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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
P. Plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2003-11-22, Collections de BAnQ.

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[" PHOTO MICHAEL TEMCHINE, LA PRESSE Étudiantes à l'université Patrick Henry, près de Washington, Kristin Henderson, Rachel Allen, Sarah Pride et Darcy Sabatino ont pour « mission » de changer la société américaine en y ramenant la morale.Elles posent ici avec leur professeur de philo, Robert Stacey.FOUS DE DIEU Une université américaine au service des idéologies de droite Ce n'est pas une école coranique afghane, mais une université fondamentaliste chrétienne érigée il y a quatre ans, à moins d'une heure de Washington.Une université que tout sépare toutefois des autres institutions d'Amérique du Nord.Car les étudiants du collège Patrick Henry partagent un seul but : changer la société pour refléter la volonté de Dieu.Le dernier outil de la droite religieuse américaine pour ramener la morale en politique.MARIE-CLAUDE MALBOEUF ENVOYÉE SPÉCIALE PURCELLVILLE Assise seule dans la cafétéria déserte, une étudiante aux grands yeux bleus continue de chantonner des cantiques a capella.Sarah Pride est sortie la première de la chapelle où 240 étudiants prient tous les jours devant la bannière étoilée.Dehors, les grillons chantent aussi sur l'immense pelouse, leur voix parfois enterrée par le moteur d'une camionnette immatriculée: « Fight Terrorism ».Bienvenue au collège Patrick Henry, une université construite à Purcellville, dans les prés voisins de la ville de Washington.Un emplacement soigneusement choisi pour faciliter la tâche de ses 18 professeurs.Car derrière les colonnes blanches de leur école flambant neuve, ceux-ci ne se contentent pas d'offrir une éducation chrétienne \u2014 une vocation banale pour des centaines d'écoles américaines.Depuis quatre ans, ils dirigent bien plus une école de lobbyistes, ou du moins un camp d'entraînement politique, où la lecture littérale de la Bible se met au service des idéologies de droite.« Notre mission est de changer la société américaine.Il faut ramener la morale en politique.C'est pour ça que nous avons choisi des programmes qui permettront à nos étudiants d'avoir le maximum d'impact le plus vite possible : études gouvernementales, enseignement, journalisme, rédaction et bientôt droit », expose le doyen des affaires pédagogiques, Paul Bonicelli.Dans son bureau où trône une photo le montrant aux côtés du président George W.Bush, le spécialiste des relations internationales explique comment sa foi conditionne tout ce qu'il enseigne.Et pas seulement sur l'enfer, la fin du monde ou sa création en sept jours.Car si le collège ne défend officiellement aucune politique publique, dans leurs cours, les professeurs n'hésitent pas à condamner l'avortement et l'homosexualité.Ni à prôner la guerre en Irak, les baisses d'impôts et la peine de mort.« Quiconque pense que la religion le protège pour ses crimes se trompe.Si vous pensez que la peine de mort n'a pas d'effet dissuasif, c'est qu'on ne tue pas les criminels assez vite, qu'on leur donne trop de chances », justifie le professeur de politique comparée.Quant aux impôts : « Dieu veut que l'homme prenne soin de sa famille.Mais comment faire si le gouvernement prend tout ?Il veut que l'homme donne aux pauvres.Mais comment faire si l'État gaspille notre argent ?Si Dieu nous a créés à son image, avec un libre arbitre, c'est que c'est à chacun de choisir comment il veut faire la charité.» Dans la petite classe du professeur, les étudiants ne sont pas obligés de penser exactement la même chose, dit-il.« Mais on n'a pas le titre de professeur pour rien : on considère qu'on professe une certaine vérité.Comme tout n'est pas dans la Bible, les étudiants doivent compléter ses enseignements par une connaissance pratique, rationnelle du monde.Ils doivent savoir argumenter.» Assis au deuxième rang, le jeune Tim Doozan s'y aventure, faisant écho aux autres étudiants qui pianotent sur leur ordinateur portatif.« Certaines cultures valent mieux que d'autres, affirme le jeune capitaliste.Quand je suis allé au Kenya, les gens voulaient nos choses.Ils vivent peut-être sans stress mais ils nous respectaient comme des demi-dieux.Ils voulaient être nous.» Futurs lobbyistes Comme prévu, les premiers diplômés propagent déjà de telles idées hors des salles de classe.L'été dernier, une première diplômée, Rebekah Mc Donald, est même entrée directement à la Maison-Blanche, où elle assiste le directeur des Initiatives stratégiques.«Nous y avons de bons amis qui nous donnent aussi des stages.Et nos étudiants travaillent souvent comme bénévoles pendant les campagnes électorales (républicaines) », précise M.Bonicelli.>Voir FOUS en 2 CAHIER P MONT R É AL SA M E D I 2 2 NOV E M B R E 2 0 0 3 VINCENT MARISSAL AVEC LE GRANDPRIX, VOS IMPÔTS FONT DU CHEMIN PAGE 3 LA COMPLAINTEDES MUSICIENS DU MÉTRO Nicolas Bérubé PAGE 3 COUCHER AVEC LEDIABLE Entretien avec Robert Baer Alexandre Sirois PAGE 5 PLUS PLUS «Chez vous je serais constamment harcelé par la police de la pensée» MARIE-CLAUDE MALBOEUF Le doyen Paul Bonicelli aime bien le Canada, mais il n'y viendra jamais autrement qu'en touriste.« Je ne pourrais jamais enseigner chez vous.Chez vous, c'est un crime de dire que l'homosexualité devrait être punie par la loi.Je serais constamment harcelé par la police de la pensée.» Aux États-Unis, le spécialiste des relations internationales trouve toutefois une oreille beaucoup plus attentive.Car ils sont 30 millions d'Américains, souvent riches et conservateurs, à partager les visées politiques de la droite religieuse \u2014 un groupe qui représente 15 % de l'électorat.Avant la construction du collège Patrick Henry, au moins trois autres universités fondamentalistes chrétiennes attiraient déjà des milliers d'étudiants.En Virginie, les prédicateurs Pat Robertson et Jerry Falwell ont fondé Regent University et Liberty University.Tout près, en Caroline du Sud, l'Université Bob Jones interdit les fréquentations interraciales et parle de l'Église catholique comme d'une « secte satanique ».Elle a quand même reçu la visite de John Ashcroft, actuel ministre de la Justice, qui y déclarait en 1999 que l'Amérique « ne connaissait d'autre roi que Jésus ».L'année suivante, en pleine campagne électorale, la visite de George W.Bush y faisait plus de bruit encore, au point de forcer le futur président à écrire une lettre d'excuses au cardinal new-yorkais John O'Connor.Ces écoles ont-elles de l'influence ?« Leur impact indirect est très important », répond le professeur John Green, spécialiste de la droite religieuse à l'Université d'Akron, en Ohio.« Jadis, la communauté derrière la droite religieuse n'était pas très mobilisée.Ces écoles ont permis d'entraîner des jeunes à défendre un programme précis, de les politiser.Ça pourrait avoir un impact très fort à long terme.» Chose certaine, elles ont les moyens financiers de leurs ambitions, capables de refuser toute subvention gouvernementale pour s'en remettre à des donateurs privés dont on ignore presque tout.« Ce sont en général des gens très riches, religieux mais également sensibles à leurs arguments économiques », précise M.Green.Au collège Patrick Henry, chaque parent verse 15 000 $US par an pour payer les études de ses enfants.Environ 4000 familles auraient aussi financé la construction de l'édifice.Une broutille en regard des dons que récoltait à son apogée le groupe de pression Moral Coalition, capable d'amasser un million de dollars par jour avec ses seules campagnes postales.« Les organismes religieux sont les plus rentables de ce pays, résume Robert Boston, de l'Union des Américains pour la séparation de l'État et de l'Église.Des groupes surgissent et disparaissent, mais l'ensemble de la droite religieuse est de plus en plus organisée depuis les années 70.» Aujourd'hui les plus militants récoltent les fruits de leur travail, entrés à la Maison-Blanche comme conseillers, rédacteurs de discours, voire comme ministres.« Étant très conservateurs, ils votent de façon écrasante pour le Parti républicain, qui ne peut pas les ignorer complètement », explique le professeur Green.« Ils ont un impact plus direct qu'à l'époque du président Ronald Reagan, qui se contentait de leur offrir une oreille attentive, confirme M.Boston.Mais il ne faut pas exagérer leur importance.Ils sont encore trop peu nombreux et même si la société américaine est religieuse, elle reste méfiante à l'égard des fondamentalistes.Même Bush connaît le danger d'aller trop loin.» En fait, le président n'a pas besoin de la droite religieuse, dit-il : « Il aurait rempli les tribunaux de juges de droite même si ces gens n'étaient pas là.On n'a qu'à voir ce qu'il a fait comme gouverneur du Texas et à connaître sa conversion et son combat victorieux contre l'alcoolisme.» En attendant, la droite religieuse marque des points au niveau local, note l'analyste.« Dans beaucoup d'États, ils réussissent à faire retirer des livres des bibliothèques scolaires.» En Alabama, c'est le juge en chef Roy Moore qui a créé une commotion, en juillet 2001, en faisant graver les 10 commandements à l'entrée du tribunal de Montgomery.« Chez nous, on discute beaucoup de la séparation de l'Église et de l'État, résume le professeur Green.En même temps, on ne s'offusque pas trop : même Bill Clinton allait à l'église sa bible à la main ! Ce n'est pas comme au Canada, où les arguments religieux sont rarement plaidés dans la sphère publique.» Que réserve l'avenir ?Parce qu'elle fait beaucoup d'enfants, la droite religieuse croît lentement.Et la gauche religieuse décline, restant dans l'ombre avec les exclus plutôt que les politiciens.« Les gens présument quand même que la droite religieuse s'écroulera sous le poids de sa propre absurdité, observe M.Boston.Mais si on obtient une preuve dramatique de leur impact, si Bush est réélu, qu'il nomme des juges et que la Cour suprême renverse ses décisions sur l'avortement, alors les Américains vont réagir.» PHOTOS AFP ET AP Avant la construction du collège Patrick Henry, au moins trois autres universités fondamentalistes chrétiennes attiraient déjà des milliers d'étudiants, dont celle, en Virginie, cofondée par le prédicateur Jerry Falwell (photo de droite).En Caroline du Sud, l'Université Bob Jones, qui interdit les fréquentations interraciales, avait reçu la visite du ministre de la Justice John Ashcroft.«Devenez sénateurs, vous pourrez nommer les juges» Foi, enfer et créationnisme au menu FOUS suite de la page 1 Dans une pièce pleine d'équipement high-tech, les finissants écrivent pour des sénateurs ou font de la recherche pour des groupes de pression de droite comme le Heritage Foundation.L'été dernier, certains ont aidé le président fondateur du collège, Michael Farris, à rédiger un mémoire pour décrier un jugement de la Cour suprême du Texas, qui annule la loi contre la sodomie.« Devenez sénateurs, vous pourrez nommer les juges ! » leur répète ainsi le professeur de droit constitutionnel, qui a lui-même été défait en 1993 lorsqu'il s'est présenté au poste de lieutenant-gouverneur de la Virginie pour le Parti républicain.Comme les 10 enfants de M.Farris, les 240 étudiants de collège (qui étaient trois fois moins nombreux il y a trois ans et pourraient l'être six fois plus d'ici 10 ans) ont presque tous été éduqués à la maison, leurs parents les ayant retirés des écoles publiques de 43 États pour mieux leur inculquer la foi évangéliste.Et tous étudient aujourd'hui pour mieux la défendre.« Je veux développer des produits de sécurité nationale pour protéger les valeurs de ce pays », confie ainsi Rachel Allen, blonde jeune femme aux cheveux sages, fière d'avoir un frère militaire.Sarah Pride, la chanteuse de cantiques, préférerait écrire des romans chrétiens.« De belles histoires, pas ces sermons horribles qui ratent leur but », précise l'étudiante qui assure ne pas vivre en vase clos.« On ne manque rien, renchérit son camarade Brooks Lampe, originaire de la Floride et qui porte déjà la cravate.Je lis même les auteurs qui me choquent comme les féministes et les postmodernistes.Il ne faut pas détourner les yeux, comme nous avions tendance à faire dans le passé, mais croire qu'on ne sera pas aliénés, endommagés par les idées de l'autre camp et qu'on pourra s'en servir pour défendre les nôtres.» Endoctrinés ?« C'est de l'endoctrinement ! » considère néanmoins Robert Boston, de l'Union des Américains pour la séparation de l'État et de l'Église.« Les universités doivent se consacrer à la recherche de la vérité.Pas offrir des réponses écrites d'avance.» Converti à 22 ans, le professeur de philosophie Robert Stacey esquive la critique.« Pourquoi n'aurait-on pas de parti pris conservateur quand tous les autres collèges américains ont un parti pris libéral ?Tout le monde prend des décisions en fonction de ses croyances.Il faut être bien naïf pour croire le contraire.Même Bill Clinton le faisait, c'est juste que ses croyances étaient différentes.» « Ici, les étudiants ont une longueur d'avance, argue encore le professeur.Ils ne viennent pas magasiner et tester différentes philosophies.Ils viennent renforcer les convictions qu'ils ont déjà.Parce que si tu veux convaincre, tu es mieux de savoir ce que tu penses, de ne pas être pris de court par les arguments de l'autre, quand la vie va trop vite pour réfléchir.» Au collège Patrick Henry, les étudiants ont tout leur temps, disentils.D'autant plus qu'ils n'ont pas le droit de boire la moindre goutte d'alcool, pas le droit de fumer.Ni même d'avoir des rendez-vous galants sans y être formellement autorisés par leurs parents.«Je n'écoute pas de rap et je détourne le regard devant les scènes de nudité au cinéma, précise encore Sarah Pride, qui ne se sent pas brimée le moins du monde.C'est facile parce qu'on a choisi d'être ici.On a tous de bonnes notes.On veut être encadrés, stimulés.On ne veut pas être distraits de nos études ni forcés dans certains chemins.» Nous ne sommes pas des clones, assure de son côté Kristin Henderson, blonde Texane de 25 ans qui termine son diplôme d'études gouvernementales.« Ce n'est pas parce qu'aucun d'entre nous n'est démocrate qu'on est tous pareils.Tous les républicains ne pensent pas la même chose.» Chose certaine, certains élèves sont encore plus radicaux que les républicains, le collège accueillant un bon nombre de libertaires (qui refusent tout contrôle de l'État).« Un de nos professeurs croit qu'un commerçant devrait pouvoir refuser l'entrée aux Noirs s'il le désire, confirme le professeur Bonicelli.L'école accepte ses vues parce que, même s'il a une autre opinion politique que la mienne, nous sommes d'accord sur le principe moral : il pense lui aussi que le racisme est mauvais mais que l'État n'a pas à s'en mêler.» Extrémistes ?Certains chuchotent que les professeurs du collège Patrick Henry ne sont pas si différents des fondamentalistes musulmans.« Ça n'a rien à voir, tranche leur doyen.Nous, nous voulons faire passer nos idées par la discussion civile, pas par la violence.Et nous ne sommes pas d'accord quand le révérend Pat Robinson affirme que seuls les chrétiens devraient faire partie du gouvernement.Nous voulons juste que le gouvernement endosse nos valeurs.» Le Patrick Henry College enseigne que : > Dieu est la source de toute vérité (.) Notre foi précède et détermine tout ce que nous, au collège, étudions, enseignons et apprenons.> Satan existe (.) pour qui l'enfer, lieu de la punition éternelle, a été préparé, où tous ceux qui mourront loin du Christ seront coincés dans un tourment conscient pour l'éternité.> Le gouvernement civil, tout comme la famille et l'Église, doit honorer Dieu.> Les professeurs de biologie devront croire à la théorie de la création selon les Écritures, l'enseigner, exposer les étudiants aux autres théories (.) mais en fin de compte, enseigner que la création est à la fois bibliquement vraie et la meilleure pour coller aux faits observés.Vive la journée mondiale des toilettes! ANDRÉ NOËL INCROYABLE MAIS VRAI Toute cause a sa journée.Ceux qui ne marchent pas pour les femmes le 8 mars donnent des fleurs aux secrétaires le 14 avril.Entre-temps, il y a la journée mondiale du sommeil (le 21 mars), suivie le lendemain par celle de l'eau (de préférence froide, pour nous réveiller).Chaque maladie a aussi sa journée : les allergies le 13 octobre et le mal de dents le 19 mai.Sans oublier la semaine mondiale de l'allaitement maternel (du 1er au 7 octobre) qui, en toute logique, précède la journée de la ménopause (le 18 octobre).Mais quelqu'un a-t-il pensé aux toilettes ?Depuis des années, des millions de cabinets d'aisance accomplissent leur devoir et soulagent des milliards d'êtres humains sans rien demander en retour.Cette contribution au bienêtre général devait être soulignée.La journée mondiale des toilettes s'est tenue mercredi \u2014 malheureusement sans la publicité qu'elle méritait \u2014 et reviendra tous les 19 novembre.Si vous n'avez pas marqué le coup, ne soyez pas étonné que les vôtres bouchent, comme un conjoint boude quand on néglige son anniversaire.Une Organisation mondiale des toilettes (OMT) a été créée.Son siège \u2014 social, il va sans dire \u2014 se trouve à Singapour, une ville asiatique très propre où il est criminel de cracher, et surtout de mâcher de la gomme en public.L'OMT a édicté 10 commandements.Le premier : « Tu viseras bien.» Le deuxième : « Tu feras en sorte que la lunette des toilettes brille après ton passage.» Des autocollants de visages ronds au large sourire ornent dorénavant les toilettes de Singapour.Les commentaires peuvent être envoyés à cette adresse : info@ toilet.org.sg Ils seront discutés au prochain Sommet mondial des toilettes, à Pékin en 2004.Pourquoi Montréal ne poserait-il pas sa candidature pour 2005 ?Voilà un projet rassembleur, en cette période de débats (très chiants) sur les défusions.« Si tout le monde se joint à la campagne, les toilettes publiques seront meilleures et les gens seront plus heureux », a expliqué Jack Sim, membre fondateur de l'OMT et président de l'Association des WC de Singapour.Merci à M.Sim de nous rappeler que le bonheur est fait de petits gestes.Qu'il suffit de bien tenir son machin, du moins pour les hommes.Le poète Louis Aragon écrivait « Comme on se fait le coeur content à lancer cailloux sur l'étang ».Ajoutons ces vers : « Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ?Qu'est-ce qu'on attend pour viser mieux ?» N'attendons pas le 19 novembre prochain ! Exerçons-nous dès maintenant ! Vive la journée mondiale des toilettes ! VINCENT MARISSAL PLUS Grand Prix: vos impôts font du chemin Le Grand Prix du Canada est sauvé.Alléluia ! La première bonne chose de cet heureux dénouement, c'est que l'on n'aura plus à subir quotidiennement les derniers développements de ce psychodrame politico-finaciero- sportif comme on subiT celui des Expos depuis trop longtemps déjà.Bravo, donc, pour les retombées économiques et pour le portefeuille de Bernie Ecclestone, bravo pour la visibilité internationale de Montréal et tant mieux pour les amateurs de chars et de poupounes.Ce serait dommage de casser le party maintenant que tout le monde est tellement heureux, mais il y a néanmoins quelque chose qui cloche dans cette belle histoire.Un promoteur multimillionnaire décide un jour de fermer une de ses plus belles vitrines pour la vendre ailleurs à gros prix, sans consulter ses partenaires d'affaires, invoquant une loi locale pour justifier sa décision.Il exige d'abord la suspension de cette loi, en vain, alors il change de stratégie, il réclame et obtient des millions en deniers publics.Personne ne le dira ici parce que l'on est trop occupé à célébrer le sauvetage de notre Grand Prix, mais cela ressemble point pour point à cette initiative honnie de John Manley, en 2000, pour sauver les équipes canadiennes de hockey.Les propriétaires multimillionnaires réclamaient à grands cris des allégements fiscaux aux gouvernements fédéral, provinciaux et municipaux, à défaut de quoi, ils ne pourraient faire autrement que de vendre leur équipe de hockey au plus offrant sur le marché américain.John Manley, ministre de l'Industrie à l'époque, proposait donc d'accorder un prêt de 15 et 18 millions par année aux six équipes canadiennes.On a grimpé dans les rideaux et le pauvre John Manley avait failli périr lapidé à grands coups de rondelles.Pourtant, c'est bien la même chose que viennent de faire Québec et Ottawa pour le Grand Prix de Normand Legault.Et les mêmes chroniqueurs qui varlopaient John Manley pour son idée mal avisée applaudissent aujourd'hui la clairvoyance des ministres Jean-Marc Fournier et Martin Cauchon.Le grand patron du Club de hockey Canadien, Pierre Boivin, qui a lui aussi travaillé activement à la survie du Grand Prix, sans succès toutefois, ne doit néanmoins pas être mécontent du résultat, après tout.La prochaine fois qu'il ira cogner à la porte des gouvernements, on voit mal comment ils pourront lui tourner le dos.Si les retombées économiques font maintenant foi de tout dans les négociations avec les gouvernements, alors, le dossier des équipes professionnelles de hockey n'est pas mauvais du tout.La décision de Québec et d'Ottawa de donner chacun deux millions par année au Grand Prix repose sur deux contradictions flagrantes de ce qu'ils prêchent.À Ottawa, d'abord, le gouvernement vient d'accepter de subventionner les millionnaires du sport professionnel, ce à quoi il avait résisté à ce jour.« Tant et aussi longtemps que l'on ne considérera pas le sport professionnel comme une industrie, qui rapporte et qui devrait avoir droit, comme les autres industries, à une aide de l'État, on refusera de venir en aide aux équipes professionnelles.Pourtant, si c'est bon pour l'industrie pharmaceutique, ça devrait être bon pour l ' industrie des sports », disait en août dernier le ministre Denis Coderre, l'un des plus farouches partisans du Grand Prix.La théorie de M.Coderre vient de franchir un grand pas à Ottawa.Parlant de l'industrie pharmaceutique, petite parenthèse.Combien ça rapporte en retombées économiques une équipe de chercheurs de très haut niveau, tous installés dans la région de Montréal, comme ceux du défunt labo Shire à Laval ?Probablement pas autant que le Grand Prix, c'est vrai, mais à long terme, ce n'est pas négligeable.Et ce n'est pas mauvais non plus pour la visibilité de Montréal.Pourtant, nos deux gouvernements ne se sont pas démenés beaucoup pour sauver le labo.C'est vrai qu'une bande de scientifiques en blouses blanches qui jonglent avec des molécules, c'est moins glamour qu'une course de chars devant le jet-set international, les pitounes de luxe et quelques stars du showbusiness.L'autre contradiction, à Québec cette fois : le gouvernement vient de faire un autre accroc à sa promesse de ne pas subventionner les entreprises qui n'en ont pas besoin.Le gouvernement Charest a décidément bien du mal à fermer le robinet des subventions.« Ne vous demandez pas ce que le gouvernement peut faire pour vous, mais plutôt ce que vous pouvez faire sans le gouvernement », a pourtant dit le ministre des Finances Yves Séguin en présentant son premier budget.Il semble que cette philosophie ne s'applique pas au Grand Prix.La participation de nos gouvernements au sauvetage du Grand Prix renforce aussi des théories aussi absurdes que démagogues très en vogue chez les amateurs de courses de chars : a) L'État a le DEVOIR d'indemniser financièrement les « victimes » de ses lois sociales.C'est Ottawa qui a voté une loi antitabac, c'est à Ottawa de payer ! C'est d'une logique à défier tous les principes de gestion publique.Donc, Ottawa devra sortir son chéquier pour le Festival de jazz, pour le Masters de tennis, pour le Grand Prix de Trois-Rivières, pour la motoneige, les rallies, les courses sur glace, le motocross, etc.Tout ça pour un promoteur au comportement louche et au passé trouble, qui avait lui-même promis en 1997 de bannir la commandite de cigarette de son circuit si on lui faisait la preuve des dangers du tabac pour la santé.b) Si une entreprise rapporte des revenus fiscaux, l'État doit subventionner.Cette fois, ce n'est pas un robinet que l'on vient d'ouvrir, c'est les chutes du Niagara.Un élément très positif se dégage néanmoins de l'implication des gouvernements dans le dossier du Grand Prix : le gouvernement Charest et la Ville de Montréal ont fait la preuve qu'ils peuvent très bien travailler ensemble.Si Jean-Marc Fournier met maintenant autant d'efforts à sauver Montréal du hachoir défusionniste qu'il en a mis pour le Grand Prix, le maire Tremblay est en voiture.À moins bien sûr que la promesse de travailler à la réussite de la grande ville de Montréal ait pris le champ en même temps que celle de ne pas subventionner les entreprises rentables.Personne ne le diraici parceque l'on est trop occupéàcélébrer le sauvetage de notre Grand Prix, mais celaressemble point pour pointàcette initiativehonniede John Manley, en2000, pour sauver les équipes canadiennes de hockey.MUSICIENS DU MÉTRO Halte aux décibels Il n'y a pas que la grève des employés d'entretien qui rende les couloirs du métro moins animés qu'à l'habitude.Depuis un an, plusieurs endroits désignés pour les musiciens du métro ont été rayés de la carte.La raison ?Des musiciens trop bruyants ont irrité les tympans des guichetiers du métro, qui ont porté plainte contre eux.Une situation qui, paradoxalement, pourrait bien déboucher sur une nouvelle entente entre les musiciens et la STM.NICOLAS BÉRUBÉ Quiconque a déjà pris le métro plus de trois fois s'est déjà cogné le nez sur un joueur de synthétiseur endiablé, un virtuose du beat préprogrammé qui envoie valser sa tempête de décibels dans les couloirs caverneux grâce à un amplificateur branché sur une batterie assez puissante pour faire démarrer un avion.Mangez un sandwich et la mayonnaise tourne.Lisez un livre et les pages volent toutes seules.Certains guichetiers du métro en ont eu assez.À force d'entendre les mêmes chansons à longueur de journée, ils se sont plaints d'une surenchère de décibels.Si bien que la STM a décidé cette année de rayer de la carte cinq emplacements réservés aux musiciens du métro.« Certains emplacements ont été retirés pour des travaux, mais d'autres l'ont été de façon permanente, explique Odile Paradis, porte- parole de la Société de transport de Montréal (STM).Nos employés et certains usagers n'en pouvaient tout simplement plus d'entendre ces musiques trop fortes.» La perte la plus importante pour les musiciens est survenue le mois dernier, quand la STM a décidé de fermer l'espace situé sur le quai Angrignon à la station Berri- UQAM et qui était considéré par plusieurs musiciens comme le joyau des emplacements du métro.« C'était LE spot à Montréal : tous les musiciens voulaient jouer là, lance Greg Dunlevy, président de l'Association des musiciens du métro, un organisme qu'il a fondé en 1983.C'était l'espace parfait, il y avait beaucoup de place et quand le musicien était doué, les gens avaient l'impression d'assister à un vrai spectacle.» Selon M.Dunlevy, il est normal que des employés du métro de même que certains usagers se plaignent des musiciens trop bruyants.Car la surenchère des décibels est bel et bien réelle dans le métro.« Certains joueurs de synthétiseur sont très bons, mais ils mettent le volume beaucoup trop fort, explique-t-il.Ils disent que c'est plus payant comme ça.Le problème, c'est qu'ils sont en train de mettre en péril le gagne-pain des autres musiciens, qui essaient de jouer correctement.» Pas de permis C'est depuis 1983 que les musiciens ont le droit de jouer dans les couloirs du métro.Au départ, ils n'étaient qu'une trentaine à se partager les zones réservées, alors qu'ils sont aujourd'hui plus de 150.Une croissance exponentielle qui ne se fait pas sans heurts.« En 1983, tout le monde se connaissait, explique M.Dunlevy, que l'on peut souvent voir l'été jouer de la flûte traversière debout sur de longues échasses.Aujourd'hui, on retrouve toutes sortes de musiciens, des bons mais aussi des mauvais.Certains sont carrément agressifs avec le public, d'autres sont saouls ou fument dans le métro.Ça donne une mauvaise image aux musiciens qui essaient de gagner leur vie de façon honnête.» Contrairement aux musiciens extérieurs, qui doivent se procurer un permis annuel, les musiciens du métro n'ont besoin que d'avoir un instrument et un minimum d'imagination pour jouer.Seule règle : jouer à moins de 80 décibels, un règlement qui est difficile à faire appliquer parce que les inspecteurs du métro n'ont pas d'instrument de mesure sur eux.« Certains dépassent 80 décibels, c'est certain, explique M.Dunlevy.À la station Mc Gill, il y a même déjà eu un groupe rock qui jouait, avec la batterie et tout ! Il faut trouver une nouvelle entente avec la STM pour que les musiciens puissent jouer sans déranger les travailleurs et les usagers.» Balade à Toronto Certaines villes ont décidé d'encadrer les musiciens.C'est le cas de Toronto où, depuis 25 ans, la Toronto Transit Commission met en place un programme annuel d'auditions pour les musiciens du métro.Les personnes intéressées doivent jouer pendant sept minutes devant un groupe d'experts composé de professionnels du monde du disque et de critiques de musique.Et ça marche : chaque année, entre 150 et 200 musiciens viennent passer les auditions.« Ils sont jugés sur leur présence sur scène et leurs talents musicaux, explique Jane Garofalo, responsable du volet musical du métro de Toronto.À la fin du processus, 75 permis sont délivrés.Les musiciens se partagent les 25 zones désignées, et peuvent jouer selon des blocs de six heures réservées à l'avance.» À Montréal, le système torontois ne semble pas susciter beaucoup d'intérêt.« Je ne suis pas certaine que nous voulions aller aussi loin que ce qui se fait à Toronto, dit Odile Paradis.Cela dit, nous sommes prêts à travailler avec l'association des musiciens pour arriver à un terrain d'entente équitable pour tout le monde.» La STMest d'ailleurs en pourparlers avec l'Association des musiciens du métro afin d'étudier un projet de permis pour les musiciens.Selon Greg Dunlevy, ce serait un pas dans la bonne direction.« Il faudrait mettre en place un système d'auditions qui permettrait de filtrer les bons musiciens des mauvais.On pourrait aussi interdire l'amplification à certains endroits, comme dans les stations trop petites, par exemple.Et puis on pourrait interdire les tambours, c'est agressant dans le métro parce que c'est trop écho.» À Toronto, les inspecteurs de la commission des transports interdisent aussi aux joueurs de synthétiseurs d'utiliser des rythmes préprogrammés.Une politique qui, dit-on, n'a jusqu'ici entraîné aucune plainte des usagers.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © Trop de décibels : la STM a décidé cette année de rayer de la carte cinq emplacements réservés aux musiciens du métro. PLUS PHOTOARMAND TROTTIER, LA PRESSE Le métro de Montréal.Depuis quelques années, la STM enregistre une augmentation appréciable de sa clientèle, mais son budget ne lui permet pas de répondre aux besoins de ces nouveaux usagers.Ces transports qui tournent en rond La grève des employés d'entretien a rappelé aux Montréalais à quel point ils ont besoin de leur métro et de leurs autobus.Or, étranglé par des problèmes financiers, le réseau de la Société de transport de Montréal est en déclin.Et au train où vont les choses, les employés d'entretien auront de moins en moins d'équipement à entretenir.Voici un diagnostic du mal qui ronge la STM \u2014 et quelques idées de traitement.FRANÇOIS CARDINAL fcardina@lapresse.ca Racler les fonds de tiroirs, encore et encore.La Société de transport de Montréal (STM) se livre à cet exercice annuel depuis une bonne décennie.Aujourd'hui, exaspérée, elle crie famine, affirmant ne plus même avoir de fonds de tiroirs à gratter.Qui est à blâmer ?Depuis quelques années, la STM enregistre une augmentation appréciable de sa clientèle.Mais son budget ne lui permet pas de répondre aux besoins de ces nouveaux usagers, déplorait l'été dernier le président de la Société, Claude Dauphin.Selon lui, la société fait des efforts surhumains pour maintenir son offre de service, tout en assurant la fiabilité de son réseau et en présentant un budget équilibré.« Aujourd'hui, la STM a atteint la limite de ce qui pouvait être fait sans menacer l'intégrité de son patrimoine et sans perdre sa clientèle », clame-t-il.Cet avertissement n'a pas ému Québec.La titulaire du portefeuille des transports, Julie Boulet, a plutôt renvoyé la balle au président de la STM, suggérant à ce dernier de faire le ménage de sa cour avant de prendre le chemin de Québec pour quémander quelques millions.M.Dauphin prétend ne plus avoir le choix : il déposera très prochainement un budget qui contiendra une troisième hausse de tarifs pour les usagers en un peu plus de 12 mois.L'objectif de la STM, qui a l'obligation de déposer un budget équilibré, est de combler une partie du déficit budgétaire de 56 millions qu'elle anticipe en 2004.Cette nouvelle hausse pourrait entraîner la Société de transport dans une spirale de décroissance.N'y a-t-il pas d'autres manières de financer les autobus et le métro ?Dans son rapport déposé il y a un an, le mandataire Louis Bernard recommandait d'accroître au profit du transport collectif la contribution des automobilistes, en faisant passer de 1,5 % à 2,5 % la taxe sur l'essence et en augmentant de 30 $ à 35 $ les droits d'immatriculation.Mais c'est précisément en raison de ces deux recommandations que le rapport a été tabletté par Québec, soutient une source très au fait du dossier.Pour la même raison, le document risque de demeurer sur les tablettes.À qui la faute ?Est-ce réellement l'absence d'engagement de la part de Québec, comme le prétendent les neuf sociétés de transport de la province, qui mine le transport en commun en général et les finances de la STM en particulier ?Pas si sûr, disent certains analystes.« Le gouvernement a sa part de responsabilité, mais les villes font également partie du problème, soutient Normand Parisien, directeur de l'organisme Transport 2000.Il ne faut pas oublier que de 1994 à 2002, la contribution de Montréal à la STM a chuté de 305 à 244 millions.Et ce même si le maire Tremblay nous disait en juin que le transport en commun est une priorité ! » Et puis, ajoute-t-il, Ottawa pourrait aussi faire sa part.M.Parisien cite le cas américain où le gouvernement fédéral a décidé d'être très actif, ce qui permet à des villes comme Boston et Portland de jouir de bons systèmes de transport collectif.« Pendant qu'à Ottawa, ils parlent, à Washington, ils agissent », lance-t-il.En effet, depuis 1996, les investissements américains dans ce secteur ont plus que doublé, atteignant aujourd'hui quelque sept milliards.Le gouvernement assume ainsi de 60% à 80% du coût de tous les projets de transport en commun.« Même George W.Bush, dit-il, un politicien de droite, considère important de dépenser pour le transport collectif.» Ici, c'est l'inverse.Et si rien n'est fait, les services pourraient péricliter, comme c'est arrivé à Toronto ces dernières années.Lorsque le gouvernement Harris a choisi en 1996 de mettre la hache dans les subventions aux immobilisations et à l'exploitation, l'affluence, qui était déjà en baisse, a connu une chute radicale de 20 %.« Le réseau ne fonctionne même pas à pleine capacité aujourd'hui, fait remarquer M.Parisien.En 1988, il y avait 460 millions de passages par année.L'an dernier, il n'y en avait plus que 415 millions.» Pour un « New Deal » Estimant que les dirigeants de la STM se complaisent dans l'immobilisme, le directeur du Conseil régional de l'environnement de Montréal et ex-président de la STM, Robert Perreault, croit pour sa part qu'il est temps qu'un « New Deal » soit conclu avec les partenaires de la Société, à l'image de ce qui a été fait en 1992 lorsque le provincial a décidé de se retirer du programme de financement de l'exploitation du transport en commun.« Il faut inventer un nouveau pacte, sinon la STM sera condamnée à gérer la décroissance », croit-il.À l'époque, M.Perreault avait demandé aux syndicats, aux membres de la Communauté urbaine de Montréal et aux usagers d'assumer chacun un tiers des nouvelles dépenses.En échange, il promettait de mettre sur pied toutes sortes d'initiatives pour relancer la Société : installation d'abribus et d'horaires à chaque arrêt, implantation du service d'autobus de nuit et de nouvelles lignes de service, mise sur pied du service TELBUS, etc.« On est actuellement dans une démarche défensive alors qu'il faudrait plutôt être très agressif, soutient- il.Voici actuellement une entreprise qui dit : j'augmente trois fois en 13 mois mes tarifs, mon service se dégrade, je n'arrive pas à équilibrer mon budget.mais faites- moi confiance quand même ! Or les gens ont besoin d'espoir.» Pour Richard Bergeron, auteur du Livre noir de l'automobile, tout cela ne serait toutefois pas suffisant.Il fait remarquer que le réseau de transport collectif est aujourd'hui utilisé à pleine capacité et qu'il faut aller plus loin que la simple amélioration des services.« La publicité qui est faite en ce moment est en quelque sorte de la fausse représentation, dit-il.Il n'y a plus de place dans les autobus et dans le métro ! » M.Bergeron milite donc pour une imposante injection de fonds, notamment pour implanter un impressionnant réseau de tramways à Montréal.Tout comme son employeur, l'Agence métropolitaine de transport de Montréal (AMT), il propose la création d'un «Fonds Kyoto », qui pourrait atteindre annuellement plus d'un milliard de dollars.Celui-ci serait alimenté de diverses façons : programme de redevances et de remises, ajustement des droits d'immatriculation à la consommation des véhicules, introduction d'une taxe de stationnement, hausse de la taxe sur les carburants, retour des péages.Les idées ne manquent donc pas.C'est plutôt la volonté politique.Si rien ne change, la STM est condamnée à quêter.Et à décliner.La rubrique qui voit et entend tout Collaborateurs et sources: Isabelle Hachey, Alexandre Sirois, Karim Benessaieh, André Duchesne, Radio-Canada, AFP, The Globe and Mail.DES CHIFFRES QUI PARLENT ICI ET AILLEURS EN HAUSSE.EN BAISSE Il peut s'enorgueillir d'avoir fait ratifier l'accord de Kyoto par le Parlement canadien.Mais c'est au volant d'une Jeep Liberty, la bête noire des écologistes, qu'il roulera après le 12 décembre, selon les confidences de sa femme Aline.> JEAN CHRÉTIEN ILS, ELLES ONT DIT.MOSCOU Le culte de la personnalité Les Russes qui seraient inquiets de l'effritement de la démocratie dans leur pays et qui en voudraient à leur président peuvent s'offrir le luxe de le\u2026 manger.Un portrait de Vladimir Poutine confectionné en pur chocolat vient d'être mis en vente à Moscou.Le portrait mesure 30 sur 48 centimètres.Ses créateurs ont joué avec différentes couleurs de cacao et le président est affublé d'une cravate brune, assortie à son veston.Des Moscovites interrogés par les médias se sont montrés hésitants à l'idée de croquer une oreille ou un nez présidentiels.Si les portraits en chocolat devaient rester intacts, faudra-t-il en conclure à un retour du culte de la personnalité?Affaire à suivre, si on veut prendre le pouls de la démocratie russe.LONDRES Un mois plus tôt en Grande-Bretagne Les nouvelles vont vite en Grande-Bretagne\u2026 plus vite que Jean Chrétien.Dans le quotidien londonien The Guardian de mercredi, une page entière de publicité exhorte les Britanniques à écrire au premier ministre canadien, le «Très Honorable Paul Martin» (!), pour protester contre le «massacre» des phoques au pays.Le groupe «Respect for Animals» appelle aussi au boycott du Canada, puisque les touristes britanniques qui dépensent un milliard de dollars par an dans le plus meilleur pays du monde «soutiennent involontairement la chasse au phoque en contribuant à l'économie canadienne».Le groupe de pression britannique souligne aux Canadiens qu'il n'y a «rien de personnel dans cette campagne».Ouf ! OTTAWA Le virus du français La version française du site de Santé Canada comporte une section baptisée «Flu Watch», sur laquelle on peut se procurer des «Rapports Flu Watch» hebdomadaires sur la propagation de la grippe au Canada.Santé Canada a peut-être des antennes pour déceler les virus et bactéries qui nous pendent au bout du nez cet automne\u2014mais côté sensibilité linguistique, c'est zéro.Voilà qui mériterait une mention dans le prochain rapport de la commissaire aux langues officielles sur la propagation du français dans les ministères fédéraux.PARIS Dur d'oreille ?C'est le débat de la semaine à Paris : à 71 ans, le président Jacques Chirac est-il dur d'oreille ?Le bruit court dans les médias qu'il aurait été vu avec un appareil auditif à l'oreille gauche.Certains répètent que M.Chirac refuse désormais tout entretien en tête à tête lors de voyages (bruyants) en avion.Considérée comme la gaffeuse en chef du gouvernement, la ministre de l'Environnement Roselyne Bachelot a dit cette semaine, sans détour que, «bien naturellement le président porte un appareil auditif».Le démenti instantané de l'Élysée avait tout de l'aveu : «Le président a bel et bien essayé un appareil auditif, mais le test n'était pas probant\u2026! » C'est le nombre de gardes de sécurité personnels qui ont accompagné George W.Bush pendant son voyage à Londres.2,5 millions C'est le coût d'utilisation des détecteurs thermiques installés en mai dans les aéroports de Toronto et de Vancouver pour déceler le virus du SRAS.Ils sont totalement inefficaces et Ottawa a décidé de les retirer cette semaine.En fait, ils ne servaient qu'à rassurer les voyageurs.Distrait « J'ai oublié de lui en parler.» \u2014Jean Chrétien à propos du projet de loi sur la décriminalisation de la marijuana au cours de son point de presse faisant suite à l'annonce d'un changement de garde à Ottawa.Philosophe « Acculés au bas de la pente, nous n'avions pas d'autre choix que d'essayer de la monter.» \u2014Le promoteur Normand Legault à propos du Grand Prix.Arrogant « J'ai fait 50 milions hier.» \u2014L'ex-magnat de la presse Conrad Black, bravant la presse avant de démissionner de son poste de PDG de Hollinger.Cette fois, c'est du sérieux.Le chanteur devra de toute évidence faire face à la justice pour des accusations de pédophilie.> MICHAEL JACKSON DES OH! ET DES BAH! PLUS Coucher avec le diable Robert Baer, ex-agent de la CIA, dénonce les liens entre Riyad et Washington L'attentat sanglant en Arabie Saoudite, début novembre, a soulevé une onde de choc qui a rapidement atteint la capitale américaine.Pour l'ex-agent de la CIA, Robert Baer, ce pays est carrément un baril de poudre qui menace d'exploser.Il dénonce l'attitude du gouvernement américain à l'égard du régime saoudien et l'accuse d'avoir «vendu son âme» au royaume.La Presse l'a rencontréà Washington.ALEXANDRE SIROIS WASHINGTON C'est un portrait troublant des liaisons dangereuses entre un royaume saoudien finançant des réseaux terroristes et un gouvernement américain avide d'argent et de pétrole à bas prix, que dresse Robert Baer dans son essai intitulé Or noir et Maison-Blanche.L'ancien agent de la CIA, spécialiste du Moyen-Orient, est un véritable mouton noir.Il y a deux ans, il a publié un livre sur l'échec de l'agence de renseignement en matière de lutte contre le terrorisme.Ses deux essais cinglants l'empêcheront à tout jamais de se trouver un emploi à Washington, dit-il.Pour gagner sa vie, il travaille actuellement à l'écriture d'un roman.N'empêche, il persiste et signe.Vêtu d'un pantalon et d'une chemise en jeans, une tenue qui tranche dans la capitale américaine où la cravate est de rigueur même avec un Texan à la Maison-Blanche, il a expliqué en détail à La Presse pourquoi il juge que l'Arabie Saoudite n'a pas encore fait acte de contrition à la suite des attaques du 11 septembre.Et pourquoi le gouvernement américain n'est pas pressé de mettre au pas les dirigeants du royaume wahhabite.QLa Presse : Les Américains ont toujours cru que l'Arabie Saoudite était leur plus grand allié au Moyen-Orient, après Israël.Vous êtes convaincu que ce n'est pas le cas ?RRobert Baer : La chose la plus simple est d'analyser les déclarations publiques, en Arabie Saoudite, avec un esprit critique.Après les attaques du 12 mai (un triple attentat suicide d'envergure dans la capitale du royaume ayant fait 34 morts et quelque 200 blessés), les Saoudiens ont dit pour la première fois : nous avons eu notre wake up call quant à notre problème avec les fondamentalistes.C'est l'expression qu'ils ont utilisée : wake up call ! Mais où étaient-ils le 11 septembre 2001 alors qu'il y avait 15 Saoudiens dans nos avions ?Et revenez en arrière, à l'attentat contre le U.S.S.Cole ou à la première attaque contre une ambassade (américaine en Afrique).Il y avait des Saoudiens impliqués.(.) Sans compter Oussama ben Laden.Comment est-ce que ça peut vous prendre autant de temps à parler de wake up call, à moins de fermer les yeux sur le problème?Ensuite, nous n'avons pas encore obtenu de réponse à savoir comment les 15 jeunes Saoudiens ont été recrutés.Nous n'avons pas de témoignage, pas de déclaration sous serment, pas d'affidavit de leurs familles ou de leurs amis.Il y a un silence total.Au contraire de ce qui s'est passé au Pakistan, par exemple.QVous expliquez en partie la situation actuelle par le fait qu'à Washington, on ferme aussi les yeux sur le problème ?RJe pourrais nommer sur le champ deux douzaines d'excollègues qui travaillent aujourd'hui pour l'Arabie Saoudite.Des (anciens) ambassadeurs, des (anciens) membres de la CIA.J'ai participé récemment à une conférence avec deux d'entre eux et ils disaient : vous savez, l'Arabie Saoudite est autant une victime du 11 septembre que les États-Unis.J'aurais aimé faire un sondage auprès des gens qui ont dû se jeter en bas du World Trade Center pour leur demander qui de l'Arabie Saoudite ou des États-Unis était la victime.QWashington est à vendre, écrivez- vous.Et les dirigeants saoudiens l'ont compris.Ils financent les emplois de nombreux politiciens et bureaucrates qui prennent leur retraite de la fonction publique.Et ceux-ci n'osent jamais mordre la main qui les nourrit.RLeur stratégie est d'acheter l'establishment politique américain.D'acheter son silence.Et ça marche parce que Washington a une dépendance à l'argent.Regardez le prix des maisons à Washington.Si vous êtes un ambassadeur ou un politicien important et vous quittez le département d'État ou la CIA, vous ne pouvez pas vivre à 20 milles d'ici, en Virginie, dans une maison quelconque.Vous perdriez votre standing.Automatiquement, vous ne feriez plus partie de l'establishment de Washington.QDes politiciens actuellement au pouvoir ont bénéficié des largesses de l'Arabie Saoudite.On a l'impression, à la lecture de votre essai, que c'est le cas de l'entourage de George W.Bush au grand complet.Même Colin Powell, en aurait profité, peu de temps avant de devenir secrétaire d'État ?RIl a prononcé un discours à l'Université Tufts (au Massachusetts) en novembre 2000 pour lequel il a été payé 200 000 $ US.Qui obtient 200 000 $ US pour aller à l'Université Tufts ?Il a été payé par un Libanais qui travaille avec le ministre saoudien de la Défense.QUn rapport publié cet été par le Congrès américain sur les attaques du 11 septembre 2001 contenait 28 pages sur les liens entre l'Arabie Saoudite et les terroristes.Le contenu n'en a pas été dévoilé.Que faut-il en penser ?RÇa veut tout dire.Écoutez, si ces 28 pages avaient été sur l'Irak et la participation de Saddam Hussein aux attaques du 11 septembre, elles auraient été publiées avant toute autre chose.(.) Elles contiennent des preuves circonstancielles.Parce qu'il n'y a pas eu de conspiration pour le 11 septembre.Mais à partir de ces 28 pages et d'informations additionnelles sur l'Arabie Saoudite de la CIA et d'autres agences de renseignements, il pourrait y avoir un mouvement aux États-Unis pour que soient inculpées des personnes en Arabie Saoudite.Et le pays a dit qu'il n'accepterait pas de livrer ces personnes aux Américains.Il y des noms sur ces pages.Si vous les regardez, vous vous dites sûrement : ces personnes devraient être livrées aux États-Unis et transférées à Guantanamo.QL'abondance de pétrole en Arabie Saoudite incite aussi le gouvernement américain à traiter le royaume aux petits oignons.RNon seulement l'Arabie Saoudite possède-t-elle 26% des réserves mondiales, mais elle a les technologies d'exploitation pétrolière les plus avancées.Et par-dessus tout, elle a une capacité de production en réserve.Chaque fois qu'il y a un problème dans le monde, l'Arabie Saoudite pompe plus de pétrole.Actuellement elle pompe 9,1 milliards de barils par jour.C'est de la surproduction.Elle donne un coup de pouce aux États-Unis, car avec la guerre en Irak, des millions de barils ne sont plus exportés.(.) Il y a donc une convergence d'intérêts.Vous avez des liens personnels entre la famille royale d'Arabie Saoudite et la famille Bush (l'ambassadeur saoudien à Washington, le prince Bandar Ben Sultan, était surnommé Bandar Bush par le père du président actuel).Vous avez les liens financiers et vous avez le pétrole.Ça sert les intérêts de tout le monde.Sauf des gens qui sont morts dans le World Trade Center, qui n'ont pas encore obtenu leurs réponses.QVous écrivez que l'Arabie Saoudite est un baril de poudre qui risque d'exploser ?RVous avez la famille royale qui prend une part majeure de la richesse liée au pétrole.Ses membres ont des styles de vie grotesques et tout le monde est au courant.Ils vivent comme comme des milliardaires américains.Et vous avez un très haut taux de natalité parmi les gens qui n'ont rien, qui n'ont pas le droit de parole, politiquement.(.) Si le prix du pétrole chute à, disons, 10$ le baril \u2014mais je ne pense pas que ça va se produire \u2014pendant cinq ou six ans et si l'Arabie Saoudite doit mettre fin à son système de sécurité sociale, les chances que l'État soit la cible d'une attaque sérieuse de la part de militants sont très grandes.PHOTOASSOCIATED PRESS Riyad, Arabie Saoudite, le 9 novembre dernier.L'attentat sanglant a rapidement atteint la capitale américaine.L'Allemagne toujours face à son passé Des firmes allemandes voient leurs antécédents nazis revenir les hanter La construction d'un immense monument à la mémoire des victimes juives de l'Holocauste se poursuivra à Berlin, même si une filiale du constructeur, la firme Degussa, fabriquait le Zyklon-B\u2014ce gaz qui, de sinistre mémoire, a été utilisé dans les chambres de la mort.Retour sur un dilemme d'État délicat.ANNE-CHRISTINE LORANGER COLLABORATION SPÉCIALE BERLIN \u2014 Il y a deux semaines, les responsables de cet imposant projet, qui occupera un espace équivalent à deux terrains de football en plein coeur du nouveau Berlin, avaient pourtant décidé de rompre le contrat avec Degussa.« Dès le printemps dernier, avait alors expliqué Uwe Neumärker, porte-parole de la Fondation à la mémoire des Juifs assassinés en Europe qui dirige le projet, nous étions au courant que la firme Degussa, engagée pour produire un enduit de protection contre les graffitis, avait eu des parts dans la firme Degesch.» Or, cette firme manufacturait le Zyklon-B durant la guerre.» Pourquoi alors avoir renoué avec la compagnie ?Selon le président de la fondation, qui préside également le Parlement allemand, Wolfgang Thierse, l'information n'est pas neuve, Degesch étant mentionnée dans les livres publiés sur l'Holocauste depuis le début des années 60.Si la Fondation a décidé d'aller de l'avant avec le projet, c'est qu'à peu près toutes les grandes compagnies allemandes, la Deutsche Bank, Mercedes, Siemens, ont été impliquées d'une façon ou d'une autre avec le Parti national socialiste durant la guerre, fait remarquer M.Thierse.« C'est un chapitre très noir de notre histoire et nous devons vivre avec.Nous avons décidé d'aller de l'avant avec Degussa, parce que c'est l'une des deux seules compagnies à pouvoir nous fournir le produit antigraffiti dont nous avons besoin.» Manque de pot, la deuxième compagnie, IG Farben, est elle aussi affiliée à Degesch.L'ironie de l'histoire, c'est que si ce produit est essentiel à la construction du monument, c'est que les symboles juifs en Allemagne sont souvent la cible de graffitis néonazis ! Un long processus Situé à un jet de pierre du parlement allemand et des portes de Brandebourg, le Monument à la mémoire des Juifs assassinés en Europe aura les dimensions de deux terrains de football.Le projet a connu de nombreux soubresauts depuis qu'on a commencé à en parler, en 1988.Ce n'est finalement qu'en janvier 2000 que les travaux ont commencé, selon les plans de l'architecte américain Peter Eisenmann.Le monument comprend 2000 monolithes de pierre ressemblant à des tombes, en plus d'un centre de documentation et d'une bibliothèque.Dans un pays comme l'Allemagne, où il y a moins de 10 ans les Juifs de Berlin affirmaient encore vivre « avec une valise bouclée sous les pieds », la décision de la Fondation a occasionné des remous.La communauté juive a néamoins accepté la décision des administrateurs.« C'est un compromis que la communauté juive a accepté avec répugnance, mais accepté tout de même » explique M.Neumärker.« Après avoir pesé les conséquences techniques, judiciaires et financières, nous avons pensé qu'il valait mieux terminer ce projet en prenant la responsabilité de notre histoire, et en l'intégrant à notre présent.» Le monument devrait être achevé au printemps 2005, à temps pour les célébrations commémorant le 60e anniversaire de la fin de la guerre. ÊTES-VOUS OBSERVATEUR?Ces deux dessins sont en apparence identiques.En réalité, il y a entre eux HUIT petites différences.ERR22NE VOIR SOLUTION À LA FIN DES PETITES ANNONCES VOTRE HOROSCOPE SCORPION DU 24 OCTOBRE AU 22 NOVEMBRE Votre bonne humeur sera manifeste.Accordez-vous quelques gâteries auxquelles vous résistez parfois.Vous aurez à coeur d'entretenir de bonnes relations avec les gens qui vous entourent.La lune vous donnera des ailes.Les jours qui viennent vous seront favorables en matière d'argent et de nouveaux projets.Vous trouverez la façon d'améliorer une situation.Côté coeur, vous serez choyé.Soirée plaisante.Privilégiez ce qui est calme et paisible.Les proches vous apporteront le réconfort et la chaleur souhaités.Bonne journée pour aller de l'avant et faire valoir votre point de vue.Vous serez compris.Soirée agréable.Vous ferez des accommodements pour que l'harmonie règne dans votre foyer et avec vos proches.Côté travail, gardez confiance plutôt que de laisser les doutes obscurcir votre humeur.Une journée paisible vous fera du bien.Privilégiez les loisirs.Vous serez à l'affût de connaissances et d'expériences nouvelles.Les personnes qui souhaitent faire des changements auront de bonnes chances de faire une percée sous peu.Côté coeur, la voie du juste milieu vous conviendra.En mettant de l'ordre dans vos affaires, vous verrez mieux où vous en êtes.Bonne journée pour réfléchir à certaines questions, et pour trouver des réponses.Vie du coeur passionné ou passionnante.Émotions fortes.Entraînez vos proches dans une activité qui sort de l'ordinaire.Achetez-vous un petit quelque chose, faites-vous plaisir.Donnez, aussi.La journée s'annonce bonne, simple, agréable.Vous aurez du magnétisme aujourd'hui.Du côté des activités, vous irez vers ce que vous voulez.Votre vie affective est protégée.Bon moment pour les rapprochements amicaux.Entente avec tous.Vous serez curieux de ce qui vous entoure.Vos relations avec votre entourage seront ouvertes et simples.Côté coeur, tenez compte de l'opinion et de la situation d'un proche avant de parler.Sensibilité artistique.Vous pourriez recevoir de bonnes nouvelles sous peu concernant un projet que vous aviez à peu près oublié.Vous serez favorisé en matière d'argent.Côté coeur, tout ira, vous serez très en demande.Bonne journée pour ce qui requiert de l'imagination, le sens du jeu et celui du plaisir.Plaisirs nombreux et simples.Imagination vive.Joie de vivre.Tout ce qui a trait à votre intimité vous intéressera, tandis que votre vie sociale entrera dans une zone d'ombre pour la journée.Côté coeur, le ciel est de votre bord, on vous fera certainement plaisir.SAGITTAIRE DU 23 NOVEMBRE AU 21 DÉCEMBRE CAPRICORNE DU 22 DÉCEMBRE AU 20 JANVIER VERSEAU DU 21 JANVIER AU 19 FÉVRIER POISSONS DU 20 FÉVRIER AU 20 MARS BÉLIER DU 21 MARS AU 20 AVRIL TAUREAU DU 21 AVRIL AU 20 MAI GÉMEAUX DU 21 MAI AU 21 JUIN CANCER DU 22 JUIN AU 22 JUILLET LION DU 23 JUILLET AU 23 AOÛT VIERGE DU 24 AOÛT AU 22 SEPTEMBRE BALANCE DU 23 SEPTEMBRE AU 23 OCTOBRE HOR22NE Le guide de vos sorties le jeudi dans J'ai décidé de manger en tête à tête avec les jumeaux.Depuis que Rachid a passé la nuit à la maison, Maud et Albert jouent à la cachette avec moi.«L'ordre du jour est chargé», leur ai-je dit une fois attablés tous les trois.Maud a haussé les épaules et Albert battait le rythme avec son pied, ce qui dénotait son degré de nervosité.Maud bien sûr a attaqué la première.«Ton ami va dormir ici souvent?» «Plus que le tien», ai-je répliqué.«Ça part mal», a lancé Albert.Sa remarque m'a ressaisie.Qu'est-ce que cette mise en scène, me suis-je dit, où inévitablement nous allons nous affronter encore une fois?«J'estime que vous n'avez pas à connaître et à partager ma vie intime même si nous vivons ensemble.» Je les observais tour à tour en parlant.Maud promenait son regard du plafond au plancher et Albert, le pauvre, tapait maintenant des deux pieds.«Rachid Tamzali est actuellement dans ma vie et je me sens bien en sa compagnie.J'ai l'intention de continuer à le voir et c'est pourquoi il m'arrivera de l'inviter à la maison désormais.» «À quel rythme?» a lancé ma fille qui cherche toujours à en découdre avec moi.«Je n'ai pas à répondre à ta question et, de toute façon, ça ne te concerne pas vraiment», ai-je dit d'une voix qui se voulait la plus neutre possible.«Ça nous concerne parce qu'on est chez nous ici, autant que toi», a-t-elle lancé.«Tu as raison.Et toi, Albert, qu'en pensestu?» Le pauvre, il faisait pitié et priait sans doute pour que la conversation se termine.«Oh moi, j'en pense pas grand-chose.Chacun fait ce qu'il lui plaît.» Maud hochait la tête l'air de dire «Quel lâche».«En tout cas, moi je vais pas me priver d'inviter Vincent.Et toi, Albert, je suppose que t'es trop mou pour affronter maman en amenant Amélie regard qu'ont les enfants lorsqu'ils sont déroutés.«Nous allons boire à l'amour, mes enfants.Rachid, à Vincent et à Amélie.» Albert s'est éjecté de table à la recherche de l'ouvre-bouteille pendant que Maud rangeait les verres de tous les jours pour les remplacer par ceux hérités de ma belle-mère.«Tiens, maman, a dit Albert en me tendant le tire-bouchon, si tu brises le bouchon, ça sera ta responsabilité.» «Ça dénote son caractère», a lancé Maud, incapable d'en rater une sur le dos de son frère.«Quelle belle robe», s'est écriée cette dernière en levant son verre.«Il a un nez de groseille et de confiture de framboise», a renchéri Albert.Ils en remettaient.Je les regardais s'exciter en me disant que vivre avec eux représentait, somme toute, un vrai bonheur, peu importait la suite car je n'ai aucune intention de laisser les enfants vivre en couple sous mon toit.De même que je ne vois pas Rachid installé avec nous.Les familles reconstituées, on repassera.D'expérience, je décrète que la vertu est l'ennemi du bien.J'imagine Maud à table répliquant à Rachid.Je la sais capable de le contester même en ophtalmologie.Quant à Albert, sa gentillesse nonchalante aurait tôt fait de tomber sur les nerfs de celui- ci.dormir dans ta chambre.» Albert se tortillait de gêne.«Ferme-la, Maud, ou tu vas me payer ça.» Je méritais ce que j'avais semé.Je cherchais maintenant un moyen de mettre fin à la discussion.Je me suis donc levée de table et suis descendue à la cave.J'entendais les jumeaux continuer leur échange de propos aigres.Je me disais qu'en buvant une bouteille exceptionnelle, nous fumerions symboliquement le calumet de paix.À la naissance des jumeaux, Georges avait acheté une caisse de bordeaux de leur millésime que nous gardions «pour les grandes occasions ».Ce soir, je décidai que c'en était une.Quand les enfants m'ont aperçue, la bouteille à la main, ils ont cessé leur chamaillerie.Maud, en découvrant l'étiquette, a sursauté.«Le vin de notre naissance.Mais on n'a rien à fêter.C'est du gaspillage.» «Au lieu de la boire, on pourrait la revendre.Ça vaut une petite fortune», a rajouté Albert.Ils me regardaient tous les deux, de ce O U F ! de Denise Bombardier - 56 - roman Albin Michel À S U I V R E www.albin-michel.fr © Éditions Albin Michel S.A.,2002 ROMAN22NE Le Noël des chats : le salon où on miaule ! Des livres pour Noël FRANÇOIS LUBRINA LES ANIMAUX COLLABORATION SPÉCIALE Tout comme une recette de Paul Bocuse ou des frères Troisgros (qui ne sont en fait que deux), nombre de races félines résultent d'un subtile et patiente cuisine génétique, pimentée d'une pincée de siamois par-ci et veloutée d'un zeste de persan par-là.C'est ainsi que l'« himalayen » (qui n'a jamais traîné sa robe ivoire sur les neiges de l'Everest) possède la morphologie et les poils longs du persan, mais aussi les extrémités colorées du siamois.Quant à l'« exotique à poil court », c'est tout bonnement un persan au poil court, mais particulièrement dense, du genre ourson en peluche ; il constitue l'ultime rêve de l'amateur d'angora particulièrement sous-doué pour le toilettage fastidieux et quotidien.Finalement, l'« oriental à poil long » reste un siamois au poil court ou long, mais de couleur unie sur toute sa surface, avec bien sûr une tête longue et triangulaire, mais aussi un profil bien droit très caractéristique.Il existe cependant des races qui se sont fabriquées toutes seules, en s'adaptant au climat pour une question de survie.C'est le cas du Maine Coon, chat massif pouvant peser de 4 à 6 kg pour les femelles et de 7 à 9 kg dans le cas des mâles.Race féline nationale des Américains, ce gros minet est originaire du nord-est des États-Unis, et plus précisément du Maine, État qui demeure une sorte de banlieue du Québec.À la différence du sphinx (chat totalement nu, lui-même originaire du Canada par une curieuse mutation et méprise géogénétique), le Maine Coon est au contraire parfaitement équipé pour survivre dans un des pays les plus froids du globe.Son épaisse toison constitue en effet une excellente protection contre nos rudes hivers.Ses pieds larges, garnis de touffes de poil entre les doigts, lui servent de raquettes dans la neige épaisse et atténuent aussi le contact avec la glace.Costaud, musclé, long et haut sur patte, ce chat pourra survivre seul en forêt en chassant toutes sortes de bestioles pour assurer sa pitance.Son pelage, long et soyeux, reste fort différent de celui du persan.Non seulement en raison de sa texture, mais aussi de par sa longueur inégale.Court sur les épaules, son poil s'allonge vers l'arrière-train.Si bien que cet énorme chat qui a du caractère donne l'impression d'avoir mis ses culottes! Sa queue, particulièrement longue et touffue, ressemble à un plumeau.C'est d'ailleurs la similitude de son appendice caudal avec celui du raton laveur, plus connu chez nos voisins du Sud sous le nom de racoon, qui lui aura valu cette appellation particulièrement contrôlée.Quant à la fourrure entourant sa tête, elle forme sur son poitrail une sorte de bavette.À la différence donc des races savamment et patiemment concoctées par les éleveurs des plus inspirés dans leur sous-sol, le Maine Coon fait donc partie des races dites « naturelles ».Pour vous permettre de découvrir ce chat doux, sociable et enjoué, mais aussi plus de 250 autres chats et chatons issus de 34 races différentes, le « Noël des chats » a lieu aujourd'hui et demain, pour la 16e année, à la Place Bonaventure, à Montréal.Lors de cet événement annuel, qui constitue le plus grand salon canadien consacré uniquement aux chats, les 125 éleveurs présents vous renseigneront sur le caractère et l'entretien de leurs protégés.De plus, et pour répondre à vos nombreuses interrogations en matière de santé et de comportement félins, des spécialistes de la Faculté de médecine vétérinaire seront là.Signalons, entre autres, la présence du Dr Diane Frank, médecin vétérinaire comportementaliste, qui se fera un plaisir de vous conseiller sur des matières aussi pertinentes et pimentées que le pipi-caca en dehors de la litière, mais aussi sur l'agressivité et l'automutilation féline, problèmes qui sont malheureusement le lot de nombreux propriétaires.Renseignements : www.clubfelindemontreal.com SYLVAIN BARBEAU LES ÉCHECS COLLABORATION SPÉCIALE Mieux s'y prendre à l'avance ! Parmi les nouveautés parus cette année quelques livres retiennent l'attention et méritent de se retrouver sous l'arbre de Noël : « Chess Strategy in Action » de John Watson qui se veut une suite à son grand succès « Secrets of Modern Chess Strategy » qui décrivait de façon admirable les avancées de la science échiquéenne depuis l'époque de Nimzovich et son fameux « Mon Système » qui posait les premières pierres de ce qu'on appela alors l'hypermodernisme.À partir d'exemples tirés de la pratique récente Watson réussit à nous faire toucher du doigt l'évolution de la compréhension de la stratégie par les meilleurs joueurs de la planète.Un texte lumineux qui se lit avec grand plaisir.Mark Dvoretsky « Endgame's Manual » de Mark Dvoretsky, l'entraîneur le plus réputé de la planète, se veut un résumé des connaissances essentielles pour se débrouiller dans la phase ultime de la partie.Ceux qui connaissent déjà sa série « School of Excellence » savent qu'on peut acheter ce livre les yeux fermés, avec Dvoretsky pas d'exposé pénible mais une approche stimulante qui force le lecteur à participer au processus d'apprentissage.Disponibles en anglais seulement, l'espoir de les voir un jour traduits en français est bien mince.Garry Kasparov Il y a aussi « My Great Predecessors », de Garry Kasparov, dont le premier tome (quatre au moins sont prévus) est paru il y a peu et dont les critiques sont très partagées.Le genre de livre qu'on hésite grandement à acheter mais qui offert en cadeau ne sera pas à dédaigner ! Les patients seront récompensés par la parution éventuelle en français qui verra peut-être la correction de quelques erreurs d'analyse et autres défauts, dont l'absence de bibliographie qui en agace plus d'un.Simultanée Le jeune maître de 15 ans Thomas Roussel-Roozmon jouera une séance de parties simultanées au Café Pi, 4127 boul.St-Laurent, le vendredi 28 novembre à 18h30.Le coût est de 8 $.Infos supplémentaires au (514) 286-4828 ou cafepi2001@hotmail.com.Thomas est sur une belle lancée présentement et il s'agit d'une belle occasion pour les amateurs d'encourager son ascencion.Au nom du Roi Une nouvelle revue portant ce titre devrait voir le jour au cours des prochaines semaines au Québec.Six numéros par an, 32 pages en moyenne, l'abonnement se fait au coût de 36 $/an ou 69 $/2ans.Paiement par chèque ou mandat postal à l'ordre de « Au nom du Roi ».C.P.113, Succ.St-Michel, Montréal, Qc, H2A 3L8.Pour de plus amples informations on peut contacter le directeur et rédacteur en chef le MI Jean Hébert : jhebertl @videontron.ca.Prochain tournoi Le club d'échecs de Montréal organise le Tournoi Première Neige les 12, 13 et 14 décembre prochains.5 rondes, 3 sections, 2000$ en prix.Informations : (514) 522-3927.L'épreuve se tiendra dans les locaux du club au 4e étage du 3423 St-Denis.Partie de la semaine Voici comment on déjoue un tas de sable : Blancs : Garry Kasparov Noirs : X3D Fritz 1.Cf3 Cf6 2.c4 e6 3.Cc3 d5 4.d4 c6 5.e3 a6 6.c5 Cbd7 7.b4 a5.8.b5 e5 9.Da4 Dc7 10.Fa3 e4 11.Cd2 Fe7 12.b6 Dd8 13.h3 O-O 14.Cb3 Fd6 15.Tb1 Fe7 16.Cxa5 Cb8.17.Fb4 Dd7 18.Tb2 De6 19.Dd1 Cfd7 20.a3 Dh6 21.Cb3 Fh4 22.Dd2 Cf6.23.Rd1 Fe6 24.Rc1 Td8 25.Tc2 Cbd7 26.Rb2 Cf8 27.a4 Cg6 28.a5 Ce7 29.a6 bxa6 30.Ca5 Tdb8.31.g3 Fg5 32.Fg2 Dg6 33.Ra1 Rh8 34.Ca2 Fd7 35.Fc3 Ce8 36.Cb4 Rg8 37.Tb1 Fc8 38.Ta2 Fh6.39.Ff1 De6 40.Dd1 Cf6 41.Da4 Fb7 42.Cxb7 Txb7 43.Cxa6 Dd7 44.Dc2 Rh8 45.Tb3 et les noirs ont abandonné.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Pas besoin d'avoir du sang bleu dans les veines pour participer à ce sympathique salon où on miaule : aujourd'hui et demain, à 16h, vous pourrez assister au couronnement de la famille royale des 100% pure gouttière, lesquels sont aussi acceptés en compétition.Sept artistes à la Maison de la Poste JEAN-PIERRE DURAND PHILATÉLIE COLLABORATION SPÉCIALE jpdurandphilatelie@yahoo.ca Une certaine imagerie populaire décrit le philatéliste comme un vieux grincheux paré d'une loupe qui passe le plus clair de son temps penché sur son album de timbres.Si d'aventure on lui prête la parole, son propos s'en trouve souvent, pour le profane du moins, ennuyeux comme la pluie (il existe une scène désopilante dans un film de Woody Allen \u2014 Meurtre mystérieux à Manhattan \u2014 qui corrobore ce cliché).Je ne doute pas un seul instant que ce drôle de pistolet existe, quand bien même il serait caricaturé à l'extrême, mais il ne saurait être représentatif du philatéliste que l'on rencontre dans la vraie vie, qui est une personne d'un abord plutôt agréable (et d'aucuns ajouteront que c'est d'autant plus le cas pour la gente féminine !).Loin de se contenter de boucher des cases dans un album, le philatéliste porte son attention sur plusieurs aspects du timbre, dont sa conception.En quel honneur un timbre est-il émis ?Comment l'artiste aborde le sujet ?On comprend que dans son travail, celui-ci est confronté à des défis importants, dont le fait de traduire une idée sur un format aussi petit qu'un timbre n'est pas le moindre.Les données techniques (papier, gomme et procédé d'impression utilisés) sont également prises en compte.En France, les créateurs de timbres ont droit aux plus grands égards et les séances de dédicaces sont fort courues.Ici, la tradition s'instaure peu à peu, mais le pays est si grand qu'il n'est pas évident de rencontrer un designer, surtout s'il a la mauvaise idée de demeurer à Winnipeg ou à Iqualuit.Alors, quand l'occasion se présente, mieux vaut ne pas la louper.Les collectionneurs seront donc ravis d'apprendre que sept artistes du timbre seront réunis sous un même toit pour une séance de dédicaces.Il s'agit de Stéphane Huot et de Charles Vinh (pour l'émission consacrée au hockey), de Denis L'Allier (les timbres sur les universités), de Clermont Malenfant (pour l'hommage au premier courrier de la Nouvelle- France), de Pierre-Yves Pelletier (pour les timbres sur les astronautes), de Steven Spazuk (les timbres Riopelle) et de Pierre David (les vignettes de Noël).Précisons que les timbres de Noël de cette année sont autocollants et offerts en carnets.Les valeurs disponibles : 48 cents, 65 cents et 1,25 $.Les styles des artistes rassemblés sont diversifiés à souhait, mais tous ont en commun d'avoir créé des timbres qui se retrouvent dans Collection Canada 2003.L'album est un ouvrage de belle facture, qui comprend tous les timbres émis au cours de l'année (soit une valeur faciale de près de 40 $).Abondamment illustré, rehaussé de textes originaux et de spécifications techniques sur chaque émission, il est offert au prix de 49,95 $.On peut difficilement trouver sur le marché meilleur rapport qualité-prix (je suis d'autant plus à l'aise de le dire que je n'ai pas acheté la compagnie !).Vous avez donc rendez-vous jeudi le 27 novembre, entre 11h30 et 13h30, à la Maison de la Poste (1250, rue Université, au sud de Sainte-Catherine ; métro Mc Gill).Non seulement les visiteurs pourront-ils se procurer les précieux autographes qui apporteront une plus-value à leur collection et, du même coup, faire un brin de causette avec les artistes, mais encore seront-ils admissibles au tirage d'un encadrement souvenir de l'émission sur les astronautes.Qui dit mieux ?Les É.-U.remportent le Bermuda Bowl MARTINE LACROIX LE BRIDGE COLLABORATION SPÉCIALE Le 15 novembre dernier, aux championnats du monde à Monaco, les États-Unis ont remporté la prestigieuse Bermuda Bowl.Tenant en haleine des milliers de spectateurs grâce à la diffusion en direct des matchs sur Internet, ils ont réalisé un gain spectaculaire de 12 imps dans le tout dernier étui du match contre l'Italie, portant ainsi leur score final à un ahurissant 304 à 303.Cependant, la victoire n'a été officielle que lorsqu'un comité d'appel a confirmé la décision d'un arbitre appelé pour un litige sur le dernier étui.Voici ce qui s'est passé.En salle fermée, les Italiens, en Est-Ouest, Norberto Bocchi et Giorgio Duboin chutent de quatre levées à 4 coeurs, -400.En salle ouverte, Lorenzo Lauria, en Nord, se retrouve dans le périlleux contrat de 5 carreaux contrés.Si Lauria ne chute que d'une seule levée, -100, le gain est de 11 imps en faveur des États-Unis et le match se termine sur une égalité.Le sort en décide autrement.Paul Soloway entame de l'As de trèfle et Alfredo Versace, le mort, quitte la table après avoir étalé son jeu, laissant Lauria jouer ses cartes.La contre-attaque de la Dame de coeur est prise par l'As du déclarant, qui coupe le Valet de coeur avec le 3 de carreau du mort.Il rentre en main en coupant un trèfle et coupe le 3 de coeur avec le dernier atout du mort.Il joue ensuite le Roi de pique, qui se rend à l'As d'Ouest.À ce point Soloway n'a qu'à encaisser le 10 de coeur pour assurer les deux levées de chute, mais il ne l'a pas fait, il a continué pique ! Lauria, qui s'attend à ce que Soloway encaisse son coeur maître, a déjà joué le 7 de pique du mort réalisant trop tard que le retour s'est fait à pique.Il essaie de changer sa carte pour la Dame, ce qui lui aurait permis d'écarter le 9 de coeur perdant et de s'en tirer pour une levée de chute.Mais Hamman a déjà fourni sa carte sur le 7 de pique.Appelé à la table, l'arbitre confirme que le 7 de pique est la carte légalement jouée par le déclarant.Résultat, deux de chute, -300.Douze imps qui rejoignent le camp des Américains et leur assurent la victoire par 1 imp.Les Italiens vont en appel.Le comité soutient la décision que l'arbitre a rendue à la table, invoquant la loi 45B du code : une carte touchée est une carte jouée.A.')2+BC&'&-2 6 95< ;7 m / ., + ( r 0 & j .0 , + & @8 0 0 =D++# 3 r 4 rQ C 4( 5 r =D++# =D++# 5 ( 6 r C =D++# =D++# =D++# 9)-B(# 6 :/7, \"# -+1$'#4 LE MEILLEUR RAPPORT QUALITÉ-PRIX EN 2004.Programme de location des Services financiers Hyundai pour les véhicules 2004 neufs suivants : Elantra GL/Santa Fe GL 4 cylindres à traction avant; PDSF à partir de 15 625 $/22 595 $.Taux d'intérêt annuel de 3,36 %/3,99 %, mensualités de 169 $/229 $ pour 60/48 mois, sans obligation au terme du contrat de location.Coût total de location de 12 239 $/13 987 $.Option d'achat de 5671 $/11 048 $.Comptant de 2099 $/2995 $, première mensualité exigée.Dépôt de sécurité de 0 $ pour tous les modèles.Frais de transport et de préparation inclus pour les Elantra, en sus pour les Santa Fe.Toutes taxes applicables, frais d'immatriculation et frais d'acquisition de location de 350 $ en sus.Kilométrage annuel de 20 000 km, 10 ¢ par kilomètre additionnel.PDSF des Elantra GL/Santa Fe GL 4 cylindres à traction avant/Santa Fe GLS 3,5 litres neufs 2004 à partir de 15 625 $/22 595 $/33 695 $.Frais de transport, d'immatriculation, de préparation et toutes taxes applicables en sus des PDSF.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.\u2020Aucun paiement pour 90 jours pour le financement à l'achat de tous modèles 2004 neufs et non utilisés.Aucuns frais d'intérêt pour les premiers 60 jours à partir de la date de prise de possession du véhicule par son propriétaire.Après 60 jours, les intérêts commencent à s'accumuler et l'acheteur doit payer ensuite mensuellement le capital et les intérêts pour la période stipulée au contrat.\u2020\u2020Taux annuel de financement à l'achat de 0 % jusqu'à 36 mois pour tous les modèles 2004.Les frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers sont en sus (Québec).Exemple de financement : 10 000 $ à un taux annuel de 0 % équivaut à des mensualités de 277,80 $ pour 36 mois.Coût de prêt de 0 $ pour une obligation totale de 10 000 $.Toutes les offres de financement à l'achat et de location sont pour une durée limitée, sur approbation du crédit, et ne peuvent être combinées à aucune autre offre.Voir le concessionnaire pour les détails.L'Elantra 2004 est véritablement la berline familiale par excellence avec ses nouvelles lignes redessinées à caractère résolument européen, son vigoureux moteur de 2,0 litres, son habitacle spacieux et confortable et ses nombreuses caractéristiques de sécurité de série telles que deux coussins gonflables et un système de détection de la présence d'un passager avant.Toute la famille peut rouler en Elantra à partir de seulement 15 625 $.FINANCEMENT À L'ACHAT\u2020\u2020 DES OFFRES IMBATTABLES.NOUVELLE ELANTRA 2004 AUCUN PAIEMENT POUR 90 JOURS AVEC FINANCEMENT À L'ACHAT\u2020 REDESSINE´ E Le pratique et costaud Santa Fe a vraiment du coeur au ventre avec son tout nouveau moteur V6 de 3,5 litres offrant plus de puissance et de couple que jamais.Vous pouvez maintenant aller aussi loin que le coeur vous en dit, et ce, en tout confort grâce à son robuste châssis monocoque.Partez à l'aventure avec style à partir de 22 595 $ (modèle GL) ou à partir de 33 695 $ avec le modèle GLS à traction intégrale doté du nouveau moteur V6 de 3,5 litres.Caractéristiques du Santa Fe GL 2004 : Moteur 4 cylindres de 2,4 litres à DACT et 16 soupapes Traction avant Freins à disque aux 4 roues Roues en alliage d'aluminium de 16 po avec pneus BFGoodrich® Climatiseur Radio AM/FM/CD Glaces, verrouillage et rétroviseurs dégivrants à commandes électriques Télédéverrouillage avec alarme Et beaucoup plus PAR MOIS/ 60 MOIS COMPTANT DE 2099 $ TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS.LOUEZ À PARTIR DE ELANTRA GL 2004 DES VOITURES GARANTIES POUR LONGTEMPS : Garantie de 5 ans/100 000 km sur le groupe motopropulseur Assistance routière 24 heures de 3 ans/kilométrage illimité, comprenant livraison d'essence, changement de roue en cas de crevaison, déverrouillage, remorquage et autres services.Un simple appel sans frais suffit.www.hyundaicanada.com AUCUN PAIEMENT POUR 90 JOURS AVEC FINANCEMENT À L'ACHAT \u2020 FINANCEMENT À L'ACHAT \u2020\u2020 JUSQU'À 36 MOIS 0% DE DÉPÔT DE SÉCURITÉ 0$ ET OU 169$ PAR MOIS/ 48 MOIS COMPTANT DE 2995 $ LOUEZ À PARTIR DE SANTA FE GL 2004 AUCUN PAIEMENT POUR 90 JOURS AVEC FINANCEMENT À L'ACHAT \u2020 FINANCEMENT À L'ACHAT \u2020\u2020 JUSQU'À 36 MOIS 0% DE DÉPÔT DE SÉCURITÉ 0$ ET OU 229$ SANTA FE 2004 AVEC NOUVEAU V6 DE 3,5 L Caractéristiques de l'Elantra GL 2004 : Moteur 2,0 litres à DACT, CVCS et 16 soupapes Deux coussins gonflables Transmission manuelle à 5 rapports Dossier arrière rabattable 60/40 Radio AM/FM/CD Télécommande d'ouverture du coffre et du volet de réservoir Porte-verre double Suspension indépendante aux 4 roues Et beaucoup plus 3186155A "]
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