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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts + Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 2003-11-15, Collections de BAnQ.

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[" POP ENTRE L'INNOCENCE ET LA MATURITÉ PAGE 3 e zappez pas : ce texte n'est pas une énième complainte sur l'absence d'émissions littéraires à la télé.On ne reviendra pas sur l'indignation ressentie par les intervenants du milieu du livre - de L'ANEL (Association nationale des éditeurs de livres) à L'UNEQ (Association des écrivaines et écrivains québécois), en passant par L'ALQ (Association des libraires du Québec), L'AQSL (Association québécoise des salons du livre), et toute la confrérie des amateurs de livres, quand on a annoncé que Cent Titres, la dernière émission consacrée à la littérature, était retirée de la programmation de Télé-Québec après cinq ans de bons et loyaux services.L'histoire s'est répétée tellement souvent que le ruban s'est usé.On s'est révolté lors du retrait de Jamais sans mon livre, de Sous la couverture et de tous les Mille Feuilles, Contact et autres Plaisir de lire.On a protesté, publié des lettres dans les journaux, fait signer des pétitions, on s'est adressé aux dirigeants des télévisions publiques, aux ministres, les chroniqueurs littéraires s'en sont mêlés, on a fait des tables rondes à la radio et dans les salons du livre.En vain.Chaque fois.Plutôt que de nous adresser aux «plaignants», nous avons voulu, cette fois, avoir l'avis des «accusés», décideurs, concepteurs, producteurs, directeurs des programmes.Et si les opinions divergent souvent radicalement, elles nous donnent à voir les choses sous un autre éclairage.Pour Fabienne Larouche, auteure et productrice, ( Virginie, Fortier, Music Hall ), le problème tient au style des émissions que l'on propose.«La télévision a beaucoup évolué depuis quelques années, remarque-t-elle.On ne peut plus faire de télé comme on la faisait il y a 30 ans.On doit nous aussi évoluer.Je suis convaincue qu'il y a moyen de faire une émission littéraire intéressante, mais la plupart de celles qu'on nous a présentées jusqu'à maintenant sont.comment dire.plates, laisse-t-elle tomber.Personnellement, je trouve que regarder deux personnes assises qui discutent d'un livre en tête-à-tête, c'est ennuyant.En tout cas, ce n'est pas de la télé.Ça pourrait aussi bien être de la radio.» Même son de cloche, quoique plus nuancé, du côté de Jacques Fortin, aujourd'hui producteur à Télé-Vision, mais qui avait piloté les deux premières années de Cent Titres du temps qu'il était chez Pixcom.«Peut-être qu'on parle de littérature de façon trop.cérébrale», avancet- il très prudemment.Est-ce que le temps des «shows de chaises» serait révolu?«Je ne le sais pas, répond-il, je me la pose, cette question.Une chose est certaine, c'est qu'à la télé, on doit s'adresser au grand public.Ça, c'est évident.» «La télévision est un médium de masse, renchérit Fabienne Larouche.Il faut s'adresser au plus grand nombre de gens possible! Ou sinon, on va ailleurs, dans des cercles littéraires, à la radio!» Pourtant, il y a des passionnés de livres qui cherchent à renouveler le genre, et qui continuent de se heurter à des portes closes.Auteure, essayiste, journaliste, ex-responsable des pages livres du journal Voir et aujourd'hui chroniqueuse culturelle à l'émission C'est bienmeilleur le matin, à la radio de Radio-Canada, Pascale Navarro est de ceux qui travaillent à dépoussiérer le concept du magazine littéraire.«Les maisons de production auxquelles on s'adresse finissent toujours par nous avouer que les grands diffuseurs (Radio-Canada, Télé-Québec) sont échaudés, explique-t-elle.Parce que selon eux, les cotes d'écoute des émissions littéraires ne sont pas assez fortes.Parce qu'ils ne trouvent pas la formule assez «sexy» pour que ça soit vendeur.On veut sortir des sentiers battus, ce qui est effectivement indispensable.Mais il y a une chose que l'on ne peut pas contourner quand on parle de livres, c'est le contenu! On ne vend pas des chars! Est-ce qu'il va falloir qu'on mette des belles filles à côté des auteurs pour que ça intéresse les gens?Est-ce ce genre d'émissions que l'on aimerait ici?Et puis, n'oublions pas que ça fait partie du mandat de la télévision publique, de rendre compte de la littérature qui se fait ici.» Un argument que Fabienne Larouche refuse d'avaliser.«Je ne suis pas du tout d'accord avec ça, tranche-t-elle.Il faut qu'il y ait quelque choseàlatélé, oui, mais quelquechose d'intéressant.D'assez intéressant pour aller chercher les gens.Je le répète, la télévision c'est unmédium populaire.C'est dans toutes les maisons.Il faut qu'il y ait des débats, que ce soit accrocheur, il faut créer un événement autour d'un livre ou d'un auteur!» > Voir ÉCRAN en 2 MARIE CLAUDE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE ISABELLE MASSÉ Avec les premiers flocons, le défilé du père Noël, la pose des pneus d'hiver et le lutin des pubs de Canadian Tire arrive, encore une fois, un nouveau CD de François Pérusse.Le lancement de L'Album pirate, l'automne dernier, ne serait donc pas un événement isolé! Revoici l'humoriste avec 75 minutes de nouvelles singeries et jeux de mots livrés à la vitesse de l'éclair.Aura-t-on droit à un album par année, comme ce fut le cas (ou presque) de 1991 à 1996?Yiche.«Au départ, il n'a jamais été question d'un Album du peuple / Tome 6», lance le grand garçon de 43 ans.C'est que la carrière de François Pérusse a pris une tangente européenne après la sortie du Tome 5.Son peuple a adopté l'accent français, puis belge et suisse, faisant le pitre sur les ondes radio des réseaux Europe 2 en France, Contact 2 en Belgique et de la station FM Couleur 3 en Suisse.Pendant ce temps au Québec, il continuait à faire des siennes, mais à la télévision (Jour nul, La Série du peuple, à TVA).Vient toutefois un temps où nos premières amours nous rattrapent.«Je m'ennuyais du québécois», dit Pérusse.Quelques appels et négociations plus tard, Pérusse se retrouvait à Énergie 94,3 (à l'automne 2002).Le peuple a repris du service quotidiennement à la radio à coup de deux minutes, tout comme son drôle de géniteur, membre de l'équipe de C't'encore drôle (jeudi et vendredi).«Je devais revenir en ondes, me faire entendre, avant d'enregistrer un CD.J'ai besoin d'avoir le pouls des auditeurs pour concevoir mes capsules.Il n'y a que la radio où je travaille qui les diffuse, contrairement aux chanteurs qu'on entend partout.» Sept ans ont donc passé depuis la sortie du Tome 5.Mais de là à être dépaysé à l'écoute des auditions du groupe hard rock The Devil's Vomit, des tribunes téléphoniques sportives avec un gars qui parle vite, des recettes à Pierrette et autres fausses pubs.Il ne faut que quelques secondes pour retrouver le plaisir ressenti à l'écoute des albums précédents.«J'égratigne davantage les médias cette fois, explique Pérusse.Jusqu'à présent, j'ai enregistré 1350 capsules.Il n'y a pas 56 façons de présenter un party de bureau ou une discussion entre conjoints.Mais il y a de plus en plus de médias et de chaînes d'information, donc de plus en plus de lecteurs de nouvelles, d'annonceurs, d'animateurs et de chroniqueurs.Forcément, il y en a de moins bons.Aujourd'hui, pour être une vedette à la radio ou à la télévision, plus besoin de cours.Il suffit d'avoir une personnalité.La qualité de la langue en prend pour son rhume.» > Voir PÉRUSSE en 6 L'ÉCRANNOIR LES ÉMISSIONS LITTÉRAIRES À LA TÉLÉVISION François Pérusse Sept ans plus tard.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE PHOTOMONTAGE DAVID LAMBERT, LA PRESSE BRITNEY SPEARS Une prothèse auditive sans frais et sans limite d'âge selon les règles de la RAMQ Audioprothésistes Montréal, 525, rue Sherbrooke Est Longueuil, Saint-Hilaire, Saint-Jean, Laval, Granby - 1 800 422-6181 (514) 849-4500 www.laflammeetassocies.com Le modèle illustré n'est pas couvert.eL'aide auditiv Adaptée avec préciisiion à vos besoiins!! ARTS ET SPECTACLES SALON DU LIVRE Midam et les jeux de vilains de Kid Paddle SONIA SARFATI « Bien sûr qu'il y a un message dans Kid Paddle ! Je ne peux malheureusement pas l'exprimer ouvertement parce qu'il est subversif », rigole Michel Ledent, alias Midam \u2014père (in)digne de ce personnage qui, avec Titeuf, Petit Spirou et Cédric, forme un quatuor de choc dans le monde de la bande dessinée d'humour mettant en vedette des jeunes garçons tout sauf sages et dociles.Pas besoin d'en dire plus : ceux qui les lisent savent.Et ils sont nombreux à savoir : en France, Titeuf se vend plus qu'Astérix ; quant à Kid Paddle, dont les huit premiers titres se sont écoulés à un total de 1,3 million d'exemplaires, il se classe dans le top 3 des bandes dessinées jeunesse.Dans le paysage plus général de la bédé, « je suis dans les 20 plus grosses ventes sur 1500 sorties annuelles ».Pas mal pour un personnage né en 1993 dans les pages du magazine Spirou, pour illustrer une chronique sur les jeux vidéo \u2014dont elle est devenue indépendante au bout d'un an.Après tout, il avait tout pour pouvoir se tenir seul, ce gamin qu'il est quasi impossible de décoller de sa console vidéo et de son joystick ! Parce que, entre autres, il sert avec justesse de véhicule à plusieurs fantasmes enfantins \u2014qui ne sont d'ailleurs pas ceux de Titeuf et du Petit Spirou, dans lesquels Midam ne se retrouve pas : « Kid Paddle se distingue des deux autres, d'abord, par une beaucoup plus grande intelligence », lance le bédéiste belge.et pince-sans-rire.Avant de poursuivre, plus sérieusement (enfin, manière de parler) : « Je me suis très vite rendu compte que Titeuf et le Petit Spirou opéraient dans le même créneau : rire de la découverte de la sexualité chez un enfant.Sauf que ça ne sonnait aucune cloche en moi : à sept, huit ou neuf ans, je voyais les filles comme des extraterrestres.Elles habitaient sur la planète Pluton et je n'avais absolument rien à leur dire \u2014 et vice-versa.À cet âge là, toujours pour moi, le plus important était papa-maman et les copains.» Bref, ses jeux de mains, jeux de vilains sont d'une autre nature que ceux de ses compétiteurs dont les petits héros sont entourés de « femmes dont la plastique corporelle vous incite à la regarder deux fois ».En fait, le monde de Kid Paddle est essentiellement masculin \u2014 exception faite de sa soeur Carole, qui est toujours à étudier dans sa chambre rose Barbie.Il y a d'abord les copains \u2014dont une copine, apparue dans le dernier tome, Paddle.My Name Is Kid Paddle, que Midam a dessinée en se demandant à quoi pourrait ressembler l'idéal féminin de Kid.Max, donc, a un piercing à l'oreille, des cheveux mauves et est vêtue de noir.« Elle est un compagnon de jeu plus qu'une amoureuse potentielle.» Et elle occupe une bien moins grande place dans le panthéon « paddlelien» que les gars de la gang, les monstres des jeux vidéo et ceux qu'imagine Kid : « Je crois, note Midam.qui en connaît long sur le sujet, qu'il aurait aimé être un monstre.» Il en est un à sa manière, avancerait sûrement M.Paddle.Mme Paddle, elle ?Va savoir.À part une ou deux apparitions \u2014verbales uniquement\u2014 elle brille par son absence.Sans explication \u2014 en tout cas, dans les albums.Midam, par contre, sait pourquoi.« La mère de Kid n'est pas là pour des raisons purement techniques.Quand le magazine Spirou m'a passé la commande d'une page qui illustrerait la chronique jeux vidéo, j'ai eu une semaine pour imaginer un petit univers \u2014qui était l'embryon de ce qu'est Kid Paddle aujourd'hui.Et quand j'ai dessiné ma première page, le personnage de la mère n'est pas venu sous mon crayon.Je me suis dit qu'elle apparaîtrait plus tard.Ça n'a pas été le cas.» Le temps passant, il devenait de plus en plus difficile de l'intégrer dans la série: « Après une vingtaine de planches, je ne pouvais la faire apparaître sans donner une raison à son absence.Donc, elle n'est pas là, point.» Et Midam de s'amuser quand on le félicite de sa « vision très moderne de la famille, cette cellule uniparentale ayant un père à sa tête.En réalité, ce n'est rien de tout ça.Je l'ai pas fait exprès, m'sieur ! » s'amuse-t-il.Mais il y a une chose dont il est responsable : le retard du neuvième tome de la série, dont la publication est maintenant prévue pour mars ou avril.C'est que le bédéiste a pas mal donné de lui-même dans les produits dérivés de Kid Paddle.En particulier, la série animée \u2014 ici diffusée depuis septembre sur les ondes de Télétoon.« J'ai écrit la « bible» destinée aux scénaristes, histoire de leur donner les clés de l'univers de Kid.Et j'ai supervisé l'écriture des 10 premiers scénarios, qui ont servi de référence au reste.» C'est-à-dire les 42 autres épisodes de la première série, et les 52 suivants (une entente venant d'être signée).Des épisodes de 13 minutes, auxquels Midam ne se serait pas attaqué en solo : « Depuis 10 ans que je travaille avec Kid, mon esprit s'est forgé avec du gag.Quand j'ai une idée, je la développe sur une page, parfois deux et très rarement trois.Une adaptation animée fidèle donnerait des sketches de 15 à 30 secondes.Or, nous ne sommes plus à l'époque « Bip-bip ! V'là le coyote !» Nous sommes maintenant dans des créneaux d'une demi-heure.» D'où la prise de relais par des scénaristes professionnels \u2014ceux qui écrivent également Lucky Luke, Titeuf, Cédric.Midam ne s'en plaint pas.Du tout.Parce que s'il apprécie l'aventure, nouvelle, certaines facettes de l'aventure lui plaisent moins.Les cinq virées à Paris (il vit à Bruxelles) pour discuter, avec les coproducteurs du dessin animé, de la pertinence de la moustache de M.Paddle.il les a encore sur le coeur.Les pertes de temps, il les digère mal.Pas pour rien si son épouse est devenue son assistante pour tout ce qui est comptabilité, agenda, etc.C'est elle aussi qui, après discussion avec lui, règle les détails concernant les produits dérivés de Kid Paddle \u2014 et ils seront légion à la rentrée 2004 (cartables, plumiers, taillecrayons, sacs à dos.).« Ce qui est terrible, c'est que plus la notoriété augmente, plus on a des embêtements : problèmes de délais, de contrats.Bref, la popularité s'accompagne d'un tas d'obligations qui enlèvent du temps pour faire.ce pour quoi on est devenu populaire ! » Cela dit sous forme de constatation, pas par agacement.Il jouit plutôt de la situation \u2014 où il peut gagner sa vie tout en restant fidèle à ses rêves d'enfant, qui n'étaient pas de dessiner mais de travailler sérieusement sans éteindre les étoiles dans ses yeux.Il se souvient de la route des vacances, dans la voiture familiale qui filait vers les Ardennes, et était dépassée par une Ferrari.« Pourquoi on n'a pas une voiture comme ça, nous ?» a demandé le jeune Michel.Et son père d'échanger un sourire entendu avec sa mère.« Tu comprendras un jour pourquoi.» Eh bien, celui qui est devenu Midam ne comprend toujours pas.Il s'est acheté une voiture sport.Tout comme il continue à manger de gros hamburgers, parce qu'ils le faisaient saliver quand il était petit ; et du chili con carne, parce que Columbo en mangeait.Et tout comme il a formé un groupe rock avec d'autres illustrateurs (Yvan Delporte, Janry, Batem, ) parce qu'il en rêvait à 14 ans.Il est peut-être là, le secret du succès de Kid Paddle : il a été créé et vit sous la plume de quelqu'un dont l'enfant intérieur est loin d'être endormi.Il semble plutôt hyperactif.Mais surtout, qu'on ne lui donne pas de Ritalin ! .MIDAM sera au stand Dupuis (124) du Salon du livre aujourd'hui et demain de 14 h à 16 h ; et lundi de 13h à 15h.PHOTO ROBERT MAILLOUX L'enfant intérieur de Michel Ledent, le père de Kid Paddle, ne s'est pas endormi.Manque de solidarité et d'engagement Littérature-réalité MARIE-CLAUDE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE En France, où l'on a inventé Thierry Ardisson et le terme lofter (gageons que l'un et l'autre seront dans le prochain Larousse !) les concepteurs d'émissions littéraires s'ingénient à offrir du changement.Si ça ne plaît pas à tous les écrivains, ça secoue les gens.Parlez-en à Marie-Sissi Labrèche, qui était à Paris, il y a quelques mois, pour la promotion de son dernier roman, et qui a été invitée à l'émission Field dans ta chambre.Elle en tremble encore.C'est Michel Field (ancien animateur du Cercle de Minuit) qui orchestre cette émission qui apporte à la forme du talk-show un élément de suspense tenant de la téléréalité.Le concept de l'émission : plusieurs chroniqueurs sont invités à critiquer, devant public, cinq ou six livres qu'ils doivent tous avoir lus.La particularité : deux des auteurs des livres commentés assistent, derrière les rideaux, aux débats.Les chroniqueurs ne savent pas qui sont les auteurs cachés, et doivent dire s'ils ont détesté ou aimé un roman sans savoir si l'auteur est présent.Quand le rideau se lève, les pauvres (ou heureux) écrivains viennent rejoindre leurs bourreaux (ou alliés) sur le plateau.«Imaginez dans quel état d'anxiété je me trouvais, en attendant mon tour, cachée derrière le rideau », raconte l'auteure de Borderline.Heureusement, elle a eu de la chance.Les chroniqueurs ont aimé son roman.« C'est complètement sadique comme concept, mais c'est un vrai thrill.J'étais à cran, prête à me battre, prête à aller défendre mon livre.» ÉCRAN suite de la page un Chose certaine, ça ne ferait pas l'unanimité.« Je me rends compte qu'il y a deux classes de téléspectateurs, remarque Jacques Fortin.Les purs et durs, les cérébraux, ceux qui ne veulent que du contenu.Et les autres qui veulent voir un bon show de télé et être touchés.Et c'est très difficile de plaire à tout le monde.Et puis, il y a des lobbys, dans ce milieu-là, des voix discordantes, des groupes d'intérêt différents, des dissensions, et, disons-le, des chiâleux ! Les libraires, les éditeurs, les écrivains, ces gens-là ne s'entendent pas tout le temps.Si ce milieu était rassemblé, s'il y avait une solidarité, il me semble que ça nous faciliterait les choses.Une constatation que Mario Clément, qui a quitté la direction des programmes de Télé-Québec pour assurer celle de Radio-Canada, reprend presque mot pour mot.« On est en train de travailler sur la programmation de l'an prochain et pour l'instant, il n'y a pas de projets d'émissions littéraires sur la table, prévient Clément.Disons que ce ne sont pas les meilleures années de la télévision.Quand il y a des baisses d'auditoires, naturellement, il y a des baisses de revenus, et vous n'êtes pas sans savoir qu'on traverse une crise.Croyez-moi, on va la traverser, cette crise, et Radio- Canada va en sortir revalorisée, j'en fais mon cheval de bataille.Mais d'ici là, il y a beaucoup de choses à faire, et je ne pourrai pas toutes les faire en même temps.« Par contre, ce que je peux vous dire sur le sujet, c'est que j'ai quand même été, ces dernières années, en contact avec ce qu'on appelle « l'industrie du livre ».Il y a un tel manque d'implication, d'engagement, de la part de ces gens-là ! Ils poussent la responsabilité dans la cour des autres, puis jugent du travail qui doit être fait.Personne ne veut prendre la responsabilité d'initier des projets.Et peut-être bien que le problème dont on parle en ce moment (l'absence d'émissions littéraires à la télévision), est l'illustration de ce manque de cohésion-là.Les gens du milieu littéraire n'ont pas d'objectifs clairs, poursuit Clément.Je crois, pour ma part, qu'il y aura toujours de la place à la télévision pour des contenus intéressants.Le problème, c'est de savoir de qui, et de quels intérêts, on est l'outil.« Quand je travaille avec l'ADISQ, je peux vous dire une chose, dit-il encore.Il y en a de la dissension là-dedans, mais il y a une organisation, et les gens qui font partie de cette organisation, ensemble, savent ce qu'ils veulent.C'est la même chose pour le milieu du théâtre.J'étais avec eux samedi dernier pour organiser des soupers-bénéfice, ces gens-là travaillent très fort, et même s'il y a toutes sortes de théâtres, dans leurs actions, il y a une cohérence.Ces gens-là travaillent ensemble, ils viennent nous voir, ils nous proposent des choses.Dans le milieu de la littérature, il n'y a rien de ça.» Le tableau serait-il si noir ?Heureusement pas.Une émission jeunesse sera bientôt lancée (voir encadré).Jacques Fortin a « deux ou trois projets » sur ses bureaux, à Télé-Vision, dont un auquel il croit beaucoup, mais dont il ne peut parler.« Parfois, avance-t-il simplement, ce sont les idées les plus simples qui sont les meilleures.» Et aux dernières nouvelles, celles d'hier, Télé- Québec mettra une émission littéraire en ondes l'automne prochain a promis la nouvelle directrice des programmes, Louise Gendron.« Il y a certainement encore beaucoup d'intérêt pour le livre, répète Mario Clément.Le problème, ce n'est pas que nous avons peur d'ennuyer l'auditoire, c'est que la littérature n'est pas un bloc monolithique.Il y a la littérature jeunesse, les livres de cuisine, de psychologie, la poésie, le roman, les essais.On ne peut pas parler de tout.Et si on décide de parler de tout, il faut accepter qu'on n'intéressera pas tout le monde ! Mais il faut savoir ce qu'on veut.Trouver la bonne formule, puis s'y maintenir.Et c'est là que l'expertise des professionnels du livre est essentielle.Mais avant, il faudra que tous ces gens-là s'entendent sur une approche commune.» On ne peut pas parler de tout.Et si on décide de parler de tout, il faut accepter qu'on n'intéressera pas tout le monde ! Quand les auteurs jeunesse s'organisent Pas solidaire, le milieu du livre ?La littérature jeunesse fait la preuve du contraire.Depuis quelques années, Dominique Demers travaille avec les productions Téléfiction (qui ont produit La mystérieuse Mademoiselle C).« Dominique nous avait parlé d'un rêve qu'elle caressait depuis longtemps, racontent les productrices Lucie Veillet et Carmen Bourassa.Et qui s'inspirait du projet « un berlingo de lait par jour ».Pourquoi pas une histoire par jour?se disait l'auteure de La Nouvelle Maîtresse?Ensemble, les trois femmes ont élaboré un concept d'une grande simplicité.Réalisée par Yves Soutières, Dominique raconte.s'adressera aux enfants de 2 à 6 ans.Dès le 29 novembre, les samedis et dimanches matin, à 7h45, à la télévision de Radio-Canada, l'auteure, spécialiste et passionnée de littérature jeunesse, racontera aux petits deux histoires tirées d'albums illustrés d'ici ou d'ailleurs.«Comme nous voulions travailler en concordance avec les libraires, éditeurs et bibliothécaires, nous n'avons choisi que des titres jeunesse encore disponibles, racontent les réalisatrices.Nous avons fourni aux intervenants la liste de ces titres et la date des émissions, de sorte qu'ils puissent mettre les albums en évidence au moment opportun.Tous ceux qu'on a approchés se sont montrés enchantés.» Le résultat, du moins si l'on s'en fie à la première émission que l'on nous a présentée, est absolument ravissant. ARTS ET SPECTACLES BRITNEY SPEARS \u2014 L'équipe des Arts + Spectacles HÉROS ET ZÉRO > LE HÉROS : PAUL MARTIN En comptant parmi ses invités Bono (qui a prononcé un discours sur le développement international) au congrès à la direction libérale, hier à Toronto, le présumé successeur de Jean Chrétien s'assure sûrement des places de choix dans tous les arénas où se produira U2 en concert ! > LE ZÉRO : DOC MAILLOUX En début de gala, dimanche dernier, le psychiatre de Loft Story a franchement manqué d'humour et d'ouverture d'esprit lorsque le père du lofteur Samuel lui a tendu la main.après lui avoir fait des reproches et l'avoir traité de Don Cherry.ENTRACTE La rubrique à ne pas faire lire à un fan d'Isabelle Boulay DANS LA PEAUDE.Crystelle, danseuse nue, dans Le Petit Monde de Laura Cadieux (TVA), à Pit : «Quand je regarde tous les gars en pâmoison devant moi, je ne pense à rien d'autre qu'à l'épicerie de la fin de semaine.» SCÈNE JUTEUSE Attention, couteaux bas ! Selon le Time, la chanteuse Pink a refusé de coanimer le gala des MTV Europe Awards, de la semaine dernière, avec Christina Aguilera.La raison ?«Elle aurait enlevé tout le plaisir à la chose.» Aguilera ne porterait pas plus Pink dans son coeur.Sur ses goûts vestimentaires dangereusement similaires: «Elle me copie tout le temps.Je me dis sans cesse: Mon Dieu, j'ai porté la même chose la semaine dernière !» À quand un combat dans le Jell-O?Andrée Watters ILS, ELLES ONT DIT.\u2014MONIQUE BRUNET-WEINMANN, critique et historienne de l'art, au Point.«Comment prétendre aimer l'oeuvre de Riopelle et faire une liquidation de feu ?Pourquoi ne pas faire les choses correctement et ainsi éviter de faire rire de nous ?» \u2014RENÉ ANGÉLIL à Michèle Richard, à Musi Max.«Je ne te verrais pas chanter \"Les Boîtes à gogo\" à ton âge.» MANQUE DE TALENT Non, le multitalentueux Gregory Charles n'est pas parfait ! L'animateur de l'émission radiophonique Des airs de toi (Première Chaîne de Radio-Canada) qui peut jouer sur deux pianos en même temps tout en dirigeant une chorale dit ne pas savoir nager, bricoler, jardiner, dessiner, colorier, découper ni faire des émaux sur cuivre.Dans l'ordre et le désordre.Ça nous rassure ! AZNAVOUR EN HAUT DE L'AFFICHE (Il était à Montréal pour promouvoir son autobiographie Le Temps des avants) À Christiane Charette, qui voulait savoir s'il avait déjà succombé aux charmes de ses admiratrices : «Je ne touchais jamais à la clientèle !» Au Point (Radio-Canada), sur la longévité des carrières aujourd'hui : «On ne fait pas de carrière comme à notre époque.En 24 heures, notre nom est projeté en haut de l'affiche.(.) On ne dit pas : il a du talent.On dit : ça marche ou ça ne marche pas !» MOTS DITS LOIN DES PROJECTEURS Andrée Watters a les doigts bien pendus lorsqu'elle se livre sur son site Internet.Au sujet du Gala de l'ADISQ: «Aye, Isabelle Boulay, c'est beau, on le sait qu'elle est bonne, ça fait cinq ans de suite qu'elle gagne le prix de l'interprète féminine de l'année ! Pis en plus, elle était en année sabbatique ! Ça veut dire qu'elle n'a rien fait de l'année ! NIET!!! C'est vraiment frustrant ! Mais j'ai compris pourquoi elle avait gagné : à cause du monde qui va voter dans les restaurants St-Hubert ! Des matantes pis des mononcles qui vont souper tranquillement le dimanche soir !» L'an prochain, des bulletins de vote dans les Mc Do pour les neveux des matantes S.V.P.! PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Entre l'innocence et la maturité THE NEW YORK TIMES « Maman, c'est vilain, ça », commentait une fillette de 9 ans en regardant Britney Spears enregistrer une émission spéciale pour le réseau ABC, la semaine dernière, à Manhattan.En interprétant une nouvelle chanson, Breathe on Me, Britney Spears se tortillait pour enlever un maillot ras-du-cou transparent.Soutien-gorge exposé, elle s'est ensuite contorsionnée sur les meubles de chambre à coucher, suivie de ses danseurs.« C'est du strip-tease », se plaint l'enfant.Sa mère lui demande de ne pas parler de « strip-tease » le lendemain à l'école.« Dis seulement qu'ils dansaient », conseille-t-elle.Avec chaque nouveau CD de Britney Spears, amateurs et détracteurs s'entendent inévitablement pour dire qu'elle a grandi.Mais en même temps, même si chacun de ses albums se vend à des millions d'exemplaires, la tendance est au déclin.Sur son premier CD, en 1999, ses chansons parlent de béguins adolescents, de peines d'amour et de boissons gazeuses.Sur le suivant, Oops ! I Did It Again, elle se fait plus coquette, mais reste hors de portée.Sur son troisième album, Britney, elle affirme son émancipation.Elle n'est plus fille, et presque femme.Sur son prochain CD, In the Zone qui sort mardi, elle poursuit son évolution sexuelle très publique, complétant sa transformation de fille soumise à prédatrice.Cette fois, elle se fait sirène, accostant les hommes au hasard, déclarant qu'elle ne veut plus être « agace », et offrant « ce qu'il te faut, toute la nuit ».Entre-temps, les tabloïds ont contribué à la sortie du disque avec des ragots et des images ininterrompues de Britney Spears à des partys, cigarette et alcool à la main.Dans sa promotion du nouveau CD, elle a même posé seins nus et fesses nues pour les unes de magazines.Mais ne voir dans la maturité que le sexe, l'alcool et les partys constitue une définition plutôt étroite de l'âge adulte.D'abord, ces découvertes se font typiquement dans les premières années de l'adolescence.De toute façon, l'âge adulte, c'est davantage apprendre à composer avec des responsabilités accrues, tout en poursuivant son évolution intellectuelle et émotionnelle.Quoiqu'il en soit, même si Britney Spears a consenti à s'offrir en martyr à une société fascinée par les jeunes filles licencieuses, sa vision personnelle de la maturité est plus nuancée que celle des magazines à potins.« Je pense qu'on ne grandit jamais, explique- t-elle en entrevue.Si quelqu'un dit avoir fini de grandir, qu'y a-t-il d'amusant là-dedans ?Chaque jour, vous voulez apprendre quelque chose de nouveau.Chaque jour, vous vous proposez de nouveaux défis pour vous améliorer.Je n'ai pas fini de grandir et je ne suis plus une petite fille.Je suis, tout simplement.La jeune chanteuse vit davantage dans un monde d'émotions que dans un monde de réalités, ce qui explique ses difficultés en interview et son succès sur scène et en studio.D'une certaine manière, son défi, ce n'est pas de grandir mais de revenir en arrière, d'essayer de récupérer quelquesunes des expériences qui lui ont échappé pendant qu'elle vivait la fantaisie (ou le cauchemar) d'être l'adolescente préférée de la planète.Aux dires d'un membre de son entourage, elle passe par une puberté émotionnelle à retardement.«Si je sors et que je prends de l'alcool, c'est comme : Oh, mon Dieu, Britney a consommé de l'alcool.Qu'est-ce qui se passe ?Je ne comprends pas.C'est vraiment bizarre », remarque Britney Spears.Et cette image de fille innocente et pure ?«Vous voyez l'ironie ?Les gens disent : Vous étiez si innocente, bla, bla, bla, et tout ça.Et moi je dis : Non, je ne l'étais pas.Vous avez dit que j'étais trop sexuelle quand j'ai fait Baby One More Time.Je ne gagne jamais à ce jeu.Vous comprenez ?Je grandis, J'ai 21 ans.J'ai passé l'âge de jouer avec des poupées.J'aime bien mes poupées et je les collectionne toujours, enfin vous comprenez ce que j'essaie de dire.» Avec la disparition rapide du teen pop de la fin des années, ses vedettes ont été obligées de se réinventer ou de subir le sort de leur musique.Christina Aguilera et Justin Timberlake ont continué à enregistrer des succès en cultivant les stations de R&B et de musique urbaine.Entre-temps, les Backstreet Boys se sont évaporés.Britney Spears a choisi un terrain mitoyen.Même si In the Zone est beaucoup plus agressif, sur le plan sexuel, que ses albums précédents et que ses interprétations peuvent offenser les fillettes de neuf ans, ses nouvelles chansons n'ont rien réinventé.C'est la même Britney que les amateurs de pop observent depuis des années, exécutant des chorégraphies, danseurs à l'appui, chantant en synchro son pop contemporain avec un casque d'écoute.Même si I Got That Boom Boom, avec les rappeurs Ying Yang Twins, constitue un hymne aux partouzes, et que la production de R.Kelly, Outrageous, proclame la puissance sexuelle féminine, l'album In the Zone ne conviendrait pas à une station de R&B ou de musique urbaine.C'est du pop à l'état pur, une formule incertaine au moment où le top 10 des singles est dominé presque entièrement par le rap et le R&B.Le mieux qu'on puisse dire, c'est que la production et les rythmes dance sont devenus plus complexes et moins prévisibles, avec des fioritures aux influences asiatiques à la place des coups de synthétiseur, et des chansons qui sonnent comme des remakes en transe du dance-pop des années 80.Ces jours-ci, Britney Spears écoute Black Eyed Peas et John Mayer, et compare même Shadow, une ballade de son nouveau CD, à Bjork.La chanson qui risque d'intéresser le plus les auditeurs est celle qu'elle a composée seule au piano, Everytime, dans laquelle elle répond à Cry Me A River, la chanson et le vidéo de son ancien copain Justin Timberlake.Même si plusieurs compositeurs ont proposé des réponses insolentes à Cry Me A River, elle choisit de s'excuser.« Tu as souffert de ma faiblesse », écrit-elle.Dans le refrain, elle ajoute : « Je me sens si petite.J'ai besoin de toi.» Britney Spears a combattu Jive Records, qui voulait faire de la chanson de R.Kelly le premier single de l'album, et a réussi à imposer son propre choix, Me Against the Music, une collaboration avec Madonna.Même si le nouveau CD fait moins bien que ses prédécesseurs, le niveau de célébrité de Mme Spears ne risque pas d'en souffrir.Son art, après tout, ne se limite plus à la musique.Elle a établi sa notoriété comme mannequin.Les magazines se l'arrachent, et ses photos de studio de Britney Spears circulent sur Internet plus vite que sa musique.La chanteuse dit n'écouter personne, à part Madonna.«Si quelqu'un m'interdit de faire quelque chose, je le fais.Mais j'écoute Madonna.Pour une raison que j'ignore, je l'écoute.Je sais que ça semble idiot.J'aime la carrière de Madonna, j'aime ce qu'elle a fait de sa famille.J'aime Faith Hill aussi, pour l'équilibre qu'elle a réussi à établir entre sa carrière et sa famille », note-t-elle.PHOTO GETTY IMAGES Sur son troisième album, Britney Spears affirme son émancipation.Elle n'est plus fille, et presque femme. ARTS ET SPECTACLES Vous ne connaissez pas Rumeurs?Quel délice vous ratez! LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION lcousine@lapresse.ca Dans l'épisode de Rumeurs lundi dernier, Esther et Benoît se sont enfin tombés dans les bras.Non sans difficulté, puisque l'auteure Isabelle Langlois se délecte des complications de la vie.Esther \u2014Lynda Johnson\u2014 a rappliqué chez Benoît \u2014James Hyndman.Le petit, couché dans le salon, s'est réveillé.La mère de Benoît \u2014«Hey, t'as une mère que t'appelles Maman ! » s'est étonnée Esther\u2014 s'est pointée, le meilleur ami de Benoît aussi, en pleine crise existentielle de couple.Alors qu'Esther était cachée dans la salle de bain, le copain Pierre-Paul \u2014Christian Bégin\u2014 a parfaitement décrit tout le machisme de Benoît.Esther s'exclamera :« J'en ai plus appris sur toi en trois minutes que dans toute une vie ! » Ils ont enfin fini par passer passionnément à l'acte.Extase.Mais on veut garder ça secret.Attendez l'épisode de lundi soir.Où bien sûr le chat sortira du sac.On sait qu'aucun secret n'est possible dans l'univers de ces placoteux de journalistes.Attendez de voir la scène du bureau où tout le monde pousse des gloussements de joie ! En parallèle, vous avez la triste histoire d'Hélène, la croqueuse d'hommes interprétée par la super belle Genevi ève Broui l l e t te, qui , contrairement à la sage Esther, vit un grand moment de solitude.Même les gars de la construction ne la sifflent plus dans la rue.Dans un bar, elle ne fait pas d'effet.La dèche.Par ailleurs, vous verrez que la chipie de patronne, jouée par Véronique Le Flaguais à son meilleur, a eu une aventure avec le gardien de sécurité qui ressemble à Pierre Bourque ! Rumeurs égale plaisirs pour quelque 650 000 spectateurs \u2014pourquoi pas le double, c'est le grand mystère de cette série\u2014 qui se délectent tous les lundis à 19h30 de cette comédie de moeurs très actuelle où l'amour existe encore, quoique bien difficile à vivre dans ces temps compliqués.Tous les épisodes sont bons.Les deux dont je vous parle sont extraordinaires.En ces tristes temps de télé-réalité, il ne faut pas se gêner pour parler de ce que la télévision peut nous présenter d'extraordinaire.C'est précieux et rare.Voilà qu'en regardant les deux épisodes, j'ai eu terriblement peur.Benoît et Esther ensemble, ça sent la fin d'un téléroman.J'ai appelé le producteur Jocelyn Deschênes qui m'a immédiatement rassurée.« Isabelle Langlois est en pleine écriture de sa troisième saison.Vous ne pouvez pas imaginer tous les rebondissements qui vont se produire ! » J'ai cessé de paniquer.M.Deschênes, qui reçoit plein de commentaires sur Rumeurs, m'en a cité un exquis.« Signez l'auteure pour le siècle ! » réclamait une spectatrice extasiée.Je seconde la demande.Contrairement aux vedettes instantanées de la télé-réalité, Isabelle Langlois a pratiqué longtemps en écriture de téléromans jeunesse pour apprendre son métier.Elle a un sens du dialogue extraordinaire.Rumeurs est son premier vol solo, puisque les séries jeunesse sont écrites par des collectifs.Elle a rencontré le producteur Jocelyn Deschênes lorsqu'elle a écrit deux épisodes du Monde de Charlotte, qu'il produit aussi.Elle lui a parlé d'un projet bien à elle.Il a flairé le succès.Rumeurs a débarqué à Radio-Canada l'année dernière, le jeudi soir à 20h30, après Le Plateau qui n'était pas très bon.Ce fut donc un lancement difficile pour cette délicieuse série.On l'a déménagée cette saison le lundi à 19h30.L'ancienne case de La Petite vie, devenue un classique.Mais il y a les auditions de Star Académie à TVA qui attirent presque deux fois plus d'auditoire.Il est difficile d'aller récupérer du public après un an dans une vilaine plage horaire.Et c'est bien dommage ! Se réconcilier avec le froid J'ai honte de l'avouer : le réchauffement de la planète ne m'a jamais empêchée de dormir.Hier, quand j'affrontais les grands vents de la rue St- Jacques, je trouvais que ça ne réchauffait pas assez vite à mon goût.Mais voilà qu'une nouvelle série commencée à Télé-Québec mercredi soir est tellement venue me chercher que je vois plus le froid de la même manière.Comme le premier épisode, intitulé La Grande traversée, est repris cet après-midi à 15h, vous aurez l'occasion de partager ma découverte.Le biologiste-réalisateur Jean Lemire est parti en juillet 2002 à bord du voilier SEDNA IV vers l'Arctique.Son film est un splendide documentaire pas didactique pour un sou qui vous montre les ravages déjà présents dans notre continent de glace.Un suspense.Mais où la glace fond, ce qui risque d'entraîner la mort des ours polaires, des caribous et des baleines.Sans compter que le pergélisol en Arctique de l'Ouest est en train de dégeler.Au lieu de la glace, on marche dans la boue et de ce magma qui ressemble à une tourbière, le méthane s'échappe, contribuant à réchauffer encore plus le climat.Les effets, vous les verrez dans les quatre autres films de la série, les mercredis à 20h, avec reprises les samedis à 15h.De quatre réalisateurs différents qui ont abordé les effets du réchauffement sur les animaux, la complexité du climat, les effets à l'autre bout du monde \u2014des atolls disparaissent dans le Pacifique sud car l'eau des glaciers fond\u2014 et sur les Inuits, les premières victimes des bouleversements.Des images du Nord à couper le souffle : la série a été tournée en haute définition.Mon collègue Luc Perreault en a parlé il y a deux semaines lors de la sortie de La Grande Traversée en salle.Aussi emballé que moi.Un trésor à découvrir.Tant qu'à geler, faites la dictée Après avoir regardé le film de Jean Lemire à Télé-Québec, restez bien au chaud et passez à 16h à TV5 où vous attend un exercice qui fera sans doute monter votre thermomètre intérieur : la dictée de Bernard Pivot.La demifinale des Dicos d'or aura lieu dans plusieurs villes de France et le corrigé est annoncé pour 17h30.La finale est pour janvier.Faites-vous offrir un nouveau dictionnaire pour Noël.PHOTO MICHEL GRAVEL, ARCHIVES, LA PRESSE © Esther (Lynda Johnson) est enfin tombée dans les bras de Benoît dans l'émission Rumeurs.Billets en vente au théâtre (514) 286-7884 Admission - achats téléphoniques (514) 790-1245 ou au www.admission.com Groupes (514) 527-3644 à l'Olympia 1004, rue Sainte-Catherine Est, Montréal avec Michel Côté Marcel Gauthier Marc Messier une comédie de Claude Meunier Jean-Pierre Plante Francine Ruel Louis Saia Michel Côté Marcel Gauthier Marc Messier 25 A N S Envente AUJOURD'HUI à midi 9 au 13 mars 2004 Offrez BROUE àNoël ! 21oct.22 oct.23 oct.24oct.25oct.28oct.29oct.30 oct.31oct.1 er nov.25nov.26 nov.27 nov.28nov.29nov.2déc.3déc.4déc.5déc.6déc.3fév.4fév.5fév.6fév.7fév.10fév.11 fév.12fév.13fév.14 fév.COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET 9mars 10mars 11 mars 12mars 13mars ssss NOUVEAUX BILLETS (514) 790-1245 3185411A MARIE-CLAIRE SÉGUIN L'enchanteuse FABIENNE COUTURIER Marie-Claire Séguin chante comme d'autres respirent, comme coule une source, comme souffle le vent.Cette voix-là est sans doute la plus souple, la plus riche, la plus pleine que le Québec, pourtant fertile en la matière, aura jamais connue.Une voix rare, dans tous les sens du terme puisqu'on l'entend peu : quatre ans se sont écoulés entre Butterfly, le dernier album de Marie-Claire Séguin, dont les radios n'ont jamais abusé, et Mille Traversées, qu'elle présente en spectacle à la Cinquième salle de la PdA.En deux bonnes heures bien remplies, la chanteuse nous ouvre un pan de sa vie, danse avec humour, souplesse et aisance, à la fois féline et truculente.Elle passe de la bossa-nova au gospel avec des incursions réussies du côté du tango, du jazz, du chant traditionnel amérindien.Elle reprend aussi, pour le plus grand plaisir des vieux enfants-fleurs que nous sommes, deux succès de la belle époque du retour à la terre : Chanson démodée et Global Refus.Il y a bien deux ou trois ballades un peu boyscout, qui rappellent Roger Whittaker (L'Héritage) ou une comédie musicale des années 60 (Toujours la vie), qui ne sont pas ses meilleures chansons, il s'en faut.Mais bon, Marie-Claire Séguin est joyeuse, intense et très en voix, on s'entend là-dessus.Les musiciens, aussi choristes, sont excellents, il n'y a pas à ergoter là non plus.Mais on se prend par moments à regretter qu'ils éclipsent presque la chanteuse.Il y a, comment dire ?Trop de crème sur le gâteau.Trop de choeurs, trop de piano, trop de tout.Quant à l'écriture, c'est peut-être là que le bât blesse le plus.Répétitive, à la limite d'être simpliste, elle n'est pas à la hauteur de l'interprète.On voudrait pour Marie-Claire Séguin de grandes chansons, des mots qui valent leur pesant de poésie, aussi riches et profonds que la femme et sa voix.Ou simples si l'on veut, comme dans Les Pianos, par exemple.Hélas, l'intention est là, le propos aussi, mais ils sont mal servis.Quand même, malgré tous ces bémols, il faut aller voir Marie-Claire Séguin en spectacle, pour sa sincérité, sa générosité et sa spontanéité, pour les moments de magie pure qu'elle provoque quand sa voix se pose sur nous comme une prière, un souffle chaud et vivant, un baume pour le coeur.Il faut aller la voir pour qu'elle continue de chanter.MILLE TRAVERSÉES, Marie-Claire Séguin, à la Cinquième Salle de la Place des Arts, les 15, 19, 21 et 22 novembre à 20h.Info : 514-842-2112. ARTS ET SPECTACLES Sexe, drogue et.Paul Martin?MARC CASSIVI BILLET mcassivi@lapresse.ca C'était jeudi soir, sur toutes les chaînes de télé ou presque.Quelques hauts cris discordants, un vieillard au hâle de poulet frit Kentucky se faufilant dans la foule, serrant des mains de mémés en chantant Diana.Sur le chemin, il a failli emboutir une ou deux admiratrices avant d'aller gravir les marches d'une scène illuminée aux couleurs officielles du Canada.On se serait cru à Vegas en 1962, c'est-à-dire avant toutes les révolutions, tranquilles et autres.« Merci beaucoup, c'est mon plaisir ! » a déclaré Paul Anka, le Frank Sinatra d'Ottawa, avant d'entonner une version trafiquée de My Way destinée à Jean Chrétien.Shagalag et doupdidou.Plus quétaine que ça, tu t'appelles Michel Girouard, et ton chien, Cachou.L'image a beau être particulièrement saisissante, on ne s'étonne pas de voir un Paul Anka chanter ses tubes fanés à l'occasion d'un love- in d'adieu pour un premier ministre canadien sortant.La politique et la variété de mauvaise qualité ont depuis longtemps offert ce genre de mariage forcé à nos oreilles trop peu chastes.Les congrès politiques autocongratulatoires ont remplacé les anniversaires, partys de Noël, bar mitzvah, piqueniques d'entreprises et premières communions à l'horaire de bien des chanteurs de charme et amuseurs publics.Alors, lorsqu'un chantre au teint BBQ se présente à un bien-cuit du PLC (pas du PFK), on ne s'en fait pas outre mesure.On ne s'étonne guère davantage qu'Audrey « appelez-moi simplement Audrey » de Montigny ait accepté de chanter, hier soir, pour le prochain PM, Paul Martin, dans le cadre du même congrès national du Parti libéral.Audrey « de Montigny c'est trop compliqué pour les Anglais » de Montigny reste, après tout, la quasi quasi finaliste du concours de chansons Canadian Idol.Elle qui ne balbutiait hier que quelques mots \u2014 « yes », « no », « Toronto » et « Cirque du Soleil » \u2014 dans la langue de Britney « chèque » Spears, sera bientôt une diplômée en bonne et due forme de l'institut Berlitz pour l'avancement de la science vocale.Audrey, l'orgueil de Sainte-Julienne et la favorite de Nanaimo, B.C., est ce que l'on appelle dans le jargon du football de seconde zone de la LCF une All-Canadian.Elle est assez forte pour lui (le Québec), mais conçue pour elles (les Prairies).Surtout, elle est capable de fédérer tous les amateurs de pop poche des années 80 (lire : le répertoire de Whitney Houston), a mari usque ad mare et ad nauseam, dans les deux langues officielles.Capable de finir quatrième d'un concours animé par le fils d'un ancien premier ministre conservateur et de chanter quelques mois plus tard dans le cadre d'un congrès animé par le fils d'un ancien premier ministre libéral.Claude Ryan doit bien avoir un fils qui accepterait d'animer le prochain pow-wow du gouvernement Charest afin qu'Audrey trouve enfin à chanter au Québec.Paul Anka, Audrey de Saint-Esprit (elle a déménagé.), même combat.Mais qu'en est-il de Bono Vox ?Le célèbre chanteur/militant gauchiste du groupe U2 a également accepté de participer au party libéral du week-end.Pas pour jouer les trouble-fêtes en compagnie de manifestants altermondialistes.Non.Plutôt pour démontrer son soutien au prochain chef de l'État qui, comme chacun sait, est un mécène adepte de simplicité volontaire, un pourfendeur de l'hégémonie américaine et un antimilitariste notoire (quel bouclier antimissile ?).Bref, un marxiste lénifiant qui condamne l'économie de marché comme d'autres les médecins prédicateurs de dope et qui pratique le yoga les week-ends en écoutant l'intégrale de Marie-Claire Séguin.« Ce sera pour moi, a écrit Bono à Jean Chrétien la semaine dernière, l'occasion de vous remercier, vous et Paul, et de vous exposer mes espoirs pour l'Afrique, de vous expliquer aussi comment le Canada peut continuer à faire progresser ces questions (NDLR : la lutte contre la propagation du sida, entre autres) » Vous et Paul ?Le chanteur de U2 donne du « tu» gros comme le bras à l'ancien bras droit de Jean Chrétien?C'est un peu comme si Elton John commençait une lettre adressée au pape par : « Mon chum Ji-Pi, à propos de l'ordination des évêques gais.».Je comprends très bien que Bono puisse écrire à Jean Chrétien pour le féliciter d'un projet de loi favorable à la distribution de médicaments génériques aux pays du tiers monde.Je peux même comprendre l'intérêt stratégique du rockeur irlandais à entretenir des relations avec des hommes politiques aux antipodes sur l'échiquier politique.Ce que je m'explique mal, c'est que Bono n'ait rien de mieux à faire, le week-end, que de se rendre à Toronto en plein mois de novembre pour s'entretenir avec des congressistes libéraux (ayant payé jusqu'à 2000 $ leur place au couronnement de Paul Martin) des différentes façons de venir en aide aux pays en voie de développement.Est-ce que c'est juste moi, comme on dit de l'autre côté de l'Outaouais ?Suis-je le seul à m'étonner de la présence à cette petite fête d'avocats et de notables de province de Bono, de Daniel Lanois, le chanteur et réalisateur bien connu, et de Sloan, le groupe rock «indie» par excellence des Maritimes ?Ils font tous partie, comme Audrey « la transcanadienne », du plan de marketing de l'équipe Martin.Mais encore ?Qu'a donc à tirer Bono, qui n'est certainement pas dupe, d'un tel appui à un politicien centriste qui n'a pas la réputation de pencher à gauche ?«M.Martin m'a frappé comme étant plus qu'un simple gestionnaire d'argent.Il a une vision », avait déclaré le chanteur en 2000 après avoir discuté avec l'ancien ministre des Finances des moyens à prendre pour réduire l'endettement des pays du tiers-monde.Cette vision, ce serait l'Afrique, la nouvelle priorité de Paul ?C'est peut-être le temps d'enlever tes lunettes de soleil, mon Bono.PHOTO PC Paul Anka a chanté une version trafiquée de My Way en l'honneur de Jean Chrétien jeudi soir à Ottawa.traduction de Benoit Girard de Ronald Harwood mise en scène de Serge Denoncourt Denis Bernard Michel Dumont Micheline Bernard Luc Bourgeois Benoit Girard Monique Miller Louise Cardinal Jean-Pierre Chartrand Jean-Marie Moncelet Claude Préfontaine décor Louise Campeau costumes François Barbeau éclairages Martin Labrecque musique Stéfane Richard l'habilleur « Brillamment dirigée par Serge Denoncourt.Michel Dumont joue avec superbe Sir George\u2026 Le déroulement est absolument bouleversant.C'est vraiment un spectacle à voir.» Samedi et rien d'autre, Premère Chaîne « Michel Dumont rend parfaitement le pouvoir mégalomane de Sir Georges\u2026 il est impeccable dans son rôle.Denis Bernard est prodigieux.» Aux arts, etc, Chaîne culturelle « Denis Bernard \u2026 module la sensibilité, la possessivité et l'ironie sans recherche d'effets.Et dans la scène finale, pardonnez le cliché, il est bouleversant.» La Presse « Ce fameux habilleur est interprété de façon magistrale par Denis Bernard sans jamais être caricatural.» Aujourd'hui, SRC Présenté en collaboration avec www.duceppe.com JUSQU'AU 6 DÉCEMBRE 3184071A . ARTS ET SPECTACLES The Strokes, haut la main Pérusse devance les pirates PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE S'il avait fallu que le dernier album du quintette new-yorkais The Strokes ne soit pas à la hauteur des attentes \u2014à tout le moins à la hauteur de son premier album, Is This It ?\u2014, ç'aurait été plus qu'une déception.Fiou ! Le nouvel album, Room on Fire, est contagieux, autant que l'était leur concert auquel La Presse a assisté le soir de l'Halloween.Le rôle que les Strokes ont joué dans le retour du rock est capital.Au tournant du nouveau millénaire, la fièvre rock bouillait de rage dans l'ombre du hip hop et du techno.Les quelques éruptions des groupes .And You Will Know Us By The Trail of Dead ou Black Rebel Motorcycle Club annonçaient la bonne nouvelle : prenez garde à nos guitares car elle reviennent, mordantes, bruyantes, prêtes à reprendre leur place.Là où ces groupes ont échoué, les Strokes ont fait mouche.Déjà, le buzz se répandait à propos de ces jeunes dévergondés, alors que l'album n'était même pas officiellement sorti.Ainsi, lors de la parution de Is This It ?en 2001, les critiques qui claironnaient le retour du rock croyaient bien avoir enfin raison : le groupe jouait pour vrai même si leurs spectacles ravageurs étaient trop brefs, leurs chansons accrocheuses au possible avaient le potentiel de vrais succès.Bon, de là à dire qu'ils étaient les « sauveurs du rock », le « meilleur groupe rock depuis les Rolling Stones » à avoir pondu le meilleur albumrock des derniers 20 ans.C'est qu'il n'y avait rien de bien original dans le son de ces cinq jeunes musiciens issus de familles aisées de Manhattan.Un ersatz de ce que New York a produit de plus mordant et typé en matière de rock.Pensez au Velvet ou au Television de Tom Verlaine, influence évidente qui anime Room on Fire.Cependant, les Strokes ont du chien.De l'attitude.Un look.Des riffs et des mélodies en béton, une efficacité qui contrastait avec l'effet surproduit des enregistrements rock d'aujourd'hui (pour les mêmes raisons, on aime aussi les White Stripes et leur côté férocement lofi).C'était ça dès Is This It ?, qui a profité d'une pub aux relents de « scandales » aguichants\u2014une pochette osée aux yeux des Américains et une chanson, New York City Cops, qui ne trouvait pas sa place parmi les préférées des mélomanes encore ébranlés par les attentats du World Trade Center.Un groupe resserré Is This It ?a remporté un gros succès aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France et même chez nous, où les Strokes ont donné un bref concert au Cabaret au printemps 2002.Room on Fire a répété l'exploit : arrivé en seconde position du palmarès du Billboard dès la semaine de sa mise en vente (plus de 130 000 exemplaires écoulés en une semaine), le groupe s'accrochait aussi la semaine dernière à sa 7e position au palmarès des meilleurs vendeurs au Canada (14e au Québec).Pas mal pour un groupe qui a refusé de faire des entrevues au Canada et qui a boudé Montréal pour ne donner un concert qu'à Toronto, le 14 octobre dernier.Qu'à cela ne tienne : nous nous sommes rendus à Boston pour l'Halloween, histoire de voir les Strokes (avec les Kings of Leon en première partie).À Lowell, plus précisément, ville natale de Jack Kerouac, glauque bled industriel dont le seul centre d'intérêt semble être la Tsongas Arena où se produisaient les cinq New-Yorkais, devant 3000 fans déguisés.« Happy Fuckin' Halloween ! » a lancé Julian Casablancas avant de se pendre à son micro pour envoyer Whatever Happened, le titre qui ouvre Room on Fire.Le ton était donné: voix distortionnée, guitares massives et rythme mécanique, le groupe coulant dans le ciment une mélodie contagieuse.Les Strokes ont mêlé les titres de Room on Fire à ceux de Is This It ?(Alone Together, Under Control, Hard to Explain, Between Love & Hate.) sans perdre de temps entre les chansons.Le groupe s'était si bien resserré depuis sa prestation au Cabaret que c'en était impressionnant.Casablancas avait l'air beaucoup moins stoned, le guitariste Nick Valensi extirpait des solos étudiés, l'énergie était au rendez-vous, atteignant un sommet à la mi-temps lorsque le groupe a enfilé The Modern Age, 12 :51, NYC Cops, Soma puis Last Nite.Mais le concert fut expéditif, trop bref : à peine 1h30 (mieux que les 45 minutes offertes au Cabaret, quand même.), sans rappel \u2014Casablancas nous avait prévenus.Seize petites chansons.qui nous font espérer de les revoir bientôt, à Montréal.PÉRUSSE suite de la page un Entre deux invectives du Docteur Maillet et deux recettes de Pierrette, Pérusse a tout de même inséré des tranches de vie d'employés de bureau et des appels téléphoniques du gars qui magasine.Sans trop abuser toutefois.Il a ainsi pu entrer à fond dans l'univers de la radio AM qu'il affectionne part iculièrement .« C'est ce que j'écoutais dans la vingtaine : il n'y avait pas de postes FM dans mon Malibu 77.J'aimais les lignes ouvertes.Je n'en revenais pas que des gens attendent 45 minutes en ligne pour dire juste des conneries en ondes.» Mais qui dit bande AM dit univers sonore approximatif.Est-ce à dire qu'une partie du Tome 6 sonne cacane ?« Les parodies de pubs diffusées sur le AM ont été enregistrées en stéréo », rassure Pérusse.En fait, l'humoriste n'a jamais aussi bien maîtrisé l'environnement sonore du peuple.« C'est le troisième disque que je fais seul.J'opère rapidement, maintenant, même si certaines choses sont difficiles à produire.J'ai 12 synthétiseurs dans mon studio.J'ai recours à de vrais instruments, mais aussi à des logiciels qui me permettent, par exemple, de choisir parmi 2000 sons de batterie.Il n'y a pas de limite à ce que je peux faire.» En 1990, pour son premier Album du peuple, Pérusse a travaillé avec des bobines d'enregistrement.« J'étais très limité au montage.Je ne pouvais déplacer une réplique.Aujourd'hui, je peux tout modifier par ordinateur.Mais ça ne me sauve pas du temps, car j'ai plus de possibilités.Codes d'accès L'humoriste a mis 14 mois à concevoir les sketchs et chansons du Tome 6.Comme pour L'Album pirate, son nouvel opus vient avec un code d'accès personnel qui permet d'entendre d'autres aventures du peuple sur le site de la compagnie de disques Zéro Musique (www.zeromusic.com).L'initiative semble justifiée à l'heure où Wilfred Le Bouthillier et Pérusse voient le contenu de leurs disques piraté.« Avec le code, j'espère davantage inciter les gens à acheter l'album que de contrer le piratage.De toute façon, je ne vois pas comment le faire sans législation.» Pourquoi ne pas tout mettre sur un site et vendre une carte d'accès au prix d'un CD ?« On va sûrement en arriver là.Éventuellement, l'industrie va procéder par téléchargement payant.» En attendant, François Pérusse devra prendre son mal en patience.Il a néanmoins écoulé plus de 100 000 exemplaires de L'Album pirate.En carrière, plus de 1,15 million de ses CD ont été vendus.À sa collection de Félix et de Gémeaux s'est ajouté, cette semaine, un Ruban d'or pour ses capsules des 2 Minutes du peuple, décerné par l'Association canadienne des radiodiffuseurs.« Sur des sites français et marocains, je suis déjà tombé sur du matériel que j'avais produit.Ma première réaction fut de dire : cool, ça marche ! Puis, un jour, j'ai remarqué que les ventes d'albums baissaient.Cela dit, je ne peux parler à mes fans d'argent.D'autant plus que plusieurs téléchargent le contenu de mes albums, mais les achètent quand même.Ce qui m'inquiète n'est pas tant la situation actuelle que la suite.Un jour, tout sera disponible sur Internet.même mes danses porno dont je n'ai jamais osé parler ! » The Strokes ont vendu plus de 130 000 exemplaires de Room on Fire en une seule semaine.D'APRÈS ADAPTATION MISE EN SCÈNE MUSIQUE ORIGINALE AU THÉÂTRE MAISONNEUVE DE LA PLACE DES ARTS BILLETS DERNIÈRE HEURE DISPONIBLES AVEC LA PARTICIPATION DE LA PLACE DES ARTS.CRÉÉE EN COPRODUCTION AVEC LE THÉÂTRE FRANÇAIS DU CENTRE NATIONAL DES ARTS.+ ANDRÉ BARNARD + PIERRE BENOIT + LUDOVIC BONNIER + JEAN-GUY BOUCHARD + MICHEL-ANDRÉ CARDIN + JULIE CASTONGUAY + GUILLAUME CHOUINARD + CLAUDE DESPINS + ÉRIC FORGET + NORMAN HELMS + JACINTHE LAGUË + SYLVIE MOREAU + DOMINIQUE QUESNEL « QUI N'A PAS VU L'ODYSSÉE ?VOUS ?ALORS, COUREZ-Y VITE\u2026 » \u2014L'ÉDITORIAL, LA PRESSE « UN PUR BONHEUR\u2026 » \u2014LE TVA, GROUPE TVA « UN GRAND SPECTACLE ! » \u2014CHAÎNE CULTURELLE, RADIO-CANADA « HOMÈRE TRIOMPHE AU TNM\u2026 » \u2014LE DEVOIR « UN VOYAGE INOUBLIABLE\u2026 » \u2014LE JOURNAL DE MONTRÉAL « FORMIDABLE ! » \u2014BONJOUR MONTRÉAL, CKAC « BRILLIANT » \u2014THE GAZETTE « LE HIT DE LA SAISON THÉÂTRALE\u2026 » \u2014VOIR « UN VOYAGE THÉÂTRAL ABSOLUMENT DIVIN\u2026 » \u2014MONTRÉAL CE SOIR, RADIO-CANADA EXTRAITS DES CRITIQUES, FÉVRIER 2000.AVEC PIERRE LEBEAU + FRANÇOIS PAPINEAU À L'AFFICHE L'ODYSSÉE LE THÉÂTRE IL VA SANS DIRE ET LE THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE PRÉSENTENT 3179929A SPECTRUM MÉTROPOLIS THÉÂTRE OLYMPIA THÉÂTRE OUTREMONT CLUB SODA CABARET DU PLATEAU MEDLEY FRANCOFOLIES DE MONTRÉAL FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL FESTIVAL MONTRÉAL EN LUMIÈRE PLUS QU'UN RÉSEAU ! www.t i c k e t p r o .c a ( 5 1 4 ) 9 0 8 - 9 0 9 0 3186291A .Tous les samedis dans TOUS LES SCÉNARIOS\u2026 3182874A MISE EN SCÈNE DE SERGE DENONCOURT CHORÉGRAPHIES VINCENT PATERSON COSTUMES FRANÇOIS BARBEAU SCÉNOGRAPHIE MARC SENÉCAL ÉCLAIRAGES MARTIN LABRECQUE SUPPLÉMENTAIRES 20 au22novembre 1248 rue Bernard Ouest, Outremont Dès le 13 novembre Au Théâtre Outremont Billets : (514) 790-1245 1248 rue Bernard Ouest, Outremont Album disponible LA COMÉDIE MUSICALE DE MARC DROUIN ET ROBERT LÉGER La critique est unanime ! «Une longue histoire d'amour qui recommence pour Pied de Poule.» LA PRESSE «La nouvelle mouture de Pied de Poule fera beaucoup parler, chanter et danser.» LE DEVOIR «Un spectacle extraordinaire, vraiment magnifique.» CITÉ ROCK DÉTENTE «En plein dans le mille, un pur divertissement.» SRC, Montréal ce soir «Un feu roulant, beaucoup de suspense et d'humour ! SRC, Montréal Express «C'est le show de l'année.à mourir de rire!» CKAC «Pied de Poule version 2003, électrisante!» TVA Salut Bonjour «Extraordinaire la mise en scène de Serge Denoncourt!» SRC, C'est bien meilleur le matin «Les costumes de François Barbeau, inventifs et révélateurs.» LE DEVOIR «Saluons la performance des danseurs dirigés par Vincent Paterson.» JOURNAL DE MONTRÉAL «.les interprètes sont fabuleux! » SRC, Montréal ce soir Enfin à Montréal au Théâtre Outremont 3179802A (514) 253-8974 AVEC François-Xavier Dufour, Bénédicte Décary, Gary Boudreault, Normand Bissonnette , Geoffrey Gaquere, Vincent-Guillaume Otis, Olivier Aubin, Simon Rousseau, Justin Laramée, Erwin Weche, Frédéric Bélanger, Jean-Robert Bourdage, Sasha Dominique CONCEPTEURS : Emanuelle Kirouac-Sanche, Patricia Ruel, Sarah Balleux, Nicolas Descôteaux, Jasmine Catudal, Suzanne Trépanier, Anik Généreux, Louise Beaudoin, Yannick Bocquet d' Alexandre Dumas père Adaptation : Elizabeth Bourget Mise en scène : Robert Bellefeuille 1ère partie du Comte de Monte-Cristo Du 4 au 29 novembre Jeudis et vendredis, 20 h; samedis, 16 h (Matinées et soirées scolaires en semaine, 10 h 30, 13 h 30 et 19 h) Admission 514 790-1245 1 800 361-4595 admission.com 4353, rue Sainte-Catherine Est Papineau ou Viau, autobus 34 Pie IX, autobus 139 Sud 3179285A On entendra entre autres Elizabeth Caballero, Lyne Fortin, Karina Gauvin, Theodore Green, Eugenie Grunewald, Brenda Harris, Mark Heller, Michael Hendrick, Roger Honeywell, Pierre Lefèvbre, Michael Maniaci, Antonio Nagore, Susan Patterson, Lori Phillips, Roxanne Rowedder, Valerian Ruminski, Krisztina Szabo, James Westman, Brandon Wood, Grant Youngblood Avec Le Choeur de l'Opéra de Montréal l'Orchestre Métropolitain du Grand Montréal, sous la direction de James Meena Une grande fête célébrant l'intronisation au Panthéon canadien de l'art lyrique du ténor canadien Richard Margison Soyez de la fête ! Des heures ininterrompues d'enchantement et d'émotion\u2026 Vos airs favoris interprétés par les plus belles voix d'ici et d'ailleurs.en date du 3/11/03 Forfait DIVA GALA : Gala - Hôtel - Restaurant, Économisez jusqu'à 20% Hôtel Wyndham et Restaurant La Rotonde /Auberge de La Fontaine et Café Cherrier BILLETS : 40 $, 60 $ ET 125 $ - RENSEIGNEMENTS: (514) 985-2258 ÉVÉNEMENT BÉNÉFICE - DIMANCHE 7 DÉCEMBRE 2003 À 14 H Sous la présidence d'honneur de monsieur Paul Desmarais jr Président du conseil et co-chef de la direction, Power Corporation du Canada 3183036A ARTS ET SPECTACLES COUP DE COEUR FRANCOPHONE Conquis par la soul FABIENNE COUTURIER Il y a foule au Cabaret.Des gars, des filles.De tous les âges.Mais surtout, ce soir, beaucoup, beaucoup de « personnes de couleur ».Luck Mervil, qui assurait la première partie du spectacle, l'a bien dit, hilare : comme Blancs, on est pas mal plus de couleur que tous les Noirs du monde.Roses quand on naît, bleus quand on se fâche, rouges quand on est gênés, verts quand on est malades, mauves quand on crève.Vieille blague qui fait toujours son petit effet.Bref, il y a pas mal de personnes de toutes les couleurs, contrairement à l'habitude, où il n'y a pas tellement de variété.Un sondage maison mené dans la plus grande rigueur mais sans la moindre méthode le confirme : ils, elles surtout, sont venus pour Corneille.Mariam et sa soeur Oumou, Aziza, Joëlle, elles n'en ont que pour le bel oiseau.Et Luck ?« Euh, ouais, mais on ne connaît pas tellement.» Ce n'est pas sans ironie : Luck Mervil, déjà vieux routier dans notre paysage musical, lui qui roule sa bosse depuis si longtemps, qui en est à son sixième album, assurant la première partie de.qui, déjà ?Mais attendez qu'il se pointe, avec son copain guitariste Joël Ferron.Très à l'aise, beau comme tout, sexy en diable : une bête.Il lance quelques mots en français, en créole, en anglais, annonce Soul Power, et ça y est : Luck nous met dans sa petite poche.C'est fou ce qu'on peut faire avec deux guitares et un peu (beaucoup) de tempérament.La Liberté c'est la vie (en hommage au 200e anniversaire de l'indépendance d'Haïti), Est-ce que tu la sens (sexy à mort, le croirez-vous ?), Mézanmis, Sans papiers, tirée de Notre-Dame de Paris, qui prend une tout autre dimension dépouillée de sa pompe, rendue avec une âme (vous avez dit soul ?) à donner des frissons.Il nous finit ça avec Y aura toujours de l'amour, un blues absolument cochon, et voilà.On est là, enfin ils sont là (et l'objectivité journalistique, alors ?), jeunes et moins vieux, garçons et filles, massés au pied de la scène du Cabaret bondé, séduits, conquis, allumés.Est-ce Mariam ou Aziza qui est venue, à l'entracte, corriger sa réponse au sondage hautement scientifique de La Presse ?« Mettez Luck aussi ! ! ! » Eh.On s'en doutait.Mais tant mieux pour Luck : parions qu'il y en a plusieurs comme elle, ce soir.Quand Corneille arrive enfin, vachement chic dans son vestoncravate, la salle est chauffée à bloc.Il a tout un band derrière lui \u2014 ne sera pas aussi dépouillé que tantôt.Dommage, parce qu'on perd un peu les mots, avec toute cette quincaillerie.Mais dans la salle, on s'en fout : tout le monde sait par coeur les chansons de l'unique album (Parce qu'on vient de loin) du bel oiseau noir.On veut son mouchoir, sa cravate (qu'une audacieuse Julie est allée lui retirer avec une grâce un peu malhabile \u2014 mais pourquoi diable ne la lui a-t-il pas donnée?manque d'expérience, sans doute), bref, on l'aime d'avance.Il faut dire que Corneille a, en plus d'un charme naturel et d'un talent certain, une histoire qui touche : rappelons que, Rwandais d'origine, il a vu sa famille décimée sous ses yeux pendant le génocide que l'on sait.Dans une soul bien française, bien lisse, bien proprette, un peu trop peut-être, il chante des choses que seul quelqu'un comme lui peut chanter : mettez ça dans la bouche de n'importe quel Blanc, on décroche à la troisième mesure.Ce sont ses mots à lui.Il lui reste à se les approprier vraiment, à se défaire de sa réserve, de la distance qu'il semble maintenir entre lui et son succès encore tout neuf.Il lui reste à tomber la veste, comme l'ont incité à le faire toutes ses admiratrices \u2014 qu'il n'a pas écoutées.Il devrait, pourtant.Au propre comme au figuré.CORNEILLE et LUCK MERVIL se produisaient jeudi au Cabaret du Musée dans le cadre du Coup de coeur francophone.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Corneille partageait la scène du Cabaret du Musée, à Montréal, jeudi soir avec Luck Mervil.Du 28 octobre au 22 novembre 2003 www.theatredaujourdhui.qc.ca de Pierre-Michel Tremblay Mise en scène de Martin Faucher assisté de Nadia Bélanger Avec Christian Bégin Marie Charlebois Patrice Coquereau Pier Paquette Isabelle Vincent Les concepteurs Jonas Veroff Bouchard Marc Senécal Etienne Boucher Stéfan Boucher Suzanne Trépanier EN COLLABORATION AVEC Une coproduction et Théâtre d'Aujourd'hui le théâtre de la création québécoise 3900, rue Saint-Denis, Mtl (514) 282-3900 DIRECTION René Richard Cyr, Jacques Vézina, Gilles Renaud Du 28 octobre au 22 novembre 2003 « Vous aimez le théâtre ?même si vous ne l'aimez pas, courez voir Mille feuilles » VOIR « Si vous avez une pièce à voir, allez voir Mille feuilles.C'est extraordinaire.On rit du début à la fin.» Y'É TROP DE BONNE HEURE CKOI « Une rare maestria.On s'incline devant tant d'humour et d'intelligence réunis.» DÉSAUTELS, SRC « Une comédie débridée.D'excellents numéros d'acteurs.» AUJOURD'HUI, SRC « C'est excellent, on s'esclaffe.Déplacez-vous ça vaut la peine.» SALUT BONJOUR WEEK-END, TVA « Tchekhov est là, sous l'acide.C'est drôle à hurler.» LA PRESSE « Mille feuilles frappe dans le mile.Drôle et grinçant.» LE JOURNAL DE MONTRÉAL « Rire avec esprit.Une pléthore de personnages, tous plus farfelus les uns que les autres.Les pointes enrobées d'humour atteignent leur cible.Amusant et intelligent.» LE DEVOIR SUPPLÉMENTAIRES 25 au 29 nov.à20h dim.23 et sam.29 nov.à15h 3176765A 3179302A 3182572A Une Fantaisie équestre « DU JAMAIS VU ! » - jean beaunoyer, la presse « UN PUR RAVISSEMENT !» - martin francoeur, le nouvelliste « AUSSI PUISSANT QUE LES MEILLEURS SPECTACLES DU CIRQUE DU SOLEIL.» - richard ouzounian, toronto star « EXQUIS ! UN SUPERBE MARIAGE ARTISTIQUE ENTRE L'HOMME ET LE CHEVAL.» - stewart brown, toronto sun « UN MONDE ABSOLUMENT FÉÉRIQUE !» - catherine vachon, tva « L'ENSEMBLE FASCINE ET RÉJOUIT.» - stéphane baillargeon, le devoir Billets en vente: 514 788-8308 1 866 999-8111 cavalia.net Du 16 décembre au 4 janvier CAVA LIA ENFIN À MONTRÉAL Aprèssessuccèsà Shawiniganet Toronto Voltige présente en collaboration avec 3186404A . ARTS ET SPECTACLES LES FRÈRES DIOUF Rencontre avec deux Québégalais ROBERT LAPLANTE COLLABORATION SPÉCIALE C'est par cette froide et pluvieuse journée de novembre que je devais rencontrer les frères Diouf, percussionnistes talentueux, et anciens membres des Colocs qui venaient nous présenter leur premier disque, Dund.Une température triste et morne qui contrastait avec la chaleur, le dynamisme et la générosité des deux Sénégalais.«Québégalais », réplique Hadji Diouf, fier de sa trouvaille linguistique, « pas d'ici, mais plus tout à fait de là-bas, Canadien pour ma famille, Africain pour mes voisins », ajoute-t-il avec le plaisir triomphant de celui qui réalise un rêve de jeunesse.« Plus jeunes, au Sénégal, nous faisions partie d'un groupe de jeunes percussionnistes qui se produisaient dans de nombreuses fêtes ; le soir, après nos prestations, nous mangions et nous discutions ensemble, en regardant les étoiles et en rêvant de faire découvrir notre musique à l'Europe et à l'Amérique, évoque Hadji.Le destin a fait du bon travail en nous conduisant au Québec.Élèves et cousins du légendaire musicien et collaborateur de Peter Gabriel, Doudou Ndiaye Rose, Hadji et Karim Diouf débutent comme percussionnistes pour les matchs de football, les mariages et les bals.Très populaires, ils multiplient leurs présences à ces manifestations.« Nous avions régulièrement deux ou trois engagements par jour », précise Karim.Un horaire chargé qui leur permet toutefois de développer une maîtrise exceptionnelle de leurs instruments et de se faire connaître à travers leur patrie.Une série de concerts au Sénégal avec le célèbre chanteur d'Afrique de l'Ouest Baba Maal ouvre les portes de l'Europe aux deux frères.Une expérience qui sera loin d'être concluante.« Quand nous nous sommes embarqués dans l'aventure européenne, nous étions plutôt jeunes.Rien ne nous attirait dans cette société et, entre les tournées, nous retournions au Sénégal », souligne Karim qui se sentait à l'étroit dans le circuit français des musiciens africains.« Il n'y avait pas vraiment de collaborations possibles avec les musiciens européens, tout à fait le contraire de ce qui s'est passé au Québec », reconnaît-il en rendant hommage à l'ouverture d'esprit de Dubmatique, de Loco Locass, des Colocs et des autres artistes qui ont rapidement fait appel à leurs services.André Fortin a joué un rôle essentiel dans l'intégration des deux musiciens.En plus de les prendre sous son aile, de les introduire dans le milieu musical québécois, le chanteur des Colocs a découvert en eux de véritables frères de création, des catalyseurs qui lui permettront d'explorer de nouvelles facettes de sa riche personnalité musicale.« Dédé nous disait souvent que dans une autre vie, il avait dû être africain », affirme avec émotion Karim.« Nous aimions beaucoup travailler avec lui, nous étions sur la même longueur d'onde et nous avions beaucoup de projets communs dont la production de notre premier album.» Malheureusement pour nous, les albums Dehors novembre et Suite 2116 resteront les seuls témoignages de cette collaboration.Le décès du chanteur n'empêche pas les deux musiciens de réaliser ce premier album tant désiré.« Nous n'avions pas le choix, beaucoup de musiciens faisaient des pressions pour participer à nos enregistrements.Nous n'avions pas à les solliciter, ils s'offraient d'eux-mêmes », signale Hadji.La crème des musiciens québécois se retrouve donc avec un plaisir communicatif au premier opus de nos deux Québégalais.« Ce qui semblait impossible en Europe hier est maintenant possible ici, au Québec », s'empresse d'ajouter Karim.Réussissant un coup de maître, Hadji et Karim proposent un album métissé, une palette de rythmes et de sonorités irrésistibles, un coup de soleil sur la grisaille des derniers jours de l'automne.« Nous voulions produire un album qui reflétait nos goûts musicaux qui vont de l'afrobeat à la musique brésilienne en passant par le reggae et les mélodies plus traditionnelles du sud du Sénégal.Dund en wolof veut dire «vivre » et c'est ce que notre album reflète, la vie sous toutes ses formes », conclut Hadji.Un pari que les nouveaux récipiendaires du Prix Étoiles Galaxie remis par Radio-Canada ont relevé avec succès et qui devrait prendre vie sur scène dimanche le 23 novembre à la maison de culture Ahuntsic-Cartierville.PHOTO ROBERT LAPLANTE, LA PRESSE © Les frères Karim et Hadji Diouf lancent leur premier album, Dund.La Maison Théâtre présente Billets en vente (514) 288-7211 poste 1 (514) 790-1245 1 800 361-4595 245, rue Ontario Est, Montréal Métro Berri-UQAM www.maisontheatre.qc.ca 13 ans + Une création du Théâtre Le Clou TEXTE Francis Monty MISE EN SCÈNE Benoît Vermeulen INTERPRÉTATION Patrice Bélanger, Marie-Ève Bertrand, Sandrine Bisson, Mathieu Gosselin ET Monique Gosselin Du 13 au 23 novembre 2003 Supplémentaire: 23 novembre13h 3140289A LES CHARBONNIERS DE L'ENFER WÔ EN CONCERT AU CABARET VEN.21 NOVEMBRE 2003 BILLETS EN VENTE AU CABARET (845-2014) ET CHEZ ADMISSION (790-1245) PRÉSENTE 3184237A présente Concours MA PREMIÈRE PLACE desARTS 10e ÉDITION QUI ?Vous êtes auteurcompositeur et/ou interprète et chantez en français OÙ ?Au Studio-théâtre de la Place des Arts QUAND ?Les lundis soirs de janvier à juin PRIX À GAGNER ! F PRIX DISTINCTION FONDATION RENÉ MALO F PRIX HYDRO-QUÉBEC F PRIX PREMIÈRE CHAÎNE RADIO-CANADA F PRIX ÉTOILES GALAXIE DE RADIO-CANADA F PRIX OFQJ/MUSICACTION/ SODEC LE GRAND 8 RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTION Jusqu'au 15 novembre (514) 285-4343 sacef.com 3172364A ACHETEZ VOS BILLETS En personne au Spectrum 318, rue Sainte-Catherine Ouest Sur Internet www.admission.com À la Place des Arts www.pda.qc.ca / (514) 842-2112 Par téléphone (514) 790-1245 RENSEIGNEMENTS : (514) 871-1881 1 888 515-0515 WWW.MONTREALJAZZFEST.COM billetsenvente maintenant ! (514) 790-1245 Patrimoine canadien Canadian Heritage Automne 2003 20 h, MÉTROPOLIS PLACES ASSISES PREMIÈRE PARTIE : MARCIA SEEBARAN DUO Pour les amateurs de flamenco JEUDI PROCHAIN ! Complet le 19 novembre Supplémentaire le 20 novembre, 20 h, SPECTRUM Vendredi 21 novembre, 19 h et 21 h 30, STUDIO-THÉÂTRE, PdA Vendredi 28 novembre, 20 h, THÉÂTRE OUTREMONT SES SUCCÈS ET SON NOUVEAU CD : YOU'VE NEVER SEEN EVERYTHING De retour après un passage à guichets fermés au Festival ! billetsenvente àlaporte pour ces 2concerts ! CE LUNDI ET MARDI ! Découverte du Festival 2003 VENDREDI PROCHAIN ! 3186088A 3183017A 65$ 2 SHOWS Frais de service en sus.89$ 3 SHOWS Frais de service en sus.115$ 4 SHOWS Frais de service en sus.THÉÂTRE ST-DENIS réservations: 790.1111 MARTIN MATTE 25 AU 29 NOVEMBRE 03 2 AU 6 DÉCEMBRE 03 6 AU 10 JANVIER 04 Disponible en forfait 25 au 29 novembre 03 2 au 4 décembre 03 6 au 8 janvier 04 CLAUDINE MERCIER 31 MARS AU 3 AVRIL 04 Disponible en forfait 31 mars et 1er avril 04 MARC DUPRÉ 13 AU 16 JANVIER 04 Disponible en forfait 13 et 14 janvier 04 MARIO JEAN 10 AU 13 FÉVRIER 04 Disponible en forfait 10 au 12 février 04 NOUVELLES SUPPLÉMENTAIRES qu'une cravate! plus original Cadeau idéal pour les fêtes! www.riezencore.com 3185585A Danzahoy (Venezuela) Margie Gillis 11, 12, 13 décembre, 20 h Billets : (514) 842-2112, (514) 790-1245 Exodo 30e anniversaire Une oeuvre vibrante qui flirte avec le tango Trente années de magie 20, 21, 22 novembre, 20 h Billets : (514) 987-6919, (514) 790-1245 complet 20 et 21 novembre supplémentaire 22 novembre, 16 h 3183730A ARTS ET SPECTACLES DISQUES Exceptionnel / Excellent FFFF / Bon FFF / Passable FF /Àéviter À «l'ère de rien», la substance est bienvenue À 60 ans, le mari indolent de Françoise Hardy, interprète de Et moi, et moi et moi, Paris s'éveille, J'aime les filles, L'Opportuniste, Les Cactus, On nous cache tout, on nous dit rien, s'adresse à Madame l'Existence.Concocté dans sa résidence secondaire de Corse, un endroit dont on dit que les poils de ses nombreux chats partagent l'atmosphère avec les volutes de fumée émanant de ses cigares, ce 13e album marque quatre décennies de carrière.Pour célébrer la chose, Jacques Dutronc retrouve le fameux parolier, écrivain et journaliste Jacques Lanzmann, avec qui il avait signé ses plus grands tubes dans les années 60.et qu'il avait largué pour Gainsbourg \u2014Guerre et Pets.Au cynisme qu'ils laissaient planer au-dessus des débats sociaux des sixties, les frères Jacques enfin réconciliés semblent déployer une sagesse plutôt sombre.Sous la plume de Lanzmann, de sombres observations défilent en rimes.Un narrateur fatigué souhaiterait s'acheter une démocratie, des contre-malheurs, un peu de vérité, un très très grand amour ou quelque chose pour rêver.Ce même narrateur porte en dérision l'Occidental culpabilisé par la vision en live des inégalités planétaires.Un peu plus loin, il fait « face à la merde », en réalise l'ampleur : on liquide la planète ou bien on va refaire le monde ?Mieux encore, il se fout de la gueule des patrons qui n'ont plus d'employés pour les affronter (fin du travail oblige.), il ridiculise un président dépassé, des syndicats débordés, il annonce le début d'une autre ère : l'ère de rien.Refusant la rigueur d'une continuité stylistique, Dutronc use d'une voix graveleuse pour dire plutôt que chanter sur les plus actuelles de ses trouvailles \u2014un peu datées, les programmations sur fond de rock.Il retrouve ses airs de crooner indolent lorsqu'il est question d'amour ou de séduction, il adopte alors une pop classique bercée de cordes voluptueuses et ponctuée d'une guitare élégamment jouée par son fils Thomas.Comme c'est le cas dans le superbe film C'est la vie où il incarne brillamment un malade en phase terminale, on se plaît à sentir vulnérable cet aquaboniste pour qui le bof a toujours été une épaisse armure, notamment dans les touchantes reprises de Un jour tu verras (Mouloudji) et de L'Homme et l'Enfant (Eddy Constantine).En somme, ce disque est bien, il aurait pu être encore mieux torché mais je sens que je vais le remettre souvent dans le lecteur.À l'ère de rien, la substance est toujours la bienvenue dans les chaumières.Alain Brunet FFF1/2 CHANSON Jacques Dutronc Madame l'Existence Columbia / Sony POP Lynda Lemay Les Secrets des oiseaux FF Warner Trouble inconstance Osons un cliché: Lynda Lemay ne laisse personne indifférent.Plus encore, elle soulève les passions.Soit on aime sa façon de dépeindre le quotidien, soit on dénigre cette forme de simplicité volontaire.Les Secrets des oiseaux n'est pas très différent des autres albums de la chanteuse québécoise très prisée en France.Elle a, tout au plus, tenté de faire plus rock sur quelques titres comme J'aime pas les femmes.On ne s'étonne évidemment pas de la voir sauter « du coq à l'âme », comme elle aime à dire, mais on s'explique mal comment elle peut être aussi inconstante.Lynda Lemay sait manier la plume.Elle échappe ici et là de jolies phrases comme J'ai plus rien à blesser / Qui soit vierge de coups » ou « J't'ai regardé partir / En mourant tout bas / Sur la véranda / Brisée en des endroits / Que je ne me connaissais pas/ Entre mon coeur et tes bras.Comment se fait-il que, plus loin, elle cède allégrement à l'humour pipi-caca du genre ?Pourquoi s'abaisse-t-elle à chanter : Ça sent l'poulet cru / En train d'mariner / Dans son propre jus / Sa sauce fécale?Est-il vraiment nécessaire de mettre ça en chanson ?Lynda Lemay trouve parfois des angles intéressants pour aborder des sujets difficiles ou éculés.Pourquoi gâche-t-elle ses disques en y mettant des plus qu'ordinaires Alexandre Vigneault POP Pink Try This FFF Arista / BMG Solide retour Pink, on le sait, ne voit pas vraiment la vie en rose \u2014sauf quand elle joue à Lady Marmelade.Survivre à un succès de l'ampleur de Missundaztood, vendu à environ 14 millions d'exemplaires dans le monde, n'est pas une mince affaire.La petite baveuse de la pop américaine a décidé de se radicaliser.D'essayer, du moins.Elle n'a pas rejeté Linda Perry, qui a coécrit une bonne partie de son disque précédent, mais a embauché Tim Armstrong de Rancid.Try This est donc plus direct, plus rugueux, plus punk aussi.Pink y joue volontiers à la fauteuse de trouble, à la garce à « la jupe remontée bien haut », à la fille qui présente insolemment son majeur.Rien qu'on ne savait déjà, mais elle demeure fort crédible dans ce rôle de bum.Bien qu'il soit une coche en dessous de son disque précédent, Try This confirme que Pink a plus de talent (c'est une interprète versatile) et de bagout que bien des chanteuses pop actuellement sur le marché.Derrière son petit côté frondeur et vulgaire, elle cache une réelle sensibilité qu'on découvre ici à la faveur de deux chansons de Linda Perry : Catch Me Wil I'm Sleeping et Wading For Love.Inégal, certes, mais recommandable si vous avez envie de passer la soirée avec une fille qui sait rocker.Alexandre Vigneault POP Vilain Pingouin Jeux de mains FFF1/2 Audiogram Pas vilains, les jeux de mains Les Vilain Pingouin et leurs fans n'ont plus à se demander où sont passées les belles années.Avec la sortie de Jeux de mains, ils ont sous la patte la matière première qui a fait rocker ces belles années de la décennie 90.Cette rétrospective du meilleur de VP est bien plus qu'un simple ramassage de succès d'antan.En enregistrant le tout devant public à l'automne à Montréal, les Pingouin ont fait d'une pierre deux coups : remodeler leurs chansons à leur goût et repartir sur un nouvel élan.Et à entendre la qualité sonore de l'enregistrement et à imaginer le fun que les Pingouin et leurs deux nouveaux guitaristes ont eu à faire ces Jeux de mains, on ne peut que saluer ce retour en scène.La relecture du Train, la vivante version cajun de P'tite Vie, P'tite Misère et les quatre nouvelles pièces tirées d'une session studio pétillent de vie.De ces chansons inédites, on remarquera la festive Rien à perdre.Plutôt que de clore un chapitre de l'histoire de VP, ce disque ouvre un nouveau tome qui met l'eau à la bouche.Christian Côté collaboration spéciale ROCK A.S.Dragon Spanked FFFF Tricatel / Fusion III Délire moderne et vieux jeu A.S.Dragon, ça vous dit quelque chose ?Non ?Ça n'a rien d'anormal.Jusqu'ici, le principal fait d'armes de ce groupe français consistait à avoir accompagné Bertrand Burgalat sur scène et sur disque (Bertrand Burgalat Meets A.S.Dragon, 2001).Spanked permettra sans aucun doute au quintette soudé par le patron de Tricatel d'agrandir le cercle restreint de ses admirateurs.Resserrée derrière une flamboyante chanteuse du nom de Natacha Le Jeune, la formation pousse un rock indescriptible, à cheval sur la pop sixties, le punk, le psychédélisme, l'électro, une sorte de délire arty à la fois moderne et vieux jeu qu'il convient de prendre au deuxième degré.A.S.Dragon mise sur un groove solide, un maniérisme jamais vraiment prétentieux et un indéniable savoir- faire.Est-ce clair ?Non, évidemment.Dans le fond, ça n'a pas tellement d'importance, ce qu'il faut retenir, c'est que Spanked est un disque franchement réjouissant, mis en scène par un groupe pétillant et une chanteuse charismatique.Prêtez l'oreille si vous aimez la chanson rock frénétique qui fait penser à de la bande dessinée.Vous voyez ce que je veux dire ?Alexandre Vigneault ROCK Bon Jovi This Left Feels Right FFF Island / Universal Vieux tubes, nouvelles versions On ne sait pas si c'est seulement nous, mais il nous semble que le beau Jon Bon Jovi n'a rien fait de bon depuis une sacrée mèche.Au point où, aujourd'hui, on accueille souvent le moindre compact de Bon Jovi dans l'indifférence, pour ensuite s'en servir comme joli sousverre.Alors, pourquoi devrait-on soudainement s'attarder sur This Left Feels Right, qui comprend 12 tubes déjà entendus au moins mille fois?Parce qu'ici, les vieux hits sont retouchés.Des versions acoustiques, blues, un peu folk parfois.Des airs connus (Wanted Dead Or Alive, Bed Of Roses, Keep The Faith) qu'on reconnaît à peine tellement les arrangements sont différents.Parfois, c'est un peu nul.Mais la plupart du temps, c'est réussi.Et voilà qu'on se surprend à apprécier les arrangements bien ciselés de l'homme et son groupe, à apprécier des pièces qui s'avèrent beaucoup plus efficaces sous un éclairage qui n'est pas celui du rock FM dit « classique ».On ne va pas se mettre à crier au génie, mais ici, Bon Jovi surprend.Pour un groupe accro au rock à numéros, c'est déjà beaucoup.Richard Labbé ROCK Alice Cooper The Eyes Of Alice Cooper FFF Eagle Records Le vieux Alice tient bon Alice Cooper ne fait plus peur à personne.Et il ne vend plus des disques à coups de millions comme à la belle époque du Alice Cooper Group, au début des années 1970.C'est bien évident.Mais il arrive que les vieillards du genre offrent un truc de qualité dans l'ombre, loin des modes du moment, loin des milieux branchés.The Eyes Of Alice Cooper en est un très bon exemple.Ce compact n'a rien de in, n'a rien de très moderne non plus, mais il est peut-être le meilleur compact de monsieur Alice depuis un sacré bout de temps.On y retrouve quelques bons morceaux de rock pur, des textes ironiques et mordants au possible, et une ballade noire (This House Is Haunted) qui renvoie aux glorieux jours de Love It To Death ou Billion Dollar Babies.Oui, les fans vont adorer.Parce que notre homme Alice se révèle ici en très grande forme, lui que l'on croyait pourtant fini ou dépassé, ou les deux en même temps.Dommage que le son Cooper soit noyé dans une réalisation trop souvent approximative, qui ne permet pas à l'ensemble de bien rayonner.Richard Labbé CHANSON DANIEL HÉLIN Les Bulles FFF1/2 La Tribu / Sélect Tonique et essoufflant.Daniel Hélin ouvre bien grand le robinet, nous voilà prêts pour une douche.Plusieurs douches, des bouillantes et des glacées.Rien n'est tiède chez le performer belge, pour tout vous dire.Ce travail d'une remarquable densité, où pullulent monorimes boulimiques, métaphores à la carte et baisers sous la pluie, ne plaira probablement pas à celles et ceux pour qui la chanson doit jouer un rôle ornemental dans la vie quotidienne.Ce Belge est de ces hommes de théâtre reconvertis à la chanson et l'écriture signifiante, de ces artistes qui réclament toute votre attention, dont l'imaginaire touffu pourrait s'inscrire dans l'esthétique saltimbanque d'un Jacques Higelin.Les styles musicaux évoqués sont servis en mitraille, on procède à des traversées éclairs dans le jazz, la polka, l'avant rock, la rumba, la chanson française-française, ou même l'improvisation libre \u2014un texte récité avec le seul accompagnement de la batterie, par exemple.Tout y est organique dans cette boisson pleine de bulles qui montent et qui montent dans la caboche.et qui viennent éclater joyeusement dans les deux hémisphères.Parfois essoufflant, néanmoins nourrissant.Alain Brunet COUNTRY SONGS OF DOLLY PARTON Just Because I'm aWoman FFF1/2 Sugar Hill / Fusion III Pour mieux saisir Dolly Dolly Parton ?Cette chanteuse platement country?Cette poitrine surabondante ?Cette crinière peroxydée ?Ne mésestimez pas Dolly Parton.On est loin, très loin de Michèle Richard et Pier Béland.On est beaucoup plus proche du folk, du blues des plaines, donc des vraies affaires.Celles qui germent sans engrais chimiques.Si vous écoutez attentivement la plantureuse madame, vous réaliserez que cette artiste au look suspect a de la profondeur.Des artistes de grand talent nous l'ont déjà fait réaliser \u2014à commencer par Emmylou Harris et Linda Ronstadt avec qui Dolly a souvent chanté en trio.La belle Emmylou, d'ailleurs, affiche présent sur ce disque fort sympathique à la gloire de l'imaginaire country au féminin.La douleur récurrente de la vie et le courage de se relever font partie des thèmes abordés simplement et en toute intelligence par l'incontournable Dolly à qui plusieurs femmes rendent ici un hommage sincère: Alison Krauss, Norah Jones, Joan Osborne, Shelby Lynne, Mindy Smith, Shania Twain, Kasey Chambers, Sinéad O'Connor, Me'Shell Ndegeocello, le tout coiffé par un Just Because I'm A Woman interprétée par la jubilaire.Charmant.Alain Brunet ÉLECTRO ARTISTES VARIÉS Ennio Morricone Remixes Vol.1 FFF1/2 Compost/Fusion III Retoucher l'intouchable.C'est ce qui s'appelle prendre un risque : remixer Ennio Morricone, mythique compositeur des musiques des films de Sergio Leone, référence éculée de tous les musiciens qui se réclamaient (ou non) du trip hop.On pouvait le plagier, lui piquer des idées, mais, à ce jour, personne n'avait encore eu le culot de le remixer.Le label allemand Compost en a eu le droit, les commandes ont été passées aux tourneurs de boutons.Le plus surprenant, c'est qu'ils s'en sortent plutôt bien.L'Allemand International Pony rend d'abord un hommage kitch au musicien en chantant We Love Ennio dans un vocoder sur des boucles extraites de la musique de La Donna Invisible.On passe aux choses plus sérieuses avec le remix house d'Alex Attlas de Le Foto Probite Di Una Signora Per Bene, alors que de Suède, Swell Session s'en prend au classique Le bon, La brute et le truand.Ça grince au début mais, finalement, l'ambiance rampante est bien reproduite à travers la sèche rythmique house.Hakan Lidbo, Raw Deal, Kabuki et The Amalgamation on Soundz passent aussi Morricone au sampler.Un hommage house-breakbeat-drum& bass respectueux quoiqu'inutile.Philippe Renaud, collaboration spéciale CLASSIQUE Paul Merkelo et Luc Beauséjour Transcriptions baroques pour trompette et orgue FFF Analekta Pour le jeu lumineux Ce disque de transcriptions baroques (d'oeuvres pour flûte, clavecin, orgue, trompette, cordes et continuo) a ce parfum d'un autre temps, celui des années où régnaient en maîtres les Maurice André qui s'époumonaient dans les Hornpipes et autres Voluntary claironnants.Paul Merkelo, trompette solo à l'OSM, et Luc Beauséjour, sont toutefois plus subtils ici, déjà par le répertoire moins commun quoique accessible, et par cette retenue qui teinte l'écoute d'une quiétude, ici et là rehaussée de coups d'éclats.Sonate en trio (no 6) et chorals de J.-S.Bach, sonate de Purcell et de Handel, et du même, l'air Ombra mai fù de Serse, et un air superbe, Bist du bei mir, de Gottfried Heinrich Stölzel.L'ensemble est fort bien fait, idem pour la prise de son.Beauséjour remplit la commande à l'orgue Carl Wilhelm de l'église St-Matthias de Westmount, ainsi qu'au clavecin Yves Beaupré (d'après Hemsch et Blanchet).Mais s'il faut acheter ce disque (pour les amateurs de cuivres), c'est d'abord pour la fluidité du souffle et du jeu lumineux de Merkelo qui, lui, jamais ne claironne, et pour le célèbre Adagio d'Albinoni.Guy Marceau, collaboration spéciale ACHETEZ VOS BILLETS RENSEIGNEMENTS : (514) 871-1881 1 888 515-0515 WWW.MONTREALJAZZFEST.COM En personne au Spectrum 318, rue Sainte-Catherine Ouest Sur Internet www.admission.com Par téléphone (514) 790-1245 POUR LES AMATEURS DE FLAMENCO JESSE COOK 19 novembre complet SPECTRUM SUPPLÉMENTAIRE EN VENTE MAINTENANT ! JEUDI 20 NOVEMBRE Automne 2003 3185809A LE CAPITOLE DE QUÉBEC ET LA BANQUE NATIONALE D a l i d a RÉSERVATIONS : 1 800 261-9903 Les droits pour l'utilisation du nom et de l'image de Dalida dans ce spectacle sont sous licence de Orlando Productions.L'interprétation de Dalida est époustouflante ! Valérie Gamache, TVA Bravo à Joan Bluteau ! Non seulement elle a la voix mais elle en a l'apparence ! Vraiment impressionnant ! Isabelle Guilbault, CBV Elle a bien du mérite, Joan Bluteau.Les 20 numéros inspirés de la vie de Dalida.elle les défend avec une intensité qui ne faiblit pas, du premier jusqu'au dernier.Richard Boisvert, Le Soleil Un spectacle qui est là pour rester.Chantal Lacasse, CFOM Joan Bluteau est étincelante et convaincante dans la peau de Dalida.Le décor est impressionnant.Voilà un spectacle d'envergure qui surprend à maints égards ! Pierre O.Nadeau, Le Journal de Québec Tout est là pour passer une bonne soirée ! Caroline Dumont, CFOM Une grosse production ! Ça vaut vraiment la peine ! Nathalie Lévesque, CJMF PHOTOS : ÉRICK LABBÉ AU THÉÂTRE CAPITOLE DÈS LE 25 FÉVRIER 2004 10 SUPPLÉMENTAIRES EN VENTE AUJOURD'HUI 3186207A DIANE DUFRESNE en liberté conditionnelle Monument-National 1182 boul.St-Laurent, Mtl Billetterie : (514) 871-2224 St-Laurent ou Place d'Armes 14 et 15 Nov.(514) 790-1245 1 800 361-4595 DERNIÈRE REPRÉSENTATION À MONTRÉAL! «Diane Dufresne rock, romantique et déchirante!» COMPLET CE SOIR ! 3185364A La Flûteenchantée CRÉÉ ET IN TERPRÉTÉ PA RLE ROYAL WINNIPEG BALLET .Encoproductionavecle Centrenationaldes Arts.Chorégraphie :Mark Godden Musique: W.A.Mozart 20,21ET 22 NOVEMBRE 20 03 Billets :514 842-2112·Groupes:514 849-8681 www.grandsballets.qc.ca ET LE CHARME OPÉRA.25 % La Flûteenchantée et Casse-Noisette Offrevalable jusqu'au19 novembre20 03.Modifiable sanspréavis.de rabais àl'achat desdeux spectaclesà prixrégulier.Offrespéciale cadeau 3182324A 3185010A . ARTS ET SPECTACLES Quatre Berlioz, trois de trop NOUVELLES DU DISQUE Deborah Voigt chez EMI Surtout connue par ses enregistrements Deutsche Grammophon, la soprano américaine Deborah Voigt va enregistrer chez EMI des airs d'opéras de Wagner et Richard Strauss, sa spécialité, avec l'Orchestre de la Radio de Bavière dirigé par Richard Armstrong.Elle enregistrera ensuite un disque d'extraits de comédies musicales.Rameau chez Erato Erato annonce une nouvelle version de Zoroastre, opéra de Rameau, par William Christie et ses Arts Florissants.Dans le rôle-titre : Mark Padmore.Harnoncourt et Dvorak Poursuivant son exploration du répertoire éloigné du baroque, son ancienne spécialité, Nikolaus Harnoncourt signe chez Teldec, avec l'Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam, un nouveau disque Dvorak comprenant le Concerto pour piano avec Pierre- Laurent Aimard, soit le même soliste avec lequel il a enregistré les cinq Concertos de Beethoven.Réédition Walcha Deutsche Grammophon vient de rééditer en un coffret de 10 compacts l'intégrale Bach d'orgue réalisée entre 1947 et 1952 par Helmut Walcha et considérée comme l'une des références du catalogue.CLAUDE GINGRAS Au moment où l'on parle de crise du disque classique, voici, en quelques mois, quatre nouvelles versions de la Symphonie fantastique de Berlioz, un record sans doute relié au bicentenaire du compositeur.Ce sont, par ordre alphabétique de chefs d'orchestre, les versions de Sir Colin Davis, Christoph Eschenbach, Valery Gergiev et Marc Minkowski.Pour Davis, il s'agit d'une quatrième version et il y retrouve le London Symphony (l'Orchestre Symphonique de Londres) avec lequel il grava sa première Fantastique, en 1963, pour Philips.Pour la même marque, il réenregistra l'oeuvre en 1974 avec le Concertgebouw et en 1990 avec le Philharmonique de Vienne.Son nouvel enregistrement paraît sous la marque- maison du London Symphony.Eschenbach, quant à lui, signe avec cette Fantastique son premier enregistrement comme chef de l'Orchestre de Paris, lequel avait enregistré l'oeuvre en 1967 avec Munch.Dirigé cette fois par Valery Gergiev, le Philharmonique de Vienne n'en est pas lui non plus à sa première Fantastique : il l'avait faite non seulement avec Davis mais également avec Monteux.Minkowski, enfin, propose une rencontre inattendue : les cordes modernes du Mahler Chamber Orchestra et les vents d'époque des Musiciens du Louvre.Sauf pour quelques sons un peu secs de trompette, au 4e mouvement, la sonorité d'ensemble diffère peu de ce qu'on entend habituellement.On pourrait ignorer Davis puisqu'on possède certainement au moins l'une de ses trois versions passées.C'est pourtant Davis qui propose encore la vision la plus cohérente de la Fantastique.Cette fois encore, il fait les deux reprises, aux 1er et 4e mouvements, et inclut dans Un Bal (le 2e mouvement) le cornet ajouté plus tard par Berlioz.Il apporte même quelques éléments nouveaux à son interprétation.Ainsi, son très romantique premier mouvement se déroule comme un grand prélude d'opéra.Par après, le contrepoint rapide et serré, le soyeux des cordes et les cris lointains dont parle Berlioz dans sa préface, tout cela est rendu avec une parfaite fidélité.Le complément de disque n'est pas très original cependant : l'ouverture de Béatrice et Bénédict, tirée d'un enregistrement précédent.Une précision : le disque donne Ronde du sabbat comme titre du 5e mouvement.Ce titre s'applique à une partie seulement du mouvement.Les trois autres chefs omettent le cornet favorisé par Davis.Concernant les deux reprises: Eschenbach et Minkowski les font, Gergiev passe outre.Les interprétations maintenant.Les bois de l'Orchestre de Paris s'inscrivent dans la plus pure tradition française et Eschenbach dirige un finale moqueur et orgiaque, avec des cris plus prononcés que chez Davis.Mais il fait inutilement ressortir des voix secondaires, se permet des rallentandos non indiqués dans la partition et prend la Marche au supplice plutôt vite.Un handicap : son disque est le seul des quatre à ne pas contenir une autre oeuvre.Sans parler du très laid dessin de pochette, dans le genre hélas ! favorisé par la marque Naïve.Plus encore qu'Eschenbach, Gergiev se complaît dans toutes sortes de nuances non indiquées et l'ensemble de sa lecture est plutôt lourde, avec, dans la Scène aux champs, un gros vibrato de cor-anglais qui fait peur.Lourde aussi, et dans un mauvais français, la Mort de Cléopâtre d'Olga Borodina, en complément de disque.Bien qu'il respecte les nuances de jeu indiquées par Berlioz et que son orchestre se distingue souvent par son relief, Minkowski passe à côté du caractère de la plupart des mouvements.Ainsi, sa Scène aux champs est beaucoup trop lente (l'indication « adagio» devrait suffire !), il n'y a rien de menaçant dans sa Marche au supplice et son Sabbat final est carrément trop sage.En complément : la scène lyrique Herminie, sans intérêt.Trois de ces enregistrements (Davis, Minkowski et Gergiev) sont indiqués live et pourtant on n'y entend pas le moindre bruit de salle.BERLIOZ : Symphonie fantastique, op.14 (1830).Quatre enregistrements récents : FFFF Orchestre Symphonique de Londres, dir.Sir Colin Davis +Ouverture de Béatrice et Bénédict LSO, 00007 FF Orchestre de Paris, dir.Christoph Eschenbach Naïve, V4935 Orchestre Philharmonique de Vienne, dir.Valery Gergiev + La Mort de Cléopâtre : Olga Borodina, mezzo-soprano Philips, 475095-2 F1/2 Mahler Chamber Orchestra et Les Musiciens du Louvre, dir.Marc Minkowski + Herminie : Aurélia Legay, soprano Deutsche Grammophon, 474209-2 13 au 17 novembre 2003 à la Place Bonaventure Programme complet au Salon du livre de Montréal et sur le site Internet salondulivredemontreal.com adultes 6 $ · aînés 4 $ · étudiants 3 $ Heures d'ouverture : Jeudi au dimanche 9 h à 22 h · Lundi 9 h à 18 h La lecture en cadeau Offrez un livre neuf à un enfant La garderie Legrand roulement peut s'occuper des petits de 2 à 10 ans vendredi, samedi et dimanche.Tarif horaire : 3$ Élémentaire, moncher ! 3181809A www.editionsboreal.qc.ca WILFRID DEROME expert en homicides Récit biographique 448 pages 32,95 $ 32 pages de cahiers-photos © Archives Le Soleil Venez rencontrer l'auteur au stand Boréal No 171 Samedi 15, de 16h à 17h Dimanche 16, de 13h à 14h Revivez les grandes affaires criminelles de la Belle Époque en suivant la carrière du fondateur de la médecine légale en Amérique du Nord.JACQUES CÔTÉ 3185022A 3185515A . ARTS ET SPECTACLES Wyclef Jean fait le ménage PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Nous commencions à nous demander si ce bon Wyclef renouerait un jour avec l'excellence de l'aventure Fugees et de son premier albumsolo, The Carnival.Ses derniers albums nous permettaient d'en douter.Mais, à 31 ans, Wyclef Jean a fait le ménage dans sa vie et revient en grande forme avec un album qui surpasse ses trois derniers, The Preacher's Son, Vol.1.En grande forme ?Le 17 octobre dernier, on annonçait que Wyclef Jean avait été hospitalisé à New York pour cause d'empoisonnement alimentaire ou de fatigue extrême à la suite d'une dure tournée promotionnelle en Europe.Alors, ça va, Clef ?« Yeah baby! All good.» Le jour de notre coup de fil, il faisait moche à Montréal.Pas dans les rues de New York, où déambulait le rappeur, portable à l'oreille.Bel endroit pour discuter avec Wyclef : la dernière entrevue qu'il nous avait accordée s'était aussi déroulée dans la rue, en plein centre-ville de Montréal, devant son hôtel.« Aw yeah, je m'en souviens, il faisait beau aussi.Alors, ça va toi, baby ?» Drôle de personnage que l'ancien leader des Fugees, producteur, compositeur et rappeur.On le sait articulé, humaniste, revendicateur, sensible, intelligent.Mais qu'est-ce qu'il a donc à donner du baby et du yeah yeah à chaque phrase ?Il est heureux, c'est un homme neuf, voilà tout.Wyclef Jean a fait le ménage et prétend même recommencer à zéro, même s'il espère encore ouvertement à une réunification des Fugees (voir la première chanson de son nouvel album).Il ne désire pas parler de ses anciennes relations avec Sony (qui lance au même moment un greatest hits de Wyclef Jean), mais est intarissable à propos de ses nouvelles relations avec J Records.« C'était pour moi un rêve que de travailler avec Clive Davis », dit-il, en encensant le fameux producteur américain, patron d'Arista Records \u2014une division de BMG, qui fait belle figure ces temps-ci au palmarès Billboard, notamment grâce au dernier disque des rappeurs d'Atlanta Outkast.« Je le connais depuis longtemps déjà, et on a toujours voulu travailler ensemble.Il me donne toute sa confiance, tous les moyens dont j'ai eu besoin pour faire ce nouvel album.» Davis l'avait invité sur le dernier album de Carlos Santana, qui lui rend la politesse sur la chanson Me & My Guitar, véritable déclaration d'amour à son instrument de prédilection.Il n'en joue certainement pas aussi bien que le maître Santana, mais il sait s'en servir pour composer de fort jolies chansons.Ce disque, Preacher's Son, il ne cesse de le qualifier de « premier album ».« Yeah baby, ce disque-là est pour moi un retour aux sources, martèle-t-il.Après la mort de mon père, j'ai fait le point, j'ai repris ma guitare et j'ai beaucoup composé.Cet album-là est le plus personnel que j'aie fait.Un condensé de ce que je suis : le son de la rue, les chansons, la guitare \u2014je suis le seul rappeur qui peut prendre sa guitare et chanter ses hits ! \u2014 et le reggae.Je tenais absolument à avoir Elephant Man et Buju Banton sur ce disque.» Preacher's Son est brillant, léger, fêtard, mais aussi sérieux dans le choix de ses sujets.Les hits potentiels Party to Damascus (avec Missy Elliott) et Celebrate ( qui déterre la diva Patti La Belle) côtoient des titres comme Baby Daddy, un texte qui aborde le thème de la famille reconstituée et du rôle de papa.« Non, je n'ai pas d'enfant, mais ça n'empêche pas qu'on puisse se retrouver dans le rôle de père, ditil.Tu sais, je ne suis pas le seul à avoir fréquenté une maman.» Et pourquoi avoir invité Redman sur cette chanson ?« Bah, lui non plus n'a pas d'enfant, mais, lorsqu'il a entendu la chanson, il m'a dit : Je veux rapper sur celle-là.Redman is my man ! » La discussion se termine assez rapidement, mais ce n'est que partie remise.Wyclef Jean ne manquera pas, en effet, de faire escale dans la métropole à l'occasion de sa prochaine tournée.« Hey baby, il faut que je te laisse, mais t'inquiète pas je reviendrai chez toi très bientôt.Le public de Montréal est parmi les plus fidèles que j'ai.» Grâce à l'excellent Preacher's Son, Wyclef s'assure que ce public ne lui tournera pas le dos.PHOTOMARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE © Sur disque comme dans la vie, Wyclef Jean pète le feu.André BERTHIAUME Les petits caractères V- 19 h à 21 h S-15 h à 18 h et 19 h à 21 h D-16 h à 18 h et 19 h à 21 h S-15 h à 17 h D-14 h à 15 h Josée BILODEAU La nuit monte Yves BOISVERT Écritures des territoires de l'écriture Serge BRUNEAU Rosa-Lux et la baie des Anges Marc CHAPLEAU À nous deux, le vin ! TOME II Pierre COUTURE Antoine Labelle Sergio KOKIS Les amants de l'Alfama Francine LEGARÉ Samuel de Champlain Jean PELCHAT Un cheval métaphysique Daniel PIGEON Ceux qui partent Bruno ROY Journal dérivé Yolande VILLEMAIRE La déferlante d'Amsterdam V-16 h à 18 h S-16 h à 18 h S-18 h à 20 h D-15 h à 17 h D-15 h à 16 h S-11 h à 13 h D-11 h à 13 h V-19 h à 21 h S-19 h à 21 h D-19 h à 21 h Jean DÉSY Nomades en pays maori V-18 h à 19 h S-11 h à 13 h S-14 h à 15 h V-18 h à 19 h S-18 h à 19 h D-18 h à 19 h V-19 h à 21 h S-20 h à 21 h D-19 h à 21 h V-17 h à 19 h S-17 h à 19 h D-18 h à 19 h Stand 660 Les signatures Yann MARTEL L'histoire de Pi S-15 h à 16 h D-16 h à 18 h 3185586A Avec The Preacher's Son, Vol.1, Wyclef Jean dit recommencer à zéro.VENDREDI 28 NOVEMBRE MÉTROPOLIS BILLETTERIE : Guichet du Spectrum et sur Admission (514) 790-1245 www.admission.com DANIEL BÉLANGER RÊVER MIEUX BILLETS EN VENTE MAINTENANT ! 3186293A . ARTS ET SPECTACLES HILARY HAHN Cordes sensibles GUY MARCEAU COLLABORATION SPÉCIALE Les gens heureux n'ont pas d'histoire, dit-on.La réalité de la violoniste américaine Hilary Hahn se résume à collectionner les petits bonheurs (et les grands honneurs) dans un quotidien qui n'a rien de banal.À bientôt 24 ans, celle qui dit ne pas aimer le mot « carrière » cumule déjà plus de 10 ans d'expérience auprès de musiciens et d'orchestres parmi les plus prestigieux de la planète.À l'aéroport de Chicago, pendant la demi-heure d'attente d'une liaison entre deux vols, Hilary Hahn a accordé une entrevue téléphonique à La Presse.Comme une simple formalité.« J'arrive d'une tournée de sept récitals en Europe (Allemagne, Belgique, Italie) pour revenir ensuite aux États-Unis où je faisais une prestation au American Arts Awards à New York.Et comme mon avion a été retardé, je dois bien avoir 10 minutes à vous consacrer.».Voilà la réalité de Hilary Hahn.Une vie réglée comme du papier à musique.D'un côté, les voyages, les nombreux fuseaux horaires, les retards et changements de dernière minute, de l'autre, la musique, les grandes rencontres, les publics avides, les salles combles, soir après soir.Et à cela, Hilary Hahn n'y changerait rien pour tout l'or du monde.D'emblée, le ton est direct, le commentaire vif, les réponses franches, et le temps.compté.La jeune femme est volubile, articulée, tranchante parfois.« J'ai travaillé très fort pour en arriver là.Mes professeurs m'ont formé à la dure et je les en remercie aujourd'hui pour ça.Mais la question du succès revient souvent de toutes parts, et ce sont les autres qui nous mettent sur un piédestal.J'adore ce que je fais, mais les succès sont bien relatifs ; même les soirs où je sais que j'ai très bien joué, il m'arrive d'avoir de mauvaises critiques.Bien que ce soit mon voeu le plus cher, je ne peux pas plaire à tout le monde.» Mais il se trouve que le jeu de Hilary Hahn fait l'unanimité (même Claude Gingras a notamment encensé son enregistrement du concerto de Brahms) et tous s'entendent pour considérer la jeune musicienne parmi les futurs grands noms du violon.Formée au Curtis Institute de Philadelphie, elle se produit avec un orchestre professionnel à 11 ans (Baltimore).Depuis, l'Europe toute entière lui a ouvert ses portes et les États-Unis balisent depuis son parcours avec les plus grands orchestres.Si Hilary Hahn est bien consciente du prestige d'une telle « carrière », elle ne s'émeut pas outre mesure, puisque c'est son pain et son beurre depuis la tendre enfance.Au disque, Hilary Hahn n'a pas tardé à représenter pour le géant Sony, une valeur sûre et avec qui elle a d'abord signé un contrat d'exclusivité.Elle gravera les concertos de Barber, Edgar Meyer (écrit pour elle), Beethoven (couplé avec la Sérénade de Bernstein), et ceux de Brahms et Stravinsky, récompensés par.un Grammy.Son premier enregistrement : les Sonates et Partitas pour violon seul de Jean-Sébastien Bach, et elle n'a alors que 17 ans.« J'ai joué la musique de Bach très jeune, et j'ai toujours été en osmose avec elle.La structure est si parfaite que la musique coule de source, et quand on transcende les difficultés, c'est toujours un grand bonheur de faire s'élever la musique, qui nous élève à son tour.» Bach sur un violon de 1864 En 2002, Hilary Hahn, dont le contrat avec Sony se terminait, est passée en exclusivité chez Deutsche Grammophon (Universal).Pour son premier enregistrement, elle grave, de Bach, les Concertos pour violon, cordes et continuo BWV 1041 à 1043, en plus du Concerto pour hautbois, violon, cordes et continuo BWV 1060, qui existe aussi dans une orchestration pour deux clavecins.La violoniste raconte une anecdote qui a toutes les allures d'un rendez-vous avec l'histoire.Il faut savoir que Hilary Hahn joue sur un violon ancien, un Jean-Baptiste Vuillaume de 1864.« J'ai découvert ce violon à l'âge de 13 ans et on peut affirmer avec certitude qu'il a été fabriqué par le luthier lui-même, et non pas par un de ses apprentis comme c'était souvent le cas.Il est extrêmement bien fait et en parfaite condition.Ce n'est pas un instrument « à tempérament », alors il me donne une excellente réponse que ce soit en musique ancienne ou moderne, en musique de chambre ou d'orchestre.Ce violon a appartenu au grandpère de Allan Vogel, le hautboïste qui joue avec moi sur le concerto BWV 1060.L'instrument était un héritage de la famille et c'est par l'entremise de mon professeur à l'époque, Klara Berkovich, que j'ai pu l'acquérir, avec la bénédiction de la famille, évidemment ! » Pour son passage chez nous, le 18 et 19 novembre prochains avec l'Orchestre symphonique de Montréal, elle jouera Bach et.Vaughan Williams.Le concerto BWV 1042 du premier, et, The Lark Ascending du second.Qu'y amène-t-elle aujourd'hui, 10 ans après ?« La musique de Bach, comme toutes les musiques d'ailleurs, grandissent avec nous.Je serais bien embêtée d'analyser sur le vif ce que l'oeuvre est devenue, ce que j'en ai fait.Certainement une plus grande compréhension du texte musical, mais au plan de l'interprétation.la fluidité peut-être ?Je le jouerais dans 10 ans, et ce serait forcément différent.» Et le choix du couplage avec l'oeuvre de Vaughan Williams ?« L'oeuvre est en effet très prenante, mais en fait, la raison est purement pratique puisqu'elle fera l'objet de mon prochain enregistrement avec le concerto d'Elgar.» Le répertoire de Hilary Hahn inclut les grands classiques (Bach, Mozart, Beethoven, Mendelssohn, Paganini et Brahms) mais aussi les moins fréquentés (Chostakovitch, Stravinsky, Korngold et Spohr).« Certaines oeuvres sont incontournables, mais le répertoire foisonne d'oeuvres méconnues qui recèlent de grandes beautés.Mais c'est d'abord une stimulation personnelle d'aborder de nouvelles pages, et si je peux les faire découvrir au grand public, j'ai donc réussi quelque chose.» Quand on lui demande si elle se considère comme une ambassadrice de la musique classique auprès du jeune public, elle tempère.« Ambassadrice, peut-être pas.Mais il m'arrive, quand le temps me le permet, d'aller dans les écoles pour jouer le violon pour ceux qui n'ont pas accès à cette musique, et c'est un rôle que j'adore.D'ailleurs, après mes concerts, je vais régulièrement rencontrer le public pour échanger sur leur expérience du concert et signer des autographes (elle le fera aussi à Montréal).Mais c'est important de montrer qu'en dehors de la scène, je suis comme toutes les autres, et pas si différente que ça.» À un réel talent près, oui.Hilary Hahn est en concert avec l'OSM les 18 et 19 novembre à 20h, salle Wilfrid- Pelletier de la PdA.Info : (514) 842-9951.La violoniste américaine Hilary Hahn, 23 ans, a une vie réglée comme du papier à musique.Des séances de clavardage avec des invités de marque au kiosque de La Presse.Venez y rencontrer notre collaborateur François Chartier à l'occasion du lancement de son nouveau livre, LA SÉLECTION CHARTIER 2004, vendredi à 17 h.Suivra une séance de signature, de 19 h à 20 h 30, au kiosque Flammarion.et au Salon du livre de Montréal Novembre jeudi 13 vendredi 14 samedi 15 dimanche 16 13 h 15 h 17 h Nicole et Émile Martel - Les Justiciers Masqués Alain Brunet Martin Bisaillon François Chartier Serge Chapleau Richard Hétu Georges-Hébert Germain Jacques Duval Jean-Claude Picard Michel Vastel (16 h) LE SAMEDI 15 NOVEMBRE, À 15 H 00, AU CARREFOUR DU SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL, notre tout nouveau Club de lecture La Presse présente une table ronde animée par Jean Fugère.On y discutera polars ! Les invités à cette table ronde : Jacques Côté, biographe de Wilfrid Derome, premier anthropologue judiciaire, Kathy Reichs, elle-même anthropologue judiciaire qui écrit des romans policiers fort courus, Carole Péclet, toxicologue judiciaire, le Dr Robert Dorion, odontologue.LE CLUB DE LECTURE DE LA PRESSE EN TOUT TEMPS SUR CYBERPRESSE.CA/ARTS 3185624A Ça change de la télé Accros des mots?Passez le test ! Partenaire majeur: Test officiel de qualification de la dictée dans le guide télé d'aujourd'hui.Inscrivez-vous et courez la chance de participer à la grande finale du 3 avril 2004 à l'Assemblée nationale du Québec.3181986A ARTS ET SPECTACLES PIED DE POULE FLASH Retour en arrière MUSIQUE Mapfumo annule Le concert du chanteur zimbabwéen Thomas Mapfumo qui devait avoir lieu demain soir au Kola Note a dû être annulé.Les producteurs du spectacle blâment les services d'immigration américains.Les détenteurs de billets pourront être remboursés au point d'achat.ISABELLE MASSÉ CRITIQUE imasse@lapresse.ca Toutes les comédies musicales ont-elles une pérennité ?Doit-on les consommer comme au soir de leur toute première grande première ?Ou les absorber avec un regard neuf, même lorsque le produit est estampillé « culte » ou « classique » ?Après sa résurrection, cet été, à Joliette, Pied de poule s'installe enfin au Théâtre Outremont.Pas de Marc Labrèche ni de Normand Brathwaite ni de Nathalie Gascon, cette fois, en tête d'affiche du musical de Marc Drouin, d'abord présenté en 1982, puis en 1991.À quelques pas de nous, toutefois, les François Perdu, Desmond Bigras et Olive Houde qu'ils ont popularisés.Personnages pris dans l'engrenage d'une machine à fabriquer des stars pour les propulser instantanément sous les feux de la rampe.Tiens, tiens.« Que diriez-vous d'être immortel ?» lance tout de go le producteur Desmond Bigras en début de spectacle à un inconnu du nom de François Tremblay.Le grand garçon aura tout juste dit oui qu'il se retrouvera devant une dizaine de journalistes pour annoncer qu'il sera la vedette du prochain film de monsieur le producteur sorti tout droit des studios d'Hollywood P.Q.François Tremblay devenu François Perdu subira rapidement les conséquences du rêve américain après un tourbillonnant tournage au bras de la séduisante Olive Houde.L'amour des deux stars à peine avoué, Perdu devra, en effet, à la suggestion de Desmond Bigras, disparaître dans la nature, question que la sortie de leur film devienne un événement aussi attendu qu'un long métrage de Peter Jackson.Quand Perdu découvrira que son producteur a voulu le tuer, trois fois plutôt qu'une, il reviendra se venger.Assez grande la scène du Théâtre Outremont pour les idées de grandeur de Marc Drouin?Étonnamment, oui.Les 11 danseurs et comédiens- chanteurs s'amusent et s'éclatent pendant deux heures et demie dans un espace plutôt restreint pour ce genre de production.La scène est sobrement décorée.Et les personnages habillés avec retenue, si on exclut les tenues avec jupes et bas dépareillés des groupies.Ce qui compte ici étant le propos truffé de jeux de mots qui font mouche («À Los-Angélil.», « Tu as besoin d'une mère François./ Non, d'une paire (de seins) Olive.») et la chanson Pied de poule.À la longue toutefois, ce sont les tics et niveaux de langage aussi pompeux que chancelants des personnages qui retiennent l'attention.Car plus la date de sortie du film ultra médiatisé approche, plus les refrains des chansons manquent de punch.La vengeance de François Perdu et le désir des groupies de voir leur idole perdent de leur attrait.Heureusement, il y a la mise en scène rigolote sur laquelle se rabattre et le jeu caricatural bien maîtrisé de Normand Lévesque en Desmond Bigras.Avec Lévesque aux commandes, Pied de poule devient la comédie musicale d'un homme peu gâté par la nature qui a trouvé le moyen de vivre son rêve hollywoodien par procuration.Même si on peut parier un 10 $ que l'intérêt premier de la reprise de Pied de poule était de remettre en mémoire une chanson et une chorégraphie qui n'ont épargné aucune oreille et aucune paire d'yeux, il y a 20 ans.Dans ce contexte, on regarde la pièce en attendant avec impatience les premiers accords de la chanson-titre qu'on a retravaillés.Et on prend les autres chansons qui s'imposent sur le chemin simplement avec le sourire.Du coup, la facture très années 80 du produit saute aux yeux et la façon de traiter le propos semble empoussiérée.Même si le thème de la célébrité instantanée n'a jamais autant été au goût du jour.Bref, on a revampé pour ceux qui ont vu la comédie musicale dans les années 80 et 90.Pas pour les nouveaux spectateurs, qui en ont d'abord vu d'autres, plus actuels.Pied de poule 2003 montre au moins à ces derniers qu'il n'y a pas eu qu'I dans le cv de Marc Drouin.ARTS VISUELS DESIGN PUBLICITÉ PHOTOGRAPHIE MODE ARCHITECTURE UNE PRÉSENTATION DE Marilyn, De Gaulle, les Beatles, la minijupe, le premier homme sur la Lune, Bob Dylan, Andy Warhol, Molinari, Janis Joplin, Woodstock, Brigitte Bardot, le pop art, le Vietnam, Jimmy Hendrix, mai 68, l'Expo 67, Roy Lichtenstein, la libération sexuelle, JFK\u2026Venez vivre une décennie qui a fait époque.Martin Sharp, Bob Dylan, Couverture de la revue OZ (no 7, oct.-nov.1967), 1967 Musée des beaux-arts de Montréal (acquisition spéciale, exposition Les années 60) Photo Musée des beaux-arts de Montréal: Christine Guest RENSEIGNEMENTS : (514) 285-2000 WWW.MBAM.QC.CA EN COLLABORATION AVEC 3174046A PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Dans sa version moderne, Pied de Poule n'a pas perdu sa facture des années 80.Soirée de la Sainte-Catherine Lemardi 25 novembre à 18 h au Restaurant Magnan Menu gastronomique, gigue et animation historique en compagnie de René Caron, Jacques Lacoursière, Pierre Chartrand et Ubert Sanspré dit Beloeil.Tenue de ville - places limitées Réservations : (514) 935-8136 Remise du prix Catherine-Crolo en partenariat avec 3185433A Pour vaincre l'isolement des personnes âgées.Les Des Montréalais pure laine Pour nos heures d'ouverture et autres renseignements : (514) 398-7100 www.musee-mccord.qc.ca 690, rue Sherbrooke Ouest Métro Mc Gill ou autobus 24 Bien plus qu'une histoire de kilt et de cornemuse, voyez comment les Montréalais d'origine écossaise ont joué un rôle déterminant de bâtisseur.Venez découvrir l'influence qu'ils ont eue sur la ville de Montréal.Jusqu'au 6 septembre 2004 3174703A ARTS ET SPECTACLES VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 11H30 TV5 ACOUSTIC Acoustic consacre son émission à David Bowie à l'occasion de son concert prévu à Paris-Bercy.Entrevue et performances.18H30 r CINÉMA : E.T.L'EXTRATERRESTRE Ne serait-ce que pour revoir E.T.pointer son doigt lumineux sur le front d'Elliott.et revivre l'émotion, intacte.Un film indémodable qu'on peut bien revoir une autre fois.20H00 A BELLE ET BUM Normand Brathwaite et Sophie Durocher reçoivent France D'Amour, Andrée Watters, Marc Déry et Bïa.Le comédien Frédérick De Granpré interprète Tarzan est heureux de Serge Lama.21H00 r CINÉMAX : PARTIS EN 60 SECONDES Nicolas Cage et Angelina Jolie nous montrent comment démolir 50autos en deux heures et demie.21H00 ARTV THEMA : MARLENE DIETRICH Marlene Dietrich revit grâce à une formidable collection d'archives et au témoignage de sa fille dans ce documentaire qui retrace son parcours depuis ses débuts jusqu'à son triomphe dans L'Ange bleu.On voit Marlene, en 1944, accompagner l'avance des Alliés aux accords de l'immortelle Lili Marlene.L'Ange bleu suit à 23 h.21H30 A CINÉMA : BRAZIL Un film grinçant, comique et déstabilisant signé Terry Gilliamsur les déboires d'un fonctionnaire qui croit reconnaître la belle de ses rêves dans une conductrice de camions.Une chronique aussi intelligente qu'une manigance du lofteur Hugues HUGO DUMAS hdumas@lapresse.ca L'ENVERS DU DÉCOR QUI VEUTÉCHANGER SON ÉPOUSE?Dites-vous qu'Occupation double et Loft Story, ce n'est pas si mal.Car l'émission de téléréalité Wife Swap, un concept britannique extrêmement populaire en Europe, prendra l'antenne l'année prochaine sur la chaîne américaine ABC.Craignant une mauvaise réaction chez les familles traditionnelles du Montana et du Kentucky, les producteurs américains ont cependant décidé d'appeler l'émission The Swap.Le concept, lui, demeure intact: deux femmes au foyer de deux familles complètement différentes changent de maison pour une période de 10 jours.ABC croit que The Swap sera une «expérience sociale très intéressante».Que diriezvous de voir Sharon Osbourne changer de résidence avec, mettons, la femme d'un pasteur de belle expérience sociale.Eh oui, les pasteurs presbytériens ont le droit de se marier, si c'est la question que vous vous posez.On a vérifié.Sharon Osbourne CP Paris Hilton PHOTO: AP Christian Slater et Ryan Haddon PHOTO: AP Jay-Z et Puff Daddy PHOTO: AP VOIR PARIS ET.Uh-oh : le scandale de la cassette vidéo porno de la jeune héritière Paris Hilton a pris des proportions, disons, gigantesques et rocambolesques.D'abord, celui qui a été filmé en train d'avoir une relation sexuelle avec Paris, Rick Solomon, poursuivra maintenant les parents de la jeune femme et sa relationniste pour diffamation.Rick Solomon, l'ex-petit ami de Shannen Doherty, prétend qu'il n'est pas à l'origine de la distribution de la cassette dans toutes les salles de rédaction de Los Angeles à New York (mais pas à La Presse).Il semble plutôt qu'un des amis de Rick l'ait dérobée, pour ensuite la refiler à un monteur (sans jeu de mots) de Seattle qui l'a réduite de 45 minutes à trois minutes et demie.Une enquête policière sur ce vol a même été ouverte par la police de Los Angeles.En passant, l'objet se vend jusqu'à 100 $ US sur e Bay et les vidéos de Paris Hilton sont les plus téléchargées présentement sur différents sites Web.Il y a aussi Pamela Anderson, familière avec le concept des ébats sexuels filmés, qui a avoué à l'émission Access Hollywood avoir vu la fameuse cassette de Paris et Rick.Son appréciation ?La lumière était, comme, mauvaise.Ça, Pam, c'est parce que Rick a tourné la scène dans le noir avec une caméra à infrarouge.Duh.VRAIE ROMANCE ?Comment la femme de Christian Slater, Ryan Haddon, règle-t-elle les disputes conjugales ?Deux possibilités : a) elle force son mari à revoir ses plus mauvais films (et dieu sait qu'il y en a.Kuffs, quelqu'un ?) ou b) elle lui lance des objets au visage.La réponse est (petite hésitation) b.Et c'est arrivé en début de semaine au Hard Rock Hotel de Las Vegas.Christian avait passé une partie de la soirée chez les effeuilleuses et Ryan, furieuse d'avoir été abandonnée, l'avait ramené à l'hôtel en le tirant par l'oreille.Le couple s'est mis à s'engueuler et Ryan lui a balancé un gros verre au visage.Résultats : a) Christian a dû recevoir neuf points de suture et b) Ryan a été arrêtée pour violence conjugale et a passé 12 heures en prison.Ryan n'a pas été forcée de regarder Jimmy Hollywood, par contre.RÉALITÉ CHÈQUE Après Britney et son resto Nyla (maintenant kaput), c'est au tour du rappeur Jay-Z d'éprouver des problèmes dans le dur monde de la restauration et des bars de Manhattan.Il semble que, rapporte The Smoking Gun, plusieurs chèques signés de la main de M.Bling-Bling et destinés à des fournisseurs de son club 40/40 aient rebondi.Deux de ces trois fournisseurs ont entrepris des démarches judiciaires afin de récupérer les sommes (environ 40 000$) que leur doit le rappeur.L'Envers du décor ne veut pas jeter de l'huile sur le feu et enrager inutilement ces fournisseurs, mais tient tout de même à partager les informations voulant que Jay-Z possède un condo évalué à 1,4 million $ US, qu'il conduise plusieurs voitures de luxe et qu'il vienne de donner, juste comme ça, 25 000$ à son pote P.Diddy pour sa participation au marathon de New York.STROKE THREE, RETIRÉ ! Hum, hum.Une erreur s'est glissée dans cette chronique la semaine dernière.Une erreur d'une gravité sans nom, qui pourrait sans doute nous valoir un blâme du Conseil de presse.Le copain de Drew Barrymore n'est pas le chanteur des Strokes, Julian Casablancas, mais bien le batteur du groupe, Fabrizio Moretti.Confusion capillaire.Désolé.The Strokes PHOTO: CP LES CONFESSIONS.(23:49) Le Téléjournal La Petite Vie Hockey / Canadiens - Sénateurs Le Téléjournal LE SEUL TÉMOIN (5) avec Gene Hackman, Anne Archer Le TVA 18 heures E.T.L'EXTRA-TERRESTRE (2) avec Henry Thomas, Dee Wallace PARTIS EN 60 SECONDES (5) avec Nicolas Cage, Angelina Jolie Le TVA Malcolm Le Septième Les Francs-tireurs / Éric Gagné, Sébastien Plante, Stefie Shock Belle et Bum/ France D'Amour, Andrée Watters, Marc Déry, Bïa BRAZIL (2) avec Jonathan Pryce, Kim Greist Loft Story LE COW-BOY DE SHANGHAÏ (4) avec Jackie Chan, Owen Wilson LE CLONE (5) avec Jean-Claude Van Damme, Michael Rooker (20:45) Loft Story (23:22) News The Habs.W-Five Sue Thomas: F.B.Eye Law& Order: Criminal Intent Law& Order: SVU CTV News News Reg.Contact Sat.Report Hockey.Hockey / Canadiens - Sénateurs Hockey / Maple Leafs - Sharks College Football (15:30) Raceline .Vision.TV THE CHALLENGE avec Ashley Olsen, Mary-Kate Olsen America's Funniest Home Videos .Athlete Musicians.NCAA College Football (15:30) News King of Queens 48 Hours Investigates Hack The District News E.T.News NBC News Stargate SG-1 Las Vegas Law& Order: Criminal Intent Law& Order: SVU Sat.Night The Lawrence Welk Show As Time.Waiting.My Hero .Served?Ballykissangel Austin City Limits Masterpiece Theatre BBC News The Editors Wall Street Mc Laughlin Monarch of the Glen Hockey / Plattsburgh State - Gemesep BBCWorld MASH (3) The Kathy Durst Case City Confidential / Aspen American Justice Cold Case Files MI-5 Crossing Jordan PERSONA (1) (17:00) Moi et l'Autre Prise de vues Viens voir./ Pierre Lebeau Thema:Marlene Dietrich L'ANGE BLEU (1) Arts&Minds StarTV The Life.Maureen Forrester Natalie Choquette This was Richard Tauber Strip Search Sex & City / Queer.(23:45) .Juste pour rire Québec en humour Stéphane Rousseau Biographies / Patrick Swayze Secrets intimes d'Hollywood Sexstar Kindergarten .Langagier Le Monde des affaires Prévention des toxicomanies Mondialisation Histoire des formes urbaines Clin d'oeil.NASA Educational File Howit's Made Frontiers of Construction Monster House / Zen House Monster Garage American Chopper Guinness World Records.Journée à.Jardins .l'hiver .plongée .du monde .de France Zone limite Les Routes oubliées - Liban Pilot Guides Reiselust .(18:15) .(18:45) .(19:10) King Honey, I Shrunk the Kids THE ARRIVAL (5) avec Charlie Sheen, Ron Silver .Dark (22:55) PIE.(23:10) Drew Carey Seinfeld That '70s Show Seinfeld Cops America's most Wanted The West Wing Mad TV Mystery Ink Inside Ent.Santa's on.Bob &.Andromeda Hack JR Digs Sat.Night Histoire maritime du Canada Made in Québec / Cimetières Face cachée JAG LES CHARIOTS DE FEU (3) avec Ben Cross, Ian Charleson Timelines: Century of Conflict For King and Empire / Vimy The Sea Hunters SERGEANT YORK (3) avec Gary Cooper, Joan Leslie Trading Places Faking it .Lives Obsessions Matchmaker Out in.City America's Next Top Model Sexual Secrets .Élégance Benezra Génération 80 / 1989 Musicographie / Roy Orbison THIS IS SPINAL TAP (4) avec Rob Reiner, Michael Mc Kean Musicographie / Roy Orbison Box Office Les Pouces .la peau de Exposé / Good Charlotte Karaoclip Osbourne Dollaraclip Concert Plus / MTV Movie Awards 2003 Vidéo Clips La Caravane From Egypt to Montreal Noir de monde Paysage.Indo-Mtl.Parsvision Montreali.The District Becker E.T.(23:35) BBC News Culture Shock Sports Journal Venture World View Foreign.Sat.Report Mansbridge Documentary / Murder.>play La Semaine verte Le Journal La Facture Enquête sur l'Opération.Le Téléjournal .l'aventure Enjeux / Jeans et T-shirts.Le Prix de la guerre Sports 30 .match Hockey / Canadiens - Sénateurs Sports 30 L'Équipe.Coupe du Monde de golf EMC Aventures et Associés Doc La Loi & l'Ordre Sexe à New York En quête de preuves Témoins silencieux Clocking off SAMURAI COWBOY (5) avec Hiromi Go, Catherine Mary Stewart Da Vinci's Inquest DANCER IN THE DARK (2) avec Bjork, Catherine Deneuve Tekwar Starhunter The Chronicle STAR TREK III: THE SEARCH FOR SPOCK (4) ave William Shatner .(23:15) Hockeycentral Sportsnetnews WWE Afterburn BDO Curling Classic / Finale Sportsnetnews Tékitoi Volt Panorama Villages.La Mission de Victor Martin DON CAMILLO EN RUSSIE (5) avec Fernandel, Gino Cervi Pour une chanson Trading Spaces: Family While you were out Trading Spaces Trading Spaces Clean Sweep Trading Spaces Sportscentre CFL Awards PGA Golf / Franklin Templeton Shootout - 2e ronde Boxing / Roy Jones Jr.- Antonio Tarver (21:45) .TRIP (17:00) .le meilleur SPACE JAM (5) avec Michael Jordan, Wayne Knight Les Simpson Henri, gang Ciné-maniac Quads! Les Simpson Déchiqueteurs Les Dicos d'or: le corrigé (17:30) Journal FR2 La Chanson numéro 1: spéciale déclarations d'amour / Lara Fabian Écrans.Le Journal Tout le monde en parle The Edwardian.(13:00) National Geographic MURDER MOST FOUL (5) avec Margaret Rutherford, Ron Moody MURDER AHOY (4) avec Margaret Rutherford, Charles Tingwell (22:05) Jeux de socité Décore ta vie Métamorphose Oui, je le veux! .la cigogne Éros et Cie Une chance qu'on s'aime Le monde est sexe .(17:30) City Mag Doc Lapointe .entrepreneurs Rendez-vous avec.Vos droits Louise à votre service Réal-TV Degrassi.Charmed Roswell Buffy contre les vampires Moville.Freaky.Martin.Spider-Man BATMAN FOREVER (4) avec Val Kilmer, Tommy Lee Jones Sugar, Avril YTV's Hit List Robot Wars Métal hurlant Poltergeist Twilight Zone Les Médiums Alias Le Grand Journal (22:52) Sex-shop (23:52) CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE Destins croisés ÈVE DUMAS À l'image du spectacle, l'entrevue autour de La vida no vale nada / La vie ne vaut rien s'est déroulée en trois langues \u2014 français, anglais, espagnol \u2014 sans que personne n'en perde son latin.Au Café Rico, quartier général d'Ensemble Sauvage Public, Martin Choquette et Cécile Lasserre (deux des quatre fondateurs d'ESP, aussi acteurs dans la production), ainsi que le metteur en scène mexicain Martin Acosta (fondateur du Teatro de Arena) tentaient de rétablir le parcours éclaté de cette coproduction interculturelle.Créée avec succès à Mexico, en août 2001, La vida no vale nada a ensuite tourné dans quatre provinces mexicaines.Il a fallu attendre un an et demi avant de trouver un lieu à Montréal où présenter le spectacle écrit par Luis Mario Moncada.On a finalement trouvé une case dans l'horaire chargé d'Espace libre.La distribution comprend trois acteurs québécois (dont Marcela Pizarro, d'origine chilienne, arrivée en fin d'entrevue) et trois acteurs mexicains.L'équipe de concepteurs a été montée dans le même esprit de métissage : conception sonore, éclairages et costumes made in Quebec, scénographie, costumes traditionnels, direction de production hechos en Mexico.Le gros du travail de création s'est fait au Mexique, dans une atmosphère que l'on devine à la fois chaotique et diablement stimulante.« On voulait sentir une réelle coproduction », affirme Cécile Lasserre, de père français et de mère canadienne-anglaise.Les fondateurs d'ESP (le quatrième élément, un Suisse-Belge nommé Louis Franck, vit maintenant en Russie) se sont rencontrés en 1996, à Boston, à la faveur d'un stage donné par Oleg Tabakov, du Théâtre d'art de Moscou.Après deux productions sous le signe de l'échange international, Les Histoires que se content les frères Siamois (1997) et Une hyène à jeun, du Malien Massa Makan Diabaté (1998), les artistes ont décidé de tirer profit de l'invariable qui les unit.« Le thème de la migration, le sentiment d'être étranger ailleurs étaient des choses que nous connaissions tous les quatre.Nous avons décidé de faire une sorte d'autobiographie théâtrale et d'amener l'ailleurs ici, puis l'ici ailleurs », explique Cécile Lasserre.Ainsi naissait le cycle Migrations.Migration 1 était présentée au MAI (Montréal Arts interculturels) en 1999.Interprétée par Choquette, Lasserre et Pizarro, la pièce était faite de fragments qui exprimaient l'exode tant par ses répercussions physiques que politiques, émotionnelles, culturelles et spirituelles.La vida no vale nada en est la suite logique.Le cycle devrait se clore avec Les Migrations africaines, projet auquel participe l'auteur marocain-québécois Ahmed Ghazali.Le premier travail de ce troisième volet a eu lieu en France l'été dernier.« La compagnie a un mandat de recherche, affirme Martin Choquette, Québécois en mouvance dit le « pur laine » du groupe.Nous avons cherché à découvrir d'autres manières de faire du théâtre puisque nous n'étions pas tout à fait satisfaits du théâtre tel qu'on le faisait ici.Il y a une facture montréalaise de théâtre clean et bien fait dont on ne peut se sortir qu'en allant voir ailleurs.Lorsqu'on va à Bamako (au Mali) et qu'on voit travailler les Africains, c'est autre chose.» Au risque de schématiser, on peut affirmer qu'au Mexique, le théâtre se fait souvent dans l'urgence, la spontanéité et l'instabilité.Les spectacles se montent vite, se fixent à la dernière minute, mais peuvent tenir l'affiche longtemps.« Il faut une grande capacité d'adaptation », concède Cécile Lasserre.On pourrait s'étonner du choix d'un titre aussi nihiliste que La vida no vale nada (c'est aussi le titre d'une chanson populaire mexicaine).Or, Martin Acosta affirme que le désenchantement et la mélancolie sont à la base de la culture mexicaine.« L'attitude extrovertie des Mexicains ne fait qu'enfouir encore plus profondément leur peur de la mort.Les hommes, surtout, sont incapables de prendre quelque décision que ce soit dans la vie et remettent tout au lendemain.Les femmes sont les vraies forces de la société mexicaine.Ce sont elles, les travailleuses, les solides.Dans la pièce d'ailleurs, Paloma, une adolescente enceinte, est la seule à avoir une prise réelle sur son destin.Les autres personnages, dont Pierre Green, figure centrale, se relancent de questionnement en questionnement.«L'oeuvre est construite autour de clichés, déclare Martin Acosta.Tous les personnages sont des stéréotypes de la vie mexicaine auxquels nous avons essayé de donner une dimension humaine et une certaine complexité.Les personnages qu'on supposerait les plus agressifs sont les plus doux et vice versa.C'est une oeuvre sur le destin et sur les signes que nous envoie la vie et que nous ne savons pas toujours interpréter.» .LA VIDA NO VALE NADA / LA VIE NE VAUT RIEN est présenté à Espace Libre du 19 au 29 novembre.Un souper Cartes sur table aura lieu le 26 novembre avec Cécile Lasserre, Marcela Pizarro et Martin Acosta.PHOTO PIERRE CÔTÉ, LA PRESSE © Martin Choquette, Martin Acosta et Cecile Lasserre, trois des artisans du spectacle La vida no vale nada / La vie ne vaut rien.20 h France d'Amour, Marc Déry, Andrée Watters.Avec Normand Brathwaite et Sophie Durocher.Belle et Bum Ce soir.Télé-Québec, ça change de la télé 21h30 Brazil Science-fiction.Avec Robert De Niro.Retrouvez-vous dans un monde baroque et fou.Diffusion simultanée à 3160925A Croqueinsectes Jusqu'au 7 décembre 2003 Insectariumde Montréal 4581 rue Sherbrooke Est 514 872-1400 et les samedis et dimanches de 12 h à 16 h les jeudis et vendredis de 17 h à 19 h 3186094A Animateur Philippe Fehmiu 3174004A Saisir le présent, c'est gagnant.Aucun achat requis.Réservé aux résidants du Québec âgés de 18 ans ou plus.Les fac-similés ne sont pas acceptés.La valeur totale des prix est de 51264$.Les dates de voyage pour le forfait de la migration des monarques au Mexique sont du 5 au 11 février 2004.Cinq (5) appareils photo à gagner par semaine.Le règlement est disponible à La Presse.Photos à titre indicatif seulement.Saisir le présent HAUTE DÉFINITION BULLETIN DE PARTICIPATION Pour participer, remplissez ce bulletin en prenant soin de répondre à la question concours et postez-le à: Concours «Saisir le présent», La Presse, C.P.11051, succ.Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 4Y7 Nom Âge Adresse Ville App.Code postal Tél.domicile Tél.travail Courriel Êtes-vous abonné à La Presse?Oui r Non r Si vous ne désirez pas profiter d'offres promotionnelles, cochez cette case r ?Question: Qu'est-ce qui attire les monarques au coeur des montagnes mexicaines en automne?Réponse Vous pourriez suivre la migration des monarques au Mexique.Répondez à la question concours et courez la chance de vous envoler pour le Mexique avec la personne de votre choix.Ce voyage d'une valeur totale de 8882$ comprend: le transport aérien et l'hébergement pour 6 nuits ; un circuit d'excursions guidées (sanctuaires, pyramides et réserves naturelles) pour suivre la migration de ces magnifiques papillons que sont les monarques; la visite de villages d'artisans et plus encore.Faites vite! Le tirage aura lieu le 26 novembre 2003.De plus, si vous êtes abonné à La Presse, vous gagnez automatiquement 2000$ en argent de poche.Aussi à gagner: 20 appareils photo numériques Nikon ( valeur de 550$ ch.) Pour mieux saisir le présent, abonnez-vous à La Presse au (514) 285-6911 ou à www.cyberpresse.ca/abonnement.La reproduction Le climat chaud et humide Les pluies torrentielles 3183660A "]
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