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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2004-03-27, Collections de BAnQ.

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[" ARTS ET SPECTACLES SUR LA ROUTE AVEC YANN PERREAU ACTUEL PAGE 1 MONTRÉAL EST-IL SALE ?PAGE 1 CINÉMA ÉCRIRE AU CAFÉ PAGE 1 YANN PERREAU KEN SCOTT LE TIRAGE DE LA PRESSE EN FORTE HAUSSE > PAGE A4 Montréal samedi 27 mars 2004 Le plus grand quotidien français d'Amérique 2 $ taxes en sus TROP ABSTRAIT, L'ÉCOLE Les taux de décrochage au secondaire sont dramatiques, a révélé cette semaine le ministère de l'Éducation.Pour mieux comprendre le phénomène, La Presse a voulu donner la parole aux décrocheurs.MARIE ALLARD « Au secondaire, rien ne venait me chercher ni m'intéresser », dit Guillaume Boudreau, 26 ans et toujours pas de diplôme en poche.Peu motivé par l'école, le jeune homme a décroché en quatrième secondaire, après la mort d'un de ses amis.« C'était quelqu'un d'important pour moi, ç'a chamboulé ma vie, explique-t-il.Je me suis enfoncé dans le deuil.» >Voir ÉCOLE en A2 AUTRES TEXTES Le décrochage scolaire, un dossier en pages A2 et A3 120e année no 156 202 pages 11 cahiers Ciel variable, Max.8 Min.1 Patinage artistique Les Russes encore maîtres de la danse sur glace Publicité tapageuse Un proche des Hells et un proxénète ont participé à la campagne d'Alfonso Gagliano ANDRÉ NOËL Une entreprise dirigée par l'ancien chef d'un réseau de prostitution et financée par un proche des Hells Angels a fait de la publicité pour la campagne électorale du Parti libéral du Canada en 2000, a appris La Presse.L'entreprise P.R.Média a fait circuler un camion Ford aux couleurs du PLC dans plusieurs villes du Québec en novembre 2000.Elle était dirigée par Pierre Gagnon, qui avait plaidé coupable huit mois plus tôt à des accusations de proxénétisme.Le camion était immatriculé au nom d'Investissements R.Baillargeon.Le propriétaire de cette firme, Robert Baillargeon (dit Ti- Bras), est considéré comme un sympathisant des Hells Angels par la police.Il a été arrêté l'année dernière et accusé de prêt usuraire.La Presse a obtenu une dizaine de photos du camion.La plupart ont été prises devant le local d'Alfonso Gagliano, alors ministre des Travaux publics et organisateur en chef du PLC au Québec, lors d'un rassemblement de ses partisans au local électoral de sa circonscription, à Saint-Léonard (est de Montréal).>Voir PUBLICITÉ en A6 PHOTO PAUL CHIASSON, PRESSE CANADIENNE Les Russes Tatiana Navka et Roman Kostomarov ont remporté leur première médaille d'or en danse sur glace, hier, aux championnats du monde de patinage artistique, à Dortmund, en Allemagne.Les Montréalais Marie-France Dubreuil et Patrice Lauzon (notre photo), se sont classés au huitième rang.Les détails en page SPORTS 4.«Non, je n'irai plus voir de prostituées» Robert Gillet tire les leçons de ses déboires judiciaires SIMON CHABOT Robert Gillet a tiré les leçons de ses déboires judiciaires et ne sollicitera plus les services de prostituées à l'avenir, a-t-il fait savoir à La Presse, hier, lors d'une entrevue téléphonique.« Non, je n'irai plus voir de prostituées, a annoncé l'homme reconnu coupable jeudi d'avoir obtenu des services sexuels rétribués d'une prostituée de 17 ans et demi.J'ai toujours été un foireux, j'étais connu comme ça à Québec, mais j'ai vieilli.Je vais être beaucoup plus sage que j'étais.» S'il entend modifier certains de ses comportements, Robert Gillet plaide néanmoins pour la légalisation de la prostitution.« Je pense qu'il devrait y avoir dans les villes d'Amérique du Nord, comme dans certaines villes d'Europe, des secteurs où les prostituées pourraient faire leur travail en sécurité.Je n'ai jamais rien eu contre la prostitution, mais je suis contre la prostitution juvénile et la pédophilie.» >Voir GILLET en A4 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE « Et c'est dans le sous-sol de chez Groupaction que se cache Ben Laden.» \u2014Myriam Bédard AUJOURD'HUI Mirabel : le calvaire des expropriés Il y a 35 ans aujourd'hui, le gouvernement Trudeau entamait le processus visant à exproprier 2700 familles afin de faire place à l'aéroport de Mirabel.Page A 8 Un long silence qui n'étonne pas Même si la plaignante contre Guy Cloutier affirme avoir subi ses premières agressions sexuelles en 1978, il n'y a rien de surprenant dans le fait qu'elle ait subitement décidé \u2014 après plus de 25 ans\u2014de porter plainte.Page A 12 Comment tenir ses promesses ?Tous les contribuables se rappellent la promesse libérale : réduire les impôts.Une promesse difficile à tenir.Page LA PRESSE AFFAIRES 1 La renaissance d'une ville sainte Météo Ciel variable, maximum 8, minimum 1, plus de détails en page ACTUEL 7 SOMMAIRE Astrologie du jour VACANCES 20 Avis et encans ACTUEL 6, 7 Animaux VACANCES 21 Bridge VACANCES 21 Décès PETITES ANNONCES 14, 15 Échecs VACANCES 21 Feuilleton VACANCES 20 Forum A 26, 27 Horaire télévision ARTS 14 Jardiner MONTOIT 23 Loteries A 6 Mots croisés VACANCES 20 Observateur VACANCES 20 Petites annonces CAHIERPETITES ANNONCES et AFFAIRES 2 Trait d'union VACANCES 19 ISABELLE HACHEY ENVOYÉE SPÉCIALE EN IRAK NADJAF \u2014 La ville de Nadjaf est située à deux heures de route à peine au sud de Bagdad, mais elle semble pourtant à des années-lumière de la capitale irakienne.Des hommes barbus, coiffés de turbans blancs, parcourent les rues trop étroites, étouffantes.Les murs terreux sont couverts de banderoles noires sur lesquelles on a inscrit des prières aux morts.Dans cette cité austère, pas question pour les femmes de sortir sans une longue abaya noire, même par une chaleur torride.Plusieurs d'entre elles portent des gants et un voile qui couvre entièrement leur visage.Pas un seul bout de peau n'est visible.Fantômes ou anges noirs, elles hantent les rues poussiéreuses de Nadjaf.Plus qu'ailleurs dans cette contrée du pétrole, les commerçants utilisent encore des ânes rachitiques pour transporter leurs marchandises au souk.Il y a bien longtemps que la ville a été baptisée Nadjaf, qui signifie « terre asséchée » en arabe.Mais c'est surtout sous l'ancien régime que la ville s'est tarie au point de suffoquer.Aujourd'hui, ses maisons basses sont décrépites, ses rues sont mornes et délabrées.Il n'en a pas toujours été ainsi.Avant la création d'une monarchie sunnite en Irak, en 1921, Nadjaf était l'équivalent pour les chiites du Vatican pour les catholiques.>Voir NADJAF en A22 Floride 69$ C'est un «coût» de départ ! Fort Lauderdale Orlando Départs depuis Montréal.Prix web par trajet.Taxes et supplément en sus.Selon la disponibilité.Détails sur jetsgo.net.3145527A LE DÉCROCHAGE SCOLAIRE Qui s'occupe des décrocheurs ?Débordée, la DPJ pourrait se voir retirer cette responsabilité MARIE ALLARD Trop occupée pour se charger adéquatement des adolescents décrocheurs, la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) pourrait être déchargée de cette responsabilité d'ici la fin de 2004.Un comité d'experts formé pour réviser la Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ) recommande en effet que l'absentéisme scolaire ne soit plus « un motif d'intervention en soi », tant il suscite la controverse.À l'heure actuelle, les directeurs d'école ont l'obligation de signaler à la DPJ tout jeune de 16 ans et moins qui ne va plus en classe, après avoir avisé par écrit ses parents.Si bien que, en 2000-2001, les cas d'absentéisme scolaire ont représenté 1,4 % des signalements retenus pour évaluation, et 0,6% des jeunes finalement pris en charge par le DPJ au Québec.Le problème est que la vaste majorité des signalements sont rejetés avant de se rendre à ces étapes.Aux centres jeunesse de Montréal, de 600 à 700 signalements pour non-fréquentation scolaire ont été reçus depuis le 1er avril dernier.Mais de ce nombre, seule une centaine de cas ont été retenus pour évaluation, et encore moins ont fait l'objet d'une intervention.Paradoxalement, alors que la Loi sur l'instruction publique dit que les jeunes ont l'obligation de fréquenter l'école jusqu'à la fin de l'année scolaire pendant laquelle ils fêtent leur 16e anniversaire, la DPJ est plus nuancée.« Selon la jurisprudence, la non-fréquentation scolaire n'est pas à elle seule un motif suffisant pour que la sécurité ou le développement d'un enfant soit considéré comme compromis, explique Nathalie Bibeau, adjointe au directeur de la protection de la jeunesse de Montréal.Il faut qu'il y ait un autre motif \u2014 par exemple agression physique, agression sexuelle ou négligence parentale \u2014 pour que le signalement soit retenu.Un adolescent de 15 ans qui fait l'école buissonnière pour se joindre à un gang pourra être considéré comme en danger, ce qui entraînera une intervention.Un autre du même âge, tout aussi allergique aux bancs d'école mais sans troubles de comportement, sera quant à lui laissé à son sort par la DPJ, au profit de cas plus urgents à traiter.La crédibilité de la DPJ est mise en cause Résultat : les directeurs ont souvent l'impression de donner un coup d'épée dans l'eau en faisant les signalements.« Pour plusieurs directions d'école, cette situation mine la crédibilité de la DPJ », soulignet- on sur le site Internet des centres jeunesse de Montréal.« C'est un peu frustrant, reconnaît Lyne St-Pierre, directrice de l'école secondaire Lucien-Pagé de Montréal, où le taux de décrochage est de 57,4 %.Quand on a tenté une, deux, puis trois stratégies pour ramener le jeune à l'école et que ça ne marche pas, c'est notre devoir de le signaler à la DPJ.Après ça, on n'a cependant plus beaucoup de moyens pour agir.On ne peut que suspendre l'élève, ce qui fait généralement son affaire ! » C'est depuis 1981 que l'absentéisme peut être considéré, en protection de la jeunesse, comme un motif d'intervention.Dès l'année suivante, la commission Charbonneau estimait qu'il devait plutôt revenir au ministère de l'Éducation d'aider les décrocheurs, mais il n'y a pas eu de suite à cette recommandation.En 1992, le groupe de travail Jasmin est revenu à la charge en dénonçant l'absence de consensus sur la question.Rien n'a changé depuis.« Malgré les progrès constatés, les signalements pour absentéisme scolaire continuent de susciter la controverse », souligne-t-on dans La protection des enfants au Québec : une responsabilité à mieux partager, le rapport déposé en février par le comité d'experts chargé de la révision de la loi.Pour mettre fin au débat, le comité conseille de prendre en considération l'absentéisme dans l'évaluation d'un cas, sans en faire un motif d'intervention en soi.Cette recommandation\u2014 comme les autres qui ont été formulées \u2014 est maintenant soumise à diverses consultations en vue de l'élaboration d'un projet de loi apportant des changements législatifs.Reste à savoir qui prendra le relais du DPJ.«Ces dossiers pourraient être assumés par les CLSC si les ressources nécessaires y étaient investies, suggère Sylvie Fortin, directrice des programmes à l'Association des CLSC et des CHSLD du Québec.À l'heure actuelle, seuls les jeunes qui ont de gros problèmes de comportement sont rattrapés, alors qu'il y en a plein d'autres qui décrochent.Ceuxlà passent dans les mailles du filet, faute de moyens.» Trop abstrait, l'école ÉCOLE suite de la page A1 L'histoire de Guillaume n'a rien d'extraordinaire.Cette semaine, le ministère de l'Éducation (MEQ) a révélé que seuls 57,5 % des jeunes qui ont commencé le secondaire en 1998 ont obtenu un diplôme (général ou professionnel) cinq ans plus tard.Chez les garçons, moins de la moitié \u2014 soit 48,9 % \u2014 y sont arrivés.Bien sûr, tous ne décrochent pas de l'école à tout jamais.À 19 ans, 72 % des jeunes Québécois (dont 64,6 % des garçons) ont un diplôme d'études secondaires.Cela en laisse tout de même 28 % sur le carreau.Guillaume a tenté un retour à l'éducation des adultes, sans succès.« Il n'y avait que des bums làbas, dit-il.Ça ne me tentait pas de me lever le matin pour aller me faire taxer.» Déçus, ses parents lui ont demandé de se trouver un emploi et de payer une pension.« J'ai fait toutes sortes de petites jobines, se rappelle-t-il.J'ai été serveur, j'ai travaillé pour des festivals.Mais ça commençait à être dur.J'avais envie de faire un boulot que j'aime.» Aujourd'hui, il est toujours officiellement sans diplôme ni emploi, mais il ne manque plus d'enthousiasme.Sélectionné comme participant au projet d'intégration socioprofessionnel Cyber Cap, il vient de réaliser un dessin animé publicitaire de 35 secondes pour le site Internet de VIA Rail.Difficile de croire que le clip, très réussi, n'a pas été fait par un professionnel, mais par un décrocheur portant un anneau à l'oreille.« Guillaume est exceptionnel, il est très bon en son et en graphisme, note Christian Grégoire, directeur général de Cyber Cap.Il suffisait de lui donner l'occasion de démontrer ses talents.» La vie sans CV Situé dans de beaux locaux au coeur de la Cité du multimédia de Montréal, le centre Cyber Cap a accueilli 240 jeunes décrocheurs depuis son ouverture, à l'automne 2000.Pour participer au programme d'une durée de six mois, il faut avoir de 18 à 25 ans, ne pas avoir terminé le secondaire, ne pas avoir d'emploi et\u2014 condition encore plus essentielle\u2014 avoir envie de se prendre en main.« Quand ils arrivent ici, plusieurs jeunes n'ont même pas de curriculum vitae », dit M.Grégoire.Inactifs depuis au moins deux ans dans la plupart des cas, ils touchent des prestations d'aide sociale ou d'assurance emploi, ou encore ils sont sans revenu.« Nous nous servons de l'intérêt qu'ils ont pour le multimédia pour intervenir auprès d'eux et développer leur employabilité », explique le directeur général.Doté d'un budget annuel de 750 000 $, le projet est principalement financé par Emploi-Québec.La formule plaît.« Ici, j'apprends plein de choses, même si Cyber Cap n'a rien à voir avec l'école, témoigne Vincent Seni, un participant de 20 ans.Les chargés de projet n'ont pas la mentalité des profs, ils sont proches de nous, nous écoutent et nous encadrent.En même temps, ils nous permettent de développer notre autonomie.» « Le multimédia est un prétexte pour immerger les jeunes dans la réalité, fait valoir M.Grégoire.Ils doivent être ici de 8h 30 à 16 h 30, du lundi au vendredi, et comprendre qu'ils ont des clients qui ne les excuseront pas s'ils n'ont pas fini leur projet à temps.» Au cours des trois premiers mois, chaque groupe de 16 participants apprend à utiliser les logiciels utilisés dans l'industrie du multimédia, tels Flash et Photoshop.La deuxième partie de leur parcours est plus pratique puisque tous réalisent des projets pour des clients externes.« On a de vrais clients et de vraies réunions, c'est beaucoup plus concret que l'école », souligne Jonathan Poulin, 23 ans, qui rêve maintenant de devenir infographiste ou publicitaire.« Comme on a l'impression d'avancer en venant ici, ce n'est jamais dur de se lever le matin », ajoute Jimmy Victor, lui aussi âgé de 23 ans.Neuf participant sur 10 sont des garçons, mais chacun a sa propre histoire.Jimmy, un grand Noir très sympathique, a abandonné l'école en cinquième secondaire, pour des raisons financières.« Je n'étais pas tanné, j'avais besoin de sous, dit-il.Il a fallu faire un sacrifice.Il est vrai que dans la vie on a toujours le choix, mais des fois ces choix sont restreints.Après avoir exercé des petits boulots \u2014 il a été installateur de climatiseurs, livreur et conducteur de chariots dans un entrepôt \u2014Jimmy en est venu à avoir l'impression de faire du surplace.« Je gagnais de l'argent, mais pas assez pour économiser », explique- t-il.« J'ai aussi essayé d'aller à l'éducation des adultes, mais sans encadrement je n'y arrivais pas, note-t-il.Depuis que je suis ici, j'ai enfin l'impression de prendre un raccourci après avoir fait un détour.» Une « année sabbatique » David Guèvremont, 18 ans, évoque quant à lui « des problèmes avec la direction » de son école secondaire pour expliquer son décrochage, il y a deux ans.« J'ai pris une année sabbatique, puis j'ai décidé de trouver quelque chose en informatique, parce que je suis fanatique des ordinateurs, indique-t-il.Pour ne pas que je décroche, il aurait fallu que je puisse faire moins de matières scolaires à l'école.Faire du multimédia à longueur de journée, c'est ce que je veux ! » Cyber Cap a un taux de succès de 70 %.Les deux tiers des jeunes qui réussissent le programme trouvent un emploi, tandis que l'autre tiers reprend le chemin de l'école.Seuls 30% des participants abandonnent en cours de route ou retournent à la case départ.« Quand ils partent d'ici, les jeunes ont tous un portfolio et un CV qui contient trois ou quatre expériences professionnelles, dit M.Grégoire.C'est de l'or en barre pour eux.Dans ces cas, on sait qu'on a redonné de l'espoir à des jeunes qui n'en avaient plus.» PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE© Guillaume Boudreau, 26 ans, est étudiant au programme d'intégration socioprofessionnelle à Cyber Cap.Il a produit un vidéo pour VIA Rail.Service aux personnes malentendantes (ATS): 1 800 361-8071.Destinations canadiennes : le supplément des frais de carburant est maintenant inclus dans tous nos tarifs pour les vols au pays.Les tarifs sont basés sur un aller simple.Les tarifs sont en vigueur au moment de la publication et applicables aux nouvelles réservations seulement.Les voyages doivent prendre fin au plus tard le 3 juin 2004.Les taxes, les redevances de navigation de NAV CANADA, les assurances, les frais d'aéroport et le droit pour la sécurité des passagers du transport aérien, jusqu'à 7$, ne sont pas inclus.Destinations américaines : les tarifs sont basés sur un aller simple.Les tarifs sont en vigueur au moment de la publication et applicables aux nouvelles réservations seulement.L'achat à l'avance peut être requis.Fort Lauderdale : les voyages doivent prendre fin au plus tard le 25 avril 2004.Les taxes, les redevances de navigation de NAV CANADA, le supplément des frais de carburant et les frais d'aéroport ne sont pas inclus.Le droit pour la sécurité des passagers du transport aérien, jusqu'à 12$, n'est pas inclus.Les billets sont non remboursables.Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité.Des restrictions quant aux jours et aux heures peuvent s'appliquer.Les tarifs peuvent différer selon la date de départ et de retour.D'autres conditions s'appliquent.Les vols peuvent être assurés sur des appareils d'Air Canada, de Jazz Air inc.(faisant affaire sous le nom d'Air Canada JazzMC), de ZIPMC, de United Airlines, d'Atlantic Coast Airlines ou d'Air Wisconsin (faisant affaire sous le nom de United Express).MDAéroplan est une marque déposée d'Air Canada.MCAir Canada Jazz est une marque de commerce d'Air Canada.MCZIP est une marque de commerce de Zip Air inc.Profitez de nos tarifs réduits pour voyager en Amérique du Nord.Air Canada est maintenant le chef de file des bas tarifs aller simple pour toutes les grandes villes canadiennes et américaines.com la voir grandir 109$ NEWARK NEW YORK Bas tarifs Web Tango de tous les jours, aller simple de Montréal à partir de : $154$ FORT LAUDERDALE MIAMI/TAMPA $169$ BOSTON $193$ LAS VEGAS $284$ LOS ANGELES SAN FRANCISCO/SEATTLE $72$ HALIFAX $74$ TORONTO $158$ CALGARY $158$ EDMONTON $188$ VANCOUVER Réservez sur aircanada.com et obtenez un mille AéroplanMD supplémentaire pour chaque tranche de trois dollars dépensés pour vos voyages au Canada et aux États-Unis.Ou téléphonez à votre agent de voyages.Le supplément des frais de carburant est maintenant inclus dans tous nos tarifs pour les vols au pays.3214542A LE DÉCROCHAGE SCOLAIRE La vie sans diplôme Ils ont décroché des études il y a 10, 20 ou même 40ans.Sans diplôme d'études secondaires, ils ont fait leur petit bonhomme de chemin et s'estiment aujourd'hui plutôt satisfaits de ce qu'ils ont réussi à faire de leur vie.Oui, il y a une vie après le décrochage.Mais même s'ils ne regrettent rien, les décrocheurs de tout âge ont le même conseil à donner aux jeunes : ne suivez pas notre exemple.KARIM BENESSAIEH Ils sont plus de 1,6 million au Québec, selon le recensement de 2001, à avoir abandonné les études avant d'avoir obtenu leur diplôme d'études secondaires.Ils représentent en fait plus du quart \u201427,7% plus précisément\u2014 des Québécois âgés de plus de 15 ans.De la barmaid Suzanne Blondeau, 60 ans, à Benoît Lalonde, installateur de manèges de 29 ans, que La Presse a rencontrés, ils occupent un large éventail de petits boulots ou d'emplois gratifiants, lancent une compagnie, font des détours par le chômage et l'aide sociale.Et jugent s'en être bien tirés, malgré tout.Mais avis aux jeunes d'aujourd'hui qui seraient tentés de faire la même chose : il faut être fait fort pour sortir des sentiers battus et arriver à survivre.Richard Lampron, 50 ans, s'est arrêté en troisième secondaire.« En ce temps-là, c'était une 10e année.Il fallait que j'aide mes parents : mon père était invalide, ma mère était à la maison, on était six enfants.Alors il a fallu que je lâche l'école à 16 ans pour aller travailler.Pendant quatre ans, il a été livreur pour un dépanneur \u2014 « Je gagnais une piasse et quart de l'heure »\u2014 et a ensuite décidé de suivre des cours de boucherie.Il a d'ailleurs fini par ouvrir son propre commerce dans ce domaine.Il y a perdu un doigt et tout son argent.« J'avais acheté ça avec quelqu'un qui prenait le cours avec moi et lui, à un moment donné, je ne sais pas ce qui s'est passé, il a tout mis à son nom et j'ai tout perdu.Ç'a duré un an et demi.» Sans diplôme, il a tout de même réussi à se faire embaucher dans des entreprises offrant de bonnes conditions et des salaires de près de 30 $ l'heure.Il est aujourd'hui au service d'une entreprise d'entretien ménager qui s'occupe de plusieurs marchés publics à Montréal.« Est-ce que je regrette, maintenant, de ne pas avoir obtenu mon diplôme de cinquième secondaire ?Oui et non.J'aimais l'école, j'aurais continué.Même aujourd'hui, je pense y retourner.» Mais les regrets s'effacent devant le bilan d'une vie professionnelle qu'il estime satisfaisante.« J'ai vécu avec ce que j'avais.On ne vit pas tout le temps gras, mais on vit avec ça.Et puis, il fallait faire vivre ma famille.» Stress des études et du travail Âgé de 45 ans, André Larouche, lui, n'a même pas terminé sa deuxième année secondaire.Il n'avait tout simplement pas le choix, laisse-t-il tomber.« Disons que je n'étais pas très heureux dans ma famille, alors je cherchais le moyen de m'échapper.Je suis allé sur le marché du travail.C'est ça qui a fait que j'ai lâché les études.» Pendant 20 ans, il a travaillé dans la restauration, d'abord comme plongeur, puis comme aide et enfin comme cuisinier.Depuis six mois, il n'a plus rien.« J'ai l'assurance-chômage, mais ça ne me donne même pas le montant de l'aide sociale.J'ai une partie de chômage, 214 $ par 15 jours, et 96 $ par mois d'aide sociale.» Il a bien essayé un retour aux études il y a 10 ans, mais il a échoué.« Lorsque tu n'as pas une ambiance qui te permet d'être disposé à faire des études.Tu as le stress du travail, le stress des études, le stress nuit beaucoup pour pouvoir être concentré sur les études.En plus du stress familial, car j'ai une famille problématique.» Réal Miville, lui, n'a aucun regret.Le Gaspésien de 41 ans a tout lâché en deuxième secondaire pour une simple et bonne raison : « Je n'aimais pas l'école.Je n'avais pas de misère, je n'aimais pas ça, tout simplement, rien pantoute.» Il a fait « un peu de tout », travaillé dans des ateliers de carrosserie, offert ses services comme peintre et travaille maintenant dans une buanderie.« Je n'ai aucun regret d'avoir lâché.Je vis bien, je n'ai pas à me plaindre.Ce n'est pas un problème de décrocher, c'est un choix personnel.» Cela dit, il avoue avoir été chanceux et encourage fortement ses deux jeunes enfants à persévérer dans leurs études.« Avant, la vie était pas comme ça.Pour avoir de l'ouvrage aujourd'hui, il faut que t'aies une cinquième secondaire pour avoir un bon salaire et tout le kit.» À 60 ans, Suzanne Blondeau travaille toujours comme barmaid, un métier qu'elle a découvert sur le tard et qu'elle affirme adorer.Elle, c'est plutôt le faible niveau de l'école publique qui a sonné le glas de ses études.« J'ai fait jusqu'à ma huitième année, je devais avoir 13 ans quand j'ai lâché l'école.J'étais au couvent comme pensionnaire et, quand je suis arrivée à l'école ici, à Sainte-Jeanne-d'Arc, j'étais trop forte.Alors j'ai lâché.» Son seul regret, c'est d'avoir perdu 22 années de sa vie dans un emploi qu'elle a détesté, une fabrique de biscuits de l'est de Montréal.« Mais dans ce temps-là, quand t'étais pauvre, t'avais pas le choix, tu travaillais, fallait que tu gagnes ta vie et c'était juste des manufactures.» Une année en deux temps Des cinq personnes dont La Presse a tracé le portrait, Benoît Lalonde (nom fictif), 29 ans, est le plus jeune et a manifestement connu le plus de mésaventures.Il a d'ailleurs demandé à conserver l'anonymat pour ne pas avoir de problèmes avec l'assurance-chômage.« J'ai terminé ma quatrième secondaire en maths.Quand j'ai lâché le secondaire régulier, j'habitais avec mes parents dans le nord, à Mont-Rolland.Mon père s'était fait arrêter, il était en prison, je suis revenu à Montréal avec ma mère.» C'est là qu'il a commencé à délaisser les cours pour de petits boulots dans des restaurants ou à la station de ski de Saint-Sauveur.« Quand je suis arrivé à Montréal, je suis tombé dans la consommation, je prenais de la coke ou de l'héroïne.J'ai été sur l'aide sociale à 19 ans.À un moment donné, j'ai fait de la prison, une histoire de bris de probation.» Aujourd'hui, son année est divisée en deux parties.À partir du mois d'avril, il installe des manèges dans des fêtes foraines un peu partout au Québec.l'automne, il revient à Montréal, encaisse son chèque d'assurance- emploi et boucle ses fins de mois en offrant notamment ses services comme squeegee.S'il avoue fumer sa dose de « pot » tous les jours, il assure en avoir terminé avec les drogues dures.Mais il est loin de tracer un portrait sombre de sa vie.Bien au contraire.« J'ai 29 ans, j'ai une copine depuis un mois et demi, je n'ai pas d'enfants.L'argent que je gagne, je l'ai encore au matin au lieu d'aller le boire ou le sniffer.Je suis allé en Europe, j'ai fait la France, l'Espagne, j'ai fait Vancouver, New York, je me suis promené pas mal.J'ai une bonne expérience de vie.» Il se décrit comme « très débrouillard » et estime qu'il n'est pas handicapé par l'absence de ce fameux diplôme.« Ce qui me bloquerait plutôt l'avenir, c'est d'avoir un casier judiciaire.Certaines entreprises font des enquêtes avant d'engager.Mais j'ai eu des formations quand j'ai travaillé dans un CLSC.Ces formations-là, il faut aller à l'université pour les avoir.» Conseillerait-il son cheminement à un jeune tenté par le décrochage ?Pas vraiment.« J'ai une nièce de 12 ans pour qui je suis un héros et je n'arrête pas de lui répéter qu'il faut être fait fort pour mener la vie que je mène.Je lui dis sans cesse d'obtenir son diplôme de secondaire.Les cinq personnes interrogées par La Presse sont d'ailleurs unanimes : la vie est nettement plus simple quand on a terminé ses études secondaires.« Les employeurs savent qu'il n'y a pas beaucoup de travail, alors non seulement ils veulent avoir des gens avec une certaine compétence, mais en plus, ils ne les payent même pas en conséquence, dit André Larouche.Ça prend un diplôme mais ils veulent te payer au salaire minimum.Pour Richard Lampron, ce n'est pas tellement le décrochage qui est un problème mais le manque de confiance des employeurs envers les jeunes travailleurs.« Il faudrait peut-être que les employeurs se disent que ce n'est pas nécessaire d'avoir un diplôme pour réussir.Qu'ils donnent la chance aux jeunes de montrer ce qu'ils sont capables de faire.» Car même dans un bar, ajoute Suzanne Blondeau, les diplômes sont devenus un atout.« Sur 10 candidates, les filles qui se présentent sont toutes belles, elles sont toutes fines.et c'est sûr qu'on va prendre celle qui a le plus de scolarité.» PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE© Pour Richard Lampron, 50 ans, les études secondaires se sont arrêtées à la troisième année.Il est aujourd'hui employé dans une entreprise d'entretien et estime s'en être bien tiré.Les décrocheurs en quatre temps KARIM BENESSAIEH Peu d'êtres humains ont fait l'objet d'autant d'études que les décrocheurs depuis 30 ans.On les a jaugés statistiquement, on les a évalués sous toutes les coutures, on sait un peu mieux comment détecter les jeunes à risque.De là à prétendre qu'on sait maintenant comment les empêcher de décrocher, il y a un large fossé qu'aucun chercheur sérieux n'est prêt à franchir.« On connaît bien les grands facteurs qui prédisposent à l'échec ou à la réussite, dit Michel Janosz, professeur à l'École de psycho-éducation de l'Université de Montréal.Certains, comme la pauvreté ou la réussite scolaire en tant que telle, sont plus importants que d'autres.Mais à l'intérieur des grands facteurs, il y a toutes sortes de trajectoires et c'est ce qui fait que la prévention du décrochage n'est pas si simple.Qui est le décrocheur type ?Il provient plus souvent d'une famille monoparentale.Ses parents sont moins scolarisés, il habite plus souvent avec son conjoint ou sa conjointe et a un ou des enfants à charge.C'est du moins, en un résumé un peu court, ce qu'on apprend à la lecture de l'une des études comparatives les plus complètes jamais produites sur le sujet au Canada.Publiée en janvier 2002 et intitulée À la croisée des chemins, cette recherche commandée par Statistique Canada est basée sur les réponses fournies par plus de 22 000 jeunes de 18 à 20 ans.On y apprend que 31,9 % des décrocheurs proviennent d'une famille monoparentale, contre 15,9 % des diplômés.Leurs parents sont nettement moins scolarisés, 26,9 % n'ayant pas de diplôme secondaire, contre 8,7 % des parents des diplômés.Les mères des décrocheurs occupent généralement (à 35,8 %) un emploi en « ventes et services », tandis que les pères, à 41,1 %, occupent un emploi dans la catégorie « métiers, transports et opérateurs d'équipements ».En ce qui concerne les résultats scolaires durant la dernière année à l'école, les décrocheurs, sans surprise, ont obtenu des notes plus faibles : 34,8 % d'entre eux ont reçu des notes entre 60 et 69 %, alors que ce taux est de 13,6 %chez les diplômés.Trop ou pas assez de travail Le redoublement a également une incidence très forte sur le risque de décrochage : 33% des décrocheurs avaient en effet dû reprendre une année au primaire, contre seulement 5,9 % des diplômés.Globalement, les décrocheurs participent moins aux activités parascolaires, estiment plus souvent que l'école est une perte de temps et affirment faire le moins de travail possible.Curieusement, travailler un nombre modéré d'heures par semaine, de une à 19 heures, est plutôt prometteur pour devenir diplômé.Travailler 30 heures et plus ou pas du tout, par contre, est associé au décrochage.Enfin, les décrocheurs vivent trois fois plus souvent avec leur conjoint (16,3% contre 5,3 %) et ont sept fois plus souvent un ou des enfants à charge (13,8 % contre 1,8 %) que les diplômés.On ne s'est pas penché dans cette étude sur le profil linguistique ou ethnique des décrocheurs.« Depuis les années 60, les chercheurs qui se sont intéressés au phénomène du décrochage tombent toujours sur les mêmes facteurs, note le professeur Janosz.Mais on a beau avoir ce portrait type du décrocheur, les jeunes qui décrochent ne sont pas tous identiques.Ils ont des motivations différentes, ils ne sont pas pareils et n'ont pas la même expérience.Il y a beaucoup d'hétérogénéité.Des discrets aux désengagés Le groupe de chercheurs dont fait partie M.Janosz a plutôt établi quatre profils, quatre « trajectoires » de décrocheurs qui rendent mieux compte de la complexité du phénomène pour le contrer.« On doit faire du sur-mesure, le prêt-à-porter ne fonctionne pas, estime-t-il.On doit avoir un regard nuancé sur les grandes enquêtes qui nous donnent les grands facteurs, mais qui manquent de sensibilité pour nous guider réellement dans les interventions.» Dans le premier groupe de décrocheurs, étiqueté «les discrets », les jeunes sont plutôt motivés et trouvent l'école importante.Ils ont de bonnes habiletés sociales, mais leurs parents sont peu scolarisés et ont plus souvent des difficultés financières.Ils représentent 40 % des décrocheurs.À l'autre bout du spectre, le deuxième groupe, « les jeunes en difficultés d'adaptation », ont des problèmes dans à peu près toutes les sphères de leur vie.Ils représentent également 40% des décrocheurs.« Ils ont des problèmes de délinquance, des problèmes de drogue, des problèmes avec les parents, des parents qui ont des problèmes, explique M.Janosz.Ce sont des jeunes bien connus du réseau.» Les 20 % de décrocheurs restants se divisent à peu près également en deux groupes.Les « sous-performants» n'ont pas de problèmes de comportement mais ont de piètres résultats scolaires et accumulent les retards.Les « désengagés », eux, sont démotivés mais obtiennent tout de même de bons résultats.« C'est le genre de petit gars ou de petite fille qui a manqué quelques cours, et qui s'en fout un peu.Quand l'examen arrive, il demande le cahier d'études à son chum 10 minutes avant et arrive malgré tout à avoir une bonne note de passage.Donc, de bonnes habiletés cognitives malgré le fait qu'il soit démotivé.» Certaines nomenclatures, précise M.Janosz, ont également détecté un groupe de jeunes qui ont plutôt des « problèmes intériorisés de type dépressif ».« Je soupçonne que, dans mon groupe de discrets, j'en ai de ce type.» Les grandes études statistiques sont tout de même utiles puisqu'elles permettent de mieux prévenir les causes du décrochage, dit-il.« Si on travaille à réduire la pauvreté, si on aide les parents à avoir de meilleures conditions de vie, on sait qu'on va avoir des effets sur la population en général.Mais il faut penser à appliquer des stratégies d'intervention qui sont différentes et mieux ciblées.Qui est le décrocheur type ?Il provient plus souvent d'une famille monoparentale.Ses parents sont moins scolarisés, il habite plus souvent avec son conjoint ou sa conjointe et a un ou des enfants à charge. ACTUALITÉS Importante augmentation du tirage et du lectorat de La Presse NADbank1, un organisme indépendant à but non lucratif qui mesure le lectorat des quotidiens au pays, a divulgué hier des résultats qui démontrent une nette progression du nombre de lecteurs de La Presse en semaine.En effet, les plus récentes données certifient que 18 000 nouveaux lecteurs lisent La Presse du lundi au dimanche.Ces résultats, bien qu'ils soient positifs, méritent cependant d'être mesurés avec circonspection puisque les données NADbank ont été recueillies, dans une très large mesure (85 %), à une période antérieure au lancement de la nouvelle Presse.Depuis le 7 octobre, plusieurs initiatives ont été mises de l'avant à La Presse, notamment avec le lancement de nouveaux contenus, de nouveaux cahiers et avec l'arrivée d'une qualité d'impression à la fine pointe de la technologie.Croissance accrue et sommet historique le dimanche Pour mieux mesurer la progression de La Presse depuis le 7 octobre et mieux comprendre la réalité actuelle, il est davantage pertinent de tenir compte des plus récents résultats de l'Audit Bureau of Circulation2, une référence nord-américaine dans ce domaine.Ces résultats démontrent que le tirage total de La Presse a connu une hausse de 12 % en semaine (total de 205 110 exemplaires) et de 7% le samedi (total de 287 206 exemplaires).Autre bonne nouvelle, la livraison du dimanche atteint aujourd'hui un sommet historique, en progression de 10 %, pour un total de 217 615 exemplaires.Les augmentations très significatives enregistrées par La Presse confirment l'enthousiasme de nos lecteurs, toujours plus nombreux à apprécier la qualité et la diversité de notre contenu.Elles témoignent également de la pertinence des actions récemment mises de l'avant, notamment la création de nouveaux cahiers et le recours à une technologie d'impression exceptionnelle.Cette hausse globale est d'autant plus emballante que l'environnement de La Presse est hautement compétitif.On peut constater, à titre d'exemple, que le tirage total du principal concurrent de La Presse stagne depuis les trois dernières années.25 000 abonnés de plus depuis trois ans En l'espace de trois ans, notre bassin d'abonnés à domicile a connu une croissance de 25 000 exemplaires.De toutes les statistiques que La Presse est en mesure d'afficher, celle-ci est particulièrement significative et représente un signe indéniable que nos lecteurs ont intégré La Presse dans leur mode de vie.Elle fait partie de leur plaisir de lire, de leur soif de s'informer, du temps précieux qu'ils se consacrent à eux-mêmes.15 000 nouveaux clients au cours des derniers mois Depuis quelques mois, La Presse compte également sur la présence quotidienne de 15 000 nouveaux clients (total domicile et kiosque) qui s'ajoutent à son lectorat, composé de gens de divers horizons, ouverts sur le monde et impliqués dans la lecture de leur Presse.Avec un tel nombre d'abonnés, La Presse est au coeur de la vie des familles.Nos lecteurs aiment leur Presse.Ils y sont profondément attachés.Nous sommes fiers de cette précieuse relation que nous avons avec nos lecteurs et de la confiance qu'ils nous témoignent.Ainsi, plus de 85 % des lecteurs de La Presse achètent personnellement leur exemplaire.Ce chiffre est encore plus significatif si on le compare au lectorat de son principal compétiteur, qui, du lundi au vendredi, provient, dans une proportion de près de 40 %, de lecteurs qui n'achètent pas leur exemplaire.Il existe une différence majeure entre un lectorat payant, impliqué et intéressé, et un lectorat gratuit, qui hésite à s'identifier pleinement aux valeurs véhiculées par le média qu'il consulte.La Presse au rythme de ses lecteurs La contribution de La Presse est indéniable en tant que média de masse, média de qualité, média qui a un impact sur la société, média qui rejoint un lectorat unique doté d'un grand pouvoir d'achat.Pour nos annonceurs, ces bonnes nouvelles démontrent la pertinence de leur offrir un support de haute qualité en mesure d'exploiter le plein potentiel de leur campagne publicitaire.La Presse, un média qui se distingue par sa qualité, son originalité et sa créativité, s'avère plus que jamais un véhicule publicitaire hautement performant.Votre fidélité et vos encouragements nous incitent à continuer de miser sur la créativité de nos équipes et à vous proposer d'autres initiatives au cours des prochains mois.La Presse que vous connaissez aujourd'hui est le fruit d'un solide travail d'équipe.C'est pourquoi j'aimerais remercier nos employés pour tout ce qu'ils ont accompli jusqu'à aujourd'hui.En leur nom, merci également à vous, chères lectrices, chers lecteurs, d'être toujours plus nombreux à nous accompagner dans notre évolution.Bonne lecture.Le président et éditeur, Guy Crevier .> 1 NADbank est un organisme sans but lucratif qui mesure le lectorat des quotidiens au Canada.> 2 Source : Audit Bureau of Circulation (ABC).«Non, je n'irai plus voir de prostituées» D70 18-70 Appareil numérique de 6.1 MP avec objectif AF-S DX Nikkor 18-70 IFED Fonctions automatiques ou programme de la priorité, de la vitesse ou de l'ouverture ou sélection manuelle 6 modes d'exposition Posemètre à matrice 3D ISO 200 à 1600 Pile et chargeur inclus Vitesse d'obturateur de 1/8000 à 30 secondes Jusqu'à 3 images par seconde Supporte les cartes de mémoire compact flash 1898$ Le nouvel appareil Reflex numérique abordable Électronique Informatique Photo Communications Magasinez en ligne! dumoulin.com MONTRÉAL 8390, rue St-Hubert (Sud de la métropolitaine) MONTRÉAL 2050, boul.St-Laurent (Stationnement facile) MONTRÉAL 368, rue Ste-Catherine O.MONTRÉAL 8990, boul.de l'Acadie MONTRÉAL 5485, rue des Jockeys (près de l'Hippodrome Blue Bonnets) LASALLE 7197, boul.Newman (Près du Carrefour Angrignon) WEST ISLAND 2315, route Transcanadienne (boul.des Sources) LAVAL 1599, autoroute 440 O.(Sortie boul.Industriel) CARREFOUR LAVAL 3035, boul.Le Carrefour LAVAL 1769, avenue Pierre-Péladeau 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Holà, quelqu'un pour arrêter la machine ! Comme citoyen, je ne veux pas savoir si M.Gillet va aux putes.Je veux savoir s'il fait partie d'un réseau de prostitution juvénile.Plus précisément, est-ce que ce réseau existait expressément pour répondre aux besoins de M.Gillet et de ses amis ?Est-ce que les proxénètes et les filles avaient avec leurs clients des liens tels qu'on puisse parler de réseau ?Est-ce que, par exemple, les clients influaient sur le recrutement Ou bien est-on dans un cas de figure plus classique ?Des putes de toute éternité.Et des Gillet de toute éternité aussi.Il est une heure du matin, il sont quatre ou cinq amis de la même chambre de commerce, même genre de fêtards, plus ou moins célibataires, ont bien mangé, ont pris un coup solide, et il y en a un qui dit : on fait-tu v'nir des putes ?J'ai l'air d'avoir fait ça toute ma vie.Pourtant non.La dernière fois que je suis allé aux putes, c'était moi le mineur.Comment dire, les putes, c'est beaucoup affaire d'environnement, et ce n'est pas le mien.Il y a une race, une engeance d'hommes qui vont aux putes.Tu ne vas pas aux putes par accident, comme tu peux prendre une brosse par accident.J'ai bummé comme tout le monde, j'ai fait la vie, comme on dit, mais jamais, dans mon environnement, jamais quelqu'un a dit au last call du Prince-Arthur : on fait-tu v'nir des putes?(On avait déjà nos blondes, anyway.) Mais supposons un instant que l'un d'entre nous l'eût proposé, et que les autres eussent trouvé que c'était une bonne idée : tant qu'à faire venir des putes, c'est sûr qu'on n'aurait pas fait venir des petites grosses de 43 ans.Des 20.Des 18.Et mettons qu'il y en aurait eu une de 17 et demi, je suppose qu'on ne l'aurait pas chicanée.On ne l'aurait pas retournée.Enfin pas chez elle.On me demande souvent si j'écris pour provoquer (je sens qu'on va beaucoup me le demander aujourd'hui), alors qu'en fait je réagis à une provocation.Ce que les commentaires de la rue, les boîtes aux lettres des journaux, les réactions des groupes de défense de n'importe quoi, style Fédération des femmes, laissent percevoir de notre conception de la justice et de la morale publique est, ces jours-ci, à hurler, et je hurle : d'où sortezvous ?Ou plutôt : êtes-vous donc si peu sortis ?La golden machin, c'est pas du Sade, sacrament, c'est dans Nabokov, c'est la Nana de Zola, toutes les matantes ont lu Zola.mais ce n'est pas dans Le Petit Prince, ah ça non, y a personne qui fait pipi sur personne dans Le Petit Prince.Ni dans Harry Potter, je suppose.Rencontré par hasard, Martineau, des Francs Tireurs, me rapportait qu'il avait lu quelque part cette semaine que l'on dénonçait la sodomie et autres perversions.La sodomie, une perversion ?Ah bon.Qui vous l'a dit ?Le pape ?Quand je lis que la Fédération des femmes s'émeut de « la rudesse des propos de certains contre- interrogatoires », suggère-telle que les victimes d'agressions sexuelles peuvent raconter n'importe quelle connerie sans être bousculées quand on subodore que c'est ce qu'elles sont en train de faire ?Comme cela arrive parfois (je n'ai pas dit tout le temps), et que des réputations, en particulier des réputations de profs, sont détruites par de pures fabulations Que la Fédération des femmes monte aux barricades pour dénoncer l'exploitation de ces jeunes prostituées par leurs proxénètes, j'en suis, mais de quelles agressions sexuelles parle-t-on au juste ici ?N'avez-vous pas entendu cette cassette où la jeune fille en question supplie son pimp au téléphone de lui envoyer des clients ?Une agressée qui réclame des agressions ?En fait, qui réclame de l'argent.Parce que c'est ça qu'elle veut, de l'argent.Ultimement, n'est-ce pas ce qui pousse ces jeunes filles de bonne famille vers la rue?Le fric ?Des victimes ?Sûrement.Mais de quoi au juste ?Quand je vois toutes ces gamines de 12 ans s'habiller en putes pour aller à l'école, je ne m'étonne pas tant que cela que quelques-unes le deviennent à 16.Plus grave, quand je vois leurs parents céder à tous leurs caprices de consommation, je ne m'étonne pas trop non plus qu'elles deviennent des petites cannibales toujours de plus en plus affamées de fric.Et que l'idée d'en gagner beaucoup et très vite puisse donner de bien mauvaises idées à quelques-unes.Des victimes ?Du point de vue citoyen non plus, ce n'est pas si clair.Tu ne peux pas en même temps être un citoyen de plein droit, tel que reconnu par l'ONU dans la charte de l'enfant, et clamer ton droit à l'irresponsabilité quand tu fais la pute, parce que t'es supposément un enfant.D'ailleurs, l'ONU précise que cantonner un enfant au statut de mineur est une discrimination de même nature que celle qui frappe les Noirs, les Juifs ou les femmes que l'on cantonne au statut de Noirs, de Juifs ou de femmes.L'enfant est mineur.Mais il n'est pas QUE mineur.Surtout à six mois de sa majorité.On est loin de M.Gillet ?Ben oui.Je vous le répète, on a perdu du temps à des bêtises, alors que cette histoire pose des questions autrement plus graves que l'âge légal pour faire une pipe.En fait, je suis d'accord avec les gens de Québec : les plus gros poissons vont s'échapper.Les parents.PLOGUE POÈTE \u2014 Rien à voir avec ce qui précède : vous rappelezvous, une autre fois que j'étais fâché, c'était contre Diane Dufresne, je disais cinq heures sur Diane Dufresne, fuck, pourquoi pas, de temps en temps, cinq minutes sur un poète ?Et je disais pourquoi pas Jacques Brault, tiens.C'est qui ?m'avezvous m'avez demandé.Demain, à 14h, à la maison de la culture du Plateau Mont-Royal, Jacques Brault rencontre ses lecteurs.Il y aura un piano.Et aussi Gilles Archambault.Premiers arrivés, premiers servis Vendredi 26 mars 2004 - 13 h à 19 h Samedi 27 mars 2004 - 11 h à 18 h Dimanche 28 mars 2004 - 11 h à 18 h Liquidation spéciale Tapis persans Tapis persans et orientaux 100 % tissés main CARGAISON DÉTOURNÉE (no 16661) Port d'arrivée : New York, N.Y.Une grosse cargaison de tapis faits à la main a été libérée et confiée à Heriz Persian Rugs pour liquidation immédiate.Tous les genres (Qum soie, Tabriz, Nain, Kashan, tapis tribaux, etc.) et toutes les dimensions, de 2 pi x 3 pi à 12 pi x 16 pi et tapis de passage jusqu'à 22 pi de longueur.Tous les tapis vont de 100$ à 1 800$ CHÈQUE HÔTEL RUBY FOO'S 7655, boul.Décarie Montréal QC (514) 731-7701 LE TAUX PLANCHER VOUS EST OFFERT PAR LA MAISON, PASSEZ NOUS VOIR AU 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des explications.« La photo est explicite: nous constatons que cette entreprise a fait de la publicité pour nous, a dit la porte-parole du PLC, Irène Marcheterre, au cours d'un entretien.Mais nous ne trouvons aucune facture dans nos dossiers.Nous pouvons seulement supposer que P.R.Média a eu un contrat en sous-traitance d'un de nos fournisseurs en publicité.J'ignorais qui était M.Gagnon jusqu'à ce que vous me l'appreniez.» En 2000, le PLC avait un contrat de publicité avec l'agence BCP.À la demande de La Presse, Jean-Louis Dufresne, consultant dans cette agence, a cherché \u2014et trouvé\u2014 une facture de 5186$ payée à Publi-Routier, autre nom sous lequel fonctionnait P.R.Média.« Ce n'est pas BCP qui a pris l'initiative d'embaucher cette compagnie de camions publicitaires, a dit M.Dufresne.Nous avons requis ses services parce que le comité électoral du Parti libéral nous l'a demandé expressément, en fin de campagne.De mémoire, nous savons que le camion publicitaire devait être utilisé à un rassemblement dans l'est de Montréal.M.Gagliano était le responsable du comité électoral en 2000.Mais M.Dufresne ne savait pas si c'est lui ou un autre membre du comité électoral qui avait demandé à BCP d'embaucher P.R.Média.Il a été impossible de parler à M.Gagliano.Son avocat, Pierre Fournier, a dit qu'il est en vacances.La benne du camion de P.R.Média, un Ford blanc 1999, était surmontée d'un cylindre lumineux haut de quatre mètres.Le slogan Un meilleur avenir pour tous était imprimé d'un côté.De l'autre côté, ainsi qu'au bas du cylindre, figuraient le drapeau du Canada et ces mots : « Je vote Libéral ».L'adresse du site Web du PLC était affichée le long de la benne.Le camion a roulé pendant plusieurs jours dans l'est de Montréal et sur la Rive-Sud.Le photographe Arger Émond a dit à La Presse que M.Gagliano lui avait demandé de prendre ce camion en photo devant son local électoral à Saint- Léonard, probablement pour en faire la publicité.Le camion de P.R.Média a aussi été utilisé lors de deux activités auxquelles participait le premier ministre Jean Chrétien, à Laval et à Trois-Rivières.Joint par La Presse, Pierre Gagnon, 55 ans, de Saint-Léonard, a indiqué que c'est lui qui avait transformé les camions Ford de P.R.Média en véhicules publicitaires.L'entreprise, qui a fonctionné de l'automne 2000 à l'hiver 2003, a fait rouler jusqu'à six camions.M.Gagnon a reconnu qu'il avait été directeur général de P.R.Média, mais il a tenté de minimiser son rôle.Selon les renseignements remis par la compagnie à l'Inspecteur général des institutions financières, le président et actionnaire majoritaire était René Desjardins.Mais deux sources ont affirmé à La Presse que le vrai décideur était M.Gagnon.C'est M.Gagnon qui a tenté de vendre l'entreprise en 2002, a dit une source.L'ancien proxénète n'avait fait aucune déclaration de revenus au fisc depuis 1989, année où il avait fait faillite.Il avait l'habitude de recourir à des prête-noms.Louise Cianflone, conjointe de René Desjardins (le président en titre de P.R.Média) et elle-même ancienne représentante aux ventes de la compagnie, a dit que son couple vit désormais de l'aide sociale.Il occupe un logement modeste au-dessus d'un centre commercial de Saint-Léonard.L'arrestation de Pierre Gagnon, les accusations de proxénétisme et sa condamnation ont été abondamment rapportées par les médias de Montréal entre 1998 et 2000.«Le plus gros maquereau fait travailler fort les poulets » (les policiers), titrait le Journal de Montréal.Pierre Gagnon a été condamné à verser des amendes totalisant 27 500$ pour avoir amené des jeunes femmes « à se livrer à la prostitution ».L'État québécois a aussi saisi ses biens, dont sa maison de Saint- Lin, deux Jaguar et un bateau.Plusieurs biens appartenaient officiellement à un prête-nom, Michel Tremblay, débardeur au port de Montréal et photographe à Allô-Police.Répondant aux questions de La Presse, M.Gagnon a reconnu que la firme Investissements R.Baillargeon, appartenant à Robert Ti-Bras Baillargeon, avait été associée au lancement de P.R.Média : « Baillargeon avait loué le camion (qui a servi à faire la publicité pour le PLC), mais on avait repris le contrat de location », a dit M.Gagnon.Vérification faite auprès de la Société de l'assurance automobile du Québec, le camion Ford a été immatriculé au nom d'Investissements R.Baillargeon du 30 décembre 1999 au 31 mars 2003, ce qui englobe toute la période d'exploitation de P.R.Média.Mme Cianflone, ancienne représentante de P.R.Média, a confirmé que Robert Baillargeon avait aidé P.R.Média à se lancer en affaires.« Mais on a fini par acheter ses actions dans la compagnie », a-t-elle dit.M.Baillargeon, un multimillionnaire de Terrebonne âgé de 53 ans, a été arrêté en juillet dernier.Il est accusé d'avoir dirigé un gros réseau de prêt usuraire.Dans un communiqué publié le 27 février dernier, la Sûreté du Québec le qualifie de « sympathisant » des Hells Angels.« Les élections de novembre 2000 représentaient la première campagne de publicité de P.R.Média, a dit Mme Cianflone.On se lançait en affaires.On voulait se faire connaître et appuyer notre député (M.Gagliano).Ensuite, on a fait de la publicité pour d'autres compagnies.Les choses n'ont pas tourné comme on voulait et on a fermé nos portes.» PHOTO ARGER ÉMOND, COLLABORATION SPÉCIALE Le camion, qui a roulé pendant plusieurs jours dans l'est de Montréal et sur la Rive-Sud, a été photographié devant le local électoral d'Alfonso Gagliano, à Saint- Léonard, probablement pour en faire la publicité, au dire d'Arger Émond.www.loto-quebec.com Ça change pas le monde, sauf que.Ce soir 5000 000$ $amedi.3213680A POUR JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ABONNEMENT (514) 285-6911 cyberpresse.ca/abonnement 1 800 361-7453 PETITES ANNONCES (514) 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca 1 866 987-8363 DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirrage du Tirrage du Tirrage du 2004-03-26 2004-03-26 Tirrage du 2004-03-26 Tirrage du 2004-03-26 2004-03-26 Complémentaire: (27) 100 000 $ 1 000 $ 250 $ 50 $ 10 $ 2 $ NUMÉROS LOTS NNUMÉROS LLOTS 50 000 $ 5 000 $ 250 $ 25 $ 5 $ 1 000 $ 100 $ 10 $ Roue de Fortune, Chez vous! sera diffusée sur les ondes de TQS dès le 5 avril 2004. POLITIQUE SCANDALE DES COMMANDITES Les Canadiens iront voter sans savoir L'opposition s'insurge: les audiences publiques de la commission commenceront à l'automne GILLES TOUPIN OTTAWA \u2014 L'opposition officielle a mal réagi hier à l'annonce par le commissaire responsable de l'enquête publique sur le scandale des commandites, le juge John H.Gomery, que les audiences publiques de la commission ne commenceront pas avant le 7 septembre.« Je ne sais pas pourquoi ils attendent aussi longtemps ! » a lancé hier le député conservateur Jason Kenney.La Commission d'enquête sur le programme de commandites et les activités publicitaires a en effet annoncé que le juge Gomery fera sa déclaration préliminaire le vendredi 7 mai prochain à Ottawa.M.Gomery passera alors en revue le mandat de la commission indépendante, l'ébauche d'horaire, les règles de procédure et le processus utilisé pour obtenir un financement permanent et de l'aide financière pour les participants.La Commission tiendra par la suite une audience du 21 au 23 juin 2004 à Ottawa afin de recevoir les déclarations orales des particuliers ou des organisations qui ont soumis des demandes écrites pour témoigner à l'enquête.Ce n'est que le 7 septembre que les auditions de témoins pourront ensuite commencer à Ottawa.Après les Fêtes, ces auditions reprendront vers le 8 février 2005, mais cette fois à Montréal.L'opposition souhaitait vivement que cette enquête commence au printemps, non pas à l'automne.« Je peux comprendre, a commenté Jason Kenney, qu'il faut un peu de temps pour mettre tout en place, du point de vue administratif, mais franchement le premier ministre a dit qu'il voulait que les Canadiens aient des réponses avant de déclencher des élections.De toute évidence, ils envisagent des élections au printemps.Les audiences ne commenceront pas avant septembre prochain.Cela veut vraiment dire que les Canadiens n'auront pas de réponses à propos de cette affaire lorsqu'ils iront voter.» L'opposition officielle estime qu'il s'agit là d'un plan prémédité de Paul Martin.« Les libéraux nous disent, affirme M.Kenney, de leur faire confiance et qu'ils iront au fond des choses alors que c'est eux qui ont créé le problème.Je m'excuse, je ne peux pas croire cela.» Deux autres facultés de médecine toucheront des millions PRESSE CANADIENNE Après les facultés de médecine des universités Laval et Sherbrooke, c'est au tour de celles de Montréal et Mc Gill de recevoir des millions de dollars pour améliorer leurs installations et s'adapter à la croissance du nombre d'étudiants en médecine et en sciences infirmières.Les ministres de l'Éducation, Pierre Reid, et de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, ont conjointement annoncé, hier lors d'une conférence de presse, que l'Université de Montréal touchera 40,2 millions pour trois projets touchant les sciences infirmières et la faculté de médecine.La somme servira à réaménager les lieux où sont donnés les cours, à acquérir du mobilier, de l'outillage et de l'appareillage spécifique.L'Université Mc Gill, elle, recevra 21 millions pour des projets de réaménagement, de rénovation et de réfection du système de ventilation.Ces investissements permettront, entre autres, de s'ajuster à la croissance de la clientèle étudiante pour répondre aux besoins de renouvellement du corps médical.De 406 en 1996, les admissions sont passées à 750 cette année, a fait valoir le ministre Couillard.Le Québec est présentement confronté à une pénurie de médecins et la situation durera encore pour « trois à quatre ans » à cause des réductions passées des admissions dans les facultés de médecine, a signalé le ministre Couillard.Pour ce qui est des sciences infirmières, les admissions ont crû de 63% depuis quatre ans à l'Université de Montréal.Le recteur Robert Lacroix a d'ailleurs souligné que « ça craque de partout» et que l'université avait dû adopter « des mesures transitoires» pour s'ajuster à l'augmentation de clientèle.3216567A >3;3 Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX La guillotine apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Une question hante bien des gens depuis l'étrange témoignage de Myriam Bédard, mercredi dernier, devant le comité des comptes publics : et si on (le gouvernement, le public, les médias) avait injustement condamné Jean Pelletier ?Et si l'ex-président du conseil de VIA Rail avait été victime, comme il le croit, d'une « exécution sommaire » ?Chose certaine, ce dernier rebondissement nous rappelle les grands risques des jugements précipités.Ceux-ci agissent comme la guillotine : une fois la lame tombée, il est impossible de réparer les dégâts.Les propos de Mme Bédard ont été unanimement dénoncés.Pourtant, ici aussi, il faut éviter les jugements à l'emporte-pièce.1) Groupaction et la drogue : contrairement à ce que plusieurs ont cru, Myriam Bédard n'a pas soutenu que Groupaction était mêlé au trafic de drogue.Elle a rapporté ce que lui aurait dit le président de VIA.Elle ne s'amusait pas à colporter des ragots ; elle voulait expliquer pourquoi elle avait été consternée d'apprendre que l'entreprise voulait l'envoyer chez Groupaction : « J'avais entendu déjà de M.Lefrançois que Groupaction était impliqué dans le trafic de drogues.J'avais peur et psychologiquement j'étais paralysée.2) Jacques Villeneuve et les 12 millions : encore là, Mme Bédard n'a rien affirmé.Elle a simplement répété ce que son agent de l'époque lui aurait dit.Cette déclaration, comme la précédente, révèle que l'ancienne championne olympique ne mesurait tout simplement pas l'impact de tels ouïdire dans le contexte d'un scandale politique.3) La guerre en Irak : Mme Bédard a fait rigoler bien du monde en soutenant avec conviction que «si le Canada n'est pas engagé dans la guerre, c'est parce que (son conjoint) Nima Mazhari a donné plusieurs conseils au premier ministre.» Il faut être extraordinairement naïve pour croire que les conseils d'une seule personne aient pu avoir un tel impact.Pourquoi Mme Bédard a-t-elle dit cela?Peut-être justement parce qu'en matière de politique elle est d'une grande naïveté.Peut-être parce qu'elle et son conjoint se prennent pour d'autres.Peut-être parce que c'est ce que M.Mazhari lui a raconté, lui qui a bel et bien eu l'occasion de discuter avec M.Chrétien.Parce que Myriam Bédard est néophyte en politique, parce qu'elle a maladroitement rapporté des choses qu'elle a entendues ou cru entendre, son témoignage au sujet de ce qu'elle a vu chez VIA Rail perd-il toute crédibilité ?Non.Mme Bédard avait certainement l'impression à l'époque qu'il se passait des choses malhonnêtes.Elle est apparemment convaincue que c'est ce qui a mené à son congédiement.Est-ce une perception exacte ou caricaturale de la réalité ?Il faut attendre d'avoir tous les faits en main avant de porter un jugement.À la lumière du témoignage de l'athlète retraitée, les propos méprisants de M.Pelletier à son égard deviennent- ils excusables ?En déclarant que Mme Bédard était « une pauvre fille qui fait pitié, qui n'a pas de conjoint », l'ancien président du conseil de VIA voulait-il mettre les gens en garde contre le jugement parfois défaillant de son ancienne employée ?Peut-être.Mais les mots choisis restent insultants.De plus, comme l'a soutenu Paul Martin, ces commentaires transmettaient un bien mauvais signal aux gens qui songent à sortir de l'ombre pour témoigner de ce qu'ils ont vu.Cette gaffe était-elle assez grave pour justifier une destitution ?Cela nous paraît beaucoup moins clair aujourd'hui qu'il y a trois semaines.Malgré quelques paroles malhabiles, Myriam Bédard demeure une grande championne, qui mérite le respect.Selon la même grille d'analyse, Jean Pelletier n'est-il pas toujours, malgré quelques mots malheureux, un serviteur méritoire de l'État ?N'aurait-on pas dû (le gouvernement, le public, les médias) le traiter avec plus de considération ?Àlalumièredu témoignage de Myriam Bédard, il devient évident que Jean Pelletier aurait dûêtretraité avec plus de considération.serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS LA BOÎTE AUX LETTRES > Pour nous écrire : forum@lapresse.ca Le grand cirque Le hasard fait parfois drôlement les choses.Le jour même où le couperet tombe enfin sur une histoire qui a très souvent frôlé le délire médiatique, voilà que le donjuanesque producteur, émule de René Angelil et père de notre Véro nationale, se retrouve, menottes aux poignets, au banc des accusés dans le domaine toujours aussi troublant de l'agression sexuelle.Quel délicieux bonbon pour les médias.Et c'est reparti pour la machine à spéculations et les insatiables fabricants de potins ! Maintenant qu'on a remis la monnaie de sa pièce à cet animateur controversé visiblement porté sur la chose et qu'on l'a assassiné bien comme il faut, on peut d'ores et déjà déverser tout notre fiel sur ce producteur dont on se hâtera de dire qu'il est, à l'évidence, un homme à femmes qui ne méritait que cette accusation à saveur de châtiment.Loin de moi l'idée de prétendre que les acteurs de ce désolant spectacle ne sont pas les artisans de leur propre malheur, je voudrais simplement rappeler au public qui jubile à l'idée d'applaudir à la mise à mort des condamnés qu'ils sont avant tout les marionnettes d'un cirque médiatique qui les manipule et les contrôle jusqu'à plus soif.Et qu'ils participent, de ce fait, à la plus triste entreprise de démolition qui soit, soit celle d'éclabousser des vies entières avant même qu'un jugement juste et équitable ait été rendu.Comme tout ça est pathétique.Robert Campeau Montréal .Une femme qui a du cran Bravo à Mme Huguette Tremblay, qui a témoigné devant le Comité des comptes publics, jeudi, dans le cadre du scandale des commandites.C'est une femme qui a du cran.J'espère seulement qu'elle n'aura pas à souffrir de son honnêteté.Une « pauvre » petite fonctionnaire qui vient de donner un direct du droit à Gagliano et gifler très sérieusement les Jean Pelletier (lire Jean Chrétien), Coderre et autres ministres et députés ainsi que les quatre grands affamés des maisons de communication que l'on connaît déjà.Imaginez maintenant les réactions de déni, de surprise, de victimes de tous ces intimés qui évidemment ignorent tout et ne peuvent comprendre qu'un tel complot soit dirigé contre leurs honnêtes personnes.On peut même s'attendre à des réactions agressives en direct dans une prochaine épisode de PC-Académie (PC pour politicien corrompu).Mes pensées les plus positives et mon plus grand soutien vont à Mme Tremblay qui risque de ne pas être au bout de ses peines.Une fois cette affaire terminée, quand nous nous serons éloignés de ce scandale, quelqu'un, quelque part risque de la faire payer pour ses affirmations.Roger Couture Shawinigan .Tous devant le Comité Pour en avoir le coeur net dans le scandale des commandites, il serait bon de faire passer tous les anciens ministres et leurs sous-ministres devant le Comité, afin de voir les contradictions des uns et des autres.Peut être alors serait-il possible de voir un peu plus clair.Quand je dis ministres et sous-ministres, j'entends par là tous ceux qui étaient dans le cabinet de Jean Chrétien, ce qui comprend Paul Martin.Celui-ci ne devrait avoir aucune crainte, puisqu'il affirme n'être au courant de rien.Mais que chaque personne soit questionnée avec la même rigueur.Hildegarde Carle .Un lynchage prématuré Le lynchage médiatique de Myriam Bédard m'est apparu prématuré.Il n'existe qu'un seul moyen de contrer l'omertà, c'est de parler.Peu m'importe que Myriam Bédard ne fasse que rapporter des paroles entendues : on ne s'attend pas à ce que ces messieurs d'Ottawa aient semé des preuves comme le Petit Poucet.Àmoins d'avoir tout inventé, ce qui ressortit seulement à sa conscience, elle a eu raison de tout dire.Ce sera aux juges de déterminer si ce qu'elle a relaté peut être retenu ou non.Ce n'est tout de même pas Myriam Bédard qui a fait disparaître les centaines de millions que nous cherchons ! Où sont aujourd'hui tous ceux qui l'ont incitée à parler, ceux qui se tordaient de plaisir en écoutant son témoignage ?Comme le Chaplin des Temps modernes, Myriam Bédard se retourne et ne voit plus personne de cette foule qui l'a menée au charbon.Alain Cognard Écrivain La tendresse et laville mroy@lapresse.ca MARIO ROY Le titre de la série a fait image, bien sûr.Mais il n'était pas tout à fait conforme au contenu.Car si, en effet, elles avaient souvent des conversations crues et ne dédaignaient pas une bonne partie de jambes en l'air, les quatre filles de Sex and The City passeront à l'histoire pour tout autre chose.Pour leur intelligence, leur humour, leur franchise, leur vulnérabilité, leur humanité.Et leur tendresse, surtout leur tendresse.Sex and The City, c'est terminé, maintenant.On aura bouclé la boucle en six saisons et 94 épisodes : l'ultime volet sera présenté en reprise ce soir à l'antenne de la chaîne Bravo !.En un peu moins de 100 demiheures, Carrie, Samantha, Miranda et Charlotte auront ainsi eu le temps de devenir des intimes.Elles ont souvent ému et parfois exaspéré.Elles ont en passant « féminisé » New York, qui est une ville mâle \u2014contrairement à Paris, par exemple.Une cité à prime abord carrée, puissante, dure, ambitieuse, qu'elles ont transformée chaque semaine en un petit paradis de douceur et de raffinement, de beauté et de chaleur, ce dont New York est d'ailleurs capable aussi dans la vraie vie.Enfin et surtout, le quatuor a apporté quelque chose de neuf.Il y a en effet plusieurs raisons pour lesquelles une oeuvre télévisuelle devient une série-culte.L'effet de mode n'est pas à négliger.Pas davantage que l'exhibition, dans les situations et les comportements, d'une certaine modernité clinquante et un peu factice qui a pour fonction de séparer les happy few branchés du commun des ploucs : Sex and The City a abondamment joué cette carte-là aussi.Mais il y avait bien davantage, de toute évidence.La série a proposé une nouvelle définition de la féminité et même du féminisme.Celle vécue et celui adopté par quatre êtres humains furieusement autonomes.Capables de concilier des ambitions inconciliables, quitte à vivre les hauts et les bas qui vont avec.Fidèles en amitié comme, jadis, on aimait à dire que seuls les hommes le sont.Débarrassées de toute fausse pudeur en ce qui concerne leur sexualité \u2014d'où les dialogues à la fois explicites et d'une irrésistible drôlerie.Cédant parfois à leurs faiblesses, à leurs manies et à leurs caprices, pour ensuite s'accabler de remords.Souvent hésitantes, malhabiles, déconcertées et fragiles devant l'amour, comme chacun l'est, homme ou femme.Ces comportements ont été interprétés de toutes les façons imaginables.De sorte que Sex and the City a déclenché d'épiques débats, ce qui est aussi une caractéristique des grandes oeuvres de télé.De la télé américaine en particulier, capable du pire, mais aussi du meilleur.Carrie, Samantha, Miranda et Charlotte, elles, ne théorisaient pas.Elles vivaient, tout simplement, avec élan, sincérité et tendresse.La série« Sex and The City »aproposé une nouvelledéfinitionde la féminité etmêmedu féminisme.APPEL À TOUS Si j'étais ministre des Finances.Le ministre des Finances du Québec, Yves Séguin, déposera mardi prochain son deuxième budget.Pour les journalistes et pour les contribuables, il est facile de critiquer un ministre des Finances.Mais imaginez un instant que vous êtes à la place de M.Séguin.Quelle serait votre priorité, la baisse des impôts ou la diminution de la dette ?Mettriez-vous tout l'argent disponible dans la santé ou en laisseriez-vous pour d'autres ministères ?Chercheriezvous à maintenir à tout prix le déficit zéro ?Écrivez-nous nombreux à forum @lapresse.ca.Les textes jugés les plus pertinents seront publiés dans nos pages mardi, jour du budget.Le ministre Yves Séguin . ford.ca Photos à titre indicatif seulement.Transport (Taurus : 995 $) et taxes applicables en sus.Dépôt de sécurité de 350 $, mise de fonds de 4 295 $ et première mensualité exigés.Des frais de 0,08 $ du kilomètre après 80 000 kilomètres et d'autres conditions s'appliquent.\u2020 L'offre de 0 % de financement à l'achat s'applique à l'achat des modèles Freestar 2004 neufs en stock pour un terme maximal de 60 mois.Ces offres s'adressent à des particuliers sur approbation de crédit de Crédit Ford et ne peuvent être jumelées à aucune autre, à l'exception de la remise aux diplômés pour laquelle certaines conditions s'appliquent.Immatriculation, assurances, taxes et frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers en sus.Ces offres d'une durée limitée s'appliquent uniquement aux véhicules neufs en stock et peuvent être annulées en tout temps sans préavis.Votre conseiller Ford peut vendre ou louer moins cher.Voyez votre conseiller Ford pour obtenir tous les détails.Selon les données d'immatriculation Polk (de janvier 2002 à août 2003) relatives aux véhicules de marque Ford.Ford Taurus LX 2004 19 998$ Ensemble sécurité active 1.Contrôle dynamique de stabilité Advance Trac® 2.Antipatinage à toutes les vitesses 3.Fonction d'assistance au freinage d'urgence 4.Sonar de recul Ford Freestar SE 2004 à l'achat / mois Transport inclus 289$ Location 48 mois de financement à l'achat jusqu'à 60 mois\" Obtenez Exclusif à Ford 1.2.3.4.Ensemble sécurité active inclus - valeur de 800 $ 0% Ford, le choix no1 au pays La sécurité.À prix sécurisant.Groupe motopropulseur : Nouveau moteur V6 de 4,2 L (couple : 265 lb-pi à 3 500 tr/min) Boîte automatique à 4 rapports avec commande hydraulique à réponse rapide pour des passages de vitesse plus souples Nouveaux supports hydrauliques du groupe motopropulseur pour un roulement silencieux Toute nouvelle suspension avant Climatisation à 3 zones en option Pédales à réglage électrique en option Le luxe.Version abordable.Le «meilleur choix » de l'Insurance Institute for Highway Safety Moteur V6 de 3 L Boîte automatique 4 vitesses Sièges pour 6 occupants Glaces, rétroviseurs et verrouillage des portes à commande électrique Volant réglable Climatisation Antidémarrage Securi Lock® Programmateur de vitesse Le Ford Freestar a obtenu la plus haute cote de sécurité pour le conducteur et le passager avant en cas de collision frontale décernée par la National Highway Traffic Safety Administration du gouvernement américain (www.NHTSA.com).3206737A "]
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