La presse, 2 mai 2004, B. Actuel
[" MERCREDI DANS Attirer la main-d'oeuvre en région, LA GRANDE SÉDUCTION CARRIÈRES PROFESSIONS plus UN CAHIER SPÉCIAL 3226137A ACTUEL SANTÉ DRE DANIELLE PERREAULT MESDAMES, SURVEILLEZ VOTRE COEUR ! PAGE 4 OXYGÈNE LE SACRE DU PRINTEMPS PAGE 3 \u203a Voir SOLITUDE en page 2 SUITE DU DOSSIER PAGES 2 ET 4 horrible sensation de brûlure dans les membres qui l'éveillait la nuit, l'hypersensibilité au froid, les maux de ventre, les nausées, l'absence de transpiration et cette perte soudaine de l'ouïe dans une oreille.Michel Sévigny, 28 ans, a beau travailler dans le milieu de la santé comme technicien-ambulancier, il a tout de même mis des années avant de tomber, par chance, sur le médecin qui a eu le bon pressentiment.«J'ai commencé à avoir des lésions dans la région pubienne, comme des petites bosses pleines de sang.Les médecins ont d'abord pensé à la leucémie, mais une dermatologue a allumé, je ne sais trop comment : «Je n'ai jamais vu ça, a-t-elle dit, mais je pense que c'est la maladie de Fabry.» Lui non plus n'en avait jamais entendu parler.Et pour cause.Il souffre en effet d'une maladie dite orpheline, une de ces maladies rares, la plupart du temps génétiques, dont souffrent à peine une poignée de personnes, quelques centaines ou quelques milliers peut-être, de par le monde.Au-delà des maux reliés à la maladie elle-même, les victimes ont toutes les misères du monde à obtenir un diagnostic, à trouver le spécialiste qui pourra les traiter, à obtenir du soutien ou à trouver un réseau d'entraide qui leur convienne.Trop souvent, la solitude s'installe à demeure comme principale compagne.C'est sans compter le fait que les compagnies pharmaceutiques, qui préfèrent les maladies plus payantes, et les chercheurs, qui ont l'embarras du choix, ne se bousculent pas aux portes pour se pencher sur leur cas.Même quand il existe un médicament, comme c'est le cas pour la maladie de Fabry, il est souvent hors de prix.«Dans le cas de la maladie de Fabry, maladie génétique, on parle de neuf familles au Québec (quelque 100 personnes au Canada), explique le Dr Daniel Bichet, néphrologue à l'hôpital Sacré-Coeur et spécialiste de la maladie.Un des gènes, qui code pour une enzyme, fonctionne mal.Comme cette enzyme sert à couper de grosses chaînes de gras et que ce travail ne s'effectue pas chez ces patients, des débris cellulaires s'accumulent et étouffent l'endothélium (la paroi des organes et des vaisseaux).Un à un, les vaisseaux se bouchent et les organes, exsangues, lâchent.Les reins d'abord et le patient doit alors compter sur la dialyse pour survivre.Bientôt, les infarctus à répétition surviennent ou l'AVC».À 35-40 ans, les patients sont branchés de partout et n'ont une espérance de vie que de quelques années.Michel Sévigny souffre de la maladie de Fabry, maladie rare aux symptômes aggravants.LA SOLITUDE DES MALADIES ORPHELINES L' LILIANNE LACROIX Les victimes de malaises rares ont toutes les misères du monde à obtenir un diagnostic, à trouver un spécialiste qui puisse les guider et à trouver un réseau d'entraide qui leur convienne PHOTO PIERRE MCCANN, LA PRESSE©. ACTUEL SANTÉ SITE INTERNET DE LA SEMAINE DÉCOUVERTE RAYON X COMPRIMÉS Une récente étude révèle qu'environ le tiers des Américains utilisent la prière, de concert avec les traitements médicaux traditionnels et parallèles, pour lutter contre la maladie.Cette conclusion a été présentée dans le numéro d'avril du magazine Archives of Internal Medicine.S'il n'existe aucune preuve que la prière a un pouvoir guérisseur, certaines recherches ont démontré des liens entre la spiritualité et une meilleure santé, souligne-t-on dans l'article.Des chercheurs de l'École de médecine de Harvard ont interrogé 2055 adeptes de la prière, entre octobre 1997 et février 1998.L'interrogatoire a aussi porté sur la médecine traditionnelle et les thérapies complémentaires et parallèles.L'étude a démontré que 75 % des répondants avaient prié pour leur mieux-être, 35 % pour des inquiétudes de santé et 22% pour composer avec des conditions médicales particulières.De tous les aliments, l'oeuf est celui qui cause les réactions allergiques les plus fréquentes.L'allergie aux oeufs se manifeste généralement durant l'enfance et elle a tendance à disparaître avec l'âge.Plusieurs enfants allergiques aux oeufs montrent également des signes d'allergies au poulet et aux autres volailles.Par mesure de précaution, le blanc d'oeuf ne devrait pas être introduit dans l'alimentation de l'enfant avant 1 an.Soins palliatifs Des 220 000 Canadiens qui décèdent chaque année, 160 000 ont besoin de soins palliatifs, mais seulement 15% de ces derniers en reçoivent.L'Université de Montréal et le CHUM présentent deux conférences, demain (entre 19 h et 21 h) et jeudi, de 17 h à 18 h 30, au Pavillon Notre-Dame du CHUM.Télésanté L'Hôpital de Montréal pour enfants, vient de créer le réseau Enfant, jeune et famille, qui fournira aux professionnels : renseignements sur les patients, diagnostics à distance, enseignement et formation.Grâce à la télésanté, « certains patients en région éloignée n'auront pas à se déplacer pour obtenir une consultation d'un spécialiste », dit la directrice, Dr Anne-Marie Mac Lellan.Nous avons adoré le site www.adiosbarbie.com, qui fait la promotion d'une image corporelle saine, autant pour les hommes que pour les femmes.Très « culture pop », on s'y amuse tout en réfléchissant.Le site propose Feed the model, un jeu où les internautes doivent faire bouffer une pitoune rachitique dans le but de la faire engraisser jusqu'à 240 livres.Des heures de plaisir.LA SANTÉ DANS LES MÉDIAS CITATION DE LA SEMAINE « Nous sommes ici parce que nous ne voulons pas avoir à déménager au Canada ! » A déclaré Fenella Belle, enseignante américaine qui s'était rendueà Washington pour participer à une manifestation monstre pour le droit à l'avortement.Le 26 avril dernier, des centaines de milliers de partisans du libre choix se sont rassemblés dans la capitale américaine pour s'opposer aux positions à tendance pro-vie du gouvernement Bush.Dans le dernier numéro de L'actualité, le journaliste Yannick Villedieu signe un texte intitulé Mystérieuse mémoire, où il relate les progrès de la science concernant la recherche sur cette précieuse faculté qui tend parfois à oublier.Les maladies orphelines SOLITUDE suite de la page 1 Jusqu'à tout récemment, le Dr Bichet n'avait guère que des explications, du soutien et un peu de soulagement à offrir à ses patients.Mais depuis peu, Genzyme, compagnie pharmaceutique américaine se spécialisant dans le traitement des maladies orphelines, offre un traitement de remplacement enzymatique que les patients peuvent subir aux deux semaines.« On leur redonne tout simplement l'enzyme qui leur manque.Comme il s'agit d'une enzyme d'origine humaine, le fonctionnement revient à la normale et on assiste même à une régression de la maladie sans effets secondaires.Ça fonctionne vraiment.» Ainsi, en un an de traitement, M.Sévigny a vu sa tension artérielle et sa fonction rénale se stabiliser, les maux de ventre ont grandement diminué et il a même commencé à transpirer.Alors, quel est le problème?Le prix exorbitant du traitement : quelque 200 000$ par année.Une fortune, même pour ceux qui disposent d'assurances.S'il a été agréé par Santé Canada, le médicament n'est pas encore sur la liste des médications remboursées par le Québec, qui doit tenir compte du rapport efficacitéprix et évaluer l'impact de son acceptation sur le système de santé (voir autre texte).Comme l'état de M.Sévigny risquait d'empirer sérieusement, la compagnie a accepté de lui fournir, ainsi qu'à deux autres patients dans le même cas, le médicament gratuitement pour un maximum d'un an, dans le cadre d'un programme de compassion, en attendant que le Québec prenne la relève.Il y a 10 jours, le jeune homme recevait son dernier traitement.«C'est apeurant.Sans le traitement, je suis condamné à mort », lamçait-il alors, sachant que la maladie reprendrait sa marche inexorable.Vendredi, il apprenait toutefois que, par mesure exceptionnelle, il pourrait poursuivre le traitement jusqu'en août.Il ne pouvait toutefois pas préciser qui, du gouvernement ou de Genzyme, en assumerait les coûts.Épée de Damoclès Le technicien-ambulancier se fait un devoir de sensibiliser les médecins, les spécialistes et le grand public.Il a fait de même avec sa famille, qu'il savait à risque.C'est ainsi que la cousine de M.Sévigny, Gaétane Saulnier, a appris que son fils Emmanuel, 11 ans, était lui aussi atteint, comme quatre autres garçons de la famille.Record un peu désolant, leur famille est la plus atteinte au pays.«Je voyais qu'Emmanuel avait toujours besoin de soins.Mais avait-il la diarrhée, on me disait qu'il faisait ses dents.Même bébé, on ne savait pas ce qu'il avait.C'est Michel qui nous a mis sur la piste.» Comme il n'est pas encore très atteint, Emmanuel vit normalement, va à l'école et joue au soccer, mais la menace est là.« On connaît un jeune homme qui a subi une transplantation rénale à 19 ans », dit sa mère.À Noël, la carte qu'Emmanuel a dessinée représentait un ange et un enfant mort qui montait au ciel.Car pour lui aussi, la réalité est présente.« Il réagit bien et mal tout à la fois.C'est sûr qu'il est inquiet.Mais à part ça, c'est un enfant comme les autres.» « Ça me donne mal aux pieds et aux mains », admet Emmanuel.Heureusement, il est beaucoup plus disposé à parler de soccer ou de ses perruches.Sa mère est porteuse du gène défectueux et elle est souvent sur le carreau, mais elle trouve l'énergie de faire du lobbyisme pour que les médicaments soient accessibles à ceux qui en ont besoin.Cette lutte, l'avocat Mike Freedman, 50 ans, la connaît bien.Atteint de la maladie de Gaucher, diagnostiquée en 1979, il a cogné à la porte des politiciens à partir du moment où Genzyme a mis au point un traitement de remplacement enzymatique.Comme à peine une soixantaine de personnes au Canada en souffrent et doivent payer les coûts du fabricant et ses profits, ce n'est pas donné : environ 400 000$ la première année, puis environ 150 000$ lorsque la situation se stabilise.Le désordre est du même type que dans le cas de la maladie de Fabry.Sauf que, cette fois, c'est d'abord la rate et le foie qui sont atteints, puis la moelle osseuse.Quand on lui a enlevé la rate, en 1983, elle pesait 4,3 kg et avait envahi tout son abdomen (une rate normale pèse environ 400, 450 g).En 1986, on lui enlevait la vésicule biliaire.M.Freedman était passé de 72,5 à 52, kg (160 à 115 livres).La douleur, elle, est atroce.Si vous avez déjà eu une crampe au mollet, par exemple, vous allez comprendre.C'est à peu près ça, mais dans tous les os.En 1990, alors qu'il luttait pour l'approbation au Canada du nouveau médicament de substitution enzymatique, il a été hospitalisé.Ça tombait mal car il devait justement rencontrer la ministre ontarienne.Ou peut-être que non, dans le fond, ça ne tombait pas si mal.Il a donné l'adresse, sans préciser qu'il s'agissait de l'hôpital.Pour être en mesure d'être cohérent, il n'avait pris ni morphine ni demerol.On l'a amené en fauteuil roulant, branché d'un peu partout.Sans cet attirail, il risquait notamment l'infarctus.Au beau milieu de l'entretien, la batterie qui faisait fonctionner tout l'attirail s'est épuisée.C'est Mme la ministre ellemême qui a alors dû brancher le tout dans la prise électrique.On appelle ça de la sensibilisation.En Ontario comme au Québec, la maladie de Gaucher a été la première maladie de ce type dont le traitement a été remboursé.Dans le cas de Danielle Denis, la maladie lui est tombé dessus du jour au lendemain, comme une lourde brique.Ex-rédactrice en chef de Décormag, elle ne pouvait plus marcher et n'avait plus la moindre coordination.Elle a même perdu la vue et l'ouïe.Venue d'on ne sait où, peutêtre d'un virus, l'ataxie cérébelleuse l'a frappée, réduisant le cervelet, responsable de l'équilibre et de la coordination, à la taille d'un pruneau.Elle avait alors 39 ans.Son cerveau prenant la relève du cervelet, elle a réappris tranquillement, comme un bébé, à bouger, à parler, à manger, à se laver.« Au début, je me baignais dans quatre centimètres d'eau de crainte de me noyer et je lavais quasiment les murs.» Les céréales ont été un véritable défi : d'abord des Shreddies, après des Cheerios, puis elle a passé aux Corn Flakes et enfin aux Rice Krispies.« Ce matin, dit-elle, je me suis battue avec des Bran Flakes.C'est nono, mais c'est ça ma réalité.» Depuis cet été, elle réussit à se maquiller.« J'ai recommencé à mettre de l'ombre à paupières.Oh ! boy ! Une chance que j'ai deux joues ! » Quand je lui ai parlé, c'était la première fois qu'elle communiquait avec une personne étrangère au téléphone.« Souvent les gens ne me comprennent pas.Ou ils pensent que je suis handicapée mentale, surtout quand ils me voient en fauteuil roulant.» La voix est saccadée et monocorde, comme celle d'un robot, et quasiment sans inflexion.Par contre, les mots, eux, sont les mêmes que dans le passé, ceux d'une femme brillante et éduquée.Les gestes ont perdu leur précision et, malgré elle, les mains de Danielle passent souvent par Chicoutimi pour se rendre à Québec, avec tous les accidents qui peuvent s'en suivre.En perdant son équilibre et sa coordination, elle a vu toute sa vie basculer.Son mariage n'a pas tenu le coup mais son humour, heureusement, est resté.« Juste me rendre à l'ordinateur et je suis fatiguée.Je ne vous parle même pas de la souris, qui volait partout au début.» Elle partage maintenant sa vie avec un ami.Malgré cette présence et audelà des petits casse-tête quotidiens de l'apprentissage sans fin, c'est la solitude qui constitue la pire souffrance.« Je ne connais pas une seule autre personne qui souffre de la même maladie.On est peut-être 400 dans le monde.J'ai très peu de contacts.Avant vous, je n'avais jamais parlé à quiconque au téléphone.» En avril 2003, l'Association canadienne de l'ataxie de Friedreich a pris la décision de se rebaptiser l'Association canadienne des ataxies familiales.Une façon d'offrir un minimum de soutien et une reconnaissance aux malades orphelins.AUTRES TEXTES EN PAGE 4 PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Gaétane Saulnier et son fils Emmanuel, atteint de la maladie de Fabry.Flex-O-Flex ! Tu parles, Charles ! La capsaïcine s'attaque, selon des études, à la douleur à l'échelon de la structure moléculaire provoquant une décroissance de la substance « P », médiateur chimique et auteur de la transmission des impulsions de douleur vers le cerveau.Donc, l'application de la capsaïcine de Flex-O-Flex, là où ça fait mal, est un traitement efficace et naturel du soulagement de la douleur causée par l'arthrite.Mais oui, il ne faut pas l'oublier, il est très important de se laver les mains plusieurs fois après chaque application.C'est sérieux.Pourquoi ?Au pouvoir extra-fort de Flex-O-Flex correspond un pouvoir de pénétration extra-fort.Il faut appliquer Flex-O-Flex selon les besoins sur les muscles et les articulations endoloris, là où ça fait mal.Bien lire l'étiquette avant toute application.Promotion Montréal : (514) 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Mauricie : (819) 378-7777 Estrie : (819) 823-3322 AMAIGRISSEMENT MAIGRIR Vous avez vécu plusieurs échecs.Vous voulez comprendre pourquoi.VOUS VOULEZ RÉUSSIR.Une équipe de professionnels (médecin-psychothérapeute, diététiste, éducateur physique) vous attend.Clinique de Médecine et de psychothérapie (514) 252-0898 COACHING DE VIE COACH DE VIE: Devenez des coachs de vie avec la méthode Coach Réalité mc.Notre coaching de vie dynamise les clients à atteindre leur but plus rapidement.Formation continu.Tél.: 514-397-9686, sans frais: 1 877 909-5432.PHYSIOTHERAPEUTES LYMPHOEDÈME?ÉPINE DE LENOIR?VERTIGE?PEYRONIE?: Étourdissement?Incontinence urinaire?Ça se traite et sans douleur! Chez Physio Extra Montréal 514-383-8389, Terrebonne 450-964-5222, Lachenaie 450-964-1740, Laval 450-681-3621, Ste-Dorothée 450-969-2199.www.physioextra.ca Aidons Sainte-Justine à grandir.1 888 235 DONS (514) 345-4710 www.sainte-justine.org 3175, Côte-Sainte-Catherine Montréal (Québec) H3T 1C5 LES PETITES ANNONCES pour s e ulemen t 33,36 $ pour 3 lignes 2,78 $ par ligne additionnelle par jour taxes en sus 4jours cons é cuti fs Pour cette offre spéciale, aucun changement ne peut être apporté au texte original en cours de publication.On peut annuler après la première parution, cependant la facturation s'établira obligatoirement pour le nombre de jours de parution demandé lors de la réservation.Payables avant publication.ANIMAUX 987-VENDU sans frais 1 866 987-VENDU (8363) Tous les vendredis dans LA VIE FORMAT MAGAZINE Tous les jours dans EN PRIMEUR, CE SOIR. RICHARD CHARTIER OXYGÈNE Qu'est-ce que monsieur Stravinsky aurait dit de notre printemps ?Pas sûr qu'il en aurait fait un ballet.Mais pour le sacre, à n'en pas douter, il en aurait lâché un, lui aussi ! Ça fait deux mois qu'on pense qu'il commence demain.Évidemment, ça hurle chaque année, mais celui-ci est tellement nul que les bourgeons commencent à peine à essayer.De gros nuages qui assombrissent l'humeur collective, des matins frisquets qui freinent les ardeurs cyclistes, le Zoomer qu'il faut souvent capitonner de pompes en chef, on a beau aimer le ski de fond, la raquette et la raclette, des fois y en a marre.Le matin, on aurait juste le goût d'aller boire son café su'l perron avant de vraiment s'habiller ! Je suis un septentrional, c'est sûr, mais avec des pantoufles de méridional, parce que des fois, Goa, les cocotiers, le sable, c'est bon, la câline de chaleur.En tout cas, ça m'apprendra à me vanter d'avoir enlevé tôt mes pneus à neige.On risque une prédiction ?Après un hiver frette et ce printemps maussade, on va avoir un été à l'avenant.On va s'ennuyer de ce printemps, on gage-tu ?Y va faire chaud, il pleuvra pas, les pelouses vont jaunir et ça ne finira pas.On va se dire : « On était donc bien, sous la pluie froide d'avril.» Quand on crève de chaleur, on rêve de ciel cool.Bref, ce pays n'a d'allure et de constance qu'en hiver ! Re-bref, c'est quand même un peu le printemps et c'est le temps de faire son shopping de plein air, de donner une direction, sinon un sens, à nos joies estivales.Pas besoin de s'expatrier pour trouver un bon filon.Nos grandes villes fusionnées sont plus que jamais organisées pour répondre à nos envies champêtres.Une première En inaugurant il y a quelques jours le tout nouveau et très écolo chalet d'accueil du Cap-Saint-Jacques, Mme Helen Fotopulos lançait le premier programme combiné printemps-été-automne des activités des parcs-nature et des grands parcs de la ville-île.Esprit de fusion, sans doute.Les élus municipaux sont du reste de plus en plus sensibles aux réalités environnementales et on ne s'étonne pas que Mme Fotopulos, membre du comité exécutif, porte aussi le titre de « responsable du mont Royal, des espaces verts et bleus, des parcs et des institutions scientifiques ».Agréable signe des temps.Comme à chaque année, l'éventail des activités proposées est large à souhait, mais pour aller aux informations et avoir une bonne idée de ce qui vient, rien de tel que la journée Portes ouvertes sur la nature, samedi prochain (8 mai), dans les parcs-nature de Montréal.TOUT SERA GRATUIT : stationnement, activités guidées, prêt de matériel.Du Cap-Saint-Jacques à la Pointe-aux- Prairies, en passant par le Bois-de-l'Île- Bizard, le Bois-de-Liesse et l'Île-de-la-Visitation, cinq parcs-nature offrent des activités diversifiées (523 dit-on) dans des espaces d'une étonnante grandeur.Le parc La Fontaine ou le parc Jarry vous paraissent vastes ?Imaginez le Cap-Saint- Jacques, huit fois plus grand (288 hectares), ou la Pointe-aux-Prairies (261 ha).Conçus à l'origine (à la CUM) par des élus visionnaires et des fonctionnaires écologistes avant la lettre pour préserver les territoires naturels en milieu urbain tout en favorisant l'éducation à l'environnement et les loisirs de plein air, les parcs-nature ont chacun leurs caractéristiques, leurs attraits particuliers.Aller de l'un à l'autre, ce n'est pas se répéter.Le vélo, la randonnée pédestre et le patin à roulettes sont évidemment à l'honneur dans les cinq parcs-nature, mais saviez- vous qu'un des lieux les plus courus pour la pratique de la planche à voile au Québec se trouve tout au bout du parc linéaire de l'Anse-à-l'Orme, sur les eaux du lac des Deux-Montagnes balayées par les vents de l'ouest ?Vous ne savez pas où ça se trouve ?Voilà sans doute pourquoi ce lieu a l'air d'un club privé ! Tout à côté, le parc-nature du Cap-Saint- Jacques est assez vaste pour qu'on s'y perde.Pour bien le connaître, on peut affirmer, presque sans blague, qu'il faut plusieurs visites et quelques années.On y trouve une ferme écologique des plus sympathiques de même qu'une plage de sable naturel.Il est difficile d'aller plus loin à la campagne dans un autobus de la STM ! Toujours dans le voisinage, une autre plage, celle du parc-nature du Bois-del'Île- Bizard, plus petite, mais tout aussi charmante, convient parfaitement aux jeunes enfants.Une passerelle de bois d'un demi-kilomètre traverse un spectaculaire marécage : on y observe les tortues, les oiseaux d'eau, les castors et parfois même les poissons qui nagent sous nos pieds ! Le dernier ruisseau Au Bois-de-Liesse, qui abrite un peuplement d'arbres centenaires des Bois- Francs, le ruisseau Bertrand est un des derniers cours d'eau à couler encore dans l'île de Montréal ! Au parc-nature de l'Île-de-la-Visitation, à Ahuntsic, les visiteurs ont rendez-vous avec l'histoire du Sault-au-Récollet et de nombreuses animations autour de ce thème.Il y a là un bistro-terrasse voisin des vestiges d'un vieux moulin et de la maison du Pressoir, classé historique.On peut également aller admirer de près l'impressionnant déversoir qui complète la centrale hydroélectrique Rivière-des- Prairies.À la journée portes ouvertes de samedi prochain, on procédera également à l'inauguration du train-balade (électrique, donc non polluant), véhicule de découverte animé par Cité Historia.C'est une promenade d'une vingtaine de minutes qu'on pourra faire les fins de semaine et les jours fériés jusqu'au 3 octobre.Enfin, à l'extrémité est de l'île de Montréal, le parc-nature de la Pointe-aux- Prairies est un lieu privilégié pour l'observation des oiseaux \u2014 on y trouve quelque 180 espèces \u2014 et de la vie dans les marais.Les grands parcs, souligne Mme Fotopulos, forment plus de la moitié des 4400 hectares d'espaces verts que compte la grande île.« Les parcs-nature représentent le plus grand réseau de parcs de conservation en milieu urbain au Québec.» Les administrations passent, mais la tendance s'accentue.Espaces verts, espaces bleus, une politique de l'arbre commence à poindre et sera présentée à l'automne.Un autre membre du comité exécutif, Claude Dauphin, vient d'annoncer la création presque d'urgence d'un axe cyclable est-ouest traversant le centre-ville.Une ville qui respire, c'est pas de refus.Ah oui ! On disait que c'est le printemps.La preuve, c'est aujourd'hui la corvée annuelle de ramassage des cochonneries sur le mont Royal.On se présente à 8 h 30 au chalet du parc (là où se trouve le grand belvédère).À vrai dire, les participants ont le choix de trois activités : ramassage des déchets, plantation d'arbres ou actions environnementales (restauration de sentiers, des plantes envahissantes, et le reste).On accepte les enfants à partir de 6 ans, accompagnés d'un adulte, pour l'opération nettoyage.Il faut être âgé d'au moins 12 ans pour les deux autres activités.Gants et boîte à lunch sont fournis, mais apportez un p'tit sandwich de plus, le grand air, ça ouvre l'appétit ! En après-midi, le mont Royal va être en fête.Il y aura des animations, des randonnées.Pourquoi s'en priver ?ACTUEL SANTÉ PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE Que cherchent ces gens ?Le printemps ?Un peu, oui, puisqu'ils participent à une activité d'initiation à l'observation des oiseaux au parcnature de la Pointe-aux-Prairies.Le sacre du printemps Le ruisseau Bertrand est un des derniers cours d'eau à couler encore dans l'île de Montréal UN P'TIT TRIO?Parcs-nature et grands parcs Montréal 514-280-PARC, www.ville.montreal.qc.ca/ parcs-nature ; pour la corvée, on peut téléphoner à compter de 6 h ce matin au 843-8240ou consulter le site www.lemontroyal.qc.ca .Longueuil 287 parcs (dont deux parcs provinciaux : les Îlesde- Boucherville et le Mont-Saint-Bruno, de même que le parc régional de Longueuil), 30 km de berges incluant le parc Marie-Victorin, 245 km de pistes cyclables et cinq lacs.Infos : www.longueuil.qc.ca .Laval La ville compte plusieurs parcs, des berges aussi puisque c'est une île, 100 km de pistes cyclables (dont une section de la Route verte).Le Centre de la nature propose de nombreuses activités familiales, dont le Festival de pêche (aujourd'hui, ce sont les familles, de 7 à 18 h, c'est gratuit et on n'a pas besoin de permis de pêche), de l'escalade, un observatoire astronomique, du canot, du tricanot, du kayak de mer, un parc pour planche à roulettes et plus encore.Le parc de la rivière des Mille-Îles loue des canots, des kayaks, des pédalos et des rabaskas et offre des excursions dans les îles.Infos : au www.ville.laval.qc.ca .Rafting à.Terrebonne Si une initiation au rafting vous tente, le groupe Plein air Terrebonne organise des descentes des rapides des Moulins en rafting, samedi et dimanche prochains, les 8 et 9 mai.Des guides professionnels de la rivière Mattawin vont barrer les embarcations.Il en coûtera 25 $ pour faire trois descentes et ce sera 5 $ pour les jeunes de 9 à 14 ans, assis au centre du canot.Le groupe Plein air Terrebonne travaille présentement à convaincre les autorités municipales de sanctionner la création d'un club d'aviron et de canoë-kayak dans le secteur Terrebonne de la rivière des Mille- Îles.Faites donc plaisir à maman et offrez- lui une gerbe d'eau pour la Fête des mères, pour peu, bien sûr, qu'elle soit sportive ! Il faut absolument réserver sa place au 450-471-1933.SYLVIE ST-JACQUES J'AI TESTÉ J'AI LU Pansements en tissu Que du bien à dire de ces pansements en tissu de marque Elastopast.Munis de compresses contenant des ions d'argent qui sont libérés pendant le processus de guérison (comme quoi on n'arrête pas le progrès), on les apprécie surtout pour leur souplesse et leur bonne adhésion à la peau.Un peu comme des «Post-It», ils collent et décollent facilement.Solides et résistants, ils protègent bien les bobos des menaces extérieures et s'appliquent très facilement.En somme, une belle trouvaille qui ne change pas le monde mais améliore un peu la vie quotidienne.(En pharmacie, environ 5,50$ pour 20 pansements.) Bain méditerranéen Splich, splach, en prenant un bain, on jette une bonne poignée de ce bain méditerranéen à l'huile d'olive dans l'eau fumante qui se transforme en une mare hydratante aux arômes de Provence.Enfin, un peu de «poésie» pour dire que ce produit, concocté par L'Occitane en Provence, redonne bonne mine aux peaux asséchées par l'hibernation.Son épaisse texture, sa douce odeur d'huile d'olive, son effet hydratant (sans être trop huileux) compensent pour la trop petite quantité contenue dans le pot de 500 ml qui se consommera à la vitesse de l'éclair.Attention à ce que les membres de votre famille n'y prennent pas trop goût: le produit coûte une petite fortune.(En vente à la boutique L'Occitane, 4972, rue Sherbrooke Ouest, environ 46$).Shampoing Étrange, cette façon de donner du panache à un produit en le couvrant d'une liste de qualificatifs aux consonances scientifiques.Révélation: ce «shampoing cuir chevelu sensible et cheveux secs» de marque Kérastase Dermo-Calm de L'Oréal, est également un «bain riche haute tolérance» à base de «complex hydra-destress».Évidemment, notre surprise était grande, lorsque nous avons constaté qu'il s'agissait tout bêtement d'un shampoing! On ne peut toutefois lui nier certaines qualités: il n'assèche pas les cheveux, les laisse brillants, se rince bien, sent bon et frais.Et puis les descriptions sur son contenant (en français, en anglais et en espagnol) permettent de faire un brin de lecture sous la douche.(En pharmacie, 25$.) La peur d'avoir peur 3e édition Par André Marchand et Andrée Letarte Cet ouvrage aborde le très contemporain problème de la peur chronique, en explorant ses diverses variantes (phobies, agoraphobie, anxiété, phobies sociales.).Objectif et factuel, il recense statistiques et données pour mieux faire le profil des gens atteints de ce mal, en plus d'énumérer et décrire les facteurs qui engendrent et entretiennent les peurs.Dans un langage très «psy», il décrit aussi comment apparaissent les peurs, parle des traitements existants et propose quelques exercices pour apprendre à mieux maîtriser ses phobies.Instructif, il s'agit avant tout d'un regard psychologique sur un phénomène qui a certainement des origines sociales.(Éd.Stanké, environ 20$.) ACTUEL SANTÉ Mesdames, surveillez bien votre coeur! Dre DANIELLE PERREAULT MÉDECINE COLLABORATION SPÉCIALE Comment savoir que vous avez un problème cardiaque ?Par des tests lors de votre bilan annuel ?Par une grosse douleur sous le sternum?Par une mort subite ?À force d'accumuler toutes sortes de débris, les artères qui alimentent votre muscle cardiaque deviennent moins performantes et auront trois façons de vous dire que ça ne va pas.D'abord, la mort subite causée par une crise cardiaque massive, une mort rapide que plusieurs peuvent souhaiter en fin de vie.Ici, pas le temps de savoir que vos artères étaient parsemées de plaques d'artériosclérose et que vos jours étaient comptés.Ensuite, la crise cardiaque non fatale, diagnostiquée à l'hôpital à la suite de symptômes plus ou moins typiques.Enfin, l'angine, un problème pas évident à reconnaître.Différence homme-femme Ces trois états se vivent très différemment selon qu'on est un homme ou une femme.Chez les hommes, ces manifestations se divisent également.Un tiers souffrira d'angine, un autre subira une crise cardiaque et le dernier tiers mourra subitement.Chez les femmes, c'est l'angine qui arrive en tête puisqu'elle touche 57% d'entre elles.En effet, la maladie coronarienne (blocage des coronaires, les artères qui nourrissent le coeur) se manifeste chez la majorité des femmes par de l'angine.Seulement 14% des femmes meurent subitement, alors que 30%auront une crise cardiaque.Si j'insiste pour vous parler de ce sujet, c'est que plusieurs d'entre vous ignorent qu'elles marchent sur une corde raide.Parce que les manifestations de l'angine et de la crise cardiaque ne sont pas aussi typiques que chez l'homme.Reconnaître l'angine Souffrir d'angine, ça veut dire avoir les artères coronaires partiellement bloquées.Le sang circule suffisamment pour alimenter le coeur quand vous êtes calme ou que vous vous promenez tranquillement.Cette circulation réduite est toutefois incapable de fournir suffisamment d'oxygène dès que des e f f o r t s supplémentaires sont exigés.Le coeur souffre et vous le fait savoir de diverses façons.Qu'allez-vous ressentir?Quelques fois, il peut s'agir d'une douleur sous le sternum.Mais, il peut simplement s'agir d'une douleur à l'estomac, aux mâchoires, aux épaules ou aux poignets.Vous vous reposez, vous vous calmez et la douleur passe.Vous risquez fort de ne pas consulter, considérant cette douleur comme peu significative puisqu'elle disparaît.Sachez que la douleur peut se présenter la nuit, au repos ou lors d'une émotion.Mesdames, soyez vigilantes.Si vous ressentez une douleur qui apparaît lors d'un effort physique et disparaît en quelques minutes quand vous vous reposez, consultez ! Qui d'entre vous est à risque?Les artères se bloquent pour de bonnes raisons.D'abord, le fait d'être postménopausique arrive en tête de liste.Les hormones fabriquées naturellement avant la ménopause protègent les artères en influençant, entre autres, la fabrication du bon transporteur de cholestérol (HDL).L'autre facteur de risque, également très impliqué dans le dommage fait aux artères, est le diabète, qui augmente le risque de trois à sept fois alors qu'il le double chez les hommes.Viennent ensuite un taux de HDL bas et des triglycérides élevés (alors que chez les hommes, on surveille le taux de LDL élevé), une tension artérielle élevée et le tabagisme.Enfin, c'est chez les femmes ménopausées qu'on observe cette maladie.La crise cardiaque Les médecins remarquent que les femmes à risque tardent trop à consulter non seulement pour l'angine, mais aussi pour une crise cardiaque.La crise cardiaque est un blocage complet d'une artère, coupant ainsi l'alimentation en oxygène d'une partie du coeur.Il est urgent de consulter pour permettre de rouvrir l'artère au moyen de médicaments injectés ou d'une intervention.La douleur ressentie n'est pas toujours dans la poitrine mais aussi aux épaules, à l'estomac ou aux mâchoires.La victime aura l'impression d'avoir une indigestion, d'être aux prises avec de simples nausées et vomissements.Elle se sentira sur le point de perdre connaissance et s'étendra sur son lit, le temps que ça se passe.Cette décision peut lui être fatale.Problème majeur On parle beaucoup de cancer du sein.On le redoute, on en a peur.Mais cette maladie est loin de tuer les femmes postménopausiques comme peut le faire la maladie coronarienne.C'est une femme sur deux qui est emportée par la maladie vasculaire (crise cardiaque ou AVC).Il faut en reconnaître les signes et symptômes.S'il vous plaît, n'ayez pas peur de consulter.Nous préférons vous soigner pour rien ne pas vous soigner du tout.HDL : se compare au camion à ordures qui nettoie les artères du cholestérol LDL : se compare à un autobus d'écoliers qui fait des arrêts partout en laissant descendre le cholestérol qui embourbe alors l'artère.On peut joindre la Dre Danielle Perreault à l'adresse suivante : C.P.63 082, Île-des-Soeurs, H3E 1V6 perreaultmd@videotron.ca Que signifie la date de péremption?JAÇINTHE CÔTÉ LA NUTRITION COLLABORATION SPÉCIALE On a tous horreur du gaspillage.D'autant plus quand on vient d'acheter un produit alimentaire et qu'il est déjà périmé ! Il est important de surveiller la date.Mais laquelle au juste, celle de conservation, de péremption ou de durabilité minimale ?Peu importe, car toutes ces dates font référence à la limite après laquelle, même si on a entreposé un produit de façon adéquate, sa qualité n'est plus garantie et les risques d'intoxication augmentent.Selon le Règlement sur les aliments et drogues, les fabricants agroalimentaires sont tenus d'apposer une date sur la plupart des denrées emballées.Dates importantes La date d'emballage (« empaqueté le.») désigne le jour où l'aliment a été emballé par le fabricant ou le détaillant pour être mis en vente.On doit aussi indiquer une date de péremption pour tous les produits alimentaires dont la durée de vie est de moins de 90 jours.Pour ces produits périssables, la date de péremption est désignée par l'expression «Meilleur avant ».Les fruits ou légumes frais préemballés, les portions individuelles préemballées servies avec le repas dans un restaurant et les beignets préemballés ne sont pas soumis à l'obligation d'indiquer les dates d'emballage et de péremption.Dans le cas de la levure fraîche, qui peut perdre de son efficacité avec le temps, les termes «meilleur avant» sont remplacés par « employez avant ».Les dates d'emballage ou de péremption doivent toujours être inscrites dans l'ordre suivant : année, mois et jour.L'année doit comporter au moins les deux derniers chiffres.Si le mois est écrit en lettres, il peut être abrégé de la manière suivante : JA pour janvier, FE pour février et ainsi de suite.Après l'expiration La date de péremption est en quelque sorte une garantie que la qualité ou la fraîcheur d'un produit sera maintenue de façon optimale jusqu'à ce moment s'il est entreposé convenablement.Après cette date, le fabricant ne garantit plus rien.Mais cela ne signifie pas nécessairement que le produit n'est plus comestible.Les produits ayant une faible teneur en protéines, en humidité (sec) ou qui sont acides, tels les céréales à déjeuner, les craquelins, les jus de fruits, présentent moins de risques de contamination bactériologique.Même si la date de péremption est dépassée, ils peuvent être consommés dans les semaines ou les mois qui suivent sans grand danger.Pour les denrées très périssables (viande, produits laitiers, volaille, oeufs, poisson, fruits de mer et les produits à base de ces ingrédients), les risques d'intoxication sont beaucoup plus élevés.Leur consommation après la date de péremption peut occasionner un risque, variable selon l'individu.Tolérance zéro Les jeunes enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées malades, celles qui souffrent de maladies rénales, hépatiques ou de diabète, celles atteintes du VIH, celles ayant reçu une transplantation d'organe et celles qui subissent une chimiothérapie ou une radiothérapie sont plus à risque d'intoxication alimentaire.Dans ces cas, il est très important de vérifier la date de péremption inscrite sur l'emballage.Et quand vient le temps d'utiliser des produits alimentaires après cette date, il est préférable de ne pas faire de compromis, même si la qualité ne semble pas altérée.Rotation de la marchandise Sachant que certains produits alimentaires se consomment parfois moins rapidement que d'autres (le yogourt ou la crème sure par rapport au lait, par exemple), au moment de l'achat, il est important de choisir les plus frais.À l'épicerie, la rotation des produits se fait de manière à ce que les premiers reçus soient placés en avant et les derniers en arrière.En choisissant ceux placés au fond des étagères, surtout pour les produits qui ont un roulement plus lent, vous réduisez les risques d'acheter un produit dont la date de péremption est le lendemain.Vous augmentez aussi vos chances d'acheter des produits plus frais qui se conserveront plus longtemps.Pour éviter le gaspillage des denrées à la maison, ce même principe de rotation peut d'ailleurs être mis en application.Il arrive souvent que des produits non périssables soient mis en vente immédiatement après la date de péremption.Ces produits peuvent représenter une bonne aubaine.Cependant, les détaillants ne devraient pas faire la même chose avec les denrées périssables.Dans ce cas, si vous constatez que la date de consommation est passée, il est préférable de le mentionner à un responsable.Et si un produit, entreposé convenablement est altéré avant la date de péremption, il est important de le retourner au magasin.Normalement, le détaillant devrait accepter de le remplacer sans chichi.L'auteure de cette chronique hebdomadaire est membre de l'Ordre professionnel des diététistes du Québec.Une fois par mois, la chronique nutrition porte sur vos questions et commentaires.Adressez-les à : Chronique nutrition, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, QC, H2Y1K9, ou par courriel à questiondenutrition@hotmail.com.La facture d'une maladie rare LILIANNE LACROIX Depuis quelques années, le traitement pour la maladie de Gaucher est remboursé par Québec malgré les coûts faramineux (quelque 400 000$ par année au début puis environ 150 000$ quand le mal est stabilisé).Un traitement de remplacement enzymatique similaire, cette fois pour la maladie de Fabry, est venu redonner espoir aux malades qui seraient autrement condamnés à mort après que leurs organes, les reins d'abord, le coeur ensuite, ont lâché.Le coût : environ 200 000 $ annuellement.Éventuellement, on peut espérer que le génie génétique permettra de corriger le problème à la source par thérapie génique, mais cette solution ultime n'est pas encore au point.Établie aux États-Unis, la compagnie Genzyme s'est fait une spécialité des affections négligées par les autres compagnies, et elle offre le seul traitement actuellement existant aux victimes de ces maladies enzymatiques.« Les coûts sont évidemment très élevés.Mais prenez le diabète : une compagnie peut faire tous les tests dans la même ville et y obtenir un échantillon de plusieurs milliers de patients, explique Paul Drohan, porte- parole de la compagnie.La distribution- type des maladies sur lesquelles nous nous penchons, c'est plutôt : 38 cas au Canada, 6600 dans le monde, et ce, dans 58 pays répartis sur cinq continents.Pour une maladie, nous avons dû payer le transport hebdomadaire de Toronto à Vancouver pour un seul patient pour toute la période des essais.Une famille brésilienne a déménagé pour participer aux tests.Ce n'est pas tout.Finalement, quand le médicament est lancé sur le marché, bien peu de patients partagent les coûts.Comme la maladie de Gaucher figure déjà sur la liste des maladies admissibles (on a accepté de considérer une étude réunissant une vingtaine de cas), il sera difficile pour le Québec de fermer la porte à des traitements similaires pour des affections similaires, estiment les spécialistes.Heureusement, il s'agit de maladies orphelines dont, par définition, peu de gens souffrent.Mais si vous les mettez bout à bout, le total grimpe rapidement.A-t-on les moyens ?Pour l'instant, les politiciens n'osent même pas se poser la question, surtout pas publiquement, mais le symposium du médicament qui se déroulera à Québec les 20-21 mai pourrait constituer l'occasion d'examiner les solutions possibles.«Le Conseil du médicament se penche actuellement sur la maladie de Fabry (voir texte principal), explique Mme Dominique Breton, porte-parole au ministère de la Santé et des Services sociaux.Il semble toutefois que le fabricant serait disposé à poursuivre sa distribution du produit aux trois patients concernés dans le cadre de son programme de compassion.» En attendant de rendre sa décision, le gouvernement québécois compte évidemment là-dessus.Ni la compagnie ni le gouvernement ne veulent porter l'odieux de laisser tomber ces patients.Ex-président du Conseil du médicament, le Dr Jean Cusson admet qu'il s'agit là d'une question très délicate : « Le Conseil se montre très exigeant envers les compagnies pharmaceutiques.S'il doit relâcher ses exigences, son rôle même est remis en question.» Même s'il s'agit de maladies rares, estime le médecin, les compagnies doivent faire le maximum pour présenter des analyses les plus rigoureuses possibles.« Je pense que les compagnies ne font pas toujours tout leur possible pour documenter les effets.Je me demande aussi si les coûts se justifient entièrement ou si on ne profite pas un peu de la situation.Comme les problèmes de santé sont parfois dramatiques, on a beau jeu d'imposer un prix élevé.J'appelle ça le coût de l'espoir.Regardez le cas du sida en Afrique.À force de pression, les compagnies ont accepté de fournir les médicaments à bien moindre coût, alors que le reste du monde continue à payer le gros prix.» Puis, il aborde l'épineuse question : « Prenons le coeur mécanique.Et si, au lieu de 50 000 $, il coûtait un million?Arrive un moment où le coût va nous poser des limites.Une minorité peut-elle gruger l'essentiel des ressources allouées aux médicaments?Personne n'a encore osé mettre de plafond, mais avec le fédéral qui a peur de se mouiller, la patate chaude est dans le camp des provinces.» Le débat dépassant les simples considérations pécunières, le Conseil du médicament a élargi ses rangs, s'adjoignant notamment le concours d'éthiciens.Quand votre cas est unique, ou presque LILIANNE LACROIX Considérés, à risque pour la maladie de Tay-Sachs, les Juifs azhkénazes disposent d'un programme de dépistage génétique au Québec.Denis Fiset et Lucie Ouellette réclament le même service pour les Québécois francophones originaires de certaines régions plus touchées, comme le Basdu- Fleuve.Leur unique fille, Charlotte Audrey- Anne, a 3 ans.Jusqu'à 9 ou 10 mois, elle se développait normalement, elle avait commencé à dire papa-maman.Puis elle est devenue flasque et s'est mise à régresser.En moins de six mois, elle était grabataire.Aujourd'hui, la petite fille est alimentée par une pompe de gavage directement branchée sur son estomac, elle a perdu la vue et, bientôt, elle sera sourde.Elle souffre de convulsions et, comme elle est incapable d'avaler, la moindre goutte de salive peut l'étouffer.Ses parents sont donc toujours sur le qui-vive.« On dort comme des chats, un oeil ouvert, et toujours l'un de nous dans sa chambre.» La maladie de Tay-Sachs est elle aussi causée par le malfonctionnement ou l'absence d'une enzyme qui entraîne des dommages au cerveau par l'accumulation de graisses.Contrairement à la maladie de Fabry et à la maladie de Gaucher, aucun traitement, fut-il très coûteux, n'existe et on n'en voit aucun à l'horizon, la barrière du cerveau faisant obstacle au traitement de remplacement enzymatique utilisé pour stopper les autres affections.La seule solution demeure le dépistage génétique.« Le problème, c'est qu'on dit aux pauvres gens dont les enfants en souffrent qu'ils sont un cas unique, expliquent les parents.Or, nous en avons découvert plusieurs au Québec qui s'imaginaient tous seuls dans leur coin.Cette année seulement, il y aurait eu neuf naissances.Pourtant, si vous parcourez des documents américains, on dit très clairement que les Juifs azhkénases, les Canadiens français et les Cajuns présentent un risque.En Californie, le dépistage leur est offert.Mais pas ici.» Dans la seule famille de M.Fiset, on a trouvé 10 porteurs de cette maladie récessive (seuls deux parents porteurs peuvent avoir un enfant atteint).Le risque de porter le gène défectueux serait de un sur 14 dans l'est du Québec et de un sur 30 dans le reste de la province.« On ne veut pas faire peur au monde, seulement éviter à d'autres parents de vivre ce qu'on traverse.» Les parents, qui habitaient en Colombie- Britannique, ont quitté leur emploi et sont revenus au Québec.Maintenant, l'ex-infirmière et l'ex-directeur d'un concessionnaire d'autos allemandes épuisent leurs économies pour se consacrer entièrement à leur fille et à leur cause.Leur enfant mourra à brève échéance mais ils se jurent, c'est le seul choix qui leur reste, que ce sera dans leurs bras.PHOTO PIERRE McCANN, LA PRESSE © Charlotte Audrey-Anne et ses parents, Lucie Ouellette et Denis Fiset. ELAN YANNICK BEAULIEU, MONTRÉAL.J'ai 30 ans et j'accumule très facilement du gras autour de la taille.J'ai commencé à m'informer sur la nutrition, ainsi qu'à effectuer des exercices aérobiques chaque jour.Pour moi, le cardio représente le moyen le plus efficace d'enrayer ce problème.Mon entraînement est le suivant: 20 minutes de jogging ainsi que 10 minutes de stairmaster par jour, sept jours sur sept.En plus de ces exercices, je complète le tout par environ 45 minutes de marche quotidienne.De plus, je fais des séances de musculation, trois ou quatre jours par semaine.Àla fin de l'été dernier, je pesais 137 livres (ce n'est pas beaucoup pour une personne mesurant 5'8'' et ayant déjà pesé 192 livres à 24 ans).J'ai éliminé un certain pourcentage de gras au niveau des abdominaux, mais c'est ma masse musculaire qui en a payé le prix.Je me suis carrément mis à «fondre» à cet endroit.Si j'ai été satisfait un certain temps de ce résultat, j'ai rapidement constaté la perte de ma masse musculaire, ayant l'impression de ne plus pouvoir la reprendre.Je me demande s'il est réllement possible de perdre du gras tout en augmentant sa masse musculaire Oui, on peut réduire le gras abdominal tout en conservant, voire en augmentant sa masse musculaire.Dans votre cas, le problème pourrait être les exercices de musculation que vous faites.Pour obtenir un gain de masse musculaire significatif, il faut faire trois à quatre séances de musculation par semaine en adoptant la méthode suivante: deux à quatre séries, de neuf à 12 répétitions maximales.Il faut varier aussi les exercices qui sollicitent la même région musculaire.Par exemple, exécuter deux ou trois exercices différents pour lesmuscles des épaules.Après un certain temps (cela varie d'un individu à l'autre), votremassemusculaire va augmenter en autant que votre apport alimentaire soit balancé en conséquence.Car, il faut dire qu'avec le programme d'exercices que vous avez décrit (vous dépensez au bas mot plus de 5000 calories ou 1200 kilojoules par semaine), cela suppose un ajustement dans l'apport calorique pour éviter non seulement une perte de gras, mais aussi une fonte musculaire.Pour vous aider à vous bâtir un programme de musculation axé sur le gain demassemusculaire, je vous invite à consulter deux excellents sites.Muscu.com: http://muscul.az.free.fr/index.htmlmusculation.ca http://www.collegeem.qc.ca/cemdept/edup/csenecal/ COURRIER Vous voulez poser une question à Richard Chevalier ?Envoyez-lui vos questions à actuel@lapresse.ca ou à Richard Chevalier, Actuel La Presse, 7, rue Saint-Jacques, H2Y 1K9.RICHARD CHEVALIER COLLABORATION SPÉCIALE Six règles pour maigrir par l'exercice RICHARD CHEVALIER COLLABORATION SPÉCIALE L'exercice stimule votre métabolisme de base, renforce vos os et augmente votre masse musculaire À la demande de plusieurs lecteurs, je reviens sur les règles à suivre pour maigrir par l'exercice endonnant encore plus de précisions.D'abord, pourquoi vaut-il mieux privilégier l'exercice plutôt que le régime hypocalorique ou encore, la liposuccion?Habituellement, quand on veut maigrir, c'est parce qu'on désire perdre du gras et non seulement du poids.Le régime hypocalorique permet d'atteindre cet objectif, rapidement en plus.Le hic! c'est qu'il est aussi lavoie rapidepourengraisser à nouveau, comme le démontre depuis longtemps les études dans ce domaine.L'une d'elles a d'ailleurs démontré qu'après 20 ans de régimes amaigrissants, les personnes suivies n'avaient pas maigri, mais plutôt engraisséet perdubeaucoupdemasse musculaire.1 Les régimes sévères (moins de 1000 calories par jour) peuvent, en effet, vous faire perdre, en quelques semaines, jusqu'à20%devotremasse musculaire.Or, la perte d'un seul demi-kilo de muscle suffit pour ralentir le métabolisme de base (la dépensecaloriqueaurepos).Résultat: on dépense désormais moins de calories en 24 heures.Voilà qui explique bien des reprises de poids après un régime hypocalorique.S'attaquer à la cause principale de l'embonpoint Au contraire, l'exercice, en plus de vous faire perdre du gras, stimule votre métabolisme de base, protège, sinon augmente votre masse musculaire, renforce vos os, votre coeur et votre système immunitaire.Un régime hypocalorique n'offre pas de tels avantages pour la santé, encoremoins une liposuccion.Mieuxencore, l'exercice s'attaque d'emblée à la source principale de l'embonpoint: une dépense calorique trop faible.C'est que nous ne mangeons pas plus que nos ancêtres, mais nous consommons de 5 à 10%moins d'énergie qu'il y a 30 ans.Et nous sommes pourtant, en moyenne, de plus en plus lourds.Où est l'erreur?Selon certains chercheurs, la baisse de la dépense énergétique serait de 400 à 500 calories quotidiennement depuis un siècle.Les règles à suivre Cela dit, si vous optez pour l'exercice et que vous n'êtes pas en grande condition physique, voici les règles à suivre pour obtenir un résultat tangible dans un délai raisonnable.1.Démarrez lentement Si vous avez engraissé, il y a fort à parier que vous avez adopté unmode de vie sédentaire depuis quelque temps.Par conséquent, votre programme d'exercices pourmaigrir doit être progressif et inclure, au début, des exercices d'intensité légère ou modérée de courte durée (30 minutes et moins par séance).Au contraire, si vous débutez sur les chapeaux de roues, vous risquez de vous décourager avant d'avoir vraiment perdudu gras pour la peine.Vous pourriez dire alors: «J'le savais que l'exercice, c'est pas bon pour maigrir.» Mais vous aurez tort.2.Faites les bons exercices Les exercices aérobiques légers, en plus d'être bien adaptés aux personnes qui ne sont pas en bonne condition physique, font davantage appel aux lipides qu'aux glucides comme carburant musculaire.Les réserves de glucides (sous la forme de glycogène) dans les muscles et le foie sont limitées, tandis que les réserves de lipides abondent.Par conséquent, au cours d'efforts légers oumodérés, l'organisme privilégie les lipides aux glucides comme source d'énergie principale.Par exemple, si vous marchez, vous brûlez de 60 à 70%de gras contre 30 à40%desucres.Et plus vousmarchez longtemps, plus vosmuscles utilisent les gras comme source d'énergie principale.Par conséquent, si vous marchez pendant une heure et que cela engendre une dépense énergétique de 500 calories, soyez assuré qu'au moins 70% de ces calories ont été puisées à même vos réserves de gras.3.Faites des exercices aérobiques, de préférence tous les jours Appliquez le même principe que les régimes hypocaloriques.Si vous suivezcelui-ci tous lesjours, pourquoi cela serait-il différent avec un programme d'exercice?4.Sachez que la dépense calorique est cumulative Ne vous fiez pas à certains gourous de régimes amaigrissants selon lesquels, il faut faire des «tonnes» d'exercices pour perdre du poids.L'effet antikilos de l'exercice est cumulatif.Il est ridicule de dire qu'il faut jouer au tennis pendant neuf heures (ouaugolf pendant 22heures) pour perdre un demi-kilo.Par contre, si vous marchez d'un pas rapide 50 minutes par jour, pendant 10 jours, vous aurez dépensé environ 3500 calories, soit l'équivalent d'un demikilo.L'effet de l'exercice sur votre bilan énergétique (entrée versus sortie de calories) est donc cumulatif et non pas instantané.Si vous voyez les choses de cette façon, vous serez davantagemotivé à persévérer.Accordez- vous 10à12semainespour observer des résultats significatifs.5.Maintenir vos réserves d'eau Bien sûr, l'exercice nous fait suer et donc perdre de l'eau qui, habituellement, est remplacée dans l'heure suivante en buvant.Ce ne sont pas à ces réserves d'eau que je fais allusion, mais à celles qui se combinent au glycogène, forme de glucose en réserve dans les muscles.Cette eau emprisonnée dans les muscles (eau intramusculaire) est libérée chaque fois que les cellules musculaires utilisent du glycogène comme source d'énergie.Pour chaque gramme de glycogène utilisé, vous perdez2,7grammes d'eau.Quand vous suivez un régime, surtout s'il est pauvre en glucides, votre organisme finit rapidement par utiliser le glycogène des muscles comme source d'énergie.Cela a pour effet de libérer de grandes quantités d'eau et de vous donner l'agréable, mais fausse, impression de maigrir.En fait, pendant les premiers jours d'un régime, la perte de poids est en grande partie attribuable à la perte de l'eau libérée par l'utilisation du glycogène.6.Plus vous faites de l'exercice, plus vous utilisez le gras comme source d'énergie Les athlètes de sports d'endurance (marathon, cyclisme ou biathlon) utilisent, à dépense calorique égale, plus de gras que de glucides si on les compare à des gens moyennement en forme.C'est là un des effets intéressants de la pratique régulière de l'activité physique: l'organisme en vient à privilégier de plus en plus le gras comme carburant, économisant ainsi les glucides (dont les réserves dans l'organisme sont limitées, ne l'oublions pas) pour les efforts intenses et les situations d'urgence.Une dernière question: quel gras disparaît en premier et en dernier?Quand vous maigrissez en faisant de l'exercice, vous perdez d'abord du gras au niveau du tronc (épaules, dos et ventre) et des membres supérieurs (bras surtout).Ensuite, aux fesses et finalement aux cuisses.1.Black, D.R., et al., A Time series analysis of longitudinal weight changes in two adult women, Int.J.Obes., 1991 Pour en finir avec la liposuccion La liposuccion est deplus enplus populaire auprès des personnes qui veulent maigrir instantanément.La méthode est en effet très rapide.Après avoir pratiqué une petite incision à l'endroit où l'on veut perdre du gras, le médecin insère une canule par cette ouverture qui aspire le gras à l'extérieur du corps.En quelques heures, vous avez fondu! On peut aspirer ainsi jusqu'à cinq litres dematières grasses.Hélas! la liposuccion n'est pas exempte de complications chirurgicales parfois sérieuses (embolie pulmonaire, infections, choc anaphylactique, atteinte d'un nerf ou d'un organe.) ou de déceptions d'ordre esthétique (au départ, il vaut mieux avoir une peau élastique).Mais surtout, la liposuccion ne peut garantir à la personne qu'elle ne reprendra pas le gras perdu au bout d'un certain temps.Celle-ci doit aussi modifier les comportements (notamment lemanque d'exercice) qui ont causé l'excédent degras.Sinon, elle devra envisager une deuxième liposuccion. ACTUEL SANTÉ PHOTO MARC CHAUMEIL, LA PRESSE Marie-France Santoni-Borne, proviseure du lycée Maurice-Utrillo à Stains : « C'est un combat de tous les jours, on a l'impression de tenir un mur qui menace de tomber.» «Tenez bon!» La violence gangrène les écoles de France LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE PARIS «La réalité, aujourd'hui, c'est que nous avons en France un système scolaire à trois vitesses, explique Mme la proviseure dans le bureau de son lycée de Stains.Il y a d'abord les établissements installés dans les quartiers bourgeois et paisibles des grandes villes, que ce soit Paris ou Toulouse.Il y a ensuite, dans les campagnes et les petites villes de province, des collèges et lycées sans problèmes graves.Il y a enfin ce qu'on appelle les quartiers difficiles, c'est à dire les banlieues populaires des grandes villes.Et là, c'est une lutte de tous les instants pour tenir le mur, pour empêcher que les choses dégénèrent.» Solide quinquagénaire réaliste, avec un passé de militante politique à l'extrême gauche, Marie- France Santoni-Borne est du genre volontariste et optimiste, qui ne dramatise pas facilement.Elle aurait plutôt tendance à voir le bon côté des choses, les progrès accomplis.Mais, depuis de longues années, elle ne le nie pas, la situation dans les banlieues s'est fortement dégradée : ce n'est pas seulement que les élèves échouent ou apprennent mal, mais tout simplement que les enseignants de ces quartiers chauds, généralement en début de carrière, expérimentent un vrai parcours du combattant pour faire respecter un minimum d'ordre, ou se faire respecter tout court.Agressions verbales ou physiques, « incivilités » en tout genre : un rapport du ministère de l'Éducation publié en janvier dernier estimait à 72 000 les cas de violence grave répertoriés pour l'année 2002-2003.Un chiffre par définition imprécis, mais qui fournit un ordre de grandeur.Et une idée approximative de ce que vivent de jeunes enseignants de français ou de géographie lâchés dans ce qui ressemble souvent à une fosse aux lions.«À chaque matin, on se demande si on ira jusqu'au bout de la journée et si le chahut ne va pas dégénérer, dit une enseignante d'arts plastiques débutante (à 38 ans) dans la zone modérément difficile de Créteil, à l'est de Paris.J'ai une collègue \u2014 en musique \u2014 qui est en arrêt de maladie une semaine sur trois, et qui pleure tout le temps parce qu'elle n'arrive pas à faire face.Moi, il m'est arrivé de retrouver gravé sur un bureau mon nom avec ce commentaire : la pute ! » Descente aux enfers Ces jours-ci, il est difficile de trouver un enseignant de collège (secondaire) ou de lycée qui ne soit pas au bord de la crise de nerfs, en tout cas en début de carrière.Ceux qui insistent pour être nommés en région parisienne ou dans les grandes villes se retrouvent d'office dans les « zones d'éducation prioritaire » (ZEP) ou, pire encore, dans les quartiers à problèmes qui n'ont même pas les avantages budgétaires des ZEP (crédits supplémentaires pour les surveillants, etc.).Josée R., prof de français de 38 ans à Montauban, petite ville plutôt tranquille du sud de la France, avait besoin de revenir à Paris.Dans ce gigantesque système de nominations qui répartit sur le territoire un million d'enseignants, et où les meilleures places sont attribuées à l'ancienneté, elle était assurée de finir « dans le neuf-trois ».C'est à dire en Seine-Saint-Denis, ce département (93) de banlieue de 1,5 million d'habitants devenu, avec les quartiers nord de Marseille, une sorte de symbole et de concentré de la banlieue-ghetto, avec une importante immigration pas intégrée, des taux critiques de délinquance et de chômage.Elle avait donc choisi de se faire classer bibliothécaire : « L'endroit était si épouvantable que, finalement, je me suis fait agresser physiquement à l'heure du déjeuner par trois ou quatre gars.» L'année suivante, elle a préféré se faire nommer plus au nord de Paris, à une heure de train de son domicile, dans une zone a priori moins difficile.« Pour l'instant, ça va, dit-elle, mais, bien entendu, à la sortie du collège, il y a du racket pratiqué contre les plus faibles, du trafic de drogue.» Tous les enseignants qui travaillent dans les « quartiers », que ce soit à Lyon, Strasbourg, Toulouse ou Bordeaux, ont des récits analogues.S'ils sont inexpérimentés \u2014 et de sexe féminin en plus \u2014, ça ressemble un peu à la descente aux enfers : le chahut quotidien monstre, avec parfois quelques incidents graves, un coup de poing ou une paire de claques de la part d'adolescents agités.Dans le cas d'enseignants aguerris, masculins.et costauds, ce sont des récits de bagarre permanente, où ils ont le dernier mot, mais à la force du poignet.Une bombe dans la classe Les lycées et collèges difficiles, Marie-France Santoni-Borne en connaît un bout.Aujourd'hui proviseure du lycée Maurice-Utrillo à Stains, elle avait été auparavant numéro 2 au collège Dégéter, dans la ville voisine de Saint-Denis.Avec son ancienneté et ses états de service, elle pourrait sans problème se faire nommer dans un établissement bourgeois et même retourner dans la tranquillité de sa Corse natale.Mais elle a la vocation ou de la suite dans les idées : elle s'est installée une fois pour toutes dans le « neuf-trois », comme elle l'explique dans un livre d'entretiens récents, L'Élève au coeur (Seuil, 2004).Elle est devenue en quelque sorte une célébrité dans le milieu avec une série documentaire diffusée en 2002 sur son activité de principale au collège Dégéter.Le même collège avait fait l'objet d'une série télévisée six ans plus tôt.L'impression d'ensemble était plutôt terrifiante.Des réunions de profs qui faisaient le compte des incidents de la semaine : une telle a reçu un coup de poing sur la figure de la part d'un ado de 14 ans.Dans la classe d'un tel, « on a éteint la lumière à la fin du cours, et les élèves ont fait cercle autour de lui pour lui cracher dessus ».On assiste à des conseils de discipline pour faits graves, où de jeunes gars de 13 ou 14 ans tiennent tête à une dizaine de profs adultes sur le mode : « Sors t'expliquer si t'es un homme ».« À cette époque, dit Mme Santoni, Dégéter était à feu et à sang.Les parents retiraient leurs enfants.Quand je suis arrivée, la reprise en main avait commencé.J'ai poursuivi la pacification, sans plus.» Un travail dont elle dit aujourd'hui : « C'est un combat de tous les jours, on a l'impression de tenir un mur qui menace de tomber.» Effacer les tags dès qu'ils apparaissent, « car un tag en amène un autre aussitôt ».Imposer des règles minimales de vie en commun \u2014 pas de baladeurs, de téléphones ou de gadgets électroniques dans l'établissement, pas de casquettes ou de blousons en classe \u2014, ne rien laisser passer de la part des jeunes, c'est-à-dire les impolitesses, les insultes, les graffitis : « Les jeunes ont besoin de repères, les familles ne les leur fournissent plus.» Le lycée Maurice-Utrillo de Stains \u2014 l'équivalent d'un cégep, avec 1300 étudiants \u2014 est a priori considéré comme « pacifié », du moins c'est ce qu'on m'avait dit avant notre rencontre : « C'est vrai, me dit la proviseure, ça ne se passe pas trop mal.Mais, en vérité, c'est exactement la même clientèle qu'à Dégéter.Sauf qu'ils ont deux ou trois ans de plus.Et nous n'avons que sept surveillants, alors qu'il en faudrait le double.» La même clientèle, cela veut dire, dans une proportion écrasante, des jeunes des « cités » HLM, presque toujours issus de l'immigration ou en tout cas de milieux défavorisés, familles éclatées ou monoparentales, chômage chronique et petits trafics en tout genre.« L'école, dit Mme Santoni, ne peut pas être différente de la société réelle.Or, depuis deux ou trois décennies, la mixité sociale a totalement disparu des quartiers: les municipalités « bourgeoises » préfèrent payer des pénalités plutôt que d'avoir des HLM.Et, même en Seine-Saint- Denis ou à Créteil, les familles de classe moyenne déménagent ou envoient leurs enfants dans des établissements privés.D'où une population scolaire homogène.et à problème.» Pure coïncidence.Je vois Mme Santoni à Stains début mars.Le 27, une dépêche de l'AFP tombe : une bombe artisanale a explosé la veille devant une salle de classe.Sans faire de blessés.Du coup, tous les enseignants se sont mis en grève jusqu'au lundi.Et plusieurs se sont vidé le coeur.« Depuis le début de l'année, dit Manuel Solé, qui enseigne l'espagnol depuis 1991, il y a eu plus de carreaux cassés qu'en 14 ans.Les tags se multiplient.Des ordinateurs tout neufs ont été volés.» Une élève raconte au Parisien : « Mardi dernier, un oeuf s'est écrasé sur le tableau pendant le cours.Un autre a atterri sur la nuque de la prof.» Depuis le début de l'année scolaire, il y a eu 12 conseils disciplinaires et sept exclusions avec sursis.Personne ne meurt au lycée de Stains, mais la vie se déroule sous haute tension.Tout comme dans ce quartier nord de Marseille, où un lycée a été occupé par les profs début avril.La raison : deux agressions contre les enseignants, les 8 et 19 mars.Un incendie criminel de la chaufferie le 22 \u2014 et des volées de cailloux contre le proviseur et les pompiers, venus pour l'éteindre, tandis que les policiers avaient leurs pneus crevés et qu'un minibus saccagé.Outrés de voir que, par-dessus le marché, trois postes de surveillants venaient d'être supprimés, les enseignants s'étaient plaints à l'inspecteur d'académie.Lequel leur a simplement répondu : « Tenez bon ! » Pas facile la vie d'enseignant en France.Particulièrement dans ces « zones d'éducation prioritaire » ou, pire encore, dans les quartiers à problèmes des grandes villes et banlieues.Agressions verbales ou physiques, « incivilités » en tout genre : un rapport du ministère de l'Éducation publié en janvier dernier estimait à 72 000 les cas de violence grave répertoriés pour l'année 2002-2003.Résultat : beaucoup de profs au bord de la crise de nerfs.« Une école à trois vitesses », dit Mme Santoni- Borne.Dans les quartiers difficiles, le métier d'enseignant tient du parcours du combattant : 72 000 violences graves ont été recensées en 2002-2003. - 12 - Depuis le matin, Yvan était enfermé dans sa chambre avec sa musique.Malgré le fait qu'elle n'appréciait pas particulièrement les décibels d'Iron Maiden et de Metallica, Dominique s'était contentée de lui demander de fermer sa porte de chambre.C'était sa façon de réagir à la mort de son père.Comme chaque fois qu'il avait quelque chose de difficile à affronter, il commençait par se noyer dans la musique.Cela pouvait durer quelques heures, quelques jours.Ensuite, il serait prêt à faire face à la situation.Du moins, elle l'espérait.Quand la musique de Kill Them All se fut atténuée, Dominique ouvrit la porte.- Vous! - Je ne vous dérangerai pas longtemps, s'empressa de répondre Brochet.Il avait une boîte en carton dans les bras.- Qu'est-ce que vous voulez?- Stephen a laissé des affaires personnelles au bureau.alors j'ai pensé.Dominique prit la boîte que Brochet lui tendait.- Ce n'est pas grand-chose, poursuivit-il.Mais la valeur sentimentale.Pour les livres, je les ferai transporter.- Tout ça est arrivé à cause de vous.- Je sais que mon comportement n'a pas toujours été correct.S'il faut que je vous répète mes excuses.- À cause de vous! - .tout ça est du passé.- C'est à cause de vous qu'il s'est tué! Je suis certaine que c'est vous qui l'avez ruiné! - La douleur vous égare.- Je veux que vous partiez d'ici! Partez tout de suite! - Comme vous voulez.n'y a pas de preuves qu'il soit responsable.- Pourquoi est-ce qu'il s'est excusé?- C'est lui qui m'a présenté ton père.Quand il a appris qu'on était ensemble, il est venu m'engueuler au bar.Il a menacé de me faire tuer.- Te faire tuer! - Il m'avait demandé à plusieurs reprises de sortir avec lui.J'avais toujours refusé.- Tu lui en as déjà parlé?- À ton père?Non.Le lendemain, Brochet m'a envoyé un bouquet de fleurs extravagant avec des excuses.Il disait qu'il avait perdu la tête.J'ai préféré ne rien dire.Pour ne pas créer de problèmes entre eux.La pression qu'ils avaient avec leur entreprise était suffisante sans que j'en rajoute.Yvan ouvrit la boîte et commença à sortir les objets.Il les déposait sur la table un à un.La photo encadrée de Dominique.Une autre d'elle et de son père, prise par un touriste rencontré dans la rue, à Rome.Son diplôme du CFA.Sa trousse pour nettoyer ses verres de contact.Son agenda.Un paquet de cigarettes.- Je pensais qu'il avait arrêté, dit Yvan.- Son dernier paquet, expliqua Dominique.Il le gardait ouvert sur son bureau depuis.cinq mois, maintenant.Pour tester sa volonté.- Je ne veux plus jamais vous voir!- Vous serez exaucée, je pars pour l'Europe.- Allez-vous-en! - Il faut me comprendre, continua Brochet, imperturbable.Après ce qui est arrivé, je ne peux plus me trouver d'emploi ici.On va m'associer à Semco.Ma réputation.La boîte toujours dans les mains, Dominique referma la porte avec son pied.En se retournant, elle se retrouva face à face avec Yvan.Il tendit les bras pour prendre la boîte et alla la déposer sur la table de la cuisine sans dire un mot.Dominique le suivit.Subitement, sa colère était tombée.- Tu as entendu?demanda-telle.- Oui.- J'ai probablement exagéré.Il À S U I V R E Les Éditions Alire inc.www.alire.com © 2001 Éditions Alire inc.& Jean-Jacques Pelletier ROMAN02MI LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND COMIC02MIM ACTUEL SANTÉ À TIRE D'AILE Crise du logement chez Mme Canard PIERRE GINGRAS Il n'y a pas que Montréal qui vit une crise du logement.La situation semble critique un peu partout dans le sud du Québec, chez plusieurs populations de canards arboricoles.Un sujet dont on parle peu.Pourtant, chaque année, en avril ou au début de mai, les logements y sont souvent chaudement disputés, ce qui donne lieu à de nombreuses échauffourées entre locataires.Plus encore, à certaines occasions, certains profitent de l'absence des autres pour investir les lieux et la bataille est inévitable.Parfois, la compétition est telle que deux familles tentent d'élever en même temps leur progéniture dans un seul appartement.Une promiscuité qui entraîne son lot de conflits.Parlez-en à Nicole Gadbois.Elle songe même à construire des condos pour accommoder tout ce petit monde.On comprend pourquoi on l'appelle « Madame Canard », un surnom qui lui plaît bien.Membre de Canards illimités, où elle travaille comme bénévole auprès des jeunes, résidante de Richelieu, où elle vit sur un terrain boisé en bordure de la rivière, elle s'est toujours intéressée à la gent palmipède.Chaque été, plusieurs colverts lui rendent visitent quotidiennement pour prendre leur ration de nourriture, ce qui lui a permis d'ailleurs de constater que canards colverts et canards noirs batifolent régulièrement ensemble.Cela se termine souvent par une nichée bariolée.Il y a quelques années, elle a décidé d'installer un nichoir à canard dans le but d'y attirer le magnifique branchu.La cabane était installée sur un mât planté presque dans l'eau.Première saison : le logis reste inoccupé.Deuxième printemps : le logement est visité par un garrot à oeil d'or.En avril de la troisième année, cette fois ça y est ! Un harle couronné femelle (bec-scie couronné) s'installe et met au monde neuf rejetons.« Je les ai tous vu sortir de la cabane, dit-elle encore avec émotion.Celle-ci était située à environ six mètres du sol.La femelle était tout près sur l'eau et criait pour inciter la marmaille à sortir.Puis un à un, les petits se sont lancés dans le vide pour ensuite rebondir à quelques reprises et repartir au pas de course joindre maman.» Madame Canard, elle, a dû intercepter trois canetons, qui se dirigeaient vers la piscine, pour leur indiquer le droit chemin.« Toute la famille a alors traversé la rivière pour aller manger dans les joncs.Mais 10 jours plus tard, la cane est revenue sur place suivie de tous ses canetons, comme si elle voulait me les montrer.Ensuite, je ne les ai plus revus.» Le nichoir fut nettoyé pour l'année suivante.Mais quelques jours après le départ de la première couvée, voilà qu'un couple de garrots à oeil d'or se présente sur les lieux pour élever à son tour une petite famille.L'an dernier, trois nichoirs furent installés, dont deux dos à dos.Tous ont été occupés presque simultanément par les branchus, les garrots et les harles.« Le branchu accède facilement au nichoir en prenant son envol du sol, raconte-t-elle.Les garrots et les harles doivent faire de grands cercles en vol pour faire leur approche jusqu'au moment où la femelle réussit à s'élancer dans le trou de la cabane.Dans tous les cas, les mâles surveillent les alentours pendant que ces dames couvent.» Cette année, la situation s'est corsée et les quatre nichoirs ne suffisent plus à la tâche.L'un d'eux est chaudement disputé par trois femelles (harle, garrot et branchu) qui pondent tour à tour.Les prises de bec sont nombreuses, les plumes volent souvent.Au milieu de la semaine dernière, on y comptait 12 oeufs.Conflit ouvert aussi dans le nichoir no 2.C'est la chicane entre le harle et le garrot.Les deux femelles ont pondu 16 oeufs jusqu'à maintenant, mais pourraient théoriquement en pondre jusqu'à 24.Beaucoup de problèmes à l'horizon.Mme Harle tient mordicus à garder le logement pour elle seule.Nichoir no 3 : un couple de branchus tranquille occupe les lieux.Aucun autre locataire potentiel ne s'est manifesté jusqu'à ce jour.La vie est beaucoup plus perturbée dans le nichoir no 4, installé y a à peine deux semaines.C'est la pagaille ! Non seulement garrots et branchus ont envahi les lieux en même temps, mais voilà qu'un coupe d'étourneaux a aussi trouvé l'endroit sympathique.Mme Gadbois a même vu la branchue entrer dans le nichoir en compagnie des deux étourneaux.Le ton a monté mais les étourneaux ont cédé la place devant l'encombrant palmipède, du moins c'était le cas au moment d'écrire ces lignes.En plus d'avoir ce grand spectacle permanent sous les yeux, Mme Gadbois et quelques internautes peuvent assister à tout ce qui se passe à l'intérieur de deux nichoirs grâce à un système de caméras installé par des bénévoles et financé par Canards illimités.Si le site n'est pas accessible au grand public pour des raisons techniques, les abonnés d'Internet pourront avoir droit d'ici peu à ses séquences de la vie quotidienne mais en différé.Je vous tiens au courant.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE© Nicole Gadbois, de Richelieu, a la chance de pouvoir observer l'activité fébrile qui se déroule dans ses nichoirs grâce à un système de caméras en circuit fermé.Trois espèces de canards arboricoles y logent.Entre ses mains, une sculpture d'un harle couronné, un de ses pensionnaires.Des canards parasites Les canards de Nicole Gadbois ont-ils décidé de pondre dans les nids des autres pour laisser à leurs consoeurs le soin d'élever leurs petits ?Impossible de répondre avec certitude à la question, d'autant plus que certaines femelles insistent manifestement pour accomplir leur destin de mère.La littér a t u re s c i ent i f i que pa r l e notamment de deux canes branchues qui avaient pondu dans le même nichoir mais qui couvaient en alternance et parfois même ensemble.Si tout semble indiquer que ces palmipèdes manquent d'endroits adéquats pour nicher, il n'en reste pas moins qu'une vingtaine d'espèces de canards en Amérique du Nord pondent de temps à autre leurs oeufs dans le nid de leurs congénères.Ce sont des « parasites non obligatoires », selon l'expression scientifique.Plus de 800 espèces d'oiseaux dans le monde s'adonnent à ce petit jeu, surtout chez les canards, mais aussi chez le pic flamboyant, le moineau domestique, le bruant des prés, le faisan de Colchide ou le colin de Virginie, pour ne nommer que ceux-là.Je me souviens d'une chronique, rédigée en 1992, où il était question d'un jaseur des cèdres et d'un merle d'Amérique qui couvaient leurs oeufs dans le même nid.Par contre, chez les canards, les chercheurs estiment que le fuligule à tête rouge (morillon à tête rouge) pond tellement souvent dans le nid des autres qu'il est actuellement à un stade de son évolution qui le mènera au parasitisme total, un peu comme les coucous et notre vacher à tête brune, qui ne font jamais de nid.Règle générale, cependant, les parents adoptifs s'acquittent de leur tâche avec brio.Mais la situation peut néanmoins causer quelques problèmes, comme cela pourrait être le cas d'une femelle garrot qui élève des canetons branchus.Par exemple, le tadorne de Bellon, un canard d'origine eurasienne, dépose parfois ses oeufs dans le nid du harle à poitrine rousse.Le premier est un canard barboteur alors que le second est un canard plongeur qui peut atteindre des profondeurs assez importantes pour se nourrir.Or, les bébés tadornes se noient rapidement lorsqu'ils doivent suivre leurs petits frères d'adoption.Certains comportements de ponte laissent aussi les scientifiques perplexes.Dans une récente publication de Canards illimités destinée aux jeunes, on fait état de cette frénésie qui s'empare parfois des canards branchus femelles et qui les amène à pondre dans la même cavité.On a même trouvé jusqu'à 80 oeufs dans le même nid.En dépit de cette congestion majeure, il arrive qu'une femelle couve la couvée géante qui finit par donner quelques canetons.Concours Biôdome-La Presse Un canard bien branché.Avec ses coloris multicolores, le canard branchu mâle est un de nos plus beaux canards.Comme son nom l'indique, il niche dans les arbres.Le voir perché sur une branche est toujours une surprise, indique Pierre Lapointe, le gagnant du troisième prix du concours Le Biodôme-La Presse, dans la catégorie « oiseaux de ville et de banlieue ».M.Lapointe demeure à Sainte-Anne-de-Bellevue, à deux pas de l'Écomuseum et de l'Arboretum, un milieu idéal pour faire de la photos d'oiseaux et un endroit privilégiée pour les observer dit-il.Il n'est pas rare qu'au cours de l'hiver, ses mangeoires accueillent cinq, 10x et même 15 cardinaux à la fois.Le branchu (ci-contre) a été surpris dans une grande flaque d'eau sur le terrain de l'Écomuseum.Des nichoirs populaires Au moins six espèces de canards nichent dans les arbres au Québec : le canard branchu, le garrot à oeil d'or, le garrot d'Islande, le petit garrot, le harle couronné et le grand harle (grand bec-scie).Ces oiseaux nichent dans des cavités creusées par des grands pics ou dans des anfractuosités naturelles, habituellement dans de vieux arbres.Or l'exploitation forestière, les incendies de forêts ou, dans le sud de la province, l'abattage de forêts résiduelles à des fins d'urbanisation diminuent considérablement les endroits de nidification propices aux canards arboricoles.C'est pour cette raison que depuis des années, la société Canards illimités installe des nichoirs artificiels dans les habitats favorables aux branchus, aux garrots à oeil d'or et aux harles couronnés, les trois espèces qui profitent le plus souvent du service offert.Autour de 80% des cabanes occupées servent de lieu de nidification aux branchus.Une situation qui a d'ailleurs permis au cours des dernières décennies d'augmenter les effectifs de l'espèce malmenés dans le passé par des limites de chasse trop généreuses, explique Claudie Lessard de Canard illimités.Encore aujourd'hui, le canard branchu figure dans les premiers rangs du tableau de chasse automnal.En territoire québécois, l'organisation compte plusieurs petits réseaux qui totalisent autour de 3000 nichoirs répartis surtout dans la région du lac Saint-Pierre, de la rivière des Mille Îles et le long de l'Outaouais.Si le nichoir est fourni par la Société, son propriétaire doit en faire le suivi pendant 10 ans et fournir un rapport annuel.Entre 1995 et 2001, de 1000 à 1500 nichoirs ont fait l'objet de rapports.Le taux d'occupation a varié de 20 à 42%, mais dans certains cas comme dans les forêts riveraines du lac Saint-Pierre, il a pu atteindre 80%, indique Mme Lessard.Ces nichoirs ont produit environ 3500 canetons, un chiffre qui peut théoriquement doubler si on inclut l'ensemble du réseau.Les nichoirs sont installés dans des arbres situés en terre inondée et la pose s'effectue l'hiver, sur la glace.Les cabanes sont alors nettoyées, on y compte les coquilles d'oeufs, et on y dépose des copeaux de bois pour la nouvelle nichée.On peut obtenir des renseignements complémentaires sur le programme de nichoirs de Canards Illimités et même obtenir des plans pour en fabriquer en cliquant : www.ducks.ca/francais.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE© Le garrot à oeil d'or (ici une femelle) est un de nos canards arboricoles qui utilise des nichoirs artificiels."]
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