La presse, 19 juin 2003, Cahier A
[" 4LP0102A0619 A1 JEUDI 4LP0102A0619 ZALLCALL 67 22:31:27 06/18/03 B MONTRÉAL JEUDI 19 JUIN 2003 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 65 ¢ TAXES EN SUS ÉDITION PROVINCIALE > 70¢ SAINT-HENRI PERD 580 EMPLOIS 1 19e ANNÉE > NO 2 3 6 > 7 2 P AG E S > 6 C A H I ER S LE MONDE DU PRÊT USURAIRE ÉBRANLÉ Des proches de Théodore démasqués ANDRÉ DUCHESNE e t MARCEL LAROCHE LA POLICE de Montréal a donné un coup de balai dans le monde du prêt usuraire hier à la suite d'une opération dont le point central a été sans conteste l'arrestation du père et des quatre demi-frères du gardien de but du Canadien de Montréal, José Théodore.Ted Nicolas Theodore, quinquagénaire demeurant à Sainte-Julie, au sud-est de Montréal, et ses fils Ted, Rock, Nick et Frank, font partie des 16 individus arrêtés au terme d'une quarantaine de perquisitions menées par quelque 200 policiers de la Division du crime organisée de la police de Montréal.Les interventions ont été réalisées sur le territoire du Service de police de la Ville de Montréal ( SPVM ), sur la Rive-Sud et dans la couronne nord de la métropole.Du matériel, des documents et des sommes en argent liquide ont été saisis.Un oncle de José Théodore ferait aussi partie des personnes arrêtées.Le réseau agissait notamment au Casino de Montréal ainsi que dans plusieurs bars de la région métropolitaine.Voir PROCHES en A2 La STM songe à fermer le métro les week-ends SÉBASTIEN RODRIGUE LES FINANCES de la Société de Transport de Montréal ( STM ) sont si précaires que la fermeture du métro la fin de semaine et l'abolition des lignes nocturnes d'autobus sont envisagées si jamais Québec ne revoit pas le financement du transport en commun.Le président de la STM et responsable du transport au comité exécutif de la Ville de Montréal, Claude Dauphin, indique qu'il veut éviter « à tout prix » ce genre de scénario, mais qu'il n'aura pas le choix si la société de transport ne reçoit pas de nouveaux fonds d'ici l'automne prochain.Selon lui, la STM ne peut plus réduire ses dépenses, pas plus qu'elle ne peut créer un déficit.« S'il ne se passe rien, on va avoir des choix extrêmement déchirants à faire.Je ne veux pas m'en aller dans les déficits, alors il faut absolument que le gouvernement donne suite aux recommandations du rapport Bernard », dit-il.Voir MÉTRO en A2 PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse Des employés quittent l'usine de cigarettes d'Imperial Tobacco du quartier Saint-Henri, qui fermera ses portes d'ici la fin de l'année.Imperial Tobacco ferme son usine La production est transférée à Guelph, en Ontario Les insectes disparus, Saint-Donat jubile Arts et spectacles C1-C7 - télévision C2 Bandes dessinées E2 Bridge E7 Décès E7 Éditorial A14 Êtes-vous observateur?E4 Feuilleton E2 Forum A15 Horoscope E8 La Presse Affaires D1-D14 Loteries A2, B2 Monde A12, A13, A16 Mots croisés E2, S12 Mot mystère E2 Petites annonces E4 - immobilier E4, E5 - marchandises E5 - emplois E5 - automobile E5, E6 - affaires E2 Quoi faire C8 M É T É O Voir S16 Averses Maximum 20 > minimum 12 MARIE TISON e t MARIE-EVE COUSINEAU BRITISH AMERICAN TOBACCO a annoncé hier la fermeture de l'usine d'Imperial Tobacco du quartier Saint-Henri à Montréal, entraînant la perte de 580 emplois d'ici la fin de l'année.Imperial Tobacco transférera la production à son usine de Guelph, en Ontario.« Nous sommes une grande famille, a commenté le porte-parole d'Imperial Tobacco Canada, Yves-Thomas Dorval.C'est tissé serré, alors des nouvelles comme ça, ce n'est jamais agréable.» Une restructuration des activités de l'usine d'Imperial Tobacco à Aylmer, en Ontario, causera également la perte de 260 emplois.Le siège social d'Imperial Tobacco Canada et ses activités de recherche et développement demeureront cependant à Montréal.« Nous allons continuer à jouer un rôle important dans la région de Montréal, a soutenu M.Dorval.Les décisions que nous prenons vont nous permettre d'être encore plus compétitifs et de maintenir une position de chef de file au Canada.» Il a expliqué qu'au cours des trois dernières années, les ventes d'Imperial Tobacco avaient diminué de 23 % en raison d'une baisse généralisée de la demande.« Ça nous met dans une position de surcapacité », a-t-il dit.L'usine de Guelph, qui a produit 15,9 milliards de cigarettes en 2002, était en mesure d'accueillir dans ses murs la production de l'usine de Montréal, qui atteignait un peu plus de sept milliards de cigarettes en 2002.« On ne peut pas maintenir deux usines quand une seule usine peut faire l'ensemble de la production, a affirmé M.Dorval.C'est simplement une décision d'affaires.» British American Tobacco ( BAT ), société mère d'Imperial Tobacco Canada, a également annoncé hier la fermeture d'une usine à Darlington, en Grande-Bretagne, entraînant la perte de 490 emplois.BAT devra enregistrer une charge exceptionnelle de restructuration d'environ 320 millions de livres ( 714 millions de dollars CAN ) au premier semestre de 2003.Elle prévoit réaliser des économies annuelles d'environ 65 millions de livres ( 145 millions de dollars CAN ) dès 2005.À Guelph, on se réjouit par ailleurs du transfert de la production de Montréal.« C'est évidemment une très bonne nouvelle pour nous, a dit le président de la Chambre de commerce de Guelph, Ian Smith.Mais je doute que ce transfert de production ajoute des emplois à l'usine.Selon ce qui se discutait localement, elle avait pas mal de capacité de production disponible.À Montréal, les employés d'Imperial Tobacco ont visiblement été ébranlés par l'annonce.La mine basse et refusant pour la plupart de commenter la nouvelle, les salariés ont quitté les lieux par petits groupes au cours de la journée.Voir USINE en A2 MARTINE BOULIANE LES CITOYENS de Saint-Donat font une grande découverte cet été: le bonheur d'une vie sans moustiques ni mouches noires.Une révélation.Une bénédiction.Grâce à l'épandage d'insecticide biologique, près de 80 % des insectes visés ont disparu de ce village des Laurentides.Comme quoi le virus du Nil a ses bons côtés.« Les citoyens viennent nous féliciter à l'hôtel de ville », raconte Jean Robidoux, directeur général de Saint-Donat.Voir INSECTES en A2 Examen de la vue Vaste choix de montures signées ( 5 1 4 ) 3 3 6 - 4 4 4 4 Sans frais 1 877 667-2020 Plan de protection Contre les bris, la perte ou le vol.voir détails en succursale Voir détails et sélection en succursale Lunettes de soleil SKY avec prescription Verres et monture Offre d'une durée limitée.Voir détails et sélection en succursale.99$ Offre spéciale MON CLIN D'OEIL STÉPHANE LAPORTE «Enfin, je vais vivre dans la légalité ! » \u2014 Un gai marié qui possède une petite quantité de drogue Sushi par-ci, sushi par-là Cahier Actuel, page B1 Philippe Noiret en solo à Montréal Cahier Arts+Spectacles, page C1 La chronique de Robert Beauchemin Pierre Beaudoin sur la piste du prochain succès de Bombardier La Presse Affaires, page D1 4LP0202A0619 A2 JEUDI 4LP0202A0619 ZALLCALL 67 23:58:23 06/18/03 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 9 JUIN 2003 DEMAIN DANS LA PRESSE Les 30 meilleurs espoirs En prévision du repêchage de la Ligue nationale de hockey qui aura lieu samedi et dimanche à Nashville, au Tennessee, La Presse publiera demain sa propre liste des 30meilleurs espoirs nord-américains et européens confondus, en plus d'une liste des joueurs québécois, dont le gardien Marc-André Fleury, qui pourraient être choisis lors des premières rondes.Un reportage à conserver.À lire demain dans le cahier Sports AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Venez parler jazz avec le pianiste et compositeur François Bourassa à midi trente: cyberpresse.ca/clavardage > Suivez le match entre les Expos et les Pirates de Pittsburgh à midi cinq: cyberpresse.ca/baseball > Toutes les critiques des films à l'affiche: cyberpresse.ca/films LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 2-4-9 > À quatre chiffres : 3-4-9-8 LOTO 6/49 > 1-11-29-30-42-44 Compl.: 10 > Extra : 2-7-3-0-4-2 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650.Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 SUITES DE LA UNE PROCHES Suite de la page A1 Les usuriers prêtaient à des joueurs compulsifs de l'argent à des taux d'intérêt dépassant largement le maximum permis, soit 60 % sur une base annuelle.Chez les personnes directement ou indirectement concernées, c'était hier le mutisme le plus complet.En fin de journée, l'agent de José Théodore, Don Meehan, a fait savoir que son protégé ne ferait pas de commentaires.Le producteur de spectacles et d'émissions de variété, Guy Cloutier, beau-père de José Théodore, a lui aussi refusé de commenter les événements.« Je ne sais même pas où il est.J'ai essayé de l'appeler sur son téléphone cellulaire, mais je n'ai pas réussi à lui parler », a-t-il simplement mentionné.Sous prétexte que les personnes arrêtées n'avaient pas encore comparu, le SPVM n'a pas voulu confirmer les informations concernant les membres de la famille du gardien du Tricolore.Chose certaine, une des perquisitions a été faite à la résidence du père de Théodore, au 17, rue des Tilleuls, dans le chic quartier du Domaine des Hauts-Bois à Sainte-Julie.Vérification faite à la Ville, la maison est la propriété du gardien du Canadien.Dans un communiqué de quatre courts paragraphes publié en fin de journée, le SPVM a indiqué que l'opération, baptisée Arbitre, découle de plaintes déposées au cours des derniers mois par des joueurs compulsifs aux prises avec des usuriers.Au Casino de Montréal, ceux-ci prêtaient même de l'argent avec intérêts remboursables sur un taux horaire.Certaines rumeurs indiquent que des croupiers pourraient avoir référé des clients aux usuriers, ce que n'a ni démenti ni infirmé la direction de Loto-Québec, propriétaire du Casino.Après avoir eu vent d'activités louches à l'intérieur de l'établissement de l'île Notre- Dame, la direction de Loto-Québec a communiqué avec le SPVM afin de lui soumettre l'affaire.La société d'État a annoncé hier qu'aucun commentaire ne serait formulé durant la durée de l'enquête.Son porte-parole, Jean-Pierre Roy, a toutefois précisé que les autres casinos de Loto-Québec n'étaient pas concernés.Les deux principaux syndicats des employés, celui représentant les croupiers et celui des autres métiers, n'ont pas rappelé La Presse.L'affaire n'a pas surpris les organismes venant en aide aux personnes aux prises avec des problèmes de jeu compulsif.À la Maison Claude-Bilodeau de Napierville, le directeur a indiqué que 30 % de ses clients faisaient appel aux usuriers.« Parfois, ce sont même les usuriers qui me réfèrent des joueurs.Ils voient bien que ces derniers n'en peuvent plus.Comme ils ne veulent pas de troubles avec la police, ils préfèrent les envoyer chez nous et régler leurs dettes à l'amiable.» Sylvain ( nom fictif ), fait partie de ceux qui ont vécu cet enfer.« J'ai emprunté deux fois des sommes de 1000 $ que j'ai dépensées dans la même journée.Maintenant, je dois rembourser 200 $ par semaine dont 160 $ servent à payer les intérêts.Je ne suis même pas capable de recevoir mes trois enfants ( il est séparé ) parce que je n'ai rien à leur donner à manger.» À Nashville où elle se trouve présentement pour la séance annuelle de repêchage, la direction du Canadien a préféré ne pas commenter la nouvelle.« Nous avons appris ça comme tout le monde aujourd'hui ( hier ), mais nous n'avons pas assez d'éléments d'information pour commenter la situation », a dit le vice-président aux communications de l'équipe, Donald Beauchamp.Avec la collaboration de Mathias Brunet à Nashville MÉTRO Suite de la page A1 Ce rapport recommandait, entre autres, d'accroître les ressources du transport en commun en augmentant le coût des droits d'immatriculation et la taxe sur l'essence.Les mesures suggérées par le rapport Bernard rapporteraient ainsi 19 millions à la STM dès la première année de leur mise en oeuvre.M.Dauphin précise toutefois que les mesures peuvent être différentes que celles incluses dans ce rapport.« Si on ne bouge pas, ça va être catastrophique.Il n'y a rien d'exclu: réduction de services, augmentation des tarifs », prévient-il.M.Dauphin estime toutefois que les hausses de tarifs ont des limites parce qu'elles décourageront les utilisateurs du métro.En 2003, les utilisateurs du transport en commun ont versé 331,6 millions à la STM, ce qui constitue près de la moitié de son budget.Cette année, la STM a déjà dû combler un trou de 18 millions dans son budget parce que ce dernier prévoyait des revenus hypothétiques provenant des mesures découlant du rapport sur la « révision du cadre financier du transport en commun au Québec ».Mais malgré une une hausse de la clientèle de 4 % cette année, ce manque à gagner a maintenant grimpé à 20 millions.La STM l'épongera par des économies internes ( six millions ), une contribution supplémentaire de la Ville ( six millions ) et une deuxième hausse des tarifs le 1er juillet prochain ( six millions ).Les deux millions restants proviendront de l'Agence métropolitaine de transport qui a adopté une résolution en ce sens.Au cours d'une récente rencontre avec le ministre des Finances, Yves Séguin, le président de la STM estime avoir vu des signes encourageants pour l'adoption d'un nouveau cadre financier.Mais le temps presse parce que la décision de fermer le métro la fin de semaine ou d'abolir les lignes nocturnes d'autobus sera prise l'automne prochain.Un premier examen a permis d'établir que la fermeture du métro le dimanche générerait des économies de 10 millions.Le président de la STM a commandé une étude pour évaluer les économies d'une fermeture le samedi et le dimanche.On a aussi évalué à entre 10 et 15 millions le coût annuel des 20 lignes d'autobus de nuit.« Il y a un paquet de scénarios comme ça qu'on veut à tout prix éviter, mais pour ce faire, il nous faut un nouveau cadre financier », répète M.Dauphin.La STM a besoin d'au moins 20 millions pour boucler son budget, mais il lui faudrait entre 40 et 50 millions pour améliorer le service.Ces sommes concernent seulement le budget de fonctionnement.La STM doit aussi se lancer dans la rénovation de son réseau et dans l'achat de nouveaux équipements, des investissements dépassant deux milliards de dollars.Par exemple, les équipements fixes comme les postes de ventilation et les systèmes de pompage doivent être remplacés ( 711 millions ).Les 300 voitures de métro achetées en 1966 termineront bientôt leur durée de vie de 40 ans et doivent être commandées incessamment ( 900 millions ).Le renouvellement du parc d'autobus coûtera quant à lui 600 millions.La STM espère convaincre Québec, à défaut de quoi l'année 2004 sera vraisemblablement pénible pour les usagers du transport en commun qui ont déjà subi deux hausses de tarif cette année.Une fois décidé, un éventuel scénario de réduction de service entrerait en vigueur environ trois mois plus tard.Entre-temps, la société de transport tente aussi de négocier une nouvelle convention collective avec le syndicat des chauffeurs d'autobus et des opérateurs de métro, le plus important parmi ses quelque 7000 employés.Le syndicat demande des hausses salariales de 6 % par année pour les trois prochaines années, tandis que la STM propose un contrat de travail de cinq ans comprenant un gel salarial en 2003 et 2 % d'augmentation annuelle pour le reste de la convention collective.Ces syndiqués reçoivent un salaire moyen de 45 000 $.868-GITE Précision USINE Suite de la page A1 L'entreprise a informé les employés vers 9 h hier matin, après les avoir convoqués à la cafétéria de l'usine.L'information a été communiquée aux médias pratiquement au même moment.Micheline Labrecque, présidente du syndicat, a qualifié de « sauvage » cette façon de faire.Elle a affirmé que les employés ne s'attendaient pas vraiment à la fermeture de l'usine parce que l'entreprise ne semblait pas aller si mal, financièrement parlant.« Ils disaient que les profits étaient stagnants, mais à un milliard de dollars de profits, ce n'est pas si pire comme stagnation », a-t-elle déclaré.Le syndicat tiendra une assemblée extraordinaire ce matin afin d'adopter une position quant à la suite des événements.« Nous allons décider si nous allons prendre une position de négociations ou une position de confrontation », a déclaré Mme Labrecque.Imperial Tobacco a indiqué qu'elle aidera les employés qui le désirent à obtenir un poste à l'usine de Guelph, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Toronto.« C'est assez loin et le coût de la vie est deux fois plus cher, a fait valoir Mme Labrecque.Ce que nous voulons, c'est garder l'usine de Montréal ouverte.» Dans le quartier Saint-Henri, les commerçants ont été consternés.Hier midi, les travailleurs d'Imperial Tobacco étaient nombreux à manger dans les restaurants ou à magasiner dans le secteur.« C'est le tiers de ma clientèle du midi », a fait savoir Éric Pineault, propriétaire du bistrot Le Va-et- Vient.D'après Andrée Alepins, copropriétaire du Centre de décorations Alepins Georges, cette fermeture aura un impact sur la revitalisation du quartier.« Imperial finançait des projets dans le secteur », a-telle expliqué.Depuis un an, la Friperie La Gaillarde bénéficiait ainsi d'une aide financière de la part d'Imperial Tobacco.« Imperial nous organise deux fois par année une collecte de vêtements parmi ses employés », a déclaré Marie Payant, responsable de l'atelier.EN APPELANT à la ligne d'urgence 868-GITE, les citoyens de Montréal n'ont pas accès à une banque de logements, comme nous l'avons mentionné hier.Les téléphonistes peuvent toutefois vous diriger vers des ressources en matière de logement.Dépositaire Cartier ©2003 Cartier, Inc.Montre Roadster - bracelets interchangeables INSECTES Suite de la page A1 En payant une taxe spéciale de 51 $ cette année, les résidants de l'endroit seront débarrassés des moustiques et des mouches noires.Les citoyens y gagnent au change, note M.Robidoux, puisqu'ils économisent en citronnelle et en répulsifs de toutes sortes.« Avant, ma femme jardinait avec quelque chose qui ressemblait à un scaphandre, note-t-il.La disparition des moustiques, c'est le sujet de l'heure à Saint-Donat! Tout le monde en parle! » À grands coups de Bti, une bactérie qui tue les larves des insectes, Saint-Donat se joint ainsi à quantité de villes prenant d'assaut les marais, les cours d'eau et les forêts.Par crainte du virus du Nil, bien sûr, mais aussi pour rendre la vie plus agréable aux citoyens.Dans la grande région de Montréal par exemple, la surface de traitement a doublé cette année.Blainville n'a pas attendu le virus du Nil pour faire la guerre aux insectes.Cette banlieue cossue a recours à l'épandage depuis six ans déjà, parce que plus d'une centaine de citoyens l'ont réclamé à la municipalité.Et l'an dernier, 96 % des Blainvillois ont dit souhaiter continuer l'épandage pour cinq ans encore.Leur vie en est transformée, rien de moins, disent-ils.« C'est tellement merveilleux, on peut sortir dehors maintenant! » raconte Léon Toupin, directeur des travaux publics et résidant de Blainville depuis 25 ans.Ceux qui aiment les insectes et se préoccupent des écosystèmes \u2014 les environnementalistes, notamment \u2014 ont des avis plus partagés.Certains, comme Guy Garand, s'inquiètent de la diminution ponctuelle d'insectes qui affecte par ricochet autant les oiseaux que les amphibiens et les poissons.«De 2 à 3% des insectes disparaîtront du garde-manger cette année », souligne l'environnementaliste.Quoi de plus naturel pourtant que de se faire piquer par une mouche noire en plein coeur des Laurentides! Surtout, craint M.Garand, il faut se demander où tout cela va s'arrêter.Y aura-t-il épandage de Bti au-dessus du mont Tremblant?s'interroge-t-il.« C'est un choix de société à faire.» Jacques Boisvert, professeur au département de chimie-biologie de l'Université du Québec à Trois-Rivières, estime de son côté que la situation n'est pas alarmante puisque certaines villes comme Sept-Îles et Baie-Comeau utilisent ces pesticides depuis près de 20 ans.«Il y a un si grand nombre de ces insectes que 10 % de la population suffit à garder en équilibre l'écosystème », explique M.Boisvert.Des régions de la France et de l'Allemagne font aussi l'usage d'insecticides biologique ou chimique depuis près de 20 ans, note M.Boisvert, sans que les chercheurs n'aient vu d'impact sur les écosystèmes.« Le tourisme a augmenté par contre », souligne-t-il.Que tous se rassurent ( ! ), les moustiques et les mouches noires ne seront pas exterminés pour de bon.« Si des oeufs sont pondus le vendredi et que le Bti est épandu le lundi, ils survivront », explique M.Boisvert. 4LP0302A0619 a03 jeudi 19 juin 4LP0302A0619 ZALLCALL 67 22:51:29 06/18/03 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 9 JUIN 2003 A3 ACTUALITÉS Levée du moratoire: nouvelles places à 5 $ PASCALE BRETON QUÉBEC \u2014 Le gouvernement Charest maintient le rythme de croisière dans le développement des places à 5 $ et s'engage à créer 13 900 nouvelles places dans le réseau des services de garde au cours de la prochaine année.Du coup, le gouvernement donne le feu vert à la majorité des projets qu'il avait mis sur la glace au lendemain des élections, le temps, disait-on, de s'assurer de leur pertinence, ce qui correspond à 1500 nouvelles places pour les centres de la petite enfance (CPE).Au total, 6500 nouvelles places seront donc disponibles dans les CPE en installation tandis que le milieu familial en offrira 4400 de plus.Fidèle à son engagement, le gouvernement Charest débloque également 3000 places dans les garderies privées, des places qui seront disponibles dès septembre.Cette tendance vers le privé promet d'ailleurs de s'accroître.« C'est une très bonne nouvelle.Les parents pourront, dans les prochaines semaines, avoir des places disponibles et toutes ces places s'ajouteront au fur et à mesure dans les prochains mois », a déclaré la ministre déléguée à la Famille, Carole Théberge.Depuis la mise sur pied du réseau en 1997, de 13 000 à 15 000 places à contribution réduite ont été créées annuellement.Le dernier budget Marois, rendu caduc dès le déclenchement des élections, projetait d'accélérer le rythme pour finaliser le réseau une année plus tôt que prévu, soit en 2005.Plus conservateur, le gouvernement Charest s'en tient à l'échéancier initial et promet 200 000 places à 5 $ en 2006.Il reste actuellement 33 000 places à créer.Vaste consultation en août Le ministre de l'Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, Claude Béchard, a par ailleurs fait connaître les détails de la consultation qu'il entend mener pour assurer la pérennité du réseau des services de garde, ainsi que son financement à long terme.Le ministère s'inquiète de la facture qui ne cesse de grimper à mesure que les places se développent.Alors qu'il coûtait 250 millions en 1997, le programme atteint maintenant 1,3 milliard.« Nous ne remettons pas en question, d'aucune manière, l'avenir des services de garde à contribution réduite.C'est précisément parce que nous pensons à leur avenir et que nous tenons à ces services que nous poursuivons une réflexion à ce sujet », a affirmé le ministre Béchard.Le document de réflexion sera disponible à compter du 11 août pour les partenaires du réseau \u2014 CPE comme garderies privées \u2014 ainsi que pour les parents qui voudront se faire entendre.Une consultation de deux jours sera menée à Montréal et Québec dans la semaine du 25 août.Des recommandations seront formulées dans les semaines suivantes.« Les recommandations que nous allons faire au Conseil des ministres, au gouvernement, vont, je l'espère, assurer la pérennité des garderies à prix modiques pour le plus grand nombre de personnes pour le plus longtemps possible, mais aussi viser à répondre aux besoins de tous les parents et pour le plus longtemps possible aussi », a déclaré M.Béchard.Un large éventail de scénarios sera soumis à la consultation, incluant l'hypothèse que les familles plus riches déboursent davantage que 5 $ par jour.À ce sujet, le ministre promet de définir de façon précise le seuil de revenu à partir duquel une famille sera considérée comme mieux nantie.La présidente de l'Association québécoise des centres de la petite enfance du Québec (AQCPE), Hélène Potvin, a applaudi hier la création de nouvelles places et l'écoute dont le gouvernement fait preuve en organisation une consultation.La remise en question de l'universalité des places à 5 $ est cependant une source d'inquiétude pour l'AQCPE.« À partir du moment où on touche ça, c'est qu'on ne considère pas que c'est un investissement qu'on fait, mais une dépense », a indiqué Mme Potvin en rappelant que les CPE contribue au dépistage précoce des troubles d'apprentissage chez les jeunes enfants.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse À l'hôpital Jean-Talon, à l'Hôpital général juif et au Centre hospitalier La Salle, on pourra reconstituer 1200 hanches et genoux de plus par an d'ici 2006, ce qui devrait réduire l'attente à au plus trois mois.HANCHE ET CATARACTES Les listes d'attente raccourcies SIMON CHABOT Grâce à une enveloppe de 22,7 millions, un blitz de 8000 interventions chirurgicales vient d'être lancé à Montréal pour réduire les listes d'attente.Les patients atteints de cataracte ou ayant besoin d'une prothèse de la hanche ou du genou seront les principaux bénéficiaires de cette mesure qui nécessite la concentration de ces actes médicaux dans six hôpitaux.« On était rendus à un point de non-retour, a dit hier en conférence de presse le Dr Pierre Ranger, orthopédiste à l'hôpital Jean-Talon.Le Québec est la province canadienne où les prothèses sont les moins disponibles.En 17 ans de carrière, c'est la première fois que je vois la régie prendre de telles mesures pour réduire l'attente.» La régie régionale de la santé de Montréal-Centre a demandé à l'hôpital Jean-Talon, de même qu'à l'Hôpital général juif et au Centre hospitalier La Salle de reconstituer 1200 hanches et genoux de plus par an d'ici 2006, ce qui devrait réduire l'attente à au plus trois mois.Avec l'ouverture de nouvelles salles d'opération et de lits, les hôpitaux Maisonneuve-Rosemont, St.Mary's et Lachine contribueront par ailleurs à faire passer à 28 000 par an le nombre de chirurgies de la cataracte pratiquées à Montréal d'ici trois ans.C'est 7500 de plus que l'an dernier.Autour de 8000 personnes attendent aujourd'hui de nouveaux cristallins, dont le quart depuis plus de six mois, le délai maximum décrété par la régie.L'augmentation du volume des interventions touche aussi l'oncologie et la cardiologie, mais dans une moindre mesure.La solution avancée par la régie régionale de Montréal se traduira par des économies, a promis hier son président-directeur général, David Levine.Pour la cataracte, par exemple, la concentration fera passer le coût d'une intervention de 1100 $ à 500 $.« Nous en aurons trois pour le prix d'une », a lancé M.Levine.C'est qu'avec le même personnel, selon lui, chaque salle d'opération pourra dorénavant traiter jusqu'à 15 patients par jour, contre huit en ce moment.Un modèle pour l'avenir ?En plus de débloquer les fonds, Québec a donné à la régie toute la latitude qu'il lui fallait pour négocier avec les hôpitaux et les médecins, a rappelé M.Levine.« Il y a maintenant un consensus sur le regroupement et la concentration (des soins) dans certaines activités », s'est-il félicité.Sans la supervision de la régie, un tel projet n'aurait pu voir le jour, soutient Francine Lortie, directrice générale de l'hôpital Jean- Talon.Même si le gouvernement libéral a promis d'abolir les régies régionales, le ministre Philippe Couillard ne pourra se passer d'une autorité régionale, indique-t-elle.« Ce qui se passe ici aujourd'hui est précurseur de ce que les régies pourraient devenir », ajoute Mme Lortie, qui croit aux bienfaits de la concentration des soins.Lui-même ancien ministre délégué à la Santé, David Levine est aussi convaincu que les régies devront être remplacées par une structure régionale capable de piloter des projets semblables à celui présenté hier.M.Levine participe d'ailleurs avec enthousiasme à la réflexion sur la réforme des soins entamée par les libéraux.Le changement de régime à Québec ne lui enlève aucunement le goût de collaborer à la remise en forme du réseau.Des compressions de 90 millions imposées aux commissions scolaires MARIE ALLARD C'EST la consternation dans le réseau des commissions scolaires, qui est confronté, contre toute attente, à des compressions budgétaires de 90 millions.« Nous venons de l'apprendre des fonctionnaires du ministère de l'Éducation », a confirmé, hier, Denis Pouliot, porte-parole de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ).Bien que les crédits du gouvernement Charest soient connus depuis vendredi dernir, le détail des règles budgétaires s'appliquant aux commissions scolaires n'a été révélé qu'hier, et uniquement à leurs représentants.André Caron, président de la FCSQ, a aussitôt écrit au ministre de l'Éducation, Pierre Reid.« C'est avec stupéfaction que j'apprends que le réseau des commissions scolaires sera confronté à des compressions budgétaires de l'ordre de 90 millions pour la prochaine année et ce, après avoir annulé toutes les nouvelles mesures de l'ancien gouvernement, à l'exception de celle sur le maintien des petites écoles », écrit-il dans une lettre que La Presse a obtenue.Près de la moitié de ces coupes seraient dues à une nouvelle mesure appelée « Ajustement apporté afin de respecter les ressources disponibles au MEQ en 2003-2004 », ce que le gouvernement refuse de confirmer.« Le ministre de l'Éducation ne fera pas de commentaires avant sa rencontre avec les représentants des commissions scolaires et des établissements d'enseignement privé, qui doit avoir lieu demain matin (aujourd'hui) », a indiqué Caroline Richard, porte-parole de M.Reid.Convertie en postes, la coupe de 90 millions équivaut à plus de 1500 emplois de professionnels, selon la FCSQ.La réalisation des plans de réussite des écoles et des plans stratégiques des commissions scolaires est aussi en jeu, « puisqu'il faut des moyens pour réaliser les objectifs ambitieux liés à la reddition de comptes », précise la lettre de M.Caron.Quant aux investissements prévus dans les bibliothèques scolaires et dans le programme « Ça bouge après l'école », ils sont également écartés par le gouvernement Charest.Même la mesure d'aide financière réservée aux parents, qui ont du mal à payer les frais exigés par les écoles, est abolie, ce qui signifie une perte de 1,7 million pour les parents montréalais défavorisés.Et ce n'est pas tout : seuls 10 millions par année sont prévus pour financer les activités d'aide aux devoirs et leçons.« Votre gouvernement devra arrêter de dire qu'il va lutter contre le décrochage scolaire, écrit M.Caron à Pierre Reid.Cette compression viendra annuler tous les efforts des dernières années en réinvestissement.Le budget impose des coupes de 4,8 millions à la Commission scolaire de Montréal (CSDM).« Nous sommes loin des promesses du nouveau gouvernement libéral de faire de l'éducation une priorité », a commenté Marcellin Noël, président du comité exécutif.Au secteur des jeunes, les plans de réussite, 14 postes d'enseignant ainsi que les allocations versées à l'intégration des communautés culturelles passent à la moulinette, pour des compressions de 3,2 millions.L'administration générale de la CSDM perd un million, tandis que le secteur de la formation professionnelle et de la formation des adultes voit son budget fondre de 600 000 $.À la Commission scolaire English- Montréal (CSEM), les compressions s'élèvent à 2,4 millions, selon les estimations du président John Simms.« Pourquoi est-ce que le parti libéral du Québec annonce, à la veille du moment où chaque commission scolaire du Québec doit adopter un budget, ces compressions majeures ?a demandé M.Simms.Nous sommes tous placés dans une situation impossible.» André Caron demande donc « instamment » au ministre Reid d'intervenir « auprès de votre gouvernement pour tenter de minimiser l'effort budgétaire demandé » aux commissions scolaires.« Il faut se mettre dès maintenant au travail pour corriger la situation rapidement, dans le meilleur intérêt des élèves du Québec », ajoute-t-il. 4LP0401A0619 4LP0401A0619 ZALLCALL 67 21:40:42 06/18/03 B Pas de politique de conciliation travail-famille avant 2005 GESTION INTÉGRÉE DES RESSOURCES Un mois pour décider si on «met la clé sous la porte » DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Deux ans et 380 millions de dollars plus tard, le gouvernement ne sait toujours pas s'il doit aller de l'avant avec le projet GIRES (pour Gestion intégrée des ressources), la mégabanque de données pilotée par le Conseil du Trésor.Tout au plus, Monique Jérôme- Forget espère-t-elle « sauver les meubles » et éviter de « mettre la clé sous la porte » de ce chantier controversé.Le projet a été lancé « au moment où ce type de base de données était à la mode, mais j'ai consulté.À Hydro-Québec on m'explique, par exemple, qu'il coûte très cher de maintenir à jour un tel système », a-t-elle indiqué hier à La Presse, confirmant l'information voulant qu'elle a confié à un groupe externe le mandat d'évaluer l'état du projet.Le groupe sera dirigé par Jacques Lyrette, de ADGA Group Consultant, d'Ottawa.Il fallut chercher longtemps pour trouver une société qui n'avait pas de contrat avec le gouvernement et par conséquent ne se situait pas en situation de conflit d'intérêts.Le groupe qui sera coprésidé par Jacques Henry, vice-président à la Commission de la santé et la sécurité au travail, aura un mois pour rédiger son rapport.Dans une entrevue récente, Mme Jérôme-Forget avait souligné que 180 millions de dollars avaient été dépensés en 15 mois par les responsables du projet qui devaient mettre en application une base de données utilisable par l'ensemble des ministères dès septembre prochain.Le précédent vérificateur général, Guy Breton, avait dénoncé l'importance des dépenses et son successeur, Doris Paradis, enfonçait le clou encore la semaine dernière, en constatant que les retards s'accumulaient.Aux 180 millions déjà dépensés il faut ajouter 200 millions « engagés », avait précisé Mme Jérôme-Forget.Au surplus, si on évalue l'ensemble des mises à jour des équipement que forcerait l'implantation de GIRES dans l'ensemble des ministères, la facture peut atteindre rapidement le milliard, d'indiquer la ministre, convenant toutefois que dans bien des cas, les équipements désuets devraient être remplacés, avec ou sans GIRES.Les fonctionnaires du Ministère et le responsable de l'intégration du logiciel de base produit par ORACLE, la firme EDS, se renvoient la balle constamment, déplore- t-elle.Au Trésor, on relève que EDS a changé plus d'une demi- douzaine de fois de spécialiste pour diriger le projet complexe.Au début, GIRES devait coûter 100 millions sur six ans.JOCELYNE RICHER Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 Les parents québécois devront attendre 2005 avant de savoir de quelle façon le gouvernement Charest entend leur permettre de mieux concilier le travail et la vie de famille.Chose certaine, cette politique sera marquée au sceau du non-interventionnisme de l'État, car le gouvernement libéral veut éviter le plus possible de se mêler de la vie privée des gens et des relations entre patrons et employés.La politique présentement concoctée au ministère de l'Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille cherchera donc à faciliter la vie des parents par diverses mesures, mais aussi celle des entreprises, qui ne se verront imposer aucune obligation envers leurs employés, à ce chapitre.Il n'est pas question, par exemple, que le gouvernement libéral leur impose d'offrir la semaine de quatre jours à leurs employés, une idée qui avait été un des enjeux majeurs de la dernière campagne électorale.« Moi, mon premier objectif, ce n'est pas de déposer une loi ou des règlements.C'est de déposer une politique et des modèles.Il peut y avoir des modèles (de projets de conciliation travail-famille) qui peuvent se négocier de gré à gré, dans des conventions collectives.On n'aura peut-être même pas besoin de se mettre le nez là-dedans », a dit le ministre responsable, Claude Béchard, lors d'une entrevue cette semaine à la Presse Canadienne.Le Parti québécois avait réussi à marquer des points auprès des électeurs en s'engageant à obliger toutes les entreprises à offrir la semaine de quatre jours à leurs employés- parents qui le souhaitaient et qui étaient prêts à renoncer à un jour de salaire.En fin de campagne, le chef libéral Jean Charest s'était montré « très ouvert » à cette idée.Mais contrairement au Parti québécois, le gouvernement libéral n'a aucunement l'intention d'adopter de loi pour forcer les compagnies à appliquer un programme de conciliation travail-famille.« Est-ce qu'on doit faire quelques incitatifs ?Peut-être, on verra », dit le ministre qui croit pouvoir déposer un projet de politique à la fin de l'automne 2004 ou à l'hiver 2005.M.Béchard a précisé que son ministère menait présentement « une recherche très exhaustive de tout ce qui se fait en conciliation travail-famille, au Canada, aux États-Unis, partout ».Rendre la semaine de quatre jours obligatoire aurait eu un effet pervers, selon lui : faire fuir les entreprises du Québec.Une loi entraîne « ben de la paperasse » et les entreprises répliquent en disant : « bye, bye, nous, on va s'installer ailleurs ».BOIS D'OEUVRE Québec se retrouve isolé MARIO CLOUTIER QUÉBEC \u2014 Pendant que la Colombie- Britannique s'approche d'une entente avec les États-Unis sur le bois d'oeuvre, le Québec se retrouve isolé dans ce dossier litigieux.Washington a exclu le Québec de sa proposition de règlement dévoilée hier.Le ministre québécois des Ressources naturelles, Sam Hamad, s'est dit déçu de cette décision du Secrétariat au commerce américain publiée dans un bulletin d'interprétation d'une vingtaine de pages.Il a écrit au ministre canadien du Commerce international, Pierre Pettigrew, afin de lui demander d'intervenir rapidement.« Nous vous demandons d'utiliser immédiatement tous les moyens à la disposition du gouvernement canadien et du premier ministre pour que les autorités américaines sursoient à la publication d'un bulletin qui laisserait en suspens la section sur le Québec », a-til écrit en compagnie de son collègue du Développement économique et régional, Michel Audet.Cette situation survient un peu plus d'un mois après que le premier ministre Charest se soit dit confiant de régler ce dossier « une fois pour toutes » lors d'une rencontre à New York avec le secrétaire d'État, Colin Powell.Il y a quelques mois également, le ministre fédéral, Pierre Pettigrew, déclarait être à « quelques détails » près d'un accord avec Washington.« Loin d'une entente » Pourtant, le Québec semble désormais « loin d'une entente », avoue le président du Conseil de l'industrie forestière du Québec, Georges Courteau, qui pousse sur Québec et Ottawa afin que les pourparlers se poursuivent avec les Américains « On est très déçus d'avoir été exclus du bulletin d'interprétation.Mais maintenant il faut reprendre le bâton et repartir en se disant qu'on a de nouvelles idées à proposer.Sans dévoiler ces nouvelles stratégies de négociation, M.Courteau indique qu'il ne s'agit pas de faire des compromis, mais de proposer de nouvelles voies acceptables pour les gouvernements et les industriels aussi .« Il faut qu'on soit capable de vivre avec une entente », souligne-t-il.Le Canada a 51 jours pour répliquer au bulletin d'interprétation américain sur le bois d'oeuvre.Les droits compensatoires de 19 % exigés par Washington ont coûté en un an 290 millions aux entreprises québécoises qui exportent leur bois aux États-Unis.Au Québec, 7000 des 25 000 employés des scieries ont été touchés, soit par des mises à pied, soit par une réduction des heures travaillées.Le litige sur le bois d'oeuvre entre Washington et Québec porte sur la non reconnaissance des distinctions du régime forestier québécois, explique-t-on aux Ressources naturelles à Québec.La Colombie-Britannique s'est rapprochée de la position américaine en acceptant de soumettre son bois d'oeuvre à la vente aux enchères, ce qui serait inacceptable au Québec en raison d'un pourcentage important, 20 %, du bois d'oeuvre qui provient de la forêt privée.Les Américains souhaitent également que les copeaux de bois entrent dans le calcul des coûts des droits payés par les entreprises québécoises pour vendre aux États- Unis, alors que le Québec soutient qu'il s'agit d'un tout autre marché, distinct de celui du bois d'oeuvre.« Ils veulent tout inclure là-dedans, commente le ministre Hamad.Selon nous et l'industrie au Québec, ça ne nous donne pas le meilleur portrait pour faire le calcul et ça nous pénalise en même temps.» À la fin mai, l'OMC (Organisation mondiale du commerce) a rendu une première décision semblant favoriser le Canada dans le litige.Ottawa y a vu la preuve que son gouvernement respectait ses engagements internationaux, mais Washington pense toutefois que l'OMC a qualifié le système canadien de droits de coupe d'une forme d'aide financière sujette à des droits compensatoires.Une décision finale de l'OMC doit être rendue d'ici un mois.L'ALENA se prononcera sur le même sujet le 15 juillet prochain.Photo CP Le ministre québécois des Ressources naturelles, Sam Hamad, s'est dit déçu hier de la décision du Secrétariat au commerce américain sur le bois d'oeuvre et il a écrit au ministre canadien du Commerce international, Pierre Pettigrew, le pressant d'intervenir rapidement.aircanada.com .com c'est pas cher .com vraiment pas cher Les billets doivent être achetés au plus tard le 26 juin 2003 et les voyages doivent prendre fin au plus tard le 30 septembre 2003.Les tarifs sont basés sur un aller simple, en vigueur au moment de la publication et applicables aux nouvelles réservations seulement.Des restrictions quant aux jours peuvent s'appliquer.Les taxes, les assurances, les redevances de navigation de NAV CANADA, le supplément des frais de carburant et d'aéroport et le droit pour la sécurité des passagers du transport aérien, jusqu'à 7$, ne sont pas inclus.Achat à l'avance peut être requis.Le nombre de places à ces tarifs est limité et fonction de la disponibilité.Les billets sont non remboursables.Les vols peuvent être assurés sur des appareils d'Air Canada, de Jazz Air inc.ou de ZIP.Le concours «Gagnez votre billet .com ça» est ouvert aux personnes résidant au Canada ayant atteint l'âge de la majorité, conformément aux lois de la province où elles habitent.Le participant devra répondre à une question réglementaire d'arithmétique.Au total, 280 prix seront remis; seul le tarif de base sera remboursé (à l'exclusion des taxes, suppléments, frais de départ et d'atterrissage, frais de gestion et autres coûts).Consultez www.aircanada.com/francais/promo/concours pour tous les détails.Offre Aéroplan: réservez sur aircanada.com et obtenez un mille Aéroplan pour chaque tranche de trois dollars dépensés pour nos vols intérieurs.Consultez aeroplan.com pour obtenir tous les détails concernant l'accumulation des milles Aéroplan sur nos vols intérieurs ainsi que les renseignements sur l'offre de réservation en ligne.Gagnez votre billet .com ça Du 2 au 29 juin 2003, réservez en ligne et courez la chance de gagner votre billet.À aircanada.com, nous vous offrons en permanence des tarifs Web aller simple réduits à la grandeur du Canada.En ce moment, obtenez des tarifs encore plus bas en profitant de notre supersolde d'été! 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mardi.Déçu, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a dit ne plus croire en la nouvelle ville de Montréal, mais pourrait devancer le processus de décentralisation des arrondissements, question de couper l'herbe sous le pied des « défusionnistes ».« Ce projet de loi est un outil de chicane, de division et de recul plutôt que de réelle démocratie municipale », a-t-il dit mardi.Le maire de Longueuil, Jacques Olivier, est du même avis.« Ce que l'on constate aujourd'hui, c'est qu'une poignée de citoyens nostalgiques pourra compromettre l'avenir de notre ville », at- il dit par communiqué.Le maire se demande « où est le préjugé favorable à la réussite des nouvelles villes dont parlaient le premier ministre et le ministre ».À Québec, le maire Jean-Paul L'Allier n'a pas perdu la foi : il croit possible que le gouvernement libéral fasse volte-face pendant la commission parlementaire sur les défusions.Il ne s'est toutefois pas gêné pour tailler en pièces le projet de loi du gouvernement Charest qui créera « de formidables nids à chicane ».Selon M.L'Allier, il faut que « le gouvernement écoute la population pour construire un Québec fort ».Il est d'avis que les plans de fiscalité d'agglomération, la gestion de compétences partagées, la péréquation et les arrondissements linguistiques ne tiennent pas la route.C'est aussi ce que croit le maire de Gatineau, Yves Ducharme, qui n'a pas mâché ses mots \u2014 « trahison », « dégueulasse », « irresponsable » \u2014 à l'endroit du projet de loi.« On nous demande de travailler à bâtir une collectivité et en même temps le gouvernement enlève les clous dans les planches », a dit le maire.Selon lui, le ministre Jean-Marc Fournier craint que les villes fusionnées ne deviennent trop puissantes dans l'appareil politique québécois.Alors que c'en était terminé de l'incertitude découlant de la séparation du Québec, « aujourd'hui, on parle de séparation à l'intérieur même des frontières du Québec », déplore le maire.Aussi « très insatisfait, très déçu », le maire de Sherbrooke, Jean Perrault, déplore que le gouvernement n'ait pas eu « la décence de nous rencontrer pour qu'on puisse influencer le gouvernement avant le dépôt du projet de loi ».« Coquille vide » Dans un communiqué commun, les maires de Sherbrooke, Trois-Rivières, Québec, Lévis, Saguenay et Gatineau réclament le retrait immédiat du projet de loi qui « favorise davantage l'échec que la réussite des villes nouvelles ».Ils vont encore plus loin : « En matière de gestion municipale, écrivent-ils, le projet de loi 9 propose des outils qui ont démontré depuis plus de 20 ans leur incapacité à créer des ensembles urbains cohérents, dynamiques, efficaces et porteurs d'avenir.» Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, qualifie même le projet de loi de « coquille vide » qui fera plusieurs déçus parce que les anciennes municipalités ne retrouveront plus jamais l'autonomie qu'elles avaient.Par ailleurs, à l'Assemblée nationale, Bernard Landry a accusé, hier matin, le premier ministre Charest d'avoir menti lors du débat des chefs alors qu'il avait dit souhaiter le succès des nouvelles villes.\u2014 Avec Le Soleil, La Tribune, Le Quotidien, Le Droit MARIE ALLARD e t SOPHIE ALLARD SIX POSTES téléphoniques mis à la disposition des commissaires de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) ont bel et bien servi « à faire des appels correspondants à des numéros civiques séquentiels sur les mêmes rues », soit du pointage électoral, lors des dernières élections provinciales.C'est ce que confirme un rapport remis par Pierre Bergevin, directeur général de la CSDM, au conseil des commissaires qui s'est réuni hier soir.Selon l'enquête, huit personnes invitées par la commissaire Louise Mainville \u2014 mais extérieures à la CSDM \u2014 ont passé la journée du 14 avril au cinquième étage du siège social de la commission scolaire.Six des postes qui s'y trouvent et qui sont habituellement réservés aux commissaires du Mouvement pour une école ouverte et moderne (MEMO) ont alors été utilisés pour faire un nombre impressionnant d'appels (de 148 à 337, selon les cas).« Il s'est agi d'un travail électoral en faveur de la candidate du Parti québécois dans le comté de Bourget, Mme Diane Lemieux », indique le rapport.Selon une résolution adoptée hier soir à l'unanimité par les commissaires, le conseil demande maintenant au Comité de déontologie de la CSDM d'analyser la pertinence, pour la CSDM, de présenter à l'agent électoral de Diane Lemieux « une facture pour fins de remboursement à la commission scolaire de la valeur estimée de l'utilisation qui fut faite des locaux et postes téléphoniques appartenant à la CSDM, à des fins de services électoraux le 14 avril dernier ».Le Comité de déontologie se réunira en juillet et présentera ses recommandations en septembre au conseil des commissaires.Quant au sort de Mme Mainville, « il pourra y avoir sanction de blâme ou peutêtre plus », avance Pierre Bergevin.Le directeur général des élections (DGE), Marcel Blanchet, mène une enquête parallèle sur cette affaire.« Les résultats devraient être connus dans une semaine ou deux, quoique avec les vacances qui s'en viennent, ce pourrait être plus long », a indiqué Lilianne Black, porte-parole du DGE.À l'Assemblée nationale, hier, le ministre de l'Éducation, Pierre Reid, a refusé de commenter l'affaire, préférant attendre d'avoir le résultat des enquêtes.Son collègue, le leader parlementaire du gouvernement, Jacques Dupuis, a signalé de son côté qu'il ne voulait pas « jouer indirectement dans l'enquête du DGE ».L'ancienne ministre Diane Lemieux, toujours députée péquiste de Bourget, n'a pas non plus voulu faire de commentaires.\u2014 Avec la Presse Canadienne Photothèque La Presse © Le maire de Québec Jean-Paul L'Allier croit possible que le gouvernement libéral fasse volte-face pendant la commission parlementaire sur les défusions.QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL, 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UNE COLLECTION DE QUALITÉ SUPÉRIEURE IMPORTÉE DE PARIS VALEURS RÉGULIÈRES JUSQU'À 175.00 3151130A 4LP0601A0619 A6 JEUDI 4LP0601A0619 ZALLCALL 67 21:24:40 06/18/03 B MARIAGES GAIS FORCES ARMÉES Le lobby pro-famille dénonce la soumission du gouvernement Hausse substantielle des procédures disciplinaires ANDRÉ DUCHESNE ABSENCES sans permission, ivresse, conduite préjudiciable : les militaires canadiens ont été passablement turbulents au cours de l'année 2002-2003 alors que 1615 procédures disciplinaires ont été recensées au sein des Forces armées, une augmentation de 35,2 % par rapport à l'année précédente.La très grande majorité de ces procédures ont été jugées au cours d'un procès sommaire alors que les autres ont été déférées en cour martiale.Les accusés ont été reconnus coupables dans une très large proportion.C'est ce qu'indique le juge-avocat général des Forces armées canadiennes, le major-général Jerry S.T.Pitzul, dans son rapport annuel rendu public il y a quelques jours.« Encore une fois, le processus des procès sommaires a été l'élément moteur du système de justice militaire, écrit-il dans son rapport.Des 1615 procédures disciplinaires entreprises, 1568 ont été réalisées en tant que procès sommaires au Canada, en Bosnie, en Afghanistan ainsi que sur nos navires en mer.» Les 1568 procédures militaires ayant fait l'objet d'un procès sommaire marquent un bond de 39,7 % par rapport à l'année précédente.Les principales accusations portées contre les militaires, qu'ils soient soldats, sous-officiers ou officiers, l'ont été pour absences sans permission (684 ou 34,5 % du nombre total), ivresse (110) et conduite préjudiciable au bon ordre et à la discipline (890).Toujours dans ce volet, 1434 accusés étaient soldats, caporaux ou caporaux-chefs ; 56 portaient les grades de sergent à adjudant-chef, et 78 étaient officiers.Dans 95 % des cas, ils ont été reconnus coupables.À noter enfin que les procès se sont tenus en français dans 288 cas (18 %).Dans plus d'un cas sur deux, les coupables ont été condamés à une amende.Les autres peines les plus fréquentes ont été la consignation au navire ou au quartier, les travaux et exercices supplémentaires, les avertissements, suppressions de congés et réprimandes.Faisant le constat de ce qu'il qualifie d'« accroissement marqué », du nombre de procès, le juge- avocat général impute en partie cette situation au nombre de recrues dans le système et à la « volonté continue » des commandants de faire appel au processus disciplinaire.En 2002-2003, 73 causes ont été déférées à la cour martiale, soit six de plus que l'année précédente.Parmi les infractions les plus fréquentes, on recense le vol (16 cas) ; le vol d'un objet dont l'accusé avait la garde (20) ; un acte à caractère frauduleux (14) ; le comportement préjudiciable au bon ordre et à la discipline (45).Des 73 cas, 64 personnes ont été reconnues coupables.Les sentences se répartissent principalement en amendes (51), réprimandes (13), blâmes (10), et autres.Une seule destitution a été enregistrée au cours de cette année.Petite réjouissance pour finir, le rapport indique que, contrairement à l'année 2001-2002 où un cas avait été recensé, personne n'a fait face à une accusation de.possession de homards juvéniles ! MAXIME BERGERON Enfin ! disent les regroupements homosexuels.Inacceptable, dénoncent le lobby pro-famille et l'Église.La décision d'Ottawa d'autoriser le mariage entre les personnes de même sexe a soulevé une vague de réactions émotives, hier.« On vient de lancer un message clair aux jeunes gais et lesbiennes : vous n'avez plus à avoir honte de votre orientation sexuelle », a déclaré Diane Labelle, la coprésidente la Table de concertation des lesbiennes et des gais du Québec.En couple depuis 13 ans, la militante envisage de se marier dès que la législation canadienne le permettra.« Mais ça ne se fera pas du jour au lendemain car on ne sait pas encore exactement ce que contiendra le projet de loi.Ça n'ira certainement pas avant le printemps.» De son côté, le lobby pro-famille accuse Ottawa d'avoir courbé l'échine devant le pouvoir judiciaire.Le président du regroupement catholique Focus on family, Darrel Reid, s'est dit « extrêmement déçu » de la décision du gouvernement fédéral de ne pas en appeler à la Cour suprême d'un jugement récent de la Cour d'appel de l'Ontario qui déclarait inconstitutionnelle la loi sur le mariage.« Nous croyons que le gouvernement a la responsabilité démocratique d'écouter la population sur ce sujet qui divise les gens, a dit M.Reid, dont le mouvement compte 160 000 membres au pays.Le gouvernement s'est soumis à un pouvoir non élu.Mon conseil aux Canadiens : habituez-vous à vos nouveaux maîtres, les juges, parce que le gouvernement n'a plus l'autorité suprême.» L'archevêché de Montréal a également dénoncé la décision d'Ottawa.« La position de l'Église n'a pas changé : le mariage reste le fait de l'union entre deux personnes de sexes opposés en vue de la procréation, a insisté l'abbé Bruno Toupin.Les évêques du Québec et du Canada l'ont rappelé au ministre Cauchon.» Le projet de loi qui sera déposé prochainement permettra toutefois aux Églises de refuser de célébrer un mariage homosexuel.Un droit dont compte se prévaloir l'Archevêché.« Il n'y aura certainement pas de mariage gai dans une église catholique à Montréal », a indiqué l'abbé Toupin.La future loi entraînera-t-elle une ruée vers le mariage dans la communauté gaie ?Pas à long terme, selon Diane Labelle, de la Table de concertation des lesbiennes et des gais du Québec.« Je pense qu'on va observer une explosion pendant la première année, parce que tout à coup, on nous donne le droit d'être comme tout le monde.» En fait, le changement le plus important devrait intervenir dans la psyché populaire, croit-elle.« La société a beaucoup évolué : il reste à changer les attitudes, il faut régler la question de l'homophobie pour atteindre l'égalité complète et la tolérance des différences.» Photo DENIS COURVILLE, La Presse © Roger Thibault et Théo Wouters se sont mariés en juillet 2002, peu après l'adoption par Québec de la loi sur l'union civile des conjoints de même sexe.Annual Calendar par Patek Philippe BIJOUX ET MONTRES DEPUIS 1954 2195, RUE CRESCENT, (près de Sherbrooke), (514) 848-0595 MONTRÉAL Exclusif chez : Le Bloc s'enrichit sur le dos des contribuables, accuse Pierrette Venne JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 La députée indépendante Pierrette Venne accuse son ancienne formation politique, le Bloc québécois, de s'enrichir sur le dos des contribuables sans lever le petit doigt en appuyant la réforme du financement des partis politiques.Cette réforme, qui a été adoptée hier par la Chambre des communes, interdit les dons des entreprises et des syndicats aux formations politiques et limite à 5000$ les dons des individus.Tous les partis politiques recevront à partir du 1er janvier 2004 une compensation financière de l'État équivalant à 1,75$ par suffrage obtenu aux élections fédérales de novembre 2000.Ainsi, le Bloc québécois recevra un chèque de 2,4 millions dans six mois même s'il n'a recueilli que 111 444$ en dons des entreprises et des syndicats en 2001.Résultat: la formation souverainiste affichera un surplus de 2,299 millions grâce à cette réforme qu'elle a fortement appuyée aux Communes.Ce surplus est plus important que celui que recevront le Nouveau Parti démocratique et le Parti conservateur, deux partis qui présentent des candidats dans les quatre coins du pays.En effet, le NPD obtiendra 1,9 million, soit 402 655$ de plus qu'il n'a obtenu en dons des syndicats et des entreprises.Quant au Parti conservateur, il recevra 2,7 millions, soit 1,2 million de plus qu'il n'a recueilli auprès des entreprises.«Les députés du Bloc québécois sont au septième ciel en ce moment, il n'y a pas d'erreur», a déclaré Mme Venne.«C'est complètement inadmissible.Je trouve cela légèrement malhonnête d'appuyer une telle réforme parce que ce sont les contribuables qui vont passer à la caisse», a-t-elle ajouté.De tous les partis, c'est l'Alliance canadienne qui sort grande gagnante de cette réforme à laquelle elle s'est toutefois vivement opposée.En effet, l'Alliance touchera 5,7 millions de l'État, ce qui constitue 4,8 millions de plus que ce qu'elle a obtenu en dons des entreprises.De son côté, le Parti libéral recevra la rondelette somme de 9,1 millions, soit 2,4 millions de plus que les 6,7 millions recueillis auprès des entreprises.Mme Venne juge cette réforme d'autant plus inacceptable qu'elle n'offre aucune compensation aux députés indépendants.Le whip du Bloc québécois, Michel Guimond, a soutenu que son parti a appuyé la réforme proposée par le gouvernement Chrétien afin d'assainir les moeurs politiques.«Je ne veux pas embarquer dans une campagne de crêpage de chignon avec Mme Venne.Mais une des raisons pour lesquelles le Bloc était d'accord avec le projet de loi, est qu'on considère que c'est une amélioration des moeurs électorales dans le sens que les règles sont les mêmes pour tout le monde», a soutenu M.Guimond.Le député a souligné que durant ses premières années, le Bloc québécois avait choisi de ne pas accepter les dons des entreprises, comme l'exige la loi électorale du Québec.Mais les militants ont modifié les règles internes du parti en janvier 2000 afin de s'assurer que le Bloc québécois ait les mêmes moyens que le Parti libéral aux élections.DES ARTICLES EN CUIR ET EN SUÈDE À DES PRIX DRÔLEMENT BAS! FAITES VITES, PENDANT QU'IL RESTE ENCORE DES ARTICLES VEDETTE! 1, place Ville-Marie (514) 874-0472 730, rue Ste-Catherine O.(514) 392-0936 Carrefour Laval (450) 682-3303 Carrefour de l'Estrie (819) 346-3444 Fairview Pointe-Claire (514) 695-6745 Les Promenades St.Bruno (450) 461-3125 Mail Champlain (450) 465-8902 Entrepôt Blue Bonnets : 5425, rue Des Jockeys (514) 341-0110 Entrepôt Boucherville : 582, chemin de Touraine (450) 449-4126 Entrepôt Kirkland : 3216, rue Jean-Yves (514) 426-1013 Entrepôt Lachenaie : 540 Montée des Pionniers (450) 581-5523 Entrepôt Marché Central : 999, rue Marché Central (514) 382-4220 ACHETEZ MAINTENANT PAYEZ PLUS TARD PLUS DE DÉTAILS EN MAGASIN Service à la clientèle 1-877-5danier 3148587A 4LP0701A0619 a07 canada jeu 19 juin 4LP0701A0619 ZALLCALL 67 21:38:26 06/18/03 B L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 1 9 J U IN 2 0 0 3 C ANA D A A 7 EN BREF Les «vautours» de l'immigration mis en cage Le ministre Coderre entend encadrer les consultants Cauchon appuie Manley LE MINISTRE DE LA JUSTICE, Martin Cauchon, annoncera officiellement aujourd'hui qu'il appuie son collègue John Manley dans la course au leadership du Parti libéral du Canada (PLC).M.Cauchon concrétisera une rumeur qui courait depuis quelques semaines et deviendra ainsi l'un des rares ministres à appuyer M.Manley.L'annonce doit se faire lors d'une conférence de presse commune des deux ministres, à Montréal.Selon des sources, le ministre Cauchon sera membre du principal comité de stratégie de la campagne de M.Manley.La nouvelle viendra donner un coup de pouce à la campagne du ministre des Finances, qui a accusé quelques revers récemment.Des proches conseillers de son équipe de campagne et un député ont retiré leurs appuis.Outre M.Cauchon, seule la ministre de la Coopération internationale, Susan Whelan, a endossé M.Manley.À l'opposé, le meneur de la course, Paul Martin, peut compter sur l'appui d'une vingtaine de ministres du cabinet de Jean Chrétien, et de presque tous les ministres fédéraux québécois.L'autre candidate, Sheila Copps, n'a toujours pas d'appui au sein de ses collègues ministres.\u2014 Presse Canadienne Armes à feu: un comité LE GOUVERNEMENT FÉDÉRAL a mis sur pied un comité consultatif pour le conseiller sur son controversé registre national des armes à feu.En faisant l'annonce de sa création, hier, le solliciteur général du Canada, Wayne Easter, a affirmé que ce comité de 13 membres avait pour mandat de formuler des conseils sur la qualité du service et le plan d'amélioration continue du Programme canadien des armes à feu.Ce programme, au départ présenté comme une chose qui se financerait d'elle-même, a donné lieu à des dépassements budgétaires qui pourraient atteindre des centaines de millions de dollars, a indiqué M.Easter.Le comité doit permettre de le gérer « de façon responsable », a-t-il précisé.Le comité tiendra sa première réunion d'ici la fin de juin.\u2014 Presse Canadienne G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Finis les beaux jours des consultants en immigration véreux \u2014 ces « vautours » comme les a qualifiés le ministre de l'Immigration, Denis Coderre \u2014 qui trompent et qui exploitent les nouveaux arrivants en leur faisant miroiter à prix d'or la certitude de leur acceptation par Immigration Canada.« C'est une ère nouvelle en immigration », a lancé le ministre Coderre hier lorsqu'il a annoncé hier qu'il allait mettre en pratique la grande majorité des recommandations contenues dans le Rapport du Comité consultatif sur la réglementation des activités des consultants en immigration, rendu public en mai dernier, notamment la mise en place d'ici avril-mai 2004 d'un nouvel organisme d'autoréglementation chargé d'encadrer les activités des consultants.M.Coderre a donc annoncé hier la première étape qui le mènera à la création de l'entité de contrôle, soit la mise sur pied d'un secrétariat temporaire de huit personnes qui aura pour mandat d'élaborer un cadre financier et un plan d'action pour le nouvel organisme d'autoréglementation, d'examiner les questions d'ordre juridique et de déterminer les modalités de fonctionnement appropriées.Un budget de 700 000 $ a été affecté à cette tâche.Le ministre demande à ce nouveau secrétariat de lui remettre dès l'automne le plan d'action afin qu'il puisse le soumettre à ses homologues des provinces et des territoires dès le 15 octobre lors de la deuxième conférence fédérale-provinciale sur l'immigration qui aura lieu à Victoria.Ce plan d'action comprendra notamment un code de déontologie pour les consultants en immigration, un mécanisme de plainte et de discipline, un fonds d'indemnisation et une assurance responsabilité.Le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration a insisté hier pour dire que le futur organisme d'autoréglementation devra avoir suffisamment de portée pour pouvoir empêcher également les consultants en immigration installés à l'extérieur du Canada de causer des torts irréparables à plusieurs réfugiés et d'immigrants potentiels.« Il faut nous assurer, a déclaré Denis Coderre, que les gens qui veulent venir au Canada le fassent pour réaliser leurs rêves, non pas pour vider leurs poches.» Le ministre a raconté hier que des aspirants immigrants ont dû inutilement débourser à des consultants en immigration fraudeurs des sommes allant jusqu'à 50 000 $US sans pour autant obtenir quelque chose en retour.Il a rappelé qu'en 1995, Hong Kong comptait seulement 27 consultants en immigration et que maintenant ils sont 3400, « un véritable fléau », a-t-il dit.Par ailleurs, dans un esprit de cohérence et de continuité, a souligné le ministre, un autre comité de cinq personnes sera formé de membres du comité consultatif qui a livré le rapport de mai dernier et de membres du nouveau secrétariat temporaire afin que la nouvelle entité de contrôle soit vraiment fonctionnelle en avril ou en mai 2004.« La prévention va être essentielle, a insisté Denis Coderre, et surtout l'éducation.Nous comprenons que dans la complexité de nos lois de l'immigration, certaines personnes éprouvent le besoin d'être représentées.Nous voulons cependant leur envoyer le message qu'ils n'ont pas besoin de se vider les poches pour venir au Canada.(.) Et si ces gens (les fraudeurs) tentent de faire de l'argent comme en ce moment, ils devront en subir les conséquences.» Le ministre a confié que la grande priorité à ce chapitre portera sur la protection des victimes, soit sur la mise au point d'un code de déontologie pour les consultants en immigration.Les prix, les forfaits, la programmation et l'offre peuvent être sujets à changements sans préavis.Les services sont offerts aux abonnés résidentiels, là où la technologie le permet.Taxes toujours en sus.D'autres conditions peuvent s'appliquer.Le prix d'achat de 49$ du système Express Vu comprend l'antenne, le récepteur 3100 et l'installation de base par un professionnel.L'offre prend fin le 30 juin 2003 et s'adresse aux abonnés actuels ou futurs de Sympatico Haute vitesse qui s'abonnent au forfait de programmation Combo Maxi d'Express Vu et qui prennent un engagement de 12 mois pour le service Sympatico Haute vitesse et pour le service Express Vu.Cette offre ne peut être combinée avec aucune autre offre de Sympatico ni d'Express Vu.Les abonnés du service Express Vu doivent faire l'achat du système avant le 30 juin 2003.Le système Express Vu doit être installé et activé avant le 15 juillet 2003.Le tarif mensuel de 78,95$ comprend l'accès Internet Sympatico Haute vitesse, l'utilisation du modem, un total de 10 Go de téléchargement, le Combo Maxi d'Express Vu et les frais réseau de 2,99$ d'Express Vu.Les contrats de 12 mois de service de Sympatico Haute vitesse et d'Express Vu ne sont pas transférables et doivent demeurer au même nom du client éligible de Sympatico.Des frais de 70$ s'appliquent en cas d'annulation avant la fin du contrat Express Vu.Des frais de 100$ s'appliquent en cas d'annulation avant la fin du contrat Sympatico.\u2020L'installation de base par un professionnel du système Express Vu, d'une valeur de 99$, est offerte gratuitement jusqu'au 30 juin 2003 seulement.L'offre d'installation gratuite d'Express Vu ne s'applique pas aux résidents de condominiums, d'appartements ou d'autres immeubles à logements multiples.La trousse d'auto-installation de Sympatico n'inclut pas le coût d'une éventuelle reconfiguration du câblage chez le client.Sympatico est une marque de commerce de Bell Canada ; Express Vu est une marque de commerce de Bell Express Vu, société en commandite.Sympatico Haute vitesse Express Vu 1866 766-4477 www.bell.ca/webtele3 Pour savoir combien il en coûte pour s'équiper d'un système Express Vu¥ et d'un accès Internet Sympatico¥ Haute vitesse, trouvez la lettre manquante.M O I N D E 5 0 $ Nouveau forfait Web+Télé Mensualité imbattable de 78,95 $/mois Le Combo Maxi d'Express Vu comprend tous les réseaux francophones et les 4 chaînes de SUPER ÉCRAN Installation incluse\u2020 Une seule facture 3149640A 4LP0801A0619 a8 jeu 4LP0801A0619 ZALLCALL 67 21:19:26 06/18/03 B Des masques inadéquats contre le SRAS Le gouvernement ontarien accusé de négligence Une 35e victime aupays Agence France-Presse TORONTO \u2014 Le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) a fait une 35e victime au Canada, un homme de 67 ans qui est mort le 19 mai à Toronto, ont annoncé hier les autorités sanitaires.Les autorités de l'Ontario avaient indiqué mardi qu'elles enquêtaient sur un décès suspect.Aucun autre détail sur ce cas n'était immédiatement disponible.Toronto a signalé deux décès dus au SRAS au cours des 24 dernières heures.Le Canada est le seul pays non asiatique à déplorer des morts provoquées par la maladie.Tous les décès, dont le premier remonte au 5 mars, se sont produits à Toronto.Le Canada comptait hier un total de 42 cas de pneumonie atypique, autant que la veille, mais le nombre de cas probables était cependant en baisse à 36, contre 37 mardi, pendant que le nombre de cas suspects passait de un à six.Selon le ministère de la Santé de l'Ontario, 19 des 41 personnes hospitalisées étaient dans un état jugé critique.L'épidémie a connu un regain de vigueur à la mimai à Toronto, quand une second vague de cas est apparue, au moment même où les autorités pensaient avoir éradiqué le virus.La situation s'est améliorée au cours de la dernière semaine, même si la pneumonie continue de tuer, mais les autorités n'ont pas pour autant l'intention de baisser la garde à nouveau précipitamment.Presse Canadienne TORONTO \u2014 Dans une lettre envoyée au premier ministre Ernie Eves et aux grandes organisations mondiales de la santé, le syndicat des infirmières de l'Ontario accuse le gouvernement provincial de négligence àl'endroit des travailleurs de la santé et se dit extrêmement inquiet des menaces que fait courir àla santé publique l'inefficacité des mesures de protection contre le SRAS.Le ministère ontarien du Travail a relâché les procédures visant à assurer le bon ajustement des masques distribués pour se prémunir contre le SRAS, tandis que les hôpitaux ont assoupli leurs normes de protection \u2014 au risque de menacer les travailleurs de la santé, avance l'Association des infirmières de l'Ontario dans sa lettre.Un exemplaire de la lettre a été expédiée au premier ministre, aux ministres de la Santé et du Travail de la province, au maire de Toronto, Mel Lastman, à Santé Canada, à l'Organisation mondiale de la santé et au Centre de contrôle des maladies, aux États-Unis.Selon le syndicat, des enquêtes du Centre de contrôle des maladies, aux États-Unis, ont établi un lien entre la propagation du SRAS et un équipement de protection mal ajusté.Les représentants de Santé Canada, de l'OMS et d'autres agences de premier plan dans le domaine de la santé étaient réunis à Kuala Lumpur pour une conférence internationale sur le SRAS, hier.Il n'a pas été possible d'obtenir leurs commentaires.Vif débat à Queen's Park À l'Assemblée législative de l'Ontario, cependant, les préoccupations des infirmières ont suscité un vif débat.Le ministre du Travail, Brad Clark, a rappelé que plusieurs travailleurs de la santé ont refusé de travailler à cause de craintes face au SRAS, et il a insisté sur le fait que la province « appliquait la loi » relativement à l'équipement protecteur du personnel de la santé.Il ajoutait qu'il revient aux hôpitaux \u2014 les employeurs des infirmières \u2014 de soumettre à des tests l'équipement de protection, comme les masques.Le ministre de la Santé, Tony Clement, a fait valoir que les normes de lutte contre l'infection actuellement en vigueur dans les hôpitaux de la province sont basées sur les plus récentes données scientifiques.Mais Lyn Mc Leod, du Parti libéral, s'est dite d'accord avec le syndicat des infirmières et a accusé la province d'aider les employeurs qui continuent de mettre la vie des infirmières en danger.Le premier ministre Eves a récemment chargé un juge d'enquêter sur la façon dont l'épidémie de SRAS a été gérée.Mais le syndicat exige des actions immédiates.« Nos revendications sont simples : avoir des masques ajustés au visage des infirmières, et remettre en vigueur des mesures rigoureuses de contrôle du SRAS dans tous les hôpitaux », a expliqué la présidente du syndicat, Barb Wahl.LE SOLDE D'ÉTÉ LA CARTE-CADEAU ÉLECTRONIQUE LA PORTER PARTOUT, ÇA VOUS RAPPORTE! 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Comme chaque été depuis 1984, La Presse accueille un groupe de jeunes journalistes, de même qu'un photographe et un graphiste, qui commencent dans le métier.Durant les 10 prochaines semaines, vous verrez apparaître leur signature dans le journal.Très coté dans la profession, le stage de La Presse vise à identifier et à développer de nouveaux talents, sous la direction de deux journalistes tuteurs.Sur la photo, on reconnaît de gauche à droite à l'arrière : David Lambert, Maxime Bergeron, Jean-Charles Hubert, Guy Crevier, président et éditeur de La Presse, Simon Chabot, Charles-Albert Ramsay.À l'avant : Louise Leduc, tutrice, Marie-Eve Cousineau, Maryse Chouinard, Nathaëlle Morissette, Myriam Berthelet, Martine Bouliane et Marie-Claude Malboeuf, tutrice.LAVAL 2888, avenue du Cosmodôme (450) 687-3361 ST-HUBERT 1651, boul.des Promenades (450) 443-1120 QUÉBEC 5600, boul.des Gradins (418) 634-5454 Assiette plate KABOU 625 $ch.Assiette plate CARRÉ 950 $ch.Ensemble MARTELET 2995 $ 3150551A 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autobiographie, An Execution in the Family.Il s'appelle maintenant Robert Meeropol, ayant pris en 1953 le nom de ses parents adoptifs.La Presse s'est entretenue avec M.Meeropol.« J'ai écrit ce livre pour faire le point sur l'impact qu'a eu sur ma vie l'exécution de mes parents », explique l'auteur, joint dans un hôtel du Massachusetts.« Depuis 15 ans, je m'occupe d'une fondation qui vient en aide aux enfants de militants.J'ai constaté qu'ils avaient souvent de la colère contre leurs parents pour les avoir abandonnés.Je me suis demandé pourquoi je n'ai jamais éprouvé cette émotion.» En effet, dans son livre, M.Meeropol ne tarit pas d'éloges pour ses parents, que de nombreux documents ont disculpés au fil des années.Julius Rosenberg a peut-être été espion pour les Soviétiques, plus probablement durant la Seconde Guerre mondiale, mais il n'a jamais livré des secrets atomiques utiles.« J'ai grandi dans un milieu où mes parents étaient des héros, dit M.Meeropol.Il est possible que j'aie réprimé toute la colère que j'éprouvais pour eux.Et que je l'aie dirigée vers le gouvernement.Si je demandais à mes parents de revenir à la maison, c'est peut-être que j'étais fâché de leur absence.» Robert Meeropol n'est en effet pas tendre envers le gouvernement américain.Il fait volontiers un parallèle entre les lois antiterroristes récentes et le maccarthysme qui sévissait aux États-Unis au début des années cinquante.Le juge qui a condamné ses parents, fin 1950, a même affirmé que le couple était responsable des 50 000 morts qu'avait causé la guerre de Corée jusqu'alors.Plusieurs articles et rapports ont établi que la menace d'une condamnation à mort était en fait une manière de convaincre les Rosenberg de devenir délateurs.Ethel, en particulier, n'avait presque certainement jamais fait d'espionnage elle- même.Les accusations contre elle étaient une manière de faire pression sur Julius Rosenberg.Ces pressions ont fonctionné dans le cas du frère d'Ethel Rosenberg, David Greenglass, dont le témoignage a constitué l'assise des accusations contre sa soeur et son beau-frère.« Je n'ai jamais reparlé à mon oncle ou à sa famille, dit M.Meeropol.Il vit sous un nom d'emprunt depuis.Avec mon frère Michael, nous blaguons souvent qu'être un Greenglass est probablement plus infamant aujourd'hui qu'être un Rosenberg.» M.Meeropol mentionne dans son livre qu'il a entendu dire, par des amis communs, que les enfants de David Greenglass le considèrent un héros au même titre que les Rosenberg, parce qu'il a voulu sauver sa femme et ses enfants.« Ça me donne la nausée », dit M.Meeropol.Dans l'un de ses films, le cinéaste Woody Allen met en scène un personnage qui dit sarcastiquement, à propos de quelqu'un qu'il déteste : « Je l'aime comme un frère.\u2014 David Greenglass.» M.Meeropol relate volontiers cette réplique.Décidément, les traîtres changent avec les époques.LOUIS-BERNARD ROBITAILLE collaboration spéciale PARIS \u2014 Le spectaculaire coup de filet réalisé mardi matin contre des militants et sympathisants des Moudjahidines du peuple iranien a tourné hier à la fois à la tragédie et à la confusion.Trois militants \u2014 un homme et deux femmes, dont l'une se trouvant hier soir dans un état critique \u2014 ont tenté à tour de rôle de s'immoler par le feu à Paris devant le siège de la DST (Direction de la surveillance du territoire).C'est là que se trouvaient encore détenus et interrogés la femme et le frère du leader historique des Moudjahidines, Maryam et Saleh Radjavi.Mais, en même temps, la grande opération « antiterroriste » se dégonflait à vue d'oeil : mis à part des saisies d'argent (8 millions US en liquide), de matériel informatique et de transmission, la police n'a, semble-t-il, pas trouvé la moindre arme lors des perquisitions.Et, sur les 165 personnes arrêtées, seules 26 étaient encore détenues hier en fin de journée : on s'attendait généralement à ce qu'elles soient relâchées à brève échéance et, qu'au pire, des accusations mineures soient retenues contre elles, faux papiers, situation irrégulière, etc.Restait à savoir pourquoi ce « coup de poing antiterroriste » avait eu lieu ces jours-ci à l'endroit d'une organisation politico-militaire parfaitement répertoriée, installée à Auvers-sur-Oise depuis 1981, et qui était déjà sous la « protection » étroite de la police française.Au-delà de considérations réelles de sécurité publique, mais qui ne justifiaient aux yeux de personne un tel déploiement policier, tous les observateurs ont conclu à une vaste manoeuvre diplomatique française en direction de Téhéran : un « cadeau diplomatique », selon Libération, visant à replacer Paris au coeur de la partie de bras de fer qui se joue actuellement entre Washington et le régime iranien.Pour l'ancien président iranien Bani Sadr, réfugié en France depuis sa rupture de 1981 avec le régime islamiste, joint au téléphone par La Presse, « Cette opération policière est complètement ridicule et injustifiable.L'Organisation des Moudjahidines du peuple iranien (OMPI) a certes organisé et organise des actions terroristes en Iran, mais n'a jamais perpétré la moindre action violente en Europe ou aux États-Unis.» D'autre part, signale M.Sadr, c'est une organisation qui se trouve sous surveillance permanente de la police depuis plus de 20 ans.« Bien sûr, l'OMPI, sans base arrière depuis la chute de Saddam Hussein, avait sans doute décidé de faire de la France son quartier général : mais la police n'avait qu'à le leur interdire, et à interdire dans les derniers mois l'entrée en France de nouveaux responsables.» M.Sadr croit que si l'on a préféré cette mise en scène spectaculaire, c'est pour envoyer à Téhéran le message suivant : nous arrêtons « vos » terroristes, à vous maintenant de faire un geste, d'autoriser les inspections des sites nucléaires, et de mettre un terme à votre soutien au Hezbollah au Proche Orient.» Contrairement à l'usage, c'est le directeur de la DST en personne, Pierre de Bousquet de Florian, qui est sorti de son silence pour donner en fin d'après-midi quelques raisons recevables pour cette opération : « L'OMPI, chassée d'Irak, avait décidé d'installer sa base arrière en France pour y planifier ses attentats en Iran.Comme les autorités iraniennes n'auraient pas manqué d'y répliquer, il y avait un danger réel pour notre pays et la population.» Des explications qui n'ont pas totalement convaincu, surtout au regard du gigantisme de l'opération de mardi : la police avait d'autres moyens, selon les spécialistes, de contrôler les allées et venues et les activités du groupe.« Cette opération est suspecte de complaisance française envers le régime iranien », estimait de son côté Me William Bourdon, l'un des principaux avocats de l'OMPI.Le président des États-Unis, George W.Bush, a pour sa part déclaré hier à Washington que le monde devait se rallier au message selon lequel « il ne sera pas toléré » que l'Iran acquière des armes nucléaires.« La communauté internationale doit se rassembler pour dire très clairement à l'Iran que nous ne tolérerons pas la fabrication d'armes nucléaires.L'Iran serait dangereux s'il avait des armes nucléaires », at- il dit.Les fils Rosenberg : Michael, à gauche, et Robert, qui s'appelle maintenant Robert Meeropol, ayant pris le nom de ses parents adoptifs.Magasinez en ligne à telusmobilite.com ou appelez-nous au 1 888 810-5555.BOUTIQUES TELUS MOBILITÉ ET DÉTAILLANTS AUTORISÉS MONTRÉAL Carrefour Angrignon Centre commercial Le Boulevard Centre Rockland Fairview Pointe-Claire Centre Eaton Galeries d'Anjou Place Alexis Nihon Place Versailles Place Vertu Centre-ville, 950, rue Sainte-Catherine Ouest La Zone SCP 6321, route Transcanadienne, local 1470 Radio-Onde Inc.440, rue Isabey Dollard-des-Ormeaux La Zone SCP 3349B, boul.des Sources Saint-Laurent D2 Technologie Inc.2119, boul.Marcel-Laurin PC Page Communications Inc.3832, boul.Côte-Vertu Westmount La Zone SCP 1308, av.Greene LAVAL ET RIVE-NORD Blainville Digital Radiocommunication 9, boul.de la Seigneurie, bureau 7 Laval Carrefour Laval Centre Laval Contact Com.D.L.Communications 1521, autoroute 440 Ouest Digital Radiocommunication Inc.1811, boul.Curé-Labelle Proxi Télécom Inc.1662, boul.Saint-Martin Ouest SRAD Communications Inc.2995, boul.Dagenais, local D Repentigny Technicomm 346, rue Notre-Dame, bureau C Rosemère Place Rosemère Contact Com.D.L.Communications 259, boul.Labelle, local 102 Terrebonne Galeries de Terrebonne SRAD Communications Inc.2292, ch.Gascon RÉGIONS Saint-Hyacinthe Cellulaire + Galeries Saint-Hyacinthe 3200, boul.Laframboise RIVE-SUD Mail Champlain Promenades Saint-Bruno Beloeil Cellulaire + 559, boul.Laurier Boucherville Communications Métropolitaine 550, boul.de Mortagne Candiac D2 Technologie Inc.89, ch.Saint-François-Xavier Greenfield Park Proxi Télécom Inc.3814, boul.Taschereau Sainte-Julie Alto Communication 1950, ch.du Fer-à-Cheval Nouvelles mises en service seulement.Offre valable jusqu'au 30 juin 2003.Pour en savoir davantage sur l'échange de 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devant une commission et être privés de leur brevet de pilote, mais il est peu probable qu'ils doivent passer en cour martiale, a ajouté la source, qui s'est exprimée sous le couvert de l'anonymat.Ils ne pourraient même recevoir qu'une lettre de blâme.Chacun des pilotes a été accusé de quatre chefs d'homicide involontaire, de huit chefs de voies de fait et d'un chef de manquement au devoir, après qu'ils eurent largué une bombe de 225 kilogrammes sur un groupe de militaires canadiens à l'entraînement près de Kandahar, en Afghanistan.Au terme de plusieurs mois de réflexion, le lieutenant-général Bruce Carlson, de la 8e armée de l'air, à Barksdale, en Louisiane, a décidé que les deux aviateurs ne devaient faire face à aucune accusation de nature criminelle, a affirmé la source.L'officier doit faire part aujourd'hui de sa décision aux familles des quatre militaires décédés ainsi qu'aux huit autres soldats canadiens ayant été sérieusement blessés lors de l'incident.Plusieurs proches des victimes ont dit avoir peu d'espoir que les pilotes fassent face à de sérieuses accusations.Cette décision devrait susciter beaucoup de réactions au sein de l'armée canadienne.Un an après, des soldats canadiens demeurent amers, surtout parce que les pilotes américains impliqués n'ont pas encore été formellement accusés.Le caporal Shane Brennan, blessé lors de l'incident, craint qu'il faille des années avant que la lumière ne soit faite sur cette affaire.Quant au caporal Brett Perry, il dit vivre encore avec la tristesse des événements.Il entend d'ailleurs quitter l'armée régulière canadienne.Enfin ! 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Vendredi 20 juin de 14 h à 21 h Samedi 21 juin de 9 h à 17 h Maxxum 4 Date Appareil photo reflex 35 mm Objectif zoom AF28-80 mm F3.5-5.6 Impression de la date sur la photo Mise au point automatique Flash intégré Incluant : sac de tranport, courroie et pile 39999$ Maxxum 5 Appareil photo reflex 35 mm compact Objectif zoom AF 28-80 mm F 3.5-5.6D Mise au point automatique Flash intégré Incluant : sac de transport et courroie 43999$ Dimage 7Hi Appareil photo numérique Résolution 5 millions de pixels Zoom 7X optical équivalent 28-200 mm Utilise compact flash Expositions automatique, semi-automatique ou manuel Mode vidéo Interface USB Possibilité de mettre un flash externe Incluant : carte mémoire 16 Mo et accessoires RECEVEZ 20 $ D'IMPRESSION PHOTO.RECEVEZ 20 $ D'IMPRESSION PHOTO.RECEVEZ 25 $ D'IMPRESSION PHOTO NUMÉRIQUE.FIN DE SEMAINE 20 ET 21 JUIN 169999$ Agence France-Presse HELSINKI \u2014 Le premier ministre finlandais, Anneli Jaeaetteenmaeki, accusé d'avoir utilisé des informations confidentielles liées à la crise irakienne afin de remporter les élections législatives du 16 mars dernier, a démissionné hier.La présidente du pays, Tarja Halonen, a accepté sa démission tout en lui demandant, ainsi qu'aux ministres également démissionnaires de son gouvernement, d'expédier les affaires courantes jusqu'à la nomination de son successeur, peutêtre dès la semaine prochaine.Mais Mme Jaeaetteenmaeki ne se rendra pas au sommet européen de Salonique (Grèce), qui s'ouvre demain.La Finlande sera représentée par le ministre des Finances, Antti Kalliomaeki.Le départ du chef du gouvernement intervient après plusieurs semaines riches en révélations sur l'affaire dite de « l'Irakgate ».On lui reproche le recel, pendant la campagne électorale, d'informations confidentielles sur un entretien du président américain George W.Bush avec l'ex-premier ministre social-démocrate Paavo Lipponen, en décembre 2002 à Washington.Ces documents, sortis des tiroirs du ministère des Affaires étrangères par un haut fonctionnaire et remis dans un premier temps à la presse, laissent entendre que Lipponen \u2014 qui s'en est systématiquement défendu \u2014, avait exprimé à la Maison-Blanche son soutien à une intervention américaine en Irak sans même avoir consulté son gouvernement et alors qu'une majorité de Finlandais y étaient opposés.Manifestement bien renseignée, Jaeaetteenmaeki avait utilisé certaines de ces informations pour stigmatiser son adversaire, remportant finalement les élections sur le fil.Pressée à son tour de s'expliquer, elle a toujours nié avoir eu accès aux dossiers.Mais ces dernières semaines, témoignages et révélations en sa défaveur s'étaient multipliés.Jusqu'aux déclarations de l'auteur de la fuite, Martti Manninen, conseiller de la présidente Halonen, qui a admis sa responsabilité et a certifié avoir agi sur demande expresse de la leader centriste.Décrit par la presse comme un sympathisant centriste, Manninen a été suspendu de ses fonctions et risque deux ans de prison.Installé le 17 avril dernier, le gouvernement Jaeaetteenmaeki, le premier à être dirigé par une femme, n'aura duré que 63 jours : il se trouve au troisième rang des cabinets les plus éphémères de l'histoire de la Finlande depuis l'indépendance du pays nordique en 1917.Elle pourrait être remplacée par le vice-président du parti du Centre et actuel ministre de la Défense, Matti Vanhanen.Ce choix semblerait notamment emporter l'adhésion des sociaux-démocrates, soucieux de pérenniser avec les centristes et le Parti du peuple suédois (libéral) l'accord politique dont est issue l'actuelle majorité parlementaire.Le Parlement a différé sa traditionnelle trêve estivale.Il se réunira la semaine prochaine pour installer un nouveau gouvernement, en cas d'entente entre les trois formations présentes dans le cabinet Jaeaetteenmaeki.Jaeaetteenmaeki, 48 ans, était fille d'agriculteurs d'Ostrobothnie et juriste de formation.Elle avait été élue députée pour la première fois en 1987 et avait décroché son premier portefeuille ministériel, à la Justice, en 1994.Photo AFP Le premier ministre finlandais, Anneli Jaeaetteenmaeki, vient d'annoncer sa démission à Helsinki.TRÈS CHIC.PEU DE FRIC.Highlander 379$ par mois/location 48 mois\u0001 Transport et préparation inclus Comptant de 5 057$ Option 0$ comptant également disponible à la location À partir de 35659$ Équipement de série Highlander V6 4RM: Moteur V6 de 220 ch., 24 soupapes, VVT-i à faibles émissions Quatre roues motrices, transmission automatique Freins à disques aux quatre roues avec système ABS Répartiteur électronique de force de freinage Système audio 6 haut-parleurs avec lecteur CD Climatiseur Système d'accueil sans clé avec immobilisation de moteur Régulateur de vitesse Porte-bagages de toit première mensualité location 48 mois \u0001 dépôt de sécurité \u0001 ou premier versement financement à l'achat 60 mois\u2020 Programmes de location au détail et de financement à l'achat de Toyota Canada inc.Sur approbation de crédit par Toyota Services Financiers.\u0001Offre de location au détail valable sur les modèles Highlander 2003 (HF21AP AA) neufs en stock.Première mensualité de 0 $ sur tous les modèles Highlander 2003 neufs en stock sur des termes de location de 48 mois et plus.Dans l'éventualité qu'un client désire avoir un terme de location moindre que 48 mois, un rabais représentant le coût d'une mensualité basée sur un terme de 48 mois sera accordé.Aussi, offre de 0 $ dépôt de sécurité sur tous les modèles Highlander 2003 neufs en stock à la location.Franchise annuelle de 24 000 km.Frais de 15¢ du kilomètre excédentaire.Immatriculation, assurances et taxes en sus.\u2020 L'offre premier versement de 0 $ s'applique au financement à l'achat de tous les modèles Highlander 2003 neufs en stock, sur des termes de financement de 60 mois et plus.Dans l'éventualité qu'un client désire avoir un terme de financement moindre que 60 mois, un rabais représentant le coût d'un versement basé sur un terme de 60 mois sera accordé.L'immatriculation, les frais de transport, la préparation, l'enregistrement (y compris RDPRM), les frais d'administration, l'assurance et les taxes sont en sus.Prix Accès pour le Highlander 2003 (HF21AP AA) neuf en stock.Le Prix Accès indiqué dans cette publicité est en vigueur pour le mois de juin 2003 et est établi par les concessionnaires Accès Toyota pour les concessionnaires participants de la région de Montréal.L'immatriculation, les frais de transport, la préparation, l'enregistrement (y compris RDPRM), les frais d'administration, l'assurance et les taxes sont en sus.Composez le 1 888 Toyota-8 ou visitez www.acces.toyota.ca.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Photo à titre indicatif seulement.Les offres se terminent le 30 juin 2003.Détails chez votre concessionnaire Toyota participant.Votre concessionnaire www.acces.toyota.ca Votre nouvelle Toyota ne part jamais sans un plein réservoir d'essence, l'assistance routière et des tapis 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Nous convenons, bien évidemment, que les opposants aux fusions municipales ne sont pas majoritairement anglophones.La question linguistique ne joue pas à Boucherville ou à Sillery.Mais elle joue puissamment à Montréal, et il serait à la fois naïf et risqué de ne pas le reconnaître.Nous sommes loin d'être les premiers à mêler la langue à cette affaire.Lors de leurs démarches en cour pour bloquer la loi 170, les villes de banlieue avaient longuement insisté sur cet aspect des choses.« Seul le niveau de gouvernement municipal assure la représentation effective des anglophones au sein des organes de l'État, ce qui est vital pour le maintien, l'épanouissement et le prestige de la minorité anglophone du Québec », peut-on lire dans le mémoire de la Ville de Westmount à la Cour supérieure.Aux arguments invoqués par tous les défusionnistes \u2014 sentiment d'appartenance, préférence pour une administration à dimension humaine \u2014 s'en ajoute donc un autre dans l'Ouest de l'île, culturel celui-là.En être conscient permet, d'abord, de mieux mesurer l'impact néfaste que pourraient avoir des défusions pures et simples.Celles-ci enverraient aux francophones un message puissant : les anglophones aiment mieux rester dans leurs quartiers que de se joindre aux francophones pour construire Montréal.Bien sûr, ce n'est pas ça.Mais la perception serait difficile à combattre.Être conscient de la dimension linguistique du débat, c'est aussi mieux mesurer l'ampleur du défi auquel font face les défenseurs de la nouvelle ville.Dans la mesure où les anglophones voient les anciennes villes comme les derniers remparts de leur culture, il est difficile d'imaginer quelle structure, quel compromis pourra les rassurer, sauf le retour au statu quo ante.Et c'est pourquoi nous avons lancé cet appel aux leaders de la communauté anglophone.Nous restons persuadés que les deux principales communautés linguistiques de l'île ont tout intérêt à oeuvrer ensemble à la construction d'une métropole capable de rivaliser avec ses concurrentes dans le monde.Comme nos collègues de la Gazette, nous croyons que le succès de la nouvelle ville passera par « la promotion d'un sentiment d'appartenance ».Nous pensons que les élites anglophones peuvent ici jouer un rôle de premier plan : convaincre leurs concitoyens que leur communauté pourra mieux prospérer si elle participe pleinement au développement d'une métropole forte.Une fois ce principe admis, il serait plus facile de trouver les accommodements susceptibles d'améliorer le fonctionnement de la nouvelle ville.Le débat serait moins émotif, plus pratique.Les chances de réussite s'en trouveraient accrues.Le sens de notre intervention est donc le suivant : on ne fera pas disparaître la dimension linguistique de ce débat en se mettant la tête dans le sable.À l'inverse, personne ne sortira gagnant d'un processus qui exacerberait les tensions entre les deux grandes communautés de Montréal.Tous ceux qui participent au débat sur les défusions sont porteurs, à cet égard, d'une lourde responsabilité.Pour notre part, nous continuerons de promouvoir l'idée d'une ville unique regroupant tous les citoyens de l'île.Nous appuierons ceux qui, plutôt que de s'arracher des pouvoirs, cherchent des solutions permettant de sauvegarder le projet « Une île, une ville » tout en tenant compte des revendications des banlieusards.Et nous encouragerons le dialogue, vivant et sincère, entre les différentes communautés qui font l'originalité de Montréal.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés Personne ne sortira gagnant d'un processus qui exacerberait les tensions linguistiques.LA BOÎTE AUX LETTRES De l'élitisme LA PRESSE doit être félicitée pour nous avoir présenté un autre côté de la médaille relativement au nouveau siège social de la Caisse de dépôt et placement.Cependant, l'article de l'architecte Jean- Claude Marsan dans les pages Forum, sous le titre « Le prix d'un symbole » m'a vraiment fait sursauter, au point où j'ai dû vérifier à nouveau le nom de l'auteur en tête de l'article.Pendant un instant, j'ai cru y lire le nom d'un autre Jean-Claude (Scraire).L'élitisme flagrant dont fait preuve monsieur Marsan est vraiment déplorable.Comparer le projet extravagant de la Caisse au chefd'oeuvre universel qu'est le Parthénon, pour en justifier les coûts, me semble vraiment exagéré, et je ne peux m'empêcher de penser à tout ce que le ministre des Finances, Yves Séguin, aurait pu faire avec les quelques centaines de millions gaspillés dans ce projet, plus les quelques milliards également dilapidés dans l'acquisition de Videotron.Puis-je suggérer à monsieur Marsan d'aller vérifier la validité de son message élitiste auprès des populations d'Hochelaga- Maisonneuve et de la Gaspésie RENÉ MIGLIERINA Montréal Un esclave ?PIERRE BOURGAULT était, a-ton pu lire dans les pages de La Presse, un libre penseur.Or, c'est un drôle de paradoxe qu'un homme aussi épris de liberté ait été, toute sa vie durant, esclave de la cigarette.Car j'ai peine à croire qu'un si grand amoureux de la vie ait pu fumer par choix.Comme quoi on n'est jamais tout à fait libre.PATRICK QUINTAL Longueuil La liberté de M.Bourgault LORS D'UNE entrevue télévisée portant sur la disparition de Pierre Bourgault, l'animatrice Marie-France Bazzo stigmatisait le désir de liberté de ce grand homme en racontant qu'il s'était allumé une cigarette jusque dans son lit d'hôpital.Sans vouloir ternir l'image de M.Bourgault, et au risque de désillusionner madame Bazzo, je crois que M.Bourgault exprimait plutôt par son geste une extrême soumission à un esclavage (le tabagisme) qui l'aura prématurément emporté.Il ne s'agit pas ici de liberté, mais de mépris à l'endroit des choix plus salubres qu'ont fait les autres.De la même manière que Pierre Falardeau nous exhorte à nous libérer de jougs oppressants tandis que lui, clope au bec sur tous les plateaux, affiche son incapacité à se défaire d'une soumission totale aux capitalistes insolents de l'industrie du tabac.Beau paradoxe que celui de vouloir que tous changent la société, sans pouvoir se changer soi-même.LUC LE BLANC Montréal «Oui, je le veux!» ENFIN, LE gouvernement va dans le sens de l'évolution de la société.Il est grandement temps que les citoyens d'orientation sexuelle homosexuelle puissent jouir des mêmes droits et privilèges que les citoyens d'orientation sexuelle hétérosexuelle.Il n'est pas question ici de religion, chacun ayant sa croyance, mais bien d'un point de droit et de justice.Le Canada se veut un pays avant-gardiste en ce qui a trait au respect des droits des êtres humains sans égard aux différentes croyances religieuses et c'est bien ainsi.La famille évolue et il faut que la société évolue aussi.Le modèle « papa, maman, enfants sous un même toit » n'est pas l'unique modèle de famille qui existe de nos jours.Encore moins, l'unique modèle qui mène à l'épanouissement de chacun de ses membres.D'autres modèles fonctionnent, il faut simplement regarder autour de soi et accepter plutôt que de s'accrocher à l'image de la société d'autrefois.MARIE-THÉRÈSE BLANCHARD Un bel exemple ?LÉGALISATION du mariage homosexuel, légalisation de la marijuana, etc.Alors que l'Islam consolide ses valeurs, nous continuons de flinguer les nôtres.Bravo ! messieurs les politiques, si vous tenez à voir apparaître un jour un émule de Le Pen au Canada, il suffit de continuer comme cela.Félicitations aussi pour l'exemple donné à nos jeunes, déjà très affectés par l'absence de valeurs.Remarquez, plus il y aura de « clients » au mariage homo, moins il y aura de jeunes.JEAN-PHILIPPE FONTANILLE Montréal Les feux de l'enfer LE GOUVERNEMENT fédéral va déposer un projet de loi légalisant le mariage homosexuel.Comme il fallait s'y attendre, les mouvements de droite de l'ouest du pays ainsi que les fous de Dieu et de religions s'opposent à cela, arguant que c'est un recul néfaste pour la famille.Évidemment, tout le monde sait bien que des gais et lesbiennes qui n'ont pas droit au mariage vont nécessairement devenir hétérosexuels et fonder des familles qui compteront de nombreux enfants, se sauvant ainsi des feux de l'enfer où ils pourraient croupir pour l'éternité.ALAN CHARLES Quel est le but ?C'EST QUOI le but d'autoriser le mariage entre gais ?Est-ce pour augmenter le taux des naissances ?Ça n'a pas de bon sens.Parce que le mariage se fait entre un homme et une femme dans le but de procréer.Que l'on autorise l'union entre gais, soit ! Mais pas le mariage.C'est le bon sens qui parle.PAUL BOIVIN Quel courage ! MERCI ! Quel bonheur de constater que même dans des temps de réaction religieuse fondamentaliste, il reste encore des pays sur cette planète qui sont engagés dans la voie du progrès social, de la lutte contre les inégalités et les discriminations fussent-elles basées sur l'orientation sexuelle.Quel courage.Bravo ! Il reste à espérer qu'en donnant l'exemple en Amérique du Nord, le voisin géant (en taille) du Canada mais nain (en terme d'évolution sociale) saura prendre de la graine de cette avancée au plan de la dignité de la personne humaine.JEAN-FRANCOIS BERNARD Limoges, France Enfin! m i c h e l e .o u i m e t @ l a p r e s s e .c a Il était temps.Ottawa a enfin pris son courage à deux mains et a accepté de prendre acte des jugements limpides des cours du Québec, de l'Ontario et de la Colombie-Britannique qui autorisent les mariages gais.Les interdire contrevient à la Charte des droits et libertés.Bref, nous disent les juges, les homosexuels ont les mêmes droits que n'importe quel Canadien, incluant celui de se marier.Cet automne, Ottawa va déposer un projet de loi qui donnera le feu vert aux mariages gais.Les provinces ne pourront pas utiliser la clause nonobstant pour se soustraire à cette nouvelle législation.Ralph Klein, le premier ministre de l'Alberta, devra donc remballer son discours de droite.Il ne pourra pas empêcher les mariages gais en brandissant la clause nonobstant, comme il a promis de le faire.Que cela lui plaise ou non, les homosexuels et les lesbiennes pourront se marier en toute légalité.Klein affirme que la vaste majorité des Albertains sont contre les mariages gais.Il n'a certainement pas lu les résultats du dernier sondage publié dans le Globe and Mail la semaine dernière auprès de 3000 Canadiens.L'Alberta est effectivement la province la plus récalcitrante : 53 % des Albertains ont affirmé qu'ils s'opposaient aux mariages gais.On est loin de la vaste majorité.Le Québec, la Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve figurent parmi les provinces les plus tolérantes : 35 % des répondants ont dit non au mariage gai.Au cours des dix dernières années, les mentalités ont évolué.En 1992, seulement 24 % des Canadiens étaient en faveur de l'union entre des personnes de même sexe.Le gouvernement Chrétien a pris bonne note de cette évolution mais heureusement que les juges lui ont poussé dans le dos sinon le dossier aurait moisi longtemps sur une tablette.Car Ottawa n'était pas prêt à trancher cette délicate question qui heurte les valeurs religieuses.La plupart du temps, le gouvernement fédéral n'aime pas s'attaquer aux dossiers délicats.Sa politique ressemble plutôt à celle de l'autruche.Mais ne soyons pas avare de nos fleurs.Sur les mariages gais, Ottawa aurait pu se défiler en interjetant appel.Du même coup, il se serait caché dans les jupes de la Cour suprême et il aurait laissé les juges prendre la décision.Mais le gouvernement Chrétien a fort heureusement renoncé à cette solution facile, au risque de se taper une crise au sein de l'aile conservatrice de son caucus.Après tout, ce sont les politiciens qui sont élus, à eux de prendre les décisions.En donnant sa bénédiction aux mariages gais, Ottawa rejoint le club restreint des pays progressistes.Seuls la Belgique et les Pays- Bas ont osé légaliser les mariages entre homosexuels et le ciel ne leur est pas tombé sur la tête, quoiqu'en pensent les Ralph Klein de ce monde.PHOTOTHÈQUE, La Presse Le gouvernement canadien légalisera les mariages homosexuels. 4LP1501A0619 a15 jeudi 4LP1501A0619 ZALLCALL 67 20:26:32 06/18/03 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 9 JUIN 2003 A15 DOCUMENT Les mythes de la mégaville Avec la grande ville de Montréal, nous nous retrouvons à l'heure actuelle dans une structure lourde, coûteuse et peu redevable «Fusions: pas d'enjeu linguistique» PETER F .TRENT L'auteur a été maire de Westmount de 1991 à 2001.LA CRÉATION de la mégaville de Montréal ayant constitué un saut dans l'inconnu, on comprend que les partisans de la fusion aient dû avoir recours à des suppositions afin de rallier les incrédules à leur cause.Ces suppositions revêtaient souvent des allures d'articles de foi.On a affirmé, par exemple, que les monopoles syndicaux ne poseraient pas de problème, que nous n'avions pas à craindre une flambée des dépenses comme celle qu'avait subie la mégaville de Toronto, et que, pour être concurrentiels sur la scène internationale, nous avions besoin des fusions.Aux croyances animistes de Pierre Bourque (« Montréal a besoin d'oxygène », « Montréal est la mère de la banlieue ») a succédé la liturgie plus orthodoxe de la ministre Harel.La mégaville allait opérer la transsubstantiation du désordre des villes multiples en un nirvana uni, si cher aux planificateurs sociaux.Sur le front économique, les fusions entraîneraient des économies d'échelle ; des centaines de bureaucrates se réjouiraient à l'idée d'une retraite anticipée ; presque tous les résidants paieraient moins de taxes ; et l'île serait délivrée à tout jamais de la peste qu'est l'iniquité fiscale.L'on aurait pu croire que la réalité de la mégaville donnerait lieu à un bilan fondé sur des preuves, disons, plus terrestres de sa réussite.Hélas, on se trompait.Les citations suivantes sont extraites d'un article récemment paru dans La Presse (« Montréal mérite de vivre ! »), signé par 13 personnalités qui perpétuent la tradition de l'argumentation basée sur la foi ou, au mieux, sur la conjecture.> « Il va de soi que nous devons aspirer à plus que de simplement faire fonctionner correctement « la mégaville ».» Voilà qui illustre la croyance candide selon laquelle une administration municipale peut poursuivre des objectifs nobles sans trop s'inquiéter des services terre-à-terre qu'elle doit rendre, de sa dette de quatre milliards de dollars ou du fastidieux envoi des comptes de taxes.Ce qui échappe aux auteurs de l'article, c'est qu'une municipalité doit d'abord et avant tout fournir des services : l'efficacité avec laquelle elle le fait permet de mesurer son rendement ; si le rendement est bon, alors on peut aspirer au paradis dont ils rêvent.Il est pourtant clair que les mégavilles sont inefficaces.Le rapport Poitras calcule que le fonctionnement de la mégaville de Montréal coûtera au moins 200 millions de dollars de plus par année que celui des petites villes qu'elle a englouties.Nous apprenons que, pour fonctionner comme il se doit, la mégaville a désespérément besoin d'un messie au « leadership visionnaire ».Aspirant à ce poste messianique, le maire Tremblay revient sans cesse sur la nécessité de « bâtir » la mégaville, comme s'il s'agissait de recouvrir l'île d'une gigantesque structure de blocs Lego.À moins qu'il ne soit la réincarnation du baron Haussmann \u2014 qui a rebâti Paris dans les années 1860 \u2014, et qu'il ne trouve les fonds nécessaires, le maire Tremblay n'est pas en train de « bâtir » une ville.Il administre une municipalité.Or les municipalités sont des processus, pas des produits.Et les petites sont beaucoup mieux administrées que les grandes.Si nous administrons bien nos municipalités, le développement économique et social suivra inéluctablement.Autre question non négligeable que les signataires ont pris soin d'éviter : les mégasyndicats engendrés par la mégaville.Quand les pompiers ont enfin daigné nettoyer les camions qu'ils avaient eux-mêmes vandalisés, l'île a poussé un soupir de soulagement qui faisait pitié à entendre.Ce sont les syndicats et les bureaucrates \u2014 et non plus les dirigeants politiques \u2014 qui mènent le bal dans cette mégaville.> « Le problème est (.) l'argent \u2014 ou plutôt le manque d'équité dans le financement municipal et l'absence d'une plus grande diversité de sources nouvelles (.) » Tout le monde s'entend sur la nécessité de nouvelles sources de revenus.Le hic, c'est que la fusion n'a rien accompli sur ce plan.Qu'en est-il du Saint Graal de l'équité fiscale ?Voici : même si l'on « harmonise » les taux de taxation de l'ensemble de l'île, les revenus de la mégaville n'augmenteront que de quelques points de pourcentage.La belle affaire ! Quant à un système de péréquation, il donnerait, disons, 10 millions de dollars aux arrondissements de l'ancienne ville de Montréal ; son effet passerait inaperçu.Ainsi, la fusion n'a pas sorti Montréal de la mendicité, loin de là.Pourquoi ?Parce que la fusion n'a réglé aucun des problèmes de gestion fiscale et administrative qui rongeaient la ville depuis des années.En matière de finances, Montréal était, et est toujours, dans un état piteux qu'aucun déguisement mégamunicipal ne pourra camoufler.Quant à sa capacité d'emprunter améliorée \u2014 qu'elle doit aux anciennes villes de banlieue \u2014 elle ne fait qu'accentuer la dépendance de Montréal à l'endettement.Au lieu de nager dans l'argent des économies d'échelle qu'on nous a fait miroiter, la mégaville retournera quémander à Québec.Pour arriver à joindre les deux bouts, Montréal doit vendre le parc de l'île Notre- Dame et même des livres de bibliothèque.>« (.) il est parfaitement légitime d'exiger de tous les habitants de l'île qu'ils contribuent à « leur juste part » aux (.) responsabilités (.) métropolitaines.» Pourquoi les contribuables de l'île devraientils avoir le privilège exclusif de payer ces choses ?En outre, les signataires semblent ignorer l'existence de la CMM et de sa fiscalité d'agglomération qui sert déjà à payer les frais d'équipement régional de Montréal.Selon son mandat, la CMM peut faire davantage : elle devrait justement jouer le rôle qu'ils souhaitent confier à la mégaville.>« Concurrence internationale entre les agglomérations urbaines \u2014 (.) les agglomérations urbaines occupent une place prépondérante et incontournable.» Cela tombe sous le sens.Comment cet « argument » peut-il servir à justifier la fusion ?Comme c'est la grande région de Montréal qui livre concurrence, en quoi la fusion des municipalités de l'île a-t-elle aidé cette cause ?La mégaville de Montréal ne compte que pour la moitié de sa région.Pourquoi, d'ailleurs, cette curieuse fixation sur l'île ?Si le concept de mégaville nous était si favorable, la logique voudrait que nous transformions toute la région en mégaville.Afin de nous convaincre des mérites de la fusion tous azimuts, on cite Boston parmi les régions auxquelles nous devons faire concurrence.Or la région de Boston compte 282 villes et se porte très bien, merci.En réalité, la fusion nous empêche de devenir pleinement concurrentiels, parce que nous nous retrouvons dans une mégaville lourde, coûteuse et peu redevable, plutôt que dans une agile constellation de villes plus petites.Le crédo du gigantisme et de l'uniformité est donc bien en vie.Des gens bien intentionnés nous demandent de croire à la mégaville.Mais, examiné sous la lumière crue de la raison, cet énorme édifice bureaucratique, conçu par un gouvernement étatiste et centralisateur, ne peut pas conduire au salut municipal que les auteurs de l'article souhaitent si ardemment.Nous publions ici une traduction d'un éditorial de The Gazette, publié jeudi dernier, le 12 juin, en réponse à un éditorial d'André Pratte, la veille.À QUÉBEC, sur la Rive-Sud, à Gatineau et ailleurs, plusieurs citoyens des nouvelles mégavilles fusionnées du Québec n'ont pas digéré la façon dont les choses se sont faites en 2001.Ils croient très fermement que les nouvelles structures les serviront mal, et ils ont voté libéral le 14 avril en espérant une éventuelle défusion.Dans toutes ces localités, ce scepticisme est alimenté, en très grande majorité, par des francophones.L'île de Montréal, elle aussi, a ses avocats et activistes de la défusion.Plusieurs d'entre eux sont anglophones (d'autres, tel le maire Bernard Paquet, de Ville Saint-Laurent, ne le sont pas).En tout et pour tout, il est clair que vous n'avez pas besoin d'être anglophone pour être opposé aux fusions.Tout en manifestant le plus grand respect pour nos collègues, nous devons exprimer notre désaccord avec l'opinion exprimée par André Pratte dans son éditorial du 11 juin dernier (Un appel aux Montréalais anglophones).De fait, cet éditorial constitue la première manifestation de la question linguistique dans ce débat.Nous espérons que ce sera la dernière.La langue n'a rien à voir avec ce débat.Le mois dernier, quelqu'un a évoqué l'idée de créer un ville du West Island en regroupant six ou sept banlieues du West Island.L'idée a coulé à pic, et c'est tant mieux, croyons-nous, parce que c'était une très mauvaise idée.En 2003, le West Island n'est pas un nid de Rhodésiens élitistes.Plusieurs quartiers, jadis fortement anglophones, abritent maintenant un tissu démographique vibrant, composé de francophones, d'allophones de tous les coins du monde \u2014 et d'anglophones qui, ces jours-ci, peuvent généralement s'exprimer jusqu'à un certain point en français.N'est-ce pas le genre de Montréal que nous souhaitons ?En vérité, nous n'avons pas entendu de revanchisme anglo dans le concert bruyant et persistant de voix opposées à la mégaville.Les voix de la colère, minorité décroissante au sein de la minorité, s'expriment peu.Les plaintes que nous entendons au sujet de la nouvelle ville portent sur la prestation de services et la démocratie locale, et non sur la langue.De fait, la première élection à la nouvelle ville a donné aux adversaires de la fusion une pomme empoisonnée : Gérald Tremblay a été élu avec une majorité au conseil municipal, dont nombre d'anciens maires et conseillers de banlieue y compris plusieurs anglophones.Certains de ces politiciens ont modéré leurs critiques du nouvel ordre après avoir compris qu'ils pouvaient devenir des joueurs à la grandeur de l'île.Les anglos sont correctement représentés à l'hôtel de ville ces jours-ci, et ils en sont conscients.Nous espérons que la survie ou la chute du Grand Montréal sera décidée en fonction des services rendus et des besoins comblés, et non en fonction des politiques linguistiques ou autres.Nous désirons saisir l'occasion pour dire encore une fois ce que nous avons déjà dit : avant de signer quelque pétition de défusion, attendez.Attendez de voir si le premier ministre Jean Charest donnera à la mégaville ce dont elle a besoin pour réussir \u2014 sur le plan du financement stable, du droit du travail, etc.Attendez de voir les projets de décentralisation du maire Tremblay.Attendez de voir si le maire aura le courage \u2014 et le soutien de Québec \u2014 de résister à notre syndicat de cols bleus, rapace et musclé à l'excès.Le sort de la nouvelle ville n'est toujours pas fixé.Comme M.Charest, nous souhaitons qu'elle réussisse.Mais on ne construit pas le succès en étouffant la dissidence.Le succès se fondera plutôt sur des services bien rendus à tous les citoyens, et sur la promotion d'un sentiment d'appartenance à la nouvelle ville.PHOTOTHÈQUE, La Presse Jean Charest l'avait promis lors de la campagne électorale, c'est chose faite depuis mardi avec le dépôt du projet de loi 9, qui précise le processus pouvant mener à des défusions municipales.« La région de Boston compte 282 villes et se porte très bien, merci.» \u2014 Peter F.Trent LA BOÎTE AUX LETTRES « Wuestiland Citi » RIEN AU MONDE ne peut satisfaire les partitionnistes Edward Janiszewski, John Meany, Bill Tiernay, Peter Yeomans et Peter Trent, autre que la récupération totale de leurs villes.On n'a qu'à se rappeler leurs batailles juridiques à coups de millions jusqu'à la Cour suprême.À moins que le maire Gérald Tremblay accepte la création d'une « Wuestiland Citi » dans l'Ouest de l'île de Montréal.Au fait, pourquoi Gérald Tremblay n'a-t-il pas tout simplement démissionné au lendemain de l'élection du PLQ ?Il aurait évité, ainsi qu'à son parti, tant de maux de tête, de génuflexions et d'humiliations.Maintenant, il a les deux pieds pris dans la machine étapiste défusionniste du PLQ, il ne peut qu'en ressortir déchiqueté.Dommage, les règles sont telles qu'il ne peut qu'y laisser sa crédibilité et sa peau contre un Peter Trent aguerri, déterminé et armé d'un référendum.Il n'est pas trop tard pour revenir au privé, monsieur Tremblay.LUCIE RICHER Ville bilingue ?DANS SON éditorial (Un appel aux Montréalais anglophones) André Pratte prétend que les anglophones qui agissent contre la nouvelle ville le font à l'encontre de leurs propres intérêts.Peut-être, même si c'est parfois difficile de bien comprendre les vrais intérêts de nos voisins, vu de l'extérieur.De toute façon, M.Pratte a raison de célébrer la disparition des « barrières entre anglophones et francophones » qui font « la force et la distinction de Montréal ».Il faut poursuivre cet objectif, et permettez-moi une suggestion qui va dans ce sens.Que les anglophones mettent de coté leur droit à un référendum sur la défusion et que, en échange, la grande ville de Montréal soit nommée ville officiellement bilingue, un geste qui serait la démonstration concrète du désir des francophones de poursuivre, de leur coté, le travail de partenariat entre les deux grands groupes linguistiques de notre ville.M.Pratte peut rendre service à sa cause en plaidant pour ce projet.REED SCOWEN Syndicalisme sauvage VOILÀ QUE le maire Tremblay et La Presse continuent de traiter des défusions possibles comme d'un cataclysme appréhendé.Sauf quelques anciennes municipalités très majoritairement anglophones, il est probable que la plupart des banlieusards ne feraient pas objection aux fusions si le syndicalisme sauvage tel que pratiqué dans l'ancienne ville de Montréal n'avait pas été étendu à toute l'Île.On sait tous que s'il y a présentement une trêve des moyens de pression, c'est que les gros syndicats viennent de comprendre qu'ils ne doivent pas fragiliser l'énorme cadeau que leur a fait le gouvernement par les fusions.Or, que veut le citoyen moyen sinon l'assurance de recevoir des services municipaux d'une qualité raisonnable à un coût abordable ?C'est ce que l'ancienne structure lui procurait et que, comme il l'a constaté au cours des dernières semaines, la nouvelle structure va lui enlever.R.LAPLANTE 4LP1601A0619 A-16 JEUDI MONDE 4LP1601A0619 ZALLCALL 67 21:23:58 06/18/03 B EXPRESS INTERNATIONAL Argentine Militaires recherchés UN JUGE argentin a lancé un mandat d'arrêt contre 10 militaires soupçonnés d'avoir exécuté, le 13 décembre 1976, 22 dissidents dans la province du Chaco (nord de l'Argentine) lors d'un simulacre de transfert, pendant les premiers mois de la dernière dictature militaire.Le pouvoir avait alors expliqué que ces personnes avaient été tuées lors d'un affrontement des forces de l'ordre « avec des groupes subversifs ».Après le retour de la démocratie en 1983, la Chambre des députés provinciale avait enquêté sur l'affaire et conclu que les victimes avaient été fusillées.\u2014 d'après AFP Irlande IRA véritable LE PROCÈS du chef présumé de l'IRA véritable s'est ouvert hier sous haute sécurité, à Dublin, trois jours après que la police eut neutralisé deux tentatives d'attentats en moins d'une semaine de ce groupe républicain opposé au processus de paix.Michael Mc Kevitt, 53 ans, est le premier homme accusé en Irlande de diriger une organisation terroriste.L'IRA véritable avait revendiqué l'attentat d'Omagh en 1998, le plus meurtrier du conflit en Irlande du Nord avec 29 morts et plusieurs centaines de blessés.Le principal témoin à charge est un agent du FBI, David Rupert, qui a infiltré le groupe aux États-Unis puis en Irlande.Mc Kevitt risque une peine de 15 ans de prison s'il est reconnu coupable.\u2014 d'après AFP Ottawa presse à son tour la Birmanie de libérer la dissidente Suu Kyi JOONEED KHAN LE CANADA s'est joint hier aux 22 autres membres du Forum régional de l'ASEAN, réuni à Phnom Penh, pour réclamer la « libération immédiate » de l'opposante Aung Sang Suu Kyi et la relance de la démocratisation en Birmanie, faute de quoi il « pourrait imposer d'autres mesures punitives, plus sévères » contre ce pays d'Asie du Sud.« Nous pensons que les généraux doivent libérer Mme Suu Kyi immédiatement et lui permettre de jouer son rôle politique », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Bill Graham, faisant écho à son homologue américain Colin Powell.« Le Canada a aboli en 1997 les préférences tarifaires de la Birmanie, si bien que ce pays a été exclu cette année d'une liste d'États les plus pauvres dont les exportations vers le marché canadien ne seront plus taxées », a dit à La Presse un porte- parole du Ministère, Samir Ahmad.L'Union européenne a suspendu lundi les privilèges commerciaux de Rangoun, allongé la liste de proches des dirigeants birmans interdits de séjour en Europe et dont les capitaux sont gelés, et arrêté les ventes d'armes au régime.Powell a menacé hier de « durcir la position » des États-Unis en fonction des « réactions » de Rangoun.Le Japon, qui a versé près 50 millions $ CAN l'an dernier à la Birmanie, a menacé de réduire son aide.Mais l'Australie a refusé de leur emboîter le pas, estimant que la disponibilité du ministre birman des Affaires étrangères Win Aung, présent à Phnom Penh, de transmettre à Rangoun le message du forum était un bon signe.La coalition d'ONG Mines Alerte Canada (MAC) note que les importations de produits birmans ont augmenté de 9,4 millions $ en 1996 à 16,8 millions en 2000, malgré l'abolition des préférences tarifaires en 1997.MAC veut que le Canada invoque la Loi des mesures économiques spéciales (SEMA), adoptée en 1992, et impose des sanctions allant jusqu'à l'interdiction de tout commerce et de tout investissement en Birmanie.« Je ne sais pas où MAC a trouvé ses chiffres.Je peux vous dire que les importations de produits birmans au Canada atteignaient 60 millions $ en 2000, et qu'elles ont chuté à 46 millions l'an dernier », a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères.« Quant à nos exportations vers la Birmanie, elles dépassaient à peine le demi-million de dollars en 2002, et comprenaient essentiellement des produits humanitaires », a-t-il ajouté.La Confédération internationale des syndicats libres (CISL) a publié le 6 juin un rapport intitulé L'Horreur au pouvoir (www.global-unions.org/burma) qui nomme 375 firmes multinationales opérant en Birmanie.Quatre au moins sont canadiennes : Ivanhoe dans le secteur minier (or et cuivre), TG World Energy Corp dans le gaz et le pétrole, Lee Capital Corp dans le secteur de l'ambre et d'autres pierres précieuses et semi-précieuses, et CHC Helicopter Corp, qui fournit « des services aux secteurs minier, pétrolier, gazier et forestier » et qui « forme des pilotes de la police et de l'armée », selon le document.R3703_RD3712_LAP C'est Garanti! (268777) (281790) PLANCHE EN PIN TRAITÉ SOUS PRESSION AU CAQ 1\u201dx6\u201dx6' Usinée avec soin.(274244) 5' (281789) 2.24 8' (281791) 3.85 76¢ Barreau rectangulaire 1-1/16\u201dx1-5/16\u201dx 42\u201d.En bois traité sous pression au CAQ.650300042 (282723) TREILLIS «INTIMITÉ» ULTRA 1-3/4\u201dx4'x8' En bois traité sous pression.Mélange à béton «Rapid Post» Fixe les poteaux de clôtures et galeries.Versez dans le trou et ajoutez de l'eau.Aucune pièce de retenue requise.PREND EN QUELQUES MINUTES! PAS DE CREUSAGE, PAS DE BÉTON! 4\u201dx4\u201dx30\u201d.Prise biseautée et 4 ailerons pour force et stabilité.Les poteaux demeurent hors-terre, donc pas de pourriture.PIQUET EN ACIER POUR POTEAU Boule «Georgienne» 3-3/8\u201dx5-3/8\u201d.En pin traité sous pression au CAQ.(282686) Clôture «semi-intimité» Panneau en épinette traitée sous pression 6' haut.x 8' long.PRÉASSEMBLÉE! 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