La presse, 29 juin 2003, B. Arts + Spectacles - Lectures d'été
[" 7LP0101B0629 B1 DIMANCHE arts 7LP0101B0629 ZALLCALL 67 21:07:17 06/28/03 B C A H I E R B | L A P R E S S E | M O N T R É A L | D I M A N C H E 29 J U I N 2003 Simenon et Dumas, toujours vivants Page 11 Voir LIBERTÉ en B6 Voir DANY en B8 DEUX CHOSES rendent le fait d'écrire presque impossible en été : la chaleur et l'immobilité.C'est difficile de rester assis devant une machine à écrire quand l'été se tient derrière la fenêtre.Et l'été, on le sait, n'existe que pour ceux qui ont traversé l'enfer de l'hiver.Comment résister à ce rythme si différent de celui du froid ?Si l'hiver interprète inlassablement cette musique de chambre qui rend soudain l'âme inquiète, l'été, c'est le jazz, le corps, la rue, en un mot le mouvement.Et pour décrire ce mouvement, il est impératif de rester torse nu et immobile dans une petite chambre close.C'est ce que je fais en ce moment avec, sur ma gauche, cette grosse mouche verte posée sur un ananas en décomposition dont la forte odeur doucereuse m'intoxique déjà.Je suis chaque fois impressionné par cette fébrile activité que déclenche l'arrivée de l'été.Je vois par la fenêtre mon voisin en sueur, nuque rouge, un genou par terre, en train de remuer la bonne terre noire de son carré de jardin.La fièvre verte s'emparant brutalement de la ville.Chaque fenêtre a ses bacs de fleurs fragiles et pimpantes.Et chaque balcon son petit groupe de dames qui restent à causer jusque tard dans la soirée.Pour moi, l'image profonde de Montréal, c'est cette femme d'une soixantaine d'années arrosant ses tomates et ses roses sur son minuscule balcon, dans la douceur d'un soir d'été.Une double culture Cette ville a deux cultures : une du Nord et l'autre du Sud.En hiver, pour la comprendre, le référent n'est pas la langue, mais la température.Et il faut chercher les correspondances du côté des pays scandinaves.Durant ces longs mois d'hiver, on ne parle plus le français au Québec, on parle le « froid ».Et la vie tourne autour de cette réalité.L'hiver conditionne l'habillement, la sexualité, l'art, la littérature, la nourriture, les loisirs, l'esthétique, le corps.Son territoire couvre une étendue plus grande que la langue et la religion réunies.Il confine les gens dans les maisons et pousse les couples à un indésirable face à face.L'amour, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, conseillait autrefois un manuel d'apprentissage de vie conjugale, c'est regarder tous les deux dans la même direction.Vers la télé, alors! Et voici l'été avec son cortège de dieux païens et son culte du corps.C'est l'appel du Sud.Le jazz est déjà là.Et l'âme nègre de Montréal sort du placard.Une marée humaine, venant de ces quartiers ceinturant la ville, descend vers le fleuve.C'est la transhumance.Les gens de l'été n'ont rien à voir avec ceux de l'hiver, un peu comme les noctambules sont différents de ceux qui sont frais, dispos et cravatés dès 8h du matin.Ils n'ont pas les mêmes aspirations, ni la même culture, ni le même rythme corporel, ni les mêmes raisons de vivre.C'est un autre pays.Toute cette histoire de culture peut donc voler en éclats devant une brusque montée de température.Mais c'est le choc de ces températures si violentes, disons le froid intense de février et les terribles journées de canicule de juillet, qui crée cet animal biscornu (raisonnable en hiver, et émotif en été) : le Nègre blanc d'Amérique.La décadence, c'est de vouloir l'été en hiver.collaboration spéciale Écrire en été LECTURES D'ETE e jazz, tel que défini par les programmateurs du Festival, ratisse large.Et c'est tant mieux puisque ça permet la présentation d'un doublé fort prometteur au Métropolis.Wilco, issu de ce qu'on a appelé le country alternatif, est la tête d'affiche du concert de ce soir qui met également en vedette la frondeuse Neko Case, chanteuse qui a aussi contribué à l'exode du country vers les grands centres urbains américains.Une soirée sous le signe de la liberté d'expression artistique et.politique.Wilco, que plusieurs ont découvert en 1999 à la sortie de l'album Summer Teeth, a fabriqué l'un des meilleurs disques rock de 2002 et aussi l'un des plus sous-estimé: Yankee Hotel Foxtrot.Un habile mélange de folk-rock aux mélodies accrocheuses, trafiqué et superbement réalisé par Jim O'Rourke (Sonic Youth), expérimentateur patenté évoluant depuis longtemps dans l'underground américain.Un coup de génie qui a donné un sérieux coup de pouce à un groupe qui en avait bien besoin.Yankee Hotel Foxtrot commence par le bruit tortueux d'une transmission radio.Un signal imprécis, effiloché, entrecoupé, symbolisant la difficulté de communiquer.«Ça pourrait renvoyer à la difficulté de communiquer dans un couple ou avec d'autres personnes, acquiesce le bassiste John Stirratt.Ou encore à la difficulté pour un artiste de rejoindre son public.» Peut-être aussi aux tensions internes qui ont miné le groupe pendant l'enregistrement du disque.Car Wilco a eu beaucoup de mal à finir Y.H.F.Après un an et demi en studio, plus personne ne parvenait à voir la lumière au bout du tunnel.Une odeur d'amitiés pourries flottait dans l'air, comme le montre le documentaire I Am Trying to Break Your Heart, lancé l'automne dernier.Disputes et chocs d'ego, le film montre tout ce qui a mené au départ du multi-instrumentiste Jay Bennett.et que les groupes préfèrent d'ordinaire garder derrière des portes closes.Une fois l'abcès crevé et Bennett viré, Wilco n'était pas au bout de ses peines.«On a fait appel à Jim O'Rourke, car on avait besoin d'une oreille neuve et il fallait aussi que quelqu'un nous enlève nos bandes des mains, explique John Stirratt, laissant entendre que le groupe luimême avec perdu le fil.On trouvait que le style cinématographique de Jim pouvait coller à notre univers.Et on a été soufflés par ce qu'il a fait!» Leur label, Warner, n'a pas réagi avec le même enthousiasme et n'a d'ailleurs pas voulu sortir le disque.Wilco ne voulait accepter aucune entorse à sa liberté.Alors il a racheté ses bandes et a trouvé une oreille plus attentive chez Nonesuch.Amère America Du point de vue artistique, Yankee Hotel Foxtrot est une prise de position.Wilco et son leader, Jeff Tweedy, ont voulu s'éloigner du country pour aller vers un univers à la fois pop et planant.Moins claustrophobe que le précédent, le disque interroge par ailleurs implicitement l'Amérique avec des chansons comme War On War et Ashes Of American Flags.Les références à la politique ne sont jamais directes.Wilco n'a pas vraiment le souci d'être compris.«Susciter la réflexion, faire des gestes qui soulèvent des questions me paraît plus intéressant que de donner des réponses», estime John Stirratt.ALEXANDRE VIGNEAULT FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ W I LCO / N E KO C A S E Wilco Neko Case À la découverte des plages de la Gaspésie Les plages et les grèves de la Gaspésie guide pratique Josée Kaltenback 324 pages 19,95$ 3139628A 7LP0201B0629 B-2 dimanche - ARTS 7LP0201B0629 ZALLCALL 67 21:54:25 06/28/03 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 29 JUIN 2003 LES UNS ET LES AUTRES Ozon se jette à l'eau RÉPUTÉ SECRET, François Ozon s'est pourtant livré à demi-mot avec Swimming Pool, dont il s'est entretenu avec le magazine Ciné Live.Q Dans ce film, vous parlez de création par l'entremise d'une femme écrivain : on comprend qu'il y a beaucoup de vous dans le personnage de Sarah Morton, que joue Charlotte Rampling.R Je ne suis pas écrivain mais j'ai besoin d'écrire avant de faire un film, du moins d'imaginer des choses qui passent par l'écriture.C'était donc plus facile pour moi de me projeter dans un écrivain que dans un peintre.Et j'ai choisi une romancière de polars parce que dans les romans policiers, en général, le style est moins important que l'intrigue, et il me semblait qu'il y avait des liens entre l'écriture d'un scénario, qui n'est pas vraiment un produit fini, juste une étape, et le roman policier.Q Avez-vous donné des clés qui pourraient répondre aux questions que l'on se pose à la fin du film ?R Non, et je n'y ai jamais pensé en ces termes.Cela dit, je pense qu'une seconde vision peut enrichir la perception du film.Mais j'avais effectivement envie que Swimming Pool fasse « travailler » le spectateur.Que luimême en arrive à décrire le livre en train de s'écrire, qu'il y ait presque un côté interactif dans le film.Aujourd'hui, au cinéma, on a l'habitude d'obtenir toutes les réponses.Là, j'avais envie de donner une place au spectateur pour qu'à partir d'éléments proposés, il se demande pourquoi.Pourquoi Sarah fait ci ou ça, qu'est-ce qu'elle écrit, pourquoi Julie est bouleversée quand elle lui dit ce qu'elle écrit.Q Pourquoi des actrices plutôt que des acteurs dans vos films ?R Je m'entends très bien avec les actrices, je pense qu'il y a un rapport qui s'instaure beaucoup plus naturellement entre elles et moi qu'avec les acteurs.Je pense bien les comprendre, et c'est réciproque.Les actrices doutent moins que les acteurs, qui se prennent beaucoup la tête.Mais c'est compréhensible : la position d'un acteur dirigé par un autre homme pose beaucoup de problèmes, les enjeux sont plus complexes, alors que pour une femme, ce rapport avec le réalisateur est plus naturel.De manière générale, j'aime beaucoup le rapport aux femmes, je me projette plus facilement dans un personnage féminin parce que j'ai justement cette distance au sexe opposé.ZOOM FLASH Gérard Darmon Beau programme! « PEUT-ÊTRE du fait de mon âge canonique, je suis moins dans l'interrogation.Les paradoxes de ce métier ne me surprennent plus.Quand on dit qu'on y va à fond, on y va à fond jusqu'à 98 %, mais on a absolument besoin de ces 2 % pour rester amarrés à la réalité.Sinon, c'est un métier d'abruti ! Si tu as une scène de bagarre et que tu défonces la gueule de ton partenaire, tu es un âne.Ce qui est beau, c'est que les gens croient que tu lui as fait mal, alors qu'aucun coup n'a été donné.» Studio RÉVÉLÉE par Mon idole, de Guillaume Canet, Diane Kruger n'a pas aussitôt tourné aux États-Unis Wicker Park aux côtés de Josh Hartnett, qu'elle se retrouve au coeur d'un des projets les plus intéressants de 2003.Le magazine Studio souligne qu'elle joue en effet la Grecque Hélène, dont l'enlèvement provoquera la guerre de Troie, dans Troy, que tourne Wolfgang Petersen avec une distribution époustouflante.Dans cette adaptation de l'Illiade d'Homère, Brad Pitt incarne Achille ; Orlando Bloom (Legolas dans Le Seigneur des anneaux), le prince troyen Pâris qui enlève par amour Hélène ; Eric Bana (le Hulk d'Ang Lee), son frère, le prince Hector ; et Peter O'Toole leur père, le roi Priam.Sur les traces de Caine SOUVENT ASSIMILÉ à Michael Caine au début de sa carrière, Jude Law a décidé de prendre la comparaison au mot.Dans un remake du Limier (Joseph Mankiewicz \u2014 73), il reprendra le rôle que tenait l'acteur britannique ; Caine lui-même pourrait tenir celui qu'interprétait Laurence Olivier.Un remake pour De Vito DANNY DE VITO a signé avec la Columbia pour diriger le remake de Ma femme est une sorcière, une comédie de 1942, avec Fredric March et Veronica Lake.Tom Cruise en est le producteur et pourrait en tenir le rôle principal.C'est un projet cher à l'acteur, puisqu'il avait mis, il y a cinq ans, une option sur les droits, afin de le jouer avec sa femme, Nicole Kidman (dont il est aujourd'hui séparé).E X P R E S S AVANT D'ACCEPTER de faire partie de la galerie de personnages du musée de cire de Madame Tussaud, à New York, Jennifer Lopez a exigé, au grand dam des sculpteurs de la maison, qui se font une gloire de représenter fidèlement la réalité, qu'on l'amincisse de quelque cinq kilos, particulièrement au niveau des fesses.Clint Eastwood retournera dans l'espace, trois ans a près Space Cowboys.Il produira et réalisera un film sur Neil Armstrong, le premier homme à avoir posé le pied sur la lune.Le tournage devrait débuter fin 2004.Movieline, Studio, Globe, Première VOUS DITES.Diane Kruger Les gnocchis IL FAUT DISTINGUER entre les pâtes en forme de gnocchis et les gnocchis proprement dits.Ces derniers sont traditionnellement faits avec de la pomme de terre et non avec de la semoule.Le mot (datant du XVe siècle) désignait des petits pains arrondis dont on doit, paraît-il, l'invention au physicien italien Alessandro Volta (1745-1827).Pour lutter contre la famine, et malgré la croyance selon laquelle les tubercules de pomme de terre contenaient de dangereuses substances hallucinogènes (ce qui est vrai pour les feuilles), le savant convainquit ses paysans d'améliorer leur alimentation en mélangeant des pommes de terre bouillies à de la farine.Robert Henry \u2014 Petites histoires savoureuses des mots que l'on mange POP-CORN >>> MON TEMPÉRAMENT me pousse à travailler dans l'urgence.J'arrive à donner les choses quand c'est le moment, mais pas vraiment avant.Je ne me prépare pas d'une façon « traditionnelle» : un processus inconscient se met en marche, qui fait de moi une sorte d'éponge absorbant tous les éléments en rapport avec mon futur personnage.Élodie Bouchez >>> J'AI EU LA CHANCE de tourner dans des films dits cultes, il en restera toujours quelque chose.Bien sûr, je suis ravie et flattée.Dans la rue, les personnes d'un certain âge me sourient.Des jeunes me demandent un autographe : « C'est pour ma mère ou ma grand-mère qui vous admire tant.» Ça m'amuse et c'est bien comme ça.Michèle Morgan VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Donald Sutherland Marie-Christine Blais 7:30 - !- GRAND PRIX D'EUROPE Vroum, vroum, dès l'aube: en direct du circuit Nürburgring en Allemagne, neuvième course de la saison de Formule 1, jusqu'à 10h.Parfait pour couvrir le bruit de la tondeuse du voisin.13:00 - A- LES ENFANTS DE BOUDDHA Qu'on pratique le bouddhisme ou qu'on aime Richard Gere, ce documentaire saura intéresser par sa démarche particulière: on y suit deux enfants occidentaux qui vont assister à la plus importante cérémonie bouddhiste présidée par le Dalaï-Lama.Quelque 400 000 personnes assistent à l'événement, dont.l'acteur américain Richard Gere.19:30 - a- SUR UN AIR DE JAZZ ET DE BLUES Animé par Robert Charlebois qui reprend son personnage de pianiste de lounge-bar Joe Finger Ledoux, l'émission de 90 minutes permet à Steve Faulkner, Éric Lapointe, Nanette Workman, Daniel Boucher et plusieurs autres, notamment le très regretté Sylvain Lelièvre dont c'est la dernière prestation télé, de nous parler jazz et blues à leur manière.en chantant.20:00 - - DONALD SUTHERLAND À L'ACTORS STUDIO Une entrevue passionnante avec le (littéralement) grand acteur originaire du Nouveau- Brunswick.22:00 - X- NORAH JONES À WEEK-END DE STARS Son spectacle au Festival international de jazz de Montréal affichant archicomplet, on peut se reprendre au petit écran, où Norah Jones donne un spectacle intime tiré de son si doux album Come Away With Me.18h00 18h30 CANAUX 18h00 aq 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO cj or yA EM zH CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO CÂBLE Le Téléjournal Découverte / Les Guerriers du dieu singe L'été de la musique / .sur un air de jazz et de blues L'Île de Gildor / Bob Walsh, Corneille, Jean-François Breau Le Téléjournal Angèle Dubeau.Les Jeux de l'Acadie Cérémonie de clôture Le TVA 18 heures Un monde de fous Juste pour rire - Gala Cinéma / COULEURS PRIMAIRES (4) avec Adrian Lester, John Travolta Le TVA Pub (23:28) Ramdam Mondial d'impro Juste pour rire Le plaisir croît avec l'usage / Isabelle Brossard Vivre en ville / Beyrouth, les odeurs perdues L'oeil ouvert / Sugar Ray Robinson, une légende.Chimère (23:39) Le grand défi karaoké Cinéma / GARE À VOUS! (5) avec Shanna Reed, Terry O'Quinn Cinéma / BIENVENUE À PLEASANTVILLE (3) avec Tobey Maguire, Reese Witherspoon Le Grand Journal (23:05) Box-office (23:35) News Travel, Travel Sue Thomas: F.B.Eye Charmed Law & Order: Criminal Intent Crime & Punishment CTV News News News Music Dream The Nature of Things / SARS Cinéma / BEST IN SHOW (3) avec Catherine O'Hara Sunday Rep.Venture Reflections Cool Shots News ABC News Cinéma / INSIDE THE OSMONDS (5) avec Taylor Abrahamse Alias The Practice News The Practice CBS News 60 Minutes CSI: Miami Minisérie / Perfect Murder, Perfect Town (1/2) .Raymond NBC News Dateline NBC Law & Order: Criminal Intent Crime & Punishment .Machine Outdoor.Wildlife .Explorer Naturescene Nature / Obsession with Orchids Maggie Out of the Ordinary BBC News Wall Street Globe Trekker / Iceland BBC News Cinéma Murder, She Wrote (16:00) The Nazi Officer's Wife / Diffusion de quatre épisodes.Marcus Miller Blanche L'Actors./ D.Sutherland Thema: Islande / Bjork.Thema: Islande (21:50) Thema: Islande Jon Bon Jovi: Bravo! Profile Arts, Minds Spirited.Viva la Frida! Cinéma / PRESUMED INNOCENT (3) avec Harrison Ford, Greta Scacchi Cinéma Humour en spectacle Insectia Sans détour / Je me souviens Hors série / En compagnie des chevaux Cinéma / LA FÉLINE (4) .la croissance d'une PME NASA Educational File Stratégies et dynamique.la croissance d'une PME Websexo.Coaching Planète Terre Frontiers of Construction Daily Planet Discovery's./ Return to Area 51 - In Search of Amelia Earhart Weather X / Lightning Daily Planet .plongée Guide Debeur La Route.Europe.Gris .de France .Jardins Bain de soleil 24 heures./ San Francisco Avventura .(18:15) .(18:40) .(19:05) Jett (19:35) Your Big Break Cinéma / DAYS OF THUNDER (5) avec T.Cruise, R.Duvall Cinéma (22:50) Gilmore Girls: Beginning Cinéma / TRUE LIES (4) avec Arnold Schwarzenegger, Jamie Lee Curtis Charmed Boarding House: North Shore Inside Ent.Sunday Futurama King, Hill Simpsons King, Hill South Park Fear Factor Inside Ent.Sports Trouvailles./ St-Antoine Légendes du hockey Tournants./ Guerre civile Des histoires d'alcool Cinéma / NICOLAS ET ALEXANDRA (3) avec Michael Jayston The Trench The Royal Hour Mob Stories Cinéma / TIGERLAND (4) avec Colin Farrell, Matthew Davis The Trench Matchmaker Fashion File .Homes Say yes.Miracles Birth Stories Special / Niagara Skin Deep .on Top .Miracles Birth Stories Duo Benezra Made in.Max Lounge / Richard Petit Musicographie / Ella Fitzgerald Week-end./ Norah Jones Musicographie / E.Fitzgerald SPAM Fax I.D.Mode Top.pops Concert Plus / Jamiroquai en Italie Karaoclip Dollaraclip Fax Made in.Music Box 60 Minutes Zoom .libanais La Caravane .Vietnam The Practice Teleritmo BBC News Foreign.CBC News: Sunday Disclosure Sunday Report Venture The Passionate Eye / Stars Wars Dreams Antiques.L'eau, la goutte de vie Journal RDI Histoires.Zone libre Le Téléjournal .Pallium Skinheads: apprentis nazis La vie.rien Second Regard Golf Mag Sports 30 Championnat Cart Toyota.La Série Indy Car / Richmond Sports 30 Championnat canadien de rallye Superbike Largo Winch.Raymond Quarantaine Les Condamnées Amy Six pieds sous terre Cinéma / JOSÉPHINE.Prime Suspect Cinéma / DEAD SILENCE (5) avec J.Garner, L.DavidovichT railer Park This Hour.Cinéma / LOVE, HONOUR AND OBEY (5) avec Jonny Lee Miller The Spaceys (17:30) Twilight Zone Star Trek: Enterprise Cinéma / LAKE PLACID (5) avec Bridget Fonda, Oliver Platt Cinéma / GREMLINS (4) Sportsnetnews Beyond the Glory À communiquer Sportsnetnews Marmitons Sciences.Panorama Un air de.Dans la nature avec Stéphane Peyron Cinéma / DON CAMILLO EN RUSSIE (21:15) Panorama Profils Sports Disasters David Blaine - Street Magic Trading Spaces / Diffusion de six émissions.Sportscentre TSN Profile Strongman Super Series Boxing / Lennox Lewis - Vitali Klitschko Sportscentre Skatepark Sacré Andy! Redwall .le meilleur Dilbert Bugs Bunny & Tweety Les Simpson Henri, gang South Park La Clique Les Simpson Déchiqueteurs .Jardins Journal FR2 Isabelle.Faut pas rêver / Thaïlande Double JE (20:35) Le Journal Kiosque Vrai Monde It's a Living Next Wave Vox Trex Cinéma / PERFECTLY NORMAL (4) avec Michael Riley Cinéma / RULING PASSION Person 2.Film 101 Coup de coeur Les Mariées de Manhattan .secondes 2e Peau Métamorphose Maigrir.médecine Ça SEX'plique Le sexe dans tous ses ébats Châteauguay Money Talks Maison.beauté Qui rénove! Décideurs Cap sur Qc Vox Golf L'Actuelle Sur la colline Horoscope Eerie.Taina Mix Mania Charmed Buffy.Cinéma / HOOK (4) (16:00) Girlstuff Saddle Club YTV's Hit List S Club.Girlz TV Student.Radio Active .Mummy Syst.Crash Alerte Météo Farscape Robots Wars Métal hurlant Cour à \"Scrap\" Highlander 7LP0301B0629 B-3 dimanche - ARTS 7LP0301B0629 ZALLCALL 67 23:50:16 06/28/03 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 9 J U IN 2 0 0 3 B 3 FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL Le beau risque collaboration spéciale BOBBY McFERRIN AIME la spontanéité, at- il répété hier après-midi en conférence de presse.Eh ! bien, on la lui a servie sur un plateau d'argent, avec un chou sur le dessus.Malgré les épisodes visiblement calculés \u2014 on ne capte pas un concert télé sans avoir de plan, tout de même \u2014 « l'hommage » à Mc Ferrin nous a parfois touchés, quelquefois fait froncer les sourcils, souvent fait rigoler.Ainsi, la première surprise du concerthommage à Bobby Mc Ferrin nous a sauté aux yeux dès le lever du rideau de la salle Wilfrid-Pelletier, peu après 20 h 30 : une soixantaine de personnes (beaucoup d'enfants, quelques adultes) \u2014 étaient assises sur deux estrades masquant le fond de la scène.Le nouveau récipiendaire du prix Ella-Fitzgerald nous est ensuite apparu en jeans et tshirt rouge, sandales aux pieds, pour prendre les rênes de ce cirque improvisé, qui a fait jaillir des « oh ! » et « ah ! » dans la salle.Amusés autant que nous, les gens dans les estrades ont écouté Bobby Mc Ferrin lancer son propre bal par une fascinante démonstration de son agilité vocale.Avec délicatesse et vélocité, des notes précises, découpées, se sont échappées de son larynx pour créer des phrases mélodiques presque parfaites au début.Ce qui ne saurait être qu'un réchauffement de la voix a ensuite pris des couleurs célestes : arpèges, gammes, thèmes mélodiques répétés, interrompus par des claquements de langue (comme les chanteurs d'Afrique du Sud) et par les tapes qu'il se donnait au thorax pour marquer son rythme.Sans perdre sa concentration, il répondait lui-même à ses notes hautes par des sons graves en phase avec la mélodie qu'il brodait devant nous.Un exercice influencé par sa connaissance du répertoire classique, mais interprété avec un naturel désarmant.Comme si, pour passer le temps, il transcrivait les études de Bach sur une serviette de table dans un resto de Johannesburg.Tiens, tiens, ce n'était pas un hasard.Plus tard dans le concert, Mc Ferrin a justement recommandé aux enfants assis derrière lui d'étudier Bach, insistant sur le fait que c'est bon « pour maîtriser les intonations ».Exemple : il s'est mis à fredonner le premier prélude de Bach (Clavier bien tempéré) pour ensuite spontanément inviter la salle à chanter l'Ave Maria de Charles Gounod par-dessus.Ou bien la foule possède une voix fort juste, ou bien certains étaient dans le coup.Peu importe, l'effet était aussi joli que magique.Cela dit, malgré l'amusement et les bonnes blagues commises par Mc Ferrin, malgré sa complicité avec le public, impossible de passer par-dessus l'impression de décousu.Mc Ferrin a été surpris par une trapéziste descendue du plafond, puis par l'arrivée sur scène de Jorane (tous deux nous ont offert une improvisation fragile mais lumineuse par moments).Ça se voulait chaleureux, intimiste, mais ni la salle ni l'agaçante caméra mobile ne nous aidaient à nous sentir dans la bulle du chanteur.À mon départ pour rédiger ces lignes, 1h30 après le début du concert, j'attendais encore d'être véritablement surpris par les invités qui ont dû arriver, j'imagine, dans la dernière partie du concert.Et pourtant, je suis sûr d'avoir assisté à un événement unique et spontané, comme Bobby les aime.Samedi soir idéal À l'extérieur, le site était bondé \u2014 ça vous étonne ?Samedi soir idéal pour se balader et jouer du coude dans les passages de plus en plus étroits à mesure que la soirée avançait.La zone consacrée au blues s'était prestement remplie pour la performance de l'harmoniciste Carl Tremblay.Un excellent animateur de foule doublé d'un performeur doué, celui-là, et qui sait mettre son monde dans sa petite poche arrière (celle où il garde ses instruments) en lui balançant des standards du blues-rock, voire du classique rock \u2014 ça hurlait lorsqu'il a craché Born to Be Wild! Du côté de la scène World, à l'ouest de la rue Jeanne-Mance, la formation plurinationale (Québec, Côte d'Ivoire, Haïti, Cameroun) Ya Kengué nous a mis en transe avec ses « rythmes de la liturgie vaudou », comme l'a précisé Dan Berhman.Une dizaine de musiciens, menés par un magnétique chanteur, nous ont attirés dans un tourbillon de rythmes africains, de ponctions de basse et de guitare funk.Pas mal.Malheureusement, je n'ai qu'entrevu le Raymond Scott Orchestrette, sans pouvoir y reconnaître la musique de mes cartoons favoris.Snif ! Je devrai y retourner ce soir, toujours sur la scène principale, à 21 h et 23 h.Photo BERNARD BRAULT, La Presse © Le chanteur Bobby Mc Ferrin a reçu plusieurs invités-surprises hier, à la salle Wilfrid-Pelletier.En début de spectacle, une acrobate est venue saluer les spectateurs installés sur la scène en compagnie de l'interprète de Don't Worry Be Happy (à droite).Le prix Ella-Fitzgerald remis à Bobby Mc Ferrin P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale «TODAY IS A special day.» a amorcé André Ménard avant d'être interrompu par le récipiendaire, qui a répété ces mots en les chantant.Cabotin, les longs dreads tombant sur son t-shirt, le chanteur Bobby Mc Ferrin a accepté hier après-midi le prix Ella-Fitzgerald, dont le trophée prend la forme d'un microphone ancien.L'attribution de ce prix à l'interprète de Don't Worry Be Happy pour souligner l'excellence de sa contribution à l'art vocal est « la plus significative, la plus marquante », de sa courte histoire, a ajouté en anglais le cofondateur du Festival.Il y a une quinzaine d'années, André Ménard avait invité Bobby Mc Ferrin à se produire au Festival.Plutôt que d'accepter qu'il donne un concert solo, le directeur artistique avait insisté pour qu'il soit accompagné d'un trio.« Une grosse erreur », reconnaît-il aujourd'hui, d'autant plus que Mc Ferrin adore se produire en solo, sans attaches ni filet.« Keith Jarrett arrivait seul sur scène sans savoir ce qu'il allait jouer.Cette façon d'improviser m'a profondément marqué.J'aime le risque », a confié l'artiste au cours de la conférence de presse à l'hôtel Wyndham.Côté risque, il allait être servi.Le soir même, on lui réservait à la salle Wilfrid-Pelletier un concert dont il ne connaissait pas la feuille de route, au cours duquel des invitéssurprises devaient se pointer (détails dans l'autre texte ci-haut).Et aujourd'hui, à 19 h au Monument-National, il est l'invité du batteur Jack De Johnette pour son dernier concert de la série Invitation.« J'ai déjà joué en duo avec Jack.mais je n'ai encore aucune idée de ce que nous allons faire dimanche.Ce ne sera que de l'improvisation.» Pianiste de formation, Mc Ferrin, qui a découvert sa vocation d'innovateur vocal à l'âge de 27 ans, se considère avant tout comme un folk singer.« Au sens brut du terme, précise-t-il : chanter les chansons du peuple.» Son père, Bobby Senior, chanteur d'opéra, fut le premier soliste noir de l'histoire du réputé Metropolitan Opera.Il lui aura inculqué le sens de la perfection et du travail acharné.Acharnement qui, comme on sait, a porté fruit.Déballer ici tous ses succès pourrait prendre un cahier entier : disons seulement qu'après 10 Grammy Awards, des ventes d'albums excédant les 20 millions d'exemplaires dans le monde entier et des collaborations avec les grands noms du jazz et de la musique classique (Mc Ferrin mène en parallèle une carrière de chef d'orchestre), le prix qu'on venait de lui remettre le faisait sourire un brin.Cependant, « bien que je n'aime généralement pas revenir toujours aux mêmes endroits, confia-t-il, je suis très heureux de repasser par Montréal ».Et de nous exposer une nouvelle fois toutes les prouesses que lui permet sa voix, qui couvre quatre octaves.Bobby Mc Ferrin succède ainsi aux précédents récipiendaires du prix Ella-Fitzgerald, les Dianne Reeves (2002), Diana Krall (2001), Dee Dee Bridgewater (2000) et Diane Schuur (1999).VIE DE NUIT LE BÉLYZA 410, rue Rachel Est, Montréal (514) 849-9363 29 juin Dibondoko 6$ 30 juin Taxi Zùlù ! 7$ 2 juillet Cheb Dino 10 $ 4 juillet Juan Carranza 8$ 5 juillet Chango Family 10 $ LEBLANC RESTAURANT LOUNGE 3435, boul.Saint-Laurent, Montréal (514) 288-9909 29 juin Coco Thompson Gratuit 30 juin Nancy Martinez Gratuit 1er juillet Kim Richardson (Mardi-Gras) Gratuit 2 juillet Corinne Zarzour Gratuit 3 juillet Lee Anna White Gratuit 4 juillet Charles Biddle Jr Gratuit 5 juillet Charles Biddle Jr Gratuit 6 juillet Coco Thompson Gratuit UPSTAIRS JAZZ BAR & GRILL 1254, rue Mackay, Montréal (514) 931-6808 LUBA LOUNGE 2109, rue de Bleury, Montréal (514) 288-LUBA 29 juin et 6 juillet Soirée Chillin avec DJ invités Gratuit 30 juin Soirée Live Urban Jazz avec The Moment Gratuit 1er juillet Soirée Slippery avec DJ Guapo Gratuit 2 juillet Soirée Relax with Pep avec DJ Alex Hustle Gratuit 3 juillet Soirée Confluence avec DJ Dubline Gratuit 4 juillet Soirée Chillincypherizm avec DJ Godfather Gratuit 5 juillet Soirée All That Jazz avec DJ Grandtheft Gratuit RESTAURANT SAVANNAH 4448, boul.Saint-Laurent, Montréal (514) 904-0277 21 h 20 h 22 h JELLO BAR 151, rue Ontario Est, Montréal (514) 285-2621 29 juin Mike King & Swing Dynamique avec Guy Nadon 5 $ 1er juillet Café Soul Soundtrack to Your Night 5 $ 2 juillet Chris Velan Songs for the People 5 $ 4 juillet Shane Philips 7 $ 5 juillet Shane Philips 7 $ 6 juillet Mike King & Swing Dynamique avec Guy Nadon 5 $ 22 h RESTAURANT LE GUTENBERG 359, Ave.Président-Kennedy, Montréal (514) 285-8686 29 juinau 6 juillet Organ Jam Session avec Vanessa Rodrigues Trio Gratuit 23 h 23 h 29 juin au 5 juillet Le Jeff Johnston Trio Jam Session 3 $ 21 h 4 et 5 juillet Camil Bélisle Trio avec Richard Beaudet Gratuit VIE DE NUIT JUSQU'AU 6 JUILLET UNE INITIATIVE PARALLÈLE AU FESTIVAL Le Festival vous invite à encourager les bars qui présente du jazz à l'année 3153340A coin Jeanne-Mance et Sainte-Catherine scène en collaboration avec MARDI 1ER JUILLET À 21 h 30 Le transport en commun est recommandé pour vous rendre sur le site du Festival.Le Festival International de Jazz de Montréal présente LE GRAND ÉVÉNEMENT General Motors 3153332A 7LP0401B0629 B4 Dimanche 7LP0401B0629 ZALLCALL 67 22:42:28 06/28/03 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 29 JUIN 2003 FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL MALIA Du culot et du soul Un pied dans le jazz, un autre dans la soul et encore un autre dans la pop, Malia se trouve dans une position acrobatique, musicalement parlant.Yellow Daffodils, son premier album lancé sur étiquette Sony l'automne dernier, butine ici et là, choisit de ne pas choisir et, du coup, risque de plaire à pas mal de monde.Voilà un beau melting-pot à l'image de cette chanteuse à la voix joliment éraillée qui a l'habitude d'enjamber les frontières.Ça fait partie de sa « légende personnelle », comme dirait un certain romancier brésilien.Son père était un coopérant britannique en mission au Malawi, petit pays situé au sudest de l'Afrique.Là-bas, il a rencontré la future mère de Malia, qui appartient à l'ethnie Nyanja.De l'Angleterre et du reste du monde, la jeune femme ne saura pas grandchose avant que sa famille ne parte pour Londres à la fin des années 80.L'arrachement au pays natal ne l'a pas déboussolée, selon elle.En fait, ce serait plutôt le contraire.Elle avait décidé de se faire chanteuse et, à son arrivée en Angleterre, a commencé à s'initier au jazz et a fait la connaissance de trois femmes qui auront une influence déterminante sur elle : Sarah Vaughan, Ella Fitzgerald et Billie Holiday, à qui elle rend hommage en reprenant Solitude sur Yellow Daffodils.« Quand j'ai commencé à m'intéresser au jazz, je ne savais pas grand-chose de l'histoire des Noirs, raconte-t-elle depuis Londres.J'arrivais du Malawi et, là-bas, j'avais appris l'histoire du point de vue britannique.Je ne savais rien de l'histoire du point de vue des Noirs et des femmes noires.Je n'étais pas seulement fascinée par la façon de chanter de ces trois femmes, mais aussi par leurs vies.Découvrir tout ça m'a donné une force certaine.» Et du culot, faudrait-il ajouter.Son contrat de disques avec Sony France, Malia ne le doit pas seulement au grain de sa voix, mais aussi à son toupet.Elle n'a pas attendu qu'un producteur la « découvre » dans le bar-restaurant où elle travaillait.Pas son genre.Après avoir entendu l'album Rêve orange de Liane Foly, elle a fait des pieds et des mains pour obtenir le numéro de téléphone du réalisateur, André Manoukian.Et elle lui a téléphoné et lui a demandé de travailler avec elle.Ç'a cliqué, visiblement.Ses amitiés françaises expliquent par ailleurs la présence de India Song, une chanson signée Marguerite Duras, au milieu d'une douzaine d'airs soul flirtant avec le jazz et la musique électronique.« Puisque j'ai signé avec un label français, on s'est dit que ce serait bien de faire quelques chansons dans cette langue, explique-t-elle.On a d'abord traduit trois ou quatre chansons à moi, mais je n'arrivais pas à chanter mes mots en français.Ça ne collait pas.André m'a proposé India Song et j'ai accroché tout de suite.Sa mélodie magnifique et son côté jazzy mélancolique me convenaient parfaitement.» Le bruit courait en décembre dernier que Malia allait tourner avec Laurent de Wilde et d'autres musiciens de jazz.Le pianiste et la chanteuse se trouvent effectivement à Montréal le même soir, mais joueront dans des salles différentes.Laurent de Wilde va plutôt présenter son nouvel album, Stories, auquel Malia prête sa voix (If I Could), dans le cadre de la série nocturne du Festival de jazz.MALIA, en concert ce soir, 19 h, au Club Soda.SUR LE VIF Bojan Z D'ORIGINE serbe, le pianiste Bojan Zulfijarpasic (Bojan Z pour les intimes), qui revient pour une seconde fois au Festival international de jazz de Montréal, est installé à Paris.Il avait quitté Belgrade en 1988, c'est-à-dire trois ans avant le début des hostilités.Il s'est, depuis, taillé une place de choix dans l'univers du jazz contemporain de l'Hexagone.Q Y a-t-il de bons musiciens de jazz yougoslaves, Bojan Z ?R Il y a effectivement de très bons musiciens de jazz.Plusieurs ont malheureusement quitté la Yougoslavie, ils sont un peu partout sur la planète Terre.À New York, à Toronto, en Allemagne, en Autriche, en Afrique du Sud, etc.Q Avez-vous le sentiment de pratiquer un jazz européen ?R En ce qui me concerne, je ne cache pas la musique qui m'a marqué quand j'étais petit à Belgrade : j'ai commencé à 5 ans avec le piano classique.Des gens m'ont d'ailleurs cité comme l'exemple d'un jazz européen réussi.Qui plus est, le jazz que je fais se situe du côté de la musique savante plutôt que du côté du divertissement.Il faut rappeler qu'en Europe, depuis longtemps, on traite le jazz comme une forme d'art plutôt qu'une variante de l'entertainment.Q Vous êtes un compositeur prolifique, un leader d'ensemble et un soliste apprécié.Qu'estce qui vous est particulier ?R Pour moi, la personnalité musicale est un processus tout à fait naturel.La musique que j'écoute, la vie que je mène, les personnes que je rencontre, mon point de vue sur tout ce qui m'entoure imprègnent ma musique au fur et à mesure que je donne des concerts ou que je fais des sessions de studio.Ce ne sont pas les gammes que je répète qui forgent ce style, c'est ma vie.Mais c'est toujours difficile pour moi, qui suis du côté créatif de la chose, de pouvoir expliquer mon style.En tout cas, moi j'essaie de ne pas tomber dans le piège de me jouer moi-même.En se répétant, on finit par devenir musicalement introverti.Et je ne pense pas qu'une telle introversion laisserait beaucoup d'espace à celui qui écoute la musique d'un introverti.Si l'artiste se dit : « Voilà, les gens me reconnaissent par ceci ou cela, c'est donc ce que je vais leur servir », sa musique arrête alors d'évoluer.Q Qu'est-ce qui vous a rendu le plus fier jusqu'à maintenant ?R La réussite des disques que j'ai proposés.Mais c'est toujours le prochain qui vous procure le plus de satisfaction.Je suis également fier d'avoir trouvé les musiciens avec lesquels j'ai pu réaliser la musique que j'entendais intérieurement.Il faut dire que je reste assez fidèle à la plupart des musiciens avec qui il s'est passé quelque chose de fort \u2014 notamment le saxophoniste Julien Loureau, le contrebassiste Henri Texier, les batteurs Tony Abeson et François Merville.Je n'oublie pas le fait que la fraîcheur de cette musique réside dans les rencontres.Bien sûr, je laisse la porte ouverte en permanence à d'autres rencontres, mais j'aime bien jouer avec les mêmes musiciens pendant longtemps, car cela permet à ma musique d'aller plus loin.Q Le programme de votre solo prévu à Montréal sera-t-il une extension de l'album Solobsession, lancé sur Label Bleu ?R Un disque est un moment d'improvisation immobilisé dans un enregistrement.Dans Solobsession, plusieurs idées de compositions n'étaient pas finies, j'improvisais souvent sur des grilles harmoniques qui constituaient un point de départ.Or les gens aiment bien entendre de nouveau ce qu'ils ont entendu sur le disque d'un artiste.Alors je prends les mêmes prétextes que dans ce disque, mais j'emprunte de nouvelles directions.Et puisque ce disque a été fait il y a deux ans, de nouvelles compositions seront suggérées au public de Montréal.Propos recueillis par Alain Brunet Le pianiste Bojan Zulfikarpasic se produit ce soir en solo, à 21 h 30 au Monument- National.Il partagera le programme avec le pianiste Joachim Kühn.Photo MARTIN CHAMBERLAND, Archives La Presse © La chanteuse Malia a l'habitude d'enjamber les frontières.NOS CHOIX Dimanche, 29 juin Jazz world de Montréal PIONNIER du métissage à la sauce montréalaise, le bassiste et vibraphoniste Éval Manigat a fondé un septuor de jazz caribéen nommé Many Ways, qui se produit gratuitement à l'extérieur ce soir.Dans la nuit de vendredi, au Focaccia de la rue Université (dans le cadre des virées nocturnes de l'Off Festival de jazz), j'ai eu le bonheur de me frotter à cette musique inspirée du latin jazz, mais aussi du rara haïtien.J'ai d'ailleurs eu droit à une version très intéressante de Well You Needn't, classique de Thelonious Monk.D'excellents musiciens de jazz empreints de culture antillaise y brassent ainsi les références : le chanteur et conguero cubain Lazaro René, le bassiste haïtien Fritz Pageot, le percussionniste haïtien Raymond André, le pianiste « de souche » Jean-François Groulx, le trompettiste Eddy Brisseaux, le saxophoniste et flûtiste « de souche » Richard Lalonde.Beau mélange ! \u2014 Alain Brunet Carrefour General Motors, 21 h Jazz IKS perçoit la musique comme une aventure.Son oeuvre est d'ailleurs comme un voyage ponctué d'escales en Afrique et en Europe de l'Est.Dernière chance de voir cette intéressante formation montréalaise avant qu'elle ne parte pour une tournée européenne.\u2014 Alexandre Vigneault Club du Maurier, 19 h et 22 h Rocksteady ON DIT DU bien de ce Jim Murple Memorial, formation française qui, à l'aide de son propre répertoire, cherche à reproduire le plus fidèlement possible l'atmosphère et le son particuliers du rocksteady jamaïcain \u2014 ce chaînon manquant entre le ska et le reggae, caractérisé par ses influences r&b et soul et où la performance vocale doit occuper beaucoup de place.Dubitatifs (puisqu'exigeants en la matière), nous irons nous planter devant la scène pour voir si l'illusion est bien faite.Faites comme nous ! \u2014 Philippe Renaud Scène Radio-Canada, 20 h et 22 h Photo Archives La Presse © Charlie Biddle Photo Archives La Presse © Nina Simone Photo Archives La Presse © Lionel Hampton Salut Charlie, Nina.P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale DEPUIS LE dernier festival, le monde du jazz a perdu quelquesuns de ses plus illustres membres, partis grossir les rangs du Heavenly Jazz Club.Charlie Biddle, 1937- 2003 LE 4 FÉVRIER dernier, un peu de l'âme musicale de notre ville s'est éteint.Charlie Biddle a tellement représenté et défendu le jazz à Montréal qu'il fait désormais partie de l'histoire de la musique au Québec.Cette figure paternelle aurait voulu se faire pianiste, racontaiton.C'est pourtant la basse qui l'a musicalement comblé, l'amenant à jouer aux côtés des Oscar Peterson, Lionel Hampton, Charlie Parker et Art Tatum.Fuyant le racisme de sa ville natale, Philadelphie, l'homme s'est installé à Montréal à la fin des années 40 pour veiller à ce que sa passion dévore les nuits de notre métropole.Ce 24e Festival de jazz est dédiée à celui « qui n'a jamais joué de fausse note », comme le disait son vieil ami Vic Vogel.Nina Simone, 1933- 2003 C'EST PAS NOUS qui l'avons quittée, c'est elle qui est partie : l'excentrique Nina Simone (de son vrai nom Eunice Kathleen Waymon) est allée rejoindre Billie Holliday et Ella Fitzgerald dans le choeur des anges le 22 avril dernier.Elle est décédée dans son domicile de la banlieue de Marseille qu'elle avait adopté au cours des années 90, après avoir habité au Liberia, à Trinidad, en Suisse en en Angleterre.La pianiste et chanteuse née en Caroline du Nord couvrait un répertoire aux styles variés, allant jusqu'à (fameusement) reprendre une composition de Jacques Brel (Ne me quitte pas).Cette grande voix du jazz a également été une voix pour la population afro-américaine, injectant une conscience dans l'interprétation de ses chansons \u2014 elle a côtoyé Malcom X et militait pour la reconnaissance des Noirs en Amérique.Lionel Hampton, 1909- 2002 UN GRAND du jazz.Après avoir élevé le vibraphone au rang de membre honorable de l'instrumentation jazz, après une carrière s'étendant sur pas moins de sept décennies, Lionel Hampton est décédé en août dernier à New York d'un arrêt cardiaque.Hampton a débuté sa carrière sur la fin des années 20 en accompagnant d'abord à la batterie l'orchestre de Louis Armstrong.Il découvre peu après le « vibraharp » (le vibraphone tel qu'on le nommait à l'époque) et en fit son instrument fétiche, enregistrant sur un titre d'Armstrong en 1930.En joignant le trio de Benny Goodman en 1936, non seulement a-t-il été l'un des premiers à improviser avec cet instrument, mais il fut aussi des fondateurs des premiers vrais bands de jazz.Et sa carrière, en tant que chef d'orchestre ou instrumentiste pour les grands du jazz, de la soul et du R&B, s'est ainsi poursuivie avec mérite jusqu'à son paisible départ.Sister Mary Ignatius Davies, 1922-2003 CETTE FRÊLE petite femme au regard perçant derrière ses larges lunettes noires a carrément donné naissance à la musique pop jamaïcaine en formant les meilleurs instrumentistes que cette petite île des Caraïbes aura connus.Les Skatalites Tommy Mc Cook, Don Drummond et Jackie Mittoo, le légendaire Sir Clement Coxone Dudd (fondateur de Studio One) et leurs collègues doivent tout à soeur Mary Ignatius Davies, enseignante et directrice de la fanfare à l'Alpha Boys School de Kingston, décédée le 9 février dernier.L'école dirigée par les Sisters of Mercy of Kingston recueillait les jeunes orphelins et les délinquants.En plus d'une discipline de fer, Sister Ignatius leur inculquait la discipline de la musique en formant les musiciens à l'intérieur de la fanfare de l'Alpha Boys School.Comme pour le jazz, le ska, musique fondatrice de la pop jamaïcaine, tire ses origines en partie de la musique des marching bands.Henri Renaud, 1925-2002 LE PIANISTE Baptiste Trotignon a perdu une source d'inspiration ; Martial Solal, un confrère.Ces deux invités du présent FIJM auront sûrement une petite pensée pour le pianiste, compositeur et arrangeur français Henri Renaud, décédé en octobre dernier.Pilier de la scène jazz parisienne depuis l'Occupation, Renaud a joué avec à peu près tous les grands instrumentistes américains venus chercher de l'attention en France : Sarah Vaughn, Lester Young, Clifford Brown, Max Roach (avec qui il enregistrera plus tard à New York).Comme lors de la disparition de Charlie Biddle, c'est la mémoire d'une époque qui s'est effritée à son départ.Sister Mary Ignatius Davies Henri Renaud 7LP0501B0629 B-5 dimanche - ARTS 7LP0501B0629 ZALLCALL 67 00:11:20 06/29/03 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 29 JUIN 2003 B5 FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL Docteurs ès percussions LA PERCUSSION a quelque chose de profondément primaire.Lorsqu'elle est jouée sans subtilité, lorsqu'on vous tapoche ça avec de gros bras, elle vous ramène direct à l'âge de pierre et aux peintures rupestres.Hier soir au Monument- National, nous n'avions nullement envie d'aller peindre des aurochs sur les murs en poussant de petits cris.Car la percussion peut aussi avoir quelque chose qui mène à l'élévation.À l'hypnose collective.À la transe.Ainsi, nous avons assisté à la convergence parfaite de grands maîtres conviés par le batteur Jack De Johnette.Puisque l'artiste en résidence au Festival est un homme de rythmes, de peaux et de cymbales, il fallait absolument une soirée avec des collègues à sa hauteur.Ce fut le cas avec Giovanni Hidalgo, virtuose hallucinant des congas, ainsi que Luisito Quintero, docteur ès bongos y timbales.Autour des trois percussionnistes, De Johnette avait prévu le meilleur.Puisque le clarinettiste Don Byron avait déjà fait l'expérience d'un métissage entre jazz ultramoderne et jazz latin, il fallait l'inviter avec plusieurs de ses compositions que l'on trouve sur ses albums Music For Six Musicians et More Music For Six Musicians (Nonesuch).Il fallait aussi le bassiste Jerome Harris, qui a fourni quelques structures, ainsi que l'excellent pianiste Edsel Gomez, que l'on a déjà applaudi avec le saxophoniste David Sanchez.La table était donc mise pour une soirée parfaite de « latin jazz actuel », de haute subtilité harmonique, de superbes montées et descentes mélodiques, de percussions tout simplement hallucinantes.Au bout d'une heure et demie, tous les jazzophiles sages et éduqués venus s'instruire davantage étaient chauffés à blanc, suintant d'allégresse, soulevés par ces polyrythmes de tam-tams en parfaite tension avec la clarinette du visionnaire Byron (en grande forme hier), la basse imperturbable de Jerome Harris et le piano joué magistralement par Edsel Gomez.Il faut souligner que ce genre de rencontre entre de telles pointures ne peut être envisagée hors d'un festival de cette envergure.On ne peut rassembler de tels maîtres qu'exceptionnellement.Nous, les chanceux du Monument-National, avons assisté hier à un de ces événements uniques qui ne se reproduiront peut-être plus.Plus tôt dans la soirée, un trio de petits nouveaux était à se tailler une puissante réputation : The Bad Plus, que nous n'avons pas interviewé pour rien, a soulevé la foule venue au Théâtre Maisonneuve pour le concert du saxophoniste Joshua Redman \u2014 que je n'ai pas malheureusement entendu, percussions obligent.Il faut dire qu'au terme de cette première partie, j'étais rassasié : non seulement les trois jazzmen du Mid-West se sont avérés d'excellents instrumentistes, mais encore ont-ils surpassé la facture de leur album These Are the Vistas.Drôles à revendre notamment lorsque le pianiste Ethan Iverson psalmodiait de la poésie et tergiversait sur les rimes du compère Ozzy Osbourne, après que The Bad Plus eut interprété Iron Man, époque Black Sabbath ! Mais si.Et vous croyez que ce n'était que du cabotinage ?Du faux jazz ?Détrompezvous, ce trio est capable de profondeur, capable de vous faire respirer par le nez.À preuve, les trois mecs du Minnesota ont refait à leur manière Every Breath You Take, vieux tube de The Police, auquel ils ont ajouté quelques compositions de leur cru.On n'a pas fini d'entendre parler de ce Bad Plus.Après le trio d'attitude rock et l'orgie de tambours latin-jazz, le calme, la délicatesse, le velouté.Le jazz de chambre est un concept orchestral dont Kenny Wheeler (prix Oscar-Peterson 2003) est l'un des principaux architectes.Au Spectrum, nous n'avions qu'à nous laisser bercer par tant de subtilité.Les voix unies de Chris Potter, toujours fantastique au saxo ténor, et de Wheeler, dont les phrases sobres et élégantes s'échappent de son bugle telles des volutes d'ondes positives, étaient en fusion parfaite avec la contrebasse magistrale de Dave Holland et le piano toujours inspiré de son vieil ami John Taylor.La boucle n'était-elle pas bouclée pour un samedi de jazz hautement jouissif ?Photo BERNARD BRAULT, La Presse © À ce sommet de la percussion et du jazz latin, convoqué par Jack De Johnette (à droite), on retrouvait, entre autres, Giovanni Hidalgo, Jerome Harris, Luisito Quintero et Don Byron.L'électro-jazz revu par Laurent De Wilde ALAIN BRUNET ÉLECTRO-JAZZ, nu-jazz, qu'importe l'étiquette, la fusion entre jazz et culture est un sous-genre bien implanté.Ses adeptes ressemblent un peu à ceux du jazz-fusion, il y a un quart de siècle.Insatisfaits de la culture populaire qui les a d'abord mobilisés, ils cherchent quelque chose de plus substantiel et finissent par aboutir dans la talle de Nils Petter Molvaer, Jagga Jazzist, Eivind Aarset, Julien Loureau ou notre interviewé d'aujourd'hui, le claviériste Laurent De Wilde.Né en 1960 à Washington de parents français et réinstallé à Paris après un second séjour prolongé aux USA pour des raisons jazzistiques, De Wilde est de ceux qui croient qu'un nombre croissant de solides jazzmen font plus que trempette dans l'électronica : ils s'approprient la forme.« Il faut faire confiance aux nouvelles générations d'instrumentistes qui ont entre 20 et 30 ans, qui font du jazz acoustique mais qui ont tous à la maison un attirail électronique et qui tripotent la musique.Les barrières sont vraiment tombées », pense le claviériste et compositeur, qui s'amène une seconde fois au Festival de Montréal.Mais.l'esthétique du jazz électronique ne provient-elle pas des DJ et réalisateurs de la scène électronique ?Les musiciens de jazz n'ont-ils pas repris ces concepts ?Le côté conceptuel, l'échantillonnage numérique, l'influx de nouveaux rythmes ne provient-il pas des machines ?« Oui, répond De Wilde, mais je dirais aussi que les concepts de ces DJ ont été influencés par tout le son Blue Note des années 50 et 60, le jazz-rock des années 70.C'est donc un mouvement de balancier.C'est vrai que les créateurs électroniques et les DJ ont passablement influencé les musiciens de jazz sensibles au phénomène.Mais il n'y a pas de goût imposé au départ.House, dub, drum'n'bass, techno, etc.Ces familles communiquent entre elles, il y a un éventail très large.» Pourquoi les machines ?Laurent De Wilde aurait pu s'en tenir au jazz-jazz, remarquez.En 1983, une bourse d'études lui permettait de traverser la grande flaque pour parfaire sa formation au Campus Brooklyn de l'Université de Long Island, à New York.Quelques mois plus tard, il était pianiste régulier du trompettiste Eddie Henderson.À partir de 1987, il enregistrait pour l'étiquette Ida, croisant dans les studios des personnalités telles Jack De Johnette, Billy Hart, Ira Coleman.Au début des années 90, il se réinstalle à Paris, ce qui ne l'empêche pas d'endisquer l'album Open Changes en trio avec Ira Coleman et Billy Drummond, ce qui lui vaudra en 1993 le Prix Django Reinhardt.Alors pourquoi être passé aux machines, monsieur De Wilde ?« J'avais l'impression de ne pas avoir en moi les ressources nécessaires pour m'accomplir complètement dans ce mode d'expression, de ne pas avoir rien de très innovant à proposer comme l'a fait Brad Mehldau par exemple.Le côté compositeur a pris le dessus.« J'avais aussi le sentiment de tourner en rond dans un contexte acoustique assez traditionnaliste.Quand on regarde l'histoire du jazz, il y a quand même une révolution tous les 10 ans depuis 1910.Or, depuis les années 80, ça avait beaucoup ralenti.Ça nourrissait beaucoup mon impression de tourner en rond, quoi.La seule solution consistait à reprendre le matériau des grands anciens, de faire un tout petit peu mieux dans un univers sur-référencé.« Or, durant les années 90, la révolution électronique est arrivée comme une lame de fond.J'ai commencé à m'y intéresser, c'était quelque chose d'assez exotique, puis je me suis rendu compte que c'était un mouvement d'une ampleur exceptionnelle avec beaucoup de possibilités.Et donc je me suis retroussé les manches et je suis parti à l'aventure.Et j'en suis très content car j'ai appris beaucoup de choses sur la musique, sur la façon de la concevoir.» Généralement, rappellera-t-on à notre interlocuteur, lorsque les musiciens de jazz plongent dans l'électronique, ça finit souvent en Miles ou Weather Report avec des ajouts de rythmes drum'n'bass.Et ils restent collés sur le jazz-fusion.Laurent De Wilde est d'accord, et il suggère une solution.« Dans ma formation, les machines font désormais partie intégrante de ma musique.Elles sont jouées en temps réel, comme des instruments.Ainsi, lorsqu'on voit le groupe, on ne sait pas toujours qui fait quoi et je veux vraiment entretenir cette illusion.Avant, j'étais le seul à jouer des machines, c'était moi contre l'orchestre.Maintenant, un autre machiniste me permet de me consacrer à mon clavier et mes propres effets.» Au fait, Laurent De Wilde, l'électro-jazz est-il, sauf exception, un concept essentiellement européen ?« Il se passe des choses à Detroit (Carl Craig, etc.), mais je pense que les jazzmen américains vont plutôt vers le hip hop et la culture R&B.ou encore s'en tiennent au jazz-rock réchauffé.Le jazz ayant des racines très profondes aux États-Unis, il reste encore très solidement attaché à son tronc.Les États-Unis n'importent pas les cultures ; ils importent des gens et exportent leur culture.C'est ce qui fait à la fois leur puissance et leur faiblesse.» Que Roy Hargrove, Russell Gunn et Marcus Miller se le tiennent pour dit.Le claviériste Laurent De Wilde se produit ce soir au Club Soda, à minuit.Il sera aux côtés du batteur Julien Charlet, du contrebassiste Patrice Moret, du saxophoniste Gaël Horellou et du « machiniste » DJ Ben.Photo BERNARD BRAULT, La Presse © Le pianiste Ethan Iverson, le contrebassiste Reid Anderson et le batteur David King : le trio se produisait au Théâtre Maisonneuve, hier soir.THE BAD PLUS Jazz nouveau, espritrock Photo gracieuseté du FIJM Les machines font désormais partie intégrante de la musique de Laurent De Wilde.ALAIN BRUNET LORSQU'ON A suggéré à Herbie Hancock d'enregistrer The New Standard, un album paru en 1995 qui reprenait des tubes relativement récents de la culture pop, il s'était risqué à relire All Apologies de Nirvana.De toute évidence, il n'en avait pas saisi l'esprit.Lorsque le pianiste Ethan Iverson, le contrebassiste Reid Anderson et le batteur David King ont récemment jazzifié Smells Like Teen Spirit, c'était en plein dans le mille.Dans le cadre de These Are The Vistas, un album paru au début de cette année, ce trio avait aussi repris Heart Of Glass de Blondie et même puisé dans l'électronica en adaptant Flim du célébrissime Aphex Twin.Voilà de quoi procède la musique à la façon The Bad Plus, un trio qui fait beaucoup jaser aux USA et qui se produisait hier au Théâtre Maisonneuve en première partie de Joshua Redman.« Lorsque les jazzmen essaient de réinterpréter une pièce rock, trop souvent, ils la vident de son esprit originel.Au contraire, nous essayons de rester le plus cru possible lorsque nous abordons un tel répertoire.Car nous aimons vraiment le rock et plusieurs autres styles.Dans un contexte de jazz acoustique, nous essayons ainsi de conserver l'attitude qu'exigent ces styles », explique Reid Anderson.« Chacun de nous, ajoute-t-il, a couvert beaucoup de territoire musicalement.Du jazz classique au jazz contemporain à l'avantgarde.Dave et moi avons aussi fait beaucoup de rock avant de choisir le jazz.» Un travail collectif Cela étant, la pesanteur du jeu ne peut résumer The Bad Plus, ni le choix des versions jazzifiées de pièces rock ou électro.« Nos versions ont contribué à nous lancer, mais il faut rappeler que nous faisons essentiellement de la musique originale.À ce titre, notre travail est complètement collectif : nous composons tous.Chaque membre du trio a des idées à proposer, le son du groupe s'installe au fur et à mesure que nous pénétrons dans chacune de ces idées.Nous nous faisons confiance, nous nous respectons, cela rejaillit dans les structures des pièce et les improvisations qui les enrobent.» Très loin du jazz-rock, en fait, The Bad Plus rassemble beaucoup plus de caractéristiques du jazz-jazz : l'instrumentation, les choix harmoniques, les liens avec le bebop, le hardbop ou (surtout) le jazz contemporain.Ce qui ne signifie en rien que l'approche soit opaque.« Nous essayons d'être le plus clair possible, il ne faut jamais que la complexité y soit apparente », insiste Reid Anderson.Comme Prince, Soul Asylum, Husker Dü, Paul Westerberg ou le pianiste Bill Carrothers, The Bad Plus provient des villes jumelles du Minnesota, St.Paul et Minneapolis.Le batteur y réside encore, le contrebassiste et le pianiste sont établis à New York.« Lorsque nous sommes sortis de l'école secondaire, raconte Anderson, nous étions fans de jazz.Ethan, lui, était déjà certain de faire carrière dans le domaine, tandis que Dave et moi avons mis plus temps à nous décider.Dave a travaillé dans plusieurs formations rock.Pour ma part, j'ai étudié au Curtis Institute de Philadelphie.Lorsque j'y ai gradué, il était devenu clair pour moi que je deviendrais un musicien de jazz.Je me suis alors établi à New York où Ethan habitait déjà.Nous avons repris contact et formé ce trio avec Dave en l'an 2000.Ce dernier habite encore au Minnesota, mais nous sommes souvent ensemble par les temps qui courent, car nous avons la chance de jouer régulièrement.« Notre identité régionale, croit le contrebassiste, rejaillit dans notre musique : façon d'aborder l'espace sonore, sens de l'humour, sensibilité, tout ce qui est sous-entendu dans notre répertoire a quelque chose à voir avec le Mid-West.Ça traverse notre musique sans qu'on puisse déterminer clairement ce qu'il en retourne.» Un prochain disque de The Bad Plus sera enregistré en octobre, et lancé au début de 2004 sur Columbia. 7LP0601B0629 B-6 dimanche - ARTS 7LP0601B0629 ZALLCALL 67 22:04:24 06/28/03 B B 6 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 9 J U IN 2 0 0 3 SPECTACLES Cinémas indépendants AFFAIRE D'UNE NUIT (L') Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra) : 20h30.COUPLE ÉPATANT (UN) Cinéma Beaubien: 12h45, 15h, 17h, 19h, 21h15.EN ATTENDANT LE BONHEUR (HEREMAKONO) Cinéma Parallèle: 13h, 17h15, 19h05.HEURE DU CONCERT (L'): WOODY HERMAN suivi de JEUNESSE OBLIGE: GUY LEVILAIN QUARTET Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Seguin): 19h.INVASIONSBARBARES(LES ) Cinéma Beaubien: 14h, 16h30, 19h15, 21h30.LABORATOIRESCRÊTES(LES ) précédé de WWW.SIX.LEMONDEESTPETIT.CA Cinéma Parallèle: 13h, 17h15, 19h05.RIVERS AND TIDES:ANDY GOLDSWORTHY WORKING WITH TIME Cinéma du Parc (3): 15h, 17h, 19h, 21h.SPUN Cinéma du Parc: 15h30, 17h30, 19h30, 21h30.STEVE LACY: LIFT THE BANDSTAND suivi de ART PEPPER: NOTESFROM A JAZZ SURVIVOR Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 18h30.SWEET SIXTEEN Cinéma du Parc (1): 15h15, 17h20, 19h25, 21h30.Ex-Centris: 15h, 17h05, 19h15, 21h25.VICTOR VARGAS Ex-Centris: 15h30, 17h30, 19h30, 21h35.VIRTUOSE (LE) (Han ni zai yiki) Cinéma Beaubien: 13h, 15h45, 18h30, 21h.Musique BASILIQUE NOTRE-DAME Hélène Panneton, organiste: 19h.FESTIVAL INTERNATIONAL DE LANAUDIÈRE Amphithéâtre (Joliette) April Verch, violoniste et ensemble instrumental.Folklore: 14h.Théâtre CENTRE DESARTSS AIDYE BRONFMAN (5170, chemin Côte-Ste-Catherine) The Golden Land, de Zalmen Mlotek et Moishe Rosenfeld.Mise en scène de Bryna Wasserman.Présentation du Théâtre Yiddish Dora Wasserman : 14h et 19h.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange-Gardien, L'Assomption) Si c'est pas toi, c'est moi, de Sylvie Lemay.Avec Tony Conte, Nathalie Gascon, Hélène Mercier, Donald Pilon, Linda Roy et Marc St- Martin: 20h30.Variétés CABARET DU CASINO Il était une fois.un Cabaret, de Sophye Nolet.Du mar.au jeu., 13h30.SPECTRUM (318, Sainte-Catherine O.) Louis Winsberg Jaleo Flamenco jazz: 18h; Quintette Charlie Hunter: 21h30.MÉTROPOLIS(59, Sainte-Catherine E.) Neko Case \u2014 Wilco: 21h.CLUB SODA (1225, Saint-Laurent) Laurent de Wilde et Boozoo Bajou: 23h59.THÉÂTRE DE L'ESQUISSE (1650, Marie-Anne E.) Franck Sylvestre: 20h30.PETIT CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Cobalt: 20h30.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Dimanche de la relève (humour): 21h.L'ESCOGRIFFE (4467, Saint-Denis) André Leroux: 22h.LESDEUX PIERROTS (104, Saint-Paul E.) Dany Pouliot et Serge Lachapelle: 20h.AU LION D'OR (1676, Ontario E.) Jean-Pierre Zanella: 20h30; Quartette Mathieu Léger: 22h30.P'TIT BAR (3451, Saint-Denis) Thierry Fortuit chante Brel: 21h.QUAI DESBRUMES(4481, Saint-Denis) Quartette Joel Prenovault: dès 17h30; DJ Alexsender: 21h.UPSTAIRS (1254, Mackay) Trio Jeff Johnston.Métropolis 21 h RYTHMES en collaboration avec NEKO CASE WILCO Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts 18 h LES GRANDS CONCERTS présente en collaboration avec 30 JUIN VIC VOGEL NONETTE AVEC INVITÉ JIMMY HEATH PREMIÈRE PARTIE : DENZAL SINCLAIRE DEMAIN ! LE FESTIVAL SE POURSUIT JUSQU AU 6 JUILLET (514) 790-1245 1 800 361-4595 www.admission.com Le prix des billets ne comprend ni les taxes ni les redevances EN PERSONNE AU Spectrum de Montréal 318, rue Sainte-Catherine Ouest www.spectrumdemontreal.ca et dans les salles où les spectacles ont lieu.POUR LES DÉTENTEURS DE LA CARTE MASTERCARD BANQUE NATIONALE Profitez d'un rabais de 2 $ par billet lorsque vous utilisez votre carte Master Card Banque Nationale pour régler vos achats de billets du Festival.Certaines restrictions s'appliquent.PAR TÉLÉPHONE OU SUR INTERNET CONCERTS EXTÉRIEURS AUJOURD'HUI 20 h 19 h 30 19 h 18 h 30 GRATUITS Midi 13 h 14 h 15 h 30 15 h 16 h 17 h 18 h 15 18 h 21 h 22 h 00 h 30 23 h 30 23 h ANTOINE BERTHIAUME Place du Complexe Desjardins (int.) SWEET DIXIE Terrasse Grand Marnier ZÉPHYROLOGIE STARLOUZ FANFARE BRASS BAND (France) Terrasse Grand Marnier TOUS LES APRÈS-MIDI JUSQU'AU 5 JUILLET : LA PETITE ÉCOLE DU JAZZ Place du Complexe Desjardins (int.) STAGE BAND DU CÉGEP MARIE-VICTORIN DE MONTRÉAL Scène General Motors ZÉPHYROLOGIE STARLOUZ FANFARE BRASS BAND (France) Terrasse Grand Marnier LE DIXIEBAND Scène Banque Nationale Esplanade de la Place des Arts JACK LANGLEY (Ontario) Scène General Motors C.A.B.& K.(États-Unis) Carrefour General Motors L'ESPRIT DE LA NOUVELLE-ORLÉANS Terrasse Grand Marnier RICK L.BLUES Scène Labatt Bleue [IKS] Club du Maurier, Parc Hydro-Québec GAÏA (Brésil / Québec) Scène Bleue Légère MARC ATKINSON TRIO (Colombie-Britannique) Scène Banque Nationale JIM MURPLE MEMORIAL (France) Scène du Maurier/Radio-Canada THE RAYMOND SCOTT ORCHESTRETTE (États-Unis) Scène General Motors JIM WEIDER BAND (États-Unis) Scène Labatt Bleue MANY WAYS (Haïti / Cuba / Québec) Carrefour General Motors [IKS] Club du Maurier, Parc Hydro-Québec JIM MURPLE MEMORIAL (France) Scène du Maurier/Radio-Canada KOBAYASHI Scène Bleue Légère THE RAYMOND SCOTT ORCHESTRETTE (États-Unis) Scène General Motors RICK L.BLUES Scène Labatt Bleue THURYN VON PRANKE TRIO AVEC ADRIAN VEDADY ET MARTIN AUGUSTE Scène du Maurier, Salon Jeanne-Mance, Hôtel Wyndham Montréal NU-JAZZ TRIO AVEC DAN THOUIN, MAX SANSALONE ET PETER DOWSE Scène du Maurier Savoy du Métropolis JIM WEIDER BAND (États-Unis) Spectrum de Montréal Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts 20 h 30 PLEINS FEUX en collaboration avec Salle Ludger-Duvernay Monument-National 19 h INVITATION en collaboration avec et présentent CE SOIR ! BILLETS EN VENTE À LA PORTE ! 5 JUILLET GOTAN PROJECT CINEMATIC ORCHESTRA 2 JUILLET MIKE STERN BAND AVEC ALAIN CARON, LIONEL CORDEW ET BOB FRANCESCHINI PREMIÈRE PARTIE : MISJA FITZGERALD MICHEL SOLO Nouveau spectacle en primeur ! Le plaisir de voir Holly Cole Dès le 3 juillet 4 soirs au TNM 3 JUILLET ELVIS COSTELLO & THE IMPOSTERS Le spectacle qui a enchanté New York à l'affiche au Festival ! ARTS DE LA SCÈNE 20 h JUSQU'AU 6 JUILLET TNM 4 JUILLET GARY BURTON & MAKOTO OZONE \u201cVIRTUOSI \u201d UNE FOULE D'ACTIVITÉS GRATUITES SUR LE SITE ! 2 JUILLET FRANÇOIS THÉBERGE SEXTETTE 3 JUILLET PAUL BLEY, JASON MORAN ET KENNY WERNER 4 JUILLET THE SPRING STRING QUARTET 5 JUILLET NEW NONET AVEC OHAD TALMOR ACHETEZ VOS BILLETS Cette performance est un mélange étonnant de danse à claquettes, de vidéo-art et de pratiques musicales diverses.Artiste instinctif s'il en est un, Tamango vous transportera.CINQUIÈME SALLE - PdA CE SOIR ET DEMAIN ! 4 JUILLET OTIS RUSH JIMMY VAUGHAN PROGRAMME DOUBLE SOIRÉE BLUES LEE KONITZ AVEC 30 JUIN COMMÉMORANT LE 50E ANNIVERSAIRE DE LA DISPARITION DE DJANGO REINHARDT AVEC BIRÉLI LAGRÈNE GIPSY PROJECT, LE VIOLONISTE FLORIN NICULESCU ET LEUR INVITÉ SPÉCIAL TCHAVOLO SCHMITT ANGELO DEBARRE, SES MUSICIENS ET SON INVITÉ SPÉCIAL JAMES CARTER PROGRAMME DOUBLE DEMAIN ! 3153339A Photo gracieuseté du FIJM Les chansons de Neko Case hésitent entre peurs, espoirs et paranoïa.LIBERTÉ Suite de la page B1 Neko Case serait sans doute partiellement d'accord avec son compatriote, même si son dernier disque, Blacklisted, réagit de manière plus directe aux tensions qu'elle perçoit et constate autour d'elle.Sur fond de country rock brumeux (le disque évoque l'atmosphère lourde de sous-entendus qui régnait dans la série télévisée Twin Peaks, de David Lynch), ses chansons hésitent entre peurs, espoirs et paranoïa.« Je vis aux États-Unis à une époque merdique, dit-elle, au bout du fil.Je vis dans le pays le plus détesté au monde.C'est sûr que mon album a un côté paranoïaque, mais il faut faire sortir ce genre de sentiment-là si on veut vivre plus heureux.« J'espère que les gens qui vivent ailleurs dans le monde ne pensent pas que tous les Américains sont mauvais, poursuit-elle.La majorité des gens ici s'intéressent aux autres et au reste du monde, ils ne veulent pas que leurs dirigeants tuent des gens et volent leur pétrole.Comme on vient de le constater avec les dernières élections, on a beau vouloir élire notre président, quelqu'un d'autre peut arriver à prendre le pouvoir.On n'a pas tellement d'influence là-dessus et c'est plutôt déprimant.» Faire état de sa dissidence n'est pas très à la mode aux États-Unis par les temps qui courent.Neko Case ne semble pas craindre de passer pour une traître à la nation, bien que le titre de son disque (Sur la liste noire) puisse être perçu comme une référence aux chasses aux sorcières dont sont parfois victimes les ennemis du pouvoir, aux États-Unis comme ailleurs (pensons, par exemple, au maccarthysme).Sa voix forte et claire laisse plutôt croire qu'elle est prête à mordre pour défendre son point de vue.« L'essence de la citoyenneté américaine, c'est censé être la liberté.La liberté d'expression notamment.Le droit de dire ce que tu penses et de ne pas être d'accord.C'est plus important que jamais.L'atmosphère commence à se détendre un peu, mais c'est encore inquiétant.N'allez pas croire que ça va donner lieu à une soirée de prise de tête et de prêchi-prêcha.Les ambiances créées par Wilco sont beaucoup plus légères que ses propos.Derrière son air frondeur, Neko Case semble cacher un assez bon sens de l'humour qui pointe lorsqu'on aborde sa récente mésaventure, bien involontaire, avec Playboy.Elle a été élue musicienne indie rock la plus sexy aux États-Unis après un vote électronique compilé sur le site Internet du célèbre magazine.« Oh ! Je ne veux pas en parler, répond-elle, étouffant un rire gêné, lorsqu'on aborde la question.Je n'ai rien à voir avec ça.» Elle veut être connue comme une fille de musique et non pas comme une fille de Playboy.Posera-t-elle en tenue d'Ève ?Le lui demander serait malséant.C'est elle qui prend les devants : « Les gens n'auront qu'à se rincer l'oeil quand je serai sur scène ! » WILCO ET NEKO CASE, au Métropolis, ce soir à 21 h.Un hymne à la nature 27 juin au 27 juillet 2003 INFORMATION ET BILLETS : 1 8 0 0 5 6 1 - 4 3 4 3 o u ( 4 5 0 ) 7 5 9 - 4 3 4 3 www.lanaudiere.org F8r2 Lundi 30 juin - 20 h Mozart et compagnie Trois jeunes talents sont réunis sur scène pour interpréter des oeuvres de musique de chambre de trois grands maîtres viennois.Olivier THOUIN, violon Ettore CAUSA, alto Benoit LOISELLE, violoncelle SCHUBERT, BEETHOVEN, MOZART Église de la Purification (Repentigny) 23 $ Mardi 1 juillet - 20 h Kaléidoscope pianistique Reconnu comme l'un des pianistes russes les plus en vue de sa génération, Alexander Melnikov nous fait découvrir la richesse de son jeu et sa prodigieuse virtuosité.Alexander MELNIKOV, piano SCHUBERT, PROKOFIEV, DEBUSSY Église de Lavaltrie 23 $ Concerts à venir 4 juillet Concertos de Mozart - Anton Kuerti, Les Violons du Roy 5 juillet Au fil des saisons - Melnikov, OSM 6 juillet Fous du Tango - Benitez, Montréal Tango 7 juillet Soirée Wolf - Martel, Hopkins, Bourdeau 8 juillet Liszt : virtuose et poète - Nicholas Angelich OLIVIER THOUIN ETTORE CAUSA BENOIT LOISELLE ALEXANDER MELNIKOV 3149860A EN BREF Record de vente pour les Stones à Toronto L'ÉCONOMIE de la ville de Toronto a reçu un coup de pouce vendredi alors que les gens ont fait la file et que les appels téléphoniques en provenance des États-Unis ont afflué lors de la mise en vente des billets pour le grand concert mettant en vedette les Rolling Stones.Ticketmaster a vendu un total de 150 000 billets au Canada au cours de la journée de vendredi, un record, a indiqué par voie de communiqué le principal commanditaire de l'événement, la Brasserie Molson.Les ventes aux États-Unis « ont dépassé les attentes », a ajouté le commanditaire.Les billets pour le spectacle-marathon d'une durée de huit heures, qui sera animé par les comédiens Jim Belushi et Dan Aykroyd, ont été mis en vente vendredi matin au prix unitaire de 21,50 $.Vendredi, les organisateurs ont également confirmé que le groupe torontois Rush sera de la partie.AC/DC, La Chicane, The Guess Who, Sass Jordan et Justin Timberlake comptent tous parmi les artistes qui seront présents le 30 juillet.L'orchestre symphonique de l'Irak en concert L'ORCHESTRE symphonique national de l'Irak a organisé son premier concert vendredi soir depuis la chute du régime de Saddam Hussein, jouant un chant patriotique et tirant les larmes d'une grande partie des spectateurs.Cette musique « apporte un message au monde, montrant que nous sommes toujours fiers de notre existence et de notre pays, que nous ne sacrifierons jamais », a expliqué le chef d'orchestre Abdel Razak Al- Azawi à l'issue de la représentation à Bagdad.L'ancien dictateur irakien n'aimait pas cette musique, Ma Patrie, qui a rarement été jouée au cours de ses 35 années de règne. 7LP0701B0629 B-7 dimanche - ARTS 7LP0701B0629 ZALLCALL 67 21:50:22 06/28/03 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 9 J U IN 2 0 0 3 B 7 DVD ET VHS Expériences de vie.et de mort EN VRAC EN DVD DRAME HISTORIQUE \u0001\u0001\u0001\u0001 GANGS OF NEW YORK (V.F.: LES GANGS DE NEW YORK) De Martin Scorsese.Avec Leonardo Di Caprio, Daniel Day-Lewis, Cameron Diaz, Liam Neeson.Sortie: 2 juillet (VHDS et DVD angl./fr.) IMPRESSIONNANTE, cette fresque signée Martin Scorsese, qui raconte la naissance de New York comme Michel-Ange, celle d'Adam.À part le temps de son introduction et celui de quelques flash-back (de ceux-là, on aurait pu se passer), Gangs of New York se déroule en 1863.Des émeutes éclatent dans les rues à cause de la conscription.Le pays est en pleine guerre de Sécession.À cette tension s'ajoute celle des milliers d'Irlandais qui arrivent, jour après jour, en cette terre où ils pensent trouver un monde meilleur.Pour incarner le drame, le fils (Leonardo Di Caprio) d'un père irlandais (Liam Neeson) tué par un boucher, lequel ne se fait pas la main que sur les bestiaux (formidablement inquiétant Daniel Day-Lewis).C'est visuellement renversant mais, en même temps, parfois agaçant.Pourquoi, par exemple, cette narration en voix off, qui vient à tout coup gâcher la magie du moment ?! DRAME \u0001\u0001 LES FILS DE MARIE De Carole Laure.Avec Carole Laure, Jean-Marc Barr, Félix Lajeunesse-Guy, Danny Gilmore, Daniel Desjardins.(VHS et DVD) L'IDÉE DE DÉPART des Fils de Marie est très bonne.Voilà pourquoi ce film est aussi irritant : il gaspille un bon filon.Écrit, réalisé et interprété par Carole Laure (ce qui fait beaucoup pour des débuts à l'écriture cinématographique \u2014 tant sur papier que sur pellicule), le long métrage présente Marie, qui a perdu son fils.Pour tenter d'émerger de la peine dans laquelle elle se noie, elle passe une petite annonce.Mère ayant perdu fils cherche fils ayant perdu mère.Il y aura quatre réponses.De quoi combler des instincts maternels ! Sauf que, pour orchestrer le tout, il aurait fallu quelqu'un pour creuser les personnages et quelqu'un derrière la caméra.Il semble n'y avoir personne.Et tout le monde d'être hors jeu et dans le champ.À montrer dans un cours de cinéma pour expliquer aux étudiants à quoi sert un réalisateur.DRAME HISTORIQUE \u0001\u0001\u0001 LE FRÈRE DU GUERRIER De Pierre Jolivet.Avec Vincent Lindon, Guillaume Canet, Mélanie Doutey, François Berléand.(VHS et DVD) Le Frère du guerrier est un peu la contrepartie historique (donc, sérieuse) des Visiteurs.Le guerrier du titre, c'est Vincent Lindon (à qui le mode médiéval sied très bien, dans le jeu comme dans le physique).Son frère (aussi dans le titre), c'est Guillaume Canet.Il est le dépositaire des secrets de leur mère, guérisseuse.Elle vient de mourir.Il était attaqué par des brigands.Il revient à lui, amnésique.Sa femme et son frère (le guerrier) partiront, pour lui, dans une grande quête où le savoir fait office de Graal \u2014 plus ou moins saint, les religieux entre les mains desquels sont déposés les grimoires contenant recettes et potions n'étant pas tous blancs comme neige.Film d'époque qui mise sur le menu du quotidien plus que sur les scènes à grand déploiement, Le Frère du guerrier est une belle incursion dans la France pas belle d'hier.SÉRIE TÉLÉVISÉE \u0001\u0001\u0001\u0001 SOUTH PARK \u2014 THE COMPLETE SECOND SEASON Créée par Trey Parker et Matt Stone.Dix-huit épisodes en version anglaise avec possibilité de sous-titres français.SÉRIE TÉLÉVISÉE \u0001\u0001\u0001 KING OF THE HILL \u2014 THE COMPLETE FIRST SEASON Créée par Mike Judge et Greg Daniels.Treize épisodes en version anglaise.L'HEURE DES VACANCES a sonné pour les ados.Ceux d'entre eux qui n'ont pas trouvé de travail (les chanceux ?) pourraient s'occuper à améliorer leur anglais en compagnie de Stan, Kyle, Cartman et Kenny ou avec Henri et sa gang.Les premiers sont les inqualifiables personnages de South Park, cette série d'animation (dont voici la deuxième saison) pas pour enfants, pour ados avertis et parents consentants.Ceux qui ont vu et entendu comprendront.Fiston n'apprendra pas là le vocabulaire châtié qui lui ouvrira les portes de.disons, du paradis \u2014 c'est surtout d'enfer dont il est question là.Quant à Henri et ses copains, qui ont un indéniable lien de parenté avec les Simpsons (crise de foie en moins), ils sont les héros (!) de King of the Hill, dont la première saison est enfin (?) sur le marché du DVD.Comme cours d'anglais, ça vaut bien le two-five-for-etc.CINÉMA MAISON DRAME \u0001\u0001\u0001\u0001 DAS EXPERIMENT (V.F.: L'EXPÉRIENCE) D'Olivier Hirschbiegel.Avec Moritz Bleibtreu, Christian Berkel, Maren Eggert.Sortie: 1er juillet (VHS et DVD allemand avec sous-titres français ou version française) COMÉDIE SENTIMENTALE \u0001\u0001 HOW TO LOSE A GUY IN 10 DAYS (V.F.: COMMENT PERDRE SON MEC EN 10 JOURS) De Donald Petrie.Avec Kate Hudson, Matthew Mc Conaughey, Kathryn Hahn.Sortie: 2 juillet (VHS et DVD angl./fr.) Pas belle, la nature humaine.C'est ce qui ressort de pertinente et percutante manière dans L'Expérience d'Olivier Hirschbiegel.Et de façon bébête et oh-que-je-gaspille-mon-temps dans How to Lose a Guy in 10 Days.L'intelligence avant la beauté (plastique), c'est donc à L'Expérience d'ouvrir ce bal des vampires (dans le sens saignant du terme).Souhaitons seulement que ce long métrage douloureux et dérangeant n'inspirera pas les Guy Cloutier, Julie Snyder et autres producteurs d'émissions de télé-réalité ! On y suit des cobayes humains.Vingt en tout, tous de sexe masculin.ce qui n'est sûrement pas assez sexy pour les bonzes de la télé-réalité.Fiou ! Ces hommes sont payés pour, pendant 14 jours, participer à un jeu de rôles.Les uns seront geôliers.Les autres, prisonniers.Des règles ont été établies \u2014 par exemple, pas le droit d'utiliser de violence \u2014 et le tout est suivi, filmé et enregistré par des scientifiques.Mais rapidement, rien ne va plus.Les plus faibles \u2014 par accident (!) choisis pour incarner les gardiens \u2014 se laissent enivrer par le pouvoir.Et les plus rebelles se font un devoir de faire dérailler la machine.D'autant que certains (un journaliste qui, dans une autre vie, faisait courir Lola ; et un agent secret de l'armée) ne sont pas là par hasard ni pour l'argent.À donner froid dans le dos \u2014 et, malgré la canicule, ce peut être désagréable.Un gaspillage pathétique Une autre expérience, mais sur un tout autre registre (et ce n'est pas un compliment) se tient dans How to Lose a Guy in 10 Days.Kate Hudson en journaliste de magazine parie qu'elle peut faire succomber un gars puis le dégoûter d'elle en 10 jours.De son côté, Matthew Mc Conaughey, en publicitaire arrogant, gage qu'il est capable de faire succomber une parfaite inconnue qui, au bout de 10 jours de parfait bonheur, ne demandera pas mieux que de passer une vie parfaite auprès de lui.Or il se trouve que la proie de Kate sera Matthew et celle de Matthew, Kate.Allô le suspense.La cerise sur le gâteau (de mariage) : le tout se veut une comédie sentimentale.C'est faux, tant pour la comédie que pour les sentiments.C'est plutôt un gaspillage pathétique de talent et de temps.Si ces deux-là font, finalement, une paire.c'est plus comme dans le sens de « paire de claques » qu'autre chose.Événement de l'année DANIEL LANOIS JORANE JIMMIE VAUGHAN STEVE HILL BRUCE COCKBURN ASHLEY MacISAAC ANDRÉ GAGNON THE RAMASUTRA FOURPLAY Ros anne Cash Kevin Parent Natasha St-Pier Freddy Birset Bob Geldof Great Big Sea Mélanie Renaud Montreal Jubilation Gospel Choir Jacques Brel s'il-vous-plaît (Hommage) Nicola Ciccone Sylvain Cossette Les Cowboys Fringants Tony Levin Band Jean-François Breau Lulu Hughes Robert Charlebois Vulgaires Machins Marc Déry et Jérôme Minière Daniel Bélanger Marie-Chantal Toupin Laurence Jalbert Stephen Faulkner Plume Latraverse Steeve Diamond et Cie The Waifs Pierre Lapointe Philippe Lafontaine L'âme à la tendresse (Hommage à Pauline Julien) Graph Nobel Michael Franti and Spearhead Hawksley Workman Les Chiens Galaxie 500 Les Frères Painchaud Tony Furtado and The American Gypsies Gord Downie and The Country of Miracles Et plusieurs autres.3151898A 3153456A 7LP0801B0629 B-8 dimanche - ARTS 7LP0801B0629 ZALLCALL 67 23:13:12 06/28/03 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 9 J U IN 2 0 0 3 ©DDIISSNNEEYY PPIIXXAARR « » « » « » « » « » « » « » Plus de 40 revues Quatre-Étoiles incluant : PREMIERE, CHICAGO SUN-TIMES, CHICAGO TRIBUNE, SAN FRANCISCO CHRONICLE, THE DENVER POST, CALGARY HERALD, THE MIAMI HERALD, THE SEATTLE TIMES, THE TORONTO STAR (5 sur 5 étoiles), THE WASHINGTON TIMES VISA GÉNÉRAL GVISA GÉNÉRAL présente UN FILM DE (Version française de FINDING NEMO) Célébrez la fête du Canada avec le meilleur film revu de l'année ! PRÉSENTÉ EN SON THX CINÉMA PINE STE.ADELE.FAMOUS PLAYERS DORVAL 4.MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 14.FAMOUS PLAYERS MD COLISÉEKIRKLAND.LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10.MEGA-PLEX GUZZO LACORDAIRE 16 .FAMOUS PLAYERS MD ANGRIGNON.MEGA-PLEX GUZZO TASCHEREAU 18.FAMOUS PLAYERS MD COLOSSUS LAVAL .CINEPLEX ODEON CAVENDISH.AMC THEATRES FORUM .CINÉ-ENTREPRISE TRIOMPHE LACHENAIE MAISON DU CINÉMA CARNAVALCHATEAUGUAY.SHERBROOKE.CINÉ-ENTREPRISE CINEMA DU CAP CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY CINEPLEX ODEON BIERMANS SHAWINIGAN CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE.FLEUR DE LYS CINÉMA 9 .TROIS-RIVIERES CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD.CINÉMA ST.LAURENT SOREL-TRACY.CAPITOL ST.JEAN.LE CARREFOUR 10 JOLIETTE.GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE CARREFOUR DU NORD ST.JEROME CINEPLEX ODEON DORION CARREFOUR MEGA-PLEX GUZZO LACORDAIRE 16 .FAMOUS PLAYERS MD STARCITÉ MONTREAL.CINEPLEX ODEON DELSON PLAZA CINÉ-ENTREPRISE ST.BASILE CINEPLEX ODEON BOUCHERVILLE CINEPLEX ODEON ST.BRUNO FAMOUS PLAYERS JACQUES-CARTIER 14.ANGRIGNON.MEGA-PLEX GUZZO MEGA-PLEXM D GUZZO TASCHEREAU 18.LES CINÉMAS GUZZO MD TERREBONNE 14.STE.THERESE 8.GROUPE MATHERS MEGA-PLEXM D GUZZO ST.EUSTACHE.MEGA-PLEX GUZZO PONT-VIAU 16 MD FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS PARISIEN.VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS VOYEZ-LE MAINTENANT! Rugrats Go Wild.com GVISA GÉNÉRAL GVISA GÉNÉRAL 3153073A DANY Suite de la page B1 Le jazz Je n'écoute pas vraiment le jazz, faut dire que la musique occupe une place très restreinte dans ma vie.Je n'arrive même pas à m'expliquer pourquoi.Quand j'y pense, ma mère non plus n'accordait pas une grande importance à la musique.Je ne connais de musique que celle des mots.Quand le rythme est là, les idées dansent.Je me souviens qu'à l'écriture de mon premier roman, je m'étais intéressé au jazz, simplement parce que je trouvais amusant le mélange du Coran et du jazz.L'impression de réunir l'Arabe avec le Nègre, deux individus toujours en mouvement sur cette planète.Je suis donc allé rue Saint-Denis m'acheter un exemplaire du Coran et un petit livre élémentaire sur le jazz.J'ai utilisé le jazz comme une épice exotique pour saupoudrer mon roman, et cela simplement parce qu'il faisait terriblement chaud dans la chambre étroite où vivaient mes deux personnages.Le jazz n'est, pour moi, qu'une des métaphores de l'été.Et chaque fois que j'écris le mot jazz (comme maintenant), la pièce où je suis se met brusquement à tanguer.De même que durant le Festival de jazz, on a l'impression que la seule évocation du mot suffit pour donner à cette ville engourdie par de longs mois d'hiver une sorte de charme désinvolte.Je vais descendre tout à l'heure vers le centre-ville pour épier ces regards, ces élans, cette fièvre des corps, la vie jazz quoi ! Car beaucoup plus que la musique, c'est son effet sur les gens qui m'intéresse.Faire la poubelle Je vais jeter la poubelle, c'est ce qu'on fait quand on n'a rien à écrire, quand les mots n'arrivent pas, et qu'on n'a même pas de sujet.Tout cela à cause de l'été qui m'engourdit, et de cette vieille fatigue que je traîne depuis un moment et qui affecte un peu ma mémoire.Je suis obligé de temps en temps de relire le paragraphe précédent pour savoir de quoi je parle.Ah oui, un de ces articles sur l'été en été.Je sais bien comment tout cela va finir, dans une poubelle de la rue Saint- Denis avec des programmes du festival, des restes de pizza, et des assiettes en carton sales.Pauvre garçon, on ne t'avait pas dit que tu écrivais dans un quotidien.Je fouille dans la poubelle pour tomber sur un magazine que je feuillette distraitement.À jeter ainsi des journaux, je me sens bizarre, comme s'il s'agissait en fait de nourriture.Je ressemble à ces vieux messieurs tout pétris d'humanisme qui ont connu une enfance pauvre durant la guerre, et qui, de ce fait, n'arrivent plus à se débarrasser même du pain rassis.Je sais qu'une telle attitude est stupide, surtout depuis que les journaux se sont mis à grossir, et c'est souvent une grossesse nerveuse.Lire entièrement un journal, cela peut vous bouffer une matinée complète.Je parle d'un imbécile comme moi qui n'a pas encore compris que si le journal est divisé en sections, c'est précisément pour nous donner la possibilité de trouver aisément les sujets qui nous intéressent.Et aussi le luxe de laisser tomber le reste.Mais le reste, je l'ai payé aussi.Il n'y a rien à faire, je n'arrive pas à jeter du papier imprimé.Chaque fois que j'envoie à la poubelle un journal sans l'avoir lu, je visualise tout le processus : depuis l'arbre abattu jusqu'au jeune livreur, en passant par le reporter et le correcteur, jusqu'aux techniciens de la salle des machines.Je tire une légère chaise d'été pour faire un tri parmi les journaux et les magazines complètement lus (la pile de gauche), à peine lus (au centre) et pas encore lus (à droite).Je suis sûr qu'une telle maladie doit avoir un nom.Le temps compressé Généralement, ceux qui choisissent la section Arts et Spectacles s'intéressent rarement à la section Affaires, alors que j'ai l'impression qu'il y a un lien solide entre ces deux cahiers si opposées en apparence.Ce sont les affaires qui soutiennent souvent la culture, ou plutôt qui la vampirisent.Dans quelle catégorie placer le Festival de jazz, par exemple ?Les deux, mon colonel.Pour bien comprendre la culture, il faut s'intéresser un peu aux affaires.La section Sports n'est surtout pas étrangère aux affaires, ni même à la culture.Si je comprends bien, un journal n'est pas forcément un buffet où l'on peut choisir les plats qui nous intéressent, mais plutôt un être entier dont chaque membre se trouve indispensable.Malgré tout, on aura du mal à esquiver la question : faut-il lire tout le journal ?Toutes ces élucubrations viennent du fait que je n'arrive pas à me débarrasser de cette montagne de journaux accumulés en mon absence, durant mes derniers voyages.Cela me faciliterait bougrement la tâche si on faisait le tri pour moi à la source, et qu'on ne m'envoyait que le premier cahier et celui des Arts et Spectacles.Naturellement, il faudrait discuter un prix de détail.Je suis sûr que le premier quotidien qui offrira un tel service fera un tabac incroyable tout en économisant du papier.Car vous ne pouvez savoir combien cela pèse d'avoir à gérer soi-même l'élimination de cette tonne de papier non lu.Je sors les journaux du bac pour voir s'il s'y trouverait des articles que je n'ai pas encore parcourus.Tiens, j'avais raté ce papier sur la différence entre la mort en Orient et la mort en Occident (toujours la même scie).L'article est illustré d'une miniature exposant la dernière heure d'un saint martyr chrétien à côté d'une photo montrant les dernières secondes d'un moudjahidine en flammes courant dans les rues de Paris.La mort a gagné en vitesse.Entre les deux histoires, il y a exactement 10 siècles de distance, mais j'ai cette impression persistante que les deux événements se passent, d'une certaine façon, au même moment et racontent la même tragédie humaine.La mort en été Depuis quelque temps, au Moyen-Orient, on se sert de sa mort pour donner la mort.La mort comme une arme mortelle dont le désespoir serait la gâchette.L'Occident feint de ne pas comprendre ces pratiques barbares.C'est tellement loin de notre vision de la vie, ces bombes humaines qui tuent aveuglément.On se demande ce qui pourrait motiver un être vivant à se convertir en torche hurlante.Étrange que la chrétienté s'étonne aujourd'hui de voir des gens se sacrifier pour leur foi.Et dire que je ne connais pas de religion à exalter autant le sang martyr.Je reste fasciné devant cette miniature du Xe siècle montrant saint Ignace jeté aux lions.Deux lions sont en train de dévorer un saint Ignace plutôt calme.Il tient son bras droit levé pour faciliter la tâche du lion affamé qui lui dévore la hanche.C'est Ignace luimême qui a supplié ses juges pour aller dans le stade, salivant devant le menu : « Venez feu et croix, troupeaux de bêtes, lacérations, écartèlements, dislocations des os, mutilations des membres, moutures de tout le corps.» Et la mode était lancée.Il y avait tant de candidats au martyre qu'un consul romain leur lança, exaspéré : « Misérables ! Si vous voulez mourir, vous avez des falaises pour sauter et des cordes pour vous pendre.» Cela se passait plutôt en ville, là où il y a du monde.C'est qu'un martyr doit être vu, comme les moudjahidines ces jours-ci.Ce n'est que bien plus tard que l'Église a récupéré tout ce monde-là, qui encombre aujourd'hui le calendrier chrétien.Comme on y va, à la mort, ces temps-ci ! Que de précipitation du côté des victimes ! Et les bourreaux non plus ne chôment pas.Bush et consorts (il n'y a pas que lui qui tue sur la planète) doivent se frotter les mains, sachant que durant l'été, ce sont surtout les loisirs qui font la manchette des journaux.Garder tout J'entends au loin le ronflement du camion de poubelles.Quoi garder ou jeter ?Voilà le to be or not to be de notre époque.Tous ces articles que je n'ai pas encore bien lus.Que vaut un article un mois après sa parution ?Que vaut donc le reportage partial sur la guerre du Péloponnèse que nous avions tous étudiée à l'école ?Et tous ces reportages sur des tueries du temps passé dont l'unique version dont nous disposons aujourd'hui est celle du vainqueur ?Ce n'est pas d'hier alors que nous gobons ainsi les raisons du plus fort.Bush n'avait pas tort d'appeler sa promenade meurtrière une croisade, sachant en quelle estime nous tenons les croisades.Au nom du sang du Christ, nous allons exterminer tous ces barbares.Je regarde passer le camion sans bouger.Finalement, je décide de tout garder.Je vais examiner attentivement tous ces journaux durant les vacances.La chronique de Dany Laferrière fera relâche pendant l'été.Vous pouvez lui écrire à l'adresse suivante : arts@lapresse.ca CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS G PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE! VISA GÉNÉRAL v.f.de «DADDY DAY CARE» GAGNANT DU PRIX FILM ADVISORY BOARD GAGNANT DU PRIX \u201cLE FILM PARFAIT POUR LA FAMILLE.\u201d TONY TOSCANO, TALKING PICTURES 3153063A G À L'AFFICHE! VISA GÉNÉRAL Déconseillé aux jeunes enfants CONSULTEZ LES GUIDESHORAIRES DES CINÉMAS! «LE FILM LE PLUS CAPTIVANT QUE VOUS VERREZ CET ÉTÉ! RÉPLIQUES BRILLANTES, POURSUITES D'AUTOMOBILES SPECTACULAIRES ET DES PERSONNAGES TRÈS COLORÉS» MIKE SARGENT, WBAI-FM «DEUX FOIS BRAVO.EBERT & ROEPER vv.ff.ddee ««HHOOLLLLYYWWOOOODDHHOOMMIICCIIDDEE»» LAISSEZ-PASSER REFUSÉS CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! AUSSI À L'AFFICHE EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE 2e film aux ciné-parcs NEWSWEEK PROCLAME: «\u2039CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES SE DÉCHAÎNENT\u203a EST LA SUITE PARFAITE.ENCORE PLUS D'ACTION, PLUS D'HUMOUR, PLUS DE PEAU.ET DEMI MOORE.» version française de CHARLIE'S ANGELS - FULL THROTTLE CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .CINÉ-ENTREPRISE CINÉMA DU CAP .CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY .CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON .CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION .CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE .CINÉMA 9 GATINEAU .CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY .LE CARREFOUR 10 JOLIETTE .MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 .LES CINÉMAS GUZZO LANGELIER 6 .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .CINÉMA MAGOG MAGOG .LES CINÉMAS GUZZO PARADIS .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE .CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .CINÉMA 9 ROCK FOREST .MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE .CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE .CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY .CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 .CINÉMA ST-EUSTACHE .GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE .CAPITOL ST-JEAN .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 .CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD .CINÉ-PARC ODÉON BOUCHERVILLE CINÉ-PARC CHÂTEAUGUAY CINÉ-PARC DRUMMOND CINÉ-PARC JOLIETTE CINÉ-PARC LAVAL CINÉ-PARC ORFORD CINÉ-PARC ST-EUSTACHE CINÉ-PARC ST-HILAIRE CINÉ-PARC TROIS-RIVIÈRES CINÉMAS GALAXY VICTORIAVILLE .CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL .MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O.CINÉMA PIXEL LOUISEVILLE .VERSION FRANÇAISE À L'AFFICHE! VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE LAISSEZ-PASSER REFUSÉS CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE .CINÉMA ST-EUSTACHE .MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 .MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 .MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT .FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND .SON DIGITAL 16 ANS + À L'AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! ©2003 TWENTIETH CENTURY FOX DISTRIBUÉ PAR TWENTIETH CENTURY FOX TOUS DROITS RÉSERVÉS.version française de «28 DAYS LATER» «LE FILM D'HORREUR LE PLUS DÉRANGEANT DEPUIS \u2039L'EXORCISTE\u203a.» - DAVID E.WILLIAMS, CINEFANTASTIQUE «COUREZ AU CINÉMA LE PLUS PRÈS SOYEZ AVISÉ QUE VOUS POURREZ AVOIR L'ENVIE DE VOUS EN SAUVER EN MOINS DE 5 MINUTES.LE FILM FAIT PEUR À CE POINT.» - DEVIN GORDON .SON DIGITAL GVISA GÉNÉRAL Déconseillé aux jeunes enfants 3153044A 7LP0901B0629 B9 Dimanche 7LP0901B0629 ZALLCALL 67 22:03:23 06/28/03 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 9 J U IN 2 0 0 3 B 9 CINÉMA 3152548A Le Québec au marché du documentaire de Marseille MICHEL DOLBEC Presse Canadienne PARIS \u2014 Les producteurs québécois de documentaires cherchent à s'ouvrir aux coproductions avec l'étranger.Pour la première fois, une dizaine d'entre eux ont pris part cette semaine au Sunny Side of the Doc, le grand marché international du documentaire de Marseille.Ces boîtes de production étaient regroupées au stand de la Société de développement des entreprises culturelles du Québec (SODEC), qui a mis sur pied cette mission pilote.Pour les documentaires comme pour les films de fiction, la SODEC a placé les coproductions en tête de ses priorités.Pour le financement comme pour la diffusion, la coproduction est « la seule solution », martèle le responsable du bureau parisien de la SODEC, Christian Verbert.« C'est indispensable pour notre industrie », dit-il.Plus de 230 acheteurs de programmes ont pris part au 14e Sunny Side, un rendez-vous désormais incontournable.Pour encourager les contacts entre producteurs québécois, français, suisses et belges, la SODEC a tenu dès l'ouverture de la manifestation, mercredi, un premier « forum de coproduction ».Plus de 80 professionnels (et diffuseurs comme Radio-Canada, Astral Télé et France 2) ont participé à cette rencontre.« Pour nous, c'est un succès, explique Joëlle Levie, directrice générale du cinéma et de la production télévisuelle à la SODEC.Cette mission pilote a montré que les besoins et l'intérêt sont bel et bien là.La formule reste à peaufiner, mais notre objectif est d'être de retour l'an prochain.» En France comme au Québec, le secteur du documentaire ne croule pas sous l'argent.Pour financer leurs projets, souvent coûteux, les producteurs doivent pouvoir compter sur l'apport de partenaires internationaux et sur des ventes à l'étranger.Dans ce secteur, les projets mettent souvent des mois, voire des années à prendre forme.Pour l'instant, les contacts qui ont eu lieu à Marseille sont « prometteurs », indique-t-on : ils laissent déjà entrevoir un resserrement des liens entre producteurs québécois et français.« Nous réalisons qu'il y a tout un réseau à mettre en place avec les producteurs qui se trouvent en province, particulièrement dans la région Rhône-Alpes, en Alsace, en Charente-Maritime, note Mme Levie.Les producteurs installés en région ont souvent les mêmes centres d'intérêt, la même taille, mais aussi les mêmes difficultés liées à l'éloignement géographique, les mêmes problèmes d'accès aux chaînes nationales.C'est dans leur intérêt de travailler ensemble.» Selon les statistiques de la SODEC, 40 producteurs québécois travaillent dans le secteur du documentaire, un domaine en pleine croissance, avec des investissements de plus 110 millions l'année dernière, comparativement à 55 millions il y a 10 ans.Le documentaire représente maintenant 9 % de l'activité du secteur audiovisuel au Québec et 13 % de la programmation de l'ensemble des chaînes.Cette embellie serait en grande partie attribuable à la multiplication des canaux thématiques, comme Canal D et Historia, et des chaînes culturelles, qui, comme Arte en France, font la part belle au documentaire.Dans l'Hexagone, on assiste aussi à un retour du documentaire sur les chaînes généralistes, où il rejoint à nouveau un vaste public.Il y a quelques mois, un spectaculaire film retraçant l'histoire de l'être humain, L'Odyssée de l'espèce, a ainsi battu un record d'audience sur France 3, avec 9 millions de téléspectateurs.Les 10 producteurs présents au Sunny Side, qui prenait fin hier, étaient Galafilm, Informaction, Kondololé, Macumba, Pixcom, Productions Virage, Productions Thalie, Productions VP, Trait d'Union et Vélocité.L'Office national du film du Canada (ONF), lui aussi à la recherche d'« alliances avec des organismes qui partagent ses objectifs », a également participé à la manifestation.L'ONF tenait vendredi soir, en présence de son président, Jacques Bensimon, un forum sur le thème Réinventer l'ONF à l'ère des partenariats.Selon l'ONF, « la pression exercée par la mondialisation et la monoculture exige que documentaristes, producteurs et décideurs fassent front commun ».Un projet de film annulé par la police de Tokyo Agence France Presse TOKYO \u2014 La police japonaise n'a pas voulu entendre parler jeudi du projet de vidéo promotionnelle du duo de chanteuses russes aux allures de lesbiennes, Tatou, prévu dans le centre de Tokyo en fin de semaine.Le duo avait prévu tourner des séquences aujourd'hui en recrutant sur place des centaines de volontaires dans les quartiers commerçants d'Akihabara et de Ginza, selon l'agence de presse japonaise Jiji Press.Le Département de police métropolitaine de la région de Tokyo a rejeté la demande d'autorisation présentée par Tatou, car il « craint que cela ne provoque une agitation », a précisé Jiji.La police de Tokyo a refusé de s'exprimer par téléphone sur cette affaire.À Tokyo, les principaux quartiers commerçants sont fermés à la circulation le dimanche et les jours fériés, de manière à créer des « paradis pour les piétons ».« Un paradis pour piétons est un endroit où les gens viennent pour déambuler librement et non pour assiter à un événement », a déclaré à Jiji un responsable de la police métropolitaine de Tokyo.« Nous ne pouvons pas donner de permission s'il y a une possibilité d'agitation », a-t-il ajouté.Tatou, composé de Youlia Volkova, 17 ans, et Lena Katina, 18 ans, est arrivé mercredi au Japon pour un bref voyage promotionnel, selon la maison de disques Universal Music K.K., qui gère les ventes du groupe dans l'archipel.Un responsable de Universal a néanmoins indiqué que la maison de disques ne participait pas à cette vidéo.UN FILM D'ÉMILE GAUDREAULT PETER MILLER MARY WALSH PAUL SORVINO SOPHIE LORAIN CLAUDIA FERRI PIERRETTE ROBITAILLE DINO TAVARONE GINETTE RENO LUKE KIRBY SCÉNARIO ÉMILE GAUDREAULT& STEVE GALLUCCIO PRODUIT PAR DENISE ROBERT DANIEL LOUIS RÉALISÉ PAR ÉMILE GAUDREAULT www.mamboitaliano.ca «FAIT RIRE DE BON COEUR.» - M-A Lussier, LA PRESSE «UNE BONNE PINTE DE RIGOLADE» - P.R., JOURNAL DE MONTRÉAL «UNE COMÉDIE REBONDISSANTE et COLORÉE.» - Claude Deschênes, RADIO-CANADA «UNE RECETTE PARFAITE! DES ACTEURS EN OR!» - Steve Bergeron, LA TRIBUNE «Une COMÉDIE d'une qualité EXCEPTIONNELLE.» - John Griffin, THE GAZETTE «ABSOLUMENT CHARMANT!» - FLASH, TQS «Une COMÉDIE COLORÉE et RAFRAÎCHISSANTE!» - Caroline St-Pierre, LE MÉTRO «DYNAMIQUE, VIVANT, JUBILATOIRE, SÉDUISANT» - Élie Castel, SÉQUENCES «FIN et SUBTILE» - Bernard Michaud, INDICATIF PRÉSENT «COMÉDIE RYTHMÉE, TOUCHANTE.» - Matthew Hays, MIRROR «PISSANT!» - Hélène Aubin, RADIO-CANADA «JE N'AVAIS PAS RI AUTANT DEPUIS LONGTEMPS!» - Patrice Henrichon, RADIO-ÉNERGIE FAMOUS PLAYERS CARR.ANGRIGNON .CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .CINÉ-ENTREPRISE CINÉMA DU CAP .CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) .CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY .CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE .CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES .CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON .LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 .CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION .CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE .CINÉMA 9 GATINEAU .LE CARREFOUR 10 JOLIETTE .MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 .LES CINÉMAS GUZZO LANGELIER 6 .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .CINÉMA MAGOG MAGOG .LES CINÉMAS GUZZO PARADIS .FAMOUS PLAYERS PARISIEN .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉMA 9 ROCK FOREST .MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE .CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE .CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY .CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .CINÉMA PINE STE-ADÈLE .LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 .CINÉMA ST-EUSTACHE .GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 .CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD .FAMOUS PLAYERS VERSAILLES .CINÉMA LAURIER VICTORIAVILLE .CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT .FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL .CINÉMA GALERIES AYLMER .MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O.VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE .CINÉMA PINE STE-ADÈLE .CINÉMA GALERIES GRANBY .CINÉ-PARC LAVAL 2e film aux ciné-parcs CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! .SON DIGITAL GVISA GÉNÉRAL PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE ! 3152984A L'HOMME SANS PASSÉ\u0002 (v.française) (G) Dim.au Mar.1:05,4:05,7:00,9:25 X2 \u0002 (v.française) (G) Dim.& Lun.3:20,6:15,9:05 GARDERIE EN FOLIE \u0002 (G) Dim.au Mar.2:00,4:30 LA MATRICE RECHARGÉE \u0002 (13+) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:40,3:45,6:50,9:50 BRUCE LE TOUT PUISSANT \u0002 (G) Dim.au Mar.1:20,4:10,6:30,9:00 BOULOT À L'ITALIENNE \u0002 (G) Dim.au Mar.1:40,4:20,7:10,9:40 LE VIRTUOSE\u0002 (G) Dim.au Jeu.12:45,3:30, 6:50,9:30 RAPIDES ET DANGEREUX 2\u0002 (v.française) (13+) Dim.au Jeu.1:10,3:40,7:25,9:50 HOMICIDE À HOLLYWOOD\u0002(v.française) (G) Dim.& Lun.7:15,9:55 LES RAZMOKETS À L'ÉTAT SAUVAGE\u0002(G) Dim.au Mar.1:20 THE HULK (v.française) (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Mer.12:30,1:45,3:35,4:45,6:40,7:45,9:45 ALEX ET EMMA\u0002(G) Dim.au Jeu.12:45, 3:05,6:45,9:05 LA LÉGENDE DES BALEINES \u0002 (G) Dim.au Jeu.1:00,3:25,7:15,9:35 BERLIN EST EN ALLEMAGNE\u0002 (sous-titre français) (G) Dim.au Jeu.12:40,3:10,6:40,9:40 CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES\u0002(G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 3 ÉCRANS Dim.& Mar.12:30,1:00,1:30,3:00, 3:45,4:30,6:15,6:45,7:20,9:00,9:20,9:45 Lun.12:30,1:00,1:30,3:00,3:45,4:30,6:15,7:20, 9:00,9:20,9:45 Mer.& Jeu.12:30,1:30,3:00, 4:30,6:15,7:20,9:00,9:45 28 JOURS PLUS TARD \u0002 (16+) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:15, 4:00,7:00,9:35 TERMINATEUR 3: LA GUERRE DES MACHINES (13+)Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Mar.7:30,10:00 Mer.& Jeu.12:50,1:40,3:20,4:20,6:45,7:30,9:15, 9:55 BLONDE ET LEGALE 2: ROUGE, BLANC, ET BLONDE\u0002(G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Mer.& Jeu.12:35,1:30,2:50,4:00,5:05,6:15,7:15, 9:00,9:25 SINBAD: LA LEGENDE DES SEPT MERS\u0002(G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Mer.& Jeu.12:35,1:20,2:50,4:15,5:00,7:05,9:15 LES INVASIONS BARBARES (13+) Dim.au Jeu.12:55,7:20 BRUCE LE TOUT PUISSANT (G) Dim.au Jeu.12:35,2:50,5:10,7:30,9:40 TROUVER NEMO (G) Dim.au Jeu.12:00,2:25,4:50,7:15,9:35 MAMBO ITALIANO (v.française) (G) Dim.au Jeu.12:40,2:45,5:00,7:05,9:10 RAPIDES ET DANGEREUX 2 (13+) Dim.au Jeu.3:45,9:50 LES RAZMOKETS À L'ÉTAT SAUVAGE (G) Dim.& Lun.1:00 HOMICIDE À HOLLYWOOD (v.française) (G) Dim.& Lun.3:35,6:55,9:25 THE HULK (v.française) (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:30,3:30,6:50,9:50 THE HULK (v.o.Anglaise) (G) Laissez-passer refusés Dim.au Mar.12:50,3:50,6:45,9:45 (v.o.Anglaise) Mer.& Jeu.12:50,6:45 ALEX ET EMMA (G) Dim.au Mar.12:15,7:25 Mer.& Jeu.3:50,9:45 LA MATRICE RECHARGÉE (13+) Laissez-passer refusés Dim.au Mar.2:30,9:35 28 JOURS PLUS TARD (16+) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:20,2:55,6:30,9:00 CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Mar.12:10,12:45,2:35,3:10, 6:40,7:10,9:05,9:30 CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES (G) Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.12:45,3:10,7:10,9:30 TERMINATEUR 3: LA GUERRE DES MACHINES (13+) Laissez-passer refusés Mar.7:30,10:00 Mer.& Jeu.12:15,3:00,6:40,9:25 BLONDE ET LEGALE 2: ROUGE, BLANC, ET BLONDE (G) Mer.& Jeu.12:10,2:30,4:45,7:00,9:15 SINBAD: LA LEGENDE DES SEPT MERS (G) Mer.& Jeu.12:25, 2:35,4:55,6:55,9:05 THE BARBARIANS INVASIONS\u0002 (13+) Dim.au Mar.12:55,3:40,6:35,9:20 Mer.& Jeu.9:25 NOWHERE IN AFRICA (G) Dim.au Mar.12:45,3:35,6:30,9:25 Mer.& Jeu.12:45,3:35,6:30 FINDING NEMO (G) Dim.au Jeu.1:05,3:25,7:00,9:15 MAMBO ITALIANO (v.o.Anglaise) (G) Dim.au Jeu.1:10,3:15,6:50,9:00 RUGRATS GO WILD \u0002 (G) Dim.au Mar.1:00 THE HULK (v.o.Anglaise) (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:45,3:50,6:25,9:25 ALEX & EMMA \u0002 (G) Dim.au Mar.3:00,5:10,7:20,9:35 CHARLIE'S ANGELS: FULL THROTTLE\u0002 (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Mar.12:50,1:15,3:20,3:45,6:45, 7:05,9:05,9:30 Mer.& Jeu.12:50,3:20,7:05,9:30 LEGALLY BLONDE 2: RED, WHITE & BLONDE\u0002(G) Mer.& Jeu.12:40,2:50,5:00,7:10,9:20 SINBAD: LEGEND OF THE SEVEN SEAS\u0002(G) Mer.& Jeu.12:35, 2:35,4:35,6:55,9:05 TERMINATOR 3: THE RISE OF THE MACHINES (13+) Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.1:00,3:30,6:45,9:10 BRUCE LE TOUT PUISSANT\u0002(G) Dim.au Mar.1:40,4:15,6:40,9:00 Mer.& Jeu.4:15,6:40,9:00 RAPIDES ET DANGEREUX 2 (v.française) (13+) Dim.au Mar.2:00, 4:25,7:20,9:25 MAMBO ITALIANO (v.française) (G) Dim.au Jeu.1:50,4:30,7:30,9:50 2 FAST 2 FURIOUS (13+) Dim.au Mar.1:45,4:10,7:05,9:35 Mer.& Jeu.4:25,9:25 HOLLYWOOD HOMICIDE (v.o.Anglaise)\u0002(G) Dim.& Lun.3:05,9:20 (v.o.Anglaise) Mar.3:05 ALEX ET EMMA (G) Dim.& Lun.1:20,7:25 Mar.1:20 THE HULK \u0002 (v.française) (G) Laissez-passer refusés Dim.au Mar.12:55,3:40,6:45,9:30 (v.o.Anglaise) Dim.au Jeu.1:15,3:55,6:30,9:15 FROM JUSTIN TO KELLY\u0002(G) Dim.& Lun.1:35,3:20,5:00,6:55,9:05 Mar.1:35,3:20,5:00,6:55 Mer.& Jeu.1:40 28 JOURS PLUS TARD (16+) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:10,3:45,7:00,9:40 28 DAYS LATER (16+) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:25, 4:00,7:15,9:45 CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES\u0002(G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.1:05,1:30,3:30,4:05,6:50, 7:10,9:10,9:35 TERMINATEUR 3: LA GUERRE DES MACHINES (13+) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Mar.7:30,10:00 Mer.& Jeu.12:55,1:20,3:25,3:50,6:55,7:15,9:20,9:40 SINBAD: LA LEGENDE DES SEPT MERS (G) Mer.& Jeu.1:00,3:00, 5:05,7:05,9:05 LES INVASIONS BARBARES (13+) Dim.au Mar.1:20,4:00,6:55,9:15 Mer.& Jeu.1:30,4:00,6:55,9:15 BRUCE LE TOUT PUISSANT (G) Dim.& Lun.1:10,5:25,7:30 Mar.1:10,5:25 TROUVER NEMO (G) Dim.au Jeu.12:50,3:40,6:50,9:10 MAMBO ITALIANO (v.française) (G) Dim.au Jeu.1:05,3:05,5:05,7:05,9:05 RAPIDES ET DANGEREUX 2(13+)Dim.au Mar.1:15,3:35,7:05,9:25 Mer.& Jeu.1:20,7:10 HOMICIDE À HOLLYWOOD (v.française) (G) Dim.au Mar.1:30,3:55,7:10,9:35 THE HULK (v.française) (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:00,3:45,6:45,9:30 ALEX ET EMMA (G) Dim.& Lun.3:15,9:40 Mar.3:15 28 JOURS PLUS TARD (16+) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:50,3:15,7:20,9:40 CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Mar.12:55,1:25,3:10,3:40,7:00, 7:25,9:15,9:45 Mer.& Jeu.1:25,3:40,7:30,9:45 TERMINATEUR 3: LA GUERRE DES MACHINES (13+) Laissez-passer refusés Mar.7:30,10:00 Mer.& Jeu.1:10,3:30,7:15,9:35 BLONDE ET LEGALE 2: ROUGE, BLANC, ET BLONDE (G) Mer.& Jeu.12:55,3:20,7:00,9:25 SINBAD: LA LEGENDE DES SEPT MERS (G) Mer.& Jeu.1:15,3:10, 5:10,7:15,9:20 LES INVASIONS BARBARES (13+) Dim.au Mar.1:15,3:45,6:45,9:15 Mer.& Jeu.1:15,6:45 BRUCE LE TOUT PUISSANT (G) Dim.au Mar.1:20,7:30 TROUVER NEMO (G) Dim.au Jeu.1:30,4:00,7:00,9:10 MAMBO ITALIANO (v.française) (G) Dim.au Jeu.1:10,3:20,7:10,9:25 LES RAZMOKETS À L'ÉTAT SAUVAGE (G) Dim.au Mar.1:30 RAPIDES ET DANGEREUX 2 (13+) Dim.au Mar.4:00,6:50,9:30 Mer.& Jeu.4:00,9:30 THE HULK (v.française) (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:00,3:45,6:30,9:30 ALEX ET EMMA (G) Dim.au Mar.3:40,9:45 CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Mar.1:15,1:45,3:45,4:15,6:45, 7:15,9:15,9:45 Mer.& Jeu.1:45,4:15,7:15,9:45 TERMINATEUR 3: LA GUERRE DES MACHINES (13+) Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.1:00,3:30,6:50,9:20 BLONDE ET LEGALE 2: ROUGE, BLANC, ET BLONDE (G) Mer.& Jeu.1:10,3:10,5:10,7:30,9:40 SINBAD: LA LEGENDE DES SEPT MERS (G) Mer.& Jeu.1:00,3:00, 5:00,7:00,9:00 BRUCE LE TOUT PUISSANT (G) Dim.au Mar.1:15,7:15 TROUVER NEMO (G) Dim.au Mar.1:10,3:20,7:10,9:25 Mer.& Jeu.1:20,3:40,7:20,9:40 RAPIDES ET DANGEREUX 2\u0002 (13+)Dim.au Mar.3:10,7:20,9:40 Mer.& Jeu.1:40,7:40 MAMBO ITALIANO (v.française) (G) Dim.au Mar.1:30,3:40,7:30,9:15 LES RAZMOKETS À L'ÉTAT SAUVAGE \u0002 (G) Dim.au Mar.1:20 ALEX ET EMMA (G) Dim.au Mar.3:25,9:35 THE HULK \u0002 (v.française) (G) Laissez-passer refusés Dim.au Mar.12:50,3:35,6:50,9:30 CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES(G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Mar.1:00,2:00,3:45,4:30,7:00,7:30,9:20,9:45 Mer.& Jeu.1:00,3:45,7:00,9:45 TERMINATEUR 3: LA GUERRE DES MACHINES \u0002 (13+) Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.1:15,4:00,7:15,9:35 BLONDE ET LEGALE 2: ROUGE, BLANC, ET BLONDE (G) Mer.& Jeu.1:10,3:10,5:10,7:10,9:10 SINBAD: LA LEGENDE DES SEPT MERS (G) Mer.& Jeu.1:30,3:25, 5:20,7:30,9:20 LES INVASIONS BARBARES (13+) Dim.& Mar.3:40,9:40 Lun.9:40 Mer.& Jeu.9:25 BRUCE LE TOUT PUISSANT (G) Dim.& Mar.1:25,7:25 Lun.7:25 MAMBO ITALIANO (v.française) (G) Dim.& Mar.1:30,3:30,7:30, 9:30 HOMICIDE À HOLLYWOOD (v.française) (G) Dim.& Mar.1:10,7:10 THE HULK (v.o.Anglaise) (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.1:00,3:45,7:00,9:45 (v.o.Anglaise) Lun.7:00,9:45 (v.o.Anglaise) Mer.1:00,3:45, 6:50,9:35 (v.o.Anglaise) Jeu.6:50,9:35 ALEX ET EMMA (G) Dim.& Mar.3:25,9:25 Lun.9:25 CHARLIE'S ANGELS: FULL THROTTLE (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.1:20,3:35,7:20,9:35 Lun.7:20,9:35 Mer.1:20,3:35,7:00,9:20 Jeu.7:00,9:20 SINBAD: LA LEGENDE DES SEPT MERS(G) Mer.1:25,3:30,7:00, 9:00 Jeu.7:00,9:00 TERMINATOR 3: THE RISE OF THE MACHINES (13+) Laissez-passer refusés Mer.1:10,3:35,7:10,9:30 Jeu.7:10,9:30 BRUCE ALMIGHTY (v.o.Anglaise) \u0002(G) Dim.& Lun.1:10,4:05, 7:25,9:35 (v.o.Anglaise)Mar.1:10,4:05 MAMBO ITALIANO (v.o.Anglaise) \u0002(G) Dim.au Mar.3:25,5:20, 7:15,9:15 (v.o.Anglaise) Mer.& Jeu.1:20,3:25,5:20,7:15,9:15 2 FAST 2 FURIOUS\u0002(13+) Dim.au Mar.1:30,4:00,7:05,9:30 Mer.& Jeu.4:15,7:10,9:45 RUGRATS GO WILD \u0002 (G) Dim.au Mar.1:20 HOLLYWOOD HOMICIDE (v.o.Anglaise) \u0002 (G) Dim.au Mar.4:10,9:40 THE HULK (v.o.Anglaise)\u0002(G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:00,3:50,6:40,9:25 FROM JUSTIN TO KELLY \u0002 (G) Dim.au Mar.1:15,7:10 Mer.& Jeu.1:15 CHARLIE'S ANGELS: FULL THROTTLE (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Mar.1:05,1:25,3:50,3:55, 6:40,7:00,9:20,9:25 Mer.& Jeu.1:25,4:25,7:20,9:50 TERMINATOR 3: THE RISE OF THE MACHINES \u0002 (13+) Laissez-passer refusés Mar.7:30,10:00 Mer.& Jeu.1:10,4:00,7:00,9:40 LEGALLY BLONDE 2: RED, WHITE & BLONDE \u0002 (G) Mer.& Jeu.1:05,3:10,5:15,7:25, 9:35 SINBAD: LEGEND OF THE SEVEN SEAS \u0002 (G) Mer.& Jeu.1:30,3:30,5:30,7:30,9:30 Nous acceptons seulement les certificats-cadeaux du cinema St-Eustache.ç LES INVASIONS BARBARES\u0002 (13+) Dim.au Jeu.1:10,3:55, 6:55,9:20 LA MATRICE RECHARGÉE\u0002 (v.française) (13+) Laissez-passer refusés Dim.au Mar.12:25,3:30,6:50, 9:35 BRUCE LE TOUT PUISSANT\u0002 (G) Dim.au Jeu.12:10,2:30,4:45, 7:05,9:30 BOULOT À L'ITALIENNE\u0002 (G) Dim.au Mar.1:20,3:45,6:50,9:10 TROUVER NEMO \u0002 (G) Dim.au Jeu.12:00,2:20,4:40, 7:05,9:20 RAPIDES ET DANGEREUX 2\u0002 (v.française) (13+) Dim.au Jeu.12:05,2:30,4:50,7:05,9:35 MAMBO ITALIANO\u0002(v.française) (G)Dim.au Jeu.12:10,2:15, 4:20,7:10,9:25 LES RAZMOKETS À L'ÉTAT SAUVAGE\u0002(G) Dim.au Mar.12:15,2:10,4:05 Mer.& Jeu.12:15,2:10 HOMICIDE À HOLLYWOOD\u0002 (v.française) (G)Dim.& Lun.1:00,3:30,7:00,9:30 THE HULK \u0002 (v.o.Anglaise) (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:15,3:20,6:50,9:35 THE HULK\u0002 (v.française) (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:25,3:30,6:50,9:40 ALEX ET EMMA \u0002 (G) Dim.au Mar.12:10,2:25,4:35,7:00,9:10 ALEX ET EMMA \u0002 (G) Mer.& Jeu.7:00,9:10 TAXI 3 \u0002 (v.française) (G) Dim.& Lun.7:10,9:15 CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES \u0002 (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Mar.12:05,12:15,2:25, 2:35,4:45,4:55,7:05,7:15,9:25, 9:35 CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES \u0002 (G) Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.12:05,2:25,4:45,7:05, 9:25 CHARLIE'S ANGELS: FULL THROTTLE \u0002 (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:00,2:20,4:40, 7:00,9:20 28 JOURS PLUS TARD\u0002(16+) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:10,3:55,6:55,9:30 TERMINATEUR 3: LA GUERRE DES MACHINES \u0002 (13+) Laissez-passer refusés Mar.10:00 Mer.& Jeu.1:20,3:50,6:55,9:25 TERMINATOR 3: THE RISE OF THE MACHINES \u0002 (13+) Laissez-passer refusés Mar.10:00 Mer.& Jeu.1:25,3:55,6:50,9:10 SINBAD: LA LEGENDE DES SEPT MERS \u0002 (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Mer.& Jeu.12:00,12:20,2:00,2:20,4:00,4:20, 7:00,9:05 BLONDE ET LEGALE 2: ROUGE, BLANC, ET BLONDE \u0002 (G) Mer.& Jeu.12:15,2:25,4:35,7:00, 9:15 NOUS ACCEPTONS SEULEMENT LES CERTIFICATS-CADEAUXDU CINEMA ST-HYACINTHE.LES INVASIONS BARBARES (13+) Dim.au Mar.12:50,6:50 BRUCE LE TOUT PUISSANT (G) Dim.au Mar.1:05,3:20,7:00,9:15 TROUVER NEMO (G) Dim.au Jeu.1:00,3:35,7:05,9:20 MAMBO ITALIANO (v.française) (G) Dim.au Jeu.1:10,3:10,7:15, 9:30 RAPIDES ET DANGEREUX 2 (v.française) (13+) Dim.au Jeu.1:20,3:40,7:20,9:35 HOMICIDE À HOLLYWOOD (v.française) (G)Dim.& Lun.3:25,9:40 THE HULK (v.française) (G)Dim.au Jeu.12:40,3:30, 6:40,9:30 CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES(G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Mar.12:55,1:25,3:15,3:45,6:55,7:25, 9:25,9:45 Mer.& Jeu.12:55,3:15,6:55,9:25 TERMINATEUR 3: LA GUERRE DES MACHINES (13+)Mar.10:00 Mer.& Jeu.12:50,3:25,6:50,9:40 BLONDE ET LEGALE 2: ROUGE, BLANC, ET BLONDE (G) Mer.& Jeu.1:05,3:20,7:00,9:15 SINBAD: LA LEGENDE DES SEPT MERS(G) Mer.& Jeu.1:25, 3:45,7:25,9:10 CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES (G) Laissez-passer refusés HOMICIDE À HOLLYWOOD (G) CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES (v.française) (G) Laissez-passer refusés THE HULK (v.française) (G) Laissez-passer refusés RAPIDES ET DANGEREUX 2 (13+) PLUSSE CLOCHE ET TRÈS ZIDIOT (G) EXTRÊME INCONDUITE (13+) RAPIDES ET DANGEREUX 2 (v.o.Anglaise) (13+) Laissez-passer refusés BRUCE LE TOUT PUISSANT (G) RAPIDES ET DANGEREUX 2 (13+) THE HULK (v.o.Anglaise) (G) Laissez-passer refusés 2 FAST 2 FURIOUS (13+) TERMINATEUR 3: LA GUERRE DES MACHINES (13+) Laissez-passer refusés LA MATRICE RECHARGÉE (13+) Laissez-passer refusés CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES (G) Laissez-passer refusés HOMICIDE À HOLLYWOOD (G) THE HULK (v.française) (G) Laissez-passer refusés RAPIDES ET DANGEREUX 2 (13+) THE HULK (v.française) (G) Laissez-passer refusés RAPIDES ET DANGEREUX 2 (13+) CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES (G) Laissez-passer refusés HOMICIDE À HOLLYWOOD (G) PLUSSE CLOCHE ET TRÈS ZIDIOT (G) EXTRÊME INCONDUITE (13+) TERMINATEUR 3: LA GUERRE DES MACHINES (v.française) (13+) Laissez-passer refusés LA MATRICE RECHARGÉE (13+) Laissez-passer refusés THE HULK (v.française) (G) Laissez-passer refusés RAPIDES ET DANGEREUX 2 (13+) THE HULK (v.o.Anglaise) (G) Laissez-passer refusés 2 FAST 2 FURIOUS (13+) PLUSSE CLOCHE ET TRÈS ZIDIOT (G) EXTRÊME INCONDUITE (13+) CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES (v.française) (G) Laissez-passer refusés HOMICIDE À HOLLYWOOD (G) TERMINATEUR 3: LA GUERRE DES MACHINES (v.française) (13+) Laissez-passer refusés LA MATRICE RECHARGÉE (13+) HORAIRE VALIDE DU JUIN 29 AU JUILLET 3 3153120A 7LP1001B0629 B10 Dimanche 7LP1001B0629 ZALLCALL 67 23:03:26 06/28/03 B B 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 9 J U IN 2 0 0 3 ARTS VISUELS De la haute couture JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale QUÉBEC \u2014 La semaine où on inagurait à Shawinigan une exposition sur le corps sculpté, dans la Vieille Capitale, le Musée national des beaux-arts du Québec inaugurait une manifestation consacrée au vêtement.Ainsi, pendant qu'on déshabille l'humain dans un coin, dans l'autre, on l'enrobe.Plus modeste que la gigantesque Le Corps transformé, mais tout aussi prestigieuse par la qualité des oeuvres et la renommée internationale des artistes, Doublures, vêtements de l'art contemporain est la belle surprise de l'été, malgré son thème usé.C'est justement en constatant l'omniprésence des fringues et du prêt-à-porter dans les musées et les galeries que Johanne Lamoureux, la commissaire invitée, s'y est intéressée.Plutôt que d'en faire l'historique, l'enseignante universitaire a jeté un regard frais.Quatre grands axes (lieu, mémoire, communauté, rapport à l'autre) lui ont servi de planche à dessin, où elle a réuni une vingtaine d'oeuvres couvrant trois décennies (1974-2003).L'ambiguïté du titre annonce la multitude des interprétations.« Les paramètres sont interchangeables, admettait d'ailleurs la commissaire lors de la visite de presse.Chaque oeuvre peut se retrouver sous plus d'un paramètre.Doublures évoque le tissu, bien sûr, mais aussi des dualités, des secondes vies et bien des distorsions.On passe de l'artisanat à la production industrielle, de la friperie au vêtement imaginaire, du défilé de mode au cinéma, de l'histoire de l'art à l'histoire politique.L'ensemble est étonnamment vivant, malgré l'absence quasi totale de corps, l'accrochage fort réussi.Dans la salle du deuxième étage, la simple disposition des oeuvres guide la visite (alors qu'au même endroit, Le Ludique était si chaotique).L'illusion de certaines robes, celle de bal de Dominque Blain et celle tirée du Rosemary's Baby de Polansky par Cornelia Parker, fonctionne d'ailleurs à merveille.Parmi les 19 autres artistes, des figures notables, dont Orlan, Christian Boltanski et Jana Sterbak (non, sa Robe de viande n'y est pas), côtoient quelques jeunesses qui n'ont pas à rougir, dont les soeurs Couture, de Québec.Elles sont les seules d'ailleurs à proposer de l'inédit avec une oeuvre in situ à découvrir au.vestiaire du musée.Expo de femmes, pourrait-on déduire : elles sont deux fois plus nombreuses que les hommes, chose plutôt rare.Il faut croire que selon l'analyse de Johanne Lamoureux, pour qui les pratiques féministes des années 70 ont introduit en partie le vêtement en art, cet attrait pour le tissu reste sexué.Et ce féminisme ne vieillit pas mal, à l'instar de la série photo d'Orlan qui retrace sa performance de 1974 où, de Madone, elle passait à personnifier Vénus (Strip-tease occasionnel à travers les draps du trousseau).Ou de la Robe serpent de Majida Khattari, véritable sarcophage qui se porte et qui dénonce autant les normes vestimentaires de l'islam que la mode occidentale.Le vêtement se prête bien à la performance.Devora Neumark et Erwin Wurm proposent aussi des photos tirées d'actions antérieures.Ça prend bien un corps pour l'habiller, faut-il croire, même s'il est sans identité.L'habit est pour tous, telle la tente de Lucy Orta.Par contre, ce « vêtement habitable », pensé pour un espace urbain au service des plus démunis, perd son propos dans un musée.Dans le domaine du vêtement-abri, mieux valent le diptyque Qu'arrive-t-il après avoir plu de Carl Bouchard, où une pellicule transparente révèle tout de même un torse nu, ou la série de Tania Kitchell, qui propose de nouvelles et ironiques tenues pour affronter l'hiver.La critique sociale et mercantile est fort présente dans Doublures.Ça dénonce, mais non sans amuser.À preuve : les mannequins étêtés de Yinka Shonibare ridiculisant l'aristocratie britannique ou la vidéo fortement narrative de Rodney Graham qui offre tout un punch.Ça devrait suffire pour plaire au grand public.À l'instar du Ludique, selon Line Ouellet, directrice des expositions, cette expo permet « une lecture de l'art contemporain plus près des gens ».« Le vêtement est tellement dans notre vie, dit-elle.C'est une preuve que l'art peut parler de ce qui nous concerne.» DOUBLURES, VÊTEMENTS DE L'ART CONTEMPORAIN, Musée national des beaux-arts du Québec, jusqu'au 12 octobre, ouvert tous les jours.Info : 1 866 220-2150.Avec Dévêtement, installation créée pour le vestiaire du Musée du Québec par les soeurs Couture, on passe de l'artisanat (étoffes et objets recyclés) à l'industrie, avec une allusion à une buanderie (un dispositif mécanique tourne à la demande du public).G É N I E S EN HE R B E 1 0 4 8 # ghpanto@videotron.ca A- CAPITAINE 1 L'une des insultes préférées du capitaine Haddock est aussi le nom des soldats pontificaux.Quelle est cette insulte?2 Quel est le nom de l'ennemi juré du Capitaine America, ancien chef des Avengers?3 Dans l'armée terrestre canadienne, quels sont les grades précédant et suivant celui de capitaine?4 Quel comédien, décédé en 1993 à l'âge de 70 ans, incarnait le pittoresque Capitaine Bonhomme dès 1962, incroyable conteur d'histoires plus folles les unes que les autres?5 Pendant la saison 1990-1991, avec qui Guy Carbonneau partageait- il le titre de capitaine des Canadiens de Montréal?D- ÇA CHANGE PAS LE MONDE SAUF QUE.Associez la loterie à la date de sa création 1 \u2014 Lotto 6/49 2 \u2014 Extra 3 \u2014 La Mini 4 \u2014 Banco 5 \u2014 La Quotidienne 3 Subdivision d'un établissement située sur le même terrain que le bâtiment auquel elle est rattachée administrativement et matériellement ou segment de l'oreille externe situé sur la partie latérale de la tête .4 Petit écriteau en papier qu'on met à des marchandises pour indiquer leur contenu, leur nature, leur prix ou ensemble des règles de bienséance en vigueur dans une cour, un restaurant, etc.5 Desquamation anormalement importante de la dernière couche épidermique du cuir chevelu ou transparent revêtu d'une émulsion photosensible d'un côté, ou des deux, livré en bobines.A \u2014 1er avril 1990 B \u2014 10 septembre 1979 C \u2014 5 juin 1970 D \u2014 12 juin 1982 E \u2014 15 septembre 1989 G- PATRONS RICHISSIMES 1 Quel est le nom complet de l'infâme patron d'Homer Simpson, un vaillant technicien nucélaire de Springfield?2 La famille Walton, principal actionnaire de Wal-Mart, a réalisé des revenus d'environ 83,6 milliards de dollars américains en 2001.Dans quel État cette multinationale a-t-elle vu le jour?3 À quels deux frères appartient principalement Power Corporation?4 Quel est le nom du fondateur d'Apple, compagnie d'informatique qui créa le Macintosh en 1984, ennemi juré du PC?5 Quel dirigeant de la très lucrative Ewing Oil de la série Dallas fut atteint d'une balle tirée par sa belle-soeur Kirstin Shepard?Pilote d'Air Transat.E- HÉROS 1 Cette femme parvint en 1812 à prévenir les Canadiens de l'attaque imminente des Américains dans la région du Niagara 2 Quelle ville Jeanne d'Arc at- elle réussi à libérer le 8 mai 1429?3 Dans quel pays le révolutionnaire Ernesto Guevara, fidèle ami de Castro, a-t-il été exécuté en 1967 dans la ville de La Higuera?4 Quel est le vrai nom de ce photographe du Daily Bugle qui combat indirectement un riche industriel aveuglé par la réussite?5 Quel est le nom de ce pilote d'Air Transat qui réussit en 2001 un atterrissage d'urgence de son Airbus A330 aux Açores?Décédé en 1993.B- VIVANTS 1 Nommez trois des cinq règnes du monde des vivants.2 Dans quel État américain 167 condamnés à mort ont-ils été graciés par le gouverneur George Ryan en janvier 2003?3 Dans un vidéoclip paru en 1982, de quelle chanson de Michael Jackson peut-on apercevoir un grand nombre de morts-vivants danser avec lui?4 Quel est le titre de la chanson de Céline Dion parue sur l'album de la trame sonore du film Petit Stuart 2 ?5 Quelle est, à cinq années près, l'espérance de vie d'un corbeau?H- IDENTIFICATION D'UN PERSONNAGE 1 Ce personnage de la mythologie grecque est le fils d'Échidna et, par conséquent, frère de la Chimère, de l'Hydre et de Cerbère.2 Un personnage de Batman est inspiré de ce monstre.3 Durant l'une de ses plus récentes aventures, Obélix lui arrangea le portrait.4 C'est Oedipe qui força cette créature possédant une tête de femme, des ailes d'aigle, une queue de serpent et un corps de lion à se suicider.F- HOMOGRAPHES 1 Tige et feuille de céréale dépouillée de son grain ou tige creuse servant principalement à aspirer une boisson rafraîchissante.2 Mince couche de fluide sur la mer ou sur toute autre masse d'eau ou tissu à usage domestique de dimensions variables servant à protéger des meubles.C- MOTS COMMENÇANT PAR « IN » : 1 Invention datant de 1969, lorsque le département américain de la défense décida d'investir des fonds pour développer un réseau expérimental permettant l'échange d'informations entre des sites éloignés de recherche et de développement.2 Élément chimique permettant la détection de neutrons, découvert par Ivanov en 1964?3 Avilissant, abominable et répugnant?4 Qui pardonne, excuse aisément.5 Propriété de la matière selon laquelle tout corps conserve son état de mouvement ou de repos en l'absence d'une action extérieure.Le fondateur d'Apple.SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES Bouquet de photos TELLE LA flore qui apparaît une fois la belle saison arrivée, la photographie fleurit cet été à Québec dans un jardin.Au Jardin Saint- Roch, précisément, au pied de la falaise de la Haute-Ville et tout près du complexe Méduse où loge Vu, le centre consacré à la photo qui organise cette floraison inusitée.Rien de moins que 60 artistes ont été invités à proposer une oeuvre.À cause du nombre élevé, la mise en place est uniforme, sobre et presque discrète : la soixantaine de panneaux, où moins, puisque certains ont été volés à peine deux semaines après y avoir été posés, ont la forme d'écriteaux propres à la botanique.Les photos, par contre, montrent de tout : de la pure abstraction au classique paysage, du nu au portrait de famille.Le thème très baudelairien (Les Fleurs du mal) a visiblement laissé libre cours à bien des interprétations.Une belle façon d'agrémenter la pause-gazon.Mais qui n'est offerte que jusqu'au 13 juillet.Info : 418 640-2585.\u2014 Jérôme Delgado collaboration spéciale 7LP1101B0629 B11 DIMANCHE lectures 7LP1101B0629 ZALLCALL 67 19:55:25 06/28/03 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 29 JUIN 2003 B 1 1 LECTURES D'ÉTÉ LETTRES FRANÇAISES Superwoman Simenon entre à la Pléia de est fatiguée MARIO ROY C'était annoncé, c'est maintenant chose faite : Georges Simenon est entré dans la plus prestigieuse collection de la littérature française, la Pléiade.En deux volumes sous coffret, on y trouve 21 des 192 romans de Simenon, la plupart de ceux retenus étant des romans « durs », des non-Maigret, si on veut.Le tout est complété par des notes idoines, dont une bibliographie, une filmographie, une chronologie.Ainsi que par un troisième volume, l'Album Simenon, une iconographie faite de photos, de fac-similés de manuscrits, de coupures de presse, de couvertures, d'affiches et de souvenirs personnels.Est-il utile de dire que l'ensemble est magnifique Il s'agit en tous les cas d'une consécration \u2014 c'est précisément avec ce mot que le périodique Lire titre un fort intéressant supplément sur l'auteur.Et certainement aussi l'événement majeur de l'« année Simenon », celle du 100e anniversaire de sa naissance.Celui-ci est célébré en Belgique (à Liège, notamment, où il est né) de diverses façons.Ainsi que dans le monde de l'édition en général, les ouvrages de et sur Simenon se déversant depuis quelques mois en quantité industrielle chez les libraires \u2014 nous en évoquerons quelques-uns plus loin.Pour revenir, donc, à l'entrée de Simenon dans le saint des saints de chez Gallimard (et sans se demander pourquoi il ne s'y est pas trouvé auparavant !), on notera d'abord la très grande beauté de l'objet : un coffret à illustration photographique contenant les deux volumes du format et de la qualité que l'on connaît.Après cette première contemplation, une question vient immédiatement : pourquoi ces romans-là et pas d'autres ?Car, bien sûr, il n'existe pas un seul admirateur de Simenon qui ne contestera l'un ou l'autre choix ou ne notera des absences.Celui qui a établi l'édition, coauteur de l'introduction ouvrant le premier volume, le professeur Jacques Dubois, s'en est expliqué.On en retient l'idée de panorama.Une « vue d'ensemble de la carrière et de l'oeuvre dans le temps », faite en s'assurant que « les thématiques les plus marquantes soient représentées ».Quoi qu'il en soit, il est difficile d'être en désaccord avec des choix comme ceux de La Veuve Couderc, La Neige était sale, Le Petit saint, Le Chat, Les Fiançailles de Mr.Hire, qui, de l'avis de tous, comptent parmi les plus grands romans de Simenon.On accueillera aussi avec joie Les Mémoires de Maigret, certainement le plus particulier des 75 Maigret qu'a livrés l'auteur.Ainsi que Le Président et Lettre à mon juge, oeuvres particulières elles aussi.Saute évidemment aux yeux ce qui ne s'y trouve pas : Pedigree, l'oeuvre la plus ambitieuse de Simenon, vaste roman autobiographique servant de témoin de son enfance à Liège.Or, affirme aussi Dubois, il n'est pas exclu que Pedigree se retrouve dans un éventuel troisième volume dans la Pléiade, qui contiendrait précisément les textes autobiographiques de Georges Simenon.Une pluie de livres D'autre part, nous l'avons évoqué, l'année Simenon est l'occasion d'une véritable fiesta dans le monde de l'édition.Mises à part les rééditions d'oeuvres du maître belge (dont les oeuvres complètes dans Omnibus), on notera, parmi les derniers bouquins arrivés, trois ouvrages particulièrement intéressants.D'abord, puisqu'il vient d'être question de Pedigree, un collectif de spécialistes de Simenon publie une analyse en multiples volets de l'oeuvre la plus considérable de l'auteur liégeois.C'est placé sous le titre : Le Roman de Simenon / « Pedigree » : entre réalité et fiction (La Renaissance du livre, sous l'égide du Centre d'études Georges Simenon de l'Université de Liège).Parmi les auteurs, se trouvent le biographe Pierre Assouline ainsi que Jacques Dubois, déjà cité.Ensuite, dans la collection Découvertes / Gallimard, Simenon : Écrire l'homme, de Michel Lemoine.On connaît la géographie de cette collection : traitement par thèmes, abondantes illustrations, impression soignée.Tout cela s'applique fort bien au sujet que l'on suit de l'apprentissage à la célébrité.Des témoignages, notamment, complètent le tout.Ainsi que des débuts de roman, ce qui est une fameuse idée étant donné le pouvoir réputé quasi-hypnotique des premiers paragraphes de Simenon.Enfin, une curiosité qui ne manque pas d'intérêt : Simenon jeune journaliste / Un « anarchiste » conformiste, préparé par Jacques-Charles Lemaire (Éditions Complexe).Il s'agit d'un recueil de textes, reportages et autres billets commis par un Simenon très jeune (il avait entre 16 et 20 ans) alors qu'il était à l'emploi de la Gazette de Liège.Du meilleur et du pire, évidemment, où on pressent parfois -mais pas toujours \u2014 ce que sera plus tard ce monument de l'écriture.ROMANS 1 ET 2 Georges Simenon, préparé par Jacques Dubois et Benoît Denis, Bibliothèque de la Pléiade, Paris, 2003, 1494 et 1736 pages.L'ALBUM SIMENON, iconographie préparée par Pierre Hebey, Bibliothèque de la Pléiade, Paris, 2003, 318 pages.Chaque dimanche de l'été, Sonia Sarfati vous propose des romans pour rire tout en prenant du soleil.RIRE AU SOLEIL Vous avez réussi ! Vous êtes sur les genoux, mais vous avez mené à terme l'année scolaire.Pas la vôtre (ça fait bien longtemps que vous ne buvez plus de cette eau-là), mais celle de Fiston.Il y avait les examens de fin d'année dont vous deviez superviser l'étude même si, soir après soir, il vous suppliait : « Je peux pas d'abord jouer dehors ?Il fait beau.» C'était vrai.En plus, il avait fait si mauvais pendant le week-end ! Et vous, en bonne mère, d'acquiescer à sa demande.Tout en sachant pertinemment que si la fin de semaine avait été ensoleillée, vous auriez été incapable de le décoller du Nintendo.Passons.Qui dit fin d'année scolaire dit aussi spectacles de fin d'année.Avec un « s ».Parce qu'il y a celui de la chorale, celui du cours de théâtre, celui du service de garde.À quand le récital des formules de chimie mâtinées de rap ?Bref, la Superwoman en vous est exténuée \u2014 et vous n'avez pas le droit de rendre votre cape.Donc si vous en entendez un(e) autre s'exclamer : « Je ne sais pas comment tu fais ! » heu.vous l'assommerez.Ben non ! Ce n'est pas votre genre.Et, surtout, vous n'avez plus assez d'énergie pour cette forme de défoulement.Alors, c'est décidé, vous pleurerez.À moins que l'expression ne fasse référence au roman de l'auteure et journaliste Allison Pearson, Je ne sais pas comment elle fait.La scène d'ouverture se passe dans la cuisine d'une certaine Kate Reddy.Ç'aurait pu être dans la vôtre.Il est 1 h 37.Kate, qui est rentrée des États-Unis il y a trois heures, peine à transformer une tarte achetée chez le traiteur en tarte faite maison.Et de casser les bords, de fissurer la croûte, de saupoudrer l'ensemble de sucre.Pourquoi ?Mais parce que c'est, demain, le concert de fin d'année de sa fille et que, pour l'occasion, l'enseignante a demandé aux parents (comprendre : les mères) d'apporter un dessert approprié (comprendre : faite de vos blanches mains).L'anecdote donne parfaitement le ton de ce récit du quotidien d'une Superwoman qui n'a pas demandé à l'être (c'est ce qu'elles croient toutes) et qui se résume ainsi : « L'existence était une évaluation constante de ce qui requérait mon attention en priorité : les enfants, le travail ou mon mari.Je ne m'inclus pas dans la liste, et ce n'est pas parce que je suis bonne.C'est simplement que l'égoïsme ne faisait pas partie des options, faute de temps.» Temps qui passe en sixième vitesse.Pas question, donc, de rythmer ce quotidien frénétique en utilisant les journées comme jalons.Les heures sont plus appropriées.Avec, en guise de pied de nez à chaque fin de chapitre, une liste de ces choses à faire que Kate croit indispensables.mais que, finalement, elle finira par « oublier ».Quant à ses nuits, quand elles ne sont pas blanches, Kate les passe sous le signe du cauchemar.Elle se retrouve, pieds et poings (psychologiquement) liés devant le tribunal de la maternité \u2014 où siègent les membres de la Mamafia, ces femmes qui restent à la maison pour s'occuper de leur progéniture et de leur conjoint.Elles jugent Kate qui porte déjà le poids du jugement de son mari, de ses beaux-parents, de ses enfants et de ses collègues de travail à la City \u2014 quand elle devra, par exemple, expliquer à son patron qu'elle doit partir tôt pour le concert de sa fille.sans prononcer le mot « partir » et le mot « fille ».Drôle ?Oui.Mais pas que drôle.Il y a, par exemple, ce moment où Kate se rend compte qu'elle ne connaît pas sa propre enfant \u2014 ignorant même, ce qui est le comble, si elle aime ou pas le brocoli.Rongée par les remords, elle prend, pour une fois, le temps d'aller déposer la petite à l'école.Et cette dernière, qu'elle imagine si indépendante, se montre tellement fière de la présenter à ses amies ! « C'est ma maman.Elle est belle, hein ?» Une boule dans la gorge avec ça ?Vous, elle vous a presque étouffé.Mais peu importe.Dans le rire comme dans les larmes, Je ne sais pas comment elle fait est un livre qui fait du bien.Il y a là-dedans ce savoureux humour britannique, ce comique qui possède un certain chic.Et il y a, par-dessus tout, cette révélation : « Vous n'êtes pas seule ! » Ça vous remonte un moral en flèche, ça.Jusqu'à ce que Fiston-envacances vous arrive avec ses demandes spéciales.« Tu as le temps de nous accompagner aux glissades d'eau, demain ?Et puis, il y a Samuel qui m'invite à sa fête après-demain.On va lui acheter un cadeau ?» Et l'incontournable : « Qu'est-ce qu'on mange ?» Au fait, il aime le brocoli, lui, ou pas ?\u0001\u0001\u0001\u0001 JE NE SAIS PAS COMMENT ELLE FAIT Allison Pearson Plon, 418 pages Photo Agence France-Presse © Georges Simenon.Dumas, toujours vivant RUDY LE COURS Entré au Panthéon avec pompes le 30 novembre dernier, Alexandre Dumas reste toujours le plus vivant des écrivains français de son siècle, le XIXe.À preuve, la publication récente, presque coup sur coup, de deux forts bouquins inspirés directement du Comte de Monte- Cristo, tandis que sera créée en septembre à Paris une pièce narrant ses relations difficiles avec Auguste Macquet, son collaborateur le plus important.Dans Talion, Le Monte-Cristo d'aujourd'hui, Christian de Montella donne dans le pur remake, l'actualisation fidèle, dont l'ouverture se déroule dans la France de 1968.David Arcas- Edmond Dantès y est victime de la machination d'un soupirant jaloux de sa fiancée et se verra emprisonné en plein désert.L'abbé Faria, qui donnait à Dantès le secret d'un trésor fabuleux, devient Evseï Abramovitch Kagan, espion soviétique qui loge dans une cellule voisine et connaît quelques numéros de comptes suisses.Vingt ans après, dans l'atmosphère faisandée du deuxième septennat de François Mitterand, Atcas revient sous les traits du riche prince Arjuna Khan, qui a soif de vengeance.Montella suit pas à pas le plan du roman de Dumas, auquel Macquet a beaucoup contribué.Il transpose la plupart des personnages de l'oeuvre originale et on prend plaisir à identifier qui incarne qui.Pour cette nouvelle mouture du Monte-Cristo qui court sur 800 pages, il a joui du concours de Jacques Fansten et de Louis Gardel, avec qui il a tenu plusieurs séances de travail afin de transposer dans le contexte d'aujourd'hui, avec les traits psychologiques et culturels de notre époque, les personnages de Monte-Cristo.« Le roman de Dumas se prête d'autant mieux au remake que, primo, le thème de la vengeance est universel, et, secundo, que les moyens littéraires, philosophiques et narratifs de Monte-Cristo sont datés », expliquait Montella à Patrick de Jacquelot, animateur du site Internet consacré aux suites, pastiches et hommages à Dumas et son oeuvre (www.pastichesdumas.com).Pour le seul Comte de Monte-Cristo, le site répertorie 30 titres.À noter qu'il y a deux ans, le comédien britannique Stephen Fry avait lui aussi pondu un remake de Monte-Cristo.L'Île du docteur Mallo (The Stars' Tennis Balls) se déroule dans la Grande- Bretagne d'aujourd'hui et la Net-économie.Arturo Perez-Reverte s'inspire à nouveau de Dumas dans La Reine du Sud, lui qui avait déjà rendu hommage au célèbre écrivain avec le Club Dumas, brillant polar se déroulant dans le milieu des antiquaires.Cette fois-ci, il a tricoté une histoire sanglante de vengeance dans les milieux de la drogue au Mexique.Jacques Folch-Ribas a déjà écrit dans ces pages tout le bien qu'il pensait de ce roman foisonnant qui commence sur les chapeaux de roues et où la vie humaine ne vaut pas cher.Le vrai de vrai Lire les pastiches donne envie assurément de (re)lire le vrai de vrai.Avec l'été, nous arrive la réédition chez Phébus de La Guerre des femmes, la première depuis les années 70.Il s'agit d'un roman historique qui se déroule durant la fronde qui opposait quelques princes du royaume à Anne d'Autriche et à Mazarin, régents du petit Louis XIV.Il y est aussi question de vengeance, mais surtout de complot mettant aux prises plusieurs des personnages historiques déjà dépeints par Dumas dans Vingt ans après, deuxième volet de la trilogie des Mousquetaires.Bon comme du nougat glacé.Dumas a déjà écrit que, si Balzac pouvait coiffer son oeuvre de La Comédie humaine, lui devrait nommer la sienne, à tout le moins une bonne partie, Le Drame de la France.La réédition imminente chez Maisonneuve Larose du Comte de Moret en représente un joli volet.Paru une dernière fois il y a une quarantaine d'années dans la collection Marabout sous le titre Le Sphinx rouge, ce roman, fort bien qu'inachevé, met en scène un Richelieu sombre et inquiétant qui utilise sa maîtresse Marion Delorme comme espionne pour parvenir à ses fins.Cet éditeur méconnu au Québec se spécialise dans la réédition d'oeuvres quasi oubliées.On lui doit deux autres textes de Dumas (Souvenirs dramatiques et Le Maître d'armes) ainsi que plusieurs ouvrages consacrés à l'écrivain.Dumas a beaucoup voyagé, souvent accompagné de peintres qui prenaient en croquis les décors servant de toile de fond à la narration.La réédition du Voyage au Caucase chez Hermann avec les gravures réalisées par Jean-Pierre Moynet est en soi un bel ouvrage d'éditeur.La lecture de ces pages écrites à chaud à travers la Tchétchénie et au pays des Tatars dévoile pour ceux qui en douteraient encore le talent exceptionnel du narrateurhéros.Hermann avait aussi réédité en 2001 avec la même facture soignée le Voyage en Russie, autre volet du même périple.Pour la rentrée, la maison Gründ nous propose Les Trois Mousquetaires, illustré en couleurs.Si l'ouvrage est à la hauteur de ses récentes rééditions (Fables de La Fontaine, Contes de Perrault, Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne), Dumas est assuré de renouveler ses lecteurs.Un cliché d'Alexandre Dumas qu'on croyait disparu a été récemment retrouvé.Il a fait la couverture de la onzième livraison de la Revue de la Bibliothèque nationale de France qui consacre une cinquantaine de pages à l'auteur. 7LP1201B0629 B12 DIMANCHE lecture 7LP1201B0629 ZALLCALL 67 20:12:17 06/28/03 B B12 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 29 JUIN 2003 LECTURES D'ÉTÉ Crimes et mystères en Asie Les gens du voyage LITTÉRATURE DU VOISIN collaboration spéciale Les gitans nous fascinent depuis toujours.Ce sont de grands voyageurs qui font de très grands efforts pour rester à l'extérieur de la société dans laquelle ils se trouvent, et pour brouiller leurs propres pistes.Le fait qu'ils soient souvent analphabètes les aide dans cette entreprise ; ils ne possèdent pas d'archives.Tout comme les Juifs, en Europe de l'Est, les gitans sont aussi de grands boucs émissaires, toujours disponibles lorsqu'il faut blâmer un autre pour ses propres malheurs.À part quelques gitanologues \u2014 oui, ce champ d'étude existe \u2014, il y a très peu d'ouvrages qui nous permettraient une entrée dans ce monde secret.Leur univers est protégé par la langue (le rom, qui n'est pas à la portée de tous), mais aussi par mille mythes propagés par les gitans eux-mêmes, car ils craignent le contact avec les sociétés dans lesquelles ils tentent de vivre.Éternels négligés, tout au bas de l'échelle, ils en sont venus à se voir comme des êtres supérieurs.Selon leur code, le monde se divise entre le pur et l'impur, et tout contact avec les non-gitans risque de porter la contamination.Le nouveau livre d'Isabel Fonseca, qui bénéficie d'une excellente traduction, nous ouvre grandes les portes du monde gitan.Fonseca, c'est une Américaine d'origine juive, dont la famille a eu la sagesse de quitter l'Europe de l'Est avant la Seconde Guerre mondiale.Ses origines l'ont beaucoup aidée dans son travail, car au fil des siècles dans le triste paysage de l'Europe centrale et de l'Est, Juifs et gitans jouaient le même rôle dans leurs sociétés « d'accueil ».Mais Fonseca est aussi diplômée des belles universités américaines (Harvard, Princeton, quoi de mieux ?), elle est terriblement photogénique et, comme nous dit la presse française toujours friande de potins, même dans les pages littéraires, c'est la femme de Martin Amis, auteur britannique de la haute classe.Le livre de Fonseca hésite entre journalisme et anthropologie.Finalement, il fait un peu dans les deux, avec des tendances militantes pour la défense de ce peuple.Au début du livre, l'auteure se retrouve en Albanie, le point de départ d'une recherche de quatre ans, dans un quartier qui s'appelle Kinostudio (qu'estce qu'ils ont de l'ironie, les gens du voyage !), à vivre dans un clan gitan.La première barrière, la langue.Fonseca se met à apprendre le rom, et ce n'est pas rien, car apprendre une langue qui n'a pas de forme écrite augmente les difficultés d'apprentissage.La preuve : en rom, il n'y a pas de verbe ni pour « lire » ni pour « écrire ».Pourtant, la linguistique a beaucoup ajouté à nos connaissances de la culture gitane.Grâce à l'analyse sémantique, on a compris que ce groupe est originaire de l'Inde, et qu'il aurait quitté cette région au 10e siècle.Pourquoi ?Là, c'est un mystère.Les gitans se plaisent à raconter force légendes sur leurs origines.Ils seraient condamnés à errer sur cette terre parce qu'un gitan a forgé les clous qui ont servi à crucifier Jésus.Ou bien cette condamnation est le fruit d'un vol : un gitan aurait volé un des clous en question.Contrairement à d'autres peuples en errance, ils n'ont aucune nostalgie d'une patrie.Ce qui leur confère une énorme liberté.Une liberté invivable, parfois.Fonseca souligne des paradoxes qui entourent leurs moeurs.Les intérieurs de leurs habitations sont d'une propreté absolue, ils passent leur temps à laver le linge, tandis qu'ils n'ont aucune pensée pour l'entretien des rues devant chez eux.Les hommes sont tirés à quatre épingles, tandis que les femmes se couvrent de la tête aux pieds dans des robes informes.Elles n'ont du pouvoir dans leur société qu'après avoir perdu tout attrait sexuel en raison de leur âge ; avant, en tant qu'êtres sexuellement actifs, on craint la pollution qu'elles pourraient porter.Leur vie est réglée par mille superstitions \u2014 la façon convenable de passer le balai, par exemple (ça m'a fait penser à ma mère, dont la vie imaginaire est peuplée d'innombrables diablotins).Un homme qui ne veut plus d'un costume ne pourrait le donner ; il le laisserait chez le nettoyeur avec la ferme intention de ne plus revenir le chercher.L'auteur se raconte aussi, jamais pour voler la vedette ou se mettre en valeur, mais pour nous communiquer les grandes différences qui la séparent du monde gitan.Elle décrit une scène où des gitanes viennent inspecter ses seins, se comparent à elle, et le résultat est touchant.Au delà de l'aspect comique de deux groupes qui comparent leurs corps, on apprend beaucoup sur la vie de ces femmeslà.Et ses commentaires sur les injustices que subissent les gitans ne sont jamais larmoyants.Elle les respecte trop pour cela, et en même temps, elle nous rappelle que, tout inférieurs qu'ils soient, les gitans s'arrangent pour trouver un autre groupe plus bas qu'eux \u2014 en Albanie, ce sont les Jevgs.Les gitans sont à la mode.Pensez aux films comme le très dur Le Temps des gitans d'Emir Kusturica, ou le joyeux Latcho Drom de Tony Gatlif.Et la musique.que dire de cette musique transcendentale ?Oui, les gitans sont maréchaux-ferrants, voleurs de poule, réparateurs de chaises, mais surtout musiciens.Et cette vocation ne date pas d'hier.En 950, un souverain perse a fait importer 12 000 musiciens gitans dans son royaume pour le plaisir des oreilles de ses sujets.Un doux souverain ! Pour les lecteurs du Grand Montréal qui voudraient goûter à ces rythmes, je recommande le Café Sarajevo.Le week-end, c'est le voyage le moins cher en pays gitan par la voie de la musique.\u0001\u0001\u0001\u0001 ENTERREZ-MOI DEBOUT : L'ODYSSÉE DES TZIGANES Isabel Fonseca, traduit par Laurent Bury Albin Michel, 340 pages Cet été, Norbert Spehner entraînera les amateurs de polars dans des pays exotiques et des desitinations inhabituelles dans les annales du crime.NORBERT SPEHNER collaboration spéciale DESTINATION DANGER Au cours des dernières années, le roman policier a subi une autre mutation importante.En effet, il a connu une « régionalisation », voire une mondialisation telle que le crime ne connaît vraiment plus de frontières.L'action de certains polars se déroule dans des lieux aussi inhabituels que les réserves indiennes du Nouveau- Mexique, dans les parcs nationaux des États- Unis, en Alaska, dans les déserts de l'Australie, en Afrique du Sud, dans les jungles de l'Afrique, de l'Amérique centrale et autres régions très exotiques, mais aussi pleines de dangers, parfois.Eliot Pattison a créé une série policière qui a pour cadre le Tibet contemporain, occupé par les Chinois.Son premier titre, Dans la gorge du dragon, mettant en vedette l'inspecteur Shan Tao Yun, a connu un grand succès et remporté des prix prestigieux.Dans Le Tueur du lac de pierre, on retrouve Shan, flic échappé d'un camp de prisonniers.Il a trouvé refuge dans un monastère bouddhiste secret, au coeur du Tibet.Un jour, les moines lui demandent d'aller enquêter sur une étrange affaire : Lau, une enseignante, a été tuée, un lama est porté manquant et un tueur s'en prend à des orphelins kasakhs démunis.Shan doit découvrir le lien entre ces trois affaires.Pour cela, il reprend la route, accompagné de ses fidèles comparses.Attention.Il ne s'agit pas ici d'un de ces thrillers à l'américaine, plein de bruit et de fureur, de poursuites, de surprises et de rebondissements multiples.Le Tueur du lac de pierre est une expérience de lecture à la fois déconcertante et enrichissante.Il s'agit d'une sorte de polar zen qui se déroule dans de grandioses décors sauvages, avec des personnages dont la culture ancestrale et les valeurs spirituelles nous sont peu connues.Cette région inconnue abrite une multitude de peuples et de traditions menacés de disparition par l'occupant chinois.Même si l'action ne manque pas, le rythme de la narration est assez lent, ce qui n'empêche pas quelques émotions fortes, notamment un dénouement fort bien amené.Au cours de leur enquête, Shan et ses compagnons doivent constamment jouer à cache-cache avec l'armée d'occupation et les autorités chinoises qui contrôlent la région d' une main de fer.Ce roman est d'une richesse exceptionnelle.Il combine le récit d'exploration, la quête spirituelle, le folklore et les traditions de nombreux peuples, l'intrigue policière et la politique internationale.C'est un véritable tour de force qui témoigne de la grande culture d'Eliot Pattison, voyageur impénitent, économiste de notor i t é i n t e r - nationale et spécialiste de la Chine.Retour au Vietnam Dans Une histoire ancienne, de Nelson De Mille, nous retrouvons Paul Brenner, le sympatique héros de La Fille du général, qui est chargé d'une nouvelle mission.Sur le monument des victimes de la guerre du Vietnam figure le nom d'un lieutenant dont la mort est entourée de mystère.Les autorités ont de bonnes raisons de croire que cet homme n'a pas été tué au combat, mais a plutôt été assassiné par un officier américain.Un témoin vietnamien aurait assisté au meurtre.Son témoignage serait capital.On ignore cependant s'il est encore vivant et où il se trouve.À contrecoeur, Brenner part à sa rec h e r c h e e t revient au Vietnam où il a combattu autrefois.Ce roman passionnant (un p e u l o n g ) inspiré par l'expérience vietnamienne de l'auteur, est une excellente combinaison de thriller, de politique- fiction et de récit de guerre.Brenner visite les lieux d'anciennes batailles, évoque des souvenirs, notamment l'enfer des combats de 1968.À la fois guide géopolitique du Vietnam contemporain et roman d'action, Une histoire ancienne est rempli de scènes de forte tension.Ainsi, Paul Brenner doit affronter un gradé vietnamien, le colonel Mang, un communiste pur et dur de la vieille école, qui déteste les Américains en général et Brenner en particulier.Le dénouement est explosif, totalement inattendu, avec une bonne dose d'ambiguïté résultant de l'identité exceptionnelle de l'assassin.Quant à la confrontation ultime entre Mang et Brenner, elle est jubilatoire ! \u0001\u0001\u0001\u0001 LE TUEUR DU LAC DE PIERRE Eliot Pattison Laffont, 566 pages \u0001\u0001\u0001\u0001 UNE HISTOIRE ANCIENNE Nelson De Mille Presses de la Cité, 777 pages Palmarès Le baromètre du livre au Québec Pour commander : ((514) 342-2815 www.renaud-bray.com 24 succursales au Québec Plus de 1000 Coups de Coeur, pour mieux choisir.1 Fantastique HARRY POTTER AND THE ORDER OF THE PHOENIX J.K.ROWLING Raincoast 2Jeunesse QUATRE FILLES ET UN JEAN, t.2 - Le deuxième été A.BRASHARES Gallimard 3 Psychologie GUÉRIR \u0002 SERVAN-SCHREIBER Robert Laffont 4 Polar Qc INDÉSIRABLES C.BROUILLET la courte échelle 5 Biographie MON HISTOIRE H.R.CLINTON Fayard 6 Roman ONZE MINUTES \u0002 P.COELHO Anne Carrière 7 Roman LE DICTATEUR ET LE HAMAC D.PENNAC Gallimard 8 Jeunesse QUATRE FILLES ET UN JEAN \u0002 A.BRASHARES Gallimard 9 B.D.LE PETIT SPIROU, t.11 - Tu ne s'ras jamais grand! TOME / JANRY Dupuis 10 Roman L'IGNORANCE \u0002 M.KUNDERA Gallimard 11 B.D.32 DÉCEMBRE \u0002 E.BILAL Humanoïdes 12Essais MAL DE TERRE \u0002 H.REEVES Seuil 13 Polar UNE SECONDE CHANCE M.HIGGINS-CLARK Albin Michel 14 Roman UNE ADORATION N.HUSTON 15 Roman LE COTTAGE D.STEEL Pr.de la Cité 16 Polar LA REINE DU SUD \u0002 A.PEREZ-REVERTE Seuil 17 Roman Qc TOUT LÀ-BAS A.COUSTURE Libre Expression 18 Actualité LE MONDE SECRET DE BUSH É.LAURENT Plon 19 Essais QUI A TUÉ DANIEL PEARL ?\u0002 B.-H.LÉVY Grasset 20 Roman SEPT JOURS POUR UNE ÉTERNITÉ M.LÉVY Robert Laffont 21 Polar DARLING LILLY M.CONNELLY Seuil 22 Polar LES HOMMES DE PAILLE \u0002 M.MARSHALL Michel Lafon 23 Roman TOUT CE QUE J'AIMAIS \u0002 S.HUSTVEDT Leméac 24 Cuisine BARBECUE \u0002 RAICHLEN / SCHNEIDER L'Homme 25 Psychologie QUI A PIQUÉ MON FROMAGE ?\u0002 J.SPENCER Michel Lafon 26 Roman Qc LIFE OF PI \u0002 - Booker Prize 2002 Y.MARTEL Vintage Canada 27 Roman IMPRIMATUR \u0002 MONALDI / SORTI JC Lattès 28 Biographie CESAR IMPERATOR \u0002 M.GALLO XO éd.29 Spiritualité LE POUVOIR DU MOMENT PRÉSENT \u0002 E.TOLLE Ariane 30 Essais FAUSSE ROUTE \u0002 É.BADINTER Odile Jacob 31 Biographie FRANÇOISE GIROUD : UNE AMBITION FRANÇAISE \u0002 C.OCKRENT Fayard 32Actualité LA GUERRE DES BUSH \u0002 É.LAURENT Plon 33 Roman CONSTAT D'ACCIDENT P.AUSTER 34 Érotisme Qc JUS DE FRUITS L.DUNBERRY Lanctôt 35 B.D.ALBUM SPIROU, t.269 COLLECTIF Dupuis 36 Polar LES CHIENS DE RIGA H.MANKELL Seuil 37 Roman SANS SANG A.BARICCO Albin Michel 38 Roman Qc AURÉLIE C.PONTBRIAND les Intouchables 39 Spiritualité DIEU ?\u0002 A.JACQUARD Stock 40 Biographie LIVING HISTORY H.R.CLINTON Simon & Shuster 41 Polar LES SOLDATS DE L'AUBE \u0002 D.MEYER Seuil 42Roman Qc LES FILS DE LA CORDONNIÈRE P.GILL vlb éditeur 43 Roman Qc LA MAISON DES REGRETS D.MONETTE Logiques 44 Polar GONE, BABY, GONE \u0002 D.LEHANE Rivages 45 Guide Qc QUÉBEC LA BELLE PROVINCE \u0002 COLLECTIF Phidal Basé sur les ventes du 18 au 24 juin 2003 Leméac / Actes Sud Leméac / Actes Sud \u0002 : Coup de Coeur RB : Nouvelle entrée CÉLÉBRITÉS.tous les dimanches dans La Presse Composez le (514) 285-7274 appels interurbains (sans frais) 1 866 987-8363 VOUS AVEZ UN ÉVÉNEMENT À CÉLÉBRER?CELEB_29JN JEANNINE ET ROGER CHABOT 50e ANNIVERSAIRE Félicitations! On vous aime! Marc, Diane, Marco, Carole, Daniel, J.-P., Co, Lyne, Jocelyn, Ana, Caro, Sam, Liette, Jean, L.-P., Jo.BERTHE ET CONSTANT RONDEAU 1er juillet 1953 - 1er juillet 2003 FÉLICITATIONS POUR CES 50 BELLES ANNÉES ! Vos enfants qui vous aiment, Lise, Yves, Suzanne, Jean. 7LP1301B0629 B13 DIMANCHE 7LP1301B0629 ZALLCALL 67 18:56:18 06/28/03 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 9 J U IN 2 0 0 3 B 1 3 L E P A R I de Dominique Demers - 53 - Il rit, revint vers moi, s'assit et déballa les provisions.J'avais une faim de loup.Je lui volai un sandwich et bus avec plaisir du thé chaud.Le vent était encore frais et mon corps tiédissait maintenant sous la mince couche de transpiration.Malgré le soleil, je sentis venir les frissons.Lemieux prit une veste dans son sac, la déposa sur mon dos, s'agenouilla devant moi et frotta mes bras avec des gestes bourrus pour activer la circulation.Lorsque la friction se fit moins vigoureuse, je levai la tête vers lui et reçus son regard comme une décharge électrique.Ses iris d'eau noire fouillèrent mes yeux, puis parcoururent mon visage et glissèrent sur mon corps.Mon ventre durcit et mon dos se cambra comme si Carl l'avait caressé de ses doigts.La veste tomba.Ses mains, perchées sur mes épaules, coulèrent dans mon dos et s'immobilisèrent.Je sentais la chaleur des paumes et la pression des doigts écartés, ses mains étaient comme des étoiles accrochées à mon chemisier mouillé.Un long frisson me secoua.Lemieux me couvrit de nouveau de la veste puis, sans dire un mot, il balança le sac sur son dos et fonça sous les arbres.Je dus presque courir pour le suivre, mais cette hâte ne parvint pas à repousser les fantasmes qui avaient refait surface.J'accélérai encore le pas, furieuse contre moi, contre lui.Nous dégringolâmes presque le flanc de montagne pour atteindre une vallée étroite et, encore essoufflés, attaquâmes le prochain versant.En quelques minutes, Lemieux parvint à gagner une bonne avance et je le perdis parmi les arbres.Le sentier étant bien balisé, je ne m'en inquiétai pas.J'étais plutôt heureuse, au contraire, d'échapper à sa présence.L'ascension fut courte car nous n'étions pas redescendus très bas.Le sentier empruntait un raidillon traître et je glissai plusieurs fois sur le sol boueux en m'éraflant contre des arêtes.J'avançais sans faire ne savais pas que les geais acceptaient eux aussi de manger dans nos mains.Carl m'invita à le rejoindre.Je m'approchai lentement, sans bruit, et il vida les dernières graines de tournesol noires au creux de ma paume.J'attendis longtemps, osant à peine respirer.Les geais m'ignorèrent pendant un bon moment puis ils revinrent, ensemble cette fois, et s'installèrent dans le même arbre avant de se mettre à voleter tout autour.Ils étaient si près que je sentais sur mes joues le vent soulevé par leurs ailes.Lorsque l'un d'eux se posa au bout de mes doigts, j'ouvris la bouche et me retins juste à temps, les lèvres arrondies dans un large sourire béat.Ses petites serres enveloppèrent le majeur et l'index, les griffes pointues frôlèrent ma peau, l'oeil noir m'inspecta et, finalement, le bec plongea, enfournant à folle allure quantité de graines.L'oiseau resta perché encore quelques secondes, puis il battit des ailes et disparut parmi les cimes.- Voilà! T'es contente?demanda Lemieux.- Je suis aux oiseaux! répondisje en le gratifiant d'un immense sourire.attention aux branches qui me griffaient le visage et me fouettaient le dos.Le sang cognait à mes tempes et j'étais en nage lorsque j'aperçus enfin mon compagnon au sommet.Il s'était installé au centre d'une petite dépression, un nid broussailleux cerclé de vieux arbres étêtés.Il se tenait debout, immobile, le corps bien droit, un bras tendu vers le ciel.- Tu te prends pour un épouvantail?lui criai-je.Il me foudroya d'un regard noir et, d'un geste, me fit taire.Je m'approchai encore, curieuse, et j'aperçus un geai gris grimpé au sommet d'un arbre mort.Il poussait des cris brefs auxquels répondit un autre oiseau perché à quelques arbres de distance.Les geais amorcèrent alors un va-et-vient compliqué entre les arbres tout en s'approchant lentement de Carl.L'un d'eux atterrit finalement à deux pas de mon compagnon, sautilla un peu, étendit ses ailes, voleta timidement à ras de sol, puis vint se percher sur la main offerte pour engloutir coup sur coup plusieurs graines.J'avais déjà nourri des mésanges à tête noire avec Jeanne, mais je À S U I V R E Éditions Québec Amérique www.quebec-amerique.com © 1999 Éditions Québec Amérique Inc.ROMAN29JN LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND 7LP1401B0629 B14 DIMANCHE 7LP1401B0629 ZALLCALL 67 19:18:41 06/28/03 B B 1 4 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 9 J U IN 2 0 0 3 LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L'INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L'EXCELLENCE NAÎT DE L'EFFORT ALCAN Le jeune concepteur-réalisateur publicitaire rêvait de cinéma ; il est devenu un crack de la pub.«À Cannes, j'étais sans doute un des seuls à avoir fait la conception, la réalisation, le casting, l'image, le son, un des seuls à fabriquer le produit de A à Z.Je suis un artisan.» Photos ROBERT NADON, La Presse © J E A N - PAU L S O U L I É 34 ans, Jean-François Bernier, concepteur-réalisateur publicitaire, vient de remporter un Lion d'argent au Festival international de la publicité de Cannes pour la campagne télé de Familiprix.Ce prestigieux trophée vient confirmer le succès éclatant du très populaire Ah- HA! qui avait remporté le grand prix des Marketing Awards (2003) de Toronto en mars dernier, et le Grand Prix du Publicité Club de Montréal, le 30 mai.C'était la deuxième fois en trois ans que Jean-François Bernier remportait cet honneur.Déjà en 2001, Jean-François Bernier avait été mis en nomination à Cannes avec un spot télé qui lui avait valu un Grand Coq d'or à Montréal.Cette année, sa campagne Ah-HA!, une des 4577 publicités soumises à Cannes, faisait partie des 537 pièces classées en finale.Des cinq publicités télé québécoises classées parmi les finalistes, Jean-François Bernier en avait réalisé trois, ce qui constitue en soi un exploit.La Presse salue le Lion d'argent remporté par Jean- François Bernier à Cannes et souligne la réussite de cet artisan passionné aux méthodes novatrices en le nommant Personnalité de la semaine.Jean-François Bernier fait de la publicité depuis 11 ans, à sa manière très personnelle.Il est aussi arrivé là par des chemins bien à lui.Passionné de cinéma, il a commencé par une expérience très agréable au Collège Brébeuf, en communications, mais il a été refusé à l'UQAM dans cette branche.Une faiblesse en maths diminuait sa moyenne.«Je n'entrais pas dans la machine.» Toujours à l'UQAM, en cinéma, il fait «un petit certificat, sept mois, pas terminé».La raison est simple: «Je travaillais en même temps au club vidéo Passeport, à Outremont.J'avais l'impression d'en apprendre davantage en visionnant des tonnes de films, les vieux Truffaut et cie.» «Je voulais faire du film, je rêvais de longs métrages.» Il commence comme assistant de production sur les plateaux de tournage, conduit des camions, apporte le café, les chaises.Un ami de son père, Yves Simard, ex-directeur de création chez Cossette, qui vient de créer l'agence BOS, propose de l'aider.«Il revenait justement de Cannes avec un Lion.Ça, c'est toujours fantastique.Il est devenu mon mentor.Avec lui, j'ai voulu me taire et l'écouter.J'ai été impressionné par son calme, son regard.Il est mort six mois après, mais ses associés m'ont engagé à titre de directeur artistique.Je savais seulement trouver des idées, mais j'étais, sans le savoir, tombé dans l'agence la plus créative au Québec.» Rapidement, le jeune publicitaire va demander à filmer lui-même, à réaliser ses messages.«Depuis sept ans, je fais tout: je trouve le ou les comédiens, le décor, la musique, je réalise, je monte.C'est beaucoup de travail.J'adore le cinéma, j'en rêve.Actuellement, je réalise des courts métrages, et avec la pub, la diffusion est immédiate.» La manière de procéder de Jean-François Bernier est nouvelle, et il est en train de l'insuffler à deux jeunes créatifs qu'il forme en ce moment.«Je pars de l'observation, c'est la technique du miroir.Les gens sont intéressés à se voir et à se reconnaître.Il faut les intéresser.La chose la plus importante pour moi, c'est la façon de travailler.Il faut assurer l'ensemble de l'oeuvre, éliminer les intermédiaires, les sous-traitants.Là où l'agence de pub traditionnelle s'arrête et paie des maisons de production, moi, je continue.Et à Cannes, j'étais sans doute un des seuls à avoir fait la conception, la réalisation, le casting, l'image, le son, un des seuls à fabriquer le produit de A à Z.Je suis un artisan.» «Certains préfèrent diviser le travail, faire beaucoup de réunions pour analyser les idées, les personnages, etc.Moi j'ai trouvé tout seul le comédien de Ah-HA!, Sylvain Marcel, et le client, Familiprix, l'a accepté.Au risque de passer pour un peu fou, je multiplie les prises, et c'est la même chose pour le travail sonore.» Depuis quelques années, Jean- François Bernier est invité à donner deux ou trois conférences par an à son ancien collège, Brébeuf.«Chaque fois, je vais les désillusionner, leur parler de la prudence en publicité à cause de l'importance du client, des grosses entreprises ou des comptes gouvernementaux.Les annonceurs ne veulent froisser personne, mais une publicité universelle, ça n'existe pas.» Pourtant, pour la campagne Ah-HA!, public et pairs sont d'accord.«Le pourcentage des gens qui aiment cette campagne et qui le disent est énorme, et ils le font savoir par courriel.» Étonné de se voir luimême en vedette, il note: «D'habitude, les médias s'intéressent à ce qui leur est présenté, pas à celui qui est derrière la caméra.Les publicitaires ne signent pas leur oeuvre.Quand on voit une pub, elle est signée du nom du client, et à la rigueur on parle des acteurs présentés.» Artisan total, maître d'oeuvre complet de ses productions, Jean-François Bernier est un homme heureux, plein de projets.«Je suis en amour, je veux des enfants, et je veux faire des longs métrages.» Jean-François Bernier 3148199A "]
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