays est noire à 77 %, mais quand je donne des conférences à l'université, tous les auditeurs sont des Blancs.Toutes les grandes entreprises et toutes les ressources, comme l'or et les mines de diamant, sont contrôlées par des Blancs.Q En quoi cela remet-il en cause les fondements de la mondialisation R Depuis la chute du communisme, au début des années 90, de nombreux hauts fonctionnaires américains ont l'impression que leur modèle de développement économique est un parfait et irréprochable.Au cours de cette décennie, le gouvernement américain s'est donc évertué à faire la promotion de la démocratie et de la libéralisation des marchés partout dans le monde.Mais malgré toutes leurs bonnes intentions, les Américains et les organisations financières comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont une vision très naïve et simpliste de la libéralisation des marchés.Ils croient qu'un capitalisme sauvage, sans aucun filet social et sans mécanisme de redistribution de la richesse, va produire assez de croissance pour améliorer le sort de tous les pauvres de la terre en quelques années.Aujourd'hui, après avoir exporté pendant 10 ans le modèle de la libéralisation jumelé à un modèle démocratique, je crois que même les Américains les plus pro-marché sont forcés de revoir leurs calculs et de tempérer leur enthousiasme.Les exemples de succès ne sont pas nombreux.En revanche, les échecs sont embarrassants : la conversion de la Russie au libre marché n'est toujours pas un succès, les pays d'Amérique latine sont en difficulté, l'Asie du Sud-Est a connu des crises financières sans précédent.Et puis il y a eu le 11 septembre.Q Vous dites que les pays en développement sont dirigées par des «minorités dominantes financièrement » (market-dominant minority) Qu'entendez-vous par là ?R Il y a deux grandes catégories de minorités dominantes.Premièrement, vous avez les anciens colonisateurs, qui ne sont pas forcément des entrepreneurs-nés, mais qui ont des droits acquis qui leurs confèrent beaucoup de pouvoir et de richesse.Par exemple, en Amérique latine, les descendants des Espagnols sont nombreux à posséder les meilleures terres et les richesses naturelles.La deuxième catégorie est plus controversée, et aussi plus difficile à aborder.Ce sont les Chinois, les Indiens, les Libanais, les Juifs, certains groupes d'Arméniens et de Pakistanais.Ce ne sont pas d'anciens colonisateurs, ce sont des immigrants souvent arrivés sans le sou dans un pays d'accueil et qui sont devenus très riches après seulement une ou deux générations.Pourquoi ?Est-ce génétique ?Estce à cause des contacts ?Est-ce que certains ont moins de scrupules que d'autres ?C'est une question très complexe que je n'aborde pas dans mon livre, je n'ai pas les compétences pour alimenter le débat.Mais ces groupes sont facilement identifiables, c'est un fait.Q Est-ce un sujet tabou ?R Oui ! C'est un sujet très délicat à aborder, et aussi à documenter.Personnellement, je crois qu'il faut en parler : il ne faut pas se mettre la tête dans le sable.J'irais même plus loin : il faut en parler parce que les populations, elles, en parlent déjà.En Russie, on observe aujourd'hui une recrudescence phénoménale de l'antisémitisme.C'est un problème sérieux qu'il serait stupide d'essayer d'ignorer.J'ai rencontré beaucoup de Russes qui ont lu mon livre, et qui m'ont dit que le modèle que j'y décris est en train de se produire chez eux.Je crois que si on veut résoudre un problème, il faut commencer par le comprendre.Q Certains tenants de la mondialisation, comme Thomas L.Friedman, du New York Times, prétendent que la «majorité non dominante » n'a qu'elle seule à blâmer pour son manque d'éducation, pour sa paupérisation.R Il est clair que personne n'aime les gens qui se dépeignent toujours comme des victimes.Mais je ne suis pas d'accord avec ceux qui blâment les pauvres.Il faut se demander : mais pourquoi sont-ils si pauvres ?Ou si peu instruits ?Je ne crois pas qu'ils soient biologiquement incapables d'aller à l'école.Bien souvent, la réponse est historique.Des centaines d'années d'oppression ont laissé des traces.On peut le voir même aux États-Unis, où les Noirs sont majoritairement moins riches et moins instruits que les Blancs.Il y a aussi une explication plus pragmatique.Vous savez, lorsqu'une minorité ethnique devient excessivement riche, elle devient très influente au niveau politique.Dans plusieurs cas, le leader d'un pays permet à cette ethnie de brasser ses affaires en paix en échange d'une partie des bénéfices.Dans ce cas, les hommes d'affaires et la classe politique s'enrichissent, et la population patauge dans la pauvreté et la misère culturelle.C'est ce qui se passe au Kenya, où les milliardaires pakistanais sont acoquinés avec le pouvoir.C'est ce qui se passe en Russie, où une minorité de Juifs s'enrichissent constamment alors que le pays va mal.Cela donne à la population l'impression d'être flouée par l'État.Et ça alimente le ressentiment entre les ethnies, sentiment qui est dirigé à l'endroit de tous les membres d'une communauté financièrement dominante, même ceux qui ne sont pas corrompus.C'est une réalité qu'il m'est difficile d'admettre parce que je viens d'une famille chinoise très riche établie aux Philippines.Mais c'est une réalité palpable : tout le monde voit bien qu'elle existe.Q Êtes-vous pessimiste ?R Non.Je crois que les choses peuvent changer.Je crois que de plus en plus de multinationales devront commencer à se soucier du sort des travailleurs des pays en voie de développement.Ne seraitce que pour une question d'image, elles ne pourront plus faire comme si elles ne savaient pas que les travailleurs sont maltraités et mal payés.Et je crois que les minorités dominantes financièrement devront apprendre à mettre de l'eau dans leur vin : il faut que toute la société s'enrichisse, pas seulement l'élite.Sinon, les tensions vont se multiplier, et on n'aura qu'à suivre les journaux pour voir les conflits interethniques éclater.» Souvent présentés comme des antidotes aux problèmes de sous-développement et de totalitarisme, la libéralisation des échanges et la démocratie sont, dans les faits, des éléments déclencheurs des conflits interethniques, explique Amy Chua, professeure à Yale, dans son nouveau livre.La preuve, ditelle, se trouve sous nos yeux : il suffit d'ouvrir un journal et de compter les victimes.Amy Chua, professeure à Yale croit que la mondialisation n'est pas du tout un facteur d'unité à l'intérieur des pays en développement.«La vérité, c'est que la majorité des gens n'ont pas accès à de l'eau potable, à l'éducation, aux services de santé, alors que tous les jours ils voient une minorité de leurs concitoyens s'enrichir à vue d'oeil.» 6LP0601B0524 B6 sam.6LP0601B0524 ZALLCALL 67 21:40:30 05/23/03 B B6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 24 MAI 2003 Ne cherchez plus.Voici une BMW au prix d'une japonaise.320i 329$ par mois pendant 36 mois Comptant Paiement 5000 $ 329 $ 2500 $ 405 $ 0 $ 479 $ Le plaisir de conduire.MC BMWSérie 3 www.bmwmontreal.ca Voici une offre que vous ne reverrez pas de sitôt.Pouvoir conduire une BMW 320i à ce prix, c'est presque péché.Imaginez tout le plaisir de la conduite BMW, la tenue de route légendaire que bien des constructeurs essaient de copier et, surtout, l'occasion de ne pas avoir à faire de compromis en profitant d'une telle offre.4,9% Taux de location offert sur les modèles de Série 3.Offre valable sur le modèle 2003 320i neuf, manuel, de base, en stock.Le taux de location est celui offert exclusivement par les Services financiers BMWet est disponible auprès des concessionnaires participants, conditionnellement à l'approbation du crédit.Profitez du programme de dépôt de sécurité multiple pour obtenir un taux d'intérêt encore plus avantageux.Les mensualités tiennent compte du rabais des concessionnaires participants et sont établies en fonction d'un contrat de crédit-bail à terme de 36 mois et d'un versement initial tel qu'indiqué.Le taux de location est de 4,9 % sur tous les modèles de Série 3, sauf le modèle M3.Valeur résiduelle garantie de 21 638 $.Des frais de 0,15 $ du km s'appliquent sur la portion du kilométrage excédant 20 000 km par année.Premier versement et dépôt de sécurité exigés.Consultez votre concessionnaire BMWdu Grand Montréal pour connaître tous les détails.Cette offre prend fin le 30 juin 2003.Photo à titre indicatif seulement.Entretien inclus pendant 3 ans ou 60 000 km, selon les intervalles recommandés par BMW.Fret, transport, préparation, frais d'administration et taxes en sus.Montréal BMWCanbec 4090, rue Jean-Talon Ouest (514) 731-7871 www.bmwcanbec.com BMWLaval 2450, boul.Chomedey (450) 682-1212 (514) 990-2269 www.bmwlaval.com Rive-Sud Park Avenue BMW Nouvelle adresse 8400, boul.Taschereau Ouest Brossard (450) 445-4555 Montréal (514) 875-4415 www.parkavenuebmw.com Banlieue Ouest Automobiles Jalbert 16710, autoroute Transcanadienne Kirkland (514) 695-6662 (514) 343-3413 www.jalbert-auto.qc.ca 3142069A Yves Manseau débouté en Cour supérieure CHRISTIANE DESJARDINS LA COUR supérieure a rejeté la poursuite de 190 000 $ intentée par Yves Manseau contre le Service de police de Montréal et trois de ses policiers, qui l'avaient arrêté lors de deux manifestations.La juge Diane Marcelin n'a pas cru à la version « cousue de fil blanc » de Manseau, fondateur du Comité opposé à la brutalité policière et du mouvement Action Justice, et a estimé que les policiers n'ont pas agi de façon déraisonnable dans les circonstances.Manseau, 50 ans, réclamait des dommages pour ce qu'il qualifiait « d'arrestations illégales.» Il avait été arrêté la première fois le 3 décembre 1997 lors du « commando-bouffe » à l'hôtel Reine-Élisabeth, puis la seconde fois le 16 février 1998 à la suite des incidents qui s'étaient produits quelques semaines plus tôt à la cour municipale.Il y avait eu du chahut, et un procureur de la Couronne avait été victime de voie de fait.Dans le cas du « commando-bouffe », Manseau a raconté que le matin du 3 décembre, il est monté dans un des trois autobus nolisés garés devant l'immeuble de la rue Beaudry où logeait son organisme et quelques autres, sans savoir ce qui allait arriver, ni où ils allaient.Les autobus se sont rendus au Reine-Élisabeth, les participants sont entrés dans le restaurant de l'hôtel, ont pris des plats sans payer et les ont apportés à l'extérieur pour les manger et manifester.Il y a eu de la bousculade et du vandalisme, et plusieurs personnes ont été arrêtées, dont Manseau.Les accusations contre lui ont finalement été retirées.Devant la Cour supérieure, il a fait valoir qu'il n'était là que pour surveiller le travail des policiers, mais plusieurs témoins sont venus dire qu'il avait pris une part active à la manif, notamment en lançant des slogans au mégaphone.Les incidents relatifs à la cour municipale se sont produits lors de la comparution d'accusés du « commando-bouffe ».Manseau n'avait pas à y être, mais il y était.Il a décidé d'aller aux nouvelles, pour aider ceux qui ignoraient ce qui arrivait dans leur dossier, et s'est rendu aux bureaux des procureurs.Des manifestants l'ont suivi, et il y a eu du grabuge.Un procureur de la Couronne s'est fait invectiver et a été victime de voies de fait.Manseau, encore une fois, se donnait le rôle du pacificateur dans cette affaire, disant qu'il incitait les gens à se calmer et à quitter les lieux.Il a expliqué à la juge qu'il s'était dissocié du Comité opposé à la brutalité policière, dont il était le fondateur, parce qu'il désapprouvait les moyens de pression utilisés.Mais voilà, plusieurs témoins devant le tribunal l'ont identifié comme étant le « leader » des manifestants, a souligné la juge.Quoi qu'il en soit, Manseau a été arrêté quelques jours plus tard, puis mis en liberté sous conditions.Il s'est adressé avec succès à la Cour supérieure pour faire annuler ces conditions, et la Couronne a fini par abandonner les accusations.La juge note toutefois que l'attitude de Manseau n'est pas étrangère à ce qui lui est arrivé.« Encore une fois, il s'est placé en situation où il était au centre d'un attroupement, qui non seulement était bruyant et est devenu illégal, mais qui a dégénéré en voies de fait sur un officier de justice qui a dû prendre un congé de maladie.Certes, ce n'est pas lui qui a porté les coups au procureur, mais son attitude belliqueuse, ses coups de voix, ses demandes intempestives à la secrétaire (des procureurs) ont contribué largement à inciter les manifestants à passer aux actes », a noté la juge Marcelin dans sa décision.En analysant tous les faits, la juge estime que les policiers n'ont pas agi de façon déraisonnable ni de façon malicieuse à l'égard de Manseau.Importante saisie de mari à Sherbrooke Presse Canadienne SHERBROOKE \u2014 La Sûreté du Québec (SQ) et la police de Sherbrooke ont saisi pour 1,2 million de dollars de marijuana hier matin dans une grange à Sherbrooke.Quelque 1500 plants, en plus de la marijuana en vrac et des boutures, ont été découverts par les agents.Martin Lafond-Beaudoin, âgé de 19 ans, et Yves Vallières, 36 ans, ont été arrêtés sur les lieux.Les deux hommes étaient connus des milieux policiers et avaient des antécédents judiciaires en matière de stupéfiants.Ils ont comparu au palais de justice de Sherbrooke hier après-midi pour répondre à des accusations de culture de cannabis, de possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic et de bris d'engagement.Selon le relationniste de la SQ Louis-Philippe Ruel, les corps policiers ont pu mettre la main sur les individus grâce aux informations de la population.« Ils étaient expérimentés, a expliqué le relationniste de la police de Sherbrooke, André Lemire.La serre était très bien montée et ils avaient un système électrique sophistiqué.3129904A 6DU0701B0524 SAMEDI¸ 6DU0701B0524 ZALLCALL 67 23:41:31 05/23/03 B PLUS de financement à l'achat\u2020 AUCUN PAIEMENT AVANT MOIS sur toutes les Mazda neuves \u2020\u2020 l'événement se termine le Les Protegé et Protegé5, les plus vendues au Québec depuis 2 ans.\u0001 vroum-vroum Les concessionnaires Mazda du Québec NOTRE ENGAGEMENT VOUS CERTIFIE QUE VOTRE NOUVELLE MAZDA EST INSPECTÉE, REÇOIT DES PROTÈGE-TAPIS ET UN PLEIN D'ESSENCE À LA LIVRAISON.PRET A ROULER INFORMEZ-VOUS AU SUJET DU PROGRAMME MAZDA POUR LES DIPLÔMÉS.\u0001 Rapports de l'AIAMC 2001-2002.\u2020Financement à l'achat aux particuliers de 0% pour 24 mois sur les Mazda neuves 2003 (excluant les Protegé Mazda Speed 2003 et les Mazda6 2004) consenti par l'entremise de la Banque Scotia.Sur approbation du crédit.Autres taux et termes de financement disponibles.\u2020\u2020L'offre aux particuliers de «aucun paiement avant 6 mois» s'applique au financement à l'achat de toutes les Mazda neuves et débute à la date de livraison du véhicule à l'acheteur.Le nombre de mensualités choisi par le client n'est pas réduit mais reporté de 6 mois.Aucun intérêt pendant les premiers 150 jours.Après cette période, le montant du capital ainsi que les intérêts devront être payés en fonction du terme prévu au contrat.Taux de location personnalisée Mazda : offres portant uniquement sur la location au détail des Mazda Protegé SE 2003 (modèle D4XM53AA00), des Mazda Protegé5 2003 (modèle D5TS53AA00), des Mazda6 GS-I4 2004 (modèle G4LD54AA00) et des Mazda Miata MX-5 2003 (modèle L2BQ53VB00) neuves.Comptant initial ou échange équivalent, premier versement mensuel et dépôt de sécurité de 300 $ (Protegé5), de 350 $ (Mazda6) et de 400 $ (Miata) exigés.Aucun dépôt de sécurité sur toutes les berlines Protegé.Offres soumises à l'approbation de Crédit Mazda Canada inc.Limite de 80000 km.Frais de 8¢ le km additionnel.Immatriculation, assurances, taxes et frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers (RDPRM) en sus.Les modèles illustrés peuvent différer et sont utilisés à titre indicatif seulement.Certains équipements illustrés peuvent être offerts en option ou de série sur d'autres modèles.Les stocks peuvent varier selon les concessionnaires.Les concessionnaires peuvent louer à prix inférieur.Voir un concessionnaire participant pour les détails.Aucune combinaison d'offres possible.Offres d'une durée limitée à compter du 5 mai 2003.Mazda Protegé SE 2003 Louez à partir de PAR MOIS, POUR 48 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS COMPTANT INITIAL DE 2100$ 0$ dépôt de sécurité OU Banquette arrière à dossier 60/40 rabattable et verrouillable Radio AM/FM stéréo avec lecteur de CD Volant inclinable Essuie-glace à balayage intermittent Deux coussins de sécurité avant à action atténuée Console centrale Bouches de chauffage aux places arrières Barres stabilisatrices avant et arrière Roues de 14 po avec enjoliveurs intégraux Moteur de 2 L et 130 ch (disponible sur les LX et ES) Et plus de 60 caractéristiques de série 179$ «Le meilleur achat de sa catégorie » Le Guide de l'auto 2003, Jacques Duval Mazda Protegé5 2003 Louez à partir de PAR MOIS, POUR 48 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS COMPTANT INITIAL DE 2100$ OU Moteur 4 cyl.de 2 L à DACT et 130 ch Roues redessinées de 16 po en alliage Radio AM/FM stéréo avec lecteur de CD Groupe GFX Régulateur de vitesse Phares antibrouillards de style sport Freins antiblocage avec système de répartition de freinage électronique Console centrale Banquette arrière 60/40 Deux coussins de sécurité avant à action atténuée Sièges en tissu de type sport Glaces à commande électrique et télédéverrouillage Indicateurs de tableau de bord argent Nouvelle boîte automatique avec mode sport en option Mazda Miata MX-5 2003 Louez à partir de PAR MOIS, POUR 48 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS COMPTANT INITIAL DE 2995$ OU Meilleur achat Carguide 2003 Modèle GT-V6 GFX illustré «Coup de coeur » Le Guide de l'auto 2003, Jacques Duval «La Mazda Miata\u2026 en tête des cabriolets les plus populaires de l'histoire » Le Guide de l'auto 2003, Jacques Duval Modèle ES-GT illustré De nouveau «Le meilleur achat de sa catégorie » Le Guide de l'auto 2003, Jacques Duval de financement à l'achat jusqu'à 36 mois\u2020 Ou obtenez Mazda6 GS-I4 2004 Louez à partir de PAR MOIS, POUR 48 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS COMPTANT INITIAL DE 3195$ Moteur de 2,3 L et 160 ch avec calage variable des soupapes Boîte manuelle surmultipliée 5 vitesses de série Freins antiblocage avec système de répartition de freinage électronique Système antipatinage Barres stabilisatrices avant et arrière Radio AM/FM avec lecteur de CD Rétroviseurs extérieurs chauffants Climatiseur Télédéverrouillage Antidémarreur Banquette arrière à dossier 60/40 rabattable avec leviers de dégagement rapide Et plus de 100 caractéristiques de série 295$ PLUS Roues de 15 po en alliage Radio AM/FM avec lecteur de CD Serrures, glaces et rétroviseurs à commande électrique Phares antibrouillards Deux coussins de sécurité avant Volant à 3 rayons, gainé de cuir NARDIMD Antidémarreur/système antivol 3140202A 6LP0801B0524 B8 Samedi 6LP0801B0524 ZALLCALL 67 22:35:23 05/23/03 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 4 MA I 2 0 0 3 PROCÈS CHALFOUN Ordonnance de non-publication maintenue CONSULTEZ LE WWW.ROGERS.COM/SANS-FIL, COMPOSEZ LE 1 800 IMAGINE OU RENDEZ-VOUS CHEZ NOS DISTRIBUTEURS ROGERSMC AT&TMD PARTICIPANTS.Certains appareils ne sont pas offerts dans tous les magasins.Offre applicable à toute nouvelle entente de deux ans pour les forfaits de 25 $ ou plus par mois pour les trois premiers mois.Après remise sur la facture de 50 $ et un crédit postal de 50 $ qui sera appliqué au compte de l'abonné sur réception d'une preuve d'achat.Les frais de mise en service s'appliquent.Les frais d'accès au système et au service d'urgence 911, les frais d'interurbain et de déplacement, la messagerie texte facturée à l'utilisation, les frais liés aux services additionnels en option ainsi que les taxes exigibles associées à ces services seront facturés mensuellement.Offre valable les 24 et 25 mai 2003.Cette offre ne peut être jumelée à aucune autre offre promotionnelle.Certaines conditions s'appliquent.MCRogers Communications inc.Utilisé sous licence.MDAT&T Corp.Utilisé sous licence.À PARTIR DE 4999$ MONTRÉAL 1104, rue Ste-Catherine O.(514) 877-0090 3573, boul.St-Laurent (514) 288-0600 2360, rue Notre-Dame O.(514) 983-1666 Place-Ville-Marie (514) 394-0000 8984, boul.de l'Acadie (514) 387-9999 1201, avenue Greene (514) 933-8000 5150, rue Jean-Talon O.(514) 341-2221 5954, boul.Métropolitain E.(514) 257-8826 6224A, rue St-Jacques O.(514) 369-4000 Centre Rockland (514) 735-4086 Place Alexis-Nihon (514) 865-9949 Place Versailles (514) 355-0003 Les Galeries d'Anjou (514) 356-0356 997, rue St-Antoine O.(514) 866-3326 505, boul.De Maisonneuve O.(514) 845-8353 3339L, boul.des Sources (514) 683-3333 15, boul.Don-Quichotte (514) 425-5505 2758, boul.St-Charles (514) 428-9000 8457, boul.Newman (514) 368-4000 Carrefour Angrignon (514) 368-4230 Place Vertu (514) 745-0745 2100, boul.Marcel-Laurin (514) 856-1884 Fairview Pointe-Claire (514) 695-1554 Complexe Desjardins (514) 842-0288 BOUCHERVILLE Promenades Montarville (450) 449-4998 BROSSARD 7005, boul.Taschereau, bur.150 (450) 926-3111 Mail Champlain (450) 671-3300 Place Portobello (450) 671-4744 CANDIAC 87B-4, boul.Marie-Victorin (450) 444-2100 CHÂTEAUGUAY 129, boul.St-Jean-Baptiste (450) 692-2201 Centre Régional Châteauguay (450) 692-5136 DRUMMONDVILLE 1565, boul.Lemire (819) 478-0851 965, boul.St-Joseph (819) 478-9977 Promenades Drummondville (819) 475-5024 GATINEAU 360, boul.Maloney O., bur.1 (819) 663-8580 Promenades de l'Outaouais (819) 561-3031 GRANBY 575, boul.Boivin (450) 777-6612 Galeries Granby (450) 375-4355 JOLIETTE 517, rue St-Charles-Borromée N.(450) 755-5000 Galeries Joliette (450) 760-3000 LAVAL 2142, boul.des Laurentides (450) 629-6060 379, boul.Curé-Labelle (450) 622-0303 Centre Laval (450) 978-1081 3364, boul.St-Martin O.(450) 682-2640 241C, boul.Samson (450) 969-1771 Carrefour Laval (450) 687-5386 1273, boul.Curé-Labelle (450) 680-1234 LONGUEUIL 1490, chemin de Chambly (450) 442-1566 MAGOG 221, rue Principale O.(819) 843-4455 REPENTIGNY 110, boul.Industriel (450) 581-4666 Les Galeries Rive-Nord (450) 581-7756 ROSEMÈRE 209, boul.Curé-Labelle (450) 971-0707 Place Rosemère (450) 971-2000 SAINT-BRUNO Promenades St-Bruno (450) 653-7472 SAINT-EUSTACHE 360, boul.Arthur-Sauvé (450) 974-9299 SAINT-HYACINTHE Les Galeries St-Hyacinthe (450) 261-9991 SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU Carrefour Richelieu (450) 359-4941 SAINT-JÉRÔME Carrefour du Nord (450) 436-5895 108, boul.du Carrefour (450) 431-2355 SHAWINIGAN 2563, boul.des Hêtres (819) 539-5004 SHERBROOKE 2980, rue King O.(819) 566-5555 Carrefour de l'Estrie (819) 822-4650 SOREL 2605, chemin Saint-Roch (450) 742-9600 Promenades de Sorel (450) 746-2079 TERREBONNE 1270, boul.Moody, bur.10 (450) 964-1964 Les Galeries de Terrebonne (450) 964-8403 TROIS-RIVIÈRES 5335, boul.des Forges (819) 372-5000 5635, boul.Jean-XXIII (819) 372-5005 Centre Les Rivières (819) 694-6812 VALLEYFIELD Centre Valleyfield (450) 373-0519 Panasonic GD88 Écran couleur Appareil photo intégré Motorola V66 Internet sans fil Messagerie texte Motorola T720 Jeux captivants Écran couleur Motorola V60 Internet sans fil Téléphone à accès mondial ACHETEZ EN LIGNE ÉPARGNEZ 10 $ 7 jours sur 7 illimités, c'est flippant.Ce week-end seulement, on enlève 100$ à tous nos téléphones flips.3145691A CHRISTIANE DESJARDINS Les médias ont essuyé un deuxième refus au procès de Marlène Chalfoun, hier, avec la décision du juge de la Cour supérieure Kevin Downs de maintenir l'ordonnance de non-publication pour tous les éléments de preuve qui émanent ou sont relatifs à Angelo Colalillo, co-conspirateur présumé de l'ex-agente de probation.Chalfoun, Colalillo et Nick Paccione, un délinquant dangereux emprisonné à Port-Cartier, sont accusés d'avoir comploté en vue de commettre une agression sexuelle grave contre une femme et ses deux enfants.L'essentiel de la preuve repose sur des lettres que s'échangeaient les trois accusés et dans lesquelles se trouvent des éléments qui incriminent Colalillo.Le magistrat estime que le préjudice envers les médias est minime, comparativement à celui que subirait Colalillo si ces éléments « inculpatoires » étaient diffusés avant son procès, d'autant plus que certains pourraient ne jamais être admis en preuve.Dans la même ligne de pensée, il en vient à la conclusion que la preuve n'est pas interdite de publication, mais plutôt « retardée », jusqu'au procès de Colalillo, qui devrait se tenir en 2004.Son enquête préliminaire n'est prévue qu'en novembre prochain.Rappelons qu'outre cette accusation de complot d'agression sexuelle grave, Colalillo doit répondre des meurtres de trois jeunes filles (12, 14 et 20 ans), d'agression sexuelle armée et de tentative de meurtre sur une jeune femme, et de trois incendies.Me Marc-André Blanchard, qui représentait les médias, compte recommander à ses clients de porter la décision en appel.Selon lui, les deux jugements comptent des erreurs manifestes.Quoi qu'il en soit, dans l'état actuel des choses, le procès de Marlène Chalfoun devient pratiquement impossible à rapporter, les médias devant occulter de grands pans de la preuve.I C I MÊME À M O N T R É A L .Nous vous invitons à assister à une séance d'information d'une heure qui vous apprendra comment vous pouvez obtenir une maîtrise en administration des affaires de la Queen's School of Business tout en poursuivant vos activités professionnelles.Vous comprendrez pourquoi le magazine Canadian Business ainsi que des cadres supérieurs canadiens classent le Queen's Executive MBA au premier rang au Canada.Vous apprendrez aussi pourquoi le magazine américain Business Week a classé la Queen's School of Business au deuxième rang mondial dans son classement très prisé des écoles non américaines.Vous pourrez découvrir les avantages de notre méthode unique d'apprentissage en équipe et rencontrer un professeur ou un conseiller de programme.Réservations appréciées mais non requises.Consultez le site www.execmba.com.Pour nous joindre sans frais, composez le 1 888 EXEC MBA (1 888 393-2622).HORAIRE DES SÉANCES D'INFORMATION Pour en savoir plus, faites le 1 888 EXEC MBA.Montréal NOTA : LE MBA EXÉCUTIF DE QUEEN'S EST OFFERT EN ANGLAIS SEULEMENT Mardi 27 mai 12 h 15 à 13 h 15 (déjeuner) 18 h à 19 h Holiday Inn Pointe-Claire 6700, route Transcanadienne Mercredi 28 mai 12 h 15 à 13 h 15 (déjeuner) 18 h à 19 h Delta Montréal 450, rue Sherbrooke Ouest Jeudi 29 mai 12 h 15 à 13 h 15 (déjeuner) 18 h à 19 h Fairmont Le Reine Elizabeth 900, boul.René-Lévesque Ouest 3129078A 6DU0901B0524 SAMEDIÀ 6DU0901B0524 ZALLCALL 67 17:59:25 05/23/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 24 MAI 2003 B9 berline MODÈLE AERO PRÉSENTÉ PDSF 52 000 $ conduite.La nouvelle Saab 9-5 offre des performances énergiques pour vous permettre d'effectuer des dépassements rapides, grâce à son moteur turbo amélioré développant un couple de 207 pi-lb (280 Nm) à 1 800 tr/min.Moteur turbo 2,3 litres de 185 HP.Modèle Linear avec groupe Premium incluant : assises des sièges en cuir, toit ouvrant, sièges avant à réglage électrique avec mémoire côté conducteur, roues de 16 po à dix branches, plan Sain et sauf On Star, sièges avant et arrière chauffants, climatisation automatique à deux zones, radio AM/FM stéréo Prestige avec lecteurs de cassettes et de disques compacts, système d'appuis-tête actifs Saab.0$ comptant 1,9% taux de location À partir de 43500$ 577$ /mois pour une location de 48 mois Comme les dépassements.Conçue pour les vraies situations de Modèle Aero présenté disponible à partir de 52 000 $.Le PDSF d'une Saab 9-5 1 SA 2003 avec groupe haut de gamme commence à 43 500 $.Le transport (990 $) et la taxe d'accise (100 $)sont en sus.La mensualité est pour 48 mois et le kilométrage qui vous est alloué est de 80 000 km.Chaque kilomètre supplémentaire ne vous coûtera que 12 cents.Les taxes, l'immatriculation, la préparation à la route, le dépôt de sécurité (si requis), les frais reliés à l'inscription/enregistrement au Registre des droits personnels et réels mobiliers/PPSA, les droits, les frais d'administration, l'assurance, le transport (990 $), la taxe d'accise (100 $) et l'équipement optionnel en sus.L'offr e de location est sujette à l'approbation de crédit par GMAC, peut changer sans préavis et ne peut être jumelée.V alide pour les particuliers seulement.Les détaillants peuvent vendre à moindre prix.Voyez votre détaillant Saab, visitez saabcanada.com ou téléphonez au 1 888 888 SAAB pour plus de détails.Tous nos véhicules Saab 2003 sont assortis du plan Sain et sauf On Star pour une durée d'un an.Composez le 1 800 ONSTAR-7 pour plus de détails.Initialisation requise.Le système On Star s'appuie sur des fournisseurs de services reconnus ainsi que sur des technologies existantes en matière de communication cellulaire et de satellites.Les systèmes électriques doivent être en bon état de marche pour que le système fonctionne correctement.3132068A 6DU1001B0524 SAMEDIÀ 6DU1001B0524 ZALLCALL 67 15:18:25 05/23/03 B B10 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 24 MAI 2003 3137660A 6LP1101B0524 b11 24 mai 6LP1101B0524 ZALLCALL 67 22:42:02 05/23/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 24 MAI 2003 B 1 1 Pour que nos enfants grandissent heureux et en santé, nous devons combler leurs nombreux besoins.Certaines choses ne coûtent rien, mais ce n'est pas toujours le cas.C'est pour cette raison que la Prestation nationale pour enfants (PNE) existe.En apportant une aide financière aux familles à faible revenu, nous aidons les parents à assurer un avenir prometteur à leurs enfants, ce qui contribue à réduire la pauvreté infantile au Canada.Pour en savoir davantage sur tous nos services pour les enfants et leur famille et pour recevoir un guide : Prestation nationale pour enfants 3142205A LES AUBERGES DU COEUR Pour la réussite des jeunes DENIS LAVOIE Les artistes Vincent Graton et Luce Dufault ont lancé mercredi la campagne de financement des Auberges du coeur dans les locaux d'une florissante entreprise d'économie sociale.« La situation que vivent certains jeunes est injuste.Il est heureux qu'il y ait un réseau d'intervenants dévoués comme ceux des Auberges du coeur », a déclaré M.Graton.Préoccupé par la situation des jeunes québécois qui ont le plus fort taux de suicide des pays industriels, Jean Doré, président de la fondation, a ajouté que de cette ressource permettait redonner espoir à plusieurs d'entre eux.Implantées dans différentes régions, les 25 Auberges du coeur accueillent, réconfortent et remettent sur la bonne voie 2500 jeunes par année, dont le tiers sont âgés de 12 à 17 ans.Plus de 80 % ont été victimes de négligence et d'abandon et 35 % ont subi des agressions.Ils souffrent d'isolement, de manque d'affection et éprouvent souvent des problèmes de toxicomanie.Mais ils veulent s'en sortir et sont prêts à prendre les moyens pour y arriver.« Il est important de se sentir appuyé par des gens d'affaires qui croient aux jeunes, a souligné Élisabeth Martin, du Regroupement des Auberges du coeur.Ce sont des milieux vivants et très créatifs.» À leur sortie de l'Auberge, plusieurs jeunes retournent à l'école ou se trouvent un emploi.Et surtout, ils retrouvent l'estime de soi.« C'est pour sortir les jeunes de la rue qu'on a créé une ressource d'hébergement et des services de formation à l'emploi comme la boutique Les Champêtreries », a expliqué Jacques Baillargeon, des Habitations L'escalier, une des Auberges du coeur.Les Champêtreries (3606, rue Ontario Est) participe à un réseau de distribution de produits du terroir instauré par la maison d'habitation pour jeunes.Le chiffre d'affaires est de 650 000 $ et le nombre de points de vente s'élève à 300.Jean Doré estime que les Auberges du coeur sont une ressource essentielle, moins coûteuse qu'un placement dans un Centre jeunesse.Le président est particulièrement heureux de pouvoir compter sur une personnalité du monde des affaires, Christine Marchildon (BMO banque privée Harris), pour présider la campagne annuelle de financement du réseau d'hébergement pour jeunes.Les Auberges du coeur : 514 523-8559 ou www.aubergesducoeur.com \u2020Financement au taux annuel de 1,9 % offert aux acheteur admissibles par Audi Finance pour un contrat de 24 mois sur tous les modèles Audi A6 2003.Exemple de financement : Un montant de 20 000 $ au taux d'intérêt annuel de 1,9 % correspond à un versement mensuel de 850 $ pendant 24 mois.Coût d'emprunt de 397 $, pour une obligation totale de 20 397 $.Les mensualités et le coût d'emprunt varieront en fonction de la durée, du montant emprunté et de l'acompte ou de l'échange.Livraison avant le 3 juin 2003.Demandez les détails à votre concessionnaire.« Audi », « quattro », « A6 » et l'emblème des quatre anneaux sont des marques déposées de AUDI AG.« Tiptronic » est une marque déposée de Dr.Ing.h.c.f.Porsche AG.« Servotronic » est une marque déposée de AM General Corporation.« Suivre, jamais.» est une marque de commerce de Audi of America, Inc.« Avantage Audi » est une marque de service de Audi of America, Inc.©Audi Canada 2003.Pour en savoir plus sur Audi, composez le 1 800 367-AUDI ou visitez-nous à l'adresse audicanada.ca Suivre, jamais.TAUX DE FINANCEMENT ANNUEL DE 1,9%\u2020 Certains artistes s'expriment sur toiles.D'autres, sur tôle.Puissant V6 de 220 ch Légendaire traction intégrale quattroMD Boîte de vitesses TiptronicMD à 5 rapports Surface des sièges en cuir, maintenant de série Colonne de direction ServotronicMD, pour une conduite plus précise à n'importe quelle vitesse AVANTAGE AUDI : SERVICES D'ENTRETIEN PÉRIODIQUE SANS FRAIS P E N D A N T 4 ANS OU 80 000 KM AUTO STRASSE INC.5905, autoroute Transcanadienne Saint-Laurent (QC) (514) 748-6961 www.autostrasse.com AUTOMOBILESL AUZON 2435, boulevard Chomedey Laval (QC) (450) 688-1120 www.lauzon.qc.ca LES AUTOMOBILES NIQUET 1905, boulevard Sir Wilfrid Laurier Saint-Bruno (QC) (450) 653-1553 www.niquet.com LES AUTOMOBILES POPULAR 5441, rue Saint-Hubert Montréal (QC) (514) 274-5471 www.popular.qc.ca PARK AVENUE AUDI 8755, boulevard Taschereau Brossard (QC) (450) 445-4811 www.parkavenueaudi.com 3138542A 6LP1201B0524 b12 24 mai 6LP1201B0524 ZALLCALL 67 21:47:16 05/23/03 B B12 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 24 MAI 2003 RÉSEAU DE PROSTITUTION JUVÉNILE Le ministre rejette les allégations d'ingérence du ministère de la Justice Deux journalistes soutiennent que le sous-ministre est intervenu dans le cours de l'enquête Le Soleil Le ministre québécois de la Justice, Marc Bellemare, a rejeté en bloc les récentes allégations d'ingérence dans l'enquête sur le réseau de prostitution juvénile de Québec, affirmant qu'aucune preuve ne démontrait qu'il y a eu malversation ou protection de personnalités.Selon le journaliste Claude Poirier et le rédacteur en chef de l'hebdomadaire Allô Police, Richard Desmarais, un officier supérieur de la Sûreté du Québec et le sous-ministre de la Justice seraient intervenus dans le cours de l'enquête sur le réseau de prostitution juvénile.Des dossiers confiés à quatre substituts du procureur général auraient été aiguillés, en cours d'enquête, vers le bureau d'un sous-ministre de la Justice, sous la responsabilité, à l'époque, du péquiste Normand Jutras.Le journal affirme que des mises en accusation ont été abandonnées, en outre contre certains artistes bien connus, faute de preuves dans certains cas.« Ça m'a surpris (les allégations de Claude Poirier et de Richard Desmarais), a commenté Normand Jutras au cours d'un entretien téléphonique avec Le Soleil.Ce sont les substituts du procureur général qui décident de porter ou de ne pas porter d'accusations à partir de la preuve recueillie par la police.On n'a jamais été au fait des dossiers (du réseau de prostitution juvénile).« Pour nous, l'enquête a débuté en 2001 à la suite d'une demande d'assistance de la police de Sainte- Foy, qui avait reçu une plainte d'agression sexuelle, a rappelé l'agent Richard Gagné, porte-parole de la SQ.Ce dossier-là a été mené à terme et le suspect (Ndjeka Kandula) a été arrêté.Au fil de notre enquête, on a recueilli des informations sur l'existence d'un réseau de prostitution juvénile à Québec et on a tout donné ça à la sûreté municipale, puisque ça se passait sur son territoire.» C'est donc le service de police de la Ville de Québec qui a mené l'enquête.Au total, 17 présumés clients ont été accusés, en plus des proxénètes dirigeant le réseau.Les arrestations, qui se sont effectuées en deux vagues sur une période de quatre mois, ont fait s'emballer la rumeur, particulièrement à Québec.Selon l'agent Gagné, aucun officier supérieur de la SQ ne serait intervenu dans l'enquête de la police de Québec.« C'est complètement faux », a-t-il assuré.Même son de cloche du côté de la sûreté municipale de Québec, qui jure avoir mené cette enquête sans subir de pression de qui que ce soit.Au bout du fil, hier, Richard Desmarais disait avoir appris « de bonne source » que des dossiers relatifs au réseau de prostitution juvénile ont abouti au bureau du sous-ministre de la Justice il y a quelques mois.« Les substituts du procureur général sont indépendants et autonomes, a-t-il rappelé.Pourquoi y a-t-il eu de l'ingérence politique dans les dossiers impliquant des personnalités ?» Selon M.Desmarais, au moins deux artistes étaient soupçonnés de faire partie des clients du réseau, mais l'enquête aurait été étouffée.« Il y a des gens qui ont échappé à des accusations, même si leur implication dans le réseau était assez évidente, soutient le rédacteur en chef d'Allô Police.Dans un des cas, la personne soupçonnée se serait retrouvée avec 18 adolescentes différentes.Et la conclusion qu'on tire, c'est qu'il n'y a pas matière à porter des accusations ?» En fin d'après-midi, le nouveau ministre de la Justice, Marc Bellemare, a réitéré toute sa confiance envers son sous-ministre et indiqué qu'il n'a pas l'intention de faire rouvrir les dossiers du réseau de prostitution juvénile.« À mon avis, il n'y a rien, à ce stade-ci, qui me permet de croire qu'une révision des dossiers est nécessaire.Si des preuves sont avancées, si on trouve des témoins et des documents susceptibles de modifier de façon significative les décisions qui ont été prises, on avisera », a fait savoir le ministre Bellemare lors d'un point de presse improvisé à Gatineau, où il assistait à un congrès des procureurs de la Couronne du Québec.Le ministre de la Justice a souligné que son sous-ministre et les procureurs de la Couronne avaient toute sa confiance.« Que les gens en parlent, que dans l'actualité il en soit question, qu'on émette des opinions (.), c'est une chose », mais pour porter des accusations, il faut des preuves, a répété à de maintes reprises M.Bellemare.« Les citoyens du Québec ont le droit de savoir, oui, mais les citoyens du Québec aussi ont le droit de faire confiance à une institution qui ne porte pas des accusations et qui ne prend pas n'importe quel soupçon comme étant une preuve », a affirmé le ministre de la Justice.Étrangement, la plus récente livraison d'Allô Police ne fait aucunement état des allégations faites hier par Richard Desmarais et Claude Poirier.« C'est parce que ce sont des informations qu'on a reçues après qu'on eut sorti la dernière édition », a expliqué M.Desmarais au Soleil.\u2014 Avec la Presse Canadienne Photos à titre indicatif seulement.Dépôt de sécurité (225 $ LX berline, 275 $ SE familiale, 275 $ ZX5), mise de fonds de 1903 $ et première mensualité exigés.Des frais de 0,08 $ du kilomètre après 80 000 kilomètres et d'autres conditions s'appliquent.Votre conseiller Ford peut louer moins cher.\u2020La mensualité annoncée inclut une remise taxable du constructeur de 1000 $.L'offre de 0% de financement s'applique à l'achat de la plupart des Focus 2003 (sauf modèle SVT) neuves en stock.L'offre de 1000 $ de rabais est taxable.Les taxes doivent être calculées avant la déduction du rabais.Ces offres s'adressent à des particuliers sur approbation de Crédit Ford et ne peuvent être jumelées à aucune autre, à l'exception de la remise aux diplômés pour laquelle certaines conditions s'appliquent.Immatriculation, assurances, taxes et frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers en sus.Ces offres d'une durée limitée s'appliquent uniquement aux véhicules en stock et peuvent être annulées en tout temps sans préavis.Voyez votre conseiller Ford pour obtenir tous les détails.ford.ca Bien pensé MÊMES CARACTÉRISTIQUES QUE LA SE FAMILIALE, PLUS : Antipatinage Sièges chauffants Rétroviseurs chauffants Moteur Zetec 2 L 130 ch Glaces à commande électrique Programmateur de vitesse Volant gainé de cuir, réglable, télescopique Jantes de 16 po en aluminium Compte-tours Phares antibrouillards Sièges baquets sport MÊMES CARACTÉRISTIQUES QUE LA LX BERLINE, PLUS : Climatiseur Radio AM/FM stéréo avec lecteur laser Verrouillage électrique des portes et télécommande Console centrale avec accoudoir pour le conducteur Essuie-glace/lave-glace arrière Couvre-bagages Tapis avant et arrière Location 48 mois, transport inclus Rabais taxable de 1000 $ inclus\u2020 FOCUS SE 2003 FAMILIALE Location 48 mois, transport inclus Rabais taxable de 1000 $ inclus\u2020 FOCUS ZX5 2003 229$ / mois 239$ / mois Das ist ben bon prix.DE FINANCEMENT JUSQU'À 60 MOIS À L'ACHAT + OBTENEZ 1000 $ DE RABAIS 0% La technologie allemande avec un accent québécois.DAS IST ben ben GUT ! Location 48 mois, transport inclus Rabais taxable de 1000 $ inclus\u2020 FOCUS LX 2003 BERLINE Moteur 2 L de 110 ch Boîte manuelle 5 vitesses Système antidémarrage Securi LockMC Banquette arrière divisée 60/40 Siège conducteur réglable en hauteur Radio AM/FM stéréo Protection antidécharge de la batterie Suspension indépendante aux 4 roues Deux rétroviseurs Tapis avant 179$ / mois 3144129A "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.