La presse, 5 juillet 2003, D. Arts + Spectacles
[" 6LP0101D0705 d1 5 juillet 6LP0101D0705 ZALLCALL 67 20:52:17 07/04/03 B Voir GALAS en D12 Voir CUSSON en D8 C A H I E R D | L A P R E S S E | M O N T R É A L | SA M E D I 5 J U I L L E T 2003 Philippe Noiret Les Rita Mitsouko «La prochaine pièce est de mon dernier album.Je l'ai faite pour les radios, mais elle n'a jamais tourné.» Cette présentation de Steve Hill, vendredi dernier sur la grande scène du Festival, je l'ai faite des dizaines de fois et je l'ai entendue encore plus souvent.Une aberration.Sauf de rares exceptions, pour avoir accès aux ligues majeures, le jazzman ou musicien québécois devra mettre les bouchées doubles par rapport à un collègue américain ou européen.Combien de musiciens d'ici ont joué avec Miles Davis?Pour percer, il faut une machine derrière soi: diffusion, promotion, etc.Même les grands virtuoses n'échappent pas à l'impératif de la «machine».Mais il faut un long CV avant de signer avec une étiquette internationale.«Thanks but no thanks!» Pourtant, le talent est là.Personnellement, je suis du genre expérimentateur, mais peu de gens savent que le R & D (recherche et développement) en musique est devenu presque impossible ici.À moins d'aimer beaucoup le beurre de pinottes.Les Européens ont accès à un très grand circuit; les Américains, eux, ont la notoriété.Nous, on a des milliers de kilomètres à couvrir.Pour aller jouer, ça prend un disque et pour vendre des disques, il faut faire des shows.Les occasions de se produire sur scène étant de plus en plus rares, il est devenu très difficile de vendre des disques.Surtout quand les gens ne connaissent pas l'artiste.Comment vendre des disques si les gens n'ont pas la chance de l'écouter?Enregistrer sa musique est une expérience à la fois excitante et vitale pour un musicien.C'est le témoignage de son progrès.Personnellement, j'ai eu la chance, seul ou en groupe, de participer à 25 albums.Mais une fois l'enregistrement fini, le réveil peut s'avérer brutal.«Le jazz est une musique marginale», diront certains en guise d'explication.Comment «expliquer» alors le million et demi de spectateurs que reçoit le Festival chaque année?Toutes catégories confondues, et même en divisant ce chiffre par trois, j'en conclus, comme je l'écrivais au début du Festival, que les gens sont prêts à écouter autre chose que la musique que leur servent les radios conventionnelles.Les gens ne sont pas dupes: donnez-leur la chance de choisir et les résultats seront là.En ce sens, l'arrivée d'une radio jazz est une très bonne nouvelle pour tous ceux qui, comme moi, se font dire: «Tu fais de la bonne musique, mais elle n'entre pas dans notre son.Couleur Jazz, pour plusieurs musiciens, c'est couleur espoir.Pour les mélomanes et auditeurs, cette radio représentera un guide de plus vers la découverte de musiques nouvelles.Bravo au CRTC de l'avoir compris! Couleur espoir MICHEL CUSSON collaboration spéciale FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ Conditions féminines Page 3 Contempler Victor Hugo Page 2 Le guitariste Michel Cusson, ex-Uzeb et compositeur des musiques de Séraphin, un homme et son péché et d'Omertà, se joint à l'équipe de La Presse pendant le Festival international de jazz de Montréal.FESTIVAL JUSTE POUR RIRE Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © Juste pour rire a commencé, l'an dernier, à «revamper» ses galas.Cette année, la machine s'est déployée un peu plus haut, un peu plus loin.Cela donne six galas francophones avec, chacun, son animateur (parfois deux) et son metteur en scène.Fini les brochettes d'artistes présentés au fil de «Et voici Untel!» et de «Et c'était Machin!» Voici le gala à thème \u2014 mais quand même pas à thèse ! UN PEU PLUS HAUT, UN PEU PLUS LOIN SONIA SARFATI François Morency, Patrick Huard, Louis-José Houde, Mahée Paiement et Charlot Daghlian figurent parmi les animateurs des six galas francophones du 21e Festival Juste pour rire.evenus une institution, les galas Juste pour rire étaient, au départ, une révolution.«Je me souviens, nous étions en focus group en train de chercher des idées pour notre futur festival, se souvient Gilbert Rozon.Quelqu'un a dit: Pourquoi ne pas faire une réunion d'humoristes?Un peu comme on fait des réunions de chanteurs.Il s'est fait regarder d'un air es-tu fou?parce que ce qu'il proposait là ne se faisait pas.C'était en fait original.Bref, cette personne-là est un peu notre soldat inconnu.» Un «soldat» d'autant plus important que sa flamme a, un temps, constitué le coeur du Festival Juste pour rire, dont la 21e édition s'ouvre jeudi (même si avantpremières et premières roulent déjà depuis quelques jours!) et qui envahira le Quartier latin et ses environs jusqu'au 20 juillet.«En fait, le Festival a été conçu autour des galas», rappelle le fondateur de la grande nouba du rire.Ils étaient au départ deux, animés par Serge Grenier.Puis quatre, avec à leur barre Jean-Guy Moreau et Thierry Le Luron.Puis cinq en français (animés par Michel Drucker et Dominique Michel) et deux en anglais.Ont suivi les ères Dodo et Yvon Deschamps.La multiplication des galas anglophones.La naissance des prégalas, «qui sont une manière de rodage, sans caméra mais avec public, pour le gala capté pour la télévision», résume Gilbert Rozon.Maintenant bien enrobés par le reste de la programmation, ces galas demeurent très importants pour l'événement: «Le rayonnement international du Festival passe par eux.Ils sont télédiffusés un peu partout dans le monde, des extraits sont présentés à bord d'avion, bref.ils sont vus par des millions de personnes.» Vrai.Combien d'humoristes rencontrés au fil d'années de couverture de festival l'ont mentionné: le passage sur la scène du Théâtre Saint-Denis dans le cadre d'un gala a un impact direct dans le milieu \u2014 et donne l'élan à une carrière; et la télédiffusion, sur la popularité.populaire: c'est après leur passage à la télévision qu'ils se font reconnaître chez le dépanneur, le coiffeur, le dentiste et autres endroits moins recommandables (si jamais ils en fréquentent).«Nous aurions pu nous asseoir sur nos lauriers: les billets se vendent très rapidement et les galas sont généralement présentés à guichets fermés.Mais nous avons choisi de faire évoluer la formule.» C'était nécessaire.Pour le public.Et pour les humoristes.«Juste pour rire a maintenant ses clones.Ils étaient à l'avantgarde, ils devaient le rester.Et pour cela, faire autre chose», fait remarquer François Morency qui, depuis 1998, a animé un sinon deux galas par année.«Pour que ces spectacles soient intéressants pour les humoristes, il faut qu'ils puissent vivre là des choses qu'ils ne peuvent faire dans leur propre spectacle.Qu'ils puissent se risquer sur une corde raide, différente.Qu'ils strechent leur registre», ajoute Patrick Huard, qui a posé une pierre importante sur les bases de ce nouvel édifice-là avec le gala pour les femmes qu'il a animé l'an dernier.La volonté était là.Gilbert Rozon parle en effet d'une réflexion amorcée il y a trois ans.Avec de bons coups (le gala de Patrick Huard) et de moins bons (le gala 20e anniversaire).«Mais la machine se déploie tranquillement.Nous nous donnons plus de moyens pour faire des choses originales: nous avons instauré une cellule de création permanente, qui est au service des artistes et des galas; et nous (comprendre le personnel «senior» de Juste pour rire) nous réunissons avec eux sur une base régulière pour brainstormer.» De ces remue-méninges est née la formule (non finale) présentée cette année: du côté francophone, six galas avec, chacun, son ou ses animateurs, son thème, son metteur en scène.Chaque animateur a bien voulu nous donner un aperçu de ce qu'il nous réserve. 6LP0201D0705 D02 Samedi 6LP0201D0705 ZALLCALL 67 21:23:21 07/04/03 B D2 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 JUILLET 2003 Noiret et Hugo, d'homme à homme L'acteur lira Les Contemplations en solo cet automne au Monument-National ÈVE DUMAS Il y a au moins un avantage à interviewer Philippe Noiret au téléphone : on n'a pas à respirer la boucane de son légendaire barreau de chaise, dont toutes les entrevues avec l'acteur français font inévitablement mention.Mais pour le reste \u2014 la prestance, la bouille, la chaleur humaine \u2014 c'est bien dommage de ne pas l'avoir en chair et en os.Consolation : il lira Victor Hugo en solo cet automne, au Monument- National.Ce sera sa deuxième visite automnale consécutive au Québec, puisque l'an dernier, le « dandy à la voix d'or » tournait le film Père et Fils, de Michel Boujenah.Cette fois, il sera à Montréal assurément du 11 au 14 septembre, peut-être un peu avant, peut-être un peu après.On doit lui rendre hommage, avec Lambert Wilson, au Festival des films du monde, qui se tient du 27 août au 7 septembre.Au moment de l'entrevue, l'acteur ne semblait pas encore savoir s'il sera sur place pour récolter les honneurs.« Je n'en sais rien.Peut-être, sans doute, enfin je ne sais pas.Si c'est à la fin du mois d'août, non je ne viendrai pas, je ne crois pas.J'arriverai quelques jours avant (de monter sur scène), mais pas aussi tôt, ça m'étonnerait.» Il sera toutefois sur place afin de faire un brin de promotion pour Père et Fils, dont les avant-premières vont déjà bon train en France, dans les villes de province.« Les réactions sont très bonnes.Nous, les protagonistes, le père (M.Noiret lui-même) et les enfants (Charles Berling, Pascal Elbe et Bruno Putzulu), nous sommes très contents du film.C'est un très joli film, drôle, charmant, touchant, réussi, rond, dense.Il n'y a pas de facilité, pas de complaisance.» C'est justement lors du tournage dans Charlevoix en octobre dernier que le projet de présenter Les Contemplations de Victor Hugo à Montréal a germé.« On parlait de ça avec les amis du tournage qui avaient eu la gentillesse de venir voir le spectacle à Paris.On en parlait entre nous, donc, et Roger Frappier, notre producteur canadien adorable, nous a entendus.Il a dit : Il faut absolument que vous veniez ici.Je vous produis ça et j'ai un autre ami producteur (René Malo) qui veut embarquer.Et voilà ! Alors, ils me font venir quelques jours.» Au coeur de l'oeuvre de Hugo Présenté avec succès dans la Ville lumière au printemps 2002, le solo de Philippe Noiret nous plonge dans ce qui est considéré comme LE chef-d'oeuvre de l'auteur de Notre- Dame de Paris et des Misérables.« C'est une oeuvre qui est au coeur de son oeuvre et qu'il a écrite entre 25 et 39 ans, à peu près, rappelle-t-il.Elle est en deux parties, Autrefois et Aujourd'hui, ce qui lui donne à la fois une unité et une progression dramatique.La première partie contient les poèmes d'avant la tragédie de sa vie, la mort de sa fille Léopoldine, donc tous les poèmes qui parlent de son adolescence, de ses premiers émois amoureux, de sa découverte de la nature, de tout ce qu'il y a comme ça d'assez doux, de mélancolique et de charmant.Et puis, le grand drame de sa vie et là on passe dans la douleur, la tragédie et vers la fin, dans une espèce de confrontation à Dieu et au cosmos qui est tout à fait bouleversante.» L'idée de ces lectures lui est venue dans la foulée d'une carte blanche tendue par des amis qui organisent un festival à Tours, dans la Loire.« Je me suis entendu dire : Je vais vous lire du Victor Hugo.J'ai toujours bien aimé Victor Hugo.C'est évidemment un grand poète envers et contre tout.J'ai toujours été assez sensible et attiré par cette espèce de monstre, humain en même temps, touchant, ridicule et tout ce qu'on veut, avec une dimension exceptionnelle et unique.» Le comédien a fait un choix à peu près équilibré dans les deux volumes des Contemplations.« Quand on a affaire à quelqu'un d'aussi connu, il est important de faire découvrir des morceaux moins connus à la majorité des gens et puis, il y a quelques tubes, si j'ose dire, qu'on ne peut pas éviter.» Très en vogue à Paris par les temps qui courent, les soirées littéraires ont été remises dans le vent par Fabrice Lucchini, grand lecteur de Céline et Maupassant.Sami Frey, que l'on a vu à la Place des Arts en mai, contribue également à la réhabilitation de cette forme très minimaliste.« Il y a beaucoup de gens de cinéma qui font ça dans l'idée de se récompenser un peu.Non pas qu'on ne s'amuse pas au cinéma, mais le côté jouissance physique du contact, du combat, du cheminement avec un texte n'est pas le même.C'est un exercice que je n'avais pas pratiqué vraiment.On a la sensation d'être son propre maître, de faire ça en communion avec les gens.On les sent là, on les a, donc on peut jouer avec eux dans le bon sens, les laisser respirer.C'est une sensation très agréable.C'est comme une récompense et une gymnastique en même temps.» Renouer avec le théâtre S'il n'avait jamais lu de la poésie devant public, Philippe Noiret a néanmoins foulé les planches avant de crever l'écran.Il entrait au Théâtre national populaire de Jean Vilar en 1953.Avec le TNP, il a d'ailleurs joué plusieurs fois à Montréal, dans Le Cid, Lorenzaccio et Don Juan.Puis, l'étoile montante a abandonné la scène vers 1960 au profit du cinéma.« Le cinéma, c'est très confortable au point de vue vie.Travailler deux mois, s'arrêter trois ou quatre, pouvoir aller à la campagne, monter ses chevaux.C'était très plaisant, confie celui dont le penchant pour le doux farniente est de notoriété publique.Et puis, il y a quatre ans, je suis tombé sur la pièce de Bertrand Blier, Les Côtelettes, et j'ai voulu absolument la jouer.C'était exactement ce qu'il fallait pour me faire revenir au théâtre : une pièce française contemporaine avec une langue magnifique, un plaisir de dire les mots, de les mâcher, d'en profiter.Puis, un partenaire comme Michel Bouquet.» S'il avait un peu d'appréhension à retrouver les feux de la rampe au début, il s'est rapidement fait reprendre au jeu et a enchaîné avec la pièce de Yasmina Reza, puis ce solo qui tournera en France, en Belgique et en Suisse jusqu'en janvier 2004.« Ce qui m'a fait très plaisir avec ces lectures, c'est de voir que, pour la première fois de ma vie \u2014 mon Dieu, il était temps \u2014 je pouvais être à l'origine de quelque chose.C'était une récompense de voir que les gens venaient, qu'ils avaient la curiosité de venir m'entendre.J'avais des doutes parce que je n'ai jamais été très content de moi, je n'ai jamais eu une très haute opinion de moi-même.Mais je constate aujourd'hui que pendant 50 ans, comme ça, on se fait quand même un fond de public.Ça vous conforte dans les moments de mélancolie.» Lorsqu'on lui rappelle qu'il a également au Québec un public très épris et fidèle, on le sent presque rougir au bout du fil.« Rien ne peut me faire plus plaisir.Ça me fait très plaisir de revenir et d'avoir un contact plus direct avec les Québécois.C'est vraiment très intime et très simple comme spectacle, sans fioritures.C'est d'homme à homme.J'essaie de donner le plus simplement possible la pensée et la musique de cet homme-là, avec le moins d'artifice possible.» C'est gagné d'avance.Photo RÉMI LEMÉE, Archives La Presse © Ce sera la deuxième visite automnale de Philippe Noiret consécutive au Québec, puisque l'an dernier, le « dandy à la voix d'or » tournait le film Père et Fils, de Michel Boujenah dans Charlevoix.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Hugo Dumas 18:30KTERMINATOR Le premier de la série des Terminator date déjà de 1984.Ça ne rajeunit personne, à commencer par Arnold Schwarzenegger lui-même.À revoir avant de vous taper le troisième volet au cinéma, si le coeur vous en dit, évidemment.20:00ZTRADING SPACES Vous n'avez rien à faire ce soir et le club vidéo semble trop loin?Cette émission est parfaite pour vous: deux couples de voisins s'échangent leur maison pendant deux jours et refont une pièce avec un budget de 1000$ US.Il faut voir la réaction des participants quand ils s'aperçoivent que leur nouveau décor est franchement horrible.Hilarant.20:30rMON FANTÔME D'AMOUR C'est Demi Moore avant sa série de chirurgies plastiques.C'est aussi l'histoire d'un fantôme (Patrick Swayze) qui entre en contact avec sa femme et qui, au bout du compte, finit par faire de la poterie avec elle au son d'Unchained Melodies.22:008RADIOHEAD LIVE À MUSIQUEPLUS On aime ou on déteste Radiohead.Pour les fans, la bande à Thom Yorke passe 90 minutes en compagnie de Claude Rajotte et Rebecca Makonnen et cause de Hail to the Thief.Plusieurs performances aussi au menu.18h00 18h30 CANAUX 18h00 aq 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO cj or yA EM zH CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO CÂBLE Le Téléjournal Cinéma / MON AMI WILLY (5) avec Jason James Richter, Lori Petty Caméra Témoin / Des abeilles et des hommes Le Téléjournal À la Maison-Blanche Cinéma / PLACE.(4) Le TVA 18 heures Cinéma / BEETHOVEN (6) avec Charles Grodin, Bonnie Hunt Cinéma / MON FANTÔME D'AMOUR (4) avec Patrick Swayze, Demi Moore Cinéma (23:43) Ramdam Charlie Brown.Ace London Culture dans tous ses états / Danses contemporaines Cinéma / LES COPAINS D'ABORD (3) avec William Hurt, Tom Berenger Cinéma / FRANKENSTEIN JUNIOR (3) (22:53) Le grand défi karaoké Cinéma / TERMINATOR (4) avec Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton Cinéma / ET TOMBENT LES FILLES (5) avec Morgan Freeman, Ashley Judd (20:45) Cinéma (23:45) News E.T.Just for Laughs Gags Canadian Idol Cold Squad Comedy Now / Women of the Night CTV News News Reg.Contact Sat.Report CFL Football Football / Eskimos - Tiger-Cats Cinéma / POSSIBLE WORLDS (5) avec Tom Mc Camus News ABC News Dharma & Greg Cinéma / STAR TREK: FIRST CONTACT (4) avec P.Stewart Dragnet News Will & Grace CBS News Entertainment this Week The Price is Right / U.S.Air Force The District The Agency ER Golf: U.S.Women's.(16:00) NASCAR: The Winston Cup / Course automobile Saturday Night The Lawrence Welk Show As Time.Keeping up Fawlty Towers .Served?Ballykissangel Soundstage / Tom Petty & The Heartbreakers Cinéma / THE THIN MAN.BBC News The Editors Business.Mc Laughlin Monarch of the Glen Mulberry BBC News Cinéma Parole Board City Confidential / Aspen American Justice Cold Case Files Crossing Jordan Third Watch Sol et Gobelet Bandeapart.Artiste.Kaléidoscope Viens voir./ Roy Dupuis The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars Silence, on court! Arts, Minds StarTV Molly Johnson: Live.A Tribute to Burt Bacharach and Hal David George Carlin Sex & the City Les Gags Juste pour rire Galas Juste pour rire Debout les comiques! Familles célèbres / Presley Couples légendaires du 20e.Cinéma / L'HOMME.(5) Mondialisation Touri Quizz Les 4 visages de la santé.Capharnaüm .ressources humaines Quartier.Commission scolaire.Police des sectes.How'd they do that?How it's Made Frontiers of Construction Guinness World Records Primetime Connection .it's Made .des îles.À vélo Odysseus Escales de.Bleu .de France Zone limite Le Tour de France .de Corse .(18:15) .(18:40) .(19:05) Jett I Shrunk the Kids Cinéma / THE COMEBACK KID (5) .of the Dark?Cinéma / REALITY.(22:50) Drew Carey Seinfeld That '70s Show Seinfeld Cinéma / SCREAM 2 (4) avec Neve Campbell, Courteney Cox Wildest Police Videos Mad TV Doc Quebec Sings / Remy Shand Stargate SG-1 Mutant X Andromeda Inside Ent.Saturday Night Trouvailles./ Charlevoix Guerres et Conflits Face cachée./ Sauvetage Les Tisserands du pouvoir Cinéma / 1492: CHRISTOPHE COLOMB (5) avec G.Depardieu Streets of.Ghost.For King and Empire Treasure Seekers / Silk Road Cinéma / PT 109 (5) avec Cliff Robertson, Ty Hardin .Wheels .Homes At the Post .the Dogs Zoo Diaries Dogs, Jobs Matchmaker .Hollywood Hollywood Confidential: Fans Sexual Secrets Les Succès .nos idoles Max Lounge / Richard Petit Musicographie / P.Frampton Cinéma / SGT.PEPPER'S LONELY HEARTS CLUB BAND (5) avec P.Frampton Musicographie Box Office Babu à bord .la peau de Exposé / Madonna Karaoclip Les Osbourne Dollaraclip Artiste du mois de juillet: Radiohead Live à M+ Vidéo Clips La Caravane From Egypt to Montreal Noir de monde Paysage.Indo-Mtl.Parsvision Acasa The Agency King of Queens E.T.Tonight BBC News CBC News >replay World View Foreign.Sat.Report Mansbridge Rough Cuts / Once upon.>replay La Semaine verte Journal RDI L'Épicerie La retraite, non merci! Téléjournal L'Épicerie Enjeux / Du premier.baiser Zone libre Golf LPGA (16:00) Sports 30 Homme, fort Superbike La Série Champ Car / Cleveland Sports 30 Formule 1 Le Clown Balko L'Oeil du crime Six pieds sous terre Loi et l'Ordre: crimes sexuels Inspecteur Barnaby Clocking off Cinéma / CITY ON FIRE (6) avec Barry Newman, Susan Clark Da Vinci's Inquest Cinéma / CUBE (4) avec Maurice Dean Wint, Nicole de Boer Adventure Inc.Robot Wars Odyssey Cinéma / CODE RED: THE RUBICON CONSPIRACY (6) Cinéma / DEMOLITION MAN Sportsnetnews Baseball / Blue Jays - Orioles Sportsnetnews Best Damn Sports Show.Studio Tékitoi .chansons Un air de.Les Années Mode Cinéma / MERCI MON CHIEN (4) avec A.Kelif .carrière Cinéma / JOURS.(5) Trading Space While you were out Trading Spaces Pros and Cons: The Good.Trading Spaces LPGA Golf (16:00) NASCAR / Pepsi 400 Champ Car World Series .(17:00) Redwall .le meilleur Dilbert Bugs Bunny & Tweety Les Simpson Henri, gang Clone High Quads! Les Simpson Déchiqueteurs D'ici &.Journal FR2 Acoustic Le plus grand cabaret du monde .rire (21:43) Journal (22:07) d.Cinéma / MAIGRET ET LE.Undersea.Great Rivers National Geographic Cinéma / ANNA KARENINA (3) avec Greta Garbo, Fredric March Cinéma / DANGEROUS LIAISONS (2) avec Glenn Close Jeux de société / La Mode Décore ta vie Oui, je le veux! .miracles Loi du retour Éros et Compagnie Le sexe dans tous ses ébats Les Mariées de Manhattan Accès.com Goût du jour Mosaïque Souper de filles / Fricassée .touristique Rendez-vous avec.Cap sur Qc .Santé Horoscope / Communiqués Eerie.Taina Une grenade avec ça?Charmed Buffy.3 Hairy Thumbs up .Hunters Timeblazers Buffy the Vampire Slayer Fear Vampire.Big Wolf.Robot Wars Métal hurlant Au-delà du réel Chroniques du paranormal Les Médiums Invasion Planète Terre Le TVA (23:15) Le Grand Journal (23:15) 6LP0301D0705 6LP0301D0705 ZALLCALL 67 21:02:16 07/04/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 5 J U I L L E T 2 0 0 3 D 3 LES RITA MITSOUKO Du tout cru ALEXANDRE VIGNEAULT DEUX ALBUMS de chansons nouvelles et une compilation de tubes anciens, au moins deux tournées triomphantes, les Rita Mitsouko suscitent une cool frénésie depuis leur « retour », il y a trois ans.La machine créatrice fonctionne à plein régime et le public ne se fait pas prier pour suivre les frasques musicales d'un des plus déroutants groupes pop français des 20 dernières années.Après avoir rempli deux fois le Spectrum en 2001, le duo formé par l'extravagante Catherine Ringer et l'imperturbable Fred Chichin fait un saut au Québec le temps d'une minitournée qui s'achève mardi, au Métropolis.Attablé dans un hôtel montréalais, le tandem était détendu et rieur, hier après-midi.Rien à voir avec leur réputation d'artistes capricieux.Précisons que si vous les aviez croisés rue Sainte-Catherine, où ils se sont baladés après l'entrevue, vous ne les auriez pas reconnus.Fred Chichin a rasé sa fine moustache et Catherine Ringer ne se donne pas des airs de diva dans la vie de tous les jours : un pantalon, un tailleur, une coiffure simple, rien de bien théâtral.Inutile de jouer sur les mots, qu'on parle ou non de « retour », il faut admettre que les Rita Mitsouko ont considérablement accéléré la cadence depuis Cool frénésie (2000), paru sept ans après leur dernier disque de chansons originales (Système D).« On a une meilleure dynamique qui fait qu'on travaille plus vite maintenant, admet Catherine Ringer.Dans le passé, on travaillait beaucoup, mais puisqu'on n'était pas content des résultats, on ne sortait tout simplement pas de disque.» Fred Chichin souligne par ailleurs que la pause discographique dans la carrière des Rita Mitsouko correspond au boom du rap en France.Du jour au lendemain, le hip-hop était la seule préoccupation des compagnies de disques.« Ils n'en avaient rien à foutre de nous, dit-il.Dès qu'on ouvrait la gueule, on nous regardait comme des abrutis.» Plutôt que de se battre contre la machine, ils ont décidé de concentrer leurs efforts sur les concerts et n'ont plus tellement composé.« L'industrie du disque a aussi beaucoup changé pendant ce temps-là, poursuit le guitariste.C'est devenu hyper-mercantile.Les maisons de disques ont trouvé chez les rappeurs des artistes qui parlaient le même langage qu'eux et qui étaient prêt à tout faire pour la promo.On est plutôt chiants pour des directeurs du marketing, Catherine et moi, il y a des trucs qu'on ne veut pas faire.» À l'inverse de Cool frénésie, où les Rita flirtaient avec l'électronique, La Femme trombone met de l'avant un son cru, une approche plus directe.« On n'a pas toujours envie de manger la même chose », laisse tomber la chanteuse, qui avoue aimer faire l'aller-retour entre le simple et le tortueux.Au-delà des compositions de Fred Chichin, c'est aussi la clarté inhabituelle des textes qui étonne.Catherine Ringer, qui n'a jamais eu la langue dans sa poche, parle de menstruations, de perte de désir et passe des messages avec le souci évident d'être comprise.Vieux Rodéo, par exemple, sonne comme un avertissement adressé aux femmes, jeunes et moins jeunes, qui seraient tentées de prendre pour acquis une égalité entre les sexes gagnée de chaude lutte.« En Europe, en France particulièrement, il y a beaucoup de jeunes filles issues de l'immigration qui sont en train de réintégrer, pour des raisons communautaristes, les modèles de soumission à cause de la religion, aussi bien chez les musulmans que chez les catholiques.Et c'est pourquoi je me suis permis de sonner l'alarme.» Fred Chichin ajoute que la violence faite aux jeunes femmes prend des proportions inquiétantes en France.Pas seulement dans les cités \u2014 où sévit une terrible mode de viols collectifs appelés « les tournantes » \u2014 mais aussi dans les lycées.« Elles se font agresser simplement parce qu'elles portent une jupe ! » lance-t-il à la fois ahuri et indigné.Formation continue En plus de l'actuel spectacle bâti autour des chansons de La Femme trombone, Catherine Ringer a aussi effectué un retour au théâtre cette année, dans une comédie musicale appelée Concha Bonita.Sachant qu'elle y incarnait un transsexuel, on pense tout de suite que c'est l'envie d'incarner un personnage ambigu qui l'a incitée à embarquer dans le projet.Erreur.Elle a plutôt été séduite par l'occasion de travailler avec un metteur en scène qu'elle admire, Alfredo Arias, sur une partition signée Nicola Piovani, compositeur associé à Fellini et Nanni Moretti.« L'envie de chanter avec d'autres chanteurs me plaisait aussi beaucoup, ajoute-t-elle.Le rôle luimême ne me tentait pas au début.Je n'étais pas sûre que c'était une bonne idée qu'un transsexuel soit joué par une femme, comme si une femme, c'était un homme à qui on a tout simplement coupé les couilles et la queue, souligne-t-elle en riant.Ce n'est pas tellement reluisant pour la condition féminine ! Être femme, c'est autre chose.On a plus à l'intérieur qu'une espèce de trou sanglant taillé au bistouri, même si ça se voit moins.» Catherine Ringer trouve les escapades hors des Rita Mitsouko très stimulantes.« Dans d'autres boulots, on appelle ça la formation continue », remarque-t-elle, avec un sourire en coin.« C'est indispensable, renchérit Fred Chichin.Ça libère, ça renouvelle et, après, on revient avec une expérience de plus dans nos bagages.» Après 20 ans de carrière, le seul allié sur lequel osent compter les Rita Mitsouko, c'est son public.« On sent que l'amour des gens qui nous apprécient est profond et pas seulement passager », dit Catherine Ringer.« On fait partie de la vie de certaines personnes, comme d'autres artistes font partie de ma vie à moi », dit Fred Chichin.La dernière fois qu'ils ont joué au Québec, ils ont reçu une dose d'amour plutôt massive et ils s'en souviennent.« Ça va être bien de jouer ici, dit le guitariste, les gens aiment que ça chauffe ! » La lueur dans son regard ne ment pas : ça va chauffer ! LES RITA MITSOUKO, en spectacle au Métropolis, le 8 juillet, à 20 h 30 Photo BERNARD BRAULT, La Presse © L'extravagante Catherine Ringer et l'imperturbable Fred Chichin.LES 15es FRANCOFOLIES J'ai vu le vent, le rocet la mer.Le grand spectacle extérieur réunira Daniel Boucher, Éric Lapointe et Kevin Parent P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale AUX FRANCOS, fini les concepts de mégaconcerts au mieux plaisants et bigarrés, au pire foireux.Cette année, l'organisation ne prend aucun risque.Pour marquer le grand coup de leur 15e anniversaire, les Franco Folies de Montréal se paient sur une même scène les trois boys les plus en vue de la pop québécoise, Daniel Boucher, Kevin Parent et Éric Lapointe, dans un spectacle baptisé Le Vent, la Mer, le Roc.Le Festival de jazz n'est même pas terminé qu'Alain Simard, secondé du producteur Guy Latraverse, a enfilé sa cravate francofolle pour présenter aux journalistes le grand concert extérieur du jeudi 24 juillet, à 21 h.Journalistes qui ont dû poireauter une heure avant le début de ladite conférence.C'est qu'Éric Lapointe, fidèle à son image de rockeur impénitent, ne s'était pas réveillé, prétextant même une laconique histoire de cadran qui n'a pas sonné (ou que son chien avait mangé, allez donc savoir).« Y'en a qui se sont couchés tard hier, ç'a l'air ! » a lancé Alain Simard.Mais qu'importe : après avoir demandé un café, le rockeur a enfin rejoint Kevin Parent et Daniel Boucher autour de la table pour brièvement répondre à nos questions sur ce concert qui s'annonce d'emblée mémorable et dont la mise en scène sera assurée par Patrick Huard.« Pour ce 15e anniversaire, a expliqué Guy Latraverse, l'idée était de réunir trois grandes vedettes qui ont toutes débuté sur une des scènes des Franco Folies et qui ont marqué l'histoire du festival », soulignant du même coup l'importance de la visibilité offerte par les Franco Folies depuis leurs débuts à Montréal.Les trois vedettes de notre univers pop ont été associées aux éléments qui constituent le titre du concert : Éric Lapointe (le roc) a connu sa fulgurante consécration en 1994 ; Kevin Parent (la mer) a rencontré le succès en 1995 et Daniel Boucher (le vent \u2014 « parce que c'était ce qui restait ») a été la tornade de l'été 1999 avec sa désormais proverbiale gang de malades.Le choix de Patrick Huard comme metteur en scène aurait été accueilli à l'unanimité.Rappelons que l'humoriste devenu comédien a réalisé le clip de la chanson de Richard Desjardins, Un beau grand slow, telle que réinterprétée par Éric Lapointe.C'est donc avec la franche camaraderie que l'on s'imagine que se construira ce concert, qu'on promet plein de surprises, « certaines me coûtant pas mal cher », a précisé Guy Latraverse.Pour une première fois, le spectacle sera retransmis presque en direct (avec quelques minutes de décalage) par Radio-Canada le même soir.Ce grand spectacle Le Vent, la Mer, le Roc est la cerise sur le sundae des festivités gratuites des 15es Franco Folies, qui présenteront aussi un grand concert des Cowboys Fringants le lundi 28 juillet et un party de clôture le samedi 2 août avec la troupe de Mix Mania.LES BELLES-SOEURS Louison Danis Danielle Proulx Manon Lussier Josée Beaulieu Danièle Lorain Adèle Reinhardt Anne Bryan Denise Dubois Chantal Baril Isabelle Drainville Audrey Lacasse Danielle Lépine Sophie Cadieux Catherine Richer Marjorie Smith Concepteurs et artisans Louise Campeau François Barbeau Martin Labrecque Geneviève Lagacé Une pièce de Michel Tremblay mise en scène Serge Denoncourt 555, boulevard Richelieu, Saint-Marc-sur-Richelieu - Autoroute 20 Est - Sortie 112(Beloeil - Saint-Marc-sur-Richelieu) Route 223 ( direction Nord ) environ 10 kilomètres photographe : Pierre Desjardins Bateau-Théâtre L'Escale à Saint-Marc-sur-Richelieu www.bateautheatrelescale.com Les Productions Jean-Bernard Hébert Inc.RÉSERVATIONS : 1 (866) 774-4446 ou (450) 584-4446 Un triomphe Supplémentaires mardi 8-15-22-29 juillet 20h30 aussi dimanche 27 juillet 20h30 et samedi 19 juillet 17h00 Hâtez-vous ! Extravagant et de bon goût, un véritable cadeau (A.Diaz Montréal ce soir) Les Belles-Soeurs nous reviennent avec l'intensité, le dépouillement et la ferveur des premières années (J.Beaunoyer) Les Belles-Soeurs une joie de vivre contagieuse ( Maxime Demers Journal de Montréal ) Cette nouvelle production trouve sa pertinance grâce à l'inventivité de S.Denoncourt qui a choisi de secouer certaines traditions (S.Lévesque Le Devoir) LA BOUTIQUE AU COIN DE LA RUE Un triomphe : Critiques unanimes Cette histoire glisse en nous avec la fraîcheur d'un Muscadet parce qu'elle est bien racontée J.St-Hilaire Le Soleil Une distribution extraordinaire pour un spectacle d'une élégance tout à fait réjouissante M.Vallerand Radio-Canada Théâtre La Dame Blanche ( à 10 minutes du centre-ville de Québec) Jusqu'au 30 août d'après la pièce de Miklos Laszlo Le bonheur est dans la Boutique J.Beaunoyer La Presse Le charme opère tout au long de ce conte aussi optimiste que nostalgique D.Cantin Le Devoir Un spectacle généreux, imposante production qui se démarquera, cet été, dans la région de Québec P.O.Nadeau Journal de Québec Jean-Louis Roux Jean-Bernard Hébert Louis-Olivier Mauffette Myriam Poirier Réjean Vallée Sylvain Dubois Sylvio Archambault Marjorie Vaillancourt Odette Lampron David Fontaine dans une mise en scène de Pierre-Olivier Scotto et Martine Feldmann (418) 661-5156 ou 1 (866) 661-5156 (sans frais) Parc de la Chute-Montmorency 2490 avenue Royale, Beauport, Québec Les Productions Jean-Bernard Hébert Inc.3154249A 6LP0403D0705 D4 Samedi 6LP0403D0705 ZALLCALL 67 19:39:26 07/04/03 B D4 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 JUILLET 2003 THÉÂTRE SAINT-SAUVEUR DÈS LE 20 JUIN 2003 Certificat-cadeau disponible RÉSERVATIONS : 450.227.8466 514.990.4343 22, RUE CLAUDE, ST-SAUVEUR, SORTIE 60 AUT.15 NORD www.theatrestsauveur.com COMÉDIE DE MARCIA KASH & DOUG HUGHES MICHEL FORGET ADAPTATION : VINCENT BILODEAU MISE EN SCÈNE : - FORFAIT SOUPER THÉÂTRE SUR PLACE - PAULINE MARTIN LUC GUÉRIN MICHÈLE DESLAURIERS PATRICE COQUEREAU JEAN-GUY BOUCHARD RENÉ GAGNON PHILIPPE PROVENCHER 3148831A Le crooner Barry White s'éteint Associated Press LOS ANGELES \u2014 Le chanteur américain Barry White, chanteur de charme noir à la voix de velours, apprécié pour ses chansons d'amour pleine de sensualité, est mort hier à l'âge de 58 ans, a annoncé son impresario Ned Shankman.Barry White, qui était sous dialyse, était hospitalisé depuis septembre dernier pour une insuffisance rénale due à des années d'hypertension.Il est décédé au centre médical Cedars-Sinai de Los Angeles.Il incarnait l'une des grandes voix du rhythm and blues traditionnel.Très populaire dans les années 70, Barry White avait cependant eu droit tardivement, en 2000, à la reconnaissance du show-business américain avec deux distinctions des Grammys pour sa chanson Staying Power.Son oeuvre illustre parfaitement une certaine musique disco cool.Il aura joui de trois décennies de succès avec des titres tels que You're the First, the Last, My Everything ou It's Ecstasy When You Lay Down Next To Me ou encore Just the Two of Us.Illustration du caractère clairement sexuel de ses textes, Love Serenade, qui remonte à 1975, débutait par les deux vers suivants : « I want you the way you came into the world / I don't want to feel no clothes » (Je te veux comme tu es venue au monde / Je ne veux pas sentir de vêtements).Barry White est né le 12 septembre 1944 à Galveston au Texas d'une mère célibataire.Avec son frère Daryl, il a grandi dans le quartier South Central de Los Angeles.À l'adolescence, il est entré dans la chorale d'une église baptiste, dont il a rapidement pris la direction grâce à ses dons.Il confiait en 1990 au magazine Ebony que sa voix avait changé en une nuit, passant des dissonances de l'adolescence au beau timbre de basse qui aura fait sa gloire.Photo AP © Le crooner américain Barry White.LIVRET DE DALE WASSERMAN MUSIQUE DE MITCH LEIGH PAROLES DE JOE DARION ADAPTATION FRANÇAISE JACQUES BREL THÉÂTRE MUSICAL AVEC JEAN MAHEUX, ÉVELINE GÉLINAS, SYLVAIN SCOTT, STÉPHANE BRULOTTE, STÉPHAN CÔTÉ, MICHELLE LABONTÉ, ROGER LA RUE, SYLVAIN MASSÉ, CATHERINE VIDAL MISE EN SCÈNE RENÉ RICHARD CYR ASSISTANCE À MISE EN SCÈNE : LOU ARTEAU DIRECTION MUSICALE : BENOIT SARRASIN NAVETTE EXPRESS Montréal-Joliette Pour les représentations suivantes de L'Homme de la Mancha 5 juillet 11-12 juillet 18-19 juillet 18$ aller-retour Informations : 450-759-6202 PRÉSENTE À LA SALLE ROLLAND-BRUNELLE Au Gala des Masques 2003 MASQUE DU PUBLIC Loto-Québec PRODUCTION « Théâtre privé » D I F F U S I O N INTER-CENTRE Lauréat régional Attraction touristique Moins de 100,000 visiteurs Gagnant du Félix Diffuseur de spectacles de l'année ADISQ www.ccultjoliette.qc.ca 20, St-Charles-Borromée sud, Joliette J6E 4T1 MD Des voix superbes qui donnent toute la force à l'histoire\u2026 que de talents à la puissance dix.Montréal, Ce soir, Radio-Canada Du très bon théâtre\u2026 Sylvain Scott est la révélation du spectacle\u2026 C'est bien meilleur le matin, Radio de Radio-Canada Fabuleux spectacle musical\u2026magnifiquement raconté\u2026à voir ! Salut Bonjour, TVA Une grande ode à la vie, à l'espoir et au rêve\u2026 Faut aller à Joliette cet été.Montréal Express, Radio de Radio- Canada Achats téléphoniques (450) 759-6202 Dernière chance de voir le meilleur spectacle musical de l'année 2002 ENCORE9 REPRÉSENTATIONS Jusqu'au 19 juillet 2003 Du mercredi au samedi à 20h00 3154205A 3154603A 3138596A MD Achats téléphoniques (450) 759-6202 www.ccultjoliette.qc.ca PRÉSENTE AU CABARET-THÉÂTRE DE LA SALLE ROLLAND-BRUNELLE TM 3154209A LE RETOUR DU CHEVALIER NOIR Une aventure pour toute la famille Du 14 juin au 27 septembre 2003 www.chateaumedieval.com Forfait hébergement 1 888 263-7373 \u0001 JEUX \u0001 COMPÉTITIONS \u0001 JOUTES À St-Adolphe d'Howard \u0001 40 PERSONNAGES \u0001 16 CHEVAUX CHÂTEAU MÉDIÉVAL 4e SAISON 150 000 VISITEURS NOUVEAU SPECTACLE SUPPLÉMENTAIRES 31 AOÛT ET 6 SEPTEMBRE À partir de 5212$ + taxes + service 6LP0501D0705 6LP0501D0705 ZALLCALL 67 20:59:15 07/04/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 5 J U I L L E T 2 0 0 3 D 5 À ne pas inviter au même party BILLET m c a s s i v i @ l a p r e s s e .c a C'était à prévoir, le cinéaste, auteur et polémiste Pierre Falardeau a de nouveau soulevé l'ire.d'à peu près tout le monde, cette semaine, en traitant quelques artistes québécois \u2014 dont Plume Latraverse, Kevin Parent et La Bottine Souriante \u2014 de trous du cul pour avoir chanté à la fête du Canada.Ce à quoi M.Latraverse aurait rétorqué un bien senti « si je suis un trou du cul, alors lui, c'est un mangeux de marde ! » C'est dire comme les drapeaux ont de nouveau volé haut cette année grâce à ces quelques artistes \u2014 ils sont décidément trop peu nombreux \u2014 qui manient le verbe comme d'autres le petit bâton poilu dont on se sert pour récurer les cuvettes.Bien sûr, devant le tollé créé de toutes pièces par ses déclarations, M.Falardeau, en gentilhomme de bonne famille que l'on sait, a tenu à s'excuser publiquement (car s'il est vrai que Plume a été payé pour chanter à la Fête du Canada, Falardeau, lui, fait des films subventionnés par Téléfilm Canada et ses producteurs reçoivent des crédits d'impôts du gouvernement fédéral).« Je voudrais m'excuser de les avoir traités de trous du cul, a déclaré un Falardeau visiblement contrit.J'aurais dû préciser que c'était soit des insignifiants ou des complices.» Voilà qui est plus poli.Est-ce si difficile de ne pas être vulgaire, Pierre ?Pour éviter les imbroglios diplomatiques l'an prochain \u2014 et punir un peu M.Falardeau de ses écarts de langage \u2014 voici 10 bonnes raisons de NE PAS INVITER le cinéaste du Party à votre prochaine fête de la Saint-Jean : 1.Plume Latraverse a dit qu'il viendrait peut-être faire un tour.2.Falardeau pourrait ennuyer vos invités en racontant la même blague plate toute la soirée.« C't'une fois un Indien, un Anglais pis un Canadien français sur un avion.Là, l'Indien dit.» Avec l'âge, certaines personnes ont tendance à radoter.3.Il pourrait traiter votre mère de traître à la nation parce qu'elle a récemment rendu visite à sa soeur à Hawkesbury.Il y aurait comme un froid au prochain party de Noël.4.Il apporterait un baril de bière cheap (de marque Miracle à Memphis) et en échange, viderait sans scrupule votre cave de toutes les excellentes bouteilles de Cuvée des Patriotes.5.Votre blonde abhorre le langage injurieux et autres sacrements du pardon façon Falardeau.En plus, elle ne tolère pas la fumée de cigarette.6.Il ne fait pas la différence entre un Québécois et un Palestinien (« un pays occupé est un pays occupé, que ça fasse 10 ou 250 ans », déclarait-il cette semaine).Il pourrait confondre votre belle nappe campagnarde pour un keffieh, faire basculer d'un geste tous vos plats pour s'enrouler le bout de tissu à carreaux autour de la tête en faisant fuir tous vos voisins hassidiques de la rue Jeanne-Mance.Résultat : le lunch est gâché et vos voisins changent de trottoir lorsqu'ils vous croisent.7.Il ne résisterait pas à la tentation de fracasser d'un coup de base de drapeau des Patriotes votre système de son parce que vous avez eu le culot de faire jouer Ballade à Toronto de Jean Leloup en fin d'après-midi.L'ambiance en souffrirait un peu.8.Il y a de fortes chances qu'il vienne accompagné de quelques mononcles du Club Optimiste, des Chevaliers colons, de L'Amicale réactionnaire ou de son chum Raymond Villeneuve, président du Mouvement de libération nationale du Québec et maître ès nuances (avec une mineure en diplomatie intranationale et une majeure en histoire de l'art de faire honte à son peuple fondateur).Les belles filles seraient tentées d'aller voir ailleurs si elles s'y trouvent.9.Il pourrait, à l'occasion de votre barbecue, vous traiter de colonisé-porteur-de-bière- d'épinette-mangeux-de-saucisses-népour- un-petit-pain-à-hot-dog, puis s'excuser le lendemain en précisant aux médias que votre viande à hamburger était mal cuite, que votre bière était « tablette » et que votre moutarde French n'a de français que le nom.10.Il risquerait de vous les casser.et que dire de votre party.FOGLIA AU TOUR DE FRANCE TOUS LES JOURS DANS 3143146A Terriblement efficace.Une comédie à ne pas rater.Jean Beaunoyer La Presse 3142788A 3154943A 3148981A 6LP0601D0705 6LP0601D0705 ZALLCALL 67 22:25:25 07/04/03 B D6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 JUILLET 2003 FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL STEVE COLEMAN Paroles de visionnaire, paroles d'insoumis ALAIN BRUNET « SAUF POUR LA FAMILLE Marsalis et quelques rares exceptions, faire du jazz aux USA est plus difficile qu'en Europe », affirme le visionnaire Steve Coleman, un des rares créateurs qui puisse prétendre avoir changé le cours du jazz au cours des deux dernières décennies.Bien sûr, il y a eu l'acid jazz, le nujazz, l'électro-jazz si vous préférez.Mais aucun leader de ces mouvements récents ne peut témoigner (jusqu'à maintenant) d'une oeuvre vraiment importante.Steve Coleman, si.Prolifique, toujours très créatif, toujours insoumis.Inutile d'ajouter qu'il paie très cher le prix de ses visions et convictions.À tel point que les mauvaises langues le disent bourru, sinon frustré.Au bout du fil, le saxophoniste (alto) et compositeur n'a rien d'un frustré.La rhétorique est sérieuse et articulée, le ton peut aussi être rieur.Mais commençons par le discours critique.« Aux États-Unis, déplore Steve Coleman, nous sommes soumis à des pressions commerciales, beaucoup plus que dans les pays d'Europe ou au Canada.Ces contraintes ne s'appliquent pas seulement à la musique, mais bien à l'ensemble de la culture.Il y a énormément de créativité aux États-Unis, mais cette créativité demeure souterraine.C'est pourquoi certains artistes quittent le pays, d'autres se mettent à la pop culture.Brain drain.« Depuis le début de ma carrière discographique, j'ai travaillé avec des labels européens.Lorsque j'étais sous contrat chez BMG, je travaillais avec la section française \u2014 sauf au début des années 90.Jamais le bureau américain de la multinationale ne m'aurait autorisé à faire un disque avec des artistes cubains, par exemple.J'ai toujours vécu aux États-Unis, en somme, mais je n'y ai pas joui d'un grand support.sauf celui du public.Iconoclaste devant l'Éternel, Steve Coleman a aussi dû se frotter à la résistance des auditoires et de la critique.Question de génération, dit le principal intéressé.« Vous remontez jusqu'à Beethoven, la résistance de la critique est une affaire générationnelle : les innovateurs sont toujours admis par des amateurs et des critiques plus jeunes qu'eux.Il faut donc se montrer patient.Lors de mes premiers concerts avec Five Elements durant les années 80, je voyais des gens se prendre la tête, plusieurs critiques désapprouvaient notre travail.À Paris, par exemple, c'était ainsi.Depuis lors, Paris est devenu l'un de nos châteaux forts ! » Steve Coleman tient à souligner que M-Base, une étiquette qui lui colle encore au saxo (alto), n'est pas un style de musique ; selon le principal intéressé, il s'agit plutôt d'une philosophie que partageait une communauté de musiciens durant les années 80 \u2014 Greg Osby, Cassandra Wilson, Geri Allen, Lonnie Plaxico, Gary Thomas, etc.« Cette philosophie consistait à souligner que nous reflétions musicalement l'époque dans laquelle nous vivions.Ce qui n'est pas un nouveau phénomène en soi ; il n'y a pas de différence entre notre démarche et celle de tous les innovateurs des époques antérieures à la nôtre.» Aventure garantie Steve Coleman n'est pas très chaud à l'idée de revenir sur On The Rising of the 64 Paths, un disque qu'il a fait l'an dernier sur l'étiquette française Label Bleu.« Il est difficile pour moi de parler des projets passés comme celui-ci \u2014 enregistré il y a plus d'un an.En tant que musicien créatif, le présent m'importe davantage.Cela ne signifie pas que nous éviterons les pièces du dernier album à Montréal.Nous allons, de toutes façons, puiser dans le répertoire complet du groupe (et ceci incluant les compositions du prochain album), il y aura probablement des pièces du dernier disque.» La formation ne sera pas non plus la même, Coleman ayant procédé récemment à un remaniement des Five Elements.« Je suis très heureux de travailler avec le pianiste Craig Taborn, un pianiste super créatif.Ma section rythmique est latine (Dafnis Prieto, batterie et Ramon Garcia Perez, percussions), mon bassiste est britannique (Anthony Tidd, qui dirige aussi le groupe Quite Sane) ainsi que le trompettiste Jonathan Finlayson, un kid de 21 ans que j'avais découvert dans un de mes ateliers.» Difficile, donc, de savoir à quoi s'attendre pour cette escale montréalaise de deux jours.Seule l'aventure est garantie à l'ordre du jour.Aventure garantie par la qualité des improvisateurs, par la cohésion de l'ensemble, la profondeur du langage.Ce langage, d'ailleurs, est souvent décrit par son créateur comme une évocation des phénomènes naturels.Pourriez-vous nous en dire davantage, sieur Coleman ?Le musicien se gratte la tête et répond.« Depuis la nuit des temps, les êtres humains inventent des systèmes pour expliquer ce qu'ils vivent ou ce qu'ils observent.Ma musique n'y fait pas exception.Par exemple, je peux évoquer le développement d'une plante par le biais de patrons rythmiques qui relèvent des mathématiques.« Entendons-nous bien : les systèmes que j'ai créés n'existent pas dans la nature.La nature ne comporte pas d'accords majeurs ou mineurs, il n'y a pas de gammes « naturelles ».Tout ça provient de l'esprit humain.Ainsi, les êtres créatifs puisent dans l'infini et les réinjectent dans une forme avec laquelle ils peuvent se retrouver.Comme les sciences, la musique et les autres formes d'art participent d'une recherche de sens typique des êtres humains.Nous inventons ainsi nos propres systèmes, et je ne fais pas exception à la règle.Mais il n'y a rien qui soit « naturel » dans les systèmes de la pensée et de la sensibilité humaines.» Le saxophoniste rappellera en outre que la virtuosité et l'innovation ne sont pas non plus des phénomènes naturels.« Art Tatum, Charlie Parker, John Coltrane ou Henry Threadgill sont devenus de grands musiciens parce qu'ils n'ont cessé de chercher à s'améliorer.Parce qu'ils ont essayé des choses, parce qu'ils se sont aussi trompés.Dans le même ordre d'idées, Michael Jordan est devenu ce qu'il est devenu parce qu'il a travaillé très fort ! Ce n'était pas simplement un « naturel » comme on qualifie souvent les gens doués de race noire.» Naturellement, est-on tenté d'ajouter.Steve Coleman and Five Elements se produisent ce soir et demain au Gesù, 22 h 30 SUR LE VIF Lizz Wright ALAIN BRUNET VERVE FONDE de grands espoirs sur Elizabeth Wright.Tommy Li Puma, célébrissime producteur associé au puissant label qui a fait de Diana Krall la star qu'elle est, a pris sous son aile la jeune chanteuse issue de la région d'Atlanta.Au batteur Brian Blade et au pianiste Jon Cowherd, il a confié cette superbe recrue nourrie au gospel et à la soul.Salt, un premier album signé Lizz Wright, vient à peine d'être lancé que l'on s'apprête à la découvrir, ce soir au Club Soda.Q Pouvez-vous décrire le processus de création de votre premier album ?R En fait, nous n'avions pas planifié de direction artistique très précise ; je m'estimais trop peu expérimentée pour exprimer une opinion précise à ce titre.J'ai d'abord appris à connaître les gens avec qui j'ai travaillé, et ça s'est passé merveilleusement bien.Brian Blade et Jon Cowherd ne m'ont jamais placé dans une situation où je ne me sentais pas à l'aise.Nous avons patiemment identifié ce qui fonctionnait et ce qui ne fonctionnait pas avec ma personnalité vocale.Ce fut un bel effort collectif.Je suis très fière de la façon dont les gens se sont connectés ; j'ai le sentiment d'avoir énormément appris.Q Comment avez-vous retenu les pièces au menu de ce disque ?R Nous avons travaillé une chanson à la fois et nous n'avons su comment l'album sonnerait que lorsque nous en avons complété l'enregistrement.En fait, nous avons exclu d'emblée toutes considérations de genres musicaux.Nous avons fait beaucoup d'expérimentation, nous avons fait plusieurs tentatives, nous avons beaucoup discuté ensemble avant d'arrêter nos choix.Environ 40 % de nos essais ont abouti en studio.Je dois dire m'être sentie très bien avec ces grands artistes.J'ai été sans cesse rassurée, cela m'a permis de m'ouvrir à cette matière.Le processus créatif n'est pas toujours cool remarquez, mais nous avons passé des moments extraordinaires.Q La livraison de votre matériel est- elle très différente sur scène ?R Pas si différente, en fait.Nous sommes quatre sur scène, parfois cinq.John Cowherd joue les claviers, Doug Weiss, la basse, et Jeff Haynes, la batterie.Puisqu'ils ont tous participé au disque, ils connaissent très bien le répertoire.Je me sens sécurisée en ce sens, c'est un plaisir que de travailler avec ces musiciens.Comme c'est le cas sur mon disque, nous essayons de faire sur scène des choses différentes d'une chanson à l'autre.Nous n'improvisons pas au sens jazz de l'expression, nous le faisons en variant les interprétations.Q Puisque vous êtes associée àun label de jazz, comment vous situez- vous par rapport au genre ?R Au début du processus, je ne connaissais pas grand-chose du jazz, qui a été pour moi une musique libératrice.Mais je ne peux affirmer m'inscrire dans une quelconque lignée du jazz.Je respecte et j'aime cet héritage, mais je n'essaie pas de le suivre.Je ne peux copier qui que ce soit dans le jazz.Je ne peux que rendre hommage à mes prédécesseurs.Lorsque je chante Afro Blue, par exemple, je reste en lien avec cette tradition.J'en suis d'ailleurs fière et reconnaissante.C'est un grand honneur pour moi que de rendre hommage au genre.sans prétendre être une chanteuse de jazz pour autant.Je crois plutôt qu'il y a de la place pour toutes les expressions.Q Seriez-vous plus proche de la culture urban, plus proche de la soul ou du gospel ?R Je ne sais pas.Et cela n'a pas vraiment d'importance.Cela m'amuse de constater que les gens décrivent très différemment le contenu de Salt.En vérité, je crois que cet album est le reflet des mondes musicaux dans lesquels j'évolue.Je ne cherche pas tant à identifier les différences des styles qui me font vibrer qu'à les mettre en relation.À les unifier.LIZZ WRIGHT se produit ce soir au Club Soda, 19 h Steve Coleman GOTAN PROJECT Du tango sens dessus dessous ALEXANDRE VIGNEAULT UNE AURA de mystère entoure le Gotan Project.Peut-être à cause du mot « gotan », très proche de « Gotham », nom de la sombre ville protégée par Batman.Ça n'a rien à voir, bien sûr.La clé de l'énigme, elle se trouve dans les rues de Paris et de Buenos Aires.Dans une particularité du langage urbain que partagent les deux capitales, le verlan.Gotan veut dire tango.Simple, non ?La solution ne s'impose pas au premier coup d'oeil.D'autant plus que sur la pochette de son premier album, le collectif parisien a pris soin de n'utiliser aucune des images traditionnellement associées au tango comme des danseurs, un bandonéon ou une rose rouge.Avec Gotan Project, présenté ce soir dans le cadre d'un programme double mettant aussi en vedette Cinematic Orchestra, le tango cherche à prendre sa revanche sur les clichés.Du point de vue musical et visuel.Tango électronique Le « projet Gotan », c'est d'abord une rencontre qui prend la forme d'un trio.D'un côté, deux adeptes de la culture électronique, Philippe Cohen Solal et Christophe Müller ; de l'autre, un guitariste argentin spécialiste du tango, Eduardo Makaroff.Ensemble et avec d'autres collaborateurs, ils ont fait entrer le tango dans l'ère de la musique électronique, créant un étonnant mélange à la fois chic et langoureux, où le bandonéon est déjoué par l'art du copier-coller, sans perdre sa vitalité.« La plupart des musiciens qui participent au disque sont des Argentins qui vivent à Paris.Ils se sont exilés pour des raisons politiques ou par choix personnel », explique Philippe Cohen Solal, rencontré il y a quelques semaines dans un hôtel montréalais.L'idée de départ étant de fusionner deux univers qui n'ont en commun que le plancher de danse, le respect évoqué par le claviériste et bidouilleur Philippe Cohen Solal est tout relatif.Philippe Cohen Solal fait partie de ceux qui trouvent le tango beau lorsqu'il est simple et non pas outrageusement maniéré.Les goûts se discutent, bien sûr, mais leur approche est cohérente.Au Printemps de Bourges, au printemps 2002, leur concert m'avait désarçonné.Leurs morceaux manquaient de ces élans déchirants qui, personnellement, me plaisent beaucoup.Avec le temps, je me suis mis à apprécier la subtilité et le discernement dont ils font preuve.Une fois passé dans les mains des deux bidouilleurs professionnels, le tango ressort un peu désarticulé (on a l'impression que le bandonéoniste à désappris à jouer), mais vif et vibrant.« On a demandé aux musiciens de jouer de manière très fidèle les mélodies qu'on a composées et ensuite, on leur a demandé d'improviser autour du thème, comme ça se fait dans le jazz.Après, on déstructure, on prend les bouts qui nous intéressent.« On a essayé de garder l'essentiel », résume Philippe Cohen Solal.Plus d'un an après la sortie de l'album La Revancha Del Tango, le trio doit être rassuré sur la qualité de son jugement.La pièce Triptico a connu beaucoup de succès sur les plancher de danse britannique et le disque, d'abord imprimé à 500 exemplaires, est diffusé un peu partout sur la planète.Après avoir fait rêver les gens avec une musique empreinte de mystère, Gotan Project prépare un concert aussi enveloppé d'un minimum d'artifice : écran, projections et bruits d'ambiance.Du cinéma pour l'oreille.Gotan Project et Cinematic Orchestra, ce soir, 21 h, au Métropolis BLIND BOYS OF ALABAMA Pour l'amour de Dieu ALEXANDRE VIGNEAULT INCROYABLE, mais vrai : Clarence Fountain, Jimmy Carter et George Scott, triumvirat au coeur des Blind Boys of Alabama chantent ensemble depuis plus de 60 ans.En fait, ils se suivent depuis leur rencontre dans un institut pour sourds et aveugles de Tallegeda en Alabama, juste avant la Deuxième Guerre mondiale.Leur terrain de jeu, c'est le gospel, qu'ils ont mêlé à différentes musiques noires au fil des décennies.L'union fait la force, les Blind Boys en sont convaincus, autant que de l'existence de Dieu.Sur leurs deux derniers disques, Spirit Of the Century et Higher Ground, le quintette vocal pousse son envie de mélange jusqu'à reprendre des chansons de Stevie Wonder, Prince, Curtis Mayfield ou Aretha Franklin et à leur donner une saveur gospel.« On essaie de chanter des chansons qui peuvent toucher le plus de monde possible, raconte Ricky Mc Kinnie, batteur du groupe.En faisant ce genre d'adaptation, on ne veut pas seulement toucher plus de jeunes, mais aussi les vieux.On veut toucher le monde entier avec notre musique.« On ne peut pas enfermer le gospel dans une boîte, poursuit le musicien, qui a perdu la vue en 1975.Dieu n'a pas de couleur, il n'a rien à faire des frontières ni des barrières ethniques.Des gens de partout chantent le gospel parce que Dieu se trouve en chacun de nous.» Dernièrement, les Blind Boys ont reçu un appui de taille qui leur permet de colporter la bonne nouvelle un peu partout dans le monde.En plus de les prendre sous son aile sur l'étiquette Real World, Peter Gabriel a engagé le quintette pour faire la première partie de sa dernière tournée mondiale.Lors de l'escale montréalaise en novembre, la prestation des vieux messieurs avait été saluée par une ovation.La même chose se serait produite un peu partout sur la route.« On a beaucoup de respect pour Peter Gabriel et il en a beaucoup pour nous.La chimie a opéré entre nous et c'est vraiment bien qu'on ait pu travailler ensemble, commente Ricky Mc Kinnie.C'est un homme de musique et un homme de famille, on s'est bien entendu avec lui.» Par un drôle de hasard, l'ancien chanteur de Genesis et les chanteurs aveugles se retrouvent dans la même ville, ce week-end, mais ne se produiront pas sur la même scène.Les Blind Boys chantent ce soir dans le cadre du Festival de jazz, alors que Peter Gabriel termine sa tournée mondiale avec un concert spécial, demain soir, au Centre Bell.ZOOM 6LP0702D0705 b5 vendredi 6LP0702D0705 ZALLCALL 67 00:34:19 07/05/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 JUILLET 2003 D7 Michael Bublé, crooner caméléon ALEXANDRE VIGNEAULT EN DEMANDE, Michael Bublé ?Le mot est faible.En deux jours, le jeune crooner originaire de Vancouver a déjà donné trois concerts au Cabaret Music Hall.Et ce n'est pas fini.Un quatrième a été ajouté ce soir, au Théâtre Maisonneuve, avant qu'il ne mette le cap sur Québec, puis sur sa ville natale, et ainsi de suite.Warner mise gros sur Michael Bublé, alors il travaille fort.Et il n'est pas tout seul dans sa galère.Pas moins de huit musiciens l'accompagnaient sur scène, dont cinq cuivres.Neuf personnes sur la petite scène du Cabaret, ça fait beaucoup de monde au centimètre carré.Une densité comparable à celle de la petite salle, pleine à craquer d'un public d'âge moyen venu entendre des chansons d'un autre temps.Une belle gueule et une belle voix, ça suffit pour vendre des disques \u2014 il en aurait écoulé environ 100 000, dont le tiers au Québec.Mais pour gagner une salle, il faut se donner en spectacle.Ça tombe bien puisque le jeune chanteur excelle en cette matière.Tour à tour joueur, romantique, dragueur, crooner ou même rappeur, Michael Bublé est un vrai caméléon.En l'espace de deux minutes, il peut sacrer et jouer les mauvais garçons.pour ensuite déployer tout son charme afin de se faire pardonner ses écarts de langage.Son tour de charme a débuté avec Moondance, une chanson de Van Morrison réarrangée à la saveur big band des années 40.Passant en revue son répertoire, il a ensuite vogué entre les vieilleries intemporelles comme Fever, Summer Wind ou For Once in my Life et des tubes récents vieillis artificiellement, comme Kissing A Fool, de George Michael.Michael Bublé n'imite pas Sinatra, il n'essaie pas de correspondre au cliché du chanteur de charme, mais ses interprétations demeurent convenues.Juste, efficace, charmant, le jeune chanteur a bien appris ses leçons (il a notamment fait ses classes en chantant sur des bateaux de croisière) et il s'exécute en bon élève.Là où il se démarque, c'est dans sa manière d'entrer en contact avec le public.Est-il un crooner honnête ou un sincère manipulateur ?Le jeune chanteur fait tout son possible pour qu'on remarque qu'il est jeune (les membre de son orchestre aussi sont jeunes, ce n'est certainement pas un hasard) et qu'il ne se prend pas au sérieux.L'autodérision est l'une de ses armes favorites.Lorsqu'il raconte que son amour pour la pop classique américaine lui vient des chansons de Bing Crosby qui tournaient chez lui à Noël, il précise que, au mois d'août, ses parents devenaient fous à l'entendre encore chanter des chansons du temps des Fêtes.Et quand il raconte que c'est son grand-père qui l'a incité à chanter ces airs anciens, il tord l'histoire et se peint comme la victime d'un odieux chantage émotif ! Michael Bublé ne rajeunit pas le répertoire auquel il se frotte, seulement la manière de le présenter.Ses histoires font rire son public, ce qui est un bon point pour lui.Jouer le « ratoureux », ça va, tant que ça ne devient pas racoleur.Là, il n'a pas encore trouvé le juste dosage.Disons qu'il est un peu curieux de l'entendre se réjouir de voir autant de jeunes visages dans la salles lorsque l'assistance est majoritairement composée de gens qui ont au moins 10 ans de plus que lui.Curieusement, même s'il tire parfois des ficelles de la taille d'une ligne à haute tension d'Hydro- Québec, le chanteur s'en sort toujours habilement.Lorsqu'il chante, on ne perçoit aucune ironie.Seule l'émotion le préoccupe.Le charme opère, les filles tombent comme des mouches et le tour est joué.Photo BERNARD BRAULT, La Presse Tour à tour joueur, romantique, dragueur, crooner ou même rappeur, Michael Bublé en met plein la vue.Le charme opère, les filles tombent comme des mouches et le tour est joué.Cesaria Evora, dubou t des lèvres P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale TIMIDEMENT, sur le bout de ses pieds nus, Cesaria Evora est revenue faire son tour de chant.Puis elle est repartie comme elle est entrée, en traversant tranquillement la scène de Wilfrid-Pelletier.Sa voix mate a enchanté à nouveau les festivaliers, qui se sont levés de bon coeur en toute fin du spectacle, forçant la diva à esquisser quelques pas de danse.Sans rien vouloir enlever à cette grande voix du Cap-Vert, on pourrait presque dire que Cesaria Evora est une bien petite diva.Diva : comme si le mot même l'embarrassait, elle qui paraissait si gênée devant les milliers de spectateurs de la Place des Arts.Elle qui ne fait que chanter l'âme de son peuple qui agit comme un pivot musical entre l'Amérique du Sud, l'Europe et l'Afrique.Son succès, elle l'a connu presque par hasard, mais pas par imposture.Ciza, comme l'appellent ses intimes, aurait vécu tout aussi heureuse avec la seule estime des habitants de son petit archipel.Aujourd'hui, elle poursuit son énième tournée nord-américaine.La diva était des nôtres hier soir avec ses sept musiciens et son répertoire de chansons douces, quelquefois relevées d'une fine rythmique, toujours mélancoliques.S'il y avait un défaut à ce concert, c'était justement la prévisibilité des enchaînements de chansons : sans dévier de la trajectoire imposée, on passait d'une chanson qui groove à une chanson qui pleure, et ainsi de suite pendant l'heure et quart qu'a duré ce joli spectacle.Après l'introduction instrumentale, la Diva aux pieds nus nous est apparue pour enchaîner avec une première morna, Cretcheu Di Ceu, de sa voix impassible mais pressée d'émotions.C'est là tout le paradoxe de cette musique qui se chante avec un air résigné, mais fait tout autant rêver.Des traces de samba viennent emporter la mélodie, encore tristounette, des chansons rythmées qui s'intercalent entre les mornas et sodades.À en juger par la réaction du public, les coeurs penchent vers les lentes ballades : Lua Nha Testemunha et Zebra, par exemple, ont toutes été chaleureusement accueillies par la foule.Personnellement, sans rester insensible à la mélancolie, le mien penche pour le rythme de Tchintchirote, de la magnifique Angola, qui groove en mode mineur, de Sodade, qui reprend le même dynamisme.À un moment, Cesaria nous a fait rigoler en nous présentant ses musiciens, puis en nous faisant la causette.Seuls les lusophones dans la salle ont suivi.« Vous comprenez ?» nous a-t-elle demandé, déclenchant les rires dans la salle.Puis elle est allée s'asseoir à une petite table, au bout du piano, et s'est allumé une cigarette en écoutant ses musiciens jouer une pièce instrumentale.C'était le temps d'une petite pause.Du Brésil à Brooklyn Dehors, les mélomanes avaient de quoi se remplir les oreilles.Deux excellentes formations ont retenu mon attention, malgré l'humidité qui nous collait à la peau : Sugarman 3 et Smokey & Miho.Ceux-ci ont ravi le public devant la scène Radio-Canada avec leurs relectures du répertoire de la chanson classique brésilienne des années 60.Smokey joue de la guitare avec Beck ; Miho chante dans Cibo Matto.Ensemble, avec un excellent percussionniste-batteur tout en nuances, un corniste et une choriste, ils nous donnent la piqûre des Jorge Ben, Baden Powell et autres.La voix est un peu agaçante, n'ayant pas le côté soyeux des voix brésiliennes.Mais leurs interprétations sont fraîches et inventives, évitant ainsi les clichés du genre.Doux et groovy, parfait pour cette soirée un peu lourde sur le plan barométrique.Puis Sugarman 3 nous a servi sur la scène principale un funk musclé, vitaminé au Hammond B3, aux cuivres et aux percussions.Il y avait là matière à danser.En terminant, un message d'intérêt public : si vous possédez des billets pour le party de Mr.Scruff, ce soir au Club Soda, arrivez tôt.Paraît que le concert débuterait à 23 h au lieu de minuit.Aussi, parions que le Soda affichera complet.On vous aura prévenus ! Photo BERNARD BRAULT, La Presse Cesaria Evora était sur la scène de la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, hier soir, dans le cadre de son spectacle du Festival de Jazz.Carmen Lundy reviendra ALAIN BRUNET CARMEN REVIENDRA régulièrement à Montréal.Comme Dee Dee et Dianne, elle aura des milliers de fans dans cette île.Comme Dee Dee Bridgewater et Dianne Reeves, Carmen Lundy a l'autorité et l'expérience des grandes voix du jazz.Pour l'instant, la quadragénaire jouit d'un succès, disons, intermédiaire.Respectée des jazzophiles avertis, elle ratisse inlassablement la planète jazz, elle construit peu à peu sa réputation sans bénéficier de moyens promotionnels considérables.Or, la crédibilité d'une chanteuse de jazz repose non seulement sur sa technique vocale, mais aussi sur le vécu qui rejaillit dans l'expression, d'où l'éclosion tardive de certaines stars.C'est le cas de Carmen Lundy.Son accession à la constellation n'est qu'une question de temps, car il y a peu de chanteuses de jazz-jazz qui puissent ainsi briller, c'est-àdire manifester une telle maturité, un tel talent.Hier au Club Soda, en tout cas, l'Afro-Américaine catalysait toutes les énergies positives de l'auditoire au moyen d'un jazz de haute tenue.Cette Carmen Lundy en impose, je vous dis.Ses bras s'ouvrent, se tendent vers un ciel virtuel.Ses mains attrapent les bonnes ondes pour nous les relancer.Sa taille considérable impressionne, ses larges sourires désarment, ses regards percent la pénombre, bref, l'ensemble du personnage s'avère hautement fédérateur.À l'intérieur des paramètres connus, cette chanteuse affirme donc une personnalité forte.Identifiable dès les premières mesures, sa voix de mezzo couvre un registre impressionnant sans jamais abuser de ses effets.On craquera pour ses vocalises à la fois puissantes et subtiles, souvent émises à la fin des chorus.On appréciera la variété de ses nuances parfaitement adaptées au contexte de son répertoire.Elle peut certes faire s'écrouler les murs de Jéricho, mais elle peut aussi susurrer, comme elle l'a fait dans Lamp is Low.Ainsi, elle fréquente les fréquences les plus sensuelles comme les plus libidineuses.Vraiment pas barrée avec ses émotions, Mme Lundy ! Comment, au fait, songer à quitter les lieux lorsque cette grande femme vous sert un intense Never Gonna Let You Go ?Comment ne pas réaliser l'envergure de cette interprète lorsqu'elle éblouit l'auditoire d'une ballade aussi subtile que cette Something I Believe In ?Admettons qu'elle n'est pas aussi brillante dans l'écriture de ses rimes qu'elle l'est dans la composition et l'interprétation \u2014 elle fait aussi des standards tel I Love You Porgy.Mais puisqu'il s'agit de jazz et que Mme Lundy est aussi une musicienne en relation avec un très bon groupe (l'efficace Anthony Wonsey au piano, l'excellent batteur Victor Lewis, le très valable Curtis Lundy, son contrebassiste de frère), les rimes sont plutôt secondaires dans la facture d'ensemble.Cette prise de contact aura donc été plus que concluante.En témoignait la chaude ovation reçue par la chanteuse, installée à Los Angeles.Avant ce « set » au Club Soda, un autre au Théâtre Maisonneuve m'aura laissé sur ma faim.Accompagné par le pianiste japonais Makoto Ozone, le vibraphoniste Gary Burton procédait à une démonstration plutôt scolaire de l'évolution du vibraphone dans l'histoire du jazz.Ainsi, il remontait au début du siècle précédent, évoquant les premières stars de l'instrument : Red Norvo, Lionel Hampton.Me semble que j'aurais préféré assister à un tel exercice dans l'auditorium d'une faculté de musique.Voilà pourquoi j'ai pris la sortie côté cour à l'entracte.Petit jogging au Gesù, donc, où se produisaient les soeurs Jensen.Originaires de la Colombie Britannique, elles sont d'ores et déjà des dames du jazz.Installée à Montréal, Christine s'impose parmi les meilleurs compositeurs et leaders du jazz local (et canadien), tandis qu'Ingrid, newyorkaise d'adoption, s'avère la meilleure trompettiste de jazz au pays, tous sexes confondus.Au centre d'une excellente formation, les soeurs Jensen ont surtout livré au public le contenu de A Shorter Distance, un disque de Christine inspirée du grand Wayne.Ce fut bien rendu, quoique des problèmes de moniteurs semblaient parfois miner la concentration d'Ingrid, agacement qui a fini par déteindre sur l'ensemble.L'invitation sur scène du saxophoniste Joel Miller, cependant, a calmé le jeu et permis aux frangines et à leur orchestre (qui comprend entre autres le superbe batteur Karl Januska) de terminer bellement leur engagement. 6LP0801D0705 6LP0801D0705 ZALLCALL 67 19:41:23 07/04/03 B D 8 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 5 J U I L L E T 2 0 0 3 Cascades présente une production du Théâtre des Grands Chênes de Kingsey Falls DÈS LE 18 JUIN 2003 AVEC MICHEL CHARETTE NORMAND CHOUINARD SYLVIE FERLATTE FRANÇOIS L'ÉCUYER MONIQUE SPAZIANI TEXTE DE JOSÉE FORTIER ET FRANÇOIS CAMIRAND MISE EN SCÈNE SOPHIE CLÉMENT RÉSERVEZ MAINTENANT (819) 363-2900 www.grandschenes.ca Billets en vente dès maintenant! Guichets ouverts du lundi au samedi, de 9hoo à 21hoo 3150323A CUSSON Suite de la page D1 QUINTETTE JAZZ GITAN Place du Complexe Desjardins (int.) HOT PEPPER DIXIE Terrasse Grand Marnier BOURBON STREET Terrasse Grand Marnier LA PETITE ÉCOLE DU JAZZ Place du Complexe Desjardins (int.) JOE SULLIVAN BIG BAND Scène General Motors BOURBON STREET Scène du Maurier/Radio-Canada ACES OF DIXIELAND Scène Banque Nationale Esplanade de la Place des Arts BERNARD PRIMEAU MONTRÉAL JAZZ ENSEMBLE Scène General Motors DAVID JACOBS-STRAIN (États-Unis) Carrefour General Motors STREETNIX Terrasse Grand Marnier JUNKYARD DOGS Scène Labatt Bleue NO NAME JAZZ SEXTET Club du Maurier Parc Hydro-Québec CARLOS PLACERES (Cuba / Québec) Scène Bleue Légère TRIO JEAN-FÉLIX MAILLOUX Scène Banque Nationale RONALD BAKER QUINTETTE (France) Scène du Maurier/Radio-Canada PARIS COMBO (France) Scène General Motors BIG GEORGE JACKSON (États-Unis) Scène Labatt Bleue INTAKTO (Chili / Québec) Carrefour General Motors NO NAME JAZZ SEXTET Club du Maurier Parc Hydro-Québec RONALD BAKER QUINTETTE (France) Scène du Maurier/Radio-Canada THE NEW DEAL (Ontario) Scène Bleue Légère PARIS COMBO (France) Scène General Motors JUNKYARD DOGS Scène Labatt Bleue THURYN VON PRANKE TRIO AVEC ADRIAN VEDADY ET MARTIN AUGUSTE Scène du Maurier Salon Jeanne-Mance, Hôtel Wyndham Montréal NU-JAZZ TRIO AVEC DAN THOUIN, MAX SANSALONE ET PETER DOWSE Scène du Maurier Savoy du Métropolis BIG GEORGE JACKSON (États-Unis) Spectrum de Montréal 00 h 30 23 h 30 23 h 22 h 21 h 20 h 19 h 30 19 h 18 h 30 18 h 17 h / 18 h 15 16 h 15 h 14 h / 15 h 30 13 h Midi SONSAX (Costa Rica) Place du Complexe Desjardins (int.) STREETNIX Terrasse Grand Marnier BOURBON STREET Terrasse Grand Marnier BIG BAND DU CÉGEP SAINT-LAURENT Scène General Motors QUATUOR À MÉDÉE Scène du Maurier/Radio-Canada HOT PEPPER DIXIE Scène Banque Nationale Esplanade de la Place des Arts GAGNANT DU GRAND PRIX DE JAZZ GENERAL MOTORS Scène General Motors JAMES COHEN (Ontario) Carrefour General Motors DENNY'S DIXIELAND CLAN Terrasse Grand Marnier STEPHEN BARRY BAND Scène Labatt Bleue DIALECTS Club du Maurier Parc Hydro-Québec CANADA RAÏ (Algérie / Québec) Scène Bleue Légère VANESSA RODRIGUES' SOUL PROJECT Scène Banque Nationale RONALD BAKER QUINTETTE (France) Scène du Maurier/Radio-Canada PARIS COMBO (France) Scène General Motors JIMMY JOHNSON (États-Unis) Scène Labatt Bleue SONSAX (Costa Rica) Carrefour General Motors DIALECTS Club du Maurier Parc Hydro-Québec RONALD BAKER QUINTETTE (France) Scène du Maurier/Radio-Canada DEE Scène Bleue Légère PARIS COMBO (France) Scène General Motors STEPHEN BARRY BAND Scène Labatt Bleue THURYN VON PRANKE TRIO AVEC ADRIAN VEDADY ET MARTIN AUGUSTE Scène du Maurier Salon Jeanne-Mance, Hôtel Wyndham Montréal NU-JAZZ TRIO AVEC DAN THOUIN, MAX SANSALONE ET PETER DOWSE Scène du Maurier Savoy du Métropolis JIMMY JOHNSON (États-Unis) Spectrum de Montréal 00 h 30 23 h 30 23 h 22 h 21 h 20 h 19 h 30 19 h 18 h 30 18 h 17 h / 18 h 15 16 h 15 h 13 h Midi AUJOURD'HUI DEMAIN (514) 790-1245 1 800 361-4595 www.admission.com EN PERSONNE AU et dans les salles où les spectacles ont lieu.PAR TÉLÉPHONE OU SUR INTERNET ACHETEZ VOS BILLETS Nouveau spectacle en primeur ! Le plaisir de voir Holly Cole ARTS DE LA SCÈNE 20 h 19 h MONUMENT-NATIONAL LEE KONITZ NEW NONET SOUS LA DIRECTION D'OHAD TALMOR et présentent UNE FOULE D'ACTIVITÉS GRATUITES SUR LE SITE AUJOURD'HUI ET DEMAIN ! Le prix des billets ne comprend ni les taxes ni les redevances POUR LES DÉTENTEURS DE LA CARTE MASTERCARD BANQUE NATIONALE Profitez d'un rabais de 2 $ par billet lorsque vous utilisez votre carte Master Card Banque Nationale pour régler vos achats de billets du Festival.Certaines restrictions s'appliquent.PLEINS FEUX CONCERT DE CLÔTURE GINO VANNELLI SES MUSICIENS ET LE GRAND ORCHESTRE DU FESTIVAL 6 JUILLET 20 h 30 SALLE WILFRID-PELLETIER - PdA DEMAIN SOIR ! LES COULEURS en collaboration avec 18 h SPECTRUM DE MONTRÉAL CE SOIR ! CE SOIR ET DEMAIN AU TNM ! Spectrum de Montréal 318, rue Sainte-Catherine Ouest www.spectrumdemontreal.ca CE SOIR ! PIANO SOLO PROGRAMME DOUBLE 21 h30 SALLE LUDGER-DUVERNAY, MONUMENT-NATIONAL FRANÇOIS BOURASSA JOHN STETCH YANNICK RIEU \"SPECIAL PROJECT\" CE SOIR ! Minuit CLUB SODA présente JAZZ DANS LA NUIT CE SOIR ET DEMAIN ! A SPECIAL EVENING WITH Mr.SCRUFF (ANGLETERRE) CE SOIR ! 22 h 30 GESÙ - CENTRE DE CRÉATIVITÉ CE SOIR ! CONCERTS EXTÉRIEURS GRATUITS 18 hGESÙ - CENTRE DE CRÉATIVITÉ BÏA STEVE COLEMAN AND FIVE ELEMENTS 3154109A Le Festival finit demain.Une semaine extraordinaire, très inspirante pour un musicien.Je suis rempli de musique jusqu'aux oreilles.Trois flashes.Flash scandinave.Il se passe de belles choses dans le nord, comme l'a prouvé l'Esbjorn Svensson Trio (EST) ; lyrisme avec « attitude ».Cool.Flash gitan.Comme tout le monde, j'ai été renversé par l'incroyable virtuosité de Biréli Lagrène et du violoniste Florin Niculescu : de toute beauté ! Flash québécois.Steve Hill a tout pour lui : le talent, le « chien », la jeunesse.Go, Steve, go ! Mon statut de chroniqueur m'avait donné accès à tous les concerts ; j'aurais bien aimé tout voir mais.Merci au Festival pour l'accès.Vue de l'intérieur, cette organisation est impressionnante.Sur scène, le choix est extraordinaire, éclectique.Vive les mélanges ! L'avenir de la musique est là.Je dis bravo ! Merci à La Presse pour m'avoir ouvert ses pages, et à Daniel Lemay qui m'a servi d'« arrangeur ».J'apprécie encore plus votre travail, vital.« Quand les tounes sont là », comme disent les musiciens, le travail de l'« arrangeur » s'en trouve grandement facilité.Merci, Michel Cusson, pour la réflexion, pour la structure, pour la confiance en notre « oreille ».Quand arrive le Jazz, La Presse a un pas pire house band ; jouer avec des invités de ta stature nous stimule et nous honore.Nos amitiés à Donalda.Daniel Lemay 3143900A NOS CHOIX Samedi 5 juillet Jazz LE SAXOPHONISTE afro-américain Steve Coleman et son groupe Five Elements n'ont pas fait escale à Montréal depuis avril 1996.Les deux concerts au Festival international de jazz de Montréal représentent donc une occasion en or pour se refaire les oreilles.(Alain Brunet).Au Gesù, ce soir ou demain, 22 h 30 Rock ON S'EST PARFOIS demandé ce que certains groupes faisaient sur la scène blues.Ce ne sera pas le cas avec les Junkyard Dogs, ce soir.Si plusieurs autres formations rock cachent leurs supposées influences blues, les Dogs, eux, les revendiquent en brandissant le poing, crachant leur alliage de rock sale et de blues non affiné.Scène Labatt Bleue, 19 h et 23 h dès le 6 juin www.theatredescascades.com une comédie de Raymond Villeneuve.À 30 min.de Montréal Autoroute 20 Ouest, Vaudreuil-Dorion, Pointe-des-Cascades Michel Laperrière Jean Petitclerc Stéphane Breton Serge Thibodeau Jeff Boudreault (450) 455-8855 1-866-494-8855 Le Théâtre des Cascades POUR HOMMES SEULEMENT Mise en scène : Line Nadeau Un site extraordinaire Salle climatisée Forfait souper-théâtre disponible Une thérapie pour hommes mariés .à se rouler par terre .Un excellent divertissement.Les scènes loufoques se succèdent à un rythme enlevant.Allo Vedette.Coeur Coeurde TRUCKEUR de THÉÂTRE SAINTE-ADÈLE DÈS LE 6 JUIN 2003 RÉSERVATIONS : 450.227.1389 514.990.7272 - FORFAIT SOUPER THÉÂTRE SUR PLACE - COMÉDIE DE ADAPTATION : MISE EN SCÈNE : NICOLE LEBLANC MICHEL FORGET BRIGITTE PAQUETTE GHYSLAIN TREMBLAY FRANCE PARENT NICO GAGNON CHARLES MAHER MARTIN HÉROUX 1069, BOUL.SAINTE-ADÈLE, SAINTE-ADÈLE SORTIE 67 AUT.15 NORD www.theatresteadele.com JOEY GALIMI YVON BILODEAU MICHEL FORGET Certificat-cadeau disponible 3149124A 3153528A 6DU0901D0705 ARTS SPECTACLESÀ 6DU0901D0705 ZALLCALL 67 16:16:20 07/04/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 JUILLET 2003 D9 3154754A 6DU1001D0705 ARTS SPECTACLESÀ 6DU1001D0705 ZALLCALL 67 16:21:18 07/04/03 B D10 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 JUILLET 2003 3154759A 6DU1101D0705 ARTS SPECTACLESÀ 6DU1101D0705 ZALLCALL 67 15:23:15 07/04/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 JUILLET 2003 D 1 1 3154765A 6LP1201D0705 6LP1201D0705 ZALLCALL 67 17:37:16 07/04/03 B D12 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 JUILLET 2003 FESTIVAL JUSTE POUR RIRE Les galas de ces gars-là! Six galas, six thèmes, six metteurs en scène.Il serait, dans les circonstances, simple d'y aller avec six animateurs.Mais non ! Ils seront huit.C'est la faute (hum !) de Patrick Huard : pour le gala qu'il anime, il sera secondé par le jeune Charlot ; pour le gala qu'il met en scène, il a « engagé » un gars, Sylvain Marcel, et une fille qui est un des gars de la gang, Mahée Paiement.Voici un survol de ces six allers-et-possible-retours dans six univers.Attachez vos ceintures.Les femmes et les enfants d'abord Animateur : Patrick Huard Metteur en scène : François Flamand Jour J : 9 juillet Après le succès de son gala destiné aux femmes, Patrick Huard s'est fait proposer l'animation d'un autre gala Juste pour rire.Sur les gars.« J'ai dit non », lâche l'humoriste, le plus sérieusement du monde.Et pour cause : il l'était, sérieux.« Passer d'un gala sur les femmes à un gala sur les hommes, c'était trop évident.» Et puis, il n'aime pas les hommes au point de leur consacrer toute une soirée sur les planches \u2014 et des mois sur la planche.de travail.Il a donc offert de travailler sur et autour des enfants.Eux, il les aime.En général, car avant de faire de la scène, il a travaillé dans des maisons de jeunes.Et en particulier, car il y a sa fille de six ans qui lui « raconte des choses trippantes.» Ces choses-là, et celles que des centaines d'enfants ont racontées au metteur en scène François Flamand, seront livrées par Julie Caron, Crampe en masse, Stéphane Fallu, Claudine Mercier et quelque 200 jeunes.Et elles sembleront sortir de l'imaginaire de Charlot.Charlot Daghlian, 10 ans, coanimateur d'un événement qui, souhaite Patrick Huard, sera pour les galas ce que Shrek est au cinéma familial : « Tu ris, mais pas pour les mêmes endroits de ton kid.» Et tu sors de là avec un petit plus en terme de complicité.De même qu'avec un petit plus tout court : « Je veux montrer la vraie image de la jeunesse.Au sujet des jeunes, on ne parle que de drogue, de taxage, de violence, de décrochage, d'individualisme, énumère- t-il avec irritation.Il y a pourtant en eux des rêves, des ambitions.Il y a aussi la fatigue de sentir que les gens ont peur d'eux.Ils sont tannés que les adultes se chicanent autour d'eux.Ils sont beaux et touchants.» Et Patrick Huard, aussi convaincu que convaincant.La vraie vie ?Mon oeil.de caméra ! Animateur : François Morency Metteur en scène : Guy Lévesque Jour J : 10 juillet « Nous avons commencé à penser au concept au mois de novembre.La vague était pas mal forte aux États-Unis et en Europe.Je savais que ce n'était qu'une question de temps avant qu'elle ne nous frappe.Mais j'ignorais que j'aurais autant raison.et aussi vite ! » pouffe François Morency en évoquant l'ouragan TR \u2014 pas pour Tyrannosaurus Rex, mais pour télé-réalité \u2014 et, plus spécifiquement, le phénomène Star Académie.Car le thème son gala est là.Les reality shows dans toute leur splendeur.et leur potentiel parodique.Un fil conducteur dans lequel il ne se prendra sûrement pas les pieds : il est un habitué des galas Juste pour rire, puisqu'il en anime un ou deux annuellement depuis 1998.Mais cette fois-ci est une manière de première.« Habituellement, la job consiste en une brochette de « Et maintenant, voici.! » et de « Et c'était.! » Cette année, on nous a donné les moyens de faire plus.» Du temps de répétition (dont un pré-gala qui sert de rodage au spectacle).Une volonté de mise en scène plus complexe \u2014 « et non plus seulement un défilé hétéroclite de talents ».Et, bien sûr, un axe (routier) où tous les dérapages (contrôlés) sont permis.Il faut donc s'attendre à des numéros spéciaux, à des rencontres inusitées sur les planches.À des moments (dans le sens showbiz du terme), quoi ! En compagnie, entre autres, de Mike Ward, Michel Barrette, Réal Béland, Dieudonné, Laurent Paquin, Christopher Williams.Pas de Wilfred ni de Marie-Élaine à l'horizon ?Éclat de rire au bout du fil.« Aucun académicien au programme, confirme François Morency.On a essayé, mais ils sont plus durs à rejoindre que.disons, il y a quelques mois.» Mais parions que s'ils n'y sont pas en chair et en os, ils y seront en farces (et attrapes).C'est ça, la réalité de la téléréalité.La belle et la bête Animateurs : Mahée Paiement et Sylvain Marcel Metteur en scène : Patrick Huard Jour J : 11 juillet Un jour (ou un soir), Patrick Huard a téléphoné à Sylvain Marcel puis à Mahée Paiement (ou vice-versa, avec l'accent sur le « vice« ).Il a proposé au premier d'incarner le diable (la Bête, quoi) et à la seconde, son « arme ultime pour foutre la merde dans le monde : la femme ».C'est Sylvain « Satan » Marcel qui parle ainsi.Celui que l'on a découvert en pharmacien Ah-ah ! Comme quoi, la publicité mène à tout \u2014 même à l'enfer ! « Sur le coup, j'ai cru que Patrick s'était trompé de numéro », rigole l'acteur, qui s'est ensuite laissé séduire par la proposition.« Je n'ai pas réfléchi une seconde avant d'accepter », admet Mahée Paiement.Après, elle a eu tout le temps qu'il faut pour.non pas regretter, mais angoisser.Animer un gala, devant 2300 personnes et, plus tard, des millions d'autres grâce au miracle (manière de parler) de la télé : gros contrat.Pour elle.Pour son partenaire et « créateur ».Et pour leur « instance suprême », Patrick Huard.Qui tient la barre du spectacle \u2014 auquel participeront Cathy Gauthier, Mike Ward, Maxim Martin, etc.Chacun, y allant de son péché capital.Sept tableaux donc, un par travers.Mahée étant l'orgueil.Sylvain, l'envie.Le tout, dans un décor lounge et sensuel.Patrick Huard en parle avec l'aisance d'un chef.Mais un chef concerné.Il reconnaît avoir le trac.Oh, par pour lui ! « C'est bien beau d'avoir des idées, mais j'ai embarqué plein de monde là-dedans ! Des gens qui se sont mis la tête sur le billot.Je ne veux pas que, si ça ne marche pas, ça leur tombe dessus.» Il va veiller au grain.Il y veille déjà (pas par avarice !).Et y veillera encore pendant le spectacle, « en t-shirt et chronomètre, dans les coulisses ».Et en souhaitant « que le public se dise : J'ai bien ri, mais là, j'ai le goût de frencher ! » Diabolique, le plan ! De quessé ?Animateur : Normand Brathwaite Metteure en scène : Josée Fortier Jour J : 12 juillet Un dresseur de chien californien (le dresseur, pas le chien).Un musicien qui joue de 10 instruments à la fois : ses doigts.Un Français qui fait (de) l'humour avec une bonbonne d'insecticide.Bienvenue dans le gala des bizarres, dont le moindre n'est pas son animateur : Normand Brathwaite.Lequel, à peine descendu du train qui le ramenait de Gaspésie où il a pris quelques jours de congé pour se remettre de son spectacle de la Fête nationale et faire le plein d'énergie pour son spectacle de la fête de l'humour, s'est rué dans un Mc Donald's afin d'y trouver un téléphone (pas sur tous les menus, non !) et confier à une oreille très attentive les secrets (honteux ?) de son gala.Un gala qui, en cette année du thème, n'a pas changé de formule.Après tout, lui, a depuis toujours son fil conducteur (emmêlé, mais conducteur quand même).En tout cas, pour qui a l'esprit assez ouvert (ou tordu ?) pour apprécier l'étrange.Y sont passés ce magicien suédois du.même plus troisième âge, mais au moins cinquième, qui faisait surgir des tables de sous sa veste.Cet homme qui avait collé son visage sur une vitre et faisait bouger ses oreilles, son nez et autres appendices écrasés.Ces Japonais qui faisaient.Normand Brathwaite n'a pas encore compris quoi.« Mais le public qui achète des billets pour ce gala s'attend à ça.D'ailleurs, ce sont souvent les mêmes personnes qui reviennent.Alors nous, on commence à connaître notre gang.Les dresseurs, ils aiment.» Les paillettes et ses fesses, aussi.« Mais les Denis Drolet, non », fait-il en rappelant le passage des deux bruns (il n'en fait pas partie) sur la scène du Saint-Denis, où ils ont fait un flop \u2014 avant d'être portés aux nues dans une salle voisine plus réceptive à leur humour.Comme quoi, même le (spectateur) bizarre possède une logique.Étrange.C'est la fête ! La f te ! Animateur : Louis-José Houde Metteur en scène : Christian Bégin Jour J : 13 juillet C'est la fête dans le coeur de Louis-José Houde.Enfin, ce devrait l'être ! Après tout, son nom pourrait être inscrit dans le livre des records : à 25 ans, il est le plus jeune humoriste à se retrouver à la barre d'un gala Juste pour rire (d'accord, si l'on fait exception de Charlot qui coanime avec Patrick Huard).« C'est le fun , mais en même temps, tout ça arrive plus vite que je pensais dans ma carrière.» Vite ?Il a bien dit « vite » \u2014 et même « plus vite » ?Dans la bouche de ce verbomoteur, le concept même de vitesse (d)étonne.Enfin.Que ce soit la fête dans son coeur ou pas (mais oui, ça l'est !), ce sera la fête sur la scène du Saint-Denis puisque le gala dont il tient les rênes est celui qui souligne le 15e anniversaire de l'École nationale de l'humour.Pour ce faire, plusieurs diplômés de l'institution dirigée par Louise Richer viendront faire leur petit tour (et s'en iront ?) : Claudine Mercier, Jean-Michel Anctil, Maxim Martin.Mario Jean, alouette (et autres drôles de moineaux) ! Un fil conducteur pédago-scolaire, donc.Ce qui pourrait être inquiétant si l'école en question n'était pas celle de l'humour.Mais elle est celle de l'humour.Ainsi, les retrouvailles devraient se faire sous le signe du déséquilibre (balances, s'abstenir), de la débauche (vierges, restez chez vous : on est à Juste pour rire), du double sens (poissons, dans vos aquariums !), etc.Toutes choses qui font rire, quoi ! En tout cas, sur une scène.Ce, dans un contexte qui pourrait être unique : « Parce que contrairement à tous les autres animateurs, c'est ma première fois, rappelle Louis-José Houde.Si je me plante, ce sera aussi la dernière.Donc, c'est à ne pas manquer ! » Mais on ne commence pas tout de suite à pleurer sur lui.Il est ascendant « bonne étoile ».Où sont les femmes ?Animateurs : Stéphane Rousseau et Franck Dubosc Metteur en scène : Fernand Rainville Jour J : 14 juillet « Allô ?» répond Franck Dubosc, essoufflé, lorsque rejoint (téléphoniquement parlant) dans sa chambre d'hôtel.Un ange (ou une diablesse ?) passe.Mais non ! Ce séducteur séduisant n'était qu'à s'affairer.à se rendre plus séduisant encore.« Je faisais des abdos en vue de l'ouverture du gala \u2014 où on est tout nus.ou presque.Et là-dessus, Stéphane a une longueur d'avance sur moi.» Une longueur, vraiment ?Passons.Stéphane, c'est Stéphane Rousseau.Franck Dubosc et lui ont formé un mémorable tandem, l'an dernier sur la scène du Saint-Denis.La chimie a si bien fonctionné que Juste pour rire leur a proposé de tirer un second coup du genre.Les deux (beaux) gars ont accepté.Et ces tombeurs vont imaginer, pour eux et (horreur !) pour elles, un monde sans femmes.Fantasme ou cauchemar ?« On verra à la fin », fait Stéphane Rousseau.Sa voix laisse présager à la fois le meilleur et le pire.Comme pour le mariage, quoi.À cette « noces », donc, participeront les Dieudonné, Gad Elmaleh, Anne Roumanoff, Claudine Mercier, les trois ténors de l'humour et même Bruno Pelletier.Autant d'artistes connus des deux côtés de l'Atlantique, parce que ce « galala » sera télédiffusé en Europe.« Nous devons faire rire une salle de Québécois et des téléspectateurs français », note Stéphane Rousseau.Honnêtement, il n'y a pas de grandes craintes à avoir pour eux.Simplement les entendre raconter leurs repas au restaurant \u2014 « C'est toujours à celui qui va commander après l'autre, pour prendre plus léger », raconte Franck Dubosc, évoquant encore la plastique du fameux premier numéro du gala ; ou encore les écouter parler des courts métrages qu'ils ont écrits, filmés, interprétés, montés et.ben, regardés (chanceux !), est déjà hilarant.Faudrait pas s'étonner si, un jour, ils en tournent un vrai.Un long.Et si drôle que ce pourrait en être.dangereux.Photothèque La Presse © Charlot Daghlian et Patrick Huard.François Morency Sylvain Marcel Mahée Paiement Normand Brathwaite Louis-José Houde Stéphane Rousseau et Franck Dubosc 6LP1301D0705 6LP1301D0705 ZALLCALL 67 21:14:17 07/04/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 JUILLET 2003 D13 FESTIVAL JUSTE POUR RIRE Paroles et musique au Salon rouge AEROS L'assaut des saltos ÈVE DUMAS ON ASSISTE à la création d'un tout nouveau sous-genre dans la catégorie fort prisée du divertissement de masse.Après les mégaproductions Stomp, Riverdance, Tapdogs et tout ce qui « émane » du Cirque du Soleil, place aux pirouettes d'Aeros, l'incontournable du Festival Juste pour rire.Alors que plusieurs de ces immenses succès populaires ont commencé tout petit, Aeros naissait avec de très grandes ambitions.En 1997, une multinationale (Proctor & Gamble) chargeait Antonio Gnecchi, de AGR Associati à Milan, de produire un spectacle original.Son idée de génie fut de jumeler gymnastique et arts de la scène.Il s'est naturellement tourné vers la Roumanie, ancienne patrie de Nadia Comanecci, reconnue pour son exceptionnelle collection de médailles olympiques, puis vers trois chorégraphes qui ont l'expérience du grand déploiement : Daniel Ezralow (Momix), David Parsons (Parsons Dance Company) et Moses Pendleton (Momix et Pilobolus).À ce trio se sont ajoutés Luc Cresswell et Steve Mc Nicholas, les musiciens autodidactes à l'origine de Stomp, et Maria Fumea, entraîneuse réputée qui a notamment travaillé avec le phénomène Comanecci.Après avoir convaincu la Fédération nationale de gymnastique de Roumanie de participer au projet, l'équipe de création partait à Belgrade pour recruter des membres de l'équipe nationale de gymnastique, qui comprend quatre disciplines : gymnastique artistique féminine, gymnastique artistique masculine, gymnastique rythmique et gymnastique de sports aérobics.C'est de cette dernière discipline, pas encore reconnue aux Jeux olympiques, mais célébrée dans les Championnats du monde, que la plupart des interprètes d'Aeros sont issus.Athlètes-artistes Âgés entre 19 et 26 ans, ils seront une vingtaine sur la scène du Centre Pierre-Péladeau à faire la preuve de leur force, de leur vitesse, de leur puissance, mais aussi de leur grâce et de leur élégance.Le spectacle n'est ni tout à fait une démonstration de gymnastique, ni tout à fait un spectacle de danse.Daniel Ezralow insiste sur la définition hybride du spectacle auquel il a beaucoup travaillé depuis les tout débuts en Italie.« Ce qu'on a essayé de faire, finalement, c'est de théâtraliser des corps en mouvement, affirmait-il en entrevue téléphonique depuis son domicile de Los Angeles.Le simple fait de voir ces athlètes défier les limites de la gravité et se jeter dans le vide peut créer une émotion très intense chez le spectateur.» Selon M.Ezralow, le succès du spectacle ne tient pas qu'à la difficulté d'exécution des numéros, mais aussi au charisme très particulier des interprètes.« Je ne crois pas qu'on puisse les remplacer par n'importe quels gymnastes.Les Roumains dégagent une pureté qui vient de je ne sais où, mais peutêtre d'une discipline personnelle inculquée dès un très jeune âge, d'une conscience aiguë et de valeurs solides.Ces jeunes, bien qu'ils sachent également s'éclater et faire la fête, n'ont rien à voir avec ceux que je croise quotidiennement sur Rodeo Drive.Ils n'ont pas les mêmes insécurités.» Ils n'ont pas non plus les mêmes horaires.Entre deux tournées, les athlètes-artistes (la frontière est encore une fois brouillée) d'Aeros poursuivent leurs entraînements et continuent de décrocher médaille après médaille dans les championnats.Lorsqu'on évoque une possible surcharge de travail, Daniel Ezralow répond en parlant de ce que le spectacle apporte à ces gymnastes, à savoir une plus grande intensité dramatique, une grâce et une assurance qu'ils appliquent désormais à leurs routines.AEROS est présenté à la salle Pierre- Mercure du Centre Pierre-Péladeau à partir du 8 juillet.ÈVE DUMAS COLUMBARIUM, églantine, catéchumène, charabia, goupillon, quolibets, colimaçon.Voilà quelques-uns des jolis noms qu'affectionnent Paul Buissonneau et Pierre Lapointe.Les deux personnages ne manqueront pas de piquer les spectateurs de leur verbe coloré, dans le Salon rouge du Musée Juste pour rire.La « série » Pour le plaisir des mots offrira aux festivaliers un havre pour l'esprit, à ne pas confondre avec havre de paix, puisque MM.Buissonneau et Lapointe sont tout sauf reposants.Le premier lira ses savoureux récits autobiographiques tirés du livre Les Comptes de ma mémoire, le second chantera ses Petites chansons laides.Si les plaisanteries outrageantes ne sont que jeu de scène chez le jeune chanteur, qui, en entrevue téléphonique, se montre parfaitement affable, elles sont le mode d'expression naturel de M.Buissonneau.Au restaurant Il Piatto Della Nonna, où se tenait la rencontre de presse fin juin, le légendaire gueulard en menait plus large que le chef des cuisines, et c'est peu dire.Ce « plombier de l'art dramatique » autoproclamé sort de sous le lavabo, où il oeuvre normalement à bidouiller de surprenants spectacles, pour monter une rare fois sur scène.Il racontera les moments les plus cocasses et les plus touchants de son enfance et de son adolescence vécues en France, puis consignées dans un recueil paru en 1991, chez Stanké.Le livre contient une trentaine de récits.Déjà, au printemps 2000, M.Buissonneau en choisissait une douzaine qu'il livrait au public de l'Atelier À l'Écart, à Longueuil, puis à quelques privilégiés de Québec, de Trois-Rivières et de Sainte-Thérèse.Il sera 10 soirs au très intime Salon rouge.Mais n'allez pas croire que le metteur en scène s'était ennuyé des planches et souhaitait, par ce solo, renouer avec elles.« Je ne suis pas fait pour ça.J'ai tellement pas de mémoire qu'il a fallu que je fasse des lectures ! » Si vous voulez connaître les rigueurs, les privations mais aussi les grands bonheurs qui ont fait de Paul Buissonneau l'exubérant combattant qu'il est, Les Comptes de ma mémoire sont tout indiqués.Pierre Lapointe au naturel Pierre Lapointe, dans la très jeune vingtaine, semble suivre une trajectoire contraire à celle de son aîné.Baveux et suffisant dans ses premières apparitions tant scéniques que médiatiques, il s'est depuis peu assagi à la faveur d'une personnalité sociale plus nuancée.On se surprend de le voir tourner le dos à ce qui jusqu'à maintenant constituait sa marque de commerce, l'accent français et le costard de dandy, notamment.« Au début, j'avais l'impression que je n'étais pas assez intéressant pour n'être que moi-même, explique le musicien.J'ai beaucoup appris et maintenant je m'assume un peu plus.» Un séjour en France et en Belgique y est pour quelque chose.« C'est là que l'accent français est parti.Il fallait que je sois face à face avec des Français pour réaliser pleinement que je suis Québécois.Sur scène, il ne délaissera pas tout à fait ce divertissant pédantisme auquel les Montréalais ont pu goûter cet automne, au Studio-théâtre de la Place des Arts.« C'est un moyen de piquer le public.Il y a beaucoup de gens qui agissent comme ça dans la vie, mais qui ne le disent pas.Moi je le dis, mais je ne le pense pas.» Rappelons à ceux qui ne se sont pas encore frottés à ses airs pittoresques que l'auteur-compositeur-interprète originaire de l'Outaouais a conquis Granby en 2001.Depuis, on l'a comparé à Fersen, Vian, Brassens, Gainsbourg, Dutronc, Brel, Barbara, Renaud, Bashung et Brigitte Fontaine, puis à Labrèche, Bruno Blanchet, Rufus Wainwright, Sylvie Laliberté et Urbain Desbois.S'avouant un peu dépassé par les événements, l'artiste ne ralentira pas la cadence cet été.Il transportera ses Petites Chansons laides en province avant d'entrer en studio.L'album devrait sortir en octobre.On y retrouvera les superbes Columbarium, Petite fille laide, Pointant le Nord, Debout sur ma tête, et quelques nouvelles compositions.Paul Buissonneau sera au Salon rouge du Musée Juste pour rire du 9 au 13 puis du 15 au 19 juillet, à 19 h.Pierre Lapointe y sera du 10 au 12 et du 15 au 19 juillet, à 21 h 30.Photo BERNARD BRAULT, La Presse © Paul Buissonneau pose derrière son bouquin.3140247A parc Ahuntsic mardi 8 juillet 2003 19 h 30 parc Sauvé jeudi 24 juillet 2003 19 h 30 site historique de l'Île-des-Moulins mardi 29 juillet 2003 19 h 30 terrain du bureau municipal jeudi 31 juillet 2003 19 h 30 en collaboration avec Gaz Métropolitain présente Chefs d'orchestre : Rolf Bertsch, Jacques Lacombe Soliste : Quartango Animateur : Gregory Charles Gratuit Apportez vos chaises de jardin.En cas d'intempéries, écoutez CKAC ou CITÉ Rock Détente.En collaboration avec Salaberry-de-Valleyfield Capitale régionale du Suroît Ville de Montréal 6LP1401D0705 D14 Samedi 6LP1401D0705 ZALLCALL 67 22:03:23 07/04/03 B D14 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 JUILLET 2003 3144786A NOUVELLES DU DISQUE Reiner dans Verdi FRITZ REINER, légendaire chef de l'Orchestre symphonique de Chicago, a aussi dirigé de l'opéra.Par exemple, Salome, de Richard Strauss.On ignorait qu'il avait aussi fait du Verdi.L'Istituto Discografico Italiano (marque distribuée ici par Pelléas) publie un Falstaff qu'il dirigeait au Met en 1949, avec Leonard Warren, Giuseppe di Stefano, Giuseppe Valdengo, Licia Albanese, Regina Resnik, Cloe Elmo et Martha Lipton.Falletta, chef et guitariste JOANN FALLETTA, qui est de retour à Lanaudière deux fois cet été, vient d'enregistrer un programme français avec l'Orchestre philharmonique de Buffalo, dont elle est le chef.Les compositeurs : Debussy, Ravel, Massenet et Vincent d'Indy.Sous l'étiquette-maison de l'orchestre, Beau Fleuve Records.Falletta est aussi guitariste et accompagne son mari, le clarinettiste Robert Alemany, et la soprano Cecilia Watson Bertling dans un programme Schubert, chez Koch.Poulenc à deux pianos LE CONCERTO pour deux pianos et orchestre de Poulenc est joué dans un arrangement pour deux pianos sans orchestre par le Duo Benzakoun, chez Intégral.Le disque contient d'autres pièces de Poulenc pour deux pianos et pour piano à quatre mains.Leoncavallo et Musset DYNAMIC publie La Nuit de mai, poème symphonique pour ténor et orchestre de Leoncavallo, le célèbre auteur d'I Pagliacci.Basée sur un texte d'Alfred de Musset, l'oeuvre est chantée en français par Gustavo Porta, avec un orchestre italien que dirige Paolo Vaglieri.Voigt: un autre Strauss DEBORAH VOIGT chante le rôletitre d'une nouvelle Ägyptische Helena, de Richard Strauss, chez Telarc.Un enregistrement live dirigé par Leon Botstein.Du même compositeur, la chanteuse américaine a déjà enregistré Elektra et Friedenstag, chez Deutsche Grammophon.Lang Lang chez DG LE JEUNE pianiste chinois Lang Lang passe de Telarc à Deutsche Grammophon et signe pour sa nouvelle marque un couplage Tchaïkovsky- Mendelssohn avec Barenboïm et l'Orchestre symphonique de Chicago.Le Concerto no 1 de chacun des compositeurs.De l'opéra au quatuor DES OEUVRES pour quatuor à cordes de compositeurs d'opéras sont jouées par le Quartetto Davidi sur un récent disque BIS : le Quatuor à cordes de Verdi et différentes pièces de Puccini, dont Crisantemi.Un hymne à la nature 27 juin au 27 juillet 2003 INFORMATION ET BILLETS : 1 8 0 0 5 6 1 - 4 3 4 3 o u ( 4 5 0 ) 7 5 9 - 4 3 4 3 www.lanaudiere.org F13 Samedi 5 juillet - 20 h Au fil des saisons Un voyage exotique au Brésil, en Égypte et en Russie.Jacques Lacombe dirige l'OSM dans Les saisons de Glazounov, dont était tiré le thème musical des Belles histoires des pays d'en haut.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL Jacques LACOMBE, direction Alexander MELNIKOV, piano RESPIGHI, SAINT-SAËNS (Concerto « Egyptien »), GLAZOUNOV (« Les saisons ») Amphithéâtre (Joliette) 42 $ 34 $ 25 $ / Gazon 15 $ Dimanche 6 juillet - 14 h Fous du Tango La voix chaude et puissante de Soraya Benitez, les musiciens de l'Ensemble Montréal Tango et un couple de danseurs, tout cela en vedette dans ce concert chargé d'émotion.Soraya BENITEZ, chanteuse MONTRÉAL TANGO Amphithéâtre (Joliette) 22 $ 18 $ 16 $ / Gazon 11 $ Lundi 7 juillet - 20 h La voix de l'âme La soprano Agathe Martel, le baryton Joshua Hopkins et Marc Bourdeau vous convient à une soirée intime au coeur de l'univers poétique de Hugo Wolf.Agathe MARTEL, soprano Joshua HOPKINS, baryton Marc BOURDEAU, piano WOLF Lieder sur des poèmes de Goethe, Eichendorff et Mörike Église de St-Paul 23 $ Mardi 8 juillet - 20 h Liszt : virtuose et poète Le pianiste Nicholas Angelich, magistral interprète des répertoires classique et romantique, propose une incursion musicale dans les carnets de voyages du grand virtuose et poète du piano.Nicholas ANGELICH, piano LISZT (« Années de pèlerinage », extraits) Église de St-Alphonse-Rodriguez 23 $ Jeudi 10 juillet - 20 h Divertissement \u201c dans le vent \u201d Un concert original où les instruments à vent font entendre leur belle voix en interprétant des arrangements d'extraits d'opéra et une transcription originale de la Septième symphonie de Beethoven.SERENATA DES MILLE-ÎLES Pierre SIMARD, direction ROSSINI, BEETHOVEN, MOZART Église de St-Zénon 23 $ PIERRE SIMARD NICHOLAS ANGELICH MARC BOUDREAU JOSHUA HOPKINS AGATHE MARTEL SORAYA BENITEZ ALEXANDER MELNIKOV JACQUES LACOMBE Concerts à venir 11 juillet Au coeur de la nature - La « Pastorale» , OSQ 12 juillet Une voix fantastique ! - Bruggergosman, OSM 13 juillet Entrez dans la danse\u2026 - Orchestre symphonique de la Montérégie 14 juillet Maîtres du clavier - Kenneth Weiss 15 juillet Un air de famille - Baiba et Lauma Skride 3149865A 1 800 265-5412 www.mondialdescultures.com Un feu roulant d'activités avec plus de 600 artistes des quatre coins du globe Samedi le 5 Contes et légendes internationales : Roumanie, Nigeria, Slovaquie Panorama du monde : de midi à 23 heures - 11 pays en spectacle Dimanche le 6 Journée Famille : Contes pour jeune public - en spectacle à 13 h PATOU Pour tous : Spectacles et animation musicale La fête se poursuit jusqu'au 13 juillet : Spectacles-animation pendant la journée - Grands Spectacles en soirée Mardi le 8 Défilé international Loto-Québec dans les rues de la ville : 19 h 30 Soirée Contes et Légendes Internationales Samedi 5 juillet 19 H 30 PATOU Journée de la Famille ST-HUBERT Dimanche 6 juillet 13 H BAYANIHAN, Philippines Les Grands Spectacles Mercredi 9 juillet 21 H 3153647A 6LP1501D0705 D15 Samedi 6LP1501D0705 ZALLCALL 67 19:40:24 07/04/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 JUILLET 2003 D15 DISQUES JAZZ \u0001\u0001\u00011/2 Holly Cole Shade Alert / Universal Rafraîchissant comme un thé glacé C'est son onzième album en 14 ans, et c'est toujours l e m ê m e plaisir que d'entendre Holly Cole chanter, surtout que ce Shade renoue délicieusement avec le jazz des débuts de miss Cole.Composé de fort jolies chansons écrites par les plus grands (Cole Porter, Irving Berlin, Johnny Mercer, Lorenz Hart.), toutes plus ou moins reliées au thème de l'été, Shade ne réinvente pas la roue.Mais qui a besoin de roue, de toutes façons, quand on peut s'arrêter à l'ombre pour boire un thé glacé ou un verre de rosé.Parfois souriant comme un enfant à la plage (la délicieuse A Cottage for Sale), parfois frais comme un verre qu'on plaque sur sa joue (magnifique We Kiss in a Shadow de Hammerstein et Rodgers), parfois mélancolique (oh, la beauté de God Only Knows de Brian Wilson) ; il y a plein d'émotions fines et d'arrangements délicats dans cet album.Et comme un petit bonheur ne vient jamais seul, quatre des pièces sont jouées par les membres du Holly Cole Trio, qui nous la fit connaître et aimer au début des années 1990.Allez, un autre petit bonheur : Holly Cole est en spectacle ici, au Théâtre du Nouveau Monde, jusqu'à demain.Marie-Christine Blais, collaboration spéciale JAZZ \u0001\u0001\u0001 Ronald Baker Quintet Spirit of the Blues Cristal / Bros Distribution La petite école du jazz pour les grands Vous voulez initier un copain aux multiples joies du jazz à l'aide d'un seul album, histoire de le convaincre de vous accompagner au Festival international de jazz de Montréal ?Le troisième disque du Ronald Baker Quintet est « zi » album pour ce faire.Mêlant be-bop, swing, hard bop, pointe de funky ou de New Orleans, accents de Chicago style et même un soupçon de jazz contemporain à la manière « jazzmatazz », Spirit of the Blues rend compte, au contraire, du large éventail musical du trompettiste et (parfois) chanteur Ronald Baker.Né à Baltimore, mais vivant en France depuis belle lurette, notre homme a un très joli son de trompette, une voix intéressante et surtout aucune prétention, sinon que de composer et reprendre de chouettes pièces avec ses copains, le saxophoniste Jean-Jacques Taïb et le pianiste Alain Mayeras.Il sera sur la scène extérieure montée rue Sainte-Catherine, devant le Complexe Desjardins, ce soir et demain, 20 h.Marie-Christine Blais, collaboration spéciale MUSIQUES DU MONDE \u0001\u0001\u00011/2 Artistes variés Festival Nuits d'Afrique 2003 Nuits d'Afrique Tour du monde sur deux oreilles Après la dose massive de jazz, on se prépare à voyager à travers les musiques africaines tous azimuts.La nouvelle compilation du Festival international Nuits d'Afrique donne un savoureux avant-goût de notre emploi du temps la semaine prochaine.L'album débute avec l'un des derniers artistes au programme, Oliver Mtukudzi (Zimbabwe) et son irrésistible chanson Ndakuvara : une entraînante mélodie à la guitare acoustique, un choeur de femmes qui répond à une grave voix d'homme.Sa compatriote Stella Chiweshe s'exécute ensuite à la mbira (piano à pouce) dans une sorte de prière festive.Ensuite, on rejoint le Nicaraguayen Luis Enrique Mejia Godoy, on remonte ensuite vers New York à la rencontre du marocain Hassan Hakmoun, qui fusionne jazz, musique gnawa, funk et rock.Impossible de décrire ce magnifique disque, il faut l'entendre et même le vivre en direct, à partir de mardi, au 17e Festival international Nuits d'Afrique.Alexandre Vigneault CLASSIQUE Trois violonistes en quatre concertos CLAUDE GINGRAS LE PREMIER Concerto pour violon de Chostakovitch, créé en 1955 par David Oïstrakh et enregistré plusieurs fois par lui, entre lentement au répertoire (davantage, en tout cas, que le deuxième, également destiné à Oïstrakh) et intéresse de plus en plus les jeunes solistes, comme en témoignent deux parutions récentes, l'une de l'Américaine Hilary Hahn, l'autre du Russe Ilya Gringolts.L'oeuvre en quatre mouvements, qui fait près de 40 minutes, est étrange.Elle comprend un très long et mystérieux Nocturne, un très court et mordant Scherzo, une lourde Passacaille débouchant sur une longue cadence du soliste, et un sauvage Burlesque final.Pour le Nocturne, on est porté à préférer Gringolts : son rubato apporte au très long monologue une expression qui manque à Hahn, qui reste trop près des notes.Mais Hahn prend le dessus sur son collègue dès le Scherzo, où la virtuosité est poussée à l'extrême sans jamais troubler la beauté du son, alors que chez Gringolts, le son devient laid dans les doubles cordes et la cadence.L'orchestre est d'ailleurs meilleur chez Hahn.Gringolts est accompagné par Itzhak Perlman, improvisé comme chef d'orchestre.Le choix entre ces deux versions du Chostakovitch se précisera avec les deux oeuvres complémentaires.On peut oublier le Tchaïkovsky de Gringolts : bien que le finale soit donné sans coupures, les portamentos vulgaires dont le violoniste assortit son jeu suffisent à éliminer son disque.Hahn a, elle aussi, choisi un concerto très couru : le Mendelssohn.Mais elle en fait une chose miraculeuse.Rarement a-t-on entendu un premier mouvement aussi fidèle au « molto appassionato » indiqué.Partout, il est évident que la géniale jeune violoniste a revu le concerto jusque dans ses plus infimes détails.Au finale, on l'entend presque se rire des difficultés, toutes surmontées avec le plus éblouissant panache.Et quelle sonorité, quelle justesse ! Si Hilary Hahn nous vaut une véritable redécouverte du Mendelssohn, une autre violoniste, la Russe Viktoria Mullova, qui a deux fois son âge, en offre une lecture inhabituelle au plan du texte même.Avec Sir John Eliot Gardiner et l'Orchestre révolutionnaire et romantique d'instruments d'époque, elle propose, non seulement du Mendelssohn, mais également du Beethoven, une approche à caractère musicologique.Cherchant à retrouver la couleur originale des deux concertos et remontant, en somme, à 1806 (pour le Beethoven) et 1845 (pour le Mendelssohn), la soliste, comme le fait déjà l'orchestre, joue sur des cordes de boyau et le dispason est abaissé d'environ un demi-ton, ce qui confère à la sonorité une chaleur particulière, accentuée par d'autres éléments, comme les petites timbales.Dans le Beethoven, la ligne de violon elle-même est différente par endroits et les cadences sont absolument inconnues.Mais Mullova ne s'arrête pas à la musicologie : son interprétation des deux concertos est continuellement musicale et expressive.Concertos pour violon et orchestre : \u0001\u0001\u0001\u0001 1/2 CHOSTAKOVITCH : no 1, en la mineur, op.77 ; MENDELSSOHN : mi mineur, op.64 Hilary Hahn, violoniste, Orchestre Philharmonique d'Oslo, dir.Marek Janowski (Chostakovitch) et Hugh Wolff (Mendelssohn) Sony, SK 89921 \u0001\u0001 CHOSTAKOVITCH : no 1, en la mineur, op.77 ; TCHAIKOVSKY : ré majeur, op.35 Ilya Gringolts, violoniste, Orchestre Philharmonique d'Israël, dir.Itzhak Perlman Deutsche Grammophon, 471 616-2 \u0001\u0001\u0001\u0001 MENDELSSOHN : mi mineur, op.64 ; BEETHOVEN : ré majeur, op.61 Viktoria Mullova, violoniste, Orchestre révolutionnaire et romantique, dir.Sir John Eliot Gardiner Philips, 473 872-2 3043$ à partir de Réservez votre siège 22 h, beau temps, mauvais temps Groupe de 20 et plus : (514) 397-7777 Renseignements : (514) 397-2000 www.lemondialsaq.com Siège réservé et accès aux manèges toute la journée.Taxes et frais de gestion en sus.Prix sujet à changement sans préavis.Jean-Drapeau (autobus 167) ou Papineau (autobus 169 - exclusif à La Ronde).De loin, vous êtes loin de tout voir.Venez vivre la magie splendeur nature à La Ronde.De loin, vous êtes loin de tout voir.Samedi 21 juin France Samedi 28 juin Hong Kong, Chine Samedi 5 juillet Italie Mercredi 9 juillet Argentine Samedi 12 juillet Portugal Mercredi 16 juillet Australie Samedi 19 juillet États-Unis Mercredi 23 juillet Canada Samedi 26 juillet Angleterre Mercredi 30 juillet Feux de clôture À La Ronde, vous êtes aux premières loges.3143424A 18 - 27 juillet Quai Jacques-Cartier Vieux-Port de Montréal QUAND 11 h à 21 h tous les jours sauf le dimanche 27 juillet : 11 h à 18 h ENTRÉE Adultes 5 $ (taxes comprises) Enfants 0 - 12 ans gratis.Réadmission illimitée gratuite www.leportdesarts.com 150 artistes & artisans magasinez sur le quai découvrez des oeuvres uniques créées aux quatre coins du pays 3154773A 6LP1601D0705 6LP1601D0705 ZALLCALL 67 17:32:30 07/04/03 B D 1 6 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 5 J U I L L E T 2 0 0 3 PIERRE VERVILLE Se la couler douce au Manoir ISABELLE MASSÉ Ah ! l'été ! Les oiseaux à observer (une passion), la musique brésilienne à jouer et écouter (une autre passion), le hamac derrière la maison à étirer.Il y a un temps pour se reposer après tous ceux passés à travailler.Pierre Verville aime se la couler douce entre deux spectacles, trois numéros présentés au Festival Juste pour rire, quatre apparitions dans le téléroman L'Auberge du chien noir et cinq enregistrements de capsules pour l'émission radiophonique C'est bien meilleur le matin à Radio- Canada ! À croire que Monsieur préfère bosser.Mais à certaines conditions.Il y a quatre ans, l'imitateur s'est promis de ne plus jamais faire de one man show.Monter seul sur scène pour offrir en rafale des dizaines de voix a fait un temps.À presque 41 ans (le 12 juillet), il n'a plus besoin de se prouver et de prouver à tous que son imitation de Luc Plamondon est plus vraie que vraie ! « Ce que j'aime avec l'idée de faire des spectacles, c'est la famille que l'on forme avec une équipe de tournée, dit Verville.Quand on présente un one man show, on est seul sur scène, seul derrière, dans la loge.» La scène est désormais, pour Verville, un lieu qu'on partage.Et les ovations, une gâterie qu'il fait goûter à ses semblables.Depuis qu'il a été du tourbillon Cyclone, il y a deux ans, l'imitateur trouve un véritable plaisir à unir ses voix à d'autres.Aussi, lorsque la direction du Manoir Rouville-Campbell l'a contacté, en début d'année, pour présenter des imitations, le temps d'une série de spectacles estivale, il a sauté dans un avion, direction France, pour proposer à Michel Villano, un copain imitateur et chanteur, de s'unir artistiquement.« Il s'est produit un déclic incroyable lorsqu'on a travaillé ensemble sur Cyclone, confie Pierre Verville.On parlait de tout sauf du travail.Michel est un gars généreux.On se complète.Je suis dans les voix basses.Il est plus dans les aiguës.» Verville et Villano, qui ont présenté un numéro en duo l'an dernier au Festival Juste pour rire, ont rapidement travaillé à un concept, en France.Le travail s'est, par la suite, fait à distance : envois de textes par courriel, d'enregistrements grâce à MP3.« Ça n'aurait pas cliqué qu'on aurait, au pire, travaillé sur un numéro pour le Festival Juste pour rire de cet été », dit Pierre Verville.« Nous pratiquons un métier individualiste et compétitif en France, note Michel Villano.Les artistes sont très jaloux et veulent protéger leurs imitations.J'ai souvent refusé de faire équipe là-bas.Avec Pierre toutefois, on peut se mettre en valeur.Et je voulais revenir au Québec, pour une cinquième saison.J'ai même annulé une tournée sur la Côte d'Azur ! » La vie à deux Deux fois moins de scène.Deux fois plus de voix.Imaginez les rencontres, les clins d'oeil, les accouplements possibles.Quand Verville lie ses cordes vocales à Villano, Michel Bergeron et Gérard Depardieu peuvent faire équipe.Tout comme les Jacques Villeneuve, oncle et neveu.À qui Luc Plamondon rappellera-t-il qu'il est extrêmement talentueux ?Céline Dion ?Diane Dufresne ?Michael Jackson ?Les deux artistes promettent 150 imitations en près de 90 minutes regroupées en numéros de deux à quatre minutes parlés et chantés.Trois musiciens les accompagnent d'ailleurs sur scène.« Pas d'airs préenregistrés ! se réjouit Verville.Ça nous permettra de peaufiner le spectacle tout au long de l'été.On n'est pas là pour faire de l'argent ! On ne compte pas présenter ce spectacle à Montréal, cet automne.Nous l'offrons comme une bonne crème glacée.Je veux que les gens y assistent comme on regarde un film de Louis de Funès.Cela dit, même si on n'est pas dans les thèmes sociopolitiques, on n'a pas pris la conception du spectacle à la légère.On a travaillé très fort, sept jour sur sept, ces deux derniers mois et demi.» « Je n'ai pas vu l'équivalence de Pierre en France, note Villano.Il peut travailler 60 heures sur une imitation.» Car il n'y a pas que la justesse de la voix pour Pierre Verville.L'émotion transmise, la posture, les tics.Rappelez-vous son imitation renversante de Gerry Boulet avec le défunt chanteur, à un gala Juste pour rire de la fin des années 80.« Je fais partie de l'école de Jean- Guy Moreau, un défricheur qui a su donner de l'âme à ses personnages, explique Verville.Ses influences sont encore là.» L'imitateur se lève et prend lentement des pauses pour expliquer à quel point l'imitation est un tout et qu'il est primordial de se fondre en sa victime pour ne pas faire douter le public.Soudain, Michel Tremblay, puis Daniel Pinard apparaissent dans la cour de banlieue de l'humoriste.« C'est comme dessiner quelqu'un, explique-t-il.Quand j'y arrive, je suis content.Je possède ainsi mes personnages de l'intérieur.» Pierre Verville et Michel Villano, en spectacle au Manoir Rouville-Campbell, 125, chemin des Patriotes sud, Saint- Hilaire, jusqu'au 7 août, à 20h.Infos : 450 446-6060 ou 1 866 250-6060.SOPHYE NOLET Succès et solitude JEAN BEAUNOYER LA REVUE MUSICALE Danse-Sing est à l'affiche au Cabaret du Casino de Montréal, pour une cinquième année consécutive, avec ses 18 artistes, toujours dirigés par Sophye Nolet.La productrice de 34 ans a investi un million de dollars dans cette version qu'elle qualifie de best of de toutes les revues Danse-Sing présentées jusqu'à présent.Comme si ce n'était pas suffisant, la danseuse et productrice a lancé un album réunissant les grands succès de cette revue musicale ainsi que deux chansons originales.Et ce n'est pas tout.Une tournée de la troupe est prévue en Asie et en Europe au cours de la prochaine année, en plus de la création d'un cabaret- théâtre et d'ateliers à Sainte- Adèle.Q Sophye Nolet, êtes-vous vraiment ambitieuse ?Et jusqu'oùpouvez-vous l'être ?R Je dois admettre que je suis ambitieuse.parfois.Je dirais dans une proportion de 75 % de ma vie.Le reste du temps, je laisse aller les choses.Q Avez-vous les mêmes ambitions que les gens du Cirque du Soleil ?R Au Québec, nous avons des héros et le Cirque du Soleil en fait partie.Nous avons été influencés par les gens du Cirque.Nous avons regroupé nos ateliers et installé notre quartier général à Sainte-Adèle afin d'éviter les trop nombreux déplacements.La construction des ateliers et d'une salle de spectacle devrait être terminée dans six mois.Nous aimerions donner des cours de danse et former des jeunes pour la comédie musicale.Tout ça ressemble au Cirque du Soleil et nous en sommes fiers.Q Est-ce vous vivez une certaine solitude ?R Je vais peut-être vous surprendre, mais je dirais que oui.Il y a une barrière psychologique autour de moi.C'est moi qui produis.C'est moi qui signe la mise en scène.C'est toujours moi la patronne qui se retrouve seule et à part des autres.Si je veux établir un contact, c'est moi qui dois frapper aux portes.Heureusement que je suis entourée de mes parents : mon père s'occupe de la gestion financière de l'entreprise et ma mère gère la création des costumes.Et puis, il y a ma fille Kasara, âgée de 9 ans, qui fait partie de la troupe.Q A-t-on déjà tenté d'acheter la compagnie Danse-Sing ?R Oui, à trois reprises.La dernière offre provenait d'une agence qui a des bureaux à Londres, aux États-Unis et à Montréal.J'avais reçu d'autres offres durant les premières années de Danse-Sing.À ce moment-là, on voulait acheter le concept du spectacle, mais embaucher d'autres artistes.Il n'en était pas question puisque j'ai toujours tenu à travailler avec des artistes d'ici, même à l'étranger.Et puis, j'ai créé cette compagnie à l'âge de 18 ans et je n'ai que 34 ans, ce n'est pas le temps de vendre.Q Et la vie personnelle ?Les amours ?Avec tout ce travail.R Mon ex-conjoint partageait le même métier et on ne pensait qu'au travail.On n'avait plus de vie de couple.Quand le conjoint n'a pas le même métier, on ne se voit plus parce que je travaille et je voyage constamment.Et c'est encore la solitude.Il faut croire que ça fait peur à un homme de vivre avec quelqu'un comme moi.Heureusement, mon père est mon meilleur ami.Et puis, je ne m'inquiète pas pour l'avenir, je fais confiance à la vie.DANSE-SING, au Cabaret du Casino de Montréal jusqu'au 28 septembre.Infos : 514 790-1245.Photo IVANOH DEMERS, La Presse © Pierre Verville aime se la couler douce entre tous ses spectacles qui lui laissent à peine le temps de se déchausser.3151922A 3154909A Renseignements: (514) 285-2000 françoise sullivan peintre chorégraphe sculpteure montréalaise www.mbam.qc.ca Vous risquez d'être bousculé françoise sullivan le risque d'être artiste 19 juin - 5octobre 2003 une présentation de 3143724A 6LP1702D0705 D17 Samedi RECAST 6LP1702D0705 ZALLCALL 67 00:32:20 07/05/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 JUILLET 2003 D17 LE FESTIVAL DES ARTS DE SAINT-SAUVEUR É D I T I O N 2 0 0 3 Patrimoine canadien Canadian Heritage DU 11 AU 20 JUILLET Forfaits hébergement: Manoir Saint-Sauveur informations / réservations: (450) 227-9935 1-800-361-0505 Les grands solistes et chorégraphes du Québec 11 juillet Anik Bissonnette, Mario Radacovsky, Heidi Rood, Dennis Lepsi.Cantabile, l'humour vocal britannique à son meilleur 15 juillet Finales du concours international de chorégraphie 16 juillet Robert Marien, Les grands airs de comédies musicales 17 juillet Orchestre Philharmonique du Nouveau Monde 20 juillet COMPANIA NACIONAL DE DANZA 2 NACHO DUATO, directeur artistique 18 et 19 juillet BALLET DU THÉÂTRE NATIONAL DE PRAGUE PREMIÈRES Petr Zuska, directeur artistique 12 et 13 juillet NORD AMÉRICAINES SPECTACLES GRATUITS SUR LA SCÈNE EXTÉRIEURE EXPOSITIONS ANIMATION 3148500A Lanaudière: un Mozart de rêve CLAUDE GINGRAS L'HEURE TARDIVE (le concert s'est terminé passé 22 h) et l'espace réduit m'empêchent de commenter comme je le souhaiterais cette première et quasi miraculeuse rencontre Mozart\u2014Anton Kuerti\u2014Violons du Roy\u2014Jean-François Rivest hier soir à l'Amphithéâtre de Lanaudière.Premier héros de la soirée : Kuerti, bien sûr, qui s'était imposé trois concertos de Mozart et les a joués sans faillir, malgré l'humidité, pire encore qu'à Montréal, qu'il faisait là-bas.Le Mozart du pianiste torontois nous est déjà familier : animé d'une sorte de nervosité beethovénienne et, en même temps, d'une énergie où l'émotion est toujours présente.La clarté des trilles est une joie pour l'oreille et les cadences sont celles de Mozart, sauf au K.503, où elles sont du soliste.(Quelques petites notes perdues sur un clavier glissant sont à oublier, bien sûr !) Dans le magnifique et convaincant résultat final, il faut aussi compter la direction de Rivest et la réponse de l'ensemble de Québec porté à 26 musiciens et dont il était l'invité d'un soir.Soliste et chef se retrouvaient sur la même longueur d'ondes, ce qu'on a tout particulièrement apprécié dans les mouvements lents, d'une rare émotion.Détail intéressant : venu du baroque, Rivest réduit le vibrato des cordes plus que ne le fait le titulaire Labadie.Succès complet, donc, cette soirée Mozart de Lanaudière : le ciel était doux et le site, bien rempli, avec 3500 personnes qui ont écouté dans un silence de rêve et ensuite applaudi à tout rompre.Anton Kuerti au piano et Jean-François Rivest dirigeant les Violons du Roy hier soir à l'Amphithéâtre de Lanaudière.350, place Royale angle de la Commune Vieux-Montréal Tél.: (514) 872-9150 www.pacmusee.qc.ca et la bible Exposition du 17 juin au 2 novembre 2003 Cette exposition a été réalisée par le Musée d'Israël, Jérusalem, en collaboration avec Pointe-à-Callière.Les pièces sont un prêt du Musée d'Israël, Jérusalem, de l'Israel Antiquities Authority et de Bibliothèque et Archives du Canada.Le Musée canadien des civilisations est un partenaire de l'exposition.PHOTOS : MUSÉE D'ISRAËL, JÉRUSALEM Le Musée est subventionné par la Ville de Montréal ANDREA ET CHARLES BRONFMAN STEPHEN BRONFMAN Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal Fondation Pointe-à-Callière 3153931A a3151362A WASHINGTON MONTRÉAL PARIS LONDRES UNE PRÉSENTATION DE «UNE DES PLUS BELLES EXPOSITIONS DE L'ANNÉE.» Time Magazine «UN ÉVÉNEMENT QUI MARQUERA L'HISTOIRE DE L'ART\u2026 COUREZ-Y.» Voir «LE BLOCKBUSTER DE L'ÉTÉ\u2026 UNE VÉRITABLE FÊTE POUR LES AMANTS DE LA PEINTURE.» The Globe and Mail ÉDOUARD VUILLARD MAÎTRE DU POSTIMPRESSIONNISME JUSQU'AU 24 AOÛT 2003 Les experts l'appellent Vuillard.Appelez-le Édouard.Billets en vente au Musée, sur le réseau Admission au (514) 790-1245 et sur notre site Internet www.mbam.qc.ca Renseignements: (514) 285-2000 L'exposition est organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal, la National Gallery of Art de Washington, la Réunion des musées nationaux/musée d'Orsay de Paris et la Royal Academy of Arts de Londres.Édouard Vuillard, Autoportrait octogonal (détail), vers 1890.Collection particulière © Photo Musée des beaux-arts de Montréal: Christine Guest.3131842A METRO JEAN-DRAPEAU Info: (514) 861-6701 www.stewart-museum.org Entre deux duels historiques avec pièces vivantes, assistez au tir du canon et venez vous mesurer à un maître des échecs dans des jeux simultanés.les 5 & 6 juillet dès 12h 2 et 3 août, La Garde Impériale 9 août, Tattoo militaire 3151264A 3151473A Ce sont plutôt des expressions liées à la génomique, science d'avant-garde qui change le monde et notre vie.Visitez l'exposition Le GÉN!E du GÉNOME et décodez les sujets chauds dont tout le monde parle : l'ADN, les aliments génétiquement modifiés, le dépistage génétique, le clonage et plus encore.À ne pas manquer, du 25 avril au 1er septembre, au Musée canadien de la nature à Ottawa.Présenté à l'échelle nationale par : En partenariat avec : Pour connaître l'horaire de la tournée de l'exposition, rendez vous à nature.ca.Ottawa (Ontario) 1 800 263-4433 3129567A 6LP1801D0705 D18 Samedi 6LP1801D0705 ZALLCALL 67 17:09:27 07/04/03 B D 1 8 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 5 J U I L L E T 2 0 0 3 À L'AFFICHE CETTE SEMAINE Théâtre THÉÂTRE ST-DENIS Appelez-moi.maman !, version française de Mom's The Word, de Linda A.Carson, Jill Daum, Allison Kelly, Robin Nichol, Barbara Pollard et Deborah Williams.Jusqu'au 12 juillet.THÉÂTRE DE L'ÎLE (1, Wellington, Hull) Pierre et Marie.et le démon, de Michel-Marc Bouchard.Mise en scène de Gilles Provost.Du mer.au sam., 20h.THÉÂTRE SAINT-SAUVEUR (22, Claude, Saint-Sauveur) Cent dessus dessous !, de Marcia Kash et Doug Hugues.Du mar.au ven., 20h30.THÉÂTRE SAINTE-ADÈLE (1069, boul.Sainte-Adèle).Coeur de trucker, de Joey Ga Llimi.Mise en scène de Yvon Bilodeau.Du mar.au ven., 20h30 ; sam., 19h et 22h30.LE PATRIOTE DE SAINTE-AGATHE (Sainte-Agathe) Le dîner de cons, adapt.québécoise et mise en scène de Claude Maher.Du mer.au sam., 20h30.Jusqu'au 30 septembre.THÉÂTRE DES ÉRABLES (862, Montée Laurin, Saint-Eustache) Fille majeure, délit mineur, de Sylvie Lemay.Mise en scène de Marie Charlebois : 20h30.Jusqu'au 23 août.SALLE L'OPALE (333, Saint-Isidore, Saint-Lin-des-Laurentides) Dès le 10 juillet, Les Papillons de nuit, de Michel-Marc Bouchard.Mise en scène de Denis Brassard.Présentation de la troupe Exalta.Du jeu.au sam., 20h.GRANGE DU DOMAINE VERT (10423, Montée Sainte-Marianne, Mirabel) L'Espace tren nous, de Nico Gagnon en collaboration avec Julie Deslauriers.Mise en scène de Marc Dumesnil.Ven.et sam., 20h (jusqu'au 26 juillet) ; jeu., ven., sam., 20h (du 31 juillet au 23 août).THÉÂTRE DE LA VILLE DE MONT-TREMBLANT (Domaine Saint-Bernard, 539, chemin Saint-Bernard, Ville de Mont-Tremblant) Belle Famille, d'Isabelle Hubert.Mise en scène de Micheline Bernard.Du jeu.au sam., 20h.Jusqu'au 30 août.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (867, St-Pierre, Terrebonne) Glengarry Glen Ross, , de David Mamet.Trad.de Pierre Legris.Mise en scène de Fernand Rainville.Du mer.au sam., 20h30.Jusqu'au 16 août.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange-Gardien, L'Assomption) Si c'est pas toi, c'est moi !, de Sylvie Lemay.Mise en scène de Michel Bérubé et Chantale Labrecque.Du jeu.au sam., 20h30.Jusqu'au 23 août.CENTRE CULTUREL DE JOLIETTE (salle Rolland Brunelle, 20, Saint-Charles-Borromée sud, Joliette) L'Homme de la Mancha, livret de Dale Wasserman, paroles de Joe Darion.Mise en scène de René Richard Cyr.Du mer.au sam., 20h.Jusqu'au 19 juillet.THÉÂTRE LA MONTAGNE COUPÉE (204, Montagne Coupée, Saint-Jean-de-Matha) Les Trois Mousquetaires.Mise en scène de Michel Bourdon et Sara Grefford.Jusqu'au 30 août.THÉÂTRE LA MINE D'ARTS (701, 10ième rang, Sainte-Marcelline) Le bonheur, c'est pas bon pour la santé !.Mise en scène de Louise Matteau.Du mer.au sam., 20h30.Jusqu'au 30 août.THÉÂTRE DES MARGUERITES (8075, boul.Jean XX111, Trois-Rivières) Entre-Deux, de Steve Laplante.Mise en scène de Stéphane Bellavance.Du jeu.au sam., 20h.Jusqu'au 30 août.Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL Auj., 17 h, Rachelle Taylor, claveciniste, virginaliste et organiste.Byrd.Jusqu'au 26 juillet.BASILIQUE NOTRE-DAME Dim., 19 h, Gaston Arel, organiste.Franck, Vierne, Mendelssohn, Laurin, Matton.Entrée libre.Mer., 19 h 30, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Jacques Lacombe.Marc-André Hamelin, pianiste.Ouverture de La Betulia liberata (Mozart), Concerto pour piano no 2 (Beethoven), Symphonie no 8 (Dvorak).Mozart Plus.ÉGLISE ST.JAMES UNITED (463, Sainte-Catherine O.) Mar., 12 h 30, Philip Crozier, organiste.PARCAHUNTSIC Mar., 19 h 30, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Jacques Lacombe et Rolf Bertsch.Ensemble Quartango.Anim.Gregory Charles.Entrée libre.CENTRE PIERRE-CHARBONNEAU Mer., 19 h 30, Montréal Jazz Big Band.Service aux tables dès 18 h 30.PAVILLON DES ARTS (Sainte-Adèle) Auj., 20 h, Marielle Fortier-Landry, soprano, Francine Dufour, violoniste, Jacques Saint-Jean, pianiste.Musique vennoise.MAISON TRESTLER (Dorion) Mer., 20 h, Quatuor Alcan et Dominique Morel, pianiste.Quatuor (Ravel), Quintette avec piano (Franck).FESTIVAL D'ORGUE DE McGILL REDPATH HALL Mar., 20 h, John Grew et Patrick Wedd, organistes.Grigny, Berkeley, Pärt, Evangelista, Ferko.Jeu., 20 h, Christopher Stembridge, organiste et claveciniste.Frescobaldi, Cavazzoni, Luzzaschi, Willaert.ÉGLISE IMMACULÉE-CONCEPTION Mer., 20h, James David Christie, organiste.Scheidemann, Scheidt, Sweelinck, Buxtehude, Böhm, Buttstett, Bach.ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE Ven., 20 h, Marie-Claire Alain, organiste.Widor, A.Alain, J.Alain.FESTIVAL INTERNATIONAL DE LANAUDIÈRE AMPHITHÉÂTRE (Joliette) Auj., 20 h, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Jacques Lacombe.Alexander Melnikov, pianiste.Impressioni brasiliane (Respighi), Concerto pour piano no 5 (Égyptien) (Saint-Saëns), Les Saisons (Glazounov).Dim., 14 h, Montréal Tango et Soroya Benitez, chanteuse.Ven., 20 h, Orchestre Symphonique de Québec.Dir.Yoav Talmi.Geneviève Couillard et Renée Lapointe, mezzosopranos, Nils Brown, ténor, Joshua Hopkins, baryton.Symphonie Minute (Evangelista), Les Nuits d'été (Berlioz), Symphonie no 6 (Pastorale) (Beethoven).ÉGLISE DE SAINT-PAUL Lun., 20 h, Agathe Martel, soprano, Joshua Hopkins, baryton.Au piano : Marc Bourdeau.Wolf, Berlioz, Fauré, Chausson.ÉGLISE DE SAINT-ALPHONSE-RODRIGUEZ Mar., 20 h, Nicholas Angelich, pianiste.Années de pèlerinage (Liszt) (13 extraits).ÉGLISE DE SAINT-ZÉNON Jeu., 20 h, Serenata des Mille-Îles.Dir.Pierre Simard.Ouverture de L'Italiana in Algeri (Rossini), Symphonie no 7 (Beethoven - arrangement), Don Giovanni (Mozart - arr.).CENTRE D'ARTS ORFORD ABBAYE DE SAINT-BENOÎT- DU-LAC Auj., 14 h, Anne Robert, violoniste, Dom André Laberge, organiste.Bach, Walther, Vitali.SALLE GILLES-LEFEBVRE Mer., 20 h, Vincent Ranallo, baryton, Isabelle Bozzini, violoncelliste.Villeneuve, Charpentier, Palmieri, Oesterle, Panneton, Hyland.Ven., 20 h, Anton Kuerti, pianiste.Fantaisie op.28 (Mendelssohn), Fantaisie op.17 (Schumann), Sonate op.106 (Hammerklavier) (Beethoven).Une heure avant chaque concert: présentation de Carol Bergeron.FESTIVAL DES BASSES-LAURENTIDES ÉGLISE HISTORIQUE D'OKA Auj., 20 h, Chanteurs de Sainte-Thérèse et Choeur Philharmonique du Nouveau Monde.Dir.Michel Brousseau.Gloria (Vivaldi), Messa di Gloria (Puccini).Jeu., 20 h, Ensemble vocal L'Accroche-Choeur.Dir.Diane Geoffrion.Emmanuelle Coutu, soprano, Claudine Ledoux, mezzo-soprano.Te Deum (Haydn), Hymne au printemps, Calme des nuits et Les fleurs et les arbres (Saint-Saëns), Messe en sol majeur (Schubert).LA TRAPPE D'OKA Dim., 15 h, Kimy Mc Laren, soprano, Stéphane Beaulac, trompettiste, Benoit Loiselle, violoncelliste, Vincent Boucher, organiste.Handel, Purcell, Vivaldi, A.et D.Scarlatti.ÉGLISE DE SAINT-AUGUSTIN Ven., 20 h, Quatuor Claudel.Revueltas, Turina, Evangelista, Villa-Lobos, Piazzolla.Variétés CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Il était une fois.un Cabaret, de Sophye Nolet.Du mar.au jeu., 13h30.CLUB SODA (1225, Saint-Laurent) Auj., 23h59, Mr Scruff.PETIT CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Mer., 20h30, Gossip ; jeu., 20h30, Tangiers et les Frères Carcajou ; ven., 20h30, Naked Lies, les Poufiasses et Revulva.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Auj., 21h, Upload; dim., 20h, Pena Flamenca avec Alma Pura; jeu., 21h, Sophie Lemaire ; ven., 21h30, Kid A.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Auj., Yan Parenteau et Ian Couture ; jeu.et ven., Yan Parenteau et Alain Pelletier : 21h.L'ESCOGRIFFE (4467, Saint-Denis) Auj., Madcaps et Gwenn Web; lun., André Leroux, mar., hommage aux Colocs; mer., Hyena et Persephone; jeu., le Mile-End Jazz Quartet; ven., la Galère: 22h.LA PETITE BOÎTE (2001, Rosemont) Auj., Daniel Thibault ; ven., Louis Alary : 22h.LES DEUX PIERROTS (104, Saint-Paul E.) Auj.et dim., groupe Dany Pouliot et Karl Millette.: dès 20h.P'TIT BAR (3451, Saint-Denis) Auj., 22h, Jean Viau ; dim., 21h, Thierry Fortuit chante Brel ; lun., 21h30, Rocky Chouinard ; mar., 21h30, Rapahël Torr chante Dassin ; mer., Alain Villeneuve ; jeu., 21h30, Roger Genois chante Brassens, Moustaki, Dubois ; ven., 22h, Jean-François Lessard.ALIZÉ (900, Ontario E.) Auj., hommage à Rage Against the Machine; ; mer., Blues Gitans: 21h.PUB ST.PAUL (124, St-Paul E.) Auj., dès 20h, Groupe Likwid.BRUTOPIA (1219, Crescent) Auj., 16h, The Cains Unpluged ; 22h, Mophonque Organization.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.L'Ange-Gardien, L'Assomption) Mer., 20h30, François Morency.AU VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Louis-José Houde.Du mar.au sam., 20h30.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL (185, Sainte-Catherine O.) Expositions David Rabinowitch et Place à la magie - les années 40, 50 et 60 au Québec, Nan Goldin.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais, 1380, Sherbrooke O.) Expositions La terre dans tous ses états, Fritz Brandtner, Édouard Vuillard, maître du postimpressionnisme et Françoise Sullivan.LA GALERIE (Musée des Beaux-Arts de Montréal (1390, Sherbrooke O.) Exposition La Danse des couleurs.Mar., jeu., ven., de 11h à 16h; mer., de 11h à 17h; sam., de midi à 17h; dim., de 13h à 17h.Jusqu'au 31 juillet.MUSÉE DU CHÂTEAU DUFRESNE (2029, av.Jeanne-d'Arc) Exposition Reflets d'Europe.Jusqu'au 31 août.MUSÉE DU CHÂTEAU RAMEZAY (280, Notre-Dame E.) Exposition La Compagnie des Indes en Nouvelle-France.Jusqu'au 23 novembre.MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN (118, Saint-Pierre) Exposition Marc-Aurèle Fortin, l'innovateur.Du mar.au dim., de 11h à 17h.POINTE-À-CALLIÈRE - MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (350, Place Royale) Expositions Ici naquit Montréal et L'Archéologie et la Bible - Du roi David aux manuscrits de la mer Morte.Du mar.au ven., de 10h à 17h ; sam.et dim., de 11h à 17h.MUSÉE McCORD (690, Sherbrooke O.) Exposition L'Éden, côté jardin - l'art populaire canadien en plein air.Jusqu'au 24 août.MUSÉE DES MAÎTRES ET ARTISANS DU QUÉBEC (615, av.Ste-Croix, St-Laurent) Exposition Mains de maîtres.ATELIER CIRCULAIRE (5445, av.De Gaspé) Estampes.Du mer.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 26 juillet.BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC(1700, Saint-Denis) Exposition Québec-Japon, une relation plus que centenaire.Du lun.au ven., de 9h à 17h.Jusqu'au 29 août.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baille) Expositions Empreintes de l'Inde, et oeuvres d'Alain Paiement.Du mar.au dim., de 11h à 18h; jeu., de 11h à 21h.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE (335, boul.de Maisonneuve E.) Exposition Co Hoedeman \u2014 les jardins de l'enfance.Du mar.au ven., de midi à 21h; sam., dim., de 17h à 21h.Jusqu'au 31 août.ESPACE VOX (350, Saint-Paul E.) Exposition Des espèces d'espaces.Jusqu'au 14 août.GALERIE SIMON BLAIS (5420, Saint-Laurent) Pastels et sculptures de Roseline Granet.Du mar.au ven., de 10h à 18h ; sam., de 10h à 17h.Jusqu'au 17 juillet.GALERIE CLAIR OBSCUR (2374, Beaubien E.) Dès le 7 juillet, exposition L'Ordre moderne, peintures de François Casavant et bronzes de Claude Hazanavicius.Du mar.au dim., de 11h à 18h.Jusqu'au 27 juillet.GALERIE CRÉATIV'ART (880, Henri-Bourassa E.) Auj., de midi à 17h, oeuvres de Violeta Roël.Dès le 9 juillet, exposition Sur un air d'été, oeuvres de Marie- France Brunet, Ginette De Lottinville, Madeleine Filion, Claire Gagnon, Micheline Raymond, Violeta Roël et Margrith Wirsch.Du mar.au ven., de 13h à 21h ; sam., de 13h à 17h.GALERIE D'ART CONTEMPORAIN (122, Bernard O.) Photographies de Lara Rosenoff et Jane Heller.Mar., mer., de 10h à 18h ; jeu., ven., de 10h à 21h ; sam., de 9h à 17h.Jusqu'au 26 juillet.GALERIE D'ARTS CONTEMPORAINS (2165, Crescent) Oeuvres d'artistes canadiens.GALERIE D'AVIGNON (102, av.Laurier O.) Oeuvres de H.W.Jones, L.Rivière, M.Mc Avoy, C.Y.Bates, A.Fink, D.Sorensen, S.Addis, K.Mc Call, P.Iverson, G.Guilliano et E.Krawecka.Jusqu'au 5 août.GALERIE GALA (5157, Saint-Laurent) Oeuvres des artistes de la galerie.Jusqu'au 20 juillet.GALERIE GORA (460, Sainte-Catherine O., espace 305) Oeuvres de Rose M.Baron, Nicu I.Zeleznicov, Ella Sipho, Jan Arabas, William Bentz, Julio César Villalva, Victor Treio, Seug Hee Ko, Sara Conti, Ingo Kreutzer et Betty Ferrer.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 12 juillet.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Décarie) Oeuvres de Areg Elibekian, John Boyadjian et Manon Otis.GALERIE LAMOUREUX RITZENHOFF (1428, Sherbrooke O.) Oeuvres de Missakian et Gisèle L'Épicier.Jusqu'au 31 juillet.GALERIE D'ART YVES LAROCHE INC.(4, Saint-Paul E.) Oeuvres de Corno, Johanne Cullen, Joanne Gauthier, Manon Otis et Zïlon.Jusqu'au 10 juillet.GALERIE D'ART LEONARD ET BINA ELLEN (Université Concordia, 1400, boul.de Maisonneuve O.) Exposition General Idea : éditions 1967-1995.Du mar.au ven., de midi à 18h.Jusqu'au 9 août.GALERIE MAZARINE (1448, Sherbrooke O.) Estampes japonaises des XV111e ete X1Xe siècles.Jusqu'au 23 août.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Peintures de Jean-Pierre Lafrance.Du mar.au dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 13 juillet.GALERIE PORT-MAURICE (8420, boul.Lacordaire) Exposition D'Haïti à Montréal, le parcours d'une peinture, de Joseph André, Anthony Benoît et Frantz Louis.Lun., de 13h à 21h; mar., mer., jeu., de 10h à 21h; ven., de 10h à 18h; dim., de 13h à 17h; sam., de 10 à 17h.Jusqu'au 11 juillet.Voir AFFICHE en D19 www.mosaiculture.ca (514) 868.2003 ou (888) 868.9999 info@mosaiculture.ca Du 20 juin au 6 octobre 2003 Mythes et Légendes du Monde DES OEUVRES SPECTACULAIRES JAMAIS VUES ! Après une année de relâche, les Mosaïcultures internationales de Montréal reviennent dans un site complètement réaménagé et agrandi pour présenter un événement d'une qualité remarquable: la toute dernière compétition internationale de mosaïcultures à se dérouler à Montréal.Dans le Vieux-Port de Montréal, au pied de la rue Mc Gill Tous les jours de 9 heures à la brunante Visites guidées disponibles Stationnement sur le site TA R I F S Adulte : 12,50$ Enfant de 6 à 11 ans : 5,00$ Enfant 5 ans et moins : gratuit Aîné et étudiant de 12 à 18 ans : 10,50$ Famille : 30,00$ Groupes : SPEC 1 888-320-7766 3152955A APPEL À TOUS ! 25 ans, ça se raconte ! Le Festival est à la recherche de vos témoignages, photos, vidéos, anecdotes et moments de vie.Faites-nous parvenir dès maintenant vos souvenirs festivaliers ! Vos souvenirs figureront peut-être dans les publications spéciales du 25e anniversaire du Festival International de Jazz de Montréal, l'an prochain ! À GAGNER En collaboration avec : Renseignements: Des prix de participation quotidiens, tels des billets de concert et t-shirts.Le GRAND PRIX : une fin de semaine de rêve au 25e Festival en 2004, incluant deux nuitées à l'Hôtel Wyndham Montréal.www.montrealjazzfest.com et cliquez sur « J'aime le Jazz » À notre tente « Appel à tous » située sur le site extérieur du Festival, jusqu'au dimanche 6 juillet.Borne interactive et caméra vidéo vous attendent ! Par la poste à Festival International de Jazz de Montréal - Spécial 25 ans 822, rue Sherbrooke Est, Montréal (Québec) H2L 1K4 LES FAÇONS SIMPLES DE PARTICIPER : DERNIER WEEK-END DU FESTIVAL ! 3155002A 6LP1901D0705 D19 Samedi 6LP1901D0705 ZALLCALL 67 21:22:16 07/04/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 JUILLET 2003 D19 3154163A Measha Brüggergosman prévoit commencer un doctorat en 2004.Mais avant, le succès lui colle à la peau et les engagements fusent de toutes parts.FESTIVAL DE LANAUDIÈRE Measha Brüggergosman: l'art de l'interprétation GUY MARCEAU collaboration spéciale À voir l'imposante soprano canadienne Measha Brüggergosman mordre dans les mots d'un lied, d'une mélodie ou d'un air d'opéra, on ne doute pas un instant qu'elle est née pour chanter.Mais peu ici l'ont vue à l'oeuvre, à moins d'avoir suivi, en 2002, le premier Concours international de Montréal des Jeunesses musicales consacré au chant, et dont elle fut couronnée grande gagnante.Les Montréalais pourront l'entendre le samedi 12 juillet avec l'OSM, alors qu'elle interprétera des lieder de Mahler à l'Amphithéâtre de Lanaudière.Le talent de Measha Brüggergosman s'est donc démarqué de celui des 281 participants provenant de 45 pays.En finale, son interprétation de Ebben, ne andro lontana, tiré de La Wally de Catalani, avait soufflé l'auditoire, qui s'en souvient encore.La principale intéressée commente : « Évidemment, on ne participe pas à ce genre de compétition pour perdre ! Mais je suis fière d'être canadienne, et d'avoir remporté ce prix dans mon pays natal a été ma plus grande fierté.» Et nul doute que les 25 000 $ rattachés au 1er prix ont contribué à l'essor de sa prometteuse carrière.D'entrée de jeu, Measha Brüggergosman (prononcer Micha Brou-guerre-goz-man) explique l'origine de son nom.« C'est l'union du nom de mon mari, Markus Brügger (Suisse), et du mien, Gosman (Europe du Nord).Quand on s'est mariés, on a décidé de s'unir jusque-là ! » L'autre union, qui date de la tendre enfance, est celle qui lie Measha Brüggergosman à sa passion pour le chant.« Dès l'âge de sept ans, à Fredericton au Nouveau-Brunswick, je chantais à notre église, The United Baptist Church, et le directeur musical m'enseignait et me guidait.Et je me souviens aussi des samedis aprèsmidi où l'on écoutait en famille les rediffusions du Metropolitan Opera à la CBC.Tout ça a été déterminant.» Aujourd'hui, à 26 ans, et après avoir consacré toutes ses études et ses étés au chant à Boston et à l'Université de Toronto, multiplié les concours et les prix, elle vit maintenant en Allemagne, puisqu'elle a suivi son professeur, la soprano canadienne Edith Wiens, avec qui elle termine sa maîtrise en chant.Elle prévoit commencer, en 2004, un doctorat dont le sujet est l'exploration de la relation entre les mots et la musique, particulièrement dans l'oeuvre de Robert Schumann et du poète Heinrich Heine.Mais avant, le succès lui colle à la peau et les engagements fusent de toute part.Elle ne chômera pas durant la prochaine année.Les deux pieds sur terre Même si la jeune chanteuse cumule déjà plusieurs rôles à l'opéra (Sister Rose dans Dead Man Walking de l'Américain Jake Heggie, Madame Lidoine des Dialogues des carmélites de Poulenc et le rôle-titre de Beatrice Chancey de James Rolfe), elle garde les deux pieds sur terre.« J'ai toujours eu un plan de carrière et je veux le suivre à la lettre.Il est plus important pour moi de chanter d'abord le répertoire de chambre et de concert (lied, mélodie, oratorio).Je suis consciente que ma voix est puissante et qu'à l'opéra, je peux me faire entendre malgré un grand orchestre et cela, jusqu'aux dernières rangées des amphithéâtres.Mais je tiens à développer mon art d'interprétation dans un contexte plus intimiste, là où toutes les subtilités se voient et s'entendent.Quand un chanteur parvient à maîtriser l'interprétation, il peut s'adapter plus facilement ensuite aux nombreux éléments scéniques de l'opéra.» Avec une telle stature et une voix aussi ample, on lui parle déjà des opéras de Wagner.« C'est une possibilité, mais pas avant 10 ans certainement, et si c'est le cas, je rêve de chanter le rôle d'Élisabeth dans Tannhäuser.C'est une femme fidèle, pure comme un ange.Plus tôt, je chanterai l'opéra français, allemand (Strauss), puis italien (Verdi, particulièrement).» Mais déjà, elle déroge à son plan.Au moment de l'entrevue, Measha Brüggergosman chantait son premier rôle de l'oeuvre de Puccini, soit Liu dans Turandot à l'Opéra de Cincinnati.« Ce rôle est fait sur mesure pour moi, même si le registre est un peu aigu par endroits.Liu est une esclave, un personnage dévoué, attachant et humble.Techniquement, elle chante les plus belles mélodies de l'opéra.Je ne me plains pas ! » Pour l'heure, et loin des grandes effusions opératiques, le public n'aura pas à se plaindre de l'entendre dans son répertoire de prédilection, des lieder pour voix et orchestre de Mahler.« Il y a dans les lieder du Des Knaben Wunderhorn (Le Cor merveilleux de l'enfant) une grande palette d'émotions, beaucoup de contrastes dramatiques, de la gravité au désespoir, en passant par la frivolité, qui est plutôt rare chez Mahler.Et comme dans l'oeuvre de Schumann, les mots et la musique sont intimement liés.C'est là où je suis à mon meilleur.Measha Brüggergosman chante Mahler avec l'OSM le samedi, 12 juillet à 20 h, à l'Amphithéâtre de Lanaudière.Info et billets : 1 800 561-4343.AFFICHE Suite de la page D18 GALERIE LILIAN RODRIGUEZ (372, Sainte-Catherine O., ESPACE 405) Oeuvres de Juan José Cambre, Antonietta Grassi, David Hall, Josefina Robirosa, Françoise Sullivan et Nelly Tomas.Du mer.au ven., de midi à 17h30; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 16 août.GALERIE 1637 (1637, Sherbrooke O.) Exposition Pleins feux sur l'été.Jusqu'au 16 juillet.GALERIE CLAUDE THÉBERGE (2018, St-Hubert) Oeuvres de Claude Théberge.Du mar.au ven., de 14h à 18h; sam., dim., de 13h à 17h.GALERIE TURENNE INC.(1474, Sherbrooke O.) Tableaux anciens et oeuvres de peintres paysagistes canadiens.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Peintures de Geneviève Jost, Pierre Lefebvre et Henry Jones.Du mar.au ven., de 10h à 17h30; sam., de 10h à 17h.GALERIE YERGEAU DU QUARTIER LATIN (2060, Joly) Exposition Hommage au cinéma collectif et News de Melinda Pap.Jusqu'au 30 août.GUILDE GRAPHIQUE (9, Saint-Paul O.) Gravures de Bruneau, Anait, Desmet, Lacroix, Nadeau, Van Oort.Du lun.au sam., de 10h à 18h; dim., de midi à 17h.Jusqu'au 31 juillet. 6LP2001D0705 D20 Samedi 6LP2001D0705 ZALLCALL 67 21:29:17 07/04/03 B D20 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 5 JUILLET 2003 THÉÂTRE Nathalie Gascon enfin sur les planches Elle revient sur scène au théâtre Hector-Charland JEAN BEAUNOYER Ceux qui croient connaître Nathalie Gascon seront surpris de la voir évoluer sur scène, au théâtre Hector-Charland, pendant tout l'été à L'Assomption.Jamais je ne l'aurais imaginée aussi drôle, aussi dynamique et sûrement aussi heureuse de se retrouver sur les planches.Dans la comédie Si c'est pas toi, c'est moi ! de Sylvie Lemay, Nathalie porte le spectacle sur ses épaules en lui donnant son rythme, sa fantaisie et son énergie.Après des rôles dramatiques au théâtre et à la télé, dont celui d'Andrée dans Virginie, on lui découvre maintenant un sens du comique étonnant.« À vrai dire, j'avais envie de me sortir de Virginie.Je n'ai pas joué sur scène l'hiver dernier et j'étais en manque de théâtre.Moi, j'ai besoin de jouer au théâtre, au moins une fois par année.Je ne dénigre pas la télévision, où j'ai eu de belles scènes à jouer ces dernières années.Quand je jouais dans L'Héritage, j'avais l'impression de me retrouver en famille.Quand j'ai joué dans Urgence, j'étais excitée à l'idée de tourner dans une télésérie.Je n'ai jamais craché sur la télévision parce que c'est là que je gagne ma vie.J'ai trois enfants et la télé, c'est mon gagne-pain.Mais j'ai besoin de faire du théâtre.J'imagine que c'est de famille : après tout, je suis la fille de Jean Gascon.» Les cheveux de Nathalie Gascon sont courts, très courts.Elle a accepté de se raser la tête pour interpréter le rôle d'une cancéreuse dans Virginie.C'était dans le contrat.Le contrat lui permettait également de porter une perruque à la ville.La comédienne a voulu jouer le rôle jusqu'au bout.Un rôle sûrement difficile qui lui a permis de se rapprocher des gens, des femmes surtout qui souffrent de cette maladie.« Des femmes m'ont abordée pour me confier qu'elles vivaient ce que vit mon personnage.J'ai perdu des amies à cause du cancer, dont l'une n'avait que 43 ans.Ça m'a rapprochée de la vie et de la mort.De la fragilité de la vie.» Pas étonnant qu'elle a ait subitement envie de s'éclater sur scène dans un rôle beaucoup plus léger.Mais il y a beaucoup plus qu'un rôle, il y a chez elle un amour du théâtre qui semble incontournable, essentiel à sa vie.« Mon père prenait beaucoup de place.Au théâtre, il prenait toute la place.Mais curieusement, la télé, ce n'était pas sa place et c'est pour ça que j'ai fait beaucoup de télé au début de ma carrière.À ce moment-là, ce n'était pas facile d'être la fille de Jean Gascon.Maintenant, c'est différent : il est décédé il y a quinze ans et la nouvelle génération a oublié.On pense même que je suis la fille de Gaby (Gabriel Gascon).J'ai longtemps redouté le TNM que mon père a fondé et dirigé.Au fond, le théâtre m'attire et me fait peur à la fois, mais j'ai retrouvé ma place récemment au TNM.Tout ça, c'est du passé.» Étrangement, le théâtre n'a pas choyé Nathalie Gascon ces dernières années.Aucun engagement l'hiver dernier et aucun projet pour la prochaine saison.Le cas classique, il faut croire, des femmes dans la quarantaine.« Je ne fais partie d'aucune gang au théâtre.Alors j'ai suivi le conseil d'amis et j'ai décidé d'appeler les bonnes personnes pour m'engager.Celles avec qui j'ai des affinités.En général, c'est gentil et on me dit qu'on me rappellera si on a un rôle pour moi.C'est terrible quand on ne se donne même pas la peine de rappeler.Il faut du courage pour le faire.Au début, jamais je n'aurais osé, mais maintenant ça va.» Il faut aussi savoir que Nathalie a élevé trois enfants avec deux pères différents et qu'elle a décidé de leur accorder toute l'attention nécessaire.Une attention qu'elle n'avait pas reçue lorsqu'elle était enfant.« Dans mon cas, j'ai décidé que le métier n'allait pas prendre le dessus.Je ne voulais pas faire vivre à mes enfants ce que j'avais vécu.Maintenant, mon petit dernier a six ans et je me sens un peu plus libre.Angoissée, inquiète comme la plupart des artistes, la comédienne de 47 ans choisit soigneusement ses metteurs en scène.« Je suis capable de bousiller un rôle si je n'ai pas un bon rapport avec mon metteur en scène.J'ai besoin d'être entourée et j'ai besoin de m'en remettre à quelqu'un en qui j'ai confiance.J'ai de la difficulté à lancer mon propre projet.Je préfère me voir à travers le désir des autres.» Comédienne de tempérament, fluide, imprévisible sur scène, toujours à la recherche des autres, Nathalie Gascon brûle actuellement les planches au théâtre Hector- Charland.De la trempe des grandes actrices de sa génération et digne fille de son père, elle ajoute les couleurs de l'humour et de la douce folie à la palette de ses talents.Nathalie Gascon interprète le rôle principal de la comédie Si c'est pas toi, c'est moi ! de Sylvie Lemay au théâtre Hector-Charland à L'Assomption.Infos : (450) 589-9196, poste 5.« Je suis capable de bousiller un rôle si je n'ai pas un bon rapport avec mon metteur en scène.J'ai besoin d'être entourée.» Photo ROBERT NADON, La Presse © Il y a chez Nathalie Gascon un amour du théâtre qui semble incontournable, essentiel à sa vie.LA VENTE D'ÉTÉ HONDA Les offres de location-bail sont faites par Honda Canada Finance Inc., sur acceptation du crédit.\u2020Cette offre porte sur la Berline Civic DX 2003, modèle ES1513PX (¥Coupé Civic DX, modèle EM2113P).Versement mensuel de 189 $ (¥189 $), pendant 48 mois plus les taxes applicables.Montant total de la location-bail : 11 052,91 $ (¥11 190,39 $) plus les taxes applicables.Versement initial ou échange équivalent de 1 980,91 $ (¥2 118,39 $) plus les taxes applicables, première mensualité et dépôt de garantie de 0$ (¥0$) exigibles sur livraison.Programme 0$ comptant également offert.Franchise de kilométrage de 96 000 km; frais de 0,12 $ le kilomètre excédentaire.Les frais de transport et de préparation (P.D.I.) sont inclus dans le montant total de la location-bail.Les frais d'immatriculation, de publication (R.D.P.R.M.) et d'assurance ainsi que les taxes applicables sont en sus.Option d'achat au terme de la location offerte à 7 680$ (¥7 520$) plus les taxes applicables.Le prix de location des concessionnaires peut être inférieur.Offre d'une durée limitée.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.Les offres de financement sont faites par Honda Canada Finance Inc., sur acceptation du crédit.Taux de 3,8 % pour le financement à l'achat d'une Berline Civic ou Coupé Civic 2003 en inventaire pour un terme allant jusqu'à 60 mois.Cette offre n'inclut pas la Civic Hybrid ou SiR.D'autres termes de financement sont offerts.Exemple de financement : 20 000 $ au taux annuel de 3,8 % = 449,79 $ par mois pendant 48 mois.Coût de l'emprunt : 1 589,92 $; coût total : 21 589,92 $.Le prix de vente des concessionnaires peut être inférieur.Un versement initial plus les taxes applicables pourraient être exigés.Offre d'une durée limitée.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.Tel que rapporté par les fabricants canadiens pour l'année 2002.SVisitez le www.nhtsa.gov pour tous les détails.\u2020Le prix au détail suggéré par le fabricant pour la Berline Civic DX 2003, modèle ES1513PX (¥Coupé Civic DX, modèle EM2113P) est de 16 000 $ (¥16 000 $) plus les taxes applicables.Transport et P.D.I.plus les taxes applicables sont en sus.honda.ca Tous les véhicules Honda sont livrés avec un réservoir plein.DE ROULER EN C EST LE TEMPS Honda 189$ PAR MOIS EN LOCATION À PARTIR DE 3TAUX DE FINANCEMENT EN LOCATION OU À L'ACHAT AV E C \u2020¥ ,8% Depuis 30 ans, la Civic a gagné la confiance des Canadiens, améliorant sans cesse ses normes de qualité, sa durabilité, sa sécurité, sa fiabilité et sa valeur de revente.Rien d'étonnant alors que la Civic ait été la voiture la plus vendue au Canada au cours des cinq dernières années.Coupé Berline O U CINQ ÉTOILES AUX TESTS DE SÉCURITÉ DU NHTSA Célébrez votre Civic nationale.Embarquez.Coupé Civic LX, modèle EM2153P, illustré 3155044A Le retour du Médecin POUR LA troisième année de suite, le Théâtre du Nouveau Monde offre son divertissement estival Molière en plein air.La Troupe des jeunes comédiens du TNM, composée chaque fois d'une nouvelle cuvée de diplômés des grandes écoles de théâtre, reprend Le Médecin malgré lui.Les improvisations et lazzis des jeunes comédiens renouvellent le spectacle à chaque représentation.Toujours aux commandes, Yves Neveu et René Bazinet favorisent le contact direct avec les spectateurs.Dix-sept représentations du spectacle seront données entre le 10 et le 17 juillet, au parc culturel Hydro- Québec adjacent au TNM.En semaine, la Troupe joue à 19 h et à 21 h.On ajoute une représentation à 16 h samedi et dimanche.Les laissez- passer gratuits sont disponibles à la billetterie du TNM.Renseignements: (514) 866-8668."]
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