La presse, 11 septembre 2003, B. Actuel
[" CHYPRE L'amour et la guerre 3167377A À lire, samedi dans L' Voir FEU en B2 Suite de dossier en B3 Famille : 100 fois la même vidéo Page 7 Le piment est le seul végétal qui se venge quand on le mange.Mais il peut aussi faire des accros aux exquises douleurs qu'il engendre.CA H I ER B | L A P R ES S E | MONTRÉAL | J E U D I 1 1 S E PTEMBRE 20 03 Mode : POW explose Page 4 > Photo ERIC GRIGORIAN / Arménie / É.U.Polaris Images Photo BERNARD BRAULT, La Presse© Au feu, les pompiers ! histoire de l'Amérique a commencé par un enchaînement d'erreurs.La première du lot, c'est que Christophe Colomb croyait dur comme fer qu'il avait atterri en Inde.Déjà, ça n'augurait pas bien pour les indigènes.Et parce qu'il s'y croyait, il a baptisé «pimento» ce qu'il croyait être du poivre, obsédé qu'il était par les épices.C'est qu'elles valaient plutôt cher.En réalité, il venait de découvrir l'une des plus importantes richesses botaniques du monde, un produit qui allait révolutionner les manières de table et les us de tous les peuples des tropiques : le piment fort ! Et le capsicum qu'on trouve en une vingtaine de sous-espèces dans le monde aujourd'hui n'a rien à voir avec le Piper nigrum, le poivre noir.Pauvre Colomb.Peut-être originaire des forêts du Brésil ou de la Bolivie, le piment ou «chile» se serait répandu dans toute l'Amérique tropicale par la voie des airs, avec les oiseaux, qui ne devaient sûrement pas avoir les papilles bien fragiles.Ni les Amérindiens du reste, dont la cuisine, selon l'explorateur Humboldt, était saturée de piment.D'ailleurs, on a trouvé depuis des restes de chile vieux de 7200 à 5200 ans dans des fouilles archéologiques de la vallée de Tehuacan, au centre Sud du Mexique.Ce qui ferait des piments, l'une des plus anciennes variétés botaniques cultivées sans interruption.La route du piment Quoi qu'il en soit, le piment a marqué l'histoire du monde comme aucun autre produit des Amériques.Il a laissé des traces dans toutes les cuisines du littoral africain (grâce aux missionnaires portugais et espagnols qui hésitaient sans doute entre la foi en Dieu et dans le le piment fort) et s'est rendu en Inde où il a métamorphosé la cuisine.Pourtant, dites aux Indiens qu'avant la découverte de l'Amérique, il n'y avait pas de piments en Inde, et vous passerez pour un hérétique, je l'ai essayé.Puis, le piment a continué sa route quelques années plus tard pour se retrouver en Thaïlande où il a été adopté avec une rare fougue, les indigènes manifestant un fort penchant pour la souffrance physique.Leur cuisine est la plus pimentée au monde.Par la suite, le chile a contourné la Chine, égratigné le Japon qui se faisait déjà souffrir avec une une racine baptisée wasabi.Par quel hasard le piment est-il devenu l'ingrédient principal de la cuisine coréenne, peut-être l'endroit le plus éloigné de sa patrie d'origine ?Mystère.Car les Coréens \u2014 qui ont eux aussi développé leurs propres variétés de piments \u2014 assaisonnent à peu près tout ce qu'ils touchent de piment fort.Un piment qui a continué sa route en revenant sur ses pas via la Chine et la Turquie et qui s'arrêta en Hongrie avant de se répandre aux pays basques et sur la rive sudde la Méditerranée, en Tunisie surtout et dans le sud de l'Italie, principalement en Calabre.Le feu Pourtant, malgré ce principal intérêt gastronomique, ce n'est pas la brûlure des chilis qui incita les Espagnols à les ramener dans leurs bagagesmais bien leurs vertus médicinales.Les Amérindiensavaient comprisque laconsommation régulière de chile améliore la vue et prévient l'apparition de certaines maladies.Les Espagnols se rendirent vite compte que les piments les protégeaient du scorbut.Normal, de tous les végétaux, c'est le piment qui a l'une des plus grandes concentrations de vitamine Cet de vitamine A.ROBERT BEAUCHEMIN collaboration spéciale Andy Thê Anh B2 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 1 SEPTEMBRE 2003 Plus de variétés ROBERT BEAUCHEMIN AUSSI DIFFICILES à comprendre tant ils sont dissemblables quant à leur forme, à leur puissance et à leur goût \u2014 on pense qu'il y aurait aujourd'hui plus de 1000 variétés commerciales\u2014 les piments nourrissent ce désir secret de souffrance qui anime parfois les hommes.On n'a qu'à penser à la douleur que cause une bouchée d'une soupe thaïe ou un curry sri-lankais pour le comprendre : les yeux se mettent à pleurer, la langue est figée, les papilles gustatives sont complètement paralysées et toute l'énergie du gourmand maso est préoccupée par ce délectable supplice.Pourquoi souffrir si on peut jouir sans souffrir?Peut-être que la souffrance de la bouche comporte de tels ravissements que l'on ne peut s'empêcher de recommencer.Mais les piments donnent aussi du goût à cause d'une palette exceptionnelle de nuances (ne riez ou ne pleurez pas) : un goût fumé, intense, terreux, poivré, des notes de cacao, de café même.Ainsi, certains plats mexicains requièrent au moins 20 chilis différents, traités chacun de manière spécifique et cuits à des moments différents.Chacun apportera sa note de parfumtoute particulière.Trucs Les piments se présentent sur les comptoirs des commerces de deux façons : secs et frais.Frais, ils seront immatures s'ils sont verts ; matures s'ils sont rouges, jaunes, orange ou noirs.Et ils seront aussi moins forts que lorsqu'ils sont séchés, une technique qui contribue à intensifier le parfum ET la concentration de capsaïcine.On les rebaptise également : le poblano frais devient l'ancho une fois séché, le guajillo devient le cayenne, le jalapeno devient le chipotle, et ainsi de suite.Si on les manipule, attention aux doigts sensibles et, surtout, à ce qu'ils iront toucher par la suite.Pour accentuer le goût plutôt que la force on doit toujours les faire rôtir légèrement avant de les utiliser dans un plat, ce que font les Mexicains.Carnet pratique Encore un débat sur les mots qui concernerait aussi tomates, poivrons, aubergines, etc.Sont-ce des légumes, des fruits ou des légumes- fruits ?En réalité, ce débat est bien vain.Ce que l'on définit comme fruit concerne la partie utilisée d'une plante et, par conséquent, l'usage que l'on fait.Et cet usage est culturel.Un légume est une plante que l'on a domestiquée pour s'alimenter.D'un point de vue anatomique, tous les légumes ont des racines, des feuilles, des fleurs et des fruits.Le fruit est tout simplement la partie ovulante (les ovaires, quoi !) d'une plante.Conclusion : tous les légumes ont des fruits, sinon ils cesseraient d'exister.Photo Bernard Brault, La Presse © On mesure la force des piments avec l'échelle Scoville.À zéro, il y a les poivrons doux et à 300 000, des petits habaneros incendiaires ! FEU Suite de la page B1 Au-delà de ces considérations, il est étonnant que les humains se soient intéressés au chile tout court, car c'est le seul végétal qui se venge quand on le mange.Des usages moins culinaires ont tout de même donné mauvaise réputation au chile : les Incas en faisaient brûler des quantités énormes pour que la fumée aveugle les envahisseurs espagnols alors que les Mayas balançaient les enfants turbulents au-dessus d'un brasier fait de piments, histoire de leur calmer un peu les nerfs.Sans parler du cataplasme que l'on appliquait sur les parties génitales de femmes de petites moeurs ou de celui que les Britanniques appliquaient sur les yeux des esclaves mutins lorsqu'ils gouvernaient les Antilles.On voit encore aujourd'hui que l'utilisation des piments dépasse, et de loin, ses vertus gastronomiques avec les fameux gaz poivre, les pepper spray vendus dans le commerce aux États- Unis pour éloigner les agresseurs éventuels.Si vous avez un jour tripoté des piments habanero sans utiliser des gants, vous savez que c'est très efficace.La force du piment ROBERT BEAUCHEMIN collaboration spéciale ON MESURE la force des piments (dont il existerait plus de 200 variétés commerciales et plusieurs variétés sauvages, pas encore employées en dehors du Mexique) par une échelle que l'on appelle Scoville \u2014 du nom de la personne qui l'a conçue en 1912.Les vertus des différentes variétés (féroces ou placides) sont mesurées grâce à cette échelle qui évalue la quantité d'une substance alcaloïde appelé capsaïcine qu'on trouve principalement dans les membranes qui entourent la peau de l'intérieur du piment et dans ses graines, une substance qui résiste à toutes les manipulations culinaires, à la chaleur et à la congélation.Pour éviter les morsures cruelles, je vous conseille fortement de les enlever.> À zéro nous trouvons l'insignifiant poivron vert doux (que j'ai baptisé le poivron à pizza) que l'on devrait rejeter du revers de la main, un légume immature, indigeste et totalement dérisoire.Voilà du moins mon humble avis.Au lieu de piquer, il cause plutôt des ballonnements, la manière de Dame Nature de prendre sa revanche sur les humains qui osent manger des légumes pas mûrs.Si on laissait le poivron mûrir au soleil estival de Montréal, il deviendrait rouge foncé, et s'animerait même de quelques degrés Scoville.Oh ! pas suffisamment pour mordre, mais assez pour surprendre.> Le palier passe à 800 degrés Scoville pour les Anaheim de Californie, 1200 pour les poblanos mexicains (ce qui équivaut à une petite morsure sexy), le plus connu et le plus aimé des chiles mexicains, que l'on trouve maintenant aux marchés Jean-Talon et Atwater.> Puis on gravit les paliers à 8000 pour le jalapeno qu'on retrouve dans les guacamole (dont la blessure irrite d'abord puis séduit).Ensuite on gravit rapidement l'échelle à 20 000 pour les serranos (utilisés dans la cuisine mexicaine du Nord et aux États-Unis).> À 40 000, on parle d'une variété japonaise appelée yatsufusa, puis du minuscule piment thaï qui entre dans la composition des petites bombes des Thaïlandais.> À 60 000, on est encore dans les piments de Thaïlande.Certains Thaïs vaguement masos (ou machos) aiment à croquer ces piments crus, avec graines et membranes, pour prouver leur virilité ! > L'échelle culmine à un palier brutal de 300 000 avec trois espèces, l'habanero mexicain, le rocotillo jamaïcain et le malagueta brésilien.Trois petits piments de la taille d'une pièce de 25 cents qui peuvent rendre aveugle, infirme ou alité au centre des grands brûlés tous ceux qui ne savent pas en tirer les propriétés gustatives \u2014 pourtant bien réelles.On n'a qu'à penser aux vraies salsas mexicaines et aux assaisonnements qui donnent du caractère aux feijoadas brésiliennes et aux jerks de Jamaïque.Photo BERNARD BRAULT, La Presse © Poivrons et piments sur un étal du marché Jean-Talon.2277, boulevard Le Corbusier, Laval Fermé le Dimanche le milanais res taurant de fine cuisine i talienne tél.(450) 973-1118 3161123A VENTE DE PRÉ-SAISON SUR LES VÊTEMENTS DE SUÈDE ET DE CUIR JUSQU'À 50% DE RABAIS LIQUIDATION DE SURPLUS DE PLANCHER Centropolis, coin St-Martin et autoroute 15à Laval (derrière le cinéma Colossus) tél.: (450) 978-3030 À p a r t ir du pr ix ré g u l i e r .NOUS PAYONS LES TAXES.Sur les vêtements seulement.3167698A Les chocolats Valrhona sont maintenant offerts à la Baie, centre-ville de Montréal.3163919A 3163923 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 1 SEPTEMBRE 2003 B3 RECETTES En cuisine, les piments sont presque toujours utilisés comme un accent ou un coup demassue.Presque jamais comme interprète principal.Ils donneront de l'esprit à une salade en Thaïlande, de la charpente à une omelette en Inde, de l'intérêt à un plat de frijoles au Mexique, du mystère à un sambal indonésien ou un petit rien d'incendiaire à un mouhammara syrien.Seul le Mexique (ou à peu près) a développé une réelle cuisine à partir du chile.Si vous êtes du genre tendre, soyez circonspects.Sinon, allez-y et mettez du piquant dans votre vie.Suprêmes de volaille farcis à la coriandre, sauce au poblano Voici une recettemexicaine, arrangée pour l'occasion par un Américain, c'est-à-diremoi.4 personnes Ingrédients 1 c.à thé d'huile végétale (ou d'olive) 1 gousse d'ail 3 c.à soupe de feuilles de coriandre fraîche, ciselées sel marin 4 petits suprêmes de volaille 2 tasses de sauce aux piments poblano rôtis (voir autre recette) Préparation 1.Faites chauffer le four à «broil».Mélangez l'ail finement émincé, la coriandre et le sel.Graissez une plaque allant au four.2.Faites une incision horizontale dans les suprêmes de manière à obtenir une cavité d'environ un pouce de long.3.Mettez environ 1 c.à thé du mélange ailcoriandre dans chaque cavité des suprêmes et tassez bien avec vos doigts.4.Déposez les suprêmes sur la plaque et frottez-les avec un peu d'huile.Assaisonnez bien et installez la plaque à cinq ou six pouces de la source de chaleur.Faites bien rôtir de chaque côté (de trois à cinq minutes par côté).5.Servez avec la sauce poblano.p p p Sauce de piments poblano rôtis Les piments poblano sont d'une taille moyenne et d'un vert émeraude foncé et ne semangent jamais crus, toujours grillés ou fumés.On en trouve présentement au stand des frères Birri au marché Jean-Talon ainsi que chez certains producteurs installés au marché Atwater.Pour deux tasses de salsa Ingrédients 6 chiles poblano 450 g de tomates, coupées grossièrement (environ 2 t.) 1/2 tasse d'oignons finement émincés 1/4 tasse d'olives vertes finement émincées 3 c.à soupe de coriandre fraîche, ciselée 2 c.à soupe d'huile d'olive extra vierge 1 c.à soupe de jus de lime frais sel et poivre Préparation 1.Faites rôtir les piments poblano sous le grill ou sur le barbecue jusqu'à ce qu'ils soient complètement noircis.Mettez dans un bol et couvrez d'une pellicule de plastique pendant environ cinq minutes, le temps que la vapeur permette à la peau de se détacher aisément.2.Enlevez la peau des piments et retirez les graines puis coupez en petits morceaux.Mélangez aux autres ingrédients, salez et poivrez.Vous pouvez servir cette sauce avec du poisson grillé, du porc mariné et grillé et même du boeuf.Soupe thaïe aux courges et au basilic Il y a pas mal de piments dans cette soupe.Plutôt que de diminuer la quantité de piment, garnissez la table de riz blanc vapeur dont vos convives pourront se servir pour arrêter le feu.Car sans piment, il n'y a tout simplement pas de cuisine thaïe.Ingrédients 1 c.à soupe d'huile d'arachide ou végétale 450 g (1 lb) de chair de courge d'hiver ou de potiron 1 oignon émincé 2 gousses d'ail écrasées et émincées 1 c.à thé de gingembre frais, râpé (ou mieux du galangal, vendus dans les épiceries asiatiques sous le nom de «Laos») 1-2 chile thaï frais, émincé, graines et tout 1 c.à soupe de pâte de curry rouge thaïe 1 litre de bouillon de volaille 175ml (6 onces) de lait de coco 8 feuilles de basilic thaï (ou à défaut, n'importe quel basilic) sel marin et poivre Préparation 1.Faites chauffer l'huile dans un poêlon profond et faites revenir les morceaux de courge d'hiver pendant trois ou quatre minutes.2.Ajoutez l'oignon, l'ail, le gingembre ou le galangal et le chile frais et faites revenir encore deux minutes.3.Ajoutez la pâte de curry rouge et laissez cuire encore une minute ou jusqu'à ce que l'odeur des épices envahisse la cuisine.Ajoutez le bouillon, amenez à ébullition.Réduisez le feu et laissez mijoter jusqu'à ce que la courge soit tendre.4.Rajouter le lait de coco et les feuilles de basilic que vous aurez pris soin de chiffonner un peu.p p p Poulet jerk de Jamaïque Si vous goûtez une seule fois au vrai poulet (ou du filet de porc, c'est selon) jerk, vous aurez un choc, exquis.Car c'est réellement incendiaire.En Jamaïque, on fait cuire ces poulets directement sous la braise.Ici, servez-vous plutôt du barbecue pendant qu'il en est encore temps.La marinade 1 oignon 3 échalotes (ou ciboules) 2 piments scotch bonnet émincés (prenez des gants pour les manipuler) 2 gousses d'ail 1 c.à soupe de cinq-épices 1 c.à soupe de piment de la Jamaïque 1 c.à soupe de poivre noir entier 1 c.à thé de thymsec 1 c.à thé de muscade 1/2 tasse de sauce soja 1 c.à soupe d'huile végétale Sel marin Ingrédients 2 poulets entiers coupés en morceaux Préparation 1.Dans un robot, mettez tous les ingrédients de la marinade (sauf la sauce soja) et broyez lentement jusqu'à l'obtention d'une pâte.Ajoutez la sauce soja lentement.2.Mettez la marinade dans un bol et mettezy les poulets pour une nuit entière au minimum.3.Le lendemain, faites griller vos morceaux de poulet sur le barbecue pendant de 35 à 45 minutes en les retournant occasionnellement.Vous pouvez servir ce plat avec du riz vapeur comme on le fait en Jamaïque et un peu de chutney à la coriandre.Tant qu'à faire pimenté ! p p p Chutney à la coriandre Ce chutney convient à tout : en Inde on en met sur les massala dosa au sud, sur les fritures de légumes au nord, et, en Amérique du Sud, on en prépare une version moins savante pour accompagner les viandes ou même les poissons grillés.L'important est de préparer ce chutney avec de la coriandre très fraîche.Il se conservera aisément quelques jours.Ingrédients 4 tasse de coriandre fraîche (l'équivalent d'environ deux paquets).Vous pouvez utiliser les racines dans cette recette si vous le voulez, elles sont délicieuses et croustillantes.4 échalotes fraîches 1 tasse de noix de coco séchée et légèrement grillée 2-3 piments jalapeno émincés, sans les graines 1 c.à soupe de gingembre frais, râpé 1/4 de tasse d'huile végétale 3 c.à soupe de vinaigre de vin blanc (ou de cidre) Préparation 1.Mettez tous les ingrédients dans un robot et broyez en vous assurant que tous les ingrédients sont bien mélangés, mais pas transformés en purée.J'AI TESTÉ Biscotti de la pâtisserie Alati-Caserta ILS SONT connus jusqu'à New York où on les importe à grands frais.Les biscotti de la pâtisserie Alati- Caserta sont les splendeurs méconnues de la cuisine sucrée des Italo-Montréalais.Ce sont des sortes de biscuits à base d'amandes et de pâte d'amandes, durs et secs (à double cuisson) d'origine toscane que l'on ne consomme jamais tels quels, mais qu'on sert à la fin d'un repas aux côtés d'un espresso bien serré ou mieux d'un verre de Vinsanto ou d'un autre vin de dessert.Le truc est de tremper son biscotti dans le vin et si ça fait des miettes, tant mieux ! Cettemaison sicilienne de la Petite Italie en prépare plusieurs versions, chocolat, amandes entières, café.Tous excellents.Pâtisserie Alati-Caserta, 277, rue Dante (514) 729-2891.p p p Eau minérale polonaise MÊME SI les Polonais ne sont pas réputés pour leur consommation d'eau minérale, (32 litres par personne par année comparé aux 100 litres et plus des Français, Italiens et Allemands) et qu'ils préfèrent les sodas et la vodka, ils savent l'ex-traire de leur sous-sol.Comme le prouve l'excellente Galicjanka, une eau pétillante aux bulles très fines, qui jaillit naturellement des sources de ce pays.Faible en sodiumet en gaz carbonique, elle facilite la digestion sans ballonnements.Une des bonnes surprises de la semaine.En vente chez Euro-Deli Batory, 115 rue Saint-Viateur Ouest, (514) 948- 2161, 1,97$ le litre.p p p Huiles d'olive AOC de France de lamaison Àl'olivier IL Y a actuellement cinq régions françaises bénéficiant de l'appellation contrôlée pour les huiles d'olives : Haute-Provence, la vallée des Baux-de-Provence, Aixen- Provence, Nice et Nyons.Ces appellations garantissent l'identité et le caractère des huiles de chaque région et protègent la variété des fruits selon le relief, le climat, la taille des arbres même, et le savoir-faire des oléiculteurs.Lamaison de négociant Àl'olivier fondée en 1822à Nice continue de faire la promotion des huiles de son terroir avec cette jolie série de petites boîtes qui permettra de reconnaître les différences entre les AOC de qualité.Parfait pour des partys de dégustation.En vente (autour de 18$ pour chaque boîte de 250 ml), Aux douceurs dumarché, aumarché Atwater, (514)939-3902 et au Fouvrac 1451, avenue Laurier (514) 522-9993.(Le Pommier) BELLE LECTURE en cette fin d'été.De quoi vous mettre en appétit, quoi.En tout cas, passer à travers les 61 pages de cette plaquette écrite par Pierre Feillet, directeur de recherche à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) a de quoi nous rassurer.Car, contrairement à tout ce qui se publie sur la question ces temps-ci, l'ouvrage de Feillet semble adopter un angle différent.L'auteur essaie de nous convaincre que nous n'avons jamais aussi bienmangé, et jamais demanière aussi sécuritaire car, insiste t-il, les risques ont étéminimisés par des applications techniques, et l'action commune des gouvernements (lesquels au juste ?) et des associations professionnelles.Oui mais et les OGM ?Il n'y a aucune preuve qu'ils sont dommageables nous dit l'auteur.Et le drame de la vache folle ?Il a été très vite contenu selon Feillet, preuve que l'État est fonctionnel et efficace dans les cas d'urgence.Bref, en quelques pages, l'auteur fait l'apologie de l'État et accuse plutôt les individus, responsables de leur état de santé.Un constat plutôt provocateur.ROBERT BEAUCHEMIN Piments : les recettes J'AI LU Photos : RÉMI LEMÉE, La Presse© COURRIER Vous voulez poser une question à Robert Beauchemin, notre chroniqueur gastronomique ?Envoyez-lui vos questions à actuel@lapresse.ca ou Robert Beauchemin, Actuel La Presse, 7, rue Saint-Jacques, H2Y1K9.BRUNO BELLEROSE: Bonjour, j'ai planté du basilic citronné au printemps.Voici venu le temps des récoltes.Qu'est-ce que je fais avec cette herbe ?Merci.ROBERT: Le basilic, c'est du basilic.Mais entre la variété italienne courante à grosses feuilles et les dizaines de variétés thaïs (dont quatre ou cinq sont disponibles à l'année danslesépicerieslaotiennesdu Quartierchinois) vous aurez tout un monde de nuances à découvrir.Le truc est de toutes les essayer.Le basilic citronné, comme ses petits frères s'accommode parfaitement bien de tomates, d'ail, de salades, il ranime les plats de haricots et de maïs frais.Rappelez-vous cependant de ne jamais le faire cuire mais de l'ajouter à la fin, non pas en garniture mais en contrepoint.BERNARD SALVAIL: Bonjour, John Le Carré, dans un roman intitulé Notre jeu, fait référence à un mets qu'il désigne sous le vocable «poulet vindalou».On peut en effet lire: «Eh bien ! Hier soir, on va dîner au Vice-Roi des Indes, il engloutit un poulet vindalou et il découvre le paradis.» J'ai eu beau chercher dans tous les dictionnaires à ma disposition, y compris dans Le Larousse gastronomique, je n'ai pas trouvé d'entrée au mot «vindalou».Vous comprendrez que j'aimerais en savoir un peu plus sur ce mets dont un des attributs est de nous faire découvrir le paradis.ROBERT : Vous avez raison, le Larousse est un ouvrage remarquable pour.tout ce qui est européen.Dans un cas comme celui que vous nous soumettez, on voit la limite d'un tel ouvrage.Curieusement, bien que le vindalou soit une spécialité de la province de Goa en Inde, c'est un plat importé par les colons portugais qui aimaient manger du porc.Car le vindalou est un curry que l'on utilisait avec de la viande de porcmarinée dans du vinaigre, de l'ail et beaucoup de chilis.Pour en avoir une bonne recette, il faut consulter un livre sérieux.Je vous recommande ceux de l'actrice indienne Madhur Jaffrey ou de Pat Chapman qui se trouvent facilement.Cela dit, je pense que Le Carré (ou son héros) devait certainement être un peumaso, car le vindalou(duportugais «vinha d'alhos» ou «vin d'ail») \u2014 quand il est fait selon les règles de l'art, ce qui est rare \u2014 est l'un des currys les plus épicés de la cuisine indienne.Ouille ! ROBERT: Elisabeth Champion, une lectrice, a rajouté quelques informations intéressantes au sujet de ce que je disais des mesures dans les livres de recettes rédigées en France.Selon elle «TH ne veut pas dire thermomètre mais thermostat et thermostat 6 correspond à environ 180 ºC/190 ºC.Mais le Laroussedelacuisineaunetraduction différente! D'autre part, pour mesurer certains ingrédients, il existe des verres gradués en différentes unités (dont les grammes pour la farine et le sucre) de marque Trudeau notamment, en vente dans différents magasins d'articles de cuisine, Fenton notamment.» Merci Mme Champion ! collaboration spéciale ROBERT BEAUCHEMIN Peut-on encore manger sans peur ?Photo BERNARD BRAULT, La Presse© M.Birri est reconnu comme un des grands spécialistes des piments au marché Jean-Talon. B 4 L A P R E S S E MONT R É A L J EUD I 1 1 S E P T EMB R E 2 0 0 3 Événement fort attendu comme à chaque saison, le défilé de POW, la griffe du jeune Andy Thê- Anh, a encore une fois volé la vedette de la Semaine de mode grâce à son éclat.MODE POW explose! SOPHIE ST-LAURENT collaboration spéciale À L'AVANT-DERNIÈRE journée d'une Semaine de mode de Montréal bien remplie, le défilé électrisant de la griffe POW par Andy Thê-Anh a décidément retenu l'attention.« C'est après avoir vu l'exposition Goddess au Metropolitan Museum of Art de New York que j'ai eu l'idée d'une collection printanière basée sur les déesses et leur incarnation de l'idéal féminin.Toutefois, j'ai plutôt imaginé une déesse moderne calquée sur un personnage de bande dessinée ou de jeu vidéo, par exemple », explique Andy Thê-Anh.Au Belvédère du Vieux- Port de Montréal, les belles des passerelles fringuées en POW ont donc fait honneur aux muses techno et autres héroïnes du cyberespace comme Lara Croft et Simone.Événement fort attendu comme à chaque saison, le défilé de Pow a encore une fois volé la vedette de la Semaine de mode grâce à son éclat.Quand la foule applaudit les différents passages, on peut dire qu'on assiste à un beau moment de mode.Pour sa sixième collection sous le label POW, le créateur n'a pas lésiné sur les moyens de donner vie à ses « déesses numériques » en montrant le corps sous ses plus beaux atours.Avec des bases classiques, Thê-Anh sublime les formes.Silhouettes sablier, taille étranglée, jupe étroite, poitrine en évidence et dos nu prédominent dans un assemblage sexy de tenues.Jumelé à des satins chatoyants, des mousselines et du lin extensible, le plastique transparent occupe une place de choix dans la collection.Jeux de multiples bretelles plastifiées ornées de cristaux, insertions de vinyle cristallin ou jupe en pvc limpide confèrent à l'ensemble des tenues une touche novatrice.« J'ai résisté longtemps avant de me décider à utiliser le plastique dans ma collection, car je ne voulais pas tomber dans un futurisme cliché à la Rabane ou à la Cardin », dit-il.Clin d'oeil En clin d'oeil aux pixels du monde numérique, le créateur a utilisé des surpiqûres anatomiques structurantes façon sellier et des impressions cubiques d'aluminium sur une résille noire.Les coloris flash tels que fuchsia, bleu électrique et jaune font écho à des tailleurs et des robes inspirées des couturiers- cultes des années 80 comme Montana, Mugler et Alaïa.Robes et jupes constituent l'essentiel de la garde-robe de la nymphe virtuelle.On aime sa proposition de la jupe étriquée sous laquelle apparaît un faux jupon contrastant ou encore, sa jupe a quilles taillée dans un satin à plis couchés.Et que dire des robes?D'un côté, les moulants fourreaux de sirènes qui fusèlent l'anatomie et de l'autre, les robes dont le corsage rappelle un corset façonnent les formes anguleuses.À chaque passage, ont peut noter la maturité et la maîtrise du design dont Andy Thê- Anh fait preuve, surtout avec ses vestes acérées aux proportions parfaites et ses chemisiers impec.Si sa collection puise son essence dans l'univers des déesses numériques, c'est aux femmes bien réelles que POW s'adresse.Designer affranchi, Thê- Anh réussit le tour de force de combiner féminité suggestive accentuée d'un zeste de folie à un produit commercial et accessible.Photos PATRICK SANSFAÇON, collaboration spéciale Jumelé à des satins chatoyants, des mousselines et du lin extensible, le plastique transparent, comme celui qui double cette jupe, occupe une place de choix dans la collection printemps-été de POW, hommage aux déesses de notre temps.Événement fort attendu comme à chaque saison, le défilé de Pow a encore une fois volé la vedette de la Semaine de mode grâce à son éclat.encore plus SUPER PROMO DE DUOS-SOMMEIL À LA BAIE! Composés d'un matelas et d'un sommier.Ne peuvent être vendus séparément.Tant qu'il y en aura.VV ee nn ee zz pp rr oo ff ii tt ee rr dd ee pp rr ii xx jj aa mm aa ii ss vv uu ss !! 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LIQUIDATION 5 $ 3dernières semaines ! 3163855A Erratum IL S'EST glissé un lapsus dans le texte Le poids des photos, publié hier dans le cahier Actuel.« Ce qui caractérise le 11 septembre » n'est pas « la masse immonde de photos », comme l'affirmait Vincent Lavoie, mais bien la « masse immense » des photos.Nos excuses à toutes les personnes concernées.Bouge, grimpe et saute.Arbraska en famille ou entre amis Arbraska en famille ou entre amis (450) 834-5500 1 877 866 5500 www.arbraska.com B6 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 1 SEPTEMBRE 2003 BEN LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND COMIC11SEM LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 1 SEPTEMBRE 2003 B7 COLLAGE Sortie de la semaine DIMANCHE, c'est en patins à roulettes, en vélo et en chaussures de sport que les sportifs seront invités à dépenser un peu d'énergie dans la métropole.Le Festival de la santé de Montréal, c'est un marathon, mais c'est aussi une grande fête à laquelle même les enfants peuvent participer.Les familles apprécieront surtout la Randonnée Vélo Santé (départ à 9 h 45 sur le pont Jacques-Cartier), un circuit de 40 kilomètres dans l'île Sainte-Hélène, l'île Notre-Dame, le Vieux-Montréal, et le centre- ville de Montréal.Après une telle balade, les participants pourront lâcher leur fou au parc lafontaine, où des clowns, des amuseurs publics et des jeux gonflables attendront les enfants.Vous ne comptez pas participer à l'un des événements sportifs du Festival ?Tant pis ! Vous êtes tout de même les bienvenus à la fête au parc lafontaine dès 11 h 15.Informations sur les inscriptions (avant samedi) et horaire détaillé : www.festivaldelasante.com ou (514) 879-1027.Sortie couche-tard de la semaine VOICI UNE bonne raison de se coucher plus tard : l'événement La Magie des lanternes revient demain au Jardin botanique de Montréal.Jusqu'au 2 novembre, les 700 lanternes fabriquées à la main par des artisans à Shanghai, brilleront dans les sentiers du Jardin de Chine.Cette année, l'événement s'intitule Voyage vers l'Occident.Tout le long du parcours, les visiteurs suivront les aventures de Sun Wu Komg, le Roi-Singe.Le héros de la littérature chinoise doit accompagner son maître, le moine Xuan Zhang, dans son voyage vers l'Inde.De quoi faire de beaux rêves ! Ouvert tous les jours jusqu'à 21 h (le Jardin botanique est situé au 4101 rue Sherbrooke Est (métro Pie XIX).Coût : 10,50 $ pour les adultes, 8 $ pour les étudiants et les 65 ans et plus, 5 $ pour les enfants de 5 à 17 ans et gratuit p o u r l es to u t - p e t i t s.I n f o rma t i o ns : www.ville.montreal.qc.ca/jardin/propos/ lanternes.htm ou (514) 872-1400.Il est encore temps! LA SAISON chaude tire peut-être à sa fin, mais la plupart des grandes attractions touristiques ouvertes uniquement l'été continuent d'accueillir des visiteurs.Voici les horaires modifiés de quelques-unes d'entre elles.> Zoo de Granby : ouvert seulement les samedis et dimanches, jusqu'au 12 octobre et le lundi de l'Action de grâce, de 10 h à 18 h.L'Amazoo est fermé.Infos : 1 877 472-6299.> Parc Safari : ouvert les vendredis, samedis et dimanches, jusqu'au 12 octobre et le lundi de l'Action de grâce, de 10 h à 18 h.Infos : (450) 247-2727.> La Ronde : ouverte tous les samedis et dimanches de septembre de 10 h à 19 h ainsi que tous les vendredis, samedis et dimanches d'octobre (jusqu'au 26) pour la fête de l'Halloween.Infos : (514) 397-2000.> Expéditions sur les rapides de Lachine : il est possible de faire du saute-mouton jusqu'à la mi-octobre, selon le temps.Lorsqu'il fait très beau, le Jet Saint- Laurent aussi part en expédition.Il est suggéré d'appeler avant de se déplacer au (514) 284-9607.Citations de la semaine > JEANNE, 2 ANS, sait depuis quelque temps qu'elle ira à la garderie et elle en est très heureuse.La veille d'y faire son entrée, elle rencontre ses futurs camarades au parc.Au moment de partir, un peu triste, elle s'écrie : « Je veux y aller tout de suite à la galette de riz ! » (Envoyé par maman Huguette) > CHERCHANT À réconforter sa mère qui se dit déçue de son tour de taille, la petite Camille, 4 ans, lui dit, pleine de bonne intentions : « Tu sais maman, tu n'est pas aussi grosse que tu en as l'air ! » Nous sommes de tout coeur avec vous, maman de Camille ! (Envoyé par un grand-papa blagueur) > ÉTIENNE, 5 ANS, voit passer un avion tirant une banderole publicitaire : « Regarde papa, l'avion a encore son étiquette ! » (Envoyé par papa Gilles Carignan) Photo Archives La Presse Une maman et son bébé au Festival de la santé de l'an dernier.Photo DENIS COURVILLE, La Presse © Pas la peine de paniquer si les enfants se repassent en boucle leur film préféré.Maman, je veux revoir mon film New York Times Comme la plupart des enfants de son âge, Benjamin Colson, 7 ans, a un film fétiche.« Je crois bien que j'ai vu Jimmy Neutron : un garçon génial mille fois, affirme-t-il.C'est un film vraiment, vraiment, vraiment, vraiment, vraiment, vraiment compliqué.Je ne peux pas vous raconter tous les détails, mais je comprends tout.» Il aime tellement ce film qu'il en a mémorisé tous les dialogues.Il a découvert la fonction « arrêt sur image » du magnétoscope et passe des heures à regarder le film plan par plan.« Je ne savais même pas qu'on pouvait faire cela », sourit sa mère, Karen Paul.Certaines répliques sont même passées dans leur langage familier.Si vous avez un enfant, il y a des chances que vous ayez vécu cela vous aussi.Faut-il s'inquiéter quand son bambin insiste pour revoir Shrek, Toy Story ou La Petite Sirène une énième fois ?Des livres d'images aux comptines, les enfants ont toujours aimé la répétition.Aujourd'hui, ils savent qu'il leur suffit de glisser leur vidéocassette (ou leur DVD) préféré dans le lecteur pour regarder le même film trois fois d'affilée.Ils peuvent même éditer leur propre version du film en rejouant une scène comique ou en sautant celles qui font peur.Mais pour cela, il aura fallu attendre l'invention du magnétoscope, qui n'est apparu en masse dans les foyers nord-américains que dans les années 80.Au temps des premières machines, on pensait que les vidéos se loueraient surtout : après tout, mis à part quelques mordus du cinéma et les gens du métier, personne ne voudrait de ça chez soi, non ?En fait, ce sont les parents qui, après avoir dépensé une petite fortune pour louer 50 fois La Belle et la Bête, ont commencé à acheter des cassettes vidéo.« Nous avons rapidement découvert que le marché des vidéos pour enfants était un créneau porteur », explique Ann Daly, ancienne directrice de la division vidéo de Disney et qui supervise aujourd'hui l'animation et la vidéo long métrage chez Dream Works.« Ce n'était pas une tendance passagère.C'était pour de vrai.» Un mal bénin Il n'existe que peu d'études scientifiques sur les effets physiques du visonnement excessif de vidéos par les enfants.On recommande depuis longtemps aux parents de limiter le temps que passent leurs bambins devant le petit écran.La American Academy of Pediatrics préconise d'interdire la télévision aux enfants de moins de deux ans et de la limiter ensuite à une heure ou deux par jour, à la fois pour éviter leur exposition à des messages insidieux sur la violence, le sexe et le sexisme et parce que les médecins considèrent que les petits ont bien mieux à faire.Mais d'autres experts en développement de l'enfant, ainsi que les rares spécialistes qui ont réalisé des études empiriques, soutiennent que le « syndrome de la répétition » est un mal généralement bénin.Tant que l'enfant ne présente pas de signes de troubles (cauchemars, comportement antisocial, pensées obsédantes), le fait de visionner 100 fois le même film peut même être bénéfique, affirment les chercheurs.La vidéo préférée peut conférer le même sentiment de confort et de compréhension qu'un livre qu'on relit chaque soir au coucher.« C'est selon moi un outil formidable pour les enfants et leurs parents, dit Marie- Louise Mares, qui a étudié le phénomène au département de communication de l'Université de Pennsylvanie.Tant que le film est tranquille et rassurant, même si vous le trouvez complètement ennuyeux, je pense que l'enfant en retire quelque chose de positif.» Comme un bon bain chaud Mares a aidé à préparer une étude nationale, réalisée par le centre de politique publique Annenberg, sur les habitudes de visonnement des enfants.Soixante-dix pour cent des parents d'enfants âgés de 2 à 4 ans ont témoigné que leurs enfants aimaient regarder certains films plusieurs fois de suite.À mesure que les petits grandissent, le phénomène s'estompe : 61 % des parents d'enfants âgés de 5 à 7 ans, 49% des parents d'enfants de 8 à 10 ans et seulement 34 % des parents de préadolescents de 11 à 14 ans ont répondu par l'affirmative à la même question.À la suite de cette enquête, Mares a interrogé 300 enfants sur les raisons pour lesquelles ils aiment revoir les films.Elle a appris que le besoin de répétition est lié au fait que les enfants ne comprennent pas tout du premier coup.Une petite fille de 3 ans a indiqué qu'elle était capable d'anticiper certaines scènes du film Mary Poppins, mais qu'elle ne comprenait pas bien l'histoire ni les thèmes exprimés.Le fait de revoir une vidéo donne aussi aux enfants le sentiment assez rare de savoir exactement ce qui va se passer et le plaisir de pouvoir l'annoncer à l'avance.« Les tout-petits adorent les rituels, cela les rassure, explique Kyle Pruett, professeur en psychiatrie infantile au centre d'étude de l'enfant de Yale.Ils ne contrôlent pas leur propre vie ni le moment où papa et maman rentrent à la maison.Mais avec leur vidéo préférée, ils savent qu'ils vont rire, que les problèmes vont se résoudre et qu'ils vont comprendre la fin de l'histoire.C'est comme un voyage émotionnel, visuel et cognitif.» D'autres raisons physiologiques et psychologiques expliquent que les enfants se repassent le même film.S'ils l'ont aimé la première fois, c'est comme se glisser dans un bon bain chaud.Jack Mintz, 13 ans, se rappelle lorsqu'il avait 3 ou 4 ans : « Je regardais Peter Pan tous les jours sans faute.» « J'aimais tellement l'histoire que je voulais la revivre encore et encore, ajoutet- il.Quand il dit : Je ne veux pas grandir, je comprenais si bien.Je venais de commencer l'école et ça me paraissait si compliqué.Ce phénomène atteint son comble chez les élèves du primaire avant de diminuer, mais cela peut reprendre à l'adolescence.À cet âge-là, la répétition vient souvent du désir d'une expérience de groupe.Alors, vaut-il mieux laisser ses enfants regarder leurs films préférés en boucle plutôt que d'insister pour qu'ils finissent leurs légumes ?Pas tout à fait.Même les experts admettent qu'il faut être vigilant.La fille de M.Pruett, âgée de 4 ans, a vu La Petite Sirène au moins 20 fois.« C'est une technologie terriblement séduisante, admet-il.Mais parfois il s'entend dire à sa fille : Assez d'Ariel pour aujourd'hui.Viens, on va dessiner.» DIFFICILE DE le croire, mais les quatre Teletubbies ont été délogés par un seul petit ours ! Un expert de 20 mois, inconditionnel de Lala et de toute sa bande, leur préfère le sympathique Ludovic, un personnage créé par le cinéaste d'animation Co Hoedeman.Sur Internet, du moins ! Il faut dire que le site (www.onfjeunesse.ca/ludovic) sur lequel s'amuse l'ourson a de quoi captiver les petits.Ludovic leur présente les saisons, l'horloge et le calendrier, dans un univers simple et coloré.Conçu pour les enfants de 3 à 6 ans, le site hébergé par l'ONF, plaît aussi à unpublic plus jeune, en autant qu'un adulte manie la souris ! Et si vos jeunes internautes y tiennent vraiment, voici tout de même l'adresse du site officiel des Teletubbies : http://pbskids.org/teletubbies.POUR FAIRE plaisir à un enfant, il suffit parfois de lui envoyer une «vraie» lettre, à son nom, par la poste.Pour faire durer le plaisir, pourquoi ne pas l'abonner à un magazine?Parmi les publications jeunesse, notons Pom d'Api, pour les enfants de 3 à 7 ans, qui présente les aventures de Petit Ours Brun et de Sam Sam, ainsi que des comptines, des histoires, et même un courrier des lecteurs.Ensuite, Les Explorateurs fait appel à l'esprit curieux et inventif des jeunes de 6 à 10 ans.Ce mois-ci: les mystérieux hippocampes.Savez-vous comment ils font pour se tenir sur la queue?Les plus grands apprécieront le réputé magazine Les Débrouillards.Le dernier numéro leur enseigne l'art de fabriquer du papier recyclé.De belles cartes de Noël en perspective! VOUS VOULEZ initier votre adolescent au théâtre, mais vous n'arrivez pas à choisir une pièce qui puisse lui plaire assurément?Ne cherchez plus : L'Odyssée, l'oeuvre d'Homère adaptée par Dominic Champagne et Alexis Martin, effectue (enfin!) unretourà Montréal.L'histoired'amour passionnée, lesrebondissementsépoustouflants et lesobstaclesfréquents quesurmonte Ulysse(François Papineau)non sans tressaillir sauront river le jeune public à son siège.Mieux encore qu'un film d'action hollywoodien, même si le texte original a été écrit aux environs du VIIIe siècle avant J.-C.Le récit est donc toutà fait accessibleà de jeunes adolescents, et leur laissera sûrement une excellente impression du théâtre.Il reste encore des billets pour toutes les dates, et à tous les prix (de 35,95$ à 56,65$).Place des Arts : (514) 842-2112.Isabelle Audet collaboration spéciale BAMBINS ENFANTS ADOS B 8 L A P R E S S E MONT R É A L J EUD I 1 1 S E P T EMB R E 2 0 0 3 TECHNO La nouvelle génération d'Apple bientôt au Québec NICOLAS RITOUX collaboration spéciale PRÉSENTÉ AUX médias du Québec hier matin, le nouveau G5 d'Apple est une bête de course.On pourrait passer un long moment à vous détailler ses caractéristiques techniques.Mais le plus important, c'est qu'il est de toute beauté ! Le G5 se vante d'être, pour le moment, l'ordinateur personnel le plus puissant au monde.Mais la première question qui vient aux lèvres des fans de Macintosh \u2014 parmi lesquels on trouve bon nombre de designers \u2014 est de savoir s'il sera plus beau que son prédécesseur.La réponse est oui.On l'a déjà vu en photo lors de son dévoilement fin juin à San Francisco, mais c'est autre chose de le voir en personne.Massif et d'un silence surprenant (si on prend en compte ses trois ventilateurs), il ne renvoie pas la lumière comme le luisant G4, mais retrouve plutôt l'esthétique sobre de la hi-fi du début des années 80.Le G5 est équipé par défaut de ports USB 2.0 et Fire Wire 800, avec des prises sur le devant de l'appareil (un aspect pratique indéniable).Un Super Drive est installé par défaut, qui permet de lire et graver aussi bien des CD que des DVD (jusqu'à 8x pour les DVD).Lors d'une démonstration de l'utilisation du logiciel Photoshop, il exécute de lourdes tâches environ 50% plus rapidement que son prédécesseur.Selon Apple, il est généralement 1,5 à 2,2 fois plus rapide qu'un Pentium IV de 3 GHz sous Windows.Côté plomberie, le G5 (à partir de 2800 $) a un processeur 64 bits, franchit la barrière des 4 Go de mémoire vive, et peut accueillir deux processeurs de 2 GHz.Interviewé par Wired News, Jonathan Ive, le designer britannique qui a conçu son casier en aluminium, avoue avoir cherché le maximum de simplicité.« On s'est débarrassé de tout ce qui n'était pas absolument essentiel, en repartant toujours de zéro », dit-il.Le résultat : un boîtier découpé en quatre compartiments équipés de glissières et fixations qui permettent d'ajouter des périphériques très facilement.Le G5 de Apple: un esthétique sobre.Le choix varie selon le magasin.Les rabais sont sur nos prix ordinaires, sauf avis contraire.Exceptions : articles « Notremeilleur prix chaque jour », « Achat-choc » et « Achat spécial ».solde 69999 Chaîne cinémamaison N° HTIB DAVFC7 Ord.799,99 $ solde 62999 Télé Sony, 69 cm (27 po) N° KV27FS100 Ord.699,99 $ solde 1 29999 Télé Sony, 81 cm(32 po) N° KV232FS100 Table-télé en prime.N° SU32FS1 Ord.1 399,99 $ solde 37999 Appareil-photo numérique Sony N° DSCP52 Ord.399,99 $ solde 15999 Magnétoscope Sony N° SLVN700 Ord.169,99 $ solde 32999 Lecteur DVD et VHS Sony N° SLVD300 Ord.349,99 $ solde 16999 Lecteur DVD Sony Nos DVPNS325 et DVPNS325SM.Ord.179,99 $ solde 64999 Caméscope numérique Sony N° DCRTRV250 Ord.699,99 $ encore plus LES JOURS SONY@LABAIE! 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