La presse, 29 mars 2004, C. Arts et Spectacles - Actuel
[" FAIRE DES BALLES POUR DES PRUNES PAGE 7 Voir CARLETON en page 5 SÉRIE SUR LA ROUTE AVEC YANN PERREAU Le jour le plus long NATHALIE PETROWSKI DOGVILLE, PQ PAGE 2 Cinq spectacles en sept jours, 3000 km à parcourir.La Presse entreprend aujourd'hui une série d'articles sur la tournée de Yann Perreau avec ses musiciens en Gaspésie et sur la Côte-Nord.Première étape : Montréal-Carleton.en classe économique.ALEXANDRE VIGNEAULT CARLETON \u2014 L'appartement de Yann Perreau est rempli par le chant de Nick Cave.Une voix sombre et caverneuse qui détonne dans ce petit matin ensoleillé.\u2014Ça va?\u2014 C'est dimanche matin, me répond le bassiste Maxime Lepage, comme si ça allait de soi.Un rendez-vous à 9h, ça semble dur pour le moral d'un musicien.Surtout un lendemain de concert.L'air plus réveillé que son bassiste, Yann passe d'une pièce à l'autre, un vêtement à la main.Il essaie de faire partir une tache sur un chandail blanc qu'il veut emporter.Pendant ce temps, ses musiciens et ses techniciens arrivent un à un et s'installent à la table de la cuisine.Petit changement au programme, le guitariste David Brunet ne sera pas de la tournée.Alexandre Dumas, qui joue habituellement avec Dumas (aucun lien de parenté), a été appelé en renfort.\u2014 David est en désintoxication, blague Yann.\u2014 Moi, j'en sors, répond Alexandre.\u2014 En fait, je suis payé par la SODEC pour faire de la réinsertion sociale, explique Yann.Éclat de rire général dans la cuisine.Unpeuavant 10h, Yanick Masse, le directeur de tournée, débarque à son tour, donne à chacun une copie du calendrier de la semaine et l'allocation de la journée.Yann sort son chandail blanc de la sécheuse.La tache a disparu.Il l'enfile.Un instant après, on part pour de vrai, avec une petite heure de retard sur l'horaire.DOMINIQUE POIRIER La répétition ISABELLE MASSÉ imasse@lapresse.ca Au lendemain de l'assassinat du Cheikh Ahmed Yassine, en Palestine, Le Point, à Radio-Canada, a reçu Marc Attali, consul général d'Israël à Montréal.Dominique Poirier n'a eu que quelques minutes pour essayer d'éclaircir les raisons derrière un tel acte, avec un homme aux réponses plutôt vagues.Il fallait tirer les bonnes flèches ! Les dernières ont laissé son interlocuteur presque sans voix : « Est-ce qu'il y aura d'autres cibles ?Est-ce que ça peut aller jusqu'à Arafat ?» \u2014C'est au gouvernement d'Israël de décider, a-til répondu deux fois.Directes et précises, les questions de Dominique Poirier.La journaliste dit pourtant ne jamais les rédiger avant une entrevue.Jamais.Au pire, elle griffonnera sur une feuille quelques mots, au cas où il faudrait insister davantage sur un sujet.Autrement.« Je passe un temps infini à les formuler et à les reformuler dans ma tête, avant les entrevues, dit-elle.Pour qu'une question soit bonne, je dois me la répéter.Je marmonne en m'en allant sur la chaise du maquilleur.Je me parle à moi-même ! C'est là que je sens si ça sonne bien.» Comme une comédienne avant de monter sur scène ! Depuis septembre 2003, Dominique Poirier répète ses textes qu'elle ne dira qu'une fois devant la caméra, en espérant avoir les meilleures réponses possibles.Même lorsqu'elle s'entretient avec des politiciens au discours immuable.« C'est tout un défi, dans ces cas-là ! La question va être encore plus importante que la réponse.« Cela dit, en entrevue, ma plus grande déception, c'est le contrôle du message, ajoute-t-elle.Ce n'est pas propre qu'aux politiciens.Les lobbies, les groupes sociaux, les présidents d'entreprise font la même chose.Dommage, car ils s'adressent à des gens bien informés aujourd'hui.C'est triste qu'on veuille encore contrôler le message, en 2004.Ça lasse la population.Les gens parlent comme s'ils vendaient quelque chose.Ils se leurrent s'ils pensent que la population ne voit pas clair.Ce n'est pas bon pour la société, pour notre démocratie.Ça projette qu'ils ont des choses à cacher.» Pas question de jeter l'éponge, toutefois.Dominique Poirier aime trop le poste qu'elle occupe depuis septembre.Depuis qu'elle a quitté la colline parlementaire de Québec.« C'est un autre métier.La pression est différente.Le reporter vit d'heures de tombée et de scoops.Sur le terrain, c'est l'instantanéité qui compte.On doit apprendre à réfléchir rapidement.Mais Le Point, c'est la Cadillac ! Là, je dois composer avec le prestige associé à l'émission.Je dois connaître à fond mes dossiers.Il n'y aura jamais d'entrevue parfaite, mais elles doivent être bonnes, chaque soir.» Dominique Poirier n'a pas hésité une seconde avant d'accepter le poste au Point (tous les soirs à 22 h 30), quand Marc Gilbert (ancien directeur des nouvelles télévisées à Radio-Canada) le lui a offert.« C'est quelque chose d'être rendue là, car Le Point est une référence en matière d'information.En même temps, j'ai 40 ans.J'ai fait mes classes ! J'ai toujours bien travaillé.L'expérience rentre.Si je suis là, c'est peut-être parce que je le mérite.» La journaliste exerce son métier depuis déjà 20 ans.Il y a d'abord eu des escapades à Saint-Hyacinthe et Sherbrooke, pour apprendre le métier à la radio, les week-ends.Ensuite, cap sur Regina, où elle est devenue morning-girl.« Je n'avais que 21 ans.À cet âge, il m'était difficile de me créer un style radiophonique.» Après, la journaliste est partie en Saskatchewan, où elle s'est familiarisée avec le médium qu'est la télévision.« Mais le terrain me manquait.Je suis donc allée travailler comme reporter à Winnipeg, en 1988, pour revenir à Montréal, en 1989, à la télé de Radio-Canada où j'ai tout fait.Même la météo ! Quand j'ai eu ma permanence, je suis devenue reporter au palais de justice, pendant trois ans, puis sur la colline parlementaire, à Québec, trois autres années.Ces dernières années, j'ai aussi été Miss Catastrophe.J'ai couvert la crise du verglas, les inondations au Manitoba, les attentats du 11 septembre 2001 à New York.» Dominique Poirier a fini par entendre l'appel de la salle de nouvelles télé de Radio-Canada, lors de la dernière campagne électorale provinciale.Comme Céline Galipeau, a-t-elle aussi convoité en secret le poste de Gilles Gougeon, dont a hérité Bernard Derome?«Non, répond-elle.Je préfère poser des questions.Je ne cherche pas à faire autre chose présentement.» Au contraire, l'arrivée de Derome à la barre du Téléjournal lui permet de renouer avec un ancien collègue.« J'étais rédactrice pour lui au Téléjournal, à mes débuts.Il m'a appris mon métier.Il m'a appris à synthétiser et à structurer une nouvelle.Quand il est revenu, c'est comme s'il n'était jamais parti.C'est une présence rassurante.» Avant l'enregistrement de ses entrevues au Point \u2014habituellement en début de soirée\u2014 Dominique Poirier cause manchettes avec Derome et Simon Durivage, quotidiennement.Elle en a pour la journée à préparer son émission.« J'ai appris beaucoup sur le terrain à poser des questions et à m'en poser.Lors des points de presse, en période électorale particulièrement, on évite souvent de prendre la parole, de peur d'avoir l'air nono.J'ai appris, avec le temps, à suivre mon instinct.Je pose les questions que je me pose en tant que citoyenne.Voilà pour son horaire la semaine.Les weekends, Dominique Poirier n'a qu'un but : aérer son ciboulot.Direction les Laurentides, où elle a passé presque toutes ses fins de semaine et ses congés, depuis l'enfance.« Ça me fait du bien de ne penser à rien.même si je lis beaucoup de journaux et que j'écoute parfois RDI en cachette ! « L'été, par contre, je réussis à décrocher complètement, ajoute-t-elle.Vient un moment où il faut faire une pause.Autrement, on ne pense qu'au travail et on ne sort pas de l'actualité.En vacances, j'essaie de consommer comme les téléspectateurs le font.Je n'allume pas la télé tous les jours, je zappe, je n'écoute que les manchettes.» >Voir POIRIER en 5 PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © Même si les questions qu'elle pose chaque soir au Point sont toujours directes et précises, Dominique Poirier ne les rédige jamais à l'avance.Ce qui n'empêche pas la journaliste de Radio-Canada de les répéter à plusieurs reprises dans sa tête avant de s'asseoir devant son invité.3202110A NATHALIE PETROWSKI Dogville, PQ Le matin où l'affaire Guy Cloutier a éclaté, j'étais au cinéma, complètement absorbée par Dogville, de Lars von Trier, un film troublant qui porte sur l'exploitation physique et sexuelle à laquelle se livre tout un village sur une étrangère vulnérable, interprétée avec brio par Nicole Kidman.En sortant de la salle de cinéma, les couloirs de l'Ex-Centris étaient bruissants de l'affaire Cloutier.L'espace d'un instant, j'ai eu l'impression que j'étais de retour à Dogville.Pas Dogville, USA.Dogville, PQ.L'instant suivant, je me suis dit : jamais deux sans trois.D'abord Gilbert Rozon, après, René Angélil, et maintenant Guy Cloutier.Décidément.Je mêlais tout, évidemment.Dans le premier cas, Rozon a été reconnu coupable de délits beaucoup moins graves que ceux dont il était accusé au départ.Cela n'excuse pas ses gestes, mais cela ne fait pas nécessairement de lui le maniaque sexuel et le monstre libidineux écumant de bave que décrivait la rumeur publique avant l'issue du procès.Dans le cas d'Angélil, les accusations étaient tellement bidon que c'est la présumée victime qui s'est retrouvée derrière les barreaux.Dans le cas de Guy Cloutier, les accusations sont, comment dire ?Édifiantes?À un point tel que j'éprouve encore une certaine difficulté à les digérer.Je peux aisément concevoir que Cloutier soit un coureur de jupons impénitent.Mais un agresseur d'enfant ?! Là, j'avoue que je suis aussi sonnée que choquée.Vu la présomption d'innocence à laquelle Cloutier a droit, ce n'est pas le moment de se lancer dans des jugements à l'emporte-pièce.N'empêche.Cette troisième bombe à secouer le petit monde artistique québécois en quelques années n'est rien pour redorer le blason d'un milieu réputé permissif, sans règles de conduite claires, où le succès et le fric sont souvent la seule morale et où tous les excès, surtout ceux de l'ego et du sexe, sont permis sinon valorisés.L'ennui, ce n'est pas qu'on ait du fun et qu'on s'envoie en l'air dans le merveilleux monde du showbiz.L'ennui, c'est que pendant que l'ensemble de la société se dotait de balises et de garde-fous pour freiner les comportements débridés, le milieu du showbiz semblait faire fi de la tendance, s'exposant aussi bien aux poursuites fondées et documentées qu'aux tentatives de chantage.Cela fait près de 30 ans que je couvre le showbiz québécois.Inutile de dire que j'en ai entendu des vertes et des pas mûres sur à peu près tout le monde.D'ailleurs, quand je pense aux histoires scabreuses qui circulent dans les coulisses du showbiz, je suis toujours étonnée du peu de scandales qui ont finalement éclaté au grand jour.J'imagine que la plupart étaient inventées ou alors grossies et amplifiées au point de ne plus avoir aucun lien avec la réalité.Pour celles qui étaient vraies, l'argent a dû acheter certains silences.L'ambition, une valeur fondamentale du milieu, a dû faire le reste.En 30 ans, ce qui m'a le plus frappée, c'est le décalage grandissant entre le showbiz et l'ensemble de la société, comme si les deux entités évoluaient dans des directions contraires.Au plan des droits de la personne, on ne peut pas dire que le showbiz soit un milieu particulièrement évolué.Les gens qui veulent y percer sont souvent considérés comme de la marchandise à consommer puis à jeter.Du côté des femmes, exception faite de certaines têtes de cochon comme Lise Payette, Fabienne Larouche ou Denise Robert, les femmes y tiennent souvent des rôles de subalternes ou de jolies potiches.Même quand elles sont au premier plan, plus souvent qu'autrement, elles dépendent d'une autorité masculine qui décide de tout pour elles.En passant, c'est valable pour tous les domaines, aussi bien la scène, la chanson, que le cinéma, la pub et la télé.De brèves études (surtout réalisées par l'UDA) ont démontré que les femmes étaient souvent moins bien payées et qu'elles étaient parfois victimes de harcèlement sexuel (surtout les actrices).Évidemment, le milieu du showbiz n'est pas le seul milieu de travail où de tels écarts existent.Il n'en demeure pas moins que les gratifications et les récompenses du milieu semblent souvent inversement proportionnelles aux écarts.C'est le versant le plus noir du showbiz.Un versant soigneusement occulté par le strass et le glamour, qui vont avec le territoire.Combien de fois, en voyant une carrière monter en flèche, me suis-je demandé quel en avait été le prix ?Car la gloire et le succès se monnayent.On a beau croire à l'absolu du talent, à un moment ou à un autre, le talent doit payer de sa personne pour demeurer dans la course.Ceux qui tirent les ficelles dans ce milieu-là \u2014et je ne parle pas nécessairement de Guy Cloutier, mais de l'armée de producteurs, de réalisateurs, d'agents, d'imprésarios et compagnie qui animent la vie économique du milieu\u2014, ces gens-là ont un pouvoir immense.Pouvoir de faire ou de défaire des carrières.Pouvoir d'engager et de donner du travail.Pouvoir de rendre riche et célèbre.C'est un pouvoir euphorisant qui peut être comparé au pouvoir politique, à une nuance près : il n'a de comptes à rendre à personne.Moralement, du moins.À la longue, les détenteurs de ce pouvoir finissent par croire qu'ils sont tout-puissants et qu'ils ont tous les droits.C'est un leurre, évidemment.Gilbert Rozon en sait quelque chose, lui qui ne comprenait pas qu'une modeste employée d'hôtel puisse résister à ses charmes.En a-t-il été ainsi pour Guy Cloutier ?A-t-il perdu le sens des proportions?S'est-il pris pour plus grand qu'il n'était?C'est ce que le procès nous dira éventuellement.En attendant, les accusations qui pèsent contre lui sont terribles et dévastatrices.D'autant plus que les gestes reprochés ne se bornent pas à une seule soirée avec une femme majeure dans une chambre d'hôtel.Nous sommes en présence de délits graves, présumément répétés durant une très longue période.Si ces délits ont vraiment eu lieu, ils ont dû laisser d'affreuses séquelles sur la victime.Autant que celles de Nicole Kidman dans Dogville.Je ne vous dirai pas la fin de cet admirable film, qui sort vendredi.Sachez seulement que ceux qui abusent de leur pouvoir devraient se méfier de leurs victimes.Celles-ci peuvent parfois leur réserver un sort aussi cruel que celui qu'elles ont subi.Rwanda : dix ans plus tard.20h Points chauds Bilan du génocide : 800 000 morts et près de3millions de blessés et de réfugiés.Où en est maintenant le Rwanda ?Réalisation-coordination : Simon Girard Ce soir \u2014 Spécial Rwanda Ça change de la télé 21h30 La justice des hommes Procès intentés aux génocidaires.3215069A VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 19H A 1045, RUE DES PARLEMENTAIRES C'est ce soir qu'on va voir ce fameux reportage sur la campagne satirique Destituons Patapouf ! 19H30 a RUMEURS Esther accouche, Benoît panique, Hélène capote ! Le dernier épisode de la saison fera partie de vos plaisirs de la semaine ! 19H30 TV5 VIE PRIVÉE, VIE PUBLIQUE Pourquoi les victimes d'agressions sexuelles ont-elles du mal à briser la loi du silence ?Parmi les invités : Marie Laforêt, victime de viol à l'âge de 3 ans.20H r ANNIE ET SES HOMMES Hugo tient à veiller son père jusqu'à la toute fin, mais le sort en décide autrement.21H HI AUX FRONTIÈRES DE L'INEXPLIQUÉ Documentaire sur le fameux canular radiophonique d'Orson Welles qui, en 1938, a fait croire aux Américains qu'ils étaient envahis par les Martiens ! 21H30 A L'OEIL OUVERT : LA JUSTICE DES HOMMES Une avocate se rend au Rwanda pour représenter des présumés responsables du génocide rwandais, mais se retrouve en proie à de troublants débats intérieurs.Une reprise qui vaut le détour.22H S+ SIX PIEDS SOUS TERRE Dernier épisode de la deuxième saison.Un événement rapproche les membres de la famille Fisher.23H30 b LATE SHOW WITH DAVID LETTERMAN Janet Jackson doit rendre visite à Letterman ce soir ! Après avoir vu les seins de Courtney Love, David est prêt à tout ! .Aujourd'hui (17:00) L'union fait la force Virginie Rumeurs / Dernière L'Auberge du chien noir SMASH (4/5) Le Téléjournal/Le Point ON NE MEURT QUE DEUX FOIS (4) avec Michel Serrault Le TVA 18 heures Ultimatum Entrevue avec Robert Gillet Star Académie Annie et ses hommes Facteur de risques Le TVA Merci bonsoir / Luce Dufault Michel Jasmin / Sandra Dumaresq (23:17) Macaroni tout garni Ramdam 1045, rue des Parlementaires Vidéaste recherché.e Points chauds / Rwanda, 10 ans plus tard L'oeil ouvert / La Justice des hommes Le Vrai Monde 1045, rue des Parlementaires Cultivé et bien élevé Le Grand Journal (16:30) Flash / Julia Stiles Rire et Délire Le Monde de monsieur Ripley NOTRE ENFANT (4) avec Laura Dern, Stockard Channing Le Grand Journal 110% Voyeur News Access H.e Talk Daily 8 Simple Rules Degrassi:Next Generation The O.C.CSI:Miami CTV News News eTalk Daily Jeopardy Canada Now This Hour.Air Farce Rick Mercer.The Newsroom This is Wonderland The National The National ZeD (23:25) Simpsons ABC News Will & Grace THE HAUNTING (5) avec Lili Taylor, Liam Neeson 20/20 Frasier Night.(23:35) News CBS News E.T.Yes, Dear Still Standing .Raymond .Half Men CSI:Miami News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Fear Factor Las Vegas Average Joe: Adam Returns Tonight.(23:35) The Newshour BBC News Profile Antiques Roadshow / Savannah, Georgia The New Americans, an Independent Lens Special (1/3) Bus.Report Charlie Rose BBC News Bus.Report The Newshour BBC News City Confidential / Ingleside American Justice Cold Case Files The Other Man Airline House of Dreams Bibliotheca Jardins L'Héritage Grands Spectcales: Charlebois Grands Spectacles: Bïa Palettes Prise de vues Viens voir les comédiens Bravo! Videos Road to Avonlea Steps The Planets SATURDAY NIGHT FEVER (5) avec John Travolta Law& Order Sans détour / 100%poursuite Biographies / Frank Shoofey Chasseur de crocodiles Les Ultimes / L'Ultime Train NYPD Blue Performance: propulsion Centre.de l'automobile .entreprises touristiques Entre l'arbre et l'école L'Univers de la Bible C'est mathématique Contexte.des psychotropes How'd they do that?Daily Planet Monster House Monster Garage / Champ Car Frontiers of Construction Daily Planet Saveurs.Entrada Évasion.Bain de soleil Alaska VR .neige Casse-cou Gris Évasion.Documentaires européens All that That's so.Stevens Radio Free.Boy Meets.Mentors JACK (5) avec Robin Williams, Adam Zolotin The Brendan.Smart Guy Seinfeld That '70s Show Seinfeld Bernie Mac Cracking Up That '70s Show 7th Heaven Everwood Global News Global National Train 48 E.T.Fear Factor Average Joe: Adam Returns Global News Global Sports Les deux font la loi Trouvailles./ Montréal Made in Québec JAG BINGO (5) avec Réjean Guénette, Anne-Marie Provencher The Greatest Journeys of Earth JAG White King, Red Rubber.Iraq: A Cameraman's War Turning Points of History JAG Zoo Diaries Dogs, Jobs Real Renos Opening.Extra Matchmaker Surgeons Campus Vets English.The Call Opening.Matchmaker Qu'est-ce qui fait courir.Salut les amoureux! Musicographie / Gino Vannelli Génération 80 .Élégance Benezra Musicographie / Gino Vannelli Top5.anglo Top5.franco Infoplus M.Net Décompte.Karaoclip Vidéoclip Bécosse.Banzai Karaoclip .attaquent La Forza del Desiderio Will & Grace Yes, Dear Still Standing Las Vegas Rabbin2 Cosmopolis .arménien Late.(23:35) BBC News CBC News CBC News: Canada Now Sports Journal Fashion File The National The Passionate Eye Sports Journal Fashion File Le Journal Capital Actions Le Monde RDI La Part.Sous le voile de l'Arabie saoudite Le Téléjournal/Le Point La Part.Le Monde Le Journal RDI Sports 30 Mag.Sports 30 Hockey / Sénateurs - Lightning .dans la LNH Sports 30 Championnat de hockey Brigade des mers Médicopter Balko Témoins silencieux Six pieds sous terre Sexe à New York This Hour.Made in.Poltergeist Cold Squad Crow the Stairway to Heaven Queer as Folk THE THINGS OF LOVE (23:05) PSI Factor Buffy the Vampire Slayer Stargate SG-1 Firefly Angel Outer Limits Sportsnetnews Hockeycentral Hockey / Sénateurs - Lightning Sportsnetnews Hockeycentral You Gotta.Amandine.Volt Panorama Vie sans frontières BAPTÊME (4) avec Valérie Stroh, Jean-Yves Berteloot Panorama Clean Sweep In a Fix Trauma / Standing Tall The Residents / Letting Go Maternity Ward Trauma / Standing Tall Off the Record Sportscentre That's Hockey Pardon the.Boxing / Joe Mesi - Vassily Jirov WWE Raw Sportscentre Moi Willy.Sacré Andy! Yakkity Yak Ratz Porcité Fred.Les Simpson Henri, gang South Park La Clique Les Simpson Déchiqueteurs On a tout essayé (18:05) Journal FR2 Vie privée, vie publique / Enfance violée, le courage de parler D'ici &.Le Journal Actuel .(17:30) CG Kids A History of Britain Studio 2 Inspector Morse A History of Britain Imprint Studio 2 Maigrir.Nicolas Décore ta vie Métamorphose Diagnostic: inconnu Jeux de société Décore ta vie Métamorphose .la cigogne .miracles .(17:30) Connexion: la technologie Le Guide de l'auto La Justice.L'Équipe Louise à votre service Le Guide de l'auto Edgemont .justiciers Une grenade Degrassi.Gilmore Girls Vice Versa .galaxie Spongebob Justice.Teen Titans Yvon of.Dragon Ball Dragon BallZ Radio Active Mental Block Ready or not Big Wolf.Addams.2.4 Children Au-delà du réel .Nerdz .c'est fait Farscape Aux frontières de l'inexpliqué Cour à \"Scrap\" La Porte des étoiles CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC ARTS ET SPECTACLES PHILIPPE RENAUD CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Ce titre, Mesdames et Messieurs, ne vise pas qu'à capter votre attention.Il s'agit du nom d'un des groupes les plus hypes, que l'on prononce «chik-chik-chik ».Sans blague.Nous en sommes rendus là.Et prenez garde, car nous nous trouvons aujourd'hui dans l'ère du dancepunk (ou discopunk), et c'est terriblement excitant.L'idée n'est pas neuve \u2014 pensez à tout ce qui gigotait à l'époque de Blondie, Arthur Russell, Talking Heads, Chic.\u2014 mais son énergie, sa fraîcheur, elle, est indéniablement de notre temps post-dance, post-post-rock, post-ce-quevous- voudrez qui était à la page avant que !!!, LCD Soundsystem, Radio 4 ou The Rapture ne la tourne (la page).La Sala Rossa affichait donc archicomplet samedi soir dernier pour le passage de !!! (une présentation de l'émission Brave New Waves), qui n'a pourtant à son actif qu'un seul album éponyme, discrètement paru en 2001.Un album et surtout un simple lancé l'été dernier, une bombe étrangement baptisée Me and Giuliani Down by the Schoolyard (A True Story).Un simple de 10 minutes d'un groove cru et évolutif, aussi un peu glauque, disons.Et pas mal.On sent la recherche, l'innovation.En tout cas, assez captivant pour attirer l'attention des amateurs de nouvelle musique, parmi lesquels les patrons du fameux label Warp (Squarepusher, Autechre, Aphex Twin.) qui éditera le 8 juin prochain le nouvel album de !!!, attendu, cela va sans dire.Surtout après avoir vu de quoi ils sont capables sur une scène.La formation à dimension variable (ils sont d'ordinaire huit musiciens) martèle sa musique à l'aide d'un groove imparable.La puissante section rythmique \u2014 basse, deux batteries, percussions, une boîte à rythmes \u2014 fait pratiquement tout le travail musical.La guitare, les synthétiseurs et les deux cuivres enrobent les longs grooves aux couleurs funk-rock croustillantes, chaotiques et rafraîchissantes.Le rythme est rigide, la batterie tonne sous le beat électronique, la guitare rugit et la température monte graduellement, inexorablement.Mais ces jams rock d'un genre redécouvert ne seraient peut-être pas grand-chose sans la remarquable présence scénique du chanteur Nic Offer.Un rockeur qui en impose et qui prend son job au sérieux.Son but : mettre le feu aux poudres, s'assurer que son public morde à l'hameçon dancepunk.Sur la piste, le spectacle était réjouissant : rarement dans un concert rock a-t-on la chance de voir une foule danser avec autant d'enthousiasme.Seul bémol de cette chaude soirée \u2014 dont la première partie était assurée par Cacao People, trio composé des deux zigotos des Georges Leningrad et de Xavier Caféïne \u2014, la durée du concert, inversement proportionnelle à celle des chansons.Cinquante minutes, ce n'est pas assez.Un retour de balancier !!!, comme les autres groupes issus de cette même scène (dont il reste encore beaucoup à définir), émerge de l'underground au moment propice.Le rock a beau avoir repris sa place dans les goûts des mélomanes, on pourrait avancer l'hypothèse que ces mélomanes en ont eu marre des clubs, des DJ et des concerts de laptop où il n'y a rien à voir, que le rock profite en quelque sorte d'un retour de balancier.Or, il semble que le !!! reprenne ici la tâche de faire danser les foules là où la musique électronique a, en partie, échoué.Comme pour la musique de club, le dancepunk prend tout son sens devant un public qui bouge.Le flambeau a-t-il été passé du DJ aux groupes dancepunk ?On surveille l'évolution de près.Prochaine séance d'observation : The Rapture au Spectrum le 6 avril prochain.Bienvenue aux danseurs.Ces jams rock d'un genre redécouvert ne seraient peut-être pas grand-chose sans la remarquable présence du chanteur Nic Offer.Un rockeur qui en impose et qui prend son job au sérieux.3216804A CETTE SEMAINE Sur disque > Janet Jackson: Damita Jo > Aerosmith: Honkin' On Bobo > Marie-Élaine Thibert: Marie-Élaine Thibert > Susie Arioli Band: That's For Me > Eric Clapton: Me & Mr.Johnson > NAS: Illmatic > Muse: Absolution > Luce Dufault: Bleu > Lloyd Cole: Music in a Foreign Language > Borialis: What You Thought You Heard > Artistes variés: Hommage à Gilles Cantin > Snow Patrol: Final Straw > Josh Todd: You Made Me > Clutch: Blast Tyran Sur scène > Syncop, demain, au Cabaret du Plateau > Les Pistolets Roses, jeudi, à la Sala Rossa > Blinker the Star, vendredi, au Café Campus > La Corde de Bois et Les Zalarmes, vendredi, au Lion d'or > The Distillers, vendredi, au Club Soda > Britney Spears (avec Kelis), dimanche, au Centre Bell > Squarepusher, dimanche, au Centre Bell > Bonga, dimanche, au Kola Note Disponible le 30 mars 3214883A .CS SD SD FRANCOPHONE ANGLOPHONE CS SD : semaine dernière CS : cette semaine PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE© Laurence Jalbert 1 Norah Jones Feels Like Home 2 Black Eyed Peas Elephunk 3 Evanescence Fallen 4 Joss Stone Soul Sessions 5 Taima Taima 6 Dirty Dancing : Havana Nights Soundtracks 7 Josh Groban Closer 8 Dido Life For Rent 9 Sarah Mc Lachlan Afterglow 10 Sheryl Crow Very Best Of Sheryl Crow Palmarès des ventes au Québec 1 Artistes variés Le Petit Roi 2 Artistes variés PS.Tendresse 3 Laurence Jalbert Ses plus grand succès 4 Artistes variés Don Juan (intégrale) 5 Benoît Charest Les Triplettes de Belleville 6 Mathieu Gaudet Road Trip 7 Ariane Moffatt Aquanaute 8 Daniel Boucher La patente 9 Artistes variés Don Juan 10 Wilfred Le Bouthillier Wilfred Le Bouthillier Mathieu Gaudet Taima ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE Le Contrat ANNE-MARIE CLOUTIER CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Pour rendre pleinement compte de ce spectacle, il faudrait dénicher des mots en trois dimensions.Psychotronique, psychanalytique, polar de série noire, film de série B, tessons d'images éclatées, son et lumière défoncés, Le Contrat, c'est un peu tout ça.C'est aussi un hommage jubilatoire à un lieu envoûtant.Cette orgie de tuyaux, de moiteur et de couloirs, ces escaliers qui semblent sombrer dans le vide, cette piscine désaffectée puis renippée, ce bain Mathieu, entre catacombes et musée de cire, a décidément une âme.Et c'est peut-être la principale réussite de ce Contrat, d'avoir si bien habillé les lieux, de les avoir maquillés sans les travestir.Pourtant, le matériau initial \u2014 la pièce de Tonino Benacquista \u2014 ne réinventait pas le genre.Carole Nadeau l'a dynamisée en y pratiquant des coupures vigoureuses.Elle l'a aussi découpée de telle sorte que les spectateurs, séparés en groupes, en voient des tableaux dans des ordres qui varient.Mais aussitôt que l'impose la compréhension du récit, rassemblement général au fond de la piscine.Le point de départ de l'intrigue : deux personnages, un psychanalyste et un mafieux.(Et quatre duos de comédiens.) Le premier a pour contrat d'aider son patient à mener son analyse à terme.Le second consulte parce qu'il a pour contrat de tuer quelqu'un.Ce qui réveille chez lui des souvenirs anxiogènes.Le prétexte établi, le party peut commencer.Parce qu'on n'est pas là pour souffrir.Ni pour accéder aux abysses de l'inconscient du monsieur.Ce soir, on joue.Après une brève mise en situation, les groupes de spectateurs sont formés, déterminés par des autocollants de couleur dont on nous gratifie à l'entrée.Un des psychanalystes nous invite à le suivre.On grimpe un escalier.(Tout au long du parcours, des installations posées là, aperçues au vol.) On entre dans un cagibi.Deux moniteurs télé près du plafond diffusent une scène de la pièce sous des angles différents.Les personnages, en chair, émergent parmi nous.Leurs mouvements les font entrer ou sortir de l'image filmée.Le tableau prend fin.Gong vibrant.Dans un hautparleur, une voix nous donne des directives.Étape suivante.Décalages insolites Ces stations du parcours donnent lieu à plusieurs moments d'invention saisissants.Je pense à ce tableau où les deux personnages, incarnés par un duo de femmes, Dominique Quesnel et Dominique Leduc, dialoguent enfermées dans deux toilettes.Nous les voyons d'abord par l'oeil de la caméra.La psy ouvre la porte, se dirige vers un lavabo.Elle donne ses répliques à moins de deux mètres d'une spectatrice.(Est-ce voulu ?Elle évoque son « cabinet » de médecin.Dans une toilette.Il y a beaucoup de ces décalages insolites, tout au long du spectacle.) Dans la piscine, où nous sommes réunis pour la messe finale, c'est un feu d'artifice.Sous une pluie d'éclairages, un balayage sonore souvent menaçant, les personnages se dédoublent, se démultiplient, surgissent de partout, de nulle part, en surplomb d'une fenêtre, derrière un écran transparent.Un tandem parle devant nous.Un autre, muet, mime simultanément la gestuelle des comédiens.En arrière du public, un immense globe de verre, inconscient géant, qui projette des centaines d'images.On sort du Contrat émerveillés par l'audace, neurones et rétines comblés.Certains, dont je fais partie, regretteront peut-être qu'on ne soit pas parti d'un texte plus fort.Quand les supports technologiques font écho à des mots puissants, le sens se décuple, se démultiplie lui aussi et on déterre d'une oeuvre des strates insoupçonnées.Carole Nadeau en avait fait la démonstration éclatante avec Provincetown Playhouse.Mais bon.Ne boudons pas notre plaisir, ce n'était pas dans les clauses de ce contrat.LE CONTRAT, de Tonino Benacquista.Mise en scène: Carole Nadeau.Distribution: Simone Chevalot, Guillaume Chouinard, Daniel Desputeau, Normand Helms, Dominique Leduc, Valérie Lemaire, François Marquis, Dominique Quesnel.Scénographie, éclairages: Louis-Philippe St-Arnault.Environnement sonore: Jean-Sébastien Durocher.Àl'affiche du bain Mathieu (2915, rue Ontario, Est), les 31 mars et les 1, 2, 3, 7, 8, 9 et 10avril.Un party dans la piscine PHOTO JANICKE MORISSETTE, FOURNIE PAR CAROLE NADEAU C'est dans un lieu envoûtant, le bain Mathieu, que se déroule Le Contrat, un spectacle marqué de moments saisissants.EN BREF Retour de La Noirceur La Noirceur redescend sur Montréal, cinq soirs seulement.C'est ici que le deuxième spectacle de Marie Brassard est réellement chez lui, puisque le duo pour une actrice (Marie Brassard) et un danseur (Guy Trifiro) s'inscrit de manière très précise dans la ville.Les Montréalais qui n'avaient pu voir la création au FTA en mai dernier y découvriront un coin très coloré de leur ville, qui malheureusement est en train de s'homogénéiser sous l'effet de l'embourgeoisement.Bien que l'oeuvre ait des résonances très locales, elle a jusqu'ici très bien traversé les frontières, piquant entre autres la curiosité des Allemands (Berlin) et des Français (Maubeuge).La pièce faisait aussi un arrêt à Ottawa l'automne dernier.L'exploration de la voix, de la musique et du corps menée par l'actrice et ses précieux collaborateurs parlera intimement à ceux et celles qui voudront se laisser toucher par une oeuvre minimaliste et méditative.À ne pas manquer à l'Usine C, du 30 mars au 3 avril.Ève Dumas À L'AFFICHE DÈS LE 16 AVRIL! Cette annonce est publiée dans La Presse du 28 au 30 mars inclusivement.Le tirage aura lieu le 7 avril 2004.Les gagnants recevront leur prix par le courrier postal.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Seuls les coupons reçus par la postes sont acceptés.Valeur totale des prix : 2 000 $.Règlements disponibles chez Vivafilm.COUREZ LA CHANCE DE GAGNER UN DES 100 LAISSEZ-PASSER DOUBLES POUR LA PREMIÈRE DU 15 AVRIL.vvoouuss iinnvviitteenntt àà llaa pprreemiièèrree dduu ffiillm LAMARIÉEESTDERETOURPOURTERMINERLECARNAGE.LE NOUVEAU FILM DE QUENTIN TARANTINO Version française de KILL BILL vol.2 Remplissez ce bon de particpation et envoyez-le à l'adresse suivante: TUER BILL vol.2 / VIVAFILM C.P.278, Succ.B, Montréal, QC H3B 3J7 Nom: Adresse: Ville: Code postal : Téléphone (jour): Téléphone (soir) : Courriel : 3216926A 3215770A BENOÎT BRIÈRE + PIERRETTE ROBITAILLE + RÉMY GIRARD + VIOLETTE CHAUVEAU + ALAIN ZOUVI + CATHERINE TRUDEAU VOUS ATTENDENT À L'HÔTEL DU LIBRE-ÉCHANGE ! LA PRESSE ET CITÉ ROCK DÉTENTE INVITENT 20 COUPLES CHANCEUX À VIVRE UNE SORTIE FOLLE AU TNM ASSISTEZ, EN COMPAGNIE D'UN COUPLE D'AMIS, À LA REPRÉSENTATION DU 20 AVRIL SUIVIE D'UN VIN D'HONNEUR EN COMPAGNIE DES ARTISTES ET D'UNE VISITE DU DÉCOR ET DES COULISSES.LE GRAND PRIX UN REPAS POUR 4 PERSONNES AU CAFÉ DU NOUVEAU MONDE AINSI QU'UNE NUIT À L'HÔTEL XIX SIÈCLE.Retournez ce bulletin de participation dès aujourd'hui à : CONCOURS L'HÔTEL DU LIBRE-ÉCHANGE CP 107, Succursale B, Montréal (Québec), H3B 3J5 Nom : Âge : Adresse : App.: Ville : Code postal : Tél.(rés.): Tél.(trav.) : Courriel : Nom d'un couple d'amis : Un coupon-réponse par enveloppe.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Les règlements du concours sont disponibles au TNM.Valeur approximative du prix : 2 000 $.COMPLÉTEZ CE BULLETIN DE PARTICIPATION ET ÉCOUTEZ L'ÉMISSION PAR ICI LA SORTIE (107,3 FM), du lundi au vendredi, entre 17 h et 19 h.Si vous êtes nommé vous aurez 30 minutes pour rappeler et gagner votre prix.UNE PRÉSENTATION 3213528A ARTS ET SPECTACLES CARLETON suite de la page 1 L'arrivée à Carleton est prévue en fin de soirée, vers 22 h.Durée totale du voyage : 12 heures, l'équivalent d'un vol entre New York et Buenos Aires.« J'en mets toujours plus, dit Yanick.Comme ça, si on arrive en avance, tout le monde est content.» Autre avantage, ça permet de faire plusieurs escales pour se ravitailler et se dégourdir les jambes.L'équipage a beau être divisé en deux véhicules \u2014une Econoline bourrée d'équipement et une fourgonnette remplie de bagages \u2014, l'espace demeure réduit.Ce serait bête qu'un des membres de l'équipe meure du syndrome de la classe économique dès le premier jour.Le trajet Montréal-Carleton constitue la plus longue étape de la tournée.Mais la vraie course contre la montre a lieu ce soir.Toute la bande reprend la route dès cette nuit, immédiatement après le concert donné au Quai des Arts.Yann a rendez-vous mercredi midi à plus de 500 km de Carleton, au cégep de Sept-Îles, où il doit offrir une prestation solo.Et il y a le fleuve à traverser.Le bateau qui assure la liaison entre Matane et Godbout part à 8 h du matin.On doit se trouver sur le quai environ 60 minutes avant le départ.Puisque la traversée prend entre deux et trois heures et que, de Godbout, il y a encore presque trois heures de route à faire pour atteindre Sept-Îles, la seule option consiste à prendre un peu d'avance.Trente- six heures d'avance.Ne sautons pas d'étape, tout de même.Carleton est encore loin.Le dernier panneau de signalisation aperçu au soleil couchant indiquait Mont-Joli et Sainte-Luce.La station country du coin diffuse Claude Valade, Georges Hamel et Marcel Martel.Yann finit par reprendre les choses en main et glisse un disque dans le lecteur laser.La voix grave résonne dans la fourgonnette pendant que le soleil descend sur le fleuve.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Dimanche matin, dans la cuisine de Yann Perreau, Yanick Masse, le directeur de tournée, donne à chacun son allocation de la journée.De g.à d.: le batteur François Chauvette, Yann Perreau, le sonorisateur Mathieu Parisien, l'éclairagiste Gabriel Pontbriand, le guitariste Alexandre Dumas.N'est pas sur la photo le bassiste Maxime Lepage.multi-mil cglreaanrdalinobncdaoelllaarbylaogweo\u2026ut on parle de millions! Plus que 4 jours! 40 % DE RABAIS ADDITIONNEL chaussures, bottes et pantoufles à prix de liquidation pour tous tenues de nuit, peignoirs, dessous de jour, soutiens-gorge mode et slips à prix de liquidation pour elle montres et bijoux à prix de liquidation déjà réduits de 20 % à 50 % mode enfantine à prix déjà réduit vêtements d'extérieur automne-hiver à prix de liquidation pour tous Sur nos derniers prix étiquetés.30 % DE RABAIS ADDITIONNEL choix de tenues griffées à prix de liquidation pour elle Tailles courantes et petites.vaste sélection mode à prix de liquidation pour elle mode masculine à prix déjà réduit mode jean à prix de liquidation pour elle et lui 10 % DE RABAIS ADDITIONNEL meubles de salle à manger et de chambre à coucher et duos-sommeil à prix de liquidation : modèles de rayon sans suite Sur nos derniers prix étiquetés.FEMME solde 9,99 $ à 29,99 $ mode To Gomc pour elle Ord.14 $ à 49 $.Tailles courantes et petites.solde 29,99 $ pulls Mantlesmc pour elle Ord.35 $ à 45 $.Tailles courantes et petites.SUPERSOLDE DE JEANS jeans Levi's pour elle et lui Avant 69,99 $ à 79,99 $.Maintenant 49,99 $ et 59,99 $.chaque jour 30%de rabais brassières sport Catriona Le May Doan et dessous minceur Wonder Bra MÉGAPROMO DE JEANS jusqu'à 30%de rabais jeans pour elle et lui Tommy Jeans, CK Jeans, Buffalo, Ikeda et autres.Ord.59 $ à 85 $.Solde 39,99 $, 49,99 $ et 59,99 $.25%à 40%de rabais sélection mode griffée pour elle.Tailles courantes et petites.PROMO SEMESTRIELLE CK 25 % de rabais chaussettes, basiques et lingerie CK pour elle BIJOUX, CHAUSSURES ET ACCESSORIES LA PROMO BAGAGES 1re CLASSE SE POURSUIT! 60%de rabais bagages Freeport de Skyway 50%de rabais bagages Rhapsody V de Samsonite LA PROMO C'EST DANS LE SAC SE POURSUIT! jusqu'à 40%de rabais sacs à main et portefeuilles choisis pour elle.Derek Alexander, Liz Claiborne, KGB Studio, Mantlesmc et autres 30%de rabais collants fins et chaussettes habillées Hanes pour elle 25%à 50%de rabais chaussures de ville et tout-aller pour lui FLS de Florsheim, Nunn Bush, Bostonian, Mantlesmc, Hush Puppies, To Gomc, Wolverine, Caterpillar et modèles Rockport et Clarks sélectionnés 25 % de rabais chapeaux pour elle lunettes de soleil Liz Claiborne et Roots bijoux Mantlesmc en argent fin flâneur Fairset en cuir pour elle Ord.40 $.Solde 29,99 $.HOMME 34,99 $ jeans Wrangler pour lui chaque jour 40%de rabais tricots, pulls et chemises tout-aller Mantlesmc pour lui pantalons tout-aller infroissables Haggar pour lui Modèles à plis.Ord.64,99 $ à 69,99 $.Solde 38,99 $ à 41,99 $.30%de rabais chemises de ville et cravates 25 % de rabais lunettes de soleil pour lui Point Zero, Alfred Sung et Rayban ceintures pour lui Dockers, Levi's et Mantlesmc tenues sport pour lui Nike, Adidas et Reebok ENFANT C'EST LA SEMAINE DE BÉBÉ! 30%de rabais mode, tenues de nuit et vêtements d'extérieur pour bébé 25 % de rabais tenues Fila pour fille et Nike et Adidas pour garçon FOYER jusqu'à 60 $ de rabais congélateurs Beaumark® Exemple.Modèle n° 80020 Ord.339,99 $.Solde 279,99 $.60%de rabais serviettes Royal Velvet et Supima de Wamsutta Tant qu'il y en aura.Aucun bon d'achat différé.50%de rabais verres à pied Da Vinci Ord.39,99 $.Solde 19,99 $.50%de rabais et une remise de 100 $ duos-sommeil Bronze II de Sealy : Classic II, Supreme II et Elite II 40%de rabais serviettes Crew Class de Nautica 30%de rabais services d'ustensiles de table Oneida, 45 pièces 20%de rabais articles Henckels sélection de petits électros de cuisine Hamilton Beach Cafetière, four grille-pain et fer à repasser grille-pain Black & Decker Ord.39,99 $.Solde 31,99 $.rasoir Philips pour homme Ord.64,99 $.Solde 51,99 $.15%de rabais meubles de salle à manger et de chambre à coucher et canapés en cuir choisis promo de chaussures Allez de l'avant! 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Même dans un univers \u2014celui de la télévision\u2014 qui semble préférer ses visages féminins jeunes.« Je ne suis pas gênée de dire mon âge.Je suis bien dans ma peau.Je suis heureuse.Je suis assez jeune pour apprendre encore et assez vieille pour avoir des acquis.Le regard des gens risque, de toute façon, de changer à cause du vieillissement de la population.Je ne pense pas ne plus du tout être en ondes à 60 ans.Pour le moment, je n'ai pas cette impression qu'on va me retirer de la télé, un jour.» .Suivez Yann Perreau en photos exclusivement sur Cyberpresse à l'adresse www.cyberpresse.ca/yann Vous avez des questions à poser à Yann Perreau?Alexandre Vigneault (avigneau@lapresse.ca) se charge de les lui transmettre.Ses réponses se retrouveront exclusivement sur Cyberpresse à l'adresse www.cyberpresse.ca/yann SÉRIE SUIVEZ YANN PERREAU CARLETON LUNDI 29 MARS SEPT-ÎLES MERCREDI 31 MARS BAIE-COMEAU JEUDI 1er AVRIL RIMOUSKI VENDREDI 2 AVRIL SAINTE-ANNE-DES-MONTS SAMEDI 3 AVRIL AUJOURD'HUI QUOI FAIRE Adressez vos communiqués à Rubrique Quoi faire, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 quoifaire@lapresse.ca CETTE SEMAINE CONFÉRENCES Anouar El Sadate, le diplomate et le politicien, avec Ramzi Chaker, aujourd'hui le 29 mars à 13h30, collège de Maisonneuve, 3800, rue Sherbrooke Est / métro Pie-IX.Organisée par les services à la communauté du Collège.Coût : 9 $.Rens.: 514 254-7131, poste 4942.Les Jésuites au Canada français : trois siècles d'influences, avec Gilles Chaussé, aujourd'hui le 29 mars à 13h30, à la salle Brébeuf, 5575, rue Decelles, Montréal.Organisée par la Fondation culturelle Jean-de- Brébeuf.Coût : 7 $.Rens.: 514 342-9342, poste 5412.Haïti.Quelles perspectives d'avenir ?avec Jean-Claude Icart, Suzanne Loiselle et Jacquelin Télémaque, aujourd'hui le 29 mars à 19h, Maison Bellarmin, 25, rue Jarry Ouest, Montréal.Organisée par le Centre Justice et foi.Contribution volontaire : 5 $.Rens.: 514 387-3541.La Science est-elle au service de la paix ?avec Hugo Hotte, Ariel Fenster et Alejandro Rada Donath, le mercredi 31 mars à 18h, grande salle du cégep de Saint-Laurent, 625, av.Sainte-Croix / métro Du Collège.Entrée libre.Rens.: 514 747-6521, poste 7254.Le Havre de Auguste Perret, architecte, avec Joseph Abram, le mercredi 31 mars à 18h, pavillon de design de l'UQAM, local DE-3240, au 1440, rue Sanguinet / métro Berri-UQAM.Organisée par l'École de design de l'UQAM.Entrée libre.Rens.: 514 987-4122.La Broderie traditionnelle et moderne bretonne, avec Pascal Jaouen, le mercredi 31 mars à 19h30, Bibliothèque nationale du Québec, 1700, rue Saint-Denis, Montréal.Organisée par l'Économusée de la broderie.Avec diapositives et exposition.Coût : 12 $.Réservation : 514 276-4181.La Conquête de l'Ouest américain par les Canadiens-français, avec René Bergeron, le mercredi 31 mars à 20h, bibliothèque Montarville- Boucher-de-la-Bruère, 501, chemin du Lac, Boucherville.Organisée par la Société d'histoire des Îles- Percées.Coût : 3 $.Rens.: 450 463-7120.L'abbaye de Melk, joyau de l'art baroque en Autriche, avec Monique Yvart, le mercredi 31 mars à 20h, auditorium Saint-Albert-le-Grand, 2715, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Montréal.Organisée par l'Association culturelle T.X.Renaud.Avec diapositives et musique.Coût : 7 $.Rens.: 514 332-4126.Il y a dix ans, le génocide au Rwanda, avec François Bugingo et Léo Kalinda, le vendredi 2 avril à 11h, local D-2320 du collège Édouard- Montpetit, 845, chemin de Chambly, Longueuil.Entrée libre.Rens.: 450 679-2631, poste 214.COURS, ATELIERS Les Ateliers d'éducation populaire du Plateau offre des cours de peinture, de dessin, de couture, d'initiation à l'informatique, de tai-chi, de yoga, etc.Inscription à partir d'aujourd'hui le 29 mars de 13h à 20h (4273, rue Drolet, Montréal).Les tarifs varient selon les revenus.Rens.: 514 350-8881.La Structure de la maison.La Société Découverte et sauvegarde du Patrimoine de l'Ouest-de-l'Île offre une rencontre d'information sur le thème Comprendre la structure de sa maison pour mieux pouvoir l'inspecter et l'entretenir, avec Jules Auger, aujourd'hui le 29 mars à 19h, centre culturel de Pierrefonds (13 850, boul.Gouin Ouest).Coût : 5 $.Rens.: 514 694-8600, poste 228.Le Centre d'écologie urbaine tient une rencontre d'information sur le thème Les Transports et le plan d'urbanisme montréalais, le mercredi 31 mars à 19h, au café Toast-Thé, 2129, av.du Mont-Royal Est, Montréal.Entrée libre.Rens.: 514 282-8378.Cours de français.Le Centre Lartigue offre des cours de français de jour et de soir pour les immigrants, à partir du 26 avril (au 2217, av.Papineau, Montréal).Inscription le mercredi 31 mars à 13h ou 18h.Cours gratuits.Rens.: 514 596-4433, poste 0.Le Comité Logement Rosemont tient une séance d'information pour les locataires sur le thème Recherche de logement : droits et obligations envers les propriétaires, le jeudi 1er avril à 14h, au 5095, 9e Avenue, Montréal, local 203.Activité gratuite.Réservation nécessaire : 514 597-2581.GROUPES D'ENTRAIDE VIRAGE, groupe pour personnes atteintes de cancer et leurs proches, présente une conférence de Lise Brodrigue, Mobiliser vos ressources contre la maladie : la méthode du Dr Simonton, le mardi 30 mars à 19h, salon Lucien-Larose de l'hôpital Notre- Dame (1560, rue Sherbrooke Est, Montréal).Entrée libre.Réservation : 514 890-8000, poste 28 139.Le Carrefour Mousseau tient un déjeuner- causerie sur le thème La Sécurité dans mon quartier, on en parle !, avec Paul Caron, le jeudi 1er avril à 9h, au 230, boul.Des Ormeaux, Longueuil.Contribution volontaire.Inscription et rens.: 450 468-4926.Projet 10, qui offre soutien, écoute et information aux jeunes gais, lesbiennes, bisexuels et transsexuels, organise un encan silencieux, le vendredi 1er avril, au Fulford Hall, 1444, av.Union, Montréal.Entrée : 5 $.Rens.: 514 989-4585.Coup de pouce jeunesse organise un bazar, le samedi 3 avril de 9h à 17h, au centre des loisirs de Montréal- Nord, au 11 121, rue Salk.Rens.: 514 321-8054.Séparation, divorce, conflit familial.Le Centre de ressources familiales du Québec offre des conseils juridiques, des références aux ressources communautaires et une ligne d'écoute téléphonique confidentielle.Rens.: 514 593-6997, 1 800 361-8453.Les Centres d'accès communautaire Internet (CACI) offrent les services tels que : navigation Internet, cours d'initiation à certains logiciels et leur utilisation à des fins personnelles, services d'impression et de numérisation, etc.Répartis dans 17 régions du Québec.Pour connaître le CACI le plus près de chez-vous : 1 866 677-2224.FEMMES Le Centre des femmes d'ici et d'ailleurs tient une rencontre d'information sur la discrimination envers les lesbiennes au Québec et dans le monde, aujourd'hui le 29 mars à 18h, au 7737, rue Saint-Denis, Montréal.Activité gratuite.Inscription et rens.: 514 495-7728.Le Travail invisible.Les AFEAS de Laflèche et Saint-Josephat tiennent un brunch-conférence ayant pour thème Le Travail invisible, le dimanche 4 avril de 10h à 14h, salle La Ka-Danse, 5556, boul.Grande-Allée, arr.Saint-Hubert.Coût : 16 $ adulte / 8 $ enfant.Rens.: 450 658-5859.La Maison Joie de Vivre, centre de jour pour jeunes mamans en difficulté, recherche des bénévoles pour sa halte garderie à Laval, afin de s'occuper des enfants pendant que les mères assistent à différents ateliers.Rens.: 450 669-7770.Inform'Elle offre des ateliers sur la médiation familiale qui permettent à deux conjoints voulant mettre un terme à leur union, d'en arriver à une entente satisfaisante et équitable pour tous les membres de la famille (3757, rue Mackay, arr.de Saint-Hubert).Coût : 2 $.Rens.: 450 443-3442.JEUNES Le Jardin botanique de Montréal offre l'activité Jardins-jeunes pour les jeunes de 8 à 15 ans : préparation des semis en avril, plantation en mai et juin, travaux aux jardinets et récolte.Inscription par la poste : 4101, rue Sherbrooke Est, H1X 2B2.Coût : 15 $.Coupon d'inscription et rens : 514 872-0956.La bibliothèque de l'Île-des-Moulins présente Taptap, le lapin blagueur, pour les 4 à 8 ans, le samedi 3 avril à 10h, au 855, Île-des-Moulins, à Terrebonne.Coût : 3 $.Inscription obligatoire : 450 961-2001, poste 1117.Conte africain.La bibliothèque Sylvain- Garneau présente Tam-tam jam : conte africain et percussions, pour les jeunes de 6 à 11 ans, le samedi 3 avril à 13h (187, boul.Sainte-Rose, Laval).Activité gratuite.Inscription obligatoire : 450 978-3940.Le Théâtre de l'Esquisse présente Les Contes de Félix Leclerc, avec Nadine Walsh, le dimanche 4 avril à 11h, au 1650, rue Marie-Anne Est, Montréal.Enfants de 4 ans et plus.Coût : 6 $, 4 $.Réservation : 514 527-5797.Le Musée Redpath présente le dimanche 4 avril, un atelier sur les fossiles et la fossilisation, à 13h30 pour les enfants de 6 à 8 ans, et à 15h pour les 9 à 12 ans, au 859, rue Sherbrooke Ouest, Montréal.Coût : 6 $ (gratuit pour les parents).Inscription et rens.: 514 398-4086, poste 4092.EN PLEIN AIR Le Club de plein air Saint-Adolphed'Howard offre l'activité Pleine Lune en raquette, le samedi 3 avril de 19h à 21h.Départ au 1672, chemin du Village, Saint-Adolphe-d'Howard.Coût : 12 $.Location de raquettes : 7 $.Inscription nécessaire : 819 327-3519, 1 866 236-5743.Randonnée au clair de lune.Des éducateurs naturalistes du parc-nature de l'Île-de-la-Visitation organisent le samedi 3 avril à 19h30, une causerie suivie d'une randonnée dans les sentiers du parc, sur les mystères et beautés de notre univers.Rendez-vous au chalet d'accueil au 2425, boul.Gouin Est, Montréal.Coût : 8,25 $, 6,25 $.Réservation obligatoire : 514 280-6829.Observations des oiseaux.La Société de biologie de Montréal organise une excursion ornithologique au parc historique Pointe-du-Moulin, le dimanche 4 avril.Départ à 8h00 (matin), sortie de la station de métro Crémazie (sous le Métropolitain).Apportez un lunch.Coût : 3 $.Rens.: 514 868-3278.Le parc-nature de la Pointe-aux-Prairies présente La Sève me monte au nez, animé par des éducateurs naturalistes, les samedi 3 et dimanche 4 avril de 12h à 16h, au chalet Héritage, 14 905, rue Sherbrooke Est, Montréal.Activité gratuite sur la transformation de la sève d'érable en sirop.Rens.: 514 280-6829.SANTÉ L'AQDR Laval présente une conférence avec Vincent Auclair et Jacques Cotton, Le Système de santé de Laval est-il pauvre et malade ?, le mardi 30 mars à 13h30, à la Place des Aînés (435, boul.Curé-Labelle, salle 208, Laval).Coût : 2 $.Inscription nécessaire : 450 978-0807.Le Centre des sciences de Montréal présente la conférence Les Besoins en sommeil : pourquoi changent-ils avec l'âge ?, avec Julie Carrier, le mardi 30 mars à 19h30.Situé à l'intersection de la rue de la Commune et du boul.Saint-Laurent / métro Placed'Armes.Coût : 10 $.Réservation : 514 496-4724 ou 1 877 496-4724.Santé et services sociaux.Assemblée publique d'information et de consultation sur la création des centres de santé et de services sociaux à Montréal, avec David Levine et Louis Côté, le mercredi 31 mars à 19h, au cégep Ahuntsic (9155, rue Saint-Hubert).Entrée libre.Inscription : 514 286-6500, poste 5223.L'Association des diabétiques du Nord de Montréal présente une conférence du Dr Michel Gravel, Les Complications oculaires du diabète, le mardi 30 mars à 19h, auditorium Émilie-Gamelin de l'hôpital du Sacré- Coeur (5400, boul.Gouin Ouest).Entrée libre.Rens.: 514 338-2222, poste 2220.L'Association du diabète de Laval et la Fondation pour enfants diabétique présentent une conférence de Anne Bossy et Nathalie Franc, Votre enfant est-il prêt pour la pompe ?, le mardi 30 mars à 19h30, au pavillon du bois Papineau (3235, boul.Saint-Martin Est, salle 106, Laval).Entrée libre.Inscription obligatoire : 450 731-9683.Alimentation des enfants.L'Hôpital de Montréal pour enfants présente la conférence Les Habitudes alimentaires de votre enfant vous inquiètent-elles ?, avec la Dr Marie Lefrançois, le mardi 30 mars à 19h30 (au 2300, rue Tupper).Entrée libre.Rens.: 514 412-4400, poste 22 388.SUR LES CAMPUS En attendant Martin, film de Magnus Isacsson et Sophie Southam, le mardi 30 mars à 19h, local 110 de l'Université Concordia, 1455, boul.de Maisonneuve Ouest, Montréal.Suivi d'une table ronde avec notamment Lillian Robinson et Omar Aktouf.Entrée libre.Rens.: 514 930-8237.La Faculté des arts et des sciences et la Faculté des études supérieures de l'Université de Montréal présentent une conférence de Manuel Castells, La Société en réseaux : la structure sociale de l'ère de l'information, le mercredi 31 mars à 16h, salle E-310 du pavillon Roger-Gaudry (2900, boul.Édouard-Montpetit / métro Université-de-Montréal).Entrée libre.Rens.: 514 343-7125.Le Téléchargement, on s'en charge ! Colloque des étudiants en communication de l'UQAM, le vendredi 2 avril de 10h à 15h, salle Marie-Gérin- Lajoie du pavillon Judith-Jasmin (405, rue Sainte-Catherine Est / métro Berri-UQAM).Avec notamment, Ima, Ousmane Traore, Alain Brunet et Olivier Trudeau.Entrée libre.Rens.: colloquetelechargement@ hotmail.com.Le musée Louis-Philippe-Audet de la faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Montréal présente l'exposition La Maison Beauchemin et l'éducation, jusqu'au 14 mai, aux heures d'ouvertures de la Faculté, pavillon Marie-Victorin, 90, av.Vincent-d'Indy (agora, 3e étage) / métro Édouard-Montpetit.Entrée libre.Rens.: 514 343-7622.HORTICULTURE Les Semis.Les éco-quartiers Loyola et NDG/Décarie présentent la conférence Partir ses semis à la maison, c'est facile !, avec Christine Landry, le mercredi 31 mars à 19h, au 6370, rue Sherbrooke Ouest, Montréal.Entrée libre.Rens.: 514 486-2727.Pots de fleurs.La Société d'horticulture et d'écologie de Saint-Bruno présente une conférence de Hélène Vaillancourt, Conseils, techniques et tendances pour la belle saison, le mardi 30 mars à 19h30, centre Marcel- Dulude (530, boul.Clairevue Ouest, Saint-Bruno).Coût : 5 $.Rens.: 450 441-8393.La Société québécoise du dahlia organise une vente de tubercules, le samedi 3 avril de 14h à 16h, au cégep Saint-Laurent, 625, av.Sainte- Croix / métro Du Collège.Entrée libre.Rens.: 514 747-6521, poste 7205.La Société québécoise des hostas et des hémérocalles présente quatre conférences sur la culture des hostas et des hémérocalles, le dimanche 4 avril de 13h à 16h, au Jardin botanique, 4101, rue Sherbrooke Est / métro Pie-IX.Coût : 5 $.Rens.: 514 685-4009.La Société des glaïeuls du Québec présente une conférence sur la culture du glaïeul, avec Denis Croteau, le dimanche 4 avril à 13h, au chalet du parc Maisonneuve, 4601, rue Sherbrooke Est, Montréal.Avec diapositives.Entrée libre.Rens.: www.glaieul.qc.ca.DIVERS Le Salon maternité paternité se tient les jeudi 1er, vendredi 2 et samedi 3 avril de 10h à 20h et dimanche 4 avril de 10h à 17h, à la Place Bonaventure, 800, rue Lagauchetière Ouest / métro Bonaventure.Coût : 10 $, gratuit enfants de 12 ans et moins.Rens.: 514 397-2222.Le Salon national du grand air se tient les jeudi 1er avril de 12h à 22h, vendredi 2 avril de 10h à 22h, le samedi 3 avril de 9h à 21h et dimanche 4 avril de 9h à 17h, au Stade olympique de Montréal, station de métro Pie-IX.Coût : 10 $, 9 $, 4 $, mois de 5 ans gratuit.Rens.: 514 252-4141.Le Festival de jonglerie du Québec se tient du vendredi 2 avril à 18h, jusqu'au dimanche 4 avril à 18h, à la polyvalente Lucien-Pagé, 8200, boul.Saint-Laurent, Montréal.Spectacle cabaret, samedi 3 avril à 20h30.Coût : 2 $, 10 $, 12 $, 15 $.Rens.: 514 585-1334.L'Expo manger santé se tient les samedi 3 avril de 10h à 18h et dimanche 4 avril de 10h à 17h, au Palais des Congrès de Montréal, station de métro Place-d'Armes.Coût : 10 $.Rens.: 514 332-1005, 1 866 336-1005.Une Foire artisanale se tient au Centre des arts de Dollard, les samedi 3 et dimanche 4 avril de 10h à 17h, au centre civique de Dollard, 12 001, boul.de Salaberry, arr.Dollard- des-Ormeaux.Entrée libre.Rens.: 514 684-1012, poste 213.Le Salon de miniatures et maisons de poupées se tient les samedi 3 avril de 11h à 18h et dimanche 4 avril de 10h à 17h, au Holiday Inn Airport, 6500, chemin de la Côte-de-Liesse, arr.Saint-Laurent.Coût : 8 $, 7 $, 5 $.Rens.: 514 739-3391.Le réseau À-Vie-Forme organise une rencontre d'information sur les randonnées pédestres aux Îles de la Madeleine, en Normandie (France), au Tibet et au Népal, le samedi 3 avril à 19h, école secondaire du Grand Côteau, 2020, rue Borduas, à Sainte-Julie.Avec diapositives.Coût : 6 $.Rens.: 450 926-1852.Évaluation d'antiquités.Les Amis de la bibliothèque de Beaconsfield offrent une séance d'évaluation d'antiquités, le dimanche 4 avril de 10h à 16h, au gymnase du centre récréatif de Beaconsfield (1874, rue City Lane).Entrée libre.Coût par pièce ou l'ensemble : 5 $.Rens.: 514 428-4460.Perroquets.L'Association québécoise des amateurs de perroquets tient une rencontre d'information, le dimanche 4 avril à 13h, au centre Saint-Mathieu, 7110, 8e Avenue, Montréal.Entrée libre.Rens.: 514 990-7639, 1 888 313-8877.Recherche et textes : André Cloutier C'est le printemps ! Semez à tous les vents ! PHOTOMICHEL TREMBLAY, JARDIN BOTANIQUE DEMONTRÉAL Les éco-quartiers NDG/Décarie et Loyola présentent mercredi une conférence sur la préparation des semis pour le jardin potager.Les différents types de terreaux, l'éclairage, la température, l'arrosage, l'éclaircissage, l'acclimatation et le repiquage sont quelques-uns des sujets qui seront abordés par Christine Landry.Voir à la section Horticulture. ACTUEL CES ANIMAUX QUI VIVENT DANS LA VILLE PAGE 9 PHOTO KENT GILBERT, ASSOCIATED PRESS Ils sont des centaines à travailler plus de 10 heures par jour à l'usine de Turrialba, au Costa Rica.Pour un salaire de misère, ils confectionnent à la main ces balles que frappent les millionnaires des ligues majeures de baseball.Faire des balles pour des prunes Des Costaricains sous-payés fabriquent des balles de baseball pour des joueurs millionnaires Le baseball est sans contredit un pur produit des États-Unis.Quant aux balles dont on se sert pour ce sport, c'est une tout autre histoire.Celles utilisées par les ligues majeures sont fabriquées, en quantité industrielle et avec une précision mécanique, par les femmes et les hommes de Turrialba et des régions avoisinantes.TIM WINER THE NEW YORK TIMES TURRIALBA, Costa Rica \u2014 Alors que le salaire moyen d'un joueur de baseball américain est d'environ 3 137 000 $ CAN (selon l'Association des joueurs), celui des ouvriers costaricains, qui confectionnent ces balles, tourne autour de 3630 $ CAN par année.« Quelquefois, on se retrouve avec les mains abîmées, les doigts tordus et les épaules en bouillie, confie Overly Monge, âgé de 37 ans.La température à l'intérieur de l'usine peut grimper jusqu'à 35 degrés Celsius, ajoute-t-il, et quand ça arrive on suffoque.» Après 13 années de bons et loyaux services, cet ouvrier reçoit 72$ par semaine, soit à peine plus que le salaire minimum en vigueur au Costa Rica.Une fois les dépenses vitales réglées, il ne reste à Overly et à sa famille que 2,65 $ par jour.Son salaire, constamment réajusté en fonction de l'inflation, n'a pratiquement pas changé depuis le jour de son embauche à l'usine.« Mais c'est la vie, dit Overly, avec un haussement d'épaules.Un travail, même dur, vaut mieux que pas de travail du tout.» Quatre balles en une heure Dans cette région du pays, beaucoup de plantations de café et de canne à sucre ont dû fermer leurs portes, effet de la mondialisation.Il n'existe qu'une seule autre usine à Turrialba, ville dont la population compte 30 000 habitants.« Sans les balles de baseball, ajoute Overly, notre vie ressemblerait davantage à celle des gens du Nicaragua », le voisin pauvre du Nord.Les ouvriers commencent leur journée à 6h pour la finir vers 17 h.Durant les périodes de pointe, les heures peuvent s'étirer jusque tard dans la nuit.Ils produisent jusqu'à quatre balles en une heure, exécutant péniblement à la main 108 coutures parfaites et sont rétribués 40 cents la pièce.L'entreprise qui administre l'usine, Rawlings Sporting Goods, vend ces balles 14,99$ US l'unité chez les détaillants aux États-Unis.« Après la vente de deux ou trois balles, les propriétaires ont déjà payé mon salaire hebdomadaire, lance Overly.Imaginez un peu ! » Warny Gomez, âgé de 33 ans, a travaillé durant quatre ans à l'usine Rawlings.Par la suite, il s'est inscrit au collège pour devenir enseignant au primaire.« Les gens d'ici n'ont pas le choix de travailler à l'usine, dit-il.Il n'y a pas vraiment d'autres emplois.La pression pour produire est incroyablement forte : les balles doivent être toutes pareilles, parfaites, et pour ce travail, les ouvriers ne sont payés que 65 $ à 80$ par semaine.On ne peut les fabriquer mécaniquement, ajoute-t-il.Elles doivent donc être confectionnées à la main.Sauf qu'on exige des employés une précision et une vitesse que seule une machine peut fournir.» Les anciens travailleurs de Rawlings et ceux d'aujourd'hui affirment que, bien que leurs salaires n'aient pratiquement pas augmenté au fil des ans, la sécurité à l'intérieur de l'usine s'est beaucoup améliorée, surtout depuis l'arrivée de l'actuel directeur, Ken West, il y a quatre mois.Les patrons qui l'ont précédé, disent les travailleurs, leur criaient après et leur imposaient une pression énorme pour qu'ils accélèrent la cadence.Originaire du Missouri et âgé de 62 ans, M.West semble être un homme affable.Une exclusivité Rawlings Fondée en 1887, Rawlings possède un contrat exclusif avec les ligues majeures depuis 1977.M.West affirme qu'on y produit 2,2 millions de balles chaque année.De ce nombre, 1,8 million sont vendues aux ligues majeures.Les dirigeants de K2 Inc., le fabricant d'articles de sport qui a racheté Rawlings l'année dernière, ne peuvent divulguer le prix de gros de ces balles, car il s'agit d'un secret commercial.Des spécialistes de l'industrie estiment cependant que Rawlings réalise un chiffre d'affaires annuel de 46 millions de dollars canadiens, ce qui représente un tiers des ventes mondiales.Installée depuis 16 ans au Costa Rica, l'usine Rawlings avait préalablement ouvert ses portes en Haïti, où le salaire hebdomadaire des ouvriers oscillait entre 19 $ et 32 $.En 1986, elle a transféré ses activités au Costa Rica, tout juste après le coup d'État qui a marqué la fin de la dictature de Jean-Claude Duvalier.« Sentant le vent tourner, les dirigeants de Rawlings ont cherché un pays neutre pouvant fournir une main-d'oeuvre de qualité », explique M.West.C'est alors que le Costa Rica leur a offert un terrain de 54 000 pieds carrés situé dans une zone franche.Rawlings ne paie donc aucune taxe et importe les matériaux nécessaires pour la confection de millions de balles sans devoir s'acquitter des frais de dédouanement.La structure en caoutchouc provient de Shoals Rubber Company, située à Batesville, dans le Mississippi, le fil est fourni par D&T Spinning, entreprise se trouvant à Ludlow, au Vermont, et le cuir est acheté chez Tennessee Tanning, fournisseur installé à Tullahoma, dans le Tennessee.>Voir BALLES en page 8 « Après la vente de deux ou trois balles, les propriétaires de l'usine ont déjà payé mon salaire hebdomadaire.» CAHIER SPÉCIAL, MONTRÉAL JEUDI 1 ER AVRIL 2004 MODE BEAU TÉ PRINTEMPS-ÉTÉ 2004 3215918A PRINTEMPS-ÉTÉ 2004 QUATRE CAHIERS SPÉCIAUX, LES JEUDIS D'AVRIL MODE BEAUTÉ Jeudi dans > Les dernières tendances de la mode > Guides pratiques pour actualiser votre garde-robe > Trucs et secrets de beauté ACTUEL Soirées d'amateurs au cinéma Faire des balles pour des prunes BALLES suite de la page 7 Les activités de l'usine annoncent l'imminence d'un accord de libreéchange entre le Costa Rica et les États-Unis ; les négociations actuelles vont très certainement amener d'autres ententes de même nature.« Le libre-échange est avantageux pour les États-Unis, parce qu'ils consomment énormément, dit Overly, l'ouvrier de Rawlings.Pour d'autres pays, cependant, c'est moins évident.» Dommages collatéraux En tant que fournisseur attitré des ligues majeures et principal employeur de Turrialba, Rawlings semble avoir un avenir assuré.M.West n'a observé aucune tension sociale ou économique parmi les travailleurs et considère que ceux-ci forment une famille.« Ces gens travaillent admirablement bien : ils sont vraiment doués.Ils m'impressionnent beaucoup.Quant au travail, il n'est pas très exigeant.Et en ce qui concerne les problèmes physiques liés aux mouvements répétitifs, comme le syndrome du canal carpien, on n'en a tout simplement pas.» Cependant, le Dr Carlos Guerrero, qui a été le médecin de l'usine en 1998 et qui a travaillé dans une clinique du ministère de la Santé publique de 1991 à 1997, affirme que le tiers des ouvriers de Rawlings ont été atteints du syndrome du canal carpien durant cette période.Il s'agit d'une maladie causant des douleurs et de l'engourdissement dans les doigts.Elle est très fréquente chez les travailleurs à la chaîne, les dactylos et les opérateurs sur ordinateur du monde entier.Il estime qu'environ 90 % des travailleurs de Rawlings ont été blessés lors de travaux de coupe, qu'il s'agisse de coupures légères ou de douleurs invalidantes.Les dirigeants de la Ligue majeure de baseball, dont le siège social de trouve à New York, ont esquivé toute question portant sur les conditions de travail dans l'usine, préférant.renvoyer la balle aux administrateurs de Rawlings.Le directeur de l'Association des joueurs, Donald Fehr, a répondu qu'on ne l'avait jamais informé du taux élevé de blessures à l'usine.Dudley W.Mendenhall, viceprésident senior de K2, a également répondu qu'il n'était pas au courant de ce problème.« Très peu de joueurs de baseball connaissent la provenance des balles, dit Charles Kernaghan, directeur exécutif du National Labor Committee, groupe international qui défend les droits des travailleurs situé à New York.Mais si les joueurs décidaient de prendre position en faveur des ouvriers costariciens, cela aurait d'énormes conséquences sur leurs conditions de travail et aussi sur leurs salaires.» Un témoignage Plusieurs anciens employés ont dû donner leur démission après avoir été atteints du syndrome du canal carpien, et les registres médicaux sont là pour le confirmer.« Ce type de travail répétitif déforme les doigts et les bras, commente Maribel Alezondo Brenes, ex-ouvrière âgée de 36 ans qui a travaillé sept ans à l'usine jusqu'à ce que le médecin lui demande d'arrêter de coudre des balles.Après avoir passé neuf ans à l'usine, Soledad Castillo, âgée de 46 ans, ne peut ni serrer le poing ni toucher la paume de sa main avec son médium.Réagissant aux propos de M.West, elle déclare que « s'il passait une seule journée à coudre des balles, il comprendrait que c'est dur ».Malgré leurs blessures, les deux femmes s'entendent pour dire qu'elles ont apprécié l'atmosphère de franche camaraderie qui régnait dans l'usine.« Je ne peux pas me plaindre de l'environnement de travail, dit Maribel.La ventilation s'est améliorée avec les années », même si la paye n'a pas suivi.Malgré tout, lorsqu'on aborde la différence de salaires entre les joueurs de baseball et les ouvriers qui fabriquent les balles, Maribel se raidit.« On se sacrifie pour qu'ils puissent jouer, dit-elle.On se tue à la tâche pour que ces balles soient parfaites et il suffit d'un coup de circuit pour qu'elles disparaissent.C'est injuste ! » COLLEEN LONG ASSOCIATED PRESS NEW YORK \u2014 Vous avez toujours pensé que vous auriez beaucoup mieux simulé que Meg Ryan avec sa délicieuse salade.Vous êtes certain de maîtriser un déhanchement plus sexy que John Travolta ou de vous montrer plus convaincant que De Niro avec « C'est à moi que tu parles ?! » Vous êtes mûrs pour le « cinéoké », version cinéma du karaoké, qui fait ses débuts à New York.De Quand Harry rencontre Sally à Taxi Driver, Anastasia Fite connaît toutes les scènes mythiques par coeur.Tous les mercredi soir, cette New-Yorkaise de 24 ans, gérante d'un petit cinéma indépendant de Manhattan, Den of Cin, y organise une soirée « cinéoké ».« Le karaoké, c'est pas mon truc.Le cinéma, si », explique-t-elle.C'est ainsi qu'elle a eu l'idée d'inviter les spectateurs à passer de l'autre côté.Techniquement, le « cinéoké » est encore assez rudimentaire.Anastasia demande aux clients de dresser la liste des scènes qu'ils veulent interpréter et elle court au club vidéo d'à côté pour prendre les DVD correspondants, avant de les caler au bon endroit, ce qui lui prend environ 10 minutes.Le film est projeté sur un petit écran et aussi sur les acteurs d'un soir qui se placent devant.En guise de souffleur, ils peuvent suivre les sous-titres sur un petit moniteur installé sur une table.Chacun est libre d'apporter son film fétiche, de jouer seul ou à plusieurs.Les scènes les plus demandées viennent surtout de films de jeunes des années 80, comme Breakfast Club, mais certains s'attaquent aux grands classiques comme Casablanca.Le cinéma peut accueillir 50 personnes, mais il n'est pas rare de voir 80 personnes, essentiellement de jeunes branchés, mais aussi des costumes-cravate.PHOTO JULIE JACOBSEN, REUTERS « On se sacrifie pour que les joueurs de baseball puissent jouer.On se tue à la tâche pour que ces balles soient parfaites », commente Maribel Alezondo Brenes, ex-ouvrière.L'Association des concessionnaires Pontiac Buick GMC du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant aux modèles neufs 2004 en stock Sunfire (2JB69/R7A ou 2JB37/R7A).Photos à titre indicatif seulement.Certaines des caractéristiques illustrées sont offertes en option, pour un coût additionnel.Sujet à l'approbation du crédit de GMAC.Les frais reliés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits en sus et payables à la livraison.Comparaison des modèles de base 2004.À l'achat, préparation incluse.Transport (900 $), immatriculation, assurances et taxes en sus.Ces offres sont exclusives et ne peuvent être jumelées à aucune autre offre ni à aucun autre programme incitatif d'achat ou de location à l'exception des programmes de La Carte GM, des Diplômés et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Une commande ou un échange entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, à gmcanada.com ou au 1 800 463-7483.PONTIAC SUNFIRE 2 et 4 portes à l'achat PAS BESOIN DE TOUT AVOIR POUR TOUT AVOIR.Plus de chevaux de série 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ou privés de ramassage des ordures devront mettre en place un système de calcul du poids ou du volume des déchets produits par chaque foyer irlandais afin de déterminer la taxe à payer.« Compte tenu des progrès accomplis dans le recyclage des déchets, il est important d'introduire des mécanismes qui récompensent ceux qui recyclent leurs déchets et encouragent les autres à s'y associer », a déclaré le ministre de l'Environnement Martin Cullen.« Ceux qui recyclent paieront moins, ceux qui ne le font pas paieront plus », a-t-il résumé.Plusieurs expériences de ce type ont déjà été introduites en Irlande et, chaque fois, les volumes de déchets ont diminué, le recyclage a augmenté et le contribuable a vu sa facture diminuer, selon le Ministère.Agence France-Presse Bush facilite la coupe d'arbres Les compagnies forestières n'auront plus à faire l'inventaire de plantes ou d'animaux rares avant de commencer la coupe de bois dans le nord-ouest des États-Unis, après une décision de l'administration Bush.Celle-ci se fiera plutôt aux données des agences publiques, bien qu'elles ne soient pas toujours disponibles pour chaque région.Le changement de politique survient à la demande de l'industrie forestière, qui se plaignait que l'inventaire de quelque 300 espèces avant chaque campagne de coupe de bois nuisait à leur rentabilité.Une coalition de 11 groupes écologistes a annoncé qu'elle contesterait cette décision devant les tribunaux.Associated Press et ENS Plus de CO2 que jamais dans l'atmosphère Le taux de dioxyde de carbone ou CO2, principal gaz à effet de serre (GES), a augmenté plus vite que jamais cette année, selon des observations de la National Oceanic and Atmospheric Administration, l'agence américaine qui possède un laboratoire à Hawaii.Le taux atteint habituellement son sommet annuel au milieu de l'hiver dans l'hémisphère Nord.Cet hiver, il a atteint 379 parties par millions (ppm), contre 376 ppm l'an dernier.L'augmentation de 3 ppm est presque deux fois plus grande que la moyenne des 10 dernières années.Le taux de CO2 était de 280 ppm avant l'ère industrielle.La combustion de carburants fossiles, comme le charbon et le pétrole, est responsable de 80% des émissions annuelles de CO2 dans l'atmosphère.Le CO2 est le principal responsable de l'effet de serre, un phénomène qui emprisonne la chaleur du soleil.Sans l'effet de serre, la terre ne serait pas habitable.Si le taux de CO2 dans l'atmosphère continue d'augmenter, les scientifiques prévoient un réchauffement climatique global.New York Times PHOTO LA PRESSE © Les ratons laveurs n'hésitent pas à briser des toits pour entrer dans des greniers.Faune montréalaise FRÉDÉRIC PERRON COLLABORATION SPÉCIALE Montréal compte un nombre impressionnant de pigeons, de moineaux et d'écureuils.On croirait presque que ces animaux sont les seuls à pouvoir tolérer notre présence.Pourtant, on trouve dans la région métropolitaine une faune variée vivant parfois en situation précaire.L'exemple le plus frappant est sans doute celui du faucon pèlerin, une espèce vulnérable.Environ une douzaine de couples vivent dans la mét ropole, construisant leur nid au sommet des gratte-ciel et des ponts ainsi que dans le port de Montréal.La survie de ces oiseaux est plus problématique sur les structures humaines qu'en milieu naturel, où ils s'installent sur des falaises.« En milieu sauvage, quand le jeune quitte le nid pour faire son premier vol, il peut revenir se poser plus bas sur la falaise, sur une corniche ou un arbuste, explique Michel Lepage, spécialiste des espèces menacées à la Société de la faune et des parcs du Québec (FAPAQ).Sur un pont ou un gratteciel, c'est moins évident.Une fois envolé, s'il n'arrive pas à revenir au nid, il tombe à l'eau ou dans la rue.» David Bird, biologiste à l'Université Mc Gill, installe justement des nichoirs sur les ponts dans les sections au-dessus de la terre ferme pour éviter que les petits ne tombent à l'eau.« Dans le cas d'un gratte-ciel, souvent l'oiseau réussit à planer jusqu'au sol.En pleine ville, c'est assez problématique et il ne peut pas remonter en haut tout seul.» L'entretien des bâtiments et des ponts nuit aussi aux faucons pèlerins.Ces tâches s'effectuent souvent durant le printemps ou l'été, une période critique où les oiseaux s'installent et élèvent leurs petits.La FAPAQ arrive généralement à s'entendre avec les entrepreneurs pour éviter les dérangements.La guerre de l'espace D'autres rapaces vivent également dans les alentours de Montréal.Selon Denis Fournier, agent technique en aménagement de la faune pour la Ville de Montréal, on peut entre autres observer des buses à épaulettes et des éperviers de Cooper dans certains parcs-nature tels que Cap-Saint-Jacques, Bois-de-Liesse et Bois-de-l'Île-Bizard.Mario St-Georges est biologiste et président de GREBE, une firme qui effectue, entre autres, des recensements d'oiseaux dans les parcs-nature de Montréal.Selon lui, ces parcs ont l'avantage d'offrir de grands espaces boisés et des milieux humides, des environnements qui se font de plus en plus rares dans l'île de Montréal.« Le problème en milieu urbain, c'est la guerre de l'espace, affirme M.St-Georges.Certaines espèces ont besoin d'une grande superficie pour pouvoir accomplir leurs activités vitales.À Montréal, il reste peu d'espaces boisés.Ça fait en sorte que des oiseaux qui occupent l'intérieur de forêts matures, comme la buse à épaulettes, ne retrouvent pas les caractéristiques nécessaires à leur présence.Ils deviennent donc peu communs en milieu urbain.» Animaux à problème Les milieux humides montréalais ont presque tous été drainés, canalisés et remblayés.Avec l'urbanisation, on estime que 85 % des milieux humides auraient disparu.Les reptiles et les amphibiens sont particulièrement menacés par la destruction de ces milieux.L'une des victimes est la rainette faux-grillon, une petite grenouille qui vit dans des mares d'eau temporaires et dans des boisés humides.Cette espèce vulnérable a fait les manchettes l'an dernier.La Ville de Longueuil avait donné son accord à des projets de construction dans le boisé du Tremblay, un milieu humide fragile où vit la rainette faux-grillon.À la suite des pressions de groupes environnementaux et de citoyens, le projet a finalement été abandonné.Certaines espèces s'adaptent cependant très bien en ville, tellement qu'elles peuvent devenir nuisibles.C'est notamment le cas des pigeons, qui causent surtout des problèmes dans les endroits où l'on transborde du grain et qui ont tendance à faire leur nid dans des entrepôts.Quant aux goélands à bec cerclé, ils peuvent devenir très dérangeants, comme vous l'avez peutêtre déjà constaté au cours d'un pique-nique.Selon Michel Lepage, les animaux les plus nuisibles sont le raton laveur et la mouffette rayée, des espèces nocturnes qui se reproduisent assez bien en ville et qui vont fouiller dans les poubelles et dans les jardins.Les ratons laveurs vont jusqu'à briser des toits pour entrer dans les greniers.Dans les parcs-nature, ce sont surtout les castors qui causent des problèmes.En l'absence de prédateurs comme le loup ou le coyote, les castors survivent bien.« Depuis le début des années 90, on note une forte augmentation de la population de castors », affirme Denis Fournier, agent technique en aménagement de la faune pour la Ville de Montréal.« Nous avons mis au point un programme de stérilisation des mâles, explique M.Fournier.Ils restent ainsi en couple au lieu de former des colonies et ils protègent leur milieu des autres castors.En colonie, ils font plus de ravages.Sachant qu'un castor peut couper plus de 200 arbres par année, ça fait beaucoup au total ! » La biodiversité à la maison Fatigué de voir toujours les mêmes animaux dans votre jardin ou votre cour ?En plantant certaines plantes et arbustes, vous pouvez attirer de magnifiques oiseaux ainsi que de jolis papillons.Sandra Barone, architecte paysagiste, suggère de planter des arbustes qui produisent des fruits ou des graines dont raffolent les oiseaux, tels que le pommetier Harvest Gold et le Rudbeckia golsturm.Pour attirer les oiseauxmouches, on peut planter des fleurs en trompette à l'ombre et des roses trémières au soleil.Quant aux papillons, ils aiment évidemment les arbustes à papillons (Buddleia davidii).« On peut planter trois arbustes à papillons dans le jardin de façon à former un triangle, suggère Mme Barone.Les papillons circulent alors d'arbuste en arbuste, comme dans un circuit.C'est magnifique ! » Le lac est-il «calé»?JEAN-PHILIPPE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Un lecteur fidèle racontait qu'au chalet loué durant les Fêtes, il était tombé sur un cahier recensant les dates de gel et de dégel du lac au bord duquel il se trouvait.Curieuse habitude que de collectionner ces données ?Pas tant que ça.Ce genre d'annales est précieux pour les scientifiques : il permet de faire un portrait plus précis des effets du réchauffement climatique partout au Canada.Le programme Veille au gel du Réseau d'évaluation et de surveillance écologique d'Environnement Canada (RESE) recueille précisément ce genre de données.Qu'elles concernent des lacs ou des rivières, elles permettent de dresser la carte des changements climatiques au pays grâce aux informations transmises par le public.En effet, le cycle \u2014 ou phénologie \u2014 des glaces renvoie à la température ambiante, de sorte que plus le premier est court, plus la seconde est douce.« En comparant les données sur, disons, une période de 10 ans, les scientifiques peuvent déterminer avec précision la tendance générale », explique David Atkinson, responsable du programme pour la Fédération canadienne de la nature (FCN).La FCN fait la promotion du programme depuis l'automne 2001.« Le programme est des plus simples, poursuit-il, les gens n'ont qu'à coller leur fiche d'observation sur leur frigo et encercler la date de gel ou de dégel.Il ne manque que la localisation du lieu : sa longitude et sa latitude, et si les gens ne l'ont pas, le code postal nous permet souvent de les déterminer.» Quelques informations supplémentaires sont requises.Il faut fournir une courte description du lieu, surtout si l'on se situe en aval d'un barrage ou d'une industrie.La température ambiante au moment des observations est également utile aux chercheurs.Plus il y aura d'endroits documentés, plus le portrait canadien des effets des changements climatiques sera précis.Mais les scientifiques ne s'intéressent pas à la phénologie de la glace pour cette seule raison.Les cycles de gel et de dégel gagnent à être connus puisqu'ils influent sur les migrations et la saison des amours des oiseaux, de même que sur l'approvisionnement en nourriture pour les poissons et les mammifères.Le couvert de glace joue aussi sur la qualité de l'eau, les échanges commerciaux et les activités de plein air, rappelle-t-on sur le site du RESE.Autant de raisons d'y participer.Pour plus d'infos : www.naturewatch.ca/ francais/icewatch www.cnf.ca/icewatch Questions ?Commentaires ?Écriveznous : actuel@lapresse.ca . BEN LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND COMIC29MSM - 103 - Si Louis avait pu prévoir à quel point le travail transformerait Cécile, il aurait accepté de bien meilleure grâce.Mais comment auraitil pu deviner qu'elle changerait autant?Il n'aurait pas utilisé le mot épanouissement - n'exagérons rien -, mais ces transformations étaient quand même à son avantage.Quand son épouse rentrait à la maison, le soir, elle cassait du sucre sur le dos de ses patrons, de ses collègues et de ses clients, elle se plaignait de ses souliers qui lui faisaient mal aux pieds, de la musique de fond ou de la ventilation, en ponctuant ses lamentations d'une gamme très étendue de soupirs.Louis l'écoutait distraitement, secrètement satisfait: ce n'était plus lui, désormais, qui était son principal ennemi.CHAPITRE 32 Emballages Louis s'est rarement senti plus loin de Cécile que lorsque celle-ci est rentrée de sa première journée de travail.De sa première soirée, devrait-on dire.Et même de sa demi- soirée: elle avait travaillé de six à neuf, un jeudi soir, mais elle en avait ensuite parlé jusqu'à minuit, et encore le lendemain matin, dès le saut du lit, et ça ne finirait plus jamais.Le moindre commentaire déplacé de la part d'un client insatisfait ou bougon, le moindre regard en coin de son patron, la moindre maille dans le bas de la caissière en chef mériterait d'être non seulement rapporté, mais commenté, analysé, critiqué.Comme s'il fallait emballer chacun des petits riens de la journée sous douze couches de papier, et ensuite les ficeler et les enrubanner avant de à quelques rues de l'église - l'église de son enfance, là où il a fait sa première communion et sa confirmation, où il a assisté à d'innombrables cérémonies pendant lesquelles, pour se désennuyer, il a observé si souvent les peintures et les statues qui encombraient les murs et les colonnes, sans jamais réussir à déterminer si ces saints et ces dieux étaient ses amis ou ses ennemis, s'ils étaient là pour l'aider ou pour le condamner, pour le comprendre ou pour le juger.Maintenant que sa mère est morte, maintenant qu'elle a poussé son dernier soupir, il a regardé une dernière fois ces statues et ces peintures et les a vues pour ce qu'elles sont: des Christs efféminés, des vierges délavées, des saints anonymes et interchangeables, des statues creuses et sans vie, qui semblaient perdues dans cette immense église, comme s'ils n'avaient plus rien à y faire depuis que Dieu l'avait désertée.Louis et Cécile marchent lentement sur les trottoirs glacés, sans dire un mot.pouvoir enfin les abandonner le long du chemin.L'idée que ces petits riens puissent être inutiles était insupportable à Cécile.Il lui fallait les signer, un à un.C'était l'oeuvre de sa vie.Louis écoutait Cécile raconter sa soirée de travail par le menu, midistrait, mi-agacé.Il n'avait rien fait d'autre que de travailler, toute sa vie.Il avait donc accumulé des milliers de ces petits riens, sans jamais penser qu'ils valaient la peine d'être racontés.Et voilà que toutes ces anecdotes, rapportées par Cécile, prenaient des allures d'exploits et que chaque journée de travail se transformait en épopée.C'était un rien frustrant.Une seule fois Louis s'est-il senti encore plus loin de son épouse.Cela se passait bien des années plus tard, à la sortie du salon funéraire, lorsque Annette est décédée.Louis et Cécile regagnent tranquillement l'automobile, stationnée À S U I V R E Éditions Québec Amérique www.quebec-Amérique.com © 2003 Éditions Québec Amérique Inc.ROMAN29MS "]
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