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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel santé
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 2003-09-21, Collections de BAnQ.

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[" Du nouveau contre l'eczéma La chronique de Danielle Perreault, page 4 CA H I E R B | L A P R ES S E | MONTRÉAL | DIMANCHE 21 S E PTEMBRE 20 03 Voir TICS en C2 L'autre veau de grain Page 5 Entre Montréal et Sainte-Anne-des- Lacs, enfin seule dans son auto, Nicole Champagne en profitait pour se laisser enfin aller.La tête partait dans une espèce de mouvement sinueux qui semblait partir du milieu du dos pour rejoindre l'épaule et tordre le cou avant de finir au sommet de la tête.D'autres fois, c'était le bras : «Quand j'arrivais à la maison, j'étais épuisée, tous les muscles me faisaient mal.Mais c'était plus fort que moi, il fallait toujours que quelque chose bouge.» Petite, elle pouvait se ronger les ongles jusqu'à ce que ça saigne.Ensuite, elle s'est fait craquer les doigts à répétition, s'est mise à cligner des yeux et à grimacer sans cesse.À l'école, elle affichait tellement de tics que ses compagnons l'avaient surnommée «Flasher» avant de l'isoler, comme les autres enfants jugés marginaux.Ça ne s'est pas arrangé en vieillissant mais, avec l'âge, elle a tout de même appris à camoufler : «Parfois, j'arrivais à réduire un peu le mouvement, à le faire passer pour un autre comme de faire semblant de ramasser quelque chose par terre ou à le dévier en serrant les fesses par exemple.Même si ça paraissait moins, il y avait toujours, quelque part, des muscles en mouvement.» Ce n'était pas tout à fait satisfaisant, mais ça lui permettait au moins de tenir le coup jusqu'à ce qu'elle soit seule et qu'elle puisse se soulager en se livrant à tous ces tics qui la démangeaient.«C'est une envie irrésistible.On n'est pas bien tant qu'on ne le fait pas», explique-t-elle.Pour comprendre un peu cette envie irrépressible, imaginez que ça vous pique horriblement.Soudainement, toute votre attention est concentrée dans ce petit point qui vous démange, vous n'en pouvez plus, il faut absolument que vous vous grattiez pour vous soulager un peu, il le faut.Ahhhh! enfin! Que ça fait du bien!.Eh bien, c'est un peu ça, mais à longueur de journée, souvent dans tout le corps et pour toutes sortes de mouvements qui n'ont qu'un but : libérer une tension insoutenable.Une partie de moi Pourtant, malgré tous les tics qui l'affligeaient, il ne serait jamais venu à l'idée de Mme Champagne de consulter.«Ça faisait tout simplement partie de moi», dit cette propriétaire d'une petite auberge du centreville.Ce qui l'a poussée vers l'équipe du psychologue Kieron O'Connor, qui se penche sur le phénomène des tics et qui a conçu une thérapie behaviorale pour les diminuer, c'est le bruxisme qu'elle a développé dans les dernières années.Le bruxisme consiste à serrer ou à frotter les dents les unes contre les autres à tel point que cela peut entraîner une usure considérable des dents et même une fatigue musculaire au niveau de la mâchoire et de la nuque.«J'ai eu opération par-dessus opération pour me faire poser 10 implants et j'étais en train de passer à travers», explique Mme Champagne.LILIANNE LACROIX Gratter la tête Ronger les ongles Tordre le cou Gratter le bras Gratter la main Taper du pied FINIS LES TICS NERVEUX Dans votre assiette Une prothèse auditive sans frais et sans limite d'âge selon les règles de la RAMQ Audioprothésistes Montréal, 525, rue Sherbrooke Est Longueuil, Saint-Hilaire, Saint-Jean, Laval, Granby - 1 800 422-6181 (514) 849-4500 www.laflammeetassocies.com Le modèle illustré n'est pas couvert.eL'aide auditiv Adaptée avec préciisiion à vos besoiins!! B2 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 21 SEPTEMBRE 2003 TICS Suite de la page B1 Avez-vous d'autres tics ?lui a-t-on demandé à son arrivée au Centre Fernand-Séguin.Est-ce qu'elle avait d'autres tics?Quelle question « J'avais toujours cru que les tics partaient n'importe quand, je ne les sentais pas venir.Mais on m'a appris à reconnaître les signes.À ce moment, je relâche mes muscles, comme on me l'a enseigné.À force de s'entraîner, ça marche.Et puis, j'ai tenté de réduire les sources de stress.Avant, je conduisais l'auto avec la radio au max, je marchais toujours à 100 milles à l'heure, je faisais 50 choses en même temps.J'ai réduit le rythme.» Le bruxisme se produisant surtout durant son sommeil, et donc sans qu'elle en ait conscience, elle n'a pas pu en réduire beaucoup les manifestations.Le jour, il a quasiment disparu, mais un nouveau tic a pris sa place.Elle colle maintenant la langue au palais : « Mais au moins, ça n'endommage pas mes dents.» Par contre, les autres tics, eux, ont diminué de 70%à 80% : « Je peux enfin envisager le jour où ils disparaîtront », se réjouit-elle.Nouvelle façon de vivre « Les seules techniques de relaxation ne suffisent pas, explique le psychologue Kieron O'Connor, du centre de recherches Fernand- Séguin, qui se penche ainsi sur les tics et les désordres d'habitude.Souvent, les gens s'investissent complètement dans chacun des mouvements.Ils clignent des yeux avec tout leur visage.Dans la plupart des cas, ce sont des perfectionnistes qui veulent tout faire en même temps.Souvent, leur agenda est hyperserré.Ils vont magasiner, en profitent pour voir leur oncle, rapporter leur livre à la bibliothèque et s'arrêter au garage pour faire réparer l'auto.» Certains vont se ronger les ongles, s'arracher les sourcils ou les cheveux jusqu'à en devenir quasiment chauves, se racler la gorge ou renifler à répétition, claquer de la langue, faire des mouvements qui semblent presque spastiques et qui peuvent même ressembler à une spirale du corps entier, se gratter la peau jusqu'au sang, grincer des dents jusqu'à les user, etc., etc.On estime qu'environ 8 % de la population est touché.« La tension, la frustration, l'ennui empirent souvent les tics et désordres d'habitude.Pour en arriver à réduire les tics, les personnes qui en souffrent doivent d'abord reconnaître les situations à risques et les éviter autant que faire se peut.Un tic, c'est un peu comme une note de musique.Sans tension, rien ne se passe.Si on arrive à réduire la tension, soit en évitant les situations qui la causent ou par des techniques de relaxation, on peut arriver à les réduire.» Du plus loin qu'elle se rappelle, Ilona Kwiatkowski a eu des tics.Cligner des yeux, avancer la mâchoire, bouger constamment les épaules, se mordre la lèvre à répétition, mâchouiller l'intérieur de sa joue, grimacer, grogner, ça faisait partie de son quotidien.« Le problème, c'est que si vous essayez trop fort de les contrôler, ça devient encore pire, explique-t-elle.Maintenant, je m'applique à reconnaître le début de la tension et je relâche les muscles qui en sont à la source et qui peuvent être loin de l'endroit où le tic lui-même se produit.C'est tout le contraire du contrôle, en fait.» Sa vie, elle aussi, a dû changer : « Je me faisais des listes, et j'essayais de tout faire en même temps.Maintenant, je ne sautille plus d'une tâche à l'autre, je prends ma liste et je fais une chose à la fois.Quand l'une d'elles est terminée, j'ai au moins l'impression d'avoir accompli quelque chose.Avant, j'avais toujours un véritable chantier de tâches non terminées.» Avec un père plus âgé, extrêmement strict et qui exigeait 100 % quand elle lui ramenait 98 %, elle n'a pas eu le choix de plonger tête première dans un perfectionnisme à outrance.Pour réduire ses tics, elle a dû réapprendre qu'elle ne pouvait pas tout faire et qu'elle avait droit à l'erreur.De la même façon, elle a dû s'entraîner à dire non.Une rééducation totale, non seulement des muscles à la source de chaque tic (un tic à la fois, tranquillement), mais aussi de la façon d'aborder la vie.Amélioration sensible Mme Kwiatkowski estime que ses tics ont diminué de moitié et compte bien poursuivre son travail d'autothérapie.Au terme des quatre mois du programme, 65 % des participants notaient une amélioration sensible (réduction de 75 % à 100 % des tics).« Mais pour y arriver ou pour conserver ces acquis, il faut travailler, car cette technique n'a rien d'une pilule-miracle », prévient M.O'Connor.L'équipe du psychologue entreprend maintenant une étude pour comparer les effets du traitement chez des personnes souffrant du syndrome de Gilles de la Tourette (voir autre texte) et chez des personnes souffrant de tics ou de désordres d'habitude n'entrant pas dans la catégorie « Tourette ».Les personnes intéressées à y participer peuvent contacter France Quevillon au (514) 251-4015, poste 3585.«J'avais toujours cru que les tics partaient n'importe quand, je ne les sentais pas venir.Mais on m'a appris à reconnaître les signes.» RONFLEMENT CENTRE DU RONFLEMENT DE MONTRÉAL (514) 327-5060 TRAITEMENTS AU LASER PAR DES OTO-RHINO-LARYNGOLOGISTES www.ronflement.qc.ca SERVICE COMPLET D'ORDONNANCES ET PRODUITS DE SANTÉ NATURELS Nous aidons les médecins à aider les patients ayant des besoins particuliers.Westmount Medical Building 5025, rue Sherbrooke Ouest Tél.: (514) 484-2222 PRÉPARATION PHARMACEUTIQUE Nous sommes spécialement formés pour préparer des médicaments sous diverses formes, selon les besoins des patients.SUBSTITUTION HORMONALE BIO-IDENTIQUE Une alternative naturelle au traitement hormonal de substitution PRÉPARATION VÉTÉRINAIRE Si les médicaments de votre animal causent des problèmes, nous pouvons vous aider.NATUROPATHE, HOMÉOPATHE ET NUTRITIONNISTE Toujours disponibles pour vous aider.www.pharmaciemontreal.com AMAIGRISSEMENT MAIGRIR Vous avez vécu plusieurs échecs.Vous voulez comprendre pourquoi.VOUS VOULEZ RÉUSSIR.Une équipe de professionnels (médecin-psychothérapeute, diététiste, éducateur physique) vous attend.Clinique de Médecine et de psychothérapie (514) 252-0898 PHYSIOTHERAPEUTES EPINE DE LENOIR / DEPÔTS CALCIFIÉS: Douleurs dues à une fascéite plantaire, tendinite ou bursite, sachez qu'il existe des techniques de traitement à l'iontophorèse.Physio Extra: (514) 383-8389.Enfin, voici l'ail sulfogénik.un produit sur-actif.AIL AIL AIL, dit la chanson du toréador.De tous les alliums, c'est l'ail qui contient le plus de soufre et de sulfo-molécules comme l'allicine.L'ail sulfo-génik est un comprimé allicino-actif, meilleur que l'ail frais, coupé ou broyé.oui, bien meilleur que l'ail frais.Le simple fait de couper, broyer ou écraser une gousse d'ail frais, produit de l'allicine volatile qui est irrécupérable.Dans l'ail sulfo-génik, nous le récupérons pour vous.Ainsi, vous profitez des bienfaits de l'ail, sans les ennuis d'une odeur désagréable.Promotion Montréal : (514) 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Mauricie : (819) 378-7777 Estrie : (819) 823-3322 REPORTAGE PUBLICITAIRE Souffrez-vous d'insomnie ou de problèmes de sommeil?Si vous jugez que cela vous prend beaucoup de temps avant de vous endormir et que vous dormez peu à chaque nuit depuis plusieurs semaines, ou encore vous vous réveillez le matin avec l'impression d'avoir eu un sommeil léger et peu reposant, vous pourriez être éligible à un projet de recherche en insomnie primaire.Vous êtes âgé entre 18 et 65 ans et vous êtes en bonne santé générale, vous n'êtes pas enceinte ou n'avez pas l'intention de le devenir, vous n'avez pas de dépendance à l'alcool ou aux drogues et vous n'avez pas eu récemment un diagnostic de dépression ou de troubles d'anxiété.Si vous êtes intéressé ou si vous désirez de l'information supplémentaire, communiquez avec Expertise Neuro Sciences et laissez vos coordonnées à Sylvie Bouchard au (514) 526-1648 après 17 h.Ça change de la télé Sans OGM,100% pur plaisir.Cultivé et bien élevé UNE PRÉSENTATION DE LA COOPÉRATIVE FÉDÉRÉE DE QUÉBEC Un seigneur des agneaux du Bas-Saint-Laurent et le roi du pesto à Saint-Joseph-du-Lac.Mardi19h30 3163583A DÉCOUVERTE S I T E WEB DE LA SEMAI N E C I T ATION DE LA SEMAI N E VOUS POUVEZ obtenir tout plein de renseignements sur à peu près tout ce qui concerne la santé de près ou de loin sur le site www.omni-med.com, une entreprise née à Cookshire et mise sur pied par des médecins québécois.Vous n'en finirez plus de sauter d'un lien à l'autre.On vous offre d'ailleurs un carnet santé personnalisé, où vous pouvez enregistrer votre historique de santé et celui des membres de votre famille.Déjà installée sur le site pour les médecins et patients des régions de Laval et de l'Estrie, la Clinique virtuelle permet aux professionnels de la santé d'échanger des dossiers et résultats de tests.avec le consentement du patient, évidemment.Contre-indication : le site doit être évité à tout prix par les hypocondriaques , qui n'en sortiront jamais ! « Elle est trop grosse pour une ballerine, c'est difficile pour ses partenaires de la soulever » \u2014Katerina Novikova, porte-parole du Ballet Bolshoï, qui vient de remercier la danseuse étoile Anastasia Volochkova qui, à 5 pieds six pouces, fait osciller la balance à 109 livres et admet adorer la crème glacée.Peut-être un peu de musculation, les gars ?Sylvie St-Jacques collaboration spéciale LA SANTÉ DANS L E S MÉDIAS UNE ÉQUIPE de chercheurs américains, suédois et danois a découvert une technique prometteuse qui pourrait prolonger la vie des plaquettes sanguines, ces cellules sans noyau responsables de la coagulation qui sont gardée dans les banques de sang pour être utilisées dans la réduction des saignements ou le traitement des cancéreux.Une cuillerée de protéines ajoutée aux plaquettes permettrait maintenant de réfrigérer et de conserver pendant une douzaine de jours ces précieuses cellules qu'on doit normalement jeter au bout de cinq jours.RAYON X SUR LES CELLULES-SOUCHES pour tous les espoirs qu'elles soulèvent.Celles-ci sont devenues des spermatozoïdes entre les mains expertes de chercheurs japonais travaillant sur des souris.Aux États-Unis, en introduisant de nouveaux gènes dans leur noyau, des scientifiques ont trouvé unmoyen de contrôler le développement des cellules-souches dans l'oreille interne d'embryons de poulets, ce qui ouvre la porte à des solutions thérapeutiques éventuelles tant pour la surdité que pour le vertige.Les cellules-souches sont tout simplement les cellules du premier stade embryonnaire non encore spécialisées et à la source des autres cellules du corps humain.VOUS SONGEZ à arrondir vos fins de mois en devenant cobaye pour une compagnie pharmaceutique?Lisez d'abord le mini-dossier du magazine Protégez-vous de septembre qui pourrait bien jeter une douche froide sur vos ambitions, pécuniaires.Il est peut-être tentant d'empocher entre 500$ et 2000$ pour tester un nouveau médicament.Mais quels en sont les effets secondaires à court et long terme?En prime, un dossier «Allergies à l'école», où on se pose une question très pertinente : les noix, ça va, mais doit-on aussi bannir les oeufs, les produits laitiers et le soja? LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 21 SEPTEMBRE 2003 B3 Un médecin et le syndrome de Tourette « Je n'ai jamais eu un mouvement brusque qui ait pu blesser un patient et je savais très bien que je n'en aurais jamais.Sinon, je n'aurais jamais fait le métier de chirurgien.Je n'ai pas la maladie de Parkinson.» L I L I A N N E LACROIX LE SYNDROME de Gilles de la Tourette est un désordre neurologique chronique caractérisé par des mouvements moteurs répétitifs et involontaires et par des sons vocaux irrépressifs qui, dans certains cas peuvent même se traduire en fragments de mots ou de phrases répétés (écholalie) ou en mots carrément orduriers (coprolalie).On l'appelle parfois la maladie des tics et trois fois plus d'hommes que de femmes en sont affectés.Parfois, les tics sont tellement complexes que l'entourage a du mal à croire qu'il peut s'agir de mouvements et de vocalisations involontaires.Ces malades, qui peuvent sauter sans raison apparente, cracher, jurer ou afficher toutes sortes de mouvements ou de comportements bizarres, ont longtemps passé pour des fous, des possédés, des handicapés mentaux, des mal élevés ou des dégénérés.Même s'il a été décrit pour la première fois au milieu du 19e siècle par un neuropsychiatre français qui lui a donné son nom, le syndrome est longtemps demeuré un mystère, méconnu des médecins et parfois des victimes elles-mêmes.Mort Duran (Morton en fait, mais tout le monde le connaît sous le nom de Mort) est atteint du syndrome.Pendant plus de 30 ans, il l'a ignoré.Oh, il savait bien qu'il avait tous ces tics, qu'il avait besoin de toucher aux choses de façon symétrique, seulement avec les majeurs et de façon répétitive (ça peut être un mur, un parcomètre, le pare-brise de l'auto, n'importe quoi), qu'il avait cette obsession des chiffres qui le faisait avancer de neuf pas, reculer de deux, avancer de neuf pas, reculer de deux (parfois, sans raison, les chiffres changeaient mais la compulsion demeurait la même).Parfois, il sautait ou lançait le bras dans les airs, avait une soudaine envie de toucher quelqu'un avec les orteils ou, pris d'une véritable rage, lançait un objet sur le mur.Et puis, parfois aussi, il hululait : « Hou ! Hou ! » comme un gros hibou ou un train lancé à pleine vitesse.Sans compter qu'il lui arrivait de lancer une série de bouts de phrases à répétition et même par moments des mots carrément orduriers.Médecin et chirurgien Quand Mort Duran a entendu pour la première fois le nom et la description du syndrome Gilles de la Tourette, il était médecin depuis huit ans et même chirurgien depuis trois ans.Il s'est tout de suite reconnu.« Si je l'avais su, je ne sais pas si je me serais lancé dans des études de médecine, je ne sais même pas si on me l'aurait permis », dit-il en riant.Mais l'ignorance générale régnait alors autour du syndrome, même dans les milieux scientifiques.Depuis, il a appris qu'il ne se situait pas parmi les pires cas mais sûrement pas parmi les plus légers non plus.Il se décrit plutôt comme un cas modéré.Par contre, comme « success story », on peut difficilement faire mieux.Qu'il ait pu réussir ses études de médecine étonne déjà.À cause d'obsessions particulières à la maladie, il avait la compulsion de lire chaque ligne plusieurs fois, d'aligner chaque paragraphe pour obtenir une vision symétrique, d'équilibrer les syllabes et les mots ainsi que la ponctuation, de vérifier la fréquence de telle lettre et de répéter certains bouts de phrases encore et encore.Évidemment, ça lui prenait un temps inouï mais, lorsque arrivait l'examen, il connaissait la matière par coeur.Au-delà des études, comment a-t-il pu, pendant toutes ces années, faire des opérations aussi complexes que des pontages coronariens, des interventions au cerveau ou de la microchirurgie ?Comment a-t-il pu devenir, de l'avis de tous, un excellent chirurgien ?« Supposez un chirurgien qui aurait une soudaine envie de se gratter le bout du nez.Il trouvera toujours le moyen de le faire, dit-il.C'est très méticuleux comme travail, mais il y a toujours des moments où vous pouvez prendre quelques secondes.J'en profitais alors pour me débarrasser d'un tic.Je n'ai jamais eu un mouvement brusque qui ait pu blesser un patient et je savais très bien que je n'en aurais jamais.Sinon, je n'aurais jamais fait ce métier.Je n'ai pas la maladie de Parkinson.Par contre, je n'aurais sûrement pas pu passer des heures en salle d'opération sans avoir de tics.Si vous pouviez me voir présentement, je vous parle au téléphone, mais je n'arrête pas de bouger.» Un anthropologue sur Mars De l'avis de ses collègues, rien que sa séance de lavage de mains était une expérience en soi.Dans le livre An Anthropologist on Mars, l'auteur et médecin Oliver Sacks lui consacre d'ailleurs, en le rebaptisant Carl Bennett à la suggestion de l'éditeur, un chapitre où il décrit notamment cette scène : « Ses constants mouvements secs dardant ses doigts en direction de son assistant, de son épaule non stérile ou du miroir, sans jamais les toucher, les mouvements brusques de son corps vers l'avant, sa façon de toucher ses collègues avec ses pieds, tout cet immense ballet insensé accompagné d'un barrage de hululements « Hooty-hoo ! Hooty-hoo ! » l'a visiblement profondément impressionné.À 61 ans, le Dr Mort Duran a maintenant pris sa retraite comme chirurgien mais il partage toujours son temps entre la petite ville de Cranbrook, en Colombie- Britannique, où il demeure encore et où il a exercé si longtemps, et Calgary, où il enseigne toujours aux étudiants en médecine : « Ma décision de prendre ma retraite comme chirurgien n'a rien à voir avec le syndrome.J'en avais assez des heures irrégulières, des appels la nuit.Par contre, je dois dire que certains symptômes liés au stress, les rages par exemple, ont grandement diminué depuis que j'ai choisi de me concentrer seulement sur l'enseignement.» Les allers-retours réguliers entre les deux villes n'ont rien pour l'embêter, car non seulement il conduit (en se livrant toujours à ses tics, évidemment), mais il pilote même son petit avion privé.L'auteur Oliver Sacks s'en est lui-même étonné mais Chuck, dont la famille pilote dans les Rocheuses depuis des années, l'a vite remis dans le contexte : « Un gars ordinaire, dit-il.Tourette.pis après ?C'est une bonne personne.Et un excellent pilote, en plus ! » Un bébé d'été conçu à l'automne L I L I A N N E LACROIX JOSÉE ET MATHIEU avaient leur vie toute tracée.Le mariage, l'achat de la maison, leurs carrières, le voyage en Europe, le bébé.Ce serait un bébé d'été, conçu à l'automne.Mais alors que tous leurs amis, qui suivaient à peu près le même cheminement, annonçaient leur heureuse nouvelle tour à tour, eux n'avaient toujours rien à dire à tous ceux qui s'informaient : « Pis ?» Alors qu'ils avaient cru que cela irait de soi, Josée n'était toujours pas enceinte.Bien vite, ils en ont fait une obsession.La température basale, l'analyse du cycle menstruel, l'examen de la glaire ou de la salive, et même des méthodes un peu plus bizarres, comme de lever le bassin ou de porter des bas noirs en faisant l'amour, ils étaient ouverts à tout : « Faire l'amour pour le plaisir ou pour faire un enfant, je vous jure que ce n'est pas la même chose.On voulait mettre toutes les chances de notre bord.Tout était centré là-dessus », lance spontanément Mathieu, qui travaille dans l'industrie pharmaceutique.Un nouvel instrument, conçu par Novartis et distribué dans les grandes pharmacies, propose pour 250$ d'aider les couples comme eux à concevoir.Le moniteur de fertilité Clear Plan Easy, qui effectue tout bonnement un test d'urine, détecte les variations de deux hormones (LH et E3G) et aide donc à repérer la période cruciale où se produit l'ovulation.Auparavant, les moniteurs détectaient seulement les pics très courts de LH.Selon le fabricant, le nouvel appareil permet donc d'établir une fenêtre de six jours de fertilité élevée ou maximale.L'appareil retient en mémoire les six cycles précédents, même s'ils sont irréguliers, pour s'ajuster et assurer ainsi une meilleure précision et une détermination plus serrée du moment de l'ovulation.Tout est dans le timing Selon le Dr François Bissonnette, président du comité de fertilité à l'Association des obstétriciens-gynécologues du Québec, le nouvel appareil mérite l'attention.« Nous n'avons pas encore fait l'essai de l'appareil ici, comme c'est le cas en Europe par exemple, mais les rapports que nous avons pu lire sont intéressants et le principe lui-même a du sens.Sans être une panacée, cela pourrait devenir une solution pour certaines en augmentant la synchronisation », dit-il.En matière de fertilité, le timing est capital, affirme le Dr Jacques Kadoch, obstétriciengynécologue et spécialiste de la fertilité à l'hôpital Saint-Luc du CHUM et à la clinique de fertilité Ovo.Selon lui, les couples ont souvent tendance à paniquer trop vite et à se stresser outre mesure : « Les couples ne réalisent pas qu'ils ont seulement 20% de chances par cycle de concevoir.Cela n'a rien d'automatique et cela varie grandement en fonction de l'âge.À 25 ans, ces chances sont de 25 % mais quasiment nulles (moins de 5 %) après 40 ans.» Dans le cas de couples jeunes et en santé, on ne peut pas véritablement parler d'infertilité avant un an de relations régulières (aux deux ou trois jours).« On a fini par comprendre qu'on n'est pas tout seuls », expliquent Josée et Mathieu.La confirmation que Josée ovule bel et bien a d'ailleurs sensiblement allégé la pression : « Et puis la méthode est simple et pas trop contraignante », explique-telle.250$ et plus Une précision toutefois: l'appareil coûte 250 $, sans compter le coût des bandelettes supplémentaires.Comme bien des couples, Josée et Mathieu se heurtent à une réalité moins idyllique que ce qu'ils avaient imaginé : « Nos amis en sont déjà à leur deuxième enfant.On connaît même un couple qui ne veut plus d'enfant mais qui en a tout de même eu deux, même si la femme prend la pilule.C'est bizarre, pendant des années, on pense contraception puis, quand on veut un enfant, on s'imagine que ça va aller tout seul.» Selon le Dr Kadoch, le nouvel appareil s'adresse aux couples jeunes sans facteur de risque.« La femme de 42 ans qui désire un enfant devrait par contre consulter », précise-t-il.Si de nombreux couples s'installent en mode panique dès le premier mois d'insuccès, d'autres, par contre, tombent dans l'excès inverse : « Je ne devrais jamais entendre :
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