La presse, 16 septembre 2003, Cahier A
[" Coderre sommé de se la fermer! JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Les manoeuvres en coulisses du ministre de l'Immigration, Denis Coderre, visant à sauver le Grand Prix du Canada, quitte à amender la loi antitabac du gouvernement fédéral, sont en train de faire perdre patience à Jean Chrétien.Le premier ministre, farouchement opposé à tout assouplissement des dispositions de la loi interdisant la publ ici té des compagnies de tabac dans les événements sportifs et culturels à partir du 1er octobre, n'a pas hésité à rappeler à l'ordre son ministre au cours des dernières semaines.Le chef de cabinet de M.Chrétien, Eddie Goldenberg, s'est chargé de cette mission en ordonnant à M.Coderre, lors d'une récente conversation téléphonique, de « se fermer la gueule» et de s'occuper de ses propres dossiers touchant le ministère de l'Immigration, selon des informations obtenues hier par La Presse.M.Chrétien est d'autant plus en colère qu'il a confié au ministre de la Justice, Martin Cauchon, son lieutenant politique au Québec, le soin de trouver une solution qui permettrait de sauver l'épreuve de Montréal sans avoir à modifier d'un iota la loi adoptée en 1997.Il y a trois semaines, M.Coderre a proposé de suspendre l'application de la loi antitabac pendant les trois jours que dure le Grand Prix afin de permettre la tenue de l'épreuve qui aurait des retombées économiques de 80 millions de dollars.Voir CODERRE en A2 G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 C'est aujourd'hui que débute aux Communes la confrontation sur l'épineuse question du mariage gai avec la présentation par Stephen Harper, chef de l'Alliance canadienne, d'une motion qui vise à contraindre les libéraux à « réaffirmer » et à protéger la définition traditionnelle du mariage.L'Alliance canadienne, qui est partie en croisade contre le projet de loi libéral autorisant les mariages entre personnes de même sexe, met pour ainsi dire le feu aux poudres dès ce matin à 10 h en lançant un débat sur une motion symbolique qui, selon plusieurs libéraux, est une tentative délibérée de l'opposition officielle de mettre dans l'embarras les élus de la formation gouvernementale.Stephen Harper reprend en effet presque mot à mot une résolution du Parti réformiste de 1999 qu'avaient appuyée les libéraux par un vote de 216 à 55.La nouvelle motion affirme « que, de l'avis de la Chambre, il est nécessaire, parallèlement au débat public entourant les récentes décisions judiciaires, de réaffirmer que le mariage est et doit demeurer exclusivement l'union d'un homme et d'une femme, et que le Parlement prendra toutes les mesures voulues pour préserver au Canada cette définition du mariage ».En 1999, au lieu de demander « de réaffirmer » cette définition du mariage, la motion demandait de la « confirmer ».Par cette nouvelle manoeuvre, l'Alliance veut ainsi mettre à l'épreuve dès maintenant les libéraux, alors que le projet de loi sur les mariages de personnes de même sexe ne sera pas introduit aux Communes avant l'année prochaine, pas avant du moins que la Cour suprême ne se prononce sur sa valeur.Le premier ministre Jean Chrétien avait voté en 1999 en faveur de la motion réformiste.Selon lui, il en sera tout autrement aujourd'hui.« La société évolue, a-t-il déclaré hier.C'est pourquoi, en 1905, quand Churchill a quitté le Parti conservateur, il était immoral et illégal en Angleterre d'épouser la soeur de votre femme décédée.C'était la moralité de l'époque.Ainsi, ces notions évoluent.Avec le projet de loi actuel, nous voulons nous assurer de préserver la liberté des religions; nous ne voulons pas que les Églises soient forcées de faire ce qu'elles ne veulent pas faire.» Voir GUERRE en A2 PHOTO REUTERS Madonna a lancé hier à Paris son premier roman de littérature jeunesse publié simultanément dans 100 pays et en 30 langues.Le livre Les Roses anglaises est le premier d'une série de cinq.AUJOURD'HUI.LES ENFANTS! Les Roses anglaises lancées en grande pompe à Paris «On ne voit bien qu'avec le coeur », a écrit Saint-Exupéry.Ce message, Madonna l'a fait sien.« Je me sens plus proche du Petit Prince que de Harry Potter », a-t-elle d'ailleurs mentionné en montrant Les Roses anglaises, premier de cinq albums pour enfants qu'elle a lancé hier à Paris, en grande pompe.En très grande pompe.Conférence de presse tenue dans le salon Louis XV du Ritz de la place Vendôme ( il y avait au moins de quoi regarder en attendant la « madone », arrivée avec une heure de retard! ), à laquelle étaient conviés la trentaine d'éditeurs du livre lancé à un million d'exemplaires dans une centaine de pays, et quelque 150 journalistes des quatre coins du monde.Puis, garden party dans les jardins de Gallimard, éditeur de la version française des livres partout dans la francophonie.sauf pour l'Amérique du Nord, où Scholastic Canada a obtenu les droits.Aux deux endroits où la star était attendue, une foule fébrile composée de centaines de personnes, une sécurité maximale et même, des demandes d'adoption improvisées: « Vous voulez dire que vous êtes ma mère?» a supplié la jeune Aurélie Spilliaert.Elle aurait donné n'importe quoi ou presque pour pénétrer au Ritz ou chez Gallimard.Elle n'était toutefois pas parmi les heureux élus, c'est-à-dire la cinquantaine d'enfants \u2014 de journalistes français ou d'employés de Gallimard \u2014 qui ont profité de la présence de la vedette le temps d'une séance de photos.Voir ROSES en A2 Arts et spectacles C1-C7 - télévision C2 Bandes dessinées E2 Bridge E6 Décès E7 Éditorial A14 Êtes-vous observateur?E4 Feuilleton E2 Forum A15 Horoscope E6 La Presse Affaires D1-D15 Loteries A2, A7 Monde A12, A13 Mots croisés E2, S10 Mot mystère E2 Petites annonces - immobilier E4 - marchandises E4, E5 - emplois E5 - automobile E5, E6 - affaires D2 M É T É O Voir S16 Passages nuageux Maximum 22 > minimum 10 MONTRÉAL MARDI 16 SEPTEMBRE 2003 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN F RANÇAIS D'AMÉRIQUE 1 1 9e A N N É E > N O 3 2 2 > 7 2 P A G E S > 6 C A H I E R S 65 ¢ TAXES EN SU S ÉDITION PR OVINCIALE > 70¢ MARIAGE GAI L'Alliance déclenche la guerre Coupable d'avoir fait avorter son amie à son insu CHRISTIANE DESJARDINS PARCE QUE son amie de coeur refusait de se faire avorter, Gary Bourgeois, de Montréal, a pris les grands moyens en introduisant dans son vagin un médicament contre les ulcères d'estomac, le Misoprostol, sans qu'elle ne le sache.Dans les heures qui ont suivi, la femme a avorté.L'homme de 46 ans s'est avoué coupable de voie de fait grave et d'administration d'une substance toxique, hier, au palais de justice de Montréal.Les médecins qui pratiquent des avortements sans chirurgie ont recours au Misoprostol, qu'ils utilisent en combinaison avec un autre médicament, le Mifepristone.Le traitement doit se faire sous surveillance médicale en raison des effets secondaires et des complications qui peuvent survenir.Dans ce cas, l'avortement a eu lieu sans supervision médicale et sans le consentement de la femme.Mère de trois jeunes enfants et âgée de 36 ans, la victime, que nous appellerons Gabrielle pour préserver son identité, venait de se séparer de son mari, quand elle a commencé à fréquenter Bourgeois en 1999.Ils se connaissent depuis une quinzaine d'années et étaient de grands amis.Bourgeois, qui n'avait pas d'enfant, avait lui aussi mis fin à une longue relation amoureuse.Le 5 juillet 2000, Gabrielle apprend qu'elle est enceinte.Elle n'en parle pas immédiatement à Bourgeois.Mais lorsque celui-ci lui annonce qu'il fréquente une autre femme qui est enceinte de lui, Gabrielle l'informe de sa propre grossesse.Bourgeois rétorque qu'il n'est pas prêt à avoir cet enfant et tente de convaincre Gabrielle de se faire avorter.Elle ne veut rien entendre.Voir COUPABLE en A2 BILLETS EN VENTE MAINTENANT En personne au Spectrum 318, rue Sainte-Catherine Ouest Par Internet www.admission.com Par téléphone (514) 790-1245 BIG BAND LELOUP SUPPLÉMENTAIRES «Enfantement magistral (.) un artiste immense » -Alain Brunet, La Presse MON CLIN D'OEIL STÉPHANE LAPORTE De tous les films de Chantal Renaud, Àhauteur d'homme est sûrement celui dans lequel elle est le plus habillée.À PARIS SONIA SARFATI envoyée spéciale Bombardier > Tellier rétablit les faits Cahier , page D1 À hauteur de journaliste.La chronique d'Yves Boisvert, page A5 .Et les réactions de nos lecteurs Page A14 Bof ! Cahier Arts+Spectacles, page C3 Bernard Landry Céline Dion Vanity Fair La Presse Affaires A2 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 16 SEPTEMBRE 2003 DEMAIN DANS LA PRESSE Été pourri, gens qui pleurent Oh, bien sûr, il y a bien eu deux ou trois percées de soleil, entre juin et septembre.On peut aussi se consoler de ne pas avoir suffoqué comme les Français, les Britanniques, les Espagnols et les Allemands.Mais en cet automne naissant, ils sont nombreux à chuchoter que l'été qui vient de nous filer sous le nez n'a pas été « satisfaisant »! Le facteur « humeur » des prochains mois s'en trouvera-t-il affecté?À lire demain dans le cahier Actuel AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Venez clavarder avec Virginie Coossa à midi: cyberpresse.ca/clavardage > Suivez en direct le match entre les Expos et les Braves à 19 h 05: cyberpresse.ca/baseball > Découvrez notre nouvelle section Mon Toit: cyberpresse.ca/montoit LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 2-5-7 > À quatre chiffres : 4-9-2-9 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650.Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7 rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé aux ateliers de La Presse, ltée, également sis à cette adresse.SUITES DE LA UNE GUERRE Suite de la page A1 Bien que le premier ministre ait indiqué hier que le vote cet aprèsmidi sur la motion allianciste, qui aura lieu vers 17 h 30, est un vote libre, il a néanmoins fortement suggéré à ses troupes de battre le texte de l'opposition officielle et de soutenir ainsi la ligne de son parti sur cette question.M.Chrétien estime que la motion allianciste ouvre la porte à l'utilisation de la fameuse clause dérogatoire de la Constitution lorsqu'elle demande d'utiliser « toutes les mesures voulues pour préserver au Canada » la définition actuelle du mariage.Et il va de soi que tout bon libéral, dans l'esprit du premier ministre, ne peut permettre l'utilisation de la clause dérogatoire.« C'est là quelque chose, pour nous qui défendons la Charte des droits et libertés, que nous n'utilisons jamais », a-t-il dit.Cette clause permet aux divers gouvernements du pays de voter des lois qui contreviennent à la Charte et de maintenir ces lois pendant une période de cinq ans.Les tribunaux de l'Ontario et de la Colombie-Britannique ont jugé que les lois traditionnelles sur le mariage violaient la Charte.En conséquence, la seule manière de maintenir ces lois serait d'invoquer la clause dérogatoire.Lorsque Jean Chrétien, en tant que ministre de la Justice de Pierre Trudeau en 1982, avait négocié la Charte avec les provinces, il avait accepté avec réticence l'ajout de la clause dérogatoire.Cette première bataille aujourd'hui aux Communes sur la question des mariages homosexuels donnera un aperçu des tensions et des divisions qui existent non seulement entre les partis politiques à ce sujet, mais à l'intérieur même de la formation libérale.Une cinquantaine de libéraux sur les 170 qui siègent aux Communes ne sont pas d'accord avec le projet de loi sur les mariages gais.Au Québec, des députés tels Claude Duplain, de Portneuf, et Hélène Scherrer, de Louis- Hébert, se sont déclarés hostiles aux mariages homosexuels.Presque la totalité de la députation libérale des Maritimes s'oppose aussi au projet de loi gouvernemental.Mais Jean Chrétien pourra compter sur l'appui du Bloc québécois \u2014moins cinq députés \u2014 et du NPD lorsque viendra le moment de faire adopter en troisième lecture la législation.En ce qui concerne la motion d'aujourd'hui, il n'est pas certain que les opposants libéraux aux mariages homosexuels l'appuieront.Le ministre de la Justice, Martin Cauchon, a tenté de les convaincre hier qu'il s'agissait là d'un « piège » tendu par les alliancistes.« Cette motion, a déclaré M.Cauchon, va à l'encontre du projet de loi que nous avons rédigé; c'est une porte ouverte aussi à l'utilisation de la clause dérogatoire de la Constitution.Les députés doivent regarder de très près cette motion afin de ne pas tomber dans le piège de l'Alliance canadienne.C'est malheureux que l'Alliance canadienne joue un petit jeu politique avec une question aussi importante.PHOTO PC Tandis que Martin Cauchon, ministre de la Justice, passe son chemin, le premier ministre Jean Chrétien s'adresse aux médias à la sortie d'une réunion du cabinet.CODERRE Suite de la page A1 En retour, le gouvernement fédéral profiterait de cet événement pour afficher de larges panneaux publicitaires dénonçant les effets néfastes de la consommation du tabac.Mais le premier ministre Chrétien et le ministre Cauchon ont rapidement balayé du revers de la main cette proposition « personnelle » de M.Coderre.En fait, M.Chrétien a affirmé à au moins quatre reprises au cours des dernières semaines qu'il est hors de question de suspendre l'application de la loi.Pour l'heure, le ministre Cauchon et le ministre québécois des Affaires municipales, Jean-Marc Fournier, aussi responsable du sport amateur, tentent de convaincre les écuries de venir courir à Montréal sans afficher de publicité du tabac sur leurs bolides.Hier, le quotidien torontois The Globe and Mail affirmait en citant des sources du cabinet que le gouvernement fédéral était prêt à revoir sa politique antitabac afin d'harmoniser le calendrier interdisant la publicité des compagnies de tabac et celui de l'Union européenne.Le quotidien soutenait aussi que ce dossier était à l'ordre du jour de la réunion du Cabinet hier et que le gouvernement n'écartait pas l'idée de compenser les écuries pour la perte de la commandite des compagnies de tabac.Or, contrairement à ce qu'affirmait The Globe and Mail, le gouvernement Chrétien n'a toujours pas l'intention de modifier la loi et cette question n'a même pas été abordée lors de la réunion du Cabinet.Les stratèges libéraux se sont interrogés en privé sur la source du quotidien torontois et les soupçons se sont vite tournés vers le ministre Coderre.« M.Coderre ne travaille pas en équipe en ce moment.Toutes ces manoeuvres ont pour effet de braquer le premier ministre », a confié une source libérale.Le directeur des communications de M.Chrétien, Jim Munson, n'a pas voulu commenter les frictions qui existent entre certains ministres au sujet de la meilleure marche à suivre afin de sauver le Grand Prix.Mais le directeur des communications de M.Coderre, Mark Dunn, a réfuté les affirmations selon lesquelles M.Chrétien est en brouille avec le ministre.Il a aussi soutenu que M.Coderre n'était pas à l'origine de la nouvelle publiée à la une du Globe and Mail.« Tout cela est sans fondement.En fait, aujourd'hui, le ministre a référé toutes les questions à ce sujet au ministre Cauchon.Il n'y a aucune manoeuvre en coulisses de sa part », a-t-il dit.« Le ministre Coderre a parfois des discussions avec le chef de cabinet du premier ministre afin de soulever des questions d'intérêt pour le Québec.Il est faux de prétendre que le premier ministre est en train de perdre patience.Les deux hommes ont une relation semblable à celle d'un père et d'un fils.Le reste, ce sont des rumeurs et des cancans sans fondement », a ajouté M.Dunn.De son côté, M.Cauchon a indiqué qu'il attend les résultats de la réunion des patrons d'écurie en fin de semaine à Monza où avait lieu le Grand Prix d'Italie.« Je suis conscient de l'impact du Grand Prix non seulement pour la grande région de Montréal, mais pour le Québec et pour le Canada.Je vais faire tout ce que je peux pour qu'on puisse maintenir l'événement, a-t-il dit.Pour l'instant, on a un plan qui est clair, net et précis qui est de s'assurer qu'on puisse avoir une course à Montréal sans qu'il y ait l'identification des marques de commerce des différentes compagnies de tabac.( .) Je pense que l'ensemble des manufacturiers peuvent faire des pressions efficaces sur M.Ecclestone.Pour ce qui est de la position canadienne, je pense que le premier ministre a été clair à plusieurs reprises concernant la question de la loi sur le tabac », a-t-il ajouté.M.Coderre a soutenu qu'il croit toujours que sa solution personnelle est la bonne.ROSES Suite de la page A1 « C'était bien, mais elle n'a pas voulu autographier mon livre », a dit Marie-Sarah Carcassonne, 9 ans, déçue mais pas trop.« Mon idole, c'est plutôt Lorie », a-t-elle admis.« J'ai dû lui apprendre, tout à l'heure, qui était Madonna », a d'ailleurs avoué sa maman.Peu de contacts entre les enfants et la « madone », donc, dans cette fête à laquelle a discrètement participé sa fille Lourdes et à laquelle les journalistes ont aussi été conviés.à regarder, mais pas à photographier, filmer ou interroger.Les questions, ils les avaient posées le long du tapis rouge posé dans la cour intérieure des éditions Gallimard ( et que Madonna est la seule personnalité à fouler! ) et pendant la conférence de presse.Une conférence de presse où, directe et très professionnelle, vêtue d'une stricte robe noire signée Prada, elle a répondu aux questions pendant près d'une heure.À une jeune reporter de 11 ans, elle a affirmé avoir « mis autant de son coeur et de son âme dans l'écriture des livres.et un peu plus de temps » qu'elle en met pour composer ses chansons.À ceux qui la confrontaient à Sex, son sulfureux album de photos paru en 1992, elle a répondu qu'à l'époque, elle souhaitait « pousser des barrières, remettre en question la société.J'étais exhibitionniste, je m'intéressais beaucoup à moi-même.Aujourd'hui, je m'intéresse aux enfants.L'association Madonna-littérature jeunesse ne saute pas pour autant aux yeux.Peut-être pas un hasard, alors, si Les Roses anglaises sont une variation sur le thème du « Faut pas se fier aux apparences ».En effet, selon cet adage, pourquoi Madonna la provocatrice ne pourrait- elle pas, aussi, être Madonna l'auteure de contes ( très) moraux inspirés par les enseignements de la kabbale \u2014ancienne tradition juive axée sur l'interprétation de l'Ancien Testament qu'elle étudie depuis sept ans.« J'ai commencé alors que j'étais enceinte de Lourdes.Je me posais des questions sur le sens de la vie.Et j'ai trouvé des réponses dans la kabbale », a-t-elle indiqué avant de préciser, à l'attention d'un journaliste israélien: « Je n'ai pas changé mon nom pour Esther et je ne me suis pas convertie au judaïsme.Ce que j'étudie, ce sont des choses scientifiques, des outils pragmatiques qui aident à vivre.Il est important de comprendre que je n'appuie pas une religion.Les religions séparent les gens, la kabbale nous apprend que nous sommes tous liés les uns aux autres.» I'm not a Christian and I'm not a Jew , a-t-elle écrit dans la chanson American Life.Comme quoi elle est, à sa manière, très conséquente avec elle-même.Voir autre texte en page C1 COUPABLE Suite de la page A1 Dans les semaines qui suivent, Bourgeois insiste auprès de Gabrielle et lui dit qu'il connaît un médecin qui peut la faire avorter.Elle refuse toujours.Bourgeois lui lance un ultimatum: c'est lui ou le bébé.Ce chantage n'a aucun effet, Gabrielle est déterminée à avoir le bébé, coûte que coûte.Elle refuse même de subir une amniocentèse pour détecter les anomalies foetales.Le 17 septembre 2000, Gabrielle qui est enceinte de 14 semaines et demie, est chez Bourgeois.Après une relation sexuelle, le couple va manger au restaurant, le midi.Vers 17 h 15, Gabrielle se sent très mal et éprouve de violentes crampes.Elle craint de perdre le bébé et veut aller à l'hôpital, mais Bourgeois lui dit qu'il faut « laisser faire la nature ».En allant aux toilettes, Gabrielle constate que quelque chose s'échappe de son vagin.Il s'agit d'une pilule qui n'est pas complètement fondue.Elle confronte Bourgeois: « Qu'est-ce que tu m'as fait?» lui demandet- elle.Ils prennent finalement le chemin de l'hôpital, et, pendant le trajet, Bourgeois avoue sa faute.« Tu ne m'as pas laissé le choix », dit-il.Il la laisse à la porte de l'hôpital et s'en va.Gabrielle perd l'enfant dans la soirée.Une plainte est déposée à la police.Bébé dans un sac de plastique L'enquête s'avérera longue.C'est presque un an plus tard que Bourgeois est arrêté et accusé.Hier, alors que son procès devait commencer, Bourgeois a décidé de couper court au processus en avouant sa culpabilité.Il connaîtra sa peine en janvier prochain.La procureure de la Couronne dans cette affaire, Me Anne Gauvin, a fait savoir au juge qu'elle demanderait une peine de pénitencier exemplaire, soit quatre ans.L'avocat de l'accusé, est tout à fait contre.D'ici là, les spécialistes dresseront un rapport avant sentence sur l'accusé, un entrepreneur en construction qui n'a aucun antécédent judiciaire.Hier, Gabrielle a néanmoins tenu à témoigner devant le juge Jean-Pierre Bonin.« C'est dur de se faire amener son bébé dans un sac de plastique », a-t-elle dit, en soulignant que cette affaire l'avait énormément affectée à tous les points de vue.Elle a raconté qu'elle avait fait des dépressions après son avortement, qu'elle a perdu son emploi, a divorcé de son mari.Bref, sa vie a été un enfer.Outre le fait de perdre le bébé, elle a ressenti le geste de Bourgeois comme une trahison, d'autant plus que l'homme était son confident de longue date.« Après trois ans, je commence juste à reprendre ma vie en main », a-t-elle dit.Comment Bourgeois a-t-il fait pour se procurer le Misoprostol, un médicament vendu exclusivement sur ordonnance?Les enquêteurs soupçonnent un médecin de le lui avoir fourni, mais ils n'ont pu réunir assez de preuves pour l'accuser.La Presse s'est de son côté adressée au Dr Marie-Josée Gaudreault, de la Clinique Fémina ( où l'on pratique des avortements ), pour en savoir plus sur le Misoprostol.Le Dr Gaudreault a confirmé que ce médicament était toujours utilisé en combinaison avec un autre médicament, dans le premier ou parfois le deuxième trimestre ( selon l'endroit ), et que le tout se faisait sous surveillance médicale.Elle a indiqué que dans le cadre de sa pratique, les seules fois où des patientes avaient confié avoir pris le Misoprostol seul, et de leur propre chef, il s'agissait toujours de femmes provenant de l'Amérique du Sud, où un grand marché noir dans ce domaine s'est développé.Les femmes enceintes qui ne désirent pas avorter ne devraient jamais prendre ce médicament, car il peut causer de graves malformations au foetus. LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 16 SEPTEMBRE 2003 A3 ACTUALITÉS Réseau sous-financé FRANÇOIS CARDINAL Q L'eau de Montréal estelle de bonne qualité ?R « L'eau est d'une qualité irréprochable », estime le maire, Gérald Tremblay.Les normes sont constamment mises à jour et des analyses sont effectuées régulièrement, précise pour sa part Pierre Baril du ministère de l'Environnement.Montréal doit d'ailleurs apporter des modifications à son système de traitement des eaux avant 2007 pour se conformer aux nouvelles modifications législatives, des travaux qui nécessiteront des investissements importants.Q Qu'est-ce qui pourrait être amélioré ?R Le réseau.En effet, le tiers du réseau d'eau potable de l'île a dépassé sa durée de vie, et si rien n'est fait, ce seront les deux tiers qui auront atteint leur date de péremption d'ici 20 ans.Conséquence : 40% de la production totale d'eau dans l'île s'échappe par des fissures.Q Pourquoi le réseau est-il si mal en point ?R « La majorité des arrondissements n'interviennent que pour répondre aux urgences », concluait la firme d'experts, qui a réalisé, en février dernier, une étude sur la gestion de l'eau à Montréal.Également, l'administration Tremblay-Zampino soutient qu'il y a eu un sous-financement lié au renouvellement des infrastructures au cours des dernières décennies.Q Que recommandait la firme d'experts ?R Aux 300 millions investis annuellement par la Ville, il faudra ajouter 200 autres millions pour entretenir et réparer les milliers de kilomètres de conduites dans toute l'île.Au total, d'ici 2022, la Ville devra débourser quatre milliards pour remettre en état son réseau.Q Quels engagements a pris la Ville de Montréal ?R L'administration s'est engagée à recruter des experts en vue d'élaborer une politique de gestion de l'eau pour toute l'île d'ici le début de la prochaine année et soumettre divers scénarios de financement.Enfin, la Ville compte faire appel aux gouvernements du Québec et du Canada pour financer en partie la facture de quatre milliards.Q La Ville implantera-t-elle des compteurs d'eau dans l'ensemble de l'île ?R C'est une possibilité.L'administration a fait savoir que si elle n'obtenait pas l'argent nécessaire, elle pourrait avoir recours aux compteurs d'eau tant pour les institutions, les commerces et les industries, que pour les résidences.Actuellement, les résidences de 11 arrondissements ont de tels compteurs.Q Et si rien n'est fait ?R « Les problèmes d'infrastructures seront repoussés dans le temps au risque d'entraîner des dysfonctionnements chroniques, des frais d'exploitation supplémentaires, et des réclamations pour dommages, sans compter les risques accrus pour la santé publique », estiment les experts ayant été embauchés par la Ville.\u2014 Avec la collaboration de Judith Lachapelle.Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © « Lorsque Mme Jérôme-Forget a parlé de la qualité de l'eau, je pense qu'elle avait à l'esprit les discussions que nous avons eues dans le passé pour les investissements de plusieurs milliards nécessaires pour le réseau », a dit le maire Gérald Tremblay.Montréal livre une eau d'une «qualité irréprochable » Le maire Tremblay n'apprécie guère les propos de la présidente du Conseil du Trésor FRANÇOIS CARDINAL Livrant une eau d'une « qualité irréprochable », la Ville de Montréal n'a pas apprécié les propos tenus dimanche par la présidente du Conseil du Trésor.À l'hôtel de ville, on craint la réaction des Montréalais.En entrevue à La Presse, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, n'a pas voulu condamner l'affirmation faite par Monique Jérôme-Forget sur la qualité douteuse de l'eau offerte par la métropole.Tout au plus a-t-il indiqué qu'il avait apprécié que le premier ministre, Jean Charest, rectifie rapidement le tir.Qualifiant d'« erreur » la déclaration de Mme Jérôme-Forget, le responsable du dossier de l'eau au comité exécutif, Alan De Sousa, ne s'est pas gêné pour aller plus loin que le maire.Il a ainsi admis que les propos de la ministre pourraient nuire au travail entrepris ces derniers mois par la Ville.Ça peut exacerber les craintes des gens qui s'interrogent sur la qualité de l'eau, a-t-il dit en entrevue.« On a donc l'obligation de faire passer le message selon lequel l'eau est de très bonne qualité, ce qui est un fait.» La réaction des deux hommes politiques faisait suite à une déclaration faite la veille par la présidente du Conseil du Trésor.Lors d'un point de presse, elle a soutenu qu'« il y a plusieurs endroits au Québec où l'eau n'est pas adéquate.Actuellement, l'eau de Montréal, notamment, n'est pas de qualité aussi élevée qu'ailleurs, y compris aux États-Unis.» Son patron, Jean Charest, n'a pas pris de temps pour réagir, affirmant que «l'eau de Montréal est correcte.Elle correspond aux standards.» Mais il était trop tard.« Elle s'est trompée, déplorait hier M.De Sousa.Je ne peux être plus direct que ça.Je pense qu'elle voulait plutôt parler des infrastructures de Montréal.» En effet, la Ville de Montréal est aux prises depuis plusieurs années avec un réseau déficient victime d'un important sous-financement.Mais il n'est pas pour autant question de la qualité de l'eau.« L'eau est d'une qualité irréprochable, a indiqué le maire, Gérald Tremblay.Et quand je tiens de tels propos, je fais référence à l'île de Montréal au grand complet.» « Lorsque Mme Jérôme-Forget a parlé de la qualité de l'eau, a-t-il ajouté, je pense qu'elle avait à l'esprit les discussions que nous avons eues dans le passé pour les investissements de plusieurs milliards nécessaires pour le réseau.(.) Mais je regarde les choses de façon positive.En ce sens, la déclaration du premier ministre est encourageante.On doit absolument investir.Réseau en piteux état En effet, le réseau d'eau potable de Montréal est en piteux état, confirmait en février dernier un rapport réalisé par la firme Dessau-Sopr i n, à la demande de l'administration Tremblay.Selon les experts, le tiers du réseau de l'île a dépassé sa durée de vie normale, et si rien n'est fait, ce seront les deux tiers qui auront facilement atteint leur date de péremption en 2022.Le mauvais entretien des arrondissements doublé d'un sous-financement chronique ces dernières années a transformé le réseau en véritable gruyère : 40% de la production totale d'eau de l'île s'échappe par des trous.« On doit donc produire deux fois plus d'eau pour la même consommation, regrette M.Tremblay, ce qui signifie que l'on doit en traiter également deux fois plus, avec les conséquences que l'on connaît sur les coûts.» Un sous-produit du chlore dépasse les normes dans certaines villes JUDITH LACHAPELLE EN MATIÈRE de qualité de l'eau, les municipalités doivent contrôler une panoplie d'éléments, dont la présence de E.coli et autres coliformes bien connus pour les intoxications qu'ils peuvent causer.Mais depuis quelques années, elles doivent surveiller le taux d'autres substances plus insidieuses dont les effets néfastes ne sont pas immédiats (comme les bactéries), mais se manifestent à plus long terme.Selon des données du ministère de l'Environnement, l'eau d'une cinquantaine de municipalités québécoise dépassait, en mars dernier, le taux maximal de trihalométhanes (THM) permis par litre d'eau.Parmi elles se trouvent Kamouraska, Baie-Comeau, Shawinigan, Sherbrooke, Rawdon, Lévis, Sutton, Sept-Îles, Charlesbourg.Cette liste de 49 municipalités, indique bien le Ministère, est évolutive.Ce n'est donc pas parce qu'une municipalité se trouvait sur la liste en mars qu'elle s'y trouve toujours, de même que d'autres municipalités ont également pu s'y ajouter depuis le temps.Que sont les trihalométhanes ?Il s'agit d'un sous-produit de la chloration de l'eau.Lorsque le chlore est ajouté à l'eau brute pour éliminer bactéries et coliformes, il arrive qu'il y ait réaction avec des microorganismes présents dans l'eau pour produire différents sous-produits, dont les THM.Santé Canada indique que certaines études épidémiologiques récentes « ont révélé une légère augmentation du risque de cancer de la vessie chez les personnes qui avaient consommé de l'eau à forte teneur en sous-produits de la chloration.D'autres études portant sur ces produits ont suggéré l'existence possible d'un risque accru de cancers du côlon et du rectum, ainsi que d'effets indésirables sur la reproduction et le développement, tels qu'une hausse des taux d'avortement spontané et d'anomalies foetales.» Le risque demeure très faible, mais à la lumière de ces nouvelles données scientifiques (les connaissances scientifiques et les outils technologiques évoluent constamment), le Québec a abaissé, en 2001, le taux maximal de 350 microgrammes par litre à 80 microgrammes par litre.Du coup, le ministère de l'Environnement a ordonné aux municipalités de se conformer à cette modification au Règlement sur la qualité de l'eau potable en juin 2005 ou 2007, selon la population desservie.L'apparition de trihalométhanes survient surtout lorsque l'eau est pompée dans un puits de surface, comme une rivière ou un lac.L'incidence est beaucoup moins élevée dans le cas des nappes d'eau souterraines.Les municipalités aux prises avec un problème de THM dans leur eau doivent donc, en plus d'une station de pompage, construire une usine de traitement des eaux, ou encore, changer de source d'alimentation en optant préférablement pour une nappe d'eau souterraine.Et Montréal ?La métropole ne figure pas sur les données de mars dernier du ministère de l'Environnement (MENV) pour le dépassement des THM, et ne devrait pas se trouver dans les prochains relevés à cause de l'importance de ses installations de traitement des eaux, estime le MENV.« Le problème de Montréal est plus un problème d'état du réseau que de traitement de l'eau », dit Pierre Baril, du MENV.« Tout le monde s'entend pour dire qu'on n'a pas investi l'argent qu'il fallait dans la rénovation des réseaux d'eau.» Néanmoins, le MENV estime que le Québec n'a pas à rougir de ses mesures de contrôle de la qualité de l'eau potable. Les résidences privées pourraient accueillir des personnes âgées en lourde perte d'autonomie Québec envisage de s'occuper presque uniquement des soins cliniques ANDRÉ NOËL Le gouvernement Charest veut étendre le réseau des résidences privées pour personnes âgées en leur permettant d'héberger des pensionnaires en lourde perte d'autonomie, indique un document de travail du ministère de la Santé, obtenu hier par La Presse.Depuis des années, ces personnes sont dirigées vers des centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), généralement bien équipés pour les recevoir, mais qui coûtent aussi beaucoup plus cher à l'État.Cette pratique pourrait changer radicalement.« L'augmentation importante du nombre de personnes âgées en lourde perte d'autonomie et leur capacité financière variable, jumelée à celle limitée de l'État pour répondre à la demande de services croissante ont une influence significative sur l'évolution des milieux de vie substituts », indique le document, daté du 22 août.« De plus, le désir qu'ont les personnes en perte d'autonomie de recevoir des services le plus près possible de leur milieu de vie vient renforcer ce besoin de développer des nouvelles alternatives à l'hébergement institutionnel.« Ainsi, des ententes de partenariat permettant au réseau de la santé et des services sociaux de se concentrer sur sa mission, sur les services cliniques et de confier la gestion des services connexes à une tierce partie, pourront être expérimentées.Selon des rumeurs persistantes, le ministère de la Santé et des Services sociaux pourrait s'occuper presque uniquement des soins cliniques et déléguer de plus en plus les autres services aux entreprises privées ou à d'autres organismes, qu'ils soient municipaux ou communautaires.Projet pilote Pour l'instant, le Service des personnes âgées du Ministère lance un projet pilote de quatre millions de dollars, par voie d'appel d'offres.Le but : « Soutenir, suivre et analyser le développement de projets élaborés par les régies régionales en partenariat avec les secteurs publics (ex : municipalités, Société de l'habitation du Québec.), communautaires ou privés permettant d'assurer des services à des personnes en lourde perte d'autonomie, traditionnellement orientées en CHSLD ».Les résidences qui participeront à l'expérience devront « assurer la dispensation des soins et services requis par l'usager à un coût égal ou moindre à ce qu'il en coûte actuellement pour des services comparables.» Les frais reliés au gîte et au couvert « devraient être assumés en tout ou en partie par l'usager ».De son côté, le Ministère remettra une subvention pour assumer le coût des soins.Les résidences participant aux projets pilotes devront respecter les règlements auxquels sont soumis les CHSLD.Les régies régionales sont invitées « à faire parvenir au ministère, pour le 3 octobre, une lettre d'intention présentant un résumé des projets ».«La charrue avant les boeufs» Le document de travail a été obtenu par la Fédération des sociétés Alzheimer du Québec, qui en a envoyé une copie à La Presse.Au cours d'un entretien, la directrice de la fédération, Nathalie Ross, a accusé le gouvernement de « mettre la charrue avant les boeufs ».« N'importe qui peut ouvrir une résidence privée dans sa maison, sans même obtenir de permis et sans recevoir la visite d'inspecteurs, a noté Mme Ross.La plupart des résidences n'ont pas de personnel adéquat et formé, ce qui laisse la porte grande ouverte aux abus.Le gouvernement devrait légiférer pour encadrer les résidences avant de leur permettre de recevoir des personnes en lourde perte d'autonomie.« Ce désengagement de l'État envers les personnes âgées est très inquiétant.Le gouvernement nous annonce qu'il n'y aura plus de nouvelles places en CHSLD ; les personnes âgées seront dirigées ailleurs.Tout le monde va ouvrir des maisons pour les personnes souffrant d'Alzheimer.Ce phénomène existe déjà et prendra de l'ampleur.Or, les services ne sont pas les mêmes.Mme Ross donne l'exemple des ceintures de contention.Selon elle, les personnes souffrant de démence de type Alzheimer sont beaucoup plus souvent gardées attachées dans les résidences privées que dans les CHSLD.Le coroner Luc Malouin a d'ailleurs dénoncé cette situation dans un rapport récent sur la mort d'une pensionnaire d'une résidence, étranglée par sa ceinture.Une Canadienne publie un brûlot critiquant l'islam L'éditeur dit craindre une fatwa LOUISE LEDUC « POURQUOI cette traînée d'antisémitisme dans l'islam ?Qui colonise réellement les Musulmans \u2014 l'Amérique ou l'Arabie ?» Ce ne sont là que quelques-unes des questions résolument provocantes que pose la Canadienne d'origine ougandaise Irshad Manji, au risque de voir sa tête mise à prix.Le livre qui sort aujourd'hui au Canada anglais, intitulé The Trouble with Islam \u2014 A Wake-up Call for Honesty and Change (Le problème avec l'islam \u2014 Un appel à l'honnêteté et au changement), démontre un indéniable sens de la formule-choc.En témoignent les titres des chapitres choisis par l'auteure, elle-même musulmane : Soixante-dix vierges ?(en référence à la croyance voulant que 70 vierges attendent les martyrs au paradis), Quand avons-nous cessé de réfléchir ?et autres Dieu merci, il y a l'Occident.La maison d'édition, Random House, ne ménage aucun effort pour mettre l'ouvrage en valeur.Un extrait a été vendu au National Post \u2014 qui mène depuis des mois une campagne pro-Israël\u2014 et Manji s'apprête à entreprendre une tournée médiatique monstre au Canada anglais.Random House fait par ailleurs grand cas du fait qu'on ait pris certaines précautions pour savoir comment réagir au cas où une fatwa serait lancée contre l'auteure.« Nous sommes au courant de la parution du livre », laisse simplement tomber pour sa part l'agent Mike Hayles, responsable des relations de presse à la police de Toronto, ajoutant qu'il ne peut en dire davantage.Entre autres thèses, Irshad Manji avance \u2014ironiquement ou pas\u2014 que les politiques israéliennes relèvent de la « discrimination positive » nécessaire à une minorité victime d'injustices depuis toujours.Elle rappelle que bien plus qu'Israël, ce sont surtout des Arabes, ces dernières années, qui ont tué des Arabes.« De 1975 à 1990, la guerre civile libanaise a coûté au moins 150 000 vies, palestiniennes pour la plupart.C'est plus de 10 fois le nombre de morts infligées par Israël en 15 ans de combat.Revenez-en, camarades musulmans, et finissez par le reconnaître.Car l'on sait très bien qu'on ne peut pas blâmer l'Amérique pour nos plus vils maux.C'est de notre côté que le cancer s'est déclaré.Dans son pamphlet, Mme Manji demande aux musulmans de Toronto, de Vancouver et de Montréal « où ils se trouvaient quand les talibans ont renversé les statues de Bouddha datant de la période préislamique ».Pourquoi, dit-elle encore, « laissons-nous le talent des femmes être dilapidés » et des femmes violées être lapidées ?» En février, les Gardiens de la Révolution, principal corps auxiliaire de l'armée iranienne, a renouvelé la fatwa lancée contre le Britannique Salman Rushdie en 1989 pour ses Versets sataniques.Son roman montrait le prophète sous les traits d'un homme d'affaires contemporain et l'archange Gabriel, qui aurait inspiré Mahomet, sous les traits d'une vedette de cinéma indien.Irshad Manji s'est pour sa part passablement commise en avançant que le Coran n'est peut-être pas parfait.« Et s'il n'avait pas été entièrement écrit par Dieu ?» Les fatwas couvrent une large matière et peuvent prendre plusieurs formes, comme le démontre ce décret religieux de 2001 du cheikh égyptien Nasr Farid Wassel contre les concours de beauté.Il estimait que le fait que « des femmes se soumettent à moitié nues à l'arbitrage d'hommes » était contraire à l'islam.Le livre d'Irshad Manji devrait être traduit en français l'an prochain.L'intermédiaire L200 2003 257$ OU 1,9%\u2020 /MOIS/LOCATION 48 MOIS FINANCEMENT À L 'ACHAT JUSQU'À 60 MOIS 2275 $ COMPTANT PLUS 1000 $ DE RABAIS\u2020\u2020 Moteur Ecotec 2,2 L de 143 HP Transmission manuelle 5 vitesses Climatisation Radio AM/FM stéréo avec lecteur CD Organisateur et pochettes de rangement de compartiment utilitaire Sièges arrière à dossiers rabattables 70/30 VUE 2003 de Saturn Moteur Ecotec 2,2 L de 140 HP Transmission manuelle Getrag 5 vitesses Essuie-glaces sensibles à la vitesse Radio AM/FM stéréo Sièges arrière à dossiers rabattables 60/40 La toute nouvelle ION 2003 de Saturn 168$ OU 1,9%\u2020 /MOIS/LOCATION 48 MOIS FINANCEMENT À L 'ACHAT JUSQU' À 60 MOIS 1850 $ COMPTANT PLUS 1500 $ DE RABAIS\u2020\u2020 Chaque Saturn comprend une garantie limitée de 5 ans ou 100 000 km sur le groupe propulseur.Achetez en ligne à saturncanada.com ou appelez au 1 888 4SATURN.\u2020Ces offres réservées aux particuliers sont d'une durée limitée et ne peuvent être jumelées.Elles s'appliquent aux nouveaux modèles 2003 de la berline ION, de la série L et du VUE de Saturn en 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certes, mais pas de cette race, la parlementaire ! Ça se comprend, bien sûr : de partout, sur les tribunes téléphoniques, par courriel, sur Internet, on ne nous l'envoie pas dire, et sans distinction de genre : En tout cas, moi, monsieur, ça ne fait pas remonter les journalistes dans mon estime ! Ça, c'est pour les plus polis.Qui veut être journaliste ?À la question : « Que fait votre fils ?» les mères de journalistes répondent maintenant : « Il travaille dans les communications ».Sauf que c'est une fausse bonne occasion de « faire un examen de conscience ».Que l'on fasse le procès des journalistes, je veux bien.Ne vous en faites pas, d'ailleurs, les journalistes sont très bons là-dedans, contrairement à l'idée généralement répandue \u2014 répandue par d'autres journalistes, qui disent, non sans raison, que les journalistes sont corporatistes, ce qui vous montre qu'une franche discussion s'amorce.Il n'y a donc pas de souci à se faire, le procès aura lieu.Aucune autre « profession », à ma connaissance, ne consacre si peu de temps à former ses membres et autant à s'accabler elle-même.Il y aura assurément un atelier sur le sujet « journalisme et politique » à notre prochain congrès.J'applaudis déjà.Apportez votre sucre à casser, les dos sont fournis.Simplement, la question n'est pas là.On est à côté de la plaque complètement.À hauteur d'homme est un très mauvais film pour faire cela.C'est une très divertissante vidéo de famille, avec de belles images et de l'émotion tout plein.Mais comme dans la plupart des films de famille, il manque.un peu de distance.En fait, nous voilà devant une oeuvre de pure complaisance.Le réalisateur est à hauteur d'homme, soit, mais collé dessus.Fusionné à son homme.Dans sa camisole.Sacré problème esthétique, sinon éthique.p p p On pourrait résumer le film à peu près comme ceci.C'est l'histoire d'un homme, appelons-le « Le Meilleur », qui fait une course avec deux autres hommes.Première partie : Le Meilleur est heureux.Sa course démarre sur les chapeaux de roues.En plus, il est amoureux.Deuxième partie : en plein milieu de la course, au moment où tout va bien, Le Meilleur rencontre un troupeau de journalistes.Ils ont une drôle de mine, ces ruminants.Il se prépare quelque chose de laid, la musique nous en avertit.Troisième partie : Le Meilleur ralentit.Un autre coureur, appelons-le « le Tricheur », arrive à sa hauteur.Oh, oh.Et là, devant les journalistes, le Tricheur donne un grand coup au Meilleur ! Bang ! En pleine tronche ! Le Meilleur pense que les journalistes vont au moins pousser un beuglement, sinon l'aider : ils ont tout vu ! Mais non ! Ils l'attaquent eux aussi ! Et là (c'est le punch du film), on découvre que ce ne sont pas des journalistes.ce sont des loups-garous ! Ils veulent le manger ! Quatrième partie : Le Meilleur se dit, ça ne se peut pas, c'est un cauchemar, je vais me réveiller ! Il prononce des formules magiques en latin.Les loups-garous ne disparaissent pas.Il appelle à Radio-Canada.C'est un loup-garou qui répond ! Cinquième partie : Le Tricheur gagne.p p p Soyons sérieux un instant.Que voit-on dans ce film du travail des journalistes ?Des questions.Des questions à la va-vite dans des scrums.Bien sûr que de poser neuf fois la même question, c'est un peu nono et très lassant.Les scrums, ces moments où les journalistes s'agglutinent pour poser « leur » question, sont rarement des lieux de haute intelligence.Ils sont d'ailleurs voulus ainsi.Les politiciens ne sont pas là pour livrer des messages complexes.Ils ont, comme ils le disent souvent dans ce film, un spin à envoyer, un message simple, des images à montrer.C'est ce qu'ils appellent le contenu.Les scrums, donc, ne sont pas la partie la plus édifiante du métier, on est tous d'accord là-dessus.Mais le métier de Claude Brunet, ce n'est pas de plaire à un réalisateur complaisant dans une conférence de presse.C'est de produire des reportages honnêtes à la radio de Radio-Canada.C'est à cela, au résultat de son travail, qu'on devrait le juger.Pas à l'irritation que provoquent ses questions au type qui est dans la camisole.Distance, distance, distance, je crie ton nom ! Quant à l'affaire Parizeau, Bernard Landry avait parfaitement raison.La déclaration faite par l'ancien premier ministre dans un cégep de la Mauricie n'était pas de la même nature que celle du soir du référendum.M.Parizeau a même dit que sa déclaration de 1995 était « malheureuse ».Les nuances ont été gommées par les journalistes, en partie par leur faute, en partie par l'incapacité du PQ à se dépêtrer dans les heures qui ont suivi le débat.Jean Charest s'en est beaucoup trop bien tiré.O.K.Mais qui connaît une seule personne ayant décidé de ne pas voter pour le PQ à cause d'une déclaration de Jacques Parizeau dans un cégep pendant la dernière campagne électorale ?Pas moi.J'en connais, et des fervents, qui ont voté OUI en 1980 et 1995, qui en avaient marre de la Caisse de dépôt, de la SGF de M.Blanchet-Marois, de la Cité de ceci et de cela, des virages ambulatoires, des fusions, et de toutes sortes de choses qu'on fait en huit ans et demi de pouvoir.Je ne crois pas à la théorie voulant que le débat ait fait basculer l'opinion, et qui est le sous-texte de ce film.Il y avait à l'oeuvre des tendances lourdes, un mécontentement maintes fois mesuré.Les libéraux l'ont canalisé quand l'ADQ s'est écrasée \u2014 notamment sous les tirs médiatiques groupés.Je n'essaie pas de dire que les journalistes sont sans reproche.Ils ne le sont pas.Ils ont plein de défauts.L'esprit « d'autobus », ça ne vole pas haut.Mais si c'est ce film-là qu'on voulait faire, il fallait le faire.Ce que je dis, c'est que la thèse centrale de ce film, exprimée de mille façons \u2014 les journalistes ont fait perdre Bernard Landry ; M.Landry est une victime \u2014 est ridicule.Du point de vue de M.Landry, c'est une perception qui se comprend.D'une chef de cabinet, qui lui confirme avant le débat, qu'il est bien plus brillant que les deux autres, ce n'est pas vraiment étonnant.D'un réalisateur, on se serait attendu à ce qu'il sache faire preuve d'un peu plus de discernement.Au total, ça fait des images émouvantes.La parenté sera contente.Pour la leçon d'éthique, faudra repasser.Landry ne regrette rien du film de Labrecque Les journalistes visés par le documentaire se défendent d'avoir été trop durs KARIM BENESSAIEH LONGUE JOURNÉE hier pour les journalistes Claude Brunet, Sophie Langlois et Rheal Seguin.Au lendemain de la diffusion du documentaire À hauteur d'homme, où on les voit notamment poser des questions corsées à Bernard Landry, les trois vétérans de la politique provinciale se sont retrouvés dans un rôle inhabituel pour eux, celui d'interviewé.Et ils ont dû répondre à plusieurs reprises à la même question : ont-ils été trop durs avec l'ex-premier ministre ?« Je n'ai pas l'impression d'avoir été raide avec qui que ce soit, répond M.Brunet, de la radio de Radio-Canada.J'ai été exigeant, à la hauteur des exigences d'un aspirant pour diriger le Québec.» Des trois, c'est M.Brunet qui semble le plus insistant \u2014 certains diront harcelant \u2014 dans le documentaire de Jean-Claude Labrecque.Pendant l'entrevue avec La Presse, le journaliste aura droit à la visite d'une caméra de télévision, à deux coups de fil pour des demandes d'entrevue et à un courriel d'un auditeur en colère.« Ce qui m'attriste, c'est la réaction du public, lance le journaliste.Oups, là, il y en a un autre (courriel) qui vient de rentrer : « Questionnez- vous, M.Brunet.Vous avez berné la population.» Pourtant, estime-t-il, il n'a fait que son travail.Lui qui a couvert les chefs libéral et péquiste durant la dernière campagne leur a réservé le même traitement.« Il y a le message, il faut l'entendre.Mais après ça, il y a autre chose, il y a tout ce que les politiciens ne veulent pas dire ou veulent cacher.Notre métier, c'est de questionner.Et toutes les questions sont acceptables quand elles sont d'intérêt public.» La partie de ping-pong verbale qu'il joue notamment avec Landry, alors que celui-ci répète à une dizaine de reprises « Audi alteram partem », M.Brunet l'explique simplement par le fait que le chef péquiste refusait de répondre.« C'était d'intérêt public de savoir si Landry cautionnait les propos de Jacques Parizeau.» L'exercice avait été « toléré » par les organisateurs péquistes, rappelle-t-il.« Ce n'était pas un scrum sauvage, c'était une conférence de presse.À tout moment, ils pouvaient y mettre fin.» Moins visée dans le documentaire que son collègue de la radio, la journaliste Sophie Langlois précise d'emblée que l'oeuvre de Labrecque est « extraordinaire ».« Je trouve que Bernard Landry a eu un courage inouï d'accepter de le faire.Il est allé jusqu'au bout.» « Ce que ce film-là montre, c'est que la relation journalistes-politiques est rendue à ce point malsaine qu'il faut revoir des choses.Il faut se remettre en question de part et d'autre.» D'une part, analyse-telle, les stratèges des partis tentent de contrôler maladivement le message des médias.De l'autre, on assiste à « des efforts encore plus poussés des journalistes d'aller audelà de la propagande ».L'insistance des médias à revenir sur l'affaire Parizeau a été provoquée par le refus de Landry de donner une réponse claire, estime Mme Langlois.« Les péquistes ont perdu le post-débat parce qu'ils ont conseillé au premier ministre au lendemain du débat de ne pas commenter, de ne pas réagir.» Pour Rheal Seguin, correspondant du quotidien torontois Globe and Mail à Québec, le documentaire de Labrecque montre l'« amateurisme » et l'« incompétence » de l'entourage de Bernard Landry.MARIO CLOUTIER QUÉBEC \u2014 L'ancien premier ministre Bernard Landry ne s'en veut absolument pas d'avoir permis au cinéaste Jean-Claude Labrecque de fixer sur vidéo tous les instants des 100 derniers jours du gouvernement péquiste qu'il dirigeait jusqu'au 14 avril dernier.Le chef de l'opposition péquiste à Québec estime que le documentaire À hauteur d'homme, diffusé dimanche à Radio-Canada et portant essentiellement sur la dernière campagne électorale, est une « pièce historique ».En acceptant de se faire filmer parfois dans des moments intimes ou de colère, M.Landry affirme avoir pris le parti de la « transparence ».Le chef péquiste a expliqué à des étudiants de l'Université de Sherbrooke hier que l'exercice présentait des risques, certes, mais que rien dans le film ne lui faisait regretter d'avoir accordé sa confiance au cinéaste « Dans une démocratie, la transparence n'est jamais une erreur.Et la connaissance directe par le peuple des questions qui le concernent n'est jamais une erreur.(.) Cela permet un bon débat entre la vie publique et l'univers médiatique », soutient-il.À ceux qui lui reprochent d'avoir laissé la caméra le saisir dans des moments stratégiques où la tension est forte et que son tempérament éclate, il répond qu'il n'a rien d'un « intello désincarné ».« Dans le 16e arrondissement de Paris, ils ne disent pas crisse et câlisse.Ils ont leurs façons, on a les nôtres », a raconté le chef du Parti québécois lors d'une entrevue télévisée.Rappelant qu'il a vécu une enfance modeste à la campagne, M.Landry dit avoir « encore de la terre après ses chaussures ».Par contre, comme il l'affirme dans le documentaire, le leader souverainiste soutient toujours que les journalistes ont dépassé les bornes à son égard durant la campagne électorale d'avril dernier en ressassant les mêmes questions.QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL , SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE Économisez 30% sur 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sud du 49e parallèle seront munis d'un passeport bourré de données biométriques, elle devra se rendre à l'évidence qu'il y a loin de la coupe aux lèvres.C'est ce qu'a rétorqué en substance hier le ministre des Finances, John Manley.Le vicepremier ministre et responsable du comité ministériel sur la sécurité publique a en effet qualifié de peu probable qu'il discute, lors de sa rencontre du 3 octobre à Toronto avec le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Tom Ridge, de la volonté de l'administration américaine d'obliger les pays étrangers, dont le Canada, à inclure des données biométriques dans leurs passeports, tels que la reconnaissance du visage, la lecture de l'iris et la photo numérique.« Je ne suis pas certain que nous discuterons d'un passeport biométrique lors de cette rencontre, a dit M.Manley à la sortie de la réunion du Conseil des ministres hier.Les États-Unis, bien entendu, n'ont pas eux-mêmes ce genre de passeport.Et l'un des obstacles à l'identification biométrique est l'absence de toute norme internationale.Alors, pour l'instant, la norme internationale, c'est la photographie.Sans aucun doute, la technologie va nous permettre dans le futur d'avoir des méthodes d'identification plus précises, mais, clairement, avant d'aller de l'avant dans cette direction, il nous faut une norme internationale.» Même si le Congrès américain souhaite imposer un passeport avec données biométriques d'ici le 26 octobre 2004 à tous les voyageurs étrangers, il est peu probable qu'une telle mesure soit imposée dès cette date aux Canadiens.« Cela n'a jamais été suggéré par aucun de mes homologues aux États-Unis, a déclaré John Manley.Cependant, je dois vous rappeler que le gouvernement canadien, depuis le 11 septembre 2001, a recommandé aux Canadiens qui voyagent aux États-Unis d'avoir un passeport.C'est la meilleure pièce d'identification possible si les Canadiens veulent éviter les difficultés.» L'idée du Congrès américain d'imposer au Canada un passeport biométrique inquiète également l'opposition.« Je trouve cela inquiétant, a commenté hier le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.Face à ces nouvelles technologies, nous sommes toujours portés de prime abord à dire, puisque nous ne sommes coupables de rien, qu'il n'y a pas de danger.Mais il arrive, avec les ans, que l'on découvre certaines utilisations abusives de ces technologies qui peuvent nous mettre dans une situation problématique alors que nous sommes parfaitement innocents.Il faut être prudent.Et d'autre part, il n'a jamais été question de ce genre de passeport entre le Canada et les États-Unis.Il y a un commerce important qui se fait entre les deux pays \u2014soit 87% de nos exportations \u2014, or je pense que ce passeport biométrique ralentirait tout ce processus.» Le chef de l'Alliance canadienne, Stephen Harper, entretient également la plus grande méfiance face à cette idée, estimant qu'il y a dans ce projet une menace réelle à la vie privée des Canadiens.Le mardi 16 septembre 2003, de 9 h à 19 h Le mercredi 17 septembre 2003, de 9 h à 18 h Palais des Congrès de Montréal 201, rue Viger Ouest Place-d'Armes Misez gagnant ! Participez au plus grand salon de l'emploi au Québec ! Commerce de détail Sécurité Affaires gouvernementales Transport Finance Assurances Centres d'appels Alimentation Soutien administratif Vente et représentation Informatique et autres secteurs du marché du travail ! PARTICIPEZ À L'ACADÉMIE DE L'EMPLOI.TOUS LES DÉTAILS SUR NOTRE SITE INTERNET.Apportez votre C.V.et rencontrez des employeurs de choix.Entrevues sur place.Conférences liées au marché du travail, à l'éducation et à la formation.en collaboration avec présente Nos partenaires : Admission générale : 7 $ Étudiants : 5 $ (taxes incluses) 12 000 emplois offerts dans tous les secteurs Élaine Ayotte Porte-parole www.emploiformation.com Une invitation de 3164606A EN BREF Nouvel ambassadeur du Canada à Paris JEAN CHRÉTIEN a nommé hier son fidèle et principal conseiller en politique étrangère, Claude Laverdure, ambassadeur du Canada en France.Diplomate de carrière et vieux routier de la politique étrangère canadienne, il remplacera Raymond Chrétien, le neveu du premier ministre, qui a accepté un emploi dans le secteur privé.Claude Laverdure, qui a été ambassadeur dans nombre de pays, a été en coulisse l'un des artisans de la réponse du Canada aux États-Unis lors de la crise irakienne.M.Laverdure a joué un grand rôle également dans l'élaboration de l'initiative de M.Chrétien pour le développement de l'Afrique.Il a été chargé de nombreuses missions pour le Canada, notamment en Algérie, comme émissaire spécial en 1998 du ministre Axworthy et au G8, comme sherpa du premier ministre.\u2014 Gilles Toupin 3167157A 279$\u2020 Ou louez à Location de 48 MOIS COMPTANT INITIAL DE 2 500 $ OU ÉCHANGE ÉQUIVALENT.TRANSPORT ET TAXE SUR LE CLIMATISEUR INCLUS.FINANCEMENT OFFERT PAR SERVICES FINANCIERS CHRYSLER CANADA.Le prix comprend les allocations du fabricant consenties aux concessionnaires et est établi pour la berline Chrysler Sebring LX 2004 équipée de l'ensemble 24H + AJF.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.\u2020 Tarif mensuel pour 48 mois établi pour la berline Chrysler Sebring LX 2004 avec l'ensemble 24H + AJF.Le dépôt de sécurité est de 0$ pour une période de temps limitée seulement et peut changer sans préavis.Premier versement exigé à la livraison.Transport et taxe sur le climatiseur inclus.Aucun rachat requis.Le concessionnaire peut louer à prix moindre.Le locataire est responsable de l'excédent de kilométrage après 81 600 km au taux de 15 ¢ le kilomètre., \u2020 Ces offres d'une durée limitée sont exclusives et ne peuvent être jumelées à aucune autre offre, à l'exception de la remise aux diplômés et du programme d'aide aux handicapés physiques, et s'appliquent à la livraison au détail des modèles de berline Chrysler Sebring 2004 neufs en stock.Pour usage personnel seulement.Les offres peuvent changer sans préavis.Le concessionnaire peut devoir échanger un véhicule.Sous réserve de l'approbation de Services financiers Chrysler Canada.Transport et taxe sur le climatiseur (inclus à la location), immatriculation, assurance, droits sur les pneus neufs, frais d'inscription au Registre, taxes et frais d'administration des concessionnaires en sus.Photo à titre indicatif seulement.Voyez votre concessionnaire participant pour les détails et les conditions.Selon la première éventualité.Des conditions s'appliquent.Voyez votre concessionnaire pour les détails et les conditions.Remise aux diplômés de 500 $ à la location ou de 1000 $ à l'achat d'un véhicule, à l'exception de la Dodge SX 2.0 (750 $).Cette offre exclut la Dodge Viper.Voyez votre concessionnaire participant pour les détails et les conditions.MD Jeep est une marque déposée de Daimler Chrysler Corporation, utilisée sous licence par Daimler Chrysler Canada Inc., une filiale à propriété entière de Daimler Chrysler Corporation.Achetez à UN PEU DE COMPÉTITION N'A JAMAIS FAIT DE MAL À PERSONNE.AUCUN DÉPÔT DE SÉCURITÉ chrysler.ca LA MEILLEURE PROTECTION QUE NOUS AYONS JAMAIS OFFERTE SUR TOUS LES MODÈLES 2003 ET 2004.GARANTIE DE 7 ANS OU 115 000 KM SUR LE GROUPE MOTOPROPULSEUR, ET ASSISTANCE ROUTIÈRE 24 HEURES SUR 24.GM, FORD, HONDA E T TOYOTA N E L ' O N T PA S .ASSOCIATION PUBLICITAIRE DES CONCESSIONNAIRES CHRYSLER JEEPMD DODGE DU QUÉBEC par mois.Moteur de 150 ch Transmission automatique à 4 vitesses Télédéverrouillage Climatiseur Lève-glaces, rétroviseurs et verrouillage à commande électrique Radio avec lecteur de CD Et plus ! Chrysler Sebring LX 18 888$ 3169692A L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 1 6 S E P T EMB R E 2 0 0 3 C ANA D A A 7 SCANDALE DES COMMANDITES Chrétien absout ses ministres JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Le premier ministre Jean Chrétien estime que les ministres de son cabinet « n'ont probablement rien» à se reprocher dans le scandale du programme des commandites qui éclabousse son gouvernement et qui touche maintenant le Parti libéral du Canada (PLC).Réagissant à la décision de la Gendarmerie royale du Canada d'étendre à l'aile québécoise du PLC l'enquête qu'elle mène depuis 16 mois dans ce dossier, M.Chrétien a aussi soutenu hier que si quelqu'un au sein de son parti a fraudé le gouvernement, il devra répondre de ses actes devant les tribunaux.La Presse a révélé samedi que les limiers ont demandé aux dirigeants du PLC de leur fournir les états de compte du parti entre 1997 et 2002 afin de déterminer s'il y a eu malversation entre les agences de publicité de Montréal qui ont obtenu des millions de dollars en contrats du fédéral dans le cadre du programme de commandites et le Parti libéral durant cette période.Les dirigeants du parti s'apprêtent à obtempérer à la requête de la GRC.« Ils ont parlé avec le parti et ils (les dirigeants) ont dit que si vous voulez voir nos livres, vous pouvez les voir.S'il y a des gens qui ont fait des choses pas correctes, ils vont faire face aux conséquences judiciaires de leurs actes.Alors, c'est la vie.S'il y en a qui ont fait des erreurs, qu'ils paient pour », a déclaré hier le premier ministre à l'issue d'une réunion de son cabinet.Aux Communes, l'Alliance canadienne et le Bloc québécois ont réclamé à l'unisson la tenue d'une enquête publique indépendante afin de faire la lumière sur les liens qui auraient pu exister entre les agences de publicité et le Parti libéral à la suite de la décision de la GRC d'élargir son enquête.Le chef allianciste, Stephen Harper, a même fait valoir que le ministère des Travaux publics, autrefois dirigé par l'ancien ministre Alfonso Gagliano, a accordé des contrats bidon à des agences de publicité de Montréal proches des libéraux afin de les payer pour le travail réalisé durant les campagnes électorales.«À plusieurs reprises, nous avons demandé une enquête judiciaire sur le scandale des commandites.Afin de nous assurer qu'il n'y aura aucune intervention dans l'enquête qui se passe au parti même du premier ministre, est-il prêt à donner son consentement à une enquête judiciaire ?» a demandé M.Harper hier, jour de la reprise des travaux parlementaires.M.Chrétien a rejeté la requête en répondant que la GRC « fait très bien son travail » en fouillant là où il le faut et que « s'il y a des gens qui ont fraudé le gouvernement, ils doivent en payer les conséquences devant les tribunaux », qu'ils soient membres ou non du Parti libéral.Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a soutenu que les contribuables ont le droit de connaître le rôle qu'a joué l'ancien ministre Alfonso Gagliano dans ce dossier.« Cela prend une enquête publique indépendante », a déclaré M.Duceppe.Le député bloquiste Michel Gauthier a renchéri en disant que le scandale des commandites constitue «une terrible tache sur son tableau personnel ».Il a ajouté que la meilleure façon de « blanchir la plupart des membres de son Conseil des ministres qui n'ont probablement pas trempé dans le scandale des commandites, c'est de décréter une enquête publique ».M.Chrétien a répondu : « Je suis content de voir que le député concède que les ministres n'ont probablement rien eu à se reprocher.C'est une confirmation de ce que nous avons toujours dit à cette Chambre.» Ces propos du premier ministre ont laissé le chef bloquiste pantois.« Quand le premier ministre n'est même pas capable en Chambre de nous dire qu'il a la certitude qu'aucun de ses ministres n'a trempé dans l'histoire des commandites, c'est grave.» La GRC a lancé ses premières salves dans ce dossier la semaine dernière en déposant 18 chefs d'accusation de fraude totalisant environ deux millions de dollars contre Paul Coffin, le président de Communication Coffin.Cette agence de publicité proche des libéraux fédéraux a obtenu pour quelque 3,5 millions en contrats de commandites d'Ottawa entre 1997 et 2002 et a versé plus de 20 000 $ à la caisse électorale du Parti libéral durant cette période.M.Coffin doit comparaître devant les tribunaux le 18 novembre à Montréal et est passible d'une peine de 10 ans de prison s'il est reconnu coupable des chefs d'accusation déposés contre lui.Communication Coffin est l'une des plus petites agences de publicité de Montréal ayant obtenu des contrats dans le cadre du programme de commandites, mis sur pied par le gouvernement Chrétien au lendemain de la mince victoire du NON au référendum de 1995 au Québec afin d'augmenter la visibilité du fédéral dans la province.Certains appareils ne sont pas offerts dans tous les magasins.Après crédit postal de 150$ pour le Palm Tungsten et de 100$ 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dans d'autres pays.Sierra Wireless, le logo de Sierra Wireless, Watcher, les symboles de vague rouge et d'antenne à extrémité rouge sont des marques de commerce de Sierra Wireless, Inc.Heart of the Wireless Machine et Air Card sont des marques déposées de Sierra Wireless, Inc.©2002 Sierra Wireless, Inc.Palm OS est une marque déposée de Palm, Inc.aux États-Unis ou dans d'autres pays.MD Microsoft Corporation est une marque déposée aux États-Unis et au Canada.©2002 Palm, Inc.Tous droits réservés.Palm et Tungsten sont des marques de commerce de Palm, Inc.ou de ses filiales.MCRogers Communications inc.Utilisé sous licence.MD AT&T Corp.Utilisé sous licence.Allez travailler ailleurs Votre bureau est plus mobile que jamais Effectuez des appels vocaux Envoyez et recevez des courriels Gérez votre agenda Consultez des pièces jointes Accédez à Internet sans fil Synchronisez les données et accédez aux fichiers de votre ordinateur AIRCARDMC 750 ACHETEZ EN LIGNE ÉPARGNEZ CONSULTEZ LE WWW.ROGERS.COM/SANS-FIL, COMPOSEZ LE 1 866 787-4272 OU RENDEZ-VOUS CHEZ NOS DISTRIBUTEURS ROGERSMC AT&TMD OU ROGERS PLUS.(après crédit postal) PRIX UNIQUE À 39999$ MONTRÉAL 1104, rue Ste-Catherine O.(514) 877-0090 3573, boul.St-Laurent (514) 288-0600 2360, rue Notre-Dame O.(514) 983-1666 Place-Ville-Marie (514) 394-0000 8984, boul.de l'Acadie (514) 387-9999 1201, avenue Greene (514) 933-8000 5150, rue Jean-Talon O.(514) 341-2221 5954, boul.Métropolitain E.(514) 257-8826 6224A, rue St-Jacques O.(514) 369-4000 Centre Rockland (514) 735-4086 Place Alexis-Nihon (514) 865-9949 Place Versailles (514) 355-0003 Les Galeries d'Anjou (514) 356-0356 997, rue St-Antoine O.(514) 866-3326 505, boul.De Maisonneuve O.(514) 845-8353 3339L, boul.des Sources (514) 683-3333 15, boul.Don-Quichotte (514) 425-5505 2758, boul.St-Charles (514) 428-9000 8457, boul.Newman (514) 368-4000 Carrefour Angrignon (514) 368-4230 Place Vertu (514) 745-0745 2100, boul.Marcel-Laurin (514) 856-1884 Fairview Pointe-Claire (514) 695-1554 Complexe Desjardins (514) 842-0288 BOUCHERVILLE Promenades Montarville (450) 449-4998 BROSSARD 7005, boul.Taschereau, bur.150 (450) 926-3111 Mail Champlain (450) 671-3300 Place Portobello (450) 671-4744 CANDIAC 87B-4, boul.Marie-Victorin (450) 444-2100 CHÂTEAUGUAY 129, boul.St-Jean-Baptiste (450) 692-2201 Centre Régional Châteauguay (450) 692-5136 DRUMMONDVILLE 1565, boul.Lemire (819) 478-0851 965, boul.St-Joseph (819) 478-9977 Promenades Drummondville (819) 475-5024 GATINEAU 360, boul.Maloney O., bur.1 (819) 663-8580 Promenades de l'Outaouais (819) 561-3031 GRANBY 575, boul.Boivin (450) 777-6612 Galeries Granby (450) 375-4355 HULL Les Galeries de Hull (819) 775-3687 JOLIETTE 517, rue St-Charles-Borromée N.(450) 755-5000 Galeries Joliette (450) 760-3000 LAVAL 2142, boul.des Laurentides (450) 629-6060 379, boul.Curé-Labelle (450) 622-0303 Centre Laval (450) 978-1081 3364, boul.St-Martin O.(450) 682-2640 241C, boul.Samson (450) 969-1771 Carrefour Laval (450) 687-5386 1273, boul.Curé-Labelle (450) 680-1234 LONGUEUIL 1490, chemin de Chambly (450) 442-1566 MAGOG 221, rue Principale O.(819) 843-4455 REPENTIGNY 110, boul.Industriel (450) 581-4666 Les Galeries Rive-Nord (450) 581-7756 ROSEMÈRE 209, boul.Curé-Labelle (450) 971-0707 Place Rosemère (450) 971-2000 SAINT-BRUNO Promenades St-Bruno (450) 653-7472 SAINT-EUSTACHE 360, boul.Arthur-Sauvé (450) 974-9299 SAINT-HYACINTHE Les Galeries St-Hyacinthe (450) 261-9991 SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU Carrefour Richelieu (450) 359-4941 SAINT-JÉRÔME Carrefour du Nord (450) 436-5895 108, boul.du Carrefour (450) 431-2355 SHAWINIGAN 2563, boul.des Hêtres (819) 539-5004 SHERBROOKE 2980, rue King O.(819) 566-5555 Carrefour de l'Estrie (819) 822-4650 SOREL 2605, chemin Saint-Roch (450) 742-9600 Promenades de Sorel (450) 746-2079 TERREBONNE 1270, boul.Moody, bur.10 (450) 964-1964 Les Galeries de Terrebonne (450) 964-8403 TROIS-RIVIÈRES 5335, boul.des Forges (819) 372-5000 5635, boul.Jean-XXIII (819) 372-5005 Centre Les Rivières (819) 694-6812 VALLEYFIELD Centre Valleyfield (450) 373-0519 3167839A L'équipe de Copps prépare elle aussi la transition L I A LÉVESQUE Presse Canadienne LA CANDIDATE Sheila Copps affirme avoir elle aussi une équipe qui prépare la transition de façon informelle, dans l'éventualité où elle serait élue à la tête du Parti libéral du Canada.« C'est sûr que si on veut être premier ministre, on veut avoir une équipe et quand on travaille en équipe, on songe à quelle sera l'équipe après le 15 novembre (date du congrès à la direction du Parti libéral du Canada), a-t-elle soutenu.C'est normal.» Mme Copps a fait ces commentaires hier, à Montréal, en point de presse, après s'être adressée à un auditoire du Cercle canadien de Montréal.Mme Copps se dit enthousiasmée par sa campagne jusqu'ici, bien qu'elle dispose de moyens financiers considérablement moindres que M.Martin.Vendredi dernier, on apprenait que celui-ci dispose de plus de 9 millions.« Mais on a le droit de dépenser seulement 4 millions », objecte Mme Copps.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du 2003-09-15 Tirage du 2003-09-15 Tirage du 2003-09-15 NUMÉRO 020338 LE LUNDI ET LE MARDI À 19h SUR LE RÉSEAU TVA, DÈS LE 15 SEPTEMBRE 3162328A ÉCHEC DU SOMMET DE l'OMC Les agriculteurs québécois restent optimistes JUDITH LACHAPELLE DÉÇUS, mais pas abattus.Les représentants de l'Union des producteurs agricoles (UPA) disent même avoir appris « avec un certain soulagement» l'échec des négociations au sommet de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) de Cancun.L'état des pourparlers à la fin de la réunion n'augurait rien de bon pour les agriculteurs québécois, ont-ils fait valoir, et ils sont confiants de pouvoir profiter du sursis pour mieux défendre leur cause auprès des négociateurs.Le sommet s'est terminé dimanche par un constat d'échec, suscitant soulagement ou réprobation dans les délégations.Les pays en développement et certains pays exportateurs agricoles (dont le Canada) se sont généralement dits déçus de ne pas avoir obtenu l'élimination des subventions agricoles de la part de l'Union européenne et des États-Unis, mais sont également satisfaits de ne pas avoir cédé aux pressions de leurs vis-à-vis.Les négociations devraient néanmoins se poursuivre entre ambassadeurs dans les prochains mois au siège de l'OMC à Genève, indique le communiqué final diffusé par l'organisation.À la fin du sommet, le nombre de points de discussion était passé de trois à six, complexifiant du même souffle la stratégie des pays en développement (réunis au sein du G21) et celui des pays exportateurs de produits agricoles (groupe de Cairns) de forcer l'Union européenne et les États-Unis à éliminer les subventions à l'agriculture et à ouvrir leurs marchés.«Le temps jouait contre nous », a commenté hier depuis Cancun le président de l'UPA, Laurent Pellerin.Mais les pourparlers ne sont pas rompus, a-t-il indiqué.Les négociations se poursuivront encore pendant un an.« Le temps a plus de chances de jouer pour nous dans les prochaines semaines et les prochains mois.» Difficile par contre de prévoir un assouplissement de la position des pays riches.« Autant par nos contacts que par les documents qu'on a vus, on a pu constater que la volonté des États-Unis et de l'Europe de changer le fond de leur façon d'agir dans le domaine agricole n'est tout simplement pas là, a ajouté M.Pellerin.La volonté est tout simplement de perpétuer, d'une façon ou d'une autre, un support substantiel à l'agriculture de leurs pays.» Des altermondialistes contents Par ailleurs, les organisations altermondialistes se sont félicitées de l'échec de la réunion de l'OMC, souhaitant qu'il ouvre la voie à « une tout autre régulation du commerce international », ont indiqué à l'Agence France-Presse les représentants de la Confédération paysanne en France.« Nous avons obtenu une sorte de moratoire de fait, a pour sa part estimé le président d'Attac-France, Jacques Nikonoff.Indéniablement, c'est une victoire.Il y a donc, pour l'OMC, la nécessité de tout remettre à plat.Elle a fait la preuve de son incapacité à résoudre les problèmes, à écouter et à prendre en compte les revendications des pays pauvres.» « Les négociations du commerce mondial ne seront plus jamais les mêmes », a également fait savoir par communiqué le porteparole de l'organisme Oxfam, Phil Twyford.« Cette rencontre est un échec et ce sont les pays riches qu'il faut blâmer.Dans le passé, les pays riches ont conclu des ententes derrière des portes closes sans écouter le reste du monde.Ils ont tenté encore une fois de le faire à Cancun.Mais les pays en développement ont refusé de signer une entente qui aurait défavorisé les plus pauvres du monde.» Photo archives PC © Le président de l'Union des producteurs agricoles, Laurent Pellerin Pour exprimer vos sentiments.Orné d'un coeur provenant de notre collection exclusive de 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différentes agences fédérales, a précisé à l'AFP son porte-parole Michael Widomski.« L'une de nos priorités est d'identifier les possibilités d'hébergement d'urgence et de logements temporaires », a-t-il expliqué.Les autorités recommandent de s'équiper de lampes de poche et de piles pour les radios afin de pouvoir se tenir au courant des conseils de prudence.« Nous demandons aussi aux malades de prévoir des stocks de médicaments, et à tout le monde de préparer des réserves d'eau et de nourriture », ajoute M.Widomski.De son côté, la Marine américaine s'interrogeait hier sur la nécessité d'envoyer en mer sa flotte de près de 70 navires, actuellement basée à Norfolk (Virginie), pour éviter qu'elle soit endommagée à quai par les rafales de l'ouragan.L'approche d'Isabel se fait déjà sentir au large des côtes atlantiques, où la houle est impressionnante.Les garde-côtes recommandent aux surfeurs d'éviter les vagues.À 21 h GMT, l'ouragan se trouvait à 1180 km au sud-est des côtes de Caroline du Nord et à 755 km à l'est de l'archipel des Bahamas, selon le Centre national des ouragans à Miami.Isabel se déplace sur une trajectoire nord-ouest à la vitesse de 13 km/h et devrait continuer à se déplacer au même rythme lors des 24 prochaines heures.Ses vents restent très forts, à plus de 205 km/h et avec des pointes encore plus élevées, mais ont légèrement faibli par rapport à dimanche.Il est désormais classé en catégorie quatre sur l'échelle Saffir-Simpson qui en compte cinq, et pourrait se classer à la catégorie 3 (vents de 178 à 209 km/h) lorsqu'il touchera terre, selon le service national de météorologie à Washington.Plusieurs facteurs contribuent à l'affaiblir, notamment la fraîcheur de la surface de l'Atlantique et les conditions atmosphériques vers lesquelles il se dirige, explique un porte-parole de ce service, Scott Kiser.« Mais attention, les classements sont très relatifs et un ouragan de catégorie 3, ça reste très dévastateur », explique-t-il.Selon les spécialistes, un ouragan de cette catégorie peut déraciner des arbres, arracher des panneaux d'affichage, endommager les toitures des maisons et provoquer d'importantes inondations près des côtes.L'ouragan le plus important de ces dernières années ayant touché la côte Est, Andrew en août 1992, avait fait 41 morts et 26,5 milliards de dollars de dégâts.Photo Archives La Presse © Guy Cormier Décès de Guy Cormier C'EST AVEC tristesse que La Presse a appris hier soir le décès de Guy Cormier, ancien éditorialiste, qui a succombé à une pneumonie à l'âge de 81 ans.M.Cormier s'était joint à l'équipe éditoriale de La Presse en 1962 et a mené une carrière prolifique jusqu'en 1987.Après avoir complété des études en Lettres à la Sorbonne en 1952, il est revenu à Montréal, où il a participé à la fondation de la revue Cité Libre.Ardent souverainiste, il s'est dissocié de la publication quelques années plus tard.Durant sa carrière, M.Cormier a reçu de nombreuses distinctions, dont le prix Olivar Asselin, en 1983.Il a aussi été décoré de l'Ordre national du mérite par le gouvernement français.Ses funérailles auront lieu à Sherbrooke, sa ville natale.La date du service funèbre n'était pas encore déterminée hier soir.\u2014Nicolas Bérubé Photo Reuters © Une photo, prise du satellite Terra de la NASA hier, montre l'oeil de l'ouragan Isabel près de Porto Rico qui se dirige vers le nord-est.Programme de location des Services financiers Hyundai pour l'Accent GS 2003, PDSF à partir de 12 395 $, taux d'intérêt annuel de 0,17 %, mensualités de 129 $ pour 60 mois, sans obligation au terme du contrat de location.Coût total de location de 9530 $, option d'achat de 3544 $.Comptant de 1790 $, première mensualité exigée.Dépôt de sécurité de 0 $, frais de transport et de préparation inclus.Toutes taxes applicables, frais d'immatriculation et frais d'administration de 350 $ en sus.Kilométrage annuel de 20 000 km, 10 ¢ par kilomètre additionnel.PDSF de l'Accent GS 2003 à partir de 12 395 $.Frais de transport, d'immatriculation, de préparation et toutes taxes applicables en sus des PDSF.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.\u2020Taux annuel de financement à l'achat de 0 % jusqu'à 60 mois pour tous les modèles Accent 2003.Les frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers sont en sus (Québec).Exemple de financement : 10 000 $ à un taux annuel de 0 % équivaut à des mensualités de 166,67 $ pour 60 mois.Coût de prêt de 0 $ pour une obligation totale de 10 000 $.Toutes les offres de financement à l'achat ou de location sont pour une durée limitée, sur approbation du crédit, et ne peuvent être combinées à aucune autre offre.Voir le concessionnaire pour les détails.u Source : A.F.I.A.C., ventes de 2001 et 2002.www.hyundaicanada.com DES VOITURES GARANTIES POUR LONGTEMPS : Garantie de 5 ans/100 000 km sur le groupe motopropulseur Assistance routière 24 heures de 3 ans/kilométrage illimité, comprenant livraison d'essence, changement de roue en cas de crevaison, 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occuper le fauteuil », mais bien pour « faire la différence », a-t-il dit hier en entrevue, après avoir prévenu, la veille, que son gouvernement irait de l'avant dès l'automne avec des assouplissements à l'article 45 du Code du travail, pour favoriser la sous-traitance, en dépit de certaines réticences exprimées au Conseil des ministres.Tandis que le Conseil du patronat soupirait d'aise hier devant les intentions de Québec, on fourbissait les armes du côté des syndicats hier.Et parmi les groupes sociaux, on supputait l'utilité d'un nouveau parti politique pour faire la promotion des idées de gauche.« Un nouveau parti aurait sa place », a observé François Saillant, ténor du Front d'action populaire en réaménagement urbain du Québec, FRAPRU.Les membres de D'abord solidaires, le groupe dirigé par Françoise David qui avait pris position durant la récente campagne électorale feront le point à la fin novembre sur l'opportunité de créer un nouveau parti.Le Parti libéral a clairement donné le ton pour les prochaines années, en promettant en fin de semaine une collision avec les syndicats et, pour M.Saillant, le Parti québécois, concentré sur la question nationale, ne peut répondre aux aspirations des mouvements populaires.Pour Gilles Taillon, président du CPQ, favoriser la sous-traitance est nécessaire pour accroître la compétitivité de l'économie du Québec.Les secteurs public et privé devraient être touchés.« Comme je connais M.Charest, c'est le genre de gars qui s'est présenté en politique avec un programme pour l'appliquer.Il n'est pas là pour tuer du temps, cela surprend peut être du monde », a dit M.Taillon.Du côté syndical, Henri Massé, président de la FTQ, prédisait une large mobilisation des centrales si des discussions préalables avec le gouvernement ne permettaient pas de mettre de côté ces amendements au Code du travail.« Quand les gouvernements précédents ont tenté de jouer là-dedans nos membres sont toujours allés aux barricades.On va commencer par faire entendre notre point de vue, on verra après ce qui va se passer », a dit M.Massé.« Dire qu'on va sauver des millions en coupant dans les conditions de travail, c'est irréaliste.Ces gens ne font pas de gros salaires ; des gens qui font l'entretien ménager ou sont aux cafétérias des hôpitaux et qui font 30 000$ ou 32 000 $ par année.» Dans une entrevue diffusée par TVA hier, le premier ministre Charest a souligné qu'il n'entendait pas « mettre tout en l'envers », mais « on a un mandat de changement », a-t-il dit.Il refuse de se faire taxer de conservatisme : « on est plus un gouvernement de centre, on est pragmatiques, pas idéologiques, et on est très déterminés », a insisté M.Charest.Il a évoqué « l'erreur » de sa présidente du Conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget, sur la qualité de l'eau à Montréal.« En voulant donner un exemple, elle est entrée dans un sujet controversé, il a fallu remettre les points sur les i, cela arrive de temps en temps », a soutenu M.Charest.Pour lui les mises à la retraite des fonctionnaires \u2014 40% des employés de l'État auront pris leur retraite d'ici 10 ans \u2014, « sont une occasion en or» pour permettre au gouvernement de livrer ses services en ligne par le biais de l'Internet.Il n'y aura pas de départs forcés, insiste- t-il.Sur les défusions, M.Charest est resté bien vague.Pas question toutefois d'imposer un moratoire sur les défusions comme le souhaitait le maire de Montréal, Gérald Tremblay.« On n'a pas intérêt à faire en sorte que cette affaire-là plane dans le décor pendant trois ou quatre ans », a commenté M.Charest.Il se dit « très favorable» au plan de réorganisation rendu public cet été par le maire Gérald Tremblay.Mais Québec ne prendra pas sa décision avant la fin de la commission parlementaire sur le projet de loi 9, à la mi-octobre.Sur le financement des garderies, M.Charest souligne l'ampleur du problème du manque de ressources ; le système coûtait 300 millions à l'origine, il en coûte maintenant 1,3 milliard.Il faut que le système « se paie, se finance », a-til dit.SECTEUR PUBLIC La CSN et la FTQ montent aux barricades Les salaires consentis devront tenir compte de l'argent déjà versé L I A LÉVESQUE Presse Canadienne LA CSN évoque une « déclaration de guerre » du gouvernement Charest, alors que la FTQ parle de « désordres sociaux majeurs » à venir.L'idée de favoriser le recours à la sous-traitance dans le secteur public en assouplissant l'article 45 du Code du travail, reprise par les libéraux lors du conseil général du week-end dernier, a vite fait monter aux barricades les centrales syndicales.La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, reproche au gouvernement Charest de vouloir « favoriser la venue de petits amis » en ayant davantage recours aux promoteurs privés pour dispenser des services dans les établissements de santé.En conférence de presse hier à Montréal, Mme Carbonneau s'est dite indignée par ce projet, y percevant un «glissement vers le modèle Harris » (l'ancien premier ministre ontarien Mike Harris et sa « révolution du bon sens« ) et un « retour au capitalisme sauvage ».Elle croit que de prime abord, les services les plus menacés seraient ceux des buanderies, des cafétérias, des services administratifs et de l'entretien ménager.Mais elle dit ignorer où s'arrêtera la volonté gouvernementale de favoriser la sous-traitance.MARIO CLOUTIER QUÉBEC \u2014 Les 425 000 employés du gouvernement ne recevront pas de cadeau lors de la négociation de leurs prochaines conventions collectives.Leurs salaires et leurs conditions de travail devront tenir compte des sommes déjà versées en équité salariale ainsi que de l'incontournable réingénierie de l'État.C'est ce qui ressort d'une entrevue accordée à La Presse par le négociateur en chef du gouvernement, Jean-François Munn.Ce spécialiste des relations de travail souligne que Québec tiendra compte du règlement en équité salariale pour calculer les nouveaux salaires versés aux syndiqués du secteur public.« Ce n'est pas un dossier où rien ne s'est fait, dit-il.Loin de là.Beaucoup d'argent a été dépensé que ce soit en termes de relativité ou d'équité.S'il y a finalisation du dossier, on va devoir tenir compte de ces effets sur la capacité de payer.» Québec a versé plus de cinq milliards en 13 ans pour l'équité et la relativité salariales.Les syndicats s'attendent à une somme supplémentaire variant entre 200 et 600 millions en vertu de la nouvelle Loi sur l'équité salariale.« Si je fais l'équité salariale et que cela me sort du marché et fait en sorte que je ne suis plus en affaires, personne n'a gagné quoi que ce soit », poursuit M.Munn en faisant une analogie avec les entreprises.Prudent, Jean-François Munn ne veut prédire quand commenceront ou se termineront les négociations.Les conventions collectives sont échues depuis le 30 juin dernier à la suite d'un report d'un an, consenti par les syndicats afin de finaliser l'entente sur l'équité salariale toujours à venir.Cependant, en vue des négos, le gouvernement n'a pas défini toutes ses orientations et « les syndicats ne sont pas tous au même niveau », note M.Munn, avant d'ajouter que « tout le monde souhaite que ça se règle le plus rapidement possible ».Jean-François Munn n'est pas un nouveau venu dans les relations patronales syndicales du secteur public.Il a déjà travaillé à la CSN avant d'entrer au service du gouvernement et de passer un certain temps dans le secteur privé.Son expérience lui sera sans doute d'un grand secours devant des syndicats qui songent à faire front commun contre un « discours néo-libéral assez musclé » a déjà dit le président de la FTQ, Henri Massé, à propos de la patronne des employés de l'État, la présidente du Conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget.Le négociateur en chef comprend que le gouvernement libéral a moins d'affinités avec les syndicats que l'équipe péquiste précédente, « mais, souligne-t-il, les syndicats ont la capacité de développer une relation avec le gouvernement, peu importe le gouvernement.C'est un fait connu ».La situation économique et financière ne laisse toutefois rien présager de bon à court terme aux yeux des syndicats.Afin de maintenir le déficit zéro, Québec tiendra sûrement compte du fait que sa masse salariale représente désormais 56 % de ses dépenses.« Ça fait partie des éléments que le gouvernement devra considérer dans ses orientations, pense M.Munn.C'est un facteur qui n'est pas négligeable dans un équilibre budgétaire.» Réingénierie de l'État Mais l'imposant chantier de la réingénierie de l'État risque également de venir compliquer les négociations.« Je ne pense pas que l'un conditionne l'autre », affirme le mandataire de l'État face aux syndicats.Mais il avoue que les syndiqués du secteur public devront composer avec cette nouvelle direction dans leur travail.« Il faut être capable de bien faire les choses et de les faire efficacement, dit-il.S'il y a une capacité de faire les choses d'une façon contemporaine, est-ce qu'on devrait le faire ou pas?Je ne pense pas qu'on dispense les services en 2003 comme on les dispensait en 1960.» Friand d'exemples tirés du privé, M.Munn fait une analogie entre la nouvelle façon de rendre les services publics et l'importance des guichets automatiques.Selon lui, une banque qui refuserait de les utiliser ne ferait plus d'affaires de nos jours, tellement ce service est passé dans les moeurs.« S'il y a des façons plus productives de faire les choses adéquates, on ne peut pas se mettre la tête dans la sable.Sans ça, on va être dépassés », soutient-il.Enfin, Jean-François Munn estime que les négociations du secteur public permettront aux deux parties de faire face à de nombreux problèmes d'organisation du travail qui devront être réglés tôt ou tard.« Dans les faits, on est tous au service des citoyens.C'est l'objectif que l'on ne doit jamais oublier », conclut-il.Réalisation : Stéphane Tremblay À hauteur d'homme : la suite à 8 h35 www.radio-canada.ca/bienmeilleur dès5h HOMIER-ROY Bernard Landry.Mon invité ce matin : 3170520A Offre en vigueur pour une durée limitée chez votre concessionnaire Kia.LA MEILLEURE GARANTIE DE L'INDUSTRIE GARANTIE DE BASE DE 5 ANS/100 000 KM GARANTIE SUR LE GROUPE MOTOPROPULSEUR DE 5 ANS/100 000 KM ASSISTANCE ROUTIÈRE AVANTAGE PLUS DE 5 ANS/100 000 KM SPECTRA LS 2003 La compacte dotée de l'un des habitacles les plus spacieux D'autres options de location et de financement sont offertes.Pour tout renseignement, passez chez un concessionnaire.Nos programmes de location-bail sont établis, sur approbation du crédit, par Services Financiers de Kia Canada, et sont applicables aux modèles présentés : Rio S 2003 (RO5413) et Spectra LS 2003 (ST54A3).Durée de location-bail de 60 mois, avec taux de financement annuels respectifs de 2,52 % et 1,99 %; et versement initial ou équivalent d'échange de 1 695 $ et 2 895 $.Versement du premier mois de 139 $ et 179 $, plus frais de livraison et destination de 0 $ et 0 $ et frais d'acquisition de 350 $ exigibles à la livraison.L'obligation totale de location-bail pour les modèles présentés est basée sur un prix de détail suggéré du fabricant (PDSF) de 12 350 $ et 16 795 $, et se chiffre respectivement à 10 035 $ et 13 635 $; l'option d'achat à la fin de la location-bail est évaluée à 4 035,60 $ et 4 906,25 $, taxes en sus.Le kilométrage alloué pour la location-bail est de 20 000 km/an (d'autres forfaits sont offerts) avec un supplément de 0,10 $ par kilomètre excédentaire.PDSF : Rio S 2003 à partir de 12 350 $ et Spectra LS 2003 à partir de 16 795 $.Les plaques, immatriculation, assurances, frais de livraison et destination, et taxes sont en sus, à moins d'indication contraire.Le PDSF des modèles présentés figure ci-dessus.Les prix peuvent être modifiés sans préavis.Les concessionnaires peuvent vendre ou louer les véhicules à prix inférieur.Un taux de financement à l'achat de 0 % s'applique pour une période maximale de 36 mois à la Rio S, et de 60 mois à la Spectra LS.Toutes les options de financement à l'achat excluent les frais de livraison et destination, plaques, assurances, frais d'administration et taxes applicables.§ Exemple de financement à l'achat : un montant de 10 000 $, à un taux de financement à l'achat de 0,0 %, donne des versements mensuels de 277,78 $ pour une durée de 36 mois; le coût d'emprunt est de 0 $ pour un engagement de 10 000 $.Exemple de financement à l'achat pour l'offre « Aucun paiement pendant 12 mois » : pour un montant de 10 000 $, à un taux de financement à l'achat de 0,0 % par année, pour une durée de 11 mois, le versement mensuel est de 0 $, le coût d'emprunt pour les 11 premiers mois est de 0 $, et le montant total dû après les 11 mois est encore de 10 000 $.Après la durée de 11 mois, un montant de 10 000 $, à un taux de financement de 6,14 %, donne des versements mensuels de 235,49 $ pour une durée de 48 mois; le coût d'emprunt est de 1 303,65 $ pour un engagement de 11 303,65 $.¶ L'offre « Jusqu'à 1 600 $ de rabais avec achat au comptant » s'applique seulement aux achats au comptant des modèles sélectionnés, conclus et payés intégralement le jour de la transaction.L'offre ne s'applique pas aux achats ou aux locations de véhicules financés par Services Financiers de Kia Canada.L'offre peut varier selon le modèle de véhicule choisi.Le versement mensuel et le coût d'emprunt varient selon le montant de l'emprunt, la durée du prêt et le versement initial/équivalent d'échange.Certaines restrictions peuvent s'appliquer.\u2020 Les modèles présentés sont légèrement différents des modèles illustrés.Offre d'une durée limitée.KIA est une marque de commerce de Kia Motors Corporation.www.kia.ca RIO S 2003 La quatre-portes qui vous en donne plus OU 0% DE FINANCEMENT À L'ACHAT POUR 60MOIS Albi le Géant Kia Mascouche (450) 474-3333 Boisvert Kia Blainville (450) 430-2223 Bourassa Kia Laval (450) 669-7040 Kia de Brossard Brossard (450) 671-5050 Kia de Drummondville Drummondville (819) 478-2655 Kia Gabriel Dollard-des-Ormeaux (514) 426-7777 Kia de Granby Granby (450) 777-0332 Gravel Kia St-Jean-sur-Richelieu (450) 347-2835 Kia Grenville Grenville (819) 242-0115 Joliette Kia S.C.B.Joliette (450) 752-1952 Kia Valleyfield Valleyfield (450) 370-1130 Kia des Laurentides Lafontaine (450) 438-4438 Kia Mario Blain Mc Masterville (450) 464-4551 Kia Montréal Montréal (514) 908-2300 Kia Repentigny Repentigny (450) 657-1031 Kia Longueuil Longueuil (450) 928-3000 Kia St-Eustache St-Eustache (450) 623-9004 Kia St-Hyacinthe St-Hyacinthe (450) 774-3444 Kia St-Léonard St-Léonard (514) 256-1010 Kia Serge Morand St-Constant (450) 635-4610 Kia de Sherbrooke Rock-Forest (819) 563-3737 Kia Sorel-Tracy Tracy (450) 742-1542 Kia Trois-Rivières Trois-Rivières (819) 373-7300 Kia Victoriaville Victoriaville (819) 758-5050 Ville-Marie Kia Montréal (514) 598-8800 Royal Kia Lasalle (514) 595-6666 Moteur de 1,6 L, DACT Boîte manuelle à 5 vitesses Deux coussins gonflables Lecteur laser Poutrelles latérales d'impact en acier AVEC CLIMATISATION Moteur de 1,8 L, DACT Boîte manuelle à 5 vitesses Glaces, verrouillage des portes et rétroviseurs chauffants à commandes électriques Régulateur de vitesse PDSF : 12 350 $ Modèle GSX illustré\u2020 PDSF : 16 795 $ Modèle LS illustré\u2020 LIQUIDATION 139$ 179$ PAR MOIS/60 MOIS AVEC SEULEMENT 1695$ DE COMPTANT 0$ DE DÉPÔT DE SÉCURITÉ FRAIS DE LIVRAISON ET DESTINATION INCLUS PAR MOIS/60 MOIS AVEC SEULEMENT 2 895$ DE COMPTANT 0$ DE DÉPÔT DE SÉCURITÉ FRAIS DE LIVRAISON ET DESTINATION INCLUS LOCATION À PARTIR DE LES KIA 2004 SONT ARRIVÉES ! 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s'interrogent sur les causes et les conséquences de ce vote, pour la Suède et pour l'avenir de l'Union européenne (UE) \u2014déjà malmenée par une faible croissance économique, une méfiance croissante à l'égard d'une plus grande intégration politique, et des querelles amères à propos du « pacte de la stabilité », qui impose une limite aux déficits budgétaires des pays membres.David contre Goliath Cinquante-six pour cent des Suédois ont voté contre l'adoption de l'euro, contre 42% en faveur, avec un taux de participation de 81 %.Le premier ministre social-démocrate, Göran Persson, n'a pas mis de temps à concéder la défaite.C'est pire qu'il n'avait pu l'imaginer \u2014 le plus grand échec de sa carrière politique, au terme d'une semaine terrible où sa ministre des Affaires étrangères et amie, Anna Lindh, a été poignardée à mort par un inconnu pendant qu'elle faisait des courses dans un grand magasin de Stockholm.« Ce référendum, c'était David contre Goliath », dit Olof Petersson, professeur de science politique à l'institut SNS de Stockholm.Et si David a gagné, selon lui, c'est que les Suédois ont voulu passer un message aux élites de leur pays, auxquels ils ne font plus confiance.« C'est un vote anti-establishment, ajoute Karl Magnus Johansson, politologue à l'Université Södertörns.On peut l'interpréter comme un vote de protestation contre les patrons politiques et économiques.On peut aussi y voir la méfiance des Suédois envers l'UE dans son ensemble.» Surnommée la « reine du OUI », Anna Lindh était une partisane enthousiaste de l'intégration européenne.Elle croyait que son pays de neuf millions d'habitants aurait plus de poids économique et politique au sein de l'eurozone, que la monnaie unique serait bonne pour la croissance, les emplois et les échanges commerciaux.Les patrons de banques et de grandes entreprises, comme Ericsson et Electrolux, avaient prévenu que la Suède perdrait des investissements étrangers si elle s'entêtait à demeurer hors de la zone euro, qui comprend déjà 12 nations européennes.Craintes justifiées?Pourtant, même s'ils ont été dévastés par la mort aussi inexplicable que brutale de leur ministre, la plupart des Suédois n'étaient pas prêts à la suivre dans cette voie.Comme en Grande-Bretagne, leur opposition à l'euro reflète un malaise envers les bureaucrates de Bruxelles » et les « banquiers de Francfort ».Les Suédois craignent de perdre le contrôle de leur économie s'ils acceptent de troquer leurs couronnes contre l'euro, dont les taux d'intérêts sont fixés en Allemagne.Et ils craignent que leur État providence, le fameux « modèle suédois », ne soit dilué dans un grand melting-pot européen.« Les gens pensent que la démocratie et le système social suédois seraient menacés par l'intégration européenne.En 1994, nous avons dit OUI avec réticence (à l'adhésion à l'UE), au moment où nous traversions une crise économique très profonde.Nous devions nous joindre pour sauver les emplois, avoir accès aux marchés », dit M.Petersson.Mais la Suède ne veut pas d'un fédéralisme européen.Elle est fière de sa neutralité, de sa prospérité, de son système social généreux.« Pourquoi risquerions-nous ces acquis pour des idées abstraites?Nous sommes des pragmatiques, nous n'aimons pas les idées, les visions.C'est, en général, l'attitude qui prévaut face à l'euro.» Pas de démission Plusieurs partisans du OUI ont souligné que la campagne s'était déroulée à un mauvais moment, en pleine récession, alors que les deux plus grandes économies de la zone euro, la France et l'Allemagne, exigent d'être exemptées de la règle limitant les déficits budgétaires à 3% du PIB.Pendant que les économies de l'UE stagnent, celle de la Suède se porte bien, avec une croissance de 1,5 % cette année, le double de celle de l'eurozone.Raison de plus pour conserver les couronnes dans nos poches, se disent les Suédois.Le premier ministre Persson a affirmé qu'un autre référendum sur l'adhésion à l'euro était peu probable avant au moins 10 ans.Bien que son parti, sa coalition gouvernementale et même son cabinet étaient divisés sur la question, il a rejeté l'idée de démissionner \u2014 d'autant plus que son unique successeur en vue était Anna Lindh, sa ministre disparue.Photo AP © Dans les rues de Stockholm, le NON à l'euro est bien présent, même sur les affiches du OUI.Dépôt de sécurité de 300 $, mise de fonds et première mensualité exigés.Des frais de 0,08 $ du kilomètre après 80 000 kilomètres et d'autres conditions s'appliquent.Votre conseiller Ford peut louer moins cher.\u2020 La mensualité annoncée inclut une remise taxable du constructeur de 1 000 $.Les taxes sont calculées sur le plein prix de location avant la déduction de la remise.Ces offres s'adressent à des particuliers sur approbation de Crédit Ford et ne peuvent être jumelées à aucune autre, à l'exception de la remise aux diplômés pour laquelle certaines conditions s'appliquent.Immatriculation, assurances, taxes et frais d'inscription au Registre des droits 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gouvernement transitoire irakien ou gouvernement intérimaire a tenu une réunion extraordinaire sur la sécurité dans la ville sainte chiite de Najaf, frappée le 29 août par un attentat qui a fait plus de 80 morts.M.Powell a terminé dans la bourgade kurde de Halabja, à 255 km au nord-est de Bagdad, gazée par l'armée de Saddam Hussein en 1988, la visite du plus haut responsable américain en Irak depuis la chute du régime en avril.Aucune des armes de destruction massive que les États-Unis accusaient l'Irak de détenir n'a été retrouvée.Le chef de la police de Khaldiya, à 80 km à l'ouest de Bagdad, le colonel Khodayyir Ali Moukhlif, a été tué et deux sergents ont été blessés par des inconnus à l'entrée de Falloujah, a affirmé un responsable de la police de cette ville située à 50 km à l'ouest de Bagdad.Les assaillants aux visages masqués par des keffiehs, circulant à bord d'une voiture, ont tiré sur les policiers, a précisé le chef des patrouilles de la ville, le lieutenantcolonel Jalal Sabri.Les forces américaines subissent de nombreuses attaques dans la province sunnite tribale et conservatrice d'Al-Anbar, où se trouve Falloujah.« La quotidienneté, la multiplication des actes de violence montre bien qu'il y a des forces de résistance » en Irak, a constaté le chef de la diplomatie française, Dominique de Villepin, sur les ondes de France Info.« Il y a bien sûr des éléments de l'ancien parti Baas ; il y a aussi des forces islamiques, il y a des forces terroristes », a poursuivi Dominique de Villepin, pour qui « l'Irak ne connaissait pas le terrorisme il y a quelques mois ; aujourd'hui, c'est un des centres du terrorisme mondial, et il y a des forces nationalistes ».À Bagdad, un soldat américain a été tué dans une attaque au lanceroquettes.Il s'agit du deuxième soldat tué en Irak en 24 heures.Ces morts portent à 76 le nombre de militaires américains tués depuis le 1er mai, date à laquelle le président George W.Bush a déclaré la fin des principales opérations de combat en Irak.D'autre part, un civil irakien a été tué à Mokdadiya (45 km à l'est de Bagdad) par des soldats américains auxquels il avait résisté, les prenant pour des voleurs, selon un témoin.À Halabja, près de la frontière iranienne, M.Powell a rendu hommage aux victimes tombées en mars 1988 pendant la guerre Iran- Irak (1980-1988).« Je ne vais pas vous dire que le monde aurait dû agir plus tôt, vous le savez », a-t-il lancé.« Ce qui s'est passé à Halabja ne doit plus jamais arriver », a-t-il ajouté devant de nombreuses familles de victimes.Selon son entourage, cette visite était destinée à rappeler que l'ancien régime a utilisé des armes de destruction massive contre son propre peuple.M.Powell est ensuite retourné à Kirkuk, à 250 km au nord de Bagdad, où il était arrivé dans la matinée, d'où il a quitté l'Irak en avion pour le Koweït.EXPRESS INTERNATIONAL États-Unis Élection suspendue UNE cour d'appel américaine a provoqué, hier, un choc politique en décidant de suspendre sine die l'élection pour le poste de gouverneur de l'État de Californie, prévue le 7 octobre, et dont le candidat le plus célèbre est l'acteur Arnold Schwarzenegger.La 9e chambre d'appel fédérale de Californie a infirmé une décision en première instance qui avait débouté, fin août, l'Union pour la défense des libertés civiles (ACLU), à l'origine d'une plainte mettant en cause la vétusté de certaines machines à voter.Le scrutin sera vraisemblablement retardé jusqu'à ce que de nouvelles machines de vote soient installées dans tout l'État.Cette décision reste susceptible d'être portée devant la Cour suprême de Californie et, le cas échéant, devant la Cour suprême des États-Unis.Le scrutin comprend deux questions : voulez-vous remplacer le gouverneur, et si oui, par qui ?\u2014 d'après AFP Russie Attentat en Ingouchie UN camion piégé a explosé, hier, devant un bâtiment de la sécurité à Magas, la nouvelle capitale de l'Ingouchie, république autonome du Caucase frontalière de la Tchétchénie, faisant au moins deux morts et 25 blessés, selon les autorités russes.La déflagration a brisé toutes les vitres du siège local du Service fédéral de sécurité (FSB), cet édifice de deux étages étant sérieusement endommagé mais toujours debout.Selon l'agence ITAR-Tass, au moins une centaine de personnes se trouvaient dans le bâtiment au moment de la déflagration.L'Ingouchie entretient des liens étroits avec la Tchétchénie et abrite des dizaines de milliers de réfugiés tchétchènes.L'attentat intervient quelques semaines avant l'élection présidentielle prévue le 5 octobre en Tchétchénie, qui est présentée par le Kremlin comme une étape-clé vers la paix dans la petite république.\u2014 d'après AFP Brésil Paysans assassinés HUIT travailleurs ruraux ont été tués par balles dans une embuscade tendue par des tueurs à gages à São Felix, dans le sud de l'État amazonien du Para, l'une des régions les plus violentes du Brésil en matière de conflits agraires.La mort des travailleurs s'est produite vendredi au moment où ils plantaient de l'herbe sur des terres qu'ils avaient déboisées.Selon une responsable de la Commission pastorale de l'Église catholique, c'est le Far West, les terres appartiennent au premier arrivé, ce qui entraîne des conflits violents.En réalité, les terres appartiennent à l'État et la racine du problème, c'est qu'il est absent.Pendant le premier semestre, 47 personnes sont mortes dans des conflits agraires au Brésil, selon le Mouvement des travailleurs ruraux sans terre (MST) contre 43 pendant toute l'année 2002.\u2014 d'après AFP Iran Féminisation de l'université LES jeunes Iraniennes ont confirmé en 2003 leur succès au concours national d'entrée à l'université, où elles ont de nouveau surclassé les hommes.Sur les 230 328 admis (pour environ 1,5 million de candidats) dans les universités publiques, 142 459 sont des jeunes filles, soit 61,8 %.Même dans les disciplines scientifiques réputées davantage suivies par les hommes, les femmes a réduit l'écart en prenant 37 600 des 80 000 places, soit 47 %.\u2014 d'après AFP Photo AP Des proches d'Ahmed Abu Latifa, le Palestinien de 14 ans tué la veille par des soldats israéliens, sont allé chercher le corps de l'adolescent à la morgue de l'hôpital, hier, pour le transporter au camp de réfugiés de Kalandia où se sont déroulées les funérailles.Ahmed a été abattu après avoir franchi la ligne de démarcation des territoires palestiniens avec un groupe de jeunes pour pénétrer dans une base aérienne abandonnée.Le processus de paix est rompu L'émissaire de l'ONU au Proche-Orient craint que la situation n'empire d'après AFP et AP NATIONS UNIES \u2014 Sur fond d'escalade sur le terrain, l'émissaire des Nations unies au Proche-Orient, Terje Roed-Larsen, a reconnu devant le Conseil de sécurité, hier, la rupture du processus de paix israélo-palestinien, affirmant craindre une nouvelle détérioration de la situation.« Le récent cycle d'attentats terroristes et de meurtres a brisé le cessez-le-feu palestinien et a conduit le processus dans une impasse », a-t-il souligné à New York, lors d'une réunion consacrée à la situation au Proche-Orient.Il a toutefois ajouté que « si la situation est grave, il est alarmiste de parler de la mort du processus de paix ».Les Palestiniens appellent les Nations unies à exiger d'Israël que la sécurité de Yasser Arafat soit assurée, tandis que les membres du Conseil de sécurité maintiennent leurs pressions sur les deux parties pour obtenir la mise en oeuvre de la « feuille de route ».La requête formulée par des Palestiniens à l'ONU fait suite aux déclarations du vice-premier ministre israélien Ehoud Olmert, qui n'a pas hésité dimanche à reconnaître que tuer le président de l'Autorité palestinienne faisait partie des « options » d'Israël.Dans un geste d'apaisement, le ministre des Affaires étrangères, Silvan Shalom, a juré qu'Israël n'avait pas l'intention de tuer le dirigeant palestinien.À l'étranger, l'hypothèse du banissement ou de l'élimination de Yasser Arafat continue à susciter la réprobation.À Paris, le président Jacques Chirac et son homologue égyptien Hosni Moubarak ont souligné que l'éloignement, voire l'assassinat du dirigeant palestinien, serait « extrêmement dangereux» et « contre-productif » pour le processus de paix.À Londres, un porte-parole du premier ministre Tony Blair a estimé que la menace du gouvernement israélien de tuer Yasser Arafat était « inacceptable ».M.Terje Roed-Larsen, le représentant de l'ONU au Proche-Orient, a par ailleurs accusé les Israéliens et les Palestiniens de ne pas avoir répondu « sérieusement et activement » à leurs préoccupations mutuelles.Sans un changement majeur, « il semble inévitable que la situation se détériorera encore plus, entraînant un bain de sang majeur ».Le Conseil de sécurité a entamé des consultations sur un projet de résolution rédigé par les Palestiniens vendredi soir, mais les discussions sur le texte ont été reportées à hier, malgré les pressions arabes en faveur d'un vote rapide.Le volcan Nord-Sud fait éruption à Cancun JOONEED KHAN LE CONFLIT Nord-Sud n'a pas disparu.Au contraire, il est plus intense que jamais.C'est lui qui a entraîné l'échec de la cinquième Conférence ministérielle de l'OMC, dimanche à Cancun.La cause profonde de cet échec : l'inégalité planétaire, qui fait que 20% de la population mondiale (les plus riches) contrôle 86% du PIB, 82 % des exportations et 92% des investissements privés globaux ; inversement, les 20% les plus pauvres contrôlent moins de 1 % de ces indicateurs.La cause immédiate : le refus des pays riches, membres du G7 et de l'OCDE, de réduire les subventions de plus de 350 milliards de dollars, versées chaque année à leurs agriculteurs pour qu'ils inondent les pays pauvres de leurs produits (sucre, riz, blé, coton, etc.) à des prix inférieurs aux coûts de production (cela s'appelle du dumping).Cette pratique détruit l'agriculture des pays pauvres, pousse des fermiers au suicide et accule des populations rurales à la famine et aux maladies dévastatrices.Malgré ce refus de leur part, les pays riches voulaient que les pays pauvres s'ouvrent aux investissements et à la concurrence, libéralisent leurs formalités douanières et rendent transparent l'octroi de contrats gouvernementaux \u2014 les sujets dits « de Singapour ».Les pays pauvres ont dit non.Ils ont été au cours des ans éparpillés en plusieurs groupes : les grandes économies émergentes comme la Chine, l'Inde et le Brésil dans le Groupe dit des 21, les pays dits ACP associés à l'Union européenne, et la cinquantaine de PMV ou pays moins avancés.Ils ont été soumis à mille et une pressions, à Cancun et avant, selon des ONG du Nord et du Sud qui les ont soutenus, mais ils ont tenu ferme.Écran de fumée?« Les pays en développement sont revenus à la rhétorique des années 70 », a commenté Robert Zoellick, le représentant américain au Commerce.Pour Pierre Pettigrew, ministre canadien du Commerce, l'OMC a subi « un choc culturel ».« J'ai eu l'impression d'être à l'ONU », a-t-il dit.Pour Pascal Lamy, commissaire européen au Commerce, l'OMC, créé en 1995 comme héritier du GATT lancé en 1948, « est une organisation médiévale ».« Il est impossible de discuter entre 146 membres de tailles différentes (148 avec l'entrée du Cambodge et du Népal) quand il faut le consensus », a-t-il dit, en suggérant de « changer les règles de l'OMC pour la faire fonctionner ».Exprimant la position des pays pauvres, 70 ONG du Sud et du Nord dénonçaient au contraire « le fonctionnement non démocratique de l'OMC ».« Pour donner l'impression que le tiers-monde était sur le même pied que les pays riches, Singapour présidait le comité de l'agriculture, Hong Kong celui des marchés non agricoles, le Kenya celui du développement, le Ghana celui des affaires diverses, et le Canada celui des sujets dits « de Singapour », selon une ONG africaine.Mais les discussions cruciales déménageaient en « Chambre verte », où seulement 34 des 146 pays étaient admis.« Le mystère entoure la rédaction des projets de déclaration, on ne sait qui les écrit ni si les délégations peuvent exercer leur droit de les modifier », ont dit les 70 ONG, ajoutant que l'OMC vit « une crise de légitimité ».Droits et Démocratie, de Montréal, parle d' « occasion ratée pour les droits humains », ajoutant : « Sans une réforme fondamentale (du commerce mondial), 300 millions d'êtres humains mourront de faim et de maladies liées à la faim au cours des 10 prochaines années.» Un revers pour tout le monde Selon l'Institut Nord-Sud, établi à Ottawa, 51% de la population du tiers monde vit de l'agriculture (2,5 milliards) contre 2,5 % dans les pays du G7 (20 millions).L'échec de Cancun est un revers pour les deux camps\u2014même si les pays riches ont des options que n'ont pas les pays pauvres.Le concept du conflit Nord-Sud, comme celui de tiers-monde, est récusé depuis des décennies dans les milieux officiels des pays riches.Cancun a démontré que la réalité n'en disparaît pas pour autant \u2014 et que les faits sont têtus. A1 4 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 16 SEPTEMBRE 2003 ANDRÉ DESMARAIS > Pr é s i d e nt du cons e i l d'ad m i n i s t rat i o n GUY CREVIER > Pr é s i d e nt et é d i t e u r P H I L I P P E CANTIN > Vi c e - p r é s i d e nt à l ' i n f o rmat i o n et é d i t e u r ad j o i n t Le gâchis mr o y@l a p r e s s e .c a Le 30 août 1982, un tireur d'élite israélien tient longuement Yasser Arafat dans son viseur et attend, par radio, l'ordre d'appuyer sur la gâchette.L'ordre ne viendra jamais.Serait-il donné aujourd'hui ?.Le « vieux » aura survécu à tout.Les attentats.Les accidents \u2014 entre autres : un d'avion, dans le désert libyen, dont il fut le seul survivant.Survécu aussi à la guérilla perpétuelle, aux montagnes russes politiques, à ses ennemis et même à ses amis, à ses propres crimes et filouteries, à sa façon cavalière et souvent malhonnête d'être chef.Il annonce qu'il finira en martyr.Et, de fait, ses proches jurent qu'il utilisera contre lui-même l'arme à feu toujours à sa portée plutôt que d'être arrêté, expulsé, exilé.Ou exécuté.Non seulement a-t-il survécu.Mais la menace le fouette, le fait revivre, lui redonne tout l'espace perdu ou cédé, le met en phase avec le destin tragique qu'il estime être le sien.Cette fois, désire-t-on vraiment que sa photo finisse par orner des millions de T-shirts à travers le monde, comme celle d'un saint, comme celle du Che ?Israël s'est lourdement trompé en menaçant le président de l'Autorité palestinienne d'éviction ou même de mort.Hier, le numéro deux du gouvernement, Ehud Olmert, a répété cette menace, alors que d'autres membres du cabinet Sharon tentaient d'y accrocher quelques bémols.Mais le mal est fait \u2014 pour une part, en tous les cas.Car il s'agit d'une attitude extrême notamment dictée par le désespoir, sans doute, un désespoir compréhensible, dans un dossier où il y a déjà beaucoup trop de désespérés.Ainsi, comment se surprendre que les Brigades des Martyrs d'Al- Aqsa aient prévenu qu'elles répliqueraient alors en « faisant exploser tout être vivant en Israël » ?Depuis quand n'avait-on pas assisté à d'aussi importantes manifestations palestiniennes que celles du weekend, en appui à Arafat ?À quelle occasion la communauté internationale s'est-elle montrée aussi unanime qu'elle l'a été dans sa condamnation de la menace israélienne ?Comment ne pas désespérer \u2014 encore \u2014 en entendant le coordonnateur de l'ONU pour le Proche-Orient, Terfje Roede Larsen, déclarer, hier, devant le Conseil de sécurité, que le processus de paix est à nouveau « bloqué » ?Surtout, surtout : après un tel gâchis, que peut maintenant faire le gouvernement Sharon sinon renoncer \u2014 évidemment! \u2014 à passer à l'acte ?Ce qui sera sans gloire, pour dire le moins.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Les journalistes au pilori Gare au virage! APRÈS AVOIR écouté le documentaire À hauteur d'homme du réalisateur Jean-Claude Labrecque, je ne peux m'empêcher de sourire en pensant à toute l'encre qu'a fait couler ce fameux « reality show».Plusieurs font les gorges chaudes et s'inquiètent de l'image « inappropriée » que laissera Bernard Landry à la postérité.Et bien je leur dis : Foutaise ! Je ne suis pas le plus grand fan de Bernard Landry et pourtant je ne peux m'empêcher de trouver l'homme franchement sympathique.Il a, en toute connaissance de cause, laissé s'introduire « l'oeil public » dans son environnement.Il présente ce que tout le monde veut voir mais qu'aucun entourage politique ne veut montrer.Après tout, les hommes politiques sont des humains !Àmon humble avis, Bernard Landry sort grandi de cette aventure.On ne peut toutefois en dire autant des journalistes ! ROGER DELISLE Repentigny Gros titres C'EST AVEC surprise que monsieur Landry m'a été présenté sous cet angle.C'est vrai que la vie sous les feux des projecteurs doit être très difficile.Je suis d'avis que nos journalistes devront revoir leurs méthodes de travail.Chercher la vérité, mais pas la détourner au profit des gros titres.Merci monsieur Landry de nous avoir dévoilé quelques facettes de votre personnalité.E.ROULEAU Montréal Du respect ! À LA SUITE de l'écoute du film À hauteur d'homme, je ne peux qu'avoir du respect pour Bernard Landry.Plusieurs observateurs affirment que ces images seront ce que Monsieur Landry laissera comme dernier « souvenir », un homme qui sacre, qui s'emporte, un être humain quoi ! Il m'est impensable de croire que la population québécoise pensait que l'ancien premier ministre était un être fait de roc qui n'exprimait jamais la moindre émotion.Les réactions de cet homme ne sont que normales lorsqu'on baigne dans ce milieu difficile qu'est la politique.MARIE-FRANCE-LOU LEMAY Montréal Un homme intègre M.LANDRY a su faire preuve d'une grande force intellectuelle et morale.Son expertise politique est sans doute liée à cette grande passion.Toutes mes félicitations M.Landry.Vous êtes un homme remarquable et d'une intégrité certaine ! En ce qui concerne les journalistes qui le harcelaient comme des charognards se ruant sur une proie, ils n'ont point de salut.Apprenez l'humanisme, mesdames et messieurs les journalistes.Mettre en boîte constamment un individu, n'est-ce pas là une faiblesse de l'esprit ?Mais j'oubliais, les Québécois aiment tellement se tirer dans le pied, les uns et les autres.Ça fait même partie de notre patrimoine et ça nous explique peut-être aussi, pourquoi nous évoluons si lentement.M.JARRY Laval Les dénivellations de Bernard Landry NE SOYONS pas naïfs.Bernard Landry et Jean- Claude Labrecque sont des amis de vieille date.Au moment où Landry, début mars, a déclenché les élections, tout s'orientait vers une victoire électorale annoncée par l'écroulement prévisible de l'ADQ.Pour lui, dont l'ego n'a pas tellement d'égal, enfin on allait assister à la confirmation électorale qu'il était le premier ministre du Québec.Le duo Landry- Labrecque désirait figer sur la pellicule cette victoire « historique ».Quand cette merveilleuse certitude s'est soudainement effondrée, Bernard Landry a eu le difficile courage et l'honnêteté d'assumer la décision déjà prise d'être filmé jusqu'à la fin de la campagne électorale, mais il n'a pu contrôler son profond agacement et ses élans de colère face aux difficiles exigences de la démocratie.Il s'était luimême piégé.Les journalistes, malgré certains excès, n'auront été que les témoins nécessaires de ces dénivellations.JACQUES LÉGER Morin-Heights Des questions inutiles.JE VIENS de visionner le document réalisé sur la campagne de Bernard Landry à la SRC.Ce qui me frappe le plus, c'est de voir à quel point sous l'influence, voire la crainte de la réaction médiatique, ses conseillers tentent de le faire édulcorer ses propos.L'acharnement maladif des médias sur des questions qui nous renseignaient très peu sur les enjeux de cette campagne, la fameuse déclaration de monsieur Parizeau.Véritable sottise médiatique qui finit par rendre nos politiciens « drabes » et ennuyants.Ce qui n'est pas de nature à éclairer l'humble citoyen dans son choix.Certains journalistes devraient carrément se questionner sur l'utilité de leurs questions.Aller au-delà de la mesquinerie contribuerait certainement à nous révéler des politiciens moins « drabes » qui s'exprimeraient d'avantage sur de réels enjeux.CHRISTIAN GAGNON Saint-Gabriel-de-Brandon .et connes JE SUIS étonnée de voir les questions vides que certaines journalistes peuvent poser.Je crois sincèrement que le manque de débat, dans la société, est causé, principalement, par le manque de questions pertinentes.Débattre pendant 15 minutes de l'expression « moindre chance » ou sur les sorties publiques de M.Parizeau n'a aucune valeur à mes yeux.Je suis déçue des journalistes et agréablement surprise des réactions de M.Landry face à des questions aussi connes.MARIE-ANDRÉE MORIN a p r a t t e@l a p r e s s e .c a Le premier ministre, Jean Charest, a répété dimanche que son gouvernement allait faire prendre au Québec « un grand tournant ».À plusieurs égards, ce « tournant » est nécessaire.Mais comme l'opération est complexe et délicate, Québec doit à tout prix éviter la précipitation.À cet égard, l'approche du gouvernement est confuse.Au cours du conseil général du PLQ en fin de semaine, la présidente du Conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget, s'est voulue rassurante.Elle a juré que Québec ne procéderait pas de façon « échevelée », et agirait avec « beaucoup de doigté ».Avant de se lancer dans des bouleversements « mur à mur », le gouvernement aurait abondamment recours à des projets pilotes.Par contre, le document qu'a fait parvenir le Conseil du Trésor aux ministères cet été exige que la réingénierie produise « des rendements budgétaires significatifs dès 2004-2005 ».Autrement dit, ça presse ! Et Mme Forget a rappelé en fin de semaine que le gouvernement devait résoudre, l'an prochain, une impasse budgétaire de l'ordre de deux milliards.La réingénierie des libéraux court ainsi le risque de subir le même sort que le virage ambulatoire du ministre de la Santé de Jacques Parizeau, Jean Rochon : une politique bien fondée qui vire à la catastrophe parce que réalisée précipitamment pour obéir à des impératifs budgétaires.La commande passée aux ministères exige qu'ils élaborent leur plan de réingénierie au cours de l'automne, en vue de la préparation du budget des dépenses au début de 2004.Cela signifie que des décisions difficiles relatives à l'abandon ou la modification d'une multitude de programmes, aux partenariats avec le privé et à la sous-traitance de toutes sortes d'activités gouvernementales devront être prises en deux ou trois mois à peine.Le danger est double.D'abord, on risque de bâcler des changements qui exigeraient au contraire une préparation minutieuse.Deuxièmement, si des effets pervers se produisent, la crédibilité de la réforme sera irrémédiablement entachée, ce qui aura pour effet de bloquer des changements pourtant essentiels.M.Charest est convaincu \u2014 non sans raison \u2014 qu'un nouveau gouvernement doit réaliser ses engagements les plus controversés dès la première année de son mandat.Il est pourtant des domaines où la prudence s'impose.Ni les libéraux ni le Québec ne seront plus avancés si la nécessaire réingénierie de l'État prend des allures de saccage.Bernard Landry Baisses d'impôt extrêmes k g a g n o n@l a p r e s s e .c a Les conservateurs ontariens sont en train de pousser l'argument électoral des baisses d'impôts à son extrême limite.Après avoir diminué les impôts des Ontariens de 35 % au cours de leurs deux derniers mandats, ils promettent maintenant d'exempter les aînés de la taxe scolaire, sous prétexte que ces derniers n'ont plus d'enfants à l'école.En plus de créer un précédent assez considérable \u2014 pourquoi les célibataires sans enfants paieraientils la taxe scolaire ?Pourquoi les automobilistes paieraient-ils pour le transport en commun ?\u2014 la chose avantagera les personnes âgées les plus riches, puisque les locataires ne bénéficieront pas, eux, de ces réductions de taxes.Plutôt que d'aller de l'avant avec de nouvelles réductions fiscales, le Parti conservateur ontarien devrait plutôt s'employer à faire le point sur les conséquences des baisses de taxes des dernières années.La plupart des experts estiment qu'elles ont joué un rôle assez mineur dans la bonne santé économique de la province.En revanche, plusieurs services publics ont été touchés : éducation, santé, environnement.La province affiche un déficit de quatre milliards.Est-il vraiment nécessaire de réduire encore les impôts ?Voilà un excellent sujet de débat.Malheureusement, Ernie Eves, pour éviter de défendre son bilan, choisit plutôt d'attaquer son adversaire libéral à coup de publicités ultra-négatives.Souhaitons que les électeurs ne soient pas dupes de cette stratégie. LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 16 SEPTEMBRE 2003 A1 5 À l'heure des PPP Jusqu'à maintenant, le Québec n'a presque pas fait appel au partenariat public-privé PAUL DANIEL MULLER L'auteur est chercheur associé à l'Institut économique de Montréal (www.iedm.org).Ce texte est un condensé d'une Note économique de l'IEDM qui est rendue publique aujourd'hui.AVEC L'ÉLECTION à Québec d'un gouvernement ayant déclaré son intention de procéder à une réingénierie de l'État, et après ce qu'a dit en fin de semaine le premier ministre Charest, lors du Conseil général de son parti, l'heure du partenariat public-privé (PPP) pourrait enfin être arrivée.Une politique sur le sujet a été annoncée pour cet automne.Certes, des gestes avaient déjà été posés : le Conseil du trésor s'est doté, en 1999, d'un Bureau des partenariats d'affaires (BPA).L'Institut pour le partenariat public- privé réunit les entreprises et les intervenants publics intéressés par ce mode de prestation des services.Dans le monde de la recherche, le CIRANO et le CEFRIO en ont étudié plusieurs facettes.Mais, en dépit de toute cette activité intellectuelle, le Québec n'a pas jusqu'à présent fait appel au PPP autant que plusieurs pays de l'OCDE, ni même autant que plusieurs provinces canadiennes.Ainsi le programme visant la construction par des producteurs privés de 36 petites centrales hydroélectriques a accouché de seulement trois projets.Et les discussions Québec- Ottawa autour du prolongement de l'autoroute 30 refusent obstinément d'aboutir.Par contraste, l'Ontario recourt actuellement à un PPP en vue de construire deux nouveaux hôpitaux.Le Royal Ottawa (188 lits) sera conçu, bâti, financé, exploité, géré et entretenu par un partenaire privé, qui louera l'installation à l'hôpital par un bail à long terme.Tandis que la propriété et l'exploitation non médicale de la nouvelle installation seront entre les mains du secteur privé, le financement et la prestation des services de santé mentale demeureront du ressort du secteur public, respectant ainsi la Loi canadienne sur la santé.L'autre projet, à Brampton, consiste en un nouvel hôpital de 600 lits de soins aigus.Pour distinguer le PPP de la notion mieux connue d'impartition, rappelons que le premier porte typiquement sur la construction et/ou l'exploitation d'un immeuble, d'un équipement ou d'un autre actif d'envergure en vue de la prestation d'un service public, tandis que le second vise à déléguer à une entreprise privée des fonctions auparavant accomplies par des employés de l'État.Des avantages pour les usagers et les contribuables Si tant d'États souverains et régionaux recourent de plus en plus à l'impartition et au PPP, c'est que ces formules leur procurent des avantages significatifs.Ainsi, un impartiteur a normalement été sélectionné à l'aide d'un appel d'offres qui permet d'identifier les processus les plus efficaces.Il réalise habituellement un volume d'affaires dans son métier qui lui permet de rentabiliser des équipements plus performants mais plus dispendieux.Les études recensées par l'OCDE révèlent des économies pour le donneur d'ouvrage variant pour la plupart entre 10 % et 30 %, entre autres dans le domaine de l'entretien d'immeubles.Plus il y a de concurrents, plus le donneur d'ouvrage réalise des économies.Au-delà des coûts, le processus d'appel d'offres oblige le requérant à développer des critères objectifs de performance à l'aide desquels il pourra évaluer ses impartiteurs et sous-traitants, un exercice qui améliore en soi la qualité des services fournis.L'impartition de fonctions de soutien permet à la direction du requérant de se concentrer sur son métier fondamental.On retrouve aussi ces avantages caractéristiques de l'impartition dans le PPP.Mais en plus, puisqu'il y est question d'un actif significatif, le PPP permet de transférer vers un partenaire privé certains coûts et risques encourus par l'Étatinvestisseur.Ainsi c'est le partenaire privé qui assume le coût de l'investissement initial ; le PPP devient alors une stratégie intéressante pour moderniser les infrastructures sans pour autant alourdir la dette publique.Mais surtout, l'État évite d'assumer le risque de retard dans l'achèvement des travaux et le risque de dépassement des coûts, deux problèmes courants.Un vaste éventail de possibilités Au XIXe siècle, l'État français accordait déjà des contrats de concession pour la construction et l'entretien de routes, canaux et chemins de fer.À l'échelle internationale, le PPP porte maintenant sur un large éventail d'infrastructures telles que des édifices abritant des hôpitaux ou des écoles, voire des inforoutes.Il s'applique aussi à une plus grande partie des composantes d'un service à la population.Par exemple, c'est le concessionnaire qui exploite des centres correctionnels en Ontario et au Royaume- Uni, en plus de les construire.Le tableau ci-contre énumère les principaux exemples dans trois groupes de services qui pourraient faire l'objet d'un PPP ou être impartis.Dans le domaine des infrastructures de transport, par exemple, la Commission de consultation sur l'amélioration de la mobilité entre Montréal et la Rive-Sud (commission Nicolet) a étudié en 2001-2002 les modalités d'un nouveau lien (pont ou tunnel) entre Montréal et la Rive-Sud.Selon divers scénarios, ce lien pourrait être construit, financé et exploité par un partenaire privé.Les conducteurs prêts à payer un péage pour gagner du temps contribueraient à rémunérer le promoteur, ainsi que le gouvernement.Un modèle semblable pourrait aussi s'appliquer à un futur pont entre Montréal et Laval dans le cadre du prolongement de l'autoroute 25.Dans le domaine des services municipaux, l'expérience anglaise du Compulsory Competitive Tendering (CCT) montre que les services soumis à la concurrence ont vu leur productivité augmenter en moyenne de près de 25 % et leurs coûts par unité diminuer de plus de 10 %.Toutefois, plus de 70% des appels d'offres lancés par les municipalités anglaises ont été remportés par leurs unités syndiquées.Ce n'est donc pas tant l'impartition en soi que le recours aux appels d'offres \u2014 avec ce que cela entraîne en termes de recherche de productivité par les soumissionnaires \u2014 qui a permis de réduire le coût des services municipaux.Chez nous, outre la question des coûts, l'assujettissement à la concurrence de certains services municipaux revêt un intérêt particulier dans le contexte du débat sur la défusion à Montréal.Les unions municipales réclament depuis belle lurette que Québec modifie l'article 45 du Code du travail pour faciliter le recours à la sous-traitance.Si le nouveau gouvernement réalise sa promesse électorale à cet égard, les municipalités pourraient émettre des appels d'offres et éventuellement impartir des services de voirie ou d'entretien, par exemple.De nombreux gouvernements ont fait appel à l'impartition et au PPP pour réduire le coût de leurs services publics et moderniser leurs infrastructures.Il n'est même plus requis d'innover : le Québec peut profiter de l'expérience acquise ailleurs pour procéder rapidement à la réingénierie de l'État.PHOTOTHÈQUE, La Presse Des automobilistes souhaitent toujours la construction d'un nouveau pont reliant l'autoroute 25 à Laval, un projet qui pourrait voir le jour dans le cadre d'un PPP.Une «réingénierie» nécessaire?OUI JE SUIS en parfait accord avec l'idée de revoir de fond en comble les missions de l'État.Ainsi nous pourrons augmenter l'efficacité des interventions et améliorer la rentabilité de nos impôts et de nos taxes, qui sont beaucoup trop élevés.Il devrait en être de même pour les villes et les municipalités dont les salaires et les avantages des employés sont trop élevés.Le Québec n'est plus du tout compétitif avec le reste du monde.Le PQ nous a mis dans de sérieuses difficultés et ça prend un solide coup de barre.J'espère que les libéraux vont tenir leur parole et ne s'écraseront pas devant les syndicats qui ont perdu tout sens de la réalité.G.TREMBLAY Alma La révolution du PLQ FINALEMENT, le bon sens arrive au Parti libéral du Québec avec la proposition d'une réduction massive des missions de l'État.J'avais abandonné le PLQ depuis belle lurette, sa social-démocratie, créatrice de contrôle et d'abus me puait au nez.Arrive maintenant la révolution tant attendue.Fin des abus, fin de l'ingérence dans tout ce qui bouge ; et finie la tentation de régler par des lois tous les déboires de la société.Mais, je me pose une question ; s'agit-il simplement de propagande ?Deux jours auparavant, on avait annoncé la création d'une nouvelle troupe de tontons macoutes qui vont procéder à une classification de tous les chalets à louer tout en demandant en retour le paiement d'amendes sévères pour ceux qui ne se conformeront pas.Pour ce faire ces sbires vont rechercher dans les petites annonces toutes les offres de chalet à louer et vont ensuite se lancer à la poursuite des « fautifs ».Pouvez-vous me dire ce que l'État a à faire dans ce domaine ?« La révision des structures et des programmes vise à recentrer l'État sur ses missions essentielles ; santé, savoir, prospérité, sécurité ».De grâce, M.Charest, commencez par le ménage au ministère du Revenu.Faites disparaître les abus dans la recherche de « criminels » du travail au noir ainsi que ces créations inutiles et coûteuses qui ne rapportent rien.R.ETREBIL Des syndicats moins puissants ENFIN UN gouvernement qui met ses culottes ! Enfin un gouvernement qui n'est pas dirigé par les syndicats ! Enfin les chefs syndicaux qui seront moins puissants que le gouvernement qui, lui, a été élu démocratiquement par la population ! Bravo à l'équipe de M.Charest.YVON BONNIER Beloeil NON LE GOUVERNEMENT libéral est en train de mettre la hache dans la structure de l'État, au nom du sacro-saint principe de la libre entreprise.Tous nos acquis sociaux seront sacrifiés sur l'autel de la rentabilité.Je souhaite que toutes les forces de gauche et souverainistes sauront s'unir contre ce gouvernement vieilli.Un gouvernement sans âme, sans idéal, sans perspective d'avenir et tout ça dans le but non avoué de plaire aux big business, aux chambres de commerce, au Conseil du patronat, etc.GÉRARD PITRE Encore plus à droite LES QUÉBÉCOIS ont eu peur d'élire l'ADQ mais ils se retrouvent avec un gouvernement encore plus à droite.Charest nous annonce des politiques qui feront régresser le Québec.Nos acquis sociaux sont tous remis en question.Qui aurait pensé que le Parti libéral irait si loin ?Qui aurait prévu que les origines conservatrices de Charest prendraient le dessus ?Il faut s'attendre à un automne chaud.Je suis complètement découragée : tous les ministères annoncent des bouleversements dont je ne peux attendre aucun avancement pour le Québec.MICHELINE GAUVIN On nous envie JE VEUX bien que M.Charest fasse des changements : cependant il faut faire très attention de ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain.Le Québec, depuis plus de 35 ans, s'est donné un programme tenant compte de la veuve et de l'orphelin, en somme les plus démunis de notre société et ça je trouve cela formidable.On fait même des envieux dans les autres provinces du Canada et aux États- Unis.Que l'on pense à notre système d'éducation au niveau universitaire qui est le moins dispendieux pour les étudiants en Amérique, que l'on pense aussi au système de santé, même avec ses carences, qui est formidable si on le compare aux années 30 et aux États-Unis, etc.RICHARD FELTON « Le chialage » IL Y A beaucoup de gens qui ont voté pour un changement sans trop savoir ce qu'ils voulaient, ou sans trop savoir ce que ça voulait dire.Maintenant, ils vont le savoir.Jean Charest va amender la loi 45, il va réduire la taille de l'État et utiliser la soustraitance avec le résultat qu'il y aura une diminution du niveau de vie de beaucoup de Québécois.Maintenant ils auront raison de pratiquer leur sport national : le chialage.ANDRÉ DUBOIS Terrebonne SERVICES PUBLICS POUVANT FAIRE L'OBJET D'UN PARTENARIAT PRIVÉ Construction ou réfection majeure d'infrastructures > Autoroutes, ponts et autres infrastructures de transport > Inforoutes > Usines d'eau potable et de traitement d'eaux usées > Centrales de production d'énergie électrique > Hôpitaux ou pavillons d'hôpitaux, CHSLD > Écoles, cégeps > Équipements culturels (musées, bibliothèques, salles de spectacle) Services publics complets avec des actifs ou des équipements significatifs > Centres correctionnels > Hébergement de longue durée pour personnes âgées > Protection contre incendies > Voirie, déneigement, cueillette des ordures > Transport en commun > Logement social > Bibliothèques publiques Services de soutien > Entretien, sécurité et gestion d'installation pour écoles, hôpitaux et autres édifices publics > Entretien de parcs de véhicules (autobus municipaux, camions techniques) > Services de traiteur (hôpitaux, CHSLD, écoles) > Autres services de soutien nonmédicaux en hôpital > Recouvrement de créances (créances fiscales, prêts étudiants, pensions alimentaires) > Technologies de l'information > Gestion documentaire > Télécommunications voix et données > Ingénierie et architecture > Services juridiques > Services de paie > Vérification interne C'est la volonté collective de réussir.C'est l'outil que se sont donné des hommes et des femmes pour que leur société s'enrichisse.Ce sont 5 millions de membres qui ont choisi de faire les choses différemment.Des gens qui ont choisi de se doter d'une institution financière qui s'impliquerait comme nulle autre dans la communauté.Une institution qui stimulerait la créativité des entrepreneurs et des individus en partageant ses ressources avec eux.C'est ce qui fait de Desjardins la plus grande force conseil au Québec.Et c'est ce qui définit le Mouvement des caisses Desjardins.Une institution où l'argent est toujours au service des gens.Jamais le contraire.Ceci n'est pas une banque www.desjardins.com 3169034A "]
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