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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
L. Lectures
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 2003-12-07, Collections de BAnQ.

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[" UN CADEAUENATTIRE UN AUTRE ! Informez-vous de notre offre promotionnelle : (514) 285-6911 Interurbain (sans frais) : 1 800 361-7453 SAISISSEZ LE PRÉSENT! Pour Noël, offrez un abonnement à La Presse du week-end, pour les six prochains mois.Seulement 47,58 $ (taxes en sus).Camille Laurin, l'homme debout Jean-Claude Picard \u203a Biographie FFFF PAGE 3 Hivers Collectif \u203a Beaux livres FFFF PAGE 5 Variations sauvages Hélène Grimaud \u203a Autobiographie FFF1/2 PAGE 7 Nomades en pays maori Jean Désy \u203a Récit FFF PAGE 2 Exceptionnel / Excellent FFFF / Bon FFF / Passable FF / À éviter BIOGRAPHIE L'ÉNIGMATIQUE DOCTEUR CAMILLE LAURIN PAGE 3 \u203a Voir PEARL en page 4 PHOTO PC RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE Mariane Pearl n'a pas besoin de notre pitié.Elle est en mission, et cette mission se veut une lueur d'espoir dans un monde ténébreux.Essentiellement, les personnes qui ont enlevé et tué Daniel Pearl sont les mêmes qui ont détruit le World Trade Center.NEW YORK \u2014 En quittant le Time Cafe, un restaurant de Greenwich Village, son nouveau quartier, Mariane Pearl me tend la main et m'offre ce mot d'encouragement, enveloppé dans un sourire: «Bon courage!» Je reste là, bouche bée.C'est moi qui devrais lui offrir ma sympathie.Mais je dois me rendre à l'évidence: Mariane Pearl n'a pas besoin de notre pitié.Elle est en mission.Et cette mission se veut une lueur d'espoir dans un monde ténébreux.Cette semaine, au Québec, Mariane Pearl sortira son livre, déjà paru en France et aux États-Unis, sur «la vie et la mort courageuses» de son mari, le journaliste Daniel Pearl, kidnappé et décapité par des islamistes radicaux au Pakistan, au début de l'année 2002.Un coeur invaincu, publié en français chez Plon, se lit à la fois comme un thriller policier et une lettre d'amour.Écrit en collaboration avec Sara Crichton, éditrice de New York, le livre relate les cinq semaines haletantes entre l'enlèvement de Daniel Pearl, qui enquêtait sur Richard Reid, le terroriste aux chaussures piégées, pour le compte du Wall Street Journal, et la confirmation de son exécution, filmée par les ravisseurs et diffusée dans son intégralité sur Internet et en partie sur la chaîne de télévision américaine CBS.Pendant ces cinq semaines à Karachi, la métropole instable du Pakistan, Mariane Pearl, journaliste indépendante, a joué un rôle central dans les recherches pour retrouver son mari, appuyée par une autre femme admirable, Asra Nomani, par un policier profondément humain, qu'elle désigne dans son livre sous le nom de «Capitaine», chef de la lutte antiterroriste au Pakistan, et par plusieurs autres personnes honnêtes et dévouées.Un coeur invaincu est un hommage à ces hommes et ces femmes d'origines et de religions diverses, mais il s'adresse d'abord et avant tout à Daniel Pearl, Danny pour tout le monde, et à Adam, né trois mois après la mort de son père, à Paris, où Mariane Pearl est elle-même née il y a 36 ans, d'une mère cubaine et d'un père hollandais.«Je voulais leur raconter ce que j'avais fait pour rechercher Danny, ce que j'avais ressenti, je voulais leur parler des gens qui étaient avec moi», dit Mariane Pearl, élégante, simple et directe.Parmi ces gens, «Capitaine», musulman pratiquant et patriote authentique, est celui qui a permis à Mariane Pearl de ne pas «complètement désespérer de l'humanité», pour reprendre ses mots.«Voilà quelqu'un qui n'a pas hésité une seconde à me faire confiance, dit-elle.Je suis une femme, je suis journaliste, il ne savait pas d'où je venais, mais il a compris que je donnerais ma vie pour celle de Danny.Il a tout fait pour le ramener.C'est devenu une affaire personnelle pour lui.On était tous violés par les mêmes personnes.» Essentiellement, selon Mariane Pearl, les personnes qui ont enlevé et tué Daniel Pearl dans la fleur de l'âge \u2014 il avait 38 ans\u2014sont celles qui ont détruit le World Trade Center.Des personnes aveuglées par la haine, qui s'attaquent à des soidisant symboles, y compris un journaliste américain d'origine juive dont la carrière était, paradoxalement, consacrée au rapprochement des cultures, à la lutte contre les préjugés.Pour sa femme, Daniel Pearl n'était pas un «Américain» ou un «Juif», mais un «homme libre» qui faisait du journalisme d'enquête, dans l'ombre, à l'autre bout du monde, pour dénicher la vérité.«On n'était pas au devant de la scène, on n'était pas à la télévision, personne ne nous connaissait», dit Mariane Pearl, qui voyageait partout avec son mari pour réaliser ses propres reportages.«Il y avait une espèce d'humilité, d'anonymat dans notre travail.Il y avait aussi de la persévérance, de la patience.» Le piège Le jour de son enlèvement, le 23 janvier 2002, Daniel Pearl devait rencontrer cheikh Mubarak Ali Shah Gilani, le gourou de Richard Reid.Cette interview devait mettre un terme au séjour du couple Pearl au Pakistan, qui avait commencé quatre mois plus tôt, plus précisément le 12 septembre 2001.Le lendemain, Danny et Mariane devaient se rendre à Dubaï pour des vacances bien méritées avant de rentrer à Bombay, la base du correspondant du Wall Street Journal dans l'Asie du Sud-Est.Mais il s'agissait d'un piège.Danny Pearl n'est jamais revenu du rendez-vous.Il ne faudra guère de temps au «Capitaine», avec l'aide précieuse de Mariane et de son amie Asra, pour remonter la filière des messages électroniques des ravisseurs jusqu'à un foyer pour étudiants, et pour identifier le responsable: un djihadiste nommé Omar Cheik LA RÉSISTANTE LE CLUB DE LECTURE HARRY POTTER, LE DIVIN ENFANT PAGE 3 Mariane Pearl LECTURES LITTERATURE QUEBECOISE L'usage du monde Un resultat discutable Pour Francine Nadon comme pour Jean Desy, les voyages sont un jour devenus indissociables du travail.Pendant plusieurs annees, l'auteure d'un premier roman, Nyagatare, a partage ses connaissances en agro-economie avec les plus demunis d'Amerique du Sud, de la Bolivie ou du Honduras.Pendant trois ans, elle a travaille comme cooperante au Rwanda.Jusqu'au genocide de 1994.Jusqu'a ce que la communaute internationale baisse les bras et se retire en pretextant qu'elle ne pouvait plus rien pour eux.Tel un diagnostic de maladie incurable .Et qu'elle soit rapatriee, comme tous les ressortissants etrangers, laissant les Rwandais a eux-memes.De cette experience, qui a certainement ete profondement marquante, l'auteure n'a pas tire un recit autobiographique, mais bien un roman.Un choix qui ne se discute pas.Mais un resultat qui, lui, est fort discutable.Car si la toile de fond, la petite ville de Nyagatare, Kigali, la jungle des safaris, est assez bien esquissee, si l'auteure a su evoquer finement les premiers signes du conflit qui a secoue le Rwanda, l'ecriture est contaminee par la langue de bois propre au milieu de la cooperation internationale.Les debriefing du consultant en gestion de l'eau , les programmes visant a responsabiliser les paysans (.) quant a l'importance d'un suivi rigoureux , par exemple.Longueurs et cliches L'histoire de Pauline, qui a pris le risque de laisser l'homme qu'elle aimait a Montreal pour suivre sa vocation, aurait eu de quoi captiver.Mais il faut supporter les longueurs (ce long chapitre inutile relatant les peripeties d'un vol Rwanda-Bruxelles-Montreal), les regionalismes injustifiables ( Calixte signala a gauche pour s'engager sur une piste de terre.), les cliches ( toute bonne chose a une fin ; une macabre decouverte ), et les nombreuses maladresses qu'une premiere lecture le moindrement attentive aurait pu eliminer.Pauline s'empare a mains jointes d'une invitation ; dort dans le grand lit queen d'un hotel ; observe le parcours d'une larme sur la joue joufflue d'une religieuse, et se demande comment ce soldat rwandais pourrait tirer sur un etre en chair et en os .A se demander si un etre en chair et en os a lu le manuscrit, chez cet editeur.FF NYAGATARE Francine Nadon Lanctot editeur, 194 pages MARIE CLAUDE FORTIN COLLABORATION SPECIALE Medecin, voyageur, coureur de froid , Jean Desy a sillonne le Grand Nord en motoneige, dormi dans des igloos de fortune, peche l'omble avec les Inuits, soigne les communautes cries et signe un grand nombre de livres, romans, recits, nouvelles, essais, meditations et poesies.Mais c'est sur le Sud que l'auteur du Voyage au nord du Nord a mis le cap, au tournant de l'an 2000.Un Sud inhabituel , aux antipodes de ses parcours precedents.De ces quelques mois passes en compagnie de sa fille ainee, Isabelle, 16 ans, il a tire Nomades en pays maori, une reflexion sur les peuples nomades et les relations pere-fille, avec, en toile de fond, d'extraordinaires paysages de volcans, de fougeres geantes, de bords de mer et de sources thermales.Ici, ecrit Jean Desy dans Nomades en pays Maori, les lacs bouillonnants deviennent jaunes lorsqu'ils sont soufres, orange lorsqu'ils sont semes d'antimoine, verts lorsque pleins d'arsenic, noirs quand le carbone domine et violets au contact du manganese.Cette region volcanique est depuis longtemps veneree par les Maoris.Une eruption reste toujours possible.Dans cinq minutes, peut-etre ?Isabelle ne me trouve pas drole avec mes idees.Pour ce medecin a la pige (ce depanneur , comme on dit dans son jargon) qui n'a pas hesite a retourner a l'universite a 36 ans pour faire une maitrise en litterature quebecoise puis un doctorat en philosophie, la vie, l'ecriture et les voyages sont intimement lies.Je n'ai pas choisi lequel des trois avait le plus d'importance, remarque-t-il.Ce qui importe pour moi, depuis toujours, c'est surement mon rapport de vie avec la nature, ma relation avec les rivieres, les arbres, la toundra, les montagnes et les deserts.Je suis bien, par-dessus tout, quand je suis en etat d'exploration exterieure quand je vagabonde dans le monde, interieure quand je dois m'asseoir pour ecrire et, parfois, decouvrir vraiment ce que je n'avais pas decouvert quand je me trouvais en etat de nomadisme aigu.Les voyages seraient donc une source d'inspiration intarissable pour l'auteur de Docteur Wincot ?Oui, mais pas plus que les animaux ou le canotage ou les pierres magiques des rivieres, surement pas plus que les autres, les humains, mes amours, mes enfants, ceux et celles qui m'inspirent par-dela de moi-meme.C'est pour sa fille Isabelle qu'il a decide de s'envoler au pays des kiwis.Par besoin de lui prouver son amour pour elle.Je voulais montrer a ma fille, ecrit-il, au moins une fois dans sa vie, a quel point j'etais capable de l'aimer bien, alors qu'elle participerait entierement a l'une de mes aventures, a l'une de mes reveries, alors qu'elle profiterait du meilleur de moi-meme.(.) Tout ce voyage, la decouverte du monde maori comme l'escalade des volcans les plus eblouissants, pourrait n'avoir absolument, et j'insiste, absolument aucun sens s'il fallait qu'en ce moment je sois a couteaux tires avec ma fille.Or il ne l'est pas, heureusement, meme si les expeditions, les jours de conge, ne sont pas toujours faciles, meme si, chacun leur tour, il leur arrive de faire la tete, la fatigue aidant.Au bout de ce voyage, le pere aura trouve, dans la pratique de la medecine en pays indigene, l'une de ses experiences les plus eprouvantes.Et la fille aura approche, pendant la frequentation d'une ecole ou elle a cotoye des jeunes Maoris, une culture aussi mysterieuse qu'attirante.Ce voyage-la, comme tous les autres, Jean Desy l'a fait en ecrivant.J'ai compris ce qu'etait l'inspiration la premiere fois que je suis monte dans le Grand Nord, raconte-t-il, en janvier, par - 40 (C, en 1990.Jour de puissante inspiration.C'est probablement au Nord, autour des choses du Nord, que mon inspiration litteraire et physique (au Nord, on respire remarquablement bien) est la plus fondamentale.Or la Nouvelle-Zelande fut une occasion de redecouvrir le Nord, a certains points de vue, par son cote antipodien.Ou retrouvera-t-on Jean Desy, dans ses prochaines publications?Je travaille actuellement sur un roman dont l'action se deroulera en grande partie dans le Nord, confie l'auteur, plus particulierement dans une ile de la baie d'Hudson.Et je continue de rever de nomadisme et d'errance, avec des etres que j'aime.Il y a cependant un lieu que j'aimerais connaitre avant d'etre trop handicape : le desert chaud, le Sahara par exemple, ou le desert de Gobi, parce que je pressens que les ressemblances avec la toundra, le Grand Nord que je connais, sont innombrables.Et il continuera de transformer ses experiences en livres.J'ai peu ecrit a partir de matiere que je ne connaissais pas du tout, reconnait-il.Il est vrai que ces annees-ci, tout particulierement, j'ecris plus que jamais autour de mes connaissances affectives, paternelles, voyageuses, physiques, medicales, etc.Mais je ne ferme surtout pas l'ecriture a quoi que ce soit.FFF NOMADES EN PAYS MAORI Jean Desy XYZ, 2003, 173 pages Jean Desy.Un grand roman, un roman, un sottisier REGINALD MARTEL Le pouvoir de la beaute est immense.Celle des femmes surtout, chez qui elle loge plus naturellement et qui s'en accommodent tres bien.Non sans arrogance parfois, et les pas beaux et les pas fins peuvent aller se rhabiller, si seulement ils ont ose penser que tant de beaute, qui a pu leur appartenir une minute ou une heure ou une nuit, sera encore la, pour eux seuls, demain ou toujours.Gaetan Ringuet en sait quelque chose.La sublime Riva vient de le renvoyer chez lui, comme on l'aurait fait jadis d'un domestique qui a vole un bout de pain.Il aurait mieux valu que Ringuet partit de lui-meme, avant de devenir l'esclave d'un corps ideal et d'une volonte dont les ukases le reduisent a moins que rien, un divertissement sans consequences, un dispensateur de jouissance dont Riva peut faire l'economie, tant il y a d'autres amants possibles dans l'infini repertoire de males prets a abdiquer ce qu'ils sont (s'ils le savent), pour etreindre a leur tour la divine Riva, grande patronne d'une firme alimentaire.La sympathie des lecteurs devrait aller spontanement a Gaetan Ringuet, devenu Rimbaud Ringuet pour le temps d'une tres longue saison en enfer.Celui-ci sait qu'il n'aura pas de seconde chance, que son congediement est definitif.Il se voudrait mort et il songe a mourir.En attendant, il imagine les scenarios les plus tordus, qui inventent une Riva sinon repentante, du moins punie, mutilee jusque dans sa chair si appetissante.Les reserves de sympathie des lecteurs etant limitees, ils en viendront plutot a penser que Riva n'avait pas tort de traiter son amant sans aucun egard, de lui dire va, deviens un homme et de l'enjoindre de ne pas claquer la porte en sortant.Sans Riva, Rimbaud n'aurait jamais ressenti la necessite de visiter les placards de l'enfance et de l'adolescence ou gisent tant de cadavres.Voila un inventaire fascinant, qui passe par la famille, papa et maman et la petite Gaetane et aussi par l'ecole et les premiers emois sexuels.L'ecriture de M.Ducharme est d'une richesse exceptionnelle.Dans le maelstrom des passions et sentiments qu'il decortique et examine .ce magma forcement confus ., le romancier n'oublie pas un instant que la langue est un outil souverain, dont il faut user avec competence si on ne veut pas ecrire a cote de ce qu'on veut exprimer.Par exemple, le temps de narration n'est pas choisi au hasard, comme il arrive souvent.Le present domine ici, qui rend bien l'immediatete et l'acuite de ce que vit Rimbaud.Un flash-back est-il utile ou necessaire, il s'insere dans le present sans precautions particulieres.On comprend que dans l'homme en morceaux du pathetique aujourd'hui se bousculent par necessite des retailles du passe.La precision du vocabulaire contribue aussi a la densite d'une oeuvre que l'eclatement menace sans cesse.Les grincheux ou les envieux critiqueront peut-etre les mots rares.Il y en a quelques-uns, mais si personne ne s'en sert, ils mourront.Quant aux puristes, ils seront ravis d'apprendre que M.Ducharme est un des rares ecrivains qui savent la difference entre denture et dentition.D'autres lecteurs pourront regretter l'usage occasionnel des inversions, desuet: Restera pour ma soeur.ou les intentions pretees a des choses.Une autre histoire de rupture Ego, roman de Anne-Marie Savoie, est une autre histoire de rupture.Cette fois, c'est l'amant qui a quitte l'amante.Elle l'aimait beaucoup, pour toutes sortes de bonnes raisons et peut-etre quelques mauvaises.Des la premiere page, elle decrit son homme comme une sorte de nounours plutot gentil : Il etait rond comme la lune.Des fesses comme des dunes.Des joues comme celles des ecureuils quand ils font des provisions.Un ventre plus confortable qu'un edredon.Il a emporte ses rondeurs ailleurs puis il ecrit a son ex, qui cherche par tous les moyens a sortir de son deuil.Une lettre.Et s'il annoncait qu'il revient ?Tout le roman, assez bien ficele, tourne autour de cette lettre.Elle annonce peut-etre un retour, peut-etre confirme-t-elle plutot que la rupture est irrevocable.Ouvrira ?Ouvrira pas ?La destinataire, entre psy et amies, n'oublie pas qu'elle veut refaire sa vie, comme on dit.La meilleure facon d'y arriver, ce serait de jeter la lettre sans la lire et d'oublier a jamais les fesses comme des dunes, les joues d'ecureuils et le ventre-edredon.La fin dira tout.L'Homme en morceaux est certainement un des meilleurs romans de la rentree litteraire d'automne et Ego n'est pas sans valeur.On n'en dira pas tant d'un autre roman tres court, Montreal prive, de Louise Anne Bouchard.Cette Quebecoise qui vit en Suisse raconte l'histoire d'une Quebecoise qui vit en Suisse et qui se dit attachee au pays d'origine, qu'elle vient revisiter et auquel elle ne trouve manifestement aucun interet.La voyageuse va meme jusqu'a evaluer les anciennes amities nouees ici, pour savoir si elles en valent la peine ! Helas ! Aucune n'est digne de la detestable et pretentieuse emigrante.Ce livre est un sottisier de 70 pages, presque sans faille.Je n'avais que ces paroles vrillees en tetes (sic), chevillees a tous les nerfs de mon corps.(Pas etonnant qu'elle ecrive comme un pied.) Le roman a forme de lettre, celle qu'ecrit la dame de Zurich a un ancien professeur qu'elle meprise et deteste absolument, allez savoir pourquoi.S'il etait si degoutant, pourquoi at- elle un jour couche avec lui ?Elle le revoit, il parle, il parle, il parle et finit par condescendre a lui poser une question.Que pense-t-elle de Montreal ?Elle enumere alors, en disant vouloir les taire, toutes les choses qui lui deplaisent, sans oublier les bus de banlieue remplis de gens qui beneficient probablement de la securite sociale .(N'ont-ils pas honte ?) FFFF L'HOMME EN MORCEAUX Andre Ducharme Lemeac, 144 pages FF1.2 EGO Anne-Marie Savoie Lanctot editeur, 96pages F1.2 MONTREAL PRIVE Louise-Anne Bouchard Lanctot editeur, 72 pages LECTURES Une biographie remarquable du docteur Camille Laurin GÉRALD LeBLANC Professeur à l'Université Laval depuis sept ans, Jean-Claude Picard fut, durant une vingtaine d'années d'une vie antérieure, reporter et analyste de la vie politique québécoise, courriériste parlementaire comme on disait autrefois.Il vient de publier un très long reportage de 500 pages sur un des plus célèbres acteurs de l'Assemblée nationale, le Dr Camille Laurin, le père de la Charte de la langue française, la Loi 101 pour le commun des mortels.En devenant biographe, notre savant professeur estime en effet avoir renoué avec son vieux métier.« C'est un travail qui se rapproche du genre journalistique : la lecture des documents, les entrevues et l'écriture.Sauf que pour une biographie, c'est beaucoup plus long », dit le professeur Picard, qui a mis cinq ans à terminer ce récit, fouillé et fort bien écrit, englobant toutes les facettes du riche parcours de l'énigmatique Dr Laurin.Comme il avait déjà vécu de près cette période de la montée du Parti québécois, le biographe a-t-il appris des choses qui avaient échappé au journaliste ?« Pour la vie politique proprement dite, peu de choses si ce n'est les tractations entre les divers acteurs ayant partagé la scène avec le Dr Laurin.Pour le reste, oui, notamment la période de l'avènement de la psychiatrie moderne au Québec et la vie intime de mon sujet, notamment son attachement à la foi catholique », répond le biographe.« J'ai fait ma dernière entrevue avec M.Laurin, ajoute-t-il, en décembre 1998, quelques mois avant sa mort d'un cancer foudroyant.On était rendu à l'année l984 et j'ai dû compléter le reste de sa vie avec l'aide des témoins de sa famille et de son entourage politique, qui m'ont généreusement ouvert leurs archives et leurs souvenirs.» Le livre gravite bien sûr autour des deux pôles de la vie du Dr Laurin et de ses deux grandes réalisations : la réforme de la psychiatrie, à l'université et à l'hôpital, et l'adoption de la Loi 101.Il nous fait revivre, en détail et avec un suspense digne d'un polar, la conception de la Charte de la langue française, un haut fait de l'aventure politique de l'Assemblée nationale.« Je ne vous en demandais pas tant », a lancé René Lévesque, en constatant l'ampleur et la profondeur de la réforme proposée par son ministre alors qu'il ne lui avait demandé que des correctifs à la Loi 22, adoptée par les libéraux de Robert Bourassa en 1974.On saisit alors mieux la ténacité et l'impassibilité, voire l'entêtement et une certaine coupure du milieu ambiant, de cet homme dont le calme et la douceur cachaient une étonnante force intérieure, que Picard a voulu évoquer dans le sous-titre de la biographie : « L'homme debout ».« C'est moi qui ai trouvé ce titre, à la toute fin, car tous les autres mis sur la table ne nous satisfaisaient pas.On m'avait dit que Laurin employait parfois cette expression d'« homme debout » et j'ai voulu l'appliquer autant à l'individu Laurin qu'à la collectivité québécoise qu'il a tant voulu libérer des entraves du passé », raconte l'auteur dans une récente entrevue téléphonique.Un homme malheureux Au-delà des faits et gestes de l'homme public, le biographe nous permet de pénétrer dans l'intimité de la vie privée de son sujet, le côté sombre d'un homme aussi malheureux dans la vie privée que comblé de succès en public.« Un paradoxe que personne n'a pu m'aider à comprendre », avoue l'auteur à propos de la gloire publique et du malheur privé de son sujet.« Le printemps de tous les malheurs », c'est le titre du chapitre couvrant le terrible printemps 1980, alors que s'amorçait la campagne référendaire que le Dr Laurin devait diriger dans la région de Montréal.Effectivement, il fut peu présent sur la scène référendaire.En moins de trois mois, il voit sa femme Rollande mettre fin au supplice d'une vie vécue dans la dépression \u2014 mourir « d'une absorption aiguë d'alcool combinée à des médicaments de type barbiturique ou antidépresseur », selon le Dr André Lauzon \u2014 et sa petite- fille de sept mois se pendre à travers les barreaux de sa couchette.« On comprend alors pourquoi le docteur était absent de la scène référendaire, souligne le professeur Picard pour justifier l'ajout de ces éléments dans son livre.J'ai voulu présenter un portrait de l'homme global, ne rien cacher d'essentiel dans ce que j'avais appris.» On apprendra ainsi que plus tard, à l'âge de 60 ans, le Dr Laurin tombe follement amoureux, comme un adolescent, d'une jeune femme de 30 ans vivant dans le Grand Nord.Mais c'est avec Francine Castonguay, une ancienne patiente, qu'il passera les 20 dernières années de sa vie.Peu avant sa mort, qu'il sait alors prochaine, il écrit une longue lettre à Francine, sa deuxième femme, qui lui a enfin apporté la paix et le bonheur familial, où il laisse libre cours à sa foi.« Malgré leur soif d'absolu et d'infini, les fils d'Adam ne peuvent y arriver.Alors que maintenant, j'ai la joie de penser que je serai bientôt en contact direct avec le Père, le Fils et l'Esprit et qu'au-delà de la foi, j'aurai la réponse à mes questions et baignerai dans la joie éternelle de la Lumière, de la Vérité et de l'Amour », écritil à celle avec qui il partagera le pain de l'eucharistie au dernier jour de sa vie.De son paradis, le Dr Laurin doit être bien fier de la biographie que vient de lui consacrer un journalisteprofesseur qui l'aimait bien.« Je n'ai pas écrit ce livre pour glorifier le Dr Laurin mais il est évident que j'admirais cet homme, sans cela je n'aurais pas passé cinq ans à fouiller les moindres recoins de sa vie », dit Jean-Claude Picard.Jean Lacouture, l'éminent journaliste- biographe, disait lui-même : « Pas question de cohabiter pendant plusieurs mois avec un personnage avec lequel je n'ai pas d'atomes crochus.» L'autre psychiatre du PQ On dit souvent « au bon endroit, au bon moment» pour signifier que le temps opportun a favorisé l'essor de tel ou tel mortel.Pour Denis Lazure, ce fut plutôt le contraire.Malgré une brillante carrière, autant en psychiatrie qu'en politique, il s'est toujours retrouvé dans l'ombre de quelqu'un d'autre.Ses souvenirs, publiés l'an dernier chez Boréal, ont été éclipsés par ceux d'un autre docteur, plus flamboyant et plus bagarreur, Augustin Roy.Plus profondément encore, le Dr Lazure a toujours cheminé avec, ou plutôt derrière, Camille Laurin, son aîné de trois ans, avec qui il partageait les passions de la psychiatrie et de la souveraineté du Québec.Chevalier sans peur et sans reproche de l'indépendance et de la social-démocratie, l'autre psychiatre du PQ figurait en première ligne des orthodoxes qui se sont opposés au virage du beau risque fédéraliste de René Lévesque et continue toujours de militer pour les handicapés et les enfants de Duplessis.Une autre vie bien remplie et un autre regard engagé sur la seconde moitié du XXe siècle au pays du Québec.FFFF CAMILLE LAURIN, L'HOMME DEBOUT Jean-Claude Picard Boréal, 557 pages FFF MÉDECIN ET CITOYEN \u2014 SOUVENIRS Denis Lazure Boréal, 402 pages Jean-Claude Picard a mis cinq ans à faire cette biographie de Camile Laurin.JEAN FUGÈRE COLLABORATION SPÉCIALE Il est arrivé le divin enfant.À minuit, précisément, dans la nuit de mardi à mercredi.Plus désiré que le vin nouveau, plus attendu que le père Noël dans la cheminée ?On l'aurait parié en regardant tous ces petits et grands faire la queue à la librairie Gallimard.Entre un sublime harfang des neiges et un étonnant magicien, ils attendaient le cinq.quatre.trois.deux.un.et LEUR exemplaire de Harry Potter et l'ordre du Phénix, 984 pages \u2014 yes, dear ! \u2014 à 34,95 $ (prix de vente 43 $).Cela fait beaucoup de dollars dans la « sacoche » de Joanne Kathleen Rowling dont la fortune, rappelons- le, estimée autour de 480 millions $US, dépasse chaque jour davantage celle de la reine d'Angleterre.Tiens, tant qu'à faire, causons chiffres : ce cinquième tome a été tiré en français à 1 million d'exemplaires et jusqu'à présent, toutes traductions et tous formats confondus, on a vendu 250 millions d'exemplaires des cinq tomes.Du jamais lu ! Jamais, de mémoire de chroniqueur, un personnage de papier n'a autant fait parler de lui en si peu de temps.Quel auteur vivant bénéficie d'autant d'acharnement marketing, d'attention médiatique et d'autant de lecteurs?Quel beau démenti quand même, en cette ère tout-àl'électronique, à ceux qui prédisaient la mort du livre.Quel beau démenti aux prophètes de malheur qui disent que nos jeunes ne lisent plus et qu'on n'en a plus que pour le vidéo et la téléréalité.Voilà une victoire en noir sur blanc de la fiction, le triomphe d'un imaginaire ! Y a-t-il des gens que Harry Potter agace ?Plusieurs.Le succès de Harry Potter et l'omniprésence ad nauseam des produits dérivés provoquent bien des prurits chez les adultes.Parce que tout baigne dans la sauce HP, clament ses détracteurs, on en oublie toutes les autres saveurs de la littérature jeunesse, à commencer par la québécoise.Vérifiez autour de vous : abhorret- on Harry Potter pour des raisons qui tiennent à l'oeuvre même ?Rarement.Est-ce de la mauvaise littérature ?Remet-on en question la morale, l'idéologie des textes de Rowling ?Rarement, mais cela arrive.Richard Hétu, dans son plus récent livre Lettre ouverte aux antiaméricains, signale que la CWA (Concerned Women of America) \u2014 le plus important regroupement de femmes aux États-Unis \u2014 a mené une « lutte contre la présence, dans les bibliothèques scolaires, des livres de la série Harry Potter, soupçonnés d'encourager la sorcellerie chez les enfants ».La sorcellerie, bien entendu, étant traditionnellement associée à l'oeuvre du diable.Sur le site Internet de ce regroupement de droite, Marcia Montenegro, experte en sciences occultes, va encore plus loin : « Il n'y pas de centre moral chez Harry Potter.Le bien et le mal sont montrés comme les deux côtés d'une même médaille, ce qui est une vision occulte du monde.Pourquoi Harry est-il perçu comme bon?Parce qu'il enfreint les règles, s'en sort indemne et en est même récompensé.Harry fait sa loi, comme le dit un des professeurs dans le livre III.» Voilà un point de vue qu'on n'entend pas souvent et qui ouvre justement la voie au questionnement non pas tant sur le phénomène que sur le livre.Pourquoi raffole-t-on autant de l'oeuvre de J.K.Rowling ?Comment J.K Rowling réinventet- elle le thème éculé du jeune gars ordinaire qui se surpasse et sort grandi de son combat contre les forces du Mal ?Que nous révèlent au fond les aventures de cet orphelin binoclard sur nous-mêmes, sur notre époque ?Est-ce vrai, comme l'ont avancé des psychiatres, que Harry Potter aide les enfants à comprendre qu'ils ne sont pas les seuls à avoir été maltraités, à ne pas être reconnus pour ce qu'ils sont et que sa lecture les incite à valoriser leurs dons, leurs ressources, leur fantaisie plus que leurs poings ?Croyez-vous que HP est une contestation du conformisme, de notre société de consommation ?Harry est-il un héros occidental ou vraiment universel ?Dans ce cinquième tome, le divin enfant est en fait un sacré ado.Un ado en colère.En révolte.Et qui traverse sa crise d'adolescence durant 1000 pages.À notre tour maintenant d'y plonger, d'aller vivre ses combats contre celui-donton- ne-doit-pas-prononcer-le-nom, ses angoisses, ses premiers émois amoureux et de découvrir l'identité de ce mystérieux personnage qui meurt entre les chapitres 30 et 34 ! .Cadeau du club : exceptionnellement, vous avez jusqu'au 7 janvier 2004 pour envoyer vos commentaires à clubdelecture@ lapresse.ca.Toutes vos lettres concernant Harry Potter, celles de petits comme celles des grands, se retrouveront le 11 janvier sur www.cyberpresse/ arts.ca à la case Club de lecture.La meilleure vaudra à son auteur un bon d'achat de 200 $ en livres dans les librairies de la chaîne Renaud-Bray.Nos lecteurs du mois de décembre : Chantal Francke, ex membre de RBO, aujourd'hui auteure de télévision, ainsi que le jeune Samuel Houle-Smallman, 10ans, un pottermaniaque qui a lu et relu trois fois les quatre premiers tomes ! Le portrait de ces lecteurs, dimanche prochain.Le divin enfant Vos trois livres préférés Vous avez jusqu'au 17 décembre pour nous faire connaître les trois livres qui ont été les plus importants pour vous en 2003, peu importe l'année de leur publication, le genre auquel ils appartiennent, qu'ils soient ou non en livre de poche.Adressez vos lettres à clubdelecture@ lapresse.ca ou à Jocelyne Lepage, La Presse, 7, ouest, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Grâce à son tout nouveau format et aux économies qu'il vous permet de faire, le livret de rabais Maxi Golf est plus pratique et utile que jamais.Pour un temps limité 2495 $ En vente dès maintenant ! Le cadeau idéal À CEPRIX, L'AFFAIRE ESTDANS LE SAC! LECTURES ENFANTS PEARL suite de la page 1 Omar Cheik a été condamné à mort en juillet dernier, mais il n'a pas encore été exécuté.Pour des raisons obscures, son appel a déjà été reporté cinq fois.« Il y a des forces qui s'affrontent, dit Mariane Pearl.Elles opposent les sympathisants du djihad à ceux qui tentent d'aller vers la démocratie, si on peut caricaturer comme ça.Le procès d'Omar Sheik reflète ça.S'il est pendu, comme le veut sa condamnation, ce sera un acte extrêmement politique et très marquant pour le reste du monde.Ce serait une déclaration pour le Pakistan.Mais ils auront du mal à en arriver là.» Mariane Pearl n'a pas lu le livre de Bernard-Henri Lévy sur l'affaire Pearl, Qui a tué Daniel Pearl ?Dans ce qu'il décrit comme un « romanquête », un ouvrage mêlant la fiction à l'enquête, Lévy s'efforce de démontrer que l'ISI, principal service de renseignements du Pakistan à l'étranger, et Al-Qaeda, le réseau terroriste d'Oussama ben Laden, sont conjointement responsables de l'enlèvement du journaliste américain.Mariane Pearl n'est pas prête à endosser les conclusions de Lévy, mais elle salue le « courage» du philosophe, qui s'est rendu au Pakistan pour mener son enquête.« Ça m'a étonnée, dit-elle.Je me suis dit, tiens, c'est étonnant que ce travail, qui devait être fait, ait été entrepris non pas par un journaliste mais par un philosophe, et non pas par un Américain mais par un Français.» La veuve de Daniel Pearl ne cache pas sa déception devant l'attitude du Wall Street Journal, qui a refusé, pour des raisons de sécurité, d'envoyer des journalistes au Pakistan pour couvrir le procès d'Omar Cheik ou pour enquêter sur l'enlèvement et la mort de Daniel Pearl.« Ça m'a blessée parce que je savais que Danny était vraiment loyal.C'était quelque chose que j'appréciais vraiment chez lui.Il avait le courage d'être loyal quand tout le monde était très cynique.Je sais qu'il aurait été furieux de la position de son journal.» Mariane Pearl en a également long à dire sur le sensationnalisme des médias \u2014 son livre comporte une anecdote dévastatrice sur l'ex-animatrice de CNN, Connie Chung \u2014, mais elle refuse de verser dans l'amertume.En faisant allusion à ses années aux côtés de Daniel Pearl, avec lequel elle s'était mariée en 1999, elle dit : « Plus on vivait ensemble, plus on faisait des reportages ensemble, plus on voyageait ensemble, plus on tenait à nos valeurs.Quand Danny a été kidnappé, tout ça a été mis en cause.Est-ce que vraiment ça valait la peine ?Et pour moi, c'est 100 % oui.» Elle vit aujourd'hui à New York avec son fils Adam, qui est une preuve tangible de sa « résistance », pour reprendre son mot.Sa décision de s'établir dans la métropole américaine n'a pas été facile.Mais elle s'est précisée après que Laura Bush, première dame des États-Unis, lui eut rendu visite à Paris, peu après la mort de son mari.« On a parlé de l'Amérique et du monde, de la pauvreté et de l'ignorance, qui sont les deux piliers de la misère, se souvient Mariane Pearl.Après cette conversation, je me suis dit qu'il fallait que le changement parte de l'Amérique.Je savais qu'il fallait que j'aille là.» Bébés-livres pas bébêtes SONIA SARFATI L'ère du balbutiement est sans aucun doute chose du passé pour le bébé-livre québécois : de l'albumtout carton minimaliste (énumération d'objets, de vêtements, de moments.), nous sommes passés au livre psy (les théories de Françoise Dolto portés par Caillou et ses proches) avant d'arriver au bouquin entier, avec histoire miniature mais effet majuscule.Grâce à Toupie et à son inséparable Binou, l'illustratrice et auteure Dominique Jolin a été parmi les précurseurs de ce souffle nouveau \u2014 et constamment renouvelé puisque Toupie est maintenant une plus grosse vedette.puisqu'il fait des siennes en format plus grand (mais pas encore « club » !).Deux nouveaux titres dans cette collection : Abracadabra Toupie ! et Toupie et le sommeil perdu (Dominique et compagnie).Dans le premier, Toupie lit les instructions pour pouvoir profiter à plein des céréales magiques \u2014 pendant que Binou, lui, passe à l'action directement.Dans le deuxième, Toupie, insomniaque, décide que c'est Binou qui a perdu le sommeil, et il lui raconte conte après conte.alors que l'autre ne demanderait pas mieux que de retourner à ses beaux rêves.Deux histoires (oui, oui !) amusantes, tant par les situations que par les illustrations, vivantes et colorées.Du côté de la Courte Échelle, la douceur doudou plutôt que l'humour est à l'honneur dans le bébé-livre.Il y a d'abord eu l'adorable série « Puce », écrite par Élise Turcotte et illustrée par Daniel Sylvestre, où « le plus petit de tous les bébés » avance dans un univers poétique et feutré dans lequel il fait bon se nicher : que l'on pense à cette jolie incursion dans les rêves qu'est C'est bizarre ; ou à cette promenade entre les toiles d'araignée et les feuilles d'automne qu'est C'est sale.Eh bien, l'éditeur qui célèbre cette année ses 25 ans, poursuit dans cette lignée \u2014 avec une pointe de sourire, toutefois \u2014 grâce à Polo, la charmante souris créée par les très complices Ginette Anfousse et Marisol Sarrazin.La mère écrit, la fille illustre.Et les deux s'amusent ferme \u2014 dirait-on.Leur dernier- né, Polo et le panier de fruits, plein de cette vie et de cette chaleur douce propres à l'utilisation des craies de pastel, en est fait un chiffrier, mais pas un chiffrier « plate » : qui est donc le gourmand qui a croqué la pomme de Simone, les deux oranges de Solange, les trois melons de Gaston.et ainsi de suite, au rythme de phrases musicales qui sont un plaisir à se mettre en bouche.À déguster, donc.3191019A www.editionsboreal.qc.ca WILFRID DEROME expert en homicides Récit biographique 448 pages 32,95 $ 32 pages de cahiers-photos © Archives Le Soleil « Un rigoureux travail de biographe.[\u2026] Un pari réussi avec ce portrait vivant d'une époque un peu sombre où brillaient tout de même, ici et là, quelques lueurs de raison et d'humanisme.» Christian Desmeules, Le Devoir JACQUES CÔTÉ 3185027A TINTIN Les aventures de TINTIN, 75 ans de rêve, de voyage et de science.L'histoire de la création des aventures de Tintin.Tintin, le rêve et la réalité 500 illustrations et photos Moulinsart Reporters, photographes et enquêteurs se sont lancés sur les traces de Tintin et de son siècle.Tintin, grand voyageur du siècle Album tout en couleur Moulinsart Scientifiques et journalistes voyagent entre science et fiction dans l'oeuvre de Hergé.Tintin au pays des savants Album tout en couleur Moulinsart 3188736A LECTURES BANDE DESSINÉE Un toast à la Pastèque ROBERT LAPLANTE COLLABORATION SPÉCIALE Les salons du livre jouent un rôle essentiel dans notre industrie du livre, ils sont bien sûr une vitrine exceptionnelle pour notre production nationale.À l'occasion, ils sont aussi à l'origine de certaines de nos plus belles aventures littéraires, dont celle des Éditions de la Pastèque, qui célèbrent cette année leur cinquième anniversaire.C'est en parcourant le Salon du livre de Montréal que Frédéric Gauthier et Martin Brault ont eu, en 1997, une idée qui allait totalement chambouler leur vie : fonder une maison d'édition qui se spécialiserait dans la bande dessinée d'auteur, à l'image de la maison française l'Association, éditeur des Lewis Trondheim, Johan Sfarr et autres Christophe Blain de l'univers du neuvième art.« C'est en écoutant les participants à une table ronde sur la bande dessinée québécoise que nous est venue l'envie de créer notre propre maison d'édition, raconte Gauthier, cofondateur de la maison d'édition québécoise.Ce jour-là, nous avions eu droit au sempiternel constat pessimiste sur la bande dessinée québécoise et à son cortège de lamentations.Nous avons eu envie de brasser la cage et d'insuffler un peu d'optimisme dans cette morosité ambiante.» Pariant que les Québécois, comme les francophones d'Europe, apprécieraient la bande dessinée plus personnelle, plus intimiste, les deux compères, anciens libraires, se lancent dans le défi de l'édition.« C'était un risque, oui et non.Nous savions que le marché de la bande dessinée d'auteur était en expansion dans le monde francophone et nous avions la certitude que le Québec était prêt à emboîter le pas, mais nous n'avions aucune preuve tangible.» Le succès des bandes dessinées de Michel Rabagliatti (Paul à la campagne et Paul a un travail d'été) au Québec a vite confirmé la justesse de leur intuition.Profitant d'un réseau de contacts européens acquis durant leur séjour à la défunte librairie montréalaise La Mouette rieuse, Brault et Gauthier s'associent à un important distributeur français, Le Comptoir des indépendants, qui compte dans ses rangs la crème des éditeurs indépendants, dont l'Association.« C'était une condition essentielle à notre survie.Ça nous permettait de nous intégrer à un marché plus important, celui de l'Europe francophone.Mais en plus de nous ouvrir ce gigantesque territoire, ça nous donnait aussi la chance d'y exporter près de la moitié de notre tirage.Une possibilité qui augmentait notre indépendance financière.Nous avions toute la latitude pour choisir ce qui reflétait le mieux notre politique éditoriale, une bande dessinée d'auteur destinée à un large public », affirme Frédéric Gauthier qui ne manque pas de souligner que la Pastèque est maintenant considérée comme une des plus importantes maisons d'édition émergentes sur le Vieux Continent.« Notre chiffre d'affaires est en progression en Europe, non seulement dans les librairies spécialisées mais aussi chez les généralistes », renchérit le jeune éditeur, qui voit dans ce résultat la pertinence de l'alliance entre la bande dessinée d'auteur et celle destinée à un public plus large.« Elles ne sont pas incompatibles l'une et l'autre.Dès le début, nous croyions qu'il était possible de faire de la bande dessinée d'auteur qui s'adresse à un large public et qui dépasse les tirages conf i d e n t i e l s.L es a l b ums autobiographiques de Paul Rabagliatti sont un exemple de la richesse de ce mariage », renchéritil en soulignant que de plus en plus d'auteurs européens frappent à sa porte.« Pour nos bandes dessinées, bien sûr, mais aussi pour la qualité de nos livres.Beaucoup d'auteurs considèrent que nos ouvrages sont parmi les mieux imprimés de la planète bd », reconnaît celui qui porte un soin jaloux à la présentation physique de ses albums, à des années-lumière des fascicules photocopiés associés habituellement à la bande dessinée parallèle.« Nous avons des exigences sur la qualité du papier, de la typographie, de l'impression.On nous reconnaît dans les librairies à cause de notre logo mais aussi à cause de la texture de nos albums, il y a une texture La Pastèque.» Un travail presque monastique pour les deux éditeurs qui s'engagent déjà dans un nouveau défi à relever.« On vient de lancer une collection jeunesse composée de bandes dessinées d'auteurs et nous y croyons beaucoup.Nos auteurs vont s'impliquer sur le terrain, rencontrer les jeunes dans les écoles, dans les librairies.Un travail de longue haleine qui devrait occuper Frédéric Gauthier et Martin Brault pour au moins les cinq prochaines années, à notre grand plaisir.C'est en parcourant le Salon du livre 1997 que Frédéric Gauthier (à gauche) et Martin Brault ont eu l'idée de créer une maison d'édition spécialisée dans la bande dessinée d'auteur.BEAUX LIVRES Divers livres d'hiver STÉPHANIE BÉRUBÉ Allons, avouons-le, nous sommes tous un peu béats devant l'hiver, surtout quand il est théâtre de grands espaces blancs, immaculés.Et encore plus lorsqu'il est sur papier glacé, en photos, à admirer dans la chaleur du foyer.Ce qui n'est pas le cas de Nicolas Vanier, Français d'origine, qu'on a souvent vu passer au Québec où il organise même des expéditions.Son dernier livre, Le Voyageur du Froid, livre d'images grand format, est un témoignage de l'une de ses danses autour du pôle Nord.Un imposant et magnifique ouvrage, un hymne à la nature dans lequel il nous livre autant ses états d'âmes devant tant de blancheur que de renseignements sur la faune et la flore qui vivent autour du cercle.Vient également de paraître L'Hiver, qui réunit des dessins, aquarelles et photographies de l'auteur Bernard Clavel, un autre Français passionné de grands froids et de paysages blancs.Ce grand album, Clavel l'a présenté comme son intégrale.On y retrouve la neige de ses peintures comme dans ses confidences et ses souvenirs.Et dans ces souvenirs, certains appartiennent au Québec.Car lorsqu'il a pour la première fois mis les pieds ici, à la fin des années 60, l'auteur y a été accueilli par « une splendide poudrerie ».L'Hiver de Clavel est un très bel album, surtout dans la dernière partie de ce recueil où les photos de la France et du Québec enneigés se côtoient.Deux livres nous expliquent aussi le Nord du Québec d'une manière très personnelle.Grand Nord, de Patrice Halley et Nunavik, Québec arctique, de Heiko Wittenborn.Dans les deux cas, les images sont à couper le souffle.Mais le livre de Halley est plus qu'un beau recueil d'images.Il est aussi un solide rappel que la beauté du Nord est menacée.Un ouvrage qui tient autant de l'encyclopédie, du récit que du beau livre.Le livre de Heiko Wittenborn nous amène dans le quotidien des habitants de ce coin glacé du Québec, le Nunavik.Une incursion dans la vie de ces gens qui cohabitent avec la nature.Un livre d'images, surtout.Dans le genre plus touristique, Le Vieux-Québec sous la neige présente la vieille capitale, en hiver.Claudel Huot avait déjà présenté un album comprenant des photos de Québec sous la lumière, voilà la ville sous la neige.L'album touchera ceux qui ont laissé leur coeur ou des souvenirs à l'ombre du Château Frontenac.Finalement, Hivers.Plus urbain, moins grande nature, il comprend de courts textes signés Michel Garneau, Louis Hamelin, Monique Proulx, Florent Vollant, entre autres.Les écrits sont accompagnés de photographies en noir et blanc qui témoignent des petites peines et grands plaisirs de l'hiver.Le Voyageur du Froid, Nicolas Vanier, Éditions du Chêne/TFI Éditions, 400 pages, 79,95 $ ( et demie) L'Hiver, Bernard Clavel, Nathan, 192 pages, 59,95 $ ( et demie) Grand Nord , Patrice Halley, Les Éditions de l'Homme, 240pages, 44,95 $ () Le Vieux-Québec sous la neige, Claudel Huot, Les Éditions de l'Homme, 240pages, 44,95 $ () Nunavik, Québec arctique, Heiko Wittenborn, Les Publications du Québec, 175 pages, 49,95 $ () Hivers, collectif, Les 400 coups, 112 pages, 39,95 $ () LOUISE FORESTIER © Ronald Labelle 120 pages 17,95 $ Des lettres qui racontent la petite histoire des plus belles chansons de Louise Forestier et qui nous rappellent de merveilleux souvenirs, inséparables des accords et des échos de California, de Pourquoi chanter, de Prince-Arthur.www.editionsboreal.qc.ca Signé Louise Venez rencontrer Louise FORESTIER le vendredi 12 décembre de 12 h à 13 h 30 Chez ARCHAMBAULT / AILES DE LA MODE, Montréal 3188824A Photo : ©Panneton-Valcourt EN VENTE PARTOUT Les Coureurs des bois La Saga des Indiens blancs de Georges-Hébert Germain Illustrations originales de Francis Back Coédition Libre Expression/Musée canadien des civilisations Édition reliée 160 pages couleur 39,95 $ 3189268A 3188146A LECTURES EN DIAGONALE Le corps au Moyen Âge NATHALIE COLLARD Pour qui s'intéresse au Moyen Âge, le nom de Jacques Le Goff est incontournable.L'un des spécialistes les plus en vue dans le domaine, il est l'auteur de nombreux ouvrages sur le sujet.Aujourd'hui, à l'âge vénérable de 80 ans, on le présente souvent comme l'un des plus grands historiens encore vivants.Il signe avec Nicolas Truong, journaliste au magazine Le Monde de l'éducation, une étude sur le corps au Moyen Âge.On y parle de la représentation (dans la culture et l'iconographie), mais aussi de l'hygiène, de la gestuelle, de la mode et de la santé.Ainsi, on apprend qu'au Moyen Âge, le sport tel qu'on l'a connu à l'Antiquité (cirque, jeux, etc.) n'existe plus, mais que l'exercice physique, lui, n'a pas pour autant disparu des moeurs quotidiennes.On nous explique aussi que les monstres (à qui il manque un bras, une jambe) sont omniprésents dans l'imaginaire collectif de l'époque.Quand on pense à l'érotisme et à la sexualité au Moyen Âge, l'image de Woody Allen s'acharnant sur la ceinture de chasteté de sa femme dans Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe.nous vient à l'esprit.Or, Le Goff et Truong nous révèlent un imaginaire plus complexe : c'est notamment à cette époque qu'apparaît l'érotisme animalier.« La présence de la forêt et des champs dans la société médiévale qui, rappelons-le encore, est à 80% rurale, façonne de part en part la réalité et l'imaginaire », écrivent les auteurs.En guise d'explication, ils ajoutent : « Le corps se défoule dans les marges à une époque, le Moyen Âge, hostile au corps.».Un essai fascinant.UNE HISTOIRE DU CORPS AU MOYEN ÂGE Jacques Le Goff, Nicolas Truong Éditions Liana Levi, 197 pages ne figure emblématique de l'histoire Anorexique, fantasque, mélancolique, Sissi mourut emportant avec elle son rêve tragique de liberté.Sissi, les forces du destin Hortense Dufour 29,95 $ - 641 pages 3190196A xplorez la science de la sorcellerie Journaliste scientifique, Roger Highfield propose des explications rationnelles aux phénomènes magiques rencontrés dans les aventures d'Harry Potter.Harry Potter et la science Roger Highfield 24,95 $ - 335 pages 3190193A Réflexion éthique sur la porno En cette époque où le moralisme guide bien des décisions, où les craintes provoquées par Internet et la diffusion planétaire de la pornographie et de ses dérivés insoutenables que sont la bestialité et la pédophilie \u2014 diffusion qui impose souvent des prises de position radicales \u2014, il est primordial de ramener le débat dans un cadre plus philosophique et d'aborder la question de la pornographie sous l'angle de l'éthique.Face à une oeuvre pornographique, les réactions émotives ont toujours empêché la société occidentale d'arrêter une définition qui satisferait la majorité.Directeur de recherche au CNRS, Ruwen Ogien, spécialiste de philosophie analytique, s'attaque donc à un gros morceau.Dans son essai, écrit dans un contexte plus libéral face à la représentation de la sexualité que celui plutôt puritain de l'Amérique du Nord, il montre bien les difficultés auxquelles on se heurte lorsqu'on veut interdire ou censurer.À partir de textes législatifs et du cas du film Baise-moi, Ogien tente de réfléchir sur la notion de ce qui est acceptable, questionne les nombreuses études qui affirment que la porno mène automatiquement à l'acte criminel et s'interroge sur l'idée qu'il faille interdire au nom de la protection des jeunes.Des pistes intéressantes dans un débat qui est loin d'être terminé.PENSER LA PORNOGRAPHIE Ruwen Ogien Presses universitaires de France collection question d'éthique, 172 pages Cette année aux Fêtes, prenez des livres et non des kilos ! Certains titres non-disponibles dans toutes les librairies.20% de rabais sur nos titres à succès en français ! De plus, économisez 10 % sur tous les titres en librairie, y compris les livres en solde, en vous inscrivant au programme .Harry Potter et l'ordre du Phénix Dans certaines succursales 43,00 $ 34,40$ 89,95$ 39,95$ 59,95$ 59,95$ 24,95$ 44,95$ 26,95$ 24,95$ Coff.5 vol.99,95$ 49,95$ 89,95$ 89,95$ 49,95$ 54,95$ 59,95$ Bonnes nouvelles pour les mordus de la lecture ! 3181688A Homme, femme, mode d'emploi John Gray a fait fortune avec son livre Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus, un titre qui est devenu depuis une expression consacrée.On ne compte plus les produits dérivés : émissions de télé, cassettes vidéo, magazine.Le petit dernier : Le Petit Mars et Vénus illustré, un « condensé des théories de M.Gray présentées sous forme de bandes dessinées, pictogrammes et formules-choc », question d'aller à l'essentiel et de ne pas perdre de temps.Il faut le dire, M.Gray ne lésine pas sur les clichés.On croirait entendre le célèbre animateur de radio, Roger Drolet, qui répétait toujours la même chose : « Les hommes sont sexuels, les femmes sont sentimentales.» Les affirmations de Gray sont à peine plus subtiles : elle a besoin de respect, il a besoin de gratitude ; elle a besoin de compréhension, il a besoin d'être accepté tel qu'il est ; pour donner de la force à un homme, il ne faut jamais chercher à le changer ou à l'améliorer, le tout imprimé en rose lorsqu'il s'agit des filles et en bleu pour les garçons.C'est ce qu'on appelle de la psychologie « gomme balloune ».LE PETIT MARS & VÉNUS ILLUSTRÉ John Gray Éditions Michel Lafon, 145 pages . LECTURES AUTOBIOGRAPHIE On l'appelle la pianiste aux loups JACQUES FOLCH-RIBAS COLLABORATION SPECIALE Elle vient d'ecrire un livre epatant.Il raconte la vie d'une petite provinciale, pianiste passionnee, qui enregistra son premier disque a l'age de 15 ans, tandis qu'elle etudiait encore au Conservatoire de Paris.Un CD dedie a Rachmaninov.Il obtiendra le grand prix de l'Academie du disque.La vie d'enfance et de jeunesse d'une jeune fille que l'on dit insoumise, toujours insatisfaite, indisciplinee, insubordonnee, imprevisible.Toutes sortes de mots en in , qui finiront par ingerable .pour ceux qui ne tarderont pas a vouloir s'occuper d'elle.Les milieux que l'on dit musicaux et qui, peut-etre, n'ont guere a envier au Milieu tout court ?Etant donne qu'elle joue comme on n'a jamais entendu jouer.qu'elle persiste, qu'elle refuse de jouer ce que l'on veut (pour les examens) et reussit a jouer ce qu'elle veut (Bach, par exemple), on la considere tres vite comme vraiment impossible.tout en admettant qu'elle a du genie.Avec un petit sourire agace.On ira jusqu'a dire (et ecrire, helas) qu'avec le physique qu'elle a, elle ne devrait pas jouer du piano.Citation.C'est que les hommes (et il y a si peu d'hommes chez les hommes) me voient d'une curieuse maniere.L'alliance de mes qualites leur semble incompatible, un physique dont je pourrais faire mon fonds de commerce (sois belle et tais-toi) et un metier exigeant, elitiste, une reussite qui ne doit rien a ce physique, mais a un travail acharne (quel gachis !) Bon, cela suffit, assez de sottises.Elle est excedee.J'ai eu l'envie sauvage, brutale, irrepressible, pour la premiere et la derniere fois de ma vie, de disparaitre.C'etait en 1989, au cours d'un festival ou pourtant, elle n'avait que 20 ans, elle avait sidere plusieurs personnes par son jeu, ce jeu sauvage , si l'on peut se permettre, qu'elle va essayer de nous raconter dans ce livre, en meme temps qu'elle evoque son enfance et sa jeunesse, et ses amours.particulierement sa passion pour les loups.Les loups ?Nous les voyons apparaitre tres vite, des les premieres pages, des que la jeune Helene s'eprend de leur histoire et commence a se passionner pour eux.En courtes sequences, en contrepoint, elle nous dit ses premieres fascinations pour eux, l'amour qui la pousse vers eux, et le pouvoir sur eux qu'elle se decouvre, un pouvoir mysterieux qui se revela une nuit en Floride, lorsqu'une louve, nommee depuis, Alawa, glissa sa tete sous les doigts d'Helene et vint implorer sa caresse.Elle nous raconte comment elle s'est installee aux Etats-Unis, comment elle y vit, entre deux concerts, et comment elle y a ouvert, a South Salem, Connecticut, un zoo scientifique pour les loups, accompagne d'un centre de conservation et d'un centre educatif pour les enfants qui viennent, nombreux et fascines, regarder vivre en paix ces animaux que l'on craint depuis le fond des ages et qui, pour Helene et pour eux, deviennent doux comme des agneaux.tout en restant pourtant des animaux sauvages.Allez y comprendre quelque chose.Envie d'y aller voir?Cette femme est vraiment in .Aux Etats-Unis, elle a rencontre aussi la marque Deutsche Grammophon, qui lui assure cette independance de choix, et d'interpretation, auxquelles elle tient tant.Encore la, on peut se demander comment la vieille dame a-t-elle pu accepter les excentricites de la pianiste aux loups .au demeurant fort interessantes ?Enregistrer des oeuvres de John Corigliano, celebre aux Etats-Unis et inconnu ailleurs, et d'Arvo Part, l'Estonien tres aime de sa famille, tout cela sur le meme disque que Beethoven ?Cette femme est capable de tout, du meilleur, qui fera raler les ayatollahs de la musique.Voici ce livre, pour nous plaire.Il s'intitule Variations sauvages.En courts textes qui n'ont de disparate que l'apparence, il raconte les amours d'une artiste.Celui de la musique et du travail qu'elle suppose.Celui des sens, du corps, du physique et de son rapport aux autres.Et celui, tout aussi sensuel, de ces animaux sauvages et fascinants qu'on appelle des loups, dont elle connait la terrible histoire et les superstitions qui les recouvrent de peurs.Au Moyen Age, les medecins ont diagnostique une maladie physiologique tres particuliere, la lycanthropie (.) Cette folie louviere plonge les femmes dans la luxure et la frenesie sexuelle.Boufre ! D'apres ce qu'elle raconte, il semble que ce soit seulement les nuits de lune.Comme lorsque Helene rencontra Alawa.Pour elle, Helene Grimaud, elle n'a d'autre plaisir, la nuit, dans l'enclos des loups, que celui de travailler la musique.FFF1.2 VARIATIONS SAUVAGES Helene Grimaud Robert Laffont, Paris, 286pages Autobiographie d'une femme engagee Dans En mon nom, Maureen Mc Teer raconte comment elle a reussi, tout en menant une vie publique trepidante, a rester fidele a ses engagements a l'egard du feminisme et de sa carriere.En mon nom de Maureen Mc Teer.Traduction : Suzanne Geoffrion EN VENTE PARTOUT 3189278A 3122367A Helene de Champlain LA GRANDE SAGA HISTORIQUE 29,95$ 700 pages Disponible partout Un roman de Nicole Fyfe-Martel 3183497A ndispensables a l'amateur de vin comme a l'oenologue Tous les conseils et les astuces d'un grand expert pour choisir, acheter, conserver et deguster les vins de table comme les plus grands crus.Guide des vins du monde 2004 Hugh Johnson 28,95 $ .448 pages Cette 5e edition, entierement actualisee, presente de facon detaillee les techniques de vinification ainsi qu'un panorama complet des regions vinicoles du globe.L'atlas mondial du vin Hugh Johnson et Jancis Robinson 900 illustrations 89,95 $ .352 pages 3190199A 3183850A LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L'INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L'EXCELLENCE NAÎT DE L'EFFORT ALCAN Le programme de français-journalisme qu'elle a mis sur pied à la polyvalente Le Carrefour, à Val-d'Or, a pris une envergure exceptionnelle.PHOTOS KARINE BELLZILLE COLLABORATION SPÉCIALE JEAN-PAUL SOULIÉ a faculté des sciences de l'éducation de l'Université du Québec à Montréal a décerné pour la première fois son prix, accompagné d'une bourse de 5000$, lors de la dernière collation des grades.Cet hommage récompense le gagnant d'un concours ouvert aux enseignants du primaire et du secondaire qui se sont signalés par la réalisation d'un projet novateur ou qui ont eu un parcours professionnel remarquable.Plus de 40 candidatures provenant de toutes les régions du Québec ont étésoumises au comité de sélection, qui a choisi de récompenser Mme Carolle Anne Bilodeau, enseignante depuis 17 ans à la polyvalente Le Carrefour de Vald'Or, en Abitibi.Depuis 1999, Mme Bilodeau s'est vu confier la responsabilité de l'option français-journalisme des quatrième et cinquième secondaires.Ce programme a rapidement pris une envergure exceptionnelle, tant auprès des élèves que de toute la population de la région.Le journal étudiant Ça Presse, qui se définit comme «le meilleur journal étudiant du Québec», est produit dans le cadre de ce projet et distribuédans plus de 20 000 foyers.La télévision communautaire, de son côté, diffuse les reportages réalisés par les élèves de la Course autour de la MRC, inspirée de la Course autour du monde de Radio-Canada, mais à l'échelle de la municipalité régionale de comté, et l'émission Studio 125, également produite et réalisée par les élèves.La Presse salue la réussite exemplaire de la synergie qu'a su bâtir une enseignante de 46 ans entre la polyvalente Le Carrefour, ses élèves, les ressources locales et la population de la MRC de la Vallée-de-l'Or, et nomme Mme Carolle Anne Bilodeau Personnalité de la semaine.Carolle Anne Bilodeau est titulaire d'un certificat en pédagogie de l'Université du Québec au Témiscamingue et d'un bac en lettres de l'Université de Montréal.Elle avait étudié en loisirs au cégep de Rivièredu- Loup.Quand le projet de françaisjournalisme lui a été proposé, elle avait déjà enseigné le français, l'art dramatique, la morale, l'économie familiale et s'était occupée d'adaptation scolaire.Mais c'est un travail d'été, alors qu'elle était étudiante, qui lui est revenu à la mémoire en pensant au journalisme: elle avait travaillé pendant le premier Tour Cycliste d'Abitibi au volet socioculturel de cet événement considérable.«À cette époque-là, le Tour passait par toutes les villes, c'était le Grand Tour.J'écrivais des textes.À la fin de l'épreuve, un journaliste m'avait demandé pourquoi je ne me lançais pas dans la communication.J'avais aussi passé quatre ans chez un oncle qui était publicitaire, quand j'étais étudiante à Montréal.En acceptant le projet de journalisme, je fermais la boucle.» Née à Senneterre, où son père avait un garage, Carolle Anne Bilodeau a un frère mécanicien, spécialisé dans la moto.Son retour dans son Abitibi natal n'est pas un hasard : elle aime vivre dans sa région.«Je suis chanceuse, dit-elle.Mes jeunes sont toujours bien reçus par le public et, en plus, les journalistes d'ici les aident, viennent nous visiter.Ce sont des choses plus faciles en région.On se voit partout, on a de bons contacts.J'ai mis sur pied un service d'emploi, on me demande d'envoyer des jeunes élèves journalistes pour traiter certains sujets.Je peux envoyer des étudiants qui sont déjà au cégep.On est loin des jeunes blasés qui ne veulent rien savoir.» L'aventure du journalisme s'est corsée quand il a fallu aborder la télévision.«La première année, je suis allée à la télé communautaire pour voir comment ça fonctionne.Ensuite, Télé-Québec nous a fourni un caméraman qui a donné des connaissances techniques aux élèves.Il aime beaucoup les jeunes, çamarche bien.» Carolle Anne Bilodeauatrois groupes de 26 élèves.Elle enseigne aussi le français «ordinaire» et donne également un cours intitulé Cinéma et société.Les jeunes reporters qui lui apportent des articles doivent s'attendre à ce que leurs textes soient corrigés.«Quand c'est mauvais, je le dis, mais quand c'est bon, il faut le dire aussi.Il faut corriger suffisamment, mais sans décourager.Finalement, ils m'apprécient.» Plusieurs de ses élèves se spécialisent en communication après la polyvalente.Ils vont à Jonquière, à Laval ou à l'UQAM.D'autres découvrent en faisant leurs reportages de la Course autour de laMRC le métier qui va leur plaire.Mariée depuis 18 ans «avec le même homme», précise-t-elle, Carolle Anne Bilodeau a deux filles, Mélissa et Sarah.L'aînée est dans une de ses classes.Le succès de l'option français-journalisme est tel que beaucoup d'élèves veulent s'y inscrire.«Je note que la langue s'améliore beaucoup en l'utilisant, et les jeunes lisent plus qu'à mes débuts dans l'enseignement.On me demande: Comment tu fais, avec des jeunes de16 ans?Facile.Ils sont pétillants, intelligents.Je rencontre des jeunes qui sont dynamiques.» Carolle Anne Bilodeau «On me demande : Comment tu fais, avec des jeunes de 16 ans?Facile.Ils sont pétillants, intelligents.Je rencontre des jeunes qui sont dynamiques.» "]
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