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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2003-07-20, Collections de BAnQ.

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[" 7LP0101A0720 A1 dimanche 7LP0101A0720 ZALLCALL 67 22:31:20 07/19/03 B MONTRÉAL DIMANCHE 20 JUILLET 2003 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D 'AMÉRIQUE 1 1 9e A N N É E > N O 2 6 5 > 4 4 P A G E S > 4 C A H I E R S 65 ¢ TAXES EN SU S ÉDITION PR OVINCIALE > 70¢ La démission de Tony Blair réclamée La police confirme la mort du Dr Kelly d'après AFP et AP LONDRES - La pression sur Tony Blair est montée d'un cran hier après la confirmation officielle de la mort, vraisemblablement par suicide, de David Kelly, un expert au coeur d'une vive polémique entre le gouvernement et la BBC autour d'un dossier controversé sur les armes irakiennes.Le chef de l'opposition conservatrice, Iain Duncan Smith, a immédiatement exigé le rappel du Parlement, tandis que la famille du scientifique a appelé tous les protagonistes de cette affaire à réfléchir « longuement et sérieusement » sur leurs responsabilités respectives.Selon sa femme, Janice, David Kelly était « très, très en colère » d'être ainsi pris dans un scandale public.« Les événements de ces dernières semaines ont rendu la vie de David intolérable », a déclaré la famille dans un communiqué mettant implicitement en cause le gouvernement, les parlementaires et la BBC.« Le corps découvert à 9 h 20 vendredi a été formellement identifié comme étant celui de David Kelly », a déclaré hier un porte-parole de la police de Thames Valley, le commissaire David Purnell.Selon les premiers éléments de l'enquête, le Dr Kelly est mort d'une hémorragie provoquée par une blessure au poignet gauche provenant d'un objet tranchant, a annoncé hier un porte-parole de la police.Selon les policiers, « il n'y a aucune indication pour le moment d'une quelconque autre partie impliquée » dans la mort du Dr Kelly, suggérant ainsi qu'il s'agit d'un suicide.Le porte-parole a précisé avoir récupéré « un couteau et un paquet entamé de Co-Proxamol (médicament analgésique) sur les lieux ».Le corps de M.Kelly a été découvert vendredi matin, à environ 8 km de son domicile, dans un bois près de Harrowdown Hill, à 70 km à l'ouest de Londres.Voir BLAIR en A2 Photo Reuters © Avant la dernière ronde de plongeons, le Lavallois Alexandre Despatie se trouvait au troisième rang et ses chances de terminer en tête semblaient plutôt minces.Mais l'extraordinaire dernier plongeon a tout changé.MIGUEL BUJOLD CE QUI DEVAIT arriver est arrivé : Alexandre Despatie est devenu hier le nouveau champion du monde à la tour de 10 mètres, remportant la médaille d'or aux Championnats du monde aquatiques, à Barcelone.« Je n'arrive pas à croire ce qui m'arrive, a affirmé le plongeur de 18 ans.C'est le plus beau jour de ma vie dans ce sport.C'est la médaille la plus importante que j'aie gagnée, aucun doute là-dessus.» Despatie (716,91 points) a devancé l'Australien Mathew Helm (697,74) et le Chinois Tian Liang (696,06).Il s'est hissé au sommet du classement grâce à son dernier saut, pour lequel il a obtenu deux notes parfaites de 10 et un impressionnant total de 107 points.Il s'agissait d'un périlleux arrière de deux rotations et demie, doublé de deux vrilles et demie, ce qui est considéré comme le plus difficile des plongeons.« Je n'ai appris ce plongeon qu'il y a deux mois et j'avais des difficultés à le réussir cette semaine à l'entraînement, a expliqué Despatie.Lors du dernier plongeon, je savais que la lutte était serrée entre les quatre premiers et que je devais le réussir de façon impeccable.J'ai pensé aux conseils techniques de mon entraîneur, j'ai pris une grande respiration et j'ai plongé.Mais je n'étais pas certain que ce serait suffisant pour décrocher la médaille d'or.» Avant la dernière ronde de plongeons, le Lavallois se trouvait au troisième rang et ses chances de terminer en tête semblaient plutôt minces.Le Chinois Hu Jia occupait la première place depuis le début de la compétition et rien ne laissait présager qu'il perdrait son avance.Il s'était même offert 19 notes parfaites depuis le début de la journée.Mais Jia a raté son dernier plongeon et s'est retrouvé exclu du podium, terminant quatrième avec un total de 683,55 points.Voir DESPATIE en A2 Un portrait de Despatie en page D8 L'architecte et le promoteur Lagra nde tournée de Metallica s'amène à Montréal À tire d'aile C10 À votre tour A9 Bandes dessinées C5 Bridge C9 Décès C9 Êtes-v.observateur?C6 Festival Juste pour rire B4, B5 Feuilleton C5 Forum A8 Grille blanche B11 Horaire spectacles B11 Horaire télé B2 Horoscope C8 La presse d'ailleurs A6 Loteries A5 Mots croisés C5 Mot mystère C8 Petites annonces C6 - immobilier C6 - marchandises C7 - emplois C7 - automobile C7, C8 M É T É O Voir D8 Ciel variable Maximum 26 > minimum 17 Que restera-t-il au bout du compte de la vision audacieuse de l'architecte Daniel Libeskind pour Ground Zero, le plus prestigieux chantier du monde ?La question se pose depuis l'irruption d'un nouvel acteur, le promoteur Larry Silverstein, qui paiera pour les travaux.Se profile ainsi à l'horizon l'affrontement classique entre l'architecte et le promoteur, magnifié par l'importance du projet.En février dernier, au terme d'un concours international auquel ont participé plus de 400 équipes, les autorités new-yorkaises retenaient la proposition du studio Daniel Libeskind pour la reconstruction du World Trade Center.La décision était le fruit d'une consultation publique remarquable.Tout au long du processus, les New-Yorkais purent se faire entendre, exprimant dans la dernière ligne droite un fort appui à la vision de Libeskind, qui exprime le « deuil et l'espoir », pour reprendre les mots de l'architecte de 57 ans, né en Pologne de parents juifs, élevé dans le Bronx et naturalisé américain en 1965.Libeskind est aujourd'hui installé à Berlin, où il a conçu son oeuvre-phare, le musée juif.Le projet new-yorkais de Libeskind comprend deux points forts.Le premier est l'édification d'une tour à pans coupés, surmontée d'une flèche noire et entourée de cinq immeubles de verre à facettes géométriques.Le gratte-ciel de 541 mètres (soit 1776 pieds, en hommage à l'année de l'indépendance américaine) comprendra un jardin suspendu et, au 110e étage (hauteur des tours jumelles du World Trade Center), un restaurant panoramique, en souvenir du célèbre « Windows of the World ».Autre point fort : la préservation en soussol d'une partie de la fosse qui est aujourd'hui Ground Zero, et notamment le mur de soutènement baptisé « la baignoire » qui l'isole du lit du fleuve Hudson.À cet endroit, Libeskind a imaginé un parc où sera situé le monument à la mémoire des quelque 2800 victimes des attentats de New York.Voir HÉTU en A2 SIMON CHABOT PLUS DE 40 000 personnes sont attendues cet aprèsmidi au parc Jean-Drapeau pour assister à un marathon musical de huit heures qui promet d'être l'un des plus gros spectacles de l'année à Montréal : la tournée Summer Sanitarium de Metallica.Cinq groupes metal très populaires, trois scènes, quatre écrans géants.les spectateurs en auront plein la vue, promettent les organisateurs.« C'est tellement gigantesque que, à part le Stade olympique, aucune salle de spectacle de la métropole n'aurait pu accueillir l'événement, raconte Myriam, Vallée du Groupe spectacles Gillett (GSG).L'équipement remplit à lui seul 37 camions.» Pas sûr, d'ailleurs, que Metallica aurait accepté de retourner là où, en août 1992, James Hetfield avait été gravement brûlé par une pièce pyrotechnique.Une soirée d'enfer dont les Montréalais se souviennent surtout à cause de l'émeute provoquée ensuite par le groupe Guns N'Roses.Voir METALLICA en A2 Les Événements FORD ESCAPE CHARLEBOIS LOVE 29 juillet Invités : Les Charbonniers de l'Enfer, Claude Léveillée, Stephen Faulkner, Lynda Lemay, Marc Déry, Lulu Hughes et autres 20 h Salle Wilfrid-Pelletier, Place des Arts Billets en vente Au Spectrum www.spectrumdemontreal.ca 318, rue Sainte-Catherine Ouest Aux comptoirs Admission www.admission.com (514) 790-1245 À la Place des Arts www.pda.qc.ca 129 (514) 842-2112 MON CLIN D'OEIL STÉPHANE LAPORTE Chirac va passer ses vacances au Québec.C'est pas ça qui va aider à attirer les touristes américains ! L'OR pour Alexandre Despatie 7LP0202A0720 A2 dimanche 7LP0202A0720 ZALLCALL 67 00:17:15 07/20/03 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 20 JUILLET 2003 DEMAIN DANS LA PRESSE Metallica dans l'île Quarante mille amateurs de rock énergique ont rendezvous au parc Jean-Drapeau aujourd'hui pour le Summer Sanitarium Tour, mettant en vedette le groupe phare Metallica ainsi que Limp Bizkit, Linkin Park, Deftones et Mudwayne.Notre journaliste Alexandre Vigneault assistera avec les metalheads au plus grand concert de l'été à Montréal.À lire demain dans le cahier Arts et Spectacles AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Suivez en direct le Grand Prix de Grande- Bretagne à 8 h cyberpresse.ca > Vivez la dernière ronde de l'Omnium britannique dès 7 h cyberpresse.ca/omnium > Pour passer un été culturel, consultez nos choix cyberpresse.ca/culture Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650.Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7 rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé aux ateliers de La Presse, ltée, également sis à cette adresse.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 172 > À quatre chiffres : 1962 LOTO 6/49 > 4-13-33-36-41-47 Compl.: 46 > Extra : 514594 SUITES DE LA UNE HÉTU Suite de la page A1 BLAIR Suite de la page A1 Ce monument a également fait l'objet d'un concours d'architecture, qui a attiré des milliers de propositions.Jusqu'à tout récemment, les autorités de l'État et de la Ville de New York semblaient tenir le projet de reconstruction fermement entre leurs mains.Après tout, le terrain de huit hectares est la propriété d'un organisme public, la Port Authority de New York et du New Jersey.De plus, le gouverneur George Pataki est celui qui a fixé l'échéancier des travaux et déterminé son coût (10 milliards).Ainsi, en août 2004, pendant la convention du Parti républicain de George W.Bush à New York, Pataki doit procéder avec le président sortant à la première pelletée de terre sur l'emplacement de la plus haute tour du monde, qui portera le nom de « Liberty Tower ».Or voilà que l'on découvre soudainement une nouvelle réalité : la vision de Libeskind survivra seulement si le promoteur Larry Silverstein, né à Brooklyn, il y a 72 ans, le veut bien.Le veut-il ?C'est une question qui inquiète aujourd'hui New York.Mais d'abord, comment Silverstein est-il devenu un acteur incontournable ?L'homme n'a certes pas le panache d'un Donald Trump, mais dans le monde de l'immobilier, il compte autant que l'ex-mari d'Ivana, sinon plus.Six semaines avant les attentats du 11 septembre 2001, il s'est porté acquéreur, avec un groupe d'investisseurs, des droits au bail des surfaces commerciales du World Trade Center, une affaire de 3,2 milliards.Même si les tours n'existent plus, il est toujours détenteur de ce bail de 99 ans, pour lequel il continue à payer 10 millions par mois.Tous les nouveaux locaux commerciaux qui seront construits sur les lieux tomberont sous sa coupe.Sur le plan juridique, Silverstein peut donc jouer du coude.Mais c'est son argent qui lui permet de s'imposer vraiment.Il a en poche la somme de 1,3 milliard.Ayant pris de bonnes assurances, il s'attend par ailleurs à recevoir des indemnités allant de 3,5 milliards à 7 milliards pour la perte des tours.À une époque où l'État et la Ville de New York sont dans le rouge, il est le seul à pouvoir payer pour les travaux sans ajouter à l'endettement public.Il est prêt à le faire, mais à ses conditions.Silverstein a donc embauché récemment son propre architecte, David Childs, qui avait présenté une proposition sans imagination au concours international.Le promoteur estime que le projet de Libeskind ne laisse pas assez de places aux commerces.Il parle aussi de changer l'emplacement de la « Liberty Tower » et la position de sa flèche.Voyant sa vision lui échapper, Libeskind a retenu de son côté les services d'un avocat combatif de Manhattan, Edward Hayes, ancien camarade de classe du gouverneur Pataki à la faculté de droit de Columbia et modèle du personnage de l'avocat Tommy Killian dans le roman Le Bûcher des vanités, de Tom Wolfe.Lundi dernier, Libeskind et son avocat ont rencontré le camp du promoteur Silverstein.Au sortir d'une rencontre de huit heures, les deux parties ont annoncé leur intention de collaborer.Diplomate, l'architecte affirme croire encore à la réalisation de sa vision.Il a le public de son côté.Reste à savoir si le promoteur saura s'élever au-dessus de ses préoccupations commerciales.Il avait quitté son domicile à 15 h jeudi, disant à sa femme qu'il allait se promener.David Kelly, 59 ans, microbiologiste spécialiste de l'armement irakien, s'était défendu mardi devant la commission des Affaires étrangères des Communes d'être la principale source citée par la BBC dans l'affaire du dossier « gonflé » par le gouvernement sur l'armement irakien.Le ministère britannique de la Défense avait réprimandé le Dr Kelly, auquel il reprochait d'avoir parlé au journaliste de la BBC Andrew Gilligan.« Terrible tragédie » Tony Blair a qualifié hier à Tokyo de « terrible tragédie » le suicide apparent du Dr Kelly et promis une enquête indépendante.M.Blair, désormais menacé personnellement par cette polémique, a refusé d'indiquer s'il envisageait de démissionner, comme l'y a appelé hier la députée travailliste et ex-secrétaire d'État aux Transports, Glenda Jackson.« Je ne vois pas comment le gouvernement va pouvoir fonctionner correctement » si Tony Blair ne démissionne pas, a estimé l'ancienne actrice, porte-voix de l'aile gauche du Labour.Un sentiment apparemment partagé par une partie des Britanniques : selon un sondage instantané réalisé hier par la chaîne Sky News, 60 % des personnes ayant téléphoné ont affirmé que Tony Blair devrait rendre son tablier, 20 % d'entre elles estimant que c'était au chef de la communication du premier ministre, Alastair Campbell de le faire, 2 % au ministre de la Défense, Geoff Hoon.Selon une enquête rendue publique le 29 mai par la BBC, M.Campbell serait intervenu pour « gonfler » le rapport accusateur de Londres sur le programme irakien d'armes de destruction massive, publié en septembre pour convaincre l'opinion de la nécessité d'une intervention armée contre l'Irak.Il aurait notamment inclus dans ce dossier une information selon laquelle l'Irak était capable de déployer des armes chimiques et bactériologiques en 45 minutes, malgré les doutes des services de renseignement à ce sujet.M.Kelly, qui a informé ses supérieurs avoir rencontré le journaliste sans autorisation, a nié être à l'origine des informations de la BBC.Les membres de la Commission parlementaire qui l'ont entendu le 15 juillet étaient d'ailleurs parvenus à la conclusion que le scientifique n'était pas la « taupe » de la BBC.Le chef de l'opposition conservatrice, M.Duncan Smith, a exigé l'ouverture d'une enquête plus large que celle diligentée par Tony Blair.Toutefois, le premier ministre britannique a écarté ce matin tout rappel du Parlement, comme l'avait exigé quelques heures plus tôt le chef de l'opposition conservatrice.Un tel rappel du Parlement, en vacances depuis jeudi, produirait « plus de fièvre que de lumière », a expliqué le chef du gouvernement lors d'une interview à la chaîne britannique Sky News.METALLICA Suite de la page A1 DESPATIE Suite de la page A1 Lorsque la délégation canadienne a constaté qu'il avait raté son plongeon, elle a explosé de joie.« C'est une scène que je n'oublierai jamais », a dit Despatie.La plupart des experts prédisaient une domination chinoise avant le début de la compétition.Liang et Jia avaient respectivement remporté l'or et l'argent aux Jeux olympiques de Sydney en 2000.Despatie avait quant à lui pris la quatrième position.La victoire du Québécois survient trois jours après celle d'Émilie Heymans, qui a également triomphé à la tour de 10 mètres.« La victoire d'Émilie m'a certainement apporté beaucoup de motivation », a affirmé le héros de la journée.Les deux nouveaux champions du monde s'entraînent au club CAMO de Montréal, sous la tutelle de Michel Larouche.Ce dernier est d'avis que les performances de ses protégés feront monter les attentes aux prochains Jeux olympiques.« C'est un peu injuste.Demain, nous pourrions tenir une autre compétition et le résultat pourrait être complètement différent, a soutenu l'entraîneur.Ces plongeurs sont des athlètes exceptionnels, mais ils ne sont que des humains.Nous avons parfois tendance à l'oublier.» De son côté, Despatie tentait de rester modeste.« Aujourd'hui, je suis champion du monde, mais demain est un autre jour.» D'ailleurs, Despatie reprendra le boulot dès aujourd'hui, alors qu'il participera à la tour de 10 mètres synchronisée en compagnie de son complice Philippe Comtois.Avec la collaboration de la Presse Canadienne De toute façon, le promoteur préférait un lieu extérieur.« Le parc Jean-Drapeau est accessible par métro, le qualité du son y est bien meilleure qu'au Stade et les spectateurs adorent l'endroit », explique Myriam Vallée.Les portes seront ouvertes dès 13 h aux 38 000 détenteurs de billets et à tous ceux qui accepteront de débourser 85 $ pour une place.Une centaine de personnes ont été embauchées pour les recevoir.Des concessions alimentaires et 220 toilettes chimiques tenteront aussi de répondre à tous leurs besoins.Le groupe Mudvayne branchera ses guitares et micros à 15 h.Il sera suivi dans l'ordre par Deftones, Linkin Park, Limp Bizkit et Metallica, qui montera sur scène vers 20 h 45.L'île Notre- Dame devrait retrouver son calme habituel peu après 23 h.« L'endroit sera évacué en une heure et demie environ, prévoit Mme Vallée.Nous travaillons avec la Société de transports de Montréal, qui augmentera considérablement le service sur la ligne jaune.» Pour éviter le grabuge, GSG collabore aussi avec le Service de police de la Ville de Montréal.Le SPVM refuse toutefois de dévoiler combien d'agents seront déployés sur place.« Nous sommes toujours là quand il y a foule, précise l'agent Guy Coupal.Ce ne sera pas différent pour ce concert, comparable à nos yeux aux soirées de feux d'artifice.Pour nous, c'est la routine, quoi ! » Les quelques averses prévues en fin de journée ne refroidiront pas l'atmosphère, si l'on se fie à Myriam Vallée : « Des amateurs m'ont même dit qu'ils aimeraient bien qu'il pleuve un peu, question de rabattre la poussière au sol et de mieux voir ce qui se passe sur scène.» La famille de Zahra Kazemi s'entend Le corps de la photographe doit être enterré au Canada GUINDONVILLE « Les pelles mécaniques LES DERNIÈRES RUMEURS de dispute familiale entourant l'enterrement de Zahra Kazemi ont été dissipées hier.Les parents de la photojournaliste irano-canadienne, morte le 11 juillet en Iran, ont joint leur voix à celle du fils de Mme Kazemi pour demander que la dépouille soit inhumée au Canada.Lors d'une entrevue avec La Presse, hier soir, en marge d'une vigile qui était organisée à la mémoire de sa mère et à laquelle ont participé quelque 300 Montréalais, Stephan Hachemi a confirmé qu'il avait pu s'entretenir avec sa grandmère hier matin.« Nous nous entendons complètement.J'ai le consentement de mes grands-parents, c'est clair », a affirmé le fils de Mme Kazemi, qui milite pour le rapatriement de la dépouille de sa mère.Il avoue que le deuil est fort pénible pour sa grand-mère et son grand-père, tous deux malades et exténués.Lors de l'entretien téléphonique, la grand-mère a aussi pu confirmer à son petit-fils qu'elle avait vu le corps de Zahra Kazemi, hier, à l'institut médico-légal de Téhéran.« Elle a vu son visage, pas son corps.Ça veut dire qu'elle n'est pas enterrée, contrairement à ce que certaines sources affirmaient », a ajouté M.Hachemi, lui aussi visiblement épuisé par les événements des derniers jours.La confusion la plus totale régnait depuis une semaine quant au sort de la dépouille de la photographe, morte alors qu'elle était sous la responsabilité des autorités iraniennes.Dans une première entrevue téléphonique avec La Presse, le 10 juillet dernier, la mère de Mme Kazemi, une septuagénaire qui habite Chiraz en Iran, demandait à son petit-fils, Stephan Hachemi, de tout faire pour que la femme de 53 ans soit rapatriée et examinée au Canada, le pays que Mme Kazemi habitait depuis 10 ans.Au moment de cette conversation entre la grand-mère et son petit- fils, Mme Kazemi était dans un état comateux à l'hôpital Baghiatollah Azam, à Téhéran, depuis deux semaines.Souffrant d'une fracture du crâne et d'une hémorragie cérébrale, elle y avait été transportée après avoir subi un interrogatoire dans les locaux du ministère des Renseignements de l'Iran, vers le 26 juin.Le 12 juillet au matin, Stephan Hachemi apprenait que sa mère avait succombé à ses blessures.Le jeune homme a tout de suite demandé que la dépouille de sa mère soit rapatriée pour qu'une autopsie indépendante soit pratiquée au Canada.Le lendemain, M.Hachemi apprenait que sa grand-mère avait signé un document qui l'autorisait à inhumer le corps de sa fille à Chiraz.Le jeune homme se disait convaincu que sa grand-mère avait subi des pressions de la part des autorités iraniennes.Rencontrée par des représentants de l'ambassade canadienne en Iran, la dame âgée avait confirmé avoir signé l'autorisation.C'est à cet instant même que le président de l'Iran, Mohammad Khatami, a exigé qu'une enquête soit menée par quatre de ses ministres pour élucider les circonstances entourant la mort de la journaliste.Le 16 juillet, le vice-président iranien, Ali Abtahi, a surpris l'opinion publique iranienne quand il a annoncé que Mme Kazemi avait été battue pendant sa détention.Les propos du vice-président ont fait l'objet d'une révision avant-hier.Le sous-ministre de l'Intérieur a affirmé qu'il était clair que la tête de Mme Kazemi était entrée en contact avec un objet dur, mais qu'il était impossible pour l'instant d'établir si la dame avait été frappé ou si elle était tombée.La rétractation n'a pas manqué d'attiser la colère de Reporters sans frontières (RSF), organisme de défense des droits des journalistes, qui demande qu'une enquête indépendante du régime islamique soit ouverte en Iran.« Les informations sont complètement incohérentes.C'est typique de ce régime.On voit bien qu'on ne peut pas faire confiance à l'enquête des autorités iraniennes », déplorait hier Tanya Churchmuch, présidente canadienne de RSF.M.Hachemi, de son côté, rappelait qu'il n'avait reçu aucune réponse positive de la part des autorités iraniennes, malgré les nombreuses requêtes qu'il leur a adressées.TRISTAN PÉLOQUIN LA MUNICIPALITÉ de Val-Morin a « mis les pelles mécaniques devant les boeufs » en rasant au début du mois les bâtiments de Guindonville pour faire place à un parc régional, estime le propriétaire des terrains adjacents.Aucune entente n'a encore été conclue entre lui et la Ville pour l'utilisation des pistes de ski de fond qui se trouvent essentiellement sur sa propriété.Actuellement, la municipalité de Val-Morin et l'hôtel Far Hill détiennent à peine le quart du territoire du futur parc régional, le reste appartenant à Sylvain Cousineau, un promoteur immobilier qui a racheté au mois de mai un terrain de 120 hectares où se trouvent 80 % des pistes de ski de fond.Pour que le projet tel que prévu initialement voie le jour, la municipalité devra donc conclure une entente avec M.Cousineau, mais ce dernier affirme que les négociations sont loin d'être avancées et prévient qu'il ne fera pas de cadeau.Pour s'assurer que la Ville ne l'expropriera pas, M.Cousineau vient d'ailleurs de déposer un projet de lotissement immobilier, qu'il compte mettre de l'avant en cas d'impasse.« Je ne comprends pas l'attitude des élus, a expliqué le promoteur hier au téléphone.Ils ont décidé de démolir le site pour construire leur parc avant même de s'assurer qu'ils auraient un accès aux pistes de ski.Qu'est-ce qui leur dit que je vais accepter leurs conditions ?» Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Stephan Hachemi, fils de la photographe Zahra Kazemi, morte en Iran le 11 juillet dernier, signe une pétition que lui tend une femme de la communauté iranienne de Montréal pendant la vigile à la mémoire de sa mère, qui a eu lieu au square Phillips hier. 7LP0301A0720 A3 DIMANCHE 7LP0301A0720 ZALLCALL 67 22:25:21 07/19/03 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 20 JUILLET 2003 A3 ACTUALITÉS La droite américaine cherche à dénigrer le journaliste Jeffrey Kofman Son reportage sur l'intervention des É.-U.en Irak lui vaut d'être traité de «Canadien» et de «gai» LAURA-JULIE PERREAULT LA TENSION qui perdure dans les relations canado-américaines depuis la guerre en Irak a des répercussions jusque sur le travail des journalistes.Jeffrey Kofman, du réseau américain ABC, l'a appris à ses dépens.Des médias de droite, qui affirment avoir obtenu des informations de la Maison-Blanche, ont tenté de discréditer un de ses reportages en publicisant qu'il est « gai » et « Canadien ».Un reportage portant sur le moral en déclin des troupes américaines, réalisé mardi dernier par Jeffrey Kofman à Falloujah, en Irak, est au centre du scandale qui éclabousse déjà le tout nouveau porte-parole du président George W.Bush, Scott Mc Clennan, entré en fonction cette semaine après le départ d'Ari Fleischer.On y voit notamment un soldat américain déçu de voir son mandat en Irak prolongé pour la troisième fois en quelques mois demander la démission pure et simple de Donald Rumsfeld.Le lendemain de la mise en ondes du reportage télévisé, le populaire site Internet The Drudge Report affichait en manchette : « Le journaliste d'ABC qui a réalisé le reportage sur le moral des troupes est Canadien.» Les lecteurs du site Internet, consulté surtout par les conservateurs américains, pouvaient aussi accéder à un portrait de Jeffrey Kofman, publié dans la revue The Advocate, qui détaillait son engagement dans la communauté gaie.L'étrange manchette, qui a clignoté pendant plus de six heures sur le site Internet, n'a pas manqué de faire réagir le très sérieux Washington Post.Le journaliste Lloyd Grove, qui signe une chronique intitulée « De source sûre », a pris contact avec Matt Drudge, responsable du contenu du site associé aux Républicains, pour en savoir plus.M.Drudge a alors avoué au Washington Post qu'il n'avait lui-même pas remarqué le reportage de M.Kofman mais que « quelqu'un de la Maison-Blanche » l'avait appelé pour lui en parler et pour lui fournir des renseignements personnels sur le journaliste.« La Maison-Blanche a une nouvelle administration qui prend davantage l'initiative d'appeler les journalistes », a admis M.Drudge.Les détails de la vie personnelle de M.Kofman, mis en évidence dans Internet, sont vite devenus le sujet de prédilection des animateurs de radio de la mouvance conservatrice, qui, depuis plusieurs mois, n'hésitent pas à critiquer ouvertement la politique étrangère canadienne.Les responsables des communications à la Maison-Blanche nient que le bureau du président soit en cause dans cette campagne de dénigrement.« C'est la première fois que nous entendons parler de cette histoire.Si c'était vrai, ce serait totalement déplacé », a dit à plusieurs médias américains un des porte-parole de la Maison-Blanche.Jeffrey Kofman Les grands patrons de la chaîne ABC se sont empressés de dénoncer les méthodes employées par les conservateurs pour critiquer le reportage de leur correspondant.« Jeffrey est un très bon journaliste et fait de l'excellent travail à Bagdad, a affirmé Cathie Levine, de la direction d'ABC.Il est déplorable de voir que certaines personnes s'en prennent au messager quand une nouvelle leur fait mal.» Joint à Bagdad, où il continue son travail, Jeffrey Kofman, a tourné à la blague toute l'affaire.« Mon plus grand secret a été révélé », a-t-il lancé en faisant référence à son passeport canadien.« Je ne savais pas qu'être Canadien posait un problème.En fait, je ne pense pas que ça le soit.Toutes les chaînes américaines ont des employés de partout dans le monde, y compris des correspondants étrangers », a affirmé M.Kofman.Avant de se joindre à ABC en 2001, M.Kofman, Torontois de naissance, a travaillé à CBC et CBS.Plusieurs autres canadiens, dont Elizabeth Palmer et Peter Jennings, travaillent pour des médias américains.Lecteur de nouvelles à ABC, M.Jennings a lui aussi été critiqué à plusieurs reprises depuis le 11 septembre 2001 par les conservateurs du pays de l'oncle Sam, qui jugent qu'il manque de loyauté envers les États-Unis, et ce, même s'il a récemment décidé de prendre la nationalité américaine.Phénomène inquiétant Le politologue Jack Jedwab, directeur général de l'Association des études canadiennes, considère que l'« incident Kofman » est inquiétant.« Il y a certainement une tension entre les deux pays, et cet événement semble être une réaction à cette tension de la part des Américains », expliquait, hier, M.Jedwab.Il rappelle que Bush a mal à son image depuis que les renseignements qu'il a mis de l'avant pour justifier l'intervention américaine en Irak sont remis en question.Les attaques à l'endroit de M.Kofman sont aussi jugées « insensées » par les défenseurs des droits des homosexuels.« Qu'on utilise l'orientation sexuelle de quelqu'un pour discréditer son travail est simplement ridicule », a commenté hier Laurent Mc Cutcheon de Gai-Écoute, à Montréal.Marche de solidarité pour les Palestiniens menacés d'expulsion TRISTAN PÉLOQUIN AU MOINS 250 personnes ont manifesté hier dans les rues de Montréal neur appui à une centaine de Palestiniens sans statut originaires de camps libanais, condamnés à l'expulsion après que leur demande de statut de réfugiés eut été refusée par le ministère de l'Immigration du Canada.Réunis sous l'égide d'une coalition de 89 organismes communautaires, les manifestants ont réclamé une révision complète des mécanismes de sélection des réfugiés, qui, selon eux, ne permettent pas de juger adéquatement du sérieux de chaque requête.Pour l'heure, selon les critères du ministère de l'Immigration et de la Citoyenneté, seuls les demandeurs capables de prouver que leur vie est menacée dans leur pays d'origine peuvent obtenir le statut de réfugié.Convention de Genève « Ce critère va à l'encontre de la quatrième convention de Genève, qui précise que toute personne persécutée en raison de sa race, de sa religion ou de sa nationalité est considérée comme un réfugié », déplore Rabie Masri, le leader de la coalition.Selon lui, les Palestiniens qui proviennent de ces camps de réfugiés répondent justement à tous les critères de la convention de Genève puisqu'ils n'ont notamment pas le droit d'y exercer certaines professions ou de posséder une propriété, vivent dans de piètres conditions et n'y ont pour la plupart aucune perspective d'avenir.Pour Bashar, un Palestinien de 29 ans arrivé au pays en 2001 et à qui le statut de réfugié vient tout juste d'être refusé, les critères de sélection du Canada laissent par ailleurs une trop grande place à l'arbitraire.« Je ne comprends pas pourquoi moi, on me refuse le statut de réfugié, alors qu'un de mes amis, qui est né dans le même camp que moi et qui est arrivé en même temps que moi au Canada, lui, a été accepté.» « Le commissaire m'a questionné à peine une heure, et il a réussi à déterminer que ma vie n'était pas en danger si je retournais au Liban, alors que l'autre commissaire, probablement plus compétent, est parvenu à une conclusion contraire en aussi peu de temps », a-t-il ajouté.Changements réclamés Les manifestants ont également réclamé d'importants changements en ce qui a trait à la nomination des commissaires de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié (CISR), qui est qualifiée par plusieurs de haut lieu de la nomination partisane.L'organisme avait notamment été vertement critiqué en mai 2001 par l'avocat Guy Bertrand, qui avait qualifié de « honteuse et révoltante » sa procédure de nomination.Selon une enquête menée par The Gazette, 32 des 58 membres de l'organisme sont soit d'anciens dirigeants, conseillers, députés ou candidats défaits du PLC ou du PLQ, soit des amis ou des parents de libéraux influents.Deux de ces commissaires, Yves Bourbonnais et Roberto Colavecchio, sont d'ailleurs soupçonnés par la GRC d'avoir participé à un réseau de corruption par lequel ils auraient reçu des pots-de-vin en échange de jugements favorables à des demandeurs.En 2002, la CISR a accordé le statut de réfugié à 47 % des 39 521 demandeurs.Le taux est sensiblement le même (entre 44 % et 48 %) pour les trois années précédentes.PHOTO ROBERT SKNNER, La Presse Pour la communauté chinoise de Montréal, ces courses constituent sans conteste l'événement le plus important de l'année.Participation record aux courses de bateaux-dragons SIMON CHABOT « NOUS NE POURRIONS pas accueillir un seul bateau de plus dans le bassin olympique ! » Yuan Yuan Liao, l'une des organisatrices du festival des courses de bateaux-dragons de Montréal, jubilait hier, à l'île Notre-Dame.Avec 136 équipes inscrites à la compétition, tous les records de participation ont été battus.« Pour la communauté chinoise de Montréal, c'est sans conteste l'événement le plus important de l'année, dit-elle.C'est l'occasion de célébrer et de partager notre culture.Les organisateurs espèrent accueillir 60 000 spectateurs jusqu'à ce soir.En plus d'assister gratuitement aux très nombreuses courses, ils pourront goûter aux plats concoctés par les restaurateurs chinois de la métropole et assister à des spectacles de chants, de danses et d'arts martiaux.Hier, les familles d'origine asiatique occupaient la plupart des places dans les estrades.Né à Hong Kong, Ken Wong n'avait jamais assisté à un événement du genre.« J'ai eu envie de venir voir ça avec mes enfants, a-t-il raconté.Les courses de bateaux-dragons sont très importantes dans la culture chinoise.» La légende veut que les Chinois commémorent de cette façon la mort du poète et patriote Qu Yuan, qui s'est jeté à l'eau pour dénoncer l'un des empereurs de la Dynastie Zhou, en 278 avant notre ère.Chaque équipe est composée de 20 pagayeurs, d'un barreur et d'un batteur qui donne le rythme avec son tambour.Événement apprécié Les participants viennent d'aussi loin que de Toronto, Vancouver ou New York pour participer à l'événement montréalais, qui est un des plus appréciés du circuit nord-américain.« Le bassin olympique est idéal, déclare Bill Riddick, des Bytown Paddlers, une équipe d'Ottawa.Ici, aucune équipe n'a à se battre contre le courant.» Les Bytown Paddlers ont toutefois dû affronter les embouteillages, hier matin.Deux membres de l'équipe ont raté la séance de qualification.L'équipe Onake, de Kahnawake, célébrait quant à elle deux victoires hier après-midi.« Les Mohawks ont toujours été des experts en navigation fluviale, s'est félicité le capitaine Doug Lahache.Nos talents ont même mené certains de nos ancêtres jusqu'au Nil.» Les six bateaux du club autochtone s'entraînent dans la Voie maritime, parmi les cargos.Une cohabitation parfois dangereuse, a reconnu Louise Lahache : « Nous avons baptisé une de nos embarcations L'enquiquineur des navires, lance-t-elle, car il nous arrive souvent d'être reçus par de grands coups de trompe.» Déjà championne du monde en titre, l'équipe montréalaise féminine entend bien remporter la compétition dans sa catégorie.« Je vous promets une victoire », lance d'emblée France Lessard, qui pratique le sport depuis six ans.Rendez-vous à 15 h, donc, pour assister à la victoire annoncée.PHOTO MARTIN TREMBLAY, La Presse © Bashar et Masri, menacés d'exportation du Canada, réclament une révision complète des mécanismes de sélection des réfugiés. 7LP0401A0720 A4, dimanche, MONDE 7LP0401A0720 ZALLCALL 67 20:54:11 07/19/03 B A 4 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 0 J U I L L E T 2 0 0 3 MONDE Les rebelles entrent dans Monrovia ALEXANDRA ZAVIS Associated Press MONROVIA \u2014 Les forces rebelles sont entrées hier dans Monrovia en traversant le pont qui marque la limite de la capitale, a annoncé le général Benjamin Yeaten, chef d'état-major de l'armée libérienne.Fuyant les combats en périphérie, des civils gagnaient le centreville.Des explosions ont retenti à l'intérieur de Monrovia.Les rebelles se dirigeaient vers la zone portuaire, ont rapporté des habitants de Dwula, un quartier commerçant de la ville où des troupes insurgées ont été vues.Des affrontements ont éclaté sur les deux ponts menant au centre de Monrovia et à la zone portuaire.« C'est là qu'aura lieu la dernière bataille.Nous ne leur permettrons pas de passer le pont », a déclaré le général libérien Benjamin Yeaten.Un photographe de presse étranger a été blessé par balles alors qu'il couvrait les combats près de l'un des deux ponts.Il était soigné dans l'enceinte de l'ambassade américaine.On ignorait dans l'immédiat son état de santé.Dans un entretien avec l'Associated Press, le président libérien Charles Taylor a affirmé qu'il ne se rendrait pas aux rebelles.Il a toutefois réitéré son engagement de démissionner et d'accepter l'asile au Nigeria, mais il a affirmé qu'il ne le ferait qu'après l'arrivée en nombre suffisant des forces de maintien de la paix.« Mes hommes doivent comprendre maintenant que je ne vais nulle part tant que la communauté internationale n'a pas déployé suffisamment de troupes dans le pays », a-t-il dit.Les rebelles du LURD (Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie) soutenaient l'assaut avec des tirs nourris de mortiers et de mitrailleuses.Leurs délégués aux pourparlers de paix actuellement en cours au Ghana ont affirmé qu'ils avaient été provoqués par les forces gouvernementales.« Nous parlons à nos chefs militaires et voulons stabiliser la situation et arrêter nos hommes », a assuré Joe Wiley pour le LURD.C'est la troisième incursion rebelle dans la capitale libérienne depuis la fin du mois de juin.Les troupes gouvernementales avaient alors réussi à repousser les rebelles, qui avaient battu en retraite.La prise de Monrovia \u2014 un million d'habitants et des centaines de milliers de réfugiés \u2014 couronnerait les trois ans de combats des rebelles, qui tentent de renverser le président Charles Taylor.Hier, des milliers de Libériens chargés de sacs ou de ballots de vêtements avaient afflué vers le centre- ville de Monrovia, fuyant l'avancée des rebelles, qui affrontaient les troupes gouvernementales à cinq kilomètres au nord-ouest de la capitale.Les habitants dénoncent la poursuite des violences et réclament l'arrivée de la force de maintien de la paix promise par la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest) et les États-Unis, mais dont le déploiement a été plusieurs fois reporté.« Tout le monde parle d'envoyer des troupes, mais personne ne veut en envoyer », a dénoncé le ministre de l'Information Reginald Goodrich.« Tous ces combats montrent que le LURD n'est pas sérieux.» Photo REUTERS Le ministre de la Défense du Liberia, Daniel Chea (au centre), a parcouru hier avec quelques fidèles les rues chaotiques de Monrovia, capitale du Liberia, envahie par les troupes rebelles.3043$ à partir de Réservez votre siège 22 h, beau temps, mauvais temps Groupe de 20 et plus : (514) 397-7777 Renseignements : (514) 397-2000 www.lemondialsaq.com Siège réservé et accès aux manèges toute la journée.Taxes et frais de gestion en sus.Prix sujet à changement sans préavis.Jean-Drapeau (autobus 167) ou Papineau (autobus 169 - exclusif à La Ronde).De loin, vous êtes loin de tout voir.Venez vivre la magie splendeur nature à La Ronde.De loin, vous êtes loin de tout voir.À La Ronde, vous êtes aux premières loges.Samedi 21 juin France Samedi 28 juin Hong Kong, Chine Samedi 5 juillet Italie Mercredi 9 juillet Argentine Samedi 12 juillet Portugal Mercredi 16 juillet Australie Samedi 19 juillet États-Unis Mercredi 23 juillet Canada Samedi 26 juillet Angleterre Mercredi 30 juillet Feux de clôture 3143437A L'EXPRESS INTERNATIONAL CUBA Brouillagedetélé ?LE GOUVERNEMENT cubain a démenti hier avoir brouillé l'émission par satellite de programmes télévisés américains à destination de l'Iran, à la suite d'accusations portées la veille par Washington.Dans un communiqué publié à La Havane, le gouvernement cubain a ajouté avoir ouvert une enquête.Les États-Unis se sont officiellement plaints vendredi auprès de Cuba pour le brouillage de programmes de télévision diffusés par satellite à destination de l'Iran et ont exigé qu'il y soit mis fin.« Le ministère (cubain) des Relations extérieures rejette cette nouvelle campagne diffamatoire contre Cuba et les déclarations impudiques » d'un haut fonctionnaire américain, selon le communiqué.\u2014 d'après AFP COLOMBIE-FRANCE Lesort d'Ingrid Betancourt L'AMBASSADEUR de France en Colombie a démenti hier que des membres de son gouvernement aient rencontré des rebelles pour essayer de faire libérer Ingrid Betancourt, ancienne candidate aux élections présidentielles enlevée l'an dernier.Ce commentaire de l'ambassadeur de France Daniel Parfait intervenait à la suite d'informations publiées dans la presse selon lesquelles des Français se sont rendus au Brésil pour négocier la libération d'Ingrid Betancourt avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), le plus important mouvement rebelle en Colombie.Si Daniel Parfait a écarté les rumeurs selon lesquelles il y avait eu des discussions avec les insurgés, il a reconnu que des Français avaient mené une « opération humanitaire » au Brésil, mais il a refusé de donner des précisions sur cette mission.\u2014 d'après AP CORÉE DU NORD Déploiement militaire LA CORÉE DU NORD a rapproché son artillerie lourde de la frontière avec la Corée du Sud et a déployé l'année dernière de nouveaux missiles capables d'atteindre le Japon, a annoncé hier le gouvernement sud-coréen.Cette annonce intervient alors que la Chine multiplie les efforts diplomatiques pour parvenir à une résolution pacifique de la crise autour du programme supposé de mise au point d'armes nucléaires de Pyong-Yang.Depuis plusieurs dizaines d'années, la Corée du Nord déploie la quasi totalité de ses forces militaires conventionnelles à la frontière avec la Corée du Sud.L'armée sud-coréenne n'a pas modifié son état d'alerte en réponse à cette nouvelle provocation, précisant qu'il n'y avait pas de danger imminent./ d'après AP 7LP0501A0720 A5DIMANCHE 7LP0501A0720 ZALLCALL 67 22:32:20 07/19/03 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 0 J U I L L E T 2 0 0 3 A 5 Le calepin d'autographes (2e partie) collaboration spéciale Pour ceux qui n'ont pas lu ma chronique de la semaine dernière, en voici quelques extraits (sinon, vous ne comprendrez rien de celle de cette semaine et risquez de ne pas lire celle de la semaine prochaine !) Noël 1969.Je suis en train de jouer dans la cave avec mes cousins.Soudain mon oncle Jacques nous interrompt : \u2014 Stéphane, t'es toujours aussi maniaque de sport ?\u2014 Oui, mon oncle.\u2014 Aimerais-tu ça, rencontrer tous les joueurs du Canadien, des Expos et des Alouettes ?\u2014 Ah ! ben oui ! \u2014 Bien, ils vont tous être au tournoi de golf que j'organise à Joliette, cet été.Je t'invite ! J'ai jamais trouvé un hiver aussi long.La neige a finalement fondu.Le gazon a finalement poussé.Et le jour tant attendu est arrivé.Mon oncle avait raison, ils sont tous là : Béliveau, Laboy, Wade, Ferguson, Jones.Le sourire accroché aux oreilles, les yeux brillants, je me promène sur le parcours de golf avec papa et maman.J'ai dans les mains le calepin bourgogne que j'ai acheté le 26 décembre avec les sous de mon cochon, exprès pour l'occasion.Je veux que mes héros y apposent leur signature.Dix-sept heures, le tournoi est terminé.J'ai rempli la moitié de mon calepin.On va saluer mon oncle avant de rentrer à Montréal.Je l'embrasse très fort et lui dis merci en lui montrant mes autographes.\u2014 Dalla Riva, Harper, Bailey, Rousseau.Ouais, t'en as eu ! Astu celles de Béliveau et Staub ?\u2014 Non, y avait trop de monde ! \u2014 Hé, Stéphane, j'ai une idée.Moi, je soupe avec tous les joueurs ce soir, au banquet.Laisse-moi ton calepin, je vais faire signer Béliveau, Staub et tous les autres que tu n'as pas eus.» .À partir de ce moment, pas une seule semaine, sans que je demande à ma mère : « Quand est-ce qu'on va voir mon oncle Jacques ?» Malheureusement pour moi, l'oncle ne descend pas souvent à Montréal.Finalement, un samedi soir de novembre, il vient souper à la maison avec tante Marie.Il n'a pas franchi la porte que je me précipite dans ses bras : \u2014 Mon calepin ! Mon calepin ! \u2014 Ton calepin ?\u2014 Ben, mon calepin d'autographes dans lequel tu devais faire signer tous les joueurs du Canadien, des Expos et des Alouettes, cet été.\u2014 Ah ! oui.ton calepin ! J'ai fait signer tout le monde dedans, c'est sûr ! Béliveau, Staub, tout le monde a signé.Tu vas être content.Mais je l'ai oublié à Joliette.Mais t'en fais pas, je l'ai mis dans mon coffre-fort dans mon bureau.Il ne peut rien arriver.Je suis déçu mais rassuré.Au moins, mon calepin est protégé.Il est dans un coffre-fort.Comme tous les trésors.Ça va faire deux ans que le tournoi de golf est passé.Béliveau a pris sa retraite.Vachon a été échangé.Je n'ai toujours pas mon calepin.Après une fête de famille, où mon oncle avait encore oublié d'apporter le précieux objet, ma mère me prend dans un coin.\u2014 Stéphane, qu'est-ce que t'as, as-tu de la peine ?\u2014 Ben mon oncle ne m'a pas encore remis mon calepin d'autographes.\u2014 Stéphane, si j'étais toi, j'oublierais le calepin.\u2014 Pourquoi ?\u2014 Tu sais, mon oncle Jacques, il est pas mal sur le party.Alors le soir du tournoi, il a dû l'égarer.\u2014 Ben non, il m'a dit qu'il l'avait mis dans son coffre-fort.\u2014 Je pense que ça lui arrache trop le coeur de te dire qu'il l'a perdu.» Je n'ai plus jamais parlé de mon calepin à oncle Jacques.Et lui non plus.Aujourd'hui, mon oncle est au ciel.Au paradis, sûrement, avec le grand coeur qu'il avait.Mais s'il était encore de ce monde, je suis sûr qu'après avoir lu cette chronique, il m'appellerait pour me dire : « Ta mère était dans les patates.Ton calepin est dans mon coffrefort.Malheureusement la compagnie est fermée durant tout le mois de juillet.» \u0001 \u0001 \u0001 Je ne pensais jamais que ce petit souvenir d'enfance aurait une deuxième partie.Mais il en a une.Mardi, je reçois un courriel de ma cousine Lina, la plus vieille des enfants de feu mon oncle : « Cher cousin, Comme à tous les dimanches matins, je m'installe pour déjeuner avec le plaisir et la hâte de lire ton article dans La Presse.Ce matin, j'étais encore une fois touchée par les premières lignes de ton texte.Mais, par la suite, une certaine tristesse a fait place à ce petit plaisir du dimanche.Car, vois-tu, c'est malheureusement lorsque les gens nous ont quittés que l'on découvre pleins de trésors et de souvenirs.Tu aimerais peut-être en savoir un peu plus sur ton oncle.Oui ! Tu as raison ! « Ta mère était dans les patates », car, oh ! surprise, dans ce fameux coffre-fort, nous avons retrouvé une chemise- souvenir pour chaque enfant, où le moindre petit détail touchant était consigné.Il avait même gardé une carte d'anniversaire dans laquelle il avait inscrit le numéro du billet de loterie que je lui avais offert.Je suis donc certaine qu'il pouvait imaginer à quel point ce calepin avait de l'importance à tes yeux.En faisant le partage des souvenirs, j'ai trouvé un calepin contenant les autographes des grands noms du sport.N'étant pas identifié, j'ai alors pris la triste décision (si j'avais su !) de le jeter, car il n'avait pas réellement de signification pour aucun d'entre nous.Quel bonheur aujourd'hui aurais-je eu de pouvoir enfin te remettre ton calepin ! Va savoir pourquoi mon père ne te l'a jamais remis.Personne ne pourra jamais répondre à cette question.Même si mon père était un bon vivant et très engagé socialement, je peux te dire que ton oncle était un homme de parole et que c'est moi la véritable coupable dans cette histoire.Une chose est certaine, ton article a permis à tous les enfants de Jacques de s'unir ensemble afin de partager leurs émotions.Lina Laporte, la fille de Jacques.» \u0001 \u0001 \u0001 La vie est un téléroman.On croit une histoire terminée.Classée.Et oups ! un rebondissement, et rien n'est plus pareil.Mon oncle ne m'avait donc pas monté un bateau pour éviter de me faire de la peine.C'est juste qu'il était distrait.Il a fallu 33 ans pour que je le sache.Chère cousine, merci de m'avoir écrit.Et ne t'en fais surtout pas d'avoir jeté le calepin d'autographes.Car ce qu'il y a de plus précieux dans toute cette histoire, ce n'est pas la signature de Béliveau et de Staub, c'est le souvenir de ton père à jamais présent dans mon coeur.Ce sont ses yeux pétillants lorsqu'il m'a invité au tournoi de golf.C'est son sourire heureux lorsque je l'ai serré très fort dans mes bras pour le remercier.C'est son regard peiné lorsqu'il avait encore oublié d'apporter le foutu calepin.C'est le souvenir d'un oncle pour qui un petit neveu c'était important.Il y a tant d'adultes qui ne se préoccupent pas des enfants.Qui ne s'intéressent qu'aux grands.Avec ton papa, même si on ne s'est pas vus très souvent, j'ai pu partager plusieurs beaux moments que le temps n'a su effacer.De longues discussions sur Maurice Richard.Les chansons de Mireille Mathieu qu'il adaptait à sa façon : « Pourquoi le monde est sans allure ?» Et la saga rocambolesque d'un calepin d'autographes.En passant, cousine, si jamais tu veux l'autographe de Wilfred, ça nous donnerait une raison de nous revoir.Arafat démontre son autorité, Abbas en tournée internationale HICHAM ABDALLAH Agence France-Presse RAMALLAH, Cisjordanie \u2014 Yasser Arafat a démontré son autorité hier en obtenant la libération d'un haut responsable palestinien enlevé par un groupe armé local alors que le premier ministre palestinien Mahmoud Abbas s'apprête à effectuer une tournée qui le conduira à Washington.Des membres des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, un groupe armé lié au mouvement Fatah de M.Arafat, mais largement autonome, ont frappé et enlevé hier en plein jour à Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, Haïdar Ercheid, 50 ans, gouverneur en exercice de la ville, accusé de corruption et de « collaboration » avec Israël.Il a été relâché au bout de quelques heures sur intervention personnelle de M.Arafat auprès de ce groupe armé local.Mais on ignorait si les exigences des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, notamment le limogeage et la traduction en justice de M.Ercheid, ont été satisfaites.C'est la première fois qu'un groupe armé palestinien s'en prend à un responsable de l'Autorité palestinienne de si haut niveau.M.Abbas, récemment critiqué au sein du Fatah pour sa façon de conduire les négociations avec Israël, doit rencontrer aujourd'hui son homologue israélien Ariel Sharon avant d'entamer une importante tournée diplomatique qui le conduira successivement au Caire, à Amman et à Washington.Plus populaire à Washington qu'à Ramallah, selon les sondages, M.Abbas a besoin de prouver aux siens que son approche pragmatique est plus payante que la poursuite des violences.Selon son entourage, le seul moyen pour ce faire est d'obtenir une amélioration rapide et substantielle de la situation des Palestiniens dans les territoires occupés par Israël, amélioration qui tarde à se faire sentir.M.Abbas réclamera ainsi la libération notamment de 450 Palestiniens incarcérés avant les accords d'Oslo (1993), la réouverture et la remise en état de l'aéroport de Gaza \u2014 mis hors d'usage par Israël en décembre 2001 à la suite d'attentats anti-israéliens meurtriers \u2014, l'établissement d'un calendrier pour le retrait de l'armée israélienne de zones réoccupées et la levée du blocus des villes et villages palestiniens, selon une source officielle palestinienne.Ces deux dernières mesures sont spécifiquement réclamées par la « feuille de route », le plan de paix international qui prévoit la création d'un État palestinien d'ici à 2005.Toutefois, ce plan n'exige pas clairement d'Israël une libération de prisonniers.Les Palestiniens exigent la libération des quelque 6000 prisonniers détenus par Israël.Mais Israël n'a donné jusqu'ici qu'un accord de principe pour la libération de 350 détenus, excluant celle de membres des deux principaux mouvements islamistes, le Hamas et le Jihad islamique.M.Abbas sera accompagné lors de cette rencontre du ministre de l'Information Nabil Amr, du ministre chargé de la question des prisonniers Hicham Abdel Razeq et du ministre délégué pour les Affaires de sécurité, Mohammad Dahlane, selon un communiqué officiel publié hier soir.Le gouvernement palestinien a dit s'attendre « à des décisions du gouvernement israélien concernant la libération de prisonniers et un arrêt des travaux de construction du mur (la « clôture de sécurité » séparant la Cisjordanie d'Israël, ndlr) ainsi que sur le gel de la colonisation », selon le même communiqué publié au terme de la réun gouvernement palestinien.Photo AFP Le président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, s'est arrêté hier dans une colonie de vacances pour enfants à Ramallah.Évaluation d'un nouveau médicament expérimental dans le traitement de la maladie osseuse de Paget Avoir un diagnostic confirmé de la maladie de Paget Ne pas recevoir de traitement contre la maladie de Paget depuis 6 mois Communiquez au : (514) 890-8383 (boîte vocale) Maladie osseuse de Paget Le Centre de recherche du CHUM recrute des hommes ou des femmes de plus de 30 ans.ÉTUDE : DURÉE : PROFIL : 6 mois avec suivi pour une période prolongée Il reste juste 8 jours ! 150 artistes&artisans 18 - 27 juillet QUAND 11 h à 21 h tous les jours sauf le dimanche 27 juillet : 11 h à 18 h ENTRÉE Adultes 5 $ (taxes comprises), Enfants 0 - 12 ans GRATIS Réadmission illimitée GRATUITE www.leportdesarts.com magasinez sur le quai découvrez des oeuvres uniques créées aux quatre coins du pays expo-vente des métiers d'art Quai Jacques-Cartier Vieux-Port de Montréal 3152238A Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.NUMÉRO NUMÉRO Tirage du Tirage du Tirage du Tirage du Ventes totales: Prochain gros lot (appr.): Participation gratuite Complémentaire: 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 GAGNANTS LOTS Complémentaire: Complémentaire: (39) 2003-07-19 2003-07-19 Tirage du 2003-07-19 Tirage du 2003-07-18 Tirage du 2003-07-18 (46) 2003-07-19 2003-07-19 (03) 21 642 282 $ 2 500 000 $ 10 000 000,00 $ 392 513,40 $ 2 453,20 $ 143,40 $ 10,00 $ 10,00 $ TIRAGES JUSQU'AU 25 JUILLET 2003 7LP0602A0720 A6, dimanche, AILLEURS 7LP0602A0720 ZALLCALL 67 23:36:29 07/19/03 B A6 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 20 JUILLET 2003 Aigres réflexions estivales en Europe .sur la chaleur, le vieillissement, le rôle de l'État et la place de l'Europe dans une diplomatie planétaire Tout absorbés qu'ils soient par une chaleur record et le rituel des vacances, les citoyens d'Europe ne manquent pas de sujets d'actualité qui viennent élargir leur condition existentielle : >>la « vieille Europe », chère à Donald Rumsfeld, nonobstant ce qu'elle vaille comme slogan politique, n'en est pas moins une réalité démographique en devenir, avec promesse de tragédie économique à moyen terme : en 2050, l'âge médian des Américains sera de 35,4 ans, contre 52,3 ans en Europe, selon le New York Times ; >>les deux pôles traditionnels de croissance de l'Union européenne, l'Allemagne et la France, la première frisant la récession, la seconde en mal urgent de reprise, défient la règle que s'est donnée l'UE de ne pas pratiquer de déficits budgétaires dépassant les 3 % de leur PIB, suscitant la grogne des plus petits pays qui se conforment à cette règle ; >>Paris et Berlin, largement en accord sur une foule de dossiers européens et champions d'une politique étrangère communautaire, ont laissé apparaître, la semaine dernière, des divergences marquées sur une certaine vision du partage du monde : à Paris qui voit une planète politique « multipolaire », Berlin a répliqué par une fin de non recevoir, l'Allemagne refusant de considérer l'Union européenne comme une « rivale » des États- Unis.Un monde « multipolaire » ?La presse anglo-saxonne des dernières semaines a fortement souligné ces éléments d'actualité, en complément de ses abondants reportages et analyses sur le dossier des « preuves » ayant justifié l'intervention militaire en Irak.Vendredi matin, l'International Herald Tribune rapportait, en manchette, que l'Allemagne rejette l'idée que l'Union européenne puisse s'inscrire, sur une planète multipolaire, comme une rivale des États-Unis.Le ministre des Affaires étrangères d'Allemagne, Joschka Fischer, a fait savoir à de hauts représentants du gouvernement des États-Unis, lors de son voyage à Washington la semaine dernière, que l'Europe de l'avenir ne peut être forte « que conjointement avec les États-Unis et non comme sa rivale ».Un haut gradé de Berlin a confié au Tribune que cette remarque est importante puisque la France, de son côté, voit l'Union européenne comme puissance indépendante en concurrence avec les États-Unis, la Russie et la Chine.Berlin voit l'UE non comme rivale, mais comme puissance multilatérale fonctionnant sur la base du droit international.À Washington jeudi, M.Fischer s'est entretenu avec le vice-président Dick Cheney, après avoir rencontré le secrétaire d'État Colin Powell et la responsable de la Sécurité nationale auprès de la Maison-Blanche Condoleezza Rice.C'est que M.Fischer ne cache pas son intérêt pour un premier poste de ministre des Affaires étrangères de l'Union européenne (vers 2006), si le processus en cours vers une constitution européenne devait aboutir et il sait que sa candidature suscite des réserves à Washington, compte tenu des objections exprimées par l'Allemagne à propos de la guerre en Irak.À ce moment-ci, le ministre allemand parle plutôt, après la guerre en Irak, d'un partenariat trans-atlantique dans lequel « nous apporterons tout ce que nous pouvons ensemble pour obtenir la paix ».Le thème, cher à la France, d'un monde multipolaire où les États- Unis et l'Europe se trouvent concurrentiels, est suffisamment consistant pour que le président des États-Unis, George W.Bush, et le premier ministre britannique, Tony Blair, aient jugé bon d'en causer, dès avril dernier.M.Blair, estimant que rivalité conduirait à instabilité, a opté pour la monopolarité.Depuis deux mois, poursuit le Tribune, les Français persistent : la semaine dernière à Moscou, Alain Juppé, proche du président Chirac, a souhaité qu'un partenariat entre les pôles européen et russe n'exclut pas « un dialogue avec d'autres pôles, les États-Unis cela va de soi, et la Chine ».Et M.Juppé d'ajouter : « Le monde des prochaines décennies fonctionnera de cette manière » (.) ce sera un monde « bien meilleur que celui d'un pouvoir unique gouvernant les affaires de la planète ».La ministre française de la Défense, Michèle Alliot-Marie, avait déjà dit aux leaders chinois, à Pékin, il y a un mois, que « dans quelques années, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, aurait comme opposition une Europe unifiée ».Une Europe incomplète En réaction, un analyste de l' Economist, Robert Lane Greene, cité par l'International Herald Tribune, reconnaît une puissance nouvelle de l'Europe : 450 millions de citoyens l'an prochain, avec l'expansion de 15 à 25 pays, un ensemble doté d'une économie comparable à celle des États-Unis.Mais la constitution européenne en gestation, dit-il, ne débouchera pas sur une « superpuissance ».Ça demeurera un bloc commercial important, comme cela l'a été depuis des décennies, mais le projet politique demeure plein de trous.Il y aura peut-être un ministre européen des Affaires étrangères, mais il sera confronté à l'unanimité des membres de l'UE.Les gouvernements nationaux, qui conserveront les rènes des politiques monétaire et militaire, ne voudront pas perdre leurs prérogatives, qui restent les éléments dominants du pouvoir d'État, l'État central se voyant restreint à des pouvoirs secondaires comme les aides aux régions défavorisées, à l'agriculture et à l'étranger.Les sceptiques, comme la Grande- Bretagne et les pays scandinaves, insisteront en outre pour conserver le pouvoir le plus près possible de leur base.Et les Européens en général continueront de privilégier leur identité nationale au détriment de leur identité européenne.La notion d'une Europe rivale des États-Unis dans un monde multipolaire est à ce point redoutée à Washington que la conseillère à la Sécurité nationale du président Bush, Condoleezza Rice, s'est rendue la dénoncer à Londres, devant l'Institut international des études stratégiques : « Pourquoi devrionsnous (par la multipolarisation) diviser nos aspirations au bien quand elles peuvent être beaucoup plus efficaces si nous sommes unis ?Seuls les ennemis de la liberté peuvent souhaiter cette division.» L'analyste William Pfaff, dans l'International Herald Tribune, réplique que les guerres sont souvent la réponse à une hégémonie plutôt qu'à un pouvoir multipolaire.En refusant la multipolarité, estime M.Pfaff, Washington fait savoir qu'il ne veut plus négocier avec ses alliés sur une base d'égalité.Contrôle des dépenses Débat donc, entre Paris et Berlin, sur la multipolarité, qui intéresse de près Washington.Les deux capitales restent pourtant près l'une de l'autre dans d'autres dossiers, y compris celui, très européano-européen, du pouvoir de dépenser.Pour la troisième année consécutive, la France annonce, pour le prochain exercice financier, des excès de dépenses qui vont outrepasser la norme de 3 % du produit intérieur brut (PIB).Conscient de pécher, le président Chirac veut que l'UE débatte de cette règle, invoquant la nécessité de remettre la croissance sur les rails.Paris, comme Berlin, tiennent à réduire les impôts et à accroître les dépenses \u2014 comme l'ont fait les États- Unis \u2014 pour favoriser la reprise.En cela, ils ont l'appui des Américains, mais se heurtent à des résistances européennes.À Washington, le secrétaire au Trésor, John Snow, est conséquent par rapport à la Maison-Blanche en souhaitant que le débat s'ouvre en Europe sur la capacité de dépenser.Un débat qui, déjà en soi, « cause préjudice à la crédibilité de notre politique financière et économique (européenne) », estime le ministre autrichien des Finances, Heinz Grasser, qui appelle à des sanctions contre la France.Même le vice-président de la Banque centrale d'Allemagne, Jürgen Stark, cité par le Wall Street Journal, se plaint de ce que des « intérêts nationaux reprennent l'avant-scène » de la politique économique.Pour Paris et Berlin, l'exemple vient de haut : réductions fiscales et augmentations des dépenses à Washington depuis 2001 ont alimenté le déficit à près de 4 % du PIB, la plus forte injection dans l'économie de toute l'histoire des États-Unis, note John Lipsky, économiste en chef de J.P.Morgan.Ce qui procurera une croissance de 2,3 % cette année, et de 3,6 % l'an prochain ; contre, pour la zone euro, 0,7 % cette année et 1,8 % l'an prochain.Comme quoi des adversaires politiques peuvent se retrouver en cheville lorsqu'il s'agit de croissance.Et de votes.Photomontage JEAN-SÉBASTIEN MERCIER, La Presse Extraction Corruption Éviction Compassion EN VOIE D'ÊTRE vendue à Bank One Corp., la société Polaroid fait le grand ménage : elle vient d'aviser 180 employés handicapés qu'ils sont congédiés et qu'ils n'auront plus droit à leur assurance-maladie, dentaire et sur la vie.Nelson Tauriac, conducteur de charriot élévateur depuis 21 ans, a appris la chose alité, ses pieds ayant triplé de volume en raison d'une maladie des reins.Un autre, John Magenheimer, employé depuis 20 ans et ex-directeur d'un labo de recherche, a appris la nouvelle en phase de chimiothérapie, se remettant d'une opération où on lui a enlevé des côtes pour extraire une tumeur près du coeur.Une étude du consultant Mercer Human Resource l'an dernier auprès de 723 entreprises indique que 27 % d'entre elles congédient les employés aussitôt qu'ils se trouvent en congé de maladie prolongé et que 24 % les congédient dans un délai variant entre 6 et 12 mois après le congé de maladie.L'information a été publiée le 14 juillet en manchette du Wall Street Journal.journal appartenant à Dow Jones & Co., qui congédie les employés six mois après le congé de maladie, indique l'article.Jusqu'à il y a quelques années, les entreprises défrayaient les coûts de santé de leurs employés handicapés jusqu'à l'âge de 65 ans, le Medicare prenant ensuite la relève.EXISTE-T-IL plus fort paradoxe que d'apprendre qu'un pays riche en pétrole soit placé en situation économique désastreuse ?C'est pourtant courant, rappelle le New York Times en évoquant le cas de pays comme le Nigeria, le Soudan, l'Angola ou le Venezuela.Les raisons officielles : l'effet sur les taux de change, sur les balances commerciales ou les taux de crédit.Les raisons réelles : la corruption politique à laquelle donne lieu le paiement de redevances aux petits pouvoirs en place.La constitution de la plupart des pays producteurs indique que les ressources naturelles appartiennent au peuple, mais le secret reste le plus souvent gardé sur le processus qu'empruntent les royalties.Des procès considérables son engagés à ce propos : l'américaine Mobil au Kazakhstan, la française Elf en divers pays d'Afrique.En Angola, un quart des revenus de l'État, soit un milliard de dollars US disparaîtraient par année.La solution : obliger les pétrolières à rendre publique l'utilisation des royalties accordées.La britannique BP a déjà accepté de le faire pour ses opérations en Azerbaijan, mais semblable politique en Angola la menace d'expulsion.Des organisations non gouvernementales invitent l'ensemble des pétrolières à produire un compte-rendu détaillé de leurs dons à l'étranger.LE CHRONIQUEUR H.D.S.Greenway, du Boston Globe ne demande pas la démission du patron de la CIA, George Tenet, mais plutôt le renvoi du secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, et de son premier adjoint, Paul Wolfowitz, invoquant que leurs initiatives ont conduit à une situation plus désastreuse pour la diplomatique américaine que l'affaire de la Baie des cochons, à Cuba, il y a 40 ans.Le dommage qu'ont causé les deux hommes est « incalculable », estime l'auteur, au plan matériel, mais surtout politique.Le chroniqueur juge que M.Rumsfeld a pris le pas sur tous les autres membres du cabinet présidentiel et qu'il s'est approprié des prérogatives du département d'État, de la CIA et même du département de la Justice.Son adjoint Wolfowitz, lui, est devenu l'architecte de toute la nouvelle politique étrangère américaine.Avec le résultat que la campagne d'Irak s'est révélée « grossièrement menée », marquée au coin de « l'incompétence et de la présomption ».L'auteur déplore notamment que le Pentagone n'ait même pas prévu de plan B pour compenser les difficultés actuelles en Irak.Avec le résultat qu'on en est aux balbutiements d'une guérilla en Irak, avec des forces étrangères qui s'amènent pour combler le vide.SANS LE SAVOIR, le célèbre combattant américain de la cause des consommateurs, Ralph Nader, travaille peut-être pour le maintien des Expos à Montréal.M.Nader ridiculise, dans le Washington Post, les promesses successives faites par le District de Washington et la ville de Portland, en Oregon, de subventions pour la construction d'un stade, à une époque où les États et les municipalités aux États-Unis ont du mal à remplir leurs obligations en matière de services sociaux.Le maire de Washington, Anthony Williams, y est allé d'engagements successifs : 200 millions d'abord, puis 275 millions, 300 millions et finalement 329 millions.Le maire escompte des retombées économiques de l'investissement, mais M.Nader rappelle les nombreuses études d'économistes indépendants qui ont démontré qu'un nouveau stade n'entraîne pas de retombées économiques positives.Le chercheur Robert Baade, de Lake Forest College, a étudié le cas de 30 villes qui se sont dotées de stade et a établi que dans 27 cas, il n'y avait pas eu de retombées significatives, les trois autres entraînant plutôt un impact négatif.M.Nader reproche en outre aux 29 équipes du baseball majeur de réclamer 250 millions pour les Expos, une équipe qui leur a coûté 120 millions.C'est le prix auquel les Expos devraient être vendus, la différence pouvant alors servir à construire un stade. 7LP0701A0720 A7 DIMANCHE 7LP0701A0720 ZALLCALL 67 17:54:29 07/19/03 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 20 JUILLET 2003 A7 Une capacité d'emprunt plus élastique À VOS AFFAIRES s g r a m m o n @ l a p r e s s e .c a La capacité d'emprunt des acheteurs de maisons est de plus en plus extensible.Bien sûr, le portefeuille des ménages qui désirent accéder à la propriété est plus élastique en raison de la chute des taux d'intérêt.Présentement, les courtiers hypothécaires affichent des taux négociés de 3,85 % pour un an et de 4,85 % pour cinq ans.Mais grâce aux nouveautés du côté de l'assurance-prêt hypothécaire, les conditions d'emprunt sont de plus en plus flexibles.et ouvrent même la porte aux acheteurs qui n'ont pas un sou en poche.Dans le cadre d'un prêt hypothécaire conventionnel, l'acheteur d'une maison est tenu de verser un acompte (ou mise de fonds) d'au moins 25 % de la valeur de la propriété qu'il achète.En dessous de cette barre, l'emprunteur est obligé par la loi de payer une prime d'assurance calculée en pourcentage du prêt hypothécaire, pour prémunir la banque contre les défauts de paiement.Acteur dominant de l'assurance hypothécaire au pays, la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), depuis un demisiècle, a aidé un Canadien sur trois à acheter une maison, généralement sa première demeure.De plus en plus d'acheteurs achètent avec moins de 25 % d'acompte en raison de la hausse du prix des maisons et de la crise du logement, qui incite des ménages moins nantis à accéder à la propriété.« C'est plutôt rare qu'un premier acheteur a 25 % de mise de fonds.Souvent, ils mettent 10 %.Mais 5 % est encore plus courant », affirme Lorraine Trudeau, directrice du centre de prêts chez le courtier hypothécaire Multi-Prêts.Acompte zéro Même avec une assurance-prêt, les acheteurs doivent donner un acompte d'au moins 5 %.Mais la Banque Scotia a fait tomber cette barrière récemment.Elle a testé au printemps un prêt hypothécaire avec acompte-cadeau.Le principe est le suivant.La Banque remet au notaire l'acompte de 5 %.L'emprunteur se retrouve avec une hypothèque de 95 % de la valeur de la maison, qu'il est en mesure de faire assurer par GE Assurance Hypothèque Canada, assureur qui fait concurrence à la SCHL.Cependant, la prime d'assurance est de 3,4 %, soit 0,15 % de plus que la prime standard pour un acheteur qui verse un acompte de 5 %.Évidemment, la Banque ne fait pas véritablement de cadeau ! Elle exigera simplement un taux d'intérêt plus élevé sur le prêt.comme toutes les banques qui offrent des programmes de remise en argent.Grosso modo, une remise en argent de 4 % de la valeur d'un prêt hypothécaire de cinq ans, équivaut à un rabais de taux de presque 1 % par année.Prime coupée en deux Pour ceux qui désirent plutôt réduire les coûts de la prime d'assurance, le Mouvement Desjardins (qui n'est pas assujetti à la même loi que les banques) offre de payer la moitié de la prime.L'autre moitié est assurée par GE Assurance Hypothèque.« On partage le risque.Mais ça ne fait pas augmenter le taux d'intérêt accordé sur le prêt hypothécaire.La prime d'assurance et le prêt hypothécaire sont deux choses séparées », assure Noël Roy, conseiller en développement au Mouvement Desjardins.Le produit est offert seulement aux acheteurs qui versent un acompte d'au moins 10 % de la valeur de la maison.Il n'y a pas de contrat de fidélité (comme c'est parfois le cas lorsque les caisses populaires accordent des rabais sur les prêts hypothécaires).Sauf que si le consommateur désire changer d'institution financière à l'échéance de son prêt hypothécaire, l'assurance de Desjardins ne sera pas compatible avec les banques.Marges de crédit assurées Autre nouveauté concoctée par la SCHL : la marge de crédit hypothécaire, assurée jusqu'à concurrence de 90 % de la valeur de la maison.« C'est de plus en plus en demande », selon Suzanne Côté, directrice régionale au développement des affaires à la SCHL.Plusieurs banques ont l'intention d'offrir bientôt ce genre de prêt.La semaine dernière, la Financière Manuvie a ouvert le bal en lançant Manuvie Un.Le compte Manuvie Un est une marge de crédit où l'on peut regrouper compte de chèques, compte d'épargne et prêt hypothécaire.Chaque dépôt versé au compte permet de rembourser l'hypothèque, jusqu'à ce que le titulaire reprenne de l'argent.une mécanique qui permettrait de réaliser des économies d'intérêt, selon Manuvie.Sauf que l'assurance-prêt est encore plus chère que pour un prêt normal (surprime de 0,25 % à 0,50 % par rapport à la prime de base, selon que l'on commence à rembourser du capital après cinq ou 10 ans).Et même du refinancement Les conditions d'assurance-prêt pour du refinancement hypothécaire jusqu'à hauteur de 90 % de la valeur de la maison ont aussi été élargies.Il est désormais possible de refinancer pour n'importe quel motif, et non seulement pour payer des rénovations.Présentement, le refinancement hypothécaire est extrêmement populaire.« Les Canadiens empruntent en plaçant leur maison en garantie à un rythme jamais vu auparavant », affirme Benjamin Tal, économiste chez CIBC.C'est au Québec que la croissance est la plus forte : la hausse de la valeur des refinancements hypothécaires a atteint 60 %.Depuis 2001, les propriétaires canadiens ont profité de la hausse de la valeur de leur maison et de la baisse des taux d'intérêt pour moissonner 20 milliards de dollars d'argent frais à l'aide du refinancement hypothécaire ou du prêt habitation, selon une étude de l'équipe économique des Marchés mondiaux CIBC publiée à la fin de juin.La hausse de la valeur des maisons a accru de 43 000 $, en moyenne, la richesse de chacun des 7,5 millions de propriétaires d'une résidence au Canada.« C'est de l'argent facile ! Mais les gens oublient qu'ils n'ont pas vendu leur maison.C'est un enrichissement sur papier », dit Yvon Rudolphe, de la firme Rudolf Patrimoine Conseil.ILLUSTRATION ANTHONY BAKER, collaboration spéciale Les primes baissent, mais restent coûteuses STÉPHANIE GRAMMOND AU DÉBUT de la semaine, la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), qui avait la même grille tarifaire depuis fort longtemps, a réduit de 15 % ses primes pour l'assurance-prêt hypothécaire.Quelques jours plus tard, GE Assurance Hypothèque Canada, un nouveau concurrent qui tente de ravir des parts de marché à la SCHL depuis quelques années, a décidé de suivre, si bien que les grilles des deux assureurs sont désormais identiques.« La réduction des taux découle de l'implantation d'un système automatisé de gestion du risque qui nous a permis de raffiner nos méthode d'analyse », explique Suzanne Côté, directrice régionale du développement des affaires à la SCHL.Par exemple, pour une mise de fonds de seulement 5 %, la prime a baissé de 3,75 à 3,25 %.Dans le cas d'un prêt hypothécaire de 100 000 $, la réduction de la prime d'assurance se soldera par une économie de 475 $.Mais la prime reste coûteuse.Il s'agit d'un pourcentage du prêt hypothécaire qui est établi en fonction de la mise de fonds.Par exemple, si vous achetez une maison de 110 000 $ avec un acompte de 5 %, soit 5500 $, vous devrez payer une prime de 3,5 % sur le montant de l'hypothèque, c ' e s t - à - d i r e 104 500 $.Le coût de la prime s'élèvera donc à 3396 $.Mais ce n'est pas tout.Il faut ajouter la taxe de 9 % et les frais d'ouverture de dossier d'environ 165 $ (qui sont cependant presque toujours payés par l'institution prêteuse).Ensuite, il faut penser aux intérêts.car la quasi-totalité des gens qui doivent assurer leur prêt ajoutent le prix de la prime à leur hypothèque.En finançant la prime de 3396 $ à même une hypothèque de 25 ans à un taux d'intérêt de 5 % (ce qui est très faible), vous payerez 2530 $ d'intérêt, calcule Lorraine Trudeau, directrice du centre de prêts chez le courtier hypothécaire Multi-Prêts.Voilà pourquoi certains suggèrent d'autres solutions.« Les acheteurs qui n'ont pas tout à fait 25 % peuvent aller chercher un prêt personnel, même si les intérêts seront plus élevés que ceux de l'hypothèque, pour éviter de payer la prime.C'est souvent plus rentable », juge Yvon Rudolphe, de la firme Rudolf Patrimoine Conseil.Cependant, il faut éviter d'être pris à la gorge.Parfois les gens veulent tellement avoir une mise de fonds de 25 % qu'ils se serrent la ceinture jusqu'au dernier trou.Les liquidités leurs font cruellement défaut lorsque vient le temps de payer les milliers de dollars de dépenses reliés à l'achat et à l'aménagement d'une maison.Les assureurs hypothécaires exigent des acheteurs qu'ils aient des économies représentant au moins 1,5 % de la valeur de la maison, pour payer les frais afférents à la transaction.Mais une telle somme est à peine suffisante pour payer le notaire et les droits de mutation ! Les autres limites des assureurs sont aussi fixées très loin.Ils exigent que les remboursements de l'hypothèque (capital et intérêt), les taxes municipales et les frais de chauffage n'excèdent pas 32 % des revenus bruts de la famille.Ils tiennent aussi à ce que l'ensemble des engagements du ménage (l'hypothèque, les taxes, le chauffage et autres dettes) ne dépassent pas 40 % de ses revenus bruts.Et qu'arrive-t-il aux acheteurs qui présentent un risque trop élevé ?« Nous demandons qu'il y ait un coemprunteur.Nous exigeons que l'acheteur mette plus de comptant (ex : 10 % au lieu de 5 %).Ou nous demandons que l'emprunteur rembourse d'autres prêts », énumère Mme Côté.Précisions Dans notre article sur les programmes de récompenses de dimanche dernier, le tableau n'incluait pas les cartes de crédit à taux réduit ni les cartes platine, faute d'espace.Toutefois, il est possible de consulter l'étude complète sur le site Internet de l'Agence de la consommation en matière financière du Canada (www.acfc-fcac.gc.ca).D'autre part, la carte VISA Classe OR Desjardins (qui n'offre pas de récompenses) ne figurait pas au tableau.Cette carte est l'une des rares qui n'imposent pas de frais et qui offrent un programme d'assurance (accident et collision/ dommages pour voiture de location à court terme).Desjardins offre aussi la carte VISA OR Odyssée (programme d'assurance) et la carte VISA Desjardins Classique, qui offrent toutes deux un programme de récompenses.S.G.www.lapresseaffaires.com Les coûts de l'assurance prêt hypothécaire pour une maison de 100 000$ Primes d'assurance à l'achat d'une maison Source : SCHL et GE Capital montant du prêt en % 65% ou moins 75% ou moins 80% ou moins 85% ou moins 90% ou moins 95% ou moins Ratio prêt/ valeur de la prime d'asssurance 65% ou moins 75% ou moins 80% ou moins 85% ou moins 90% ou moins 95% ou moins 0,50% 2,25% 2,75% 3,50% 4,25% ND mise de fonds 35 000$ 25 000$ 20 000$ 15 000$ 10 000$ 5000$ prêt hypothécaire 65 000$ 75 000$ 80 000$ 85 000$ 90 000$ 95 000$ primes assurances 0,50% 0,65% 1% 1,75% 2% 3,25% coûts 325$ 488$ 800$ 1488$ 1800$ 3088$ Primes d'autres types de prêts hypothécaires Refinancement Marge de crédit SCHL : suprime de 0,25% Hypothèque à taux variable : surprime de 0,25% Programme sans remise : 3,40% Cette prime s'applique sur le montant additionnel du refinancement, et non sur la totalité de l'hypothèque.On peut aussi appliquer la prime normale sur le montant du prêt, si cela est moins coûteux. 7LP0801A0720 a8 dimanche 7LP0801A0720 ZALLCALL 67 19:32:20 07/19/03 B A8 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 20 JUILLET 2003 Oublions a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a Le ministre canadien de l'Immigration, Denis Coderre, a lancé un débat sur l'introduction éventuelle d'une carte d'identité nationale.Or, dès qu'on se penche un peu sur la question, on devient vite convaincu qu'un tel système serait extrêmement complexe et coûteux.en même temps que d'une efficacité fort douteuse.Il faut dire que le débat est mal parti.M.Coderre n'a pas présenté de projet concret.Il n'a pas non plus évoqué les grandes lignes de ce qu'il envisageait.Il n'a pas déposé de livre blanc avançant diverses hypothèses.Bref, le débat est lancé.mais personne ne sait de quoi exactement il faut débattre.Les questions techniques, juridiques, morales et financières soulevées par cette idée sont tellement vastes qu'avant même de porter un jugement, soutenait récemment un rapport préliminaire du National Research Council (NRC) américain, « il faut savoir de quoi on parle et quel but est visé ».M.Coderre estime que le débat est nécessaire pour trois raisons.Il parle du 11 septembre, laissant entendre par là qu'une carte d'identité nationale permettrait de mieux lutter contre le terrorisme.Rien n'est moins sûr.Les membres des « cellules dormantes » présentes dans le monde possèdent sans doute des papiers en règle et, sinon, les experts sont convaincus qu'ils pourraient en obtenir sans difficulté.Deuxième raison : l'augmentation du nombre de vols d'identité, qui mènent à une multitude de fraudes.Là encore, il n'est pas clair du tout qu'une carte nationale permettrait de réduire ce genre de fraude.Et pour que ce soit le cas, il faudrait que le système d'identité soit exhaustif et accessible par une foule d'organisations, notamment des entreprises commerciales, avec les risques que cela comporte.Enfin, M.Coderre souligne que les États-Unis exigeront bientôt des données biométriques des personnes qui entrent sur leur territoire.Plutôt que de laisser les Américains ficher les Canadiens \u2014 le Canada négocie toutefois une exemption \u2014 aussi bien le faire nous-mêmes, laisse-t-il entendre.\u0001 \u0001 \u0001 Plus une carte d'identité nationale viserait d'objectifs différents, plus elle devrait contenir de renseignements, et plus elle soulèverait de problèmes relatifs à la vie privée.Le système serait épouvantablement compliqué à mettre sur pied et mènerait à un cauchemar bureaucratique tel qu'on n'en a jamais vu.À côté de ça, l'enregistrement des armes à feu, ce serait de la petite bière ! « La mise en place d'un système national d'identité provoquerait des vagues dans toute la société et au sein du système judiciaire.Il est difficile de prévoir quels effets pervers auraient ces vagues », souligne le NRC.Le débat lancé par M.Coderre n'est pas pour autant inutile.La « gestion de l'identité » est en effet à l'ordre du jour partout dans le monde, et le Canada n'y échappera pas.La discussion serait cependant plus fructueuse si on abandonnait tout de suite l'idée farfelue d'une carte nationale pour plutôt chercher des solutions concrètes et réalistes aux problèmes que l'on souhaite régler.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés CELSIUS L'antichambre de l'automne MARIE GAGNON L'auteure est écrivaine.ELLE EST TROUBLÉE.Sa vie est écriture et voilà qu'on lui demande de composer un texte.Le grand bonheur donc, s'il n'y avait pas ce thème imposé : l'« été ! » Car elle n'aime pas l'été, et comme d'un étranger à qui on attribue des moeurs inquiétantes, elle s'en méfie.La lumière est trop vive.Comment se soustraire aux regards des autres ?Elle est nue, corps et âme.La chaleur l'accable.L'ennui aussi : il ne se passe rien, même les assassins prennent congé.Et puis, il y a ce surplus de gens dans les rues, comme sortis de la terre.Et ça grouille, et ça fourmille, mais ça ne va nulle part.Vivre en été, c'est tourner en rond.Or, sa soif de combats réclame un but.Elle préfère le printemps et tant mieux quand il pleut.Alors, on peut rêver.Tac, tac, tac, tac.fait la pluie sur le toit du grenier : elle est Emily Brontë.Toc, toc, toc, toc.chante l'averse sur les chemins : elle est Camille Claudel que la folie gagne ; elle est Camille qui court, transie, à la poursuite de l'être aimé.L'avenir est plein de promesses.Hélas ! Arrive l'été, qui jamais ne respecte ses engagements.La prétendue belle saison n'a qu'une qualité à ses yeux : c'est l'antichambre de l'automne.Une aura de mystère le nimbe.Les rues sont plus tranquilles, on dirait un décor planté exprès pour elle.Les arbres et le ciel barbouillés de couleurs fauves la recouvrent comme ces longs manteaux de théâtre qui permettent des effets de scène.Que de rôles peut-elle jouer alors ! Espionne arrivant d'une lointaine contrée ou détective à la recherche d'un célèbre malfrat, ou criminelle elle-même, ou tragédienne reconnue.Elle est tout ce que ses fantasmes veulent et ses extases lui ouvrent les portes du monde.Arrive enfin l'hiver, mordant, féroce.Il l'exalte jusqu'au délire.Dans les rues désertes elle inscrit des songes sur la neige.Elle lutte corps à corps avec le froid cruel.Elle vit enfin.Elle retrouve cette ivresse unique que lui procurent ces mois âpres et si beaux \u2014 une âpre beauté \u2014 qu'ils lui donnent la fièvre.Ce que l'hiver lui manque ! Et comme elle déteste l'été ! Il en fut toujours ainsi.\u0001 \u0001 \u0001 Petite fille, elle le fuyait.Elle se réfugiait au sous-sol froid et sombre de la maison familiale, parmi ses livres étalés comme des glaçons.« Va jouer dehors, il fait si beau », lui intimait sa mère.Elle obéissait, le corps plombé d'ennui, aussi mol que la saison.Dehors, sa soeur reposait sur une serviette de plage, le nez enfoui dans le gazon.Grotesque ! Son frère, pourtant féru de sports, rampait plutôt qu'il ne courait sur les trottoirs brûlants.Tout était morne et plat.Ensuite il y eut l'adolescence.Survinrent des crises existentielles si graves qu'aucun souvenir précis de soleil ou de chaleur ne lui revient à l'esprit.Pourtant, un jour, elle crut avoir apprivoisé l'été.\u0001 \u0001 \u0001 C'était en 1988, en Haïti, durant le fameux coup d'État où le général Namphy renversa le président Manigat.Elle avait déjà vécu vingt-deux étés, mais c'était le premier où il se passait quelque chose.Un peuple fier et généreux endurait les pires souffrances.Le soleil de Port-au-Prince éclairait la scène ; l'été pouvait donc être complice d'actions héroïques.Des femmes et des hommes mouraient, victimes de la bêtise humaine.Elle les prit dans ses bras, les regarda dans les yeux.Ces yeux étaient glacés.Malgré la chaleur, malgré le soleil, malgré la lumière, c'était l'hiver pour le peuple haïtien.Elle, à nouveau, se sentit dans son élément : le froid.Elle n'avait pas apprivoisé l'été.Surgirent la drogue, l'errance et la criminalité.Ce qui se vit mieux en été.Les pushers la servaient plus rapidement, elle pouvait dormir à la belle étoile et se fondre dans la foule pour échapper à l'attention des policiers dans les fuites éperdues qui suivaient ses délits.Pourtant, c'est aux hivers de cette époque que remontent ses plus beaux souvenirs.Les douleurs y étaient plus vives mais aussi les joies, les combats plus féroces mais plus exaltants, et l'âme frissonnait d'allégresse dans un corps gelé par l'héroïne.Poussée dans ses derniers retranchements, bizarrement, elle exultait.Les longues incarcérations qui suivirent ne changèrent pas les préférences saisonnières de la jeune femme.Pour la majorité de ses codétenues il n'en allait pas de même et les filles pleuraient la perte d'un été de liberté comme celle d'un amant.Elle, quelle que soit la saison, le froid des murs lui en tenait lieu.Aujourd'hui elle n'appartient plus à la drogue et à la prison, mais l'été l'étouffe tout autant qu'avant.Elle a besoin d'air.Et n'allez surtout pas lui parler de vacances à la plage, de chalet dans le nord et de gazouillis d'oiseaux, non plus que de terrasses, d'autos sport ou de festivals.Elle ne sait pas ces choses.Sa nature la porte là où il y a de la souffrance.C'est là que l'être humain est le plus grand, le plus beau.Et comme la jeune femme a soif d'absolu, c'est l'hiver des êtres qui l'intéresse.Alors, ne lui en voulez pas si elle n'aime pas l'été.Pourquoi l'aimeraitelle ?Elle ne le connaît pas.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse© « Vivre en été, c'est tourner en rond.Or, sa soif de combats réclame un but.Elle préfère le printemps et tant mieux quand il pleut.» L'Été et rien d'autre Écoutez Marie Gagnon faire la lecture de ce texte ce matin à 9 h 20, à l'émission L'Été et rien d'autre qu'anime Franco Nuovo à la Première Chaîne radio de Radio-Canada (95,1 FM à Montréal). 7LP0901A0720 a9 dimanche 7LP0901A0720 ZALLCALL 67 18:50:16 07/19/03 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 20 JUILLET 2003 A9 L'été qui ne viendra pas «Il n'y a pas de bon temps pour mourir.Mais en juillet ou à Noël, c'est pire.» JOSÉEBOISSONNE AU L'auteure est médecin.L'HOMME AGONISE sur son lit en déployant des efforts surhumains à chaque respiration.Son faciès est crispé par la douleur ; sa femme pleure doucement en lui serrant la main.De guerre lasse, son fils court déjeuner au casse-croûte du centre hospitalier.Le soleil se fait hurlant à travers les stores de la chambre de l'agonisant.C'est l'été et il va mourir.Il a 50 ans.Cancer du poumon.Hier encore, il mangeait, jouait avec son petit-fils et faisait l'amour.Aujourd'hui, il est un spectre perclus de douleur et broyant l'air étouffant de juillet.Il n'y a pas de bon temps pour mourir.Mais en juillet ou à Noël, c'est pire.Dans la chambre à côté, Louis va mourir.D'un cancer, également.Il est avec nous depuis trois mois.Le « nous », c'est l'équipe des soins palliatifs.J'en étais le médecin responsable.Louis était rieur, attachant, cultivé et nous n'avions de cesse de discuter avec lui.Un 20 juillet, mes vacances estivales se pointèrent.« Quand vous reviendrez docteur, je ne serai plus là.» Je n'y croyais pas.Tous les autres mouraient un à un, mais lui demeurait solide, l'oeil clair, malgré une monstrueuse tumeur cérébrale.Il ne pouvait partir.Pas lui.Il s'était d'ailleurs marié peu de temps avant son entrée chez nous.Et pourtant.À mon retour, en août, il n'était plus assis derrière sa petite table habituelle.À boire son café, pianoter sur son ordinateur ou bavarder.J'ai vu là l'affreux présage.« Oui, il est parti », de me certifier l'infirmier auxiliaire, cette perle faite homme.Mes jambes Josée Boissonneau ont flageolé.Il y avait ce rapport d'assurance requis par sa femme à remplir.Cet homme attachant était devenu un nom, avec deux dates sur un formulaire (date de naissance et celle du décès).Nous étions en août et dehors le temps était magnifique.L'été, c'est un sale temps pour mourir.Il y a cette charmante dame, ancien professeur, célibataire (appelons-la Aurélie), chérie de ses neveux et nièce.Chaque matin, elle contemplait d'un oeil ravi mon ventre s'arrondir.« Votre bébé naîtra quand, docteur ?» En août, répondis-je.« Ah !.Je ne verrai donc jamais de photos de ce poupon.» Mon étonnement de la surprendre se préoccupant de ma personne, alors qu'elle s'étiolait un peu plus chaque jour.Dans la douleur et la mort.Elle nous a quittés en juillet, par une journée de canicule.Et non, elle n'a jamais vu de photo.Périr en été, c'est la mort se riant un peu plus de nous.Elle nous rappelle combien nous sommes chancelants face à elle.Son implacabilité.Bien que la nature éclate dans sa splendeur, que le temps s'arrête sous la chaleur moite et que les vacances viennent ravir nos moindres pensées.À titre d'auteure de la lettre primée de la semaine, Mme Boissonneau recevra une copie laminée de cette page.Les dangers de la maladie de la vache folle, connaît pas! «Ou pourquoi je suis devenue végétarienne»?Roger cherche une maison ISABELLE TANGUAY L'auteure habite à Montréal.SAMEDI 21 juin, il est midi.Le téléphone sonne.Encore pour l'ado, sans doute ?Pantoute ! Le début d'une histoire qui m'a sérieusement pompé l'air.\u2014 Madame Isabelle Tanguay, s'il-vous-plaît.\u2014 C'est moi.\u2014 Bonjour, mon nom est Roger Q.Ma conjointe et moi cherchons à acheter une maison et.\u2014 Qui vous a donné mon nom et mon numéro de téléphone ?\u2014 Je vous explique, je m'appelle Roger Q.Je.\u2014 Je vous ai posé une question, en français à part ça : qui vous a donné mon nom et mon numéro de téléphone ?\u2014 Je m'appelle Rog.\u2014 (soupir d'exaspération) Ça, vous me l'avez déjà dit, monsieur Q.Ce que je veux savoir, c'est QUI vous a donné mes coordonnées.Je vous demande un nom \u2014 pas le vôtre.Me semble que c'est clair ! \u2014 C'est facile, c'est la ville.Ils donnent les noms à n'importe qui.Ainsi donc, j'ai fini par savoir que c'est Accès-Montréal qui a fourni ces renseignements me concernant à un homme que je ne connais ni d'Ève, ni d'Adam.Décidément, cet organisme porte bien son nom : ACCÈSMontréal.J'ai mon voyage ! La Ville laisse savoir à de parfaits inconnus le nom et le numéro de téléphone de citoyens qui ont la chance d'avoir une maison ?Et de quel droit, je vous prie ?Et Roger n'est pas seul.Y'a Marie-Machin- Chouette qui, elle aussi, se pâme pour « mon joli duplex » et a obtenu mon numéro en appelant à la ville.Elle a eu le malheur d'appeler peu de temps après Roger.Devinez la réponse que je lui ai faite ! Est-ce que c'est ça qu'on appelle l'Accès à la propriété.d'autrui Le jour où je voudrai vendre ma propriété, je le ferai savoir en plantant, dans mon petit bout de gazon, une pancarte qui indiquera clairement mes intentions.Et vous savez quoi ?Ce sera sans doute le numéro de téléphone d'un tiers qui sera sur la pancarte.Ainsi, je ne serai pas importunée par n'importe qui, à n'importe quel moment.CATHERINE FERLAND BLANCHET L'auteure est coordonnatrice de campagnes du Réseau action globale.IL Y A quelques années, je suis devenue végétarienne.J'ai fait ce choix pour des questions éthiques, parce que je crois que la vie doit être respectée sous toutes ses formes, qu'elle soit celle d'un chien, d'un chat, d'une vache, d'un cochon, d'un arbre ou d'un humain.De plus, je réalise aujourd'hui les bénéfices de ce choix au niveau de ma santé et j'en suis ravie.C'est la raison pour laquelle j'ai cru bon vous soumettre ces quelques statistiques sur le végétarisme et la santé afin que vous aussi, lecteurs, puissiez prendre une décision éclairée.Ces informations sont rarement accessibles et je crois pourtant qu'elles sont d'une importance capitale pour chacun.Bon réveil ! Saviez vous que.> Aux États-Unis, plus de 15 millions de personnes sont végétariennes ?> Selon l'Association Québec diabète, 4 % de la population canadienne est végétarienne, ce qui équivaut à 1,1 million de personnes ?> Selon cette association, « des études indiquent que les taux d'apparition de certaines maladies dégénératives et de mortalité sont inférieurs chez les végétariens que chez les non végétariens » ?> « Le diabète de type 2 est plus rare et (.) moins susceptible d'être une cause de décès chez les végétariens que chez les non-végétariens » ?> La Fondation des maladies du coeur tient une rubrique « Mode de vie sain » sur son site et qu'une des sections porte sur les bienfaits du végétarisme ?> Selon cette fondation, « vous n'avez pas besoin de consommer des produits d'origine animale pour avoir suffisamment de protéines dans votre alimentation », un mythe pourtant bien répandu par l'industrie de la viande ?> Selon Santé Canada, « la maladie cardio- vasculaire (.) est la maladie la plus mortelle au Canada » ?« Elle est aussi la maladie la plus coûteuse, imposant le plus grand fardeau à notre système national de soins de santé.» > Un des conseils de Santé Canada est d'éviter une alimentation trop riche en gras saturé ?> Les sources premières de gras saturé sont la viande, les produits laitiers et les oeufs ?> Le livre Se nourrir sans faire souffrir, de John Robbins nous apprend que 1,3 milliard d'êtres humains pourraient se nourrir des graines et du soja consommés par le bétail des États-Unis ?> 80 % des cultures de maïs aux États- Unis sont consommées par le bétail ?> Le pourcentage de risques de mourir d'une crise cardiaque pour un homme ayant un régime carné est de 50 %, tandis que pour un végétarien, le pourcentage n'est que de 15 % ?> M.Robbins nous apprend également qu'en réduisant de 50 % notre consommation de viande, de produits laitiers et d'oeufs, nos risques d'avoir une crise cardiaque diminuent de 45 % ?\u0001 \u0001 \u0001 Mais surtout, réalisez-vous que.> En devenant végétarien, vous ne contribuez plus à la souffrance de milliards d'animaux qui meurent chaque année dans les abattoirs d'un peu partout au monde, après une vie de détention dans d'horribles conditions ?À vous de voir ! Vous voulez nous écrire ?forum@lapresse.ca PHOTO ROBERT NADON, La Presse© Isabelle Tanguay n'en revient tout simplement pas des agissement d'ACCÈS-Montréal.Lettre à J.-A.Bombardier MARC POUPART L'auteur habite à Mascouche.Monsieur Bombardier, TOUT D'ABORD, je tiens sincèrement à m'excuser de vous déranger sur votre étoile où vous avez pleinement droit au repos ultime.Malheureusement, si je me permets de vous déranger ainsi, ce n'est pas pour vous annoncer une bonne nouvelle.Bien au contraire.Alors que vous aviez à coeur de servir les gens dans l'impossibilité de se déplacer adéquatement l'hiver, vos descendants utilisent aujourd'hui votre nom, M.Bombardier, pour mettre sur le marché des machines aussi inutiles que dérangeantes.Pour assouvir leur soif de richesses matérielles, vos descendants ont créé un jouet nautique pouvant circuler à vive allure sur à peine quelques centimètres d'eau.Ils profitent de gens irrespectueux et peu sensés pour leur vendre ces jouets, qu'ils appellent motomarines.Et sur ces jouets, ils ont le culot d'écrire en belles lettres le nom Bombardier en votre honneur.Quel manque de respect pour l'homme que vous avez été ! Vos descendants savent très bien que ces jouets sont absolument inutiles.Ils savent très bien qu'une seule motomarine sur un lac paisible peut déranger la quiétude de centaines de personnes ne voulant que respirer de l'air frais et écouter le chant des oiseaux.Pauvre monsieur Bombardier.Synonyme de génie à l'époque, votre nom est malheureusement devenu synonyme de bruits dérangeants, de pollution et même de décès par accident.De bruits, de pollution et d'accidents à longueur d'année puisque vos descendants continuent de vendre des motoneiges, qui n'ont plus leur raison d'être aujourd'hui, ainsi que des petits véhicules à quatre roues pouvant circuler en forêt.Ils appellent ces véhicules des VTT et là aussi, ils y affichent irrespectueusement votre nom.M.Bombardier, depuis votre départ, il y a 40 ans, le monde a bien changé.Si à l'époque, on cherchait tout bonnement des moyens pour se déplacer, aujourd'hui on cherche à sauver notre planète.Des études nous ont prouvé que l'utilisation du pétrole est une bien mauvaise habitude qu'il nous faudrait perdre.Malheureusement, vos descendants ne cessent de produire des jouets fonctionnant au pétrole et utilisent les meilleures techniques de marketing pour faire croire aux pauvres gens qu'il n'y a rien de mal à s'amuser avec un produit Bombardier.S'il vous plaît, M.Bombardier, pour la paix des hommes et pour le bien de leur planète, pourriez-vous faire entendre raison à vos descendants ?Envoyez-leur un petit message et je suis certain que vous dormirez mieux après.PHOTOTHÈQUE, La Presse Joseph-Armand Bombardier n'avait sûrement pas prévu que la compagnie qu'il a fondée construirait un jour ce type d'engin. 7DU1001A0720 DIMANCHEÀ 7DU1001A0720 ZALLCALL 67 13:42:32 07/18/03 B A10 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 20 JUILLET 2003 DE FINANCEMENT À L'ACHAT PENDANT 60 MOIS 0% À L'ACHAT OU À LA LOCATION, SUR PRESQUE TOUS LES MODÈLES 2003.PLUS L'Association des concessionnaires Pontiac Buick GMC du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant aux modèles neufs 2003 en stock suivants : Grand Prix (2WP69/R7A), Montana (2UN16/R7A), Grand AM (2NE69/1SA, MM5, AM9), Sonoma SLS (TT10653/R7G), Envoy SLE (TT15506/R7A) et Sierra SL (TC15903/R7A).Photos à titre indicatif seulement.Sujet à l'approbation du crédit de GMAC.Frais reliés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits payables à la livraison.\u2020Paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois (Sierra : 30 mois) sans versement initial.À la location, transport et préparation inclus.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 12¢ du km après 80000km à l'exception du Sierra à cabine régulière, frais de 12¢ après 50 000 km.\u0001Dépôt de sécurité payé par General Motors.Le dépôt ne sera pas remis au consommateur à la fin de la période de location.Première mensualité exigée à la livraison.\u0001\u0001Dépôt de sécurité (Sonoma: 375$, Grand Prix : 400 $, Sierra : 475$ et Envoy: 575$) et première mensualité exigés à la livraison.\u0002Sécurité 5 étoiles pour le conducteur et les passagers des sièges avant lors de tests d'impacts latéraux.Tests effectués par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) des É.-U.\u0002\u0002Données fournies par le ministère des Ressources naturelles dans le Guide de consommation de carburant 2003.\u2020\u2020Le crédit de 1000$ comprend les taxes applicables et est inclus dans les offres de cette publicité.Taux de financement à l'achat de 0% disponible sur la plupart des modèles pour des termes allant jusqu'à 60 mois.Exemple de financement : 10000$ à 0%: 60 versements de 166,67$, coût en intérêts 0 $, coût total de financement 10000$.L'offre de financement à l'achat et la réduction de 1000$ (taxes incluses) ne s'appliquent pas aux modèles 2004, aux Saturn, Saab, Isuzu, Corvette de Chevrolet, Cadillac, Hummer, fourgonnettes passagers et marchandises/coupées, Sierra de GMC/Silverado de Chevrolet 2500/3500 cabines classiques et allongées (sauf C6P), Sierra de GMC/Silverado de Chevrolet 2500/3500 à cabine multiplace et châssis-cabine, Sierra de GMC/Silverado de Chevrolet 3500 HD châssis-cabine (style reporté) et aux camions série W et poids moyens.Ces offres sont exclusives et ne peuvent être jumelées à aucun autre programme incitatif d'achat ou de location à l'exception des programmes de la Carte GM, des Diplômés et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Un échange de véhicules entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, à gmcanada.com ou au 1 800 463-7483.BIEN PLUS.Moteur V6 3400 de 185 HP Boîte automatique à 4 vitesses Sécurité 5 étoiles\u0002 Plus faible consommation d'essence de sa catégorie pour la 4e année consécutive\u0002\u0002 Vitres, miroirs chauffants et portes à commandes électriques Sacs gonflables avant et latéraux, conducteur et passager Freins ABS aux 4 roues Lecteur CD Climatiseur Garantie de 5 ans ou 1 km sans franchise sur le groupe motopropulseur MONTANA 2003 325$/mois\u2020 LOCATION 48 MOIS INCLUT LA RÉDUCTION DE 1000$\u2020\u2020 TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS TAXES EN SUS comptant dépôt de sécurité\u0001 0$ Moteur ECOTEC 2,2 litres de 140 HP à DACT Banquette arrière rabattable divisée 70/30 Lecteur CD avec 6 haut-parleurs Portes et coffre à commandes électriques Aileron arrière Phares antibrouillard GRAND AM SE 4 PORTES 2003 249$/mois\u2020 LOCATION 48 MOIS INCLUT LA RÉDUCTION DE 1000$\u2020\u2020 TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS TAXES EN SUS Moteur Vortec 4,2 L de 275HP Climatiseur à deux zones Régulateur de vitesse Vitres électriques et miroirs chauffants électriques Télédéverrouillage des portes Lecteur de CD Pont arrière autobloquant Roues de 17po en aluminium 488$/mois\u2020\u0001\u0001 LOCATION 48 MOIS INCLUT LA RÉDUCTION DE 1000$\u2020\u2020 TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS TAXES EN SUS SONOMA SLS 4X4 2003 À CABINE ALLONGÉE SIERRA SL 2003 À CABINE RÉGULIÈRE ENVOY SLE 4X4 2003 Moteur V6 Vortec 4300 de 190HP Boîte automatique 4 vitesses à contrôle électronique Pont arrière autobloquant Régulateur de vitesse Freins ABS aux 4 roues Roues de 15po avec pneus tout-terrain Climatiseur Lecteur CD Vitres teintées Vitre arrière coulissante 308$/mois\u2020\u0001\u0001 LOCATION 48 MOIS INCLUT LA RÉDUCTION DE 1000$\u2020\u2020 TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS TAXES EN SUS Moteur V6 Vortec 4300 de 200 HP Boîte automatique 4 vitesses et mode remorquage Pont arrière autobloquant Freins ABS aux 4 roues Roues de 16po Centraliseur informatique de bord Tachymètre et horomètre 394$/mois\u2020\u0001\u0001 LOCATION 30 MOIS INCLUT LA RÉDUCTION DE 1000$\u2020\u2020 TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS TAXES EN SUS 0$comptant comptant dépôt de sécurité\u0001 0$ 0$comptant 0$comptant GRANDE LIQUIDATION GM 325 $ 258 $ 0 $ 3154 $ LOCATION 48 MOIS MENSUALITÉ COMPTANT (ou échange équivalent) 394 $ 278 $ 0 $ 3 321 $ LOCATION 30 MOIS MENSUALITÉ COMPTANT (ou échange équivalent) 488 $ 399 $ 0 $ 4 078 $ LOCATION 48 MOIS MENSUALITÉ COMPTANT (ou échange équivalent) 308 $ 268 $ 0 $ 1851 $ LOCATION 48 MOIS MENSUALITÉ COMPTANT (ou échange équivalent) 249 $ 218 $ 0 $ 1420 $ LOCATION 48 MOIS MENSUALITÉ COMPTANT (ou échange équivalent) \u2020\u2020 Moteur V6 Série II 3,8 L de 200HP Boîte automatique 4 vitesses avec surmultipliée Lecteur CD avec 6 haut-parleurs Roues de 16po en aluminium Climatiseur à deux zones Aileron arrière Phares antibrouillard Vitres, rétroviseurs et coffre à commandes électriques Télédéverrouillage des portes GRAND PRIX GT 4 PORTES 2003 345$/mois\u2020\u0001\u0001 LOCATION 48 MOIS INCLUT LA RÉDUCTION DE 1000$\u2020\u2020 TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS TAXES EN SUS 345 $ 0$comptant 288 $ 0 $ 2510 $ LOCATION 48 MOIS MENSUALITÉ COMPTANT (ou échange équivalent) 3155368A "]
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