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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2003-11-07, Collections de BAnQ.

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[" VINCENTMARISSAL Les adieux de Jean Chrétien aux Communes PAGE A5 SPORTS MARYSE TURCOTTE : LA VIE APRÈS LE SOMMET SPORTS, PAGE 10 ARTS ET SPECTACLES ELF : UN NOËL AVEC WILL FERRELL ARTS ET SPECTACLES, PAGE 1 Montréal vendredi 7 novembre 2003 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 70¢ LES DEMANDES D'EXEMPTIONS À LA LOI ONT QUADRUPLÉ EN 2002 PIERRE GINGRAS Vingt-cinq ans après l'adoption de la loi sur la protection du territoire agricole, les pressions en vue d'exclure des terres de la zone verte sont plus fortes que jamais dans la grande région de Montréal.Au cours des 10 dernières années, la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) a permis d'exclure 331 hectares de la zone protégée, surtout pour des projets d'intérêt collectif, institutionnels ou d'utilité publique.Mais depuis un an, c'est plus de 1200 hectares qui sont visés par les demandes d'exclusion, en majorité à des fins de construction résidentielle, une situation qui s'explique en partie par le boom immobilier attribuable aux bas taux d'intérêt.Or, à l'heure actuelle, les données de la CPTAQ démontrent que le territoire compte au moins 30 000 hectares libres, dont le tiers est déjà >Voir AGRICOLE en A2 Les étudiants se heurtent à la police devant le parlement L'urbanisation fait reculer la zone agricole dans la région métropolitaine 120e année no 19 64 pages 6 cahiers Ciel variable, Max.7 Min.-5 La GRC s'implante dans les ports du pays ANDRÉ CÉDILOT Dans le but de combattre le terrorisme et le crime organisé, la Gendarmerie royale du Canada aura bientôt un bureau d'enquête directement sur les quais des trois grands ports du pays, à Montréal, Vancouver et Halifax.Sans le crier sur les toits, la police fédérale est en train de former trois nouvelles escouades spéciales qui surveilleront les activités portuaires et feront des enquêtes.« Il reste beaucoup de détails à régler.On est même encore en train de préciser le mandat et la coordination de nos opérations avec les autres intervenants du Port », a souligné un porte-parole de la GRC, à Montréal.Ces unités mixtes d'enquêtes dans les ports (UMEP) auront leur bureau dans le port et travailleront en collaboration avec les autres services d'inspection et de sécurité déjà sur place.Les priorités des policiers seront le terrorisme, la contrebande et la criminalité générale.« On ne va pas là pour vérifier des conteneurs, il y a déjà des douaniers pour ça, mais pour faire des enquêtes sur le terrain », explique un >Voir GRC en A2 PHOTO PC Environ 1000 étudiants ont manifesté bruyamment hier devant le parlement de Québec pour réclamer la gratuité scolaire.La police a dû utiliser deux canettes d'irritant chimique pour les maintenir à une distance raisonnable de l'édifice parlementaire.Voir en page A4.Les juges ont le pouvoir de protéger les minorités francophones, statue la Cour suprême SYLVAIN LAROCQUE PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 La Cour suprême du Canada a poussé un peu plus loin les droits des minorités francophones, hier, en confirmant que les tribunaux pouvaient mettre au pas les provinces qui tardent à bâtir des écoles françaises.Dans un jugement partagé à cinq juges contre quatre, la haute cour a statué que le juge néo-écossais Arthur Le Blanc avait non seulement le droit d'ordonner au gouvernement de la province de construire rapidement des écoles secondaires françaises, mais aussi de le contraindre à lui présenter, de façon régulière, des comptes rendus des progrès réalisés à cet égard.« La province n'a pas respecté les obligations qu'elle avait envers des parents, même si elle était nettement au courant de leurs droits », écrivent les juges Louise Arbour >Voir MINORITÉS en A4 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Quelle est la différence entre un joueur du Canadien et un ministre des Finances ?Il n'y en a pas, aucun des deux ne sait compter ! Bush se pose en héraut de la démocratie MARC THIBODEAU Prenant acte de l'insatisfaction croissante de la population américaine, le président George W.Bush s'est porté hier à la défense de la politique de son gouvernement en Irak en soutenant qu'elle contribuera à une « révolution démocratique globale » devant toucher l'ensemble du Moyen-Orient.« La démocratie irakienne réussira, et sa réussite enverra le message de Damas à Téhéran que la liberté est l'avenir de chaque nation », a déclaré M.Bush lors d'un discours prononcé à Washington devant la Fondation nationale pour la démocratie.Le président, qui devait signer quelques heures plus tard la loi libérant la somme de 87,5 milliards pour « la guerre au terrorisme », a prévenu qu'un échec en Irak « enhardirait les terroristes du monde entier, augmenterait les dangers pour la population américaine et éteindrait les espoirs de millions de personnes de la région ».Présentant les États-Unis comme le fer de lance d'une vague de démocratisation sans précédent, il a déclaré que les pays occidentaux avaient trop longtemps « excusé et toléré » le manque de liberté dans les pays du Moyen-Orient.Le statu quo n'est plus acceptable, a-t-il martelé, en soulignant qu'il était faux de prétendre que l'islam n'est pas compatible avec la démocratie.Des pays comme le Maroc, la Turquie, et l'Arabie Saoudite ont tous entrepris des réformes encourageantes, a déclaré le président pour appuyer ses dires.Tout en évitant la rhétorique belliqueuse qui l'avait amené à parler « d'axe du mal » dans le discours sur l'état de l'Union de 2002, il a parallèlement dépeint Cuba, la Birmanie, la Corée du Nord et le Zimbabwe comme des « bastions d'oppression » et pressé l'Iran et la Chine de prendre acte de la volonté démocratique de la population.L'intervention de M.Bush survient au moment où un sondage, dévoilé hier par l'institut Harris Interactive, indique que la politique américaine en Irak reçoit l'approbation de 41% de la population des États-Unis, soit 25 points de pourcentage de moins qu'en avril.Les morts quasi quotidiennes de soldats ne sont pas étrangères aux résultats du sondage, qui a été réalisé entre le 21 et le 27 octobre, avant l'attaque mortelle contre un hélicoptère Chinook ayant entraîné la mort de 16 soldats.Ainsi, 51 % des répondants estiment que le nombre de victimes américaines du conflit est « inacceptable » comparativement à 44% qui jugent que ce bilan est « malheureux mais acceptable ».Deux autres soldats ont été tués hier en Irak, portant à 140 le >Voir BUSH en A2 Météo Ciel variable, maximum 7, minimum -5, plus de détails en page SPORTS 16 AUJOURD'HUI Bandes dessinées ACTUEL 6 Bridge MONDE 8 Décès MONDE 7 Feuilleton ACTUEL 6 Forum A 10, 11 Horaire télévision ARTS 6 Horoscope MONDE 6 Loteries A 9 Mots croisés ACTUEL 6 et SPORTS 12 Mot mystère ACTUEL 6 Observateur MONDE 4 Petites annonces MONDE 4 et AFFAIRES 2 .com se prendre pour le pdg Obtenez tous les jours jusqu'à 50% de réduction en 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petitesannonces@lapresse.ca 1 866 987-8363 DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.La météo de retour dans le cahier des Sports Des inquiétudes pour le patrimoine AGRICOLE suite de la page une destiné à la construction de maisons par règlement de zonage.Si plusieurs demandes sont encore à l'étude, l'une d'entre elles, à Beloeil, a essuyé un refus catégorique alors qu'une autre, à Mirabel, été satisfaite dans une proportion de 10% (7 hectares exclus sur une possibilité de 67).Mais déjà, dans un premier avis officiel, l'organisme s'est montré défavorable à la majorité des projets présentés, comme c'est le cas notamment aux Cèdres, Varennes, Sainte-Julie, Carignan et Saint-Amable, sur la Rive-Sud.Dans le rapport annuel de la CPTAQ déposé hier à l'Assemblée nationale, le président de la commission, Bernard Ouimet, écrit d'ailleurs que dans la grande région de Montréal, il apparaît « plus important que jamais qu'un signal rigoureux et cohérent soit donné à l'égard de la pérennité de la zone agricole ».Pas moins de 70 % de la valeur totale de la production agricole du Québec provient de fermes situées dans un rayon de 70 km des grands centres urbains.Hier en entrevue, M.Ouimet a rappelé que la loi sur la protection du territoire agricole avait justement pour but de consolider ce patrimoine tout en concentrant les infrastructures, ce qui réduit d'autant l'étalement urbain.Avant d'accorder une exclusion à une municipalité donnée, il faut donc théoriquement s'assurer que les espaces libres soient comblés, même ceux de municipalités voisines.« L'avenir de la protection du territoire agricole au Québec se joue dans les deux communautés métropolitaines, celle de Québec, mais surtout celle de Montréal, fait-il valoir.Chaque municipalité doit-elle avoir son propre parc industriel ?Non ! a déjà répondu le législateur », insiste M.Ouimet, qui souhaite que la volonté gouvernementale s'affirme à nouveau dans ce domaine.Impacts favorables Jusqu'à maintenant, les impacts de la loi sur la Communauté métropolitaine de Montréal sont favorables.Cet immense territoire de 4360 kilomètres carrés s'étend des limites de Vaudreuil à celles de Tracy, de Hudson à la région de Lanaudière, jusqu'à Saint-Jérôme au nord et Saint-Jean, au sud, compte 63 municipalités, 13 MRC et 3,4 millions d'habitants.La partie agricole couvre 57 % de sa superficie totale et la presque totalité de cette zone verte est utilisée à des fins agricoles.Depuis la révision de la zone agricole, il y a une douzaine d'années, le nombre d'hectares exclus a été de 331 par rapport à 382 qui ont été inclus.Le territoire agricole a pris de l'ampleur.Mais le président reste inquiet pour l'avenir.Non seulement les demandes de dézonage se font-elles importantes et pressantes, mais le Tribunal administratif du Québec a de plus renversé récemment une importante décision concernant la municipalité de Saint-Pie-de-Bagot.La Commission a refusé d'exclure deux importants lots en zone agricole, deux excellentes terres cultivées, notamment parce qu'il existait beaucoup d'espace libre non agricole situé à environ 1 km plus loin.Le Tribunal administratif a donné gain de cause aux demandeurs.La Commission a porté le jugement en appel devant la Cour du Québec.En juillet dernier, le Tribunal est aussi allé à l'encontre de la CPTAQ qui avait refusé la création d'un terrain de golf privé de 113 hectares en zone agricole, à deux pas du lac Memphrémagog.Le président craint qu'à l'avenir, les municipalités mettent de plus en plus d'énergie pour contester les décisions de la Commission.Il souligne par ailleurs que, encore aujourd'hui, en milieu rural, la loi est souvent perçue comme un frein au développement, alors que l'organisme fait tout en son pouvoir pour favoriser le développement de ces milieux aux prises avec le sous-emploi et des baisses de population.Il souhaite d'ailleurs que les autorités gouvernementales permettent à la Commission de jouer une rôle encore plus important dans la gestion de la zone agricole elle-même, de concert avec les MRC et les municipalités.Actuellement, la CPTAQ a surtout un impact local sur la construction immobilière anarchique.La zone verte québécoise s'étend sur une superficie 63 573 km2, elle est présente dans 948 municipalités, supporte 31 000 exploitations agricoles dont les recettes s'établissaient à 5,5 milliards en 2002.Cette industrie génère 400 000 emplois, soit un emploi sur huit au Québec.Nos lecteurs ont été nombreux, depuis le lancement de la nouvelle Presse, à nous faire remarquer qu'ils regrettaient le déplacement de la page météo dans le cahier Actuel en semaine.Il y a de ces traditions auxquelles il ne faut pas toucher.C'est pourquoi, à compter d'aujourd'hui, du lundi au vendredi, la météo retrouve sa position habituelle, au dos du cahier des Sports.Bonne lecture ! Précisions AGNICOEAGLE La semaine dernière, Agnico Eagle, le deuxième producteur d'or au Québec, a indiqué que sa production serait de 300 000 onces en 2004 au lieu des 375 000 onces prévues.Un article publié vendredi dernier faisant état, erronément, d'une production de 75 000 onces.La situation demeure tendue en Irak UNIVERSITÉDEMONTRÉAL Contrairement à ce qui a été écrit dans La Presse de mardi, l'ombudsman de l'Université de Montréal ne se nomme pas Marie-José Rinfret, mais Marie-José Rivest.Toutes nos excuses.BUSH suite de la page une nombre de victimes américaines depuis que le président Bush a décrété la fin des opérations militaires majeures, le 1er mai dernier.La situation demeurait par ailleurs tendue dans plusieurs régions du pays.Affirmant ne pas détenir les prérogatives requises pour assurer l'ordre, le gouverneur de la ville sainte de Najaf a présenté sa démission après avoir décrété une grève illimitée des services publics qui a été marquée par des manifestations importantes.Un juge chargé d'enquêter sur les anciens responsables du régime de Saddam Hussein y a été abattu en début de semaine.Afin de soulager son personnel sur le terrain, le Pentagone a confirmé hier qu'il lançait un vaste mouvement de rotation des troupes qui devrait permettre de relever les 130 000 militaires actuellement déployés dans tout le pays tout en réduisant le nombre total à 105 000 d'ici mai 2004 « si la situation en matière de sécurité le permet ».Pour ce faire, le Pentagone a alerté 85 000 soldats d'unités de combat ainsi que 43 000 réservistes qui devraient être mobilisés au début de 2004.Le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, a prévenu que la réduction du nombre de soldats n'entraînerait pas une baisse de la capacité d'intervention de l'armée américaine puisque les nouvelles troupes seront « adaptées aux menaces émergeant en Irak », notamment grâce à l'ajout d'éléments d'infanterie mobile.Le Pentagone espérait pouvoir compter sur un apport accru de soldats internationaux qui ne s'est pas concrétisé.L'envoi de soldats turcs qui était envisagé est toujours au point mort, en raison notamment de l'opposition du Conseil intérimaire irakien.Washington faisait par ailleurs peu de cas hier de rapports médiatiques indiquant que Saddam Hussein avait envoyé quelques jours avant le début de la guerre un émissaire pour tenter de négocier un accord de la dernière chance, précisant qu'il s'agissait d'une « vague » manoeuvre pour gagner du temps.Par ailleurs, l'ancien commandant en chef des forces de l'OTAN en Europe, Wesley Clark, dans la course pour devenir le candidat démocrate aux élections présidentielles, a réclamé hier un changement de la « stratégie d'ensemble en Irak », qui amènerait les États-Unis à céder la place à une organisation internationale.Il estime par ailleurs qu'un « non-Américain » doit remplacer l'administrateur de l'Irak, Paul Bremer, pour éviter de présenter les États-Unis comme des occupants.Avec AP, AFP, BBC et CNN Des millions de dollars investis Master Compressor Geographic 3181292A GRC suite de la page une officier de la GRC.En 1997, la Société canadienne des ports a démantelé les services de police qu'elle offrait à contrat aux ports de Montréal, Vancouver et Halifax.Cette police des ports a été remplacée par de simples agences de sécurité.À Montréal, par exemple, les 20 policiers ont fait place à des gardiens de sécurité non armés et sans pouvoir d'arrestation.Ils patrouillent le port jour et nuit sept jours sur sept.Au besoin, selon la nature du délit ou de l'aide requise, ils font appel à la police de Montréal ou à la GRC.Devant le tollé suscité par ces changements, et surtout la nette progression de la contrebande de drogue, le gouvernement fédéral a investi des millions de dollars pour renflouer les effectifs des Douanes et moderniser ses équipements de surveillance électronique.En 2001, dans le seul port de Montréal, on a embauché 16 nouveaux inspecteurs pour les affecter aux fouilles commerciales.Dans la foulée des attentats du 11 septembre, des douaniers américains se sont amenés l'an dernier à Montréal, Vancouver et Halifax.Leur mission : identifier les marchandises et les conteneurs suspects qui sont en transit vers les États-Unis.En contrepartie, des douaniers canadiens ont été affectés aux ports de Newark, près de New York, et de Seattle, sur la côte Ouest.La sécurité a également été renforcée dans les aéroports du pays.Les enquêtes policières des dernières années ont démontré que les grandes organisations criminelles, très liées entre elles, ont des contacts dans les trois grands ports canadiens.Au cours des dernières années, au moins deux enquêtes policières ont révélé la complicité d'employés du Port de Montréal dans la contrebande massive de cocaïne et de haschisch.Une des personnes arrêtées est Donald Matticks, 40 ans.Il est le fils du caïd Gerald Matticks, l'un des fournisseurs des Hells Angels.Ce dernier a récemment été condamné à 12 ans de pénitencier.Quant à Donald Matticks, il est en liberté en attendant son procès.Autre enquête Une autre enquête faite à partir de Toronto et Montréal a permis l'arrestation de trois employés du Port d'Halifax compromis dans un complot d'importation de 49 kg de cocaïne.La drogue contenue dans deux gros sacs en caoutchouc a été déposée dans un conteneur qui a transité au Panama avant d'arriver en sol canadien.Le stock était destiné à Steven Bertrand, ami et associé du chef des Hells Angels Nomads, Maurice Boucher.Bertrand, qui a écopé sept ans de pénitencier pour ce trafic, s'apprêtait à demander sa libération conditionnelle au sixième de sa peine quand il a été informé, avant-hier, qu'il allait de nouveau être inculpé pour une affaire de drogue.Emprisonné depuis juillet 2002, Bertrand aurait profité de l'aide de son avocat pour continuer ses activités illicites.Inculpé de trafic de drogue et de gangstérisme, Me Benoît Cliche verra sa demande de mise en liberté étudiée jeudi.L'un des trois employés du Port de Halifax, Paul Matthew Arthur, a récemment écopé 12 ans de pénitencier après s'être reconnu coupable dans l'affaire de contrebande des 49 kg de cocaïne.Les deux autres, Robert Langille et Laurence Cody, sont en attente de procès.La cause a été remise au rôle de lundi prochain, au palais de justice de Montréal.Dans leur livre La Route des Hells, comment les motards ont bâti leur empire, les journalistes Julian Sher et William Marsden affirment qu'il y a plus de 10 ans que des enquêteurs du défunt service de police de Ports Canada avaient dénoncé l'infiltration du crime organisé dans le port d'Halifax.Ils avaient même dûment identifié Arthur comme le principal suspect, mais les autorités portuaires ont fait la sourde oreille durant toutes ces années ! En 2001, dans le seul port de Montréal, on a embauché 16 nouveaux inspecteurs pour les affecter aux fouilles commerciales.AUX P'TITS SOINS\u2026 Tous les dimanches dans ACTUALITÉS PHOTO ROBERT SKINNER, LAPRESSE © Bobby, un résidant du Centre de l'équilibre, juste avant le déménagement.Thérapie-choc Jugé insalubre, le Centre de l'équilibre, à Lantier, accueille des alcooliques et des toxicomanes dont le traitement est remboursé par l'aide sociale.TRISTAN PÉLOQUIN Des dizaines de bénéficiaires de l'aide sociale ont suivi, avec la bénédiction de leur médecin et d'agents de contrôle du ministère de l'Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, un traitement dans un centre de réhabilitation en toxicomanie jugé insalubre et inapte à fonctionner par la direction de la santé publique des Laurentides.Situé aux abords du lac Ludger- Cardin, à Lantier, au nord-est de Sainte-Agathe-des-Monts, le Centre de l'équilibre accueille depuis 1999 une clientèle essentiellement composée de polytoxicomanes et d'alcooliques dont le traitement est remboursé par l'aide sociale.Au cours d'une visite effectuée à la fin octobre, La Presse a pu constater que l'immeuble où sont logés les résidants, dont la construction remonte à 1943, se trouve dans un état lamentable.Dans presque toutes les chambres, de l'eau et de l'air s'infiltraient par les murs ainsi que par le plafond, et plusieurs fenêtres étaient soit complètement absentes, soit craquelées en plusieurs endroits.Lors de notre passage, le système de chauffage central n'était pas fonctionnel ; seuls trois poêles à bois assuraient tant bien que mal le chauffage des salles communes et des chambres.Les murs des salles de bains étaient couverts de moisissures, certains robinets coulaient sans arrêt et les portes de douche étaient complètement rouillées.Non recouverts, les planchers de bois étaient également très humides, voire complètement mouillés par endroits.Selon ce que nous avons pu constater, la qualité des services semble également faire sérieusement défaut.Lors de notre passage, le 26 octobre, à l'heure des visites, les résidants n'avaient pour seule nourriture que des yogourts périmés depuis le 7 octobre, quelques tranches de pain ainsi que des « pogos » congelés.Venue visiter son fils, la mère d'un des résidants a apporté un jambon, que d'autres résidants se sont partagé.Questionnés le lendemain de cette visite, les administrateurs du Centre de l'équilibre, Jean Morin et Raphaël Paolella, ont assuré être parfaitement au courant de tous les problèmes recensés par La Presse, mais ont indiqué ne pas avoir les ressources nécessaires pour tout réparer.« Nous savons très bien que c'est tout croche, mais en même temps, alors que les autorités publiques refusent catégoriquement de nous accorder le moindre financement, les médecins du réseau de la santé nous réfèrent les cas de toxicomanie les plus lourds, dont aucun autre centre de réadaptation ne veut.C'est de la pure hypocrisie », plaide M.Morin, qui s'occupe du volet clinique du Centre de l'équilibre.Fait à noter, dans les heures qui ont suivi un premier appel de La Presse au directeur général de la municipalité de Lantier, un « avis de fermeture » a été remis au propriétaire de la maison, lui enjoignant de compléter certains travaux « pour assurer la sécurité et la santé des occupants » avant de permettre leur réintégration.Ils ont temporairement trouvé refuge ailleurs.Selon cette lettre, la municipalité de Lantier avait déjà transmis, au mois de mai dernier, une série de recommandations au propriétaire, allant de l'installation de détecteurs de fumée au colmatage des fissures.Seulement une partie de ces recommandations ont été respectées par l'entreprise Les Terres du Soleil, qui loue la bâtisse au Centre.C'est le député libéral de Huntingdon, André Chenail, qui est le principal actionnaire de cette société.Il reconnaît que l'endroit est « un véritable désastre », mais en impute la responsabilité au Centre de l'équilibre et affirme n'avoir pas reçu son loyer depuis un an.Dédale bureaucratique En janvier 2003, après avoir reçu un certain nombre de plaintes de résidants, la régie régionale de la santé et des services sociaux des Laurentides a dressé un « état de la situation » par lequel elle émet elle aussi de sérieuses inquiétudes à propos de la salubrité des lieux et des coûts exigés par le Centre.Malgré cette alerte, qui a été transmise au député péquiste de la circonscription de Bertrand, Claude Cousineau, au moins une vingtaine de bénéficiaires de l'aide sociale ont été accueillis par le Centre de l'équilibre depuis le début de l'année, avec l'approbation explicite de leur médecin et de leur agent d'aide sociale.En vertu des règles édictées par le ministère de l'Emploi, cette double approbation (celle du médecin et celle de l'agent d'aide sociale) est obligatoire pour que le traitement soit remboursé par les prestations d'aide sociale.Parmi ces bénéficiaires, deux ont affirmé sous le couvert de l'anonymat avoir été référés au Centre par des médecins du pavillon Albert- Prévost de l'hôpital du Sacré- Coeur.Une autre dit avoir obtenu son approbation par un médecin de l'hôpital Notre-Dame.Vérification faite auprès de la régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre, il n'existe aucun protocole pour les médecins qui doivent référer des patients à un centre de réhabilitation privé.« Dans tous les cas, le personnel médical est strictement tenu de référer les patients qui nécessitent une désintoxication vers des centres accrédités par le gouvernement, mais pour ce qui est de la réhabilitation, il n'y a pas de contrôle.Les médecins peuvent référer des gens vers des centres privés au meilleur de leur connaissance.Il n'y a pas de liste noire en tant que tel, il n'y a qu'une liste blanche », a expliqué Lise Chabot, porte-parole de la régie régionale.Même explication du côté du ministère de l'Emploi.« Les agents d'aide sociale n'ont pas à juger de la qualité des services qui sont offerts dans les établissements de réhabilitation.Pourvu que les bénéficiaires soient référés par leur médecin, la thérapie sera couverte par l'aide sociale », a expliqué la porte-parole, Mylène Champoux.Par ailleurs, selon des documents du ministère de la Justice du Québec obtenus par La Presse, depuis janvier au moins trois prévenus appelés à comparaître pour des causes criminelles ont dû accepter d'être remis entre les mains des représentants du Centre de l'équilibre dans l'attente de leur procès, à défaut de quoi ils n'auraient pas recouvré la liberté.La porte-parole du ministère de la Justice, Jeanine Lahaie, indique qu'il est du ressort des magistrats, et non du Ministère, de juger de la pertinence d'envoyer une personne vers un centre ou un autre.La directrice de l'organisation des services de la régie régionale des Laurentides, Ginette Leblanc, précise pour sa part que toutes les mesures ont été pourtant prises pour que le Centre de l'équilibre ait à rendre compte de ses pratiques et de l'état de ses bâtiments devant les autorités compétentes.« Il y a beaucoup d'organismes qui entrent en ligne de compte dans ce genre de dossier, a-t-elle soutenu.Je reconnais qu'il faudrait des règles plus strictes pour s'assurer que lorsque nous allumons la petite lumière rouge, les gens de partout dans le réseau réagissent.Malheureusement, dans certains cas isolés comme celui-ci, il semble que cela n'ait pas été le cas.» Selon le député de Bertrand, Claude Cousineau, au moins un autre centre de réhabilitation des Laurentides, situé à Val-des-Lacs, « a des pratiques extrêmement, extrêmement questionnables ».Selon nos sources, un centre de la région de Québec souffre également de problèmes de salubrité semblables à ceux du Centre de l'équilibre.Au ministère de la Santé et des Services sociaux, on indique qu'un processus d'accréditation des centres de réhabilitation privés, basé sur 16 normes gouvernementales, est en branle depuis maintenant un peu plus d'un an.Jusqu'à présent, une cinquantaine d'organismes ont obtenu leur certification, sur un total possible d'environ 100 centres.LES CENTRES DE DÉSINTOXICATION EN CHIFFRES > Nombre d'établissements publics au Québec : 18 > Nombre d'établissements privés subventionnés par l'État : 3 > Budget total alloué aux centres publics et privés subventionnés : 44 millions par année > Nombre d'établissements privés non subventionnés : plus d'une centaine, parmi lesquels une cinquantaine ont été certifiés dans le cadre d'un programme gouvernemental basé sur 16 normes « jugées nécessaires et suffisantes ».Cette certification est maintenant obligatoire pour obtenir l'aide financière d'une régie régionale.> Nombre de lits disponibles pour la désintoxication dans les hôpitaux montréalais : 26 Source : ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec.«Aucun autre centre ne voulait de moi» TRISTAN PÉLOQUIN « C'est vrai que c'est délabré et qu'il fait froid, mais je ne m'en plains pas.Le Centre de l'équilibre est le seul endroit qui a voulu de moi, et après tout, on n'est pas maltraités ici.» À l'instar des neuf autres résidents qui ont accepté de rencontrer La Presse au lendemain de notre première visite, Robert Dudomaine, un ex-héroïnomane de 28 ans qui suit un programme de désintoxication à la méthadone, n'avait que de bons mots pour la thérapie qui lui est prodiguée par le Centre de l'équilibre.« J'ai fait un paquet d'erreurs dans ma vie, j'ai fait des rechutes à la pelletée et j'ai mauvaise réputation dans le réseau, explique- t-il.Plus personne ne veut de moi depuis un bon moment parce que je suis un cas difficile et que je n'ai pas une cenne.Mais même après que j'aie été jeté à la porte une première fois par le Centre de l'équilibre, ils ont accepté de me reprendre sans hésiter.Même son de cloche du côté de Marie, une aveugle de 22 ans traitée par le Centre depuis le mois de juillet.« Quand je me suis rendu compte que j'avais perdu le contrôle de ma vie, j'ai fait des dizaines de demandes dans différentes maisons de thérapie pour qu'on me vienne en aide, explique- t-elle.Mais comme je suis un cas particulier, les directeurs de ces centres me disaient toujours qu'ils me rappelleraient bientôt.Soit je n'ai jamais de nouvelles d'eux, soit ils m'ont rappelée pour me dire que leurs locaux n'étaient pas adaptés pour mon handicap.» Le Centre de l'équilibre, affirmet- elle, l'a accueillie dans les heures qui ont suivi son premier appel.Nathalie, une résidente âgée de 28 ans, a affirmé pour sa part en être à sa 13e thérapie.« C'est la première fois que je reste plus qu'une semaine dans une maison de thérapie.C'est vrai que le Centre a l'air tout croche à première vue, mais les intervenants font vraiment un bon boulot », a-t-elle affirmé.« Les administrateurs sont ici tout le temps, ils travaillent 80 heures par semaine et ils prennent leur travail à coeur », a renchéri Martin, 30 ans, qui dit avoir de sérieux problèmes de consommation depuis l'âge de 15 ans.«À mon arrivée, quand j'ai vu que les fenêtres étaient brisées et que le chauffage ne fonctionnait pas, j'ai eu de sérieux doutes.Mais aujourd'hui, je suis convaincu que le traitement ici fonctionne bien.La propreté des lieux, pour moi, c'est secondaire, a-t-il confié.Dans le monde de la dope, j'ai vécu dans des endroits bien pires que ça.» . POLITIQUE Un millier d'étudiants manifestent devant le parlement de Québec Une décision historique NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE QUÉBEC \u2014 Environ 1000 étudiants ont manifesté bruyamment hier devant le parlement de Québec pour réclamer la gratuité scolaire.Les étudiants ont sauté par dessus une barrière de sécurité sur la colline parlementaire et la police a dû utiliser deux canettes d'irritant chimique pour les maintenir à une distance raisonnable de l'édifice parlementaire.Pas d'arrestation Aucune arrestation n'a eu lieu et un manifestant a été légèrement blessé, a rapporté la porte-parole de la Sûreté du Québec, Anne Mathieu.Ces cégepiens et étudiants réclamaient la gratuité totale pour l'enseignement supérieur.« Le gouvernement peut s'attendre à une forte mobilisation des étudiants lorsque se tiendra une commission parlementaire sur le financement des universités », a déclaré la porte-parole étudiante, Blandine Juchs.On a aussi réclamé une plus grande justice sociale, notamment pour que le gouvernement n'élargisse pas le fossé entre les plus riches et les plus pauvres de la société.Les manifestants se sont présentés sur la colline parlementaire vers 17 h, alors que l'Assemblée nationale siégeait encore.Une barrière humaine Dès leur arrivée, ils ont enjambé une barrière de sécurité située quelque 30 mètres devant l'édifice, et se sont approchés de la por te principale, appelée la Porte de la famille amérindienne.Mais une centaine de policiers de l'escouade antiémeute ont formé une barrière huma i ne et l e s manifestants n'ont jamais approché à moins de 10 mètres du parlement.Les manifestants scandaient : « Un policier de moins, deux professeurs de plus », pour inciter le gouvernement Charest à investir plus dans l'éducation et moins dans les mesures de sécurité.Vers 19 h, les manifestants se sont dispersés dans le calme.La circulation aux alentours du parlement a été perturbée.Plus tôt, vers l'heure du midi, quelques centaines de manifestants de la centrale CSN avaient défilé devant le parlement, pour demander au gouvernement Charest la protection des acquis sociaux de la société québécoise.MINORITÉS suite de la page une et Frank Iacobucci, au nom de la majorité.Les magistrats soulignent que plus de 25 ans après l'adoption de la Charte canadienne des droits et libertés, en 1998, la Nouvelle- Écosse ne s'était toujours pas conformée à l'obligation de fournir, dans des écoles distinctes, l'enseignement secondaire en français à sa minorité francophone.La Cour rappelle que cette obligation est assujettie à un nombre minimal d'élèves dans une région donnée et qu'en conséquence, étant donné l'assimilation fulgurante des francophones qui a cours en Nouvelle-Écosse, le temps pressait.« Si les atermoiements sont tolérés, l'omission des gouvernements d'appliquer avec vigilance les droits garantis par l'article 23 (de la Charte) leur permettra éventuellement de se soustraire aux obligations que leur impose cet article », mentionnent les juges.« Il s'agit d'une décision historique qui vient élargir encore une fois la définition de l'article 23 de la Charte et qui a une incidence sur l'ensemble des communautés francophones et acadiennes du Canada », a déclaré Richard Laurin, président de la Fédération des parents acadiens de la Nouvelle Écosse, qui est intervenue devant la Cour.« C'est une décision importante parce qu'elle permet à un juge de s'assurer que les jugements rendus soient mis en oeuvre dans un délai acceptable », a-t-il ajouté.La Fédération a une raison de plus de célébrer : la Cour suprême a ordonné à la Nouvelle-Écosse d'assumer ses honoraires d'avocats, qui dépassent 500 000 $.Manque d'argent L'affaire a débuté quand un groupe de parents acadiens a traîné le gouvernement néo-écossais devant les tribunaux afin de le sommer de construire des écoles secondaires françaises indépendantes dans cinq districts scolaires où l'on compte une certaine proportion de francophones.La province se disait d'accord avec le principe, mais tardait à passer aux actes, en prétextant le manque d'argent et l'absence de consensus dans la collectivité.Malgré ses réserves à l'endroit de la décision du juge Le Blanc, la Nouvelle-Écosse a fini par accepter de présenter au tribunal des comptes rendus de l'évolution des travaux et les écoles ont été construites.Et en dépit de ce dénouement heureux, le plus haut tribunal du pays a tout de même tenu à intervenir dans le dossier, de façon à venir en aide à d'autres parents qui se retrouveraient éventuellement dans une situation semblable.Si le juge Le Blanc n'avait pas pris sur lui de faire un suivi régulier de la construction des écoles, les parents auraient été forcés, à chaque nouveau retard, d'entamer de nouvelles procédures judiciaires, souligne la juge Mc Lachlin.« Tout cela aurait demandé énormément de temps et de ressources aux parents qui, déjà, attendaient depuis trop longtemps et avaient consacré beaucoup d'énergie à la réalisation de leurs droits garantis », écrit-elle.La Nouvelle-Écosse, appuyée par les gouvernements fédéral, de l'Ontario et de Terre-Neuve, soutenait que les juges ne disposaient d'aucun droit de supervision concernant l'application des droits linguistiques.En résumé, la province avançait qu'il fallait se fier à la bonne foi des gouvernements pour respecter les jugements rendus par les tribunaux.Dans leur jugement dissident, Louis Le Bel et Marie Deschamps retiennent partiellement ce point de vue.« En général, les tribunaux judiciaires doivent éviter de s'immiscer dans la gestion de l'administration publique », écrivent les magistrats.Des groupes de défense des francophones, de même que la commissaire fédérale aux langues officielles et le gouvernement du Nouveau-Brunswick, soutenaient pour leur part la démarche des parents acadiens.«Le gouvernement peut s'attendre à une forte mobilisation relativement au financement des universités.» « Il s'agit d'une décision historique qui vient élargir encore une fois la définition de l'article 23 de la Charte.» llllllllllllllll Les fonctionnaires à la retraite réclament la pleine indexation de leur rente Défusions: Tremblay sort ulcéré d'une rencontre avec Charest «Le gouvernement doit dire clairement quelles sont les règles du jeu» DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, est sorti ulcéré d'une rencontre avec le premier ministre Jean Charest hier, où les maires des huit grandes villes fusionnées n'ont rien appris quant aux intentions de Québec dans le dossier des fusions municipales.« On constate que le gouvernement prend conscience de la complexité du dossier », ont dit d'une seule voix les maires de Montréal, Longueuil, Québec, Trois-Rivières, Gatineau et Sherbrooke.Leur porte- parole, Jean Perrault, maire de Sherbrooke, a souligné que les amendements prévus au projet de loi 9 seraient déposés fin novembre par le ministre Jean-Marc Fournier.Ce dernier et le premier ministre Charest, pendant plus d'une heure de réunion, ont été avares de commentaires sur les changements envisagés par Québec.Trop de structures Mais Gérald Tremblay n'a pas caché son exaspération à l'issue de la réunion.Interrogé sur les nouvelles structures envisagées par Québec \u2014 intéressé semble-t-il par la proposition de Louis Bernard qui prévoit une nouvelle structure régionale \u2014, le maire Tremblay a lancé, visiblement furieux, que « les gens en ont soupé des structures, assez c'est assez ».Dans les coulisses, on indiquait que M.Tremblay n'avait pas digéré d'apprendre qu'aujourd'hui le premier ministre Charest allait rencontrer son adversaire, Pierre Bourque.Pour M.Tremblay, le temps presse que Québec fasse connaître ses intentions et les conséquences exactes des défusions pour les citoyens, afin de permettre aux élus des villes fusionnées d'expliquer clairement les enjeux à leurs électeurs.« On veut pouvoir dire de façon claire aux citoyens : voici ce que propose le gouvernement, voici les avantages de la nouvelle ville.Aux citoyens de décider, a dit M.Tremblay.J'en ai assez de ce surplace, de tourner en rond sans obtenir de réponse, le gouvernement doit dire clairement quelles sont les règles du jeu.» Ironique devant les nouveaux retards dans le plan du ministre Fournier \u2014 les référendums n'auront pas lieu avant l'automne 2004 \u2014, M.Tremblay a relevé que « si on continue comme cela, on va arriver à mon délai de deux ans », un moratoire sur les fusions que le ministre Fournier avait refusé.En point de presse par la suite, le ministre Fournier a dit comprendre l'impatience des maires, précisant que lui aussi voudrait que ça aille vite, mais qu'il tenait à « faire les choses correctement ».Sur le contrat de ville, le ministre Fournier a rappelé que l'entente conclue entre Montréal et le gouvernement Landry prévoyait explicitement des transferts du gouvernement dans la mesure seulement où les finances publiques pouvaient le permettre.GILLES NORMAND QUÉBEC \u2014 Appauvris par la désindexation de leur rente, en 1982, quelque 102 000 retraités de l'État pressent le gouvernement Charest de rétablir leur traitement selon le coût de la vie.Ces retraités, qui ont participé au régime RREGOP (Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics), touchent une rente annuelle moyenne de 12 400 $, soit près de 7000 $ en deçà du seuil de pauvreté établi à 19 312 $ pour une personne seule vivant dans les grands centres urbains et à 24 140 $ pour un couple.« Rendez-nous ce que vous nous avez pris.Et si je n'étais pas poli, je dirais ce que vous nous avez volé », a lancé avec indignation, hier, en conférence de presse, le porte-parole du Comité de pleine indexation des retraites (CPIR), Rodrigue Dubé.M.Dubé, un ex-président de l'Alliance des professeurs de Montréal, a rappelé que le gouvernement « a pigé 800 millions dans les caisses de retraite pour financer la réduction de ses effectifs, en 1997 », et qu'il a réduit ses cotisations et celles des syndiqués de 3,22 milliards, en 2000.« Quatre milliards de moins en trois ans », insiste M.Dubé.Rentes insuffisantes Le comité exécutif du CPIR, qui a rencontré hier la présidente du Conseil du Trésor, Monique Jérôme- Forget, lui a fait part que l'imposition de la loi 68, en 1982, qui permettait l'indexation des rentes de retraite uniquement audelà de 3% d'augmentation du coût de la vie, avait fait en sorte que les retraités de l'État qui ont participé au régime RREGOP (Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics), touchent des rentes nettement insuffisantes.« Nous exigeons aussi d'être représentés au comité de gestion de notre caisse de retraite et que les sommes perdues nous soient restituées », a expliqué M.Dubé. VINCENT MARISSAL Chrétien pourrait revenir.à86 ans Ce devait être un hommage à 40 ans de vie parlementaire, mais la dernière journée de Jean Chrétien à la Chambre des communes aura plutôt été un résumé de son règne de 10 ans à la tête du pays : une bonne prise de bec avec les souverainistes dans une atmosphère teintée d'allusions à son éternel rival, Paul Martin.Les banquettes du gouvernement libéral, bien remplies pour l'occasion, offraient un bien étrange spectacle hier après-midi, surtout dans les deux premières rangées où la majorité des ministres du cabinet Chrétien affichaient une tête de novembre, tristes de voir partir leur chef, mais surtout inquiets de leur propre avenir.Jean Chrétien ayant occupé son siège pour la dernière fois, les prochaines semaines risquent d'être mouvementées chez les libéraux.Hier, dans les couloirs du parlement, il fallait faire attention où on mettait les pieds pour ne pas trébucher sur une rumeur.Untel sera nommé au Sénat, Unetelle ambassadeur, un autre ne se représente pas, celui-là est assuré de rester au cabinet avec Paul Martin, celle-ci, par contre, est finie.Les libéraux doivent avoir une sacrée constitution (ou avoir déjà mis en pratique la décriminalisation de la marijuana) pour ne pas développer une anxiété galopante ces jours-ci.En rendant hommage à Jean Chrétien hier, les Communes ont aussi fait leurs adieux à ses plus farouches partisans.Les plus réalistes d'entre eux savent déjà que leurs jours sont comptés à mesure qu'approche le couronnement de Paul Martin.Parmi eux, le fidèle lieutenant parlementaire de Jean Chrétien, Don Boudria, qui a remercié ses homologues des autres partis dès hier parce que, selon ses propres paroles, il ne sera probablement plus là pour le faire quand la Chambre reprendra ses travaux.Le ministre de la Justice, Martin Cauchon, en était lui aussi vraisemblablement à sa dernière journée aux Communes si on en juge par la longue file de députés de tous les partis qui sont allés lui serrer la pince à la fin de la séance.Parmi les faces longues des condamnés et les quelques rares larmes de députés, toute l'attention était portée sur Paul Martin.Celui- ci écoutait d'une oreille discrète les hommages de son parti et de l'opposition à Jean Chrétien en signant des photos le montrant avec des partisans souriants.Pour être bien sûr que l'on ne manque rien, le hasard a voulu que Paul Martin soit assis au même pupitre que Charles Caccia, le doyen des députés libéraux, à qui revenait l'honneur de saluer la longue carrière de M.Chrétien.Ça tombait bien, M.Martin avait beaucoup de photos à autographier.Le successeur de Jean Chrétien a tout de même relevé la tête quand John Reynolds de l'Alliance canadienne et Joe Clark du Parti conservateur ont lancé quelques pointes sarcastiques en sa direction.Paul Martin a aussi esquissé un sourire forcé en entendant Jean Chrétien parler de l'ancien premier ministre britannique Gladstone qui est revenu en politique à.86 ans.« Alors, je dis à tout le monde ici, surveillez-moi bien ! » a lancé Jean Chrétien.Après tout ce que ces deux-là ont vécu, on ne sait jamais.D'ailleurs, à peine venait-il de faire ses adieux à la Chambre que Jean Chrétien s'est précipité sur le premier micro disponible pour parler aux journalistes à l'extérieur de l'enceinte, un événement rarissime.C'est clair, les feux de la rampe vont lui manquer, que Paul Martin se le tienne pour dit.La journée d'hier était d'autant plus étrange que des quatre partis de l'opposition, un seul a donné la parole à son chef (le Bloc québécois).Le chef de l'Alliance canadienne, Stephen Harper et celui des conservateurs, Peter Mc Kay, étaient retenus à Toronto pour une activité de financement commune dans le but de former le parti de droite qui aura pour mission de battre les libéraux aux prochaines élections.Quant au NPD, son chef Jack Layton ne peut siéger puisqu'il n'a toujours pas de siège aux Communes.hez les conservateurs, c'est donc à Joe Clark qu'est revenue la tâche de rendre hommage au premier ministre, ce qui est naturel après tout, les deux hommes ayant été deux adversaires politiques coriaces au cours des quatre dernières décennies.Quand un chef quitte la vie publique, surtout après 40 ans, l'heure n'est plus aux combats.Question de fair-play, voilà tout.Quand un vétéran joueur de hockey joue son dernier match, on ne fait pas exprès de l'écraser dans la bande à la première occasion.Joe Clark, John Reynolds et Bill Blaikie du NPD avaient donc laissé leurs gants de boxe au vestiaire.On ne peut pas en dire autant de Gilles Duceppe qui, visiblement, est incapable de s'élever audessus de la mêlée.« C'est la première fois que j'ai l'occasion de rendre hommage au premier ministre, j'espère aussi que c'est la dernière », a-t-il dit d'entrée de jeu, avant de se lancer dans une attaque digne des plus chaudes journées d'une campagne électorale: « Lorsque Jean Chrétien s'est fait élire la première fois, c'était, disait-il à l'époque, pour modifier la Constitution entre deux peuples, pas entre 10 provinces.En réalité, il aura fait pendant 40 ans exactement le contraire, c'est-à-dire ramener le Québec au rang de province comme les autres.» Le long silence glacial qui a suivi le discours de M.Duceppe en disait long sur sa performance.Il faut dire que les libéraux ont dérogé eux aussi aux règles du jeu, en affirmant, dans le discours du député Caccia, que l'instinct de Jean Chrétien avait mené le Bloc québécois au bord de l'extinction grâce, notamment, à la loi sur la clarté.Ça non plus, ce n'était pas élégant.En écoutant Jean Chrétien répéter les gags entendus 100 fois, à l'écouter vanter le bon vieux temps, on se dit qu'il est temps pour lui de passer la main.En écoutant Gilles Duceppe ressasser les mêmes vieilles rancoeurs et certains libéraux glousser de plaisir contre les vilains séparatistes, on se dit qu'on aimerait bien passer à autre chose.Àpeine venait-il de faireses adieuxàla Chambre que Chrétiens'est précipitésur le premier micro disponible pour parler aux journalistes.llllllllllllllll Cafouillage autour de la démission forcée de Junca-Adenot Rapport critique sur les bourses du millénaire PASCALE BRETON QUÉBEC \u2014 Le gouvernement Charest doit se défendre d'une nouvelle nomination partisane, cette fois à la tête de l'Agence métropolitaine de transport, au moment où la construction du métro de Montréal entraîne un nouveau dépassement des coûts de l'ordre de 54 millions.La ministre déléguée aux Transports, Julie Boulet, a eu du fil à retordre hier pour expliquer la démission forcée de la présidente de l'AMT, Florence Junca- Adenot.En poste depuis la création de l'agence, en 1996, elle est remplacée par l'ancien directeur général du Parti libéral du Québec, Joël Gauthier.Cette nomination survient au moment où Québec doit absorber un nouveau dépassement des coûts pour la construction du métro à Laval dans un contexte de restructurationet de réduction des dépenses, ont indiqué à La Presse des sources bien informées.Amorcée sous le gouvernement de Lucien Bouchard au coût de 190 millions, la construction du métro de Laval a rapidement fait sauter les coffres de l'État.Les coûts sont passés à 380 millions avant d'être majorés une nouvelle fois en juillet dernier à 547 millions, après l'autorisation du gouvernement Charest.Or, l'achat non prévu de terrains ainsi que des réclamations inattendues feront encore grimper la facture de 54 millions de plus.Selon ce qu'on a pu apprendre, des tensions existaient également entre Mme Junca-Adenot et le nouveau gouvernement Charest, mais hier, la ministre Julie Boulet a plutôt cherché à vanter les mérites de l'ancienne présidente.« On reconnaît l'excellent travail de Mme Junca-Adenot.C'est une femme engagée, une femme dynamique, une femme dévouée.» Nomination partisane Mme Boulet a d'ailleurs reconnu que le changement qui survient à la direction de l'AMT est une nomination partisane qui n'a rien à voir avec les compétences de l'ancienne présidente, ni de son successeur, un avocat de 39 ans qui n'a aucune expérience en matière de transport.« C'est monnaie courante quand il y a des changements de gouvernement qu'il y ait des changements à la direction de ces organismes- là.Le gouvernement précédent a fait la même chose », a justifié la ministre.Visiblement embarrassée, elle a affirmé que ce sont les qualités de gestionnaire de M.Gauthier qui lui ont valu le poste, ajoutant que « ça s'apprend, le transport.Les qualités de gestionnaires sont là, il a fait ses preuves et nous sommes convaincus qu'il saura remplir ce mandat-là, cette mission qu'on lui confie, à la hauteur de ce que le gouvernement attend de lui.» Après les nominations de libéraux de longue date comme Pierre Bibeau, Alain Cousineau et André Bourbeau, la nomination de Joël Gauthier a vivement été critiquée à l'Assemblée nationale hier.Le Parti québécois a ouvert le bal, voulant connaître la raison pour laquelle Mme Junca-Adenot a été évincée si elle était compétente, mais c'est le chef de l'Action démocratique du Québec qui a cloué le cercueil.« Est-ce que le premier ministre se rend compte que l'absence de réponse ou la mollesse des réponses envoient clairement le message que cette nomination frôle l'indécence et envoient un message à tout le monde que les récompenses passent avant la compétence », a lancé M.Dumont.PRESSE CANADIENNE Un rapport indépendant sur la Fondation des bourses d'études du millénaire conclut que son effet sur l'accessibilité aux études supérieures est « limité et indirect» puisque ces bourses ont essentiellement servi à remplacer des prêts aux étudiants.La Fondation brossait un portrait de ses activités à ce jour, hier, en conférence de presse à Montréal.Elle en a profité pour dévoiler un rapport d'évaluation indépendant de l'Université Queen's à Kingston, en Ontario, sur ses activités de 1998 à 2002.Ce rapport se veut généralement positif, mais aussi critique de la Fondation des bourses d'études du millénaire.Les auteurs y expliquent notamment que la fondation est tiraillée entre deux missions : faciliter l'accès aux études supérieures et réduire l'endettement étudiant.« L'incidence aurait sans doute été beaucoup plus importante si l'argent avait été affecté à des subventions destinées aux étudiants dans le besoin et à une possibilité accrue d'emprunt pour des étudiants de classe moyenne, qui risquent d'avoir de la difficulté à payer leurs dépenses scolaires, ainsi qu'à une aide au remboursement pour ceux qui en ont besoin selon leur charge d'endettement », écrivent les auteurs.Or, la fondation a plutôt cherché à réduire systématiquement le niveau d'endettement, et ce pour tous.« Nous avons appris qu'il ne suffit pas de donner plus d'argent et de réduire la dette des étudiants pour améliorer leur accès aux études postsecondaires », a commenté le président du conseil d'administration de la fondation, Gérard Veilleux.C'est d'ailleurs la raison pour laquelle une consultation pancanadienne sera menée sur l'aide financière aux études, au début de 2004.La fondation veut savoir comment améliorer son action, a expliqué M.Veilleux.Les consultations auront lieu dans 20 centres urbains au pays.La fondation a distribué environ 89 000 bourses par année au Canada, représentant 285 millions $.Environ 4,7 milliards $ sont distribués chaque année aux étudiants canadiens de la part des divers niveaux de gouvernement.Au total, les 360 000 bourses distribuées depuis l'existence de la fondation valent 1,2 milliard $.Les accords conclus avec chaque province stipulent que chacune recevra des bourses équivalant à son poids démographique.En conséquence, le Québec a reçu, par exemple, 18 170 des 88 458 bourses octroyées en 2002, représentant 71 157 500 $ sur le total de 285 620 000 $.QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE- V I L L E , PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL , SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE ÉCONOMISEZ 33% sur un jeans taille basse, jambes évasées.Denim pur coton blanchi en différentes intensités de bleu.30 à 38.Rég.59.95 LE JEANS TEXTURE EGRATIGNÉE 3995 3184021A QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE- V I L L E , PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL , SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE ÉCONOMISEZ 32% sur un blouson en cuir robuste, usé au niveau des coutures pour un bel effet vieilli, Zip pleine longueur, col chemise.Chocolat.P.m.g.tg.ttg.Rég.295.00 LE blouson cuir vintage 19995 3182210A ACTUALITÉS Tentatives d'enlèvement d'enfants Les signalements du public sont primordiaux, insiste la GRC Il ne faudrait toutefois pas paniquer, dit le SPVM LOUISE LEDUC On n'assiste pas à Montréal à une vague de tentatives d'enlèvement, mais les citoyens doivent absolument continuer de signaler à la police tout comportement singulier d'un étranger à l'égard de leurs enfants, insiste Linda Brosseau, coordonnatrice à la Gendarmerie royale du Canada des recherches de jeunes disparus.Le rapt de la petite Torontoise Cecilia Zhang, conjugué à la tentative d'enlèvement dans Mercier, le 10 octobre, ont fait paniquer bon nombre de Montréalais.Or, indique Linda Brosseau, « il n'y a eu que deux tentatives d'enlèvement par un étranger depuis le début.Les gens sont cependant plus sensibilisés et multiplient donc les signalements, nous avertissant par exemple qu'un étranger a parlé à leur enfant pendant la journée.Habituellement, on ne nous appelle pas pour cela.» Outre l'événement du 10 octobre \u2014un homme qui a tenté d'enlever une fillette de 9 ans dans Mercier\u2014 un individu aurait aussi bel et bien tenté d'enlever une fillette de 11 ans dans Cartierville, le 31 octobre.Entre autres fausses alertes ayant donné lieu à des reportages : le cas de ce père qui, le 9 octobre, a brusquement fait monter son fils de mauvais poil dans sa voiture.Les cas d'enlèvement d'enfants au Québec par des étrangers sont très rares.En revanche, le nombre d'enfants enlevés par l'un de leurs parents connaît une hausse exponentielle.« On a eu au Québec 61 cas en 2001, pas moins de 99 en 2002 et ces cas continueront de se multiplier au fil des ans, prévoit Linda Brosseau.Le clavardage sur Internet est tout aussi préoccupant.Les parents continuent de redouter qu'un pédophile entre par la fenêtre de chambre de leur enfants \u2014 ce qu'on ne m'a jamais rapporté de toute ma carrière \u2014, mais ne se soucient pas du fléau du clavardage des enfants sur Internet.Des dossiers de fillettes qui croient clavarder avec un petit Martin de 10 ans et qui ont en fait affaire à un homme de 50 ans, on en a pourtant de plus en plus.» Contrairement à la GRC, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a refusé depuis le début de la semaine toute demande d'entrevue de fond dans le dossier de tentatives d'enlèvement d'enfants.Pas moyen d'obtenir le nombre d'incidents confirmés : le Service de police est resté presque coi, ne livrant ses informations qu'au compte-gouttes.« On veut réduire le sentiment de panique et on essaie de discuter de cela le plus sobrement possible », a expliqué Luc Belhumeur, porte-parole du SPVM.La stratégie aurait-elle eu l'effet contraire ?La police a en tout cas finalement changé de cap et promettait hier de tenir enfin un point de presse aujourd'hui.Le cas torontois Après l'enlèvement de la petite Cecilia Zhang, Toronto n'a pas échappé au mouvement de panique.Cela n'a duré que quelques jours, note cependant Jim Muscad, porte-parole de la police de Toronto.« La population s'affole face à un agresseur qui attaque au hasard et dont on ne sait rien, dit-il.Dès lors que l'on a dit que la fillette avait été vraisemblablement kidnappée par quelqu'un de l'entourage des familles, les Torontois se sont calmés et on n'a pas enregistré plus de signalements qu'à l'habitude.» Cette réaction n'étonne pas du tout Donald Taylor, professeur de psychologie à l'Université Mc Gill.« C'est terrible à dire, mais on est comme ça.Pour être rassuré, il faut, comme à Toronto, que l'on puisse se dire : « Ouf ! ça se passe dans la communauté chinoise.» Ou alors : « Ouf ! c'est une histoire de gangs, je n'en fais pas partie alors je n'ai pas à m'inquiéter.De se faire dire que le risque que son enfant soit kidnappé est à peu près nul, par contre, ne suffit pas.« On n'arrive pas à assimiler les statistiques.Quand le médecin nous dit qu'une petite intervention chirurgicale s'impose et que notre risque d'en mourir n'est que de 0,04%, on n'en a que pour cet improbable 0,04%.En cette matière comme pour les enlèvements d'enfants, il nous faut un risque absolument nul.À l'inverse, si la chance de gagner à la loterie est presque nulle, on ne veut pas se l'avouer et on achète son ticket quand même.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Enlèvement mystérieuxà Montréal 2000$ pour rencontrer le directeur de cabinet du ministre Michel Audet NICOLAS BÉRUBÉ Un homme de race noire a été enlevé vers 14h45 hier alors qu'il circulait en voiture près de l'intersection de la rue Beaubien et du boulevard de l'Assomption.Selon des témoins, sa voiture a été interceptée par un camion Ford 4X4 de couleur blanche.Deux hommes de race blanche en sont sortis et ont forcé la victime à y grimper, avant de quitter précipitamment les lieux.Des policiers en civil qui se rendaient au travail ont assisté à la scène.Rebondissement inusité : peu après 20h hier, la victime a contacté les policiers pour leur dire de mettre fin aux recherches.Les enquêteurs ont pu rencontrer l'homme, qui était en bonne santé mais qui a refusé de collaborer à l'enquête.MARIO CLOUTIER QUÉBEC \u2014 Le président de l'Association des CLD du Québec, Alain Longval, a embauché un lobbyiste qui, pour environ 2000 $, lui a permis une rencontre avec le directeur de cabinet de Michel Audet, ministre du Développement économique et régional, la semaine dernière, a appris La Presse.M.Longval préside l'Association des centres locaux de développement, des créatures gouvernementales créées par l'ancien gouvernement péquiste et financées conjointement par Québec et les municipalités.Les CLD relèvent désormais du ministère du Développement économique et régional sous la gouverne libérale.Au cabinet du ministre en titre, Michel Audet, l'attaché de presse Michel Rochette souligne pourtant qu'il n'est pas nécessaire de passer par un lobbyiste pour rencontrer un membre du cabinet d'autant plus, note-t-il, que M.Longval avait déjà rencontré Mme Normandeau « la ministre déléguée », et à plusieurs reprises le personnel du cabinet Audet auparavant.« Ce qui est drôle c'est que M.Longval a une rencontre prévue avec M.Audet le 17 novembre prochain.Je pense que ça fait un bout de temps que c'est cédulé cette date-là », d'ajouter M.Rochette.N'empêche que M.Longval \u2014 qui n'a pas retourné l'appel de La Presse, hier \u2014 s'est adressé au vice-président de Communication & Stratégie, Pierre Laramée, (cette firme est dirigée par l'ancien conseiller de gouvernements libéraux à Québec et à Ottawa, Serge Paquette) pour obtenir une rencontre avec Mario Lebrun qui est directeur de cabinet du ministre Audet.Communication & Stratégie a facturé aux CLD 12 heures de travail à 125 $ l'heure pour ses services.Durant le mois de septembre, la firme soutient avoir fait pour l'ACLDQ des travaux de « prise de dossier, documentation, prise de contact avec le cabinet de Michel Audet, discussion avec le directeur de cabinet et suivi avec le client et autres intervenants ».« La facture d'octobre sera encore plus salée », prévoit d'ailleurs une source au sein du conseil d'administration de l'ACLDQ qui a été le théâtre de discussions enflammées mercredi à ce sujet.Hier, M.Longval et des représentants des CLD ont obtenu, sans difficulté semble-t-il, une rencontre avec la ministre déléguée au Développement régional et au Tourisme, Nathalie Normandeau.Après sa rencontre avec le directeur de cabinet du ministre Audet, le président de l'Association des CLD avait fait émettre lundi un communiqué où il se disait « confiant que le gouvernement du Québec confirmera la mission économique des CLD partout dans la province ».« À la suite de nombreuse démarches et discussions avec le cabinet du ministre Audet, le président de l'Association des CLD, Me Alain Longval, s'est dit très heureux de l'orientation que semble vouloir donner le gouvernement du Québec à sa réforme des structures de développement des régions », peut-on lire dans ce communiqué.Depuis plusieurs semaines, les intervenants du développement local et régional s'inquiètent des visées du gouvernement Charest.Les rumeurs vont bon train concernant le rôle que jouera chacun des organismes intéressés, CLD, CRD, ATR et MRC, lorsque seront créées les Conférences régionale des élus (CRE) qui devront gérer la décentralisation à la carte promise par les libéraux.Un projet de loi est attendu d'ici le 13 novembre.Il devrait faire connaître les intentions du gouvernement quant aux CRE et ses attentes face aux rôle futur des organismes existants déjà sur le territoire.Premiers arrivés, premiers servis Vendredi 7 novembre 2003 - 13 h à 19 h Samedi 8 novembre 2003 - 11 h à 18 h Dimanche 9 novembre 2003 - 11 h à 18 h Liquidation spéciale Tapis persans Tapis persans et orientaux 100 % tissés main CARGAISON DÉTOURNÉE (no 16661) Port d'arrivée : New York, N.Y.Une grosse cargaison de tapis faits à la main a été libérée et confiée à Heriz Persian Rugs pour liquidation immédiate.Tous les genres (Qum soie, Tabriz, Nain, Kashan, tapis tribaux, etc.) et toutes les dimensions, de 2 pi x 3 pi à 12 pi x 16 pi et tapis de passage jusqu'à 22 pi de longueur.Tous les tapis vont de 100$ à 1 800$ CHÈQUE HÔTEL RUBY FOO'S 7655, boul.Décarie Montréal QC (514) 731-7701 À Toronto, un adolescent meurt lors d'une rixe EXPOSITION Les samedi et dimanche 8 et 9 nov.de 10 h à 17 h ENCAN Le dimanche 9 nov.à 13 h, et du lundi 10 au jeudi 13 nov.à 19 h (chaque soir) 5500, rue Paré (514)737-6586 ENCAN PUBLIC Cette vente aux enchères présente une importante collection de tableaux (provenant de la succession du Dr André Aisenstadt) à vendre au profit de la Fondation de l'Hôpital Général Juif et une collection de tableaux à vendre au profit de la Fondation de l'Hôpital de Montréal pour enfants Cornelius Krieghoff Clarence Gagnon John Little Jean-Paul Lemieux Divers articles sont inclus dans cette vente: meubles neufs et anciens, bijoux, objets de collection, montres, bronzes, tapis tissés à la main, façades de cheminée en marbre, lustres, etc.3183976A PRESSE CANADIENNE TORONTO \u2014À Toronto, une bagarre impliquant quelque 100 personnes a tourné à la tragédie, hier soir : un adolescent de 17 ans en est mort.Ce matin, la police torontoise poursuit ses recherches sur cette manifestation de violence, survenue près d'une école secondaire.Le jeune homme qui a péri a été battu et poignardé durant la bagarre ; il est mort à l'hôpital Sunnybrook.Plusieurs jeunes ont aussi été blessés dans la confrontation.Fine Pix A210 Le spécialiste au Québec Fine Pix F700 Fine Pix S602 - Appareil photo numérique - Résolution 6.2 millions de pixels - Zoom 3x optique ( 35-105mm ) - Capteur CCD 4ième génération - Expositions automatique, semi-automatique et manuelle - Mode vidéo - Interface USB - Accepte carte mémoire XD Incluant carte mémoire 16Mo et accessoires - Appareil photo numérique - Résolution 6 millions de pixels - Zoom optique 6x ( 38 - 230mm ) - Expositions automatique, semi-automatique et manuelle - Interface USB Incluant : carte mémoire 16Mo et accessoires - Appareil photo numérique - Résolution 3.2 millions de pixels - Zoom 3x optique équivalent 36 - 108mm - Utilise cartemémoire XD - Mode vidéo Incluant carte mémoire 16Mo et accessoires 39999$ 89999$ APRÈS RABAIS POSTAL 79999$ RECEVEZ 25$ D'IMPRESSION PHOTO NUMÉRIQUE RECEVEZ 25$ D'IMPRESSION PHOTO NUMÉRIQUE RECEVEZ 25$ D'IMPRESSION PHOTO NUMÉRIQUE 3180538A . POLITIQUE William Sampson condamne Ottawa pour l'avoir abandonné à son sort GILLES TOUPIN OTTAWA \u2014 Les autorités canadiennes en Arabie Saoudite tenaient pour acquis que William Sampson était coupable du crime pour lequel il avait été condamné à mort, affirmant même en mars 2000 à son père, James Sampson, que sa situation était comparable à celle « d'un Hells Angels à Montréal ».Dans un témoignage poignant hier devant le comité permanent des affaires étrangères de la Chambre des communes, M.Sampson a condamné avec virulence le gouvernement canadien pour l'avoir complètement abandonné à son sort, préférant, selon son expression, « cajoler » les autorités saoudiennes par son approche dite de la « diplomatie douce » plutôt que de les forcer à le libérer.M.Sampson a exigé du gouvernement une enquête publique afin que toute la lumière soit faite sur le comportement « inexcusable », a-til dit, du Canada.L'homme de 44 ans estime que son pays n'a pas protesté lorsque l'Arabie Saoudite l'a privé de ses droits humains les plus fondamentaux, le droit aux services d'un avocat et le droit de recevoir en prison les représentants consulaires de son pays.Et lorsque, après des mois d'isolement, il a enfin reçu des visites consulaires, jamais il n'a eu accès en privé à ses visiteurs ou sans que ses conversations ne soient enregistrées.De plus, les autorités canadiennes ont été averties de l'arrestation de M.Sampson quelques jours après celle-ci et ils n'ont même pas pris la peine de prévenir sa famille.« Le ministère des Affaires étrangères a fonctionné comme si j'étais coupable, a-t-il affirmé devant le comité en compagnie de son père, et cela longtemps avant mon procès, un procès qui s'est avéré une véritable farce.» « Au cours de mon emprisonnement, a-t-il encore raconté, j'ai réalisé que les gestes faits par les responsables de l'ambassade du Canada étaient en deçà de tout ce que l'on peut considérer comme un soutien.Leur comportement, en particulier vis-à-vis de mon père lorsqu'il est venu me rendre visite, fut tout à fait inadéquat.» Après 31 mois de tortures \u2014 qu'il a longuement décrites hier \u2014 et d'emprisonnement, c'est en août dernier que William Sampson a été libéré.Il a raconté qu'il devait sa libération et celle de ses compagnons à la Grande-Bretagne qui, en tout temps, l'a soutenu, lui et sa famille, tout en le considérant innocent des crimes dont on l'accusait.William Sampson a été accusé et reconnu coupable par les Saoudiens d'avoir perpétré un attentat à la bombe qui a coûté la vie à un citoyen britannique, Christopher Rodway.Les autorités saoudiennes ont soutenu que M.Sampson, qui travaillait en Arabie Saoudite, était lié à un réseau de trafiquants d'alcool, des accusations qu'il a toujours niées.William Sampson a d'ailleurs révélé hier au comité que c'est lorsque les Saoudiens ont admis qu'ils avaient un «problème intérieur de terrorisme » qu'il a été libéré.Le témoin, qui a fait le voyage de Londres à Ottawa grâce à la générosité de son père et qui paraissait en public pour la première fois depuis sa libération, en avait long à dire sur l'approche du Canada dans cette affaire.Il a notamment décrié la « diplomatie douce » mise de l'avant par les Affaires étrangères qui ont affirmé à maintes reprises craindre qu'une approche plus musclée n'entraîne la mise à mort du prisonnier.« Ça n'a pas marché dans mon cas », a expliqué William Sampson.« Ils se sont cachés derrière cet argument de la diplomatie douce pour ne rien faire.» M.Sampson estime que le Canada aurait pu faire avancer les choses plus rapidement en bloquant, par exemple, la participation de l'Arabie Saoudite à de grandes organisations internationales telles que l'ONU et l'OMC.Ottawa aurait pu aussi dénoncer l'Arabie Saoudite à l'ONU pour ses violations de différents traités internationaux dans cette affaire.« Il est vrai que si le Canada avait poussé trop fort j'aurais pu être exécuté, a reconnu le témoin.Mais en n'agissant pas, vous garantissez aux Saoudiens qu'ils peuvent s'en tirer en toute impunité.Moi, j'étais convaincu que j'allais être exécuté.Je me suis battu seul, sachant que je ne m'en sortirais pas vivant.Mais si le gouvernement canadien avait poussé plus fort, il n'aurait aucunement aggravé la situation de risque extrême dans laquelle j'étais.Ça ne pouvait pas être pire.» M.Sampson a souligné de plus que c'est grâce au travail de deux simples députés, le bloquiste Stéphane Bergeron et le libéral Dan Mc Teague, que son cas a été sans cesse porté à l'attention des Canadiens.Il les a remerciés publiquement pour leur zèle, blâmant en revanche l'Alliance canadienne et la députée de Colombie-Britannique, Val Meredith, pour avoir refusé de venir en aide à son père, citoyen de sa circonscription.M.Sampson, qui a été victime d'une crise cardiaque alors que les Saoudiens le torturaient, a longuement décrit son état mental et physique hier, pour lequel il se fait soigner depuis son retour en Occident.Il a d'ailleurs appris aux membres du comité, à leur stupéfaction, que le ministère des Affaires étrangères avait retiré le 28 octobre dernier sa promesse de payer les nombreux et coûteux soins qu'il reçoit en ce moment.Même s'il se sent abandonné par son propre gouvernement, M.Sampson a affirmé hier qu'il restera canadien jusqu'à la fin de ses jours.PHOTO CP William Sampson, dont on voit le père à l'arrière, a été détenu et torturé pendant 31 mois dans les prisons saoudiennes.Faites-en plus dès maintenant tout en économisant ! Imaginez\u2026 Une laveuse réunissant toutes les options de soin des tissus dont vous avez besoin pour doubler le plaisir de faire ce que vous aimez.Seule la laveuse Whirlpool® Duet HT® offre cette combinaison unique de caractéristiques de premier choix vous permettant de passer moins de temps à attendre que sèchent vos vêtements ou à frotter les taches.Les visites chez le nettoyeur se feront également plus rares, vous faisant ainsi économiser temps et argent.Pas étonnant que la laveuse Whirlpool® Duet HT® ait reçu une cote exceptionnelle de la part d'un magazine grand public\u2020.Économisez davantage dès maintenant ! 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Ce message va être entendu dans le monde.» Même si la Chambre des communes doit ajourner ses travaux aujourd'hui, les ministres impliqués dans le projet de loi affirment qu'ils vont continuer à travailler sur le dossier.Et ils ne craignent pas non plus que le prochain premier ministre \u2014 Paul Martin, selon toute vraisemblance \u2014 s'opposera à la nouvelle loi.M.Martin, qui devrait devenir le nouveau chef du Parti libéral le 15 novembre prochain, s'est déjà prononcé en faveur de cette initiative.Le ministre de l'Industrie, Allan Rock, estime que la loi pourrait être adoptée deux ou trois mois après la reprise des travaux parlementaires, soit en janvier ou en février 2004.Il croit que les pays pauvres pourraient profiter de la concurrence entre le marché des médicaments d'origine et celui des génériques, qui pourraient baisser leur prix pour importer leurs produits. Société de transport de Montréal Scénarios de financement Hausse de 10%de la CAM La STMva conserver les tarifs réduits pour étudiants, quoi qu'en dise Québec BRUNO BISSON Le président de la Société de transport de Montréal (STM), Claude Dauphin, a déclaré hier que le prix d'une carte autobus-métro (CAM) mensuelle pourrait augmenter de 10% pour passer à 60 $ environ dès janvier prochain, afin de combler une partie du déficit budgétaire de 56 millions que la société anticipe en 2004.Tout en précisant qu'il s'agit là d'une hypothèse parmi d'autres présentement étudiées par la STM en préparation du budget 2004, M.Dauphin a dit qu'une augmentation des tarifs de 10% se traduirait par des revenus additionnels de 22 millions pour la STM, auxquels s'ajouteraient peut-être 10 millions de plus que cette année en provenance de la Ville.Dans une rencontre à La Presse, hier, M.Dauphin a affirmé que le scénario d'une CAM à 71 $, tel qu'envisagé dans des documents internes de la société rendus publics il y a un mois, est écarté, s'il a jamais été vraiment envisagé.Mais le portrait financier de ce que sera la STM, en 2004, n'apparaît pas encore clairement, faute de pouvoir compter sur des revenus frais de Québec, ou de disposer des pouvoirs nécessaires pour les générer.Car si ces scénarios sont adoptés, soit une hausse de 10%aux usagers, et une aide supplémentaire de 10 millions de la Ville, la STM n'aura comblé qu'un peu plus de la moitié du « trou» qui apparaît toujours dans ses prévisions budgétaires pour l'an prochain.Et même si le manque à gagner est de 24 millions, et que cette somme coïncide parfaitement avec le coût annuel du programme de tarifs étudiants de la STM, il n'est pas question d'y toucher.M.Dauphin s'est d'ailleurs montré particulièrement ferme sur ce point.Les tarifs réduits de 50% de la STM pour les étudiants des collèges et universités sont parmi les plus généreux dans les grandes villes canadiennes, a-t-il admis, mais on n'y touchera pas.Depuis leur instauration, le jour de l'entrée en fonction du maire Gérald Tremblay, la fréquentation de la ligne bleue du métro, qui dessert l'Université de Montréal, a augmenté, ce qui pourrait indiquer un gain de clientèle important pour le transport collectif au détriment de l'automobile.M.Dauphin répondait ainsi aux propos de Lise Boulet, ministre des Transports du Québec, qui dans une intervention maladroite avait observé que les tarifs réduits coûtaient cher aux sociétés de transport.La ministre a ensuite rajusté le tir pour affirmer que les tarifs étudiants sont sûrement une bien bonne chose, mais qu'il revient aux sociétés de transport et à leurs partenaires, les villes, d'en assumer les conséquences financières.« Je vais m'occuper de mon 24 millions, a dit M.Dauphin, hier.Mais que le Ministère nous donne en retour les moyens de nous occuper du reste, et nous allons les assumer nos choix.» En éternel optimiste, Claude Dauphin affirme que la STM ne désespère pas encore d'obtenir de Québec, peut-être lors de la présentation du budget au printemps, peut-être avant l'été, quelque chose, n'importe quoi.Le cadre financier réclamé par les neuf grandes sociétés de transport urbain du Québec qui accusent un manque à gagner total de 90 millions pour l'an prochain ?Des partenariats public-privé (PPP) pour alléger certaines dépenses d'exploitations de la STM, mais sur lesquels on ne peut compter qu'à moyen ou long terme ?Des mesures fiscales dans le premier budget du ministre des Finances, Yves Séguin, qui s'est déjà montré favorable à des transferts fiscaux vers les villes ?Un transfert de la taxe antidéficit fédérale sur l'essence vers les provinces qui pourraient les redistribuer aux villes, et peut-être même les dédier uniquement au transport en commun ?Le péage sur les ponts, aux entrées de l'île ?« Tout ce qu'on sait vraiment, c'est que sans un nouveau cadre financier qui nous permette de générer nos propres sources de revenus, a-t-il expliqué, l'exercice que nous faisons cette année, il faudra le répéter l'an prochain et l'année d'après.Le ministère des Transports n'est pas prêt à en discuter tout de suite.On ne pense plus que ce sera en place au début de 2004, mais c'est toujours possible pour le budget, au printemps.» Le directeur général de la STM, Pierre Vandelac, a ajouté que si des dépenses budgétaires étaient nécessaires pour le gouvernement afin de venir en aide aux sociétés de transport en commun du Québec, elles ne seraient vraisemblablement pas annoncées avant le budget du gouvernement en mars ou en avril.Mais il a précisé que peu importe de quoi seront faites les mesures en question, les sociétés de transport devront pouvoir compter sur des revenus fixes et prévisibles pour assurer leur expansion.Les premières propositions du gouvernement pour lancer la réforme du système de financement des services de transport en commun ne seront probablement connues qu'au début de 2004.llllllllllllllll Déneigement économique Un p'tit creux?SÉBASTIEN RODRIGUE L'arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014 Notre-Dame-de-Grâce lancera cet hiver un projet pilote pour déblayer la neige des rues en la soufflant sur les terrains publics et privés plutôt que de la transporter, ce qui lui fera économiser près d'un demimillion par année.Le conseil d'arrondissement doit adopter une nouvelle réglementation au cours de son assemblée de décembre, autorisant le directeur du Service des travaux publics «à faire souffler ou à faire déposer, quand il le juge à propos, la neige sur les terrains privés aux endroits déterminés ».Selon Yves Gravel, directeur du Service des travaux publics de l'arrondissement, le dépôt de neige sur les terrains publics et privés se fera avec discernement.«Les endroits vont être prédéterminés et quand on va avoir des opérations de chargement de la neige, (.) on va se forcer pour souffler la neige la plus blanche possible », dit-il.Une fois le règlement adopté, l'arrondissement publiera donc une liste des rues visés par la nouvelle réglementation.Selon les estimations faites par l'arrondissement, la moitié de la superficie de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame- de-Grâce se prête au soufflage de la neige sur les terrains plutôt que dans des camions pour la transporter.>Voir DÉNEIGEMENT en A9 PHOTI IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Raymond Dufort, de Montréal, a succombé aux délices d'un phasme sauté au gingembre cette semaine dans le cadre de l'événement Croque-insectes à l'Insectarium de Montréal.Ces dégustations hors du commun se dérouleront tous les jeudis et vendredis de 17 h à 19 h, ainsi que les samedis et dimanches en après-midi jusqu'au 7 décembre.Les curieux seront ravis d'apprendre que le phasme possède une tête, un thorax, un abdomen et six pattes.Bourque tente de raviver la guerre linguistique, soutient l'Équipe Tremblay FRANÇOIS CARDINAL Pierre Bourque a délibérément attaqué la communauté anglophone afin d'exacerber le sentiment défusionniste, accuse l'Équipe Tremblay.En agissant de la sorte, le chef de l'opposition n'avait qu'un but en tête : contribuer au démantèlement de la ville et ainsi reprendre le pouvoir.« La tournée de Pierre Bourque est tellement déconnectée de la réalité qu'on pourrait croire qu'il s'agit de sa tournée d'adieu », a raillé, hier, le président par intérim de l'Union des citoyens de l'île de Montréal (UCIM), Michel Archambault, à la suite des propos que M.Bourque a tenus à l'endroit des anglophones dans un journal de l'Ouest-de-l'Île.Mercredi, La Presse faisait état d'une entrevue accordée par M.Bourque à l'hebdomadaire Cités nouvelles.L'ex-maire y faisait valoir que Montréal est actuellement dirigé par les anglophones et déplorait du coup la méfiance de cette communauté à l'endroit de la nouvelle ville.« J'ai toujours espoir qu'il y ait une nouvelle génération beaucoup plus inclusive », affirmait-il.Pierre Bourque a encore une fois refusé de s'expliquer, hier, malgré le tollé suscité par ses affirmations.Pour l'UCIM, il ne fait aucun doute que le chef de l'opposition tente de raviver la guerre linguistique afin de satisfaire ses propres ambitions politiques, soit un retour à la mairie en 2005.« C'est pour cela qu'il s'en prend aux anglophones, a lancé M.Archambault.C'est pour cela aussi qu'il fait le jeu des défusionnistes et qu'il encourage les anciennes villes de l'Ouest-de-l'Île à se séparer de Montréal.Personne n'est dupe, Bourque n'a aucune chance de devenir le maire de Montréal si l'Ouest-de-l'Île demeure une partie intégrante de la nouvelle ville.» Par ailleurs, le Parti québécois de Montréal-Centre s'est dit « étonné » de la réaction du président de l'arrondissement de Dorval, Peter Yeomans, qui a qualifié de « répugnantes » et d'« affreuses », hier dans La Presse, les accusations de M.Bourque.« En juin dernier, a rappelé le président de cette instance péquiste, Christian Gagnon, son collègue Robert Libman a exprimé en substance la même opinion que M.Bourque et ne mérite sûrement pas les critiques que M.Yeomans a adressées au chef de l'opposition.» Les allégations de M.Gagnon se fondent sur une entrevue accordée par le président de l'arrondissement de Côte-Saint-Luc\u2014Hampstead\u2014 Montréal-Ouest, Robert Libman, à l'hebdomadaire de l'Ouestde- l'Île The Suburban en juin dernier.«Montréal n'a jamais été mieux représentée par des Anglo- Montréalais au conseil de la mégaville, se réjouissait-il.Il y a un pourcentage très élevé des élus de l'administration qui sont anglophones, et sept des onze membres du comité exécutif sont des nonfrancophones.Selon M.Gagnon, M.Yeomans n'a pas à réagir aussi fortement aux propos de M.Bourque puisqu'un membre influent de son propre caucus partage cette opinion.En outre, l'ex-maire de Dorval devrait faire attention à ce qu'il dit plutôt que de juger autrui, a-t-il ajouté en faisant référence à ses déclaration selon lesquelles le gouvernement sortant du Parti québécois était « raciste » et « extrêmement répressif ».« M.Yeomans, qui ne s'en est jamais excusé, se contentant d'exprimer des regrets, est bien mal placé pour donner des leçons de respect d'autrui », a fait valoir Christian Gagnon.Pour sa part, M.Libman a reconnu que ses propos étaient similaires à ceux exprimés par M.Bourque.Cependant, tout est une question de contexte et d'attitude, a-t-il dit.« Pierre Bourque a fait le même constat que moi, mais lui l'a fait avec amertume, a-t-il indiqué.S'il avait été positif en tenant de tels propos, ce ne serait pas la même chose.Mais là, il se plaignait de la présence anglophone dans un journal francophone.» MONTRÉALPLUS RIMA ELKOURI Soyons inclusifs Je suis de ceux qui trouvent qu'on met beaucoup trop l'accent sur la question linguistique dans le débat sur les défusions.Malgré tout ce qu'on raconte, je persiste à croire que le débat en est davantage un politique que linguistique.Je persiste, tout en sachant très bien que si on tient absolument à en faire une bataille linguistique, on est sur la bonne voie.Voyons donc! me dit-on.Ne soyez pas naïve.Ne jouez pas à l'autruche.N'avez-vous pas vu les sondages?Celui de SOM/ Radio-Canada du mois dernier, par exemple.Le clivage linguistique y est évident : 50% des francophones des municipalités de l'ancienne banlieue veulent la défusion contre 77% des anglophones/allophones.Ce n'est pas assez clair pour vous, comme clivage ?J'avais bien aimé la mise au point qu'avait faite à ce sujet Pierre Bourque au lendemain de la diffusion des résultats du sondage en question.En entrevue au Point, après qu'on lui eut demandé si le clivage linguistique qui semblait se dessiner l'attristait, l'ex-maire répondait ceci : « Dans le sondage, ce qui m'attriste, c'est qu'on a accolé les allophones avec les anglophones.Il est temps qu'on arrête ce clivage- là.(.) Le Québec a évolué.Ici, à Montréal, il y a des communautés culturelles qui sont francophones, francophiles par milliers.Il faut faire attention à ça.» Si Pierre Bourque a l'habitude de jouer un peu trop fort de son violon « communautés culturelles », cette fois-ci, il jouait juste.Mais une fois n'est pas coutume.Cette semaine, monsieur « diversité culturelle» s'est mis les pieds dans le plat en déclarant que ce sont les anglophones qui dirigent la nouvelle ville et qu'il est temps qu'ils cèdent la place à une « nouvelle génération plus inclusive ».Plusieurs y ont vu une attaque contre la communauté anglophone.En s'engluant dans la langue de bois, l'attaché de presse de Pierre Bourque n'a rien fait pour arranger les choses.C'est « dans une démarche inclusive » que l'ex-maire a fait cette déclaration, a-t-il expliqué.« Une île, une ville, selon M.Bourque, a permis de donner l'occasion aux anglophones de prendre leur place dans le nouveau Montréal afin que l'on grandisse tous ensemble.En effet, quoi de plus « inclusif », pour « grandir tous ensemble », que d'accuser la communauté anglophone dans son ensemble ?Quoi de plus conséquent pour un homme qui prétend s'opposer au clivage linguistique ?Le plus ironique dans toute cette histoire, ce n'est pas tant la déclaration de Pierre Bourque, que la réaction de Peter Yeomans, alias l'homme « inclusif » par excellence.« Ce sont des propos ségrégatifs qui ciblent inutilement un groupe linguistique », a déclaré le responsable de la sécurité publique au comité exécutif de la Ville de Montréal.S'il est vrai que Pierre Bourque a ciblé inutilement un groupe linguistique, disons que Peter Yeomans est un peu mal placé pour lui faire la leçon, lui qui a déjà qualifié le gouvernement péquiste «d'extrêmement oppressif » et de « raciste ».Ses propos ont dépassé sa pensée, avait dit l'ex-maire de Dorval, en guise d'excuses.Il n'avait pas l'intention d'insulter qui que ce soit, paraît-il.Ce n'était déjà pas très convaincant comme explication.Alors quand le même homme porte l'odieux jusqu'à se transformer en ardent militant antiségrégation, voilà qui est pour le moins loufoque.Je vous parlais mercredi de la guerre perdue des citoyens opposés aux travaux d'agrandissement du marché Jean-Talon.Dès la semaine prochaine, des excavatrices plongeront leurs dents dans le sol du marché afin qu'on puisse y aménager un stationnement souterrain.Il s'agit de la première étape d'un projet de 16 millions, qui inclut entre autres l'ajout de nouveaux étals et de plusieurs boutiques d'alimentation spécialisées.Je vous parlais de « guerre », mais il aurait plutôt fallu parler de « bataille ».Car si les opposants au projet d'agrandissement n'ont pas réussi à recueillir assez de signatures pour obtenir un référendum, certains amoureux du marché ont décidé qu'il n'était pas question pour autant de baisser les bras.Ce soir, au théâtre Plaza, rue Saint-Hubert, des membres du groupe de jeunes cinéastes Kino (qui présentent leurs films tous les premiers vendredis du mois) récolteront des signatures pour que le marché Jean-Talon soit protégé de la « mégalomillionmanie » qui le guette.Plusieurs créateurs de Kino fréquentent ou habitent le chaleureux quartier du marché et craignent pour son avenir.« On veut faire quelque chose avant qu'il ne soit trop tard et que notre bon vieux marché Jean-Talon devienne un autre clinquant Disneyland du petit pot à 6 $ la demi-toast », disent-ils.À suivre.Pour écrire à Rima Elkouri relkouri@lapresse.ca Le sénateur Lavigne n'aime pas qu'on rie de lui La Ville s'entend avec Matrec CHRISTIANE DESJARDINS Quand le sénateur Raymond Lavigne va au camping Mon repos, c'est pour se reposer et non pour se faire casser les oreilles et faire rire de lui.Aussi vient-il d'intenter une poursuite de 175 000 $ contre l'ami d'un voisin de roulotte bruyant, Claude Castonguay, qui aurait voulu se battre avec lui et se serait moqué de lui à cause de ses fonctions de sénateur.L'incident s'est produit le 5 juillet dernier, vers 22 h 30, au camping Mon repos d'Ange-Gardien, allèguent le sénateur Lavigne et sa femme, Carmen Robichaud, dans la poursuite qui a été déposée cette semaine au palais de justice de Montréal.Le couple dit fréquenter ce camping depuis 1993, et y possède une roulotte.Il s'y plaisait bien, apparemment, jusqu'à ce qu'un certain Pomerleau achète la roulotte voisine, en 1998.M.Lavigne dit avoir subi de l'intimidation, qui aurait culminé le 5 juillet dernier, lors d'une fête qui se tenait chez ses voisins.Ce soir-là, exaspérée par le bruit, la femme du sénateur a téléphoné à la sécurité du camping pour se plaindre.Les fêtards ont été avisés de baisser le ton et certains n'auraient pas apprécié.Pomerleau et Castonguay lui auraient demandé de sortir de sa roulotte pour régler ça.Le sénateur dit avoir été injurié pendant 45 minutes devant une foule de personnes accourues sur les lieux et soutient qu'il a dû se maîtriser pour ne pas répliquer.On dénigrait ses fonctions de sénateur et alléguait qu'il se servait de sa position pour influer sur la vie au camping.Finalement, la police est venue.Le couple dit avoir eu peur pour sa fille et pour la mère de Mme Robichaud.M.Lavigne et sa femme affirment qu'à la suite de cet incident, les relations se sont envenimées et que plusieurs campeurs leur sont devenus hostiles.Une pétition, « basée sur de fausses allégations », précise le sénateur, a circulé contre eux.Le couple dit être maintenant contraint de changer d'endroit de villégiature et de vendre à perte la roulotte et l'aménagement des lieux qu'il a réalisé.M.Lavigne et Mme Robichaud tiennent M.Castonguay responsable de leurs malheurs et lui réclament 85 000 $ en dommages matériels, 50 000 $ pour atteinte à la réputation du sénateur, 20 000 $ pour atteinte à la réputation de sa femme, et 20 000 $ en dommages exemplaires.C'est la Cour supérieure qui verra à trancher le litige.Raymond Lavigne, ex-député fédéral de Verdun, a été nommé sénateur en mars 2002.Il avait créé un certain remous en prêtant allégeance à la reine, car il avait ajouté les mots « et au Canada ».Il avait été forcé de prêter serment une seconde fois, quelques jours plus tard, pour ne pas créer de précédent.FRANÇOIS CARDINAL Il en coûtera finalement deux millions à la Ville de Montréal pour se sortir du « cafouillage» entourant l'implantation d'un centre de transbordement dans le quartier Saint-Henri en 2000.Le comité exécutif a entériné, mercredi, le règlement à l'amiable d'une action en dommages et intérêts intentée par la compagnie Matrec il y a quelques mois.Cette dernière exigeait 6,3 millions en compensation pour les pertes liées à l'abandon du projet de centre de transbordement il y a trois ans.Selon la Ville, la somme de la poursuite aurait bondi à 7,8 millions à la fin des contrats actuels si aucune entente n'avait été conclue.Le 30 octobre dernier, Georges Gagné de St-Jules de Beauce a gagné 5 $.2$ 3 jeux 7 sélections Beaucoup de chances d'être chanceux 3184532A Mise en place graduelle DÉNEIGEMENT suite de la page A8 Le soufflage de la neige sur les terrains sera mis en place graduellement, d'abord sur les propriétés municipales, commerciales et dans certains secteurs résidentiels.Les principales artères commerciales ne seront pas visées par cette réglementation, mais la neige sera poussée dans les parcs ou sur les terrains de Benny Farm, par exemple.Le projet touchera 10%du territoire cet hiver et la moitié des rues d'ici cinq ans.L'arrondissement espère économiser jusqu'à 420 000$ par année par cette mesure répandue dans les arrondissements moins densément construits de la ville.En 2003, le budget de déneigement pour l'arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de- Grâce se chiffrait à 7,8 millions.M.Gravel fait valoir que les économies permettront à l'arrondissement d'investir dans des projets pour améliorer la qualité de vie des citoyens, comme la réfection des rues, des parcs et l'achat de mobilier urbain.« On pense que si on élimine des camions, on diminue l'émission de gaz à effet de serre et les impacts dus au bruit de ces camions », ajoute-t-il.Selon le directeur du Service des travaux publics de l'arrondissement, une telle mesure avait été tenté sur le territoire de l'ancienne Ville de Montréal en 1995, mais sans succès.Il avait alors été difficile d'imposer des nouvelles normes à la grandeur de la ville, ce qui est désormais possible à l'intérieur d'un arrondissement, explique M.Gravel.Méchant party! La tentation était trop belle.Comment résister?« J'ai trop mangé et j'ai bien bu.J'espère maintenant que mon foie pourra tenir le coup.J'ai vraiment besoin d'une poussée biliaire pour digérer toutes ces sauces délicieuses ».Voilà ce que disent beaucoup de gens, après un copieux repas riche en matières grasses.Ça prend une vésicule biliaire et un estomac de fer pour assimiler de tels repas.Si vous avez l'estomac à l'envers, un foie d'un naturel paresseux et une digestion lente (qui le sait mieux que vous?), vous trouverez sur le marché, deux produits, deux « digesteurs » qui vous aideront à tenir le coup : 1- Acti-bile de la compagnie Acti-Bile Inc.DIN émis par Santé Canada, et 3- Foratol en comprimés et tisanes, DIN émis par Santé Canada.Votre estomac est noué, il vous implore de l'aider?Ces deux produits Acti-Bile ou Foratol vous procurent un extrait de bile et des ingrédients naturels, pour vous soulager.Ils contribuent également à l'assimilation des nutriments dans le système digestif, sans effet secondaire.Bonne digestion, mais surveillez tout de même votre alimentation.Promotion Montréal : (514) 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Mauricie : (819) 378-7777 Estrie : (819) 823-3322 3162671A FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX L'envers du féminisme kgagnon@lapresse.ca KATIA GAGNON Lisa Samberg a-t-elle tué sa petite fille Sara-Jade pour punir son mari ?Cette sordide interrogation, au coeur d'un procès qui se déroule présentement à Montréal, pose de nouvelles questions sur la criminalité féminine.Jusqu'à présent, c'étaient les hommes qui tuaient leurs enfants pour « punir » l'ex.Et cette « intention » faisait d'eux des bourreaux, alors que les femmes criminelles étaient, souvent, davantage perçues comme des victimes.Curieuse coïncidence : en marge de ce pathétique procès vient de paraître un ouvrage passionnant d'une criminologue réputée, Marie-Andrée Bertrand, qui dresse un portrait solide de la criminalité féminine.Les données sont là, implacables : la criminalité féminine a bondi depuis 25 ans.Alors que le nombre de crimes baisse, en général, les infractions commises par des femmes suivent la courbe inverse.Elles augmentent.Et beaucoup.En 1976, les femmes étaient accusées d'un crime sur dix.Un quart de siècle plus tard, la proportion a presque doublé.L'accusé est une accusée dans une infraction sur six.Et la tendance est particulièrement lourde en ce qui a trait aux crimes violents.En fait, la structure de la criminalité féminine, autrefois dominée par les crimes contre la propriété, commence à ressembler à celle des hommes, qui se répartit à peu près également entre les crimes de violence et les crimes contre la propriété.Un auteur sur sept de crimes contre la personne est une femme.Ces chiffres sont significatifs.Et il ne s'agit pas d'une aberration statistique : en chiffres absolus, le nombre de crimes dont sont accusées les femmes a augmenté.Il était de 550 pour 100 000 femmes en 1976.Il est aujourd'hui de 776 pour 100 000 femmes.Que nous disent ces données ?D'abord, ils viennent démolir un préjugé tenace, celui de la non-violence « innée » des femmes.Ensuite, ils nous forcent à regarder en face certains tabous, dont celui de la violence conjugale.Contrairement à l'image reçue, c'est souvent madame qui frappe monsieur : le nombre de plaintes portées contre les femmes pour des actes de violence à l'intérieur de la famille est à peu près égal au nombre de plaintes portées contre les hommes en ce qui a trait à la violence familiale.Les actes posés sont bien sûr différents : les femmes lancent des assiettes mais étranglent moins souvent le conjoint.Néanmoins, il y a bel et bien violence.Ces chiffres en disent aussi très long sur les conséquences du féminisme.Il y a eu de grandes victoires : les femmes ont investi le marché du travail.Partout, on les retrouve désormais aux plus hautes fonctions.Elles réussissent mieux que les garçons à l'école et les dominent en nombre à l'université.Les progrès sont aussi indéniables en matière d'équité salariale.Le harcèlement sexuel, les agressions sexuelles sont devenus des comportements inacceptables.Tout cela est très positif.Mais en poursuivant cette lutte parfaitement légitime pour l'égalité, il faut constater qu'on a plongé les femmes dans le même monde que celui des hommes.Un monde stressant, impitoyable.On commence à peine à en mesurer les conséquences sur la santé des femmes.Elles fument plus qu'avant, sont plus stressées.Résultat : les taux de maladies cardiaques, de cancers du poumon et de burn-out chez les femmes ont grimpé.Et maintenant, des chiffres viennent démontrer qu'elles versent davantage dans la criminalité.Tout cela mérite une sérieuse réflexion.Il ne s'agit pas ici de condamner le féminisme ou de prôner un retour aux chaudrons.Les membres féminins de cette équipe éditoriale, qui sont d'ailleurs en majorité, se considèrent toutes comme des féministes.Mais un préjugé favorable ne doit pas nous empêcher de constater avec lucidité les conséquences de l'égalité des sexes sur la vie des femmes.Et certaines sont moins roses que d'autres.Violence familiale : le nombredeplaintes portées contre les femmes estàpeuprès égalàcelui portées contre les hommes.serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS LA BOÎTE AUX LETTRES > Pour nous écrire : forum@lapresse.ca Un problème récurrent Le problème des cartes-soleil frauduleuses ne date pas d'hier.J'étais agent examinateur à Dorval, en 1973, et à Mirabel, jusqu'en 1980, pour Immigration Canada.On voyait fréquemment des immigrants reçus revenir au Canada bien au-delà des 180 jours d'absence alloués.C'était clair que ces gens vivaient à l'extérieur du Canada et y revenaient, entre autres raisons, pour se faire soigner et recevoir des traitements.Je me souviens même de cas évidents de fraude, de fausse représentation, de substitution d'identité et on avait ordre de ne pas saisir les cartes d'assurancemaladie, entre autres documents, prétextant que nous n'avions pas l'autorité de le faire.Malheureusement, les mécanismes de contrôle des cartes-soleil et les correctifs qui s'ensuivent ne s'enclenchent que lorsqu'il y a scandale.Comme celui-ci ! Mais que fait-on entre les scandales ?Ce n'est pas la première fois que l'on crie au laxisme de cet organisme quant à l'émission de cartes.Jacques Girard Hull .Et les citoyens honnêtes ?Je ne suis nullement surprise d'apprendre que des Marocains détiennent la carte-soleil sans en avoir le droit.Depuis plusieurs années on parle de toutes sortes d'abus dans le régime d'assurance-maladie.Entre autres mesures, la Régie photographie maintenant les usagers.Mais ceci s'avère insuffisant.On connaît des centaines de citoyens qui demandent les papiers d'immigration et quittent le pays une fois qu'ils ont obtenu le statut de résidents, la carte-soleil en poche.En tant qu'immigrante latino-américaine, je suis absolument outrée par cet état de choses.Mes enfants sont nés au Québec, et mon aîné est parti un an faire une résidence à Chicago.Il n'a pas alors renouvelé sa cartesoleil.Quelle ne fut notre surprise quand la RAMQ lui a écrit lui demandant mille papiers, contrat de son employeur aux É.-U., photocopie de son visa, etc.Et ceci parce qu'il REFUSAIT la cartesoleil.Une question s'impose : le gouvernement s'en prend-il aux citoyens honnêtes, ou faut-il avoir des amis haut placés pour qu'on nous laisse tranquilles.Diana Gattegno .Décision partisane Le remplacement de Mme Florence Junca-Adenot à la tête de l'AMT nous donne un indice du virage que prennent les politiques en matière de transport : le PDG de l'Agence métropolitaine de transport doit afficher les couleurs du gouvernement, peu importe si l'agence a fait d'excellentes réalisations jusqu'à présent ! Voilà une décision à caractère bien partisan.Ce changement à la tête de l'AMT vient aussi nous rappeler le désir « avoué » de l'actuel gouvernement de retirer certaines des responsabilités à l'AMT au profit de la Communauté métropolitaine de Montréal.Une petite visite sur le site Internet de la CMM nous donne une idée des priorités : pas d'actions prévues en vue de favoriser le transport en commun, contrairement au réseau routier métropolitain, pour lequel on donne beaucoup de précisions.Paula Negron Montréal .Merci Mme Junca-Adenot Je voulais seulement remercier et féliciter Mme Junca-Adenot et son équipe pour l'excellent travail accompli par l'AMT depuis sa création.Je suis déçue qu'elle parte, d'autant plus que c'est pour laisser sa place à un ami du parti.Ça en devient ridicule à la fin ! J'espère que l'AMT restera fidèle à ses idéaux avec l'entrée en poste de son nouveau directeur et que Madame Junca-Adenot pourra continuer son travail dans une autre administration publique.Peut-être à Aéroports de Montréal ?Ça ferait du bien ! Raphaëlle Derome Montréal .Mort de rire ! Façon de parler, j'étais mort de rire en lisant l'opinion du nouveau président du local 301 de la FTQ, le syndicat des cols bleus de la ville de Montréal, parue hier dans La Presse.Je me suis même étouffé au troisième paragraphe, où on lit : « (la statue de Jean Lapierre).C'est un témoignage pour les générations futures qui pourront s'inspirer des combats menés pas les cols bleus en faveur du partage de la richesse, de l'inégalité et de la solidarité.» J'y ai donc appris que le mépris des citoyens, toujours pris en otages par ces Robins des bois, le saccage de la propriété collective, l'intimidation physique et psychologique des cadres et des élus, l'usage abusif du matériel de la ville pour aller écoeurer les gens, etc., j'y ai donc appris que tout ça représente des « combats menés par les cols bleus en faveur du partage de la richesse, de l'inégalité et de la solidarité ».Si le ridicule ne tue malheureusement pas, je me contenterais qu'il fasse fondre le bronze.Jean-François Lacerte Montréal .Le parti ou la nation ?La souveraineté demeure un bon cheval de bataille, selon les derniers sondages ! La souveraineté un produit vendable ! N'est-ce pas désolant de constater que l'avenir d'un pays soit évalué comme un moyen de prendre le pouvoir pour un parti.Est-ce la crédibilité du programme d'un parti face aux prochaines élections qui prévaut plutôt que le projet collectif de l'indépendance d'une nation ?Est-ce que le Parti québécois serait prêt, comme au temps de Pierre-Marc Johnson, à cacher sa raison d'être pour se conformer aux « cotes d'écoute »?Est-ce l'avenir d'un peuple ou d'un parti qui est en jeu ?Jacques Senécal Montréal Maudite politique! (1) apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Le Parti libéral du Québec promettait, lors de la dernière campagne électorale, « un gouvernement au service des Québécois ».À voir la fournée de nominations partisanes depuis le début de l'automne, on se demande si ce gouvernement ne sera pas surtout au service des organisateurs libéraux.La plus récente promotion est celle de l'ex-directeur général du PLQ, Joël Gauthier, à la tête de l'Agence métropolitaine de transport.M.Gauthier prend la place de Florence Junca-Adenot, qui dirigeait l'AMT depuis sa création, il y a sept ans.M.Gauthier n'a pas d'expérience dans la gestion du transport en commun, mais en soi, cela n'est pas si grave.Mme Junca-Adenot n'en avait pas non plus.Les nominations partisanes font partie de la politique, et jusqu'à un certain point, sont nécessaires.Mais il existe aussi un vieil adage, dont la sagesse ne s'est jamais démentie : « Si quelque chose n'est pas brisé, ne le réparez pas.» Or, l'AMT est à peu près la seule chose qui marche bien à Montréal depuis quelques années.Mme Junca- Adenot s'est battue pour le transport collectif avec énergie, créativité et obstination.Cela a donné, notamment, la relance des trains de banlieue.Alors, pourquoi la remplacer Mme Junca-Adenot n'était pas assez docile au goût des libéraux ?C'est sa tête dure, justement, qui a fait le succès de l'AMT.Y avait-il quelque chose qui ne tournait pas rond à l'AMT?Si c'est le cas, le gouvernement devrait le dire clairement, et expliquer ensuite les raisons qui l'ont amené à confier cette fonction stratégique à un fidèle organisateur.En page 41 du programme électoral du PLQ, Jean Charest signait la promesse suivante : « Je m'engage, au nom de tous les députés et candidats du Parti libéral du Québec, à diriger un gouvernement transparent, aux règles éthiques strictes.» Le premier ministre a-t-il déjà oublié le sens de cet engagement ?APPEL À TOUS Le crime au féminin ! Au fil des dernières années, la criminalité a augmenté de façon marquée chez les femmes, comme en témoigne l'éditorial ci-contre de Katia Gagnon.Comment expliquer ce phénomène?Est-il une conséquence de l'égalité des sexes ?Pensez-vous que le pourcentage de femmes criminelles finira par rejoindre celui des hommes?Devrait-on appliquer le même type de peine pour des crimes semblables ?Écrivez-nous nombreux.Les meilleurs textes (idéalement moins de 300 mots) seront publiés la semaine prochaine.Notre adresse : forum@lapresse.ca Maudite politique! (2) Après avoir placoté, dénoncé, embarrassé, chuchoté, noyauté, conspiré contre Jean Chrétien, voici que les députés libéraux partisans de Paul Martin applaudissent leur chef sortant à tout rompre, la larme à l'oeil ! Depuis des années que ces ambitieux poussent le premier ministre vers la sortie ; et tout à coup, ils l'acclament ! ?! « Chrétien! Chrétien! Chrétien ! » scandaient-ils lors de la réunion du caucus mercredi.Quels hypocrites ! Jusqu'à l'hommage qui sera rendu au député de Shawinigan jeudi soir prochain, les pro-Martin multiplieront ainsi les éloges au sujet de l'homme qu'ils n'ont cessé de dénigrer.Comment ces gens-là font-ils pour se regarder dans le miroir ?Et ensuite, les politiciens s'étonnent du cynisme de la population à leur égard ?André Pratte . Une fois l'an ! Je crois que je suis une personne qui est très généreuse.Ma méthode est simple : je ne fais des dons qu'une seule fois par année, vers la fin de novembre ou au début de décembre.Je choisis environ douze organisations et je suis très sélectif.En plus, j'ajoute des groupes ou des oeuvres spéciales comme la dîme paroissiale et l'archevêché, et un jeune homme du Cameroun qui ne pourrait pas faire d'études sans mon aide.Comment fais-je la sélection ?Simple : durant toute l'année, je conserve les demandes de dons que m'envoient les organismes de charité.Si, par exemple, je reçois 12 demandes de la Société du cancer, je place cette organisation la dernière sur ma liste.Je dois vous dire que j'ai contacté chacune des organisations pour les informer que je ne fais des dons qu'une fois par année, donc de ne pas m'envoyer de demandes répétées.Si on a assez d'argent pour gaspiller, car cela doit coûter très cher pour nous faire parvenir toute cette publicité, on n'a pas besoin de mes dons.À savoir si nous sommes moins généreux, je ne le crois pas.À mon avis, nous sommes souvent sollicités, mais la majorité des gens ne demande pas de reçus ; donc ils ne sont pas comptabilisés.Un exemple : la Guignolée.Des centaines de milliers de dollars sont donnés et aucun reçu n'est émis.Pierre Racine Laval .Un peuple de quêteux ?Peut-être que nous sommes moins généreux au Québec parce que probablement plus sollicités qu'ailleurs, donc insensibilisés.Vous ne pouvez pas faire un pas en ville, sans voir une main tendue, une canette avec une fente sur le dessus et une figure misérable devant, des bonbons des Lions, des tags du diabète juvénile, des crayons pour les drogués, des cartes pour Mira, les mitaines rouge de la Guignolée.Alouette, j'suis pu capable.Vous revenez à la maison, le téléphone sonne, c'est la Fondation de l'hôpital qui vous sollicite ou l'Association des handicapés mentaux pour la cueillette de choses à donner.Chaque chaîne de télé se creuse les méninges pour trouver l'astuce la plus originale pour vous faire céder encore et encore.Nous sommes un peuple de quêteux.Ces gens qui attendent, le bec grand ouvert que la bouillie du pourvoyeur arrive, resteront ainsi tant que la manne tombera.C'est malheureux, mais c'est comme ça.Huguette Cloutier .Une industrie ?Mon opinion est que la charité est devenue une industrie.Je reçois des dizaines de sollicitations par la poste, dont certaines viennent de l'Ontario, plus les incontournables appels téléphoniques.Ajoutez à cela que vous ne pouvez plus mettre les pieds dans un magasin sans devoir passer devant une table où on vous demande de l'aide pour telle ou telle cause.Et pour ajouter à tout ça, au volant de votre voiture, arrêté à un feu rouge, on vous demande de « cotiser » à une cause quelconque.Il y a rasle- bol ! La question que je me pose est la suivante : où va donc tout cet argent ?Je ne mets pas en doute le dévouement des bénévoles mais en général ceux-ci travaillent pour des organisations.Je serais très curieux de savoir quel est le pourcentage réel des dons qui va à la cause en question.Ce qui fait que, maintenant, j'ai réglé cette question définitivement.Je donne des dons en nature (vêtements et autres) à un organisme local, plus des dons en argent à un organisme local qui s'occupe d'enfants pauvres.Pour le reste je refuse net toute demande.Raymond Banget Laval .Un geste gratifiant La personne qui répond à une demande de charité ne le fait pas pour se donner bonne conscience, la bonne conscience viendra inévitablement avec le geste posé.C'est gratifiant de voir une personne sourire ou dire merci lorsqu'on donne un 25 cents trouvé dans l'une de nos poches.Et ce, peu importe l'usage qu'en fera la personne mendiante.L'important dans la charité est le geste posé, et non l'usage de l'objet ou l'efficacité du geste.Même si l'on sait très bien qu'une pièce de monnaie entre les mains d'un jeune ou d'un vieillard servira à la consommation d'un joint ou d'une bière.C'est certain que personne ne veut encourager ces comportements, mais que faire ?Il reste que d'autres personnes essayent vraiment de sortir de la rue pour avoir une vie plus juste, même modeste.Mais de nos jours, il est vrai que nous sommes beaucoup sollicités.Ne serait-ce que dans les couloirs du métro, où l'on retrouve un mendiant à tous les 10 mètres.Jean-Paul Melko 19 ans, étudiant à l'UQAM Demeurons prudents SYLVI E BOURASSA L'auteuredemeureà Pointe-Claire.La charité, pour moi, c'est de donner et que cela me rapporte une satisfaction personnelle.Je donne inconditionnellement à ma paroisse, à mon hôpital, à l'hôpital Sainte-Justine.J'adore donner des victuailles, des cadeaux et des vêtements neufs dans le temps des Fêtes pour les paniers de Noël.Car, dans ce cas, je suis certaine de l'utilisation des dons.J'ai de la difficulté à donner aux grands organismes de charité, j'ai l'impression que ma contribution s'en va directement au financement des gros salaires des dirigeants.Cet automne, je me suis fait appeler par une fondation qui disait récolter de l'argent pour offrir des sorties aux personnes handicapées de l'ouest de l'Île.Je me suis laissée attendrir et j'ai accepté de faire un don.La dame au téléphone m'a dit qu'il y avait une personne sur la route dans mon secteur et qu'elle passerait chercher le chèque dans la soirée.À ce moment-là, il était 19h ; or, à 19h05, on sonnait déjà à la porte.Je n'avais même pas eu le temps de préparer le chèque.Comme entendu, on m'a remis un reçu de charité que je n'ai pas vérifié sur le moment.Mais, plus tard, je me suis aperçue que le reçu était émis au nom d'une association avec un numéro d'immatriculation de l'Inspecteur général et non d'un organisme de charité.Après vérification sur Internet, j'ai eu l'impression de m'être fait avoir.Peut-être que je me trompe.J'ai tenté d'appeler, mais je parlais toujours à un répondeur.Pour moi, c'est fini d'accepter de faire des dons au téléphone.Cette semaine, à l'école de mes filles, on faisait une levée de fonds pour permettre à un petit garçon de cinq ans de recevoir des soins aux États-Unis pour vaincre une tumeur inopérable ici.Je vais faire un don pour cette levée de fonds car je suis convaincue que l'argent sera utilisé pour une bonne cause.Ma conclusion : il faut donner avec son coeur mais il faut être prudent pour éviter que des gens sans scrupules profitent de nous.FORUM Quelle charité?La charité, pour quoi faire?Notre argent sert-il les bonnes causes?La charité que l'on fait est-elle efficace ?Ce sont là quelques-unes des questions que nous vous avons posées au cours des derniers jours.Voici quelques-unes de vos réponses PHOTO MARTIN TREMBLAY, La Presse© Selon Nicole Levac, la grandeur de notre coeur ne se mesure pas en dollars, mais à notre capacité d'empathie envers les autres.On nemesure pas sa générosité NICOLE LEVAC L'auteure est une Montréalaise.Comment une société peut-elle en venir à se demander si sa charité est efficace ?Sommes-nous comme peuple si blasé que nous nous posions des questions aussi vides de sens ! Je fais partie de cette génération dite égoïste et individualiste des baby-boomers.Pourtant, dès mon jeune âge, j'ai appris qu'un don aussi minime soit-il pouvait aider quelqu'un de moins bien nanti.Je n'ai pas été élevée dans la richesse et l'abondance.On aurait même pu se qualifier de pauvres selon les critères d'aujourd'hui mais lorsque quelqu'un était seul on l'invitait à notre table.Ce que j'essaie de dire, c'est que le geste de donner ne devrait pas être évalué selon un barème de mesures quantitatives ou qualitatives pour mesurer la grandeur de notre coeur.Ce que nous devons mesurer c'est le besoin.Et besoin, il y a.Ce que je dois évaluer c'est ma capacité comme être humain de pouvoir encore ressentir l'empathie envers les autres.Le partage Il y a une dizaine de jours, j'ai vu un jeune clochard couché dans un vieux sac de couchage qui avait choisi de prendre sa seule couverture et de l'étendre sur ses trois chiens qui lui tenaient compagnie.Un être sensé et logique pourrait se dire que ce clochard aurait dû s'occuper de lui en premier.Après tout, charité bien ordonnée commence par soi-même ! Ce clochard avait choisi de s'occuper des plus petits que lui et je suis convaincue que ses trois chiens le lui rendaient bien.Ils étaient doux et proches de leur maître.Je me suis approchée de lui et nous avons jasé un peu.Il était tendre, jeune, seul et dans le besoin.Ainsi avec ses chiens, il n'était plus seul.Ensemble, ils se tenaient compagnie.Dans la très jeune vingtaine, il avait déjà compris une grande leçon de vie.On ne mesure pas ainsi sa générosité.On partage tout simplement.Et dans l'ordre normal des choses, la vie prendra soin de nous.Mon coeur a basculé devant cet être humain et ses compagnons.Comme société et en tant qu'individu, en jetant un regard autour de soi, on peut surtout mesurer notre insensibilité à la misère des autres et aux impuissances rencontrées par une race humaine en quête de perfectionnisme plutôt que d'humanisme.Finalement, en cette journée, où je me suis encore surprise à être attendrie par la générosité d'autrui, j'ai repris foi, l'espace de quelques heures, en la race humaine.J'ai voulu de nouveau bâtir une société où la pauvreté, l'isolement et la solitude n'occuperaient plus une si grande place.Si c'est pour se donner bonne conscience, tant pis.Je préfère croire que ce que l'on m'a appris que « donner c'est recevoir » vaut encore en ce siècle.Contre la sollicitation URGEL CHOQUETTE L'auteur demeureà Longueuil, arr.Saint-Lambert.J'ai toujours été généreux (800 $ à 1000 $ par année) pour de bonnes causes, la plupart du temps suite à une sollicitation d'amis ou par souci personnel, mais je suis très écoeuré de voir que mon nom a certainement été donné à d'autres organismes qui ne cessent de dépenser de l'argent en m'envoyant des gadgets (calendrier, étiquettes, cartes de souhaits) pour me convaincre de leur envoyer de l'argent et certains jusqu'à neuf fois par année.Au départ, je donnais à environ 5-6 organismes (Cancer, Centraide, coeur, enfants, paroisse, collège.) et puis cette liste s'est allongée à 12 mais elle risque de diminuer si on continue à m'écoeurer davantage.Je fais mes dons habituellement vers la fin de l'année et j'ai fait l'inventaire aujourd'hui des demandes reçues depuis le début de l'année 2003.21 organismes Un total de 21 organismes m'ont sollicité à 49 reprises et les voici : Amputés de guerre (3), La Fondation canadienne du rein (1), L'Institut national canadien pour les aveugles (1), Accueil Bonneau (1), Société Alzheimer (3), La Société d'arthrite (4), La Maison Marguerite (1), Leucan (2), La Société canadienne de la sclérose en plaques (9), Association québécoise de fibrose kystique (2), La Fondation de l'Hôpital Ste-Justine (2), Fondation du CHUM (4), Centraide (1), Fondation de l'Université de Sherbrooke (3), Fondation québécoise du cancer (1), Les ouvres du Cardinal Léger (1), Société des timbres de Pâques du Québec (1), Fondation des maladies du coeur (2), Artistes Peintres de la Bouche et du Pied (2), Société de recherche sur le cancer (4), Société pour les enfants handicapés du Québec (1).J'exclus la dîme que je considère correcte car au moins, pour éviter les frais, c'est un volontaire qui dépose les formules dans ma boîte aux lettres, alors que mon reçu de charité m'est aussi livré personnellement.Pourquoi tant de sollicitation alors que Centraide existe pour répondre aux organismes dans le besoin ?Pourquoi ces organismes continuent de nous solliciter d'année en année si nous ne contribuons pas à leur demande ?Je crois qu'il se dépense trop d'argent dans la sollicitation.C'est bien beau les crédits d'impôts mais la bureaucratie des organismes de charité dépasse les bornes. ACTUALITÉS Recyc-Québec est dans l'embarras MARIO CLOUTIER QUÉBEC \u2014 Le bilan 2002 de la gestion des matières résiduelles au Québec est incomplet, voire inexact.Un rapport, que La Presse a obtenu, conclut à « des écarts, des lacunes et l'absence d'informations » qui empêchent de certifier les données du bilan sous la responsabilité de Recyc-Québec.Cette situation inquiète au plus haut point le ministre de l'Environnement, Thomas Mulcair, qui affirme que les « façons de faire » devront changer au sein de cette société d'État.« Le rapport est accablant, a admis M.Mulcair au téléphone.Comment peut-on rationaliser des cibles en recyclage aussi exigeantes que 65 %, qui vont coûter des milliards aux municipalités si on n'est pas capable de démontrer qu'il y a des chiffres pour les mesurer ?Je n'en reviens pas.» Recyc-Québec a demandé à la firme Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT) de se pencher sur son bilan 2002 de la gestion des matières résiduelles en raison de questions que se posait le ministre Mulcair au sujet de la gestion du recyclage et de la récupération au Québec.Questionnaire Le rapport de la firme comptable constate qu'il est impossible de juger clairement de ce bilan en raison d'écarts entre les quantités de matières résiduelles compilées par les compagnies de recyclage et les réponses qu'elles ont données à Recyc- Québec dans un questionnaire rempli par 1000 intervenants sur leurs activités.En outre, les méthodes de compilation de certaines entreprises comportent des « lacunes majeures », selon le rapport de RCGT.Dans plusieurs autres cas, les informations ne sont pas disponibles, ajoute le rapport.La firme comptable a rencontré 30 intervenants du domaine de la récupération et du recyclage afin de tenter de certifier les quantités de matières résiduelles déclarées à Recyc- Québec.Trois procédés de vérification ont été utilisés et un seul est favorable à Recyc-Québec.Même dans ce cas, toutefois, il appert que la société d'État n'a pas les pouvoirs d'inspection nécessaires pour « s'assurer que les informations qui lui sont transmises sont véridiques ».Des écarts notés entre les compilations des entreprises et le questionnaire de Recyc-Québec ont aussi un « effet significatif » sur la quantité de matières résiduelles apparaissant au bilan 2002, conclut RCGT.Rumeurs Depuis plusieurs semaines, les rumeurs vont bon train au sujet de Recyc-Québec, de sa gestion et de son président, Jean-Maurice Latulippe.Le ministre Mulcair refuse de se prononcer sur son sort, mais il croit que l'organisme doit rester indépendant, quoi qu'il advienne.« Ce n'est pas une question de personnalité, assure le ministre de l'Environnement.Mais Recyc-Québec a des dizaines de millions de dollars qui lui passent entre les mains par année et je suis le ministre responsable.» Les statistiques et la méthodologie de Recyc-Québec doivent être valables, soulignet- il, afin que le gouvernement puisse donner des cibles de récupération pertinentes aux municipalités.« Je veux que ça fonctionne et je veux améliorer la reddition de comptes.Ce n'est pas leur argent.C'est l'argent du public et je veux que ça soit très clair dorénavant », de dire, tranchant, M.Mulcair.Sur la base des cartes de couverture des réseaux numériques et de transmission de données à commutation de paquets de Microcell et de Bell Mobilité.Cette offre est d'une durée limitée et vise exclusivement les clients de Microcell qui présentent une facture de Microcell datée de juillet 2003 ou d'une date ultérieure.Les clients doivent remettre leur téléphone Microcell activé ainsi que leur carte SIM pour obtenir l'un des téléphones illustrés ici à 0 $.Cette offre ne peut être jumelée à aucune autre offre.Recevez 2 mois d'appels locaux illimités suite à un engagement de 12 mois ou recevez 6 mois d'appels locaux illimités suite à un engagement de 24 mois.Certaines conditions s'appliquent.Offre sujette à changement/annulation sans préavis.Photo à titre indicatif.Le choix des appareils peut varier d'un magasin à l'autre.Fido et Microcell sont des marques déposées de Microcell Solutions.Trop de blancs dans votre couverture?Offre exclusive aux clients de Fido¥ Échangez votre téléphone Fido contre un téléphone Mobilité GRATUIT ! Obtenez jusqu'à 6 mois d'appels locaux illimités Nous tenterons même de vous fournir les mêmes indicatif régional et quatre derniers chiffres de votre numéro de téléphone cellulaire actuel Profitez d'un réseau cellulaire sur lequel vous pouvez compter Magasins Espace Bell et Bell Mobilité LG TM250 Nokia 3586i 0$ Anjou Les Galeries d'Anjou (514) 353-0257 Beloeil Mail Montenach (450) 446-7176 Brossard Mail Champlain (450) 465-8759 Châteauguay Centre régional Châteauguay (450) 691-7665 Coaticook 18, rue du Manège Pl.J.R.Lefebvre (819) 849-9997 Cowansville Domaine du Parc (450) 263-4444 Delson 5, route 132 (450) 635-9999 Dollard-des-Ormeaux 3352, boul.des Sources (514) 684-6846 3699, boul.St-Jean (514) 626-8888 Dorion-Vaudreuil 84, boul.Harwood (450) 424-1416 Dorval Les Jardins Dorval (514) 631-1222 Drummondville 2265, boul.St-Joseph (819) 478-5178 Promenades Drummondville (819) 474-4433 Gatineau Promenades de l'Outaouais (819) 246-2355 Granby Galeries de Granby (450) 777-4058 Hull Galeries de Hull (819) 771-2716 Joliette Les Galeries Joliette (450) 755-5533 La Salle Carrefour Angrignon (514) 364-3071 Laval 1655, boul.St-Martin Ouest (450) 680-1010 Carrefour Laval (450) 681-3344 Carrefour Laval (kiosque) (450) 978-7133 Centre Laval (450) 680-2355 Longueuil Place Longueuil (450) 679-4558 Montréal Boul.Décarie (angle Jean-Talon) (514) 739-7777 9280, boul.de l'Acadie (514) 385-0770 5187, avenue Papineau (angle Laurier) (514) 526-2020 892, rue Ste-Catherine Ouest (514) 866-6686 Centre Rockland (514) 340-1269 Les Ailes de la Mode (kiosque) (514) 843-8458 Place Alexis-Nihon (514) 939-2439 Place Dupuis (514) 844-1313 Place Versailles (514) 353-8847 Plaza Côte-des-Neiges (514) 342-5444 Tour Jean-Talon (Rez-de-chaussée) (514) 270-1155 Montréal-Nord Place Bourassa (514) 322-3202 Mont-Tremblant 517, rue de St-Jovite (819) 681-0404 Pointe-aux-Trembles 12530, rue Sherbrooke Est (514) 645-4455 Pointe-Claire Fairview Pointe-Claire (514) 630-4992 Repentigny 309, rue Notre-Dame (450) 585-4455 Les Galeries Rive-Nord (450) 657-4455 Rosemère 232, boul.Curé-Labelle (450) 979-3838 Place Rosemère (450) 435-0024 Salaberry-de-Valleyfield Centre commercial Valleyfield (450) 377-1256 Sherbrooke 2700, rue King Ouest (819) 823-9994 Carrefour de l'Estrie (819) 565-1605 Sorel Les Promenades de Sorel (450) 742-6789 St-Bruno-de-Montarville Les Promenades St-Bruno (450) 441-1535 Ste-Agathe-des-Monts 80A, boul.Morin (819) 321-0265 St-Eustache Place St-Eustache (450) 623-8500 St-Hubert 5190, boul.Cousineau (450) 676-9919 3879, boul.Taschereau (450) 926-2020 St-Hyacinthe Galeries St-Hyacinthe (450) 778-1749 St-Jean-sur-Richelieu 391, boul.Séminaire Nord (450) 348-5210 Carrefour Richelieu (450) 349-4400 St-Jérôme Le Carrefour du Nord (450) 431-3926 St-Laurent La Place Vertu (514) 335-2355 St-Léonard 6050, boul.Métropolitain Est (514) 257-9292 Centre Le Boulevard (514) 376-2288 Terrebonne Les Galeries Terrebonne (450) 964-7985 Tracy 604, route Marie-Victorin (450) 746-7777 Trois-Rivières 5691, boul.Jean-XXIII (819) 376-6849 Les Rivières (819) 691-0482 Victoriaville 567, boul.des Bois-Francs Sud (819) 357-7777 La Grande Place des Bois-Francs (819) 357-5776 Aussi offert chez les agents autorisés et dépositaires Bell Mobilité.3184363A ."]
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