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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts + Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 2003-12-06, Collections de BAnQ.

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[" 120 pages 19,95 $ www.ed i tions b o r e al.qc .ca Les dessins de Serge Chapleau, caricaturiste à La Presse, la meilleure façon de garder un bon souvenir de l'année écoulée.L'année CHAPLE2A00U3 Venez rencontrer Serge CHAPLEAU le samedi 13 décembre de 14 h à 15 h 30 À la librairie RAFFIN, 6330, rue Saint-Hubert, Montréal 3185072A ÈVE DUMAS Les célèbres amoureux de la pièce Tristan et Yseult, présentée au TNM, seront incarnés par les comédiens Stéphane Gagnon et Evelyne Rompré.La Fanatique (Geneviève Laroche) les surveille.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © LOFT STORY LES MURS DU LOFT ONT DES YEUX ET DES OREILLES PAGE 2 DISQUES NOTRE CRÈCHE MUSICALE PAGE 10 Il pourrait y avoir un certain battage autour de la prochaine production du Théâtre du Nouveau Monde.C'est qu'une aura de sensualité, de sauvagerie et, pourquoi pas, de succès se dégage du Tristan et Yseult que signe Pierre-Yves Lemieux.Pour bien défricher ce terrain mystico-mythique, La Presse a interviewé cinq artisans du spectacle travaillant tant sur la scène que dans les coulisses.T R I S TAN E T Y S E U LT i certaines entrevues d'avant-première sentent parfois la mise en garde, les artistes se dédouanant d'avance pour l'échec de leur spectacle, il n'en est rien au TNM par les temps qui courent.Soudée et complice, l'équipe de création de Tristan et Yseult ne cache pas son enthousiasme.Attention, c'est contagieux.Le spectacle est attendu.N'en déplaise aux deux interprètes principaux, Stéphane Gagnon et Evelyne Rompré, qui ont déjà assez de pression à gérer.«J'ai entendu beaucoup de gens dire qu'ils avaient hâte de voir ça, admet avec une pointe d'angoisse Evelyne la Blonde.Les gens ont tous leur idée de ce qu'est l'histoire de Tristan et Yseult.» Ils pourraient être surpris.«Ce qu'on joue, ce n'est pas le roman (NDLR: il y en a eu d'innombrables versions, dont celles, datant du siècle dernier, de Joseph Bédier, d'André Marie et de René Louis).C'est vraiment la version de Pierre-Yves, poursuit Evelyne Rompré.Il y a de tout là-dedans: du romantisme, de la sensualité, de la sauvagerie, de la tristesse, du tragique.» Mais attention.On n'a plus le romantisme qu'on avait.«Notreromantisme, affirme Stéphane Gagnon, est plus hard, plus trash, moins fleur bleue.» «En 2004, on a une soif de sacré essentielle et pas quétaine, croit la metteure en scène Alice Ronfard.Est-ce qu'on peut avoir le droit d'être ému, d'avoir des feelings?On est tellement business, carrés dans nos relations amoureuses.De voir des gens qui ne font que s'aimer, ça fait du bien.C'est une pièce qui raconte à quel point on a besoin de cet absolulà.Même si on sait très bien que dans la vie, ça ne marche pas, il y a 90 % des gens qui ne voudraient que pouvoir s'enchaîner les uns aux autres.» Tristan et Yseult d'hier à aujourd'hui Ce n'est pas une mince affaire que de s'atteler à l'adaptation d'un des mythes que la littérature a le plus souvent réécrits.L'auteur, traducteur, metteur en scène y a consacré deux années.Il y avait étémandaté par Lorraine Pintal, directrice du TNM qui voulait voir la légende médiévale portée à la scène.Àsa scène.> Voir TRISTAN en 6 ARTS ET SPECTACLES LOFT STORY Quand les murs savent tout HUGO DUMAS TÉLÉVISION Quiz éclair : essayez d'identifier le lofteur ou la lofteuse qui a prononcé ces bonnes et belles paroles.Indice : une personne peut avoir dit plus d'une phrase.Voici la liste: a) « J'ai l'impression de faire partie de la décoration.» b) «C'est quoi ça, une coquille Saint-Jacques ?» c) « C'est sa façon politiquement directe de le dire.» d) « Il faut être plus intelligent que le bout de son nez.» e) «Mes batteries sont finies ?Je ne comprends pas, je ne parle jamais.Et ce classique.f) « La tente à cul, ça va opérer en maudit, mon homme, c'est garanti.» Les réponses sont : a) Nadia b) Mélanie c) Hugues d) Mélanie e) Nadia f) Hugues Dans les coulisses de Loft Story, les membres de la production connaissent toutes ces réponses, car depuis le début de l'émission, ils inscrivent les citations cocasses des lofteurs sur un grand mur dans la régie.Et après 63 jours de diffusion sans arrêt, le mur est pratiquement tout noirci.Loft Story se termine demain soir, avec quatre finalistes sur les rangs : Samuel, Hugues, Julie et Brigitte.En direct, un couple parmi eux se verra remettre un chèque de 100 000 $ et d'autres prix.Qui gagnera ?Dans les coulisses du loft, les murs n'ont pas que des yeux, ils ont aussi des oreilles.Lors d'une visite cette semaine, l'équipe de production nous demandait de chuchoter, tandis que nous observions, à travers les miroirs sans tain, Samuel, Hugues, Brigitte et Julie, qui peignaient sagement.C'est que les lofteurs entendent tous les bruits sourds, même si un mur nous séparent d'eux.Le loft a été aménagé dans les studios Ciné-Cité de Saint-Hubert, au beau milieu d'un ancien gymnase de l'armée canadienne.Autour du loft, il y a d'étroits corridors drapés de rideaux noirs : c'est dans cet espace que les techniciens circulent.Chacune des pièces du loft est percée de plusieurs fausses fenêtres, où sont installées les différentes caméras.En se baladant d'une fenêtre à l'autre, on a l'impression d'être au zoo ou à l'aquarium: on regarde et on espère voir quelque chose bouger.Bizarre, bizarre.Le retour de l'authenticité À la barre du talk-show hebdomadaire de Loft Story, Renée-Claude Brazeau dit avoir adoré son expérience.« J'ai beaucoup aimé ça.Si je ne l'avais pas animé, j'aurais fait comme pendant Star Académie : je l'aurais tout écouté et j'aurais appelé l'animatrice tous les jours pour savoir ce qui se passait », expliquet- elle.C'est que l'animatrice est une boulimique de téléréalité, un phénomène qui, selon elle, a ramené l'authenticité au petit écran.« Il n'y a presque plus d'authenticité à la télévision.Dans les talk-shows, les chanteurs chantent les mêmes chansons et disent les mêmes choses.Je pense que les gens sont curieux des vraies affaires.Pourquoi regarder un téléroman écrit pour représenter la réalité alors que l'on peut regarder la réalité ?» demande Renée-Claude Brazeau.En 63 jours, un des moments qui a le plus marqué l'équipe est le départ, au 18e jour, des lofteurs Yanick et David.« On a eu peur qu'il y ait une hémorragie », dit Renée- Claude Brazeau.« On a paniqué pendant environ deux heures », ajoute Philippe Fehmiu, l'animateur de la quotidienne.L'alcool ne coulait pas à volonté dans le loft, comme c'était le cas en France.Ce qui n'a pas empêché la Régie des alcools, des courses et des jeux de déposer une plainte au CRTC après la diffusion de l'épisode où Marie-Laurence calait de la bière.« C'est un organisme (la Régie) qui encourage le jeu et il y a des familles qui ont été brisées par le jeu.Mettons que le messager n'était pas très crédible », soutient l'animatrice.Sur la lofteuse Mélanie, qui confiait à La Presse que la production avait fait d'elle un monstre en ne présentant que des extraits où elle parlait dans le dos des autres, les animateurs maintiennent leur point.« On a montré ce qu'elle a dit », indique Renée-Claude Brazeau.« Et on l'a protégée à maintes reprises.On avait une banque de choses qu'elle a dites sur sa famille et sa soeur, des choses qui auraient pu avoir des conséquences dramatiques, mais on ne les a pas montrées.On a fait attention », complète Philippe Fehmiu.Y a-t-il eu des erreurs dans le casting des lofteurs ?« Tous les lofteurs ont apporté quelque chose au loft, même Nadia, répond Renée-Claude Brazeau.Il n'y avait pas de recette.On a travaillé à partir de ce qu'on avait.» L'animatrice dit avoir insisté pour ne pas qu'il n'y ait que du beau monde dans le loft.« Dans un monde idéal, j'aurais choisi des lofteurs plus vieux », note-t-elle.Et si le casting du loft était entièrement blanc et francophone, c'est tout simplement parce que 98% des gens qui ont participé aux auditions étaient blancs et francophones, selon l'animatrice.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE© Depuis le début de l'émission, les deux animateurs de Loft Story, Philippe Fehmiu et Renée-Claude Brazeau, ont observé les faits et gestes des lofteurs, ici Brigitte, à travers les nombreux miroirs sans tain qui permettent aux caméras de filmer.On a l'impression d'être au zoo ou à l'aquarium: on regarde et on espère voir quelque chose bouger.Bizarre, bizarre.Le Québec sous la « tente-à-cul » DANIEL LEMAY BILLET Pendant quelques jours, début novembre, « Loft Story» a dépassé « sexe ».Vrai comme vous êtes là ! Puis les choses sont revenues à la normale : « sexe » a repris sa place comme mot-clé le plus fréquemment utilisé sur la Toile du Québec, apprend- on dans le portail branchezvous.com.Immédiatement suivi de « Loft Story », du nom de l'émission de télé-réalité qui fait les belles heures de Quatre Saisons.Pour votre gouverne, sachez que, cette semaine, les autres mots-clés les plus utilisés sont, dans l'ordre : « Horoscope » (les Poissons risquent de rencontrer une Vierge qui a connu la soeur du chum de l'un des gars de Loft Story), « Noël» (avez-vous hâte de jouer à Trouvez la bitch ?), « Recettes » (Vous cherchez la solitude ?Servez la sauce à « spagat» de Julie de Loft Story), « Loto-Québec » (à une sur six, vos chances de gagner 50 000$ sont meilleures dans le loft qu'au 6/49).Occupation double, l'émission de téléréalité de TVA, arrive en septième place.Sexe-Loft Story, Loft Story-sexe, donc.Le Québec ne risque pas de s'égarer dans ses priorités.Le voyeur québécois moyen, toutefois, n'a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent, malgré les beaux efforts du « propriétaire du loft », de sa concierge, de son portier et de son psy frisé qui n'ont eu de cesse, chacun à sa façon, de mousser le côté olé-olé de ce « jeu de séduction ».Dimanche encore, le disciple d'Esculape n'expliquait-il pas au bon peuple que les filles du loft, « à force de se faire pelotter », en arrivaient, faute de relations complètes, à développer un «engorgement vulvaire ».Nous direz-vous demain, bon docteur « Maillet », quel est le pendant masculin de cette douloureuse condition?Une autre que «le Québec n'a pas vu venir », pourrait encore dire Philippe Fehmiu, le doorman le plus connu depuis Claude Landré.Ce qu'il a vu venir, par contre, le Québec, c'est Renée-Claude Brazeau qui se croit souvent obligée de souligner la « classe » de l'émission qu'elle anime.Après sa petite gêne du début, Ma'am Bras-Hauts a vite pris ses aises sur le grand plateau dominical où elle navigue \u2014 certains dimanches, plutôt bien, il faut le dire \u2014 entre les lofteurs évincés, les familles éplorées, la soeur jumelle hystérique, les invités-plogues et le loft où règnent immanquablement nervosité et tension.L'animatrice, lit-on dans le numéro 2 de Loft Story \u2014 Le magazine officiel, écrit elle-même ses textes et passe la semaine à les apprendre.Deux de ses textes ont retenu notre attention.À Jean Pagé de 110 % qui venait de visiter le loft, elle a demandé: « Vouliez-vous y pénétrer ou vous faire pénétrer ?» Texto.À Steve, le premier évincé à qui on présente une blind date sur le plateau : « Peut-être que tu vas puncher ce soir au Marriott.» Question, avec choix de réponse multiples (parce qu'on est gentil) : quelle classe donnez-vous à Renée-Claude Brazeau?A)5e année A; b) économique ; c) sociale ; d) à part ; e) aucune.Le génie de Loft Story, bien sûr, est ailleurs.C'est d'abord de faire beaucoup avec peu d'« action » : voilà le travail du scénariste et des trois scripteurs.La production peut répéter que « rien n'est écrit », il est permis d'en douter.Prenez Hugues, qui va peutêtre sortir de là demain « avec pas de blonde », mais plus riche de 50 000 $.Un soir, il répète à ses compagnons que lui, il est « politiquement direct »; une autre fois, après un long monologue au cours duquel il compare l'amour et le pâté chinois, il s'interroge sur la clarté de cette «métamorphose ».Il voulait dire «métaphore », nous dira Mme Brazeau.Akay.Debout, devant les draps montés par Mélanie qui veut soustraire leurs ébats à l'oeil de la caméra, le même Hugues, plus poétique que jamais, parlera d'une « tente-à-cul ».Le Bleuet tatoué a-t-il pensé à tout ça tout seul ou lui a-t-on soufflé à l'oreille?Il ne faut pas sous-estimer l'étendue de l'apport extérieur.Cette semaine, le « propriétaire du loft» a invité les finalistes à peindre chacun une toile qui sera vendue à l'encan, demain au Téléthon de la recherche sur les maladies infantiles (à TQS, évidemment).On a entendu les lofteurs nous expliquer longuement leurs oeuvres respectives mais, en deux soirs, on n'en a vu aucun tracer la moindre ligne sur sa toile.Curieux.Quant à l'apport extérieur visible, il faut voir qu'il est le résultat d'ententes promotionnelles avec de gros joueurs, sans parler de l'immense effort de promo-maison de Quatre Saisons qui y a engagé Caféïne, Mongrain, Flash (ce showlà se meurt) et Brathwaite qui fait la même blague (platte) tous les soirs depuis le début, à Fun noir : « C'est bon, hein, Loft Story ! Ga', ga' si est cochonne, elle ! » CKOI, la grosse machine, a diffusé une émission enregistrée dans le loft au début de la série et a reçu chaque lundi le participant évincé ; le 96,9 a aussi une section spéciale Loft Story sur son site web.Mathieu, le chanteur de brasserie qui sait quatre accords de guitare, va chanter en première partie de Marie-Chantal Toupin au Saint- Denis, « gracieuseté » du puissant Groupe Spectacles Gillett (Centre Bell), le producteur du spectacle.Etc.La seule du groupe qui a des chances de durer, comme artiste, est Brigitte.Pas juste parce qu'elle va gagner, mais parce qu'elle dépasse tous les autres en talent de comédienne (sa formation), en sensibilité et en intelligence.Mais tous sont déjà « connus » et reconnus.C'est ce que voulait Mélanie Chose, l'ingénieure qui a raté ses cours de diction.C'est fait : la voilà reconnue comme la bitch intégrale du loft, sinon de Quatre Saisons, un titre que l'on croyait acquis à jamais à Madame Michèle Richard.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE© La seule du groupe qui a des chances de durer, comme artiste, est Brigitte.Elle dépasse tous les autres en talent de comédienne, en sensibilité et en intelligence. ARTS ET SPECTACLES \u2014 L'équipe des Arts + Spectacles ENTRACTE La rubrique qui, comme Paul Arcand, dit les vraies choses PHOTO AFP PHOTO RÉMI LÉMÉE, LA PRESSE © PHOTO DENIS COURVILLE, LA PRESSE © PHOTO I.DEMERS, LA PRESSE © DÉCOMPTE Le temps qu'il a fallu à la justice lituanienne pour accuser Bertrand Cantat (chanteur de Noir Désir) de l'homicide de Marie Trintignant: 129 jours, soit 60 de plus qu'il en a fallu à Nadine Trintignant pour publier un livre sur le décès de sa fille, et 128 de que plus pour accuser l'ex-joueur de football Tommy Kane, du meurtre de sa femme à Montréal.DANSEUSE DE POIDS La Russe Anastasia Volochkova a réintégré, cette semaine, la troupe du Ballet Bolshoï, après une bataille en cour de deux mois.La ballerine avait été congédiée à cause de son poids.Il est, paraît-il, difficile de lui trouver un partenaire de danse.Il faut dire que la belle de cinq pieds et six pouces pèse 110 livres.Son retour au sein de la troupe ne garantit toutefois pas son retour sur les planches.VERGES DÉPLOYÉES Vous connaissez Vanessa Gold et Rocky?Ils ont un parcours un tantinet similaire à celui de Mélanie et Hugues de Loft Story: bécotage et minouchage devant des caméras dans une émission de téléréalité.Vanessa et Rocky sont les gagnants de Pornstar Académie (diffusée sur Internet).Leur prix?Pas 100 000$, mais un bal érotique dans un club de Montréal, mercredi dernier.Édifiant.ILS, ELLES ONT DIT.\u2014CÉLINE BONNIER, sur sa vie privée, à Elle Québec «Je suis comme une louve qui protège son intimité.Je ne comprends pas ce besoin des gens de s'approprier la vie des vedettes, de les déposséder, de leur arracher chaque instant afin de tout savoir sur eux.Pourquoi devrais-je parler de la couleur des bobettes de mon ?» \u2014GILLES PROULX, animateur du Grand Journal du midi (TQS), à Christiane Charette «Les ingrédients qu'on veut nous faire couvrir en information n'ont plus les mêmes calories., c'est des calories vides.» \u2014BEN MOODY, ex-guitariste d'Evanescence, à la question d'un journaliste du magazine Blender: «Le meilleur sexe que vous ayez jamais eu?» «Moi-même! Soyons franc: personne ne sait comment satisfaire nos désirs sexuels mieux que nous-mêmes.» \u2014NICOLA CICCONE, à Palmarès «Des policiers m'arrêtent parfois pour me demander des autographes.» \u2014RÉAL BÉLAND, à La Fureur, lors de l'émission spéciale «Confrontation Véronique Cloutier-Sébastien Benoît» «Sébastien, tu es comme un lutteur méchant, ce soir.Tu dois perdre.» HÉROS ET ZÉRO > LE HÉROS : CORNEILLE Le chanteur québécois d'origine rwandaise a chanté six soirs à guichets fermés au Nouveau Casino, à Paris (salle de 400 places).La vie semble soudainement très belle pour celui qui a eu la volonté de repartir à zéro, il y a 10 ans, après avoir vu sa famille se faire tuer, à quelques pouces de lui, lors du génocide au Rwanda.> LE ZÉRO : JACK STRAP de SUMMUM Encore une fois, Jack Strap (et toute l'équipe rédactionnelle) de Summum, le magazine québécois pour ces messieurs fait dans la prose de bas étage, dans son troisième (et on l'espère) dernier numéro.«Comment convaincre ta blonde qui vient de s'acheter un rasoir à jambes de ne pas te trimmer les poils de poche?» Si au moins c'était drôle.Réal Béland chum Story Loft PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE© Cette année, les membres de La Volée d'Castors ont donné une centaine de concerts au Canada, en Angleterre, en Écosse, en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Japon, en Malaisie et en France, devenant l'un des groupes québécois les plus en demande à l'étranger.La Volée d'Castors Castors migrateurs ALAIN BRUNET Depuis sa fondation en 1992, La Volée d'Castors s'est bricolé une belle réputation.Renommée internationale de surcroît, ce qui justifie amplement le titre d'un quatrième album: Migration.En 2003, la formation québécoise a parcouru l'Angleterre, l'Écosse, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon, la Malaisie, la France et le Canada, pour y donner une centaine de concerts.Ce qui lui a d'ailleurs valu une nomination au Gala de l'ADISQ, catégorie « artiste s'étant le plus illustré hors Québec ».À la mi-octobre, les bardes sont rentrés au bercail afin de préparer le lancement (mardi dernier) de leur production sous licence chez La Factrie, étiquette trad du groupe Larivée-Cabot- Champagne également propriétaire du respecté label La Tribu.Sauf Steve Boulay, mandoliniste et violoneux du Cap Desrosiers, élevé dans un îlot de demeures plantées au coeur du parc Forillon (ses habitants avaient naguère échappé à l'expropriation), les membres de La Volée d'Castors sont Lanaudois.Tous issus de villages en périphérie de Joliette.« Lorsque nous donnons des interviews en Australie, nous disons venir de Montréal, car il faut mettre le doigt sur la map.Lorsque toutefois nous sommes à Montréal, nous savons que chacun peut mettre le doigt sur nos villages », explique Mathieu Lacas, fier violoneux de Sainte-Marie-Salomé.«À l'extérieur du pays, ajoute-t-il en outre, on nous associe davantage à la musique celtique qu'à la francophonie.On aurait cru que la France nous aurait davantage accueillis que les pays anglo-saxons mais.hormis la langue d'expression, notre musique est finalement plus proche de celle des Écossais et des Irlandais.» Steve Boulay renchérit : « Cette musique marche mieux chez les Anglos, d'autant plus qu'on la joue différemment.Entre autres au plan rythmique, notre contribution est différente.» Le musicien parle du fameux jeu de pieds issu de la gigue, de cette podorythmie pour reprendre l'expression popularisée par Alain Lamontagne.« Chez nous, explique Boulay, taper du pied assis sur une chaise, c'est du commun.Mais quand on le fait au Japon, ça devient l'attraction principale; ils sont des dizaines au pied de la scène à nous filmer avec leurs caméras numériques ! » Mathieu Lacas ajoutera que la barrière des langues n'existe pas pour un band traditionnel comme La Volée d'Castors : « Hors du Québec, et même dans les autres pays francophones où l'on a souvent du mal à nous comprendre, c'est la musique qui l'emporte.La Volée d'Castors donne toujours un spectacle très énergique, très festif.Nous voulons que le toit saute, nous arrivons toujours à transmettre notre joie et notre énergie au public.» Les migrations de La Volée d'Castors ont commencé il y a quatre ans, raconte Lacas : « Nous étions allés à Cleveland pour un spectacle promotionnel organisé par la Folk Alliance, un organisme américain qui regroupe producteurs, promoteurs et musiciens associées à la musique traditionnelle.Nous étions allés aussi au Womex, la plus grosse foire des musiques du monde en Europe ; tout un réseau de producteurs et d'agents nous avaient alors ouvert leurs portes.» Sur la trotte depuis lors, La Volée d'Castors a forcément côtoyé des représentants de toutes les musiques du monde mises en relief dans les festivals auxquels la formation a participé.« De nos expériences vécues cette année en Australie et en Nouvelle- Zélande, où nous avons joué aux festivals WOMAD (un concept initié par Peter Gabriel), nous avons ramené beaucoup d'influences.Idem pour le Rain Forest Music Festival de Malaysia.Nous y avons été traités aux petits oignons.Ce nouveau disque, en fait, est notre carnet de voyage, car nous avons créé ces pièces pendant cette longue tournée », souligne Steve Boulay.En tournée, la composition des reels (pour la plupart originaux) et l'adaptation des chants traditionnels avaient été précédées d'une recherche purement locale.Ainsi La Palette fut apprise chez monsieur Jean-Paul Guimond ; La Belle Province fut transmise par Ubald Boulay ; M'en revenant de Saint-Denis, Tristesse et Caressons la bouteille furent débusquées chez la famille Landry ; Prince Eugène faisait partie de la récolte de Jacques Labrecque ; Les Coucous a été transmise par Jean Cantin.Mathieu Lacas explique le processus : « Nous nous efforçons de trouver ces chansons rares dans les familles, nous les enregistrons sommairement.Nous essayons ensuite d'en découvrir les rimes originelles, nous les adaptons au goût du jour.Nous pouvons même pousser l'audace jusqu'à en traficoter les airs.Nous y ajoutons ensuite des instruments exotiques \u2014 bouzouki, sitar, percussions cubaines et brésiliennes, nyckelharpa, des instruments joués par des invités tels André Dupuis, Jean-François Bélanger ou Michel Dupire.» Sauf exception, les reels de la Volée sont composés : « C'est là que La Volée d'Castors se démarque des autres formations, soutient Steve Boulay.La musique traditionnelle québécoise étant elle-même une musique de migration, on peut fort bien accompagner nos reels de percussions afro-cubaines, de la même façon que nous pouvons taper du pied sur de la salsa.Mathieu Lacas précise davantage : « Nous incorporons parfois des rythmes plus complexes que ceux généralement admis dans la musique traditionnelle d'ici; des 6/8, par exemple, ou même un 7/8 dans la pièce UBC.Sans vouloir changer les fondements de la musique trad du Québec, nous aimons la faire évoluer.Nous nous ouvrons sur les musiques du monde tout en restant sur une solide base traditionnelle québécoise.Ajoutons que Migration a été enregistré à Joliette au studio de Denis Fréchette (ex-Bottine Souriante), assisté de Martin Lessard, l'ingénieur du son qui tourne avec la Volée.Le groupe peut ainsi prétendre faire partie du peloton de tête de la musique trad du Québec, aux côtés des Batinses, de la Bottine Souriante, des Charbonniers de l'enfer, d'Yves Lambert (comme un seul homme) ou de Mes Aïeux.« À leur manière, ces artistes font aussi évoluer la musique traditionnelle.Il faut voir le trad comme une forme vivante au même titre que le rock.» « Rigodons, vous savez, ça ne fait pas partie de notre vocabulaire », tranche Steve Boulay.Et volée de castors?D'où vient cette mystérieuse expression?Un vieux gag de Lanaudière, nous apprend-on sur le site Internet du groupe : « Lorsqu'on discute avec des gens à l'extérieur, on les interrompt brusquement et on leur dit, en pointant le doigt au ciel : « Hé , regarde une volée de castors dans le ciel ! » Castors migrateurs, il va sans dire.LA VOLÉE D'CASTORS sera en spectacle, dans la région montréalaise : le 13 décembre à Saint Jérôme, le 19 au Cabaret du Musée Juste pour rire, le 20 au cégep Lionel Groulx, le 27 au Vieux Clocher de Magog.«Hors du Québec, et même dans les autres pays francophones où l'on a souvent du mal à nous comprendre, c'est la musique qui l'emporte.» ARTS ET SPECTACLES Andrée Pelletier Tous les chemins mènent à Télé-Québec ISABELLE MASSÉ À la première poignée de main, elle est réservée.Mais très vite, son rire retentit et la timidité se dissipe.Andrée Pelletier, la nouvelle directrice du développement des programmes de Télé-Québec (depuis lundi), est volubile et chaleureuse.Les pantalons et le col roulé noirs, le foulard bien placé sur les épaules lui vont à ravir, mais on l'imagine davantage en tenue décontractée.Comme dans sa maison de Sutton, où elle réside depuis sept ans.Où elle écrit, sculpte et peint.Mais fini le travail à la maison ! La vie a changé du tout au tout.D'un coup.Désormais, Andrée Pelletier doit se taper l'autoroute 10, matin et soir, jusqu'à Montréal.«À ma première journée de travail, je me suis perdue dans la bâtisse de Télé-Québec.Comme une fillette à son entrée à l'école ! » Impossible, pour elle, de dire de quoi sera fait son nouvel emploi.Trop tôt.« Donnez-moi six mois.J'arrive ici l'esprit ouvert.Je vais devoir accueillir les projets et les mener à bien, mais pour l'instant, je suis en formation.C'est gros.J'ai les oreilles grandes ouvertes et la bouche fermée.Je suis à recouvrir mes cahiers d'école.» Qu'est-ce qui a poussé la scénariste qu'elle était encore il y a cinq jours à accepter un tel poste à la télé publique ?« J'ai pensé deux mois avant de dire oui à la proposition de Louise Gendron (directrice des programmes de Télé-Québec).Arrêtez d'écrire ?De créer ?Mon Dieu.D'autant plus que j'étais embarquée dans des projets fantastiques.Mais quand on t'offre un tel poste, c'est difficile de dire non.J'ai eu plusieurs incarnations.En voilà une autre ! » Un C.V.bien rempli On doit à Andrée Pelletier les scénarios de la télésérie Blanche (coscénarisée avec sa soeur Louise Pelletier) et la version finale de la télésérie Harmonium.Des documentaires également (Méchante belle-mère).Mais avant toute chose, Madame la directrice a été comédienne.Son premier rôle ?Dans le film Les Mâles, avec Donald Pilon.Oui, Les Mâles.On ose la question à 100 $ : « Est-ce vous la nymphe qui accomplissait toutes les tâches ménagères du campement de ces messieurs dans le costume d'Ève ?» \u2014 Oui ! répond-elle sans hésitation et en éclatant de rire.J'ai joué nue les trois premiers jours de tournage ! \u2014Et son premier rôle vêtue ?\u2014Dans une pièce de théâtre, à Stratford.Elle a joué au théâtre, au cinéma et à la télévision pendant 30 ans.«À la fin des années 80, je tournais à la fois dans Les Tisserands du pouvoir et dans un film à Terre-Neuve.Quand je suis rentrée chez moi, je me suis dit : je ne veux plus être personne d'autre ! Je vivais les blessures de mes personnages.Et je trouvais difficile de ne pas avoir de contrôle sur le produit final des oeuvres.Je voulais décider.J'ai alors réalisé un court métrage que j'ai présenté au Festival de Cannes.Convaincue que j'étais réalisatrice, je suis retournée à Terre-Neuve tourner un long métrage, pendant 29 nuits sur un bateau.Ce fut dur ! Réaliser (des fictions) ne m'intéressait plus.C'était comme faire de la peinture avec 40 personnes qui te tiennent le bras.» Le documentaire et la scénarisation lui convenaient mieux.jusqu'au jour où elle s'est « écoeurée» du milieu.«Trois ou quatre mauvaises tournures de contrat m'ont poussée à tout arrêter.Je suis alors retournée à mes premières amours : la sculpture et la peinture.Puis, j'ai déménagé à la campagne.Tranquillement, on a recommencé à m'appeler et j'ai recommencé à dire oui.Dès lors, je n'ai accepté que ce qui me plaisait.» Compte-t-elle redéménager en ville ?Jamais ! « Trop de bruit, trop de lumière.Avant, j'étais urbaine.J'allais à la campagne, les week-ends, et je traînais un bloc de ciment ! Mais je suis rapidement devenue une vraie fille de campagne.J'aime le voyagement et le sas de décompression qu'est l'autoroute 10.» Impossible de déménager pour celle qui s'implique à fond, depuis quelques années, dans la vie culturelle de Sutton où, avec une grande amie de la famille, elle a ouvert une maison de la culture.« C'est plaisant d'habiter en région et de travailler à Télé- Québec.Beaucoup de gens ont des préjugés sur les régions.Pourtant, à Sutton, il y a beaucoup de choses à faire.Et l'art est accessible à tous.» PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE© Après avoir été comédienne, réalisatrice et scénariste, Andrée Pelletier, la fille de feu Gérard Pelletier, est la nouvelle directrice du développement des programmes de Télé-Québec.Forfaits : (514) 842 2112 Chèques-cadeaux : (514) 842 8194 www.duceppe.com Des fraises en janvier de Evelyne de la Chenelière La Mémoire de l'eau de Shelagh Stephenson Charbonneau et le Chef de John Thomas Mc Donough Au théâtre?À trois, on y va! Forfait théâtre Duceppe 3 spectacles à offrir, à s'offrir 3178070A DÈS LE 9 DÉCEMBRE 514.866.8668 www.tnm.qc.ca UNE COLLABORATION TRISTAN ET YSEULT VERSION DE MISE EN SCÈNE DE AVEC STÉPHANE GAGNON + EVELYNE ROMPRÉ + DAVID BOUTIN + JACINTHE LAGUË + GENEVIÈVE LAROCHE + DOMINIQUE LEDUC + MONIQUE MERCURE + SOPHIE PRÉGENT + ÉRIC VIOLETTE ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE ET RÉGIE Jean Bélanger DÉCOR ET ACCESSOIRES Gabriel Tsampalieros COSTUMES Linda Brunelle ÉCLAIRAGES Axel Morgenthaler MUSIQUE Michel Smith CHORÉGRAPHIES DE COMBAT Huy Phong Doan MAQUILLAGES Angelo Barsetti Faites-vous plaisir, découvrez notre FORFAIT 3 SPECTACLES! TRISTAN ET YSEULT, L'ASILE DE LA PURETÉ de Claude Gauvreau et L'HÔTEL DU LIBRE-ÉCHANGE de Feydeau.3187853A POUR LE TEMPS DES FÊTES, FAITES-VOUS PLAISIR ! GRÂCE À LA PRESSE ET AU TNM, COUREZ LA CHANCE DE GAGNER UNE SOIRÉE MAGIQUE EN COMPAGNIE DES ARTISTES DE TRISTAN ET YSEULT ! Soyez l'une des 20 personnes gagnantes d'une paire de billets pour assister à la représentation du vendredi 9 janvier et, afin de poursuivre l'enchantement, vous serez invitée à une réception en compagnie des artistes de la troupe après le spectacle et à une visite des coulisses du théâtre.RÉPONDEZ CORRECTEMENT À LA QUESTION SUIVANTE : «DE QUI EST CETTE NOUVELLE VERSION DU MYTHE DE TRISTAN ET YSEULT?» RÉPONSE : Retournez ce bulletin de participation dès aujourd'hui par la poste à l'adresse suivante : Concours « TRISTAN ET YSEULT» Théâtre du Nouveau Monde 84, rue Sainte-Catherine Ouest Montréal (Québec) H2X 1Z6 Nom : Âge : Adresse : App.: Ville : Code postal : Tél.(rés.) : Tél.(trav.) : Courriel : Un coupon-réponse par enveloppe.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Pour participer, complétez ce bulletin de participation et postez-le au TNM.Le tirage sera effectué le 16 décembre au Théâtre du Nouveau Monde.Ce bulletin paraîtra dans La Presse jusqu'au 11 décembre 2003.Les règlements du concours sont disponibles au TNM et à La Presse.Valeur approximative des prix : 2000$ DÈS LE 9 DÉCEMBRE RÉSERVATIONS : 866-8668 www.tnm.qc.ca TRISTAN ET YSEULT VERSION DE MISE EN SCÈNE DE UNE COLLABORATION 3189785A ARTS ET SPECTACLES Feria Internacional del Libro Ce n'est qu'un au revoir amigos NATHALIE PETROWSKI À GUADALAJARA npetrows@lapresse.ca Demain, tout sera fini ou presque.La quarantaine d'éditeurs québécois venus à la Foire du livre de Guadalajara remballeront leurs caisses.Les écrivains, poètes, musiciens, historiens, sociologues boucleront leurs valises en disant adios amigos à tous ceux que la Foire internationale du livre (FIL) et l'événement Québec-Mexique leur ont permis de rencontrer.Mais ce ne sera pas un vrai adios.Plutôt un au revoir ou un hasta la vista.Car à la grande surprise de la délégation québécoise, la chimie a opéré mieux que prévu.L'énorme couverture de presse dans 37 journaux, 12 radios et trois télévisions mexicaines fut sans doute la plus grande surprise de toutes.Les médias mexicains ont couvert le Québec mur à mur, consacrant des pages entières et parfois même des suppléments complets aux écrivains québécois.Pascal Assathiany, l'éditeur du Boréal qui vient à la FIL depuis sept ans, n'a jamais rien vu de tel.« Avant quand on venait ici, on étaient demandeurs.On devait faire des pieds et des mains pour rencontrer les éditeurs mexicains.Cette année, l'énormité de la couverture médiatique a renversé la vapeur.Cette fois, les demandeurs, c'étaient eux.» L'éditeur concède qu'au chapitre de la vente des droits, il n'y a pas eu de miracle comme à Francfort il y a deux ans.Cette année-là, les plus gros éditeurs du monde entier s'étaient littéralement rués pour acheter les droits d'Un dimanche à la piscine à Kigali de Gil Courtemanche.Il y a pas eu de ruée équivalente à Guadalajara pour un roman québécois.En revanche, le grand public mexicain a acheté plus de livres québécois que celui du Salon du livre de Paris.Mieux encore : ils ont acheté autant de livres traduits en espagnol qu'écrits en français.« On les savait francophiles, lance Assiathany, mais pas au point d'acheter autant de nos livres en français.» À titre d'exemple, il cite ce libraire venu du fond du Chiapas qui est reparti avec une caisse complète de romans en français du Boréal (destinés aux touristes français) et près d'une centaine de recueils de poésie traduits et publiés par les Écrits des Forges de Trois- Rivières.La librairie du Québec, qui s'étend sur une surface de 1300 mètres carrés, a enregistré des ventes de 50 000 pesos par jour (environ 6000 $).Dès le deuxième jour de la foire, 2000 livres québécois s'étaient envolés.Et ce n'est pas fini.Les deux plus grandes chaînes de librairies mexicaines, Ghandi et Educal, feront la promotion du livre québécois dans leurs établissements jusqu'à la fin de la Feria.Manifestement, les Mexicains sont tombés amoureux avec des Québécois.À un point tel que l'amour a rendu certains journalistes aveugles.Celui de La Vanguardia a ainsi écrit que la lecture est le passe-temps favori des Québécois, une affirmation flatteuse, mais un brin exagérée.Hier soir, cet amour a atteint de nouveaux sommets.Le Bureau des événements qui vit sans doute ses dernières heures, a eu la bonne idée d'organiser un grand spectacle sur l'esplanade.Le spectacle mis en scène par Luc De Larochellière mêlait les musiciens des Respectables, du groupe Colectivo, de Mutek à ceux de La Barranca, un groupe mexicain culte qui donne dans l'alterlatino.Quand les Mexicains ont reçu l'invitation du BEQ, ils ont failli s'évanouir.La FIL organise des spectacles avec ses invités étrangers depuis huit ans.Depuis huit ans, aucun étranger n'a eu la politesse ou l'envie d'inviter leurs hôtes à se joindre à eux.Le Québec a fait exception pour des raisons évidentes : comme la musique québécoise est inconnue au Mexique, on s'est dit qu'inviter un groupe mexicain sur scène serait la meilleure façon d'attirer la foule.Ce calcul purement stratégique a fait le bonheur de tout le monde.Et plus particulièrement de Myriam Vidriales Chan, chef du bureau de presse de la FIL.« Cela fait 10 ans qu'un groupe mexicain n'a pas chanté à la FIL, dit-elle.Je trouve cela touchant que le Québec ramène non seulement un groupe mexicain, mais qui vient de cette ville même et qui n'a jamais eu l'occasion de chanter en plein air ici.En plus, deux des musiciens de la Barranca sont les petits-fils de Juan José Arreola, un des plus grands écrivains du Mexique mort récemment.Au plan du symbole, c'est très fort.» Myriam, qui parle un français impeccable, a vécu six mois au Québec.Elle a participé à l'élaboration de l'événement Québec- Mexique.« Au début, dit-elle, quand les Québécois se sont rendu compte que les Mexicains ne savaient pas qui ils étaient, ils ont eu peur.Je leur ai répondu : peu importe s'ils ne savent pas qui vous êtes, ils vont vous découvrir.Nous sommes tellement proches.Nous avons le même sens de la fête.Nous entrons facilement en rapport avec les autres comme vous.Nous ne mangeons pas la même bouffe, mais nous nous retrouvons dans les cuisines comme vous.C'est comme si on se connaissait depuis toujours.» Guillaume Vigneault est tout à fait d'accord.Venu une première fois au Mexique il y a sept ou huit ans, il a failli ne pas en repartir.« C'est fou à dire, mais je me sens bien plus à l'aise et chez moi au Mexique qu'à Paris où j'ai pourtant vécu pendant un an.Et ce n'est pas qu'une question de soleil et de plage.J'aime l'attitude des Mexicains, j'aime la vie quotidienne dans les petits villages, l'animation des rues.» Invité par l'Office québécois des Amériques pour la jeunesse, le fils de Gilles Vigneault se retrouve président d'honneur comme son père.Mais pas pour les mêmes événements.Le père préside le volet québécois de la FIL.Son fils, lui, préside le grand marathon d'écriture qui a lieu depuis hier dans les bureaux du siège social de la FIL.Pendant 24 heures, de jeunes étudiants québécois, invités par l'OQAJ et mêlés à des étudiants mexicains, écrivent jusqu'à épuisement, histoire de tester leur corps et leur esprit.Guillaume Vigneault n'a jamais écrit pendant 24 heures, mais il a déjà fait des bourrées de 18 heures quand il rédigeait Carnets de naufrage ou Chercher le vent.« Après 22 heures, il est à peu près assuré que tu vas prendre des risques.Ça ne donne pas nécessairement des textes géniaux, mais ça garde en forme et surtout ça guérit de la peur de la page blanche.» Le marathon se terminera ce matin, la Foire du livre demain soir avec le spectacle du groupe québécois Colectivo.Lundi, 400 latinos du Nord quitteront avec un petit pincement au coeur Guadalajara, ses fontaines, ses places paresseuses, ses rues sales et fébriles, la splendeur de son centre historique.Mais ils s'en iront aussi avec la certitude de revenir un jour.De revenir comme Guillaume Vigneault, chez eux.Ce reportage a été réalisé à l'invitation du Bureau des événements du Québec et du Bureau du tourisme et des congrès de Guadalajara.Le grand public mexicain a acheté plus de livres québécois que celui du Salon du livre de Paris.EN RAPPEL! www.duceppe.com de claude meunier mise en scène de Denis Bouchard Après 65 000 spectateurs : du 20 au 25 janvier au Monument-National Présentées en collaboration avec « \u2026aussi jouissives que féroces!\u2026 » Le Journal de Montréal « Meunier atteint son but par la justesse de son observation sur le couple.» Montréal Express, Première Chaîne « \u2026absurde mais caustique, du Meunier à son meilleur\u2026 » Matin express, RDI 3178069A DU 17 DÉCEMBRE www.duceppe.com AU 7 FÉVRIER Présentées en collaboration avec 189293A Le dimanche dans VOUS DÉVOREREZ ! Tous les jeudis dans LE GUIDE DES SORTIES FABIAN Lara w w w .o s m .c a R É S E R V E Z : 51 4 8 4 2 99 5 1 27/28 février P R É S E N T E pop de l'OSM Les Week-ends présente YO-YOMA 26janvier 19 h Concert bénéfice de l'Orchestre symphonique de Montréal R É S E R V E Z ! PdA 514.842.2112 Admi s s ion 514.790.1245 OSM 514.842.9951 o s m .c a Dans le cadre du 3191002A ARTS ET SPECTACLES PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE© Yseult (Evelyne Rompré) et Tristan (Stéphane Gagnon).Un drame hors du temps TRISTAN suite de la page 1 « Le grand défi était de rester dans l'épopée en montrant toutes les étapes de la vie que doit traverser le héros.On a fait le choix du récit initiatique plutôt que du récit épique.Tristan se bat contre des bêtes qui sont autant de tentations.Mais on garde le côté fantastique de la légende.Rappelons-le très sommairement, Tristan et Yseult boivent un philtre d'amour qui les unit fatalement.Ils deviennent ainsi coupables envers le roi Marc'h, chef régnant à qui Iseult la Blonde était destinée.La mort seule réunira les amants séparés.Fruit de la rencontre de civilisations diverses, la légende est néanmoins d'origine celtique.On ne peut établir avec certitude la date de son apparition, mais c'est au Moyen Âge que cette histoire d'amour passionné et fatal a connu le plus grand succès.Divers poètes ont raconté les aventures de Tristan et Yseult, dont Thomas et Béroul, au XIIe siècle.Dans les temps modernes, plusieurs auteurs encore ont perpétué la légende en Angleterre, en Italie et surtout en Allemagne.Richard Wagner en a tiré un opéra et Cocteau un film (L'Éternel Retour).Le mythe a aussi donné lieu à une comédie musicale, à de nombreuses adaptations théâtrales, à une bande dessinée et même à un spectacle son et lumière.Pierre-Yves Lemieux ne marchait donc pas en terre inconnue.Devant cette prolifération de versions, donc chacune est « réductrice » au dire de l'adaptateur, l'option la plus viable était d'en produire une toute nouvelle, moderne et personnelle.Mais il faut faire attention à ce qu'on met dans le terme «moderne ».« La pièce ne s'inscrit pas nécessairement dans le temps.» Comme le dit au tout début de la pièce Ymir, personnage inspiré d'un dieu celtique mais inventé par l'auteur, l'oeuvre se situe «à l'origine de toutes les origines ».« Il n'y a jamais de références d'époques », ajoute Pierre- Yves Lemieux.La metteure en scène Alice Ronfard est partie de cet « hors temps» qui, paradoxalement, la ramène 2500 ans en arrière, chez Eschyle et Euripide.Il y a aussi un peu de Shakespeare dans tout ça.Le grand Will aurait d'ailleurs beaucoup volé à l'histoire de Tristan et Yseult.« C'est une pièce qui englobe tous les arts.Il y a du combat, des éléments de cirque, de la danse, du chant.Il y a un souffle incroyable qui m'a totalement séduite », admet la fille de feu Jean-Pierre Ronfard.La modernité de la présente version se voit surtout aux motivations des personnages.«J'ai voulu affranchir Iseult de cette image de Pandore, de femme qui chute.Elle dirige son propre destin.La pièce est contemporaine dans la façon dont les héros font face à leur destin.Dans d'autres versions, ils le subissent, mais là, ils l'affrontent.Evelyne Rompré semble apprécier le côté fonceur de son personnage.« C'est une fille forte, naïve un peu, mais pas sotte.Elle choisit celui qu'elle va aimer et n'en démord pas.C'est une petite rockeuse, pas victime du tout.Elle croit à son idée.Elle est obstinée comme peuvent l'être les filles qui ont trouvé l'homme de leur vie et qui ne le lâcheront pas.» La comédienne ose un rapprochement avec le personnage d'Antigone que la metteure en scène Brigitte Haentjens lui a fait interpréter au Théâtre du Trident, en 2002.Le personnage de Tristan tel qu'écrit par Pierres-Yves Lemieux fait honneur à son sexe.« Il y a là la création d'un héros, avance Alice Ronfard.C'est rare d'avoir un vrai héros masculin qui ne soit pas une espèce de chevalier traditionnel, de voir un simple jeune homme de 20 ans qui passe à travers la vie avec détermination.» Mais le doute causera néanmoins sa perte.« Pendant une seule seconde, il doute de son amour pour Iseult et il meurt.Ce doute-là est très contemporain », reconnaît l'auteur.Quant à Marc'h, grand perdant de cet infernal triangle amoureux, Pierre- Yves Lemieux lui fait retrouver une certaine noblesse.« Marc'h est souvent présenté soit comme un bouffon, soit comme une pâte molle qui ferme les yeux.Mais c'est un personnage d'une force incroyable, même s'il est brisé et qu'il souffre comme ça ne se peut pas.Il va aller jusqu'à la démesure, bien qu'il refuse d'être grotesque.» Parions que le comédien David Boutin saura redorer le blason du roi celtique.Pour Linda Brunelle, qui a conçu les extravagants costumes du spectacle, la modernité de ce Tristan et Yseult 2003-2004 tient à un savant dosage de mythologie, d'époque et d'aujourd'hui.Les atours des personnages seront donc à la fois médiévaux, fantastiques et contemporains.«J'ai fait beaucoup de recherche pour connaître l'époque médiévale.Puis, ces images se sont mêlées à ce que je voyais en venant travailler ici, rue Sainte- Catherine.Les jeunes dans la rue sont tellement beaux.Leur look est fait de superpositions de matières et de métal qui font penser aux armures médiévales.C'est là que je suis allée chercher mon inspiration.» L'inspiration, parfois, voyage dans les deux sens.On ne serait pas étonné de voir crampons, pics et piercings passer les portes du TNM.TRISTAN ET YSEULT sera à l'affiche du TNM du 9 au 20décembre 2003 et du 6 au 17 janvier 2004 3187935A ) >5@A=
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