Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel - Jazz
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

La presse, 2003-07-02, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 3LP0101B0702 b1 mer 3LP0101B0702 ZALLCALL 67 23:00:24 07/01/03 B Voir PORTUGAIS en B2 Les derniers Portugais La petite communauté portugaise de Montréal vit sa crise de la cinquantaine KARIM BENESSAIEH l est passé midi, les clients se bousculent à l'intérieur du Café Central, rue Duluth, pour y engloutir un dîner pas cher et un demi-litre de vin.Que des hommes, tous Portugais, tous travailleurs manuels.Le serveur s'approche.«Que voulezvous manger?» Euh, qu'avez-vous?«Du rib steak, aujourd'hui.» Va pour le rib steak.Un délice, finalement.Derrière le comptoir, le patron fait la vaisselle, jase avec deux ou trois clients, retourne un steak en passant.Les blagues tonitruantes fusent.Des habitués sont rivés à la télévision qui diffuse un jeu-questionnaire portugais.Les dimanches, ce sont les parties de football qui font rugir la clientèle.Au moment de passer à la caisse, oups.Impossible de payer avec une carte de guichet.Le serveur s'en fout un peu.«Allez à un guichet sur Saint-Laurent, vous reviendrez.» Comment trahir une si belle confiance?La plupart des Montréalais l'ignorent, mais ils ont sous les yeux une véritable rareté sociologique: le Portugal des années 50, merveilleusement protégé dans son quartier Saint-Louis.Du Café Central jusqu'à la spectaculaire église Santa Cruz, angle Rachel et Saint-Urbain, dans les petites poissonneries et épiceries et surtout dans les innombrables processions religieuses, un Portugal aujourd'hui disparu résiste et s'attache à des traditions presque oubliées au «pays».Mais 50 ans après le début de l'immigration massive des Portugais, la communauté craint pour sa survie.Les premiers arrivants, les quelque 20 000 personnes issues en majorité de l'archipel très conservateur des Açores, sont aujourd'hui minoritaires.Une bonne part des 12 000 Portugais qui habitent le mythique quartier Saint-Louis lorgnent du côté de la banlieue.L'exode est déjà entamé, assure-t-on.Enfin, le gros de la communauté, soit les autres 30 000 personnes, est composé de membres nés ici ou récemment immigrés.«À Montréal, on sent ce choc des générations, estime Jose Manuel Costa, président de l'Association portugaise du Canada (APC).Les traditionalistes trouvent que les valeurs culturelles doivent être transmises telles quelles.Les autres se demandent plutôt comment s'intégrer au Québec.» Loin du kétaine Ces nouveaux Portugais ne se reconnaissent plus dans «les sardines et les processions», pour reprendre l'expression d'une immigrante de longue date, Joaquina Pirres.Conseillère en affaires interculturelles à la Ville de Montréal, elle a coordonné la quinzaine d'activités prévues pour fêter le cinquantenaire.«Ma crainte, c'est de voir les jeunes quitter la communauté parce que ça fait kétaine, explique-t-elle.J'ai voulu travailler avec un groupe de jeunes pour que les 50 ans soient un moment de rencontre entre les jeunes et les traditions, entre les Portugais et la société d'accueil.» Elle précise toutefois avoir un attachement fort au folklore, un amour qu'elle espère bien transmettre à ses enfants.«Ce que je veux, c'est montrer à mes enfants que c'est beau, nos processions, nos traditions.C'est comme la ceinture fléchée au Québec : c'est important.» Isabel Dos Santos est une comédienne portugaise «échouée ici il y a 13 ans», comme elle le raconte joliment.Elle a tenu des rôles dans une flopée de téléromans, de Tabou à Caserne 24, et a travaillé sur une trentaine de pièces de théâtre.Comme tout immigrant déchiré entre deux patries, la comédienne a une attitude ambiguë envers les siens.«Prenez l'église Santa Cruz.Elle est kitsch, elle n'est pas belle, mais il y a de l'amour là-dedans.» Photo IVANOH DEMERS, La Presse © DE PIER 21 À MONTRÉAL > Le 13 mai 1953, un premier groupe de 85 immigrants portugais officiellement reconnus par le gouvernement du Canada débarquait à Pier 21, près de Halifax.Leur bateau, le Saturnia, avait appareillé de Lisbonne le 8 mai et avait fait escale aux Açores.Ces immigrants profitaient d'une entente entre le Portugal et le Canada qui allait durer quatre ans.Le premier pays, aux prises avec un chômage dévastateur au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, profitait du besoin énorme de main-d'oeuvre au Canada, notamment pour la construction de chemins de fer.L'immigration portugaise allait se poursuivre à un bon rythme pendant une vingtaine d'années, la plupart des nouveaux arrivants choisissant Toronto comme ville d'accueil.Aujourd'hui, on estime à 400 000 le nombre de Canadiens d'origine portugaise, dont plus de la moitié vivent dans la métropole torontoise.Quelque 50 000 vivent à Montréal, dont 12 000 dans le quartier Saint-Louis délimité par Sherbrooke, Saint-Denis, Saint-Joseph et Du Parc.Ce quartier fleuri et parsemé de coquets potagers a reçu en 1975 le prix annuel de l'Ordre des architectes, attribué, fait exceptionnel, à la communauté portugaise.L'immense majorité de ces Luso- Canadiens (de Lusitanie, la province romaine autrefois identifiée au Portugal) provient de la grande vague d'immigration des années 50 et 60.La présence des Portugais au Canada remonte toutefois aux tous premiers jours de la colonie.Le plus célèbre des colons a été Pedro Da Silva, le premier facteur officiel du Canada qui a oeuvré au tournant du XVIIe siècle entre Montréal et Québec.Joao Rodrigues, par exemple, qui mort à Beauport en 1720, serait l'ancêtre de la plupart des Rodrigue actuel.Et c'est en 1768 que les premiers Juifs portugais, arrivés à Montréal huit ans plus tôt, ont construit la première synagogue au pays.Jose Manuel Costa, le tout nouveau président de l'Association portugaise du Canada, fait partie de la deuxième vague des immigrés portugais, celle qui ne se reconnaît plus dans les processions et les sardines.«À Montréal, on sent ce choc des générations», affirme-t-il.À l'arrière, l'église Santa Cruz, dont la décoration exubérante est justement un symbole de ce vieux Portugal ultrapratiquant aujourd'hui en voie de disparition.Quelques membres de la communauté portugaise de Montréal circa 1960.Festival de jazz > Quatre soirées avec le légendaire Lee Konitz Page 5 C A H I E R B | L A P R E S S E | M O N T R É A L | M E R C R E D I 2 J U I L L E T 2003 ACTUEL JAZZ Downing Street contre la BBC Page 3 3LP0201B0702 B2 MERCREDI 3LP0201B0702 ZALLCALL 67 17:19:21 07/01/03 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 2 JUILLET 2003 PORTUGAIS Suite de la page B1 À sa façon, elle illustre parfaitement ce thème d'encontros, ces rencontres dont on veut faire le symbole des célébrations.Elle qui venait d'un Portugal qu'elle décrit comme « moderne et féministe » a eu toute une surprise à Montréal.« Quand je suis arrivée ici, j'ai découvert une communauté qui sortait d'une carte postale, d'un Portugal ancien qui n'existe plus.Ce que nous voyons dans certains cafés, ça n'existe plus au Portugal.Assis à une table voisine pendant l'entrevue, Amadeo De Moura, immigré à Montréal il y a 35 ans, apporte une nuance.« Le Café Central, c'est comme la taverne de Plume pour les Québécois.Ce n'est pas représentatif.» Fonctionnaire retraité, Amadeo, à sa façon, n'est guère plus typique.« Je ne suis pas catholique, je n'aime pas le soccer ni les taureaux.Je me considère Portugais, mais je n'aime pas les trois F \u2014 fado, football, Fatima.» « Et j'étais contre la guerre coloniale du Portugal », précise-t-il.Espace public à prendre Pour de nouveaux arrivants comme Jose Manuel Costa, qui a immigré il y a trois ans et est devenu président de l'association il y a un an, il ne fait aucun doute que la communauté portugaise doit changer pour survivre.« Quel est le futur ?Faire des fêtes juste pour faire des fêtes et vendre des boissons ?Non.» Les Portugais, souligne-t-il, sont la dernière communauté ethnique montréalaise à ne pas avoir pris d'assaut l'espace public « comme l'ont fait les Grecs, les Italiens, les Haïtiens ».Avec un sens respectable de l'autodérision, ou une lucidité décapante, les Portugais interrogés estiment que leur peuple n'est pas reconnu pour ses qualités intellectuelles.D'après le recensement de 1991, 93 % des immigrants portugais au Canada ont moins de neuf années de scolarité.Traditionnellement, cette communauté est reconnue pour fournir des ouvriers qualifiés, mais peu de cols blancs.« La scolarité déficiente, je vous dirais que c'est une caractéristique typiquement portugaise, estime Amadeo.Nous sommes très doués pour les métiers, mais la connaissance, ce n'est pas notre domaine.» Avec humour, il reproche à son peuple d'être toujours un peu à côté de la plaque.Plusieurs Portugais constatent par exemple un exode des leurs du quartier Saint- Louis vers la couronne nord de Montréal.Alléchés par les offres sur leurs immeubles, dont la valeur a pratiquement doublé en cinq ans, ils succombent à l'appel de la banlieue.« Nous sommes toujours à contre- courant de la mode, conclut Amadeo.Actuellement, nous quittons le Plateau pour aller à Laval.Au moins, nous sommes une des seules ethnies qui a réussi à s'implanter dans les régions.» « Le Café Central, c'est comme la taverne de Plume pour les Québécois.Ce n'est pas représentatif.» Photo MARTIN TREMBLAY, La Presse © Joaquina Pirres et Isabel Dos Santos, deux membres de la communauté portugaise de Montréal, dans un café portugais où l'on a reproduit la façade d'un café typique de leur pays d'origine.615, boul.René-Lévesque Ouest, bureau 1170 Montréal, Québec H3A 1P5 Horaire : mardi au samedi, 10 h à 18 h Pas de médicament Pas d'effet secondaire Pas de souci Pas de fusion Pas de douleur Pas de transplantation Pas de chirurgie Pas de postiche Pas d'attrape Pas de mèche Clinique Bioscor Int'l De Cheveux Et Peau De Nouveaux Cheveux, Naturellement Consultation gratuite (514) 905-0579 Résultats visibles dans les 3 mois Commande postale offerte Pas de paiement avant 2004 Dites adieu à: l'acné persistant, aux comédons, au nez rouge, aux démangeaisons, aux pores bloqués, aux taches, etc.Problème d'acné?Lalisse Sérum aux herbes antiacné Résultats visibles en 3 jours! Après 3 mois Résultat variable Avant bioscor@canada.com 3153806 Événement de l'année DANIEL LANOIS JORANE JIMMIE VAUGHAN STEVE HILL BRUCE COCKBURN ASHLEY MacISAAC ANDRÉ GAGNON THE RAMASUTRA FOURPLAY Ros anne Cash Kevin Parent Natasha St-Pier Freddy Birset Bob Geldof Great Big Sea Mélanie Renaud Montreal Jubilation Gospel Choir Jacques Brel s'il-vous-plaît (Hommage) Nicola Ciccone Sylvain Cossette Les Cowboys Fringants Tony Levin Band Jean-François Breau Lulu Hughes Robert Charlebois Vulgaires Machins Marc Déry et Jérôme Minière Daniel Bélanger Marie-Chantal Toupin Laurence Jalbert Stephen Faulkner Plume Latraverse Steeve Diamond et Cie The Waifs Pierre Lapointe Philippe Lafontaine L'âme à la tendresse (Hommage à Pauline Julien) Graph Nobel Michael Franti and Spearhead Hawksley Workman Les Chiens Galaxie 500 Les Frères Painchaud Tony Furtado and The American Gypsies Gord Downie and The Country of Miracles Et plusieurs autres.3151898A MÉDIAS Des morts évitables ?DÉCIDÉMENT, c'est en Angleterre que le bilan de la guerre en Irak semble le plus houleux.Non seulement la BBC et le gouvernement de Tony Blair sont engagés dans un bras de fer à propos de la présence d'armes de destruction massive en Irak (voir texte en B3) mais voilà qu'un responsable de la section Monde de la BBC, John Simpson, demande au gouvernement américain d'enquêter sur la responsabilité des États-Unis dans la mort de 16 journalistes au cours du conflit.Dans un discours dont les grandes lignes ont été rapportées dans les pages du quotidien The Guardian, John Simpson blâme le système d'intégration (embedding) qui a eu pour effet de menacer la sécurité des journalistes qui avaient choisi de travailler de façon indépendante.« Ces journalistes sont devenus des cibles potentielles », a déclaré le journaliste britannique luimême blessé lors d'une attaque « amie » qui a coûté la vie au traducteur kurde qui l'accompagnait.Selon John Simpson, les journalistes du monde entier ont le droit de s'attendre à ce que le gouvernement américain examine ces cas et agisse si nécessaire.« Pas parce que les journalistes sont si extraordinaires, a ajouté Simpson, mais parce que leur travail a un effet direct sur les libertés les plus importantes et sur l'état de santé général de notre société.» L'affaire Jayson Blair en 2004 IL Y AURA bel et bien un livre sur les déboires du New York Times, mais il ne sera pas signé Jayson Blair.C'est William Mc Gowan, collaborateur régulier au Wall Street Journal et ancien collaborateur au New York Times et à Newsweek, qui écrira le premier livre sur le scandale qui a mené à la démission du rédacteur en chef Howell Raines.Le titre est déjà choisi : Gray Lady Down : Jayson Blair and How the New York Times Broke Faith With America.Auteur de Coloring the News : How Political Correctness Has Corrupted American Journalism, un regard sévère sur les pratiques journalistiques actuelles, Mc Gowan a déclaré au New York Post qu'il allait poser son regard sur les 10 dernières années du New York Times, soit depuis qu'il est sous la gouverne de l'éditeur Arthur Sulzberger Jr.Ce livre très attendu doit paraître au printemps prochain.Esquire à la Canadienne ?LA CANADIENNE Bonnie Fuller fait beaucoup parler d'elle depuis qu'elle a démissionné de son poste d'éditrice de l'hebdomadaire US Weekly, jeudi dernier.Les Américains semblent impressionnés par l'ambition démesurée de l'ex-éditrice de Flare (petit magazine de mode basé à Toronto) qui s'apprête à devenir la patronne de magazine la mieux payée aux États-Unis, surpassant même Graydon Carter du prestigieux Vanity Fair, un Canadien lui aussi.Au cours des six derniers mois de 2002, les ventes en kiosque de US sont passées de 325 322 à 505 005 exemplaires.Celle qui a travaillé pour Glamour, Cosmopolitan, Marie Claire et YM sera désormais à l'emploi d'American Media, entre autres propriétaire du tabloïd The National Enquirer et de magazines comme Men's Fitness et Natural Health.Le nouveau défi de Mme Fuller ?Rehausser les ventes en kiosque des publications d'American Media qu'elle a elle-même contribué à faire baisser en faisant de US un tel succès.\u2014 Nathalie Collard 3LP0301B0702 B3 MERCREDI 3LP0301B0702 ZALLCALL 67 23:15:51 07/01/03 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 2 JUILLET 2003 B3 MÉDIAS Guerre de tranchéesentre la BBC et Downing Street L'Irak s'enfonce dans le chaos.Les « boys » continuent de mourir sur le terrain.L'arsenal de Saddam Hussein demeure introuvable.Et pendant ce temps, au pays de Tony Blair, le tout-puissant chef des communications de Downing Street, Alastair Campbell, lance une attaque extraordinaire contre la vénérable British Broadcasting Corporation (BBC).Pour bien des Britanniques, ça ne peut pas être une coïncidence.Depuis une semaine, la guerre ouverte entre le gouvernement et le diffuseur public défraie la chronique.M.Campbell, un ancien journaliste passé maître dans l'art du spin, a bien joué ses cartes, raillent les critiques : tirer sur le messager procure en effet un écran de fumée bien commode en ces temps difficiles pour le gouvernement Blair.Mais le malaise couvait depuis longtemps.Plus qu'un simple reportage radio, c'est toute la couverture de guerre de la BBC, pourtant réputée pour son objectivité, qui est aujourd'hui mise au banc des accusés par Downing Street.Les enjeux sont énormes : alors que les attaques et les contre-attaques se multiplient, il semble que cette « confrontation sans précédent », selon les mots de la elle-même, ne pourra se terminer que dans la plus terrible des humiliations, pour la corporation ou pour le gouvernement.Car c'est la crédibilité même des deux institutions qui est sur la table.Tentatives d'intimidation Tout a commencé mercredi dernier, quand M.Campbell s'est présenté devant la commission parlementaire des Affaires étrangères, chargée d'enquêter sur la façon dont la Grande-Bretagne a été entraînée en guerre contre l'Irak.M.Campbell devait se défendre d'avoir exagéré les preuves de l'existence d'armes de destruction massive (ADM) en Irak afin de justifier l'intervention militaire contre le régime de Bagdad.À la surprise de tous, le bouillant conseiller de M.Blair a opté pour l'offensive directe, accusant la BBC de mensonge et de partialité.Selon lui, dans les mois qui ont précédé la guerre, et tout au long du conflit, la corporation a donné une importance démesurée à la moindre information susceptible de miner les arguments du gouvernement en faveur d'une intervention militaire contre le régime de Saddam Hussein.M.Campbell a exigé des excuses de la BBC pour un reportage radio diffusé le 29 mai, dans lequel une source anonyme des services de renseignements britanniques accusait le gouvernement d'avoir manipulé un « dossier de preuves » contre l'Irak afin de le rendre « plus sexy », une semaine avant sa publication, en septembre.Le reportage du journaliste Andrew Gilligan était un « mensonge », a vitupéré l'influent conseiller politique, que les satiristes du pays dépeignent comme le véritable détenteur du pouvoir à Downing Street.Le directeur des nouvelles à la BBC, Richard Sambrook, a riposté par une lettre de huit pages, rejetant point par point les accusations de M.Campbell.Celui-ci est engagé dans une « vendetta personnelle » contre le journaliste Gilligan, dont les « reportages ont causé de l'inconfort (au sein du gouvernement) à plusieurs occasions », a écrit M.Sambrook.« Nous sommes d'avis que Downing Street a tenté d'intimider la BBC dans sa couverture des événements précédents la guerre et pendant la guerre ellemême », a-t-il ajouté dans sa cinglante missive.Les tensions entre le gouvernement et la corporation ne sont pas nouvelles et ont tendance à s'exacerber en période de conflits.Ce fut le cas avec le Kosovo et l'Afghanistan.Mais jamais la querelle n'avait été aussi vive, ni aussi publique, qu'avec l'Irak.Un cadre de la BBC a raconté au Guardian de Londres que la corporation a été bombardée de plaintes du gouvernement au cours du conflit.« Il est évident que ce n'est pas seulement (le reportage de Gilligan) dont on fait ici le procès.C'est toute la couverture de la guerre », a-t-il dit.Partiale, la BBC ?La BBC serait-elle moins impartiale qu'on le dit ?En réalité, les gouvernements successifs ont souvent montré du dépit pour la corporation, qui est financée par des fonds publics, mais qui refuse de plier suffisamment les genoux à leur goût.Au pouvoir depuis moins d'une semaine, en 1940, Winston Churchill avait souhaité établir un « contrôle plus efficace » sur Auntie, ou Tantine, comme les Britanniques surnomment leur chaîne publique.Aujourd'hui encore, le Parti conservateur considère la BBC comme une force hostile, prête à taper sur les tories « tout le fichu temps », a rouspété en mai le chef de l'opposition conservatrice, Iain Duncan Smith.Le gouvernement travailliste de M.Blair est d'autant plus frustré par les reportages soi-disant « antiguerre » de la BBC qu'il considère la corporation comme une alliée.En 1999, la nomination de son directeur général, Greg Dyke, un ancien donateur du Labour, avait d'ailleurs soulevé des interrogations sur son indépendance éditoriale.Le président de son conseil d'administration, Gavyn Davies, est aussi un ami proche du puissant chancelier de l'Échiquier, Gordon Brown.Mais le vrai problème de la BBC, c'est la course aux scoops, disent les observateurs.Les journalistes politiques subissent des pressions énormes pour « sortir de la nouvelle ».De plus, les meilleurs news getters sont souvent ceux qui savent le mieux vendre leurs histoires aux chefs de pupitre, qui donnent beaucoup d'importance à leurs nouvelles exclusives.C'est peut-être ce qui s'est produit avec le reportage controversé de M.Gilligan, diffusé au programme Today de Radio 4.Du danger des sources anonymes Dans son reportage, M.Gilligan a cité une source des services secrets britanniques qui accusait Downing Street d'avoir ajouté à la dernière minute un renseignement douteux au dossier de preuves contre Bagdad, en septembre.L'information avait de quoi frapper l'imagination des masses : elle disait que le régime irakien avait la capacité de déployer des armes chimiques et biologiques dans un délai de 45 minutes.L'agent cité par M.Gilligan a affirmé que cette information a été incluse dans le dossier contre la volonté des services de renseignements parce qu'elle provenait d'une seule source et n'avait jamais été corroborée.Or, la pratique courante, au sein des services secrets, est de s'appuyer sur au moins deux sources avant de juger un renseignement digne de foi.Downing Street fait exactement le même reproche à la BBC.M.Gilligan s'est basé sur une source anonyme pour rapporter que l'entourage du premier ministre avait « machiné pour persuader le gouvernement d'envoyer des forces britanniques au combat sur la base d'un mensonge », s'est insurgé M.Campbell.Or, les normes de la BBC sont claires : les journalistes doivent s'assurer de corroborer leurs informations auprès de plusieurs sources avant de prendre les ondes.« Les normes de la BBC se sont incroyablement dégradées.Cela veut dire que la BBC peut diffuser n'importe quoi sans en assumer la responsabilité », a fustigé M.Campbell, à peine capable de contrôler sa colère dans le studio de Channel 4, où il s'était pointé en plein bulletin de nouvelles, jeudi soir, en demandant à être interviewé en direct.M.Campbell pourrait bientôt retrouver son calme.Lundi, la commission parlementaire remettra son rapport.Après avoir entendu les témoignages de différents ministres, les membres de la commission auraient été convaincus que Downing Street n'a pas manipulé le dossier de preuves.Il s'agirait alors d'un revers énorme pour la BBC, qui refuse pour l'instant de s'excuser et de désavouer son journaliste.M.Gilligan, quant à lui, menace de poursuivre un ministre en diffamation, du jamais vu dans l'histoire de la corporation.Mais, même exonéré par la commission, il est peu probable que le gouvernement s'en sorte à si bon compte.Car ce que les Britanniques veulent vraiment tirer au clair \u2014 au-delà de savoir qui, de la BBC ou de Downing Street, avait raison \u2014, c'est s'ils ont été menés en guerre sous de faux prétextes.On les avait prévenus que la menace posée par l'arsenal de Saddam Hussein était « claire et imminente ».Tant et aussi longtemps que la chasse aux ADM restera infructueuse en terre irakienne, la question continuera de hanter le gouvernement Blair.Photo d'archives Associated Press © Une guerre ouverte fait rage depuis une semaine en Angleterre entre le tout-puissant chef des communications de Downing Street, Alastair Campbell et la BBC au sujet de la couverture de la guerre en Irak.M.Campbell est très proche du premier ministre Tony Blair, avec qui il discute dans cette photo prise en 1997, tout juste avant le déclenchement des élections où M.Blair a pris le pouvoir.De l'autre côté de la table sont assis Cherie Blair et le milliardaire Richard Branson, grand patron de Virgin.CORRECTION DE LA VUE AU LASER DES SOINS DE QUALITÉ À UN PRIX ABORDABLE (514) 845-1515 1-866-366-2020 www.lasikmd.ca Nos frais incluent l'examen pré-opératoire, le traitement au LASIK et les suivis post-opératoires.Se termine le 31 juillet 2003.Certaines conditions s'appliquent.Le prix peut varier selon votre prescription.Applicable sur une chirurgie des deux yeux.Informez-vous sur notre politique de prix garanti.Pierre Demers, MD Ophtalmologiste 11 000 chirurgies Avi Wallerstein, MD Ophtalmologiste 20 000 chirurgies Mark Cohen, MD Ophtalmologiste 20 000 chirurgies À partir de Expérience Notre équipe de chirurgiens de Montréal a effectué plus de 50 000 interventions au LASIK.Technologie Nous utilisons le laser Bausch & Lomb 217, ainsi que la nouvelle technologie de correction de la vue sur mesure, Zyoptix.Résultats La majorité de nos patients bénéficient d'une vision 20/20 après la chirurgie.FINANCEMENT DISPONIBLE 1250 boul.René-Lévesque Ouest, Niveau RT Métro Bonaventure 3143873A 3152838 Laissez-vous surprendre par nos produits «À Découvrir» Caroline Rivest, acheteur-livres Anjou Brossard Chicoutimi Laval Montréal Québec Sherbrooke St-Georges-de-Beauce Ste-Foy Trois-Rivières LIVRE Une sélection unique d'oeuvres musicales, littéraires ou interactives choisies par nos disquaires et nos libraires.LES HOMMES DE PAILLE MICHAEL MARSHALL « es hommes de paille est un polar comme il y en a peu.Plongez dans un univers glauque où l'Amérique moderne explore les limites de la folie humaine.Michael Marshall noue une intrigue des plus captivantes et fascine le lecteur par son génie et son intelligence.Très bien ficelé, l'auteur met tout en oeuvre pour nous faire peur.Pour notre plus grand plaisir!» 3129041A 3LP0401B0702 b4 mercredi 3LP0401B0702 ZALLCALL 67 21:25:42 07/01/03 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 2 JUILLET 2003 FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL Brillants Lanois et Wilco P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale LES FESTIVALIERS étaient captifs lundi de la présence du producteur- guitariste-interprète Daniel Lanois qui, pour une deuxième année consécutive, répondait à l'invitation du Festival de jazz.Un paquet de nouvelles chansons dans les doigts \u2014 celles de Shine, son troisième album solo, en plus de quelques inédites \u2014 , le musicien d'origine québécoise a pincé la septième corde de son instrument de prédilection, l'âme de son public, jouant de lui avec la même passion qu'il met à tordre le manche de sa guitare électrique.Le fameux producteur et musicien chéri des Montréalais nous confiait en avril dernier ne pas encore avoir idée de la façon dont se dérouleraient ses deux concerts du Festival de jazz, ceux de 18 h et 21 h, présentés à guichets fermés (à double tour, ajoutons-nous) au Métropolis, lundi.Car privé de son batteur fétiche, l'excellent Brian Blades, de service aux côtés de Wayne Shorter ces jours-ci, Lanois a dû réviser sa formule.C'est pour un quatuor qu'il a finalement opté \u2014 batteur, bassiste, choriste et lui \u2014 à la faveur d'un concert musicalement plus chargé mais tout aussi spontané et instinctif que ce magnifique concert privé qu'il nous avait offert au Cabaret en mars dernier.Une formule (et un spectacle) pas tellement différente de celui présenté à pareille date au Spectrum, l'an dernier \u2014 sans choriste, cependant.Ce n'est pas que de Blades dont on l'a privé, d'ailleurs.Problèmes aux douanes canadiennes, nous confia- t-il en cours de spectacle : on a retenu tout son équipement.Ils ne sont pas très mélomanes, les petits soldats des lignes.« Je tiens à remercier tous les gens du Métropolis et tous ceux qui nous ont dépannés aujourd'hui en nous prêtant des instruments à la dernière minute », a dit Lanois.Même sa pedal steel guitar, son instrument favori, était restée sous la haute surveillance de Douanes Canada ; c'est Rick Hayward qui lui a confié la sienne pour ces deux concerts.Il n'y avait pas grand chose pour nous surprendre dans ce concert, mais tout à prendre.La générosité du musicien qui, n'eût été du concert de 21 h, aurait offert plus que les deux heures de chansons au public de 18 h, insatiable.Cette éclatante fusion entre le musicien et son instrument, d'où jaillissent des solos brutaux.Ces refrains connus et savourés de tous, ceux de The Collection of Marie-Claire, The Maker, Jolie Louise, Under a Stormy Sky et les plus récents, All Fall Down, Shine, deux nouveaux titres chaudement accueillis.Même les inédites (Sweet Honey, Pour ton sourire, qui n'a jamais été enregistrée) étaient accueillies avec le même enthousiasme.On s'ennuyait beaucoup de la subtilité et de la spontanéité de Blades, qui collait parfaitement au jeu de Lanois.Ça a rendu le concert encore plus bluesé, dans la lourdeur de ses rythmes.Lanois s'appuyait beaucoup sur les harmonies vocales entre sa choriste, son bassiste (qui s'emparait parfois de couplets) et lui-même.Semblable à l'an dernier mais fidèle à lui-même, Lanois a enjolivé le festival de bien des spectateurs.Le délice Wilco Personnellement, c'est le concert de Wilco qui était le clou de tout ce que la programmation de la présente édition du festival compte d'artistes pop.Il faisait chaud sur le parterre tant le Métropolis était survolté dimanche soir dernier.Et le concert fut à la hauteur des attentes élevées par la parution de Yankee Hotel Foxtrot, album dont la dure gestation a été documentée dans le film I Am Trying to Break your Heart, pourtant celui de la consécration pour la formation du Midwest américain.De chic projections servaient à accompagner le défoulement countryrock- bruitiste de la bande à Jeff Tweedy qui, au moment de notre arrivée, avait entrepris de passer au travers des dix chansons de Yankee Hotel Foxtrot.C'est avec excitation que nous nous sommes pourléchés des massives envolées de guitares de Kamera, I Am Trying to Break your Heart (la chanson, cette fois), War on War, Ashes of Americain Flag, I'm the Man Who Loves You, Reservations.Une séance de défoulement pour les musiciens qui construisaient de denses ambiances nourries de guitares, de notes de piano accidentellement échappées sur les mots de Tweedy, de sons de synthés aux circuits chauffés à bloc.Le groupe a admirablement bien rendu le lustre particulier qu'avait conféré le réalisateur Jim O'Rourke aux chansons de Yankee Hotel Foxtrot.Mais au-delà des textures et bruitages de l'album, ne perdons pas de vue que Tweedy est un chansonnier accompli dont les mélodies insidieusement jolies se posent paradoxalement sous des textes désespérés, cruels et lucides.Magnifique.SUR LE VIF Ben Harper EST-IL UN ILLUMINÉ ou, simplement, un homme de bonne volonté ?En 10 ans de carrière et de chansons au ton spirituel, Ben Harper s'est imposé auprès d'un troupeau de fervents fidèles, qui lui vouent un véritable culte.Habile récupérateur de toutes les musiques noires, le musicien de 33 ans continue à fouiller le passé avec Diamonds on the Inside où il se frotte notamment au blues, au funk, au folk, au rock, au gospel et remonte même jusqu'aux rythmes africains.Ben Harper, qui joue ce soir et demain à guichets fermés au Métropolis, n'aime pas tellement réfléchir à ses chansons, c'est connu.Mettons qu'il fait partie de ceux qui croient que la musique ne s'explique pas avec des mots.Prise de tête \u2014 et légère prise de bec \u2014avec un prêcheur déguisé en rockeur.Q Diamonds On The Inside, à l'inverse de vos autres disques, a été écrit à la maison et non pas en tournée.Du point de vue créatif, cela a-t-il provoqué des changements ?R Ça m'a permis de mieux me concentrer sur la musique.Du moins, je l'ai abordée un peu différemment.N'empêche, j'écris partout où je vais.J'écris tous les jours, parce que la musique fait partie de ma vie quotidienne.Elle nourrit l'instinct créatif qui est au coeur de ma vie aujourd'hui.La différence entre bouger ou pas n'est pas tellement importante.Ma maison n'est pas un endroit avec quatre murs et un toit, ma maison, c'est l'écriture elle-même.Q En quoi Diamonds.poursuit-il le cycle que vous disiez avoir amorcé avec Burn To Shine ?R Oh ! Essayons de ne pas trop analyser, ce n'est pas fait pour ça.Chaque album est pour moi le début d'un nouveau cycle, une direction à prendre pour faire évoluer de nouvelles idées musicales.Je fais des disques et je continue à bouger.Je ne m'arrête pas pour méditer ou m'asseoir sur ce que j'ai accompli.Après les trois premiers disques, j'ai eu le sentiment qu'ils faisaient partie d'un cycle.Et puis, maintenant, j'ai vraiment l'impression que Diamonds.est le point de départ de quelque chose, même s'il est intimement lié aux précédents du point de vue du son et des styles.J'ose quand même espérer qu'il possède sa propre voix.Q Parlant de voix, la voix humaine occupe une place importante sur cet album.R Ben, c'est ton opinion et je la respecte.Je ne vais pas te dire de quelle façon écouter ce disque.Disons que j'essaie toujours de pousser ma voix, ça fait partie de mon évolution.Chanter avec les Blind Boys of Alabama et les Funk Brothers a été une véritable leçon, ça m'a réellement appris à chanter.Q Vous étiez plus ouvertement politique sur un album comme Fight For Your Mind, est-ce que ça vous intéresse encore ?R Est-ce que tu as manqué la chanson With my own Two Hands ?Q Non, mais si vous trouvez ça politique, je veux bien.R Je ne sais pas trop, man.J'écris à propos de différentes choses et je vais continuer à le faire.Je laisse des choses de côté et j'y reviens, c'est comme ça que j'ai toujours travaillé.Ça dépend de mon humeur du moment.Q Vous croyez toujours que la musique peut changer les choses ?R Tout à fait.La musique change des choses chaque jour dans la vie de milliards de gens.Vraiment, je me sens mal pour toi, man.Tu es dans le champ ! Tu es journaliste et tu passes à côté de l'essentiel ! Q Je ne fais que poser des questions.R Tes questions sont à côté de la plaque ! Le changement participe à la conscience planétaire, le changement n'arrive pas du jour au lendemain, le changement prend du temps.La révolution change des choses dans ta vie et dans celle des gens autour de toi pour le meilleur, mon ami.Le changement n'est pas quelque chose que tu peux acheter au dépanneur du coin ! Le changement et la révolution, c'est chaque personne, chaque membre d'une famille qui s'assied à la table et s'engage dans une conversation.Le changement réside dans chaque personne qui aide à élever l'esprit humain et participe à la conscience créatrice d'une culture.C'est ça le changement.La musique fait ça et c'est pourquoi elle fait partie du changement.Q L'idée du changement se trouve donc dans l'aspect positif du titre, dans les « diamants qui se trouveraient dans chacun de nous » ?R Là, tu as pigé.Tu m'es revenu ! Q Ah ! Je ne suis peut-être pas complètement con, alors.R J'ai pas dis ça, c'est toi qui le dit.J'ai seulement dit que t'étais à côté de la plaque.Q Vos chansons parlent aussi beaucoup de Dieu, de Jésus notamment.Sur votre disque, on retrouve pourtant l'image d'un Bouddha.Qu'est-ce que Dieu pour vous ?R Dieu, c'est un vent qui souffle des quatre points cardinaux.Propos recueillis par La Presse BEN HARPER, ce soir et demain, 21 h, au Métropolis Photo MARTINE ST-PIERRE, La Presse © Il y avait tout à prendre dans le spectacle livré par Daniel Lanois lundi.Le temps des manouches ALAIN BRUNET LA WILFRID était une caravane.Une mégaroulotte.Lundi soir, le clou des concerts « accessibles » remplissait parfaitement le mandat du Festival international de jazz de Montréal lorsqu'il s'adresse au grand public.Les références soumises y étaient digérées de tous, mais elles permettaient à tous de découvrir tout un archipel de la planète jazz.Lundi soir, c'était le temps des gitans.Des manouches, si vous préférez.Tous d'un niveau exceptionnel, tous authentiques, tous magnifiques.Pour le public venu assister à cette commémoration du cinquantième anniversaire de la mort de Django, la révélation fut sans aucun doute le violoniste Florin Niculescu, virtuose absolument hallucinant.Avec Biréli Lagrène qui nous l'a fait découvrir, il a en commun cette technique exceptionnelle qui transcende les acquis du fameux quintette du Hot Club de France fondé au milieu des années 30 par Django Reinhardt et Stéphane Grappelli.Plus rapides, plus précis, plus éduqués que leurs ancêtres, ces musiciens ne se contentent pas de reproduire leur patrimoine, ils en étoffent le swing sans en dénaturer la forme.Seul hic en ce qui me concerne, c'est ce cabotinage de nos virtuoses qui consiste à imbriquer à leurs impros toutes sortes de thèmes archi-connus et qui peuvent désamorcer la grâce inhérente au swing manouche.J'y vois personnellement un manque de goût.Mais on ne parle que d'un léger irritant.Car il fallait assister au dialogue entre ces géants de la mouvance tzigane.Il fallait goûter ce swing parfaitement maîtrisé, appuyé par d'imperturbables guitares rythmiques, incluant les citations du jazz moderne comme ce passage où l'on nous a glissé la virevoltante Hot House.En seconde partie, le cadre était plus traditionnel : le guitariste Angelo Debarre, dont la moustache rappelle une autre époque, est un authentique représentant de la tradition.Un esprit plus conservateur, pour être clair.S'il a contribué à améliorer le jeu de Django, Debarre ne prend pas autant de liberté que son collègue Biréli.Ce qui ne l'empêche pas d'ouvrir un dialogue passionnant avec l'excellent accordéoniste Ludovic Beier \u2014 avec qui il a endisqué Swing Rencontre sur étiquette Marianne Mélodie.Les débordements de la tradition seront plutôt la gracieuseté du saxophoniste James Carter, invité à se joindre à ces manouches qui swinguent.Carter, on le sait, ne manque pas de trucs aussi spectaculaires les uns que les autres.ce qui peut devenir agaçant.Ses effets de style, cela étant, n'ont pas trop dérangé lundi soir ; le super technicien s'est contenté d'en servir quelques-uns une guise d'introduction au ténor, et il n'a pas trop fait de sparages au soprano.La plus belle musicalité extirpée de cette rencontre entre Carter et les Manouches s'est à mon sens passée lors de l'interprétation de Manoir de mes rêves, une relecture.de rêve.Big Bang Cette rencontre au sommet du swing manouche aura culminé comme il le fallait, c'est-à-dire au rappel avec les deux tribus réunies sur scène.Profanes et mélomanes ne se pouvaient carrément plus ! Après avoir assisté à autant de magie, il fallait secouer la tête une fois assis au Gesù, où se produisait la bande du violoniste Billy Bang.Loin d'être un virtuose, monsieur Bang a néanmoins les qualités de rassembleur.Qui plus est, il est un authentique promoteur d'une avant-garde.qui a pris de l'âge.Cela dit, son projet Vietnam Aftermath, collection d'allusions jazzistiques (et non moins critiques) à la guerre du Vietnam, réunissait des musiciens allumés, notamment le pianiste John Hicks, le contrebassiste Curtis Lundy et le saxophoniste baryton Hamiett Bluiett.La vraie affaire, malgré ses imperfections.Yo ! Ho Chi Min is in the House, annonçait carrément l'une des pièces au programme.Pas mal, non ?À la mi-festival, permettons-nous d'affirmer que la soirée de lundi fut l'une des plus réussies.Le nonette de notre Vic Vogel nous a suggéré une jolie escapade de jazz moderne.Invariablement, Vogel nous sert des orchestres qui swinguent avec l'aplomb qui caractérise son leader.Précis, bien orchestré, conçu dans les règles de l'art sans vraiment de digressions, le jazz de Vic Vogel témoigne peut-être d'une autre époque mais il en témoigne bellement.Vieux sorcier sur la planète jazz, Victor connaît à peu près toutes les pointures de sa génération, dont Jimmy Heath, mis en vedette lundi au Théâtre Maisonneuve \u2014 le saxophoniste de petite taille est issu d'une grande famille du jazz moderne, il est le frère du batteur Albert Heath et du contrebassiste Percy Heath.Ce concert a aussi culminé avec l'invitation de l'artiste prévu en première partie.Plus tôt dans la soirée, Denzal Sinclaire proposait au public de Vic un joli mélange de crooning et d'androgynie.D'une gestuelle délicate, le chanteur est doté d'un organe vocal comparable à celui de Nat King Cole.Trop comparable ?Denzal n'y peut rien, il doit faire avec ce que la nature lui a légué.Remarquez que cette texture est loin d'être désagréable ! Une fois qu'on en a admis le timbre, on peut en découvrir le phrasé et l'emballage musical qui sont propres à cet artiste afrocanadien établi à Vancouver (et qui a passé de longues années à Montréal).Malgré le caractère relativement traditionnel des pièces soumise au menu (Day In Day Out, You and the Night and the Music, I Got Rhythm, etc.), il y a une facture chez Denzal Sinclaire.Évitons donc les comparaisons faciles.sans trop se pâmer.Jazz au féminin Tant qu'à faire dans le chant jazzy revu et corrigé, revenons sur la performance de Beady Belle, Norvégienne qui m'avait laissé totalement indifférent à son premier passage à Montréal.J'y voyais le mélange opportuniste d'une chanteuse jazzy pop et de la culture électronique à la mode.Cewbeagappic, nouvel album de la Norvégienne (étiquette Emarcy), jette un autre éclairage sur ce soi-disant opportunisme ; ce disque révèle une artiste qui cherche.Sur la scène du Club Soda, miss Belle n'avait rien de la racoleuse prévue à l'ordre du jour.Affublée d'un micro portatif, cette imposante Viking aux cheveux d'or actionnait elle-même son ordinateur portable dans lequel logeaient riffs et beats autour desquels ses musiciens (basse, claviers, batterie) pouvaient élaborer.Sa voix portait à souhait, sa gestuelle était atypique, son allégeance au jazz, le R&B, la soul et la culture électronique produisait un curieux mélange.Parfois hirsute, parfois conventionnel, parfois visionnaire, généralement intrigant.Tant qu'à faire dans le jazz au féminin, il fallait se rendre au Focaccia, rue Université.Des filles y jazzaient allègrement sous la bannière du Off Festival de Jazz.Le concept « fille et jazz » est-il encore nécessaire ?Vu la masculinité encore écrasante de la gent jazzistique, il faut répondre par l'affirmative.Le jazz au féminin, en fait, c'est comme la question nationale ; on en a marre de soulever le problème, mais le problème n'est pas réglé.Ainsi donc, trois chanteuses étaient accompagnées par une formation féminine \u2014 les seules couilles (possiblement) identifiables étaient celles du batteur Mathieu Léger, vétéran de la scène montréalaise, toujours en forme malgré sa vie pas facile de jazzman.De ces jazzwomen, on passera quelques remarques : la pianiste Julie Lamontagne a beaucoup progressé en tant que soliste (à surveiller sur la même scène du Focaccia demain soir), la saxophoniste (alto et soprano) Jennifer Bell a gagné en autorité, la bassiste Karine Chapdelaine fait très correctement son boulot.Quant aux chanteuses, on retiendra d'abord Coral Egan (la fille de Karen Young), une naturelle prête à éclore à l'échelle nationale.Chantal Thibault, elle, a une belle voix grave à la Liane Foly mais elle me semble encore trop collée sur ses partitions.Quant à Anne Carrière, sa voix puissante est prête pour l'enregistrement de jingles et la livraison de matériel plutôt prévisible à la Carol Wellsman qu'elle semble admirer particulièrement.À suivre.Côté machines, tous s'accordent pour porter aux nues la performance électrojazz de Rubin Steiner dans la série de minuit au Club Soda.Je me mords les doigts de l'avoir raté, j'ai dû me rabattre sur Laurent De Wilde avec sa bande, on a eu droit dimanche au contenu allongé de Stories, un album plutôt intéressant qui n'amène pas grand-chose à l'électro-jazz malgré la compétence du claviériste et ses collègues.L'invitation sur scène de la chanteuse jazzy-soul Malia (présente sur le disque) ne donne rien de plus à ce mélange relativement prévisible de machines, de break beats et d'évocations jazzistiques \u2014 dont la plus réussie fut la reprise de Moanin, classique de Charles Mingus.Sympathique en bout de ligne, ce deuxième passage de Laurent De Wilde, mais.le jazz électro vieillira-t-il aussi rapidement que le fusion ?La question est lancée. 3LP0501B0702 b5 mercredi 3LP0501B0702 ZALLCALL 67 21:30:31 07/01/03 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 2 JUILLET 2003 B5 FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL Lee Konitz, bien plus que cool ALAIN BRUNET LA VIE DOMESTIQUE de Lee Konitz, qui aura 76 ans en octobre, se situe entre Cologne et New York.À compter de mercredi, une troisième résidence s'ajoute à Montréal.pour quatre journées consécutives.Et puisque le caractère « améropéen » de notre ville sied parfaitement à la personnalité du légendaire saxophoniste, on peut d'ores et déjà affirmer que les étoiles sont alignées pour un superbe second volet de la série Invitation.« Le gros de mes activités se passe en Europe, mais je joue de plus en plus aux États-Unis.À vrai dire, je ne me sens pas plus européen que nord-américain, mais je dois admettre que j'ai un choc de vulgarité chaque fois que je rentre à New York », indique le musicien, étouffant un rire moqueur.Plutôt que Brad Mehldau, qui avait été pressenti pour le deuxième volet de la série Invitation au Monument-National et qui a finalement décliné.l'invitation, nous aurons donc droit à tout un pan du jazz moderne.Dès le milieu des années 40, la rencontre du pianiste visionnaire Lennie Tristano, originaire de Chicago comme Konitz, avait ouvert les horizons au jeune saxophoniste.D'entrée de jeu sur la planète jazz, il était du côté des grands réformateurs du jazz, ces pionniers de la grande transition entre une musique populaire et une musique savante, désormais classique.Embauché à New York au sein de l'orchestre de Claude Thornhill dès 1947, Konitz avait eu tôt fait de frayer avec les plus brillantes recrues de la nouvelle vague.Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Thelonious Monk et quelques autres montraient la voie, s'amenaient Gil Evans et Gerry Mulligan, ayant passé comme Konitz chez Claude Thornhill, sans compter Miles Davis qui envisageait déjà réformer le bebop.Le nonette du trompettiste allait effectivement changer le cours de l'histoire du jazz moderne, lui conférant un raffinement orchestral alors inédit.Inutile d'ajouter que Lee Konitz avait participé aux sessions de l'historique Birth of the Cool.Historiquement, Lee Konitz est né avec le cool, mais le placide joueur d'alto, souffleur circonspect, intelligent, est toujours aventureux malgré le caractère toujours cool de son jeu.L'étiquette, une manière inévitable d'identifier les êtres humains, lui est toujours restée collée depuis.Étiquette réductrice, il va sans dire.Depuis ses débuts, le saxophoniste a toujours été associé à la fine fleur du jazz.Lennie Tristano, Warne Marsh, Miles Davis, Gil Evans, Jim Hall, Jimmy Giuffre, Paul Bley, Harold Danko, Martial Solal, Alan Broadbent et Brad Mehldau sont parmi les monuments avec qui il a collaboré pendant plus d'un demi-siècle de carrière.« J'ai toujours voulu couvrir tous les aspects de la musique improvisée, de l'avant-garde à la relecture des standards.Je suis encore déterminé à faire évoluer mon travail, j'essaie autant que possible de garder les oreilles bien ouvertes, car il est toujours inspirant de découvrir de bons musiciens.C'est ce que je fais chaque jour, je m'applique à improviser dans plusieurs cadres, je crois que je compose avec mon instrument (également au piano) lorsque j'improvise.J'aime aussi composer des thèmes et des progressions harmoniques, j'aime les organiser pour plusieurs instruments.Au programme Lorsqu'on a demandé à Lee Konitz de préparer ce second volet de la série Invitation, il a demandé à jouer avec Martial Solal, Michel Petrucciani, Brad Mehldau, Kenny Wheeler, mais les horaires ne concordaient pas.D'autres solutions furent retenues ; après tout, on pourrait passer un mois avec Konitz sans qu'il n'y ait de redite ! La première journée de sa résidence montréalaise, donc, sera coiffée par sa participation au sextuor dirigé par François Théberge, saxophoniste québécois installé à Paris, grand responsable de l'excellent Music of Konitz (Effendi), un album acclamé par la critique en 2002.Lee Konitz en résume le processus : « François m'avait d'abord suggéré d'arranger mes pièces.Au bout de quelques conversations, je lui avais télécopié beaucoup de matériel, il s'était mis à la tâche.Lorsque le travail fut prêt, j'ai manifesté mon intention de me joindre à la section de vents de l'orchestre.Nous avons ensuite testé ces arrangements dans un club parisien et, au bout d'une première série de concerts, nous étions prêts à enregistrer.J'ai beaucoup aimé l'expérience, ces gars jouent bien, l'atmosphère est agréable au sein de cette formation, la communication y est excellente.J'apprécie.» Le deuxième soir est prévu avec trois pointures du piano jazz, de surcroît trois musiciens totalement différents : Paul Bley, Kenny Werner, Jason Moran.On sait que Lee Konitz est passé maître dans l'art du duo, ses fans seront servis ! « Mon idée, rappelle l'interviewé, était de présenter une série de duos avec trois pianistes dans un même programme.Évidemment, je connais bien Paul et Kenny.J'ai rencontré Jason en Amérique du Sud tout récemment, sa participation au concept est une suggestion d'André Ménard.Je ferai donc trois ou quatre pièces avec chacun d'eux.Nous ne nous parlerons du répertoire que peu avant de monter sur scène, nous essaierons de faire les choses avec le plus souplesse possible.L'idée, c'est qu'il puisse résulter de ces rencontres quelque chose qui a toutes les allures d'une pièce de musique.Et si nous avons un problème avec une pièce en particulier, nous en composerons une nouvelle ! » Formé des violonistes Christian Wirth et Macrus Wal, de l'altiste Julian Gillesberger et du violoncelliste Stephan Punderlitacheck, le Spring String Quartet d'Autriche accompagnera Konitz le troisième soir.« Ce quatuor à cordes, estime Konitz, est vraiment bien.Ainsi, nous allons jouer plusieurs de mes thèmes arrangés par Ohad Talmore.Nous avons déjà joué ensemble pendant deux semaines, nous sommes bien synchronisés ! » Quant au nonette, prévu en clôture de la série Invitation, le compère Konitz assure qu'il n'a rien à voir avec toute la réminiscence de Birth of the Cool, ni des expériences vécues à neuf musiciens entre 1977 et 1979.Ce nonette, en fait, vient tout juste d'être fondé, il s'est produit quelques soirs au Birdland new-yorkais ainsi qu'à l'occasion d'une courte tournée au Brésil.« Ce sera de la musique entièrement neuve », assure le musicien, qui préfère évoluer aux antipodes de la nostalgie.« Je ne vis pas dans le passé, conclut le musicien.C'est d'ailleurs ce qui me tient en vie à 75 ans.» On lui soulignera la santé excellente et le dynamisme de plusieurs septuagénaires sur la planète jazz \u2014 Wayne Shorter (70 ans en août), Ahmad Jamal, Joe Zawinul, etc.« C'est parce que nous avons d'excellentes épouses qui surveillent de près notre diète.Ne mange pas ceci ! Ne bois pas cela ! » explique notre homme avant d'étouffer un autre rire narquois.Et dire que le Monument-National jouxte le Montréal Pool Room.LEE KONITZ est le deuxième artiste de la série Invitation ; ses quatre concerts sont prévus au Monument-National, 19 h : ce soir, demain, vendredi et samedi.Photo JEAN-CHARLES HUBERT, La Presse © Lee Konitz est aventureux malgré le caractère toujours cool de son jeu.La nuit desmille étoiles NOS CHOIX D A N I E L L EMA Y Mercredi 2 juillet LUNDI, le Festival de jazz a présenté de la grande musique et vu défiler en un seul soir plus de vedettes de cinéma qu'il n'en vient pendant tout le Festival des films du monde.« The night of a thousand stars », a résumé André Ménard, le directeur artistique du Festival de jazz rencontré au début de la nuit, après une des grandes soirées de l'histoire de l'événement.L'alignement astral s'est d'abord manifesté sur scène où tant les vedettes locales \u2014 Bob Walsh au Spectrum, Vic Vogel au théâtre Maisonneuve, Mike Goudreau sur la scène blues \u2014 qu'internationales ont servi au public montréalais de mémorables prestations.Notre collègue Brunet, en congé d'écriture parce que La Presse ne paraissait pas hier, a eu le temps d'apprécier ; voyez son compte-rendu en ces pages.Même s'il n'était aucun besoin d'en rajouter \u2014 la musique est une grande fille qui s'arrange bien seule \u2014, d'autres présences sont venues confirmer en quelque sorte le caractère magique de cet unique lundi du Festival.Des noms qui, d'habitude, ne prennent pas la chance d'être vus dans des affaires qui pourraient ne fut-ce que risquer d'être plates.Qui d'autre que la Musique peut amener des stars de cinéma à choisir la pénombre et son (relatif) anonymat ?Lundi soir, Halle Berry et son mari ont fait une entrée remarquée, bien que discrète, au Club Soda où la dernière comparse de James Bond allait applaudir la diseuse américaine Ursula Rucker.Angelina Jolie, à Montréal pour le tournage du thriller Taking Lives, a été vue au spectacle de Daniel Lanois, au Metropolis.Quant à Leonardo Di Caprio, il est resté à Wilfrid- Pelletier pour les trois magnifiques heures qu'a duré l'hommage à Django Reinhardt.Après le spectacle, la vedette de The Aviator (Martin Scorsese) est allée rencontrer le guitariste Biréli Lagrène et s'est montré très au fait de toutes choses Django.« Leo » a aussi salué Laurence Ménard, assistante spéciale auprès de son père André durant le Festival.Peu après cette émouvante rencontre, la jeune fille nous a montré un stylo avec lequel la vedette de Titanic lui a signé un autographe.La Presse confirme que ledit stylo n'est pas à vendre.JAZZ SUR PAPIER du moins, la plus belle convergence de la soirée pourrait être américaine, québécoise, française, européenne.Sur disque en tout cas, la rencontre de Lee Konitz et de l'ensemble dirigé par le saxophoniste François Théberge est plus qu'heureuse.Music of Konitz, un album magnifique paru l'an dernier (Effendi), reprenait en sextette plusieurs compositions du légendaire saxophoniste alto.En voici enfin la résultante sur scène, une expérience qui ne se reproduira peut-être plus, une expérience que seul un festival de cette taille peut nous offrir.(Alain Brunet) Monument-National, 19 h WORLD DEUX GENRES musicaux se disputent le titre de musique traditionnelle en Jamaïque : les tambours africains (ces « nyabinghi drums » chers aux rastas) et le mento, version locale du calypso trinidadien.Ce soir sur la scène principale, le quatuor The Jolly Boys, pourvoyeurs de mento dans les années 40 et 50 (ce qui fait d'eux l'équivalent jamaïcain du Buena Vista Social Club), reprend du collier pour les festivaliers.Leur musique est percussive, répétitive, syncopée, amusante et marquée par le chant et le banjo.(Philippe Renaud) Scène General Motors, 21 h et 23 h DUB FLEURON de la scène dub française, High Tone s'est démarqué l'année dernière avec son groove irrésistible et un D.J.pas mal inspiré.Chanceux que nous sommes, le groupe revient cette année pour deux nouveaux concerts.Ça plane pour nous ! (Alexandre Vigneault) Club Soda, minuit, ce soir et scène Bleue lègère, demain Photos REUTERS © Leonardo Di Caprio et Halle Berry ont profité des plaisirs offerts par le Festival de jazz.Lire ou ne pas lire, voilà la question.syndicale P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale Un bien étrange « conflit » bout tranquillement dans les rangs du Syndicat des placeurs et ouvreuses de la Place des Arts, affilié à la CSN.Ceux-ci protestent contre l'interdiction de lire pendant que les spectateurs assistent aux concerts, les contraignant ainsi à regarder le mur devant eux, ou le bout de leurs souliers, pendant de longues minutes.Jusqu'où iront-ils avec leurs moyens de pression pour que la partie patronale leur cède à nouveau ce droit ?Ainsi, les festivaliers qui se rendent à des concerts dans les salles Wilfrid-Pelletier et Maisonneuve de la Place des Arts sont accueillis par des placeurs et ouvreuses portant un gros macaron vert orné des logos syndicaux et sur lequel il est écrit que la Place des Arts « dit non ! à la lecture, non ! à la culture ».« Une fois le concert commencé, une fois les retardataires placés, nous croyons que nous devrions toujours avoir le privilège de lire, en autant que c'est fait discrètement », fait valoir Michel Sylvestre, représentant du syndicat qui compte 75 membres placeurs et ouvreuses \u2014 un terme retenu par le syndicat puisque « placeur » ne se féminise pas.« Même la lecture du programme de la soirée est interdite, c'est ridicule ! » ajoute-t-il.Le règlement, instauré le 1er avril, a été suivi de quelques rencontres entre les parties syndicales et patronales qui, jusqu'à ce jour, n'ont abouti à rien.« On se parle encore.», confirme Monique Lacas, qui a à sa charge tout ce qui se rapporte à l'accueil du public de la Place des Arts.Selon Monique Lacas, la situation était devenue hors de contrôle et nuisait à l'image de la Place des Arts.Non seulement la lecture ne lui paraît pas « protocolaire », mais la disponibilité des placeurs et ouvreuses n'était plus à la hauteur du service que la PDA désire offrir.« C'était rendu que les clients sentaient qu'ils dérangeaient nos employés qui lisaient.S'il n'y avait pas eu d'abus, la lecture serait encore permise.Ce ne sont pas tous les employés qui agissaient de la sorte, mais il y a eu suffisamment d'abus pour justifier de telles mesures », indique-t-elle en soulignant qu'un tel privilège n'est pas accordé dans d'autres théâtres ou salles de concert de la métropole.Pour l'instant, Michel Sylvestre croit que le port du macaron a réussi à sensibiliser la clientèle de la Place des Arts à leur cause.« Certains membres des autres syndicats (barmen, agents de sécurité) nous appuient dans notre revendication en portant eux aussi le macaron.Et puis, on sent que le public a de la compassion envers nous.» Le représentant syndical, qui a obtenu par vote un appui « unanime » pour entreprendre des moyens de pression, souhaite que le conflit se règle avant que d'autres actes soient pris en considération.Sabotage ?Prise d'otages ?Immolation par le feu ?Personne ne sait jusqu'où sont prêts à aller les syndiqués fans d'Harry Potter pour enfin découvrir quel personnage meurt dans la dernière livraison de la série. 3LP0602B0702 B6 MERCREDI 3LP0602B0702 ZALLCALL 67 23:30:49 07/01/03 B B6 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 2 JUILLET 2003 VACANCES VOYAGE Aubaines à saisir DU CÔTÉ de l'Europe, d'abord, voici quelques exemples de tarifs réduits proposés par Vacances Air Transat : > Bruxelles, départ le 6 et retour le 14 juillet : 599 $ sur Air Transat (prix régulier : 949 $ au tarif le moins cher).> Nantes, départ le 7 et retour le 15 juillet : 649 $ sur Air Transat (prix régulier : 1049 $ au tarif le moins cher).> Paris, départ le 8 et retour le 21 juillet : 699 $ sur Air Transat (prix régulier : 1069 $ au tarif le moins cher).Destinations soleil En ce qui concerne les destinations soleil, les réductions restent modérées et ce sera probablement le cas tout l'été.Voici quelques exemples repérés chez plusieurs grossistes : > Riviera Maya (Mexique), départ du 6 juillet pour une semaine au Allure Mayan Riviera : 1598 $ avec Vacances Air Transat (prix régulier : 1799 $).> Varadero (Cuba), départ du 5 juillet pour une semaine à l'hôtel International : 898 $ avec Tours Mont-Royal (prix régulier : 1259 $).Enfant : 595 $.> Punta Cana (République dominicaine), départ du 6 juillet pour une semaine au Ocean Bavaro Resort : 1068 $ avec Tours Mont-Royal (prix régulier : 1469 $).Enfant : 698 $.> Puerto Plata (République dominicaine), départ du 11 juillet pour une semaine au Occidental Allegro Playa Dorada : 1128 $ avec Vacances Air Transat (prix régulier : 1429 $).> Punta Cana (République dominicaine), départ du 18 juillet pour une semaine au Sirenis Tropical Suites : 1278 $ avec Vacances Signature (prix régulier : 1579 $).> Riviera Maya (Mexique), départ du 20 juillet pour une semaine au Viva Maya : 1558 $ avec Vacances Signature (prix régulier : 1739 $).Plusieurs compagnies de croisières continuent à proposer des réductions pour des départs à l'automne.Voici deux aubaines repérées chez le grossiste Tours Maison : > le Norwegian Wind (Norwegian Cruise Line), au départ de Miami le 15 novembre, pour une semaine, avec escales à Grand Cayman, Roatan (Honduras), Belize et Cozumel : 376 $ plus 297 $ de taxes portuaires en cabine intérieure de Catégorie N, transport de Montréal non inclus (prix régulier : 1681 $ plus taxes).> le Golden Princess (Princess Cruises), au départ de Fort Lauderdale les 26 octobre et 16 novembre, pour une semaine, avec escales à Princess Cay, Grand Cayman, St- Martin et St.Thomas : 706 $ plus 285 $ de taxes portuaires pour une semaine en cabine intérieure de Catégorie K, avion de Montréal non inclus (prix régulier : 1842 $ plus taxes).PHOTO AP Avec son terrain de golf donnant sur l'océan Pacifique, le Ritz-Carlton Half-Moon Bay Resort, situé à 45 minutes de San Francisco, a tout pour plaire aux voyageurs bien nantis.Les riches préfèrent l'aventure ANDRÉ DÉSIRONT collaboration spéciale L'ÉCOTOURISME et l'aventure douce ont la cote chez les voyageurs bien nantis, alors que les voyages en groupe accompagnés ne font plus recette.C'est ce qui ressort d'un sondage effectué par la centrale de Virtuoso, un regroupement d'agences des deux Amériques spécialisées dans les voyages haut de gamme pour clients riches.Virtuoso, qui publie quatre magazines, dont Best of the best, un répertoire des meilleurs hôtels, stations thermales et pavillons du monde, tente, chaque année, d'identifier les grandes tendances en matière de voyages de luxe.Résultat : la catégorie de voyage qui séduit le plus les riches voyageurs de moins de 52 ans est celle classée sous l'étiquette « aventure douce et écotourisme ».Les plus âgés (53 ans et plus) préfèrent les croisières, particulièrement les « croisières-expédition » (par exemple, sur l'Amazone ou dans l'Antarctique) sur des petits bateaux ou encore les longues croisières autour du monde.Mais ils ne tournent pas pour autant le dos à l'aventure dite « douce » et à l'écotourisme qui arrivent au second rang lorsqu'on leur demande quel type de voyages ils préfèrent.Au sein de cette catégorie fourre-tout, la randonnée pédestre est l'activité la plus demandée, tant par les plus jeunes que par leurs aînés (ah le trekking dans le Grand Canyon ou au Népal !).Le vélo se classe au second rang chez les jeunes, alors que leurs aînés lui préfèrent le golf.Lorsqu'on leur demande d'identifier le type de voyages qu'ils n'aimeraient pas faire, tant les plus jeunes que les plus âgés pointent du doigt les voyages en groupe accompagnés.Quant à leur activité préférée dans le cadre d'un voyage, la réponse varie selon le sexe.Chez les hommes, c'est le repas dans un restaurant gastronomique qui arrive en tête, alors que les femmes \u2014 plus ça change, plus c'est pareil ! \u2014 ont un faible pour le magasinage.Elles ne font pas pour autant la fine bouche devant une louche de caviar, puisque le repas gastronomique se classe en seconde place.Virtuoso a demandé à ses conseillers quels étaient les voyages les plus inusités qu'ils aient eu à organiser en 2002.Parmi les réponses reçues, mentionnons un séjour de cinq nuits au mouroir de mère Thérésa à Calcutta, une expédition en sous-marin sous la banquise arctique et un survol des Alpes italiennes en avion privé pour un client qui voulait répandre les cendres de sa bien-aimée au-dessus de ces paysages qu'elle aimait tant ! Prague continue à souffrir Associated Press PRAGUE \u2014 Prague a été seulement inondée une semaine en août 2002 et les dégâts sont réparés depuis longtemps, mais la somptueuse métropole d'Europe centrale continue de souffrir de la désaffection des touristes, qui l'imaginent encore ravagée par les eaux.« Nous avons encore des appels d'Italiens qui nous posent des questions sur les inondations, nous les rassurons, mais ils disent : Nous préférons venir l'année prochaine », explique Josef Sestak, directeur général de la filiale tchèque de Carlson Wagonlit Travel.Entre janvier et mars 2003, la République tchèque a accueilli 19,9 millions de touristes soit 7,9 % de moins que l'an dernier sur la même période.Pourtant le début 2002 n'avait déjà pas été fameux en raison de la peur du terrorisme après les attentats de New York.Tout a concouru pour ralentir le flux des touristes début 2003 : le souvenir des images de la Vltava en crue dans Prague, puis la guerre en Irak et l'épidémie de pneumopathie atypique ont dissuadé les gens de prendre l'avion.La récession en Allemagne n'arrange rien dans un pays où plus de 30 % des visiteurs sont Allemands.Leur nombre a diminué l'an dernier de 15 %.Départs jusqu'au 11 Juillet à partir de duR mthomnesde 1221, rue St-Hubert, Montréal, QC (514) 286-9014 Y www.rdm.qc.ca CUBA VARADERO Hôtel Oasis 3 17 Janvier 2004 ESPAGNE BENALMADENA Complexe d'app.Benal Beach Janvier 2004 Permis du Québec FORMULE TOUT INCLUS 22 JOURS 1899$ 1379$ À PARTIR DE PAR PERS.OCC.DOUBLE PAR PERS.OCC.DOUBLE À PARTIR DE 4 semaines pour le prix de 3 3150978A Transport par avion et les transferts (optionnels) Hébergement supérieur Repas gourmet Bar ouvert Collations toute la journée Plus de 60 sports et activités Spectacles et divertissements tous les soirs Conditions générales de réservation: \u2020Départs de Montréal.Pour les nouvelles réservations seulement.Les dames doivent réserver un minimum de 7 nuits à Cancun ou Turkoise avant le 22 juillet 2003.Le voyage doit être complété avant le 1er novembre 2003.Pour Turkoise et Cancun, les membres doivent être agés de 18 ans ou plus.La valeur maximale allouée pour le vol aller-retour gratuit est de 600$ par personne ; si plus de 600$, les clients doivent payer la différence.Le prix indiqué est un exemple de tarif en séjour seulement d'un voyage à Turkoise entre le 21 juin et le 30 août 2003.Les prix sont par personne pour 7 nuits dans une chambre standard en occupation double et comprennent les taxes.Frais d'adhésion non inclus.Les places sont sujettes à la disponibilité.Ne peut être combinée avec une autre offre ou promotion.Les réservations de groupe ne sont pas admissibles.D'autres restrictions peuvent s'appliquer.Le Club Med se réserve le droit de modifier ou de mettre fin à ces offres à tout moment et sans préavis.Les conditions générales de la brochure en vigueur s'appliquent.PR_07_02 LE toutcompris Vol gratuit pour les dames!\u2020 Vos vacances LE tout-comprisMD au Club Med incluent tout et vous permettent de relaxer : 1280$Prix pour les dames à partir de Temps limité.Appelez dès maintenant et mentionnez Vol gratuit pour les dames\u2020 pour profiter de cette offre! Exclusif à Cancun, Mexique et Turkoise, Turks & Caicos 3153880A MONTRÉAL (514) 273-3301 LONGUEUIL (450) 651-9551 SANS FRAIS 1 (866) 273-3301 1 (877) 651-9551 Découvrez l'Italie.Séduction italienne Départs du 24 sept.au 13 oct.3 795 $, taxes : 147,25 $ par pers.Vivez au rythme du Flamenco en Espagne sur la Costa del Sol au Bajondillo, accompagné par Mme Ghyslaine Gauthier Départs : du 1er au 21 oct.1 775 $, taxes :191,50 $ par pers.Découvrez la Grèce.Long séjour au Kinetta Beach.Sur la plage.Animation, équipe québécoise.21 oct.au 8 nov.1 799 $, taxes : 122,25 $ par pers.LAS VEGAS À L'IMPÉRIAL du 21 au 25 sept.1 049 $, occ.double Taxes incl.LES AGENCES DE INC.3 sem.pour le prix de 2 3 sem.pour le prix de 2 3LP0701B0702 B7 MERCREDI 3LP0701B0702 ZALLCALL 67 19:55:35 07/01/03 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 2 JUILLET 2003 B7 VACANCES VOYAGE Acheter ou ne pasacheter desbilletsd' Air Canada LE POULS DU MARCHÉ collaboration spéciale Est-il risqué d'acheter des billets pour des vols d'Air Canada ?La question se pose avec d'autant plus d'acuité qu'une bonne partie des agents de voyages québécois font maintenant signer un « avis de renonciation », dans lequel leurs clients s'engagent à ne pas les poursuivre si les avions du transporteur en difficulté restaient cloués au sol.En vertu de la Loi sur les agents de voyages du Québec, les détaillants en voyages sont tenus à une obligation de résultat.Autrement dit, s'ils vendent un billet d'avion et que la compagnie aérienne fait faillite, ce sont eux qui sont tenus responsables à titre d'intermédiaires.« Dans le cas d'Air Canada, c'est absurde ! », lance Éric Lussier, président de l'Association professionnelle des agents de voyages du Québec (APAV).« Au Canada, nous n'avons pas d'autre choix que de vendre Air Canada, qui est le principal \u2014 et souvent le seul \u2014 transporteur disponible.Une semaine après la vente, la somme est automatiquement débitée dans notre compte bancaire.Malgré cela, la loi québécoise nous tient responsable ! Elle est mal faite et nous venons d'adresser une lettre au premier ministre Jean Charest pour lui demander de la modifier au plus vite.» La loi en question établit la responsabilité des agents de voyages et des grossistes et les oblige à alimenter un fonds de compensation dans lequel on puise pour rembourser les clients en cas de faillite.Paradoxalement, les compagnies aériennes ne sont pas obligées d'en faire autant : elles relèvent exclusivement du gouvernement fédéral qui, lui, n'a jamais pris les mesures adéquates pour protéger les consommateurs.Or les faillites récentes de Sabena et Swissair ont montré que même de grandes compagnies aériennes réputées sont vulnérables.Chez nous, la faillite de Canada 3000 a causé bien des maux de tête aux agents de voyages, alors que les consommateurs qui avaient acheté leurs billets directement auprès de la compagnie ont perdu leur argent.En Ontario, Bruce Bishins, président de CSTAR, le pendant de l'APAV au Canada anglais, vient, lui aussi, d'adresser une lettre au premier ministre Ernie Eves pour lui demander de prendre les mesures adéquates pour protéger les agents de voyages et les consommateurs en cas de faillite du transporteur.L'Ontario dispose d'un fonds de compensation de 26 millions, qui ne peut être ponctionné de plus de 5 millions par faillite.Or Bruce Bishins évalue que les consommateurs ontariens détiendraient pour environ 50 millions de billets d'avion obsolètes si Air Canada devait clouer ses avions au sol.En ce qui concerne le Québec, Éric Lussier estime que les montants en jeu se chiffreraient à 42 millions.Or le fonds de compensation des agents de voyages du Québec, qui est géré par l'Office de protection du consommateur (OPC), ne contient que 3,1 millions.« De toute façon, c'est une situation qui dépasse de beaucoup les compétences de l'OPC et même celles du gouvernement provincial , remarque Jean-Jacques Préaux, porte-parole de l'OPC.Tous les gouvernements provinciaux et le gouvernement fédéral devraient se concerter si Air Canada faisait faillite.En attendant, les agences membres de l'APAV (environ 400 sur 1100 actives dans la province) font signer un formulaire dans lequel leurs clients qui achètent des billets d'Air Canada s'engagent à ne pas les poursuivre en cas de faillite du transporteur.Les autres détaillants feront probablement la même chose.Vaut-il mieux éviter d'acheter des billets d'Air Canada ?« Pas du tout : c'est notre partenaire et nous allons continuer à vendre ses billets, répond Éric Lussier.Mais il s'agit d'une situation exceptionnelle qui nécessiterait des mesures exceptionnelles.Nous ne voulons pas être obligés de fermer nos portes, nous aussi, si Air Canada faisait faillite.» Mais de nombreux agents de voyages s'efforcent déjà d'éviter de vendre Air Canada, ce qui ajoutera encore aux problèmes de ce transporteur qui écoule 80 % de ses billets via les agences (60 % de tous ses billets vendus dans le monde le sont via les agences de voyages canadiennes).« Comme tous mes collègues, j'ai été échaudée lors de la faillite de Canada 3000 et je ne tiens pas à revivre cela sur une plus grande échelle, dit Muriel Canelle, conseillère chez Voyages Vincent-Hone, à Montréal.Je viens de changer les réservations de deux clients qui allaient en Allemagne.Ils devaient voyager sur Air Canada vers Munich via Francfort.Je les ai fait partir deux jours plus tôt sur le vol de Lufthansa pour Munich.Ils préfèrent passer deux nuits de plus en Europe, plutôt que de perdre l'argent des billets d'avion.Je ne déconseille pas formellement à mes clients de choisir Air Canada, mais je leur explique à quels problèmes ils s'exposent en cas de faillite.» Chez Air Canada, on refuse de spéculer sur ce qui pourrait arriver au cas où la restructuration en cours échouerait.« Nous ne faisons pas de commentaires sur les situations hypothétiques, dit la porteparole, Isabelle Arthur.La restructuration est un processus très complexe, mais nous avons déjà fait beaucoup de chemin.» Dans les très grandes agences commerciales, on se dit incapable d'envisager la disparition d'Air Canada.Plus que le domaine du voyage, ce serait toute l'économie du pays qui se trouverait déstabilisée.Beau temps, mauvais temps, nous avons un forfait à vous proposer.FOULE D'ACTIVITÉS 4 ÉTOILES Chambre à partir de65$ par pers., en occ.double.Taxe en sus 1 866 482.5447 www.manoir-saint-sauveur.com 246, chemin du Lac Millette Saint-Sauveur (Québec) 3149766A New York Voyagez avez les experts.Plus de 20 ans d'expérience! Grand choix d'hôtels au coeur de Manhattan Forfaits par autocar 3 jours & 2 nuitées À partir de 239$ par personne, occ.quad.Visitez notre site web www.alio.ca Pour réserver, contactez votre agent de voyages! Permis du Québec 800082 3152427A La Tunisie : destination no 1 des longs séjours avec le voyagiste : Cadeau de bienvenue de Disponible chez votre agence de voyages.LA TUNISIE & Séjour & découverte Incluant : 7 excursions avec le grand Sahara et l'île de Djerba 22 JOURS/46 REPAS, HÔTEL 4 La formule qui réussit : vos excursions de 8 jours et 1/2 de découverte sont étalées le long de votre séjour.Sept.: 1 918 $ Oct.: 1 868 $ Nov.et janv.: 1 778 $ 1 sem.gratuite Févr.: 1 798 $ Prix valide sept.2003 à fév.2004 Vol + hôtel + 2 repas/jour Également disponible : séjour seulement : 1 sem.à 3 mois INCROYABLE : 2 mois : 1 999 $ ENCORE INCROYABLE : 3 mois : 2 549 $ Séance d'info : merc.18 h (si réservé avant le 15 jui.03) Permis grossiste La ballade à dos de chameau dans le désert et la calèche dans les oasis Tous les départs: plus 149 $ de tx.Rés.chez votre agence 9825 L'Acadie #101B Mtl Permis du Québec 336-0033 www.beltour.ca.tc NEW YORK: départ chaque vend.6 h, 3 jours Incluant : Autocar, 3 repas, Statue, Empire, visites et plus .occ.(2) :319$; (3) :289$; (4) :259$; Milles-Îles et casino 49$.Dép.19 et 26 juillet Incluant : 20$ de jetons, 1 dîner, la croisière.LA FABULEUSE HISTOIRE D'UN ROYAUME ET QUÉBECISSIME, avec croisière au Fjord 3 jours, dép.4 juillet 359 $ tx incl.En cadeau pour ce départ : une croisière aux Mille-Îles (1 journée) incluant : 20 $ de jetons, 4 repas et visites Val a b l e t o u t l ' é t é PHOTO AFP Hong-Kong est probablement la ville la plus touchée dans le monde par le SRAS, avec une baisse de 36 % du nombre de liaisons avec l'Europe et de 69% avec les États-Unis et le Canada.www.bonjourquebec.com www.tourisme-outaouais.ca/forfaits Information : 1 800 265-7822 À moins de deux heures de Montréal, découvrez les petits secrets de la campagne outaouaise Luce Dufault Parc Oméga Le Parc Oméga est un concept de parc naturel de 1 500 acres unique au Québec.Il vous fait découvrir de nombreuses espèces d'animaux sauvages vivant en liberté dans leur habitat naturel, tout en demeurant à l'intérieur de votre voiture.Vous pourrez aussi profiter de notre casse-croûte, des 3 aires de pique-nique et des 3 sentiers pédestres.Situé à une heure 15 de Montréal dans le village de Montebello.Le parc est ouvert toute l'année.Route 323 nord, Montebello (819) 423-5487 www.parc-omega.com Train à vapeur Hull-Chelsea-Wakefield Partez pour un voyage inoubliable dans la pittoresque vallée de la Gatineau jusqu'au village touristique de Wakefield à bord de l'un des derniers trains à vapeur à circuler au Canada.Savourez un délicieux repas et redécouvrez le romantisme des voyages d'autrefois en optant pour l'unique voyage « Gastronomie sur Rail ».1 800 871-7246 ou (819) 778-7246 www.trainavapeur.ca Le trafic aérien mondial victime du SRAS ANDRÉ DÉSIRONT collaboration spéciale LE SYNDROME respiratoire aigu sévère (SRAS) a durement affecté le trafic aérien mondial, particulièrement en Asie où les transporteurs ont été contraints de réduire considérablement leurs activités.Selon la firme OAG (Official Airlines Guide), qui publie deux fois par mois un répertoire de tous les vols offerts dans le monde, le nombre de liaisons aériennes vers (et en provenance de) la Chine a baissé de 45 %, ce qui représente un total de 128 000 sièges par semaine.Ces chiffres portent sur les vols inscrits à l'horaire pendant la seconde semaine du mois de juin (soit du 9 au 15 juin), comparativement à la semaine correspondante en 2002.Hong-Kong est probablement la ville la plus touchée dans le monde, avec une baisse de 36 % du nombre de liaisons avec l'Europe et de 69 % avec les États- Unis et le Canada.OAG International estime que le SRAS est responsable d'une baisse de trafic de 50 % à l'aéroport de Hong-Kong, pendant le second trimestre de l'année.À l'aéroport de Singapour-Changi, la baisse de trafic se chiffrait à 35 %, tandis que les dégats étaient limités à une perte de 16 % à l'aéroport de Tokyo-Narita (ce qui se traduit néanmoins par l'annulation de 445 vols par semaine).Tous les grands aéroports du monde ont souffert de la phobie déclenchée par le SRAS, mais pas dans des proportions aussi importantes que dans certains pays d'Asie.On parle d'une baisse de trafic de 7 % à l'aéroport Kennedy de New-York, et de 3 % à l'aéroport Heathrow de Londres.Au Canada, ce sont les liaisons entre Vancouver et Hong-Kong qui ont été le plus sévèrement touchées, avec une réduction de l'offre de 41 %.Malgré la crise du SRAS qui a affecté Toronto, le trafic aérien est resté stable sur le marché intérieur, alors que le trafic entre le Canada et les États-Unis ne baissait que de 1 %.Mais cette stabilité, dans un contexte marqué par la restructuration d'Air Canada, masque une autre réalité : celle de la poussée exercée par les transporteurs à bas tarifs comme Jets Go, West Jet et Can Jet qui, pendant la deuxième semaine de juin 2003, ont exploité 67 % plus de vols que pendant la semaine correspondante en 2002.Les compagnies à bas tarifs continuent également leur percée en Europe, où leur offre a augmenté de 77 %.Leur succès n'est pas étranger aux problèmes éprouvés par les transporteurs traditionnels comme Air Canada.En Europe, Swiss, la compagnie née des cendres de Swissair voici un peu moins de deux ans, éprouve à nouveau des difficultés.Le transporteur, qui perd 1,3 million d'euros par jour, se prépare à supprimer un emploi sur trois et à amputer sa flotte de 34 appareils. 3DU0801B0702 MERCREDIÀ 3DU0801B0702 ZALLCALL 67 15:00:15 06/30/03 B B8 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 2 JUILLET 2003 NE071M103 © 2003.Sears Canada Inc.Prix en vigueur jusqu'au samedi 5 juillet 2003, dans la limite des stocks 50 ans de qualité, bons prix, service, fiabilité Jusqu'à samedi seulement! 69998 pour le duo Le plus grand choix de gros appareils ménagers au Canada Service après-vente assuréMC Garantie de parité des prix pour les gros appareils ménagers de grandes marques; détails en magasin Satisfaction garantie ou remboursement Laveuse de très grande capacité à 4 cycles, 3 réglages de température.NO 19202.Rég.Sears 399,99.Sécheuse de très grande capacité à 3 réglages de température et 3 cycles de séchage.NO 69202.Rég.Sears 399,99.rabais 100$ à l'achat du duo Pas d'acompte.Pas de paiement avant janvier 2004 pour les gros appareils ménagers et plus! Pas de paiement avant janvier 2004 avec la carte Sears seulement, sur approbation de votre crédit.Achat minimum: 200 $.GROARTISICLES EN PROMOTION DU 2 AU 26 JUILLET 2003 3153236A "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.