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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 2004-04-10, Collections de BAnQ.

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[" Souffrez-vous desurdité 3201956 Audioprothésistes Montréal, 525, rue Sherbrooke Est Longueuil, Saint-Hilaire, Saint-Jean, Laval, Granby - 800 422-6181 Une prothèse auditive SANS FRAIS ET SANS LIMITE D'ÂGE selon les règles de la RAMQ.Le modèle illustré n'est pas couvert Nouvelle technologie 100% numérique (514) 849-4500 www.laflammeetassocies.com ou connaissez- vous quelqu'un qui en souffre?Adaptée avec précision à vos besoins! FRANÇOIS GIRARD UN CRÉATEUR POLYVALENT PAGE 2 NOLWENNLEROY LA VOIX DE STAR ACADEMY 2 PAGE 3 oi, je n'aime pas les comédies musicales, laisse tomber Sylvie Moreau avec sa franchise habituelle.Je n'y crois pas une seconde quand les gens se mettent à chanter et à danser.Et puis, c'est rarement intéressant dramatiquement.Je me suis souvent fait offrir de jouer dans des comédies musicales et j'ai refusé.Mais Cabaret, c'est moins de la performance vocale que de la performance d'acteur.» François Papineau s'empresse de préciser que sa douce est néanmoins une chanteuse capable d'une performance vocale digne de ce nom.Puis, il abonde en son sens : «Cabaret, ce n'est pas qu'une comédie musicale, c'est une pièce de théâtre avec de vrais enjeux dramatiques.On pourrait presque prendre la pièce et la partition musicale séparément, puis faire deux super bons shows.Alors réunis, ça fait quelque chose d'incroyable.C'est un gros trip de gang.On est très soudés.Tout le monde est engagé dans le projet avec la même fièvre.» Car fièvre il y a dans l'oeuvre de Joe Masteroff (livret), John Kander (musique) et Frank Ebb (paroles), qui nous transporte dans le monde interlope des cabarets berlinois des années 30, sur fond de nazisme montant.Comme c'est le cas de la plupart des comédiesmusicales, Cabaret s'appuie sur d'autres oeuvres.La source principale est une pièce de théâtre (aussi devenue un film en 1955) intitulée I Am a Camera.Son auteur, John Van Druten, s'était lui-même inspiré de deux romans de Christopher Isherwood, The Last of Mr.Norris (1935) et Goodbye to Berlin (1939), dans lesquels l'auteur relatait ses aventures berlinoises.Pour donner sa propre signature à l'histoire, Joe Masteroff est retourné à plusieurs personnages d'Isherwood qu'il jugeait plus intéressants que celui de Sally Bowles, sur lequel la pièce de Van Druten mettait l'accent.Le personnage énigmatique du maître de cérémonie, qu'interprète François Papineau, aurait étédéveloppé par Harold Prince, premier metteur en scène de l'oeuvre, en 1966.En 1972, le film mettant en vedette Liza Minelli, Michael York et Joël Grey a connu un succès mondial.Le mot «décadent» est souvent accolé à Cabaret et à l'univers parfois sombre et glauque que dépeint le spectacle.François Papineau y voit autre chose qu'une glorification des moeurs dissolues.«Je ne dirais pas que c'est de la décadence.Dans les années 30, en Europe, les gens savaient qu'il était en train de se passer quelque chose de terrible, avec la montée du nazisme.Ils avaient un désir de vivre intensément et l'exprimaient tout croche.Ils étaient pressés d'aller au bout de tout parce que la fin du monde était proche.» «La chanson Cabaret dit exactement ça.Arrêtez d'être des spectateurs, soyez les acteurs de vos vies», renchérit Sylvie Moreau.ÈVE DUMAS Sylvie Moreau et François Papineau aiment bien faire le pont entre le marginal et le populaire.Elle a joué dans Oestrus.et Les Voisins.Il a joué dans Les Artistes naturels.et Un tramway nommé Désir.Avec Cabaret, les acteurs découvrent maintenant un genre qui manquait à leur C.V.: la comédie musicale.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © «M La vie est un cabaret > Voir CABARET en page 2 «Cabaret, c'est moins de la performance vocale que de la performance d'acteur», affirme Sylvie Moreau qui, comme François Papineau, en est à sa première comédie musicale. ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE François Girard mettra les bouchées triples PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE © Dès l'automne prochain, le cinéaste François Girard (Le Violon rouge) ajoutera trois mises en scène à son parcours : un Kafka au Théâtre du Nouveau Monde, un oratorio moderne au Brooklyn Academy of Music, avec le collectif Bang on a Can, et un Wagner (Siegfried) à Toronto.Ils ont dit.La vie est un cabaret .de leurs personnages : Sylvie Moreau : « François l'appelle le poodle.Sally Bowles, c'est une vivante, mais assez démunie intellectuellement.Elle est insupportable mais aussi attachante, vulnérable.Un cas Ritalin.Elle est complètement inconsciente de son pouvoir de séduction.Le défi, dans mon cas, c'est de ne pas la faire minauder.François Papineau : « Le maître de cérémonie, c'est un personnage de permission pour un acteur.Il est mystérieux et délinquant.On ne sait pas ce qu'il fait à l'extérieur du cabaret.Ça m'a étonné que Denise Filiatrault me choisisse pour un personnage comme celui-là, qui finalement ne s'adresse pas à mon image, à mon casting de grand ténébreux, mais à mes capacités d'acteur.» .de Denise Filiatrault, metteure en scène S.M.: « Denise Filiatrault a une telle sensibilité au jeu, elle me fait vraiment sortir de mes facilités, de mes tics, pour me ramener constamment à mon personnage.Je sens qu'elle m'amène ailleurs.En création, on a moins d'oeil extérieur.On travaille toujours pour l'objet global, moins sur son personnage.Dans les derniers shows que j'ai faits, je me dirigeais pas mal moi-même.Je suis finalement très contente d'être une bonne petite soldate et de pouvoir m'abandonner complètement.d'Émily Bégin, ex-star académicienne S.M.: « Quand j'ai su qu'on allait jouer avec Émily, j'étais sur mes gardes.On l'attendait tous un peu avec une brique et un fanal.Elle avait deux côtes plutôt qu'une à monter, à cause de préjugés qu'on avait à son sujet.Mais c'est une vraie danseuse, une travailleuse.Maintenant, on a même le goût de la défendre et de la protéger parce qu'elle est bonne.» CABARET suite de la page 1 Les deux acteurs adhèrent justement à ce carpe diem lancé à la fin du spectacle.« Ça guide beaucoup mes choix dans le travail.Je ne veux pas être interchangeable.Je veux garder mes espaces de création, d'éclatement, de liberté, affirme Sylvie Moreau.Ce qui est merveilleux dans ce métier, c'est que mon instrument de travail, c'est moi.Dans mon cas, le danger n'est pas de m'en mettre trop sur les épaules, mais de m'endormir, d'être dans un ronron.Des projets qui durent six ans, je n'en serais plus capable.C'est pour ça que j'étais très contente d'arrêter Catherine.J'ai peur de me répéter.J'aime mieux partir et aller me mettre en danger ailleurs.» Voilà pourquoi les deux acteurs ne s'assoient pas sur leur succès et continuent de créer avec la compagnie Momentum.Mais pas à n'importe quel prix.Sylvie Moreau et François Papineau avaient un projet de pièce, Discothèque, dont ils souhaitaient à l'origine accoucher cette année.Faute de sous, ils ont décidé de le mettre sur la glace jusqu'au printemps 2005.« On est tannés de faire des shows à rabais, déclare Sylvie Moreau.On voulait 13 interprètes pour le spectacle.Ce n'était pas possible en 2004, alors on s'est dit tant pis, on va attendre et cumuler deux subventions pour pouvoir le produire.Des fois, on a le goût de faire des spectacles avec plus de moyens.» C'est justement ce qu'ils font présentement \u2014 il y aura 21 comédiens, musiciens et danseurs sur la petite scène du Rideau Vert \u2014, mais pas à leur propre compte.S'ils en ont tous les deux contre le divertissement de masse, les « objets de producteurs entièrement conçus dans le but d'attirer le plus de monde possible », comme le dit François Papineau, ils ne sont pas dupes du fait que leurs propres noms sont aujourd'hui assez étincelants pour favoriser les ventes de billets.« Oui, je suis peut-être devenue une valeur marchande, concède Sylvie Moreau, mais je me responsabilise en travaillant exactement dans le même esprit quand je fais un spectacle plus commercial que quand je fais une création.Dans le cas de Cabaret, je crois que le gros buzz vient de l'oeuvre elle-même.» Le spectacle coproduit par Zone 3 était déjà vendu à 95 % plusieurs semaines avant la première.On a ajouté trois séries de supplémentaires pour répondre à la demande.Il ne devrait pas manquer de jazz au Cabaret.CABARET, d'après la traduction et l'adaptation d'Yves Morin, est à l'affiche du Théâtre du Rideau Vert à compter du 13 avril.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © On a ajouté trois séries de supplémentaires pour répondre à la demande suscitée par le spectacle Cabaret, qui était déjà vendu à 95 % plusieurs semaines avant la première.ÈVE DUMAS La liste des prix récoltés par le travail de François Girard est plus longue que la liste de ses réalisations.Mais dès l'automne prochain, le cinéaste ajoutera trois mises en scène à son parcours : un Kafka au Théâtre du Nouveau Monde, un oratorio moderne au Brooklyn Academy of Music, avec le collectif Bang on a Can, et un Wagner (Siegfried) à Toronto.Nous l'avons joint à Buenos Aires pour en savoir davantage.On apprenait plus tôt cette semaine que le réalisateur du Violon rouge, qui a fait ses premiers pas de metteur en scène avec Novecento, au Théâtre de Quat'Sous, allait travailler au TNM l'automne prochain.Depuis environ cinq ans, François Girard et Lorraine Pintal essaient de trouver un projet autour duquel ils pourraient collaborer.Le Procès de Kafka a mis fin aux recherches.« Le Procès, c'est un amour d'adolescence.Je l'ai lu, je l'ai vu et j'ai étudié le film de Welles.C'est resté comme ça, dormant.Je n'ai jamais nourri de projet Kafka jusqu'à ce que Pierre Lebeau (qui jouera dans la pièce) me parle d'une version théâtrale qu'il avait vue.J'ai lu toutes les adaptations du roman et, finalement, il n'y avait rien qui me convainquait dans le matériel existant.Le Procès, oeuvre quasi sacrée de la littérature du 20e siècle, fut publiée à titre posthume, contre la volonté de l'auteur, par son ami Max Brod.Kafka avait laissé derrière lui une série de chapitres, que Max Brod devait détruire.L'ami n'a évidemment (et heureusement) pas suivi la consigne.Il a fait un assemblage des chapitres qui a par la suite donné lieu à de nombreuses adaptations, dont celles d'André Gide, de Steven Berkoff et de David Zane Mairowitz.« Les gens qui ont fait les adaptations ont tous eu la prétention de terminer l'oeuvre.J'ai une attitude plus humble par rapport au roman et non seulement je l'accepte dans sa structure et dans son contenu, mais je n'ai pas cherché à le transformer complètement en objet théâtral, à en faire une pièce selon tous les critères du théâtre.Pour moi, c'est important d'amener le théâtre dans le livre au même titre que d'amener le livre dans le théâtre.On présente la pièce en chapitres.Il y a toutes sortes de manifestations littéraires.Le texte sera projeté sur des écrans, sur les personnages.Alors, on n'a pas la représentation de lieux réalistes.Le vrai lieu, le seul lieu de ma mise en scène c'est le livre.» Bien qu'elle semble avoir été écrite à quatre mains, l'adaptation nouvelle sera officiellement signée par Serge Lamothe, romancier et ami de François Girard.« On a passé les deux dernières années à mijoter tout ça.» Mais Kafka n'était pas le seul ingrédient dans la marmite du polyvalent créateur.Si sa production cinématographique semble avoir été sur la glace depuis Le Violon rouge (1998), le réalisateur n'a pas chômé.« La plus grande partie de mon travail, ces cinq dernières années, a été de développer des longs métrages.Mais entre le 11 septembre, le SARS en Chine et toute une série de mauvaises coïncidences, ces films-là n'ont pas démarré.J'ai passé quatre mois au Maroc sur un film, j'ai passé l'hiver dernier en Chine, mais ça n'a pas abouti.Là, au moment où on se parle, j'ai plusieurs films sur la table, mais ça va attendre après le théâtre.« Au final, j'ai un peu le point de vue qu'il ne faut pas trop s'attarder à ce qu'on ne fait pas.C'est ce qu'on fait qui reste et qui laisse des traces.On vit une ère de surproduction, au Québec comme ailleurs.On produit trop de choses et on ne s'y arrête pas suffisamment.Les films se font trop vite, il s'en fait trop, même chose pour les pièces, la télévision encore plus.Ce n'est pas tellement qu'il faille ralentir, parce que la charge de travail est là, mais il faut donner le temps aux choses de se passer.Dans le cas des films, c'est juste normal.Il faut attendre que le vent tourne du bon côté.» François Girard travaille présentement à l'adaptation de Soie, un roman de l'auteur de Novecento, Alessandro Baricco.« J'en suis encore au début de l'écriture.Je ne sais pas du tout quand ça va devenir un projet de film.Une des qualités de Soie, c'est que le livre a à peu près la densité d'un film.Il n'y a pas de problème de réduction comme c'est le cas pour la plupart des livres qu'on adapte.» Ce projet saura-t-il enfin lui attirer une brise favorable ? ARTS ET SPECTACLES PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE © La gloire instantanée, près d'un million d'albums vendus en quelques mois, Révélation de l'année aux NRJ Awards : la Française Nolwenn Leroy, grande gagnante de Star Academy 2, arrive au Québec au terme d'une année extrêmement occupée pour promouvoir son premier album éponyme.NOLWENN LEROY La voix de Star Ac 2 traverse l'Atlantique ISABELLE MASSÉ On la surnomme la discrète, la mystérieuse de Star Academy 2 (Star Ac pour les Français).Nolwenn Leroy n'a rien de Jenifer, la gagnante de Star Ac 1, qui a affiché ses courbes sur les couvertures des Maax et autres magazines français sexy.Les deux gagnantes ont connu la gloire instantanément, après avoir fait leur entrée dans le château qui leur sert d'académie en France et vendu, à leur sortie, des centaines de milliers d'albums.Mais là s'arrêtent les comparaisons.D'abord parce que Nolwenn Leroy a choisi de ne pas faire dans la pop.Plutôt dans le « adulte contemporain » à la Natasha St-Pier, Lara Fabian et Isabelle Boulay, sa voix étoffée le lui permettant.« On a fait chacune quelque chose qui nous correspondait », explique la chanteuse de 21 ans, de passage à Montréal cette semaine pour appuyer le lancement de son premier album, sorti en France il y a un an.Et les tenues affriolantes devant les caméras des photographes ?« On m'a proposé de faire la couverture de Maax, mais ça ne fait pas partie de ma philosophie.À la une de ce magazine, il n'y a que des nanas des émissions de téléréalité comme Loft Story.Je ne veux pas être associée à ça.Je n'aime pas ça.» On le répète : discrète, la chanteuse ! Si Nolwenn Leroy a plongé à fond dans l'aventure Star Academy, c'était pour apprendre un métier et chanter devant un public.« Quand on est une fille de province (elle vient de la Bretagne), on ne connaît personne dans l'industrie de la musique.J'étais à la fac de droit et de sciences politiques.J'allais au conservatoire de musique les weekends, tout en travaillant comme caissière dans un supermarché pour payer mes cours.Impossible de cette façon d'avoir de bonnes notes à l'école.Un jour, ma mère m'a dit : Au lieu de chanter toute seule dans ta chambre, inscris-toi à Star Academy! J'ai hésité, car j'avais peur de l'échec.Exercer ce métier était si beau dans mes rêves.J'ai fini par emprunter la caméra d'un voisin, puis j'ai enregistré deux chansons (L'Hymne à l'amour et Carmen) dans ma salle de bains, puisque c'est là que l'acoustique est la meilleure.» La candidature de Nolwenn Leroy et celle de 15 autres personnes, sur 100 000 inscriptions ( !), ont été retenues.Pendant quatre mois, devant des millions de téléspectateurs, la chanteuse a fait ses classes.Mais pas question, entre deux cours, de jouer au mannequin en petite tenue devant les nombreuses caméras du château! «Des gens m'ont dit qu'on ne me voyait pas beaucoup à la télé.C'est parce que je me suis préservée.J'avais peur de tout ce côté téléréalité.Pour moi, Star Ac, c'est avant tout des galas le dimanche et non une occasion pour se promener en sous-vêtements devant tout le monde.On me trouvait froide.Pourtant, une artiste doit garder une part de mystère.C'est cette aura de mystère qui lui a permis de s'imposer d'abord comme chanteuse.Quand elle a été soumise au ballottage après trois mois de cours, elle a reçu l'appui de 70% des téléspectateurs qui ont voté pour sauver une des candidates en danger.« J'avais peur, car la première semaine, un Belge avec une voix superbe avait été éliminé.Je m'étais alors dit qu'on ne jugeait pas la qualité de la voix.J'ai eu tort! Heureusement, ma force, c'était les galas.Ça se passait tout le temps bien quand je chantais en duo avec les artistes.» Nolwenn Leroy souhaite de tout coeur être reconnue et appréciée pour sa voix et non pour ses yeux émeraude.À l'écoute de son premier album éponyme, écoulé à plus de 750 000 exemplaires en Europe, on croirait avoir affaire à une femme mature.On imagine déjà ses chansons programmées en boucle dans les radios rock-détente.Des chansons qu'elle a dû apprivoiser.Car Nolwenn Leroy n'a eu qu'un mois pour enregistrer ce premier album, en janvier 2003, quelques semaines après avoir remporté la finale de Star Academy 2.« J'ai réussi à choisir de belles chansons.De vraies démonstrations vocales ! Mais en tant qu'auteure, je n'ai rien pu faire.Ça m'a frustrée au début.Surtout que j'ai découvert bien des chansons la journée que je les enregistrais ! Avec le temps, je me les suis toutefois appropriées.» Comme tout va vite quand on est issu des académies de stars, Nolwenn Leroy est rapidement partie en tournée en France, en Belgique et en Suisse.Quarante dates en quatre mois.La belle arrive au Québec deux petites semaines après le dernier spectacle en sol européen.« Venir ici, c'est génial ! Le Québec fait rêver les chanteurs français.Isabelle Boulay, Lara Fabian, Céline Dion.Nos modèles de chanteuses à voix viennent tous d'ici.J'ai hâte de voir ce qu'on va penser de ma voix.Je veux qu'on dise : Franchement, pour une Française, elle chante très bien ! Elle aurait pu être québécoise ! » On entend déjà grogner ceux qui triment depuis des années pour un peu de reconnaissance ! La gloire instantanée, près d'un million d'albums vendus en quelques mois, Révélation de l'année aux NRJ Awards, un nouveau marché qui s'ouvre aujourd'hui à elle (DKDDgère la carrière de la chanteuse au Québec).« Sans Star Ac, je serais sur les bancs de la fac et je serais malheureuse.La musique, c'est ma vie.Avant d'être connue, j'ai galéré comme d'autres artistes.Pourquoi aurais-je moins de talent que d'autres parce que j'ai participé à Star Academy?Être élue par le public est hyper honorable.Cette notoriété et les revenus qui en découlent lui permettront par ailleurs de s'installer à Paris pour de bon, elle qui a hésité avant de s'établir dans la Ville lumière.« J'y ai présentement un pied-à-terre, mais je ne me considère pas Parisienne.J'habite, en fait, dans l'appartement d'un cousin.Paris, c'est le boulot et les magasins.Je ne suis pas très night clubs.Pour faire le vide, me ressourcer, je dois retourner à Vichy (à trois heures de la capitale, en train), auprès de ma petite soeur de 14 ans et de ma mère.» Nolwenn Leroy, qui a été élevée par sa mère et ses grands-parents, dit ne pas ressentir concrètement les effets de sa notoriété soudaine.« Mon style de vie est resté le même, car rien ne m'appartient.Je n'ai ni maison ni voiture ni téléviseur.À part un cheval, je n'ai rien acheté.Je n'arrive pas à me dire que j'ai de l'argent.Je réfléchis beaucoup avant d'agir, peut-être parce que je sais ce que c'est de ne pas en avoir.» J'ai hâte de voir ce qu'on va penser de ma voix.Je veux qu'on dise : Franchement, pour une Française, elle chante très bien ! Elle aurait pu être québécoise ! » Une rubrique plus suivie que la série américaine Wonderfalls.Avis à Fox ! \u2014 L'équipe des Arts + Spectacles HÉROS ET ZÉRO > LE HÉROS: LES COWBOYS FRINGANTS Pour avoir rempli, sans pub ni chanson à la radio, l'Élysée- Montmartre (une salle parisienne de Pigalle).Le quintette fringant a fait chanter à pleins poumons 1400spectateurs, dont une très grande majorité de jeunes Français.Imaginez-les connaissant par coeur toutes les paroles de Toune d'automne, chantant au complet Québécois de souche, portant à bout de bras le chanteur Karl Tremblay qui s'est lancé dans la foule à la fin, particulièrement réussie, de Léopold.«Spectaculaire», s'est écrié Karl à la fin du spectacle pour remercier la salle.Et spectaculaires, nos Cowboys ! > LES ZÉROS: LES BACKSTREET BOYS Il faut savoir se retirer dignement après avoir vendu des millions d'albums (de 1977 à 2001) et fait fondre en larmes tout ce que la planète comptait, à l'époque, de pré-adolescentes.Les quotidiens annonçaient cette semaine que le quintette de la Floride retournait en studio et qu'il comptait offrir aux fans qu'il leur reste un autre albumcet été.La preuve que les projets en solo n'ont pas fonctionné ?Pourquoi ne pas leur envoyer la Musicographie de New Kids on the Block pour les décourager ?ENTRACTE ILS, ELLES ONT DIT.«Dans un an, plus personne ne va nous reconnaître.Mathieu comme les autres !» \u2014 MARIE-LAURENCE, ex-lofteuse, au lancement de l'albumde Mathieu Gaudet, interviewée par Bande à part (Première Chaîne de Radio- Canada) au sujet de la célébrité.«Louis, tu seras ici l'an prochain à TVA.''Check'' ton contrat! Il y a de petites lignes.» \u2014 FRANÇOIS MORENCY, qui a récemment appris qu'il n'animera plus l'émission de fin de soirée de TVA, après seulement un an en ondes, lors d'une conversation à Merci, bonsoir !, avec Louis Morissette.«À 9,99$, que je ne vous vois pas le télécharger !» \u2014 NADIA BILODEAU, DJ d'Énergie 94,3, au sujet de l'arrivée de l'album de The Rasmus en magasin.«Ils comptent débuter dès qu'ils sauront ce que veut dire le mot réalité.» \u2014 TINA FEY, à Saturday Night Live (NBC), au sujet du projet d'émission de téléréalité de Whitney Houston et Bobby Brown.«Une telle émission existe déjà.Elle s'appelle Cops !» \u2014L'animateur JON STEWART de rajouter à son émission The Daily Show DANS LA PEAUDE.Hélène (Geneviève Brouillette), dans Rumeurs (Radio-Canada), pompette et triste après une chicane avec son chum : «On dira ce qu'on voudra, mais, nous autres, les filles, on est cohérentes.Je l'aime.Je veux être avec.Il me fait de la peine.Je veux mettre le feu à son chalet.» SÉPARÉESÀ LA NAISSANCE Une carrière américaine pour (la déjà très occupée) Sylvie Moreau ?Pas du tout ou pas encore\u2026 C'est Rebecca Romijn Stamos, sosie (sur photo) de la comédienne québécoise, en vedette dans The Punisher.En salle le 16 avril.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © PHOTO AP PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © LA RELATIONNISTE EST EMBALLÉE Décidément, TQS nous propose une programmation pleine de rebondissements ! Dans un communiqué coiffé du titre «Émissions à ne pas manquer», on annonce la diffusion de Roue de fortune, animée par Yves Corbeil.Résumé obligatoire de l'émission du 7 avril qui dure trois minutes ?«Un concurrent de Drummondville fait tourner la roue».C'était peut-être votre voisin ! Sylvie Moreau Rebecca Romijn Stamos François Morency Karl Tremblay ARTS ET SPECTACLES CHARBONNEAU ET LE CHEF Affrontement théâtral ÈVE DUMAS C'est pour présenter la pièce Charbonneau et le Chef, créée au Grand Théâtre de Québec (l'actuel Trident) en 1971, que Jean Duceppe fondait sa compagnie à Montréal, en 1973.En comptant la production de 1985-1986, on estime que 264 200 spectateurs ont vu la pièce.La Compagnie Jean Duceppe fera augmenter ce nombre au cours des prochaines semaines.Pour Michel Dumont, qui incarnera son deuxième Mgr Charbonneau, cette fois-ci en face-à-face avec Marcel Sabourin et non avec Jean Duceppe, le temps était venu de proposer une troisième production de la pièce.« C'est une pièce immense sur la justice sociale, une confrontation incroyable entre deux personnages historiques du Québec.Il y a très peu de gens aujourd'hui qui savent de quoi ça parle.Ce n'est pas une pièce historique évidemment, bien qu'il y ait une portion d'histoire, mais une allégorie.Et puis, je voulais qu'elle soit montée différemment, donc sans le réalisme de l'époque.Maher la voyait comme une sorte d'oratorio avec des choeurs, des duos, des monologues, des trios et ça me plaisait.» Charbonneau et le Chef nous fait reculer à 1949 et nous transporte à Asbestos, pendant la grève des travailleurs de l'amiante qui dura 140 jours.Le violent conflit de travail, qui donna lieu à une répression sans précédent dans le milieu syndical québécois, finit par opposer directement Maurice Duplessis, alors surnommé « le Chef» et Mgr Joseph Charbonneau, archevêque de Montréal.Ce dernier avait pris le parti des travailleurs.« Le théâtre, c'est d'abord et avant tout un affrontement, croit Michel Dumont.Les personnages que nous jouons dans cette pièce sont des monolithes.Ni l'un ni l'autre ne va plier.Duplessis devra trouver un moyen de se débarrasser de Charbonneau et il le trouvera.» En effet, la grève terminée, le Chef délégua à Rome des émissaires, dont Mgr Courchesne, évêque de Rimouski, chargés de porter des accusations contre les agissements de l'archevêque.En janvier 1950, Mgr Charbonneau reçut l'ordre de démissionner.L'époque que raconte la pièce, Marcel Sabourin l'a connue.« Dans la production, il y a plein de jeunes comédiens et de moins jeunes qui n'ont pas connu ça.C'était la fin de la collusion infâme entre l'Église et l'État.Le verre était plein, le chaudron commençait à bouillir.C'est parce que la Révolution tranquille a soulevé le couvercle que ça n'a pas pété.Mais avant, sur le plan de la pensée, c'était épouvantable tout ça.C'était une chape de plomb sur le Québec.Un peu comme si tu sortais de sous les talibans.En même temps, ce n'était pas les talibans, parce qu'il y avait quand même des professeurs qui étaient très larges d'esprit.Mais il fallait que ça cesse.» « Dans la pièce, on montre surtout cet aspect-là de Duplessis, poursuit le comédien.Il se sert de cette collusion avec l'Église pour régner sur toute la province.Il est le chef, il est le roi, le maître après Dieu, presque.Et tout à coup, il y a un frein et ce frein-là, c'est Charbonneau.Duplessis va quand même gagner dans la pièce, mais ce n'est pas lui qui va gagner avec le temps, parce que la Révolution tranquille arrive.» On devine à la passion qu'il y met que Marcel Sabourin est comme un poisson dans l'eau dans cette grosse production à laquelle participent pas moins de 27 comédiens.« Il y a un troisième personnage dans cette pièce- là qui est aussi important que les deux autres, et c'est la masse.Elle est très impressionnante.Les spectateurs vont en recevoir le choc, l'impact.» Marcel Sabourin a toujours ménagé ses présences sur scène.S'il a accepté l'invitation, cette fois-ci, c'était qu'il y avait une réunion de conditions gagnantes.« Le premier argument, c'est le côté un peu mythique de la pièce.Non, en fait, le premier argument, c'était que Claude Maher m'a appelé, parce que c'est un ami.Ensuite, il y avait Duplessis.Ayant joué dans une série de Denys Arcand sur Duplessis (à Radio-Canada, en 1978), je m'étais posé beaucoup de questions sur l'homme.Et puis, j'avais vu Jean Lapointe le jouer dans l'émission.La connaissance que j'avais de Duplessis était infiniment supérieure à la connaissance que j'avais de la pièce.Mais c'est le personnage que je dois jouer et non M.Duplessis.Ce n'est pas une biographie, c'est Duplessis dans ce rôle qu'il a joué dans un moment très particulier de sa vie, qui est la grève d'Asbestos.On voit son intelligence, son humour, sa ruse, et j'espère montrer aussi une certaine conviction.Quant à l'humanité du personnage et à son paradoxe, je dois dire que dans la pièce, ce n'est pas beaucoup montré.Il a plutôt un côté yâble en personne.» Michel Dumont se glisse à nouveau dans la soutane de Charbonneau.« Le Charbonneau que je joue aujourd'hui est un peu moins raide.En 1985, je l'avais joué superbement monolithique, infranchissable.Aujourd'hui, je l'arme d'un peu plus de doute.Avec Claude Maher, on l'a travaillé pour qu'il y ait des moments où il est plus désarticulé.C'est toujours un personnage qui est sûr de lui tout le long, mais à travers ça, il y a eu des doutes et des presque faiblesses, ou en tout cas, des tendretés.L'auteur de Charbonneau et le Chef, l'Ontarien John Thomas Mc Donough, fut lui-même un personnage plus grand que nature.Il pourrait à lui seul remplir une page de ce journal, sinon une page d'histoire.Né à Ottawa en 1924, il fut mineur, matelot, magicien, étudiant en histoire, en études françaises et en théologie, prêtre dominicain, professeur, auteur et mari d'une baronne allemande.En 1972, il rencontrait sa deuxième compagne, Janet Brazier, une employée d'IBMCanada.En faisant sa connaissance, il lui avait dit qu'il faisait luimême partie d'IBM : le International Brotherhood of Magicians! Sa vie bien remplie a pris fin le 21 avril 1996.« Lorsqu'on avait fait la tournée en 1973-1974, il nous avait accompagnés.Dans les cafés et les bars où on prenait un verre après les représentations, il nous faisait des tours de magie.C'était tout unmonsieur.» .CHARBONNEAU ET LE CHEF, de John Thomas Mc Donough, adaptation de Paul Hébert et Pierre Morency, est présentée au Théâtre Jean-Duceppe du 14 avril au 22 mai.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Plus de 264 000 personnes ont vu Charbonneau et le Chef depuis sa création en 1971.La Compagnie Jean Duceppe fera augmenter ce nombre au cours des prochaines semaines, avec les acteurs Michel Dumont et Marcel Sabourin dans les rôles principaux de cette troisième production de la pièce.3220667A Europe BACH - HAYDN - BRAHMS VERDI - BIZET - SIBELIUS Alain Trudel, chef invité Kaori Yamagami, violoncelle Alain Saint-Hilaire, narrateur L'OM et Les Grands Explorateurs vous invitent à visiter L' EN IMAGES SONORES Le lundi 19 avril à 19 h 30 Conférence pré-concert gratuite à 18 h 30.En tournée : Rivière-des-Prairies, le 15 avril Pierrefonds, le 16 avril L'Assomption, le 17 avril Outremont, le 22 avril Saint-Léonard, le 23 avril Conception : thomas / Illustration : Nina Berkson / Photographie : Marie-Reine Mattera 3218236A ARTS ET SPECTACLES BOULEVARD SAINT-LAURENT LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION lcousine@lapresse.ca Rien n'est plus délicieux, pour une Montréalaise de souche comme moi, que de remonter le boulevard Saint-Laurent à partir de Sherbrooke, là où il est vraiment le plus vivant.Je suis donc allée au visionnement du documentaire Boulevard Saint-Laurent, qui prend l'affiche de Radio-Canada mercredi à 19 h, avec un plaisir anticipé.Qu'allais-je y découvrir de nouveau ?Pas assez de choses, du moins dans les trois épisodes montrés aux journalistes.Il y en aura six.Au moins, j'aurai revu de son vivant la quincaillerie de Louis Pecker, où j'ai souvent tassé la poussière à la recherche de trésors.C'était à gauche, juste passé l'avenue des Pins.Les cinéastes ont eu le temps de la voir vivre sa lente agonie et de faire jaser M.Pecker, toujours vert à 78 ans et qu'on voit courir après ses balles de golf au parc Jeanne-Mance.La quincaillerie est fermée aujourd'hui et M.Pecker est mort quelques jours après avoir visionné le documentaire.Le réalisateur Stéphane Thibault pense qu'il est mort d'avoir pris sa retraite.M.Pecker, c'était un des derniers représentants de ces marchands juifs d'Europe de l'Est qui ont tenu boutique dans cette rue mythique.Et même si Saint-Laurent est de plus en plus branchée et jet set, il reste encore de ces magasins à l'allure de capharnaüm.C'est sur Saint-Laurent que Maman Steinberg a ouvert une épicerie devenue notre première grande chaîne alimentaire avant de disparaître.C'est toujours la rue des grandes espérances.oilà que l'action nous transporte au coin de Saint-Zotique, aux portes de la Petite Italie.L'église Saint-Jean-de-la-Croix se transforme en condos.La démolition produit de grosses lézardes entre les pierres à l'apparence si solide.On voit une scène où le démolisseur, qui a peur de l'écroulement, se plaint de n'avoir jamais vu le permis de démolition signé.Question : les condos tiendront- ils le coup ?Si le promoteur immobilier n'est pas très convaincant, soeur Madeleine Gagnon qui règne sur l'ancien presbytère à côté des condos, est une femme d'autorité qui réussira, dans une scène mémorable, à se faire donner des ustensiles de cuisine par M.Pecker, qui se demande quand sa « cliente » va s'arrêter.Autre citoyen intéressant : l'Africain Tidiane Soumah, producteur de spectacles pour Nuits d'Afrique, qui passe beaucoup de temps à magasiner pour sa nombreuse famille là-bas.Via ses achats, on découvre tous les gens qui comptent sur lui.De là-bas, Tidiane est un riche.Les autres personnages m'ont semblé moins intéressants.Le sans-abri, les deux filles qui rêvent d'être des artistes, le restaurateur qui rêve d'enregistrer un disque.Il faut dire qu'on ne les a pas beaucoup vus.Ont-ils des choses à dire ?Le boulevard Saint-Laurent est objectivement laid.Un ramassis de devantures sans unité \u2014 il fallait entendre les hauts cris quand Pharmaprix s'est installée : les puristes râlaient que l'architecture ne concordait pas avec le reste ! Alors que sur Saint-Laurent, tout est différent\u2014 mais quel plaisir il procure aux passants.Plaisir qui est malheureusement plutôt absent du documentaire.Manque de magie.Cet été, Radio-Canada rediffusera l'excellente série sur le Marché Jean-Talon, où le choix des personnages était tellement plus révélateur et intéressant.Et le marché, capté avant sa rénovation qui fait peur, était vibrant.Pour illustrer la dualité culturelle de la Main, les auteurs ont choisi deux narrations.La voix nasillarde de la dame anglaise est agaçante.Plus ou moins le printemps à Radio-Canada lundi Officiellement, la saison change lundi à Radio-Canada où Virginie et les téléromans habituels auront laissé la place aux découvertes de l'été.Et aux reprises.Le problème reste le hockey, qui déjà rend vos télé-horaires hebdomadaires dépassés.Dimanche et mardi, nous jouons contre Boston.Le documentaire promis mercredi dernier sur le tournage de Monica La Mitraille sera en ondes lundi soir.Les reprises de La Vie la vie qui devaient démarrer mardi sont remises.Toutefois, le nouveau jeu On ne ment que deux fois animé par André Robitaille démarrera lundi à 17 h.Dorénavant, le bulletin d'information Aujourd'hui ne durera qu'une heure et commencera à 17 h 30.Bonne décision qui devrait continuer en septembre.C'est aussi lundi matin à 9 h que Francine Ruel revient avec son talk-show Le Printemps, c'est tentant, qui sera suivi en juin de L'Été, c'est péché.Deux nouveautés prometteuses : Disparition de Steven Spielberg qui sera à l'affiche le jeudi soir.Une histoire en dix épisodes, ce qui est toujours inquiétant durant les séries éliminatoires.Une patronne de Radio-Canada nous a affirmé que la série ne serait pas entrecoupée ni remise par des matches de hockey.Tout le monde se rappelle le gâchis de la série À la Maison-Blanche qui a été tellement reportée souvent qu'elle a fini ses jours à 23 h 30 le samedi.Autre titre à mettre dans votre agenda : deux nouveaux épisodes de Suspect no 1 qui seront à l'affiche les mardis 3 et 10 août à 19 h.Les patrons trouvent que l'inspecteure Jane Tennison devrait prendre sa retraite anticipée.Touchez pas à mon idole ! Dans le cadre des Beaux Dimanches, une minisérie très attendue, Il Duce Canadese, sur les Italiens emprisonnés au camp de Petawawa durant la Deuxième Guerre mondiale.On y retrouvera notamment Dino Tavarone.Et aussi la superproduction Napoléon, qui fut uniquement diffusée à Super Ecran ici.Hélas, trop de guerres dans cette oeuvre qui finit par être soporifique.Pas assez de magie PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA Le premier épisode du documentaire Boulevard Saint-Laurent sera diffusé mercredi à 19 h à Radio-Canada.On voit ici le quincaillier Louis Pecker, qui fut de son vivant l'un des figures les plus marquantes de la célèbre artère.en accord avec présente Jorane EN SUPPLÉMENTAIRE AU MÉTROPOLIS SAMEDI 17 AVRIL BILLETS 18$ (+txs et serv.) EN VENTE CHEZ TICKETPRO (514) 908-9090 ET AU SPECTRUM (514) 861-5851 « un spectacle musclé, étonnant, flirtant avec le funk, le métal et même.le disco.(.) On ne parle plus de promesses, mais bien de confirmation.» P.GAUTHIER, JOURNAL DE MONTRÉAL « par moments, le spectacle était d'une si grande maîtrise dans l'exécution (sacrés musiciens que les siens) (.), d'une si grande intensité dans l'approche que j'étais comme tout le monde : admiratif et passablement subjugué » SYLVAIN CORMIER, LE DEVOIR DERNIER CONCERT À MONTRÉAL EN 2004 3219693A Studio-théâtre de la Place des Arts Billets en vente à la PDA : 514 842-2112 Et Réseau Admission : 514 790-1245 29 janvier, 5 et 12 février, 20 h présente Les Week-ends de la Chanson SUPPLÉMENTAIRE 22 AVRIL Complet 16 et 17 avril PRÉSENTÉE PAR LA FAUSSE SUIVANTEDE MARIVAUX MISE EN SCÈNE DE CLAUDE POISSANT LE PROCÈSDE FRANZ KAFKA ADAPTATION THÉÂTRALE DE SERGE LAMOTHE D'APRÈS LA TRADUCTION DE AXEL NESME MISE EN SCÈNE DE FRANÇOIS GIRARD LA SAVETIÈRE PRODIGIEUSEDE FEDERICO GARCÍA LORCA TRADUCTION DE ANDRÉ BELAMICH MISE EN SCÈNE DE MARTINE BEAULNE EN COLLABORATION AVEC LE THÉÂTRE DE L'OEIL LA TEMPÊTEDE WILLIAM SHAKESPEARE TRADUCTION ET ADAPTATION DE NORMAND CHAURETTE UN SPECTACLE CONÇU PAR MICHEL LEMIEUX, VICTOR PILON ET DENISE GUILBAULT EN COPRODUCTION AVEC 4D ART UNE ADORATIONDE NANCY HUSTON ADAPTATION THÉÂTRALE ET MISE EN SCÈNE DE LORRAINE PINTAL LES TROIS SOEURSDE ANTON TCHEKHOV TRADUCTION DE ANNE-CATHERINE LEBEAU EN COLLABORATION AVEC AMÉLIE BRAULT MISE EN SCÈNE DE WAJDI MOUAWAD PRODUCTION DU THÉÂTRE DU TRIDENT POUR EN SAVOIR DAVA NTAGE, VEUILLEZ CONSULTER NOTRE MAGAZINE D'ABONNEMENT OU VISITER NOTRE SITE WWW.TNM.QC.CA 3220758A . ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE Foisonnante fresque ÈVE DUMAS Après quelques minutes du Peintre des madones, la paternité de la pièce ne fait aucun doute.Michel Marc Bouchard revient sur notre passé et sur les thèmes qui traversent une bonne partie de son oeuvre : amour, sexe, art, histoire, religion.Le Québec y est dans toute sa grande noirceur et dans sa quête incessante de lumière.On met du temps à savoir où s'en va cette foisonnante fresque au titre pompeux (avec sous-titre, cela donne : Le Peintre des madones ou la naissance d'un tableau) et en définitive, il faut se résigner à ne pas être fixé sur un seul propos.Michel Marc Bouchard y marie entre autres chronique de village, histoire(s) d'amour, drame religieux et réflexion sur la création artistique.Mais à bien y penser, et à la lumière de ses oeuvres antérieures, cet arrimage d'arguments narratifs est une des marques de l'auteur des Feluettes, ou la répétition d'un drame romantique.On s'y abandonne ou pas.Pour néanmoins fournir quelques repères, résumons un peu.Le Peintre des madones raconte essentiellement la recherche d'absolu de trois hommes : un jeune prêtre (Renaud Paradis), un médecin de campagne (Germain Houde) et un peintre italien (Giorgio Lupano).Le premier traque l'extase dans la religion, le deuxième dans la science et le troisième dans l'art.À chacun sa manière.Souhaitant tenir l'épidémie d'influenza à distance \u2014nous sommes en 1918 \u2014, le prêtre a commandé un triptyque dépeignant la vierge Marie en ascension.Dans le village quasi moyenâgeux du Lac-Saint- Jean descend un jeune dieu dont l'égoïsme intrinsèque n'en fait pas moins un révélateur pour les autres personnages.« Et se révélera tout un chacun comme il se doit d'être révélé », déclare l'ange annonciateur (Olivier Morin) à l'arrivée du peintre.Et puis il y a les « madones », qui défileront devant le bel Alessandro dans l'espoir d'être immortalisées.Il n'en choisira qu'une seule et à la surprise générale, ce sera Marie des Morts (Annie Charland), sorte de sorcière du village qu'il fera momentanément passer de l'obscurité à la clarté.Les trois autres, Marie-Paule l'enjôleuse (Éveline Gélinas), Marie-Anne la naïve (Evelyne Rompré) et Marie-Louise la liseuse de draps (Caroline Lavigne) devront trouver l'extase ailleurs.La première se réfugiera dans l'amour charnel, la seconde dans l'amour aveugle et la troisième dans les draps, qui bientôt cesseront de livrer leurs secrets d'alcôve pour envelopper les cadavres.Si on peut se demander à quoi bon nous ramener une énième fois sur le lourd passé religieux du Québec, on ne peut nier la grâce de l'écriture de Michel Marc Bouchard, tout en élévation de sentiments et d'idées.Le texte aurait cependant bénéficié d'un plus grand dépouillement dans la mise en scène.Celle de Serge Denoncourt, qui avait pourtant recréé des Feluettes sobres et modernes la saison dernière, tend aussi vers la beauté, mais une beauté excessivement ancienne et sentimentale.Le jeu des comédiens souffre un peu du même manque de simplicité et de naturel.Mais l'élément le plus perturbateur de cette production est peut-être la musique racoleuse qui raccroche sans cesse le mélo au dramatique.La principale réussite visuelle du spectacle revient à Martin Labrecque, dont les éclairages inspirés créent de saisissants tableaux vivants et des zones d'intimité dans le vaste décor de Guillaume Lord.Le scénographe a conçu un espace rustique et en hauteur qui évoque autant la grange que la cathédrale.Le paradoxe matér ial i té/ spiritualité si présent dans l'oeuvre de Michel Marc Bouchard s'y trouve bien servi.LE PEINTRE DES MADONES OU LA NAISSANCE D'UN TABLEAU de Michel Marc Bouchard.Mise en scène : Serge Denoncourt, assisté par Geneviève Lagacé.Avec : Annie Charland, Éveline Gélinas, Germain Houde, Caroline Lavigne, Giorgio Lupano, Olivier Morin, Renaud Paradis et Evelyne Rompré.Scénographie : Guillaume Lord.Costumes : Ginette Noiseux.Lumières Martin Labrecque.Musique : Stéfane Richard.Accessoires : Normand Blais.Maquillages : Jacques-Lee Pelletier.Àl'affiche d'Espace Go jusqu'au 1er mai.PHOTO FOURNIE PAR YVES RENAUD Le Peintre des madones, de Michel Marc Bouchard, raconte essentiellement la recherche d'absolu de trois hommes : un jeune prêtre, un médecin de campagne et un peintre italien.On aperçoit ici les comédiens Renaud Paradis et Évelyne Rompré.3219295A )0 ?3858738; ?38587 78 % /0 7038\"7%37# $2-50607=\" 50< 8+2-9; , COMPLET en coproduction avec Le Kit Kat Klub : Émily Bégin, Richard Belhumeur, Jean Luke Côté, Chantal Dauphinais, Joël Legendre, Nathalie-Ève Roy et Christian Vézina 3211760A Les horaires complets des arts et spectacles sont désormais publiés le jeudi dans notre nouveau cahier LP[ ] ARTS ET SPECTACLES DISQUES Exceptionnel / Excellent FFFF / Bon FFF / Passable FF /Aeviter Un pour Toots et Toots pour un! Oh boy, ca y est, le printemps est arrive ! Grace a Frederick Toots Hibbert, grande figure du reggae.Avec son groupe, The Maytals, Toots fut d'ailleurs le premier a employer le terme sur son succes Do The Reggay (1968), cruellement absent de cet album-hommage autrement presque impeccable.Et hautement contagieux, prenez garde.La plupart des melomanes connaissent les Maytals grace au succes crossover de la bande originale du film The Harder They Come, delicieuse collection de chansons qui comprend les succes des Maytals Sweet and Dandy et la furieuse Pressure Drop.La carriere de Toots debuta dans les annees 60, en pleine epoque ska, chez Coxone et son Studio One, qu'il quitta pour aller rejoindre Leslie Kong, son producteur fetiche, moins chiche que l'autre.Emprisonne pendant deux ans pour possession de ganja, Toots a totalement loupe l'epoque rocksteady.Quel dommage: aujourd'hui age de 59 ans et toujours en voix, le bonhomme a du soul a revendre .il aurait fait des dommages dans les soirees de danse aux cotes de Ken Boothe et Alton Ellis! De plus, Hibbert est un compositeur doue dont les nombreux classiques .ici reenregistres avec des amis et des admirateurs .ont su traverser le temps.Ainsi, ce True Love est irresistible, du pur plaisir ensoleille et fidele au genre.Car notre plus grande crainte etait de voir l'essence du groove reggae diluee dans la pop, histoire de rendre le produit plus digestible aux oreilles de la masse.A quelques exceptions pres, l'album est rigoureusement roots.Avec des membres originaux des Maytals dans le groupe, auquel s'ajoutent notamment Sly Dunbar a la batterie et Earl Chinna Smith a la guitare, ca ne pouvait deraper.L'espace nous manque pour decliner chacune des chansons de cet album.Limitons-nous a la liste des collaborateurs: Willie Nelson (un amateur notoire de ganja, ca cree des liens.) sur Still is Still Moving To Me (compo de Willie) et Bonnie Raitt sur True Love is Hard to Find : deux ravissantes collaborations.Ensuite, Pressure Drop avec Eric Clapton a la guitare et en accompagnement vocal.Ouf ! L'ecoute finie, on n'est pas decu.Encore plus stupefiante, cette version de Time Tough en duo avec le surfait Ryan Adams.Delicieusement sensible.On passe vite sur Bam Bam (avec Shaggy et Rahzel) car personne n'y echappera ; bientot, c'est dans toutes les radios qu'on l'entendra .surtout avec un refrain aussi accrocheur.Jeff Beck apparait sur 54-46 What's My Number (le numero de matricule du prisonnier Toots !) ; passons No Doubt pour savourer la version acidulee de l'excellente Sweet & Dandy avec l'ex-Phish Trey Anastasio, chez qui une grande partie de ce disque fut enregistree.Comptez aussi sur la presence de Bootsy Collins & The Roots sur la geniale Funky Kingston, de Ken Mr.Rocksteady Boothe et Marcia Griffith (des I-Threes, entre autres) sur Reggae Got Soul, de Terry Hall (ex-Specials), des Skatalites et U-Roy se refont Never Grow Old, de Bunny Wailer apparait sur Take a Trip, Ben Harper sur Love Gonna Walk Out On Me et Keith Richards sur Careless Ethiopians, tous merveilleux.Voila qui annonce deja l'ete ! Philippe Renaud Collaboration speciale FFFF Reggae Toots & The Maytals True Love V2 / BMG Rock Muse Absolution FFF East West / Warner Emule de Radiohead Aucun chanteur ne ressemble autant a Thom Yorke que Matthew Bellamy, meneur du power trio anglais Muse.Son intensite, son souffle, sa sensibilite, ses idees de grandeurs, tout le rapproche de l'eminence grise de Radiohead.Les ressemblances s'arretent la, Muse n'usant pas d'un arsenal aussi pousse que celui de son modele.Absolution prend des chemins beaucoup moins tortueux malgre sa tendance progressive.La pedale au fond dans l'emotion, une batterie assez directe, une basse nerveuse et une guitare bien plantee a l'avant-poste, Muse sait faire des chansons qui remuent.Curieusement, au fil des disques, on a le sentiment que ce groupe plafonne.Absolution ne fait rien pour changer cette perception.Ses qualites .dense, ambitieux, hyper-emotif .finissent presque par sonner comme des defauts tant les chansons ont du mal a respirer et c'est bien dommage.De passage au Spectrum le 18 avril, Muse prouvera peut-etre que, sur scene, il sait ajouter un peu de dynamisme a tout ca.Alexandre Vigneault House DJ Lafleche Bal en Blanc : White is Pure 3 FFF1.2 Aria / Select Trame sonore d'une nuit blanche Apres Luc Raymond et Misstress Barbara (Barbara Brown), c'est au tour de ce bon Lafleche d'eriger le CD officiel de l'un des plus gros partys de l'annee, le Bal en blanc.Exactement le genre de truc pour vous mettre en appetit durant vos preparatifs de sortie : du house hypnotisant pare d'une armure techno a vous tenir en haleine jusqu'a ce que vous fassiez votre entree dans le Palais des congres demain soir.L'album du 10e anniversaire s'ouvre d'ailleurs sur une composition de Lafleche et son collegue Sensei, Only Human (le biennomme Bal en Blanc Birthday Mix), chanson exclusivement mijotee pour l'occasion.S'enfilent les canons de Jon Carter, Robert Woens, Marco Lenzi, l'inepuisable Timo Maas (le titre Help Me avec Kelis remixe par Deep Dish, egalement de la partie demain) parmi lesquels s'infiltre un vieux succes de Francois K (Hypnodelic).Soyez sans crainte, amateurs du genre, Lafleche y fait un si bon travail que vous aurez envie de reecouter ce disque apres la tenue de l'evenement.Un bon souvenir.Philippe Renaud Collaboration speciale Alterno Blonde Redhead Misery IsA Butterfly FFFF 4AD / Select Nouveau label, memes ambitions On entre dans le monde de Blonde Redhead comme on entre en territoire inconnu.On y entend des claviers qui font des droles de bruits, des machines aux sonorites impossibles a decrire, des guitares qui se pointent quand ca leur chante, des voix qui planent et qui s'entremelent en douceur.Devant un tel amalgame de couleurs, impossible de savoir ou on est.Et pourtant, tout cela est terriblement beau.Et tout cela est terriblement Blonde Redhead, ce trio newyorkais parfois dur a suivre, dont deux des membres ont deja habite Montreal.Misery Is A Butterfly est leur premier compact sur le respecte label alterno 4AD, mais les ambitions restent les memes : faire a sa tete, ne pas suivre les modes et, pourquoi pas, partir a la conquete d'un autre monde.On les a compares a Bjork (ce gout marque pour la folie des instruments a cordes, sans doute), on a trace des paralleles avec le Felt Mountain de Goldfrapp aussi.On peut bien faire tout ca, mais au bout du compte, un fait demeure : des Blonde Redhead, il n'y en a pas des dizaines.Un must ?Sans l'ombre d'un doute.Richard Labbe Pop The Rasmus Dead Letters FFF Universal Rock d'arena finlandais Ce n'est pas tous les jours qu'on tombe sur un groupe finlandais.Vue d'ici, la Scandinavie semble ecartelee entre la pop bonbon de Suede et le metal de Norvege.D'une certaine facon, The Rasmus, tres populaire en Finlande parait-il, fait le pont entre ces deux poles.Clairement inspire par le rock d'arena d'il y a 15 ou 20 ans (du genre Bryan Adams et Def Leppard), le groupe met toute la gomme dans des refrains federateurs et des melodies entetees.En parallele, il puise dans les couleurs sombres du rock gothique et donne parfois l'impression de s'etre shoote a Nine Inch Nails pendant un temps.Un peu comme Evanescence, The Rasmus donne l'impression d'un groupe formate, bien que Dead Letters sonne un peu plus cru que la majorite des productions rock americaines du moment.Avec l'aide de quelques bon clips, ce groupe somme toute aussi accrocheur que racoleur devrait finir par se faire une place sur le marche nord-americain.pour un temps.Alexandre Vigneault Pop Yves Marchand Belvedere FFF Audiogram/ Select Chanson cocon Des annees apres Marc Dery, voici qu'un autre ex-Zebulon tente une carriere solo.Une fois qu'on a ecoute Belvedere, du clavieriste Yves Marchand, on constate que, des annees apres la separation de leur ancien groupe, les deux createurs fouinent encore dans le meme coin de la pop.En plus de posseder un timbre tres proche de celui de Dery, Yves Marchand adopte un ton intimiste pas tres loin de son ancien collaborateur.Les differences sont plus evidentes au plan musical.Bien qu'il aime planer lui aussi (pensons a la chanson Belvedere), le clavieriste privilegie une approche plus folk bluesy qu'electro-jazz-pop-folkambiante.Sa dizaine de chansons ressemble a une suite de berceuses meditatives.Yves Marchand est artisan habile, mais son erreur a ete de rester dans le moule de la chanson cocon.De son Belvedere, il contemple son monde interieur sans jamais ouvrir la porte assez grande pour qu'on ait envie de s'y glisser.Son album sonne tres bien, mais il ne resonne pas.Alexandre Vigneault Pop Lorie Attitudes FF1.2 Guy Cloutier / Outsider/Select Pop-prince charmant Apres l'ecoute du nouvel album de Lorie, on ne peut qu'avoir envie de faire le bien autour de nous ! Avec des titres comme La Positive Attitude (anglicisme quand tu nous tiens !) et Ma bonne etoile, comment faire autrement?On comprend pourquoi sa pop sucree emballe les fillettes.Avec sa voix claire et perchee, la jeune Francaise met des mots sur les histoires de prince charmant des toutes petites.Facile de rever au joli garcon un tantinet rebelle en ecoutant la douzaine de titres de son troisieme album en trois ans.Des que nos regards se sont croises / Je me suis sentie electrisee, foudroyee, chante Lorie sur Ensorcelee.L'album s'adressant aux tres jeunes, Lori et son collegue Johnny Williams ont opte pour des textes ultra simples dans lesquels la rime est reine.Au detriment d'arrangements musicaux de qualite.Plates et edulcores, ils font penser a la pop des annees 80 avec surdose de synthetiseurs.Au moins, Lorie reste fidele a ceux qui l'ont rendue populaire, contrairement a une certaine Britney Spears, a qui on l'a comparee a ses debuts.L'idole francaise ne cherche pas (encore) a attirer les plus grands avec des vetements moules et des themes 18 ans et plus dans ses chansons.Ses jeunes fans vont encore beaucoup s'amuser devant le miroir de leur chambre.Isabelle Masse Jazz Bill Charlap Trio Somewhere FFFF Blue Note / EMI L'art du trio au service de Leonard Bernstein La musique de feu Leonard Bernstein est intimement liee a l'histoire musicale de New York, ou a grandi Bill Charlap.Encore peu connu au nord de la frontiere americaine, cet excellent pianiste pratique l'art du trio.Encore un autre, ditesvous?Ne faites pas la moue, il s'agit d'un des meilleurs parmi les milliers evoluant sur la planete jazz.Charlap est loin d'etre une recrue, nous avons ici son quatrieme album en trio (les precedents sont Distant Star, All Through The Night, Written in the Stars), superbe occasion de jazzeifier l'oeuvre de Bernstein : emaillent ce tres beau disque des extraits de West Side Story (Cool, Jump, America, Somewhere), Wonderful Town (Lucky To Be Me, It's Love, A Quiet Girls, Ohio), On The Town (Lonely Town) , Candide (Glitter and be Gay), Fancy Free (Big Stuff) .Et puisque feu Bernstein fut l'un des plus grands createurs de New York, compositeur associe a la musique classique mais qui a saisi les fondements afro-americains de la musique populaire aux Etats-Unis, ce repertoire sied parfaitement a un trio jazz.Charlap, on en convient, n'est pas un reformateur, encore moins un revolutionnaire ; il faut neanmoins le considerer comme un excellent technicien double d'un improvisateur raffine.C'est que ce jazzman a su etablir la soudure ideale entre les membres de son trio .le contrebassiste Peter Washington et le batteur Kenny Washington.Alain Brunet Jazz Susie Arioli Band That's For Me FFF1.2 Justin Time Jazz pop et anthologique The Way You Look Tonight (Dorothy Fields/ Jerome Kern), On The Sentimental Side (Johnny Burke / James V.Monaco) ou Nuages (Django Reinhardt / Spencer Williams / Jacques Larue) sont autant de pieces imprimees dans l'imaginaire mondial de la pop culture.Creees au cours des annees 30, 40 et meme au debut des annees 50, ces standards et pieces originales (composees a la maniere d'une autre epoque) qui figurent sur That's For Me ont tous un lien direct avec le vieux jazz, alors que l'idiome etait essentiellement populaire, puisant entre autres dans le repertoire Broadway, le blues rural, le western (mais si, le Texas avait aussi ses declinaisons swing) ou la culture manouche d'Europe.Bien sur, le bebop est ne au debut des annees 40, mais cette forme plus exigeante resta marginale jusqu'au cours de la decennie suivante.Le jazz fut donc une expression populaire un demi-siecle durant, ce beau disque nous le rappelle.AMontreal, il se trouve peu de musiciens capables de faire revivre cette ere, le Susie Arioli Band est certes le plus competent a ce titre.Apres avoir lance deux disques qui tenaient davantage de l'exercice de style, en voici un troisieme vraiment maitrise.Ce repertoire n'y est certes pas transcende, on y ressent neanmoins une petite touche de singularite dans les inflexions du tandem Arioli/ Officer renforce du contrebassiste Shane Mac Kenzie, du saxophoniste Dany Roy, des guitaristes Colin Perry et Michael Jerome Brown.Alain Brunet Jazz Reunion Effendi Jazzlab FFFF Effendi La quintessence d'Effendi Cinq ans apres la fondation du label Effendi, les melomanes quebecois peuvent maintenant compter sur une discographie comparable a celles de plusieurs labels independants de niveau international.En voici une autre preuve : cet Effendi Jazzlab, dont le projet artistique se fonde sur une commande d'oeuvres, temoigne de cette grande qualite.Non seulement constate-t-on la virtuosite de ses interpretes et improvisateurs (Amirault, Bolduc, Lozano, Auguste, Alarie, Grant, Doyle, Cote), mais encore se delecte- t-on des compositions ici suggerees : Mr Coleman, une piece de Remi Bolduc inspiree de Steve Coleman avec qui il a etudie (mais dont il n'imite pas l'ecriture) ; Wayne Shorter une piece magnifique de Francois Bourassa ecrite dans l'esprit du maitre ; Mou, tres moderne et superbement composee par Francois Theberge ; la swinguante et non moins actuelle March Questions de Joel Miller ; l'anguleuse On The Bus de Thom Gossage ; la soyeuse Look Left de Christine Jensen ; la hardboppeuse Inner Searc h d'Alexandre Cote, l'evanescente Brouillard de Yves Leveille ; Era de Frank Lozano, non sans rappeler les ensembles de jazz moderne de la fin des annees 50.Alain Brunet Classique Oratorios italiens Matthew White FFFF Analekta Matthew White inspire Si l'affiche permet toutes les esperances, le constat s'avere a la hauteur a l'ecoute de ce programme plutot rare d'oratorios baroques italiens.Menees par le Tafelmusik, dir.Jeanne Lamon, et le contre-tenor montant Matthew White, les arias extraites des oratorios de Zelenka (Gesu al Calvario), Alessandro Scarlatti (Cain, ou Il primo omicidio) et Caldara (La Passione di Gesu Cristo Signor Nostro) montrent le chanteur tres inspire.Au contenu plus introspectif que tape-a-l'oeil, White n'y est pas moins virtuose, avec cette voix blanche et prenante dans A che riserbano.de Zelenka, precis dans les melismes des riches arias de Scarlatti, avec le souffle (Mascheratevi, o miei sdegni), ainsi que la tendresse (Miei genitori, addio).L'appui du Tafelmusik est solide, sans debordements, et la direction attentive du chef confere au tout une unite coherente.Le Concerto pour cordes de Vivaldi (RV 114) sert ici d'introduction pour les deux arias de Juditha Triumphans, seules pieces non sacrees du lot.En prime, un second disque- compilation des Must chez Analekta ou Matthew White chante l'aria Ich habe genung de la cantate eponyme de J.-S.Bach, tire de Elegeia, un disque recemment prime a Cannes.Guy Marceau Collaboration speciale BILLETS RENSEIGNEMENTS : GEORGE BENSON PREMIERE PARTIE : RICHARD BONA 2 JUILLET, Salle Wilfrid-Pelletier, PdA, 20 h 30 PLEINS FEUX A LA BILLETTERIE CENTRALE Spectrum de Montreal : (514) 861-5851 318, rue Sainte-Catherine Ouest A LA PLACE DES ARTS www.pda.qc.ca / (514) 842-2112 www.t i c k e t p r o .c a ( 5 1 4 ) 9 0 8 - 9 0 9 0 134 . est fier de présenter Billets en vente à la billetterie du Centre Bell, sur Admission ou composez le 514.790.1245 / 1 800 361.4595.Commandez par internet sur www.geg.ca.NOIR&BLANC Mise en scène de Denis Bouchard GREGORYCHARLES SPECTACLE de l'année en 2003 ! METTEUR EN SCÈNE de l'année en 2003 ! NOUVELLES SUPPLÉMENTAIRES au Théâtre du Centre Bell 27, 28 ET 29 MAI BILLETS EN VENTE DÈS MAINTENANT ! 3220521A ARTS ET SPECTACLES NOUVELLES M.et Mme Nagano DU DISQUE figurent \u2014séparément\u2014 à la 71e saison de l'OSM Aimard et Ives Pierre-Laurent Aimard vient d'enregistrer chez Warner Classics la deuxième Sonate pour piano, dite Concord, de Charles Ives.L'oeuvre en quatre mouvements comporte une courte partie d'alto au 1er mouvement et une courte partie de flûte au 4e, toutes deux facultatives et généralement omises.L'enregistrement Warner les contient, jouées par l'altiste Tabea Zimmermann et le flûtiste Emmanuel Pahud.Disque complété par des mélodies chantées par Susan Graham, avec Aimard au piano.Goerne dans Winterreise Le baryton allemand Matthias Goerne figure sur un nouvel enregistrement du cycle Winterreise de Schubert, chez Decca, avec Alfred Brendel au piano.Il s'agit d'un live réalisé au Wigmore Hall de Londres « les 8 et 10 octobre », dit la pochette, sans précision d'année.Il faut aller sur Internet pour le savoir : 2003.Un simple oubli de Decca.Pour les deux partenaires, il s'agit d'un deuxième Winterreise au disque.Brendel l'avait enregistré avec Fischer- Dieskau en 1985, chez Philips, et Goerne l'avait enregistré avec Graham Johnson au piano en 1996, chez Hyperion.CLAUDE GINGRAS Dévoilée jeudi midi devant quelque 300 personnalités et témoins de l'activité musicale locale, la programmation de la 71e saison de l'Orchestre Symphonique de Montréal en offrira, comme on dit, pour tous les goûts.Le menu extrêmement varié englobe des raretés comme Éclairs sur l'Au-Delà, de Messiaen, et la quatrième Symphonie de sir Michael Tippett et des attractions comme un programme choral dirigé par Gregory Charles et un concert de Noël avec le baryton Gino Quilico (identifié simplement comme « singer» dans la version anglaise de l'attrayante brochure en couleurs).Bien que n'entreprenant qu'en 2006 son contrat de six saisons comme nouveau titulaire de l'OSM, Kent Nagano dirigera deux programmes la saison prochaine comme chef invité (et trois la saison suivante).Pour 2004-2005, on annonce, dirigés par le chef américain d'origine japonaise, âgé de 53 ans, la troisième Symphonie de Mahler et le Messiaen déjà mentionné, en mars et avril.Les saisons 2004-2005 et 2005-2006 présentent M.Nagano comme « conseiller musical ».Personne à l'OSM n'a pu nous dire en quoi consiste exactement ce titre ou s'il s'accompagne d'un salaire.On sait, en tout cas, que l'une des solistes de la saison prochaine sera la pianiste Mari Kodama.L'OSM évite de préciser que Mari Kodama est l'épouse de M.Nagano.Madame jouera le 2e Concerto de Beethoven, non pas avec son mari cependant mais avec Jacques Lacombe.La famille sera d'ailleurs à l'honneur la saison prochaine.Ainsi, Itzhak Perlman reviendra, comme chef d'orchestre et donc sans son violon, mais avec sa fille Navah au piano dans le 2e Concerto de Chopin.Venu à la conférence de presse d'hier au milieu de répétitions des Pêcheurs de perles, de Bizet, à Philadelphie, Jacques Lacombe dirigera 21 fois l'OSM la saison prochaine, où il sera « premier chef invité » pour la troisième année consécutive.On lui a confié, notamment, le spectaculaire Carmina Burana de Orff, la Spring Symphony de Britten, et la création de Denys Bouliane, Tetrapharmakos, avec piano, violon et violoncelle, où les solistes seront Louis Lortie, Chantal Juillet et Antonio Lysy.Total : 74 concerts Répartie cette fois encore en plusieurs séries de concerts doubles ou uniques, la saison comprendra en tout 74 concerts, tous donnés à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, sauf les concerts de Noël (y compris l'annuel Messie) donnés à la basilique Notre-Dame.Plusieurs programmes seront groupés autour d'un thème : festival de musique russe, festival de musique chorale.Chez les chefs invités, on retrouve deux anciens titulaires de l'OSM : Franz-Paul Decker pour Eine Alpensinfonie, de Richard Strauss, et Rafael Frühbeck de Burgos pour Le Sacre du printemps, de Stravinsky.De retour également: James Conlon pour Les Cloches, de Rachmaninov, et L'Exécution de Stenka Razine, de Chostakovitch, avec la basse Sergueï Murzaev (concert choral qui sera repris à Carnegie Hall), Michel Plasson pour la 9e Symphonie de Beethoven, Sylvain Cambreling pour la 6e Symphonie de Bruckner et Orion de Claude Vivier, David Zinman pour la 4e de Brahms, Emmanuel Villaume pour la 6e de Mahler, Jean-Claude Casadesus pour Schéhérazade de Rimsky- Korsakov et la Pastorale de Beethoven, Mark Wigglesworth pour le Tippett déjà mentionné, Andreï Boreyko pour le Poème de l'extase, de Scriabine.Un seul nom nouveau au pupitre : Philippe Jordan, le fils d'Armin Jordan, le réputé chef suisse.Chez les chefs d'ici, mentionnons Jean-François Rivest, Jean-Philippe Tremblay et Boris Brott, s'ajoutant à Rolf Bertsch, le « chef en résidence » de l'OSM, qui dirigera la 2e Symphonie de Rachmaninov, et au chef du Choeur OSM, Iwan Edwards, qui reprendra le Messie et fera un programme Vaughan Williams.Chez les solistes : la soprano Kiri Te Kanawa, qui chantera au concert-bénéfice du 21 septembre marquant l'ouverture de la saison, les pianistes Till Fellner dans le Concerto K.466 de Mozart, Nelson Freire dans le 1er Concerto de Chopin, Hélène Grimaud dans le Schumann, Peter Serkin dans deux Stravinsky, ainsi que les pianistes canadiens Marc-André Hamelin dans le 2e de Rachmaninov, Alain Lefèvre dans le Grieg, Angela Hewitt dans le 1er de Mendelssohn, ainsi qu'André Laplante et Janina Fialkowska qui, fait à signaler, se produiront à la main gauche seule, lui dans le Ravel, elle dans le plus rare Prokofiev no 4.En violon: Vadim Repin dans le Tchaïkovsky, Gil Shaham dans le Elgar, Cho- Liang Lin dans un Mozart, Yossif Ivanov, 1er prix du Concours international de Montréal l'an dernier, dans le 1er Concerto de Chostakovitch, et un nouveau venu, Nikolaj Znaider, dans le 2e de Prokofiev.Mentionnons enfin un concert pour le 75e anniversaire de Joseph Rouleau, qui sera interviewé en public avant le concert mettant en vedette la mezzo Grace Bumbry, et des programmes consacrés aux 25 ans de Starmania, au Nelligan de Gagnon et Tremblay, à Robert Charlebois et à François Dompierre.3216613A PHOTO ARCHIVES LA PRESSE © Kent Nagano w w w .o s m .c a COSSETTE Sylvain R É S E R V E Z : 51 4 8 4 2 99 5 1 16/17 avril P R É S E N T E l'Orchestre Symphonique de Montréal pop de l'OSM Les Week-ends présente FÉLIX «Interprète de l'année 2003» 3213580A Photo : Laurence Labat Théâtre LE CORONA 2490 rue Notre-Dame ouest, Montréal Billets (514) 931-2088 - Admission (514) 790-1245 ou au www.admission.com www.zone3.ca www.bachelorenligne.com avec Sylvie Léonard Une comédie de Louis Saia et Louise Roy avec la collaboration de Michel Rivard Scénographie Magalie Amyot Costumes Judy Jonker Musique Catherine Gadouas Accessoires Michèle Magnan Éclairages Etienne Boucher Assistant à la mise en scène Nicolas Rollin dans une mise en scène de Yves Desgagnés 3 e s é r ie de supplément a i r e s 2 9 e t 30 AV RIL 1 e r MAI 2004 B illets en v ent e A dmission (514) 7 9 0 -12 45 3218962A ARTS ET SPECTACLES STEREOLAB D'amitié et de politique PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Quelle belle attention du manager de Stereolab : « Hey, t'es francophone ! Attends, je vais te passer Laetitia.» Sur la route menant à Denver, il y a pas mal de friture sur la ligne du sans-fil, en plus du brouhaha ambiant.Ils sont six musiciens dans l'autobus et Tim Gane n'est pas très loin, écoutant Laetitia Sadier causer musique et politique, de la perte de Mary Hansen et de nouveau souffle, celui qui anime ces temps-ci la formation pop avant-gardiste chérie des mélomanes.On s'en doute, la gestation de Margerine Eclipse, le plus récent album de Stereolab, ne s'est pas faite dans l'allégresse.Aussi relevé soit l'album, enjoué même par moments, il s'agissait du premier enregistré sans Mary Hansen, victime d'un bête accident de la route en décembre 2002.« Cet événement nous a permis de changer, de nous transformer, dit la Française et désormais unique chanteuse du groupe, Laetitia Sadier.Il ne faut pas croupir dans le passé.Et nous avons deux nouveaux membres, d'excellents musiciens qui maîtrisent la basse, les claviers et le cor.» Quoi qu'on pense de l'oeuvre de Stereolab, ses musiciens n'aiment pas faire de surplace, bien qu'ils se dirigent sensiblement toujours dans la même direction musicale.Cette fois, c'est le destin qui leur a imposé ce grand bond en avant.« En quelque sorte oui, concède Laetitia.Même si Mary est toujours avec nous ; elle nous donne beaucoup d'énergie.C'est sûr que nous aurions pu prendre une pause, mais nous n'avons jamais songé à arrêter.» Même si Laetitia doit assumer seule le rôle de chanteuse, elle reconnaît toujours sur scène la présence de Mary « dans les cuivres, qui rappellent un peu le timbre de la voix humaine et sa chaleur.C'est un instrument de souffle, et le souffle, c'est la vie, non ?» Pour cette nouvelle tournée, les membres\u2014anciens et nouveaux \u2014 de Stereolab se sont vraiment creusé les méninges.« Oui, les répétitions étaient assez chiantes, révèle Laetitia avec un sourire.Les deux nouveaux membres savent vraiment, mais alors vraiment, jouer.Musicalement, ça fait progresser le groupe.Ils ont appris la musique, alors que nous, nous avons appris un peu par nous-mêmes.Ce qui nous fait jouer des choses plus complexes et plus fidèles à ce qu'on entend sur le disque.» Ce qui, connaissant Stereolab, n'est pas une mince affaire.Comme tout ce que le groupe a fait avant, Margerine Eclipse est un album dense en mélodies et textures.Ça a l'air tout simple comme ça lorsque ça sort des haut-parleurs, mais tricoter ça sur scène n'est pas si évident \u2014 en sont témoins les fans du groupe qui ont assisté à leurs derniers concerts montréalais.D'où l'intérêt de voir ce « nouveau » Stereolab live.Laetitia Sadier, qui prépare un deuxième album solo (sous le pseudonyme Monade), se charge toujours de composer les paroles des chansons du groupe.Allez-y voir et revenez nous dire si vous y comprenez quelque chose.Sibyllin, mais clairement aligné à gauche sur la bande sociale, ce qui fait incidemment dire à plusieurs comiques que Stereolab fait dans la pop socialiste.Bon.Alors, on en profite pour demander à Laetitia ses réactions face au retour de la gauche en France à la suite du dernier tour électoral qui a vu le peuple donner une claque à Chirac et Raffarin.Sur le sujet, la dame de la pop, amie de Brigitte Fontaine, est intarissable : « Je suis allée voter au premier tour et j'ai voté par procuration au second, vu que j'étais à l'extérieur du pays.Je suis très heureuse d'être allée voter et d'avoir le choix.Ce n'est pas tout le monde qui a cette chance.En Russie, c'est Poutine.et Poutine.Cela dit, c'est quand même difficile de voter parce qu'il y a de moins en moins de différence entre la gauche et la droite.À moins d'opter pour l'extrême gauche.» Y'a de quoi faire une chanson, là, non ?« Bien sûr.Ce sont des sujets importants.Et il faut s'impliquer.Je pense qu'il faut tendre à quelque chose de positif, d'humain ; c'est trop facile de se complaire dans ce qui est merdique.Il faut vivre le mieux possible.« C'est sûrement un peu romantique, mais pas naïf.C'est la pulsion de la vie.Je pense que l'Homme peut créer un environnement dans lequel il peut s'épanouir.Il ne tient qu'à nous de le développer, surtout dans cette atmosphère de peur qu'on entretient.Nous, on a envie de se battre pour quelque chose.» Pas de doute, Laetitia est fidèle à elle-même, en paroles comme en chansons.STEREOLAB se produit demain soir, 21 h, au Club Soda ; en première partie : Clearlake PHOTO FOURNIE PARWMI CANADA On s'en doute, la gestation de Margerine Eclipse, le plus récent album de Stereolab, ne s'est pas faite dans l'allégresse.Aussi relevé soit l'album, enjoué même par moments, il s'agissait du premier enregistré sans Mary Hansen, victime d'un bête accident de la route en décembre 2002.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 12h30 TTF CREEPSCHOOL Creepschool est une drôle d'école où rien ne se passe normalement, où les cauchemars deviennent réalité et donnent la chair de poule.Nouvelle série d'animation pleine de charme pour les jeunes de 8 à 12 ans.12h30 a JUSTICE Que faire quand on soupçonne notre voisin d'empoisonner notre eau et que ce voisin est un immense complexe militaire et industriel ?Les citoyens de la municipalité de Shannon veulent intenter un recours collectif contre les Forces armées canadiennes et SNCLavalin.16h a ADRÉNALINE Spectacle de patinage artistique sur des airs de Styx, Elvis Presley, Bruce Springsteen, Guns N'Roses et Evanescence avec Steven Cousins, Ekatarina Gordeeva, Lloyd Eisler et Alexsei Yagudin.21h S+ SEXE À NEW YORK Dans les deux épisodes en rafale ce soir : Steve et Miranda se marient et Samantha consulte un chirurgien pour des implants mammaires, mais elle apprend qu'elle a un cancer.21h00 K CINÉMA : NEW YORK EN AUTOMNE Un drame sentimental mettant en vedette Richard Gere et Winona Ryder.Un tombeur devient amoureux d'une jeune designer atteinte d'une maladie incurable.22h30 A CINÉMA : THÉRÈSE Un film dépouillé et remarquable du réalisateur Alain Cavalier sur la vie au Carmel de Lisieux de la jeune Thérèse Martin en route vers la sainteté.Pour le jeu de Catherine Mouchet.Le Téléjournal L'HOMME QUI MURMURAIT À L'OREILLE DES CHEVAUX (4) avec Robert Redford, Kristin Scott Thomas Le Téléjournal PASSAGE À L'ACTE (4) avec Daniel Auteuil, Patrick Timsit Le TVA 18 heures JÉSUS (5) avec Jeremy Sisto, Debra Messing Le TVA / Loteries LA ROUTE DU PARADIS (4) avec Gleen Close (22:58) Bob et Margaret Phylactère Cola Les Francs-tireurs / Dominique Bertrand Les Grands Documentaires / Secret de la mort des animaux Belle et Bum/ Michel Pagliaro, Steve Hill, Florent Vollant THÉRÈSE (2) avec Catherine Mouchet, Aurore Prieto Faut le voir pour le croire FRÉQUENCES (4) avec Dennis Quaid, Jim Caviezel NEWYORK EN AUTOMNE (5) avec Richard Gere, Winona Ryder LE JOURNAL.(7) (23:45) News The Habs.W-Five Sue Thomas: F.B.Eye A.K.A.ALBERTWALKER avec Alan Scarfe, John Gordon Sinclair CTV News News Reg.Contact Saturday Report Hockey Night.Hockey / Séries éliminatoires: Sénateurs - Maple Leafs LAST NIGHT (5) avec Don Mc Kellar, Sandra Oh ABC News Ebert &.Raceline Automotive.THE ROAD TO EL DORADO (4) Dessins animés America's Funniest Home Videos .Athlete Musicians.Golf (15:30) News Entertainment this Week THE WHOLE NINE YARDS (5) avec Matthew Perry, Bruce Willis The District News King of Queens News NBC News Stargate SG-1 MEN IN BLACK (4) avec Tommy Lee Jones, Will Smith Law& Order Saturday Night The Lawrence Welk Show As Time.Waiting.God Fawlty Towers .Served?Ballykissangel Austin City Limits THE UNSINKABLE MOLLY.BBC News The Editors .Headlines Mc Laughlin Monarch of the Glen .Company Yes, Minister Two Thousand Acres of Sky BBC News Gormenghast Who Killed Kathy Durst?City Confidential /Wellesley American Justice Cold Case Files City Confidential / Houston Crossing Jordan LA VIE EST UN LONG.(17:00) Moi et l'autre Chefs en.Viens voir les comédiens Thema: dans le secret des chefs SALÉ SUCRÉ (4) (23:05) Arts&Minds StarTV In Passione Domini Concert Madama Butterfly / Opéra Sex and the City Juste pour rire - Les Gags Galas Juste pour rire Galas Juste pour rire Excès de stars / Religions.Secrets intimes d'Hollywood Sexstar C'est mathématique Quartier latin Coup d'oeil.Introduction to Culture Capharnaüm Projet d'entreprise Étudiants.médias Howit's Made Frontiers of Construction Monster House Monster Garage / PT Cruiser American Chopper Guinness World Records.l'aventure Doc.européens Airport Gris .plongée .du monde .du monde 24 heures de la vie d'une ville Pilot Guides .des génies .(17:56) .(18:20) .(19:10) King Honey, I Shrunk the Kids GET SHORTY (4) avec John Travolta Dark THE PRESIDIO (5) (22:45) Time Life Seinfeld That '70s Show Seinfeld Cops America's most Wanted The West Wing Mad TV Golf (15:30) Inside Ent.Going.Island Vets Talking Drums Andromeda Outer Limits JR Digs Saturday Night Tournants de l'Histoire Soldats / Chirurgiens de guerre Face cachée / Lucie Aubrac JAG FRANÇOIS ET LE CHEMIN DU SOLEIL (2) avec Graham Faulkner Seapower to Seapower Masterminds The Sea Hunters PALE RIDER (4) avec Clint Eastwood, Sydney Penny Masterminds Trading Places English.The Call .Lives Obsessions Perfect Match Animal Blessings Sexual Secrets .Élégance Benezra Génération 80 / 1980 Musicographie / Led Zeppelin LED ZEPPELIN - THE SONG REMAINS THE SAME (5) Documentaire Box Office Bécosse.Pauvres Filles! Les Jeunes.Exposé / Britney Spears Les Osbourne Dollaraclip Concert Plus / MTVVideo Awards 2003 La Caravane From Egypt to Montreal Noir de monde Paysage.Bengla TV Parsvision Arigato The District Mizik E.T.BBC News Fashion File Disclosure World View Foreign.Saturday Report Mansbridge Rough Cuts / Hospital City >play La Semaine verte Le Journal RDI La Facture La Ruée vers le Nord - America Le Téléjournal Canadien.Enjeux / La Bisexualité Le Journal RDI .artistes Golf (15:00) Sports 30 Hockey / Séries éliminatoires: Sénateurs - Maple Leafs Sports 30 En forme.Aventure et Associés Doc La Loi & l'Ordre Sexe à New York En quête de preuves Témoins silencieux Footballers Wives SPENSER:A SAVAGE PLACE (5) avec Robert Urich, Avery Brooks Da Vinci's Inquest TRAILER PARK BOYS: THE MOVIE Tenacious D Sea Quest DSV UFOs under Investigation The Chronicle THE FACULTY (4) avec Elijah Wood, Jordana Brewster .(23:15) Hockeycentral Sportsnetnews Baseball / Blue Jays - Red Sox Sportsnetnews 2004 NASCAR / Pepsi 400 Au max Volt Panorama Jardins Dans la nature avec Stéphane Peyron LA GUERRE DANS LE HAUT-PAYS (5) (21:20) Fran Coeur Villages.Trading Spaces: Family While you were out Trading Spaces Trading Spaces:Home Free Trading Spaces Sportscentre Classsic Boxing Boxing / Klitschko - Brewster SCOOBY-DOO.(5) (17:00) Silverwing Dilbert Bugs Bunny and Tweety Les Simpson Futurama Ciné-maniac Quads! 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:VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC ARTS ET SPECTACLES LE LIP-SYNC RADIO Un incontournable pour les stars de la musique pop Y a-t-il de la place pour une radio sportive CHRIS NELSON à Montréal?THE NEW YORK TIMES Parmi toutes les causes perdues attribuées à l'univers de la musique pop, la plus passionnante est sans doute celle des fans de Britney Spears.En effet, 3500 d'entre eux ont récemment signé une pétition pour l'implorer de ne pas faire semblant de chanter lors de la tournée Onyx Hotel.Fidèle aux règles d'étiquette en vigueur dans le monde des mégastars, Spears a fermement nié faire de la synchronisation labiale : « Je ne fais pas de lip-sync », a-t-elle affirmé devant un groupe de journalistes, en novembre dernier.Cependant, son agent, Larry Rudolph, a récemment déclaré dans une entrevue téléphonique que certaines des chansons de la tournée seraient chantées et d'autres préenregistrées.Il a d'ailleurs confirmé qu'il en avait été de même pour les tournées précédentes.«Durant certains numéros particulièrement exigeants, il est très difficile \u2014voire impossible \u2014de chanter toutes les paroles, dit-il.La bande-son sert alors de filet de sécurité.» La synchronisation labiale est apparue presque en même temps que la musique enregistrée.Mais aujourd'hui, après des décennies de dérision et d'indignation silencieuse, les spectateurs expriment leur ras-le-bol.Sur les sites de clavardage et ceux consacrés à la star, les signataires de la pétition subissent les foudres de leurs pairs du monde entier, indifférents à ce simulacre.De toute manière, ces admirateurs exigeants n'ont guère le choix : les prestations des artistes pop offrent un mélange de plus en plus inextricable de musique en direct, de musique préenregistrée et d'astuces technologiques.Il y a par exemple de nouveaux logiciels capables de reproduire un son impeccable, et ce, même si l'artiste fait des cabrioles, se trouve suspendu par les pieds ou laisse échapper quelques fausses notes.À la suite du spectacle de la mitemps du Super Bowl 2003, des téléspectateurs outrés ont accusé Shania Twain d'avoir utilisé de la musique enregistrée.Mais ces puristes ont raté une bien meilleure occasion de s'indigner.Paul Liszewski, directeur du son pour la radiodiffusion de l'événement, explique qu'un artiste invité \u2014dont il refuse de dévoiler l'identité\u2014 a délibérément fait corriger ses fausses notes, de manière électronique et en temps réel.Le spectacle de la mi-temps, auquel Janet Jackson, Kid Rock, P.Diddy et Nelly ont participé, offrait également un savant mélange de vrai et de faux.Une contrainte de temps expliquerait cet état de fait : ce spectacle, composé de quatre parties, doit être prêt à être diffusé en moins de cinq minutes.Ce qui laisse peu de temps pour les tests de son.« Lorsqu'on a une cote d'écoute de 800 millions de téléspectateurs, enchaîne M.Liszewski, mieux vaut ne pas courir de risques.À la manière de ceux qui, il y a quelques années, ont critiqué l'utilisation des amplificateurs sous prétexte qu'ils dénaturent le son, certains croient dur comme fer qu'un concert est inconcevable dans le son en direct.D'ailleurs, les amateurs de groupes de rock traditionnel, tels que Coldplay ou The Strokes, ne toléreraient aucun subterfuge.Mais pour un nombre de plus en plus important d'aficionados de la musique pop, la perfection est nettement plus importante que l'authenticité.La preuve en est qu'ils n'hésitent pas à dépenser près de 130 $ pour un concert habilement ficelé.« Vous connaissez beaucoup de gens qui peuvent chanter la tête en bas?demande Nicholas Martinez, étudiant de l'école secondaire Espanola, au Nouveau-Mexique, qui a payé 120$ pour assister au concert de Britney Spears.J'aimerais pas qu'elle rate ma chanson préférée : tout ce que je veux, c'est voir un bon show », ajoute-t-il.Ces concerts offrent l'occasion de se rapprocher des vedettes, ils ne sont en rien une célébration du miracle de la musique en direct.Le lip-sync a considérablement ralenti avec la syndicalisation.C'est du moins ce que soutient Marc Weingarten, auteur du livre Station to Station : The History of Rock'n'Roll on Television.Dans le passé, il n'existait aucune règle pour déterminer le montant des droits d'auteur à verser pour une prestation en direct à la télévision, alors les artistes faisaient semblant de chanter.Par la suite, on a continué d'utiliser la synchronisation labiale par pur opportunisme.Dans l'émission American Bandstand et dans la plupart des autres émissions de variétés des années 60, les voix et la musique étaient enregistrées ; Keith Moon, le batteur du groupe The Who, a d'ailleurs provoqué tout un émoi en insistant pour jouer en direct sa partie lors de l'émission Smothers Brothers' Show.Bien entendu, à l'époque, la majorité des Américains écoutaient surtout la radio.Mais l'énorme popularité des vidéoclips diffusés sur la chaîne MTV a marqué l'arrivée d'une nouvelle génération d'amateurs de musique trop heureux de pouvoir passer plusieurs heures par jour à regarder des chanteurs remuer leurs lèvres.« Les productions sont si parfaites, dit Weingarten, que les enfants ne peuvent plus distinguer le vrai du faux.» Et quand ils assistent à des concerts, ils s'attendent à voir la même chose.» Ils s'attendent aussi à un spectacle somptueux, l'art de la mise en scène ayant été revu et corrigé par des artistes comme Madonna et Janet Jackson.Ceux-ci ont établi de nouvelles normes: tenues de scène élaborées, feux d'artifice bien orchestrés et chorégraphies acrobatiques.Mais tout ce raffinement visuel et ces effets spéciaux se sont imposés au détriment de la voix.Même si les spectacles des soirées de gala ressemblent parfois à un concours de synchronisation labiale, Ken Ehrlich, le producteur des Grammy Awards, assure que tous les artistes invités chantent en direct.Pour sa part, le porte-parole de la cérémonie des American Music Awards, Paul Shefrin, déclare que les artistes invités sont libres d'utiliser ou non la synchronisation labiale durant cet événement.Il ajoute que peu d'entre eux en font usage.On se souviendra d'ailleurs du rockeur-rappeur Kid Rock qui, aux American Music Awards, en 2002, avait installé un mannequin et un magnétophone sur scène, apparemment en guise de protestation contre l'utilisation de voix enregistrées.Mais comment pourrait-on juger de l'authenticité d'une prestation quand la chanson originale comporte plus d'une centaine de couches sonores agencées par des ingénieurs chevronnés ?Il se trouve qu'une bonne partie des grands succès de l'heure ne pourraient se passer des miracles de la technologie.Albert Leccese, viceprésident de l'ingénierie chez Audio Analysts, une entreprise qui a fourni de l'équipement sonore et des services d'ingénierie à des artistes de renom, dit qu'il existe plusieurs trucs pour détecter le lip-sync : « Si vous apercevez trois micros alors qu'on dirait qu'il y en a une quinzaine, c'est probablement l'oeuvre du synthiste.Il peut également arriver que la frontière entre le vrai et le faux soit à ce point ténue qu'on n'y voit plus clair.Ainsi, le propriétaire de l'entreprise Sound Design Corporation, qui a travaillé à certains arrangements pour des prestations télévisées de Janet Jackson, de Cher et d'autres artistes, fait remarquer que la lumière voyage beaucoup plus rapidement que le son.Voilà pourquoi des spectateurs assis tout au fond d'une salle ou d'un stade pourraient avoir l'impression qu'un batteur frappe une cymbale avant d'entendre le son produit et attribuer le décalage à une mauvaise synchronisation.Certains artistes sont sensibles à ce genre de problématique.Mais alors qu'ils travaillent d'arrache-pied pour créer une illusion de perfection, d'autres n'éprouvent aucun scrupule à faire usage d'artifices.À l'occasion d'un concert présenté au Madison Square Garden, en août dernier, le chanteur R.Kelly n'a pas même emmené son choeur avec lui, utilisant plutôt des voix préenregistrées.Puis, en plein milieu du concert, il a déposé son micro alors que sa voix continuait d'emplir la salle : le public a adoré ! STÉPHANIE BÉRUBÉ CKAC deviendra-t-elle une radio exclusivement consacrée au sport?La chose n'est pas impossible.Corus, qui risque de devenir propriétaire de CKAC et de tout le réseau Radiomédia, a évoqué la possibilité de faire de la station AM une radio spécialisée.Dès lors, plusieurs ont déduit que la station des Amateurs de sports se consacrerait totalement à l'actualité sportive, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.Cela fait beaucoup, croit le journaliste Pierre Trudel, qui anime Les Amateurs de sports, le week-end.Même en incluant le cricket, le hockey sur gazon et autres sports moins populaires des médias, Pierre Trudel doute que l'on puisse attirer, et conserver, un auditoire intéressant en ne présentant que du contenu sportif, matches, analyses et tribunes téléphoniques compris.D'autant plus que le marché montréalais est petit.« Il y a déjà une radio qui ne fait que du sport, en anglais (Team 990).On y retrouve beaucoup de contenu américain, ce qu'on ne pourrait pas faire avec une radio francophone, explique Pierre Trudel.Je pense que CKAC a fait la bonne chose en ramenant Les Amateurs de sports à 16h.De 16h à 24h, ça fait déjà le tiers des heures consacré au sport.C'est déjà pas mal.» On connaîtra les intentions de Corus très bientôt, car le groupe doit déposer un plan d'affaires au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) qui approuvera, ou non, l'échange de stations entre Astral et Corus.Selon ce qui a été dévoilé la semaine dernière, Corus obtiendrait Radiomédia, qui comprend sept stations AM dont CKAC à Montréal, et une FM, CFOM, à Québec.En retour, Astral reçoit cinq radios FM pour consolider ses réseaux Énergie, Boom et Rock Détente dans différents marchés québécois.Le marché montréalais est-il prêt pour une radio sportive ?Gerry Frappier, président de RDS, n'hésite pas à dire que oui.« Le sport soulève des passions, dit-il.Et les gens aiment interagir, dire ce qu'ils pensent.Une formule de radio sportive qui stimulerait les échanges entre les professionnels et le public, c'est jouer sur le bon terrain.» Il faudrait voir quelle serait la programmation avant de juger, disent les experts interrogés.Selon Jean Gosselin, vice-président marketing et communications au cabinet de relations publiques National, si une radio sportive fait plus que de présenter des matchs et des commentaires sportifs, il pourrait se trouver un bassin d'auditeurs intéressants.Incluant des femmes.« Pensons aux Jeux olympiques.La majorité des téléspectateurs sont des téléspectatrices, indique M.Gosselin.Pourquoi?Parce que l'information est présentée différemment.S'il y avait à la radio une émission du type de celle animée par Marie-France Bazzo (Indicatif présent) avec de longues entrevues et des débats, peut-être que les femmes s'y intéresseraient.Même si le nerf de l'émission est le sport.Car il ne faut surtout pas dire que les femmes ne s'intéressent pas au sport.» Si attirer les femmes est si important, c'est que c'est une façon de diversifier le profil des auditeurs pour certaines émissions, ce qui risque d'attirer d'autres annonceurs.Puisque les émissions sportives qui s'adressent à des hommes de 50 ans et plus ne sont pas particulièrement attrayantes pour des annonceurs.Il est faux de croire que les brasseries se pressent pour annoncer dans de telles émissions, indique Francine Marcotte, vice-présidente directrice médias chez Cossette Médias.« Les vendeurs de bière s'adressent à un public plus jeune, dit Francine Marcotte.Peutêtre que les fabricants pharmaceutiques seraient intéressés.» Selon Mme Marcotte, il existe deux tranches horaire vraiment payantes en radio, pour les revenus publicitaires : le matin, quand les gens s'en vont au travail, et le soir, pour le retour à la maison.Selon Gerry Frappier, si CKAC se spécialise, il ne faut pas s'attendre à une explosion des cotes d'écoute, mais on saurait clairement à qui on s'adresse.Comme pour la télévision spécialisée.Le patron de RDS voit aussi un autre avantage à la conversion possible de CKAC : le succès de la station ne reposerait plus sur les épaules d'un seul animateur.« Chose certaine, si CKAC continue de faire la même chose, elle aura les mêmes résultats », dit Gerry Frappier.PHOTO BERNARD BAULT, LA PRESSE © Récemment, 3500 fans de la chanteuse Britney Spears ont signé une pétition pour l'implorer de ne pas faire semblant de chanter lors de sa tournée Onyx Hotel, qui s'est arrêtée à Montréal dimanche dernier.Pour un nombre de plus en plus important d'aficionados de la musique pop, la perfection est nettement plus importante que l'authenticité.CONCOURS «LEROM ANTISME ET RAYMON DA » 1 er PRIX : UNE SOIRÉE ROMANTIQUE À SOUHAIT \" Unepaire de bi llet pour Raymonda \" 1soupergastronomique pourdeuxaurestaurant Verses \" 1nuitpourdeuxdansla«loft suite»de l'Hôtel Nelligan incluantd'autresgâteries 2 ème ET 3 ème PRIX : TOUTPOURUNE SORTIEGOURMANDE \" 1certificatcadeaude50$ pourunrestaurant, offertpar Menu Urbain \" 1guide Menu Urbain Billets: (514 )842-2112 www.grandsballets.qc.ca Complétez le coupon, répondezàlaquestionetenvoyez le tout àl'adressesuivante : Concours «Leromantismeet Raymonda », 4816, rue Rivard, Montréal, Québec H2J 2N6 Nometprénom : Age : Adresse: Ville: Province: Codepostal : _______ Téléphone maison : Téléphone bureau : ___ Courriel : Question:(200 -68) ÷4 Aucunachat requis.Les annoncesduconcours paraîtront les30mars,1er,3,6,8et10avril2004.Ladatelimite de réception des couponsest le 19 avril à23h59.Le gagnantseradévoilé le 20 avril 2004 à14h, aux bureauxdes Grands Ballets Canadiens de Montréal.Lavaleurtotaleapproximativedes prix est de 987$.Lasoiréeromantiqueest fixée pourle24avril 2004.Les fac-similés ne sont pasacceptés.Détails etrèglementduconcours disponiblesà La Presse et aux Grands Ballets Canadiens de Montréal.Concours en collaboration avec www.menuurbain.com 3213577A ÉCOLE CENTRE DES ARTS VISUELS www.centredesartsvisuels.ca brochure gratuite 350 av.Victoria 488-9558 Métro Vendôme 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