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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2004-01-30, Collections de BAnQ.

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[" ACTUEL MAGAZINE TENDANCE FAUVE SAVEURS UN REPAS MAROCAIN MARAT SAFIN SPORTS, PAGES 2 À 4 SPORTS SAFIN ÉLIMINE AGASSI ET PASSE EN FINALE PAGE 7 En prolongation Montréal vendredi 30 janvier 2004 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 70¢ UN PROJET DE MUSÉE JUIF VOIT LE JOURÀ MONTRÉAL FRANÇOIS CARDINAL Un groupe très sélect d'entrepreneurs montréalais travaille en coulisses depuis plusieurs mois pour doter Montréal d'un musée entièrement consacré à la communauté juive.Projet majeur de revitalisation du Faubourg Saint-Laurent, cet impressionnant complexe verrait le jour en 2005, au coût de 40 millions, à l'angle des boulevards Saint-Laurent et de Maisonneuve.La Presse a pris connaissance, hier, de la maquette virtuelle du Musée juif de Montréal projeté sur un terrain vague où actuellement trône, seul, l'édicule du métro Saint-Laurent.Dessiné par les architectes Michelange Panzini et Harry Parnass, cet immense édifice de verre comprendrait, outre un musée sur trois étages, un jardin hivernal, une tour à bureaux de 10 étages, une galerie marchande et une station de métro.Puisque ni l'étude de faisabilité ni le montage financier ne sont terminés, il s'agit évidemment d'un projet préliminaire.Élaborée principalement par le propriétaire des boutiques Le Château, Herschel Segal, et le fondateur de Canderel, Jonathan Wener, la proposition est néanmoins suffisamment solide pour que la Ville et l'arrondissement aient été mis dans le coup.« Le Premier du genre au Canada », ce musée aura d'abord comme mission de recueillir les archives de la communauté juive canadienne, monter des expositions, offrir un lieu de réunion, etc.Mais on promet aussi que cette institution deviendra un haut lieu culturel \u2014et multiculturel\u2014 dans l'ambitieux projet du quartier des spectacles.>Voir MUSÉE en A2 Place des Arts 120e année no 99 80 pages 5 cahiers Averses de neige, Max.-12 Min.-18 «Chaleur, joie et bonheur!» Les provinces à Ottawa Le syndicat essuie un cuisant revers Que des dollars à l'ordre MARIE-CLAUDE MALBOEUF du jour! ET STÉPHANIE BÉRUBÉ Après quatre ans et sept mois de victoires successives, les techniciens de scène de la Place des Arts de Montréal ( PdA ) sont sur le point de se retrouver sans emploi.Un dénouement qui devrait permettre aux Grands Ballets canadiens, au théâtre Jean-Duceppe, à l'Opéra de Montréal et à l'Orchestre symphonique de Montréal ainsi qu'au groupe Spectra de faire monter leurs spectacles à moindre prix, par les gens de leur choix.Dans un jugement très attendu, la Cour suprême du Canada vient en effet de changer totalement le sort de 152 syndiqués de l'Alliance internationale des employés de scène, de théâtre et de cinéma ( AIEST ).En février 2001, après une grève très médiatisée suivie d'un licenciement massif, la Cour supérieure avait ordonné leur retour au travail, en disant qu'ils avaient été remplacés par des briseurs de grève.Hier, la Cour suprême a toutefois annulé cette injonction, dans une décision unanime qui représente un dur revers pour le milieu syndical.Pour la Cour, une entreprise a le droit de fermer boutique ou de se restructurer sans raison économique valable, même par malveillance ou pour ne pas « transiger avec un syndicat ou lui briser les reins ».>Voir SYNDICAT en A2 JOËL-DENIS BELLAVANCE ET VINCENT MARISSAL OTTAWA \u2014 Les premiers ministres des provinces maintiendront la ligne dure à l'endroit de Paul Martin dans le dossier du financement des soins de santé dans l'espoir d'obtenir davantage de fonds du gouvernement fédéral que les deux milliards de dollars promis l'an dernier.La question du financement sera d'ailleurs le principal sujet à l'ordre du jour de la conférence des premiers ministres aujourd'hui.Il s'agit de la première rencontre formelle entre M.Martin et ses homologues provinciaux depuis qu'il a accédé aux commandes du gouvernement le 12 décembre.Il s'agit d'un gros test pour Paul Martin, qui a dit vouloir se démarquer de son prédécesseur, Jean Chrétien, en rétablissant des relations plus harmonieuses avec les provinces.Les premiers ministres des provinces ont à ce jour laissé la chance au coureur, mais les choses se corsent aujourd'hui puisqu'il sera question d'argent et de projets concrets pour la première fois.À quelques mois du déclenchement probable des élections fédérales, les provinces comptent utiliser à souhait cette carte afin d'augmenter la pression sur M.Martin pour qu'il délie davantage les cordons de la bourse.>Voir DOLLARS en A2 PHOTO PC La dépouille du caporal Jamie Murphy, tué lors d'un attentat suicide mardi en Afghanistan, est arrivée hier à la base de Trenton, en Ontario.Huit de ses collègues ont porté le cercueil enveloppé dans un drapeau canadien sous le regard de dignitaires, dont le premier ministre du Canada, Paul Martin.Ce dernier n'a pas pris la parole, mais a serré la main des 58 soldats qui rentraient au pays en même temps que le corps de leur camarade.La conjointe du caporal Murphy, Candace Mc Cauley, a rendu un émouvant hommage à l'homme qui « apportait chaleur, joie et bonheur à tout le monde ».Des funérailles sont prévues la semaine prochaine à Conception Harbour, à Terre-Neuve, sa ville natale.Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Ne manquez pas la nouvelle série: La Petite Maison dans la rivière des Prairies.Le grand chef de Kahnawake rabroue Gabriel Météo Averses de neige, maximum -12, minimum -18, plus de détails en page SPORTS 16 AUJOURD'HUI Bandes dessinées ARTS 10 Bridge MONDE 5 Décès AFFAIRES 12 Feuilleton ARTS 10 Forum A 18, 19 Horaire télévision ARTS 8 Horoscope AFFAIRES 12 Loteries A 12 Mots croisés ARTS 10 et SPORTS 12 Mot mystère ARTS 10 Observateur AFFAIRES 10 Petites annonces AFFAIRES 10 et AFFAIRES 2 MARIO CLOUTIER QUÉBEC \u2014 Rien ne va plus entre James Gabriel et Joe Norton.Les deux chefs mohawks ne se sont pas adressé la parole depuis le début de la crise et le chef de Kahnawake, Joe Norton, est sur le point de suggérer à James Gabriel de laisser sa place à quelqu'un d'autre s'il ne peut pas dûment assumer ses fonctions.M.Norton a convoqué la presse ce matin à Kahnawake afin de répondre aux allégations portées contre lui par James Gabriel dans une entrevue accordée mardi à The Gazette.Selon ce qu'a appris La Presse hier, le grand chef de Kahnawake, Joe Norton, serait plutôt favorable à la tenue d'élections pour régler le problème de gouvernance à Kanesatake.« Le grand chef de Kahnawake a essayé de rester en dehors de tout ça.Il veut s'asseoir avec lui ( James Gabriel ) et essayer de tout démêler, mais je pense qu'assez, c'est assez et après un certain temps, il faut faire quelque chose », affirme le porte-parole de Kahnawake, Timmy Norton.Il refuse de dire si le grand chef Joe Norton reconnaît toujours James Gabriel comme grand chef de Kanesatake.« Je ne peux pas répondre à sa place », a-til fait, laconique.Il soutient que Joe Norton ne veut pas entrer dans une guerre médiatique avec James Gabriel, mais qu'il est « préoccupé par leur relation.Il faut clarifier les choses.Il y a plein de malentendus », dit-il.Le grand chef de Kanesatake, James Gabriel, laissait entendre cette semaine que Joe Norton aurait pu être impliqué dans le ratage de l'opération policière du début du mois à Kanesatake, celle-là même qui a entraîné la séquestration d'une soixantaine de policiers autochtones non mohawks.M.Gabriel estime avoir été trahi par quelqu'un qui était au courant de l'opération destinée à intervenir contre l'infiltration du crime organisé à Kanesatake.« Quel a été son rôle et quels sont ses liens avec Québec, et qu'en a-t-il retiré?» se demande James Gabriel à propos de M.Norton.Les relations entre les deux hommes se sont envenimées depuis les événements survenus sur le territoire de la communauté de la région d'Oka.>Voir KAHNAWAKE en A2 .com exporter nos bas tarifs Tango aux États-Unis.Réservez directement sur aircanada.com et obtenez un mille AéroplanMD supplémentaire pour chaque tranche de trois dollars dépensés pour vos voyages aux États-Unis.Ou téléphonez à votre agent de voyages.Nos bas tarifs Tango aller simple sont maintenant offerts sur les destinations américaines les plus prisées.Seulement sur aircanada.com 3203093A SUITES DE LA UNE La Ville accueille le projet avec enthousiasme MUSÉE suite de la page A1 Ainsi, des projections publiques pourraient par exemple être faites sur la façade de verre de l'immeuble de 10 étages pendant le Festival des films du monde.Des événements multiculturels pourraient être organisés sur une base régulière « afin de promouvoir la connaissance et la compréhension des différentes cultures », fait-on valoir.On souhaite également faire de ce lieu une place publique ouverte à tous les Montréalais.Ainsi, le rez-de-chaussée serait entièrement conçu telle une grande place publique vitrée au coin de laquelle un cône de verre de plusieurs étages permettrait de faire le lien avec le musée et l'extérieur de l'immeuble.« C'est un projet ambitieux, c'est évident, a commenté l'architecte Michelange Panzini.L'objectif est de faire exploser le projet afin qu'il démontre la grande participation de la communauté juive à la vie culturelle et économique de Montréal et du Québec.» Selon un document réalisé par les promoteurs du projet, il s'agirait de la première ouverture d'un nouveau musée majeur depuis plus de 12 ans à Montréal.D'une superficie totale de quelque 46 000 pieds carrés, cette institution pourrait accueillir 100 000 visiteurs annuellement deux ans après l'ouverture proposée, à l'automne 2005.La Ville de Montréal et l'arrondissement de Ville-Marie ont accepté de réserver le terrain aux fins de lieux culturels pour au moins trois mois, le temps que les promoteurs recueillent les fonds nécessaires et que l'étude de faisabilité soit complétée.Par la suite, un changement de zonage devra être adopté, une décision qui ne devrait pas poser de problème.« Je dis oui à la venue de ce projet, a indiqué hier avec enthousiasme le conseiller de Ville-Marie, Robert Laramée.Ce sera un magnifique lieu d'histoire.» « C'est un projet très intéressant qui peut ressusciter une partie presque abandonnée du boulevard Saint-Laurent, a renchéri Robert Libman, responsable de l'urbanisme au comité exécutif.Le terrain est en friche depuis près de 20 ans.» Les promoteurs, qui ont refusé d'accorder une entrevue à La Presse, reluquent ce terrain tout d'abord parce qu'il est situé dans le secteur de la Main, où la plupart des immigrants juifs vivaient et travaillaient pendant la première moitié du siècle.De plus, le projet 4C, qui devait voir le jour sur ce terrain notamment, a été abandonné, ce qui permet à la Ville de l'offrir à d'autres entrepreneurs.En effet, l'idée du promoteur Socrate Goulakos et de multiples organismes de doter ce secteur d'une cité culturelle est mort de sa belle mort, a précisé hier Robert Laramée.Des économies pour les locataires de la PdA SYNDICAT suite de la page A1 Que la Société de la Place des Arts ait ou non cherché à faire échec à la grève, rien ne l'empêchait donc d'abandonner la production de ses spectacles à ses locataires.Il suffit de s'assurer qu'elle ne fait pas semblant et prend une véritable décision d'affaires, précise le juge Charles Gonthier, qui en est convaincu.Avant l'injonction de la Cour supérieure, la PdA avait cessé d'intervenir dans l'embauche, la surveillance et la rémunération des techniciens, justifie le magistrat.Oui, dit-il, les techniciens travaillent aux mêmes spectacles qu'avant, avec le même équipement et dans les mêmes lieux.Oui, la PdA perdrait sa raison d'être sans eux.Mais son « nouveau modèle d'entreprise simplifiée » correspond à une pratique de l'industrie, reconnaît la Cour.Aujourd'hui, le complexe « profite passivement » des techniciens de ses locataires, il n'utilise pas des briseurs de grève au sens du Code du travail.Satisfaite, la PdA n'a pas voulu dévoiler ses intentions hier, se contentant de diffuser un communiqué selon lequel elle se réorganisera de façon plus souple « pour le bénéfice des producteurs, des créateurs, de la communauté artistique et des spectateurs ».La Fédération des travailleurs du Québec ( FTQ ) et l'AIEST ont pour leur part refusé de réagir avant d'analyser le jugement plus à fond.L'impact sur les décorateurs, éclairagistes et autres artisans des coulisses n'en est pas moins prévisible.« L'injonction ne tient plus.Les syndiqués seront logiquement licenciés dès que les maisons de production auront embauché leur personnel », analyse le professeur Noël Mallette, de l'École des sciences de la gestion de l'Université du Québec à Montréal ( UQAM ).« S'ils veulent encore se syndiquer, ils devront présenter cinq demandes d'accréditation et négocier cinq conventions collectives différentes, précise le professeur.Ce ne sont plus les mêmes conditions de travail ni le même salaire.Prix des billets Selon toute probabilité, le jugement permettra donc aux compagnies locatrices de réaliser des économies.Jadis forcés de payer les techniciens de la Place des Arts en plus des leurs, les producteurs de passage ont aussi de quoi se réjouir.Qui profitera de ces économies?Hier, les locataires de la PdA n'ont pas voulu dire si elles se refléteront sur le prix des billets.Avares de commentaires, leurs porte-parole se sont contentés de rassurer leur clientèle: aucun spectacle ne sera annulé, quelle que soit la décision de la direction du complexe.À l'extérieur de l'industrie, l'impact reste difficile à cerner.« Je crois que la portée de ce jugement sera très, très limitée.Peu d'entreprises sont maîtres d'oeuvre et hébergent des locataires », avance le professeur Mallette.Bien qu'elle contredise tous les tribunaux inférieurs s'étant prononcés dans cette affaire, la Cour suprême ne chambarde aucun grand principe, dit-il.« Elle n'annule pas les dispositions antibriseurs de grève, dont la constitutionnalité a été reconnue.Et elle ne fait que confirmer le vieux principe capitaliste voulant qu'on ne puisse forcer personne à faire affaire.Les employeurs ont déjà le droit de fermer boutique devant une grève ou devant une demande d'accréditation \u2014Mc Donald's l'a d'ailleurs fait.Ils ont déjà le droit de faire des lock-out.» Pour le professeur Gilles Trudeau, qui enseigne les relations industrielles à l'Université de Montréal, la décision est quand même « importante ».« Ces principes sont appelés à être invoqués plus fréquemment dans le monde actuel, où on décentralise et délaisse de plus en plus les activités secondaires pour garder seulement une act ivi té principale.On se rappellera que la grève de la PdA a débuté en juin 1999, quatre mois après l'expiration de la convention collective des techniciens.Jusqu'à l'automne, les cadres ont pris la relève.La PdA a ensuite cessé d'offrir les services techniques à ses locataires: un geste unanimement condamné jusqu'au jugement d'hier.En 2000, le Tribunal du travail déclarait la PdA coupable d'avoir utilisé des briseurs de grève.Début 2001, la Cour supérieure lui interdisait de continuer.Puis c'est le commissaire du travail, Michel Marchand, qui ordonnait leur réintégration.Un raisonnement qu'avait confirmé la Cour d'appel, en octobre 2001.Les provinces souhaitent un financement à long terme DOLLARS suite de la page A1 « En nous confirmant vendredi ( aujourd'hui )qu'il versera deux milliards aux provinces, Paul Martin se trouvera à remplir l'engagement de Jean Chrétien.Mais nous, ce que nous voulons savoir, c'est quel est l'engagement de Paul Martin en matière de financement des soins de santé », affirme-t-on dans l'entourage de Bernard Lord, premier ministre du Nouveau- Brunswick.Le premier ministre de la Nouvelle- Écosse, John Hamm, a tenu des propos semblables cette semaine en affirmant que les deux milliards promis par Ottawa si les surplus budgétaires étaient au rendez-vous ne seront pas suffisants pour remettre le régime de soins de santé à flot.Il a affirmé que les provinces chercheront à arracher à M.Martin la promesse que le gouvernement fédéral est prêt à indexer sa participation au financement du régime de soins de santé d'une manière qui permettrait de réduire ce qui est convenu d'appeler « l'écart Romanow ».« Je m'attends à ce que le premier ministre s'engage à nous remettre un autre milliard de dollars l'an prochain, en sus des deux milliards déjà promis.Cela va nous permettre de réduire l'écart qui nous sépare de la formule Romanow.Ce que nous voulons savoir, c'est si ce gouvernement sera capable d'améliorer davantage le sort des gens que l'ancien gouvernement », a déclaré M.Hamm.Dans un rapport rendu public en novembre 2002, le président de la Commission sur l'avenir des soins de santé au pays, Roy Romanow, recommandait à Ottawa de porter sa contribution au financement du régime à 25 %, comparativement à 16% aujourd'hui.Cela voudrait dire que le gouvernement fédéral devrait augmenter les paiements de transfert aux provinces de trois milliards par année.« Les provinces ont mis tout l'argent qu'elles avaient de plus dans la santé.Il appartient maintenant au fédéral de faire sa part », a ajouté le premier ministre de la Nouvelle-Écosse.Les provinces ont donc l'intention de faire front commun afin de forcer la main de Paul Martin.Mais celui-ci a fait savoir que cette rencontre doit permettre d'aborder d'autres questions que celle du financement.De fait, M.Martin pourrait revenir sur son engagement de tenir une rencontre annuelle des premiers ministres pour discuter des problèmes de la nation si ses homologues persistent à vouloir aborder uniquement la question du financement des soins de santé.« Les premiers ministres doivent se rendre compte que cet exercice ne doit pas seulement servir aux provinces pour réclamer de l'argent du fédéral.Car les problèmes que l'on vit actuellement dans le régime de soins de santé, ce n'est pas juste une question de financement », a lancé un proche conseiller de M.Martin sous le couvert de l'anonymat.Ainsi, Ottawa souhaite que les provinces acceptent de mettre en oeuvre certaines réformes qui pourraient permettre de réduire les coûts et d'augmenter l'efficacité du régime.Pas question cette fois de revenir avec le concept des « standards nationaux» en santé, une formule qui avait irrité les provinces au plus haut point par le passé.Mais le gouvernement fédéral voudrait néanmoins s'entendre avec les provinces sur notamment une nouvelle façon d'établir les priorités dans les traitements.Paul Martin a maintes fois répété au cours des derniers mois que les listes d'attente constituent sa première priorité en santé.Durant la rencontre avec ses homologues, M.Martin souhaite entreprendre les négociations avec les provinces afin de pouvoir conclure un pacte financier avec les villes pour leur permettre de financer des projets d'infrastructures.À Regina, en novembre, quand M.Martin avait convié les premiers ministres à une rencontre à l'occasion du match de la Coupe Grey, la question du financement des municipalités par Ottawa était aussi venue sur le tapis.Paul Martin sait donc à quoi s'attendre et connaît déjà les réticences de certaines provinces, en particulier du Québec.Jean Charest avait profité de cette rencontre pour prévenir M.Martin: les villes sont de compétence provinciale, pas question de laisser le fédéral les financer directement par des congés de taxe ( TPS ) ou par une remise de taxe.Pour les provinces récalcitrantes, l'équation est simple: si Ottawa peut se permettre de dégager des milliards pour financer les villes, qui sont la responsabilité des provinces, c'est la preuve qu'il y a bel et bien déséquilibre fiscal et le gouvernement fédéral doit d'abord rétablir le financement en santé.Dans cette première rencontre formelle, Paul Martin veut aussi entendre les premiers ministres sur les moyens d'améliorer les relations entre le Canada et les États- Unis.Cette main tendue par le nouveau premier ministre a été bien reçue par les provinces, qui ont souvent critiqué les décisions de Jean Chrétien dans les relations Canada\u2014États-Unis et la gestion des crises comme celle de la vache folle.La rencontre d'aujourd'hui, qui a lieu à la résidence du premier ministre, doit durer trois heures.llllllllllllllll La situation reste tendue entre les deux communautés CLSC Précision KAHNAWAKE suite de la page A1 Des proches de Joe Norton ont même vu dans les propos du chef de Kanesatake des allusions au fait que le chef de la réserve située au sud-ouest de Montréal pourrait être relié de près ou de loin au crime organisé.Plusieurs invitations à une rencontre avec Joe Norton ont été lancées à James Gabriel depuis des semaines, mais toutes sont restées sans réponse.« Plus le temps passe, plus les appuis à James Gabriel s'effritent », pense-t-on par ailleurs du côté de Kahnawake.En outre, l'entente de police intérimaire, qui implique la présence de policiers de Kahnawake à Kanesatake, n'est valide que jusqu'au 12 février, après quoi la population de Kanesatake risque de se retrouver sans service de sécurité de base.« Si James Gabriel rentre à Kanesatake avec une escorte policière de la SQ ou de la GRC, la communauté risque de l'accueillir très mal », explique-t-on.Une rumeur voulait d'ailleurs hier à Kanesatake que de 200 à 300 personnes de Kahnawake soient prêtes à investir Kanesatake pour faire connaître leur désapprobation face au chef Gabriel s'il s'avisait de retourner chez lui.La situation est donc très tendue entre les deux communautés et les clans Norton et Gabriel, notamment, parce que les policiers de Kahnawake qui travaillent en ce moment à Kanesatake doivent traiter avec les chefs dissidents en l'absence du chef Gabriel.Les dirigeants de Kahnawake ne pensent guère faire autrement également, faute d'homologues du chef Gabriel présents à Kanesatake, que de négocier avec les dissidents pour régler les problèmes quotidiens de gestion, de commerce ou d'affaires policières.Dans un article sur le CLSC de Pointe-aux Trembles, paru dans notre numéro d'hier, nous écrivions que la responsable adjointe aux soins infirmiers est Louise Drouin.Son nom est en fait Louise Leduc.Nos excuses.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.POUR JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ABONNEMENT (514) 285-6911 cyberpresse.ca/abonnement 1 800 361-7453 PETITES ANNONCES (514) 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca 1 866 987-8363 DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 LETOP25 DES PLUS INFLUENTS DU SECTEUR CULTUREL Demain, La Presse dévoile son palmarès des 25PERSONNALITÉS et organisations qui ontmarqué le paysage culturel québécois en 2003.Cette liste des 25plus influents du secteur culturel, concoctée par l'équipe du cahier Arts et Spectacles, comporte plusieurs surprises, notamment l'apparition de 11 nouveaux noms.Qui arrive ?Qui part ?Qui reste ?Découvrez les réponses, demain, dans le cahier Arts et Spectacles de ACTUALITÉS La CSDM veut réduire son déficit anticipé de 27 millions MARIE ALLARD Aux prises avec un déficit anticipé de 27 millions \u2014soit un million de plus que ce qui était prévu en décembre \u2014 la Commission scolaire de Montréal (CSDM) réduit ses dépenses.Depuis hier, les postes vacants dans l'administration (services et regroupements) ne sont pas comblés, ce qui permettra des économies de 1,5 million d'ici au 30 juin.À court terme, le comité de redressement budgétaire de la CSDM compte récupérer 18 millions.En plus de ne pas combler les postes vacants, la commission scolaire épargnera 12 millions en étendant (sur huit ou 10 ans) sa dette liée au développement de fibre optique et de téléphonie par protocole Internet.Les autres 4,5 millions seront réunis en louant ou en vendant 15 résidences lui appartenant et en récupérant les surplus de ses regroupements et de son bureau de transactions immobilières.« Je suis très contente, parce que c'est un effort collectif qui s'est fait alors que nous ne sommes au pouvoir que depuis 70 jours », a dit hier à La Presse Diane De Courcy, présidente de la CSDM.La direction générale, l'administration, les directions d'établissement, les syndicats et le Comité central des parents ont participé à cet exercice de redressement budgétaire.« Il est cependant évident que les efforts que nous consentons ne pourront suffire à enrayer complètement le déficit, a reconnu Mme De Courcy.Il nous reste un déficit de neuf millions, ce qui est un signe probable de sous-financement.Nous devrons en discuter avec nos bailleurs de fonds.» Une rencontre avec Pierre Reid, ministre de l'Éducation, est prévue au début de février à ce sujet.La CSDM ne s'arrête pas là et elle songe déjà à 2004-2005, s'interrogeant plus en profondeur sur ses méthodes et choix budgétaires pour la fabrication du budget de la prochaine année scolaire, selon une proposition adoptée à l'unanimité mercredi soir, à la réunion du conseil des commissaires.« Tout va être examiné », a assuré la présidente.Reste le long terme, qui doit aussi être revu, selon Mme De Courcy.Un comité d'exercice de mission, chargé d'organiser à l'automne un forum consultatif sur le rôle que doit jouer la commission scolaire, a été mis sur pied.Il doit proposer « un plan stratégique faisant de la CSDM une véritable coopérative de services répondant aux besoins de la communauté montréalaise ».« Ce que nous entendons par coopérative de services, c'est une commission scolaire qui répond d'abord aux besoins des établissements et des élèves, et non pas à ceux de l'administration », a expliqué Mme De Courcy.C'est à confirmer en septembre 2005, date prévue pour la fin de l'exercice de mission de la CSDM.PHOTO MICHEL GRAVEL, LA PRESSE © L'enquête du Conseil supérieur de l'éducation, menée par Jean-Pierre Proulx, devrait aider le Ministère dans la mise en place de sa réforme, prévue pour septembre prochain.La polyvalente ne serait pas le far west que l'on imagine Le public encadrerait plutôt bien ses élèves, dit le Conseil supérieur de l'éducation LOUISE LEDUC L'aide aux devoirs et aux leçons, la récupération, le tutorat et les groupes stables ne sont pas l'apanage de l'école privée, mais sont au contraire des formes d'encadrement largement répandues dans le secteur public, assure le Conseil supérieur de l'éducation dans un rapport destiné à déboulonner le mythe de la polyvalente «far west ».L'expression vient du président du Conseil supérieur de l'éducation, Jean-Pierre Proulx, selon lequel « la perception populaire héritée de l'époque des polyvalentes ne correspond plus à la réalité ».L'avis destiné au ministère de l'Éducation, intitulé L'Encadrement des élèves au secondaire : au-delà des mythes, un bilan positif, fait état des forces respectives des secteurs public et privé.Ainsi, les périodes d'étude inscrites à l'horaire sont nettement plus courantes au privé (38 % des écoles privées en offrent, comparativement à 14,5 % au secteur public).L'aide aux devoirs et aux leçons (offerte par des éducatrices non enseignantes, en dehors des heures de cours) est aussi répandue à l'école publique (à 59,9 %) qu'à l'école privée (58,3 %).L'école privée recourt davantage aux titulaires (un professeur qui enseigne plusieurs matières) tandis que les polyvalentes optent plus souvent pour le tutorat (l'assignation d'un certain nombre d'élèves à un enseignant).Limites de l'enquête L'ennui, c'est que dans le cadre de cette enquête auprès de 492 écoles secondaires privées et publiques, on a simplement demandé aux directions si elles offraient tel ou tel service, sans vérifier à quel point ils étaient développés et organisés.Dès lors que le service existait, il était comptabilisé dans les écoles offrant l'encadrement en question et ce, même si à peine une poignée d'élèves pouvaient en bénéficier.On constate également, aussi bien au privé qu'au public, que l'encadrement est plutôt serré en première secondaire, mais qu'il se relâche parfois assez considérablement plus on avance en âge.Par exemple, l'aide aux devoirs et aux leçons n'est plus offerte que dans un quart des écoles (secteurs public et privé confondus) en quatrième secondaire.Entre ces deux années, la récupération, le rattrapage, les activités de mise à niveau chutent pour leur part de 20 %.Jean-Pierre Proulx ne s'alarme cependant pas de cet état de fait, les élèves gagnant après tout en autonomie.Aussi, il est inévitable, particulièrement dans les polyvalentes où les élèves ont plusieurs options de cours, que les groupes stables soient de moins en moins possibles à mesure que les élèves avancent en âge.Quant à l'encadrement personnel \u2014services de psychologie, d'orthopédagogie, d'orientation, etc.\u2014 « il est plus répandu dans le secteur public que dans le secteur privé, mais insuffisant partout selon ce que l'on nous a dit », poursuit M.Proulx.Fait à noter, l'animateur à la vie étudiante est particulièrement une espèce en voie de disparition, ce que regrette le Conseil.Pourquoi avoir réalisé une telle enquête, et maintenant ?Parce que les mesures d'encadrement \u2014 « et notamment tout ce qui a trait à la discipline », indique Jean-Pierre Proulx\u2014 déterminent en grande partie l'école que les parents choisiront pour leur enfant ; parce que l'image de l'école publique, sérieusement malmenée par le palmarès annuel des écoles, a grandement besoin d'être rafraîchie ; enfin, parce que la réforme au secondaire sera lancée en septembre prochain et que le ministère de l'Éducation souhaitait au préalable être éclairé par le Conseil sur le niveau d'encadrement dans les polyvalentes et sur ce qui devrait être amélioré.L'avis du Conseil supérieur de l'éducation peut être consulté dans la section « Quoi de neuf ?» à l'adresse www.cse.gouv.qc.ca/ Messieurs, mangez des fruits et légumes ARIANE KROL Manger cinq portions de fruits et de légumes par jour diminue les risques de cancer de 31 % et les risques de mortalité de 37% chez les hommes, révèle une vaste enquête menée durant près de huit ans sur plus de 13 000 Français.Les femmes?Elles en mangent probablement déjà assez, pensent les chercheurs.« Mangez-les frais ou en conserve, crus ou cuits, nature ou préparés, peu importe, ce qui est essentiel c'est d'en consommer cinq par jour », clame le chercheur Serge Hercberg.Le directeur de l'unité de nutrition de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) français était de passage à Montréal hier pour diffuser les résultats de l'étude SU.VI.MAX (SUppléments en VItamines et MInéraux Antio Xydants) qu'il a pilotée entre 1994 et 2002.Pour les besoins de la recherche, les 13 017 sujets (7886 femmes de 35 à 60 ans et 5141 hommes de 45 à 60 ans) ont été séparés en deux groupes égaux.La moitié ont reçu un comprimé quotidien contenant des nutriments antioxydants (bêta carotène, vitamine C, vitamine E, sélénium, zinc) à des doses dites nutritionnelles, c'est-à-dire accessibles par une alimentation normale, et l'autre moitié a reçu un placebo.Pour les hommes, les avantages sont frappants : 31 % moins de cancers de tous types et 37% moins de décès que chez les consommateurs de placebos.Pour les femmes, par contre, il n'y a aucune différence.Les chercheurs pensent qu'elles consommaient déjà plus de fruits et légumes par rapport à leur poids et à l'ensemble de leur ration alimentaire quotidienne avant l'étude.Les prises de sang effectuées lors du recrutement des sujets ont d'ailleurs révélé des taux de bêta carotène et de vitamines C plus élevés chez les femmes, un phénomène souvent constaté dans d'autres études nutritionnelles.« Il faut que les hommes fassent un effort et il faut que les femmes maintiennent leur effort », résume Serge Hercberg.Le chercheur a présenté ses premiers résultats en juin dernier, mais il continue à traiter les données pour vérifier d'autres hypothèses.« Si on a moins de facteurs de risque, si on mange moins de graisses saturées, plus de glucides complexes, plus de fibres, est-ce qu'on a une efficacité plus grande ?» s'interroge-t-il.En attendant, la France a adopté sa recommandation de cinq portions de fruits et légumes par jour, emboîtant le pas au Guide alimentaire canadien, qui conseille depuis belle lurette de cinq à 10 portions de fruits et légumes.M.Hercberg a employé des comprimés dans son étude, mais il préfère de loin les produits de la terre.« En prenant les fruits et légumes, vous avez tous les avantages de ce qu'on a testé dans SU.VI.MAX plus le bénéfice des autres nutriments qu'on n'a pas testés », dit-il en citant les polyphénols censés prévenir les maladies cardiovasculaires, les fibres et les vitamines du groupe B.D'autres études ont aussi démontré le risque de prendre trop de suppléments.À haute dose, le bêta carotène augmente le risque de cancer du poumon chez les fumeurs.Et une pilule, ça ne remplit pas l'estomac.« Le danger serait de manger des desserts sucrés ou lactés à la place des fruits, et à la place des légumes certains produits qui auraient moins d'intérêt », souligne Serge Hercberg.Ses recherches actuelles, qu'il n'a pas encore publiées, le ramènent constamment à cette question : un aliment est-il vertueux en soi, ou parce qu'il en tient de moins bons à distance ?« On s'est rendu compte que ceux qui mangent du pain en quantité suffisante ont un meilleur équilibre nutritionnel.Ils mangent moins de graisses, ont un index de corpulence moindre, leur cholestérolémie est meilleure.On ne peut pas affirmer que c'est le pain qui est responsable, mais ça traduit une typologie alimentaire plutôt favorable à la santé », indique le médecin français.De même, il a observé que les amateurs de soupe ont un meilleur statut vitaminique.Est-ce simplement parce que la plupart des soupes mangées en France sont aux légumes ou parce que ceux qui en consomment ont par ailleurs de meilleures habitudes alimentaires ?Les amateurs de thé affichent aussi un profil nutritionnel différent.Est-ce l'effet bénéfique des polyphénols contenus dans les feuilles infusées, ou simplement l'indice d'une hygiène de vie particulière ?« Nous sommes en train de faire des analyses », conclut Serge Hercberg. POLITIQUE Lucienne Robillard, s'en aller?Pas question! GILLES TOUPIN OTTAWA \u2014 Lucienne Robillard, la nouvelle ministre de l'Industrie, n'a pas du tout l'intention de se retirer, d'autant plus que Paul Martin lui a confié la responsabilité de l'une des trois grandes priorités de son gouvernement, celle de faire du Canada un acteur de premier plan dans l'économie mondiale du XXIe siècle.Contrairement aux rumeurs qui couraient sur la colline parlementaire, Me Robillard a en effet annoncé à La Presse hier, au cours d'une entrevue dans ses bureaux du ministère de l'Industrie, qu'elle sera candidate sans sa circonscription de Westmount\u2014Ville-Marie aux prochaines élections.« Mon bulletin de candidature est déposé, a-t-elle confirmé.Ma date d'investiture devra éventuellement être fixée par le parti en février.Et j'ai un comté en or ; pas pour mes opposants, pour les membres de la famille libérale.» En attendant, l'ancienne présidente du Conseil du Trésor affirme être aux anges à l'Industrie.Pourquoi ?« Parce que mon portefeuille gère une des priorités de Paul Martin, dit-elle.Paul Martin n'a pas 56 priorités, il en a trois.Une de celleslà consiste à bâtir l'économie du XXIe siècle.L'Industrie est un portefeuille clé à ce chapitre.» La ministre de l'Industrie affirme que le gouvernement continuera à avoir une gestion financière prudente et équilibrée, mais qu'il s'engagera davantage du côté de la microéconomie.« Nous avons fait beaucoup pour la macroéconomie, l'équilibre budgétaire, la politique fiscale, explique Lucienne Robillard.Nous nous retrouvons avec un faible taux d'inflation, un faible taux d'intérêt.Les finances publiques sont bonnes.Nous avons des surplus budgétaires.Et quand on se compare aux autres pays, ceux-ci nous demandent comment nous avons fait pour en arriver là.Tout cela va continuer.Mais je dis en tant que ministre de l'Industrie qu'il est temps d'accorder plus d'importance à la politique microéconomique où nos PME jouent un rôle clé, notamment au chapitre de la concurrence internationale.» Face à la montée de nouvelles puissances économiques que sont la Chine, l'Inde ou le Brésil, Ottawa doit faire vite pour que les entreprises canadiennes, en particulier les PME, aient les moyens de faire face à la concurrence internationale et de créer des emplois.La première grande tâche de la nouvelle ministre est donc de s'attaquer à une révision en profondeur des lois et de la réglementation qui encadrent le marché.« Il y a des lois et des réglementations qui n'ont pas été révisées depuis plusieurs années, souligne-t-elle.Les PME nous disent que notre réglementation les freine et leur met des bâtons dans les roues.» Mme Robillard travaille déjà avec le fameux Comité consultatif externe sur la réglementation intelligente, mis sur pied après le discours du Trône du 30 septembre 2002 par le gouvernement fédéral, qui travaille à dépoussiérer la réglementation des industries canadiennes, telles l'industrie pharmaceutique, les transports, les télécommunications ou encore le domaine de l'environnement.L'objectif du comité est de promouvoir la déréglementation pour accroître la compétitivité.Autre grand virage en chantier à Industrie Canada, celui de la mise en place de politiques qui feront accéder la recherche au développement et à la commercialisation.« Paul Martin a dit dans ses récents discours que les idées et les découvertes allaient devenir la monnaie d'échange du XXIe siècle, rappelle Lucienne Robillard.Et c'est vrai.Comment fait-on cela ?Nous avons beaucoup appuyé la recherche depuis 10 ans au Canada, à travers la Fondation canadienne de l'innovation, les chaires de recherche, Génome Canada, etc.En tout, nous avons investi 13 milliards en recherche, ce qui nous classe environ au 14e rang mondial dans ce domaine.C'est un chiffre drôlement imposant.On doit continuer à investir dans la recherche parce que nous ne sommes pas encore parmi les cinq premiers au monde.Mais il faut passer à l'étape suivante, c'est-àdire aller davantage du côté du développement, de la commercialisation de la recherche.Cela permettra de fonder et de créer de pet i tes entreprises qui vont développer ces nouveaux produits et les mettre sur le marché.» Selon la ministre, il faut que les petites entreprises aient les moyens de devenir des PME.Ce sont les PME, dit-elle, qui investissent davantage dans la commercialisation.« Il faut donc les aider à progresser », ajoute-t-elle.Mme Robillard examine également toute la question de l'accessibilité au capital de risque.« Les petites entreprises, dit-elle, n'ont pas assez accès au capital de risque.Il y a bien sûr la Banque de développement du Canada, mais il y a encore beaucoup de lacunes en ce qui à trait au capital de risque, estime la ministre.C'est un problème que je veux examiner.» Copps se dit un paria au Parti libéral BRUCE CHEADLE PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Sheila Copps a affirmé hier qu'elle est devenue un paria et a mis de l'huile sur le feu en disant que le Parti libéral du Canada avait besoin d'elle à l'arrière-ban pour protéger les retraites des travailleurs \u2014une flèche destinée spécifiquement au premier ministre.Elle a aussi annoncé qu'elle allait porter plainte auprès d'Élections Canada au sujet des tactiques des organisateurs du ministre des Transports, Tony Valeri, son rival à l'investiture libérale dans une circonscription de la région de Hamilton.Mme Copps a fait ces commentaires le jour où le géant de l'acier Stelco a annoncé qu'il se plaçait sous la protection de la loi sur les faillites.« Lorsque ces travailleurs (de l'acier) cherchent un porte-parole fort, ils savent qu'ils peuvent compter sur moi.» Le premier ministre a été critiqué pour la disparition en 1997 du régime de retraite d'employés d'une compagnie de transport par autocar qu'il détenait à 50 %.Le régime de retraite chez Voyageur Colonial est disparu après que la société de portefeuille de M.Martin, CSL Equity Investments Ltd., eut vendu ses circuits et son service de livraison de colis, entraînant un déficit de 2,4 millions de dollars à la caisse de retraite.Les employés ont ainsi perdu jusqu'à 30%de leurs prestations de retraite.Mme Copps s'est fait demander hier si elle laissait entendre par là que les électeurs de Hamilton East-Stoney Creek, dont plusieurs sont des travailleurs de la Stelco, auraient besoin d'être protégés du gouvernement Martin.« La question de la protection de la faillite est du ressort de la législature provinciale.Mais je prépare déjà un projet de loi privé (fédéral) pour empêcher les sociétés d'inclure les rémunérations différées des travailleurs dans les éléments négociés lors de la liquidation en cas de faillite.» Informé des propos de Sheila Copps, le cabinet du premier ministre n'a pas fait de commentaire.Mme Copps ne s'est pas arrêtée là.Elle est en train d'écrire une lettre à Élections Canada accusant les organisateurs de M.Valeri dans Hamilton East-Stoney Creek de distribuer gratuitement des cartes de membre du parti.Mme Copps soutient que le Parti libéral du Canada ferme les yeux sur les faits.Le bureau de M.Valeri a indiqué qu'il allait commenter aujourd'hui.Mme Copps ne manifeste pas le moindre repentir par rapport à ses tactiques.« Je suis déjà un paria.Je n'ai pas à m'en faire avec cela.» Mercredi, le premier ministre Martin a affirmé qu'il était prêt à garantir une autre circonscription de Hamilton (Hamilton Mountain) à Mme Copps si elle acceptait de s'y présenter.Mais Mme Copps est catégorique : elle ne se présentera que dans Hamilton East-Stoney Creek.Une récente refonte de la carte électorale fédérale qui a résulté en une fusion des anciennes circonscriptions de Mme Copps et de M.Valeri en une seule est à l'origine de la bisbille.PHOTO REUTERS © Le premier ministre Paul Martin.Une ex-firme du premier ministre aurait épargné 100 millions en impôts, selon le Bloc SYLVAIN LAROCQUE PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Une des compagnies auparavant détenues par le premier ministre Paul Martin, CSL International, aurait dû payer des impôts de plus de 100 millions de dollars au cours des huit dernières années si elle avait été incorporée au Canada, conclut une analyse fiscale du Bloc québécois.« Je ne dis pas que c'est illégal, loin de là, mais pour quelqu'un qui voulait devenir premier ministre du Canada et qui l'est devenu, il y a quelque chose d'immoral dans le fait d'aller demander à monsieur et madame Tout-le-Monde de payer ses impôts, et lui de profiter des mécanismes d'évitement fiscal qui existent dans certains pays », a dit le député du Bloc québécois Pierre Paquette.Mise au courant de l'étude du Bloc, une porte-parole de CSL, Martine Malka, a réagi fermement.« C'est un peu ridicule, honnêtement, parce que la compagnie n'aurait pas survécu (si elle avait été incorporée au Canada) », a-t-elle déclaré en entrevue téléphonique.« Si on payait les mêmes taux (d'imposition) qu'au Canada, on n'aurait pas pu faire la concurrence à ces compagnies-là (qui font du transport transocéanique), a affirmé Mme Malka.On n'aurait pas reçu de contrats, parce que c'est quand même un coût, les taxes.» Selon elle, plus de 90%des concurrents de CSL International sont assujettis à des taux d'imposition moindres que ceux qui existent au Canada.CSL International, une filiale à propriété exclusive du Groupe CSL, de Montréal, est propriétaire de huit navires qui effectuent du transport maritime transocéanique.Elle est distincte de la Canada Steampship Lines, qui possède 16 bateaux naviguant dans les eaux du Canada et des États-Unis.Incorporée à la Barbade, où elle est reconnue comme « International Business Corporation », CSL International est soumise à un taux d'imposition variant entre 1 et 2,5% sur ses bénéfices.Si elle était enregistrée au Canada, la firme serait assujettie à des impôts de plus de 30%, selon le Bloc, dont l'étude a été entérinée par trois fiscalistes qui ont requis l'anonymat.Pour calculer l'impôt que CSL International aurait payé si elle avait été incorporée au Canada, les analystes du Bloc se sont basés sur un chiffre d'affaires annuel de 66 millions US et des profits de 25 millions US, tel que l'avance la firme de consultants américains Dunn & Bradsheet.« Tous ces chiffres-là sont des estimations, a admis le député Paquette, qui est aussi économiste.Ça, c'est très clair.Mais nous nous sommes basés sur des chiffres qui sont reconnus comme crédibles pour cette industrielà en particulier.Si ce n'est pas ces chiffres-là, qu'ils nous donnent les chiffres réels.» Confidentiel CSL International a indiqué qu'elle était une entreprise privée non cotée en Bourse et que son bilan financier n'est donc pas rendu public.« Il y a tellement d'hypothèses dans ce document-là qu'on ne veut pas faire de commentaires officiels », a affirmé Martine Malka.«Même si je connaissais les chiffres et que je vous disais d'accord, c'est ça, ce serait ridicule d'extrapoler (à partir de) ces chiffres-là en disant : bon, ils auraient fait des ventes de tant en étant incorporés au Canada, donc ils devraient payer tant d'impôt, a expliqué la porte-parole.Les ventes auraient chuté, elles auraient été presque nulles, honnêtement (si la firme était enregistrée au Canada).» Mme Malka a assuré que l'objectif de CSL International n'est pas d'éviter les impôts canadiens, mais plutôt d'assurer la viabilité financière de l'entreprise.Pierre Paquette reconnaît que Paul Martin s'est retiré de la gestion quotidienne du Groupe CSL lorsqu'il est entré au gouvernement fédéral, en 1993.« Mais quand tu transfères (des actifs) à une fiducie sans droit de regard, tu peux quand même donner un certain nombre de directives générales, a-t-il rappelé.Il aurait pu dire: comme ministre des Finances, comme personne qui est dans le domaine public, je dois donner l'exemple et puis je vous demande de ne pas profiter des mécanismes (d'évitement fiscal) qui existent.» Le cabinet du premier ministre Martin a refusé de commenter directement l'étude du Bloc.« Depuis août 2003, M.Martin n'a plus aucune implication dans CSL, il n'est plus propriétaire, a dit un porteparole, Justin Kingsley.Et quand il en avait pris le contrôle dans les années 80, c'était une entreprise moribonde.C'est devenu un grand succès canadien sur la scène internationale, qui emploie plus de 500 personnes au pays et dont le siège social est à Montréal.» Mercredi, le gouvernement avouait, après un an d'attente, que les compagnies de l'empire commercial de Paul Martin avaient reçu des contrats fédéraux totalisant 160 millions au cours de la dernière décennie, y compris 46 millions alors que M.Martin était ministre des Finances.EN BREF Ottawa pressé de dépenser plus Le nouveau secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, en poste depuis moins d'un mois, fait déjà des remarques à peine voilées sur le budget de la défense canadienne.M.Scheffer, originaire des Pays-Bas, effectue une visite officielle au Canada cette semaine.Hier, à Ottawa, il a dit espérer que la révision des politiques de défense et des affaires étrangères annoncée par le nouveau gouvernement de Paul Martin dès son entrée en fonctions va se traduire par davantage d'argent pour les militaires.Au cours d'une conférence de presse, M.Scheffer a rappelé quelques données sur les dépenses militaires.Le Canada est un des pays de l'Alliance atlantique qui dépensent le moins pour la défense.En poussant pour de plus importantes dépenses dans le secteur de la défense, M.Scheffer prend le relais de son prédécesseur, George Robertson, qui ne se gênait pas pour demander aux membres de l'OTAN d'investir davantage.Presse Canadienne Collenette ne sera pas candidat.Le député libéral David Collenette, un fidèle de Jean Chrétien, a annoncé qu'il quittait la politique après avoir été exclu du cabinet fédéral.« Après mûre réflexion, j'ai décidé que je ne serais pas candidat aux prochaines élections générales », a indiqué dans un communiqué de deux pages l'ancien ministre des Transports, qui a siégé à la Chambre des communes pendant 20 ans.« Le temps est venu de relever d'autres défis.» Presse Canadienne .mais Mc Kenna pourrait l'être Frank Mc Kenna n'exclut pas de se lancer en politique fédérale dans l'éventualité où un siège se libérerait au Nouveau-Brunswick.« Je ne me présente pas », a affirmé l'ancien premier ministre provincial de passage à Montréal hier.Il a insisté pour dire que sa vie actuelle dans le secteur privé est satisfaisante, mais il n'a pas caché son intérêt de retourner à la politique active.Il a quitté la politique en 1997 après 10 ans en poste.Presse Canadienne YVES BOISVERT L'art de ne pas gouverner Àpart les renvois sur la sécession et sur le rapatriement de la Constitution cana d i e n n e, on peu t difficilement imaginer un cas plus clair d'utilisation politique de la Cour suprême que l'affaire des mariages gais.N'oublions pas la séquence des événements.Il y a d'abord eu des jugements favorables au mariage gai au Québec, en Colombie-Britannique et en Ontario.Tous disaient que la définition traditionn discriminatoire.En septembre 2002, la juge Louise Lemelin, de la Cour supérieure, disait que la définition hétérosexuelle du mariage était inconstitutionnelle, mais donnait deux ans au gouvernement pour changer sa loi.Québec a alors créé l'« union civile », qui est le mariage gai sans le nom, c'est-à-dire une union entre conjoints de même sexe, avec mêmes droits et obligations que dans un mariage.En passant, c'est une autre chinoiserie de notre Constitution : la définition du mariage est de compétence fédérale, la célébration du mariage et ses effets civils de compétence provinciale et le divorce de compétence fédérale.En Colombie-Britannique, la Cour d'appel, c'est-à-dire le plus haut tribunal de la province, a aussi déclaré la vieille définition inconstitutionnelle.C'est une définition antique, mais on se réfère depuis 1866 à une décision de la Chambre des lords de Grande-Bretagne, où un lord disait « Je conçois le mariage tel qu'on le comprend dans la chrétienté comme l'union volontaire, pour la vie, d'un homme et d'une femme à l'exclusion de tout autre.» Il s'agissait non pas d'une affaire impliquant des homosexuels (considérés comme des criminels), mais bien des mormons, donc une cause où il était question de polygamie.Cette vieille définition, bref, a été jugée discriminatoire, contraire à la Charte, et donc invalidée par la Cour d'appel de la province la plus à l'ouest du pays en avril 2003.La Cour donnait elle aussi un délai au gouvernement fédéral, jusqu'en juillet 2004, pour légiférer et modifier cette définition afin de respecter les droits des homosexuels.Le gouvernement Chrétien avait de plus en plus de pression.Soudain, le coup de massue est venu moins de deux mois plus tard, en juin 2003 : la Cour d'appel de l'Ontario, donc la plus haute cour de la plus populeuse province, allait dans le même sens : le mariage exclusivement hétéro viole la Charte.Cette fois, pas de délai, sinon le délai de 60 jours pour tenter d'en appeler en Cour suprême.La Cour suprême, selon toute vraisemblance, risquait fort d'aller dans le même sens, si l'on se fie aux jugements rendus ces dernières années sur les droits des gais.C'est alors que le gouvernement Chrétien a décidé de prendre les devants : il n'y aurait plus d'appel.Un projet de loi légalisant le mariage homosexuel allait être déposé.Aussitôt, donc, le jugement ontarien a eu force de loi dans cette province et, depuis l'été dernier, on peut légalement y célébrer des mariages entre conjoints de même sexe.Voyant la tournure des événements, la Cour d'appel de la Colombie-Britannique a annulé son délai et légalisé le mariage gai dès juillet 2003.Au Québec, où l'union civil existe, le mariage gai n'est pas encore autorité.L'appel du jugement Lemelin a été maintenu.mais déserté par Ottawa.«remplacé » par des groupes religieux.Le plus haut tribunal québécois a entendu l'affaire cette semaine et rendra sa décision d'ici l'été.La décision d'Ottawa de ne pas en appeler du jugement ontarien est un exemple assez unique d'initiative politique à l'ère de la Charte sur un sujet social délicat.Le cas de figure classique est celui où les politiciens laissent aux juges le soin de trancher à leur place.Il est ensuite fort commode de plaider la règle de droit et la déférence face aux tribunaux sous forme de «Y a rien qu'on peut faire, que voulezvous ».Mais le gouvernement Chrétien n'était pas entièrement capable, apparemment, d'assumer son choix en faveur du mariage gai.On a décidé de le faire approuver par la Cour suprême au moyen d'un renvoi.Le renvoi est normalement un avis demandé au plus haut tribunal canadien sur une question épineuse.Sauf qu'ici, les trois questions posées par Ottawa sont des questions bidon : est-ce qu'Ottawa a bien la compétence pour définir le mariage ?Oui.Est-ce que d'étendre aux gais le mariage est conforme à la Charte ?Question absurde : la Charte est un outil d'affirmation des droits ; on peut faire annuler une règle qui brime, qui restreint des droits ; mais une règle qui en donne davantage ne court aucun risque ! La réponse est donc « oui ».Troisième question : est-ce que les Églises peuvent refuser de marier des gais ?Bien sûr que oui.C'est la règle de l'État qui est attaquée, pas les croyances des diverses religions.Ottawa, au fond, à défaut d'un jugement final qui allait lui ordonner d'agir, voulait une sorte d'approbation morale en posant ces questions à la Cour suprême.Cour suprême qui devient ici un pur instrument de propagande politique.Il faut choisir : ou bien Ottawa assume sa décision de ne pas en appeler du jugement ontarien et fait une loi ; ou bien il en appelle pour faire décider les juges.Martin Cauchon a fait un peu des deux.Et voilà que Paul Martin, qui a l'air, quand il s'agit de cette question, non pas de marcher sur des charbons ardents, mais d'en avoir dans les poches, M.Martin, donc, nous arrive avec une quatrième question qui remet tout en question.En fait, c'est un retour complet en arrière, un virage à 180 degrés.On vient reposer à la Cour suprême la question à laquelle elle aurait dû répondre s'il y avait eu appel : est-ce que la définition actuelle du mariage est inconstitutionnelle C'est pour aller au fond des choses sur une question qui divise les Canadiens et les parlementaires, a plaidé Irwin Cotler, le nouveau ministre de la Justice.M'est avis que c'est surtout pour faire, encore plus carrément, ce qu'il est de coutume de faire à Ottawa chaque fois que les politiciens n'osent rien faire : renvoyer tout le problème aux juges.Ne pas décider.Se cacher derrière le Droit.Et instrumentaliser encore un peu plus la Cour suprême.Finalement, il n'y a rien de plus vieux que la « nouvelle » façon de gouverner de Paul Martin.C'est unretour complet en arrière, unvirageà180 degrés.Onvient reposeràla Cour suprême la questionàlaquelle elle aurait dû répondre s'il y avait euappel : est-ce que ladéfinition actuelle du mariage est inconstitutionnelle ?DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Un autre ancien conservateur, Michel Guitard, est appelé à la rescousse par le gouvernement Charest.Le spécialiste des relations publiques viendra donner un coup de main au gouvernement pour ses communications.Cet ancien du Parti conservateur s'ajoute à une longue liste d'anciens « bleus » qui ont repris du service à Québec, de Benoît Bouchard à Jean Bazin.M.Guitard avait été sollicité à quelques reprises pour un poste au cabinet de Jean Charest, tout de suite après les élections, et une autre fois en juillet, au moment du départ du chef de cabinet, Michel Crête.Lors de la campagne électorale il faisait partie de la garde rapprochée des conseillers du chef libéral.En chute libre dans les sondages, Jean Charest a décidé des changements importants chez ses conseillers en communications.Le directeur des communications, Christian Lessard, un ancien candidat conservateur, reste en poste, mais aura de nouveaux collaborateurs, M.Guitard et Marie-Claude Champoux.Le groupe Everest et Draft À l'époque du gouvernement Mulroney, M.Guitard avait travaillé dans plusieurs cabinets ministériels.Par la suite, M.Guitard avait rejoint le groupe Everest, la boîte de communications fondée à Sherbrooke qui s'était retrouvée dans l'embarras pour les contrats de commandites du gouvernement Chrétien, au printemps 2002.Jean-Pierre Bélisle, un ami d'enfance de Jean Charest, était l'un des fondateurs d'Everest.Claude Lacroix et sa femme, Suzanne Poulin, étaient des collaborateurs importants du chef libéral lors de la campagne électorale de 1998.M.Guitard était passé chez Draft, la multinationale américaine qui avait acheté Everest après la controverse des commandites.L'automne dernier, la présidente du Conseil du Trésor, Monique Jérôme- Forget avait attribué un contrat à Michel Guitard pour les communications de la réingénierie du gouvernement.Elle avait souligné avoir « embauché M.Guitard et non Draft ».Un de ses employé de cabinet au Trésor, Robert Diotte, est le conjoint d'une employée de Draft, Isabelle Perras.Cette arrivée coïncide avec d'autres changements.Christian Barette attaché de presse de M.Charest depuis 1998 est parti à l'Agence de surveillance des marchés étrangers.Il sera remplacé par Marie-Claude Champoux, chef de cabinet du titulaire de l'Éducation Pierre Reid.Elle se trouvait déjà dans les cabinets libéraux à l'époque de Robert Bourassa.François Grenon la remplace à l'Éducation.Éphémère attaché de presse de Monique Gagnon-Tremblay aux Relations internationales, il avait travaillé auparavant avec Claude Ryan puis avec Jean-Paul L'Allier à Québec.D'autres chefs de cabinet sont en mouvement.Paul Langlois, un ancien du cabinet Bourassa qui avait travaillé avec les conservateurs, a quitté le cabinet de Michelle Courchesne aux Relations avec les citoyens.Idem pour Mario Lebrun, ancien collaborateur de Thérèse Lavoie- Roux, et organisateur de M.Charest en 1998, qui a quitté le titulaire du Développement économique Michel Audet.Un autre ancien «bleu» dans l'équipe Charest Michel Guitard assistera le directeur des communications Mercedes-Benz Montréal Automobiles Silver Star Inc.7800, boul.Décarie, Montréal ( 514) 735-3581 Mercedes-Benz West Island 4525, boul.St-Jean Dollard-des-Ormeaux (514) 620-5900 Mercedes-Benz Laval 3131, Autoroute 440 Ouest Laval ( 450) 681-2500 Mercedes-Benz Rive-Sud 4844, boul.Taschereau Greenfield Park (450) 672-2720 © Mercedes-Benz Canada Inc., Toronto, Ont., 2004.Offre de durée limitée, sur approbation de crédit.Bail de 39 mois et de 58 500 km avec valeur de reprise fixe et taux d'intérêt annuel de 3,9 %.ML350 Élégance 2004 au PDSF de 57 825 $, avec acompte de 8 134 $ et obligation totale de 21 411 $ ; dépôt de garantie remboursable, frais de transport et de préparation, taxes en vigueur, et frais d'enregistrement et d'immatriculation en sus.Frais de 0,20 $/km supplémentaire au-delà de 18 000 km/an.Option d'acheter le véhicule en fin de bail (sauf au Manitoba) pour la somme de 33 539 $ dans le cas de la ML350 Élégance, plus les frais et les taxes en vigueur.\u2020Il faut verser un acompte de 15 % du PDSF pour être éligible à rendre le véhicule entre le 27e et le 39e mois sans pénalité.Options en sus.Tous les prix indiqués sont des PDSF.Le concessionnaire peut offrir un prix de location moindre.Détails auprès du concessionnaire.Taux de financement à l'achat de 2,9 % - sur approbation du crédit - offert pendant 36 mois pour certains modèles de Classe M 2004.Exemple de financement : 25 000 $ à 2,9 % par an équivalent à 725,93 $ par mois pendant 36 mois.Le coût de l'emprunt est de 1 133,48 $, d'où une obligation totale de 26 133,48 $.Les paiements mensuels et le coût de l'emprunt varient selon la durée du contrat, la somme empruntée et le montant de l'acompte/la reprise.Taxes, frais d'immatriculation, d'enregistrement, de documentation, d'inspection avant la livraison et d'administration PPSA, ainsi que charges financières, frais de transport et autres options en sus.Détails auprès du concessionnaire.ML500 montrée avec Ensemble Sport, en option.549$ 2,9 % À L'AC H AT C L A S S E M Le flirt Parfaite pour sortir le grand jeu.LA NOUVELLE CLASSE M 2004.Vaste espace utilitaire de 2300 litres.Sièges arrière rabattables à configuration 60/40.Troisième rangée de sièges particulièrement pratique, offerte en option.Et bien plus, sans oublier la location-bail la plus flexible de l'industrie.En effet, sachez que vous pouvez rendre votre Mercedes-Benz de Classe M sans difficulté à tout moment entre le 27e et le 39e mois, et ce sans pénalité.\u2020 Vous êtes prêt à sortir le grand jeu ?Passez donc nous voir dès aujourd'hui pour faire un essai routier.Mercedes-Benz.N'attendez plus.3198121A POLITIQUE Québec n'est pas en voie de rendre obligatoire l'usage des pneus à neige GILLES NORMAND QUÉBEC \u2014 Les services de sécurité du ministère des Transports et de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) se pencheront sur la pertinence d'une recommandation formulée par le coroner Michel Trudeau pour obliger les automobilistes québécois à chausser leurs véhicules de pneus à neige.Entre-temps, le gouvernement du Québec ne songe nullement à rendre obligatoire l'usage des pneus à neige, en hiver bien sûr, et aucun processus législatif n'a été enclenché en ce sens, a indiqué hier Isabelle Mérizzi, porte-parole du ministre des Transports, Yvon Marcoux.Le coroner a fait cette recommandation en novembre, après avoir étudié les causes d'un accident mortel survenu en janvier 2000.M.Trudeau avait alors évoqué la faible adhérence des pneus quatre saisons sur la glace noire.Hier, le ministre a commenté la situation en disant que pour le moment, le ministère des Transports s'en tenait surtout à des campagnes de sensibilisation successives depuis 1995, lesquelles il juge efficaces.Divers sondages réalisés par le Ministère depuis 1995 permettent d'affirmer, grosso modo, que « les automobilistes utilisent de plus en plus de pneus à neige, à Montréal, à Québec et dans le reste du Québec », a expliqué Mme Mérizzi.« C'est dans la région de Montréal qu'on observe le plus bas taux d'utilisation.En 1995, il y avait 53% des automobilistes montréalais qui utilisaient quatre pneus à neige, alors qu'aujourd'hui on parle de 78%.Mais c'est le plus bas taux au Québec, alors il y a du travail à faire », estime la porte-parole du ministre, tout en reconnaissant que plusieurs Montréalais utilisent très peu leur voiture en hiver, préférant le transport en commun, que d'autres ne roulent que lorsque la chaussée est sèche ou sur de courtes distances.« Un pneu à neige est réputé avoir une meilleur adhérence sur la glace qu'un pneu quatre saisons.Quoi qu'il en soit, tout sera étudié, mais il n'est pas question d'enclencher dans les prochaines semaines un règlement qui pourrait rendre la chose effective l'année prochaine.On va répondre au coroner dans un délai qu'on ignore encore », a dit Mme Mérizzi.L'application d'une telle obligation peut rencontrer diverses difficultés, explique-t-on au Ministère, certains automobilistes pouvant alors être portés, pour sauver de l'argent, à utiliser de vieux pneus d'hiver ou à conserver les leurs plus longtemps que de raison.Dans un tel cas, ces pneus seraient de toute évidence plus dangereux que des pneus quatre saisons neufs.Le chroniqueur automobile de La Presse, Éric Le François, croit pour sa part qu'une éventuelle loi en ce sens pourrait se heurter à des difficultés d'application à certains égards, notamment parce que pour un grand nombre de véhicules les pneus à neige ne sont pas disponibles à la première année d'introduction sur le marché.Il s'interroge aussi sur l'application d'une telle réglementation aux visiteurs d'autres provinces et des États-Unis.Quoi qu'il en soit, le ministère des Transports et la SAAQ se livreront d'abord à une analyse des accidents survenant durant l'hiver afin de mieux comprendre les facteurs contributifs, avant de répondre au coroner Trudeau.Selon Mme Mérizzi, c'est en été que surviennent les plus gros accidents de voiture au Québec.« Plus il fait beau, plus les gens vont vite.Plus il fait beau, plus il y a d'accidents.» Deux pays actuellement imposent une telle obligation aux automobilistes : la Suède et la Finlande.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Imposer l'usage des pneus à neige est beaucoup moins simple qu'il n'y paraît de prime abord.Touchez pas au no fault.QUÉBEC \u2014 L'idée du gouvernement Charest de moduler les indemnités versées aux victimes de la route en fonction du revenu des chauffards est hachée menue par les partis d'opposition au Québec, qui y voient une nouvelle forme odieuse de loterie.« Aussi bien créer une loterie des victimes d'accidents d'auto », a dénoncé hier le porte-parole du Parti québécois en matière de transports, Normand Jutras.Le projet de loi que présentera ce printemps le ministre québécois des Transports, Yvon Marcoux, va autoriser les accidentés de la route à poursuivre au civil les conducteurs condamnés, s'ils estiment que les dommages subis excèdent le montant des indemnités versées par la Société de l'assurance automobile.Cependant, le ministre songe à fixer un montant maximal à la demande d'indemnisation présentée en cour et à moduler la somme réclamée en fonction du revenu du criminel.« Si le ministre va de l'avant avec cette idée, une victime d'un conducteur millionnaire coupable d'acte criminel, recevra une indemnité plus élevée.Inversement, si le conducteur est moins nanti, comme c'est le cas pour la majorité, l'indemnité sera moindre », s'insurge M.Jutras.Presse Canadienne Pour réserver votre forfait Vive la famille, composez le 1 888 640-9611 ou visitez notre site à www.fairmont.com.Prix par chambre et par nuit.Sous réserve des disponibilités.Certaines périodes sont exclues.Taxes et pourboires en sus.Possibilité de surclassement, moyennant un supplément et sous réserve des disponibilités.Non offert à des groupes ou à des délégués de congrès.Les activités de plein air dépendent des conditions météorologiques.Aux deux centres de villégiature, accès 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PORTES OUVERTES www.mcgill.ca 3201309A POLITIQUE GASPÉSIA Personne ne veut payer les 200millions manquants PASCALE BRETON QUÉBEC \u2014 Confrontés à des coûts supplémentaires de 200 millions pour la relance de Papiers Gaspésia, le gouvernement Charest et le Fond de solidarité se lancent la balle pour savoir qui devra payer le plus gros de la facture.Le ministre du Développement économique et régional, Michel Audet, a annoncé hier en sortant de la réunion du Conseil des ministres que le gouvernement est prêt à allonger 50 millions de plus à la Société générale de financement (SGF), actionnaire à 25 % dans cette aventure considérée « à haut risque ».« Nous avons décidé de procéder ainsi en raison de l'impact économique considérable de ce projet pour la Gaspésie et du fait aussi que plus de 300 millions ont été dépensés dans ce projet », a expliqué le ministre.Cette aide financière est cependant conditionnelle à ce que les deux autres actionnaires, soit le Fonds de solidarité FTQ qui détient 50 % des parts et Tembec, qui possède les 25 % restantes, versent aussi une somme additionnelle de 100 et de 50 millions respectivement.Gaspésia, ancienne propriété d'Abitibi-Consolidated, a fermé ses portes en 1999, entraînant le licenciement de quelque 560 travailleurs.En décembre 2001, l'ancien premier ministre Bernard Landry a annoncé en grande pompe la relance de l'entreprise, promettant la création de 230 emplois.Initialement, cette relance devait coûter 490 millions et l'usine devait ouvrir ses portes l'automne dernier.Les travaux ont cependant pris du retard, entraînant des coûts de 200 millions de plus selon une nouvelle étude qui vient d'être réalisée à la demande des actionnaires.Si tous s'entendent sur l'importance du projet pour la région de la Gaspésie, assurant qu'il est encore « marginalement rentable », personne ne veut maintenant payer.Avec 170 millions investis à ce jour \u2014 dont une garantie de 35 millions à la banque \u2014 la FTQ a fait plus que sa part, a ainsi répliqué hier le président du Fond, Pierre Genest, au gouvernement.« Il n'y a pas de garantie que chacun doit mettre sa part de façon proportionnelle dans les réinvestissements.On ne se sent pas lié au risque de 50 %, d'aucune façon », a indiqué M.Genest.Investissement Québec À la suite d'une réunion du conseil d'administration hier, les membres se sont plutôt entendus pour injecter 65 millions de plus, une somme moindre que ce qui est souhaité par le gouvernement Charest.Pour combler le manque à gagner, le Fonds demande plutôt au gouvernement de hausser sa contribution par l'entremise d'Investissement Québec.Le prêt de 145 millions avec intérêts déjà consenti \u2014 dont 68 millions ont été versés à ce jour \u2014 pourrait être transformé en participation réelle, ce qui ferait d'Investissement Québec un nouvel actionnaire.« Si on réussit à faire un montage financier rapide, le dépassement ne sera pas de 200 millions, mais de 180 millions », a aussi fait valoir M.Genest, rappelant que la nouvelle estimation des coûts est très prudente.Il n'est pas question de changer les règles du jeu en milieu de parcours, a rétorqué en début de soirée le ministre Audet en fermant la porte.« Une grande partie de ces coûts excédentaires sont dus à des problèmes de productivité sur le chantier et ce sont les travailleurs de la FTQ construction en plus qui sont là.Alors ne demandez pas au gouvernement de prendre plus de risques qu'il en a maintenant.La FTQ doit faire sa part comme actionnaire.Les partis doivent se rencontrer encore aujourd'hui pour tenter de trouver une solution au litige.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE La Gaspésia fermée, en janvier 2000.Les placements en parts de fonds communs et le recours au service de répartition de l'actif peuvent entraîner des honoraires de gestion, des frais et des commissions d'entrée, de sortie ou de suivi.Avant d'investir, il est recommandé de lire le prospectus des fonds.Les rendements indiqués sont les rendements composés annuels totaux historiques calculés au 31 décembre 2003 ; ils tiennent compte de l'évolution de la valeur des parts et du réinvestissement des distributions, mais pas des frais de vente, de rachat ou de distribution, ni des frais facultatifs, ni des impôts sur le revenu, auxquels un porteur de ces titres peut être assujetti et qui auraient réduit les rendements.Les fonds communs de placement ne sont pas garantis ; leur valeur change fréquemment et il se peut que leurs rendements antérieurs ne soient pas reproduits.\u2020La remise sur les frais de transfert des REER est plafonnée à 150 $ ; elle s'applique exclusivement aux frais d'administration, et exclut les frais ou commissions liés au rachat de titres de fonds communs de placement.La remise sur les frais de transfert des REER est déposée directement à votre compte REER Altamira.Les comptes REER immobilisés ne sont pas admissibles.Cette offre est valable du 6 janvier 2004 au 31 mars 2004.Chacun voit sa retraite à sa façon.Pour certains, c'est faire le voyage dont ils rêvent depuis toujours.Pour d'autres, c'est entreprendre un travail qui leur tient à coeur.Altamira offre un vaste choix de produits REER pour répondre à vos besoins les plus divers : depuis le Fonds de revenu, un placement prudent, jusqu'au Fonds de capital pour les plus audacieux.L'un de nos représentants vous aidera à concevoir et exécuter un plan financier unique pour vous : c'est l'un des avantages pour lesquels le service à la clientèle d'Altamira est primé.1 866 8052227 ÉPARGNE FONDS D' INVESTISSEMENT SERVICES DE COURTAGE CONSEILS Des conseils aussi uniques que vous l'êtes.PRODUITS DE RETRAITE ALTAMIRA WE PAY THE TRANSFER FEES to move your investments to Altamira now\u2020 FONDS DE CAPITAL ALTAMIRA 42,8% 1 an 8,1% 3 ans 5,2 % 10 ans 11,1% Depuis la constitution 8,9% 5 ans Recherche la croissance en faisant des placements dans des petites entreprises canadiennes FONDS DE VALEUR MONDIAL ALTAMIRA 22,1% 1 an 6,6 % 3 ans S.O.10 ans 5,1% Depuis la 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regroupement.La Presse a appris que la directrice générale de l'AQCPE, Francine Lessard, a remis sa démission plus tôt cette semaine et il ne s'agirait là que du signe le plus visible d'un malaise plus profond.L'association est née il y a 10 mois à peine, de la fusion de la Fédération des centres de la petite enfance du Québec et de Concertaction inter- régionale des centres de la petite enfance du Québec.Plusieurs souhaitaient, l'ancien gouvernement principalement, un seul interlocuteur pour représenter le réseau sur les plans régional et provincial.Campagne électorale Créé alors que la campagne électorale battait son plein, le regroupement a ensuite vécu des semaines difficiles avec l'arrivée du gouvernement Charest qui a entraîné un climat d'incertitude.L'adoption de projets de loi controversé, dont l'un qui a fait grimper le prix des places de 5 à 7 $ par jour, de même que l'annonce de compressions financières et de nouvelles règles budgétaires pour le réseau ont amené l'AQCPE à se mouiller à plusieurs reprises sur la place publique au cours de l'automne.Les travaux sur l'équité salariale laissent aussi présager des moments difficiles au cours des mois à venir, d'autant plus que les éducatrices syndiquées à la CSN ont déjà tenu deux journées de grève depuis septembre et pourraient en tenir sept autres.L'un des problèmes, ont confié certaines sources à La Presse, c'est que les membres ne s'entendent pas sur la mission globale de l'AQCPE.Le site Internet de l'association indique à ce sujet que le regroupement « est doté d'un rôle politique, au nom de l'ensemble du réseau des CPE, d'un rôle de service, auprès de ses membres et des CPE, et d'un rôle de porte-parole des CPE du réseau, comme employeur », notamment dans les dossiers discutés avec Québec.Ainsi, certains se voient comme une table patronale, d'autres comme un groupe de pression, d'où certaines tensions au sein du réseau et du conseil d'administration qui compte 26 personnes.« Il y a un malaise dans la mission », a confirmé hier la directrice générale démissionnaire en entrevue.En même temps que sa lettre signifiant son départ, Mme Lessard a d'ailleurs remis à la présidente de l'association une réflexion sur l'état de situation de l'organisme.La journée de grève du 11 décembre, alors que la moitié des 986 CPE ont fermé leurs portes, en est un bon exemple, raconte Mme Lessard.« Il y a eu des gens qui étaient moins à l'aise pour aller sur la place publique avec les syndicats, d'autres qui trouvaient que c'était normal.Ça créait une sorte de confusion.Si tu représentes l'employeur, c'est un peu délicat que de sortir sur la place publique en compagnie de la CSN et de la CSQ.» Les régions de la Mauricie et de l'Outaouais avaient d'ailleurs décidé de ne pas emboîter le pas à la grève, même si d'autres gestes de soutien avaient été organisés lors de cette journée de grand dérangement.En commentant la démission de sa directrice générale hier, la présidente de l'AQCPE, Hélène Potvin, a voulu minimiser les signaux de malaise au sein du regroupement.« Les événements de cet automne touchent un très grand réseau et dans un grand réseau, il y a un grand nombre de personnes.Il peut y avoir des différences d'opinion.» Le bilan réalisé à la suite de toutes les prises de position de l'AQCPE montre d'ailleurs une mobilisation et un intérêt de la part des membres qui, chaque fois, a dépassé les objectifs, souligne-t-elle.« Il arrive des moments chauds où il y a toujours des discussions, des échanges et ça fait partie de la réalité.» La journée de grève du 11 décembre, alors que la moitié des 986 CPE ont fermé leurs portes, est un bon exemple de la situation, raconte Mme Lessard.« Il y a eu des gens qui étaient moins à l'aise pour aller sur la place publique avec les syndicats, d'autres qui trouvaient que c'était normal.Ça créait une sorte de confusion (.) » CE SOIR, LE GROS LOT BONI EST DE 30 MILLIONS $ Dans l'éventualité où il y aurait plusieurs détenteurs de la sélection gagnante 7 sur 7, le montant total du gros lot serait partagé entre chacun d'eux.www.loto-quebec.com 3201116A . ACTUALITÉS Les véhicules non blindés ne patrouillent plus à Kaboul ANDRÉ DUCHESNE La mort d'un soldat canadien et d'un soldat anglais à la suite de deux attaques suicide commises plus tôt cette semaine dans les rues de Kaboul ont incité le commandement de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) à suspendre les patrouilles à bord de véhicules militaires non blindés, tels les jeeps Iltis.Cette décision modifie sensiblement le travail des militaires, dont plusieurs centaines de Canadiens, affectés à la patrouille dans les rues de la capitale afghane.Chargée de maintenir la paix et la sécurité au sein de la population, la Force internationale s'est aussi donné pour mandat d'établir des contacts directs avec les Afghans.Or, les patrouilles pédestres et à bord de véhicules non blindés facilitent les rencontres.De plus, les Iltis, véhicules légers (de 1550 kilos) avec portes et toit en toile, étaient fort utiles pour se rendre dans certains quartiers de la ville, là où les résidences sont accrochées à flanc de colline et où les routes ressemblent davantage à des sentiers.« La décision de se servir de véhicules blindés pour le moment est une décision du commandant de la Force internationale, le général (allemand) Götz Gliemeroth.À mon avis, nous allons éventuellement retourner à la même procédure des patrouilles que nous avions auparavant », a déclaré à ce sujet le chef d'état-major des Forces canadiennes, le général Ray Henault, mercredi au cours d'un point de presse.Le général Gliemeroth sera remplacé par un officier canadien, le lieutenant- général Rick Hillier, d'ici quelques jours.Il sera alors intéressant de voir s'il maintiendra la décision de son prédécesseur à propos des patrouilles.L'utilisation des véhicules Iltis est souvent remise en question depuis que deux soldats canadiens ont perdu la vie le 2 octobre dernier après le passage de leur jeep sur une mine.De plus, l'attaque suicide qui a coûté la vie au caporal Jamie Murphy mardi dernier a été perpétrée alors que ce dernier se trouvait assis à l'arrière d'un Iltis.Les Américains avaient averti les Canadiens de ne pas utiliser de véhicules non blindés en Afghanistan.De son côté, le général Henault refuse de faire des spéculations quant aux conséquences des incidents ayant coûté la vie à trois de ses hommes s'ils s'étaient trouvés à bord de véhicules blindés.Chose certaine, le Canada a fait l'achat d'une centaine de véhicules Mercedes dit G-Wagon, dotés d'un blindage léger et qui seront livrés en Afghanistan d'ici quelques semaines.Ils remplaceront les Iltis dans les patrouilles.Pendant ce temps, en Afghanistan, les Canadiens assurent qu'ils maintiendront leur niveau de patrouille dans les rues de la capitale.« Ça va se faire autrement, mais nous serons sur le terrain.On a une mission à faire et ce n'est pas en restant barricadés dans nos camps qu'on va la réaliser », a déclaré hier au cours d'un entretien téléphonique depuis Kaboul le major Roland Lavoie.La similarité des deux attaques suicide des derniers jours fait reconnaître au major général Andrew Leslie, adjoint du général Gliemeroth, qu'il y a un lien entre les deux.Se refusant à conclure que les attentats portent la signature des talibans (d'autres groupes terroristes sont actifs sur le territoire, dit-il), le major général Leslie dit anticiper d'autres attentats.Il qualifie d'« animaux » les auteurs de ces attaques qui font aussi des victimes dans la population civile sans défense.D'autre part, hier, le ministre canadien des Affaires étrangères, Bill Graham, a indiqué au cours d'un point de presse à Ottawa que le Canada ne prolongera pas sa mission en Afghanistan au-delà du mois d'août, comme le rapportait La Presse lundi.«Des prix pareils, ça durera pas une escousse!» Ces offres se terminent le 2 février 2004.1 866 876-VITE www.bell.ca/web Magasin Espace Bell 19 / mois les 6 premiers mois1 95 $ 29/ mois les 6 premiers mois2 95 $ Services Sympatico offerts exclusivement aux clients résidentiels, là où la technologie le permet, et sujets aux conventions de services publiées sur www.conventions.sympatico.ca.Certaines conditions s'appliquent.Tarifs/offres sujets à changement sans préavis et ne peuvent être combinés avec aucune autre offre Sympatico.Taxes en sus.Les offres prennent fin le 2 février 2004.1.Le tarif mensuel courant (actuellement 29,95$) prendra effet par la suite et comprend l'accès, l'utilisation du modem et un total de 2 Go de téléchargement par mois.Des frais s'appliquent pour tout téléchargement excédentaire.2.Sujet à un engagement de 12 mois.Le tarif mensuel promotionnel de 34,95$ prendra effet par la suite et comprend les frais d'utilisation du modem.Des frais de 100$ s'appliquent si vous annulez votre engagement avant terme.Sympatico est une marque de commerce de Bell Canada.3202043A Le petit Café Sarajevo a raison d'un géant, la Guilde des musiciens L'établissement n'est pas un producteur d'artistes, tranche la Cour supérieure CHRISTIANE DESJARDINS C'est David qui a eu raison de Goliath.La Guilde des musiciens n'a pas à s'immiscer dans les affaires du Café Sarajevo, qui n'est pas un producteur au sens de la loi, a tranché hier la Cour supérieure, en renversant une décision rendue en novembre 2002 par la Commission de reconnaissance des associations d'artistes et de producteurs.En novembre 2002, la Commission avait conclu que le Café Sarajevo, où des musiciens et poètes de la relève se produisent en fixant eux-mêmes le prix d'entrée ou en faisant une collecte, était un producteur d'artistes.Elle avait ordonné au petit café-restaurant de la rue Clark de commencer sans délai à négocier avec la Guilde des musiciens du Québec pour fixer les cachets des artistes.Ce que le propriétaire, Osman Koulenovitch, qui se décrit comme un éducateur et un adepte de la spontanéité plutôt qu'un «producteur », a toujours refusé de faire.Pour lui, son établissement est un endroit où les jeunes artistes viennent faire leurs premiers pas avant de prendre leur envol, ou.leur retraite.« Ce que je fais, c'est un jardin où ils grandissent.Aussitôt qu'il y a des caméras, des projecteurs, des poudres, des maquillages, allez-vous-en, vous n'êtes pas pour moi.Ils partent tout seuls », a-t-il déclaré dans le cadre de cette affaire.Il n'y avait pas d'engagement ferme entre le Café et les artistes, et l'établissement ne récolte pas un sou des prestations des artistes qui s'y produisent.Le juge Jean-Pierre Sénécal s'étonne que la Commission ait conclu, en dépit de la preuve, que le Café Sarajevo était un producteur au sens de la loi.« La nature, la gravité et l'effet cumulatif des erreurs commises par la Commission rendent la décision attaquée manifestement déraisonnable », écrit-il dans sa décision.Hier, M.Koulenovitch savourait sa victoire.« Cela forçait tout le monde à être membre de la Guilde.L'art, c'est la nourriture de l'âme, je suis pour la liberté pour la relève.Nous allons accueillir les artistes de la relève jusqu'à ce que le Québec soit un pays libre », dit celui qui ne porte manifestement pas dans son coeur la toute-puissance des syndicats.« J'ai connu la saloperie en ex-Yougoslavie », souligne- t-il, avant d'ajouter: « C'est comme si on créait un syndicat pour les peintres.Ça voudrait dire que tous les peintres, même ceux qui commencent, ne pourraient pas vendre leurs toiles en bas de 100 $.» Enfin, soulignons que dans cette affaire, « David » avait réussi à rallier quelques gros canons à sa cause, puisqu'il avait l'appui de l'ADISQ, du Réseau indépendant des diffuseurs d'événements artistiques unis, ainsi que de la Société des fêtes et festivals du Québec.Les sinistrés sont à bout de nerfs SÉBASTIEN RODRIGUE ET MARIO CLOUTIER Elle monte, elle descend, puis elle remonte.La rivière des Prairies joue sans arrêt avec la patience des riverains de Montréal et de Laval, poussant à bout de nerfs certains d'entre eux face à la montée de l'eau sur leur propriété.Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Chagnon, parle d'une « situation délicate ».Le niveau de l'eau a atteint plus ou moins un mètre et demi de plus que le seuil jugé critique, soit 19,87 mètres au-dessus du niveau de la mer.Pour éviter de faire plus de mal que de bien en brisant des embâcles, les autorités veulent creuser un chenal qui va du fleuve Saint- Laurent jusqu'au barrage d'Hydro- Québec.Coût de l'opération : de 300 000 $ à 1 million de dollars.« Cette opération permettra, pour le printemps prochain, de diminuer les risques de reprise d'inondations », estime le ministre de la Sécurité publique Québec dispose d'un budget ouvert pour ces opérations.Déjà, les inondations ont causé des dépenses publiques de près de 14 millions cette année, alors que le livre des crédits ne prévoyait que 4,5 millions.Les propriétaires seront dûment indemnisés, même en zone inondable.Un problème s'ajoutera bientôt si la situation reste précaire : les égouts.En raison de la crue des eaux, ce problème affectera des maisons qui ne sont pas nécessairement près du bord de l'eau, ni en zone inondable, mais qui pourraient connaî t re un refoulement d'égout.Exaspération chez les sinistrés Dans une petite pizzeria située non loin du secteur inondé du quartier Sainte-Dorothée, à Laval, une résidante de la rue Jetté a craqué hier après avoir tenté en vain de constater l'ampleur des dégâts dans sa maison.« On ne dort plus, on passe notre temps à déplacer des pompes », expliquet- elle entre deux sanglots.L'eau a atteint les maisons il y a près de deux semaines dans cette petite rue située dans l'ouest de l'île Jésus.Mais depuis lundi, la rivière s'est faite de plus en plus menaçante.« Les gens sont démoralisés.Ils sont à bout de nerf », confie Claude Brière qui est venu donner un coup de main à son gendre pour vider sa maison.Les inondations se sont également étendues à la terrasse de la Capricieuse, tout juste à côté de l'endroit où les égouts pluviaux ont débordé, inondant une portion de la rue.Guy Rochefort ne perdait pas une seconde pour protéger sa résidence coincée entre l'eau de la rivière et la petite mare formée par l'égout pluvial.« Si au moins ça peut ralentir la progression de l'eau », lance-t-il.Avec sa femme, il a acheté la maison il y a un an avec une vue splendide sur la rivière des Prairies et une inspection en poche attestant l'absence de risque d'inondation.« On pensait que c'était un petit coin de paradis », confie Monique Rochefort.Remblai de neige, sacs de sable, le couple se battait de toutes ses forces pour stopper l'eau.« J'ai pris congé, mon travail n'est plus une priorité, la priorité c'est de sauver notre maison », dit M.Rochefort.Le nombre d'évacuations n'a pas beaucoup changé parmi les riverains à Laval.L'eau continuait toutefois de préoccuper les autorités dans les quartiers de Lavaldes- Rapides et de Sainte-Dorothée, même si le niveau demeurait stable après avoir descendu et monté durant les 24 dernières heures.Du côté de Montréal, la Ville a ouvert son centre de coordination des mesures d'urgence pour fournir de l'aide aux trois arrondissements touchés par les caprices de la rivière des Prairies, et des mesures d'hébergement temporaire ont été prévues.Une douzaine de maisons dans l'arrondissement de Pierrefonds-Senneville et quelques autres dans Ahuntsic- Cartierville étaient toujours incommodées par l'eau.Hydro-Québec a continué à briser la glace avec son bateau pour la troisième journée hier, mais le travail s'avérait de plus en plus difficile, selon le porte-parole de la société d'État, Éric Moisan.L'épaisseur de la glace a ralenti la progression du bateau qui s'est activé sur près d'un kilomètre et demi depuis mardi.À Terrebonne, le niveau de la rivière des Mille-Îles est demeuré sensiblement le même et cinq résidences étaient toujours évacués, rue Bellerive.La municipalité a toutefois entrepris une nouvelle tentative pour briser l'embâcle près du pont du chemin de fer dans le Vieux-Terrebonne.Quant à la rivière Richelieu, elle causait toujours des problèmes à quelques résidences à Chambly et Saint-Mathias.PHOTO PATRICK SANSFAÇON, LA PRESSE © Alors que la rivière des Prairies déborde dans le secteur du quartier Sainte-Dorothée à Laval, manifestement, tous les moyens sont bons pour venir en renfort.La Sécurité civile entreprend aujourd'hui de libérer la rivière SÉBASTIEN RODRIGUE La Direction de la sécurité civile entreprend à partir d'aujourd'hui de débloquer la rivière des Prairies en faisant installer trois barges munies de pelles hydrauliques qui vont littéralement gruger la glace de l'est vers l'ouest.Des bateaux à remorque amèneront les trois barges de 18 sur 27 mètres à la hauteur de Repentigny où le travail débutera.Selon les experts consultés par la Direction de la sécurité civile, les imposantes pelles hydrauliques vont casser la glace pour ensuite laisser les blocs flotter vers le fleuve Saint-Laurent.Les barges seront poussées par les bateaux à remorque ou tirées en amont avec l'aide des pelles.On espère ainsi libérer les trois embâcles qui causent tant de souci aux résidants des abords de la rivière des Prairies.« C'est une opération semblable à une chirurgie délicate », illustre François Gaumond, porte-parole de la Direction de la sécurité civile.Cette solution n'a pu être mise en branle plus rapidement parce que les experts mandatés par la sécurité civile devaient d'abord effectuer une expertise complète sur la rivière, selon M.Gaumond.Il fallait aussi connaître la direction que prenait l'eau afin d'intervenir efficacement, ajoute-t-il.Par ailleurs, les autorités ne veulent pas non plus déplacer le problème vers des municipalités jusqu'ici épargnée.L'opération se fera donc sous haute surveillance.MONTRÉALPLUS Marchandise sélectionnée.Vente finale.Aucune rectification de prix sur marchandise soldée.Complexe Les Ailes, centre-ville Montréal (514) 282-4537 Nous diminuons la superficie de notre magasin et devons libérer de l'espace.6 millions $ de marchandise à liquider! 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avocats de Gillet et de six autres requerants.Tous les juristes n'etaient toutefois pas unanimes.Si certains croient que le juge Martin s'est deja forge une opinion et que, pour l'apparence de justice, il vaudrait mieux qu'il se recuse, d'autres estiment qu'il n'y a pas necessite d'en venir la.D'ailleurs, le juge Martin ne donnait pas l'impression d'une personne qui tire un trait sur son engagement dans la cause, il y a deux semaines.Il serait donc assez etonnant qu'il se rende a la requete du ministere public si celui-ci lui demande de se recuser.Il faut un motif majeur, telle une preuve de partialite, pour qu'un juge en vienne la.Des juristes estiment que le juge Martin etait en droit de rendre un jugement tel que celui d'il y a deux semaines, car il se devait d'evaluer le travail des policiers, vu les declarations contradictoires de la plaignante principale dans le dossier de Robert Gillet.Quoi qu'il en soit, tout ce travail s'est fait en l'absence du jury et, au cours du proces a venir, c'est lui qui sera le juge des faits alors que le president du tribunal ne sera que le juge du droit.PHOTO LE NOUVELLISTE A la suite de recherches qui ont dure pres de 24 heures, un petit avion disparu depuis mercredi apres-midi a ete trouve hier dans un champ de La Visitation, pres de Nicolet.Le pilote, Yvon Lemire, 64 ans, de Saint-Zephirin-de-Courval, est mort dans l'ecrasement de son appareil.Une enquete sera menee par le Bureau de la securite des transports du Canada afin de determiner les causes et les circonstances de cet accident.Le Parti communiste canadien en congres NICOLAS BERUBE Une centaine de sympathisants communistes se sont reunis hier dans une salle communautaire de Montreal pour donner le coup d'envoi du 34e congres du Parti communiste canadien (PCC).Alors que tous les partis politiques tentent ces jours-ci de rejoindre la classe moyenne , le PCC se targue d'etre seul a defendre les interets de la classe ouvriere .La soiree d'hier reunissait d'ailleurs plusieurs chefs syndicaux, dont le president du syndicat des cols bleus regroupes de Montreal, Michel Parent.Je ne suis pas membre du Parti, mais je suis d'accord avec certaines de ses positions, a-t-il dit.L'ecart entre les riches et les pauvres augmente constamment.Il faut se battre pour une meilleure redistribution des richesses.Pour Andre Parizeau, chef du Parti communiste du Quebec et membre de la direction du Parti communiste du Canada, le mouvement est en train de sortir de la lethargie qui l'a caracterise pendant les annees 90.Les annees qui ont suivi la chute de l'URSS ont ete difficiles pour le Parti, a-t-il explique.Il y a six ans, nous n'avions que 10 membres au Quebec.Aujourd'hui, nous avons 60 membres actifs qui font beaucoup de benevolat.C'est signe que notre message passe mieux qu'avant.Selon lui, plusieurs facteurs rendent les gens plus ouverts aux idees communistes.Le vent de droite qui souffle sur la politique canadienne et quebecoise choque de plus en plus de travailleurs.Les gens veulent du changement.Des delegations de Cuba et du Mexique sont venues assister au congres, qui se deroulera jusqu'a dimanche.C'est la premiere fois que le congres annuel du PCC se deroule au Quebec.Deborah Burke, presidente du syndicat canadien des Postes, qui compte 54 000 membres, a rappele que le PCC etait connecte sur plusieurs enjeux qui font l'actualite.Ca me revolte d'entendre Paul Martin dire que le Canada va participer au bouclier antimissile du president Bush, dit-elle.Notre systeme de sante est sousfinance, mais le premier ministre est pret a mettre des millions de dollars pour seduire les Americains.C'est le genre de choses qu'on se doit de denoncer.On se calme.Prends ton souffle egal, disait mon grand-pere.Pas toujours facile.Veritable barometre de la nervosite, Decontrak-Tin ramene le calme et apaise.Decontrak.l'esprit.Decontrak.le corps.Decontrak.la pensee, quand nous n'arrivons plus a le faire spontanement.Le principe actif du Decontrak-Tin est 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2004-01-29 2004-01-28 3 460 4 5006 NUMERO: 186063 NUMERO: 815213 GAGNANTS LOTS LOTS BONIS Tirage du 2004-01-28 666,67 $ 373,13 $ 531,91 $ Seules les selections participant au Lotto 6/49 et au Quebec 49 sur lememe billet sont admissibles a la promotion.PROCHAIN GROS LOT BONI LE 30 JANVIER 2004 30 000 000 $ 2004-01-29 07 10 21 56 ( 51) ACTUALITÉS EN BREF Histoires de pêche urbaine Et puis, ça mord?SRAS: mutations identifiées Des scientifiques chinois ont identifié les mutations génétiques du virus du SRAS survenues au cours de l'épidémie de l'hiver dernier, rapporte une étude publiée par la revue Science qui conforte la thèse selon laquelle la maladie franchirait la barrière des espèces pour passer de l'animal à l'homme.L'étude suggère qu'une réaction rapide face à de nouveaux cas de syndrome respiratoire aigu sévère est cruciale pour éviter que les souches n'aient le temps de s'adapter à l'homme.« S'il y a une leçon à tirer, c'est qu'il faut l'arrêter précocement avant que (le virus) n'apprenne à se propager chez l'homme », souligne le spécialiste de l'évolution Chung-I Wu.Associated Press La Grippe aviaire: la Chine nie La Chine a affirmé hier ne pas être à l'origine de l'épizootie de grippe aviaire, qui continue à s'étendre en Asie, poussant notamment l'Indonésie à céder aux pressions internationales et à ordonner l'abattage de toutes ses volailles infectées.L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis en garde hier contre le danger d'abattre les volailles atteintes de grippe aviaire dans de mauvaises conditions sanitaires, ce qui pourrait provoquer une mutation catastrophique du virus.Il faudrait pour cela que le virus de la grippe aviaire se combine avec un virus de grippe humaine porté par des personnes chargées d'abattre les poulets.Selon l'hebdomadaire britannique New Scientist, la grippe du poulet a probablement commencé à se répandre en Chine au premier semestre 2003.AFP Microsoft offre 250000$ Microsoft a promis hier de verser une récompense de 250 000 $ à toute personnes qui aidera les autorités à mettre la main sur l'auteur du virus- « ver » My Doom, qui se répand rapidement par le courriel.Toute personne disposant d'informations doit contacter le FBI ou Interpol, précise Microsoft.Selon les autorités fédérales américaines, ces récompenses offertes par Microsoft sont les plus importantes jamais promises par le secteur privé.Et le FBI ne serait pas franchement ravi de l'initiative.AP PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Bien installé sur le fleuve Saint-Laurent, François et Martin Desnoyers ont tourné le dos à la Ville de Montréal et aux soucis de la vie urbaine hier pour taquiner le poisson à la hauteur de l'arrondissement de Boucherville.Votre nouvelle Toyota ne part jamais sans un plein réservoir d'essence, l'assistance routière et des tapis protecteurs.Votre concessionnaire www.acces.toyota.ca RECRUESDE L'ANNÉE À PRIXMIDGET VOITURES À LA LOCATION 1re MENSUALITÉu DÉPÔT DE SÉCURITÉu OU CRÉDIT À L'ACHAT ÉQUIVALANT À 1 MENSUALITÉ DE LOCATIONuu SUR TOUTES LES VOITURES 2004 EN STOCK 0$ CAMIONS À LA LOCATION 1re ET 2eMENSUALITÉSu DÉPÔT DE SÉCURITÉu OU CRÉDIT À L'ACHAT ÉQUIVALANT À 2 MENSUALITÉS DE LOCATIONuu SUR TOUS LES CAMIONS 2004 EN STOCK 0$ Sequoia Tundra Tacoma 4Runner Highlander Sienna RAV4 Programmes de location au détail et de financement à l'achat de Toyota Canada inc.Sur approbation de crédit par Toyota Services Financiers.u Offres de location au détail valables sur les modèles Echo Hatchback CE 2004 (JT123M AA) et Echo berline 2004 (BT123M AA) neufs en stock.Première mensualité de 0 $ sur tous les modèles Corolla, Matrix, Camry, Solara, Celica et Avalon 2004 neufs en stock à l'exception de la Prius 2004, pour des termes de location de 48 mois (Echo 2004 pour des termes de location de 60 mois).Dans l'éventualité qu'un client désire avoir un terme de location moindre que 48 mois (Echo 2004, moindre que 60 mois), un rabais représentant le coût d'une mensualité basée sur un terme de 48 mois (terme de 60 mois pour l'Echo 2004) sera accordé.Première et deuxième mensualités de 0 $ sur tous les modèles RAV4, Highlander, 4Runner, Sienna, Tacoma, Tundra et Sequoia 2004 neufs en stock pour des termes de location de 48 mois.Dans l'éventualité qu'un client désire avoir un terme de location moindre que 48 mois, un rabais représentant le coût de deux mensualités basées sur un terme de 48 mois sera accordé.Aussi, offre de 0 $ dépôt de sécurité sur tous les modèles 2004 neufs en stock à la location, à l'exception de la Prius 2004.Franchise annuelle de 24 000 km.Frais de 7 ¢ (Echo Hatchback CE et Echo berline 2004) du kilomètre excédentaire.Immatriculation, assurances et taxes en sus.uu Crédit à l'achat équivalant à une mensualité de location basée sur un terme de 48 mois (une mensualité de location basée sur un terme de 60 mois pour l'Echo 2004), pour les modèles Corolla, Matrix, Camry, Solara, Celica et Avalon 2004 neufs en stock à l'exception de la Prius 2004.Crédit à l'achat équivalant à deux mensualités de location basées sur un terme de 48 mois, pour les modèles RAV4, Highlander, 4Runner, Sienna, Tacoma, Tundra et Sequoia 2004 neufs en stock.L'immatriculation, les frais de transport, la préparation, l'enregistrement (y compris RDPRM), les frais d'administration, l'assurance et les taxes sont en sus.Prix Accès pour les modèles Echo Hatchback CE 2004 (JT123M AA) et Echo berline 2004 (BT123M AA) neufs en stock.Les Prix Accès indiqués dans cette publicité sont en vigueur jusqu'au 2 février 2004 et sont établis par les concessionnaires Accès Toyota pour les concessionnaires participants de la région de Montréal.L'immatriculation, les frais de transport, la préparation, l'enregistrement (y compris RDPRM), les frais d'administration, l'assurance et les taxes sont en sus.Composez le 1 888 Toyota-8 ou visitez www.acces.toyota.ca.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Le rabais aux diplômés (jusqu'à 1 000 $ de remise) peut différer selon le modèle.Photos à titre indicatif 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MEUBLES GROS ÉLECTROS APPAREILS ÉLECTRONIQUES DUOS-SOMMEIL .on parle de millions! 9,99 $ serviettes jacquard Santens grand lit serviette de bain 3202597A LE TOUR DU GLOBE Un attentat fait 10morts près de la résidence d'Ariel Sharon Israël a libéré 400 prisonniers palestiniens dans le cadre d'un échange SOMALIE Nouveau Parlement Dévastée depuis 1991 par la guerre civile, la Somalie a fait un pas vers la paix avec la signature hier à Nairobi (Kenya voisin), par plusieurs chefs de guerre et hommes politiques, d'un accord sur la formation d'un nouveau Parlement, sur des bases claniques.Les 275 membres de ce Parlement devront ensuite élire un président pour tenter de réunifier un pays livré à l'anarchie, aux tentations sécessionnistes et au pouvoir arbitraire des chefs de guerre.L'accord fait partie d'une charte fédérale, adoptée en juillet dernier et qui détaille comment la Somalie sera gouvernée dans les cinq prochaines années.d'après AFP CORÉE DU NORD Armitage en Chine Le secrétaire d'État adjoint américain, Richard Armitage, est arrivé hier soir à Pékin pour des entretiens qui porteront notamment sur la Corée du Nord et l'Irak.À son arrivée en provenance du Japon, Richard Armitage a déclaré que les États-Unis étaient « extraordinairement reconnaissants» à la Chine de ses efforts pour organiser des pourparlers à six (Russie, Japon, États-Unis, Chine, Corée du Sud, Corée du Nord) sur la crise nordcoréenne, et a exprimé l'espoir que les discussions pourraient reprendre le mois prochain.d'après AFP ARABIE SAOUDITE Accrochage meurtrier Cinq membres des forces de sécurité saoudiennes et le père d'un activiste recherché ont été tués lors d'un accrochage avec des éléments armés hier à Riyad.Les forces de sécurité avaient d'abord procédé hier matin à plusieurs arrestations avant de lancer en soirée un raid contre la résidence d'un activiste dans l'est de la capitale saoudienne, où des suspects armés ont ouvert le feu sur eux, tuant cinq policiers et le père du principal suspect.d'après AFP AFGHANISTAN Soldats américains tués Sept soldats américains ont été tués et un autre a été porté disparu dans l'explosion d'une cache d'armes hier près de Ghazni, dans le sudest de l'Afghanistan.Les militaires américains appartenaientt au Commandement des forces combinées.Trois autres soldats et un interprète de nationalité afghane ont été blessés.Ces nouveaux décès porte à 107 le nombre de militaires américains tués en Afghanistan dans le cadre de l'opération Liberté immuable.Trente militaires américains sont morts en opération, et 77 sont décédés accidentellement, incluant ce dernier incident.d'après AFP EUROPE Immigration accrue Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a lancé hier à Bruxelles un plaidoyer en faveur d'une Europe ouverte à tous, en recevant le prix Sakharov 2003 du Parlement européen pour les droits de l'homme, attribué à l'ONU en hommage à son personnel tué en Irak le 19 août dernier.« Les immigrants ont besoin de l'Europe, mais l'Europe a aussi besoin des immigrants », a lancé M.Annan.« Une Europe repliée sur elle-même deviendrait plus mesquine, plus pauvre, plus faible, plus vieille aussi », a-t-il dit.d'après AFP AGENCE FRANCE-PRESSE JÉRUSALEM \u2014 Dix Israéliens ont été tués dans un attentat perpétré par un kamikaze palestinien dans un autobus au coeur de Jérusalem- Ouest hier, le jour où Israël a libéré des centaines de détenus palestiniens et arabes dans le cadre d'un échange avec le Hezbollah libanais.Le kamikaze s'est tué en actionnant sa bombe à une trentaine de mètres de la résidence officielle du premier ministre Ariel Sharon, blessant en outre une cinquantaine de personnes, dont 13 grièvement.Il s'agit du premier attentat suicide en Israël cette année.La dernière attaque remonte au 25 décembre dernier près de Tel-Aviv.L'attentat est intervenu au lendemain d'une incursion de l'armée israélienne dans le quartier Al-Zeitoun de Gaza, au cours de laquelle huit Palestiniens ont été tués, dont quatre militants du mouvement Jihad islamique.Le groupe armé des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, un groupe armé lié au Fatah de Yasser Arafat mais relativement autonome, a revendiqué l'attaque, affirmant dans un communiqué qu'il voulait venger le « massacre » de Gaza.Selon ce groupe, le kamikaze, un policier âgé de 24 ans du camp de réfugiés de Ayda dans la région de Bethléem en Cisjordanie, a laissé un testament dans lequel il affirme vouloir venger par l'attentat « les martyrs de Gaza » et les « agressions » israéliennes contre le peuple palestinien.Le premier ministre palestinien Ahmad Qoreï a condamné l'attentat ainsi que « la violence dirigée contre notre peuple », comme l'incursion de Gaza.Les morts causés par l'attentat portent à 3727 le nombre de personnes tuées depuis le début de l'Intifada à la fin de septembre 2000, dont 2785 Palestiniens et 875 Israéliens.Ariel Sharon a convoqué pour la soirée le ministre de la Défense, Shaoul Mofaz, et de hauts responsables de la sécurité.L'objectif de la réunion n'a pas été précisé, mais en règle générale, de telles réunions, après des attentats, sont destinées à examiner les ripostes possibles.Le chef de la diplomatie israélienne, Sylvan Shalom, a déclaré lors d'un entretien téléphonique avec le secrétaire d'État américain Colin Powell, que «les commanditaires des terroristes kamikazes ne resteront pas impunis ».La réunion convoquée par M.Sharon devait se dérouler au siège de l'état-major à Tel-Aviv, immédiatement après la cérémonie d'accueil pour les dépouilles de trois militaires israéliens remises par le Hezbollah dans le cadre d'un échange avec Israël.Un appareil israélien transportant les corps des trois soldats et le colonel de réserve israélien Elhanan Tannenbaum, enlevé par le Hezbollah en octobre 2000, a atterri en soirée à Tel-Aviv en provenance d'Allemagne.Au même moment, 21 des 23 prisonniers libanais libérés par Israël dans le cadre de l'échange sont arrivés à l'aéroport de Beyrouth à bord d'un avion militaire allemand.Israël a aussi libéré 400 prisonniers palestiniens, à des barrages militaires à l'entrée de villes palestiniennes de Cisjordanie ainsi qu'au point de passage d'Erez dans la bande de Gaza.La plupart devaient être libérés plus tard cette année.Dans la région de Ramallah, 57 détenus ont été relâchés et conduit immédiatement à bord de trois cars vers le quartier général du dirigeant palestinien Yasser Arafat, qui a remercié le Hezbollah.« Sans le Hezbollah, nous ne serions pas revenus dans nos familles », a dit depuis le car Bahaa Al-Hatou, condamné à cinq ans et demi de prison, dont il avait purgé la moitié.À Washington, le porte-parole de la Maison Blanche, Scott Mc Lellan, a déclaré que « ces attentats terroristes ne font que saper les aspirations et les « espoirs du peuple palestinien ».PHOTO AFP Un prisonnier palestinien libéré fait le signe de la victoire et agite son keffieh au moment où le car franchissait le point de passage de Salem, en Cisjordanie.Lord Hutton lave-t-il trop blanc?ISABELLE HACHEY REGARD SUR LE MONDE LONDRES \u2014 Personne ne s'y attendait.Depuis six mois, le gouvernement de Tony Blair était accusé des crimes les plus sombres que l'on puisse imaginer.D'abord, il avait malmené un homme jusqu'à le pousser au suicide.Ensuite, et plus grave encore, il avait entraîné le pays en guerre sur la base d'un mensonge.Et voilà qu'en une seule journée, mercredi, le juge Brian Hutton a pulvérisé ces accusations sous les 720 pages d'un rapport dévastateur pour la BBC.Son verdict ne pourrait être plus tranché : dans l'affaire David Kelly, la chaîne publique avait tort, et le gouvernement avait raison sur toute la ligne.Tous s'attendaient à un rapport aux tons de gris, dans lequel le juge distribuerait les blâmes de part et d'autre.Le document est plutôt noir et blanc.Noir pour la BBC, dont le président et le directeur général ont remis leur démission, et blanc pour le gouvernement.Trop blanc, selon plusieurs.À la une du quotidien The Independent, hier, une page entièrement vide, avec un seul mot: WHITEWASH.Une opération de blanchiment.Tout aussi juge (et même lord) soit-il, Brian Hutton ne convainc pas.Ni les médias ni le public.Selon un sondage publié dans l'Evening Standard, la plupart des Britanniques estiment injuste que la BBC reçoive presque tout le blâme dans cette affaire.On dénonce le conservatisme du magistrat de 72 ans, trop enclin à soutenir l'establishment.On souligne qu'il a été choisi par le gouvernement pour mener l'enquête \u2014 alors qu'avant-hier encore, tous vantaient son intégrité sans tache.On l'accuse surtout d'avoir sélectionné les témoignages favorables au gouvernement, écartant ceux, tout aussi cruciaux, qui contredisaient ses conclusions.Les journalistes qui ont couvert les six semaines d'audiences, l'été dernier, se sont presque étouffés d'indignation lorsqu'ils ont entendu le juge Hutton conclure que le désir de M.Blair de publier un dossier de preuves solide contre Saddam Hussein avait peut-être influencé «inconsciemment» les agents de renseignement chargés de rédiger ce dossier, quelques mois avant la guerre en Irak.Inconsciemment ?Au cours des audiences, tout le monde a pu voir les courriels envoyés par Downing Street au chef des services de renseignement, John Scarlett, exigeant que le conditionnel soit remplacé par l'indicatif et que des phrases un peu trop prudentes soient reformulées pour leur donner plus d'impact.La pression exercée par les conseillers de Tony Blair était évidente.Le gouvernement a même demandé (et obtenu) l'élimination d'un passage, où les services de renseignement estimaient que Saddam Hussein utiliserait ses armes de destruction massive (ADM) uniquement s'il était attaqué.« Cette phrase cause un certain problème », avait jugé Downing Street.En effet, elle aurait pu sembler inquiétante dans un document devant servir de tremplin à la coalition anglo-américaine pour lancer une guerre contre le dictateur irakien.Devant le juge Hutton, des agents ont avoué leur malaise face à un dossier qu'ils considéraient exagérés à des fins politiques.Lord Hutton a ignoré leurs témoignages.Page après page, son rapport donne le bénéfice du doute au gouvernement, optant systématiquement pour sa version des faits.Alors, si le dossier qui a convaincu la nation britannique de l'urgence d'une guerre était fiable, comme le conclut le juge Hutton, où diable se trouvent les ADM si dangereuses pour la sécurité mondiale ?Le rapport ne répond pas à cette question cruciale.Rien, dans ces 720 pages, ne parvient à expliquer la contradiction entre les déclarations alarmistes faites avant la guerre sur la menace irakienne et l'incapacité des forces de la coalition à trouver une seule preuve de cette menace.La principale erreur du journaliste de la BBC, Andrew Gilligan, fut d'avoir affirmé en ondes que le premier ministre avait délibérément trompé la nation en ajoutant au dossier des informations qu'il savait probablement fausses.En fait, M.Blair n'a pas menti : il croyait vraiment que Saddam Hussein possédait des ADM.L'ancien ministre Robin Cook, qui a démissionné pour marquer son opposition à la guerre, n'en a jamais douté : « Au contraire, j'ai toujours été préoccupé par le fait qu'il approchait la question avec une sincérité toute évangélique, qui ne supportait aucune contradiction.» M.Blair n'a pas menti, mais il avait tort.Même David Kay, ancien chef des inspecteurs d'armes dépêchés en Irak par la coalition, ne croit plus en leur existence.Tous les rapports n'y changeront rien : tant que le premier ministre n'admettra pas s'être trompé, le fantôme irakien continuera de le hanter.QUI EST LE NO 13 ?Qui, au Québec, a le plus d'influence dans le secteur culturel, sur scène ou dans les coulisses, parmi les artistes, les entrepreneurs, les décideurs ?Ne manquez pas pour la troisième année, le Top 25 des plus influents établi par l'équipe des Arts et Spectacles, dans La Presse demain.MONDE MONDE Howard Dean fait le ménage dans son état-major AGENCE FRANCE-PRESSE WASHINGTON \u2014 Le candidat démocrate Howard Dean, qui se bat pour sa survie dans la course à la présidentielle américaine, a donné hier un coup de balai dans son état-major pour essayer de remonter la pente à quelques jours d'une série de primaires où il se doit de faire bonne figure.Il s'agit pour l'exgouverneur du Vermont, qui courait en tête avant d'échouer à la troisième place dans l'Iowa puis à la deuxième dans le New Hampshire, de freiner l'élan du sénateur John Kerry, vainqueur incontesté de ces deux premiers tests électoraux.La principale victime de ce grand ménage annoncé par Dean est son directeur de campagne, Joe Trippi, remplacé par un ancien collaborateur de Bill Clinton et proche de l'ancien vice-président Al Gore.Roy Neel, professeur de sciences politiques à l'Université Vanderbilt, tenait déjà le rôle de conseiller de Dean au sein de son état-major depuis début janvier.Il a dirigé la campagne d'Al Gore en 1992 au côté de Bill Clinton, puis en 2000 face à l'actuel président sortant George W.Bush.Pour sa part, Trippi avait été l'architecte de la collecte sans précédent des fonds de campagne de Dean (40 millions de dollars) par Internet, ainsi que de la vague de soutien des jeunes et des opposants à la guerre en Irak par le même biais.Révélant du même coup des difficultés financières dans son camp, Howard Dean a aussi informé les 500 membres de son état-major qu'ils ne recevraient pas leur salaire pendant deux semaines.Selon la presse américaine, la diffusion de publicités destinées à des télévisions dans plusieurs des États où doivent se tenir dans les prochains jours des primaires et des caucus (assemblées électorales), a été annulée également par souci d'économie.Les prochaines échéances devraient être cruciales pour le maintien de Dean dans la course.Sa posture dans les sept États où sont organisés des primaires le 3 février, notamment la Caroline du Sud et le Missouri mais aussi des États de l'Ouest et du Midwest, est encore difficile à prévoir.Selon la plupart des commentateurs politiques, cette réorganisation massive démontre que le candidat veut désormais mettre toute son énergie dans les États où le nombre de délégués qui choisiront le candidat à la présidence fin juillet, à la convention démocrate à Boston, est le plus important, notamment le Missouri (74) et le Michigan (128).PHOTO REUTERS Le candidat démocrate, Howard Dean, à l'investiture démocrate a donné un coup de balai dans son étatmajor en remplaçant son directeur de campagne, Joe Trippi, par un excollaborateur de Bill Clinton, Roy Neel.Al-Qaeda renforcerait sa présence en Irak D'APRÈS AFP ET AP BAGDAD \u2014 Le chef des forces de la coalition en Irak, le général américain Ricardo Sanchez, a mis en garde hier contre le développement du réseau terroriste Al-Qaeda dans le pays, où un membre de la défense civile a été tué dans une attaque de la guérilla.Le général Sanchez a estimé que la capture de Hassan Guhl, considéré comme un haut responsable de la logistique d'Al-Qaeda, montrait que le réseau renforçait son influence.Hassan Guhl a été arrêté la semaine dernière près de la frontière avec l'Iran.« Depuis des mois, j'ai dit que les empreintes d'Al-Qaeda étaient visibles en Irak.La capture de Guhl est une assez forte preuve qu'Al-Qaeda essaie de s'implanter ici pour mener sa campagne de meurtres », a-t-il souligné.Il a affirmé que la présence d'Al-Qaeda en Irak remontait au moins au 12 novembre 2003, date de l'attentat de Nasiriya, à 375 km au sud-est de Bagdad, qui a fait 28 morts, dont 19 soldats italiens.Le général Sanchez a en outre indiqué que la sécurité pourrait être assurée en cas d'élections directes à brève échéance, si la coalition révisait ses plans en ce sens.L'accord du 15 novembre entre la coalition et le Conseil de gouvernement transitoire irakien prévoit l'élection indirecte de cette assemblée provisoire, mais la communauté chiite majoritaire réclame un scrutin général au suffrage universel.Celui-ci ne doit pas intervenir avant 2005, selon ce texte.Dans la matinée d'hier, une attaque à la roquette contre un barrage tenu par les forces de défense civile dans le village d'Al-Mouradiya, au nord de Bagdad, a fait un mort et un blessé.En outre, une explosion au passage d'un minibus de la défense civile, près de Baaqouba, à 60 km au nord de Bagdad, a blessé huit officiers et deux civils.En visite à Washington, le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, s'est prononcé hier contre un retrait anticipé des forces américano-britannique de l'Irak et une dislocation de ce pays qui pourrait, selon lui, déstabiliser la région.« Si un retrait intervient avant que les objectifs ne soient atteints, les pas faits jusqu'à présent (pour la stabilité de l'Irak) n'auront servi à rien », a estimé M.Erdogan.De son côté, la Maison-Blanche a rejeté les demandes faites par la presse américaine pour la création d'une commission d'enquête indépendante sur les erreurs d'évaluation des services de renseignement américains à propos des armes de destruction massive irakiennes.Par ailleurs, la plupart des hommes politiques ou d'affaires internationaux, accusés par le quotidien de Bagdad Al Mada d'avoir perçu des pot-de-vin de Saddam Hussein \u2014 sous forme de « coupons de pétrole » \u2014 en échange de leur soutien, ont nié hier avoir reçu quoi que ce soit du régime du dictateur déchu.Plus tôt cetteannée! plus de 400 embarcations ! Heures d'ouverture: Jeudi et Vendredi : 12h00 à22h00 Samedi : 10h00 à22h00 Dimanche : 10h00 à18h00 Lundi : 11h00 à16h00 Courez la chance de gagner l'un des 2 prix de Prix d'entrée (taxes incluses) Admissiongénérale : 10.00$ Étudiants /âge d'or : 7.00$ Enfants accompagnés (6 à12ans) : 3.50$ Enfants 5ans et moins : Gratuit 5000$ applicable sur votre achat en salon.\" Faites un arrêt au Centre AMQ et Découvrez le Nautisme.\" admirer et découvrir l'origine des bateaux de bois; \" Venez rencontrer le champion de ski nautique JARET LLEWELLYN ; Activités : \" Ne manquez pas les conférences offertes par DAMIEN DE PA S , cenavigateur chevronné qui afait la Mini-Transat.Sur place, un prototype de son voilier \"Dingo\" ! 3186673A La purge continue à la BBC AGENCE FRANCE-PRESSE LONDRES \u2014 Le directeur général de la BBC, Greg Dyke, a démissionné hier, au lendemain de la publication du rapport du juge Brian Hutton sur l'affaire Kelly, très sévère à l'égard de la radio-télévision publique britannique.M.Dyke a été remplacé par Mark Byford, directeur général adjoint de la BBC depuis décembre 2003.Sa démission intervient au lendemain de celle du président de la BBC, Gavyn Davies, après que le juge Hutton eut mis en cause le fonctionnement de la radio-télévision et globalement blanchi tous les ministères ou services du gouvernement de Tony Blair.De son côté, le président par intérim, Richard Ryder, a présenté les « excuses sans réserve » de la chaîne publique au gouvernement de Tony Blair pour les erreurs commises dans cette affaire impliquant le journaliste de la radio Andrew Gilligan et David Kelly qui s'est enlevé la vie.SUR TOUS NOS MODÈLES PUSHER DIESEL D'OCCASION ET NEUFS 2003 EN STOCK NOUS PAYONS L'ÉQUIVALENT DE LA TPS ET LA TVQ.CE RABAIS PREND FIN LE 31 JANVIER 2004.25 modèles à l'intérieur Toujours les marques les plus populaires Les prix sont toujours affichés.Plus de 35 ans d'expérience Chez Leblanc, c'est rassurant! 1275, boul.des Laurentides, Vimont, Laval Entre Saint-Martin et l'autoroute 440 (450) 663-7941 - (514) 383-8585 www.leblanc-caravan.com 3201200A . FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX Du Café Sarajevo àla Place des Arts mroy@lapresse.ca MARIO ROY Deux jugements rendus par des tribunaux distincts, hier, auront des répercussions considérables sur le monde de la culture.Même si ce n'est pas le but qu'ils visaient essentiellement (puisqu'ils fonctionnent, par définition, dans des cadres strictement juridiques), tous deux tendent à indiquer, en extrapolant à peine, que le travail de création et de diffusion culturelles ne peut être géré selon les règles de l'ère du fer et du feu.De l'usine.Du taylorisme et de la production en série.Bref, la culture n'est pas un «produit » comme un autre, ce qu'on ne cesse d'ailleurs de nous répéter.Et il est assez divertissant de constater que de graves et dignes juges se retrouvent dans l'obligation de rappeler à des artistes, ou à leur association, que l'art ne se codifie pas.Ne se mesure pas à tant le mètre, ou tant la note.Qu'il est tout à fait possible \u2014 et légal \u2014 que des artistes puissent désirer « se présenter de façon à être entendus par suffisamment de personnes, alors qu'il y a de l'atmosphère, qu'il est possible de partager avec d'autres et, qui sait, qu'il y a un party » ! C'est le monde à l'envers, en somme Deux décisions judiciaires, donc.La première, ci-haut citée, a été rendue par le juge Jean-Pierre Sénécal, de la Cour supérieure.Il avait à décider si le propriétaire du Café Sarajevo, où évoluent dans un contexte assez anarchique de jeunes musiciens de la relève, est un « producteur » au sens de la loi.Et si, donc, il a à se soumette à la grille d'accréditation, de rémunération et autres, que voulait lui imposer la Guilde des musiciens du Québec.Le magistrat a conclu que non.Que le cabaretier et les artistes évoluent au Sarajevo dans l'espace flou du bénévolat et de l'expérimentation.Qu'il « n'est pas inhabituel dans l'univers que des êtres vivants ou des organismes vivent plus ou moins en symbiose parce qu'il y va de leur intérêt mutuel ».Une réflexion d'une perspicacité et d'une profondeur qu'on ne retrouve pas toujours, hélas !, dans les salles d'audience.ni chez les sergents-recruteurs de la Guilde.La seconde affaire, tranchée par la Cour suprême du Canada, concerne la Place des Arts et le syndicat regroupant ses 150 techniciens \u2014 dans le cadre d'un conflit qui, comme on le sait, dure depuis plus de quatre ans.Après une avalanche de décisions rendues en sens inverse par des tribunaux inférieurs, la plus haute cour du pays reconnaît à la PdA le droit de cesser de fournir aux producteurs des services techniques.Et, par conséquent, de se départir des employés concernés.Beaucoup plus légaliste que celle que nous avons vue plus tôt, cette décision n'en a pas moins des conséquences très pratico-pratiques sur la diffusion de la culture.Des conséquences que les gens du milieu, producteurs et artistes, sont, soyez-en sûr, en mesure d'apprécier.Car, en somme, ce jugement va lui aussi dans le sens de la décentralisation, de la souplesse, de l'adaptabilité \u2014 tous attributs que l'on peut naturellement associer au monde de la culture.Au total, dans les deux cas, on constatera que les tribunaux ont mis des limites au pouvoir des institutions.Effrité la rigidité de certaines structures.Cela ne doit évidemment pas être interprété comme une répudiation du rôle de la Guilde des musiciens ou de l'Alliance internationale des employés de scène.Mais on peut certainement en déduire que ces associations auraient avantage à se mettre à jour.À rentrer en contact avec la réalité de la culture.À renouer avec les conditions dans lesquelles elle se crée et se livre, à partir des bouibouis où l'on gratte la guitare jusqu'au temple où se produit l'OSM.Degraves et dignes juges setrouvent dans l'obligationderappelerà des artistes, ouàleur association, que l'art ne se codifiepas ! serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS LA BOÎTE AUX LETTRES > Pour nous écrire : forum@lapresse.ca Trop caricatural Près de deux millions de Québécois seraient à l'écoute de l'émission Les Bougon, à Radio-Canada.J'en ai vu deux épisodes, soit celui du cadavre à disposer et celui de la poissonnerie.Je concède volontiers que le rythme est très bon et que Rémy Girard est excellent, même s'il y a danger manifeste qu'il surjoue son personnage.Nous sommes ici très loin du climat invraisemblable, tordu et passéiste du Bleu du ciel de VLB.Mais je prévois des difficultés pour Les Bougon.Après les chocs du niveau de langage, sacres à profusion inutiles, de certaines scènes raides qui n'avaient pas leur place à la télé, telle la profanation de cadavre, l'engouement passera sans doute, parce que l'émission est trop caricaturale, vaudevillesque et que le message transmis est trop simple : en langage Bougon, « comme dans la société, tout le monde fourre tout le monde, alors allons-y gaiement ».Certes, l'émission est produite à un moment où le cynisme est très élevé à l'égard du politique et de l'argent, mais cette veine ne pourra pas être exploitée bien longtemps, à moins que les personnages n'acquièrent une certaine profondeur.La vulgarité redondante et un message simpliste ne pourront jamais être, à long terme, une recette gagnante ; le spectateur devient rapidement las et il va voir ailleurs.Michel Lebel Entrelacs .« Responsabilité pour risque » Est-il normal que tout le monde, oui tout le monde, parle du « no fault » pour désigner le régime d'assurance automobile du Québec ?Pas étonnant quand il faut avoir recours à la périphrase « indemnité sans égard à la faute », qu'on accole parfois au mot anglais comme explication.Cette dernière appellation, en outre d'être trop longue, décrit le régime de façon négative, ce qui n'est pas la formulation idéale.Le législateur a remplacé la responsabilité pour faute par la responsabilité pour risque, tout comme il l'a fait pour les accidents du travail il y a près d'un siècle.On n'a jamais senti le besoin de parler du « no fault » dans ce cas.La logique veut que l'on parle aujourd'hui de la responsabilité pour risque, en l'occurrence le risque routier, tout comme on parle du risque professionnel en matière d'accidents du travail.Il faut souhaiter que le législateur introduise l'appellation « responsabilité pour risque » qui décrit bien le régime d'assurance en vigueur.Comme l'a déjà dit Confucius : Pour administrer le gouvernement, il faut commencer par rectifier les termes.Robert Auclair président, Association pour le soutien et l'usage de la langue française (ASULF) .Un pyromane ?« Il n'y a aucun doute dans mon esprit que le monde est un meilleur endroit sans Saddam Hussein.» Tels sont les propos de George W.Bush.Telle est la vision américaine de la paix.Toutefois, avec sa propension à changer continuellement d'arguments pour motiver l'invasion américaine en Irak, le président Bush constitue lui aussi une menace réelle pour de nombreux pays.Sans porter de jugement sur la façon dont certains pays du Moyen-Orient sont dirigés, je crois que la politique interventionniste et « préventive » du président américain constitue ni plus ni moins des menaces d'agression sur ces pays.Il y a d'autres moyens d'intervenir pour protéger les droits de l'homme.Le discours que George Bush a prononcé sur l'état de l'Union était un exemple éloquent de l'attitude impérialiste des États-Unis.En l'écoutant et en le regardant prendre des attitudes théâtrales pour faire passer son message, pour ne pas dire sa « vision » de ce qu'il appelle l'Amérique, j'en avais la chair de poule.Cet homme est un dangereux mégalomane qui agit comme un empereur.Compte-tenu de la puissance militaire dont George Bush dispose, ce qui inclut de l'armement nucléaire et toute une panoplie d'armes de destruction massive, le monde est en quelque sorte à la merci d'un pyromane qui joue avec un baril d'essence et une boîte d'allumettes.Éric Hébert Le pari de Molson mboisver@lapresse.ca MICHÈLE BOISVERT Le 15 janvier dernier, Molson prenait tout le monde par surprise en avertissant les marchés que ses résultats du troisième trimestre seraient nettement plus faibles que prévu.Une des causes à cette contre-performance prenait sa source au Brésil, où Molson est le deuxième brasseur en importance.Compte tenu de son ampleur, cette révision à la baisse avait ravivé les inquiétudes soulevées par la décision de Molson, prise en 2002, d'acquérir la brasserie brésilienne Kaiser, au prix de 1,2 milliard de dollars.La question qui hantait tous ceux qui s'intéressent au brasseur montréalais était la suivante: Molson a-telle commis une erreur en misant à ce point sur le Brésil pour sa croissance future ?Compte tenu de l'importance de Molson, à la fois comme société mais aussi comme symbole (on parle ici de la deuxième plus vieille entreprise au Canada), la direction du brasseur devait prendre ces interrogations au sérieux.En abordant avec franchise et sans faux fuyant les problèmes rencontrés par l'entreprise qu'il dirige, en expliquant avec clarté la stratégie mise de l'avant pour redresser la situation, Daniel O'Neill a fait preuve du leadership et de la transparence qu'on attend d'un président d'entreprise.Mercredi, lors de la présentation des résultats du troisième trimestre, Daniel O'Neill a reconnu d'entrée de jeu que l'implantation au Brésil s'avérait plus difficile que prévu, admettant même que Molson avait été lente à reconnaître les déficiences de son réseau de distribution.Les correctifs ont été apportés depuis et, selon M.O'Neill, la situation a déjà commencé à s'améliorer.Avant même que les analystes ne le soulèvent, le président et chef de la direction de Molson a affirmé sans détour qu'il croyait toujours au potentiel du Brésil et qu'il n'était pas question de changer de stratégie, ni de réduire la valeur de ses actifs brésiliens.Cette franchise est louable, mais elle n'élimine pas toutefois les risques que Molson a pris en se diversifiant vers le Brésil.Des doutes subsistent quand à la stabilité de ce pays, la volatilité de sa devise et les différences de culture qui existent entre cette nation d'Amérique latine et la nôtre.Daniel O'Neill, qui connaît le Brésil pour y avoir travaillé quatre ans alors qu'il était l'employé d'une entreprise américaine, croit fermement que Molson saura profiter du potentiel incroyable que présente le marché brésilien.La consommation de bière enregistre là-bas la plus forte croissance au monde après la Chine.Par son franc-parler et la maîtrise évidente qu'il a de ses dossiers, Daniel O'Neill a réussi mercredi à endiguer le courant d'inquiétude qui s'était emparé des investisseurs et certainement des 5615 employés que compte l'entreprise, dont 1560 sont au Québec.Cette première étape franchie, le plus difficile reste à venir : il lui faut maintenant « livrer la marchandise ».Lamaturité électorale Leplus difficileresteà venir : il lui faut maintenant« livrer la marchandise ».Les sondages le démontrent clairement.L'actuel gouvernement est impopulaire à un point tel qu'une élection, demain matin, mènerait l'opposition au podium du pouvoir.Pourtant, il y a neuf mois, à peine le temps d'un accouchement, d'autres sondages démontraient exactement le contraire.Je sais que certains « experts politiques » pourraient commenter durant des heures certaines nuances, toutes aussi subtiles les unes que les autres, pour tenter de me démontrer que le sondage d'aujourd'hui est vraiment très différent du sondage d'alors mais les experts m'impressionnent rarement.La vérité est que l'électorat au Québec se comporte comme un enfant gâté qui crie et pleure lorsqu'on coupe la collation ou qu'on avance l'heure du coucher.Avis aux chefs d'État actuels et futurs ! Nous aimerons nos politiciens lorsqu'ils diminueront les taxes, augmenteront nos salaires, abaisseront la semaine de travail à 30 heures, mettront en place un système de garderies gratuites pour nos enfants, lorsqu'ils nous assureront que nos vieux parents seront, eux aussi, bien dorlotés dans des mouroirs, lorsqu'ils obligeront Loto-Québec, qui leur appartient de toute façon, à augmenter les lots gagnants à la loterie et pourquoi pas, lorsqu'ils obligeront les stations de télévision à restreindre la durée des commerciaux qui nous empêchent d'écouter les émissions insignifiantes destinées à nous divertir.Il y a 2000 ans, les empereurs romains l'avaient très bien compris.Donner du pain et des jeux constituent la recette du succès auprès des citoyens d'un empire.L'électorat québécois est encore aux couches.Vous en doutez , monsieur Charest ?Éliminez aujourd'hui les taxes sur la bière et le sondage de demain vous couronnera Empereur du Québec.Parole d'expert.Bernard Viau PHOTO ARCHIVES LA PRESSE© En abolissant la taxe sur la bière, le gouvernement Charest verrait sa cote de popularité remonter en flèche, prédit l'auteur de ce texte. L'effet pervers Pour moi, c'est clair et absolument limpide : jamais je ne prendrais un tel risque, ni pour moi-même et encore beaucoup moins pour mes enfants.Même si le risque s'avérait infime, au nom de quoi le courir en toute « science et conscience » ?Au nom de quoi ?Au nom du désir d'un individu de garder l'anonymat ?Au nom du droit de choisir de vivre « normalement » avec une maladie telle le sida ?Au nom du droit à sa vie privée ?Mais dites-moi : Où commence et où finit le droit à la vie privée de chacun, lorsque l'individu devient la référence.Les médecins\u2014 comme d'autres professions\u2014 ne doivent-ils pas s'élever au-dessus de la seule considération individuelle de par la nature de leur travail, de leur vocation ?Quand je remets ma santé ou ma maladie entre les mains d'un médecin, il n'est plus dans la sphère privée \u2014 nous parlons bien d'espace public.Bref j'ai été révoltée d'apprendre la nouvelle et encore plus écoeurée par la complicité des autres médecins et par tous les groupes d'intérêt qui bafouillent autour de la question.Ce phénomène \u2014 largement décrit en sociologie\u2014se nomme « l'effet pervers d'une chose ».Brigitte Jacques Montréal .Et si, et si, et si Dans quel état se trouve le conducteur que je croise ?Dans quelles conditions mon morceau de viande a-t-il été apprêté ?Et cet opérateur de pelle avec qui je travaille sur ce chantier de construction est-il cardiaque, drogué ?Dois-je aussi me méfier pour ces mêmes raisons des chauffeurs de camions ?Quant à mon chirurgien-orthopédiste, nous allons régler ça bien vite : entre nous existe une confiance basée tout simplement sur un franc dialogue et cela me suffit amplement.Marc Levejac .Le droit de savoir Bien sûr, nous devons être très compatissants en regard des personnes séropositives, comme le recommande le ministre de la Santé, mais n'empêche que le public se sentirait plus rassuré si les médecins déclaraient leur état concernant le sida, ET pas seulement à l'interne.Le patient devrait avoir le droit de savoir et faire son choix.Louise Boucher de Kovachich Montréal .Risque presque nul La première réponse qui m'est venue à l'esprit, c'est non, je ne me laisserais pas soigner ou opérer par un médecin que je sais porteur du VIH.Mais en y pensant bien je me suis dit qu'il serait sans doute moins risqué de me faire soigner par un très bon médecin ou un très bon chirurgien, même s'il est infecté par le VIH, que par un médecin dont la réputation n'est pas excellente, même s'il n'est pas porteur du VIH.Je suis sûre d'ailleurs qu'un médecin très qualifié, en plus de me soigner ou de m'opérer au mieux de ses capacités, prendrait toutes les précautions nécessaires pour éviter de me transmettre le VIH.Le risque d'être infecté serait alors pratiquement nul.Ma réponse finale serait donc : « Oui, je me laisserais soigner par un médecin porteur du VIH, en autant que sa compétence est reconnue ».Janine Pioger Deux-Montagnes .Le risque zéro n'existe pas Et si mon médecin avait le sida ?Je ne voudrais même pas le savoir.Au même titre que son orientation sexuelle, son salaire annuel et son statut matrimonial.Je lui ferais entièrement confiance pour qu'il adopte des précautions supplémentaires dans sa pratique, qu'il est le mieux placé pour évaluer avec le conseil d'un comité formé en milieu hospitalier.Quelqu'un qui s'engage à sauver des vies ne peut délibérément les mettre en péril.À force de cultiver l'obsession aveugle de la sécurité maximale, du risque zéro, nous dénigrons des individus admirables et nous entretenons une conception tout à fait irréaliste de la vie.Le risque zéro n'existe pas.Il est sûrement plus dangereux de vous rendre à l'hôpital en automobile afin de vous faire opérer par un chirurgien potentiellement séropositif, que de subir l'opération en question.Geneviève Caillé Montréal CHR I STINE LEROUX L'auteure habiteà Blainville.Je trouve la situation actuelle vraiment malheureuse et en même temps fâcheuse.C'est horrible pour le docteur Di Lorenzo d'avoir contracté le VIH, tout en pratiquant un des plus beaux et fascinants métiers du monde.Cependant, ne devait-elle pas porter de gants lors de son intervention auprès du bébé new-yorkais.Oui, la santé et la sécurité de celui-ci étaient primordiales, mais pourquoi avoir oublié la sienne ?Ensuite viennent les tests pour savoir si elle a contracté cette maladie, qui a enlevé la vie de ce malheureux bébé.Résultat positif.Pourquoi avoir continué de pratiquer des interventions auprès de tous ces enfants et ce, même si le risque était minime.Minime veut bien dire mince, mais pas nul ! Il y a eu de l'irresponsabilité quelque part ! Ces professionnels travaillent avec des outils tranchants, du sang.Ils utilisent des gants oui, mais pas en métal ! Il devrait donc y avoir une politique dans chaque établissement hospitalier spécifiant que tout chirurgien ayant le VIH est malheureusement retiré de ses fonctions.Manque-t-on à ce point de bons chirurgiens pour garder ceux qui devraient cesser de pratiquer et ainsi risquer de contaminer des patients ?Question d'éthique et de droits et liberté, je suppose ! J'ai moi-même deux enfants et bientôt une troisième.Si vous me demandiez de subir une intervention pratiquée par un chirurgien porteur du VIH ou pour les membres de ma famille, la réponse serait NON.FORUM Mon médecin séropositif?«Vous laisseriez-vous soigner par un médecin que vous savez porteur du virus du sida?» Telle est la question que nous vous avons posée au cours des derniers jours.Voici quelques-unes des réponses que vous nous avez envoyées.Et puis après ?La question est mal posée.On devrait lire.et si votre médecin était séropositif ?Voire porteur du VIH.Parce que pendant de nombreuses années un individu séropositif peut être sans symptôme apparent.Infecté ne signifie pas nécessairement avoir aussitôt le sida.Le protocole proposé obligeant la déclaration n'est qu'un placebo pour calmer les inquiétudes des gens.Il y aura toujours un intervalle entre la contamination et le diagnostic.Je crois qu'il faut plutôt se pencher sur un protocole de la pratique chirurgicale à adopter en tout temps.Sans aucune hésitation, je me laisserais soigner par un médecin séropositif.C'est un professionnel de la santé, formé intensivement pour sauver des vies et non le contraire.Je trouve les gens ingrats de porter des jugements téméraires, à véhiculer le sensationnalisme et ultimement à vouloir poursuivre les sauveurs de leurs enfants.Guy Pothier Laval .Question de confiance Je crois que l'important c'est la confiance que nous inspire le professionnel de la santé qui nous soigne, qu'il ait le VIH ou non.Il faut apprendre à faire confiance car nous ne pouvons être sûr de rien à 100 %.N'est-il pas plus rassurant de se faire opérer par un médecin, tel le Dr Di Lorenzo, que par un médecin qui a « fêté » la veille, qui est préoccupé par des problèmes personnels ou qui a peu dormi ?Louise Patenaude Saint-Bruno .Pas d'hésitation Je n'hésiterais pas une seconde à me faire opérer par un médecin séropositif, à condition que celui-ci prenne des précautions.Dans le cas où celles-ci sont prises, les risques sont très minimes.Si on devait se prémunir contre les médecins séropositifs, aussi bien établir des tests de dépistage pour toutes les professions ! Un cuisinier séropositif n'a pas plus de chances de transmettre le sida qu'un médecin mal protégé, à mon avis.De plus, je considère que la divulgation de ces informations (aux patients) viole le droit à la vie privée.Si les supérieurs d'un médecin en sont informés, je suis sûr qu'ils sauront sécuriser les situations dans lesquelles celui-ci pourrait se retrouver.Pierre-Luc Charlebois .Aviser ses patients Je crois qu'un médecin devrait aviser ses patients s'il est séropositif.Ça causerait beaucoup moins de scandale car les patients pourraient choisir s'ils veulent ou non être opérés.Les patients ne seraient plus surpris lors d'une annonce comme dans le cas de Maria Di Lorenzo.Personnellement, j'aimerais avoir le choix.Je prendrais probablement le médecin en bonne santé sauf si c'est un cas d'urgence, j'accepterais n'importe quel médecin pour me faire opérer car ça n'enlève en rien sa compétence.Si mon docteur m'annonçait qu'il est séropositif, peut-être serais-je plus encline à avoir confiance en lui car il me prouverait qu'il est conscient de sa maladie et pourrait me mettre en confiance au sujet des risques de contamination qui sont minimes.Nous sommes responsables de notre propre sécurité mais aussi de celle des autres, travailler avec le public peut comporter des désagréments.mais avoir la confiance de ceux qui nous entourent est primordial.Marie-Michèle Thibault Saint-Jean-sur-Richelieu .Noble profession Le sida, un petit mot qui a lui seul donne froid dans le dos.Malgré cela, je suis d'accord avec le fait que des chirurgiens continuent de pratiquer, même s'ils sont atteints du VIH, car ils savent pertinemment les dangers que cela comporte et les précautions nécessaires dans ce cas particulier.Ces hommes et ces femmes, ont choisi cette noble profession avec objectif premier de sauver des vies, alors je vois mal un chirurgien continuer à pratiquer avec le sentiment de risquer de donner la mort à tout moment.Il existe des précautions spécifiques à prendre dans cette situation et je ne doute pas que, de par leur professionnalisme, ces gens les appliquent avec rigueur.Guylain Duquette Saint-Hubert Laissons cicatriser la blessure BENOÎ T COURTOIS L'auteur est un Lavallois.Laisseriez-vous un médecin porteur du VIH pratiquer une chirurgie sur vous ou sur un proche ?Dans cette hypothèse, où la vie et la mort se côtoient de si près, répondre à cette question équivaut à me proposer une importante intervention chirurgicale sans anesthésie.Il est tellement facile de sombrer dans le jugement, la peur ou l'égocentrisme.Tantôt ma tête ferait oui et mon coeur ferait non, tantôt l'inverse.Pour laisser un médecin, atteint ou porteur du virus, me soigner moi ou un proche, j'aurai besoin que ma tête et mon coeur fassent oui en même temps.J'aurai besoin d'être rassuré, de savoir que les paramètres de l'intervention sont sécurisés.J'aurai surtout besoin de parler avec le médecin en question afin de dédramatiser cette expérience commune que nous nous apprêtons à vivre.Je crois que la transparence est primordiale, mais en même temps, je suis en faveur d'un respect de la vie privée.Cette hypothétique situation me laisse perplexe face à moi-même finalement.J'imagine l'enfer vécu par un médecin séropositif à qui on refuse, neuf fois sur dix, de pratiquer une intervention.Particulièrement s'il a contracté la maladie pendant l'exercice de ses fonctions.Déjà là, ma dernière phrase suppose qu'il y a des façons plus acceptables que d'autres de contracter le VIH.J'imagine un autre enfer, celui des parents dont l'enfant aurait été contaminé par un médecin porteur alors que ces mêmes parents auraient pu décider de s'en remettre à un autre médecin.C'est une grande question morale.Morale et personnelle.Une question qui va au-delà des statistiques, de l'éthique, et de la tourmente actuelle autour du cas de l'hôpital Sainte-Justine.Je crois qu'il faut, individuellement et collectivement, laisser calmer les remous pour y voir plus clair.Laisser cicatriser la blessure et prendre tous les moyens possibles pour éviter de se blesser à nouveau.Les réactions trop près dans le temps donnent toujours lieu à des interprétations trop émotives qui court-circuitent l'important processus de réflexion.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse© Christine Leroux, que l'on voit ici en compagnie de son conjoint Guy Pouliot et de sa fille Clémence, refuserait de subir une intervention chirurgicale pratiquée par un médecin porteur du VIH.Minime ne veut pas dire nul Le droit d'être informé JACQUELINE MORIN Depuis que l'on connaît bien les mécanismes de propagation du sida, on sait mieux comment s'en prémunir.Par leur travail quotidien, les médecins et surtout les chirurgiens et les dentistes, sont exposés à la contamination par le VIH.Ils ont donc dû développer des méthodes sûres pour se protéger et, accessoirement, pour protéger leurs clients.La prévalence des infections nosocomiales dans les hôpitaux devrait certes inciter l'ensemble des intervenants hospitaliers à une révision des procédures de prévention en cours.On oublie que le sida est loin d'être la seule menace qui pèse sur le bénéficiaire de soins.Comme l'a démontré le Dr Di Lorenzo, une attitude réellement professionnelle implique que l'on ne prenne aucun risque de contaminer son client.Si je devais subir une intervention chirurgicale, que je sois assurée que le médecin-chirurgien qui va la pratiquer est compétent et consciencieux et qu'il suit une procédure stricte de prévention, sa séropositivité deviendrait secondaire.J'accepterais son intervention, étant assurée qu'il est la personne qui puisse le mieux l'accomplir.Il appert toutefois que le client a le droit d'être informé.Il a également l'obligation de s'instruire lui-même des risques réels qu'il court. Profitez de nos super En cette fin de mois .Incluant : Logiciels PC, Câble USB, 3 disques à enregistrer (2 DVD-R, 1 DVD-Ram) Lecture CD-R/CD-RW Platine cassette Radio AM/FM F171 Micro-chaîne avec lecteur CD99 Compatible HDTV Format numérique Convergence automatique Focus automatique Entrée composante HD HCN4226 Téléviseur 42po à projection Était 2299$ 1999 42po Format 16:9 Filtre peigne numérique Entrée audio-vidéo Entrée S-Vidéo Télécommande toutes fonctions AV20F704/AV27FA44 Téléviseur à écran plat série I'ART Téléviseur prêt pour la haute définition Était 399$ Était 599$ 349 499 20po 27po Filtre peigne numérique 3 lignes Entrées audio-vidéo Entrée S-Vidéo Tube image à haut contraste Télécommande universelle RU27/32FC30 Téléviseur à écran plat Était 549$ Était 999$ 529 888 Filtre peigne numérique Entrées audio-vidéo Entrée S-Vidéo Sonorité BBE Son Hypersurround Télécommande universelle AV32D104 Téléviseur 32po avec sonorité BBE 800 lignes de résolution Balayage progressif Filtre peigne numérique 3D Télécommande universelle TXN2771 Était 999$ 66 Était 899$ 669999 27po 32po 27po 32po 30$ Décodeur dolby digital/DTS Lecture multiformat Sorties composante et S-Vidéo DV6932 Était 129$ Était 149$ 20$ 20$ Décodeur dolby digital/DTS Lecture multiformat Sorties composante et S-Vidéo DVPNS325 Était 249$ Zoom numérique de 3.2X Zoom optique de 3X Enregistrement de film A205 Était 299$ 229 30$ Était 129$ Lecture CD-R/CD-RW/MP3 Double platine cassette Télécommande MXGA77 Micro-chaîne avec caisson de grave intégré 299 50$ Était 349$ Lecteur DVD à balayage progressif Lecture multiformat Magnétoscope Hi-Fi stéréo Sorties composante et S-Vidéo DVPF73 Lecture multiformat Décodeur dolby digital/DTS Syntonisateur 181 canaux intégré Télécommande toutes fonctions DVR310S Lecteur/enregistreur DVD à balayage progressif Zoom optique de 10X 500 lignes de résolution Fonction Super Night Shot Effets numériques Viseur couleur DCRTRV22 Caméscope Mini DV avec fente pour carte mémoire 200$ Écran ACL de 2.5po Compatible avec lecteur DVD Système d'édition intégré Connection USB DZMV350 Caméscope DVD-RAM/DVD-R 300$ Était 1299$ Était 999$ 77 70$ 2.0 Méga-pixels Zoom numérique de 5.1X Processeur Di GiC Connection USB PSA300 Était 299$ 269 30$ 3.2 Méga-pixels Zoom optique de 3X Fonction \u201cClip motion\u201d Connection USB DSCP92 Était 549$ 499 50$ 5.0 Méga-pixels 1000$ Était 2999$ Syntonisateur AM/FM Caisson de grave actif THB50 Ensemble ciné-maison avec enceintes \u201csurround\u201d 50$ 100$ 300$ Filtre peigne numérique 3D Entrée composante Entrée DVi Nouveau tube cathodique Centaur Écran protecteur intégré Télécommande universelle PT53TW53 Téléviseur 53po à projection Était 3299$ 3199 53po 100$ 300$ 110$ 200$ Lecture multiformat Radio AM/FM Enceintes \u201csurround\u201d Caisson de grave DAVC450 Ensemble ciné-maison avec lecteur DVD 5 disques 449 150$ Était 599$ 399 Était 449$ 625 DOLBY DIGITAL DOLBY DIGITAL Filtre peigne numérique 3D Balayage progressif Entrées composante Entrée pour ordinateur (RGB) Entrée DVi Télécommande universelle HLM567W Téléviseur à projection DLP Filtre peigne numérique 3D Fente pour carte mémoire Fonction image sur image Télécommande universelle PT60LC13 Téléviseur 60po à cristaux liquides Technologie ACL DLPDLPDLP 6.1 canaux Récepteur 6 canaux Enceintes \u201csurround\u201d Caisson de grave actif SR6300/TheaterFX Pannaux à cristaux liquides Ventilateur silencieux et lampe longue durée 700 lumens/rapport de contraste Peut être installé sur une table ou au plafond PTAE200 Ensemble cinéma maison Projecteur jusqu'à 200po d'écran MODÈLES DE PLANCHER àliquider 35 Étaitjusqu'à799$ 400$ Épargnez jusqu'à Valeur de 399$ Format 16:9 Format 16:9 Format 16:9 Format 16:9 56po GRATUIT! 60po Ensemble cinéma maison Valeur de 399$ GRATUIT! 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