La presse, 15 août 2003, Cahier A
[" JUDITH LACHAPELLE Un réseau surchargé pour refroidir des mégalopoles en pleine canicule, une centrale nucléaire de Pennsylvanie qui flanche, un autre relais qui saute les plombs.et des dizaines de millions de personnes qui se retrouvent plongées dans le noir et la chaleur moite de la canicule d'août.En fin de soirée, hier, presonne ne pouvait dire à quel moment l'électricité allait être rétablie, même si les autorités espéraient que la vie allait reprendre normalement son cours ce matin.New York, Toronto, Detroit, Cleveland, Ottawa.Elles se sont toutes éteintes l'une après l'autre vers 16 h 15 hier, lorsque la centrale Niagara Mohawk Grid, qui fait la jonction entre les réseaux ontarien et américain depuis le côté américain, a soudainement cessé de fonctionner.Selon ce que les autorités américaines ont déclaré au ministère canadien de la Défense, une panne serait survenue dans une centrale nucléaire située en Pennsylvanie, surchargeant du coup le réseau du Nord-Est américain.La thèse d'un acte terroriste a rapidement été écartée.« Il n'y a absolument pas d'indication pour le moment qu'il y ait un acte de terrorisme », a déclaré le maire de New York, Michael Bloomberg, lors d'une conférence de presse tenue alors que ses concitoyens envahissaient les rues du centre-ville à Manhattan à pied ou en voiture, le métro étant hors d'usage.Les lumières des voitures prises dans les embouteillages étaient pratiquement les seules à percer l'obscurité en début de nuit.L'état d'urgence a été décrété dans l'État de New York par le gouverneur George Pataki.Au pays, Ottawa et Toronto ont été particulièrment touchés par la panne.« Nous étions en train d'importer de l'électricité depuis le nord-est des États-Unis », a expliqué à l'Agence France-Presse André Parker, vice-président de Hydro- Ottawa.Les employés ont quitté les immeubles gouvernementaux et des embouteillages paralysaient la ville privée de feux de circulation.Les banques et grands magasins ont fermé.La capitale financière du Canada, Toronto, a également été privée d'électricité, selon la police.Hamilton, à quelque 130 km au sud de Toronto, était aussi affectée, de même que plusieurs villes le long de la frontière entre l'Ontario et les États- Unis, selon des sources policières.Le Québec a été totalement épargné par la panne, même la ville de Gatineau, située juste en face d'Ottawa, de l'autre côté de la rivière Outaouais.Le ministre des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs, Sam Hamad, a voulu rassurer les Québécois sur l'état du réseau québécois, totalement indépendant du réseau ontarien et américain.« On est chanceux, on n'a pas de lien direct avec les autres réseaux, a-t-il déclaré en entrevue.Alors, quand ils ont des problèmes, ça ne nous touche pas.» Contrairement à ce qui se passe au Québec, la demande en énergie pour la région affectée par la panne est à son maximum à cette période de l'année, alors que les climatiseurs fonctionnent à plein régime dans les foyers et immeubles de la région affectée par la panne.« C'est totalement le contraire ici, et ce qui nous donne un avantage », dit M.Hamad.Voir 16h15 en A4 Tout sur la panne de la page A1 à la page A9 Photo PC © Le pont de Brooklyn a rapidement été envahi, dès le début de la panne, par une foule dense de piétons et d'automobilistes.Pourquoi le système est-il si fragile?Actuel B1 à B3 Bandes dessinées B4 Bridge C12 Décès C12, C13 Forum A15 Êtes-v.observateur?C10 Feuilleton B4 Horaire spectacles B12 Horaire télé B8 Loteries A14 Monde A12 à A14 Mots croisés B4 Mot mystère B4 Petites annonces C10 - immobilier C10, C11 - marchandises C11 - emplois C11, C12 - automobile C12 à C14 - affaires C2 Saveurs B3 M É T É O Voir S16 Passages nuageux Maximum 29 > minimum 18 CHARLES CÔTÉ Il y a des dizaines de millions de personnes ce matin qui se posent de sérieuses questions sur la fiabilité du réseau électrique du continent.Et selon certains experts, ils ont raison.« On a la moitié de l'Amérique du Nord en panne, ça n'a pas de sens », affirmait hier Guy Olivier, professeur de génie électrique à l'École polytechnique.Il ne pouvait évidemment pas se prononcer sur la cause exacte de la panne, mais relevait certains facteurs qui lui ont permis d'atteindre une telle ampleur.« Il y a des endroits aux États- Unis où l'entretien des réseaux a été fait au minimum depuis la déréglementation », dit-il.Voir FRAGILE en A4 .com un nouvel air d'aller aircanada.com Les plus bas tarifs, tous les jours, sur le plus de vols pour le plus d'endroits au pays.Obtenez un mille AéroplanMD additionnel pour chaque tranche de trois dollars dépensés sur aircanada.com pour tous vos voyages au Canada.3157745A MON CLIN D'OEIL STÉPHANE LAPORTE C'est sûr que si on pouvait mettre des machines à sous dans les garderies, ça coûterait moins cher.MONT R É A L | V END R E D I 1 5 AOÛT 20 03 | L E P LU S G R AND Q U OT I D I EN F R ANÇ A I S D 'AMÉ R I QUE | 1 1 9 e ANNÉ E > NO 2 9 1 > 5 8 PA G E S > 4 C AHI E R S 65¢ TA X E S EN SU S | E D I T I ON P R OV INC I A L E > 70¢ 16h15 De New York à Toronto, l'Amérique paralysée par une panne gigantesque OTTAWA > C'EST LE CHAOS WASHINGTON > BUSH SE FAI T RASSURANT TORONTO > UN TRAFIC MONSTRE NEW YORK > LE SPECTRE DU 1 1 SEPTEMBRE Photo Associated Press Un groupe de juifs orthodoxes, sur la 5e Avenue.Photo Associated Press © La gare centrale de New York, habituellement bondée, est presque vide.New York peint en noir NICOLAS BÉRUBÉ L'obscurité la plus totale régnait hier soir dans la ville qui ne dort jamais.À Time Square, les néons, écrans vidéo et publicités qui se moquent habituellement de la nuit étaient éteints.La police de New York avait assigné 1500 policiers supplémentaires pour protéger les commerces du centre-ville.Plusieurs milliers de citoyens et de touristes étaient calmement assis sur les trottoirs, ne sachant que faire de leur soirée.La famille Charbit était à Time Square lorsque le courant a manqué, en fin d'après-midi.« Tout s'est éteint d'un coup.Nous sommes entrés dans un restaurant, mais il n'y avait pas d'électricité non plus.Comme les caisses enregistreuses ne fonctionnaient pas, les marchands en profitaient pour inventer des prix faramineux ! Dix dollars pour une pointe de pizza ! », a expliqué la famille, rencontrée par La Presse.Nadja Middleton, recherchiste pour Radio-Canada à New York, travaillait dans son bureau de Manhattan lorsque le courant a manqué, vers 16 h.« En quelques minutes, des milliers de gens ont envahi les rues du centre-ville, a-telle expliqué.Les gens étaient calmes, ils s'en retournaient chez eux à pied.J'ai vu des new-yorkais qui se partageaient des taxis, les gens se parlaient, on sentait une véritable entraide.» Anna Baumritter, une psychologue qui habite Manhattan, s'est dite surprise du niveau de civisme observé dans la rue.« Tout le monde était à son affaire, dit-elle.Les gens étaient très calmes.Les feux de signalisation ne fonctionnaient plus, mais des citoyens avaient pris l'initiative de diriger le trafic.C'était une belle démonstration d'entraide spontanée.» Après plusieurs heures d'attente, Mme Baumritter a finalement pu rentrer chez elle en utilisant un système de covoiturage mis sur pied près de son lieu de travail.« Dans mon immeuble, les voisins se sont entraidés.Un voisin m'a prêté une lampe de poche et les gens s'assuraient que les personnes âgées allaient bien.Les gens ont très bien réagi.» Alain Pierre Hovasse, directeur photo de La Presse, était à New York lorsque la panne est survenue.Il était en train de visiter un musée quand les lumières se sont éteintes.« Au départ, nous pensions que c'était une panne au musée.Puis, nous avons vu les gens des immeubles descendre dans la rue et nous avons compris que c'était plus important.« Les gens faisaient la file dans les magasins pour acheter des batteries, de l'eau, etc.Les gens écoutaient les nouvelles à la radio des autos, parce que rien d'autre ne fonctionnait.» Marie-Claude Savignac, qui habite à Rockland, en banlieue de New York, a retrouvé l'électricité vers 19 h hier soir.« Ça a été long avant de rentrer chez moi parce que l'autoroute était complètement bloquée, a-t-elle dit.Aucun feu de circulation ne fonctionnait et les gens avançaient très lentement.Et je ne pouvais pas acheter d'essence parce que toutes les stations-service étaient fermées ! » Certains new-yorkais ont été plus touchés que d'autres par la panne.C'est le cas de Conde Fletcher, qui est resté plusieurs heures dans un wagon de métro.« Il faisait très chaud.Les gens étaient patients.Les policiers faisaient sortir les gens un à un, en commençant par les familles et les femmes enceintes », a-t-il dit sur les ondes de CNN.Une résidante de Manhattan, Christine Boch, prenait quant à elle la situation avec un grain de sel.« C'est seulement une panne de courant.Nous avons vu pire à New York.Je crois que nous allons nous en sortir sans trop de problème.» Hier soir, au moment d'aller sous presse, aucun acte criminel n'avait été rapporté.Le 13 juillet 1977, New York avait également été totalement paralysé par une panne générale.À l'époque, le civisme avait été moins frappant: Brooklyn avait été en proie à une vague de vols, d'incendies et de saccages.Avec la collaboration de Marie-Andrée Amiot et d'Alain Pierre Hovasse à New York.Pagaille au Rockefeller Center PATRICK FORT Agence France-Presse NEW YORK \u2014 Au milieu de l'après-midi, touristes et employés de bureau font la queue devant un marchand de glaces du Rockefeller Building, un des plus hauts gratteciels de New York, quand, soudain les lumières s'éteignent, laissant place quelques instants plus tard aux lumières de sécurité.Les clients continuent tranquillement à faire la queue, mais les sirènes d'incendie se mettent à hurler.C'est aussitôt la débandade.« C'est un attentat, il faut sortir d'ici ! » crie une dame.« Je vous offre la glace et je ferme la boutique.Moi, je m'en vais », affirme le commerçant.Puis, ce sont des milliers de personnes qui courent vers la sortie.La peur est contagieuse.Certains, qui marchaient tranquillement, piquent soudain des sprints en voyant d'autres personnes courir.Une dame est en pleurs, une autre crie et affirme : « On ne va jamais sortir d'ici ! Où est la sortie ?» Plus loin, un gardien se fait rassurant : « la sortie est toute proche.Mais ne vous inquiétez pas, il s'agit seulement d'une panne électrique et non d'un attentat.Par contre, le métro est hors service.» À la sortie, les gens découvrent les touristes confortablement installés sur les terrasses du Rockefeller Plazza.La place est entourée par des dizaines de drapeaux américains.On se félicite, on est soulagés.Mais déjà, New York est dans le chaos.Les feux de circulation ne fonctionnent plus, le métro est arrêté, les autobus sont complets et ne s'arrêtent plus.Les embouteillages sont monstrueux.Les trottoirs sont envahis par les gens qui veulent rentrer chez eux, les téléphones portables sont occupés et les lignes téléphoniques fixes sont coupées.Tom Gibdons, employé de l'Université de New York a, lui, retiré sa veste pour faire la circulation au coin de Park Avenue et de la 45e rue.« J'ai toujours rêvé de faire cela, plaisante-t-il, en sueur.J'ai vu un gars le faire à un coin de rue, j'espère que cela pourra rendre service.Les automobilistes respectent ses indications.«Thanks, buddy » (merci l'ami), le remercient certains.D'autres ont allumé leur radio de voiture pour que les gens puissent savoir ce qui se passe.Mais des marchands ont eu des idées plus lucratives.Restaurants, bars et vendeurs ambulants ont pris place sur les rues pour vendre eau et boissons gazeuses.À un dollar, 1,50 $ ou 2 $ pièce.Bientôt les gens s'énervent.« Quelqu'un doit payer pour cela, grommelle Charles.J'habite Queens.Je vais mettre des heures à rentrer chez moi.Et demain, je ne sais pas si je vais pouvoir aller travailler », explique-t-il.« Mais ce n'est pas le plus grave.Des gens vont mourir ce soir, avec la chaleur qu'il fait.Sans air conditionné, il y aura des crises cardiaques, c'est sûr.Et s'il y a un feu, comment appelleront-ils ?» demande encore Charles.Plus loin, au croisement de la 37e rue et de Broadway, des passants se moquent d'une publicité de la compagnie électrique, Con Edison.L'affiche affirme : « Nous y travaillons.Nous reconstruisons la meilleure ville du monde ».« Tu parles, on est revenu à l'âge de la bougie », déclare un passant.Photo Associated Press © Les New-Yorkais étaient nombreux à tenter de se procurer des piles pour leurs lampes de poche.Les pompiers de la 52e Rue maintenus en état d'alerte Agence France-Presse NEW YORK \u2014 Chez les pompiers de la 52e Rue, l'activité était à son comble hier en fin d'après-midi, avec un personnel entièrement occupé à aller chercher des gens bloqués dans les ascenseurs.« Si l'électricité ne fonctionne plus, plus rien ne fonctionne, soupirait hier le capitaine Michael Halderman, en parlant d'une journée folle.C'est pas bon, c'est pas bon.» La gigantesque panne d'électricité qui a touché la ville l'a obligé à rappeler tous ses hommes.L'équipement de la caserne fonctionnait normalement, car il ne reposait pas sur l'électricité.Mais la caserne, elle, était, comme tout le quartier, plongée dans le noir.« Avez-vous des chandelles ?» demandait un des pompiers.La plupart de leurs interventions d'hier ont concerné des gens bloqués dans les ascenseurs des gratteciels qui forment l'essentiel de ce quartier d'affaires de Manhattan.Chaque fois, les pompiers ont dû gravir 20, 30 étages ou plus pour atteindre les ascenseurs bloqués.Par la cage d'ascenseur, ils descendaient ensuite des échelles jusqu'au toit de la cabine afin de secourir les gens coincés.Ils sont aussi beaucoup intervenus dans les métros pour aider les gens à sortir des tunnels.« Nous intervenons partout où l'électricité permet habituellement aux gens de se déplacer », indique Michael Halderman.Un pompier, Peter Moriss, prévoyait rester toute la nuit pour aider les gens ou patrouiller avec ses camarades.À la caserne, les passants s'arrêtaient surtout pour demander des informations, comme cet Israélien, Josef Or, que la panne a surpris dans son jacuzzi au 16e étage de son hôtel.Il regardait, interloqué, la foule dans la rue.« En Israël, on est habitué aux situations d'urgence », a-t-il relevé.D'autres passants demandaient aux pompiers d'utiliser leurs toilettes.Une femme avec des enfants s'inquiétait de la manière dont elle rentrerait chez elle.Parfois les gens, s'arrêtaient aussi pour un problème médical dû à la chaleur, selon le capitaine Halderman, qui évoque une crise cardiaque.La radio diffusait dans la caserne des consignes aux habitants : « Restez calmes, buvez.» Dans un geste de solidarité, le gérant d'un bar voisin a amené un stock d'eau aux pompiers.Leur nuit risquait d'être longue et le capitaine Halderman s'inquiétait déjà de la possibilité de pillages, comme la ville en a connus lors de la grande coupure d'électricité de 1977.A2 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1 5 AOÛT 2003 Photo Associated Press © Les autobus étaient bondés et les rues difficiles d'accès à New York, après la panne d'électricité qui a secoué la ville.Photo Assocated Press © Les New-Yorkais ont été nombreux à vouloir utiliser un téléphone public pour rassurer leurs proches et leurs familles.Les Américains ont cru à un acte terroriste Washington enquêtera sur les causes de la panne ALEXANDRE S I R O I S WASHINGTON\u2014Une fois la poussière retombée, il faudra enquêter sur les causes de l'importante panne d'électricité d'hier et déterminer si le réseau touché a besoin d'être modernisé, a déclaré le président américain George W.Bush, qui estime que c'est le cas.Comprendre pourquoi la panne a été si « significative » sera « une part très importante de l'enquête une fois que nous aurons fait face à l'immédiat, qui est bien sûr de prendre soin des gens », a dit M.Bush.Apaisant, il a parallèlement fait l'éloge de la réaction des autorités et a affirmé que les Américains doivent se réjouir de l'efficacité des mesures d'urgence mises de l'avant.« Nous sommes mieux organisés aujourd'hui que nous l'étions il y a deux ans et demi », a dit M.Bush, qui n'a eu que des bons mots pour les autorités locales, dont celles de la Ville de New York.On l'avait précédemment informé que les communications entre les trois paliers de gouvernement ont été très bonnes.Le président américain était sorti de sa retraite estivale pour un court séjour de 48 heures en Californie.Il a rencontré les journalistes avant de prononcer un discours lors d'un souper-bénéfice à San Diego, plus de quatre heures après le début de la panne.Il a alors confirmé ce qui était devenu une évidence : « Ce n'était pas un acte terroriste.» Néanmoins, il a promis qu'avec les autorités fédérales, il veille déjà à ce que le problème soit réglé rapidement et complètement.« Nous venons à bout lentement mais sûrement de ce problème national massif, a-til dit.Les vies de millions de gens sont affectées et je comprends très bien que leurs vies ne seront pas normales à court terme.J'espère qu'ils pourront continuer à réagir de la façon dont ils l'ont fait jusqu'ici.M.Bush a d'ailleurs tenu à remercier les Américains pour avoir fait preuve de calme.« Il a été remarquable de voir à la télévision à quel point les gens ont été résolus dans leur façon de faire face à cette situation », a-t-il déclaré.Le président, qui a déjà soulevé toute une controverse pour ne pas avoir mentionné le Canada dans l'un de ses discours, a pris soin hier de souligner au début de son point de presse que « plus de 10 millions de personnes au Canada ont aussi été affectées » par la panne d'électricité.ALEXANDRE SIROIS LA PRESSE À WASHINGTON WASHINGTON \u2014 À moins d'un mois du second anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, un mot était sur toutes les lèvres peu de temps après l'annonce de l'importante panne d'électricité autour des Grands Lacs : terrorisme.La scène, à New York, avait d'ailleurs des airs de drame.Alors que l'état d'urgence était déclaré, des centaines de milliers de personnes marchaient dans les rues de la ville privées de feux de circulation.D'autres, moins chanceuses, demeuraient prisonnières des métros et des ascenseurs.Avions et trains étaient aussi paralysés.C'est le maire de New York, Michael Bloomberg, qui, se voulant rassurant, aura été parmi les premiers à annoncer qu'il n'y avait pas de lien entre les pannes d'électricité et le terrorisme.Les huit millions d'habitants n'étaient donc pas en train de vivre une nouvelle tragédie.« La première chose que tout le monde doit faire, c'est de comprendre qu'il n'y a pas de preuves d'un quelconque acte terroriste », a-t-il déclaré lors d'un point de presse, environ deux heures après le début de la panne de courant.S'il demeurait calme et optimiste, Michael Bloomberg admettait en même temps l'impuissance des autorités à identifier rapidement la source du problème et à trouver un remède.« Cela prendra un certain temps : des heures, pas des minutes.Et personne ne peut vraiment être plus spécifique que ça », a-t-il déclaré.Les agences et départements fédéraux ont ensuite confirmé les déclarations du maire.Le département de la Sécurité intérieure, dirigé par Tom Ridge, puis le FBI ont indiqué que l'incident n'avait fort probablement rien à voir avec une attaque terroriste.Malgré les craintes initiales quant à la cause de la rupture de courant, au moment de mettre sous presse, il n'y avait aucune panique perceptible à New York ou ailleurs aux États-Unis.Même si la situation était carrément chaotique à certains endroits et que le niveau d'alerte demeure élevé.Les Américains n'ont pu s'empêcher de penser qu'ils venaient à nouveau d'être victimes de terroristes.Ce fut entre autres le cas de la sénatrice de New York, Hillary Clinton, même si elle a d'emblée tenté de ne pas « sauter aux conclusions et d'obtenir de l'information ».« C'est clair que ça m'a traversé l'esprit.Et cela a dû traverser l'esprit de tout le monde, particulièrement ceux d'entre nous qui sont de New York », a-t-elle déclaré au cours d'une entrevue sur les ondes du réseau CNN.Lorsque le courant a été coupé, elle était dans son bureau de New York avec de jeunes stagiaires.Le chef de cabinet du président Bush, Andrew Card, et le gouverneur de l'État de New York, George Pataki, ont tous deux offert de l'aide au maire de New York, qui a décliné leurs propositions.« Il n'y a rien actuellement, pensons-nous, qu'ils peuvent nous fournir, a dit M.Bloomberg.Nous croyons que notre capacité, à l'interne, est adéquate pour assurer la sécurité du public et pour continuer le processus visant à nous remettre d'une panne d'électricité.» Photo Associated Press © Des travailleurs de la Ville de New York ont aidé cette femme à franchir les rails après que de nombreux citoyens eurent été évacués du métro.LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1 5 AOÛT 2003 A3 A4 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1 5 AOÛT 2003 Les grandes pannes dans l 'histoi re 13 juillet 1977 La foudre tombe sur la centrale nucléaire d'Indian Point au nord de l'État de New York, privant 10 millions de New-Yorkais d'électricité.Mais ce sont surtout les émeutes survenues dans le Bronx, Harlem et Brooklyn qui retiennent l'attention.Plus de 4000 personnes sont arrêtées à la suite des troubles et des pillages.Les dommages se calculent en millions de dollars.9 novembre 1965 On l'a appelée la «grande panne du Nord-Est».Ce jour-là, une surtension dans un relais sur le réseau d'électricité ontarien provoque un gigantesque effet domino de pannes qui plongent 30 millions d'Américains et de Canadiens dans le noir durant plusieurs heures.14 décembre 1982 Un peu après midi, tout le Québec se retrouve sans courant électrique, provoquant l'inquiétude par cette journée froide.La panne est rétablie au bout de quatre heures.18 avril 1988 Un bris d'équipement au poste Arnaud d'Hydro-Québec, quelques milles à l'est de Sept-Îles, occasionne une interruption d'alimentation électrique dans tout le Québec, une partie de la Nouvelle- Angleterre et du Nouveau-Brunswick.Dans certaines régions, la panne dure plus de quatre heures.Ottawa: l'entraide a raison du chaos John Mc Callum entretient OTTAWA \u2014 Bouchons de circulation monstres, tentatives de vol, coups de feu, sirènes de voitures de police et camions de pompiers : la capitale nationale a été plongée dans le plus grand chaos en pleine heure de pointe hier à la suite de la panne d'électricité qui a frappé toute la province de l'Ontario et une partie des États- Unis.Par miracle, les policiers d'Ottawa n'ont rapporté aucun accident de circulation majeur ni blessé en dépit de cette panne sans précédent qui a pris la capitale par surprise au moment où les employés travaillant au centre-ville commençaient à regagner leur domicile.Les restaurants ont rapidement fermé leurs portes, ainsi que les édifices gouvernementaux.Les tours à bureaux ont été évacuées afin d'éviter que des incidents déplorables ne surviennent.Tous les employés du bureau du premier ministre de l'édifice Langevin ont aussi été renvoyés chez eux.Des bons samaritains Moins de deux heures après le début de la panne, les principales artères du centre-ville étaient presque vides grâce en bonne partie à la témérité de bons samaritains qui se sont improvisés préposés à la circulation.« Après avoir vu le chaos, j'ai cru bon de devenir responsable de la circulation.Toutes les personnes qui passent sont très heureuses de me voir ici et me remercient.Je suis quand même nerveux parce que je ne veux pas que quelqu'un se blesse », a déclaré Stephen Gallagher, un employé de Telus qui tentait de diriger les autobus et les automobiles aux coins des rues Albert et Bank.Tant et si bien que le maire d'Ottawa, Bob Chiarelli, n'a pas cru bon de décréter l'état d'urgence, contrairement aux autorités de la ville de New York, même si la panne pouvait durer entre quelques heures et deux jours.Tous les vols de départ ont été annulés en fin d'après-midi hier à l'aéroport de la capitale.Seuls les atterrissages ont été autorisés.Via Rail a annulé ses voyages, les signalisations sur les voies ferrées étant déficientes.Un centre de crise a été installé à l'hôtel de ville d'Ottawa vers 18h afin de diriger les opérations d'urgence.Les autorités ont demandé aux résidants d'éviter de se déplacer en voiture durant la panne.Malgré le chaos qui a régné au centre-ville pendant près de deux heures, le service de police d'Ottawa se félicitait de la patience des automobilistes.« Ils ont été patients.Il n'y a pas eu d'accident majeur.C'est presque un miracle », a expliqué Monique Ackland, sergent d'état-major de la police d'Ottawa.Quelques larcins Toutefois, quatre voyous ont tenté de profiter de la situation.En effet, deux tentatives de vol ont été perpétrées quelques minutes seulement après le début de la panne.Deux autres individus ont tenté de dévaliser un camion de livraison UPS qui circulait dans la rue Elgin, près du bureau du premier ministre.L'un d'eux était armé et a tiré trois coups feu après qu'un homme eut tenté de les arrêter.Personne n'a été blessé.La police détenait un suspect relativement à cet incident.Deux autres malfaiteurs ont tenté de cambrioler une bijouterie du centre-ville.Pendant que toute la ville était privée de courant, de l'autre côté de la rivière des Outaouais, les commerçants et les restaurants faisaient des affaire d'or étant alimentés en électricité par Hydro-Québec.Nombreux sont ceux qui ont en effet choisi de traverser le pont du Portage qui relie les deux villes afin de se sustenter et de se détendre à l'air climatisé dans les établissements de Gatineau.JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Une panne dans une centrale nucléaire en Pennsylvanie serait à l'origine de la gigantesque interruption de courant qui a frappé l'Ontario et une bonne partie des États-Unis, hier, selon le ministre de la Défense John Mc Callum.Cette panne a provoqué une surcharge en cascades dans d'autres centrales américaines et a frappé celles qui font la jonction entre les États-Unis et le Canada, a précisé le ministre « Je veux rassurer les Canadiens qui vivent dans les régions affectées qu'il y a un effort coordonné et soutenu afin de restaurer le courant le plus rapidement possible.On m'informe que la panne a été causée par un incendie dans une centrale nucléaire en Pennsylvanie », a dit le ministre responsable des mesures d'urgence au pays.M.Mc Callum a plus tard noté que la panne n'a pas nécessairement été provoquée par un incendie.« Nous ne pouvons dire pour le moment quand le courant sera rétabli, même si le courant est déjà rétabli dans la plupart des États- Unis et dans certaines régions du Canada, dont Burlington et Kanata », a-t-il dit.Ottawa a offert à la province de l'Ontario l'assistance des forces armées canadiennes, mais le gouvernement d'Ernie Eves n'a pas jugé bon d'accepter ce renfort pour le moment.Le premier ministre, Jean Chrétien, se trouvait à son chalet du Lac-des-Piles, dans sa circonscription de Saint-Maurice, au moment où la panne a frappé.Il a été informé moins de cinq minutes après le début de la panne du chaos qui régnait dans la capitale.Le ministre Mc Callum n'a pas été le seul à alimenter la confusion quant à la cause de cette panne.En effet, le bureau du premier ministre a affirmé à certains médias que la panne avait été causée par un éclair tombé sur la centrale électrique américaine de Niagara Mohawk, dans la région de Buffalo.Photo JONATHAN HAYWARD, Presse Canadienne © Plusieurs citoyens ont fait comme Patrick Martin sur cette photo.C'est le cas de Stephen Gallagher, employé de Telus, qui a spontanément pris la responsabilité de diriger la circulation à l'angle des rues Albert et Bank.« J'ai cru bon de devenir responsable de la circulation.Toutes les personnes qui passent sont très heureuses de me voir ici et me remercient.» SUITES DE LA UNE 16h15 Suite de la page A1 FRAGILE Suite de la page A1 « Actuellement, nous produisons 25 000 mégawatts, dont 5000 que nous exportons, sur une capacité totale de 35 000 mégawatts pour répondre à la demande en hiver.» Hydro-Québec, a dit le ministre Hamad, dispose donc d'une marge de manoeuvre pour venir en aide aux régions paralysées.Sam Hamad disait également hier soir être en contact avec les autorités américaines et ontariennes pour que la société d'État puisse offrir, au besoin, des mégawatts supplémentaires.« Il se peut qu'il y ait des centrales qui ne démarrent pas, que la puissance disponible ne réponde pas à la demande, ils auront besoin de nous », a expliqué M.Hamad.Ce qui pourrait favoriser l'obtention de nouveaux contrats de vente d'électricité ?« Montrer qu'on est là, qu'on est fiable, c'est sûr que c'est bon à long terme.» Des villes paralysées Le courant a commencé à être rétabli dans certaines villes, notamment dans le sud de l'Ontario, en début de soirée.Des responsables ont toutefois indiqué que plusieurs heures seraient nécessaires avant que la situation ne revienne à la normale.À Ottawa, un porte- parole de la société Hydro Ottawa a même laissé entendre que le courant pourrait ne pas être rétabli avant plusieurs jours dans la capitale fédérale.La panne aura causé quelques inquiétudes, particulièrement à New York où elle a inévitablement rappelé la journée du 11 septembre 2001.Dans toutes les villes paralysées, les métros ont été évacués, des gens sont restés coincés de longues heures dans des ascenseurs, les téléphones cellulaires ne fonctionnaient plus, des centaines de milliers de personnes sont rentrées à pied chez elles, des hôpitaux ont fonctionné grâce à des générateurs.À Sudbury, quelque 140 mineurs au travail n'ont pu sortir de terre, pris dans la mine de nickel Falconbridge.C'est que les ascenseurs, alimentés par l'électricité, ont subitement cessé de fonctionner et la remontée, quoique possible, était jugée fort complexe.Ils étaient néanmoins en sécurité dans des zones de refuge, où l'eau et l'air étaient abondants.La panne a aussi perturbé la circulation aérienne, les vols étant suspendus dans sept aéroports, trois autour de New York (John F.Kennedy, La Guardia et Newark), un à Cleveland (Ohio, Nord-Est), un à Detroit (Michigan, Nord) ainsi qu'à Ottawa et Toronto.L'aéroport international Pearson de Toronto, le plus gros du Canada, fonctionnait grâce à des générateurs, mais les panneaux d'affichage annonçaient la suspension de tous les vols d'Air Canada, selon une journaliste de l'AFP sur place.La Bourse de New York est prête à rouvrir aujourd'hui, « au besoin sur générateur de courant », a indiqué une porte-parole du New York Stock Exchange (NYSE).« Aucune donnée n'a été perdue », a-t-elle assuré.Selon un porte-parole du Trésor américain, Rob Nichols, « aucune perturbation dans le système des services bancaires n'a été signalée ».La Bourse de Toronto, cependant, fonctionnait sur générateurs, selon un journaliste sur place de la chaîne de télévision CBC, qui assurait que les gens quittaient les immeubles de bureaux sans panique.Avec la collaboration de Sophie Allard, de la Presse Canadienne et de l'Agence France-Presse.Son explication rejoint celle de l'ex-secrétaire à l'Énergie américain, Bill Richardson, interviewé hier soir à CNN.Selon lui, la vétusté du réseau électrique attribuable au laisser-faire des autorités est la grande coupable.« Nous avons un système surchargé dans tous le Nord-Est, affirmait-il.Il faut le rebâtir, le moderniser, ajouter des lignes.Et il faut des normes de fiabilité obligatoires.Actuellement, les standards sont volontaires.» Autre circonstance aggravante: la demande très forte de la climatisation en Ontario et aux États-Unis.« Nous sommes dans une période de canicule très forte, il y a une demande très intense sur le réseau », remarque Amadou Oury Ba, de l'IREQ (Institut de recherche en électricité du Québec).« Si le réseau est déjà très faible, un petit coup de foudre est suffisant pour le déséquilibrer », dit-il.Mais concrètement, qu'est-ce qui s'est passé hier ?Comment un incident même majeur dans une seule centrale a pu déclencher des pannes à 1000 kilomètres à la ronde ?C'est une réaction en chaîne, explique M.Olivier.« On peut avoir une centrale qui s'arrête, dit-il.Encore là, perdre une machine dans une centrale, ça va, mais si on perd toute une centrale, c'est une autre histoire.« Ensuite, une autre centrale essaie de prendre la relève.Quelque part entre les deux, une ligne ou un transformateur a une surcharge et saute.Une troisième centrale essaie de prendre la relève et ainsi de suite : ça s'accélère.» C'est ainsi que 21 centrales électriques, dont 10 centrales nucléaires, ont tout simplement arrêté la production hier, en trois minutes.M.Olivier croit que les équipements qui doivent normalement intervenir pour limiter les dégâts n'étaient peut-être pas à la hauteur.« Ce sont des circonstances qui reviennent aux 15 ou 20 ans, dit-il.Normalement, il devrait y avoir des mécanismes qui isolent la première panne.Mais comment vérifier si ces mécanismes sont encore fonctionnels 10 ou 15 ans après ?» Il souligne que l'incident survient après une longue période marquée par la déréglementation et la fragmentation du marché de l'électricité.Les grands monopoles de l'électricité ont été scindés en trois : les centrales, les lignes de transport en haute tension et la distribution.Ce n'est pas sans conséquence sur la fiabilité du système, croit-il.« Au lieu d'avoir un système intégré, on en a trois: production, distribution et transport, dit-il.Quand on ne se parle plus, on ne peut pas planifier de réseau intégré.» Après la panne, le défi est de redémarrer, dit-il.« On ne sait pas comment partir ces systèmes-là, dit-il.C'est prévu sur papier, mais c'est si rare qu'il y a peu de gens qui ont de l'expérience.Il y a des réseaux de plusieurs compagnies différentes.J'espère que leurs procédures de mise en route sont à jour.» La panne d'hier a aussi montré combien les systèmes électriques de l'Ontario et ceux du nord-est des États-Unis étaient imbriqués.Il y a 37 points d'interconnexion entre le Canada et les États-Unis.Le Canada exporte entre 7 et 10% de sa production aux États-Unis, où ces exportations représentent seulement 1 % de la consommation. LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1 5 AOÛT 2003 A5 VINCENT MARISSAL Les Torontois se prennent en mains v m a r i s s a @ l a p r e s s e .c a Incapable de mettre sous presse hier, The Globe & Mail essayait de trouver une imprimerie montréalaise capable de lui venir en aide.Il s'est adressé à Transcontinental qui faisait l'impossible pour répondre à sa demande.Voici le texte de l'un des journalistes du quotidien torontois.Nous sommes si fragiles JORDAN HEATH-RAWLINGS The Globe&Mail TORONTO \u2014 On aurait dit que quelqu'un, quelque part, avait mis hors tension tout Toronto et redonné son âme à cette ville.Éteints, les lampadaires.Déserts, les trottoirs, les métros, les tramways, les ascenseurs, fermés les ordinateurs et les lumières de la ville, en pleine heure de pointe, hier.Aucun pillage, aucun saccage en vue.« C'est bien Toronto, ça », a laissé tomber une jeune femme.Cela aurait pu être un désastre, mais voilà que le Torontois moyen a pris les choses en mains, sortant de sa voiture ou stationnant son vélo pour se mettre, en veston cravate, à diriger la circulation.« Cet homme s'est lancé directement dans la mêlée et a mis un peu d'ordre à cette intersection », a fait remarquer Barbara Lowe, une touriste irlandaise, évoquant un homme d'âge moyen, vêtu d'un t-shirt mauve et d'une cravate, qui faisait la circulation au coin des rues Front et University.« Je suis renversée par cette attitude, a-t-elle poursuivi.Cet homme sort de sa voiture et délivre ce carrefour de son bouchon monstre dans lequel nous étions tous enlisés.Rien ne bougeait, vraiment rien.» L'amie de Mme Lowe, Holly Jackson, de Calgary, était tout aussi impressionnée.« C'est incroyable que les gens d'une aussi grande ville réagissent aussi bien », disait-elle, faisant signe à une serveuse du bar Casey s'amenant avec un thé glace destiné au policier d'un jour.Le bon Samaritain, qui a refusé de s'identifier, a dit qu'il voulait seulement aider.« Je veux juste que ça circule.J'essaie de me rendre utile parce que ce serait le chaos autrement, a dit l'homme.Ce serait bien que chacun se charge d'un carrefour.Et, de fait, presque chaque carrefour du centre-ville avait son Torontois, tout fin prêt à diriger la circulation.De l'ingénieur- conseil Mike Khoa Nguyen, qui faisait de grands signes aux automobilistes à l'angle des rues King et Bay, à Peter Carayiannis, qui en faisait autant à l'intersection des rues Adelaide et Bay.Toronto, dite « la pure », a été aujourd'hui à la hauteur de son surnom.Toutes les cinq minutes, on pouvait apercevoir un piéton saluer et applaudir ces citoyens ordinaires s'improvisant policiers.Eduardo Viana, chef au restaurant Turf Lounge, a eu la bonne idée d'apporter à M.Carayiannis un saté au poulet rehaussé de moutarde au gingembre, histoire de le sustenter pour qu'il continue son bon travail à l'intersection qu'il avait choisie.M.Carayiannis a semblé raffoler, et n'a pas manqué de partager son bon filon.« Allez voir le chef », a-t-il crié à la foule.Le chef Viana a tôt fait de renvoyer le compliment.« Il (M.Carayiannis) fait un remarquable travail.C'est un héros local.Il n'a pas bougé de l'intersection depuis quatre heures, quand tout a commencé.Sa ville est vraiment fière de lui.» La serveuse du Turf Lounge, Jaqui Holdsworth, a déclaré de son côté que la réaction des Torontois était « typiquement canadienne ».« J'aimerais tant avoir une camera- vidéo pour faire un documentaire de tout cela », a-t-elle dit, visiblement remuée par ce qu'elle voyait tout en face de son restaurant.« La réaction des gens est vraiment incroyable.Personne ne panique.Tout le monde est cool.Tout le monde s'aide.J'adore ça.» Dans la noirceur de la station Union, des centaines de personnes attendaient leurs trains de banlieue \u2014qui étaient «à peu près à l'heure », selon ce que l'on entendait dans les haut-parleurs.Il faisait cependant chaud, très chaud dans les tunnels, et chacun tentait de se rafraîchir avec les moyens du bord \u2014 les horaires de train chiffonnés en éventails.Les tunnels étaient pleins à craquer, la chaleur intense, et ici et là, on entendait des « S'cusez », « Pardon» de passagers tentant de se frayer un chemin parmi la foule.« Nous restons polis, nous sommes Canadiens, après tout », a conclu Melanie Chlocker, une passagère qui tentait de rentrer à la maison après le travail.Si Ben Laden est toujours vivant \u2014 et s'il avait hier de l'électricité dans sa grotte \u2014 il devait être mort de rire en voyant à la télé une immense région de l'Amérique du Nord plongée dans l'angoisse à cause d'une panne de courant.On peut reconstruire des tours à New York, on peut ficher tous les gens qui traversent nos frontières, on peut lancer l'armée la plus puissante du monde aux trousses des terroristes à travers la planète, mais on ne peut se débarrasser de cette hantise d'une nouvelle attaque qui s'est installée dans notre esprit le 11 septembre 2001.Le président George W.Bush peut marteler son message chaque semaine \u2014 America will prevail, we will win this war on terror \u2014pour le moment, c'est la terreur qui l'emporte et le plus grand ennemi de l'Amérique est sa propre paranoïa.Avant le 11 septembre 2001, une panne de courant était.une panne de courant.Incident désagréable, certes, surtout s'il se prolonge par une journée de canicule et qu'il affecte des dizaines de milliers de personnes, mais incident tout de même.D'autant que les populations touchées ont somme toute très bien réagi à l'événement.Depuis le 11 septembre 2001, c'est différent : on voit un incident et on imagine immédiatement une catastrophe.Nous sommes devenus si fragiles.« Cette panne n'est pas liée à un attentat terroriste », a lancé le maire de New York, Michael Bloomberg, dans les tous premiers instants de sa première conférence de presse, hier après-midi.Il devait le dire, et vite, puisque que c'est la première idée qui est venue à l'esprit de tout le monde.C'est d'ailleurs la première idée qui vient à l'esprit de biens des Américains à chaque nouvel incident.La navette Columbia se désintègre au-dessus du Texas ?Est-ce un acte terroriste ?Non, bien sûr, mais on s'est sérieusement posé la question.Un avion de ligne s'écrase dans le quartier Queen's à New York en novembre 2001 ?Des milliers d'Américains demeurent aujourd'hui persuadés qu'il s'agissait d'un acte terroriste camouflé par leur gouvernement.Il ne se passe pas une semaine chez nos voisins du sud sans qu'une nouvelle menace, réelle, présumée ou loufoque, ne vienne alimenter la psychose ambiante.Psychose bien nourrie par les innombrables alertes du Bureau de la sécurité intérieure dont le code de couleur est devenu presque aussi commun que la carte météo du USA Today.La méga-panne de courant d'hier s'est produite deux jours après l'arrestation d'un trafiquant de missiles apparemment destinés à abattre des avions civiles aux États-Unis.Il n'y a pas de lien entre les deux événements, sinon la peur d'être pris pour cible.Après le 11 septembre, les gouvernements américains et canadiens n'ont-ils pas eux-mêmes avancé, rapports de leur service de sécurité en main, que les centrales électriques et les réseaux de distribution étaient des cibles de choix pour les terroristes ?Chose certaine, on vient de faire la preuve de notre grande vulnérabilité sur ce front stratégique.Hier soir à ABC, le spécialiste maison du contreterrorisme (un autre impact du 11 septembre : il est désormais normal de trouver ce genre de spécialiste dans les grands médias) expliquait avec conviction qu'un cyber-terroriste pourrait très bien saboter à distance le système informatique qui contrôle un réseau de distribution électrique.Le Bureau de la sécurité intérieure, a-t-il ajouté, a d'ailleurs évoqué ce scénario il y a trois semaines.Pas très rassurant.Parlant de se rassurer, les Canadiens éprouvés par la longue panne n'auront pas trouvé hier grand réconfort chez leurs leaders politiques.Il aura fallu attendre plus de quatre heures hier soir avant que le bureau du premier ministre Chrétien ne réagisse publiquement à l'événement.Pire encore, personne ne pouvait dire qui était en charge au gouvernement.Après des heures d'improvisation, Ottawa a finalement délégué le ministre de la Défense, John Mc Callum.M.Chrétien, pendant ce temps, recevait Simon Peres à sa résidence du Lac-des-Piles et n'a pas jugé bon déroger à son plan de soirée même si un tiers des 30 millions de Canadiens vivaient des moments angoissants.On aurait pourtant pensé que le 11 septembre 2001 et le verglas de 1998 avaient appris quelques leçons à nos politiciens.Photo PC © Métro et tramways immobilisés par la panne, des Torontois se rabattent sur l'autostop pour rentrer chez eux.5500, rue Paré (514)737-6586 GRANDE SÉLECTION DE MEUBLESNEUFS ET ANCIENS, BIJOUX, TABLEAUX, TAPIS, OBJETS DE COLLECTION, LUSTRES, BRONZES, ETC.EXPOSITION Les samedi et dimanche 16 et 17 août de 10 h à 17 h ENCAN Le dimanche 17 août à 13 h, et du lundi 18 au jeudi 21 août à 19 h (chaque soir) ENCAN PUBLIC 3156476A Photo PC © Des passagers sont conduits hors d'un wagon de métro immobilisé à Toronto pendant la mégapanne d'électricité qui a touché la métropole canadienne.Le réseau de transport en commun était complètement paralysé hier en pleine heure de pointe.Les grandes pannes dans l 'histoi re 3 janvier 1998 La destruction accidentelle d'une ligne à haute tension prive d'électricité la plus grande partie de l'île de Luçon, aux Philippines.Résultat : 35 millions de personnes sont privées de courant durant plusieurs heures.6 janvier 1998 Au moins 760 000 foyers québécois sont privés d'électricité à la suite des précipitations d'entre 20 et 30 mm de verglas enregistrées au cours des derniers jours.Dans les jours suivants, la situation se détériore encore alors que les pylônes s'écroulent sur le réseau dans tout le sud-ouest de la province.La «crise du verglas» s'amorce.Les dernières personnes rebranchées le seront au début de février.24 avril 1990 La lumière s'éteint au pays de Rê alors qu'une tempête de sable s'abat sur la Haute Égypte.Plus de 35 millions d'Égyptiens sont privés d'électricité entre deux et cinq heures, parfois plus dans certaines régions.13 mars 1989 Le Québec se retrouve à nouveau sans électricité à la suite d'une panne survenue au coeur de la nuit.Celle-ci se prolonge durant plusieurs heures.Pour une première fois en neuf ans, La Presse publie une édition spéciale, en après-midi.À Hydro-Québec, on impute la cause à des orages magnétiques dus à l'intense activité solaire. A6 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1 5 AOÛT 2003 Hamilton prend son mal en patience RICHARD LABBÉ HAMILTON \u2014 Hamilton est d'ordinaire une ville tranquille, voire sans histoire.Mais hier soir, le calme habituel a fait place à une autre sorte de calme : plus lourd, plus sombre, plus noir.Comme tant d'autres, cette ville de l'Ontario se voyait elle aussi privée d'électricité, un coup du sort qui l'a vite paralysée, plongée dans un coma profond.À l'heure du souper, toutes les boutiques affichaient le même message rapidement griffonné à la main : Closed until power resumes (Fermé en attendant le retour de l'électricité) ».Rue King, la principale artère du centre-ville, tous les restos étaient fermés.Même le Jackson Square, centre commercial bien en vue, a cessé ses activités.« Ça ne sert à rien, il n'y a plus rien qui fonctionne par ici », marmonnait d'un air abattu Gisell Tabar, gérante du resto-bar Toby's Good Eats.« Qu'est-ce qu'on peut faire ?Les fours ne marchent plus, les frigos ne marchent plus, les caisses non plus.On ne peut pas vous servir à manger, mais par contre, on peut vous servir de la bière pendant qu'elle est encore froide ! » Dans les dépanneurs, les files étaient très longues.On s'arrachait un sac de croustilles ou un sac d'arachides pour souper.Certains magasins, avec leurs tablettes complètement vides, n'étaient pas sans évoquer les images de la Russie à l'époque du communisme.Une fois à la caisse, il fallait patienter encore un peu, histoire de laisser les employés calculer avec le crayon le montant total de la facture.Même les comptoirs de sandwichs ne suffisaient plus à la demande.Les plus chanceux pouvaient toujours se rabattre sur une pointe de pizza froide.« Il n'y a rien qui marche, alors on va rentrer chez nous, expliquait Mohen Sekhon, propriétaire du Pizza Pizza de la rue King.Le pire, c'est qu'on avait des fours qui fonctionnaient au gaz il y a deux ou trois mois, mais les inspecteurs de la ville nous ont obligés à acheter des fours électriques, pour des raisons de sécurité.Je peux vous dire que nos vieux fours à gaz seraient beaucoup plus utiles aujourd'hui ! » Depuis les hauteurs du Sheraton, plus grand hôtel du centre-ville, Hamilton ressemblait à une ville fantôme.Bien peu de gens dans les rues, bien peu de voitures, mis à part les ambulances et les camions d'incendie, fort nombreux, qui faisaient crier leurs sirènes de façon régulière.Les policiers tentaient de diriger la circulation du mieux qu'ils le pouvaient, malgré ces piétons impatients qui leur demandaient d'augmenter le rythme.Peu d'embouteillages au centre-ville, mais des autobus souvent bondés.Le luxe habituel du Sheraton a fait place à une forme de simplicité bien involontaire.Dans les chambres, l'eau ne coulait plus.Dans les couloirs, impossible de faire monter un ascenseur.Situation embêtante, surtout pour ceux qui, comme le représentant de La Presse, ont une chambre au 18e étage.Ne restait plus qu'à faire comme les joueurs des Alouettes : se planter devant l'hôtel et attendre le retour de l'électricité.Ou faire ce que plusieurs habitants du coin ont fait hier soir : trouver une terrasse au plus vite, la Joe Buttinsky's par exemple, remplie à l'heure du souper.« Mais on va devoir mettre tout le monde à la porte une fois le soleil couché, a expliqué un employé.On ne verra plus rien à l'intérieur.Et de toute façon, on commence sérieusement à manquer de glace.» Photo ALAIN-PIERRE HOVASSE, La Presse © Times Square a connu une heure de pointe pas comme les autres, hier.National Grid Transco: un géant britannique de l'électricité MATHIEU PERREAULT NIAGARA MOHAWK, la compagnie à qui appartient le réseau new-yorkais qui a initialement flanché, fait partie d'un géant britannique de l'électricité qui connaît beaucoup de succès avec ses techniques de gestion.À sa première assemblée annuelle, à Londres en mai, National Grid Transco a dévoilé qu'elle a réussi à réduire ses coûts de 135 millions de livres (350 millions de dollars) en sept mois, 35 % plus que prévu.National Grid Transco, qui est née en octobre 2002 de la fusion de compagnies de transmission d'électricité et de gaz naturel, a des milliers de kilomètres de lignes électriques aux États-Unis, dont Niagara Mohawk.Les analystes cités dans les médias financiers expliquaient, en mai dernier, que National Grid Transco était devenue experte dans les manières de réduire les coûts de la transmission d'énergie, à cause des règles particulièrement strictes régissant le secteur au Royaume-Uni, où la privatisation du marché de l'électricité a eu lieu en 1990.La compagnie est entrée dans le marché américain en 1998, et a acheté Niagara Mohawk en 2000.L'an dernier, elle se trouvait parmi les acheteurs potentiels d'Ontario Hydro.Et depuis ce printemps, elle aide l'armée britannique à rétablir les réseaux électriques autour de Bassora, en Irak.Lake Erie Lake Huron Lake Ontario ONTA R I O QUÉBEC NEW YORK NEW JERSEY PENNSY LVANIA VERMONT MASSACTS CONNECT NEW HAMPS H I R E MONTRÉAL OHIO HAMILTON NEW YORK OTTAWA Personnes touchées : Aéroports La Guardia, JFK et Newark paralysés 9.5 millions TORONTO Personnes touchées : Aéroport Pearson paralysé plus de cinq millions Personnes touchées : environ 1 million Aéroport international d'Ottawa paralysé DETROIT Personnes touchées : Aéroport de Detroit paralysé 2.1 million CLEVELAND Personnes touchées : Aéroport de Cleveland paralysé Territoire touché : 9300 Km2 États et provinces privés en tout ou en partie d'électricité : New York, New Jersey, Connecticut, Michigan, Ohio, Vermont, Ontario Personnes affectées : environ 25 millions au plus fort de la panne, dont 10 millions au Canada, selon les données disponibles hier soir.Sept aéroports ont cessé en tout ou en partie leurs activités.Des centaines de vols en destination de ces aéroports ont été annulés ou retardés.Les vols ont repris graduellement en soirée.Vingt-et-une centrales électriques ont cessé leurs activités, dont dix nucléaires.Les métros, autobus et trains de plusieurs villes ont été immobilisés, les feux de circulation ont cessé de fonctionner et certaines régions ont manqué d'eau.Aucun spectacle n'a été présenté sur Broadway.L'ampleur de la panne «Tout le monde veut savoir ce qui se passe.Tous pensent d'abord au terrorisme.» \u2014Un passant new-yorkais L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 1 5 A O Û T 2 0 0 3 A 7 «Assurez-vous de ne pas transformer un incident en une tragédie.» \u2014Le maire de New York, Michael Bloomberg Le réseau du Québec indemne CHARLES CÔTÉ Le Québec est une société distincte sur le plan de son réseau électrique et c'est ce qui lui a épargné la plus grosse panne à avoir jamais frappé le continent.«À Hydro-Québec, il n'y a aucun impact sur le réseau, a affirmé la porte-parole Christine Martin.C'est parce que le réseau du Québec est asynchrone : on est une île à part.» Hier, le Québec alimentait l'Ontario quand la panne est survenue vers 16h.« Plusieurs connexions se sont maintenues, avec la Nouvelle-Angleterre et le Nouveau-Brunswick, explique Richard Mailhot, spécialiste des réseaux à Hydro-Québec.Même avec l'Ontario, tout n'est pas tombé.On se tenait prêt à livrer plus si nécessaire.» Hydro-Québec a pu couper l'alimentation pour isoler complètement son réseau là où c'était nécessaire, explique Amadou Oury Ba, de l'IREQ (Institut de recherche en électricité du Québec).« On exportait vers l'Ontario et on a déconnecté, explique-t-il.L'avantage, c'est que la ligne est asynchrone.C'est comme une voiture qui tire une remorque.On peut détacher la remorque et la voiture peut continuer.» « On envoie le courant par une liaison de courant continu, poursuit- il.Même s'ils ont des problèmes là-bas, on a des postes pour interrompre le courant.» Ce n'est pas le cas des réseaux de l'Ontario et du nord-est des États- Unis, qui sont synchronisés et fonctionnent comme un seul et même réseau, avec des mécanismes de protection qui n'ont de toute évidence pas fonctionné hier.« Pour se découpler, ils doivent carrément arrêter d'alimenter, explique M.Ba.Ils ne peuvent le faire que s'ils coupent complètement le courant, comme c'est le cas actuellement.» Par ailleurs, il semble que les réparations apportées au réseau québécois à la suite du grand verglas de 1999 aient porté fruit, selon Guy Olivier, professeur de génie électrique à l'École polytechnique de Montréal.« La crise du verglas nous a aidés, nos réseaux ont été améliorés, dit-il.Je suis content que notre réseau ait tenu le coup.» 765 kV 500 kV 345 kV 230 kV Toronto Chateauguay Long Island New York Rochester Syracuse Buffalo Hamilton Niagara Falls Albany lac Ontario vers Detroit Le réseau électrique de l'État de New York « La crise du verglas nous a aidés, nos réseaux ont été améliorés.» Les médias s'organisent MARIE-ANDRÉE AMIOT « APRÈS LE SRAS, la bestiole informatique Lov San et la vache folle, avait-on vraiment besoin de ça ?» se demandait hier soir Mary Ann O'Rourke de l'agence Canadian Press, à Toronto.« Ça », c'est évidemment la panne d'électricité qui a frappé le sud de l'Ontario et une bonne partie du nord-est des États-Unis.Les médias ont eu chaud hier soir quand les lumières se sont éteintes.Les ordinateurs, inutilisables, ont été remplacés en catastrophe par des ordinateurs portatifs.Les cellulaires, si pratiques normalement, ne fonctionnaient qu'à certains moments.La plupart du temps, ils étaient muets.Les serveurs, les presses, les communications par satellites, inutiles.Seuls les médias qui avaient la chance d'être logés dans un édifice doté d'un générateur ont pu fonctionner partiellement.Ceux qui ont publié leur journal ont dû faire preuve de créativité.Au Droit d'Ottawa, on a acheté deux générateurs dans un magasin du Québec.En les ajoutant à celui de l'édifice, la rédaction a branché cinq ou six ordinateurs et a pu publier un numéro de 24 pages presque entièrement consacrée à la panne.Pour le président et éditeur, Claude Gagnon, le tour de force a été possible grâce à la collaboration exceptionnelle de son équipe.« Les gens nous donnent un coup de main extraordinaire, on découvre beaucoup de talent chez nos gens.» Dans les salles de rédaction et de nouvelles au Canada comme aux États-Unis, les directions ont dû prendre des décisions similaires.Le Globe and Mail de Toronto a décidé de publier une version unique et abrégée de son journal.Il a été imprimé en partie sur les presses de Transcontinental à Montréal.Le New York Times a indiqué que le journal sortirait « coûte que coûte ».Les agences de presse, comme Associated Press, de New York, ont redirigé leurs nouvelles à leur siège social de Washington.Pour les médias électroniques, la soirée a été tout aussi pénible.« Ça va vraiment, vraiment mal.Un véritable bourbier », a déclaré la téléphoniste du réseau anglais de la CBC à Toronto.À 16h15, quand la salle a été plongée dans le noir, les journalistes préparaient leur téléjournal.« Quand on a vu que la panne s'éterniserait, on a immédiatement opté pour les camions satellitaires de Calgary et Vancouver », a déclaré une employée.Résultat : le téléjournal a eu lieu sans trop de soubresauts.Photo AP Les téléphones cellulaires étaient pour la plupart inutilisables à New York, lors de la mégapanne de courant.La panne en questions et SOPHIE ALLARD Q Est-ce que New York consomme plus en climatisation l'été qu'en chauffage l'hiver ?R Oui.Tout d'abord, le chauffage électrique est très peu répandu à New York.La pointe hivernale équivaut seulement aux trois quarts de la pointe estivale.L'État de New York a une capacité de production totale de 35 000 mégawatts environ pour 20 millions d'habitants.En comparaison, le Québec a une puissance installée de 32 000 mégawatts pour une population de 7,3 millions.L'État de New York dispose normalement d'une surcapacité de 18 % par rapport à sa demande de pointe pour permettre de compenser une perte inattendue de production.Q Pourquoi les communications par téléphone portable ont été coupées dans les villes touchées ?R Le téléphone cellulaire envoie un signal à une ou plusieurs tours de communication selon la distance de l'interlocuteur.Celles-ci établissent un courant bidirectionnel qui permet l'échange entre les deux téléphones portables ou entre un téléphone portable et un téléphone câblé.« Ces tours ou centrales sont alimentées par l'électricité et peuvent donc être touchées par les pannes de courant, explique Ammar B.Kouki, professeur au département de génie électrique à l'École de technologie supérieure.En principe, elles doivent être munies d'une batterie d'urgence qui prend la relève.Toutefois, si de nombreuses personnes décident d'utiliser leur téléphone simultanément, la batterie mettra très peu de temps à épuiser son énergie.Q Les cartes magnétiques dans les hôtels ont à un moment cessé de fonctionner.Pourquoi ?R Les cartes magnétiques (qui ont remplacé les clés dans bien des établissements) sont liées à un système de contrôle informatique, souvent à la réception de l'hôtel.Si celui-ci est en panne, la puce dans la carte ne reçoit plus aucun signal.Voilà pourquoi certains clients se sont heurté le nez, hier, à la porte de leur chambre ! SOPHIE ALLARD CONTRAIREMENT à ce qu'a annoncé la chaîne d'informations continues LCN hier soir, il n'a jamais été question que le Québec soit plongé dans le noir la nuit dernière.Un imposteur interviewé en ondes a induit les journalistes de LCN en erreur et a fait craindre le pire aux téléspectateurs.L'homme, qui s'est présenté comme Marc Fournier, un relationniste d'Hydro-Québec, a annoncé que le courant serait coupé à travers le Québec entre minuit et 5h.« C'est une rumeur qui a créé un début de vent de panique, dit Christine Martin, attachée de presse chez Hydro-Québec.Heureusement, LCN a démenti.De toute façon, il n'y a aucune raison qui expliquerait cette mesure.Nous ne sommes pas touchés par la crise et nous ne prévoyons aucun délestage ici.» Aussi sur les ondes de LCN, le ministre des Ressources naturelles, Sam Hamad, a rapidement fait taire la rumeur.Il a affirmé que le Québec a appris de la crise du verglas et qu'il est désormais en bonne position pour aider.Le ministre a aussi ajouté que, si le Québec a offert de l'énergie à New York et à l'Ontario, aucune demande n'avait encore été formulée en ce sens. A8 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1 5 AOÛT 2003 Marcher sans cellulaire: l'enfer! TÉLÉVISION REGARDER CETTE marée humaine à pied dans la ville la plus puissante du monde.Bien sûr, ça rappelait les images du 11 septembre, les avions en moins.Au début, tous les réseaux se demandaient s'il s'agissait d'un attentat terroriste.Mais non : la civilisation nordaméricaine s'écroulait à cause d'une bonne vieille panne d'électricité.Plus de courant, plus de métro, plus de feux de circulation, plus d'ascenseurs.Riches et pauvres touchés pareils.Les pauvres qui n'ont jamais pu se payer un climatiseur ont dû moins souffrir que les gras durs dans leur condo de 3 millions au 72e étage.Il y a des jours où une petite justice existe.Autour de 17 h, une heure après le début de la panne, la chaîne conventionnelle de Radio-Canada diffuse toujours un téléroman niaiseux : dommage qu'on n'ait pas décidé de se brancher sur RDI avant 17 h 30.À TVA, on roule fort et la chroniqueuse culturelle Pascale Wilhelmy devient instantanément reporter de panne d'électricité et elle est plutôt bonne.Les Américains bien sûr sont sur le coup, sauf NBC, dont la station locale a manqué d'électricité.Une fois qu'on sait ce qui a causé la panne, soit la foudre tombée sur une centrale à Niagara, on devrait passer à autre chose.Mais non, on reste à regarder les images sauter et les gens marcher.On s'imagine coincés dans le métro à la noirceur ou, pire que tout, dans un ascenseur avec du monde qui a aussi peur que nous.Cauchemar.J'ai entendu le maire Bloomberg dire que l'électricité viendrait du Canada pour repartir tout ça.La journaliste de CNN n'a pas souligné en récapitulant que le Canada sauverait la mise.Cheap comme le président Bush quand il a remercié tous les pays sauf le Canada après le 11 septembre 2001.Pas de téléphones cellulaires ! Pour les accros, ça a dû être la dèche totale.Marcher, passe encore.Mais sans téléphone, l'enfer.Les réseaux québécois, sauf les chaînes de nouvelles continues, ont stoppé la couverture après les nouvelles.Les chaînes anglophones d'ici sont restées : Toronto et Ottawa après tout étaient aussi en panne.Peu d'images à la CBC, mais le beau Ian Adamansing officiait, ce qui compensait.Ce que j'ai le plus aimé : les cartes géographiques nous montrant les endroits en panne.Le Québec n'était pas touché.Enfin, quelque chose qui marche comme il faut chez nous !.Mais les gens en panne hier auront congé aujourd'hui, histoire de se masser les crampes.Les chanceux ! On ne peut pas tout avoir.Peu d'impact sur les Bourses Toronto et New York ont été sauvées par la cloche MARIE TISON LES BOURSES de Toronto et de New York ont littéralement été « sauvées par la cloche ».La panne de courant est survenue peu de temps après la fermeture des marchés, un peu après 16 h, ce qui a minimisé son impact.Steve Kee, de la Bourse de Toronto, a indiqué que l'institution disposait d'une génératrice, ce qui avait permis de compléter le travail sur les transactions après la fermeture.« Nous continuons de fonctionner comme à la normale », a-til affirmé.De son côté, un porte-parole de la Bourse de New York a affirmé que celle-ci n'avait perdu aucune donnée et qu'elle était prête à rouvrir ce matin, à l'aide d'une génératrice si nécessaire.Cependant, au moment de la panne, les transactions se poursuivaient sur les obligations à la Bourse de Chicago, où les courtiers craignaient que la panne ne soit le fait d'un acte de terrorisme.Le marché des obligations du Trésor a connu un sursaut, les investisseurs se hâtant d'acheter des titres de dette du gouvernement, un refuge traditionnel en des temps d'incertitude.Le rendement des obligations de cinq ans, qui évolue dans le sens contraire des prix, a baissé aux premiers moments de la panne, mais a regagné environ la moitié de cette baisse avant la fin de la séance à 17 h.Une fois dissipées les craintes liées au terrorisme, les employés de Wall Street et des autres secteurs des régions touchées se sont concentrés sur des préoccupations plus immédiates, telles que garder son sang-froid et savoir comment rentrer à la maison et où trouver à boire et à manger.Pour les marchés boursiers américains, la panne aurait pu arriver à un pire moment.En effet, elle est survenue à la fin d'une journée de transactions tranquille, ce qui laissait aux courtiers et aux Bourses plus de 16 heures pour se remettre sur pied et rouvrir ce matin.Dans plusieurs grandes firmes comme Goldman Sachs et Merrill Lynch, les génératrices ont pris le relais presque immédiatement et ces entreprises ont pu poursuivre leurs opérations.C'est une option qui n'était toutefois pas à la portée de grandes entreprises industrielles comme General Motors, qui possède un certain nombre d'usines dans les endroits touchés par la panne.« Si cela ne dure pas trop longtemps, nous n'aurons aucune difficulté à compenser pour les heures de production perdues », a toutefois déclaré Pat Morrissey, un porte- parole de General Motors.Le Fed Wire, le service de fil de la Federal Reserve, qui sert à la transmission de paiements électroniques d'importance, fonctionnait normalement, a indiqué Peter Bakstansky, porte-parole de la division new-yorkaise de la Fed.Mais si les systèmes de dépannage ont bien fonctionné dans les grandes banques, les maisons de courtage plus modestes disposant de systèmes informatiques moins sophistiqués ont vécu de leur côté des moments plus difficiles.« Nous ne pouvons joindre nos clients », a dit un courtier de Crédit Suisse First Boston.« Le marché des fonds spéculatifs est essentiellement hors circuit présentement », a-t-il ajouté.Les transactions électroniques après fermeture des titres inscrits à la Bourse Nasdaq n'ont pas été interrompues, a précisé un porte-parole de Charles Schwab Corporation, maison de courtage établie à San Francisco.Il a ajouté que les courtiers de Schwab avaient continué à travailler grâce à une génératrice pendant les 90 premières minutes de la panne.La maison a suspendu les transactions sur les actions américaines à 17 h 45, soit plus de deux heures avant la fermeture habituelle de 20 h, heure de l'Est.La Bourse de Montréal a été touchée indirectement par la panne.Comme sa chambre de compensation est située à Toronto, elle a été incapable de fournir les données finales portant sur les transactions de la journée.La panne a eu un certain effet sur le dollar américain, qui a perdu de la valeur par rapport à l'euro après les premiers reportages sur l'événement.Ainsi, l'euro, qui s'échangeait à 1,1244 $ vers 16 h, a grimpé à 1,1338 $ vers 16 h 15 pour finalement redescendre à 1,1263 $ à 17 h.\u2014Avec Bloomberg et The New York Times Photo Associated Press © Victor Lafata (à gauche) copropriétaire d'une épicerie de Detroit, aide Bob Powell à transporter de l'eau et de la bière jusqu'à son auto.M.Powell devait partager ces denrées avec ses compagnons de travail chez un concessionnaire d'automobiles.TORONTO ET NEW YORK La population appelée à réduire sa consommation d'eau La panne a eu un certain effet sur le dollar américain, qui a perdu de la valeur par rapport à l'euro après les premiers reportages sur l'événement.SOPHIE ALLARD À NEW YORK et à Toronto, les autorités municipales, craignant une éventuelle insuffisance des usines de filtration, ont incité, hier soir, les gens à limiter au maximum leur consommation d'eau.« C'est simplement une mesure de précaution, a dit à La Presse Scott Magnish, attaché de presse du maire de Toronto, Mel Lastman.Si la crise persiste durant quelques jours, nous pourrions avoir des problèmes avec l'approvisionnement en eau.Nous sommes cependant très optimistes et nous croyons que le courant reviendra dès ce soir (hier).» Pour ne prendre aucun risque, la Ville de Toronto a demandé aux citoyens d'éviter de laver leur auto et d'arroser leur jardin.Bref, de ne pas utiliser l'eau de façon superflue.À New York, si on a rappelé aux gens de boire suffisamment afin qu'ils ne souffrent pas de la chaleur, on leur a tout de même demandé de cesser toute autre consommation d'eau.On a même suggéré de mettre une croix sur la douche.et d'éviter de chasser l'eau de la toilette ! À Toronto, on pourrait maintenir l'interdiction tant et aussi longtemps que le courant ne sera pas rétabli.Hôpitaux sur générateurs S I L V I A GALIPEAU MALGRÉ LA PANNE monstre qui a plongé le Nord-Est des États-Unis et l'Ontario dans le noir hier aprèsmidi, les hôpitaux ont continué de fonctionner grâce à de précieux générateurs, le tout sans interruption de service.C'est du moins ce qu'un survol rapide des plus grands hôpitaux de la vaste région touchée par la panne semble indiquer.Tant à New York, qu'à Cleveland et Toronto, les hôpitaux contactés ont tous affirmé fonctionner normalement, vu la situation.À l'hôpital universitaire de Cleveland, un éclairage illuminait les couloirs et des ventilateurs aéraient les chambres.« Il n'y a pas eu d'interruption dans le traitement des patients », a indiqué un relationniste, Eric Sandstrom, soulignant par ailleurs que la direction songeait à appeler du personnel de renfort.Des patients à domicile craignant pour leur approvisionnement en oxygène ont contacté l'hôpital.« Nous leur avons dit que nous pouvions les approvisionner en bonbonnes d'oxygène », a-t-il ajouté.À Brooklyn, la secrétaire exécutive Stara Wickes, quoique plongée dans le noir dans son bureau, a affirmé que le reste du Brooklyn Hospital Center était au clair et au frais, sur générateur.Même scénario à Toronto, où les trois hôpitaux du University Health Network (l'Hôpital général de Toronto, le Toronto Western Hospital et le Princess Margaret Hospital) avaient lumière et air climatisé, là où nécessaire.C'est par une journée particulièrement chaude hier, avec des températures atteignant 31 degrés à Toronto et 34 à New York, que des milliers de personnes ont été plongées dans le noir.S'adressant aux médias hier soir, le maire de New York Michael Bloomberg a incité ses concitoyens à rester au frais, et à s'hydrater régulièrement.Ils en auront davantage besoin aujourd'hui, les températures demeurant chaudes et probablement plus humides encore.Seul rafraîchissement en vue : des averses en fin de soirée.«Nous avons été informés que la foudre a frappé une centrale électrique de la région de Niagara, du côté américain.» \u2014Jim Munson, porte-parole du premier ministre Jean Chrétien LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1 5 AOÛT 2003 A9 New York a connu deux grandes pannes ANDRÉ DUCHESNE C'ÉTAIT UN mardi.Il était 17 h 28 en ce 9 novembre 1965.Partout, dans le nord-est du continent nordaméricain, les travailleurs quittaient leurs bureaux par millions.Les métros et les trains étaient bondés.Les centres-villes se vidaient.Et soudain, la panne.Quelques minutes auparavant, une surtension dans un relais de la station Sir Adam Beck de Toronto, en Ontario, provoquait une surcharge sur le réseau électrique local.Cette surcharge allait rapidement se transmettre aux lignes subséquentes, créant un effet domino qui allait affecter l'ensemble du réseau desservant le nord-est du continent.En une douzaine de minutes, la panne allait s'étendre à un territoire de 128 000 kilomètres carrés couvrant sept États américains et une partie des provinces de l'est du Canada.New York, Toronto, Boston et plusieurs autres grandes agglomérations urbaines étaient plongées dans le noir : 30 millions de personnes se trouvaient soudainement sans courant électrique.Et la nuit tombait.Tout était paralysé.Les trains électriques et les tramways étaient arrêtés.Les feux de circulation étaient éteints.Les ascenseurs immobilisés.Dans le compte-rendu des événements, écrit à partir de plusieurs fils de presse et diffusé à la une de La Presse du lendemain, on lisait aussi cette remarque : « Des millions de ménagères ont été prises au dépourvu dans des maisons chauffées à l'électricité, qui sert également à la cuisson des aliments.» La ville de New York avait été particulièrement touchée par l'interruption, qui s'était poursuivie durant une dizaine d'heures.Au-delà de la commotion, l'événement avait été marqué par des élans de solidarité comme on en avait rarement vus dans la métropole américaine.Les gens s'étaient entraidés et réconfortés.Dans le métro, quelque 800 000 personnes prises au piège avaient partagé leurs vivres.Dans les magasins de meubles, les employés avaient aidé les personnes à la santé fragile à se coucher dans les lits en montre.On raconte même qu'une douzaine de personnes coincées dans un ascenseur de l'Empire State Building s'étaient jurées de se retrouver chaque année pour commémorer l'événement.Ailleurs, les consignes de sécurité avaient en général été respectées, les pillages avaient été rares et le calme avait été maintenu.Le maire de l'époque, Robert Wagner, s'en était réjoui.« Je pense que New York s'est présenté sous son meilleur aspect.» 1977 : de la panne à l'émeute New York avait été replongée dans le noir le 13 juillet 1977 en raison de la foudre, qui s'était abattue sur la centrale nucléaire Indian Point dans le nord de l'État.Cette fois, la panne avait été deux fois plus longue (environ 25 heures) et beaucoup plus tragique.Des émeutes avaient en effet éclatées dans plusieurs quartiers de la ville, notamment dans le Bronx, Harlem et dans le secteur Bedford Stuyvesant, à Brooklyn.Les malfaiteurs avaient brisé des vitrines, pillé des magasins et allumé des incendies.Le nombre d'arrestations avait été si élevés \u2014 entre 3000 et 4000 \u2014 que la police s'était retrouvé à court de cellules pour emprisonner tout le monde.Le courant avait été interrompue vers 21 h 30 et 10 millions de personnes avaient soudainement été privées d'électricité.L'affaire avait déchaîné les passions.Le maire de New York, Abraham Beame, accusait la Consolidated Edison, société détenant le monopole de l'électricité dans l'État, d'incompétence.Dans les 24 heures suivant l'ensemble des événements, on évaluait déjà à des milliards de dollars les dommages, que ce soit en raison des retards de production, des heures de travail perdues, des pertes pour les entreprises ou des dommages découlant des émeutes.La panne de 1965 avait eu des conséquences économiques moindre, car elle était survenue en toute fin d'après-midi pour se terminer avant le lever du soleil, le lendemain.Photo JEAN-CHARLES HUBERT, La Presse Parmi les nombreux passagers échoués à Dorval, on apperçoit ci-dessus M.Igbal Patel (à gauche) et sa famille, qui viennent d'apprendre que leurs vol pour Vancouver est annulé.Passagers en interminable transit à Dorval MARIE ALLARD « Nous étions assises dans l'avion, sur la piste, puis nous avons attendu et attendu, jusqu'à ce que le capitaine nous dise qu'il y avait une panne de courant généralisée, si bien qu'il nous a fallu descendre.» Parties de Boston, Mary Ann Alfond et Mary Garrity ne pensaient pas passer la soirée d'hier à Montréal, où elles ne devaient que transiter.« Si au moins nous avions nos bagages ! » se plaignaient les deux Américaines, qui comptaient prendre part à un voyage organisé partant de Calgary.Elles n'étaient pas les seules à errer dans l'aéroport de Dorval.« Trente-huit départs vers des destinations affectées par la panne ont été annulés, et neuf vols devant arriver ailleurs ont été détournés vers Montréa », a indiqué hier en soirée Christiane Beaulieu, porte-parole d'Aéroports de Montréal.« Bien que certains aéroports soient rouverts, l'activité n'a pas repris ici, a-telle précisé.Les compagnies aériennes doivent vérifier si ces aéroports sont complètement fonctionnels avant de prendre la chance de s'y rendre.» « Tous les vols pour Toronto et Ottawa sont annulés », se contentait de répéter Patricia Filosa, une hôtesse des vols domestiques d'Air Canada, plus tôt en soirée.« Vous pouvez appeler au numéro inscrit dessus pour plus d'information », ajoutait-elle en tendant des petits cartons aux voyageurs.La ligne était évidemment occupée quand Mary Ann Alfond appelait depuis son cellulaire.Des passagers plus futés prenaient deux téléphones à la fois, l'un sur chacune de leurs oreilles, espérant avoir plus de chance ainsi.Devant les téléviseurs annonçant les départs et les arrivées, les mines étaient tout aussi longues.New York : annulé, Chicago: retardé, Cleveland: annulé, Dallas : retardé, Toronto : annulé.même un vol pour Kuujjuaq était retardé ! Seuls les passagers se rendant à Paris, Zurich ou Baie-Comeau franchissaient les douanes en vue d'un départ.« J'aimerais bien savoir où se trouve ma belle-soeur, mais c'est une énigme, a dit René Comtois, de Montréal.Elle partait de Saskatoon, puis faisait une escale à Toronto.À l'heure actuelle il semble qu'elle soit quelque part dans les airs, sans qu'on sache où exactement.Les agents d'Air Canada m'ont dit d'attendre ici, au cas où elle arriverait.» La foire alimentaire était aussi bondée de gens qui cassaient la croûte, faute de pouvoir voler.Même les bancs des cabines téléphoniques \u2014 et les chaises des cireurs de chaussures! \u2014 étaient occupés par des voyageurs qui mangeaient des sandwichs ou des frites.Le coeur généreux, un homme faisait circuler un énorme sac de biscuits aux pépites de chocolat.« Vous savez où je peux trouver un hôtel ?a demandé Emelia De Freitas, une dame âgée venue du Portugal pour assister à une fête de famille devant avoir lieu à Toronto.Je suis fatiguée, je n'arrive pas à savoir quand je pourrai repartir, je n'ai même pas de billet d'avion », expliquaitelle, dans un anglais fortement teinté d'accent portugais.Mary Ann Alfond et Mary Garrity cherchaient elles aussi à avoir de nouveaux billets.« Nous avons réussi à obtenir la ligne d'information d'Air Canada, où on nous a dit qu'il restait des vols ce soir (hier), mais qu'il était peu probable qu'ils partent.Nous espérons prendre celui de 8 h 50 demain matin, s'il n'est pas déjà complet.» L'aéroport de Mirabel est demeuré désert hier malgré le détournement de plusieurs vols qui devaient normalement atterrir à New York ou Toronto.Des milliers de voyageurs paralysés SIMON CHABOT LES TRANSPORTS aériens, routiers et ferroviaires ont été sérieusement ralentis, hier, par les pannes d'électricité qui ont frappé certaines grandes villes du nord-est du continent, paralysant des milliers de voyageurs qui n'ont eu d'autre choix que de prendre leur mal en patience.Les avions ont été cloués au sol dans six aéroports pendant de longues heures, en fin de journée hier.Dès les premières minutes de la panne, les avions ont cessé de décoller des trois principaux aéroports de New York (La Guardia, John F.Kennedy et Newark), de même qu'à ceux de Cleveland, Toronto et Ottawa.« Tout allait bien, nous faisions la queue à la douane quand soudain tout est devenu noir », a raconté à Toronto Felicia Woytac, en route vers San Francisco.« Je suis seulement inquiète.Je vais devoir attendre des heures pour qu'on vienne me chercher », soupirait pour sa part Seeta Carter, qui attendait un avion pour Chicago.Les appareils qui n'avaient pas suffisamment de carburant pour être déroutés ont pu atterrir dans les aéroports touchés même après le début de l'interruption de courant.Les contrôleurs aériens ont tout de même dirigé de nombreux vols vers d'autres aéroports, dont ceux de Montréal et Winnipeg, perturbant le trafic aérien partout en Amérique du Nord.En début de soirée, Air Canada a annulé tous ses vols en partance ou à destination de Toronto, d'Ottawa et des villes du nord-est des États- Unis.Les vols ne devaient reprendre que ce matin.D'autres compagnies aériennes, dont American Airlines, ont fait de même, forçant l'arrêt presque total des activités à Detroit et dans plusieurs aéroports secondaires de l'État de New York.La sécurité des passagers n'a toutefois jamais été mise en danger, a précisé l'Agence fédérale américaine du transport aérien (FAA).Des générateurs ont alimenté le système de contrôle.Les aéroports ont été fermés parce que les détecteurs de métal, les rayons-X, les portes automatiques et les ordinateurs des compagnies aériennes, notamment, ne fonctionnaient plus.« Nous sommes habitués à ce genre de perturbation, a déclaré hier le porte-parole de la FAA, Greg Martin.En général, par contre, ce sont les tempêtes de neige ou les orages violents qui nous affectent de cette façon.» Tard hier soir, tous les aéroports étaient rouverts, mais le trafic connaissait des perturbations.Trains et métros Pris au piège par l'arrêt subit du service, les usagers des métros de New York et de Toronto ont dû être évacués dans le noir.Aux États-Unis, la société ferroviaire Amtrak a aussi arrêté tous ses trains qui se dirigeaient vers New York vers 16 h 10.Les passagers ont dû rester dans les wagons immobilisés dans des gares situées parfois à des centaines de kilomètres de leur destination finale.Au pays, Via Rail a fait état de retards en Ontario, mais n'a pas eu à annuler de départs.« On vend encore des billets à Toronto, a raconté le porte-parole, Malcolm Andrews.Nos employés ont sorti les vieux billets et les préparent à la main.» Greyhound a interrompu la grande majorité de ses liaisons en partance de Toronto et d'Ottawa, hier, mais les autobus qui partaient de Montréal pour se rendre dans la Ville reine ont pu le faire sans problème.Les automobilistes ont aussi été affectés.Nombre d'entre eux étaient bloqués sur les routes, incapables de faire le plein d'essence faute d'électricité pour faire marcher les pompes.\u2014Avec AFP «Nous sommes mieux organisés aujourd'hui pour faire face à une urgence que nous ne l'étions il y a deux ans et demi.» \u2014Le président George W.Bush A1 0 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1 5 AOÛT 2003 Le chef de l'Alliance à la défense des mariages dits traditionnels EN BREF Paul Martin croit en une solution sur les mariages gais.LE FAVORI dans la course à la direction du Parti libéral du Canada, Paul Martin, est confiant qu'une solution pourra être trouvée à la Chambre des communes dans le dossier des mariages entre conjoints de même sexe.M.Martin a indiqué aux journalistes lors de son passage au Nouveau-Brunswick, hier, qu'il croit possible d'en arriver à une solution si le débat sur la question demeure constructif.« Je crois qu'il s'agit d'un dossier qui suscite des inquiétudes considérables.Mais nous devons reconnaître les droits des Canadiens », a-t-il déclaré.Il est crucial de protéger le droit des « églises, des temples, des synagogues et des mosquées de déterminer le type de mariage qu'ils jugent approprié », a ajouté M.Martin.À l'instar du premier ministre Jean Chrétien, M.Martin a affirmé qu'il appuyait le projet de loi sur les mariages homosexuels.\u2014 Presse Canadienne .alors que les conservateurs restent divisés À L'ISSUE de leur caucus d'été, les députés conservateurs fédéraux étaient toujours divisés sur la question des mariages gais, mais étaient d'accord pour laisser chacun voter en son âme et conscience.« Je pense que tout le monde est d'accord pour dire qu'il n'y a pas d'autre entente possible », a commenté Norman Doyle, de St.John's East.Le leader conservateur, Peter Mc Kay, a lui-même expliqué qu'il ne recherchait plus de consensus sur le sujet avec les députés de son parti.« Je voulais juste que tout le monde s'exprime », a-t-il dit.M.Mc Kay a poursuivi en indiquant qu'il n'avait jamais laissé entendre qu'il obligerait les députés à suivre une ligne de parti, sans quoi ils pourraient être chassés.Le chef conservateur a lancé l'idée d'un compromis, qui consisterait en la création d'un « partenariat enregistré », et d'enlever le terme « mariage » de la loi proposée par Jean Chrétien.Mais les députés du caucus estiment que cette vision ne revient qu'à M.Mc Kay et ne reflète pas la position du parti.« Nous n'avons pas à soutenir qui que ce soit », a commenté Elsie Wayne, députée du Nouveau-Brunswick.« Pour autant que je sache, on ne nous a pas demandé de redéfinir la notion du mariage.»\u2014Presse Canadienne Les 3000 places en garderie disponibles cet automne LES PARENTS qui comptaient sur les 3000 places en garderie qui devaient être disponibles à compter de septembre risquent d'être déçus.La plupart de ces places ne seront offertes que plus tard à l'automne, voire l'hiver prochain, contrairement à ce que soutient le gouvernement.C'est le constat fait hier par plusieurs sources du milieu des garderies et des Conseils régionaux de développement (CRD) consultées par la Presse Canadienne.Le ministère de l'Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille a donné aux CRD jusqu'au 15 septembre pour présenter leur recommandation quant à l'attribution des nouvelles places et, théoriquement, jusqu'au 31 mars 2004 pour en garantir « la réalisation ».Les deux ministres responsables des services de garde \u2014Claude Béchard (Emploi, Solidarité sociale et Famille) et Carole Théberge (déléguée à la Famille)\u2014 s'étaient engagés le 18 juin à offrir 3000 places dans les garderies privées d'ici septembre.Mercredi, en conférence de presse, ils ont répété leur engagement à l'effet que ces places soient non seulement « autorisées », mais « disponibles » d'ici quelques semaines.\u2014Presse Canadienne La Cour suprême se penchera sur les interruptions de courant d'Hydro-Québec HYDRO-QUÉBEC a-t-elle le droit de couper l'électricité à la résidence d'un propriétaire parce que les locataires de son immeuble à logements sont de mauvais payeurs ?La Cour suprême a accepté hier de trancher la question.Le 8 novembre 1995, après avoir envoyé plusieurs avis d'interruption, Hydro-Québec coupait le courant à la résidence principale de Modesto et Eleftheria Glykis, rue Jeanne-Mance à Montréal.Or, cela faisait plus de 20 ans que les Glykis payaient leur compte d'électricité rubis sur l'ongle.La société d'État a agi ainsi en raison des factures en souffrance qui existaient dans l'immeuble à logements acquis par M.Glykis en avril 1994.Hydro a toujours soutenu que le propriétaire était responsable de ces comptes impayés, ce qu'a contesté M.Glykis.Sans électricité ni chauffage, la nuit du 8 novembre 1995 a été plutôt pénible pour les Glykis, le mercure ayant descendu sous le point de congélation.Hydro n'a rétabli le courant que deux jours plus tard, lorsque les Glykis ont accepté d'acquitter les arrérages\u2014un montant total de 1626 $.Le couple a porté l'affaire devant les tribunaux.La Cour supérieure a d'abord donné raison à Hydro-Québec, mais dans un jugement divisé, la Cour d'appel a cassé ce jugement en décembre 2002, ordonnant à la société d'État de verser plus de 7000 $ aux Glykis.\u2014Presse Canadienne JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Le gouvernement Chrétien n'aura d'autre choix que de jeter à la poubelle son controversé projet de loi reconnaissant les mariages entre conjoints de même sexe si la Chambre des communes réaffirme en septembre son appui à la définition traditionnelle du mariage, estime le chef de l'Alliance canadienne, Stephen Harper.Le chef allianciste croit que le ministre de la Justice, Martin Cauchon, aura aussi l'obligation morale d'annuler le renvoi à la Cour suprême portant sur cette épineuse question avant que les neufs juges ne se prononcent puisque la volonté des élus doit primer sur celle des tribunaux.Farouchement opposé à la reconnaissance juridique des mariages des couples homosexuels, M.Harper a l'intention de déposer une résolution aux Communes dès la reprise des travaux parlementaires réitérant la définition traditionnelle du mariage, soit l'union entre un homme et une femme.Cette résolution, qui reprendra essentiellement le libellé d'une résolution portant sur le mariage adoptée aux Communes par une écrasante majorité de 216 voix contre 55 en juin 1999, risque d'exposer au grand jour la profonde division qui existe au sein des libéraux de Jean Chrétien sur cette question.Des députés libéraux ont d'ores et déjà fait savoir qu'ils appuieront la résolution de l'Alliance canadienne dans l'espoir de faire dérailler le projet de loi du ministre Cauchon et rendre inutile la démarche entreprise devant le plus haut tribunal du pays.« L'adoption d'une nouvelle résolution n'aura pas pour effet immédiat d'annuler le projet de loi ou le renvoi devant la Cour suprême.Mais le gouvernement Chrétien aura, je crois, l'obligation morale d'y mettre fin », a déclaré hier M.Harper dans une entrevue accordée à La Presse.La résolution adoptée en 1999 stipulait « que, de l'avis de la Chambre, il est nécessaire, parallèlement au débat public entourant les récentes décisions judiciaires, de confirmer que le mariage est et doit demeurer exclusivement l'union d'un homme et d'une femme, et que le Parlement prendra toutes les mesures voulues pour préserver au Canada cette définition du mariage ».Le premier ministre Jean Chrétien, qui défend bec et ongles le projet de loi reconnaissant le mariage entre personnes de même sexe qui sera soumis à un vote libre, vraisemblablement l'an prochain, avait appuyé cette résolution déposée par l'ancien député du Parti réformiste, Eric Lowther.En fait, tous les ministres avaient donné leur aval à cette résolution, dont le ministre de la Justice, Martin Cauchon, qui était alors titulaire du Revenu.Cette question, qui sera l'un des principaux sujets à l'ordre du jour lors de la réunion du caucus libéral à North Bay, la semaine prochaine, divise profondément les libéraux au point où le gouvernement Chrétien n'aurait pu faire adopter son fameux projet de loi si un vote libre avait lieu aujourd'hui.Selon un décompte publié hier dans le quotidien torontois The Globe and Mail, au moins 126 députés ont l'intention de voter contre le projet de loi de sorte qu'il ne manque que 25 votes aux opposants pour faire avorter l'initiative du fédéral visant à reconnaître les mariages des couples homosexuels.Les Communes comptent actuellement 301 députés, il faut au moins 151 votes pour faire adopter un projet de loi.Même si la réforme proposée par le gouvernement libéral est rejetée lors d'un vote libre, les couples homosexuels pourront tout de même continuer à se marier légalement en Ontario et en Colombie- Britannique, où les tribunaux ont rendu des décisions favorables aux mariages entre couple de même sexe, ainsi qu'au Québec, où le gouvernement reconnaît les unions civiles des gai et lesbiennes.Clause nonobstant Pour empêcher ces mariages dans les deux provinces anglophones, le fédéral devrait invoquer la clause nonobstant, un geste politique lourd de conséquences.En entrevue, M.Harper a indiqué que son parti est prêt à collaborer aux Communes avec les députés de toutes les formations politiques qui sont déterminés à faire échouer toute tentative du gouvernement Chrétien visant à modifier la définition traditionnelle du mariage.« La résolution que nous allons présenter sera claire.Le Parlement devra prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la définition du mariage.Cela veut dire invoquer la clause nonobstant si nécessaire », a déclaré M.Harper.« Il faut que ce soit le Parlement qui décide et non pas les tribunaux.Si ce sont les tribunaux qui décident, c'est parce que le Parlement et le Parti libéral auront permis aux tribunaux de le faire.C'est important de le rappeler », a-t-il ajouté.Cela dit, M.Harper a ouvert la porte à un compromis en disant que son parti serait prêt à appuyer la reconnaissance « des unions civiles pour des relations non traditionnelles» tout en protégeant la définition traditionnelle du mariage.Des députés libéraux ont déjà proposé un tel compromis au premier ministre Chrétien et au ministre Martin Cauchon, mais ces derniers l'ont rejeté en disant que cela créerait deux types de mariage qui auraient pour effet de maintenir la discrimination à l'endroit des gai et lesbiennes.Hier, deux libéraux, soit le député Roger Gallaway et la sénatrice Anne Cools, ont indiqué avoir demandé à la Cour suprême de les reconnaître comme « intervenants » afin de pouvoir exprimer leur opposition au projet de loi dans le cadre du renvoi soumis par le gouvernement.Photothèque La Presse © Le chef de l'Alliance canadienne, Stephen Harper.Le PDSF des modèles S40 et S60 2004 est 31 495 $ et 36 495 $ respectivement, frais de transport et de livraison de 1 275 $, en sus.Offre d'une durée limitée consentie uniquement aux acheteurs au détail par les concessionnaires Volvo participants et les Services financiers d'Automobiles Volvo du Canada Ltée, sur approbation du crédit.Exemple de location d'une S40/S60 2004 dont le PDSF est 32 770 $ / 37 770 $, incluant les frais de transport et de livraison de 1 275 $ : 397,69 $ / 458,03 $ par mois, terme de 48 mois, versement initial : 1 700 $ / 1 625 $.Paiements mensuels totaux : 19 089,12 $ / 21 985,44 $.Valeur de rachat au terme du bail : 15 213,90 $ / 17 937,60 $.La mensualité peut varier selon les options choisies.Première mensualité et dépôt de garantie de 0 $ / 550 $ exigibles à la signature du bail.Allocation de 20 000 km par année (0,08 $ / 0,08 $ du km excédentaire).Taux d'intérêt annuel à la location : 3,5 % / 3,5 %.Taxes, immatriculation, assurance, redevance PPSA et frais du concessionnaire en sus.Le concessionnaire peut vendre/louer à un prix inférieur.L'offre de location prend fin le 30 septembre 2003 et peut être modifiée sans préavis.Certaines conditions s'appliquent.Votre concessionnaire Volvo vous donnera tous les détails.©2003 Automobiles Volvo du Canada Ltée.« Volvo pour la vie » est une marque déposée utilisée sous licence par Automobiles Volvo du Canada Ltée.Pensez à toujours boucler votre ceinture de sécurité.Visitez le site www.volvocanada.com UPTOWN VOLVO 4900, rue Paré Montréal (514) 737-6666 AUTOMOBILES CHICOINE INC.855, rue Johnson, Saint-Hyacinthe (450) 771-2305 FRANKE VOLVO 180, rue Principale Sainte-Agathe (819) 326-4775 VOLVO LAVAL 1436, boul.St-Martin Ouest Laval (450) 667-4960 JOHN SCOTTI AUTO LTÉE 4315, boul.Métropolitain Est Saint-Léonard (514) 725-9394 VOLVO DE BROSSARD 9405, boul.Taschereau Brossard (450) 659-6688 VOLVO POINTE-CLAIRE 15, Auto Plaza, Pointe-Claire (514) 630-3666 LES VOLVO S40 ET S60 LES VOLVO S40 ET S60 SONT ARRIVÉES TOUT COMME LES SUPER SOLDES D'ÉTÉ./mois 48 mois ÉQUIPEMENT SUPÉRIEUR À PARTIR DE 398 $ LA VOLVO S40 2004 Versement initial : .1 700,00 $ Dépôt de garantie : .000,00$ Première mensualité : .397,69$ Montant exigible à la signature du bail : .2 097,69$ Frais de transport et de livraison inclus.Taxes, immatriculation, assurance, redevance PPSA et frais du concessionnaire en sus.PROGRAMME DE LOCATION DE LA S40 2004 /mois 48 mois ÉQUIPEMENT SUPÉRIEUR À PARTIR DE 458 $ LA VOLVO S60 2004 Versement initial : .1 625.00 $ Dépôt de garantie : .550,00 $ Première mensualité : .458,03 $ Montant exigible à la signature du bail : .2 663,03 $ Frais de transport et de livraison inclus.Taxes, immatriculation, assurance, redevance PPSA et frais du concessionnaire en sus.PROGRAMME DE LOCATION DE LA S60 2004 3153979A Une vraie mine de glucosamine Nous avons mis beaucoup, beaucoup de glucosamine dans une ampoule de Flex-O-Flex.Chaque ampoule contient 2800 mg de sulfate de glucosamine 2 kd.Testé et approuvé en laboratoire, pour vous certifier 2000 mg à la fabrication.Une vraie mine de glucosamine, d'absorption rapide et sans sodium ajouté, bien entendu.Glucosaminique comme pas une, l'ampoule de glucosamine Flex-O-Flex est une véritable « pompe » à glucosamine, oui, une dose idéale à imprégnation maximale.Son secret vient des crustacés domestiques comestibles.Chaque ampoule de 2000 mg de glucosamine est un joyau de la mer.D'action rapide, Flex-O-Flex est un supplément de glucosamine des plus puissants, des plus rapides d'absorption, des plus logiques.Une ampoule de Flex-O-Flex tous les jours, (dose quotidienne maximale) dans un verre de jus de fruits, suivi d'une bonne séance d'activité physique.Tout est là! Voilà la formule gagnante.Promotion Montréal : (514) 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Mauricie : (819) 378-7777 Estrie : (819) 823-3322 Ecclestone confirme le retrait du Grand Prix MICHEL GIRARD Le grand manitou de la Formule 1, Bernie Ecclestone, a diffusé hier un communiqué dans lequel il confirme que le Grand Prix du Canada n'est pas inscrit au calendrier des courses de F1 de la saison 2004.La raison officielle : « Il y a une clause dans le contrat nous liant au promoteur selon laquelle on peut retirer la course du calendrier si le gouvernement canadien interdit toute commandite du tabac », écrit Bernie Ecclestone.Dans une entrevue accordée à La Presse, le promoteur du Grand Prix du Canada, Normand Legault, a déclaré qu'il n'y a rien de neuf dans le communiqué d'Ecclestone.Cela fait une semaine, dit-il, qu'il se fend en quatre pour convaincre les gouvernements de Québec et d'Ottawa et les supporters du Grand Prix du Canada que la menace de perdre notre course de F1 est très sérieuse.« Soudainement, les gens s'énervent et paniquent parce que Bernie Ecclestone diffuse un communiqué pour dire que le Grand Prix du Canada ne figure pas au calendrier 2004.Il y a une semaine, j'ai convoqué les médias pour leur annoncer exactement la même nouvelle.Malheureusement, bien des gens ont pris cela à la légère comme si je m'amusais à crier au loup pour rien.« Je l'ai dit que j'avais reçu une lettre de la Formula One Management dans laquelle on m'avisait que le Grand Prix ne figurerait probablement pas au calendrier de 2004 à cause de l'entrée en vigueur de la loi antitabac canadienne, poursuit-il.J'ai également dit que la façon la plus simple de régler le problème serait d'harmoniser la loi canadienne avec la loi européenne qui entrera en vigueur dans deux ans.» Malgré le communiqué diffusé hier par Bernie Ecclestone, Normand Legault persiste à croire qu'il est encore possible de sauver le Grand Prix du Canada pour la saison de 2004.Il tient à rappeler que le calendrier n'a pas encore été officiellement entériné par la Fédération internationale de l'Automobile et les propriétaires d'écuries.Ce qui, affirme- t-il, laisse encore la porte ouverte pour trouver rapidement une solution qui permettrait à Montréal de retrouver son Grand Prix.Pour solutionner le problème, selon M.Legault, il suffirait que les gouvernements de Québec et d'Ottawa donnent le feu vert à la proposition qui a été présentée hier par la coalition regroupant des représentants de la Chambre de commerce de Montréal, de Tourisme Montréal, de Destination centre-ville, d'Aéroports de Montréal et de divers autres organismes.Il s'agirait d'amender les lois antitabac de façon à accorder, d'ici l'application de la loi européenne, une exception de trois jours par année à l'organisation du Grand Prix du Canada, exception permettant aux voitures de courir sur le circuit Giles-Villeneuve avec les couleurs des fabricants de cigarettes.L'exception ne porterait que sur les marques non distribuées au Canada.Benson & Hedges, par exemple, ne pourrait afficher ses couleurs parce que la marque est distribuée au Canada.« On n'est pas des moumounes.On est capable de composer avec une telle exception aux lois antitabac.Je suis certain qu'avec une telle exception, on conserverait notre Grand Prix.Personne ne serait offensé puisqu'il s'agit de produits de tabac même pas distribués au Canada », renchérit Normand Legault.« Il est bien certain que les gouvernements pourraient accorder une exception similaire aux organisateurs de tout autre événement international, en autant que l'exception porte sur les marques non vendues au Canada, comme Marlboro, Lucky Strike, Mild Seven ou West.C'est une proposition avec laquelle je suis bien à l'aise.Personne ne perdrait la face », assure M.Legault.Il tient d'ailleurs à rappeler que plusieurs pays ont adopté récemment un amendement similaire dans le but de permettre à la Formule 1 de courir sur leur territoire en dépit d'une loi antitabac.Ces pays sont : l'Allemagne, le Brésil, la Malaisie et, tout récemment, la Belgique.Le Grand Prix du Canada est le plus grand et le plus payant événement touristique à se dérouler annuellement au Canada.Il attire plus de 100 000 personnes à l'occasion de chacune des trois journées, ce qui rapporte des retombées économiques de l'ordre de 60 millions par année au Canada.Sans compter les dizaines de millions en valeur promotionnelle qui profitent à Montréal et au Québec grâce à la diffusion du Grand Prix partout dans le monde.Le mot de la fin revient à Normand Legault : « On sauverait immédiatement le Grand Prix si les gouvernements d'Ottawa et de Québec acceptaient, par voie de règlement, de nous accorder une trêve de trois jours pour permettre aux marques de cigarettes non vendues au Canada de s'afficher sur les voitures de quelques écuries de F1.» Vancouver couve un curieux virus Des chirurgiens mobiles pour réduire l'attente SIMON CHABOT POUR LA PREMIÈRE fois cette semaine, des médecins de l'Hôpital général juif se sont rendus au Centre hospitalier de La- Salle pour y pratiquer des interventions chirurgicales, dans le cadre d'un plan pour réduire les listes d'attente.La régie régionale de la santé a débloqué ce printemps 22,7 millions pour augmenter le nombre d'interventions à Montréal et diminuer les délais d'attente à des niveaux acceptables.D'ici deux ans, par exemple, les milliers de patients de la région souffrant d'une cataracte ne devraient pas attendre plus de six mois avant d'être opérés et ceux qui ont besoin d'une prothèse à la hanche ou au genou, pas plus de trois mois.L'hôpital de La Salle est le premier à procéder à une réorganisation visant à accélérer les soins.Le rôle de l'établissement est d'offrir du temps pour des chirurgies d'un jour, libérant ainsi des ressources plus spécialisées à l'Hôpital général juif.Ces ressources serviront à leur tour à accroître le nombre d'interventions plus délicates en orthopédie, réduisant ainsi l'attente.Mardi, des chirurgiens et des patients de l'Hôpital général juif se sont donc déplacés à La Salle, où un anesthésiste, un inhalothérapeute et trois infirmières les attendaient dans une salle d'opération.Les médecins seront de retour aujourd'hui, notamment pour des opérations en urologie et en plastie.« Nous commençons progressivement, dit le Dr Bruno Lemieux, directeur des soins professionnels à La Salle.Bientôt, la salle sera disponible cinq jours par semaine.Une deuxième salle sera aussi offerte sous peu aux médecins du Centre de santé Mc Gill, avec qui nous sommes encore en pourparlers.» D'ici quelque mois, six hôpitaux montréalais participeront à cette expérience de concentration des soins.« Les médecins ont quelque peu résisté avant d'accepter de se déplacer dans notre centre hospitalier, explique le Dr Lemieux, mais la solution proposée par la régie vaut la peine.Si elle se révèle efficace, la répartition des soins entre hôpitaux plus ou moins spécialisés pourrait d'ailleurs influencer l'avenir de tout le réseau, aux prises avec de nombreux problèmes d'attente.» EMILY YEARWOOD-LEE Presse Canadienne VANCOUVER \u2014 Les autorités de la santé enquêtent sur la présence d'un mystérieux virus respiratoire qui a frappé un centre d'accueil de Surrey, en Colombie- Britannique, dont plusieurs patients sont morts récemment.Tout en précisant qu'il ne s'agissait pas d'une autre épidémie du SRAS, qui a fait plus de 40 victimes dans la région de Toronto cette année, les autorités ont déclaré qu'ils traitaient cette affaire comme s'il s'agissait de cette forme de pneumonie mortelle jusqu'à ce qu'elles en sachent un peu plus sur le virus.La maladie a contaminé 97 des 142 patients et 46 des 160 employés du Kinsman Place Lodge au cours des six dernières semaines, a indiqué le docteur Shaun Peck hier, le médecin hygiéniste adjoint de la Colombie- Britannique.«Il y a eu sept décès, mais seulement trois d'entre eux sont directement reliés à une maladie respiratoire », a déclaré M.Peck lors d'une conférence de presse.Les autorités ont indiqué qu'il y avait normalement quatre ou cinq décès par mois dans les centres d'accueil comme le Kinsman Place Lodge.Les tests préliminaires effectués par le Laboratoire national de microbiologie, à Winnipeg, montrent que la maladie «semble être un virus semblable au SRAS, a affirmé M.Peck.Même si, cliniquement parlant, il ne s'agit pas d'une maladie que nous associons au SRAS, nous nous sentions obligés de communiquer cette information à tout le monde.» Les employés et les patients infectés par la maladie ont présenté seulement des symptômes légers, semblables à ceux de la grippe, a indiqué le docteur David Patrick du Centre pour le contrôle des maladies de la Colombie-Britannique.«Il ne s'agit pas du portrait type du SRAS», a-t-il déclaré.L'épidémie a atteint son point culminant le 29 juillet et a diminué progressivement depuis.Aucun des employés infectés n'a eu besoin d'être hospitalisé, a affirmé M.Patrick.Trois personnes sont mortes de la pneumonie, qui a été le facteur contributif d'une autre maladie, alors que quatre autres patients sont mortes de maladies qu'on ne croit pas reliées à des problèmes respiratoires \u2014 deux de maladies cardiovasculaires et deux qui se trouvaient déjà aux soins palliatifs.«Les découvertes du laboratoire au sujet d'un virus semblable au SRAS sont inattendues.L'épidémie ne s'est pas déroulée comme celles du SRAS qui ont eu lieu à Hong Kong, Toronto, Singapour, Vancouver, dans le passé», a-t-il déclaré.France: la canicule s'en va, les difficultés demeurent Associated Press PARIS\u2014Le bilan provisoire fait mention de pas moins de 3000 morts directs ou indirects des fortes chaleurs en France.Les funérariums sont pleins à craquer, les médecins sont en colère et le gouvernement est sur le pied de guerre.Météo France annonçait hier la fin de la canicule, mais la situation semble loin d'être résolue sur le terrain.« Le chiffre qui est aujourd'hui le reflet d'une estimation raisonnable est compris entre 1500 et 3000» morts, a déclaré le ministre de la Santé, Jean-François Mattei, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion interministérielle à Matignon.Le premier ministre Jean- Pierre Raffarin était finalement rentré précipitamment de vacances pour présider cette réunion.Il s'agit d'un chiffre «concernant la mortalité totale », incluant donc les noyades, par exemple, a souligné M.Mattei.« Le taux de mortalité est à peu près de 30 à 50% supérieur à la période correspondante de l'an dernier », a-t-il ajouté.Mais « la moitié de ces décès sont survenus en dehors de l'hôpital, très souvent à domicile, des personnes seules », a-t-il souligné.Hier, le nombre de morts était en « légère diminution », mais « la situation demeure extrêmement critique ».Le gouvernement a donc décidé de « renforcer » les mesures mises en place.Jean-Pierre Raffarin a demandé aux préfets de déclencher le Plan blanc dans leur département, si nécessaire.Déjà en vigueur depuis mercredi soir en Ile-de- France, ce plan permet la réquisition de médecins, des personnels soignants et l'ouverture de lits supplémentaires.Cette «incitation» ne devrait cependant pas entièrement satisfaire les médecins urgentistes, qui avaient réclamé dans la matinée sa généralisation à l'ensemble des régions touchées par la canicule.« Nous ne cherchons pas de conflit, mais nous cherchons à répondre à une des catastrophes les plus importantes que nous ayons connue dans notre société », a lancé hier matin lors d'une conférence de presse le Dr Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (AMUHF).« Il ne faut pas baisser la garde, ce n'est pas terminé.Les malades sont encore hospitalisés en grand nombre.Il va falloir s'en occuper et les surveiller quelques jours.» Pour faire face à la saturation des funérariums, les Pompes funèbres générales (PFG) ont par ailleurs mis en place trois tentes réfrigérées en région parisienne et rappelé leur personnel en vacances.Une quatrième devait être dressée dans la journée à Nanterre.Mercredi, les PFG avaient fait état d'une hausse de 37% de la mortalité la semaine dernière en raison de la canicule.MINI Mont-Royal 4220, boul.Saint-Laurent, Mtl.(coin Rachel) (514) 289-MINI (289 6464) www.minimontroyal.ca MINI Solde de voitures de démonstration et de fonction MINI COOPER S 2003 Bleu indigo métallisé/intérieur noir Options sport, sièges chauffants MINI COOPER 2003 Poivre blanc/intérieur gris argent Phares antibrouillard, sièges chauffants MINI COOPER 2003 Vert métallisé/intérieur noir Transmission automatique avec « steptronic » MINI COOPER 2003 Gris métallisé/intérieur noir Transmission automatique avec « steptronic » Options sport MINI COOPER 2003 Noir de jais/intérieur gris argent Options sport, transmission automatique avec « steptronic » C'est le temps pour nous de remplacer nos véhicules de démonstration et de fonction par des véhicules neufs.Prix 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de l'Onu levant les sanctions contre la Libye, ce qui réduirait à néant un accord sur la reconnaissance de la responsabilité libyenne dans l'attentat de Lockerbie, accompagnée d'indemnités pour les familles des victimes, ont déclaré hier des responsables américains.La France utiliserait son véto si la Libye n'acceptait pas d'augmenter ses indemnités aux familles des victimes de l'explosion, également attribuée à la Libye, d'un avion de la compagnie française UTA.\u2014 d'après AFP Colombie Betancourt vivante LE NUMÉRO DEUX des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), Raul Reyes a affirmé, dans un entretien avec l'AFP, que l'ex-sénatrice Ingrid Betancourt, candidate des Verts aux présidentielles, se trouvait dans un « bon état de santé physique et moral ».Cette entrevue est la première d'un commandant de cette guérilla depuis la rupture du processus de paix le 20 février 2002.La Franco-Colombienne a été enlevée le 23 février 2002.\u2014 d'après AFP Tchétchénie Camps fermés TOUS LES CAMPS de réfugiés tchétchènes installés en Ingouchie (république caucasienne russe voisine de la Tchétchénie) seront fermés à partir du 1er octobre, a déclaré hier Anatoli Popov, chef par intérim de l'administration tchétchène pro-russe.« Tous les réfugiés seront transférés à Grozny », la capitale tchétchène, a-t-il déclaré.Selon lui, quelque 9500 réfugiés tchétchènes vivent actuellement dans les camps de tentes en Ingouchie.\u2014 d'après AFP Turkménistan Élections SAPARMOURAT NIAZOV, 63 ans, nommé « président à vie » du Turkménistan par un vote unanime du Parlement en 1999, s'est engagé hier à tenir une élection présidentielle en 2007.« Le président doit changer, car le sort de la nation ne devrait pas reposer sur une seule personne », a-t-il déclaré lors d'une réunion du Conseil du peuple.Niazov, qui occupe aussi les postes de premier ministre, commandant suprême de l'armée et chef du Parti démocrate, préside depuis presque deux décennies d'une main de fer, aux destinées de cette ex-république soviétique d'Asie centrale riche en hydrocarbures et comptant 5 millions d'habitants.\u2014 d'après AFP Corée Proposition japonaise EN PRÉVISION de la réunion de six pays sur le nucléaire nord-coréen à Pékin, du 27 au 29 août, le Japon propose, selon le quotidien Asahi, que Pyongyang abandonne définitivement son programme atomique, ferme ses infrastructures nucléaires, renonce à toute arme chimique et biologique et réintègre le traité de non-prolifération nucléaire.En échange de quoi la Corée du nord recevrait une garantie de non-agression et une aide lui permettant de faire face à sa pénurie d'énergie, avec notamment la reprise des livraisons de 500 000 tonnes de pétrole par an.\u2014 d'après AFP Photo Reuters Des milliers de résidants affamés de Monrovia tentaient hier de traverser un des deux ponts reliant le centre de la capitale à l'île où se trouve le port.Ces ponts étaient bloqués par la force de paix ouest-africaine (photo ci-dessus), qui prenait en même temps le contrôle du port, évacué par les rebelles au milieu de scènes de pillage.Impatients de trouver leur famille ou de la nourriture, certains se sont lancés dans les eaux du fleuve gonflées en cette saison des pluies et plusieurs se sont noyés.Le port de Monrovia remis à la force africaine Agence France-Presse MONROVIA \u2014 Dans une débauche de pillages frénétiques, les rebelles du LURD ont évacué hier le port de Monrovia acclamés par des milliers de civils venus eux aussi se servir et tenter de retrouver leurs familles.Chacun emportant ce qui pouvait l'être encore, le port a vu toute la journée civils et rebelles plonger dans les conteneurs éventrés et les chargements abandonnés, à la recherche de vivres et de la moindre marchandise, jusqu'à une cargaison de soude caustique.« On va en faire du savon dans la brousse », expliquait un jeune combattant du LURD, les Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie qui tenaient le port depuis le 19 juillet et l'ont remis, conformément à leur engagement, à la force ouest-africaine de paix, l'Ecomil.Le LURD a donc évacué à bord de tout ce qui pouvait encore rouler, camions hors d'âge et pick-up essoufflés, pour se replier une vingtaine de km plus au nord au-delà du fleuve Po, en direction de la ville de Tubmanburg.La plupart des soldats pro-gouvernementaux s'étaient quant à eux retirés en fin d'après-midi du centre de Monrovia, où ils faisaient il y a encore peu régner leur loi.Le déploiement de l'Ecomil dans le port a également suscité d'impatients espoirs de part et d'autre des ponts qui le relient au centre-ville : des milliers de civils, séparés de leur famille par les combats, ont attendu toute la journée de pouvoir traverser le fleuve Mesurado pour retrouver leurs proches.Mais les soldats nigérians de l'Ecomil ayant dressé des barrages et empêchant les gens de passer, plusieurs personnes, en une tentative désespérée de traverser, se sont noyées en voulant traverser à la nage.Les ponts devaient toutefois être rouverts aujourd'hui.Au terme de cette journée mouvementée, la présence établie de l'Ecomil augure de la réouverture imminente du port au trafic et doit permettre l'acheminenent de l'aide humanitaire vers la capitale libérienne, éprouvée par 14 ans de guerre civile quasi-interrompue et par les combats des derniers mois.Quelque 200 Marines américains arrivés le matin même à l'aéroport de Monrovia y sont restés cantonnés hier, seule une poignée d'entre eux se montrant sur la zone portuaire : « C'est une opération de l'Ecomil », a insisté l'attachée militaire américaine à Monrovia, le colonel Sue Sandusky, tandis que patrouillaient dans le ciel plusieurs hélicoptères américains Cobra et un jet Harrier.Au même moment, le président libérien Moses Blah, à qui Charles Taylor a transmis le pouvoir lundi, se rendait à Accra pour y rencontrer les responsables des deux groupes rebelles, le LURD et le MODEL (Mouvement pour la démocratie au Liberia), qui à eux deux contrôlent les quatre cinquièmes du territoire.L'étrange aventure libérienne des États-Unis JOONEED KHAN ANALYSE Le Liberia, un «État africain fondé par d'anciens esclaves américains » ?Pas tout à fait.Ses fondateurs furent des Américains blancs, propriétaires d'esclaves et antiesclavagistes quakers réunis dans une étrange alliance vouée à rapatrier en Afrique autant d'esclaves libérés que possible des plantations américaines.Le lien entre le Liberia et les États-Unis n'est donc pas seulement celui de l'origine des classes dominantes.Il renvoie à l'establishment américain, et se reflète dans l'Étoile solitaire, le drapeau national frappé d'une étoile blanche sur fond bleu et strié de six bandes rouges et cinq bandes blanches, dans l'ascendant de la langue anglaise, et d a ns l ' é c o n o m i e, l e dollar américain ayant été la monnaie libérienne jusqu'en 1997.Autre paradoxe : l'État libre, car c'est le sens du mot Liberia, ne l'a été que pour les Libéro-Américains, c'est-à-dire les classes régnantes issues de la population d'esclaves rapatriés des colonies américaines, et antillaises.Pour les peuples autochtones, de tribus et langues diverses, l'expérience en fut une de colonisation, souvent brutale, et de travaux forcés et d'esclavage dénoncés en 1930 par la défunte Société des nations.C'est dans ce chaudron explosif que des troupes américaines ont débarqué hier, pour tenter de réconcilier les Libéro-Américains (5% des 3,3 millions d'habitants) largement fidèles au président chassé Charles Taylor, et les autochtones (95 %des Libériens) plus proches des mouvements rebelles MODEL et LURD.Laissant l'essentiel de l'instauration de la paix aux forces ouest-africaines, les responsables américains s'emploient plutôt à discuter avec les rebelles qui réclament rien de moins que la présidence du pays.« Nous avons une responsabilité d'aider à résoudre certains des problèmes que nous avons aidé à créer », déclarait en 1990 à propos du Liberia la républicaine Nancy Kassebaum, alors présidente du sous-comité sur l'Afrique du Sénat américain.Un an plus tôt, dans la nuit de Noël 1989, Charles Taylor, un Libéro- Américain, avait envahi le Liberia à la tête d'une poignée d'hommes armés du Front patriotique national du Liberia (FPNL).Son objectif : renverser le sergent-président Samuel Doe, un autochtone Krahn, dont il fut ministre et qui l'avait accusé d'avoir détourné des millions de dollars.« Un bon Doe est un Doe mort », déclara Taylor.Le drame qui se joue au Liberia trouve son origine dans l'aventure de l'entrepreneur quaker américain Paul Cuffee, qui en transporta un petit groupe d'esclaves affranchis en Sierra Leone, alors colonie britannique.Il voulait les aider à « s'établir comme peuple », persuadé qu'ils n'avait pas d'avenir aux États-Unis.Dès 1817, des esclavagistes américains trouvèrent l'idée bonne : ils ne voulaient pas d'esclaves affranchis chez eux, redoutant les révolutions à la Saint-Domingue.Ils fondèrent la American Colonization Society (ACS) et prirent le relais de Paul Cuffee, décédé la même année.La colonie de Christopolis fut renommée Monrovia en 1824, en l'honneur du président américain James Monroe, lui-même membre de l'ACS.Le Maryland, la Virginie, le Mississippi fondèrent leurs propres colonies dans la zone et leurs territoires se joignirent à Monrovia.En 1846 les colons libéro-américains, soumis à l'ACS, optèrent pour l'indépendance.La Grande-Bretagne et la France reconnurent aussitôt le nouveau pays ; les États-Unis ne le feront qu'en 1862, sous Abraham Lincoln.En 1869 est fondé le True Whig Party, qui gouvernera le Liberia jusqu'en 1980, accordant de lucratives concessions d'hévéa à la compagnie Firestone et ouvrant ses ports aux armateurs étrangers attirés par le « pavillon de complaisance » libérien.William Tubman exerce sept mandats consécutifs depuis 1944 comme président, et grand allié régional des États-Unis contre le communisme.Il meurt en poste en 1971.C'est son successeur William Tolbert que le sergent Doe renverse et assassine en 1980, avec les conséquences que l'ont n'a pas encore fini d'évaluer dans cette plaque tournante de tous les trafics en Afrique de l'Ouest \u2014 et où l'on parle maintenant de pétrole.UN CAHIER SPÉCIAL SUR UN SPECTACLE ÉQUESTRE DE CALIBRE INTERNATIONAL PRÉSENTÉ À BROMONT DU 20 AU 24 AOÛT.250 JEUNES CAVALIERS DE 10 PAYS PARTICIPERONT À CES « MINI » JEUX OLYMPIQUES EN DRESSAGE, JUMPING ET CONCOURS COMPLET.Une sortie en famille incontournable à mettre à votre agenda ! À LIRE DEMAIN DANS LE CHAMPIONNAT DES AMÉRIQUES SITE OLYMPIQUE DE BROMONT, 20-24 AOÛT 3162574A L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 1 5 A O Û T 2 0 0 3 MOND E A 1 3 Capture du chef de la Jamaah Islamiyah Israël abat un chef islamiste d'après AFP et AP ISRAËL A DÉMOLI hier la maison familiale du second kamikaze palestinien de mardi et tué un chef islamiste, après avoir démoli la maison du premier kamikaze mercredi, au lendemain du double attentat suicide qui avait fait deux morts et 12 blessés israéliens.À la suite de consultations sécuritaires tenues mercredi soir à Jérusalem par le premier ministre Ariel Sharon, Israël a décidé de geler toute avancée politique dans le processus de paix tant que l'Autorité palestinienne n'aura pas procédé au démantèlement et au désarmement de ces groupes, a indiqué la radio publique.Le ministre israélien de la Défense, Shaoul Mofaz, devait faire part de cette décision, pour l'heure non confirmée officiellement, au diplomate américain John Wolf, chargé de superviser l'application de la « feuille de route », le plan de paix international, lors d'une rencontre à Tel- Aviv.Cerné par des soldats israéliens dans une maison de Hébron, en Cisjordanie, Mohammad Sider, un chef local du Jihad islamique accusé de planifier un attentat, a été tué à la suite d'intenses échanges de tirs et de fortes explosions dues à un tir de roquette qui ont secoué le bâtiment où il était retranché, a indiqué un responsable de son mouvement.Un photographe de presse a vu les militaires sortir un corps des décombres du bâtiment de deux étages partiellement détruit par un bulldozer.Ce décès porte à 3399 le nombre de personnes tuées depuis le début de l'Intifada fin septembre 2000, dont 2561 Palestiniens et 777 Israéliens, selon un décompte de l'AFP.« C'est un crime et l'armée israélienne, ses militaires et ses colons en payeront le prix », a déclaré Bassam al-Saadi, haut responsable du Jihad pour le nord de la Cisjordanie.Mais un chef politique du mouvement radical a affirmé qu'il restait attaché à la trêve unilatérale décrétée par les mouvements palestiniens armés fin juin.« Ce qui est arrivé à Hébron est une grosse violation du cessez-le-feu.Pour le moment le Jihad y est toujours lié, mais cela ne signifie pas que nous ne nous vengerons pas de cette violation », a déclaré Mohammad Al-Hindi.« Il est certain que cette opération israélienne est une menace pour la trêve », a déclaré le ministre palestinien sans portefeuille Abdelfatah Hamayel, évoquant une opération similaire d'Israël la semaine dernière à Naplouse, au cours de laquelle quatre militants palestiniens, dont deux islamistes du Hamas, avaient été tués.Le double attentat suicide de mardi, l'un à Rosh Ha-Aïn en Israël, l'autre près de la colonie d'Ariel en Cisjordanie, avait été la riposte palestinienne à cette opération, menée par l'armée israélienne dans le camp de réfugiés d'Askar.Les deux kamikazes, âgés de 17 et 18 ans, étaient originaires du même camp de réfugiés.Mohammad Sider était impliqué dans l'attaque du 15 novembre 2002 d'un commando du Jihad qui avait fait 12 tués israéliens, dont 9 militaires et 3 colons, à Hébron, selon la radio publique israélienne.Après les attentats suicide de mardi, Israël avait aussi différé la libération de 69 détenus palestiniens.Hier, un millier d'enfants palestiniens ont défilé dans le centre de Gaza pour appeler à la libération de leurs pères emprisonnés par Israël.Les enfants de tous âges brandissaient des bougies et des portraits de leurs pères et scandaient des slogans exigeant la libération des quelque 6000 Palestiniens détenus.Israël a libéré 341 prisonniers pour montrer sa bonne volonté face à l'application de la « feuille de route ».Les Palestiniens ont qualifié cette mesure de « spectacle » et d'« opération décevante ».d'après AFP WASHINGTON \u2014 La Maison-Blanche a annoncé hier la capture d'un des principaux chefs terroristes présumés d'Asie, l'Indonésien Hambali, membre clé du réseau régional de la Jamaah Islamiyah (JI), détenu et interrogé par les autorités américaines dans un lieu tenu secret.Hambali, de son vrai nom Riduan Isamuddin, né en 1966, est l'ancien chef opérationnel de la JI et serait aussi le lien entre la JI et Al-Qaeda, l'organisation terroriste d'Oussama ben Laden.Il était activement recherché par les polices indonésienne, malaisienne, singapourienne et philippine.« Ces derniers jours, nous avons capturé un terroriste appelé Hambali, l'un des terroristes les plus dangereux au monde », a déclaré le président américain George W.Bush lors d'un discours devant des troupes américaines sur la base de Miramar, en Californie.« Il ne représente désormais plus un problème, pas plus que deux tiers des dirigeants d'Al-Qaeda » qui ont été arrêtés, a affirmé Bush, en assurant que la lutte contre le terrorisme faisait des « progrès ».« Cette capture est une nouvelle victoire importante dans la guerre mondiale contre le terrorisme et un coup dur pour l'ennemi », a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche, Scott Mc Clellan, à des journalistes à bord de l'avion présidentiel Air Force One.La Jamaah Islamiyah est tenue pour responsable de l'attentat de Bali, en Indonésie, qui a fait 202 morts en octobre 2002, et d'attaques contre des églises dans la région.Hambali est l'un des principaux suspects dans l'attentat qui a fait 12 morts à l'hôtel Marriott de Djakarta le 5 août, et il considéré comme un proche du chef opérationnel d'Al-Qaeda, Khaled Cheikh Mohammed, arrêté en mars au Pakistan.Un responsable de la Maison-Blanche a précisé que Hambali avait été capturé cette semaine en Asie du Sud-Est lors d'une opération montée avec l'aide de plusieurs pays, sans plus de précision.Selon ce responsable, Hambali est pour Al-Qaeda « le lien le plus important avec des groupes terroristes en Asie du Sud- Est », et sa capture « réduit de fait les capacités meurtrières » du réseau d'Oussama ben Laden dans la région.Hambali aurait reçu ces derniers mois « une importante somme d'argent pour un gros attentat », d'après l'administration américaine.Cet argent lui aurait été remis par un dirigeant d'Al-Qaeda au Pakistan.La JI veut imposer par la terreur un État panislamique sur une partie de l'Asie du Sud-Est.Une centaine de ses membres ont été arrêtés en Indonésie, en Malaisie, à Singapour, aux Philippines depuis 2001, ainsi que plus récemment au Cambodge et en Thaïlande.Au Pakistan entre-temps, un membre présumé d'Al- Qaeda était tué hier lors d'un siège de six heures par les forces pakistanaises d'une maison de la banlieue de Peshawar, mais les autres occupants se sont vraisemblablement échappés, selon les services de sécurité.« Des opérations de recherche ont été lancées », a indiqué un responsable sous couvert d'anonymat, alors que les forces pakistanaises affirmaient avoir cerné la villa où, selon les services de renseignements, se trouvaient plusieurs hauts responsables « étrangers » de l'organisation de l'ex-Saoudien Oussama ben Laden.Un des occupants de la maison\u2014un Libyen identifié sous le nom d'Abdul Rehman \u2014 a été tué alors qu'il sortait de la villa avec des grenades à la main, selon le responsable.Sa sortie, après plusieurs heures d'échanges de coups de feu, aurait permis la fuite de ses complices.DÉCO SOLDE ET LIQUIDATION.ON PARLE DE MILLIONS 40%À 60%DE RABAIS meubles et duos-sommeil : modèles de rayon sans suite et de fin de série Du vendredi 15 au dimanche 17 août 25 % de rabais mode sportive pour enfant Fila, Adidas, Nike et Brooks.Femme achetez un article : le 2e est à moitié prix! mode griffée et tenues jean pour jeune femme et jeune homme Achetez un article à prix ordinaire et obtenez un 2e article de même marque à 50%de rabais.Le 2e article doit être de valeur égale ou inférieure.30%de rabais tenues de nuit, peignoirs, dessous de jour et soutiens-gorge et slips mode pour femme jusqu'à 40%de rabais mode griffée sélectionnée pour femme Tailles petites et courantes.40%de rabais maillots de bain et 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Se nourrir sainement, intelligemment.Aborder la question comme ça, c'est la grande logique et c'est avec cette connaissance que les fabricants de la formule spéciale Phytobec ont mis en valeur une capsule aux composants variés et complets, oui.Quarante ingrédients bien choisis, à doses contrôlées, pour parvenir à un produit complet de qualité et cerner ainsi les besoins cachés de votre organisme.Prenez-vous en charge avec un fleuve de vitamines, minéraux et nutriments essentiels à une bonne santé.Prenez-vous en charge avec un fleuve de santé.Promotion Montréal : (514) 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Mauricie : (819) 378-7777 Estrie : (819) 823-3322 Anapharm innove dans le domaine de la recherche clinique en offrant des services de qualité tout en se souciant du confort, du respect et de la sécurité de ses volontaires.Dans la majorité des cas, les études réalisées portent sur des médicaments déjà disponibles sur le marché.Pour des renseignements additionnels, contactez 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sunnite englobant Bagdad, Falloujah (50 km à l'ouest) et Tikrit (100 km au nord), où les troupes américaines rencontrent la plus forte résistance.La résolution 1500 du Conseil de sécurité a été adoptée par 14 voix pour et une abstention, celle de la Syrie, qui a indiqué que son vote correspondait à la position arrêtée par la Ligue arabe, récemment réunie au Caire.L'établissement du Conseil de gouvernement, note le texte, constitue une « étape importante vers la formation par le peuple irakien d'un gouvernement représentatif internationalement reconnu qui exercera la souveraineté de l'Irak ».Cette précision, relèvent les diplomates, souligne a contrario le fait que que le Conseil n'est pas le gouvernement représentatif de l'Irak et un membre de la communauté internationale.Cette résolution établit également, pour une période initiale de douze mois la Mission d'assistance des Nations unies pour l'Irak (MANUI), comme l'avait demandé le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan.Elle a pour mission d'assurer les tâches de coordination humanitaire et de conseil politique avec un effectif total dépassant les 300 personnes.« Il n'y a rien dans cette résolution qui réponde aux demandes des pays qui, contactés par les États-Unis pour fournir une aide militaire à l'Irak, ont indiqué souhaiter un mandat des Nations unies », a précisé un diplomate de haut rang.Selon un porte-parole des forces britanniques en Irak, c'est « l'explosion d'un engin explosif artisanal déposé sur le bord de la route » qui a entraîné la mort d'un soldat britannique et en a blessé deux autres alors qu'ils circulaient « dans une ambulance de l'armée britannique sur une route dans les faubourgs de Bassorah ».Pour tenter de désamorcer la tension, l'armée américaine a présenté ses excuses pour la mort d'un chiite mercredi à Bagdad, au cours du premier affrontement à Sadr City, le quartier chiite de la capitale, depuis la chute du régime de Saddam Hussein en avril dernier.Un enfant avait été tué et au moins quatre autres Irakiens avaient été blessés pendant cet affrontement qui a suscité la colère des habitants de Sadr City.Ce quartier de Bagdad compte quelque deux millions de personnes, qui sont restées relativement calmes, contrairement aux régions sunnites du pays.L'Irak s'apprêterait à rouvrir ses ambassades à Washington, Londres et dans cinq pays arabes dans « les prochains jours », selon le plus haut responsable du ministère irakien des Affaires étrangères, Ghassan Hussein.Le Conseil de gouvernement transitoire irakien a présenté à la coalition américano-britannique un plan pour assurer le maintien de l'ordre à Bagdad et dans les grandes villes d'Irak, en formant 65 000 policiers et membres des forces de sécurité, selon l'un de ses membres, Mouaffak Al-Roubaï.3162743A Téhéran poursuit sa marche nucléaire LAURENT LOZANO Agence France-Presse TÉHÉRAN\u2014L'Iran poursuit sa marche nucléaire malgré une pression internationale constante en autorisant le lancement de la seconde tranche de la centrale civile de Bouchehr et en évoquant la construction d'un accélérateur de particules.Le Haut conseil de l'énergie atomique, émanation politique du gouvernement, « a autorisé l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (organe opérationnel) à prendre les mesures et à passer les contrats » pour la seconde tranche de Bouchehr (sud), a rapporté hier l'agence officielle Irna.Cette seconde tranche de la première centrale nucléaire civile iranienne en cours de construction avec l'aide des Russes sera elle aussi d'une capacité de 1000 mégawatts, a précisé le Haut conseil.« Le Haut conseil a également autorisé l'Organisation iranienne à mener les études nécessaires » pour que l'Iran atteigne l'objectif déjà annoncé d'une production totale de 7000 mégawatts (dont les 2000 de Bouchehr) d'ici à 2020, ce qui suppose la construction de nouvelles centrales.Le Haut conseil a par ailleurs évoqué pour la première fois la construction d'un accélérateur de particules.En effet, des « équipements connexes » à un tel accélérateur doivent être «complétés », dit Irna sans plus de précision.Aucun éclaircissement n'a été obtenu auprès de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique.L'Iran a donné depuis un an un coup d'accélérateur à son programme nucléaire civil pour, dit-il, satisfaire une demande énergétique croissante et prévenir un épuisement à long terme de ses considérables réserves de pétrole et de gaz.L'avancement de ce programme suscite la préoccupation de la communauté internationale, inquiète qu'il ne dissimule un plan pour se doter de la bombe atomique, ce dont l'Iran s'est toujours défendu.L'Iran est ainsi pressé de toutes parts de signer le protocole additionnel au Traité de non-prolifération (TNP), ce qui permettrait à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de procéder sans préavis à des inspections poussées des sites iraniens.Les États-Unis, qui exercent leurs pressions tous azimuts, oeuvrent à une condamnation de l'Iran par l'AIEA et à une saisine du Conseil de sécurité de l'ONU.Ils voudraient aussi obtenir de la Russie qu'elle cesse sa collaboration avec l'Iran à Bouchehr, censée entrer en service fin 2004.Le combustible de la première tranche n'a toujours pas été livré par la Russie.Concession faite à Washington, Moscou a réclamé de Téhéran des garanties qu'il lui réexpédiera bien le combustible usagé, afin que celui-ci ne soit pas utilisé à d'autres fins.Un accord est prêt de longue date, mais la signature s'en fait toujours attendre.Moscou a adopté en juillet 2002 un projet de coopération nucléaire avec Téhéran sur dix ans, incluant l'extension de Bouchehr, mais aussi la construction d'une centrale à deux réacteurs à Ahwaz (sud-ouest).Moscou a cependant souligné que seule la coopération à Bouchehr 1 avait fait l'objet d'une décision définitive.L'Iran a indéfectiblement protesté de la vocation « pacifique » de son programme nucléaire.Le chef de l'Organisation de l'énergie atomique, Gholamreza Aghazadeh, a laissé entrevoir mercredi des résultats « positifs » sur la signature par Téhéran du protocole additionnel d'ici au 8 septembre.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.TTiirraaggee dduu 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 CCoommpplléémmeennttaaiirree:: GAGNANTS LOTS Ventes totales: Prochain gros lot (appr.): TTiirraaggee dduu 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 CCoommpplléémmeennttaaiirree:: GAGNANTS LOTS Ventes totales: TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu 22000033-0088-1133 5 440000 , ,0000 $$ 5500 220055, ,7700 $$ 11 005500, ,0000 $$ 4433, ,2200 $$ 1100, ,0000 $$ 11 191 059 $ 22 $$ 22000033-0088-1133 (4444) (4444) 11 , ,0000 $$ 5500 , ,0000 $$ 550000, ,0000 $$ 5500, ,0000 $$ 55, ,0000 $$ 542 343,50 $ TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu 22000033-0088-1133 22000033-0088-1144 NNUUMMÉÉRROO 775533668855 NNUUMMÉÉRROO 445555112211 22000033-0088-1144 22000033-0088-1144 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1 5 AOÛT 2003 A1 5 ANDRÉ DESMARAIS > Pr é s i d e nt du cons e i l d'ad m i n i s t rat i o n GUY CREVIER > Pr é s i d e nt et é d i t e u r P H I L I P P E CANTIN > Vi c e - p r é s i d e nt à l ' i n f o rmat i o n et é d i t e u r ad j o i n t Un instant! a p r a t t e@l a p r e s s e .c a Le gel des tarifs d'électricité en vigueur au Québec depuis cinq ans est une aberration à laquelle il faut mettre un terme.Malheureusement, le gouvernement et Hydro-Québec ont choisi la pire manière possible, expéditive et cachottière.La Régie de l'énergie, qui a le dernier mot en la matière, devra rappeler tout ce beau monde à l'ordre.Depuis que les tarifs d'électricité sont gelés, les prix à la consommation ont augmenté de plus de 13 %.Autrement dit, en termes réels, l'électricité nous coûte aujourd'hui 13% moins cher qu'en 1998.Ce gel engendre divers effets pervers.Notamment, il menace à long terme la rentabilité d'Hydro-Québec.De plus, il encourage dans la population une culture malsaine suivant laquelle l'électricité est un bien peu coûteux, qu'on peut gaspiller sans compter.En toute logique, le prix de l'électricité devrait refléter ce qu'elle coûte à produire, à transporter et à distribuer.Ce principe avait été accepté par le précédent gouvernement, qui s'était cependant empressé d'en empêcher l'application en gelant les tarifs.Ce gel devait prendre fin au printemps 2004, et tout le monde savait qu'alors, Hydro-Québec allait demander à la Régie de lui permettre d'augmenter ses tarifs.Dans son dernier plan stratégique, Hydro-Québec avait prévu des hausses progressives de 1,5 % en 2004, 1,6% en 2005 et 2% en 2006.D'un déficit de 525 millions en 2001, Hydro-Québec Distribution devait atteindre le seuil de rentabilité en 2010.Les patrons de la société ne semblaient donc pas trop pressés.Voici que sans qu'il y ait eu de changement majeur dans le contexte économique ou énergétique, Hydro-Québec a décidé que sa division de distribution devait devenir rentable dès 2005.D'où une augmentation de 3% dès le 1er octobre, et une autre de 2,98 % le 1er avril 2004.Où est l'urgence ?Ce n'est pas clair du tout.L'explication la plus plausible, c'est que les dirigeants d'Hydro ont vu, avec l'arrivée des libéraux au pouvoir, une occasion en or d'atteindre rapidement l'objectif qu'ils s'étaient fixés.Tandis que les libéraux, désireux de soutirer de la société d'État le plus de dividendes possibles, se sont montrés particulièrement accommodants.p p p Le problème, nous l'avons dit, ce n'est pas l'objectif, c'est la manière.Les tarifs d'électricité doivent-ils augmenter graduellement au cours des prochaines années ?Oui.Doivent- ils absolument augmenter de 6% en six mois ?C'est beaucoup moins certain.La pire façon de changer l'attitude des consommateurs québécois en ce qui a trait à l'électricité, c'est de leur donner l'impression qu'on leur passe un sapin.Le ministre des Ressources naturelles, Sam Hamad, a annoncé la levée du gel des tarifs mardi après-midi par un communiqué sibyllin de deux paragraphes.Jamais auparavant, à notre connaissance, les libéraux n'avaient indiqué qu'ils comptaient remettre en question le gel des tarifs.Hydro-Québec a déposé hier une preuve de 1800 pages à la Régie, la pressant de trancher au plus tard le 12 septembre.De part et d'autre, le procédé est cavalier, sinon méprisant pour la Régie et pour les consommateurs.Si elle veut conserver quelque crédibilité, la Régie de l'énergie doit refuser de se laisser ainsi bousculer.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés Le gel des tarifs d'Hydro est une aberration.LA BOÎTE AUX LETTRES Électricité et garderies: avis partagés Injustifié ! L'AUGMENTATION des tarifs d'électricité est totalement injustifiée.Si vous lisez attentivement les statuts de cette société d'État, un de ses premiers devoirs est de produire de l'électricité pour les citoyens du Québec « au meilleur coût possible ».Le mandat d'Hydro- Québec n'est pas de remplacer le ministère du Revenu.Si le gouvernement manque de ressources financières, que Jean Charest ait le courage d'augmenter les impôts au lieu de se cacher derrière Hydro pour augmenter le fardeau des citoyens.SYLVAIN RENAUD Contribuable floué COMME CLIENT, je pourrais comprendre des arguments rationnels pour justifier une hausse de tarifs si on me présentait la situation financière de l'ensemble d'Hydro-Québec.Par contre, je me sens traité de gogo quand on me dit que le transport est déficitaire alors que les profits de l'ensemble sont faramineux.Il est évident, au départ, que l'entité qui fournit le service au client ne peut faire autrement qu'être déficitaire : c'est l'essence même de la mission d'Hydro.Comme nous ne connaissons pas comment la répartition des coûts et des revenus a été effectuée pour chacune des entités administratives, on est porté à croire qu'on nous « floue » par une répartition qui ne pouvait faire autrement que de conclure à un déficit pour l'entité du transport.LIONEL HERVIEUX Montréal, arr.Anjou Développement durable SELON MOI, le développement durable du Québec exige d'économiser des ressources naturelles et de se rapprocher le plus possible de ce que l'OCDE définit comme étant « la justesse des prix ».Plus nous dépensons d'énergie électrique à certaines périodes, dites de pointe, plus Hydro-Québec doit consentir des investissements monétaires dispendieux et ravager l'environnement.Tous les utilisateurs paient pour ces nouveaux investissements.Déjà que le prix de l'électricité n'intègre pas les dommages causés à l'environnement par les barrages hydroélectriques, petits et grands ! JEAN-PIERRE LUSIGNAN Rimouski Immature crédulité LA MAJORITÉ des gens ont voté pour Jean Charest.Ils aimaient son discours, maintes fois répété : « Nous sommes les contribuables les plus taxés en Amérique du Nord ».Aujourd'hui il faut payer cette immature crédulité.Et ce n'est pas fini.ROGER COUTURE Impôt indirect FÉLICITATIONS aux dirigeants d'Hydro et à nos nouveaux élus : ils réutilisent la technique des hausses d'impôts indirects.Et ils continuent ainsi à appauvrir davantage les classes moyenne et basse.Et ils en sont fiers ! MARC VALLÉE Baisse des tarifs LE SOI-DISANT « dividende » qu'Hydro verse au gouvernement n'est ni plus ni moins qu'une taxe additionnelle payée par l'abonné.Si Hydro-Québec fait un profit, elle devrait réduire ses tarifs, et non pas les augmenter.JEAN TURGEON Un manque flagrant de civisme mb o i s v e r@l a p r e s s e .c a Deux semaines se sont écoulées depuis que la pharmaceutique britannique Shire a annoncé abruptement la fermeture du centre de recherches Bio Chem de Laval.Une annonce qui a littéralement assommé la communauté scientifique et toute l'industrie québécoise de la biotechnologie.Une fois le premier choc passé, des gens comme Gervais Dionne, cofondateur de Biochem et ancien directeur de la recherche chez Shire-Bio Chem, mais aussi des représentants des gouvernements du Québec et d'Ottawa, ainsi que des spécialistes du capital de risque ont décidé de se retrousser les manches et de chercher des solutions pour empêcher le démantèlement de l'équipe de 120 chercheurs que comptait le prestigieux laboratoire.Parmi les avenues envisagées, la recherche d'un acheteur figure au premier rang.Est-ce qu'une grande pharmaceutique pourrait être intéressée à Bio Chem Laval ?Le laboratoire est moderne, bien équipé et son équipe de chercheurs a fait ses preuves.Il est clair cependant que, dans ce dossier, le temps est l'ennemi numéro un de tous scénarios de sauvetage.Car il ne reste que trois semaines avant que Shire n'amorce le démantèlement de son équipe basée à Laval.Une fois ce processus engagé, les chances de reconstituer cette équipe de chercheurs, que l'on a mis 15 ans à développer, se feront de plus en plus minces.Comme nous l'avons déjà écrit dans ces pages, Shire doit, à tout le moins, accepter de reporter la date de fermeture de Bio Chem Laval.En posant ce geste, elle ferait finalement preuve d'un minimum de savoir- vivre.Car si une entreprise est libre de décider comme elle l'entend de son avenir, elle a quand même une part de responsabilité sociale.Et dans la façon dont elle a conduit le dossier Bio Chem, Shire a fait fi du civisme le plus élémentaire.L'annonce de la fermeture du laboratoire de Laval est en effet tombée comme une véritable bombe.Jamais auparavant on avait eu vent d'une quelconque révision stratégique et d'ailleurs, aucun des communiqués émis par l'entreprise britannique n'en fait mention, avant le 31 juillet.Ce jour-là, en même temps que la publication de ses résultats du deuxième trimestre, Shire a annoncé la fermeture de son unité de recherche et développement située au Canada.Shire n'a même pas fait l'effort de chercher un acheteur potentiel.p p p Ce qui est finalement étonnant dans cette histoire est la rapidité avec laquelle Bio Chem Laval est devenue un actif non stratégique pour Shire.Deux ans seulement après avoir conclu l'acquisition de Bio Chem, en dépit des nombreuses promesses de maintien et de développement des activités de recherche à Laval, voilà que l'entreprise britannique n'y trouve plus aucun intérêt.Toute une volte-face quand même ! On peut également s'interroger sur les conditions posées par le gouvernement canadien avant qu'il n'accepte cette transaction.En mai 2001, Ottawa affirmait s'être assuré que cette fusion se traduirait par un avantage net pour le pays.Il s'agit d'ententes confidentielles nous dit-on aujourd'hui à Industrie Canada.À voir la façon dont Shire a cavalièrement expédié la fermeture de son laboratoire, c'est à se demander si ces ententes n'étaient pas totalement bidons.Les besoins réels ACTUELLEMENT, on constate que plusieurs familles très riches profitent du système des garderies à 5 $ alors que des familles dans le besoin n'y ont pas accès.Il faut vraiment réviser le mode de financement en tenant compte des besoins réels des familles concernées et des revenus globaux du couple.MAURICE BOUTIN Lévis Grossière erreur J'AIMERAIS donner mon opinion concernant l'augmentation du tarif pour les garderies à 5 $.Je trouve que le gouvernement Charest fait une grossière erreur.Monsieur Charest disait en entrevue avant les élections que les familles seraient au coeur de ses priorités.Mensonges, mensonges.Il ne fait que démontrer qu'il a une vision à court terme.On sait que les parents ont de moins en moins d'enfants et on se demande pourquoi.Avec ce système de garderie à 5 $, le gouvernement aurait pu aider à faire en sorte qu'il y ait plus de naissances par couple.D'une autre façon, il est très mauvais d'enlever un bonbon à un enfant (vous comprenez l'expression) et de le faire de manière aussi drastique.JOSÉE LEFEBVRE Il ne faut pas exagérer ON A DEMANDÉ aux parents de faire des enfants parce que le taux de natalité était bas.Maintenant que c'est fait, on veut hausser le prix des garderies.N'est-ce pas là un moyen pour les gouvernements de faire de l'argent encore sur le dos des contribuables ?Je suis d'accord pour que les parents paient selon leur salaire, mais il ne faut pas exagérer.CLAUDETTE BERNIER On me fait bien rire ON ME FAIT bien rire quand on parle de places à 5 $ pour tous ! Cela n'existe déjà pas, à ma connaissance.J'ai deux filles dont les enfants n'ont jamais eu droit à une place dans une telle garderie.L'une d'entre elles paie 25 $ par jour pour chacun de ses deux enfants dans une garderie privée.Même après retour d'impôt, elle paie encore 19 $ par jour pour chacun.Alors, 10 $ par jour pour elle, ce serait déjà le paradis.Il ne faut pas croire que les gens envoient leurs enfants en garderie privée par plaisir.Ils n'ont tout simplement pas le choix, qu'ils soient riches ou pauvres ! Alors, à quand un système unique et équitable pour tous ?Voilà la question ! DANIELLE GAUTHIER Des places à 5 $ pour tous, mythe ou réalité ? EN BREF ÉLECTIONS SCOLAIRES Superprocès des motards: Création d'un nouveau parti requête disponible L'ÉTONNANTE requête présentée en début de semaine au superprocès des motards accusés de meurtres était finalement disponible hier au greffe du Centre de services judiciaire Gouin.Sans qu'on puisse en dévoiler la nature pour l'instant, on peut présumer, comme l'avait noté avec insistance le juge Réjean Paul, qu'elle aura d'importantes conséquences sur le déroulement des procédures.La situation est telle que le bureau du procureurgénéral du Québec plaidera lui-même la cause.Les avocats des 12 accusés ont remis la fameuse requête au juge Paul, mardi aprèsmidi.La veille, sans en connaître tous les détails, celui-ci a ajourné le procès en indiquant au jury qu'il s'agissait d'une demande exceptionnelle et sans précédent qui exigerait plusieurs consultations.Les avocats doivent revenir devant le tribunal aujourd'hui.Mort des suites d'une chute de son balcon UN HOMME qui s'est fracturé le crâne la fin de semaine dernière en tombant d'un balcon à la suite d'une altercation a succombé à ses blessures, mardi.Le drame qui a coûté la vie à Richard Robitaille, 51 ans, est survenu vers 14 h 30 samedi sur la galerie de son appartement à Montréal-Nord.Le quinquagénaire aurait eu maille à partir avec Jean-Philippe Loiselle, son voisin d'en face, âgé de 21 ans.Une bagarre aurait alors éclaté et Robitaille serait tombé du balcon pour atterrir quelques mètres plus bas, tête première sur l'asphalte.Pendant que la victime était transportée à l'hôpital, les policiers procédaient à l'arrestation de Loiselle.Le jeune homme a été accusé hier du 27e homicide commis depuis le début de l'année sur l'île de Montréal.Incendie à la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré BEAUCOUP PLUS de peur que de mal hier à la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré.Un incendie a pris naissance en fin de journée dans l'entre-toit du deuxième pallier.Quelques heures plus tard, les pompiers étaient maîtres de la situation, les dégâts matériels semblaient limités et le nombre de blessés était nul.Il y avait beaucoup plus de fumée que de flammes : le feu aurait pris naissance dans une conduite d'aération, mais il n'a jamais pu s'attaquer aux murs intérieurs du bâtiment, pas plus qu'il n'a pu prendre racine sur les parois extérieures en pierre.Ainsi ce matin, une fois la poussière retombée, les dommages découverts ne devraient être que mineurs.\u2014Le Soleil MARIE ALLARD À TROIS mois des élections scolaires, un nouveau regroupement politique voit le jour à Montréal.Il s'agit du PARTI(CIPE), fondé par Marcellin Noël, président du comité exécutif de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), et quatre commissaires indépendants, Norma Gaona, Lyn Faust, Jacques Pelletier et Guy Vidal.« Il reviendra à nos membres, réunis en congrès d'orientation les 12 et 13 septembre, de déterminer ce que ce nom signifiera, a indiqué hier M.Noël.Est-ce que ce sera le Parti de la Coalition pour l'Innovation en Pédagogie ou le Parti des Commissaires Indépendants Pour les Écoles ?Nous déciderons parmi les propositions soumises.» Le PARTI(CIPE) compte « cerner des problématiques telles que la réforme, la langue, les immobilisations, la santé des élèves et les services aux élèves handicapés et aux élèves en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage ».Pas question d'avoir un programme en 85 points, explique M.Noël.« Nous préférons présenter nos quatre ou cinq préoccupations principales.» Le nouveau parti, qui se considère l'héritier de la coalition au pouvoir à la CSDM depuis plus de quatre ans, est fier « du bilan qu'elle s'apprête à présenter à la population ».Lors du scrutin du 16 novembre, M.Noël espère avoir des candidats dans les 21 quartiers de la CSDM.À la dernière élection scolaire, en 1998, c'est le Mouvement pour une école moderne et ouverte (MEMO) qui a été porté au pouvoir.Quelques mois plus tard, cinq de ses commissaires se sont cependant dissociés du parti, formant ensuite, avec le Regroupement scolaire confessionnel (RSC) de Michel Pallascio, une coalition majoritaire.Le MEMO est de nouveau dans la course, avec à sa tête Diane de Courcy.Le programme politique du parti, qui a été adopté le 13 juin, témoigne de « la vision systémique » qu'a le MEMO, explique sa présidente.Vingt candidats, « qui peuvent s'exprimer dans au moins sept langues, sont les parents d'un total de 38 enfants âgés de quelques semaines à 26 ans et ont une moyenne d'âge sous la barre des 40 ans », ont déjà été choisis pour représenter le parti.Votre nouvelle Toyota ne part jamais sans un plein réservoir d'essence, l'assistance routière et des tapis protecteurs.Votre concessionnaire www.acces.toyota.ca Programmes de location au détail et de financement à l'achat de Toyota Canada inc.Sur approbation de crédit par Toyota Services Financiers.u Offre de location au détail valable sur les modèles Echo berline 2003 (BT123MAA) neufs en stock.Premièremensualité de 0 $ sur tous les modèles Echo berline 2003 neufs en stock sur des termes de location de 60 mois.Dans l'éventualité qu'un client désire avoir un terme de location moindre que 60 mois, un rabais représentant le coût d'une mensualité basée sur un terme de 60 mois sera accordé.Aussi, offre de 0 $ dépôt de sécurité sur tous les modèles 2003 neufs en stock à la location.Franchise annuelle de 24 000 km.Frais de 7 ¢ du kilomètre excédentaire.Immatriculation, assurances et taxes en sus.\u2020 Crédit à l'achat équivalant à une mensualité de location, basée sur un terme de 60 mois, applicable au financement à l'achat des modèles Echo berline 2003 neufs en stock.Dans l'éventualité qu'un client désire avoir un financement autre que 60 mois, un rabais équivalant à une mensualité de location basée sur un terme de 60 mois sera accordé.L'immatriculation, les frais de transport, la préparation, l'enregistrement (y compris RDPRM), les frais d'administration, l'assurance et les taxes sont en sus.\u2020\u2020 Prix Accès pour l'Echo berline 2003 (BT123MAA) neuve en stock.Le Prix Accès indiqué dans cette publicité est en vigueur pour le mois d'août 2003 et est établi par les concessionnaires Accès Toyota pour les concessionnaires participants de la région de Montréal.L'immatriculation, les frais de transport, la préparation, l'enregistrement (y compris RDPRM), les frais d'administration, l'assurance et les taxes sont en sus.Composez le 1 888 Toyota-8 ou visitez www.acces.toyota.ca.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Cotes de consommation (ville/route) basées sur l'année-modèle 2003 pour le moteur indiqué.Le rabais aux diplômés (jusqu'à 1 000 $ de remise) peut différer selon le modèle.Photo à titre indicatif seulement.Les offres se terminent le 31 août 2003.Détails chez votre concessionnaire Toyota participant.MÊME STATIONNÉES, ELLES PARTENT VITE.Équipement de série : Moteur 16 soupapes VVT-i 1,5 litre de 108 ch.Véhicule à faibles émissions (LEV) Consommation MANUELLE: 6,6/5,1 L/100 km ville/route Direction à assistance variable Système audio 4 haut-parleurs avec lecteur CD Coussins gonflables côtés conducteur et passager avant Volant inclinable Banquette arrière divisée 60/40 Enjoliveurs de roues complets Echo be r l i n e 148$ par mois/location 60 moisu Transport et préparation inclus À partir de 14114$\u2020\u2020 148,00 $ 179,48 $ 197,68$ 2726$ 999$ 0 $ MENSUALITÉ COMPTANT 0$ 0$ 1r e mensual i t é location 60 moisu dépôt de sécuritéu crédit à l'achat équivalant à 1 mensualité de location\u2020 ou 3161362A "]
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