La presse, 21 janvier 2004, Cahier A
[" ACTUEL SPORTS DE GARS, SPORTS DE FILLES PAGE 1 SPORTS CLAUDE LAPOINTE: APRÈS LA DÉPRESSION, LE RETOUR AU JEU PAGE 2 DOPAGE LE MIDGET AAA PASSE À L'ACTION PAGE 5 LA PRESSE AFFAIRES LA BANQUE DU CANADA BAISSE SONTAUX DIRECTEUR PAGE 1 PAGES 3 ET 4 Montréal mercredi 21 janvier 2004 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 70¢ «Le monde change pour le mieux», affirme le président américain BUSH FAIT L'APOLOGIE DE LA MÉTHODE FORTE ALEXANDRE SIROIS WASHINGTON \u2014 La méthode forte préconisée par l'administration américaine sur la scène internationale pour contrer le terrorisme a engendré un monde meilleur, alors que les réductions d'impôts prônées ont relancé l'économie des États-Unis, a affirmé hier soir George W.Bush.« Grâce à la volonté et à la détermination de l'Amérique, le monde change pour le mieux », a déclaré le président américain, l'air triomphant et le sourire aux lèvres, lors de son discours annuel sur l'état de l'Union.M.Bush a consacré la première partie de son discours, prononcé devant les membres du Congrès américain, à la guerre au terrorisme et à l'invasion de l'Irak.Il a répété que si le régime de Saddam Hussein n'avait pas été renversé, « les programmes d'armes de destruction massive du dictateur continueraient encore aujourd'hui ».« Pour tous ceux qui aiment la liberté et la paix, le monde sans le régime de Saddam Hussein est un endroit meilleur et plus sûr », a ajouté M.Bush.Il a alors, comme à quelques reprises au cours de son exposé, été ovationné par de nombreux membres de l'assistance, mais boudé par plusieurs autres, preuve de la tension au Congrès entre républicains et démocrates.M.Bush a indiqué que «l'Amérique ne demandera jamais la permission pour défendre la sécurité de ses citoyens ».>Voir BUSH en A4 Tarifs modulés selon la consommation La richissime néophyte à la conquête du PCC Vito Rizzuto arrêté pour un triple meurtre Les crimes auraient eu lieu à New York en mai 1981 Hydro réclame des hausses à.deux vitesses STÉPHANE PAQUET La facture s'annonce salée pour les gros consommateurs d'électricité.Après avoir augmenté ses tarifs de 3% pour tous ses clients le 1er janvier, Hydro-Québec veut refiler une hausse de 4,7% à ses clients résidentiels les plus énergivores.Cette augmentation s'appliquera aux consommateurs qui consomment plus de 32 000 kilowattheures par an.Cette consommation équivaut, selon les calculs de la société d'État, à la consommation moyenne d'une grande maison québécoise.Pour les autres types de résidence, la hausse demandée par Hydro- Q u é b ec e s t d e 4 , 2 % >Voir HYDRO en A4 120e année no 90 70 pages 5 cahiers Ciel variable, Max.-14 Min.-19 ANDRÉ CÉDILOT Vito Rizzuto, le chef actuel de la mafia de Montréal, s'est caché avec ses complices dans un placard d'un immeuble de New York, le 5 mai 1981, et a déchargé son arme sur le premier des trois hommes qui s'est présenté, soutient le dossier d'accusation déposé contre lui hier.Un des assassins présents à la fusillade racontera au tribunal du district de l'est de New York qu'il a entendu Rizzuto crier que c'était un hold-up, puis il a déchargé son pistolet sur le corps d'une des victimes.On ignore si cette image hantait Rizzuto lorsqu'il est entré dans le box des accusés, hier après-midi, au palais de justice de Montréal.Mais son teint hâlé cachait mal son inquiétude.Veston et col roulé, menottes aux poings, il a baissé la tête lorsque le juge Réjean Paul, de la Cour supérieure, a fait état des accusations qui pèsent sur lui aux États-Unis.Le Sicilien d'origine âgé de 57 ans est accusé par la justice américaine de meurtre, complot pour meurtres et gangstérisme.Il avait perdu la belle assurance qu'il affichait lors de son récent passage à la cour municipale de Montréal, pour répondre d'une accusation d'ivresse au volant.Rizzuto a été arrêté vers 6 h, hier, à sa résidence du chic quartier Saraguay, dans le nord-ouest de la ville par des policiers de la GRC et de la Ville de Montréal.Selon les documents déposés au tribunal par le gouvernement canadien, ils étaient sur ses talons depuis une semaine.Le mandat d'arrestation avait été autorisé jeudi.Les policiers ont dû faire vite en raison d'une fuite dans le site Internet américain Ganglandnews.com.>Voir RIZZUTO en A2 PHOTO CP La femme d'affaires ontarienne Belinda Stronach a confirmé hier qu'elle se lançait dans la course à la direction du Parti conservateur du Canada où elle affrontera Stephen Harper, ex-chef de l'Alliance canadienne, et Tony Clement, ancien ministre conservateur ontarien.La candidate, qui est âgée de 37 ans et mère de deux enfants, ne se distingue pas de ses adversaires seulement parce qu'elle est une femme, mais surtout parce que, néophyte, elle représente un nouveau visage dans le décor politique canadienne.À lire en page A4.Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Sheila Copps serait allée prendre une bière avec Pierre Paradis.Silenzio di tomba nel Cosenza Météo Ciel variable, maximum -14, minimum -19, plus de détails en page SPORTS 16 AUJOURD'HUI Bandes dessinées ARTS 6 Bridge AFFAIRES 16 Carrières AFFAIRES 8 Décès AFFAIRES 19 et 20 Feuilleton ARTS 6 Forum A 16 et 17 Horaire télévision ARTS 4 Horoscope AFFAIRES 16 Loteries A 14 Mots croisés ARTS 6 et SPORTS 12 Mot mystère ARTS 6 Observateur AFFAIRES 15 Petites annonces AFFAIRES 15 et AFFAIRES 2 JUDITH LACHAPELLE Il n'y a pas de café « ordinaire » au Cosenza, avertit tout de suite le barman.Les habitués ne boivent que de l'espresso bien tassé, servi dans une petite tasse brune.Ils le boivent en deux traits en bavardant avec les autres clients.Parce que tout le monde se connaît ici, dit le barman.Une vraie famiglia.ne famille pas banale, par contre.Le Club social Cosenza, rue Jarry Est à Saint-Léonard, est entouré d'un certain mystère puisqu'il est considéré comme étant rien de moins que le quartier général de la mafia montréalaise.Le minuscule café, coincé entre une quincaillerie et une pharmacie, n'est pas particulièrement invitant, à part pour le café qui est excellent.Les tenanciers ne tiennent visiblement pas à faire de l'établissement un endroit où les « étrangers » se sentiront à l'aise.Les clients, tous des hommes plutôt âgés, entrent en saluant à la ronde avant de faire un signe au barman, qui déposera un espresso sur le grand comptoir.Deux ou trois tables et un canapé sont alignés le long du mur, près d'une porte menant à la pièce arrière réservée aux « membres seulement ».Sur les murs défraîchis, un laminage d'une rutilante Ferrari Testarossa, des photos de clubs sportifs, des trophées de champions de golf, un écriteau rédigé à la main en italien qui énumère la dizaine de boissons offertes aux clients.Sans oublier un gros téléviseur qui diffuse des soaps d'après-midi inaudibles sous les conversations en italien.Mais à 14 h hier, les voix se sont tues.La dizaine d'hommes s'est tournée vers le téléviseur.Le tenancier a augmenté le volume.Trois hommes ont continué à discuter dans un coin.>Voir SILENZIO en A2 Valide jusqu'au 31 janvier 2004.Les photos peuvent différer.1 - 8 0 0 - 3 6 3 - 3 5 3 5 BEAUBIEN 549,99$ Appareil photo numérique Résolution 3,2 millions de pixels Zoom 3X optique équivalent 35-105 mm Mise au point automatique Mode vidéo avec son Interface USB 899,99$ RECEVEZ 25 $ D'IMPRESSION PHOTO NUMÉRIQUE Cap t e z l'émotion a v e c Coolpix 3700 Appareil photo numérique Écran pivotant Résolution 5 millions de pixels Zoom 4X optique équivalent 28-115 mm Mode vidéo avec son .Interface USB Sabot de flash intégré 9,99$ Incluant : carte mémoire 16 Mo et accessoires Coolpix 5400 RECEVEZ 25 $ D'IMPRESSION PHOTO NUMÉRIQUE Incluant : carte mémoire 16 Mo et accessoires Vous partez en vacances Photo Passeport ! ensemble de deux photos En 5 minutes Couleur ou noir et blanc Qualité photo numérique HAUSSE MOYENNE DES TARIFS D'ÉLECTRICITÉ Source : Hydro-Québec CONSOMMATION ANNUELLE HAUSSE Logement 14 150 KWH 2,1% Petitemaison 20 500 KWH 3,5% Maison moyenne 26 500 KWH 4,2% Grandemaison 32 000 KWH 4,7% LE PARRAIN YVES BOISVERT Aller simple pour New York La justice américaine tentera donc de faire le travail que la justice canadienne n'a jamais réussi à faire.Depuis 15 ans, Victor « Vito » Rizzuto a été accusé au Canada dans deux importantes affaires d'importation de drogue au Québec et à Terre-Neuve.Des complices ont été accusés au fil des ans, souvent condamnés.Son nom se trouve dans bien des dossiers judiciaires comme complice non accusé.Mais toujours, il s'en est sorti indemne, sans même avoir eu à se rendre au procès.Cette fois, c'est une autre histoire.Tout indique qu'il a son billet aller seulement vers les tribunaux fédéraux américains.Les cas où une demande d'extradition vers les États-Unis a été refusée au Canada sont très rares, et le cas de Rizzuto ne ressemble pas à ces exceptions.D'abord, il faut savoir qu'une demande d'extradition ressemble plus à une formalité administrative qu'à un procès.Tout ce qu'ont à faire les États-Unis (à travers un procureur fédéral canadien) est de présenter un résumé de la preuve contre Rizzuto \u2014 il est déjà déposé.Un juge de la Cour supérieure devra décider, à la lumière de ce document de 13 pages, s'il existe de la preuve sur chaque élément essentiel des crimes reprochés à Rizzuto.Non pas s'il est coupable, ou s'il est probable qu'il sera condamné.Le juge n'a même pas à évaluer la crédibilité des témoins, ni même à lire une déclaration de ces témoins : le résumé signé par un procureur américain suffit.Si la demande est accordée, le ministre fédéral de la Justice, Irwin Cotler, devra émettre un ordre d'extradition.Ici, Rizzuto est accusé pour des crimes commis dans l'État de New York, mais par la justice fédérale américaine.On lui reproche des actes de racketeering, c'est-à-dire des crimes commis au profit d'une association de criminels, un gang : la famille Bonanno.On compare souvent une demande d'extradition à une enquête préliminaire, mais en fait, c'est infiniment plus sommaire.On n'a même pas à faire entendre des témoins.Que peut faire Rizzuto en l'occurrence ?Pas grand-chose, car il est à peu près inutile de contester la crédibilité de la preuve.Une preuve entièrement recueillie aux États- Unis, et qu'aucun témoin américain ne viendra défendre.Ce qui reste, c'est l'argumentation en droit.On peut certainement compter sur l'imagination des avocats de M.Rizzuto pour trouver de nouveaux arguments.Le cas le plus spectaculaire, ces dernières années, de contestation réussie d'une extradition est celui de Raffy et Burns, deux jeunes de Colombie-Britannique qui devaient être extradés dans l'État de Washington pour une affaire de meurtre.La Cour suprême du Canada a jugé qu'on ne pouvait les envoyer aux États-Unis tant qu'on n'aurait pas l'assurance qu'ils ne seraient pas exécutés en cas de condamnation \u2014ce à quoi a dû s'engager le procureur américain.Mais Vito Rizzuto ne peut plaider son droit à la vie.Il ne risque pas la chaise électrique : d'abord, son crime est antérieur au rétablissement de la peine de mort dans l'État de New York.Ensuite, c'est en vertu d'une loi fédérale (la loi antigang américaine) qu'on demande son extradition.Et dans les documents judiciaires américains, il est dit qu'on recherche contre lui une peine de 20 ans de pénitencier.D'autres ont déjà plaidé qu'ils pouvaient être jugés au Canada, et n'avaient pas à être extradés aux États-Unis.C'est le cas de Frank Cotroni, extradé deux fois.La dernière fois, en 1989, la Cour suprême a dit que même si le complot d'importation d'héroïne dans lequel Cotroni avait trempé était parti du Canada, il pouvait être jugé aux États-Unis.Il a été extradé après six ans de procédures (il s'est avoué coupable et est revenu purger sa peine au Canada).Dans le cas de Rizzuto, toute la preuve est américaine, les victimes le sont aussi, le complot est américain et les meurtres ont eu lieu sur le territoire américain.L'argument canadien est donc exclu.esteront sûrement des arguments techniques anciens ou nouveaux.La nouvelle Loi sur l'extradition est-elle constitutionnelle?Jusqu'ici, la réponse des juges est « oui ».Il est arrivé aussi qu'un procureur américain impatient promette de faire la fête à un détenu quand il aurait fini ses procédures au Canada, comme pour le punir de retarder sa cause.Les juges canadiens n'ont pas apprécié la menace.Les procureurs américains en ont pris note.On peut compter quelques mois pour que la cause soit décidée en Cour supérieure.La Cour d'appel, qui entend normalement ce type de causes en priorité, pourrait ensuite en décider avant la fin de l'année.Est-ce que la Cour suprême voudra l'entendre ?Si oui, tout cela pourrait nous mener en 2005 et au-delà.En attendant, comme dans toute cause d'extradition, les probabilités nous incitent à conclure que le citoyen Rizzuto ferait bien de retenir dès maintenant les services d'un avocat américain.Les cas où une demande d'extradition vers les États-Unis a été refusée au Canada sont très rares, et le cas de Rizzuto ne ressemble pas à ces exceptions.L'argent du crime organisé > Les profits globaux du crime organisé totalisent 1000 milliards US par an, ce qui équivaut à 2% de l'économie mondiale (presque autant que l'économie du Brésil, au 10e rang ; le Canada est 13e).Cette « industrie » a la plus forte croissance sur la planète, selon le Center for Strategic and International Studies, à Washington.> Les groupes criminels d'origine italienne, dont la Mafia est le plus puissant, réalisent mondialement des revenus de plus de 100 milliards US par an, selon le Federal Bureau of Investigation (FBI, police fédérale américaine).Au Canada, la seule Mafia a des revenus supérieurs à 12 milliards (9 milliards US).> Les principales sources de revenus du crime organisé sont le trafic des stupéfiants, les fraudes financières (dont celles sur les cartes de crédit), la prostitution et le blanchiment d'argent dans des entreprises légales.Au Canada, le Service canadien de renseignements criminels craint que la naissante industrie du diamant (surtout dans les Territoires du Nord-Ouest) soit infiltrée par le crime organisé, car les diamants (marché mondial de 56 milliards US par an) sont faciles à transporter et à transformer.> Les principaux groupes criminels en Occident sont ceux à dominance italienne (Mafia, Cosa Nostra, Camorra, Ndrangheta, Sacra Corona Unita), qui comptent, selon le FBI, 25 000 membres dans le monde, et 250 000 « affiliés ».Au Canada, 2800 personnes seraient associées à la seule Mafia.Les autres groupes majeurs sont les « triades » asiatiques (au Canada, la pègre vietnamienne est importante), la pègre est-européenne (en particulier russe) et les bandes de motards (dominées par les Hells Angels).François Berger Une journée à oublier pour la famiglia.SILENZIO suite de la page A1 Le tenancier a discrètement juré, mais s'est retenu d'aller leur dire de se la fermer.Vito Rizzuto a été arrêté ce matin par la police à la demande d'agents américains, a annoncé la présentatrice.Il comparaissait à 14h pile au palais de justice.« Tu connais Vito Rizzuto ?glisse un homme.Mais oui, Vito, le parrain de la mafia ! » Vito, que tout le monde connaît au Cosenza parce qu'il y vient tous les jours.D'ailleurs, a chuchoté l'homme, cet homme près de la fenêtre, c'est son père.Vêtu d'un complet gris de belle coupe, ses cheveux noirs clairsemés soigneusement peignés vers l'arrière, Nick Rizzuto ne fait pas ses 80 ans.Mais en cette sombre journée pour sa famille, il avait l'air soucieux.Il a regardé attentivement les dernières nouvelles au sujet de son fils.Il s'est plusieurs fois frotté les yeux comme pour essayer de mieux réfléchir à la suite des événements.Il a passé de longs moments à regarder par la fenêtre, l'air songeur, entre deux salutations de connaissances venues aux nouvelles.Vito Rizzuto aurait normalement dû être au Cosenza hier après-midi, comme d'habitude.La police aurait quasiment pu le cueillir une tasse d'espresso à la main.« Oh non ! a dit un homme.La police ne viendrait jamais ici.» Le barman a soupiré en secouant la tête.Une bien mauvaise journée pour la famiglia.PHOTO REMI LEMÉE, LA PRESSE © La résidence de Vito Rizzuto, à Montréal-Nord.Rizzuto passible de 20 ans de prison RIZZUTO suite de la page A1 Le site spécialisé révélait que le numéro 2 de la famille Bonanno, Salvatore Vitale, et sept autres membres du gang collaboraient avec la justice américaine.Leurs dénonciations impliquaient plus de 70 personnes, dont Rizutto.Selon Ganglandnews.com, Salvatore Vitale a lui-même participé à la fusillade du 5 mai 1981.Selon toute vraisemblance, il s'agit du premier délateur\u2014 mentionné dans le dossier d'accusation américain.À l'époque, Philip Rastelli était le boss de la famille Bonanno, explique le document.Mais il était en prison.Son bras droit, Joseph Massino, de la famille Bonanno \u2014Alfonso Indelicato, Philip Giaccone et Dominick Trinchera\u2014 complotaient pour prendre le contrôle du groupe.Il a été décidé de les liquider.appel à des tueurs du Canada parce qu'ils pourraient se sauver rapidement après l'attentat », poursuit le document.Massino et Gerlando Sciascia, qui faisait le lien entre la famille Bonanno et la famille Rizzuto à Montréal, ont d'abord inspecté l'immeuble où ils voulaient attirer les trois capitaines renégats.Le jour du meurtre, le délateur été présenté à Rizzuto, alors âgé de 35 ans, et à un autre Canadien, nommé Emmanuel.Ils étaient armés de pistolets, tout comme Gerlando Sciascia.Un cinquième homme, plus âgé, avait un fusil.Sciascia devait donner le signal en se passant la main dans les cheveux.Les quatre autres ont mis des cagoules de skieur et se sont cachés dans un placard.Trois autres hommes du gang se trouvaient dans l'immeuble.Lorsque les trois capitaines « renégats » sont arrivés, Rizzuto a crié « c'est un hold-up » (stickup, selon le dossier d'accusation).« Le délateur feu et Trinchera s'écrouler le premier.ramper sur le plancher pour tirer une balle dans la tête d'Indelicato.Après la fusillade, les tueurs ont fui.Le délateur est revenu sur les lieux et a vu les trois corps sur le plancher.Avec d'autres complices, il a nettoyé l'endroit qui était maculé de sang.Les corps ont été enveloppés dans des toiles de peintres, placés dans une fourgonnette, puis transportés à Howard Beach.Le corps d'Alfonso Indelicato a été trouvé trois semaines plus tard dans le Ozone Park à New York ; il était enterré peu profondément.Les deux autres corps n'ont jamais été retrouvés.Le principal délateur a affirmé aux autorités américaines que Rizzuto est retourné à Montréal après les meurtres.Selon lui, Rizzuto a continué à « servir » dans l'équipe de Sciascia, responsable du clan de Montréal au sein de la famille Bonanno.Joseph Massino, qui avait commandé les trois meurtres, est luimême devenu le chef de la famille.En mars 1999, il a ordonné l'élimination de Sciascia.Après ce meurtre, le délateur affirme être venu à Montréal pour annoncer à Rizzuto qu'il avait été nommé pour remplacer Sciascia à la tête de la faction canadienne de la famille Bonanno.Selon lui, Vito Rizzuto a insisté pour que le poste soit plutôt donné à son père, question de respect.Selon lui, les Rizzuto continuent de se soumettre à la famille Bonanno.Plusieurs déclarations sont corroborées par d'autres délateurs.Vito Rizzuto, représenté par Me Loris Cavaliere, est maintenu en prison.Il reviendra devant le tribunal le 6 février.Le tribunal canadien devra décider s'il doit être extradé.S'il l'est, et s'il est condamné aux États-Unis, il est passible de 20 ans de prison et d'une amende de 250 000 $. ARRÊTÉ Le lourd passé de la mafia montréalaise ANDRÉ NOËL Les liens entre la famille Bonanno, de New York, et la mafia de Montréal, dirigée par Nick Rizzuto et son fils Vito Rizzuto, remontent à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, explique un document interne du FBI, intitulé La Cosa Nostra in Canada.Joseph Bonanno, mort en 2002 des suites d'une crise cardiaque à l'âge de 97 ans, était né en Sicile, tout comme les Rizzuto.Il a longtemps été le boss d'une des grandes familles mafieuses de New York.Il a participé à la fondation de la Cupola, sorte de conseil d'administration chargé de régler les litiges entre les gangs.En 1945, Bonanno envoie son adjoint Carmine Galente à Montréal pour établir une relation d'affaires avec le crime organisé canadien, indique le document du FBI.« Au début des années 1950, Vincent Cotroni, qui semble être devenu un capodecina (capitaine) de Bonanno, émerge comme une figure dominante dans la région de Montréal », poursuit le rapport.Cotroni et un de ses adjoints, Luigi Greco, ont de bons contacts en France.Grâce à eux, Carmine Galente établit pour la famille Bonanno un solide réseau qui fera de Montréal la plaque tournante du trafic d'héroïne en Amérique du Nord.C'est l'époque de la « French Connection ».En 1957, Bonanno dirige une délégation de mafiosi américains désireux de mettre fin aux guerres intestines en Sicile.Une trentaine de caïds des deux côtés de l'Atlantique, dont Lucky Luciano et Tomasso Buscetta (qui deviendra délateur), participent à la rencontre à l'hôtel des Palmes, en Sicile.Une Cupola sicilienne est créée, sur le modèle de la commission américaine.Un mois plus tard, une deuxième rencontre de haut niveau est organisée à Apalachin, dans l'État de New York.Les Canadiens Luigi Greco et Vic Cotroni y participent.Le boss Vic Cotroni devient officiellement le boss de la famille de Montréal après l'arrestation de Carmine Galente, en 1960, pour trafic de drogue.Paolo Violi est son underboss, ou adjoint.Les deux hommes ne sont pas siciliens : ils sont nés en Calabre.Ce détail prendra son importance plus tard.Les réunions de l'hôtel des Palmes et d'Apalachin se sont mal terminées pour Joseph Bonanno, qui voulait tout diriger.Il se sent menacé par des « familles » rivales et se réfugie à Montréal.Non seulement dirige-til la mafia locale, mais il a aussi des contacts dans le milieu des affaires.Selon un document du département de l'Agriculture de l'État de New York, Bonanno a acheté les actions de Giuseppe Papalia dans une fromagerie de Lino Saputo au Québec.C'est avec l'appui de Lino Saputo et de son père que Bonanno demande son statut d'immigrant au Canada.Le gouvernement canadien refuse la requête et l'expulse.De retour à New York, Bonanno se fait kidnapper.Il est dépouillé de ses pouvoirs au sein de la Cupola.Il s'exile en Arizona, où il finira ses jours.Le nom de « famille Bonanno » demeure, mais d'autres hommes la dirigeront pour lui.Au début des années 70, des luttes de pouvoir déchirent aussi la mafia montréalaise.Elles opposent Paolo Violi et Nick Rizzuto, un des membres siciliens du groupe.Nick Rizzuto a débarqué à Halifax en 1954 avec sa femme, son fils Vito, alors âgé de 8 ans, et sa fille Maria.La querelle entre Violi et Rizzuto est discutée au plus haut niveau entre les représentants des familles Bonanno et Cotroni.Il est alors décidé que Nick Rizzuto quittera Montréal : il déménage au Venezuela, où il se lie aux cartels colombiens de la drogue.La CECO En 1975, Vic Cotroni comparaît à la Commission d'enquête sur le crime organisé (la CECO).Il est condamné à un an de prison pour refus de témoigner.À la même époque, son frère Frank est incarcéré aux États- Unis.Paolo Violi prend le contrôle de la famille à Montréal.La tension monte entre les Calabrais comme Violi et les Siciliens, fidèles à Nick Rizzuto.Ce dernier groupe comprend des hommes comme Joe Lopresti, Domenico Manno, Paolo Renda et surtout les membres de la famille Cuntrera-Caruana.En 1978, Agostino Cuntrera et trois autres Siciliens abattent Paolo Violi, rue Jean-Talon, à Saint-Léonard.D'autres meurtres suivent à Montréal et en Italie.Deux ans plus tard, Vito Rizzuto rentre au pays.Il est dans la force de l'âge \u2014 il a 32 ans.À la mort de Vic Cotroni (décédé d'un cancer), il prend officiellement le contrôle de la pègre montréalaise, au nom de son père.Malgré ce changement de pouvoir, la mafia montréalaise continue de relever de la famille Bonanno de New York, alors dirigée par Philip Rastelli.Ce dernier est en prison : des « capitaines» de la famille profitent de son absence pour tenter un putsch.Un homme loyal à Rastelli, Joseph Massino, a vent du complot, indique le document interne du FBI.Il décide de les liquider.Selon la preuve déposée hier par les autorités américaines au palais de justice de Montréal, Vito Rizzuto aurait été appelé à participer au meurtre des trois « capitaines » renégats.Peu après, on trouve son père Nick à Milan, en Italie.Il multiplie les contacts pour organiser des envois d'héroïne aux États-Unis via le Canada, affirme le document du FBI.« Au printemps 1984, Nick Rizzuto quitte le Venezuela pour Montréal, poursuit le rapport.Le motif de ce déménagement n'est pas vraiment compris.» Quelques mois plus tard, Tomasso Buscetta \u2014 qui avait participé à la création de la Cupola sicilienne avec Bonanno\u2014tourne sa veste.Il craint pour sa vie et obtient la protection de la police italienne, en échange de ses confidences.C'est lui qui révèle toute l'importance du clan Cuntrera-Caruana, auquel appartiennent les Rizzuto père et fils.Ses dénonciations aboutiront à des arrestations massives en Italie, mais ne suffiront pas à faire arrêter les Rizzuto.La police n'a jamais pu coincer pour de bon le père et le fils Rizzuto.Nick a fait cinq années de prison au Venezuela pour possession de cocaïne, mais au Canada son casier judiciaire est vierge.Son nom est apparu dans un superprocès en Italie, mais le Canada ne l'a jamais extradé.Quant à Vito, il a été condamné à deux ans de prison en 1972 pour avoir mis le feu à un centre commercial de Boucherville avec son beaufrère, Paolo Renda.Par la suite, il a été accusé deux fois de trafic de stupéfiants, mais il s'en est sorti.Depuis 2002, il doit répondre à une accusation de conduite en état d'ivresse.LE PARRAIN Nom : Vito Rizzuto Né le 21 février 1946 Avocat : Loris Cavaliere Quatre accusations : meurtre, complot pour meurtres et deux chefs de gangstérisme.Risque 20 ans de prison, selon les documents américains.Requérant : Me Nicolas Bourtin, adjoint du district attorney de New York, représenté au Canada par Mes Ginette Gobeil et Christian Jarry, ministère fédéral de la Justice.Prochaine audience fixée par le juge Réjean Paul : le vendredi 6 février 2004.Casier judiciaire : >18-08-65 : Montréal, troublé la paix.Amende : 25 $.>28-01-72 : Montréal, crime d'incendie et fraude (5 chefs), 2 ans.>03-09-86 : Montréal, facultés affaiblies, acquitté.>10-12-86 : Montréal, facultés affaiblies, libéré des accusations.>18-12-89 : Havre-Saint- Pierre, complot pour importation de stupéfiants, acquitté.>17-12-90 : Nouvelle-Écosse, complot pour trafic de stupéfiant, arrêt du processus.>22-07-2002 : Montréal, facultés affaiblies, cause toujours en cours.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Vito Rizzuto, photographié ici en décembre 2003, a été arrêté hier à Montréal.Un caïd de la mafia abattu Paolo Gervasi était hanté par le meurtre de son fils, en 2000 ANDRÉ CÉDILOT Près de quatre ans après l'assassinat de son fils, le mafioso Paolo Gervasi, propriétaire de l'ancien cabaret Castel Tina, est tombé à son tour sous les balles d'un tueur, avant-hier, dans son fief de Saint- Léonard.Âgé de 62 ans, Gervasi était à bord de sa Jeep Cherokee, stationnée en face d'une pâtisserie de la rue Jean-Talon, quand un tueur a fait feu à six reprises à travers la vitre du conducteur, avant de disparaître dans la nature.Longtemps associé au clan des Rizzuto, le puissant caïd sicilien était agonisant à l'arrivée des premiers secouristes.Son décès a été constaté à l'hôpital, peu après 19h, lundi.Selon la police, l'attentat n'a rien à voir avec la spectaculaire arrestation, une dizaine d'heures plus tard, du chef mafieux Vito Rizzuto, à la suite d'une demande d'extradition des autorités américaines.Enquêteur privé Depuis le meurtre de son fils Salvatore, 31 ans, en avril 2000, les rapports de Gervasi avec ses pairs de la mafia s'étaient grandement refroidis.Il n'a jamais pardonné qu'on l'ait exécuté aussi froidement d'une balle dans la tête lors d'un rendez-vous dans un lave-auto.Les assassins l'avaient ensuite placé dans le coffre arrière de sa luxueuse Porsche.En guise de message au paternel, celle-ci avait été laissée en face du domicile des Gervasi, à Saint-Léonard.Hanté par cet assassinat, Gervasi a tout fait pour identifier les tueurs, allant même jusqu'à engager un enquêteur privé.On croit aussi qu'il s'était rendu en Italie pour obtenir des appuis en haut lieu.Une rumeur a couru dans le milieu qu'il avait offert une forte somme d'argent \u2014 on parle de 400 000 $ \u2014 à qui dénoncerait les auteurs du meurtre.Il aurait aussi dressé une liste noire comprenant les noms d'une douzaine de personnes.Avant d'être assassiné, lundi soir, il a été victime d'au moins deux attentats.En août 2000, il avait été blessé par balles à sa sortie d'une banque.L'année suivante, on avait découvert une bombe sous sa Cherokee garée dans le stationnement du café Cosenza, rue Jarry, considéré comme le quartier général du clan sicilien, à Montréal.D'après les spécialistes de la police, il y a de bonne chances que les meurtres de Paolo Gervasi et de son fils Salvatore soient liés au milieu italien.Au début des années 90, l'ancien cabaretier de Saint- Léonard s'était notamment fait reprocher par les Rizzuto sa participation financière dans une affaire d'importation de 100 kg de cocaïne avec des membres du clan calabrais.Proche des Rock Machine Plus récemment, Gervasi s'était aussi attiré les foudres du milieu en vendant la cocaïne en gros moins cher que le prix fixé par les principales organisations montréalaises, dont les Hells Angels.C'est un secret de Polichinelle que les Gervasi étaient très proches des Rock Machine et de leurs riches associés des Dark Circle.« C'était un autre signe qu'il voulait voler de ses propres ailes, et la mafia n'a pas apprécié », indique un spécialiste de la police.Juste avant d'être tué, son fils Salvatore aurait été au centre d'une controverse entourant un prêt qu'il aurait consenti pour l'ouverture d'un réseau de serres hydroponiques.Sa mort aurait par la suite entraîné une profonde scission sur le partage des énormes profits que font annuellement les gangs italiens avec les paris clandestins dans l'île de Montréal. SUITESDE LA UNE «Personne ne peut maintenant douter de la parole de l'Amérique» Stronach présente ses politiques.et promet d'apprendre le français BUSH suite de la page A1 Il a par la suite déclaré que la reconstruction de l'Irak était dure, mais juste.« Et l'Amérique a toujours été prête à faire ce qu'il faut pour ce qui est juste.» Bush a évité d'utiliser l'expression « axe du mal » comme il l'avait fait il y a deux ans dans son discours sur l'état de l'Union.Il a toutefois vanté les réalisations de son administration, faites grâce à sa politique étrangère musclée.Outre l'Irak, il a cité en exemple l'Afghanistan, où les habitants « construisent une nation qui est libre, fière, et qui combat le terrorisme ».Il a aussi mis l'accent sur la Libye, rappelant que son dirigeant, le mois dernier, a accepté de révéler et de démanteler tous ses programmes de conception d'armes de destruction massive.En neuf mois de négociations, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont pu réussir ce qui n'a pas été possible en « 12 ans de diplomatie avec l'Irak », a-t-il dit.« Et une raison est claire : pour que la diplomatie soit efficace, les mots doivent être crédibles.Et personne ne peut maintenant douter de la parole de l'Amérique », a lancé le président.L'administration américaine avait choisi la soirée d'hier pour le discours sur l'état de l'Union afin de remettre M.Bush sous les projecteurs, qui étaient braqués depuis la veille sur John Kerry.Le sénateur du Massachusetts a remporté lundi les caucus de l'Iowa, première étape de la course à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de novembre.M.Bush a donné un avant-goût de la stratégie qu'il utilisera pour discréditer son futur adversaire démocrate en ce qui concerne la sécurité du pays.Après s'être félicité de l'impact de la guerre en Irak, il a insinué que pour ses adversaires, le terrorisme est un problème qui peut se résoudre avec des « documents juridiques ».Mais c'est par « la guerre » qu'il fallait répondre aux terroristes qui ont « déclaré la guerre à l'Amérique », a martelé le président.Généralement optimiste, M.Bush a néanmoins soutenu que son pays est toujours en guerre et que la plus grande responsabilité du gouvernement est de défendre ses citoyens.« Vingt-huit mois se sont écoulés depuis le 11 septembre 2001, a-t-il dit.Plus de deux ans sans attaque en sol américain.Et il est tentant de croire que le danger est derrière nous.Cet espoir est compréhensible, rassurant.et faux.» Il y a encore beaucoup à faire en matière de sécurité, a dit le président.Il a ainsi demandé aux membres du Congrès de renouveler le Patriot Act.Certaines parties de cette législation très controversée, dénoncée par les associations de défense des droits et libertés pour les pouvoirs accrus qu'elle octroie aux forces de l'ordre, arriveront à échéance l'an prochain.Les parlementaires démocrates ont évité d'applaudir à cette occasion.« L'Amérique, ce soir, est une nation appelée à de grandes responsabilités.Et nous nous levons pour les assumer, a-t-il déclaré, tant au sujet de la guerre au terrorisme que de la relance de l'économie et des réformes en santé et en éducation.Nous n'avons pas fait tout ce chemin, à travers la tragédie, l'épreuve et la guerre uniquement pour défaillir et ne pas compléter notre travail.» Le président a consacré la seconde partie de son discours à son bilan politique en sol américain.Il a répété que l'économie américaine est dorénavant « forte ».Il a estimé que la situation s'est améliorée et que l'embellie se poursuit en raison des importantes réductions d'impôts temporaires adoptées au cours des dernières années.Il en a profité pour demander aux parlementaires de les rendre permanentes.Son administration a confondu les sceptiques, a-t-il ajouté, puisque les membres du Congrès ont pu « rehausser le niveau (des) écoles publiques» et « donner (aux) aînés une couverture pour les médicaments de prescription dans le cadre du Medicare ».Il n'a toutefois pas annoncé de nouvelles initiatives majeures.Il a notamment promis d'aider les prisonniers ayant purgé leur peine à se trouver un emploi et de lutter contre la consommation de drogues chez les jeunes.Il a parallèlement exhorté les athlètes professionnels à cesser d'utiliser des stéroïdes.Enfin, sans les nommer, M.Bush a dénoncé les mariages homosexuels.Il a pour la première fois fait comprendre qu'il pourrait être en faveur d'un amendement constitutionnel visant à statuer que le mariage « est l'union d'un homme et d'une femme ».GILLES TOUPIN OTTAWA \u2014 C'est en promettant de diriger le Canada « d'une façon nouvelle» que la jeune multimillionnaire de Toronto, Belinda Stronach, a annoncé hier qu'elle était candidate à la direction du Parti conservateur et au poste de premier ministre du Canada.Dans sa ville natale d'Aurora, au nord de Toronto, la désormais exprésidente de la multinationale de pièces d'automobiles Magna International s'est présentée comme une mère de famille de 37 ans qui fera campagne avec ce qu'elle a appelé ses « valeurs centrales », soit l'honnêteté, la compassion, la justice, le respect et l'intégrité.« J'aime mon pays, a-t-elle dit.J'aime ce qu'il représente et les possibilités qu'il offre.En fait, je suis moi-même le produit d'une belle histoire, celle de la réussite d'un immigrant.Mon père est arrivé au Canada voilà 50 ans, avec quelques dollars en poche, avec le savoir-faire d'un machiniste et avec un rêve.Aujourd'hui, l'entreprise qu'il a fondée emploie des gens sur quatre continents.C'est le fournisseur de systèmes automobiles le plus diversifié au monde.» Sans expérience politique, Belinda Stronach a tout de même été le catalyseur qui a permis l'union récente de l'Alliance canadienne et du Parti progressiste-conservateur, mettant fin à un schisme qui a fait pendant plus d'une décennie la vie belle au Parti libéral du Canada.Hier, elle a livré pour la première fois une véritable liste d'épicerie des politiques et des convictions qu'elle défendra si elle gagne son pari de prendre la tête du pays.« Je ne suis pas une politicienne de métier, a-t-elle convenu.Je suis une mère (NDLR : de deux enfants), une femme d'affaires et une fière Canadienne de deuxième génération.Je suis fière de ce que je suis et de ce que j'ai accompli.» Parlant l'anglais et l'allemand, Belinda Stronach, qui a déclaré que le Québec était « une riche composante, essentielle et nécessaire à un Canada fort et uni », a promis d'apprendre rapidement le français.Pendant son discours, elle a souvent insisté pour que les Canadiens visitent son site Web bilingue (belinda.ca).D'abord une femme d'affaires C'est d'abord ses réflexes de femme d'affaires qui ont émergé dès le début de sa conférence de presse.« Mes expériences m'ont procuré un regard unique sur le monde, un regard sur la création d'emplois au Canada, sur la compétitivité canadienne et sur ce qu'un pays doit faire pour rester prospère », a-t-elle confié, prônant une stratégie nouvelle pour faire face à la concurrence mondiale et pour créer une économie forte.« Je sais ce qu'il faut faire pour être compétitif dans l'arène mondiale », a-t-elle affirmé.Sans faire la moindre allusion à ses rivaux dans la course, les Stephen Harper et Tony Clement, Mme Stronach a lancé des flèches au gouvernement libéral, déclarant qu'il avait laissé tombé les citoyens et que ses dirigeants n'avaient pas de vision pour le Canada.De son côté, elle entend réduire l'appareil gouvernemental et baisser les impôts des Canadiens.Elle promet aussi une déduction partielle des intérêts hypothécaires.Elle s'est prononcée en faveur de la participation du Canada à l'intérieur d'un périmètre de sécurité nordaméricain tout en se faisant un phare et un drapeau de la nécessité de rebâtir les forces armées canadiennes et le lien historique du Canada avec les États-Unis.Au plan de l'innovation, Mme Stronach a promis de créer des centres de technologie industrielle pour former une nouvelle main-d'oeuvre qualifiée et de favoriser davantage les études supérieures.Elle a promis également un meilleur système de santé universel et elle s'oppose à la décriminalisation de la marijuana.Elle s'est dite en faveur des mariages homosexuels et elle a promis d'abolir le coûteux registre des armes à feu du gouvernement libéral.La très photogénique candidate a annoncé hier qu'elle avait remis sa démission à titre de président et chef de la direction de Magna International.Son père, Frank Stronach, assurera par intérim la présidence de l'entreprise jusqu'à ce qu'un nouveau chef de direction soit trouvé.Peu importe si elle gagne ou perd la course à la direction du PC, la riche héritière a déjà annoncé hier qu'elle se présentera aux prochaines élections dans la circonscription de Newmarket- Aurora, là où elle a grandi et où elle vit.Entre-temps, elle doit relever un défi de taille si elle veut rattraper l'avance détenue par l'ex-allianciste Stephen Harper.Belinda Stronach se présente donc comme un facteur de changement susceptible d'attirer des milliers de nouveaux membres au Parti conservateur.Il lui faut impérativement en effet recruter en six semaines entre 50 000 et 100 000 nouveaux membres pour espérer déloger M.Harper, qui se serait déjà gagné la majorité du vote des 146 000 membres actuels du parti, sans compter les partisans de Tony Clement, l'ancien ministre de la Santé de l'Ontario, qui a de profondes racines au sein de la mouvance conservatrice canadienne.Le choix du nouveau chef conservateur se fera le 20 mars prochain.PHOTOAGENCE FRANCE-PRESSE © George Bush s'adressant au Congrès hier devant le vice-président Dick Cheney et le président du Congrès, Dennis Hastert.Des revenus additionnels de 240millions HYDRO suite de la page A1 pour une habitation consommant 26 500 k Wh par an.Pour une petite maison, où l'on consomme 20 500 kWh annuellement, l'augmentation sera de 3,5 % en moyenne.Les locataires consommant 14 150 kWh verront quant à eux leur facture augmenter de 2,1 % en moyenne, selon la grille tarifaire déposée hier à la Régie de l'énergie par Hydro-Québec.En tout, l'augmentation moyenne sera de 2,9 % si la Régie l'accepte, ce qui représentera des revenus additionnels de 240 millions pour la société d'État à qui le ministre des Finances, Yves Séguin, a demandé des revenus supplémentaires de 600 millions.Hydro-Québec a déposé cette grille tarifaire à la Régie pour aider les plus démunis à encaisser les hausses de tarif d'électricité, une demande expresse faite par le ministre des Ressources naturelles, Sam Hamad.Même si les plus pauvres occupent souvent des logements mal isolés qui consomment beaucoup d'électricité pour le chauffage, Hydro- Québec estime que le niveau de consommation reste le meilleur indicateur du niveau de revenu, peu importe les autres facteurs qui peuvent influencer la consommation d'électricité.« D'après les données tirées d'un sondage effectué par Hydro-Québec, écrit la société d'État dans un communiqué, trois familles sur quatre ayant un revenu inférieur à 20 000$ auraient des hausses de factures inférieures à la moyenne des Québécois puisque leur consommation est égale ou inférieure à 16 000 k Wh.» Ces nouveaux tarifs s'appliqueront si Hydro obtient sa deuxième hausse de tarifs, le 1er avril.En plus d'aider les plus pauvres, cette modulation de la hausse de l'électricité en fonction du niveau de consommation permettra « d'envoyer un signal aux consommateurs, souligne Marc-Brian Chamberland, porte-parole d'Hydro- Québec.Les kilowatts excédentaires sont plus chers parce qu'ils coûtent plus cher à Hydro-Québec.» Pour les industriels et les commerçants, cette gradation ne s'applique pas.Si la Régie se plie à la demande d'Hydro, ces deux groupes devront assumer une hausse générale de 2,9 %.En ce qui concerne les locataires d'un immeuble dont le chauffage est payé par le propriétaire, Hydro- Québec prévoit déjà une formule qui permet de multiplier par le nombre de logements la première tranche d'électricité.Cette première tranche coûte déjà moins cher que les tranches supérieures.Ceux qui examinent à la loupe leur facture d'électricité auront déjà remarqué que l'énergie n'est pas toute facturée au même tarif.Ainsi, il y a des frais de 40,17 cents par jour simplement pour être branché.Ce montant ne changera pas, selon la proposition d'Hydro à la Régie.(C'est ce montant qui est multiplié par cinq dans le cas d'un cinqplex, ce qui fait dire à Hydro que les locataires dont le chauffage électrique est assumé par le proprio ne seront pas pénalisés.) Dans la facture d'Hydro, viennent ensuite les coûts de 4,88 cents le kilowattheure pour les 30 premiers kWh consommés quotidiennement.Ce montant ne changera pas non plus.C'est dans la dernière catégorie, celle dépassant les 30 premiers kWh, que la hausse se fait sentir.De 6,15 cents le kilowattheure, Hydro veut faire passer le coût de cette électricité à 6,59 cents le k Wh, une hausse de 6,7 %.À la mi-décembre, la société d'État a obtenu une augmentation de 3% qui a été mise en vigueur dès le 1er janvier.Avec la collaboration d'Hélène Baril ACCÈS À L'INFORMATION Une expérience d'achat tellement plus sympa Maintenant, vous pouvez chercher une voiture neuve, bien calé dans votre bon vieux fauteuil.Grâce à Accès Toyota, c'est aussi simple que d'entrer dans notre site Web Voyez tous nos modèles.Puis, comparez avec la concurrence au moyen de données de sources indépendantes.Tout cela, sans même vous lever une seule fois.Alors, prenez place détendez-vous et rendez-vous à accès.toyota.ca pour obtenir plus de renseignements Pour paresseux endurcis en quête d'une voiture.3197841A VINCENT MARISSAL Une vraie course chez les conservateurs Il est évidemment trop tôt pour conclure si Belinda Stronach est bien la nouvelle étoile au firmament politique canadien que nous promettent certains conservateurs influents ou si son nom ira s'ajouter prochainement à la longue liste des étoiles filantes disparues aussi vite qu'apparues, mais, chose certaine, elle a déjà le mérite d'avoir fortement rehaussé la course à la direction du nouveau Parti conservateur.Jusqu'à la semaine dernière, cette course s'acheminait vers le couronnement d'un chef terne dont le charisme est proportionnel à la notoriété, c'est-à-dire à peu près nul: Stephen Harper.Du talent, certes, (après tout, c'est lui qui a recollé les pots cassés à l'Alliance canadienne et qui a réussi à le souder, finalement, au Parti conservateur), mais M.Harper n'a jamais soulevé les foules.Et contre Paul Martin, les conservateurs devront être un peu plus attirants s'ils veulent espérer percer ailleurs que dans leurs traditionnels bastions de l'Ouest.L'arrivée de Mme Stronach vient de changer la donne.Jeune (37 ans), plutôt jolie, richissime (elle a gagné neuf millions l'an dernier à la tête de Magna International), l'influente femme d'affaires a la réputation d'être une fonceuse.Elle compte aussi parmi ses amis et supporters de gros noms chez les conservateurs : Brian Mulroney, Mike Harris, Bill Davis, Ralph Klein.Chose certaine, elle ne manquera pas d'argent pour mener sa campagne.Àen juger par le site Internet de la candidate (belinda.ca, bien fait, bien écrit, aussi bien en anglais qu'en français, il faut le souligner), elle dispose déjà d'une équipe et de moyens.Une vraie course, en soi, c'est déjà une bonne nouvelle pour le PC, qui avait désespérément besoin de visibilité.C'est aussi une bonne nouvelle pour les Canadiens, qui n'ont pas vu beaucoup de vraies courses à la direction des différents partis politiques au cours des dernières décennies.L'entrée en scène de Belinda Stronach contredit aussi trois clichés tenaces en politique, à savoir que les femmes, les jeunes et les gens d'affaires ne sont pas intéressés par des carrières publiques.On verra bien vite si Mme Stronach est capable d'autre chose que des phrases creuses servies hier à son premier discours, mais pour le moment, c'est plutôt agréable de voir arriver un nouveau visage dans le paysage politique.Ça nous change des Mulroney, Harris, Klein, les mêmes noms qui ressortent chaque fois que la droite se cherche un guide.Si l'entrée est réussie (du moins au plan médiatique), si le personnage est intéressant, on ne peut toutefois s'empêcher d'entretenir de sérieux doutes sur les chances de succès de Belinda Stronach.L'arrivée du messie de la droite canadienne est espéré depuis longtemps.Il a même été vu, il y a quelques années à peine, chevauchant une motomarine sur un lac de Colombie-Britannique.On connaît la suite.Alors, avant de crier au sauveur de la droite, faudra d'abord voir la substance.D'autant plus que la riche héritière a deux défauts majeurs : elle n'a aucune expérience en politique et elle ne parle pas français.Si les militants conservateurs ont encore espoir de percer en Ontario et au Québec, les lacunes de Mme Stronach devrait jouer en faveur de Stephen Harper.Ce dernier est toutefois confronté à un mouvement « anybody but Harper » (n'importe qui sauf Harper), de nombreux conservateurs influents jugeant qu'il n'a pas ce qu'il faut pour ramener leur parti aux portes du pouvoir.On trouve aussi qu'il fait trop Alliance canadienne, trop westerner pour séduire les Ontariens.C'est peut-être ce qui rend la candidature de Belinda Stronach si intéressante : bien des conservateurs estiment que l'Alliance canadienne a, dans les faits, avalé le vieux Parti conservateur, une forme de prise de contrôle hostile, comme on dit dans le milieu des affaires.En poussant une femme d'affaires de Toronto, conservatrice bon ton, protégée des Mulroney, Harris et Klein à la tête du nouveau PC, ils renverseraient en quelque sorte cette prise de contrôle.Fausses écoles mais vrais visas Les agents d'immigration ne peuvent vérifier la légitimité ni même l'existence des institutions KARIM BENESSAIEH Aussi étonnant que cela puisse paraître, un étudiant étranger peut obtenir son visa pour le Canada même s'il est inscrit à une école inexistante.C'est du moins ce que révèlent plusieurs notes internes de Citoyenneté et Immigration Canada obtenues en vertu de la loi d'accès à l'information.Dans ces courriels, des agents d'immigration en poste à Pékin exprimaient de « sérieuses inquiétudes» en janvier 2002 à leurs supérieurs.Essentiellement, ils estimaient douteux qu'un agent ne puisse tenir compte de la légalité d'un programme d'études, de la conformité d'une école ou même de son existence pour refuser un visa d'étudiant.« La législation présente ne permet pas à un officier de considérer la légalité d'un programme d'études », écrit notamment un agent.Au Ministère hier, on assurait que ce trou dans la législation canadienne a été comblé avec l'adoption de nouvelles lois régissant l'immigration en juin 2002.Mais on convenait du même souffle qu'on ne disposait pas de listes permettant de vérifier la légitimité des écoles, l'éducation étant de compétence provinciale.« Il est mieux de traiter chaque cas de façon ponctuelle que de travailler avec une liste qui date de trois ou quatre mois », affirme le porte-parole du Ministère, Paul Giroux.La Presse n'a pas eu de réponse à ses appels au ministère québécois des Relations avec les citoyens et de l'Immigration.Chaque année, quelque 160 000 personnes sont admises au Canada pour y étudier.L'utilisation illégitime de cette filière a récemment créé des remous à Toronto, où on a craint une menace terroriste en lien avec une fausse école de commerce électronique, la Ottawa Business School.Plus d'une vingtaine d'hommes d'origine pakistanaise et indienne qui s'étaient inscrits à cette école de façade ont été arrêtés en août dernier.Tous ont cependant été lavés des soupçons de complot terroriste, puis libérés ou expulsés pour des infractions aux lois de l'immigration.Il y a deux ans, les agents canadiens de l'Immigration en poste en Chine identifiaient notamment une école de Colombie-Britannique qui ne disposait pas d'un permis provincial approprié, mais se plaignaient du fait qu'ils ne pouvaient considérer cet élément dans leur décision d'accorder ou non un visa d'étudiant.Dans un autre cas, une école de Toronto proposait aux étudiants étrangers un diplôme qui n'existe qu'aux États-Unis, ce qui constituait une violation flagrante de la loi ontarienne.Essentiellement, les agents s'inquiétaient de la politique d'Ottawa selon laquelle les étudiants devaient eux-mêmes s'assurer de la légitimité de leur école.Cette politique, soulignent-ils, pourrait affecter l'image du Canada et léser les aspirants étudiants de bonne foi, qui n'ont pas les moyens de vérifier la qualité des programmes.Le contrôle par l'industrie Selon l'avocat qui a obtenu ces documents, Richard Kurland, le Canada n'a rien fait pour corriger cette faille.« C'est sûr que, dans une société libre et démocratique, on ne peut pas contrôler les entrées et sorties de tout le monde tout le temps.Mais on peut minimiser les risques en utilisant un mode de contrôle qui est gratuit : une liste d'écoles véridiques et authentiques qui ont passé les contrôles.» Il suggère notamment au gouvernement une méthode gratuite : faire confiance aux fédérations et associations elles-mêmes pour valider les écoles.Le Conseil des programmes de langues secondes au Canada, donne-t-il comme exemple, s'assure que ses 80 écoles membres satisfassent à une série de critères de qualité.« Dans le passé, le Conseil a essayé d'offrir la liste, mais Immigration Canada n'a pas voulu la garder », affirme l'avocat.Les choses ont changé depuis que les agents en poste à Pékin ont manifesté leur inquiétude, assure-t-on à Ottawa.Depuis juin 2002, « si l'agent a des inquiétudes, il va enquêter, affirme Paul Giroux.S'il voit l'institution ABC dont il n'a jamais entendu parlé, ça pourrait soulever des questions.À ce moment- là, il peut enquêter, via le ministère ici, sur l'institution en question.Au besoin, il va signaler ça aux autorités, à la province.» \u201cDeux Jours'' Inter Continental Quand vous séjournez dans un hôtel Inter Continental au Canada, vous pouvez expérimenter deux cultures distinctes et une qualité de service.Et quel est le meilleur moment pour découvrir ce qu'Inter Continental peut vous offrir?Réservez en ligne avant 18h00 le vendredi 23 janvier et vous pourrez choisir entre notre hôtel au centre-ville de Montréal et nos deux hôtels à Toronto à un seul bas prix.129 $ la nuit Pour effectuer votre réservation, visitez notre site www.intercontinental.com/twodaysale et cliquez sur la destination de votre choix pour un séjour ayant lieu entre le 21 janvier et le 15 avril 2004.C'est aussi simple que cela.Mais vous devez agir vite, cette offre prendra fin sous peu.Trois Inter Continental.Deux villes.Un prix.Montreal 360 Rue St-Antoine Ouest Toronto 220 Bloor Street West Toronto Centre 225 Front Street West Les chambres concernées par cette offre ne sont disponibles que dans les hôtels Inter Continental au Canada.Leur nombre est limité.Ne s'applique pas aux groupes.Uniqeument pour de nouvelles réservations.Des dates d'interdiction sont à considérer.Les tarifs s'entendent par chambre en occupation double.Maximum de trois personnes.Des frais peuvent être chargés pour des lits d'appoints.Les réservations pour cette offre doivent être effectuées en ligne sur le site Intercontinental.com/twodaysale entre le mercredi 21 janvier à 6 heures et le vendredi 23 janvier à 18 heures, heure de l'Est.Les chambres peuvent être réservées jusqu'au 15 avril 2004 inclus.Les tarifs de cette annonce sont indiqués en dollars canadiens.Ils peuvent fluctuer modiquement suivant les taux de change.Toute réservation \u201cDeux jours'' est finale et le séjour au complet doit être payé à l'avance.Les réservations ne peuvent pas être remboursées, annulées ou changées.Une fois une réservation confirmée, le montant total sera débité sur votre carte de crédit que cette réservation soit utilisée ou non.Au moment de votre réservation, il vous sera demandé de confirmer votre accord relatif à la politique de paiement préalable et d'annulation.©2004 Inter Continental Hotels Group.Tous droits réservés.Dans l'ensemble, les hôtels sont la propriété et/ou sont exploités individuellement.3199847A UNE ÉCONOMIE DE 77% 9.RÉG.45.00 RÉALISEZ DES ÉCONOMIES SUPPLÉMENTAIRES DANS TOUS NOS RAYONS SUR VOS FAVORIS DE L'AUTOMNE-HIVER 2003 EN PROFITANT DE RABAIS ADDITIONNELS SUITE À NOTRE INVENTAIRE ANNUEL LE T-SHIRT ENCOLURE COLLIER QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE- VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL , SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE 3199110A ACTUALITÉS KANESATAKE L'exclusion des non-résidants est illégale Les résolutions des chefs dissidents ne seraient pas reconnues par Ottawa BRUNO BISSON La décision des chefs dissidents du conseil de bande de Kanesatake d'amender leur code électoral pour retirer le droit de vote aux membres de la bande qui n'habitent pas dans le territoire mohawk est illégale et probablement même anticonstitutionnelle.La Cour suprême du Canada, de même que la Cour fédérale, qui s'est penchée en deux occasions sur les problèmes d'interprétation du code électoral de cette communauté mohawk située au nord de Montréal, ont unanimement conclu que les personnes qui sont inscrites dans une bande indienne mais qui vivent hors de la réserve ou de leur territoire d'appartenance ont le droit légitime de participer à l'élection du conseil de bande.Au moment où une assemblée publique leur donnait le mandat de réviser le code électoral de Kanesatake, lundi, les trois chefs dissidents Steven Bonspille, John Harding et Pearl Bonspille ne l'ignoraient d'ailleurs pas, puisqu'ils ont perdu un procès devant la Cour fédérale sur cette même question, il y a tout juste un an.C'est la deuxième fois que des élus dissidents du conseil de bande de Kanesatake tentent de faire exclure les non-résidants des élections générales de la communauté parce qu'ils estiment, à tort ou à raison, que le chef James Gabriel compte une grande partie de ses appuis hors du territoire mohawk.Le 31 janvier 2003, la Cour fédérale a renversé une série de décisions prises par le conseil de bande de Kanesatake relativement à l'organisation d'élections partielles devant avoir lieu au début de 2003.À l'époque, ces décisions avaient été décrétées par les mêmes chefs qui contestent le leadership du grand chef élu James Gabriel, après que celui-ci eût été « limogé » par la faction du conseil qui lui était hostile, et qui était encore majoritaire à l'époque.Ce limogeage, par ailleurs, a aussi été déclaré illégal par la Cour.Dans sa décision, le juge de la Cour fédérale Luc Martineau annulait les décisions du conseil dominé par les opposants de M.Gabriel, de même que l'élection de scrutateurs et des membres d'un « conseil des aînés » n'ayant aucune assise juridique, parce qu'elles étaient contraires aux dispositions du code électoral de la bande, en vigueur depuis 1992.L'instruction de ce procès en Cour fédérale, en 2002-2003, impliquant les mêmes factions qui s'opposent encore aujourd'hui au conseil de bande de Kanesatake, a permis, par ailleurs, de déterminer que ce fameux code électoral est lui-même très problématique.Adopté «en principe» par la bande mohawk de Kanesatake en 1992, il a été modifié « en profondeur », en 1995, sans jamais que ces modifications soient entérinées par qui que ce soit, dans la communauté ou au conseil de bande lui-même.Pire, une autre version de ce code devait aussi circuler, avec la mention « projet », en 1998, pour faire l'objet d'une présentation dans une assemblée publique qui n'a.pas eu lieu.Hier, une fonctionnaire du ministère fédéral des Affaires indiennes, Marie-Claude Leclerc, a d'ailleurs admis en entrevue à La Presse que son ministère n'est pas sûr d'avoir une copie du « bon » code électoral de Kanesatake.Aucune de ces trois versions n'a jamais été formellement adoptée à la fois par un conseil élu valide, et par la population.De toute manière, même la Cour suprême du Canada, dans une décision datant de novembre 2000, l'arrêt Corbières, tend à confirmer que les personnes inscrites au registre d'une bande autochtone, mais qui ne vivent pas dans une réserve ou un territoire fédéral à l'image de Kanesatake, conservent malgré cela leur droit de voter aux élections générales du conseil de bande en vertu de la Charte des droits et libertés.L'arrêt Corbières, a prévenu Mme Leclerc, ne peut s'appliquer directement au cas de Kanesatake, puisqu'il concernait des bandes indiennes vivant sous le régime de la Loi sur les Indiens.Ce qui n'est pas le cas de Kanesatake, où le code est censé représenter la « coutume ».Une coutume vieille de 10 ans seulement et qui prévoit un appel général aux urnes, une notion qui n'a jamais existé dans la tradition mohawk ou iroquoienne.Par ailleurs, le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien a confirmé à La Presse, hier, que si les trois chefs opposés à James Gabriel votaient des résolutions en l'absence de M.Gabriel et de ses trois partisans, Clarence Simon, Mary Chéné et Doreen Canatonquin, celles-ci ne seraient pas considérées par Ottawa comme valides, le trio ne formant pas quorum pour prendre quelque décision que ce soit.Ainsi, si Steven Bonspille et John Harding et Pearl Bonspille faisaient appel à des consultants (avocats ou autres) pour entreprendre la modification de leur code électoral, conformément aux voeux de l'assemblée publique de lundi, ils ne pourraient pas leur verser d'honoraires ou même confirmer la valeur légale de leurs mandats de services professionnels puisqu'ils n'ont pas le droit d'engager quelque dépense que ce soit au nom du conseil de bande, faute de quorum.Alléguant lui aussi l'illégalité du geste des dissidents, le grand chef James Gabriel leur a demandé de revoir leurs positions, jugeant que celles-ci sont discriminatoires, divisent la communauté et privent des membres de la communauté de leur droit de vote.Avec la collaboration de la PC PHOTO PC Deux des trois chefs dissidents de Kanetasake, Steven Bonspille (au centre) et John Harding pendant une rencontre avec les représentants des médias au plus fort de la crise, le 13 janvier.MONTRÉAL: 4475, boul.Métropolitain Est - Galeries d'Anjou CENTRE-VILLE: Complexe Desjardins OUEST: Centre Rockland - Fairview Pointe-Claire RIVE-SUD: Promenades St-Bruno - Mail Champlain, Brossard LAVAL: Carrefour Laval RIVE-NORD: Place Rosemère REPENTIGNY: Galeries Rive-Nord JOLIETTE: Galeries Joliette QUÉBEC: Place Sainte-Foy (Espace Nord) - Galeries de la Capitale LE SOLDE AN NUELD'ENTRE PÔT dans tous nos magasins Jusqu'au 25 JA NVIER b rrrr Àcausedu froid intense, est prolongé d'une semaine.1500 PARKAS, BLOUSONS et CUIRS 50% de RABAIS Tailles régulières, fortes et élancées 2000 PANTALONS SPORT et HABILLÉS 50% de RABAIS à partir de 4999 3000 CHANDAILS et CARDIGANS 50% de RABAIS à partir de 3999 1000 CRAVATES Jusqu'à 60% de RABAIS à partir de1999 3 pour50$ 600 CHAPEAUX et CASQUETTES Jusqu'à 60% de RABAIS CHEMISES HABILLÉES Jusqu'à 50% de RABAIS 3000 chemises à2999 2000 chemises à3999 2000 CHEMISES SPORT 50% de RABAIS à partir de2999 Tailles régulières, fortes et élancées ÉPARGNEZ de20% à50% sur les collections Tailles régulières, fortes et élancées Tous nos COMPLETS, VESTONS SPORT et BLAZERS de25% à50% de RABAIS COMPLETS à partir de22499 \u2014 VESTONS SPORT à partir de 18999 Tailles régulières, fortes et élancées CHAUSSURES DEXTER, ROCKPORT, FLORSHEIM 40% de RABAIS Modèles sélectionnés BOTTES D'HIVER 25% de RABAIS Tailles régulières, fortes et élancées 3198942A 3198894A ACTUALITÉS Camp Ashraf: le Haut- Commissariat aux réfugiés pressé d'intervenir PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 La nouvelle ministre fédérale du Développement social, Liza Frulla, a assuré hier qu'elle était « définitivement à gauche» et qu'elle n'agissait pas comme simple caution progressiste au sein du gouvernement de Paul Martin, perçu comme plus à droite que celui de Jean Chrétien.Elle entend bien se servir de cette étiquette pour faire avancer deux dossiers à Ottawa : l'amélioration des services de garde et la pérennité des programmes sociaux face au vieillissement de la population.«Moi, j'ai toujours été une fille de gauche », at- elle lancé au cours d'une interview dans son bureau de députée, sur la colline parlementaire.Sa priorité, celle qu'elle aimerait voir incluse dans le discours du Trône du 2 février, c'est celle de l'enfance.Plus particulièrement, elle aimerait faire du Canada un leader mondial en matière de garderies \u2014 pourtant une compétence des provinces.« On s'aperçoit qu'il y a des besoins au niveau des places de garde.Si le gouvernement (fédéral) décidait d'en faire une priorité, bien à ce moment-là, c'est sûr que le soutien financier devrait suivre.» Liza Frulla veut s'attaquer au manque de places en garderie et à la dénatalité L'AVEO OFFRE PLUS D'ESPACE.L'AVEO OFFRE PLUS D'ESPACE.L'AVEO OFFRE PLUS D'ESPACE.(ON DIRAIT QU'IL Y A DE L'ÉCHO ICI.) L'AVEO PEUT ACCOMODER 5 PASSAGERS ET OFFRE 10 PO DE PLUS POUR LES JAMBES QUE LA TOYOTA ECHO 5 PORTES.L'Association des concessionnaires Chevrolet du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant aux modèles neufs 2004 en stock suivants: Aveo (1TD48/R7A), Optra (1JD19/R7A), Epica (1VB69/R7A) et Malibu (1ZS69/R7B).Photos à titre indicatif seulement.Sujet à l'approbation du crédit de GMAC.Les frais reliés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits payables à la livraison.À l'achat, préparation incluse.Transport (Aveo, Optra et Epica : 930 $, et Malibu : 900 $), immatriculation, assurances et taxes en sus.À la location, paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois avec versement initial ou échange équivalent: Aveo 5 portes (2028$), Optra (2399 $), Epica (2055 $) et Malibu (2 523 $).À la location, transport et préparation inclus.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 12 ¢ du km après 80000 km.Dépôt de sécurité payé par General Motors.Le dépôt ne sera pas remis au consommateur à la fin de la période de location.Première mensualité exigible à la livraison.\u2020Taux de financement à l'achat de 0% pour des termes allant jusqu'à 48 mois (Malibu : 36 mois).Ces offres sont exclusives et ne peuvent être jumelées à aucune autre offre ni à aucun autre programme incitatif d'achat ou de location à l'exception des programmes de La Carte GM, des Diplômés et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Une commande ou un échange entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, à gmcanada.com ou au 1 800 463-7483.Moteur 1,6L DACT 4 cyl.de 103HP Banquette arrière repliable divisée 60/40 Phares antibrouillard Chauffe-moteur Garantie limitée 5 ans/1 km sur le groupe motopropulseur sans franchise QUAND LE STYLE EUROPÉEN DEVIENT ABORDABLE.« ELLE SE DISTINGUE PAR SES TOUCHES D'ÉLÉGANCE HABITUELLEMENT RÉSERVÉES À DES VOITURES BEAUCOUP PLUS ONÉREUSES.» « .MALIBU AVAIT UN COMPORTEMENT SEMBLABLE À CELUI DE L'ACCORD, IL DÉPASSAIT LARGEMENT CELUI DE LA CAMRY » L'Annuel de l'automobile 2004 179$ /mois terme de 48 mois à la location 16188$ avec 0% financement\u2020 à l'achat 22698$ avec 0% financement\u2020 à l'achat 23998$ avec 0% financement\u2020 à l'achat ou Moteur 2,2 L ECOTEC DACT 4 cyl.de 145 HP Architecture Epsilon de conception allemande Transmission automatique à 4 vitesses avec surmultipliée Climatiseur Miroirs, portes, vitres, et siège du conducteur à commandes électriques Banquette arrière divisée 60/40 à dossier rabattable et siège passager avant inclinable à plat Pédales à réglage électrique 259$ /mois terme de 48 mois à la location ou Moteur 2,5 L 6 cyl.en ligne de 155HP Transmission automatique à 4 vitesses Climatiseur Vitres, portes et miroirs chauffants à commandes électriques Roues de 15po en alliage Télédéverrouillage Lecteur CD à 4 haut-parleurs Garantie limitée de 5 ans/1 km sur le groupe motopropulseur sans aucune franchise 279$/mois terme de 48 mois à la location ou /mois terme de 48 mois à la location 149$ OU 13798$ avec 0% financement\u2020 à l'achat Autonet.qc.ca Moteur 2,0L DACT 4 cyl.de 119HP Portes et vitres avant à commandes électriques Lecteur CD à 4 haut-parleurs Banquette arrière divisée à dossier rabattable Garantie limitée de 5 ans/1 km sur le groupe motopropulseur sans aucune franchise 3199440A ANDRÉ DUCHESNE Les représentants de quelque 1100 personnes, dont une vingtaine du Canada, opposées au régime iranien des mollahs et présentement consignées au camp d'Ashraf, en Irak, demandent l'aide du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés afin d'éviter que celles-ci soient extradées en Iran.« Nous souhaitons obtenir une déclaration tant du Haut-Commissariat que de tous les pays concernés afin d'assurer à ces personnes qu'elles ne seront pas extradées en Iran », mentionnait hier après-midi Warren Creates, un avocat d'Ottawa représentant 17 familles canadiennes ayant de proches dans le camp d'Ashraf.M.Creates s'est envolé hier soir pour Genève où il rencontrera les avocats de huit autres pays comptant des ressortissants dans le camp sous la garde de soldats américains.« Ce sera l'occasion d'échanger des idées, de partager des informations et de voir comment on peut faire avancer les choses.Nous prévoyons aussi rencontrer des représentants de la Croix-Rouge internationale », at- il indiqué.En attente Situé au nord de Bagdad, le camp Ashraf abrite environ 3850 personnes, dont 1100 d'une dizaine de pays occidentaux (France, Canada, Australie, États-Unis, Italie, Danemark, Suède, Norvège, Allemagne, Angleterre), tous membres des Moudjahidines du peuple, groupe d'opposants en exil du régime de Téhéran.Ces derniers ne cachent pas leur intention de faire tomber le régime des mollahs, instauré à la suite de la révolution de 1979, et ont trouvé refuge chez le voisin irakien avec la bénédiction de Saddam Hussein.Or, depuis l'invasion américaine du printemps, ils sont consignés à ce camp et attendent toujours une décision quant à leur sort.L'Iran réclame leur extradition, mais l'administrateur américain en Irak, Paul Bremer, a déjà déclaré qu'ils seraient au contraire extradés dans un autre pays.Échange d'informations Au ministère des Affaires étrangères à Ottawa, le porte-parole Reynald Doiron indique qu'on est toujours dans le processus d'échanges d'informations avec les autorités américaines et d'identification des ressortissants canadiens qui seraient là-bas.« On regarde quatre choses : l'identité des personnes, leur situation générale, leur statut au Canada et leurs intentions », ditil.Par « intention », M.Doiron veut dire : qu'est-ce que les personnes concernées veulent faire.Certains ressortissants canadiens auraient quitté le pays depuis des années pour se joindre aux Moudjahidines.Résolution d'appui Pour leurs familles restées au pays, une expulsion en Iran équivaut à une mort certaine.Venues des quatre coins du pays, ces familles se sont réunies à Ottawa samedi dernier afin de faire le point avec l'avocat Warren Creates.En entrevue avec La Presse hier, ce dernier s'est aussi dit réjoui de l'adoption par 305 politiciens britanniques (220 de la Chambre des communes et 85 de la Chambre des lords) d'une résolution d'appui aux réfugiés du camp Ashraf.Ils réclament aussi des États-Unis de retirer les Moudjahidines de la liste des groupes terroristes.« C'est un développement très important car ils ont un poids politique énorme », dit M.Creates.ERRATUM L'erreur suivante figure dans notre circulaire en vigueur le 21 janvier 2004.Page 4 - L'imprimante laser ML-1710 Samsung (no 15024) annoncée au prix de 149,89 $ après un rabais postal de 50 $ et un rabais instantané de 100 $.Ce produit n'a pas un rabais instantané de 100 $.Le prix devrait être comme suit : 298,89 $ moins le rabais postal de 50 $ = 249,89 $ Nous nous excusons sincèrement de tout inconvénient que cela aurait pu vous causer. ACTUALITÉS Les instituts de recherche en santé demandent 379millions de plus à Ottawa Monsanto accuse un fermier de violation d'un de ses brevets PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Le géant mondial des biotechnologies Monsanto a soutenu hier devant la Cour suprême du Canada que le fermier de la Saskatchewan Percy Schmeiser avait planté le canola \u2014transgénique\u2014 Roundup Ready de façon délibérée sur sa terre en 1997, contrevenant ainsi au brevet de la compagnie sur le produit.L'avocat représentant Monsanto devant le plus haut tribunal du pays, Robert Hughes, a rejeté les prétentions de M.Schmeiser, qui affirme que le canola Roundup Ready s'est retrouvé dans ses champs par accident après avoir été transporté par le vent ou déversé par un camion de passage.« Ce cas, que nous soumettons, est un cas assez simple de violation d'un brevet avec utilisation connue du matériel sous brevet », a affirmé M.Hughes.L'avocat de M.Schmeiser, Terry Zakreski, a fait valoir pour sa part qu'il n'est pas important de savoir comment le canola transgénique avait poussé sur la ferme de son client parce que les plantes ne peuvent être brevetées.La Cour suprême a déjà statué que les formes supérieures de vie ne peuvent être brevetées au Canada.L'avocat Zakreski a indiqué que les plantes sont des formes supérieures de vie \u2014comme les souris\u2014 avec la capacité de croître et de se reproduire et de se retrouver dans des endroits où elles ne sont pas désirées.« La Loi sur les brevets n'a pas été conçue pour ce genre d'inventions.» M.Hughes a expliqué que Monsanto ne revendique pas de brevet sur le canola, mais plutôt sur le gène qui lui a été ajouté pour en faire une plante résistante à l'herbicide Roundup.L'avocat a toutefois admis que le gène en question se retrouve dans chaque cellule de la plante, des racines jusqu'aux feuilles.Prenant la parole pour le gouvernement de l'Ontario, Sara Blake a affirmé que les brevets sur les gènes pourraient faire obstacle à la recherche sur les maladies génétiques et faire grimper les coûts de certains tests médicaux.Les partisans de Monsanto dans cette affaire, l'Association canadienne des producteurs de canola entre autres, soutiennent au contraire qu'il est vital pour la recherche d'avoir des droits de brevet forts.ARIANE KROL Les instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) demandent à Ottawa d'augmenter leur budget de 61 % d'ici quatre ans.« Depuis environ deux ans, on se dit que ça prendrait environ un milliard de dollars par année pour être capable de vraiment réaliser la vision de notre plan stratégique », commente Rémi Quirion, directeur scientifique de l'Institut de neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies, un des 13 instituts membres des IRSC.Les IRSC ont remplacé il y a trois ans le Conseil de la recherche médicale du Canada, un organisme dont Ottawa subventionnait la recherche biologique et clinique.Deux volets se sont ajoutés à leurs recherches : la qualité des soins et la santé de la population.Outre les neurosciences, les 13 instituts s'intéressent à de nombreuses facettes de la santé humaine \u2014 dont celle des autochtones, des enfants et des adolescents \u2014, au vieillissement, au cancer, à la génétique, aux politiques de santé et à la santé publique, aux maladies infectieuses, à l'arthrite, à la santé circulatoire et respiratoire, à la nutrition et au diabète.Ils ont reçu 621 millions de dollars d'Ottawa pour l'année 2003-2004.Dans leur plan stratégique rendu public hier, ils demandent un milliard pour l'exercice 2007-2008, soit 94,8 millions de plus par an d'ici quatre ans.Ils espèrent que le minibudget fédéral attendu au cours des prochaines semaines aura une pensée pour eux.Les sommes supplémentaires iraient en priorité au recrutement de chercheurs et au transfert de connaissances.«Pour faire de la bonne recherche médicale, ça dépend avant tout de la qualité des chercheurs.Et si on fait une nouvelle découverte, comment s'assurer que ça aura un impact sur la qualité des soins offerts ?» illustre Rémi Quirion.Les IRSC financent environ 1000 chercheurs en santé dans les universités, les centres hospitaliers universitaires, ainsi que dans les centres de recherche et les labos gouvernementaux.L'organisme a versé 589 millions en bourses (85% de son budget) en 2003-2004 et veut demeurer attrayant pour les scientifiques de calibre.Ce sont des chercheurs financés par les IRSC qui ont séquencé le génome du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) en 11 jours seulement au printemps dernier.Et Brett Finlay, l'un des deux universitaires qui ont mis au point un vaccin contre la bactérie E.coli chez les bovins, est aussi un chercheur des IRSC.Ce ne sont pas les projets de recherche qui manquent.Faute de fonds, l'organisme a dû refuser 472 propositions classées très bonnes ou excellentes en mars dernier.« S'il n'y a pas d'augmentation (du financement), certains programmes vont être développés moins rapidement ou nous ciblerons certains domaines un peu plus étroitement.Mais nous sommes toujours très optimistes », dit Rémi Quirion.3199080A . POLITIQUE 6078, rue Sherbrooke Ouest (514) 482-5304 - 1 877 333-3232 www.pianosprestige.ca STEINWAY & SONS, BOSTON, ESSEX, MENDELSOHNL LOCATIONS, ACCORDS, PARTITIONS DE MUSIQUE PIANO AUTOMATIQUE, SERVICE PERSONNALISÉ Soldedepiano $$$ dollar fort = aubaines spectaculaires Grâce à la force du dollar, Pianos Prestige a l'opportunité de vous offrir des pianos à prix spectaculaires.Piano neuf 2 895 $ Piano neuf 48 po 3 995 $ Pianos d'occasion 2 695 $ Pianos de démonstration 44 po 2 895 $ Antiquités 900 $ NE MANQUEZ PAS CE SOLDE EXTRAORDINAIRE.2 étages, plus de 130 pianos disponibles pour livraison immédiate Essex 5 pi 3 po 14 000 $ Boston 5 pi 1 po 18 000 $ Boston 6 pi 25 000 $ Boston 7 pi 2 po 35 000 $ Steinway 5 pi 1 po 39 000 $ PIANOS FAITS PAR STEINWAY 4 jours seulement 22, 23, 24 et 25 janv.Ouvert le dimanche Privatisations: Charest s'inspire de l'Angleterre DENIS LESSARD LONDRES \u2014 C'est les yeux rivés sur l'expérience britannique que le gouvernement Charest prendra le virage des privatisations et des partenariats public-privé.Le Royaume- Uni a innové en repensant les rapports entre l'État et le secteur privé, une expérience qui guidera le gouvernement du Québec dans sa stratégie, a soutenu hier le premier ministre Jean Charest.Prenant la parole devant 300 convives de la Chambre de commerce Canada- Royaume-Uni, M.Charest a rappelé que son gouvernement s'était engagé, lui aussi, à encourager les partenariats public-privé, une formule désormais répandue au Royaume-Uni et « condition essentielle à une plus grande prospérité ».« Le Royaume-Uni a été un leader dans la mise en place et dans l'évaluation de nouvelles formes de gouvernance, qu'elles soient privées ou publiques.Nous avons beaucoup à apprendre de l'expérience britannique », a dit M.Charest devant son auditoire réuni à un jet de pierre de la City.Ironiquement, le premier ministre du Québec paraissait ramer à contre- courant à Londres avec son credo en faveur du secteur privé.La veille, le premier ministre Tony Blair avait annoncé que son gouvernement allait nationaliser le transport ferroviaire, privatisé il y a quelques années.Car le passage au privé décrété sous son prédécesseur conservateur, John Major, a accouché d'un réseau de transport en commun morcelé, d'une efficacité bien inégale et moins sécuritaire.D'autres privatisations ont mieux tenu la route toutefois, pour la téléphonie, les hôpitaux et les prisons, notamment.Faisant le bilan de ses deux jours à Londres, M.Charest a souligné que la question des partenariats public-privé avait monopolisé son entretien avec le vice-premier ministre John Prescott.L'expérience britannique montre cependant que ces privatisations ne sont pas une panacée, a-t-il convenu.Faisant partie de l'auditoire, Bernard Magny, jeune Québécois qui travaille depuis trois ans à Londres dans le secteur financier, a constaté par exemple que « les trains fonctionnent vraiment mal ».« Je ne suis pas convaincu que la privatisation est la solution.mais le gouvernement Charest a l'air d'aller dans cette direction, a-t-il observé.On ne peut pourtant pas dire que les Britanniques soient totalement satisfaits des privatisations ».Sur les partenariats public-privé, « si le Québec peut apprendre de l'expérience des autres, à leurs frais, cela peut être utile.Des bonnes comme des mauvaises expériences », dira, ironique, Harvey Susser, directeur de Capital Representatives, une firme britannique de promoteurs d'investissements.Britanniques alléchés Les investisseurs britanniques semblent manifester un grand intérêt à l'endroit du Québec, du fait que le gouvernement Charest veut à la fois privatiser son industrie du capital de risque et accroître sa part d'investissements étrangers.Selon le premier ministre, Québec n'a toutefois pas l'intention de brader des actifs de la SGF et des Innovatech : l'investissement étranger en capital de risque viendra en bonne partie s'ajouter à ce qui est fait.Le rapport de Pierre Brunet, qui recommandait que Québec retire ses billes de ce type d'investissements, sera discuté en commission parlementaire.Le capital de risque vient à 70% du gouvernement au Québec contre 30% en Ontario, a rappelé M.Charest.Celui-ci a aussi vanté les avantages fiscaux dévolus aux entreprises, avantages pourtant que promet à chaque occasion de réduire son ministre des Finances, Yves Séguin.Les interventions gouvernementales appuieront désormais davantage le secteur privé plutôt que de prendre la place de ce secteur, d'expliquer Jean Houde, président d'Investissement Québec, présent, comme Henri Paul Rousseau, patron de la Caisse de dépôt, au discours de M.Charest.La Chirurgie Esthétique avec un CHIRURGIEN PLASTICIEN certifié Foto-facial avec Lumière Intense pour : les taches brunes, la rosacée Lasers pour : Rides / Varices Microdermabrasion Botox / Artecoll / Restylane Lifting Facial /Mini-lifting du cou Augmentation / Lifting Mammaire Liposuccion / Abdominoplastie, etc.Évaluation Cutanée GRATUITE FINANCEMENT DISPONIBLE ÉPILATION AU LASER Spéciaux des fêtes Lèvre supérieure 49 $ Aisselles 129 $ par traitement Dr Arie Benchetrit, FRCS(c) 1, rue Holiday, bureau 813 Pointe-Claire (514) 695-7450 www.plasticsurgerymontreal.com Nouveaux patients : 1er traitement avant le 31 jan.04 Membre des sociétés québecoises et américaines de chirurgie plastique et esthétique Cosmedica Pour une hausse des droits de scolarité L'actuel gel des droits de scolarité risque de compromettre la qualité de l'éducation supérieure, sans pour autant profiter aux étudiants moins riches, selon l'Institut économique de Montréal.« Les contribuables moyens se trouvent en pratique à financer les hauts salariés de demain », a indiqué hier Norma Kozhaya, économiste à l'IEDM.« Le véritable enjeu pour l'IEDM, c'est que le gouvernement baisse les impôts, peu importe si cela affecte l'accès à une bonne éducation », a répliqué Nicolas Brisson, président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).\u2014Marie allard Henri Massé évoque la grève générale Le prix peut varier selon les établissements.Aucune autre offre ne peut être jumelée à cette offre.En vigueur du 1er janvier au 31 mars 2004.Dans certains établissements.\u2020 Voir tous les détails sur le site www.gouverneur.com \u2020\u2020 Appliquable seulement lors de votre séjour à l'hôtel où vous séjournez.MD Aéroplan est une marque déposée d'Air Canada.Petit déjeuner continental ou 5 $ de rabais au restaurant \u2020\u2020 15e nuitée gratuite Accès Internet haute vitesse Et autres avantages \u2020 Nuit et petit déjeuner 75$ À partir de 1000 milles AéroplanMD par séjour 3197508A GILLES NORMAND QUÉBEC \u2014 Le président de la FTQ, Henri Massé, prévient le premier ministre Jean Charest qu'« il se prépare des mois extrêmement difficiles s'il continue à travailler comme avant les Fêtes ».M.Massé résumait du même coup le message qu'il a passé au premier ministre lors d'une toute récente rencontre privée, et il a indiqué non sans rancoeur que la nouvelle loi 31, qui modifiait l'article 45 du Code du travail pour favoriser la sous-traitance, allait constituer un enjeu électoral aux prochaines élections.« Pour nous, 45 va demeurer un enjeu électoral.Je suis certain que ça va être sur la table aux prochaines élections, parce que c'est écoeurant ce qu'on vient de nous faire et on ne l'oubliera jamais », a déclaré le président de la FTQ à l'entrée de la salle du Conseil législatif, avant de témoigner devant la Commission des institutions qui étudie le projet de loi 35 modifiant la Loi sur la justice administrative.Entre-temps, la centrale syndicale met au point une stratégie pour inciter les employeurs à éviter de foncer tête baissée dans « le trou béant que Québec a creusé dans l'article 45 ».« S'ils s'engouffrent dans le trou, ils vont avoir la gang de la FTQ aux trousses.On va défendre notre monde », lance M.Massé en guise de mise en garde.Il ajoute que déjà une vingtaine d'employeurs à sa connaissance ont commencé à utiliser cette réforme.Henri Massé indique toutefois que le premier ministre Charest lui avait affirmé, lors de cette rencontre privée, qu'il n'avait pas l'intention de faire adopter aucun autre projet de loi qui serait néfaste au mouvement syndical.« Mais à la FTQ, on est toujours vigilant », souligne-t-il en n'écartant pas la possibilité d'une grève générale si nécessaire.À ce propos, les syndicats seront consultés dès le début de février, bien que certains groupes aient déjà pris un vote en faveur de celle-ci.« On va consulter notre monde.On va demander à nos membres s'ils sont prêts à faire la grève générale si le gouvernement maintient la même attitude avec des lois qui viennent diminuer les droits des travailleurs et réduire leurs conditions de travail.» Si la réponse est affirmative, la FTQ va s'organiser, a-t-il dit.« Si jamais on est obligé, il faut qu'on soit capable de procéder très rapidement.C'est tout un travail d'organisation.On n'improvise pas une affaire comme celle-là, on l'organise.» Le plaisir de conduire.MC BMWSérie 5 www.bmwmontreal.ca La nouvelle 5e évolution À partir de 749$ par mois pendant 36 mois Comptant Paiement 8400$ 749$ 5 000$ 849$ 0$ 999$ Offre valable sur le modèle 2004 530i neuf, en stock.Le taux de location est celui offert exclusivement par les Services financiers BMW et est disponible auprès des concessionnaires BMW participants, conditionnellement à l'approbation du crédit.Profitez du programme de dépôt de sécuritémultiple pour obtenir un taux d'intérêt encore plus avantageux.Les mensualités tiennent compte du rabais des concessionnaires participants et sont établies en fonction d'un contrat de crédit-bail à terme de 36 mois et d'un versement initial tel qu'indiqué.Le taux de location est de 7,75%.Valeur résiduelle garantie de 41 230 $.Des frais de 0,25$ le kilomètre s'appliquent sur la portion du kilométrage excédant 20 000 km par année.Premier versement et dépôt de sécurité exigés.Consultez votre concessionnaire BMW du Grand Montréal pour connaître tous les détails.Cette offre prend fin le 31 mars 2004.Photo à titre indicatif seulement.Entretien inclus pendant 3 ans ou 60 000 km selon les intervalles recommandés par BMW.Fret, transport, préparation, frais d'administration et taxes en sus.Pour une puissante révolution.Montréal BMWCanbec 4090, rue Jean-Talon Ouest (514) 731-7871 www.bmwcanbec.com Banlieue Ouest Automobiles Jalbert 16710, autoroute Transcanadienne Kirkland (514) 695-6662 (514) 343-3413 www.jalbert-auto.qc.ca BMWLaval 2450, boul.Chomedey (450) 682-1212 (514) 990-2269 www.bmwlaval.com Rive-Sud Park AvenueBMW Nouvelle adresse 8400, boul.Taschereau Ouest Brossard (450) 445-4555 Montréal (514) 875-4415 www.parkavenuebmw.com 3197463A ACTUALITÉS Les artères principales de Longueuil vieillissent Québec est accusé d'aggraver la crise du 1er juillet SÉBASTIEN RODRIGUE La durée de vie d'un peu plus de la moitié des artères principales de Longueuil est qualifiée de « faible» à « très faible », selon un rapport sur l'état de la chaussée déposé hier au conseil municipal de la ville de Longueuil.Les auteurs du document jugent néanmoins que les trois quarts de toutes les rues de Longueuil sont dans un état « bon » ou « très bon ».« Il y a moins de 10% des rues qui sont faibles ou très faibles, ce qui est un assez bon bulletin de l'état des chaussées », fait valoir en entrevue le directeur général de la Ville de Longueuil, Claude Léger.Pour déterminer l'état des rues, le consortium Dessau-Soprin-Groupe S.M.a étudié au cours de la dernière année la condition visuelle de la surface, le confort au roulement et la « portance » des rues, c'est-à-dire la durée de vie de la chaussée.La condition visuelle de la chaussée est de « bonne» à « très bonne » pour 76% des rues.À vue d'oeil, la chaussée est en meilleur état dans les arrondissements de Brossard et Greenfield Park, mais légèrement moins belles à Saint-Hubert et Saint- Bruno.Le confort au roulement a quant à lui été testé dans les artères principales et dans les rues locales empruntées par les autobus.« On constate que l'indice de confort au roulement se situe majoritairement (près de 60 %) dans les classes « passable » à « faible » sur l'ensemble du réseau routier de la Ville », peut-on lire dans le rapport.Le calcul de la portance révèle quant à lui que les sept arrondissements de Longueuil possèdent une majorité de rues avec une durée de vie allant de « passable » à « très faible ».Ces résultats laissent croire au directeur général de la Ville de Longueuil que le niveau d'investissement de 20 millions prévu dans le budget 2003 était adéquat.M.Léger souligne que la Ville maintiendra ce niveau d'investissement annuel pour 2004 et 2005.L'administration longueuilloise s'attend à un tableau moins réjouissant des infrastructures souterraines parce qu'elles sont moins souvent réparées.SÉBASTIEN RODRIGUE L'abandon du programme de supplément au loyer par le gouvernement du Québec pour le remplacer par une aide financière moins importante alimentera la crise du logement, prévient le responsable de l'habitation au comité exécutif de la Ville de Montréal, Michel Prescott.Les offices municipaux d'habitation de tout le Québec ont envoyé une lettre vendredi dernier à quelque 3000 ménages pour annoncer la fin des suppléments au loyer.Ce programme avait été mis en place lors de la première crise du logement en 2001 et reconduit en 2002 et 2003.À Montréal seulement, 1813 ménages reçoivent en moyenne 400 $ par mois pour payer leur loyer.Cette aide faisait qu'un ménage ne consacrait pas plus de 25 % de ses revenus à payer un loyer.Cette aide était disponible durant la période de pointe du 1er juillet où la majorité des baux se terminaient.Le gouvernement libéral a toutefois décidé de mettre un terme au programme et de le remplacer par une aide moins importante qui reste à déterminer.Le porte-parole du ministre des Affaires municipales, Stéphane Gosselin, précise que personne ne sera laissé à la rue, mais que les ménages sans logis seront traités au « cas par cas ».Pour le porte-parole du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), François Saillant, cette décision conduit tout droit à une intense crise du logement en juillet prochain.« On va se retrouver avec 1000 ménages qui ont besoin d'aide comme en 2003, mais là, si on ne fait rien, on va ajouter tous ceux qui ont déjà été aidés, imaginons le 1er juillet que ça va donner », commente-t-il.Le gouvernement souhaite réévaluer la situation financière des bénéficiaires du programme afin de déterminer s'ils en ont toujours besoin.La porte-parole de l'Office d'habitation de Montréal, Louise Hébert, précise que l'organisme propose des solutions de rechange aux prestataires du programme, mais que l'aide ne se compare pas au supplément au loyer.À défaut d'avoir de l'aide financière, l'Office leur propose notamment de s'inscrire sur la liste d'attente pour un HLM sur laquelle figurent 17 396 personnes.M.Prescott croit qu'il est peu probable que ces personnes aient amélioré leur condition au point de se trouver un logement sans aide.« On risque d'alimenter la crise du 1er juillet.Ces gens-là ont trouvé un logement parce qu'ils profitaient du supplément au loyer », affirme-t-il.Le responsable de l'habitation à la Ville croit qu'il faut renouveler le programme de supplément au loyer jusqu'à 2005, alors que la crise devrait se résorber, selon lui.D'après la Société canadienne d'hypothèques et de logement, le taux d'inoccupation des logements est de 1 % à Montréal.Votre nouvelle Toyota ne part jamais sans un plein réservoir d'essence, l'assistance routière et des tapis protecteurs.Votre concessionnaire www.acces.toyota.ca RECRUESDE L'ANNÉE À PRIXMIDGET VOITURES À LA LOCATION 1re MENSUALITÉu DÉPÔT DE SÉCURITÉu OU CRÉDIT À L'ACHAT ÉQUIVALANT À 1 MENSUALITÉ DE LOCATIONuu SUR TOUTES LES VOITURES 2004 EN STOCK 0$ CAMIONS À LA LOCATION 1re ET 2eMENSUALITÉSu DÉPÔT DE SÉCURITÉu OU CRÉDIT À L'ACHAT ÉQUIVALANT À 2 MENSUALITÉS 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neufs en stock pour des termes de location de 48 mois.Dans l'éventualité qu'un client désire avoir un terme de location moindre que 48 mois, un rabais représentant le coût de deux mensualités basées sur un terme de 48 mois sera accordé.Aussi, offre de 0 $ dépôt de sécurité sur tous les modèles 2004 neufs en stock à la location, à l'exception de la Prius 2004.Franchise annuelle de 24 000 km.Frais de 7 ¢ (Echo Hatchback CE et Echo berline 2004) du kilomètre excédentaire.Immatriculation, assurances et taxes en sus.uu Crédit à l'achat équivalant à une mensualité de location basée sur un terme de 48 mois (une mensualité de location basée sur un terme de 60 mois pour l'Echo 2004), pour les modèles Corolla, Matrix, Camry, Solara, Celica et Avalon 2004 neufs en stock à l'exception de la Prius 2004.Crédit à l'achat équivalant à deux mensualités de location basées sur un terme de 48 mois, pour les modèles RAV4, Highlander, 4Runner, Sienna, Tacoma, Tundra et Sequoia 2004 neufs en 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Crise à l'école Louis-Joseph-Papineau Le directeur est accusé de dilapider une subvention de 1,2 million MARIE ALLARD C'est la crise à Louis-Joseph-Papineau, une école secondaire du quartier Saint-Michel où le taux de décrochage est de 69,4 %.Selon ce qu'a appris La Presse, le représentant syndical des professeurs, ainsi que ses sept collègues siégeant au Comité de participation des enseignants aux politiques de l'école (CPEPE), ont remis leur démission.Au coeur du conflit : la façon dont est dépensée une subvention gouvernementale de 1,2 million reçue cette année pour favoriser la réussite en milieu défavorisé.« Il y a un problème grave à Louis-Joseph-Papineau, a confirmé Daniel Choquette, du service des communications de l'Alliance des professeurs.Que des représentants dûment nommés par leurs collègues refusent de collaborer avec la direction, c'est rare.Ça révèle un profond malaise.» Il a été impossible de parler à Jean-Pierre Filion, le directeur de l'école.« On sait fort bien qu'il y a des problèmes d'organisation à Louis-Joseph-Papineau, a reconnu hier Claudette Lechasseur, porteparole de la Commission scolaire de Montréal (CSDM).On sait que ce sont des problèmes sérieux, mais on n'a pas l'intention de négocier à travers les médias.» Accueillant 1200 élèves dont plus du tiers sont en « cheminement particulier », l'établissement touche une subvention annuelle de 595 033 $ sur cinq ans, dans le cadre du programme Agir autrement.N'ayant rien dépensé en 2002-2003, le directeur \u2014 le troisième en cinq ans à occuper ce poste \u2014 dispose du double cette année, soit plus d'un million.Selon une planification des dépenses que La Presse a obtenue, près de 500 000 $ servent à payer le salaire d'enseignants libérés pour participer à des comités ou offrir du soutien aux élèves et 200 000 $ vont à l'achat de matériel (équipement informatique, livres pour la bibliothèque) et aux salaires de professionnels.Il n'y a nulle trace des 500 000 $ restants.« Ça n'a aucun sens : 70% du budget est consacré à des réunions qui servent à gérer les 30% qui restent », a dénoncé Karlo Kramer, professeur d'éducation physique et président démissionnaire du CPEPE.Seulement pour le comité Agir autrement, 28 réunions d'une heure sont prévues cette année.Une minorité des 84 professeurs, proche de la direction, y participerait.« Je suis à la CSDM depuis 32 ans, et je n'ai jamais vu autant de gens libérés de l'enseignement dans une école, a indiqué Bermans Lemieux, délégué syndical démissionnaire.Des professeurs n'enseignent plus que 16 périodes par semaine au lieu de 24, sans qu'on sache ce qu'ils font de leur temps libéré.C'est dur de voir que l'argent n'est pas vraiment dépensé pour aider les jeunes.» Le ministère de l'Éducation (MEQ), qui verse des subventions totales de 125 millions sur cinq ans dans le cadre d'Agir autrement, ne demande pas de comptes aux écoles qui reçoivent cette aide financière.« Ce sont les commissions scolaires qui gèrent ce budget, c'est donc à elles que revient ce travail », a indiqué Johanne Méthot, agente d'information au MEQ.La CSDM s'apprête d'ailleurs à faire le point sur l'utilisation des subventions reçues.«Diane De Courcy (la présidente de la CSDM) planifie une rencontre avec les 34 écoles secondaires, la semaine prochaine, à propos du programme Agir autrement, a dit Mme Lechasseur.D'ici là, il n'y aura pas de commentaires.» La crise d'aujourd'hui suit un automne tendu à Louis-Joseph- Papineau.Dès la rentrée, l'annulation de l'option activité physique en cinquième secondaire a suscité la grogne des élèves, qui ont tenu une matinée de grève.Les enseignants ont quant à eux déploré «des problèmes importants de classement des élèves », selon Christine Laforce, vice-présidente de l'Alliance.Des jeunes se sont retrouvés dans des cours qu'ils avaient déjà réussis, un problème qui a été réglé depuis.Cela n'a pas suffi à améliorer le climat.Dans une lettre adressée le 3 novembre à Lucie Lalande, la supérieure du directeur, l'Alliance souligne que «la direction continue de refuser de présenter la ventilation des budgets aux enseignants » et que deux équipes sportives ont été abolies, apparemment sans raison.« L'équipe en place a essayé de mille et une façons de se faire entendre, de se faire comprendre, d'avoir une démarche consensuelle, mais ça n'a pas marché », a fait valoir Mme Laforce.Le dossier est maintenant entre les mains de la CSDM.Ça n'a aucun sens : 70 % du budget est consacré à des réunions qui servent à gérer 30 % qui restent.PHOTO MARTINCHAMBERLAND, LA PRESSE « On ne revendique pas pour des folies, mais pour que l'argent d'Agir autrement serve à aider les élèves », indique Karlo Kramer, professeur d'éducation physique à Louis-Joseph-Papineau et président démissionnaire du Comité de participation des enseignants aux politiques de l'école.Le taux de remise applicable dépend du volume annuel net des achats imputés à la carte.Les achats sur carte, moins les retours, donnent droit aux remises.Les avances en espèces, les frais, les intérêts et les paiements ne donnent pas droit aux remises.Les remises sont portées au crédit du compte de la carte à l'émission du relevé du mois de décembre, à condition que le compte soit alors en règle (sinon, les remises sont annulées).Demandez tous les renseignements.Les titulaires de la carte Dividendes Platine obtiennent une remise de 2 % pour les achats sur carte s'établissant entre 35 000 $ et 50 000 $.MCMarque de commerce de la Banque CIBC.MDMarque déposée de la Banque CIBC.Visa Int./Banque CIBC : usager lic.Le logo CIBC et « Pour ce qui compte dans votre vie » sont des marques de commerce de la Banque CIBC.LES CARTES DIVIDENDES CIBC Depuis 1998, nous avons accordé plus de 150 millions de dollars en remises en argent Chaque dollar que vous portez à votre carte DividendesMD CIBC vous permet d'obtenir une remise en argent - de l'argent que vous pourriez dépenser comme bon vous semble.p Jusqu'à 1% de remise en argent lorsque vous utilisez la carte Dividendes CIBC, et jusqu'à 2% lorsque vous utilisez la carte Dividendes Platine CIBCMD.p Remise en argent garantie, et facile à obtenir - elle apparaît automatiquement sur votre relevé de décembre.Nous vous aidons à en avoir plus pour votre argentMC.Appelez au 1 888 202-4444, ou visitez argent-remis-garanti.com REMISES EN ARGENT GARANTIES 3195908A MONTRÉALPLUS La lutte pour le pouvoir se corse en Iran Éthiopie La grande fête du Timket JOONEED KHAN La lutte se corse en Iran entre réformateurs et conservateurs pour déterminer si la République islamique sera gouvernée par des élus du peuple ou par des censeurs nommés par la hiérarchie théocratique, malgré le fait que le Conseil des gardiens ait révisé hier quelque 200 des 3600 candidatures disqualifiées en vue des législatives du 20 février.Plus de 4000 candidatures ont été approuvées, mais parmi les 3600 candidateurs refusées figurent au moins 80 députés sortants de la coalition réformatrice du président Mohammad Khatami.Celle-ci contrôle le Majlis depuis 2000 avec 170 des 290 sièges au Parlement unicaméral.Le Conseil des 12 gardiens (six religieux et six juristes islamiques) est nommé par le guide suprême de l'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei.En plus de filtrer les candidatures aux élections, cet organe a le pouvoir de bloquer ou d'amender des projets de loi, ce qui fait dire aux Iraniens qu'il constitue le vrai pouvoir, antidémocratique, dans le pays.Khatami, qui a menacé de démissionner si les conservateurs «manipulent ainsi d'avance le résultats des législatives », est parti hier pour le Forum économique de Davos, en Suisse, en déclarant que cette invitation reflétait « la crédibilité de l'Iran » en Europe et dans le monde.Crédibilité « qui risque d'être minée », ont affirmé les États-Unis et l'Union européenne, « si le Conseil des gardiens réussit à déterminer d'avance l'issue du scrutin ».Lors d'une conférence de presse à Berne, Khatami a assuré que l'Iran était prêt à discuter « dans tous les domaines », dont celui des droits de l'homme et de la lutte contre le terrorisme.À Téhéran, des élus réformateurs, qui font un sit-in depuis une semaine au Majlis, doublé d'une grève de la faim pour certains, menacent aussi de démissionner.Le responsable des élections, Morteza Mobalegh, qui est sous-ministre de l'Intérieur et réformateur, a brandi à son tour hier la menace de démission.Son ministère n'a pas le pouvoir de retarder le scrutin, mais si Mobalegh démissionne, il pourrait forcer un report en attendant la mise en place d'une nouvelle équipe électorale.Répondant à ces menaces, l'ayatollah Khamenei a ordonné au Conseil des gardiens de réviser les candidatures rejetées, tout en lui conseillant de « ne pas céder aux pressions ».Selon des analystes, les gardiens risquent de n'approuver les candidats réformateurs qu'à la dernière minute pour qu'ils n'aient plus le temps de faire campagne.Les critères appliqués par les Gardiens pour accepter ou rejeter des candidatures ont trait à l'acceptation de l'islam et de la constitution.« Nous voulons des élections libres, donc des candidatures libres aussi, sinon personne n'ira voter », a déclaré Reza Khatami, vice-président du Majlis et frère du chef de l'État.Boycottage du scrutin, c'est depuis hier une nouvelle menace brandie par la coalition du président Khatami.Dans une lettre, les 18 partis réformateurs de la coalition du 2 Khordad annoncent qu'ils prendront une décision demain.Du coup, des étudiants évoquaient eux aussi un éventuel boycottage de urnes.« Si notre vote devait servir à renforcer des structures non démocratiques, nous n'irons pas voter », a indiqué Abdollah Momeni, secrétaire du Bureau pour consolider l'unité, le plus vaste groupe d'étudiants militants en Iran.Pour la députée sortante Fatemeh Haqiqatjou, disqualifiée et en sit-in au Majlis, « c'est l'affrontement décisif entre élus et non élus », ajoutant : « De l'issue de la confrontation dépendra la survie ou l'amendement de la Constitution islamique iranienne.» Dans une interview au quotidien londonien The Guardian, la juriste iranienne Shirin Ebadi, Nobel de la paix, déclare que si les conservateurs ne cèdent pas, le président Khatami devrait mettre à exécution sa menace de démissionner.« Nous ne sommes pas prêts à participer à une élection fantoche et décorative, dont le résultat, avec le rejet massif des candidats réformateurs, est connu d'avance », a déclaré pour sa part Majid Ansari, membre de l'Association des religieux combattants (ARC) qui regroupe les religieux réformateurs, dont le président Khatami.Mohsen Mirdamadi, président de la Commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Sécurité nationale, a estimé que les rejets de candidatures constituaient « une forme de coup d'État non militaire pour éliminer une partie du pouvoir » au profit d'une autre.Selon lui, « les rejets ont été faits de telle sorte que les conservateurs sont certains d'avoir entre 180 et 190 sièges (sur les 290) au Parlement ».Plus de 46 millions d'Iraniens sont appelés à voter le 20 février.Avec AFP, AP, Reuters, VOA, aljazeera.net, New York Times, Washington Post.PHOTO REUTERS L'Éthiopie célébrait hier la grande fête du Timket, l'Épiphanie de l'Église orthodoxe.Sur la photo, des Éthiopiennes, toutes de blanc vêtues, défilant dans les rues d'Addis Abeba pour la célébration annuelle.Entre-temps, des combats interethniques entre Angwaks et Nuers pour le contrôle de terres dans la région de Gambella poussaient 16 000 Éthiopiens à chercher refuge au Soudan.Selon la BBC, les combats ont fait au moins 57 morts.Un «ticket» pour la présidence?RICHARD HÉTU REGARD SUR LE MONDE COLLABORATION SPÉCIALE DES MOINES, Iowa \u2014 L'un vient du Nord, l'autre du Sud.L'un a l'expérience, l'autre le charisme.L'un a prouvé sa bravoure au Vietnam, l'autre a fait fortune comme avocat en défendant les petites gens contre les puissants.Les sénateurs John Kerry et John Edwards, les deux « Comeback Kids » du Parti démocrate, formeraient un « ticket» présidentiel pour le moins intéressant contre les républicains George Bush et Dick Cheney, qui n'ont jamais porté les armes, qui sont accusés de favoriser les riches.Les deux démocrates pourraient en étonner plusieurs.De fait, au cours de cette année d'élection présidentielle, on pourrait aller de surprise en surprise.La première, celle de l'Iowa, est considérable.Elle relance les candidatures de Kerry et Edwards, qui sont débarqués hier matin au New Hampshire avec le « Big Mo », ou le « momentum », pour utiliser les expressions du folklore politique américain.Le New Hampshire tiendra mardi prochain la première primaire de la course à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle du 2 novembre.Il s'agit d'un scrutin plus représentatif que celui de l'Iowa.Et malgré la percée récente de l'ex-général Wesley Clark dans cet État, le sénateur Kerry est bien placé pour l'emporter.Après tout, il est un fils de la Nouvelle-Angleterre.Et tout baigne pour la Nouvelle-Angleterre ces jours-ci.« La semaine dernière, les Patriotes de la Nouvelle-Angleterre ont atteint la finale de la NFL », a déclaré le sénateur du Massachusetts hier à son arrivée au New Hampshire, où plusieurs supporters l'attendaient.« Dans une semaine, d'autres patriotes de la Nouvelle- Angleterre ont la chance de m'envoyer au Super Bowl.Nous avons la chance de rétablir la justice et de redonner le pouvoir aux citoyens des États-Unis.» La semaine dernière, Howard Dean était en tête des sondages au New Hampshire, devançant Clark et Kerry.Mais l'ancien gouverneur du Vermont a complètement implosé en Iowa.C'est l'autre grande surprise des caucus.Terminant au troisième rang, Dean a récolté seulement 18% des votes contre 38 % à Kerry et 32% à Edwards.Même dans les villes universitaires, où le sentiment antiguerre est fort, les jeunes lui ont préféré Kerry, un héros militaire qui a voté en faveur de la guerre en Irak.Dean a très mal paru au cours des dernières semaines de la campagne en Iowa.Et il a peut-être creusé sa tombe politique en donnant lundi soir un discours enragé qui passera dans les annales.Au moment où il était vraiment mis à l'épreuve, Dean a craqué.Devant ses partisans, il a enlevé son veston, a retroussé ses manches comme un macho et s'est mis à crier les noms des États où il entendait continuer à se battre, une énumération vide de sens.Son visage est devenu rouge.On a craint le voir exploser.« Nous n'abandonnerons pas ! » s'est époumoné Dean, le visage grimaçant.Hier matin, à la télévision, des millions d'Américains, plus ou moins intéressés par la politique, ont vu Howard Dean pour la première fois.Le spectacle n'était pas beau.Il y avait longtemps qu'on n'avait pas vu un politicien s'immoler ainsi en public.« Il y avait 3500 personnes dans l'assemblée, a déclaré Dean hier matin au réseau NBC.Je tentais d'injecteur du fun dans la soirée.» Complètement raté.Les démocrates recherchent très sérieusement un candidat capable de battre Bush.Et Howard Dean n'a démontré aucune qualité présidentielle au cours de sa campagne en Iowa.Il a donné l'image d'un homme en colère.Et la colère ne permettra pas aux démocrates de détrôner le président sortant, comme n'a cessé de le répéter Kerry aux électeurs de l'Iowa.« N'envoyez pas seulement un message, envoyez un président des États-Unis », a dit le sénateur du Massachusetts.Les électeurs ont répondu à cet appel.À leurs yeux, John Kerry et John Edwards sont les meilleurs espoirs de chasser Bush de la Maison-Blanche.Les deux hommes semblent destinés à faire équipe.Négligés il y a une semaine, ils ont désormais une chance réelle de remporter l'investiture démocrate.Et l'on voit déjà le gagnant, à la convention de Boston, demander au perdant de faire campagne avec lui comme candidat à la vice-présidence.Mais il faut d'abord laisser les électeurs parler.Au New Hampshire, il sera intéressant de voir si Clark parviendra à s'imposer dans le tourbillon médiatique qui entourera Kerry et Edwards.Après le New Hampshire, la Caroline du Sud tiendra une autre primaire importante, le 3 février.C'est l'État natal d'Edwards et l'endroit où Kerry a lancé officiellement sa campagne, entouré de vétérans de la guerre du Vietnam, dont l'impact sera loin d'être négligeable dans cette campagne présidentielle de grand cru.Les sénateurs John Kerry et John Edwards, les deux «Comeback Kids» du Parti démocrate, formeraient un «ticket» présidentiel pour le moins intéressant contre les républicains George Bush et Dick Cheney, qui n'ont jamais porté les armes, qui sont accusés de favoriser les riches.3199493A .MONDE MONDE Confectionné à partir d'un matériau unique, TEMPUR est un produit suédois approuvé par la NASA.L'un des 18 produits admis au Temple de la renommée de la technologie spaciale américaine Procure un sommeil plus profond, plus récupérateur en soulageant les points de pression.MMaatteellaass eett oorreeiilllleerrss ssuuééddooiiss Idéal pour personnes stressées ou ayant des 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une assemblée constituante qui reflète les souhaits du peuple et qui le représente totalement », a indiqué M.Pachachi à l'issue de l'entretien.La coalition occupant l'Irak et le conseil intérimaire sont engagés dans un bras de fer avec le leader religieux chiite Ali Sistani, qui réclame la tenue d'élections générales en vue de la formation du prochain gouvernement provisoire.Le plan de transfert actuel prévoit plutôt que ses membres soient désignés par une série de caucus.Les chiites, qui constituent la communauté la plus importante en Irak, ont manifesté par dizaines de milliers lundi afin de forcer une révision du processus alors que les leaders religieux menacaient d'édicter une fatwa interdisant toute collaboration avec les forces occupantes.Les États-Unis misent sur une intervention des Nations unies qui aurait accepté, selon des sources diplomatiques citées hier par Associated Press, de dépêcher en Irak une équipe chargée d'évaluer la faisabilité d'élections générales.L'administration espère qu'une conclusion négative de l'ONU pourrait amener les chiites à se montrer plus conciliants dans ce dossier.L'équipe onusienne devra, le cas échéant, procéder rapidement puisque l'Irak doit adopter d'ici à la fin du mois de février une « loi fondamentale » explicitant les conditions de transfert du pouvoir.Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, entend par ailleurs envoyer une équipe pour évaluer la sécurité en Irak afin d'évaluer la faisabilité d'un retour de l'organisme dans le pays.Le personnel avait été retiré en août après un attentat meurtrier contre son siège social qui avait entraîné la mort de 22 personnes.D'autres attaques Les attaques se poursuivent à Bagdad, où une roquette a été tirée dans la « zone verte », quartier général des forces de la coalition.Un soldat a été blessé par l'attaque contre le complexe, qui avait été ciblé au cours du week-end par un attentat à la voiture piégée ayant tué une trentaine de personnes.Sur le front de la reconstruction, les États-Unis ont poursuivi leurs efforts hier pour alléger la dette de l'Irak.L'émissaire du président Bush dans ce dossier, l'ex-secrétaire d'État américain James Baker, a obtenu du Qatar qu'il annule le gros de la dette du pays, estimée à 4 milliards.Les Émirats arabes unis ont indiqué qu'ils étaient disposés à effacer la majeure partie d'une dette de 3 milliards.La dette totale de l'Irak est estimée à environ 120 millards, la part du lion revenant à l'Arabie Saoudite.L'administration américaine courtise par ailleurs les investisseurs privés dans une foire nommée « Reconstruire l'Irak 2004 », qui se tient depuis lundi au Koweït.« Les hommes d'affaires commencent à réaliser que les perspectives à long terme ne sont que légèrement assombries par la violence en cours », a déclaré Richard Jones, vice-administrateur civil de l'Irak.Un représentant du conseil du gouvernement intérimaire irakien a indiqué que son pays prévoyait consacrer 100 milliards de dollars américainssur sur 10 ans à la reconstruction et qu'il espérait récolter des investissements étrangers d'une ampleur identique durant cette période.AFP, AP, BBC À SURVEILLER DIMANCHE EN JANVIER, cinquante gagnants mériteront le livre 1300 PIÈGES DU FRANÇAIS PARLÉ ET ÉCRIT et un t-shirt La Presse.3199589A Poutine veut séduire les enfants EMMANUEL GRYNSZPAN COLLABORATION SPÉCIALE MOSCOU \u2014 « Que peut faire le citoyen qui aime trop son président et ne peut pas vivre sans lui, accroche ses portraits sur ses quatre murs et s'entraîne à apprendre par coeur ce qu'il a dit la veille à la télévision ?» interroge un enfant sur Internet.« Se calmer », répond le président russe, Vladimir Poutine.Culte de la personnalité ou apprentissage de la démocratie?Le Kremlin vient de lancer le site Internet www.uznay-prezidenta.ru (fais connaissance avec le président) destiné aux enfants de 8 à 14 ans.Poutine a lui-même présenté le site au public en indiquant qu'il « a pour objet d'enseigner aux enfants les bases de la démocratie et de la structure du pouvoir ».La différence entre le président et le père Noël?demande le plus sérieusement du monde le site présidentiel.« Le premier travaille toute l'année» répond Poutine, pince-sans-rire.La personnalité et la vie de Vladimir Poutine sont détaillées.« Oui, il m'est arrivé d'être en retard à l'école », se rappelle le président désireux de présenter un profil plus humanisé aux enfants de ses électeurs.On est bien loin du technocrate froid et résolu, issu du KGB et connu pour sa rhétorique musclée contre les rebelles tchétchènes.En plus des détails « croustillants » sur sa jeunesse, Poutine fait preuve de modestie en rappelant aux enfants que « Maman est plus importante que le président ».Le Kremlin se défend bien sûr d'avoir des intentions électorales avec ce site et espère attirer au moins 10 000 visiteurs quotidiennement.Mais les élections présidentielles approchent à grands pas.Le scrutin aura lieu le 14 mars prochain.Vladimir Poutine est certain d'être réélu grâce à l'appui solide d'une télévision complaisante et de l'appareil d'État, mais il souhaite gagner dès le premier tour.Et pour cela, aucun effort n'est superflu.Officiellement, il s'agit du « site du président et non celui de Vladimir Poutine ».Bien que le Kremlin s'en défende, l'identité du président ne fait pas de doute, et les enfants ne font guère la distinction entre la fonction abstraite de président et le visage de Poutine omniprésent à la télévision.Les « leçons de démocratie » apparaissent sous la forme d'un questionnaire auquel les jeunes internautes répondent par « oui » ou « non » avant de se voir signifier la réponse juste.« Devons-nous admirer du matin au soir notre président et être avec lui d'accord sur tout ?» « Non.» Réponse magnanime d'un président qui se décrit comme un démocrate.Toutefois, les chaînes de télévision qui osaient émettre des opinions divergentes ont disparu pendant le premier mandat de Poutine.Pour les opposants, Poutine n'est pas étranger au culte de la personnalité qui l'entoure.L'ancien député libéral, Konstantin Remtchoukov, ironise : « Mieux vaut commencer tôt, c'est plus efficace.C'est-à-dire qu'il faut commencer l'éducation dans les dernières années du jardin d'enfants ! » ajoute-t-il, se disant persuadé que les politologues du Kremlin préparent un contenu idéologique à inculquer à l'ensemble de la jeunesse.Le culte de Poutine échappe certainement au Kremlin, mais il est peu probable qu'il y ait quelque chose à redire.Il n'est pas une librairie au pays qui n'arbore les affiches du président et c'est logique, puisqu'elles se vendent bien.Dernier avatar du culte de la personnalité, le jouet en peluche qui aime Poutine.Il fait un malheur dans l'Oural pendant les Fêtes.De sa voix aigrelette, il chante «Je veux un homme comme Poutine.» La peluche chantante est en fait importée de Chine et Soyouzigrouchka, le distributeur local, a inséré dans le ventre un petit dispositif électronique avec une musique enregistrée.Il s'agit d'une chanson pop racontant les déboires amoureux d'une jeune femme.Lassée de son petit ami indifférent et porté sur la boisson, elle se met à rêver de Vladimir Poutine « Qui ne boit pas / qui est plein d'énergie / qui s'occupe de moi.» La chanson avait déjà fait couler de l'encre pendant l'été 2002 lorsqu'on l'entendait sur toutes les radios.Maintenant, elle susurre à l'oreille des enfants.«Dans le temps, tous les enfants connaissaient les noms des dirigeants communistes », se rappelle avec nostalgie Irina Rakova, directrice des ventes chez Soyouzigrouchka.Un sentiment pas loin d'être partagé au Kremlin.Le Kremlin se défend bien sûr d'avoir des intentions électorales avec ce site Internet.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du 2004-01-20 Tirage du 2004-01-20 Tirage du 2004-01-20 NUMÉRO 871936 Le Chic de l'ouest au prix de l'est Trois étages d'idées à parcourir.3960, rue Bélanger Est, Mtl.Fermé le dimanche Tél.: 514-725-5245 Meubles du Québec N o us p a y ons lesta x e s sur meu b les e t m a t ela s j usq u 'a u7fév .2004 MONDE LE TOUR DUMONDE La guérilla dynamite le principal oléoduc de Colombie RWANDA Dallaire accuse l'ONU Le général canadien Roméo Dallaire, qui dirigeait la mission de l'ONU au Rwanda pendant le génocide en 1994, a accusé hier les Nations unies de ne pas lui avoir permis de démanteler des caches d'armes trois mois avant les massacres.Il s'exprimait au deuxième jour de son témoignage devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda, à Arusha (Tanzanie).Le général a déclaré que ses « supérieurs hiérarchiques» à l'ONU ont répondu négativement à un câble qu'il leur avait envoyé le 11 janvier 1994 pour demander l'autorisation de démanteler des caches d'armes un peu partout au pays.On lui a répondu que «cela ne figurait pas dans le mandat de la mission », a-t-il affirmé à la barre.AFP AFGHANISTAN Civils tués L'armée américaine a démenti hier avoir tué 11 civils afghans, dont quatre enfants, au cours d'une attaque aérienne dimanche dans le province d'Oruzgan, dans le centre-Sud de l'Afghanistan.Selon le colonel Bryan Hilferty, les forces de la coalition ont attaqué cinq hommes armés fuyant une habitation identifiée comme accueillant des terroristes.Onze civils, dont quatre enfants, quatre femmes et trois hommes, ont été tués dimanche matin au cours d'une attaque de l'aviation américaine près du village de Saranaw, dans le district de Cha Chino, selon les accusations du chef de ce district, Abdul Rahman.Selon lui, plusieurs familles qui fuyaient l'arrivée de troupes américaines accompagnées de miliciens afghans dans le village ont été bombardées par un avion américain près d'une rivière, selon lui.Ses propos ont été confirmés par le gouverneur de l'Oruzgan, Jan Mohammad.AFP CHINE Le Japon inquiète La Chine a exprimé hier son inquiétude devant le déploiement de troupes japonaises en Irak et a appelé Tokyo à s'en tenir à une politique strictement défensive.Au début du mois de janvier, le Quotidien du peuple s'était inquiété des nouvelles ambitions militaires du Japon dans le cadre du déploiement de ses forces en Irak.Pékin a appelé le Japon a gagner la confiance de la communauté internationale et des peuples d'Asie en tenant ses promesses dans le cadre de ces actions.La Chine avait protesté à la suite de la visite du premier ministre japonais, Junichiro Koizumi, le 1er janvier au sanctuaire de Yasukuni, où sont honorés des criminels de guerre nippons.L'invasion de la Chine dans les années 30 et 40 par l'armée impériale japonaise avait fait 35 millions de morts, surtout des civils.AFP LIBYE Américains à Tripoli Le secrétaire d'État américain, Colin Powell, a affirmé hier qu'une équipe d'experts américains était actuellement sur le terrain en Libye pour vérifier l'engagement de Tripoli de procéder au démantèlement de son programme d'armes de destruction massive.M.Powell a ajouté que l'équipe américaine sur place était conduite par Donald Mahley, un spécialiste au département d'État chargé de la question des armes chimiques et biologiques et qu'il espérait avoir des résultats rapides de ces inspections.L'AIEA a indiqué pour sa part à Vienne que ses inspecteurs étaient arrivés hier en Libye pour procéder, aux côtés d'équipes britanniques et américaines déjà sur place, au démantèlement du programme nucléaire libyen.AFP PÉROU Procès Montesinos Le procès de Vladimiro Montesinos, chef du renseignement péruvien sous le président Alberto Fujimori, accusé d'être l'organisateur d'un trafic d'armes destinées aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), s'est ouvert hier à Lima devant la cour spéciale anticorruption.Créé spécialement après la chute du régime du président Fujimori pour juger les délits commis durant cette période (1990-2000), le tribunal siège dans des locaux de la base navale du Callao, où est détenu Vladimiro Montesinos.Ce dernier est accusé d'avoir acheté 10 000 fusils d'assaut kalachnikov AKM-47 à la Jordanie, sous couvert d'acquisition d'armement pour l'armée péruvienne.Ces fusils d'assaut ont ensuite été parachutés aux FARC en trois occasions entre mars et juillet 1999.AFP JACQUES THOMET AGENCE FRANCE-PRESSE BOGOTA \u2014 Quinze jours après la capture d'un de ses chefs, Simon Trinidad, la guérilla des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) a dynamité le principal oléoduc de Colombie, exploité conjointement par l'Américaine Occidental Petroleum (Oxy) et la compagnie nationale Ecopetrol.La suspension du pompage de brut après cet attentat, annoncée lundi par la police, constitue un revers de taille tant pour le jusqu'auboutisme du président Alvaro Uribe contre le FARC, que pour les États-Unis, engagésdans le combat contre les rebelles.Le dynamitage de l'oléoduc a eu pour cadre la région d'Arauquita (400 km au nord-est de Bogota), dans le département d'Arauca, où 70 bérets verts américains ont entraîné l'an dernier le 18e bataillon colombien de l'armée à sa défense.Long de 772 km, l'oléoduc achemine quotidiennement 105 000 barils de pétrole pour Ecopetrol et Oxy entre Cano Limon, près d'Arauca, cheflieu du département du même nom, et le port de Covenas, sur la côte caraïbe, à l'ouest de la cité balnéaire de Cartagena de Indias.L'attaque des FARC est d'autant plus significative qu'elle intervient après un succès sans précédent du pouvoir, l'arrestation, le 2 janvier à Quito (Équateur), grâce à l'action des services secrets colombiens, de Ricardo Palmera, alias Simon Trinidad, l'un des dirigeants rebelles.Avec une production de près de 600 000 barils de pétrole par jour, la Colombie, non membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), est le septième fournisseur en or noir des États-Unis, principal allié du pays andin avec une aide de 2,6 milliards de dollars depuis 2000.(450) 629-2446 INFO 1 877 737-2446 CSF 1 2 UFC / CHAD 1 2 UFC / E .Q.1 % Serge Hamel Formateur agréé Psychothérapeute PNL Villes et dates : www.ventepnl.com Étudiez les toutes dernières techniques de vente ainsi que les meilleurs outils de persuasion.«COURS DE VENTE tout à fait DIFFÉRENT» Canapés, causeuses, fauteuils et repose-pieds traditionnels Prix cour.Solde Repose-pieds à jupette chenille rose, de Barrymore 895 309 Fauteuil presbytère blanc cassé, jupette doublée de dentelle transparente 1049 575 Fauteuil d'appoint, damassé velours vert kaki foncé, base à jupette argentée 1239 619 Bergère Chippendale, imprimé tapis persan, ton rubis, de Sherrill 1499 825 Causeuse chenille rayée or/vert/rouge, de Sherrill 3095 1395 Fauteuil club chenille vert/bleu menthe, de Sherrill 2999 1499 Bergère à jupette toile de Jouy crème/bleu, de Century 3049 1525 Fauteuil sans bras à dossier piqué, damas chenille vert jade, de Sherrill 2649 1549 Canapé damassé rayé bleu/or/vert, de Barrymore 3565 1779 Fauteuil club à pieds tambour, imprimé bourgogne/noir/or, de Barrymore 3429 1995 Fauteuil club pivotant, damassé chenille jaune pâle, de Century 3379 2025 Fauteuil club tapisserie sauge/or/paprika, de Vanguard 4395 2195 Causeuse à imprimé floral vert/crème/lilas, de Century 4579 2289 Causeuse chenille imprimée florale jaune, de Barrymore 4079 2445 Gros fauteuil baquet à dossier piqué, tissu vert moyen, de Century 5249 2625 Canapé damassé or pâle, forme de rein, coussins contrastants, de Vanguard 7339 4035 Bergère à imprimé armoiries noir/rouge/or, pieds style gallois, de Harrods 7239 4339 Fauteuils d'appoint, divans, bancs et récamiers à cadre en bois apparent Chaise Louis XIII, damassé ivoire, cadre noyer 579 289 Chaise Régence en acajou foncé, siège damas bleu pâle, d'Angleterre 625 315 Chaise de style méditerranéen, fini pacanier moyen, tissu blanc cassé, de Stanley 829 415 Fauteuil de style méditerranéen, fini pacanier moyen, tissu blanc cassé, de Stanley 975 485 Bergère damas jaune, fini acajou, pieds Queen Anne 1025 615 Fauteuil en noyer, dossier travaillé serpent or et siège rayé or/rouge, d'Italie 1449 869 Fauteuil berçant rembourré, imprimé piqué pastel, base au fini miel 1895 945 Bergère ton paille, pieds de griffon acajou 1995 995 Bergère damas or antique pâle, pieds de griffon 1995 995 Fauteuil Louis XV, fini biscuit antique craquelé, imprimé beige/crème 2249 1015 Repose-pieds base faux bambou fini noyer, tissu vert/noir/rouge 2115 1055 Fauteuil provincial français, cadre noyer antique, imprimé champêtremulticolore 3259 1465 Fauteuil club en velours noir, cadre travaillé fini similironce/or antique 2995 1495 Fauteuil à dossier ovale, cadre acajou, imprimé léopard, de Vanguard 3429 1885 Bergère Louis XV et repose-pieds, cadre ivoire craquelé, damassé chenille taupe 3159 1895 Bergère à pieds Queen Anne, cadre biscuit antique, paisley bleu mer pâle 5329 2129 Fauteuil Louis XVI à cadre doré, larges rayures rouge/or, de Sherrill 4289 2145 Bergère et repose-pieds, imprimé bourgogne/noir/or, de Barrymore 4125 2269 Bergère Louis XV fini noyer moyen, damas or pâle, de Century 5025 2765 Mini-canapé Queen Anne, rayé jaune, pieds noyer antique, de Barrymore 5295 2915 Armoires, meubles, buffets et secrétaires importés d'Europe Armoire à couronne 1 porte, façade en miroir, noyer moyen, d'Italie 2195 1095 Armoire une porte, façade en miroir, noyer moyen, d'Italie 2295 1145 Petit meuble audio d'inspiration nautique, en cerisier, d'Espagne 3325 1149 Armoire à couronne galloise sculptée, chêne clair, d'Italie 5495 2195 Armoire télé à portes coulissantes, noyer antique, d'Espagne 5399 2699 Chiffonnier provincial français 3 tiroirs, fini cerisier antique, d'Espagne 5779 2889 Bureau à cylindre, fini noyer antique, pieds fuselés, d'Espagne 5995 2995 Grosse vitrine triple en noyer antique travaillé, d'Italie 8695 3045 Secrétaire à abattant Louis Phillipe, cerisier antique, de France 7195 3595 Armoire télé basse, portes escamotables, bois fruitier antique, de France 6195 3715 Gros bureau à cylindre, acajou à incrustation, d'Espagne 7495 3745 Bureau à cylindre Empire, placage noyer moyen, d'Italie 7849 4315 Vitrine galbée en noyer ronceux, d'Italie 8995 4495 Buffet demi-lune Empire, acajou foncé, garnitures noir/or, d'Espagne 8995 4945 Buffet demi-lune en acajou ronceux, d'Angleterre 13725 6175 Vaisselier style Sheraton, ronce de noyer, façade concave, d'Italie 13695 8215 Canapés, causeuses, fauteuils et repose-pieds fonctionnels et contemporains Fauteuil presbytère chenille blanc cassé, pieds chanfreinés au fini noyer 925 325 Fauteuil presbytère blanc cassé, pieds à pointe, fini noyer foncé 1279 445 Fauteuil chenille noire, imprimé léopard avec garniture, pieds en bois 1125 449 Chaise contemporaine, dossier ovale, cadre noyer foncé, mini-rayures ton or 925 459 Fauteuil et 1/2 style Art Déco, tweed vert chartreuse 2299 1149 Gros fauteuil club et repose-pieds, tweed beige, passepoil cuir, de Drexel Heritage 5499 1375 Fauteuil club contemporain, couleur lin, pieds carrés, de Barrymore 2595 1425 Gros fauteuil club chenille taupe, pieds carrés, de Barrymore 3189 1749 Fauteuil club et repose-pieds, imprimé beige, pieds carrés, de Vanguard 4549 1819 Canapé à pieds carrés, ton chameau, avec coussins contrastants, de Vanguard 5079 2029 Canapé rétro tweed bleu/charbon, appuie-bras hauts et coussins imprimés 3945 2169 Fauteuil club tapisserie sauge/or/paprika, de Vanguard 4395 2195 Canapé chenille beige, pieds carrés, cousins contrastants, de Barrymore 4565 2739 Canapé lainage gris, cousins de dossier en soie, pieds noyer, de Century 4925 2955 Imposant canapé chenille taupe/or, dossier à coussins, de Barrymore 5945 3269 Meubles d'appoints peints et décorés à la main Table d'appoint ovale peinte blanc antique craquelé, décorations florales, d'Italie 549 275 Guéridon à chinoiserie peint noir, d'Italie 985 445 Console demi-lune style vénitien, peinte bleu pâle, d'Italie 1025 459 Petite table basse carrée, peinte pastel, style vénitien, d'Italie 1895 569 Table ronde peinte noir/bourgogne, touches dorées, de Hekman 1849 739 Console demi-lune peinte noir, décorations néoclassiques, de Sherrill 2375 1495 Commode acajou, scène lacustre peinte à la main, de Jasper 4699 1879 Commode en acajou, peinte zébrée, touches or, de Jasper Cabinet 4739 2129 Vitrine antique peinte et décorée, tons de terre/mastic 4199 2299 Chiffonnier galbé, décorations royales peintes à la main, de Maitland Smith 6425 2889 Meubles d'appoint rustiques et de détente Chaise à dossier en échelle, fini noyer antique, siège paillé 645 289 Tête de lit à fuseaux, format simple, fini cerisier antique, de Lexington 975 289 Fauteuil en cerisier style antillais, siège et dossier en tissu blanc cassé 1189 475 Tabouret de bar en osier, base en bambou 1239 495 Petite table en osier fini café, dessus verre, de Lexington 1295 519 Petite table ovale rustique, chêne moyen, de Hekman 1069 585 Encoignure en cerisier clair antique, de Pennsylvania House 4729 2129 Table d'appoint ronde fini noyer antique, avec portes, de Hickory White 5225 2349 Îlot de cuisine, peint blanc antique/érable naturel, de Pennsylvania House 3925 2355 Meubles de luxe et pour bureau à domicile Fauteuil d'accueil contemporain, tissu noir, pieds en acier inox 695 345 Fauteuil d'accueil contemporain, cuir noir, pieds en acier inox 1049 525 Fauteuil pour visiteur, cadre acajou, vert forêt 1665 999 Fauteuil d'accueil Queen Anne, cuir piqué bleu foncé, cadre en chêne 2425 1089 Fauteuil en cuir vert, cadre en cerisier antique clair, de Sligh 2799 1539 Étagère-bibliothèque acajou antique, de Sligh 4039 2425 Meuble informatique chêne foncé, style Arts and Crafts 7119 4269 Armoire informatique de style provincial français, chêne foncé, de Hekman 10715 4285 Bureau de luxe en demi-lune, incrustation ronce, fini Grand Marnier, d'Espagne 12995 5199 Chambre à coucher 5 pièces de style provincial français, fini cerisier antique, sculpté main, comprenant 1 grand lit à panneau, 1 commode triple,1 miroir biseauté travaillé,1 grande armoire 2 portes et 1 grand chiffonnier à porte, sur base à tiroir.Prix cour.: 21 379$ Somptueuse chambre à coucher de style européen, 6 pièces, fini noyer moyen, avec incrustations de ronce et appliques laiton, comprenant 1 très grand lit à panneau, 2 grandes tables de chevet, 1 grande commode triple,1miroir éclairé et 1 grande armoire 4 portes.Prix cour.: 74 395$ Chambre à coucher en acajou antique sculpté, 5 pièces, style antillais, comprenant 1 très grand lit à baldaquin sculpté main, 1 commode à dessus en pierre,1 miroir, 1 grande table de chevet et 1 grande armoire.Prix cour.: 37 095$ French Country de Hekman Grand Provenancede Henredon West Indies de Drexel Heritage Solde12 825$ Solde 48 349$ Solde 22 249$ O uve rt e x c ept ionnellement le dima n c he de midi à 1 7 h! Et la liste continue\u2026Venez profiter de rabais sur des milliers d'autres articles en provenancedu monde entier! V E N D U V E N D U V E N D U V E N D U V E N D U V E N D U V E N D U 3194422A FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX Souplesse nécessaire mboisver@lapresse.ca MICHÈLE BOISVERT Comme plusieurs s'y attendaient, la Banque du Canada a abaissé hier de 25 points de base le taux cible du financement à un jour pour le fixer à 2,5 %.Compte tenu de la faiblesse persistante de l'inflation au pays et surtout de la montée fulgurante de notre devise, cette décision s'imposait.Rappelons que l'an passé à pareille date, la valeur de notre dollar tournait autour des 64 cents américains, ce qui représente une croissance de plus de 20 % en une seule année.Une telle progression en un si court laps de temps ne s'était jamais produite auparavant.Il est évident que cette situation allait se répercuter sur nos exportations, un secteur crucial pour notre économie, qui représente 37% de notre PIB.Mois après mois, les signes de faiblesse se sont accumulés.Le secteur manufacturier, plus sérieusement touché, a ainsi vu le nombre de ses emplois fondre de 53 000 au cours des douze derniers mois.Pendant un certain temps, la Banque du Canada a cru que la robustesse de la reprise américaine allait palier à la remontée du huard.La baisse de taux annoncée hier survient d'ailleurs après quelque cinq mois de statu quo.Mais les autorités monétaires canadiennes se sont finalement rendues à l'évidence et l'ont d'ailleurs écrit noir sur blanc : « Malgré le renforcement de l'expansion économique à l'échelle mondiale, l'appréciation rapide du dollar canadien face à la devise américaine a eu pour effet de freiner la croissance de la demande globale de biens et de services canadiens en affaiblissant les exportations et en haussant les importations.En établissant le taux directeur à 2,50 %, la Banque du Canada a par ailleurs réduit l'écart qui existe entre nos taux et ceux appliqués aux États-Unis.Cela dit, une différence de 1,50% subsiste toujours entre les taux canadiens et américains, ce qui laisse une marge de manoeuvre confortable aux autorités monétaires canadiennes.Compte tenu de la quasi absence d'inflation, la Banque estime que l'indice des prix à la consommation global demeurera sous la cible des 2 % jusque tard en 2005, il apparaît clairement que le taux de change s'inscrira dorénavant comme l'un des éléments déterminants de l'établissement des taux d'intérêt.Si la vigueur de notre devise se maintient et que nos exportations n'arrivent toujours pas à profiter de la reprise économique, on peut donc s'attendre à un nouvelle baisse des taux.Le plus tôt sera le mieux.Nos entreprises ont en effet besoin de cette souplesse pour réussir à s'ajuster sans trop de heurts au dynamisme retrouvé de notre dollar.Il apparaît clairement que le taux de change seral'un des éléments déterminants de l'établissement des taux d'intérêt.serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS LA BOÎTE AUX LETTRES > Pour nous écrire : forum@lapresse.ca Un nouveau jouet ?L'arrivée de Mme Belinda Stronach dans la course à la direction du Parti conservateur va procurer un peu de piquant à celle-ci, qui me semble bien terne jusqu'ici.Une multimillionnaire de plus ou moins 35 ans qui est déjà tannée de diriger l'empire de papa, veut un nouveau jouet : être premier, oups !, pardon première ministre.De toute façon, elle finira probablement dernière, car la politique c'est plus que de l'argent.Jean Chrétien à déjà battu ses rivaux, dont Martin qui est très riche.Oui ! ça va être amusant et très intéressent à voir.Luc Langlois .Un métier difficile Je suis heureuse de voir des femmes en politique mais\u2014comme pour les hommes \u2014 la politique est un apprentissage et un cheminement.On ne s'improvise pas politicien(ne) du jour au lendemain ni comme chef de parti.Certains s'imaginent que si une personne sait gérer une entreprise elle sait automatiquement gérer un pays.C'est faux.Les priorités ne sont pas du tout les mêmes et la prise de décision se fait sur d'autres prémisses que la seule gestion financière : il y a aussi des êtres humains dont certains sont démunis et/ou fragilisés.Les décisions doivent être pondérées en tenant compte de ces deux grands axes.Pour les conservateurs, cependant, il n'y en a peut-être qu'un ! Diane Dicaire .Point faible J'écris en réaction à votre article rapportant que le premier ministre Jean Charest vante maintenant les mérites des partenariats public-privé du système de santé britannique.J'ai fait une maîtrise au London School of Economics en politiques internationales de la santé.Lors de mes classes, un des points faibles du système britannique était précisément le fait que plusieurs médecins orientent maintenant leur pratique vers la prestation de soins privés, ce qui diminue ainsi le nombre de médecins disponibles pour l'offre de services dans le système public.De façon générale, je suis en faveur d'un partenariat public-privé au Québec ; toutefois, je crois que nous devrons bien encadrer ce partenariat afin de ne pas être confrontés dans le futur à des problèmes plus importants que ceux auxquels nous assistons présentement.Mélanie Forcier .Gestionnaires à courte vue Je n'en revenais pas en lisant le journal ce matin.Il semble que le gouvernement ait décidé de mettre fin aux suppléments au loyer d'urgence accordés aux ménages qui se sont retrouvés sans logis le 1er juillet.Dans le contexte de pénurie aiguë de logement abordable, cette aide financière avait permis à ces ménages de demeurer dans des appartements qu'ils n'auraient pas eu les moyens de se payer autrement.C'est évident que, sans l'assurance d'une aide gouvernementale, ces locataires ne prendront jamais le risque de renouveler le bail d'un logement qui, du jour au lendemain, va leur coûter de 300 à 400 $ de plus par mois.Or, c'est maintenant que se font les renouvellements de baux.Le gouvernement n'a tout simplement pas le temps d'évaluer au cas par cas la situation de ces ménages.Concrètement, le ministre Fournier vient de rajouter 3000 ménages sans logis pour le 1er juillet prochain.Il me semble qu'il s'agit là d'une décision irresponsable de gestionnaires à (très) courte vue.Nicolas Lefebvre Legault Québec Trancher le cordon kgagnon@lapresse.ca KATIA GAGNON Cette mère vient de vivre un drame qui briserait le coeur de n'importe quelle femme : on lui a enlevé son bébé.Ce dernier est placé, depuis quelques semaines, dans une famille d'accueil, parce qu'on juge qu'elle est incapable de s'en occuper.Lorsque le travailleur social se rend chez maman pour négocier avec elle des droits de visite à son petit, sa réponse est brutale : combien vous me payez pour que j'aille le voir ?Cette anecdote, triste à mourir, illustre à merveille le dilemme qui secouera le ministère de la Santé, qui entreprend, en cette année marquant le 25e anniversaire de la loi sur la protection de la jeunesse, une révision de cette législation fondamentale.Le ministre Couillard devra répondre à une question extrêmement délicate, qui se résume ainsi : faut-il continuer d'essayer de réunir cette mère et son poupon ou vaudrait-il mieux faire en sorte que ce dernier soit rapidement adopté par une autre famille ?Jusqu'à présent, la réponse ne faisait pas de doute.La préservation des familles était l'un des objectifs centraux de la loi québécoise.Mais cette idéologie est allée trop loin, jugent plusieurs experts.On y a sacrifié les vies d'enfants, qui, ballottés de placement en placement, ont vainement attendu que leurs parents soient en mesure de les reprendre.Plusieurs d'entre eux ont perdu, dans ce cheminement tortueux, toute capacité d'attachement.Ils traîneront toute leur vie d'adulte ce lourd handicap psychologique.C'est pourquoi un groupe d'experts propose de faire subir un changement de cap fondamental à la loi.Un enfant placé sous la protection de la DPJ ne pourrait plus l'être indéfiniment.Ce placement temporaire, souvent en famille d'accueil, aurait une durée maximale fixe.Un an lorsque l'enfant est âgé de moins de deux ans, un an et demi jusqu'à cinq ans, deux ans lorsqu'il a plus de six ans.Au-delà de ce délai, les parents pourraient perdre leur enfant pour de bon suite à une décision des tribunaux.De prime abord, la mesure fait peur.Briser le lien parental est une mesure extrêmement sévère.Cependant, quelques chiffres plaident puissamment pour le changement.Près du tiers des signalements que reçoit la DPJ au Québec sont en fait des « resignalements ».Cela veut dire que la négligence, ou les mauvais traitements, se poursuivent même si les autorités ont jugé que ces familles s'étaient remises sur la bonne voie.Aux États-Unis, entre 30 et 50% des enfants tués par leurs parents le sont après qu'on les a replacés dans leur famille, pourtant déjà suivie par les services de protection de la jeunesse.Ce que ces chiffres nous disent n'est pas politically correct, mais c'est la réalité : certains parents sont, et resteront, de mauvais parents.Malgré toutes les interventions du monde.Est-il réellement possible d'en juger ?Un quart de siècle de recherche nous a donné quelques balises en la matière.Certains estiment que 10 à 15% des familles suivies par les autorités possèdent un ensemble de caractéristiques psychologiques et sociales qui les rendent très peu réceptifs aux interventions.Ces parents sont souvent affligés de problèmes de santé mentale, de toxicomanie.Lorsque tous ces facteurs sont présents, la côte est à peu près impossible à remonter.Dans ces cas, il faut avoir le courage de trancher le cordon parental assez tôt pour sauver les enfants.Évidemment, l'application de cette nouvelle philosophie comporte des risques, notamment celui que la DPJ se transforme en « police des enfants », poussant ainsi les parents incompétents qui perdent un rejeton à en refaire un autre au plus vite.Si on lui accorde ces nouveaux pouvoirs, la DPJ devra en user avec une infinie prudence.Mais, parce que le bien-être des enfants doit primer sur toute autre considération, la loi doit être modifiée.«Je sais ce qu'il faut faire» «Les libéraux n'ont pas de vision pour le Canada» BEL INDA STRONACH Nous vous présentons ici un extrait dudiscours prononcé hier àAurora, Ontario, par Belinda Stronach, alors qu'elle annonçait sa candidatureàladirection du Parti conservateur du Canada.En tant que conservatrice, je crois d'abord et avant tout en une économie forte, seul moyen de nous donner de solides programmes sociaux.Je ne suis pas une politicienne de métier.Mais j'ai eu à gérer une imposante compagnie.Je sais ce qu'il faut faire pour être compétitif dans l'arène mondiale.Et je vois bien comment le gouvernement libéral laisse tomber les citoyens.Les libéraux n'ont pas de vision pour le Canada.Une telle vision doit s'inspirer des espoirs, des rêves et des ambitions des Canadiennes et des Canadiens.Nous devons examiner la structure tout entière, y compris notre appareil politique, notre régime fiscal et notre système d'éducation, et nous devons la moderniser afin de rehausser le niveau de vie de tous.Pour commencer, le coût de l'État demeure bien trop élevé.Nous ne pourrons pas rester compétitifs à moins d'apporter des changements structurels profonds et de réduire les frais généraux du gouvernement.L'appareil d'État est trop gros.Il y a trop de bureaucratie.Et les impôts sont trop élevés.Réduisons le fardeau fiscal qui mine les efforts de notre population.Pour créer des emplois, abolissons l'impôt sur le capital et sabrons dans la masse des formalités administratives.Dotons le Canada d'un régime fiscal qui soit le plus compétitif au monde.Pour donner un répit à nos concitoyens qui travaillent si fort, rendons partiellement déductibles les intérêts hypothécaires.(.) Les parents s'inquiètent de la sécurité de nos communautés, et pourtant les libéraux se font une priorité de faciliter l'accès à la marijuana.Je suis contre la décriminalisation de la marijuana.C'est une question de sécurité publique et de santé publique.En tant que mère, j'ai peur de la violence armée.Je renforcerais le châtiment des crimes perpétrés avec des armes à feu.Ce que je ne ferais pas, par contre, c'est pénaliser les agriculteurs et les chasseurs qui s'en servent comme outils de travail, dans le respect de la loi.Tout en resserrant le contrôle des armes à feu, j'abolirais le registre des armes à feu et j'utiliserais l'argent ainsi épargné pour lutter contre la drogue et les armes illégales.Certains parents sont, et resteront, demauvais parents.Malgrétoutes les interventions dumonde.PHOTO PC© Belinda Stronach FORUM Des enjeux de taille Le 2 novembre, les électeurs américains auront à légitimer ou à congédier un des gouvernements les plus audacieux et les plus agressifs de leur histoire récente LOUI S BALTHAZAR ET CHARLES-PHI L IPPE DAVID Les auteurs sont respectivement président et directeur de l'Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l'UQAM (www.dandurand.uqam.ca).Tout aulong de l'année 2004, lesmembres de l'observatoire partageront avec les lecteurs de La Presse leurs analyses sur les enjeux de la campagne présidentielle américaine.Après la cuisante défaite de Howard Dean en Iowa, lundi, il est probable que les primaires du New Hampshire ne détermineront pas le leader du Parti démocrate américain.Les huit primaires du 3 février, réparties à travers les États-Unis, seront sans doute plus révélatrices.Il faudra peut-être même attendre les consultations dites du Super Tuesday, le 2 mars prochain, pour être tout à fait fixés.À ce moment, les démocrates se seront prononcés dans 30 États.Pour le moment, en raison du dynamisme exceptionnel de sa campagne et des appuis importants qu'il a reçus, l'ex-gouverneur du Vermont, Howard Dean, jouit encore d'une longueur d'avance.Mais John Kerry s'est mis en vedette en Iowa tandis que Wesley Clark fait des progrès au New Hampshire.John Edwards possède aussi de précieux atouts.Pendant ce temps, du côté républicain, la situation est très claire.Personne n'a osé défier George W.Bush qui est en campagne électorale depuis 2000.Son organisation est impeccable et son conseiller spécial et vieil ami, Karl Rove, est réputé pour jauger toutes les politiques, toutes les actions du président à l'aune électorale.On a déjà amassé plus de 150 millions pour la campagne et on n'aura aucune difficulté à atteindre l'objectif de 200 millions, grâce à de nombreux dîners-bénéfices où se présentent de richissimes partisans.Les enjeux Les enjeux de cette campagne électorale sont de taille.Il s'agit d'abord de légitimer ou de congédier un des gouvernements les plus audacieux et les plus agressifs de l'histoire récente des États- Unis.En politique étrangère, surtout, George Bush, qui annonçait une politique plus humble au cours de sa campagne de l'automne 2000, a livré deux guerres importantes, dont la deuxième, en Irak, avec son cortège de faux pas, d'unilatéralisme et de justifications non fondées.De plus, le président Bush a dévoilé une nouvelle stratégie militaire autorisant les guerres dites « préemptives », audelà de la légitime défense.Enfin, rarement aura-t-on été témoin, aux États-Unis, d'un gouvernement aussi peu enclin à apporter son appui aux grands traités internationaux de l'heure, notamment le protocole de Kyoto et le tribunal pénal international.Au chapitre du commerce international, ce gouvernement aura fait la promotion du libre-échange du bout des lèvres, tout en autorisant des mesures aussi protectionnistes que les énormes subventions à l'agriculture, les tarifs imposés aux importations d'acier dont le Canada a pu être exempté grâce à l'ALENA, pour se voir tout de même toujours victime des exigences excessives des producteurs de bois d'oeuvre américains.Dans tous ces cas, des considérations électorales ont prévalu sur les principes.En politique intérieure, le dossier en matière d'environnement est désastreux.Ce gouvernement est le premier depuis les chocs pétroliers de 1973 à ne proposer aucune politique de restriction de la consommation d'énergie.Par ailleurs, Bush a tenu sa promesse d'accorder des baisses d'impôt considérables.Même les nouvelles nécessités engendrées par l'attaque du 11 septembre, qui se sont traduites par la croissance du budget de dépenses militaires et de celui de la sécurité interne, n'ont pas fait broncher le président.Il en a résulté un énorme déficit budgétaire qui, ajouté à un déficit chronique du commerce extérieur, inquiète de plus en plus les économistes américains et même le très conservateur Fonds monétaire international.Malgré tout, et c'est ce qui compte aux yeux des stratèges républicains, l'économie américaine a rebondi de façon spectaculaire après une récession prolongée et il semble que la population américaine en soit plutôt satisfaite.De plus, Bush a trouvé le moyen de se donner une image de gouvernant sensible aux préoccupations de larges secteurs de la population en mettant en oeuvre des politiques inspirées, selon lui, par son conservatisme de compassion (compassionate conservatism).En matière d'éducation, il a même obtenu l'appui de démocrates libéraux tels Edward Kennedy, pour sa politique d'incitation à l'excellence scolaire dans les écoles primaires et secondaires.(.) Enfin, il faut ajouter à cette liste sommaire et partielle, l'image que le président Bush a su se donner quant à la sécurité.Son attitude relativement bien contrôlée et ferme après les attentats du 11 septembre lui a valu une réputation de dirigeant très fiable en matière de sécurité nationale.Cet électorat n'en est pas moins fortement polarisé.Comme on l'a vu lors de l'élection de 2000, les démocrates sont susceptibles de recevoir des appuis massifs dans les grands États industriels, en particulier ceux de la côte du nord-est et ouest, mis à part l'Oregon qui demeure incertain, tandis que les républicains peuvent compter sur les États du sud et du centre du pays.Le magazine britannique The Economist parle de deux « Amériques », l'une verticale qui serait celle des grandes agglomérations à forte densité de population, et l'autre horizontale qui correspondrait à celle des régions rurales ou de banlieues qui n'en finissent plus de s'étendre.La première est le plus souvent fortement opposée aux politiques du président républicain.La seconde lui est généralement très favorable.Cette polarisation a pu s'accentuer depuis 2000.On disait autrefois de l'électorat américain qu'il était partagé en gros entre 40% de démocrates, 40% de républicains et 20% d'indécis.Il faudrait aujourd'hui ramener ces chiffres à 45, 45 et 10.Si ces proportions se maintiennent, il reviendra donc à une faible portion de la population américaine de trancher entre les deux candidats.En fait, l'élection semble devoir se jouer dans les États non encore acquis par un camp ou l'autre : la Floride (encore !), les États de la ceinture de l'acier (Iowa, Wisconsin, Ohio, Pennsylvanie), le Missouri et le Tennessee et enfin l'Oregon.On peut parier que les candidats intensifieront leur campagne dans ces États ; le président s'appuyant sur ces quelque 55 % d'Américains qui sont toujours favorables au déclenchement de la guerre en Irak, le candidat démocrate faisant valoir les fausses motivations, pour ne pas dire les mensonges, qui ont été présentées pour justifier cette guerre.De plus, en matière de sécurité intérieure, les républicains courtiseront les soccer moms, qui sont devenues des security moms : un électorat féminin presque aussi insécurisé sinon plus qu'aux pires moments de la paranoïa engendrée par la guerre froide.George Bush est présentement en bonne position pour se faire réélire.Seulement deux présidents en fonction ont perdu une élection depuis la défaite de Herbert Hoover, en 1932.Il s'agit de Jimmy Carter, en 1980, et de George Bush père, en 1992.Dans les deux cas, la situation économique du pays s'était gravement détériorée pendant l'année précédant l'élection, ce qui ne semble pas devoir se produire cette année.Carter faisait face à une pénible crise internationale.Le George Bush de 1992 a dû lutter contre deux candidats.Ross Perot lui a ravi quelque 20 % du vote.Rien de tel aujourd'hui.Le jeune Bush contrôle admirablement bien son parti.Il y a des dissidences mais elles ne semblent pas devoir se reproduire sur l'échiquier électoral.S'il fallait cependant que les indicateurs économiques cessent de croître et que la reprise de l'emploi s'essouffle, on pourrait faire valoir avec succès que jamais le pays n'a perdu autant d'emplois (3 millions en trois ans) depuis la grande dépression des années 30.S'il fallait encore que la situation se gâte en Irak, Bush pourrait rapidement se trouver en mauvaise posture.Les atouts du candidat démocrate Supposons que le candidat soit Howard Dean ou peut-être Wesley Clark ou encore John Kerry.Dean a bâti son organisation et sa popularité sur un thème, celui de l'opposition à la guerre en Irak, principalement en raison de l'unilatéralisme de la politique étrangère de Bush.Clark et Kerry ont insisté sur la nécessité pour les États-Unis de travailler de concert avec ses alliés traditionnels, les Européens notamment.Le candidat démocrate connaîtra des succès si les Américains sont touchés par des révélations comme celles faites par l'ancien secrétaire au Trésor, Paul O'Neill, et des enquêtes approfondies comme celles de la Fondation Carnegie, qui montrent bien que ce président a usurpé la confiance de la population en invoquant des motifs non avérés pour une entreprise aussi importante que celle de livrer la guerre en Irak.Si la triste allure de l'occupation et les pertes de vie qu'elle entraîne étaient attribuées au manque de préparation, à la mauvaise compréhension de la situation irakienne et au fait que les États- Unis se sont entêtés à imposer leurs échéances à l'encontre des partenaires des Nations unies, le gouvernement Bush pourrait bien s'en voir lourdement blâmé.En novembre dernier, le mois le plus pénible de l'occupation, Bush était nettement en perte de vitesse.La force de Howard Dean proviendrait du dynamisme de son organisation.Il a déjà amassé quelque 40 millions en petites contributions et propose que deux millions d'Américains souscrivent chacun cent dollars à sa cause afin de rejoindre les effectifs de Bush.La grande vertu d'un Dean serait de lancer un message clair, de donner du sens à la politique pour des armées de jeunes et de membres des minorités qui habituellement ne s'inscrivent pas à l'élection.L'organisation de Dean n'a pas produit les effets escomptés en Iowa.Si elle ne devait pas s'avérer davantage au New Hampshire, elle apparaîtrait comme un grand feu de paille et d'espoirs déçus.Notons enfin que le candidat démocrate, quel qu'il soit, se rapprochera du centre lorsqu'il fera face à Bush.Le seul élément fort du programme, dans le cas de Dean, c'est l'opposition à la guerre, ce qui en soi n'a rien de très gauchiste.Ses projets d'assurance- maladie lui vaudraient sans doute beaucoup d'opposition, mais des millions d'Américains y verront plutôt une bouffée d'air frais.Pour toutes ces raisons, et compte tenu de la forte polarisation, il y a de bonnes chances que cette élection soit très serrée.C'est à suivre.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE© Le démocrate John Kerry a remporté, lundi, les caucus de l'Iowa.L'électionsemble devoir se jouer dans les États non encoreacquis par uncampoul'autre :la Floride (encore !), les États de laceinturede l'acier (Iowa, Wisconsin, Ohio, Pennsylvanie), le Missouri et le Tennessee et enfin l'Oregon.Aristide doit mettre fin à la «terreur au quotidien» Des femmes haïtiennes de Montréal rappellent le président à ses devoirs Le texte suivant est cosigné par Nadia Alexan, Lody Auguste, Mathilde Baisez, Vivian Barbot, Chantal Barratteau, Paula Bergin, Joëlle Chevrier, Marie- Lilia Delaquis, Lise Deschamps, MousseM.T Duchesne, Rose- Marie Gautier, Josette Jean-Pierre Rousseau, Ingrid Kaufmann, Kristina Kaufmann, Micheline Montagutelli, Jeannine Noël, Colette Pasquis, Lise Péloquin, Carolyn Perkes, Alexandra Philoctète, Dilia Philoctète Kaufmann, Marie-Carme Rateau, Marlène Rateau, Claudette Saint-Dic, Aliette St- Jean, Fabienne Simon, Josiane Simon et Marlène Valcin.Les auteurs font partie du Point de ralliement des femmes d'origine haïtienne de Montréal ouen sont des sympathisantes, originaires d'Haïti et du Canada.M.Jean-Bertrand Aristide, président de la République d'Haïti, Le Point de ralliement des femmes d'origine haïtienne de Montréal est un groupe de réflexion et d'action qui milite en faveur du respect des droits humains, incluant les droits des femmes.Nous avions, avec des membres sympathisants, lutté pour le rétablissement de la démocratie en dénonçant le coup d'État qui vous avait chassé du pouvoir en 1991.Aujourd'hui, nous sommes consternées par les exactions \u2014 viols et meurtres \u2014 de bandes armées qui s'attaquent à la population, en particulier aux femmes, ceci sans aucune intervention des pouvoirs publics.Plus récemment, des menaces de mort explicites ont été proférées contre des femmes engagées dans des actions pacifiques.Nous vous signalons précisément que les femmes de la Coordination nationale de plaidoyer pour les droits des femmes (CONAP) ont été la cible de menaces de mort de ces malfaiteurs.Nous nous adressons à vous, à titre de chef de l'État haïtien, pour vous demander de mettre immédiatement un terme à cette tragédie ! Vous avez la responsabilité de garantir les droits et les libertés des citoyennes et citoyens d'Haïti.Il ne devrait y avoir aucune exception, même lorsqu'il s'agit d'opposants à votre gouvernement.Nous vous prions donc de prendre les moyens, avec les ministres et les institutions concernées, notamment la police, pour assurer la sécurité de toute la population, en mettant hors d'état de nuire ces bandes armées qui sillonnent le territoire national.Le devoir de protection vous incombe et votre imputabilité est, par conséquent, incontestable.Vous avez, M.le président, l'obligation d'intervenir pour que cesse cette terreur au quotidien.Ne tardez pas à agir ! PHOTO ARCHIVES LA PRESSE© Jean-Bertrand Aristide . ACTUALITÉS Lachenaie: Terrebonne pose ses conditions CHARLES CÔTÉ Québec doit prévoir plus d'argent pour la fermeture éventuelle du mégadépotoir de Lachenaie et ne pas autoriser un agrandissement en hauteur tel que le propose son propriétaire, la société BFI, selon le maire de Terrebonne, Jean-Marc Robitaille.Depuis 1995, une somme de 1,50 $ est perçue pour chaque tonne de déchets et est versée dans un fonds en prévision de la fermeture du dépotoir.M.Robitaille doute que cette somme soit suffisante.« Aucune étude ne nous a été soumise et à travers les branches, à certains endroits, on apprend que les coûts ont été plus élevés que ce qui était prévu au départ, dit-il.On ne nous a jamais dit sur quoi on s'est basé pour établir cette somme.» M.Robitaille a écrit au ministre de l'Environnement, Thomas Mulcair, hier.Ce dernier doit prendre une décision au cours des prochaines semaines au sujet de la demande d'agrandissement du dépotoir.Il n'était pas possible de parlerà M.Mulcair hier.Dans sa lettre, le maire de Terrebonne reprend une trentaine de recommandations du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), dont le rapport était défavorable au projet.Il demande ainsi que «la hauteur maximale (des déchets) ne dépasse pas celle du couvert boisé environnant» et qu'une « étude indépendante » soit réalisée au préalable sur l'impact du dépotoir sur la santé de la population environnante.M.Robitaille plaide aussi pour l'instauration d'un tarif de 4 $ la tonne qui serait redistribué aux villes environnantes pour la réalisation de projets environnementaux.Le dépotoir de BFI est sur le territoire de l'ancienne ville de Lachenaie, aujourd'hui annexée à Terrebonne, mais il jouxte Mascouche, Charlemagne et Repentigny.Il reçoit 39% des déchets de la région métropolitaine, surtout de Montréal et de la Rive- Sud.Plus besoin d'y rêver, découvrez les maintenant ! 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