La presse, 1 octobre 2003, Cahier A
[" POUR LES DROITS DES FEMMES MONTRÉAL MERCREDI 1 er OCTOBRE 2003 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN F RANÇAIS D'AMÉRIQUE 1 1 9e A N N É E > N O 3 3 7 > 7 2 P A G E S > 6 C A H I E R S 65 ¢ TAXES EN SU S ÉDITION PR OVINCIALE > 70¢ Le coût de la CAM va grimper La STM avance deux scénarios: 63$ avec moins de services; 71$ avec les mêmes services BRUNO BISSON Faute de pouvoir compter sur de nouvelles sources de revenus dès l'an prochain, la Société de transport de Montréal ( STM ) devra imposer aux usagers une augmentation de tarif de plus de 30 %, qui fera passer le coût mensuel de sa carte autobus-métro ( CAM ) de 54 $ à 71 $.Selon un document d'analyse financière obtenu par La Presse, la STM dispose aussi d'un « plan B » afin d'absorber un manque à gagner anticipé de 56 millions dans son budget 2004.Celui-ci prévoirait une hausse des tarifs de presque 17% qui ferait passer le coût de la CAM à « seulement » 63 $ par mois.En contrepartie, la STM effectuerait des restrictions de dépenses de 27 millions qui entraîneraient la perte de 12% de toute l'offre de service des autobus, incluant l'abolition de 26 circuits réguliers, une diminution de la fréquence de passage des autobus hors pointe et la disparition complète du service de nuit.Cette synthèse financière de cinq pages aurait été préparée après juillet 2003 par la STM pour appuyer une présentation faite au ministre des Transports du Québec, M.Yvon Marcoux, au cours de l'été.Voir CAM en A2 PHOTO AP Des orphelines afghanes en tenue traditionnelle ont reçu hier la visite de la ministre de la Parité et de l'Égalité professionnelle de la France, Nicole Ameline, à l'orphelinat Tayaimaskan, à Kaboul.L'Afghanistan est sur le point de rendre public un projet de Constitution consacrant les droits des femmes, durement réprimés sous les talibans.Le droit des filles à l'éducation continue d'être brimé dans les provinces, avec quatre écoles pour filles incendiées récemment par des talibans.La visite de deux jours de Mme Ameline est destinée à promouvoir l'éducation en Afghanistan.Bio Chem Pharma: la FTQ fait un autre pas DENIS ARCAND LE FONDS de solidarité du Québec ( FTQ )se positionne pour une offre d'achat à Shire Pharmaceuticals pour le laboratoire Bio Chem Pharma et les principaux médicaments expérimentaux qui y étaient mis au point avant qu'il soit fermé par la multinationale anglaise, le 5 septembre.« Nous avons demandé vendredi dernier à Shire la permission de faire une vérification diligente sur les lieux et sur la propriété intellectuelle de Bio Chem », a dit hier le porte-parole du Fonds, Pierre Leduc.« Notre département des sciences de la vie demande l'accès à l'information et fera un rapport à Pierre Genest » ( PDG du Fonds de solidarité ), a ajouté M.Leduc.Il existe plusieurs scénarios sur lesquels on planche et qui pourraient préserver au moins une partie des médicaments expérimentaux et de l'expertise du labo Bio Chem », a dit hier Jean-Denis Dubois, patron du département des investissements en sciences de la vie du Fonds.« Mais tous se butent contre le fait qu'on ne connaît pas les produits qui sont à l'étude.Tout ce qu'on sait, en réalité, c'est qu'il y a une demi-douzaine de molécules qui ont, apparemment, du bon potentiel, certaines contre le sida, d'autres contre une forme d'hépatite, d'autres contre des cancers.Voir BIOCHEM PHARMA en A2 L'affaire Plame hante Bush Les ponts sont coupés entre le sous-ministre et le procureur-chef Arts et spectacles C1-C8 - télévision C2 Bandes dessinées C7 Bridge E5 Carrières D6, D7 Décès E7 Éditorial A14 Êtes-vous observateur?E2 Feuilleton C7 Forum A15 Horoscope E3 La Presse Affaires D1-D16 Loteries A2, A6 Monde A11, A13 Mots croisés C7, S12 Mot mystère C7 Petites annonces - immobilier E2, E3 - marchandises E3 - emplois E3, E4 - automobile E4, E5 - affaires D2 Vacances-voyage B6 M É T É O Voir S16 Averses Maximum 12 > minimum 6 YVES BOISVERT MAINTENANT que le « mégaprocès » devant le juge Réjean Paul a pris fin, l'heure des règlements de comptes a sonné au bureau du procureur général et de ses substituts.André Vincent, procureur-chef responsable de l'équipe qui lutte contre le crime organisé depuis 2000, laisse entendre qu'il ne peut plus travailler sous les ordres de Mario Bilodeau, sous-ministre associé qui a été le chef d'orchestre des « mégaprocès ».C'est Bilodeau qui a nommé Vincent à la tête du projet qui allait mener à la mise en accusation d'une centaine de motards et de sympathisants, au printemps 2001.Vincent s'est senti désavoué par Bilodeau au moment où il venait de parvenir à une entente avec les avocats de la défense impliqués dans le procès pour meurtres devant le juge Réjean Paul.Les ponts sont coupés entre les deux hommes.Le bruit court que Vincent, un des piliers de la Couronne au Québec, cherche un emploi ailleurs.Tout cela crée une atmosphère de crise larvée.Vincent jouit d'une réputation considérable et il est le leader de cette équipe d'élite qui, partout au Québec, supervise les dossiers du crime organisé et de blanchiment \u2014 des motards à l'opération Scorpion, à Québec.En entrevue avec La Presse hier, André Vincent a déclaré que Mario Bilodeau savait depuis des mois qu'il négociait un règlement avec neuf des 12 accusés qui supposait des peines de 15 à 20 ans de pénitencier.Tous ceux qui ont gravité autour de ces négociations \u2014 les avocats de la défense, le juge Paul, certains enquêteurs, les autres avocats de la Couronne\u2014 savaient qu'André Vincent était prêt à régler pour « 15-20 », selon le rang hiérarchique des accusés.Ces gens n'ont pas compris que Mario Bilodeau puisse être surpris, ou déçu, quand André Vincent lui a annoncé un «règlement » le 4 août 2003.« J'estimais qu'enfin les accusés hissaient le drapeau blanc.Ils acceptaient nos chiffres.J'ai offert à Me Bilodeau de l'accompagner pour rencontrer le ministre Marc Bellemare, peut-être même avec un enquêteur, afin de bien l'informer.Me Bilodeau m'a dit que ce ne serait pas nécessaire.« Je ne sais pas ce que Me Bilodeau a dit au ministre.Ce que je sais, c'est qu'après cette réunion, Me Bilodeau a refusé l'offre, pour me demander de revenir à la défense avec une contre-proposition.Je lui ai dit que ça, jamais je ne le ferai.J'ai négocié de bonne foi avec ces avocats, je me suis engagé au nom de l'institution, je n'ai pas le droit de les tromper.Je reconnais le droit du procureur général d'exprimer son désaccord.C'est parfaitement légitime.En droit, je pense que la requête de la défense ( qui se plaint de l'intervention du ministre pour refuser l'entente en août ) ne tenait pas.Et moi, je ne suis qu'un substitut.Voir PONTS en A4 JOONEED KHAN LE DÉPARTEMENT de la Justice a ouvert une enquête officielle sur l'identification d'une femme agent secret de la CIA, Valerie Plame, dont le mari, ex-ambassadeur, avait critiqué les allégations du président George W.Bush concernant la présumée acquisition par le régime de Saddam Hussein de minerai d'uranium provenant du Niger.Selon les médias, c'est la Maison- Blanche elle-même qui est à l'origine de la fuite, en pleine polémique sur les justifications de la guerre préventive de Bush contre l'Irak.La CIA avait demandé la semaine dernière au département de la Justice d'ouvrir une enquête sur cette fuite et sur la Maison-Blanche.Voir BUSH en A2 Valide jusqu'au 15 octobre 2003.Les photos peuvent différer.1 - 8 0 0 - 3 6 3 - 3 5 3 5 BEAUBIEN 3155844 Appareil photo numérique Résolution 4 millions de pixels Zoom 3X optique équivalent de 38-114 mm 12 modes de prise de vue Mode vidéo Interface USB Garantie de 2 ans 489,99$ 589,99$ 1279,99$ Appareil photo numérique Résolution 3 millions de pixels Zoom 3X optique équivalent 36-108 mm Mise au point automatique Interface USB Garantie de 2 ans Cool Pix 3100 Appareil photo numérique Écran pivotant Résolution 5 millions de pixels Zoom 8X optique équivalent 35-280 mm Mode vidéo avec son Interface USB Sabot de flash intégré Garantie de 2 ans Captez l'émotion des couleurs avec Incluant : carte mémoire 16 Mo et accessoires RECEVEZ 25 $ D'IMPRESSION PHOTO NUMÉRIQUE.RECEVEZ 25 $ D'IMPRESSION PHOTO NUMÉRIQUE.Incluant : carte mémoire 16 Mo et accessoires Cool Pix 4300 Cool Pix 5700 RECEVEZ 25 $ D'IMPRESSION PHOTO NUMÉRIQUE.Incluant : carte mémoire 32 Mo et accessoires MON CLIN D'OEIL STÉPHANE LAPORTE Si le Canadien était aussi agressif envers les autres équipes qu'envers les partisans, on huerait moins souvent.Les Thrashers en état de choc Cahier Sports, pages 2 et 3 Remue-ménage à Radio-Canada Cahier Arts+Spectacles, page C1 Dany Heatley Simon Durivage LE PÈRE DE JOSÉ THÉODORE COMPARAÎT page A3 A2 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1er OCTOBRE 2003 DEMAIN DANS LA PRESSE Cultures exotiques Des légumes qui ressemblent à des fruits, des fruits qui ont l'air d'herbes fraîches, des herbes qui font penser à des légumes.Des légumes qui servent d'instruments de musique, d'autres dont on ne mange pas la chair mais la peau.Des haricots d'une longueur d'un pied, des piments tout blancs, des aubergines de la taille d'une pièce de 10 cents, du chou qui sent la moutarde.Le monde végétal nous réserve encore bien des surprises.À lire demain dans le cahier Actuel AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Venez parler des défusions avec Pierre Bourque à midi trente: cyberpresse.ca/clavardage > Consultez les critiques des pièces de théâtre à l'affiche: cyberpresse.ca/theatre > Pour retrouver toutes les recettes: cyberpresse.ca/actuel LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 9-6-8 > À quatre chiffres : 1-5-4-3 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650.Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7 rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé aux ateliers de La Presse, ltée, également sis à cette adresse.SUITES DE LA UNE CAM Suite de la page A1 Il y a deux semaines, le président de la STM, Claude Dauphin, révélait que la société faisait face à une véritable crise financière, avec un « trou» budgétaire de plus de 50 millions dès l'an prochain, et des perspectives encore plus pessimistes à long terme.Le président de la STM ne précisait toutefois pas de quel ordre seraient les augmentations de tarifs et restrictions de services nécessaires pour faire face à cette situation.En plus de révéler la profondeur du bourbier dans lequel la STM risque de s'enfoncer à court terme, le document précise que le manque à gagner, qui s'élève à 18 millions cette année et grimperait à 56 millions l'an prochain, pourrait atteindre 123 millions d'ici cinq ans, sans une modification majeure des règles de financement de la société.De plus, le document précise que les besoins d'investissements de la STM avoisinent les trois milliards de dollars d'ici 10 ans.Cela inclut le remplacement des voitures du métro de première génération ( 900 millions ), la modernisation des systèmes informatiques et la construction d'un nouveau centre de contrôle du métro qui devra précéder la mise en service du tronçon de Laval, en 2006 ( 800 millions ), le rajeunissement du parc d'autobus au rythme de 75 à 100 véhicules par année ( 420 millions ), et la reconstruction des ateliers d'entretien et d'autres installations de la STM ( 150 millions ).Deux scénarios En juin, le président de la STM avait provoqué l'indignation générale en évoquant la possibilité de fermer le métro durant les week-ends pour économiser quelque 20 millions afin de faire face à une augmentation galopante des dépenses, au plafonnement relatif des revenus et à l'absence d'un nouveau cadre financier du transport en commun pour 2004.Cette annonce avait soulevé un tollé chez les usagers et les écologistes, et suscité la réprobation silencieuse de Québec, en plus de provoquer une rupture des négociations pour le renouvellement de la convention collective des chauffeurs d'autobus et opérateurs du métro.Cette possibilité, faut-il préciser, n'est plus envisagée dans le document obtenu par La Presse.Le document financier de la STM n'explore en fait que deux scénarios possibles.Dans le premier cas, les usagers, qui viennent de connaître deux augmentations de tarifs successives cette année, feraient seuls les frais du manque à gagner de 56 millions anticipé l'an prochain.La CAM augmenterait de 17 $, passant de 54 à 71 $, une augmentation de 31,5 %.Les tarifs réduits pour les personnes âgées et les étudiants de moins de 25 ans augmenteraient aussi, de 27 $ à 35,50 $ par mois.Le prix du passage unitaire serait pour sa part majoré de 75 cents, pour s'établir à 3,25 $.Une pareille augmentation de tarif aurait un impact immédiat sur l'affluence dans le métro et les autobus de la STM, prédit le document consulté par La Presse.Plus de 40 000 usagers des transports collectifs les abandonneraient au profit d'un autre mode de transport \u2014 en très grande majorité leur automobile\u2014 à un moment où l'on multiplie les campagnes de sensibilisation pour augmenter la part modale des transports en commun face à l'usage quotidien de la voiture privée.Cette désertion des usagers représenterait une perte nette d'environ 30 millions de déplacements par année pour la STM, soit une réduction globale de 8 % de sa clientèle.Le second scénario est moins dur pour les usagers, puisqu'il coupe la poire en deux.La hausse du prix de la CAM, qui passe de 54 à 63 $, se traduirait par la perte de 20 000 usagers et de 14 millions de déplacement par année.Les revenus supplémentaires de 29 millions pour la STM s'accompagneraient de réductions de services de 27 millions, pour satisfaire les exigences budgétaires de 2004.Ainsi, la STM abolirait le service de nuit, de même que 26 des 165 lignes régulières d'autobus qu'elle exploite présentement.L'intervalle de passage entre les autobus pourrait augmenter jusqu'à 60 minutes, hors des périodes de pointe, et le service serait réduit sur la ligne bleue ( numéro 5 ) du métro.Aucun de ces scénarios ne prévoit une contribution additionnelle de la Ville de Montréal.Celle-ci versera cette année 263 millions au budget d'exploitation de la STM, soit 14 millions de plus que prévu.BUSH Suite de la page A1 Le Département de la Justice a demandé hier aux employés de la Maison-Blanche de se tenir prêts à apporter leur concours à l'enquête.La révélation du nom d'un agent secret est un crime passible de plusieurs années de prison aux États- Unis.Le président a accueilli favorablement la décision du Département de la Justice d'ouvrir une enquête officielle, indiquant qu'il souhaitait la voir « avancer très vite ».« Si quelqu'un a livré des informations classées secrètes, je veux le savoir », a déclaré Bush à l'issue d'une rencontre avec des chefs d'entreprise à Chicago.« Je veux connaître la vérité.Je veux savoir qui sont les auteurs de ces fuites », a-t-il dit.Cette affaire place l'administration Bush sur la défensive alors que sa politique irakienne est contestée et que l'opposition démocrate fait preuve d'une pugnacité croissante à un an de l'élection présidentielle.Elle rappelle l'affaire Kelly, du nom du scientifique britannique qui s'est enlevé la vie après avoir été identifié publiquement comme la source des critiques diffusées par la BBC contre les arguments du gouvernement Blair pour attaquer l'Irak.L'affaire a fait hier la une des journaux aux États-Unis.« Si le secrétariat à la Justice mène lui-même l'enquête, elle reste en fin de compte sous l'autorité de John Ashcroft », a noté le sénateur Charles Schumer sur le réseau NBC.« Nous voulons être sûrs qu'une enquête indépendante puisse être menée et que tous les faits puissent être examinés de manière à ce que ceux qui sont responsables répondent devant la loi comme il se doit », a dit le sénateur Tom Daschle, leader de l'opposition démocrate à la Chambre haute.« Cette enquête devrait être menée par une personne indépendante de l'administration », a renchéri en conférence de presse Nancy Pelosi, chef de la minorité démocrate de la Chambre des représentants.Dans une lettre adressée dès lundi à Aschroft pour réclamer une enquête indépendante, plusieurs sénateurs démocrates influents ont écrit que la « fuite paraissait avoir pour objet de punir quelqu'un qui s'est permis de douter du bienfondé de la guerre » en Irak.Ashcroft s'est refusé à nommer un procureur spécial dans cette affaire.« Du fait qu'il y a l'ouverture d'une affaire criminelle présumée, je ne communiquerai aucun autre détail », a déclaré l'attorney général.La Maison-Blanche s'était défendue d'avoir dévoilé aux médias le nom de Valerie Plame, pour se venger de son mari, Joseph Wilson, qui contestait des accusations portées par l'administration contre l'Irak.En février 2002, la CIA avait chargé Wilson, ancien ambassadeur au Gabon et en Irak, d'enquêter sur des informations britanniques faisant état de tentatives de Saddam Hussein d'acquérir de l'uranium au Niger.Après une mission dans ce pays, Wilson avait conclu que ces accusations n'étaient pas étayées.Bush avait néanmoins utilisé, dans son discours sur l'état de l'Union en janvier 2003, ces accusations comme l'un des arguments justifiant la guerre contre l'Irak.En juillet, Wilson contredisait les affirmations de Bush en signant une chronique intitulée « Ce que je n'ai pas trouvé au Niger », dans le New York Times.Pour se venger, la Maison-Blanche aurait alors fait savoir, par des fuites à la presse, que Valerie Plame travaillait pour la CIA comme experte d'armes de destruction massive ( ADM ) et aurait suggéré à la CIA d'envoyer son mari en mission au Niger.Le nom et la fonction de Mme Plame ainsi que son implication dans l'envoi de Wilson au Niger ont été divulgués par le journaliste Robert Novak, chroniqueur conservateur proche de l'administration Bush, dans un article publié dans plusieurs journaux aux États-Unis une semaine après celui de Wilson dans le New York Times.Novak citait, sans les nommer, « deux sources haut placées au sein de l'administration ».Bellemare Précision BIOCHEM PHARMA Suite de la page A1 ©2002 Baume & Mercier, Inc.COURBES PRONONCÉES ET LIGNES DROITES SCULPTÉES DANS L'OR OU DANS L'ACIER.PRÉSENTÉE EXCLUSIVEMENT SUR BRACELET EN PEAU D'ALLIGATOR, www.baume-and-mercier.com On ne sait pas où ils sont rendus ni quelle sorte de protection juridique ( brevets ) on peut espérer tirer de ces connaissances.» Et les personnes qui connaissent ces médicaments sont toutes tenues au secret par des ententes de confidentialité avec Bio Chem, qui sont courantes dans l'industrie.« Si on obtient la permission de faire notre vérification diligente sur les molécules en développement, et qu'on trouve ça bon, on sera peutêtre là pour faire une offre de rachat puis financer leur développement, a dit M.Dubois.Pour l'instant, on en est là.La lettre à Shire est partie ( pour l'Angleterre ) vendredi.» Le Fonds a fait cette mise au point hier soir en réaction à une manchette diffusée électroniquement par une agence de presse, selon laquelle le Fonds avait déposé une offre formelle pour Bio Chem.La manchette, en provenance d'Ottawa, coïncidait avec l'annonce par le Bloc québécois d'une conférence de presse prévue pour ce matin avec trois chercheurs de Bio Chem récemment mis à pied par Shire.Paul Nguyen Bâ, un des codécouvreurs du célèbre médicament anti-sida « 3TC », le virologue Jean Bédard et la chimiste Nathalie Turcotte, doivent participer avec le député bloquiste Paul Crête à une rencontre de presse.Cette conférence du Bloc, a dit une source, vise à « mettre de la pression sur Allan Rock » ( ministre fédéral de l'Industrie ).Le 15 septembre dernier, M.Rock a affirmé qu'il n'hésitera pas à poursuivre Shire pour lui faire respecter ses engagements de maintenir un certain niveau de dépenses en recherche chez Bio Chem Pharma.Ces engagements contractuels secrets \u2014atteignant environ 27 millions par année et assortis d'un plancher d'emplois, selon une source de La Presse\u2014 avaient été pris en 2001 par Shire quand elle a acheté Bio- Chem Pharma, de Laval, le plus grand succès scientifique et commercial de l'histoire de la biotechnologie canadienne.« M.Rock est le seul qui ait entre les mains l'accord qui définit précisément les engagements pris en 2001 par Shire, a dit la source.Et il est le seul qui ait les outils juridiques pour exercer les droits du Canada dans cette situation.Il est une des clefs importantes de toute solution.Cela étant, Shire n'a pas formellement verrouillé la porte à des discussions, même si elle ne déroge pas officiellement à son annonce de fermer le labo ( une minorité des 120 personnes dont les postes ont été abolis travaillent encore jusqu'au début de décembre ).Ainsi, le 29 août, le responsable mondial de la recherche chez Shire et vice-président de la compagnie, Wilson Totten, a reçu dans son bureau en banlieue de Londres deux des principaux chercheurs du labo, Ming-Qiang Zhang et Alex Cimpoia, qui ont fait une proposition de rachat partiel.Une semaine plus tard, le fondateur de Bio Chem Pharma, l'entrepreneur scientifique Francesco Bellini, de même que le Fonds de solidarité, avaient nié une information selon laquelle ils travaillaient sur une offre commune d'une cinquantaine de millions pour le labo et une partie de la propriété intellectuelle des médicaments en développement.LE MINISTRE de la Justice et procureur général du Québec s'appelle Marc Bellemare, et non Jacques, tel qu'écrit hier dans l'article « Le ministre au coeur du mystère ».D'autre part, Thomas, et non David, Mulcair est ministre de l'Environnement, comme l'indiquait erronément l'article intitulé « Québec serre la vis aux recycleurs d'automobiles ».Nos excuses.NOTE AUX LECTEURS L'exemplaire de La Presse que vous tenez entre vos mains a été imprimé à la nouvelle usine de Transcontinental à Pointe-aux-Trembles.L'ordre des cahiers est sensiblement différent de celui auquel vous êtes habitué.Comme l'imprimerie est encore en période de rodage, il est possible que vous remarquiez des imperfections à l'occasion.Merci de votre compréhension.Philippe Cantin Vice-président à l'information et éditeur adjoint LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1er OCTOBRE 2003 A3 ACTUALITÉS Ted Theodore: 40 ans avec la racaille et les truands Ted Nicholas Theodore Theodore Theodore Jr Nicky Theodore Frank Theodore Rock Theodore Boris Theodore Jean Provost ANDRÉ CÉDILOT PEU CONNU du public, Ted Nicholas Theodore, père du célèbre gardien de but du Canadien de Montréal, trempe dans le milieu interlope depuis plus de 40 ans.Dans les années 70, il a été longtemps associé au redoutable clan des frères Roger et Bernard Provençal, spécialisé dans le trafic de drogue, les braquages de blindés et le prêt usuraire.Au plus fort du règne de ce gang déchu de l'est de la ville, Théodore et un autre shylock d'origine italienne, Carlo Cristofaro, avaient même fondé, avec le caïd Bernard Provençal, une compagnie qui s'appelait « Placements Bercarl », spécialisée dans le prêt d'argent aux entreprises et particuliers en difficulté financière.Dans les faits, Theodore et ses deux acolytes se portaient garants des emprunts que des clients soigneusement recrutés avaient contractés auprès d'une banque dont le directeur a été partie à la combine durant nombre d'années.L'entreprise servait également à blanchir une partie des profits illicites des Provençal.« C'était du shylocking déguisé.Tout le monde y trouvait son compte : le gérant gonflait sa clientèle et nous, on passait notre argent », a déclaré Bernard Provençal, quand il est devenu délateur au début des années 80.Le Studio 612 Prospère cabaretier des basfonds du centre-ville, Theodore connaissait à peu près tout ce que la ville comptait de petites racailles et de grands truands.Pendant quelques années, il a également tenu un commerce de perruques, rue Sainte-Catherine, le Studio 612, qu'il a par la suite déménagé rue Jarry.En dépit de ses importants revenus, Theodore, âgé de 70 ans, a souvent eu peine à boucler ses fins de mois.En plus d'avoir un gros train de vie \u2014 il est toujours impeccablement vêtu et roule en grosse voiture \u2014 il a fait vivre richement deux familles à la fois, l'une à Kirkland et l'autre à Laval puis à Sainte-Julie.Ses enfants, dont le hockeyeur José Théodore, 27 ans, et ses quatre autres fils arrêtés en même temps que leur père, sont issus de ces deux unions.Son frère, Boris « Butch » Theodore, 66 ans, également connu du milieu, a aussi vécu longtemps à ses crochets.Déjà, à l'époque, on disait que Théodore dépensait de 300 0000 $ à 500 000 $ par année ! Parallèlement à ses liens familiaux tissés serrés, « Teddy » Theodore a mené ses activités avec prudence et discrétion en se servant de ses nombreux contacts dans tous les milieux, légitimes ou autres.Il a souvent emprunté de grosses sommes d'argent à des bonzes du milieu interlope, soit pour ses propres dépenses, soit pour réinvestir dans d'autres activités, légales ou non, tels le prêt usuraire.En 1978, selon une déclaration de Provençal, Theodore s'est retrouvé sur « une liste de personnes à abattre » à cause de dettes impayées.La plupart du temps, l'argent remis à Theodore provenait des coups les plus fumants de l'époque.C'est ce qui explique, en 1976, qu'il ait reçu la visite de policiers à la suite du vol « à la mitraillette antiaérienne» perpétré contre un camion blindé de la Brink's, au coeur du quartier des affaires.Ce spectaculaire braquage, l'un des plus importants des annales judiciaires, avait rapporté 2,8 millions à la bande de Roger Provençal.Durant ces années, Theodore a eu affaire avec des gangsters aussi réputés que « Big John » Slawey, abattu au cours d'un raid de la police, Paul Pommerleau, devenu délateur, Raymond Sigouin, alors décrit comme le criminel numéro un au pays, ainsi que les prolifiques narcotrafiquants, Mickey et Billy Johnston, du gang de l'Ouest.Plus récemment encore, il avait renoué avec feu Gérard « Fon Fon » Fontaine.Ce dernier a été cité devant la Commission d'enquête sur le crime organisé (CECO), au milieu des années 70.Il est le père de l'apprenti Hells Angels Nomads Paul Fontaine, toujours activement recherché pour les meurtres de deux gardiens de prison commis au plus fort de la guerre des motards, en 1997.En 1980, Ted Theodore avait été arrêté pour une affaire de haschisch.Il avait été libéré après 16 mois derrière les barreaux.Normand Lariault Jean-Guy Bisson Patrick Larose Pierre Hamel Jean-Bruno Clément Christian Chartier Jean-Philippe Brabant Le clan Theodore fait face à 125 accusations, dont gangstérisme CHRISTIANE DESJARDINS LES 14 PERSONNES soupçonnées de faire partie du clan Theodore, dont le père, l'oncle et les quatre demi-frères du célèbre joueur de hockey José Théodore, ont été accusées de gangstérisme, complot et prêt usuraire, hier au palais de justice de Montréal.En tout, ce sont 124 accusations qui ont été déposées contre l'un ou l'autre des accusés, incluant notamment la possession d'armes \u2014 pistolets, fusil électrique et poing américain \u2014, ainsi que l'extorsion.Tous les accusés brillaient par leur absence, ayant choisi d'être représentés par leur avocat comme la loi le leur permet.C'est Me Christiane Filteau qui représentait les six Theodore : le patriarche, Ted Nicholas Theodore, 70 ans, ses fils, Nicky, 45 ans, Frank, 43 ans, Theodore Jr, 35 ans, et Rock, 29 ans, ainsi que son frère, Boris, 66 ans.L'avocate s'est montrée peu bavarde à sa sortie de la salle d'audience, se bornant à dire que le processus commençait à peine et qu'elle n'avait pas encore pris connaissance de la preuve.Les autres accusés sont : Pierre Hamel, 49 ans, Christian Chartier, 43 ans, Patrick Larose, 28 ans, Jean-Bruno Clément, 52 ans, Jean-Guy Bisson, 68 ans, Jean Provost, 45 ans, Jean- Philippe Brabant, 28 ans, et Normand Lariault, 51 ans.Dans l'acte d'accusation, on allègue que plus d'une quarantaine de victimes ont été contraintes de rembourser leurs prêts à un taux d'intérêt criminel depuis 1997, et que certaines sont même sous cette emprise depuis le milieu des années 80.Ted Nicholas Theodore, le père du joueur de hockey, fait face à lui seul à près de 60 accusations, incluant celles d'avoir incité d'autres membres du clan, dont son frère et ses fils, à prélever des intérêts à un taux criminel.Ces accusations découlent de l'enquête « Arbitre », instituée par des policiers du SPVM il y a quelques mois, après avoir reçu des plaintes de joueurs compulsifs aux prises avec des usuriers.Les avocats ont fixé au 2 décembre la suite du processus judiciaire.En attendant, les accusés ne peuvent communiquer entre eux, à moins d'être en présence de leurs avocats.Photo ALAIN ROBERGE, La Presse Tous les accusés brillaient par leur absence, ayant choisi d'être représentés par leurs avocats, dont Me John Peper (photo), qui représente Boris Theodore.Une majorité de joueurs pathologiques ont des idées suicidaires ANDRÉ DUCHESNE QUE LES JOUEURS pathologiques aient des pensées suicidaires ne surprend pas.Mais qu'une majorité d'entre eux aient sérieusement songé à mettre fin à leurs jours, dans une proportion de 70% pour les cas les plus lourds, ébranle même les spécialistes.C'est un des éléments abordés hier au cours d'un colloque destiné à évaluer le programme expérimental sur le jeu pathologique, implanté par le gouvernement du Québec il y a deux ans.Les premiers résultats de cette évaluation ont été communiqués aux représentants de 23 maisons venant en aide aux joueurs pathologiques réunis dans un hôtel à Montréal.« Nous sommes restés très surpris.On savait que la proportion de personnes qui avaient pensé au suicide était élevée.Mais jamais nous n'avions estimé qu'elle pourrait être aussi élevée que cela, surtout en cure interne », indique en entrevue Serge Chevalier, sociologue de l'Institut national de santé publique du Québec, organisme chargé de l'évaluation du programme.La cure interne consiste à suivre un traitement dans une maison fermée, durant près d'un mois.Dans cette catégorie, 70% des participants disent avoir eu des pensées suicidaires, c'est-à-dire fréquentes et axées sur le choix d'un moyen de suicide.En contrepartie, 52% des participants qui ont suivi une cure externe (à raison d'une réunion hebdomadaire d'une ou de deux heures pendant 15 à 18 semaines) disent avoir eu de telles pensées.En un sens, dit Serge Chevalier, ces données présentent un côté intéressant puisqu'elles démontrent que le programme, instauré en raison des problèmes grandissants de jeu pathologique, réussit effectivement à rejoindre les personnes ayant besoin d'aide.Mais pas toujours en fait.Par exemple, seulement 5,6% des quelque 2030 participants au projet sont des jeunes de 18 à 24 ans.Or, on sait que le quart de la clientèle des joueurs pathologiques provient de cette tranche d'âge.« On constate qu'on ne réussit pas à rejoindre les 18-24 ans et on devra s'ajuster dans l'avenir », précise M.Chevalier.Un autre élément à revoir sera sans aucun doute le contenu du programme thérapeutique appliqué en clinique externe, puisque deux participants sur trois ne le terminent pas.Les spécialistes s'empressent toutefois de dire qu'il ne faut pas faire un constat d'échec devant le taux élevé de désistement.D'abord, parce qu'au moins la moitié de ceux qui abandonnent le font après avoir suivi au moins la moitié des séances.Ensuite, chez plusieurs personnes, il est nécessaire de réaliser plus d'un essai avant de réussir, dit-on.La compilation des statistiques sur les joueurs ayant eu des pensées suicidaires a incité les dirigeants des maisons de thérapie à mieux adapter la prise en charge des clients qui vont cogner à leurs portes.«On pose maintenant beaucoup plus de questions (liées aux intentions de suicide), beaucoup plus rapidement.On part du principe qu'il est plus probable que ces personnes aient des idées suicidaires plutôt que le contraire.On va aller au-delà de l'information pour intervenir plus rapidement », indique M.Chevalier.En 2002, le Bureau du coroner du Québec estimait que 65 suicides commis dans la province depuis 1999 étaient liés au jeu compulsif.Pour les joueurs, un des principaux éléments de désespoir est la dette qu'ils ont accumulée.Une partie du programme offert porte d'ailleurs sur des outils qu'ils peuvent utiliser pour faire face à leurs obligations financières.Photothèque La Presse Le Casino de Montréal Radwanski maltraitait aussi ses employés La vérificatrice générale demande à la GRC d'enquêter sur son utilisation des fonds publics G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 L'ancien commissaire à la protection de la vie privée, George Radwanski, ainsi que certains cadres de sa direction ont fait une telle utilisation abusive de fonds publics pour leur compte personnel que la vérificatrice générale, Sheila Fraser, a demandé à la GRC et au fisc d'enquêter sur certains éléments du rapport qu'elle a déposé aux Communes hier.Mme Fraser estime que sous la direction de M.Radwanski, le commissariat à la protection de la vie privée s'est rendu coupable de fraudes diverses atteignant plusieurs centaines de milliers de dollars.Elle reproche surtout à l'ancien commissaire \u2014contraint à la démission au printemps en raison des irrégularités détectées par un comité des Communes dans ses dépenses\u2014 d'avoir maltraité le personnel de son bureau.« Je suis à la fois indignée et attristée par ce que nous avons trouvé, a confié Sheila Fraser en conférence de presse.Indignée parce que nous avons constaté un climat où régnaient la peur et l'arbitraire, ce qui a entraîné une défaillance majeure des contrôles en matière de gestion financière, de gestion des ressources humaines, de l'octroi des contrats, des frais de voyage et d'accueil, et attristée par la façon dont les employés ont été traités.» Émotion La vérificatrice générale, chargée en juin dernier par le Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires de vérifier si M.Radwanski avait fait bon usage des deniers publics, a laissé paraître beaucoup d'émotion hier lorsqu'elle a décrit les humiliations et les abus verbaux que l'ancien commissaire faisait subir à ceux de ses employés qu'il n'aimait pas.Le rapport de 51 pages de la vérificatrice générale affirme que l'ancien commissaire Radwanski a manqué à ses responsabilités d'administrateur général.« Lui et certains de ses cadres, a souligné Sheila Fraser, ont fermé les yeux sur les violations des lois, des politiques, des lignes directrices et des principes fondamentaux de la gestion.Parmi la longue litanie des fautes relevées dans le rapport, mentionnons une somme de 15 000 $ que M.Radwanski a demandée comme « avance de voyage spéciale » et qui n'a jamais été remboursée, même si elle n'a jamais été utilisée.M.Radwanski a de plus encaissé des crédits de congés annuels pour une valeur de 56 000$ alors qu'il avait pris ces congés sans les avoir déclarés.La GRC enquête sur ces deux cas.Le directeur exécutif de M.Radwanski, Julien Delisle, est également soupçonné par Mme Fraser d'avoir reçu des paiements totalisant approximativement 45 000 $ pour des vacances déjà prises.Impôt Dans une autre affaire, le commissariat a consenti à un directeur général, Brian Heany, une prime de départ injustifiée de 99 300$ en plus de la prime réglementaire de 53 500 $.De plus, M.Radwanski aurait contrevenu à plusieurs reprises à la Loi de l'impôt sur le revenu en omettant de déclarer certains avantages imposables (logement, allocation de voiture, etc.).Mme Fraser a demandé à l'Agence des douanes et du revenu de revoir le traitement fiscal de M.Radwanski.« De ces abus, nous avons estimé, a commenté la vérificatrice générale, que plus de 200 000 $ pourraient être récupérés dont 100 000$ de M.Radwanski luimême.En plus, nous estimons qu'il y a au moins 350 000$ de paiements douteux faits pour des surclassifications, pour des primes à la retraite et des primes au rendement.Nous ne savons pas si ces montants pourront être récupérés.» Favoritisme Au chapitre de la gestion du personnel de son bureau, là aussi le rapport de Sheila Fraser est accablant.Elle fait état de « favoritisme bureaucratique » dans l'embauche et la classification des employés, signalant notamment que sur 10 postes de cadre huit ont été surclassifiés en ne tenant pas comptes des directives gouvernementales, faisant indûment grimper les coûts salariaux du commissariat.Le rapport fait aussi état d'un conflit d'intérêts alors que l'ancien commissaire a donné un emploi grassement rémunéré à l'amie de son fils.Il en va de même pour les primes au rendement qui ont été distribuées allègrement et sans justification, privant le Trésor public de dizaines de milliers de dollars.Quant aux états financiers, le rapport révèle qu'en 2002-2003, ils ont été falsifiés afin de camoufler un dépassement de 234 000 $ des limites de dépenses autorisées par le Parlement.En ce qui a trait aux dépenses de voyages et d'accueil du commissaire et de ses cadres, là encore les dépassements sont astronomiques, M.Radwanski faisant fi de toutes les règles pour mener une véritable vie de prince aux quatre coins du monde et dans les plus chic restaurants du Canada.Dans son rapport, Mme Fraser s'en est aussi prise au Conseil du Trésor et à la Commission de la fonction publique, affirmant qu'ils étaient au courant des problèmes au Commissariat à la protection de la vie privée, mais qu'en règle générale, ils ne sont pas intervenus.Cela a valu au premier ministre Jean Chrétien en Chambre les reproches du chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, qui a affirmé que le gouvernement et la présidente du Conseil du Trésor, Lucienne Robillard, avaient « fait preuve de laxisme en tolérant les dépenses de Radwanski ».M.Chrétien a répondu que le travail du comité des comptes publics et le rapport de Mme Fraser démontraient que le système fonctionnait.«Quand vous avez 400 000 fonctionnaires et 180 milliards de dépenses à gérer, a-t-il dit, certains essaient de se remplir les poches et le système est là pour les rattraper et les punir.» De son côté, le commissaire par intérim à la protection de la vie privée, Robert Marleau, a réagi en promettant qu'il allait prendre les mesures administratives qui s'imposent pour remettre de l'ordre au commissariat.M.Marleau prendra des mesures disciplinaires contre les coupables des abus relevés par Mme Fraser et il fera le nécessaire pour récupérer les sommes qui ont été appropriées de façon indue.Enfin, George Radwanski a réagi hier en qualifiant le rapport de la vérificatrice générale « d'attaque personnelle vicieuse et injustifiée » et en défendant le caractère « intègre » de sa feuille de route.PONTS Suite de la page A1 « Mais pour moi, il n'était plus possible de négocier.Je m'étais engagé.J'ai dit alors que j'allais continuer le processus dans les dossiers de meurtre, mais que je ne me sentais plus habilité à négocier.Que si quelqu'un devait poursuivre les négociations, ce ne serait pas moi.« En ce moment, j'estime que le ministre n'est pas la personne à blâmer ; ça dépend de ce qu'on lui a présenté.Ce que je sais, c'est qu'après lui avoir parlé directement, il m'a dit de reprendre les négociations là où je les avais laissées.Et tout a été réglé.» Il assure qu'avant cet incident, il acceptait très bien de travailler avec Mario Bilodeau.Il reconnaît s'être plaint régulièrement du manque de procureurs pour le soutenir dans son travail, mais sans plus.Autre son de cloche Joint à La Malbaie, Mario Bilodeau avait une tout autre version des faits hier.« Je suis tout à fait confortable avec ce que j'ai fait.C'est Me Vincent qui a mis le feu à la bergerie en se déclarant désavoué quand il ne l'était pas du tout.Une fois l'incendie allumé, il a mis le ministre devant le fait accompli ; il n'y avait plus rien à faire que d'accepter l'entente », dit-il.« Il n'y a jamais eu de mandat de négocier sur une base de 15 à 20 ans.Ça ne se passe pas comme ça.C'est plus compliqué que des chiffres écrits au bout de la table.Ce que j'ai toujours dit à Me Vincent, c'est de nous soumettre une offre globale.Il n'avait pas à s'engager.Je sais qu'entre eux, avec le juge et les avocats de la défense, ce sont les chiffres qui ont été avancés ; mais il n'y avait aucun engagement de notre part.Nous, nous parlions de 20 ans fermes ( en excluant la détention préventive ).« Mon rôle, c'est aussi d'informer et de conseiller le ministre.Je lui ai fait valoir qu'un an plus tôt, nous demandions 18 à 30 ans.Il fallait descendre l'escalier marche par marche.Je lui ai dit qu'à mon avis, Me Vincent devrait revenir aux avocats de la défense avec une contre-proposition ( 20-25 ).De poursuivre les négociations.Ce n'était aucunement un désaveu d'André Vincent.Mais lui l'a pris comme ça.C'est malheureux.Ça a mis le ministre dans une position impossible.Pensez-vous que j'avais intérêt, moi, à faire faire un geste malheureux au ministre ?Quand Me Vincent rencontre le ministre, la requête de la défense est déposée, le juge pourrait prononcer l'arrêt des procédures.Quelle est la marge de manoeuvre du ministre ?Au fait, maintenant, ils ont eu 15 à 20 ans, de quoi se plaint-on ?» Des preuves ?Il n'y a pas d'écrit qui atteste que le ministère acceptait officiellement le 15-20 comme une base de règlement.Mais André Vincent \u2014 et plein d'autres\u2014 le tenaient pour acquis.Plus, le 18 juin, le sous-ministre Michel Bouchard déclarait être « tenu au courant de toutes les discussions concernant le règlement possible du procès devant l'honorable juge Paul », sans donner de détails.Pour le juge Paul et les avocats de la défense, cela voulait dire qu'à Québec, on était bien au courant du « 15-20 » requis par Vincent.Me Vincent était certain de s'être fait donner raison sur ce point en mai, lors d'une rencontre avec Mario Bilodeau.Dans un autre échange entre les deux hommes, où ils s'entendent pour rejeter la proposition « 14-18 » de la défense, il est dit que la défense accepterait que la Couronne plaide « 15-20 » et la défense « 14-18 », en laissant le juge décider, et en s'engageant à ne pas en appeler \u2014 ce dont Vincent se méfiait, le juge Paul ayant déclaré les peines de 14-18 raisonnables.Silence de Bellemare Le ministre Bellemare s'est tenu à l'écart du débat aujourd'hui.Se prépare-t-il à faire porter le blâme de son « intervention » à Mario Bilodeau?Le scénario du ministre « mal informé qui va aux sources et qui change d'idée » le ferait peutêtre mieux paraître que celui du ministre qui se mêle d'un dossier explosif qu'il ne connaît pas.Me Bilodeau, un ancien avocat de la défense, a été nommé sousministre sous le règne péquiste, est un ami de Paul Bégin et de Serge Ménard.Bilodeau est aussi une sorte de bibliothèque vivante du dossier des motards au Ministère.Tout comme André Vincent, qui a beaucoup d'appuis chez les procureurs.Y aura-t-il un départ ?Ce matin, en tout cas, il semble difficile d'imaginer ces deux-là travaillant encore ensemble.3170092 Cette offre est valide du 1er octobre au 27 déc.2003 3168696A L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1e r O C T O B R E 2 0 0 3 Q U É B E C A 5 Le sommet Québec-New York n'aura pas lieu en novembre Deuxième voyage de Charest dans la Grosse Pomme Le trou de 500 millions ne change pas les priorités du ministre des Finances Séguin garde le cap sur le déficit zéro et les baisses d'impôt DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Quatre mois après le dépôt de son budget, le ministre des Finances, Yves Séguin, est confronté à un trou imprévu de plus de 500 millions pour l'année en cours.Mais, faisant le point sur la situation économique du Québec, hier, il s'est gardé d'être alarmiste : le gouvernement parviendra à maintenir le déficit à zéro tout en réduisant les impôts de un milliard l'an prochain, a-t-il assuré.Et, s'il le faut pour y parvenir, « on cassera des choses.La porte est tracée et tout ce qui dépassera ne passera pas », at- il lancé, ajoutant « en blague » être prêt à vendre les limousines ministérielles pour garder le cap.Du même souffle, toutefois, M.Séguin a ramené à bien peu de chose l'opération de réingénierie gouvernementale entreprise par sa collègue du Trésor, Monique Jérôme- Forget.M.Séguin préfère parler de « rafraîchissement de nos méthodes de travail » qui « n'aura pas énormément de résultat » sur les finances publiques l'an prochain.Comme le jour du dépôt du budget, M.Séguin parle toujours d'une « impasse financière » de trois milliards pour l'équilibre du budget 2003-2004, une somme qu'il n'est pas question de récupérer par « une réorganisation subite et draconienne » de l'appareil public, mais bien par de nouvelles ponctions dans les abris fiscaux et des compressions de dépenses.Critique de l'opposition aux Finances, l'ancien ministre François Legault s'inquiète du manque de planification du gouvernement face au ralentissement économique.Il s'insurge contre le mutisme de Québec face à la montée du taux de chômage au delà de 10 %.« L'approche dogmatique du gouvernement est responsable de la morosité économique », a lancé M.Legault, selon qui la population verra rapidement que le cadre financier sur lequel s'appuyaient les promesses des libéraux était « irréaliste ».« Le Parti libéral a été élu sous de fausses représentations », a renchéri M.Legault, prédisant que la baisse de un milliard des impôts promise par le PLQ ne serait pas au rendez- vous l'an prochain.SGF et aide sociale Pour l'année en cours, les pertes de la Société générale de financement, de 181 millions, sont pour l'instant de 137 millions supérieures à ce qu'avait prévu le ministre Séguin dans son budget.Et on devra probablement ajouter 80 millions à l'encre rouge d'ici la fin de l'année financière, a appris La Presse.En outre, les dépenses d'aide sociale ont été de 150 millions supérieures aux prévisions.La baisse du nombre des ménages prévue lors de la publication des crédits avant l'été n'est toujours pas effective.La Santé a aussi 150 millions de dépassement.De plus, Québec a dû payer une facture imprévue de 75 millions pour les inondations de l'été dernier.Cela fait un total de 400 millions en dépassement de dépenses.Parce qu'on a dû rayer des mauvaises créances de Revenu Québec, le gouvernement doit afficher un déficit « minime et négligeable » de 221 millions pour l'année financière qui s'est terminée en avril dernier.Malgré tout, « il n'y aura pas de déficit, ni l'an prochain, ni au cours des autres années », promet M.Séguin, reconnaissant du même souffle qu'à l'approche des négociations dans le secteur public, Québec n'a pas prévu une cagnotte pour les hausses de traitement de ses salariés.Des 750 millions accumulés depuis trois ans, les déficits des hôpitaux augmenteront aussi d'environ 300 millions, a souligné M.Séguin.Toutefois, Québec n'a toujours pas comptabilisé une rentrée probable de 472 millions liée à la promesse faite par Ottawa en février dernier de verser deux milliards de ses surplus aux provinces pour la santé.Au cours des derniers mois, Ottawa a tenu les provinces en haleine, laissant entendre que ses surplus ne seraient pas suffisants, mais tout indique que le fédéral ne pourra pas éviter de remplir sa promesse, a indiqué hier M.Séguin.Bien que les revenus du gouvernement affichent une baisse de 3,7% pour les trois premiers mois de l'année par rapport au même trimestre il y a un an, M.Séguin reste passablement confiant d'atteindre les cibles fixées dans son budget.Pas question de revoir à la baisse sa prévision de croissance de 2,5 %, même si la plupart des banques ont baissé leur pronostic.« La situation économique demeure solide », a affirmé M.Séguin, précisant que la situation au Québec est meilleure qu'en Ontario et en Colombie-Britannique.PASCALE BRETON QUÉBEC \u2014 Annoncé en grande pompe en mai dernier, voilà que le sommet économique Québec-New York qui devait se tenir à Montréal au mois de novembre est remis aux calendes grecques.C'est avec cette mauvaise nouvelle en poche que le premier ministre Jean Charest s'envole aujourd'hui à New York pour un séjour de trois jours.Il s'agit de sa seconde visite dans la Grosse Pomme depuis son élection en avril dernier.La nouvelle de l'annulation du sommet Québec- New York a commencé à s'ébruiter dans le milieu des affaires il y a environ un mois.Hier, le porte-parole de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), Serge Audet, a toutefois affirmé qu'il entretenait encore l'espoir de voir l'événement reporté au printemps 2004.« À cause des agendas politiques, c'est simplement reporté, ce n'est pas annulé », a-t-il dit.Rien n'est cependant moins sûr.« Il s'agit d'un problème d'horaire.Il faut arrimer les agendas de chaque côté.Nous sommes toujours partants pour le tenir dans les plus brefs délais », a déclaré hier l'attaché de presse du premier ministre, Christian Barrette, en reconnaissant qu'il n'est pas en mesure de préciser à quel moment l'événement pourrait avoir lieu.Des sources fiables ont aussi indiqué à La Presse qu'il est même peu probable que le sommet ait lieu.Le gouverneur de l'État de New York, George Pataki, a bien d'autres soucis en tête.La situation budgétaire précaire de l'État lui cause des maux de tête et il est aussi très occupé à titre de collecteur de fonds (fundraiser) du président américain George Bush en vue des élections présidentielles de 2004.En outre, le congrès des républicains doit aussi se tenir à New York en 2004.Le premier sommet économique entre Québec et New York, tenu en mai 2002, avait permis de mettre en branle quelques projets, dont la relance des études de faisabilité en vue de la construction d'un train rapide.Dans la foulée de cet événement, la FCCQ a pour sa part continué de développer le Corridor Québec-New York, créé à l'automne 2001, qui a permis la mise en place de plusieurs comités de travail, notamment sur les transports, les technologies et les grands événements sportifs.Un autre comité, celui-là sur les questions énergétiques, sera aussi mis sur pied bientôt.Malgré l'annulation du second sommet Québec- New York, la FCCQ s'est d'ailleurs entendue avec la chambre de commerce de Plattsburgh North Country pour organiser le Rendez-vous technologique, un important événement qui réunira plus de 150 personnes issues du milieu des affaires à Montréal le 12 novembre prochain.Jean Charest à New York Le premier ministre du Québec effectue par ailleurs cette semaine son deuxième séjour à New York en l'espace de quelques mois.Alors que sa première visite, en mai dernier, avait été l'occasion d'une prise de contact \u2014 il avait notamment rencontré le gouverneur George Pataki une trentaine de minutes\u2014 ce second voyage est davantage à teneur économique.Des rencontres privées sont prévues avec des décideurs économiques américains \u2014 dont des représentants de Merrill Lynch \u2014 de même que des représentants de sociétés de capital de risques.Le ministre du Développement économique, Michel Audet, de même que le PDG de la Caisse de dépôt, Henri-Paul Rousseau, et celui d'Investissement Québec, Jean Houde, accompagnent d'ailleurs le premier ministre.Demain, M.Charest doit également prononcer une allocution devant la Foreign Policy Association (FPA), un groupe de réflexion important.Cette invitation lui a été faite en mai dernier, alors qu'il avait assisté à un discours du secrétaire d'État américain Colin Powell devant la FPA.Les deux hommes avaient même eu l'occasion d'échanger pendant quelques minutes.Avec la collaboration de Denis Lessard Photo Archives PC © Le ministre des Finances, Yves Séguin.STRATÉGIE RÉFÉRENDAIRE Collision frontale entre Legault et Marois Le PQ est dans le rouge DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Sur quoi portera le prochain référendum ?Les prétendants à la succession de Bernard Landry \u2014Pauline Marois et François Legault \u2014 ont eu une collision frontale hier, à deux semaines du premier conseil national du PQ depuis la défaite du 14 avril.Avec des finances serrées \u2014 le PQ est dans le rouge pour près de 500 000 $, a appris La Presse, et a dû réduire d'une dizaine le nombre de ses employés \u2014, le conseil national du 18 octobre ne durera qu'une journée au lieu des deux habituelles, une économie d'une dizaine de milliers de dollars.Pour François Legault, une fois reporté au pouvoir, le Parti québécois se devra de présenter un projet « cohérent » à la population.« Il faudra être clair avec la population, leur dire que si notre projet de société leur plaît, ils doivent nous donner les outils, c'est-à-dire avoir 100% de nos revenus, puis ça s'appelle la souveraineté », a soutenu M.Legault, au lendemain de la publication d'une lettre dans les journaux proposant la publication d'un « budget de l'an 1 » dans la stratégie souverainiste.M.Legault, qui avait appuyé l'idée d'un référendum sur le rapatriement de points d'impôt, ne voit pas de contradiction avec sa position actuelle.À l'époque, on était encore trop proche du référendum de 1995.Aujourd'hui, le prochain rendez-vous référendaire pourrait avoir lieu en 2007 ou 2008 ; il se sera alors écoulé une douzaine d'années entre les deux consultations, plaide-t-il.M.Legault a mis le feu aux poudres dans une lettre ouverte hier, en concluant qu'il n'était plus temps de « méditer à d'hypothétiques référendums sectoriels », précisément la solution prônée par sa rivale Pauline Marois.Coïncidence étrange, Mme Marois s'est pointée hier au parlement dans les secondes suivant le point de presse de M.Legault pour répliquer à son collègue.Pas question pour elle de perdre de vue l'objectif de la souveraineté du Québec, « mais on ne peut pas attendre le grand soir en regardant reculer le Québec ».Selon elle, il faut comprendre que la population, tout en n'étant pas prête à appuyer la souveraineté, approuverait que le gouvernement du Québec défende ses compétences en obtenant l'appui de la population sur certaines questions.« Je veux un déblocage, c'est cela la stratégie », a-telle dit.LE NAPPERON VINYLE FRUITS À CROQUER | .99 Un prix vraiment dérisoire pour des napperons imprimés photos d'oranges, de fraises, de citrons qui mettent l'eau à la bouche et apportent une bonne dose de vitamines à la table d'automne.Napperon texture panier en coloris unis aussi disponible à ce prix.LE DRAP DE BAIN COCOONING | 9.99 C'est l'automne, on a envie de douceur, de chaleur en sortant de la douche ou du bain.enveloppez-vous dans un grand drap de bain en ratine éponge bien absorbante réversible à la douce ratine velours.Coloris de paille, menthe, blanc, ivoire, bleu ciel, rose cendré ou jaune tendre.LA NAPPE CARREAUX SOLEIL COUCHANT | 14.99 55 X 7 5 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oouu oouu 5 000 $ 500 $ 25 $ 5 $ 2 $ NUMÉROS SECONDAIRES LOTS NUMÉRO PRIMAIRE LOTS LE LUNDI ET LE MARDI À 19 h SUR LE RÉSEAU TVA Des sacs compostables à base de fécule de maïs Baie Missisquoi: nettoyage accéléré CHARLES CÔTÉ LE MINISTRE de l'Environnement Thomas Mulcair a annoncé hier la conclusion d'une entente avec l'État du Vermont pour devancer de sept années les actions visant à réduire les apports de phosphore dans la baie Missisquoi.Ce plan d'eau fait partie du lac Champlain.Il est envahi l'été par les algues bleues, des amas de bactéries qui sécrètent un poison mortel.Ces bactéries prolifèrent à cause d'apports en phosphore trop élevés dans la baie.Ce phosphore provient principalement des activités agricoles dans les vallées de la rivière au Brochet, au Québec, et de la rivière Missisquoi, au Vermont.Même si les objectifs fixés depuis quelques années déjà sont atteints plus tôt (en 2009 plutôt qu'en 2016), ils ne visent qu'une réduction de 50% des apports de phosphore dans la baie.Les inspections dans 500 exploitations agricoles québécoises seront accélérées.On vérifiera ainsi si les règlements sont respectés.De plus, le ministre Mulcair octroie 250 000 $ à l'organisme Conservation de la nature en vue de l'acquisition de terrains dans des zones humides qualifiées de « zones tampons entre l'activité agricole et le milieu aquatique ».CHARLES CÔTÉ LES CLIENTS d'une coopérative d'aliments biologiques de Sherbrooke seront les premiers au Québec à pouvoir transporter leurs achats dans des sacs entièrement compostables au lieu des sacs en plastique, moyennant.20 cents le sac.« Dans notre mission, il y a un volet écologique, affirme Lucie Jaubert, coordonnatrice marketing de La Grande Ruche, une coop de 5000 membres.Dans les rayons, nous vendons les grands sacs compostables pour le jardin.À la caisse, on offre soit le sac commun en plastique soit, pour 20 cents, le sac biodégradable.On sait que notre clientèle adhère à notre mission, alors on croit qu'ils seront nombreux à l'adopter.» Les sacs fabriqués avec de la fécule de maïs coûtent pour l'instant 10 fois plus cher que les sacs en plastique (25 cents l'unité contre deux cents pour le plastique).Ils ont l'apparence et la résistance des sacs en plastique, selon les échantillons fournis à La Presse, mais une fois dans le compost, ils disparaissent en une quinzaine de jours.Pierre Morency, dont l'entreprise Nova Envirocom a obtenu l'exclusivité de ce produit norvégien sur le marché québécois, croit que le coût pourrait baisser.« Tout est une question de volume, dit-il.Tant et aussi longtemps qu'on n'aura pas démarré le marché, les prix vont demeurer plus élevés.» Les sacs sont produits par l'entreprise norvégienne Polar Gruppen, mais des produits similaires sont fabriqués ailleurs par une demi- douzaine d'entreprises, selon les informations sur le site Web de l'Institut international des produits biodégradables (www.bpiworld.org).M.Morency compte sur des initiatives gouvernementales et sur la pression du marché pour favoriser les sacs biodégradables et compostables.Les municipalités partout au Québec doivent trouver des moyens de réduire le volume de déchets envoyé à l'enfouissement.La solution passe par la collecte des ordures putrescibles, soit les déchets de table et de jardinage, et leur compostage à l'échelle industrielle.Cette collecte est un casse-tête.Dans les grandes villes à haute densité de population, il faut trouver un moyen d'acheminer ces déchets dans des conditions sanitaires appropriées.Les grands bacs roulants utilisés dans certaines banlieues ne conviennent pas et même dans ce dernier contexte, les résidants se plaignent parfois des mauvaises odeurs qui persistent dans le fond du bac.Par ailleurs, pour les entreprises de compostage, les sacs en plastique sont le principal contaminant dans le terreau.« Il en coûte de 15 à 20 $ la tonne pour retirer les sacs de plastique dans l'opération de compostage », affirme M.Morency.Dans la région de Montréal, Coralie Deny, du Conseil régional de l'environnement, estime à 1 milliard le nombre de sacs en plastique distribués chaque année par l'ensemble des commerçants, pour un total de 6000 tonnes de déchets qui mettent en moyenne 200 ans à se décomposer.«Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous.» Et Patrice L 'Ecuyer vous en donne tout un! www.radio-canada.ca/patrice PARMI LES INVITÉS : MITSOU ET JEAN-SÉBASTIEN GIGUÈRE, GARDIEN DE BUT DU MIGHTY DUCKS D'ANAHEIM PREMIÈRE ce soir 21h RÉALISATION : GUY GAGNON ET PATRICIA MUNN LANDRY 3172968A La nouvelle Audi TT 3.2 250 chevaux / V6 de 3,2 L / Zéro à 100 km/h en 6,4 secondes Direct Shift Gearbox (DSGMC) Palettes de changement de vitesses Mordante traction intégrale quattroMD Performance énergique / Exaltation perpétuelle « Audi », « quattro », « TT » et l'emblème des quatre anneaux sont des marques déposées de AUDI AG.« DSG » est une marque de commerce de AUDI AG.« Suivre, jamais.» est une marque de commerce de Audi of America, Inc.© Audi Canada 2003.Roues fictives montrées.Ces roues ne sont pas vendues.Suivre, jamais.Disponible à l'automne 2003 Québec sonne le glas du coûteux projet GIRES Le ministre Bellemare a agi correctement, estiment des juristes NICOLAS BÉRUBÉ LE MINISTRE de la Justice n'a pas commis de faute en donnant son avis à ses collaborateurs au sujet des sentences à imposer lors du superprocès des Hells Angels.C'est du moins ce qu'affirment les juristes interrogés par La Presse hier.« Le ministre, qui est également le procureur général, doit être tenu informé des gros dossiers, a expliqué le bâtonnier de Montréal, Me Sylvain Rivard.En fait, c'est plutôt l'inverse qui devrait être inquiétant.Me Rivard ne voit rien de répréhensible à ce que le ministre Marc Bellemare ait donné son opinion relativement à la fourchette des sentences à imposer aux Hells, un comportement qui avait soulevé l'ire du juge Réjean Paul, a-t-on appris cette semaine lors du dévoilement d'une requête qui faisait l'objet d'un embargo.« On entend dire que le ministre est intervenu.Mais le fait que le procureur général soit impliqué dans le dossier est la chose la plus normale qui soit.Il ne faut pas s'étonner qu'il émette son opinion et que son opinion soit suivie », dit-il.Pour l'avocat Julius Grey, le ministre n'a rien à se reprocher.« S'il était intervenu, ça aurait été grave, et il aurait fallu qu'il y ait des suites.Mais dans cette histoire, ça ne semble pas être le cas.On fait présentement une grosse affaire avec pas grandchose », croit-il.Un avis que partage l'avocat et criminaliste, Jean-Claude Hébert, qui s'interroge toutefois sur la pertinence des recommandations du ministre Bellemare.« Était-ce indiqué dans les circonstances?Ça, c'est une autre paire de manches.Vous avez une énorme négociation dans un énorme procès.Le ministre a pris une décision politique, il a mis son nez très loin dans le dossier et s'il y avait eu des conséquences négatives à ça, il y aurait eu un prix politique très cher à payer.» Mais, selon Me Hébert, le ministre a soupesé les avantages et les inconvénients, avant de finalement décider de faire un pas en arrière, ce qui s'est avéré être une décision « sage », dit-il.Hier, ce sont les méthodes de travail du juge Réjean Paul qui soulevaient le plus d'interrogations.Le juge a en effet décidé de recevoir les deux parties dans son bureau à plusieurs reprises au cours du procès, une situation très inhabituelle.Selon Me Rivard, cette méthode de travail est délicate, mais pas forcément condamnable.« Selon les reportages que j'ai vus, c'est un comportement qui sort de la norme.Mais le dossier lui-même sort de la norme.Où commencer ?Où arrêter ?Ça, on le sait seulement après le procès.Pour l'instant, on est devant un dossier incomplet, alors c'est impossible de trancher », estime l'avocat.Me Hébert apporte lui aussi des nuances : si les rencontres avaient pour objet de faire le point, la méthode serait acceptable.« Par contre, si c'est autre chose, si les avocats commencent à se disputer dans le cabinet du juge, c'est délicat, argue-t-il.Mais on n'a pas de preuve de ça, alors il ne faut pas accabler le juge.» G I L L E S NORMAND QUÉBEC\u2014L'ambitieux projet de gestion intégrée des ressources du gouvernement du Québec, un mégalogiciel connu sous l'acronyme GIRES, dont la mise en place et l'exploitation auraient coûté aux contribuables bien au-delà d'un milliard en 10 ans, a officiellement été jeté aux poubelles par la présidente du Conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget.« Il est temps de tourner la page sur ce projet et de concentrer nos efforts sur la mise en place de solutions qui répondent aux besoins des citoyens et à notre réelle capacité financière », a déclaré la ministre responsable de l'administration gouvernementale en sonnant le glas du projet de réforme informatique qui devait à l'origine coûter près de 80 millions, et dans lequel on avait déjà injecté plus de 170 millions.Mme Jérôme-Forget a rappelé qu'en novembre 2002, le Conseil du Trésor estimait que GIRES, projet lancé en 1998, coûterait près de 345 millions sans parler des intérêts capitalisés qui porteraient ce coût à quelque 400 millions.Mais, lit-on dans le rapport du comité consultatif remis à la ministre et rendu public hier, l'amortissement du projet débute en 2006-2007 pour une période de 10 ans.Les coûts d'exploitation en sont estimés à 289,4 millions pour cette période, une fois indexés à l'indice de l'augmentation du coût de la vie.« L'amortissement sur 10 ans de l'investissement et des intérêts capitalisés auxquels s'ajoute l'amortissement des intérêts sur emprunts représentent un montant de 525,4 millions, soit une moyenne annuelle de 52,5 millions pour l'amortissement et les intérêts », précise-t-on dans le rapport cosigné par Jacques Lyrette, vice-président de la Direction technologique du groupe de consultants ADGA, d'Ottawa, et Jacques Henry, vice-président à l'administration à la CSST.Les coûts totaux d'exploitation et d'amortissement sur une période de 10 ans atteindraient donc 814,8 millions, sans tenir compte de la contribution des 124 ministères et organismes gouvernementaux qui sont concernés par le projet, qui s'adresse à quelque 68 000 employés.Ni la présidente du Conseil du Trésor ni les signataires du rapport n'ont la moindre idée précise des coûts qui auraient été engendrés par GIRES dans ces organismes.Toutefois, pour cinq sites pilotes et trois autres sites prévus dans la première vague d'implantation (dont la Régie des rentes du Québec et les ministères des Régions, de l'Éducation, de l'Environnement et de la Culture et des Communications), les coûts auraient atteint 97,5 millions, a-t-on évalué.Ce qui majore les coûts globaux à 912,3 millions.Et on ne parle pas des sites informatiques des 116 autres ministères et organismes.En mettant fin au projet GIRES, qui devait prendre la relève de deux projets informatiques, le gouvernement annule son contrat avec EDS Canada.Une proposition du Québec sur les superprocès plaît aux provinces MARIO CLOUTIER LA MALBAIE\u2014Un consensus se dessine entre les provinces et Ottawa autour des propositions présentées par le Québec pour améliorer la formule des « mégaprocès ».Réunis à La Malbaie hier, les ministres de la Justice fédéral et provinciaux ont convenu qu'il fallait amender la formule de ces grands procès, et ce, le plus rapidement possible, a fait savoir le procureur général du Canada, Martin Cauchon.Les propositions du Québec, pour nommer un juge suppléant et diminuer le nombre de jurés, plaisent au ministre Cauchon qui les qualifie de « très très constructives ».Ottawa plaide, pour sa part, en faveur de la limitation du nombre d'accusés comparaissant devant un juge.Selon M.Cauchon, les ministres québécois, Jacques Chagnon et Marc Bellemare, jouent un rôle de premier plan dans ce qui risque de modifier le Code criminel canadien.Même s'il est trop tôt pour parler de changements législatifs, il avoue que les modifications surviennent souvent à la suite de « réunions comme celle d'aujourd'hui « hier » entre ministres de la Justice.L'Alberta et le Manitoba ont également donné leur appui aux propositions du Québec dans le sens d'une réforme des superprocès.Le ministre de la Justice manitobain, Gord Mackintosh, dit appuyer fortement les propositions du Québec.Selon lui, ces grands procès ne devraient pas être stoppés par des requêtes « frivoles », reprenant l'expression utilisée la veille par le ministre québécois Marc Bellemare au sujet de la requête des avocats de la défense au procès des Hells.« Nous devons moderniser le système juridique pour l'adapter à la criminalité moderne au Canada », a-t-il souligné.Au Manitoba, un superprocès a eu lieu à la fin des années 90 impliquant 35 personnes accusées notamment de gangstérisme.Finalement, 33 d'entre elles avaient plaidé coupable et avaient été condamnées à purger des peines variant de deux à cinq ans.Le ministre Mackintosh croit que le Code criminel doit être modifié afin de rendre plus efficaces les superprocès mais également d'autres formes de poursuites.« Le Code criminel doit rendre plus facile la tenue des procès, superprocès ou des procès multiples contre un seul accusé », estime-t-il.Le ministre de la Justice albertain, David Hancock, croit aussi que les grands procès sont là pour rester afin de combattre le crime organisé, même s'ils peuvent être améliorés.« Québec a mis de l'avant des propositions très importantes qui tiennent compte des expériences du passé pour rendre les mégaprocès plus efficaces », at- il déclaré.AFFIRMEZ-VOUS.« Toute impression s'avère une première impression.» Mark Cohen Mark Cohen, président du conseil d'administration et chef de la direction de Sears Canada, porte ici un complet sur mesure J.P.Tilford de Samuelsohn.Son conseiller vestimentaire est Harry Rosen.En guise de remerciement pour la participation de Monsieur Cohen à cette publicité, un don a été fait en son nom à l'organisme Clubs Garçons et Filles du Canada.Pour lire l'entrevue qu'il nous a accordée, rendez-vous au www.harryrosen.com.3169873A Suivre, jamais.La toute nouvelle Audi S4 340 chevaux / Zéro à 100 km/h en 5,3 secondes V8 compact de 4,2 L / Mordante traction intégrale quattroMD Puissance indescriptible / Euphorie sans fin « Audi », « quattro », « S4 » et l'emblème des quatre anneaux sont des marques déposées de AUDI AG.« Suivre, jamais.» est une marque de commerce de Audi of America, Inc.©Audi Canada 2003.Roues fictives montrées.Ces roues ne sont pas vendues.3174514A A1 0 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1e r OCTOBRE 2003 Les Québécoises boudent le gymnase Des sages-femmes pourront faire des accouchements à l'hôpital Le Soleil QUÉBEC \u2014 Pour la première fois, un CLSC, celui de Lac- Saint-Louis, et un hôpital, celui de La Salle, s'entendent pour laisser les sages-femmes accoucher leurs patientes à l'hôpital.Des vérifications juridiques de dernière minute empêchent la signature immédiate de l'entente, mais sur le plan clinique, tout le monde s'entend, précise André Gagnière, directeur du CLSC.« Nous serons les premiers au Québec.C'est énorme, une telle entente entre médecins et sagesfemmes.Alors nous revoyons tous les détails, avant la signature officielle », dit-il.Cette première devrait inciter d'autres CLSC à s'entendre avec leur hôpital avoisinant.La loi des sages-femmes adoptée en 1999 donne aux sagesfemmes un statut de travailleuses autonomes.Or dans les faits, elles sont salariées du CLSC.Cette nuance pose des problèmes juridiques, explique M.Gagnière.Par ailleurs, un règlement prévoyant les accouchements à domicile par une sage-femme est dans sa phase finale à l'Office des professions.L' o rganisme transmettra ses commentaires au gouvernement autour du 20 novembre, et le Conseil des ministres pourra alors rapidement adopter le règlement qui fera partie de la loi sur les sages-femmes de 1999.Une fois le règlement adopté, son application sera rapide, soutient Cathy Rouleau, l'attachée de presse du ministre de la Santé Philippe Couillard, « parce que les sages-femmes sont prêtes depuis longtemps ».Les 11 sages-femmes du CLSC Lac-Saint-Louis conserveront leur autonomie professionnelle.Un conseil des sages-femmes, l'équivalent du conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP) dans l'hôpital, assurera la qualité de l'acte professionnel.C'est une victoire pour les sages-femmes, qui ont toujours refusé de faire partie du CMDP de l'hôpital, pour éviter la médicalisation de leurs accouchements.Les médecins sont d'accord avec la présence des sages-femmes à l'hôpital, assure le Dr Claude A.Fortin, président de l'Association des obstétriciens et gynécologues du Québec.Mais ils voudraient qu'elles fassent partie de l'équipe médicale, ce que les sages-femmes ont toujours refusé.Cette divergence retarde la signature d'ententes entre CLSC et hôpitaux.L'appui du Collège des médecins au point de vue des sagesfemmes sur leur autonomie professionnelle tempère l'attitude de l'Association des obstétriciensgynécologues.« Nous sommes flexibles.Nous ne voulons pas bloquer les projets par notre intransigeance », dit le Dr Fortin.Il est conscient de la résistance de certains médecins.Le temps et le succès du projet du centre hospitalier La- Salle convaincront les récalcitrants, croit-il.« Nous ne rajeunissons pas.Les obstétriciens-gynécologues ne répondent plus à la demande.Ça nous prend quelqu'un pour prendre la relève en première ligne », constate-t-il.LOUISE LEDUC LES QUÉBÉCOISES comptent parmi les Canadiennes qui font le moins d'exercice et c'est au Québec que les jeunes filles de 12 à 19 ans fument le plus.Ce sont là quelques-uns des désolants constats contenus dans le Rapport de surveillance de la santé des femmes rendu public hier.Dirigée et financée par Santé Canada et l'Institut canadien d'information sur la santé, l'étude révèle en effet que 60% des Québécoises disent ne pas faire d'exercice (comparativement à la moyenne nationale qui se situe à 54 %).Par ailleurs, pas moins de 29 % des jeunes Québécoises de 12 à 19 ans fument, comparativement à 20 % de toutes les Canadiennes.Les fruits et légumes sauront-ils nous sauver ?Quelque 48 % des Québécoises rapportent consommer leurs cinq portions par jour, comparativement à 43% des Canadiennes dans leur ensemble.En filigrane de tout le rapport \u2014 qui est en fait une recension d'études et d'enquêtes colligées par une cinquantaine de chercheurs canadiens \u2014, on constate que les femmes vivent peut-être plus longtemps que les hommes, au pays, mais pas nécessairement mieux.À titre d'exemple, les Canadiennes sont deux fois plus nombreuses que les hommes à souffrir de dépression au cours de leur vie.Elles sont maintenant aussi nombreuses que les hommes à mourir d'une maladie cardiovasculaire (quelque 39 000 pour chaque sexe) et à souffrir du diabète.Étant donné que les femmes vivent plus longtemps, elles sont par ailleurs plus susceptibles de souffrir de démence ou de la maladie d'Alzheimer.Comme quoi ces années de plus ne sont pas nécessairement enviables.Une roue de fortune génétique, que la santé ?Pas toujours.L'étude confirme que de faibles revenus, un réseau social limité et la monoparentalité affectent grandement la santé des femmes.Les autochtones sont particulièrement mal en point.L'espérance de vie des femmes des Premières Nations est ainsi inférieure de cinq années à la moyenne nationale et l'alcoolisme, aussi bien que le tabagisme, est deux fois plus commun chez elles que chez les Canadiennes en général.L'étude, qui a été entreprise il y a deux ans, a coûté 230 000 $.Elle vise à appuyer l'élaboration de politiques de la santé et de programmes de santé publique destinés à améliorer la santé des Canadiennes.ford.ca Photos à titre indicatif seulement.Transport (Escape : 895 $; Explorer : 895 $; Explorer Sport Trac : 895 $) et taxes applicables en sus.L'offre de financement s'applique à l'achat sur approbation de Crédit Ford.Ces offres s'adressent à des 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MEXICO \u2014 Six experts de l'ONU vont aider les enquêteurs mexicains à résoudre le mystère de l'assassinat de plus de 375 jeunes femmes en 10 ans dans l'État de Chihuahua, au nord du Mexique, et répondre à la pression internationale pour trouver les coupables.Venus à la demande du président Vicente Fox, les enquêteurs de la Commission de prévention des délits de l'ONU ont entamé lundi leur enquête autour de Ciudad Juarez, à la frontière avec les États- Unis, d'où proviennent la grande majorité des victimes.Ils ont effectué une première visite sur deux sites où avaient été découverts respectivement six et huit cadavres de femmes au cours des dernières années.Leur tâche sera de renforcer les procédures judiciaires et d'enquête mexicaines pour éclaircir les assassinats de ces femmes, violées, torturées ou mutilées puis étranglées et dont les corps ont été abandonnés sous du sable dans les alentours désertiques.Ciudad Juarez est une ville d'un million d'habitants.Deux cent mille ouvrières des manufactures locales y assemblent jour et nuit des produits divers exportés aux États-Unis.Soixante pour cent des victimes, âgées de 13 à 27 ans, sont des ouvrières ou des écolières.La série de meurtres à Juarez avait connu un retentissement international, il y a deux ans, grâce aux dénonciations répétées d'ONG féministes américaines et mexicaines, mais les enquêtes continuant de piétiner, l'affaire a suscité l'intérêt d'Amnistie internationale.Cette organisation a lancé un appel pressant au gouvernement mexicain pour qu'il prenne des mesures urgentes pour la protection des femmes de la région et leur « permettre de vivre sans violence ».Fox avait annoncé dans son discours à la nation, en juillet, le lancement d'un «programme intégral » de sécurité pour Juarez et y avait dépêché 300 agents fédéraux pour pallier les insuffisances de la police locale.LOUIS-BERNARD ROBITAILLE collaboration spéciale PARIS \u2014 La boucle est maintenant bouclée dans l'affaire Humbert \u2014 du nom de ce jeune tétraplégique « euthanasié » à la fin de la semaine dernière : « Si on pose la question qui a donné la mort à Vincent Humbert, c'est moi.Ce n'est pas Mme Humbert », a déclaré hier à l'AFP le Dr Frédéric Chaussoy, chef du service de réanimation de l'hôpital de Berck-sur-Mer, proche de Calais.Dans cette spectaculaire et douloureuse affaire d'euthanasie, le ministre de la Justice, la police et les magistrats étaient manifestement d'accord pour se contenter de la version de Marie Humbert, la mère de Vincent.Après avoir assisté pendant trois ans au calvaire de son fils, tétraplégique, muet et presque aveugle, elle lui avait injecté, mercredi dernier, une forte dose de barbiturique.Elle s'était retrouvée \u2014brièvement\u2014 en garde à vue, tandis que Vincent, plongé dans le coma, était placé en réanimation.Vendredi en fin de matinée, l'équipe médicale dirigée par le Dr Chaussoy avait annoncé sa mort, à la suite de « l'interruption des thérapeutiques actives ».On se doutait bien que les magistrats ne pratiqueraient pas de harcèlement à l'endroit de l'équipe soignante et se contenteraient d'explications sommaires.C'est donc de propos délibéré \u2014au moment même où fait rage un débat sur l'opportunité ou non de légiférer sur le sujet\u2014 que le Dr Chaussoy a mis les pieds dans le plat : « On aurait pu dire qu'il a fait une complication, un arrêt cardiaque.On sait très bien mentir, on fait ça régulièrement et on aurait pu continuer dans cette traditionnelle hypocrisie.Mais il valait mieux dire la vérité, on l'a dit et on l'assume.Malaise Alors que les funérailles de Vincent Humbert devaient avoir lieu ce matin à Berck, les magistrats chargés du dossier se trouvent maintenant face à leurs responsabilités.« Une information (enquête préliminaire) sera nécessairement ouverte », a-t-on déclaré de source judiciaire, tout en précisant que, « si on prend le temps de la réflexion, c'est parce que c'est une affaire nécessairement complexe ».Bref, c'est une sorte de valse-hésitation et de malaise.Mais, comme le disait hier l'avocat de Marie Humbert, « tout le monde se trouve confronté au silence de la loi et tout le monde dit : on en a ras le bol de cette hypocrisie ».Dans la classe politique, un certain nombre de députés et personnalités la réclament, mais ils ne sont pas nécessairement la majorité : « Si l'on donne le « droit de tuer » et de débrancher dans ces cas où « aucun développement n'est possible », il restera toujours le problème de l'appréciation », a déclaré hier le ministre de la Justice, Dominique Perben.Beaucoup pensent comme lui et le disent, à gauche comme à droite.BIRKS Fins bijoux et cadeaux.depuis 1879 Fairview Pointe-Claire 514-697-5180 Centre Rockland 514-341-5426 Carrefour Laval 450-688-3431 Promenades St-Bruno 450-461-0011 1 800 682 2622 www.birks.com évaluation de bijoux Découvrez la valeur exacte de vos joyaux.Veuillez téléphoner pour prendre rendez-vous avec un gemmologiste Birks.Des frais d'évaluation 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cote de popularité s'effondre, son parti est plus divisé que jamais, son gouvernement s'enlise dans le bourbier de l'affaire Kelly.Mais Tony Blair persiste et signe.Dans l'un des plus importants discours de sa carrière politique, il a admis hier qu'il traversait une « mauvaise passe », mais n'a fait preuve d'aucun remords : ni sur la guerre en Irak ni sur ses réformes controversées en santé et en éducation.Au contraire, le premier ministre de la Grande-Bretagne s'est montré plus sûr de lui que jamais.Dans son 10e discours au congrès annuel du Parti travailliste, qui se tient cette semaine à Bournemouth, dans le sud de l'Angleterre, M.Blair a reconnu que la guerre en Irak avait divisé la communauté internationale, la Grande-Bretagne et son propre parti.« Je sais que plusieurs personnes sont déçues, blessées, en colère.Je sais que plusieurs croient profondément que l'action que nous avons prise était mauvaise.Je respecte tout à fait ceux qui ne sont pas d'accord avec moi », a-t-il dit aux délégués travaillistes dont plusieurs se sont opposés à l'invasion anglo-américaine.« Je ne vous demande qu'une chose : critiquez ma décision, mais au moins comprenez pourquoi je l'ai prise et pourquoi je la prendrais à nouveau, a dit M.Blair.Imaginez que vous êtes premier ministre.Et vous recevez ces renseignements.Pas seulement sur l'Irak, mais sur le monde trouble des trafiquants d'ADM (armes de destruction massive).» « Vous savez aussi que Saddam Hussein a utilisé des ADM pour tuer des milliers d'Irakiens dans le passé.Que le terrorisme et le trafic d'ADM augmentent, a ajouté M.Blair.Qu'est-ce que je fais ?Je dis : j'ai les renseignements, mais j'ai le pressentiment qu'ils sont faux ?Je laisse Saddam en place, avec les démocraties du monde humiliées et lui, enhardi ?» La menace du XXIe siècle ne sera pas celle des guerres conventionnelles entre États, a-t-il prédit, mais du « chaos» et du « fanatisme ».Il fallait agir, a-t-il plaidé, pour éviter un autre 11 septembre ou pire, si les terroristes étaient parvenus à mettre la main sur des armes chimiques ou biologiques.M.Blair n'a pas fait allusion à l'échec des forces de la coalition à trouver la moindre trace d'ADM en Irak, six mois après avoir renversé le régime.« Peu importe les désaccords, l'Irak est un meilleur pays sans Saddam.» M.Blair s'est défendu d'être le « caniche » du président des États- Unis, George W.Bush.S'il le soutient contre vents et marées, c'est qu'il estime que « les États-Unis et l'Europe ne peuvent vaincre le terrorisme sans travailler ensemble ».De plus, il a dit craindre l'« isolation » de la superpuissance, dont l'engagement est essentiel pour régler des enjeux tels que les changements climatiques et la crise au Proche-Orient.M.Blair a aussi affirmé qu'au moment où le sort de l'Europe se décide, avec l'adhésion prochaine de 10 nouvelles nations à l'Union européenne, « ce serait de la folie pour la Grande-Bretagne d'abandonner l'option de se joindre à la monnaie unique ».Sur ce point, il aura de la difficulté à convaincre les électeurs, dont la grande majorité refuse pour le moment de faire une croix sur la livre sterling.Des réformes controversées Sur le front intérieur, M.Blair n'entend pas renoncer à ses réformes les plus controversées, en particulier la hausse des droits d'inscription à l'université et la création d'hôpitaux gérés par le secteur privé \u2014deux politiques qui font grincer les dents des syndicalistes et des travaillistes de la gauche.« Je ne peux aller que dans un sens, je ne peux faire marche arrière », a-t-il affirmé.Malgré la grogne ambiante \u2014 de récents sondages ont montré que 41% des membres du parti, et pas moins de la moitié des Britanniques, souhaitent désormais sa démission \u2014, M.Blair a demandé aux délégués de lui faire confiance.« Nous n'avons jamais gouverné aussi longtemps.Avec, désormais, un troisième mandat en perspective, a-t-il souligné.Mais c'est une période éprouvante.Je fais maintenant mon âge.» M.Blair a terminé son discours en disant qu'il n'avait pas l'intention de faire le moindre compromis.«Tout ce que vous pouvez faire dans un monde moderne est (de) choisir le bon chemin et de tenter de le suivre.Ce n'est pas (d')être coupé de la réalité.Après six ans, (je suis) plus meurtri à l'extérieur, mais plus fort à l'intérieur.C'est le seul leadership que je peux offrir.» Comme disent les Anglais, take it or leave it.Pour M.Blair, l'enjeu n'aura jamais été aussi élevé.Photo Agence France-Presse © Ne touchez pas à nos pensions Accompagné de nombreux retraités, ce général à la retraite est venu manifester son désaccord à l'endroit du gouvernement ukrainien qui se prépare à une importante réforme sociale.La manifestation, organisée notamment par le Parti communiste, s'est tenue devant le parlement de l'Ukraine, à Kiev.Revers en série pour le terrorisme islamiste d'après AFP et La Presse SENTENCES en Belgique et au Maroc, procès en Espagne, nouvelles arrestations à Guantanamo, en France et en Grande-Bretagne, la journée d'hier a été marquée par d'importants revers pour les réseaux terroristes islamistes.La justice belge a condamné à des peines allant de deux à 10 ans de prison 18 islamistes accusés de liens avec le réseau terroriste Al- Qaeda, dont l'ancien footballeur professionnel tunisien, Nizar Trabelsi, arrêté dans la foulée des attentats du 11 septembre.Le tribunal correctionnel de Bruxelles a infligé la plus lourde peine (10 ans) à Trabelsi, pour avoir projeté à l'instigation d'Oussama ben Laden, le chef d'Al- Qaeda, un attentat à l'explosif contre la base militaire belge de Kleine Brogel, où sont déployés des militaires américains.Trabelsi, 33 ans, comparaissait avec 22 autres islamistes accusés de liens avec le réseau Al-Qaeda ou avec les courants islamistes les plus radicaux, actifs en Europe, notamment en Belgique, à Londres et à Düsseldorf, en Allemagne.Selon Claire De Gryse, présidente du tribunal correctionnel, « il existait une association qui se livrait à la falsification de passeports et de visas pour faciliter l'envoi de volontaires vers l'Afghanistan », dont le but était de prendre part au jihad (lutte armée) ou de commettre des attentats en Occident.Les deux faux journalistes tunisiens qui ont assassiné dans le nord de l'Afghanistan, le 9 septembre 2001, le commandant Massoud, héros de la lutte antitaliban, ont bénéficié, comme Trabelsi, des services de cette «officine spécialisée dans le faux », souligne le jugement prononcé hier.Cinq ans de prison pour les jumelles marocaines À Rabat, des jumelles marocaines, des mineures âgées de seulement 14 ans qui avaient projeté des attentats sous l'influence d'intégristes islamistes, ont été condamnées hier à cinq ans de prison pour activités terroristes.Imane et Sanae passeront les quatre premières années, jusqu'à leur majorité, dans un centre de redressement.Une troisième mineure de 14 ans, Hakima, qui comparaissait devant les juges en compagnie des jumelles, a été acquittée.Une vingtaine d'intégristes membres présumés de ces groupes, âgés de 22 à 32 ans, sont à leur tour jugés depuis hier par le tribunal de Rabat qui avait séparé le cas des mineures afin de les entrendre à huis clos.En Espagne, quatre suspects accusés d'appartenir à une cellule liée à Al-Qaeda en Catalogne ont nié hier à Madrid avoir eu l'intention d'utiliser des substances chimiques pouvant, selon le FBI, servir à fabriquer du napalm.Les suspects avaient été arrêtés le 24 janvier puis remis en liberté trois mois plus tard faute de preuves en compagnie de 12 autres Maghrébins soupçonnés de soutien logistique à une cellule qui projetait un attentat à Paris, selon la direction espagnole.À la mi-septembre, le juge d'instruction espagnol Guillermo Ruiz Polanco a rouvert le dossier à la suite d'un rapport d'analyse américain affirmant que les substances chimiques saisies pouvaient, en combinaison avec d'autres substances, produire du napalm.Aux États-Unis, l'enquête sur des affaires d'espionnage présumé à Guantanamo s'est élargie hier avec l'interpellation d'une troisième personne, un traducteur civil américain qui avait travaillé à la base américaine où sont détenus les prisonniers soupçonnés de liens avec Al-Qaeda.Il assoit deux gros, trois moyens ou quatre petits.Le canapé TWIST 169900$ LAVAL 2888, avenue du Cosmodôme (450) 687-3361 ST-HUBERT 1651, boul.des Promenades (450) 443-1120 QUÉBEC 5600, boul.des Gradins (418) 634-5454 3 MAGASINS DE 75 000 PIEDS CARRÉS Ouvert tous les jours de la semaine de 10h à 21h 3174551A A1 4 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1er OCTOBRE 2003 ANDRÉ DESMARAIS > Pr é s i d e nt du cons e i l d'ad m i n i s t rat i o n GUY CREVIER > Pr é s i d e nt et é d i t e u r P H I L I P P E CANTIN > Vi c e - p r é s i d e nt à l ' i n f o rmat i o n et é d i t e u r ad j o i n t Préserver la justice a p r a t t e@l a p r e s s e .c a Les effets de toge, l'intimidation, les luttes de pouvoir, les conflits de personnalité et les rumeurs se sont toujours infiltrés dans le processus judiciaire, comme dans toute autre activité humaine.Tout cela n'est pas très élégant, mais il n'y aura pas de conséquences fâcheuses si l'intégrité, l'efficacité et l'image de la justice ne sont pas affectées.C'est cette frontière qui a été franchie dans les deux affaires qui font jaser le Québec ces temps-ci, les mégaprocès des motards à Montréal et le démantèlement d'un réseau de prostitution juvénile à Québec.Dans les deux cas, des acteurs ont fait preuve au mieux d'imprudence, au pire de mauvaise foi, quand ce n'est pas d'incompétence.Certains semblent avoir fait passer leurs intérêts avant ceux de la justice.Alors que la confiance de la population dans le système judiciaire aurait dû se trouver renforcée à la suite de ces coups de filet, la voici minée.Malgré le travail remarquable accompli par notre columnist Yves Boisvert pour expliquer ce qui s'est véritablement passé, on ne sait pas précisément comment et pourquoi le procureur général, Marc Bellemare, est intervenu dans le procès présidé par le juge Réjean Paul.De toute façon, il serait trop simple de faire porter le blâme du quasi déraillement des procédures sur une seule personne.De plus, avant de dénoncer, il faut tenir compte de la complexité et de la tension exceptionnelles propres à ces mégaprocès.Cela dit, on est en droit de se demander si M.Bellemare et les hauts fonctionnaires responsables du dossier ont fait preuve du doigté nécessaire, ou si au contraire ils ont voulu jouer les durs ?Le ministre a beau s'en prendre aujourd'hui à la défense, qu'il accuse d'avoir voulu déstabiliser la Couronne, cette stratégie était parfaitement prévisible, et c'est pourquoi il fallait à tout prix éviter les faux pas.Pour leur part, compte tenu de leur comportement tout au long du procès, les avocats de la défense étaient bien mal placés lundi pour faire la leçon à qui que ce soit.Enfin, la manière dont le juge Paul a géré le procès a semblé exacerber les tensions alors qu'une attitude plus sereine, plus détachée aurait peut-être été davantage efficace.p p p Dans l'affaire du réseau de prostitution juvénile à Québec, on a l'impression que c'est toute une ville qui a perdu le sens des proportions, le sens de la justice.Ne nous méprenons pas: la même chose pourrait se produire dans n'importe quelle autre municipalité du Québec.Pour que cela n'arrive pas, il faut que les leaders de la communauté fassent preuve d'une préoccupation de tous les instants pour le bien commun.À Québec, c'est le contraire qui s'est produit.La police a multiplié les déclarations maladroites.Des politiciens et le syndicat des policiers ont cherché à profiter du climat de panique.À la radio, les brasseurs de merde s'en sont donné à coeur joie.Plusieurs réclament aujourd'hui « une enquête sur l'enquête », ou la reprise de l'enquête policière.Mais tant que les acteurs de la tragédie et les citoyens de Québec eux-mêmes ne s'élèveront au-dessus des colporteurs de calomnies, de telles enquêtes ne feront qu'alimenter le moulin à rumeurs.p p p À Montréal comme à Québec, les personnes impliquées \u2014 notamment dans les milieux juridiques, policiers et médiatiques \u2014 doivent se reprendre en main.C'est-à-dire qu'elles doivent, patiemment, résolument, garder le cap sur l'essentiel.L'essentiel, ce n'est pas la gloriole d'untel ou la déchéance de tel autre.L'essentiel, c'est que les coupables soient punis à l'issue d'un processus d'une intégrité à toute épreuve.Ce n'est peut-être pas spectaculaire.Mais cela s'appelle la justice.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Marc Bellemare sur la sellette NOTRE SYSTÈME de droit est-il tout croche ?Je commence à le croire en prenant connaissance de certains détails de la fameuse requête de la défense lors du récent procès des Hells Angels.Il appert que la défense exigeait le remplacement des représentants de la Couronne ou, pire, un arrêt des procédures du fait que le procureur général aurait remis en cause les résultats préliminaires des négociations sur des plaidoyers de culpabilité des accusés.Si cette prémisse est exacte, je suis abasourdi à plus d'un titre.En premier lieu, est-il possible que notre système de droit soit arrogant au point de se dresser audessus de la volonté d'un nouveau gouvernement désireux de remettre en question certaines ententes préalablement établies avant son arrivée ?En second lieu, s'il est vrai que lesdites négociations s'échelonnaient sur plus d'une année, pourquoi avoir alors permis le début du mégaprocès avant d'avoir terminé celles- ci ?En troisième lieu, je peux fort bien comprendre la pertinence de l'interdit de publication de la requête de la défense.Une telle publication aurait permis aux jurés d'apprendre que, tout en exigeant d'eux la plus complète impartialité, la Couronne et la défense \u2014 avec l'accord tacite de la Cour \u2014 négociaient à leur insu.Comment ne pas conclure alors que les jurés aient été bernés sciemment par notre système de droit, représenté ici par le juge, les procureurs de la Couronne et les avocats des accusés Si tous ces faits se confirment, notre système de droit est vraiment croche.Il y a ici amplement matière à un mépris de Cour, cette fois, de la part de la garde prétorienne.PIERRE P.SICARD Gatineau Le ministre doit jouer son rôle IL N'APPARTIENT pas aux avocats de la défense de s'opposer aux décisions du ministre de la Justice, procureur général et patron du juge Réjean Paul.On comprendra que les avocats cherchent dans ce dossier à détruire l'autorité pour se glorifier aux yeux des criminels.Les Hells méritaient 20 ans et plus en prison et il se peut qu'en première instance le juge ait été sympathique au plaidoyer de la défense.Il est donc essentiel que le ministre joue son rôle lorsqu'il y a évidence d'une faiblesse dans le jugement d'une cause.Car la justice n'est pas, il ne faudrait pas l'oublier, un produit que l'on bargain au magasin d'escompte.GAËTANE BORDUAS-MARTIN Beau patineur ! APRÈS AVOIR déclaré qu'il avait participé aux négociations, en tant que procureur général \u2014 donc celui qui doit avoir le dernier mot du côté de la poursuite \u2014, voilà que le ministre Marc Bellemare nous annonce qu'il était fortement opposé à l'entente conclue entre la Couronne et la défense des Hells.On dirait qu'il vient de prendre connaissance des sondages qui lui disent que le monde ordinaire, « itou », est contre.Beau patineur.CLAUDE ROMPRÉ Shawinigan Un « junior » ?CONSIDÉRANT les derniers dossiers traités par M.Bellemare, il s'est révélé tout à fait comme un junior dans l'exercice de ses fonctions.Première gaffe, vouloir changer le système de « no-fault » quand ce système démontre que nous payons des primes inférieures aux autres provinces.Deuxième gaffe, vouloir démontrer qu'il est le seul à posséder le savoir faire en matière de justice.Ce monsieur doit être remplacé par une personne plus compétente.JOCELYN BERNIER Un boulet pour les libéraux NON SEULEMENT il se mêle des dossiers qui ne le regardent pas comme le « no-fault » , mais en plus il fait traîner ses dossiers indûment.Ce ministre est en train de devenir un véritable embarras pour les libéraux.M.Charest aurait intérêt à le remettre à sa place ou lui enlever des responsabilités qui semblent décidément au-dessus de ses compétences.JEAN DUBÉ Saint-Jean sur Richelieu L'art de dévier de la vraie cause.SI L'AFFAIRE de la requête qui aurait pu causer l'avortement du mégaprocès contre les motards n'est pas un faux prétexte ni non plus une forme de chantage exercée sur le ministre, c'est à se demander pourquoi alors ce dernier est allé jusqu'à négocier avec des criminels pour une autre sorte de fonctionnement du procès.Quant à moi, c'est indigne de la Justice telle qu'on la conçoit généralement au Québec, qu'un ministre se soit plié au nom de l'État à des négociations avec des criminels et cela me laisse très inquiète pour l'avenir.On devrait se rendre compte qu'on est en train d'accepter qu'une forme de chantage fasse foi de justice.Et je ne crois pas qu'on puisse aller jusque-là si on ne veut pas finir par vivre dans une société où ce sont les criminels qui règnent.D'autant plus que c'est l'art de dévier de la vraie cause dans cette affaire.La situation exigeait patience, compétences et surtout beaucoup d'argent.Sur ce dernier point, il faudrait se demander si le ministre n'aurait pas prétexté l'avortement du procès et ses conséquences onéreuses pour justifier son implication, alors que le coeur du problème demeure le manque d'argent.Il me semble finalement que le ministre a fait preuve d'un manque très grave de jugement en se pliant à une forme de chantage et qu'il aurait dû plutôt requérir d'Ottawa des fonds spécifiques pour poursuivre les enquêtes.Il devrait donc donner sa démission s'il souhaite vraiment servir la justice et la société.ÉLYSA SIMARD Québec Vous voulez nous écrire ?forum@lapresse.ca Le retour PHOTOTHÈQUE, La Presse Marc Bellemare mr o y@l a p r e s s e .c a Les Français et les Américains pourront dorénavant.s'affronter à coeur joie sur une autre tribune internationale ! Les États-Unis sont en effet redevenus membres de l'UNESCO, hier, presque 20 ans après en avoir claqué la porte.Et l'organisme va devoir débattre d'un dossier chaud, celui de la diversité culturelle.Or, c'est un dossier dans lequel l'Élysée et la Maison-Blanche tiennent des positions diamétralement opposées.Nonobstant cette querelle à venir, le retour du poids lourd américain va certainement donner un souffle nouveau à l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture.D'abord du côté des finances.Car Washington prend en charge 22% du budget de l'UNESCO qui, depuis 20 ans, avait dû se mettre au régime.Mais il y a plus important encore.L'organisme va retrouver sa pleine crédibilité, puisqu'un forum international privé de la participation des États-Unis souffre évidemment d'un handicap insurmontable.Certes, il n'existe pas d'intentions totalement pures en politique.Et la décision de George W.Bush, annoncée il y a un an, de renouer avec l'UNESCO, tient certainement beaucoup de la campagne de relations publiques.Le président américain éprouvait, et éprouve toujours, un pressant besoin de signaler au reste du monde qu'il est capable de fonctionner dans un cadre multilatéral.Mais il est exact aussi que l'UNESCO n'est plus ce qu'elle était, il y a deux décennies.Que, pour Washington, elle est plus fréquentable.À l'époque, elle était devenue une lourde bureaucratie dépensière et paperassière.Elle avait au surplus sombré corps et biens dans l'insipide magma tiers-mondiste tenant alors lieu de pensée unique.On se souvient notamment de son projet de « Nouvel ordre mondial de l'information », littéralement soviétique, et d'ailleurs vite passé à la trappe de l'Histoire ! Depuis, on y a fait du ménage.Et on y est aujourd'hui moins porté au prêchi-prêcha.Il reste que le dossier de la diversité culturelle est aussi une patate chaude avec laquelle il va falloir jongler.Les États-Unis souhaitent la libéralisation des échanges culturels et préféreraient en traiter devant l'OMC.La France entend faire ratifier par l'UNESCO une convention destinée\u2014soyons clair\u2014à contrer le déferlement culturel américain.Elle est notamment appuyée par les gouvernements du Canada et du Québec.Bref, on voit bien, des deux côtés, le danger qu'il y a de glisser sur la pente savonneuse de l'idéologie : le culte idolâtre du libre- marché dans un cas, l'antiaméricanisme carré et revanchard dans l'autre.Ce pourrait être le rôle du Canada et du Québec, où on est sensible à la fois à la culture américaine et aux autres, où on est sensible au marché comme à l'État, de jeter une once d'esprit pratique dans cette marmite qui risque fort de bouillir. LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1er OCTOBRE 2003 A1 5 De la transparence! Un groupe de travail restreint doit être mis en place pour décider rapidement s'il faut rouvrir l'enquête Scorpion sur la prostitution juvénile à Québec ANDRÉ NORMANDEAU L'auteur est criminologue et professeur à l'Université de Montréal.LA RUMEUR publique, en particulier en matière de justice pénale et de moralité, est comme le héros de bande dessinée Lucky Luke : elle coure et tire plus vite que son ombre.Parfois, elle ruine et elle tue rapidement des réputations.Il en est ainsi de la petite dernière, celle de la prostitution juvénile à Québec.Voyons les deux titres principaux à la une de La Presse.Le vendredi 26 septembre 2003, on titre : « D'anciens ministres péquistes clients ?» (remarquez le point d'interrogation !).Et les premières lignes en caractère gras qui suivent : « D'ex-ministres du Parti québécois ont été des clients du réseau de prostitution juvénile, selon un document mis en preuve hier au palais de justice de Québec » (remarquez le temps du verbe: « ont été des clients »).Voilà! La rumeur est partie et, quelle que soit la suite de l'histoire, plusieurs citoyens vont croire, dorénavant, « dur comme fer », que c'est la vérité (et qu'on essaie de cacher la vérité, si cette nouvelle devait être contredite le lendemain ou les jours qui suivent).Effectivement, c'est ce qui arrive.Le samedi 27 septembre 2003, on titre : « Humiliante bourde de la police de Québec », et, en sous-titre : « Les allégations de l'enquêteur sur l'implication de ministres péquistes.étaient absolument sans fondement ».Malgré ce « sans fondement », le mal, à mon avis, est fait.Une écoute des lignes téléphoniques radio-télé ces derniers jours nous l'indique bien : une majorité d'auditeurs affirment qu'il n'y a « pas de fumée sans feu », qu'il doit donc bien y avoir « quelque chose qu'on veut cacher ».Et l'éternel cliché : « La justice est pourrie » ! Travail mal fait Se peut-il, tout simplement, que le travail de certains policiers, en particulier du sergent-détective Roger Ferland, de la police de Québec, ainsi que du procureur de la Couronne, Michel Greene, a été bâclé, mal fait, mal préparé, mal présenté ?L'on sait désormais que l'affirmation du policier Ferland ne correspondait pas à une « interprétation correcte » de la conversation téléphonique interceptée entre les soeurs jumelles Nadine et Marlène Gingras.Toutefois, le doute, pour le grand public, persiste et persistera longtemps, tout probablement.Entre- temps, des réputations sont en jeu.Heureusement, d'une certaine façon, des noms spécifiques n'ont pas été livrés au public, précisément parce qu'en fait il n'y en avait pas de noms spécifiques dans la conversation des soeurs jumelles.Si des noms avaient été cités, sans preuve, quels drames alors pour les personnes impliquées, sans compter leurs familles, leurs amis, leurs voisins, leurs collègues de travail.On l'a échappée belle, malgré tout ! Voyez, à titre de comparaison, ce qui s'est passé cet été en France, où des noms ont été mis sur la place publique et sur la sellette, en mai 2003, dans une affaire semblable, tout en étant plus grave.Il s'agit du « scandale de Toulouse », de l'affaire Patrice Alègre.Une affaire d'envergure locale devenue d'envergure nationale.J'étais personnellement sur place à ce moment, à titre de professeur invité à la Faculté de droit de l'Université de Toulouse.Tout tourne autour d'un réseau de prostitution adulte et juvénile à Toulouse (agglomération d'environ 650 000 habitants, comme à Québec-Lévis) dans les années 90.Patrice Alègre est l'exécuteur des basses oeuvres de ce réseau.Il recrute mais surtout il contrôle sans pitié les filles et les femmes impliquées.Il devient même un « tueur en série ».En février 2002, il est condamné à la prison à perpétuité pour cinq meurtres.Les policiers lui en attribuent plusieurs autres.En mai 2003, Alègre est ainsi accusé de nouveau pour six autres meurtres, dont celui d'une jeune prostituée d'origine québécoise, Line Galbardi.La liste sanglante n'est pas close.Les enquêteurs redoutent maintenant une affaire Dutroux (Belgique) à la française.Ce même mois, le 18 mai 2003 précisément, une « bombe médiatique » sort du placard.L'ex-maire de Toulouse, de 1990 à l'an 2000, Dominique Baudis, est mis en cause dans cette affaire.L'on parle de séances sodo-maso tenues dans les locaux de la mairie, du service de police et du palais de justice.Cinq procureurs de la République et trois policiers haut-gradés sont aussi nommés.Toutes ces dénonciations sur la foi de témoignages et de la « parole » de trois ex-prostituées du réseau.La rumeur prend alors son élan.L'on généralise : la haute société toulousaine est mise au banc des accusés, tout est pourri, dit-on, au royaume de Toulouse, du département de la Haute-Garonne, et de la région Midi-Pyrénées.L'ex-maire Baudis est obligé pendant des mois de proclamer presque à chaque jour son innocence.Lui, qui a déjà été un député éminent de la droite française (UDF-RPR), qui a mené la tête de liste de cette droite aux dernières élections européennes, qui est maintenant le président du Conseil national supérieur de l'audiovisuel, le voilà sur la défensive.Sa famille, ses amis, ses voisins, ses collègues de travail anciens et nouveaux, tout le monde doute.Quatre mois plus tard, il y a quelques jours, le 17 septembre 2003, coup de théâtre au palais de justice de Toulouse.La principale accusatrice l'a disculpé.Elle a affirmé devant le juge qu'elle n'avait jamais rencontré Dominique Baudis avant ce jour.L'ancienne prostituée a reconnu que l'accusation contre l'ex-maire était un «mensonge total », qu'elle avait été « manipulée» par les leaders du réseau de prostitution, qu'on l'avait « forcée » à impliquer l'ex-maire.Les « pressions » pour agir ainsi seraient même venues également de certains policiers à l'origine des premières investigations, ainsi que des avocats qui la défendaient initialement.En somme, pour s'éloigner des feux de la rampe, de la chaleur du fourneau de la justice, elle (et le réseau) avait inventé cette histoire pour « distraire » la justice, pour l'aiguillonner sur de fausses pistes.Incitation à la prudence Ce «scandale de Toulouse » nous incite donc à la prudence en ce qui concerne le « scandale de Québec ».Que doit-on faire maintenant à Québec ?À mon avis, trois suggestions : > Que les ministres de la Justice et de la Sécurité publique, Messieurs Marc Bellemare et Jacques Chagnon, nomment un groupe de travail ad hoc (et non une commission d'enquête qui est une procédure trop lourde, trop longue, trop coûteuse).Présidé par un procureur de la Couronne crédible, « au-dessus de tout soupçon », un policierenquêteur du Service de police de Québec, un policier-enquêteur de la Sûreté du Québec ou du Service de police de Montréal, et un citoyen respecté (tel le journaliste Claude Ryan ou l'universitaire Claude Corbo) ; > Ce groupe de travail aurait une mission-commando d'un mois pour décider si l'enquête Scorpion sur la prostitution juvénile à Québec doit être rouverte ; > Si oui, à quelles conditions : doit-on faire intervenir des enquêteurs hors-Service de police de Québec ; doit-on nommer un procureur de la Couronne chevronné hors-Québec ; le temps requis et le budget approprié.Il faut bien l'admettre : le travail du sergent-détective Roger Ferland et du procureur de la Couronne, Michel Greene, a été « mal fait », mal ficelé.Il faut au plus vite redresser la situation pour que justice soit véritablement rendue et que l'image de la justice soit rénovée convenablement dans ce dossier.Sinon, il s'agira d'une rumeur « criminelle », de celles qui tuent des réputations ainsi que la crédibilité de la justice, des policiers et des tribunaux du Québec, à commencer par celle de notre capitale nationale ! PHOTO PC Steve Gariepy et Jean-Bernard Estelle (à droite), deux membres des Wolf Pack, ont été arrêtés, en mai dernier, lors de la deuxième vague d'arrestations dans le cadre de l'affaire du réseau de prostitution juvénile à Québec.« Dans le dossier de la prostitution juvénile à Québec, le travail de la police et de la Couronne a été mal fait.» \u2014 André Normandeau LA BOÎTE AUX LETTRES Legault : une opinion un peu naïve AINSI DONC, l'ex-ministre François Legault, dans son texte publié dans La Presse d'hier, veut laisser croire qu'un Québec souverain serait en meilleure posture, financièrement parlant ! Opinion un peu naïve, surtout de la part d'un ancien homme d'affaires ! Et nul besoin d'une complexe élaboration de chiffres pour le prouver.Si le Québec a reçu, pour chacune des dernières années, environ 5 milliards de dollars au chapitre de la péréquation, c'est que sa capacité fiscale est sensiblement inférieure à la moyenne canadienne.Cette faible capacité fiscale du Québec trouve forcément son écho dans la contribution québécoise aux revenus fédéraux, ce qui fait en sorte que par exemple, un Québécois paie sensiblement moins cher qu'un Albertain ou un Ontarien pour tout service ou tout transfert fédéral ! Et n'oublions pas qu'en récupérant l'ensemble des impôts issus d'une faible capacité fiscale, Québec devrait assumer seul les frais fixes inhérents à la gestion de tous les services fédéraux actuels, frais présentement assumés par l'ensemble de la population canadienne J'ai bien hâte de voir le budget de l'an I rédigé par Monsieur Legault ! « François Legault évoque aussi la question du fameux « déséquilibre fiscal » dénoncé par le rapport Séguin \u2014 et souvent présenté par Bernard Landry comme donnant lieu à un « manque à gagner de 50 millions par semaine » pour le Québec \u2014 ! Les Legault et Landry savent per- François Legault tinemment que ce déséquilibre, une fois corrigé, profiterait de façon proportionnelle à toutes les provinces canadiennes, au détriment du gouvernement fédéral, qui aurait alors bien du mal à trouver les milliards lui permettant d'assumer la péréquation destinée aux provinces qui en ont besoin ! Il tombe sous le sens que l'auteur du rapport Séguin n'aurait pas opté de faire partie d'un gouvernement fédéraliste si ses observations lui avaient démontré que le Québec serait plus riche en accédant à la souveraineté ! PAUL DANSEREAU Montréal Quelle bonne idée ! FRANÇOIS LEGAULT veut ressusciter le budget de l'an I.Quelle bonne idée ! Un peu avant la dernière élection, Stéphane Dion était venu nous narguer en disant que les Québécois contribuaient à 22 % des revenus du grand Dominion, mais recevaient 25 % des dépenses.Comme c'était de la provocation, personne dans le gouvernement Landry n'avait osé répliquer.Et c'était une bien grave erreur ! Les revenus d'Ottawa, au mois de mars 2003 (à la fin de dernière année fiscale) étaient de 173,490 milliards, et les dépenses de 127,862 milliards.Le service de la dette est de 35,213 milliards et le surplus de 10,415 milliards.On enverrait donc 38,16 milliards à Ottawa (22 % de 173,490), mais on ne recevrait que 31,96 milliards (25 % de 127,862).Bref, selon le p'tit gars de Sillery, on perd 6,2 milliards à rester dans le Canada cette année ! Et c'est sans compter les dédoublements, évalués par Bélanger- Campeau à 3 milliards à l'époque.C'est certainement le secret le mieux gardé au Canada ! Ça contredit tout le discours qu'on nous sert depuis des décennies, à savoir qu'on vit sur le bras du Canada.Alors que Jean Charest s'apprête à couper sur des niaiseries, comment se fait-il que personne ne demande à Ottawa nos milliards, notre butin ?JACQUES NOËL Québec Que d'énervement ! LA NOMINATION prévisible de Mgr Ouellet au titre de cardinal suscite beaucoup d'émoi parmi les médias d'information.On peut se demander pourquoi ces mêmes médias jouent cette nouvelle à la une alors que l'Église à laquelle appartient Mgr Ouellet s'est rétrécie comme peau de chagrin et ressemble maintenant à un petit club de l'âge d'or de village.Ce serait encore pire si l'Église catholique jouait selon ses propres règles et qu'elle excluait vraiment les personnes qui utilisent des moyens de contraception, les personnes qui acceptent l'avortement, les divorcé(e)s, les altersexuel(le)s, ceux et celles qui ne se conforment ni aux commandements de Dieu ni à ceux de l'Église.Faut croire que les médias d'information sont encore béats devant le faste et le mystérieux.YVES GAUTHIER NE112C302 NE101C203 © 200©32.0S0e2a.r Ssea Crasn Caandaad Ian Icn.c.Soin perfecteur lissant.30 mL 63 $ NOUVEAU.Gommage thermo-actif lissant idealist.75 mL 60 $ QUALITÉ, BONS PRIX, SERVICE, FIABILITÉ une prime pour vous et la chance d'offrir \u2018Hope'! 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