La presse, 24 février 2004, C. Arts et Spectacles
[" Oscar sous la pluie NATHALIE PETROWSKI ENVOYÉE SPÉCIALE HOLLYWOOD npetrows@lapresse.ca LOS ANGELES \u2014 Il a plu.Plu beaucoup.Sur la plage dorée de Malibu.Sur les palmiers indolents de Beverly Hills.Sur les étoiles de granite rose de Hollywood Boulevard.Sur la réplique géante d'Oscar couchée sur le trottoir devant le théâtre Kodak.Mais surtout, il a plu sur le comité des films étrangers de l'Académie.À six jours de la 76e grand-messe des Oscars, le comité qui a donné à Denys Arcand sa troisième nomination dans la catégorie du meilleur film étranger se retrouve au banc des accusés.Les Invasions barbares n'y sont pour rien.N'empêche.Le fait qu'il soit le seul film étranger connu, distribué et présentement à l'affiche en ville, est symptomatique des problèmes qui pèsent sur cet étrange comité constitué d'environ 500 bénévoles, pour la plupart des messieurs d'un certain âge, retirés du marché depuis des siècles et qui ont la réputation d'aimer les films conventionnels et peu compromettants racontant des histoires de guerre ou d'holocauste vécues par des fils ou leurs grands-pères.La controverse qui couvait depuis un certain temps a éclaté le jour de l'annonce officielle des nominations pour 2004.Ce jour-là, La Cité des dieux du Brésilien Fernando Meirelles s'est retrouvé en lice dans quatre prestigieuses catégories : meilleur scénario adapté, meilleure réalisation, meilleur montage et meilleur directeur photo.Comme par hasard, ce film vieux de deux ans n'a pas été finaliste dans la catégorie du meilleur film étranger l'année dernière même si le Brésil l'avait proposé.Et s'il se retrouve cette année dans les ligues majeures, c'est grâce à un amendement voté en 1999 et permettant aux films étrangers écartés de la course une année d'être admissibles l'année suivante dans toutes les catégories.Amendement ou pas, le comité des films étrangers a exclu La Cité des dieux au premier tour l'année dernière alors que tout le monde criait au chef-d'oeuvre.Tout comme il a exclu d'office par le passé des films comme Cours, Lola, cours ou La Chambre du fils de Nanni Moretti, gagnant d'une Palme d'or.>Voir OSCAR en 4 PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Les personnages du Beggar's Opera de John Gay, joué pour la première fois en 1728, évoluent dans un cadre bien contemporain, proche de celui d'un concert rock, dans l'adaptation qu'en fait Robert Lepage.Ainsi en est-il de Jenny Diver, la paumée incarnée par Claire Gignac.THE BUSKER'S OPERA Une collection de bons moments EVE DUMAS CRITIQUE edumas@lapresse.ca Sur scène, ils sont 10, mais c'est comme s'ils étaient 50.Les débrouillards buskers de l'« opéra » du même nom sont au centre de la plus récente création de Robert Lepage.Aussi le spectacle ne pouvaitil pas continuer lorsqu'une des interprètes (tour à tour comédienne, chanteuse, danseuse et DJ) s'est trouvée mal vendredi, soir de première médiatique.On a dû annuler deux représentations.Cette fois, c'est l'humain qui a fait défaut.Dans The Busker's Opera, la machine se fait discrète, même si on la sait complexe.Un écran plat véhiculant la traduction française des chansons, livrées en vieil anglais, se promène dans l'espace et devient écran vidéo, foyer, avion, vidéopoker, etc.On transforme ingénieusement un long paravent capable d'évoquer tout aussi bien une cabine téléphonique qu'une prison.Ce qu'on remarque d'abord, en entrant dans un Spectrum transformé mais néanmoins reconnaissable, est l'assortiment d'instruments de musique qui occupe en panoramique tout le fond de la scène.Ce chaos, plus près du show rock que du théâtre musical, laisse entrevoir une esthétique moins léchée que ce à quoi nous a habitués le créateur de La Face cachée de la lune.Il faut dire que la matière de base, The Beggar's Opera (L'Opéra des gueux) de John Gay, se prête bien au mélange des genres.Jouée en 1728, l'oeuvre qui dénonçait la corruption de la cour par le biais d'un portrait des bas-fonds de Londres décochait des flèches dans tous les sens, un peu comme le fait Robert Lepage.L'industrie musicale, la culture américaine et l'éternel conflit entre juifs et musulmans sont éraflés par quelques railleries bien placées, mais néanmoins assez soft.De l'oeuvre de Gay, on n'a conservé que les « airs », ces chansons toutes courtes dont les arrangements musicaux (signés John Christopher Pepusch) ont été sérieusement trafiqués.Rappelons que le projet était parti du désir de monter un spectacle purement musical et en allemand avec les chansons de L'Opéra de quat'sous.Empêché par la succession de Brecht et les spécialistes de Weill, Robert Lepage s'est tourné vers l'oeuvre de Gay, avec laquelle il a pu « pécher » à sa guise.Cela démarre en lion avec un ska endiablé chanté par Macheath et ses Highwaymen.Les personnages sont situés.Dans la transposition, le bandit des grands chemins est devenu rock star.M.Peachum, le justicier corrompu, est agent d'artistes, sa femme Cécile fait de la comédie musicale, sa fille Polly est une fée du scratch.Cette dernière s'est secrètement mariée à Macheath qui, on l'apprendra assez vite, collectionne les conquêtes, dont une paumée du nom de Jenny Diver et Lucy Lockit, fille d'un autre notable qui s'est acoquiné avec Peachum pour avoir la peau du tombeur.Moins de 15 minutes après le début, l'oreille a déjà reconnu trois ou quatre styles musicaux.Et ça ne fait que commencer.Rap, blues, tango, disco, jazz, bluegrass, country, etc.sont au programme de ce panorama.>Voir BUSKER'S en 3 Dans son état actuel, The Busker's Opera est une oeuvre poussée par une énergie prometteuse, mais pas toujours bien canalisée.ALBERT CHARTIER LE PÈRE D'ONÉSIME EST MORT PAGE 3 MONT R É A L M A R D I 24 F É V R I E R 2 0 0 4 LARA FABIAN RECONTACTER L'ESSENTIEL PAGE 2 ARTS ET SPECTACLES FESTIVAL MONTRÉAL EN LUMIÈRE Zapper les contes Retour à l'essentiel GUY MARCEAU COLLABORATION SPÉCIALE Avec son dernier opus, En toute intimité, la chanteuse Lara Fabian a signé un évident retour à l'essentiel, avec des chansons originales et des reprises soutenues uniquement par un trio de chambre, piano, violon et violoncelle, et enregistrées en concert à l'Olympia de Paris.Double retour, à Montréal cette fois, car la chanteuse se produira deux soirs en concert aux Week-ends pop de l'OSM dans le cadre du festival Montréal en lumière.Mais si les violons annoncent sa venue chez nous, elle laisse les sanglots longs pour les autres.Accompagnée de Charles Barbeau, chef, arrangeur de ce Weekend pop, Lara Fabian s'est présentée, particulièrement calme et posée, dans un feu d'artifice de flashs au point de presse hier midi au Salon vert de la salle Wilfrid- Pelletier.Mais c'est d'abord Charles Barbeau qui a pris la parole, expliquant la longue collaboration des deux artistes, de 1995 à 2000, lui donnant l'occasion de diriger des orchestres en France, en Italie et aux États-Unis.« Notre collaboration pour ce Week-end pop à Montréal allait de soi et on a décidé d'un commun accord d'offrir une rétrospective sur le mode symphonique de la carrière de Lara depuis ses tout débuts.» À son tour, Lara Fabian a réitéré son amour de la patrie québécoise.« Ici, je me sens sécure, en terrain de chance, portée évidemment par le travail de Charles Barbeau en qui j'ai une grande confiance.Je dois dire que ce n'est pas la première fois que je travaille avec un orchestre à Montréal, précise la chanteuse qui a toujours défendu sa formation classique de base.J'ai aussi fait beaucoup de ces formules symphoniques en Europe.» Faire beaucoup trop Lara Fabian a d'ailleurs fait beaucoup en 15 ans d'une fructueuse carrière, marquée notamment par des ventes astronomiques de disques (10 millions dans le monde !), moult spectacles, des collaborations et projets spéciaux des deux côtés de l'Atlantique, des grands événements dans les stades et tutti quanti.Trop, même, si on se fie à la presse du monde entier qui l'a écorchée plus souvent qu'à son tour.Devant l'adversité et les périodes difficiles, comment s'est-elle retournée ?« On ne se retourne pas, on avance.Je crois qu'il existe du vrai journalisme, comme ces quelques bonnes critiques qui sont justes dans le mal, justes dans l'expression de ce qu'ils ont pensé être déplacé par rapport à votre art.Et elles donnent matière à réflexion.Mais les critiques vraiment objectives et impartiales sont très rares.Elles tirent leurs sources au XIIe siècle, au temps des chroniqueurs, qui n'obéissaient à aucune chapelle, à aucune appartenance sociopolitique ni à un désamour, un désaveu, une rancoeur ou une frustration.Tout cela était beaucoup plus fin.Et en aucun cas, ce n'était fait pour vendre le mal, parce que le mal fait parler du mal, qui fait parler du mal.Et on retient beaucoup plus le faux que le vrai, le laid que le beau.Or, dans ce contexte, dans le principe du faire savoir, le savoirfaire, lui, ne devient plus rien.Et c'est ça qui est difficile.» Mais Lara Fabian a fait son examen de conscience.« Je me suis demandé si, en voulant prêcher par transparence, intensité et dire les choses vraies, en les soulignant à gros traits, je ne leur avais pas donné le bâton.Peut-être.Mais il est difficile de lutter contre sa propre nature, extravertie, expansive, passionnée.» Si Lara met tout ça sur le compte de la jeunesse et de l'inexpérience, à 34 ans, elle est passée à autre chose, en regardant devant.« On ne dit pas qu'on est sincère ; on est, c'est tout.» Son dernier album, En toute intimité, était-il donc une réponse à tout ce battage?«Certainement pas une réponse.Simplement une recherche de l'essentiel, de la simplicité, de l'instrument pour l'instrument, de la voix pour la voix.Et tout le battage corrosif a soudain cessé.Tous ces gens qui m'ostracisaient sont tous venus me voir.Aujourd'hui, leur discours est très différent.» En effet, à l'écoute de ses chansons originales, comme les reprises des Brel, Bécaud, Renaud ou Aznavour, on découvre Je t'aime presque murmuré, Comme ils disent presque en parlando, ses classiques transfigurés.La voix est certes puissante quand il le faut, mais les arrangements de chambre installent une intimité, en effet, qui nous fait redécouvrir l'artiste.C'est ce que nous propose Lara Fabian avec l'OSM et les arrangements de Charles Barbeau.Afin de tracer un parcours (forcément réducteur) de sa carrière, elle a puisé des chansons à même tous ses albums (Carpe Diem, Pure, Nue, Lara Fabian), incluant quelques tubes en anglais, des reprises de Bécaud ou Brel et même un air de La Traviata, Addio del passato.« No pressure, rigole la chanteuse, qui se défend bien de vouloir faire la diva.J'utilise ma voix pop, on s'entend.Si mon professeur de chant me dit que j'aurais la possibilité de faire l'opéra, je n'ai jamais travaillé en ce sens.Mais le classique reste mon premier amour.» .LARA FABIAN en concert dans la série Week-ends pop de l'OSM, les 27 et 28 février à 20h à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Info : 514 842-2112.ALAIN BRUNET « Pouvez-vous me dire où je me trouve ?» demande Laurie Anderson, entourée d'une myriade de bougies sur la scène de l'Usine C où elle a présenté quatre prestations dans le cadre du festival Montréal en lumière.Elle raconte alors un curieux voyage où s'enchevêtrent les niveaux de réalité et dont le seul point de repère est un vieux pont rouillé.Pendant qu'un bruissement continu de cordes échantillonnées titille l'oreille, elle ironise sur les spécialistes qui se perdent en conjectures pour évaluer le bien-fondé de la couleur bleue.Plutôt hilarant.On se retrouve soudain à l'opéra.Nous faisons la rencontre de Thomas Pynchon, auteur célèbre pour avoir repensé le monde en fonction des nouveaux paradigmes.L'homme autorise la narratrice à créer un opéra à partir d'un célèbre livre américain de son cru, Gravity Rainbow, à la seule condition qu'un unique instrument n'en rende le contenu musical : le banjo.Et la salle de s'esclaffer devant ce maniérisme postmoderne.Telles de douces vagues, des nappes de fréquences synthétiques se déroulent dans l'atmosphère, pendant que la New-Yorkaise se rappelle avoir déjà chanté en duo avec un hibou lors d'un concert présenté en plein air.S'ensuivent des sonorités plus dramatiques, Anderson laisse parler son violonmodifié.Plutôt joli.On retourne au coeur du conte, un chien et sa maîtresse nous emmènent en montagne, en bord de mer, des sommets de beauté éclipsent tous les concepts.La performance devient plus rythmée, les fréquences se musclent, nous basculons dans la recherche spatiale.Laurie Anderson nous rappelle que des fragments de la planète Mars ont été maintes fois débusqués sur Terre, elle s'imagine que les technologies humaines pourraient aussi conduire la terre à cracher quelques détritus dans tout notre système solaire.Belle analogie.Puis nous bifurquons vers des considérations au sujet des pingouins homosexuels, qui se mettent à couver des roches au lieu des oeufs.Rien de moins.Bien en selle, la narratrice nous sert alors des phrases telle I had no plans and a little dynamite.Elle raconte l'histoire d'un certain Gordie Cameron, un être bizarroïde qui passe ses journées entières à fréquenter les écureuils à la cime des arbres et des poteaux de téléphone, à tel point que le voisinage finit par le prendre pour l'employé d'une compagnie de téléphone.Nous fréquentons plus tard la réalité vraie de Laurie Anderson, qui nous fait le récit hilarant de sa sélection à la NASA pour une curieuse résidence d'artiste.D'entrée, elle n'avait pas cru le représentant officiel de l'agence spatiale, croyant plutôt à la mauvaise blague d'un fan insistant.Et le public de se bidonner encore.L'artiste multidisciplinaire nous aura ensuite traînés dans toutes les installations de la NASA.À mon sens, l'épisode le plus savoureux de cette traversée scientifique aura été celui du centre de coordination du télescope Hubble.Anderson y questionne les scientifiques au sujet d'une photo magnifique, dont les tons de rose et de bleu évoquent la naissance d'une étoile.L'artiste se sera rendu compte que ces couleurs avaient été choisies par les scientifiques ayant procédé à la reconstitution de la photo ! We thought people would like them, lui ont-ils avoué.L'artiste nous laissera déduire que les considérations esthétiques font aussi partie de la recherche scientifique.Les considérations sur l'agence spatiale sont aussi critiques chez Laurie Anderson : intéressée aux nanotechnologies appliquées à l'évolution des combinaisons spatiales, elle notera cyniquement que ces découvertes dernier cri pourraient fort bien servir aux forces armées dans l'optique d'éventuels combats dans le désert.Au crépuscule de cette ébauche de performance solo, gorgée de contenu narratif mais relativement austère vu les éclairages quasi inexistants et le minimalisme des sons (sa forme est encore loin d'être achevée, affirme-ton), l'idée de la fin des temps viendra nous hanter.Nous serons mis devant la perspective d'un big rip, prévu dans plusieurs dizaines de milliards d'années, mais aussi devant l'existence d'une mystérieuse «énergie sombre » qui crée des trous dans l'univers et qui accélère l'expansion de notre galaxie.Ainsi va la vie dans la tête et les tripes de Laurie Anderson.Nul besoin de télécommande pour zapper.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Lara Fabian, dont le dernier album se distingue par sa formule plus intime, est en concert avec l'OSM dans le cadre du festival Montréal en lumière.HOWARD SHORE À LA PDA Quand le concert fait son cinéma GUY MARCEAU COLLABORATION SPÉCIALE D'emblée, l'inverse tient aussi la route : quand le cinéma entre au concert.Ce n'est pas que les deux entités soient incompatibles, mais forcément quelque part, l'une finit par souffrir de la présence de l'autre.Pourtant, au cinéma, la chose tient de l'évidence.Même si ce n'est pas une condition sine qua non, la musique soutient l'image et souvent la renforcit (et prouve ainsi sa raison d'être).Ou bien l'image se suffit à elle-même, ou bien la musique frappe par son éloquence.Mais dans ce cas précis, aussi bien être au concert, et apprécier les grandes oeuvres pour ce qu'elles sont.Libre à l'auditeur de se faire son cinéma.Hier, salle Wilfrid-Pelletier, le passage du compositeur Howard Shore pour la présentation en première nord-américaine de sa Symphonie « Le Seigneur des Anneaux » était sans conteste un événement.Et le Festival Montréal en Lumière a eu raison de l'inclure à sa programmation.Le succès de la trilogie cinématographique de Peter Jackson, adaptée du roman de J.R.R Tolkien, fut une colossale aventure suivie par tous les cinéphiles du monde entier.Je ne connais personne qui n'est pas allé en voir au moins un des trois volets.Voilà donc, hier, presque 3000 personnes venues communier à nouveau avec l'univers des personnages de la Terre du Milieu, attiré par le fait qu'on y entendra la musique du film en plus d'y voir des projections sur grand écran des images qui ont si grandement impressionné l'imaginaire collectif.Première déception, le « diaporama » avec moult fondus enchaînés, montrant toutefois des (superbes) dessins des lieux, personnages et autres univers oniriques colorés que le film a animés.Ce visuel aura eu le mérite de moins captiver ce public contemplatif qui n'aura eu d'autre choix que de regarder le titanesque effectif instrumental (103 musiciens) et choral (100 choristes et quelques solistes) sur scène, l'occasion unique de voir ce que forcément, au cinéma, on ne voit pas.Et la longueur de la partition, les redites n'ont rien pour captiver l'oreille plus que de lier ce qu'on entend à une portion de l'histoire, qui, bien alambiquée dans des milliers de détails, finit par avoir raison de notre attention (dans le noir presque absolu, impossible même de lire les noms des six mouvements aux nombreuses sections.).Au plan musical, beaucoup de bonnes idées, une structure ingénieuse de caractériser lieux et personnages par des thèmes précis ou par des textures sonores (Wagner l'a fait il y a un siècle) l'emploi d'un grand choeur percutant et des effets rappelant Carmina Burana de Orff, ou même Philip Glass, des dissonances expressives, clusters bruyants et efficaces.Mais tout cela est trop long, et l'amplification métallise toutes les chaudes couleurs aux cordes et aux cuivres.Le « score » de Shore vient de 12 heures de musique, ramené pour sa symphonie à deux heures et demi, et malgré certains mouvements assez captivants, on retombe vite.Tous les grands compositeurs ont, de tout temps, revisité leurs partitions, fait des coupures, resserré, dynamisé.En faisant une suite pour choeur et orchestre, par exemple, qui tiendrait en une heure quinze, présenté sans entracte dans un contexte de concert, tous seraient sur le bout de leur siège, et cela, même sans visuel à l'appui.Less is more.Je retournerai avec grand plaisir à mon DVD des volets du Seigneur des Anneaux, et prendrai la chose pour ce qu'elle est : une oeuvre cinématographique percutante et impressionnante, appuyée d'une musique qui rend éloquent le sens des images et le fil narratif.Présenter de la musique de film au concert, n'est pas toujours heureux.Le public a semblé conquis.Je l'invite à écouter Stravinsky, Korngold, Chostakovitch ou Richard Strauss.On en reparlera ensuite.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE© Le compositeur de la musique du Seigneur des Anneaux, Howard Shore, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, hier soir. ARTS ET SPECTACLES ALBERT CHARTIER, 1912-2004 Le père d'Onésime s'éteint à 91 ans JOCELYNE LEPAGE Albert Chartier, créateur d'Onésime, s'est éteint samedi dernier au Centre hospitalier de Lanaudière, à l'âge de 91 ans.Son décès serait passé inaperçu si Le Bé Dénaute, une sorte de circulaire sur Internet, ne l'avait annoncé.Albert Chartier, né en 1912 à Montréal, a fait des études de graphisme aux États-Unis avant de revenir travailler au Québec, notamment en publicité, pendant la guerre.Il avait créé Onésime en 1943, un personnage dont les histoires étaient racontées sous la forme de bandes dessinées assez dynamiques pour l'époque.Onésime, cet homme maigre sans cesse poursuivi par sa grosse femme (Zénoïde) armée d'un rouleau à pâte, fit les beaux jours du Bulletin des agriculteurs pendant plus de 55 ans, traversant les époques en s'adaptant aux changements de la société.« Onésime a suivi l'évolution du Québec, disait-il à La Presse en 1999.Dans les campagnes, les gens sont plus conservateurs qu'en ville.C'est là qu'on retrouve davantage les coutumes et les traditions d'un pays.» Onésime a vécu Expo 67, on le retrouve aux Jeux olympiques en 1976.On l'a pris pour le général de Gaulle.Sa femme s'est fait enlever par des kidnappers qui l'ont confondue avec Lise Payette.Pour certains, Onésime, c'est 55 ans de petite histoire du Québec.En 1993, au moment du 50e anniversaire d'Onésime, M.Chartier avouait s'inspirer des villageois de la région où il vivait, le lac Noir à Saint-Jean-de-Matha, pour créer ses histoires.« Ça les flattait de voir leur nom dans mes dessins, et moi, ça ne me coûtait rien de mentionner au passage qu'Onésime allait réveillonner chez les Archambault », disait-il à une journaliste du Devoir.Cela explique sans doute pourquoi, sur le site de Lanaudière, une page est consacrée à Albert Chartier (www.connexion-lanaudiere.qc.ca/ onesimeweb/menu Frame.htm).Mais ce sont de jeunes dessinateurs très urbanisés, cherchant leurs racines québécoises, qui ont fait de M.Chartier le doyen des bédéistes québécois, lui consacrant des expositions dans leurs festivals de bande dessinée et l'invitant dans leurs quartiers pendant les salons du livre, certains universitaires se penchant même sur son oeuvre, ce qui étonnait grandement le dessinateur.Un prix de bande dessinée porte aujourd'hui son som.Il est considéré comme le grand-père, ou le patriarche, de la bande dessinée québécoise.On retrouve même Albert Chartier dans le Dictionnaire mondial de la bande dessinée publié par Larousse, rappelle Le Bé Dénaute, un honneur que peu de Québécois partagent avec lui, sauf peut-être Jacques Hurtubise, le fondateur de la défunte revue Croc.« Grâce à son graphisme simple et efficace, Albert Chartier se place parmi les plus importants créateurs canadiens, disent les auteurs Patrick Gomer et Claude Moliterni.Face à l'hégémonie des comic books venus des États-Unis, il se révèle un véritable chef de file, et défend une bande dessinée typiquement québécoise et populaire.» Et Onésime lui-même a sa place dans ce dictionnaire, photo comprise.Il est décrit comme « un homme efflanqué, un brin naïf, de surcroît bègue.À travers ce personnage, Albert Chartier a décrit dans un langage riche et imagé les menus faits quotidiens d'un de ses compatriotes.Il parle du sport (le hockey sur glace), de la pêche, de la chasse, de la religion, de l'américanisation, de l'identité québécoise.Le tout sans se départir d'un humour bon enfant.» PHOTO ARCHIVES LA PRESSE « Onésime a suivi l'évolution du Québec », disait Albert Chartier à La Presse en 1999.LE FESTIVAL SE POURSUIT JUSQU'À DIMANCHE! LES ARTS LA FINANCIÈRE SUN LIFE LA FÊTE DE LA LUMIÈRE HYDRO-QUÉBEC RENSEIGNEMENTS : (514) 288-9955 1 888 477-9955 www.montrealenlumiere.com www.ticketpro.ca HORAIRE DES ACTIVITÉS QUOTIDIENNES GRATUITES SUR LE SITE DU FESTIVAL (ESPLANADE DE LA PLACE DES ARTS) CE SOIR :CLAUDE CÔTÉ Dès 13 h LA GLISSADE LE LAIT située directement dans la rue Sainte-Catherine, est longue de 25 mètres et haute de 8 mètres.13 h et GUIGNOL 17 h Théâtre de marionnettes de la compagnie Ourson Doré au Complexe Desjardins Dès 17 h ASCENSION DE LA MONTAGNE Venez faire l'ascension de La Montagne et accédez à l'observatoire au sommet de l'installation.18 h 15 LES AVENTURES DE TOM Une création multimédia appuyée d'une bande sonore originale et d'effets spéciaux (présentées à toutes les 30 minutes, jusqu'à 20 h 45) 18 h 30 MISE EN LUMIÈRE DE LA MONTAGNE 500 000 watts de lumière sur une musique originale ! (également à 19 h, 20 h et 20 h 30) 18 h 30 à TURBULENCES, COLLECTIF DES ARTISTES DE RUE 20 h 30 Acrobates, gitans, jongleurs, échassiers, etc.à l'Amphithéâtre Hydro-Québec 19 h 30 FEUX DU CANADA Spectacle de pyrotechnie urbaine 21 h à 23 h D.J.BLEUE DRY Les meilleurs D.J.montréalais vous proposent, les fins de soirées les plus chaudes en ville.21 h à 23 h V.J.La Montagne devient l'instrument des meilleurs V.J.Rendez-vous sur le site du Festival pour célébrer le Mardi gras en participant au grand bal populaire.Masques, colliers, décor, animation, ambiance, bouffe et musique louisianaise.MARDI 24 FÉVRIER, dès 17 h BAL DU MARDI GRAS SUR LE SITE DU FESTIVAL en collaboration avec La Louisiane GRATUIT CE SOIR ! présente le À NEPAS MANQUER : DEUX EXPOS-PHOTOS En coulisses sur le site du Festival.Lyon 8décembre Fête des Lumières dans le Corridor des pas perdus, PdA LES PLAISIRS SAQ présentent JUSQU'AU 27 FÉVRIER SUR LA GRANDE PLACE DU COMPLEXE DESJARDINS LA SEMAINE DES SAVEURS en collaboration avec GRATUIT THÉMATIQUE DU JOUR :VIANDES ET CHARCUTERIES BILLETS EN VENTE MAINTENANT À www.ticketpro.ca OU AU (514) 908-9090 ! POUR LA MAJORITÉ DES SPECTACLES (VOIR LES DÉTAILS POUR CHACUN) LES MIDIS À PRIX FIXE Jusqu'à vendredi BYBLOS LE PETIT CAFÉ -(514) 523-9396 ÔNG CA CÂN -(514) 844-7817 OUZERI -(514) 845-1336 PRATO PIZZERIAETCAFÉ -(514) 285-1616 RUMI -(514) 490-1999 9,99 $ PLUS QUE 5JOURS ! LE GRAND FEU DE CLÔTURE 25 000 BÂTONS LUMINEUX SERONT REMIS AUX FESTIVALIERS POUR UNE PHOTOS DE GROUPE ! LE CHEF INVITÉ BRUNO BILLAMBOZ EN JUMELAGE AU PETIT EXTRA À 19 h - (514) 527-5552 LES 5 à 7 DU FESTIVAL LEMÉAC DE 17 h À 19 h - (514) 270-0999 LE TOUR DU MONDE EN 10 JOURS CHEZ QUEUX de 17 h à 21 h 30 (514) 866-5194 LE CHEF INVITÉ DAVID HAWKSWORTH EN JUMELAGE CHEZ LEMÉAC (514) 270-0999 SOIRÉE BERINGER BLASS LE BOULEVARD/ LE CENTRE SHERATON À 18 h (514) 878-2000 LA CUISINE CHAMPÊTRE DE L'ABITIBI-TÉMISCAMINGUE LE CASTILLON HÔTEL HILTON MONTRÉAL BONAVENTURE À 18 h (514) 878-2332 FIDÈLE AUX FROMAGES QUÉBÉCOIS LES INFIDÈLES À 19 h (514) 528-8555 DÎNER AU CHAMPAGNE MOËT & CHANDON : 12 SERVICES SOTO McGILL À 19 h (514) 288-2177 poste 221 ou 864-5115 Chantale Gauthier DES RESTOS À DÉCOUVRIR THÉÂTRE MUSICAL ADAPTATION ET MISE EN SCÈNE SIGNÉES ROBERT LEPAGE EX MACHINA EN COLLABORATION AVEC LE FESTIVAL MONTRÉAL EN LUMIÈRE BTuskheer's Opera The JUSQU'AU 4 MARS, 20 h, Spectrum de Montréal Aménagé en gradins (sièges réservés) Prix : 39,50 $ - 47,50 $ / 29,50 $ (sièges avec visibilité réduite) (taxes et frais de service en sus).Présenté en anglais avec sous-titres français Réservations : www.ticketpro.ca ou (514) 908-9090 Spectacles reportées : 20 février remis au 4 mars, 21 février remis au 29 février.Remboursement ou transfert pour autres représentations au Spectrum (318, rue Sainte-Catherine Ouest).Renseignements : (514) 288-9955 © Érick Labbé 26, 27 ET EN SUPPLÉMENTAIRE LE 28 FÉVRIER, 20 h THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA Prix : 29,50 $ - 39,50 $ - 47,50 $ (taxes et frais de service en sus) Réservations : (514) 842-2112 ou www.ticketpro.ca ou (514) 908-9090 DANSLa Diva et l'Apprenti Sorcier Mise en scène : François Racine Direction musicale et illustration sonore : Gérard Cyr Costumes : Rossignol Conception d'éclairages : Nicolas Ricard Conception de la scénographie : Robert B.Breton Fabrication des décors : Prisme 3 inc.AVEC LE MAGICIEN DANIEL COUTU PERFORMANCE MULTIDISCIPLINAIRE DÈS JEUDI ! NATALIE CHOQUETTE Ses immortelles AVEC L'ENSEMBLE AMATI' EN COLLABORATION AVEC 29 FÉVRIER, 20 h SALLE WILFRID-PELLETIER, PdA Prix : 34,50 $ - 39,50 $ - 44,50 $ - 49,50 $ (taxes et frais de service en sus) Réservations : (514) 842-2112 www.ticketpro.ca ou (514) 908-9090 CLAUDE LÉVEILLÉE ET En 1964, Claude Léveillée devenait le premier Québécois à l'affiche à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Il y revient cette fois pour célébrer ce 40e anniversaire.SPECTACLE DE CLÔTURE PRÉSENTÉ PAR MUSIQUE PRÉSENTÉ PAR Entre le musical et le road movie, avec 10 comédiens, chanteurs, musiciens et D.Jette 3208615A Il est considéré comme le patriarche de la bédé québécoise.Une collection de bons moments BUSKER'S suite de la page 1 On dira qu'il se fait un peu trop de coq-àl'âne musical dans le spectacle.En contrepartie, ce zapping très au goût du jour trompe l'ennui qui pourrait facilement s'installer dans l'unité.Robert Lepage ne se contente pas de nous faire voyager à travers les paysages sonores.Fidèle à sa manière d'artiste-géographe, il prétexte la fuite de Macheath pour faire voir du pays aux personnages.De Londres, l'action se déplace vers New York, puis vers Atlantic City, La Nouvelle-Orléans et Huntsville (Texas), royaume de la peine de mort.Ce sont justement ces pérégrinations qui lui permettent d'installer les bases d'une critique de la société américaine et de l'actualité internationale.Dans son état actuel, The Busker's Opera est une oeuvre poussée par une énergie prometteuse, mais pas toujours bien canalisée, tant en ce qui a trait à la charge satirique qu'aux performances vocales de certains interprètes.Le spectacle ne contient pas moins des moments carrément euphorisants.En vrac : les solos du percussionniste Frédéric Lebrasseur (Filch), l'harmonica de Marco Poulin (Macheath), Frédérike Bédard (Cécile Peachum) en Yma Sumac, Kevin Mc Coy (M.Peachum) en redneck et une incroyable passe de zydeco dans le gazebo.Bref, une collection de greatest hits qui mérite bien de partir en tournée.THE BUSKER'SOPERA, inspiré de L'Opéra du gueux de John Gay.Conception et mise en scène : Robert Lepage.Direction musicale: Martin Bélanger, assisté de Steve Normandin.Dramaturge : Kevin Mc Coy.Musiques, arrangements et interprétation : Frédérike Bédard, Martin Bélanger, Julie Fainer, Claire Gignac, Frédéric Lebrasseur, Véronika Makdissi-Warren, Kevin Mc Coy, Steve Normandin, Marco Poulin et Jean René.Costumes : Yasmina Giguère.Une production d'Ex Machina, coproduction entre autres du Festival Montréal en lumière.Au Spectrum jusqu'au 28 février.Supplémentaires le dimanche 29 février et le jeudi 4 mars.U N F I L M D E M E L G I B S O N À L'AFFICHE DÈS DEMAIN www.lapassionduchrist.com FILM EN ATTENTE DE CLASSIFICATION 3207989A #- ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX = AUCUN LAISSEZ-PASSER ACCEPTÉ WELCOME TO MOOSEPORT (G) # LUN-JEU 1:50, 2:45, 4:25, 5:20, 7:15, 7:55, 9:55, 10:30 BLUE BUTTERFLY (G) # LUN-JEU 2:30, 5:00, 7:25, 9:50 CONFESSIONS OF A TEENAGE DRAMA QUEEN (G) # LUN-JEU 1:05, 3:10, 4:20, 7:05, 9:15 THE REPUBLIC OF LOVE (G) # LUN-JEU 2:20, 5:25, 7:45, 10:05 CITY OF GOD (13+) # (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) LUN-JEU 1:05, 4:00, 7:25, 10:25 DANS L'OEIL DU CHAT (13+) # (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) LUN-JEU 2:25, 5:15, 7:35, 9:55 MONSTER (16+) LUN-JEU 1:30, 4:10, 7:00, 9:45 THE BUTTERFLY EFFECT (13+) LUN-JEU 1:40, 4:30, 7:35, 10:15 THE COOLER (13+) LUN-JEU 2:15, 4:45, 7:15, 9:45 MYSTIC RIVER (13+) LUN-JEU 1:00, 4:05, 7:10, 10:10 ALONG CAME POLLY (G) LUN-JEU 1:15, 3:30, 5:45, 8:00, 10:15 GIRL WITH A PEARL EARRING (G) LUN-JEU 1:00, 3:15, 5:30, 7:45, 10:00 LOST IN TRANSLATION (G) LUN-MAR 2:00, 4:35, 7:05, 9:30 MER 2:00, 4:35, 9:30 JEU 2:00, 4:35, 7:05, 9:30 IN AMERICA (G) # LUN-JEU 2:05, 4:35, 7:10, 9:40 BIG FISH (G) LUN-JEU 1:35, 4:25, 7:20, 10:05 COLD MOUNTAIN (13+) LUN-JEU 1:35, 4:55, 8:15 HOUSE OF SAND AND FOG (13+) LUN-JEU 1:40, 4:40, 7:30, 10:20 SOMETHING'S GOTTA GIVE (G) LUN-JEU 1:15, 4:05, 7:00, 9:50 THE LAST SAMURAI (13+) LUN-JEU 1:45, 5:10, 8:35 21 GRAMS (13+) LUN-JEU 1:30, 4:30, 7:30, 10:20 Prix \u2018Matinée' pour toutes les représentations jusqu'à 18H.Adhérez à Movie WatcherMD, le club Cinéphile le plus généreux en ville ! Horaire pour le mardi, 24 Février, 2004 (16+) # LEU-JEU 1:45, 4:40, 7:20, 10:00 2313, rue Sainte-Catherine Ouest (514) 904-1250 FORUM 22 POUR UNE PRE-VENTE DES BILLETS www.moviewatcher.com 3203225A REPORTAGE PUBLICITAIRE Ne manquez pas ce cahier spécial demain dans ARTS ET SPECTACLES Star Académie 2: un gala en dents de scie HUGO DUMAS TÉLÉVISION hdumas@lapresse.ca Oui, les nouveaux académiciens de TVA ont facilement éclipsé dimanche le gala des prix Jutra à Radio- Canada (voir la chronique de Louise Cousineau).Quasiment du cinq contre un.Pourtant, le gala de Star Académie de dimanche soir, en dents de scie, ne passera pas à l'histoire, notamment en raison de certains numéros qui n'ont pas décollé.Les sept académiciennes qui ont repris Désenchantée de Mylène Farmer en ont arraché et admettons que les deux trios musicaux mettant en vedette Garou manquaient de saveur, malgré Le Sucre et le sel saupoudré par les jumelles Annie et Suzie Villeneuve.Autre numéro difficile : celui avec Claude Léveillée, qui a fait pleurer à chaudes larmes presque tous les candidats lors de son premier passage à l'académie.Dimanche soir, Véronique a eu beaucoup de difficulté à le suivre pendant Frédéric et, surtout, à s'adapter à sa façon particulière de chanter.Même scénario pendant La Légende du cheval blanc, interprétée en duo avec Sandy, Jannie et Marie- France: les académiciennes n'ont pas été au diapason avec cette légende de la chanson d'ici.Heureusement, certaines prestations ont atteint leur cible.En plein coeur.Martin a été très touchant dans son interprétation de Pourquoi tu veux, une chanson de Dan Bigras et Christian Mistral.Ensuite, Jason, Marie-Ève et Marc-André ont gagné bien de points dans le coeur des téléspectateurs en harmonisant avec Lara Fabian.Jason a interprété un bout de Je t'aime, Marie-Ève a livré sa version de J'y crois encore et Marc-André s'est payé, au complet, la difficile chanson Tout.Au terme du gala, c'est finalement Étienne Drapeau, 26 ans, de Québec, qui a quitté l'académie de Sainte-Adèle.Après Pascal Nguyen-Deschênes, c'est la deuxième fois en deux ans que le premier évincé de Star Académie habite la Vieille Capitale.Un mauvais sort ?Virginie, la suite Prévue hier, l'audience devant la Commission des relations du travail au sujet du téléroman quotidien Virginie a finalement été reportée à la fin mars.L'Association des réalisateurs de Radio-Canada, présidée par Robert Gagnon, allègue qu'en confiant la production de Virginie à Aetios, la compagnie de l'auteure et productrice Fabienne Larouche, la SRC a effectué une « cession partielle de l'entreprise », donc de la sous-traitance.Rappelons que, depuis juin dernier, c'est Aetios, une entreprise privée, qui contrôle la production de Virginie et non Radio-Canada.Les employés affectés à Virginie ont changé de statut pour celui de contractuels.«Il n'y a pas de bisbille sur Virginie, tout va très bien, dit Fabienne Larouche.Robert Gagnon a des prétentions.Il veut faire accepter sa convention collective, mais moi, je suis un producteur indépendant.Quand Robert Gagnon dit que Virginie coûte deux fois plus cher, c'est démagogique, mesquin et mensonger.Ça coûte moins cher depuis que je produis.» Selon Robert Gagnon, qui a été réalisateur-coordonnateur de Virginie à ses débuts à l'automne 1996, la plainte vise les quatre réalisateurs du téléroman que son association ne représente plus.Belle et Bum revient Télé-Québec l'a confirmé hier : l'émission Belle et Bum reviendra l'automne prochain avec ses deux animateurs actuels, Normand Brathwaite et Roxane St-Gelais.Le producteur, Robert Montour, de la boîte Télé-Vision, est ravi, car beaucoup d'argent a été investi dans la rénovation du théâtre Plaza, d'où est présentée l'émission tous les samedis soir.Et en direct, en plus.Depuis le retour des Fêtes, Belle et Bum a récolté des cotes d'écoute montant jusqu'à 260 000 téléspectateurs.Sexe à New York : c'est fini Aux États-Unis, la chaîne câblée HBO a diffusé dimanche soir le tout dernier épisode de la série Sex and the City, qui tire sa révérence après six saisons à l'antenne.L'héroïne Carrie Bradshaw finira-t-elle a) avec son artiste russe, b) avec Mr Big ou c) toute seule?Les producteurs ont rivalisé d'astuces pour éviter que la conclusion de Sex and the City ne soit ébruitée dans les journaux.Quatre fins différentes ont même été tournées, question de mélanger l'équipe technique et les comédiens.Pour les plus patients, la chaîne Bravo diffusera cet épisode final le 26 mars, à 21 h.Pour les plus curieux, pianotez dans Internet.Tous les détails s'y retrouvent.Oscar sous la pluie OSCAR suite de la page 1 Cette année, les goûts discutables du comité ont fait deux autres victimes : Osama, le gagnant du Golden Globe du meilleur film étranger, et Goodbye Lenin ! qui vient de remporter le César du meilleur film étranger.Il n'en fallait pas plus pour que toutes ces omissions s'additionnent et sèment la grogne chez les plus jeunes et plus progressistes de l'Académie.Ceux-ci demandent maintenant une réforme en profondeur du comité des films étrangers.Ils ne le disent pas aussi crûment mais ils n'en pensent pas moins : allez, ouste ! les vieux ! Votre règne a assez duré.Le même phénomène s'est produit il y a deux ans dans la catégorie du documentaire.« Pendant des années, écrit le journaliste de Variety, le comité documentaire était le fief d'une poignée de braves gens qui, la plupart du temps, n'étaient même pas des documentaristes.Aujourd'hui, c'est un comité réputé pour son intégrité.» Et sans doute aussi pour son audace, puisque c'est grâce à ce comité réformé que Michael Moore a pu gagner son premier Oscar et partager avec nous « tout le bien » qu'il pense de George Bush.Mais le comité des films étrangers n'est pas rendu aussi loin.Pour l'instant, la vieille garde demeure au pouvoir.Pour Denys Arcand, c'est une excellente nouvelle.Même si son film n'évoque pas la guerre ou l'holocauste, il table sur au moins un filon gagnant: les relations père-fils qui n'apparaissent pas chez les quatre autres concurrents.Pour l'instant, Arcand reste le grand, sinon le seul favori de la course pour le meilleur film étranger.Un communiqué officiel de l'Académie souligne qu'il s'agit de sa troisième nomination dans une catégorie où le Canada n'a été admis (trois fois) que grâce à lui.Mieux encore : Les Invasions barbares est à l'affiche dans deux cinémas en ville avec en grosses lettres la mention « chef-d'oeuvre » accordée par Roger Ebert, le pape des critiques.Mais la partie n'est pas gagnée pour autant.Il reste un détail à régler.Un détail de taille.Rappelons que, dans la catégorie du meilleur film étranger, les électeurs doivent absolument voir TOUS les films en compétition.Ils doivent le prouver en signant chaque fois une fiche de présence.S'ils n'ont vu que trois des cinq films, tant pis.Ils n'ont pas le droit de voter.Cette obligation fait en sorte qu'il y a deux moyens d'influencer le vote : soit multiplier les projections un peu partout dans le monde pour les membres qui vivent, travaillent ou jouent au golf ailleurs, soit limiter le nombre de projections pour que le verdict final reste entre les mains d'un petit groupe zélé, voire d'un club fermé et tout-puissant.La productrice Denise Robert en a pris douloureusement conscience il y a deux semaines lors du grand dîner des lauréats à Los Angeles.Ce jourlà, elle a demandé au distributeur Miramax d'organiser des visionnements supplémentaires des Invasions à New York et à Londres.Pas de problème, ont répondu les gens de Miramax, pour autant que les distributeurs des autres concurrents acceptent d'en faire de même comme le prévoient les règlements de l'Académie.Manque de chance, Sony Classics, qui distribue le film tchèque Zelary, a refusé.« C'est comme une campagne électorale, affirme Denise Robert.Et présentement, dans la campagne qui nous occupe, Sony Classics détient la balance du vote.Pour qu'un film gagne, il faut qu'il soit vu par le plus de gens possible et pas seulement par une petite clique.» Le problème n'est pas nouveau.L'année dernière, le très coloré Michael Moore avait dénoncé publiquement les tactiques déloyales et la mauvaise foi de Sony Classics, qui refusait d'ajouter des projections, espérant faire triompher ainsi Le Peuple migrateur.Rien n'y fit.Et puis la mauvaise foi n'est pas tout.Parfois, il y a aussi le manque d'argent.Organiser des projections supplémentaires coûte cher.Il faut expédier des copies des films partout dans le monde, financer le doublage et la location des salles.Passe encore quand un film étranger est distribué par un gros joueur qui a les moyens de ses ambitions électoralistes.Mais, cette année, au moins trois des films en nomination \u2014 Evil de la Suède, Twin Sisters des Pays-bas et The Twilight Samurai du Japon\u2014 n'ont même pas de distributeur américain.On voit donc mal comment Denys Arcand pourrait repartir les mains vides de Hollywood.En attendant, le cinéaste et sa femme arrivent en ville jeudi, juste à temps pour la fête qui se tient chaque année dans les luxuriants jardins de la résidence du consul général du Canada à Los Angeles.D'ici là, tout peut arriver.Et si on se fie aux bulletins de météo, tout va arriver.Les météorologues prévoient qu'une grosse tempête s'abattra sur la ville mercredi.On annonce des pluies torrentielles, des vents violents et des glissements de terrain, peut-être déclenchés par la sortie le même jour de la Passion de Jésus-Christ de Mel Gibson.Avec un peu de chance, ces invasions barbares seront terminées jeudi et tout reviendra à la normale sous les palmiers du consul général.THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 15H00 TV5 LE BATEAU LIVRE Pour les curieux, un nouveau magazine consacré au livre animé par Frédéric Ferney et enregistré dans une péniche arrimée à hauteur du pont Mirabeau à Paris.18H30 K FLASH Reportage de Los Angeles pour tout savoir sur les bijoux que porteront les vedettes lors de la cérémonie des Oscars.19H00 r ARCAND L'invitée, Murielle Bessis, a des histoires d'horreur à raconter sur la chirurgie esthétique.20H00 ARTV CINÉMA : FLAMENCO Vous aurez des fourmis dans les jambes en regardant ce film de Carlos Saura qui explore tous les styles du flamenco.Sensuel et envoûtant ! 21H00 VIE UNE CHANCE QU'ON S'AIME Hommes et femmes au travail : un sujet qui soulève les passions.Le chroniqueur Ji Ci Lauzon cite une étude selon laquelle les femmes se battent moins pour le pouvoir que les hommes.Il ne fallait pas dire cela devant l'invitée, Fabienne Larouche ! 21H00 A 24 HEURES CHRONO Avant-dernière heure de la série : une explosion a lieu à l'hôtel où loge David Palmer ! 21H30 r MICHÈLE RICHARD Ce soir, la chanteuse consulte son avocat pour régler les détails de son divorce avec Yvan Demers.Aujourd'hui (17:00) L'union fait la force Virginie La Facture / Vidéotron Le Bleu du ciel Enjeux / Rouler \u201cstone\u201d; le pont Jacques-Cartier Le Téléjournal/Le Point BASQUIAT (5) avec Jeffrey Wright, David Bowie Le TVA 18 heures Ultimatum Arcand / .esthétique Star Académie Histoires de filles Km/h Caméra Café Michèle Richard Le TVA Merci bonsoir / Roch Voisine Michel Jasmin / François Léveillée (23:17) Macaroni tout garni Ramdam Cultivé et bien élevé Diabolo menthe National Geographic / Chasseurs de volcans 24 heures chrono D'ici et d'ailleurs Jazz sous influences Diabolo menthe Points chauds Le Grand Journal (16:30) Flash Faut le voir pour le croire Le Monde de monsieur Ripley ESPOIR RETROUVÉ (5) avec Sandra Bullock, Mae Whitman Fun noir & Cie / Sonia Vachon Le Grand Journal 110% Voyeur News Access H.e Talk Daily American Idol According to Jim Scrubs Law& Order: SVU CTV News News eTalk Daily Jeopardy CBC News: Canada Now Life and Times / Jacques Parizeau 72 Hours.Marketplace CBC News: Disclosure The National The National ZeD (23:25) The Simpsons ABC News Will & Grace 8Simple Rules I'mwith Her According.Than Perfect Super Millionaire Frasier Night.(23:35) News CBS News E.T.Navy NCIS The Guardian Judging Amy News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Whoopi Happy Family Frasier Scrubs Law& Order: SVU Tonight.(23:35) The Newshour BBC News Outdoor.Nova / Spies that Fly Quest: Investigating.Innovation / Spy Catchers Bus.Report Charlie Rose BBC News Bus.Report The Newshour Innovation / Spy Catchers Breast Cancer.BBC News City Confidential / Denver American Justice Biography / Clint Eastwood Cold Case Files Third Watch Pour l'amour du country L'Héritage FLAMENCO (4) Spectacle musical .musique Orgueil et Préjugés (4/6) Moi et l'autre Bravo! Videos Seeing Things Music Hall Gzowski.THE MAMAS AND THE PAPAS - STRAIGHT SHOOTER (4) Law& Order Phénomènes inexpliqués Biographies / Diane Keaton La Route des tornades Attaques animales NYPD Blue Sans détour Prévention des toxicomanies La Formation.La Maternelle Mondialisation Enseigner.Le Monde à la carte.Le Cégep.Quartier latin Le Monde des affaires How'd they do that?Daily Planet Howit's Made American Chopper American Hotrod Daily Planet Tendances.Avventura.Évasion.Bleu .des îles.Mexico, VR Blanches.Sous zéro .pratique Évasion.Ciel ma géo! .Stones All that That's so.Stevens Radio Free.Boy Meets.Heartbeat MAD LOVE (5) avec Chris O'Donnell .(22:36) Brendan.Smart Guy Seinfeld That '70s Show Seinfeld American Idol 24 Gilmore Girls One Tree Hill Global News Global National Train 48 E.T.Frasier Happy Family Judging Amy Global News Global Sports Les deux font la loi Série noire / Dieppe Sexe et Pouvoir JAG LES TROIS JOURS DU CONDOR (3) avec Robert Redford Growing up Canadian / School JAG Two Men in a Trench Secrets of the Dark Ages Turning Points of History JAG Zoo Diaries Dogs, Jobs .Gourmet Savoir faire Extra Matchmaker Perfect Match Trading Places Savoir faire Matchmaker Qu'est-ce qui fait courir.Salut les amoureux! Musicographie / Foreigner Une diva.Made in.Popop Bruno Stars &.Musicographie / Foreigner Top5M.anglo Top5M.franco Infoplus M.Net Décompte.Vidéo Clips Babu à planche I.D.Mode .attaquent La Forza del Desiderio That '70s Rabbin2 Navy NCIS In Montreal .arménien NYPD Blue Montreali.Late.(23:35) BBC News CBC News CBC News: Canada Now Inside Media The National the fifth estate Inside Media Le Journal Capital Actions Le Monde La Part.La Guerre au non du mensonge Le Téléjournal/Le Point La Part.Le Monde Le Journal RDI Sports 30 Mag.Sports 30 Hockey / Sénateurs - Canadiens Sports 30 L'Équipe.Curling Brigade des mers Aventure et Associés Coroner Da Vinci Le Protecteur Brigade spéciale Sans laisser de trace This Hour.Made in.Poltergeist Cold Squad The Associates II SHINE (3) avec Armin Mueller-Stahl, Noah Taylor PSI Factor Buffy the Vampire Slayer Stargate SG-1 Dark Angel Odyssey Outer Limits Sportsnetnews Bus.of Sport You Gotta.NBA Basketball / Raptors - Nets Sportsnetnews Snapshots Drop in Canada.Volt Panorama L'art d'être parent / Langage LES NUITS DE LA PLEINE LUNE (3) avec Pascale Ogier Panorama Clean Sweep In a Fix Junkyard Mega-Wars: At the Movies In a Fix Off the Record Sportscentre Hockey / Sénateurs - Canadiens Curling / 2004 Scott Tournament of Hearts Mucha.Sacré Andy! Yakkity Yak Ratz Porcité Fred.Les Simpson Les Griffin Planète crue Patrouille.Les Simpson Déchiqueteurs On a tout essayé (18:05) Journal FR2 P.J.: Police Judiciaire Belle Bleue Savoir plus santé Le Journal Rideau rouge / Immigration.Wazooo (18:15) Dragonfly TV Time Team Studio 2 Cider with Rosie Peanuts Globe.Studio 2 2e Peau .Nicolas MEURTRES EN DENTELLE (6) avec Jennifer Rubin, Peter Outerbridge Une chance qu'on s'aime Décore ta vie Métamorphose Oui, je le veux! 2e Peau .(17:30) Votre toit Vos droits Ma maison L'Équipe Inf-Haut-Richelieu Guide de survie.Edgemont .justiciers Réal-TV Loup-garou Roswell Vice Versa .galaxie Spongebob All Grown up Mental Block Yvon of.Dragon Ball Dragon BallZ Goosebumps Radio Active Ready or not Big Wolf.Addams.2.4 Children Au-delà du réel .Nerdz Technofolie Andromeda The Dead Zone Monstres mécaniques Mutant X CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION ARTS ET SPECTACLES La luette de Dave, la poitrine de Sylvie LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION lcousine@lapresse.ca L'avantage d'un gala des Jutra qui n'était pas toujours à la hauteur des bons films québécois de cette année, c'est qu'il permettait d'aller voir le deuxième gala de Star Académie.Et, en plus, les pauses publicitaires n'étaient pas toujours synchronisées, rendant le zapping aisé.Mais si c'est bien achalant de remonter le son chaque fois qu'on zappe de TVA à Radio-Canada.Pourquoi ce décalage qui nous force à ajuster constamment le son trop bas de Radio-Canada ?Plusieurs de mes amis câblés se plaignent de cet effet pervers.D'accord, c'est mieux qu'avant les zapettes où il fallait se lever pour tourner un bouton.Mais c'est achalant quand même.Dès le départ, l'ouverture plate des Jutra avec ce supercinéman vous faisait décoller chez les académiciens.Voilà que je suis tombée à TVA sur une scène surréaliste.Dave le dodu, a révélé l'animatrice Julie Snyder, n'a pas de luette.Je l'ai cru.Mais encore a-t-il fallu voir la luette absente de Dave.Grâce au candidat Jason le dentiste qui nous a fait une démonstration comparée sous les spots du studio.On a vu la luette d'un autre concurrent, puis l'absence de luette de Dave.Le médecin chauve de Saddam Hussein n'était pas allé aussi loin dans son enquête.Je reviens à Radio-Canada pour découvrir la poitrine très bien découverte, avec goût, de l'animatrice Sylvie Moreau.Elle a le don de porter des belles robes.Celle-là était digne des Golden Globe Awards il y a quelques semaines où la poitrine était très en évidence.Mme Moreau est intelligente et talentueuse, mais pourquoi faut-il que ses saynètes préparées à l'avance soient aussi drabes ?Comme son intro avec supercinéman.Le monde du cinéma a l'air de bien apprécier ses talents, mais, de grâce, changez de scripteur de gags si vous voulez nous garder avec vous.Remarquez qu'après la remise des Césars de samedi à la télé française, la Soirée des Jutra était bien moins pire.On s'est demandé ce qu'avait fumé Gérard Depardieu et quand le spectacle finirait.À part la prestation fringante de Chicago, ce gala volait bas.Mais on s'en fichait.Parce que Denys Arcand a été couronné trois fois, ce qui était extraordinaire, puisque c'était à Paris et que, malgré un financement français de 10 %, Les Invasions barbares est un film québécois, joué en québécois.Curieux tout de même que les patrons de chaînes de télé en France refusent nos séries à cause de l'accent.Rappelez-vous La Vie la vie qu'il a fallu faire doubler en français de France par nos acteurs.Et on a fini par se ficher des petits sketchs insignifiants de Sylvie Moreau aux Jutra parce que Denys Arcand avait eu le temps de rentrer de Paris et qu'il a gagné quatre trophées.Encore une fois les plus significatifs.En plus de savoir faire des films, M.Arcand sait faire de bons petits discours.Son hommage aux réalisateurs des trois films contre lui était charmant et généreux.Il a même ajouté que la qualité des films en compétition chez nous dépassait ce qu'il avait pu voir ailleurs.Il n'a pas nommé la soirée des Césars.Il n'a nommé personne.Après la remise des prix en France, Denys Arcand s'est demandé si les Québécois auraient donné un grand prix à une coproduction avec la France.Pas évident.Mais la France a les moyens de consacrer le cousin d'Amérique.Et celui d'utiliser des chansons américaines quand les lauréats montent au podium.It's wonderful quand on n'a pas les complexes du village d'Astérix, constamment menacé par les invasions romaines.Conclusion : le gala des Jutra a attiré 561 000 spectateurs, alors que le gala de Star Académie, luette comprise, a eu 2 706 000 spectateurs.Le Millionnaire de retour à ABC Lorsque le réseau ABC a lancé Who Wants to Be a Millionaire ?il y a deux ans, le quiz a eu beaucoup de succès.Mais ABC a tellement présenté d'émissions, que le public a fini par se lasser.Voilà que dimanche soir, l'animateur Regis Philbin a ressorti son carnet de questions à Super Millionaire, toujours au réseau ABC.Il faut dire que ce réseau est dans la dèche, n'obtenant aucune place dans les 20 premières du palmarès depuis un bout de temps.Comme les gros sondages reviennent, on ressort le Millionnaire, version Super.ABC veut tellement faire de millage qu'il présente l'émission tous les soirs à 22 h cette semaine.Sauf mercredi où The Bachelorette 2, oui, une téléréalité, prend l'affiche.Lundi matin, Regis Philbin était tout excité de ses cotes d'écoute : il avait battu Law & Order d'un poil dans le marché de New York.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © L'animatrice de la Soirée des Jutra, Sylvie Moreau, portait une robe qui mettait sa poitrine bien en évidence.CHIROLOGIE CLAIRVOYANCE PARANORMAL MÉDITATION SPIRITUALITÉ RÉINCARNATION LIVRES MÉDIUMS ASTROLOGIE SANTÉ HEALING AURAS TAROT 39e SALON INTERNATIONAL DE l'ÉSOTÉRISME de Montréal Prix d'entrée : Adultes : 9 $ Aîné(e)s : 6 $ (Taxes incluses) 5 mars 16 h - 23 h 6 mars 11 h - 22 h 7 mars 11 h - 19 h Conférences et démonstrations MARCHÉ BONSECOURS 350, rue St-Paul Est Vieux-Montréal P Champ-de-Mars Édifice Chaussegros-de-Léry Vieux-Port de Montréal 21h 24 heures chrono L'échange d'otages ne se passe pas comme prévu.Qu'arrivera-t-il à Jack et à Kim?Qu'a-t-il en tête?Ce soir.Télé-Québec, ça change de la télé 19h30 Diabolo menthe Avec Marie-Chantal Perron.Animation : François-Étienne Paré Réalisation-coordination : Lynn Phaneuf 3161716A UN CONCOURS DE PHOTOS À LA GRANDEUR DU PAYS! Les Canadiens et les Canadiennes de partout au pays sont invités à participer au concours photographique « Faites-nous voir du pays! ».Si votre photo est retenue, elle sera exposée au pavillon du Canada à l'Expo 2005 et publiée dans un ouvrage commémoratif à tirage limité.Les photos retenues paraîtront dans l'édition du 9 octobre du journal The Globe and Mail et dans le site globeandmail.com.Alors, tout le monde dehors! Faisons voir ce qui rend le Canada exceptionnel.Envoyez-nous votre meilleure photo et vous pourriez gagner l'un des 13 grands prix régionaux pour 2 personnes pour visiter le pavillon du Canada à l'Expo 2005, au Japon.Afin de connaître tous les règlements du concours, veuillez consulter le site www.montreznousvotrecanada.ca ou faites parvenir une enveloppe préaffranchie et préadressée à : Règlements du concours « Montremoi le Canada », Case postale 262, Station B, Toronto (Ontario) M5T 2W1.LES INSCRIPTIONS REÇUES À CETTE ADRESSE NE SERONT PAS ADMISSIBLES AU TIRAGE.Aucun achat nécessaire.Des restrictions peuvent s'appliquer.Le concours est ouvert de tous les résidents du Canada.Les candidats doivent répondre correctement sans aide, à une question d'habileté mathématique afin de gagner.Cinq différentes photos par personne.La valeur au détail de chaque Grand Prix est d'environ 8 000 $ CA.Le concours prend fin le 31 août 2004 à 23 h 59, HNE.Les chances de gagner dépendent du nombre d'inscriptions admissibles reçues et de photos soumises.3208814A Tous les samedis dans CE QU'ON A VU, CE QU'ON EN PENSE. ARTS ET SPECTACLES À L'AFFICHE Fêtez au rythme de Rythme FM Rythme FM fête son cinquième anniversaire en grand: À gagner : 8 voyages au Super Clubs Grand Lido Varadero de Cuba, formule Super-inclus 5 étoiles de luxe.20 000$ en chèques-cadeaux de chez Germain Larivière.Comment participer : Identifiez deux des trois chansons-souvenir diffusées à Rythme FM et l'indice dévoilé dans Flash ou Fun noir.Inscrivez-vous au (514) 790-7777 ou sur rythmefm.com Détails en ondes.Cuba.À mon rythme! 3208237A CANNES La Palme d'or sera remise le samedi Le palmarès du Festival de Cannes, événement qui se déroulera du 12 au 23 mai prochains, sera annoncé le samedi soir du week-end de clôture, et non plus le dimanche soir comme c'était le cas depuis plusieurs années.Confirmant les informations parues récemment dans la presse, les organisateurs ont annoncé hier dans un communiqué ces changements visant à « dynamiser la fin de la manifestation ».Ainsi, le président du jury, Quentin Tarantino, annoncera le palmarès samedi, à la suite de quoi un film sera projeté en avantpremière mondiale.Un feu d'artifice et un concert marqueront la soirée, tandis que les cinéphiles pourront voir tous les films primés pendant la « Nuit du palmarès ».La journée du lendemain sera consacrée à la reprise de l'ensemble des films de la sélection officielle (compétition, Un certain regard, Cinéfondation, courts métrages), tandis que la soirée de clôture «sera exclusivement consacrée à la Palme d'or, le Festival se terminant par la projection du film couronné la veille ».L'équipe du long métrage primé sera accueillie pour la première fois en haut des marches par le jury du festival.Agence France-Presse CÉLÉBRITÉS Julia Ormond met fin à son hiatus L'actrice Julia Ormond a été la vedette de trois films connus sortis presque coup sur coup au milieu des années 90, Légendes d'automne, Lancelot, le premier chevalier et Sabrina, avant de disparaître quasiment du monde du cinéma.« Un jour, je me suis réveillée dans un hôtel à Prague, et je me suis dit : Je ne veux pas avoir 45 ans et penser que ma vie s'est limitée à ça, a-t-elle confié à AP Radio dans un entretien récent.Cela m'a fait réfléchir à ce que je faisais et à chercher plus d'équilibre.» La comédienne s'est alors investie dans plusieurs grandes causes, notamment la lutte contre le sida dans les pays en développement.« Et maintenant, je pense que l'équilibre est un peu détraqué, explique l'actrice britannique de 39 ans.Cela m'a redonné envie de jouer.» Julia Ormond figure aujourd'hui au générique de Iron Jawed Angels, qui vient de sortir aux États-Unis et qui raconte la manière dont les femmes ont gagné le droit de vote aux États- Unis.« Le fait d'être inscrit sur les listes électorales et de voter, c'est quelque chose d'extrêmement important, a souligné l'actrice, qui joue aux côtés de Hilary Swank et Anjelica Huston.J'espère que le film fera prendre conscience aux gens du combat qu'il a fallu mener pour donner le droit de vote aux femmes.» Associated Press C'est bien meilleur le matin : dès 5h Réalisation : Stéphane Tremblay www.radio-canada.ca/bienmeilleur cematin 8h25 HOMIER-ROY 2 chanteurs, 2 styles, 2 entrevues : ROCH VOISINE et DANIEL BOUCHER.3201750A ARTS ET SPECTACLES Susan Platts remplace Shtoda CLAUDE GINGRAS MUSIQUE La mezzo canadienne Susan Platts remplacera Daniil Shtoda demain soir, 20 h, Pollack Hall de l'Université Mc Gill.La Société musicale André- Turp, qui avait présenté le jeune ténor ukrainien une première fois la saison dernière, précise : M.Shtoda chante cette semaine dans Cosi fan tutte au Kirov de Saint-Pétersbourg et le directeur Valery Gergiev ne veut pas qu'il s'absente.En conséquence, tous les récitals prévus en Amérique sont annulés.Avec Dennis Helmrich au piano, Susan Platts chantera trois lieder de Brahms et cinq de Mahler, des arrangements de folklore de Britten, mais principalement des pages peu connues de l'Autrichien Ignaz Brüll, ami de Brahms, de la post-romantique américaine Amy Marcy Beach, des Britanniques Frank Bridge (qui fut le professeur de Britten) et Roger Quilter et de la Canadienne Marjorie Kennedy Fraser.Pentaèdre : trois concerts Demain soir également, l'Ensemble Pentaèdre s'engage dans trois concerts de musique romantique allemande transcrite pour quintette à vent par son directeur artistique, le hautboïste Normand Forget.Le programme de demain soir, 20 h, est donné au Sanctuaire du Très-Saint- Sacrement (500, Mont-Royal E.) et consacré au cycle Winterreise (« Le Voyage d'hiver ») de Schubert, avec le ténor Rufus Müller et l'accordéoniste Joseph Petric.Les deux autres concerts, vendredi, 20 h, et dimanche, 15 h, auront lieu à l'école Vincent- d'Indy (628, Côte-Sainte-Catherine).En plus de Schubert, on y entendra Schumann et Brahms.Bières et choucroutes allemandes seront aussi au programme de dimanche.Britten à l'UdM L'Atelier d'opéra de l'Université de Montréal a choisi un ouvrage anglais à grand déploiement pour sa principale production annuelle : A Midsummer Night's Dream, de Britten, d'après Shakespeare.Première jeudi soir, 20 h, salle Claude- Champagne, suivie de trois représentations, même heure, jusqu'à dimanche.Mise en scène : Alice Ronfard.Direction musicale: Jean- François Rivest.Durée prévue : trois heures.Le NEM vendredi Le Nouvel Ensemble Moderne consacre à la musique de chambre le troisième et dernier programme de sa « série espagnole » et le présente dans le cadre intime de la Chapelle historique du Bon-Pasteur vendredi soir, 20 h.La directrice Lorraine Vaillancourt sera cette fois au piano et le programme comprendra des oeuvres de José Manuel Lopez-Lopez, José Maria Sanchez-Verdù, Luis de Pablo, Carlos Satué, Alberto Posadas et Francisco Guerrero.L'OSM et le chef L'Orchestre Symphonique de Montréal, dir.Charles Barbeau, se produit avec la chanteuse populaire Lara Fabian vendredi et samedi, 20 h, salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Il reprend ses concerts les 2 et 3 mars, 20 h, même salle, avec Jacques Lacombe dirigeant la septième Symphonie de Prokofiev et le pianiste Stephen Hough dans le quatrième Concerto pour piano de Rachmaninov.Concernant le nouveau chef de l'OSM, la date de la fameuse annonce est tenue si secrète (comme tout le reste d'ailleurs) que les membres du comité de recommandations ont reçu un avis les informant que c'est le matin même de la conférence de presse qu'ils recevront la convocation à cette dernière.Ce qui a fait dire à une mauvaise langue que cette information pouvait sans doute affecter l'indice Dow Jones.Confidence de l'un des membres dudit comité : « I think you'll like our choice.» Musi Mars dès lundi Musi Mars, festival de musique contemporaine organisé par la SMCQ et Mc Gill, occupera différentes salles de Mc Gill toute la semaine prochaine à compter de lundi.Le premier événement, lundi, 20 h, est une table ronde sur la composition par ordinateur.Le même soir, 19 h 30, Pollack Hall : concert Beethoven de l'Orchestre de chambre Mc Gill avec le violoniste Martin Beaver.Le « Met » à la radio Samedi, 13 h 30, Radio-Canada, à la radiodiffusion en direct du Metropolitan de New York : L'Italiana in Algeri, de Rossini, avec Olga Borodina, Juan Diego Florez et Ferruccio Furlanetto.Au pupitre : James Levine.Aux entractes locaux : Joseph Rouleau et Dujka Smojé.Joseph Rouleau, qui aura 75 ans samedi, chante jeudi, 12 h 10, aux Mélodînes du Studio-théâtre de la Place des Arts.Programme : mélodies diverses et air « La Calunnia » d' Il Barbiere di Siviglia, du même Rossini.En bref Le Concours musical international de Montréal (des JMC) a reçu 244 inscriptions (en fait, 244 enregistrements- maison, sur CD), de 47 pays, pour la compétition de piano de mai-juin.Ces envois seront écoutés par un premier jury formé de Rolf Bertsch, Lise Boucher, Marc Durand, Agnes Grossmann, Richard Raymond et Jean Saulnier.La pianiste-accompagnatrice Janine Lachance a reçu l'Ordre du Canada vendredi, à Ottawa, en témoignage de ses 60 ans de carrière.Le tromboniste Alain Trudel vient d'être nommé chef du Toronto Symphony Youth Orchestra.Le Ladies' Morning Musical Club dévoile sa prochaine saison le 25 mars.Le Wiener Klaviertrio, entendu dimanche au LMMC, jouera au Festival de musique de chambre d'Ottawa en août.PHOTO FOURNIE PAR : SOCIÉTÉ MUSICALE ANDRÉ-TURP Susan Platts en récital demain soir, Pollack Hall.Vous trouverez beaucoup chez vos concessionnaires Mazda du Québec.plusplus NOTRE ENGAGEMENT VOUS CERTIFIE QUE VOTRE NOUVELLE MAZDA EST INSPECTÉE, REÇOIT DES PROTÈGE-TAPIS ET UN PLEIN D'ESSENCE À LA LIVRAISON.PPREETT A ROULER vroum-vroum Modèle GT-V6 GFX illustré GS 2004 Moteur 4 cylindres de 2,3 L et 160 ch avec calage variable des soupapes Boîte manuelle surmultipliée 5 vitesses de série Freins antiblocage avec système de répartition de freinage électronique Système antipatinage Barres stabilisatrices avant et arrière Radio AM/FM avec lecteur de CD Rétroviseurs extérieurs chauffants Climatiseur Télédéverrouillage Antidémarreur Banquette arrière à dossier 60/40 rabattable avec leviers de dégagement rapide Moteur V6 de 3,0 L et 220 ch disponible ACHETEZ À PARTIR DE 24 395$\u2020 - OU - LOUEZ À PARTIR DE 289$ par mois, pour 48 mois Transport et préparation inclus Comptant initial de 2295 $ Indice de sécurité le plus élevé lors d'impact u Gagnante de 70 prix internationaux Prix AJAC Voiture de l'année Meilleur véhicule à vocation familiale 2004 Toujours « Coup de coeur » « elle est ultrasportive tout en étant pratique » Le Guide de l'auto 2004 INFORMEZ-VOUS AU SUJET DU PROGRAMME MAZDA POUR LES DIPLÔMÉS.\u2020 Offre réservée aux particuliers et portant sur les Mazda6 GS-I4 2004 (modèle G4LD54AA00) neuves.Frais de transport et préparation (925$), immatriculation, assurances, taxes et frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers (RDPRM) en sus.Taux de location personnalisée Mazda : offre portant uniquement sur la location au détail des Mazda6 GS-I4 2004 (modèle G4LD54AA00) neuves.Comptant initial ou échange équivalent, premier versement mensuel et dépôt de sécurité de 350$ exigés.Offre soumise à l'approbation de Crédit Mazda Canada inc.Limite de 80000 km.Frais de 8 ¢ le km additionnel.Location avec limite de 100 000 km disponible.Immatriculation, assurances, taxes et frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers (RDPRM) en sus.u Tests effectués aux É.-U.sur la Mazda6 2004.Indice de sécurité le plus élevé accordé par la NHTSA des É.-U., à la fois pour le conducteur et les passagers, lors de tests d'impact frontal.Le modèle illustré peut différer et est utilisé à titre indicatif seulement.Certains équipements illustrés peuvent être offerts en option ou de série sur d'autres modèles.Les stocks peuvent varier selon les concessionnaires.Les concessionnaires peuvent vendre ou louer à prix inférieur.Voir un concessionnaire participant pour les détails.Aucune combinaison d'offres possible.Offres d'une durée limitée à compter du 9 février 2004.3203568A ARTS ET SPECTACLES Oh le beau moment ANNE-MARIE CLOUTIER CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Dans la salle si intime du Théâtre Prospero, le monticule (« mamelon », écrit Beckett) de Oh les beaux jours se dresse devant nous.Du carton tenu par des bandes de masking tape ostentatoires.À l'arrière-plan, accroché par de gros anneaux sur une tringle chromée, à la manière d'un rideau de douche, un pan de tissu bleu soutenu.Le ciel.Rudimentaire, le décor, dépouillé ; en parfaite adéquation avec ce qui nous attend.Cheveux blonds, toque noire ajourée, robe de satin rouge, collier de perles, silhouette des années 20, une femme est là, prostrée.C'est Winnie.Elle a 50 ans.(Madeleine Renaud a créé le rôle, dans les années 60.Elle l'a tenu pendant une vingtaine d'années.) Marie-Ève Bertrand en est loin.Mais ce soir, elle a tous les âges.Winnie, vous le savez, parle de nulle part.Enterrée dans un monticule, d'abord jusqu'à la taille.Happée à petit feu par la terre qui l'entoure.Derrière elle, caché, Willie, 60 ans (David-Alexandre Després, convaincant), moribond.Elle parle, beaucoup.Il marmonne, rarement.Pour, littéralement, faire passer le temps chaque jour jusqu'à ce que « ça sonne pour le sommeil », Winnie dispose d'un sac à main dont elle peut inventorier le contenu, d'un nécessaire à maquillage, de Brownie, son revolver, de souvenirs qui s'effritent et de Willie.Et si celui-ci répond, même par monosyllabes, quel autre « beau jour » ce sera ! Parce qu'elle est comme ça, Winnie.Parole d'espoir malgré tout.Malgré les mots qui lâchent, malgré la fuite du temps (« Autrefois, maintenant, comme c'est dur pour l'esprit »), malgré le vide de sens (« On dit tout.Tout ce qu'on peut.Et pas un mot de vrai nulle part »), il reste la joie d'écouter Willie, d'entendre des bruits nouveaux, ou de décoder, enfin ! l'inscription sur sa brosse à dents : « Pure soie de porc» \u2014 un des moments les plus poignants du spectacle.Bien sûr, Oh les beaux jours peut se lire comme une métaphore de la condition humaine.Quelques mots rapides, réducteurs, sur une pièce vaste comme le monde.Les privilégiés qui ont vu Mariages, le (très beau) film de Catherine Martin, savaient déjà que Marie Ève Bertrand pouvait porter un projet.Ils connaissaient aussi la finesse de sa sensibilité.Nous avons maintenant une bonne idée de son courage.Ce monticule, pour une jeune actrice, c'est sûrement l'Everest.Elle l'a gravi.Autant, dans le premier acte, elle confère à Winnie une certaine préciosité, autant, par sa gestuelle étudiée, elle exprime subtilement son obsession des rituels-bouées de sauvetage, autant, dans le deuxième acte, figée par la terre qui lui enserre le cou, tout passe par son regard et par sa voix.Des éclats de surprise, de terreur, de désespoir et d'une « reconnaissance » de plus en plus contrainte.Une détresse douce, distillée par la comédienne jusqu'à sa dernière réplique.Un dernier mot sur la mise en scène de Serge Mandeville, épurée, amoureuse du texte.J'ai personnellement été conquise par ses transitions musicales \u2014 l'une entre les deux actes, l'autre remplaçant carrément le Heure exquise qui nous grise que chantonne Winnie à la fin de la pièce\u2014, deux extraits de la bande sonore de Mary Poppins (I Love to Laugh et Let's Go Fly a Kite ).Un choix insolite mais d'une grande poésie.OH LES BEAUX JOURS, de Samuel Beckett.Mise en scène : Serge Mandeville.Distribution: Marie-Ève Bertrand, David-Alexandre Després.Concepteur visuel: Olivier Morin.Àl'affiche à la Salle intime du Théâtre Prospero jusqu'au 13 mars.Au moment de planifier un RER, recevoir une attention personnelle peut s'avérer déterminant.Planification financière et Conseils de placement TD Waterhouse vous offrent le service personnalisé dont vous avez besoin pour vous aider à atteindre vos objectifs de placement.Rencontrez l'un de nos professionnels.Il commencera par vous écouter, puis, en fonction de vos objectifs particuliers, il suivra un processus de planification complet et détaillé afin de mettre au point une stratégie de placement à long terme conçue spécialement pour vous.Par la suite, votre conseiller et vous passerez en revue votre portefeuille régulièrement afin de vous assurer qu'il demeure conforme aux buts que vous vous êtes fixés.Appelez-nous dès aujourd'hui, et découvrez comment TD Waterhouse peut vous aider.Marque de commerce de La Banque Toronto-Dominion.TD Waterhouse Canada inc.est un usager autorisé de la marque.Courtage à escompte TD Waterhouse, Planification financière TD Waterhouse et Conseils de placement TD Waterhouse sont des divisions de TD Waterhouse Canada inc.(« TD Waterhouse »), une filiale de La Banque Toronto-Dominion.TD Waterhouse - Membre du FCPE.COURTAGE À ESCOMPTE PLANIFICATION FINANCIÈRE CONSEILS DE PLACEMENT Obtenez des conseils personnels.1 888 730- 8142 tdwaterhouse.ca 3195950A SPECTACLES CINÉMAS INDÉPENDANTS ARBRES précédé de L'ENFANT PARLE ARBRE Cinéma Parallèle : 14h.BEAUTÉ DU GESTE (LA) Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Seguin) : 19h.CHIEN, LE GÉNÉRAL ET LES OISEAUX (LE) Cinéma Beaubien : 11h45.CORBEAU (LE) ET LE RENARD suivi de L'AMÉRIQUE INSOLITE Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra) : 20h30.CUECA SOLA (LA) précédé de PIQUETEROS Cinéma Parallèle : 15h30, 19h15.DANS L'OEIL DU CHAT Cinéma Beaubien : 15h, 17h, 19h, 21h.DAYTONA Cinéma Parallèle : 17h15, 21h15.DREAMERS (THE) Cinéma du Parc (1) : 14h30, 16h55, 19h10, 21h30.EFFROYABLES JARDINS Cinéma Beaubien : 13h30, 15h30, 17h30, 19h30, 21h30.IN MY SKIN (DANS MA PEAU) Cinéma du Parc (3) : 21h50.JACK PARADISE Cinéma Beaubien : 15h15, 17h15, 19h15, 21h15.JEUNESSE ANNÉE ZÉRO suivi de CHRONIQUES LABRADORIENNES suivi de F.L.Q.suivi de TAIRE DESHOMMES Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra) : 18h30.MADAME BROUETTE Ex-Centris (Salle Fellini) : 15h15, 17h30, 19h30, 21h35.MONSTER Cinéma du Parc (2) : 14h40, 16h50, 19h, 21h10.MYSTIC RIVER Cinéma du Parc (3) : 19h15.OSAMA Ex-Centris (Salle Cassavetes) : 15h, 17h, 19h, 21h.ROGER TOUPIN, ÉPICIER VARIÉTÉ Cinéma du Parc : 16h50.Ex-Centris (salle Cassavetes) : 13h, ROI ET L'OISEAU (LE) Cinéma Beaubien : 11h45, 13h30.SHOW GIRLS \u2014 JOURNEY TO JUSTICE Cinéma ONF : 19h.STATION AGENT (THE) Cinéma du Parc : 15h.TRIPLETTES DE BELLEVILLE (LES) Cinéma Beaubien : 11h30, 13h15."]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.