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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Arts + Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2003-09-06, Collections de BAnQ.

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[" Automne 2003 LES CONCERTS D'ADIEU BILLETS EN VENTE MAINTENANT En personne au Spectrum 318, rue Sainte-Catherine Ouest Sur Internet www.admission.com Par téléphone (514) 790-1245 Vendredi 19 septembre à 21 h / Samedi 20 septembre à 19 h / Lundi 22 septembre à 20 h VENEZ DANSER AUX RYTHMES DU BRÉSIL AU MÉTROPOLIS ! 135 Voir TÉLÉ-RÉALITÉ en D6 CA H I E R D | L A P R ES S E | MONTRÉAL | SA M E D I 6 S E PTEMBRE 20 03 HUGO DUMAS LA TÉLÉ-RÉALITÉ près l'énorme succès de Star Académie l'hiver dernier, il fallait s'attendre à voir éclore des émissions comme Loft Story (TQS) et Occupation double (TVA) qui, elles aussi, misent sur le voyeur qui sommeille en chacun de nous, soyons francs.Même la chaîne Musi Max saute dans le train de la télé-réalité avec sa nouvelle série sur l'extravagante Michèle Richard, qui entre en ondes mardi à 22h.Aux États-Unis, la télé-réalité a véritablement explosé à l'été 2000 avec la première mouture de Survivor sur CBS.Plus de 40 millions d'Américains suivaient religieusement les aventures des Richard, Kelly, Susan et Rudy, qui, tous les mercredis soir, survivaient tant que bien que mal, abandonnés dans leur île au large de la Malaisie.Ce qu'on oublie parfois, c'est qu'une grève des scénaristes et des acteurs menaçait à ce moment Hollywood et que les patrons des grands réseaux de télévision cherchaient des solutions pour remplir, vite fait, bien fait, leurs grilles-horaires en cas de débrayage.Ils ont allumé sur la télé-réalité : elle faisait déjà rage en Europe depuis quelques années, elle avait bien fonctionné avec Survivor et, cerise sur le sundae, elle ne nécessitait aucun comédien ni scénariste.Elle n'a plus jamais quitté l'antenne depuis.Oui, il y a bien eu Pignon sur rue à Télé-Québec, au milieu des années 90, mais il a quand même falluattendre Star Académie pour que les Québécois, trois ans après Survivor, embarquent à fond dans la télé-réalité.Pourquoi?C'est, avant tout, une question d'argent.«Pour les Américains, ça coûte moins cher de produire des reality shows que de faire des sitcoms.Ici, c'est beaucoup plus onéreux», remarque Luc Doyon, vice-président programmation et information de TQS.Le Loft Story de TQS, produit par Guy Cloutier, coûtera au moins six millions, soit environ le prixd'une série dramatiquedite lourde.En comparaison, les 10 épisodes de Lance et compte : la reconquête coûteront sept millions.Et Fortier est aussi chère que Star Académie, affirme TVA.«Une série de télé-réalité, ce n'est pas moins coûteux que de la fiction.En plus, la télé-réalité n'est plus admissible au Fonds canadien de télévision», ajoute René Bourdages, vice-président principal diffusion et exploitation du réseau TVA.Avec autant d'argent d'injecté, il faut s'assurer que le public aimera, le mot est faible, adorera, l'émission de télé-réalitéqu'on lui offre.Musique Plus a testé le marché, l'an dernier, en présentant la série Les Osbourne, un produit de la chaîne américaine MTV.Au Québec, le succès de la famille dysfonctionnelle du rockeur Ozzy et de sa femme Sharon fut quasi instantané, l'émission se classant systématiquement dans le top 3 des émissions les plus regardées de Musique Plus.Les médias d'ici ont également craqué.«Les Osbourne, c'était d'abord un phénomène médiatique américain.Nous avons acheté la série et nous l'avons traduite, dit Pierre Marchand, président et directeur général des stations Musique Plus et Musi Max.Et l'auditoire des Osbourne à Musique Plus a été très large, de 12 ans à 55 ans.» La popularité des Osbourne a inspiré la création de la série «maison» de dix épisodes sur la chanteuse Michèle Richard.Là s'arrêtent cependant les comparaisons.«C'est un vrai show, pas une pièce de théâtre.Nous avons suivi Michèle Richard dans son quotidien pendant 70 jours et nous avons thématisé chacune des émissions, explique Pierre Marchand.C'est difficile de décrocher, car nous sommes tous un peu curieux.Les gens veulent savoir comment leur voisin vit.Des mauvaises langues diront que les gens ont des vies banales et que regarder un soap ou une émission met un peu de piquant dans leur quotidien.Pour Michèle Richard, je pense que les gens se demandent : comment est-elle dans la vraie vie?» René Bourdages de TVA remarque que le terme «télé-réalité» a été galvaudé au Québec.«Pour parler de télé-réalité, il faut qu'il y ait un aspect documentaire et un aspect interactif, où le public peut laisser sa marque», explique-t-il.Selon lui, Facteur de risques, oùdes concurrents devront sesoumettre à différentes épreuves pour gagner de l'argent, ce n'est pas de la téléréalité.Star Académie, oui.Occupation double aussi.Et ce type d'émissions ne va pas tuer la production d'émissions de fiction, au contraire.«La télé-réalité a changé la façon dont on regarde la télévision.Préparez-vous: la télé-réalité, au sens pur et dur du terme, débarque en force sur nos écrans cet automne, avec ses jeunes célibataires, gars et filles, ses maisons et lofts et, surtout, ses caméras qui épient sans répit.Verreault le héros Page 3 Le calme après la tempête Page 7 Louise Marleau Jean-Nicolas Verreault h d uma s@l a p r e s s e .c a D2 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 SEPTEMBRE 2003 TÉLÉVISION l c o u s i n e@l a p r e s s e .c a Le méchant s'appelle Tony, comme Soprano, il consulte aussi une psychiatre (tout petit rôle bien joué par Marie-Thérèse Fortin, la mère de Charlotte), il est fétichiste des pieds aux ongles vernis rouges, et il a disparu.Sa maîtresse, une oie blanche jouée par Élyse Marquis, est persuadée qu'elle est le grand amour de sa vie.Elle ira consulter Jack Carter pour qu'il retrouve son amant qui est aussi son patron.Jack Carter, c'est une belle pièce d'homme interprété par Jean-Nicolas Verreault.Mari séparé, père souvent absent, mais il aime sa fille.Il aime aussi les filles et dès le premier épisode, il s'en tape une dans une piscine.Gros becs avec langue.Mioum mioum mioum.Les Aventures tumultueuses de Jack Carter, qui prennent l'affiche lundi soir à 21h à Radio- Canada tiennent de la bande dessinée, du polar série B des années 50 au cinéma américain, avec voix off qui raconte l'histoire.Ne vous attendez à aucune subtilité : nous sommes dans le style parodie, c'est parfois drôle, toujours enlevé, avec les batailles les plus réalistes de la télé québécoise.La réalisation de Louis Choquette est brillante.Il a eu 950 000 $ par épisode et n'a pas lésiné sur les effets de caméra.Les huit épisodes présentés cet automne raconteront quatre enquêtes de ce détective privé rebelle qui a quitté la police parce qu'il avait un boss imbécile, joué remarquablement par Christian Bégin.Un privé, ça n'a pas besoin de s'embarrasser de mandats de perquisition et autres accessoires de la police officielle.Ça défonce les portes, ça se pousse avec des indices, c'est libre.Un monstre d'égoïsme qui fait penser à la chanson La Désise de Daniel Boucher.Lorsque sa décapotable jaune et chromée\u2014une Pontiac Le Mans 70 \u2014 se fait touer sous les ordres de son ancien chef, il ira emprunter la Ferrari de son meilleur copain, un restaurateur joué par Denis Bernard.Qui y tient comme à la prunelle de ses yeux, mais cédera quand même à son ami Jack.Mais vous allez le trouver irrésistible.Il a un charme fou.Et il évolue dans un Montréal tellement bien filmé que vous allez aimer cette ville encore plus.Les auteurs de cette nouvelle série, la seule grande nouveauté de Radio-Canada cet automne, sont Sylvie Lussier et Pierre Poirier, de l'excellent 4 et demi, du plus ordinaire L'Auberge du chien noir et de l'abominable film L'Odyssée d'Alice Tremblay.Ils sont ici dans un nouveau genre, le policier, et le résultat est intéressant.Au début du deuxième épisode de cette première histoire intitulée Beautés italiennes, vous devinerez la fin, mais vous aurez envie de rester juste pour voir comment ils vont ficeler le tout.Le premier épisode montre leur maestria de conteurs : très vite, vous saurez exactement qui est qui dans l'histoire où toutes les filles sont belles, bien sûr.Jack Carter se laisse regarder avec bonheur.Une série policière légère, sans la noirceur de Fortier, mais avec des personnages bien campés.Et des détails délicieux : il faut voir une scène de dépeçage à la morgue s'enchaînant aussitôt avec des assiettes débordantes de bouffe au restaurant de Sam.Les noms des personnages principaux rappelleront des souvenirs aux amateurs d'histoire du Canada.Jack Carter est entouré de Samuel Champlain, Victoria Lafontaine et Joseph Papineau, le flic moron.Même le chien s'appelle Hyppolite.Un basset qui ne bouge pas plus que celui de Normand Daneau dans La Vie la vie.Jack qui ?Hein ?LE LANCEMENT de presse de Jack Carter a été un désastre : dès que la musique \u2014 de Dazmo, la boîte de Mitsou Gélinas \u2014 démarrait pour souligner une scène, on cessait d'entendre les dialogues.Quand on n'a qu'une seule série lourde à offrir aux téléspectateurs et qu'on tient à ce que les journalistes en disent du bien, on devrait s'organiser pour qu'ils entendent clairement.On n'a jamais su pourquoi c'est arrivé.Le producteur Jacques Blain et le réalisateur Louis Choquette s'arrachaient les cheveux pour tenter de rééquilibrer le son.Les journalistes se croyaient sourds.Jusqu'à ce qu'ils s'aperçoivent qu'ils étaient tous sourds.Pourquoi ne pas avoir stoppé tout de suite le visionnement et ne pas avoir envoyé des cassettes chez les chroniqueurs ?Le Québec est le seul pays du monde où on visionne en groupe.Ailleurs, les chroniqueurs reçoivent les cassettes chez eux.Pas de party, pas de lunch, pas d'invités qui rigolent et applaudissent tout le temps, histoire d'influencer la presse.Je ne pouvais pas croire qu'à la télévision, le son serait parfait.Eh bien, il l'était sur les cassettes qu'on m'a envoyées chez moi.La prière de nos cowboys LES CHEVAUX sont de grandes bêtes apeurantes qui peuvent parfois vous mordre.Je n'ai jamais pu comprendre pourquoi certains humains les aiment tant.Voilà que Cowboys au Québec, un documentaire présenté demain à 19h à Canal D, m'a séduite malgré mes appréhensions sur la plus noble conquête de l'homme.Le film commence par une prière et on voit nos cowboys se signer.Pas étonnant : le rodéo est un sport extrême et on apprendra qu'un cowboy nommé Blondin a eu le coeur littéralement brisé lorsqu'un cheval de 1200 livres est tombé sur lui.Mais ces Québécois sont des passionnés, même si les rodéos sont rares chez nous et qu'ils doivent s'expatrier dans l'Ouest ou aux États-Unis pour vivre convenablement.Ils font des prouesses insensées sur des bêtes souvent déchaînées.Et se racontent.Le thrill de conquérir un bronco déchaîné semble extraordinaire.Un sport généralement masculin, mais quelques filles s'y essaient, notamment Sophie Bergeron, la fille de Michel « le Tigre », ex-entraîneur des Nordiques.Elle attrape notamment des petits veaux et vous racontera comment elle a acheté son premier cheval à rabais.La queue coupée et les oreilles presque arrachées, comme dans la chanson.Un monde de passionnés.Ça se laisse regarder avec plaisir, surtout que les chevaux ne sont pas dans notre salon.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © Les huit épisodes des Aventures tumultueuses de Jack Carter présentés cet automne raconteront quatre enquêtes d'un détective privé rebelle (joué par Jean-Nicolas Verreault) qui a quitté la police parce qu'il avait un boss imbécile.Jack Carter : polar, bédé, bagarres et Montréal à son plus beau VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION La P'tite vie nous revient.Louise Cousineau 17:00 A- PLANÈTE POUX L'école recommence, les invasions de poux aussi.Pour tout savoir sur ces bestioles qui peuvent vivre plus de 10 000 ans et le mâle féconder 18 femelles à la queue leu leu sans reprendre son souffle.Qui dit mieux?18:30 a- LA PETITE VIE La famille Paré remet ça pour notre plus grand plaisir.Les épisodes de la première saison.20:30 r- PRESQUE CÉLÈBRE Un film fascinant et délicieux sur un adolescent engagé par le magazine Rolling Stone dans les années 70 pour faire un reportage sur un groupe rock.Voyage initiatique dans un monde parfois très dur.21:00 - LOUIS DE FUNÈS L'histoire du Français le plus drôle de sa génération, qui a commencé à prendre des cours d'art dramatique à 28 ans.Son enfance pauvre, ses débuts comme pianiste.Plein de témoignages.23:00 P- MAIGRET Bruno Cremer est l'interprète le plus plausible de Maigret.Rythme lent, pas de poursuites en voitures, pas de fling flang.Juste une bonne analyse psychologique des personnages par un homme sensible et curieux.00:00 h- TO KILL A MOCKINGBIRD Gregory Peck dans sa meilleure interprétation, celle d'Atticus Finch, un avocat du Sud au temps de la ségrégation raciale, qui enseignera une leçon de vie à ses enfants.En noir et blanc, mais ça vaut le coup. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 SEPTEMBRE 2003 D3 TÉLÉVISION Verreault le héros CHANTAL GUY collaboration spéciale « Vous attendez un beau grand blond ?me demande la serveuse du café.Il est arrivé.» Difficile de rater Jean-Nicolas Verreault quand il fait son entrée dans un lieu public, puisque les regards féminins se tournent naturellement vers lui.Il séduit tout autant les directeurs de casting, qui lui ont rapidement mis la main dessus à sa sortie de l'École nationale de théâtre en 1995.Dès lundi, ce sera tout le Québec qui se penchera sur son cas, puisque Jean-Nicolas Verreault portera sur ses épaules la télésérie de la rentrée cet automne : Les Tumultueuses Aventures de Jack Carter.On parle déjà de premier action hero de la télévision québécoise.et de futur sex-symbol.« Je ne peux pas dire que je suis stressé, mais j'ai plutôt hâte de voir la réaction du public », répond le principal intéressé quand on lui parle de l'engouement déjà palpable dans les médias pour Jack Carter.Il ne s'en fait pas trop, car il est très heureux du résultat, ce dont il ne doutait pas vraiment, tellement il a eu de plaisir à se glisser dans la peau du détective privé montréalais.À 36 ans, l'acteur réalise en fait son rêve de petit gars et il n'hésite pas à dire que le rôle de Jack Carter est le plus plaisant de sa carrière.« Sur le plateau, on avait tous 12 ans.Jack Carter, c'est du bonbon, c'est du dessert.Qu'est-ce qu'il y a de plus amusant que de retrouver le petit garçon en soi quand on travaille ?Je conduis des Ferrari, je me bats, je suis baveux.C'est un personnage que je ne pensais jamais jouer un jour au Québec.J'en rêvais, mais je ne pensais pas que ça arriverait.» Ce genre de personnage, il y en a des tas dans les productions américaines, mais Jean-Nicolas Verreault, qui pourrait aspirer à une carrière internationale avec son physique, affirme qu'il n'est pas du tout prêt à s'exiler aux États-Unis pour « laver de la vaisselle pendant deux ans en espérant des troisièmes rôles », pas plus qu'il n'a envie de travailler sur les tournages américains en sol canadien.« Quand des productions viennent ici et qu'on me propose d'aller passer des auditions pour faire deux répliques dans un film américain, je dis non.Je sais comment fonctionnent ces plateaux, et je n'ai pas le goût d'aller me faire chier avec des stars américaines qui vont me traiter comme un figurant.On a ici de très bons acteurs qui acceptent ça et qui se font traiter, excuse l'expression, comme de la marde.Ça ne m'intéresse pas.Cela dit, j'accepterais de travailler dans une autre langue ou un autre pays si on m'offre un projet qui en vaut la peine.» Fier en plus ! Le rôle de Jack Carter est un cadeau, et son enrobage l'est tout autant.C'est le tandem Sylvie Lussier et Pierre Poirier (4 et demi, L'Auberge du chien noir) qui a écrit Les Tumultueuses Aventures de Jack Carter, dont la réalisation à été confiée à Louis Choquette, le réalisateur de Tabou et 2 Frères.Pour ceux que ça pourrait inquiéter, cette télésérie policière a peu à voir avec le côté gentil de 4 et demi, assure Jack Carter luimême.« Ce serait comparer des pommes et des bananes, dit-il.En fait, la recette qui fonctionne, c'est la fraîcheur des auteurs et ce que Louis Choquette a fait du scénario.On a tous été surpris d'ailleurs, car en lisant les histoires, on se rend compte que ça aurait pu être réalisé de mille et une façons.La facture visuelle est très bédé, très cinématographique, inspirée des films les plus hot des dernières années, comme Pulp Fiction ou Snatch.Je dirais même que c'est quelque chose qu'on n'a pas encore vu à la télé québécoise.Il y a plein de références et il y en a pour tous les goûts.» Les Tumultueuses Aventures de Jack Carter, c'est une télésérie urbaine dont Montréal est le coeur \u2014Jack Carter fait référence à Jacques Cartier\u2014 dans laquelle le héros résout des enquêtes à sa façon, aidé de son vieux copain Sam (Denis Bernard), un policier retraité, et de son exfemme (Sophie Prégent), médecin légiste.Son talent rend fou de rage son ancien patron, Papineau (Christian Bégin), qu'il coiffe tout le temps au poteau.En d'autres mot, Jack Carter, c'est le meilleur détective en ville.Tumultueuse trentaine Jack Carter, c'est une surprise dans un parcours plutôt surprenant.Jean-Nicolas Verreault n'a pas longtemps manqué de boulot dans son métier, mais disons qu'il a pris son temps.Il a terminé ses études de théâtre à 27 ans et admet avoir été « un peu paresseux ».Sa feuille de route est pourtant loin d'être une suite de petits rôles.Il est devenu rapidement une tête d'affiche au cinéma, lui qui espérait participer au moins à un film dans les cinq ans suivant la fin de sa formation.Il a finalement été Marc Vandal dans La Turbulence des fluides de Manon Briand, Evian dans Maelström de Denis Villeneuve, Nose dans Hochelaga de Michel Jetté, Chose dans La Loi du cochon d'Érik Canuel et il vient de terminer L'Oeil du chat de Rudy Barrichello, aux côtés d'Isabel Richer.À la télé, on l'a vu dans L'Ombre de l'épervier, Fred-Dy, Music Hall, Tabou et Avoir su.Grand, athlétique, la petite barbe virile et le sourire en coin, l'acteur a effectivement la tête de l'emploi pour jouer les héros.Mais les héros humains, précise-t-il.« Je n'aime pas les héros qui sont parfaits.J'aime qu'ils aient des défauts, c'est plus plaisant à jouer, à approfondir.Et j'aime les héros gars qui n'ont pas peur d'être des gars, même si ça tombe parfois dans le cliché.» Jack Carter est un père un peu irresponsable, coureur de jupons, porté sur la bouteille, mais efficace au travail, malgré ses méthodes peu orthodoxes.«C'est aussi un homme de coeur, qui a un instinct très fort », ajoute Verreault.Le type même du mâle irrésistiblement imparfait.Le comédien est conscient de son physique et n'est pas du tout ennuyé lorsqu'on lui parle de son image.« C'est un métier de séduction où l'on doit savoir ce qu'on représente et ce qu'on projette.Ça s'appelle le casting.Si je ne le sais pas en partant pour une audition, ça va mal.Il faut savoir avec quoi on travaille et ne pas le nier.Ce n'est pas de la prétention, c'est la réalité.» Il n'en a pas toujours été ainsi, et c'est pourquoi vieillir est pour lui la meilleure chose qui puisse arriver à un acteur.« En sortant de l'école, je n'étais pas comme ça ; mon image s'est transformée, confie-t-il.J'étais plus mince et plus frêle, j'avais l'air d'un adolescent attardé.C'est difficile de jouer les hommes quand on a l'air d'un adolescent.Vieillir est une chose extraordinaire pour un acteur.Pour les femmes, c'est autre chose.C'est juste une affaire de rôles, car quand les hommes vieillissent, on se permet de leur donner des rôles d'hommes qui ont des conjointes plus jeunes.Je déplore ça pour les actrices, parce que je trouve qu'en vieillissant, la machine s'affine, se perfectionne, ton vécu grandit, tu as plus de références, tu peux aller puiser beaucoup plus de choses à l'intérieur de toi.» Pas si macho que ça, le Jack Carter.LES TUMULTUEUSES AVENTURES DE JACK CARTER, le lundi, 21 h, Radio-Canada Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © À 36 ans, Jean-Nicolas Verreault réalise son rêve de petit gars et n'hésite pas à dire que le rôle de Jack Carter est le plus plaisant de sa carrière.Ne manquez pas le cahier de La Rentrée culturelle aujourd'hui dans D4 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 SEPTEMBRE 2003 GÉRARD THIBAULT, 1917-2003 Une vie transformée.par hasard! ALEXANDRE VIGNEAULT LE HASARD fait parfois si bien les choses qu'il lui arrive de métamorphoser la vie des gens.Suffit d'ouvrir avec le sourire quand le destin frappe à la porte.Gérard Thibault, célèbre cabaretier de Québec mort cette semaine à l'âge vénérable de 86 ans, n'a pas manqué sa chance lorsque la providence a mis Charles Trenet sur son chemin.Un bel accident qui a longtemps profité à la vie culturelle québécoise.L'anecdote a pris des allures de légende.En février 1949, Trenet débarque à Québec après des concerts aux États-Unis.Une fois sorti de la gare, il se pointe au restaurant Chez Gérard, situé juste en face.Après avoir fait quérir le propriétaire, il demande tout bonnement s'il peut revenir y chanter.le lendemain ! Gérard Thibault a pris un risque.et sa vie a pris une nouvelle direction.« Je pense qu'au début, Gérard Thibault était avant tout un homme d'affaires, raconte Pierre Jobin, qui fut agent de Félix Leclerc.Il a acquis ses connaissances culturelles par la suite.Compte tenu de la population (de la ville), je pense qu'il a occupé une place plus importante à Québec que ses équivalents montréalais.Vous savez, on parle de cabaret, mais c'est parce que les boîtes à chansons n'existaient pas.Ce n'était pas des salles de troisième zone.» Installé confortablement dans un bungalowde Sainte-Foy, l'ancien cabaretier menait une vie tranquille depuis de nombreuses années.Son nom refaisait surface dans les médias à l'occasion, généralement quand un vétéran de la chanson française prenait son ticket pour l'éternité.Chaque fois, Gérard Thibault décrochait le téléphone et partageait ses souvenirs sur Trenet, Bécaud ou encore Pierre Roche avec les journalistes pressés.Avec lui, c'est une partie de la mémoire québécoise de la chanson qui disparaît.Homme chaleureux et accueillant, il se livrait volontiers à ceux qui s'intéressaient à son histoire.Je suis allé chez lui il y a quelques années, après avoir lu le livre où il raconte sa passionnante aventure avec la chanson française (Chez Gérard : la petite scène des grandes vedettes, un titre épuisé qu'il vaudrait la peine de rééditer).Une fois dans son bureau, situé au sous-sol, il ouvrait avec bonheur l'immense cahier à anneaux dans lequel il gardait photos, coupures de journaux, lettres et cartes postales.Des photocopies, pour la plupart.Soucieux de la préservation de la mémoire, il avait déjà légué ses archives aux autorités.« Gérard fut le premier à produire de grands artistes à Québec, avec tous les risques que cela comporte, rappelle Jean Lapointe.Produire Charles Trenet au début, ce n'était pas évident.Mais il avait le pif pour dénicher des artistes de renom.Je garde de lui le souvenir d'un homme honnête, chaleureux et courtois, mais qui ne faisait pas de cadeau.» Homme d'affaires averti, Gérard Thibault a dominé les nuits de Québec de la fin des années 40 aux années 70.Après Chez Gérard, il a ouvert pas moins de quatre établissements dont Chez Émile (où il présentait des spectacles d'humour avec Paul Berval, Dominique Michel, Denise Filiatrault et bien d'autres), À la porte Saint-Jean (lieu des spectacles à grand déploiement et parfois même sur glace !) et La Page blanche (où ont chanté Gilles Vigneault, Jean-Pierre Ferland et Claude Gauthier, par exemple).Gérard Thibault est peut-être tombé dans la chanson par accident, mais il l'a aimée passionnément.Surtout, il a aimé ceux qui la faisaient.Trenet répétait au piano dans son salon.Piaf cuisinait, paraît-il, avec sa femme et préférait dormir chez lui plutôt que de s'installer à l'hôtel.Bécaud, Maurice Chevalier et Aznavour aimaient y revenir.Gérard Thibault a emmené la chanson française dans les rues de Québec et a donné un sérieux coup de pouce à la chanson québécoise.En 1975, Luc Plamondon disait d'ailleurs du cabaret Chez Gérard qu'il était l'endroit « d'où la chanson québécoise est partie ».\u2014Avec Le Soleil Photo PC Gérard Thibault, mort mercredi à l'âge de 86 ans, se livrait volontiers à ceux qui s'intéressaient à son histoire.Il ouvrait avec bonheur l'immense cahier à anneaux dans lequel il gardait photos, coupures de journaux, lettres et cartes postales.Joyeux anniversaire Broue! 28 octobre au 1er novembre 2003 Billets en vente au théâtre (514) 286-7884 Admission - achats téléphoniques (514) 790-1245 ou au www.admission.com Groupes (514) 527-3644 à l'Olympia 1004, rue Sainte-Catherine Est, Montréal avec Michel Côté Marcel Gauthier Marc Messier une comédie de Claude Meunier Jean-Pierre Plante Francine Ruel Louis Saia Michel Côté Marcel Gauthier Marc Messier Billets en vente AUJOURD'HUI à 10h (514) 790-1245 3164440A 20 SEPTEMBRE 2003 À 19 H 25_27 SEPTEMBRE ET 1_4 OCTOBRE 2003 À 20 H AVEC ROBERT GIERLACH_FIGARO :: KAREN DRISCOLL_SUSANNA :: WENDY NIELSEN_LA CONTESSA ALMAVIVA RUSSELL BRAUN_IL CONTE ALMAVIVA :: MICHÈLE LOSIER_CHERUBINO ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN DU GRAND MONTRÉAL SOUS LA DIRECTION DE JAMES MEENA DÉCORS ET COSTUMES DE ALLEN CHARLES KLEIN :: MISE EN SCÈNE DE BERNARD UZAN BILLETS À PARTIR DE 3975 $ :: ODM 514.985.2258 :: PDA 514.842.2112 :: EXTRAITS 514.282.OPERA www.operademontreal.com Abonnements à 3, 4 ou 5 opéras à partir de 109 $ Prix spéciaux 17-30 ans ! { { NOUVELLE PRODUCTION 3165959A CONCOURS Devenez un invité de marque, grâce à La Presse.20 participants accompagnés de la personne de leur choix bénéficieront d'un traitement de faveur offert par la Compagnie Jean Duceppe, le jeudi 2 octobre prochain.En plus d'assister à la représentation de La Ménagerie de verre, nous leur offrirons un cocktail à l'entracte et nous les recevrons après le spectacle à une rencontre « en coulisse » organisée à leur intention, en compagnie des comédiens de la production.LA MÉNAGERIE DE VERRE PRÉSENTÉE AU THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE DÈS LE 10 SEPTEMBRE Coupon de participation Nommez un(e) comédien(ne) de La Ménagerie de verre Nom Prénom âge Adresse app Ville C.P.Tél.rés.( ) .Tél.trav.( ) .°Cochez si vous désirez recevoir des offres promotionnelles Pour être valide, le coupon doit être dûment rempli et reçu avant le 15 septembre 2003 à 9 h 30 à : Concours La Ménagerie de verre, C.P.1029, succ.Desjardins, Montréal, Québec, H5B 1C2.Un coupon par enveloppe.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Aucun achat requis.Ce concours s'adresse aux résidants du Québec âgés de 18 ans et plus.Les règlements du concours sont disponibles à la Compagnie Jean Duceppe.La valeur totale approximative du prix est de 1 900 $.3162653A LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 SEPTEMBRE 2003 D5 Où seront passées nos idoles?BILLET mc a s s i v i@l a p r e s s e .c a Mardi, Sainte-Julienne a perdu ses élections.L'ancien ministre de l'Éducation François Legault s'est bien efforcé de garder le sourire, mais le moral des troupes, rassemblées au quartier général du bar Le Scoop, était au plus bas.Je n'y étais pas, mais c'est tout comme.Tout ce que le Québec compte de grands médias ou presque était sur place pour rendre compte de la soirée malheureuse de cette circonscription qui s'était prise à rêver de l'élection de SON premier ministre du chant choral canadien.It wasn't to be.Audrey de Montigny, qu'un sondage donnait en tête des intentions de vote du concours Canadian Idol, a été digne dans la défaite, comme un certain Bernard Landry aux élections provinciales du printemps dernier.On ne saura probablement jamais si en coulisses, elle a parlé en mal de l'électorat manitobain, de l'animateur Ben Mulroney ou du candidat ontarien.Quant à M.Landry, le nouveau documentaire de Jean-Claude Labrecque, À hauteur d'homme, nous confirme qu'il ne porte pas tous les journalistes dans son coeur.C'est de bonne guerre.Audrey de Montigny apprendra elle aussi à se méfier de la machine médiatique qui, au gré de ses humeurs, peut s'emballer pour un artiste ou un politicien.puis le reléguer aux oubliettes du jour au lendemain.Or, Audrey de Montigny est une créature médiatique.N'eût été les médias, personne au Québec francophone n'aurait entendu parler de cette jeune chanteuse de Sainte-Julienne, classée parmi les quatre finalistes de Canadian Idol.Au début de la diffusion du concours d'amateurs à CTV, les cotes d'écoute au Québec étaient inférieures à celles de Météo Média un aprèsmidi ensoleillé.L'« effet Audrey » a cependant fait passer l'audimètre de 6000 à 500 000 téléspectateurs en un peu plus d'un mois.Instantanément ou presque, Audrey de Montigny s'est taillé une place dans le starsystem québécois (à défaut d'un star-system canadien).Les médias ont suivi épisode par épisode le success story de cette jolie chanteuse de 18 ans, hôtesse d'un bar de village de Lanaudière.Mais malgré l'enthousiasme des gens de Sainte-Julienne et les bons mots des juges de Canadian Idol \u2014 qui lui prédisent sans exception une « longue et fructueuse carrière »\u2014 qu'adviendra-t-il de cette fille timide à moyen sinon à court terme ?On me traitera une fois de plus de pisse-vinaigre, mais il est loin d'être certain qu'Audrey de Montigny sera la prochaine Céline Dion.Il est plus probable qu'on n'entende plus parler d'elle d'ici quelques années, voire quelques mois.Ainsi va le showbiz, un univers fait moins de joies que d'illusions et de déceptions.Car pour chaque Céline Dion qui fait fortune, combien de groupes rock et d'interprètes pop qui abandonnent une carrière dite prometteuse faute de ventes de disques, de chansons qui tournent à la radio ou tout simplement de chance.Je sais, je sais, c'est dommage que le talent à lui seul ne soit pas garant du succès d'un artiste.Ce n'est pas un secret non plus que pour réussir dans le showbiz, il n'est pas nécessaire d'avoir du talent.Mais ça, c'est une autre histoire.Toujours est-il que la popularité fulgurante des concours du type Star Académie ou Canadian Idol, entraînée par un tourbillon médiatique hors du commun, fait craindre le pire pour les concurrents qui y participent.Sans doute que Marie-Mai enregistrera un album de chansons de Luc Plamondon et que Wilfred travaillera avec son idole Zachary Richard.Mais tous les concurrents de Star Académie ne connaîtront pas un sort aussi enviable, malgré ce qu'en disent les gens qui produisent cette émission.Star Académie première mouture a peut-être déjà fait son temps (c'est du moins un « produit » qui ne s'exporte pas, a-t-on constaté cette semaine), Canadian Idol sans Audrey n'aura certainement plus le même attrait, et le public, sollicité de toutes parts, est sans doute déjà passé à un autre appel.Vous direz que c'est mon côté fleur bleue, mais je ne peux m'empêcher de penser à tous ces candidats qui rêvent de grandeur et qui devront vivre, plus rapidement qu'ils ne le pensent, avec le vide, l'échec et l'anonymat.A-t-on idée de ce que cela peut signifier d'être un has been de 22 ans qui a vendu 500 000 exemplaires de son premier album ?D'accord, d'accord, ils sont avertis.Pour la plupart même, majeurs, vaccinés et consentants.Mais lorsque tout est fini \u2014car oui, parfois, c'est fini (ou c'est le début.de la fin) \u2014, quand nos 15 minutes de célébrité à tous sont expirées, il reste une vie à vivre.Elle peut sembler plus difficile lorsqu'elle commence au sommet et se poursuit sur une pente descendante.Alors, la question se pose : dans deux, trois, cinq ans, où seront passées nos idoles ?Chanteront-elles au bar Le Scoop?Lanceront-elles leur propre album de chansons de Noël ?Iront-elles remplir les archives des Musicographies de Musi Max consacrées aux one hit wonders de la chanson québécoise ?J'imagine Paul Beauregard annoncer de sa voix grave : « Après la pause, Wilfred sort de l'abîme du rêve des narcotiques et des stupéfiants ».Canadian Idol, Star Académie, même Mixmania dans une certaine mesure, sont des phénomènes qui carburent à la célébrité instantanée.C'est dans l'air du temps.Cette célébrité sans effort que l'on fait miroiter à des jeunes qui n'en demandent pas tant, et à des parents qui rêvent parfois en couleur, est la plupart du temps éphémère.On le sait.Tout le monde le sait.Mais ceux qui se prennent au jeu le savent-ils vraiment ?Le père d'Audrey de Montigny croit en sa fille, ce qui est déjà une belle qualité.Il a quitté son boulot et vendu sa maison pour se consacrer pleinement à la carrière de sa fille.Souhaitons-leur bonne chance.et espérons ne jamais voir Audrey à Dollaraclip avec Louis-José Houde.CLASSIQUE Mécène Fondateur Quarante musiciens sur instruments baroques ! «.miraculeux» Claude Gingras, La Presse Ballets Royaux Jean-Féry Rebel (1666-1747) Samedi, 13 Septembre, 20h00 Salle Pierre Mercure - Centre Pierre-Péladeau Billetterie : 514-987-6919 www.admission.com Direction Hervé Niquet 3164372A La saison à Mc Gill: 400 concerts CLAUDE GINGRAS LA FACULTÉ de Musique de l'Université Mc Gill présentera cette saison encore quelque 400 concerts, dont 300 consistent en exercices publics d'élèves ou de professeurs de la maison.Le grand Orchestre symphonique des étudiants, que dirige depuis trois ans le Viennois Alexis Hauser, donnera la 4e Symphonie de Bruckner, la 5e de Beethoven, la 15e de Chostakovitch, les Pièces op.6 de Webern et le Concerto pour alto de Walton lors de cinq concerts doubles à Pollack, et couronnera sa saison avec la version originale du Klagende Lied de Mahler à l'église Saint-Jean-Baptiste le 3 avril.L'Atelier d'opéra montera deux oeuvres rarement présentées: Il Ritorno d'Ulisse in patria, de Monteverdi, et Idomeneo, de Mozart.La série des concerts publics de la CBC comprendra huit programmes dont un donné deux fois.Au menu: un trio piano-violon- violoncelle formé d'Anton Kuerti, Erica Raum et Yegor Dyachkov (ce dernier récemment nommé professeur à Mc Gill), une soirée Carnaval des animaux-Pierre et le loup avec deux narrateurs, l'Ensemble Pentaèdre et les pianistes-duettistes Morel et Nemish, des concerts avec Karina Gauvin, Suzie Le Blanc, Richard Raymond, le Quatuor Alcan, les Voix Humaines, etc.En musique contemporaine, le festival Musi Mars recevra la SMCQ et l'Ensemble de l'Orchestre du Centre National des Arts.L'Orchestre des étudiants s'y fera également entendre dans Messiaen, Rea, Hurel et Vivier.Différentes formations vocales et instrumentales de musique actuelle, de musique ancienne, de jazz, etc., compléteront la programmation dévoilée ces jours derniers en conférence de presse.On a également annoncé que le nouveau pavillon de la musique, actuellement en construction tout à côté des locaux actuels, à l'angle Sherbrooke-Aylmer, devrait être inauguré en septembre 2004.www.duceppe.com DU 10 SEPTEMBRE AU 18 OCTOBRE 3163158A HAMLET TEXTE FRANÇAIS DE MISE EN SCÈNE DE AVEC GABRIEL ARCAND + CHARLES BERLING + ISABELLE BLAIS + MARC BODNAR + CHRISTIANE COHENDY + ROLAND DEPAUW + MAURICE DESCHAMPS + CÉDRIC DORIER + RACHID HAFASSA + DENIS LAVALOU + GABRIEL SABOURIN + JEAN-MARIE WINLING une communication d'orangetango Photographie Jean-François Gratton DÈS LE 9 SEPTEMBRE 514-866-8668 www.tnm.qc.ca 3163209A D6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 SEPTEMBRE 2003 THÉÂTRE La nouvelle île de Reynald Robinson ANNE-MARIE CLOUTIER collaboration spéciale C'est à Linda Ronstadt et à sa version de Blue Bayou, écrite par Roy Orbison, que Reynald Robinson doit en bonne partie l'inspiration de sa dernière pièce, Blue Bayou, la maison de l'étalon, créée à l'été 2002 au Théâtre les Gens d'en bas et mise en scène par Éric Jean.Des mois durant, l'auteur s'est imprégné de ces accents country douloureux et sereins jusqu'à faire corps avec chaque note, chaque respiration, chaque syllabe de la chanson.Ce n'est pas une mesure d'exception, chez Reynald Robinson, mais une méthode de travail.L'Hôtel des horizons a eu sa chanson, La Salle des loisirs aussi.« Je pars avec une prémisse, un sujet que je veux traiter ; je fais ensuite des recherches pour dénicher la musique pour ma pièce, celle qui en « incarnera » le climat.Je l'écoute constamment par la suite.Ça me permet, d'une séance d'écriture à l'autre, de maintenir l'atmosphère.» Dans le cas de Blue Bayou, les personnages ont adopté la chanson thème de l'auteur.« Ils la chantent dans les moments de nostalgie, de romantisme.» « Romantisme », entendons- nous.Parce qu'ici, on ne fait vraiment pas dans la bluette.« Ça m'étonne toujours, quand on parle du côté rough de ma pièce.J'ai un tout autre point de vue.Je vois plutôt la pureté de mes personnages, même quand leur jeu devient sadique.» La cible du « sadisme» de Gabriel, de Claude et, à la limite, de Solange (Paul Savoie, Stéphane Breton, Anne-Sylvie Gosselin), c'est Renaud (Éric Paulhus).Jeune acteur, il est employé comme lecteur par Gabriel, qui lui donne son premier rendez-vous dans une écurie désaffectée (« Je suis un amoureux des chevaux, j'aime l'odeur des écuries.Le côté physique, viscéral, pas aseptisé.»).Il arrive donc, avec une valise pleine de livres, prêt à initier les trois larrons aux joies du grand théâtre.Pour toute réponse, ceux-ci feront faire au comédien un curieux \u2014 et violent\u2014 voyage initiatique qui transformera radicalement sa perception du métier.Et du monde qui l'entoure.« Renaud n'a pas encore compris son rôle d'artiste.Pas dans son corps.Il est l'opposé de Claude, qui ne saisit le monde que physiquement, par les émotions.» Comme toujours, les dialogues sont on ne peut plus réalistes.La pièce, pas forcément.« J'y ai mis plusieurs strates, que les spectateurs ne sont pas forcés de percevoir.On peut suivre l'histoire de Renaud à un premier niveau.Ou encore, découvrir en Gabriel, Claude et Solange une sorte de Trinité.Gabriel étant le Père, Solange, l'Esprit et Claude, le Fils ou, si vous préférez, l'incarnation du Père.Celui qui frappe, qui agit.» Reynald Robinson se pose une foule de questions.Sur la fonction de l'artiste : « Quand je faisais du théâtre d'intervention, dans les villages, en Gaspésie, les gens me racontaient leur histoire.J'avais l'impression de devenir un porteparole.À l'époque, je m'étais demandé si ça faisait partie de mon travail.Mais c'est une réflexion qui ne prend jamais fin.» Sur l'universalité du québécois (la langue) : « Le personnage de Solange, qui emploie constamment des expressions argotiques de films français, renvoie aussi à mes interrogations sur les limites de cette écriture-là.Devrais-je un jour écrire dans un français plus universel ?Je ne sais pas.» Sur Dieu : « Je n'y crois pas, mais je cherche quand même un sens à tout ça.En fait, je crois plutôt qu'il revient à l'homme d'inventer Dieu.L'artiste a un rôle fondamental à jouer dans ce senslà.Une certitude le guide, cependant.« Pour moi, Blue Bayou, c'est la fin d'un cycle.J'ai établi mon univers, accepté mes personnages.Ma prochaine pièce sera très différente.» Aucun doute possible, surtout que Reynald Robinson s'est récemment découvert une passion pour.le flamenco ! BLUE BAYOU, LA MAISON DE L'ÉTALON, de Reynald Robinson, est présentée au Théâtre d'Aujourd'hui du 9 septembre au 4 octobre.Reynald Robinson : un dramaturge sous influence.musicale.Blue Bayou : du romantisme et de la cruauté.TÉLÉ-RÉALITÉ Suite de la page D1 Loft Story de TQS Production : Guy Cloutier Début : le dimanche 5 octobre, à 19 h Horaire : sept jours par semaine.La quotidienne sera présentée du lundi au vendredi, à 19 h 30.Le samedi proposera les meilleurs moments à 18 h.Et le dimanche, à 19 h, ce sera le gala dominical.Concept : adapté d'un concept européen, six gars et cinq filles, tous célibataires, vivent dans un immense loft sous l'oeil des caméras.Attention : le loft n'a qu'une heure d'eau chaude par jour et n'est équipé d'aucune commodité comme un lave-vaisselle ou un sèche-linge.Disputes à l'horizon.Il y a cependant un jacuzzi.Les téléspectateurs sauvent leurs préférés.Animation : Renée-Claude Brazeau Durée : neuf semaines But : former un couple qui s'aime vraiment.Enjeu : 100 000$ en argent sonnant, plus 25 000$ de meubles pour le couple gagnant chez Germain Larivière et 10 000 $ chez Club Piscine.D'autres prix vont se rajouter.« Ça ne veut pas dire que les gens ne vont plus vouloir se faire raconter de bonnes histoires », complète René Bourdages.Partout où elles sont diffusées, du Moyen- Orient à l'Europe, en passant par le Mexique et les États-Unis, les émissions de télé-réalité bien ficelées attirent de vastes auditoires et alimentent les discussions à côté de la machine à café.« On vit dans un monde de voyeurs », note Pierre Marchand de Musique Plus et Musi Max.Pour Luc Doyon de TQS, voyeurisme ne rime pas avec piètre qualité.« Loft Story, ce n'est pas un vulgaire show de cul.Quand j'entends ça, mes oreilles deviennent droites.Dans Loft Story, nous sommes témoins de l'aventure de 11 personnes dans un loft jusqu'à ce qu'il y ait un match parfait entre un garçon et une fille.S'il y a des scènes osées, ce sera suggéré et non montré », signale-t-il.Chez TQS comme chez TVA, on confirme que les demandes ont afflué par milliers pour participer à Loft Story et à Occupation double.Le pouvoir de la télévision est immense : chacun désire avoir ses 15 minutes de gloire.Il suffit de regarder les extraits d'audition d'Occupation double pour se rendre compte à quel point les gens veulent vraiment, mais vraiment, faire de la télé.Un d'entre eux se met en bobettes de léopard, un autre gigote en s'aspergeant le torse d'eau, une des filles se met aussi à danser la samba, assez mal d'ailleurs, tout ça pour avoir son visage dans une petite boîte.L'animateur et coconcepteur d'Occupation double, Éric Salvail, offre une autre version : « Beaucoup de gens qui ont passé les auditions le faisaient parce qu'ils voulaient vraiment trouver quelqu'un (un chum ou une blonde).Mais ils savent dans quoi ils s'embarquent, c'est clair.Ils savent ce que ça donne en bout de ligne », remarque- t-il, en faisant référence à la notoriété qu'ont obtenue les 14 participants de Star Académie.Pour les producteurs, le défi des émissions comme Occupation double et Loft Story tient dans le casting.Si les participants sont bien choisis, le show décolle.S'ils sont ennuyeux, adieu les cotes d'écoute.Du côté de Radio-Canada, on refuse de faire de la télé-réalité comme Loft Story ou Occupation double, mais personne de la boîte ne nous a accordé d'entrevue afin d'en expliquer les raisons.Daniel Gourd, vice-président de la télé française, a souvent répété que les émissions réalité ne cadraient pas dans le mandat de la société d'État et Mario Clément, le directeur des programmes, donnera une conférence sur le sujet début octobre, et garde ses commentaires jusque-là.Radio- Canada s'aventure cependant dans la docu-réalité avec des séries comme École de danse ou Marché Jean-Talon.Rappelons qu'en Angleterre, la vénérable BBC, une chaîne publique comme la SRC, présente Fame Academy, une sorte de Star Académie.Aux États-Unis, il est impossible de dresser la liste de toutes les émissions de télé-réalité.Les grands réseaux (CBS, NBC et ABC) en ont tous au moins trois importantes.Et, popularité oblige, il y a maintenant les classiques.À CBS, la sixième mouture de Survivor, tournée au Panama, commence le 18 septembre.À Fox, on présente la troisième version de Temptation Island, où des couples testent la solidité de leur relation dans un décor de vacances.Chez ABC, The Bachelor entre dans sa troisième saison, NBC refait The Mole pour la troisième fois et MTV a programmé la 12e saison de son populaire Real World, l'ancêtre des reality shows, où des collégiens habitent à 10 dans un grand appartement.Le tout étant, évidemment, capté par des caméras.Rien ne se perd, tout se recrée.Photos Archives La Presse Renée-Claude Brazeau et Éric Salvail deviennent, cet automne, maîtres de cérémonie de deux émissions réalité qui ont plus d'une chose à voir l'une avec l'autre.Occupation double de TVA Production : Productions J Début : 18 septembre Horaire : les jeudis, 20 h Concept : six gars habitent dans une maison à Blainville.Six filles habitent dans une demeure voisine, près d'un lac.On met les participants en contact lors de diverses activités.On filme le tout.Les gars et les filles s'éliminent entre eux.Animation : Éric Salvail Durée : 10 semaines But : former un couple qui s'aime vraiment.Enjeu : 413 500$ en prix, dont une maison à Blainville (250 000 $), deux voitures Pontiac, des meubles et des voyages dans le Sud.L'exemple de Joe Schmo : contrer la télé-réalité HUGO DUMAS ASSEZ, C'EST assez.Les Américains ont été tellement gavés de télé- réalité qu'ils ont décidé de s'en moquer.par la télé-réalité.C'est ce qui produit dans Joe Schmo, une production de la chaîne Spike TV, anciennement TNN, qui est entrée en ondes aux États-Unis mardi soir.Comme la plupart des classiques de la télé-réalité, Joe Schmo réunit neuf inconnus dans une maison.Chacun est un stéréotype sur deux pattes : la vierge, le collégien, la gosse de riche, le trou de cul, le retraité expérimenté, le gai, le manipulateur, la potineuse, vous voyez le genre.Et il y a le bon gars, un peu naïf, sans défense, bref, le Joe Schmo du groupe.Il s'appelle Matt Kennedy Gould et livre des pizzas pour gagner sa vie.Originaire de Pittsburgh, Matt pense qu'il participe à une émission intitulée Lap of Luxury, dont les participants vivent dans un chic manoir sous l'oeil des caméras, jusqu'à ce qu'on les retourne dans leur vie minable.C'est, du moins, ce que les producteurs lui ont fait croire.Il n'a aucune idée que ses huit colocataires sont en fait.des acteurs payés par les producteurs de Joe Schmo pour le faire craquer.Le but de l'émission est donc de découvrir à quel moment Matt (alias Joe Schmo) se rendra compte qu'il est victime d'une arnaque géante.Au départ, il n'en a aucune idée.Il ne rechigne pas quand on lui demande de parader en sousvêtements féminins.Il accepte de participer à un concours d'immunité où les participants doivent garder leurs mains sur une prostituée le plus longtemps possible.Imaginez: Matt ne sourcille même pas quand le premier candidat éliminé du groupe, le Noir, est tout simplement jeté par la fenêtre.Matt gobe tout et exécute toutes sortes de niaiseries devant les caméras.Il croit dur comme fer être dans une vraie émission de téléréalité et essaie de jouer au leader du groupe, ce qui ne fonctionne pas du tout.Il demande même que ses colocataires l'appellent, pour être cool, Matt Man.On a pitié de lui.Mais pas ses colocs, semble-til.Les journaux américains rapportent que les huit comédiens qui cohabitent avec Matt (qui, eux, ont été mis au parfum de l'astuce dès le début) sont excellents et ne sortent jamais de leur rôle.Le principe de Joe Schmo est cruel.Trop cruel même pour être réel, affirme le New York Times, qui se demande si, finalement, la blague n'aurait pas été faite au détriment des huit comédiens de Joe Schmo.En effet : jusqu'où sont-ils prêts à aller pour tourmenter le pauvre Matt sans défense ?Et auront- ils un jour pitié de lui ?Ça pourrait être intéressant de filmer le tout. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 SEPTEMBRE 2003 D7 LOUISE MARLEAU Le calme après la tempête L'actrice incarnera Amanda dans La Ménagerie de verre de Tennessee Williams au Théâtre Jean-Duceppe ÈVE DUMAS En novembre 2002, à la veille des Monologues du vagin, Nathalie Petrowski rencontrait une Louise Marleau rebelle et avide de changement.Son article nous laissait sur une pancarte à vendre, celle de la maison où l'actrice vivait depuis 30 ans.Moins d'un an plus tard, malgré l'imminence d'une première chez Duceppe, Louise Marleau est sereine et harmonieuse dans son (magnifique) nouvel appartement du Vieux-Montréal.« Je suis fière d'avoir tourné la page.J'étais très tournée vers le passé.On m'avait dit : Tant que tu resteras dans cette maison, tu attendras toujours quelqu'un.C'était vrai.Dans cette maison, j'ai élevé ma fille, il y avait toujours plein de monde, ses amis venaient.On faisait des soupers.» La fille a grandi \u2014 elle entreprend des études postdoctorales à Toronto \u2014 puis la maison s'est vidée de ces tourbillons de vie pour se remplir de souvenirs et de fantômes.Si elle s'est arrachée à la nostalgie dans son quotidien, Louise Marleau la retrouve à la scène, dans La Ménagerie de verre de Tennessee Williams, qu'elle s'apprête à jouer sous la direction de Françoise Faucher, aux côtés d'Evelyne Rompré, de David Savard et de Sébastien Delorme.L'actrice n'en est pas à sa première fréquentation de l'univers du grand dramaturge américain.Elle a joué dans Soudain l'été dernier (1976), Pièce à deux (1978) et La Descente d'Orphée (1992).En 1978, celle qui jouait Claire dans la version française de The Two-Character Play, présentée en première mondiale, avait même rencontré son créateur.Il lui aurait dit qu'elle devait absolument jouer Blanche Du Bois.Mais le Tramway est passé sans que la belle n'ait la chance d'y monter.Qu'à cela ne tienne, elle interprète aujourd'hui Amanda.« C'est une sorte de Blanche Du- Bois.Elle embellit tout, puisqu'elle vit dans une misère noire.C'est une femme extrêmement légère, une espèce d'oiseau qui s'invente un monde et qui vit dans le passé, qu'elle embellit sans doute aussi.Amanda, c'est un peu moi, dans l'amour qu'elle porte à ses enfants, mais c'est aussi ma mère.Je me sens comme un anneau entre ma mère et ma fille dans ce rôle-là.C'est de l'ordre de la filiation.» C'est elle qui a voulu jouer ce rôle et qui a suggéré à la Compagnie Jean Duceppe de reprendre la pièce, déjà montée plusieurs fois au Québec.L'ambitieuse et volontaire comédienne n'est pas de nature à attendre sagement qu'on la cueille.Certains des plus beaux rôles qu'elle a défendus sont ceux pour lesquelles elle s'était proposée, dont Les Liaisons dangereuses au TNM, en 1989, Duo pour une soliste (jouée deux fois, en 1988-1989 puis en 1995, au Café de la Place devenu Cinquième Salle) et Mademoiselle Julie au Café de la Place, en 1984.« Ce sont pas mal les canons de ma carrière », affirme Louise Marleau.En revanche, elle dit ne pas savoir lire un scénario de film.« Je me suis plantée souvent au cinéma.J'ai des revanches à prendre de ce côté-là.J'aimerais avoir la satisfaction de faire au moins un film dans lequel j'aurai eu l'impression de me dépasser.Pour ça, je crois qu'il faudrait que je participe à une écriture et que je trouve vraiment le bon metteur en scène.» L'actrice souhaite atteindre son objectif au cours des trois prochaines années, qui seront fort chargées pour elle.Elle tournera 81 émissions d'une heure du nouveau téléroman de Victor Lévy-Beaulieu, Le Bleu du ciel, qui doit être diffusé à Radio-Canada au retour des Fêtes.« Puisque je vais déjà travailler fort pendant trois ans sur ce téléroman, aussi bien y aller à fond.J'aurai le temps de me reposer après.» Il y a quelques semaines, dans La Presse, Louise Cousineau a décrit son personnage, Désirée, comme une « chipie finie ».Mme Marleau nuance : « C'est une femme brisée, qui vient de perdre son mari qu'elle adorait dans un accident de voiture.Elle est un peu revêche au début, elle dit ce qu'elle pense et elle a un humour vitriolique.Mais ce n'est pas une mauvaise personne.» L'interprète est toujours pleine de tendresse pour ses personnages et retient son jugement au profit d'une meilleure compréhension de « l'autre » qu'elle doit incarner.Quelle personnalité publique n'a jamais connu les affres du jugement?«Il fut un temps où je n'étais vraiment pas une actrice de première.Le jugement me paralysait.» Mais une parole du comédien Jean-François Casabonne, avec qui elle jouait dans Partage de midi, de Paul Claudel, en 1997, avait beaucoup amélioré son sort.« Il m'avait dit : Le trac, c'est de l'orgueil.Cette phrase m'avait frappée.Pour Callas (Les Leçons de Maria Callas, quasi-solo pendant lequel elle était sur scène pendant deux heures et demie), j'étais angoissée devant l'ampleur technique de la tâche.J'avais peur d'oublier mon texte.Mais autrement, je pense que j'ai moins le trac aujourd'hui.» On sent que Louise Marleau sera en pleine possession de ses moyens pour la première (médiatique) de La Ménagerie de verre, qui aura lieu vendredi prochain au Théâtre Jean- Duceppe.« C'est une pièce qui fait ressortir tout ce qu'il y a de beau et de romantique en moi.» Avec un peu de chance, elle aura le même effet sur le public.LA MÉNAGERIE DE VERRE, de Tennessee Williams, est présentée au Théâtre Jean-Duceppe du 10 septembre au 18 octobre.Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse© Louise Marleau jouera dans La Ménagerie de verre , de Tennessee Williams, sous la direction de Françoise Faucher, aux côtés d'Evelyne Rompré, de David Savard et de Sébastien Delorme, au Théâtre Jean-Duceppe.Saviez-vous que la Place des Arts compte quatre compagnies résidentes ?L'Orchestre symphonique de Montréal a vu le jour en 1934.Il fut la première compagnie à s'installer à la Place des Arts.Créés en 1957, c'est en 1964 que les Grands Ballets Canadiens deviennent compagnie résidente de la Place des Arts.La Compagnie Jean Duceppe a donné son nom à la salle qui était connue, jusqu'en 1973, comme Théâtre Port-Royal.Dès sa création, en 1980, l'Opéra de Montréal choisit la Place des Arts comme lieu de résidence.Saviez-vous que ?3165407A Découvrez la maaggiiee dduu ccrrééaatteeuurr ddee CCHHIICCAAGGOO Pour la première f o is à Mont réal 2 3 - 28 s e p temb r e Mat i nées same d i et dimanche Billets : Place des Arts 842-2112 Admission 790-1245 3165042A Abonnez-vous ! À PARTIR DU 30 SEPTEMBRE 2003 Quatuor de Ronald Harwood traduction Pierre-Yves Lemieux mise en scène Philippe Soldevila avec Patricia Nolin, Gilles Pelletier, Lénie Scoffié et Raymond Cloutier Décors Jean Bard Costumes François Barbeau Lumières Étienne Boucher (514) 844-1793 www.rideauvert.qc.ca 3166991A D8 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 SEPTEMBRE 2003 THÉÂTRE Le menteur qui vient de loin ÈVE DUMAS Le dernier passage du conteur français Yannick Jaulin restera sans doute gravé à tout jamais sur le disque dur des Montréalais qui, comme lui, n'avaient « pas fermé l'oeil de la nuit ».Son spectacle était à lui seul mémorable, certes, mais les circonstances entourant sa présentation au Quat'Sous l'étaient plus encore : la première avait eu lieu un certain 11 septembre 2001.Celle de Menteur se tiendra le 9.« Wajdi (Mouawad) m'a envoyé un grand mail me disant : Cette année pas d'avions dans les gratte-ciel s'il vous plaît.J'veux pas d'ennuis.Ça restera un souvenir absolument incroyable.Il y avait quelque chose à Montréal, une atmosphère plombée.Je ne sais pas si c'était pareil en Europe, mais c'était vraiment fort.J'avais l'impression d'avoir un cimetière bien garni quoi.» Pour ceux qui n'y étaient pas, il faut préciser que J'ai pas fermé l'oeil de la nuit racontait les plus invraisemblables histoires de morts.Malgré les tragiques circonstances qui entouraient sa présentation (et sans doute pour mieux nous les faire assimiler), le conteur-collectionneur dansait parmi ses tombes en toute délicatesse.Jaulin jonglait déjà avec un sujet tabou.Il poussait la témérité encore plus loin en choisissant de monter sur scène après le carnage que l'on sait.Malgré les récentes preuves du contraire, la bonté fondamentale de l'être humain existe, selon le conteur.« Je suis un pessimiste-optimiste.Dans le fond, je suis peutêtre pessimiste, mais dans le traitement des choses, j'essaie de le faire avec un peu de légèreté, parce que j'aime les gens.Même dans les gens tordus, il y a souvent une belle humanité.Je ne pourrais pas traiter ça d'une manière aussi violente qu'un Wajdi par exemple, qui n'a pas les mêmes traumatismes que moi.Mais malgré nos différences, on a un fond commun.» Yannick Jaulin travaille depuis longtemps sur ces fonds communs.« Ce qui me semble intéressant dans le conte, c'est sa manière de renouveler quelque chose de très universel dans l'inconscient de notre humanité.On n'a pas changé beaucoup depuis deux, trois mille ans quand même.On a l'impression que le conte porte des logiciels de vie, des choses qui sont des cheminements de l'humanité depuis le début des temps.Je me dis qu'on va apprendre à s'en servir.« Le conte, qui est loin de la tragédie, devrait et pourrait être un ressourcement du théâtre, parce qu'il a à la fois cette légèreté et cette profondeur.Il manie les grands symboles de l'humanité et en même temps, il le fait aussi pour détendre.Mais c'est une discipline qui n'est pas encore très inventive et très brillante, sur le plan de sa pratique artistique.Le prétexte, qui est de se retrouver avec un petit nombre de gens, avec des belles histoires, occulte parfois la nécessité de réécrire des histoires pour aujourd'hui et de trouver des formes nouvelles.» Le Vendéen fait sa part pour le renouvellement du conte.Il y va même d'un passage « rappé » dans Menteur, nouveau solo (avec musicien) traitant de ces affabulations qui nous aident à vivre, élaboré en résidence à Angoulême et à Châteauroux.« J'avais envie de travailler sur les illusions, sur les mirages, sur tout ce qui fait que les gens avancent dans une vie et se donnent de la force.Les mensonges qu'on se fait à soi, qu'on fait aux autres et les beaux mensonges aussi, parce que je crois que sur scène, quand on fait du spectacle, c'est le seul endroit où le mensonge n'est pas là pour faire du mal, mais pour donner de la vie.» Il rappelle que l'étymologie du mot « mensonge » nous renvoie au latin mentis : esprit, intelligence.« La première définition du mot mentir, c'est l'imagination.C'est vrai que de tout temps, l'humain a été obligé de mentir.Pour penser à demain, il faut bien l'imaginer.Pour se protéger contre la dureté du monde, il faut mentir.On ne peut pas toujours dire la vérité toute brute aux gens.» Sa collection de bobards comprend le récit d'un homme qui a tué pendant la guerre d'Algérie et qui après n'en reparle plus jamais, pour mieux bâtir sa vie sur un mensonge social.Dans un autre registre, le conteur s'inspire du témoignage d'une gamine.« Pendant une semaine, elle était venue voir mes veillées presque tous les soirs.À la fin, elle m'avait envoyé trois lettres où elle racontait qu'elle avait passé l'enfance à s'enfermer dans une chambre à s'inventer des mondes.La télévision était sa plate-forme vers le monde réel.Et un jour elle a réussi à dire au revoir à ses personnages de fiction pour arriver à se mettre dans le vrai monde.» Les histoires sont parvenues au conteur par voie tant orale qu'écrite.« On a fait des appels par la presse locale.Sur le sujet des mensonges, c'était plus délicat encore que sur la mort.En ville, il n'y a pas de problème, on est dans l'anonymat.Mais dans un village.Il y a un soir, je voyais tous les gens qui ricanaient pendant que je racontais une histoire.En fait, j'ai su après que c'était parce que la femme du menteur était dans la salle.» Les Québécois devraient pouvoir un jour participer à la matière d'un des prochains spectacles de Yannick Jaulin, qui fera un travail de collectage intercontinental, au Québec et en France, pour un solo sur le thème « Est-ce qu'on sait vivre ?».Mais avant, il travaillera sur un conte musical intitulé Plus loin à l'est, c'est l'Ouest et décrit comme un deuxième volet de Menteur.«Ce sera une espèce de parallèle entre deux voyages, celui fait il y a 400 ans par les premiers peuplements acadiens et un autre, qui part aujourd'hui.Il y a 400 ans, on parlait de rêves collectifs.Aujourd'hui, on parlerait de rêves solitaires.On veut bien refaire le monde, mais seul, rien que pour ma boule quoi ! » MENTEUR, de Yannick Jaulin, est présenté au Théâtre de Quat'Sous du 9 au 20 septembre « Je crois que sur scène, quand on fait du spectacle, c'est le seul endroit où le mensonge n'est pas là pour faire du mal, mais pour donner de Le menteur Yannick Jaulin sévira à Montréal le 9 septembre.la vie.» photographe : Maxime Côté Avec Janine Sutto, Catherine Bégin, Jean Maheux une comédie écrite et mise en scène par Pierre-Olivier Scotto et Martine Feldmann direction Jean-Bernard Hébert concepteurs : Mario Bouchard, Étienne Boucher, David Ouellet, Johanne Amyot MD PRÉSENTE À LA SALLE ROLLAND-BRUNELLE Du 4 septembre au 27 septembre 03 les jeudis et vendredis à 20h et les samedis à 16 h et 20 h www.ccultjoliette.qc.ca FORFAITS SOUPER-SPECTACLE DISPONIBLES Billets en vente maintenant Achats téléphoniques (450) 759-6202 Les Productions Jean-Bernard Hébert Inc.Une comédie céleste ! 3165172A 3159958A LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 SEPTEMBRE 2003 D9 Automne 2003 NOUVELLE SÉRIE DE SPECTACLES EN VENTE AUJOURD'HUI À MIDI ! Pour recevoir CHEZ VOUS toute l'information concernant les PRIMEURS du Jazz à l'année et avoir accès à des billets en PRÉVENTE EXCLUSIVE, inscrivez-vous GRATUITEMENT à l'infolettre à l'adresse suivante : WWW.MONTREALJAZZFEST.COM Patrimoine canadien Canadian Heritage ACHETEZ VOS BILLETS En personne au Spectrum 318, rue Sainte-Catherine Ouest et aux salles où les spectacles sont présentés Sur Internet www.admission.com À la Place des Arts www.pda.qc.ca / (514) 842-2112 Par téléphone (514) 790-1245 SUSHEELA RAMAN Samedi 20 septembre, 20 h 30 Spectrum Entrelaspiritualité et la sensualité DANIEL LESSARD ET SON BARÔCCO QUINTETTE Lundi 29 septembre, 21 h Savoy du Métropolis GOTAN PROJECT Dimanche 26 et lundi 27 octobre, 20 h Spectrum MICHEL CUSSON Vendredi 31 octobre et samedi 1er novembre, 20 h Théâtre Outremont Les grandes musiquesde Michel Cusson : Un Homme et son péché et plus.10 musiciens sur scène MICHAEL BUBLÉ Lundi 17 et mardi 18 novembre, 20 h Métropolis Un crooner dans la lignée des Sinatra, Bennett et Martin RAVI ET ANOUSHKA SHANKAR Vendredi 3 octobre, 20 h Salle Wilfrid-Pelletier, PdA CAROLE THERRIEN ORACLE Samedi 4 octobre, 20 h Gesù, Centre de créativité JAY-JAY JOHANSON Samedi 4 octobre, 20 h 30 Spectrum OMAR SOSA OCTET Mercredi 8 octobre, 20 h Spectrum YVES LÉVEILLÉ SEXTETTE Mercredi 15 octobre, 21 h Savoy du Métropolis Sa nouvelle parution : Quantique BRAD MEHLDAU TRIO Samedi 25 octobre, 20 h Spectrum Le trio jazz de l'heure, l'émotion, la virtuosité et l'audace DINO SALUZZI TRIO Jeudi 30 octobre, 20 h Théâtre Outremont Le successeur d'Astor Piazolla Grand cabaret (places assises) JESSE COOK Mercredi 19 novembre, 20 h Spectrum Pour les amateurs de fl amenco TORD GUSTAVSEN TRIO Vendredi 21 novembre 19 h et 21 h 30 Studio-théâtre, PdA Découverte du Festival 2003, un trio norvégien magique, un romantisme fou ! GODS OF TASTE Vendredi 21 novembre, 22 h Savoy du Métropolis influences latines et parfums du moyen-orient BRUCE COCKBURN Vendredi 28 novembre, 20 h Théâtre Outremont Un auteur-compositeur canadien des plus influents FRANÇOIS RICHARD QUARTETTE « LABYRINTHE » Vendredi 12 décembre, 20 h Gesù, Centre de créativité Virtuose de la flûte traversière PACO DE LUCIA ET SES MUSICIENS Vendredi 13 février, 20 h Salle Wilfrid-Pelletier, PdA «LA»star du flamenco RENSEIGNEMENTS : (514) 871-1881 1 888 515-0515 MONTREALJAZZFEST.COM Le jazz cubain dans toute sa spiritualité L'électroclashàson meilleur !Le Norvégien revisite son répertoire en formation électronique ! nous interprète son plus récent cd oracle et quelques titresinédits Les maîtres du sitar enfin à Montréal ! Une écriture musicale épurée, un résultatdes plus inspirés De retour après leur triomphe au Festival de Jazz ! UN AVA NT-GOÛT DE LA SÉRIE HIVER 2004, BILLETS EN VENTE MAINTENANT ! 10 septembre à 20 h MERCREDI PROCHAIN ! DERNIÈRE MINUTE :SPECTACLE DÉMÉNAGÉ AU MÉTROPOLIS !700 NOUVEAUX BILLETS EN VENTE MAINTENANT ! FORFAIT LES TROIS TRIOS EN VENTE AU SPECTRUM 3167220A D9 Les morts font la fête avec les vivants au gré de l'imagination débridée de Philippe Avron dans Le Fantôme de Shakespeare.THÉÂTRE Un fantôme bien vivant ÈVE DUMAS DEPUIS SA découverte de l'Amérique francophone avec Ma cour d'honneur, présenté à Ottawa en 1998, puis sa conquête du Québec avec Je suis un saumon, Philippe Avron s'est attiré un bassin de fervents disciples.Le Fantôme de Shakespeare contient les mêmes ingrédients miracle que les solos précédents : humour, finesse et intelligence.Les spectacles de Philippe Avron résistent à la description classique et linéaire.Ils sont célébration de l'art, de la vie et de l'esprit.S'y mélangent réflexions, souvenirs et références qui, presque toujours, à mesure que l'enthousiasme de l'artiste s'intensifie, culminent en un délirant chaos entraînant le spectateur dans les hautes sphères de la culture et de la pensée françaises.Pour apprécier Le Fantôme de Shakespeare à sa juste valeur, par exemple, mieux vaut connaître un peu les grands de la scène hexagonale que sont (ou qu'ont été) Ariane Mnouchkine, Philippe Caubère, Peter Brook, Raymond Devos, Jean Vilar, Jacques Lecoq ; puis du côté de la fière Albion : Francis Bacon, Arthur John Gielgud, etc.Or, la figure centrale du sixième one man show de l'acteur demeure le grand William Shakespeare.Comme l'indique le titre, sa nature spectrale le rend présent et absent à la fois.Avron lui donne une voix, mais celle-ci, évanescente, se tait régulièrement pour céder la parole au « gamin éternel ».Il replonge dans les souvenirs de ses 19 ans, tandis qu'il « faisait la brique » chez Lecoq, redonne vie à son prof de philo, convie toute une foule venue célébrer avec nous le théâtre et ses nombreux revenants.Sur la scène, les morts font la fête avec les vivants.Même les objets \u2014 l'épée d'Hamlet et le trône du roi Lear\u2014 s'expriment librement dans cet hommage à l'imagination débridée.S'il n'y a plus de fantômes, de greniers sans électricité ni d'armoires qui craquent pour se faire «des peurs ensemble », le théâtre est toujours là pour nous aider à affronter nos angoisses tout seuls.LE FANTÔME DE SHAKESPEARE, écrit et interprété par Philippe Avron.Musique : Jean-Jacques Lemêtre.Lumière : André Diot.Au Théâtre Denise-Pelletier jusqu'à ce soir et du 10 au 13 septembre au Périscope, à Québec.Patrimoine canadien Canadian Heritage ACHETEZ VOS BILLETS En personne au Spectrum 318, rue Sainte-Catherine Ouest Sur Internet www.admission.com Par téléphone (514) 790-1245 RENSEIGNEMENTS : (514) 871-1881 1 888 515-0515 MONTREALJAZZFEST.COM Automne 2003 billets en vente maintenant ! VENDREDI 19 SEPTEMBRE, 21 h SAMEDI 20 SEPTEMBRE, 19 h LUNDI 22 SEPTEMBRE, 20 h AU MÉTROPOLIS, Formule cabaret (places assises) 59, RUE SAINTE-CATHERINE EST VENEZ DANSER AUXRYTHMES DU BRÉSIL ! 10 septembre à 20 h MERCREDI PROCHAIN ! DERNIÈRE MINUTE :SPECTACLE DÉMÉNAGÉ AU MÉTROPOLIS !700 NOUVEAUX BILLETS EN VENTE MAINTENANT ! Les concerts d'adieu Tr ois soirs seulement ! 3167219A D1 0 LA PRESSE MONTREAL SAMEDI 6 SEPTEMBRE 2003 DISQUES Mary a un je-ne-sais-quoi SOUL FFF1.2 Mary J.Blige Love & Life Geffen / Universal ONZE ANS apres avoir fait equipe avec Sean P.Diddy Combs (qui s'appelait Sean Puffy Combs a l'epoque), Mary J.Blige a renoue avec son ancien mentor et enregistre avec lui la quasi-totalite de Love & Life.Elle a pris du galon depuis What's the 411 ?et My Life, les deux albums a succes qui en ont fait la veritable reine du hip-hop soul.Couverte de gloire et de bijoux, la chanteuse n'a plus la rage au coeur, mais elle insiste pour se montrer telle quelle.Quitte a etre moins interessante.Mary J.Blige a moins de raisons qu'avant de mettre son poing sur la table.Sa serenite n'est pas toute recente comme l'annoncait le titre de son dernier disque, No More Drama.Elle poursuit plutot sa longue quete d'estime de soi .elle parle de reussite spirituelle ., ce qui incite plusieurs chroniqueurs americains a la comparer a Oprah Winfrey.La vie est un periple et durant ce periple, j'apprends a m'aimer , dit-elle dans Free.En apprenant a s'accepter, la diva de la soul urbaine a aussi appris a apprecier le confort.Elle ne cherche plus a defoncer des portes qu'elle sait ouvertes.Son authenticite ne peut etre mise en doute, meme si ca donne un disque moins captivant.Une bonne partie des titres de Love & Life sont des chansons d'amour assez peu inventives, decorees par des choeurs moelleux.Des morceaux legerement au-dessus de la moyenne, parfois dynamises par les participations de 50 Cent, Jay Z, Method Man, Eve et P.Diddy.Willing And Waiting, qui comporte des extraits de When Love Calls d'Atlantic Star, se revele quand meme une tres bonne chanson pop au parfum agreablement suranne.Let Me Be The 1 se demarque aussi du lot.Surtout, Love & Life ne manque pas d'emotion.Mary J.Blige a un je-ne-sais-quoi de convaincant, de juste, d'emouvant.Elle pleure magnifiquement sur Special Part Of Me et meme sur Friends, ou elle fait concurrence a des arrangements un peu envahissants.La reine autoproclamee, et maintenant confirmee, du hip-hop soul ne surprend pas, mais elle touche.Puisque le DVD est en train de devenir l'une des armes de predilection de l'industrie pour convaincre les fans d'acheter des disques, il existe une edition speciale de Love & Life augmentee d'un cede video.Il s'agit ni plus ni moins d'un making of de l'album, assez peu interessant en general.sauf pour la prise de bec entre Mary J.Blige et P.Diddy.La diva grimpe dans les rideaux en clamant que tout ce qu'elle aime du disque a disparu au mixage pendant que le realisateur essaie de lui expliquer qu'il lui fait ecouter differentes versions des chansons justement pour savoir celles qu'elle prefere ! Une fois tout le monde reconcilie et le disque termine, elle reprend son jet prive et rentre a la maison.L'authenticite, dans le cas d'une diva de la pop, c'est aussi afficher son train de vie de superstar.Alexandre Vigneault ROCK FFFF Kings of Leon Youth & Young Manhood RCA/BMG Quelle famille ! BIEN SUR, la petite hist o i re de s Ki n gs o f Leon est dig n e d ' u n film: trois freres, tous ages de 16 a 23 ans, fils de pasteur en plus, qui recrutent un cousin au passage et qui decident de sortir de l'eglise pour prendre la route du rock'n'roll.Ils lancent un mini a partir de leur local poussiereux de Nashville et, surprise, se retrouvent a la une des magazines, en plus de recolter les eloges d'un peu tout le monde, incluant Noel Gallagher d'Oasis, qui les honorera du titre combien precieux de My new fucking favorite band dans la presse britannique.On dirait de la fiction ?Peut-etre, mais c'est pourtant la realite des Kings of Leon, ce jeune quatuor qui vient deja de devancer les Yeah Yeah Yeahs au fil d'arrivee du marathon de la next big thing.Ce Youth & Young Manhood, leur premier, a la qualite de ne pas decevoir.On nous les promettait energiques, contagieux et respectueux des peres fondateurs.Ils sont tout cela, et meme plus.Des la premiere ecoute, le moindre riff resonne, les refrains accrochent, et la voix ecorchee du chanteur Caleb Followill (qui rappelle parfois Bon Scott, surtout sur l'enivrante Spiral Staircase) nous donne le gout de garder la bouteille de Southern Comfort devissee jusqu'au petit matin.On pourrait passer des heures a jouer le jeu souvent inutile des comparaisons, a trouver qu'ils doivent tout a Lynyrd Skynyrd, aux Faces ou aux Stones de l'epoque Exile on Main Street.C'est peut-etre vrai, mais il ne faudrait surtout pas oublier ceci : les Kings of Leon y croient tant qu'on finit nous aussi par y croire.Et ca, ce n'est jamais mauvais signe.Richard Labbe ROCK FFF Black Rebel Motorcycle Club Take Them On, On Your Own Virgin / EMI Du rock sombre et toxique ! Q U ' E L L E SOIT avouee ou non, l'influence de Jesus &Mary C h a i n transparaissait sous chaque note du premier album de B.R.M.C.N'empeche, la decouverte de leur rock brouillon, pousse par cette drole d'energie nonchalante, a ete l'une des belles decouvertes rock de 2001.Take Them On, On Your Own poursuit dans la meme direction, bien qu'on sente un peu plus la personnalite du trio.Avec retenue et une grande maitrise de la lenteur, les musiciens peignent des murs de son sombres et effiloches d'ou emerge une voix desinvolte.Ca sent la pose, c'est sur, mais ca marche a fond la caisse ! B.R.M.C.n'a rien de tres original a offrir, sinon sa comprehension totale du rock enfume, a la fois atmospherique et tendu.Un disque cru, qui bourdonne dans l'oreille comme un troublant mantra.La preuve qu'on peut avoir du plaisir a danser sous un gros nuage noir et toxique ! Alexandre Vigneault ROCK FFF Jeff Beck Jeff Epic / Sony Un vieux qui veut faire jeune P E T I T E q u e s t i o n pour comm e n c e r : doit-on qual i f i er Je f f Beck d'opportuniste ou de fin renard ?Voila deux ans que l'ancien des Yardbirds flirte avec la musique electronique.Cette fois, le compact se nomme tout simplement Jeff, et nous ramene le veteran dans un decor de musique electronique, appuye par quelques noms du milieu, dont Apollo 440.Il y a deux ans, le vieux Beck avait agreablement surpris avec cette formule de guitar hero face a la technologie.Aujourd'hui, la demarche nous semble moins interessante, moins inspiree aussi.L'element de surprise n'y est plus, evidemment, mais il y a aussi que le sujet electronique n'est plus aussi chaud qu'il etait, ayant depuis laisse toute la place au rock.Alors, si Jeff Beck voulait faire branche, c'est un peu rate.Tout de meme, on notera l'effort de creation et les prouesses techniques du bonhomme, qui est encore capable de rivaliser d'adresse avec les jeunes loups de la six-cordes.Richard Labbe POP FF1.2 Shaun William Ryder Amateur Night in the Big Top Offworld Sounds / Fusion III Triste retour du chanteur de Happy Mondays FRANCHEMENT, nous n'attendions pas grand-chose de cet album, que les fans de Happy Mondays accueillent avec le meme scepticisme que son dernier projet, Black Grape .deja pas mal meilleur, en comparaison.Et pour cause: Shaun Ryder, auteur surdoue, compositeur et chanteur du seminal groupe de Manchester Happy Mondays, a ravage son immense talent par sa phenomenale consommation de drogues.Aujourd'hui exile en Australie en compagnie de son cousin Pete Carroll, le bonhomme semble couler des jours plus tranquilles, loin du fisc britannique et de la folie de Manchester.Ainsi, le projet Amateur Night in the Big Top, realise sous la houlette du cousin de Ryder et d'un membre de Cabaret Voltaire, presente les elucubrations d'un chanteur fini (qui marmonne plus qu'il ne chante), servies sur un lit de rythmes breakbeat- dub-indie pop perimes.Ces nouveaux textes ressassent des souvenirs de la belle epoque du Summer of Love, de l'explosion rave de la fin des annees 80 et des trips d'ecstacy apparemment memorables.Serait-il nostalgique de cette folle epoque et de ses agissements deraisonnables?Pour tout dire, cela ne nous interesse pas.Philippe Renaud collaboration speciale POP-ROCK FF Nicolas Guimont Nicolas Guimont Octant / Select Rocker dans le moule O C T A N T , boite special isee dans l ' h umou r , lance une offensive musicale cet automne.En plus de reediter des disques de Claire Pelletier et de Chloe Sainte-Marie, de mettre en marche le prochain disque de Nancy Dumais, la filiale disque lance un jeune artiste.Un denomme Nicolas Guimont, qui est un proche (ou du moins une connaissance) de l'humoriste Peter Mc Leod.Une voix grave et un brin rugueuse, des chansons rock flirtant avec la pop, le blues, le ska-punk (Soleil d'ete), Nicolas Guimont fait fleche de tout bois, soutenu par une equipe de solides musiciens (Alain Berger, Guy Kaye, J-F Lemieux, Dan Thouin) diriges par le realisateur Rejean Bouchard.L'apparente polyvalence de l'album masque difficilement que ce premier effort ne se demarque pas tellement du moule rock corporate.On cherche en vain dans cette voix, ce ton, ce son et cette plume ce qui distingue Nicolas Guimont des autres rockeurs qui, comme lui, aimeraient etre a la fois Kevin Parent, Boom Desjardins et Eric Lapointe.Le jeune auteurcompositeur gagnerait sans doute a faire vrai au lieu de faire precieux, a ecrire biere plutot que houblon .Alexandre Vigneault HIP HOP FFF Attach Tatuq La Guerre des Tuqs ATMusique / Outside Premier albumdu collectif montrealais ATTACH TATUQ, equipe montrealaise, decoule de l'aventure Traumaturges, ce groupe qui nous avait deja offert un album lourdaud et sombre (Suce mon index).Nous nous attendions a une atmosphere semblable, mais non, finalement, cette compilation est deja un peu plus groovy.Facon vieux Cypress Hill disons, tres enfume, melodies en mineur, rien pour enflammer une piste de danse.Onze artistes qui s'emballent sur 16 chansons ; forcement, ce n'est pas tout bon, et les rythmes tournent parfois un peu en rond.Mais il y a assurement beaucoup de talent : la voix de la rappeuse Dee, le morceau de Rass (J'derange personne), celui de Hai- Kai, Si tu fais le mal fais le bien, de bonnes idees toutes legeres finement menees.Et le morceau de l'Intrus, qui se demarque bien au micro.On attendra impatiemment son albumsur le label ATMusique.Philippe Renaud collaboration speciale MUSIQUES DU MONDE FFFF Ali Slimani Espoir / Hope La Java / Select L'Algerois de Londres L'ALGEROIS s'est installe a Londres il y a une vingtaine d'annees.Petit bonhomme de chemin, enregistrement sur Real World (le label de Peter Gabriel), frequentation de Natacha Atlas et Jah Wobble, lente ascension au Royaume-Uni.et pas vraiment d'echos au sein de la francophonie.Qu'a cela ne tienne, Slimani fera bientot parler de lui .il sera au Quebec en novembre.Pourquoi ?Parce que Slimani est plus interessant que Khaled et Mami.Parce que la creativite dont il fait preuve est comparable a celle de Rachid Taha.Parce qu'il a mele le chaabi et le rai algeriens aux cultures rock et techno sans denaturer ses sources.Parce que derbouka, bendir et oud sont passes aux filtres informatiques sans qu'on puisse conclure a une quelconque machination.Parce que la guitare confere a son approche une certaine virilite, pas autant que chez Rachid, mais tout de meme.Parce que les rythmes maghrebins y font aussi bon menage avec le dub jamaicain.Parce que les voix y sont belles, celle du soliste Slimani, mais aussi celle de Selma, autre Algeroise habitee par la musique, ou meme celle de Natacha Atlas, invitee sur quelques pistes.Parce que l'espoir d'une Algerie pacifiee, harmonisee, sortie du chaos, est omnipresent sur ce disque.Alain Brunet JAZZ FFFF Dianne Reeves A Little Moonlight EMI / Blue Note LA chanteuse de jazz et son trio D I A N N E Reeves, on l'a constate a quelques repr i s es au cours des dernieres annees (les jazzophiles de Rimouski la semaine derniere), peut deplacer les montagnes et faire s'ecrouler les murs de Jericho.Cette forte personnalite convainc d'abord par son dynamisme, son sens du rythme et la puissance incontestee de son organe vocal.Une machine, en avezvous deduit ?Un train ?Nenni.A Little Moonlight, son plus recent opus enregistre avec trio (Greg Hutchinson, batterie, Reuben Rogers, contrebasse, Peter Martin, piano) et invites (Romeo Lubambo, guitare, Nicholas Payton, trompette), en est l'eloquente demonstration.LA chanteuse de jazz peut aussi user de sobriete, de raffinement et d'elegance.Elle articule ses dabedibedouwa sans ostentation, ses digressions melodiques me semblent toujours appropriees et non moins soyeuses, sa puissance se deploie toujours au moment opportun.On appelle ca du talent.De la maitrise.De la maturite.Rien d'impressionnant aux premieres ecoutes mais.ce disque de jazz classique (I Concentrate On You de Cole Porter, Reflections de Monk et Jon Hendricks, Skylark de Hoagy Carmichael et Johnny Mercer, etc.) s'installe en vous, lentement et surement.Sans vous renverser d'entree de jeu, cet enregistrement finit vous par vous conforter, vous bercer, vous remuer, vous rappeler votre allegeance a l'idiome.Alain Brunet JAZZ FFF1.2 Sean Craig Underglass Ora / SRI Un autre tres bon tenor de Montreal PARU JUSTE avant la tempete des festivals, ce disque merite l'attention des jazzophiles montrealais qui ne l'ont pas encore decouvert.Sean Craig, qui fait aussi partie de l'ensemble Iks, m'y apparait comme un (autre) saxophoniste (tenor) de talent evoluant au sein de notre communaute jazzistique.Qui plus est, il s'avere un leader allume; le quintette qu'il dirige comprend deux contrebassistes (Zack Lober et Sage Reynolds), un batteur (Greg Ritchie) et un guitariste (Kenny Bibface), des jeunes gens d'une etonnante maturite.L'imagination ne manque pas dans les impros, l'ensemble retrouve sa cohesion lorsqu'il faut exposer les themes, traverser les ponts et soutenir les solistes.Ce jazz, en somme, est juste assez contemporain pour les esprits aventureux, assez melodique pour les esprits un peu plus conformistes .on a meme droit a une version tres interessante de Nature Boy, popularisee naguere par Nat King Cole.Bref, l'equilibre entre le risque et la tradition me semble tres acceptable pour les jazzophiles avertis.Alain Brunet ELECTRONIQUE FFF1.2 Artistes varies K7 !150 K7 ! / Fusion III De tout pour tous les gouts UNE REFERENCE, ce label allemand, qui a commence dans la distribution de videocassettes pour courir un risque, lance un album mixe par un DJ, et tiens, pourquoi pas un autre et puis.hop ! deja 150 ! Que le temps passe vite, surtout avec K7 !, label dont la direction artistique a toujours su marier le bon gout et quelquefois l'audace avec l'interet du grand public.A preuve, cet album triple .deux CD et un DVD de videoclips .presentant mix inedits et morceaux rares des nombreux artistes qui ont enrichi le catalogue du label : les nouveaux invites Playgroup, Tiga (avec sa fameuse reprise de Hot in Herre de Nelly) et Mike Ladd, les vieux de Tosca, Terranova, Kruder & Dorfmeister, Nicolette et Nick Holder.Une compilation eclectique a l'image de cette ecurie allemande, passant du dub-house a l'electro, farcie de morceaux qui rappelleront des souvenirs aux fans.Or, si vous en etes un, vous avez probablement deja plusieurs de ces titres, ce qui rend son achat moins interessant .a moins que vous ne trouviez votre compte avec le DVD ?Pour les autres, voila l'occasion de vous rattraper, quitte a faire un choix entre vos morceaux preferes et ensuite acheter l'album de tel ou tel artiste.Puis-je alors vous recommander les mix de Kruder & Dorfmeister, Smith&Mighty ou Playgroup ?Philippe Renaud collaboration speciale CLASSIQUE FFFF Freiburger Barockorchester Handel : Rinaldo Harmonia Mundi Un Rinaldo tres brillant, presque furieux ON PEUT dire d'emblee que cette nouvelle version de Rinaldo que dirige Rene Jacobs comble (presque) toutes les attentes, meme celles des puristes les plus endurcis.Fort d'une solide distribution (dont la soprano Miah Persson qui campe une impeccable Almirena ; il en est de meme pour la mezzo Vivica Genaux en Rinaldo .malgre un vibrato qui agace parfois) et d'un orchestre sculpte aux mille details et couleurs expressives (les vents et cuivres !) par le doigte de Rene Jacobs, ce Rinaldo est servi par un ensemble extremement juste et parfois furieusement sonore.On ne s'y ennuie pas une seconde des trois heures (et des poussieres) que dure cet opera de Handel.Parmi les hautes- contre, Dominique Visse n'est pas ici a son meilleur.Le timbre est presque aigre et la justesse parfois approximative.Toutefois, Christophe Dumaux (Eustazio) et Lawrence Zazzo (Goffredo) sont plus brillants et musicaux.Somme toute, une realisation eclatante ou se voisinent le drame et l'eclat dans un esprit baroque auquel nous a habitues Rene Jacobs.Guy Marceau collaboration speciale LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 SEPTEMBRE 2003 D1 1 CLASSIQUE Philippe Bélanger à l'Oratoire: le rêve devenu réalité CLAUDE GINGRAS Ce qui devait être une simple interview téléphonique de 15 ou 20 minutes s'est transformé, à l'insu de l'interviewé et de moimême, en une délirante escapade de plus de trois heures qui nous a menés, en Porsche décapotable, depuis le Commensal de la rue Saint-Denis jusqu'à l'Oratoire Saint-Joseph, plus précisément, autour de minuit et au bout de je ne sais plus combien d'escaliers étroits, à la tribune de l'orgue surplombant l'immense nef obscure et complètement vide.Ouf ! Je fais remarquer que nous nous trouvons actuellement au sommet le plus élevé de toute l'île de Montréal.« Pas tout à fait, corrige Philippe Bélanger.L'autre jour, j'ai grimpé jusqu'à la croix qui domine le dôme.» À 28 ans, le nouvel organiste de l'Oratoire a derrière lui un parcours plutôt étonnant.Né à Aylmer, à la frontière ontarienne, le 10 novembre 1974, il jouait à 4 ans ses petites compositions pour le piano et devenait à 9 ans l'organiste de l'église Saint-Paul de cette localité.« Oui, à 9 ans, je m'étais familiarisé, comme requis, avec toutes les fonctions liturgiques d'un organiste d'église.Et je rêvais déjà, à 9 ans, de devenir le titulaire de l'orgue de l'Oratoire, que j'avais vu de près et qui m'avait tant impressionné, avec ce cadre infiniment plus considérable que ce que je connaissais jusque- là.» Mais avant d'accéder à cette tribune convoitée, bien des étapes restaient à franchir.Philippe Bélanger fut organiste à Saint-Rémi d'Ottawa et Sainte-Bernadette de Hull et « artist in residence » à l'église anglicane St.James de Hull encore (les trois postes simultanément), passant ensuite à St.Matthew's d'Ottawa, à St.Matthias de Westmount, à la cathédrale Notre-Dame d'Ottawa et finalement chez les Soeurs Grises de la rue Guy.Quelques professeurs Ses principaux professeurs furent Monique Gendron, Mark Toews et John Grew.À cet enseignement s'ajoutent des master-classes avec Raymond Daveluy, Daniel Roth et Marie-Claire Alain, et jusqu'à une expérience de jazz comme trompettiste en France.M.Bélanger travailla les oeuvres de Raymond Daveluy avec l'auteur, à l'orgue même où il vient de lui succéder.Durant la conversation, il ne manquera aucune occasion de vanter les mérites de son prédécesseur.«Un grand musicien, un grand organiste, un grand compositeur \u2014 bref, un grand personnage.Quatre organistes dominent ses préférences comme auditeur : Olivier Latry, Anton Heiller, Luigi Ferdinando Tagliavini et James David Christie.Il est également curieux de tout ce qui concerne le fonctionnement, la mécanique, de ce qu'il touche.« J'ai changé mon biberon pour un marteau ! », laisse- t-il tomber.Les yeux pétillent, le sourire est facile et généreux.Dans son bureau de l'Oratoire, il me montre un vieux clavecin flamand qu'il est en train de restaurer, il sort d'un tiroir la photo d'un orgue de maison qu'il a entièrement construit de ses mains.« J'ai aussi remonté une vieille MG qui croupissait.J'ai travaillé à la morgue de Hull et dans un salon funéraire.À Ottawa, j'ai été dans l'armée \u2014 les Governor General's Footguards.Et j'ai fait du karaté.» Bref, il est capable de se défendre.Et faut-il préciser que la Porsche de tout à l'heure, c'est lui qui la pilotait.Un jouet de 100 000 $, prêté par un ami en voyage en Europe.Ajoutons encore qu'il se déclare croyant, qu'il enseigne privément l'orgue et a présentement six élèves, que sa femme est d'origine écossaise et s'appelle Allison Haggart, et qu'il pourrait être comédien \u2014 qu'il l'est, en fait, puisqu'il imite, avec une vérité à s'y méprendre, certains de nos organistes les plus en vue.Imaginez juste un instant.Quelques compositeurs Les compositeurs d'orgue qui l'attirent?Bach, Liszt, Reger, Sweelinck, Duruflé, Jehan Alain, Messiaen, Franck, Vierne et Widor.Quelle qualité ces compositeurs d'époques différentes ont-ils en commun ?« Les couleurs.Voyezvous, mon père était peintre.Je n'aime pas la musique d'orgue très moderne, comme Ligeti et Isang Yun.» Le nouvel organiste de l'Oratoire donnera mercredi soir, 20 h, son premier grand récital public à ce titre et l'événement clôturera une série 2003 plus courte que par le passé.Son programme: quatre Bach dont la Passacaille et Fugue en do mineur, le Prélude et Fugue sur B.A.C.H., de Liszt, la deuxième Fantaisie de Jehan Alain, l'Introduction et Passacaille de Reger et, pour terminer, une improvisation de 15 minutes.Il prépare actuellement la série de l'été prochain: six concerts, dont un comprenant la troisième Symphonie de Saint-Saëns, qu'on entendra enfin avec un véritable orgue d'église, et qu'il jouera avec Nézet-Séguin et le Métropolitain.Photo IVANOH DEMERS, La Presse © Philippe Bélanger, devant l'orgue Beckerath de l'Oratoire Saint-Joseph dont il est maintenant le titulaire.Il y donne son premier grand récital mercredi soir.www.geg.ca 25 AU 28 SEPTEMBRE 8 AU 13 OCTOBRE 25 SEPTEMBRE BILLETS EN VENTE SUR ADMISSION (514) 790.1245 1 800 361.4595 www.admission.com 26 SEPTEMBRE Présente www.janesaddiction.com Billets disponibles à la billetterie du Théâtre St-Denis, composez le (514) 790.1111 ou www.tel-spec.com Revivez l'Histoire de notre , chanson Avec laparticipation spéciale de Annie Villeneuve GREGORYCHARLES NOIR&BLANC Mise en scène de Denis Bouchard « Un très, très, très bon spectacle.Il faut le voir.» - Catherine Vachon, TVA/Salut Bonjour 12, 13 ET 14 SEPTEMBRE MERCREDI 8 OCTOBRE 19h (F) (G) JEUDI 9 OCTOBRE 19h (A) (G) VENDREDI 10 OCTOBRE 19h (F) (G) SAMEDI 11 OCTOBRE 11h (F) 15h (F) 19h (F) DIMANCHE 12 OCTOBRE 11h (A) 15h (F) LUNDI 13 OCTOBRE 11h (A) 15h (F) F = représentation en français A = représentation en anglais G = 3,00 $ de rabais par billet (groupes 15 personnes et +) = 5,00 $ de rabais par billet (enfants 12 ans et -) (les deux offres de rabais ne peuvent être combinées) Tarif de groupes : (514) 925-2019 3111132A D1 2 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 SEPTEMBRE 2003 ROCK Les Dandy Warhols à la recherche du son «chic» P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale Les fans des Dandy Warhols qui s'ennuient de leurs guitares devront se rabattre sur le concert que donnera le groupe de Portland, le 9 septembre au Spectrum.Car côté six cordes, nous étions mieux servis par l'excellent Thirteen Tales from Urban Bohemia que par Welcome to the Monkey House, leur nouvel album aux saveurs électropop, coréalisé par Nick Rhodes du groupe Duran Duran.L'âme \u2014torturée\u2014 du groupe, Courtney Taylor- Taylor, tient toutefois à rassurer les amateurs : « Le groupe est toujours aussi électrique sur scène.» Et alors, comment se porte le guitariste-chanteur poqué?«I'm hanging in there.» râle Courtney au bout du fil.Vraisemblablement, il a besoin d'un autre café, celui-là.« Tu sais, c'est comme d'habitude.beaucoup de travail, peu de sommeil.C'est difficile de s'adapter à tous ces voyages : plus tu fais de villes, plus ça devient bizarre.» Courtney rapporte l'une de ces étrangetés dans la section biographique du site Web du groupe : « Tout ce que vous racontez dans votre bio, écrit-il, reviendra vous hanter dans une myriade d'accents épais (thick) et colorés venant de partout au monde.» Pas trop ardu de se plier au jeu des questions-réponses avec un thick-accented, Courtney?«Bah, il faut savoir s'amuser dans tout ce qu'on fait.Et bullshitter avec quelqu'un est une des choses les plus amusantes de ce métier ! » Au moins, le chanteur, compositeur et guitariste ne frime pas au point de répondre blanc à un journaliste et noir au suivant.Plus sérieusement : « C'est la publicité que je n'aime pas, précise-t-il.Je n'ai pas de magazines à la maison, je ne lis même pas les critiques de l'album, je n'aime pas la télé, ça m'horripile.» Parlant de critiques, je lui dis que le nouvel album, même s'il est très différent du précédent, n'est pas mal du tout.Sa voix s'anime tout à coup : « Je crois que c'est le meilleur album que nous avons fait ! » Les fans ne sont pas d'accord.Thirteen Tales., paru en 2000, était bien meilleur.Des riffs plus croustillants, rappelant l'aplomb des premiers jours.On peut critiquer Welcome to the Monkey House, mais c'est tout à l'honneur des Dandy Warhols de chercher à ne pas se répéter.Et, malgré quelques temps morts, ce disque recèle de fameuses petites oeuvres pop léchées.Des mélodies souvent évocatrices, des propos gravitant autour du démon narcotique qui a longtemps tenté le chanteur, enrobés d'une production de grande classe.Un «son chic », comme le dit Taylor-Taylor, auquel n'est pas étranger le coup de pouce donné par deux membres de Duran Duran.Le leader nous raconte l'arrivée de Nick Rhodes et, plus accessoirement, de Simon Le Bon sur le parvis de sa Monkey House : « Ça faisait déjà près d'un an qu'on enregistrait cet album.À un moment, on a frappé un mur : on ne savait pas comment le boucler.On voulait un son plus défini au lieu de présenter une simple collection de nouvelles chansons.On voulait que ça surprenne, par la profondeur, par le vernis du son.» « Et ça m'a frappé, ce genre de musique à la Bowie, Roxy Music, Duran Duran, Japan.poursuit-il sur un ton enfin réveillé.Un son élégant, international, qui a été oublié.Il n'y a plus de champagne et de caviar dans la pop, ce n'est que du rock sale ou de la pop cheesy.On s'est dit qu'il fallait remettre un peu de chic dans la pop d'aujourd'hui.Ce ne sont pas les fuckin' White Stripes qui vont le faire.Cette pop-là est comme une forme d'art éteinte.Sachant que Nick Rhodes était un fan des Dandy Warhols, on s'est dit : Ouais, allons-y, ça va être génial ! » On entend aussi du Bowie un peu partout sur ce disque.La chanson I Am a Scientist présente un discret échantillon de Fashion.La plus belle chanson du disque, You Were the Last High, baigne pour sa part dans une atmosphère étrangement similaire aux premières mesures de Ashes to Ashes.« C'est vrai qu'elle est belle, You Were the Last High, s'exclame Courtney.C'est la préférée de tout le monde que je connais.C'est ma préférée, c'est LA chanson de cet album.Comme la plupart de mes textes, celle-là est assez noire.Mais pas clownesque, pas noir gothique.Noir parce que vraie, parce qu'elle vient d'un recoin assez sombre de moi.Rechutes, dépression, peines, tout ça remonte quand j'écris.» Sur scène, c'est la rage qui remonte, sans les bricoles électroniques, promet Taylor-Taylor.De l'authentique, comme le personnage.Les Dandy Warhols ont voulu « remettre du caviar dans la pop », avec leur plus récent album, Welcome to the Monkey House.« Ce ne sont pas les fuckin' White Stripes qui vont le faire », lance leur leader Courtney Taylor- Taylor (au deuxième plan).3165722A L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 6 S E P T EMB R E 2 0 0 3 D 1 3 POP Lachance nous sourit! JEAN BEAUNOYER APRÈS AVOIR osé produire son propre spectacle au théâtre Capitole à Québec en 1997 et à la Place des Arts à Montréal en 1998 et avoir fait salle comble dans les deux endroits, Bernard Lachance remet ça en s'offrant rien de moins que le Théâtre du Centre Bell où il présentera son spectacle le 26 septembre.J'ignore s'il faut louer le chanteur ou le producteur pour avoir réussi cet exploit, mais on ne peut qu'admirer le courage du jeune ténor de 29 ans qui semble particulièrement attiré par les défis.Dans le monde du showbiz, Lachance est un véritable phénomène qui brise toutes les lois du milieu en vendant lui-même les billets de ses spectacles, parfois au coin de la rue, en faisant du porte-à-porte ou en prenant les commandes avec son téléphone personnel.Il n'a ni gérant, ni attaché de presse, ni producteur : il fait tout lui-même.Ce qui semble impensable en 2003 \u2014tout est devenu si compliqué avec les nouvelles technologies et les campagnes de promotion.Et pourtant.Bernard Lachance a réussi à promouvoir son spectacle dans plusieurs émissions à la télé, à faire parler de lui dans les médias et à vendre près de 3000 billets.De plus, il a produit son premier album et en a vendu, lui-même, 10 000 exemplaires en deux ans.Un exploit en soi, puisque son disque Ad Libitum n'est pas en vente dans les magasins.Au Centre Bell, il sera entouré de 19 musiciens et.714 choristes.Encore là, l'histoire est assez spéciale, puisqu'il a lancé un appel à tous afin de réunir le plus grand nombre possible de choristes pour son spectacle.Pas moins de 714 membres de différentes chorales de la province se sont rendus à l'église Notre-Dame-du-Rosaire et les 714 ont été embauchés.« Je considère que s'ils font partie d'une chorale, c'est qu'ils ont déjà passé une audition et c'est suffisant pour moi », raconte Bernard Lachance.« J'ai choisi le Centre Bell par sensationnalisme.Si j'avais opté pour le théâtre Corona, personne n'aurait parlé de moi.Les gens vont dire que j'ai du guts de faire le Centre Bell ; mon défi, maintenant, c'est de prouver que j'ai du talent.J'ai un bon système de son, un quatuor à cordes parmi mes 19 musiciens, des performances en duo avec des invités-surprises.Après ?Je pense déjà au Stade olympique.Je n'ose pas écrire que c'est impossible.Bernard Lachance, c'est le vendeur, l'animateur, le motivateur.Je l'imagine mal déprimé.Et pourtant, il a vécu quelques années difficiles récemment.« Après mon spectacle à la Place des Arts, j'ai eu des propositions de quelques compagnies de disques.Je n'ai malheureusement pas choisi la bonne.J'ai eu beaucoup de problèmes avec cette compagnie et l'affaire s'est retrouvée à l'émission de télé J.E.: c'est tout dire.J'ai travaillé dans un restaurant-spectacle pendant un an pour amasser des sous et j'ai produit mon albumavec cet argent.Alors qu'un artiste touche 1,25 $ par album; moi, j'en retire 12 $.C'est ce qui me fait vivre actuellement.» Ne soyez pas surpris de voir, un jour, dans un centre commercial, Bernard Lachance vendre des billets de ses spectacles, ses albums et même vous chanter Miserere ou La Quête, de Brel, comme le ferait un authentique artiste libre.BERNARD LACHANCE, au Théâtre du Centre Bell le 26 septembre.Pour acheter des billets ou se procurer l'album : 514 597-1889 ou le réseau Admission (514 790-1245).Bernard Lachance n'est pas une star, mais il s'apprête à fouler la scène du Théâtre du Centre Bell.Avec 714 choristes, rien de moins.ÉCOLES 3158965A Sous le patronage de Ben Weider des oeuvres d'ANDRÉ DEROUIN VERNISSAGE : LE 9 SEPTEMBRE 2003, DE 18 H À 22 H L'exposition se poursuivra tous les jours jusqu'au dim.14 sept.2003, de 12 h à 18 h LE CLUB DES ARTS 1840, rue Sherbrooke Ouest, Montréal GRANDE RÉTROSPECTIVE D1 4 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 SEPTEMBRE 2003 À L'AFF ICHE CETTE SEMAI N E Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Sainte-Catherine O.) Dès mar., 19h, Hamlet' de William Shakespeare.Texte français de Jean-Michel Déprats.Mise en scène de Patrice Caurier et Moshe Leiser.THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Dès mer., 20h, La Ménagerie de verre, de Tennessee Williams.Mise en scène de Françoise Faucher.Trad.de René Gingras.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, Saint- Denis) Dès mar., 20h, Blue Bayou, la maison de l'étalon, de Reynald Robinson.Mise en scène d'Éric Jean.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins E.) Dès mar., 20h, Menteur, de Yannick Jaulin.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (4353, Sainte-Catherine e.) Auj., 20h, Le Fantôme de Shakespeare, de Philippe Avron.ESPACE LIBRE (1945, Fullum) Dès mar., 20h30, Henri&Margaux, de Daniel Brière et Evelyne de la Chenelière.Présentation du Nouveau Théâtre Expérimental.THÉÂTRE LA LICORNE (4559, av.Papineau) L'Inoublié ou Marcel Pomme-dans l'eau, de Marcel Pomerlo.Coproduction du Théâtre Momentum et du Théâtre de La Manufacture.Du mar.au sam., 20h; mer., 19h.Jusqu'au 27 septembre.THÉÂTRE LA PETITE LICORNE (4559, Papineau) Lun., 20h, lecture publique, résidence de traduction CEAD, de Matthew Edison, Manon Beaudoin, François Létourneau, Rick Des Rochers, Stéphane Hogue, Joseph Long, Hilary Fannin et François Létourneau.ARGGL! (514-585-5412) Beauté intérieure, balade urbaine, de Olivier Choinière.Du mar.au sam., entre 19h et 23h.Départ toutes les 15 minutes.USINE C (1345, av.Lalonde) Peer Gynt, de Henrik Ibsen.Adapt.et mise en scène de Peter Batakliev.Production du Théâtre Décalage.Du mar.au sam., 20h.Jusqu'au 13 septembre.CENTRE SAIDYE BRONFMAN (5170, chemin de la Côte-Ste-Catherine) Auj., 21h, The Portrait of Dorian Gray, de Oscar Wilde.Adapt.d'Anthony Kokx et Gabor Zsigovics.CENTRE CULTUREL DE JOLIETTE (salle Rolland-Brunelle, 20, Saint-Charles- Borromée sud, Joliette) Le Ciel est égoïste, de Pierre-Olivier Scotto et Martine Feldmann.Avec Janine Sutto, Catherine Bégin et Jean Maheux.Jeu., ven., 20h ; sam., 16h et 20h.Jusqu'au 27 septembre.BATEAU-THÉÂTRE L'ESCALE (555, boul.Richelieu, Saint-Marc-sur-Richelieu) Auj., 21h, Les Belles-Soeurs, de Michel Tremblay.Mise en scène de Serge Denoncourt.Chorégraphie de Jean Grand- Maître.THÉÂTRE DES HIRONDELLES (Saint- Mathieu-de-Beloeil) Ah ! six bons moines, de Serge Turbide.Ven., sam., 20h30.Jusqu'au 27 septembre.Danse TANGENTE (840, Cherrier) Jeu.et ven., 20h30, Danse buissonnière avec Marie Béland, Marie-Josée Lareau, Amélie Lévesque-Demers, Élodie Lombardo, Ségolène Marchand et Manuel Roque.Musique PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Mar., 20 h, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Jacques Lacombe.Dmitri Hvorostovsky, baryton, Boris Pergamenchikov, violoncelliste, Richard Roberts, violoniste, Anik Bissonnette et Mario Radacovsky, danseurs.Marche slave, airs de La Dame de pique, Mazeppa, Iolanta et Yevgueny Onieguine, Variations sur un thème rococo, pour violoncelle, Valse- Scherzo, pour violon, extraits dansés du Lac des cygnes, Roméo et Juliette (Tchaïkovsky).THÉÂTRE LA CHAPELLE (3700, Saint- Dominique) Mer., 14 h 30, 17 h 30, 19 h, jeu.et ven., 20 h, Quatuor Bozzini.Wandelweiser.ORATOIRE SAINT-JOSEPH Mer., 20 h, Philippe Bélanger, organiste.Chorals BWV 651, 645 et 622 et Passacaille et Fugue en do mineur (Bach), Prélude et Fugue sur BACH (Liszt), Fantaisie no 2 (Alain), Introduction et Passacaille (Reger), improvisation.SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Mer., 20 h, Nouvel Ensemble Moderne.Dir.Lorraine Vaillancourt.Longtin, Oesterle, Berio, Beaulieu.CHAPELLE NOTRE-DAME-DE-BONSECOURS Jeu., 20 h, Geneviève Soly, claveciniste.Graupner.CHRIST CHURCH CATHEDRAL Ven., 20 h, Les Voix Baroques et Matthew White, haute-contre.Zelenka, Caldara, A.Scarlatti, Vivaldi.UNIVERSITÉ McGILL (Redpath Hall) Ven., 20 h, Quatuor Franz Joseph.Programme non communiqué.Variétés CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Il était une fois.un Cabaret, de Sophye Nolet.Du mar.au jeu., 13h30.Jusqu'au 25 septembre.MÉTROPOLIS (59, Sainte-Catherine E.) Auj., 19h30, groupe Les Yeux Noirs ; mer., 20h30, Youssou N'Dour.CLUB SODA (1225, Saint-Laurent) Mer., 20h, Gordon Downie et The Country of Miracles; jeu., 19, soirée Rock'n Roll (hommage aux Rolling Stones et Jimi Hendrix.PETIT CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Auj., 21h, The Candy Snatchers, Maximum RNR, The Bitchin' Camaros et Sexhead.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Mer., 22h, The Rude Mechanicals ; jeu., 20h, Nebula et The Bell Rays; ven., 20h, The Raveonettes et Stellastarr.LES DEUX PIERROTS (104, Saint-Paul E.) Auj., 20h, groupe Dany Pouliot et Karl Millette.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Auj., 21h;, les Éléphants Roses, Capitaine Malade et Goyatte le Noir ; dim., musique, chant et danse, avec Danielle Blaney, Rae Bowhay, José-Luis Pérez, Caroline Planté, Joanna Barnowska ; mer., 21h, Christian Malette ; jeu., Guillaume Daoust ; ven., les Spouners.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Auj., Michel Lévesque et Serge Lachapelle ; jeu.et ven., Yan Parenteau et Serge Lachapelle : 21h.L'ESCOGRIFFE (4467, Saint-Denis) Auj., Roy Thomson and Royal Acadians ; lun., Alain Caron et Paul Brochu ; mar., Ma série Salut les Vrais ; mer., série X Ca groove avec les Téméraires ; jeu., le Mile-End Jazz Quartet ; ven., Louis-Étienne : 22h.LA PETITE BOÎTE (2001, Rosemont) Auj., Denis Deguire; ven., Passeport: 22h.P'TIT BAR (3451, Saint-Denis) Auj., 22h, Jean Viau ; dim., 21h, Thierry Fortuit chante Brel ; lun., 21h30, Sébastien Lacombe ; mar., 21h30, Jean-Hugues Labrecque chante Plume; mer., Jacques Rochon ; jeu., 21h30, Roger Genois chante Brassens, Moustaki, Dubois ; ven., 22h, Sylvie Royer.Au piano : Jacques Rochon.LE SWIMMING (3643, boul.Saint-Laurent) Auj., Pocket Dwellers; dim., Leave; lun., Rudimental; mar., I love You Kill Me: 22h.SOFA (451, Rachel E.) Dim., dès 22h, Dawn Sierra.BALATTOU (4372, Saint-Laurent) Dim., 21h, Knox.BRUTOPIA (1219, Crescent) Auj., 16h, The Cains Unplugged; 22h, Beau Kavanagh et The Broken Hearted; mar., Gary Davis: 22h.LE MEDLEY (1170, Saint-Denis) Auj., 20h, Nightwish et Liva.LA MAISON DU JAZZ (2060, Aylmer) Auj., de 18h30 à 21h30, Trio Steve Amirault ; dès 22h, Johnny Scott Band et Geoff Lapp ; dim., 20h30, Michelle Sweeney ; lun., 21h30, Dave Turner et Paul Gaudette ; mar., 21h30, Richard Parris et Billy Georgette ; mer., 21h30, Trio Johanne Desforges.PUB ST.PAUL (124, Saint-Paul E.) Auj., dès 21h, groupe The Prisonners.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, bou.L'Ange-Gardien, L'Assomption) Mer., 20h, Peter Mac Leod ; jeu.et ven., 20h, Jean-Michel Anctil.BOÎTE À CHANSONS DU VIEUX PALAIS (255, Saint-Étienne, L'Assomption) Jeu.et ven., 20h, Marie-Claire Séguin.ARTS STATION (1087, boul.Laurier, Mont Saint-Hilaire) Jeu.et ven., 20h30, les Zapartistes.AU VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Auj., 20h30, Benoit Paquette.AU VIEUX CLOCHER DE SHERBROOKE (1590, rue Galt O.) Auj., 20h30, Julien Tremblay.LE FARFADET (5172, route 132, Sainte- Catherine) Auj., 22h, Les Ramblers.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL (185, Sainte-Catherine O.) Auj.et dim., de 11h à 18h, exposition Nan Goldin et Peinture en liberté : perspective sur les années 1990.Expositions David Rabinowtich, Place à la magie - les années 40, 50 et 60 au Québec et Nicolas Baier.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais, 1380, Sherbrooke O) Exposition La terre dans tous ses états.Dès jeu., exposition Gabor Osz : l'horizon fluide - (pavillon Michal et Renata Hornstein) - Exposition Françoise Sullivan.GALERIE D'ART DU MUSÉE DES BEAUXARTS DE MONTRÉAL (1390, Sherbrooke O.) Exposition OEil Romantique.Mar., jeu.et ven., de 11h à 16h; mer., de 11h à 17h; sam., de 12h à 17h et dim., de 13h à 17h.Jusqu'au 2 octobre.MUSÉE DU CHÂTEAU DUFRESNE (2029, av.Jeanne-d'Arc) Exposition des finissants de l'École de Joaillerie de Montréal.Jusqu'au 21 septembre.MUSÉE DU CHÂTEAU RAMEZAY (280, Notre-Dame E.) Exposition La Compagnie des Indes en Nouvelle-France.Jusqu'au 23 novembre.POINTE-À-CALLIÈRE - MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (350, Place Royale) Expositions Ici naquit Montréal et L'Archéologie et la Bible - Du roi David aux manuscrits de la mer Morte.Du mar.au ven., de 10h à 17h ; sam.et dim., de 11h à 17h.MUSÉE DES MAÎTRES ET ARTISANS DU QUÉBEC (615, av.Ste-Croix, St-Laurent) Expositions Mains de maîtres et Le miracle du fil.Du mer.au dim, de 12h à 17h.Jusqu'au 14 septembre.MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN (118, Saint-Pierre) Exposition Marc-Aurèle Fortin, l'innovateur.Du mar.au dim., de 11h à 17h.LA MAISON SAINT-GABRIEL (2146, place Dublin) Expositions Sur les bancs d'école en Amérique française , et Faites un détour par le 17e siècle.Jusqu'au 19 décembre.ARTICULE (4001, Berri, espace 105) OEuvres de David Askevold.- Dès ven., installation photographique de Christine Brault.ATELIER CIRCULAIRE (5445, av.de Gaspé) OEuvres de Pascale Parrein.Du mer.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 27 septembre.BORDUAS (207, Laurier O.) Eaux-fortes, lithographies gravures et oeuvres sur papier, cartes géographiques du XVIIe et XVIIIe siècle, bronzes de Kieff, Martel, verre de Sylvie Bélanger.LA CENTRALE - GALERIE POWERHOUSE (460, Sainte-Catherine O., espace 506) OEuvres de P.Elaine Sharpe et Althea Thauberger.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 4 octobre.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baille) Expositions Empreintes de l'Inde, et oeuvres d'Alain Paiement.Du mar.au dim., de 11h à 18h; jeu., de 11h à 21h.CENTRE DES ARTS ACTUELS SKOL (460, Sainte-Catherine O., espace 511) OEuvres de Philippe Hamelin et Sébastien Cliche.Jusqu'au 27 septembre.ÉDIFICE BELGO (372, Sainte-Catherine O., espace 306) Oeuvres de Serge Champagne.Jusqu'au 14 septembre.GALERIE B-312 (372, Sainte-Catherine O., espace 403) Oeuvres d'Angèle Verret et Sylvie Readman.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 11 octobre.GALERIE BELLEMARE (372, Sainte- Catherine O., espace 502) OEuvres de Jocelyne Alloucherie.Jusqu'au 4 octobre.GALERIE BERENSEN (1472, Sherbrooke O.) Peintures de Jacques Léveillé et Marc-André Fortier.Photographies de Linda Rulenberg, Jo-Anne Solowey Shapiro et Jackie Cytrynbaum.Jusqu'au 15 octobre.GALERIE BERNARD (3926, Saint-Denis) Dès jeu., photographies de Patrick Chénier, Michele Green Echenberg et Lucien Lisabelle.Mar., mer., sam., de midi à 17h ; jeu.et ven., de midi à 20h.GALERIE CLAIR OBSCUR (2374, Beaubien E.) OEuvres de Julie Arkinson.Du mar.au dim., de 10h30 à 18h.Jusqu'au 28 septembre.GALERIE CLARK (5455, av.De Gaspé, espace 114) Oeuvres de Jean Dupuy et Caroline Hayeur.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 11 octobre.GALERIE CRÉATIV'ART (880, Henri- Bourassa E.) Exposition Sur un air d'été, oeuvres de Marie-France Brunet, Ginette De Lottinville, Madeleine Filion, Claire Gagnon, Micheline Raymond, Violeta Roël et Margrith Wirsch.Du mer.au sam., de midi à 17h ; dim., de 13h à 17h.Jusqu'au 13 septembre.GALERIE DARE-DARE (460, Sainte- Catherine O., espace 505) Installation d'Adrienne Spier.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 11 octobre.GALERIE D'ART CONTEMPORAIN (122, rue Bernard O.) Auj., de 9h à 17h, oeuvres de Hervé Blondon, Marwan Sahmarani, Véronika Horlik, Harry Vandelman, Lara Rosenoff et Jane Heller.- Dès mar., photographies de Dani Hausmann et Caroline Alain.Mar.et mer., de 10h à 18h ; jeu.et ven., de 10h à 21h et sam., de 9h à 17h.GALERIE D'AVIGNON (102, Laurier O.) OEuvres de H.W.Jones, L.Rivière, C.Y.Bates, A.Fink, S.Addis, K.Mc Call, P.Iverson et Sean Rudman.Jusqu'au 19 septembre.GALERIE DAZIBAO (4001, Berri, espace 202) OEuvres de Jayce Salloum.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 4 octobre.GALERIE ERIC DEVLIN (1407, Saint- Alexandre) Oeuvres d'Ariane Thézé.Du mer.au ven., de midi à 18h ; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 4 octobre.GALERIE D'ART D'OUTREMONT (41, av.Saint-Just) Peintures de Christine Major.Du mar.au ven., de 13h à 18h ; sam.et dim., de 13h à 16h.Jusqu'au 28 septembre.GALERIE 1225 (1225, de la Montagne) Peintures d'Anne Billy et Tanya Morand.Du mar.au sam., de 11h à minuit.Jusqu'au 13 septembre.GALERIE GALA (5157, Saint-Laurent) OEuvres de Jean-Marcel Dumontier et Françoise Barraud.Jusqu'au 30 septembre.GALERIE GORA (460, Sainte-Catherine O., espace 305) Exposition Les Fenêtres de l'âme, peintures de Nana Chen et Christel Sobke.Jusqu'au 13 septembre.GALERIE GRAFF (963, Rachel E.) Dès ven., exposition Marines et autres horizons, oeuvres de Jocelyn Jean.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Décarie) OEuvres de Patricia Huong, Gabriel Ronald et John Boyadjian.GALERIE KO-ZEN (532, av.Duluth E.) Dès lun., oeuvres de Niciphor.GALERIE LAMOUREUX RITZENHOFF (1428, Sherbrooke O.) OEuvres d'artistes canadiens contemporains.Voir À L'AFFICHE en D15 Photo ROBERT SKINNER, Archives La Presse © Youssou N'Dour est au Métropolis mercredi, où l'on a mis en vente 700 billets supplémentaires pour le spectacle de la vedette internationale.aujourd'hui à 3165929A LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 SEPTEMBRE 2003 D1 5 ARTS VISUELS Le CCA se tourne vers Bollywood L'ÉTÉ, au Centre canadien d'architecture, a été consacré à l'Inde et en particulier aux mille et une images que des Occidentaux ont tirées de leurs voyages.L'exposition Empreintes de l'Inde, qui prend fin le 14 septembre, sera agrémentée aujourd'hui d'un programme cinéma célébrant le plus grand pays producteur de films au monde.Une conférence sur le sujet amorce la journée à 12h, suivie de trois oeuvres types du cinéma fait à Bollywood: une comédie romantique, un musical et un drame.Leurs caractéristiques: la longue durée (plus de deux heures), univers extravagants et imposantes chorégraphies.Heures d'ouverture prolongées (jusqu'à 19 h 30) et journée entièrement gratuite.Info: 514 939-7001.Nouvelle galerie au Belgo LA RENTRÉE ARTS visuels réservait une surprise: le retour de Joyce Yahouda, autrefois, dans les années 80, galeriste réputée.Elle réapparaît avec l'ouverture d'un nouvel espace portant son nom au troisième étage du Belgo (372, rue Sainte-Catherine Ouest).Et ça commence fort, du moins sur papier, avec une expo regroupant neuf artistes parmi les mieux cotés de la jeune génération: Mathieu Beauséjour, Carl Bouchard, Sylvie Cotton, Gennaro De Pasquale, Martin Dufrasne, Massimo Guerrera, Corine Lemieux, Emmanuelle Léonard et Andrea Szilasi.Le vernissage a lieu aujourd'hui à 16h.L'expo est là jusqu'au 1er novembre.Ouvert du jeudi au samedi.Info: 514 875-2323.Jérôme Delgado collaboration spéciale La Ville de Montréal annonce la tenue d'un concours à l'intention des artistes professionnels en arts visuels, pour la réalisation d'une oeuvre d'art public au parc Marguerite-Bourgeoys, dans l'arrondissement du Sud-Ouest.Le budget de réalisation de l'oeuvre d'art est de 190 000 $.Un jury de sélection retiendra trois finalistes qui seront invités à présenter une proposition.Chacun des finalistes recevra la somme de 3 500 $ pour la préparation de sa proposition.Le concours est ouvert aux artistes professionnels ayant la citoyenneté canadienne ou le statut d'immigrant reçu et résidant au Québec depuis au moins un an.Un document d'information est disponible sur le site Internet du Service du développement culturel.Les personnes intéressées peuvent y participer en faisant parvenir un dossier comprenant les informations suivantes: - un maximum de (10) diapositives de réalisations récentes, pertinentes à la commande - sept (7) exemplaires reliés des documents suivants: une liste des diapositives fournies (titre, date, dimensions, emplacement, budget) et un curriculumvitae d'un maximum de trois (3) pages.Les dossiers imcomplets seront refusés.Le dossier d'inscription doit parvenir au plus tard le 18 septembre 2003, à 16 h 30, à l'adresse suivante: Concours d'art public pour le parc Marguerite-Bourgeoys Direction des activités culturelles Service du développement culturel 5650, rue D'Iberville, 4e étage Montréal (Québec) H2G 3E4 Pour renseignement: téléphone: (514) 872-1151 télécopieur: (514) 872-1153 courriel: flord@ville.montreal.qc.ca Internet: www.ville.montreal.qc.ca/culture CONCOURS POUR UNE OEUVRE D'ART PUBLIC AU PARC MARGUERITE-BOURGEOYS Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Les nouveaux visages du Mois de la photo : Chuck Samuels, directeur administratif, et Vincent Lavoie, commissaire général.ARTS VISUELS Nouvelle ère pour le Mois de la photo JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale De la maison de la culture Frontenac au centre Saydie-Bronfman, en passant par le Musée des beaux-arts et plus d'une galerie en ville, c'est à peu près le tout Montréal qui portera les couleurs du Mois de la photo pendant.deux mois.L'événement, qui s'ouvrait officiellement cette semaine, s'étale en effet jusqu'à la fin octobre.Et avec ses 25 artistes montrés à travers la quinzaine d'expositions, sans compter les deux gros morceaux que sont la World Press Photo et une autre sélection faisant le point sur les débuts du photojournalisme, la manifestation, pour sa 8e version, ne montre aucun signe d'amaigrissement.Pourtant, oui, il y a eu cure.D'abord, le Mois est désormais un organisme incorporé, s'étant affranchi du centre Vox qui le gérait depuis la première édition.Puis, la programmation dite générale, qui comprenait tout ce qui se faisait en photo pendant la durée de l'événement, a été exclue.Une décision qui ne plaît pas à tous, d'après les échos entendus dans les galeries.La nouvelle équipe en place croit, par contre, et sincèrement, à la nécessité de changer le mode de fonctionnement.Chuck Samuels, photographe lui-même et directeur administratif depuis un an, se fait rassurant : le mandat reste de produire une biennale.«À ses débuts, dit-il, le Mois se voulait une grande célébration de la photo.Puis, il y a eu des thématiques, des pays invités, la programmation générale.Aujourd'hui, la pertinence est autre.La célébration n'est pas suffisante.Avant, c'était bon pour la reconnaissance; plus maintenant.Il s'agit de faire un événement d'auteur.Quand Samuels parle d'événement d'auteur, il pense au besoin de confier les rênes à quelqu'un d'indépendant, avec une vision particulière sur la photographie d'aujourd'hui.Vincent Lavoie, l'historien de cette discipline choisi comme commissaire général pour la première « nouvelle» biennale, a par ailleurs opté pour un thème fort pertinent et rassembleur : les relations entre la photographie et l'actualité.Pour Raymond Cantin de Contact Image, principal partenaire financier du Mois depuis huit ans, ce changement ne peut être que salutaire.Et l'ouverture vers l'image de presse lui fait pousser un soupir de soulagement, lui qui est le responsable de la venue du World Press Photo à Montréal.« C'est bien de se réorganiser, c'est bien que ça soit deux choses différentes, croit-il en parlant de la vie sous Vox.Et puis c'est bien que des les photojournalistes ne soient plus mis de côté, que des gens comme Benoit Aquin et Alain Pratte sortent de l'ombre.» C'est un secret de polichinelle, mais ce qui a souvent été reproché à cet événement majeur aux côtés de ceux tenus à Rotterdam, Paris et Barcelone, c'est son élitisme.Des puristes de l'image fixe n'aiment pas non plus que la vidéo prenne du volume.Raymond Cantin admet, non sans malaise, que si cette tendance à se rapprocher davantage du cinéma que de la photo se maintient, son soutien (en services, surtout) serait à réévaluer.Chuck Samuels ne peut rien promettre.Selon lui, chaque biennale dépendra des choix du commissaire.« L'idée d'un commissaire par événement est intéressante, croit Marcel Blouin, fondateur du Mois.Le danger, c'est que son propos prenne la place de ceux des artistes.Mais c'est sûr que ce n'est plus nécessaire de dire que la photo est importante.Elle l'est, c'est tout.» Celui qui dirige aujourd'hui Expression, le centre d'art actuel de Saint-Hyacinthe, n'est pas prêt à dire que la photographie est trop présente dans la création, mais il assure que ça n'a rien à voir avec 1989, l'année du premier Mois, qui coïncidait avec le 125e anniversaire de l'invention de la photographie.L'acceptation de la photo était très difficile, même dans les musées, rappelle-t-il.« Je m'attendais à faire un événement marginal.» Marginal, le Mois de la photo ?Difficile à imaginer.shawinigan À 1h30 de Montréal et Québec L'exposition est organisée par le Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa.Edgar Degas, Petite danseuse de quatorze ans, 1878-1881 Philadelphia Museum of Art, Philadelphie The Henry P.Mc Ilhenney Collection, à la mémoire de Frances P.Mc Ilhenney Quand le corps humain inspire des chefs-d'oeuvre Le corps transformé Du 15 juin au 5 octobre 2003 La Cité de l'énergie accueille Picasso, Rodin, Matisse, Giacometti, Degas, Smith, Cardiff, Goodwin, Cadieux, Richier, Segal, Viola, Bourgeois, Calder, Mueck et Kentridge, de grands artistes qui ont, à leur façon, abordé la représentation du corps humain.Demandez l'audioguide et le catalogue illustré et visitez le projet virtuel à cybermuse.beaux-arts.ca Billets et renseignements LA CITÉ DE L'ÉNERGIE (819) 537-5300 1882, rue Cascade, Shawinigan Pour contacter le Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa, composez le 1 800 319-ARTS ou tapez musee.beaux-arts.ca 3148602A À L'AFFICHE Suite de la page D14 GALERIE D'ART YVES LAROCHE (4, rue St-Paul E.) Oeuvres de Zïlon, Janusz Migacz, Nicole St- Pierre, Louis Robichaud et Roberg Savignac.Jusqu'au 11 septembre.GALERIE ELENA LEE (1460, Sherbrooke O.) Dès mar., oeuvres de Susan Edgerley.Du mar.au ven., de 11h à 18h.Jusqu'au 30 septembre.GALERIE LEONARD ET BINA ELLEN (1400, boul.de Maisonneuve O.) Dès mer., oeuvres de Sylvia Safdie.GALERIE LE ROYER (51, Saint-Paul O.) Peintures de G.Bédard, P.Bédard, P.Bertin, D.Brouillette, G.Charest, P.Desjardins, P.Dion, J.Giroux, C.Kapuscinsky, C.Mailhot, C.Marlow, T.Pica, S.Popal, M.Reim, R.Roy.Sculptures de S.Monos.Jusqu'au 8 septembre.GALERIE LUZ (372, Sainte-Catherine O., espace 420) Photographies de Marlene L.Tremblay, M.Rodrigues-Labreche et SB Edwards, sculptures de Susan Valyi.Du mer.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 27 septembre.GALERIE OLIVIER MARTIN (1257, av.du Mont-Royal E.) Oeuvres de Pierre Quevillon.Lun.au mer., de 10h30 à 17h30 ; jeu.et ven., de 10h30 à 20h30 ; sam., de 10h30 à 16h30 ; dim., de midi30 à 16h30.Jusqu'au 21 septembre.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Peintures de Gérard Dansereau.Du mar.au dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 14 septembre.GALERIE SYLVIANE POIRIER ART CONTEMPORAIN (372, Sainte-Catherine O., espace 234) Oeuvres de Karen Trask et Josée Pellerin.Jusqu'au 11 octobre.GALERIE PORT-MAURICE (8420, boul.Lacordaire) Exposition Villes impossibles, oeuvres d'Irène Boulanger-Michaud.Lun., de 13h à 21h; mar., mer., jeu., de 10h à 21h; ven., de 10h à 18h; dim., de 13h à 17h; sam., de 10 à 17h.Jusqu'au 27 septembre.GALERIE D'ART RELAIS DES ÉPOQUES (234, Saint-Paul O.) Oeuvres de Roman Zuzuk, Colette Plasson, Monique Bédard, Charles Carson, Monique et Gisèle Benoît, Linda Schneider, Normand Boisvert, Janine Wesselmann.GALERIE LILIAN RODRIGUEZ (372, Sainte-Catherine O., ESPACE 405) Oeuvres de Françoise Sullivan.Du mer.au ven., de midi à 17h30; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 4 octobre.GALERIE SAS (372, Sainte-Catherine O., espace 416) Photographies de Brigitte Henry.Jusqu'au 13 septembre.GALERIE SOLEIL (207, Laurier O.) Oeuvres de Elie Bakmazian, Sara Peck Colby, Robert Elibekian, Kathryn Gabinet-Kroo, Maurice Lépine, Julie Parenteau, Richard Vaskelis, Gaétane Wilson.Jusqu'au 26 septembre.GALERIE TURENNE INC.(1474, Sherbrooke O.) Tableaux anciens et oeuvres de Joseph Giunta.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Oeuvres de Jeanne Rhéaume, Léon Bellefleur et René Richard.Du mar.au ven., de 10h à 17h30; sam., de 10h à 17h.GALERIE VAV (1395, René-Lévesque O.) Oeuvres de Carrick Dennison, Cody Stephenson et Kajin Goh.GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D'ART (1460, Sherbrooke O.) Auj., de 10h à 17h, exposition de bijoux et d'oeuvres en métal.GUILDE GRAPHIQUE (9, Saint-Paul O.) Oeuvres de Barraud, Anait, Chloé, Dupont, Lacroix, Nadeau, Martin et Zuereb.Du lun.au sam., de 10h à 18h; dim., de midi à 17h.Jusqu'au 30 septembre.OCCURRENCE (460, Sainte-Catherine O., espace 307) Oeuvres d'Alison Jackson et Alain Pratte.Du mer.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 18 octobre.STUDIO 261 (261, Saint-Jacques O.) Peintures de R.Connolly, H.Goulet, Fablo, C.Théberge, P.Bressan, P.Jegalian.Sculptures de C.Hazanavicius, N.Riendeau, J.L.Émond, C.Brunet et Vassil Nikov.Jusqu'au 24 septembre. ALERO GRANDE LIQUIDATION GM CHEVROLET IMPALA CHEVROLET TRACKER CHEVROLET AVALANCHE CHEVROLET MALIBU CHEVROLET VENTURE CHEVROLET SILVERADO CHEVROLET TRAILBLAZER CHEVROLET CAVALIER L'Association des concessionnaires Chevrolet du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée réservées aux particuliers, s'appliquant à la plupart des modèles neufs 2003 en stock à l'achat ou à la location.Photos à titre indicatif seulement.Sujet à l'approbation du crédit de GMAC.Les frais reliés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits payables à la livraison.Le crédit de 1000 $ comprend les taxes applicables.u Taux de financement à l'achat de 0% disponible sur la plupart des modèles pour des termes allant jusqu'à 60 mois.Exemple de financement : 10000$ à 0%: 60 versements de166,67$, coût en intérêts 0 $, coût total de financement 10000$.L'offre de financement à l'achat et la réduction de1000$ (taxes incluses) ne s'appliquent pas aux modèles 2004, aux Corvette de Chevrolet, fourgonnettes passagers et marchandises/coupées et aux camions série C4500/5500.La réduction de 1000$ taxable ne s'applique pas aux Silverado de Chevrolet 2500/3500 cabines classiques et allongées (sauf C6P), Silverado de Chevrolet 2500/3500 à cabine multiplace et châssis-cabine, Silverado de Chevrolet 3500 HD châssis-cabine (style reporté).Ces offres sont exclusives et ne peuvent être jumelées à aucun autre programme incitatif d'achat ou de location à l'exception des programmes de La Carte GM, des Diplômés et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Un échange de véhicules entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, à gmcanada.com ou au 1 800 463-7483.BIEN PLUS.À L'ACHAT OU À LA LOCATION, SUR PRESQUE TOUS LES MODÈLES CHEVROLET ET OLDSMOBILE 2003 PLUS DE FINANCEMENT À L'ACHAT PENDANT 60 MOISu 0% LES RÉCOMPENSES POUR PROPRIÉTAIRES DE GM RENSEIGNEZ-VOUS SUR PROFITEZ DES MEILLEURES OFFRES DE L'ANNÉE.LES OFFRES DE LOCATION SE TERMINENT LE 30 SEPTEMBRE.3159446A "]
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