La presse, 21 juillet 2003, B. Arts + Spectacles - Actuel
[" 1LP0101B0721 B-1 lundi - ARTS 1LP0101B0721 ZALLCALL 67 22:12:32 07/20/03 B Rire dans la cité Excentricité TOUT POURRAIT s'écrouler à tout moment.Mais le spectacle La Roue chanceuse qu'a présenté Crampe en masse au Studio Juste pour rire pendant tout le festival tient la route.Le secret : une roue double avec des catégories amusantes (impro, auteur, invités spéciaux), deux hurluberlus mal attriqués et des gags à profusion.Mathieu Gratton et Ghyslain Dufresne maîtrisent avec brio le risque.Ils ont réussi à aller au-delà du clin d'oeil en poussant une idée originale jusqu'au bout sans jamais renoncer à l'humour absurde, leur dada.Le métier rentre.Unicité VÉRITABLE PRÉDICATEUR, le disjoncté Christopher Williams a fait un passage remarqué (de la rue) aux galas Juste pour rire, cet été.L'humoriste sait rassembler une foule autour d'idées à la fois simples et farfelues.Il a mis très peu de temps pour convaincre le public du Théâtre Saint-Denis de l'accueillir comme une rock star, le poing dans les airs, puis à l'applaudir à tout rompre en entendant raconter l'insipide blague « Pète pis répète.» Du bonbon.Ne manquait dans les coulisses que le représentant d'une compagnie de disques pour le prendre sous son aile sur-le-champ ! Complicité LOUIS-JOSÉ HOUDE n'a que 25 ans et a déjà tout du pro.S'étonnet- on qu'il ait animé de main de maître le gala Juste pour rire soulignant les 15 ans de l'École nationale de l'humour ?Ses idées, blagues et niaiseries trouvent preneur à tout coup.même lorsque l'humoriste arrive sur scène dans une combinaison de plastique à bulles et qu'il demande au public de les faire éclater ! Comment ne pas embarquer quand le bouffon devant nous semble si heureux d'être sur scène et qu'on ne sent aucunement que ce succès rapidement acquis lui est monté à la tête ?Causticité QUAND DIEUDONNÉ est macho, misogyne et sexiste, sur scène, c'est le bonheur ! La femme en prend pour son rhume dans son one-man show intitulé Le Divorce de Patrick.Mais heureusement, la séparation de son pote n'est qu'un prétexte pour étaler devant son public (qui n'a d'autre issue qu'avoir l'esprit ouvert) les travers de l'humanité.L'humoriste et acteur qui fait dans l'actualité manipule à merveille des sujets aussi tordus que les préparatifs des attaques du 11 septembre 2001.Un don de Dieu ?Perspicacité DE LA MUSIQUE avec des tubes, des jeux de lumière étonnants où se profilent méduses et bonshommes, des sons qui défient l'imagination.Y a pas à dire, le Complex Tour du Blue Man Group est Voir ISABELLE en B2 Électricité IL EST PASSÉ tout un courant entre les spectateurs massés au Théâtre du Nouveau Monde et Gad Elmaleh dans sa Vie normale ! Coup de foudre pour les premiers.Tour de force pour le second.Qui, force gestes et mimiques, raconte son initiation au ski dans nos Laurentides \u2014 alors qu'un blond qui se fiche complètement de lui (l'a-t-il simplement remarqué ?!) le nargue par sa prestance, son aisance, son indifférence.Et puis, il y a cette inénarrable « Lettre à Gaétan », livrée dans le plus pur accent québécois.Une performance électrisante.Plasticité CHICAGO est le rêve d'une vie pour bien des artistes qui pratiquent l'art de la comédie musicale.Un rêve devenu réalité pour l'épatante équipe qui ébranle soir après soir la salle Maisonneuve de la Place des Arts en étant parvenue à reproduire, mais dans la langue de Molière, le bijou créé sur Broadway.Il fallait pour cela énormément de souplesse \u2014 et pas seulement physique ! Une production magistrale dont la seule fausse note est, malheureusement, l'adaptation du texte en français ; et la révélation, Véronic Di Caire, sexy-et-cinglante comme peut-être même elle ne s'était jamais vue.Férocité APRÈS AVOIR joué avec la laïcité (dans Pardon, Judas !) et avec l'adversité (dans « j'ai-été-battu-auxélections- présidentielles ), Dieudonné est revenu en force sur la scène avec Le Divorce de Patrick.Un spectacle à l'humour féroce où, par la bouche d'hommes bien petits, il parle des travers de notre société et des relations hommes-femmes.Turbulences à l'horizon ?Que oui ! Mais le voyage valait le coup, tant le pilote maîtrise son art et son trajet.Alors si ce Divorce-là débouche sur une garde partagée, on garde Dieudonné au Québec ! Surexcité CHRISTOPHER Williams aurait pu arriver comme un cheveu sur la soupe, mais il a plutôt joué la cerise électrisante sur ce sundae fondu qu'était le gala sensuel et sexy.Il a fait la rue pendant trois ans au Festival \u2014 où La Presse a remarqué son talent inné de manipulateur de foule.Cette année, il a fait les galas et un peu moins de rue.Maintenant sorti de l'ombre, tapis rouges et sections VIP seront à son menu, sur un air de rock et les paroles de son grand succès, « Pète pis répète ».Perplexité IL Y AVAIT l'acteur français Bertrand Bossard qui présentait son spectacle en anglais, Incredibly incroyable.Et il y avait l'humoriste Christophe Alévêque qui arrivait avec Christophe Alévêque et son groupo, son spectacle rock pas tout Voir SONIA en B2 Juste pour rire oblige, depuis le 10 juillet, on a bien ri dans la cité.L'authenticité et l'excentricité étaient au rendez-vous.Et c'est en toute simplicité et totale complicité que les journalistes de La Presse affectées à la couverture du Festival font ici, en cinq « yesss ! » et un « bof ! », le bilan de l'événement qui s'est terminé hier.Faut pas pleurer : dans 12 mois, il va ressusciter.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Le Festival Juste pour rire part en oeuf ISABELLE MASSÉ UN BANQUET nommé Bouffons ?Obélix aurait salivé ! Pour clôturer le Festival Juste pour rire, on a invité, hier après-midi, les festivaliers autour d'une gigantesque omelette composée de 25 000 oeufs.Concoctée par une quarantaine de chefs, membres de la Confrérie de l'omelette géante, elle a été engloutie par 10 000 gourmands, au grand air, boulevard de Maisonneuve.Il a d'abord fallu 40 minutes pour casser les oeufs, puis une heure pour la faire cuire en la brassant avec des rames (!) dans une poêle de 3,5 mètres de diamètre et 24 litres d'huile, quatre caisses d'échalotes et des épices.« J'ai l'impression que je fais du rafting ! » a lancé Franck Dubosc, un des 14 « rameurs » qui, avec Gilbert Rozon, a prêté le serment de l'omelette pour devenir chevalier de la Confrérie.« C'est la même poule qui a fait tout ça ?» a demandé l'humoriste français.La plus grosse omelette jamais faite au Québec a été servie avec quatre agneaux, 6120 épis de maïs, 30 cuisses de cochon, huit dindes, 40 000 tranches de jambon et 30 000 tranches de poulet.Ne manquait que les sangliers.Echo Echo Echo Echo Echo Echo Location 60 mois comptant ou échange 2 714 $, 24 000 $ Km annuel 0.07 ¢ du Km excédentaire, taxes en sus.VVeenneezz vviivvrree ll''eexxppéérriieennccee cc''eesstt ssyymmppaa!! mmmooo sss 1175, rue Ampère, Boucherville, autoroute 20, sortie 92 (450) 655-2350 C A H I E R B | L A P R E S S E | M O N T R É A L | L U N D I 2 1 J U I L L E T 2003 Transformer sa Xbox en ordinateur Page 9 À vélo sur la route des contes Page 8 FESTIVAL JUSTE POUR RIRE 1LP0201B0721 B-2 lundi - ARTS 1LP0201B0721 ZALLCALL 67 22:44:12 07/20/03 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 2 1 JUILLET 2003 FESTIVAL JUSTE POUR RIRE Pendant ce temps, dans la rue.Les galas à thème: une bonne recette, mais à raffiner SONIA SARFATI Simplicité DIEGO STIRMAN est un chantre de la simplicité.Deux marches menant à une petite scène, un rideau rouge accroché à une tringle, un panier d'osier qu'il a mis à sa main, des provisions de bananes, deux marionnettes qui ont du doigté.Cela lui suffit à revisiter la tragédie grecque dans l'amusant et subtil Panier de Pandora, court spectacle qui fait la preuve que le bon théâtre de rue n'est jamais innocent et cultive le subversif \u2014 même quand il semble ne s'adresser qu'aux enfants.Félicité PAS QUESTION de se baigner dans cette claire fontaine-là, de grimper aux branches de cet arbrelà ou d'escalader ce rocher-là.Pour l'excellente raison qu'ils ne se laisseront pas faire.De toute manière, en leur présence, c'est de paix et de poésie qu'on a envie \u2014 et non d'exercice et de transpiration.Ils étaient trois représentants des Living Gardens à avoir élu domicile, en grâce et en musique, sur la rue Saint-Denis.Comme quoi la Floride ne produit pas que des oranges et des maisons de retraite ! Sagacité SAGACITÉ, MAIS aussi perspicacité et lucidité : il y avait tout cela dans ces merveilleux Trottoirs de Jo'Burg.Mirage que la compagnie Oposito a déroulés dans les rues du centre-ville et du Quartier latin.Il y avait aussi la complicité d'une foule composée des dizaines de milliers de personnes qui ont vécu le défilé.Car ce spectacle déambulatoire est de ceux qui se vivent.Impossible de n'être que spectateur face à autant de beauté, d'émotion et de grandeur.L'Afrique s'est ainsi posée, pour un instant (magique), en Amérique.Opacité UN OPUS OPAQUE que ce 17e offert par la compagnie Le Frère de la sangsue ! Une Tragédie microscopique sombre, gore, horrifique.Bref, génialement tordue.Mettant en vedette des personnages miniatures sur une musique majuscule.Les lieux du crime : une scène (de méninges) pas plus grande qu'un échiquier, sous laquelle oeuvrent deux manipulateurs\u2014- qui n'exercent pas leur art que sur leurs marionnettes : les spectateurs font aussi les frais de leurs sarcasmes, de leur ironie.Autrement dit, de leur grand talent.Le grand jeu à l'échelle de Lilliput, quoi ! Adversité LE TEMPS, ce jour-là, l'avait mauvaise.Le ciel menaçait de tomber sur la tête de tous les Gaulois ou descendants de Gaulois.Le vent s'amusait à imiter Claudette (l'ouragan, pas la soeur de Céline).L'humeur des festivaliers s'en est ressentie.Et l'Encan des artistes n'a pas levé.Même le bâton de hockey de José Théodore et la grande petite culotte autographiée par Éric Lapointe n'ont pas trouvé preneur ! Sauf que sur la scène, Stéphane Crête et ses complices, vifs comme l'éclair, ont livré un spectacle du tonnerre.Un coup de foudre, donc, malgré tout.Domesticité D'UN CÔTÉ, le Festival Juste pour rire qui invite le monde à prendre d'assaut, à déranger, à bousculer les rues du Quartier latin.D'un autre côté, les festivaliers qui accueillent ledit monde, dépaysant et dérangeant, inquiétant ou délirant.Mais le premier prend aussi le temps (et l'espace) pour recréer sur place un semblant de cinéparc.Et les seconds répondent à l'appel, préférant la sécurité toute domestique de banquettes de voiture et d'un écran blanc où défilent des gags diffusés ad nauseam à la télévision (même sans câble).« Bouh ! » aux deux parties.Voir autre texte en page B4 SONIA SARFATI PRODUIT-PHARE du Festival Juste pour rire, les galas francophones ont pris une nouvelle tangente cette année : le spectacle-brochette \u2014 « Et voici Untel ! » suivi, 10 minutes plus tard, par « Et c'était Untel ! » \u2014 s'est transformé en soirée à thème.L'idée est bonne.Incontestablement.Après tout, même excellente, la brochette finit par lasser si elle est le seul plat au menu.Alors, le verdict, après avoir mordu à ces nouveaux galas ?La recette demandera quelques ajustements.Tant du côté des concepteurs que de celui des spectateurs.Ces derniers ont, depuis toujours, été habitués à voir défiler sur scène leurs humoristes préférés.Dans l'ordre ou le désordre.Sans lien aucun.Un public assez confiant pour acheter des billets avant même de savoir qui seraient les invités de la soirée.Les yeux fermés, quoi.En fait, en ces soirs de galas, la salle du Théâtre Saint-Denis se compose de trois types de spectateurs : le quart de la salle est acheté \u2014 avant même de connaître l'identité des animateurs \u2014 par des entreprises qui donnent les billets à leurs employés ou à leurs clients ; un autre quart est acheté en prévente par des clients privilégiés (des fidèles du Festival), dès que l'identité des animateurs (mais pas celle des invités) est connue ; peu après, l'autre moitié des places est mise en vente \u2014 toujours sans savoir qui foulera la scène.Changement de cap Jusqu'à cette année, seule la soirée animée par Normand Brathwaite avait son « thème » : des weirdos y défileraient, Normand en Normand Brathwaite mettrait plein la vue dans les numéros ouvrant chacune de ses parties (de spectacle, s'entend).Puis, l'an dernier, il y a eu le gala consacré aux femmes.Portant à la fois la griffe et la caresse de Patrick Huard.Un changement de cap que tous les galas ont adopté cette année.Avec plus ou moins de succès \u2014 et en déstabilisant le public.Ainsi, le gala axé sur les enfants et l'enfance, animé par Patrick Huard et le jeune Charlot Daghlian, était charmant.Il a entraîné les spectateurs dans un mélange de rires et d'émotions alors que se succédaient sur la scène des jeunes qui ne sont ni analphabètes ni décrocheurs ni drogués ni « taxeurs » ; des jeunes qui ont des choses à dire et savent les exprimer.Le hic, c'est que le public attendait (et avait payé) pour des valeurs sûres telles François Morency ou du Laurent Paquin plutôt que pour les très prometteurs mais encore inconnus Alexandre Barette et Yannick Coderre.Malaise.Malaise aussi et surtout au gala sexy et sensuel mis en scène par l'autre facette de Patrick Huard, et animé par le tandem Mahée Paiement- Sylvain Marcel, qui s'aventurait en terrain glissant.Tellement qu'il a dérapé et, en s'affalant, est simplement devenu cochon.Une manière de Zone interdite.Sauf que ces « zones »-là étaient présentées dans de petites salles et devant des spectateurs très avertis.En tout cas, plus avertis que ne l'avaient été ceux du Saint-Denis.Mais ils avaient leur billet pour ce soir-là.donc, ils iraient.À moins de parvenir à le revendre \u2014 comme tentait désespérément de le faire un couple croisé ce soir-là par La Presse, à l'entrée du théâtre.De plus, le projet de Patrick Huard était ambitieux : avoir sur scène, pendant tout le spectacle, des humoristes qui, tour à tour, viendraient livrer leur vision d'un des sept péchés capitaux.Sauf qu'à quelques exceptions près (Patrick Huard en est une.mais il n'était pas sous les projecteurs), un humoriste n'est pas un comédien.En plus, au théâtre, il faut des semaines de répétition à des acteurs chevronnés pour parvenir à tenir sur scène des « conversations » qui semblent naturelles.Résultat : les échanges entre ces incarnations du mal manquaient tant de naturel qu'ils donnaient une impression de débandade.C'était la débauche \u2014 mais dans le sens de congédiement.Un entre-deux À mi-chemin entre ces galas à méga-concept et les trois galas de facture plus classique \u2014 donc sans canevas complexe outre le fait que Louis-José Houde recevait des finissants de l'école de l'humour ; Franck Dubosc et Stéphane Rousseau, des humoristes majoritairement français en ce 14 juillet ; et Normand Brathwaite, son lot de bizarroïdes \u2014 se trouvait celui de François Morency sur la télé-réalité.Le scénario n'était pas assez huilé et le thème a parfois collé au fond, mais la soirée a été plutôt agréable.En fait, c'est peut-être dans cet entre-deux que se trouve le gala de demain.À condition de donner plus encore de moyens (en temps et en argent) à leurs artisans.De mettre le public au parfum le plus rapidement possible pour qu'il n'achète plus à l'aveugle si le produit n'est pas interchangeable d'un soir à l'autre.Et de se rappeler, comme le disait Gratien Gélinas, que la tête ne peut en prendre plus que les fesses.Et qu'avec quatre heures de spectacle, on frôle l'indigestion \u2014 peu importe la qualité de la recette.Photo MARTIN TREMBLAY, La Presse © Pendant 10 jours, l'animation de rue a ravi Montréalais et touristes, qui ont répondu en grand nombre à l'appel du Festival Juste pour rire.JUST FOR LAUGHS Des soirées qui passent en trombe ISABELLE MASSÉ HUMOUR POLITIQUE et songé, gags mitraillés sans sourire, animateurs qui savent rapidement mettre les spectateurs dans leur poche, stand-up qui ne s'éternisent pas sur scène.Contrairement aux galas francophones, les anglophones du Festival Juste pour rire / Just for Laughs sont, d'année en année, un feu roulant d'invités qui passent sur scène à la vitesse de l'éclair .et c'est tant mieux ! Outre quelques exceptions, rire à l'anglaise, à la canadienne, à l'américaine et à l'australienne a été fort plaisant, cette année.du moins lors des quatre galas (sur cinq), auxquels La Presse a assisté.Pas besoin d'une lourde mise en scène pour attirer l'attention.On a trouvé depuis belle lurette la formule pour livrer le meilleur spectacle qui soit.Le mot d'ordre : simplicité.Ou, si vous préférez : brève présentation de l'animateur, suivi du court numéro d'un artiste, simplement derrière un micro, suivi d'une autre brève présentation de l'animateur et ainsi de suite.Quand le contenu y est pourquoi faire dans le superflu Les soirées passent ainsi en trombe, même quand on ne connaît pas la moitié des drôles d'invités.Parce que les dirigeants du festival ont, une fois de plus, approché des gens de talent et de renom pour tenir les rênes de chaque gala ?En partie.Brad Garrett joue dans Everybody Loves Raymond.Rick Mercer fait le bouffon dans This Hour Has 22 Minutes.La blonde et bien roulée Kelly Ripa ensoleille les matinées des Américaines aux côté de Regis Philbin.Tina Fey anime le bulletin de nouvelles satiriques de la prestigieuse Saturday Night Live.Et Carl Reiner ?À 81 ans, l'homme derrière le Dick Van Dike Show a encore plein de projets télévisés en tête.Jeudi soir, c'est à bord du bras canadien que Rick Mercer a atterri sur la scène.« Cinquante millions de dollars pour construire un bras qui ne peut même pas faire le doigt d'honneur ! » a-t-il lancé en ouverture de spectacle.Le ton était donné.On a eu droit à une suite de gags politisés, intelligents et bien écrits qui ont rarement raté leur cible.En début de soirée, samedi, Tina Fey a remis les pendules à l'heure concernant les mariages gais : « Ils existent depuis fort longtemps.Les gais peuvent se marier, à condition que ce soit avec une personne du sexe opposé ! » Les politiques de nos gouvernements, les déclarations insipides du président Bush (« La plupart de nos importations viennent de pays étrangers.», les actes sordides du sniper noir du Maryland (revus par une hilarante stand-up afro-américaine), les relations plutôt fragiles entre les Américains et les Canadiens, les armes de destruction massive en Irak.Tout a été sujet à des blagues, cette année.Conséquence ?Rire fait souvent réfléchir dans la langue de Jerry Seinfeld.« Si on est tous des fils de Dieu, pourquoi faire tout un plat avec Jésus ?» a demandé Jimmy Carr, un jeune humoriste anglais.« Je me suis déjà mis dans le trouble, lors d'une date (avec une fille), a raconté Emo Phlipps, je ne lui ai pas ouvert la porte de la voiture.J'ai plutôt nagé rapidement jusqu'à la surface.» Une autre ?« Impossible de trouver Oussama, Hussein ou des armes de destruction massive, a fait remarquer Greg Giraldo, mercredi, mais on peut trouver, dans le temps de le dire, un rongeur enrhumé (pour des tests scientifiques) dans le Wisconsin ! » Les côtes nous font habituellement encore mal lorsque l'animateur revient, en fin de soirée, nous dire au revoir.Vite amorcés, vite présentés, vite terminés, les galas ne peuvent que laisser un sourire au visage des spectateurs.D'autant plus que bien des stand-up ont eu la gentillesse d'adapter leur matériel pour le public montréalais.Kelly Ripa, notamment, a égratigné la famille Théodore vendredi, en ouverture de gala, lors d'un roman photo sur les incontournables de Montréal.De quoi rapidement craquer pour la brochette d'invités.ISABELLE Suite de la page B1 SONIA Suite de la page B1 complexe.Heureusement, les artistes qui y prennent part \u2014 trois hommes à la tête bleue \u2014 sont de talentueux vulgarisateurs sonores.Ils réinventent la musique avec humour et n'ont qu'à lever le petit doigt pour que les spectateurs tapent du pied à l'unisson, même dans un vaste aréna.Épatant pour les oreilles et les yeux.Incapacité UN TAS DE CLICHÉS ! Le premier gala Juste pour rire, le sexy, animé par Mahée Paiement et Sylvain Marcel, relevait du spectacle amateur avec sa pluie d'évidences et une brochette d'humoristes / comédiens trop peu préparés pour qu'on croie à la simple conversation entre adultes consentants.Un numéro ici sur les filles qui s'interpellent par leur nom de famille et éructent pour faire comme les garçons.Un autre là sur les difficultés d'être une belle fille, évidemment livré par une Mahée Paiement qui ne se trouve pas pire du tout.Et combien de liens forcés pour annoncer les monologues sur les sept péchés capitaux ?Ce soir-là, on nous a presque prouvé que tout avait auparavant été dit sur les relations hommes-femmes.à fait prêt.« De quessé qu'ils faisaient là ?» demanderait l'autre.« Leur possible », répondra-t-on sur un ton indéniablement perplexe.Bref, mauvaise idée que de les avoir invités car ils ont probablement passé un mauvais moment alors que leurs prestations étaient tout sauf mauvaises.Sans rancune, les gars ?On l'espère, parce qu'on aimerait vous revoir.Atrocité L'IDÉE EST l'une des pires de l'histoire de l'humour.Et les sept filles alignées sur la scène du Saint-Denis durant le gala animé par Louis-José Houde ont eu l'air d'une brochette de dindes en route pour l'abattoir ! Honte à celui ou à celle qui, pour faire la preuve qu'il y avait des femmes humoristes au Québec, a fait exactement le contraire \u2014 en faisant paraître ces filles de talent (Cathy Gauthier, Dorice Simon, Guylaine Guay, Nabila Ben Youssef, Érika Leclair-Marceau, Nathalie Lecompte et Véronique Chevrier) sous leur pire jour.C'est-à-dire dans des extraits « pas rapport » de leurs spectacles respectifs.Le hors-contexte n'a jamais servi personne. 1LP0302B0721 b03 arzé lun 21 juillet 1LP0302B0721 ZALLCALL 67 00:34:23 07/21/03 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 2 1 JUILLET 2003 B3 SUMMER SANITARIUM TOUR Metallica tient sa promesse ALEXANDRE VIGNEAULT Un ciel généralement clément, une volée de décibels et des tonnes de riffs puissants, l'arrêt à Montréal de la tournée Summer Sanitarium pouvait difficilement rater la cible.Huit heures de colère, de pétards et de défoulement collectif, des dizaines de milliers d'amateurs de musique lourde sous la houlette de cinq groupes plus heavy les uns que les autres : Mudvayne, Deftones, Linkin Park, Limp Bizkit et, surtout, Metallica, encore et toujours le plus grand groupe métal de la planète.Une foule de plus de 42 000 personnes, ça ne se rassemble pas en criant devil.Les fanas de métal, très majoritairement masculins et souvent bardés de tatouages, ont commencé à converger vers le parc Jean-Drapeau tôt dans la journée puisque le site ouvrait ses portes à 13 h.Une fois dans le métro, on croisait inévitablement de petites bandes d'amis arborant une casquette ou un t-shirt à l'effigie de l'un ou l'autre des groupes.De Metallica, surtout.Station Berri-UQAM, direction Longueuil, trois gars plantés autour d'une caisse de 24 discutaient de leur stratégie pour accéder au site.Ne possédant qu'un seul billet pour trois, ils s'étaient mis en tête de vendre leurs bières à l'unité pour acheter deux places supplémentaires.À 85 $ le billet, une seule caisse n'allait pas suffire à amasser le magot.En fin de journée, alors que Linkin Park brassait la cage sur la scène haute comme un édifice de six étages (évaluation toute personnelle), ça rentrait encore à pleines portes.Un collègue m'a d'ailleurs soufflé que l'attente aux tourniquets dépassait les deux heures au milieu de l'après-midi.L'allée qui menait à la scène, bordée de toilettes chimiques et de stands de ravitaillement \u2014 hotdogs, pizzas et bière \u2014 était déjà jonchée de cartons écrasés, de verres de plastique défoncés et de restes de bouffe déchiquetés.Au parterre, c'était un peu la même chose.Débarqué sur le théâtre des opérations à la fin de la prestation de Linkin Park (énergique, serrée et efficace), j'ai raté les concerts de Mudvayne et Deftones.Dommage, surtout pour le deuxième, qui a lancé au printemps un album en béton.Plutôt généreux jusque-là le soleil a commencé à faire le capricieux lorsque Limp Bizkit a foulé la scène, vers 19 h.Rien de grave, il s'est juste caché derrière quelques nuages qui, en passant, ont échappé quelques gouttelettes.Fred Dust a facilement gagné les gens à sa cause, malgré une performance générale assez moyenne de Limp Bizkit.Trop de temps morts entre les chansons, manque d'aplomb.pas grand-chose à dire d'eux, sinon qu'ils ont servi quelques mesures de Master Of Puppets et une version complète de Sanitarium, de Metallica.Rien qu'à voir la réaction de la foule, il était clair que ça allait chauffer lorsque James Hetfield, Lars Ulrich, Kirk Hammett et Robert Trujillo débarqueraient sur scène.Et c'est exactement ce qui s'est produit.Metallica a débuté en force avec Battery et Master Of Puppets.Des dizaines de milliers de bras se sont levés et autant de voix ont scandé en choeur « Master ! Master ! Master ! » sous le regard visiblement satisfait de James Hetfield.Sa voix paraissait fatiguée par moments, mais le chanteur et guitariste a prouvé qu'il n'avait rien perdu de son charisme durant ses années de boires et de déboires.Même si son dernier album, St.Anger, n'est pas terrible (enfin, c'est mieux que ce qui a paru depuis l'album noir), Metallica a donné une sacrée leçon de métal.Juste, net et précis, le quatuor possède encore une force de frappe stupéfiante.Et suffisamment de canons pour faire un show du tonnerre : Sanitarium, For Whom the Bell Tools, Sad But True, Nothing Else Matters, Blackened, One, Enter Sandman.Ne manquait que Fade to Black et, personnellement, j'aurais été comblé.Metallica, qui n'avait pas foulé une scène montréalaise depuis mars 1997, n'a vraiment eu aucune difficulté à mettre le public dans sa poche d'en arrière.Avec sa musique, d'abord, et ensuite avec une belle scénographie (scène sur deux niveaux, éclairages colorés et de bon goût, décor trash avec de la classe) et de gros pétards.Les immenses explosions ont impressionné, comme il se doit.En fin de concert, de la tente où les journalistes pianotaient sur leur clavier, on pouvait entendre le public gueuler en choeur, obéissant au doigt et à l'oeil à maître Hetfield.Estil nécessaire d'en dire plus ?Photos MARTIN TREMBLAY, La Presse James Hetfield, chanteur du groupe Metallica, a prouvé qu'il n'avait rien perdu de son charisme durant ses années de boires et de déboires, hier soir au parc Jean-Drapeau.3156693A Plus de 40 000 adeptes ont réservé un accueil délirant aux maîtres du métal.3157488A 1LP0401B0721 B-4 lundi - ARTS 1LP0401B0721 ZALLCALL 67 21:47:25 07/20/03 B B 4 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 1 J U I L L E T 2 0 0 3 FESTIVAL JUSTE POUR RIRE SPECTACLES L'humour a ses prix Cinémas indépendants APRÈS LA VIE Cinéma Beaubien : 13h15, 16h, 18h45, 21h15.ARBRE DE NOËL (L') Cinémathèque québécoise (Salle Claude-Jutra): 20h30.ARNAUD (LES) Cinémathèque québécoise (Salle Claude-Jutra): 18h30.EN ATTENDANT LE BONHEUR Cinéma Parallèle (Salle 1): 13h, 17h15, 19h05.FAR FROM EVEN Cinéma du Parc (1) : 15h.GRANDE SÉDUCTION (LA) Cinéma Beaubien : 12h15, 14h30, 17h, 19h30, 21h45.INVASIONS BARBARES (LES) Cinéma Beaubien: 14h, 16h30, 19h15, 21h30.MAGDALENE SISTERS Cinéma Ex-Centris (Salle 3 - Cassavetes): 14h, 16h30, 19h, 21h25.NOVO Cinéma Parallèle: 15h10, 21h15.RUSSIAN ARK Cinéma du Parc (1) : 19h10.SATIN ROUGE Cinéma du Parc (3) : 15h15, 17h15, 19h15, 21h15.Cinéma Parallèle -Sall e 1 : 17h15, 19h20.SEA (THE) Cinéma du Parc (1): 17h05.SWIMMING POOL Ex-Centris (Salle 2 - Fellini): 15h30, 17h30, 19h30, 21h35.TAN DE REPENTE Cinéma du Parc (1) : 21h.VICTOR VARGAS Cinéma du Parc (2): 15h30, 17h30, 19h30, 21h30.Musique FESTIVAL DE LACHINE Pavillon de l'entrepôt (2901, boul.Saint-Joseph) David Jalbert, pianiste.Beethoven, Chopin, Schumann.Entrée libre: 20h.FESTIVAL INTERNATIONAL DE LANAUDIÈRE Église de Saint-Lin-des-Laurentides Marie-Nicole Lemieux, mezzo-soprano, Philippe Magnan, hautboïste, Ensemble instrumental Masques.Cantates de Telemann et Handel, sonates et concertos de Fasch, Vivaldi et Corelli: 20h.Variétés CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Il était une fois.un Cabaret, de Sophye Nolet.Du mar.au jeu., 13h30.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Rocky Chouinard: 21h30.LE BRUTOPIA (1219, rue Crescent) Trivia Night: 22h.SONIA SARFATI On prend l'humour au sérieux à Juste pour rire.Et on le prouve en remettant de vrais prix aux artistes qui se font remarquer pendant le Festival.Cette année, Gad Elmaleh, Christopher Williams et Cathy Gauthier font partie des heureux élus.Il était facile de prévoir, après le tabac qu'il a fait au Théâtre du Nouveau Monde, que Gad Elmaleh empocherait le Prix Coup de coeur pour sa délirante Vie Normale.Ça ne fait pas moins plaisir que la prédiction s'avère ! Il était aussi aisé de deviner, grâce au coup de chauffe qu'il a donné aux galas auxquels il a participé, que Williams mériterait le Prix de la fondation du maire de Montréal (et la b o u r s e d e 10 000 $ qui l'accompagne), aussi dit Prix de la relève.On n'en est pas moins content pour lui.Et on approuve sa décision d'arrêter de cueillir des fraises pour gagner sa vie (c'est lui qui le dit !) afin de se consacrer à son art.Il ne fallait pas être doué de double vue mais simplement avoir fréquenté la Tournée Juste pour rire pour se dire que Cathy Gauthier allait succéder à Laurent Paquin, Louis-José Houde et Mike Ward à titre de Révélation du Festival.On ne l'en félicite pas moins \u2014 et on prend (au moins) une bière à sa santé ! Il était essentiel de faire la rue \u2014 mais pas obligatoirement le trottoir \u2014 pour imaginer qu'une fontaine, un arbre et un rocher.vivants allaient mériter le Prix du public.Pour qui avait pris la peine de fréquenter les Arts de la rue, c'était une évidence : les trois artistes de Living Gardens donnent un spectacle d'une indicible poésie et d'une beauté à couper le souffle.Notons aussi que le prix Comedia du Meilleur long métrage est allé à La Grande Séduction, de Jean- François Pouliot ; le prix Comedia Tout Court ! à Déformation personnelle de Jean-François Asselin ; le Prix Comedia Eat My Shorts, à How to Tell When a Relationship is Over de Tony Roche ; le Prix Comedia \u2014 Juste pour rire à American Splendor de Shari Springer Berman et Robert Pulcini.Enfin, le groupe Illmatics Styles a remporté le B-Boy Battle organisé dans le cadre de la scène urbaine Hip Hop.C'est là qu'il faut dire « Yo ! » ?Photo MARTIN TREMBLAY, La Presse Christopher Williams, prix de la Relève, et Cathy Gauthier, prix de la Révélation, au terme du Festival Juste pour rire, hier.3157541A FESTIVAL JUSTE POUR RIRE 1LP0501B0721 B5, lundi, ARTS 1LP0501B0721 ZALLCALL 67 22:17:25 07/20/03 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 1 J U I L L E T 2 0 0 3 B 5 FESTIVAL NUITS D'AFRIQUE Sur le front oriental des festivals ALAIN BRUNET À l'est de Juste pour rire, les Nuits d'Afrique ont reculé la frontière des festivités urbaines le week-end durant.Sur la place Émilie-Gamelin, le 17e Festival International Nuits d'Afrique s'est terminé hier soir avec la performance du Guinéen Fodé Kouyaté et l'estimation suivante : à l'extérieur comme en salles (où se produisaient hier Hassan Hakmoun et Diblo Dibala), plus de 140 000 présences ont été recensées depuis le 8 juillet.En fait, plus de 400 artistes venus de 32 pays se sont produits cette année aux Nuits d'Afrique.On aura aussi observé une hausse de 10 % des assistances aux concerts payants ainsi qu'un trafic intense sur le site Internet de l'événement www.festivalnuitsdafrique.com \u2014 visité à plus d'un million de reprises depuis le 8 juillet, rien de moins.Aussi, a-t-on remarqué une hausse substantielle de la vente des produits dérivés aux Nuits d'Afrique.Fondateur du festival, de surcroît pionnier du showbiz afro-antillais à Montréal (Balattou et Kola Note), Lamine Touré semblait fort satisfait de cette édition.« Je suis très content.Nous avions une programmation de qualité, j'ai senti le public heureux.Et c'est ce qui importe.La prochaine étape pour nous ?Produire dix jours de concerts gratuits sur la place Émilie-Gamelin.si nous parvenons à trouver le financement nécessaire.Notre budget actuel est de 900 000 $, c'est peu pour un festival de cette taille.Nous avons tout de même la chance d'avoir un public extraordinaire.» Qui plus est, le festival a pu jouir d'une visibilité exceptionnelle sur les ondes de Africa #1, la cinquième radio la plus écoutée au monde selon les responsables des Nuits d'Afrique.En direct du Club Balattou, l'animateur Robert Brazza a convié artistes et public à l'enregistrement de son émission Africa Song du 8 au 12 juillet, entre 15 h et 17 h.Diffusée sur toute l'Europe et l'Afrique, cette émission joint 35 millions d'auditeurs.« L'équipe regrettait avoir décidé de n'y passer que cinq jours » indiquait Suzanne Rousseau, associée de Lamine Touré depuis les débuts du Balattou.Malgré d'inquiétantes prévisions atmosphériques, le week-end à la place Émilie-Gamelin n'a pas trop été affecté par les ondées sporadiques de samedi et cette fraîcheur un peu saisissante pour la mi-juillet.Les Nuits d'Afrique ont effectivement attiré leur lot de festivaliers.Familles noires, familles blanches, familles asiatiques, familles mixtes.Cette cohabitation des races et des cultures était belle à voir.Sur la grande scène extérieure des Nuits d'Afrique, Romane Charles et Jean-Pierre Petit, animateurs « traditionnels » du happening, ont sans cesse relancé le public entre les représentations des groupes invités.Tout ce qui était « ploguable » a été « plogué », de la crème glacée tropicale vendue sur place à la présence de la jeune station CPAM (1610 sur la bande AM), « l'ethnique française de service à Montréal ».Les Nuits d'Afrique ont fait « place comble » samedi soir avec la venue exceptionnelle d'Oliver Mtukudzi, chantre par excellence du Zimbabwe.Ses airs placides se sont fondus dans l'Afrique australe, ses rythmes se sont inspirés du mbaqanga des townships sud-africains (voisins du Zimbabwe), ses solos de guitare ont évoqué le mbira, un des plus typiques instruments du continent noir, ses Black Spirits l'ont accompagné bellement.On peut lui reprocher un certain mutisme face au régime controversé de l'autoritaire Robert Mugabe, ce héros national du Zimbabwe (longtemps supporté par l'État) et vedette du label Putumayo n'en demeure pas moins touchant.Sage, en fait.Même les évocations de l'ancienne Rhodésie ultraraciste étaient plus subtiles que vindicatives.À 48 ans, Oliver Mtukudzi ne s'est pas comporté en has been, bien au contraire.Cet auteur- compositeur- interprète évolue visiblement dans la beauté, dans la bonté, ce qui n'empêche pas la sueur et l'intensité.En début de soirée, le guitariste Diblo Dibala, un habitué des Nuits et du Balattou, avait ravi les festivaliers.Déployé par son groupe Matchatcha, le soukouss et les rumbas congolaises balancées dans l'atmosphère ne pouvaient se résumer en un chapelet de riffs guitaristiques sempiternellement récités.Les solos du guitariste puisaient même dans les cultures rock ou latines, les bridges étaient plus sophistiqués, la facture Dibala s'avérait plus costaude dans l'ensemble.Festive, la facture ?Mets-en.On l'a vu samedi, particulièrement lorsque les danseuses de Matchatcha ont invité quelques messieurs à se livrer sur scène à des danses torrides, particulièrement évocatrices.Pissant ! La veille, le plat principal de la programmation n'aura pas été aussi convaincant.On ne savait trop où voulait en venir le percussionniste et chanteur nigerian Kofo The Wonderman.Mis au point à New York (où réside Kofo), ce mélange de high-life ghanéen, d'afro-funk nigerian et de juju, un style inspiré de la culture yoruba et fondé sur le talking drum (rappelez-vous King Sunny Adé), m'a semblé inégal.Problème d'orientation.Hormis les dizaines de performances données gratuitement par les groupes locaux à la place Émilie- Gamelin (H'Sao, Jab Jab, Z'Wa, Alpha Yaya Diallo, Passion Kompa, etc.), les organisateurs ont retenu les concerts du vétéran camerounais Manu Dibango et de la sexagénaire colombienne Petrona Martinez.À ces 17e Nuits d'Afrique ont été aussi révélés Selaleo Selota d'Afrique du Sud, le tandem franco- maghrébin Du Oud, mélange percutant de luth arabe et de fréquences techno, le folk pop du Conglais Lokua Kanza, parrain de l'événement venu à la rencontre de Corneille, Rwandais transplanté à Montréal et porte-parole officiel des 17e Nuits d'Afrique.On attend les 18e.Photo ROBERT SKINNER, La Presse Oliver Mtukudzi, chantre par excellence du Zimbabwe J U S Q U ' A U 1 0 A O Û T AU THÉÂTRE MAISONNEUVE ( 514)842-2112 A D M I S S I O N ( 5 1 4 ) 7 9 0 - 1 2 4 5 BILLETTERIE JUSTE POUR RIRE ( 5 1 4 ) 8 4 5 - 2 3 2 2 8 NOUVELLES SUPPLÉMENTAIRES «SPECTACULAIRE! GRANDIOSE!» - VALÉRIE GUIBBAUD, RYTHME-FM «VÉRONIC DICAIRE UNE RÉVÉLATION, UN GRAND TALENT!» - VALÉRIE GUIBBAUD, RYTHME-FM «AU-DESSUS DES PRODUCTIONS DE TORONTO ET DE BROADWAY.UN MUST!» - ALEXANDRA DIAZ, MONTRÉAL CE SOIR, RADIO-CANADA «CHICAGO CHARME LE TOUT MONTRÉAL.ANTHONY KAVANAGH ET VÉRONIC DICAIRE ONT LIVRÉ LA MARCHANDISE.» - AGNÈS GAUDET, JOURNAL DE MONTRÉAL «TERRA MCLEOD - VELMA - EST IMPECCABLE!» «LAURENT PAQUIN - AMOS - DRÔLE ET ATTENDRISSANT.» - AGNÈS GAUDET, JOURNAL DE MONTRÉAL «DISTRACTION TOTALE, EFFICACITÉ, INTELLIGENCE, SARCASME.» - ÈVE DUMAS, LA PRESSE 3157501A 18 - 27 juillet Quai Jacques-Cartier Vieux-Port de Montréal QUAND 11 h à 21 h tous les jours sauf le dimanche 27 juillet : 11 h à 18 h ENTRÉE Adultes 5 $ (taxes comprises) Enfants 0 - 12 ans gratis.Réadmission illimitée gratuite www.leportdesarts.com 150 artistes & artisans magasinez sur le quai découvrez des oeuvres uniques créées aux quatre coins du pays 3154773A 1LP0601B0721 B-6 lundi - ARTS 1LP0601B0721 ZALLCALL 67 21:08:36 07/20/03 B B 6 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 1 J U I L L E T 2 0 0 3 LES FRANCOFOLIES DE SPA Ah bon?C'est la fête?PHILIPPE RENAUD À SPA collaboration spéciale IL Y A QUELQUES jours, en marchant sur le boulevard d'Anspachlaan, à Bruxelles \u2014 sorte de longue avenue du Mont-Royal, avec ses bouquineries et ses disquaires d'occasion \u2014, on a entendu un lourd vrombissement étouffer le bruit du trafic.Eh ! ben, un F18 volant à ras les gratte-ciel en plein après-midi.Tiens, un deuxième, puis un troisième.Une douzaine ont fendu le ciel bleu sans nuages en l'espace de quelques minutes.Mon Dieu, est-ce que les talibans s'en prendraient au siège social de l'OTAN ?Mais non.Au dire d'un quidam bruxellois, il s'agirait plutôt d'une démonstration en vue des fêtes du 21 juillet.Aujourd'hui donc, la fête nationale des Belges revêt une double signification puisqu'on soulignera également le 10e anniversaire du règne du roi Albert II.Le tout en noir, rouge et jaune, couleurs du drapeau belge, et avec un grandiose concert en plein air à Bruxelles, au cours duquel Annie Cordy chantera le Happy Birthday \u2014 ainsi que le rapportait le quotidien La Meuse \u2014 avec Toots Thielemans à l'harmonica.J'ai proposé à mon patron d'en assurer la couverture et je ne comprends pas, il ne semblait pas trop intéressé.Il n'est pas le seul.Non seulement les Belges se désintéressentils totalement de la chose nationale, mais un sondage non scientifique mené depuis deux ans par l'auteur de ces lignes démontre que 99,7 % des Belges n'ont aucune espèce d'idée du pourquoi du comment de leur fête nationale et que, s'ils l'ont déjà appris dans leurs cours d'histoire, ils ne ressentent pas vraiment le besoin de se rafraîchir la mémoire (cependant, tous savent que le 14 juillet est la date de la prise de la Bastille).J'ai finalement trouvé l'homme qui possède la vérité.L'historien et musicologue Roland Van Der Hoven, attaché au ministère de la Culture, membre du jury des Off-Franco Folies et truculent personnage plein d'esprit et d'humour.Voyez sa délicieuse explication.Originalement, la fête nationale se déroulait autour du 27 septembre, date à laquelle, en l'an 1830, le peuple bruxellois s'est soulevé contre les Hollandais, confortant son indépendance.Cette fête se nommait les Trois Jours de septembre.« Ces trois journées étaient des journées de liesse, avec tous les débordements possibles et imaginables, ajoute en souriant M.Roland.Or, à la fin du XIXe siècle régnait Léopold II, lequel était assez peu populaire et faisait l'objet de beaucoup de blagues et de chansons.Ces fêtes de septembre étaient l'occasion pour le peuple de se défouler contre la monarchie.Donc, le roi a décidé que c'était fini les fêtes de septembre et qu'il n'était plus question de commémorer ça.Il a décidé d'une date qui ne disait rien à personne, le 21 juillet 1821, date de la première prestation de serment du roi Léopold 1er.Et effectivement, l'effet escompté s'est entièrement réalisé puisque, encore aujourd'hui, cela n'intéresse personne ! » Mais n'avez-vous pas songé à rétablir ces Jours de septembre comme fête nationale ?« Il y a une vingtaine d'années, la situation constitutionnelle de la Belgique a changé.La communauté flamande a alors choisi sa fête nationale, le 11 juillet, en commémoration de la bataille des Éperons d'or, au XIVe siècle, où les Flamands ont battu les troupes françaises, alors totalement massacrées.» Et la communauté francophone ?« Face à cela, elle est revenue au 27 septembre, journée où ont été expulsés les Hollandais.Vous voyez pourquoi personne ne sait pourquoi on fête le 21 juillet ?» Maintenant, il m'est permis de croire que davantage de Québécois que de Belges connaissent l'explication de cet imbroglio historique.Mais oui, c'est la fête ! Les Wallons n'ont toutefois pas besoin d'une fête nationale pour célébrer, comme on a pu le constater encore samedi soir, alors que la toute petite Spa frémissait sous les pas des milliers de festivaliers, souvent éméchés, qui déambulaient après 3 h du matin.La fête, ils l'ont dans le sang \u2014 et dans leur musique.Le groupe belge le plus populaire en ce moment se nomme Les Gauff' au suc.Ses membres montent sur scène outrageusement déguisés et chantent leur désir d'être un jour millionnaires sur une musique rageusement pop-funk.Le délire total.Une fois les concerts terminés, vers 1 h du matin, beaucoup convergent dans le bar du Casino, où ils festoient jusqu'au lever du jour.Le DJ qui y sévit est une véritable machine à cracher les kétaineries : les pires bluettes de Michel Sardou, une version pauvrement remodelée d'un tube de Stone & Charden, l'indicatif musical de l'animé Capitaine Flamme, Manau, la Compagnie Créole, nommez-les, elles passent tous les soirs, mais dans un ordre différent.Et les fêtards, qu'ils aient 20 ou 50 ans, s'amusent en bloc jusqu'à en perdre la tête.Vu de la lorgnette québécoise, cela paraît ma foi très, très étrange.Cet amour de la chose ultrapop teinte la programmation extérieure des Francos spadoises.C'est pourquoi ça faisait du bien d'entendre la formation rock française Eiffel, qui se produisait sur la scène principale avant-hier.Mon premier coup de coeur de ces Francos revient à cette formation, qui dégage une énergie ambiguë, sombre de facture mais enlevante dans les harmonies et les mélodies taillées dans un bloc de marbre, dopée aux guitares, menée par un rythme mécanique.Dommage qu'il ait fait si chaud : le groupe a dû écourter sa performance parce que le guitariste se sentait flétrir sous le soleil.Le groupe pop sixties-rock Tahiti 80 (groupe français chantant en anglais) a suivi avec un numéro plus léger et sucré.Mélanie Renaud fait les frais de cet amour inconditionnel de la pop.Si Yan Perreau a eu du mal à se faire connaître malgré toute la couverture médiatique dont il a bénéficié, Mélanie Renaud a quant à elle mis les Belges dans sa petite poche d'en arrière.Tout le monde en parle : elle est formidable, elle a une voix magnifique.Mélanie a la chance de toucher un large public puisqu'elle a fait les Bars en Folie.Elle a chanté sur les terrasses des cafés avant son grand concert sur la scène principale, hier après-midi.Et elle a fait ces terrasses avec un professionnalisme exemplaire, malgré une sono approximative et des conditions difficiles.Les pieds dans la garnotte, avec les serveurs qui lui passent sous le nez, elle a chanté comme si c'était la scène du Spectrum, s'attirant ainsi beaucoup d'attention.Ajoutons aussi que son répertoire, composé en grande partie de reprises de chansons connues, tombait dans les goûts des Belges.Y a du potentiel ici ! La grande virée Du lundi au jeudi 20 h Suivez Geneviève Borne lors de son escapade touristique et culturelle en Abitibi-Témiscamingue et soyez au Tour cycliste ! Avec, entre autres, Boom Desjardins.À mille bornes de l'ordinaire.3147902A VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Carole Bouquet 18h00 18h30 CANAUX 18h00 aq 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO cj or yA EM zH CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO CÂBLE Ce soir Cinéma / RIEN QUE POUR VOS YEUX (4) avec Roger Moore, Carole Bouquet Le Téléjournal Cinéma / LE GRAND RESTAURANT (4) avec Louis de Funès, Bernard Blier Le TVA 18 heures Sucré Salé / Sylvie Léonard Les Gags Fleurs et Jardins De Lalonde à aujourd'hui 2 Frères.la suite Le TVA Sucré Salé / Sylvie Léonard Diva III (23:02) Macaroni tout garni Ramdam Boston Public La Grande Virée Cultivé et bien élevé Cinéma / CATCH-22 (3) avec Alan Arkin, Jon Voight Vrai Monde (23:11) Zone.(23:41) Grand Journal (17:00) Flash / Karine Vanasse Partis pour l'été / P.Marsolais Faut le voir pour le croire Cinéma / VICTIME DE LA RAGE (5) avec Jaclyn Smith, Brad Johnson Le Grand Journal 110% Partis pour l'été / P.Marsolais Cinéma / SECRETS.News Access H.e Talk Daily Canadian Idol For Love or Money 2 CSI: Miami CTV News News eTalk Daily Jeopardy CBC News: Canada Now Wingfield It's a Living Taken / Mini-série avec Steve Burton et Joel Gretsch The National The National Taken News ABC News Dharma &.Will & Grace Less than Perfect Special Edition of Primetime News Night.(23:35) News CBS News E.T.Yes, Dear .Standing .Raymond King of Queens CSI: Miami Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Fear Factor For Love or Money 2 Who wants to Marry my Dad?Tonight.(23:35) The Newshour Bus.Report Profile History Detectives American Experience / The Donner Party Bill Moyers' World of Ideas BBC News BBC News Bus.Report The Newshour Rachel.BBC News Charlie Rose City Confidential / Green Bay American Justice Biography / Doris Roberts Cold Case Files City Confidential / Macon Third Watch Gueule de star Air Saisir le beat Cinéma / LA FAMILLE PEREZ (4) avec Marisa Tomei (20:05) Cirque.Prise.vues Viens voir / R.Cloutier Videos Road to Avonlea Fringe.Big Dance Cinéma / TEA FOR TWO (5) avec Doris Day, Gordon Mac Rae Law & Order Contact Animal Cascadeurs Catastrophes sur rails Biographies / Ron Howard La terre en péril / Ouragan X Cinéma / UN MOMENT.(4) L'UQTR présente .anglais NASA Educational File Centre.de l'automobile C'est math.Quartier.apprendre In Flanders Fields Guinness World.(17:00) Daily Planet Wild Discovery / Barracuda! Monster Garage / PT Cruiser Frontiers of Construction Daily Planet Entrada Dominika Magazine Vidéo Guide / Mont St-Michel Airport Le Tour de France / Cyclisme Échappades Amanda Sh.All that .Stevens Jett Boy Meets.Mentors Cinéma / TEEN WOLF (6) avec Michael J.Fox Dark Your Big Break Drew Carey Seinfeld That '70s Show Seinfeld Anything for Love Funniest Wedding Outtakes 7th Heaven That '70s Show .Justice Global News National Train 48 E.T.Fear Factor .Raymond King of Queens Who Wants to Marry my Dad Global News Sports L'Histoire à la une Trouvailles./ Bonaventure La Fuite Les Têtes brûlées Cinéma / LA PRINCESSE DE CLÈVES (3) avec Marina Vlady Hist.Bites It Seems.China Beach Quest for the Bay Brits: War against the IRA Civil War / Valley of Shadow 12 O'Clock High Zoo Diaries Dogs, Jobs .Homes Fashion File Extra Matchmaker Taking it off Skin Deep Surgeons Birth Stories Matchmaker .Homes Max Musique Salut les amoureux! Musicographie / .Liverpool Révélations./ Halle Berry .Élégance Duo Benezra Musicographie / .Liverpool Top5 Franco Babu à bord Infoplus M.Net Vidéo Clips Babu à bord Le Top 5 Hip Hop M.Net .attaquent Esmeralda That '70s Show Couleurs.Sino Montreal Paradise Hotel Yes, Dear Becker Indo-Mtl.Late.(23:35) BBC News Bus.News CBC News Sports Jrnl Hot Type Fashion File The National The Passionate Eye / Legacy of Terror Sports Jrnl Euronews Cap.Actions Le Monde RDI à l'écoute Parkinson: pièce manquante Le Téléjournal RDI à l'écoute Le Cauchemar japonais Journal RDI Le Monde Monde, golf Sports 30 L'homme le plus fort Boxe / Richard Hall - Julian Letterlough Sports 30 Sports de combats Sydney Fox l'aventurière Brigade des mers Coroner Da Vinci Les Experts Les Soprano Six pieds sous terre This Hour has 22 Minutes Poltergeist Cold Squad Body and Soul Queer as Folk Cinéma / STEAM.(23:05) Outer Limits Relic Hunter Buffy the Vampire Slayer Brimstone Star Trek: Voyager Outer Limits Sportsnetnews Jzone Baseball / Blue Jays - Yankees Sportsnetnews Jzone You Gotta.Le Prince.Amandine.Panorama Vivre à deux C'est mathématique Cinéma / LA DERNIÈRE FÊTE (4) .carrière Panorama Vivre à deux Hometime Secret of Forensic Science Trauma - Life in the ER Maternity./ Crash Course Saving Life and Limb Trauma - Life in the ER Off the Record Sportscentre 2003 ESPY Awards WWE Raw Sportscentre Laboratoire.Sourire.Sacré Andy! Fred.Por Cité Méga Bébés Les Simpson Henri, gang South Park La Clique Les Simpson Déchiqueteurs .gourmand Journal FR2 Pyramide Vie privée, vie publique / Famille, aime-moi! Ombre.Le Journal Bibliotheca Pulsations / Le Stress G.Shrinks CG Kids Cosmic Odyssey Studio 2 Inspector Morse The March of Time Imprint Studio 2 .en vedette Les Copines C'est ma vie / Danielle Ouimet Maigrir.Loi du retour Coup de pouce./ A.Lemay Décore ta vie Métamorphose .la cigogne .médecine Parole et Vie Un air d'été Micro.info Accès.com .invitation Un air d'été Top 50 Souper de filles Degrassi.Montana Gilmore./ Île.(19:45) Dawson Buffy.Spongebob Justice.Girlstuff Yvon of.Dragon Ball Reboot Goosebumps Radio Active Breaker.Big Wolf.Addam's.My Family Chroniques du paranormal .nerdz .c'est fait Invasion Planète Terre Aux frontières de l'inexpliqué Semaine.vacances \"flyées\" .nerdz Infrarouge Stupid Behavior Isabelle Massé 13H30 - a- LA VÉRITÉ SI JE MENS Véritable succès-surprise en France, ce petit film sur un chômeur (Richard Anconina) qui se fait passer pour un Juif maghrébin est délicieux.Qui plus est, il a révélé l'hyperactif José Garcia.qui a hérité du rôle titre de la suite.19H - a- RIEN QUE POUR VOS YEUX Pour les beaux yeux de Carole Bouquet plus que pour l'intrigue.On vous résume quand même: l'agent 007 (Roger Moore dans ce cas-ci) doit retrouver les assassins d'un savant et l'épave d'un navire-espion britannique.20H - A- LA GRANDE VIRÉE Geneviève Borne passe une semaine en Abitibi-Témiscamingue.L'animatrice rencontrera notamment Boom Desjardins, chanteur de La Chicane.20H00 -X- LES RACINES DU ROCK \u2014 DU CÔTÉ DE LIVERPOOL Liverpool?Vous pensez aux Beatles?La capitale britannique du rock des années 60 a pourtant vu naître bien des musiciens et chanteurs qui se sont taillé une place aux côtés des John, Paul, George et Ringo.Parmi eux: Gerry and the Pacemakers, Billy J.Kramer, Merseybeats. 1LP0702B0721 B-7 lundi - ARTS 1LP0702B0721 ZALLCALL 67 00:38:23 07/21/03 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 2 1 JUILLET 2003 B7 Une autre grande réussite de Jean-Philippe Tremblay CLAUDE GINGRAS L'ORCHESTRE de la Francophonie canadienne, créé en 2001 dans le cadre des Jeux d'Ottawa, a été maintenu, grâce au ministère fédéral du Patrimoine, pour un exercice estival annuel comportant une petite tournée de l'Est du pays.Toujours dirigée par son premier et unique chef, Jean-Philippe Tremblay, la formation de 65 jeunes, anglophones comme francophones, originaires aussi bien de Vancouver que de Montréal, complétait sa tournée hier soir à Montréal, à l'église Saint-Jean-Baptiste, et y retournera ce soir, 20 h, pour un autre concert gratuit offrant une partie du programme d'hier soir et quelques ajouts dont le tour de chant de Mario Pelchat.Jean-Philippe Tremblay, présentement finaliste au prestigieux Concours de Besançon, s'était affirmé comme chef très solide et musicien très engagé lors des deux précédents concerts de cet orchestre à Montréal.Il s'est surpassé hier soir dans la cinquième Symphonie de Tchaïkovsky, et ce sur deux plans : tout d'abord, comme pédagogue sachant maintenir la cohésion requise au sein de sujets sans réelle expérience du métier et leur faire traverser sans problèmes graves cette partition pleines d'embûches ; ensuite, et surtout, comme interprète.Inspirés par leur guide à la gestuelle pourtant très sobre, très peu « chef d'orchestre », les jeunes musiciens ont donné de la cinquième Symphonie de Tchaïkovsky une lecture non seulement très en place techniquement mais, surtout, très sentie, voire exaltante.Si la réverbération de l'église à moitié remplie brouillait souvent les lignes, en revanche l'expression dramatique conférée aux cuivres donnait à la partition une force inhabituelle.Que le cor ait raté sa première note au deuxième mouvement, peu importe : ceci est un orchestre de débutants.Par ailleurs, plusieurs premiers- pupitres sont à signaler : le basson et la clarinette, par exemple.Le concert s'ouvrait par une pièce de sept minutes d'Olivier Larue intitulée e Aux, inspirée par une croisière sur le Saguenay et créée lors de la présente tournée (elle sera d'ailleurs reprise ce soir).Natif de Hull, M.Larue a étudié la composition avec André Prévost puis Michel Longtin et sa musique s'inscrit dans leur ligne de pensée, c'est-à-dire qu'elle est respectueuse de certaines traditions.Sa pièce n'en reste pas moins très actuelle, avec des éléments de musique répétitive qui n'ont pourtant rien de gratuit, avec, aussi, des couleurs fort intéressantes.Mais la réverbération, encore, nous a empêchés de tout entendre.À reprendre, dans une vraie salle cette fois.En rappel, l'orchestre a joué le dernier tableau du ballet de Faust, de Gounod.Soliste du concert, la violoniste canadienne Lara St.John, en robe rouge feu très ouverte, a fait amoureusement chanter son violon dans le Poème de Chausson mais, comme si Tzigane de Ravel n'était pas déjà suffisamment vulgaire, a alourdi la pièce de portamentos du plus mauvais goût et d'écarts de justesse qui semblaient non pas accidentels mais volontaires.ORCHESTRE DE LA FRANCOPHONIE CANADIENNE.Chef d'orchestre : Jean- Philippe Tremblay.Soliste : Lara St.John, violoniste.Hier soir, église Saint-Jean-Baptiste.(Reprise ce soir, 20 h, même endroit, d'une partie de ce programme, avec ajouts, dont Mario Pelchat, chanteur populaire.Entrée libre.) Programme : « e Aux » (2003)\u2014Larue « Poème » pour violon et orchestre, op.25 (1892-1896)\u2014Chausson « Tzigane » pour violon et orchestre (1924) \u2014Ravel Symphonie no 5, en mi mineur, op.64 (1888)\u2014Tchaïkovsky Photo SIMON ROBERGE, gracieuseté du Festival international de Lanaudière La jeune violoniste Baiba Skride jouant Tchaïkovsky avec l'OSM dirigé par Jo Ann Falletta samedi soir à l'Amphithéâtre de Lanaudière.FESTIVAL INTERNATIONAL DE LANAUDIÈRE Falletta et l'OSM éclipsent la violoniste CLAUDE GINGRAS SI L'AMÉRICAINE Jo Ann Falletta a encore fait grande impression samedi soir à Lanaudière comme chef invité de l'Orchestre Symphonique de Montréal, il n'en est pas ainsi de la jeune violoniste lettone Baiba Skride, soliste du Concerto de Tchaïkovsky.Peu importe que Baiba Skride ait remporté le premier prix du Concours Reine-Élisabeth de Belgique en 2001.Nous n'étions pas là lorsque le jury de Bruxelles l'a écoutée et couronnée.Ce que nous savons d'elle, c'est ce que nous avons entendu d'abord en récital mardi soir dernier, puis samedi soir en concerto.Au plan de l'interprétation, ce qu'elle avait donné mardi soir n'était pas pleinement convaincant \u2014 chose normale à 22 ans \u2014 mais restait prometteur, cependant qu'il n'y avait absolument rien à lui retirer quant à la technique violonistique.Samedi soir, elle a carrément déçu.Les maniérismes et les écarts de justesse qu'elle nous a infligés tout au long du premier mouvement étaient indignes d'un premier prix de compétition internationale, indignes aussi du festival qui la présentait.Le deuxième mouvement est une Canzonetta marquée « andante ».La jeune soliste l'a pris beaucoup trop lentement et dans un rubato fort élastique, obligeant la maestra invitée à adapter constamment le tempo de l'orchestre à ses caprices.La ligne de violon y était cependant redevenue ce qu'elle doit être.Joué intégralement et non dans la traditionnelle version tronquée de plusieurs mesures, le finale fut enlevé avec énormément de brio, mais aussi avec quelques doubles cordes passablement fausses.Pour résumer le « cas » Baiba Skride : beaucoup de talent, mais encore beaucoup de travail à faire.Ce quatrième concert de l'OSM cet été à Lanaudière (et non troisième, comme on l'a annoncé au micro) se ramène finalement à la prestation animée par Jo Ann Falletta.Comme dans la Fantastique de Berlioz, il y a une semaine, et comme à ses visites les deux précédents étés, la conductor de l'Orchestre Philharmonique de Buffalo confirma des qualités de chef et d'interprète qui sont réelles, sous des dehors trompeurs.Élégance, simplicité, féminité même, cachent des idées précises et une autorité indiscutable.Un autre Berlioz, l'ouverture Le Carnaval romain, donnait au concert un départ fulgurant dont se détachait l'un de ces précieux éléments qui font la personnalité de l'OSM : l'impeccable et subtil cor-anglais de Pierre-Vincent Plante.L'événement majeur de la soirée, qui avait attiré quelque 3000 personnes malgré la menace d'un orage, reste cependant la trame de 34 minutes très denses constituée par l'ambitieux poème symphonique Also sprach Zarathustra, de Richard Strauss, librement inspiré de Nietzsche et de sa théorie du surhomme et de la toute-puissance.L'oeuvre peut s'écouter comme de la musique pure ou comme de la musique à programme.Il y a un peu des deux dans la conception de Falletta.Malgré quelques ratés des cuivres et un solo de violon attaqué très faux, l'exécution de l'OSM augmenté à une centaine de musiciens fut à la fois somptueuse et poétique, l'alternance si majeur-do majeur des toutes dernières mesures laissant l'auditeur sur la plus troublante incertitude.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL.Chef invité : Jo Ann Falletta.Soliste : Baiba Skride, violoniste.Samedi soir, Amphithéâtre de Lanaudière.Dans le cadre du 26e Festival international de Lanaudière.Programme : « Le Carnaval romain », ouverture de concert, op.9 (1844)\u2014Berlioz Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, op.35 (1878)\u2014 Tchaïkovsky « Also sprach Zarathustra », poème symphonique, op.30 (1895-1896)\u2014Strauss HULK (v.française)(G) Lun.au Jeu.4:00,9:35 CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES\u0001(G) Lun.au Jeu.1:20,4:10,7:10,9:35 TERMINATEUR 3: LA GUERRE DES MACHINES (13+)Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.1:40,4:20,7:30,9:55 SINBAD: LA LÉGENDE DES SEPT MERS\u0001(G) Lun.au Jeu.12:35,2:40 L'ADVERSAIRE\u0001(13+) Lun.au Jeu.4:40, 7:20,10:00 PIRATES DES CARAIBES Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Lun.au Jeu.12:30,12:45,3:30,3:45,6:30,6:50,9:30,9:45 LA PISCINE\u0001(13+) Lun.au Jeu.1:00,3:35, 6:45,9:15 LA GRANDE SÉDUCTION \u0001 (G) Á L'AFFICHE SUR 3 ÉCRANS Lun.au Jeu.12:45,1:10,1:45,3:20,3:50,4:30,6:15,6:45,7:20, 9:00,9:25,9:50 LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES \u0001 Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Lun.au Mer.12:40,1:30,3:30,4:30,6:30,7:15,9:00,9:45 Jeu.12:40,1:30,3:30,4:30,6:30,9:00,9:45 MAUVAIS GARÇONS 2 \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Lun.au Jeu.12:35,1:00,3:40,4:00, 6:40,7:00,9:40,10:00 JOHNNY ENGLISH\u0001 (sous-titre français) (G) Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.12:40,2:50,5:00,7:10,9:20 L'ÉCOLE DE LA VIE \u0001 (G) Lun.au Jeu.12:30,2:50,5:10,7:30,9:55 MON IDOLELun.au Jeu.1:30,4:20,7:05,9:30 28 JOURS PLUS TARD(16+) Lun.au Jeu.1:15,7:00 TROUVER NEMO (G) Lun.au Jeu.12:55,3:15,7:15,9:35 MAMBO ITALIANO (v.française) (G) Lun.au Jeu.4:45,7:20,9:25 CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES (G) Lun.au Jeu.1:15,3:45,7:25,9:55 TERMINATEUR 3: LA GUERRE DES MACHINES (13+) Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.1:20,4:00,7:05,9:30 SINBAD: LA LÉGENDE DES SEPT MERS (G) Lun.au Jeu.12:40,2:40 PIRATES DES CARAIBES Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.1:00,3:50,6:50,9:40 LA GRANDE SÉDUCTION (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Lun.au Jeu.12:45,1:05,3:05,3:55,6:45,7:00,9:10,9:15 LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES Lun.au Jeu.12:50,3:10,7:10,9:30 MAUVAIS GARÇONS 2(13+)Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.12:30,3:35,6:40,9:35 JOHNNY ENGLISH (v.française) (G) Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.1:10,3:00,5:00,6:55,9:05 L'ÉCOLE DE LA VIE (G) Lun.au Jeu.12:35,2:50,5:05,7:30,9:50 NOWHERE IN AFRICA (G) Lun.au Jeu.12:50,3:30,6:25 MAMBO ITALIANO (v.o.Anglaise) (G) Lun.au Jeu.1:10,3:15,6:50,9:00 CHARLIE'S ANGELS: FULL THROTTLE \u0001 (G) Lun.au Jeu.9:15 SINBAD: LEGEND OF THE SEVEN SEAS \u0001 (G) Lun.au Jeu.12:45,2:35,4:40 TERMINATOR 3: RISE OF THE MACHINES (13+) Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.6:45,9:10 PIRATES OF THE CARIBBEAN: THE CURSE OF THE BLACK PEARL (G) Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.12:45,3:35,6:30,9:25 THE LEAGUE OF EXTRAORDINARY GENTLEMEN \u0001 (G) Lun.au Jeu.1:05,3:40,6:45,9:10 BAD BOYS II\u0001 (13+)Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.12:50, 3:45,6:40,9:30 THE MAGDALENE SISTERS Lun.au Jeu.1:00,3:25,6:35,9:05 JOHNNY ENGLISH\u0001(v.o.Anglaise) (G) Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.12:55,3:20,5:10,7:05,9:25 MAMBO ITALIANO (v.française) (G) Lun.au Jeu.6:35 CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES\u0001(G) Lun.au Jeu.3:55,9:15 TERMINATEUR 3: LA GUERRE DES MACHINES \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.3:40,6:55,9:30 LA GRANDE SÉDUCTION \u0001 (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Lun.au Jeu.3:35,4:05,6:45,7:10,9:10,9:50 THE LEAGUE OF EXTRAORDINARY GENTLEMEN \u0001 (G) Lun.au Jeu.4:15,7:15,9:45 BAD BOYS II\u0001 (13+) Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.3:20,6:20,9:20 JOHNNY ENGLISH\u0001(v.o.Anglaise) (G) Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.2:55,4:55,7:05,9:05 Lun.au Jeu.2:35,4:40,6:55,8:55 L'ÉCOLE DE LA VIE \u0001 (G) Lun.au Jeu.3:00,5:15,7:30,9:40 LES SOEURS MADELEINE Lun.au Jeu.4:00,7:00,9:35 THE MAGDALENE SISTERS \u0001 Lun.au Jeu.3:30,6:30,9:00 LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES \u0001 Lun.au Jeu.4:10,6:50,9:25 CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES (G) Lun.au Jeu.1:25,7:30 TERMINATEUR 3: LA GUERRE DES MACHINES (13+) Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.1:10,3:30,7:20,9:40 L'ADVERSAIRE (13+) Lun.au Jeu.4:00,9:20 PIRATES DES CARAIBES Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.12:50,3:45,6:35,9:25 LA GRANDE SÉDUCTION (G) Lun.au Jeu.1:05,3:25,7:05,9:30 LA PISCINE (13+) Lun.au Jeu.4:05,9:50 LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES Lun.au Jeu.1:00,3:20,6:50,9:10 LES INVASIONS BARBARES (13+) Lun.au Jeu.1:30,6:55 LES SOEURS MADELEINE Lun.au Jeu.12:55,3:35,7:00,9:35 JOHNNY ENGLISH (v.française) (G) Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.1:20,3:15,5:15,7:10,9:15 MAUVAIS GARÇONS 2(13+)Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.12:45,3:40,6:30,9:20 TROUVER NEMO (G) Lun.au Jeu.1:30,3:50,7:15,9:45 TROUVER NEMO (G) Lun.au Jeu.4:00,7:00,9:10 MAMBO ITALIANO (v.française) (G) Lun.au Jeu.3:25,9:40 CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES (G) Lun.au Jeu.7:15 PIRATES DES CARAIBES Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.3:30,6:30,9:30 LA GRANDE SÉDUCTION (G) Lun.au Jeu.3:50,7:00,9:35 JOHNNY ENGLISH (v.française) (G) Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.2:45,4:45,7:20,9:20 L'ÉCOLE DE LA VIE (G) Lun.au Jeu.2:50,5:00,7:30,9:40 LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES Lun.au Jeu.4:00,7:10,9:40 MAUVAIS GARÇONS 2(13+)Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.3:30,6:25,9:25 CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES (G) Lun.au Jeu.1:40,4:10,7:20,9:35 TERMINATEUR 3: LA GUERRE DES MACHINES \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.7:10,9:25 SINBAD: LA LÉGENDE DES SEPT MERS (G) Lun.au Jeu.1:25,3:45 PIRATES DES CARAIBES Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.1:10,4:05,7:00,9:45 LA GRANDE SÉDUCTION\u0001(G)Lun.au Jeu.1:30,3:50,7:15,9:30 LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES Lun.au Jeu.1:20,3:40,7:05,9:20 MAUVAIS GARÇONS 2(13+)Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.1:00,4:00,6:50,9:40 JOHNNY ENGLISH (v.française) (G) Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.1:45,3:35,7:25,9:15 MAMBO ITALIANO (v.française) (G) Lun.au Jeu.7:30 TERMINATOR 3: RISE OF THE MACHINES (13+) Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.9:30 LA GRANDE SÉDUCTION (G) Lun.au Jeu.7:10,9:25 MAUVAIS GARÇONS 2 (13+) Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.7:00,9:50 L'ÉCOLE DE LA VIE (G) Lun.au Jeu.7:25,9:35 LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES Lun.au Jeu.7:20,9:40 MAMBO ITALIANO \u0001 (v.o.Anglaise) (G) Lun.au Jeu.3:15, 5:15,7:25,9:25 CHARLIE'S ANGELS: FULL THROTTLE \u0001 (G) Lun.au Jeu.3:50,7:10,9:45 TERMINATOR 3: RISE OF THE MACHINES \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.4:00,7:00,9:35 THE LEAGUE OF EXTRAORDINARY GENTLEMEN\u0001 (G) Lun.au Jeu.3:45,7:20,9:50 HOW TO DEAL \u0001 (G) Lun.au Jeu.3:10,5:20,7:35,9:50 JOHNNY ENGLISH \u0001 (v.o.Anglaise) (G) Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.3:30,5:30, 7:30,9:30 BAD BOYS II \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.3:20,6:15,9:15 Nous acceptons seulement les certificats-cadeaux du cinema St-Eustache.ç LES INVASIONS BARBARES\u0001 (13+) Lun.au Jeu.1:10,3:55, 6:55,9:20 BRUCE LE TOUT PUISSANT\u0001 (G) Lun.au Jeu.12:10,2:30,4:45,7:05 TROUVER NEMO \u0001 (G) Lun.au Jeu.12:00,2:20,4:35, 7:05,9:20 RAPIDES ET DANGEREUX 2\u0001 (v.française) (13+) Lun.au Jeu.9:35 MAMBO ITALIANO\u0001(v.française) (G) Lun.au Jeu.12:10,2:15,4:20, 7:10,9:25 HULK \u0001 (v.française) (G) Lun.au Jeu.6:50,9:40 CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES \u0001 (G) Lun.au Jeu.12:05,2:25,4:45,7:05,9:25 TERMINATEUR 3: LA GUERRE DES MACHINES \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.1:20,3:50,6:50,9:25 SINBAD: LA LÉGENDE DES SEPT MERS \u0001 (G) Lun.au Jeu.12:20,2:20,4:20 BLONDE ET LÉGALE 2: ROUGE, BLANC, ET BLONDE \u0001 (G) Lun.au Jeu.12:15,2:25,4:35, 7:00,9:15 PIRATES DES CARAIBES Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.12:40,3:45,6:45,9:40 LA GRANDE SÉDUCTION\u0001 (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Lun.au Jeu.1:00,1:10,3:20,3:30, 7:00,7:10,9:20,9:30 LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES \u0001 Lun.au Jeu.1:15,3:40,6:50,9:15 LES SOEURS MADELEINE\u0001 Lun.au Jeu.1:00,3:40,6:55,9:30 L'ÉCOLE DE LA VIE \u0001 (G) Lun.au Jeu.12:00,2:15,4:35, 7:00,9:20 JOHNNY ENGLISH\u0001 (v.française) (G) Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.12:15,2:20,4:25, 7:00,9:05 MAUVAIS GARÇONS 2 \u0001(13+) Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.12:20,3:35,6:40,9:40 MAUVAIS GARÇONS 2 (13+) Laissez-passer refusés CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES (G) LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES X-MEN (v.française) (G) L'ÉCOLE DE LA VIE (G) LA GRANDE SÉDUCTION (G) PIRATES DES CARAIBES Laissez-passer refusés REMUE-MÉNAGE (G) TERMINATEUR 3: LA GUERRE DES MACHINES (13+) Laissez-passer refusés LA MATRICE RECHARGÉE (13+) L'ÉCOLE DE LA VIE (G) LA GRANDE SÉDUCTION (G) LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES X-MEN (v.française) (G) MAUVAIS GARÇONS 2 (13+) Laissez-passer refusés CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES (G) LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES X-MEN (v.française) (G) L'ÉCOLE DE LA VIE (G) LA GRANDE SÉDUCTION (G) JOHNNY ENGLISH (G) Laissez-passer refusés HULK (v.française) (G) LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES X-MEN (v.française) (G) L'ÉCOLE DE LA VIE (G) LA GRANDE SÉDUCTION (G) MAUVAIS GARÇONS 2 (v.française) (13+) Laissez-passer refusés CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES (G) 3157178A INVITENT 400 PERSONNES À ASSISTER À L'AVANT-PREMIÈRE DU FILM LE LUNDI 4 AOÛT À 19H00 AU CINÉMA PARISIEN (480, rue Ste-Catherine Ouest) e?e?@@h?@@h?@@h?@@h?@@h?@@h?e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?@@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ ?@@ ?@@ ?@@ ?@@ ?@@ ?@@ ?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?@@g @@g @@g @@g @@g @@g @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ CONCOURS Un vendredi, dingue, dingue, dingue! 2388 rue Beaubien Est, Montréal (Qc), H2G 1N2 NOM ADRESSE VILLE CODE POSTAL ÂGE TÉL.(JOUR) (SOIR) prière d'écrire lisiblement Pour Participer: Remplissez le coupon ci-joint et postez-le à l'adresse indiquée L'annonce sera publiée du 20 au 22 juillet 2003 Le tirage aura lieu le 28 juillet à midi 100 gagnants recevront une invitation pour quatre personnes par la poste La valeur des prix est de 2800$ les facsimilés ne sont pas acceptés Règlements disponibles chez Groupe Popcorn FILM EN ATTENTE DE CLASSIFICATION À L'AFFICHE DÈS LE MERCREDI 6 AOÛT 3156648A 1LP0801B0721 b08 actuel lun 21 juille 1LP0801B0721 ZALLCALL 67 18:00:21 07/20/03 B B8 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 2 1 JUILLET 2003 À VÉLO SUR LA ROUTE DES CONTES Il y a un an, Ian, Erwan et Olivier ont tout plaqué pour voir le monde à bicylette.Ils ont roulé de France jusqu'en Chine, à la recherche de contes et de conteurs.Quatre cent jours et 23 000 kilomètres plus tard, ils publient dans La Presse le fruit de leur périple.Voici le cinquième texte de cette série estivale, publiée tous les lundis dans le cahier Actuel.Photos IAN JAQUIER, ERWAN CHENEVAL, OLIVIER CHENEVAL, collaboration spéciale Olivier Cheneval et Ian Jaquier (ci-contre) marchant le long du lac sacré Gossinkund.Ci-dessus, un autel boudhiste le long d'un sentier.Promenade sur le toit du monde IAN JAQUIER collaboration spéciale Coincé entre l'Inde et la Chine, le Népal, épargné par une modernisation sauvage, représente pour des chasseurs de contes un véritable réservoir d'histoires encore vivantes.Isolées dans des vallées reculées, des populations vivent traditionnellement de l'agriculture.Et lorsque le soir tombe, les familles, privées d'électricité, se réunissent encore autour du foyer pour se raconter des histoires.Mais le pays est en pleine mutation.Aux prises avec une guérilla maoïste qui veut libérer le peuple de l'emprise monarchique et un gouvernement totalement corrompu, le pays peine à sortir de sa pauvreté.Comme tout les touristes qui viennent au Népal, notre premier point de chute sera Katmandou, ville mythique qui a accueilli des générations d'occidentaux en quête de spiritualité ou, plus souvent, de substances illicites.Les choses, aujourd'hui, ont bien changé.Centre touristique, plaque tournante commerciale, la ville a petit à petit adopté le modèle occidental.Lorsque nous pénétrons dans la ville à vélo, il fait déjà nuit.Les rues mal éclairées sont bondées et seuls les phares des voitures nous permettent de deviner l'atmosphère qui y règne.Nous nous faufilons tant bien que mal dans la circulation dense pour rejoindre le quartier des touristes : Thamel.Les habitudes de conduite sauvages des Népalais ne sont finalement pas très différentes des celles des Indiens, à cela près qu'ici, les automobilistes vous tassent sur le bas côté avec de grands sourires.Cinq histoires par Népalais Pendant plusieurs jours, nous arpentons les rues de Katmandou pour collecter des informations.De fil en aiguille, nous rencontrons Kesar Lall, ancien employé népalais de l'ambassade américaine passionné de montagne, qui a collecté pendant plus de 30 ans des contes et légendes de son pays.Il les a ensuite traduits en anglais et réunis dans des recueils.Quelle aubaine pour nous de rencontrer un « collègue » qui saura nous aiguiller dans nos recherches ! Et un après-midi entier, Kesar nous parle de son pays et de ses histoires.De l'influence de l'hindouisme, la religion officielle, le Népal a gardé le système des castes.Mais au-dessus de cela, le pays est un enchevêtrement complexe de communautés ethniques bien distinctes.« Vous savez, dit-il, au Népal, il faut penser différemment.Plus que la distance horizontale, le gradient vertical a beaucoup influencé au cours des siècles le mode de vie et la culture des différents groupes ethniques.» Nous espérions quelques contacts de sa part, mais à plus de 80 ans, il ne connaît plus personne.Son seul conseil : « Chaque Népalais connaît au minimum cinq histoires.Faites une promenade en montagne, demandez autour de vous et vous trouverez ! » Ni une ni deux, nous déposons nos vélos dans un magasin.C'est sac au dos que nous vivrons notre aventure népalaise.Nous jetons notre dévolu sur un trek : la montée vers le lac sacré de Gosaïnkund.Nos sacs remplis de provision, nous prenons la route.Perchés sur le toit d'un bus, nous nous délectons à chaque virage du grandiose spectacle que l'Himalaya déroule devant nos yeux.On ne s'est jamais sentis aussi insignifiants que dans l'immensité de ces lieux.La sensation est indescriptible.À Dhunche, nous parlons de notre quête des contes et les tenanciers de notre gîte nous présentent à un de leurs parents, Karma Lama, en visite dans la ville pour payer ses factures.Lui-même passionné de contes, il nous invite dans son village, Thulo Syabru, à trois heures de marche, pour écouter les histoires que raconte sa mère.Karma est originaire du Tibet, que ses parents ont fuit lors des persécutions du régime de Mao.Mais il préfère cacher ses origines, disant plutôt appartenir à la caste des Chetris.Karma est un lama, c'est à dire prêtre bouddhiste.Dans la famille, on est lama de père en fils.Lorsqu'il a été en âge d'apprendre le savoir de son grand-père, il s'est isolé pour méditer dans une maison quelque part dans les montagnes qu'il n'a pas quittée pendant un an.La seule personne autorisée à lui rendre visite, c'était son grand-père, qui lui apportait sa nourriture et lui enseignait la parole de Bouddha.Aujourd'hui, Karma travaille comme guide pendant que ses parents et sa femme tiennent le gîte familial.Durant la belle saison, ils cultivent du riz et quelques légumes.Le soir, nous sommes conviés autour du foyer avec toute la famille pour écouter les histoires que raconte Kasili Tamang, la mère de Karma.Pendant ce temps, celui-ci nous chante de vieilles chansons de son pays, en s'accompagnant de la guitare à deux cordes qu'il a sculptée lui-même.La peau burinée de Kasili témoigne des longues heures de travail dans les champs en terrasse sous un soleil de plomb.Le lendemain, nous aidons les enfants à actionner une meule à main pour faire de la farine de riz avec laquelle Kasili confectionnera le traditionnel pain de fête, car demain c'est Diwali.Diwali, c'est la fête des lumières, la deuxième en importance après la fête nationale.Dans tout le Népal, les maisons ont été soigneusement décorées de fleurs, de tissus et de papiers, une véritable explosion de couleurs.Pendant cinq jours, les gens festoient, une bonne occasion pour les familles de se réunir.Les trois premiers jours, on honore les corbeaux, les chiens et les vaches pour les services qu'ils rendent aux humains.Le quatrième jour est un jour de repos et de prières.La dernière journée, enfin, est consacrée aux frères (au sens large) de la famille.Le matin, les filles du village font la tournée des maisons pour honorer leurs frères, cousins ou amis.Finalement, les familles se réunissent autour d'un grand festin jusqu'au bout de la nuit.Pendant 12 jours, nous marchons de maison en maison, suivant le sentier tortueux qui nous mènera jusqu'au lac de Gosaïnkund, que le Dieu Shiva aurait percé de son trident pour étancher sa soif.Puis retour à Katmandou.Des familles népalaises acceptent de nous héberger et de nous nourrir contre quelques billets qui serviront à payer les études de leurs enfants.Qu'ils sont braves, ces Népalais ! Et d'une telle gentillesse ! Chaque fois qu'ils nous croisent, ils nous gratifient d'un namaste, bonjour en népali, qui finit toujours en un large sourire.Pourtant, ils n'ont pas la vie facile.Les vallées étant privées d'accès, ils doivent porter à dos d'hommes toutes les denrées qu'ils ne peuvent cultiver.Il faut les voir nous dépasser, chargés de plus de 40 kilos, pieds nus le plus souvent, ou chaussés de sandales de plage en plastique.Malgré la diversité culturelle qui fait la richesse du pays, les assiettes des paysans sont vides une bonne partie de l'année.La production de riz ne suffit souvent pas à combler leur besoin et les hommes sont obligés, l'hiver, de descendre dans les villes dans l'espoir de dégoter de petits boulots.Les plus chanceux ont leur maison le long des circuits touristiques, accueillant périodiquement des randonneurs occidentaux.La majorité des revenus du pays provient des différentes ONG internationales qui pullulent dans Katmandou.« Nous sommes un peuple d'assistés depuis trop longtemps, le pays est maintenant complètement ankylosé par la corruption, les gens perdent espoir ! », constate malheureusement le rédacteur en chef du plus important journal anglophone du pays.Dans cet environnement, la résistance maoïste fait de plus en plus d'adeptes.Posant des bombes (toujours contre des cibles gouvernementales, jamais civiles), rackettant les riches commerçants, ils ont vite été qualifiés de terroristes par le pouvoir en place.Depuis les événements du 11 septembre, le gouvernement s'est lancé dans une vaste chasse aux sorcières qu'il peut maintenant justifier en toute impunité aux yeux de la communauté internationale : « Ce sont nos terroristes à nous ! ».Comme si le pays avait besoin de ça.Kasili Tamang, conteuse népalaise, raconte une histoire aux enfants sur la place du village.CONTE NÉPALAIS Le Sadhu et la rate Il était une fois un Sadhu qui prenait son bain dans un lac lorsqu'il vit s'approcher un aigle qui tenait dans ses serres une jeune rate.La petite rate se débattant comme une diablesse, le rapace lâcha sa prise juste audessus de l'eau.Le Sadhu nagea de toutes ses forces et sauva de peu le petit rongeur qui se noyait.Sa vie d'ascète ne lui ayant pas permis d'avoir d'enfant légitime, il décida d'adopter le petit animal comme son propre enfant.Il le soigna des jours durant, pansa ses blessures et le nourrit.La petite rate se sentit vite bien avec le Sadhu et une complicité se créa entre eux deux.Et puis, un jour, la petite rate fut en âge de se marier.Le Sadhu la considérait comme la chose la plus précieuse qu'il possédât.Il voulait donc pour elle le mari le plus fort qui existât dans la Création afin de la protéger et de la chérir.Et cet être suprême, c'était le Soleil.Il alla donc rendre visite au Soleil et l'interpella comme ceci : « Ô Soleil, tu es le plus fort et le plus grand de l'Univers et c'est pourquoi je viens te proposer ma petite rate en mariage.» « C'est tout à mon honneur, lui répondit celui-ci, mais je pense que tu te trompes, car je ne suis pas le plus fort.Mes rayons irradient la terre de sa chaleur, mais le Nuage, lui, a le pouvoir d'obstruer leur route.C'est à lui qu'il faut faire ta demande.» Le Sadhu comprit alors sa méprise et s'en alla voir le Nuage.« Ô Nuage, c'est toi le plus fort et je viens te proposer la main de ma fille, la petite rate.» « Je te remercie, Sadhu, de me faire tant d'honneur, lui répondit le Nuage, mais tu dois te tromper.C'est le Vent le plus fort lorsque, d'un seul souffle, il me chasse.Va le voir et fais-lui ta demande » Le Sadhu reprit donc sa quête d'un mari et alla se présenter au vent.« Ô Vent, le Nuage m'a dit que tu es l'être le plus fort de la Création et je viens te demander de prendre ma fille comme épouse.» Mais lui aussi, bien qu'honoré, déclina l'offre.Il pouvait bien balayer le Nuage de son souffle, mais la Montagne, elle, était bien plus puissante que lui puisqu'elle pouvait bloquer sa route.Sans attendre, le Sadhu alla voir la Montagne, mais, là encore, il essuya un refus.« Merci de me faire tant d'honneur, vieux Sadhu, mais le Vent s'est trompé.Je peux certes bloquer son souffle, mais je suis totalement impuissante contre ces rats qui creusent des galeries dans mes entrailles, provocant des glissements de terrain.C'est eux qu'il faut aller voir.» Et c'est ainsi que le Sadhu proposa la main de la rate, contente de son sort, au prince des rats, qui accepta avec joie.Raconté par la mère de Karma Lama.Mis en texte par Ian Jaquier 1LP0901B0721 B-9 lundi 1LP0901B0721 ZALLCALL 67 19:28:27 07/20/03 B AVIS DE RECHERCHE - ARTISANS DE CASSE-NOISETTE En 2003, Casse-Noisette a 40 ans et ce sera la fête ! Nous recherchons les artisans de cette grande aventure.Si vous avez été danseur, menuisier, souris d'un soir, musicien ou autre, communiquez avec nous via notre site Internet : www.grandsballets.qc.ca Voir ORDINATEUR en B10 C A H I E R B 9 | L A P R E S S E | M O N T R É A L | L U N D I 2 1 J U I L L E T 2003 près y avoir joué plusieurs fois et s'être opposé à des adversaires générés par la console, il s'est mis à s'ennuyer.Il s'est alors abonné au service Xbox Live de Microsoft, ce qui lui a permis d'affronter en ligne d'autres joueurs.Une fois de plus, l'industrie s'en serait félicitée.Puis en mai, après avoir passé quelques mois sur le réseau Xbox Live, il s'est de nouveau lassé.Cette fois-ci, par contre, il a ouvert sa Xbox et y a soudé une puce pour modifier le code source de la console et contourner sa technologie de sécurité interne.Après y avoir installé un nouveau disque dur, il y a transféré 3000 fichiers de musique MP3 et téléchargé des copies illicites de quelque 3500 vieux jeux d'arcade.Puis il y a installé le système d'exploitation Linux, transformant pour ainsi dire sa console en ordinateur personnel.Inutile de dire que l'industrie eût été moins que ravie de l'apprendre.Lorsque Microsoft a lancé sa Xbox en novembre 2001, il a précisé qu'il s'agissait de bien plus qu'une simple machine de jeu.Concurrente directe de la Play Station 2 de Sony, la console se voulait l'avant-garde de l'invasion par Microsoft du salon familial.Avec son disque dur qui la rendait plus adaptable que d'autres consoles, la Xbox avait tout pour devenir le centre névralgique du divertissement numérique.Bill Gates, le PDG de Microsoft, a déclaré à l'époque : «Nous allons créer de nouveaux logiciels pour la Xbox, des logiciels de jeux et d'autres encore qui épateront les gens et leur montreront tout ce qu'il y a dans cette boîte.» C'est ce qui se produit aujourd'hui, mais pas forcément de la façon dont Microsoft l'avait prévu.Toutes sortes de nouveaux logiciels tournent actuellement sur les consoles Xbox, qui sont effectivement devenues des centres de divertissement familial, mais ce n'est pas Microsoft qui épate.C'est plutôt une confédération en ligne de plusieurs milliers de personnes \u2014 des pirates consommés aux motifs douteux et des technophiles ordinaires comme notre financier new-yorkais (qui n'a accepté de nous parler que sous le couvert de l'anonymat) \u2014 qui a pris les devants.Ils parlent de «débrider» ou de «désenchaîner» la Xbox pour laisser s'exprimer l'ordinateur qui est en elle.Les représentants de l'industrie, quant à eux, considèrent ces activités comme une tentative effrontée de piratage de la Xbox.C'est là une bataille qui fait ressurgir bon nombre de questions éthiques et juridiques qu'explorent actuellement les industries technologiques et médiatiques.Les consommateurs ont-ils le droit de bricoler les produits dont ils sont les propriétaires?Jusqu'à quel point les entreprises peuvent-elles protéger leur propriété intellectuelle?Que faire lorsque les désirs des consommateurs entrent en conflit avec les modes de fonctionnement des fournisseurs?Qui décide des utilisations autorisées d'un produit particulier?PC modifié La Xbox constitue une cible de rêve pour les pirates : il s'agit en effet d'un PC standard modifié pour ne pouvoir exécuter que quelques applications, comme les jeux Xbox, et dont le prix est nettement inférieur à un ordinateur de bureau.En quelque sorte, elle ressemble à une voiture économique bridée, qui ne peut rouler que sur certaines routes \u2014 mais qui pourrait être aussi puissante qu'un modèle beaucoup plus cher.Dans la Xbox, la puissance tient au processeur, un Intel à 733 mégahertz comparable à celui d'un PC de milieu de gamme, et à ses systèmes graphiques et audio perfectionnés.Un programmeur peut utiliser son système d'exploitation limité, qui est basé sur une version de Windows, pour exécuter d'autres logiciels simples \u2014 un lecteur de musique, par exemple \u2014 ou bien en changer complètement et installer Linux sur l'appareil.«En réalité, si on réussit à contourner le système d'exploitation Microsoft, on se retrouve avec un ordinateur relativement puissant pour moins de 200 dollars US», explique notre financier de Manhattan.Effectivement, Microsoft a baissé le prix de la Xbox à 179,99 $ US en mai.Dans un sens, les hackers ne font qu'exploiter le fonctionnement de Microsoft, qui consiste à vendre le matériel Xbox à perte (pour en assurer la pénétration sur le marché) et à se rattraper sur les droits d'auteur tirés de la vente des logiciels de jeux.Un fabricant d'ordinateurs comme Dell, entre-temps, est obligé de rentrer dans ses frais et de générer un profit sur sa vente initiale.Ainsi, quelqu'un qui achète une console Xbox, la modifie pour en faire un ordinateur polyvalent et n'achète pas de jeux Xbox sape potentiellement non seulement Microsoft mais aussi l'ensemble de l'industrie des ordinateurs personnels.Pourtant, ce n'est pas comme ça que les pirates informatiques voient la chose.TRANSFORMER SA XBOX EN ORDINATEUR Photo: BLOOMBERG The New York Times La console Xbox cache un puissant ordinateur qui demande qu'à s'exprimer.En janvier dernier, après avoir reçu en cadeau une console de jeu vidéo Xbox, un jeune financier new-yorkais de 31 ans s'est acheté plusieurs jeux.L'industrie aurait été ravie de le savoir. 1LP1001B0721 B10, lundi 1LP1001B0721 ZALLCALL 67 22:38:30 07/20/03 B B 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 1 J U I L L E T 2 0 0 3 ORDINATEUR Suite de la page B9 « En Europe surtout, les ordinateurs sont beaucoup plus chers qu'ici et la Xbox est l'ordinateur le moins cher qui existe », explique dans un entretien téléphonique Andrew Huang, auteur d'un ouvrage paru dernièrement qui s'intitule Hacking the Xbox : An Introduction to Reverse Engineering (Comment pirater la Xbox, une introduction à la rétro-ingénierie).On ne sait pas encore exactement combien de personnes ont piraté leur Xbox à ce jour.Les responsables de la Interactive Digital Software Association, une association professionnelle d'éditeurs de jeux vidéo, indiquent que le piratage semble plus prévalent dans certains pays d'Asie qu'en Amérique du Nord.Michael Steil, un Allemand de 24 ans qui est directeur de projet pour le Xbox Linux Project, précise dans un courriel qu'une version complète de Linux adaptée à la Xbox a été téléchargée plus de 220 000 fois.Quels que soient les chiffres, Microsoft ne semble pas disposé à discuter du sujet.Au cours des dernières semaines, un représentant des relations publiques a refusé à plusieurs reprises de nous mettre en contact avec un responsable de Microsoft.La société a préféré faire publier un communiqué de presse par une agence de relations publiques, qui dit notamment : « Microsoft est une société qui tient ardemment à l'innovation et à la créativité.Nous tenons tout autant à respecter la propriété intellectuelle d'autrui et nous demandons à ce qu'on accorde le même respect à nos innovations.» La déclaration ne fait aucunement référence à l'utilisation potentielle des consoles Xbox piratées comme ordinateurs personnels, précisant que le « souci principal » de Microsoft réside dans la vente de puces modifiées pour ces boîtes qui « permettent la contrefaçon de jeux ».Et c'est effectivement là où se posent le plus de questions juridiques.« Notre point de vue, c'est que les modchips sont des dispositifs de contrefaçon illicites ; chaque fois que nous découvrirons des individus spécialisés dans leur fabrication et leur distribution généralisée, nous nous engageons avec nos membres, individuellement et collectivement, à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour arrêter leur production et poursuivre les distributeurs », affirme Doug Lowenstein, président de la Interactive Digital Software Association.Certains militants, toutefois, précisent que bien que le piratage informatique soit illégal et immoral, le simple fait de modifier du matériel informatique ne devrait pas être jugé illicite.« L'aspect le plus important de ce débat, à notre avis, c'est que les gens devraient avoir le droit de bricoler sur leurs propres machines », explique Fred von Lohmann, avocat principal à l'Electronic Frontier Foundation, une association des droits civils basée à San Francisco.« D'autres vous diront qu'il s'agit de piratage, mais ils oublient que de pouvoir bidouiller sur ce que vous avez acheté, c'est le principe même sur lequel toute l'industrie des ordinateurs personnels s'est fondée.(.) Et nous croyons que ce droit, cette liberté de bricoler continue d'être protégé par la loi.» En attendant, le gouvernement fédéral semble donner raison à Lowenstein.En décembre dernier, David M.Rocci, un jeune homme de 22 ans de Blacksburg, en Virginie, a plaidé coupable à une inculpation fédérale pour avoir conspiré à importer et à revendre des modchips pour la Xbox.En avril, il a été condamné à cinq mois de prison plus cinq mois de détention à son domicile.Pour sa part, Microsoft a indiqué par l'intermédiaire de son agence de relations publiques qu'il ne croyait pas que les pirates de Xbox soient si nombreux.« Mis à part quelques amateurs », a-t-il déclaré, « la vaste majorité des propriétaires de Xbox ne se concentrent pas sur ce créneau.» Mais ceux qui le font semblent s'être concentrés très fort.Dans un courriel, Steil, le dirigeant allemand du projet Xbox Linux, affirme : « C'est très simple : La Xbox est moins chère qu'un PC.La Xbox est beaucoup plus petite qu'un PC.La Xbox a meilleure allure (à côté d'un téléviseur).La Xbox est plus silencieuse.Il s'agit donc du parfait ordinateur Linux pour le salon familial.» Ce n'était sans doute pas la vision que Gates avait en tête.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.(décomposables) Tirage du: 2003-07-21 2003-06-30 2003-07-01 445773 2003-07-02 922941 2003-07-03 129896 2003-07-14 056943 2003-07-11 2003-07-15 218437 2003-07-10 460292 2003-07-04 223572 2003-07-07 601393 2003-07-08 844125 2003-07-09 293103 2003-07-16 984138 2003-07-17 577775 2003-07-18 734470 DU 30 JUIN AU 25 JUILLET 2003 LUNDI VOYAGE OU 250 000 $ JEUDI MOTORISÉ OU 250 000 $ VENDREDI 1 000 000 $ MARDI BATEAU OU 250 000 $ MERCREDI PORSCHE OU 250 000 $ Un lot de 250 000 $ ou un voyage autour du monde Siamois en Inde NEW DELHI \u2014 Les médecins d'un hôpital de New Delhi tentent de convaincre les parents de deux nouveau- nés siamois âgés de 35 jours de s'occuper d'eux et de ne pas les abandonner, selon le journal indien Hindustan Times.Les deux garçons, qui n'ont toujours pas de nom, partagent le même foie, une seule vessie, un seul intestin et les mêmes organes génitaux.Ils n'ont que deux jambes, mais leurs poitrines, leurs coeurs et leur têtes sont distinctes.Ils sont reliés de façon symétrique et les deux bébés sont plutôt en bonne santé.\u2014 d'après AP 3153928A "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.