Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

La presse, 2003-12-05, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" ARTS ET SPECTACLES LE GRAND SHOW DE FIN D'ANNÉE NE SERA PAS UN BYE BYE PAGE 2 HOCKEY RIBEIRORETROUVE LE SOURIRE SPORTS SPORTS, PAGES 5 ET 6 JAVIER VAZQUEZ ÉCHANGÉ AUXYANKEES PAGES 2À4 LAWRENCE PHILLIPS ACCUSÉ D'AGRESSION SEXUELLE PAGE A11 VÉRONIQUE CLOUTIER Montréal vendredi 5 décembre 2003 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 70¢ Autre témoignage accablant à Saint-Charles-Borromée ANDRÉ NOËL Peu de temps après son arrivée au Centre Saint-Charles-Borromée, Hubert Dupont, un patient qui souffre des séquelles d'une méningite, s'est fait enlever sa marchette.Il est resté cloué au lit pendant plus de trois mois.Résultat : il a failli perdre complètement l'usage de ses jambes, à force de ne pas les utiliser.M.Dupont, qui a accordé une entrevue à La Presse hier soir, dit qu'il est la preuve vivante que le cas de Marie n'est pas isolé.Marie est cette femme atteinte d'un traumatisme crânien qui criait « Arrêtez ! » aux employés qui la harcelaient, sans savoir que leurs menaces étaient enregistrées par un micro caché.« La première journée, j'ai pu utiliser ma marchette, a raconté M.Dupont, en se souvenant de son arrivée au centre de soins de longue durée (CHSLD), il y a deux ans.>Voir MOURIR en A2 «JE PRÉFÈRE MOURIR DANS LA RUE.» Prestations dites de compassion Adhémar Dion à son dernier repos La carte-soleil au Maroc Ottawa allongera millions pour aider les familles Un détenteur sur deux absent du pays DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Seulement un mois d'enquête sur l'obtention de cartessoleil par des ressortissants marocains, la Régie de l'assurance-maladie du Québec a accumulé suffisamment de faits troublants pour demander la prolongation, jusqu'au printemps, de l'investigation déclenchée par les articles de La Presse.Le rapport préliminaire de la RAMQ ne peut montrer pour le moment l'existence d'une « filière marocaine », mais la vérification au domicile montréalais de 30 détenteurs de cartes originaires de ce pays a permis de constater que 16 d'entre eux « se trouvaient à l'extérieur du pays depuis plusieurs mois », révèle le rapport préliminaire rendu public hier par le président de la RAMQ, Pierre Roy.Or, pour qu'une carte-soleil soit valide, son détenteur doit résider plus de six mois par année au Québec.De plus, le responsable de l'enquête, Me André-Gaétan Corneau, a confirmé avoir constaté des « faits préoccupants» quant au nombre d'assurés marocains qui avaient fourni comme adresse une tour d'habitation de l'avenue du Parc, à Montréal.« La situation est préoccupante, sérieuse, les faits sont suffisamment importants pour que la Régie se questionne sérieusement sur les mécanismes en place », a résumé hier M.Roy.De son côté le >Voir CARTE en A2 JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Le gouvernement fédéral élargit le filet de sécurité social afin de permettre aux Canadiens qui désirent s'occuper d'un membre de leur famille gravement malade de s'absenter du travail tout en recevant « des prestations de compassion » pendant une période de six semaines.Ce nouveau programme, annoncé dans le dernier budget, entrera en vigueur le 4 janvier et devrait permettre chaque année à 270 000 personnes de prodiguer des soins à un proche, un enfant ou un parent, sans être pénalisées sur le plan financier.En tout, le programme coûtera environ 340 millions de dollars annuellement et sera financé à même la caisse de l'assurance-emploi, a indiqué hier la ministre du Développement des ressources humaines, Jane Stewart, qui a précisé que le Canada est l'un des rares pays à offrir un tel soutien aux familles éprouvées.« Dans notre société où le vieillissement de la population est un phénomène important, les familles doivent s'occuper non seulement de leurs propres enfants, mais de plus en plus de leurs parents aussi.Il est donc important de pouvoir concilier le travail et la famille », a déclaré Mme Stewart en entrevue à La Presse hier.>Voir COMPASSION en A2 PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE Le clan Dion s'est réuni hier pour conduire à son dernier repos le patriarche Adhémar, le père de la chanteuse Céline qu'on aperçoit ici en haut sur la photo.Elle est en compagnie de son mari, René Angélil, ainsi que de la veuve du disparu, Thérèse, à la sortie de l'église de Charlemagne.La cérémonie funéraire, sobre et réservée aux proches, a attiré néanmoins quelques centaines de curieux venus échanger des souvenirs sur la « petite Céline » et son paternel, qui avait su garder sa simplicité malgré la célébrité de sa fille.À lire en page 3 du cahier Arts et Spectacles.120e année no 47 72 pages 6 cahiers Ensoleillé, Max.-9 Min.-14 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE La hausse de la taxe sur les cigarettes va aider l'économie des.Mohawks ! «Aidez-vous vous-mêmes si vous voulez réussir!» Chrétien fustige les régimes corrompus et les conflits qui nuisent aux 800 millions d'Africains Météo Soleil en après-midi, maximum -9, minimum -14, plus de détails en page SPORTS 16 AUJOURD'HUI Bandes dessinées ACTUEL 6 Bridge MONDE 5 Décès MONDE 5 Feuilleton ACTUEL 6 Forum A 14 et 15 Horaire télévision ARTS 8 Horoscope MONDE 6 Loteries A 10 et 11 Mots croisés ACTUEL 6 et SPORTS 12 Mot mystère ACTUEL 6 Observateur MONDE 2 Petites annonces MONDE 2 à 7 et AFFAIRES 2 GILLES TOUPIN ENVOYÉ SPÉCIAL ABUJA, Nigeria \u2014 Dans un style frondeur, le premier ministre Jean Chrétien a livré hier un message cinglant devant un important parterre de gens d'affaires, dans la capitale du Nigeria, en fustigeant les régimes corrompus et les multiples conflits qui ne font rien pour créer le climat de confiance nécessaire à l'amélioration de la vie de 800 millions d'Africains.Prenant la parole devant le Forum des affaires du Commonwealth, qui réunit des chefs de gouvernement et des gens d'affaires, M.Chrétien a tenu à livrer \u2014 quelques jours avant son départ à la retraite et à la veille du début de la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth \u2014 le fond de sa pensée dans l'un des derniers discours internationaux de sa carrière de premier ministre.« Dans le cas du Nigeria, en raison des ressources importantes que vous avez, a-t-il lancé, c'est la façon de gouverner qui est très souvent la source des problèmes.» M.Chrétien répondait à un représentant africain qui lui demandait si le Canada ne devrait pas effacer toutes les dettes des pays pauvres, en particulier celle du Nigeria.Le premier ministre, dont les propos ont été accueillis par un tonnerre d'applaudissements, a exhorté les dirigeants africains à créer eux-mêmes le climat propre à favoriser les investissements et la richesse.« L'Afrique est très riche, a-t-il dit.Je n'ai aucun doute dans mon esprit là-dessus.Vous devez avoir accès aux marchés pour vendre vos produits, mais il vous faut de bonnes administrations pour que les gens puissent développer des affaires.Il vous faut de la stabilité politique.Arrêtez ces sacrés conflits que vous avez trop souvent dans certaines parties de l'Afrique ! Il vous faut un système qui remédie à cela.C'est la réalité ! Et le capital viendra, j'en suis sûr.Mais aidezvous vous-mêmes si vous voulez réussir ! » C'est alors que le premier ministre a ajouté, déclenchant les rires de l'assistance : « Je sais que je suis rude, mais je n'ai pas à me faire élire ici.» Plus tard, en conférence de presse, M.Chrétien n'a pas nié qu'il avait >Voir CHRÉTIEN en A4 .com gravir les échelons Obtenez tous les jours jusqu'à 50% de réduction en classe Affaires.Voyagez à la grandeur du pays avec nos nouveaux bas tarifs aller simple classe Affaires.Uniquement sur aircanada.com Réservez dès maintenant sur aircanada.com ou appelez votre agent de voyages.3171486A SUITESDE LA UNE AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE Consultez tous les horaires cinéma dans notre nouvelle section Arts et Spectacles : cyberpresse.ca/arts Suivez en direct le match entre le Canadien et les Hurricanes à 19 h : cyberpresse.ca/hockey Relisez le clavardage de Louis-José Houde : cyberpresse.ca/clavardage DEMAIN DANS LA PRESSE L'exceptionnel Sidney Crosby Sidney Crosby, de l'Océanic de Rimouski, domine la Ligue de hockey junior majeur du Québec à la manière d'un Mario Lemieux.Wayne Gretzky n'hésite pas à dire qu'il pourrait un jour battre ses innombrables records offensifs.Et il n'a que 16 ans.Notre journaliste Jean-François Bégin brosse le portrait de ce joueur exceptionnel, dont le jeu spectaculaire tranche singulièrement dans le morne hockey d'aujourd'hui.À lire demain dans le cahier Sports POUR JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ABONNEMENT (514) 285-6911 cyberpresse.ca/abonnement 1 800 361-7453 PETITES ANNONCES (514) 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca 1 866 987-8363 DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.« Les employés échangent des informations confidentielles sur nous » MOURIR suite de la page A1 La deuxième journée, une infirmière l'a jetée dans un petit cagibi.« On m'a expliqué que le CHSLD serait tenu responsable si je tombais.J'ai proposé de signer une décharge ; on m'a dit que c'était impossible.« Après bien des démarches, j'ai pu finalement récupérer ma marchette.Les employés se disaient trop occupés pour m'accompagner : j'ai eu les services, irréguliers, d'un bénévole.Hier soir encore, je me tenais péniblement debout, seul, devant le poste de garde.Cinq ou six employés étaient assis et parlaient entre eux de leur vie personnelle.Il a fallu que j'insiste pour qu'un d'eux vienne près de moi.» L'homme de 52 ans, professeur d'anglais, a vécu en France, en Autriche, en Inde et en Grèce pendant une trentaine d'années.Il était à l'étranger lorsqu'il a été frappé par une méningite.Rapatrié au Québec, il a été soigné à l'Hôtel-Dieu de Montréal.Après la fin des traitements, il a été transféré à Saint-Charles-Borromée.Il croyait y trouver un milieu de vie intéressant.« J'ai vite déchanté, dit-il.Avec cette histoire de marchette, on m'a étiqueté comme un patient à problèmes.Un jour, je riais avec un autre résidant dans le corridor.Un employé est passé devant nous et m'a dit : « Tu fais bien de rire aujourd'hui, parce que tu vas mourir bientôt.» Un autre jour, alors que je réclamais à boire, un préposé m'a dit : « Avale ta salive ! » « Le mépris se manifeste jour après jour.Des employés parlent ouvertement de leur vie sexuelle lorsqu'ils changent des patients.Quand on fait la queue au restaurant du CHSLD, des employés passent régulièrement devant les patients sous prétexte qu'ils sont pressés parce que leur pause-café dure seulement 15 minutes.« J'appuie sur ma sonnette le moins souvent possible.Souvent, il n'y a pas de réponse.Une fois, un employé est venu dans ma chambre me dire, sur un ton brutal, « Arrête de sonner.» Une autre fois, un employé a carrément débranché la sonnette.Je suis ainsi resté pendant des heures dans mes culottes souillées.Et n'essayez pas d'avoir du service pendant les soirées d'éliminatoires au hockey ! Un après-midi, j'étais assis dans un fauteuil dans une salle commune.J'avais très mal au dos.J'ai demandé qu'on me couche plus tôt que d'habitude.Un employé m'a répondu « Toffe! (Endure !) » Les employés s'échangent entre eux des informations totalement confidentielles qui se trouvent dans nos dossiers.Lors des visites chez le médecin, un employé nous suit dans son cabinet et écoute tout ce qui se dit.« Les soins laissent beaucoup à désirer.Un médecin du CHSLD a modifié les ordonnances du spécialiste de l'Hôtel-Dieu.Le dentiste m'a brisé des dents.Il y a beaucoup de patients qui ont des ongles incarnés, parce que personne ne les coupe.Ça m'est arrivé personnellement.La patiente, en face de ma chambre, vomissait parce qu'on la nourrissait trop vite.Maintenant, elle est morte.Moi, je ne veux pas mourir là.Je préférerais mourir dans la rue.« Il y a beaucoup de vol à Saint-Charles-Borromée.Je me suis fait voler une montre et un porte-monnaie.Beaucoup de patients se sont fait voler des objets.Mais quand la police vient \u2014 et elle vient souvent \u2014 c'est généralement parce que des employés portent plainte contre les patients, et non l'inverse.« J'ai été convoqué devant un comité multidisciplinaire, véritable tribunal d'inquisition contre les patients.Comme mon médecin était absent, une employée a imité sa signature.J'ai fait trois ou quatre plaintes.La commissaire aux plaintes, Huguette Dubé, n'est pas une mauvaise personne.Elle fait des recommandations qui ont du bon sens : pendant un certain temps, il y a amélioration, puis ça recommence.Je ne me sens pas en sécurité dans cet établissement.Et je sais que c'est le sentiment de bien des patients.» Jointe hier soir, la directrice des communications du CHSLD, Lyse Charlebois, a confirmé que Mme Dubé avait reçu quelques plaintes de M.Dupont.«Elle m'a dit qu'elle avait l'impression que M.Dupont semblait satisfait des recommandations et du suivi.On peut difficilement faire d'autres commentaires pour l'instant.» Une seule note positive: M.Dupont affirme que les employés sont beaucoup plus aimables et attentionnés envers les patients depuis le 24 novembre.C'est ce lundi là que La Presse et Radio-Canada ont révélé les propos menaçants faits à Marie.Jean- Jacques Camera, l'enquêteur spécial nommé à la demande du ministre, doit remettre son rapport aujourd'hui à la régie régionale de la santé de Montréal-Centre.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Hubert Dupont, résidant de St- Charles-Borromée, a lui aussi été victime de mauvais traitements dans cet établissement.Les nouveaux arrivants représentent 13,5%des assurés de la RAMQ CARTE suite de la page A1 ministre de la Santé, Philippe Couillard, a regretté qu'une communauté en particulier soit montrée du doigt, mais devant l'évidence «qu'il y a un problème potentiel» dans la délivrance des cartes-soleil, une réflexion sera faite pour assurer que l'attribution de ce privilège soit « attentif et rigoureux ».Pour Pierre Roy, il n'y a pas lieu de croire que la communauté marocaine agit différemment de l'ensemble des néo-Québécois, un constat troublant quand on considère que les nouveaux arrivants représentent 13,5 % des assurés de la RAMQ, soit une facture de soins de santé de 153 millions par année.« On n'a aucune raison de croire qu'il s'agit d'un phénomène unique, spécifique à une catégorie culturelle », a-t-il dit.Même si les faits mis au jour devaient amener la Régie à changer ses façons de faire, et entraîner une économie de fonds publics, le président de la Régie a décidé de congédier un employé de l'organisme qui avait consulté le fichier informatique pour vérifier les faits que lui avait soumis La Presse \u2014 des dénonciations venues de la communauté maghrébine de Montréal.L'enquête devait être conclue à la mi-janvier, mais « compte tenu de l'envergure des travaux », elle sera prolongée jusqu'à la fin mars.« Il y a des doutes sérieux quant à l'obtention de cartes d'assurancemaladie par des personnes qui pourraient ne pas résider au Québec », a confirmé M.Roy, reconnaissant que l'absence du Québec d'une personne sur deux constatée dans l'enquête avait « allumé des lumières » au tableau de bord des dirigeants de l'organisme.Les articles de La Presse révélaient, au début du mois de novembre, que plusieurs Marocains d'origine, souvent reliés au transporteur national Royal Air Maroc, détenaient une carte-soleil tout en demeurant dans leur pays d'origine.Des hommes d'affaires en vue dans leur pays, des pilotes et même l'adjointe du président de la compagnie aérienne sont couverts par l'assurance québécoise tout en résidant à Casablanca.Dans la plupart des cas, la carte sert avant tout de document prouvant la résidence pour obtenir la citoyenneté canadienne.Immigration Canada n'a pas pris contact avec la RAMQ, a dit hier M.Roy, qui s'attend toutefois à ce qu'Ottawa demande des renseignements sur le problème apparu au Québec.Cent enquêtes de plus Depuis les révélations de novembre, la RAMQ a ouvert une centaine d'enquêtes supplémentaires issues d'autant de dénonciations venues de la population.L'une d'elles a permis l'ouverture d'une enquête spécifique sur 19 techniciens de Royal Air Maroc, assurés eux aussi sans vivre au Québec.Jusqu'à un coup de fil in extremis hier du directeur montréalais de cette compagnie, le transporteur marocain avait refusé de collaborer à l'enquête, constate le rapport.Avant même la conclusion de l'enquête, M.Roy a indiqué hier qu'on allait abaisser le seuil du nombre de cartes pour une adresse, en deçà duquel la Régie ne pose aucune question.Ce n'est qu'à partir de 12 cartes-soleil à la même adresse que la Régie met un cas en observation.Il y a plus de 1800 adresses au Québec ayant plus de 12 cartes, mais cela comprend aussi des centres d'accueil et des communautés religieuses, indique M.Roy.La Presse avait révélé que deux intermédiaires en immigration de Montréal avaient respectivement 12 et huit détenteurs de cartes inscrits à leur appartement.Pour M.Roy, il est clair que cette situation soulève des questions sur les mécanismes mis en place pour délivrer une carte d'assurance-maladie.Il faut trouver un équilibre délicat entre des règles trop contraignantes ou trop laxistes.Les gens dont la Régie a constaté l'absence du pays avaient obtenu leur carte en produisant comme demandé un bail, une attestation d'emploi, produit les preuves tangibles de résidence demandées normalement, relève le rapport.L'admissibilité à l'assurance publique se base sur les déclarations faites de bonne foi par les candidats, précise M.Roy.Il soutient qu'il avait dès septembre autorisé qu'on engage des enquêteurs additionnels à Montréal.Or, rien n'avait transpiré de cette décision avant les révélations embarrassantes dans les médias.On comptait trois enquêteurs pour plus de 500 dossiers en souffrance en novembre, ils seront six à la fin de l'année.Sur le nombre de bébés dont la RAMQ a perdu la trace, M.Roy a reconnu que la Régie n'avait jamais enquêté sur le problème qu'elle avait pourtant identifié, avant qu'il ne soit soulevé publiquement.Un dossier datant de trois ans révélait que 1283 bébés, dont la naissance avait été couverte par la RAMQ en 1998 et 1999, ne pouvaient être retrouvés par la suite.Après avoir vérifié sur la base d'un échantillon de 176 cas, la RAMQ constate finalement qu'il s'agissait en grande partie de poupons mort-nés ou d'erreurs administratives.Dans un seul cas, on pouvait soupçonner qu'une mère étrangère était venue au Québec uniquement pour l'accouchement et une enquête a été déclenchée, at- on indiqué.Depuis la création de la Régie, il y a plus de 30 ans, et sur cette même base de calcul, la RAMQ aurait donc perdu la trace de plus de 18 000 enfants.Précision Perpetual Ludovico | Ref.336-48 www.ulysse-nardin.com TECHNICITÉ ET ÉLÉGANCE LA SEULE MONTRE À CALENDRIER PERPÉTUEL QUI AUTORISE L'AJUSTEMENT EN AVANT OU EN ARRIÈRE DES INDICATEURS CALENDAIRES.AFFICHAGE GRANDE DATE BREVETÉ.MOUVEMENT AUTOMATIQUE.ÉTANCHE À 50 M.GLACE SAPHIR.DISPONIBLE EN OR ROSE ET GRIS 18 CT.Hélène Rumak Contrairement à ce que nous écrivions dans un article publié en page A3 hier, Hélène Rumak n'est pas cofondatrice de l'Association des groupes d'intervention en défense de droits en santé mentale du Québec, mais plutôt de l'organisme Handicap-Vie-Dignité.Des pertes de 2,7 milliards pour les entreprises COMPASSION suite de la page A1 La ministre a souligné que les entreprises perdent annuellement 2,7 milliards de dollars parce que des employés doivent s'absenter pour des raisons familiales.Le manque de mesures adéquates pour soutenir les familles vivant des situations difficiles coûte donc très cher aux entreprises et occasionne des absences, une réduction de productivité et, dans certains cas, la perte d'employés de grande valeur.« Il faut reconnaître que les familles sont confrontées à d'énormes pressions.Quand on parle de situations où une personne est mourante, les parents veulent être avec leurs enfants, les maris veulent être avec leurs femmes, les enfants veulent être avec leurs parents.Il est donc tout à fait logique d'utiliser le programme d'assurance-emploi pour soutenir les familles à cet égard », a dit la ministre.Ce nouveau programme répond d'ailleurs à une demande des Canadiens.Un sondage mené pour le gouvernement démontre que 78 % des personnes interrogées estiment que le fédéral doit aider ceux qui s'occupent de proches gravement malades et 69 % d'entre elles jugent très important la protection de l'emploi ou le soutien du revenu pendant ces périodes difficiles.Dans bon nombre de cas, les personnes doivent s'occuper d'un proche souffrant d'un cancer.D'après les taux d'incidence actuels, 38 % des femmes et 41% des hommes seront atteints d'un cancer au cours de leur vie.« Il est important que les gens puissent faire leurs adieux convenablement à ceux qu'ils aiment sans avoir de tracas financiers.Ils peuvent ensuite retourner au travail plus facilement », a dit la ministre Stewart.Pour être admissibles, les prestataires devront présenter un certificat médical signé par un médecin qui indique que leur enfant, leur parent ou leur conjoint est gravement malade et risque de mourir au cours des 26 semaines suivantes.Les prestations versées peuvent être partagées entre plusieurs membres de la famille, mais la durée totale de la période de prestations accordée à l'intérieur des 26 semaines ne peut pas dépasser six semaines pour l'ensemble des membres de la famille.Ces nouvelles prestations seront offertes aux travailleurs admissibles à l'assurance- emploi même si le membre de la famille gravement malade vit à l'étranger.Le fédéral a décidé d'offrir le soutien financier pendant six semaines puisqu'on estime que la majorité des Canadiens qui s'absentent du travail pour s'occuper d'un membre de la famille gravement malade prennent un congé variant de quatre à six semaines.En entrevue, la ministre Stewart a affirmé que le fédéral peut se permettre de réinvestir de la sorte dans les programmes sociaux maintenant que le déficit est éliminé et qu'il y a des surplus budgétaires année après année depuis maintenant sept ans.« Cela a été notre objectif dès le départ.Il fallait éliminer le déficit avant de pouvoir financer d'autres programmes qui répondent aux besoins des Canadiens aujourd'hui », a-t-elle dit. ACTUALITÉS 2,50$ de plus les 200 cigarettes Ottawa est accusé par des syndicats d'encourager la contrebande de tabac PRESSE CANADIENNE QUÉBEC \u2014 La cartouche de 200 cigarettes coûte 2,50$ de plus (plus la TPS et la TVQ) depuis minuit hier soir.Le ministre des Finances Yves Séguin avait déjà fait part de son intention lundi dernier de hausser les taxes sur le tabac, pour les ajuster au niveau de celles de l'Ontario.« Le prix des produits du tabac est un déterminant important dans la décision d'arrêter de fumer.La hausse annoncée aujourd'hui contribuera donc à réduire le tabagisme, notamment chez les jeunes.Elle améliorera également l'état des revenus du gouvernement tout en maintenant des taux de taxation voisins de ceux de l'Ontario », a déclaré le ministre hier.Celle-ci se traduira par des revenus de 35 millions additionnels pour le gouvernement du Québec pour l'année financière se terminant le 31 mars 2004, et de près de 100 millions annuellement pour les années ultérieures.La nouvelle a réjoui la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac, un organisme qui lutte contre le tabagisme.Cette augmentation pourrait se traduire par une cohorte de 6000 personnes qui arrêteront de fumer ou ne commenceront pas, estime Louis Gauvin, porte-parole de la Coalition.De plus, les coffres de l'État s'enrichiront d'une somme appréciable, a-t-il fait valoir.La Coalition réclame que le produit de cette hausse de taxe soit principalement réinvestie dans la lutte contre le tabagisme.Contrebande Par ailleurs, le gouvernement fédéral encouragerait indirectement la contrebande en fermant les yeux sur la vente de cigarettes illégales qui ne respectent pas les lois antitabac, accusent les syndicats des travailleurs des manufactures de tabac et le député du Bloc québécois, Réal Ménard.En conférence de presse, hier, ils ont lancé l'invitation à la ministre de la Santé, Anne Mc Lellan, pour qu'elle fasse appliquer les règlements et lois antitabac, dont le règlement sur l'étiquetage.Paquets de cigarettes achetés récemment et placés devant eux à titre d'exemple, les représentants des travailleurs de l'industrie du tabac se sont dits inquiets de l'impact de la contrebande sur leurs emplois.Abus dans une résidence affiliée à l'hôpital Douglas L'ombudsman n'avait pas été informé LOUISE LEDUC L'ombudsman de l'hôpital Douglas n'a jamais été saisie des abus en cours au Pavillon des pins, une résidence de Mascouche pour déficients mentaux, et n'en a eu connaissance qu'au moment où le processus de fermeture avait été enclenché.Elle s'en désole, mais ne s'en étonne pas : trop peu de patients, hospitalisés ou désinstitutionnalisés, savent à quelle porte frapper quand leurs droits sont lésés.Résultats : les plaintes se perdent dans le système.« J'espère au moins que ces événements permettront de resserrer les mécanismes de contrôle et d'inspection et fera mieux connaître le rôle de l'ombudsman des hôpitaux, celui qu'il faut contacter au premier chef dans de telles situations », note Francine Bourassa, ombudsman de l'hôpital Douglas.Dans le cas de Mascouche, le CLSC avait constaté l'insalubrité des lieux en août, en avait averti la régie régionale, puis.plus rien, avant que la Curatelle publique ne se rende sur place deux mois plus tard.L'ombudsman aurait-il agi autrement et plus rapidement?Fait-il vraiment des visites sur place ?« L'ombudsman n'est pas une police, explique Mme Bourassa.Nous sommes là pour accueillir les plaintes et, normalement, il revient à l'équipe des ressources résidentielles d'effectuer les visites.» Mme Bourassa soutient par ailleurs qu'elle a les coudées franches à l'hôpital Douglas et que si la direction n'écoute pas ses recommandations ou ses inquiétudes, elle peut à tout moment en saisir le conseil d'administration.« Mais encore faut-il qu'on nous signale qu'il y a problème.» Qu'en est-il à l'hôpital psychiatrique Louis-Hippolyte-La Fontaine ?L'ombudsman est-il bien connu des usagers et indépendant de la direction?L'ombudsman est absent, on laisse un message dans la boîte vocale.Qui nous rappelle ?Le chef des communications de l'hôpital, c'est-à-dire le porte-parole de la direction.L'ombudsman et la direction ne sont-ils pas censés travailler de façon indépendante, l'un ayant l'autre à l'oeil ?Un cuisinier omnipotent « Au centre où j'habite, nous sommes 30 résidants et il n'y a jamais plus d'une personne à la fois pour s'occuper de nous.La semaine, c'est le cuisinier qui nous donne nos médicaments.La fin de semaine, c'est la femme de ménage.» Au bout du fil, cet homme, schizophrène et greffé du foie, nous est référé par le Programme d'aide à l'hébergement (PAL) de Verdun, un organisme né il y a 25 ans dans la foulée de la désinstitutionnalisation des malades psychiatriques.Le nom de cet homme ?Celui du foyer où il habite ?Il refuse de nous les donner.« Quand on se plaint, le cuisinier nous dit que si l'on n'est pas content, on a juste à faire nos bagages.Les travailleurs sociaux nous disent que les ressources en hébergement sont rares, très très rares.On a peur d'être mis à la rue, alors on se tait.» Ce cas est on ne peut plus typique, note Aimée Turcotte, intervenante en défense des droits collectifs au PAL.« Les gens nous disent qu'ils ont peur de porter plainte, que s'ils le font, ils seront privés de nourriture ou menacés d'expulsion.Et de toute manière, s'ils prennent le risque de porter plainte, nous expliquent-ils, ça prendra une éternité avant que les directions d'hôpitaux ne s'attaquent au problème.« Les hôpitaux sont très soucieux de la réputation de leurs établissements et rares sont ceux qui nous laissent visiter les lieux, note pour sa part Sébastien Maltais, de l'Association des groupes d'intervention en défense des droits en santé mentale du Québec.Il est tout aussi difficile de savoir combien de plaintes sont déposées contre tel ou tel hôpital.Tous \u2014 l'ombudsman de Douglas et les groupes de défense des patients\u2014 s'entendent pour dire que plus de visites impromptues dans les centres d'hébergement s'imposent.Les proches des personnes en hébergement doivent aussi rester alertes et ne pas hésiter à signaler à l'ombudsman de l'hôpital toute situation anormale.L'ombudsman est assez connu des patients mêmes d'un hôpital, mais les gens hébergés à l'extérieur de l'hôpital, dans la foulée du virage ambulatoire et de la désinstitutionnalisation, ne savent pas qu'ils relèvent toujours de l'hôpital et qu'ils peuvent s'adresser à l'ombudsman, précise Mme Bourassa.D'autres campagnes sont sans doute nécessaires pour nous faire connaître davantage.» PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE © « Les gens nous disent qu'ils ont peur de porter plainte, que s'ils le font, ils seront privés de nourriture ou menacés d'expulsion », dit Aimée Turcotte, intervenante en défense des droits collectifs à Verdun.La régie avait oublié son rapport de plaintes.ANDRÉ DUCHESNE La régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre a complètement oublié d'envoyer son rapport annuel des plaintes 2001-2002 au ministère à Québec sans que personne ne s'en préoccupe en haut lieu.En fait, il a fallu que La Presse demande d'avoir accès à ce rapport hier pour que les responsables à la direction de la régie se rendent soudainement compte que le document, daté du 3 février 2003, dormait quelque part dans un bureau.Aussitôt qu'ils l'ont retrouvé, ils se sont empressés de l'envoyer aux membres du conseil d'administration de la régie, au ministère de la Santé et des Services sociaux ainsi qu'au Protecteur des usagers en matière de santé et de services sociaux, comme le prévoit la loi.Ce document, dont le nom exact est Rapport sur l'application de la procédure d'examen des plaintes, doit être rédigé chaque année par chaque régie régionale.Il contient des informations, notamment des statistiques, quant au nombre et à la nature des plaintes déposées par des usagers à l'endroit des établissements de santé du territoire des régies.Ces données sont compilées par type d'établissement et par catégorie.Ultimement, le rapport est déposé par le ministre de la Santé à l'Assemblée nationale.À noter que les régies régionales de toutes les autres régions du Québec ont déposé non seulement copie de leur rapport 2001-2002, mais, dans certains cas, celui de 2002-2003.Cet oubli s'explique par un changement dans la loi, a indiqué Louis Côté, directeur de l'information et de la planification à la régie (RRSSS) de Montréal-Centre.Auparavant, poursuit-il, les régies traitaient en appel les plaintes de personnes insatisfaites quant à certains services.Mais ce tribunal d'appel a été déplacé vers le Protecteur de l'usager.« Avec le transfert des responsabilités, il y a eu un transfert de personnel de la régie vers le Protecteur.Sauf que nous avions quand même à rédiger ce rapport avec une plus petite équipe.Nous avons donc pris du retard, se défend-il.Enfin, au moment du dépôt du document, il y a eu un changement des membres du conseil d'administration, de sorte qu'on a pensé que le dépôt avait été fait.» Réclamé par personne M.Côté reconnaît qu'il y a eu « un oubli (qu'il ne s') explique pas ».Mais on n'est pas les seuls à la régie à avoir oublié.Personne dans les officines du Ministère n'a réclamé le document.«Personne ne nous a dit que ce rapport n'avait pas été déposé », dit-il.Au ministère de la Santé hier, on n'a pu dire pourquoi on n'avait pas réclamé copie du document.L'appel de La Presse a été fait tard dans l'après-midi et on a promis une explication pour aujourd'hui.Hier, dans la foulée des événements survenus à l'hôpital Saint- Charles-Borromée et au Pavillon des pins, La Presse tentait d'avoir une compilation statistique du nombre total de plaintes déposées au cours des cinq dernières années contre des centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD).C'est en épluchant les données fournis par le Protecteur des usagers qu'on s'est aperçu que manquaient les statistiques concernant les plaintes enregistrées à la RRSSS de Montréal-Centre pour 2001-2002.Depuis les changements à la loi, les plaintes des usagers dans le réseau de la santé sont traitées à deux niveaux.Si une personne est insatisfaite d'un service, elle doit d'abord s'adresser au commissaire aux plaintes de l'établissement concerné.Le commissaire analyse la plainte, fait des recommandations à l'établissement, qui agit ou non.Dans le cas où l'usager est insatisfait de la réponse, il s'adresse au Protecteur des usagers qui tranche.Seulement 2 % des plaintes sont portées en appel devant le Protecteur.Celles-ci touchent des domaines aussi variés que les délais d'attente, les relations avec le personnel, la qualité des soins, la propreté des lieux, la sécurité et la protection des personnes.Le rapport contient aussi des informations concernant les plaintes déposées contre les programmes d'une régie, contre les organismes communautaires (exemple : un centre de bénévolat) et les services ambulanciers. POLITIQUE CONSEIL DE LA FÉDÉRATION MARIO CLOUTIER CHARLOTTETOWN \u2014 L'enthousiasme des premiers ministres provinciaux envers le Conseil de la fédération ne se dément pas après cinq mois.Plusieurs voient dans l'initiative du Québec la chance de parler désormais « d'égal à égal » avec Ottawa.À la veille de la rencontre consacrant la création du nouvel organisme, tous ont parlé à leur arrivée à Charlottetown hier soir d'un « moment historique ».« Ça va, pour la première fois, amener les gouvernements provinciaux à travailler en étroite collaboration à un niveau jamais connu auparavant », a dit le premier ministre du Québec, Jean Charest.Le Conseil de la fédération portera à un niveau plus élevé que la conférence annuelle des premiers ministres provinciaux, croit-il, la pression politique des provinces sur le gouvernement fédéral.« Ce n'est peut-être pas un chapitre, mais une page de l'histoire canadienne qui est tournée pour que le Canada fonctionne mieux pour les Canadiens », estime son homologue Lorne Calvert, de la Saskatchewan.Les gouvernements ne sont pas subordonnés dans une fédération, explique par ailleurs Jean Charest, mais cela ne fait pas du Québec une province comme les autres, ajoute-t-il.« Elle ne l'a jamais été et ne le sera jamais », a-t-il répété avant d'expliquer que la place du Québec était, notamment, d'occuper un leadership important au sein du Conseil de la fédération et aussi du pays.Les premiers ministres devraient décider aujourd'hui du budget et de la structure du nouvel organisme, par exemple s'il sera doté d'un secrétariat mobile ou permanent.Si la deuxième option est retenue, il y a peu de chances que le Québec, qui est à l'origine de l'idée et qui accueille déjà le secrétariat sur le déséquilibre fiscal, soit choisi.Plusieurs croient plutôt qu'Ottawa est la ville toute désignée pour accueillir cette structure légère qui pourra commander des études, mandater des experts et, surtout, faire pression sur le gouvernement fédéral sous les projecteurs de la presse nationale.Ce lobby des provinces travaillera en tout premier lieu en vue d'une hausse des réinvestissements fédéraux en santé.Le Manitobain Gary Doer souligne que la priorité des Canadiens demeure les soins de santé.« Tous les ans, c'est la même chose : les surplus sont plus importants que prévu à Ottawa.Ottawa devra faire plus », a-t-il insisté.Même son de cloche chez le nouveau premier ministre de l'Ontario, Dalton Mc Guinty, favorable à des mises de fonds récurrentes qui devraient empêcher les pélerinages annuels des provinces à Ottawa.Et si le futur premier ministre du Canada, Paul Martin, reste de marbre devant le Conseil de la fédération ?« Ce sont les provinces qui ont donné naissance à ce pays et non le gouvernement fédéral.S'ils n'écoutent pas, à Ottawa, ils risquent d'être congédiés », a tranché le toujours coloré premier ministre de l'Alberta, Ralph Klein.Par ailleurs, les provinces sont déjà unanimes sur une chose.Il n'est pas question de tenir une conférence fédérale-provincialemunicipale.Les provinces sont fébriles PHOTO PRESSE CANADIENNE « Les gouvernements provinciaux vont travailler en étroite collaboration à un niveau jamais connu auparavant », croit Jean Charest.Les objectifs du NEPAD TOUTE, TOUTE, TOUTE LA TÉLÉ.Allez, offrez-vous Coût du système Navigo 305 : 149$ Crédits de programmation: 149 $ Réservé aux nouveaux abonnés Star Choice seulement Deux mois de CHOIX DIAMANT, notre forfait de programmation de langue française le plus complet Deux mois de superstations américaines Deux mois de Telelatino 4 films de la télé à la carte GRATUIT ! AVEC LE SIMPLE SATELLITEMC DE STAR CHOICE, VOUS PAYEZ UN SEUL BAS PRIX ET VOUS AVEZ TOUT, TOUT, TOUT.Installation professionnelle GRATUITE, une valeur de 150 $ Entretien à vie GRATUIT de l'antenne Antenne et installation GRATUITES si vous déménagez.starchoice.com 1888 STAR-430 Le client doit payer un coût initial de 149$ pour un système Star Choice Navigo 305.L'offre de2mois pour abonnés francophones ou bilingues vous donne droit à un crédit de programmation pour : 2 mois du forfait Choix Diamant ou Choix Diamant bilingue, 2 mois des superstations américaines WPIX, WGN, KTLA et WSBK, 2 mois de Telelatino et des films de la télé à la carte gratuits (4 films pour l'offre francophone et 5 films pour l'offre bilingue).Crédit non transférable.Des frais de désactivation et d'autres conditions s'appliquent.Cette offre s'adresse aux nouveaux clients résidentiels seulement.Les tarifs de programmation et les offres sont sujets à modifications sans préavis.Les prix et les crédits de programmation n'incluent pas les taxes applicables.Aucune substitution de canaux.Offre valide pour les films de la télé à la carte réguliers seulement.Prix sujet à modification.D'autres conditions s'appliquent.Consultez votre détaillant pour plus de renseignements.LA TÉLÉ, VOUS EN MANGEZ?TANT MIEUX.Visitez votre détaillant STAR CHOICE autorisé.3189175A CHRÉTIEN suite de la page A1 lancé une flèche au président du Nigeria, Olusegun Obasanjo, tout en ajoutant que ce dernier ne s'en formaliserait pas.« Il reconnaîtra probablement lui-même qu'il a des problèmes, a-t-il dit, parce qu'il travaille làdessus.S'il n'y avait pas de problèmes, il ne travaillerait pas là-dessus.M.Chrétien, qui a été à l'avant-garde des chefs de gouvernements occidentaux qui ont appuyé la Nouvelle Initiative pour le développement de l'Afrique (NEPAD), a déclaré aux journalistes qu'il n'avait pas voulu démontrer une quelconque impatience face à la lenteur des progrès sociaux et économiques en Afrique.« Ce n'est pas une forme d'impatience, a-t-il affirmé, c'est de dire l'évidence.Si on veut que le NEPAD fonctionne, il faut que ces choses arrivent.Or, j'ai expliqué ce qu'était le NEPAD et qu'il fallait se conformer aux objectifs du NEPAD.Et qu'est-ce que ça veut dire ?Ça veut dire la démocratie, ça veut dire la fin des combats, un système de justice adéquat, la stabilité pour les investissements et l'élimination de la corruption.Je leur ai dit : ce n'est pas pour nous autres, c'est pour vous autres.Ça ne nous donne rien, sauf que ça nous permet d'investir et d'aider à la croissance de ces pays.» Le premier ministre, qui a donné à son auditoire l'exemple de sa lutte pour éliminer le déficit, a répété aux Africains que la vertu payait et que même les simples citoyens du continent se devaient d'appuyer leurs dirigeants dans leurs réformes.« Ils doivent s'éveiller à la réalité, at- il insisté.S'ils veulent une meilleure vie, ils doivent avoir un meilleur gouvernement.Ils ont besoin d'un meilleur système judiciaire.Ils ont besoin de la règle du droit.Ils ont besoin de stabilité, pas de conflits.Et l'argent va venir.» M.Chrétien a aussi répété hier qu'il n'y avait rien de plus nerveux qu'un million de dollars.« Ça ne parle pas français, ça ne parle pas anglais, ça ne parle pas allemand et ça se déplace très vite, a-t-il dit.Alors, vous devez créer un climat qui est bon pour les investissements.Au Canada nous n'avons plus de problèmes avec les investissements parce que la confiance règne.Ce ne sont pas les gouvernements qui créent l'économie.L'économie est créée par les millions de décisions faites tous les jours par les citoyens d'un pays.Mais si les investisseurs sentent qu'il y a un climat honnête, un système de justice honnête, que les décisions des cours de justice vont être respectées, que les droits de l'homme vont être protégés, que les élections vont être justes, la nervosité va disparaître.» M.Chrétien a donné une dernière leçon à ses hôtes hier en dénonçant le peu de mesures prises par les pays africains pour mettre un terme à la corruption gouvernementale.« Il faut être deux pour danser le tango », a-til dit, rappelant que les lois canadiennes interdisent à tout entrepreneur canadien de verser des pots-de-vin pour obtenir des contrats internationaux.« Il faut que vous ayez des lois semblables ici lorsqu'une transaction se fait grâce à la corruption », a exhorté le premier ministre.Son discours a été très bien accueilli par les gens d'affaires, aussi bien africains qu'occidentaux, présents au discours. YVES BOISVERT Je paie même le billet d'autobus Cela fera bientôt un an que la police de Québec a annoncé le démantèlement d'un réseau de prostitution juvénile.C'était une enquête policière importante.C'est devenu une sorte de version provinciale du Bûcher des vanités.Comme dans le roman de Tom Wolfe, il semble que la ville entière soit aspirée, ou révélée par cette affaire.Jusqu'au pauvre Mario Dumont, dont on n'avait pas de photo récente en couleur, qui vient plonger dans l'affaire et qui réclame « une réouverture d'enquête ».Si ça fait pas pitié de s'ennuyer comme ça.Vous vous souvenez comment cela a commencé, dans l'enflure verbale d'une police de province.Les actes révélés par l'enquête « dépassent l'imagination », disait la police, avec en main une « preuve en béton ».Tout et tout le monde était là-dedans.Des crimes qui scandalisent.Un animateur de radio populaire, Robert Gillet, et quelques hommes d'affaires parmi la douzaine d'accusés.D'autres animateurs de radio qui font courir le bruit d'un camouflage, d'une enquête étouffée, bref d'un scandale politicojudiciaire.Le syndicat des policiers qui se querelle avec la direction du corps de police.Il se trouve aussi que ceux qui sont accusés d'avoir mené le réseau (ou les réseaux) sont Noirs ou Arabes.Les jeunes filles qui se prostituaient pour eux sont des Blanches.C'est indissociable du décor, surtout dans une ville aussi homogène que Québec.Pour alimenter la théorie du complot, il se trouve que les hommes accusés d'être des clients sont des gens connus, dont certains ont fréquenté tout ce que Québec compte de personnages influents.Le maire, bien entendu, en connaît, et très bien, notamment Gillet qui, en plus d'être un animateur, est un promoteur immobilier.Le maire finit par se croire obligé de dénoncer l'« odeur de purin » qui pèse sur la ville aux mille rumeurs.Quand l'enquêteur principal, en cour, laisse croire que des ministres du PQ auraient pu être impliqués dans le réseau, il semble qu'enfin la vérité cachée sera révélée.sauf que le policier a tordu la preuve pour dire cela, c'est faux, tellement faux que la direction de la police devra le démentir honteusement.Il ne manquait à cela que le Bonhomme Carnaval, qui n'est pas si loin, vu qu'un ancien président de l'événement a été accusé, et, bien sûr, Guy Bertrand.Le voici, le voilà, la toge gonflée de vertu.Il ne se contente pas de parler au nom des victimes, dont aucune, aux dernières nouvelles, n'était sa cliente.En reçoit en entrevue.« Je ne peux pas vous dire ce que j'ai appris jusqu'à maintenant », me dit-il.Mais l'affaire est grave et il y aura des poursuites, peut-être même des plaintes criminelles privées.Guy Bertrand vous parlera de la prostitution juvénile, ce «crime contre l'humanité », qui ravage tant de pays, et qui détruit tant d'enfants.Au cas où vous ne l'auriez pas compris, Guy Bertrand est l'homme des Grandes Causes Célèbres et des grands emportements.Il en remporte plusieurs, d'ailleurs, mais il lui faut toujours faire d'immenses sparages.Guy Bertrand est l'avocat de la Fondation Scorpion, un mouvement populaire inspiré des dénonciations radiophoniques, qui ont fait imprimer des drapeaux avec un scorpion et qui ont recueilli 40 000 $ de dons pour « aider les victimes ».Ce mouvement est allé manifester au palais de justice et à l'hôtel de ville.Les voici porteurs d'une pétition de 80 000 noms.Que demandentils ?La « réouverture de l'enquête », cela pour « mettre un terme à la prostitution juvénile qui touche notre région ».Et voilà-t-y pas Mario Dumont qui s'en va réclamer la réouverture de l'enquête.Le ministre de la Justice, Marc Bellemare, lui répond que s'il a des informations, qu'il aille les donner à la police, il est prêt à payer le taxi.Moi, je paye même l'autobus s'il veut venir nous raconter ça à La Presse.Je ne paie que l'aller pour l'instant, toutefois, car je crains que M.Dumont ne sache pas de quoi il parle, auquel cas il paiera lui-même son retour.D'abord, il y a une masse de preuves, analysée par une équipe de procureurs.Ils ont accusé tous ceux qui pouvaient l'être selon leur jugement.C'est-à-dire ceux qui peuvent raisonnablement faire l'objet d'une condamnation.Rien ne nous permet d'affirmer que ces avocats soient soumis à des diktats.Rien.Rien ne permet de dire qu'il existe, dans la preuve amassée, de quoi faire accuser une ou des personnes qui ne le sont pas déjà.Rien ne nous permet de croire qu'il y a eu quelque influence politique dans cette affaire.L'accusation de Gillet, proche du maire, et de François Houle, proche du premier ministre Landry et de plein d'autres politiciens, sont une preuve du contraire.Laisser croire à de l'ingérence politique sans apporter la moindre preuve est carrément malhonnête.D'un animateur de radio, ça fait dur.D'un politicien qui a aspiré à diriger le Québec, c'est minable, M.Dumont.On nous dira : il n'y avait que des débuts de preuve.C'est pourquoi il fallait continuer l'enquête.D'abord, un an après la fin de l'enquête, les suspects ne sont pas là à attendre dans le hall d'un bordel qu'on vienne les reprendre en filature.Une enquête comme celle-là, une fois terminée, ça ne se rouvre pas ! À supposer qu'un « gros bonnet » ait été client, mais non arrêté faute de preuve.Pensez-vous qu'il n'a pas compris qu'il devait se tenir tranquille ?Alors, pourquoi pas une nouvelle enquête pour mettre un terme à la prostitution juvénile dans notre région, comme ils disent ?J'ai de mauvaises nouvelles pour vous.On ne mettra pas fin à la prostitution, ni juvénile, ni pas juvénile.Croire le contraire, c'est de l'angélisme.Faire croire le contraire, c'est du cynisme.Alors, on ne fait rien ?Mais non.On fait du travail de police.Qui se fait à partir d'informations.Pas de pétitions.Pas à partir de la fixation populaire du moment.Il n'y a pas plus de raison de mobiliser une escouade sur la prostitution juvénile plutôt que sur toutes sortes d'autres crimes aussi et plus odieux.En tout cas, ce n'est pas parce qu'on a fait signer une pétition à 80 000 personnes que ça devient urgent.Et, tout autant que des enquêtes étouffées, il faut se méfier des politiciens qui veulent gérer la police pour plaire à la foule.Le jour où les enquêtes policières seront dirigées par des Mario Dumont en déficit d'attention médiatique, on aura reculé au temps de Duplessis.Au fait, M.Dumont, vous arrivez à quelle heure au terminus d'autobus Jusqu'aupauvre Mario Dumont, dont on n'avait pas de photorécente encouleur, qui vient plonger dans l'affaire et qui réclame« une réouverture d'enquête ».Si çafait pas pitié de s'ennuyer comme ça.Cerberus Capital pourrait présenter une offre d'achat d'Air Canada MARTIN VALLIÈRES TORONTO \u2014 Revirement important dans la restructuration d'Air Canada : la société new-yorkaise Cerberus Capital qui avait été écartée au profit de Victor Li, de Hong Kong, lors d'un précédent appel d'offres d'investissement, pourrait obtenir une deuxième chance pour présenter une nouvelle offre.C'est ce que propose le contrôleur comptable de la restructuration d'Air Canada, la firme Ernst & Young de Toronto, dans un rapport soumis hier soir au juge torontois qui supervise le processus depuis la déclaration d'insolvabilité du transporteur, le 1er avril prochain.Selon le contrôleur, Cerberus Capital aurait maintenant une semaine, jusqu'à vendredi prochain, 12 décembre, pour présenter « une nouvelle offre » au conseil d'administration d'Air Canada.Ce répit constitue un important gain intérimaire pour Cerberus, qui tentait depuis deux semaines de rallier des créanciers d'Air Canada en faveur d'une offre bonifiée mais tardive qu'elle avait présentée après l'annonce du choix de Victor Li par le conseil d'administration du transporteur.Selon les quelques détails connus de cette offre bonifiée, Cerberus laissait entrevoir aux créanciers d'Air Canada la possibilité d'obtenir en règlement partiel de leur dû de près de neuf milliards de dollars, jusqu'à 850 millions de dollars en actions et en droits d'achat d'actions du futur capital remanié du transporteur.Cette possibilité s'annonçait plus avantageuse pour les créanciers que les 550 millions en futurs titres d'Air Canada prévu à l'entente convenue au début de novembre entre le conseil d'administration du transporteur et Victor Li, un homme d'affaires membre d'un riche famille de Hong Kong, mais citoyen canadien depuis plusieurs années.Par ailleurs, l'offre tardive de Cerberus prévoyait son obtention d'une part du futur capital-actions d'Air Canada qui, pour la même somme investie de 650 millions, serait inférieure d'un tiers environ à la part de 31 % convoitée par Victor Li.Ces derniers jours, la grogne s'amplifiait parmi les créanciers d'Air Canada face à la perception de bâillon juridique que semblait vouloir imposer le transporteur envers Cerberus, sous prétexte de son entente déjà convenue avec Victor Li.Et celui-ci avait fait savoir par ses représentants juridiques à Toronto, en début de semaine, qu'il pourrait retirer son offre en cas de nouvelle considération consentie à son concurrent Cerberus.Une telle situation risquait de laisser Air Canada à la merci du plus offrant, vraisemblablement Cerberus, pour trouver les capitaux nécessaires aux conditions les moins onéreuses afin d'achever sa restructuration et se donner un nouveau plan d'affaires.Un vif débat à ce sujet entre les avocats des diverses parties était attendu lundi prochain devant le juge Farley de la Cour de l'Ontario, à la reprise des audiences de ce qui est déjà considéré comme la restructuration d'entreprise insolvable la plus complexe de l'histoire de l'économie canadienne.Mais la décision rendue hier par le juge, après une séance de consultation privée avec les avocats de principaux intervenants, prolongera d'au moins une semaine le suspense sur les intentions exactes de Cerberus Capital, qui a une réputation d'investisseur aguerri dans des entreprises en détresse financière.Par ailleurs, les réactions de Victor Li ou de ses représentants juridiques à Toronto n'étaient pas encore disponibles en fin de soirée hier.QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE LE PYJAMA FLOCONS FOLKLORIQUES 24.95 Une création exclusive signée La Guêpière.Flocons stylisés géants à petit coeur diamant éclatant sur cami vert émeraude et pantalon marine.P.m.g.LE PYJAMA DÉTENTE RÉVERSIBLE 39.95 Un cadeau Simons exclusif pour les bons moments passés à flâner, à relaxer.Tee-shirt et pantalon complètement réversibles de l'uni au rayé.Jersey coton-poly bleu denim chambray.P.m.g.Rég.65.00 LES PANTOUFLES OUATINÉES POLAIRES 3.99 Le petit cadeau idéal pour tout le monde dans le bas de Noël, une excellente idée pour l'hôtesse.À offrir en marine, noir, gris ou bordeaux.P.m.g.Rég.12.00 LE PANTALON DÉTENTE YOGA 16.99 Un grand classique à La Guêpière, un style très apprécié pour sa belle forme évasée et le confort absolu de son mélange 90% coton 10% lycra.Noir, gris, marine.P.m.g.tg.Rég.30.00 Le certificat-cadeau Simons.C'est le bon-cadeau qui laisse entièrement carte blanche.D'une valeur de votre choix, disponible à toutes nos caisses.3187689A POLITIQUE Le budget d'Alliance Québec amputé NICOLAS BÉRUBÉ Le lobby anglophone Alliance Québec verra son budget d'exploitation réduit de près de 100 000 $ l'an prochain (15 %).Il s'élèvera à 539 182 $ au lieu de 635 000 $.En plus de cette diminution, Alliance Québec devra également rembourser plus de 60 000$ à Patrimoine canadien, une somme qui lui a été versée en trop au cours des deux dernières années financières.C'est ce que mentionne le rapport du vérificateur de Patrimoine canadien, remis vendredi au chef de l'organisme, Brent Tyler.Selon Patrimoine canadien, le ministère qui soutient financièrement Alliance Québec, plusieurs facteurs ont motivé la décision de revoir à la baisse le budget de l'organisme.Parmi eux, la défection de la section de Rouyn-Noranda et l'évaluation des dépenses de l'organisme au cours des années antérieures.Selon Véronique Raymond, porteparole de Patrimoine canadien, le nouveau budget est suffisant pour lui permettre de poursuivre son mandat, qui est de faire valoir les droits des anglophones au Québec.«Même avec les coupes, Alliance Québec demeure de loin l'organisme communautaire qui reçoit le plus de financement de Patrimoine canadien au Québec dans le cadre du programme d'appui aux langues officielles.» Depuis quelques années, Alliance Québec a connu une baisse marquée du nombre de ses membres, qui est passé de 4198 en 1998 à 1554 en 2003.Le lobby fait également l'objet de poursuites devant les tribunaux.Trois des membres influents d'Alliance Québec, récemment démis de leurs fonctions après avoir critiqué le président de l'organisme, Brent Tyler, poursuivent le conseil d'administration.À Alliance Québec, personne n'a rappelé La Presse hier.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Une centaine d'infirmières auxilières ont manifesté dans la bonne humeur hier devant les bureaux du premier ministre Jean Charest, à Montréal.Les membres de l'Alliance professionnelle des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec s'opposent au projet de loi 30 du gouvernement Charest, qui prévoit une vaste réorganisation syndicale des travailleurs de la santé.Sur la photo, Dolorès Surprenant entonne un refrain avec la présidente du syndicat, Monique Leroux.Jean Charest lance un nouvel appel au calme NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE QUÉBEC \u2014 Le premier ministre Jean Charest a de nouveau lancé un appel au calme, hier, en vue de la journée de grève quasi générale qui pourrait paralyser le Québec le 11 décembre prochain.« Je m'attends à ce que les gens puissent s'exprimer.Ils ont droit de le faire, de dire ce qu'ils pensent.Mais il faut que cela se fasse dans le respect des uns et des autres.Si c'est le cas, tout le monde en sortira gagnant », a déclaré M.Charest lors d'une conférence de presse.Un nombre grandissant de syndicats envisagent de se joindre à la CSN pour « la journée nationale de perturbation» qui a été planifiée pour le jeudi 11 décembre, dans une tentative pour contrecarrer les plans du gouvernement de Jean Charest.« On va continuer à travailler avec les chefs syndicaux, surtout lorsqu'ils nous font des suggestions », a dit le premier ministre, dans une tentative de calmer le jeu avant cette journée de grève nationale.M.Charest a cité comme exemple des modifications qui seront apportées au projet de loi 25, actuellement à l'étude devant une commission parlementaire de l'Assemblée nationale.Il s'agit de la loi qui vise à réformer les structures dans le réseau de la santé.« Il y a eu des commentaires constructifs sur le projet de loi.Des suggestions seront retenues.Il faut que le dialogue continue, que l'on continue de travailler ensemble, malgré les désaccords », a dit le chef du gouvernement.Par contre, M.Charest n'a manifesté aucune ouverture pour modifier le projet de loi 31, lui aussi très contesté, qui vise à favoriser la sous-traitance.Le projet de loi annule les conventions collectives en cas de transfert d'employés à l'occasion de l'octroi d'un contrat de sous-traitance.Pour justifier son idée d'aller de l'avant malgré l'opposition, le premier ministre a rappelé que ce dossier traîne depuis des années.« On s'est prononcé longtemps avant l'élection là-dessus.Le débat est avancé », a-t-il soutenu.M.Charest a invoqué l'appui de l'économiste Pierre Fortin, de l'UQAM, qui approuve la mesure.« Dans ce dossier, il n'y a pas d'improvisation.Le débat a mûri et il y a eu une élection générale qui a porté là-dessus », a-t-il ajouté.Si jamais toutes les centrales syndicales se joignaient au mouvement du 11 décembre, il y aurait plus d'un million de personnes en grève jeudi prochain, soit plus du tiers des travailleurs du Québec.La présidente de la centrale CSN, Claudette Carbonneau, a soutenu que le premier ministre Charest pourrait calmer la tempête, mais ne semble pas vouloir le faire.« Le gouvernement est en train de mettre le Québec à feu et à sang », a soutenu Mme Carbonneau.Les baisses d'impôt, pas pour tout le monde DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Les baisses d'impôt promises par le Parti libéral en campagne électorale viseront essentiellement les familles avec enfants de la classe moyenne, a indiqué hier le premier ministre Jean Charest, soutenant qu'il respectait ainsi à la lettre le cadre financier qu'il avait défendu avant les élections.Et sa version était corroborée hier par l'universitaire Yves Rabaud, l'un des quatre spécialistes qui avaient, en septembre 2002, approuvé la faisabilité des engagements du PLQ.Selon le professeur Rabaud, du département de stratégie des affaires à l'Université du Québec à Montréal, les explications fournies alors par le PLQ aux experts étaient claires : « Cela devait suivre un ordre qui privilégiait les familles et les bas revenus.» C'est au bout de quatre ans que l'ensemble des contribuables pourront espérer toucher aux baisses d'impôt, a-t-il dit en soulignant qu'il ne voyait aucune volte-face dans les propos de M.Charest.Le Devoir, hier, indiquait qu'en ciblant d'abord les familles, le gouvernement Charest s'écartait de ses engagements de réduire les impôts et de baisser les tables d'imposition pour tous les contribuables.« On a toujours dit que les baisses d'impôt allaient d'abord viser la classe moyenne et d'abord les familles avec enfants », a dit M.Charest selon qui, en dépit des problèmes prévisibles dans les finances publiques, le gouvernement « garde le cap et reste sur (son) plan ».À l'Assemblée nationale, il avait louvoyé et évité de reparler du milliard de dollars par année promis durant la campagne électorale.Il a toutefois été catégorique devant la presse.« On reste sur le milliard », a-t-il dit, soulignant qu'il comptait bien rendre public bientôt le portrait exact des finances publiques.Même constat chez le député libéral de Laval-des-Rapides, Alain Paquet, qui avait travaillé comme économiste à préparer la plateforme économique du PLQ.Il était clair depuis le début que les familles auraient la priorité quant aux interventions du gouvernement sur le niveau des taxes.Plusieurs familles à revenu moyen ont été au premier chef frappées par la politique familiale mise en place sous le PQ qui abolissait, en pratique, les allocations familiales, constate M.Paquet.Selon l'économiste Rabaud, viser la classe moyenne \u2014 les revenus familiaux entre 25 000 et 50 000 $ environ\u2014 présente un avantage certain.Toutes les sommes dégagées en revenus sont automatiquement recyclées en dépenses de consommation et contribuent à la croissance de l'économie et des recettes gouvernementales, ce qui n'est pas automatique quand on baisse les impôts des plus hauts salariés.« Fumisterie », selon le PQ Hier, toutefois, le critique péquiste aux Finances, François Legault, criait à la « fumisterie ».Dès le début, il était clair qu'il serait impossible pour le gouvernement de faire tout à la fois : réduire les impôts de 1 milliard, investir 2 milliards en santé et absorber une baisse de 1,3 milliard des transferts fédéraux.« C'est mathématiquement impossible », a dit M.Legault pour qui l'insistance nouvelle de M.Charest sur les familles cache un recul sur les engagements de son parti.« Le gouvernement a été élu sous de fausses représentations », a-t-il dit.CENTRALE DE RÉSERVATIONS 1 888 563-1020 WWW.TREMBLANT.COM Prix par personne, par forfait, basé sur une occ.double.Prix en CAN, et peuvent changer sans préavis.Certaines conditions peuvent s'appliquer.Visitez Tremblant.com pour tous les détails.Prix inclut petit déjeuner.FORFAIT «SKIEZ TÔT» DE L'OUVERTURE DE LA SAISON AU 19 DÉCEMBRE 2003 2 JOURS DE SKI ET 2 NUITÉES 1 888 272-4000 WWW.MARRIOTT-TREMBLANT.COM 1 888 288-2988 WWW.HILTONTREMBLANT.COM 1 888 590-9444 WWW.FAIRMONT.COM Offrez-vous quelques jours à Tremblant.Plaisir inoubliable sur les pentes, grand confort et après-ski animé vous y attendent.Imaginez ! 626 acres de surface skiable, 94 pentes et un vaste choix d'hébergement, à des prix qui vous enchanteront.Destination : Joie de vivre Centre de villégiature no 1 dans l'est de l'Amérique du Nord, pour une 7e année consécutive, selon Ski Magazine 196 $ DANS UN STUDIO 227 $ DANS UN CONDO 1 CHAMBRE 226$ DANS UNECHAMBRE FAIRMONT 1 800 603-0762 WWW.TREMBLANTSUNSTAR.COM 182 $ DANS UN CONDO 1 CHAMBRE Un grand défi au profit des petits du 12 au 14 décembre 2003 1 866 505-2255 WWW.TREMBLANTHOTELS.COM 246 $ DANS UN CONDO 1 CHAMBRE 3183856A John Little Jean-Paul Riopelle Suzor-Coté Frank Muller Rolex J.Liddell IWC Piaget Bronzes (XIXe siècle) Hummel RARE 1,74 ct Bague à diamant 1,41 ct Bague à saphir Dodge Durango 1999 EXPOSITION Les samedi et dimanche 6 et 7 décembre de 10 h à 17 h ENCAN Le dim.7 déc.à 13 h, et du lundi 8 au jeudi 11 déc.à 19 h (chaque soir) 5500, rue Paré (514)737-6586 ENCAN PUBLIC DIVERSARTICLES SONT INCLUS DANS CETTE VENTE: meubles neufs et anciens, bijoux, objets de collection, montres, bronzes, tapis tissés à lamain, lustres, etc.3189960A POLITIQUE RÉFORME DU MODE DE SCRUTIN Moins d'élèves, plus de ressources Le PQ boycotte les consultations du ministre Jacques Dupuis GILLES NORMAND QUÉBEC \u2014 Le Parti québécois boycotte les consultations que tient en privé le ministre délégué à la réforme des institutions démocratiques, Jacques Dupuis, auprès de divers organismes publics et partis politiques, avant de déposer au printemps un projet de loi comportant une réforme du mode de scrutin.Interrogé en Chambre par le député péquiste de Masson, Luc Thériault, qui lui demandait d'« ouvrir les portes du parlement » pour consulter les Québécois dans le cadre des commissions parlementaires avant que le projet de loi ne soit rédigé, M.Dupuis a confirmé et déploré l'absence du PQ aux consultations qu'il tient et il a instamment invité le parti de Bernard Landry à y prendre part.« Le seul parti politique qui refuse de participer à ces consultations, c'est le Parti québécois.Je prie les représentants du Parti québécois d'accepter de venir à cette consultation, elle va être enrichie et le projet de loi qui sera déposé en sera d'autant enrichi », a indiqué le ministre.Cela lui a valu la réplique suivante du leader parlementaire du PQ, André Boisclair : « .Ce n'est pas dans son bureau qu'on veut s'exprimer ; l'endroit où on veut s'exprimer, c'est l'Assemblée nationale, c'est dans une commission parlementaire puisqu'on n'ira pas faire des deals derrière des portes closes sur cette importante question.» Le ministre Dupuis, comme il le déclarait dans une entrevue à La Presse, en octobre, a arrêté son choix sur un mode de scrutin proportionnel mixte, de type compensatoire.Ce mode de scrutin permet l'élection de députés de circonscription, tout en prévoyant l'élection d'un certain nombre de députés dits « de liste » ou « de compensation ».Il précisait à l'époque que « tous les experts qui sont venus devant la Commission des institutions, en novembre 2002 (Henry Milner, Louis Massicotte, Vincent Lemieux et André Blais) jugent que la seule formule viable au Québec est le mode de scrutin proportionnel mixte, de type compensatoire ».Hier, le député Thériault lui a reproché de « faire son nid à partir du modèle élaboré par Louis Massicotte qui, lors du congrès général du Parti libéral, faisait la démonstration que son modèle servirait les intérêts électoralistes du Parti libéral ».Il lui a demandé où et quand les citoyens du Québec avaient accepté le modèle Massicotte.Jacques Dupuis a expliqué qu'en plus de la consultation qu'il mène en privé, il y aurait une consultation publique dans le cadre des commissions parlementaires une fois que le projet de loi aura été déposé.Ce projet de loi, prévoit le ministre, comportera trois axes : une réforme du mode de scrutin, des amendements à la loi électorale pour favoriser l'exercice du droit de vote et une réforme des institutions.La consultation populaire, a-t-on appris, ne se tiendra pas uniquement au Parlement, puisque la commission parlementaire pourra se déplacer pour entendre les citoyens dans leur milieu, comme l'avait fait la commission Bélanger- Campeau sur l'avenir du Québec, durant le dernier mandat du gouvernement de Robert Bourassa.Après la période des questions, le député Luc Thériault a soutenu que « la population du Québec doit être consultée avant, pendant et après le dépôt de son projet de loi ».« Si une véritable consultation publique est mise en place, avant le dépôt du projet de loi, nous y prendrons part activement », a assuré M.Thériault, porte-parole de l'opposition officielle en matière de réforme des institutions démocratiques.MARIE ALLARD La Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE) a déposé sa liste de revendications en vue du renouvellement de sa convention collective.On demande notamment une diminution de trois à cinq élèves par classe, une augmentation du nombre d'orthopédagogues et davantage de ressources pour les élèves en difficulté d'apprentissage.Les questions salariales feront l'objet d'un dépôt commun avec les autres syndicats des secteurs public et parapublic, prévu pour le 14 décembre.« Nous ne commenterons pas le processus de négociation », a précisé hier Caroline Richard, attachée de presse du ministre de l'Éducation.La FSE s'attend à une première réaction de la partie patronale en janvier.Fido vous attend aussi dans les points de vente participants de la grande région de Montréal : 1004, rue Sainte-Catherine Ouest Carrefour Angrignon Carrefour Laval Centre Rockland Place Versailles Place Rosemère Centre Fairview Pointe-Claire Carrefour du Nord, Saint-Jérôme Mail Champlain Les Promenades St-Bruno Les Galeries d'Anjou les magasins Dénichez le plus beau cadeau.Option Fido à Fido 2 mois gratuits > Appels locaux, messages textes et clavardage illimités entre abonnés Fido Choix d'appareils à 50$ Aucun contrat à signer Siemens A56 Sony Ericsson T310 Motorola V60i Passez à unmagasin Fido® ou composez le 1 888 481-FIDO Valide pour un temps limité ou jusqu'à épuisement des stocks, avec toute nouvelle activation d'un forfait mensuel.L'offre de deux mois gratuits de l'option Fido à Fido ne peut être jumelée au forfait Fido à Fido.Le prix de 50 $ est établi après l'application d'un crédit.Certaines restrictions s'appliquent.Détails en magasin.3186099A MARIE-CLAUDE MALBOEUF Des avocats radiés pour malhonnêteté plaident régulièrement devant le Tribunal administratif du Québec (TAQ) et la Commission des lésions professionnelles, qui arbitrent pourtant des milliers de litiges aux conséquences humaines énormes.« Ça discrédite la justice et les citoyens ne sont pas protégés », a dénoncé hier le ministre de la Justice, Marc Bellemare, à titre d'argument pour défendre sa réforme controversée du droit administratif.Invité à Montréal dans le cadre d'une conférence de l'Institut canadien, le ministre a soigneusement préparé le terrain en vue de la consultation publique de janvier, où 68 organismes doivent se faire entendre.Si la réforme a lieu, dit-il, les assistés sociaux et les victimes d'accidents ou d'actes criminels régleront quatre fois plus vite leurs litiges avec les fonctionnaires.Québec économisera pour sa part de 10 à 15 millions de dollars par an (sur 80 millions).Et les juges administratifs seront enfin à l'abri des pressions.Tour à tour, patrons, syndicats, groupes sociaux et ordres professionnels ont toutefois dénoncé la réforme, qui écarterait les non-juristes des tribunaux administratifs, pourtant censés offrir une justice plus humaine que légaliste.À l'avenir, à moins de faire face à une cause très complexe, les juges administratifs siégeront seuls, prévient en effet le ministre, qui compte fusionner le TAQ et la CLP.Pour l'instant, les juges du TAQ travaillent en tandem, les juristes étant jumelés avec un médecin ou un travailleur social (qui se révèlent fort utiles quand un citoyen est trop démuni pour faire témoigner un expert).Quant aux juges de la CLP, ils siègent avec un représentant syndical et avec un représentant patronal, qui n'ont aucun pouvoir décisionnel, mais donnent leur avis.« Si chaque juge entendait une cause, on accélérerait la cadence », plaide le ministre, qui promet de réduire ainsi les délais à six mois.Pour l'instant, dit-il, plus de 12 000 citoyens poireautent sur les rôles, où ils restent 23 mois.Dans certains cas, des millions de dollars sont en jeu.« Les gens blessés, accidentés n'ont souvent pas d'argent, parfois pas d'instruction.Ils ont besoin d'un règlement rapide.Quand les délais sont longs, la désorganisation complète s'installe pour le citoyen et peut perdurer même s'il gagne sa cause », explique M.Bellemare.Les autres changements en vue ?Imposer une limite de 90 jours aux fonctionnaires qui révisent les décisions de leurs collègues en cas de litige.Après trois mois, l'appel serait automatiquement entendu par le TAQ.Il faut aussi bannir tous les professionnels radiés des salles d'audience, croit M.Bellemare.« Les juges administratifs dénoncent aussi des cas d'incompétence épouvantable.Ils devront aussi être capables de disqualifier ceux qui ne peuvent assurer la défense de leur client.» Les juges, pour leur part, ne devraient pas être sur un siège éjectable et devraient être nommés à vie plutôt que pour des mandats de cinq ans.« Le citoyen doit être convaincu que le juge ne subira jamais de pression, même s'il doit rendre une décision qui aura un impact financier considérable sur l'État », dit Me Bellemare.En 2000, deux ans après la création du TAQ, la Cour supérieure avait elle-même réclamé ce changement.Un an plus tard, en décembre 2001, c'était au tour du vérificateur général d'écorcher le tribunal en disant qu'il était désorganisé et lent (plus, en fait, que la CLP qu'on veut lui faire avaler).Depuis, des dizaines de milliers de Québécois y ont plaidé leurs causes.La grande majorité pour ne pas perdre des prestations.D'autres pour ne pas être expropriés, pour ne pas subir des soins médicaux, pour être remboursés par l'assurance-maladie, etc.ACTUALITÉS DROIT ADMINISTRATIF Le ministre Bellemare défend sa réforme Magasiner est facile avec notre NOUVELLE carte-cadeau ! 1-800-668-6888 Il se peut que certains articles ne soient pas offerts pour la livraison ou en ligne.Valable jusqu'au 10 décembre 2003 ou jusqu'à épuisement des stocks.Pour le magasin BUREAU EN GROS le plus près et les heures d'ouverture, composez : Prix après rabais 144985 Notre prix 1599,85 Rabais instantané -150 $ SATELLITE A30-7JP Processeur mobile Intel Celeron à 2,6 GHz Mémoire SD RAM DDR 256 Mo Disque dur 40 Go Lecteur optique combiné CD-RW/DVD Réseau local sans fil intégré 802.11b Écran TFT 15,0 po Windows XPMC édition familiale 521626/521627 MÉMOIRE VIDÉO UMA DDR 32 M o ÉCONOMISEZ 150 $ était Mémoire de 32 Mo Écran couleur à haute définition Technologie Blue Tooth et enregistreur vocal intégré Processeur ARM rapide Créez et éditez les fichiers avec Documents to Go Lecture multimédia de musique MP3, vidéo et photos 515484/373798 Carte SD ou MMC requise pour la lecture.Prix après rabais 399$ Notre prix 499 $ Rabais instantané - 100 $ A ppa r eil phot o V eo GRATUIT p a r la poste D é t a ils en m a g a s in.ÉCONOMISEZ 1 00 $ 5-EN-1 COULEUR MFC5100C Imprimante, copieur, scanner, télécopieur et télécopieur PC Imprime 10 pages/min en noir, 8 pages/min en couleurs Impression de 2 400 x 1 200 ppp Prix après rabais 16984 Notre prix 249,84 $ Rabais instantané -30 $ Rabais postal -50 $ Code de bon : 69238 ÉCONOMISEZ 8 0 $ LC21-BK IMPRIMANTE LASER HL1440 Jusqu'à 1 200 x 600 ppp Vitesse d'impression jusqu'à 14 pages/min Branchement USB et parallèle Remise à neuf Prix après rabais 17995 Notre prix 229,95 $ Rabais instantané - 50 $ Code de bon : 67983 TÉLÉPHONE SANS FIL NUMÉRIQUE 2,4 GHZ AVEC AFFICHEUR Un combiné supplémentaire compris Mémoire d'afficheur de 30 appelants Service requis auprès de votre compagnie de téléphone.ÉCONOMISEZ 5 0 $ DE SUPER CADEAUX À SUPER PRIX ROUTEUR SANS FIL À 4 PORTS B+ Interrupteur intégré à 4 ports Jusqu'à 44 Mbps avec la mise à jour gratuite à D-link.ca CARTE PC SANS FIL B+ 499474 Prix après rabais 4995 Notre prix 79,95 $ Rabais postal -30 $ Prix après rabais 7995 Notre prix 129,95 $ Rabais postal -50 $ ÉCONOMISEZ 50 $ ÉCONOMISEZ 30 $ 3185592A L'avocat de Khadr menacé PRESSE CANADIENNE TORONTO \u2014 L'avocat torontois Rocco Galati, connu pour ses fréquentes interventions dans des causes de sécurité nationale, a reçu des menaces de mort sur son répondeur téléphonique, plus tôt cette semaine.Elles auraient été proférées au lendemain d'une conférence de presse avec son client, le Canadien d'origine égyptienne Abdul Rahman Khadr.Ce dernier a été détenu pendant 10 mois à la prison de Guantanamo à Cuba.Lors de sa mise en liberté, les Américains l'ont renvoyé en Afghanistan.Il a pu regagner le Canada avec l'aide de l'ambassade canadienne en Bosnie- Herzégovine.Me Galati avait alors accusé, cette semaine, le gouvernement canadien d'avoir agi de façon inconstitutionnelle et même criminelle, pour ne pas avoir tenté d'aider le jeune homme lorsqu'il était détenu à Guantanamo.L'avocat du juge Boilard entendu PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 À l'occasion d'une séance publique du Conseil de la magistrature, demain à Ottawa, l'avocat du juge Jean-Guy Boilard, Gérald R.Tremblay, contestera la compétence de l'organisme à se pencher sur le retrait inopiné du magistrat lors d'un superprocès des Hells Angels, en 2002.En août dernier, le tribunal d'honneur des juges a conclu que le juge Boilard a pris une décision « inappropriée » et qu'il a «manqué aux devoirs de sa charge » en se récusant du procès, mais s'était gardé de réclamer la révocation du magistrat.Jean-Guy Boilard s'était retiré du procès après avoir reçu une lettre de désapprobation de la part du Conseil de la magistrature dans une autre affaire.Il avait dit s'être senti désavoué par la missive.Aux yeux de Me Tremblay, le Conseil a confondu erreur judiciaire et mauvaise conduite.« Quand il y a des erreurs en droit, les tribunaux supérieurs sont là pour les réviser.Le Conseil de la magistrature a à se demander si la conduite du juge était appropriée ou non.» Selon lui, M.Boilard a eu une bonne conduite dans cette affaire.Un wapiti?Qu'est-ce que ça mange en hiver?Nous n'entendons pas souvent parler de wapiti.C'est tout simplement un grand cerf d'Amérique du Nord, terme qui signifie croupe blanche dans la langue algonquine.Un animal majestueux, le plus grand de nos cerfs, doté d'un panache qui possède des vertus étonnantes.Ce bel animal de nos forêts septentrionales nous offre généreusement, à chaque année, sans souffrir le moins du monde, le produit contenu dans son panache qui s'avère être un bienfait remarquable pour l'être humain.Les bois de wapitis, chose étonnante, contiennent de la glucosamine, de la chondroïtine, du collagène, des minéraux, des acides gras essentiels et des hormones de croissance.Depuis fort longtemps, les orientaux ont tiré profit de ces éléments et, à notre tour, nous utilisons les produits issus des bois de velours, pour notre plus grand bien.C'est par la lyophilisation que Méga-Flex récupère les ingrédients des bois de velours.Par ce procédé, Méga-Flex se démarque et se distingue de la concurrence, car la lyophilisation, procédé moderne, qui signifie la déshydratation par sublimation à basse température et sous vide, conserve les substances essentielles du bois de velours, fondamentales pour le système de vie des articulations.Procédé très coûteux, la lyophilisation, gage de qualité irréfutable, est la règle d'or au laboratoire Méga-Flex.Une autre excellente raison d'exiger Méga-Flex est la reconnaissance officielle de son produit Bois de velours par l'association des éleveurs de wapitis du Québec.Un produit authentiquement de chez nous.Bois de velours de Méga-Flex md, un produit haut de gamme et même un peu plus, pour notre plus grand bien-être.Méga-Flexmd, marque de commerce déposée Promotion Montréal : (514) 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Mauricie : (819) 378-7777 Estrie : (819) 823-3322 ACTUALITÉS Les scientifiques québécois mettent en garde le gouvernement au sujet des OGM JUDITH LACHAPELLE Étiquetage obligatoire, révision des processus d'évaluation, transparence du processus, indépendance des évaluateurs.Les organismes génétiquement modifiés (OGM) doivent être beaucoup plus rigoureusement étudiés qu'ils ne le sont en ce moment, conclut la Commission de l'éthique de la science et de la technologie du Québec.« Si présentement il ne semble pas y avoir de risques avec les OGM sur la santé, il n'en reste pas moins qu'il y a des risques inconnus », rappelle Édith Deleury, membre de la Commission et présidente de son comité de travail sur les OGM.La Commission a rendu public hier un rapport très fouillé sur la question et disponible sur Internet sur le site www.ethique.gouv.qc.ca.Ce sont justement ces risques inconnus et potentiels que la Commission voudrait voir limiter.Jusqu'ici, les OGM les plus utilisés au Québec sont végétaux : les cultures de maïs, de soja et de canola génétiquement modifiés gagnent en popularité chez les agriculteurs à cause de leur capacité de résister à un insecte ravageur ou à un herbicide puissant.Les fruits tirés de ces plantes sont autorisés pour consommation humaine, et la majorité des aliments transformés contiennent des ingrédients tirés de ces plantes transgéniques.L'étiquetage de ces aliments contenant des OGM est obligatoire en Europe mais facultatif au Canada.Pour la Commission, il est clair que l'étiquetage doit être obligatoire.Elle en fait une recommandation au gouvernement libéral provincial, qui s'était engagé en ce sens en campagne électorale.Une consultation publique sur la sécurité alimentaire au Québec doit d'ailleurs se tenir en début d'année.Mais il faut aller plus loin, disent les scientifiques.Le bilan actuel de l'évaluation des risques réels ou appréhendés des OGM « n'offre pas toutes les garanties nécessaires ou souhaitées en matière d'innocuité ».Le processus d'approbation actuel des OGM ne tient pas suffisamment compte de la particularité de ces produits, écrit la Commission.« Ce mode de fonctionnement comporte des limites dont les conséquences pourraient éventuellement avoir un impact sur la santé et sur l'environnement.La Commission réclame une plus grande surveillance des OGM une fois qu'ils sont approuvés, pour contrôler les effets sur la santé et l'environnement.En ce sens, le Québec devrait non seulement se doter d'un «observatoire de la biodiversité », mais également implanter un système de traçabilité dont les coûts « devront être supportés par les entreprises de biotechnologie qui produisent les OGM ».Cultiver du maïs transgénique est beaucoup plus qu'une question agronomique ou alimentaire, souligne la Commission.« Les applications de cette technologie soulèvent un questionnement d'ordre éthique en lien avec un grand nombre de valeurs », dit-elle.La société québécoise est pluraliste et démocratique, elle encourage « le respect et l'autonomie de tous les citoyens eu égard à leur culture, à leurs convictions et à leurs croyances ».D'un point de vue éthique, l'utilisation d'une technologie de manipulation du vivant doit absolument tenir compte des impacts sociaux.« C'est ce qui fait probablement l'originalité de notre rapport », dit André Beauchamp, président de la Commission.« Tout être humain « vit » avec les OGM même s'il ne les consomme pas, et c'est là une raison suffisante pour intervenir sur le plan éthique », poursuivent les auteurs.Les agriculteurs voient leur autonomie limitée par un plus grand contrôle des entreprises, sans parler de ceux qui ne peuvent plus choisir l'agriculture biologique à cause des risques de contamination.« La culture d'OGM empiète sur le droit des agriculteurs à choisir le mode d'agriculture et le type de culture qui leur conviennent.» Et puis, il y a tous les autres qui assistent, impuissants, à l'introduction de cette nouvelle technologie qui bouleverse la conception du vivant.La Commission a même étudié la représentation de la vie et de l'être humain dans les religions chrétienne, juive, musulmane, bouddhiste, ainsi que chez les peuples autochtones.« La transgénèse propose des représentations du vivant susceptibles d'entrer en conflit avec les représentations symboliques, culturelles ou spirituelles qui ont cours dans la société québécoise », dit-elle.C'est pourquoi l'étiquetage obligatoire permettra aux consommateurs d'exercer leur libre choix en toute connaissance de cause.Le climat canadien a bien changé depuis 100 ans CHARLES CÔTÉ Le Canada d'aujourd'hui est en général plus chaud et plus humide qu'il y a 100 ans, selon une synthèse des observations météorologiques publiée hier par Environnement Canada à la demande du Conseil canadien des ministres de l'environnement (CCME).« Le climat semble évoluer dans de nombreuses régions du Canada, affirme Environnement Canada.Bien que les changements n'en soient qu'à leurs balbutiements, les indicateurs signalent clairement que certains impacts se font déjà sentir.» Certaines des observations sont compatibles avec les prévisions des modèles climatiques : recul des glaciers, printemps plus hâtifs, infestations d'insectes plus virulentes dans les forêts.Mais d'autres pas.Par exemple, la fréquence des événements extrêmes n'a pas changé depuis un siècle.« Même si les années 1990 ont été le théâtre des catastrophes les plus désastreuses et les plus coûteuses de toute l'histoire du Canada, l'augmentation de la fréquence des événements météorologiques extrêmes n'a pas encore été démontrée de façon probante », affirme Environnement Canada.Le document annonce aussi l'adoption d'une série de 18 indicateurs qui permettront de suivre l'évolution du climat au pays.Certains résultats sont déjà compilés.Par exemple, la température moyenne au Canada a augmenté depuis 100 ans.Mais les effets diffèrent selon les régions et la période.Sur l'ensemble du 20e siècle, le réchauffement est confiné dans les provinces, hormis Terre-Neuve et le nord du Québec, et n'a pas touché le Grand Nord.Toutefois, entre 1950 et 1998, le réchauffement s'est concentré dans les Territoires du Nord-Ouest, tandis que le Labrador et la région autour de la baie d'Ungava au Québec se refroidissait.Le réchauffement, compris entre 0,5 degré Celsius sur les côtes et 1,5 degré dans les Prairies, a eu des impacts concrets sur le terrain.Les glaces des lacs et des rivières se fragmentent plus tôt au printemps et le risque de gel disparaît lui aussi plus tôt, ce qui fait que la floraison est plus hâtive.Les glaces reculent aussi sur les océans, en particulier dans la baie d'Hudson, où la saison sans glace est plus longue d'une semaine aujourd'hui qu'il y a 30 ans.La température moyenne de l'eau a augmenté sur la côte ouest mais pas sur la côte est.Côté précipitations, elles ont augmenté, de 5 % à 35 % selon les régions.Mais elles se sont aussi transformées.Il neige beaucoup moins dans le nord du Québec et dans les Territoires du Nord-Ouest.Les autres indicateurs qui composeront le tableau de bord des changements climatiques comprennent le niveau des eaux du Saint-Laurent et des Grands Lacs, l'élévation du niveau de la mer, le sort des ours polaires, la croissance des plantes et les besoins en chauffage et en climatisation.Pour consulter le rapport d'Environnement Canada pour le CCME : www.ccme.ca/assets/pdf/ cc_ind_full_doc_f.pdf S60 AWD V70 AWD XC70 AWD S80 AWD XC90 AWD ©2003 Automobiles Volvo du Canada Ltée.\"Volvo pour la vie\" est une marque de commerce de Automobiles Volvo du Canada Ltée.Bouclez toujours votre ceinture de sécurité.Visitez www.volvocanada.com UPTOWN VOLVO 4900, rue Paré Montréal (514) 737-6666 AUTOMOBILES CHICOINE INC.855, rue Johnson, Saint-Hyacinthe (450) 771-2305 FRANKE VOLVO 180, rue Principale Sainte-Agathe (819) 326-4775 VOLVO LAVAL 1436, boul.St-Martin Ouest Laval (450) 667-4960 JOHN SCOTTI AUTO LTÉE 4315, boul.Métropolitain Est Saint-Léonard (514) 725-9394 VOLVO DE BROSSARD 9405, boul.Taschereau Brossard (450) 659-6688 VOLVO POINTE-CLAIRE 15, Auto Plaza, Pointe-Claire (514) 630-3666 JUSQU'OÙ LE CHEMIN DE LA TRACTION INTÉGRALE VOUS MÈNERA-T-IL ?LA TRACTION INTÉGRALE PEUT VOUS MENER DANS TELLEMENT D'ENDROITSSÉCURITAIRES.MAIS AVANT DE VOUS Y RENDRE VOUS DEVEZ D'ABORD VOUS RENDRE CHEZ UN DES CONCESSIONNAIRES VOLVO DE LA GRANDE RÉGION DE MONTRÉAL VENEZ-Y DÈS AUJOURD'HUI POUR Y DÉCOUVRIR NOTRE GAMME COMPLÈTE DE VÉHICULES AWD QUI PROFITENT TOUS DE LA RÉVOLUTIONNAIRE TRACTION INTÉGRALE DE VOLVO, CONTRÔLÉE ÉLECTRONIQUEMENT : COMME LA BERLINE S60, LA ROBUSTE CROSS COUNTRY ET LALUXUEUSE S80.ELLES VOUS Y ATTENDENT, DE MÊME QUE DES TAUX DE CRÉDIT-BAIL ET DE FINANCEMENT TRÈS AVANTAGEUX.VOUS VOULEZ ALLER LOIN DANS LA VIE.FAITES-EN SORTE QUE VOTRE VÉHICULE VOUS MÈNE OÙ VOUS VOULEZ ALLER.CONTINUEZ LE TRAJET À WWW.VOLVOCANADA.COM.3189642A ACTUALITÉS LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE LYON \u2014 Il y a deux façons de voir les choses.Ou bien le commerce électronique, à l'échelle mondiale, demeure marginal.Ou bien, c'est l'affaire la plus prometteuse du moment, puisque son volume global double chaque année.Les deux propositions sont exactes, mais les professionnels du commerce, gens optimistes par nature, ont choisi le deuxième versant de l'hypothèse.Aux Entretiens Jacques Cartier de Lyon, les 19 colloques de cette année traitent aussi bien des rythmes urbains, de la « gouvernance », des nanotechnologies, du « passé et du présent des fratries» que de «dramaturgies contemporaines» ou du « goût du vin et des buveurs ».L'une des rencontres importantes de cette année a été le forum économique réunissant à la fois des décideurs et des chercheurs, français et québécois en majorité, et consacré au « passage du commerce traditionnel au commerce électronique ».En fait de passage, il semble qu'on n'en soit qu'au balbutiement et que ruée massive des consommateurs sur Internet demeure beaucoup plus modeste que prévu.Selon John Ingham, directeur du département d'administration de l'Université de Sherbrooke, le commerce en ligne ne représente que 0,1% du commerce de détail dans le monde.Affaire négligeable ?Pas tout à fait : certaines entreprises, comme Amazon.com, font un chiffre d'affaires impressionnant, à condition d'occuper avec persévérance un créneau favorable.De toute évidence, la boutique Internet n'est pas prise d'assaut par les consommateurs ; ou plutôt, ils entrent dans la boutique, mais repartent sans acheter.«À l'heure actuelle, dit le chercheur lyonnais Philippe Savereux, le comportement des consommateurs est le suivant : sur la totalité des internautes qui visitent le site, seulement 2% achètent, alors que dans le commerce physique, le pourcentage oscille entre 30 et 50 %.À l'heure actuelle, le record absolu est battu par Amazon.com, où environ 7% des visiteurs font un achat.Le plus vraisemblable, c'est que cette proportion d'acheteurs restera toujours très basse et qu'elle oscillera entre un et 5% des visiteurs.Mais on peut très bien fonctionner avec ces chiffres.» Ce constat sur le comportement des internautes-consommateurs a conduit la plupart des commerces en ligne à s'adapter.« On a eu tendance au départ à créer des sites baptisés flash-techno, qui attiraient l'attention et où la visite était longue, En réalité, l'internaute, sur 50 sites commerciaux possibles, en visite entre cinq et 10.Mais il les visite en courant : ce qui s'impose aujourd'hui, c'est donc le modèle Google, efficace, rapide, léger.Il faut pouvoir commander en trois pages au maximum.D'ailleurs, le meilleur vecteur de croissance pour un commerce en ligne, c'est la fidélisation des acheteurs, qui connaissent déjà le site.» Même si l'achat en ligne reste plutôt marginal, cela peut faire quand même au bout du compte un chiffre d'affaires substantiel : si Amazon ne vend « que » 40 millions d'euros de livres en France, elle en vend dix fois plus en Allemagne.Et il y a, au moins pour les bouquins, une large perspective de croissance, comme l'explique le patron des librairies Decitre de Lyon, Pierre Decitre : « Internet nous a délivrés de la plaie des commandes téléphoniques, ditil.Désormais, nous avons la capacité de recevoir 250 commandes simultanées.Nos clients : bibliothèques en tout genre, et particuliers qui veulent réserver des titres.» Grâce à Internet, Decitre déborde le cadre régional, puisque 60 % des clients sont extérieurs à la région Rhône- Alpes, dont 10%à l'étranger.Résultat final: 10 millions d'euros (15 millions $CAN) de chiffre d'affaires.« Malgré sa faible part du marché, conclut Philippe Savereux, le commerce en ligne a un avenir important.Le nombre d'internautes augmente chaque année de 25 %, mais le nombre d'acheteurs progresse de 50 %.Ces acheteurs généralement sont des citadins, avec de hauts revenus et très scolarisés qui souhaitent tout connaître des prix.Autre constante relevée, on peut les fidéliser, d'autant plus que, depuis deux ans, le nombre de sites qui garantissent la sécurité des paiements est passé de 22 à 40 %.» Achat en ligne: marginal mais prometteur AFFAIRE ARAR Cellucci répond à Martin JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Faisant fi de la semonce de Paul Martin qui réclamait la semaine dernière un plus grand respect du passeport canadien, l'ambassadeur des États-Unis au Canada, Paul Cellucci, affirme que d'autres Canadiens subiront le même sort que Maher Arar s'ils représentent une menace à la sécurité des Américains.Le représentant de l'administration Bush à Ottawa a soutenu que les États-Unis respectent en général tout individu qui voyage avec un passeport canadien.Mais M.Cellucci a ajouté que les autorités américaines n'hésiteront pas à expulser tout individu, canadien ou pas, si elles jugent qu'il représente une menace à la sécurité du pays.M.Arar est un Canadien d'origine syrienne expulsé l'an dernier par les États-Unis en Syrie où il a été torturé et incarcéré pendant plus de 10 mois.Les autorités américaines le soupçonnaient d'appartenir au réseau terroriste Al-Qaeda à l'origine des attentats du 11 septembre 2001.« Nous respectons certainement le passeport canadien et nous allons continuer à respecter le passeport canadien.Mais nous allons faire ce qui est nécessaire pour protéger la sécurité des gens des États-Unis », a déclaré M.Cellucci à l'issue d'une conférence dans la capitale fédérale, portant sur la question des relations canado-américaines.« Nous nous réservons le droit d'agir de manière unilatérale dans des cas très rares », a-t-il ajouté.Les propos de l'ambassadeur des États-Unis risquent de compliquer la tâche du premier ministre désigné Paul Martin qui a fait de l'amélioration des relations Canada\u2014États- Unis une de ses priorités.Il a été impossible hier d'obtenir les commentaires de M.Martin, qui se trouvait à Vancouver, où il prononçait un discours en soirée devant des militants libéraux.La semaine dernière, M.Martin a élevé le ton à l'endroit les États-Unis en affirmant que toute personne qui détient un passeport canadien doit être traitée avec respect.Il s'est aussi engagé à obtenir des réponses à toutes les questions que la famille de Maher Arar se pose depuis plus d'un an, ouvrant la porte à la tenue d'une enquête publique.« Je crois que ce qui s'est passé est tout simplement inacceptable.Si nous voulons avoir des échanges d'informations qui sont si importantes pour la sécurité de l'Amérique du Nord, il faut obtenir l'assurance que le passeport canadien sera respecté et que les droits fondamentaux seront respectés », a-t-il déclaré.Hier, le chef du NPD, Jack Layton, s'est insurgé contre les propos de M.Cellucci.« Cette attitude de l'administration Bush à l'endroit du Canada est totalement inacceptable », a déclaré M.Layton.M.Arar, ingénieur de 33 ans d'Ottawa, a passé près d'un an en prison en Syrie où il a vécu un enfer.Le 26 septembre 2002, il revenait de vacances passées avec sa famille en Tunisie quand il a été arrêté lors d'une escale à l'aéroport J.F.Kennedy de New York et expulsé en Syrie par les autorités américaines.M.Arar, qui a nié avec véhémence avoir des liens avec le réseau de Oussama ben Laden, a réclamé une enquête publique pour déterminer si la Gendarmerie royale du Canada ou les services de renseignements du pays ont donné des informations erronées aux autorités américaines qui l'ont déporté d'abord vers la Jordanie et ensuite en Syrie.La Commission des plaintes du public contre la GRC est le seul organisme qui mène une enquête afin de déterminer le rôle qu'aurait pu jouer le corps policier dans cette affaire.Washington a dit avoir expulsé M.Arar en Syrie après avoir obtenu des informations des autorités policières canadiennes.Le mois dernier, le procureur général américain, John Ashcroft, a déclaré à l'issue d'une rencontre avec le solliciteur général, Wayne Easter, que les États-Unis ont agi selon leurs lois, leur mandat et leur politique nationale de sécurité et que les États-Unis avaient obtenu l'assurance des autorités syriennes que M.Arar ne serait pas torturé.MC Pour en savoir davantage, passez nous voir dans une boutique TELUS Mobilité, chez un détaillant autorisé ou l'un de nos marchands ou visitez telusmobilite.com Nouvelles mises en service seulement.Le choix des ensembles varie d'un emplacement à l'autre.Offre valable lorsque vous mettez votre téléphone en service avant le 31 décembre 2003.Taxes, frais d'interurbain, temps d'antenne additionnel (au-delà des minutes incluses dans le forfait), frais d'itinérance et frais liés aux services payables à l'usage en sus.Le tarif mensuel du forfait, les redevances d'utilisation mensuelles et les frais mensuels pour le service d'appel d'urgence 911 sont inclus dans les 4 mois de service.\u2020Obtenez 2 mois d'appels locaux illimités au Canada avec un contrat de 1 an.Obtenez 4 mois d'appels locaux illimités au Canada avec un contrat de 2 ans.Obtenez 6 mois d'appels locaux illimités au Canada avec un contrat de 3 ans.© 2003 SOCIETE TELE-MOBILE.BOUTIQUES TELUS MOBILITÉ ET DÉTAILLANTS AUTORISÉS MONTRÉAL Carrefour Angrignon Centre commercial Le Boulevard Centre Eaton Centre Rockland Complexe Desjardins Fairview Pointe-Claire Galeries d'Anjou Mail Cavendish Place Alexis Nihon Place Versailles Place Vertu Centre-ville 950, rue Sainte-Catherine Ouest 4202, rue Saint-Denis Communications Métropolitaine 10223, boul.Pie-IX Communications Mobilenet 5165, ch.Queen-Mary, bureau GR-2 La Zone SCP 6321, route Transcanadienne, bureau 1470 Verscell Communications 1485, rue Amherst Dollard-des-Ormeaux La Zone SCP 3349B, boul.des Sources Saint-Laurent D2 Technologie 2119, boul.Marcel-Laurin PC Page Communications inc.3832, boul.Côte-Vertu LAVAL ET RIVE-NORD Blainville Digital Radiocommunication inc.9, boul.de la Seigneurie, bureau 7 Joliette Multicom Communications 2000 159, boul.Antonio-Barrette Laval Carrefour Laval Centre Laval Contact Com.D.L.Communications 1521, autoroute 440 Ouest Proxi Télécom inc.1662, boul.Saint-Martin Ouest SRAD Communications inc.2995, boul.Dagenais, local D Repentigny Galeries Rive-Nord Technicomm 346, rue Notre-Dame, bureau C Rosemère Place Rosemère Contact Com.D.L.Communications 259, boul.Labelle, bureau 102 Saint-Jérôme Carrefour du Nord Terrebonne Galeries de Terrebonne SRAD Communications inc.2292, ch.Gascon RÉGIONS Saint-Hyacinthe Cellulaire + Galeries Saint-Hyacinthe 3200, boul.Laframboise RIVE-SUD Mail Champlain Place Longueuil Promenades Saint-Bruno Beloeil Cellulaire + 559, boul.Laurier Candiac D2 Technologie 89, ch.Saint-François-Xavier Greenfield Park Proxi Télécom inc.3814, boul.Taschereau Sainte-Julie Alto Communication 1950, ch.du Fer-à-Cheval le futur est simpleMD En demander plus serait de la gourmandise.Passez à l'ensemble LG TM520 Kyocera KE424C avec écran couleur Pour 20$ de plus Un téléphone Kyocera KE424C avec écran couleur 4 mois de service La messagerie vocale, l'appel en attente et l'appel conférence Aucuns frais d'ouverture de compte EN PRIME: Jusqu'à 6 mois d'appels locaux illimités au Canada\u2020 Un téléphone, du temps d'antenne + des extras pour seulement 129,99$ Cet ensemble vous offre : 3189369A 11 LLaanndd RRoovveerr cchhaaqquuee jjoouurr dduu 11eerr aauu 3311 ddéécceemmbbrree 22000033 227722AA665544 TTiirraaggee dduu 22000033-1122-0044 (non décomposable) Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.1 LLaanndd RRoovveerr FFrreeeellaannddeerr SSEE ((oouu 5500 $$)) 22000033-1122-0011 333366CC448899 22000033-1122-0022 224433CC229911 22000033-1122-0033 881188AA224499 11 LLaanndd RRoovveerr cchhaaqquuee jjoouurr dduu 11eerr aauu 3311 ddéécceemmbbrree 22000033 Lawrence Phillips comparaît pour agression sexuelle à Montréal CHRISTIANE DESJARDINS ET ALEXANDRE PRATT Décidément, les joueurs de football font la manchette ces jours-ci, mais pas nécessairement pour les bonnes raisons.Après Tommy Kane, accusé du meurtre non prémédité de son ex-femme, c'est au tour de Lawrence Phillips, l'exporteur de ballon et enfant terrible des Alouettes, d'être accusé de violence envers une femme.Phillips, 28 ans, a comparu hier devant le juge Claude Millette, en Cour du Québec, pour répondre à des accusations d'agression sexuelle, voies de fait et menaces envers une femme du même âge que lui, qu'il connaissait bien.L'incident serait survenu à Verdun, le 27 novembre.Vêtu d'un manteau beige, menottes aux poignets, Phillips est apparu brièvement dans le box, parmi la filée des détenus.La Couronne se disait prête à lui accorder la liberté sous caution, moyennant un dépôt de 1000 $.Mais Phillips ne disposait que de 300 $, a-t-il fait valoir à l'avocate qui le représentait.Il est resté en prison et son cas sera étudié ce matin.Jusqu'à maintenant, son casier judiciaire était vierge au Québec, ce qui n'est pas le cas aux États-Unis.Son passage à l'Université du Nebraska a été particulièrement mouvementé.En 1993, il s'est battu avec un coéquipier et a écopé d'un match de suspension.En 1994, il a été arrêté pour la première fois, à la suite d'une bagarre.L'affaire a été réglée à l'amiable, Phillips ayant accepté de verser 400 $ à un étudiant pour payer une chaîne abîmée lors de la dispute.La même année, il a écopé d'une amende de 50$ pour avoir troublé la paix.En 1995, il agresse une ex-copine qui se trouve chez un coéquipier, ce qui lui vaudra une probation d'un an et une suspension de six matchs.Dans une entrevue accordée à La Presse l'année dernière, le chef de police de la ville de Lincoln, Tom Casady, avait expliqué les circonstances de l'incident.« L'agression est survenue au petit matin.Selon notre rapport, Lawrence Phillips a réussi à grimper jusqu'au troisième étage d'un complexe d'habitation en passant par le balcon, pour ensuite y trouver son ex-copine, la frapper au visage et la faire débouler les escaliers.» Il n'a pas respecté sa probation et moins d'un an plus tard, il a été arrêté pour ivresse au volant en Californie.Il a été condamné à 23 jours de prison.Après sa sortie de prison, sa carrière n'allait pas comme il le souhaitait.Il a joué, tour à tour, pour les Rams de St.Louis, les Dolphins de Miami et les 49ers de San Francisco.Là encore, les incidents se sont multipliés: il a échoué un test antidopage à St.Louis, écopé d'une vingtaine d'amendes et d'une autre probation de six mois en février 1999 pour avoir frappé une femme dans une boîte de nuit de Floride.Barré de la NFL, il a poursuivi sa carrière en Europe, avec les Dragons de Barcelone.Impressionnée alors par ses succès, la direction des Alouettes a décidé de lui donner une chance.Phillips a signé un contrat, mais l'a annulé.Un nouvel accord verbal est ensuite tombé à l'eau après l'arrestation du porteur de ballon à Beverly Hills, en mai 2000, pour une histoire de violence conjugale.Il a finalement joué une seule saison avec les Alouettes.Cette année, il portait les couleurs des Stampeders de Calgary qui l'ont remercié au mois d'octobre.Chez les Alouettes, une rumeur circulait selon laquelle que Phillips était revenu à Montréal, après les Stampeders.Mais la nouvelle d'hier a surpris.« On vient juste de l'apprendre, on trouve ça malheureux.Mais nous n'avons pas de commentaire à faire, il ne jouait plus avec nous », a indiqué Louis- Philippe Dorais, porte-parole des Alouettes.« J'espère que ce n'est pas vrai », a-t-il ajouté.PHOTO RÉMI LEMÉE, ARCHIVES LA PRESSE © L'ex-joueur des Alouettes Lawrence Phillips est resté en prison après sa comparution, hier, car il n'avait pas les 1000 $ exigés en caution pour sa mise en liberté.Agression d'une équipe de tournage Les cols bleus dans leurs petits souliers SÉBASTIEN RODRIGUE Le producteur de l'émission Infoman, Zone 3, a déposé une plainte hier après-midi au Service de police de la Ville de Montréal contre les cols bleus qui s'en sont pris durement à ses employés pendant le tournage d'une scène autour de la statue du leader syndical Jean Lapierre.Le président du Syndicat des cols bleus regroupés, Michel Parent, trouve pour sa part « déplorable » que des cols bleus aient attaqué l'équipe de tournage.Selon ses explications, le groupe a été pris pour des manifestants qui vandalisaient la statue.« Ils ont été vus comme du monde qui s'en venait faire du vandalisme et, malheureusement, il y des gens qui tolèrent pas le vandalisme et je comprends ça », dit-il.L'incident s'est produit mercredi matin alors que des figurants étaient filmés en train de taper sur la statue de Jean Lapierre avec la semelle de leurs sandales.Il s'agissait d'une allusion aux Irakiens qui se sont défoulés sur la statue géante de Saddam Hussein lors de la prise de Bagdad par les soldats américains.La scène devait servir au spécial de fin d'année de l'émission diffusée par Radio-Canada.Pour expliquer la réaction des syndiqués, M.Parent précise que l'équipe avait continué de filmer malgré leurs avertissements et qu'il y avait eu du « poussaillage » à ce moment-là.« Les gens chez nous ont dit : vous allez sacrer votre camp d'icitte, c'est un terrain privé », souligne-t-il.Selon Michel Bissonnette, producteur de l'émission chez Zone 3, les événements les plus graves se sont toutefois déroulés une fois que l'équipe eut quitté la propriété du syndicat.C'est à ce moment que le réalisateur a reçu un coup et que le cameraman a été violemment plaqué au sol, raconte-t-il.Les cols bleus se sont ensuite emparés de la caméra pour la remettre plus tard endommagée et sans la cassette.« Il n'y aurait pas dû y avoir d'altercation, je déplore ça, ils auraient dû les pousser hors du terrain », reconnaît le président du syndicat.Même si Zone 3 n'avait pas obtenu de permission pour filmer près de la statue, la compagnie de production télévisée a choisi de porter plainte à la police pour les agressions physiques et le bris de la caméra.Selon M.Bissonnette, il s'agissait d'un « assaut injustifié ».« C'est important de défendre nos employés et le principe, il n'y avait aucune raison d'agresser des gens et de briser la caméra », précise-til.Le président des cols bleus a finalement trouvé la cassette en fin de soirée et annoncé qu'il en remettrait copie aux médias.Mercredi, les cols bleus avaient affirmé à l'équipe de tournage qu'il n'y avait pas de cassette dans leur caméra.M.Parent reproche à la compagnie de production de ne pas les avoir prévenus comme l'avait fait l'animateur- vedette de l'émission, Jean-René Dufort, il y a quelques semaines.Il explique que tout le monde était sur le qui-vive en raison de récents actes de vandalisme et de vol dans l'immeuble de l'avenue Papineau.Il s'interroge aussi sur l'« éthique » des « pigistes» embauchés par Radio- Canada pour réaliser des émissions.Ces deux dernières semaines au Québec, sept gagnants ont reçu 1 $ d'Extra.Mettez de l' dans votre vie.3190418A Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.2003-12-03 TTiirraaggee dduu 5 000 000,00 $ 107 914,30 $ 1 189,10 $ 42,80 $ 10,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 CCoommpplléémmeennttaaiirree:: ( 0011) GAGNANTS LOTS 14 821 830 $ 10 000 000 $ Ventes totales: Prochain gros lot (appr.): 2003-12-03 TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu 2003-12-04 1 000 000,00 $ 16 666,67 $ 500,00 $ 50,00 $ 5,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 CCoommpplléémmeennttaaiirree:: ( 2222) 0022 5555 6611 7733 CCoommppll.(4444) GAGNANTS LOTS Ventes totales: 602 921,50 $ 2003-12-04 TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu 2003-12-04 2003-12-04 3 565 4 3808 NNUUMMÉÉRROO:: 183073 ÉMISSIONS-TIRAGES LE LUNDI ET LE MARDI À 19h SUR LE RÉSEAU TVA Aujourd'hui, à Banco, une fois et demie le lot avec MISE 5 MONTRÉALPLUS MONTRÉAL PLUS Montréal tiendra en 2004 une autre «journée sans auto» BRUNO BISSON Le nouveau président de l'Agence métropolitaine de transport (AMT), Joël Gauthier, a confirmé mercredi que Montréal sera l'hôte d'une deuxième journée En ville sans ma voiture, l'an prochain, en raison du succès de la première manifestation du genre, tenue le 22 septembre.Avec un taux de satisfaction de plus de 90% et une réponse encourageante donnée par la clientèle visée qui s'est dit ouverte à laisser l'automobile à la maison pour « essayer le transport en commun », l'AMT rencontrera dès janvier ses partenaires principaux dans cette aventure, et notamment des commerçants du centre-ville, afin de discuter les détails de la prochaine « journée sans voiture », prévue pour le 22 septembre comme cette année.Selon Manon Goudreault, porteparole de cette agence responsable des services de transport collectif de la banlieue (trains, autobus express, stationnements incitatifs), un rapport favorable sera déposé dans deux semaines au conseil d'administration de l'AMT, qui confirmera alors la tenue de l'événement en 2004.Mme Goudreault a insisté sur les résultats d'un sondage réalisé dans les rues de la métropole le jour même où se déroulait l'événement, auprès de plus de 750 personnes qui se sont dites enchantées de cette journée dans une proportion de 91 %, et qui ont approuvé l'idée de reprendre cette activité l'an prochain, à 95 %.Le sondage effectué dans les rues sans voitures du centre- ville, entre 11h et 14h, a aussi révélé qu'un quart des personnes qui participaient à l'événement s'étaient rendues au travail, ce matin- là, avec leur automobile.Environ 20% de ces 186 automobilistes ont alors indiqué qu'ils avaient l'intention d'utiliser le transport en commun pour leurs déplacements au centre-ville à l'avenir.Ces résultats, a précisé la porteparole, semblent donner raison aux promoteurs de cette journée internationale officieuse «sans voiture », née d'une initiative française qui a rapidement fait boule de neige en Europe depuis 1999, et qui couvre maintenant plusieurs continents.Montréal était la première, et la seule, ville canadienne en 2003, à se joindre à l'événement.Rappelons que le 22 septembre, une petite portion du centre-ville a été fermée à la circulation automobile durant cinq heures, abandonnant l'asphalte aux piétons, cyclistes et usagers des transports en commun, dans une célébration enjouée des autres modes de transport.Ces quelques heures sans circulation dans un quadrilatère formé de quelques pâtés de maisons seulement ont pourtant suffi à assainir considérablement l'air ambiant dans le centre-ville.Le service d'assainissement de l'air de la ville de Montréal a en effet mesuré, ce 22 septembre, une réduction importante de 40% des concentrations d'oxyde d'azote et d'oxyde de carbone, deux gaz toxiques qu'on retrouve dans les émissions polluantes des véhicules à moteur.Mme Goudreault a toutefois ajouté que l'AMT n'a défini ni périmètre, ni plage de temps, pour la tenue de la prochaine « journée en ville sans ma voiture ».Plusieurs ardents partisans d'une réduction du trafic automobile en ville avaient critiqué l'AMT, reprochant à celle-ci d'avoir vu trop petit en terme de territoire délimité, et d'avoir exclu les heures de pointe du matin et du soir des activités de la journée, durant lesquelles circulent la plus grande part du trafic quotidien de la métropole.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE © Quelques heures sans circulation dans un quadrilatère formé de quelques pâtés de maisons seulement ont suffi à assainir considérablement l'air ambiant dans le centre-ville de Montréal, le 22 septembre.La femme de Michel Therrien se chamaille à l'aréna Plaintes retirées contre deux commissaires de la CSDM accusés d'avoir appuyé le PQ MARIE ALLARD C'est la fin des sueurs froides pour Louise Mainville et Kenneth George, deux commissaires de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) accusés d'avoir appuyé le Parti québécois lors du dernier scrutin provincial.Porté au pouvoir le 16 novembre dernier, le Mouvement pour une école moderne et ouverte (MEMO) \u2014leur parti \u2014 a en effet décidé de retirer les plaintes portées contre ces deux commissaires.« On était dans de la grosse enflure partisane et électoraliste, a indiqué hier Diane De Courcy, chef du MEMO et présidente de la CSDM.Malheureusement, cette affaire a occupé bien du monde et de l'argent.Le conseil des commissaires a accepté à l'unanimité qu'on y mette fin.» C'est d'abord Louise Mainville, de Saint- Louis\u2014Mile-End, qui a été accusée d'avoir mis à la disposition de l'équipe électorale de la députée péquiste Diane Lemieux des locaux et des téléphones de la CSDM.Blanchie par le Directeur général des élections (DGE) au début de novembre, elle faisait toujours l'objet d'une seconde plainte, déposée au procureur général pour abus de confiance.Kenneth George, de Villeray\u2014Petite-Patrie, est quant à lui soupçonné d'avoir dicté à sa secrétaire une lettre d'appui au député péquiste André Boisclair, fait dont il dit ne plus se souvenir exactement.« Cette plainte est toujours sous étude », a dit hier Jean- Yves Ozonne, porte-parole du DGE.Cela n'inquiète pas le MEMO.« Puisque les faits reprochés sont encore moins gros dans le cas de M.George, on voit mal pourquoi le DGE le poursuivrait », a fait valoir Mme De Courcy.D'autant plus que les commissaires qui étaient à l'origine de la plainte \u2014notamment Marcellin Noël, Stéphane Deschênes et Benoît Bessette\u2014n'ont pas été réélus ou ne se sont pas représentés au poste de commissaire.« Nous avons décidé de commencer ce mandat sans confrontation, plutôt que de nous battre dans l'eau bénite à n'en plus finir, a expliqué Lyn Faust, porte-parole des trois commissaires de l'opposition à la CSDM.Qu'on soit en accord ou pas avec la décision du DGE, il faut en tenir compte.» Déjà, un rapport présenté au conseil des commissaires de mercredi dernier par Pierre Bergevin, directeur général de la CSDM, indiquait « qu'un arrêt de toute procédure dans ce dossier était souhaitable ».La décision du DGE concernant Louise Mainville, le paiement de 756,50 $ par l'agent officiel de Diane Lemieux et le fait que « le Bureau du procureur général du Québec n'a, à ce jour, aucunement donné suite à la plainte déposée par le cabinet Dunton Rainville » ont motivé la recommandation de M.Bergevin.Reste à déterminer ce que les commissaires auront droit ou pas de faire à l'avenir, tâche confiée officiellement mercredi au comité de déontologie de la CSDM.Ses nouveaux membres sont Jocelyne Cyr (commissaire-parent), Gérald Morel (commissaire du Collectif pour la réussite et l'épanouissement de l'enfant) ainsi que trois commissaires du MEMO, Daniel Duranleau, Michel Guenet et Kenneth George.MARCEL LAROCHE Pour s'être chamaillée avec une femme lors d'un match de hockey mineur disputé dans un aréna de Laval, la femme de l'ex-entraîneur Michel Therrien, du Canadien de Montréal, pourrait être inculpée de menaces de mort et d'agression armée à coups de sac à main.Geneviève Simard, qui serait à l'origine de cette escarmouche, n'est pas près d'oublier cet écart de conduite plutôt disgracieux auquel ont assisté plusieurs spectateurs rassemblés lundi soir dernier à l'aréna Cartier, à Laval.Comme la plupart des gens, Mme Simard, mère de famille de 40 ans, se trouvait dans les gradins pour assister au match opposant les Éclairs, une équipe de hockey atome A dans laquelle évolue son fils, et les Panthers Express, club de même calibre.À la toute fin de la partie, alors que les spectateurs commençaient à quitter les gradins, Geneviève Simard se serait dirigée vers le banc de l'équipe adverse pour s'en prendre verbalement à la gérante du club, une femme de 40 ans.Après l'avoir abreuvée de paroles injurieuses en menaçant de lui arracher ses lunettes et de lui crever les yeux, Mme Simard aurait proféré des menaces de mort en la frappant à coups de sac à main.Des témoins sidérés auraient assisté à cette violente dispute entre les deux femmes avant que l'entraîneur adjoint de l'équipe des Éclairs n'intervienne pour mettre fin à cet affrontement en attendant l'arrivée des policiers de Laval.Une fois les esprits calmés, les deux femmes ont pu quitter l'aréna en attendant la fin de l'enquête policière.« Pour le moment, cet incident est toujours sous enquête et il est possible que des accusations de menaces de mort et d'agression armée à l'aide d'une sacoche soient intentées sous peu contre Geneviève Simard », a indiqué hier à La Presse l'agent Pierre Desautels, du Service de police de Laval.Mais en attendant la conclusion de l'enquête, la femme de Michel Therrien a été libérée sur promesse de comparaître devant le tribunal le 14 janvier prochain.Elle devra cependant se conformer à plusieurs conditions, dont celle de ne pas communiquer avec la présumée victime et de se tenir loin des arénas.Une expérience d'achat tellement plus sympa.Pas besoin d'un diplôme de négociateur pour obtenir un excellent prix sur une voiture.Grâce au prix « clés en main » d'Accès Toyota, finis les soucis.Pas de frais cachés.Pas de coûts additionnels.Rien que du bon monde, prêt à vous aider à choisir la bonne voiture.Pour en savoir plus, visitez acces.toyota.ca.Bonne entente, bonne affaire.3181686A Le chauffeur de taxi disparu est trouvémort Un chien pisteur de la SQ a finalement découvert vers 10h10 hier matin le corps gelé du chauffeur de taxi montréalais Michel Gontran Damus, enseveli sous 45 centimètres de neige, à environ 300 mètres de l'endroit où son véhicule a été retrouvé samedi dernier, sur la route 117, dans la réserve faunique de La Vérendrye, au nord de Mont-Laurier.Chauffeur pour la compagnie Taxi Moderne, ce père de famille de 61 ans était porté disparu depuis vendredi soir dernier.Sa voiture avait été retrouvée quelques heures plus tard, enlisée dans la neige en bordure de la route menant en Abitibi.Parents, amis et collègues de travail du chauffeur de taxi disparu avaient aussitôt organisé des recherches dans cette région, mais en vain.Pour l'instant, la police retient la thèse de l'accident pour expliquer la mort du chauffeur de taxi qui était confus depuis quelque temps.Marcel Laroche . MONTRÉAL PLUS Les défenseurs de l'Office de consultation contre-attaquent Rotrand conteste les pouvoirs futurs du maire FRANÇOIS CARDINAL Le président de l'Office de consultation publique de Montréal ne comprend pas les raisons évoquées par le maire pour réduire l'importance de son organisme.Il nie d'ailleurs avoir demandé une augmentation substantielle de son budget comme le prétend Gérald Tremblay.«Je ne sais pas où il est allé chercher ça », a lancé Jean-François Viau hier lors d'un entretien.La Presse révélait mercredi que le projet de loi 33, qui permet l'implantation du « plan Tremblay» de décentralisation des pouvoirs, réduira à sa plus simple expression le rôle de l'OCPM en lui retirant, au profit des arrondissements, la responsabilité de consulter la population sur tous les projets qui ne sont pas d'envergure métropolitaine.Le jour même, le maire justifiait son intention en affirmant qu'« on ne peut pas accepter qu'un tel organisme décide de mettre en place une grosse bureaucratie avec des demandes budgétaires de l'ordre de quatre millions de dollars alors que le budget initial était de un million ».Quelques heures plus tard, hier soir, l'OCPM comparaissait devant la Commission permanente du conseil sur l'urbanisme pour présenter ses prévisions budgétaires 2004.Du coup, M.Viau indiquait que le budget de l'organisme, maintenu au même niveau qu'en 2003 (1,5 million), était suffisant.À la limite, un crédit additionnel de quelque 200 000 $ pourrait être demandé comme ce fut le cas cette année.« Nous sommes un des seuls organismes à ne pas avoir demandé d'argent supplémentaire en 2004 », a-t-il fait valoir.Il ne comprend donc pas pourquoi le maire a justifié sa décision en faisant référence au gigantisme de l'Office.D'autant plus, précise-t-il, que le budget de l'OCPM ne correspond qu'à 0,0003% du budget total de la Ville.En outre, le président de l'Office estime qu'en décentralisant la consultation, une « variation démocratique » pourrait s'installer entre les 27 arrondissements.Certains Montréalais pourraient se retrouver avec des consultations rigoureuses et d'autres non.Il n'y a pas qu'à l'OCPM que les intentions du maire suscitent du mécontentement.Au sein même de l'Équipe Tremblay, une certaine dissidence se dessine.En effet, tout comme l'organisme de protection du patrimoine Héritage Montréal, Marvin Rotrand, conseiller associé au maire de Montréal pour la démocratie, estime que Gérald Tremblay fait fausse route en amputant l'Office de la plus grande partie de ses consultations.« Il est vrai que certains pouvoirs pourraient être dévolus aux arrondissements, mais il n'est pas nécessaire de jeter le bébé avec l'eau du bain, a indiqué le conseiller municipal de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de- Grâce.Je demande au maire de refaire ses devoirs et de trouver le juste équilibre entre les arrondissements et l'Office.» « Où est l'urgence ?demande Dinu Bumbaru, directeur des programmes d'Héritage Montréal.Je n'ai entendu parler d'aucune plainte déposée contre l'Office.Pourquoi donc aller de l'avant avec une telle réforme ?D'autant plus que Montréal a enfin, avec l'Office, une expertise en matière de consultation.» M.Bumbaru trouve les intentions du maire d'autant plus déplacées que celui-ci est précisément l'auteur du rapport qui a demandé la création d'une telle instance il y a plus de deux ans.« Le problème à l'époque (avec la Commission de développement urbain) c'est qu'il n'y avait aucune distance entre le politique et la consultation.En donnant aux arrondissements le pouvoir de consulter, on efface à nouveau cette distance.» FRANÇOIS CARDINAL Au lendemain du démantèlement de Montréal, le maire de la grande ville régnera en roi et maître sur toute l'île grâce au conseil d'agglomération.Sans aucune opposition, il gérera comme bon lui semble 70%du budget de l'ensemble des villes de l'île.C'est du moins ce que retient du projet de loi 9 Marvin Rotrand, conseiller associé au maire de Montréal pour la démocratie.Cette pièce législative, en plus d'ouvrir la porte aux défusions, permettra la création d'un conseil d'agglomération qui réunira le maire de la grande ville ainsi que les maires des villes reconstituées.« Le ministre des Affaires municipales (Jean-Marc Fournier) propose aux contribuables un mode de gestion qui ferait de Montréal une entreprise gérée par un conseil d'administration qui n'est pas imputable de ses actes devant l'électorat et qui ne doit affronter l'opposition que sur des points de détails insignifiants », dénonce le conseiller de Côte-des-Neiges\u2014 Notre-Dame-de-Grâce.En effet, le maire de Montréal et président du conseil d'agglomération ne fera face à aucune opposition lorsqu'il dirigera cet organisme.En outre, il sera le seul à détenir un droit de veto sur tous les points abordés.« Le maire de Montréal devient ni plus ni moins que le propriétaire d'une ville, soutient M.Rotrand.La situation est d'autant plus troublante que le futur maire de Montréal pourrait très bien être minoritaire.Il n'en perdrait pas moins son droit de veto au sein de l'agglomération.» Puisque le conseil d'agglomération institue «un régime féodal » où 70% des dépenses effectuées pour l'ensemble de la communauté se font à l'abri des regards de l'opposition, M.Rotrand demande le retrait pur et simple du projet de loi 9.Cet élu de l'Équipe Tremblay entend mettre sur pied au cours des prochains jours une coalition pour combattre la pièce législative sur les défusions.Pour sa part, le conseiller municipal de l'arrondissement de Côte-Saint- Luc\u2014Hampstead\u2014Montréal-Ouest, Robert Libman, endosse entièrement le projet de loi 9.Celui qui était jadis un défusionniste convaincu a donc changé d'idée, défendant maintenant bec et ongles la nouvelle ville.« Une ville qui va opter pour la défusion deviendra rien de moins qu'un mouton noir au conseil d'agglomération, a indiqué en entrevue celui qui est responsable de l'urbanisme au comité exécutif.Aussi, le projet de loi crée une situation où aucune ville ne retournera à ce qu'elle était avant.» TRAINS DE BANLIEUE Deux villes contestent le mode de financement de l'AMT SÉBASTIEN RODRIGUE Les villes de Saint-Lazare et de Sainte- Julie contestent le mode de financement de l'Agence métropolitaine de transport (AMT) devant les tribunaux et réclament un remboursement totalisant près de 1,2 million.Les deux poursuites, indépendantes l'une de l'autre, ont été déposées la semaine dernière à la Cour supérieure.Dans leur requête, les deux municipalités soutiennent ne pas être desservies par le train de banlieue qu'elle paient pourtant, et demandent le remboursement de leur contribution.La contribution de Sainte-Julie en 2003 s'établit à 630 104 $, tandis que celle de Saint-Lazare s'élève à 566 670,60$ pour 2001, 2002 et 2003.Dans leur poursuite, les deux municipalités contestent la méthode de calcul de l'AMT telle qu'établie par le gouvernement du Québec.L'AMT exploite le réseau des trains de banlieue à partir des revenus des ventes de titre de transport, mais aussi avec les contributions des municipalités de la Communauté métropolitaine de Montréal.Les villes financent une ligne lorsque le pourcentage d'utilisateurs qui résident sur son territoire dépasse 7 %.Une municipalité subventionne aussi une ligne quand une gare se trouve sur son territoire ou lorsqu'elle fait partie d'un organisme de transport en commun.Chaque ligne de train de banlieue est divisée en « tronçons» qui servent à répartir les coûts d'exploitation.La Ville de Saint-Lazare affirme que l'AMT a basé son calcul sur le mauvais tronçon de la ligne Montréal- Dorion/Rigaud, ce qui lui a fait atteindre le seuil de 7 %.Les demandes de Sainte-Julie sont similaires, cette fois pour la ligne Montréal\u2014Saint-Hilaire.La municipalité affirme que le mauvais tronçon a servi à calculer sa contribution et que ses résidents constituent moins de 7% des voyageurs du tronçon qu'ils utilisent.La municipalité remet aussi en question le recensement des passagers fait par l'AMT parce qu'il comporterait des marges d'erreur importante.L'AMT réserve ses commentaires pour l'audience devant la cour prévue en janvier prochain.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE © Les villes de Saint-Lazare et de Sainte-Julie soutiennent ne pas être desservies par le train de banlieue.Votre fidélité et confiance font notre force et réussite.Joyeuses fêtes ! 3183553-2 Dernière chance / Fermé du 21 déc.au 11 janv.5 0 % à 70% S old e d e 5672, rue Jarry Est, local 205, St-Léonard (entre Lacordaire et Langelier) Tél.: (514) 326-1746 www.lamarjolaine.ca Nous serons fermé du 21 déc.au 11 jan.c'est ici pour vous aujourd'hui Le projet résidentiel le plus convoité de la décennie est maintenant en vente.Venez réserver votre condominium ou maison de ville de rêve au prestigieux 333 Sherbrooke.Nos conseillers seront sur place tout le week-end pour répondre à vos questions et vous dévoiler les caractéristiques uniques, les plans ainsi que les prix du 333 Sherbrooke.Profitez de notre offre pré-construction (prix valables pour une semaine seulement) du samedi 6 décembre jusqu'au dimanche 14 décembre.Réservez votre place au summum du luxe.Venez vivre au coeur de l'histoire.de la ville.WWW.333SHERBROOKE.COM 1 888 333-7770 (514) 849-5958 LE BUREAU DES VENTES EST OUVERT TOUS LES JOURS DE 11 H À 20 H ET LE DIMANCHE DE 11 H À 19 H.OU SUR RENDEZ-VOUS.3188059A Aux p'tits soins, mon lapin! Je n'ai plus le goût de rire du tout.Je panique, j'ai les nerfs à fleur de peau.Tout m'énerve et m'ennuie à la fois.Je ne m'émerveille plus de quoi que ce soit.Je m'isole, j'ai perdu le désir d'apprendre.Je fuis, je me cache de tout et de moi-même.Je suis une catastrophe ambulante.Comment peut-on descendre si bas?Je me sens flotter dans un vide sans fin.On ne peut pas vivre comme ça! Je ne me reconnais plus.Qu'est-ce que j'ai fait de mes rêves?J'ai l'impression que quelque chose en moi est brisé.Je suis au bout du rouleau, j'ai des idées noires à longueur de journée.Holà, mon lapin! Vous avez besoin d'un coup de pouce pour remonter la pente?Décontrak-Tin décontracte et vous aide à reprendre le chemin.Tension, nervosité, insomnie?Décontrak-Tin! Aux p'tits soins, mon lapin!.Promotion Montréal : (514) 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Mauricie : (819) 378-7777 Estrie : (819) 823-3322 FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX Les pleureuses mouimet@lapresse.ca MICHÈLE OUIMET En janvier, les Montréalais vont, encore une fois, subir une hausse des tarifs du transport en commun.La troisième en un an.Cette fois-ci, les dirigeants de la STM n'ont pas fait dans la dentelle, la hausse sera salée : 10 %.La stratégie est suicidaire.Depuis 1996, le transport en commun avait stoppé sa lente dégringolade au prix d'énormes efforts.Avec les hausses, il risque de plonger de nouveau dans la dèche.Augmenter les tarifs de 10% provoque une chute de la clientèle de 5 %.Le président de la Société de transport de Montréal (STM), Claude Dauphin, le sait, mais il jure qu'il n'a pas le choix : les factures s'accumulent, les syndicats ultra- militants ont arraché des hausses salariales de 8,7 % en quatre ans et les appels du pied au gouvernement du Québec n'ont rien donné.Arrangez-vous avec vos troubles, a répondu, en gros, la subtile ministre des Transports, Julie Boulet.Mme Boulet, qui a été parachutée aux Transports, semble ignorer que ce sont les libéraux qui ont jeté les sociétés de transport dans l'eau bouillante en 1992 lorsqu'ils ont décidé de se retirer du financement.Depuis, c'est la galère.Mais revenons à Claude Dauphin.Il s'arrachait les cheveux lorsqu'il a déposé, fin novembre, son budget 2004.Flanqué de son état-major, il affichait une mine d'enterrement.La STM devait combler un trou de 56 millions.Les usagers devront cracher 22 millions avec la hausse des tarifs et la Ville de Montréal a majoré sa contribution de 14 millions.Restait 20 millions à dégoter.Québec allongera le reste, a tranché Dauphin.Bonne chance.Avec Julie Boulet à la tête des Transports, le pari est risqué.Et si Québec ne débourse pas les 20 millions manquants, la STM devra mettre la hache dans ses services qui ont pourtant subi des coupes importantes.En 1995, les autobus ont roulé pendant 4,9 millions d'heures ; en 2003, ce chiffre a chuté à 4,3, une baisse de 12 %.Ce budget est frileux, défensif et sans imagination.C'est l'oeuvre de pleureuses qui n'osent pas innover et qui passent leur temps à geindre dans les jupes de Québec.Londres, elle, a osé.Les automobilistes doivent payer une dizaine de dollars pour avoir accès au centre-ville.L'argent récolté sert à financer le transport en commun.Montréal n'est pas Londres, c'est vrai, mais pourquoi ne pas chercher des solutions audacieuses ?Montréal n'est pas la seule à fouiller dans la poche des usagers pour boucler son budget.Longueuil a haussé ses tarifs de 10,9 %, Sherbrooke de 10,1 %, Laval de 10 %, Québec de 4,1 %, etc.Qui va payer pour renflouer les sociétés de transport ?L'automobiliste, a répondu l'ex-mandarin Louis Bernard, qui a été mandaté par Québec pour trouver des solutions au sous-financement chronique.L'automobiliste ne fait pas sa part, a-t-il constaté.En 1991, les usagers finançaient 32% du transport en commun à Montréal ; en 2001, leur part avait bondi à 42 %.Les automobilistes, eux, ne contribuent qu'à 8 %.Pourtant, ils en profitent.Imaginez les ponts et les rues de Montréal sans métro ni autobus ! Bernard suggère de hausser les droits d'immatriculation de 5 $ et la taxe sur l'essence de 1 cent.Ces deux mesures feraient grimper la part de l'automobiliste de 8 % à 11,7 %.Pas la mer à boire.La solution n'est pas très originale, mais c'est ça ou le transport en commun s'en va chez le diable.Arrangez-vous avec vos troubles, arépondu, en gros, lasubtileministre des Transports.patrick dea pdea@lapresse.ca, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS OPINION Ne tirez pas sur le messager ANNE-MARIE DUSSAULT L'auteure est présidentede la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.Certaines réactions publ iques au suicide dramatique de M.Léon Lafleur exigent des précisions sur le travail de journalistes.La première est de faire les distinctions nécessaires quand on met en cause « les médias » ou « les journalistes ».M.Lafleur lui-même, dans sa lettre d'adieu, s'en est pris en bloc à l'animateur de radio André Arthur, au psychiatre Pierre Mailloux et au journaliste André Noël.Il y a là une confusion entre des communicateurs qui ne sont tenus à aucune exigence déontologique particulière et des journal i s tes qui exer cent l eur profession avec rigueur.Le travail des uns et des autres ne répond pas toujours aux mêmes normes.Dans les cas extrêmes, les premiers sont libres de propager insinuations et rumeurs, ils peuvent utiliser leurs tribunes pour régler des comptes, ils peuvent porter des jugements catégoriques sans avoir tous les faits en main, ils n'enquêtent pas sur le terrain.Ils jouissent de la liberté d'expression garantie par nos chartes, mais ce n'est pas du journalisme.Le journalisme, de son côté, répond à des normes déontologiques.Une série de reportages comme ceux d'André Noël sur le traitement réservé aux personnes âgées dans les centres d'accueil est un bon exemple de ce que le journalisme peut offrir à la société.Selon d'autres critiques, l'affaire de Saint-Charles-Borromée ne présente aucun intérêt public.Ce serait un événement particulier, sans portée générale, au pire une manoeuvre médiatique pour augmenter les tirages et les cotes d'écoute.Pourtant, les faits relatés par les journalistes interpellent toute la société.Les citoyens se posent maintenant des questions nouvelles sur la tâche difficile des directions générales dans le domaine de la santé, sur la formation des préposés aux bénéficiaires, sur la situation dans les centres d'accueil etc.Ce qui ne serait qu'un simple cas particulier aboutit à une enquête gouvernementale qui permettra peut-être d'apporter la vue d'ensemble que tous souhaitent.D'autres gens enfin ont nié aux médias le droit de déterminer eux-mêmes ce qui est une information d'intérêt public.Mais si les médias ne choisissent pas euxmêmes l'information qu'ils diffusent, qui le fera ?Les relationnistes dont le mandat est de contrôl er l ' i n f o rma t i o n et de sauvegarder des réputations plutôt que d'étaler la vérité au grand jour ?Les citoyens n'accepteraient pas une information aseptisée aux mains des faiseurs d'images.Malgré son dénouement tragique, l'affaire de Saint-Charles- Borromée doit être évaluée avec une grande prudence sous son angle médiatique.Il faut protéger le journalisme rigoureux, le journalisme d'enquête notamment, car c'est le journalisme qui chaque jour nous informe sur notre société telle qu'elle est, sans fard, même quand elle n'est pas belle à voir.Le racoleur apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Mario Dumont continue de réclamer un temps de parole accru à l'Assemblée nationale.Il en fait une question de démocratie et de « respect ».Encore faudrait-il que M.Dumont démontre à la population qu'il entend utiliser ce droit à bon escient.Au contraire, le chef de l'ADQ s'est acoquiné avec le choeur des lyncheurs de la capitale du scandale.En effet, Mario Dumont, avec une certaine prudence tout de même, s'est fait l'allié d'André Arthur, de Jeff Fillion, de Guy Bertrand et de leurs fidèles pour exploiter le mieux possible l'affaire du réseau de prostitution juvénile.La police de Québec a mis un terme à l'enquête, et de nombreuses accusations ont été portées.Mais Arthur et sa horde continuent de renifler les sacs verts, et voici que Dumont les encourage, s'en fait le porte-parole, dépose leur pétition au parlement, exige la nomination d'un procureur indépendant.Ce faisant, il utilise les mêmes procédés que le roi de la calomnie : n'affirmant rien, il répand les sous-entendus et s'indigne, la main sur le coeur, lorsqu'on ose déplorer des tactiques aussi boueuses.Il ne dit pas que les procureurs au dossier ne sont pas indépendants, mais.Il ne dit pas qu'il y a d'autres personnalités mêlées à cette histoire, mais il a en main certaines « indications ».Il veut seulement rétablir la confiance du public dans la justice, dit-il.tout en s'évertuant à la miner.Le chef de l'ADQ a désespérément besoin de sortir de la pénombre, cela se comprend.Mais jusqu'où s'abaissera-t-il ?À ce niveau-là, en tout cas, une question sur 18, c'est amplement suffisant LA BOÎTE AUX LETTRES Céline Dion, une grande dame Mon fiancé et moi avions décidé de nous évader quelques jours afin de célébrer notre deuxième anniversaire.Étant une inconditionnelle de Céline Dion, c'est autour de cet événement que nous avons planifié notre weekend à Las Vegas.Le spectacle devait débuter à 20 h.Mais à 20 h 10, encore aucune présence de la diva.On se questionne alors car, selon notre expérience de la veille au Cirque du Soleil, il semble y avoir un respect quasi religieux des heures de représentation des spectacles à Las Vegas, car plusieurs performent à deux reprises dans la même soirée.À 20 h 15, la voilà, vêtue d'une magnifique robe noire, toute petite sur sa gigantesque scène.Une voix impeccable, The Power of Love, tout indiquée pour les circonstances.20 h 22, elle tremble, elle pleure, elle explique comment il est difficile d'être sur scène ce soir car elle a perdu son père plus tôt dans la journée.Grand silence dans la salle.Ou presque, car on entend les larmes des spectateurs couler sur leurs joues.À cet instant, on ressent tous l'émotion qu'elle vit et on voudrait la voir annuler sa prestation tant le chagrin est lourd.Mais non, elle ajoute que son père a toujours été son premier fan et qu'elle est certaine qu'il insiste de là-haut pour qu'elle performe ce soir.C'est alors qu'elle reprend son souffle, son courage et dédie le spectacle à son père et promet de donner tout ce qu'elle peut malgré sa peine.Mission accomplie ! À 21 h 50, après 22 chansons interprétées à la perfection, elle tire sa révérence et, comme elle l'indiquait au début du spectacle, s'en va rejoindre sa mère et ses proches au Québec pour quelques jours.On lui a souvent reproché son émotivité mais, aujourd'hui, je veux souligner combien nous et tous les spectateurs avons apprécié sa force.Peu de gens seraient capables de pratiquer leur métier dans les heures suivant l'annonce d'une telle nouvelle.Voilà, c'est ainsi que je voulais partager avec vous cet exemple de courage.Isabelle Maranda Outremont Chez Potemkine L'expression de « village Potemkine » est employée à toutes les sauces.Pour fustiger, par exemple, les démocraties qui n'en ont que l'apparence \u2014par un cruel retour historique, c'est souvent la Russie d'aujourd'hui qu'on désigne ainsi.Mais jamais, sans doute, ne se présentera meilleure occasion d'utiliser l'expression : Élisabeth II a visité, hier, un village nigérian.bâti de toutes pièces pour servir de décor et peuplé de comédiens ! Pour des raisons de sécurité, on a choisi de ne pas promener la souveraine dans le vrai village de New Karu.Lequel est peuplé de vrais Nigérians n'ayant ni électricité, ni eau courante, ni système d'évacuation des déchets\u2014ce qui, en outre, n'est pas un spectacle à offrir à une reine.On eu du pot : la BBC, en tournage dans le coin, venait d'aménager tout près une « place du marché » digne du folklore africain, grouillant de chanteurs en voix, de danseurs colorés, de femmes ornées pilant le mil et d'hommes hilares discutant le bout de gras.Sa majesté est en ville \u2014 pardon, au village\u2014 afin de participer au sommet du Commonwealth qui s'ouvre à Abuja, aujourd'hui, et auquel assiste également le premier ministre Jean Chrétien.L'Histoire se répète, donc, mais pas tout à fait.À l'époque de la Russie des tsars, c'est uniquement à la souveraine Catherine II que le gouverneur d'Ukraine, Grigori Potemkine, voulait cacher la misère en érigeant de faux villages peuplés de moujiks endimanchés.Aujourd'hui, c'est plus compliqué : toute la planète regarde.Il faut donc révéler ce qu'on cache, ce qui peut conduire tout droit à la schizophrénie.Mario Roy PHOTO AP Céline Dion FORUM Pourquoi si peu d'enfants?Nous poursuivons aujourd'hui la publication de courriels que nous avons reçus à la suite de notre appel à tous sur la dénatalité.Le «p'tit Québec» « Mon couple n'est pas assez fort pour avoir un enfant : on est mieux avec un chien.» « Mon corps sera tout détruit.» « Tu dis ça parce que tu viens d'en avoir un.» Ce sont certains arguments que j'ai reçus, il y a quelques mois, alors je discutais avec des collègues concernant la décision d'avoir un enfant (je suis mère d'un trésor inestimable de 8 mois).Sans ajouter que j'ai entendu au moins trois fois jusqu'à aujourd'hui : « Oh, non.ga-ben-ca-si-chu-pas-pogné-assis-à-cotédu- bébé-qui-va-brailler-tout-l'long » lors de nos nombreux voyages en avion.Toutes ces belles réflexions « intelligentes » pour vous dire que le problème, ce n'est pas le côté financier ni la coordination famille-travail, c'est que le « peuple » québécois (ne sommes-nous pas les champions de la dénatalité en Amérique du Nord ?) ne valorise pas les enfants, ni la famille.Ils sont un problème, quelque chose qui change une vie trop radicalement et à laquelle il faut s'adapter.S'adapter au changement, faire des compromis et faire des choix de vie tout en prenant en considération le futur de la société, ce n'est pas le fort des Québécois.Les autres le feront.Égoïstes.Lorsqu'on avouera et réalisera que les enfants, c'est la vie, le futur et la joie pure et totale, peutêtre que l'on s'en tirera mieux.Ce qui m'amène à terminer avec une question : avec quoi vous le bâtissez votre pays ?Élizabeth Francoeur .Wow! une carrière Mon conjoint et moi avons deux petits gars.Je crois que l'avenir du Québec est clairement compromis.Les prochains 30 ans seront assez semblables au derniers 30 ans.Ensuite, il n'y aura plus de travailleurs pour faire rouler l'économie et engranger les fonds de retraite.La cause : l'égoïsme et le besoin de paraître, d'avoir SA carrière.Wow ! quel beau trip : une carrière ! Lève-toi, dépêche-toi, déjeune, auto, réunion, ça va pas assez vite, encore plus vite, une petite réalisation qui devrait te faire jouir quelques minutes, woops un autre rendez-vous, retourne à la maison, bouffe, écoute de la télé et on recommence.J'allais oublier qu'on a deux-trois semaines de vacances par année.Alors, arrêtons de chialer ! Le beau trip.Un sur deux dans une famille qui court comme un fou, il me semble que ça devrait être suffisant.Jannick Brassard .Faire des choix Après toutes ces belles discussions sur la dénatalité et sur la conciliation travail-famille, je crois qu'il y a une chose primordiale que personne \u2014 je dis bien personne \u2014 ne remet en cause mais qui saute à la figure.Il est malheureux de voir que la valeur qui prime le plus aujourd'hui est le « matériel ».Les jeunes couples apportent la raison de la sécurité financière alors que, dès le début de leur carrière, c'est la course à l'achat de la maison, des deux voitures \u2014 neuves \u2014, des meublesluxueux, etc.La chose qu'on ne veut pas voir, c'est qu'il y a des CHOIX à faire.La conciliation travailfamille passe par des choix que certains pourraient trouver impensables mais qui sont incontournables.Philippe Lemoine Saint-Laurent .Pour un «prêt-bourse-bébé» C'est jeune qu'il faut avoir des enfants, quand on est plein d'énergie et naturellement fertile, pas à 35 ans, quand on n'a plus le temps que pour un seul et qu'il faut toutes les ressources d'un laboratoire pour y arriver.Plutôt que de forcer un marché du travail récalcitrant, pourquoi ne pas encourager la grossesse lors des études, concilier là où c'est facile et proposer un généreux « prêtbourse- bébé » ?» Les grands-parents sont alors proches, encore vigoureux.Ils offrent le toit, toute la sécurité nécessaire et peuvent aider à passer les premières années difficiles.Plus tard la carrière ! Plus longues les études.C'est à 16 ans qu'il faut penser à un bébé.Au temps de l'idéal et de l'amour passionné.Patrice Soucy .Un émerveillement continu Issue d'une famille nombreuse (six frères et soeurs), j'ai connu et connaît encore beaucoup de bonheur grâce à eux et à mes parents.Quel plaisir dans nos rencontres et quelle force dans les moments difficiles ! J'ai voulu avoir plusieurs enfants aussi pour perpétuer un tel bonheur.Mais après mon premier bébé, devenu un magnifique jeune homme, le divorce est venu tout arrêter pour un certain temps.Un deuxième mariage avec un homme merveilleux m'a permis d'avoir à 36 ans deux autres enfants extraordinaires.Je me permets, à 49 ans maintenant, de vous dire que vivre avec des enfants et les voir se développer au fil des ans constituent un émerveillement continu quand on le vit, en toute confiance, dans un contexte d'amour.Les couples connaissent-ils le grand pouvoir de leur amour ?La vie n'est pas toujours facile ; c'est tout un travail, jamais terminé, une vraie « job à temps plein ».Mais la vie est belle, encore plus belle en suivant le regard magique des enfants, en particulier celui de nos enfants.Je vous en souhaite plusieurs ! Nicole Bussière PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Josée Bilodeau en compagnie de son conjoint, Frédérice Brosseau, et de leurs deux enfants, Maxime et Sandrine.C'en était trop! JOSÉE B ILODEAU L'auteure résideà Saint-Lambert.J'ai deux enfants et j'aurai bientôt 42 ans.Ma piste est la suivante : se pourrait-il que les jeunes de 25 à 35 ans basent leur décision ou leur indécision d'avoir des enfants en nous regardant aller la langue à terre, épuisés de jongler avec les aléas de la petite famille parfaite qui a tout?De cette petite famille parfaite, j'en étais.Puis.C'était à l'hiver 2001.Mes enfants avaient 4 et 2 ans.Je jonglais avec les balles suivantes : des enfants souvent malades, un mari qui voyagait beaucoup pour affaires, des études en plus d'un travail à temps plein, puis un père gravement malade.Quelques mois plus tard, j'ai passé avec succès l'examen menant à l'obtention du titre de planificateur financier, puis mon père est décédé.Pendant ce temps, le tourbillon de la vie continuait, mais je ne suivais plus.C'en était trop ! J'ai pris un temps d'arrêt pour réfléchir à la vie.Cela faisait quatre ans que je me disais qu'il n'est pas normal pour un enfant de passer la majorité de ses heures éveillées à la garderie.Mes enfants me manquaient.Nous manquions de temps en famille et en couple.J'ai compris que nous faisons des choix.Et là, c'était décidé, j'allais travailler à temps partiel ou pas du tout.Nous allions tous cesser de courir.Les week-ends seraient consacrés à la famille à faire de belles activités.Aujourd'hui, je marche 12 minutes pour aller travailler trois jours par semaine seulement.J'ai considérablement diminué mon niveau d'emploi, mais je me garde un pied dans mon domaine et j'espère toujours pouvoir occuper un poste de planificateur financier à temps partiel.Nous avons revu le budget, mais le temps n'a pas de prix.Nous nous félicitons régulièrement de notre décision.Je crois qu'il faut repenser le marché du travail, qu'il soit moins rigide, avec plus de temps partiel, de temps partagé, d'années sabatiques.Il faut de réelles mesures pour encourager la famille, penser aux travailleurs autonomes toujours plus nombreux, revaloriser la famille, et sans oublier le cas des familles de parents seuls où l'autre a délaissé son rôle de parent.Et aussi, individuellement, faisons nos choix, affranchissons- nous de la quête du matériel.La question de conciliation travail-famille a beaucoup d'implications : la santé physique et mentale des enfants, des parents et des ainés, le succès scolaire, la délinquance etc.C'est important d'y réfléchir et de trouver des pistes, des moyens.Le sujet touche cependant davantage les femmes, car les choix passent plus souvent par elles.Le bon gars, au bon moment LUCIE PELLAND L'auteure habiteà Lachenaie.On ne fait pas des enfants pour augmenter le taux de natalité du Québec, mais bien pour vivre une expérience personnelle enrichissante.La décision d'avoir ou non des enfants en est une de couple, pas un choix gouvernemental.On ne peut pas, raisonnablement, tenter de généraliser ou de trouver des solutions uniformes pour tous.Que ce soit un travail précaire, un horaire de travail incompatible avec une vie familiale, la capacité de procréation du couple ou tout simplement la recherche d'un conjoint qui convienne, les causes de la dénatalité sont probablement aussi nombreuses que le nombre de couples lui-même ! J'ai eu mon garçon à l'âge de 34 ans parce que la vie me le permettait enfin, à ce moment- là.Mon mari et moi avons abandonné l'idée d'un deuxième enfant après quatre ans d'essais infructueux.Aucun incitatif financier gouvernemental ne résultera en grossesse dans notre cas.Bien des femmes veulent connaître la maternité, mais le destin et la vie décident parfois à notre place.À cet effet, la salle d'attente du centre de fertilité (fréquentée pendant un an) était bondée à chacune de mes visites.Avis, donc, est donné à tous ceux qui jugent rapidement et cataloguent les « sans enfant » comme de grands égoïstes profiteurs.On fait notre possible avec ce que la vie nous donne.Pas plus, pas moins.Le destin fut généreux à mon endroit et j'en suis très reconnaissante.Le seul facteur déterminant en ce qui me concerne fut la rencontre, à 32 ans, du bon gars, au bon moment.Sans lui, je serais probablement, aujourd'hui, célibataire et sans enfant, et ce par choix.et tous les crédits d'impôts du monde n'y auraient rien changé ! Finalement, le bonheur de mon fils de six ans me confirme que mes choix furent judicieux.J'ai déniché pour mon enfant, selon ses dires, le meilleur papa au monde.Une aubaine pour l'État MARTINE CLÉMENT L'auteure habiteà Blainville.Quand nous avons voulu fonder une famille, mon conjoint et moi avons décidé que pour le bien des enfants, je resterais à la maison le temps qu'il faudrait.À partir de ce moment, toutes nos décisions ont été influencées par cette décision (prix et dimensions de la maison, choix de la voiture, etc.).Nous avons vendu la voiture et utilisé le transport en commun pendant un an pour économiser en vue de l'achat de la maison.Nous avons acheté la maison il y a quatre ans.Il faut maintenant décider si nous aurons un troisième enfant ou si j'intègre le marché du travail.Étant donné que j'ai déjà 28 ans, que je n'ai pas d'économie (placements, REER, etc.), que je n'ai jamais cotisé à un régime de retraite privé ou gouvernemental et que rien ne me garantit que j'aurai droit au régime de rente de mon conjoint.je dois être prudente, rien n'est éternel aujourd'hui, ni les mariages, ni les lois.Alors que me recommande mon gros bon sens ?Un troisième enfant ?J'aimerais bien, mais il y a quand même une limite aux sacrifices qu'une mère peut se permettre.Si seulement on pouvait reconnaître le travail que j'ai fait à la maison (au même titre que l'aurait fait une éducatrice en garderie).Je ne parle pas de rémunération, seulement de reconnaissance de la part de l'État.Si l'État cotisait à un régime de retraite pour les mères qui décident de rester à la maison, il me semble que ce serait déjà un premier pas dans la bonne direction.Je ne demande pas de subvention pour la garde de mes enfants, pas de prestatons de chômage ni d'assistance sociale, mais seulement qu'on donne la chance aux parents d'élever eux-mêmes leurs enfants à la maison.Vous pouvez lire tous les courriels que nous avons reçus à www.cyberpresse.ca/opinions à compter d'aujourd'hui . Livraison de cadeaux GRATUITE POLITIQUE PUBLICITAIRE: Là où des rabais ou crédits de programmation sont indiqués, toutes les taxes devant s'appliquer sont calculées et doivent être payées sur le prix avant rabais ou crédit.Les frais d'affranchissement appropriés doivent être payés pour les remises postales.Les remises payables en dollars américains sont sujettes aux fluctuations dans la valeur des devises et peuvent faire l'objet de frais de traitement par les banques canadiennes.Future Shop n'est pas responsable des remises postales des fabricants.Ladisponibilité des produits varie selon le magasin.©2003, Future Shop.Tous droits réservés.Le présent document ne peut être reproduit ni en tout ni en partie, ceci incluant l'information sur les prix, sous quelque forme que ce soit et par quelque procédé que ce soit sans l'obtention préalable d'une autorisation écrite de Future Shop.Les prix, produits et offres annoncés par l'Inter Boutique de notre siteweb peuvent différer de ceux offerts dans les magasins Future Shop.Cartouche d'encre noire BCI-24 BCI-24BL CodeWEB: 10011410 Cartouche d'encre noire BCI-3eBK BCI-3EBK CodeWEB: 19805600 Papier photo glacé plus de 4 po x 6 po Paquet de 50 PP-101 CodeWEB: 10033157 Papier photomat de 8,5 po x 11 po Paquet de 50 MP-101l CodeWEB: 10033158 Imprimante i860 4800 x 1200 ppp Impression jusqu'à 23 ppm en noir et 16 ppm en couleur Photo sans cadre de 4 po x 6 po Véritable impression de photos en 4 couleurs i860 CodeWEB: 10035192 Imprimante CP-300 Produisez des impressions franches et vibrantes Imprime directement à partir des appareils photo Pict Bridge Résolution d'impression jusqu'à 300 ppp Imprime des cartes postales 4 x 6 sans cadre CP-300 CodeWEB: 10031982 Imprimante photo i900D Affichage de 2 po à ACL Éditez, pré-visualisez et imprimez sans l'aide d'un PC Imprimez à partir de la carte de mémoire de votre appareil photo Six réservoirs d'encre photo individuels i900D CodeWEB: 10037201 Capturez vos souvenirs des Fêtes avec Canon Technologie évoluée à gouttelettes micro-fines imprimant jusqu'à 4800 x 1200 ppp Le système à réservoirs intelligents de Canon vous permet de ne remplacer que les couleurs dont vous avez besoin Technologie Pict Bridge permettant la communication entre les appareils photo et les imprimates Imprimante à bulles d'encre i470D Résolution d'impression jusqu'à 4800 x 1200 ppp Jusqu'à 18 ppm en noir et 12 ppm en couleur Imprimez directement d'une carte de mémoire i470D CodeWEB: 10028440 Appareil photo numérique 2,0 méga-pixels Zoom optique de 3x Mise au point automatique intelligente en 5 points par TTl Mode cinéma avec fonction audio A60 CodeWEB: 10027002 Ens.cadeau d'appareil photo numérique et d'imprimante photo MC 479,98$ - 20$ remise postale de l'ensemble - 60$ rabais instantané=399,99$ UGS de l'ensemble: 1003870 APRÈS RABAIS ÉPARGNEZ 80$ L'ENS.(Appareil photo non inclus) (Appareil photo non inclus) (Appareil photo non inclus) Boîte pour cadeau incluse avec chaque carte cadeau Prix et produits en vigueur du 5 au 11 décembre 2003.Taxes applicables sur prix et paiements avant rabais et crédits de programmation.3189929A "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.