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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2004-01-25, Collections de BAnQ.

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[" SÉRIE FABRIQUÉ EN CHINE 2 > TRAVAILLER EN CHINE PAGES 4ET 5 SPORTS PLUS UN LIVRE HOMMAGE À LA HAUTEUR D'ALI PAGES 6ET 7 CAHIER PLUS À VOS AFFAIRES PROFITEZDE LA BAISSE DES TAUX D'INTÉRÊT PAGES 1 ET 3 LA SUPERGRILLE DE JANVIER PAGE 12 LECTURES INDUSTRIE DE LA BD : HÉRITAGE EMPOISONNÉ ARTS & SPECTACLES, PAGE 7 SPORTS, PAGES 1 ET 3 BLAKE ET MORTIMER Montréal dimanche 25 janvier 2004 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes 120e année no 94 60 pages 6 cahiers Ensoleillé, Max.-20 Min.-28 en sus - Édition provinciale 70¢ SAINTE-JUSTINE TAIT LES RÉSULTATS DES TESTS NATHAËLLE MORISSETTE ET TRISTAN PÉLOQUIN Après avoir réalisé hier 200 prélèvements, l'hôpital Sainte-Justine refuse maintenant de révéler les résultats des tests de dépistage du VIH auxquels doivent se soumettre 2614 patients opérés par une chirurgienne séropositive entre 1990 et 2003.Pourtant, vendredi en fin de journée, le directeur des communications, Raymond Roberge, a confirmé qu'aucun résultat n'était positif.Maintenant, la règle n'est plus la même.« Peut-être que ça été fait accidentellement, a expliqué M.Roberge en point de presse, hier, à l'hôpital Sainte-Justine.On ne le fera plus.Lorsqu'on est rendu à l'étape des résultats, c'est quelque chose qui se passe entre l'hôpital et son patient.» Jusqu'à maintenant, l'hôpital a reçu 7200 appels téléphoniques de parents.Près de la moitié des 2614 patients ont pris contact avec l'établissement et, depuis jeudi, 850 d'entre eux ont pris rendez-vous pour un prélèvement.Par voie de communiqué, la direction de l'établissement a indiqué que la relance progressait comme prévu.L'hôpital croit pouvoir procéder à l'ensemble de ses analyses d'ici un mois.Un soulagement certain pour les 2614 patients inscrits sur la liste.Mais l'hôpital a-t-il réussi à retrouver tous les patients opérés par la chirurgienne Maria Di Lorenzo?Un article paru dans La Presse hier faisait état du cas d'Anne- Sophie Castonguay, cette jeune fille dont le nom ne figure pas sur la liste.>Voir RÉSULTATS en A2 If you can't beat them.Faire un plongeon.dans un froid polaire! PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Hugues Aubry, plongeur professionnel, à l'ouverture hier de la Fête des neiges au parc Jean-Drapeau, où guère plus d'un millier de visiteurs ont osé braver le froid polaire pour plonger dans l'hiver.À lire en page A3.Clark, Moore et le «déserteur» Pourquoi se battre contre les fabricants chinois quand on peut s'en faire des alliés?C'est le credo des consultants montréalais Giolong International.Àlire aussi dans le cahier Plus, pages 4 et 5: les conditions de travail dans les usines de Chine, deuxième tranche de cette série de trois.RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE AUBURN, New Hampshire \u2014 Depuis que Michael Moore s'est rangé dans le camp de Wesley Clark, Brittany Pye songe sérieusement à voter pour le général à la retraite, mardi soir, à l'occasion de la primaire du New Hampshire, un test crucial dans la course à l'investiture démocrate.L'étudiante de 22 ans admire Moore, dont le documentaire Bowling for Columbine, dérangeant et décapant, a remporté un Oscar l'an dernier.Elle a lu tous ses derniers livres, qui dénoncent le clan Bush, et plus particulièrement l'occupant actuel de la Maison-Blanche, cet « ivrogne », cet « idiot », ce « déserteur ».Si Moore dit que l'exgénéral est le meilleur candidat pour détrôner George W.Bush, elle en prend note, même si elle n'aime pas les militaires.« Il faut mettre un terme à la présidence de Bush », dit la jeune femme avec une froide détermination, quelques instants avant l'arrivée de Clark dans une caserne de pompiers flambant neuve à Auburn, non loin de Manchester.Pendant qu'elle parle, Ted Danson et Mary Steenburgen accordent des entrevues aux journalistes de la télévision.Bravant le froid, ils sont arrivés de la Californie pour aider Clark dans les villes enneigées du New Hampshire.Madonna, une autre fan célèbre de l'ex-général quatre étoiles, n'est pas là, mais la foule est dense.>Voir CLARK en A2 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Est-ce qu'un gars possédant des armes de destruction massive se serait caché dans un trou?LANGFANG, province du Hebei \u2014 Chang-Lung Wu, Johnny de son prénom anglais, promène son regard exercé sur les installations du Huari Furniture Industrial Group, fabricant de meubles de Langfang, à une heure et demie de route au sudest de Pékin.C'est la première fois qu'il visite cette entreprise chinoise de 4500 employés, qui pourrait approvisionner certains de ses clients du Québec, dont Meubles Concordia, fabricant de mobilier de chambre à coucher d'Anjou.Ce consultant veut voir avec quel soin Huari assemble ses meubles.« Tu ne peux jamais te fier au catalogue », dit le premier vice-président, Chine, de Giolong International, une firme de Montréal.Comme beaucoup d'entreprises chinoises, Huari fabrique une vaste gamme de produits, des meubles de bureau aux meubles de maison de tous les styles, en passant par des bancs d'école, des lits d'hôtel et des fauteuils de cinéma! « Il s'est tellement diversifié que son coût d'exploitation doit être énorme », souffle Johnny Wu.>Voir CHINE en A2 Météo Ensoleillé, maximum -20, minimum -28, plus de détails en page SPORTS 9 AUJOURD'HUI Àtire d'aile ACTUEL 8 Àvotre tour A 9 Bandes dessinées ACTUEL 7 Décès AFFAIRES 11 Feuilleton ACTUEL 7 Forum A 7, 8 Génies en herbe ARTS 5 Grille thématique AFFAIRES 10 Horaire télévision ARTS 4 Horoscope AFFAIRES 10 La presse d'ailleurs PLUS 7 Loteries A 6 Mots croisés ACTUEL 7 Observateur AFFAIRES 8 Petites annonces AFFAIRES 8 Sciences PLUS 8 Supergrille AFFAIRES 12 ©2003, HOMER TLC, inc.Tous droits réservés.Les services diffèrent selon le marché.Besoin d'un nouveau plancher?Votre volonté de faire.Notre savoir-faire.Offre valide jusqu'au 30 novembre 2003, seulement dans les magasins Home Depot du Canada.Ne peut être combinée à aucune autre offre.Sur tous les carreaux de céramique et les planchers de bois stratifié, de rabais de bois franc, de liège et de vinyle en commande spéciale.20 % Obtenez 3166103A SOPHIE COUSINEAU FABRIQUÉ EN CHINE DIM 2> Travailler en Chine AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Choisissez le couple idéal de la Saint-Valentin: cyberpresse.ca/valentin > Pour écrire à nos chroniqueurs de la section Automobile: cyberpresse.ca/automobile > Tous les résultats des Internationaux de tennis d'Australie: cyberpresse.ca/australie SUITES DE LA UNE L'inquiétude se lit sur tous les visages RÉSULTATS suite de la page A1 Elle a été opérée en 1991 par la Dre Di Lorenzo.Selon sa mère, la Dre Carole Toupin, « six mois de dossiers » n'auraient pas été envoyés par la Régie de l'assurancemaladie du Québec à l'hôpital Sainte-Justine.« Nous avons dressé une liste de 2614 patients, nous l'avons validée et revalidée avec toutes nos sources d'information: index de patients et registre de bloc opératoire, a mentionné M.Roberge.Dans le doute, si nos listes n'étaient pas complètes, et ça peut arriver qu'il y ait un cas ou quelques cas, on va faire les tests additionnels.Je veux vous rassurer, notre liste n'est pas approximative, mais l'erreur est humaine », a-t-il admis.M.Roberge précise qu'il n'y a pas de « trou de six mois ».La direction des services professionnels de l'établissement a refusé d'émettre un commentaire à ce sujet.Malgré tout, l'inquiétude se lit sur le visage des parents qui se présentent à l'hôpital Sainte-Justine.« Ma fille est nerveuse, mentionne Johanne Bourassa, dont l'enfant âgé de 12 ans a été opéré par la Dre Di Lorenzo en 1999 pour une masse au coeur.Je n'en veux pas à cette femme, mais j'aurais préféré savoir qu'elle était séropositive.Je n'aurais jamais laissé ma fille se faire opérer par elle.» C'est en regardant les nouvelles télévisée que Mélanie Lizotte, mère d'un bambin de 18 mois, a appris qu'elle devait se présenter à l'hôpital Sainte-Justine afin que son fils Marc-Antoine passe un test de dépistage.« Ça été un choc pour moi, dit-elle en tenant son enfant dans ses bras.J'espère qu'il n'a rien, il commence à peine dans la vie.» Mais pour d'autres, comme Martin St-Onge, qui a finalement obtenu, hier matin, les résultats négatifs du test de dépistage de son fils William, âgé de 18 mois, la journée était beaucoup plus réjouissante.« Ça enlève un gros poids sur le coeur, même si nous nous attendions à ce résultat, a-til commenté.Heureusement, les analyses ont été faites rapidement et la dame qui nous a annoncé le résultat au bout du fil était très sympathique.Je pense que je vais enfin dormir sur mes deux oreilles.» «Il faut tout le temps les surveiller», assure Giolong DEMAIN DANS LA PRESSE Gagnera, gagnera pas?Le film de Denys Arcand, Les Invasions barbares, est dans la course pour le Golden Globe du meilleur film tourné en langue étrangère.Le verdict tombe ce soir, à Hollywood, où se tient le très couru et très regardé gala de remise des prix.Denys Arcand y côtoiera Nicole Kidman, Jack Nicholson, Tom Cruise et Johnny Depp.Découvrez demain dans nos pages tous les détails de cette prestigieuse soirée ainsi que la liste des gagnants.À lire demain dans le cahier Arts et Spectacles POUR JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ABONNEMENT (514) 285-6911 cyberpresse.ca/abonnement 1 800 361-7453 PETITES ANNONCES (514) 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca 1 866 987-8363 DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 CHINE suite de la page A1 Il n'y a que ces salles qui soient éclairées et chauffées; les employés de bureau travaillent avec leurs vestes sur le dos, les lumières de secours éclairent les couloirs.Habitué, ce consultant de 33 ans s'en formalise peu.La seule chose qui compte à ses yeux, ce sont les installations de production, huit édifices totalisant 270 000 mètres carrés, sans parler des agrandissements qui tripleront la taille de Huari d'ici trois ans.Johnny Wu s'intéresse à l'atelier de peinture, qui tourne 24 heures sur 24.Mais force est de constater que, contrairement l'information reçue, l'opération n'est pas automatisée.Foulard sur le visage et bombe à la main, ce sont des ouvriers qui peignent.En revanche, l'entreprise est équipée de machinerie dernier cri importée d'Allemagne et d'Italie.Remplaçant une dizaine de travailleurs, une machine Kuper, qui joint à grande vitesse des feuilles de vinyle qui seront ensuite collées sur des planches, impressionne.« L'entreprise s'est payé de belles machines, mais elle ne les exploite pas au maximum », dit M.Wu.Avant d'attribuer un contrat, voire d'établir une coentreprise avec Huari, il faudra voir, donc.Comme firme de consultation de Montréal, Giolong ne peut pas imposer ses façons de faire à ses partenaires chinois, seulement faire quelques suggestions polies.La seule chose qu'elle exige et contrôle impérativement, au nom de ses clients canadiens, c'est la qualité.« Il faut tout le temps les surveiller, dit Patrick Paradis, président de Giolong.Des fois, ils décident d'eux-mêmes qu'un produit n'a plus besoin de rembourrage, contrairement aux spécifications.Nous devons inspecter tous les produits avant qu'ils ne partent dans les conteneurs.» À l'origine, Giolong ne visait pas à encourager les entreprises chinoises à exporter au Canada.La firme fondée en 1995, dont le nom signifie « neuf dragons », symbole de puissance en Chine, rêvait plutôt d'aider les entreprises québécoises à percer l'empire du Milieu.Tout a commencé avec un travail dd'université sur l'implantation en Chine de Cari-All, fabricant de chariots et d'étagères pour supermarchés de Montréal.Sur la serviette de table d'une brasserie voisine de l'Université du Québec à Montréal, où Patrick Paradis et Johnny Wu étudiaient en administration, l'exercice s'est transformé en plan d'affaires.Le duo a pris toutes ses économies et s'est installé à Shanghai.Sans aucun client.« Notre bureau, c'était un studio avec deux lits et un fax », raconte Patrick Paradis, 34 ans.Dire que les débuts ont été difficiles relève de l'euphémisme.Au bout de six mois, Patrick est rentré à Montréal pour se rapprocher de futurs clients, alors que Johnny est demeuré à Shanghai.La division des rôles s'est imposée d'elle-même.Arrivé au Québec à l'âge de 8 ans, Johnny Wu, Taiwanais d'origine, parle quatre dialectes chinois ( taiwanais, mandarin, cantonais, hakka ) en plus du français, de l'anglais et du créole, qu'il a appris de ses cousins élevés à l'île Maurice.( Le créole l'a d'ailleurs grandement aidé à se faire comprendre de ses professeurs à son arrivée au Québec, grâce à ses camarades haïtiens, qui lui ont servi d'interprètes! ) Aussi, après avoir passé près de 10 ans à sillonner l'Asie, ne lui demandez pas s'il se considère comme un Chinois ou un Québécois: même si son français est émaillé de « pantoute » et d'autres québécismes, Johnny Wu se pose toujours la question.Après un premier contrat avec Cari- All, les affaires décollent lentement à force de démarcher d'un côté et de l'autre du Pacifique, le jour comme la nuit, compte tenu du décalage horaire.Puis les premiers contrats se signent.Mise sur pied d'une équipe de vente et ciblage de clients pour Hydronov, filiale du producteur de laitues Hydro Serre Mirabel, création d'une coentreprise canado-chinoise avec Numesh, fabricant de treillis métallique pour renforcer le béton situé à Laval.Depuis deux ans, toutefois, le vent a tourné.« Avant, les compagnies venaient nous voir pour que nous les aidions à percer le marché de la Chine, dit Patrick Paradis.Là, ils nous appellent en panique: ils ont perdu d'un seul coup 20 millions de ventes aux mains d'un concurrent asiatique et ils ont besoin d'aide pour sauver leur business.» Giolong passe en revue toutes les activités de l'entreprise et pointe celles qui ne résisteront pas à cette concurrence.Ces activités peuvent être confiées à un sous-traitant chinois, ce qui permet à l'entreprise québécoise de se concentrer sur ses gammes les plus rentables, sur les produits sur mesure ou sur les commandes spéciales à livraison rapide.Dépendant de son importance stratégique, le contrat peut aboutir sur un joint-venture.« Nous, on s'organise pour rentabiliser ce qui n'est pas rentable », résume Patrick Paradis.C'est ainsi que Giolong travaille avec nombre d'entreprises comme Artopex Plus, Amisco, Rodi et Manufacture de Lambton dans le meuble, Mondor dans le vêtement, Multiver ( Bocenor ) et Verre Select dans le verre.La firme a également assisté Cimco Refrigeration, le spécialiste torontois de la réfrigération industrielle ( la patinoire du Centre Bell est l'une de ses réalisations ) à s'établir à Pékin et à trouver des fournisseurs.Le déplacement de la production en Chine, ce n'est pas de quoi se faire des amis chez les salariés et les syndicats ! Mais quand on lui fait la remarque, Patrick Paradis se dresse: « Les syndicats ne sont pas fous, dit-il.Ils savent que les Chinois s'en viennent.Nous préférons discuter avec eux et leur expliquer qu'au lieu de fermer l'usine et de mettre tout le monde à pied, on va garder une partie de la production et transformer l'entreprise, en distributeur par exemple.« Il faut absolument s'entendre avec les employés, poursuit-il.Sinon, cela ne marchera pas.» Comme le veut le dicton anglais, if you can't beat them, join them.PHOTO LA PRESSE « Avant, les compagnies venaient nous voir pour que nous les aidions à percer le marché de la Chine, dit Patrick Paradis, président de Giolong International.Maintenant, elles nous appellent, paniquées, disant qu'elles ont perdu 20 millions de ventes aux mains d'un concurrent asiatique.» Le sénateur du Massachusetts creuse l'écart CLARK suite de la page A1 Dans le Boston Globe du matin, un sondage montre Clark au deuxième rang, à égalité avec Howard Dean, grand favori il y a deux semaines.Les deux candidats récolteraient 15% des votes au New Hampshire.Le sénateur du Massachusetts, John Kerry, vogue en tête avec 35 % des intentions de vote.Ayant fait l'impasse sur les caucus de l'Iowa, Wesley Clark vit au New Hampshire le premier test électoral de sa courte carrière politique.S'il devançait Dean mardi soir, il pourrait revendiquer une belle victoire morale.Et il serait bien placé pour la prochaine étape du marathon présidentiel, qui aura lieu le 3 février.Ce jour-là, huit États, dont la Caroline du Sud, tiendront simultanément des primaires.Et Clark veut se servir de la Caroline du Sud comme tremplin vers le congrès démocrate de juillet, où les délégués sélectionnés dans les primaires investiront officiellement le candidat du parti pour l'élection présidentielle de novembre.La Caroline du Sud est importante, car ce sera le premier État du Sud à s'exprimer dans la course à l'investiture démocrate.Et Dieu sait que le Sud est devenu important aux États-Unis.« Clark a les meilleures chances de gagner parce qu'il est boursier de Rhodes \u2014 il est instruit \u2014, c'est un général, et il vient du Sud, ce qui sera un gros facteur », dit Dennis Blanchard, vétéran du Vietnam, en attendant l'apparition de Clark dans la caserne de pompiers.Blanchard parle comme un stratège politique.Tous les électeurs démocrates, en Iowa ou au New Hampshire, parlent comme des stratèges politiques.Les partisans de Clark ou de John Edwards soulignent à grands traits les origines sudistes de leur poulain respectif, sachant que le parti doit faire une percée dans la région en 2004.Les partisans de Clark ou de Kerry insistent sur le passé militaire et l'expérience en politique étrangère des deux héros du Vietnam, sachant que la question de la sécurité nationale sera dominante en 2004.« J'aimerais voir le général Clark dans un débat contre le président Bush », dit Dennis Blanchard.Michael Moore a quasiment employé les mêmes mots le 17 janvier au New Hampshire, où il a fait une apparition aux côtés de Clark.Sa remarque n'est pas passée inaperçue, car elle contenait une allusion incendiaire.« Je veux voir ce débat: le général contre le déserteur », a déclaré Moore, fidèle à lui-même.Clark n'a pas bronché.Plus tard, des pontifes de l'information ont dit que l'ex-général devait se dissocier de Moore, ou du moins de son mot, car on ne saurait traiter le commandant en chef de déserteur.Jeudi soir dernier, lors d'un débat télévisé au New Hampshire, un journaliste du réseau Fox, Britt Hume, a donné à Clark l'occasion de dénoncer le langage de l'auteur de Stupid White Men.L'ex-général a préféré défendre la liberté d'expression de Moore.Cette histoire de déserteur n'est pas insignifiante.George W.Bush a évité la guerre au Vietnam en se trouvant une planque dans la garde nationale du Texas, où il a été pilote de 1968 à 1973.En 1972, il a été appelé pour une période de trois mois dans l'État de l'Alabama pour servir dans une unité de reconnaissance tactique.Or, il ne se serait jamais présenté, selon un ancien commandant de la base.Bush a juré qu'il était présent, mais aucune archive n'a été fournie pour appuyer cette affirmation.Révélée par le Boston Globe, l'histoire avait fait des vaguelettes pendant la campagne présidentielle de 2000.John Kerry avait lui-même commenté l'affaire, demandant des explications au nom de ceux « qui ont servi ».Le sujet reviendra.Et Michael Moore continuera son numéro de trublion.En 1998, il condamnait haut et fort les bombardements de l'OTAN sur la Serbie.Aujourd'hui, il appuie l'architecte de cette campagne, Wesley Clark, ancien commandant des forces de l'OTAN en Europe, tombeur de Slobodan Milosevic et critique de la guerre en Irak.« Vous avez bien lu, un peacenik vote pour un général, quel pays! » a écrit Michael Moore sur son site Internet.Mais Brittany Pye demeure sceptique.Hier matin, après avoir entendu Clark parler de son passé militaire et de ses « valeurs », la fan de Michael Moore a dit: « J'ai l'impression d'en savoir beaucoup sur son caractère, mais très peu sur ses positions.» Elle est l'exception à la règle: elle ne parle pas comme un stratège.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur. ACTUALITÉS PHOTOS BERNARD BRAULT, LA PRESSE © Par - 21 degrés et sous un beau soleil, la chanteuse Annie Brocoli a su attirer l'attention des enfants lors du spectacle d'ouverture de la Fête des neiges, au parc Jean-Drapeau.Montréal plonge tête première dans la 22e Fête des neiges RAYMOND GERVAIS Quelques centaines de petits Brocoli, bien emmitouflés et grimpés sur les épaules de papa, ont assisté hier après-midi au bref spectacle donné par leur idole Annie Brocoli lors de l'ouverture de la 22e Fête des neiges de Montréal.Il fallait être vêtu chaudement pour aller jouer dehors hier et plonger tête première dans l'hiver par - 21 degrés.Le soleil brillait de tous ses feux sur le parc Jean-Drapeau, mais l'air était vivifiant, pour ne pas dire piquant.Les enfants ont néanmoins bien apprécié rencontrer leur chanteuse préférée.Malgré le froid intense, Mme Brocoli s'est prêtée de bonne grâce à la séance de photos et d'autographes.Cinq jeunes Françaises en voyage au Québec afin de découvrir les joies de l'hiver étaient ravies : « C'est fantastique, ici ! Il fait froid, mais c'est sec et il fait soleil.Les rayons de l'astre sur la neige sont splendides.On est bien.Que c'est merveilleux de pouvoir organiser des jeux à l'extérieur ! À cette époque de l'année, en France, il fait gris, c'est humide et on gèle littéralement.Nos maisons ne sont pas comme les vôtres et ce n'est pas facile de les rendre confortables.Le soleil nous manque et, à la fin de l'hiver, on est tous prêts à s'entretuer tellement on a les nerfs à fleur de peau et le moral dans les talons », a dit Cédrine Renaud.Son amie Constance, qui abonde dans le même sens, a raffolé de la randonnée en traîneau à chiens : « J'ai tellement aimé ça que je songe à faire une excursion en traîneau à chiens quelque part en province au cours des prochaines semaines.» Cette année, la Fête des neiges offre différentes nouveautés, dont le spectacle Les Mystères du lac Voldeau.Dans le cadre d'un scénario loufoque, six plongeurs de haute voltige s'élancent trois fois par jour dans un bassin du haut de tremplins dont l'un est juché au sommet d'une tour de 25 m.Hugues Beaudry, un plongeur professionnel qui organise des spectacles nautiques un peu partout au Canada, dont à La Ronde et à Canada's Wonderland, en Ontario, a expliqué que c'était plus difficile en hiver à cause de la glace qui se forme sur les échelles et les tremplins.Mais le petit Marc-Antoine, 5 ans, dont on ne voyait que les yeux et le bout du nez, était plus attiré par le stand de tire d'érable sur la neige et par les sculptures sur glace que par les plongeurs.« Il aime se sucrer le bec, il a goûté à ça la première fois lors d'un dîner à la cabane à sucre, au printemps dernier », a confié son père.Deux autres activités ont connu hier un franc succès malgré le peu d'affluence : les incontournables glissades sur tubes et l'initiation au ski alpin.Le Canadien.à l'intérieur Aujourd'hui, la Fête des neiges devait se poursuivre avec l'entraînement des joueurs du Canadien de Montréal sur une patinoire en plein air aménagée à la place des Nations.Mais les joueurs du Canadien ont décidé qu'il faisait trop froid pour jouer dehors.Ils s'entraîneront donc à midi au Centre Bell, bien au chaud, où les autres frileux pourront assister à la séance.Les portes ouvriront à 11 h.Quant à la patinoire dédaignée par le Canadien, elle sera ouverte aux vrais amateurs de patin pour toute la durée de la Fête des neiges.La semaine prochaine, la fête reprend de plus belle dès samedi matin.L'ours Boule de Neige, mascotte de l'événement, invite toute la population à venir jouer dehors avec lui et à profiter des joies de l'hiver.Activités ludiques, sportives, culturelles ou gourmandes, spectacles inédits et personnages féeriques sont au programme.L'accès est gratuit.On peut s'y rendre en automobile par les ponts Jacques-Cartier et de la Concorde.La Société de transport de Montréal offre un service de navette gratuit sur le site, et la station de métro Jean-Drapeau plonge les visiteurs en plein coeur des activités.Pour plus de détails on peut joindre le centre d'information de la Fête des neiges en composant le 514 872-6120 ou consulter le site www.fetedesneiges.com Des collègues témoignent TRISTAN PÉLOQUIN et NATHAËLLE MORISSETTE Déterminée à améliorer le sort de ses jeunes patients, la chirurgienne Maria Di Lorenzo, dont les travaux de recherche sur les maladies intestinales infantiles étaient connus à l'échelle internationale, s'est battue jusqu'à la toute fin pour mettre au point un traitement de son propre cru qualifié de « découverte majeure » par la communauté médicale.« Jusqu'à tout récemment, elle s'apprêtait même à ouvrir sa propre clinique à Montréal pour pouvoir procéder à la deuxième phase d'évaluation de son traitement contre l'entérocolite nécrosante », affirme le Dr Antony Krantis, professeur de biologie moléculaire et cellulaire à l'Université d'Ottawa, avec qui la chirurgienne a travaillé de près à compter du milieu des années 90.L'absence de traitement reconnu pour cette maladie, qui affecte notamment beaucoup de bébés prématurés, « la frustrait énormément ».« Elle en avait fait son principal combat », affirme le Dr Krantis, qui a appris vendredi que sa consoeur était en fait morte du sida.« Ça a été un choc immense.Jamais je n'aurais pu me douter de cela.J'avais entendu dire qu'elle était morte de pneumonie », a-t-il dit.Un autre de ses collègues, le Dr François Luks, qui a travaillé à l'hôpital Sainte-Justine sous sa supervision de 1989 à 1991, la croyait pour sa part morte de la leucémie.Des travaux de recherche Diplômée en médecine de l'Université de Sherbrooke en 1980, la Dre Di Lorenzo a terminé sa formation de chirurgienne à l'hôpital Sainte-Justine en 1988.Elle s'est par la suite rendue aux États-Unis pour y obtenir une spécialité en chirurgie pédiatrique, quelque temps avant d'établir officiellement sa pratique à Montréal, au début des années 1990.C'est finalement en 1995, alors qu'elle était déjà porteuse du VIH, qu'elle a décidé de pousser davantage ses connaissances médicales en se lançant dans ses travaux de recherche.« Malgré son âge relativement élevé pour entamer une telle démarche, elle était motivée par une détermination incroyable, qui lui venait de je ne sais trop où », affirme le Dr Krantis.Une « intelligence supérieure » Aux yeux de l'actuel chef du service de chirurgie générale de l'hôpital Sainte-Justine, Salam Yazbeck, Mme Di Lorenzo était dotée d'une « intelligence absolument supérieure ».« Elle était extrêmement méticuleuse dans sa pratique et a fait avancer la science et la chirurgie de façon remarquable », s'est-il contenté de commenter hier.Quoi qu'il en soit, tous ses collègues affirment sans hésiter que la Dre Di Lorenzo prenait très au sérieux les règles de sécurité lorsqu'elle opérait un patient.Certains allaient même jusqu'à la trouver un brin zélée.« Elle a été ma patronne en 1995, alors que j'étais résident en chirurgie pédiatrique à l'hôpital Sainte-Justine, et elle était toujours double-gantée, assure le Dr Clifford Albert, directeur médical de l'Institut de chirurgie laser de Montréal.Elle était très méticuleuse et exigeait beaucoup de nous, poursuit-il.Je ne savais pas qu'elle était atteinte du VIH et, même si je l'avais su, je n'aurais jamais hésité à opérer avec elle.» Récemment, la station de télé CJOH, à Ottawa, a présenté une série d'émissions sur des personnalités influentes dont le travail a changé la vie des gens.« La Dre Di Lorenzo y apparaissait pendant une quinzaine de minutes, indique le Dr Krantis.C'est dire à quel point c'était une personne extraordinaire ! » La Dre Maria Di Lorenzo: «une personne extraordinaire» « Elle était extrêmement méticuleuse dans sa pratique et a fait avancer la science et la chirurgie de façon remarquable.» PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Les jeunes patients de la Dre Di Lorenzo continuent de se présenter à Sainte-Justine pour y subir un test de dépistage du VIH.Hier, c'était au tour de Roxanne Bourassa, 12 ans, accompagnée de sa mère Johanne, de franchir les portes de l'hôpital. ACTUALITÉS Jacques Saada: rétablir la confiance GILLES TOUPIN OTTAWA \u2014 La réforme démocratique du premier ministre Paul Martin, ce n'est pas une idée creuse pour le nouveau ministre d'État et leader en chambre du gouvernement, le député de Brossard-La Prairie, Jacques Saada.Selon lui, c'est même une réalité qui changera la vie politique canadienne et dont la mise en application commencera dès la reprise des travaux parlementaires, le 2 février.Le ministre Saada se sent un peu comme un explorateur à l'affût de terres nouvelles.En entrevue à La Presse, le Canadien d'origine tunisienne s'est dit encore incrédule de se retrouver au conseil des ministres, lui qui n'aurait jamais cru \u201430 ans après son arrivée au Canada\u2014 qu'il accéderait à une fonction aussi importante.« Connaissez- vous un pays au monde où cela est possible ?» demande-t-il.Responsable des travaux législatifs du gouvernement à la Chambre des communes, M.Saada perçoit sa mission comme étant beaucoup plus large que cela.« Pour moi, je suis avant tout le ministre de la réforme démocratique », lance-t-il en ajoutant que ce grand projet, mûri par Paul Martin lors de la course à la direction du Parti libéral, est déjà sur les rails et qu'il commencera à être mis en application dès la semaine prochaine.« Dès la reprise des travaux, nous proposerons aux députés un plan d'action, annonce Jacques Saada.Nous ne pourrons pas tout changer d'un coup mais nous irons par étapes, avec parfois bien sûr des erreurs et des tâtonnements.Mais nous changerons la façon de gouverner dans ce pays.» Le nouveau ministre estime qu'il est temps que le député ait un véritable rôle à jouer dans la vie parlementaire.Fini l'époque des votes systématiquement alignés sur « la ligne du parti ».Sauf pour les projets de loi incontournables ou le vote sur le budget, le député pourra dans la majorité des cas voter selon sa conscience et en tenant compte des désirs de ses électeurs.Est-ce à dire que des ministres risquent parfois de mordre la poussière s'ils ne défendent pas bien leurs propositions législatives?«Bien sûr ! Et puis, est-ce si grave que cela ?Ils devront être convaincants et se pencher plus longtemps sur leur table à dessin avant de soumettre un projet de loi aux Communes, affirme le ministre.Il faut en arriver à un point où la population qui envoie un député à Ottawa soit pleinement consciente que ce député représentera vraiment ses intérêts.De plus, les gens ne pourront plus dire que le gouvernement a été défait sur telle ou telle question puisqu'il y aura eu vote libre.» Jacques Saada constate une baisse de la participation du citoyen au processus électoral et une perte de confiance de la population envers l'éthique des politiciens.« Il faut rétablir cette confiance », dit-il.Il estime que le parlementaire doit devenir plus responsable de ces décisions.« Il ne pourra plus se cacher de ses électeurs derrière l'excuse de la ligne de parti, précise-til.Il sera véritablement responsable de ses choix et de ses décisions.Au coeur de la réforme qui sera proposée, le gouvernement entend établir un système de vote aux Communes inspiré de pratiques parlementaires britanniques et qui classera les projets de loi en fonction de leur importance aux yeux du gouvernement.Selon un classement en trois catégories, tous les députés au pouvoir devront voter selon la ligne du parti lorsqu'il s'agira du discours du Trône, du budget et de quelques projets de loi clés.Une seconde catégorie comprendra des projets de loi moins importants derrière lesquels s'engagera la solidarité du cabinet et celle de certains secrétaires parlementaires qui ont contribué à la préparation de ces projets de loi.Tous les autres députés voteront selon leur conscience.Enfin, une dernière catégorie comprendra des projets de loi qui seront exemptés totalement du carcan de la discipline de parti, et cela même pour les ministres.Il s'agit d'une réforme qui prendra du temps, insiste Jacques Saada, et il faut se préparer à devoir « apprendre en chemin ».Mais il signale aussi que «tout le monde est dans le coup, même le leader de la majorité au Sénat, Jacob Austin, qui s'est dit agréablement surpris d'avoir été invité à participer à la réforme ».Le ministre Saada affirme que la réforme démocratique aura aussi, éventuellement, des effets sur le fonctionnement de la Chambre haute.Quant à l'opposition, Jacques Saada reconnaît, malgré la collaboration sincère des leaders en Chambre des partis, qu'il ne sera pas facile de les convaincre de mettre de côté leur « partisanerie» en période préélectorale.« Ils tenteront à coup sûr de dénigrer le projet de M.Martin », dit-il, tout en soulignant cependant que lui-même s'est inspiré, dans l'élaboration du fameux « plan d'action » qu'il divulguera la semaine prochaine, de plusieurs propositions de l'opposition, notamment certaines contenues dans le document de feue l'Alliance canadienne intitulé Building Trust.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Jaques Saada, leader du gouvernement à la Chambre et ministre responsable de la réforme démocratique.3197083A . La solution barbare STÉPHANE LAPORTE CHRONIQUE COLLABORATION SPÉCIALE stephane@stephanelaporte.com Avez-vous regardé Enjeux mardi soir ?Il y avait un très bon reportage sur les hôpitaux qui tuent.On a appris que les infections nosocomiales sont la quatrième cause de décès au Québec.Savez-vous c'est quoi, les infections nosocomiales ?Ce sont des infections contractées à l'hôpital.Ça, ça veut dire que tu vas à l'hôpital parce que t'as une grippe d'homme, pendant que tu attends dans le corridor, il y a une infection nosocomiale qui saute sur toi, un mois plus tard, t'es mort.Si au lieu d'aller consulter pour ta grippe d'homme, tu t'étais fait une mouche de moutarde à la maison, tu serais encore vivant.Aïe, ça fait peur ! Non mais, si y avait un endroit avant où l'on pensait être à l'abri, être protégé, c'est bien à l'hôpital.Tous les hypocondriaques vont être d'accord avec moi.Avant, quand t'avais un bobo, que ton coeur faisait des palpitations ou que la tête t'élançait, dès que t'arrivais à l'hôpital, on aurait dit que ça allait mieux.Le bobo s'en allait comme par magie.On était rassuré.On savait qu'il y avait plein de machines et de médecins pour nous sauver.On n'avait plus peur.On aurait passé notre vie là ! Dans un environnement que l'on croyait stérilisé.Mais plus à c't'heure ! Désormais, ce n'est plus rassurant du tout d'être à l'hôpital.Au contraire ! Faut aller là en habit d'hommegrenouille pour être sûr de ne rien pogner ! Y a des infections nosocomiales qui traînent partout.Ça change une façon de penser.Avant quand t'avais un point dans le dos, tu disais à ton ami : « J'ai un point dans le dos.Ça fait deux semaines, j'sais pas ce que c'est.» Ton ami qui t'aime te répondait : « Ne prends pas de chance, tu devrais aller à l'hôpital, on ne sait jamais.Mieux vaut prévenir que guérir.» Aujourd'hui, quand t'as un point dans le dos, tu dis à ton ami : « J'ai un point dans le dos, je pense que je vais aller à l'hôpital.» Si ton ami t'aime, il va te répondre: « Es-tu fou?Veux-tu mourir ?Endure ! Mieux vaut souffrir que guérir.» Parce que peutêtre que l'hôpital va te guérir de ton point dans le dos, mais tu risques d'attraper une infection nosocomiale et de rester sur le dos.Les hôpitaux ne sont, au fond, que la salle d'attente de Magnus Poirier.Avoir su, on ne se serait pas plaint si souvent d'attendre longtemps ! Dorénavant, tant que t'es pas certain d'être ben malade, tu ne vas pas à l'hôpital, parce que tu risques de le devenir vraiment.Ton point dans le dos, tu le traites autrement.Tu fais du yoga.Les infections nosocomiales n'ont pas encore envahi les classes de yoga.C'est sûr que des fois, t'as pas le choix.Quand t'as eu un gros accident d'auto, que t'as les jambes sectionnées et la cage thoracique perforée, faut que tu ailles à l'hôpital.Parce que si on t'amène à ton école de yoga, le yogi pourra pas faire grand chose pour toi.Pour faire la position du lotus, faut que ta tête soit encore sur ton cou.Donc tu prends une chance : ne pas mourir tout de suite et mourir dans six mois d'une infection nosocomiale parce que t'es resté trop longtemps à l'hôpital.Quoique.J'ai peut-être une solution.Les hôpitaux devraient instituer un service à l'auto.Les urgences drive in, comme les cinéparcs.T'as ton accident de char.L'ambulance arrive sur les lieux.Ils t'embarquent.T'arrives à l'hôpital.Ils ne te débarquent pas.Ils vont dans le stationnement.Ce sont les médecins et les infirmières qui montent dans l'ambulance.Ils te recousent.Puis tu retournes chez vous.Bing ! Bang ! Tu ne mets pas un pied dans l'hôpital.Aucune infection nosocomiale ne t'as vu.C'est clair.Si on veut rester en santé, faut plus aller à l'hôpital.Jamais.Vous allez me dire que des fois, on n'a pas le choix.Que des fois, il faut se faire opérer.Pas si vite ! Avez-vous vu Découverte l'autre dimanche?Il y avait le sympathique docteur Ronald Denis, de l'hôpital Sacré-Coeur, qui montrait un robot capable d'opérer à distance par Internet.Le Dr Denis est à Sacré-Coeur sur le boulevard Gouin et il opère quelqu'un à Rimouski.C'est ça, la solution : tu ne vas pas à l'hôpital.Tu restes dans ton lit et tu te fais opérer à distance par Internet.Loin des infections nosocomiales.C'est sûr que c'est préférable d'avoir Internet haute vitesse à la maison.Parce que si la connexion plante durant l'opération, tu peux en saigner un coup.Y en a qui vont dire que j'exagère.Que je panique pour rien.Que le reportage d'Enjeux était sensationnel.Que c'est pas si pire que ça.Qu'il n'y a pas tant d'infections que ça.Que c'est pour les cotes d'écoute qu'ils nous racontent tout ça.C'est ça que je me suis dit aussi.Faut pas virer fou.Je m'étais même calmé.Ça n'a pas duré deux jours.Avez-vous vu ce qui s'est passé jeudi?L'hôpital Sainte-Justine a rappelé 2000 patients parce qu'une chirurgienne était séropositive.C'est rendu qu'on est comme une Ford Taurus.On nous rappelle.Ça se peut que ton modèle ait un trouble, ma petite madame.Ça m'a achevé.Je n'irai plus jamais à l'hôpital.Over my dead body ! Attendez un peu.À bien y penser, c'est peut-être une attrape, tout ça.C'est quand même bizarre que la semaine où il y a un reportage sur les hôpitaux qui tuent, Sainte-Justine rappelle ses patients.On dirait une conspiration.Réfléchissons-y deux minutes.Les libéraux, c'est des fins finauds.Tout d'un coup ils auraient trouvé le moyen de désengorger les urgences ?De régler les coûts de la santé en faisant peur au monde ?À force d'entendre aux nouvelles que c'est dangereux d'aller à l'hôpital, on n'ira plus attendre là pendant 20 heures.C'est certain.Et les corridors seront vides.C'est ça, leur solution.Leur solution barbare : le Ministère fait des coupes, il n'achète plus assez de savon.Les employés se lavent moins les mains.Les infections nosocomiales se multiplient.Les gens ont peur d'aller à l'hôpital.Ils restent chez eux.Le problème est réglé.Fallait y penser.On a mis les Bougon au pouvoir sans le savoir.Vous allez me dire que je suis parano.Que je fais une psychose antigouvernementale.Vous avez raison.Mais ne comptez pas sur moi pour que j'aille à l'hôpital me faire soigner ! Un dirigeant d'Al-Qaeda tué en octobre était Canadien Dépassée, la fessée?JIM BROWN PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 La Cour suprême du Canada doit rendre vendredi son jugement décidant si la fessée, une mesure disciplinaire autorisée par la législation fédérale depuis plus d'un siècle, constitue une violation de la Charte canadienne des droits et libertés.« Nous avons hâte à cette décision, a affirmé l'avocat Paul Schabas.Ce fut un combat de longue haleine.» M.Schabas et Cheryl Milne représentent la Canadian Foundation for Children, Youth and the Law, organisme qui a entrepris, il y a quatre ans, une campagne afin d'obtenir l'interdiction de la fessée.« Frapper les gens viole le droit fondamental au respect de la dignité humaine et de l'intégrité physique », ont-ils avancé.AFENCE FRANCE-PRESSE ISLAMABAD \u2014 Un homme tué en octobre dans une zone tribale du Pakistan au cours d'une opération de l'armée a été identifié comme un haut dirigeant du réseau Al-Qaeda, ont annoncé hier les autorités pakistanaises.Abdur Rehman Khadar, Canadien d'origine égyptienne, a été identifié grâce à un test d'ADN car il était défiguré après l'intervention de l'armée, a déclaré le ministre de l'Information Sheikh Rashid.Il a été tué en octobre au cours de combats avec l'armée dans la région tribale du Waziristan du Sud, ainsi que sept autres hommes soupçonnés de terrorisme, dont seul un autre a pu être identifié jusqu'ici par les autorités pakistanaises et américaines.Cet homme, Hasan Mahsum, 39 ans, était un dirigeant du Mouvement islamique pour le Turkestan oriental (ETIM), un groupe séparatiste ouïgour actif dans la région autonome du Xinjiang (ouest de la Chine).Il figurait sur la liste des 11 terroristes les plus recherchés par Pékin.Le Waziristan du Sud est considéré comme un fief d'Al-Qaeda et des talibans afghans qui ont fui les opérations militaires américaines dans l'Afghanistan voisin.Le chondrin et la bêche de mer Chaque fois que vous prenez le Flex-O-Flex Chondrin, vous prenez aussi de la bêche de mer\u2026 le saviez-vous?Notre bêche de mer, appelée aussi concombre de mer, est un oursin qui vit au fond de l'océan.Son usage médicinal date d'au moins 5000 ans.Les médecins chinois l'ont prescrit à leurs patients pendant des siècles, dans le but de les soulager de douleurs chroniques aux articulations.Il contient 23,7 % d'un élément essentiel, un des dix constituants de Chondrin dans Flex-OFlex, un cadeau parfaitement naturel, issu de la mer.Voilà un des secrets de Flex-O-Flex Chondrin, puisé au coeur de la nature.Chaque comprimé contient 800 mg de nutriments de source naturelle, un gage de réussite pour retrouver la souplesse de vos articulations.Chondrin est un vrai trésor.Dix ingrédients Chondrin qui procurent un bien-être assuré, sans effets secondaires désagréables.Promotion Montréal : (514) 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Mauricie : (819) 378-7777 Estrie : (819) 823-3322 NATHAËLLE MORISSETTE Malgré la confusion qui règne depuis deux jours, Peter Yeomans, responsable de la sécurité publique au comité exécutif de la Ville de Montréal, maintient sa position : les candidats qui se présenteront à l'École nationale de police du Québec (ENPQ) devront démontrer qu'ils ne sont pas atteints du VIH.Si le médecin a des doutes, il pourrait avoir recours au test de dépistage.Toutefois, contrairement à ce qu'il a affirmé hier à La Presse, il précise que tous les futurs policiers n'auront pas à se soumettre systématiquement à un test de dépistage du VIH.« Il y a différentes façons de savoir si ça mérite d'aller plus loin, explique-t-il.Ils doivent d'abord remplir un questionnaire et, ensuite, si le médecin a des doutes, ça peut aller jusqu'à une vérification en laboratoire.Avant d'être embauchés, les candidats doivent être en bonne santé, poursuit-il.L'idée, c'est de réussir à déterminer qui en est atteint et, ensuite, le médecin en discutera avec le futur employeur.» Il rappelle que les candidats devront se soumettre à une batterie de tests : questionnaire médical, prise des signes vitaux, examen de la vue, formule sanguine complète, profil biochimique, analyse d'urine.Quelles seront donc les conséquences de cette panoplie de tests imposés aux futurs policiers pour le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ?« Nous devons changer nos normes d'embauche, explique Ian Lafrenière, porte-parole du SPVM.Nous n'avons pas besoin de refaire passer le même test aux candidats étant donné que l'ENPQ s'en charge.» Une batterie de tests pour les futurs policiers AUJOURD'HUI 14h30 REDIFFUSION VENDREDI 23h www.radio-canada.ca/christiane PARMI LES INVITÉS : SYLVIE LÉONARD CLAUDE FOURNIER BÉATRICE PICARD EN PRESTATION : YANN PERREAU ET MARTIN LÉON 3192699A ENCAN PUBLIC Quelques réservations, additions et/ou suppressions peuvent s'appliquer.Les adjudicataires devront payer des frais de manutention de 15% plus TPS et TVQ.Paiement: comptant, cartes de crédit, Interac et chèques certifiés.Les articles peuvent ne pas être exactement comme montrés.Renseignements: (905) 458-9509.Federal Auction Service est la seule compagnie privée d'enchères au Canada, ISO 9001: 2000.Chaque article est garanti authentique.Toutes les montres ont une garantie standard d'un an.Federal Auction Service n'est pas un organisme gouvernemental.www.federalauctionservice.com PLUS DE 100 ARTICLES ACQUIS PAR L'ENTREMISE DE TRAVAUX PUBLICS ET DES SERVICES DU GOUVERNEMENT CANADA BIJOUX ET MONTRES NON RÉCLAMÉS, ABANDONNÉS SANS RÉSERVES PAS D'OFFRE MINIMUM ALLEZ A LA SALLE FEDERAL AUCTION A L'HÔTEL OMNI, 1050 RUE SHERBROOKE, MONTRÉAL LE DIMANCHE 25 JANVIER 2004, À 14H PRÉCISES.INSPECTION PUBLIQUE ET INSCRIPTION À COMPTER DE 13H.© 2004 FAS PLUSIEURS BAGUES À DIAMANTS DE 1 À 5 CARATS, PERLES, RUBIS, BOUCLES D'OREILLES, BRACELETS, ÉMERAUDES, SAPHIRS, DIAMANTS, COLLIERS.PLUSIEURS MONTRES ROLEX, CARTIER, PATEK PHILIPPE, BREGUET, PIAGET.CHOPARD ST.MORITZ AVEC LE CADRAN SQUELETTIQUE AUTRES CONSIGNATEURS PLUS DE 100 ARTICLES, DE NOUVEAUX BIJOUX DE GRANDE VALEUR, VENDUS À L'UNITÉ AU PLUS OFFRANT 3200360A ACTUALITÉS Charest doit s'expliquer à Davos sur l'abolition des abris fiscaux à Mirabel DENIS LESSARD DAVOS \u2014 Le premier ministre Charest a dû défendre la décision de son gouvernement d'abolir, l'an dernier, les abris fiscaux accordés aux entreprises qui acceptent de s'installer dans la zone franche de Mirabel.Spécialisée dans la mécanique de pointe, Mecachrome hésite toujours à aller de l'avant avec un projet d'investissement de 45 millions de dollars qui devrait créer 71 emplois spécialisés.L'entretien qu'a eu le premier ministre Charest avec les dirigeants de la compagnie française, hier, en marge du Forum économique mondial, n'a pas permis d'annoncer le projet évoqué il y a déjà 18 mois, en juillet 2002, au symposium aéronautique de Farnborough.À l'issue de la rencontre, le premier ministre Charest, accompagné du président du Groupe Mecachrome, Gérard Casella, et de son fils Guillaume, a toutefois annoncé que la compagnie avait choisi Montréal pour y établir son siège social international.Si elle démontre la situation stratégique du Québec en Amérique du Nord, cette décision ne créera pas de nouveaux emplois.« Le but d'avoir le holding principal à Montréal est d'être proche du marché américain.Le nombre d'emplois n'est pas représentatif, il s'agit davantage d'une restructuration », a indiqué Guillaume Casella.éjà établie en France, en Suisse et en Asie, Mecachrome est présente au Québec depuis l'achat d'Aero.L'usine Aero Mecachrome vient d'être inaugurée à Montréal-Nord et 130 personnes y travaillent déjà à la production de pièces d'avions et de moteurs d'automobile haute performance.Selon M.Casella, une décision devrait être prise dans les prochaines semaines quant à l'investissement évoqué il y a deux ans.« C'est toujours à l'ordre du jour, on avait annoncé une décision pour le printemps 2004, a-t-il rappelé.Nous allons prendre tous les risques nécessaires pour mettre un projet à Mirabel, et cela va s'en venir d'ici le mois de février.» Le projet de Mirabel n'était pas dû aux abattements fiscaux : « On n'a jamais construit d'usine en fonction des subventions », a insisté M.Casella.Mais le projet aurait eu un impact néfaste sur les emplois à l'autre usine d'Aero Mecachrome, a expliqué le président de la section canadienne du groupe.Subventions « remodelées » Selon Jean Charest, Mecachrome démontre que les entreprises ne comptent pas que sur les avantages fiscaux pour s'installer au Québec.La qualité de la main-d'oeuvre, l'énergie bon marché et surtout les faibles coûts d'exploitation sont déterminants dans les décisions d'investissement.En outre, en dépit du « ménage » fait par Québec l'an dernier, le programme d'appui fiscal à la recherche et au développement « reste le plus généreux en Amérique du Nord ».« Le Québec va continuer à être compétitif dans le marché en ce qui touche l'assistance de l'État, on n'abandonnera jamais notre capacité d'accorder de l'aide pour être compétitifs.Mais on veut éviter l'excès, on est en train de remodeler de façon plus raisonnable nos programmes », a expliqué M.Charest.Comme elle avait obtenu son « visa » pour les avantages fiscaux de Mirabel il y a un an, la fin des avantages fiscaux annoncée dans le budget Séguin en juin 2003 n'a pas eu d'impact dans la réflexion de la compagnie, a expliqué Guillaume Casella.La compagnie mise surtout sur la vitalité du sport automobile aux États-Unis, en dépit d'une réorganisation des courses.« Le Canada est la porte qui nous permet d'accéder au grand marché nord-américain », a expliqué Gérard Casella.ABB brasse de l'air Un autre projet dans les cartons depuis longtemps a été évoqué hier à Davos par la société ABB Limited, le géant suisse de l'ingénierie, qui sort d'une importante restructuration mondiale.Le vice-président et chef de la division énergétique d'ABB, Peter Smiths, et Paul Kefalas, nouveau patron de la compagnie pour les Amériques, ont rassuré M.Charest quant aux visées de l'entreprise sur ses usines au Québec.ABB emploie 1700 personnes au Québec, mais la multinationale, qui a frôlé la faillite il y a deux ans, avait dû congédier 10 000 de ses 140 000 employés dans le monde.Le Québec sera épargné, car ABB compte même y consolider ses activités nord-américaines.ABB, qui s'intéresse toujours aux plans de développement d'Hydro- Québec, à qui elle compte vendre des transformateurs et des condensateurs, a été rassurée par M.Charest.La compagnie est toujours sur les rangs pour la construction d'un parc d'éoliennes en Gaspésie, à la condition qu'Hydro-Québec opte pour la technologie d'ABB et l'impose aux fournisseurs dans son projet de produire 1000 mégawatts par année grâce aux éoliennes.La compagnie serait disposée à investir 600 millions de dollars pour la construction de deux usines en Gaspésie, l'une pour les turbines, l'autre pour les génératrices.Ces investissements pourraient créer 600 emplois au total.L'an dernier, encore à Davos, ABB avait poussé pour une telle entente avec Québec.Mais on est encore loin du compte, cette proposition n'ayant été faite qu'en termes très généraux au premier ministre Charest, indiquait-on hier.Dick Cheney parle terrorisme, Ankara relance un accord sur Chypre ANDRÉ VIOLLAZ AGENCE FRANCE-PRESSE DAVOS \u2014 Le vice-président américain, Dick Cheney, a lancé hier à Davos un vibrant appel à la lutte contre le terrorisme, tandis que le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a rencontré Kofi Annan pour relancer les négociations sur la question chypriote.Devant un parterre de grands patrons et de responsables politiques réunis pour le Forum économique mondial, Dick Cheney a demandé aux grandes démocraties de « faire tout ce qui est en leur pouvoir pour terrasser le terrorisme et mettre un terme à la diffusion d'armes de destruction massive ».« La coopération entre nos gouvernements, ainsi que des institutions internationales plus efficaces, revêtent plus d'importance aujourd'hui que par le passé », a-t-il ajouté en guise de concession au multilatéralisme.Évoquant l'Irak, il a fait valoir que « la démocratie commence à y prendre racine» et il a appelé à l'aide internationale pour assurer le transfert de souveraineté aux Irakiens eux-mêmes.Dans un geste d'apaisement envers les Européens, Dick Cheney a appelé le Vieux Continent à prendre toute sa place dans le processus de recontruction et de démocratisation en Irak.« Nous demandons instamment aux nations démocratiques et aux Nations unies de répondre à la demande de soutien du Conseil de gouvernement irakien pour assurer la transition vers la démocratie », a-t-il déclaré.« Les Européens savent que leur grande oeuvre de paix, d'unité et de propérité ne peut pas rester seulement une enclave privilégiée entourée de zones où se développent la haine et le fanatisme », a-t-il dit.Évoquant l'Iran, le vice-président américain a demandé instamment aux conservateurs iraniens de « respecter les demandes légitimes du peuple iranien (pour) une vraie démocratie et le respect des droits de l'homme ».De son côté, le premier ministre turc a assuré que la Turquie accepterait que l'ONU complète un projet d'accord sur la réunification de Chypre, divisée depuis 29 ans, si les Chypriotes grecs approuvaient cette solution.« S'ils acceptent que le secrétaire général remplisse les cases vides, alors nous accepterons aussi qu'il le fasse », a déclaré M.Erdogan.PHOTO AP Le vice-président des États-Unis, Dick Cheney, hier, à Rome, de retour du forum économique mondial de Davos, en Suisse.3200974A Les opposantsà Davos font du grabuge à Coire ASSOCIATED PRESS COIRE, Suisse \u2014 Les opposants au Forum économique mondial de Davos se sont manifestés hier en bloquant momentanément l'autoroute qui mène à Coire, à une cinquantaine de kilomètres de la station des Grisons, et par des actions dans les trains.La principale manifestation a eu lieu dans la capitale des Grisons avec un défilé de 1500 à 2000 personnes, dont 200 membres du « Bloc noir », un groupe de casseurs.Des vitrines ont été brisées dans le centre-ville alors que des pots de peinture et des aérosols ont laissé des traces sur les murs, a précisé la police cantonale.Selon les premières estimations, les dégâts se montent à plusieurs dizaines de milliers de francs suisses.Le défilé s'est cependant, dans l'ensemble, déroulé dans le calme.Un important dispositif policier avait été mis en place pour cette manifestation autorisée car on craignait des débordements.La police avait recommandé aux familles de ne pas venir à la manifestation en spectateurs, compte tenu des risques encourus.Le centre de Coire a été pratiquement entièrement quadrillé par les forces de l'ordre.Au poste de contrôle de Fideris, dans la vallée qui mène à Davos, des manifestants avec leur matériel de propagande ont été refoulés.Au terme de la manifestation, une partie des manifestants ainsi que des membres du « Bloc noir » ont pris le train pour Landquart.Les trains ont été graffités et les chemins de fer locaux ont dû interrompre la ligne Coire-Arosa dans l'aprèsmidi.CÉLÉBRITÉS.tous les dimanches dans La Presse Composez le (514) 285-7274 appels interurbains (sans frais) 1 866 987-8363 VOUS AVEZ UN ÉVÉNEMENT À CÉLÉBRER?CELEB_24JAN Bonne retraite Michel Guindon Cégep Lionel-Groulx Claude Pelletier Cégep Saint-Jérôme Plus de 32 ans chacun d'enseignement Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.NNUUMMÉÉRROO: NNUUMMÉÉRROO: Tirage du Tirage du Tirage du Tirage du Tirage du Ventes totales: Prochain gros lot (appr.): Participation gratuite Tirage du CCoommppléémmeenntaairee: 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 GAGNANTS LOTS Complémentaire: Complémentaire: ( 13) 2004-01-24 2004-01-24 ( 38) 2004-01-24 2004-01-23 2004-01-24 2004-01-23 (38) 54 964 354 $ 3300 $$ 2255 ,0000 $$ 9999 448822,4400 $$ 22 330088,9900 $$ 114411,3300 $$ 1100,0000 $$ 1100,0000 $$ Tirage du 2004-01-24 2004-01-24 Tirage du Seules les sélections participant au Lotto 6/49 et au Québec 49 sur le même billet sont admissibles à la promotion.Cagnottes partageables.Voir détails aux points de ventes.50 000 $ 25 000 $ 25 000 $ CAGNOTTES PROCHAIN GROS LOT BONI LE 30 JANVIER 2004 30 000 000 $ LOTS BONIS La belle histoire Voici une belle histoire vraie.Si votre alimentation laisse à désirer, vous pouvez tirer un immense profit de mieux-être avec l'emploi régulier de la formule Phytobec à multi-éléments.Nous ne pouvons analyser ici en détail tous ses éléments, ils sont trop nombreux, mais sachez que certains de ces éléments, les minéraux par exemple, sont chelatés (que l'on nomme protéinates).Cette chélation a pour but d'augmenter l'assimilation du produit dans l'organisme.Il fallait y penser et il fallait aussi le faire.C'est ce qu'ont réalisé après maintes recherches, plusieurs chimistes dans le cadre d'un programme permanent sur les effets protecteurs de la santé, développés pour Phytobec.Toujours à l'étude de nouvelles données scientifiques, Phytobec a modifié sa formule quatre fois en l'espace de quinze ans.Quatre nouveaux DIN ont été émis par Santé Canada.Des minéraux c'est bien, mais encore faut-il qu'ils soient assimilés par votre organisme.Ça, c'est une autre histoire.La belle histoire Phytobec.Montréal : (514) 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Mauricie : (819) 378-7777 Estrie : (819) 823-3322 Promotion FORUM Le Nirvana dumarketing En espionnant, en temps réel, les comportements des consommateurs, les spywares arrivent à ajuster l'offre publicitaire comme jamais auparavant JACQUES NANTEL ET ABDEL MEKKI BERRADA M.Nantel est titulairede la chaire RBC en commerce électronique et professeur aux HECMontréal ; Mme Berradaest adjointe de rechercheàla chaire RBC en commerce électronique.Fatigués de recevoir des messages non sollicités, que ce soit au milieu de votre émission de télé favorite, dans votre boîte aux lettres, au téléphone, dans vos courriels et bientôt sur votre cellulaire à messagerie texte ?Prenez votre mal en patience, il y a maintenant pire.Si vous, ou quelqu'un de votre entourage, avez récemment téléchargé sur votre ordinateur un logiciel gratuit, possiblement l'un de ces logiciels qui permettent d'obtenir gratuitement de la musique, vous avez probablement installé, à votre insu, un logiciel espion, communément appelé spyware.Ces petits logiciels, pratiquement indétectables, espionnent le contenu de votre ordinateur et ce que vous y faites.L'information est par la suite revendue à des entreprises qui, vous l'aurez deviné, envahissent votre ordinateur afin de vous bombarder de publicité.De tels spywares sont souvent introduits sur votre ordinateur à votre insu et généralement sans votre permission.Ce sont des programmes actifs (contrairement aux cookies) qui enregistrent tous vos « déplacements sur le web » et qui peuvent, en principe, récupérer tous ce que vous saisissez sur le clavier, tels que nom, prénom, adresse, mots de passe, etc.Ce sont les distributeurs de logiciels « gratuits », tels que le très populaire Kazaa, qui introduisent ces logiciels espions sur votre ordinateur.Si vous vous demandiez encore comment Kazaa, ce logiciel qui vous permet de télécharger « gratuitement » de la musique, se finance, vous avez la réponse.Comme on dit, « There is no such thing as a free lunch ».Lorsque vous téléchargez un tel logiciel des conditions apparaissent à l'écran.En principe, dans ces conditions, que nous sommes censés lire mais que moins de 2% de la population regarde, on mentionne le fait qu'un spyware va être téléchargé sur votre machine.Rarement on explique clairement ce à quoi va servir le spyware que l'on va télécharger.Pire encore, ce n'est en fait que la partie visible de l'iceberg qui est affichée à l'utilisateur.En effet, sur une série de tests effectués dans le laboratoire de la chaire RBC en Commerce électronique nous avons constaté qu'à l'installation du logiciel Kazaa plus de 10 spywares s'installent alors que le site ne fait référence qu'à deux.Si on sait, qu'en date de juin 2003 le seul logiciel Kazaa avait été téléchargé 228 millions de fois et qu'à chaque semaine 2,5 millions de téléchargements supplémentaires se rajoutent, on réalise l'ampleur du phénomène.Du strict point de vue marketing, cette approche pourrait être qualifiée de géniale puisqu'elle permet, en espionnant les agissements des consommateurs, de leur proposer, en temps réel et sur le champ, exactement ce qu'ils recherchent.Ainsi, si votre ordinateur renferme un tel spyware, attendez- vous à voir apparaître, au fur et à mesure où vous naviguez, des publicités très ciblées mais non sollicitées.Vous cherchez un hôtel à Paris et utilisez un moteur de recherche afin de vous aider ?Ne soyez pas surpris de voir apparaître à votre écran, avant même les résultats de votre recherche, la publicité d'un grand hôtel parisien.Vous tapez l'adresse du site de votre marque de voiture favorite ?Vous risquez de voir apparaître à l'écran la publicité de son principal concurrent.En espionnant, en temps réel, les comportements des consommateurs, les spywares arrivent à ajuster l'offre publicitaire comme jamais auparavant.En principe, un publicitaire pourrait désormais interpeller un internaute de manière très personnalisée « Cher monsieur Tremblay, depuis 42 minutes et 18 secondes vous avez parcouru 27 sites à la recherche d'information sur les terrains de golf en Arizona.Ne cherchez plus, nous avons une offre imbattable à vous proposer.» Cette approche, qui constitue en quelque sorte le nirvana du marketing, n'est pas sans soulever quelques interrogations.En premier lieu arrive la question d'éthique découlant de l'envahissement de la vie privée des consommateurs.Puisqu'une telle approche publicitaire revient, à titre d'exemple, à voir apparaître dans votre cuisine un vendeur d'épices fines au moment où vous feuilletez une recette de poulet au cari, il y a tout lieu de se demander jusqu'à quel point les consommateurs se sentiront à l'aise devant une telle invasion de leur intimité, aussi bien adaptée et bien intentionnée soit-elle.Qui plus est, cet envahissement de la vie privée ne tient pas compte du fait que de telles procédés peuvent causer beaucoup de tort : ralentissement de l'ordinateur, ralentissement de la connexion Internet, affichage abusif de messages publicitaires, destruction de certains fichiers systèmes nécessaires au bon fonctionnement de votre ordinateur.En second lieu se pose la question de la nature même des stratégies marketing de l'avenir.Jusqu'à la fin des années 70, le marketing et la publicité de masse dominaient.Puis est apparu le marketing direct ou marketing relationnel.Dans cette forme de marketing, l'on cible de manière plus précise les clients qui nous intéressent.Des fichiers clients sont alors utilisés afin de parfaire les stratégies commerciales qui souvent prennent la forme de télémarketing ou encore de courriels.Dans tous ces cas les consommateurs étaient toujours vus comme des cibles passives que l'on cherchait à atteindre, à stimuler, à provoquer.Rôles renversés Puis est venu le Web où les rôles se sont renversés.Soudain le consommateur devient actif, il peut naviguer afin de trouver le produit ou le service qui lui convient.Conscients que désormais le contrôle reviendrait aux consommateurs certains publicitaires se sont ainsi adaptés aux processus de recherche des consommateurs en insérant, entre autres, des publicités sur les moteurs de recherche.Cette approche offre le mérite de proposer une publicité adaptée aux processus décisionnels des consommateurs visés plutôt que de la leur imposer de manière plus ou moins opportune.Cependant, alors que sur de tels moteurs de recherche le consommateur qui donne de l'information quant à ce qu'il recherche le fait en connaissance de cause et le fait sur un site précis (Google, la Toile du Québec, Alta Vista, Yahoo, etc.), les spywares, pour leur part, capturent davantage d'information et le font à l'insu des consommateurs.Les spywares représentent une occasion intéressante pour un grand nombre d'annonceurs qui voient en ce type d'application une meilleure façon de suivre les consommateurs à la trace et donc une meilleure façon de les influencer.Plusieurs grands noms figurent parmi les clients des sociétés éditrices de ces logiciels, tel que Dell, e Bay, American Express ou encore Hotel.com.À titre d'exemple, la firme Dell a vendu en septembre dernier près de 4 millions$ US de ses ordinateurs à l'aide du spyware « n-Case ».Dans ce cas, à chaque fois qu'un utilisateur saisissait un mot clé, faisant référence à du matériel informatique, sur un moteur de recherche, et qu'il cliquait sur le résultat, une fenêtre s'affichait alors automatiquement annonçant l'offre de Dell et court-circuitant ainsi l'affichage des résultats de la recherche.À terme, faute d'une prise de conscience majeure de la part des internautes, le Nirvana du marketing pourrait bien devenir l'enfer des consommateurs.PHOTO AP© En avril dernier, lors d'une conférence de presse, le sénateur démocrate Charles Schumer (New York) montrait sur son écran d'ordinateur les pourriels qu'il avait reçus dernièrement.Àterme, fauted'une prisedeconsciencemajeure de lapart des internautes, lenirvanadumarketing pourrait biendevenir l'enfer des consommateurs.La médiation pénale doit être étendue La plupart des délinquants, tout comme les victimes, ressentent un sentiment d'équité au cours du processus de médiation MARIO MARCHAND L'auteur est médiateur pénal au Centre de services de justice réparatrice (CSJR).C'est avec joie que nous avons appris que le gouvernement s'apprête à modifier la loi sur la protection de la jeunesse dans le but de favoriser la médiation chez les jeunes au lieu du processus judiciaire.Nous croyons que le Québec doit faire plus dans ce dossier et installer ces mêmes mécanismes chez les adultes.Voici pourquoi.La médiation pénale existe au Québec chez les mineurs depuis de nombreuses années comme mesure de rechange au procès.Elle s'effectue la plupart du temps dans des Centres de médiation de quartier.Une belle expertise est déjà en place et pourrait éventuellement prendre en charge la médiation adulte.La médiation pénale implique dans bien des cas des médiateurs bénévoles, ce qui a pour effet de redonner un certain pouvoir aux citoyens dans l'administration de la justice.Il est important de mentionner également que le code criminel prévoit des mesures de rechange au procès chez les adultes.Pourquoi rien n'est encore mis en place ?La médiation pénale lorsqu'elle est bien faite, répond aux besoins des parties impliquées par un acte criminel.Selon une étude sur le sujet, la moitié des victimes désirent rencontrer leurs agresseurs.Même dans les cas de crimes graves, près du tiers des victimes désirent participer à une médiation.Ce n'est pas peu dire.Dans un milieu sécuritaire, la victime pourra lors de la rencontre exprimer à l'agresseur toute la souffrance vécue et les conséquences de l'acte criminel dans sa vie.Elle sera bien informée du suivi du dossier criminel et pourra même recevoir, dans certains cas, les regrets et les excuses du fautif.Ce qui aura pour effet de faciliter sa guérison.Enfin, la victime aura droit à une réparation en fonction du geste qui a été commis.Réparation Le criminel quant à lui n'est pas en reste.Dans la médiation pénale, celui-ci est traité avec dignité et respect.Le processus vise la responsabilisation face aux torts qu'il a causés.Ce qui veut dire qu'il aura à faire face à sa victime ou à sa famille.Ensemble, accompagnés d'un médiateur, il essayeront de trouver une réparation satisfaisante.Selon la littérature, le plus important pour les criminels est de dire aux victimes ce qui s'est passé, de présenter des excuses, de négocier et d'essayer de réparer la faute.La plupart des délinquants, tout comme les victimes, ressentent un sentiment d'équité au cours du processus.Les études démontrent de plus en plus la pertinence d'avoir des mécanismes de médiation pénale chez les adultes dans le système de justice pénale actuel.D'ailleurs, plusieurs provinces du Canada ainsi que plusieurs pays dans le monde ont mis en place des programmes de ce genre.D'autant plus que la population canadienne est favorable.En effet, près de 70 % de la population croit qu'en cas de vol, par exemple, un adulte devrait participer à une médiation plutôt que d'aller devant la cour.La médiation pénale est une solution volontaire, offerte aux parties impliquées par un acte criminel.Aussi, il est bien évident que ce ne sont pas tous les types de crimes qui au départ pourront faire l'objet d'une médiation. FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX Ma cabane au Sanctuaire mouimet@lapresse.ca MICHÈLE OUIMET Controverse au Sanctuaire : les coproriétaires des luxueux condos, situés à un jet de pierre de la montagne, ne veulent pas que les juifs construisent une cabane sur leur balcon.Pendant une semaine, la communauté juive fête la Souccouth pour commémorer les 40 ans de traversée du désert des Hébreux.Les plus orthodoxes érigent une souccah, c'est-à-dire une hutte de quatre pieds sur huit où ils prennent leurs repas et passent parfois la nuit.Pour les non-initiés, cette coutume peut sembler absurde mais pour les juifs, ce rituel est profondément inscrit dans leur religion.Les gens du Sanctuaire ont été horrifiés lorsqu'ils ont vu ces cabanes \u2014 assez laides, merci \u2014 fleurir sur les balcons de leurs voisins.Ils leur ont immédiatement brandi l'acte de copropriété en leur précisant qu'il bannissait tout objet sur les terrasses, allant du sapin de Noël à la crèche, en passant par les banderoles, les drapeaux et autres décorations.Seule exception: le « mobilier usuel d'extérieur », y compris le sacro-saint barbecue.Cette chicane a débuté en 1997.Cette semaine, elle s'est retrouvée devant la Cour suprême car elle touche un droit fondamental, la liberté de religion.Les copropriétaires ont invoqué des arguments de sécurité.La souccah, disent-ils, bloque une bonne partie du balcon et elle risque de nuire à l'évacuation en cas d'incendie.Les juifs affirment qu'ils sont prêts à modifier leur souccah pour répondre aux normes de sécurité.Les autres arguments se résument purement et simplement à une question esthétique.Les copropriétaires ne veulent pas que les cabanes déparent le paysage une semaine par année.De toute façon, c'est interdit et inscrit noir sur blanc dans le contrat, précisent-ils.Pourquoi les juifs ont-ils acheté au Sanctuaire, sachant qu'ils ne pourraient pas construire leur souccah ?Bonne question.Les juifs répondent qu'ils n'ont pas lu le contrat.Mais peu importe leur négligence, un contrat privé ne peut primer des droits fondamentaux.Le Sanctuaire ne pourrait pas, par exemple, inscrire dans son contrat qu'il ne veut pas d'homosexuels.Les copropriétaires ont aussi proposé un accommodement raisonnable, soit construire une souccah commune sur un terrain adjacent à l'immeuble.Non, ont répondu les juifs.Les copropriétaires se sont plaints de l'attitude intransigeante des juifs.C'est vrai qu'une frange de cette communauté refuse tout compromis.Elle s'est déjà battue pour que l'érouv ceinture une partie d'Outremont.L'érouv est un fil accroché aux maisons d'un quartier qui permet aux hassidim de contourner les règles de leur religion.Des résidants leur ont déclaré la guerre.L'histoire s'est terminée par une victoire des juifs devant les tribunaux.L'érouv, a tranché le juge, ne menace en rien le caractère laïque de la société ; la Ville a « le devoir constitutionnel d'accommoder les pratiques religieuses qui ne causent pas de préjudice indu ».Est-ce que la souccah cause un préjudice indu ?La réponse est évidente: non.Les copropriétaires ont-ils peur d'ouvrir la porte à d'autres demandes ?Oui, et il risque fort d'y en avoir.Une chose est certaine, ils ne peuvent pas refuser aux juifs le droit d'exercer leur religion \u2014 droit protégé par la Charte canadienne \u2014 sous prétexte que d'autres groupes frapperont à leur porte avec une liste de demandes.La liberté religieuse n'est pas absolue ; elle doit respecter les valeurs fondamentales de la société.L'histoire du sikh qui voulait porter son kirpan à l'école est un bon exemple.La direction a refusé car le poignard, aussi religieux soit-il, est un symbole de violence ; les écoles se démènent depuis des années pour bannir les armes.Le port du voile islamique à l'école ne brime personne.Par contre, la burqa, qui couvre complètement le visage, n'est pas acceptable car elle envoie un message qui nie une valeur essentielle de la société, l'égalité entre les hommes et les femmes.Montréal est une ville multiethnique.Cela fait partie de sa richesse mais cette réalité comporte des contraintes.Il faut les accepter sans pour autant abdiquer nos propres valeurs.patrick dea pdea@lapresse.ca, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS D'UN CANADA À L'AUTRE Vulnérable Malgré toute sa fortune, il y a peu de chance que Belinda Stronach remporte la direction du Parti conservateur JEFFREY SIMPSON L'auteur est chroniqueur aux affaires nationales au journal The Globe and Mail.Belinda Stronach est riche, très riche.Elle est séduisante.Elle a 37 ans.Pendant environ trois ans, elle a été présidente de Magna, une entreprise de fabrication de pièces d'automobiles fondée par son père et qui connaît d'immenses succès.De toute évidence, elle est intelligente.Mais Mme Stronach ne parle pas français.Elle n'a aucune expérience en politique.Elle n'a pas de diplôme universitaire.Sa perception des questions politiques est, dirionsnous, limitée.Elle connaît peu de choses du Canada hormis Toronto.Elle est devenue présidente de Magna grâce à son père, bien que, au dire de tout le monde, elle ait été une bonne présidente, dure à la tâche.La semaine dernière, Belinda Stronach a décidé d'abandonner Magna pour se lancer en politique.Elle a annoncé qu'elle se présenterait comme candidate conservatrice aux prochaines élections et qu'elle chercherait à devenir chef du Parti conservateur contre Stephen Harper, de l'Alliance canadienne, et Tony Clement, ancien ministre dans le cabinet conservateur de l'Ontario.Cette course à trois se fera donc entre deux candidats ontariens et M.Harper, un Albertain.Et pourtant, le choix du gagnant ou de la gagnante pourrait bien se décider en grande partie au Québec.Mais comment cela En vertu des règles pour l'élection à la tête du parti, chaque circonscription aura droit à 100 points.Par conséquent, il importe peu que la circonscription compte 2000 membres ou 200 ou même 20.Chacune reçoit 100 points.Au Québec, l'Alliance canadienne et l'ancien Parti conservateur ont été extrêmement faibles.Cela signifie donc que le candidat capable de vendre des adhésions au parti pourra être en mesure d'enlever presque chacune des circonscriptions québécoises.Ou plutôt, les circonscriptions peuvent être gagnées par ceux qui peuvent acheter des adhésions au nom de ceux qui peuvent être achetés contre 50 $ ou 100 $.Ce genre de minable corruption survient lorsque les partis politiques sont faibles.La corruption n'est pas un reflet de la politique au Québec en soi, où elle est parmi la plus propre au pays, mais plutôt de la politique des conservateurs au Québec.Vous vous rappelez ce qui s'est passé lorsque Brian Mulroney et Joe Clark se sont affrontés au Québec ?Vous vous souvenez de la manière dont les organisateurs de Tom Long, lors de la course à la direction de l'Alliance canadienne, ont été pris la main dans le sac tandis qu'ils achetaient des adhésions en Gaspésie ?Ce genre de pratique a eu cours par tout le Québec pendant la campagne à la direction, tout comme ce fut le cas lorsque Joe Clark a défait Hugh Segal.Mme Stronach ne saurait faire la différence entre la Beauce et Beaconsfield, mais elle peut acheter des organisateurs bien au fait du Québec.En fait, elle a déjà retenu les services de trois des meilleurs organisateurs politiques que l'argent peut acheter, y compris des hommes qui ont mené, au cours des dernières années, les campagnes de Stockwell Day et de Peter Mackay.Un jour, M.Mackay l'appuiera pour « rembourser » politiquement l'argent qu'elle a versé pour sa campagne à la direction l'an dernier.Elle bénéficie également de l'appui des anciens premiers ministres ontariens Mike Harris et William Davis.Serait-ce parce que les deux hommes font partie du conseil d'administration de compagnies associées à Magna ?Allons-y tout de suite d'une prédiction.Belinda Stronach ne remportera pas la course à la direction du Parti conservateur, mais elle pourrait empêcher Stephen Harper d'y parvenir.Comment ?Vulnérable Néophyte en politique, Mme Stronach sera vulnérable.C'est bien pour quelqu'un de nouveau en politique de promettre des changements, mais ça ne se fait pas d'entrer en politique avec si peu de préparation.Sa première conférence de presse a constitué une performance tout juste acceptable.Elle lisait un texte (en fait, elle utilisait des télésouffleurs) et elle a semblé nerveuse en répondant aux questions.Elle s'est rendue à Winnipeg où elle a participé à une tribune téléphonique lors d'une émission de radio au cours de laquelle elle n'a pu répondre aux questions, et les médias l'ont tournée en ridicule.On découvrira assez rapidement qu'elle est une riche femme d'affaires sans les qualifications ni l'expérience nécessaires à cette étape de sa vie pour devenir chef d'un parti national.Mais elle s'attirera (ou achètera) vraisemblablement suffisamment d'appuis pour empêcher M.Harper de l'emporter au premier tour.Bien sûr, M.Harper dispose déjà du soutien majoritaire des membres du parti dans les circonscriptions déjà contrôlées par l'Alliance canadienne dans l'Ouest.Mais rappelez-vous, ça n'a aucune importance si ces circonscriptions comptent des milliers de membres.Lorsqu'on fera le compte de ces votes, ils ne vaudront que 100 points, tout comme ceux des circonscriptions du Québec ou de l'Île-du-Prince- Édouard.Si M.Harper ne peut pas remporter la victoire au premier tour, alors de nombreux supporters de Mme Stronach pourraient se tourner vers M.Clement, ce qui provoquerait un affrontement entre MM.Harper et Clement au deuxième tour.Même si l'Alliance canadienne et les progressistes-conservateurs ont décidé de créer un nouveau parti, ils forment encore deux camps politiques.Une majorité d'anciens membres de l'Alliance appuient M.Harper tandis qu'une majorité d'anciens progressistes-conservateurs ne veulent surtout pas de lui.Ils sont convaincus que si M.Harper devient le chef, les Canadiens percevront le Parti conservateur comme étant l'ancienne Alliance canadienne dotée d'un nouveau nom.Mme Stronach avait nourri l'espoir d'être la candidate qui séduirait les supporters de l'Alliance et du PC : un nouveau visage, des antécédents qui intriguent, de l'argent, l'amitié de personnages célèbres tels que M.Mulroney et Bill Clinton, ancien président des États-Unis.Mais à moins d'une amélioration formidable dans les jours à venir, même toute sa fortune ne lui permettra pas de remporter la victoire.Le bungalow aumusée kgagnon@lapresse.ca KATIA GAGNON C'est la preuve irréfutable que tout, absolument tout, peut soudainement devenir in.Le bungalow de banlieue, méprisé, honni, snobé pendant des décennies, est en train de redevenir à la mode.Une cinéaste vient de lui faire un éloge tout en images, des aficionados recherchent le bungalow original non modifié et, cerise sur le sundae, certains réclament qu'on le fasse entrer.au musée.Pendant 50 ans, le petit bungalow a cristallisé tous les préjugés sur la banlieue.Les uns y voyaient une horreur architecturale, les autres le summum du quétaine.Pour les féministes, ce repaire de la femme au foyer bourrée de pilules était un symbole d'oppression patriarcale.Et pourtant.On estime que 60 % de la population habite ce type de résidence.Non sans en avoir honte : combien de jeunes couples branchés avouent avec un rire gêné avoir acheté un « gumbalow » une fois le premier enfant arrivé ?Le terme bungalow est désormais si chargé de préjugés que les constructeurs de maison l'ont rebaptisé, tenez-vous bien, « maison de plain pied à l'européenne ».Mais voilà qu'on cherche à refaire sa réputation.L'Éloge du bungalow, un film de Danielle Pigeon, vient d'être diffusé à Télé- Québec.Des historiens, des architectes viennent y prendre la défense du pauvre bungalow.On vante la « ligne pure » du bungalow original, le fait qu'il a été bâti de main d'homme, avec des matériaux de bien meilleure qualité que les maisons usinées modernes.Ouais.Permettez-nous d'émettre quelques fausses notes dans ce concert d'éloges et de continuer à trouver assez peu de charme architectural aux rues de Bungalow City.Cependant, il est indéniable que le bungalow est le symbole d'un certain mode de vie, de l'entrée dans la modernité après la guerre.La petite maison a engendré une culture particulière, celle des sous-sols, par exemple.Combien de musiciens, d'écrivains et d'hommes d'affaires désormais illustres ont fait leurs premières armes dans le sous-sol de papa et maman ?Certains soutiennent ainsi que les bungalows devraient faire partie du patrimoine historique.Il paraît qu'à Rosemont et Mont- Royal, on trouve des rues de bungalows presque parfaitement préservés, qui se prêteraient à merveille à une reconnaissance.Si on expose des poupées et des télévisions dans les musées de la civilisation, si Amélie Poulain a redonné une nouvelle vie aux nains de jardin, pourquoi les bungalows n'auraient-ils pas leur place au musée ?Et à côté, on retrouvera un autre trésor du kitsch : les pantoufles en Phentex.Belinda Stronach pourrait«acheter» beaucoupd'appuis au Québec. Mon ange CHRIS T IANE DUBREUIL L'auteure habiteà Lorraine.C'est jeudi, 19h10, moins 25 et un vent terriblement mordant me fait marcher encore plus rapidement jusqu'à ma voiture garée rue Émile-Duployer, le long du parc Lafontaine, pour la 9e soirée consécutive.J'arrive des soins intensifs neuro-chirurgicaux de Notre-Dame, où mon cher amour repose, et bien sûr il occupe toutes mes pensées.C'est la deuxième vague de froid, ma voiture, garée tous les jours depuis plusieurs heures, démarrait jusque-là sans problèmes.Ce soir-là, elle m'abandonne.Je sors de ma voiture, bien dépitée, un brin nerveuse et, avec mes câbles d'une main, montrant ma voiture de l'autre main, je fais signe aux conducteurs, espérant et priant le ciel que quelqu'un veuille bien s'arrêter.Cinquante-six ans, emmitouflée sous chapeau, capuchon, foulard et grosses mitaines, ce n'est pas pour mon charme que cet ange s'est arrêté.Ce jeune homme, fin de la vingtaine, au sourire bien chaleureux, sort de sa voiture : « Est-ce que je peux vous aider, madame.votre voiture est comme la mienne, je me suis dit, il faut que je l'aide.» Ce beau jeune homme aux cheveux et yeux bien noirs, sans mitaines et sans chapeau, m'a tirée subito presto de ce bien mauvais pas.Il ne voulait rien recevoir : « On est là pour s'entraider, là.» J'ai insisté, lui disant qu'il faisait bien trop froid pour discuter.Il est parti comme il est arrivé.Avec un beau sourire et des yeux pleins de lumière.Un ange, je vous dis.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © De gauche à droite, Judith Laniel, Andréa Giroux, Sarah Laplante-Bazzi et Sophie Gravel.L'hiver n'hiverne pas ANDRÉA GIROUX L'auteuredemeureà Saint-Bruno.Ça m'a pris du temps, mais je désire donner mon point de vue à la suite de la publication de nombreux articles dans les journaux et de la diffusion de reportages télévisés sur les adolescents.J'ai finalement trouvé les mots qui me conviennent.Je suis une adolescente de 14 ans.Oui, je lis des magazines comme Adorable, Filles d'aujourd'hui et Cool.Pourquoi pas ?Des articles intéressants, des potins, des conseils, etc.Oui, je lis les rubriques sexualité.Pourquoi ?Parce que c'est ça qui nous intéresse ! Les adultes voient ça comme un scandale.Non ! On veut et on a le droit de se renseigner parce que cela fait partie de la vie.De plus, que ça nous touche maintenant ou plus tard, peu importe on sera préparés et conscients de nos choix.Mais soyez-en certains, il n'y a pas, dans ces revues, que des « guides sexuels » comme dans Adorable cet été.Souvent, ce sont des articles du genre : « Êtes-vous vraiment prête ?» et ceux-ci traitent d'amour et de respect envers chaque personne du couple.Mais ce n'est pas seulement ça.Les adultes s'acharnent sur les adolescents, que ce soit dans les journaux ou à la télé.L'émission Enjeux sur l'habillement des jeunes filles, l'automne dernier, était extrêmement exagérée.J'étudie dans une école publique et jamais je n'ai vu de filles habillées comme les producteurs de l'émission en ont montré.Vous ne présentez pas la majorité.Tant de préjugés sur nous.Autant le dire, certains sont tellement exagérés.Ne pas punir le groupe pour les erreurs de quelques-uns : voilà un principe d'enseignement ?L'appliquez- vous ?Si quelque chose est sûre, c'est que de plus en plus de pression pèse sur les épaules des jeunes.Il y a de plus en plus de suicides, de décrochage scolaire et j'en passe.D'où nous vient cette pression ?Des adultes le plus souvent qui s'acharnent à vouloir garder les jeunes tels qu'ils étaient autrefois.Et vous, est-ce que vous restez comme autrefois ?Les plus âgés qui liront les articles dans les journaux ou le mien diront que les jeunes de nos jours n'ont pas les bonnes priorités.Oui, nous pensons au sexe et aux drogues, mais nous avons aussi le CHOIX.Nous avons le choix d'être moral ou non, le choix de nos actions.Et nous sommes capables de le faire ce choix.Et les plus âgés ?Pouvezvous dire qu'à notre âge vous aviez le choix ?Pouviez-vous ne pas suivre la ligne d'avenir que vos parents avaient déjà tracée pour vous ?Et la religion, combien de choses a-t-elle contrôlées ?Nous évoluons comme vous, comme tout ! Nous avons un avenir prometteur car notre génération comme celles qui nous suivront perfectionnera notre société.De plus, vous les médias ne mettez l'ampleur que sur les aspects négatifs.Les jeunes s'intéressent de plus en plus à ce qui se passe autour d'eux et dans le monde.Est-ce que vous le réalisez ?Pendant la guerre États-Unis/Irak estce que vous avez publié un article simplifiant le tout pour les 12-15 ans ?Vous nous reprochez bien des choses ; mais, est-ce que vous nous aidez, vous, les médias ?Je pense bien que vous avez compris que, quand on nous interdit quelque chose sans raison valable à nos yeux, nous avons tendance à riposter de plus belle.En encourageant les parents à avoir un contrôle sur tout (Internet, télévision, lecture, etc.), le même phénomène se produira c'est certain.À vous de choisir.Àtitre d'auteur de la lettre primée de la semaine, Mlle Giroux recevra une copie laminée de cette page.YVES DESLAURIERS L'auteur est unrésidant de Prévost.Peut-être faites-vous partie de ceux qui ont marché dans la « slush » ou qui en ont ingurgité dans sa version comestible et qui ont découvert dernièrement pour la première fois de leur vie le frasil.Peut-être aussi faitesvous partie des gens de 60 ans, comme moi, qui ont toujours affronté les grands froids de l'hiver sans connaître le facteur éolien, dada chéri des météorologues, parce que spectaculaire.Le facteur éolien me rappelle un peu le « Bonhomme sept heures » ; toutefois, le facteur éolien, lui, existe vraiment.Tous les bulletins d'informations des derniers jours ont fait du froid leur primeur en utilisant un dithyrambe de circonstance pour vraiment créer une atmosphère de glaçons qui pendent à la moustache.On a cherché le vocabulaire le plus glacial qui soit comme s'il s'agissait d'un phénomène récent et paranormal.« Au sommet du mont Orford, la température se situe autour de -60C, avec le facteur éolien », affirmait-on.De quoi faire fuir les ours polaires.Pourquoi insister sur ces cas extrêmes et exceptionnels qui sont très passagers ?Les plus frileux glacent de peur seulement à en entendre parler.Ils ne s'approchent même pas de la fenêtre par crainte des engelures.C'est sûr qu'il faut s'habiller chaudement et ne pas s'exposer de façon irréfléchie et téméraire.Sur les pentes de ski, les moniteurs veillent au grain.En ville ou à la campagne, il faut savoir se servir de son instinct de conservation, qui n'est pas celui de la viande froide.Tant de préjugés.LETTREDE LA SEMAINE « Deplus en plus de pression pèse sur les épaules des jeunes.Il yade plus en plus de suicides, de décrochage scolaireet j'en passe.D'oùnous vient cette pression ?» Les soignants oubliés Les aidants naturels sont les grands oubliés du système de santé À VOTRE TOUR Une scène désolante BERNARD V IAU L'auteur habiteà Saint-Jérôme.La tendance au vieillissement de nos sociétés oblige depuis peu les gouvernements de tous les pays riches à examiner attentivement les besoins et les coûts de leurs systèmes de santé.Pourtant, dans la comptabilisation du système de santé, un apport de millions de soignants demeure toujours ignoré.Ces méconnus du système de la santé s'appellent les aidants naturels, ceux qui prennent soin d'un malade à la maison.Physiquement leur travail est de s'occuper des besoins primaires comme l'habillement, les repas et l'hygiène personnelle.Psychologiquement leur travail consiste à combattre la dépression, la violence, le découragement et le suicide.On dit, pudiquement, qu'ils vivent quotidiennement des défis, mais il serait plus juste de dire qu'ils vivent quotidiennement un enfer car ils s'épuisent chaque jour un peu plus, de colère et de découragement ; frustration, colère, parfois rage de se sentir impuissant, incompris et ignoré, d'être seul et sans ressources, de voir l'être cher mourir à petit feu à chaque jour.Les aidants ont un besoin d'aide.Lorsque l'aidant naturel n'en peut plus et craque, le système doit s'occuper de son malade en plus, un double coût financier.Le ministre de la Santé devrait mettre en place un programme national d'aide aux aidants et leur assurer quatre choses essentielles : une formation d'appoint, un suivi professionnel et psychologique adéquat, une aide financière plus substantielle qu'un crédit d'impôt et des services de répit pour éviter le burnout.Quoi, ils travaillent ?Oui, la vérité choquante est que les aidants naturels sont des travailleurs au noir du système de la santé, ils sont méconnus ou plutôt oubliés, ils ne sont pas protégés, ils sont mal payés et exploités psychologiquement, à chaque jour ! Les aidants naturels travaillent 365 jours par année et, selon une enquête conservatrice, en moyenne 74 heures par semaines.Ce travail représente 37 000 $ par patient au salaire minimum des préposés du système de santé.Quel ministre de la Santé, quel ministre des Finances oserait contester leur valeur économique dans la société ?Être un aidant naturel comporte des coûts multiples tant sur la santé générale, par l'effet du stress et de la dépression, que sur la situation financière, par une baisse de productivité au travail si ce n'est un abandon pur et simple du travail.Maladie d'alzheimer Les gouvernements actuellement ne font presque rien pour les aidants naturels car ceux-ci constituent une main-d'oeuvre gratuite et de surcroît silencieuse.Étant donné que le sens du devoir et du respect des aînés est une valeur morale en voie d'extinction dans nos sociétés, il est à prévoir que les aidants de demain seront moins nombreux et plus dispendieux pour une population vieillissante.En 2020, de nombreux experts prévoient une faillite des systèmes de santé à cause de la seule maladie d'Alzheimer.Si les gouvernements actuels ne réagissent pas maintenant dans le dossier des aidants naturels, la seule solution pour éviter la faillite dans 15 ans sera une dévaluation monétaire déguisée en inflation.GUI LLAUME PERRON Dimanche 11 janvier 2004, 21h45.Un homme entre dans un abribus et dit, sur un ton très courtois : « Excusez-moi mesdames et messieurs, mais est-ce que vous auriez un peu d'argent à donner à une personne démunie comme moi ?» Silence glacial, yeux évitants ou dévisageant avec mépris l'homme.Je brise le silence pour dire, d'un ton gêné : « Je vous ai déjà donné de l'argent tout à l'heure.» Les regards méprisants sont maintenants dirigés vers moi.L'homme répond : « Je sais, merci beaucoup monsieur ! Merci tout de même aux autres, bonne fin de soirée ! » J'aurais aimé que les gens présents soient aussi courtois que l'homme l'a été en quêtant, même pour refuser poliment de lui donner de l'argent.Ces gens étaient peut-être convaincus que l'homme allait utiliser l'argent pour boire de l'alcool.Pourtant, rien ne le garantit.Et puis, même si c'était le cas, avec le froid glacial qui sévissait, je préférais le voir entrer dans un endroit public pour acheter son alcool ou le consommer que de le voir crever de froid.Au lieu de juger quelqu'un pour sa consommation excessive d'alcool, je pense qu'il serait préférable de se demander ce qui l'amène à avoir une telle consommation.Les regards méprisants pourraient ainsi devenir plus compréhensifs.Enfin, si tout comme moi vous croyez que l'alcool n'est pas la meilleure solution à long terme, aidez les organismes venant en aide aux personnes ayant un problème de consommation, mais, par-dessus tout, respectez ces personnes, surtout lorsqu'elles vous respectent.PHOTOTHÈQUE LA PRESSE© Les coûts de la santé sont devenus une préoccupation majeure de tout gouvernement. 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