La presse, 7 juin 2004, Cahier A
[" ÉLECTIONS STÉPHANE DION CRITIQUE LA STRATÉGIE LIBÉRALE PAGE A7 DUCEPPE ATTENDAIT PLUS DES CONSERVATEURS PAGE A8 MATCH DU MOIS HUIT PLACES AU SOLEIL ?CAHIER L'AUTO CAHIER GRANDPRIX BAR ET VILLENEUVE : RICHARDS SE LIVRE PAGES 1 ET 3 UNE QUÉBÉCOISE S'ILLUSTREÀ LA LPGA PAGE 6 DAVID RICHARDS Montréal lundi 7 juin 2004 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 70¢ 30 000VÉLOS Les cyclistes rois et maîtres des rues de Montréal le temps du 20e Tour de l'Île CAROLINE TOUZIN Quelque 30 000 cyclistes ont été les rois et maîtres des rues de Montréal, hier, lors du 20e Tour de l'Île.Un règne d'une journée, mais une sacrée belle journée, selon tous les participants rencontrés durant le trajet de 45 km qui débutait et se terminait au parc Laurier.Le signal de départ a été donné avec 15 minutes de retard à 9 h 30, mais personne n'a semblé s'en plaindre.Et pour cause : Ben Charest et les Triplettes de Belleville étaient au rendez-vous pour animer la ligne de départ sur le boulevard Saint-Joseph.Le parcours a paru trop court aux plus sportifs, comme ce groupe de joueuses de hockey d'une ligue amicale d'Outremont qui avaient toutes des requins en plastique collés sur leur casque.« On aurait pu faire 65 km comme c'était offert il y a quelques années », a clamé l'une d'elles, Joceline Dion.Le plus beau trajet La dame qui a participé à tous les Tours depuis 20 ans a tenu toutefois à souligner que c'était le plus beau trajet qu'elle avait parcouru.« Longer le canal de Lachine était une idée merveilleuse », s'est-elle exclamée.Les organisateurs avaient aussi prévu de l'animation pour les coins un peu moins poétiques, comme le secteur industriel du boulevard Saint- Joseph, dans l'arrondissement de Lachine.« L'état de décrépitude fait que c'est le paradis des graffiteurs.Lachine a donc invité certains ados à faire des graffitis en direct sur des planches de bois installées pour eux », explique la présidente et directrice générale du Tour de l'Île, Joëlle Sévigny.Sous les différents viaducs, les cyclistes pouvaient voir à l'oeuvre des DJ, des mariachis, des danseuses de flamenco et même une chanteuse entonnant La Vie en rose.« Il fallait que ce soit éclaté et pour tous les goûts », a expliqué Mme Sévigny.>Voir VÉLOS en A2 ANDRÉ DUCHESNE ENVOYÉ SPÉCIAL EN NORMANDIE ARROMANCHES \u2014 Terre de feu, de sang et de mort au cours de la Deuxième Guerre mondiale, la Normandie a vu les ennemis d'autrefois se retrouver hier après-midi à Arromanches, face à la mer d'où les soldats alliés étaient venus le matin du 6 juin 1944, pour commémorer le 60e anniversaire du Débarquement.Métaphore de ce désir d'unification, les 22 chefs de gouvernements et d'États présents, dont, pour la première fois, ceux de l'Allemagne et de la Russie, sont tous arrivés du même endroit, Caen, où ils s'étaient au préalable réunis pour un dîner offert par le président français, Jacques Chirac.Au Mémorial de la paix de Caen, M.Chirac a accueilli le chancelier allemand, Gerhard Schröder, non seulement en « ami », mais en « frère ».Et pour symboliser la réconciliation de leurs deux pays dans une Europe forte, ils se sont donné l'accolade deux fois.« Nous, Allemands, savons qui sont les auteurs criminels de la guerre.» >Voir JOUR J en A2 120e année no 224 70pages 5 cahiers Ensoleillé, Max.22 Min.15 60e anniversaire du Jour J Réunion d'anciens ennemis PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © Les rues de Montréal se sont transformées en pistes cyclables, hier, le temps du 20 e Tour de l'Île, alors que 30 000 cyclistes, au départ du boulevard St-Joseph, ont pris d'assaut le parcours balisé de 45 km par un temps propice à l'escapade urbaine.Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE « C'est mon mari qui a convaincu Roosevelt et Churchill de faire le débarquement en Normandie.» - Myriam Bédard Le métro de Laval dans le collimateur de la vérificatrice générale «Failles majeures de planification» et Météo «manquement dans la gestion des coûts» Généralement ensoleillé, maximum 22, minimum 15, plus de détails en page SPORTS 8 SOMMAIRE Astrologie du jour AFFAIRES 12 Bandes dessinées AFFAIRES 14 Bridge AFFAIRES 12 Décès AFFAIRES 13 Feuilleton AFFAIRES 14 Forum A 16, 17 Horaire télévision ARTS 2 Loteries A 5 Mots croisés AFFAIRES 14 et SPORTS 7 Mot mystère AFFAIRES 14 Observateur AFFAIRES 10 Petites annonces AFFAIRES 10 et AFFAIRES 4 Quoi faire AFFAIRES 9 DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Improvisation, incurie administrative, absence de transparence et même conflits d'intérêts potentiels.Depuis son lancement précipité, durant la campagne électorale de 1998, jusqu'à l'an dernier, les coûts du projet de prolongement du métro vers Laval ont été systématiquement et volontairement sousévalués.Dans un rapport décapant d'une soixantaine de pages, obtenu par La Presse, la vérificatrice générale Doris Paradis remonte le fil des décisions gouvernementales sur un projet qui, à l'origine, devait coûter 179 millions de dollars et qui atteint désormais 809 millions.Des gouvernements Bouchard et Landry jusqu'à l'Agence métropolitaine de transport et son ex-présidente, Florence Junca-Adenot, en passant par le ministère des Transports, tout le monde en prend pour son rhume dans le bilan que déposera Mme Paradis demain à l'Assemblée nationale.Ce sera son chant du cygne.Elle occupe l'intérim depuis deux ans, mais l'Assemblée nationale nommera bientôt son successeur, venu du privé: M.Renaud Lachance.Mme Paradis constate «des failles majeures dans le processus de planification du projet » et « des manquements dans la gestion des coûts, de l'échéancier, des risques et des contrats ».De plus, « la gestion de l'éthique et la gouvernance du projet comportent aussi des déficiences ».Les mécanismes de contrôle et la vigilance dans l'attribution des contrats n'étaient pas suffisants pour un projet d'une telle envergure.>Voir METRO en A2 3212333A SUITESDE LA UNE DEMAIN DANS LA PRESSE Schiaparelli, la modernité a un nom Son nom est inconnu du grand public et pourtant c'est la grand-mère de tous les couturiers aujourd'hui.Principale rivale de Coco Chanel, Elsa Schiaparelli a été la première directrice artistique de l'histoire de la mode.Alors que son ombre plane encore sur les collections d'aujourd'hui, le Musée de la mode de Paris lui consacre une sublime exposition.L'occasion de redécouvrir un destin hors du commun.À lire demain dans le cahier Actuel.AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE Clavardez avec la comédienne Diane Lavallée à 12 h cyberpresse.ca/clavardage Suivez en direct à 20 h la finale de la Coupe Stanley cyberpresse.ca/hockey Notre dossier sur le Débarquement cyberpresse.ca/normandie POUR JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ABONNEMENT (514) 285-6911 cyberpresse.ca/abonnement 1 800 361-7453 PETITES ANNONCES (514) 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca 1 866 987-8363 DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.La Presse honorée à Vancouver 30 000 vélos VÉLOS suite de la page A1 Le Tour avait une saveur défusionniste cette année lorsque les cyclistes franchissaient l'arrondissement de La Salle.En longeant le parc des Rapides, personne n'aurait pu manquer les pancartes « Votez oui au référendum du 20 juin » apposées sur tous les poteaux en bordure du parc sur une longueur d'au moins 3 km.C'est dans ce parc que la majorité des gens, comme la famille Des Marchais, de grand-maman Denyse, 65 ans, à Clovis, 5 ans, arborant tous un casque sur lequel était fixé un cône orange, s'arrêtaient pour casser la croûte.« La motivation des bénévoles ne se dément jamais », a fait valoir Denyse, entre deux bouchées de sandwich.Des gens étaient même venus du New Hampshire pour pédaler librement dans la métropole.Affublés de casques portant des drapeaux américains et québécois, ils ne cessaient de louanger les pistes cyclables du Québec.L'une des membres de cette bande, Krystina Dern Arrain, met présentement sur pied « Une route verte » dans son coin de pays, inspirée par celle que l'on connaît ici.Après avoir traversé le centre-ville, le Vieux-Montréal, une partie de Lachine, de La Salle et de Verdun, le petit Samuel Bolduc, 8 ans n'était même pas fatigué.De retour au parc Laurier, vers 14 h, avec ses parents et sa grande soeur, il en redemandait.« Ce que j'ai le plus aimé, c'est descendre les côtes.» Il a été servi.Durant tout le trajet, il y avait au moins trois grandes côtes à dévaler et une seule rue Sherbrooke, gardée pour la fin, à monter.Après un matin plutôt gris, le soleil s'est pointé vers 13h comme pour célébrer l'arrivée des valeureux sportifs au parc Laurier.La fanfare Pourpour avec ses rythmes festifs a fait le reste.Les derniers participants ont franchi la ligne d'arrivée à 16 h.Aucune blessure grave n'a été signalée.Dix-huit personnes ont tout de même été transportées en ambulance et 23 autres ont été soignées sur place par la Croix-Rouge.Seulement 45 cyclistes ont abandonné avant la fin du parcours, comparativement à une centaine en moyenne les années précédentes.La Presse a remporté deux prix samedi soir, lors de la cérémonie du Concours canadien de journalisme, à Vancouver.En nomination pour la huitième fois en neuf ans, Serge Chapleau a obtenu le prix des meilleures caricatures de l'année pour la cinquième fois.Le jury a souligné que Chapleau « dessine avec ravissement des idées astucieuses ».Le caricaturiste du Soleil, André-Philippe Côté, était en nomination pour la première fois cette année.Les membres du jury ont apprécié son « humour féroce ».La graphiste Jocelyne Potelle a remporté le prix de la meilleure présentation de l'année pour la conception d'un numéro d'Actuel Magazine sur la « saga du hotdog ».Le jury a fait remarquer combien cette présentation était « amusante, rafraîchissante et créative ».Pierre Foglia Deux journalistes de La Presse étaient également parmi les finalistes.Le chroniqueur Pierre Foglia, qui a déjà remporté deux prix à ce concours, était en nomination dans la catégorie Sport pour ses textes sur le Tour de France.Le reporter André Noël était quant à lui finaliste dans la catégorie Grande enquête pour ses reportages sur une pratique présumément illégale des fabricants de médicaments génériques.On sait que, plus tôt cette année, un autre grand reportage d'André Noël, sur les mauvais traitements infligés aux patients du centre d'hébergement Saint-Charles- Borromée, avait valu à La Presse le prestigieux prix Michener.Soulignons également le prix remporté, dans la catégorie Chronique, par Denis Gratton, du Droit.Un membre du jury a comparé ses textes aux nouvelles de Guy de Maupassant.Le Globe and Mail et le Toronto Star se sont démarqués au cours de cette soirée, méritant chacun cinq prix.«Failles majeures de planification» et «manquement dans la gestion des coûts» MÉTRO suite de la page A1 Selon la vérificatrice, Mme Junca- Adenot s'est placée en situation de « conflit d'intérêts potentiel» en ne divulguant pas au conseil d'administration de l'AMT le fait que son mari, Alain Adenot, travaillait pour l'une des firmes du consortium qui exécutait les travaux, dont il avait des actions.Dans la réponse qu'elle a faite tout récemment au rapport, aussi obtenue par La Presse, Mme Junca-Adenot souligne que son mari détient 2280 actions sur un total de 49 millions.«À mon avis comme à celui de mes conseillers juridiques, il ne s'agissait pas d'un conflit d'intérêts, même potentiel.» Les conseillers juridiques de l'AMT appuient cette interprétation, que réfute toutefois la vérificatrice.Sans ménagements, Mme Junca-Adenot avait été relevée de ses fonctions en novembre 2003 \u2014le gouvernement Charest avait nommé à sa place le directeur du PLQ, Me Joël Gauthier.Sans l'identifier, Mme Paradis indique aussi que, en 2000, un directeur de projets choisi un mois plus tôt par l'AMT avait accordé sans concours quatre contrats totalisant 2,4 millions de dollars.L'AMT aurait dû procéder par appel d'offres, estime la vérificatrice, pour qui l'organisme a « contrevenu aux principes de transparence, de concurrence (et) d'équité ».Précipitation Dans son rapport, Mme Paradis relève que le projet de métro à Laval a été mené dans l'improvisation depuis le début.L'AMT a dissimulé les coûts réels.Le projet a été lancé prématurément, en octobre 1998, sans que le Conseil des ministres de Lucien Bouchard ait en main les études nécessaires.Au surplus, au début de 2002, sous Bernard Landry, alors que l'Agence métropolitaine de transport aurait pu arrêter ce projet douteux, les travaux ont pourtant été amorcés.Ici, les versions divergent: Mme Paradis estime que Québec n'avait pas donné son feu vert, Mme Junca-Adenot soutient au contraire que Québec l'avait incitée à aller de l'avant.La décision du gouvernement Bouchard, annoncée en campagne électorale, « ne s'appuie sur aucun document faisant ressortir la justification du projet, ses coûts de même que la localisation des stations et du tracé », déplore la vérificatrice.En outre, « la phase des études de faisabilité n'a pas été faite avec toute la rigueur requise ».L'AMT a même injecté 3,4 millions dans des études qui prévoyaient « d'importantes réductions de coûts », des chiffres lancés en l'air estime Mme Paradis.En 2000, une première étude faite par la Société de transport de Montréal estimait le projet à 530 millions, un constat mystérieusement mis de côté.Pire encore : en janvier 2002, le consortium de firmes d'ingénierie retenu pour réaliser le projet en évalue le coût à 553 millions, « sans les taxes ».Cette prévision est encore rejetée par la direction de l'AMT, et la patronne, Mme Junca-Adenot, confirmera au ministre des Transports qu'il sera possible de respecter le budget de 378 millions.Le conseil d'administration de l'AMT est aussi laissé dans le noir.«Sans en informer le conseil ni le ministre », Mme Junca- Adenot maintient alors aussi l'échéancier de janvier 2006 pour la fin des travaux, même si déjà les ingénieurs l'avaient reporté de huit mois.Dans sa réponse au rapport, Mme Junca-Adenot approuve que la vérificatrice «mette l'accent sur la faille principale.la décision prématurée du gouvernement ».Contredisant la vérificatrice, elle affirme toutefois que le ministre des Transports avait été informé des dépassements de coûts envisagés.Les coupes et les analyses « ne pouvaient pas faire de miracle.Une révision aurait entraîné une reconsidération complète du projet ».Mais « aucun signal n'a été donné par le ministère en ce sens », écrit Mme Junca-Adenot.Au surplus, la décision d'entreprendre des travaux \u2014par la décontamination des sols\u2014 dès mars 2002 « découle de la demande gouvernementale de lancer officiellement les travaux », insiste Mme Junca-Adenot.Selon la vérificatrice, au « point tournant» de l'avant-projet, élément essentiel pour l'évaluation et l'échéancier, plusieurs éléments cruciaux ont été escamotés.Au lieu d'appliquer les freins, l'AMT a lancé son appel d'offres avec « un coût de projet sous-évalué et irréaliste ».« En procédant de la sorte, l'AMT a agi trop tôt et s'est exposée à plusieurs conséquences négatives », peut-on lire.Reverso Grande Date 3231554A Réunion d'anciens ennemis JOUR J suite de la page A1 « Nous sommes conscients de notre responsabilité face à l'Histoire et nous l'assumons, a pour sa part affirmé le chancelier.Les morts du 6 juin 1944 imposent un devoir de chaque instant, celui de s'opposer au racisme, à l'antisémitisme et aux idéologies totalitaires, a-t-il ajouté.Les citoyens européens et leurs dirigeants politiques ont le devoir de ne donner aucune chance ici et ailleurs à la guerre, aux crimes de guerre et au terrorisme.» Mais c'est sur les plages, face aux grands bâtiments de guerre croisant au large, que les plus beaux moments de cette journée se sont écrits.Par milliers, les anciens combattants y sont retournés, remettant leurs pas, aujourd'hui hésitants sous le poids des ans, dans ce sable fin qu'ils avaient foulé sous les balles il y a 60 ans.À Omaha Beach, ils étaient là dès 6h du matin.Des Américains, mais des Allemands aussi, évoquant leurs souvenirs ou gardant le silence sous un radieux soleil levant, prémisse d'une journée sans nuage.Plus tard, à Courseulles-sur-Mer, dans le secteur de débarquement Juno, dévolu aux Canadiens, des centaines de vétérans ont défilé jusque sur la plage sous les applaudissements de leurs familles, au terme d'une cérémonie officielle en présence du premier ministre Paul Martin, de la reine Élisabeth II et de la gouverneure générale, Adrienne Clarkson.L'émotion avait fait place à une certaine bonne humeur.Les vétérans se tapaient dans le dos, riaient, prenaient des photos.Certains ont marché jusqu'à la limite des eaux, scrutant l'horizon.Le vent était faible, l'odeur de la mer était bonne.À Arromanches, le président Chirac a insisté sur ces retrouvailles des ennemis d'hier.«Voici les nations et les peuples, hier déchirés par le fracas des armes, unis dans le silence, le souvenir et le recueillement.Voici les combattants et les ennemis d'hier portés ensemble par le même élan », a-t-il déclaré aux milliers d'invités et aux chefs d'État, parmi lesquels se trouvaient MM.Martin, Bush, Chirac, Blair, Poutine, Schröder et la reine Élisabeth II.Plus tôt dans la journée, au cimetière de Colleville-sur-Mer, où reposent entre 9000 et 10 000 soldats américains, M.Chirac a manifesté l'éternelle reconnaissance de la France aux États-Unis.« La France n'oubliera jamais ces hommes qui consentirent au sacrifice suprême pour libérer notre sol, notre patrie, notre continent de la barbarie et de la folie meurtrière », at- il dit.« L'Amérique referait la même chose pour nos amis », lui a répondu le président américain George W.Bush, qui, s'adressant cette fois aux anciens combattants, a déclaré : « Vous serez éternellement honorés par le pays que vous avez servi et les peuples que vous avez honorés.» Dans les interventions de MM.Bush et Chirac, on aura noté au passage quelques commentaires sur leurs divergences récentes.Ainsi, évoquant l'alliance entre l'Europe et les États-Unis durant la Deuxième Guerre mondiale, le président Bush a ajouté que celle-ci est « encore nécessaire aujourd'hui ».S'il a reconnu la nécessité du maintien de l'Alliance atlantique (référence à l'OTAN) comme un «élément fondamental de notre sécurité collective », le président Chirac a cependant plaidé en faveur d'un ordre international «dont la Charte des Nations unies demeure encore aujourd'hui le symbole et le garant.» Il a de plus évoqué «toute l'exigence » de l'amitié franco-américaine.Paul Martin Faisant une pause dans la campagne électorale, le premier ministre Paul Martin a quant à lui \u2014outre sa présence à Arromanches\u2014 participé à deux cérémonies commémoratives en l'honneur des combattants canadiens ayant participé à la campagne normande.Ému au début de son point de presse suivant la commémoration de Courseulles-sur-Mer, il s'est dit honoré et heureux des quelques moments partagés avec plusieurs anciens combattants.« En tant que premier ministre, je me sens extrêmement reconnaissant, au nom de tout le pays, à ces hommes et ces femmes pour ce qu'ils ont fait.Et comme individu, je me sens chez nous.(.) De les rencontrer, de leur parler aujourd'hui, vraiment, c'est comme parler à l'Histoire », a dit M.Martin, dont le beau-père a combattu en Normandie et a été fait prisonnier.Au total, le matin du 6 juin 1944, quelque 156 000 soldats de 14 nations alliées ont débarqué en Normandie.Pour les représenter hier à la cérémonie d'Arromanches, 142 vétérans ont ouvert la marche.Quatorze d'entre eux, un par pays, ont été faits chevaliers de la Légion d'honneur.Avec AFP et AP AUTRE TEXTE Le 60e anniversaire du Débarquement, page 13 .Source : Vérificateur général du Québec COÛTS PRÉVUS DU MÉTRO À LAVAL (en millions de $) OCT.(décret) MARS (estimation) JUIN (décret) JAN.(av.-projet) JUIL.(décret) DÉC.MARS 530 553,5 378,8 547,7 LE 20e TOUR DE L'ÎLE ACTUALITÉS Les amoureux du vélo et des foules s'amusent Témoignage d'un vrai «gars de bicycle» CAROLINE TOUZIN Toute sa vie, Jules Leblanc a pédalé.À 74 ans, il était parmi les premiers sur la ligne de départ du Tour de l'Île, hier matin.Le Montréalais n'a jamais manqué un rendez-vous des aficionados du vélo dans sa ville depuis 20 ans.L'homme n'est pas un coureur cycliste et encore moins un amant de la vitesse.« En cyclisme, il faut arriver le plus vite possible.Moi ce que j'aime, c'est le cyclotourisme parce que dès que tu roules, tu es gagnant », lance-t-il, en jetant un regard complice à sa conjointe, Mireille, aussi mordue que lui.En 1975, alors qu'il travaillait pour une compagnie d'assurances à Place Ville-Marie, il a participé à une épreuve dans laquelle s'affrontaient deux automobilistes, deux cyclistes et deux passagers du métro.C'était la première du genre dans la métropole.Les participants devaient se rendre le plus vite possible de la Place Ville-Marie à l'intersection des rues Saint-Denis et Laurier.Même s'il a toujours préféré utiliser sa bicyclette pour admirer le paysage, M.Leblanc est arrivé premier avec trois minutes d'avance sur son plus proche rival, un automobiliste.Cette course vélo-auto-métro a été répétée la semaine dernière par La Presse, et le cycliste (la cycliste dans ce cas-ci) demeure le grand vainqueur.« Dans ce temps-là, j'allais au travail en vélo, 12 mois par année.Pour la course, je n'ai pas changé mon trajet habituel », raconte-t-il, un petit sourire aux lèvres.Encore aujourd'hui, il se sert de sa bicyclette durant la plus grande partie de l'année.L'automobile, c'est seulement pour les grandes sorties et.les tempêtes de neige.Avec ses vieux gants bruns, un casque qui a au moins 10 ans et son coton ouaté arborant le mot Hollande (un paradis pour le cyclotourisme) écrit en couleurs fluorescentes, M.Leblanc détonne.En plus, il roule avec une vieille bécane.« J'ai un Marinoni fait sur mesure qui vaut environ 5000 $, mais je ne le prends jamais.J'ai trop peur de l'abîmer », dit-il, entouré de vélos dernier cri.Quand la Reine retarde la petite reine Quelques minutes avant le signal de départ, M.Leblanc en profite pour confier à La Presse l'un de ses souvenirs du Tour de l'Île qui l'amuse encore.Au cours de la troisième ou quatrième année du Tour, il ne se rappelle pas exactement, la reine d'Angleterre était en visite à Montréal.Elle logeait dans un hôtel de la rue Sherbrooke, la même rue où les cyclistes devaient prendre le départ.« La Gendarmerie royale du Canada avait décidé de fermer la rue pour la protéger.Le matin même, la police de Montréal a dû en fermer d'autres pour faire dévier le trajet.On est parti deux heures en retard », explique- t-il en regardant sa montre.9 h 15.C'est maintenant l'heure prévue pour le départ.La reine n'est peut-être pas à Montréal cette année, mais le Tour a du retard.Mireille et Jules ont le temps de raconter leurs nombreux voyages sur deux roues au Canada, mais aussi dans plusieurs pays d'Europe.« On s'est promenés un peu partout sur le Vieux- Continent, sauf que cette année, on voulait faire différent.On est allés en Afrique, en Tunisie.On pensait louer des vélos, mais finalement le chameau était plus pratique », s'exclament-ils en riant.Sur cette blague, le décompte du Tour commence.Les deux amoureux enfourchent leurs vélos : quatre, trois, deux, un.Ils se mettent à pédaler, une fois de plus.Et certainement pas pour la dernière.PHOTOS BERNARD BRAULT, LA PRESSE © Malgré l'effort, il n'était pas question pour les participants de perdre le sourire.Les cyclistes ont eu quelques petites côtes comme celle-ci, sur le boulevard Saint-Laurent, à gravir durant les 45 km de cette classique annuelle.Et même si l'on descendait parfois de son vélo (photo du bas), ce n'était pas une raison pour ne pas apprécier l'atmosphère de fête.Il était 9 h 15 hier sur le boulevard Saint-Joseph devant le parc Wilfrid-Laurier.La comédienne Karine Vanasse souriait malgré la pression des cyclistes qui attendaient son signal de départ. ACTUALITÉS Plus de 90%des nouveaux médicaments ne seraient pas remboursés par la Régie BAPTISTE RICARD-CHÂTELAIN LE SOLEIL QUÉBEC \u2014 Entre 90% et 95% des nouveaux médicaments pourraient bientôt être exclus de la liste des traitements remboursés par le régime public d'assurance.Le Conseil du médicament évalue actuellement les critères qui guideront leur inscription, révèle le président, Robert Goyer, rencontré dans ses bureaux de l'arrondissement de Sainte-Foy\u2014Sillery.La « valeur ajoutée » pourrait être au coeur de la réforme qui sera présentée en septembre, si tous les membres du Conseil s'entendent.« Cette considération-là est très, très, très étudiée.Pour moi, c'est quelque chose qui est important.» Ainsi, si un comprimé ne surpasse pas vraiment les plus anciens, tant en termes d'efficacité que de prix, il pourrait être mis de côté.Un moyen de freiner l'explosion du budget de l'assurance-médicaments (de 13%à 20 % de plus par an).Il est intéressant de noter que, selon les données de M.Goyer, la vaste majorité des médicaments mis en marché représentent des avancées « nulles ou modérées ».Le docteur en pharmacie base son analyse sur les connaissances acquises au cours de sa carrière partagée entre le conseil d'administration de la Régie de l'assurance-maladie, la direction de la faculté de pharmacologie de l'Université de Montréal, la recherche ou l'examen du prix des médicaments brevetés.Le gel maintenu Au dire du spécialiste, l'industrie devra encaisser un autre coup cette année.Contrairement à ses voeux, une refonte de la liste des médicaments est improbable.Les tarifs payés par le régime public ne seront donc pas majorés.« Il est peu possible qu'il y ait une révision des prix à l'automne », confirme M.Goyer.Le ministre de la Santé a déjà reporté les deux autres refontes prévues cette année.En fait, précise le président du Conseil, l'État québécois a gelé les prix au milieu des années 90.Les pharmaceutiques doivent être affamées ?« Durant ce temps-là, il y a eu des augmentations très, très importantes de volume, très importantes du coût moyen d'une nouvelle ordonnance et une hausse de coût du régime très importante, tempère M.Goyer.Le marché du médicament est un marché où il fait bon être.» Il souligne que le Québec a adopté une politique de soutien de son industrie de l'innovation pharmaceutique \u2014 sa pertinence fait l'objet d'un examen.Par exemple, même après l'expiration des brevets, nous continuons de payer le prix du médicament d'origine, bien que des copies peu coûteuses existent.Des mesures qui soutirent des millions de dollars aux contribuables, mais qui garantissent des emplois.Médecins en cause M.Goyer ne s'en offusque pas.C'est un choix de société.Il ne se gêne toutefois pas pour critiquer les professionnels du réseau de la santé.La société paie leur formation.Ils doivent bien la servir, pense- t-il.« Ils ont une grosse influence sur le devenir du régime.» La liste des médicaments regorge de traitements vétérans tout à fait efficaces.et peu coûteux, fait-il valoir.« Un des problèmes, c'est que beaucoup des anciens ne sont pas utilisés.Le fait de ne pas les utiliser a des conséquences sur les coûts.Un dollar payé en trop est enlevé à un autre patient », ajoutet- il.En outre, les universités devraient apprendre aux médecins et aux pharmaciens à travailler ensemble, juge Robert Goyer.Elles pourraient également leur montrer que les ressources ne sont pas infinies.Et prendre en main la formation continue plutôt que laisser le financement à l'industrie.Le nombre de pistes de solution est quasi infini.Le président du Conseil nous en a énuméré une flopée.Tout n'est pas perdu, assure Robert Goyer.Le réseau de la santé dispose des ressources pour maintenir le régime public à flot.La prime à un taux acceptable ?« Absolument.Mais il faudra laisser au temps le temps de faire son oeuvre.La politique du médicament qu'implantera le ministre Couillard en 2005 lancera la réforme.Soulignons que le ministère de la Santé nous a empêché de parler à M.Goyer durant plusieurs semaines.M.Goyer n'y est pour rien, au contraire.llllllllllllllll Opération Enfant Soleil : 12 millions $ Un produit anticholestérol à la rescousse des diabétiques PRESSE CANADIENNE Le téléthon Opération Enfant Soleil qui a eu lieu au cours du week-end a permis d'amasser 12 560 64 $ pour les enfants malades du Québec.« Nos résultats sont à la hauteur de ce que nous rêvons tous : assurer le mieux-être de nos enfants », a affirmé la directrice générale d'Opération Enfant Soleil, Mme Nathalie Chagnon.Plus de 1225 entreprises, organisations, écoles et garderies au Québec avaient amassé des fonds pour l'Opération Enfant Soleil au cours de la dernière année.Près de 200 artistes ont participé au téléthon, dont les principaux animateurs étaient Guillaume Lemay-Thivierge et Annie Brocoli.RAYMOND GERVAIS De nouvelles données cliniques rendues publiques hier démontrent que le traitement par une statine (médicament qui aide à abaisser le taux de cholestérol) permet de réduire considérablement les problèmes cardiovasculaires graves chez les personnes diabétiques.Cette découverte est encourageante pour les personnes qui souffrent de diabète de type 2 ou d'un haut taux de cholestérol.Les personnes diabétiques sont deux fois plus susceptibles de mourir d'une maladie cardiovasculaire que les personnes non diabétiques.Actuellement, plus de 2 millions de Canadiens souffrent de diabète et ce chiffre pourrait atteindre 3 millions d'ici la fin de la décennie.Au Québec seulement, 500 000 personnes en sont atteintes et ce chiffre pourrait facilement doubler dans 10 ans.« Il s'agit d'un grand projet qui témoigne de l'importance de diminuer le cholestérol chez les personnes diabétiques, a déclaré Serge Langlois, président-directeur général de Diabète Québec.Comme le soulignent nos guides de pratique clinique actuels, la prise en charge énergique des lipides, de la glycémie et de la tension artérielle peut prévenir ou retarder considérablement l'apparition de lésions aux gros vaisseaux sanguins.» Lors de l'étude CARDS (Collaborative Ato Rvastin Diabetes Study), on a constaté une réduction de 37% des événements cardiovasculaires graves, tels les décès reliés aux problèmes cardiovasculaires, les crises cardiaques fatales et non fatales et les accidents vasculaires cérébraux (AVC) chez les personnes diabétiques traitées par l'atorvastatine comparativement aux patients sous placebo.De plus, les patients traités par l'atorvastatine ont connu une diminution de 48% des AVC comparativement aux patients sous placebo.Les résultats de l'étude ont été si concluants que le comité directeur indépendant a mis fin à l'étude CARDS près de deux ans avant les délais prévus, en raison d'avantages thérapeutiques importants.Les résultats de l'étude ont été publiés hier à Orlando (Floride), à l'occasion des 64e séances scientifiques annuelles de l'American Diabetes Association (ADA).« Les nouveaux guides de pratique clinique de l'Association canadienne du diabète mettent l'accent sur l'importance d'une diminution importante du cholestérol chez les personnes diabétiques, a déclaré le Dr Lawrence Leiter, chef de l'endocrinologie au St.Michael's Hospital à Toronto.INFORMEZ-VOUS AU SUJET DU PROGRAMME MAZDA POUR LES DIPLÔMÉS.\u2020Financement à l'achat aux particuliers de 0% jusqu'à 60 mois sur les Mazda MPV 2004 neuves.Financement consenti par l'entremise de la Banque Scotia.Sur approbation du crédit.Autres taux et termes de financement disponibles.Taux de location personnalisée Mazda: offre portant uniquement sur la location au détail des Mazda MPV GX 2004 (modèle UAXZ74AA00) neuves.Comptant initial ou échange équivalent et premier versement mensuel exigés.Aucun dépôt de sécurité requis.Offre soumise à l'approbation de Crédit Mazda Canada inc.Limite de 80 000 km.Frais de 8¢ le km additionnel.Location avec limite de 100 000 km disponible.Immatriculation, assurances, taxes et frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers (RDPRM) en sus.\" Indice de sécurité le plus élevé accordé à la MPV 2004 par la NHTSA des É.-U., à la fois pour le conducteur et les passagers, lors de tests d'impact frontal, latéral et arrière.Les modèles illustrés peuvent différer et sont utilisés à titre indicatif seulement.Certains équipements illustrés peuvent être offerts en option ou de série sur d'autres modèles.Les stocks peuvent varier selon les concessionnaires.Les concessionnaires peuvent louer à prix inférieur.Voir un concessionnaire participant pour les détails.Aucune combinaison d'offres possible.Offres d'une durée limitée à compter du 7 juin 2004.MAZDA MPV PLUS DAUPHIN QUE BALEINE.vroum-vroum Quand on pense au plaisir et à l'expérience de conduite inégalée que procure la Mazda MPV, il est presque injuste de la considérer comme une minifourgonnette.La MPV est plus athlétique, plus agile et nettement plus emballante que ces véhicules pseudo pratiques à la fois massifs et peu 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Modèle GT GFX illustré Indice de sécurité le plus élevé lors d'impact\" 0% OBTENEZ DE FINANCEMENT À L'ACHAT JUSQU'À 60 MOIS \u2020 -OU- Louez une Mazda MPV GX 2004 279$ par mois, pour 48 mois Transport et préparation inclus Comptant initial de 2 800 $ Et 0$ dépôt de sécurité à partir de 3234661A YVES BOISVERT Ilaplu sur le défilé CALGARY\u2014Il n'y a pas eu de défilé de la Coupe Stanley, mais le défilé de la fierté gaie, lui, a eu lieu comme prévu.Ça ne se passe pas tout à fait comme à Montréal.D'abord, le défilé attire 1500, peut-être 3000 personnes, participants inclus.Certes, il pleuvait à grosses gouttes, et le badaud à chaise pliante et jumelles n'était pas au rendez-vous.Mais les foules ne se massent pas pour autant quand il fait beau.Les médias n'en parlaient à peu près pas ce matin.Il y avait un entrefilet dans le journal qui ne disait même pas à quelle heure ça commençait.Et aucun poste de télé ne le diffusera ce soir, bien entendu.Ensuite, ce n'est pas totalement un défilé.Un défilé digne de ce nom prend toute la rue.À Calgary, on autorise une moitié de défilé.La section communautaire de la police ouvre la voie de droite de la 17e Avenue, mais elle n'en ouvre qu'une.De l'autre côté, les voitures continuent à passer en sens inverse.Certains klaxonnent.D'autres se demandent de quoi il s'agit.Enfin, contrairement à ceux de Montréal ou Toronto, ce défilé-ci n'attire pas de leaders politiques.Le pouvoir ne voit aucun intérêt à se montrer ici.Le maire de Calgary n'y est pas.Les ministres non plus.Aucun député.Le candidat conservateur de la circonscription, Lee Richardson, était occupé à un dîner d'anciens combattants.Il y avait deux candidats libéraux, plusieurs candidats néo-démocrates et quelques verts, tous presque assurément défaits le 28 juin.Dans un groupe qui s'appelle Integrity, j'ai vu un homme encolle romain et chemise mauve.Je l'ai accosté et, avec une exquise subtilité, lui ai demandé : « Êtes-vous gai ?» « Je suis évêque », a-t-il répondu en souriant.C'est le révérend Barry Hallowell.Il est responsable d'un diocèse, ici à Calgary, de l'Église anglicane.« Il n'y a qu'un évêque ouvertement gai dans toute l'Église anglicane, et il est au New Hampshire.» L'Église anglicane vient tout juste de reconnaître l'intégrité des relations homosexuelles, mais pas encore du mariage homosexuel.Dites-moi, révérend, si un autre évêque se déclarait gai, je ne pense à personne en particulier, mais que lui arriverait-il ?« Ça ne rendrait pas sa vie plus facile.Voulez-vous venir à la messe ce soir ?Il y a un service à 19 h pour célébrer la fierté dans la foi.Il y aura de la musique.» Il m'a tendu un papier rose avec toutes les informations.Ce n'est peut-être qu'un demidéfilé pour une ville de près d'un million de personnes, mais il n'y a pas si longtemps, plusieurs participants portaient un masque pour défiler, rappelle Linda Craig, responsable de la marche.Les choses changent tranquillement.Mais les choses changent vite, aussi.La dernière fois que je suis venu à Calgary, en 1993, la ville comptait environ 750 000 personnes.Onze ans plus tard, elle est tout près du million.En atterrissant, on voit tous les nouveaux quartiers résidentiels qui ceinturent la ville, et qui grugent peu à peu sur les ranchs.La ville absorbe 20 000 nouveaux arrivants par année et maintient un taux de chômage dans les 5 %.Plusieurs jeunes couples s'installent ici, et le taux de natalité est parmi les plus hauts au Canada.À ce rythme, la ville change très vite et se joue des clichés de cowboys et de steak \u2014qui n'ont pas disparu pour autant.Après une heure de marche sous la pluie, je me suis défilé du défilé pour aller me faire sécher dans un restaurant iranien.Il n'y a rien de tel que de manger de la purée d'aubergines perse en regardant un candidat du Parti vert déambuler dans le défilé de la fierté gaie pour avoir un autre point de vue sur Calgary.Le candidat Mark Mc Gillivray, 36 ans, employé chez Telus, est un ancien libéral que Kyoto a fait bifurquer en direction du Parti vert.« En 2000, quand j'ai vu 150 immigrants qui ne parlaient pas anglais débarquer dans la convention libérale pour élire un candidat, j'ai été dégoûté.Après, j'ai milité pour l'accord de Kyoto ; le gouvernement provincial et l'industrie du gaz et du pétrole étaient contre, mais les gens sont en faveur.» Certes, en Alberta, le PC fait 50% dans les sondages.Mais après la Colombie-Britannique (13 %, et peut-être deux députés), l'Alberta est la province où les verts obtiennent le plus d'intentions de votes : 8 % (4% au Québec).Dans son numéro de vendredi, le Calgary Herald réclamait en éditorial que le débat des chefs accueille le chef du Parti vert, qui a déposé une plainte au CRTC.Dans le quartier où je loge, Mission, le principal groupe social est celui des célibataires de 18 à 34 ans.Plusieurs viennent de partout au Canada, certains sont des immigrants, et ils n'ont rien du conservateur calgarien typique.Ce qui est typique de Calgary, d'ailleurs, change aussi.Il n'y a pas que l'industrie pétrolière qui a pignon sur rue ici.Depuis 20 ans, la Ville a un programme de développement des industries de haute technologie qui a porté ses fruits.La Ville, en passant, a remporté un prix de la communauté « intelligente » par excellence, en 2002, ex-aequo avec Séoul, en Corée, pour un programme d'accès à la technologie pour les Calgariens « dans le besoin ».Le maire de la ville, Dave Bronconnier, lance cette semaine « imagineCALGARY », un vaste projet inspiré des notions de développement durable (notamment du sommet de la Terre de Rio), une sorte de grande brassage d'idées pour mettre au point une vision de la ville au cours des.100 prochaines années ! Dans une ville qui grossit à ce rythme, il devient urgent de penser l'aménagement, le transport (de plus en plus pénible), l'urbanisme.Le maire se donne deux ans pour arriver avec un projet concret.Ça change des défusions, vous ne trouvez pas ?Cen'est pas totalement undéfilé.À Calgary, onautorise une moitié de défilé.La policeouvre une voiede la17e Avenue, mais elle n'en ouvrequ'une.DÉBAT SUR LES DÉFUSIONS SÉBASTIEN RODRIGUE Le maire Gérald Tremblay s'est débattu avec vigueur pour faire valoir les vertus d'une ville fusionnée hier soir dans un premier débat télévisé contre le leader défusionniste Peter Trent, qui a répliqué en décriant la bureaucratie des grandes villes.MM.Tremblay et Trent se sont livrés, un débat âprement disputé sur les défusions municipales diffusé par la station de télévision CFCF.M.Trent semblait nerveux dans son discours d'ouverture, tandis que le maire de Montréal a tenté dès le départ de mettre son opposant sur la défensive.M.Tremblay était visiblement prêt à bondir.En parlant des taxes et des services, le maire s'est d'abord attaqué aux élus défusionnistes, qu'il soupçonne d'avoir volontairement diminué les services pour susciter la grogne des citoyens.« Ont-ils un programme caché ?» a-t-il lancé en mentionnant le maire de l'arrondissement de Pointe-Claire, Bill Mc Murchie.Peter Trent n'a pas mordu à l'hameçon, préférant mentionner que dans une ville fusionnée, le contrôle complet du budget resterait entre les mains de la ville centrale.L'ancien maire de Westmount a par la suite accusé M.Tremblay d'avoir augmenté les taxes contrairement à ce qu'il avait promis durant la campagne électorale de 2001.Le maire de Montréal a rétorqué qu'il devait assumer ses responsabilité et investir dans les réseaux d'eau ainsi que dans le transport en commun.Plus tard, Peter Trent a insisté avec des critiques sur les grandes villes fusionnées, qu'il a qualifié d'ingérables.Le maire a rétorqué que son administration avait dégagé des surplus et renouvelé plusieurs conventions collectives.Les deux protagonistes ont ensuite longuement argumenté à propos du conseil d'agglomération.Le gouvernement provincial a prévu de mettre en place cette nouvelle administration en cas de défusion.Elle sera responsable des services communs et les villes y seront représentées en fonction de leur population.Peter Trent a alors amené l'ancien maire de Montréal et chef de l'opposition, Pierre Bourque, dans le débat, en laissant sous-entendre que ce dernier pourrait bien déloger Gérald Tremblay aux prochaines élections.M.Trent a ensuite souligné que les citoyens avaient en quelque sorte le choix entre Pierre Bourque à la mairie ou une ville défusionnée.« Vous avez une boule de cristal, a lancé un peu plus tard le maire Tremblay, vous devriez rester dans la ville pour vous assurer qu'il ne s'agit pas d'un centralisateur, mais d'un décentralisateur ».Guerre de chiffres Les deux hommes se sont ensuite livrés une petite guerre de chiffres à propos de la proportion du budget qui sera sous la responsabilité d'un éventuel conseil d'agglomération.Le maire de Montréal a martelé que les villes défusionnées ne géreraient que le tiers de leur budget, laissant le reste au conseil d'agglomération.M.Trent a quant à lui souligné que sans défusion, les villes n'auront plus de statut juridique, pas de pouvoir de taxation ni de contrôle sur les dépenses.Au terme du débat de 30 minutes, M.Trent s'est dit surpris par le ton passionné des échanges.En revanche, le leader défusionniste ne croit pas que ce débat influencera les personnes convaincues par l'une ou l'autre des options, mais qu'ils pourraient avoir de l'impact pour les indécis.Le maire Tremblay a pour sa part reproché à son opposant d'avoir amené la question des prochaines élections sur le tapis.Il s'est néanmoins dit satisfait d'avoir pu faire passer son message, notamment sur la décentralisation des pouvoirs à Montréal.Le maire de Montréal et son rival défusionniste auront de nouveau la chance de s'affronter dans un débat en français diffusé à TQS le lundi 14 juin prochain.Les 22 référendums sur l'île de Montréal se tiendront quant à eux le 20 juin prochain et le vote par anticipation se tiendra les 13 et 14 juin.Tremblay attaque, Trent encaisse La Banque Royale a réglé ses problèmes TOUT LE MONDE VEUT ALLER AU CIEL, MAIS PERSONNE NE VEUT MOURIR.Mais, vaut mieux se renseigner lors d'un décès ou pour des préarrangements.Contactez le premier groupe de consultation funéraire sans frais partout au Québec.GROUPE LESIEUR LÉGARÉ 1-866-PRÉVOIR www.Le Sieur Legare.com 3e génération de professionnels à votre service.Rectificatif Veuillez prendre note des corrections suivantes à apporter dans les cahiers publicitaire publiés par la Baie en juin 2004.(5-1A) Registre de cadeaux I Page 4.Les couvre-oreillers à broderies de la collection Escale à Shangai de Market Square ne seront pas offerts.(5-1W) Solde à la Baie ce weekend I Page 2.On aurait dû lire 59,99 $ pour le service de 24 ustensiles en inox.pour le barbecue.Notre clientèle voudra bien excuser ces erreurs et ces contretemps.Certaines conditions s'appliquent.Voir votre détaillant VALIDE JUSQU'AU 19 JUIN 2004 1976-2004 Applicable sur tous les modèles en Kit du Bricoleur KIT A T.P.S.incluse KIT B rabais 5% Payez le solde 3 mois après la livraison OU License RBO 8240-6026-4 Montréal et banlieue .(450) 536-3563 Autres régions .1 888 838-3563 3497, ch.de l'Industrie, St-Mathieu de Beloeil Internet : www.cabanons.com RAYMOND GERVAIS La Banque Royale du Canada a enfin terminé l'entrée des données informatiques concernant les transactions de ses clients, lesquelles étaient tombées dans les limbes lorsque son système informatique a flanché, il y a une semaine.Hier, le porte-parole de la RBC, Raymond Chouinard, a expliqué que tout serait rentré dans l'ordre dès ce matin.M.Chouinard concède qu'il pourra peut-être y avoir « quelques exceptions» mais que, dans l'ensemble, la difficulté aura été surmontée.Normalement, tous les clients de la Banque pourront dès ce matin faire mettre leur carnet à jour dans n'importe quelle succursale de la RBC ou dans un guichet automatique.« Pratiquement toutes les opérations traitées jusqu'au vendredi, 4 juin inclusivement » devraient s'y trouver.L'institution financière prévoit également que les opérations de la fin de semaine seront comptabilisées de la manière habituelle.M.Chouinard a précisé que les clients de la Banque dont la paye est déposée directement par leur employeur pourront non seulement avoir accès à leurs fonds, mais obtenir un relevé de toutes les transactions effectuées depuis lundi dernier.« Les opérations sont pour l'essentiel à jour et nous sommes enfin revenus à un calendrier de traitement plus normal.Cependant, les retards qui se sont produits pendant la plus grande partie de la semaine dernière ont empêché certaines institutions financières de mettre à jour les comptes de leurs propres clients, précise Marty Lippert, chef de l'information à la RBC.La RBC a réitéré son engagement à effacer tous les frais liés à l'interruption du système informatique qui pourraient figurer au relevé de ses clients, ainsi qu'à payer les intérêts ou les pénalités imposés à ces derniers par d'autres institutions financières ou par des compagnies pour des retards de paiement causés par la panne.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.22000044-0066-0055 TTiirraaggee dduu 1100 992299 337799, ,0000 $$ 770022, ,5500 $$ 11 997788, ,2200 $$ 6644, ,6600 $$ 1100, ,0000 $$ 55, ,0000 $$ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 2/6+ CCoommpplléémmeennttaaiirree:: (1111) GAGNANTS LOTS 22 276 296 $ 1177 $$ Ventes totales: Prochain gros lot (appr.): 22000044-0066-0055 TTiirraaggee dduu 11 , ,0000 $$ 5500 , ,0000 $$ 550000, ,0000 $$ 5500, ,0000 $$ 55, ,0000 $$ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 CCoommpplléémmeennttaaiirree:: (2255) GAGNANTS LOTS Ventes totales: 520 997,00 $ 22000044-0066-0066 TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu 22000044-0066-0055 22000044-0066-0066 22000044-0066-0066 NNUUMMÉÉRROO 009999886644 NNUUMMÉÉRROO 115577442266 3 222255 4 77336611 PROCHAIN GROS LOT BONI LE 9 JUIN 2004 17 000 000 $ 313, boul.Cartier, Laval 450-663-5543 2 km à l'est de la sortie 7, aut.Ouvert jusqu'à 21 h tous les mercredis soir 3234206 pour les mordus de sports nautiques L'émission H2O de retour à Lundi 7 juin 17 h 30 MD TOUT SUR LE WAKEBOARD ET LE SKI NAUTIQUE 3234063A . POLITIQUE CENTRALE AU GAZ IMMIGRATION Facture salée pour un fournisseur d'Hydro Québec modifiera son projet de loi en vue de prévenir les abus gouvernementaux ALLAN SWIFT PRESSE CANADIENNE Une entreprise de Calgary risque d'écoper pour l'hésitation de Québec dans un projet de centrale électrique au gaz à Bécancour, dans la région Coeur-du-Québec.Dans la foulée de la controverse autour d'un autre projet de centrale, celui du Suroît, le gouvernement québécois a retiré son approbation pour le projet d'une centrale au gaz de 500 millions qui devait entrer en service en septembre 2006.Or, le fournisseur de la turbine au gaz qui doit équiper cette installation, Trans Canada Corp., pourrait payer jusqu'à 90 000$ en pénalités pour chaque jour de nonfonctionnement de la centrale, selon le contrat convenu avec Hydro-Québec.L'entreprise cherche donc une entente avec Hydro.La construction de l'unité de production de Bécancour, la plus imposante du genre au Québec, devait commencer en juin.La Régie de l'énergie avait discrètement approuvé cet appoint de 550 mégawatts en reconnaissant les besoins en énergie d'Hydro.Toutefois, un autre projet encore plus important, la centrale du Suroît, prévue à Beauharnois, au sud-ouest de Montréal, est ensuite allé en audiences publiques et a soulevé l'opposition virulente des environnementalistes et des citoyens de la région.Québec a alors reculé et demandé le réexamen des besoins en électricité de la province, ce qui entraînait le report de Bécancour.MARIO CLOUTIER QUÉBEC \u2014 La ministre Michelle Courchesne modifiera son projet de loi sur l'immigration afin de mieux encadrer les pouvoirs gouvernementaux qui pourraient mener à des abus.Au dernier jour de la commission parlementaire étudiant le projet de loi 53 modifiant la Loi sur l'immigration, Mme Courchesne s'est dite « très ouverte » pour réduire les inquiétudes associées au projet de loi en y apportant des « améliorations ».« Le projet rend public ce qu'on faisait depuis des années », estime la ministre Courchesne, se voulant rassurante sur les volontés gouvernementales.Elle souligne que son intérêt va avant tout aux hommes, aux femmes et aux enfants « qui attendent parfois jusqu'à quatre ans pour que leur demande soit étudiée » par l'Immigration.Pour remédier à cette situation, on met de l'avant le principe de gestion de l'immigration par « bassins géographiques », tout en accordant au gouvernement le pouvoir, temporaire mais renouvelable, de suspendre les demandes d'immigration au Québec.Cette «suspension» doit faire l'objet d'un encadrement et de précisions, selon la protectrice du citoyen, Pauline Champoux-Lesage.« Il y va de valeurs de transparence, d'équité et d'intégrité dans le traitement des dossiers », affirme Mme Champoux-Lesage.Baliser les pouvoirs La ministre Courchesne a précisé qu'elle modifierait son projet de loi probablement pour « dire dans quel contexte on voudrait pouvoir utiliser les pouvoirs demandés » par le gouvernement.Elle admet aussi qu'on devra peut-être « baliser le nombre de fois que c'est renouvelable ».L'idée de « bassins géographiques » a, par ailleurs, soulevé la colère de l'opposition péquiste, qui a parlé de « discrimination » et de « profilage racial ».La critique du Parti québécois dans ce dossier, Lucie Papineau, pense qu'il s'agit d'une geste « odieux » et a donc exigé plusieurs fois le report du projet de loi depuis une semaine.Hier, le Centre de recherche-action sur les relations raciales a rejeté l'épithète de « profilage racial » employée par le leader péquiste André Boisclair, mais comme la Commission des droits de la personne et le Barreau canadien, ce groupe parle d'un pouvoir qui pourrait mener à de la discrimination ou à des abus.Bassins géographiques La ministre Courchesne insiste pourtant : les bassins géographiques ne font pas partie des critères de sélection des immigrants, au même titre que les catégories de travailleurs ou de personnes qu'on souhaite accueillir.« Jamais le bassin géographique ne sera un critère d'acceptation ou de refus au moment d'étudier les certificats de sélection », promet la responsable de l'immigration.Irritée par l'expression « quotas », utilisée par les opposants au projet de loi, Mme Courchesne réplique qu'il s'agit de « niveaux » d'immigration.« Ce n'est pas restrictif mais indicatif, dit-elle.Le gouvernement indiquera que, dans telle région, on aura tant de personnes.Notre objectif est de s'assurer que les personnes de toutes les régions du monde peuvent avoir accès au Québec.Présentement, la Loi de l'administration publique nous empêche de rejeter une demande, et c'est ce qui crée l'engorgement.En ce moment, 19 000 dossiers et 34 000 personnes sont en attente d'une réponse du gouvernement pour immigrer au Québec.Une bonne partie de ces ressortissants proviendraient du Maghreb.Autre critique entendue cette semaine : le pouvoir gouvernemental serait rétroactif et pourrait toucher des demandes de certificat de sélection déjà reçues.Là aussi, Québec reculerait sur la période de rétroactivité, si l'on en croit le Conseil des relations interculturelles.« Nous avons appelé la ministre, nous lui avons soumis nos préoccupations et elle nous a assuré que, dans le projet de loi, il y aurait des changements dans ce sens-là », a déclaré mercredi Patricia Rimok, présidente de l'organisme, mais jusqu'en octobre dernier chef de cabinet de Mme Courchesne.La ministre a conclu la semaine dernière que la difficulté avec son projet de loi était liée au fait qu'il est « très technique » et qu'il touche un sujet « extrêmement sensible ».En gouvernement responsable, dit-elle, les libéraux ont voulu rendre publiques les orientations en matière d'immigration, ce qui auparavant était abordé « sous le tapis ».Elle a fait appel à l'opposition péquiste afin qu'elle change de ton et permette l'adoption du projet de loi sans heurts avant la fin de la session.Les péquistes, au contraire, entendent s'y opposer jusqu'à la fin des travaux parlementaires.«Le projet rend public ce qu'on faisait depuis des années», estime la ministre Courchesne.VACANCES La chasse aux sorcières VOYAGE Tous les samedis dans CE SAMEDI, MARSEILLE AU-DELÀ DES PRÉJUGÉS 3234624A DENIS LESSARD ANALYSE QUÉBEC \u2014 Au plus bas dans les sondages, l'état-major de Jean Charest cherche des coupables.Une série d'exécutions sommaires commencées ce printemps dans la haute fonction publique devrait s'accélérer dans les prochaines semaines.Quelques sous-ministres et des présidents de société d'État sont dans la mire du gouvernement libéral, qui cherche avec inquiétude une solution à sa panne chronique de popularité.Les décisions se prennent au comptegouttes, semaine après semaine, aux réunions hebdomadaires du conseil des ministres.«Il y a un profond malaise », disent à l'unisson plusieurs mandarins sous le couvert de l'anonymat.Dans les officines du gouvernement, on explique que les comités ministériels ne jouent plus du tout le rôle de filtres destinés à empêcher des affrontements stériles entre les ministres.Sur des questions aussi diverses que la subvention controversée à Intrawest, l'importance de la restructuration de l'État, l'avenir de Télé-Québec, l'avenir des cégeps ou la fusion des réseaux de l'emploi et de l'aide sociale, les ministres ont des collisions frontales chaque mercredi et les décisions sont sans cesse reportées.Selon les informations obtenues par La Presse, ces tensions dans les plus hautes sphères du gouvernement amèneront un départ important dans les prochaines semaines.En effet, André Dicaire, le premier fonctionnaire \u2014l'équivalent du sous-ministre du premier ministre Jean Chares \u2014 quittera son poste d'ici septembre.Les raisons sont multiples, indique-t-on.M.Dicaire éprouve des ennuis de santé.Mais, plus profondément, il est en voie de devenir le bouc émissaire des déboires du gouvernement.De plus, jaloux de l'indépendance de la fonction publique, il est passablement mal à l'aise avec un conseil des ministres qui, de plus en plus fréquemment, veut voir rouler des têtes chez les mandarins.Pour remplacer André Dicaire, un seul nom revient: Pierre Shedleur, vice-président de Bell Canada, qui en avait surpris plus d'un en acceptant la présidence des forums régionaux du gouvernement Charest.Les nominations se décident surtout dans un cénacle restreint de « conseillers » de l'ombre.Me Marc-André Blanchard, président du PLQ, Raymond Boucher, ex-organisateur récompensé par un poste à la Société des alcools, et Marcel Côté, de Secor, tirent des ficelles insoupçonnées pour donner suite aux pressions de libéraux qui jugent pressant de placer des « visages connus» aux postes stratégiques.Être libéral ne suffit pas, toutefois.Protégé par Raymond Garneau et Michel Audet, Henri Roy ne parviendra pas à se faire confirmer à la SGF après 14 mois d'intérim.Son successeur sera nommé d'ici le mois de juillet.Plus proche de la garde rapprochée de Jean Charest, Jacques Gauthier, actuellement chez Kruger, a refusé ce mandat.Dernière des victimes en lice, Marcel Leblanc, fonctionnaire de carrière, sous-ministre adjoint pendant des années aux Finances.Il était passé aux Affaires intergouvernementales, et il est depuis quatre ans à l'Agriculture.De sources libérales, La Presse a appris que la publication du troisième tome de la biographie de Jacques Parizeau, ce printemps, avait provoqué sa mise à l'écart.On y apprend que, comme mandarin aux Finances, M.Leblanc avait eu à préparer le « Plan O», le programme d'emprunt du gouvernement du Québec dans l'éventualité d'une victoire souverainiste au référendum de 1995.L'information de la page 443 du livre a brisé le lien de confiance, a confié un apparatchik libéral expliquant cette subite relève de la garde.Mardi, La Gazette officielle confirmait le déplacement de M.Leblanc au conseil exécutif.Marcel Leblanc était la troisième des grosses huiles laissée sur le carreau au cours des dernières semaines.Sous-ministre depuis 20 ans, André Trudeau a été mis de côté sans trop d'égards à la suite des pressions de son ministre, Claude Béchard, le titulaire de l'Emploi.Le gouvernement Charest est mal à l'aise devant les coûts implicites du programme de lutte contre la pauvreté annoncé ce printemps, et André Trudeau a servi de catalyseur à la grogne du conseil des ministres, indiquent des sources sûres.On avait proposé le poste de sous-ministre des Relations internationales à ce vétéran (il a été sous-ministre de tous les portefeuilles importants), une offre qu'il a déclinée, passablement exaspéré, dit-on, de « l'ambiance de chasse aux sorcières» qui a cours actuellement dans l'appareil gouvernemental.André Dicaire se trouve dans la situation inconfortable où il doit défendre des hauts fonctionnaires qu'il connaît depuis des années contre la vindicte des cabinets ministériels.Guy Morneau, président de la Régie des rentes, par exemple.Aux Relations internationales, Diane Wilhemy, une autre fonctionnaire de carrière, a été sacrifiée ce printemps.Selon un haut fonctionnaire libéral, ses problèmes ont commencé quand des libéraux « l'ont vue sur les photos de la mission de M.Charest à Londres ».Depuis l'épisode retentissant de sa conversation au cellulaire au début de la campagne référendaire de Charlottetown, en 1992, Mme Wilhemy est demeurée suspecte au PLQ.Après le MRI, elle a accepté le mandat d'organiser les forums régionaux (elle avait organisé les sommets du gouvernement Bouchard en 1996).Mais la technocrate, rapidement, n'a pu suivre le rythme des attentes de l'impétueux Pierre Shedleur.Un mois après qu'elle eut accepté l'organisation des forums, on a annoncé sa retraite pour des raisons de santé.Économisez jusqu'à 40 % sur le prix courant d'une sélection printanière de modes et d'accessoires couture pour hommes et pour femmes.À l'exception des produits de beauté, des fragrances, des services, de Tiffany et de certains rayons.Aucun rajustement de prix sur des achats antérieurs.Veuillez vous adresser 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ÉLECTIONS 2004 AVORTEMENT MARTIN MIS DANS L'EMBARRAS PAGE A8 LA CAMPAGNE SUR LE PLANCHER DES CHÈVRES PAGE A9 D'UN CANADA À L'AUTRE.OUPS ! Des fleurs pour.Royal Air Maroc La blague du jour revient à un bloquiste un peu taquin, qui assistait hier à la longue cérémonie de commémoration du débarquement de Normandie, place George-V, à Québec.Sous un soleil de plomb, les journalistes ont regardé pendant une demi-heure des représentants de divers régiments déposer des gerbes de fleurs au pied d'une croix en bois.Régiment royal par-ci, batterie d'artillerie antiaérienne par-là, il a soudain eu un trait de génie : « Et maintenant, voici André Boulerice présentant un gerbe de fleurs au nom de.Royal Air Maroc », a-t-il lancé, déclenchant les fous rires autour de lui.M.Boulerice est ce député péquiste qui s'est retrouvé dans une controverse lorsqu'on a découvert qu'il avait accepté des voyages gratuits de la compagnie aérienne marocaine.Karim Benessai eh LE CANADA EN PARLE Diana Krall Si on peut esquisser un sourire en la regardant faire la promotion des Chrysler, Diana Krall n'en demeure pas moins une grosse pointure de la chanson canadienne, la couverture médiatique suivant la sortie de son album The Girl in the Other Room en faisant foi.Il faut dire que la blonde pianiste et interprète de 39ans délaisse volontairement les standards de jazz pour tâter de la composition.Avec son mari, Elvis Costello, elle signe la moitié des 12 pièces de l'album, dont les thèmes abordent les hauts et les bas de sa propre vie.LE CHIFFRE DU JOUR Longueur totale de la route Transcanadienne reliant St.John's (Terre-Neuve) à Victoria, en Colombie-Britannique.Il s'agirait de la plus longue route nationale du monde.Source : L'Atlas du Canada DANS CE TEMPS-LÀ.« Tais-toi, bébé ! » \u2014Le ministre conservateur de la Justice, John Crosbie, à Sheila Copps, en juin 1985 à la Chambre des communes.Mme Copps essayait de l'interpeller sur une affaire de népotisme au sein du parti au pouvoir.Plus tard, l'autobiographie de Mme Copps s'intitulera Je ne suis le bébé de personne.QUESTION QUIZ Quels animaux trouve-t-on sur les armoiries du Canada ?Réponse en page 8 PHOTO TOM HANSON, PRESSE CANADIENNE © Pendant que le premier ministre Paul Martin admirait hier la côte normande à Arromanches, deux autres fronts, politiques ceux-là, s'ouvraient dans son propre parti : l'exministre Stéphane Dion se questionne publiquement sur la stratégie électorale du PLC, et deux de ses propres députés l'ont contredit hier sur la question de l'avortement (à lire en page A8).«Un changement de stratégie s'impose» VINCENT MARISSAL Il y a quelques jours, Stéphane Dion s'est rendu compte à quel point les électeurs québécois en ont gros sur le coeur contre son parti.« J'étais avec notre candidat dans un restaurant de Trois-Rivièves, où j'ai rencontré une gang de gars d'une ligue de garage, raconte à La Presse l'ex-ministre du gouvernement Chrétien.On parlait de hockey, c'était le fun.À un moment, il y en a un qui me dit : T'as l'air d'un gars sympathique, c'est donc dommage que tu sois un de ceux qui nous ont « crossés ».J'ai dit : Comment ?As-tu une preuve de ça ?Il m'a dit : Non, mais tu es un libéral, et les libéraux.» Rencontré dans un parc de sa circonscription de Saint-Laurent\u2014 Cartierville samedi matin, Stéphane Dion ne nie pas que le scandale des commandites est encore bien frais à l'esprit des Québécois, contrairement à ses collègues Jean Lapierre, Denis Coderre, Hélène Scherrer ou Lucienne Robillard, qui affirmaient tous la semaine dernière qu'il n'y a que les journalistes qui parlent encore de cet épineux sujet.« C'est difficile au Québec, admet M.Dion.Ce que je trouve le plus dur dans cette campagne, c'est que l'on remette en cause notre intégrité.Vous pouvez mettre en cause mon jugement ou bien d'autre chose, mais mon intégrité, c'est la première fois de ma vie que ça m'arrive.Les quelque 27 000 votes de majorité obtenus en 2000 donnent à M.Dion une avance insurmontable dans Saint-Laurent\u2014Cartierville, mais il avoue être très inquiet pour son parti au Québec et ailleurs au pays.« Ça va être difficile au Québec, parce qu'il y a un vote de protestation qui est très ancré et qui se double de ce que l'on appelle un vote de free ride : les autres vont voter avec la raison, nous on peut se permettre le vote de protestation.Et ce discours est même assumé clairement par le Bloc qui dit : Nous, nous votons seulement pour nous, et nous n'aurons pas à faire de compromis.Changer de message Lui qui a été évincé sans ménagement du cabinet par le clan Martin est revenu dans l'actualité récemment en publiant une missive dénonçant la promesse de Jack Layton de mettre au rancart la loi sur la « clarté référendaire ».À trois semaines du vote, au moment où de nouveaux sondages ne donnent plus qu'une infime avance aux libéraux, Stéphane Dion affirme que l'équipe Martin n'a pas su « vendre » le bilan des 11 années de gouvernement libéral pour contrer l'usure du pouvoir et les scandales.Et puis, ajoute-t-il : « L'autre chose, c'est qu'on a donné l'impression de tellement tenir le pouvoir pour acquis qu'on s'est donné le luxe de se payer une division dans nos propres troupes, et ça, les gens n'ont pas apprécié.» Se défendant bien de blâmer qui que ce soit directement pour les déboires de son parti, M.Dion affirme qu'un changement de stratégie s'impose, et vite.« Je pense que l'équipe de M.Martin était très consciente du risque qu'après 10 ans de pouvoir, on veuille un changement de gouvernement sans trop vérifier à qui on confie les rênes, dit-il.Mais, à mon avis, la façon de contrer ça n'est pas de prétendre qu'on lave plus blanc que blanc, que l'on représente plus le changement que l'opposition, on ne peut pas gagner à ça.Il faut dire aux gens : vous avez une combinaison gagnante, donc, gardez-nous.C'est ce qu'il faut dire aux Canadiens et on a trois semaines pour le faire.» Selon l'ex-ministre des Affaires intergouvernementales, la campagne libérale doit insister davantage sur la situation enviable du Canada.« Je suis incapable de blâmer qui que ce soit, reprend-il.Ce que je sais, c'est que nous avons été incapables de le faire.La preuve : hier, les nouvelles statistiques sur le chômage sont sorties, 56 000 emplois créés.Qui a lié ça avec la campagne électorale ?Pensez-vous qu'en 2000 et en 1997, on se serait gênés pour lier ça à la campagne électorale ?« On crée 56 000 emplois en un seul mois, poursuit-il, on a des accords sur l'utilisation des surplus, la situation des provinces est bien meilleure qu'elle ne l'était en 1993.Si on met les gens dans ce contexte- là, ils auront moins envie de gaspiller leur vote pour un parti qui nous promet essentiellement ce que M.Plamondon (Louis, candidat bloquiste dans Richelieu) a dit, c'est-à-dire une tourmente référendaire.Il ne faut pas leur dire tout de suite : Si tu votes Bloc, tu vas aider Harper.» Détendu, en tenue estivale cool, Stéphane Dion profitait samedi de l'inauguration de l'exposition des artistes de Saint-Laurent pour serrer quelques mains en compagnie de sa femme et de leur fille.Assis sur un banc de parc, sirotant un petit verre de blanc, il décortique la campagne, avec son côté prof de science po bien connu des journalistes l'ayant côtoyé au cours des huit dernières années à Ottawa \u2014 le ton cassant en moins.« Moi, je suis un bon soldat » « Vous devez rager de voir le Bloc à 50% dans les intentions de vote \u2014 La rage m'est étrangère, réplique- t-il.Mais on est en politique pour faire face aux coups durs, et ça, c'est un coup dur.On a trois semaines pour ramener ça.» L'autre coup dur, évidemment, c'est d'avoir été écarté du cabinet Martin, mais ça, « c'est le passé », s'empresse-t-il d'ajouter.Il admet parler encore régulièrement avec Jean Chrétien, mais il refuse d'en dire plus sur la teneur des ses « conversations privées ».«Moi, je suis un bon soldat.Si je peux aider mon parti, j'irai où on voudra que j'aille », dit-il.Ou alors il reprendra la plume, son arme de prédilection.« Ce que je peux faire, en écrivant des textes et en faisant des suggestions, c'est d'aider mon parti à remettre ça (les succès économiques du pays) de l'avant.Il ne faut pas faire comme les Américains et se retrouver avec un dérapage à droite que l'on ne peut pas se financer.On a trois semaines, et l'erreur que l'on ne doit pas faire, à mon avis, est de passer ces trois semaines à se centrer sur la plate-forme conservatrice.Il faut se centrer sur notre plate-forme et la contraster avec la plate-forme conservatrice.Il faut d'abord donner aux gens le goût de voter pour nous avant de leur dire de ne pas voter pour les autres.» Selon Stéphane Dion, l'équipe Martin n'a pas su «vendre» le bilan des 11 années de gouvernement libéral Stéphane Dion ne nie pas que le scandale des commandites est encore bien frais à l'esprit des Québécois, contrairement à ses collègues Vous désirez réagir à la campagne électorale?elections@lapresse.ca ÉLECTIONS 2004 Dan Philip appuie le Bloc Stephen Harper a un programme «caché», selon le NPD Le président de la Ligue des Noirs du Québec, Dan Philip, a changé son fusil d'épaule : après avoir voté pendant plusieurs années pour les libéraux fédéraux, il a décidé d'appuyer en son nom personnel le candidat du Bloc québécois dans la circonscription d'Outremont, François Rebello.Plusieurs membres de la communauté noire de Montréal se sont rassemblés hier dans une école secondaire du quartier Côte-des- Neiges pour venir entendre M.Philip.Même s'il se défend bien de parler au nom de la Ligue des Noirs, celui-ci souligne que beaucoup de gens engagés dans l'organisme ont l'intention de voter pour le Bloc.« La communauté noire vit des problèmes de chômage et d'injustice sociale, dit M.Philip.La plupart des partis politiques ne semblent pas intéressés à trouver des solutions pour notre communauté.M.Rebello, pour sa part, valorise notre engagement dans la société.Nous devons prendre nos responsabilités et demander du changement.» Dans les communautés noires et arabes, le taux de chômage peut atteindre 20 %.La Presse PHOTO JIM YOUNG, REUTERS © Le NPD a mis fin à sa tradition de formation « proprette » en optant pour le turbulent Jack Layton.Celui-ci prépare un autre coup de gueule cette semaine contre les conservateurs.Cette fois, il montera au créneau pour fustiger le chef conservateur, Stephen Harper et son « programme d'extrême droite dissimulé », a indiqué une source de la direction du parti.« Comme les républicains américains, les conservateurs restent vagues à dessein à propos de leurs intentions réelles une fois élus », a déclaré le directeur de la recherche du NPD, Brian Topp.Ci-dessus, Jack Layton et Stephen Harper se sont retrouvés côte à côte le temps d'assister à une cérémonie de commémoration du débarquement de Normandie, hier à Ottawa.AVORTEMENT ET MARIAGE GAI Deux députés libéraux contredisent Martin JOAN BRYDEN PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Deux députés libéraux affirment qu'il n'y a aucune différence entre leur parti et les conservateurs au sujet de l'avortement, contredisant ainsi leur chef Paul Martin selon lequel il existe un véritable gouffre entre les deux partis sur certaines questions délicates.Les députés Tom Wappel (Toronto) et Roger Gallaway (Sarnia) soutiennent également que les libéraux sont profondément divisés sur le sujet des droits des homosexuels.M.Gallaway va jusqu'à prédire qu'un vote libre sur le mariage entre conjoints de même sexe serait défait.Parmi ceux qui s'opposent au mariage de conjoints de même sexe figure Judy Sgro, la ministre dépêchée par les organisateurs de la campagne libérale, la semaine dernière, pour chahuter le leader conservateur Stephen Harper sur ses positions en matière d'avortement.Mme Sgro qui, l'automne dernier, avait appuyé une résolution de l'opposition réaffirmant la définition traditionnelle du mariage, a harcelé M.Harper avec la question : « Quels droits allez-vous abolir demain ?» Les commentaires de MM.Wappel et Gallaway mettent à mal les efforts de M.Martin pour présenter les libéraux comme des défenseurs des libertés civiles et les conservateurs comme un parti réactionnaire dont le programme caché prévoit de criminaliser à nouveau l'avortement et de nier les droits des homosexuels.La semaine dernière, M.Harper a été interrogé à plusieurs reprises au sujet des positions de son parti sur des questions morales controversées comme l'avortement et le mariage gai.Il a dit qu'il n'avait pas l'intention de légiférer sur l'avortement, mais qu'il permettrait à des députés de soumettre des projets de loi à ce sujet.M.Harper a rappelé que de tels projets de loi émanant de députés qui ne sont pas membres du cabinet sont rarement adoptés, mais que s'il y a lieu, il soumettrait la question à un vote libre aux Communes.M.Martin a répliqué en disant qu'il « conseillerait fortement» à ses députés de ne pas proposer de projets de loi sur l'avortement, parce que ce serait contraire à la position du parti.Mais M.Wappel, fervent opposant à l'avortement, a estimé que les commentaires de M.Harper n'étaient qu'un rappel des faits au sujet de la façon dont fonctionne ce genre de projets de loi, et que M.Martin n'agirait pas différemment.Les projets de loi de simples députés n'ont jamais été assujettis à la discipline de parti, a-t-il ajouté.Il a aussi rappelé que son chef s'est engagé à éliminer le déficit démocratique en donnant plus de pouvoir aux simples députés et que M.Martin ne reviendrait pas en arrière pour orienter le contenu des projets de loi pilotés par de simples députés ou leur refuser un vote libre.La position de M.Martin sur les mariages de conjoints de même sexe semble aussi avoir évolué rapidement au cours de la semaine passée, alors qu'il s'efforçait de faire des droits des gais et lesbiennes un exemple d'intolérance de la part des conservateurs.Catholique convaincu, M.Martin avait d'abord appuyé avec tiédeur le projet de loi de l'ex-premier ministre Jean Chrétien en vue de légaliser les mariages homosexuels.À la fin de la semaine dernière, M.Martin déclarait que nul ne devrait être autorisé à empêcher les mariages de conjoints de même sexe.Il a dénoncé le refus de son adversaire conservateur d'écarter un recours possible à la clause nonobstant destiné à circonvenir la Charte des droits et à refuser aux couples gais le droit de se marier.Mais sept de ses ministres, dont Mme Sgro et la coprésidente de sa campagne électorale, la Québécoise Hélène Scherrer, avaient voté l'automne dernier contre le droit des gais et lesbiennes de se marier.Le programme conservateur laisse Duceppe sur sa faim KARIM BENESSAIEH « Il n'y a rien dans les chiffres pour appuyer les mots.» C'est en ces termes que Gilles Duceppe a résumé hier le programme conservateur, lancé en fin de semaine.Même s'il reconnaît que le document contient des éléments méritoires, comme la reconnaissance du déséquilibre fiscal ou la baisse des cotisations de l'assuranceemploi, le chef du Bloc québécois juge qu'il ne va pas assez loin.« On dit qu'on reconnaît le déséquilibre fiscal, mais quand on regarde le cadre financier, il n'y a strictement rien pour faire en sorte de l'éliminer, a déclaré M.Duceppe à Québec, où il venait d'assister aux cérémonies de commémoration du débarquement de Normandie.C'est une chose de dire qu'on reconnaît le déséquilibre fiscal, c'est autre chose de dire qu'on va le résoudre par telle ou telle mesure.» La position du Bloc à ce sujet, a-til rappelé, est celle du ministre des Finances du Québec, Yves Séguin, qui demande que la TPS soit redonnée aux provinces.La promesse des conservateurs d'accorder aux provinces un plein droit de retrait avec compensation dans certaines circonstances a été évaluée avec scepticisme par M.Duceppe.« L'opting out dont ils parlent, c'est dans la mesure où un programme existait auparavant.S'il s'agit d'un nouveau programme où le fédéral intervient, même dans des champs de compétence qui ne sont pas de son ressort, à ce moment- là, le programme est assorti de conditions et de normes.» Même insatisfaction en ce qui concerne l'assurance-emploi, où les conservateurs promettent une baisse de cotisations.« Mais d'aucune façon on ne parle de remettre les 45 milliards qui ont été détournés.» Quelques heures plus tard, de passage à Sept-Îles, sur la Côte- Nord, M.Duceppe a de nouveau réclamé une caisse autonome d'assurance- emploi, un projet qui avait d'ailleurs fait l'objet d'un front commun des partis d'opposition aux Communes.Cette caisse permettrait d'éviter le « pillage » entrepris par les libéraux, analyse le chef bloquiste.« Entre 1996 et 2004, Ottawa a pigé 45 milliards dans la caisse de l'assurance-emploi.Ce détournement dure depuis trop longtemps.» Loi ant-briseurs de grève Le Bloc demande en outre qu'on rembourse dans les 10 prochaines années le surplus de l'assuranceemploi qui a été notamment affecté au remboursement de la dette d'Ottawa.M.Duceppe a fait cette déclaration devant une centaine de militants enthousiastes qui ont en outre applaudi aux propositions du Bloc de réduire à 360 le nombre d'heures minimales pour avoir droit aux prestations.Dans cette région ébranlée récemment par le long conflit de la Cargill, à Baie-Comeau, qui a duré trois ans, M.Duceppe s'est de nouveau engagé à déposer un projet de loi anti-briseurs de grève pour les entreprises de compétence fédérale.PERMETTRE LE DRAGAGE DE LA VOIE MARITIME DU SAINT-LAURENT?ILS, ELLES ONT DIT\u2026 LE CANADA DEVRAIT-IL\u2026 SUR CYBERPRESSE SITUATIONACTUELLE Une récente étude l'US Army Corps of Engineers dénote l'importance de rafraîchir les infrastructures de la voie maritime du Saint-Laurent et se penche sur l'hypothèse d'exécuter un dragage supplémentaire de la voie navigable pour l'élargir et faciliter la circulation des grands navires marchands.Bien qu'une telle idée soit considérée comme presque irréalisable à cause de ses coûts, elle n'en suscite pas moins de l'inquiétude du fait de ses implications environnementales majeures.POSITION DES PARTIS Le Parti libéral et le Bloc québécois sont contre.Le NPDveut une étude d'impact indépendante.La Parti conservateur est en faveur, en principe, mais souhaite plus d'explications sur les impacts écologiques.VU DU QUÉBEC Le PQ dit non.Le PLQet l'ADQ préfèrent ne pas se mêler des questions fédérales.RÉPONSE À LAQUESTION QUIZ LE POUR Les cargos sont de plus en plus gros afin de pouvoir transporter plus de matériel à moindre coût.Les économies à réaliser sont immenses du côté de l'industrie.La voie navigable permet de ménager les routes et demeure le moyen de transport le moins coûteux.LE CONTRE En creusant la voie navigable, on fait du fleuve un canal de navigation et on risque de détruire l'écosystème riverain en asséchant les rives et les milieux humides du Saint-Laurent.Les coûts d'un tel projet sont prohibitifs, l'argent devrait plutôt être mis dans la sauvegarde du bassin versant.Pour tous les détails sur le dernier sondage Ekos.Pour lire le carnet de campagne de nos journalistes.Pour consulter les sites Internet des partis.Rendez-vous à www.cyberpresse.ca/elections ! HORAIRE DES CHEFS «Les bons libéraux de la région, quand ils ont vu de quelle façonM.Chrétien s'était vu montrer la porte par le clan Martin, ça n'a pas plu à ceux qui ont soutenu Jean Chrétien pendant des années et des années.» \u2014Serge Barabé, un électeur de la circonscription de Saint-Maurice-Champlain, l'ancien fief de l'ex-premier ministre Jean Chrétien.«Elle est jeune, elle est nouvelle.Nous avons besoin de ça.Elle n'est pas la politicienne typique du tout.» \u2014Marilyn Tolman, une électrice de 64 ans, au sujet de Belinda Stronach, candidate conservatrice dans la circonscription de Newmarket-Aurora, en Ontario.PHOTO PC PHOTO REUTERS PHOTO PC PHOTO PC Le lion, la licorne et le léopard.Recherche : Le Nouvelliste, Brigitte Trahan Jack Layton Le chef du NPDest à Vancouver puis à Prince Rupert, avant de s'envoler pour Saskatoon.Gilles Duceppe La journée entière du leader souverainiste est consacrée à des rencontres et à des visites au Saguenay.Paul Martin Le premier ministre poursuit sa visite en France dans le cadre des célébrations du 60e anniversaire du Débarquement.Stephen Harper Le chef tory commence sa journée à Québec, puis part pour Calgary, où se trouve sa circonscription. Les immigrants En 1992, Maryse Guédat et François Clément avaient 26 et 29 ans, deux jeunes enfants, une terre de 10 hectares dans la région de Fribourg, en Suisse romande, 12 vaches laitières et quelques soucis.« Les politiques agricoles changeaient en Suisse, le prix du lait était parti à la baisse et nos quotas étaient limités par la superficie de notre terre, raconte Mme Guédat.On n'avait pas de possibilité d'expansion.Soit on arrêtait l'agriculture, soit on partait.On a décidé de partir.» Le couple a d'abord pensé à la France.« Mais ce n'était pas mieux.» Par contre, François avait une tante qui était venue s'installer à Sainte-Perpétue quelques années plus tôt.« On est venus deux fois en 92.Avec un agent immobilier, on a visité 30 fermes.À Sainte-Perpétue, mais aussi à Acton Vale, Norbertville.Nos critères : une ferme où on se plairait tous les deux ; pas au bord d'une route principale (comme c'était le cas en Suisse) ; et une ferme en bon état, pas une ruine à reconstruire.» La 30e visite fut la bonne.Une petite ferme de 95 hectares, avec une cinquantaine de vaches, de l'équipement en assez bon état (charrues, herses, remorques, presse à foin.), une terre où cultiver de la luzerne, des céréales et du maïs grain.Rang Saint-Edmond, à Sainte- Perpétue.L'adaptation s'est faite rondement : « On a été bien accueillis au village.À l'épicerie, entre autres, où Denis Roy m'a fait sentir que si j'avais besoin de quoi que ce soit, je n'avais qu'à le demander.» L'ex-propriétaire de leur ferme est demeuré quelques semaines avec le couple, question de faciliter ses premiers pas.« Il nous a présentés aux voisins.Le premier que j'ai rencontré, les 15 premières minutes, je n'ai rien compris de ce qu'il me disait (rires).Bon, c'était un agriculteur, il ne parlait déjà pas comme la présentatrice des nouvelles.Il y avait d'autres familles suisses, à Sainte-Perpétue et dans les environs.Des Suisses français et des Suisses allemands.« On a de bons amis parmi la communauté suisse, dont les Grandjean, qui sont arrivés en pionniers, en 76.Mais rendus ici, on a surtout cherché à s'intégrer au Québec.Et pour ça, il fallait sortir de chez nous.» Maryse Guédat a commencé avec le Cercle des fermières.« Ça m'a permis de connaître beaucoup de dames du village.Puis, je me suis jointe au Syndicat des agricultrices de la région Centre-du-Québec.Ça rejoignait plus mes attentes en termes de discussions.» Puis ce fut l'Union des producteurs agricoles (UPA), le conseil municipal (elle a été conseillère de 1997 à 1999), la présidence de la Corporation de développement agroalimentaire du Centre-du-Québec et la présidence nationale du Syndicat des producteurs de chèvres du Québec.Parce qu'en plus de leurs 50 vaches, les Guédat-Clément ont aussi maintenant 300 chèvres, dont 100 en lactation.Ils ont aussi deux enfants de plus qu'à leur arrivée.\u2014Le mal du pays ?\u2014Vous savez, on a assez de choses à faire.\u2014Et la campagne électorale ?\u2014 On suit ça, mais pas autant qu'au provincial, qui est plus proche de nos préoccupations.Mme Guédat dit ne pas encore avoir décidé pour qui elle voterait.« Je m'intéresse plus aux idées qu'à une couleur.» Et des idées nouvelles, jusqu'ici, elle n'en a pas vu passer beaucoup.« Ça prend du nouveau, et je ne sens pas ça avec Martin, pas tu tout.Quant au Bloc, on dit qu'il va être élu au Québec, mais il n'a pas d'avenir au Canada.Et puis, on le voit plus critiquer que proposer.J'écoute Harper.D'après les sondages, il semble faire du chemin.Le NPD a peut-être aussi de bonnes idées.La campagne commence, il me reste du temps.» Comme agricultrice, elle aimerait voir les partis débattre de questions qui ne sont pas abordées.«Prenez les importations illégales de produits laitiers : le règlement est contourné et il n'y a rien qui se passe ! » \u2014 Et le scandale des commandites ?\u2014 C'est frustrant quand on l'apprend, mais je trouve que les autres partis s'en servent un peu trop.\u2014Vous allez voter ?\u2014C'est certain.Mais je suis bien consciente que ce n'est pas ça qui va nous aider à vivre et à survivre.J'ai passé par la ferme du rang Saint-Edmond, l'autre soir, après souper.Mme Guédat, son mari et son beau-frère (qui est venu les rejoindre à Sainte-Perpétue il y a quelques années) étaient aux étables avec Morgane et Aurélia, âgées de 9 et 8 ans (Alexandre et Grégoire, âgés de 14 et 13 ans, sont pensionnaires la semaine dans un collège de Drummondville).Tout le monde était à l'oeuvre, trayant les chèvres, soignant les vaches.« On a dit aux enfants : ça ne nous dérange pas si vous ne voulez pas faire d'agriculture plus tard, mais en participant aux travaux, vous allez savoir de quoi vous avez vécu.Une fromagère dans les rangs bloquistes NATHAËLLE MORISSETTE Ce n'est pas tous les jours qu'une fromagère de 63 ans veut siéger à la Chambre des communes.C'est pourtant le cas dans la circonscription de Châteauguay\u2014Saint- Constant, où l'on aperçoit plusieurs pancartes montrant le visage souriant de Denise Poirier-Rivar d , femme d'af fai r e s , agricultrice accomplie.et candidate du Bloc québécois.Lorsque La Presse s'est pointée chez elle à 6h du matin par un beau samedi ensoleillé, Mme Poirier- Rivard, habillée, maquillée et coiffée, était déjà prête à affronter la journée qui l'attendait.Assise devant un café au lait de chèvre, les yeux pétillants et le sourire aux lèvres, elle a toutefois le temps de raconter son histoire.Celle que l'on surnomme « Madame Fromage » habite dans un décor enchanteur avec son mari et directeur de campagne, Jean-Paul Rivard, et sa chienne Nounou.Situés à Saint-Isidore, sa maison, sa fromagerie et son centre d'interprétation sont entourés d'arbres et de fleurs dans un endroit où l'on a l'impression d'être à mille lieux de la ville.Plusieurs se demandent même pourquoi cette dame, qui fabrique du fromage depuis 24 ans dans le rang Saint-Simon, souhaite se lancer en politique.« Il y en a qui me disent : Vous êtes bien trop bonne, madame, vous ne devriez pas faire ça », raconte-t-elle en riant.Après avoir été élue agricultrice de l'année en 2003 et personnalité touristique de la Montérégie, la candidate bloquiste semble prête à quitter son patelin pour Ottawa et son parlement.« Je veux donner un pays à mes six petits-enfants et je pense qu'il n'y a pas assez de femmes en politique », mentionnet- elle, tout en versant du lait de chèvre dans son deuxième café.Jusqu'au 28 juin, Mme Poirier-Rivard sait qu'elle devra travailler d'arrache-pied pour l'emporter.Mais elle n'en est pas à sa première bataille.Elle a trimé dur pour bâtir la réputation de son entreprise, la fromagerie Ruban bleu, qu'elle considère comme « son bébé ».Les chèvres et le fromage, c'est toute sa vie.Tout en s'occupant d'une famille de quatre enfants, la candidate a commencé à fabriquer du fromage avec le lait d'une seule chèvre.Aujourd'hui, elle en possède 65.C'est d'ailleurs avec fierté qu'elle fait visiter ses installations : la pièce où l'on fabrique le fromage, la salle d'affinage et les enclos des chèvres, qui semblaient bien heureuses de voir de nouveaux visiteurs.Les murs du comptoir de vente sont tapissés de rubans et de mentions d'excellence gagnés au fil des ans.« Au début, les Québécois n'avaient aucune idée de ce qu'était le fromage de chèvre.Ils disaient que ça goûtait la laine, dit-elle en riant.Certains étaient même déçus quand ils débarquaient ici parce qu'ils s'attendaient à trouver du fromage en crottes.Quand j'ai vu ça, j'ai décidé de leur préparer du fromage en grains.mais avec du lait de chèvre », raconte-t-elle tout en passant une main dans sa chevelure rousse parsemée de mèches blondes.Offrir le « meilleur produit » Après avoir fait le tour du propriétaire, la candidate décide d'avaler quelque chose en vitesse avant d'aller rencontrer ses électeurs.Dégustant fruits, croissants et.fromage, Mme Poirier-Rivard réfléchit à sa stratégie de campagne.Comme elle l'a fait toute sa vie, elle devra une fois de plus convaincre les gens qu'elle offre le « meilleur produit ».Même si les citoyens de sa circonscription ont élu des députés du Bloc lors des deux dernières élections, elle sait qu'elle a beaucoup de travail à faire.Son principal adversaire : Robert Lanctôt, un ancien bloquiste qui a claqué la porte du parti pour grossir les rangs libéraux.Et c'est sur le terrain qu'elle a l'intention de contre-attaquer.C'est pourquoi, à 10 h 30, elle quitte le rang Saint-Simon pour se rendre dans un centre commercial de Châteauguay afin de rencontrer le « vrai monde », comme elle se plaît à dire.Ce jour-là, Hélène Alarie, vice-présidente du Bloc québécois, est venue lui prêter main-forte.La candidate écoute attentivement les préoccupations des électeurs, qui s'inquiètent surtout de l'état du système de santé et de la pénurie de logements abordables dans la région.Souvent, on lui lance spontanément : « C'est vous, la dame de la fromagerie ?» Certains lui confient même qu'ils se sont sentis trahis lorsque M.Lanctôt a fait défection en décembre dernier.Après avoir serré des mains pendant plus d'une heure, Denise Poirier- Rivard et Mme Alarie décident d'aller casser la croûte.« On va voter 1000 fois pour vous ! » lui ont lancé deux dames assises dans le restaurant où elles sont entrées.Puis Mme Poirier-Rivard fait ensuite un saut à ses deux locaux électoraux, où plusieurs bénévoles font des pieds et des mains pour que leur candidate aille les représenter à Ottawa.L'après-midi est déjà bien entamé lorsqu'elle décide de reprendre un bain de foule dans un autre centre commercial de la ville.Le temps s'est assombri et les gens semblent moins disposés à parler de politique, mais Mme Poirier-Rivard reste optimiste.En fin de journée, elle doit retourner chez elle afin de se préparer pour un souper organisé par le groupe de l'Âge d'or de Saint- Constant.Vers 18 h, après s'être douchée, elle troque son pantalon pour une jupe et se rend à sa soirée.Plus d'une centaine de personnes y assistent, et toutes l'accueillent chaleureusement.La candidate se sent heureuse et retourne à la maison vers 21 h 30, le coeur léger.Une fois sous les couvertures, Mme Poirier-Rivard pense déjà à la journée du lendemain.Malgré les appuis reçus, la fromagère garde les deux pieds sur terre.Elle se dit bien consciente que sa vie changera du tout au tout si elle est élue.Ce qui va lui manquer ?Sa fromagerie et ses clients.Si elle s'exile dans la capitale fédérale, il y a fort à parier qu'elle fera souvent la navette entre Ottawa et Saint-Isidore, histoire d'aller « flatter ses fromages », comme elle dit.Denise Poirier- Rivard Née le 19 mai 1941 à Montréal Mariée, quatre enfants et six petits-enfants Profession > fromagère PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © Denise Poirier-Rivard : « Je veux donner un pays à mes six petits-enfants et je pense qu'il n'y a pas assez de femmes en politique.» LA TOUTE NOUVELLE SUBARU LEGACY 2005 Conçue pour éveiller votre passion de conduire, la nouvelle Legacy 2005 comporte un habitacle entièrement redessiné, luxueux et sportif, où l'ergonomie s'harmonise parfaitement au stylisme européen.De plus, avec la puissance de son nouveau moteur BOXER et le mordant du système de traction intégrale Subaru, la Legacy 2005 promet une expérience routière à la fois sécuritaire et inspirante.Pour plus de détails, consultez nos annonces sur les pages suivantes.PASSEZ CHEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE SUBARU DÈS MAINTENANT POUR UN ESSAI ROUTIER.confort intégral 3233492A PAUL ROY Pendant ce temps à Sainte-Perpétue\u2026 RÉDUISEZ VOS PAIEMENTS SANS RÉDUIRE VOS EXIGENCES.La solution japonaise.Oui, il est possible d'économiser sans faire de compromis sur la qualité d'un véhicule.Depuis l'avènement de notre première voiture en 1917, nous fabriquons des véhicules renommés pour leur excellent rapport qualité-prix.Un seul coup d'oeil sur nos Lancer et Galant 2004, et sur leur prix, vous en convaincra.Mitsubishi : la preuve sur quatre roues qu'on peut faire preuve de rigueur et s'en 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juin 2004 au plus tard.Le client assume les frais habituellement exigibles à la signature tels que immatriculation, assurances, droits sur les nouveaux pneus, taxes et autres droits, inspection, transport, publication dans le RDPRM (au Québec), carburant, frais de livraison (925 $ pour Lancer/Galant/Eclipse, 1 025 $ pour Outlander/Endeavor/Montero) et tous autres frais de préparation ou de livraison supplémentaires.Les conditions faites par les concessionnaires et la disponibilité des véhicules peuvent varier.Les offres peuvent être annulées ou amendées en tout temps.Offres s'appliquant uniquement aux clients au détail au Canada, sauf ceux de la C.-B.Détails chez les concessionnaires participants.\u2020\u2020Écrit pour Autonet.qc.ca.Écrit en août 2003 pour Canadian Auto Press.com.SUR TOUS NOS MODÈLES 2004 NEUFS DE FINANCEMENT À 48 L'ACHAT PENDANT MOIS\" 0% 48 mensualités de 20,83 $ par tranche de 1 000 $ avec aucun financement à l'achat.L'offre de 0 % d'intérêt ne peut être combinée avec un autre programme de financement Albi Mitsubishi 3601, rue Blériot Mascouche 450.474.1111 Boisvert Mitsubishi 416, boul.Labelle Blainville 450.419.4929 Boucherville Mitsubishi 1541, rue Ampère Longueuil 450.449.3344 Cité Mitsubishi 8665, boul.Décarie Montréal 514.735.3700 Gabriel Mitsubishi 4550, boul.Saint-Jean Montréal 514.695.7777 Laval Mitsubishi 650, boul.Saint-Martin est Laval 450.629.6262 Trois-Rivières Mitsubishi 3095, boul.Saint-Jean Trois-Rivières 819.377.3301 Valleyfield Mitsubishi 373, chemin Larocque Valleyfield 450.373.6444 3234973A . ÉLECTIONS 2004 La réalité derrière les promesses TRISTAN PÉLOQUIN Neuf milliards ici, 500 millions là.Sans grande surprise, les quatre principaux partis ont multiplié les promesses onéreuses au cours des deux dernières semaines, au point où on ne sait plus trop quoi en penser.Que se cache-t-il donc vraiment derrière tous ces engagements Santé Premier thème en importance aux yeux des électeurs selon les maisons de sondage, le réinvestissement dans le secteur de la santé a jusqu'à maintenant fait l'objet d'engagements fermes de la part de tous les partis.Dès les premiers instants de la campagne, le chef libéral, Paul Martin, a promis d'injecter 9 milliards en cinq ans pour réformer le système de soins de santé.Le Bloc a rapidement répliqué en réclamant 9,2 milliards en trois ans ; le NPD a promis d'investir 30 milliards au cours des cinq prochaines années.Enfin, le Parti conservateur a promis vendredi un investissement de 600 à 800 millions dans le régime d'assurance-médicaments et 15 milliards en santé au cours du premier mandat.En 1972, lorsque le régime d'assurance- maladie a été rendu obligatoire dans tout le pays, le gouvernement fédéral s'était engagé à le financer à 50 %.Mais la participation d'Ottawa a considérablement diminué à partir de 1994 ; elle représente actuellement près de 20% des coûts totaux.Si l'on se fie au rapport Romanow, publié en novembre 2002, cette participation doit atteindre au minimum 25% pour que le régime universel de soins de santé demeure viable.Municipalités À court d'argent pour financer leurs infrastructures, les municipalités canadiennes réclament de toute urgence des investissements majeurs du gouvernement fédéral.Jusqu'à présent, seuls les libéraux et les néo-démocrates se sont clairement engagés en ce sens, en promettant de retourner aux villes une proportion importante de la taxe sur le carburant et en s'engageant à mettre sur pied des programmes ad hoc de financement.Le Bloc, pour sa part, considère le financement des municipalités comme une compétence strictement provinciale et refuse de se prononcer.Depuis 1994, la plupart des projets majeurs d'infrastructures étaient financés à part égales par Ottawa, les gouvernements provinciaux et les municipalités elles-mêmes, mais le programme fédéral de plus de 10 milliards en 10 ans dans lequel puisait Ottawa est aujourd'hui presque complètement à sec.Sous la pression des grandes villes, le gouvernement Martin a récemment consenti à leur rembourser intégralement la taxe qu'elles paient sur les produits et services (TPS).Cette initiative représente 7 milliards en 10 ans, mais elle est loin de combler les besoins.Logement social Crise du logement oblige, la question du logement social a également pris une place importante dans le programme des néo-démocrates et des libéraux, qui promettent tous deux des investissements de plus de 1 milliard.Ces investissements s'ajouteraient à un programme de 1 milliard s'étalant sur six ans, mis sur pied en 2001 pour permettre la construction de 5000 nouveaux logements dits « abordables ».Le concept de logement social a cependant beaucoup changé depuis 1994, année où le gouvernement libéral a complètement mis fin à sa participation dans les HLM et les coopératives d'habitation.Défense Devant l'augmentation considérable du budget de la défense américaine depuis le 11 septembre, l'armée canadienne, la moins financée de tous les pays membres de l'OTAN, se trouve dans une position plutôt délicate.Convaincu qu'il faut remédier rapidement à cette situation, le chef conservateur, Stephen Harper, a promis d'y investir 5 milliards en cinq ans afin d'augmenter la force régulière et d'acquérir de nombreux équipements, notamment une nouvelle flotte de F-18.Paul Martin, quant à lui, s'engage à créer une nouvelle brigade de 5000 soldats pour le maintien de la paix, en plus de promettre d'augmenter de 3000 le nombre de réservistes afin d'améliorer la capacité du pays à répondre aux crises nationales et aux déploiements internationaux.Actuellement, le budget de la défense représente environ 13 milliards de dollars par année et permet de maintenir quelque 52 000 postes.Selon les recommandations du Comité sénatorial permanent de la sécurité et de la défense, le gouvernement doit toutefois le porter à 16 milliards et hausser l'effectif à 75 000 militaires s'il veut que ses troupes continuent à assurer leurs missions de paix un peu partout dans le monde.Énergie éolienne Décidément, si l'on se fie aux promesses de la dernière semaine, l'énergie éolienne a vraiment le vent dans les pales.En l'espace de quelques jours, tous les partis, à l'exception du Parti conservateur, ont promis d'importantes mesures pour favoriser le recours à cette forme d'énergie.Toutes provinces confondues, la capacité totale de production éolienne au Canada est actuellement d'environ 400 mégawatts par année (plutôt que 1000 mégawatts, comme l'affirmait cette semaine Paul Martin).Environ 500 éoliennes, dont une centaine sont situées dans le parc du Nordet, en Gaspésie, permettent de produire cette énergie.Le parc du Nordet a coûté environ 150 millions à construire et génère environ 15 millions de revenus par année.Afin d'encourager cette filière énergétique naissante, le gouvernement fédéral a mis sur pied, au cours du dernier mandat, un programme d'aide de 240 millions en 10 ans, en vertu duquel il verse entre 0,8 et 1 cent par kw/h produit.LA TOUTE NOUVELLE SUBARU LEGACY 2005 Grâce à une conception révolutionnaire, la nouvelle Legacy 2005 n'est pas seulement belle à regarder, elle est plus légère, plus puissante, plus maniable, plus sécuritaire et plus économique.Construite autour du système de traction intégrale Subaru, la nouvelle plateforme de la Legacy 2005 redéfinit la nature même du véhicule.Résultat : meilleur équilibre, meilleure tenue de route, meilleure performance.Pour plus de détails, consultez notre annonce sur la page suivante et passez chez votre concessionnaire Subaru pour un essai routier des plus remarquables.RÉINVENTÉE ET ENTIÈREMENT REDESSINÉE.design intégral 3233505A En 1972, lorsque le régime d'assurance-maladie a été rendu obligatoire dans tout le pays, le gouvernement fédéral s'était engagé à le financer à 50 %.Tous les partis, à l'exception du Parti conservateur, ont promis d'importantes mesures pour favoriser le recours à l'énergie éolienne.UNE DEUXIÈME SEMAINE FERTILE EN PROMESSES.Après deux semaines de campagne électorale, les chefs des principales formations alignent déjà un nombre considérable de promesses.Voici les principaux engagements pris durant la semaine qui vient de s'écouler.> Cinq milliards en cinq ans à la défense, augmentation de la Force régulière, achat de nombreux équipements et mandat de responsabilité à la Chambre des communes pour l'envoi de troupes canadiennes à l'étranger.\u2014Trenton, Ontario; 31 mai > Abolition du registre des armes à feu, permettant l'embauche de 200 nouveaux policiers de la GRC, lois plus dures sur la pornographie infantile, expulsion des résidents illégaux possédant un casier judiciaire, obligation aux auteurs de crimes graves de purger la totalité de leur peine.\u2014Whitby, Ontario; 1er juin > Élimination de la taxe de sécurité de 12$ imposée dans les aéroports.\u2014Toronto; 2 juin > Économies de 4 milliards réalisées grâce à la réévaluation des programmes de prêts et de subventions versées aux entreprises canadiennes.\u2014Toronto; 2 juin > Réductions de taxes et d'impôts équivalant à 16,4 milliards par année au terme d'un programme échelonné sur cinq ans.\u2014Guelph, Ontario; 3 juin > En santé : 15 milliards, dont une injection de 600 à 800 millions supplémentaires dans le programme d'assurance médicament et un investissement de 2 à 3 milliards pour les soins à domicile et pour les transferts aux provinces.\u2014London, Ontario; 4 juin > Le Bloc demande à Ottawa d'investir 2,1 milliards en 10 ans sous forme d'encouragements financiers pour le recours aux éoliennes.Une production de 4000 mégawatts permettrait de créer 25 000 emplois.\u2014Gaspésie, 29mai > Instauration d'un crédit d'impôt remboursable pour toutes les familles ayant un enfant à charge de moins de 18 ans et abolition de la TPS sur les produits pour nouveau-nés telles les couches.\u2014Laurentides, 31 mai > En reconnaissant le déséquilibre fiscal, le Bloc estime qu'Ottawa devrait transférer au Québec 10 milliards.\u2014Joliette, 2 juin > Sur la question de la santé, le Bloc propose des hausses de transfert de 24,7 milliards au cours des trois prochaines années, au moyen de hausses du Transfert canadien pour la santé et les programmes sociaux et de modifications aux règles de péréquation.\u2014Joliette, 2 juin > Enmatière de logement social, le Bloc réclame que le fédéral transfère à Québec les sommes qu'il économise grâce au programme québécois, c'est-à-dire les crédits d'impôts perdus par les familles.\u2014Montréal, 3 juin > Maintien de la loi sur la clarté référendaire.\u2014 Québec, 29mai > Étendre la zone territoriale de 200 milles marins pour mieux protéger les stocks de poisson.\u2014 le ministre des Ressources naturelles, John Efford, St.John's, Terre-Neuve; 30 mai > Investissement de 2,5 milliards en cinq ans pour aider les aînés, les personnes handicapées et les aidants naturels.\u2014Vancouver, 1er juin > Investir 5 milliards en cinq ans pour permettre, d'ici 2009, la création de 250 000 places en garderie, basées sur le modèle québécois des garderies à 7$.\u2014Windsor, 3 juin > Création d'une nouvelle brigade de 5000 soldats pour le maintien de la paix, plus l'ajout de 3000 réservistes afin d'augmenter la capacité de réponse aux crises nationales et aux déploiements internationaux.\u2014Windsor, 3 juin >Quadrupler la production éolienne au Canada, la faisant passer de 1000 à 4000 mégawatts.\u2014Windsor, 3 juin Stephen Harper Gilles Duceppe Paul Martin > Plein remboursement de la TPS à toutes les municipalités canadiennes, versement de la moitié de la taxe sur le carburant aux villes afin de soutenir le transport durable, mise sur pied d'un programme national d'infrastructures (1,7 milliard par an) et programme national de promotion du logement (1,6 milliard par an).\u2014 Edmonton, 31 mai > Construction de 10 000 éoliennes à l'échelle du pays.Un tel programme coûterait pas moins de 10 milliards, mais s'autofinancerait presque entièrement grâce à un système de crédits d'émissions implanté pour punir les pollueurs.\u2014 Calgary, 2 juin > 30 milliards en santé au cours des cinq prochaines années.\u2014 Calgary, 2 juin > Maintien du registre des armes à feu.\u2014Winnipeg, 3 juin Jack Layton ACTUALITÉS Des juges veulent bannir les caméras des palais de justice MARIE-CLAUDE MALBOEUF Excédés de voir les caméras régner dans les corridors des palais de justice, des juges et des avocats ont tenté de les pousser dehors en faisant modifier la Loi sur les tribunaux judiciaires.Un bouleversement qui aurait réduit les caméramans à capter des images sous la pluie, le soleil ou la neige, comme il y a 20 ans et comme en Ontario.Même si l'idée vient d'être écartée par Québec, un groupe de travail de la Cour supérieure envisage d'autres moyens de mettre les témoins et les accusés à l'abri des flashs.«Il est présentement question de limiter l'accès à une salle restreinte dans le palais.C'est une question de sérénité », a annoncé hier le juge Robert Pidgeon, juge en chef associé de la Cour supérieure à Québec, lors du congrès du Barreau.Voyant un témoin de meurtre se cacher derrière son col, le 20 avril, le juge Jean-Guy Boilard a menacé d'expulser quiconque filmerait les gens entrant et sortant de sa salle d'audience, que ces gens se montrent importunés ou non.Dix jours plus tard, il récidivait dans une autre cause, malgré de nouvelles protestations de Radio-Canada, pour qui une telle ordonnance viole tous les principes reconnus par la Cour suprême.À la Cour du Québec, les choses n'ont pas changé.Le juge René de la Sablonnière ne s'en inquiète pas moins.« Je suis mal à l'aise de voir la meute des journalistes qui s'accroche à un accusé ou à un témoin et le suit tout le long sans aucune possibilité d'échapper à cette torture, a-t-il commenté au congrès.Rien ne justifie de faire subir une telle humiliation.Les accusés ne peuvent refuser les contre-interrogatoires des journalistes sans donner l'impression de vouloir fuir.Que fait-on du droit au silence ?» La criminaliste Sophie Bourque abonde dans le même sens.«Pendant l'affaire Barnabé, nous avons été incapables de sortir de la salle d'audience.Les constables nous ont forcés à sortir par la porte des juges.Il devrait y avoir un lieu réservé pour les médias, sinon ils risquent de se faire priver de tout accès.» Prêt à garder les caméras dans les corridors, le Barreau du Québec compte former les avocats pour qu'ils évitent de transformer leurs entrevues en procès parallèles.De leur côté, les journalistes ayant couvert le procès de la prostitution juvénile refusent qu'on pénalise tout le monde.« La majorité travaille bien.Il y a des outsiders qui ignorent toutes les ordonnances et qui ne sont jamais punis », a rappelé Marie-Maude Denis, de Radio-Canada.Au lieu de bannir les caméras, laissons- les filmer toute l'audience, comme aux États-Unis, estime pour sa part Guy Amyot, cadre à Radio-Canada.« Donnez-nous accès à la matière brute et on aura beaucoup moins besoin de chercher à l'extérieur de la salle.» Venez vous aussi faire l'essai routier d'un modèle Pontiac, Buick ou GMC et courez la chance de le gagner.Jusqu'à concurrence de 35 000 $, taxes incluses.«Une belle surprise, le Canyon.Sa tenue de route est parfaite et côté performance, c'est très bien.» - D.Verville, La Sarre Tirage du prix: 19 juillet 2004.L'Association des concessionnaires Pontiac Buick GMC du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant aux modèles neufs 2004 en stock suivants: Envoy (TT15506/R7A), Canyon (TS15653/R7B), Sierra (TK15753/1SD/R6M/NP8/Z82) et Rendezvous (4BK26/R7A).Sujet à l'approbation du crédit de GMAC.Les frais reliés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits payables à la livraison.Prix : le véhicule Pontiac, Buick ou GMC essayé par la personne gagnante, et indiqué sur le bulletin pigé, jusqu'à concurrence d'un montant de 35000$, taxes incluses.Aucun achat requis.Concours ouvert aux résidents du Québec âgés de18 ans ou plus.Règlement disponible chez les concessionnaires GM participants et au1800 463-7483.Concours du 5 mai au 25 juin 2004.Limite de deux participations par personne.Photos à titre indicatif seulement.\u2020À la location, paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois (Sierra: 36 mois) avec versement initial ou échange équivalent (Envoy : 4 699$, Canyon: 2896 $, Sierra: 2 421$ et Rendezvous: 2999$).À la location, transport et préparation inclus.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 12 ¢ du km après 80000km à l'exception du Sierra à cabine allongée, frais de 12¢ après 60000km.s Première mensualité et dépôt de sécurité exigés à la livraison (Envoy : 425$, Canyon: 350$ et Sierra: 400$).ss Dépôt de sécurité payé par General Motors.Le dépôt ne sera pas remis au consommateur à la fin de la période de location.Première mensualité exigible à la livraison.u Taux de financement à l'achat de 0 % pour des termes allant jusqu'à 48 mois, Canyon: 2,9%.uu Offre d'une durée limitée valable sur des Sierra édition Nevada neufs ou de démonstration 2004.Ce crédit est inclus dans la mensualité Location Plus ou dans le prix d'achat correspondant du concessionnaire.Ces offres sont exclusives et ne peuvent être jumelées à aucune autre offre ni à aucun autre programme incitatif d'achat ou de location à l'exception des programmes de La Carte GM, des Diplômés et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut vendre à moindre prix.Un échange entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, à gmcanada.com ou au 1 800 463-7483.288$/mois\u2020s Terme de 48 mois à la location Transport et préparation inclus 2,9% FINANCEMENT À L'ACHATu 329$/mois\u2020s Terme de 36 mois à la location Transport et préparation inclus 0% FINANCEMENT À L'ACHATu 1000$ D'OPTIONS SANS FRAISuu GMC CANYON SLE Moteur Vortec 3500 L5 de 220 HP Boîte automatique 4 vitesses avec surmultipliée Climatiseur Régulateur de vitesses Pont arrière autobloquant Radio AM/FM stéréo avec lecteur CD et 6 haut-parleurs OU + 299$/mois\u2020ss Terme de 48 mois à la location Transport et préparation inclus 0% FINANCEMENT À L'ACHATu BUICK RENDEZVOUS CX Moteur V6 3,4 L de 185 HP Boîte automatique 4 vitesses avec surmultipliée Portes, vitres, rétroviseurs et ouvre-hayon à commandes électriques Télédéverrouillage Climatiseur Régulateur de vitesse Radio AM/FM stéréo avec lecteur CD «L'Envoy est très luxueux, très stable et offre une très bonne vision.» - M.Castonguay, St-Augustin 358$/mois\u2020s Terme de 48 mois à la location Transport et préparation inclus 0% FINANCEMENT À L'ACHATu GMC ENVOY SLE 4X4 Moteur Vortec L6 4,2 L de 275 HP Boîte automatique 4 vitesses avec surmultipliée Climatisation à deux zones Portes, vitres et rétroviseurs chauffants électriques Télédéverrouillage Roues de 17 po en aluminium Pont arrière autobloquant «Sécuritaire, le Rendezvous est un véhicule de luxe à l'intérieur spacieux.» - J.Pouliot, Sillery GMC SIERRA SLE CABINE ALLONGÉE ÉDITION NEVADA Moteur V8 Vortec 4800 de 285 HP Boîte automatique 4 vitesses avec surmultipliée et mode remorquage charge lourde Boîte de transfert active 4X4 Autotrac Roues en aluminium de 17 po Marchepieds latéraux tubulaires en inox chromé Équipement de remorquage grande capacité Pont arrière autobloquant Climatisation à deux zones OU OU OU 3228505A ACTUALITÉS LES 60 ANS DU JOUR J La présence allemande marque les cérémonies ANDRÉ DUCHESNE ENVOYÉ SPÉCIAL CAEN Au-delà du déluge d'hommages rendus aux combattants de la Normandie au cours des derniers jours, c'est incontestablement la participation allemande qui aura marqué les célébrations du 60e anniversaire du Débarquement.Participation d'abord officialisée avec l'invitation faite par le président français Jacques Chirac à son homologue allemand, le chancelier Gerhard Schröder, à participer à la cérémonie internationale.Mais participation aussi dans les portes qu'on a, partout, essayé d'ouvrir au peuple allemand et à ses combattants d'hier.Par exemple, samedi soir et toute la nuit de dimanche, le réseau Antenne 2 a diffusé en direct une longue émission consacrée au Débarquement où des anciens combattants canadiens, anglais, américains, mais aussi allemands, ont partagé leurs souvenirs.L'animateur, Michel Drucker, a même interviewé une Française et un Allemand qui se sont mariés trois ans après la fin de la guerre.Madame a insisté pour rester dans son village en dépit de l'opprobre général.Contrairement à son prédécesseur Helmut Kohl, Gerhard Schröder a accepté de se rendre en Normandie, associant davantage la journée du Débarquement à la lutte pour la liberté, la démocratie et les droits de l'homme qu'à une victoire ou une défaite.Des analystes rappellent que MM.Kohl et Schröder ne sont pas de la même génération, le second étant né dans la seconde moitié de la guerre, et son père ayant été tué sur le front de l'Est.Mais ce changement de cap évoque aussi \u2014à nouveau\u2014 la force de l'axe franco-allemand dans la construction de la nouvelle Europe, puissance économique et politique de 25 pays.Au Mémorial de Caen, hier, M.Schröder n'a pas hésité à souligner la responsabilité historique de l'Allemagne dans la guerre et rendu hommage aux soldats qui ont affronté les forces nazies, le 6 juin 1944.Il a ainsi remercié « ceux qui ont été privés il y a 60 ans de vivre cette vie plus heureuse ».Ils « méritent notre souvenir, notre profond respect », car « leur mort n'était pas vaine : nous vivons dans la liberté et la paix ».En règle générale, la participation allemande est plutôt bien accueillie, d'aucuns affirmant que cette réconciliation constitue un autre pas vers la réussite de l'Europe.S'il reste du ressentiment, notamment chez les Français qui ont souffert de la guerre et de l'Occupation, ce sentiment s'estompe, cède le pas à l'ouverture.« L'Allemagne fait partie de l'Europe.Il faut vivre ensemble », confiait Bernard Geslain, ancien combattant de 82 ans rencontré dans le centreville de Caen, il y a quelques jours.« Il faut penser à la réunification.Moi, mes petits-enfants apprennent tous l'allemand », ajoute Paulette Thorel, une dame de 71 ans qui a vécu les bombardements.Dans le concert des opposants, on retrouve l'ex-secrétaire d'État français aux Anciens combattants, Louis Mexandeau.Il a écrit au chancelier Schröder pour lui demander de reconnaître voire réparer les exactions commises par l'armée allemande durant l'Occupation.Dans un long texte publié samedi dans la section « Débats » du quotidien Le Monde, Jean-Pierre Gougeon, professeur de civilisation allemande à l'Université Paris 8 affirme que la réaction des opposants à la venue de M.Schröder « témoigne d'une réaction passéiste et non dynamique de l'Histoire ».Un sondage mené par le journal Paris- Normandie indique quant à lui que plus de 80% des Normands sont « plutôt favorables» à la participation de M.Schröder aux festivités.Avec l'Agence France-Presse PHOTO LAURA RAUCH, ASSOCIATED PRESS Le drapeau nazi a suscité la curiosité au cours de la cérémonie tenue hier à Pointe-du-Hoc, en Normandie.Pour sa part, le chancelier allemand, Gerhard Schröder, n'a pas hésité à souligner la responsabilité historique de l'Allemagne dans la guerre et rendu hommage aux soldats qui ont affronté les forces nazies, le 6 juin 1944.ASSOCIATION DES CONCESSIONNAIRES SUBARU DU GRAND MONTRÉAL SUBARU REPENTIGNY REPENTIGNY LACHUTE SUBARU BROWNSBURG www.subaru.ca LA TOUTE NOUVELLE SUBARU LEGACY 2005 Caractéristiques de série : Berline ou familiale Moteur boxer à 4 cylindres opposés horizontalement, 2,5 L, de 168 CH à SACT (Legacy 2.5i) Aussi disponible 250 CH à DACT avec turbocompresseur (Legacy 2.5GT) Système de traction intégrale symétrique à prise constante Subaru Capot en alliage d'aluminium Coussins gonflables avant et latéraux et rideaux gonflables latéraux Sièges avant chauffants Climatiseur Régulateur de vitesse Vitres teintées Système antivol Système audio avec lecteur de CD Pour plus de détails ou pour un essai routier remarquable, passez dès maintenant chez votre concessionnaire Subaru.PENSEZ PERFORMANCE ET DÉCOUVREZ LE GÉNIE DE SUBARU.Pour le modèle Legacy Berline - 2.5i 2005 5 vitesses 5AIUL: PDSF (Prix de détail suggéré du fabricant).Transport et préparation en sus.Taxes en sus.Le prix de vente du concessionnaire peut être inférieur.Immatriculation (selon variables du consommateur), assurances, taxes sur les pneus neufs (17$) et autres taxes en sus.Photos à titre indicatif seulement.Pour plus 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ans, qui venait de tomber dans le bassin du Pêcheur de la rivière des Prairies, au parc de l'Île-de-la- Visitation.Le père et le fils pêchaient lorsque le garçonnet est tombé à l'eau.Le quinquagénaire s'est précipité pour le secourir, mais, ne sachant pas nager, il a disparu sous l'eau.Un témoin de la scène a alors plongé et réussi à sauver l'enfant, qui se porte bien.Le sauveteur n'a toutefois rien pu faire pour venir en aide au père.Hier, des pompiers de Montréal ont essayé de repêcher le corps de l'homme en draguant le fond du bassin, mais sans succès.Des plongeurs devraient tenter aujourd'hui de repêcher le corps.La Presse . Des années d'or À Hollywood, les Américains rendent hommage au «grand communicateur» ALEXANDRE SIROIS ENVOYÉ SPÉCIAL EN CALIFORNIE LOS ANGELES \u2014À Hollywood, l'étoile de Ronald Reagan sur le Walk of Fame est située à l'écart des attraits principaux où se regroupent les touristes.Depuis samedi, c'est néanmoins la plus remarquée.L'étoile de l'acteur devenu président des États-Unis est maintenant surmontée d'une couronne mortuaire au pied de laquelle des Américains en deuil déposent drapeaux, bouquets et autres objets commémoratifs.Claudette Diek n'est pas peu fière de ce qu'elle a trouvé pour honorer la mémoire de celui qui, décédé samedi après avoir lutté 10 ans contre la maladie d'Alzheimer, demeure à ce jour son « président préféré ».Elle venait d'allumer, sur le trottoir, une chandelle mauve et dorée en forme d'étoile lorsque La Presse l'a rencontrée.D'un ton passionné, cette Américaine d'origine palestinienne s'est empressée d'expliquer que Reagan est né en février, mois dont le symbole est l'améthyste.D'où la couleur mauve de la bougie.« La couleur dorée, c'est pour ses années d'or.Et la forme, bien sûr, parce que c'était une star », dit-elle.Les yeux brillants, les mains parfois jointes comme si elle se recueillait tout en discutant, cette quadragénaire aux cheveux blonds et bouclés résume en cinq mots ce qui a permis à Reagan de charmer tant d'Américains.« Son charisme, sa personnalité, son humour, son talent et sa diplomatie », indique cette résidante d'Hollywood, qui étudie actuellement la psychologie.« Il représentait ce qu'un président doit être.Grâce à lui, la présidence est redevenue populaire.Un peu comme sous John Fitzgerald Kennedy », ajoute Mme Diek, intarissable lorsqu'elle parle de son idole.Comme des milliers d'autres Américains, Mme Diek n'a pas attendu les cérémonies officielles \u2014qui débuteront aujourd'hui et dureront toute la semaine\u2014 pour rendre un dernier hommage à Reagan.Il y a de ces décès qui secouent des nations et celui du « grand communicateur » semble ne laisser à peu près personne indifférent.« Il a été l'un des plus grands leaders de notre époque et je pense que c'est important pour les Américains de montrer à quel point ils l'appréciaient », souligne Laura Ferguson, qui s'était également laissée guider par l'étoile de Reagan à Hollywood.Républicaine avouée, elle espère que la mort du 40e président des États-Unis « réveillera» les Américains.Selon elle, « plusieurs ne se rendent pas compte qu'on fait aujourd'hui face au mal », sous la forme du terrorisme, comme Reagan devait « lutter contre le mal communiste ».De fervents admirateurs de l'ex-président s'étaient aussi rassemblés à l'extérieur d'un salon funéraire de Santa Monica, où le corps de Reagan avait été transféré hier, mais demeurait à l'abri des regards.C'est de là qu'un cortège funèbre partira aujourd'hui en direction de la bibliothèque présidentielle de Simi Valley, où la dépouille de l'ancien président sera exposée avant d'être conduite à Washington.Vendredi, dans la capitale américaine, des funérailles d'État seront célébrées à la cathédrale nationale.Allison Mc Cain, qui n'avait même pas 10 ans lorsque Reagan est devenu président, en 1981, garde de lui, malgré tout, un souvenir impérissable.Elle a décidé hier de se couvrir d'un chapeau et de lunettes de soleil et d'aller brandir un drapeau américain devant le salon funéraire, dans un quartier résidentiel aux rues bordées de palmiers.« Non seulement je l'admire parce qu'il a pu garder l'Amérique en sécurité, mais aussi parce qu'il a su diriger le gouvernement », dit cette femme de 31 ans.Elle estime que, au cours du dernier siècle, seul Franklin D.Roosevelt aura été aussi important que Reagan.« Ils étaient là pour les deux moments les plus critiques de notre époque : la lutte contre le nazisme et celle contre le communisme », affirme Mme Mc Cain.Son enthousiasme est partagé par Randy, de Soto, ancien militaire de 37 ans aujourd'hui scénariste.« Il y a quelque chose dans l'air qu'on n'avait pas vu, je crois, depuis la mort de Winston Churchill », ditil.La politique de Reagan n'a toutefois pas fait l'unanimité aux États-Unis, ont pris soin de rappeler certains des passants rencontrés hier autour des cénotaphes improvisés.«C'était un grand homme, mais je ne dirais pas que c'était un grand président », a dit Robert Wright, qui s'était arrêté devant le salon funéraire en vélo, un appareil photo à la main.« J'admirais ses intentions, son désir de briser la barrière entre l'Est et l'Ouest, son charisme, explique cet employé d'une firme Internet.Mais il était au courant d'opérations secrètes dans son propre gouvernement et dans des gouvernements étrangers et il gardait le silence.» PHOTO GARY HERSHORN, ARCHIVES REUTERS Le président des États-Unis, Ronald Reagan, s'est rendu à Québec au cours d'une visite officielle au Canada, en 1985.Une présidence équivoque RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK \u2014 Ronald Reagan était un paradoxe ambulant, un croisé contre le gouvernement qui retape la présidence, un idéologue anticommuniste qui pactise avec l'ennemi, un homme simple qui change le monde.Depuis samedi, les États-Unis honorent la mémoire du plus vieux président élu et décédé, qui laisse en souvenir un sourire d'une jeunesse éternelle.Ce sourire, on le verra cette semaine sur la couverture des magazines Time et Newsweek, qui ont choisi la même photo du 40e président, coiffé d'un chapeau de cow-boy blanc, pour illustrer leurs éditions spéciales sur sa mort.Ronald Reagan n'a pas laissé que cette image et les souvenirs qu'il évoque ne sont pas tous souriants.Son héritage est à l'image de son personnage : équivoque.On ne le devinerait cependant jamais en regardant les reportages de la télévision américaine sur son décès.Le ton emprunte à la vénération : Reagan a redonné confiance aux Américains ; il a transformé le paysage politique de son pays ; il a contribué à la chute de l'empire soviétique, le combat de sa vie, et gagné la guerre froide.Les images qui accompagnent ces commentaires rappellent la force de Reagan comme communicateur.Hier et avant-hier, toutes les chaînes ont remontré son célèbre discours lors des commémorations du 40e anniversaire du débarquement de Normandie.Le président se tenait sur le bord d'une falaise de 100 mètres, donnant l'impression de flotter sur les eaux de la Manche.Une bruine estivale tombait sur les vétérans rassemblés autour de l'ancien acteur.« Nous nous tenons aujourd'hui à l'endroit même d'une bataille qui, il y a 40 ans, a montré le pire visage de la guerre, avait-il dit.Des hommes ont souffert et sont morts ici, à quelques mètres de nous, sur ce sable, décimés par la riposte ennemie.En parlant d'eux, le général Omar Bradley a dit plus tard : Chaque homme qui a posé le pied sur la plage d'Omaha le jour J était un héros.» À la toute fin du discours, un porte-avions américain était apparu à travers la brume, juste audessus de l'épaule droite de Reagan.Un classique de la mise en scène télévisuelle, produit par le faiseur d'images du président, Michael Deaver.Il est frappant de réentendre ces discours au même moment où le 43e président, George W.Bush, multiplie les parallèles entre la Deuxième Guerre mondiale, ainsi que la guerre froide, et la « guerre contre le terrorisme ».Les deux hommes emploient les mêmes mots \u2014 le bien et le mal, la liberté et la tyrannie \u2014, mais Reagan donne l'impression d'être un leader qui joue son rôle à la perfection, alors que Bush fait penser à un acteur qui peine à se souvenir de son texte.N'empêche : au cours des prochains jours, il faut s'attendre à ce que Bush fasse des rapprochements plus ou moins subtils entre les principes inébranlables de Reagan face au communisme et les siens face au terrorisme.Ses partisans ne le diront pas trop fort, mais la mort d'une icône républicaine tombe pile pour un président malmené dans les sondages.Une bonne dose de nostalgie pourrait l'aider, ne serait-ce qu'en détournant pour un temps l'attention du public, qui se fixe sur l'Irak, où les bonnes nouvelles sont rares.Après les bilans des médias, les cérémonies d'adieu et l'émotion du moment, les historiens feront leur travail.S'ils interrogent les contemporains de Reagan, ils trouveront des opinions diamétralement opposées sur son compte, comme le sont celles de Tip O'Neill et Newt Gingrinch.Les deux hommes ont en commun d'avoir présidé la Chambre des représentants.O'Neill, qui a lutté contre le programme conservateur de Reagan, de 1981 à 1986, considérait le 40e président comme le pire de l'histoire des États-Unis.Décédé en 1994, il a déjà dit : « La plupart du temps, il était un acteur qui lisait son texte sans comprendre ses propres programmes.Je n'aime pas parler ainsi d'un homme si agréable, mais ce fut un péché que Ronald Reagan devienne président.» Gingrich, qui a été inspiré par les idées conservatrices de Reagan, le place parmi les quatre plus grands présidents des États- Unis, aux côtés de George Washington, Abraham Lincoln et Andrew Jackson.« Au 20e siècle, seul Franklin Roosevelt peut rivaliser d'influence avec Ronald Reagan », at- il déclaré hier sur la chaîne Fox.Roosevelt est passé à l'Histoire en mettant sur pied le New Deal pour égaliser les conditions et en contribuant à la victoire de l'Occident contre le fascisme.Soixante ans après sa mort, il suscite l'admiration des démocrates et des républicains.Les prochaines années seront-elles aussi favorables à Reagan ?Le 40e président aura relancé l'économie américaine en s'attaquant notamment à l'héritage du New Deal.Il aura contribué à la victoire de l'Occident contre le communisme en multipliant les dépenses militaires.Dans ses discours, la prospérité allait de pair avec la démocratie.Il a laissé derrière lui un monde qui a accouché d'un nouveau « mal », le terrorisme transnational, par manque de prospérité et de démocratie.Les États-Unis honorent aujourd'hui la mémoire de Ronald Reagan, mais le monde doute plus que jamais du pays qu'il a façonné.Reagan donne l'impression d'être un leader qui joue son rôle à la perfection, alors que Bush fait penser à un acteur qui peine à se souvenir de son texte.Brian Mulroney: «Il aimait notre pays» RAYMOND GERVAIS « Le monde entier a perdu un géant avec le décès de Ronald Reagan », a déclaré hier l'ancien premier ministre du Canada, Brian Mulroney.M.Mulroney a gouverné le Canada au même moment où Ronald Reagan présidait les États-Unis.Les deux hommes avaient appris à se connaître, à se respecter mutuellement et sont devenus avec les années de très bons amis.Pour M.Mulroney, le président Reagan a été un chef d'État qui a transformé son pays et le monde.« Ce qui m'a toujours frappé chez lui, c'est le leadership dont il a fait preuve dans la lutte contre l'Union soviétique et le communisme.C'est un pari qu'il a gagné et il en est ressorti comme étant un grand leader qui passe maintenant à l'Histoire », a expliqué M.Mulroney.L'ancien premier ministre a rappelé que Ronald Reagan avait été un président américain fort bien disposé envers le Canada.Il avait une connaissance approfondie du Canada et de sa politique.« Il aimait notre pays et nous considérait bien.Mes relations avec lui nous ont permis de négocier le traité de libre-échange, lequel a transformé l'économie du Canada.Cela nous a aussi permis de mettre en place les pierres angulaires du règlement ultime portant sur les pluies acides, que j'ai par la suite signé avec son successeur, George Bush.Nous avons aussi réglé la question de la souveraineté du Canada dans l'Arctique », a précisé M.Mulroney.Généreux et sympathique Ronald Reagan était aussi un homme généreux et sympathique, estime l'ancien chef d'État canadien.« Je pouvais l'appeler à n'importe quel moment si le Canada avait un problème en particulier entre nos deux pays.Il me disait toujours : Écoute, Brian, laisse-moi ça entre les mains, je vais tout faire pour essayer de t'aider.Il a été un bon allié de notre pays, mais, malheureusement, ce ne sont pas tous les Canadiens qui ont réalisé ça.Certains milieux le considéraient comme un dur à cuire, ce qui avait provoqué des remous.» M.Mulroney a d'abord connu Reagan alors qu'il était chef de l'opposition, puis comme premier ministre.Même après leur retraite politique, les deux hommes sont demeurés amis et le couple Mulroney a été invité par M.Reagan à son ranch, en Californie.La dernière fois qu'il l'a rencontré, c'est à Los Angeles, en 1994, juste avant que M.Reagan annonce qu'il était atteint de la maladie d'Alzheimer.À une autre occasion, Ronald Reagan et sa femme, Nancy, avaient organisé un souper pour le couple Mulroney de passage à Los Angeles.M.Mulroney a ajouté qu'il était demeuré en contact de façon régulière avec la femme de l'ancien président et qu'il lui avait même parlé au téléphone, dimanche, une demiheure avant l'annonce de la mort de M.Reagan.Nancy Reagan lui avait alors dit : « Brian, la fin approche.Brian Mulroney se rendra à Washington vendredi afin d'assister aux funérailles de son ami Ronald Reagan.Réaction de Paul Martin De passage hier à Courseullessur- Mer où il participait à la cérémonie canadienne officielle commémorant le 60e anniversaire du débarquement de Normandie, le premier ministre Paul Martin a de son côté estimé que les livres d'histoire auront de bonnes choses à dire, notamment en matière de politique étrangère, du 40e président des États-Unis, en poste de 1981 à 1989.« Il n'y a pas de doute que le président Ronald Reagan a eu une influence substantielle sur son pays, a mentionné M.Martin au cours d'un point de presse au centre canadien Juno Beach, à Courseulles.Il a eu une influence en ce qui concerne la fin de la guerre froide.C'est un homme qui a consacré une grande partie de sa vie à servir.Je suis convaincu que tous les Canadiens ont aujourd'hui une pensée pour sa femme, Nancy.» Avec la collaboration d'André Duchesne .RONALDREAGAN 1911-2004 MONDE Irak: 38 morts en moins de 48 heures AGENCE FRANCE-PRESSE BAGDAD \u2014 Trente-huit personnes ont été tuées en moins de 48 heures en Irak, malgré le calme retrouvé à Najaf après plus de deux mois de combats entre les miliciens chiites et l'armée américaine, alors que cette dernière a libéré de nouveaux détenus de la prison d'Abou Ghraib hier.Treize personnes ont été tuées et dix autres blessées dans une attaque contre un poste de police samedi à Moussayeb (50 km au sud de Bagdad), a indiqué hier un responsable de l'hôpital de la ville.Selon un témoin, « sept hommes, habillés en policiers et armés, sont arrivés samedi à 15 h 15 à bord de deux voitures.» Ils sont entrés dans le poste de police et ont ouvert le feu, tuant tous les policiers à l'intérieur, puis ils ont continué à tirer en sortant dans la rue.Hier, six civils irakiens ont été tués et au moins 68 autres blessés par l'explosion d'une voiture piégée à l'entrée d'une base américaine à Taji, à la sortie nord de Bagdad, selon des sources médicales.Cet attentat a été revendiqué dans un communiqué attribué à un groupe dirigé par l'islamiste jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui, lié au réseau terroriste Al-Qaeda.Un policier et un civil ont également été tués et neuf policiers ont été blessés dans la matinée par l'explosion d'une bombe à Al-Touz (nord), selon un officier de police.Dans la capitale, les miliciens du chef chiite radical Moqtada Sadr ont fait sauter à l'explosif un poste de police à Sadr City, quartier chiite de Bagdad, ont indiqué des témoins et un lieutenant de Sadr.Cinq civils irakiens ont été tués et 19 blessés dans des combats entre miliciens chiites et forces américaines au cours des dernières 24 heures à Sadr City, a-t-on appris de source hospitalière.Samedi, 12 autres personnes avaient trouvé la mort en Irak dans des attaques.LE TOUR DU GLOBE Retrouvez ces véhicules et ces offres spéciales sur saturncanada.com La berline ION 2004 de Saturn Voici trois raisons de choisir une ION de Saturn : Panneaux en polymère résistant aux bosses Moteur Ecotec 2,2 L de série développant 140 HP et un couple de 145 lb-pi Capacité utilitaire supérieure à d'autres véhicules de sa catégorie Plus: banquette arrière rabattable divisée 60/40 et boîte manuelle 5 vitesses Voici trois raisons de choisir un Vue 1SA de Saturn Moteur Ecotec 2,2 L de série de 143 HP MoteurV6 de 250 Hp en option (l'utilitaire sport le plus puissant de sa catégorie) Très faible consommation d'essence : ville : 10,4 L/100 km (27 m.a.g.); autoroute : 7,6 L (37 m.a.g.) 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l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers, les frais d'administration, les droits et les taxes ne sont pas incluses.Pour un bail de location de 48 mois, les taux d'intérêt pour les VUE 1SA et ION.1 1SA de Saturn sont de 1,9 % et 0,4 %.Un acompte, un échange et/ou un dépôt de sécurité peuvent être exigés.Le montant total de l'obligation pour les exemples cités est de 12 667 $ pour le VUE 1SA et de 7 753 $ pour l'ION 1SA.Si vous désirez acheter votre véhicule Saturn 2004 au terme du bail de location, les montants respectifs seront de 10 008 $ et de 5 618 $, taxes en sus.La limite de kilométrage annuelle est de 20 000 km, les frais pour chaque kilomètre excédentaire étant de 12 cents.Un acompte, un échange et/ou un dépôt de sécurité peuvent être exigés.D'autres options de location sont disponibles.L'immatriculation, l'assurance, les frais liés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers, les frais d'administration, les droits, les taxes environnementales et les autres taxes ne sont pas incluses.Les détaillants peuvent louer à moindre prix.Offres sujettes à modification sans préavis.Un échange de véhicules entre détaillants peut être nécessaire.Cette offre s'applique uniquement aux clients au détail admissibles.Cette offre est d'une durée limitée et ne peut, dans certains cas, être combinée à d'autres offres.Voyez votre détaillant participant pour les conditions et les détails.\"General Motors paiera la première mensualité de location ou de financement jusqu'à concurrence de 500 $ (y compris la TPS, la TVQ, le dépôt de sécurité et l'inscription au RDPRM selon le cas) pour des contrats de financement ou de location allant jusqu'à 48 mois sur certains véhicules.Les offres s'appliquent uniquement aux berlines ION.1 1SA et aux VUE 1SA 2004 neufs ou de démonstration provenant de l'inventaire du détaillant et s'appliquent seulement aux clients au détail admissibles.Les offres s'appliquent uniquement aux véhicules livrés le ou avant le 30 juin 2004.Pour plus d'information sur les conditions et détails de ces offres, voyez votre détaillant, visitez saturncanada.com ou composez le 1 888 4-SATURN.Renseignezvous sur le programme pour les diplômés.Visitez votre détaillant pour plus de détails.Une expérience d'achat sans tracas, sans marchandage Privilège d'échange de 30 jours Garantie limitée de 5 ans/100 000 km sur le groupe motopropulseur\u2020 L'expérience de service réputée de Saturn 3227667A ISRAËL Prison à vie pour Barghouthi Marwan Barghouthi, un des principaux chefs du soulèvement palestinien contre l'occupation, a été condamné hier par un tribunal israélien à cinq peines de prison à vie, une sentence qu'il a accueillie avec un appel à la poursuite de l'Intifada jusqu'à l'indépendance.Son avocat Jawad Boulos a indiqué qu'il ne ferait pas appel, M.Barghouthi ne reconnaissant aucune compétence aux tribunaux israéliens pour juger un dirigeant et parlementaire palestinien.Arrêté par l'armée israélienne le 15 avril 2002 à Ramallah (Cisjordanie), « Cette sentence est une flagrante violation de la loi internationale et de la quatrième convention de Genève ainsi que de tous les accords israélopalestiniens, qui accordent à Barghouthi une immunité politique et parlementaire », a affirmé le premier ministre palestinien Ahmad Qoreï.\u2014 d'après AFP CISJORDANIE Un Palestinien handicapé tué Un Palestinien paraplégique a été tué hier par des tirs de l'armée israélienne dans le camp de réfugiés de Qalandya dans la région de Ramallah, en Cisjordanie.Arafat Ibrahim Yacoub, 31 ans, a été mortellement atteint d'une balle à la tête alors qu'il se trouvait sur son fauteuil roulant quand des soldats israéliens ont ouvert le feu en direction de jeunes palestiniens qui leur lançaient des pierres.Yacoub, marié et père de deux filles, avait été blessé à la colonne vertébrale par des tirs israéliens lors de la première Intifada en 1987.\u2014d'après AFP BANDE DE GAZA Retrait de Gaza Le gouvernement israélien a adopté en principe hier le retrait de la Bande de Gaza, mais il a reporté à plus tard le vote sur le démantèlement des implantations juives.Ce compromis conclu à la dernière minute avec les ministres les plus radicaux du Likoud, le parti conservateur du premier ministre Ariel Sharon, laisse en suspens le sort des 21 colonies de la Bande de Gaza : le gouvernement est autorisé à entamer les préparatifs de démantèlement mais pas le démantèlement même.\u2014d'après AP NOUVELLE-ÉCOSSE Maurice Baril au Centre Pearson Le Centre Pearson pour le maintien de la paix a un nouveau président du conseil d'administration, le général à la retraite Maurice Baril, ex-chef d'état-major canadien de la Défense.Le Centre Pearson, basé à Cornwallis, en Nouvelle-Écosse, a pour mission d'accroître la contribution du Canada à la paix et à la sécurité dans le monde par l'éducation, la formation et la recherche.\u2014d'après PC CONGO Les dissidents quittent Bukavu Le général dissident Laurent Nkunda, qui avait pris Bukavu aux forces de Kinshasa mercredi, a quitté cette ville hier avec les derniers de ses hommes.Le gros de ses forces s'était déjà replié vendredi, en vertu d'un accord avec la Mission des Nations unies au Congo.Par ailleurs, deux Casques bleus de l'ONU sud-africains ont été tués hier et neuf blessés dans une attaque vers midi par des hommes armés, près de Goma.La Mission estime que l'attaque n'a aucun lien avec les affrontements entre l'armée de la République démocratique du Congo et ses soldats dissidents à Bukavu.Cette attaque serait plutôt le fait des Interahamwe, des Hutus rwandais réfugiés en RDC depuis la fin du génocide de 1994 au Rwanda.\u2014d'après AP et AFP . FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX Les vautours Nous publions aujourd'hui le premier de deux éditoriaux sur l'avenir des cégeps.mouimet@lapresse.ca MICHÈLE OUIMET Ils sont là, comme des vautours.Les commissions scolaires et les universités tournent au-dessus des cégeps et salivent à l'idée de leur piquer leur clientèle.L'abolition des cégeps est à la mode.La Fédération des commissions scolaires (FCSQ) a pondu un document échevelé où elle prétend que la disparition du collégial générerait des économies d'un milliard, une analyse qui ne tient pas la route.Pour remplacer les cégeps, la Fédération propose de prendre sous son aile le secteur technique et d'ajouter une sixième année au secondaire et une quatrième année au baccalauréat.La Conférence des recteurs et des principaux des universités (CREPUQ) suggère sensiblement le même scénario.Débarrassons-nous des cégeps, dit-elle en substance, et alignons- nous sagement sur le Canada et les États-Unis, qui, eux, passent directement du secondaire à l'université, afin de ne pas « accentuer la singularité du système québécois dans l'environnement nord-américain ».Ces propositions seront discutées cette semaine au Forum sur les cégeps.Discutées est un grand mot, il serait plus juste de dire mentionnées.Plus de 400 personnes ont été conviées à ce gros colloque.Chaque intervenant n'aura que trois minutes \u2014TROIS\u2014 pour s'expliquer.Absurde.Le ministre de l'Éducation, Pierre Reid, a d'abord précisé qu'il n'avait pas l'intention d'abolir les cégeps.Puis la semaine dernière, il a changé d'idée.Les cégeps, a-t-il confié à La Presse, pourraient peut-être disparaître.Dans son document de consultation, il consacre d'ailleurs plusieurs pages aux structures des systèmesd'éducation canadien et américain.Si le ministre veut abolir les cégeps ou les transformer à un point tel qu'ils seront méconnaissables, qu'il le dise ouvertement.Pour l'instant, les professeurs et les étudiants pataugent dans le brouillard et doivent se plier à cette mascarade de consultation.Où s'en va le ministre ?Lui-même ne le sait peut-être pas.Mais revenons à la FCSQ et à la CREPUQ qui fantasment sur la disparition des cégeps.Les deux organismes n'ont pas de crédibilité.Ce qui les inspire, ce n'est pas la santé du système d'éducation mais leur propre expansion.C'est une vision nombriliste, guidée essentiellement par l'odeur de l'argent et la course à la clientèle.Deux études ont déboulonné les arguments de la FCSQ et de la CREPUQ.Celle de l'économiste Pierre Fortin, qui est un vibrant plaidoyer en faveur des cégeps, et celle du défunt ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science (MESS), qui date de 1992.Fortin affirme que les cégeps contribuent à maintenir les jeunes à l'école.C'est au Québec que le plus grand nombre de diplômés du secondaire décident de poursuivre leurs études : 91 %, comparativement à 71 % au Canada et 61 % en Ontario.Le MESS, lui, s'attarde plutôt sur la mécanique.Fermer les cégeps est extrêmement complexe et coûteux.Montant de la facture : 170 millions par année.On est loin du milliard d'économies de la FCSQ.Les commissions scolaires et les universités sont incapables d'absorber autant d'élèves, précise le Ministère.Autre question délicate : que faire avec les professeurs ?Les cégeps ont fait leurs preuves.Il faudrait une fois pour toutes cesser de jongler avec leur abolition.Le réseau de l'éducation a déjà assez de problèmes sans qu'il s'égare dans un interminable brassage de structures.Demain : Réforme 101 serge paquette, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS RÉPLIQUE Un cégep de premier tour Le Vieux-Montréal recrute ses étudiants parmi les meilleurs P IERRE HARRISON L'auteur est directeur des études aucégep du Vieux Montréal.Contrairement à ce que laissait entendre un article paru dans l'édition de La Presse du lundi 31 mai, le cégep du Vieux-Montréal est un cégep de premier tour qui recrute ses étudiants parmi les meilleurs.Il faut d'abord rappeler qu'à l'enseignement régulier collégial, les candidats ne peuvent présenter plus d'une demande d'admission à la fois, que chaque demande comporte le choix d'un seul programme dans un seul cégep et que le système des trois tours permet aux candidats refusés de se reprendre au tour suivant.Or, à l'automne 2003, le cégep du Vieux-Montréal admettait 90 % de ses étudiants lors du premier tour.Pour l'automne 2004, des résultats préliminaires nous indiquent déjà que le taux d'admission au premier tour sera comparable.Le Vieux-Montréal accueille donc des étudiants motivés qui ont choisi d'y étudier.Bien sûr, le privilège de recruter au premier tour implique aussi un avantage appréciable dans la qualité des dossiers des étudiants admis.Ainsi, 57% des étudiants retenus au premier tour, à l'automne 2003, présentaient une moyenne supérieure à 80 %.Pour cette même année, en Sciences de la nature et au double DEC (Sciences de la nature et Sciences humaines), 89% des étudiants étaient recrutés au premier tour et 95% d'entre eux présentaient des moyennes supérieures à 85 %.En outre, pour l'automne 2004, les admissions pour ces programmes ont été complétées en totalité dès le premier tour et les moyennes des étudiants admis sont encore dans une très large proportion supérieures à 85 %.Ces résultats sont exceptionnels, tout particulièrement dans un contexte de déclin démographique.Ils témoignent du dynamisme et de l'engagement exemplaires de l'ensemble du personnel.Au cours des dernières années, nous avons développé et consolidé notre offre de programmes, nous avons révisé l'ensemble de nos programmes et nous avons mis en oeuvre un plan de réussite qui donne déjà des résultats observables.Apprécié pour la chaleur, la compétence et la disponibilité de son personnel, le cégep du Vieux- Montréal offre par ailleurs une gamme de programmes très diversifiée.Avant tout un collège d'enseignement technique, avec 70 % de nos étudiants inscrits dans ce secteur, nous offrons des programmes préuniversitaires très performants.Nous sommes certes très heureux d'accueillir d'excellents étudiants, mais nous sommes surtout intimement convaincus de la nécessité de maintenir l'idéal humaniste qui inspire notre projet éducatif et de viser la formation de citoyens compétents, autonomes, cultivés et engagés.La chute du maître-espion mroy@lapresse.ca MARIO ROY Le maître-espion est parti.George J.Tenet a démissionné \u2014 ou « a été démissionné » \u2014 après sept années passées à la tête de la Central Intelligence Agency, la CIA.Il était l'un des seuls fonctionnaires américains de haut rang à avoir survécu au changement de régime, début 2001, lorsque le démocrate Bill Clinton avait remis les clefs de la Maison- Blanche au républicain George W.Bush.Il avait hérité en 1997 d'un service secret tétanisé par son passé, suspect de tous les maux, cible éternelle d'une mauvaise presse, coûteux (3,1 milliards US par année), bureaucratisé (17 000 employés), assoupi, mal géré et mal adapté.Visiblement, Tenet n'a pas su qu'y faire.Au sein de la communauté américaine de l'« intelligence », on tient pour acquis que la CIA a dérapé dans le virage de l'après-guerre froide.Que, tant au point de vue de la collecte de l'information qu'à celui de son analyse ou des opérations (depuis deux ans, elle a dû en confier au secteur privé !), l'agence n'était pas encore entrée dans le XXIe siècle.Sauf en ce qui concerne sa gadgeterie technologique, extrêmement sophistiquée, qu'on a crue à tort capable de remplacer le mythique espion humain.Bref, à la veille du 11 septembre 2001, la CIA n'avait aucun officier en sol afghan, où on savait pourtant qu'Oussama ben Laden entraînait une véritable armée.Et, dit-on, il ne se trouvait pas trois personnes au quartier général de Langley pour comprendre le pachtou ! Bien sûr, après le 9/11, Tenet avait réagi à cette situation et remis l'accent sur les ressources humaines et le déploiement d'agents dans les régions troubles.Mais ce n'est pas ce qu'on retiendra de lui : le souvenir qu'il va laisser sera en effet.encore plus négatif.Le maître-espion demeurera l'homme qui n'a pas su prévoir le massacre de New York et Washington.Et celui qui a convaincu l'administration Bush de l'existence d'armes de destruction massive en Irak, d'où la guerre.Or, c'est en partie injuste.Un : il est douteux que les événements du 11 septembre auraient pu être évités, à supposer même que l'information disponible ait été adéquatement analysée, partagée et acheminée.Il aurait fallu un travail de très longue haleine s'enclenchant sous Clinton et se consacrant au réseau Al-Qaeda avec toute la détermination \u2014 et le muscle \u2014 dont les services secrets sont parfois capables ; ça n'a pas été fait.Deux : on ne saura probablement jamais à quel point Tenet n'a fait que donner aux faucons de l'administration Bush l'information qu'ils voulaient entendre.Ce qu'on sait, par contre, c'est qu'au sein des autres services de renseignement américains (il y en a 14), au Pentagone et même à l'intérieur de la CIA, on se montrait beaucoup plus circonspect dans le dossier des ADM irakiennes.En démissionnant \u2014 ou en acceptant de partir \u2014 à ce moment-ci, George Tenet, 51 ans, fait une fleur à George Bush, qui a l'oeil fixé sur la présidentielle de novembre.Et il accepte implicitement de prendre toute la responsabilité de ce qui a mal tourné à la CIA, en particulier depuis trois ans.Ça ne manque pas d'une certaine noblesse.Mais ça ne remettra pas sur ses rails la grosse machine de la politique extérieure américaine.Le problème, en effet, ne se trouve pas surtout à Langley.Mais à Washington.TÉMOIGNAGE Ce Jean-Louis Gagnon que j'ai bien connu CYR ILLE FELTEAU L'auteur est un journalistede La Presse aujourd'huiàlaretraite.Il nousafait parvenir cet hommageàlasuitedudécès, le 26mai dernier, de l'ancien rédacteur en chef de La Presse, M.Jean-Louis Gagnon, àl'âge de 91 ans.Mes premiers contacts avec lui remontent à plus de soixante ans.C'était en octobre 1938, au tout début de l'École des Sciences sociales du Père Lévesque, à l'Université Laval, à Québec, où j'étais étudiant régulier, et lui, auditeur libre.À 25 ans, il occupait alors les fonctions de chef de l'information de L'événement- Journal, version matinale du Soleil du sénateur Jacob Nicol.Chaque mercredi après-midi, les cours étaient remplacés par un forum où professeurs et étudiants discutaient librement de grands sujets tels que le corporatisme, le libéralisme économique, l'interventionnisme d'État, etc.Jean-Louis y participait activement et semblait prendre un malin plaisir à contredire et à confondre les petits ecclésiastiques tout confits dans leurs certitudes théologiques.À chaque coup, il parvenait à les faire rougir comme des pivoines en haut de leur col romain.Inutile de dire que c'était un spectacle rare et très apprécié dans cette période de Grande Noirceur.Plusieurs années plus tard, Jean-Louis Gagnon fondait La Réforme, organe du parti libéral et m'engageait comme son correspondant parlementaire à Québec.Et je n'oublie pas qu'en septembre 1959, c'est lui qui m'ouvrait les portes de La Presse, où j'ai passé plus de vingt ans.Trois ans après, je le suivais au Nouveau Journal.Mais je ne me sentis jamais à l'aise dans cet organe créé pour concurrencer La Presse et forcer la main des neveux de madame Berthiaume-Du Tremblay.Jean-Louis Gagnon était un charmant compagnon, qui ne manquait pas de faconde ni de panache.C'était un fin causeur, dont la brillante conversation était toujours émaillée d'anecdotes savoureuses, glanées dans les milieux du journalisme et de la politique.Certes, on ne s'ennuyait jamais en sa compagnie.C'était, à coup sûr, un grand journaliste, doublé d'un excellent orateur et d'un redoutable polémiste.Son caractère de non-croyant \u2014 qu'il n'affichait pas \u2014 ne l'a pas aidé dans ses rapports avec ses confrères et les autorités religieuses du temps.Au point que nombre d'intégristes n'étaient pas loin de le considérer comme une sorte de réincarnation terrestre de Satan.George Tenet fait une fleur àBush, quial'oeil fixé sur laprésidentiellede novembre.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE© Jean-Louis Gagnon FORUM pgagne@lapresse.ca PIERRE-PAUL GAGNÉ Comme un interminable cauchemar, cela fait plus de trois mois que ça dure.Paul Martin et le Parti libéral réussiront- ils, d'ici le 28 juin, à se sortir du scandale des commandites ?À amener le débat politique sur d'autres fronts?À faire oublier aux électeurs, particulièrement à ceux du Québec, que le bilan libéral des 10 dernières années ne se résume pas à ce scandale ?Depuis le déclenchement des élections, ni les erreurs ni les faiblesses des partis d'opposition, non plus que le lancement de plates-formes politiques majeures, comme les annonces de Paul Martin en matière de santé et d'affaires urbaines, n'auront réussi à véritablement détourner l'attention de l'opinion publique québécoise, qui demeure résolument fâchée contre les libéraux.Sentant bien la mauvaise humeur des électeurs, ce n'est pas pour rien que le Bloc québécois a décidé de mettre tous ses oeufs dans le panier de la propreté.Cette mauvaise humeur généralisée se reflète d'ailleurs amplement dans le courrier que les lecteurs nous font encore parvenir, plus de 100 jours après la publication du rapport dévastateur de la vérificatrice générale.> «Monsieur Martin, le scandale des commandites, dont vous tentez inutilement de vous dissocier, a déchaîné une tempête dans mon océan d'écoeurement.Le 28 juin, je me ferai un plaisir de voter contre un parti que le pouvoir absolu a absolument corrompu.» (Patrick Lavallée, Montréal) > « Le Parti libéral a gouverné en utilisant les procédés d'un gouvernent de république de bananes.Il y a de moins en moins de gens qui croient en la noblesse des politiciens.Si ce gouvernement est réélu, je doute énormément de la suite démocratique de notre société.Il y a une limite à alimenter le cynisme ambiant.Un politicien sans sens éthique est un danger public.» (Ronald Boivin, Chicoutimi) > «Paul Martin voulait se démarquer de M.Chrétien, c'est raté.Où était-il quand le gouvernement Chrétien gaspillait, dilapidait le fruit de nos impôts et de nos taxes ?Il était ministre des Finances.S'il n'a rien vu, il y a problème.S'il n'est pas intervenu, il a manqué à son devoir, ainsi que les Coderre, Pettigrew et consorts.Ce parti a fait son temps au gouvernement.Un séjour dans l'opposition lui fera le plus grand bien.» (Mario Laprise, Québec) > «Les sondages les plus récents nous rappellent que les Québécois n'ont pas oublié que les libéraux de Chrétien/Martin/Dion et al n'ont pas hésité à prendre tous les moyens à même l'argent public pour les amadouer.Nos concitoyens se sentent sans doute très insultés par ces méthodes basses et il semble qu'ils vont le faire savoir le 28 juin.» (Gilles Champagne) > « On se souviendra longtemps du scandale des commandites pour lequel les quelques boucs émissaires récemment épinglés ne font que raviver la question de la profondeur du scandale au sein du Parti libéral.Bonne chance, monsieur Martin.Cette fois-ci, ne comptez pas sur mon vote ! » (J.Gérard Paris, Montréal) > « Dans à peine quelques semaines les masques tomberont : ces bien-pensants, ces honnêtes gens, ces citoyens respectables qui se sont dits outrés et choqués par le scandale des commandites finiront-ils par voter pour les voleurs, pour les libéraux de Paul Martin ?On ne peut pas dénoncer le vol et ensuite voter pour les voleurs.Ceux qui agissent ainsi sont les complices des voleurs, ce sont des hypocrites, des faux surpris, des écartillés de l'honnêteté comme disait si bien Gérald Godin.» (Sylvain Sauvé, Québec) Dès les premiers jours de la campagne électorale, le chef bloquiste, Gilles Duceppe, a utilisé le verbe « sanctionner » pour expliquer le sort que les électeurs québécois devraient réserver aux libéraux le 28 juin.À trois semaines du vote, il faut bien le constater, rares sont les courriels de nature électorale que nous recevons qui ne font pas allusion, d'une manière ou d'une autre, au scandale des commandites.Il y a là assurément une tendance lourde que l'opposition bloquiste fera tout pour maintenir jusque dans les isoloirs.Une tache sur Montréal MURRAY DALFEN L'auteur demeureà Westmount.Je suis atterré par la propagation des graffitis à Montréal.Une des villes les plus belles et les plus propres au monde commence à ressembler aux bas quartiers américains.Les vandales qui vaporisent de la peinture n'ont aucun respect pour les vieux édifices qui reflètent l'héritage historique de Montréal.Les graffitis ont toutefois un effet encore plus sinistre.C'est l'expression libre de la perception qu'a le criminel du droit qu'il a de détruire la propriété, et ce à la vue de tous.Détruire la propriété impunément sans que rien n'arrive.L'extension de cette attitude se reflète dans les émeutes, dont nous avons tous déjà été témoins, où les vitrines des marchands ont été fracassées, et où les automobiles et même des véhicules de police ont été incendiés.C'est du pareil au même, la destruction de la propriété d'autrui.À New York, durant le mandat de Rudolph Guilliani, le lien fut reconnu entre « offenses mineures» et crimes plus sérieux.En renforçant rigoureusement les lois contre les offenses mineures le taux de criminalité général y a baissé considérablement.Soudain, ce n'était plus permis de contrevenir à la loi, n'importe quelle loi, à New York.Les graffitis sont, bien sûr, perpétrés par un très petit nombre d'individus ou de gangs de rue.C'est leur façon de s'afficher.Chacun a son style de signature qui est reproduit édifice après édifice.Les spécialistes qui ont étudié les graffitis ont déterminé que tout est dans le besoin de reconnaissance.Le « graffiteur » qui n'a pas de reconnaissance par manque d'exposition ne sera plus motivé à faire son « travail ».À Chicago J'ai récemment visité Chicago et je n'ai vu aucun mur défiguré par un graffiti.La ville semble propre et bien gérée.C'est la politique de la ville de Chicago d'effacer un graffiti aussitôt qu'il apparaît.La ville de Chicago ne demande pas aux propriétaires de défrayer les coûts du nettoyage des graffitis, car serait punir les victimes au lieu des criminels.Le nettoyage des graffitis n'est pas dispendieux en comparaison des dommages qu'ils causent à la propriété, et à l'effet dévastateur qu'ils portent à l'image et au psyché de Montréal.La police de la communauté urbaine de Montréal devrait se presser d'arrêter les contrevenants.Le Code criminel a déjà des lois contre la destruction de la propriété.Les contrevenants (ou leurs parents dans le cas de mineurs) devraient être tenus de payer pour le nettoyage.(Ils sont faciles à identifier car souvent ils signent leur nom !) Nous devons tous aider à restaurer la beauté et la dignité de Montréal en agissant promptement et définitivement.Cauchemar sans fin PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE© Pour Murray Dalfen, une tache sur un mur, c'est une tache sur la ville.Vagabondage: une campagne de dénigrement Le texte suivant est cosigné par Henri- Charles Baudot, Marie-Lou Dumont et Marianne Tonnelier, de la Table de concertation jeunesse/itinérancedu centre-ville, et Pierre Gaudreauet Bernard St- Jacques, du Réseaud'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM).Des membres de l'Opération droits devant veulent ici faire part de leur colère en regard du discours rétrograde de la Ville de Montréal à l'endroit des personnes sans abris.D'ailleurs, son responsable à la sécurité publique, Peter Yeomans, a récemment affirmé que ces personnes marginalisées n'étaient bienvenues « nulle part ».On précise que la Ville veut réprimer cette population non pas pour son mode de vie ou son habillement, mais bien pour les comportements qu'elle adopte.Il est surprenant de constater à quel point ces personnes sont les seules à être considérées comme « inciviles» alors qu'elles ont un mode de vie différent du reste des citoyens.En plus, on affirme que « les gens qui n'ont aucun intérêt à contribuer à la société, qui créent des ennuis et occasionnent des coûts, ce ne sont pas des citoyens responsables ».En quoi le mode de vie marginal fait de ces personnes des irresponsables ?Sinon, la majorité des coûts qu'« occasionnent » ces personnes proviennent d'une judiciarisation (sponsorisée par la Ville ellemême) dont nous ne cessons d'affirmer son inutilité.Il est aussi révélateur de constater qu'elles sont les seules à subir une discrimination en recevant des contraventions salées pour des infractions commises également par l'ensemble de la population (jeter sa cigarette par terre, s'asseoir sur un muret de béton, etc.).Plus violents ?Un autre élément du discours de la ville de Montréal consiste à affirmer que ces personnes sont agressives et commettent des gestes de violence.Comment peut-on affirmer sans preuve que ces personnes commettent plus d'actes de violence que les autres citoyens ?Les petits délits auxquels s'adonnent certaines d'entre elles sont des crimes sans victime et la plupart de leurs séjours en prison sont généralement dus au non paiement d'amendes reliées.aux « très dangereuses infractions » mentionnées plus haut.Avec une telle approche, la Ville procède à une campagne de dénigrement en règle de ces personnes pour ensuite s'adonner à un « nettoyage» social au moyen d'interventions répressives dans l'espace public.En définitive, M.Yeomans fait lui-même preuve d'irresponsabilité en diabolisant et en accolant une étiquette à une population qui a déjà amplement la vie dure.Il semble aussi oublier que le phénomène du vagabondage, bien plus que des causes individuelles, découle directement de l'extrême pauvreté et que les politiques répressives n'ont pour effet que d'accroître l'exclusion de ces personnes.Les groupes signataires de la présente et participants au déploiement de l'Opération Droits devant demandent au citoyen et élu de l'arrondissement Dorval, M.Yeomans, de se rétracter publiquement de ses propos.Aussi, nous demandons à la Ville de revoir une fois pour toutes sa stratégie concernant l'espace public, et plus particulièrement son plan d'action estival qui n'est rien d'autre qu'une approche de tolérance zéro.VOTRE ÉDITORIAL Du goudron et des plumes?P IERRE-YVES PAU L'auteur est un Montréalais.Je suis complètement sidéré par la proposition du comité interministériel d'abolir la règle d'unanimité du jury.Cette règle est un fondement essentiel non seulement du droit criminel canadien, mais des systèmes judiciaires d'origine anglo- saxonne basés sur le droit coutumier (Common Law \u2014 Angleterre, Australie, États-Unis, Nouvelle- Zélande.).Il est inévitable que sa remise en cause conduise à une recrudescence des erreurs judiciaires déjà très fréquentes au Canada (Filion, Sophomow, Marshall, Michel Dumont.et bien d'autres).Il est probable d'ailleurs que cette remise en cause ferait l'objet de contestation devant les plus hautes instances domestiques et internationales, fort heureusement.En dépit du silence \u2014 de la complicité ?\u2014 des médias, le système judiciaire canadien a confirmé depuis de nombreuses années qu'il était capable d'établir des records dans l'arbitraire : par la discrimination sexiste ou raciste (profilage racial, complaisance envers les fausses accusations contre les hommes, sentences disproportionnées à l'encontre des minorités ethniques) ; par l'activisme idéologique des magistrats qui substituent leur préjugés au débat parlementaire ; par la complaisance des procureurs envers les personnalités en vue (requérant par exemple des peines ridicules sous prétexte que « ce pauvre monsieur est déjà assez puni ») ; par l'impuissance ou pire l'incurie du système devant le crime organisé ; par le harcèlement judiciaire à l'encontre des activistes politiques (affaires Jaggi Singh).Bref et malgré les satisfecit que ses acteurs s'autodécernent avec prodigalité, la justice canadienne est malade, noyautée politiquement, et visiblement corrompue par le pouvoir et peut-être même l'argent.Ce n'est pas en remettant en cause un principe fondamental du droit des accusés à une défense pleine et entière qu'on va arranger ça : cette approche revient tout simplement à cacher le problème en le balayant sous le tapis.La règle d'unanimité est une des manifestations procédurales du principe de culpabilité « hors de tout doute raisonnable ».Si les mégaprocès posent des problèmes de protection des jurys, c'est le principe des mégaprocès qu'il faut dénoncer : ces éléphants blancs ne sont que des cirques médiatiques destinés à rassurer le bon peuple en lui faisant accroire que le gouvernement s'occupe de la grande criminalité : en vérité, de la poudre aux yeux, et un contexte qui favorise l'intimidation des jurés étant donné l'importance des enjeux pour les criminels, et la concentration des débats.Les Éditions du Boréal sont heureuses d'offrir à l'éditorialiste invité de cette semaine une sélection de livres de son catalogue. Moteur 2,0 litres à DACT, CVCS et 16 soupapes Transmission manuelle à 5 rapports Radio AM/FM/CD et 6 haut-parleurs Glaces, verrouillage et rétroviseurs dégivrants à commandes électriques Phares antibrouillard Roues en alliage d'aluminium Pneus Michelin® P205/55R-16 Freins à disque aux 4 roues Et beaucoup plus.Tiburon 2004 PDSF DE 20 495 $ Lorsqu'un véhicule est conçu pour durer longtemps, sa garantie devrait l'être tout autant.5 ans/100 000 km Assistance routière 5 ans/100 000 km Garantie globale 7 ans/120 000 km Groupe motopropulseur L'assistance routière 24 heures comprend : livraison d'essence, changement de roue en cas de crevaison, déverrouillage, remorquage et autres services.Garantie complète de Hyundai sans franchise.Un simple appel sans frais suffit.0% Financement à l'achat\u2020 jusqu'à 48 mois Louez à partir de 249$ par mois/60 mois Comptant de 1995 $ 0 $ de dépôt de sécurité Transport et préparation inclus OU Elantra GL 2004 PDSF DE 15 625 $ 0% Financement à l'achat\u2020 jusqu'à 60 mois Louez à partir de 159$ par mois/60 mois Comptant de 1995 $ 0 $ de dépôt de sécurité Transport et préparation inclus OU Moteur 2,4 litres à DACT Glaces, verrouillage et rétroviseurs dégivrants à commandes électriques Radio AM/FM/CD et 6 haut-parleurs Climatiseur Régulateur de vitesse Transmission automatique ShiftronicMC Télédéverrouillage avec alarme Et beaucoup plus.Sonata 2004 PDSF DE 22 395 $ 0% Financement à l'achat\u2020 jusqu'à 60 mois Louez à partir de 205$ par mois/60 mois Comptant de 2995 $ 0 $ de dépôt de sécurité OU Santa Fe GL 2004 PDSF DE 21 095 $ 0% Financement à l'achat\u2020 jusqu'à 48 mois Louez à partir de 199$ par mois/60 mois Comptant de 2995 $ 0 $ de dépôt de sécurité OU Moteur V6 de 3,5 litres à DACT Freins antiblocage ABS et antipatinage Coussins gonflables frontaux et latéraux Sellerie en cuir Sièges avant chauffants Toit ouvrant électrique Radio AM/FM/CD et 6 haut-parleurs Contrôle automatique de la température Régulateur de vitesse Transmission automatique ShiftronicMC Glaces, verrouillage et rétroviseurs extérieurs dégivrants à commandes électriques Et beaucoup plus.XG350 2004 PDSF DE 32 995 $ 0% Financement à l'achat\u2020 jusqu'à 60 mois Louez à partir de 369$ par mois/60 mois Comptant de 3995 $ 0 $ de dépôt de sécurité OU SANS SOUCI La meilleure garantie au pays et des offres irrésistibles.Programme de location des Services financiers Hyundai pour les véhicules 2004 neufs suivants : Accent GS/Elantra GL/Tiburon/Sonata GL/Santa Fe GL 4 cylindres à traction avant/XG350; PDSF à partir de 13 295 $/15 625 $/20 495 $/22 395 $/21 095 $/32 995 $.Taux d'intérêt annuel de 0,19 %/0,40 %/3,27 %/0,28 %/3,90 %/2,93 %, mensualités de 149 $/159 $/249 $/ 205 $/199 $/369 $ pour 60/60/60/60/60/60 mois, sans obligation au terme du contrat de location.Coût total de location de 8940 $/11 535 $/16 935 $/15 295 $/14 935 $/26 135 $.Option d'achat de 3940 $/4527 $/6418 $/7287 $/8790 $/9699 $.Comptant de 0 $/1995 $/1995 $/2995 $/2995 $/3995 $, première mensualité exigée.Dépôt de sécurité de 0 $ pour tous les modèles.Prix de location de l'Accent GS 2004 et de l'Elantra GL calculés après déduction du PDSF d'un crédit de location en gros de 1250 $/500 $ du fabricant (crédit de location en gros du fabricant pour l'Accent GS et l'Elantra GL annoncées uniquement).Frais de transport et de préparation inclus pour les Accent, Elantra et Tiburon; en sus pour les Sonata, Santa Fe et XG350.Toutes taxes applicables, frais d'immatriculation et frais d'acquisition de location de 350 $ en sus.Kilométrage annuel de 20 000 km, 10 ¢ par kilomètre additionnel.PDSF des Accent GS/Elantra GL/Tiburon/Sonata GL/Santa Fe GL 4 cylindres à traction avant/XG350 à partir de 13 295 $/15 625 $/20 495 $/22 395 $/21 095 $/32 995 $.Frais de transport, d'immatriculation, de préparation et toutes taxes applicables en sus des PDSF.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Taux annuel de financement à l'achat de 0 % jusqu'à 48 mois pour tous les modèles Accent, Tiburon et Santa Fe 2004; jusqu'à 60 mois pour tous les modèles Elantra, Sonata et XG350 2004.Les frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers sont en sus (Québec).Exemple de financement : 10 000 $ à un taux annuel de 0 %/0 % équivaut à des mensualités de 208,33 $/166,67 $ pour 48/60 mois.Coût de prêt de 0 $/0 $ pour une obligation totale de 10 000 $/10 000 $.En optant pour le financement à l'achat de l'Accent GS ou de l'Elantra GL 2004 annoncées, l'acheteur renonce au crédit de location en gros.Si le crédit de 1250 $/500 $ s'appliquait à l'offre de financement de l'Accent GS et de l'Elantra GL 2004, le taux d'intérêt annuel effectif de l'offre d'achat serait alors de 4,93 %/1,29 % sur une période de 48/60 mois.Toutes les offres de financement à l'achat et de location sont pour une durée limitée, sur approbation du crédit, et ne peuvent être combinées à aucune autre offre.La garantie globale de Hyundai couvre la plupart des pièces du véhicule contre les défauts de fabrication sous des conditions normales d'utilisation et d'entretien.En vigueur pour les véhicules vendus le ou après le 22 mars 2004.Voir le concessionnaire pour les détails.La cote de sécurité du conducteur la plus élevée possible lors d'un impact frontal selon les tests de la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) des États-Unis.J.D.Power and Associates, sondage 2004 sur la qualité initiale (2004 U.S.Initial Quality StudyMS) réalisé auprès d'un total de 51 208 répondants aux États-Unis ayant rapporté un problème durant les 90 premiers jours depuis la prise de possession de leur véhicule.www.jdpower.com « La berline intermédiaire d'entrée de gamme s'étant classée au plus haut rang aux États-Unis pour la qualité initiale.» J.D.Power and Associates Cote de sécurité 5 étoiles NHTSA Cote de sécurité 5 étoiles NHTSA Accent GS 2004 PDSF DE 13 295 $ 0% Financement à l'achat\u2020 jusqu'à 48 mois Louez à partir de 149$ par mois/60 mois 0 $ de dépôt de sécurité Transport et préparation inclus 0$ De comptant OU Moteur 2,0 litres à DACT et CVCS Deux coussins gonflables Transmission manuelle à 5 rapports Dossier arrière rabattable 60/40 Radio AM/FM/CD Pneus Michelin de 15 po Suspension indépendante aux 4 roues Et beaucoup plus.Moteur 2,4 litres à DACT Transmission manuelle à 5 rapports Freins à disque aux 4 roues Roues en alliage d'aluminium de 16 po avec pneus BFGoodrich® Radio AM/FM/CD Glaces, verrouillage et rétroviseurs dégivrants à commandes électriques Et beaucoup plus.Moteur 1,6 litre à DACT Transmission manuelle à 5 rapports Deux coussins gonflables Dossier arrière rabattable 60/40 Vaste espace de chargement Deux rétroviseurs extérieurs à commandes manuelles Suspension indépendante aux quatre roues Direction assistée Et beaucoup plus.Renseignez-vous sur les mensualités de location de l'Accent GL 4 portes et de la sportive Accent GSi 3 portes.3232147A "]
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