La presse, 16 novembre 2003, C. Arts + Spectacles
[" Rendez-moi mon Let It Be! La mort dans la baie des Chaleurs DANY LAFERRIÈRE CHRONIQUE COLLABORATION SPÉCIALE La 132 longe une mer endormie (capable aussi de colère verte).Un soleil éclatant dans le ciel net et dur de cet après-midi qui semble sans fin.Au loin, un nuage de fumée venant des usines de pâte à papier de New Richmond.La route n'est pas toujours droite et plate, elle épouse les vallonnements du paysage.On traverse un petit pont jeté sur la Cascapédia, cette jolie rivière à saumon.La fourgonnette monte et descend des collines aux courbes si douces qu'on se croirait dans un dessin d'enfant.On entend brusquement l'accent si distinctif de Zachary Richard psalmodier sans cesse sa Marjolaine.Depuis cinq jours, je parcours sans répit la baie des Chaleurs, de Bonaventure à Pointe-à-la-Croix, en passant par Saint-Siméon (le patelin de Geneviève Bujold), Caplan, New Richmond, Maria, Carleton, Saint-Omer, de si charmantes petites villes coincées entre la mer et la montagne.Alors pourquoi tout à coup je me sens envahi par ce vague sentiment de malaise ?Rien de précis, mais on sent pourtant le travail de sape, dans les grandes profondeurs.Je reviens d'un voyage éprouvant au Tchad où j'ai vu un peuple danser sur un volcan, et pourtant, pas une seconde je n'ai pensé à la mort, là-bas.Peut-être parce qu'au Tchad, les gens ne semblent pas avoir peur d'elle.C'est pour eux un si fidèle compagnon.En Haïti, on dit de quelqu'un en danger qu'il marche avec son cercueil sous le bras.À la baie des Chaleurs, on ne trouve nulle part la présence de la mort.Aucune trace d'elle.Tout semble si propre, si bien nettoyé, qu'il ne doit pas rester le moindre microbe.Quel contraste avec les rues poussiéreuses de N'Djaména.On se demande de quoi on peut mourir à la baie des Chaleurs.Un lieu de culte Les cheveux coupé ras, l'oeil rond et vif, Colette Lelièvre (plombière, comptable, électricienne, poète) fait le chauffeur durant cette tournée des bibliothèques publiques de la région.On va à Saint-Omer, notre première étape.Quelques femmes nous attendaient au sous-sol d'une des bibliothèques les plus minuscules du Québec.On parle un peu de tout, et même du Tchad.Par une étrange coïncidence, la belle-soeur de la bibliothécaire est une religieuse qui a travaillé au Tchad et en Haïti.Revenue dans la région dernièrement, elle est vite retournée en Haïti pour finir ses jours dans un pays où elle se sent plus utile.>Voir LAFERRIÈRE en 4 La version «ex Spectorée» empeste le révisionnisme historique JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE jlaurenc@lapresse.ca Ils ont appelé ça Let It Be.Naked.Naked comme dans mis à nu, dépouillé, à poil.Tout est dans le titre.Parce qu'on peut y entendre les chansons de Let It Be réduites à leur plus simple expression, c'est-àdire sans les arrangements sirupeux du producteur Phil Spector.Nouvel événement sur la planète Beatles ?Tout dépend.En ce qui nous concerne, ce faux nouvel album, qui sera mis en vente mardi, est surtout un caprice de M.Mc Cartney.Pour Paul (et dans une moindre mesure Ringo) voici pourtant le seul vrai Let It Be.Celui qui aurait dû être.À chacun son point de vue.Début 1969, les Beatles commencent à se disloquer.Le groupe vient de lancer l'Album Blanc, son disque le plus désuni.Que faire pour retrouver la magie perdue ?Rebrancher les guitares, pardi ! Les gars décident alors de retourner en studio pour une série de séances live sans flaflas, comme dans le bon vieux temps du Cavern et de Hambourg.On allumera les amplis, on jammera pour le plaisir, on enregistrera en direct et le tour sera joué.Vive la simplicté volontaire ! Hélas ! les choses ne se passent pas tout à fait comme prévu.Les tensions ne font que s'accentuer.L'omniprésence de Yoko, qui colle aux baskets de John, ne fait rien pour aider.Et puis il y a cette équipe de tournage intrusive, qui est venue faire un documentaire sur le groupe.Le film s'appellera Get Back et on y verra les Fab Four en plein travail.Comme on s'en doute, le résultat sera loin du plan initial.D'un réalisme cruel, les images montreront un groupe en fin de parcours, rongé par les querelles et le désabusement.Rare moment à sauver du désastre : ce fameux concert impromptu sur le toit d'Apple.Ce sera la dernière prestation live des Beatles.Les séances d'enregistrement terminées, le groupe n'a pas le courage de réécouter les kilomètres de bandes qu'il vient d'enregistrer.Les gars demandent à un certain Glynn Johns de finir le travail et d'en extraire un album.Ce dernier leur propose le disque Get Back, un raboutage de tounes appelé à devenir la trame sonore du documentaire du même nom.Le tout est rejeté.À la demande de John et George \u2014 mais sans l'approbation de Paul \u2014 on invite finalement Phil Spector à achever ce projet maudit.Le célèbre producteur, inventeur du fameux mur du son (wall of sound), ajoute des choeurs féminins et des violons larmoyants sur une poignée de chansons, dont Let It Be et The Long and Winding Road, deux compos de Paul.Le tour est joué.Ce sera Let It Be, tel qu'on le connaît \u2014 ou plutôt tel qu'on le connaissait \u2014 depuis 33 ans, avec ses défauts et ses qualités.Les compteurs à zéro Depuis trois décennies, le débat fait rage : Let It Be aurait-il été meilleur sans le crémage spectorien ?Pour Paul Mc Cartney, première victime de cette surproduction, aucun doute sur la question.L'affaire le chicotait à ce point qu'il a fini par lancer l'idée d'un Let It Be « corrigé », c'est-à-dire remixé et débarrassé de ses violons.En fait, Let It Be.Naked remet les compteurs à zéro.Non seulement les titres ont été retouchés, mais on a changé l'ordre des chansons, on a ajouté un morceau, on en a retiré deux et le tout est emballé dans une nouvelle pochette.Voyons voir.D'abord, l'effet « ex Spectorant ».Ne cherchez plus les nappes symphoniques sur The Long and Winding Road.Ni l'orgue de Billy Preston sur Let it Be.Ni les choeurs féminins éthérés d'Across the Universe.Ces trois morceaux retrouvent leur simplicité d'origine.Pour le meilleur ?Tout dépend.>Voir BEATLES en 3 Non seulement les arrangements de Spector ont disparu, mais l'ordre des pièces a été changé.Qu'en aurait pensé John ?Lennon en pleine séance d'enregistrement, Let it Be, en janvier 1969.ACHETEZ VOS BILLETS RENSEIGNEMENTS : (514) 871-1881 1 888 515-0515 WWW.MONTREALJAZZFEST.COM En personne au Spectrum 318, rue Sainte-Catherine Ouest Sur Internet www.admission.com Par téléphone (514) 790-1245 BRUCE COCKBURN Vendredi 28 novembre, 20 h, Théâtre Outremont SES SUCCÈS ET SON NOUVEAU CD : YOU'VE NEVER SEEN EVERYTHING Automne 2003 TÉLÉRÉALITÉ NOS LECTEURS SE PRONONCENT PAGE 2 WHITE STRIPES À LAHAUTEUR DES ATTENTES PAGE 3 MEG ET JACKWHITE FORUM ARTS ET SPECTACLES Pour ou contre la téléréalité?Dimanche dernier, Michel Rivard énumérait dans nos pages 15 raisons de refuser la téléréalité, tandis que Nathalie Petrowski répliquait avec ses 25 raisons de lui dire oui.Qu'en pensez-vous ?Vous avez été nombreux à répondre à notre invitation.Voici donc un échantillon des opinions que nous avons reçues.Ni noir ni blanc On ne peut réellement pas être entièrement contre la téléréalité, sauf qu'il est totalement inacceptable que des fonds publics, normalement destinés aux documentaires, aient été accordés à produire des émissions de divertissement.Cela dit, ces émissions de (soi-disant) réalité auront été très utiles afin de faire deux constats indubitables et réels.Le premier \u2014 jusqu'à un certain point inquiétant \u2014 étant que 1,4 million de téléspectateurs s'intéressent à ce genre de divertissement aussi creux que futile.En conséquence, il serait intéressant que sociologues, psychologues sérieux et anthropologues tentent de comprendre pourquoi autant de personnes accordent autant d'intérêt et d'intensité à ce genre d'émission.Par ailleurs, il est inutile de blâmer et de juger sévèrement les producteurs.Au temps des Romains, le bon peuple aimait entendre des cris de douleur et voir le sang gicler.L'occasion leur était donnée.Quel assouvissement cherche-t-on aujourd'hui à satisfaire ?Le deuxième constat concerne la vive réaction et le questionnement des intellectuels sur l'éthique et même la moralité de tels vaudevilles.Très peu d'émissions ont soulevé autant de débats, autant de tribunes téléphoniques, d'articles de journaux et toujours autour de la même dualité, du pour ou contre.Là encore, le constat est très édifiant sur notre société.Les sous-questions mettent en évidence le réel besoin de tracer des limites à ne pas transgresser.Ce débat ne nous met-il pas devant l'évidence de la fin d'une ère ?L'ère de la liberté sans égard à la moralité, héritage des dernières décennies.Tout compte fait, la téléréalité aura été très utile à nous rapprocher d'une vieille dualité oubliée mais toujours latente, celle du bien et du mal en regard au bien-être de l'humanité.Fernand Lavigne Montréal .Originalité zéro La téléréalité, c'est très moche, car des émissions comme Star Académie et American Idol nous offrent des idoles qui conviennent parfaitement aux valeurs de la société plutôt que de les remettre en question.On a qu'à penser à Elvis, aux Sex Pistols, au Velvet Underground, à John Lennon et à tant d'autres musiciens qui ont semblé très vilains aux yeux des mamans de l'époque.Les jeunes les ont vénérés pour la nouveauté qu'ils apportaient.Wilfred et tous ses copains n'offrent rien d'original, ils sont donc voués à disparaître très rapidement.En ce qui concerne Loft Story et les idioties du genre, elles offrent une fausse vie aux pauvres gens qui se complaisent dans la passivité.On pourrait croire, en écoutant discuter des adeptes de la téléréalité, qu'ils sont convaincus que les « lofteurs » sont leurs amis, c'est assez ridicule.Marc-André Saucier .Oui aux nouveaux talents Je suis pour la téléréalité dans la mesure où elle nous fera découvrir de nouveaux talents, comme ce fut le cas avec Star Académie ou Canadian Idol.J'ai préféré le concept de Canadian Idol, car ce n'était que deux soirs par semaine.Et non tous les soirs et dans les publications de Quebecor.Quant aux autres shows de téléréalité, Loft Story et Occupation double, je suis royalement contre.Il ne faut pas avoir grand-chose à faire pour se contenter de ça.Vaut mieux jouer avec ses enfants ou aller promener le chien que de jouer au voyeur.Nathalie Rousseau Verchères .Pas pour tous les publics J'aimerais avoir l'aisance de Michel Rivard pour exprimer mon opinion sur la téléréalité.Je suis une personne du troisième âge, et je vous jure que cette télé n'est pas pour nous.J'approuve tout ce que Michel dit sur la téléréalité.Il faut que les gens le disent haut et fort.Monique Chatigny .L'obsession du dollar Pour mille et une raisons, je déteste la téléréalité, mais j'ai retrouvé dans la 10e raison de Michel Rivard la plus importante.Le manque de culture et de talent rend le plagiat intéressant pour des gens qui sont tellement « amaricanisés » et pour qui le dollar est devenu ou a toujours été la seule motivation de faire quoi que ce soit.Àla fin de toutes ces émissions, les spectateurs seront choqués de voir qu'ils ont perdu tout ce temps précieux et qu'ils n'ont rien appris sauf peut-être de mieux choisir leurs émissions de télé.Bravo à Michel Rivard de ne pas avoir peur de ses convictions et nous sommes beaucoup à partager son opinion.Jacques Gagné .Oui à Star Académie, non à Loft Story À la suite de l'article de La Presse de dimanche dernier, j'aimerais ajouter mon grain de sel.Tout d'abord, contrairement à l'approche adoptée dans l'article, il me semble important de faire la distinction entre les différentes émissions de téléréalité.À mes yeux, une émission comme Canadian Idol ou bien Star Académie est acceptable.Les participants sont des jeunes qui chantent et dansent et ce sont des aspirants artistes qui parfois ont du talent.Par contre, des émissions comme Loft Story ou Occupation double banalisent et dénaturent les relations amoureuses.Tout le monde embrasse tout le monde et essaie tout le monde sans aucune gêne.L'honnêteté et la fidélité ne font pas partie des valeurs véhiculées.J'imagine les conséquences que cela peut avoir sur les enfants et adolescents qui regardent ces émissions.Une émission comme Occupation double, dans laquelle un seul gars se retrouve avec cinq filles prêtes à tout pour être choisies, offre un spectacle dégradant pour les femmes.En conclusion, je dirais pour Star Académie et contre Loft Story et Occupation double.Mehdi Idrissi Montréal .Contre la fausse téléréalité Je suis contre la fausse téléréalité.De la vraie, nous en avons tous les jours, aux téléjournaux, aux reportages qu'il y a aux différentes chaînes.La vraie vie des gens est beaucoup moins populaire, car elle nous oblige à réfléchir sur nousmêmes et sur notre façon de vivre et de gaspiller.Je crois que les gens qui regardent la téléréalité préfèrent voir les autres vivre une vie factice plutôt que de réfléchir sur la leur.Pour ma part, je ne regarde pas ces shows.Vous pourrez me dire : « Comment peux-tu te faire une idée, si tu ne les a jamais regardés ?» Avec ce que je lis dans les journaux, j'en ai suffisamment.Voilà mon opinion.Anne-Marie Olano Montréal .Que nous sommes loin des Dames de coeur ! Non ! Je n'ai pas regardé Star Académie et je regarde encore moins les deux autres émissions de téléréalité dont j'ai même de la difficulté à me rappeler les noms.Je n'ai vu que trois minutes de Star Académie durant lesquelles une « star » racontait des stupidités à sa « meuman » au téléphone et, croyez-moi, ça ne m'a pas encouragée à aller plus loin.Quant aux deux autres émissions, point n'est besoin de perdre plusieurs heures par semaine devant la télé puisqu'il n'est plus possible de lire un journal, un magazine, une revue, de regarder les nouvelles ou d'écouter la radio sans qu'on nous abreuve des faits et gestes de ces poupounes et de ces gars style Chippendales qui se prêtent à ces situations ridicules.Au fait, s'il s'agit réellement de téléréalité, comment se fait-il qu'il n'y ait jamais de petite grosse à lunettes ou de gars un peu bedonnant ou « bouboule » parmi les participants ?Eux aussi ont des sentiments et des états d'âme, à ce que je sache.Remarquez que je n'ai rien contre les téléspectateurs qui suivent ces émissions.Nous sommes dans un pays libre, après tout.Ce qui me désole, c'est de constater à quel niveau est descendue notre culture.Depuis le temps que le peuple québécois lutte pour protéger sa langue et sa culture, était-ce pour en arriver là ?Que nous sommes loin des Belles Histoires des pays d'en-haut, du Temps d'une paix, des Dames de coeur et autres séries qui ont fait les délices de nos soirées et des conversations du lendemain ! Peut-on croire qu'il n'y a pas de relève aux Claude- Henri Grignon, Françoise Loranger, Pierre Gauvreau, Marcel Dubé et autres ?Alors non ! Je ne regarderai pas les émissions de téléréalité et, contrairement à ce qu'en pense Nathalie Petrowski, je ne suis ni crispée ni constipée.Je refuse de me laisser embarquer dans un mouvement, aussi universel soit-il, simplement parce c'est la mode.La vie personnelle des autres ne m'intéresse pas et je n'ai pas besoin de la téléréalité pour constater les laideurs de la personnalité humaine.J'aime encore mieux regarder les Simpson.Christiane Bergeron Caron Mont-Saint-Hilaire PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © L'émission de téléréalité Star Académie fait grincer des dents quelques-uns de nos lecteurs, mais jamais autant que Loft Story et Occupation double.Ses défenseurs font pour leur part valoir le talent et les motivations particulières de ses jeunes participants.Six raisons pour expliquer la fascination Je n'arrive pas à m'intéresser à la majorité des téléromans, mais je suis avec fascination les deux séries actuelles de téléréalité, au grand désespoir de mon entourage.Si je me réfère aux cotes d'écoute, il semble bien que des centaines de milliers de Québécois aient fait le même choix.Pourquoi 1- La télévision ne nous présente pas ailleurs des jeunes adultes de notre âge.Et de plusieurs régions du Québec.On ne les connaît pas.Malgré toutes leurs lacunes, ils sont beaux à voir, encore bien naïfs, ignorants, mais pleins d'énergie et de désir de réussir leur vie.On retrouve la fraîcheur qu'on avait bien appréciée dans La Vie la vie, mais chez des gens decinq ans plus jeunes.2- Il n'y a rien de plus fascinant que le jeu de la séduction.C'est depuis toujours le ressort des romans et du cinéma.La télévision a trouvé un autre moyen de mettre en scène ces marivaudages du 21e siècle.Si l'interaction se passe en plus entre jeunes, beaux, confiants en leurs moyens, la stimulation est à son comble.Sommesnous des voyeurs ?Qui ne l'est pas ?3- Le Dr Mailloux a fait remarquer ce que tout le monde observe : dans les deux séries, le niveau des filles est nettement supérieur à celui des garçons.Elles débordent d'assurance.Elles sont sexy, fières de l'être, entreprenantes.Au point que la majorité des gars se sentent intimidés par elles.Rien à voir pourtant avec les féministes castrantes d'il y a 10 ans.4- Bien sûr, ce genre de téléréalité est une mode qui passera.Déjà aux États-Unis, on observe que les séries dramatiques n'ont jamais été aussi bonnes que maintenant, par exemple CSI, 24 heures chrono et Six pieds sous terre.Et CSI fait deux fois l'auditoire de l'émission de téléréalité la plus regardée.5- En conclusion, ces émissions sont une poussée d'adrénaline qui devrait réveiller bien du monde.C'est très payant pour toute la constellation qui tourne autour de ces émissions.On y met à l'essai une technique de production rendue possible par les appareils numériques de tournage et de montage.6- Admettons tout de même que les débuts sont bien laborieux.Il y a plus de vide que de plein dans Loft Story.Le rythme hebdomadaire d'Occupation double leur permet d'avoir des émissions plus structurées, mais il y a place à beaucoup d'améliorations.Paul Larose Saint-Laurent ARTS ET SPECTACLES The White Stripes à la hauteur des attentes Qu'en aurait pensé Lennon?BEATLES suite de la page 1 Bien que le tout « sonne» mieux (vive la magie du remastering), on a la désagréable impression qu'il manque quelque chose.Au risque de passer pour quétaines, on avait fini par les aimer, nous, les violons de Phil Spector.Comme on dit : l'Homme s'habitue à tout ! Bon.À la limite, on aurait pu faire sans les arrangements de Spector.Mais où sont passés les intermèdes rigolos de Maggie Mae et Dig It ?Qu'est-il advenu de la petite voix de falsetto qui nous annonçait le début de la chanson Let It Be ?Que sont devenues les fins de tounes bâclées et les conversations anarchiques entre les chansons ?Gommer tous ces petits délires qui faisaient l'esprit du disque est une bien drôle d'idée.Naked y perd en ambiance et y gagne en aseptisation.Il y a bien Fly On the Wall, ce deuxième CD (oui, deux CD, vous avez bien lu) composé de conversations de studio et autres amorces de chansons botchées.Mais sa seule existence confirme qu'on a cherché à rattraper un mauvais coup.On ajoutera que ce disque supplémentaire de 22 minutes n'apprendra rien aux fans, qui se passent depuis 30 ans des enregistrements pirates des séances de Let it Be sous le manteau.Comme si ce n'était pas assez, l'ordre des chansons a été complètement changé.Ça commence désormais avec Get Back et ça se termine avec la pièce titre.Entre les deux, tout a été mélangé.The Long and Winding Road passe de la 10e à la quatrième place.I Me Mine de la quatrième à la neuvième, Two of Us de la première à la cinquième et ainsi de suite.Rien que pour nous mêler plus, on a aussi ajouté (l'excellente) Dont Let Me Down, qui n'était pas sur le disque original, mais sur la face B du 45 tours de Get Back.Et tout ça pourquoi ?On se le demande.Ce nouveau pacing n'est ni bon ni mauvais, il est simplement inutile.Tout comme ce Naked sort de nulle part et finit par faire regretter l'album original.Disons-le comme on le pense : sorti 30 ans trop tard, Let it Be.Naked a tout d'un complot ourdi par Sir Paul, dans une autre tentative de réécrire la légende.Rappelons que cette année, Paul a aussi tenté de faire inverser les noms de Lennon et Mc Cartney sur les crédits de certaines chansons (les siennes, tout de même), initiative à laquelle s'est opposé Yoko avec vigueur.Dans notre livre, on appelle ça du révisionnisme historique.C'est encore plus lamentable quand les autres joueurs ne sont plus là pour faire valoir leur point de vue.Dans le cas de Let It Be, c'est John et George qui avaient fait appel à Phil Spector.Les deux premiers sont morts et le troisième croupit en taule.Qu'auraient-ils dit de ce Naked Reste le « son », seule véritable révolution sur ce nouveau Let it Be.À entendre toutes ces vieilles tounes remasterisées, on s'aperçoit que le catalogue des Fab Four aurait grand besoin d'être rafraîchi.Sauf erreur, les Beatles sont le dernier grand groupe de rock (et non le moindre !) à n'avoir pas encore profité des nouvelles technologies de studio.Apple a sûrement prévu le coup.Dans quelques années, quand les fans seront bien « mûrs », on ressortira leur discographie complète avec un son d'enfer.On se précipitera pour acheter tout ça, comme on se précipitera malgré tout mardi pour acheter Let it Be.Naked.La fidélité n'a pas de prix.À moins de télécharger le tout, bien sûr.PHILIPPE RENAUD CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Ça prend des couilles pour débarquer dans une salle de plus de 2000 personnes et « rocker » l'endroit avec seulement une batterie et une guitare.L'audace rend la performance de Meg et Jack White \u2014 les White Stripes \u2014encore plus spectaculaire, gonflée, allumée ! Vendredi soir dernier au Métropolis, l'énergique tandem de Detroit a servi toute une claque aux fans qui attendaient depuis le mois d'août son deuxième concert montréalais.Il paraît que la première fois que les Stripes sont venus à Montréal, c'était en première partie d'un autre groupe, à l'époque de la parution de leur premier album éponyme.Il paraît aussi qu'ils se sont fait huer.ce qui explique que, depuis, ils aient évité notre ville.En tout cas, ils nous ont fermé la trappe pour de bon en ouvrant les vannes du rock'n'roll avant-hier soir.Rappelons aussi que le groupe devait se produire en août dernier mais que, à la suite de l'accident de voiture qui a abîmé l'index gauche de Jack, le concert a dû être remis.Il ne restait déjà plus de billets pour ce concert initial, si bien que les producteurs montréalais ont songé à déplacer le happening au Centre Bell.Pas question ! ont répondu les Stripes, préférant l'ambiance plus intime du Métropolis.Le concert a débuté peu avant 21 h.Rideau rouge en fond de scène, quatre colonnes de spots érigés sur les côtés, la batterie de Meg placée sur la gauche.Jack, lui, se servait de trois micros, l'un disposé à côté de Meg, un deuxième au centre et le dernier à droite, où traînaient aussi deux claviers vintage.Il occupait toute la scène, valsant d'un micro à l'autre, portant ses mains sur les claviers tout en gardant sa guitare au cou, prêt à riposter d'un accord croustillant.Manifestement, le gaillard s'est remis de son opération au doigt.Il joue de sa guitare comme un possédé ! Meg martelait avec son style mécanique et lourdaud, d'où est proscrite toute fioriture.Pas l'ombre d'un drum roll, mais un son de bass drum si caverneux qu'il emplissait l'air déjà dense du Métropolis.Ils n'étaient que deux mais sonnaient comme une armée : la guitare de Jack frétillait sous ses doigts, auxquels nous étions accros.Il chante comme un écorché, avec du feeling à revendre à tellement d'autres groupes rock.Le courant qui l'unit à sa collègue n'était pas seulement audible, il était palpable.Sur scène, Jack et Meg se jettent constamment des regards, le guitariste la pointe pendant un couplet enlevant, se penche sur elle pour extraire un de ses solos.Imprévisible comme à chacun de leurs spectacles, la liste des chansons interprétées a même étonné les plus grands connaisseurs des Stripes.Le groupe a intégré beaucoup de chansons de ses deux premiers albums, en plus des fameuses pièces inédites qu'il s'amuse à balancer en concert.Exemple : la version dramatique de The Big Three Killed My Baby (extraite du premier album), suivie d'une mémorable version de la chanson inédite Jolene.Le tandem a filé dans un concert admirablement bien dosé, passant d'un bloc de blues-rock torride à des ballades blues moins tonitruantes pour enchaîner dans un deuxième tiers parsemé de titres d'Elephant : There's No Home For You Here, suivie de Seven Nation Army (accentuée par une tempête de stroboscopes et les cris de la foule), puis la chanson que chante Meg \u2014 In The Cold Cold Night.Nous avons aussi eu un faible pour la reprise de Burt Bacharach et Hal David I Just Don't Know What To Do With Myself, magnifique chanson qui prend une tout autre saveur, aigre, dans le répertoire des Stripes.Avec plus de deux douzaines de chansons, les White Stripes ont épuisé et ébloui le public.En première partie, les protégés de Jack, Whirlwind Heat, ont donnée une courte performance assez échevelée.Un son rock crasseux qui s'est engouffré dans un dédale de distorsions.Trois jeunes gars qui perdent la carte sur scène pour en offrir autant à nos yeux qu'à nos pauvres oreilles : original.La seule révolution de cette version « nue » est sonore.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Ils étaient deux, mais sonnaient comme une armée.Les White Stripes au Métropolis vendredi soir.LA GRANDE SÉDUCTION \" (G) Dim.au Jeu.12:45,3:20,6:15,9:00 GAS BAR BLUES \" (v.française) (G) Dim.au Jeu.1:20,4:10,6:50,9:30 SUR LE SEUIL \" (13+) Dim.au Jeu.12:55, 3:20,7:10,9:45 TUER BILL \" (16+)Dim.au Jeu.6:40,9:15 MYSTIC RIVER \" (v.française) (13+) Dim.au Jeu.12:30,3:30,6:30,9:35 LA FACE CACHÉE DE LA LUNE (G) Dim.au Jeu.1:15,4:10,7:05,9:40 FILM DE PEUR 3 \" (G) Dim.au Jeu.1:05, 3:30,6:30,9:00 LA TACHE \" (13+)Dim.au Jeu.1:35,4:25, 7:20,9:55 À VIF \" (13+) Dim.au Jeu.9:05 MA VOISINE DANSE LE SKA \" Dim.au Jeu.1:10,3:45,7:15,9:30 RÉELLEMENT L'AMOUR \" (13+) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:45,3:50,6:50,9:50 LE LUTIN\" (G)Laissez-passer refusés À L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.Mar.& Mer.12:50,1:30,3:25,4:20,6:30,7:05,9:30 Lun.12:50,3:25,6:30,9:30 Jeu.12:50,1:30,3:25,4:20,6:30,9:30 LA MATRICE RÉVOLUTIONS \" Laissez-passer refusés À L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:35,1:00, 3:35,4:00,6:35,7:00,9:35,9:50 LOONEY TUNES: LES REVOLIÀ À L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:30,1:15,2:45,4:15,5:00,7:15,9:40 MAÎTRE À BORD: DE L'AUTRE CÔTÉ DU MONDE Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:40,3:40,6:40,9:45 IL EST PLUS FACILE POUR UN CHAMEU (13+) Dim.au Jeu.1:10,3:45,7:20,9:55 LA GRANDE SÉDUCTION (G) Dim.Mar.& Mer.3:30,9:35 Lun.& Jeu.9:35 SUR LE SEUIL (13+) Dim.Mar.& Mer.1:10,7:10 Lun.& Jeu.7:10 LE MAÎTRE DU JEU (G) Dim.Mar.& Mer.1:20,4:10,6:55,9:45 Lun.& Jeu.6:55,9:45 FILM DE PEUR 3 (G) Dim.Mar.& Mer.1:05,3:15,6:40,9:15 Lun.& Jeu.6:40,9:15 À VIF (13+) Dim.au Jeu.6:30,9:10 MON FRÈRE L'OURS (G) Dim.Mar.& Mer.12:45,3:00,5:05,7:15,9:20 Lun.& Jeu.7:15,9:20 LE LUTIN (G) Laissez-passer refusésÀ L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.& Mar.12:30,1:15,2:50,3:50,5:10,7:30,9:55 Lun.& Jeu.7:30,9:55 Mer.12:30,1:15,3:50,7:30,9:55 LA MATRICE RÉVOLUTIONS Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:00,4:00,7:00,10:00 Lun.& Jeu.7:00,10:00 THE MATRIX REVOLUTIONS Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.12:50,3:40,6:35,9:30 Lun.& Jeu.6:35,9:30 MAÎTRE À BORD: DE L'AUTRE CÔTÉ DU MONDE Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.12:40,3:45,6:45,9:50 Lun.& Jeu.6:45,9:50 RÉELLEMENT L'AMOUR (13+) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.12:55,3:55,6:50,9:45 Lun.& Jeu.6:50,9:45 LOONEY TUNES: LES REVOLIÀ Dim.Mar.& Mer.12:35,2:55,5:10,7:25,9:40 Lun.& Jeu.7:25,9:40 RUNAWAY JURY \" (G) Dim.& Mar.4:00,9:05 Lun.Mer.& Jeu.9:05 MYSTIC RIVER \" (13+) Dim.& Mar.1:00,3:55,6:30,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:30,9:20 SCARY MOVIE 3 \" (G) Dim.& Mar.1:05,3:05,5:05,7:05,9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:15 BROTHER BEAR \" (G) Dim.& Mar.12:55,2:55,4:55,7:10,9:10 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:10 THE HUMAN STAIN \" (13+) Dim.& Mar.1:15,6:50 Lun.Mer.& Jeu.6:50 ELF \" (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:45,3:00,5:15,7:25,9:35 Lun.Mer.& Jeu.7:25,9:35 THE MATRIX REVOLUTIONS Laissez-passer refusés Dim.& Mar.1:10,4:05,6:55,9:40 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:40 MASTER AND COMMANDER: THE FAR SIDE OF THE WORLD Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:50,3:45,6:35,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:35,9:30 LOONEY TUNES: BACK IN ACTION \" Dim.& Mar.12:40,2:50,5:00,7:15,9:25 Lun.Mer.& Jeu.7:15,9:25 SUR LE SEUIL (13+) Dim.4:25,9:50 Lun.au Jeu.9:50 MYSTIC RIVER (v.française) (13+) Dim.1:15,6:40FILM DE PEUR 3 (G) Dim.1:25,4:05,7:05,9:00 Lun.au Jeu.7:05,9:00 SCARY MOVIE 3 (G) Dim.1:30,4:15,7:15,9:05 Lun.au Jeu.7:15,9:05 LE LUTIN (G) Laissez-passer refusés Dim.1:10,4:10,7:00,9:10 Lun.au Jeu.7:00,9:10 ELF (G) Laissez-passer refusés Dim.1:20,4:20,7:30,9:45 Lun.au Jeu.7:30,9:45 LA MATRICE RÉVOLUTIONS Laissez-passer refusés À L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.12:40,1:05,3:40,3:55,6:45,6:55,9:20,9:40 Lun.au Jeu.6:45,6:55,9:20,9:40 MAÎTRE À BORD: DE L'AUTRE CÔTÉ DU MONDE Laissez-passer refusés Dim.12:30,3:30,6:30,9:30 Lun.au Jeu.6:30,9:30 MASTER AND COMMANDER: THE FAR SIDE OF THE WORLD Laissez-passer refusés Dim.12:45,3:45,6:40,9:25 Lun.au Jeu.6:40,9:25 RÉELLEMENT L'AMOUR (13+) Laissez-passer refusés Dim.12:50,3:50,6:35,9:35 Lun.au Jeu.6:35,9:35 LOVE ACTUALLY (13+) Laissez-passer refusés Dim.1:00,4:00,6:50,9:40 Lun.au Jeu.6:50,9:40 LOONEY TUNES: LES REVOLIÀ Dim.12:55,3:05,5:05,7:10,9:15 Lun.au Jeu.7:10,9:15 MYSTIC RIVER (13+) Dim.au Jeu.1:00,3:55,6:45,9:25 BON VOYAGE (G) Dim.au Jeu.1:30,6:55 FILM DE PEUR 3 (G) Dim.au Jeu.1:25,3:20,5:15,7:15,9:10 À VIF (13+) Dim.au Jeu.3:45,9:20 LA TACHE (13+) Dim.au Jeu.12:55,3:10,5:20,7:30,9:45 LE LUTIN (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:50,3:05, 5:10,7:20,9:40 MON FRÈRE L'OURS (G) Dim.au Jeu.1:00,3:00,5:00,7:10,9:05 ÉLÉPHANT (13+) Dim.au Jeu.1:20,3:15,5:10,7:05,9:00 LA MATRICE RÉVOLUTIONS Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:05,3:40,7:00,9:35 LOONEY TUNES: LES REVOLIÀ Dim.au Jeu.1:15,3:25,5:25,7:25,9:30 MAÎTRE À BORD: DE L'AUTRE CÔTÉ DU MONDE Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:10,4:00,6:45,9:25 BON CHIEN! (G) Dim.1:30,3:45 FILM DE PEUR 3 (G) Dim.1:10,3:30,7:20,9:35 Lun.au Jeu.7:20,9:35 MON FRÈRE L'OURS (G) Dim.1:00,3:00,5:00,7:00,9:00 Lun.au Jeu.7:00,9:00 LA MATRICE RÉVOLUTIONS Laissez-passer refusés À L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.12:30,1:00,3:30,4:00,6:30,7:00,9:30,10:00 Lun.au Jeu.6:30,7:00,9:30,10:00 LE LUTIN (G) Laissez-passer refusés Dim.12:40,2:50,5:00,7:10,9:15 Lun.au Jeu.7:10,9:15 À VIF (13+) Dim.1:10,3:50,6:50,9:25 Lun.au Jeu.6:50,9:25 LOONEY TUNES: LES REVOLIÀ Dim.12:30,2:40,4:45,6:50,9:00 Lun.au Jeu.6:50,9:00 FILM DE PEUR 3 (G) Dim.1:40,4:00,7:40,9:40 Lun.au Jeu.7:40,9:40 LE LUTIN (G) Laissez-passer refusés Dim.1:10,3:15,5:20,7:25,9:30 Lun.au Jeu.7:25,9:30 MON FRÈRE L'OURS (G) Dim.1:20,3:20,5:25,7:10,9:00 Lun.au Jeu.7:10,9:00 LA MATRICE RÉVOLUTIONS Laissez-passer refusés À L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.12:50,1:30,3:30,4:15,6:50,7:15,9:20,9:50 Lun.au Jeu.6:50,7:15,9:20,9:50 LOONEY TUNES: LES REVOLIÀ Dim.1:05,3:10,5:15,7:20,9:25 Lun.au Jeu.7:20,9:25 MAÎTRE À BORD: DE L'AUTRE CÔTÉ DU MONDE Laissez-passer refusés Dim.1:00,3:45,7:00,9:45 Lun.au Jeu.7:00,9:45 FILM DE PEUR 3 (G) Dim.1:30,3:20,7:30,9:40 Lun.au Jeu.7:30,9:40 LE LUTIN(G) Laissez-passer refusés Dim.1:20,3:25,5:20, 7:20,9:35 Lun.au Jeu.7:20,9:35 THE MATRIX REVOLUTIONS Laissez-passer refusés Dim.12:50,3:35,7:00,9:30 Lun.au Jeu.7:00,9:30 LOONEY TUNES: LES REVOLIÀ Dim.1:10,3:15,5:15,7:10,9:20 Lun.au Jeu.7:10,9:20 MAÎTRE À BORD: DE L'AUTRE CÔTÉ DU MONDE Laissez-passer refusés Dim.1:00,3:40,6:50,9:25 Lun.au Jeu.6:50,9:25 SCARY MOVIE 3 \" (G) Dim.12:10,2:10,4:10,6:55,9:15 Lun.au Jeu.6:55,9:15 ELF \" (G) Laissez-passer refusés Dim.12:05,2:20,4:35, 7:05,9:10 Lun.au Jeu.7:05,9:10 THE MATRIX REVOLUTIONS\" Laissez-passer refusés À L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.12:20,12:35,4:00,4:05,6:45, 9:00,9:25 Lun.au Jeu.6:45,9:00,9:25 LOONEY TUNES: BACK IN ACTION \" Dim.12:00,2:15,4:30,7:00,9:05 Lun.au Jeu.7:00,9:05 LOVE ACTUALLY \" (13+) Laissez-passer refusés Dim.12:15,3:15,6:40,9:35 Lun.au Jeu.6:40,9:35 MASTER AND COMMANDER: THE FAR SIDE OF THE WORLD\" Laissez-passer refusés Dim.12:30,3:30,6:30,9:30 Lun.au Jeu.6:30,9:30 Nous acceptons seulement les certificats-cadeaux du cinema St-Eustache.L'ÉCOLE DU ROCK \" (G) Dim.& Mar.12:00,2:15,4:30,6:55, 9:10 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:10 SUR LE SEUIL \" (13+) Dim.& Mar.4:10,6:55,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:25 BON CHIEN! \" (G) Dim.& Mar.12:00,2:00 MASSACRE À LA TRONÇONNEUSE \" (16+) Dim.& Mar.3:35,9:25 Lun.Mer.& Jeu.9:25 MYSTIC RIVER \" (v.française) (13+) Dim.& Mar.12:30,3:30, 6:45,9:35 LE MAÎTRE DU JEU \" (G) Dim.& Mar.1:10,4:00,6:50,9:40 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:40 RADIO \" (v.française) (G) Dim.& Mar.1:10,3:40,6:55,9:25 FILM DE PEUR 3 \" (G)Dim.& Mar.12:10,2:15,4:20,7:00,9:05 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:05 LA TACHE \" (13+) Dim.& Mar.12:00,2:20,4:40,7:05,9:35 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:35 MON FRÈRE L'OURS \" (G) Dim.& Mar.12:10,2:20,4:30,7:00, 9:05 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:05 À VIF \" (13+) Dim.& Mar.1:00,6:50 Lun.Mer.& Jeu.6:50 LA MATRICE RÉVOLUTIONS \" Laissez-passer refusés À L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.& Mar.12:30,1:15,3:30,4:00, 6:45,6:50,9:30,9:40 Lun.Mer.& Jeu.6:45,6:50,9:30, 9:40 THE MATRIX REVOLUTIONS\" Laissez-passer refusés Dim.& Mar.1:05,3:50,6:50,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:35 LE LUTIN \" (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:00,2:20,4:35,7:00, 9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:20 LOONEY TUNES: LES REVOLIÀ\" Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:05,2:25,4:35,7:05, 9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:15 RÉELLEMENT L'AMOUR \" (13+) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:30,3:30,6:45,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:45,9:35 MAÎTRE À BORD: DE L'AUTRE CÔTÉ DU MONDE \" Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:45,3:45,6:45,9:40 Lun.Mer.& Jeu.6:45,9:40 NOUS ACCEPTONS SEULEMENT LES CERTIFICATS-CADEAUXDU CINEMA ST-HYACINTHE.SUR LE SEUIL (13+) Dim.au Jeu.1:00,7:05 MYSTIC RIVER (v.française) (13+) Dim.au Jeu.12:45,3:55,6:45,9:25 FILM DE PEUR 3 (G) Dim.au Jeu.12:55,3:20,7:20,9:10 À VIF (13+)Dim.au Jeu.3:30,9:25 LA MATRICE RÉVOLUTIONS Dim.au Jeu.1:05,3:50,6:55,9:30 LE LUTIN (G) Dim.au Jeu.1:00,3:35,7:00,9:15 MON FRÈRE L'OURS (G) Dim.au Jeu.1:10,3:25,7:10,9:00 LOONEY TUNES: LES REVOLIÀ Dim.au Jeu.12:50,3:40,7:15,9:20 MAÎTRE À BORD: DE L'AUTRE CÔTÉ DU MONDE Dim.au Jeu.12:45,3:45,6:45,9:35 HORAIRE VALIDE DU NOVEMBRE 16 AU NOVEMBRE 20 3185942A 3186275A ARTS ET SPECTACLES Où se cache la mort quand tout semble, ici, si maîtrisé?LAFERRIÈRE suite de la page 1 Sa vie n'est plus ici, remarque la bibliothécaire avec un faible sourire.La question, aujourd'hui, n'est plus seulement d'où vous venez, mais aussi où vous aimeriez mourir.La vie se passe entre ces deux points.C'est un thème qui sera constamment effleuré (on ne peut que l'effleurer, d'ailleurs) durant ce bref voyage.C'est peut-être à cause de l'âge du public : des femmes de 60 ans en moyenne (sauf dans ce magique café de Maria, où la jeunesse avait pointé son nez).Ces femmes avaient 20 ou 25 ans au moment de la Révolution tranquille.Ayant fait leur cours classique dans un couvent, elles ont gardé ce goût prononcé de la lecture.Et du groupe.La bibliothèque étant vite devenue le nouveau lieu de culte, et c'était évident ce dimanche après-midi à Caplan.Les hommes, généralement absents de ces agapes, voient tout cela d'un autre oeil.La lecture leur apparaissant comme un loisir plutôt féminin.Au retour, on a croisé un orignal mort, attaché sur le capot d'une voiture.Des hommes revenant d'une partie de chasse.Colette semble dégoûtée par ce rituel d'un autre temps.Ces femmes qui avaient porté la religion sur leurs épaules entendent s'occuper maintenant de la culture.Ce duel éternel entre nature et culture.La fille unique Alors où se cache la mort quand tout semble, ici, si calme, si doux, si maîtrisé ?Dans la poésie de Françoise Bujold, née à Bonaventure en 1933, qui semble avoir recueilli en elle toutes les angoisses de son coin de pays.La bibliothèque, de l'autre côté de la rue, juste en face de mon hôtel, porte son nom.Je n'avais entendu parler d'elle qu'à sa mort en 1981, par Jean Royer qui pleurait « une gitane ».C'est qu'elle avait lancé toutes ses fusées dans les années 60, l'époque de toutes les audaces, de toutes les expériences, de toutes les aventures.Mais quand c'était le temps de construire véritablement une oeuvre, elle tombait malade.Elle est de ces sprinteurs qui font merveille sur une courte distance.Heureusement, elle a eu le temps de dire l'essentiel dans ce bref texte inédit, d'une effrayante lucidité : La dernière journée de mes vingt-neuf ans.Le temps de dire surtout ce qui l'empoisonnait.C'est très difficile, quand on vient d'un coin qu'on ne cesse de présenter comme un paradis, d'oser prétendre que cela pourrait être l'enfer pour d'autres.N'y voyez là aucun dédain, elle a simplement voulu prendre ses voisins pour des êtres humains aux prises avec de vraies angoisses, et non d'éternels bénévoles d'un quelconque bureau du tourisme.Elle ouvrait, en été 1961, une « boîte à chansons » et une galerie d'art à Bonaventure.C'était l'époque où il était impératif de faire corps avec la nature (la nature se confondant cette fois avec la culture) : « Je me suis vautrée dans le foin, dans l'anis, dans les amoureux, dans les pissenlits qui avaient passé fleur, je me suis vautrée dans le vert, dans le roux, dans le noir, dans le bleu, je me suis vautrée dans la terre, je me suis vautrée dans la mer, j'en ai mangé de la terre, j'en ai bu de la mer », lançait-t-elle déjà en 1958, avec cette exaltation qui ne pouvait pas durer toujours.On n'habite pas l'Annapurna.Il nous faut pourtant faire l'effort d'entendre le terrible cri poussé par cette jeune femme, à la veille de ses 30 ans.Je sens son impatience, et j'entends encore sa douleur, quand elle hurle sa colère (comme la mer dont elle est la fille, selon Ambroise Lafortune) : « Comment peut-on tricoter des chandails en angora rose quand la mort, l'exil, la folie, le naufrage rode autour de notre maison.» Ce n'était pas des mots.Elle refusait simplement cette façon d'évacuer, de faire semblant que la maladie (la folie ou la mort) n'existe pas, simplement parce que le paysage paraît trop beau.Le texte est de 1963.Déjà l'intuition d'une menace imprécise flottant dans l'air.Quelque chose chavirait en elle.Une inquiétante instabilité faite de ces moments euphoriques suivis de noires périodes de dépression.Avec cette rage froide, elle pointe une dernière fois la cause de son mal de vivre : « C'est peutêtre dans la laine angora que tout l'espoir du monde s'est retiré.» Le petit cimetière J'ai l'habitude, quand je visite une ville pour la première fois, d'aller faire un tour au cimetière.On y apprend beaucoup de choses en très peu de temps sur le mode de vie des habitants.Les alliances, les ruptures.Les exils aussi, car, brusquement, à partir d'une certaine date, un nom disparaît.On découvre la pyramide sociale qui nous renseigne que les morts ne sont pas tous égaux.Et la place qu'occupe une tombe est une mine d'informations sur la situation économique ou politique d'une famille.Les Arsenault dominent au petit cimetière de Bonaventure, juste en face de la mer.Ils se sont alliés aux Bourdages, Pitre, Cayouette, Bourques, Poirier, et peut-être même aux Babin et aux Bujold.Je me demande comment fait un jeune Arsenault qui cherche une fiancée qui ne soit pas une de ses cousines.Je lui recommande une petite visite au cimetière.À l'arrière, derrière une fragile clôture, il reste encore de la place.Et j'y ai vu des noms plus rares.Sont-ils nouveaux ?Les Imhoff (Frank Imhoff est quand même marié à Roseline Arsenault), les Élément ou les Frénette viennent-ils d'arriver ?L'immigration va-t-elle atteindre Bonaventure ?Si je me fie aux dates et aux noms, aucun immigrant (j'ai vu un nom vaguement italien) n'a été enterré à Bonaventure durant tout le 20e siècle.Le Québec grossit chaque jour.Il faudra revenir visiter le cimetière dans une trentaine d'années.La mort du père Je voulais lire en Afrique le bref roman de Myriam Beaudoin (Un petit bruit sec, Triptyque, 2003).L'histoire se passe entre le Mali et Montréal.C'est la prière d'une grande fille à son père adoré.Le père vient de mourir, et elle continue à lui parler, comme avant.Mieux qu'avant.Ils ont en commun le goût de l'écriture.C'est la fille qui écrira le livre que le père n'a pas su écrire.Elle croit l'écrire pour lui, mais en fait c'est pour nous qu'elle l'a fait.C'est un mélange réussi de pudeur et de hardiesse.L'auteur baisse le ton pour mieux faire gicler sa douleur, mais cette douleur est notre plaisir.Je l'ai commencé à N'Djaména pour le terminer dans la baie des Chaleurs.Comme le père, malade au Mali, qui vient mourir à Montréal.La mort fait comme un petit bruit sec.Le talent aussi.Les funérailles du poète Je l'ai vu pour la première fois du côté de la place Saint-Alexandre, en allant à la messe avec ma mère.Recroquevillé sur des morceaux de carton, les fesses à l'air.Quand nous sommes arrivés à sa hauteur, ma mère, sans lui jeter un seul regard, me siffla : « C'est un poète.» Voulait-elle me mettre en garde contre un danger que je n'arrivais pas à comprendre ?C'était raté.Fasciné, je retournai souvent le voir, le trouvant toujours en train de marmonner de mystérieuses imprécations.Plus tard, au secondaire, je le découvris, sous un autre jour, dans mon manuel de littérature haïtienne : veste, cravate, regard vif et sourire mondain de fils de la grande bourgeoisie.Il avait décidé de quitter sa riche demeure des beaux quartiers pour venir vivre, parmi le peuple, dans la boue de la place Saint- Alexandre.Sa poésie si légère m'a tout de suite plu.Contrairement à ses contemporains, si pesants avec leurs rêves chimériques de changer le sort du peuple, Carl Brouard (1902-1965) ne parlait que pour lui-même.Et c'est pour cela qu'il m'a été si facile de me retrouver en lui.Les éditions Mémoire d'encrier, sous l'égide du fougueux et inventif Rodney Saint- Eloi, viennent de publier une Anthologie de la littérature haïtienne : Un siècle de poésie, 1901-2001, où 102 poètes se bousculent pour se faire entendre.Dans cette foule hurlante, j'ai facilement reconnu la petite flûte du poète de la place Saint-Alexandre, devenue depuis place Carl-Brouard.Je garderai toujours la nostalgie de ce soir De pluie Où tu fus tellement vicieuse.Parfois j'avais mal à la tête et tu me forçais à avaler Dieu sait combien de cachets d'aspirine tout en minaudant les cheveux et le visage de tafia camphré.Brisés d'amour on s'assoupissait, doucement bercés par le phono et l'on regardait la lune.Carl Brouard mourut en 1965, et François Duvalier lui fit des funérailles nationales.Ce pays de feu et de cendres place la poésie si haut que même les dictateurs sont obligés d'écrire ou de lire des vers.Paul Morand visitant Haïti dans les année 30, remarqua que dans ce pays « tout finit par un recueil de poèmes ».J'avais 12 ans, et j'habitais à deux pas du cimetière quand j'entendis le glas : « Un jour, les cloches du Sacré- Coeur sonneront mêmement pour moi », gémit le poète, en 1938, dans Écrits sur du ruban rose.Je me suis installé sur un muret, devant la maison, pour regarder passer le cortège : 23 voitures couvertes de fleurs.Me voilà fasciné par ce spectacle (la dernière promenade d'un clochard céleste) qui, je le sentais, était en train de se changer, sous mes yeux d'adolescent rêveur, en mythe fondateur.Vous pouvez écrire à Dany Laferrière à l'adresse suivante : arts@lapresse.ca 30$ en certificats-cadeaux 1 entrée pour enfant GRATUITE 1 entrée 2 pour 1 pour adulte 1 entrée GRATUITE le jour de votre anniversaire 1 coupon 2 pour 1 sur l'achat d'un produit Disponible dans les cinémas Cineplex Odeon 3185984A FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL \" FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT\" VERSION O.ANGLAISE 13 ANS+ À L'AFFICHE! PRÉSENTÉ EN SON THX CONSULTEZ LES HORAIRES DES CINÉMAS ((VVeerrssiioonn oorriiggiinnaallee aannggllaaiissee)) 3185985A ACHETEZ LES VÔTRES DÈS MAINTENANT DANS LES Soyez parmi les premiers à voir LE CHAT DANS LE CHAPEAU PRÉ-VENTE DE BILLETS À l'affiche dès le 21 novembre 3186321A 13 À L'AFFICHE! ÉROTISME ANS + CONSULTEZ LES GUIDESHORAIRES DES CINÉMAS! UN FILM DE JANE CAMPION TOUT CE QUE VOUS SAVEZ SUR LE DÉSIR EST COMPLÈTEMENT ERRONÉ version française de IN THE CUT «DES PERFORMANCES ÉLECTRISANTES!» -Gene Shalit, TODAY version française de «RUNAWAY JURY» «VIBRANT! Transforme la passion en action.Il n'y a pas eu de chasse en mer d'une telle facture depuis Jaws'.» L'EXPÉRIENCE CINÉMATOGRAPHIQUE D'UNE VIE.version française de «MASTER AND COMMANDER: The Far Side Of The World» CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) / LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 / MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 / MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 / FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND / CINÉMAS AMC LE FORUM 22 / VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE LES CINÉMAS LANGELIER 6 / MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 / CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO / CINÉMA ST-EUSTACHE / MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 / MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 / CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY / CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY / \u2014\u2014 CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS / SON DIGITAL \u2014\u2014 GVISA GÉNÉRAL À l'affiche ! CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE / CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE / CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON / CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION / CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE / CINÉMA GALERIES GRANBY / LE CARREFOUR 10 JOLIETTE / LES CINÉMAS LANGELIER 6 / CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) / FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL / LES CINÉMAS GUZZO PARADIS / MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 / CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN / CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE / CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY / CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE / CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO / LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 / CINÉMA ST-EUSTACHE / GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE / CAPITOL ST-JEAN / CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME / MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 / MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 / CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD / MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 / CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) / CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES / LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 / MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 / CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) / FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL / CINÉMA PINE STE-ADÈLE / MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 / FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT / FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND / MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 / VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE GVISA GÉNÉRAL Déconseillé aux jeunes enfants \u2014\u2014 CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS / SON DIGITAL \u2014\u2014 LAISSEZ-PASSER REFUSÉS À L'AFFICHE ! 3185852A FAMOUS PLAYERS DORVAL 4 MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 14\" FAMOUS PLAYERS MD COLISÉEKIRKLAND \" LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10\" MEGA-PLEX GUZZO LACORDAIRE 16 \" MD FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON\" MEGA-PLEX GUZZO TASCHEREAU 18\" FAMOUS PLAYERS MD COLOSSUS LAVAL \" CINEPLEX ODEON CAVENDISH\" AMC THEATRES FORUM \" VERSION ORIGINALE ANGLAISE CINÉ-ENTREPRISE CARNAVALCHATEAUGUAY\" TRIOMPHE LACHENAIE CINÉ-ENTREPRISE CINEMA DU CAP CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY CINEPLEX ODEON BIERMANS SHAWINIGAN FLEUR DE LYS CINÉMA 9 TROIS-RIVIERES CAPITOL ST.JEAN\" GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE CARREFOUR DU NORD ST.JEROME CINEPLEX ODEON DORION CARREFOUR FAMOUS PLAYERS FAMOUS PLAYERS 8POINTE CLAIRE MEGA-PLEX GUZZO LACORDAIRE 16 \" FAMOUS PLAYERS MD STARCITÉ MONTREAL \" CINEPLEX ODEON DELSON PLAZA CINÉ-ENTREPRISE ST.BASILE CINEPLEX ODEON BOUCHERVILLE CINEPLEX ODEON ST.BRUNO FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON\" JACQUES-CARTIER 14\" MEGA-PLEX GUZZO MEGA-PLEXMDGUZZO TASCHEREAU 18\" LES CINÉMAS GUZZO MD TERREBONNE 14\" STE.THERESE 8\" GROUPE MATHERS MEGA-PLEXMDGUZZO ST.EUSTACHE\" MEGA-PLEX GUZZO PONT-VIAU 16 MD FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL \" FAMOUS PLAYERS PARISIEN VERSION FRANÇAISE GVISA GÉNÉRAL PRÉSENTÉ EN SON THX VOYEZ-LE MAINTENANT! CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS BANDE SONORE DISPONIBLE MAINTENANT! Avec les chansons originales de Phil Collins récipient d'un OscarMD et incluant les performances des récipients de GrammyMD Phil Collins, Tina Turner et The Blind Boys of Alabama « DEUXFOISBRAVO! » EBERT & ROEPER « De la magie purement Disney, du début jusqu'à la fin.Un des meilleurs films familiaux de l'année! » Clay Smith, ACCESS HOLLYWOOD « Les orignaux sont hilarants et la musique de Phil Collins est superbe! Un film qui sait divertir dans la tradition classique des contes de Disney.» Leonard Maltin, HOT TICKET «Unclassique dans la traditiondu ! » Jimmy Carter, NBC-TV/ NASHVILLE (Version française de Brother Bear) disney.com/brotherbear ©Disney Enterprises, Inc.LES CRITIQUES FONT UNANIMEMENT L'ÉLOGE D' ! ####! (CLASSEMENT DE PREMIER NIVEAU) « UN FILM REMARQUABLE À LA FOIS PROFOND ET INGÉNIEUX QUI SE MÉRITE TOUS LES RIRES ET TOUTES LES LARMES PROVENANT DE SES SPECTATEURS.» - Carla Meyer San francisco chronicle À L'AFFICHE EN EXCLUSIVITÉ! GVISA GÉNÉRAL VERSION FRANÇAISE HORAIRE : 21 h 55 FAMOUS PLAYERS PARISIEN HORAIRE : 13 h 10, 15 h 15, 17 h 20, 19 h 25, 21 h 30 VERSION O.ANGLAISE AMC THEATRES FORUM \" 3185986A Nom: Adresse: Ville: Code postal: Tél.: Faites parvenir le coupon-réponse à: Concours « Tristan et Iseut » a/s Christal Films, case postale 817, succursale H, Montréal, Québec, H3G 2M8 Le concours débute le 16 novembre 2003 pour se terminer le 23 novembre 2003.Fac-similés du coupon de participation faits à la main ne sont pas acceptés.Le texte des règlements relatifs à ce concours est disponible chez CHRISTAL FILMS.La valeur des prix offerts est d'environ 2100 $.ont le plaisir d'inviter 350 personnes à la première du film Un vaillant chevalier.Une belle princesse.Une aventure extraordinaire.Christal Films présente Le samedi 6 décembre au cinéma Starcité Montréal 3186382A ARTS ET SPECTACLES FLASHES LITTÉRATURE Mohamed Choukri disparaît L'écrivain marocain Mohamed Choukri est mort samedi à l'âge de 63 ans des suites d'une longue maladie, a-ton appris de sa famille.Analphabète jusqu'à l'âge de 21 ans, Mohamed Choukri est devenu écrivain sur le tard.Le Pain nu, traduit en 39 langues, l'a révélé au grand public marocain et au monde entier.Interdit au Maroc pendant près de 20 ans, Le Pain nu, autobiographie pourfendeuse de nombreux tabous, a été « réhabilité » dans les années 90.Mohamed Choukri a fréquenté à Tanger une génération de grands écrivains qui aimaient se retrouver dans cette ville mythique, dont Paul Bowles, Tenessee Williams et Jean Genet.Une Fantaisie équestre «DU JAMAIS VU!» - jean beaunoyer, la presse « AUSSI PUISSANT QUE LES MEILLEURS SPECTACLES DU CIRQUE DU SOLEIL.» - richard ouzounian, toronto star « UN SUPERBE MARIAGE ARTISTIQUE ENTRE L'HOMME ET LE CHEVAL.» - stewart brown, toronto sun « UN MONDE ABSOLUMENT FÉÉRIQUE ! » - catherine vachon, tva ENFIN À MONTRÉAL Après sessuccèsà Shawiniganet Toronto Voltige présente Billets en vente: 514 788-8308 1 866 999-8111 cavalia.net Du 16 décembre au 4 janvier En collaboration avec Sous le grand chapiteau d'hiver, angle Métropolitain et Côte de Liesse 3186547A PHOTOGRACIEUSETÉ THÉÂTRE DU RIDEAU VERT Jean-Louis Roux et Louis-Olivier Mauffette se donnent la réplique dans La Boutique au coin de la rue, mieux connue dans sa version hollywoodienne contemporaine, You've Got Mail avec Meg Ryan.Léger comme une première neige ÈVE DUMAS CRITIQUE Le Théâtre du Rideau Vert s'est donné pour mission de guérir les Montréalais du blues de novembre et de les préparer au temps des Fêtes avant tout le monde.La Boutique au coin de la rue est aussi aérienne qu'une première neige et aussi éphémère qu'un film de Meg Ryan.La comparaison n'est pas innocente.La championne des comédies romantiques américaines a elle-même fréquenté l'oeuvre du dramaturge Miklos Laszlo (dont le titre original est La Parfumerie), revisitée au cinéma dans les années 1940 par Ernst Lubitsch, puis à nouveau par Hollywood en 1998, dans le film You've Got Mail.La pièce qui nous est maintenant présentée à Montréal, après avoir passé l'été à Québec, au Théâtre La Dame blanche, est elle-même adaptée du film d'Ernst Lubitsch, The Shop Around the Corner, par les Français Evelyne Fallot et Jean-Jacques Zilbermann.Dans sa production hexagonale, elle a remporté cinq Molière en 2002.Le tandem de metteurs en scène français Martine Feldmann et Pierre-Olivier Scotto signe la mise en scène de la version québécoise.Les trois décors réalistes servis sur plateau tournant sont adaptés par Mario Bouchard de ceux qui avaient été conçus en France.Cette Boutique au coin de la rue replace la pièce dans le Budapest de l'entre-deux-guerres, en décors, en costumes et en sentiments.Tout, dans cette pièce, dit la nostalgie.Le regard posé sur l'amour, sur les relations hommes-femmes et sur les femmes en particulier.On ne s'est pas donné la peine de faire ressortir, pour le railler un brin, le caractère révolu de certaines répliques.C'est peut-être que la pièce n'offre même pas la possibilité d'un soustexte ironique, tout imprégnée qu'elle est d'un romantisme fleur bleue.Il est étonnant, tout de même, qu'on puisse faire autant de millage sur l'intrigue, si mince, que voici.Employés d'une boutique appartenant à un vieil acrimonieux (M.Matutschek) tout droit sorti d'un conte de Dickens, Kralik et Klara passent leurs journées à vendre des livres et à se détester poliment.C'est qu'ils ne savent pas encore qu'ils s'aiment, incognito, par l'entremise d'un courrier du coeur.La pièce repose sur des procédés éprouvés \u2014 quiproquos, etc.\u2014, le tout culminant en un happy end hollywoodien.L'interprétation psychologique a au moins le mérite d'être uniforme.Mais la belle et longue carrière de Jean-Louis Roux, à qui on rendait hommage avant la première jeudi dernier, ne sera pas particulièrement enrichie par le rôle de Matutschek.Louis- Olivier Mauffette et Myriam Poirier, en tourtereaux qui s'ignorent, forment un couple crédible, sans plus.Le Théâtre du Rideau Vert semble garder sa réserve d'audace pour l'hiver.Souhaitons que La Chèvre d'Edward Albee, au programme en janvier, ait un peu plus de mordant.LA BOUTIQUE AU COIN DE LA RUE de Miklos Laszlo.Adaptation du film d'Ernst Lubitsch : Evelyne Fallot et Jean-Jacques Zilbermann.Mise en scène : Martine Feldmann et Pierre-Olivier Scotto.Avec : Sylvio Archambault, Sylvain Dubois, David Fontaine, Jean-Bernard Hébert, Odette Lampron, Louis- Olivier Mauffette, Myriam Poirier, Jean-Louis Roux, Marjorie Vaillancourt et Réjean Vallée.Adaptation scénographique (du décor original français) : Mario Bouchard.Costumes : Denis Denoncourt.Éclairages : Christian Fontaine.Musique : Fabrice Tremblay.Accessoires : David Ouellet.Au Rideau Vert jusqu'au 6 décembre.3174005A ARTS ET SPECTACLES LES UNS ET LES AUTRES Pas facile de survivre à Ali Selon ses propres aveux, c'est parce que Ali lui a demandé des efforts énormes que Will Smith a enchaîné sur deux suites, Men in Black 2 et Bad Boys II.Le magazine Ciné Live lui a demandé ce qu'il en était.« Indéniablement, a-t-il répondu.Après Ali, j'ai reçu des tas de propositions de rôles dramatiques.J'étais devenu un comédien sérieux et tous les gens sérieux de Hollywood s'intéressaient à moi.Des projets parfois passionnants, mais j'avais besoin d'évacuer la pression, de prendre un peu le large.En résumé, j'ai répondu à tous les producteurs, agents et réalisateurs : Laissezmoi me reposer un peu ! Voilà pourquoi je suis revenu à des rôles familiers, que je connais et qui ne demandent pas d'effectuer un véritable travail de composition.» QMême si, d'une certaine manière, vous avez décidé de prendre des vacances avec Men in Black 2 et Bad Boys II, avez-vous l'intention de renouer rapidement avec un rôle grave à la Ali ?RBien sûr que oui ! J'adore les drames, mais il y a un temps pour tout.J'ai aujourd'hui 34 ans.Je me suis encore donné six ans pour courir et bondir dans tous les sens.Après 40 ans, j'ai conscience que mes ressources physiques en prendront un sérieux coup, même si l'on s'entretient.QVous tournez actuellement I, Robot, un film de sciencefiction très, très loin de Men in Black.RRien à voir, effectivement.I, Robot s'inspire d'un roman d'Isaac Asimov.Le film contient des éléments propres au cinéma d'action, d'autres plus proches du récit policier.Le tout est assez dramatique, sombre.I, Robot se déroule en 2035, dans une société dont chaque citoyen, ou presque, possède son cyborg personnel.Si, par exemple, vous voulez joindre une personne, votre robot domestique se mettra en contact avec le robot de votre interlocuteur.On ne se parle que par robots interposés.Dans cette histoire, je joue un détective qui enquête sur le premier homicide qui implique directement un cyborg.Une situation inédite dans le monde où nous vivons pour l'instant.Will Smith ZOOM Johnny Depp « J'adore Louis de Funès.Il incarne, pour moi, le maître de l'instant.Il occupe chaque moment de manière absolument magnifique.Son charisme est total.La Soupe aux choux ! J'aime La Soupe aux choux.Et Jean Gabin.Incomparable dans le drame, il se montre, dans la comédie, fabuleux de timing.Dans La Traversée de Paris, Jean Gabin me file la chair de poule.Quand Jean Gabin et de Funès sont ensemble à l'écran, comme dans Le Tatoué ou dans La Traversée, je ne sais plus où regarder.C'est trop.» .Première Point de vue de stars Acteurs et actrices sont régulièrement appelés à se prononcer sur les sujets les plus divers.Paroles de stars.Charlize Theron « Depuis un an, j'ai tourné plusieurs films de suite.Mais, en 2002, j'avais pris une année sabbatique.Le métier d'acteur n'est pas un bagne.Parfois, je tourne pendant 10 jours, parfois pendant trois mois.Ça laisse le temps de vivre.J'ai la chance d'exercer un métier que j'aime, mais ma liberté est très importante.J'adore voyager.Je ne reste pas assise à attendre que le téléphone sonne et, si je décide de prendre des vacances, je le fais.» Sylvie Testud « Votre attitude conditionne ce que l'on dit de vous.Certaines filles moins jolies que moi ont l'attitude d'une belle femme.Et elles le deviennent.Quand je me regarde dans la glace, je ne me trouve pas laide ! J'aimerais être une femme mûre.Je me dis qu'en vieillissant j'aurai moins de choses à perdre que si j'étais très belle.Je compte là-dessus à mort ! (Elle éclate de rire.) Ça doit être terrible d'avoir été une très belle femme.» Catherine Deneuve « Quand je doute, si on trouve les arguments pour me convaincre, on peut toujours arriver à me faire changer d'avis.En revanche, quand je suis décidée, je suis têtue comme un âne ! J'ai lu un jour qu'Eisenhower, à un moment de sa vie, avait pris la décision de ne plus jamais lire ce qu'on écrivait sur lui.C'est une façon de dire : Je fais les choses parce que je crois que j'ai raison de les faire.Cette idée a fait son chemin dans ma tête.Ce n'est pas toujours facile, mais il y a longtemps que j'ai cessé de lire ce qu'on écrit sur moi.» Omar Sharif « J'ai détesté la plupart des films que j'ai faits mais je ne regrette rien.Que ce soit dans ma carrière ou dans ma vie.Je ne comprends même pas le sens du mot regret.Je sais qu'au moment où j'ai fait cela je devais le faire.C'est tout.Et puis, je n'aime pas regarder en arrière.Depuis quelques années, j'ai décidé de vivre uniquement le moment présent.» Cameron Diaz « Quand j'étais petite, je me bagarrais au moins une fois par semaine avec un garçon qui était dans la même école que moi.Il ne comprenait pas la leçon.Il fallait que je le mette à terre à chaque fois.Aujourd'hui, je comprends pourquoi il en redemandait.Roman Polanski « Parfois, on me demande ce que j'attends des acteurs.J'ai envie de répondre tout simplement : Qu'ils jouent bien ! Je préfère ne pas beaucoup parler avec eux au moment du tournage.Mais certains en ont besoin.Certains ont besoin de ce qu'on appelle de la motivation.Quand j'étais jeune, je leur disais que leur motivation, c'était leur salaire ; c'est ce que j'avais dit à Faye Dunaway sur Chinatown, elle ne me l'a jamais pardonné.» .Studio, Paris Match, Star, Première Les yeux sont ceux de Charlize Theron, Catherine Deneuve et Roman Polanski VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 14H30 a CHRISTIANE CHARETTE EN DIRECT Christiane reçoit des invités du Salon du livre de Montréal : Frédéric Beigbeder, Yann Martel, Michel Vastel, Richard Hétu et Josée Blanchette.En prestation, les frères Diouf.18H00 RDS LE MATCH DE LA COUPE GREY La rencontre ultime de la LCF : les Alouettes de Montréal affrontent les Eskimos d'Edmonton à Régina.RDS promet de diffuser le spectacle de la mitemps mettant en vedette Bryan Adams et Sam Roberts.20H00 CHARLEBOIS LOVE Charlebois interprète ses plus grands succès en compagnie de Lynda Lemay, Stephen Faulkner, Lulu Hughes, Marc Déry, Michel Faubert et Éloi et Jonathan Painchaud.20H30 a LES BEAUX DIMANCHES : LES ORIGINES DU SIDA Le mystère plane toujours sur les origines du SIDA, mais plusieurs avancent une théorie qui met la communauté scientifique dans l'eau bouillante.20H00 Dtl THE ANNUAL AMERICAN MUSIC AWARDS Voici 15 bonnes ou mauvaises raisons de regarder la 31e soirée des American Music Awards : Britney Spears, Metallica, Kid Rock, Ricky Martin, Out Kast, Alan Jackson, Sheryl Crow, Ruben Studdard, Ice Cube, Daryl Hall & John Oates, Le Ann Rimes, Kiefer Sutherland, Weird Al Yankovic, Jo Dee Messina, Rascal Flatts.Céline Dion est en nomination dans deux catégories.Le Téléjournal Découverte / Marées noires; le béryl bleu Beaux Dimanches / Franco Folies.Charlebois LOVE Les Beaux Dimanches / Les Origines du sida Le Téléjournal Conversation / D.Sibony Le Garage JULES ET JIM (2) Le TVA 18 heures Wilfred Le Bouthillier Spécial Km/h PÈRE DE FAMILLE (4) avec Nicolas Cage, Téa Leoni Familles.(23:42) Cultivé et bien élevé Poudre d'escampette Boston Public Simonne et Chartrand (3/6) JACQUES ET NOVEMBRE (3) avec Jean Beaudry, Carole Fréchette MARIAGE TARDIF (4) avec Lior Louie Ashkenazi, Ronit Elkabetz (22:22) Dominic et Martin Loft Story À PREMIÈRE VUE (5) avec Val Kilmer, Mira Sorvino Le Grand Journal (23:15) FUIR (5) (23:45) News On Assignment The American Music Awards Red Carpet Party The 31st Annual American Music Awards CTV News News News Football / Coupe Grey: Alouettes - Eskimos (17:30) Sunday Report Venture Mary Walsh Reflections ABC News Homeowner The American Music Awards.The 31st Annual American Music Awards .Homes Pub News CBS News 60 Minutes Cold Case CSI: Crime Scene Investigation News .Raymond NBC News Dateline NBC American Dreams Law& Order: Criminal Intent .Machine Pres.Bush .Wildlife Trailside Naturescene Nature /White Shark - Red Triangle Coyote Waits: An American Mystery Special Secrets of the Dead BBC News Wall Street American Family BBC News LITTLE.BEVERLY HILLS COP II (4) avec Eddie Murphy, Judge Reinhold Biography / Ray Liotta Biography / Keanu Reeves Diana's Butler Speaks MI-5 ON PEUT.(17:00) Thomas Mann et les siens BELLE ÉPOQUE (4) avec Jorge Sanz, Fernando Fernan Gomez L'Actors Studio Silence, on court! Dustin Hoffman: Bravo! Profile Arts&Minds Artist's Life Queer Eye for the Straight Guy THE ABYSS (4) avec Ed Harris, Mary Elizabeth Mastrantonio Pierre Légaré - Guide.Docu-D / Carrefour des ovnis Docu-D / Des ovnis.Sans détour / Je me souviens Vidéo Patrouille Danger dans les airs Contexte.des psychotropes Les Médias Jeux de vie .apprendre Projet d'entreprise ZDF Inside Initiation à l'astronomie Grammaire American Chopper Marathon / Diffusion de six émissions.Tribulations La Route.plongée .le spa Maeva Guide Debeur Bain de soleil Pilot Guides Repères .(18:15) .(18:45) .(19:10) King (19:35) Honey, I Shrunks the Kids STEEL MAGNOLIAS (4) avec Sally Field, Dolly Parton @Movies (23:15) NFL Football / Packers - Buccaneers (16:00) King of the Hill Malcolm.Arrested.Charmed Tarzan Global News .Sunday That '70s Show The Simpsons Malcolm in the Middle The Shield Global News Sports Trouvailles./ Trois-Rivières Pare-chocs./ Sécuritaires Fidèles aux postes JAG AUX SOURCES DU NIL (3) avec Patrick Bergin, Iain Glen Scandal - Then and Now Battlefield Detectives Elizabeth I / From Prison.CROSS OF IRON (4) avec James Coburn, Maximilian Schell Streets of.Extra Fashion File Matchmaker Skin Deep Birth Stories Little Miracles Crisis Zone Skin Deep Birth Stories M.Richard Les Succès Artistes au sommet Musicographie / Elton John Week-end de stars / E.John Week-end de Stars / E John Musicographie / Elton John Les Pouces .the Pops Temps mort I.D.Mode Made in.Le Groulx Luxe Karaoclip Dollaraclip Temps mort Music Box 60 Minutes Chai Mtl .arménien La Caravane .Vietnam JAG Teleritmo BBC News CBC News CBC News: Sunday Sunday Report Venture The Passionate Eye / Dark Side of the Moon Culture.Circuit PME Sec.Regard Le Journal La Part.Zone libre / 40e.la mort de JFK Le Téléjournal Le Point La Part.Histoires.5/5 LCF Football / Coupe Grey: Alouettes - Eskimos (17:00) Sports 30 Coupe du Monde de golf EMC / Dernière ronde Tessa à la pointe de l'épée Saint-Tropez, sous le soleil Brigade spéciale L'Oeil du crime Sexe à New York Les Experts Prime Suspect FALLING THROUGH (5) avec Gordon Currie, Ekaterina Rednikova Trailer Park Boys Six Feet under .(23:17) The Dead Zone V Star Trek: Enterprise DEMOLITION MAN (5) avec Sylvester Stallone, Wesley Snipes THE CROW.Sportsnetnews Beyond the Glory NASCAR 2003 /Winston Cup: Ford 400 Sportsnetnews Beyond the Glory Grand Galop .Palmarès Panorama Profils Les Chevaliers d'ivoire LE CRIME DE MONSIEUR LANGE (3) Le Feu sacré Francophonie d'Amérique Trading Spaces (17:00) Trading Spaces: Family For Better or for Worse Clean Sweep Trading Spaces: Family Sportscentre Strongman: 2003World.NFL Primetime NFL Football / Cowboys - Patriots Sportscentre Space Jam (17:00) Bugs Bunny and Tweety Les Simpson Henri, gang South Park Downtown Les Simpson Déchiqueteurs Le Destin animal / L'Éléphant Journal FR2 Portrait.Culture et Dépendances / France, la laïcité.classique Le Journal Kiosque Bibliotheca Serious.Out there Reach for the Top FOYLE'SWAR:A GERMAN WOMAN avec M.Kitchen RECALLED TO LIFE (2/2) Diplomatic.Film 101 Le droit d'être parents Décore ta vie Métamorphose .secondes 2e Peau Une chance qu'on s'aime Pour un flirt Éros et Cie .(17:30) Qui rénove! Guide de survie Parole et Vie Accès.com Lé Zarts .solidaire Sur la colline Ma maison Blake Holsey Loup-garou Smallville Dawson Degrassi.Montana Horton.Mental Block YTV's Hit List Girlstuff Girlz TV .Scholars .Hunters Timeblazers 2030CE Breaker High Ready or not MutantX Cour à \"Scrap\" Robots Wars Métal hurlant Fastlane Twilight Zone Le TVA (23:15) CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC ARTS ET SPECTACLES SIXIÈMES RENCONTRES INTERNATIONALES DU DOCUMENTAIRE DE MONTRÉAL Sur quelques moments de vérité LUC PERREAULT Lorsqu'il s'agit de parler de la magie de la fiction, les exemples ne manquent pas.Ce peut être le regard accusateur de Jean-Pierre Léaud à la fin des Quatre cents coups, n'importe quelle scène de suspense d'un chef-d'oeuvre de Hitchcock ou encore l'apparition d'Orson Welles au milieu du Troisième Homme.La magie du documentaire, elle, s'exerce d'une façon plus subtile.Qui pourrait citer le temps fort de Pour la suite du monde ?Le film de Pierre Perrault, pourtant, fait partie de ceux qu'on n'oublie pas.Si vous avez adoré Être et avoir, quelle scène vous a le plus touché ?Rien d'évident, convenons-en.Tout ça pour dire qu'un festival qui se propose de se vouer à la cause du documentaire mérite le respect.Hier débutaient les 6es Rencontres internationales du documentaire de Montréal.Durant 10 jours, quelque 94 oeuvres seront présentées à la Cinémathèque, au Cinéma ONF, à la Maison- Théâtre (245, Ontario Est) ainsi qu'à la salle Marie-Gérin- Lajoie de l'UQAM.Parmi elles, quelques petits chefs-d'oeuvre à saisir au passage.Car, plus que la fiction, le documentaire souvent passe mais ne revient pas.En haut de la liste de ce qu'il m'a été donné de visionner vient Fleurette.Il s'agit du portrait surprenant que le réalisateur portugais Sergio Tréfaut trace de sa mère.À 76 ans, cette femme, Française d'origine, répond aux questions inquisitrices de son fils.De sa propre famille italienne, originaire du Piémont, elle n'a jamais rien dit à ses enfants.Ni de son premier mari, membre du PPF, un parti fasciste et antisémite français.À la Libération, elle doit fuir en Allemagne avec ce mari qu'elle abandonne incidemment sur place.Arrive ensuite le second, père de Sergio.Fleurette travaille à l'accueil du Festival de Cannes en 1946 quand elle voit descendre d'avion ce beau journaliste.Coup de foudre.Le troisième épisode se joue à Lisbonne où Fleurette l'a suivi.Le quatrième au Brésil.Car cet homme, secrètement membre de deux partis communistes, s'est successivement mis à dos le régime Salazar et le non moins oppressif gouvernement brésilien.Entre-temps, il aura pris fait et cause pour Castro qu'il a d'ailleurs rejoint depuis sur son île.Le secret de Fleurette Tout au long de cette saga de 80 minutes, on est subjugué par la personnalité de Fleurette, femme secrète s'il en est, mais dont les mystères, que le fils force à révéler, paraissent de plus en plus respectables.Finalement, il se prod u it d a ns ce fi l m u n retournement : si la sympathie au début se trouve dans le camp de Sergio, elle passe peu à peu dans celui de Fleurette, aujourd'hui abandonnée toute seule dans son petit appartement de Lisbonne.Voilà pourquoi ce film s'impose comme l'un des plus beaux hommages jamais rendus par un fils à sa mère.Entre la fiction et le documentaire, il n'y a souvent qu'une mince différence.Par exemple, un film des frères Dardenne et Dix-sept ans de Didier Nion offrent à peu près le même regard sur le monde ouvrier et la même détresse.Comme les cinéastes belges, Nion a tourné son film sa région natale, la Normandie.Dans ce long métrage, on fait la connaissance de Jean-Benoît, 17 ans, qui sort d'un foyer d'adoption.Au début, on le voit sauter de joie : il vient d'être accepté dans un garage comme apprenti mécanicien.Mais rien n'est acquis : il a deux ans pour obtenir son diplôme.Et les études, pour ce garçon qui manque de discipline et d'encadrement, virent au cauchemar.Une chance qu'Héléna, sa petite amie, l'encourage du mieux qu'elle peut.Entre l'ado et le réalisateur invisible intervenant en voix hors champ se développe une dialectique qui n'est pas sans rappeler le film précédent.Comme Fleurette, Jean-Benoît est peu loquace.À un certain moment, le film paraît même compromis.On n'oserait guère parier sur l'avenir de ce garçon.Mais le vent va tourner dans les dernières minutes.L'ado si secret tout à coup livre ses secrets : il a été marqué par des parents mal assortis, un père violent.Tout ça s'est soldé par un vrai drame familial.Ici, le cinéma va jouer incontestablement un rôle de catalyseur.Sous nos yeux, ce qui se déroule ressemble presque à une psychanalyse, tout au moins à un travail à deux en vue d'accoucher d'un adulte.Jouer sa vie Si la différence entre la fiction et le documentaire tient en la présence ou pas d'acteurs, dans Dixsept ans, on peut dire que le protagoniste joue sous nos yeux sa vie.C'est cette absence de procuration qui donne au film son supplément de vérité.On retrouve la même absence de masque, tournant cette fois au narcissisme, dans un court métrage intitulé My Body.La réalisatrice, une Suédoise, filme son corps qu'elle a appris à aimer malgré ses imperfections, le montrant sous toutes ses coutures avec la même franchise que jadis, par exemple, Agnès Varda.Dans cette chasse au naturel, la palme pourrait aller à un film suisse, Remue-ménage.Depuis La Cage aux folles ou Priscilla, folle du désert, on croyait acquis le droit pour un homme de s'exhiber en femme s'il le désire.Plus facile à faire pour des gais et à travers la fiction que pour des hétéros, du moins dans le Jura suisse, si on en juge par ce film de Fernand Melgar.Père de famille de 35 ans, Pascal démolit des voitures le jour mais rêve le soir de jouer les travestis dans un cabaret.À la suite d'une plainte portée par des membres de sa famille, il devra se présenter en cour pour se défendre contre la menace de se voir retirer la garde de ses enfants.Dans ce document d'un peu moins d'une heure, la caméra suit cet amateur de paillettes et de music-hall dans sa lutte pour faire respecter sa différence.Finalement, on ne saurait passer sous silence un très beau film de l'ONF, The Fifth Province.C'est l'oeuvre de Donald Mc Williams.Il s'agit d'une enquête sur la façon dont l'exil change les vies.C'est le cas, par exemple, de cette immigrée lettone qu'une vieille bande d'actualités nous montre au début à huit ans débarquant à Halifax après la guerre.Mc Williams la retrouve 35 ans plus tard en Ontario après une carrière passée dans l'enseignement.Son témoignage émouvant sera étayé par celui d'une photographe d'origine allemande ou celui de l'écrivain français Jean Rouaud, sans oublier l'évocation de la destruction du village d'Oradour-sur-Glane en 1944.Mc Williams qui a déjà été l'assistant de Norman Mc Laren, réussit avec cet essai à hisser le documentaire à un niveau supérieur de réflexion.Même si ce ne sont là que quelques exemples glanés au hasard dans le programme de ces Rencontres du documentaire qui se poursuivent jusqu'au 23 novembre, on se rend compte à quel point ce genre qui fait peu souvent les manchettes se révèle un instrument privilégié pour traquer chez les individus cette chose souvent chétive qui a pour nom la vérité.Fleurette et Dix-sept ans : deux rencontres humaines bouleversantes.20 h Simonne et Chartrand Michel et Simonne sont arrêtés.Et les enfants quittent le nid familial.Scénario : Diane Cailhier Réalisation : Alain Chartrand Grandes perturbations.Cesoir.Télé-Québec, ça change de la télé 21h Jacques et Novembre De Jean Beaudry et François Bouvier.Un homme se sachant condamner par la maladie filme ses derniers jours.3160926A avec l'OSM et Bruno Pelletier Simon Leclerc, chef d'orchestre 4 et 5 décembre 19 h 30 à la basilique Notre-Dame Commandité par SUPPLÉMENTAIRE 10décembre commanditépar osm.ca Billets en vente : OSM : 514 842-9951 PdA : 514 842-2112 Admission : 514 790-1245 Pour une 2e année! Chantons Album de Noël disponible en magasin 3186423A ARTS ET SPECTACLES CÉLÉBRITÉS.tous les dimanches dans La Presse Composez le (514) 285-7274 appels interurbains (sans frais) 1 866 987-8363 VOUS AVEZ UN ÉVÉNEMENT À CÉLÉBRER?celeb 16/11/03 Hélène Daoust et Jacques Bénard FÉLICITATIONS 50e ANNIVERSAIRE DE MARIAGE 14 novembre 1953 Luce, Carol, Brigitte, les conjoints et les sept petits-enfants THÉÂTRE Les démons sont parmi nous ÈVE DUMAS CRITIQUE Alexandre Marine et ses talentueux protégés de l'École supérieure de théâtre (UQAM) n'ont pas reculé devant Les Possédés, sans doute la plus difficile des oeuvres de Dostoïevski.Ils ont adapté le roman à la scène et le résultat, intitulé .et la petite araignée rouge., est un spectacle à la fois étrange, troublant et envoûtant.Frank Castorf (Endstation Amerika et Humiliés et offensés) a produit sa version des Possédés, Damönen, que quelques mordus montréalais avaient eu le courage de voir en vidéo, lors du festival Théâtres du monde, en mai 2002.On peut seulement imaginer les libertés qu'a prises l'indomptable metteur en scène allemand avec l'oeuvre du romancier russe.Marine et sa bande livrent eux aussi une adaptation très libre du roman et transposent l'action dans le Québec d'aujourd'hui.Stavroguine devient Nicolas Chamberland ; Verkhovenski, Marek Seaborn ; Kirilov, Karl Mc Tavish, et Chatov, Alexandre Dupuis.On a conservé huit autres personnages du roman puis évacué les autres.Toujours aussi énigmatique, le personnage de Stavroguine, jeune aristocrate décadent, est le pivot de cette fresque nihiliste dans laquelle la morale et les beaux principes en prennent pour leur rhume.« Toutes les fois que je me suis trouvé au cours de mon existence dans une situation particulièrement honteuse, excessivement humiliante, vilaine, et par-dessus tout ridicule, celle-ci a toujours excité en moi, en même temps qu'une colère sans bornes, une incroyable volupté », affirme celui qui glisse sur une pente savonneuse dont l'aboutissement est le viol d'une jeune fille.La dépravation du personnage se manifeste d'ailleurs principalement dans sa relation avec les femmes, dont il dispose comme de vieilles chaussettes.On nous présente une galerie de personnages dont la plupart sont dépourvus de tout trait susceptible d'attirer la sympathie.Une puissance mystérieuse les pousse à commettre des actes immoraux et les prive de repentir.Ces figures littéraires trouvent des interprètes de chair très crédibles.On les nommerait tous pour vanter le mérite de chaque performance, mais ils sont 12.L'espace et les qualificatifs manqueraient.L'actualisation de l'oeuvre est heureuse parce qu'elle conserve dans les costumes, le décor et les ambiances un je-ne-saisquoi d'intemporel que viennent contraster les envolées électroniques d'Amon Tobin.Le thème social trouve également un certain écho aujourd'hui.Ne vivons-nous pas dans un monde qui, plus que jamais, tente de faire échec à l'ennui par tous les moyens ?Au théâtre, cela se traduit entre autres par des codes plus adaptés aux jeunes spectateurs dont la culture narrative se nourrit du rythme effréné et syncopé du cinéma.On ne s'ennuie pas pendant .et la petite araignée rouge., ou si peu.ET LA PETITE ARAIGNÉE ROUGE., d'après Les Démons de Dostoïevski.Texte : Alexandre Marine et les comédiens.Dramaturgie : Anne-Catherine Lebeau.Mise en scène : Alexandre Marine.Avec : Édith Bélanger, Fannie Bellefeuille, Julie Boivin, Luc Bouffard, David Buyle, Shiong-En Chan, Philippe Cyr, Virginie Darmalingom, Annick Gamache, Maxime Loyer, Marie-Pyer Poirier et Gilles Poulin-Denis.Décor et accessoires : Benoît Royer.Costumes : Jullie Desrosiers.Éclairages : Marie-Eve Pageau.Environnement sonore : Dmitri Marine.Une coproduction du Théâtre Deuxième Réalité et des Productions de l'araignée rouge présentée au Théâtre La Chapelle jusqu'au 23 novembre.SPECTACLES 3 Quel est le nom de la belle fille du village gaulois dont Obélix est follement amoureux?4 À quelle race canine associezvous Bill, le fidèle compagnon de Boule?5 Quel nom porte le château où demeure le Capitaine Haddock?GÉNI E S EN HERBE #1067 En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., ghpanto@videotron.ca A-HUMOUR 1 Quel humoriste et animateur de radio originaire de Lac-Drolet est, d'après le nom de son spectacle, libéré sur parole?2 Qui a animé la dernière édition du gala des Oliviers?3 Quel acteur britannique interprète à la télé et au grand écran le personnage de Mr Bean?4 Quel est le nom du duo d'humoristes québécois formé de Josée Gaudet et Mario Tessier?5 Quel humoriste québécois a remporté un Félix pour le spectacle d'humour de l'année au dernier gala de l'ADISQ?B-FÊTES ET JOURNÉES SPÉCIALES 1 Quel saint fête-t-on lors de la dernière journée de l'année, le 31 décembre?2 Quelle journée fériée remplace la fête de Dollard-des-Ormeaux au Québec depuis mai 2003?3 Quelle fête catholique est célébrée le dimanche suivant la première pleine lune du printemps?4 Quelle date est décrétée la journée internationale de la femme?5 Quand célèbre-t-on la fête du Travail au Québec?Animateur du Gala des Olivier G-ANATOMIE 1 Quel nom porte le long canal qui achemine la nourriture du pharynx à l'estomac?2 Combien y a-t-il de phalanges dans une main?3 Quel organe du corps humain est atteint par une cystite?4 Dans quel organe du corps humain retrouve-t-on l'humeur aqueuse et l'humeur vitrée?5 Quel nom porte l'os long et plat qui relie les côtes sur le devant du corps?C-HOCKEY 1 Dans la Ligue nationale de hockey, quels deux joueurs francophones ayant évolué pour les Canadiens de Montréal ont donné leur nom à des trophées remis annuellement à la fin de la saison?2 Qui était le capitaine des Nordiques de Québec lors de leur dernière saison avant de déménager au Colorado?3 La franchise des Castors de Sherbrooke de la Ligue de hockey junior majeur du Québec a déménagé durant l'entre saison.Qu'est-elle devenue cette année?4 Pour quelle équipe de la Ligue nationale de hockey évolue Ilya Kovalchuk?5 Qui est l'actuel entraîneur-chef des Canadiens de Montréal?E-COMMENÇANT PAR LA LETTRE « T » 1 Modèle de voiture sport de la compagnie Hyundai.2 Prénom du président américain à qui l'on doit le « teddy-bear » 3 Quelle région de l'Autriche est surtout connue en raison d'une sorte de chant?4 Quel sport peut se jouer sur surface synthétique, sur gazon, sur terre battue et sur une table?5 Comment appelle-t-on une oeuvre composée de 4 livres?F-LA CHINE 1 Quel nom portait l'île de Taïwan lorsque Tchang Kai-Chek vint s'y établir en 1949?2 Quelle ville chinoise est la plus peuplée?3 Qui fut le dernier empereur chinois?4 Quel célèbre homme politique chinois décédé en 1976 a écrit Le Petit livre rouge?5 Qui est l'actuel président de la République populaire de Chine?D-BANDES DESSINÉES 1 Sous quel nom connaissonsnous mieux Pierre Culliford, l'auteur des aventures de Johann et Pirlouit ainsi que des Schtroumpfs?2 Quel est le numéro du vol que prit Tintin pour se rendre à Sydney?Politicien chinois H-IDENTIFICATION D'UN PERSONNAGE 1 Je suis le fils d'un notaire criminologue et je suis né le 20 septembre 1942.2 En 1969, j'ai obtenu une licence en droit à l'université d'Ottawa, j'ai fait mon barreau en 1970 et j'ai obtenu une maîtrise en administration des affaires à Harvard en 1972.3 Durant ma carrière, j'ai siégé sur de nombreux conseils d'administration, dont ceux de la Caisse de dépôt et placement et d'Hydro-Québec en plus de m'intéresser à la politique.Élu député d'Outremont en 1989, je fus ministre de l'Industrie, du Commerce et de la Technologie sous les cabinets Bourassa et Johnson fils.4 Réélu député en 1994, je démissionnai au printemps 1996 et je quittai la scène politique jusqu'à l'automne 2001 lorsque je fut élu maire de la nouvelle Fils d'un notaire, criminologue ville de Montréal.SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES CINÉMAS INDÉPENDANTS BON VOYAGE Beaubien : 14h45, 17h, 19h15, 21h30.CABINET DU DOCTEUR FERRON (LE) Cinéma Parallèle : 15h, 19h15.100%BIO Cinéma Parallèle : 13h, 17h15, 21h15.ELEPHANT Cinéma du Parc (1) : 15h15, 17h15, 19h15, 21h15.Ex-Centris (salle Fellini) : 15h15, 17h, 19h, 21h.ICHI THE KILLER Cinéma du Parc (2) : 21h.IL EST PLUS FACILE POUR UN CHAMEAU.Cinéma Beaubien : 12h, 14h15, 16h30, 18h45, 21h.LA FACE CACHÉE DE LA LUNE Cinéma Beaubien : 12h15, 14h30, 16h45, 19h, 21h15.Ex-Centris (salle Cassavetes) : 14h, 16h10, 19h30, 21h35.LA GRANDE TRAVERSÉE Ciné-Kid\u2014Ex-Centris (salle Cassavetes) : 11h.MODERN TIMES Cinéma du Parc (2) : 19h.ONCE UPON A TIME IN THE MIDLANDS Cinéma du Parc(3): 15h, 17h, 19h, 21h.RENCONTRES INTERNATIONALES DU DOCUMENTAIRE DE MONTRÉAL Cinéma ONF.Renseignements : (514) 499-3676.THE GODFATHER 11 Cinéma du Parc (2) : 15h.CINEMANIA MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL DES PLUMES DANS LA TÊTE : 15h30.FILLES UNIQUES : 17h30.MES ENFANTS NE SONT PAS COMME LES AUTRES : 19h30.24 HEURES DE LA VIE D'UNE FEMME : 13h30 LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND COMIC16NEM c'est clair.» Puis il s'est levé et, par distraction, je suppose, il a ramassé l'addition du verre de rouge et de la bière.Comme il n'est pas revenu sur ses pas pour me la remettre, j'en ai conclu que sa perturbation avait atteint un sommet encore jamais approché.Somme toute, cette rencontre a relativement exaucé mes attentes.Le soir même, dans les bras de Rachid, égal à lui-même, c'est-àdire ardent, attentionné, sensuel mais toujours avec ses soupirs qui me déconcertent quelque peu, je me suis abandonnée au point où, dans un souffle, j'ai laissé échapper un «Je t'aime».Il attendait certainement cet aveu depuis quelque temps car, en me serrant à m'en briser les os, il a murmuré: «Et moi donc.Je t'aime, je t'aime, je t'aime!!!» Est-ce cette répétition qui m'a gênée ou mon propre «je t'aime», difficile à dire.Mais je me sentais en porte-à-faux.De mon aveu et du sien.Depuis le départ de Georges et, pour être sincère, même dans les dernières années de notre vie commune, les «je t'aime», je les avais bannis de mon vocabulaire.Avec Georges, pourquoi «je t'aime» lorsque le fait de vivre ensemble l'implique?Après lui, avec les rares amants, pas question de mots pièges.Reste Rachid.Avoir prononcé la petite phrase avec lui me contrarie.O U F ! de Denise Bombardier - 50 - Que tu utilises notre fille pour me déstabiliser en l'incitant à quitter des études sérieuses pour une spécialisation de second ordre me sidère.» J'ai hésité entre me lever et partir (la voie facile), provoquer un esclandre (encore que), jouer l'outrance (compliqué), alors j'ai opté pour la tristesse.«Tu m'accordes une influence sur notre fille que je n'ai pas.Pauvre Georges.Si tu savais comme tu te fourvoies.» Il m'a regardée et, visiblement, il cherchait une réaction appropriée à mon ton.«Tu me prêtes des intentions maléfiques.Ça m'atteint au coeur», ai-je ajouté.Puis, pour provoquer mes larmes, je me suis remémoré notre conversation de rupture.Ça n'a pas manqué, j'ai senti monter un sanglot.Il s'est tout de suite amadoué et a murmuré: «Attention, Jeanne, les gens nous regardent.» Il a avancé la main vers mon bras qui reposait sur la table.Du coup, j'ai pleuré pour de vrai.L'embêtement c'est que je n'avais pas de Kleenex.Il m'a donc tendu la serviette de table en papier et je me suis mouchée bruyamment.Pour la première fois depuis des années, je réussissais à l'attendrir.«Je ne veux pas t'affliger mais ton comportement envers moi ne cesse de me heurter, a-t-il dit.Tu ne sembles pas te rendre compte que, même si j'ai refait ma vie, que j'ai un enfant, une femme (vas-tu cesser ta pénible nomenclature, pensais-je en moi-même), je te garde une affection indéfectible.Tu es la mère de mes enfants et, pour moi, c'est sacré.» «L'autre aussi», ai-je eu envie d'ajouter mais j'ai préféré m'enliser dans l'attendrissement plutôt que me plaindre encore une fois, ce qui ne m'apportait rien de bon.Et puis, pourquoi le cacher, je provoquais chez Georges un sentiment de trouble et je m'en réjouissais.Pas de quoi m'en roman Albin Michel glorifier pourtant car il s'y mêlait sans doute de la pitié.«J'ai besoin de ton soutien, Jeanne.Maud est douée, tu le sais, pour les études scientifiques.Elle ne va tout de même pas rater sa vie parce qu'elle a momentanément envie de pouponner alors qu'une carrière brillante s'offre à elle et va lui ouvrir toutes les portes.» J'ai eu envie de lui faire remarquer que, pour un adepte de la bohème écolo-naturopathie, il s'exprimait comme le plus conventionnel des bourgeois carnivores, pro-aliments génétiquement modifiés.De plus, en toute innocence, il sciait la branche sur laquelle il se trouvait confortablement assis.«Si on parlait du cas d'Albert et de son voyage en Inde par la même occasion», ai-je émis à voix à peine audible par crainte qu'il n'y détecte une ironie.Estomaqué, il m'a regardée, puis soupesant ses mots, après une respiration trop longue pour être naturelle, il a décrété: «Ni toi ni moi ne sommes en état de discuter, À S U I V R E www.albin-michel.fr © Éditions Albin Michel S.A.,2002 ROMAN16NE BUSINESS WEEK Plastique Le plastique continue d'évincer l'argent sonnant comme mode courant de transaction commerciale aux États-Unis.La carte de crédit, qui a donné le ton, perd du terrain par rapport à la carte de débit et dans l'intervalle, la carte prépayée fait une percée remarquée.Deux fois plus de cartes de crédit que de cartes de débit sont en circulation, mais les cartes de débit \u2014 excluant les retraits bancaires\u2014 vont, cette année, enregistrer un chiffre d'affaires supérieur à celui des cartes de crédit, soit 16,5 milliards de dollars.C'est une augmentation de 22%sur 2002, révèle une étude de la maison Nilson Report, citée par Business- Week.En 2003, l'augmentation des cartes de crédit aura été de 8 %, soit la première fois en 20 ans que le taux n'atteint pas les 10 %.On prévoit qu'en 2007, les achats faits par cartes de débit atteindront les 1000 milliards.À cette date, les transactions faites par cartes de débit auront augmenté de 130%comparativement à 49% par cartes de crédit.Quant aux cartes d'achat prépayées, on en compte 6,2 millions en circulation et elles pourraient atteindre les 40 millions en 2007, les Américains circulant alors avec 349 milliards de dollars de cartes prépayées dans leurs goussets.THE WALL STREET JOURNAL Pragmatique Les deux pays les plus populeux du monde, la Chine et l'Inde, se querellent depuis des décennies à propos de frontières.Mais à mesure que, de part et d'autre, ils découvrent les vertus de la croissance économique, leurs rapports commerciaux s'intensifient, un pragmatisme des affaires se substitue rapidement au bellicisme, observe le Wall Street Journal.Leur poids combiné est lourd de signification tant pour l'économie que pour la géopolitique mondiales.Une étude de Goldman Sachs prévoit que la Chine pourrait être la première puissance économique du monde en 2050, et l'Inde la troisième.Leurs échanges commerciaux, qui n'atteignaient que 2 milliards de dollars US en 2000, passent à 7 milliards cette année et compteront pour 10 milliards l'an prochain : technologie de l'information, mais aussi pharmacie, acier et pièces d'automobile.Au plan militaire, les deux pays ont entrepris la semaine dernière leurs premières manoeuvres navales communes au large de Shanghai.THE WALL STREET JOURNAL Atypique Un autre gros pays qui intéresse les observateurs patentés à Washington ces jours-ci, c'est la Russie, où les manoeuvres juridico-politiques contre les dirigeants du géant pétrolier Ioukos inquiètent.Un média proche du pouvoir comme CNN fait relativement peu de cas de l'événement qui, par le brassage qu'il occasionne dans l'activité privée de cette jeune « démocratie », devrait normalement remuer les élites de la capitale.Or, constate le Wall Street Journal, la Maison-Blanche reste singulièrement avare de commentaires sur la situation.C'est que la maison Bush a choisi de ménager Moscou, dont elle a besoin pour venir à bout de trois pays de proximité, l'Iran, l'Irak et la Corée du Nord.L'incarcération de l'expatron de Ioukos, Mikhaïl Khodorkovski, n'a même pas été évoquée par M.Bush lors d'une récente rencontre à la Maison-Blanche avec la conseillère à la Sécurité nationale, Condoleezza Rice, et le ministre russe de l'Énergie atomique.THE WALL STREET JOURNAL Linguistique Le Wall Street Journal s'intéresse aussi à la décroissance de l'enseignement des langues étrangères aux États-Unis.À l'heure où le pays est montré du doigt pour son inaptitude à comprendre le reste du monde (l'incommunicabilité en Irak est souvent citée en exemple) et à s'y faire des amis, le système d'enseignement a tendance à écarter les langues secondes du curriculum scolaire.C'est que les rapports souvent difficiles des États-Unis avec le reste du monde n'occultent pas le fait de la prédominance croissante de la langue anglaise comme langue de communication mondiale, qu'il s'agisse de commerce, de compétitions sportives ou d'échanges culturels, ce qui rend moins impératif la connaissance des langues étrangères.Le British Council, organisme de premier plan de l'expansion de la langue anglaise dans le monde, constate que plus des deux tiers de la communauté scientifique mondiale peuvent lire l'anglais, que les trois quarts des envois postaux dans le monde sont rédigés en anglais et que 80% de l'information électronique est en anglais.Une personne sur quatre dans le monde déjà se débrouille en anglais.Ce qui en laisse quand même trois sur quatre qui ne peuvent le faire.PHOTO D'ARCHIVES AP Le vice-président des États-Unis, Dick Cheney, lors d'un discours sur un thème qui lui est cher, la guerre au terrorisme, prononcé à Memphis, au Tennessee, le 26 septembre 2002.Nombre d'observateurs avertis lui attribuent une influence déterminante dans la décision prise par le président, George W.Bush, de déclarer la guerre à l'Irak.2004: l'économie fait des faveurs àM.Bushmais l'Irak lemenace Les pièces du puzzle qui a mené à la guerre et à la reconstruction de l'Irak prennent leur place et font mal RÉAL PELLETIER LA PRESSE D'ALLEURS Une double obsession hante les stratèges républicains depuis un an : un échec en Irak sous la forme d'une incrustration militaire évoquant le Vietnam; la persistance d'une économie molle, destructrice d'emplois : deux facteurs capables, en novembre 2004, de renvoyer George W.Bush dans ses terres texanes.Or voilà que le dernier trimestre annonce une reprise de l'emploi, revirement de situation qui \u2014 tout problématique qu'il soit à moyen terme\u2014ravigote l'entourage présidentiel à court terme.C'est d'autant plus important que les Américains ont déjà dit, dans nombre de sondages qu'ils accordent priorité à la croissance de l'économie.Sur le front irakien par contre, les choses ne s'améliorent pas.Pendant que les morts de soldats américains se multiplient, Washington n'arrive pas à recruter chez les alliés.Et surtout, l'histoire retrouve ses droits et jette une lumière de plus en plus troublante sur le cheminement qui a conduit l'administration Bush à occuper l'Irak.Dans la dernière semaine seulement, tant l'hebdomadaire Newsweek que le prestigieux New York Times Magazine ont consacré leur page couverture et de longs reportages à cette aventure.On en connaissait de larges pans mais les détails commencent à se préciser : les longs préparatifs de cette guerre fomentée par la communauté néoconservatrice de Washington dans les années 90 ; les « mensonges» qui ont permis à l'administration d'engager la guerre ; les rivalités d'influence entre le département d'État et le Pentagone à propos de la reconstruction de l'Irak ; et le rôle joué par certains personnages, notamment le viceprésident Dick Cheney, dans la trame de cette aventure.Le cas Dick Cheney Une batterie de reporters de Newsweek s'est attardée pour sa part au phénomène Dick Cheney.Le personnage est d'autant plus important qu'il a le privilège de déjeuner avec George W.Bush chaque jeudi, que c'est lui qui a le plus d'influence sur le président et que c'est lui finalement qui a convaincu le chef de la Maison-Blanche d'engager le pays en Irak.Contre toute confirmation des experts tant de la CIA que du FBI, il a décrit l'Irak comme « la base géographique des terroristes qui nous ont assaillis depuis plusieurs années et plus spécialement le 11 septembre 2001 ».M.Bush n'a pas souscrit aux propos de M.Cheney, mais ce dernier a continué à cultiver dans l'administration les thèmes de l'association entre le terrorisme et l'Irak et l'accumulation d'armes de destruction massive par Saddam Hussein.C'est que Dick Cheney avait quitté le poste de secrétaire à la Défense la bouche amère, après la guerre d'Irak de 1991, convaincu par ses services que Saddam allait sous peu acquérir l'arme nucléaire.Et convaincu aussi de l'impuissance des agences américaines d'espionnage.Pendant 10 ans il a frayé chez les intellectuels et militants néoconservateurs de l'American Enterprise Institute, dont il fut membre du conseil d'administration.C'est là qu'il a pris contact avec les champions de la cause d'une nouvelle guerre contre l'Irak qu'étaient déjà les Paul Wolfowitz, Richard Perle et Douglas Feith, qu'on retrouvera plus tard dans l'entourage des ministères sous M.Bush.Et apparaît dans le décor, fin des années 90, Ahmad Chalabi, homme d'affaires irakien en exil depuis des décennies qui s'offre à la communauté néoconservatrice comme solution de rechange démocratique à Saddam Hussein.Il promet de rapprocher l'Irak d'Israël, d'en découdre avec l'Iran et de s'imposer comme modèle démocratique à l'Arabie Saoudite.La formule séduit le milieu qui le considère volontiers comme le « George Washington de l'Irak ».À l'été 2001, les néoconservateurs qui ont accédé au pouvoir mijotent une invasion de l'Irak sous la bannière de Chalabi et de son parti, le Congrès national irakien.Mais ni le département d'État ni la CIA ne veulent d'un Chalabi considéré comme sans influence auprès des Irakiens et au passé douteux.N'empêche, l'invasion de l'Irak se prépare.Depuis longtemps d'ailleurs, précise David Rieff, dans un long reportage publié dans le New York Times Magazine.L'auteur affirme qu'une sorte de cellule plus ou moins secrète opérant au Pentagone, baptisée Office of Special Plans, et relevant du numéro trois du Pentagone, Douglas Feith, a eu pour mission de refaire le portrait des armes de destruction massive de Saddam en s'appuyant notamment sur des informateurs proposés par Chalabi.Mais on constate vite que Chalabi ne réussit même pas à impressionner les 500 soldats des Forces irakiennes libres qu'on dépêche en Irak au début de la guerre, pendant que d'autres résistants irakiens sont vexés de l'attention exclusive portée à Chalabi par les Américains.Première erreur politique.Guerre interdépartementale Le reporter David Reiff décrit ensuite avec force détails les rivalités intenses qui ont opposé le département d'État et le département de la Défense dans l'élaboration du plan de reconstruction de l'Irak.Le Future of Irak Project, préparé avec soin par des experts du département d'État et des consultants spécialistes, fut regardé de haut par le Pentagone.Le premier administrateur de l'Irak, le général à la retraite Jay Garner, a révélé que le secrétaire à la Défense lui-même, Donald Rumsfeld, lui avait intimé l'ordre de ne pas tenir compte du Future of Irak Project.Un programme qui, pourtant, entrevoyait, par exemple, que le pays puisse être livré au meurtre et au pillage sauvage une fois la guerre terminée.À force de tractations, le Pentagone finit par obtenir le mandat de reconstruction de l'Irak et aucun des spécialistes du département d'État ne fut mis à contribution.Donc huit semaines avant la guerre, le Pentagone a recommencé pratiquement de zéro le programme de reconstruction de l'Irak, avec des gens qui pouvaient déjà avoir travaillé en pas arabes mais qui n'étaient pas des experts.Prévoyant une transition aisée vers la démocratie, on s'est concentré sur ce que le général Garner connaissait bien, l'aide humanitaire.Mais c'est le pillage généralisé qu'a dû d'abord affronter l'équipe du général Garner.Les militaires n'ont à peu près rien fait pour l'empêcher, se contentant de protéger le ministère du Pétrole, pendant que le Musée national, la Bibliothèque nationale et le ministère de la Santé étaient ravagés par les vandales.Ce qui a confirmé les soupçons de nombreux Irakiens à propos des visées pétrolières des États-Unis en Irak.Une armée devenue inepte Le reporter cite le lieutenant-colonel Scott Rutter qui affirme que durant l'après-guerre immédiat, il a été laissé complètement à lui-même pour décider de mesures à prendre à propos du pillage ou de la distribution de nourriture.Un rapport interne du Pentagone indique que des régiments avaient reçu des indications précises sur les trois phases de la guerre comme telle, mais rien sur la phase IV concernant l'immédiat après-guerre.Le major général William Nash, un retraité de l'armée, rappelle comment ses troupes se sont préoccupées de contrôles une fois terminées les hostilités en Bosnie.« En Irak d'après-guerre, on s'est contenté de répondre aux événements plutôt que les créer.» Kevin Henry, de l'organisme humanitaire CARE, soupçonne l'administration Bush de s'être nourrie à propos de l'Irak « d'une sorte de théologie de la libération, se complaisant dans sa propre rhétorique mais incapable de voir les choses comme elles étaient en réalité ».David Rieff a aussi recueilli des témoignages sur l'erreur fondamentale d'avoir complètement démantelé le parti Baas (50 000 membres) et l'armée (400 000 hommes), plutôt que de se contenter d'écimer les deux institutions de leurs dirigeants indésirables.La famille moyenne comptant six personnes en Irak, on privait brutalement de revenus 2,7 millions de personnes, soit 10% de la population et on fabriquait 450 000 ennemis.David Rieff a enquêté finalement sur les rapports de plus en plus tendus entre la majorité chiite, vivant surtout dans le Sud, et les forces d'occupation.Un cheik se plaint de ce que les siens ont été gentils envers les Américains mais que la réciprocité ne s'est pas établie.Au bilan, le « succès » escompté par l'administration Bush en Irak traduit plus un acte de foi qu'un espoir s'appuyant sur une politique mûrie, estime l'auteur. SCIENCES Le trou de mémoire de TIRÉ DU LIVRE «AU COMMENCEMENT ÉTAIT L'HOMME» DE PASCAL PICQ, ILLUSTRATION : OLIVIER-MARC NADEL, ED.ODILE JACOB INFOGRAPHIE LA PRESSE / GRAPHIC NEWS Migration de l'Afrique Vers l' Europe Vers l'Asie Le crâne de Toumaï a été découvert dans le désert Djurab du Tchad Le crâne d'Orrorin a été découvert dans le Vallée du Rift au Kenya 6 MILLIONS D'ANNÉES 1,8 MILLIONS D'ANNÉES 38 000 ANS NEANDERTAL CRO-MAGNON A F R I Q U E CRO-MAGNON MATHIEU PERREAULT Les deux groupes utilisaient des outils, se paraient, honoraient leurs morts.Différence de taille, les Neandertaliens étaient nomades et vivaient en groupes de quelques dizaines, alors que les peuplements sédentaires des Cro- Magnon atteignaient plusieurs centaines d'individus.Quand un Neandertal et un Cro- Magnon s'accouplaient, leur progéniture était stérile.Au fil des millénaires, les Neandertaliens sont devenus de moins en moins nombreux.Sans qu'il y ait eu bataille, Cro-Magnon est restémaîtreduterrain.Et ilalentement oublié son frère Neandertal.Ce trou de mémoire fascine les paléoanthropologues.Comment l'homme a-t-il pu oublier cette altérité fondamentale?« Les Cro-Magnon peignaient à l'époque où existaient les Neandertal » , explique Pascal Picq, paéloanthropologue français qui se trouve en ce moment au Québec pour une série de conférences et la promotion de son dernier livre, Au com-mencement était l'homme, qui traite justement de l'évolution du singe à l'homme.« Il est étrange qu'il ne subsiste aucune trace de leur contact avec les Neandertal.Les deux espèces partageaient la même humanité.Certains paléoanthropologues croient que non, qu'il y a eu un saut entre les Neandertal et les Cro-Magnon.Moi, je ne veux pas diminuer l'homme, mais plutôt élever le Neandertal.» L'histoire de cette coexistence commence voilà 1,8million d'années, en Afrique.Homo erectus, dont le squelette ne se différencie du nôtre que par des détails, apparaît et migre vers l'Europe et l'Asie (la découverte récente d'un squelette de 1,8 million d'années en Géorgie a montré que l'homme est bien sorti d'Afrique à cette époque).Un sous-type, Homo heidelbergensis, fleurit entre 800 000 et 300 000 avant notre ère.« En Asie, ce qui arrive n'est pas tellement clair, mais finalement Homo erectus est circonscrit à l'île de Java et reste connu sous le nom d'homme de Solo, dit M.Picq.En Europe, Homo erectus est isolé et devient le Neandertal.» Sortie d'Afrique À partir de 100 000 ans, l'homo sapiens sort d'Afrique et cohabite, au Proche-Orient et en Europe, avec l'Homo erectus.En Asie, l'Homo sapiens supplante l'homme de Solo.En Europe, il est connu sous le nom d'homme de Cro-Magnon.« Au Proche-Orient, H.sapiens et H.erectus ont des sites comparables au niveau technique, dit M.Picq.En Europe, Neandertal et Cro-Magnon cohabitent pendant 6000 ans, de 38 000 à 32 000.On est tellement habitué à considérer les Neandertal comme moins évolués que les Cro- Magnon qu'on n'a même pas pensé à vérifier s'ils peignaient, s'ils parlaient.On a dit que les Neandertal ont imité les pratiques funéraires des Cro-Magnon; je ne crois pas qu'il soit possible de copier une spiritualité.Mais Neandertal était un homme du Nord, carnivore et nomade.À la longue, Cro-Magnon, omnivore et sédentaire, a prospéré et coincé Neandertal dans des poches qui sont allées en s'amenuisant.« Cro-Magnon avait une alimentation aux deux tiers végétale et maîtrisait mieux les ressources aquatiques, dit M.Picq.Il vivait en groupes de quelques centaines, contre quelques dizaines d'individus pour Neandertal.On peut imaginer que Neandertal, quand il revenait au printemps à ses territoires d'été, découvrait que Cro-Magnon s'y était installé depuis l'année d'avant et était indélogeable.Au fil des millénaires, on voit que la mortalité infantile et l'état sanitaire de Neandertal, notamment l'état des dents, empire.» Peut-on parler de génocide?« Non, plutôt d'extinction, comme il survient de nos jours quand une espèceanimale s'éteint parce que son habitat est détruit.» N'est-ce pas la preuve de la supérioritéde Cro- Magnon sur Neandertal?« C'est vous qui le dites, répond M.Picq.Si quelqu'un court le 100 mètres plus vite qu'un autre, lui est-il supérieur?» Selon les travaux d'une équipe franco-américaine publiés en septembre dans le Journal of Archaeological Science, sur le terrain de chasse, l'homme de Neandertal et l'homme de Cro-Magnon se valaient.Ce n'est donc pas une meilleure capacité à chasser et à se nourrir qui a permis à Cro-Magnon de remplacer les Neandertaliens.D'une manière générale, M.Picq s'oppose à cequ'on appelle«évolués» les traits physiologiques de l'homme moderne.« Je préfère parler de traits dérivés, pour indiquer qu'ils sont venus après.Évolués comporte un jugement de valeur.Selon ce que l'on sait, plusieurs de ces traits se retrouvent chez des espèces qui pourraient être les ancêtres des chimpanzés.Pour conserver l'idée que des traits dérivés indiquent qu'il s'agit d'un ancêtre direct de l'homme, on se retrouve avec 17 espèces dans la lignée des hommes, et aucune dans la lignée des grands singes.Les deux grandes découvertes des dernières années, Toumaï et Orrorin, qui datent de 6-7 millions d'années et constituent le plus ancien ancêtre commun aux deux lignées, n'ont pas les mêmes traits dérivés.» Ces espèces pouvaient-elles s'accoupler?« Dans le cas de Cro- Magnon et Neandertal, je ne crois pas qu'il y a pu y avoir de mélange.Ils ont conservé leur intégrité physiologique durant des millénaires.S'ils pouvaient s'accoupler, peut-être que cela produisait des hybrides stériles, comme le mulet», rejeton toujours stérile du cheval et de l'âne.Il y a 2 millions d'années, l'Homo erectus est apparu d'Afrique et a émigré en Europe et en Asie.Il a débouché sur le neandertal en Europe; en Asie, il n'a subsisté longtemps que dans l'île de Java, sous le nom d'«homme de Solo».L'Homo sapiens, ancêtre direct de l'homme moderne, est apparu en Afrique voilà 100 000 ans, et a cohabité avec le neandertal au Proche-Orient pendant plusieurs dizaines de milliers d'années, et en Europe de 38 000 à 32 000 ans.En Asie, H.sapiens a délogé l'homme de Solo.L'Homo ergaster trouvé en Géorgie en 2000 est une sous-espèce d'Homo erectus.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE© Pendant plusieurs dizaines de milliers d'années, les hommes de Cro-Magnon et les hommes de Neandertal se sont voisinés en Europe et au Proche-Orient.Les vues iconoclastes de Pascal Picq lui viennent peut-être de son itinéraire peu commun.À l'université, il a commencé par étudier la physique, tout en se passionnant pour les recherches en paléontologie, la découverte de Lucy.« À la maîtrise, quand est venu le temps de choisir entre la thèse et le certificat, j'ai eu la possibilité de choisir la paléontologie des vertébrés ou humaine.C'était très bizarre, très français.À l'administration, quand je leur ai souligné que c'était très loin de la théorie des champs, ils m'ont répondu : «Écoutez, c'est sur la liste.» Le responsable du laboratoire de paléontologie m'a pris même si je lui ai dit que j'arrivais tout juste à faire la différence entre une omoplate et un fémur.» Au doctorat, M.Picq a travaillé en Caroline du Nord à la classification des physionomies, avec un logiciel conçu pour le génie des matériaux.« Par la suite, j'ai compris que ce qui les intéressait en moi, c'était que je n'étais pas obsédé par le terrain, comme la plupart des étudiants de paléontologie.Venant de la physique, j'avais la culture de la paillasse.Or, personne n'avait pris le temps de tester les hypothèses en analysant les découvertes, la morphologie, parce que tout le monde voulait aller sur le terrain.» Même l'histoire familiale de M.Picq a eu un impact sur sa carrière.« Mes parents étaient maraîchers en banlieue de Paris.Ils ont été délogés dans les années 60 par l'arrivée des cités, qui étaient très attendues à l'époque à cause de la crise du logement.Pour moi, il était donc normal d'accepter l'évolution.Un étudiant de paléontologie qui est la cinquième génération de sorbonnard a moins l'expérience que le monde change.» Le parcours sinueux d'un physicien De la physique à la paléontologie, le parcours personnel de Pascal Picq l'a préparé à son travail de recherche sur les anciens humains.Les deux plus anciens hominidés connus.Toumaï a des petites canines et Orrorin marche debout, deux caractéristiques «évoluées».L'un des deux serait peut-être un ancêtre des grands singes. LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L'INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L'EXCELLENCE NAÎT DE L'EFFORT ALCAN Depuis sa création, en 1956, c'est seulement la neuvième fois que le trophée Cy Young est attribué à un lanceur de relève ; la dernière remonte à 11 ans.JEAN-PAUL SOULIÉ epuis jeudi dernier, la planète baseball a un nouveau dieu, consacré par le prestigieux trophée Cy Young.Éric Gagné, un Québécois de 27 ans, lanceur de relève pour les Dodgers de Los Angeles, a obtenu 28 votes de première place sur 32 au scrutin de l'Association des chroniqueurs de baseball d'Amérique.Gagné totalisait ainsi 146 points, soit deux fois plus que son plus proche rival, Jason Schmidt, des Giants de San Francisco.Éric Gagné est ainsi devenu le premier Québécois à décrocher la plus haute distinction du monde du baseball.Son exploit, qui s'inscrit dans une belle progression entre ses excellents résultats de la saison 2002 et ceux de 2003, est d'autant plus méritoire qu'il est peu courant que le Cy Young soit attribué à un releveur.Généralement, ce sont les lanceurs partants qui se distinguent dans cette course.Depuis sa création, en 1956, c'est seulement la neuvième fois que le trophée est attribué à un lanceur de relève, et la dernière fois remonte à 11 ans.«Pour gagner, un releveur doit vraiment connaître une saisonexceptionnelle», a déclaré Éric Gagné, commentant sa victoire.Dans son cas, la saison 2003 aura été plus que remarquable.Éric Gagné est désormais le premier lanceur de relève à avoir préservé plus de 50 victoires dans deux saisons consécutives.Il avait réussi 52 sauvetages en 2002.De plus, il a porté à 63 son record pour le plus grand nombre de matchs sauvegardés consécutifs.En 2002, à la mi-saison, Éric Gagné avait été invité au Match des étoiles du baseball, disputé entre les meilleurs joueurs des Ligues américaine et nationale.Il était le deuxième Québécois à participer à cet événement après Claude Raymond en 1966.Considéré comme la découverte de l'année dans son sport, la silhouette du releveur vedette de l'équipe de Los Angeles, avec ses 6 pi 2 po, ses 235 livres, ses lunettes d'aviateur, sa barbichette et ses cheveux ébouriffés, était devenue familière à tous les fans du sport le plus populaire en Amérique.Le 14 juillet 2002, La Presse avait fait de lui sa Personnalité de la semaine.Pour la seconde fois en deux ans, La Presse nomme Éric Gagné, détenteur pour la saison 2003 du prestigieux trophée Cy Young, Personnalité de la semaine.Éric Gagné est né à Mascouche.Il a fait ses études secondaires à la polyvalente Édouard-Montpetit et a joué au hockey jusqu'en midget AA.Il abandonne alors les patins pour se consacrer au baseball.Son père, Richard, chauffeur d'autobus à la STM, a été un de ses tout premiers entraîneurs, pendant près de 10 ans, dans les rangs mineurs.Sa mère, Carole, se souvient des journées entières qu'Éric, enfant, passait dans les parcs à s'entraîner avec ses copains.Aujourd'hui, Éric et sa femme, Valérie, vivent dans la banlieue de Los Angeles avec leur petite fille de 3 ans, Faye.Ils attendent leur deuxième bébé, ce sera un garçon.La famille revient au Québec après chaque saison, pour des vacances de deux mois et demi.L'andernier, Éric et Valérie en avaient profitépour semarier religieusement, au milieu de tous leurs parents et amis.Cet hiver, c'est avec un trophée Cy Young à la main qu'Éric débarquera chez lui.Promu dans les ligues majeures en 1999, Éric avait connu trois premières saisons assez ordinaires avec les Dodgers de Los Angeles, alors qu'il jouait comme lanceur partant.L'équipe l'a ensuite fait passer chez les releveurs, au début de la saison 2002.C'est alors que le talent d'Éric éclate.«Lancer en relève, déclarait-il au début de la saisondernièreà La Presse, correspond parfaitement à mon tempérament.Je suis très émotif au jeu.Un lanceur partant doit gérer ses émotions pendant sept ou huit manches, rester concentrépendant des heures.Avant, il fallait que je filtre mes émotions.Alors que là, j'entre dans le match et je peux exploser à mon aise.Je puise en moi la confiance et je fonce.Jedonne tout ceque j'ai enquelques lancers.J'ai trouvé un rôle dans le baseball qui convient à mon image et à ce que je suis.J'ai tellement confiance en mes tirs et dans ma capacité de maîtriser la situation que les frappeurs le sentent.» Peu enclin à parler d'argent, Éric Gagné a un salaire de 550 000 $ en 2003.Un joueur de baseball débutant dans les ligues majeures gagne 220 000$US.Mais pour la prochaine campagne, fort des statistiques étincelantes de sa dernière saison et de son trophée, l'athlète de 27 ans, qui est maintenant admissible à l'arbitrage salarial, pourrait espérer une rémunération se situant entre 6 et 7 millions de dollars.Éric Gagné «J'ai trouvé un rôle dans le baseball qui convient à mon image et à ce que je suis.J'ai tellement confiance en mes tirs et dans ma capacité de maîtriser la situation que les frappeurs le sentent.» PHOTO AP PHOTO CP "]
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