La presse, 11 septembre 2003, C. Arts + Spectacles
[" Le paradoxe Beigbeder Compressions à l'horizon à Windows of the World est incontestablement le livre de la rentrée en France, tout Radio-Canada?au moins celui dont on parle le plus.Pourtant, à la suite d'une surdose de médias, Frédéric Beigbeder a décidé d'accorder un minimum d'entrevues.En exclusivité pour La Presse, il a accepté de répondre à nos questions dans le quartier de Saint- Germain-des-Prés.Rencontre avec un être multiple.HUGO DUMAS et LOUISE COUSINEAU UNE RUMEUR persistante qui circule dans les corridors de Radio- Canada veut que des compressions soient annoncées en début de semaine prochaine.C'est le secteur de la télévision qui écoperait le plus, là où le moral n'est déjà pas à son meilleur, selon nos informations.La rumeur s'amplifie depuis quelques semaines déjà, ce qui rend difficile la possibilité de chiffrer le nombre de postes qui pourraient être abolis.Chose certaine : plusieurs employés s'inquiètent dans la grande tour du boulevard René-Lévesque, ont confié différentes sources à La Presse.D'entrée de jeu, la directrice des relations publiques de la télévision française de Radio-Canada, Marie- José Le Blanc, précise qu'il ne s'agit là que de rumeurs.« Mais il y a effectivement un processus d'évaluation et d'analyse au niveau des budgets.Il n'y a cependant rien d'arrêté, il n'y a pas de chiffres précis pour l'instant.Si nous avons des choses à annoncer, les employés seront les premiers à le savoir », indique-t-elle.Différents renseignements sont parvenus aux oreilles du président du Syndicat des communications de Radio-Canada, Daniel Raunet.Selon lui, une seule information est vérifiable : depuis lundi, les heures supplémentaires ne sont plus autorisées dans la salle des nouvelles de la télévision française et les permanents ne sont plus remplacés quand ils doivent s'absenter.« Il y a une très grande désorganisation dans les émissions d'information de la télé.Il y a des changements de fonction, des problèmes avec les horaires et avec les affectations.Il y a beaucoup de pression sur les gestionnaires au plancher, car, c'est un secret de Polichinelle, les sondages ne sont pas au rendezvous pour l'instant.C'est une rentrée chaotique, mais des fois, le chaos est créateur », dit Daniel Raunet.L'atmosphère au Centre de l'information (CDI) est d'ailleurs loin d'être joyeuse ces jours-ci.Des journalistes se demandent où la direction s'en va avec les changements qu'elle a apportés aux bulletins de 18 h et de 22 h.« Certaines personnes se demandent même si elles veulent continuer de travailler à Radio-Canada », confie une source désirant ne pas être identifiée.Une autre source souligne que la guerre en Irak et la couverture des dernières élections provinciales au Québec ont coûté très cher.Il faut maintenant se serrer la ceinture.« Normalement, des budget supplémentaires sont débloqués pour de tels événements.Voir COMPRESSIONS en C2 KATIA CHAPOUTIER collaboration spéciale PARIS \u2014 Frédéric Beigbeder est un drôle de paradoxe.Il se met en scène dans tous ses livres, mais il ne s'aime pas.Véritable trublion sur n'importe quel plateau de télé, il est en fait un grand timide.Issu de la bourgeoisie parisienne, il n'a pas hésité à réaliser la campagne de publicité du Parti communiste français.À la fois écrivain, critique et éditeur, il ose cumuler toutes les casquettes possibles de la littérature et devient ainsi intouchable.Il renie la télévision alors que tout le monde sait que tôt ou tard il deviendra le nouveau Pivot.En résumé, il a tout pour être détestable et il est incroyablement.charmant ! Q Commençons par une question facile ; qui êtes-vous ?R Ce n'est pas une question facile.C'est la question la plus compliquée parce que je ne sais pas qui je suis et c'est pour cela que j'écris, pour essayer de savoir qui je suis.En apparence, je m'appelle Frédéric Beigbeder, j'ai 37 ans.Je suis écrivain, éditeur, critique littéraire, mais ce n'est pas vrai, je suis quelqu'un d'autre.En fait, cette question oblige à s'interroger sur soi et à faire ce que Socrate conseille, c'est-à-dire «Connais toi, toi-même », la seule quête intelligente sur terre.Q Vous vous aimez ?R (Silence) Non, non.C'est malheureux, mais c'est comme cela.Beaucoup de gens ne m'aiment pas, mais je suis comme eux.Parce que je ne suis pas satisfait, je préférerais avoir la tronche de Brad Pitt, le cerveau de Jean-Paul Sartre, les muscles de Schwarzenegger et l'argent de Bill Gates.Je suis un frustré permanent, frustré d'être moi.Peut-être que si je m'adorais, je ne ferais rien de mes journées.Les gens très heureux de ce qu'ils sont n'écrivent sûrement pas de livre.Donc mon carburant, c'est l'insatisfaction.Q À quel moment avez-vous décidé de faire un livre sur le 11 septembre ?R Le 12 septembre (sourire).J'ai immédiatement trouvé, comme beaucoup de gens, que c'était fascinant.Fascinant pour de bonnes et de mauvaises raisons.Il y a aussi une part de voyeurisme, d'attirance obscène pour l'horreur.Je pense que tous les écrivains sont des chacals, des hyènes puantes.J'étais assez en colère contre les réactions en France après cet événement.Surtout que j'ai un peu de sang américain.Et puis, j'aime beaucoup les écrivains qui parlent du monde contemporain, de la technologie, en quoi cela change notre vie.Il y a une esthétique de cette violence métallique.Pour toutes ces raisonslà, j'ai commencé à prendre des notes sur cette tragédie et aussi sur la paternité.Qu'est-ce que cela fait de donner la vie dans ce monde-là ?De fil en aiguille, est né un livre qui n'est pas que sur le 11 septembre, mais aussi sur l'onde de choc, notre regard de Français sur cet événement.Q Comment avez-vous travaillé R J'ai accumulé de la documentation.J'ai lu tous les livres sur le sujet.Puis je me suis rendu compte que ce qui m'intéressait, c'était non pas les deux tours mais le restaurant parce que c'est l'endroit le plus luxueux.C'est l'irruption de cette brutalité dans le glamour.Puis l'idée de raconter de 8 h 30 à 10 h 15, minute par minute, c'est arrivé en regardant 24 Heures chrono.J'ai commencé à écrire sur le huis clos et je me suis rendu compte, sans faire de jeu de mots, que cela devenait étouffant.J'avais besoin de sortir de cet endroit, d'où la mise en abîme et le making-of en haut de la Tour Montparnasse.Je n'ai pas réussi à rester uniquement dans la fiction, j'ai eu besoin de me mettre, moi, dans le livre.Q Pourriez-vous écrire un livre, sans vous mettre en scène ?R Disons que je fais des progrès, peut-être que j'y arriverai un jour.Ce n'est pas tout à fait exact de dire, par exemple, que Balzac ou Alexandre Dumas ne sont pas dans leurs livres.Revenir au roman du XIXe siècle ou au grand roman américain sans passer par le « je », cela m'intéresserait.En France, on est un peu trop coincé depuis Proust dans l'autobiographie ; c'est passionnant et en même temps, il ne faut pas laisser la fiction exclusivement au cinéma.J'ai beaucoup de respect pour des auteurs considérés comme mineurs qui savent raconter une histoire.Par exemple, San Antonio est pour moi un des auteurs les plus importants du XXe siècle.J'ai aussi bien aimé le plus récent Daniel Pennac, Le Dictateur et le hamac.C'est un virtuose de la narration.Q Êtes-vous à l'aise dans la fiction ?R Peut-être que non.J'ai toujours fait des livres qui sont des autobiographies déguisées.Sauf une fois.Dans Nouvelles sous ecstasy, j'avais fait une nouvelle où j'imaginais que j'étais le chauffeur de Diana et de Dodi Al Fayed.Il est super énervé car il a cette blondasse derrière, un bougnoule alors qu'il est raciste, Front national, ignoble en somme.Et au final, il se suicide dans le tunnel.Ce texte-là, plusieurs personnes que je respecte, dont Emmanuel Carrère, m'avaient dit que c'était mon meilleur texte et c'était le seul où je sortais de moimême.Donc, j'avais envie de dépasser l'autofiction, c'est ce que j'ai essayé de faire au départ et qui s'avère un échec car je suis quand même dans mon livre.Mais imaginer tout ce qui se passe dans ce restaurant, les confiseries dans les machines à bonbons qui se mettent à fondre, les bruits comme celui de l'effondrement que certains comparent à un bruit de spaghettis cassés ou encore les semelles des chaussures qui se mettent à fondre et qui collent au plancher, voilà ce qui m'intéresse le plus dans ce projet.Donner des sensations à cet événement qui est tenu secret.Ce travail- là est passionnant, mais cela aurait pu donner un roman de Stephen King, si je m'étais limité à la fiction.C'est peut-être là où je suis européen, j'ai eu besoin de faire un commentaire sur ces événements, de les comparer avec ce qui s'est passé depuis, d'avoir une distance ironique, de m'excuser, d'avoir honte, de culpabiliser.C'est tout cet aspect-là que l'on retrouve dans les parties où je parle.Je suis admiratif de Kundera qui est capable de raconter une histoire et de la commenter en même temps.Eh bien ! Windows of the World, c'est un peu cela.Un type qui écrit un roman et qui n'y arrive pas tout à fait, qui a peur de ce qu'il écrit.Q Quelles sont les différences entre le monde de maintenant et celui d'avant le 11 septembre ?R C'est le rêve américain qui est détruit.L'utopie capitaliste.Voir BEIGBEDER en C4 Photo ARMAND TROTTIER, archives La Presse © Frédéric Beigbeder a tendance à se mettre en scène dans ses livres.3167955A CA H I E R C | L A P R ES S E | MONTRÉAL | J E U D I 1 1 S E PTEMBRE 20 03 Bonnes surprises à Télé-Québec Page 2 25 événements à Orgue et Couleurs Page 4 Sophie Durocher et Normand Brathwaite Gregory Charles C2 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 1 SEPTEMBRE 2003 Le meilleur thriller américain et autres bonnes surprises à Télé-Québec Voyage chargé pour Line Beauchamp en France MICHEL DOLBEC Presse Canadienne PARIS \u2014 La ministre de la Culture, Line Beauchamp, croit que les relations entre la France et le Québec sont engagées sur une nouvelle voie.« Il s'agit plus que de continuité, a-t-elle estimé hier à Paris, où elle effectue sa première visite depuis la formation du gouvernement Charest.La table est mise pour une coopération encore plus fructueuse qu'avant.» Mme Beauchamp est le premier membre important du gouvernement Charest à venir en France depuis les élections du printemps dernier.Un programme chargé, incluant plusieurs rencontres à un très bon niveau, l'attendait.Dès lundi, la ministre avait été longuement reçue au Palais-Royal par son homologue français Jean-Jacques Aillagon.Ce premier contact s'est révélé très chaleureux.Les deux ministres ont signé à cette occasion une entente dans les domaines du patrimoine, des archives, des musées et de la mise en valeur des lieux de mémoire communs.Mardi, la ministre a profité de l'avant-première de Invasions barbares pour échanger quelques mots avec le président Jacques Chirac.Hier, elle a déjeuné à la résidence du délégué général Clément Duhaime avec le ministre de la Coopération, Pierre-André Wiltzer.Au lendemain des élections, M.Wiltzer (ami de longue date de Louise Beaudoin) avait assuré que les relations franco-québécoises demeureraient inchangées après le départ des souverainistes.« Le fait que le premier ministre Jean-Pierre Raffarin soit venu au Québec tout de suite après les élections a été déterminant pour notre relation, a souligné la ministre.Cela a permis de mettre en marche une nouvelle dynamique.» Dans la journée d'hier, Mme Beauchamp a également été reçue par le secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie, l'ex-président sénégalais Abdou Diouf.En soirée, de retour à la résidence du délégué général, elle a enfin remis les insignes de l'Ordre des francophones d'Amérique à l'ancien premier ministre français Pierre Mesmer.TÉLÉVISION l c o u s i n e@l a p r e s s e .c a Où serai-je le samedi 20 septembre à 20h ?Je serai installée devant ma télé, car Belle et bum prendra son envol.Le nouveau show de variétés animé par Normand Brathwaite et Sophie Durocher.Il est un musicien horspair, elle ne sait pas chanter, mais elle danse bien et peut poser des questions de qualité.En plus, elle est belle comme tout.Comme animateur, Brathwaite est dur à battre.Potin : elle a épousé Richard Martineau le week-end dernier.Les deux passent leur lune de miel à préparer leurs émissions.La raison profonde pour laquelle je ne veux pas manquer cette nouvelle émission, est que la conceptrice est Sylvie Rémillard, la fille qui a inventé les meilleurs spectacles de la Saint-Jean, ceux de Québec, animés par Normand Brathwaite.Incidemment, cette année, le spectacle de Québec diffusé à TQS a battu le gros show de Montréal diffusé par Radio-Canada et animé par Daniel Boucher, qui hélas n'avait pas de concepteur aussi allumé.Il faudra attendre au jeudi 30 octobre à 21 h pour voir l'autre émission incontournable de Télé-Québec, Simonne et Chartrand.On se souvient que Radio-Canada a eu peur de se lancer dans la suite de la vie de ce couple remarquable parce que l'époque couverte cette saison est celle de la Révolution tranquille.Et que les Chartrand n'étaient pas du côté d'Ottawa.Geneviève Rioux et Luc Picard reprennent leur rôle, et cette fois Simonne sera à l'avant-plan.On verra sa lutte pour les droits de la personne et les problèmes de ses enfants : drogue, enfant hors mariage, etc.Mais surtout, on revivra cette époque ardente où le Québec sortait de l'obscurantisme et croyait que tout était possible.J'ai hâte.Six épisodes qui couvriront une trentaine d'années, jusqu'à la mort de Simonne.Auparavant, Télé-Québec rediffusera la première série, Chartrand et Simonne, dont elle a acquis les droits de Radio-Canada.Autre délice total en vue pour les amateurs de thrillers : la série américaine 24 heures chrono, qui commence avec un épisode de deux heures mardi prochain à 21 h.Un candidat noir à la présidence des États-Unis est menacé de mort.L'affaire est confiée à une cellule anti-terroriste dirigée par Kiefer Sutherland.Un suspense extraordinaire qui se déroule en 24 heures.Plein d'histoires parallèles, notamment la fille de Sutherland qui se fait kidnapper.C'est tellement bon que lorsque j'ai décidé de regarder le premier épisode, j'ai finalement arrêté le magnétoscope à la fin du troisième.Et c'était pendant mes vacances ! Et ma piscine était chaude ! On en reparlera.Espérons que Télé-Québec ne nous laissera pas tomber comme l'a fait Radio- Canada avec À la Maison Blanche et diffusera la deuxième saison.Selon le patron Alain Ergaz, il n'est pas dans les habitudes de Télé-Québec d'être infidèle à ce qu'elle aime.Pourvu que ça dure.Autre bonne série américaine en vue : Frères d'armes, du duo Steven Spielberg- Tom Hanks, déjà diffusée à Super Écran.Un série de guerre qui plaira surtout aux hommes.Moi, j'ai trouvé la violence insupportable par moments.Diffusion cet hiver, à une date encore indéterminée.La série vient de HBO et la durée des épisodes varie considérablement.Télé-Québec nous assure qu'on ne coupera aucune scène et qu'on s'arrangera avec les minutages disparates.Heureusement, cette chaîne ne prend pas ses téléspectateurs pour des imbéciles comme le fait Séries Plus, qui charcute ses séries de HBO pour caser ses commerciaux et ne pas dépasser l'heure.Et ça marche: leurs cotes d'écoute augmentent ! Jusqu'ici, les compressions budgétaires de 5 millions imposées à Télé-Québec ne paraissent pas trop.Mais les amateurs d'émissions d'affaires publiques remarqueront que la moitié des titres ont disparu.Fini Droit de parole, fini les entrevues d'Anne-Marie Dussault.Et aussi fini le jeu Tous contre un animé par Marc-André Coallier, qui devait rallier des milliers d'internautes, mais le système bloquait tout le temps.On ne s'ennuiera pas.Mais Mme Dussault se recyclera dans l'international et animera Chasseurs d'idées le mercredi à 22 h.Elle déplore la disparition d'une émission forum où les gens pouvaient s'exprimer.Quelques documentaires alléchants en vue : trois heures sur René Lévesque, Monsieur sur Jacques Parizeau cet hiver, et un irrésistible de 90 minutes sur les malheurs de la famille Hilton.Ce dernier produit par les Francs-tireurs, qui ont souvent le don pour les documentaires percutants.Aussi une heure sur James Richard Cross, ce diplomate kidnappé par le FLQ dont nous n'avons plus eu de nouvelles.Retours attendus : Josée Di Stasio nous présentera notamment un jardinier qui cultive 150 sortes de tomates et le meilleur aide-cuisinier de la colonie artistique, Gilbert Sicotte, sera invité à quelques reprises.Josée annonce une bonification de la formule de l'émission, déjà très bonne à mon goût.Retour aussi des plus baveux des animateurs, Les Francs-tireurs.Hier, Benoît Dutrizac a fait une montée de lait au sujet des invités qui refusent de les affronter.« Pauline Marois fera Fun noir à TQS et un show de cul à Canal Vie, mais elle nous dit non.» Monseigneur Turcotte refuse aussi les invitations de l'émission.M.Dutrizac affirme toutefois que Les Francs-tiatreurs n'ont pas de liste noire.Ça nous rassure.Ils ont eu une idée du tonnerre : dans la grande veine de la télé-réalité, ils vont organiser un Rats Académie.Rats étant star écrit à l'envers, vous l'aurez remarqué.Parmi les concurrents, on verra Gregory Charles et Paul Houde, dont on connaît les aventures avec la souris Nostradamouse du temps béni de ses émissions avec Marc Labrèche.Comme je m'ennuie de ces deux-là ! Ironiquement, la programmation de la nouvelle saison de Télé-Québec a été concoctée par Mario Clément, qui a quitté pour Radio-Canada à la fin du printemps.Espérons qu'il aura la main aussi heureuse à Radio-Canada pour la prochaine saison.Ce garçon a de bonnes idées.Il semble qu'on lui a enfin trouvé un remplaçant.Annonce prévue pour la semaine prochaine.Ramdam, le téléroman jeunesse qui a dominé les cotes d'écoute de Télé-Québec l'hiver dernier, est déjà revenu en ondes.224 000 spectateurs, ce n'est pas rien à l'autre télévision.Notons toutefois que Duceppe, l'automne dernier, avait attiré 263 000 personnes.Pas assez pour une oeuvre aussi bonne.Mais que voulezvous, c'est comme ça dans ce drôle de pays.COMPRESSIONS Suite de la page C1 Robert Rabinovitch (président-directeur général de CBC/Radio-Canada) aurait cependant tranché : les services concernés devront trouver l'argent à même leurs budgets », explique cette source.À l'Association des réalisateurs de Radio-Canada, le président, Robert Gagnon, est dans une situation semblable : ses membres lui rapportent différentes bribes d'information, comme des pertes d'emplois, qu'il est incapable de valider.« Il n'y a jamais de fumée sans feu », note-t-il.Drôle de coïncidence : l'émission Enjeux de Radio- Canada propose, mardi à 21 h, un long reportage sur l'effet dévastateur des rumeurs, « un phénomène inquiétant » selon l'équipe qui a travaillé sur le dossier.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION 18h00 18h30 CANAUX 18h00 aq 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO cj or yA EM zH CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO CÂBLE Aujourd'hui (17:00) L'union fait la force Virginie L'Épicerie Marché Jean- Talon (3/6) Catherine Cap Random (1/8) Le Téléjournal/Le Point Les Grands Documentaires de Découverte Le TVA 18 heures Ultimatum Les sept mensonges de George Bush Cinéma / LE FAUSSAIRE (5) avec Louis Gossett Jr., Jonathan Silverman Le TVA Cinéma / FEMMES DE RÊVE (5) avec Timothy Hutton, Matt Dillon (22:32) Macaroni tout garni Ramdam Malcolm Le Septième Bons baisers d'Amérique La Vie sauvage Cinéma / LE CHAT (3) avec Jean Gabin, Simone Signoret Les Grands Documentaires (22:33) Cent Titres (23:32) Grand Journal (16:30) Flash / Marc Esposito Fun noir & Cie / S.Thériault Dominic et Martin Cinéma / RUDY GIULIANI: MAIRE DE NEW YORK (5) avec James Woods, Penelope Ann Miller Le Grand Journal 110% Confidences érotiques News Access H.e Talk Daily CSI: Crime Scene Investigation ER (21:58) CTV News News eTalk Daily Jeopardy CBC News: Canada Now Suzuki's World Cinéma / TRIAL BY FIRE avec T.Keeper, P.Kelly Gaudreault The National The National Cinéma News ABC News Dharma &.Will & Grace Extreme Makeover Primetime Thursday News Night.(23:35) News CBS News E.T.CSI: Crime Scene Investigation Without a Trace Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Friends Will & Grace (20:41) .(21:25) ER (21:58) Tonight.(23:35) The Newshour Bus.Report .Delivery Clear the Skies Requiem for September 11th Globe Trekker / Beijing City.BBC World News Charlie Rose BBC News Bus.Report The Newshour Wide Angle / A State of Mind Classical Music City Confidential American Justice Biography / Tom Ridge Cinéma / COLUMBO: UNDERCOVER (5) avec Peter Falk Third Watch Îles.Air L'Héritage Paroles et Musique Un mariage en musique Passion.Les Filles de Caleb Le Garage Videos Road to Avonlea BookTV Richler, Ink Cinéma / FINAL ANALYSIS (4) avec Richard Gere, Kim Basinger Law & Order Méga Construction Commando / .fraternité Dossiers FBI / Commandos.Mohamed Atta NYPD Blue / La Confiance Héros de la peur Physiologie et Vieillissement Centre.de l'automobile Le Monde à la carte Introduction to Culture .médias Commission scolaire.Frontiers of Construction Daily Planet Shark Week / Jurassic Shark Ultimate: Engineering Ultimate: The Ultimates Daily Planet .des génies Alaska VR .pratique .plongée Maritimes.Italie .à bord Eau.& Cie Reiselust Lonely Planet / Vietnam .Stones All that Brendan.so Raven Jett Boy Meets.Heartbeat Cinéma / THREE O'CLOCK HIGH (5) Boy Meets.Brendan.Alf That '70s Seinfeld That '70s Seinfeld Anything for Love Temptation Island Steve Harvey's Big Time What I Like Run of.Global News National Bob &.E.T.Friends Will & Grace (20:41) .(21:20) Without a Trace Global News Sports Les deux font la loi Tournants de l'Histoire Trouvailles./ Tadoussac JAG Cinéma / DAME BROWN (4) avec Judi Dench, Billy Connolly Weather Untamed Tour of Duty A Diary Between Friends Fall of the World Trade.Flight 93: Am.New Heroes 12 O'Clock High Zoo Diaries Dogs, Jobs .Homes .Weddings Extra Matchmaker In Memoriam 9/11 .Hollywood .Homes Matchmaker .Homes Max Musique Salut les amoureux! Musicographie / Huey Lewis Révélations d'Hollywood Génération 80 / 1980 Musicographie / Huey Lewis David Usher Live à M+ Infoplus M.Net Décompte.Vidéo Clips Dollaraclip Concert Plus / U2 Live .attaquent Vento di Passione That '70s Zoom con Ivana JAG Répertoire BBC News CBC News CBC News Passionate Eye Special: Return to Kandahar The National Lives Lost >play Journal RDI Cap.Actions Le Monde La Part des.Les Échecs de la CIA Le Téléjournal/Le Point La Part des.New York.Le Canada aujourd'hui Coupe, vélo Sports 30 NASCAR Coupe Winston / Monte Carlo 400 Sports 30 RDS Motorisé Brigade des mers Le Caméléon Agents doubles Les Soprano Cinéma / PANIQUE DANS LA VILLE (6) avec Julia Bremermann This Hour.Made in.Poltergeist Cold Squad Twitch City Trailer Park Cinéma / NEW WATERFORD GIRL (4) avec Liane Baladan Outer Limits Relic Hunter Stargate SG-1 Angel Buffy the Vampire Slayer Angel Sportsnetnews Direct Kicks Golf Report World Pool Masters KOTV / Boxing You Gotta.Sportsnetnews Golf Report You Gotta.Les Enfants Horace, Tina Panorama Vivre à deux Style et.Marchés Cinéma / LES FÉLINS (3) avec Alain Delon .Ballets Panorama Vivre à deux Bob Vila's Home Again Daring Capers 9/11: The President's Story Pentagon under Fire 9/11: The President's Story Off the Record Sportscentre Fitness Am.Boxing.Boxing / Andre Purlett - Lionel Butler Sportscentre ISKA Karate Mucha.Sacré Andy! Yakkity Yak Ratz Por Cité Kaput.Les Simpson Les Griffin Planète crue Daria Les Simpson Déchiqueteurs 11 septembre Journal FR2 La Cible Septembre chilien D'ici &.11 septembre 1973 Jrnl (22:05) Envoyé spécial / 11 septembre G.Shrinks Big Bang Canadian Geographic Studio 2 Born and Bred Masterworks / Hitchcock, Selznick.Film 101 .miracles .Nicolas Cinéma / DES SOUVENIRS PLEIN LA VIE (4) avec Ellen Burstyn Quand la vie est un combat Décore ta vie Métamorphose .médecine .miracles TTr en face Un air d'été Mosaïque Le Guide.beauté .invitation Un air d'été Top 50 Souper de filles .Montana .galaxie .bizarre! Guenièvre.Buffy contre les vampires Vice Versa Réal-TV Spongebob J.Neutron Dexter's.Yvon of.Dragon Ball Dragon Ball Goosebumps Radio Active Ready or.Big Wolf.Addam's.My Family Au-delà du réel .nerdz Infrarouge MutantX Chroniques du paranormal Alerte Météo Andromeda Mag.libanais La Caravane.Sino Montreal Late Show Louise Cousineau 19 :00 r- LES 7 MENSONGES DE GEORGE BUSH Claude Charron anime cette spéciale préparée par le service de l'Information de TVA.On fait le tour du sujet, notamment avec Normand Lester.Le titre est très affirmatif, mais le communiqué de TVA demande: Bush a-t-il menti?Décidez-vous, gang! 19 :00 K- FUN NOIR Le délicieux Serge Thériault, qui fut notre Moman à tous, se fait donner l'aubade.20 :00 a- MARCHÉ JEAN-TALON Pour vous réconcilier avec la téléréalité, en voici de l'excellente.Regard intelligent sur une institution montréalaise et quelquesuns de ses habitants.Ne manque que l'odeur.20 :00 K- RUDY GIULIANI, MAIRE DE NEW YORK S'il y a une personne à qui les attentats du 11 septembre 2001 ont servi, c'est le maire Giuliani, qui était en disgrâce, mais qui a tellement bien géré la crise et son image qu'il est devenu un héros.Parmi les interprètes : notre belle Maxim Roy.Une partie de ce téléfilm sur New York a été tournée à Montréal.20 :00 - PAROLES ET MUSIQUE Excellente série sur nos créateurs de chansons.L'épisode sur Daniel Boucher il y a deux semaines était révélateur.Ce soir, c'est Jim Corcoran qu'on découvre.Un garçon brillant.20 :30 a- CATHERINE Ceux qui aiment cette émission seront ravis d'apprendre que c'est la 100e ce soir.21 :00 a- CAP RANDOM Le roman sur lequel est basée cette série était extraordinaire et je vous le recommande.Une histoire sur les origines de Terre- Neuve qui vous fascinera.Hélas, la série télé ne crée pas le même envoûtement.Mais les paysages sont extraordinaires.Premier de 8 épisodes. LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 1 SEPTEMBRE 2003 C3 Youssou égal à lui-même ALAIN BRUNET Générosité.Placidité.Bonhomie.Sensualité.Autorité.Intelligence.Talent.Voilà qui résume ces deux heures et plus de performance, gracieuseté de Youssou N'Dour.L'artiste n'a pas énormément changé depuis deux ans (il nous avait visité en juillet 2001), on ne change pas drastiquement lorsqu'on est superstar, qu'on aura bientôt 44 ans (le 1er octobre), qu'on a des dizaines de chansons dans sa besace, dont plusieurs sont connues à travers la planète.De surcroît, le dernier disque du Sénégalais n'est pas son plus brillant, le principal intéressé semble en être conscient puisqu'il a préféré mêler quelques nouveaux titres aux classiques de son répertoire.Tant mieux.Hier soir, au Métropolis, il a commencé par Yakar, une ballade qui mettait en valeur son extraordinaire organe vocal.Chaque escale montréalaise de Youssou N'Dour, d'ailleurs, commence par le même ébahissement : quel chanteur fabuleux ! Et l'on ne va certes pas se calmer le pompon par la suite.Envoûtés par cette force de la nature, nous sommes tout de suite mobilisés par le tama, ce tambour qui parle de village en village, qui nous raconte des choses.Et je puis vous assurer qu'Assane Thiam sait de quoi il parle ! Son employeur ne nous l'a pas envoyé aux devants de la scène pour rien.C'est qu'il fallait chauffer la machine ! Puis c'est Ligueye, une pièce on ne peut plus dansante, qui fait ressortir le wah wah des guitares.Plus dramatique et encore plus musclée, Sagal Ko nous rappelle toute la virilité du Super Étoile de Dakar, une confrérie qui témoigne d'une extraordinaire expertise et d'une grande expérience de tournée sur cette petite planète.Vient ensuite le premier commentaire de Youssou N'Dour qui, sans être vindicatif, indique aux gras durs que nous sommes les inégalités qui lui sautent aux yeux.Croyant, le chanteur rappellera aussi à son public que son Dieu voit tout, c'est l'occasion d'entonner Daley.Puis, un tube galvanise l'auditoire (le Métropolis était presque plein hier) le rythme généré par la formation frappe dans le mille.Sur Li Ma Weesu, les choristes donnent la réplique au soliste comme un miroir.7 Seconds, que N'Dour avait chanté jadis avec Neneh Cherry et qui l'avait propulsé sur tous les palmarès de la planète, nous fera cette fois découvrir la Sénégalaise Tanya Daese, qui surpasse à mon sens la chanteuse originelle du fameux tube.C'est aussi l'occasion d'inviter le batteur montréalais Alain Bergé à monter sur scène pour ainsi remplacer provisoirement son collègue Abdoulaye Lô.Ex-acolyte de Youssou et de Leloup, Bergé aura servi une excellente performance à l'occasion de ces chaudes retrouvailles, notamment sur Set, la pièce suivante, qui l'a mis en évidence aux côtés des maîtres percussionnistes que sont Assane Thiam et Babacar Faye.Bergé sera encore de la partie sur Birima, une chanson plus pop de facture.Inutile d'ajouter qu'on avait incité le public à lever les bras.et faire de même sur le plus léger des titres au menu de la soirée : C'est l'amour.Après la légèreté, la gravité : Youssou y va d'une autre allégation, cette fois afin de souligner que l'Afrique, c'est autre chose que la pauvreté, la guerre ou le sida.Après avoir insisté sur les forces positives qui traversent aussi le continent noir, il serre le poing, le brandit dans les airs et met ses tripes sur la table : New Africa.On verra les Africains présents faire le plein de fierté malgré toute l'adversité qui assaille leur terre d'origine, on a aussi vu les visages pâles très émus par cette performance exceptionnelle du chanteur.Ce qu'elle brillait, la star du Sénégal ! Et pourquoi pas un peu de drague, question d'alléger l'atmosphère ?Convoquées par Babacar et Youssou, des femmes ont investi timidement les planches, blanches et noires se sont finalement fait aller sur l'irrésistible Na Woor.Avec les pièces Plus Fort, Moor Ndaje et Dem, on revient ensuite aux sources du mbalax, le style de prédilection du Super Étoile de Dakar qui implique des rythmes complexes qui se superposent en toute souplesse, en toute élégance, des rythmes qui nous rappellent qu'à ce titre, l'Afrique de l'Ouest a longtemps eu des siècles d'avance sur l'Occident.Au grand plaisir de ses fans, Youssou N'Dour aura coiffé le tout avec Shakin'the Tree, qu'il avait naguère composée avec son ami, Peter Gabriel, un autre chéri des Montréalais.Photo IVANOH DEMERS, La Presse © Chaque escale montréalaise de Youssou N'Dour commence par le même ébahissement : quel chanteur fabuleux ! 11'09'01 Générique controversé François Gill affirme être le monteur principal de Père et fils Dieu n'a pas d'avion STÉPHANIE BÉRUBÉ DANS ce court métrage de la réalisatrice iranienne Samira Makhmalbaf, une maîtresse d'école afghane essaie d'expliquer les attentats du 11 septembre à ses petits élèves indisciplinés et poussiéreux.Assis par terre, devant rien, les enfants ne comprennent pas trop comment des tours peuvent être aussi hautes, peuvent s'écrouler et comment cela peut-il être aussi grave.« C'est Dieu qui a fait ça », lance un gamin qui a tout compris.« Mais non, Dieu n'a pas d'avion », répond sa copine qui n'arrive pas à observer une minute de silence à la mémoire des victimes.Le film de Makhmalbaf dure 11 minutes et neuf secondes.Comme les 10 autres films qui le suivent dans le collectif 11'09'01, un film qui réunit de grands cinéastes internationaux, 11, bien sûr.L'Indienne Mira Nair, l'Américain Sean Penn, le Britannique Ken Loach, le Japonais Shohei Imamura, l'Israélien Amos Gitaï ont tous accepté de participer à ce projet, une idée de trois producteurs français.Les cinéastes disposaient tous d'un budget oscillant autour de 400 000 $ pour faire leur film.Les attentas du 11 septembre étaient l'idée de base commune.Ensuite, chacun avait une totale liberté d'expression, dont aucun ne s'est privé, quitte à ce que le film ne soit jamais distribué aux États-Unis.Bien que le projet 11'09'01 ait été lancé peu après le drame de New York, alors que le traumatisme était encore tout frais dans la conscience internationale, ce qui ressort de ce film, dans son ensemble, est que les Américains ne sont pas les premiers, ni les derniers au demeurant, à vivre un drame d'une telle ampleur.Le drame, il est aussi arrivé au Chili, le mardi 11 septembre 1973, le jour où le président Allende a été renversé, et tué, par un coup d'État cautionné par les Américains.Ken Loach nous le rappelle dans son court métrage mettant en scène un Chilien en exil qui donne une leçon d'histoire, le temps qu'il faut pour écrire une lettre.Onze minutes.Le drame a aussi frappé un 11, le 11 juillet 1995, à Srebrenica, une journée où les femmes du village ont perdu leurs époux et leurs fils dans un massacre qui a emporté plus de 7000 hommes et garçons musulmans.Et il y a eu Hiroshima.Et il y a tous ces drames qui frappent plus doucement.La perte de son amoureuse qui met de l'ombre sur une vie, dans la petite histoire de Sean Penn, l'acteur-réalisateur américain, est aussi un drame.Un drame qui remplit tout un petit appartement.Ce qui ressort, donc, a souvent un parfum antiaméricain quand il ne s'agit pas d'un souffle antiaméricain en plein visage.Pour son film, l'Égyptien Youssef Chahine se met en scène lui-même et fait la leçon aux Américains.Plus direct, moins efficace.L'oeuvre du réalisateur de Amours chiennes, Alejandro Gonzalez Inarritu, est celle qui fait le plus directement référence aux attaques.On y voit ce que la télévision n'a pas voulu nous montrer ce jour-là : des corps qui tombent.On entend des appels à l'aide avant d'être aveuglé par une lumière blanche.« La lumière de Dieu nous guide-t-elle ou nous rend-elle aveugle ?» demande le réalisateur mexicain.On avait déjà beaucoup parlé de ce film qui a été projeté lors de différents festivals de cinéma.À Montréal, on a pu le voir au FCMM l'année dernière.Les critiques internationaux en ont dit beaucoup de bien et beaucoup de mal.Les premiers ont été émus, les seconds, déçus de l'inégalité du produit en général et de la pauvreté de certains films, le mélodrame en partie muet sur fond de tours qui s'écroule de Lelouch, en particulier.Mais Lelouch, c'est Lelouch, 11 minutes ou trois heures.Le film a été acheté par le distributeur québécois Alliance, peu après le premier (triste) anniversaire de la chute des tours.Il prend l'affiche aujourd'hui, le 11, dans cinq cinémas du Québec.À Montréal, il est présenté avec sous-titres anglais au cinéma AMC et avec sous-titres français au Quartier latin.Le film n'a toujours pas pris l'affiche aux États- Unis.STÉPHANIE BÉRUBÉ QUAND François Gill a vu le film Père et fils de Michel Boujenah, il a été choqué.Pas parce que les personnages québécois de la coproduction France-Canada sont trop folkloriques à son goût, mais parce que son nom, dans le générique, a été remplacé à côté du titre de monteur.Pourtant, M.Gill prétend être celui qui a fait le montage du film.« J'affirme haut et fort, et sans crainte de me tromper, que le montage actuel est le mien à plus de 94 % », a écrit M.Gill dans une lettre qu'il a fait parvenir aux médias.Joint au téléphone, il explique qu'il aurait été victime des contraintes liées au financement des coproductions.En effet, Père et fils étant une collaboration entre la France (80 %) et le Canada (20 %), les deux producteurs doivent se partager les fonctions principales (réalisateur, premier et deuxième rôles, scénariste, monteur, compositeur, directeur photo et directeur artistique) selon l'entente de production.Dans l'entente initiale, le monteur de Père et fils devait être un Québécois et le compositeur de la musique, un Français.Mais les choses ne se sont pas passées ainsi.Et sur les détails de cette affaire, la version du monteur François Gill et celle du producteur Roger Frappier sont totalement opposées.Selon M.Gill, les Français n'auraient pas trouvé de compositeur pour la musique et l'équipe a décidé d'employer le Québécois Michel Cusson.Pour compenser, on aurait demandé à une monteuse française de terminer le travail entrepris par M.Gill et elle aurait reçu le titre de monteuse, officiellement.Selon Roger Frappier, joint hier à Toronto où il présente Père et fils et La Grande Séduction, au festival de cinéma de la ville, la vérité est tout autre.Michel Boujenah, le réalisateur du film, n'aurait pas aimé le montage fait par François Gill.« François est très bon, dit le producteur québécois.Mais parfois, tout est une question de sensibilité entre le réalisateur et le monteur.Et cette fois, ça n'a pas bien marché.» Et comme le réalisateur a le dernier mot, Boujenah a décidé d'employer une monteuse française.Le Québec devait donc récupérer l'une des fonctions principales, on a alors pensé confier la musique à Michel Cusson.« Ce genre de choses arrive très souvent.Pour Maelström (Denis Villeneuve), on a repris le montage de A à Z », dit Roger Frappier.www.riezencore.com P R É S E N T E MARIO JEAN 7 AU 11 OCTOBRE 2003 DISPONIBLE EN FORFAIT LES 7, 8 ET 9 OCTOBRE THÉÂTRE ST-DENIS réservations: 790.1111 CLAUDINE MERCIER 26 AU 29 NOVEMBRE 2003 DISPONIBLE EN FORFAIT LES 26 ET 27 NOVEMBRE THÉÂTRE ST-DENIS réservations: 790.1111 65$ 2 SHOWS Frais de service en sus.3160613A C4 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 1 SEPTEMBRE 2003 Bélanger: très bon, avec réserves CLAUDE GINGRAS LE RÉCITAL marquant les grands débuts de Philippe Bélanger à titre de nouvel organiste de l'Oratoire Saint-Joseph avait attiré un bon millier de personnes.C'est un premier point fort encourageant.Le programme proprement dit était malheureusement encadré par deux périodes de 20 minutes qui ont exaspéré une bonne partie de l'auditoire et qui, si elles devaient devenir une habitude, risquent fort d'éloigner un public déjà difficile à amener à la musique sérieuse.Les allocutions de circonstance, faites au micro par au moins quatre personnes, au début du concert, se sont perdues dans la réverbération du lieu et doivent donc être classées comme inutiles puisqu'on n'y a à peu près rien compris.Voilà bien 20 minutes de blabla- bla qui auraient pu être ramenées à cinq.J'en dirais autant de l'interminable improvisation dans laquelle M.Bélanger s'engagea passé 22 h.Ayant demandé, sur place, un thème à un habitué de la tribune de l'orgue, M.Jean-Claude Sauvé, il se vit proposer par celui-ci la chanson Sur le pont d'Avignon .Les développements les plus fantaisistes, où le thème disparut bientôt, nous conduisirent graduellement jusqu'aux hauteurs du Récit et de l'Écho pour devenir ensuite imitations de cornemuse, sorte de clin d'oeil du jeune organiste à sa femme, d'origine écossaise, assise tout à côté.Charmant, brillant aussi, tout cela, mais beaucoup trop long, après un programme assez lourd déjà retardé par les inaudibles allocutions.Que reste-t-il, finalement, de ce premier grand récital du nouveau titulaire de l'orgue le plus prestigieux de cette ville ?On peut oublier le groupe Bach qui formait la première moitié du programme.Les registrations très minces choisies pour les chorals soulignaient à la fois la polyphonie mais aussi certains flottements entre les claviers.Manifestement nerveux, le nouveau venu termina le groupe par une exécution de la grande Passacaille et Fugue que je qualifierais de prudente.Mais il allait se déchaîner et se surpasser, nous surprendre et nous impressionner, après l'entracte, conduisant chaque oeuvre à une conclusion où l'accord final était tenu deux et trois fois le temps habituel.Sans posséder le grand tempérament romantique de son prédécesseur Raymond Daveluy\u2014un demi-siècle d'âge les sépare ! \u2014, Philippe Bélanger a traversé le grandiose B.A.C.H.de Liszt avec toute la virtuosité et toute la puissance souhaitées.Il est ensuite passé avec bonheur des dissonances colorées de la deuxième Fantaisie de Jehan Alain aux agrégats massifs d'un Reger de jeunesse qu'il a pour ainsi dire transfiguré.PHILIPPE BÉLANGER, organiste.Hier soir, Oratoire Saint-Joseph (orgue à traction mécanique Beckerath, 1960 ; 78 jeux, cinq claviers manuels et pédale).Programme : « Fantasia super « Komm, heiliger Geist », BWV 651 ; Chorals « Wachet auf », BWV 645, et « OMensch, bewein' dein' Sünde gross », BWV 622\u2014J.S.Bach Passacaille et Fugue en do mineur, BWV 582\u2014J.S.Bach « Praeludiumund Fuge über B.A.C.H.», G.260 (1855)\u2014Liszt Deuxième Fantaisie (1936) \u2014 Alain « Introduktion und Passacaglia » (1899)\u2014Reger Improvisation Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © Quelques-uns des artistes participant au cinquième festival Orgue et Couleurs : Claudette Auchu, Natalie Choquette, Régis Rousseau, également animateur du festival, Dany Wiseman, Louise Bessette et Pierre Grandmaison.Orgue et Couleurs: 25 événements CLAUDE GINGRAS LE FESTIVAL Orgue et Couleurs, dont c'est la cinquième année d'existence, se déroulera du 26 septembre au 5 octobre et comprendra 25 événements, principalement des concerts, en avant-midi, après-midi et soirée.Près de la moitié des événements se dérouleront dans la magnifique église historique Saint-Nom-de-Jésus, du quartier Hochelaga- Maisonneuve.L'organiste titulaire du lieu, Régis Rousseau, également fondateur et animateur d'Orgue et Couleurs, y annonçait cette semaine la programmation 2003.Pour les autres manifestations : l'église du Très- Saint-Rédempteur, le Château Dufresne et le Centre culturel et sportif de l'Est, situés dans le même secteur, et, tout à l'Ouest, l'église presbytérienne St.Andrew and St.Paul et le Redpath Hall de l'Université Mc Gill.Selon la tradition, le festival s'ouvrira par la reprise du concert d'ouverture de saison de l'Orchestre Métropolitain du Grand Montréal, consacré cette année à Mahler et d'abord donné à la Place des Arts.En fin de festival, Gregory Charles dirigera, avec ses Petits Chanteurs de Laval, la création d'une messe qu'il a basée sur des rythmes africains et du gospel.Très variée, la programmation comprend également une soirée de textes de Nancy Huston lus par l'auteur et Howard Buten, avec instruments, et dont le sujet nous transporte dans un asile d'aliénés.Autre événement sortant de l'ordinaire : une conférence en anglais sur la musique russe pour orgue.Le traditionnel match d'improvisation à l'orgue revient au programme, avec, pour la première fois, des équipes du Québec et de la France.Claudette Auchu, l'ancienne organiste du Forum, en sera de nouveau la « meneuse de foule », et Pierre Grandmaison, l'un des juges.Orgue et Couleurs annonce également Natalie Choquette dans un concert gratuit, les organistes Philippe Bélanger, Vincent Boucher, Julian Wachner, Luc Beauséjour, Dany Wiseman et, d'Europe, Felix Hell, Vincent Dubois et Iain Quinn, un quatuor de l'Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal, Alain Trudel et son Ensemble Kiosque, un autre groupe populaire, Quartango, le duo de gambes Les Voix Humaines, le Quatuor à cordes Alcan avec orgue, les pianistes Louise Bessette et Anne-Marie Dubois, sans oublier Régis Rousseau lui-même à l'orgue.La programmation est complétée par la traditionnelle visite des orgues de la ville : cette fois, une tournée de quelque 40 églises qui se terminera au Casavant de la Cathédrale de Joliette.3168467A SPECTACLES BEIGBEDER Suite de la page C1 Cinémas indépendants À CINQ HEURES DE L'APRÈSMIDI (PANJEASR) Ex-Centris (salle Fellini) : 14h30, 17h, 19h15, 21h30.À HAUTEUR D'HOMME Cinéma Parallèle : 13h, 15h, 19h10, 21h15.AMERICAN SPLENDOR Cinéma du Parc (1) : 15h30, 17h30, 19h30, 21h30.CHOSES SECRÈTES Cinéma Beaubien : 13h30, 18h30.COOL AND CRAZY Cinéma Parallèle : 17h05, 21h15.CUCKOO (THE) Cinéma du Parc (3) : 15h15, 17h15, 19h15, 21h15.FANFAN LA TULIPE Cinéma Beaubien : 16h, 21h.FESTIVAL IBÉROAMÉRICAIN DU FILM À MONTRÉAL Cinéma ONF : 19h.GAZ BAR BLUES Cinéma Beaubien : 13h15, 15h45, 18h15, 20h45.Ex-Centris (salle Cassavetes) : 14h, 16h30, 19h, 21h20.GRANDE SÉDUCTION (LA) Cinéma Beaubien : 13h45, 16h15, 19h, 21h15.GULLIVER'S TRAVELS Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra) : 18h30.HARMONISTS (THE) Goethe-Institut : 20h.I MODERN TIMES Cinéma du Parc (2) : 19h.RESPIRO Cinéma du Parc (2) : 15h.RIN (LE) Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Seguin) : 19h.SPELLBOUND Cinéma du Parc (2) : 21h.UNE AMIE D'ENFANCE Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra) : 20h30.WHALE RIDER Cinéma du Parc (2) : 17h.Danse TANGENTE (840, Cherrier) Danse Buissonnière avec Marie Béland, Marie-Josée Lareau, Amélie Lévesque-Demers, Élodie Lombardo, Ségolène Marchand et Manuel Roque : 20h30.Musique CHAPELLE NOTRE-DAME-DEBON- SECOURS Geneviève Soly, claveciniste.Graupner : 20h.SALLE TUDOR (Magasin Ogilvy) I Musici de Montréal : 20h.VARIÉTÉS THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange-Gardien, L'Assomption) Jean-Michel Anctil : 20h.ARTS STATION (1087, boul.Laurier, Mont Saint-Hilaire) Les Zapartistes : 20h.Ce rêve de nos parents, il fallait avoir une grande maison, une grande voiture.Réussir, c'était avoir de l'argent.Toutes ces choses- là paraissent tellement dérisoires aujourd'hui.La beauté immaculée des gratte-ciels, tout cela participait à une sorte de mensonge fabuleux de perfection, de grandes villes propres, de tous ces gens pressés avec des téléphones portables achetant des actions.C'est maintenant ridiculisé par le 11 septembre et cela apparaît comme absurde.Faire un tas de gravas en une heure trois quarts des deux plus grands immeubles du monde, dans une des plus grandes capitales du monde, cela ne peut que toucher tout le monde ! Dans mon livre précédent, j'avais essayé de me moquer en décrivant la pub, ces soldats du libéralisme qui sont chargés de vendre cette idéologie du confort matériel et aujourd'hui, c'est cette idéologie-là qui est remise en question.Mais peut-être que cela n'a pas que des aspects négatifs.Q Qu'est-ce qui vous a le plus frappé quand vous êtes allé à New York ?Qui a le plus changé ?R Les gens sont devenus beaucoup plus humains.Quand j'y suis allé dans les années 80, j'étais frappé par le fait que certaines personnes enjambaient les homeless pour aller à leur bureau.Aujourd'hui, on voit très peu de homeless, mais on sent une entraide.À un moment, j'ai hélé un taxi et une autre personne avait hélé le même taxi 10 mètres avant moi.Autrefois, la personne serait montée sans me voir.Aujourd'hui, cet homme m'a proposé de partager le taxi.J'ai vu des gens faire traverser une vieille dame.À New York, les gens sont devenus plus attentifs les uns aux autres.À côté, Paris est très grossier.Sinon, il y a aussi une mélancolie, une tristesse.Moi, ce qui me passionne, c'est la nuit.Je suis persuadé qu'en allant dans une ville, on la connaît plus rapidement la nuit que la journée.À New York, il y a deux sortes de gens : les ultralibertins hédonistes qui n'existaient pas auparavant, probablement c'est que l'imminence de l'apocalypse qui les rend épicuriens.Et puis il y a les autres.Ceux qui restent chez eux.Il y a une chape de plomb, une atmosphère de fin de règne.Avec en plus un maire qui interdit de fumer dans les boîtes et de danser dans les bars.Je crois que l'Amérique va bientôt devenir la Suisse.» Mécène Fondateur Quarante musiciens sur instruments baroques ! «.miraculeux» Claude Gingras, La Presse Ballets Royaux Jean-Féry Rebel (1666-1747) Samedi, 13 Septembre, 20h00 Salle Pierre Mercure - Centre Pierre-Péladeau Billetterie : 514-987-6919 www.admission.com Direction Hervé Niquet 3164419A L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 1 1 S E P T EMB R E 2 0 0 3 C 5 THÉÂTRE Pieux mensonges ÈVE DUMAS YANNICK JAULIN se dit conteur.C'est qu'il est modeste, ou bien qu'il se fait une très haute idée de ce que devrait être le conte (à savoir un art à part entière et non seulement un divertissement folklorique).Qu'importe, Yannick Jaulin est un excellent conteur, qui se double d'un acteur exceptionnel.L'auteur n'est pas si mal non plus (c'est le même).Sa modestie lui ferait probablement dire qu'il n'est pas le véritable responsable du spectacle, puisqu'il en a puisé la matière dans les récits des gens du pays.Menteur est un patchwork de mensonges glanés dans la campagne française.Jaulin les a collectés, assimilés, puis restitués dans une forme fluide et théâtrale qui tient davantage du one man show que de la soirée de contes, selon les définitions nord-américaines des deux genres, s'entend.Il recrée une communauté fictive de menteurs attachants en tissant des liens entre chacun d'eux.La fin du spectacle, qui culmine en une grande fête où tous les personnages incarnés ou évoqués entrent en contact les uns avec les autres, semble un peu appuyée ou sentimentale, mais elle boucle bien la boucle néanmoins.Sur la scène du Quat'Sous, pas de chaise, cet accessoire traditionnel du spectacle de conte.Yannick Jaulin est debout.Il bouge, il chante, il danse.Au fond de la scène, on a pratiqué cinq ouvertures, des cercles de dimensions variables qui sont autant de bulles dans lesquelles s'active le polyvalent et polyphonique musicien Camille Rocailleux.L'apport du multi-instrumentiste aux impressionnantes capacités vocales est immense.Le conteur et son accompagnateur juxtaposent les registres musicaux les plus variés : de la pop sirupeuse (et ironique) au ragamuffin, en passant par des ambiances sonores planantes.Plus sobre par le thème (la mort) et le traitement, son spectacle précédent, J'ai pas fermé l'oeil de la nuit, avait été l'occasion d'une saisissante découverte, il y a deux ans.Les circonstances de la première au Quat'Sous (un certain attentat terroriste sur New York) n'étaient certainement pas étrangères à l'atmosphère quasi religieuse qui régnait dans la petite salle de la rue des Pins.Si la rencontre est moins étonnante cette fois \u2014 on ne saurait trop dire si c'est une question de contexte ou de contenu\u2014 cela n'enlève rien au charisme, à la bonhomie et à l'intelligence de l'artiste.Yannick Jaulin a beau débiter des menteries une heure et demie durant, on lui donnerait le bon Dieu sans confession.MENTEUR, spectacle conçu et interprété par Yannick Jaulin, accompagné sur scène par le compositeur et musicien Camille Rocailleux.Présenté au Théâtre de Quat'Sous jusqu'au 20 septembre.Une oeuvre du Grand Antonio.Galeries québécoises en migration Grand Antonio, l'artiste, exposé cet automne JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale REFLET d'une bonne santé ou simple coïncidence ?Qui sait, mais cet automne, le marché de l'art québécois s'exporte plutôt bien.Près d'une vingtaine de galeries montréalaises intégreront d'ici novembre le réseau international des foires, de Nîmes à Berlin, en passant par Paris et Toronto.Le bal commence dès aujourd'hui avec l'arrivée massive de sept galeries de Montréal, plus deux de Toronto, à la 4e ARTéNIM, foire internationale d'art contemporain de Nîmes, dans le sud de la France.Ce tir groupé, qui n'est pas sans effets de grande visibilité \u2014 le programme officiel souhaite la « bienvenue aux galeries canadiennes » \u2014-, est à mettre au crédit de l'Association des galeries d'art contemporain (AGAC) et de son président, le galeriste Éric Devlin, bien branché en Europe.Et à l'instar d'un échange passé avec des galeries catalanes, le Salon du Printemps de Montréal accueillera, en 2004, son lot de Nîmois.« Nîmes, c'est une foire régionale, avec 70 galeries, pour la plupart du Sud, mais aussi d'Italie et de Suisse, expliquait Mark Lanctôt, directeur de l'AGAC, juste avant de prendre l'avion en début de semaine.Mais le plus intéressant, c'est que ARTéNIM offre une première à la plupart des galeries.Art Paris, c'est très cher et les retombées ne sont pas garanties.Là, chacun peut se faire la main et tester le marché.» Selon lui, qui venait d'accorder une entrevue à un journaliste du Midi libre, les attentes ne se mesurent pas en ventes, mais au niveau de la visibilité.« On pense au long terme.C'est le suivi qui sera important et on verra si les échanges avec d'autres marchands, des conservateurs, portent fruit, se concrétisent par des expos, des achats.Mais déjà, j'ai entendu dire que le directeur de la foire de Strasbourg (plus importante) était intéressé à nous accueillir en janvier.» Soutenu en grande partie par le programme Routes commerciales de Patrimoine Canada, d'un budget total de 100 000 $, le voyage profite autant à des galeristes reconnus comme Simon Blais et Christiane Chassay, qu'à des moins expérimentées, comme Sylvianne Poirier.Plus de 20 artistes serviront d'appât, des jeunes (Jérôme Fortin, Manon de Pauw) et des moins jeunes (Evergon, Marcel Saint-Pierre).Art Paris débute, quant à elle, fin septembre et pour cette cinquième année, deux galeries habituées, Graff et Éric Devlin, se sont payé un stand (5000 euros (environ 7600 $), le double de ce qui est demandé à Nîmes).Autre événement accoutumé à accueillir les Québécois, la Toronto International Art Fair (13 au 17 novembre) reçoit cette année plus de galeries d'ici que jamais (13), parmi lesquelles les René Blouin et Lilian Rodriguez, ou encore Trois Points, déjà à Nîmes.Également du séjour ontarien, Pierre-François Ouellette Art contemporain sera d'une autre importante mission canadienne, à l'Art Forum Berlin, une foire monstre (100 exposants), une des seules exclusives à la création actuelle.« Elle est très pointue et c'est une stratégie importante si je veux un jour être de foires encore plus prestigieuses comme celle de New York », dit le galeriste, conscient de la difficulté à se tailler une place dans ce monde très sélectif.La galerie, qui présentera Fortin, Michel de Broin et Ed Pien, sera la seule galerie commerciale du Québec.Par contre, le centre Optica sera là aussi de façon grandiose : neuf artistes, trois expos et une participation de sa directrice, Marie-Josée Lafortune, à une discussion sur l'état de l'art au Canada.Une sorte d'examen médical.JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale S'IL Y A une chose dont il était particulièrement fier, le Grand Antonio, mort dimanche, c'est de sa figure.Assis sur un banc, à la croisée de deux rues passantes, il offrait à qui le voulait bien une de ses cartes postales à son effigie.Pour cinq maigres dollars.C'est ainsi qu'il a entretenu sa légende.En monnayant son image.Cet Hercule du Québec n'était donc pas seulement un colosse tireur d'autobus.Il était aussi artiste.À plusieurs niveaux : il s'est luimême bâti un nom, il a crée son propre marché et il a mis en circulation un nombre infini d'oeuvres nées de ses propres mains.Cet automne, sa création sera sur les murs de la Fonderie Darling, centre d'art géré par Quartier éphémère, lors d'une célébration de la marginalité.En collaboration avec la Société des arts indisciplinés, l'expo Hors-Pairs met aussi en lumière le travail de Papa Palmerino, autre énergumène jouant sur son image.Les deux hommes ont comme trait commun de faire dans l'autoproclamation.« Ce sont des gens qui se mettent en avant de leurs travaux », dit une enthousiaste Josée St-Louis, conservatrice à Quartier éphémère.Le Grand Antonio monnayait son image ?Et comment.Pour pouvoir prendre son portrait, il fallait payer.«C'est vrai, dit Vincent Champion, chargé de la recherche pour l'expo.Mais des fois, il pouvait se lever et faire son show.Ça ne le dérangeait pas qu'on le filme.» Prévue au programme depuis quelque mois, donc bien avant la mort de l'illustre personnage, l'exposition dévoile sa facette créatrice.Plus d'une trentaine des oeuvres qu'il aura vendues dans la rue ont jusqu'à maintenant été retracées après appel public.«Ce sont, d'après Josée St-Louis, des collages de photos de lui, jeune ou vieux, où il étiquette des mots qui le caractérisent.Grand, champion, Jésus, ces termes ont du sens pour lui.» Ce volet collage sera agrémenté d'une section photographie qui doit être à compléter.Et à l'instar de la générosité de la Société Radio- Canada qui a ouvert ses archives, Vincent Champion s'attend à ce que d'autres « collectionneurs » répondent à l'appel et qu'on amasse alors un volume encore plus gros de documents montrant le Grand Antonio à tous ses âges.Hors-Pairs devrait s'ouvrir le 21 octobre.PIRATES DES CARAIBES \" (G) Jeu.12:30, 3:30,6:30,9:25 LA GRANDE SÉDUCTION \" (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Jeu.12:45, 1:45,3:20,4:30,6:15,9:00,9:55 LES TEMPS MODERNES (G) Jeu.1:00, 4:00,6:45,9:05 S.W.A.T.\" (v.française) (13+)Jeu.12:45, 3:40,6:25,9:05 FANFAN LA TULIPE \" (G) Jeu.1:20,4:20,9:10 TABLEAU DE FAMILLE \" (G) Jeu.1:15, 4:10,7:10,9:35 AND NOW.LADIES AND GENTLEMEN \" (v.française) (G) Jeu.12:50,3:45,6:40,9:30 FREDDY VS.JASON (v.française) (13+) Jeu.4:40,7:30,9:45 LE DIVORCE \" (G) Jeu.1:10,4:10,7:00,9:40 MORTS DE PEUR 2 \" (13+) Jeu.1:30,4:15, 7:10,9:35 BOULOT À L'ITALIENNE \" (G) Jeu.1:30, 4:05,6:45,9:15 DICKIE ROBERTS: EX-ENFANT-STAR\" (G) Jeu.12:30,2:55,5:15,7:35,9:50 GAS BAR BLUES \" (v.française) (G) Jeu.1:00,4:00,7:00,9:40 L'ORDRE \" (13+) Laissez-passer refusés Jeu.12:35,2:55,5:15,7:30,9:50 LOIN DE CHEZ EUX \" (13+) Jeu.12:40, 3:00,5:20,7:35,9:55 11'09\"01 - SEPTEMBER 11 \" (G) Jeu.12:55,3:50,6:50,9:45 LE MARIAGE (13+) Jeu.1:50 MAMBO ITALIANO (v.française) (G) Jeu.7:05,9:15 LA GRANDE SÉDUCTION (G) Jeu.7:00,9:35 LE MARIAGE (13+) Jeu.7:30 UN VENDREDI DINGUE DINGUE DINGUE (G) Jeu.7:25,9:55 S.W.A.T.(v.française) (13+) Jeu.7:10,9:55 LES PETITES BOURGEOISES (G) Jeu.9:10 LA FILLE DE MON PATRON (G) Jeu.7:35,9:30 BOULOT À L'ITALIENNE (G) Jeu.6:55,9:25 MORTS DE PEUR 2 (13+) Jeu.7:20,9:50 DICKIE ROBERTS: EX-ENFANT-STAR (G) Jeu.6:45,9:05 PIRATES DES CARAIBES (G) Jeu.6:50,9:45 L'ORDRE (13+) Jeu.7:15,9:40 SEABISCUIT (v.o.Anglaise) (G) Jeu.6:25,9:10 AMERICAN WEDDING \" (13+) Jeu.6:50 FREAKY FRIDAY \" (G) Jeu.7:15,9:25 S.W.A.T.\" (v.o.Anglaise) (13+) Jeu.9:00 MY BOSS'S DAUGHTER \" (G) Jeu.7:05,9:05 THE MEDALLION \" (G) Jeu.7:20,9:35 LE DIVORCE \" (G) Jeu.6:30,9:10 JEEPERS CREEPERS 2 \" (13+) Jeu.7:30,9:45 WHALE RIDER \" (G) Jeu.6:55,9:20 LA GRANDE SÉDUCTION \" (G) Jeu.6:30,8:55 AMERICAN WEDDING \" (13+) Jeu.7:20,9:40 LE MARIAGE \" (13+) Jeu.6:50,9:20 S.W.A.T.\" (v.o.Anglaise) (13+) Jeu.6:45,9:30 FREDDY CONTRE JASON \" (13+) Jeu.7:10,9:25 FREDDY VS.JASON \" (13+) Jeu.6:55,9:35 LA FILLE DE MON PATRON (G) Jeu.7:05,9:10 THE MEDALLION (G) Jeu.7:00,9:00 MY BOSS'S DAUGHTER (G) Jeu.7:15,9:15 MAMBO ITALIANO (v.française) (G) Jeu.6:40,8:45 THE ORDER \" (v.o.Anglaise) (13+) Laissez-passer refusés Jeu.7:00,9:40 L'ORDRE \" (13+) Laissez-passer refusés Jeu.7:05,9:45 LA GRANDE SÉDUCTION (G) Jeu.1:25,3:55,6:50,9:10 LES INVASIONS BARBARES (13+) Jeu.1:30,4:00,6:55,9:15 UN VENDREDI DINGUE DINGUE DINGUE (G) Jeu.1:05,3:05,5:05,7:10,9:20 S.W.A.T.(v.française) (13+) Jeu.1:20,3:50,7:05,9:35 MORTS DE PEUR 2 (13+) Jeu.12:50,3:00,5:20,7:35,9:50 GAS BAR BLUES (v.française) (G) Jeu.12:55,3:25,7:00,9:25 LOIN DE CHEZ EUX (13+) Jeu.1:00,3:10,5:15,7:20,9:30 L'ORDRE (13+) Laissez-passer refusés Jeu.12:50,3:00,5:20,7:35,9:45 DICKIE ROBERTS: EX-ENFANT-STAR (G) Jeu.1:10,3:20,5:25,7:30,9:40 11'09\"01 - SEPTEMBER 11 (v.française) (G) Jeu.12:45,3:30,6:45,9:25 PIRATES DES CARAIBES (G) Jeu.6:30,9:20 LA GRANDE SÉDUCTION (G) Jeu.7:00,9:35 UN VENDREDI DINGUE DINGUE DINGUE (G) Jeu.7:30,9:40 S.W.A.T.(v.française) (13+) Jeu.7:00,9:35 LA FILLE DE MON PATRON (G) Jeu.7:10,9:15 BOULOT À L'ITALIENNE (G) Jeu.6:50,9:25 MORTS DE PEUR 2 (13+) Jeu.7:20,9:40 L'ORDRE (13+) Laissez-passer refusés Jeu.7:30,9:45 LA GRANDE SÉDUCTION \" (G) Jeu.7:00,9:15 UN VENDREDI DINGUE DINGUE DINGUE \" (G) Jeu.7:20,9:35 S.W.A.T.(v.française) (13+) Jeu.6:50,9:10 FREDDY CONTRE JASON (13+) Jeu.7:15,9:30 LA FILLE DE MON PATRON (G) Jeu.7:25,9:40 MORTS DE PEUR 2 (13+) Jeu.7:05,9:25 L'ORDRE \" (13+) Laissez-passer refusés Jeu.7:10,9:20 LA GRANDE SÉDUCTION (G) Jeu.7:10,9:25 S.W.A.T.(v.française)(13+) Jeu.7:00,9:20 FREDDY CONTRE JASON(13+) Jeu.7:30,9:40 LA FILLE DE MON PATRON (G) Jeu.7:25,9:35 L'ORDRE (13+) Laissez-passer refusés Jeu.7:20,9:30 S.W.A.T.\" (v.o.Anglaise) (13+) Jeu.7:00,9:25 FREDDY VS.JASON\" (13+) Jeu.7:25,9:45 MY BOSS'S DAUGHTER \" (G) Jeu.7:30,9:30 THE MEDALLION \" (G) Jeu.7:10,9:15 JEEPERS CREEPERS 2 \" (13+) Jeu.7:30,9:45 THE ITALIAN JOB \" (G) Jeu.7:05,9:20 DICKIE ROBERTS: FORMER CHILD STAR\" (G) Jeu.7:20,9:40 THE ORDER \" (13+) Laissez-passer refusés Jeu.7:15,9:35 Nous acceptons seulement les certificats-cadeaux du cinema St-Eustache.ç LES INVASIONS BARBARES \" (13+) Jeu.7:05 PIRATES DES CARAIBES (G) Jeu.6:45,9:40 LA GRANDE SÉDUCTION \" (G) Jeu.6:55,9:20 JOHNNY ENGLISH\" (v.française) (G) Jeu.9:35 MAUVAIS GARÇONS 2 \"(13+) Jeu.6:40,9:40 LARA CROFT: TOMB RAIDER LE FILM (v.française) (G) Jeu.6:50,9:30 LE MARIAGE \" (13+) Jeu.7:00,9:20 UN VENDREDI DINGUE DINGUE DINGUE\" (G) Jeu.6:55,9:10 S.W.A.T.\" (v.française) (13+) Jeu.6:50,9:35 FREDDY VS.JASON \" (v.française) (13+)Jeu.7:10,9:25 LES PETITES BOURGEOISES\" (G) Jeu.7:10,9:15 LA FILLE DE MON PATRON \" (G) Jeu.7:05,9:10 MORTS DE PEUR 2 \" (13+) Jeu.7:00,9:20 BOULOT À L'ITALIENNE \" (G) Jeu.6:50,9:15 DICKIE ROBERTS: EX-ENFANT-STAR \" (G) Jeu.7:00,9:15 GAS BAR BLUES \" (v.française) (G) Jeu.6:55,9:25 L'ORDRE\" (13+)Jeu.7:05,9:25 3167054A SÉLECTION OFFICIELLE VENISE 2002 SAMIRA MAKHMALBAF CLAUDE LELOUCH YOUSSEF CHAHINE DANIS TANOVIC´ IDRISSA OUEDRAOGO ALEJANDRO GONZÁLEZ IÑÁRRITU AMOS GITAÏ MIRA NAIR SEAN PENN SHOHEI IMAMURA 11 RÉALISATEURS 11 HISTOIRES KEN LOACH version originale avec sous-titres français G Dès aujourd'hui! VISA GÉNÉRAL CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE / CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN / CINÉMAS AMC LE FORUM 22 / VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! / SON DIGITAL « Un film à voir absolument! Un tour du monde du cinéma.» Catherine Vachon, Salut Bonjour - TVA UNE IDÉE ORIGINALE DE ALAIN BRIGAND 3168431A C 6 L A P R E S S E MONT R É A L J EUD I 1 1 S E P T EMB R E 2 0 0 3 Les Invasions barbares durement attaquées par Les Cahiers du cinéma LES CANCANS DE LA VILLE REINE Gros films, petite vague.MÊME si tout le monde s'accorde pour dire que la sélection québécoise présentée cette année dans la Ville reine n'a jamais été aussi solide, on trouve ici peu d'échos dans les médias.La presse torontoise, qui, il y a quelques années, avait fait grand cas de la présence des Philippe Falardeau, Denis Villeneuve et compagnie (la French New Wave), reste plus que discrète à cet égard.À part Les Invasions barbares et Mambo Italiano, qui ont fait l'objet de présentations de galas, les films québécois ont peu attiré l'attention.On cherche d'ailleurs encore le moindre commentaire sur La Face cachée de la lune de Robert Lepage, pourtant présentée ici en première mondiale.La Grande Séduction a par ailleurs eu droit à deux entrefilets (l'un favorable ; l'autre, plus mitigé).Gaz Bar Blues ayant été projeté hier, il reste maintenant aussi à 20h17 rue Darling de se faire valoir.Un évincé chronique LE GLOBE AND MAIL a offert cette semaine une explication au syndrome de « déménagite » aigu dont semble être atteint l'événement torontois.Si le festival a dû changer d'hôtel trois fois en autant d'années, c'est tout simplement parce qu'on le fout régulièrement à la porte ! Il est vrai que la présence d'une manifestation aussi imposante déplace beaucoup d'air.Les festivaliers, tous pressés, se rappellent notamment les interminables attentes au pied des ascenseurs surchargés du Four Seasons, l'an dernier.Qu'on le veuille ou non, la présence du quartier général d'un festival dont l'ampleur est quasi démesurée perturbe la quiétude des activités quotidiennes d'un hôtel de prestige, de même que celles des visiteurs qui n'ont rien à voir avec le cinéma.Peut-être la solution at- elle été trouvée, cela dit.Le Delta Chelsea Hotel, où le festival a installé ses pénates cette année, est immense.Le plus grand hôtel du Canada compte en effet pas moins de 1590 chambres.C'est dire que la présence du festival au coeur de ce monstre tentaculaire passe ici presque inaperçue.Le Delta a toutefois le grand désavantage d'être situé à environ 30 minutes de marche du centre névralgique où ont lieu les projections, de même que des hôtels de luxe où logent les vedettes (et où ont lieu les entrevues).Les festivaliers devront probablement faire contre mauvaise fortune bon coeur puisque le nouveau complexe dans lequel logera le nouveau « Centre du Festival » à compter de 2005 ou 2006, est encore plus éloigné ! Le Uptown ferme ses portes IL N'Y A PAS qu'à Montréal que les cinémas à échelle humaine sont condamnés à mort.Le cinéma Uptown, exploité par la chaîne Famous Players (angle Younge et Bloor), éteindra définitivement ses projecteurs après la tenue du festival.Dans le coeur des festivaliers torontois, c'est un peu comme si, chez nous, le Parisien fermait ses portes.Depuis 28 ans, soit depuis le début du grand événement cinématographique, le Uptown constitue en effet le point de ralliement du public festivalier, lequel n'hésite pas à patienter longuement à l'extérieur dans des files d'attente interminables afin d'avoir accès aux trois salles présentant les films sélectionnés.Le Uptown sera rasé pour faire place à des condos.Retraite anticipée?UN PANNEAU-réclame, planté rue Gerrard (juste à côté du Delta Chelsea Hotel), montre une caricature de Jean Chrétien dans laquelle le premier ministre tient un calendrier et compte les mois le séparant du couronnement de son successeur.Une grosse inscription : « Pourquoi attendre ?Partez maintenant ! ».Cette invitation à la retraite anticipée est signée par un organisme ayant pour nom la National Citizens Coalition.Le Boss BRUCE SPINGSTEEN et son E Street Band ont présenté hier soir leur show au Sky Dome.On aurait voulu y être.MICHEL DOLBEC Presse Canadienne PARIS \u2014 Dénonçant l'« aberrant consensus de bienveillance » qui leur a valu la « palme du coeur » au dernier Festival de Cannes, Les Cahiers du cinéma se livrent dans leur dernier numéro à une charge à fond de train contre Les Invasions barbares.En trois longs paragraphes, la revue mythique du cinéma français taille en pièces ce « ragoût idéologique » qui « barbotte dans une logorrhée nauséeuse ».Rien ne trouve grâce aux yeux du critique Jean-Philippe Tessé : Denys Arcand est « incapable de filmer une conversation, ni entière ni morcelée », dit la revue, ses dialogues sont « surécrits », sa grammaire cinématographique « simpliste ».Le magazine s'en prend au « maigre argument fictionnel » du film, jugeant que celuici « n'est que prétexte à la mise en place d'un spectacle lugubre, celui d'une brochette de bourgeois cultivés devenus peine-à-jouir, mêlant dissertation de morale décrépite et truculence fanée ».Car selon les Cahiers, les « minuscules préoccupations cinématographiques» d'Arcand sont « pragmatiques » : « Il s'agit de réaffirmer qu'une parole libre \u2014parler de sexe sans détour, dire des gros mots, faire de l'esprit, avoir suffisamment d'humour et de distance pour se juger soi-même \u2014 est le privilège exclusif d'un petit clan de jouisseurs.« Aussitôt, poursuit la revue, la moindre scène de groupe se transforme en un conciliabule mesquin.Y pénétrer s'y monnaie.Il faut laisser au vestiaire sa dignité de personnage, se fondre dans une célébration collégiale et se tremper dans l'hédonisme épais, jusqu'à l'obscénité terminale des réconciliations intergénération.» Une fois passée « la pompe funèbre et sentencieuse qui entoure l'agonie du personnage central », les Cahiers du cinéma s'emportent contre la morale du film : « Il n'est de ragoût idéologique réussi que celui qui, parvenant à déborder de la casserole, se répand sur les enfants.En guise d'épilogue situé dans l'érudite bibliothèque d'un pavillon cossu, ceux-ci vont apprendre, brièvement, à aimer comme savaient le faire leurs parents.Les jeunes sont disciplinés (une fois soulevé leur voile d'ignorance, ils acceptent l'héritage de leurs prédécesseurs) et, heureusement, tout aussi stupides : ils n'ont rien retenu de la sinistre mascarade qui s'est déroulée sous leurs yeux.» Créés au début des années 50, Les Cahiers du cinéma est la plus ancienne et sans doute la plus prestigieuse revue de cinéma du monde.L'influence de ce mensuel plutôt pointu n'est plus la même qu'à l'époque où il accompagnait la naissance de la Nouvelle Vague, mais elle demeure grande auprès des cinéphiles.En revanche, son avis ne pèse pas trop sur les choix du grand public.Les Invasions barbares sort en France le 24 septembre, sur environ 240 écrans.MAHLER 2 symphonies ! N° 1 et n° 4 Yannick Nézet-Séguin, chef / Karina Gauvin, soprano 22 septembre, 19 h 30 ABONNEZ-VOUS ! 514 598 0870 Festival Orgue et Couleurs, 26 septembre, 20 h / Rés.514 899 0644 3168652A Sortez vos enfants Abonnez-vous ! Pour recevoir gratuitement notre brochure de saison : (514) 288-7211 poste 1 www.maisontheatre.qc.ca Nouveauté : représentations offertes en soirée Métro Berri-UQAM 245, rue Ontario Est, Montréal 3143718A FLASH La France choisit son représentant aux Oscars Bon Voyage représentera la France aux prochains Oscars, a annoncé hier le Centre national de la cinématographie.Le film de Jean-Paul Rappeneau, avec Isabelle Adjani, Gérard Depardieu, Virginie Ledoyen, Yvan Attal et Grégori Dérangère, a été choisi par une commission de sélection du CNC.Contrairement aux autres catégories, les candidats à l'Oscar du meilleur film étranger sont en effet présentés par chaque pays.Les cinq films retenus parmi les nominations seront connus le 27 janvier 2004.Sorti sur les écrans français le 16 avril dernier, Bon Voyage, septième film de Jean-Paul Rappeneau (qui avait déjà représenté la France avec Cyrano de Bergerac), a reçu un bon accueil critique mais un succès public plus mitigé.Comédie de moeurs, le film raconte la rencontre entre un jeune écrivain et une étudiante, en juin 1940, alors que ministres, journalistes, grands bourgeois, demi-mondaines et espions de tous bords se retrouvent à l'hôtel Splendide de Bordeaux.Du 20 juin au 6 octobre 2003 Mythes et Légendes du Monde DES OEUVRES SPECTACULAIRES JAMAIS VUES ! Ne ratez pas la toute dernière compétition internationale de mosaïcultures à se dérouler à Montréal.www.mosaiculture.ca info@mosaiculture.ca (514) 868.2003 (888) 868.9999 TA R I F S Adulte : 12,50$ Enfant (6 à 11 ans) : 5,00$ Enfant(5 ans et moins) : gratuit Aîné (55 ans et plus) : 10,50$ Étudiant (12 à 18 ans) : 10,50$ Famille : 30,00$ Groupe SPEC : (514) 527-3644 Dans le Vieux-Port de Montréal, au pied de la rue Mc Gill Tous les jours de 9 heures à la brunante Métro Square Victoria Visites guidées disponibles Stationnement sur le site DIMANCHE 14 SEPTEMBRE Festivaldelasanté stationnement accessible par laruedela Commune etle Pont Mill.Suivez lesindications.3159986A LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 1 SEPTEMBRE 2003 C7 QUOI FAIRE CE WEEK-END ADRESSEZ VOS COMMUNIQUÉS À : RUBRIQUE QUOI F A I R E, LA PRESSE, 7, RUE S A I N T -JACQUES, MONTRÉAL (QUÉBEC) H2Y 1K9 Oeuvres des finissants de l'École de joaillerie Voir Expositions Le film Le Papillon au Théâtre Lionel-Groulx Voir Activités en famille Le Quatuor Bozzini au Théâtre La Chapelle Voir Spectacles et concerts EN PLEIN AIR >>> L'association Monovie organise une randonnée à vélo de 70 km dans la région du canal Soulanges, le samedi 13 septembre.Rendezvous à 9h, à l'école de l'académie Wilson, 4, rue Principale, Coteaudu- Lac.Apporter un lunch.Coût : 2 $.Rens.: 514 388-9664.>>> La Vélo Fête se tient à Saint- Eustache, le dimanche 14 septembre.Trois parcours : 19 km, 38 km et 71 km.Départs libres entre 8h30 et 10h, devant le manoir Globensky (235, rue Saint-Eustache).Aussi, visites guidées, jeux, etc.de 10h à 17h.Activités gratuites.Rens.: 450 974-5166.>>> Les Oiseaux de proie.Le service de conservation et d'éducation du parc du Mont-Saint-Bruno organise des randonnées d'observation des oiseaux de proie, les samedi 13 et dimanche 14 septembre à 13h30 et 15h.Pour s'y rendre : autoroutes 20, sorties 98, 102.Coût : 3,50 $, 1,50 $.Inscription nécessaire : 450 653-7544.>>> Le Parc de la Yamaska offre une excursion en canot rabaska, tous les dimanches du mois de septembre à 13h30.Rendez-vous au centre de location du parc, 1780, boul.David-Bouchard, à Roxton Pond (autoroute 10 sortie 68, route 139, boul.David-Bouchard).Coût : 8,50 $, 4,50 $.Réservation : 450 776-7183.>>> La Fête des moissons de la ferme écologique du parc-nature du Cap-Saint-Jacques se poursuit tous les dimanches de septembre, à compter de 13h, au 20 099, boul.Gouin Ouest, arr.de Pierrefonds.Plusieurs activités gratuites.Stationnement : 4 $.Rens.: 514 280-6743.>>> Le Centre d'activités de plein air de Saint-Adolphe-d'Howard met à la disposition des amateurs 30 km de sentiers pour la randonnée pédestre et le vélo de montagne, du jeudi au dimanche de septembre à novembre (1672, chemin du Village).Droit d'accès : 3 $.Rens.: 819 327-3519.SPECTACLES et CONCERTS >>> Le Quatuor Bozzini offre carte blanche à l'ensemble des compositeurs de Wandelweiser, le samedi 13 septembre de 15h à 17h, au Théâtre La Chapelle, 3700, rue Saint-Dominique, Montréal.Entrée : 10 $.Rens.: 514 843-7738.>>> Tangente présente, dans la série Danse buissonnière, des chorégraphies de finissants des programmes de formation en danse contemporaine, aujourd'hui le 11 septembre, vendredi 12, samedi 13 septembre à 20h30, et dimanche 14 septembre à 16h, au 840, rue Cherrier / métro Sherbrooke.Entrée : 10 $.Rens.: 514 525-1500.>>> Le Festival de théâtre amateur des Hautes-Laurentides présente des pièces de troupes de Lithuanie, de Pologne et du Québec, le vendredi 12 septembre de 16h30 à 22h, au bloc E, du cégep de Mont- Laurier, 700, rue Parent, Mont-Laurier.Entrée : 10 $, 7 $ par représentation.Rens.: 819 844-2666.>>> La Place à Côté présente Les Pics à Pioche, musique traditionnelle, le dimanche 14 septembre à 20h, au 4571, av.Papineau, Montréal.Entrée : 5 $.Rens.: 514 522-4571.ACTIVITÉS EN FAMILLE >>> La Journée Terry Fox se tient le dimanche 14 septembre à pied, à bicyclette ou en fauteuil roulant.Deux départs à Montréal : lac aux Castors sur le mont Royal à 10h30, et pavillon Jacques-Quartier du Vieux-Port (patins à roulettes alignées autorisés) à 13h30.Contribution volontaire.Rens.: 514 499-9747.Départs en région : www.journeeterryfox.org.>>> Le Théâtre Lionel-Groulx présente le film Le Papillon de Philippe Muyl, pour les enfants de 8 ans et plus, le dimanche 14 septembre à 14h, au collège Lionel-Groulx, 100, rue Duquette, à Sainte-Thérèse.Coût : 5 $.Rens.: 450 434-4006.>>> Le Jardin de Chine du Jardin botanique de Montréal présente La Magie des lanternes, tous les jours de 9h à 21h, du vendredi 12 septembre au 2 novembre, au 4101, rue Sherbrooke Est / métro Pie-IX.Coût : 10,50 $, 8 $, 5,25 $.Rens.: 514 872-1400.>>> Le Bon goût de notre campagne, dégustation champêtre, se tient le dimanche 14 septembre de 11h à 16h30, sur un terrain situé près de l'École hôtelière de Laval (190, rue Roseval, angle du boul.de la Renaissance, quartier Sainte- Rose).Coût : 7 $, 5 $, (gratuit, 6 ans et moins).Rens.: 450 662-7000, poste 2400.>>> Le Réseau de spectacles jeune public présente Pierre et le loup de Prokofiev, avec la Sinfonia de Lanaudière, le dimanche 14 septembre à 14h, au parc régional de l'île Lebel (396, rue Notre-Dame, à Repentigny).Aussi, oeuvres de Saint- Saëns, Mancini et Anderson.Entrée libre.Rens.: 450 589-9198.>>> Le parc national d'Oka offre un atelier de poterie intitulée Il était une fois .il y a 2000 ans, tous les samedis de septembre de 10h à 15h (arrêt pour le dîner), au 2020, chemin d'Oka.Argile fournie et vous rapportez vos oeuvres.Coût : 3,50 $, 1,50 $.Rens.: 450 479-8365.>>> La Société d'astronomie de Montréal organise une soirée d'observation des astres pour le grand public, le samedi 13 septembre de 19h à 23h, au parc-nature de l'Îlede- la-Visitation.Rendez-vous au chalet d'accueil, 2425, boul.Gouin Est, Montréal.Activité gratuite.Rens.: 514 280-6733.>>> Les Mosaïcultures internationales de Montréal présentent Mythes et légendes du monde, sculptures de plantes et de fleurs, représentants 33 pays, tous les jours jusqu'au 6 octobre, de 9h à la brunante, au parc des Écluses du Vieux-Port de Montréal (angle des rues de la Commune et Mc Gill).Coût : 12,50 $, 10,50 $, 5 $.Rens.: 514 868-2003.>>> Le Centre des sciences de Montréal présente La Maison éclatée, exposition interactive sur le fonctionnement d'objets familiers, tous les jours de 10h à 17h, (intersection rue de la Commune et boul.Saint- Laurent - entrée quai King-Edward).Coût : 10 $, 9 $, 7 $, 5 $.Rens.: 514 496-4724.>>> Le Biodôme de Montréal présente l'exposition Pour la suite des bélugas, jusqu'au 19 octobre, tous les jours de 9h à 17h, au 4777, av.Pierre- de-Coubertin / métro Viau.Coût : 10,50 $, 8 $, 5,25 $, gratuit 4 ans et moins.Avec accès aux cinq écosystèmes.Rens.: 514 868-3000.>>> La Biosphère présente une exposition de photographies sur le fleuve Saint-Laurent, un rallye familial, et le spectacle Eau en folie(à 15h30 le week-end).Jusqu'au 30 septembre, ouvert tous les jours de 10h à 18h, au 160, chemin Tour-de-l'Isle, Île Sainte-Hélène, Montréal.Coût : 8,50 $, 5 $.Rens.: 514 283-5000.>>> La Grande Tournée du paysan se poursuit en Montérégie, dans 28 lieux de ce circuit touristique, à travers 4 balades dans cette région, les samedi 13 et dimanche 14 septembre de 10h à 17h.Au programme : visites de vignobles, cidreries, vergers, piscicultures et lieux d'intérêt historique et culturel.Rens.: 1 800 378-7648.SUR LES CAMPUS >>> De Cancun à Montréal, soirée de résistance en mots et en musique, le vendredi 12 septembre à 19h, salle Marie-Gérin-Lajoie de l'UQAM, 405, rue Sainte-Catherine Est / métro Berri-UQAM.Avec notamment Laure Waridel, Caroline Harvey, Omar Aktouf et la troupe Dabkeh.Entrée libre.Rens.: 514 271-5598.>>> Le Quatuor Franz Joseph poursuit l'intégrale des quatuors à cordes de Joseph Haydn, le vendredi 12 septembre à 20h, salle Redpath de l'université Mc Gill (3461, rue Mc Tavish / métro Peel).Entrée : 5 $.Rens.: 514 398-4547.>>> Récital.La faculté de musique de l'Université de Montréal présente un récital de chant (fin baccalauréat) de Marianne Cloutier, le vendredi 12 septembre à 20h, salle B-484 (200, av.Vincent-d'Indy / métro Édouard-Montpetit).Entrée libre.Rens.: 514 343-6427.>>> Flag-football masculin A, le dimanche 14 septembre à 13h (collèges de Maisonneuve vs Bois-de- Boulogne), et à 17h (l'Assomption vs Bois-de-Boulogne), au 10 555, av.de Bois-de-Boulogne, Montréal.Entrée libre.Rens.: 514 332-3000.>>> Élections salvadoriennes.Nidia Diaz, députée salvadorienne et membre du FMLN, donne une conférence sur la situation politique actuelle dans son pays, le dimanche 14 septembre à 15h, pavillon Hubert- Aquin de l'UQAM, salle AM- 050 (1255, rue Saint-Denis / métro Berri-UQAM).Contribution volontaire.Rens.: fmlnmontreal@yahoo.com.>>> La galerie d'art Leonard et Bina Ellen présente l'exposition Sylvia Safdie : Les inventaires de l'imaginaire, sculptures, vidéos et dessins, du mardi au samedi de 12h à 18h, jusqu'au 1er novembre (1400, boul.de Maisonneuve Ouest, Montréal).Entrée libre.Rens.: 514 848-2424, poste 4750.VISITES COMMENTÉES >>> Le Centre de la montagne organise une randonnée commentée à la découverte de la forêt du mont Royal et son rôle dans l'environnement urbain, les dimanche 14 et 21 septembre, de 13h30 à 15h30.Départ à la maison Smith, 1260, chemin Remembrance, parc du Mont- Royal / métro Mont-Royal, bus 11.Coût : 6 $, 2 $.Réservation : 514 843-8240.>>> Kaléidoscope offre une visite commentée à pied du Mille Carré Doré, le samedi 13 septembre.Départ à 11h, arche d'entrée de l'université Mc Gill (555, rue Sherbrooke Ouest, Montréal).Coût : 12 $, 10 $.Réservation nécessaire : 514 990-1872.>>> Héritage Montréal offre une visite commentée à pied du Mile End, le samedi 13 septembre à 14h.Départ : angle du boul.Saint-Laurent et de la rue Laurier / métro Laurier.Coût : 10 $.Rens.: 514 286-2662.>>> L'Écomusée du fier monde offre une visite commentée des miniparcs du quartier Saint-Jacques à Montréal, le dimanche 14 septembre.Départ à 13h, au 2050, rue Amherst.Coût : 9 $ (avec accès à l'exposition).Réservation : 514 528-8444.>>> Amarrages sans frontières offre une visite commentée du quartier chinois le dimanche 14 septembre.Départ à 13h, devant le Monument National, 1182, boul.Saint-Laurent, Montréal.Coût : 15 $.Réservation nécessaire : 514 272-7049.EXPOSITIONS >>> L'École de joaillerie présente Fusionne-moi, oeuvres des finissants, jusqu'au 21 septembre, du jeudi au dimanche de 10h à 17h, au Château Dufresne, 2929, av.Jeanne-d'Arc / métro Pie-IX.Coût : 6 $ (incluant la visite du château).Rens.: 514 281-9922.>>> Le Centre Les Impatients présente Noir et Blanc, en photographies de Gabor Szilasi, du lundi au vendredi de 10h à17h, et les samedis et dimanche de 13h à17h, jusqu'au 9 novembre (au 100, rue Sherbrooke Est, 4e étage, Montréal).Entrée libre.Rens.: 514 842-1043.>>> Contact Image et la maison de la culture Plateau-Mont-Royal présentent l'exposition annuelle du World Press Photo, 200 images prises par des photographes de 118 pays, jusqu'au 28 septembre aux heures habituelles d'ouverture (465, av.du Mont-Royal Est / métro Mont-Royal).Entrée libre.Rens.: 514 872-2266.>>> La maison de la culture Notre- Dame-de-Grâce présente Meetings, photographies de Paul Shambroom, aux heures d'ouverture habituelles, jusqu'au 5 octobre (3755, rue Botrel, Montréal).Entrée libre.Rens.: 514 872-2157.>>> Le Centre Expression présente Orange, art actuel par 18 artistes, aux heures habituelles d'ouverture, jusqu'au 12 octobre (au 495, rue Saint-Simon, Saint-Hyacinthe).Entrée libre.Rens.: 450 773-4209.>>> La Bibliothèque Marius-Barbeau présente Saint-François (Laval) vu en photographies, photos d'archives, aux heures d'ouverture habituelles, jusqu'au 29 septembre (au 1245, montée du Moulin, Laval).Entrée libre.Rens.: 450 662-4005.DANS LES MUSÉES >>> Le Musée d'art de Joliette présente L'École des femmes : 50 artistes canadiennes au musée, oeuvres notamment de Louise Gadbois, Emily Carr, Marcelle Ferron, Rita Letendre.Du mercredi au dimanche de 12h à 17h, à partir du dimanche 7 septembre, au 145, rue Wilfrid- Corbeil, à Joliette.Coût : 4 $, 3 $, 2 $.Rens.: 450 756-0311.>>> Le Musée des beaux arts de Montréal présente Françoise Sullivan, près d'une centaine d'oeuvres de cette artiste, jusqu'au 5 octobre, du lundi au dimanche de 11h à 17h, au pavillon Hornstein (1379, rue Sherbrooke Ouest).Coût : 12 $, 6 $, 3 $.Rens.: 514 285-2000.>>> Le Centre canadien d'architecture présente Empreintes de l'Inde, photographies, et tangente - Alain Paiement, photographies, du mardi au dimanche de 11h à 18h (jeudi de 11h à 21h), au 1920, rue Baile, Montréal.Coût : 6 $, 4 $, 3 $.Rens.: 514 939-7026.>>> Le musée Mc Cord présente Káx!áya Gvi!ás : ceux qui font respecter les lois de nos ancêtres, et Simplement Montréal : coup d'oeil sur une ville unique, aux heures d'ouverture habituelles (690, rue Sherbrooke Ouest, Montréal).Coût : 9,50 $, 7 $, 5 $, 3 $.Rens.: 514 398-7100 >>> Le Musée des maîtres et artisans du Québec présente une démonstration de dentelles par Huguette Morin-Sasseville, le dimanche 14 septembre de 13h à 16h (au 615, av.Sainte-Croix / métro Du Collège).Coût : 3 $, 2 $.Rens.: 514 747-7367.>>> Le Musée d'art contemporain des Laurentides présente Mille et une petites choses d'Anne Marie Laurin, Parcelles de mémoire de Lorraine Dagenais, et Vox de Michèle Lorrain, aux heures habituelles d'ouverture, jusqu'au 2 novembre (185, rue du Palais, Saint-Jérôme).Entrée libre.Rens.: 450 432-7171.Recherche et textes : André Cloutier Les paysages du mont Royal Le Centre de la montagne organise une randonnée qui nous permet de découvrir, à travers la vision de différents personnages, la richesse de la forêt du mont Royal et son rôle dans l'environnement urbain.Le parcours comprend une portion du sentier de l'Escarpement de la montagne, il faut donc être équipé en conséquence et se munir par exemple de souliers de marche.Voir à la section Visites commentées. IL Y AURA BIENTÔT TROP DE MÉDECINS EN RÉGIONS ÉLOIGNÉES.Figure 4.1 Angle latéral 35° Angle de rampe 27°1 Garde au sol 300 mm1 1Sur les véhicules équipés de la suspension pneumatique intégrale offerte en option.1 888 ROULE VW | vw.ca Le Touareg | Ce n'est jamais assez loin.« J'affirme ne jamais avoir essayé à ce jour un véhicule aussi compétent hors route.» Benoît Charette, Automag 3157169A "]
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