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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et Spectacles - Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2004-05-17, Collections de BAnQ.

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[" MARC GAGNON La vie sans patins ISABELLE MASSÉ Marc Gagnon veut gagner sa vie dans le milieu des communications.Ce n'est plus un secret pour personne.Depuis qu'il a accroché ses patins de vitesse, en 2002, l'athlète a plus d'une fois mentionné, en entrevue, que la télé et la radio l'attiraient énormément.Les oreilles de plusieurs étaient grandes ouvertes ! Comme bien des médaillés olympiques (Annie Pelletier, Sylvie Fréchette, Sylvie Bernier.), il s'est rapidement trouvé du boulot à la télé et à la radio.« Je n'avais pas encore annoncé que je prenais ma retraite que j'avais déjà du travail à Énergie (CKMF dans le temps), comme chroniqueur de sport.Un contrat de cinq semaines.» Depuis, les boulots se multiplient.Le Teksho, à Canal Z, un poste de chroniqueur sports à la Première Chaîne de Radio-Canada, l'animation d'une émission à RDI, l'animation d'une autre à Canal Z (Projet Tuning), à l'automne 2004.De quoi faire rougir de colère tout digne finissant en communications.« Je sais que ça fait suer bien des gens qui ont étudié en communications, dit Marc Gagnon.Oui, quand tu es un visage public, ça facilite les choses.Je serais sansdessein de ne pas en profiter.Par contre, il y a un côté néfaste.On peut être garoché ici et là sans trop de formation.» Un rêve d'enfance, la carrière en communications ?Pas du tout ! L'idée a germé lentement, à force de faire des entrevues avant et après les compétitions en patinage de vitesse.Parce que les micros et les caméras ne sont, en effet, jamais très loin, quand on est champion mondial (quatre fois) et médaillé olympique.Le patineur, qui a d'abord songé à être prof de mathématiques, était plus qu'à l'aise quand on lui posait des questions.Restait à savoir s'il allait l'être autant quand il poserait les questions ! « Je n'ai pas suivi de cours en communications.Heureusement, j'ai rencontré Benoît Johnson (à Salut, bonjour !, TVA) qui m'a aidé à prendre de l'expérience sans me planter.Il m'a donné ma première chance.Grâce à lui, j'ai pu travailler à Canal Z.Il m'a entouré de gens qui étaient bons et qui me donnaient des conseils.Je n'ai pas beaucoup d'expérience, mais j'ai fait des progrès, ces dernières années.» De quoi lui faire prendre confiance.même si cette confiance a quelque peu été ébranlée, l'été dernier, alors qu'il était chroniqueur sports de l'émission matinale C'est bien meilleur le matin.Certains trouvaient qu'il n'était pas à sa place à la Première Chaîne de Radio-Canada.Et lui, qu'en pense-t-il ?« J'ai adoré mon expérience.En 45 jours de travail, je ne me suis découragé qu'une journée, après une émission où j'avais fait beaucoup d'erreurs.Tout est arrivé très rapidement.On ne m'a pas donné de cours avant d'arriver en ondes.Mais j'avais un réalisateur qui me corrigeait pendant et après l'émission.On m'a aidé à améliorer mon français, parce que les auditeurs de Radio- Canada sont très pointilleux.Oui, c'est dur de se faire dire ses défauts, mais l'expérience fut bénéfique.» Et son passage à la radio n'a pas miné ses chances de retravailler dans la grande tour radio-canadienne.Depuis le début du mois de mai, Marc Gagnon a même une émission qui porte son nom sur les ondes de RDI (samedi à 19 h 30) et de Radio-Canada (dans le cadre d'Adrénaline) ! Une émission qui lui permet de toucher à différentes disciplines sportives prévues aux prochains J.O.d'été.Un athlète de haut niveau qui remporte des médailles d'or dans une discipline excelle-t-il dans tous les sports?Depuis quelques semaines, Marc Gagnon nous prouve que.non ! Vous l'imaginez gracieux, agile, téméraire comme 10 et fort comme Samson en nageur synchronisé, en haltérophile et en plongeur d'un jour?Monsieur est probablement plus doué que la moyenne, mais n'est très bon qu'en patinage de vitesse.Comment épater la galerie quand on se mesure à des athlètes qui, dans quelques semaines, mettront le cap sur Athènes ?« Lors de l'enregistrement des émissions, je voulais me dépasser dans toutes les disciplines pour montrer aux téléspectateurs que je me suis forcé.Je savais que j'allais avoir l'air ridicule parfois.À vélo, ça va, car j'en ai fais beaucoup, plus jeune.Mais pour la gym, je n'ai aucune force dans le haut du corps.» Sous le chandail ajusté qu'il porte en entrevue, on perçoit pourtant des bras musclés.Depuis que sa carrière en patinage de vitesse est chose du passé, Marc Gagnon a pris 15 livres, lui qui continue de s'entraîner dans un gym.« Mais ma force physique est moindre aujourd'hui, constate-t-il.Avant, je m'entraînais six heures par jour, six jours par semaine.» Il faut accepter d'être moins en forme quand on ne caresse plus de rêve olympique ! Pas question pour le copropriétaire de deux centres Énergie Cardio (à Anjou et à Chicoutimi, où il est né) d'abandonner le sport complètement.Il aimerait d'ailleurs que tout le monde s'y mette.Les jeunes en particulier.« L'an dernier, j'ai visité 41 écoles avec Kino-Québec.Jeunes, on attendait impatiemment les cours d'éducation physique.Aujourd'hui, on se trouve des défaites pour ne pas y aller et on se pointe aux cours en jeans.Dommage ! Est-ce tant la faute des jeux vidéo?Quand j'étais jeune, il y en avait aussi.La télé existait ! Je passais quand même toutes mes journées dehors.» Pourquoi pas une émission pour encourager les jeunes à brûler des calories ?PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Marc Gagnon est bien parti pour gagner sa vie, comme il le souhaite, dans le milieu des communications.« Je n'ai pas beaucoup d'expérience, mais j'ai fait des progrès, ces dernières années », avoue l'ex-vedette du patinage de vitesse.57e FESTIVAL DE CANNES MARC-ANDRÉ LUSSIER ENVOYÉ SPÉCIAL CANNES mlussier@lapresse.ca On ne peut évidemment pas se fier au genre d'accueil qu'obtient un film pour évaluer ses chances de figurer au palmarès, mais si l'indice est le moindrement révélateur, Agnès Jaoui a le droit d'espérer de belles choses.Aucun autre film de la compétition n'a en tout cas été autant applaudi par les journalistes que Comme une image, une comédie dramatique tout en finesse qui, quatre ans après le magnifique Goût des autres, vient confirmer le talent de cinéaste de celle qui, avec son comparse Jean-Pierre Bacri, a déjà fait sa marque dans le cinéma français avec ses excellents scénarios.Il faut d'ailleurs les voir répondre ensemble aux questions des scribes lors de la traditionnelle conférence de presse pour comprendre la dynamique particulière qui lie les deux créateurs.Chose certaine, l'ennui ne semble pas bienvenu dans ce couple.« Nous écrivons à voix haute, expliquait Bacri avec son bagout habituel.Étant acteurs, il nous importe d'écrire de façon très précise, très rigoureuse, mais aussi de chercher le confort pour les autres acteurs qui auront à livrer les répliques.Et même si nous avons plusieurs choses en commun, nous ne partageons pas forcément toujours la même vision des choses.» Comme une image est un film sur le pouvoir.Non seulement le pouvoir de ces images qui façonnent les mentalités (au point de bousiller l'existence des jeunes filles qui ne répondent pas aux canons imposés), mais aussi celui que Bacri appelle le « pouvoir vacant », c'est-à-dire le pouvoir qui est à saisir dans n'importe quelle circonstance de l'activité humaine.« C'est un peu comme une joute qui se joue à deux, fait-il remarquer.Quand quelqu'un s'écrase en refusant de retourner la balle de service, il porte sa part de responsabilité dans son malheur.Dans le film, Bacri incarne un écrivain dont la notoriété lui permet de régner en petit maître sur tout son monde.L'intrigue du film s'articule toutefois autour de la fille de l'auteur, une jeune femme appelée Lolita (Marilou Berry), complexée à cause des nombreux kilos en trop qu'elle doit trimballer.Du coup, la jeune femme en veut au monde entier : à sa mère complètement absente ; à la compagne de son père, qui a pratiquement le même âge qu'elle et qui est obsédée par la minceur ; au petit copain qui la délaisse ; et, surtout, à un père qui ne la regarde pas, obnubilé qu'il est par sa propre image.Jaoui dresse ainsi le portrait d'êtres en état de crise en jetant dans les pattes de ce petit monde Sylvia (Jaoui), le professeur de chant de Lolita, et son conjoint, Pierre (Laurent Grévill), écrivain au public confidentiel, qui, avec un troisième ouvrage, connaît enfin le succès et la reconnaissance des médias (on notera ici une parodie savoureuse de Tout le monde en parle, l'émission de Thierry Ardisson).Au rythme des pièces musicales classiques judicieusement choisies, Agnès Jaoui propose, au delà du cadre dans lequel se déroule l'intrigue, une réflexion sur ce qu'elle appelle la « dictature de l'image ».« Quand j'ai recherché la comédienne qui pouvait incarner Lolita, je voulais non seulement une excellente actrice mais aussi une actrice qui soit grosse, a précisé la réalisatrice.Pas « ronde », pas « non maigre » : grosse.Ne pas le dire est une forme de racisme, selon moi.Dès qu'il est question de l'image du corps, on devient débile mental dans nos sociétés.>Voir CANNES en 3 Le (bon) goût d'Agnès DANS HORAIRES DE CINÉMA LES JEUDIS ET SAMEDIS 3228202A ENVIRONNEMENT VERS UN SIMULATEUR DE CLIMAT PAGE 8 ARTS ET SPECTACLES Musique et censure Un bouquin fait le point sur l'après-11 septembre ALEXANDRE VIGNEAULT POP-ROCK avigneau@lapresse.ca Les attentats du 11 septembre n'ont pas été sans conséquences sur la libre circulation des musiciens dans le monde, affirment des défenseurs de la liberté d'expression.Freemuse, un organisme international du Danemark, recense d'ailleurs plusieurs cas où des musiciens issus de différentes parties du monde ont été réduits au silence par des régimes totalitaires, des régimes démocratiques, des médias.ou par des pays qui refusent d'accorder un visa à tel ou tel artiste.Le livre Shoot the Singer ! Music Censorship Today, de Marie Korpe, a aussi analysé plusieurs cas de censure ou de présumée censure.Elle s'intéresse à une foule de pays comme Israël, la Turquie, la Corée du Nord ou le Mexique et aussi aux États-Unis, en rappelant notamment le cas des Dixie Chicks.L'an dernier, plusieurs stations de radio américaines avaient banni le populaire groupe countrypop féminin de leurs ondes, car elles avaient critiqué l'entrée en guerre des États-Unis contre l'Irak en se disant peu fières d'être originaires du même État que George W.Bush.Freemuse s'est aussi intéressé, l'automne dernier, au cas de Thomas Mapfumo, à qui on avait refusé l'entrée au Canada.Après vérification auprès de l'agent américain de ce musicien considéré comme le Bob Marley du Zimbabwe, La Presse avait appris que les autorités canadiennes avaient refoulé Mapfumo et son groupe, parce que son visa américain était échu et que nos voisins du Sud ne garantissaient pas son retour aux États- Unis après son escale montréalaise.Le nouvel ordre mondial post-11 septembre ne semble pas avoir eu d'impact, jusqu'ici, sur la diversité des concerts présentés à Montréal, mais Shoot the Singer ! invite à ne pas tenir cette liberté pour acquise.Une prime en mp3 Trois semaines après avoir lancé Chez Herri Kopter, le meilleur albumde pop québécoise de 2004 à ce jour, Jérôme Minière offre un petit cadeau à ses fans.Sur www.herrikopter.com/ courriel, ses fans découvriront une pièce quasi instrumentale intitulée Punk Adulte Contemporain.Une chanson pop qui n'a rien de punk et pas grand-chose d'adulte contemporain, mais qu'il fait bien d'ajouter à sa discographie «miniérienne ».Remue-ménage Ces dernières semaines, plusieurs artistes ont officialisé leur déménagement.Tomas Jensen et les Faux Monnayeurs, dont le deuxième album a été soutenu par Zone3, est passé chez GSI, qui s'apprête par ailleurs à lancer le premier disque en français de Jacques Gaines, anciennement des Soul Attorneys.Lulu Hughes, qui était au Musicomptoir, passe chez Guy Cloutier Communications, avec la chanteuse Ima, connue grâce à sa chanson Baila.Après deux albums chez Warner, Catherine Durand fait cavalier seul avec une maison de productions indépendante baptisée Alderaan, du nom de la planète où est née la princesse Leia Organa.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE © Le livre Shoot the Singer ! Music Censorship Today recense des cas où des artistes ont été réduits au silence par des gouvernements ou des médias.Ainsi, en 2003, les Dixies Chicks avaient été bannies des ondes de plusieurs radios américaines pour avoir critiqué George W.Bush.CETTE SEMAINE Sur disque > Lenny Kravitz: Baptism > Alanis Morrissette: So Called- Chaos > Tété: Àla faveur de l'automne > Feist: Let It Die > Method Man: Tical 0: The Prequel > Guster: Guster On Ice \u2014 Live1# > Pleymo: Rock > Fred: Sauter du nid > Fabienne Thibault: Made in Québec > Elista: Elista > Secret Machines: Now Here Is Nowhere > My Morning Jacket: Acoustic Citsuoca > Out Of Your Mouth: Draghdad > Steriogram: Schnack > New Found Glory: Catalyst Sur scène > Richard Desjardins, de mercredi à samedi, au Spectrum > The Dears, jeudi, au Café Campus > Annie Major-Matte, jeudi, au Cabaret du Plateau > Les Projectionnistes, jeudi, à la Casa Del Popolo > Gwenwed et Geneviève et Matthieu, samedi, à l'Hémisphère Gauche PHOTO ARCHIVES LA PRESSE© Jérôme Minière offre un petit cadeau à ses fans.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 15H A GRANDS DOCUMENTAIRESSCIENCES Premier d'une série de huit épisodes qui dévoilent quelques vérités sur les océans.Par exemple: saviez-vous qu'un réchauffement important de la planète pourrait libérer une quantité gigantesque du méthane qui repose dans le plancher océanique et provoquer un effet de serre désastreux?19H30 TV5 INGÉNUES ET FEMMES FATALES D'HIER ET D'AUJOURD'HUI Un voyage dans le temps à la rencontre de jeunes premières devenues stars.Au gré des archives, on redécouvre Brigitte Bardot, Romy Schneider, Michèle Morgan, Claudia Cardinale, Marina Vlady, Emmanuelle Béart, Jane Birkin et d'autres, interrogées à leurs débuts.19H30 K CINÉMA: LES VIOLONS DU COEUR Une femme divorcée enseigne le violon à des écoliers d'un quartier défavorisé de New York.Pour Meryl Streep.20H D MOTOWN 45 Émission spéciale célébrant les grands succès de Motown Records avec Smokey Robinson, Joss Stone, The Temptations, The Four Tops, Backstreet Boys, Boyz IIMen, The Commodores et plusieurs autres.Attendezvous à quelques medleys pas piqués des vers.21H r MONK Même sous observation dans un hôpital psychiatrique, Monk ne peut s'empêcher d'enquêter sur une vieille affaire de meurtre.21H a UNE ÉMISSION COULEUR DE RADIO-CANADA Invités: André Robitaille, Annie Pelletier et Annie Major-Matte.Michel Forget et Pierre Collin nous donnent un avant-goût de la pièce Péché original.Aujourd'hui (17:30) L'union fait la force LE SORTILÈGE DU SCORPION DE JADE (4) avec Woody Allen, Helen Hunt Une émission couleur de Radio-Canada / André Robitaille Le Téléjournal/Le Point XXL (5) avec Michel Boujenah Le TVA 18 heures Ultimatum Max inc.Caméra Café Ma maison Rona Monk Le TVA Merci bonsoir / Marie-É.Thibert Michel Jasmin / Corneille (23:17) Macaroni tout garni Ramdam 1045, rue des Parlementaires Vidéaste recherché.e Points chauds / Bolivie: la colère du peuple NALAN TURKELI, UNE FEMME DES BIDONVILLES (4) Documentaire Le Vrai Monde 1045, rue des Parlementaires Cultivé et bien élevé Le Grand Journal (16:30) Flash / Caroline Néron Fun noir & Cie / Réal Béland LES VIOLONS DU COEUR (4) avec Meryl Streep, Angela Bassett Le Grand Journal 110% Paris érotique News Access H.e Talk Daily American Idol:The Final3 8 Simple Rules / Dernière CSI:Miami CTV News News eTalk Daily Jeopardy Canada Now À communiquer Hockey / Séries éliminatoires: Flames - Sharks The Simpsons ABC News Will & Grace Motown 45th Anniversary Special Super Millionaire Frasier Night.(23:35) News CBS News E.T.Yes, Dear Still Standing .Raymond .Half Men CSI:Miami News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Fear Factor / Dernière Las Vegas / Dernière The Restaurant Tonight.(23:35) The Newshour BBC News Profile Colonial House (1/4) Colonial House (1/4) BBC News Bus.Report The Newshour City Confidential / Carlsbad American Justice Cold Case Files Family Plots Airline Biography / Courtney Love .musique Portraits: Cecilia Bartoli Jardins L'Héritage Grands Spectacles / Cecilia Bartoli, Il Giardino Armonico Il Giardino Armonico Bravo! Videos Road to Avonlea Freedom Hats off LET'S BE HAPPY (5) avec Tony Martin, Vera-Ellen Law& Order Sans détour / Obsession Biographies / Martha Stewart Exploits / Constructeurs Micro Monstres Les Nouveaux Détectives Excès de stars NASA Educational File Le Monde des affaires Planète Terre Le Monde à la carte .substances psychotropes Physiologie et Vieillissement How'd they do that?Daily Planet Monster House / Zen House Monster Garage / El Camino.Monster Machines Daily Planet Saveurs.de Corse Évasion.Bain de soleil Reiselust .les fous Casse-cou Gris Évasion.Documentaires européens All that That's so.Stevens Radio Free.Boy Meets.Mentors PEE WEE'S BIG ADVENTURE (4) .(22:31) The Brendan.Smart Guy Seinfeld That '70s Show Seinfeld American Idol:The Final3 The Swan 7th Heaven Superstar USA Global News Global National Train 48 E.T.Fear Factor The Restaurant Global News Global Sports Artisans de notre histoire Trouvailles et Trésors Frontière (4/6) L'Enfer du devoir L'ENFER APRÈS L'ENFER (4) avec John Lithgow, Ralph Macchio The Fifties JAG Dead Men Talking / Van Gogh The Day the Earth Trembled Turning Points of History JAG Zoo Diaries Dogs, Jobs .Gourmet Opening.Extra Matchmaker Med Students Campus Vets Adoption.English.Graveyard.Matchmaker Qu'est-ce qui fait courir.Salut les amoureux! Musicographie / Les BB Génération 80 / 1986 Benezra Max Baladeur Musicographie / Les BB Top5M.anglo Top5M.franco Infoplus M.Net Décompte.Vidéo Clips Bécosse.Banzai Dollaraclip Dans la peau.La Forza del Desiderio Will & Grace Yes, Dear Still Standing Las Vegas Rabin2 Cosmopolis .arménien Late.(23:35) BBC News CBC News CBC News: Canada Now Sports Journal Fashion File The National The Passionate Eye Sports Journal Fashion File Le Journal RDI Capital Actions Le Monde La Part.pays du mal, Corée du Nord Le Téléjournal/Le Point La Part.Le Monde Le Journal RDI Sports 30 Mag.Sports 30 Hockey / Coupe Banque Royale Sports 30 Hockey / Séries éliminatoires: Flames - Sharks Largo Winch Brigade des mers Brigade spéciale Les Experts Agents doubles Les Condamnées Poltergeist Doc Cold Squad The Crow: Stairway to Heaven Queer as Folk HOLLOW REED (4) (23:05) PSI Factor Buffy the Vampire Slayer Stargate SG-1 Firefly Angel Outer Limits Hockeycentral Sportsnetnews JZone You Gotta.Hockey / Memorial Cup: Gatineau - Kelowna Sportsnetnews Tékitoi Volt Panorama Demain.l'espace RAZZIA SUR LA CHNOUF (4) avec Jean Gabin, Lino Ventura Panorama Clean Sweep In a Fix Trauma / High Stakes Trauma The Residents / The Real E.R.Incredible Medical Stories Trauma / High Stakes Trauma Off the Record Sportscentre That's Hockey Strongest.Classic Night at the Fights WWE Raw Sportscentre Moi Willy.Sacré Andy! 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plus grands succès 6 Artistes variés Don Juan 7 Corneille Parce qu'on vient de loin 8 Audrey De Montigny Audrey 9 Jean Leloup Exit 10 Marie-Chantal Toupin Maudit Bordel Vic Vogel et Johanne Blouin Pierre Lapointe PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © ARTS ET SPECTACLES 57e FESTIVAL DE CANNES Ce qu'il reste de nous suscite une vive émotion MARC-ANDRÉ LUSSIER ENVOYÉ SPÉCIAL CANNES \u2014 C'était jour d'effervescence hier pour l'équipe de Ce qu'il reste de nous, ce très beau film coréalisé par François Prévost et Hugo Latulipe, dans lequel Kalsang Dolma, Québécoise d'origine tibétaine, retourne dans le pays de ses ancêtres avec, dans ses bagages, un message du dalaï-lama.Présenté en séance spéciale dans le cadre de la Semaine de la critique, une section parallèle du Festival de Cannes, le film, à l'affiche à Montréal depuis maintenant plus d'une semaine, a suscité ici une vive émotion.Devant une salle pratiquement pleine (contrairement aux sections officielles, le grand public a accès aux projections de la Semaine), Prévost et Latulipe, accompagnés bien évidemment de Kalsang Dolma, se sont ensuite livrés à un débat au cours duquel il fut beaucoup question des moyens à prendre pour aider le peuple du Tibet.« Nous sommes évidemment heureux d'être ici, et très reconnaissants, a dit Latulipe.Mais notre but est de projeter notre film dans les Parlements et les Assemblées nationales.Parce que l'action passe par ceux qui détiennent le pouvoir.» Si la séance a parfois donné lieu à des échanges plus émotifs (un militant a exhorté la salle à aller manifester pour le Tibet sur la Croisette), on retiendra ce très beau moment au cours duquel un Niçois d'origine tibétaine a enfin pu, grâce à Kalsang, converser un peu dans sa langue natale.En France comme au Québec, des mesures ont été prises afin d'assurer la sécurité des intervenants du film.Au cours d'une conversation à bâtons rompus, Latulipe a en outre confié qu'il voulait rester très vigilant à cet égard.Ainsi, tant que la Chine ne modifiera pas sa politique envers le Tibet, il est hors de question de présenter un jour ce film à la télé, en vidéo ou en DVD.Rappelons par ailleurs que deux courts métrages produits par l'ONF font aussi l'objet de présentations à la Semaine de la critique.Programmé hier, L'Homme sans ombre, de Georges Schwizgebel, est une adaptation animée d'un conte fantastique d'Adelbert von Chamisso inspiré de Faust.À travers l'histoire d'un homme qui accepte d'échanger son ombre contre la richesse, le réalisateur propose, avec d'élégants dessins, une fort belle allégorie.De son côté, Ryan, de Chris Landreth (présenté à la Semaine de la critique aujourd'hui), se distingue notamment par ses qualités formelles, le film mêlant très habilement le documentaire et l'animation en 3D par ordinateur.S'articulant autour de la rencontre entre Landreth et Ryan Larkin, un cinéaste d'animation très influent dans les années 70 qui mendie aujourd'hui dans les rues de Montréal, le film propose une vision inédite à travers laquelle les éléments d'animation agissent comme autant de révélateurs.Très réussi.CANNES suite de la page une Et la minceur est devenue une telle obsession qu'il n'y a pratiquement plus de jeunes actrices bien en chair dans les écoles ! » La perle rare, qui offre une prestation remarquable dans ce film magnifique, a pour nom Marilou Berry.Fille de Josiane Balasko et de Philippe Berry (frère de Richard), la jeune actrice donne parfaitement corps à cette intention manifeste qu'avait la cinéaste de révéler tout le malheur qui peut se cacher derrière la phrase la plus anodine.« L'affranchissement devrait être la première ambition de tout être humain, ajoutait hier Jean-Pierre Bacri.Il faut apprendre à occuper le tout petit espace qu'il nous reste pour la pensée personnelle.Sinon, on ne tient compte que de ce que nous disent les médias et on régurgite ça toute sa vie.» Comme une image prendra l'affiche chez nous à l'automne.Le saint ennui Une rumeur positive entourait la présentation en compétition de La Nina santa (La Sainte Fille), second long métrage de la réalisatrice argentine Lucrecia Martel.Non seulement la jeune cinéaste s'était-elle fait avantageusement remarquer avec son premier film, La Cienega (primé à Sundance), mais La Nina santa est, de plus, coproduit par la maison de production que dirigent Pedro Almodovar et son frère Augustin.Que dire, sinon que ça roupillait tellement dans les rangées qu'il en devenait même parfois difficile de suivre les dédales de ce drame soporifique, dans lequel une jeune fille pieuse tente de sauver l'âme d'un homme qui s'est un peu trop collé sur elle dans une foule.Il y aurait sûrement eu un beau film à tirer d'un tel sujet, mais le traitement est tellement désincarné que le désintérêt du spectateur est total.La mise en place est d'ailleurs si laborieuse (les liens entre les différents personnages sont difficiles à établir) qu'on se demande franchement pourquoi la réalisatrice s'est donné autant de mal.C'est aujourd'hui que Michael Moore débarque sur la Croisette avec Fahrenheit 9/11, son nouveau brûlot qui, à l'instar de Bowling for Columbine, est inscrit en compétition.Sont aussi présentés aujourd'hui La femme est l'avenir de l'homme, du Coréen Hong Sangsoo, de même que, venu d'Allemagne, The Edukators, de Hans Weingartner.Le (bon) goût d'Agnès CANNOISERIES MARC-ANDRÉ LUSSIER Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri.Michael Moore DES FILMS?OÙ ÇA?Cannes a beau être le théâtre du plus prestigieux festival de cinéma du monde, certains festivaliers ne voient aucun film.Dans le Hollywood Reporter, des journalistes ont même le mandat de donner des cotes, sous la forme d'un nombre X de verres de martini, aux différentes fêtes qui, inévitablement, parsèment la Croisette et les villages des alentours.La fête qui a suivi la présentation de La Mauvaise Éducation a par exemple valu à ses organisateurs une cote de plusieurs verres.Inversement, une soirée plate n'obtiendra qu'une misérable coupe.En tête de liste figure en tout cas la réception qui a suivi la présentation de Mondovino, ce documentaire de Jonathan Nossiter sur la viticulture dans un contexte de mondialisation des marchés et d'uniformisation des goûts.Nossiter, qui est lui-même sommelier, a servi aux invités les vins du terroir qu'ont apportés pour l'occasion les vignerons interviewés dans son film.Paraîtrait, selon un vétéran dont les propos sont repris par le HR, qu'il ne s'était jamais bu d'aussi bon vin à Cannes.FAHRENHEIT 9/11 SUR LA BONNE VOIE Selon plusieurs publications spécialisées, une solution serait très bientôt trouvée pour dénouer l'imbroglio dans lequel se trouve la société Miramax depuis que la maison mère Disney lui a formellement interdit de distribuer Fahrenheit 9/11, le nouveau document de Michael Moore.Miramax serait en effet sur le point de céder les droits à un autre distributeur (Think Films serait en bonne position pour décrocher le contrat) et pourrait ainsi mettre le film à l'affiche en juillet comme prévu.L'objectif serait que Fahrenheit 9/11 soit dans les salles autour du 4 juillet, fête de l'Indépendance américaine.Rappelons qu'à Montréal, la sortie était prévue le 16 juillet avant que les bonzes de Disney n'interviennent dans le dossier.PAROLES DE BACRI Appelé à commenter une scène de Comme une image, dans laquelle est parodiée l'émission Tout le monde en parle, Jean- Pierre Bacri, qui a écrit le scénario avec sa compagne, la réalisatrice et comédienne Agnès Jaoui, précise qu'il ne s'agissait pas de s'en prendre directement au show de Thierry Ardisson mais de dénoncer toutes ces émissions dans lesquelles les invités sont souvent amenés à se ridiculiser.«Je ne dirais même pas que c'est de la méchanceté parce que ce serait trop flatteur! C'est plutôt toute cette complaisance et ce racolage qu'il nous importait de montrer», a-t-il dit.Quant à ce choix d'avoir donné à la jeune fille du film le prénom de Lolita, Bacri le justifie en évoquant l'immaturité de son personnage.«Il s'agit, typiquement, d'un rêve d'imbécile qui donne à son enfant un prénom qui le titille, tout comme le font ces parents qui prénomment leur enfant Kevin ou Matthew en pensant à des personnages de feuilletons.En l'appelant Lolita, je présume qu'il éprouvait une certaine fierté à l'idée que sa fille soit bonne à niquer dès l'âge de 15 ans!» LE TABLEAU DES MÉDAILLES Chez les critiques français, dont les avis sont recensés par le journal spécialisé Le Film français, c'est toujours Nobody Knows, le très beau film japonais sur quatre enfants abandonnés par leur mère, qui arrive en tête du tableau, conservant une mince avance sur La Vie est un miracle, d'Emir Kusturica.Si le film d'Hirokazu Kore-Eda est aussi le favori des critiques internationaux recensés par le journal Screen International, Old Boy, thriller manga coréen (très mal accueilli par la critique française), arrive toutefois bon deuxième.Y aurait-il dissension au sein même de la critique?ENTENDU «Réaliser un film, c'est au moins un an et demi de travail acharné.Je suis contre le travail acharné!» \u2014 JEAN-PIERRE BACRI, quand on lui a demandé si, à l'instar de sa compagne, Agnès Jaoui, il comptait passer lui aussi derrière la caméra.«Oh! là là, c'était monstrueusement mauvais.Elle a dû beaucoup coucher!» \u2014La commentatrice ELSA FAYER, décrivant en direct sur France 3 la prestation de la candidate roumaine au concours Eurovision.PHOTO AP PHOTO REUTERS LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE TAPIS ROUGE Salman Rushdie et sa nouvelle épouse, Padma Lakshmi.PHOTO REUTERS L'OEIL DE BIG BROTHER Tous les palaces de la Croisette déploient pour la durée du festival un système de protection et de surveillance impressionnant.Le Majestic\u2014toujours lui \u2014 est sans doute le plus exposé, vu sa proximité avec le Palais et le fait que, tous les après-midi, une foule compacte stationne devant son portail.Sachez qu'à l'intérieur de l'hôtel, il y a 10 gardes de sécurité en permanence à chaque étage.Qu'une fine équipe de gars musclés\u2014mais entraînés à la politesse \u2014 est prête à tout moment à intervenir contre des agités, ou une bande de jeunes qui tentent de pénétrer dans la fête qui se donne sur la plage de l'hôtel.«S'ils sont deux, nous y allons à quatre.S'ils sont 20, nous y allons à 20.» Le comble du raffinement : une quarantaine de caméras numériques actionnées depuis une salle de contrôle et qui, une fois «accrochées» à un visiteur suspect, répertorient son identité visuelle et peuvent le suivre dans ses déambulations.Une petite idée pour un scénario.LES SURPRISES DES MARCHES La montée des marches est un cérémonial plutôt répétitif.Mais cela reste un des événements les plus médiatiques au monde.C'est donc un lieu de choix pour faire passer un message, entretenir sa gloire ou, plus modestement, sortir de l'anonymat.En tout cas, on a eu hier soir la surprise, pour la soirée Agnès Jaoui, de voir apparaître vers 19h15 un certain Salman Rushdie en compagnie de sa nouvelle épouse, ex-mannequin et actrice indienne.L'écrivain, longtemps sous la menace mortelle d'une fatwa iranienne, a certes décidé il y a quelque temps de sortir de la clandestinité et de s'afficher en public.Mais cette montée des marches sous le mitraillage de 200 photographes prenait les allures d'un retour solennel à la vie «normale».Au nez et à la barbe des intégristes.JAOUI DISCRÈTE MAIS SOLIDAIRE Agnès Jaoui avait tenu la vedette de la nuit des Césars, le 21 février dernier, en prononçant au nom des intermittents un véritable réquisitoire contre le nouveau protocole d'assurance-chômage pour les artistes du spectacle.On pouvait imaginer son embarras, hier, alors qu'elle venait présenter son film en compétition, au lendemain du matraquage violent (et totalement injustifié) de protestataires par les forces de police.Difficile de torpiller la sortie de son propre film.Difficile également de faire comme s'il ne s'était rien passé la veille.Finalement, le couple Jaoui-Bacri a préféré éluder le sujet en conférence de presse pour ne pas «polluer» le message.Bien entendu, il n'était pas là non plus lors de la conférence de presse des «coordinations », à l'intérieur même du Palais, où avaient tenu à se déplacer le patron du festival, Gilles Jacob, la comédienne Ariane Ascaride ou la cinéaste Agnès Varda.En revanche, toute l'équipe de a monté hier les marches du Palais en arborant un autocollant très visible où on lisait : «Solidarité avec les intermittents».Le feuilleton était hier soir au point mort\u2014mais pas terminé.L'ESPRIT IRAKIEN Je crois l'avoir déjà dit : il y a davantage de professionnels de la sécurité à Cannes que dans la bonne ville de Bagdad, ces jours-ci.Le périmètre sacré grouille d'agents de tout acabit et de tout format.Tout invité (de base) qui a le malheur de s'arrêter plus de 10 secondes pour contempler la scène est aussitôt abordé par un ou deux huissiers qui le pressent poliment mais fermement d'avancer.Bien que l'entarteur le plus célèbre de France et de Belgique, Noël Godin, ne me fasse pas tellement rire, même lorsqu'il s'acharne sur Bernard-Henri Lévy avec ses choux à la crème, je dois lui reconnaître un certain courage.Car enlever son pantalon de smoking au pied des marches, à l'heure solennelle, devant les meutes de photographes, c'est ce qui s'appelle vivre dangereusement.Et, de fait, dans les 30 secondes qui ont suivi, le provocateur a vu fondre sur lui trois gorilles qui l'ont évacué sans ménagement.Le genre de blague dont ne raffole pas vraiment la sécurité.Il faut dire que, les as de la protection rapprochée voient tous les jours de nouveaux tracas s'ajouter à ceux qui étaient déjà prévisibles.Ainsi cette jeune Américaine longiligne, à l'aise en français, l'air très bon collège de la Nouvelle-Angleterre, et venue présenter un court métrage dans une compétition obscure.La voilà qui monte à son tour les marches samedi, au bras de Brice Lalonde, ex-leader des verts et ancien ministre de l'Environnement.Où est le problème?Brice Lalonde est un has been, et de surcroît il est le cousin français de la demoiselle.Le problème, c'est que l'élégante cinéaste est Alexandra Kerry, la fille du candidat démocrate à la présidence américaine.Il faut vraiment avoir l'oeil partout.Même un entartage de Mlle Kerry par un trublion comme Godin serait regrettable\u2014notamment pour les relations franco-américaines. NATHALIE PETROWSKI Cherche Thierry désespérément C'est l'histoire d'un type qui se pointe dans un resto de routiers et commande deux tranches de pain grillé.La serveuse, de mauvais poil, lui rétorque que l'heure du déjeuner est terminée et l'invite à commander un plat.Faisant semblant de suivre la consigne, le type lui demande un sandwich au poulet, laitue, tomate, mayonnaise.Au moment où la serveuse se retourne pour aller passer la commande, le type bondit sur sa banquette en hurlant : mais retirez le poulet, retirez la laitue, retirez la tomate et retirez la mayonnaise ! Cette scène inoubliable du film Five Easy Pieces, mettant en vedette Jack Nicholson, m'est revenue à l'esprit dernièrement.Je venais d'apprendre que la télé de Radio- Canada était à la recherche d'un Thierry Ardisson québécois pour animer un grand plateau intelloculturo- politico-social à la Tout le monde en parle.Youpi! me suis-je dit.Même si je ne regarde plus Tout le monde en parle aussi religieusement qu'avant en raison de son impraticable case horaire (le samedi soir sur TV5), elle demeure une des mes préférées.Toutes les fois où je la regarde, je ne peux pas m'empêcher d'être un brin jalouse.J'envie l'abondance et la diversité de ses invités, la qualité de leurs interventions, souvent brutales et honnêtes, le côté musclé des débats quand il y en a, la provocation et l'audace des sujets abordés et le fait que, sur ce plateau explosif, tout, mais absolument tout peut arriver.A priori donc, je ne suis pas contre l'idée qu'on importe le concept ici.L'ennui, c'est qu'en lisant les propos de la direction de Radio- Canada, j'avais l'impression d'entendre Jack Nicholson commander un sandwich au poulet puis demander à la serveuse de retirer le poulet, la laitue, la mayonnaise et la tomate ! De ce que j'ai compris, on veut s'inspirer de Tout le monde en parle pour réaliser une émission éclatée, audacieuse, branchée.Mais avant même de commencer, on retire d'office tous les éléments qui font sa saveur, son piquant et son imprévisibilité.Pas question que les invités quittent le plateau en braillant.Pas question qu'ils se choquent, qu'ils se crêpent le chignon ou qu'ils montent sur la table.De toute évidence, on ne veut pas que tout le monde en parle.On veut que tout le monde en bâille.S'ajoute l'épineuse question de l'animateur.Car il n'y a qu'un Thierry Ardisson.C'est un modèle unique et impossible à cloner.Lui trouver un équivalent n'est pas un mince exploit, mais ce n'est pas une raison pour démissionner d'avance et nous balancer Patrice L'Écuyer dans les jambes.Comment a-t-on pu même concevoir que L'Écuyer, qu'on nous a servi à toutes les sauces, toutes plus sucrées les unes que les autres, puisse animer un seul instant un plateau libre, sulfureux et opiniâtre, lui qui n'a jamais exprimé l'ombre d'une opinion sur quoi que ce soit et que toutes les mères rêvent d'avoir pour gendre tant il est poli, gentil et parfait.Franchement L'imaginer à la barre d'une telle émission, c'est manquer d'imagination.Pis encore : c'est viser le prévisible, le convenu, le suprêmement rassurant, autant de qualificatifs qui ne correspondent en rien à l'esprit provocant de Tout le monde en parle.Si L'Écuyer est un miscast total, qui ne le serait pas?J'aimerais vous dire que j'ai ma petite idée làdessus.Malheureusement, je ne suis pas plus avancée que la direction de Radio-Canada.Les candidats qui combinent la verve, la culture, l'opiniâtreté, l'aisance, la légèreté et le sens de l'humour d'Ardisson sont rares.J'ai beau passer leurs noms en revue, il leur manque toujours le petit « oumpf » qui fait la différence.Ou bien ils sont nuls en entrevue.Ou bien ils sont trop cravatés, trop comiques, pas assez cultivés, etc.Je verrais bien Christiane Charrette dans le rôle, mais Radio-Canada la voit ailleurs, sans compter qu'elle a déjà tenté une expérience similaire à laquelle on a mis fin, faute de cotes d'écoute, alors.Trouver la perle rare sera un miracle.Mais ce ne sera que le premier d'une longue suite de miracles.Car la grande force de Tout le monde en parle, c'est l'incroyable bassin d'invités dont elle dispose.Et ça, ce n'est pas entièrement son fait \u2014 ni le nôtre.Tout le monde en parle a en effet la chance d'avoir vu le jour dans un pays qui abrite au moins 50 millions de grandes gueules.Ce pays où tout le monde parle et râle en même temps jouit d'une vie intellectuelle vigoureuse, alimentée par une classe intellectuelle qui ne s'excuse pas d'exister et qui, en plus, publie un nombre incalculable de bouquins, souvent passionnants si je me fie à ceux dont on a traité chez Ardisson au fil des saisons.Et même si tout ce beau monde parle souvent pour ne rien dire, ils ont l'extraordinaire faculté de savoir s'engueuler vertement sans que cela déclenche une troisième guerre mondiale.À ce chapitre, nous sommes beaucoup plus frileux qu'eux.Dès qu'un sujet devient trop délicat, nous faisons tout pour l'éviter ou alors nous multiplions les blagues pour le noyer.À 7 millions et des poussières, on est encore et toujours pris pour se parler.avec des gants blancs.Et puis, bien que Montréal attire un nombre respectable d'artistes étrangers, toutes disciplines confondues, il n'est pas la plaque tournante culturelle qu'est Paris.Quand ces artistes débarquent chez nous, c'est en général pour 24 heures, le temps de donner leur show et de repartir aussi vite.Résultat: ce n'est pas demain qu'on verra une Dido ou un Lenny Kravitz sur un plateau québécois comme chez Ardisson.Plus j'y pense, plus je vois mal comment la formule d'Ardisson pourrait s'adapter à notre réalité sans perdre sa saveur et son mordant.Chose certaine, pour réussir une telle transplantation, il ne faudra pas mettre d'eau dans son vin ni de glace dans son scotch, sinon le titre de l'émission risque d'être : Puisqu'on ne peut pas plaire à tout le monde, ne plaisons à personne.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll MUSIQUE L'orchestre éclipse les chanteuses CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Deux chanteuses se succèdent sur scène et, néanmoins, l'impression la plus forte vient de la Schéhérazade de Rimsky-Korsakov et, par le fait même, de la réalisation de l'Orchestre Symphonique de Montréal et son premier chef invité Jacques Lacombe.Chose rare chez lui, Lacombe dirige avec la partition, qu'il regarde peu cependant.Hier après-midi, devant cette salle comble sans doute venue d'abord pour les chanteuses, Lacombe nous a rappelé que cette Schéhérazade, trop souvent reléguée aux concerts dans les parcs, reste l'un des sommets du répertoire symphonique, avec ses thèmes séduisants ou trépidants somptueusement développés à travers une orchestration luxuriante et colorée.Chef et orchestre ont justement fait valoir toutes ces qualités, avec un finale exceptionnellement rythmé, sauvage.Les solos instrumentaux furent tous impeccablement joués, la seule exception étant \u2014 encore une fois \u2014 M.Roberts, qui a grossièrement trébuché sur la cadence de violon qui ouvre ledit finale.Le Schafer d'entrée avait été chanté par Maureen Forrester en 1984 et ne méritait pas de revenir.La pauvre Forrester n'y était pour rien: c'est la pièce qui est sans valeur.Le texte aiderait peut-être à dissiper l'ennui de plomb généré par ces 24 minutes non-stop, mais il n'est pas fourni dans le programme.Une voix exceptionnelle leur donnerait peut-être quelque couleur.Hélas! le mezzo d'Annamaria Popescu est gris et ennuyeux (le grave est pourtant bien placé).Comme déterminée à éclipser sa collègue, Measha Brueggergosman paraît ensuite, perruquée et habillée spectaculairement et souriant à la foule.Grande gagnante, en 2002, du nouveau Concours international de Montréal, elle projette la voix large, puissante et richement timbrée révélée alors.On voudrait cependant plus d'intelligence du texte et plus d'expression dans ces Wesendonk manifestement au-dessus des moyens expressifs d'une chanteuse de 26 ans.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL.Chef invité : Jacques Lacombe.Solistes: Annamaria Popescu, mezzo-soprano, et Measha Brueggergosman, soprano.Hier après-midi, salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Dimanches en musique.«The Garden of the Heart», pour mezzo-soprano et orchestre (1980) \u2014Schafer «Fünf Gedichte von Mathilde Wesendonk », pour soprano et orchestre (1857-1958)\u2014Wagner «Schéhérazade», suite pour grand orchestre (1887-1888)\u2014Rimsky-Korsakov PHOTO FOURNIE PAR LE CITQ Auteure et comédienne, Lorraine Côté fait à nouveau la preuve de sa polyvalence et de sa virtuosité.En plus de signer son premier texte dramatique destiné à un public adulte, elle interprète cinq rôles dans L'Impératrice du dégoût.CARREFOUR INTERNATIONAL DE THÉÂTRE Née pour être reine ÈVE DUMAS QUÉBEC \u2014 Après avoir joué la reine Marie Tudor, rôle qui lui a mérité le Masque d'interprétation féminine en février dernier, Lorraine Côté devient « l'impératrice du dégoût» dans la pièce du même nom.La comédienne fait à nouveau la preuve de sa polyvalence et de sa virtuosité en interprétant cinq rôles et en signant son premier texte dramatique destiné à un public adulte.La pièce était en chantier depuis longtemps.Elle a fait quelques années de tiroir avant de ressurgir à l'occasion d'une résidence d'écriture en France.La voici définitivement sortie de l'ombre avec cette production du Théâtre Niveau Parking, compagnie dont Lorraine Côté fait partie depuis 1987.L'Impératrice du dégoût emprunte à plusieurs genres, notamment au thriller, au film noir, au drame psychologique et à la comédie.En entrevue avec Le Soleil il y a un an et demi, l'auteure avait elle-même décrit sa pièce comme « un effeuillage poético- comico-policier ».C'est par l'enquête que l'on entre d'abord dans l'histoire.Une femme qui souffre de la gueule de bois du siècle est interrogée par un inspecteur et son assistant.On a trouvé son père avec une paire de ciseaux plantés dans le coeur.Évidemment, on cherche le coupable, ou plutôt LA coupable, car ne défileront que des femmes dans le bureau de Marleau (Marlowe?), principal vecteur de l'ambiance « film noir» de la pièce, avec ses manières de détective très typé.Qui des quatre soeurs a tué le maire (et père) Lajoie ?Est-ce Lucie, la fille de joie incapable de baiser sans sentir le regard de son père dans la chambre à coucher?Est-ce Brigitte, la scientifique, qui a transformé la clinique de fertilité en «club d'échangistes » pour spermes et ovaires non consentants?Est-ce Victoria, la vamp, qui ensorcelle tout ce qui bouge?Ou est-ce Véronique, la nymphomane devenue religieuse dans le but de séduire le bon Dieu ?Les prévenues semblent toutes plus coupables les unes que les autres.En plus, elles sont toutes les marionnettes d'une certaine «impératrice » aux contours flous.La tâche ne sera pas facile pour le tandem d'inspecteurs.Mais ils s'en sortent bien, tant les personnages que les acteurs.Hugues Frenette est sobre et énigmatique en assistant qui prend de plus en plus les devants dans l'enquête.Bertrand Alain joue bien les multiples transformations de l'inspecteur se laissant progressivement avaler par son enquête.Naturellement, on louera la fluidité avec laquelle Lorraine Côté passe d'un personnage à l'autre.La mise en scène de Michel Nadeau, un peu inquiétante avec ses surgissements de membres dans un décor autrement dépouillé de Christian Fontaine, est d'ailleurs au diapason de cette fluidité.Rythmée et directe, l'écriture de Lorraine Côté démontre à la fois une bonne assimilation des ressorts du thriller et la capacité de créer des personnages imprévisibles.La dernière représentation de L'Impératrice du dégoût avait lieu hier soir, mais la pièce est inscrite à la programmation 2004-2005 du Théâtre Périscope à Québec.Aujourd'hui Deux autres spectacles prennent l'affiche du Carrefour aujourd'hui.Munie d'un portable et d'un grand écran, l'artiste d'origine hongroise Edit Kaldor nous présente un tête-àtête entre une femme et sa machine dans Or Press Escape.La pièce qui a « révélé » la jeune metteure en scène Véronique Côté à la dernière Soirée des Masques, Une année sans été, est présentée deux soirs seulement, dans le volet Nouvelle Garde.L'IMPÉRATRICE DU DÉGOÛT, de Lorraine Côté.Mise en scène: Michel Nadeau, assisté de Jean Bélanger.Avec Bertrand Alain, Lorraine Côté et Hugues Frenette.Décor et direction technique: Christian Fontaine.Costumes: Isabelle Larivière.Éclairages: Denis Guérette.Conception musicale: Pascal Robitaille.Production: Théâtre Niveau Parking ; coproduction: Carrefour international de théâtre de Québec.SPECTACLES CINÉMAS INDÉPENDANTS BROKEN WINGS Cinéma du Parc (1): 15h, 17h, 19h, 21h.CANNES INTERNATIONAL ADVERTISING FESTIVAL 2003 Cinéma du Parc (3): 15h15, 17h15.CE QU'IL RESTE DE NOUS Cinéma Parallèle: 17h, 19h05.CORPORATION (THE) Cinéma du Parc (2): 21h15.Ex-Centris: 14h, 21h15.DANS UNE GALAXIE PRÈS DE CHEZ VOUS Cinéma Beaubien: 11h30, 16h30.ÉDITH ET MICHEL Cinéma ONF: 19h.ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND Cinéma du Parc (2): 17h, 19h05.INCOMPARABLE MADEMOISELLE C.(L') Cinéma Beaubien: 11h15, 15h15.JEUX D'ENFANTS Cinéma Beaubien: 14h, 16h, 20h, 22h.MONICA LA MITRAILLE Cinéma Beaubien: 13h45, 19h, 21h30.MONSIEUR IBRAHIM ET LES FLEURS DU CORAN Cinéma Beaubien: 12h, 18h.Ex-Centris: 15h, 17h, 19h, 21h15.SADDEST MUSIC IN THE WORLD (THE) Ex-Centris: 17h15, 19h20.TOUTES LES FILLES SONT FOLLES Cinéma Beaubien: 13h15, 17h15, 19h15, 21h15.VUE DE L'EST précédé de IL FAIT SOLEIL CHEZ TOI Cinéma Parallèle: 15, 21h.MUSIQUE SALLE PIERRE-MERCURE James Bowman et Daniel Taylor, hautes-contre, et ensemble instrumental: 20h.3229484A . Génération POUR LA PREMIÈRE FOIS À MONTRÉAL Achats téléphoniques : (514) 790-1111 1 800 848-1594 Achats en ligne : www.tel-spec.com DU 4 AU 7 NOVEMBRE 2004 AU THÉÂTRE ST-DENIS LA CRITIQUE EST UNANIME ! « B l ackis b e a utifu l!» O n a p a s le t emps de s 'ennuye r , ni même de s o u ffler ! - R égis T r emb l a y , Le S oleil .a ussifo rt q u ' E l v i s S t o ry ! La p r odu c t ion e st h a utementspec t acu l a i r epa rse s déc o rs, s e s c o stumes , s e s c hor égr a phies .- P ierre O .Nadea u , Le J o urn a lde Q u é b e c G énér a t ion M o t o w n , c'est le r ê v e a mér i cain.m a de in Q u é b e c ! - Mar ie-C h r i stine S t - P ierre , TVA - Pas cal E v a n s , Ra dio-Can a d a J elè v emon c h a pea u à René S ima r d , u ne mis een s c ène v i v a n t e , ingénieuse! - L inda Tr emb l a y , CITF C o ure zvoir c e s pec t acle ! - I s abelle B o utin, TQS A t oe t a ppin' good t ime ! - P e t e Tatte rsa ll, The S u n H e r a ld ( B ilox i , Mi ssi ssippi) BILLETS EN VENTE AUJ OURD' HUI 9 H 3229877A PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Le mausolée où repose Bab, premier des deux fondateurs du mouvement baha'i, situé à Haïfa, est le lieu le plus sacré du jeune mouvement religieux qui compte 5 millions d'adeptes.D'immenses jardins ont été aménagées en 2001.De Haïfaà Montréal Avenue des Pins, un sanctuaire consacré à la religion baha'i Si l'on trouve le siège spirituel du mouvement religieux baha'i en Israël, une résidence de l'avenue des Pins est devenue elle aussi un lieu de pèlerinage qui attire son lot de fidèles.LAURA-JULIE PERREAULT À première vue, la maison familiale du 1548, avenue des Pins n'a rien d'exceptionnel.Ses murs en briques beiges ne détonnent pas dans ce quartier façonné par la communauté anglophone de Montréal au tournant du siècle dernier.En fait, rien ne laisse présager que des milliers de personnes y viennent en pèlerinage chaque année.C'est pourtant le cas.Cette maison, construite au début du XXe siècle par l'architecte de la célèbre tour centrale du Château Frontenac, William Sutherland Maxwell, est le seul sanctuaire des croyants de la foi baha'ie en Amérique du Nord.Depuis 1953, la maison, qui a été habitée par la famille Maxwell, reçoit des visiteurs des quatre coins du monde.Les fidèles viennent s'agenouiller dans une chambre à coucher au deuxième étage.Au pied du lit, ils offrent leurs prières, puis redescendent bavarder dans le grand salon au premier, où les tapis perses cohabitent avec les meubles d'époque.Ce fait est loin d'être anodin ces jours-ci pour les 5 millions de fidèles de la religion.Un des lieux sacrés des baha'is, en Iran (pays d'origine du mouvement), a été détruit le mois dernier par les autorités iraniennes, qui considèrent que la religion baha'ie, plus jeune que l'islam de 400 ans, est une hérésie.Mais quel lien entre la Ville aux cent clochers et cette religion monothéiste, née en Iran en 1844 et transplantée en Israël après de nombreux exils et de longs emprisonnements des fondateurs de la foi, Bab et Baha'ullah ?Il faut ouvrir le livre d'histoire de la famille Maxwell pour comprendre.Un lieu de rencontre Issu d'une famille de célèbres architectes, William Sutherland Maxwell a étudié à l'école des Beaux- Arts de Paris de 1899 à 1902 pour parfaire son art.C'est dans la Ville lumière qu'il a rencontré sa femme, l'américaine May Bolles.Au moment de leur rencontre, celle-ci revenait tout juste d'un pèlerinage à Haïfa, en Israël, où résidait le gardien de la foi baha'ie, Abdu'l-Bahà.Cette année-là, ils quittaient tous deux Paris, où May Bolles était très engagée dans une communauté baha'ie naissante, pour s'installer à Montréal.Cette dernière ne perdit pas de temps après son arrivée.Rapidement, la maison familiale de l'avenue des Pins devint un lieu de rencontre pour les sympathisants de la nouvelle foi venue de l'Orient.«C'était une femme instruite, très engagée dès le début à Montréal.Elle était proche de la communauté noire et a fondé la première école Montessori au Canada.Elle ne voulait pas d'une éducation conventionnelle pour sa fille unique, Mary », raconte Suzanne Maloney, une des fidèles montréalaises de la religion baha'ie.Un visiteur important Selon elle, il allait de soi que le fils de Baha'ullah, Abdu'l-Baha, choisisse de séjourner chez les Maxwell lors de son passage à Montréal en 1912.Ce dernier venait tout juste d'être libéré après 40 ans de détention dans les prisons de l'Empire ottoman, qui, comme l'Iran, ne tolérait pas le fondateur de la foi baha'ie et son fils, qui tentait de répandre le message.Pendant son séjour de trois jours à Montréal, Abdu'l-Baha a prononcé des conférences, rencontré les médias et parlé avec ses fidèles.Il a ensuite entrepris une traversée de l'Amérique du Nord avant d'aller s'installer définitivement à Haïfa, aujourd'hui le lieu le plus sacré de cette jeune religion.« Quand il est venu à Montréal, il a dit que la maison des Maxwell était un des rares endroits où il se sentait heureux et chez lui », renchérit Suzanne Maloney.C'est le successeur d'Abdul'baha à la tête de la foi, Shoghi Effendi, qui déclara la maison sanctuaire en 1953.>Voir SANCTUAIRE en page 7 PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Depuis 1953, la maison de la famille Maxwell, avenue des Pins, reçoit des visiteurs des quatre coins du monde.Nana Mouskouri UNECHANTEUSE D'EXCEPTION! Les Événements FORD ESCAPE 31 JUILLETÀ20h, Salle Wilfrid-Pelletier, Place de s Arts Achetez vos billets PARTÉLÉPHONE: (514)908-9090 ou (514)842-2112 PARINTERNE T: www.ticketpro.ca ou www.pda.qc.ca EN PERSONNE:au Spectrum, 318, rue Sainte-Catherine Ouest 144 .ACTUEL ENVIRONNEMENT: UN SIMULATEUR DE CLIMAT PAGE 8 ACTUEL De Haïfa à Montréal SANCTUAIRE suite de la page 6 Mais la visite de l'homme de religion n'était pas la seule raison de ce choix.La fille des Maxwell, Mary, est devenue l'une des femmes les plus vénérées de la religion baha'ie après son mariage avec M.Effendi.Rebaptisée Amatu'l-Bahà Rùhiyyih Khànum, Mary Maxwell est devenue l'incarnation du rôle des femmes dans cette religion qui prône l'égalité des sexes.D'abord secrétaire de son mari, elle est devenue l'ambassadrice de la foi baha'ie à l'étranger.D'abord moins dévot que sa femme et sa fille, William Sutherland Maxwell a lui aussi accédé au panthéon de la foi baha'ie en consacrant les 10 dernières années de sa vie à la religion.Après le décès subit de sa femme en 1940, il prépara les plans du mausolée de Bab sur le mont Carmel à Haïfa.Avant cette date, il avait déjà laissé sa marque dans la ville de Montréal.On lui doit notamment le Musée des Beaux-Arts.Une petite communauté Malgré la place prépondérante d'une famille montréalaise dans le développement de la religion de Baha'ullah, la communauté baha'ie de Montréal ne compte aujourd'hui que de 500 à 800 personnes, dont plusieurs sont d'origine iranienne.Persécutés par le régime des Mollahs après la révolution islamique, des milliers de baha'is iraniens ont trouvé refuge au Canada.Dans les années 60 et 70, alors que le mouvement pacifiste battait son plein, la plateforme universaliste du mouvement baha'i a aidé à recruter plusieurs centaines d'adeptes parmi les francophones.« Pendant la guerre du Vietnam, le discours prônant l'élimination du racisme a attiré les jeunes qui avaient des idéaux », se rappelle Roger Goguen, gardien du sanctuaire, qui s'est lui-même converti à l'âge de 21 ans, au grand dam de la famille acadienne dans laquelle il a été élevé.La plus grande communauté baha'ie du Canada est à Toronto, avec plus de 3000 membres.Les Amérindiens de l'Ouest du pays, convertis à la foi baha'ie, représentent 13% des effectifs canadiens.En tout, il y a quelque 150 000 baha'is en Amérique du Nord.Deux hommes, une religion PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Une réplique du mausolée de Haïfa domine une pièce du sanctuaire de La religion baha'ie est une reli- Montréal.gion monothéiste fondée par le Bab (l'annonciateur) et Baha'ullah (porteur du message) en Iran au 19e siècle.La religion prône l'égalité entre les sexes, la paix entre les différentes cultures et religions.Elle interdit à ses fidèles de consommer de l'alcool.Il n'y a pas de clergé, mais une assemblée de croyants est élue par l'ensemble de la communauté.En plus du sanctuaire, les baha'is montréalais possèdent un centre à Pierrefonds et un autre au Plateau Mont-Royal, avenue des Pins Est.Tous les 19 jours, selon le calendrier baha'i, ils se rassemblent pour prier et échanger.Retrouvez ces véhicules et ces offres spéciales sur saturncanada.com Toutes les Saturn sont accompagnées d'une garantie limitée de 5 ans ou 100 000 km sur le groupe motopropulseur.Achetez en ligne à saturncanada.com ou en composant le 1 888 4SATURN.Le PDSF pour la berline ION.1 1SA de Saturn est de 14 785$ et de 17280$ pour le coupé Quad ION.2 1SG.Le transport (975$), l'immatriculation, l'assurance, les frais d'enregistrement, d'administration, les frais associés à l'inscription au RDPRM, les droits et les taxes sont en sus.Ces offres sont d'une durée limitée, ne peuvent être combinées et s'appliquent, tel que mentionné, aux ION.1 1SA et ION.2 1SG 2004 de Saturn en stock.Prix basé sur une location de 48 mois.Le taux d'intérêt pour la location d'une ION.1 1SA ou d'une ION.2 1SG 2004 de Saturn est de 0,4%.Sujet à l'approbation de crédit de GMAC.Les mensualités de location n'incluent pas le transport (975$) et la taxe sur la climatisation (le cas échéant), de même que la préparation à la route.Un acompte, un échange et/ou un dépôt de sécurité peuvent être exigés.La limite de kilométrage annuelle est de 20000 km, les frais par kilomètre excédentaire étant de 0,12 $.D'autres options de location sont offertes.L'immatriculation, l'assurance, l'enregistrement, les frais associés à l'inscription au RDPRM, les frais d'administration, les droits, les taxes environnementales et les autres taxes sont en sus.Les détaillants peuvent fixer leurs propres prix.Les tarifs sont sujets à modifications sans préavis.Une commande ou un échange entre concessionnaires peut être nécessaire.Ces offres s'appliquent aux clients au détail admissibles seulement.Les offres sont d'une durée limitée et ne peuvent, dans certains cas, être combinées à d'autres offres.Pour plus d'information sur les conditions et détails de ces offres, voyez votre détaillant.Renseignezvous sur le programme pour les diplômés.Visitez votre détaillant pour plus de détails.La Ion de Saturn versus la Civic.Plus de puissance.Plus de volume utilitaire.Plus d'espace pour les passagers.À vous de décider.La Berline Ion.3 2004 de Saturn.PDSF 19555 $ La Ion Coupé Quad.3 2004 de Saturn PDSF 20805$ La Berline Ion.1 2004 de Saturn.139$ /MOIS/LOCATION 48 MOIS 2 286 $ COMPTANT Moteur Ecotec 4 cylindres de 2,2 L 140 hp et 145 lb-pi de couple Boîte manuelle à 5 vitesses Sacs gonflables à déploiement adapté à l'avant Direction à assistance électrique Dossiers des sièges avant inclinables Dossiers de siège arrière rabattables divisés 60/40 Deux portières d'accès arrière Verrouillage électrique des portes Radio AM/FM stéréo avec lecteur de disque compact La Ion Coupé Quad.2 2004 de Saturn 164$ /MOIS/LOCATION 48 MOIS 2 500 $ COMPTANT BERLINE ION DE SATURN 140 hp Volume utilitaire de 416 litres Volume intérieur de l'espace passager arrière de 2632 litres 115 hp Volume utilitaire de 365 litres Volume intérieur de l'espace passager arrière de 2588 litres BERLINE DX HONDA CIVIC Moteur Ecotec 4 cylindres de 2,2 L 140 hp et 145 lb-pi de couple Boîte manuelle à 5 vitesses Sacs gonflables à déploiement adapté à l'avant Direction à assistance électrique Dossiers de siège arrière rabattables divisés 60/40 SATURN ANNULE LE DÉPÔT DE SÉCURITÉ Mondial Saturn Saab 9415, Papineau Montréal (514) 385-7222 www.mondialsaturn.com Saturn de Blainville 249, boul.Seigneurie Ouest Blainville (450) 437-6317 www.saturndeblainville.saturncanada.com Gravel Saturn Saab 1, Place Ville-Marie, # 11 180 Montréal 1 800 724-7457 www.gravelauto.com Saturn Saab de Brossard 5950, boul.Marie-Victorin Brossard 1 866 662-3333 www.gravelauto.com Saturn de Terrebonne 1295, Carré Masson Lachenaie (450) 964-1374 www.saturnterrebonne.com Décarie Saturn Saab 6100, boul.Décarie Montréal 1 866 750-2222 www.gravelauto.com Saturn Saab de Laval 2800, boul.Chomedey Laval (450) 681-0028 www.bourassaauto.com West Island Saturn Saab 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AGENCE FRANCE-PRESSE MOSCOU \u2014 Pendant que le collaborateur de l'organisation Médecins sans frontières Arjan Erkel répondait aux journalistes après avoir été libéré, en avril, de 20 mois de captivité dans le Caucase russe, un homme discret souriait à ses côtés.Dodu, le cheveu gris, vêtu d'un pull à losanges, Valentin Velitchko, ex-agent du KGB, est celui qui a organisé la libération de l'otage néerlandais.Il est à la tête d'une organisation de vétérans des services de renseignement extérieur du KGB, mise en vedette par l'affaire Erkel.Pendant neuf mois, cet homme de 55 ans dit qu'il a travaillé sans relâche avec quatre de ses hommes pour remonter jusqu'aux ravisseurs d'Arjan Erkel et, finalement, obtenir sa libération le 11 avril au Daguestan, république russe voisine de la Tchétchénie.Un agent secret recyclé La libération d'otages « n'est pas notre rayon habituel », déclare M.Velitchko, interrogé par l'AFP dans ses bureaux de la banlieue de Moscou.Lorsque l'Union soviétique s'est effondrée en 1991, les agents secrets ont fait face au même dilemme que l'ensemble de la population : trouver leur place dans une économie de marché.« Au début nous faisions principalement de la sécurité, dit Velitchko.Puis nous avons réalisé que nous devions faire ce pour quoi on nous avait formés : rassembler des informations et les analyser ».L'agence, fonctionnant comme une entreprise, a aujourd'hui des dizaines de clients.« Nous rassemblons des informations et assurons la sécurité économique, financière et personnelle de particuliers et d'entreprises », note l'ancien agent.Ils comptent parmi leurs clients le constructeur automobile GAZ, qui a connu de graves difficultés financières après la chute de l'URSS.« Nous avons rassemblé des informations sur leurs débiteurs, avons aidé à récupérer des fonds pour l'usine », raconte Velitchko sans donner de détails.« Nous avons vérifié la fiabilité de leurs partenaires potentiels et avons recommandé d'anciens collègues du KGB pour la plupart des postes de direction dans le réseau de concessionnaires », ajoute-til.Pour les vétérans, la tâche ne diffère pas de celle qu'ils avaient en travaillant au KGB : faire la guerre aux ennemis de l'État.Mais si jadis l'ennemi était à l'étranger, aujourd'hui c'est de l'intérieur que vient la menace, des « bandits » et des « hommes d'affaires véreux ».« Nous gagnons de l'argent en offrant nos services » aussi bien au gouvernement qu'aux « hommes d'affaires consciencieux », déclare M.Velitchko.Et le travail génère l'adrénaline à laquelle ils étaient habitués.Après avoir quitté les services en 1993, Valentin Velitchko était « toujours fatigué et sentait que quelque chose manquait ».Mais « dès qu'une situation dangereuse apparaissait avec des malfaiteurs, des fusillades, des règlements de comptes, je me sentais mieux », souligne cet homme à la voix douce.Débrouiller l'affaire Erkel L'affaire Erkel a offert aux vétérans l'adrénaline qu'ils recherchaient.Le chef de la mission de MSF au Daguestan avait été enlevé en août 2002, et l'enquête piétinait depuis 11 mois quand l'organisation humanitaire a pris contact avec l'agence des vétérans par un intermédiaire.MSF a par la suite critiqué les forces de l'ordre russes, suggérant que des représentants locaux et fédéraux pouvaient avoir été impliqués dans l'enlèvement.Pour les vétérans, la compétence de leurs collègues n'est pas en cause.« Il y a des limites que les agences gouvernementales ne peuvent dépasser, à la différence des agences privées, comme de parler à des bandits », explique M.Velitchko.Malgré leur succès, les vétérans ne comptent pas orienter leurs activités sur la libération d'otages.Ils affirment que l'opération ne leur a fait gagner que peu d'argent et qu'ils ont « plein d'autres choses pour (se) tenir occupés ».Velitchko admet néanmoins qu'il a pris plaisir à régler ce dossier, « comme dans le bon vieux temps, avec un dénouement heureux ». ENVIRONNEMENT ÉCHOS CONGRÈS DE L'ACFAS Les PBDE sous la loupe du fédéral Les ministères fédéraux de l'Environnement et de la Santé ont publié une étude préliminaire sur les éthers diphényliques polybromés, connus sous leur acronyme anglais PBDE.Ces composés servent à rendre mousses et plastiques à l'épreuve du feu.(La Presse a publié un reportage à ce sujet en septembre 2003.) Cette évaluation préliminaire montre que les PBDE « sont nocifs pour l'environnement et certains sont biocumulatifs », tout comme leurs proches cousins, les BPC.Cependant, il n'y aurait pas de risques pour la santé humaine aux concentrations observées actuellement.«Même si les concentrations globales de ces produits dans l'environnement sont encore faibles, l'évaluation a constaté que leurs taux augmentent depuis le début des années 90 et que les taux actuels dans certains secteurs pourraient constituer une menace pour le développement et la santé de certaines espèces sauvages et de certains invertébrés », affirment les deux ministères dans un communiqué.Le rapport préliminaire recommande l'élimination progressive du commerce de plusieurs formes de PBDE.Il peut être consulté dans le site d'Environnement Canada et le public est invité à formuler ses commentaires.www.ec.gc.ca/RegistreLCPE/ documents/subs\u2014list/PBDE\u2014draft/ PBDE\u2014TOC.cfm OGM: Monsanto recule en Australie Deux jours après avoir suspendu les travaux sur son blé transgénique, la société Monsanto a renoncé à introduire son canola transgénique en Australie.Selon le Conseil australien des céréales, les moratoires en vigueur dans la plupart des États australiens sur les produits du génie génétique sont à l'origine du recul de Monsanto.Le gouvernement fédéral australien s'était quant à lui montré très ouvert à l'introduction de nouvelles cultures modifiées génétiquement.d'après ENS La mafia dans les déchets dangereux La mafia italienne prospère plus que jamais dans le lucratif commerce des déchets, selon le plus récent rapport Legambiente, le groupe écologiste le plus respecté en Italie.L'élimination illégale de déchets est florissante, les compagnies ayant des liens mafieux offrant aux industriels du Nord de prendre en charge leurs déchets dangereux à des prix imbattables.Ces compagnies les transportent ensuite vers le sud du pays, où des fonctionnaires corrompus changent les documents de transport pour laisser croire que ces déchets sont sans danger.Les déchets sont déversés dans des parcs nationaux ou des carrières abandonnées, mettant en danger les eaux souterraines.Il y aurait 4000 décharges illégales au pays, concentrées dans le Sud.Récemment, une des compagnies mafieuses, appelée Ecoverde, a même réussi à faire passer les déchets pour de l'engrais à des fermiers.L'un d'eux a vu l'eau de son étang devenir noire et les poissons morts flotter à sa surface.Le propriétaire d'Ecoverde a été arrêté.La valeur de ce marché illégal atteindrait 11,5 milliards et occuperait 22 gangs, selon une vaste enquête policière.d'après The Independent Coupe à blanc sous l'eau Aimeriez-vous couper un arbre.sous l'eau ?La firme Triton Logging de Colombie-Britannique a récemment mis au point un robot sous-marin.C'est en fait un problème, là-bas, depuis quelques années : une forêt submergée il y a des décennies par la création d'un barrage hydro-électrique est en pleine exploitation.Les plongeurs seront remplacés bientôt par ce robot de trois tonnes, le Sawfish.Il peut couper, affirme la compagnie, 36 arbres en trois ou quatre heures, jusqu'à 300 mètres de profondeur.Ce qui permet d'épargner, pour l'instant, les « vraies » forêts.Selon le New Scientist, il y aurait 200 millions d'arbres dans le monde ainsi submergés par des aménagements hydro-électriques, qui n'attendent que d'être coupés et envoyés à l'usine \u2014 après avoir été longuement séchés.d'après l'Agence Science-Presse CHARLES CÔTÉ Simuler le climat de l'avenir Les changements climatiques et l'état des forêts sont les deux sujets environnementaux de l'heure au Québec.Àpreuve, le débat vigoureux sur la centrale du Suroît et le début des travaux de la Commission d'étude sur la gestion de la forêt publique québécoise.Les deux sujets se sont retrouvés en bonne place la semaine dernière au congrès de l'ACFAS, le rendez-vous annuel des scientifiques québécois.CHARLES CÔTÉ ccote@lapresse.ca Pendant deux jours, les plus grands spécialistes québécois des changements climatiques sont venus présenter leurs travaux et ceux de leurs étudiants.La plupart des efforts sont concentrés sur l'amélioration du Modèle régional canadien du climat (MRCC), simulateur puissant mais encore bien imparfait qui nous permettra peut-être bientôt de voyager dans le temps, à la recherche de notre climat futur.« C'est un effort de longue haleine, dit René Laprise, de l'UQAM, qui a conçu le MRCC avec son équipe.Il faut faire plusieurs approximations.On a besoin constamment de vérifier l'habileté du modèle.» L'avancée la plus récente concerne la représentation des sols dans le simulateur.« On soupçonnait que notre modèle prédisait plus de précipitations et d'évaporation que la réalité, dit-il.La clé, c'est la nature des sols et leur interaction avec l'eau.En simulant trois couches du sol, ont peut rendre compte de ces phénomènes.Les résultats montrent qu'on a maintenant une meilleure méthode.Mais on a perdu quelques années.» Le défi était de représenter correctement dans les simulations climatiques différents phénomènes qui ont un impact sur le cycle de l'eau, comme le pergélisol et le roc.Laxmi Sushawa, étudiante à l'UQAM, a présenté ses travaux, qui ont permis de confirmer que les mesures correctives portent fruit.Elle a montré que le modèle prédit maintenant avec beaucoup plus de réalisme les précipitations dans les bassins du Lac-Saint-Jean et de Churchill, deux bassins hydrographiques très importants pour la production d'électricité.« Quand le sol sera sous contrôle, il restera les nuages, dit M.Laprise.Ça reste le talon d'Achille de la simulation des changements climatiques.» Une autre étudiante, Leticia Hernandez Diaz, a parlé des ondes africaines.Non, ce n'est pas le dernier CD de Youssou N'Dour.Les ondes africaines, c'est un peu comme les germes des tempêtes tropicales et des ouragans qui frappent chaque année les Antilles et la côte Est de l'Amérique du Nord.Elles naissent dans la turbulence créée par le contact entre les masses d'air sec audessus du Sahara et celles, humides, au-dessus de la forêt tropicale du centre de l'Afrique.Pour mieux connaître ces ondes africaines, on utilise le simulateur canadien du climat, le MRCC, sur le nord de l'Afrique.« Dans un contexte de changements climatiques, les gens s'intéressent à savoir s'il va y avoir plus de cyclones tropicaux dans l'Atlantique, a-t-elle exposé.C'est aussi une façon de montrer que le modèle canadien est valable.» Le passé parle lui aussi.Diane Chaumont, du consortium Ouranos, a étudié les variations climatiques depuis 1941 au Québec.Résultat : les températures minimales ont augmenté, mais pas les températures maximales.Le réchauffement est surtout perceptible depuis 1990, dans les mois de décembre à mai.Côté précipitations, il y a une augmentation de la fréquence, mais pas des extrêmes.« Dans les années 1990, le régime climatique diffère », dit-elle.Les changements climatiques, c'est aussi la lutte aux émissions de gaz à effet de serre (GES).Josiane Nikiema et ses collègues de l'Université de Sherbrooke travaillent sur une nouvelle façon de réduire les émissions de GES dans les dépotoirs.« Une tonne de déchet va produire entre 150 et 300 mètres cubes de gaz sur une période de 20 à 50 ans, dit Mme Nikiema.En 2001, les 10 000 lieux d'enfouissement du Canada envoyaient 24 millions de tonnes de gaz à effet de serre (GES) dans l'atmosphère.» Au Québec, 13 des 63 lieux d'enfouissement captent les biogaz et les brûlent, mais à un taux moyen d'efficacité de 45 %.Mais la combustion est une solution pour seulement les 25 premières années.Ensuite, il n'y en a plus suffisamment pour une exploitation commerciale.Et c'est sans parler de la myriade de sites plus petits ou plus vieux, qui émettent moins de 50 mètres cubes de méthane par heure.Les étudiants de l'Université de Sherbrooke ont conçu un prototype de biofiltration des biogaz.Le procédé utilise des bactéries mangeuses de méthane.Avec une injection d'azote pour stimuler l'action bactérienne, environ la moitié du méthane est converti en gaz carbonique, 21 fois moins dommageable pour l'effet de serre.PHOTO ARCHIVES PRESSE CANADIENNE Les changements climatiques ont un impact non négligeable sur le mode de vie des ours polaires du Canada, qui voient la banquise, leur terrain de prédilection pour chasser, reprendre forme de plus en plus tard à l'automne.Forêts: promesses et limites de la certification CHARLES CÔTÉ Alors que le débat fait rage sur l'état de nos forêts publiques et sut la façon de les gérer, un système parallèle est en train de se mettre en place, axé sur une réglementation d'origine privée : la certification.Deux étudiants de l'Institut des sciences de l'environnement de l'UQAM, Julie Maurais et Marc- André Lafrance, ont présenté à l'ACFAS l'état de leurs travaux de maîtrise sur le sujet.Il s'en dégage que la certification des pratiques forestières par des organismes non gouvernementaux est un mouvement bien lancé mais qui a ses limites.Il y a à peine 10 ans que la première certification, FSC (Forest Stewardship Council), a été lancée par le Fonds mondial pour la nature, Greenpeace et les Amis de la Terre.Maintenant, selon Mme Maurais, toutes les grandes compagnies forestières québécoises sont en voie de faire certifier une partie de leurs exploitations.Certaines selon la norme FSC, considérée comme la plus exigeante par les écologistes, d'autres selon des normes moins exigeantes.Mais toutes les compagnies s'exposent à des difficultés quand vient le temps de concilier la certification avec les règles de foresterie existantes.« Il peut y avoir plus d'une entreprise sur le même territoire, dit-elle.Si une entreprise protège une zone de forêt pour répondre à une norme de certification, rien n'empêche l'autre entreprise de venir la couper.En plus, l'entreprise qui fait de la protection est sanctionnée parce qu'elle rapporte moins que prévu en droits de coupe.» Si la certification parvient à s'implanter, elle ne couvrira jamais l'ensemble du territoire, estime Mme Maurais.« Les compagnies ne certifieront pas toutes leurs forêts, dit-elle.Elles vont certifier la superficie qui leur permettra de répondre à la demande de leurs clients.» C'est entres autres à cet égard que la certification montre ses limites, selon M.Lafrance.Selon son étude, les détaillants acceptent d'exiger la certification, mais refusent de payer une « prime verte » pour les produits provenant d'une exploitation forestière certifiée.En outre le système de certification est jugé trop exigeant et coûteux par les gouvernements des pays tropicaux, pour qui la norme FSC avait été conçue à l'origine.« La certification FSC peut coûter jusqu'à 1 million à implanter dans une petite opération forestière », dit M.Lafrance.Et un refus d'acheter du bois non-certifié en provenance de ces pays pourrait avoir un effet pervers.« Les forêts pourraient perdre de la valeur, dit-il, et être transformées en pâturage.» TERRE À TERRE Les diffuseurs d'odeurs polluent JEAN-PHILIPPE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Les diffuseurs d'odeurs peuvent créer un climat malsain dans les maisons, révèle une étude de l'Agence de protection de l'environnement américaine (EPA).En réagissant avec l'ozone ambiant, leur fragrance génère un smog contenant du formaldéhyde, un produit potentiellement cancérigène également associé à des maladies respiratoires comme l'asthme.L'étude, publiée ces jours-ci dans la revue Environmental Science and Technology, a été menée en laboratoire et non dans des maisons.Ses conclusions sont néanmoins peu rassurantes.Les chercheurs ont relevé des concentrations de 50 microgrammes de formaldéhyde par mètre cube, soit presque le seuil maximal acceptable de l'EPA pour l'extérieur.Les diffuseurs branchés dans une prise électrique changent l'odeur de l'air ambiant, le rafraîchissent, mais ne le purifient pas.Leurs parfums réagissent chimiquement avec l'ozone, un constituant du smog urbain, qui peut provenir de la rue ou de l'intérieur même de la maison.Dehors, l'ozone se forme par temps chaud quand les émissions polluantes des automobiles ou des usines réagissent avec le soleil.Un brouillard jaunâtre, typique d'une mauvaise qualité de l'air, flotte alors sur la ville.« Si vous ouvrez la fenêtre une journée où le taux d'ozone est élevé, vous pourriez favoriser la réaction », a indiqué à la revue Science Mark Mason, un des auteurs de l'étude.Mais à l'intérieur, certains appareils produisent aussi de l'ozone pour chasser les odeurs désagréables.Combiner leur usage avec celui d'un diffuseur est donc tout aussi risqué, car il permet la formation des formaldéhydes.Norman King, épidémiologiste spécialisé dans les questions de qualité de l'air intérieur à la direction de la santé publique de Montréal- Centre considère ces appareils comme peu recommandables du point de vue de la santé publique.« Je ne suis pas au courant de cette étude, mais si on a besoin d'envoyer des odeurs masquantes, ça veut dire qu'il y a un problème ailleurs.» Il pense à des expositions aux moisissures ou à la fumée du tabac par exemple.Elles comportent à elles seules des risques suffisants pour la santé.Les formaldéhydes produits par ces appareils sont, selon lui, des irritants à éviter.« Il ne faut pas conclure qu'en utilisant dans une maison ce genre d'appareils, les gens vont avoir un cancer, nuance-t-il.Mais le but, c'est d'éviter de multiplier les expositions à des produits chimiques.» .Questions ?Commentaires ?Écriveznous : actuel@lapresse.ca ."]
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