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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2003-09-10, Collections de BAnQ.

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[" MONTRÉAL MERCREDI 10 SEPTEMBRE 2003 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 65 ¢ TAXES EN SUS ÉDITION PROVINCIALE > 70¢ 1 1 9e ANN É E > NO 3 16 > 84 P AG E S > 6 C A H I ER S NON à la hausse de tarifs d'Hydro HÉLÈNE BARIL La Régie de l'énergie a dit non à Hydro-Québec qui voulait que l'organisme de réglementation se dépêche de rendre une décision provisoire pour lui permettre d'augmenter ses tarifs de 3% dès le 1er octobre.Dans la décision rendue hier, les régisseurs estiment qu'Hydro-Québec Distribution n'a pas fait la preuve que la hausse demandée est urgente et qu'il faut plus de temps pour examiner le dossier en profondeur afin d'établir des tarifs justes et raisonnables, comme la loi l'exige.« Le distributeur avait un fardeau de preuve lorsqu'il a présenté sa requête et la Régie estime qu'il n'a pas réussi à relever ce fardeau », écrivent les régisseurs.La Régie de l'énergie entendra donc comme prévu les arguments d'Hydro et de tous les intéressés en novembre et décembre, afin de rendre une décision sur une augmentation des tarifs d'électricité qui s'appliquera à compter du 1er avril 2004.Hydro-Québec avait toujours dit que ses tarifs n'augmenteraient pas avant cette date.Le 14 août, dans un geste-surprise, elle a demandé à la Régie de l'énergie d'approuver à toute vapeur une augmentation de 3% pour le 1er octobre 2003 et de donner son aval à une autre hausse de 2,98% pour le 1er avril 2004.Le refus de la Régie de l'énergie de se plier aux exigences d'Hydro- Québec est important, puisque c'est la toute première fois que l'organisme créé en 1997 doit se prononcer sur une hausse des tarifs d'électricité.Pour le vice-président au Québec de la Fédération de l'entreprise indépendante, Richard Fahey, la Régie de l'énergie accroîtra sa crédibilité avec la décision rendue hier.Voir HYDRO en A2 PHOTO REUTERS Un nuage de fumée noire s'échappe d'un immeuble de huit étages dynamité par l'armée israélienne hier à Hébron lors d'une opération contre des extrémistes palestiniens.Deux militants du Hamas, selon Tsahal, ont été tués dans la fusillade, ainsi qu'un garçon palestinien de 13 ans.Deux autres attentats suicide ensanglantent Israël JOONEED KHAN DEUX ATTENTATS suicide commis à cinq heures d'intervalle, l'un devant une base militaire près de Tel-Aviv, l'autre dans un café de Jérusalem, ont fait hier au moins 13 morts et plusieurs dizaines de blessés israéliens.Avi Pazner, porte-parole du gouvernement israélien, a estimé que le Hamas islamiste était l'auteur de « cette tuerie », mais il a ajouté que le président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, était « aussi responsable de ce qui est arrivé ».Dore Gold, conseiller du premier ministre Ariel Sharon, a affirmé que les attentats ont encore démontré l'incapacité des Palestiniens à remplir les engagements requis par la « feuille de route » ( plan de paix international ).Tenu informé par son ministre des Affaires étrangères, Sylvan Shalom, Sharon a déclaré lors d'un dîner offert à New Delhi par son homologue indien Atal Bihari Vajpayee: « Nous devons être déterminés à agir contre la terreur.Nous savons que l'Inde combat aussi le terrorisme.Dans notre région, nous voulons la paix.Il doit y avoir un arrêt complet de la terreur », selon un responsable indien.Après le premier attentat, Sharon avait fait savoir qu'il comptait poursuivre comme prévu son voyage en Inde.Il doit rentrer en Israël vendredi.Voir ATTENTATS en A2 Un manque de tests pénalise l'immigration francophone Les assureurs refusent de payer 1,2 million à un veuf Olena Aleksandrova est-elle morte ou vivante?Arts et spectacles C1-C6 - télévision C2 Avis E7 Bandes dessinées E8 Bridge E5 Carrières D14, D15 Décès E6, E7 Éditorial A20 Êtes-vous observateur?E1 Feuilleton E8 Forum A21 Horoscope E5 La Presse Affaires D1-D21 Loteries A2, A10 Monde A15-A19 Mots croisés E8, S12 Mot mystère E8 Petites annonces - immobilier E1, E2 - marchandises E2 - emplois E2, E3 - automobile E3-E5 - affaires D2 Vacances-voyage B4, B5 M É T É O Voir S16 Ensoleillé Maximum 25 > minimum 15 ANDRÉ NOËL LE GOUVERNEMENT fédéral offre beaucoup moins d'examens de français que de tests d'anglais aux étrangers qui veulent immigrer au Canada, accuse la commissaire aux langues officielles.Résultat: des immigrants potentiels risquent d'être refusés au pays s'ils connaissent le français plutôt que l'anglais.Cet écart dans l'accès aux examens affecte essentiellement l'immigration de travailleurs qualifiés parlant le français dans les provinces majoritairement anglophones, le Québec ayant son propre système d'accueil basé sur des entrevues avec les candidats.« Le gouvernement fédéral a ni plus ni moins fermé la porte à l'immigration francophone hors Québec en remplaçant les entrevues par des examens qui, très souvent, ne sont pas disponibles en français, affirme Me Richard Kurland, avocat spécialisé en immigration.C'est un coup dur pour les minorités francophones qui comptent sur l'apport d'immigrants pour assurer leur avenir.» La commissaire aux langues officielles, Dyane Adams, a ouvert une enquête l'année dernière après avoir reçu les plaintes, dont celles de Me Kurland.Le 3 septembre, Mme Adams a envoyé une lettre au sous-ministre de Citoyenneté et Immigration Canada, Michel Dorais, pour l'informer que le ministère viole la Loi sur les langues officielles.Selon les plaintes, des immigrants potentiels parlant le français n'ont pas pu respecter les délais prescrits pour soumettre leur candidature parce qu'il n'y avait pas de centre d'évaluation de la langue française dans leur pays.Les plaignants ajoutaient que, dans de nombreux pays, les coûts étaient plus élevés pour les examens de français que pour les tests d'anglais.Les résultats préliminaires de l'enquête leur donnent raison.Voir IMMIGRATION en A10 CHRISTIANE DESJARDINS OLENA ALEKSANDROVA est morte noyée le 7 octobre 2001 à l'âge de 23 ans, affirment sa famille, son conjoint et les autorités de la république de Géorgie.Olena est vivante, prétendent les trois compagnies d'assurances qui se font tirer l'oreille pour payer les 1,2 million de dollars au veuf, en vertu des polices contractées dans les semaines précédant la mort soudaine de la jeune femme.Les deux positions étant inconciliables, c'est un juge de la Cour supérieure qui devra trancher cet épineux litige dans un avenir prochain.« Je suis déterminé à aller jusqu'au bout.J'en fais maintenant une affaire personnelle », dit Lorenzo Tsinsadze, conjoint de la jeune femme.L'homme de 28 ans, originaire de la Géorgie ( petite république du Caucase, au sud de la Russie ), estime que les compagnies d'assurances ont dépassé les bornes dans leur enquête.Il affirme que l'enquêteur mandaté par les compagnies d'assurances en Géorgie, lieu du décès, s'est livré à de l'intimidation envers ses proches, et est allé jusqu'à profaner la sépulture de sa femme avec un pic, pour voir s'il y avait vraiment un cercueil en dessous.Peut-on s'étonner que les compagnies d'assurances, en l'occurrence, l'Industrielle Alliance, la RBC et Primerica, se montrent suspicieuses dans cette affaire?Voyons les faits.En 2001, Lorenzo, qui vit au Canada depuis 1994, et Olena, une Ukrainienne arrivée au Canada en 1997, vivent ensemble dans la région de Montréal et ont deux jeunes enfants, dont l'aînée, âgée de 3 ans, vit en Géorgie.Voir VEUF en A2 3160483A MON CLIN D'OEIL STÉPHANE LAPORTE On construira un bateau avec les vestiges du World Trade Center ; s'il fallait qu'il frappe un iceberg.Vincent Marissal>\u2026Mcomme Moi, page A4 À la mémoire du père globe-trotter Page A4 Éric Lucas et Markus Beyer Justin et Alexandre Trudeau Encore en Allemagne?Cahier Sports, page 5 A 2 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1 0 S E P T EMB R E 2 0 0 3 DEMAIN DANS LA PRESSE Au feu les pompiers! L'histoire de l'Amérique a commencé par un enchaînement d'erreurs.Parce qu'il se croyait en Inde, Christophe Colomb a baptisé « pimento » ce qu'il croyait être du poivre, obsédé qu'il était par les épices qui valaient plutôt cher.En réalité, il venait de découvrir l'une des plus importantes richesses botaniques du monde, un produit qui allait révolutionner les manières de tables et les us de tous les peuples des tropiques: le piment fort! À lire demain dans le cahier Actuel AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Venez clavarder avec Gilles Vigneault à 11 h 30: cyberpresse.ca/clavardage > Découvrez notre nouvelle section Mon Toit: cyberpresse.ca/montoit > Retrouvez toutes les critiques des films à l'affiche: cyberpresse.ca/films LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 2-6-3 > À quatre chiffres : 1-5-9-7 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650.Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7 rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé aux ateliers de La Presse, ltée, également sis à cette adresse.SUITES DE LA UNE HYDRO Suite de la page A1 « Elle a agi de façon orthodoxe en disant qu'avant d'approuver des augmentations de tarifs, il lui faut d'abord examiner les coûts », a-t-il commenté.Selon lui, ce qu'Hydro-Québec demandait était comme mettre la charrue devant les boeufs.La Régie a plutôt décidé de convoquer tous les intéressés comme c'était prévu, pour des audiences en novembre et décembre, et c'est tant mieux, estime Richard Fahey.« L'entreprise devra faire la preuve que ses dépenses sont les plus basses possibles et justifier la hausse qu'elle veut », a-t-il dit.Hydro-Québec a réagi prudemment à la décision de la Régie.« On prend acte de la décision et on la respectera », a fait savoir son porte-parole, Marc-Brian Chamberland.Hydro se conformera aussi à la volonté de la Régie qui veut recevoir de sa part une réaction officielle d'ici le 24 septembre.Le porteparole d'Hydro-Québec Distribution souligne que la Régie réitère sa volonté de faire un débat de fond sur la hausse des tarifs d'électricité, ce que l'entreprise souhaite aussi.« On a l'intention d'y participer et on maintient notre position que les hausses sont nécessaires », a-t-il dit.Une hausse rétroactive?Hydro-Québec voulait que la Régie rende une décision provisoire afin de lui éviter d'imposer une hausse rétroactive à ses clients.Selon ce qu'il a été possible d'apprendre hier, la Régie de l'énergie pourrait approuver une hausse rétroactive, mais il est très peu probable que cela arrive.Ce qui est plus probable, c'est que la Régie approuve une augmentation plus importante que la hausse de 2,98% demandée par Hydro-Québec pour le 1er avril 2004.Si jamais la société d'État décidait tout de même d'augmenter ses tarifs rétroactivement au 1er octobre 2003, la FCEI entend se battre vigoureusement pour l'en empêcher.Ce serait inacceptable, estime son porte-parole.« Ce serait faire indirectement ce qu'on l'empêche de faire directement », a plaidé Richard Fahey.La décision rendue hier par la Régie fait suite à deux journées d'audiences qui ont eu lieu les 28 et 29 août.Pendant ces audiences, plusieurs intervenants ont protesté de façon véhémente contre les procédés d'Hydro-Québec, qui voulait devancer de six mois sa hausse de tarifs, après avoir reçu du gouvernement la commande de rapporter des profits de 600 millions de plus en 2003-2004.L'Union des municipalités, par exemple, estime qu'il aurait fallu augmenter les taxes municipales pour compenser cette hausse des tarifs d'électricité, qui n'avait pas été prévue dans les budgets de l'année en cours.Pour la Ville de Montréal, par exemple, une hausse de 3% des tarifs d'électricité le 1er octobre aurait signifié des coûts additionnels de quatre millions de dollars.Hydro-Québec Distribution, de son côté, a fait valoir devant la Régie que la hausse demandée était raisonnable, et qu'elle permettrait d'éviter un choc tarifaire à sa clientèle.Les tarifs d'électricité sont gelés depuis 1998 et devaient le rester jusqu'au 1er avril 2004 en vertu d'un décret adopté par le gouvernement.Le 11 août, le gouvernement a annulé le décret, permettant ainsi à Hydro d'augmenter ses tarifs à temps pour l'hiver.En dépit du gel tarifaire, les profits de la société d'État ont atteint le niveau record de 1,5 milliard l'an dernier.Cette année, après seulement six mois, les profits atteignent 1,3 milliard.VEUF Suite de la page A1 En juillet, août et septembre 2001, Olena s'assure auprès des trois compagnies d'assurances précitées, à hauteur de 1,2 million, en comptant la prime pour décès accidentel.Le 1er octobre, ellepart seule avec sa fillette d'un an, pour la Géorgie, tandis que Lorenzo reste ici.Il s'agit, selon lui, d'un voyage touristique, jumelé au fait que Olena voulait ramener leur fille aînée au Canada.Le 7 octobre, alors qu'elle pêche avec des amis, Olena tombe dans la rivière Mtkvari, en Géorgie.Les trois amis tentent de la sauver, mais n'y parviennent pas.Ils font des recherches, et trouvent son cadavre deux heures plus tard sur le bord de la rivière.Ils le dépose dans leur voiture et l'amènent à l'hôpital de Rustavi, où les autorités concluent à une asphyxie par noyade.Une enquête rapide est menée et en arrive à la conclusion qu'il s'agit d'un malheureux accident, sans responsable.Les certificats et autres papiers sont délivrés.Les parents de Lorenzo, qui demeurent toujours en Géorgie, sont en froid avec leur belle-fille et refusent de s'occuper des funérailles.C'est une des femmes qui se trouvaient à la pêche avec Olena, qui fait enterrer cette dernière en Géorgie, sans autre façon.Lorenzo, qui est toujours ici, ne sera averti que plusieurs jours plus tard.Ce n'est que le 26 octobre, en raison, dit-il, de problème de communications téléphoniques, qu'il réussit à parler à ses parents, qui lui confirment la mort de sa femme.Au début du mois de novembre, il adresse sa réclamation auprès des compagnies d'assurances, et fournit les attestations qu'il a en main.Curieux.Les compagnies d'assurances sourcillent.Elles dépêchent un enquêteur en Géorgie.L'homme fait ses propres recherches, et ne réussit pas, apparemment, à retrouver les trois témoins.Il fait rouvrir l'enquête par les autorités, qui concluent encore une fois au décès accidentel sans responsable.Au début de 2002, Lorenzo Tsinsadze part pour la Géorgie.Il est furieux contre l'enquêteur, car il a appris que celui-ci ne cesse de harceler ses parents.On lui a dit aussi que l'enquêteur a tenté de vérifier avec un pic s'il y avait un cercueil au lieu de sépulture de sa conjointe.Lorenzo décide de la faire exhumer pour la ramener au Canada.En avril, il fait transporter la dépouille jusqu'à Kiev, mais il faut des papiers des autorités sanitaires pour le transport au Canada.C'est le temps de Pâques, tout est fermé pendant des jours.Ce sera trop long, estime Lorenzo, qui fait incinérer sa femme.C'est avec une urne qu'il rentre au Canada.Ses deux filles, elles, restent en Géorgie où elles se trouvent encore aujourd'hui, apparemment chez les parents de Lorenzo.Ce dernier vit à Dollard-des-Ormeaux avec les parents d'Olena.Quoi qu'il en soit, cette fois, les assureurs regimbent.Plus moyen de contrôler l'ADN de la défunte, puisque les prélèvements pris lors de l'autopsie ne sont plus disponibles.Cela, ajouté aux autres bizarries de cette affaire, ainsi qu'au comportement de la victime et de son conjoint, fait douter les assureurs de la véracité de cette histoire.Et il y a plus encore.En 1999, une mésaventure semblable est arrivée à une amie d'Olena.Après s'être assurée auprès de la Sun Life pour 250 000 $, Margarita Koval, 19 ans, est partie pour la Géorgie, où elle a péri quelques jours plus tard.Elle est tombée d'un balcon en voulant cueillir un fruit dans un arbre.« Un malheureux accident », ont conclu les autorités géorgiennes.La mère de Lorenzo était un témoin de l'accident.La bénéficiaire de la police n'était nulle autre que.Olena Aleksandrova.En 1999, la Sun Life a payé.Maintenant, on doute aussi de la mort de Koval.Pour Olena, cela risque d'être encore plus corsé.Comment les assureurs arriverontils à prouver qu'Olena est toujours en vie, alors que les autorités de la Géorgie attestent son décès?C'est ce que l'avocat de Lorenzo, Me Jean Blaquière, voudrait bien savoir.Si l'avocat concède qu'il y a un marché de fraudes contre les assureurs avec les morts à l'étranger, il se dit convaincu que la mort d'Olena est réelle.« Des dossiers, j'en ai déjà refusé, parce que je considérais que c'était de la fraude.Mais ce dossier-ci est extrêmement bien monté.Personne ne pourrait réussir à faire une fraude aussi parfaite, acheter toutes les autorités d'un pays comme ça.Les assureurs vivent dans des romans policiers.Écrire une défense, c'est facile.Arrivé au procès, c'est une autre paire de manches.Il faut prouver ce qu'on avance.Et des preuves, on n'en a pas vu encore.» ATTENTATS Suite de la page A! La direction palestinienne et le premier ministre désigné, Ahmad Qoreï, ont condamné les attentats suicide, qui ont aussi tué leurs deux auteurs.Dans un communiqué, ils « relèvent que le même jour Israël a tué trois Palestiniens, dont un enfant ».Tôt hier matin, le chef local de la branche armée du Hamas, Ahmad Badr, et un de ses lieutenants, Abed Misk, ont été tués dans une opération menée par Tsahal à Hébron, en Cisjordanie.Un adolescent de 13 ans a plus tôt été tué à Hébron par des éclats de missiles tirés par l'armée contre l'immeuble où se trouvaient Badr et Misk.L'armée israélienne a démoli l'immeuble de huit étages à l'explosif après en avoir évacué les corps des deux militants.Selon l'armée, les deux faisaient partie d'un groupe armé responsable de la mort de 55 Israéliens, dont 22 dans l'attentat suicide à Jérusalem le 19 août contre un autobus.« La direction palestinienne assiégée ne trouve d'autres moyens pour arrêter l'effusion de sang et garantir la sécurité des Palestiniens et des Israéliens que d'en appeler au président ( George W.) Bush, au Quartette et à la communauté internationale pour protéger le processus de paix et la feuille de route », affirme-t-elle dans un texte.Dans un communiqué distinct, Qoreï a condamné tous « les actes meurtriers visant les civils, qu'il s'agisse des Palestiniens qui ont été tués à Hébron, à Gaza, à Khan Younès, à Jénine et à Naplouse, ou des Israéliens qui ont été victimes des attentats d'aujourd'hui ».Il a aussi condamné les déclarations de responsables israéliens appelant au bannissement du président Yasser Arafat, affirmant que « ces menaces ne font que jeter de l'huile sur le feu et sont susceptibles de faire exploser la situation ».Élaboré par le Quartette ( États- Unis, Union européenne, Russie et ONU ), la « feuille de route » prévoit la création d'un État palestinien d'ici à 2005.Pour sauver le processus, la direction palestinienne a appelé, selon le texte, à l'adoption par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution instaurant un cessez-lefeu entre Israël et les Palestiniens, ordonnant la fin des agressions et déployant des observateurs internationaux sur le terrain.Sans le revendiquer toutefois, un responsable du Hamas, Abdelaziz Al- Rantissi, a affirmé que l'attentat de Tel-Aviv était une riposte aux « crimes » d'Israël.À la suite du second attentat, les Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, ont salué les deux attentats suicide, estimant que « le moment est venu ( pour Israël ) de payer ( ses ) crimes quotidiens contre le peuple palestinien », dans un communiqué diffusé par la télévision Al-Jazira.Le premier attentat suicide a été commis près d'un arrêt de bus jouxtant la base militaire de Tzrifin, au sud-est de Tel-Aviv.Il a fait au moins huit morts, tous des soldats, en plus du kamikaze, selon le dernier bilan hier soir.L'attentat à Jérusalem qui a fait six victimes, outre le kamikaze, selon la police, s'est produit dans un café de la rue Hemek Refaïm, qui a été ravagé par la déflagration.Un des 58 blessés était dans un état « critique » et cinq autres dans un état « grave ».« Ce sont les premiers attentats anti- israéliens après la tentative d'élimination manquée d'Ahmad Yassine, fondateur du Hamas, lors d'un raid aérien samedi à Gaza.Ce dernier avait promis des représailles « inoubliables » après ce raid.La Maison-Blanche a condamné les attentats palestiniens et affirmé que le démantèlement des groupes terroristes était essentiel pour faire progresser le processus de paix.Et les États-Unis sont restés inflexibles sur leur boycottage du président Yasser Arafat, refusant d'envisager toute discussion avec lui malgré le rôle qu'il continue de jouer.En Inde, où il poursuit la première visite officielle d'un chef de gouvernement israélien, Sharon a fait miroiter des ventes d'armes à l'Inde.Un délégué cité par un journal indien a parlé de « stratégie trilatérale pour contrer la terreur venant de l'islamisme radical ».Le président George W.Bush a téléphoné hier à Vajpayee pour lui renouveler sa demande d'aide en Irak, avant la visite aujourd'hui à Delhi de la sous-secrétaire d'État, Christina Rocca.À Bruxelles, un Israélien et un Palestinien ont présenté hier au Parlement européen un plan de paix destiné à rassembler le plus grand nombre possible de signatures dans les deux camps, afin d'être pris en compte par les dirigeants politiques.Avec la collaboration de AFP, AP et Google News LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 10 SEPTEMBRE 2003 A3 ACTUALITÉS Photo archives PC © La Ville de Montréal n'a pas été tendre, hier, à l'endroit du ministre des Affaires municipales, Jean-Marc Fournier.Selon le maire Gérald Tremblay, l'absence de report des référendums sur les défusions équivaudrait à donner carte blanche aux défusionnistes.Le ministre Fournier accusé d'être favorable aux défusions Pour Gérald Tremblay, le ministre des Affaires municipales a choisi son camp Des appuis au maire de Montréal FRANÇOIS CARDINAL QUÉBEC \u2014 Une cinquantaine de citoyens, dont certains représentent diverses organisations, demandent à l'administration Tremblay de revoir son modèle de décentralisation en y incluant des mesures favorisant une plus grande démocratie à Montréal.Dans une lettre envoyée hier au maire Gérald Tremblay, les personnes en question, issues de groupes communautaires, des rangs universitaires ou d'autres, appuient le plan Tremblay, ce modèle organisationnel que Montréal voudrait bien appliquer avec la bénédiction de Québec.« Toutefois, écrivent-ils, au-delà de l'intention exprimée de placer le citoyen au centre des préoccupations de la nouvelle ville, ce plan néglige une dimension essentielle à l'avenir de notre ville, celle de la démocratie.Votre administration ne peut prétendre placer le citoyen au centre de ses préoccupations tout en persistant à le considérer uniquement comme un simple usager de services, un consommateur ou un contribuable.» Ils souhaitent également que l'Office de consultation publique de Montréal (OCPM) soit mandaté, une fois le modèle révisé, pour présenter et bonifier le plan Tremblay dans toute l'île de Montréal.FRANÇOIS CARDINAL QUÉBEC \u2014 Le ministre des Affaires municipales, Jean-Marc Fournier, a choisi son camp : celui de la défusion.C'est du moins ce qu'ont laissé entendre lors de la commission parlementaire sur le sujet, hier, de nombreux intervenants, dont le maire Gérald Tremblay, le caucus des grandes villes ainsi que l'Union des municipalités du Québec (UMQ).La première journée des audiences publiques servant à bonifier le projet de loi 9 sur les défusions a démarré sur les chapeaux de roues, hier, à Québec.Ni la Ville de Montréal, ni l'UMQ, ni le caucus des grandes villes (non métropolitaines) de l'UMQ n'ont été très tendres à l'endroit du ministre responsable de l'épineux dossier des défusions municipales.S'exprimant au nom de l'UMQ, le maire de Longueuil, Jacques Olivier, a ainsi soutenu que « le projet de loi (à l'étude) est nettement favorable aux défusions ».« M.le législateur, a-t-il dit, faites donc attention, vous allez heurter la démocratie plutôt que de l'aider.Vous allez aider une minorité à vouloir défaire ce qu'un gouvernement démocratiquement élu a fait.» Pour sa part, le maire Gérald Tremblay s'est emporté lorsque le ministre a tenté, à quatre reprises, d'avoir des détails sur la demande principale de son administration, soit le report de deux ans des référendums sur les défusions.Plus précisément, M.Fournier voulait savoir en quoi ce délai n'entraînerait pas une longue période d'incertitude.Montant le ton au fur et à mesure qu'il tentait de répondre, le maire a insinué qu'un refus du ministre d'accorder ce délai équivalait à donner carte blanche aux défusionnistes.« Si on n'a pas (le report de) deux ans, à ce moment-là, ce sera le reflet de votre réelle volonté, a lancé le maire, visiblement furieux.Et, je vous répète, en politique, on a le choix.Vous avez le choix.» En marge de sa présentation, précisant son affirmation, il a ajouté que, selon lui, le ministre « préfère peut-être donner une chance à la défusion plutôt qu'à la réussite des nouvelles villes.» Mais au grand dam du maire, le ministre Fournier a fait savoir qu'il était loin d'être convaincu du bien-fondé du report demandé.« Quand a été lancée la discussion (sur les défusions), tout le monde disait que ça allait paralyser les nouvelles villes, a-t-il rappelé.Dans un certain sens, Montréal me demande de les paralyser pendant deux ans.À moins qu'ils me disent que ça ne les paralyse pas, mais je n'ai pas eu de réponse complète sur l'absence de paralysie que cela consacrerait.Projet de loi incohérent Par ailleurs, le caucus des six grandes villes non métropolitaines de l'UMQ a demandé au gouvernement Charest de laisser tomber le projet de loi sur les défusions.« Nous considérons que le projet de loi 9 est incohérent par rapport à l'engagement du gouvernement libéral en faveur des nouvelles villes », a expliqué le maire de Québec, Jean-Paul L'Allier.Tout comme leurs collègues, les membres du caucus ont soutenu que le projet de loi favorisait, ni plus moins, la défusion.« On juge que c'est trop facile pour les défusionnistes », a dit le maire de Sherbrooke et président du caucus, Jean Perrault.Le maire de Longueuil s'attire les foudres des défusionnistes SÉBASTIEN RODRIGUE LES DÉFUSIONNISTES de la Rive- Sud accusent le maire de Longueuil, Jacques Olivier, de vouloir tuer dans l'oeuf le processus référendaire sur les défusions en demandant à Québec de faire passer de 10 à 25 % le taux de signatures nécessaires pour déclencher un scrutin.Ginette Durocher, porte-parole de la Coalition des citoyens pour la renaissance de Saint-Bruno, soutient que le maire Olivier cherche délibérément à rendre les défusions les plus difficiles possibles.« Quand on ferme la porte à l'accès aux registres, à la possibilité d'atteindre un résultat à un référendum (.) on ne parle plus de démocratie », s'insurge-t-elle.Dans son mémoire, le maire de Longueuil propose à Québec de réduire de cinq à une journée la durée d'ouverture d'un registre.Le mémoire demande également d'inscrire dans la loi que seule une majorité de 50% plus un des inscrits peut décider qu'une exville soit reconstituée.Selon l'ancien conseiller municipal et porte-parole de Fierté Saint- Bruno, Jean-Claude Beaudoin, le maire Olivier tente d'éliminer toute possibilité de tenir un référendum.« C'est impossible de faire signer 1800 personnes (à Saint-Bruno) en une journée, les gens en politique savent ce que veut dire la signature d'un registre et ils savent que si l'on met les chiffres élevés, les gens n'y parviendront pas », affirme-t-il.De son côté, la présidente de l'arrondissement de Boucherville, Francine Gadbois, estime qu'il s'agit d'un « déni de démocratie ».« Il est le seul maître à bord, il veut être le grand dirigeant et, bien sûr, il ne veut pas faciliter toutes les mesures mises de l'avant pour la tenue de référendums », dit-elle.Des précédents dangereux?D'autres défusionnistes affirment que ces demandes créeront des précédents à propos de la tenue de référendums.« Est-ce que des conditions comme celles-là vont s'appliquer à l'avenir à tous les référendums ou, pire, aux élections provinciales et municipales ?» demande le porte-parole de la Coalition des citoyens pour la défusion de Saint-Lambert, Claude Trudeau.Dans ce mémoire, le maire Olivier a suggéré d'autres modifications au projet de loi 9 présentement à l'étude par la commission de l'aménagement du territoire de l'Assemblée nationale.La Ville de Longueuil demande ainsi de doubler la formule de péréquation de même que les délais entre la publication des études sur les défusions et la tenue des registres.Olivier se défend d'être antidémocratique Le mémoire de Longueuil a d'ailleurs été déposé hier lors d'une séance extraordinaire du conseil municipal de Longueuil.Questionné par des citoyens en faveur des référendums sur les défusions, le maire Olivier s'est défendu d'être « antidémocratique ».« Si nous étions si antidémocratique, comment se fait-il que toutes les villes concernées ont demandé les mêmes choses?» a-t-il fait valoir.Le maire a ajouté qu'il était de son devoir de s'opposer aux personnes qui ont l'intention de « défaire la ville ».L'opposition a pour sa part déploré que le mémoire n'ait pas été soumis au vote des élus du conseil municipal.En fait, l'ordre du jour de l'assemblée extraordinaire a été changé à la toute dernière minute hier pour que le mémoire soit déposé plutôt qu'adopté.Le chef de l'opposition, Marc Lachance, reproche au maire Olivier d'« attiser » la volonté des citoyens pour les défusions avec ces propositions et de ne pas avoir consulté les élus municipaux.« Il demande 50% plus un de participation à un référendum alors que la participation moyenne aux élections municipales est de 43 % », remarque-t-il.D'ici quelques semaines, l'opposition présentera son propre mémoire à Québec, tout comme les principaux groupes de défusionnistes de Longueuil.Conseiller municipal éjecté de deux commissions Par ailleurs, le maire de Longueuil a demandé la destitution du conseiller municipal de l'arrondissement de Boucherville, Elie Saab, de deux commissions hier lors de la séance extraordinaire du conseil municipal.Le conseiller municipal avait été suspendu du caucus du parti municipal Rive-Sud/Équipe Olivier il y a deux semaines pour avoir exprimé publiquement son appui aux référendums sur les défusions.Il a ensuite démissionné du parti.Le présidente de l'arrondissement, Francine Gadbois, avait aussi claqué la porte du parti, le printemps dernier.Hier soir, M.Saab et Mme Gadbois ont quitté en trombe la salle du conseil après qu'on on eut refusé le droit de parole au conseiller de Boucherville au cours de l'adoption de la résolution confirmant sa destitution.Pour expliquer cette décision, un porte-parole du maire a fait savoir que « c'était la prérogative du maire de nommer les gens qu'il veut à des commissions ».Les remplaçants de M.Saab à la vice-présidence de la commission des finances et des ressources humaines et comme membre de la commission de l'aménagement du territoire, des infrastructures et du développement durable n'ont pas encore été choisis. VINCENT MARISSAL v m a r i s s a @ l a p r e s s e .c a AÉROPORT PIERRE-ELLIOTT-TRUDEAU Les fils Trudeau tentent de calmer le jeu LOUISE LEDUC «À L'AÉROPORT international Pierre- Elliott-Trudeau, ne pensez pas au premier ministre, à l'adversaire politique.Pensez plutôt à l'homme, au Montréalais qui a mis ses talents au service de sa ville (.), du monde.» Alors qu'à l'extérieur de l'aéroport de Dorval, rebaptisé hier, des manifestants s'indignaient de l'honneur fait à l'ex-premier ministre canadien, son fils Alexandre tentait de calmer le jeu.Tout comme Justin, Alexandre Trudeau s'est tout simplement montré ravi de ce qu'on ait choisi un aéroport \u2014 haut lieu du voyage, mais aussi point de chute de tant d'immigrants\u2014 pour honorer la mémoire de son globe-trotter de père.Bien sûr, il y avait dehors une cinquantaine de manifestants, certains brandissant des pancartes peu élogieuses.« PET : en 1970, un emprisonneur de peuple.En 1982 : un trompeur de peuple », pouvaiton lire sur celles de Rachel Girouard et Alcide Clément, venus de Sherbrooke pour marquer leur désaccord.Il y avait encore ce militant du Mouvement de libération nationale du Québec \u2014masqué « parce que je suis un employé du fédéral et parce que je me suis fait porter malade ce matin » \u2014 dénonçant le changement de nom, « symbole de l'arrogance du Canada envers notre peuple ».Il était question de la crise d'Octobre, du rapatriement de la Constitution sans le Québec, du fiasco de l'aéroport de Mirabel, incarné par bon nombre d'expropriés s'étant déplacés pour rappeler le drame.De ces durs rappels historiques, les fils Trudeau ont fait peu de cas, rappelant qu'ils étaient habitués à ce que leur père déchaîne les passions, de ses partisans comme de ses opposants.Justin Trudeau a tout au plus tenté de rappeler que la décision de son père de faire construire le gigantesque aéroport de Mirabel, qui a pratiquement été abandonné au profit de Dorval, relevait d'une autre époque.« Vous savez, en 1976.» « 1971, en fait », a corrigé son frère Alexandre.Quoi qu'il en soit, les deux fils Trudeau s'entendaient pour dire que les historiens sauraient mieux qu'eux juger de la performance de leur père.Le compagnon de route de Pierre Elliott Trudeau, l'ex-ministre Marc Lalonde, a quant à lui tourné en dérision les manifestants, ces « ultranationalistes ».« Bah, il suffirait que j'aille au coin de la rue à 7 h le matin pour que je trouve moi aussi 70 manifestants ! » Trudeau lui-même « aurait un petit sourire aux lèvres en les voyant s'exciter autant le poil des jambes ! » a avancé M.Lalonde, pour qui l'honneur fait à Trudeau était tout à fait mérité.«À part Céline Dion, bien peu peuvent se vanter d'avoir aussi bien fait parler du Canada à l'échelle internationale.» L'ex-sénateur Jacques Hébert jugeait lui aussi très approprié qu'on ait donné à l'aéroport de Dorval le nom de celui qui fut premier ministre du Canada de 1968 à 1979, puis de 1980 à 1984.« Un aéroport est tout indiqué pour un homme comme lui qui, dans sa jeunesse, a voyagé à travers le monde, sac au dos, bien avant de le faire de façon officielle.» Comme prévu, le Bloc québécois ne s'est pas pointé à l'événement d'hier, ne voyant que «provocation et mépris » dans la décision d'Ottawa de renommer l'aéroport.Le gouvernement québécois n'était pas davantage représenté.Le changement de nom à Dorval n'entrera pleinement en vigueur qu'en janvier 2004.M comme Monsieur, M comme Moi Si la formule n'avait pas déjà été revendiquée par un grand têtu célèbre d'une lointaine époque, la vie publique de Jacques Parizeau pourrait s'intituler : Je persiste et signe.En attendant ces mémoires, qui ne viendront pas, semble-t-il, le principal intéressé n'ayant pas de projet en ce sens, le film Monsieur de Francine Pelletier lève un voile sur cet imposant personnage de l'histoire récente du Québec.En suivant Jacques Parizeau pendant près de trois ans pour réaliser son documentaire, Francine Pelletier rêvait de démasquer Jacques Parizeau l'homme public pour dévoiler Jacques Parizeau point.Elle avoue, le regret dans la voix, ne pas y être arrivée, M.Parizeau refusant obstinément de baisser la garde.Elle a donc intitulé son film Monsieur, préservant tout le côté solennel et aristocratique de l'homme.(Le film est présenté au cinéma Parallèle du 12 au 18 septembre).Les comparaisons avec le film À hauteur d'homme de Jean-Claude Labrecque sont forcément boiteuses parce que le procédé des deux réalisateurs n'est pas le même et que leurs sujets respectifs sont aussi très différents, mais comme les deux documentaires sortent presque en même temps et qu'ils portent sur deux chefs péquistes, elles sont néanmoins inévitables.p p p « J'ai été élevé dans l'argent, je suis un bourgeois et je suis fier de l'être », lance M.Parizeau en riant au début du documentaire.Le ton est donné.Ici, pas de « criss de tabarnak », pas de coup de poing dans les murs, pas de crise mal contenue.Ici, pas de réunion paniquée, pas de cellule de crise, pas d'engueulade à l'arrière d'un autocar de campagne ; nous nous baladons plutôt tout doucement du vignoble de Monsieur à Collioures, à sa ferme des Cantons-del'Est, puis de son condo de l'Île-des-Soeurs aux alcôves des Archives nationales.C'est champêtre, feutré, il y a toujours un verre de rouge pas trop loin dans le décor.Mais méfiez-vous des apparences : le propos de l'ancien chef péquiste est toujours aussi mordant.Et malgré les regrets de Francine Pelletier, qui dit n'avoir pu percer la carapace de Jacques Parizeau, son documentaire dévoile des grands pans de l'homme.L'ancien chef péquiste avoue, notamment, ce qui est une révélation surprenante, qu'il « n'avait pas l'amour viscéral du Québec », que c'est sa première femme, Alice, qui le lui a inculqué.Dans une autre séquence, on sent l'émotion à fleur de peau quand il raconte qu'il a été hué un soir en entrant au restaurant Moishe's.« Je ne suis pas triste, je suis bien des choses, mais je ne suis pas triste », affirme-t-il en feuilletant un album de vieilles photos.Peut-être pas triste, mais blessé.Et amer.Inévitablement, on revient au soir du référendum d'octobre 1995 et à la désormais célèbre déclaration sur « l'argent et les votes ethniques ».C'est même le point culminant du documentaire.« Évidemment que c'est ennuyeux, dit-il.Je ne peux rencontrer personne dans les médias ou chez les intellectuels sans que l'on me dise : vous avez osé ! Je n'ai jamais foutu personne en prison, mais je suis un fasciste raciste et intolérant.C'est ça l'image.Pierre Trudeau a fait mettre 500 personnes en prison sans jamais les poursuivre devant les tribunaux, mais c'est un grand démocrate.C'est bien ça, je ne caricature pas ?Un moment, j'ai dit : ça va faire, je ne veux plus jouer ce jeu-là.» Visiblement, Jacques Parizeau en a gros sur le coeur.Mais reculer, pas question.S'excuser, jamais.« Bien sûr que je savais ce que je disais, dit-il en parlant de cette déclaration.J'ai relu ce discours récemment ; je l'ai trouvé pas mal du tout.» Puis, il s'emporte en rappelant la réaction qui a suivi.« Tout a été condamné urbi et orbi par la société québécoise, à genoux, les bras en croix, la bouche en cul de poule.Quel horreur cet homme ! O.K.! Fini ! Ça va ! » À la journaliste qui insiste, lui demandant si, après tout, il ne serait pas plus simple d'admettre l'erreur et de s'excuser, il lance : « N'en rajoutez pas, voulezvous ?C'est très catholique.D'abord, on s'accuse, puis on fait repentir, puis on fait l'acte de contrition.Je laisse ça à votre religion.» p p p Jacques Parizeau nous livre aussi une relecture des événements référendaires dans laquelle il occupe toute la place \u2014 « J'avais échoué », « C'était ma défaite », « J'ai amené tout ce monde derrière moi » \u2014 sans jamais donner le moindre crédit à Lucien Bouchard.Monsieur a le moi facile.Par moment, ça tourne carrément à de l'égocentrisme, un trait de caractère frappant dans le documentaire.Tous ceux qui ont suivi la campagne se souviennent pourtant que c'est M.Bouchard qui avait porté la campagne du OUI à bout de bras, surtout les deux dernières semaines, et permis aux souverainistes de décrocher près de 50 % des voix.(Francine Pelletier a fait deux demandes d'entrevue à Lucien Bouchard, qui a refusé, s'en tenant comme il le fait depuis son retrait de la politique à son devoir de réserve.) Jean-François Lisée, conseiller spécial de M.Parizeau en 1995, raconte dans le documentaire à quel point l'ancien premier ministre était abattu par le poids de sa défaite et combien il se sentait insulté.Tellement abattu en fait qu'il s'en allait démissionner sur-le-champ, ce dont sa femme l'a dissuadé, du moins pour une douzaine d'heures.Dans une phrase prémonitoire, M.Lisée avait dit à son patron, quelques minutes avant son fameux discours : « L'histoire vous jugera sur ce que vous direz ce soir.» « Il n'avait pas aimé ça », précise Jean- François Lisée.C'est que M.Parizeau ne veut pas faire partie de l'histoire.Il refuse de s'effacer et prévient d'ailleurs qu'il ne se taira pas.« Ça fait 40 ans que je dis ce que je pense, je ne vais pas m'arrêter.» Que les péquistes se le tiennent pour dit.Photo PIERRE McCANN, La Presse © Alexandre, dit Sacha, Trudeau, et son frère Justin ont participé au dévoilement de la plaque commémorative soulignant le nouveau nom de l'aéroport international de Dorval.Attristés et surpris, les descendants de d'Orval MARIE-FRANCE LÉGER LA NAISSANCE de l'aéroport Pierre-Elliott- Trudeau attriste et déçoit des descendants du marchand Jean-Baptiste Bouchard d'Orval, qui a acquis des mains des sulpiciens, à la fin du 17e siècle, une terre sur ce territoire.« Mon ancêtre avait acheté ce terrainlà.Ça fait un petit pincement au coeur de voir que le nom s'en est allé, a expliqué hier Denis Dorval, joint à Gatineau.C'est vrai que Pierre Elliott Trudeau était un Montréalais, je n'ai pas d'objection.Mais ça m'a donné un choc.» L'ancien fonctionnaire du ministère fédéral de l'Environnement, qui a beaucoup fouillé dans les archives retraçant l'histoire de ses ancêtres, ne trouve pas pour autant que les manifestations contre le nouveau nom de l'aéroport soient justifiées.Il n'apprécie pas que l'affaire prenne une tournure politique.« Heureusement que la ville garde le même nom ! » Un autre descendant, Charles Dorval, architecte connu de Québec \u2014sa firme Dorval-Fortin a mené le projet du Grand Hall du Musée de Québec\u2014s'est montré quant à lui surpris et déçu.« On trouve le geste surprenant.Compte tenu de ce que l'ancien premier ministre a fait dans le domaine aérien.C'est une drôle de décision.Je n'irai pas jusqu'à la contestation, mais on est peut-être désappointé.» Son fils, Guy, diplômé de géographie de l'Université Laval, a même écrit un Dictionnaire généalogique des Dorval de l'Amérique française, où l'on apprend que nulle autre que la comédienne Anne Dorval serait une autre descendante de l'ancêtre Claude, père de Jean-Baptiste.La comédienne a toutefois fait savoir par son agent hier qu'elle n'était pas au courant de cette filiation et qu'elle ne souhaitait pas commenter.L'auteur du site Internet de la famille Dorval, Richard Dorval, demeurant à La Sarre, aurait même déjà tenté par le passé de prendre contact avec lui, sans succès.Or, selon Denis Dorval, le Dictionnaire généalogique des Dorval d'Amérique française est formel.« Anne est aussi une descendante de la famille par la soeur de Jean-Baptiste, celui qui avait acheté le terrain.Marie Bouchard d'Orval, marié à François Bigot, a donné son nom à une partie de sa descendance, ce qui était très rare à l'époque.Combattre et évangéliser les Iroquois Ainsi, le lieu où a été construite l'aérogare internationale de l'ancienne ville de Dorval abritait le fort Gentilly, construit par les sulpiciens pour contrer les attaques des Iroquois et racheté en 1691 par Jean-Baptiste Bouchard d'Orval.L'endroit fut par la suite baptisé Domaine de La Présentation.Les Dorvalois doivent en effet leur nom à ce marchand de Ville-Marie, né en 1658 et décédé en 1724.Le premier ancêtre en terre d'Amérique, Claude Bouchart (il écrivait bien son nom avec un t), originaire de la commune française d'Orval, à quelque 20 kilomètres de Soissons, en Picardie, « aurait été chirurgien des missions huronnes », entre 1639 et 1650, comme nous l'apprend le Dictionnaire illustré Noms et lieux du Québec consulté pour La Presse par Marcel Fourcaudot, de la Commission de toponymie du Québec.En 1990, l'historien André Duval a consacré un ouvrage volumineux aux 300 ans de Dorval.On y découvre, entre autres, que Jean-Baptiste, fils de Claude, le chirurgien de Québec, préféra le métier de trappeur et de chasseur de castors à celui d'explorateur.Et c'est alors que la légende côtoie la réalité.Parti en expédition de chasse, vers 1720, il ne revint pas.Sa veuve éplorée, dame Marie-Antoinette, sans nouvelles de son mari depuis plusieurs années, le fit déclarer « absent » au sens de la loi.Mais voilà qu'elle apprit, quelques années plus tard, qu'on avait recueilli son mari, moribond, pour le faire inhumer en « terre sainte ».ACCÈS À L'INFORMATION Une eexpérience dd'achat ttellement pplus ssympa Magasiner ça use, ça use.Vous ne trouvez pas que ce serait bien de pouvoir comparer les voitures et les prix sans avoir à faire le tour de la ville ?Avec Accès Toyota, c'est facile.Il suffit de vous présenter au kiosque Internet d'un de nos concessionnaires pour voir comment on se mesure face à la concurrence.Vous y obtiendrez toute l'information dont vous avez besoin, tout en ménageant vos chaussures.Pour en savoir plus, visitez acces.toyota.ca 3167688A LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 10 SEPTEMBRE 2003 A5 CONFÉRENCE DE CANCUN Mines sombres sous le soleil Le pire scénario: ouvrir les marchés sans éliminer les subventions à l'exportation L'agriculture sous la loupe LA PROPOSITION de l'OMC (basée sur l'accord survenu en août entre l'Union européenne et les États-Unis) : > réductions substantielles du soutien financier interne ayant des effets de distorsion des échanges (aucun chiffre avancé) ; > réductions de toutes les formes de subvention à l'exportation, en vue de leur retrait progressif (aucun chiffre avancé) ; p p p La position du G-20, groupe de 20 pays en développement dont le Brésil, la Chine et l'Inde : > abolition totale des subventions aux exportations.p p p La position du Canada et du groupe de Cairns, qui rassemble des grands pays exportateurs agricoles dont l'Australie, l'Argentine et la Nouvelle-Zélande : > élimination de toutes les formes de subventions aux exportations ; > réduction substantielle ou élimination des mesures de soutien interne qui faussent les échanges ; > amélioration substantielle de l'accès aux marchés pour tous les produits agricoles et alimentaires.JUDITH LACHAPELLE LES PRONOSTICS étaient bien sombres, hier, sur les chances de succès de la ronde de négociations sur l'agriculture qui sera relancée ce matin sous le soleil mexicain de Cancun.Tandis que l'Union européenne et les États-Unis ont dit avoir fait ce qu'ils pouvaient pour faire avancer le dossier, les pays en développement et les autres pays exportateurs agricoles (dont le Canada) ont déjà fait savoir que ce n'était pas assez.D'ici dimanche, les ministres du Commerce de 146 pays poursuivent au Mexique la ronde de négociations entreprise en novembre 2001 à Doha, au Qatar.Deux mois après les attentats du 11 septembre, les pays riches avaient admis que les règles actuelles de l'OMC pénalisent les pays en développement.Les nouvelles règles sur les échanges commerciaux visent justement à aplanir ces différences.Inquiétudes chez les producteurs québécois Sur cette question, tout le monde (officiellement, du moins) s'entend.C'est sur la façon d'y parvenir que les négociations se corsent.La rencontre de Cancun doit absolument en arriver à un accord sur l'agriculture par l'élimination des subventions aux exportations (ainsi que certains soutiens internes) et l'amélioration des accès aux marchés.Les ambitions de l'OMC suscitent de l'inquiétude chez les producteurs québécois.Les règles actuelles de commerce international font en sorte que les surplus de maïs américain entrent à pleine porte au Mexique, laissant les campesinos fauchés, incapables de rivaliser avec leurs riches voisins.Par contre, grâce au marché actuel, les producteurs québécois de volaille évitent de voir leur marché envahi par le poulet brésilien, qui coûte beaucoup moins cher à produire que son cousin québécois.Comment aider les plus pauvres sans étouffer notre propre agriculture ?« Le pire scénario serait que l'OMC force l'ouverture des marchés sans exiger l'élimination des subventions à l'exportation », dit Maurice Doyon, professeur en économie agroalimentaire à l'Université Laval.Mohammed Chikhaoui, directeur d'Oxfam-Québec, rappelle le cri lancé récemment par un dirigeant africain : « que les États- Unis abolissent leurs subventions à l'exportation et nous allons jouer selon les règles du marché ! » L'Europe et les États-Unis subventionnent en effet grassement leurs fermiers, encourageant la création de surplus qu'ils vont ensuite écouler sur les cours mondiaux.à des prix imbattables.Et en imposant des droits de douanes exorbitants, ils empêchent les exportateurs de pénétrer leur marché local.Au Canada, si les subventions ont fondu depuis 10 ans, il existe toujours des barrières tarifaires pour protéger des productions plus sensibles à la concurrence.Ainsi, la production de volaille, d'oeufs et de lait est réglementée par un système de gestion de l'offre qui contrôle la production et garantit un revenu minimal aux producteurs.Celui qui veut exporter des produits laitiers (ou de la volaille ou des oeufs) au pays devra payer des droits de douanes qui rendent son produit beaucoup moins concurrentiel face à la production locale.« On pourrait vivre avec l'élimination du soutien financier au marché interne », dit Serge Lebeau, spécialiste des négos de l'OMC à l'Union des producteurs agricoles (UPA).Par contre, les producteurs agricoles réclament auprès de l'OMC le droit de protéger leurs industries plus fragiles.Et ils ne sont pas les seuls.Si le Canada voulait pouvoir protéger sa volaille, ses oeufs et son lait, les États-Unis vont vouloir protéger leur sucre, leur coton et leurs arachides.L'Uruguay Round Pour le reste, le Canada réclame que chaque pays permette qu'une part de 5 % de son marché pour chaque aliment provienne de l'importation, conformément à l'accord de l'Uruguay Round.Par exemple, malgré la protection du marché de la volaille au Canada, 7,5 % des poulets viennent de l'étranger.Le Canada réclame un « vrai » pourcentage de 5 % par produit, parce que l'Europe a préféré donner 5 % par groupe de produit (par exemple, 5 % pour toute la viande rouge, ce qui fait que le marché du porc est fermé aux exportateurs québécois).Les États-Unis, plus ratoureux, ont choisi de donner leurs 5 % de crème glacée en exclusivité à la Jamaïque.Petit problème : la Jamaïque ne produit pas de crème glacée.À la veille de l'ouverture du sommet, Serge Lebeau avouait être un peu nerveux.« Cependant, la proposition qui est sur la table est moins drastique que celle qui avait été déposée en mars dernier.» Photo AFP Le Sommet de Cancun n'y échappe pas.Hier, comme c'est toujours le cas depuis quelques années dans ce genre de rencontres, des manifestants s'y sont « frottés » aux forces de l'ordre et à leurs clôtures.QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE Raffinement extrême du chiffon de soie à grandes fleurs rebrodées d'un mince fil métallique et brillant, de la forme kimono nouée par un ruban de satin, du riche coloris de moka en camaïeu.P.m.g.La chemise kimono fleur de soie 255 00 3167747A Qu'est-ce que l'OMC?Presse Canadienne GENÈVE \u2014 Cinq questions et réponses sur l'Organisation mondiale du commerce et son influence sur les entreprises et les individus dans le monde : Q Quand l'OMC a-t-elle vu le jour ?R L'OMC a été créée dans le cadre du traité de l'« Uruguay Round » sur les négociations de libéralisation du commerce.Elle a vu le jour le 1er janvier 1995, pour remplacer l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT).Elle emploie 550 personnes, a son siège, sur les bords du lac de Genève.Contrairement à son prédécesseur, le GATT, l'OMC a un pouvoir juridique et ses accords et décisions sont contraignants pour tous ces membres.Q Quel est son rôle ?R Elle propose et applique des règlements sur le commerce international, à travers une série de traités et d'accords négociés entre ses membres.Ces traités sont construits sur le principe suivant : le commerce doit être aussi ouvert que possible, chaque pays devant traiter de manière égale tous ses partenaires commerciaux et éviter toute discrimination entre services, personnes, produits nationaux et étrangers.OMC dispose d'un système juridique pour régler les problèmes entre ses membres et un mécanisme de surveillance pour surveiller les pratiques commerciales de chaque pays.Elle est aussi responsable des négociations qui ont lieu régulièrement pour conclure des traités visant à libéraliser le commerce.Le «round» actuel a été lancé en novembre 2001 et doit s'achever d'ici la fin de l'année mais la date butoir de la dernière série de négociations avait été dépassé de plusieurs années.Q La notion de « libre-échange » est largement utilisée et souvent critiquée.Que signifie-t-elle en réalité ?R En économie, il s'agit du principe libéral selon lequel l'économie mondiale prospère si le commerce est uniquement mu par les forces du marché : les pays se spécialisent dans les produits qu'ils peuvent fournir de manière moins onéreuse et importent ceux qui peuvent être produits ailleurs à meilleur marché.Les barrières au libre-échange, comme les tarifs douaniers sur les importations, les quotas, les subventions gouvernementales et les procédures compliquées au niveau des douanes affectent défavorablement la croissance économique.Une étude récente de l'Université du Michigan a montré que le fait de réduire d'un tiers les barrières douanières au niveau international rapporterait 613 milliards de dollars (561 milliards d'euros) à l'économie mondiale.Q Cela semble intéressant.Pourquoi ne pas le faire ?R Parce que le libre-échange fait des perdants et des gagnants et peut augmenter les inégalités entre riches et pauvres.« Pour certaines parties du monde, le commerce a prouvé qu'il avait des effets très positifs sur la réduction des inégalités de revenus, mais dans d'autres régions, comme en Amérique latine, nous avons vu un effet inverse se produire », reconnaît le directeur général de l'OMC, Supachaï Panitchpakdi.Dans certains pays, de nombreuses industries ne survivent que grâce à des subventions ou parce que les produits étrangers ne sont pas acceptés.Les gouvernements ne peuvent pas se permettre politiquement d'accepter une mesure qui pourrait détruire une de leurs activités industrielles, comme l'acier aux États-Unis ou le sucre dans l'Union européenne.De plus, le libre- échange peut entrer en conflit avec les politiques sociales ou environnementales des États.Q Pourquoi autant de mouvements et d'individus s'opposent- ils à l'OMC ?R Beaucoup d'opposants à l'OMC considèrent que cette organisation place les intérêts des entreprises \u2014 particulièrement les multinationales \u2014 au-dessus de celles des travailleurs, de l'environnement et des pays pauvres.Certains mouvements, spécialement aux États-Unis, s'inquiètent du fait que les règlements contraignants de l'OMC n'induisent des pertes de souveraineté.Même ceux qui acceptent le principe de l'OMC s'inquiètent du fait que le système actuel donne le pouvoir aux grandes puissances commerciales, comme les États- Unis et l'Union européenne, qui peuvent facilement faire pression sur des entités plus modestes pour leur faire accepter des choses qui pourraient ne pas être dans leur intérêt.Ils considèrent aussi que l'OMC manque de transparence.Les petits pays et les pays pauvres se plaignent du fait qu'ils ne peuvent pas suivre le rythme imposé par l'organisation, même si c'est important pour eux.Les réunions se sont multipliées ces dernières années, et parfois, certaines ont lieu simultanément.Plus de 30 membres de l'OMC ne peuvent se permettre de maintenir du personnel en permanence à Genève, et beaucoup d'autres ont seulement un ou deux représentants pour s'occuper de toutes les questions traitées. DES VOITURES GARANTIES POUR LONGTEMPS : Garantie de 5 ans/100 000 km sur le groupe motopropulseur Assistance routière 24 heures de 3 ans/kilométrage illimité, comprenant livraison d'essence, changement de roue en cas de crevaison, déverrouillage, remorquage et autres services.Un simple appel sans frais suffit.www.hyundaicanada.com C'EST LE TEMPS DE METTRE LA MAIN SUR CES OFFRES IMBATTABLES.Programme de location des Services financiers Hyundai pour les véhicules neufs 2003 suivants : Accent GS/Elantra GL/Tiburon/Sonata GL/Santa Fe GL 4 cylindres à traction avant; PDSF à partir de 12 395 $/15 295 $/19 995 $/21 595 $/21 050 $.Taux d'intérêt annuel de 0,17 %/0,01 %/ 0,95 %/2,04 %/0,57 %, mensualités de 129 $/165 $/199 $/229 $/199 $ pour 60/60/60/60/48 mois, sans obligation au terme du contrat de location.Coût total de location de 9530 $/11 999 $/14 935 $/13 387 $/13 047 $.Option d'achat de 3544 $/3914 $/6236 $/6780 $/8294 $.Comptant de 1790 $/ 2099 $/2995 $/2395 $/3495 $, première mensualité exigée.Dépôt de sécurité de 0 $ pour tous les modèles.Frais de transport et de préparation inclus pour les Accent, Elantra et Tiburon, en sus pour les Sonata et Santa Fe.Toutes taxes applicables, frais d'immatriculation et frais d'acquisition de location de 350 $ en sus.Kilométrage annuel de 20 000 km, 10 ¢ par kilomètre additionnel.PDSF des véhicules 2003 suivants : Accent GS/Elantra GL/Tiburon/Sonata GL/Santa Fe GL 4 cylindres à traction avant à partir de 12 395 $/15 295 $/19 995 $/21 595 $/21 050 $.Frais de transport, d'immatriculation, de préparation et toutes taxes applicables en sus des PDSF.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.\u2020Taux annuel de financement à l'achat de 0 % pour tous les modèles Santa Fe 2003 jusqu'à 36 mois; 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Chaque fois que ça arrive, je me dis qu'il faut être capable de s'arrêter, de le réaliser et de corriger le tir.» Du reste, le premier ministre n'a pas voulu faire davantage de cas de cette histoire, refusant de s'immiscer dans un dossier qui est maintenant entre les mains de la direction de la commission scolaire concernée.Le syndicat Prudent, le Syndicat de l'enseignement de l'Estrie (SEE) verra à défendre les droits de l'enseignant de l'école Mitchell sur qui pèsent des mesures disciplinaires.En point de presse, hier matin, la présidente du SEE, Manon Bernard, a pesé ses mots et a limité la durée de ses échanges avec les journalistes.Le syndicat, a-t-elle expliqué, a parlé à l'enseignant en question, Christian Tremblay.Pour le reste, le SEE doit attendre de voir quelle mesure appliquera la commission scolaire.Lorsque le syndicat saura à quoi s'en tenir, « il représentera son membre comme il en a l'obligation légale en vertu du Code du travail ».« Comme organisation dont les membres ont la tâche d'éduquer des enfants, le SEE prône le respect des individus et des idées », a dit Mme Bernard.Elle a parlé d'un moyen inadéquat pour protester contre les coupes en éducation.Dans son échange avec l'enseignant, Mme Bernard dit avoir compris qu'il regrette son geste et qu'il en réalise maintenant la portée.C'est d'ici vendredi ou en début de semaine prochaine au plus tard que la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke fera connaître à l'enseignant quelle mesure disciplinaire lui sera imposée.En conférence de presse, hier, en début d'aprèsmidi, le directeur général de la commission scolaire, Claude St-Cyr, a refusé de dire quel était l'éventail de mesures à la disposition de la commission scolaire pour un tel cas.Il n'a pas voulu se prononcer sur le sujet par respect pour cet employé, a-t-il précisé.Également par respect pour lui, cette mesure lui sera communiquée directement, a-t-il ajouté.Pour le reste, M.St-Cyr a expliqué que l'enseignant en question \u2014 que la commission scolaire refuse de nommer bien que son nom ait été publié par les médias\u2014 ne fait pas l'objet présentement d'une mesure disciplinaire temporaire.Il n'est donc pas suspendu.Il est retiré de sa classe, a nuancé M.St-Cyr.Par ailleurs, il a expliqué que la commission scolaire est au courant de l'incident depuis mercredi dernier.Depuis, elle mène son enquête.Cette enquête n'est pas encore terminée.Et ce n'est que lorsqu'elle sera terminée que la commission scolaire décidera de la suite à y donner.La commission scolaire, a dit M.St-Cyr, estime que l'enseignant a adopté une façon « inacceptable » de faire connaître sa façon de penser.« Comme commission scolaire, on prône le respect des jeunes, des parents, des gens en général.On prône le respect des employés.L'approche choisie par cet enseignant ne respecte pas la personne.C'est un geste haineux que de piétiner le visage d'une personne dont on ne partage pas les idées.» Par ailleurs, M.St-Cyr a dit avoir des contacts quotidiens avec la direction de l'école Mitchell ainsi qu'avec le bureau de Jean Charest.« C'est notre initiative et non pas à la demande du bureau de M.Charest.Nous voulons les tenir informés.\u2014 Avec La Tribune Notre plus grande vente depuis 30 ans Literie salle de bain matelas parures de fenêtres table porcelaine cristal cadeaux batteries de cuisine et beaucoup plus on selected merchandise while quantities last! 2 00 0 00 0 $ de 25 % à 50 % de rabais sur le meilleur prix affiché La Cathédrale centre-ville (514) 282-9525 Place Portobello Brossard (450) 671-2202 Centre Rockland (514) 341-7810 Les Galeries Laval (450) 681-9090 Magasin d'entrepôt Carrefour Langelier (514) 254-3636 Service à domicile GRATUIT (514) 331-5260 Exclut le Magasin d'entrepôt Langelier et les ventes d'entrepôt où la marchandise est déjà réduite jusqu'à 70%.marchandise sélectionnée quantités limités! 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Agence de protection de l'environnement certaines dispositions de l'Accord sur la qualité de l'air (Clean Air Act) signé entre le Canada et les États-Unis en 1990.Survenu dans la foulée de la panne totale du 14 août, cet amendement permettra à l'avenir aux centrales de charbon productrices d'électricité, majoritairement concentrées dans le Midwest, de soustraire une plus grande part \u201420%\u2014 de leurs infrastructures au règlement qui les oblige à se doter d'équipements antipollution.Plusieurs craignent qu'au bout de cinq ans, à coups de travaux majeurs, une usine ait ainsi réussi à reconstruire de nouvelles installations qui ne seraient pas touchées par les règlements antipollution.« C'est une très grande source de préoccupation parce que l'amendement qui a été proposé aurait pour effet de rendre nuls les engagements qui ont été pris en 1990.Nous espérons que le gouvernement fédéral américain va revoir sa position pour éviter que nous vivions ce recul qui serait extrêmement regrettable », a lancé le premier ministre Jean Charest.Rappelant que le Québec se trouve « au bout de l'entonnoir » de polluants qui sont soufflés du Midwest vers la Nouvelle-Angleterre et l'est du Canada, M.Charest a évoqué la grande bataille menée contre les pluies acides dans les années 80, qui a finalement conduit à la signature du traité sur la qualité de l'air entre le Canada et les États-Unis.« Il s'agit d'une longue bataille au Québec qui s'est soldée avec une victoire importante en 1990.J'oserais vous dire que c'est probablement l'une des belles réalisations du gouvernement fédéral et du gouvernement Mulroney de 1990 », a-t-il aussi ajouté.Pour la qualité de l'environnement Unanimement, les gouverneurs de la Nouvelle- Angleterre et les premiers ministres de l'est du Canada ont donc convenu hier de monter au front contre Washington.Il en va de la qualité de l'environnement, des cours d'eau et des forêts, de même que de la santé publique des citoyens, ont-ils affirmé les uns après les autres.Dénonçant « ce changement survenu en catimini », le gouverneur du Connecticut, John Rowland, a même menacé d'entreprendre une nouvelle bataille juridique contre le gouvernement fédéral afin qu'il respecte l'esprit et la lettre de l'Accord sur la qualité de l'air.Les normes doivent s'appliquer à tous, a souligné M.Rowland.« Les premiers ministres et les gouverneurs veulent réduire les émissions de gaz à effet de serre.Nous voulons que les États du Midwest soient assujettis aux mêmes règles que nous.» Si les premiers ministres et les gouverneurs ont promis d'exercer des pressions chacun de leur côté, le premier ministre Charest a également dit souhaiter l'intervention d'Ottawa et de l'ambassadeur du Canada aux États-Unis, Michael Kergin, pour régler ce litige.« Nous lui avons demandé qu'il fasse également pression auprès de l'administration américaine et que le gouvernement fédéral soit actif.Nous n'avons pas l'intention de laisser le fédéral seul non plus.J'ai l'intention d'agir, de poser des gestes pour que nous ne soyons pas obligés de vivre ce recul », a promis M.Charest sans préciser lesquels.Photo PC © Jean Charest a joint sa voix à celles des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l'est du Canada, qui dénoncent la décision du gouvernement fédéral américain de modifier certaines dispositions de l'Accord sur la qualité de l'air.TR3163235 GRANDE VENTE DE LIQUIDATION DU 4 AU 21 SEPTEMBRE Restructuration des Boutiques de golf U.F.O.www.golfufo.com TOUT DOIT ÊTRE VENDU.LAVAL 4600A, Dagenais Ouest (450) 627-1214 #235 BROSSARD 5705, Taschereau (450) 443-6788 TROIS-RIVIÈRES 1000, 5e rue, Ste-Marthe-du-Cap (819) 697-1214 MONTRÉAL 491, Viger Ouest (514) 393-1800 Boutique de Golf FA ITES VITE ! LES QUANTITÉS SONT LIMITÉES JUSQU'À ÉPUISEMENT DES STOCKS PLUS DE 2500 000$ EN INVENTAIRE À LIQUIDER COÛTANT +5% sur tout en magasin 3165951A Retour à l'école Il n'existe pas de meilleur moyen d'entretenir votre véhicule.laissez-nous le prouver.Pratique.Abordable.LA MANIÈRE FACILE D'OBTENIR LES SOINS SPÉCIALISÉS ET DE QUALITÉ QUE MÉRITE VOTRE VÉHICULE.6995$ Un supplément de 40$ s'applique aux véhicules avec moteur diesel et à tous les camions Ram Heavy Duty 3500.Pour tous les détails, renseignez-vous auprès du concessionnaire.Comprend : Jusqu'à 5 litres d'huile Mopar Un filtre à huile Mopar Graissage (s'il y a lieu) Inspection en 18 points à l'aide de l'analyseur DRBIII Inspection en 12 points sous le capot Inspection en 13 points de l'intérieur Inspection en 8 points de l'extérieur Inspection en 20 points du dessous du véhicule Essai sur route en 14 points Permutation des quatre pneus Vérification électronique de la batterie Versement de 250 ml de nettoyant Mopar pour injecteurs (VU1426) Vérification des rappels en vigueur pouvant toucher le véhicule.Une valeur courante de plus de 100$ r Graissage, vidange d'huile r Inspection complète et remplacement de filtre en 85 points r Permutation des quatre pneus r Vérification électronique de la batterie r Nettoyant Mopar pour injecteurs Ne manquez pas notre ensemble valeur et recevez en cadeau ce robuste sac à dos Cette offre de service ainsi que le prix et l'incitatif qui l'accompagnent ne s'appliquent qu'aux concessionnaires Chrysler JeepMD Dodge participants.L'incitatif est offert jusqu'à épuisement des stocks.Un supplément de 40$ s'applique aux véhicules avec moteur diesel et à tous les camions Ram de la série 3500.Le prix affiché ne comprend pas les taxes.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Cette offre est en vigueur du 4 août au 13 septembre 2003.3163213A Une étude montre la faiblesse des garderies Les Centres de la petite enfance ne font guère mieux Espoir contre le sida des femmes Associated Press WASHINGTON \u2014 Les femmes pourraient à terme être protégées contre le sida grâce à une bactérie modifiée présente à l'état normal dans le vagin et qui a fait la preuve expérimentale de son efficacité.La bactérie s'est montrée prometteuse durant des tests de laboratoire.Pour mener leur recherche, les chercheurs ont utilisé une souche de Lactobacillus jensenii, une bactérie généralement abondante dans le mucus sécrété par la muqueuse vaginale.Ces bactéries ont été modifiées de manière à produire une protéine CD4, qui se lie au virus VIH à l'origine du sida.En tube à essai, la bactérie modifiée réduit environ de moitié le taux d'infection par le VIH dans les cellules concernées, selon les chercheurs.DENIS LESSARD et NICOLAS BÉRUBÉ Des chercheurs de l'Université de Montréal et de l'UQAM ont dévoilé hier une étude sévère à l'endroit des garderies commerciales au Québec, affirmant que seul un enfant sur 10 inscrits dans les garderies privées peut compter sur de bons services.La situation est meilleure dans le réseau public des centres de la petite enfance (CPE), mais elle laisse encore à désirer : seulement trois enfants sur 10 obtiennent des services qualifiés de « bons à excellents ».Ces résultats frappants ont été présentés hier à Québec devant la Commission des affaires sociales par Richard E.Tremblay, professeur à l'Université de Montréal et directeur du Centre d'excellence pour le développement des jeunes enfants (CEJE).« Le système fonctionne bien à l'intérieur des CPE et beaucoup moins bien au privé », at- il résumé.La ministre déléguée à la famille, Carole Théberge, s'est montrée rassurante, affirmant que Québec « ne lésinerait pas sur la qualité des services ».Menée de 1998 à 2002 auprès de 1200 points de services, l'enquête présentée est la plus vaste étude jamais menée sur la qualité des services de garde dans la province.Les chercheurs se montrent très critiques à l'endroit des établissements de garde québécois en général : la qualité des services dispensés dans trois établissements sur quatre est qualifiée de « minimale ».L'étude observe que 34 % des CPE offrent de bons services, mais que seulement 13% des garderies privées ont été jugées de bonne qualité.Des résultats qui ont surpris Diane Bousquet, porte-parole de l'Association des garderies privés du Québec.« On va sur le terrain, on va sur les lieux et on se rend compte que la qualité, elle est là.Et puis l'étude s'est arrêtée en 2002, ce n'est pas un tableau de la situation actuelle », a-t-elle dit.Le fait que les garderies privées doivent à la fois s'occuper du bienêtre des enfants et de faire des profits a-t-il une incidence sur la qualité des services ?Selon Pascal Brodeur, directeur général de la garderie privée Le Petit Castel, de Vaudreuil, l'équation n'est pas aussi simple.« Il y a des garderies privées qui ne sont pas satisfaisantes au même titre qu'il y a des CPE qui ne sont pas satisfaisants.La qualité d'un CPE varie en fonction des parents qui le dirigent.Moi, je suis en entrepreneur, mais mon but premier, c'est le bien-être des enfants.» Mais selon Jocelyne Tougas, consultante spécialisée en services de garde, il n'est pas anormal que les garderies privées soient globalement moins adéquates que les garderies publiques.« Ce n'est pas étonnant.Dans les garderies commerciales, seulement une éducatrice sur trois est obligée d'avoir une formation reconnue.Le taux de roulement du personnel y est aussi plus élevé et les salaires sont généralement inférieurs.Ce sont des facteurs qui ont une incidence sur la qualité des services.» Mme Tougas note qu'à subventions égales, les garderies du système public sont plus performantes que leurs contreparties privées.« Dans plusieurs provinces canadiennes, on traite les garderies publiques et les garderies commerciales sur un pied d'égalité.Et même dans ces cas-là, la qualité du privé est inférieure.Pourquoi?Parce qu'ils ont comme mission de faire des profits, ce qui incite à faire des économies sur les salaires, sur l'achat d'équipement voire sur l'achat de nourriture pour les enfants.C'est le système qui veut ça.» Un argument qui ne convainc pas Pascal Brodeur.« Si je ne traite pas bien mes employées, elles vont simplement s'en aller travailler ailleurs ! Et les parents ne sont pas dupes : ils voient bien que la qualité est là.Ce n'est pas parce que je dois faire un profit que je lésine sur la qualité des services offerts aux enfants.» Richard E.Tremblay ne s'est pas offusqué hier des critiques lors que la présentation de son rapport.« Quand les nouvelles ne sont pas bonnes, c'est difficile à accepter, mais on a utilisé les meilleurs outils disponibles », a-t-il dit.IMMIGRATION Suite de la page A1 « Une étude effectuée pour le compte de votre ministère en janvier 2001 a révélé que le test d'évaluation de l'anglais était offert dans 108 pays, par l'entremise du British Council, écrit-elle.L'équivalent français, le test d'évaluation de français administré par la Chambre de commerce et d'industrie de Paris, était offert dans 30 pays.« Il est non seulement clair que les centres d'évaluation du français n'étaient pas aussi facilement accessibles que ceux de l'anglais, mais aussi que les immigrants et immigrantes potentiels qui désiraient passer l'examen du français devaient parfois, pour ce faire, se rendre dans un autre pays.« Par exemple, étant donné qu'il n'y a pas de centre d'évaluation du français en Égypte, les résidents et résidentes de ce pays doivent se rendre au Liban pour passer l'examen français, alors que le test d'évaluation de l'anglais est disponible dans leur propre pays.Ces personnes n'étaient pas toujours en mesure de soumettre leurs résultats à votre ministère dans les délais prescrits, ce qui nuisait à leurs chances d'être admis comme immigrants et immigrantes au Canada.« Le fait que l'accès ne soit pas aussi équitable au test français qu'au test anglais pourrait entraîner une diminution du taux d'admission d'immigrants et d'immigrantes d'expression française au Canada », conclut Mme Adams.Les pressions exercées par la commissaire aux langues officielles en cours d'enquête ont déjà convaincu le Ministère d'ajouter 20 nouveaux centres d'évaluation du français aux 150 qui existaient déjà.On en trouve maintenant dans 55 pays, mais les tests en anglais restent disponibles dans deux fois plus de pays.La commissaire recommande au Ministère que les centres d'évaluation du français soient « aussi accessibles que les centres d'évaluation de l'anglais ».Toujours à la suite de ses pressions, le ministère a envoyé une note de service aux missions canadiennes à l'étranger, à la fin de l'année dernière, leur demandant de faire preuve de souplesse quant à la réception des résultats des tests linguistiques.Le Ministère s'est aussi engagé à mettre à jour une liste des tarifs.La commissaire l'incite «fortement» à s'assurer que les coûts des examens sont identiques dans les deux langues.« Nous venons tout juste de recevoir la lettre, a souligné hier Susan Scarlett, porte-parole du ministère de la Citoyenneté et de l'Immigration.Une réponse sera envoyée sous peu à la commissaire.Mais je peux vous dire ceci : le Ministère s'engage à respecter la Loi sur les langues officielles.» INSTANTANÉMENT RECONNU.LARGEMENT ACCEPTÉ.BIEN DE CHEZ NOUS.[ Au 18e siècle, ce jeton d'échange en argent valait 10 fourrures de castor.] « JE ME SOUVIENS\u2026» MD MARQUE DÉPOSÉE D\u2018INTERAC INC., utilisée sous licence.COLLECTION NATIONALE DE MONNAIES, MUSÉE DE LA MONNAIE, BANQUE DU CANADA, photographie de Gord Carter, Ottawa.\u2020COLLECTION NATIONALE DE MONNAIES, MUSÉE DE LA MONNAIE, BANQUE DU CANADA, numérisation par balayage réalisée par Lisa Niven, Ottawa.Notre créativité a toujours été légendaire, même dans nos moyens d'échanger nos produits et services.Au 18e siècle, la création inusitée du pendentif en argent à motif de peau de castor nous a permis de faciliter le commerce à la grandeur du pays.Mais c'est sans doute au 20e siècle que le domaine des transactions commerciales a connu son essor le plus fulgurant, avec l'arrivée des services Interac.Lancéen1984, le réseau Interac relie aujourd'hui plus de cent entreprises membres, 360 000 détaillants et près de 19 millions de Canadiens, en offrant l'accès à de l'argent comptant 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.Le service de retrait en mode partagé Interac nous permet d'effectuer des retraits en espèces de nos comptes personnels à n'importe lequel des 40000 guichets automatiques dupays et ce, instantanément.Et le Paiement direct Interac nous permet d'accéder directement à nos fonds pour payer nos achats chez les principaux fournisseurs de produits et services, du dépanneur au café du coin, en passant par les taxis et les cinémas.Et pourquoi pas une visite chez le dentiste ?Autrement dit, notre vie est beaucoup plus simple aujourd'hui.Ces deux services Interac dépendent d'un réseau électronique hautement sophistiqué.Une mise à jour continuelle, à l'aide des technologies les plus avancées, permet au système d'assurer une grande fiabilité malgré la croissance importante du volume transactionnel, et d'offrir un maximum de sécurité dans les moyens d'accéder à notre argent liquide et d'acquitter nos achats.Au cours des dernières décennies, les Canadiens ont non seulement profité de nos servicesmais les ont intégrés dans la vie de tous les jours, d'un bout à l'autre du pays.En fait, le Paiement direct Interac est devenu si populaire qu'il a surpassé l'argent comptant comme mode de paiement préféré.C'est facile de comprendre pourquoi : commodité, liberté, meilleure gestion du temps et de l'argent.Fidèles à nos origines et face à ces nouveaux défis, nous gardons un esprit résolument novateur.Lisez la suite de l'histoire sur www.interac.org [ Au début du 19e siècle, plusieurs banques et marchands ont commencé à émettre des jetons en cuivre pour répondre aux besoins de petite monnaie, comme les Brasseries Molson, avec cette pièce de Un Sou, équivalent à la moitié d'un cent.] [Revirement de fortune au18e siècle : une pénurie de pièces en Nouvelle-France nous amène à utiliser les cartes de jeux comme moyen d'échange.\u2020 ] 3160933A Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du 2003-09-09 Tirage du 2003-09-09 Tirage du 2003-09-09 NUMÉRO 140618 LE LUNDI ET LE MARDI À 19h SUR LE RÉSEAU TVA, DÈS LE 15 SEPTEMBRE COURS AXÉS SUR LA CONVERSATION Petits groupes : 3 à 7 personnes, admission continue matériel pédagogique inclus, non taxable, déductible d'impôt, frais d'inscription : 45 $ Formation en entreprise adaptée à vos besoins Cours privés : toutes les langues école de langues postmoderne accréditée par Emploi-Québec 1160, boul.St-Joseph Est, 3e étage, Montréal (514) 278-5309 www.converlang.com COURS INTENSIFS de jour, 25 h/semaine 165 $ à 185 $/semaine aussi disp.: 30 h / sem.À temps partiel et semi-intensifs matin, après-midi, soir, samedi 1 à 7 fois/sem.250 $/30 h ANGLAIS Léon Mugesera pourrait poursuivre Ottawa Chrétien recrute trois sénateurs La championne des droits des consommateurs, Madeleine Plamondon siégera comme indépendante G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 À cinq mois de son départ de la vie politique, le premier ministre Jean Chrétien a poursuivi hier la ronde de ses dernières nominations politiques en annonçant son choix de trois nouveaux sénateurs : deux libéraux et un indépendant.M.Chrétien a en effet comblé au Québec le seul poste encore vacant hier à la suite du départ à la retraite, le 3 juillet dernier, du sénateur Raymond Setlakwe.Le premier ministre a jeté son dévolu cette fois sur Madeleine Plamondon, une personnalité de Shawinigan \u2014la ville natale de M.Chrétien \u2014, réputée pour son travail de défense des consommateurs.Mme Plamondon dirige le Service d'aide aux consommateurs de Shawinigan, un organisme qu'elle a d'ailleurs fondé en 1974.Elle a accepté la nomination du chef du gouvernement \u2014 « une surprise », ditelle\u2014 tout en choisissant de siéger à titre de sénatrice indépendante.« J'ai choisi de siéger indépendante, confie-t-elle à La Presse, parce que je n'ai jamais fait partie d'aucune formation politique.Cela va avec mon parcours de vie et je remercie le premier ministre d'avoir respecté cela.» « Au Sénat, je ne travaillerai plus de l'extérieur.Je vais enfin travailler de l'intérieur », affirme Madeleine Plamondon pour expliquer pourquoi elle a accepté « avec bonheur » ce poste.« J'espère pouvoir transporter dans une autre arène les batailles que je fais au niveau des services financiers, de la protection de la vie privée, de l'environnement et de l'énergie.» Mme Plamondon avoue déjà qu'elle ne serait pas mécontente de siéger sur le puissant comité des Banques du Sénat, elle qui est à l'avant-garde de la bataille des frais bancaires au Québec.« J'ai de belles idées là-dessus ! » s'exclame-telle.M.Chrétien a également annoncé hier que son député actuel d'Ottawa-Centre, Mac Harb, allait combler l'un des deux sièges vacants de l'Ontario au Sénat, alors que l'ancienne lieutenante-gouverneure du Nouveau-Brunswick et ancienne ministre libérale d'État à la Famille, Marilyn Trenholme Counsell, allait représenter sa province à la Chambre haute.Ces deux derniers sénateurs siégeront sous la bannière libérale.On se rappellera que le 26 juin dernier, le premier ministre avait envoyé au Sénat son propre chef de cabinet, Percy Downe, et un organisateur libéral de premier plan, l'homme d'affaire québécois Paul J.Massicotte.L'opposition avait qualifié ces nominations de « nominations partisanes inacceptables ».« Tous les jours, c'est Noël pour les libéraux ! » a déclaré à La Presse hier le leader en Chambre de l'opposition officielle, l'allianciste John Reynolds.« De toute façon, at- il ajouté, jusqu'à ce que nous ayons un Sénat élu, ces nominations n'ont pas beaucoup d'importance pour nous.» M.Reynolds estime que le cheminement passé des nouveaux sénateurs démontre qu'ils feront de très bons sénateurs, mais que cela n'enlève pas la conviction de l'Alliance canadienne que la démocratie canadienne se porterait beaucoup mieux si le Sénat était élu.Le député de Vancouver-Ouest promet que son parti ramènera avec une énergie décuplée sur la place publique le débat sur la nécessité d'un Sénat élu.« Nous allons faire pression auprès de Paul Martin, lorsqu'il sera premier ministre, afin qu'il cesse de nommer des sénateurs jusqu'à ce que le Sénat soit élu.M.Martin s'est engagé plus d'une fois à créer un sénat élu.Nous allons le lui rappeler.» Le Bloc québécois, qui ne s'est jamais caché de son hostilité envers l'institution du Sénat, souhaitant tout simplement sa disparition, a déclaré hier par la voix de son whip adjoint, Benoît Sauvageau, qu'il trouvait triste que l'on pousse un jeune député de 49 ans, Mac Harb, vers le Sénat, « pour donner le comté d'Ottawa-Centre à un ami de Paul Martin, Richard Mahoney ».« C'est le début du bal avant le départ de Jean Chrétien, a encore commenté Benoît Sauvageau.Nous allons assister à une trâlée (sic) de nominations politiques, que ce soient des ambassadeurs, des consuls, des sénateurs.» Le Bloc québécois déplore que le processus de nomination à Ottawa, qu'il s'agisse du Sénat ou de certains postes diplomatiques, soit avant tout politique et non en fonction des compétences réelles des personnes nommées.Jack Layton, le chef du NPD, a pour sa part qualifié de « dégoûtante » la nomination de Mac Harb au Sénat, affirmant que le premier ministre voulait ainsi remercier « un autre député libéral ontarien qui a su se tenir tranquille pendant toutes ses années au Parlement ».MARIO CLOUTIER QUÉBEC \u2014 L'avocat de Léon Mugesera, Guy Bertrand, envisage de poursuivre Ottawa afin de réparer les torts causés à son client par les accusations d'incitation à la haine et au génocide d'Immigration Canada, rejetées lundi par la Cour d'appel fédérale.« Ça ne peut pas en rester là.On envisage toutes sortes de recours », a déclaré hier l'avocat de Québec avant de préciser que les poursuites pourraient viser le ministère fédéral de l'Immigration.Me Bertrand dit espérer « que la Couronne reconnaîtra ses erreurs ».Le dossier Mugesera a été «bâclé », selon lui, et « traité de façon grossièrement négligente » par Immigration Canada.La Section d'appel du ministère fédéral voyait dans un discours du ressortissant rwandais, livré en 1992 lorsqu'il était conseiller à la présidence, une incitation au génocide.Deux ans plus tard, des extrémistes hutus massacraient 800 000 Tutsis et Hutus modérés au Rwanda.Lundi, le juge Robert Décary a plutôt conclu que les principaux témoins d'Immigration Canada dans cette affaire colportaient « une vue biaisée» puisque les discours rwandais de Léon Mugesera traitaient plutôt d'élections, de courage et d'amour, « ne laissant entrevoir aucun penchant vers le racisme ».Guy Bertrand affirme qu'il serait désormais « odieux» de voir le gouvernement fédéral en appeler de la décision de la Cour d'appel fédérale d'ici 60 jours.Menacé d'expulsion depuis plus de huit ans, Léon Mugesera et sa famille se sont déclarés soulagés du jugement de la Cour d'appel.« Le ministre de l'Immigration, s'il prend la peine de lire ce jugement, va comprendre qu'il doit cesser de gaspiller des deniers publics derrière de la fumée », a déclaré Léon Mugesera.Ce n'est évidemment pas l'avis de tous les membres de la communauté rwandaise au Québec.Plusieurs proches des victimes du génocide rwandais se sont indignés depuis deux jours de la décision du tribunal fédéral.« Jamais je n'aurais cru que cet individu soit lavé de tout soupçon », a commenté le président de la communauté rwandaise de Québec, Jean-Bosco Kayonga.M.Mugesera estime que ceux qui réagissent négativement au jugement de la Cour d'appel n'ont pas suivi tout le procès et ne peuvent pas en saisir toutes les nuances.Il dit ne ressentir aucune rancoeur, avouant avoir toujours voulu la paix pour lui, sa famille et son peuple.Affirmant que le gouvernement rwandais a massacré 26 membres de sa famille en quelques années, il ne s'explique pas l'attitude d'Ottawa envers Kigali.Le gouvernement fédéral n'a jamais demandé de comptes au Rwanda pour le meurtre de prêtres canadiens dans les années 90, argue-t-il, alors qu'il remue mer et monde dans le dossier de la journaliste d'origine iranienne Zahra Kazemi.Vivant de l'aide sociale et du soutien de la paroisse Sainte-Ursule de Sainte-Foy, M.Mugesera espère maintenant pouvoir retrouver son poste d'assistant de recherche en terminologie à l'Université Laval.Ce spécialiste de la linguistique reconnaît avoir son « parler franc », comme le décrit d'ailleurs le jugement de la Cour d'appel.Avec émotion hier, il a vanté son avocat Guy Bertrand qui a permis, dit-il, aux sept membres de la famille Mugesera de « ressusciter ».Il a décrit l'avocat de Québec comme un « philosophe et un prophète ».«Il affronte l'incompréhension de ses contemporains comme Socrate et Jésus-Christ, d'affirmer Léon Mugesera.Il vit le martyre des grands hommes.» Photo ROBERT NADON, archives La Presse © Madeleine Plamondon s'est fait connaître au Service d'aide aux consommateurs de Shawinigan.Offrez-vous le piano de votre vie : un Bosendorfer.6078, rue Sherbrooke Ouest (514) 482-5304 - 1 877 333-3232 www.pianosprestige.ca Envolez-vous vers Vienne une gracieuseté Pianos Prestige et Bosendorfer qui célèbrent ses 175 ans.Jusqu'au 31 octobre, à l'achat d'un piano à queue Bosendorfer, Piano Prestige vous offre, gracieusement, un inoubliable voyage à Vienne, ville de la musique, avion, séjour dans un hôtel 4 étoiles, visite guidée et 2 billets pour un concert gala de votre choix.À PARTIR DE 65 000$ ANDRAS SCHIFF OSCAR PETERSON FAZIL SAY 3151729A BIRKS Fins bijoux et cadeaux.depuis 1879 1240, Square Phillips 397-2511 Fairview Point-e Claire Centre Rockland Carrefour Laval Promenades S t -Bruno 1 800 682 2622 www.birks.com replacage d'argenterie 25% de rabais Confiez-nous vos précieuses pièces d'argenterie, nos experts leur rendront tout leur éclat pour des années à venir.Du 11 au 23 septembre.3167792A Berlitz English DÉCOUVREZ LA DIFFÉRENCE MD Copyright 2003 Berlitz 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Métropolitain du Grand Montréal à lui verser 231 000 $ pour le congédiement dont il a été victime en 2000.Dans sa décision rendue publique hier, la juge Sylviane Borenstein relève que le président du conseil d'administration et directeur général, Jean-Pierre Goyer, « a agi avec malice, méchanceté et intention de nuire ».M.Goyer a non seulement véhiculé que M.Rescigno avait accepté de bon gré de partir \u2014 ce qui était faux \u2014, mais il a continué de multiplier publiquement des commentaires désobligeants sur lui après son congédiement, disant notamment qu'il « était un bon chef mais pas un très bon directeur artistique ».MM.Goyer et Rescigno ont particulièrement eu maille à partir à cause du « ménage » souhaité par le premier et par la réticence du second à congédier les musiciens sur la sellette.Jacques Hétu, compositeur, Jacques Lacombe, premier chef invité de l'Orchestre Symphonique de Montréal et Louise-Pharand Samson, directrice artistique du Festival de Lanaudière ont tous été appelés à témoigner au cours du procès et tous ont vanté le professionnalisme de Joseph Rescigno.La juge Borenstein a notamment enjoint à Orchestre Métropolitain de verser 50 000 $ en dommages moraux à Rescigno, qui s'est plaint d'avoir grandement souffert moralement et physiquement pendant toute la durée de cet épisode, souffrant d'insomnie et de perte d'appétit, allant jusqu'à perdre 28 livres en deux mois et demi.Le tort fait à Rescigno est d'autant plus grand, a souligné la juge, qu'il est plus âgé.« Un jeune chef d'orchestre aurait le temps de montrer qu'il n'est pas celui qu'on l'accuse d'être, ce qui n'est pas le cas pour le plaignant.» Joint à New York, Joseph Rescigno, qui se consacre aujourd'hui à l'Opéra de Milwaukee, soutient qu'il demeure amer face à l'Orchestre Métropolitain, amer des mensonges qu'on a véhiculés sur son compte et amer de ce que ses dirigeants aient refusé de s'excuser ou de conclure une entente à l'amiable.« J'aurais souhaité que les choses se terminent autrement (.) Je n'ai eu d'autre choix que de me défendre pour rétablir ma réputation.L'Orchestre Métropolitain du Grand Montréal n'a pas voulu commenter la décision.Unchèque de5 $, ça vous irait?Cesoir5 $ www.loto-quebec.com 3156756A Retour sur la vie de Robert Bourassa ISABELLE MASSÉ IL Y A PRESQUE 10 ans, Robert Bourassa quittait la vie politique.Deux ans plus tard, il mourrait d'un cancer, à l'âge de 66 ans, après avoir passé une bonne partie de sa vie à diriger (et vouloir rediriger) le Québec.Crise d'Octobre, Baie- James, Jeux olympiques de Montréal, référendum de 1980, loi sur l'assurance-maladie, projet de loi 22, entente du lac Meech.Ses mandats ont été ponctués de plusieurs événements qui ont marqué l'histoire du Québec.Du 15 au 26 septembre (à 13h, puis en reprise à 21h \u2014 à 22h le vendredi), la Première Chaîne de Radio-Canada (95,1 FM) fait un retour sur la vie et la carrière politique du premier ministre libéral.Il n'existerait aucune biographie écrite sur Robert Bourassa.En voilà une sonore de 10 heures.Baptisée Robert Bourassa, le premier ministre, elle arrive après celles de René Lévesque et de Félix Leclerc, présentées ces dernières années à la radio de Radio-Canada.« Il était important pour nous de faire la lumière sur un personnage important du dernier siècle, soutient Sylvain Lafrance, vice-président de la radio de Radio-Canada.On assiste à la montée du genre documentaire à la radio.D'un média d'instantanéité, elle en est devenue un d'explications et de compréhension.» Il a fallu un an à la journaliste Gisèle Lalande et au réalisateur Michel J.Tremblay pour mener le projet à terme.« Un documentaire sur Robert Bourassa, c'est 50 ans d'histoire », estime Gisèle Lalande qui a mené une cinquantaine d'entrevues et qui a dû condenser 128 heures de matériel (et plusieurs documents d'archives) en une dizaine d'heures.« À son arrivée, à 36 ans (en tant que premier ministre), la société québécoise entrait dans la période la plus tumultueuse de son histoire », a souligné en conférence de presse, hier, la sénatrice et ex-ministre Lise Bacon.« Robert Bourassa était profondément heureux de la vie qu'il menait, a-t-elle ajouté.La politique était un engagement de vie de tous les instants.» Un engagement qu'il a tôt pris dans sa vie.C'est à 11 ans qu'il aurait affirmé la première fois qu'il serait un jour premier ministre.« À 10 ans, j'assistais à des assemblées électorales d'une façon suivie.Je comparais les performances des différents acteurs », a-t-il d'ailleurs dit lors d'une entrevue en 1981.Vous pourrez entendre l'extrait le 15 septembre, le premier épisode du documentaire s'attardant à sa jeunesse et à son arrivée en politique.Mardi, le député de Mercier qu'il est devenu en 1966 sera élu premier ministre.Mercredi, on revivra la crise d'Octobre de 1970 du point de vue de celui qui a vu le jour sur le Plateau Mont-Royal, en 1936.« Robert Bourassa est un personnage intrigant, juge Gisèle Lalande.Les Québécois aiment les leaders charismatiques ; ce qu'il n'était pas.Mais il a quand même été élu quatre fois ! » Les cours d'histoire débutent lundi. ALERO GRANDE LIQUIDATION GM CHEVROLET IMPALA CHEVROLET TRACKER CHEVROLET AVALANCHE CHEVROLET MALIBU CHEVROLET VENTURE CHEVROLET SILVERADO CHEVROLET TRAILBLAZER CHEVROLET CAVALIER L'Association des concessionnaires Chevrolet du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée réservées aux particuliers, s'appliquant à la plupart des modèles neufs 2003 en stock à l'achat ou à la location.Photos à titre indicatif seulement.Sujet à l'approbation du crédit de GMAC.Les frais reliés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits payables à la livraison.Le crédit de 1000 $ comprend les taxes applicables.u Taux de financement à l'achat de 0% disponible sur la plupart des modèles pour des termes allant jusqu'à 60 mois.Exemple de financement : 10000$ à 0%: 60 versements de166,67$, coût en intérêts 0 $, coût total de financement 10000$.L'offre de financement à l'achat et la réduction de1000$ (taxes incluses) ne s'appliquent pas aux modèles 2004, aux Corvette de Chevrolet, fourgonnettes passagers et marchandises/coupées et aux camions série C4500/5500.La réduction de 1000$ taxable ne s'applique pas aux Silverado de Chevrolet 2500/3500 cabines classiques et allongées (sauf C6P), Silverado de Chevrolet 2500/3500 à cabine multiplace et châssis-cabine, Silverado de Chevrolet 3500 HD châssis-cabine (style reporté).Ces offres sont exclusives et ne peuvent être jumelées à aucun autre programme incitatif d'achat ou de location à l'exception des programmes de La Carte GM, des Diplômés et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Un échange de véhicules entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, à gmcanada.com ou au 1 800 463-7483.BIEN PLUS.À L'ACHAT OU À LA LOCATION, SUR PRESQUE TOUS LES MODÈLES CHEVROLET ET OLDSMOBILE 2003 PLUS DE FINANCEMENT À L'ACHAT PENDANT 60 MOISu 0% LES RÉCOMPENSES POUR PROPRIÉTAIRES DE GM RENSEIGNEZ-VOUS SUR PROFITEZ DES MEILLEURES OFFRES DE L'ANNÉE.LES OFFRES DE LOCATION SE TERMINENT LE 30 SEPTEMBRE.3159446A L'ex-propriétaire du bar échangiste l'Orage en Cour d'appel Il avait été reconnu coupable de tenir une maison de débauche JOURNÉE SANS VOITURE Les enfants envahiront la rue NICOLAS BÉRUBÉ LES VOITURES ne pourront pas circuler au centre-ville de Montréal le 22 septembre, mais les rues ne seront pas désertes pour autant.Entre 10h et 15 h 30, une kyrielle d'activités prendront place sur le macadam entre Sainte-Catherine, de Maisonneuve, Mc Gill College et Guy.Le clou de l'événement: un spectacle gratuit du groupe Les Respectables, à 12 h 15, sur l'Esplanade de la Place Ville- Marie.En ville sans ma voiture, c'est le slogan choisi par l'Agence métropolitaine de transport (AMT) pour baptiser cette première journée dédiée à la découverte du centre-ville de Montréal sans la circulation automobile qui meuble habituellement la vie urbaine.L'AMT entend profiter de la journée pour souligner l'importance de restreindre l'utilisation de l'automobile, une source importante de gaz à effet de serre.En début de journée, plus de 200 enfants viendront dessiner leur interprétation d'un Montréal sans voiture sur la chaussée des rues fermées.« Les enfants pourront choisir de dessiner des patins à roulettes, des vélos, des métros et des autobus ou d'autres moyens de transport urbain, explique Manon Goudreault, directrice des communications pour l'AMT.À 11 h 30, un grand défilé du transport alternatif sillonnera le centre-ville.On y verra des Segway et différents modèles de vélos, de patins et de voitures électriques.Puis suivra le spectacle des Respectables, après quoi le public aura droit à une démonstration de sports extrêmes.Plus de 12 000 $ en prix seront offerts tout au long de la journée.«À Montréal, le périmètre de la Journée sans voiture est le plus grand de toutes les villes participantes en Amérique du Nord, explique Mme Goudreault.C'est également l'endroit où les activités offertes au public seront les plus nombreuses.» Plus de 36 pays tiendront une journée sans voiture le 22 septembre.Au Canada, cinq villes participent à la journée sans voiture, soit Toronto, Ottawa, Vancouver, Hamilton, Halifax et Montréal.MARCEL LAROCHE QUATRE ANS après avoir été reconnu coupable d'avoir géré une maison de débauche, Jean-Paul Labaye, ex-propriétaire et tenancier du bar échangiste l'Orage, s'est à nouveau présenté devant le tribunal, hier, pour contester cette décision rendue par la cour municipale de Montréal.Insatisfait du verdict prononcé par un juge de première instance, il s'est adressé à la Cour d'appel du Québec pour faire annuler et le jugement et l'amende de 2500 $ qui lui avaient été imposés en juillet 1999.Entouré de son assistante Marie- Pierre, mieux connue sous le pseudonyme de Mappie, et de quelques supporters, Jean-Paul Labaye s'est présenté devant le plus haut tribunal du Québec en compagnie de Me Robert Lahaye, le même criminaliste qui l'a toujours représenté depuis le tout début de ses démêlés judiciaires.Le procureur de la défense a rappelé que tout le dilemme tournait autour de la fameuse descente policière effectuée le soir du 1er mars 1998 à l'intérieur du club l'Orage, un bar échangiste occupant trois étages d'un immeuble de la rue Saint-Dominique, à Montréal.Les policiers avaient alors appréhendé 44 personnes, principalement des couples se livrant à des échanges sexuels dans un loft du troisième étage du bar servant aussi de résidence personnelle à Jean-Paul Labaye.Accusé d'avoir tenu une maison de débauche, le tenancier et propriétaire du club (détruit quelque semaines plus tard par un incendie) devait avoir par la suite son procès à la cour municipale de Montréal.Le docteur Michel Campbell, un expert en sexologie assigné par la poursuite, avait alors reconnu que le seuil de tolérance de la société canadienne avait largement évolué en matière de sexualité depuis les années 50, et surtout depuis l'avènement d'Internet.L'expert avait conclu son témoignage en disant qu'à son avis, en se basant sur la preuve présentée au procès, il ne s'était rien passé d'exceptionnel au troisième étage du bar l'Orage le soir du 1er mars 1998.Et que les films XXX approuvés par la Régie du cinéma, et disponibles dans les vidéoclubs, étaient beaucoup plus explicites que la vidéo tournée en cachette par la police à l'intérieur du club.La juge Baribeau avait quand même décidé que le loft de Jean- Paul Labaye était un lieu public, même s'il n'était accessible qu'aux membres du club (environ 800 personnes), puis l'avait reconnu coupable d'avoir tenu une maison de débauche.Tout comme il l'avait souligné lors du procès, Me Lahaye est revenu à la charge, hier, en rappelant que le loft de Jean-Paul Labaye n'était pas un endroit public, comme le prétendait la poursuite, mais plutôt une résidence personnelle réservée uniquement aux membres du club échangiste et à un public averti.En conclusion, l'avocat de la défense a suggéré l'annulation du jugement de culpabilité prononcé contre Jean-Paul Labaye, en plus d'une absolution inconditionnelle pour son client, qui doit se déplacer fréquemment à l'étranger.Les juges Michel Proulx, Pierrette Rayle et André Rochon, de la Cour d'appel du Québec, ont mis la cause en délibéré.Dépôt de sécurité de 300 $, mise de fonds et première mensualité exigés.Des frais de 0,08 $ du kilomètre après 80 000 kilomètres et d'autres conditions s'appliquent.Votre conseiller Ford peut louer moins cher.\u2020 La mensualité annoncée inclut une remise taxable du constructeur de 1 000 $.Les taxes sont calculées sur le plein prix de location avant la déduction de la remise.Ces offres s'adressent à des particuliers sur approbation de Crédit Ford et ne peuvent être jumelées à aucune autre, à l'exception de la remise aux diplômés pour laquelle certaines conditions s'appliquent.Immatriculation, assurances, taxes et frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers en sus.Ces offres d'une 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véhicule sont identifiés : a) le paiement mensuel, b) le montant initial requis ou échange équivalent, c) le montant total au terme de la location et, s'il y a lieu, d) la nécessité d'un dépôt de sécurité.Pilot EX (modèle YF1843E): a) 478 $, b) 4365 $, c) 27 309$; Odyssey LX (modèle RL1853PK) : a) 358 $, b) 4195 $, c) 21379 $.Programme 0$ comptant également offert.Franchise de kilométrage de 96 000 km; frais de 0,12$ le kilomètre excédentaire.Transport et préparation inclus en location seulement.Frais de publication, taxes, immatriculation, assurance et frais d'administration en sus.Option d'achat au terme de la location offerte moyennant un supplément.Le prix de location des concessionnaires peut être inférieur.Offre d'une durée limitée.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.Photo à titre indicatif.DE RO UL ER EN C EST LE TEMPS Honda Pilot EX 2003 Odyssey LX 2003 Incluant 96000 km Option 0 $ comptant disponible Transport et préparation inclus en location seulement Moteur V6 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meilleur achat de sa catégorie » Le Guide de l'auto 2003, Jacques Duval Les Protegé et Protegé5, les plus vendues au Québec depuis 2 ans.u Modèle ES-GT illustré Modèle GT-V6 GFX illustré OU INFORMEZ-VOUS AU SUJET DU PROGRAMME MAZDA POUR LES DIPLÔMÉS.\u2020Financement à l'achat aux particuliers de 0% pour 48 mois sur les Mazda Protegé et Protegé5 2003 neuves (excluant les Protegé Mazda Speed).Offre excluant les Mazda6 2004 neuves offertes à 2,9% jusqu'à 36 mois.Financement consenti par l'entremise de la Banque Scotia.Sur approbation du crédit.Autres taux et termes de financement disponibles.\u2020\u2020 L'offre aux particuliers de «aucun paiement avant 90 jours» s'applique au financement à l'achat de toutes les Mazda neuves et débute à la date de livraison du véhicule à l'acheteur.Le nombre de mensualités choisi par le client n'est pas réduit mais reporté de 3 mois.Aucun intérêt pendant les premiers 60 jours.Après cette période, le montant du capital ainsi que les intérêts devront être 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plus élevé lors d'impact uu GAGNANTE de plus de 50 prix internationaux GS 4 cylindres Louez à partir de 299$ PAR MOIS, POUR 48 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS 345$ ET Ou louez à PAR MOIS, POUR 48 MOIS 0$ COMPTANT ET 0$ DÉPÔT DE SÉCURITÉ SUR CES 2 OFFRES 2,9% OU Obtenez de financement à l'achat jusqu'à 36 mois \u2020 3165275A TR3165275 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1 0 S E P T EMB R E 2 0 0 3 MOND E A 1 7 La Ligue arabe accepte provisoirement l'Irak en son sein Un soldat américain tué et 20 autres blessés en 24 heures d'après AFP et AP LE CAIRE \u2014 Les représentants du nouvel Irak ont réussi à se faire admettre, du moins temporairement, au sein de la Ligue arabe, mais les ministres arabes réunis hier au Caire ont exigé que l'autorité transitoire irakienne travaille à un calendrier de retrait des forces d'occupation.Le nouveau ministre irakien des Affaires étrangères, Hoshyar Zebari, s'est déclaré « très satisfait » de la réunion de la Ligue à laquelle il a été autorisé à participer.L'administration américaine, qui avait fait pression sur la Ligue arabe, lui demandant de reconnaître officiellement le nouveau pouvoir irakien, a estimé que la décision de cette organisation traduisait l'« acceptation croissante » sur la scène internationale du nouveau pouvoir qui se met en place à Bagdad.Les ministres arabes ont estimé, dans leur communiqué final, que « le Conseil de gouvernement transitoire et la formation d'un gouvernement constituent un pas vers l'instauration d'un gouvernement national légitime internationalement reconnu ».Ils ont réclamé que l'ONU « joue un rôle central dans le processus politique en Irak » et appelé « tous les Irakiens à se dresser contre les tentatives de semer la zizanie » dans leur pays.Dans le même temps, les ministres arabes ont pour la première fois condamné « les violations flagrantes des droits de l'homme par le régime » de Saddam Hussein, et appelé à « traduire en justice les responsables du régime précédent ».Les ministres arabes avaient décidé lundi d'admettre au sein de la Ligue, à titre temporaire, jusqu'à la formation d'un gouvernement légitime, les représentants irakiens, nommées sous l'égide de Washington.Seule la Libye s'est opposée à cette décision et a boycotté la réunion d'hier.Vivement une constitution Les ministres ont souligné que le Conseil de gouvernement transitoire irakien devait s'engager à établir un calendrier pour « l'élaboration d'une constitution et le déroulement d'élections qui aboutiraient à la formation d'un gouvernement souverain, reconnu internationalement », selon le texte de la décision ministérielle.Ils ont également demandé aux autorités irakiennes d'oeuvrer, avec la Ligue arabe et l'ONU, « à élaborer un calendrier précis qui mette fin à l'occupation et rende au peuple irakien le contrôle de sa terre et de ses institutions économiques, politiques et sécuritaires ».Lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Maher, a affirmé que la décision d'admettre le Conseil de gouvernement irakien à la Ligue arabe ne signifiait pas une reconnaissance de cette instance.« L'Irak est membre de la Ligue arabe, et nous avons permis au Conseil de gouvernement transitoire d'occuper son siège de façon temporaire et transitoire.Nous n'avons pas reconnu le Conseil de gouvernement transitoire », a-t-il dit.M.Maher a défendu la décision des ministres arabes, expliquant que «si Saddam Hussein a pu, lorsqu'il était présent, diviser la nation arabe, son absence ne doit pas mener à la diviser à nouveau ».M.Maher et le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, ont par ailleurs assuré que les pays arabes n'avaient nullement l'intention d'envoyer des troupes en Irak.« Plusieurs ministres arabes ont exprimé la même position.Il n'est pas facile ou logique d'envoyer des troupes pour protéger l'occupation », a dit M.Moussa.Il a indiqué par ailleurs que la Ligue restait disposée à recevoir des Irakiens opposés au Conseil de gouvernement transitoire, établi le 13 juillet sous la houlette des États- Unis.Nouvelles attaques Par ailleurs, un soldat américain a été tué hier dans une attaque en Irak, où 20 militaires américains ont été blessés au cours des dernières 24 heures.Le militaire américain, qui conduisait un camion-citerne rempli de gaz de pétrole liquéfié (GPL), est mort lors d'une attaque à l'explosif qui a eu lieu à 15 km au nord de la capitale, a précisé un policier irakien.Aucune confirmation n'a pu être obtenue auprès du commandement américain.D'autre part, après deux jours de répit, 20 soldats américains ont été blessés lors de diverses attaques au cours des dernières 24 heures, selon un haut responsable de la coalition.Trois ont été blessés dans une attaque à l'explosif contre leur véhicule à Falloujah et deux le même jour dans une attaque à l'explosif à Ramadi.Et six autres l'ont été, a confirmé l'armée américaine, quand une voiture piégée a explosé dans la ville kurde d'Erbil, dans le nord du pays.Neuf soldats ont été blessés lundi dans quatre autres attaques à la grenade et à l'explosif à Bagdad.Les troupes américaines en Irak subissent en moyenne 12 à 15 attaques par jour depuis le 1er mai et sont notamment visées dans le « triangle sunnite », au nord-ouest de Bagdad, où vivent de nombreux partisans présumés de Saddam Hussein.Les troupes britanniques, déployées dans la région méridionale de Bassora, ont pour leur part arrêté lundi un chef de tribu, Sabah al-Maliki, accusé d'avoir hébergé l'ancien président, provoquant une manifestation de protestation.Par ailleurs, des saboteurs ont endommagé un pipeline dans le nord de l'Irak, déclenchant un incendie qui était maîtrisé dans la soirée.Il s'agit du cinquième sabotage de ce type en moins d'un mois.Réservez à aircanada.com ou à destina.ca, les seuls sites de voyages offrant des milles Aéroplan.Téléphonez à votre agent de voyages ou à Air Canada au 1 888 247-2262.Votre agent de voyages peut vous 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MONCTON WINNIPEG CALGARY EDMONTON REGINA SASKATOON VANCOUVER 3168353A Les Chiliens attendent que justice soit faite Trente ans après le coup d'État, près de 300 procès de militaires au Chili sont en cours ENRIQUE FERNANDEZ Agence France-Presse SANTIAGO \u2014 Les ambassades du Mexique, de Suède et du Portugal à Santiago ont été occupées, hier, par des militants d'organisations des droits de l'homme, exigeant que justice soit faite pour les violations des droits de l'homme au Chili sous la dictature du général Augusto Pinochet.L'occupation des édifices diplomatiques, survenant peu avant la commémoration du 30e anniversaire du coup d'État militaire du 11 septembre 1973, se poursuivra jusqu'à ce que les ambassadeurs mexicain, suédois et portugais aient « pris note » des revendications des militants, a indiqué leur porte-parole, César Quiroz.Les ambassades du Mexique, de Suède et du Portugal à Santiago avaient été parmi les ambassades qui avaient accueilli de nombreux Chiliens venus y trouver refuge à l'issue du coup d'État du général Augusto Pinochet.Les militants des droits de l'homme exigent la création d'un « comité international qui supervise les mesures nécessaires pour la pleine application de la justice » au Chili, où la dictature militaire a fait plus de 3000 morts et disparus.Ils souhaitent également la nomination d'un rapporteur chargé « d'observer l'action des tribunaux et de s'informer des mesures du gouvernement chilien en matière des droits de l'homme », a déclaré César Quiroz.300 procès en cours La justice chilienne instruit actuellement près de 300 procès contre des militaires accusés d'enlèvements et d'assassinats d'opposants sous la dictature du général Augusto Pinochet, instaurée le 11 septembre 1973.Le tout premier jugement définitif dans un de ces procès sera rendu prochainement, la Cour suprême s'apprêtant à rendre son verdict sur l'assassinat du leader syndical Tucapel Jiménez, retrouvé égorgé en février 1982 près de Santiago après son interpellation par la police secrète de Pinochet.Cette procédure, entamée il y a plus de 21 ans, est de mémoire de juriste la plus longue de la justice chilienne.La Cour d'appel de Santiago a déjà condamné à perpétuité l'ex-major Carlos Herrera Jiménez, qui a reconnu être l'auteur matériel du crime, sur « ordre de ses supérieurs », et neuf autres militaires impliqués, dont le général à la retraite Ramsés Alvarez, frappés de peines allant jusqu'à huit ans de prison.« Ils n'ont aucune échappatoire », assure José Galiano, avocat de la famille de Tucapel Jimenez, éliminé pour avoir voulu créer un front syndical pour exiger le rétablissement de la démocratie.Ex-capitaine ayant quitté l'armée en 1957, José Galiano estime que nombre de ses anciens compagnons d'armes ont été impliqués dans les violations des droits de l'homme « par ignorance, par stupidité et une conception erronée de la vie », où le devoir d'obéissance s'est imposé sur toute autre valeur.Les procès se poursuivent au milieu d'un débat ouvert par le président socialiste Ricardo Lagos, qui a récemment remis au Parlement un projet de loi visant à mieux indemniser les familles des victimes de la dictature et à atténuer les condamnations des militaires collaborant avec les tribunaux pour tenter de faire la lumière sur le sort de plus d'un millier de disparus.M.Lagos a réaffirmé qu'« il n'y a pas d'impunité », mais il a également estimé qu'il n'était pas possible de remettre en cause l'amnistie décidée par Pinochet pour les crimes commis entre 1973 et 1978.Parmi les verdicts les plus attendus figure celui du procès des neuf officiers de la « Caravane de la mort », unité militaire ayant enlevé et exécuté en octobre 1973 une centaine d'opposants.L'avocat Roberto Garreton se félicite de ces procès, qui prouvent selon lui que les magistrats chiliens ont compris le message du juge espagnol Baltasar Garzon, à l'origine de la détention pendant 503 jours à Londres du général Pinochet.Il regrette cependant que des agents civils de la dictature ne soient pas aussi l'objet de poursuites.« Lamentablement, les civils sont passés plus inaperçus pour les juges alors que leur responsabilité est énorme », dit-il.« Les principes généraux du droit international, les traités et la jurisprudence internationales rendent inapplicable la loi d'amnistie pour les crimes de lèse humanité tels les disparitions forcées, les exécutions sommaires et la torture », estime-t-il.L'ex-général Guillermo Garin, l'un des plus proches collaborateurs de Pinochet, estime au contraire que les tribunaux doivent appliquer l'amnistie promulguée par le régime militaire en 1978.« Cette amnistie ne peut être abrogée, c'est l'unique garantie pour ceux qui possèdent l'information », déclare-t-il, se référant aux moyens de retrouver les opposants disparus.SOLDE DE TISSUS TOUT À 50 % DE RABAIS OU PLUS Tissus Elégance, un magasin de tissus européens célèbre dans le monde entier, sera à Montréal pour une journée seulement, soit le samedi 13 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gouvernementales (ONG) contenues dans leur livre, Le Maléfice autoritaire, présenté le même jour.Pour donner davantage d'impact à sa réaction, improvisée l'aprèsmidi durant une cérémonie militaire à Bogota, les autorités en ont fait retransmettre en début de soirée l'intégralité \u201430 minutes\u2014 par toutes les chaînes de télévision publiques et privées.« Un an aura été à peine une période d'échauffement pour venir à bout du terrorisme » et « liquider (les rebelles), proprement, sans toucher aux libertés », a rétorqué Alvaro Uribe, en fonction depuis le 7 août 2002 après avoir été élu au premier tour avec 53% des voix sur un programme antiguérilla.Dans leur livre de 176 pages publié par les éditions Antropos, les 80 ONG concernées dénoncent des « opérations armées sans discrimination » et la « militarisation de la vie quotidienne » sous son gouvernement.« Pendant que la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes) viole les droits de l'homme tous les jours, certains trafiquants des mêmes droits les défendent », a accusé le président dans une référence à « certaines ONG », mais sans en citer un seule.Cette mise en cause a provoqué une vive émotion au sein de toutes les ONG en Colombie, où plus de 200 000 personnes ont trouvé la mort depuis le début de la guérilla en 1964.Jointe par l'AFP, Claudia Mejia, du Réseau national des femmes, a qualifié de « très graves » ces affirmations, car « elles mettent en péril la vie des défenseurs des droits de l'homme de façon indiscriminée ».« Nous regrettons cette intervention, qui créé une atmosphère négative, d'autant que l'on ne peut affirmer que toutes les ONG agissent en faveur du terrorisme », a déclaré de son côté Jorge Rojas, membre de la Coordination pour les droits de l'homme (CODHES).Réputé pour sa « main de fer », le président a surpris nombre des 44 millions de Colombiens, y compris parmi ses admirateurs, pour la violence de son discours contre un livre qui serait certainement passé inaperçu durant cette Semaine de la paix.« Uribe a ainsi donné du poids à ses contradicteurs », a indiqué l'un de ses partisans sous le couvert de l'anonymat.La Semaine de la paix est organisée à Bogota jusqu'à dimanche par des ONG et la Conférence épiscopale de Colombie sous la forme de conférences.Parmi les manifestations prévues figure la présentation d'un rapport sur Le conflit, une impasse avec solution, patronné par le Programme des nations unies pour le développement (PNUD).Depuis son investiture, le chef de l'État n'a jamais caché son irritation avec les ONG, habituées à aider sur le terrain les défavorisés, dans un pays où plus de 60 % de la population vit dans la pauvreté.Impeccables et ayant peu de kilométrage, nos démonstrateurs 2003 vous sont offerts à rabais pour un temps limité, à l'achat ou à la location.Demandez tous les détails à votre concessionnaire Acura dès aujourd'hui.Faites vite : premier arrivé, premier chanceux.Hâtez-vous ! 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gouvernement régional, Josu Jon Imaz, la loi sur les partis politiques ainsi que la décision du Tribunal constitutionnel « violent des préceptes de la Convention européenne pour la protection des droits de l'homme » (CEDH).La loi contestée prévoit que le tribunal suprême espagnol peut interdire et dissoudre un parti politique à la demande du gouvernement, de 50 députés ou de 50 sénateurs.ALEXANDRE S I R O I S WASHINGTON \u2014 Les familles des victimes du 11 septembre 2001 ayant choisi la voie des tribunaux afin que justice soit rendue ont reçu le feu vert d'un juge fédéral newyorkais pour intenter des poursuites.Dans un arrêt de 49 pages rendu hier, le juge Alvin Hellerstein a estimé possible que la négligence en matière de sécurité ait pu jouer un rôle dans la mort des quelque 3000 personnes tuées lors des attaques du 11 septembre 2001.Jusqu'ici, 70 familles et individus éprouvés \u2014certains ont été blessés lors des attaques alors que d'autres ont perdu un proche \u2014, ont réclamé le droit de poursuivre.Le juge leur a donné raison en indiquant que la destruction des avions à la suite de leur détournement était un « risque prévisible », du type de ceux dont l'industrie aérienne doit se prémunir.« L'intrusion de terroristes dans le cockpit, jumelée à la volatilité d'une situation de détournement d'avion, créé un risque prévisible que l'avion détourné puisse s'écraser, mettant en péril la vie d'innocents au sol et dans l'avion », a écrit le juge.Les poursuites visent les compagnies aériennes United et American Airlines, le groupe aéronautique Boeing, l'autorité portuaire de New York et du New Jersey (propriétaire du World Trade Center), ainsi qu'une entreprise responsable de la sécurité dans les aéroports, Argenbright Security.Les avocats des victimes reprochent aux compagnies aériennes et à Argenbright Security de ne pas avoir été en mesure d'éviter les attentats, dénoncent l'autorité portuaire pour ce qui est des plans d'évacuation du World Trade Center et s'en prennent à la société Boeing au sujet de la sécurité des cockpits de ses avions, dans lesquels les terroristes ont pénétré.Peu après les attaques du 11 septembre 2001, un fonds spécial a été créé par le Congrès américain afin d'éviter de telles poursuites.Les victimes et leurs familles qui acceptaient d'être indemnisées par Washington s'engageaient à ne pas s'adresser aux tribunaux.On estime que 3016 personnes ont perdu la vie lors des attaques contre le World Trade Center, le Pentagone, et dans l'écrasement d'un quatrième avion de ligne détourné.Or, il n'y a eu pour l'instant que 1240 demandes de dédommagement de la part des familles des défunts.À ce nombre s'ajoutent 1035 personnes blessées lors des attaques qui ont aussi été indemnisées.La somme moyenne allouée par le fonds est de 1,5 million de dollars américains par personne.Le dédommagement le plus important s'est chiffré à 6,8 millions (pour un homme dont 80% du corps a été brûlé au troisième degré) alors que le versement minimum a été de 250 000 $.Il est possible que la décision rendue hier par le juge Hellerstein pousse de nombreuses autres personnes à avoir recours aux tribunaux.Les familles qui ont choisi cette option, interrogées par les médias, ont expliqué qu'elles cherchaient avant tout à obtenir des réponses aux questions soulevées par la tragédie.C'est le cas de Kathleen Ashton, de Woodside, dans l'État de New York, dont le fils a péri lors de l'effondrement du World Trade Center.«Ce qui est bien n'est pas d'accepter l'argent du gouvernement, a-t-elle déclaré il y a quelques semaines au quotidien USA Today.Ce qui est bien, est de tenter d'obtenir des réponses pour voir quels faux pas ont permis aux meurtriers de faire ce qu'ils ont pu faire.» \u2014avec Associated Press Votre nouvelle Toyota ne part jamais sans un plein réservoir d'essence, l'assistance routière et des tapis protecteurs.Votre concessionnaire www.acces.toyota.ca Programmes de location au détail et de financement à 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stock (à l'exception des modèles Corolla et Matrix) et crédit à l'achat équivalant à une mensualité de location, basée sur un terme de 60 mois, applicable au financement à l'achat des modèles Echo berline 2003 neufs en stock.Dans l'éventualité qu'un client désire avoir un financement autre que 60 mois, un rabais équivalant à deux mensualités de location basées sur un terme de 48 mois (rabais équivalant à une mensualité de location basée sur un terme de 60 mois pour l'Echo berline) sera accordé.L'immatriculation, les frais de transport, la préparation, l'enregistrement (y compris RDPRM), les frais d'administration, l'assurance et les taxes sont en sus.\u2020 Le modèle disponible à 0,9 % de financement à l'achat est la Sienna 2003 neuve en stock sur financement à l'achat 36 mois.D'autres taux et termes s'appliquent aux autres modèles et aux autres termes pour la Sienna 2003.L'immatriculation, les frais de transport, la préparation, l'enregistrement (y compris RDPRM), les frais d'administration, l'assurance et les taxes sont en sus.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Le rabais aux diplômés (jusqu'à 1000 $ de remise) peut différer selon le modèle.Photos à titre indicatif seulement.Les offres se terminent le 30 septembre 2003.Détails chez votre concessionnaire Toyota participant.TARDEZ PAS À VOUS DÉPÊCHER.Camry Echo berline Tundra Tacoma Sequoia Highlander 4Runner RAV4 Sienna Prius Avalon Solara Celica 0$ 0$ 1re et 2e mensualités location 48 moisu 1re mensualité pour l'Echo berline location 60 mois u dépôt de sécuritéu 0,9% financement à l'achat \u2020 + crédit à l'achat équivalant à 2 mensualités de locationuu crédit équivalant à 1 mensualité de location pour l'Echo berlineuu ou à partir de 3165603A A20 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 10 SEPTEMBRE 2003 ANDRÉ DESMARAIS > Pr é s i d e nt du cons e i l d'ad m i n i s t rat i o n GUY CREVIER > Pr é s i d e nt et é d i t e u r P H I L I P P E CANTIN > Vi c e - p r é s i d e nt à l ' i n f o rmat i o n et é d i t e u r ad j o i n t Crocos, piranhas, tigres et lobbies.mr o y@l a p r e s s e .c a Pour accéder au site de la conférence ministérielle de l'OMC, à Cancun, il faut emprunter un des deux ponts qui y mènent.Ou traverser à la nage une lagune infestée de crocodiles ! Les reptiles y étaient déjà et n'ont pas été conscrits pour protéger les délégués des 30 000 altermondialistes qui, d'aujourd'hui à dimanche, y sont attendus.Depuis Seattle, les plus savantes supputations autour de chacune des réunions de l'Organisation mondiale du commerce portent sur le niveau de la violence de rue qui y sera exercée.Et sur l'ampleur de la « répression policière » qui y répondra.Dommage que tout ait fini par se résumer à ça.Car ce qui va se passer à Cancun décidera de l'avenir de larges pans de l'économie des nations du Sud, lesquelles constituent les trois quarts des 146 pays membres de l'organisme.Or, ces États sont visiblement à bout de patience vis-à-vis le Nord en général, l'OMC en particulier.Et ce, en dépit des concessions faites le 30 août par l'administration Bush en matière d'accès des pays pauvres aux médicaments génériques.On ne nous offre « qu'un sentier dans la jungle, bourré de mines, d'embuscades de guérillas, de tigres et de piranhas » s'écrie le ministre cambodgien du Commerce, qui joint officiellement les rangs de l'OMC.Tant du côté du Groupe des 20 (de l'Inde à la Chine en passant par le Mexique) que de celui de l'Union africaine (53 pays), on prévient qu'une faillite des négociations en matière agricole signifiera l'ajournement de tout autre pourparler.« Un échec à Cancun aurait sur l'OMC le même effet que la guerre en Irak sur l'ONU », renchérit l'organisation humanitaire Oxfam.Hier, le président du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, a à son tour livré ce message à son homologue américain.Bref, aux yeux des nations pauvres, l'échec n'est pas envisageable.Et il appartient aux États-Unis et à l'Union européenne de faire, ici et maintenant, d'importantes concessions.p p p Les barrières au commerce international des produits agricoles \u2014 tarifs, quotas, subventions à la production et à l'exportation, chute conséquente des prix \u2014 heurtent cruellement l'économie des pays en développement.Les chiffres varient selon les études.Mais celles-ci démontrent toutes que la libéralisation de ces échanges extrairait des centaines de millions d'êtres humains de la pauvreté.Dans les pays en développement, l'agriculture alimente jusqu'à 35 % de la production de la richesse et fournit 60% de l'emploi (contre 2% dans chaque cas pour les pays riches).Or, l'Union européenne et les États-Unis maintiennent à eux deux 70% des barrières diverses ayant pour effet de priver les pays en développement de revenus nets à l'exportation de l'ordre de 40 milliards (US) par année.Tous deux, en plus du Japon, sont de formidables machines à subventions.Ainsi, l'Europe allonge à ses agriculteurs 100 milliards par année.Aux États-Unis, les sommes versées aux producteurs de coton, près de 4 milliards, sont égales à la valeur marchande de ce qu'ils cueillent.Au Japon, l'aide aux riziculteurs couvre.700% des coûts de production ! Maintenir en l'état ces systèmes délirants serait d'autant plus absurde qu'il existe, à partir de la Banque mondiale jusqu'à des dizaines d'ONG et de groupes humanitaires, un quasi-consensus sur l'obligation qu'a le Nord de tendre la main aux agriculteurs du Sud.Les rangs de la dissidence sont épars et hétéroclites.On y trouve par exemple l'activiste français José Bové, qui a répété sur les ondes de la BBC, lundi, qu'il continuerait à se battre pour le maintien des subventions versées aux producteurs agricoles des pays riches.Ou encore certains secteurs de l'agro-alimentaire, qui comptent parmi ces lobbies qualifiés par un intervenant américain à l'OMC de « nos propres piranhas, qu'il faut nourrir chaque jour ».Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés OPINION «Donnez-nous deux ans!» Qu'est-ce que 24 mois dans la vie d'un projet aussi majeur que la naissance de Montréal?GÉRALD TREMBLAY L'auteur est maire de Montréal.Nous publions ici un extrait de son intervention, hier matin, devant la commission parlementaire sur le projet de loi 9.LE GOUVERNEMENT du Québec a donné suite à son engagement électoral en déposant le projet de loi 9.Si nous respectons votre engagement, nous avons toutefois des interrogations au sujet de ce projet de loi.Notre questionnement cherche à enrichir la réflexion de façon à s'assurer que la démarche entreprise soit basée sur des principes solides et éprouvés.Nous invitons d'ailleurs les membres de cette commission à prendre connaissance de ce qui a cours dans d'autres pays pour des situations similaires.Cela ne pourra que nous éclairer tous sur la complexité d'une telle démarche.Il y a cependant un autre engagement que le gouvernement a pris: celui d'encourager l'adhésion des citoyens à la Nouvelle Ville.Cet engagement s'est concrétisé par le projet de loi 1 et la déclaration ministérielle du 20 juin dernier.Nous présumons que, pour le gouvernement, cet engagement a la même valeur que le précédent et qu'il est tout aussi prioritaire.(.) Si le gouvernement souhaite réellement la réussite de Montréal, tel que l'a dit le premier ministre notamment lors du débat des chefs, donnez-nous deux ans pour mettre en oeuvre d'une façon optimale le projet de réorganisation que nous avons proposé.Le gouvernement doit être conséquent avec ses engagements et laisser le temps nécessaire pour qu'une ville de l'importance et de la taille de Montréal puisse se réorganiser.Qu'est-ce que vingt-quatre mois dans la vie d'un si grand projet ?Qu'est-ce que vingt-quatre mois dans une période aussi critique que la naissance d'une grande ville ?Le nouveau gouvernement qui s'est attaqué à la réingénierie de l'État réalise lui-même que des entreprises de cette envergure exigent du temps.Ne pas nous donner de temps, c'est refuser que Montréal, notre métropole, la métropole de tous les Québécois, ait une réelle chance viable de réussir.Montréal représente une situation bien différente des autres villes.Notre plan de réorganisation en témoigne.Nous respectons les démarches des autres villes.Leurs défis et leurs demandes peuvent être tout autre.Nous sommes de l'avis du premier ministre, les solutions mur à mur ne sont pas souhaitables.Mesure d'exception Le gouvernement peut et doit faire une mesure d'exception pour sa métropole.Il peut respecter du même coup ses deux engagements : donner à Montréal la possibilité de réussir et, dans vingtquatre mois, remplir son engagement de permettre aux citoyens de se prononcer sur l'avenir de leur collectivité.Ils auront eu le temps de réaliser tous les avantages de la Nouvelle Ville et pourront alors prendre une décision en toute connaissance de cause.Il y a eu des milliers de pages d'études et de rapports qui se sont écrites sur la nécessité d'une réorganisation municipale sur l'île de Montréal.Des études et des rapports qui ont été produits par des experts parmi les plus compétents que nous ayons au Québec.Allons- nous revivre encore une fois tous ces processus, toutes ces études, tous ces rapports, pour arriver en fin de compte à la même conclusion?Combien d'autres pages devront être encore écrites pour nous convaincre tous de l'urgence d'agir ?Les énergies des élus doivent être utilisées à d'autres fins.Il est temps de passer à l'action.Le temps est venu pour Montréal d'avoir enfin les outils indispensables à son développement durable et au rayonnement du Québec tout entier.Nous cherchons tous une solution, vous et nous.Celle que nous vous proposons est la meilleure.Après plus de vingt mois à administrer cette Nouvelle Ville, nous savons que notre plan peut régler les problèmes auxquels nous faisons face et que l'immobilisme préconisé par certains ou le désir de d'autres de « s'en débarrasser rapidement » ne sont pas de vraies solutions.Tout n'est pas encore parfait Depuis notre entrée à l'hôtel de ville, nous avons travaillé avec acharnement à mettre en place cette nouvelle structure.Il fallait régler ces centaines de problèmes que tout nouveau projet de cette envergure rencontre à ses débuts.Et nous l'avons fait.Tout n'est pas encore parfait mais tout n'a pas encore été fait et ça va de mieux en mieux.Il en reste beaucoup à accomplir.Le Sommet de Montréal nous a permis de mobiliser toutes les forces vives de la société civile et les employés de la Ville autour de notre projet.Tous en souhaitent la réussite.Aujourd'hui, forts de ces appuis, de cette expérience et de cette connaissance, nous nous présentons à vous, confiants dans notre démarche.Parce que c'est la seule qui est positive, mobilisatrice et porteuse d'avenir.Laissons vivre Montréal.Tous les Québécois en retireront des bénéfices.Nous sommes venus vous dire que.nous sommes prêts.Notre plan nous y croyons.Il est solide, réfléchi et surtout rassembleur.En terminant, permettez-moi de vous rappeler ceci : vous avez le choix.En politique, on a toujours le choix.À la face de la population, votre décision sur ce projet de loi 9 sera le reflet de votre réelle volonté.Ou vous mettez en péril une métropole forte ou, tout en respectant vos engagements, vous permettez à Montréal de grandir et de s'épanouir, à l'image du Québec que vous voulez bâtir, dans l'harmonie.Le mythe Mugesera a p r a t t e@l a p r e s s e .c a Dans un jugement aussi catégorique qu'exhaustif, la Cour d'appel fédérale a rejeté les prétentions du ministère de l'Immigration contre le Rwandais Léon Mugesera, qu'Ottawa tente depuis huit ans d'expulser du Canada.Au-delà de l'émotion qu'il suscite de part et d'autre, ce jugement est fascinant en ce qu'il montre comment la négligence, l'activisme et la rumeur peuvent transformer une information mal fondée en vérité apparemment incontestable.Citoyenneté et Immigration Canada accuse Léon Mugesera d'avoir prononcé, en 1992, un discours dans lequel il incitait ses compatriotes d'ethnie hutu au génocide de l'ethnie minoritaire du pays, les Tutsis.Selon ce que répètent depuis des années les groupes de défense des droits de la personne et des émigrants rwandais, dans ce discours, M.Mugesera aurait suggéré aux milliers de personnes venues l'écouter de tuer les Tutsis et de jeter les cadavres dans la rivière Nyabarongo.L'étude approfondie du dossier à laquelle se sont livrés trois juges de la Cour révèle que cette version des faits, acceptée par tous, notamment par le département d'État américain et par une commission d'experts de l'ONU, est en réalité fondée sur des informations incomplètes et biaisées.La Cour a découvert que tout ce beau monde s'est inspiré d'une seule et même source, le rapport d'une commission d'enquête formée par des organisations de défense des droits humains.Or, cette commission n'a publié qu'un extrait tronqué des propos tenus par M.Mugesera, extrait qui en déforme le sens.Elle n'a pas tenu compte de l'ensemble du discours, ni cherché à obtenir la version de l'orateur.La co-présidente de la commission a ellemême admis la fragilité des informations publiées, déclarant : « J'ai présumé que les lecteurs comprendraient que toute information doit être vérifiée.» p p p La Cour ne dit pas que Léon Mugesera est un ange.Elle constate qu'il a tendance à utiliser un langage cru, « parfois brutal ».Mais cela n'est pas la même chose qu'inciter au génocide.Dix ans après les premières accusations portées contre M.Mugesera, les juges de la Cour d'appel ont démonté, avec une minutie remarquable, le mythe qui s'était construit au sujet de ce discours.Le jugement devrait servir d'avertissement à tous ceux qui participent au débat public.En effet, les mythes de ce genre pullulent.Combien de propos, de statistiques, d'anecdotes sont tenus pour vrais et répétés simplement parce qu'on les a lus dans tel rapport, dans telle étude, dans tel article ?La vérité exige la vigilance.Gérald Tremblay « Ne pas nous donner de temps, c'est refuser que Montréal ait une réelle chance viable de réussir.» LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 10 SEPTEMBRE 2003 A21 Un test La conférence de Cancun permettra-t-elle d'éviter une nouvelle fracture Nord-Sud?CHRISTIAN DEBLOCK L'auteur est directeur du Centre Études internationales et mondialisation de l'UQAM.TROIS GRANDS sujets sont à l'ordre du jour de la conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui s'ouvre aujourd'hui à Cancun.> Tout d'abord, il s'agit de faire le point sur les négociations en cours dans les sept domaines qui font partie de « l'agenda incorporé », soit l'agriculture, les services, l'accès aux marchés pour les produits non agricoles, les règles, le commerce et l'environnement, les appellations d'origine et le règlement des différends.> Ensuite, il s'agit de décider, comme convenu à Doha, si le moment est venu d'ouvrir les négociations dans les quatre secteurs dits « questions de Singapour », soient l'investissement, la concurrence, la facilitation des échanges et les marchés publics.> Enfin, oui ou non, les pays développés entendent-ils concrétiser les engagements pris à Doha en faveur du développement ?1.Un troc : agriculture contre services Le bilan des négociations commerciales est jusqu'à présent mitigé sinon affligeant.D'importants retards ont été pris sur les échéanciers prévus dans à peu près tous les domaines, ce qui hypothèque l'objectif de conclure les négociations d'ici janvier 2005.Plus grave, les positions sont extrêmement polarisées dans deux dossiers « chauds » : l'agriculture et les services.C'est l'un des grand acquis du cycle de l'Uruguay : l'agriculture est désormais intégrée au système commercial multilatéral.Quatre grands sujets font l'objet de négociations : les subventions internes, les subventions à l'exportation, l'accès aux marchés et les appellations d'origine.L'enjeu est d'atteindre dans ce secteur une situation comparable à celle que l'on retrouve dans le secteur industriel, mais malheureusement, les choses sont loin d'être faciles, tant les points de vue sont divergents et les intérêts nombreux.Pour les pays en développement (PED), il s'agit d'une question de principes essentielle à la suite des négociations ; en définitive « ça passe ou ça casse ».À l'arrière-fond du débat, trois grandes questions : > les subventions à l'exportation qui faussent les jeux de la concurrence, exacerbent les guerres commerciales et favorisent l'éviction des petits producteurs locaux dans les PED ; > l'accès élargi et préférentiel aux grands marchés du Nord pour les produits du Sud ; et, > la surproduction et l'instabilité chronique des prix.Ce qui rend le débat plus complexe encore, c'est le fait que ni les pays développés ni les PED ne présentent un front unifié.(.) La réforme de la politique agricole commune, la proposition-cadre proposée conjointement par les États-Unis et l'UE, le compromis de dernière minute sur les importations de produits génériques, de même que l'entente intervenue le 3 septembre pour faciliter la participation des pays les moins avancés aux négociations dans les services ont quelque peu dégagé l'horizon.Mais les discussions s'annoncent extrêmement corsées.Personne ne veut cependant revivre un autre Seattle.Un compromis sera, sans doute, possible sous la forme d'un troc : plus d'ouverture sur l'agriculture contre plus d'ouverture sur les services.Mais, avec deux conditions supplémentaires: à savoir que l'ouverture des négociations sur les questions de Singapour soit de nouveau reportée, d'une part, et, surtout, que les actes succèdent aux mots en matière de développement, d'autre part.2.Les questions de Singapour C'est une autre avancée du cycle de l'Uruguay que d'avoir étendu le champ des négociations à d'autres questions que le commerce, par exemple les droits de propriété intellectuelle, les investissements, les marchés publics, ou encore la concurrence.Si quelques accords ont été signés, ceux-ci restent encore d'application limitée et ne règlent en rien la question de fond, soit celle des règles qui doivent encadrer des marchés de plus en plus globalisés.Tant pour les pays industrialisés que pour les firmes transnationales, il s'agit de questions importantes, qui vont bien au-delà de la simple ouverture des marchés.Par delà la protection accordée aux investisseurs, ce sont les questions de gouvernance, de responsabilité sociale et de hiérarchie des droits qui sont soulevées.L'échec de l'AMI, encore en mémoire, illustre bien l'ampleur du problème.Une décision doit être prise : soit « consensus explicite » il y aura, auquel cas les négociations seront lancées, soit les groupes de travail, mis en place depuis maintenant six ans, recevront le mandat de poursuivre leurs travaux.Le principal obstacle vient des PED, peu disposés à se voir imposer de nouvelles obligations, au demeurant coûteuses et difficiles à mettre en oeuvre.D'un autre côté, vu les risques de déraillement actuels, on peut se demander quel intérêt les pays développés peuvent avoir d'ouvrir de nouvelles négociations.Il y a donc tout lieu de penser que les pays vont se rallier à la seconde option, moyennant certains engagements de part et d'autre.En attendant, les accords bilatéraux devraient continuer à proliférer dans le domaine de l'investissement (déjà plus de 2100 traités) et de la fiscalité, et s'étendre progressivement à d'autres domaines comme la concurrence, les normes comptables, la gouvernance d'entreprise, etc.3.L'ombre de Seattle Disons le franchement, les PED ont beaucoup concédé et obtenu peu lors du dernier cycle de négociations.C'est bien parce que les négociations ont été placées sous le signe du développement, qu'elles purent être lancées.Trois questions sont centrales pour les PED.Tout d'abord, il s'agit de donner un peu de chair au « traitement spécial et différencié », autrement dit de renforcer les dispositions convenues et de les rendre « plus précises, plus effectives et plus opérationnelles ».Le Comité du commerce et du développement, responsable de ces questions, n'est cependant parvenu à s'entendre que sur 12 des 88 propositions présentées.Les autres restent sur la table.Ensuite, il s'agit de renforcer le statut préférentiel octroyé aux pays les moins avancés, de plus en plus couramment appelés « petites économies en transition », mais sans que l'on s'entende sur l'opportunité d'en donner une définition.Trois grandes demandes sont sur la table : > les préférences existantes pour les produits exportés doivent être préservées ; > la non-réciprocité doit être reconnue dans les accords régionaux ; et, > les concessions commerciales ne doivent pas être incompatibles avec les besoins de leur développement, de leurs finances et de leur commerce.En clair, comme l'ont rappelé les pays du CARICOM, il s'agit de prendre en compte les problèmes spécifiques des petites économies pour que la libéralisation des échanges soit « un véhicule de promotion de la croissance, de transformation structurelle et de diversification économique ».Enfin, il s'agit de concrétiser les engagements de Doha en matière de développement.Plusieurs initiatives ont été prises depuis lors, au plan de la formation et de l'aide technique et financière, et l'OMC est, en dehors de la CNUCED, la seule enceinte internationale dans laquelle les PED peuvent faire valoir leurs revendications et négocier « d'égal à égal » avec les pays développés.Mais les PED attendent plus que des mots ; ils veulent des mesures concrètes, que ce soit pour inciter les investissements, faciliter les transferts de technologie ou développer les capacités de production et d'exportation.Ou, pour dire les choses autrement, il s'agit d'aller au-delà de la conception simpliste qui consiste à faire dépendre le développement exclusivement du libre-échange et de la bonne gouvernance et à ne voir l'intégration des PED dans l'économie mondiale que comme un problème de « transition » ou d'adaptation structurelle.À n'en pas douter, Cancun sera un véritable test : peut-on réellement se permettre le luxe d'une nouvelle fracture Nord-Sud ?PHOTO Ap Les forces policières prenaient position, hier, autour du centre des conférences de Cancun.« Un compromis sera sans doute possible sous la forme d'un troc : plus d'ouverture sur l'agriculture contre plus d'ouverture sur les services.» Nos élus ont droit au respect MÊME SI personnellement je n'ai pas voté pour M.Charest aux dernières élections, je trouve scandaleux cette affaire.Non mais, on n'est pas au Zimbabwe (avec tout le respect que j'ai pour les Zimbabweens).On a élu démocratiquement ce gouvernement, nous Jean Charest sommes en 2003 et dans un pays dit civilisé.Je n'excuse pas ce comportement, c'est indigne non seulement d'un enseignant mais de quiconque agirait de cette façon envers notre premier ministre.Si nous ne sommes pas satisfaits de sa gestion, on le débarquera aux prochaines élections.Entretemps, ce crétin qui se pense drôle aux yeux de ses étudiants mérite amplement sa suspension.Nous vivons en démocratie et l'on se doit de respecter les gens qui nous représentent.J'estime que ce n'est pas une façon de faire peu m'importe le parti au pouvoir et nos allégeances politiques.Moi non plus M.Charest ne m'impressionne guère mais ce n'est pas une raison pour poser de tels gestes.Y'a des fois, j'ai un peu honte de nous autres.DENIS GAGNON Montréal Iconoclaste, mais pédagogique OÙ EST le mal ?La photo de quelqu'un, futelle celle d'un arriviste ayant changé d'allégeance politique pour enfin atteindre le pouvoir, n'a rien de sacré.Marcher dessus, ce n'est pas comme brûler un drapeau ou inciter les masses à la haine.Cela relève de la critique sociale et politique.Nous ne vivons pas, que je sache, dans un régime faisant usage du culte de la personnalité pour promouvoir le caractère inaliénable des institutions politiques nationales.Le travail d'un prof, surtout au secondaire et au collégial, ce n'est pas seulement faire passer la matière.C'est aussi développer l'esprit critique des jeunes.Or, ces derniers sont tellement apolitiques qu'il n'y a rien de plus efficace pour les secouer qu'une image forte, une métaphore tonifiante.En ce sens, quelque soit mon allégeance politique, je considère immoral de sanctionner ce professeur.Son geste relève de la liberté d'expression et, de plus, recèle une valeur pédagogique.Iconoclaste, certes, mais pédagogique.MICHEL DAVIAU Montréal Respect de la démocratie JE CROIS qu'on doit congédier ce prof qui est très bien payé pour enseigner certaines valeurs, tel le respect de la démocratie.J'ai enseigné pendant 33 ans et il m'est parfois arrivé d'en vouloir royalement à certains premiers ministres à cause de leur administration, mais jamais je ne me serais permis un tel geste.Croyez-vous que nous sommes bien heureux que le Parti québécois ait dilapidé notre fonds de retraite en 1997 pour permettre la mise à la retraite des profs qui n'étaient pas rendus à cette étape de leur carrière ?Il aurait été plus juste de se servir de cet argent pour indexer la rente de tous les professeurs actuellement à la retraite, de même que les futurs retraités.LUC BUSSIÈRES Grotesque et inexcusable JE NE peux pas croire qu'un professeur ait eu une idée aussi ridicule.Chacun a droit à ses idées en ce qui concerne nos élus ; mais, de là à faire une stupidité pareille, c'est grotesque et inexcusable.SHIRLEY CLÉMENT L'Iran sous surveillance Le pays a jusqu'à la fin octobre pour remplir ses obligations en matière de non-prolifération nucléaire Agence France-Presse VIENNE \u2014 Les États-Unis ont accusé hier l'Iran de violer ses obligations de non-prolifération nucléaire, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni proposant à l'AIEA de lui donner jusqu'au 31 octobre pour les remplir.« L'Iran doit pallier tous les manquements (à la non-prolifération nucléaire) identifiés par l'Agence internationale de l'énergie atomique » (AIEA) et « prendre toutes les mesures adéquates d'ici à la fin octobre pour remplir les clauses de sauvegarde » prévues par le Traité de non-prolifération (TNP), selon un projet de résolution franco- germano-britannique déposé devant le Conseil des gouverneurs, l'organe exécutif de l'agence réuni depuis lundi à Vienne.Ce projet demande au Conseil d'exiger de l'Iran qu'il « déclare les sources des matériels et des composants ayant servi à son programme d'enrichissement de l'uranium, (.) donne un accès sans restriction aux sites (nucléaires) que l'agence souhaiterait visiter» et fournisse « toutes les informations relatives à ses expériences de conversion de l'uranium.» Le texte a été déposé devant l'organe exécutif de l'AIEA après que les États-Unis eurent accepté que l'agence onusienne donne une « dernière chance » à l'Iran avant de déclarer ce pays en violation de ses obligations.Le représentant américain, Ken Brill, a déclaré que son pays soutenait « pleinement » un projet de résolution que Washington avait largement inspiré en coulisse et pour lequel il existerait une majorité au Conseil, d'après un diplomate.La communauté internationale presse depuis plusieurs mois l'Iran d'autoriser l'inspection en profondeur de ses installations nucléaires en signant un protocole additionnel au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) signé en 1970 par Téhéran.Répondant aux critiques américaines, l'ambassadeur iranien au Conseil, Ali Salehi, a indiqué que son pays pourrait rompre avec l'AIEA.« Si l'agence ne veut prendre en compte que ce qui est négatif, dans le pire des cas, nous arrêterons notre coopération avec elle », a-t-il déclaré à la télévision qatariote Al-Jazira.En visite hier à Sofia, le ministre iranien des Affaires étrangères, Kamal Kharazi, a espéré que l'agence onusienne ne céerait pas à des « pressions politiques », sous-entendu celles de Washington.Par ailleurs, un juge du dstrict de Columbia a décidé hier que l'Iran a été le commanditaire de l'attentat commis le 18 avril 1983 contre l'ambassade des États-Unis à Beyrouth.Le juge John Bates, qui a ordonné que l'Iran verse une somme de 123 millions de dollars en dommages et intérêts à 29 victimes et proches de victimes de cet attentat, a souligné dans sa décision que l'Iran avait instruit la milice chiite Hezbollah afin qu'elle fasse exploser une voiture piégée à l'entrée de l'ambassade.« La requête des plaignants portant sur la désignation de l'Iran comme un État soutenant le terrorisme est jugée recevable », écrit le juge dans sa décision rendue publique hier.En raison des fluctuations du marché, les prix peuvent varier après le 16 septembre 2003.Nous nous réservons le droit de limiter les quantités à un nombre raisonnable, pour nos clients entrepreneurs comme pour le grand public.Nous nous efforçons de faire une publicité juste et véridique.Par ailleurs, une erreur humaine ou mécanique pourrait survenir.Dans un tel cas, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour satisfaire notre clientèle.Nos prix ne comprennent pas la TPS ni la TVQ.Notre garantie de prix imbattables, avec 10 % de moins sur-le-champ, ne s'applique pas aux soldes de liquidation, de fin de saison et de faillite de nos concurrents.Certains produits peuvent différer des illustrations.© Réno-Dépôt inc.2003.Si jamais vous trouvez un article identique à plus bas prix ailleurs, que nous pouvons vérifier, nous vous l'offrirons au même prix que notre concurrent, moins .ET VOUS ÊTES LE GAGNANT! $327 $198 $728 $847 à «CREDIPLAN» «CREDIPLAN» $1098 COMMANDE SPÉCIALE! 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