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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Lectures - Arts et Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 2004-06-20, Collections de BAnQ.

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[" «C'est la décadence, les enfants n'obéissent plus, le langage s'abîme, les moeurs s'avachissent », affirmait, il y a cinq mille ans, un chroniqueur de l'Égypte pharaonique.Offert en librairie Qu'en est-il vraiment de la réalité de l'adolescent d'aujourd'hui?1 800 361 -7755 www.s e p temb r e .com LECTURES ARTS VISUELS POSES DE SCOUT PAGE 9 ARTS SPECTACLES ALLEZEN HAÏTI LA CHRONIQUE DE DANY LAFERRIÈRE PAGE 7dd''ééttéé MARY HIGGINS CLARK, REINE DES PALMARÈS, UNE ENTREVUE QUI AMORCE UNE SÉRIE ESTIVALE: SANDALES ET GROSSES POINTURES PAGE 3 lle serappelle ces étésoùpour tromperl'ennui, fuirlachaleur gluantede Montréaletne plus voirle tempspasser, elle s'étendaitàl'ombredugros érable, le seuldelaruelle, une pile de livresempruntés àlabibliothèqueduquartier àportée de lamain.Onne saitpascomme elle faisait pour en lireautant.Elle en oubliaitmême de mangeret ça faisaitdestasd'histoires avecsamère, quicraignait qu'elle ne devienne anorexique.Aujourd'hui, elle littoujours beaucoup, encore plus l'été, maiselle ne sait plus oùdonnerde latête tellementl'invasion deslivres est énorme dansleslibrairies.Etplus personne ne surveille son poids, saufelle-même.Ilyatellementde livres dontlestitresfontduracolage.Commentchoisirsanstrop dépenser?Faut-il absolument lirelelivredonttout le monde parle cestemps-ci, le Da Vinci Code, de Dan Brown?Seraitil plus sage de choisirun classiquequiluiaéchappé ?Etlespolars qu'elle aime tant, il yen aeudestonnescette année! Ilssonttrèsnoirs.Elle sedemande d'oùvientcette vague.Ilparaîtqu'il fait bon tremperdansl'horreur laplus sordide.Ça ramène le quotidien ordinaireàdes dimensionsplus agréables.Maiselle abeaucoupd'amis quisontvenus àson aide.Ilsluiontconcoctéun programme quis'étend sur sixpages.Ettous leslivres dontilsparlentontétéaimés.Ilyen apour lesmoments oùelle seraàlacampagne, d'autres, pour ramenerla campagne en ville, avecelle.Certainssonttrèssérieux \u2014 il paraîtquec'est tendance, le sérieux pour l'été\u2014d'autres absolumentloufoques(la tendancedel'andernier).Elle ytrouveradespolars, des romanstrèslittéraires, des nouvelles, desaphorismes.Tout est permis, l'été, comme ditson ami David.UNE FAMILLE QUI LIT EST UNE FAMILLE UNIE.LA DRÔLE D'HISTOIRE DES LAZURE-VIEIRA PAGE 5 DES CONSEILS DE NOS LECTEURS DU MOIS ET DE NOS CHRONIQUEURS PAGES 2 À 6 JOCELYNE LEPAGE GRAPHISME FRANCE DUPONT, LA PRESSE LECTURES D'ÉTÉ Conseils d'amis du Club de lecture La Presse Depuis le mois d'octobre, des gens, connus et moins connus, ont accepté gracieusement et généreusement de lire pour nous le Livre du mois de notre club de lecture.Et d'en discuter entre eux.Nous avons profité de leur gentillesse pour revenir à la charge et leur demander quels livres conseilleraient à leur meilleur ami pour l'été et ce qu'ils ont eux-mêmes l'intention de lire.Voici donc les réponses qu'ils nous ont fait parvenir, pour vous.JEAN FUGÈRE COLLABORATION SPÉCIALE Réjouissant.La comédienne Sophie Faucher, toute plongée dans l'oeuvre de Marie Cardinal dont elle tirera un spectacle cet été, nous dit : « Rien de plus réjouissant comme lecture estivale que le recueil de nouvelles d'Anna Gavalda, Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part (Le Dilettante).La lecture de ce livre m'avait enchantée lors de sa parution il y a déjà quatre ans.Le titre d'abord, si tendre et énigmatique.Et puis la surprise, à chacun de ces récits en apparence tout simples mais tous livrés avec humour et finesse.Pas encombrant au bord de la piscine : une petite nouvelle, un petit plongeon ! Quant à moi, c'est le dernier Gavalda, Ensemble, c'est tout, que j'emporte en vacances.» Un jeune auteur L'auteure d'Ataraxie, Karoline Georges, propose un jeune auteur encore trop méconnu à son avis : Hervé Bouchard, citoyen de Jonquière, qui a écrit Mailloux, histoires de novembre et de juin, publié aux éditions de l'Effet pourpre.« C'est l'histoire d'un petit garçon singulier qui nous guide dans son univers rempli de personnages fascinants dans une langue singulière.Une oeuvre extraordinaire qui déploie une créativité littéraire hors du commun, une poésie vibrante et un sens du romanesque grandiose.Deux titres Notre Clémence nationale, qui fera sûrement un jardin cet été, recommande deux titres : Chaque jour est un adieu d'Alain Rémond, aux éditions du Seuil, « pour le style et son histoire personnelle ».Et puis, deuxième choix : La Femme qui attendait, d'Andrei Makine, aux éditions du Seuil toujours, pour « l'intrigue prenante et la qualité de son Clémence Des Rochers écriture ».Sophie Faucher Karoline Georges Un mauvais choix ?Philippe-Jean Poirier, auteur de deux romans (La Tête de Philippi et L'amour est un cargo sans pilote, Stanké) dont on peut lire la lettre-réponse à VLB dans le dernier numéro de la revue Zinc, écrit : « Chaque fois, je suggère les « Ripley » de Patricia Highsmith (Le Talentueux M.Ripley, Ripley et les ombres, Ripley s'amuse, Ripley entre deux eaux).Mais personne ne m'en a jamais reparlé ! Peut-être est-ce un mauvais choix.Si tous les romans policiers avaient ce mélange culturel (américain, francais, italien), ce raffinement (peinture, jazz, cigare.), et cette instropection qui met en lumière les motivations d'un homme prêt à tuer pour sa bourgeoisie raffinée.Peut-être que j'en lirais plus ! « Ce que je lis actuellement, Femmes amoureuses, de DH Lawrence, serait aussi une bonne lecture d'été, selon moi.L'action se passe sur le bord d'un lac, entre deux maisons de campagne, en plein été.Faire le pique-nique, se tremper les pieds dans l'eau, et se retrouver en pleine discussion existentielle sur l'amour et la chute du monde occidental.dans un pur style lawrencien, quel délice ! » Pour un personnage Notre tout premier lecteur, le comédien Paul Ahmarani craque pour un personnage: « Lecture d'été.mmm, qu'est-ce que j'ai lu ?Ah ! oui, la biographie de Serge Gainsbourg (Gilles Verlant, Gainsbourg \u2014 Albin Michel).On entre dans un paradoxe.Gainsbourg était à la fois simple et snob, triste et gai.Ça démytifie également le côté je-m'en-foutiste du personnage.Et que dire de l'insatisfaction chez ce grand tourmenté, qui n'était jamais content de ce qu'il écrivait ! J'en retiens une leçon : il faut être content de ce qu'on a.En plus, avec le panorama de la chanson française en arrièreplan, c'est passionnant.» Paul Ahmarani Philippe-Jean Poirier Une lecture coriace.Mère de deux enfants et orthopédagogue de formation, Catherine Fouron est agente de recherche sur les bébés prématurés à l'hôpital Sainte-Justine.Elle s'adresse ici à son mari.«À mon petit mari, l'homme de droit, je suggère La Tentation de l'innocence, de Pascal Bruckner.Il s'agit d'un essai sur l'attrait de la victimisation et de l'infantilisation, nouveaux fléaux de la société contemporaine.Parce que si l'homme a des droits, il a d'abord des responsabilités.Parce que la vraie liberté est lourde de conséquences.Mais aussi, pour le plaisir de lire un homme intelligent.Quoi de mieux que les vacances et le repos, quand le cerveau n'est pas sollicité par les mille tracas du quotidien, pour s'attaquer à une lecture plus coriace.Mieux vaut garder les romans légers pour les temps plus durs.À mon petit mari, l'homme de droit, bonne lecture ! » Un président étonnant Paul Arcand, à la barre tous les matins de Puisqu'il faut se lever, au 98,5, est un lecteur d'essais et de biographies.Que suggère-t-il de lire cet été ?My life, de Bill Clinton, chez Alfred A.Knopf, 900 pages, en librairie dès le 22 juin.Pour son autobiographie, l'ex-président a déjà reçu une avance de 10 millions $US.« En toute logique, avec l'esprit qui m'anime, je suggère la lecture du livre de Bill Clinton, dit Arcand.Voilà un président étonnant qui a réussi à survivre à toutes ses gaffes et à toutes les attaques Paul Arcand de ses ennemis.Un personnage fascinant.» Catherine Fouron Un petit roman savoureux.Mère de deux enfants, responsable des communications dans une centrale syndicale, Marie-Hélène Audette fut notre lectrice du mois d'octobre, L'Histoire de Pi, de Yann Martel, XYZ.« Des livres lus cette année, je suggère un petit roman savoureux, sensuel, drôle, écrit dans une belle langue imagée qui nous fait entrer dans les moindres replis du corps et de l'esprit du personnage principal.Il s'agit de Double vie, de Pierre Assouline, chez Gallimard.C'est l'histoire de Rémi, un anthropologue réputé qui, pour mettre un peu de piquant dans sa vie assez routinière et banale, entretient une relation amoureuse très à fleur de peau avec sa maîtresse Victoria.Au hasard de l'une de leurs rencontres passionnées, Victoria croque accidentellement le sexe de son amant à la suite du déclenchement inopiné du sac gonflable de la voiture.Après cet incident fâcheux, Victoria disparaît et Rémi qui la recherche inlassablement se questionne sur leur relation, sur sa vie avec sa femme et le milieu auquel ils appartiennent.Voilà un auteur qui m'a prise dans ses filets pour bien d'autres livres encore.» Une saga captivante Raymond Cloutier, en plein tournage à Québec de Chambre 13, une série confiée à de jeunes réalisateurs de cinéma dont Ricardo Trogi (Québec-Montréal), Louis Bélanger (2 Frères, Rumeurs) et Éric Tessier (Sur le seuil), recommande sans une once d'hésitation : We were the Mulvaneys, de Joyce Carol Oates, paru en français, 2000, chez Stock, sous le titre de Nous étions les Mulvaney.« Pour plonger dans une saga tout à fait captivante, tout empreinte de l'atmosphère de la Nouvelle-Angleterre.Saga pleine de tragédie, d'humour, d'humanisme.Et puis, Joyce Carol Oates c'est une de mes préférées.Elle est dans la grande tradition du roman réaliste américain.» Raymond Cloutier Marie-Hélène Audette Un classique de Balzac Chantal Perrault, retraitée depuis deux ans et demi après avoir été gestionnaire dans un CLSC, a retenu un classique de Balzac porté au cinéma.« J'ai un ami qui n'aime pas les romans, dit-elle.Il préfère le réalisme des biographies et des traités historiques.Au nom de notre amitié il lira, à reculons, un roman que je lui prêterai (pas question pour lui de jeter de l'argent par la fenêtre de la fiction).Le supplice sera court : 100 pages à lire.Pour ne pas trop le dépayser, ce sera un roman historique.Et pour lui qui aime tant « le réalisme », le héros est un vieux soldat de Napoléon qui a survécu aux guerres du Consulat et de l'Empire, mais est condamné à n'être qu'un mort-vivant la paix revenue.Le prototype des défavorisés qu'on envoie sur tous les fronts et qu'on ne connaît plus au lendemain de l'armistice : Le Colonel Chabert, d'Honoré de Balzac.» La définition de «la littérature» Yves Lanthier, notre lecteur du Survenant avec Clémence Des Rochers, se tourne vers la France et choisit Carnets du grand chemin, de Julien Gracq, chez José Corti.« Ce livre est pour moi la définition même de « la littérature ».L'écriture a ce pouvoir de révéler ce que le paysage recèle, mais qu'on ne verrait pas sans le commentaire érudit.Certes, c'est l'exotisme des noms de lieux, mais ce sont les mots rares qui exhalent les parfums que ne peut exhaler l'encre de la page, les visions riches, les montées et les descentes sur des sentiers, qu'ils soient battus ou non, la partie du monde qui serait presque comme elle est, même si l'humain n'y était pas.Puis tout à coup, après 200 pages de nature, le salut au surréalisme qui, Yves Lanthier dit Gracq, lui a tout apporté.» Chantal Perrault LECTURES D'ÉTÉ Sandales et grosses pointures Nous vous proposons à compter de ce dimanche et jusqu'à la fin de l'été une série d'entrevues avec des écrivains dont vous serez nombreux à lire les livres cet été.De grosses pointures, en tête des palmarès aussi bien ici qu'à l'étranger, que l'on peut lire les pieds dans le sable ou dans des sandales, entre deux plongeons à la piscine ou en sirotant une bière froide à l'ombre des parasols.La semaine prochaine : Michael Connelly.MARY HIGGINS CLARK La nuit est son royaume SONIA SARFATI «Aux autres de juger si je suis ou pas un bon écrivain, mais je n'ai aucun doute quant au fait que je suis une bonne conteuse.» De passage à Montréal il y a quelques semaines pour la promotion de La nuit est mon royaume (Albin Michel), son 31e livre, Mary Higgins Clark, dite la reine du suspense, avait beaucoup à dire sur ce métier qu'elle pratique depuis 25 ans.Avec fierté \u2014mais sans un brin d'arrogance.Ainsi, c'est avec un grand éclat de rire qu'elle laisse tomber que son écrivain préféré n'est autre.qu'elle-même.Au second rang, sa fille, Carol Higgins Clark.« Que voulez-vous que je réponde?Je pourrais faire preuve de fausse humilité et encenser tel ou tel romancier.Mais pourquoi ?» Et le propos passe.Parce qu'il y a ce rire, charmant.Cette courtoisie.Cette prévenance envers l'interlocuteur.On comprend alors pourquoi elle est tant aimée.Les gens font la queue par centaines pour obtenir son autographe dans les librairies où, parfois, elle se prête longuement à des séances de signature.Et ils achètent ses romans.En très grand nombre.Elle a, au total, vendu 70 millions de livres aux États-Unis.Au Québec et en France, chacun de ses suspenses trouve respectivement 60 000 et 450 000 preneurs.Pas mal pour quelqu'un qui, mère de cinq enfants devenue veuve au début des années 60, s'est levée pendant trois ans à 5 h pour écrire, sur le coin de sa table de cuisine, une biographie de George et Martha Washington \u2014 Aspire to Heavens\u2014 publiée en 1968.Succès d'estime mais pas de librairie : « Avec ce titre, les gens croyaient que c'était un livre de prière ! » pouffe-t-elle.Sauf qu'elle avait maintenant une certitude : elle était capable d'écrire un livre.La prochaine étape : en publier un qui se vende.Elle avait alors vendu des nouvelles à des magazines.Elle gagnait sa vie en écrivant des émissions de radio portant sur l'histoire.Pour s'atteler à une oeuvre de longue haleine, elle s'est attardée à.ses propres goûts.Que lisait-elle spontanément?Qu'écrivait-elle spontanément?Des histoires à suspense.Tant mieux, le genre était, en plus, populaire.Et sa propre vie \u2014dont elle raconte de grands pans dans Entre hier et demain (Albin Michel)\u2014 riche en événements pouvant l'inspirer dans les méandres dramatiques.Par exemple, quand elle relate les dernières heures de son premier mari, elle évoque la mère de ce dernier qui « se trouvait chez nous le soir où Warren succomba à la dernière attaque ; elle s'effondra près de son lit.Lorsque le docteur arriva, ils étaient morts tous les deux.» Ça ne s'invente pas \u2014et, si c'était le cas, ça passerait pour une coïncidence maladroite.Mais il en va ainsi de la vraie vie de Mary Higgins Clark.Bref, au moment de commencer son premier roman, elle a tendu l'oreille à un fait divers qui secouait New York à l'époque.Une femme de 26 ans était accusée du meurtre de ses enfants.«Elle a été acquittée à cause d'un vice de procédure.» Et si elle avait été innocente ?Et si elle avait fait une dépression dont elle était sortie en ayant effacé de sa mémoire ce pan de son passé ?Et si elle s'était remariée et avait eu d'autres enfants ?Et si ces autres enfants disparaissaient?Avec tous ces « Et si ?», Mary Higgins Clark a construit La Maison du guet.Et (sans si !) sa vie a changé du tout au tout.Son désir de raconter des histoires s'est nourri de ce premier succès, qui a jusqu'ici été suivi par 30 autres.Dont le récent La nuit est mon royaume, lui, inspiré d'une curiosité : « Les soirées retrouvailles m'ont toujours fascinée.» Et voici ses lecteurs entraînés à Cornwall, dans l'État de New York, où les anciens de la Stonecroft Academy fêtent le 20e anniversaire de leur remise de diplômes.Parmi eux, Jean, éminente historienne qui apprend que plusieurs de ses anciennes copines sont mortes.Accidentellement.En tout cas, à première vue.Sauf qu'elles étaient, toutes, sur une même photographie.Plus qu'une, et le sort (?) pourrait frapper Jean.Encore une héroïne, donc.Travaillant dans un milieu stimulant et pas banal.Normal : « Elles doivent avoir un métier qui, de manière réaliste, explique qu'elles possèdent les outils pour résoudre un crime, faire des recherches ou poser des questions.Et, oui, mes personnages principaux sont des femmes parce qu'une femme peut mieux comprendre les femmes.Ça me coûte des lecteurs parmi les hommes mais.c'est la vie », conclut-elle avec philosophie \u2014matière qu'elle a d'ailleurs étudiée à l'université.Maintenant septuagénaire, elle aurait les moyens de tout arrêter.« Mais je viens de signer un contrat pour trois nouveaux romans.Parce que j'écris par amour de l'écriture.Je ne joue pas au golf ni au bridge, je ne fais rien de ce que les femmes font quand leurs enfants sont grands.J'écris.Vous savez, je ne serais plus publiée, je ne vendrais plus.que je continuerais à écrire.» Tant pis pour ceux qui la décrient.Tant mieux pour ceux qui l'apprécient.La nuit est son royaume, et elle n'a aucun désir d'abdiquer.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Maintenant septuagénaire, Mary Higgins Clark aurait les moyens de tout arrêter.« Mais je viens de signer un contrat pour trois nouveaux romans, ditelle.Parce que j'écris par amour de l'écriture.» Tout est permis, c'est l'été DAVID HOMEL COLLABORATION SPÉCIALE Un écrivain en vacances ?Ben, ça n'existe pas.Les écrivains travaillent tout le temps, où qu'ils soient, quelle que soit la saison.C'est le beau paradoxe de la liberté de l'artiste : il est libre de ne jamais cesser de travailler.Mais tout de même, il peut changer de lieu, et l'été est le meilleur moment pour changer son mal de place.Il y a quelque temps, en France, on a inventé un beau slogan pour les lectures d'été : « Il ne faut pas bronzer idiot.» Pour éviter cet horrible destin, j'ai quelques suggestions pour vous.En été, on prend le temps de faire ce qu'on n'a pas eu le temps de faire pendant l'année.C'est vrai pour les lectures.Je tente de rattraper des livres qui m'ont échappé pendant la saison plus occupée.J'ai manqué, par exemple, Ta bouche est ravissante (Flammarion) de Nancy Richler.Non, elle n'a rien à voir avec Mordecai ; Richler, sachez-le, est un nom de famille très répandu.Il paraît que ce roman, dont le titre m'attire déjà, a comme décor la Russie, terre de mes aïeux, et même la Sibérie, où quelques- uns de mes ancêtres ont péri.L'année : 1905, au moment de la première tentative de faire la Révolution.La tentative échoue, créant ainsi une énorme vague d'immigrants, car lorsqu'on perd une révolution, c'est l'immigration ou la mort.Mais ne soyons pas pessimistes, c'est tout de même l'été.Si vous passez du temps à la campagne (ou si vous y êtes déjà), il ne faudrait surtout pas manquer le livre de Sue Hubbell, Une année à la campagne (Folio).Hubbell me fait penser à Annie Dillard, un autre de mes auteurs préférés.Hubbell nous donne un livre de méditations, le fruit de la sage décision qu'elle a prise de se retirer à la campagne, de vivre loin de ses préoccupations quotidiennes habituelles.De vivre l'été toute l'année, quoi.Elle ne fait pas dans la spiritualité populaire, Hubbell.Trop intelligente pour ça.Elle interroge le monde naturel, tout en s'interrogeant, et le résultat est beau.Mais si vous restez en ville, peutêtre cherchez-vous une lecture plus urbaine.Ma suggestion: dirigezvous chez votre marchand de disques (d'occasion ou neufs) le plus proche, et procurez-vous le chef-d'oeuvre du regretté Marvin Gaye, qui s'appelle What's Going On.Sorti en 1971, en pleine Amérique des émeutes raciales, le disque de Gaye a révolutionné la musique noire populaire.Tout d'un coup, on cessait de chanter ses peines d'amour, et on se posait la question : what's going on ?\u2014 qu'estce qui nous arrive ?La brusque politisation de la musique noire populaire a secoué cette communauté, et elle a poussé les Noirs urbanisés à des prises de position politiques.Ben Edmonds, très bien placé pour le faire, raconte cette histoire dans What's Going On, Marvin Gaye ?(Éditions 10x18).Un autre livre hyperurbain, c'est Last Exit to Brooklyn (Éditions 10x18), de l'Américain Hubert Selby Jr.Le critique Robert Lévesque a bien fait de souligner ce paradoxe : Selby est mort le printemps dernier, et sa disparition est passée inaperçue ici.En France, par contre, il y a eu quasiment des deuils nationaux.Découvrez pourquoi en lisant ce roman dur, violent, sans pitié, mais pourtant lyrique, dans la plus pure tradition des durs à cuire américains.Et puisque nous sommes dans le domaine des durs, j'ai croisé dernièrement un nouveau recueil de nouvelles de l'écrivain sudiste Larry Brown, Dur comme l'amour (Folio).Intense, parfois frisant l'inhumain, Brown a déjà écrit sur le retour des vétérans du Vietnam avec justesse et sauvagerie.On saura à quoi s'attendre lorsque les bons petits soldats américains rentreront de l'Irak.Tout est permis en été, même la tristesse.Si vous appréciez les atmosphères de mélancolie et d'étrangeté, tentez un des polars du Suédois Henning Mankell (Les Chiens de Riga, par exemple, chez Points).J'ai déjà passé un bout de temps en Suède en hiver, et croyez-moi, les descriptions de Mankell sont plus que réussies.C'est un de ces auteurs de polars, tout comme Patricia Highsmith, qui sont lus et même dévorés par des lecteurs en tous genres, à la fois par des profs de lettres et des amateurs de romans de gare.Et ça, c'est tout un exploit.Vous avez le goût du voyage, mais vous ne savez ni pourquoi, ni où aller ?Il vous faut alors le très étrange Les Fous Voyageurs, d'Ian Hacking (chez Les empêcheurs de penser en rond).À Bordeaux à la fin du 19e siècle vécut un dénommé Albert Dada.Cet homme voyageait de façon compulsive, parcourant l'Europe et l'Asie, sans toutefois savoir ni où il allait, ni pourquoi.Dada faisait partie d'une vague de fous voyageurs, un phénomène sur lequel Ian Hacking, philosophe et historien canadien travaillant au Collège de France, à Paris, enquête.Il a produit un livre savant mais tout à fait accessible, une réflexion sur la société européenne d'il y a un siècle qui a de drôles d'échos avec la nôtre.À lire, peut-être, en faisant du stop.Comme disent les Gitans, latcho drom ! Bonne route ! Savourez le magazine Ricardo EN KIOSQUE DÈS MAINTENANT ON S'ENFLAMME POUR LUI ! LECTURES D'ETE Pour eclater de lire SONIA SARFATI Comme le veut la nouvelle tendance, les copines-cousines-voisines ne bronzeront pas idiotes cet ete.Elles vont partir a la mer, au lac et a la piscine avec, dans leur sac de plage, le roman le plus serieux, la biographie la plus songee , l'essai le plus fouille que leur presentera leur libraire prefere (souhaitons qu'apres ca, il le demeure).Bref, tout pour vous donner envie de faire le contraire.Et le contraire, hymne a la superficialite, cantique des cantiques de la frivolite, c'est Le Diable s'habille en Prada de Lauren Weisberger (Fleuve Noir).Un bouquin ou les tendances (justement !) menent les femmes par le bout du nez .et ce jusqu'aux talons de 15 cm.C'est la hauteur minimale reglementaire pour parader, oups ! pour travailler a Runway, prestigieux magazine de mode new-yorkais dirige par Miranda Priestley.L'enfer, c'est la.Le diable, c'est elle.En tout cas, Andrea Sachs .qui reve d'etre journaliste au New Yorker et qui, par un concours de circonstances que lui envieraient des millions de filles pretes a se damner pour etre a sa place.devient l'assistante de l'infernale redactrice en chef.Interessant quand on sait que Lauren Weisberger, dont c'est le premier roman, fut celle d'Anna Wintour, grande pretresse de la mode et editrice de Vogue.Etre l'assistante de Miranda, c'est etre a la fois son esclave et son paillasson.Se faire telephoner a toute heure du jour et de la nuit.Traverser la Grosse Pomme a l'heure de pointe pour conduire le chien-chien de la famille a la clinique veterinaire.Ou, pourquoi pas ?envoyer un jet prive a Paris pour livrer deux exemplaires du dernier Harry Potter aux jumelles de la grande diablesse.De quoi souhaiter sa mort ?Non, car si elle meurt, tu perds tout espoir de la tuer de tes propres mains.Et ca, ce serait vraiment dommage , en vient a conclure l'autrefois douce Andrea.Un delire estival .pour qui osera ne pas suivre la tendance (lourde) estivalolitteraire, s'entend.Faut du courage pour ca, mais vous en avez pour deux.Assez pour que cela deteigne sur le plus jeune, qui a jusqu'ici refuse de se laisser gagner par la fievre Harry Potter .La contagion, non merci (il a reussi a ne pas choper la varicelle, faut le faire !).Mais il lit quand meme.Autre chose.Car, grande nouvelle, autre chose existe.Pour les prochaines semaines, ce sera Les aventures d'Eddie Dickens de Philip Ardagh : Une folle famille, Une folle equipee et Une folle croisiere (Albin Michel).Dans la meme lignee que Le funeste destin des Baudelaire de Lemony Snicket (malheureusement adouci en traduction francaise !), cette trilogie anglaise mise sur l'absurde, l'irreverence et l'humour .on pense, ici et la, a Roald Dahl.Avec, en prime par rapport a sa cousine americaine, un clin d'oeil aux adultes qui ont devore Dickens dans leur enfance (vous en etes : vous etiez une enfant serieuse, vous vous etes soignee) : les aventures d'Eddie, dont les parents meurent d'une jaunisse virulente et qui est adopte par son oncle Jack et sa tante Maud, sont une parodie des livres de l'auteur d'Oliver Twist et de David Copperfield.Enfin, celui qui n'aime pas rire leger, a part devant Scary Movie et autres Jackass.Non, pas votre aine.Son pere.Entre deux virees a bicyclette, s'il n'est pas fatigue d'avoir trop roule ou s'il n'est pas de mauvaise humeur de ne pas avoir assez roule, vous lui mettrez entre les mains Le Tour de Foglia (Velo Mag .La Presse).D'accord, ca lui mettra des fourmis dans les jambes (what's new ?) mais ca lui fera aussi faire un formidable voyage dans le temps .sans avoir besoin de mouliner, mais ca, ce n'est peut-etre pas un bon point.Et de l'expedier en cette epoque ou, enfants, chacun dans votre coin de l'Hexagone, vous regardiez passer ces cyclistes qui vous semblaient etre des super heros.Qu'est-ce qu'ils etaient beaux .mais, on le sait, conjugue sur le mode souvenir, le temps embellit tout.Mieux vaut en rire.avec un bon livre ?POLAR L'ete meurtrier NORBERT SPEHNER COLLABORATION SPECIALE nspehner@globetrot ter.net L'annee 2004 serait-elle celle de tous les crimes ?La chose n'est pas exclue puisque, depuis janvier, on n'a jamais vu autant de polars sur les rayons des librairies.Voici donc quelques titres, parmi les meilleurs, a lire cet ete en sirotant votre boisson glacee preferee car, comme le disait Confucius, il vaut mieux refroidir vos ardeurs que votre voisin.Le Dernier Detective, de Robert Crais, est un des meilleurs polars de cette premiere moitie de l'annee.Il met en scene le duo de choc Elvis Cole et Joe Pike, ainsi que Carol Starkey, la miraculee d'Un ange sans pitie.Alors que sa relation avec sa copine Lucy Chenier devient de plus en plus problematique, Elvis se trouve devant un probleme de taille.Ben, le fils de Lucy (age de 10 ans) est enleve par des inconnus.Un coup de fil des ravisseurs revele la raison de cet enlevement.Il y a un lien avec le passe militaire de Cole.On l'accuse d'etre responsable du massacre de ses amis lors d'une mission ratee au Vietnam.Le cauchemar commence.Le temps presse.Ben a ete enterre vivant.Alternant le present et le passe, Robert Crais nous entraine sans repit dans ce roman noir a souhait ou absolument tout est interessant.L'intrigue est prenante, avec une galerie etonnante de personnages credibles, sensibles, bien campes.Il y a une expression anglaise consacree pour ce genre de bouquin : A page turner.Le premier roman de Boston Teran, Mefiezvous des morts (Le Masque), m'avait beaucoup impressionne.C'etait un recit sombre, derangeant, avec des personnages d'une rare densite, notamment une mere indigne aux accents shakespeariens.Satan dans le desert est dans la meme veine noire, avec un personnage diabolique qui n'est pas sans rappeler celui du precedent.L'histoire raconte une traque, qui est aussi une quete et un voyage initiatique au parcours seme d'episodes violents et de cadavres.Bob Hightower, un flic croyant, plutot terne, sort de sa lethargie quand son ex-femme est massacree avec son compagnon, et sa fille Gabi kidnappee.Hightower accepte l'aide de Case, une ex-junkie qui a echappe aux griffes de Cyrus, le chef d'une secte satanique, responsable du massacre.La poursuite de Cyrus et de sa bande de dangereux feles a travers les contrees desertiques du Nouveau-Mexique est une veritable descente aux enfers.Hightower et sa copine plongent au plus profond de la barbarie humaine.Personne ne sortira intact de cette folle aventure qui n'est pas recommandee aux ames sensibles.Prieres pour la pluie, de Dennis Lehane, est le cinquieme .et dernier a ce jour .episode des aventures de Patrick Kenzie et Angela Gennaro.L'intrigue est plutot psychologique.Kenzie veut decouvrir pourquoi Karen Nichols, une jeune femme resplendissante, qui a fait appel a ses services, s'est suicidee apres qu'une incroyable serie de malheurs se fut abattue sur elle en quelques semaines.Son enquete la mene sur les traces d'un tueur redoutable, maitre manipulateur qui ne tombe sous le coup d'aucune loi car son arme favorite est.la torture psychologique ! Si l'histoire policiere est relativement banale, le roman, lui, ne l'est pas, bien au contraire, a cause notamment de la complexite des personnages.Kenzie, Gennaro et leur complice Bubba forment un trio de choc qui n'hesite pas a se servir de la force quand le besoin s'en fait sentir.Ca donne une intrigue musclee, emaillee de dialogues savoureux ou triomphe l'humour noir.La Ligne noire, de Christophe Grange, est un thriller d'un suspense impressionnant qui raconte comment un journaliste, Marc Dupeyrat, obsede par les crimes de Jacques Reverdi, un tueur en serie, met au point un stratageme ingenieux pour lui arracher des confidences.L'operation est un succes complet.Reverdi, persuade d'avoir affaire a une femme amoureuse, se livre a fond.Avec ce qu'il a soutire au tueur, Dupeyrat va publier un roman a succes.Quand le tueur s'echappe de sa prison, tout bascule.Le journaliste est traque.Mais il y a pire.Dupeyrat a implique une jeune femme, a son insu.Elle devient, elle aussi, une cible du psychopathe.En lisant les premieres pages de La Ligne noire, de Christophe Grange, on est tente de soupirer et de dire : Encore une histoire de serial killer ! Oui, certes, mais c'est un recit original, d'une violence extreme, dont les derniers chapitres sont insoutenables.Le debut du roman Les Murs du silence, de Philip Jolowicz, est fracassant.Un matin, a six heures, Fin Border recoit un etrange coup de fil : son client et ami J.J.Carlson lui propose de venir admirer son nouveau joujou, une Mc Laren flambant neuve valant un million de dollars.Apres une petite viree dans les rues de New York, Carlson fait debarquer son ami puis va se suicider au volant de son bolide, faisant du meme coup une quinzaine de victimes.Apres cet incident horrible, la vie et la carriere de Fin Border prennent tout a coup une etrange et inquetante tournure.Quelqu'un desire sa perte, mais pourquoi ?C'est a Bombay, au pied des Tours du Silence, qu'il va trouver quelques reponses a ses questions existentielles.Les Murs du silence est le premier thriller du britannique Philip Jolowicz, un specialiste de la finance internationale.Un debut fracassant, disais-je.FFFF LE DERNIER DETECTIVE Robert Crais, Belfond, 412pages FFFF SATAN DANS LE DESERT Boston Teran, Le Masque, 380pages FFFF PRIERES POUR LA PLUIE Dennis Lehane, Rivages, 361 pages FFF1.2 LA LIGNE NOIRE Jean-Christophe Grange, Albin Michel, 506 pages FFF LES MURS DU SILENCE Philip Jolowicz, Robert Laffont, 492pages CURIOSITE Un journal intime, vraiment ALEKSI K.LEPAGE COLLABORATION SPECIALE Remercions chaleureusement M.Denys Arcand (oui, ce Denys-la) de nous avoir fait decouvrir, par ses Invasions barbares, un ecrivain dont nous ne connaissions rien du tout.Ecrivain, le mot est tout a fait inapproprie : Samuel Pepys, haut fonctionnaire anglais de l'Amiraute sous Charles II, competent et devoue, n'a rien publie de son vivant et n'a jamais de toute facon caresse d'ambition litteraire.Cet honorable bourgeois d'excellente compagnie, jovial et satisfait, a laisse au monde son journal, lequel, bien malgre lui, est un inestimable document pour les historiens, et un livre etrange et passionnant pour les lecteurs curieux.Entre 1660 et 1669, soit au cours des premieres annees de la Restauration en Angleterre, Pepys notait regulierement dans ses carnets secrets, tard dans la nuit, les menues joies et miseres de son existence ordinaire.Resolument intime, c'est-a-dire destine au seul et bon plaisir de son auteur, le journal ne relate effectivement que les faits banals du quotidien : les allees et les venues, les heures du lever et du coucher, les personnes rencontrees, les lieux visites, le menu des repas, etc.Rassurez-vous, le secretaire en chef de l'Amiraute .poste de prestige .a un agenda bien rempli.Pepys n'est pas un promeneur solitaire et n'a apparemment rien a faire de la meditation philosophique ou de l'exploration introspective, trop occupe par les affaires, les sorties, les delices et les deplaisirs de son intense vie sociale.Surtout, Pepys est un homme a femmes, insatiable, constamment a l'affut d'une caresse, d'un baiser ou de plus encore.Pas un jour ne passe sans qu'il essaie d'obtenir .ou sans qu'il reve d'obtenir.quelque faveur erotique des creatures de son entourage, ne serait-ce qu'un bison, cela meme s'il est marie a une femme qu'il aime tendrement et avec qui il passe beaucoup de son temps.En ce sens, Pepys peut effectivement faire penser au Remi des Invasions barbares.Aussi le fonctionnaire tient ce journal dans le plus grand secret, loin du regard de sa femme, qui y trouverait de quoi se tourmenter pour des annees.Pepys va jusqu'a inventer un code d'ecriture que lui seul peut dechiffrer, une sorte d'esperanto fait d'anglais, de francais, d'italien, d'espagnol, de chiffres etranges et de vocables insolites de son invention.Ainsi je l'aimais de tout mon cour devient I aimais her de toute my corazon .Et l'esprit un peu trouble pour ce que j'ai fait aujourd'hui, mais j'espere que ce sera la derniere fois de toute ma vie s'ecrit with my mind un peu troubled pour ce que fait to-day, but I hope it will be le dernier de toute ma vie .C'est un pasteur anglais particulierement minutieux et brillant, John Smith qui, 100 ans apres la mort de Pepys, aura dechiffre presque completement les manuscrits entre 1819 et 1822.Un travail de moine, litteralement.Qu'on soit ou non feru d'histoire, le Journal de Samuel Pepys est un veritable voyage dans le temps, comme si on y etait.De fait, on y est.Parce qu'il ne s'abandonne jamais a l'autoanalyse ni a l'examen moral (ou si peu), ni encore a la reflexion spirituelle ou metaphysique, Pepys se donne tel quel, tout d'un bloc, naivement, en toute honnetete et sans fioritures.Tant de journaux intimes sont en verite les cahiers d'exercices d'un romancier a venir ou d'un penseur en exercice.C'est ce qu'il y a de bien chez Pepys : en ne cherchant pas du tout a temoigner de son epoque, il en devient justement le plus precieux temoin.Ce journal est publie dans la collection Le Temps retrouve du Mercure de France, qui a lance en format poche les memoires, correspondances, lettres et confessions de gens qui n'ont pas necessairement fait l'histoire mais l'ont vu passer de tres pres : Pepys, Mme Campan, Mme d'Epinay, Jean Marteilhe galerien du Roi-Soleil, l'abbe Morellet, Mme de Staal-Delaunay et autres vigilants observateurs.A lire pour en apprendre, peut-etre, mais a lire pour le plaisir, certainement.FFFF JOURNAL DE SAMUEL PEPYS Mercure de France, Collection le Temps retrouve, 529 pages LECTURES D'ÉTÉ LA FAMILLE LAZURE VIEIRA Une famille qui lit est une famille unie MARIE CLAUDE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE C'est un beau roman, c'est une belle histoire, comme chantait l'autre.Ils se sont connus sur les bancs du cégep, dans un cours de poésie.Ils se sont fréquentés à travers des lettres d'amitié puis d'amour qu'ils s'envoyaient comme d'autres s'envoient des fleurs.Ils se sont mariés, ont eu un seul enfant, Daviel, qui a aujourd'hui 13 ans et qui, pour leur plus grand bonheur, partage entièrement, totalement, passionnément, leur amour pour les livres.C'est à travers le Club de lecture de La Presse que nous avons rencontré la famille Lazure-Vieira.Le fils et la mère, surtout, ont été de fidèles lecteurs et des participants enthousiastes.Daviel, qui a reçu l'un des bons d'achat de 200 $ des librairies Renaud- Bray pour sa lettre sur Harry Potter et l'Ordre du Phénix, (Une plume sombre et magique, La Presse, dimanche 11 janvier 2004), fréquente l'école internationale de Châteauguay et s'occupe du magazine Culbute, qu'il a fondé à l'âge de 11 ans, dont il est rédacteur en chef, graphiste, journaliste, imprimeur, distributeur, webm e s t re du si t e www.webzinemaker.com/culbute, alouette ! « Pourtant on n'a vraiment rien forcé pour qu'il s'intéresse aux livres », assure le père, Jacques Lazure, scénariste pour la télévision (Macaroni tout garni), auteur de livres pour la jeunesse (Le Rêve couleur d'orange, qui a remporté, entre autres récompenses, le prix du livre M.Christie) et de romans pour adultes (dont le très joli Les Oiseaux déguisés paru l'automne dernier chez VLB).« C'est venu naturellement », insiste-t-il.« Mais la lecture a toujours été présente, raconte la mère, Maria Vieira, directrice des communications de la Ville de Châteauguay, où la petite famille a élu domicile.On lui lisait des contes avant même qu'il soit au monde ! Notre histoire est une histoire d'amour des mots, poursuit-elle.Chez nous, quand on s'offre des cadeaux, on s'offre des écrits, des petits livres que l'on fait nous-mêmes.Sur la table de chevet, dans notre chambre à coucher, il y a toujours eu un cahier où l'on s'écrit toutes sortes de choses, des poèmes, des lettres d'amour.Il y a des mots partout, dans notre maison.Même sur les murs ! Ça fait vraiment partie de notre vie.» « Le magazine Culbute, c'est entièrement l'idée de Daviel, raconte son père, qui y publie des critiques.Daviel est tout de suite devenu rédacteur en chef.Il nous disait quoi lire ! Il était d'ailleurs déjà éditeur des éditions Plume, qui publiaient des petits livres écrits, illustrés et fabriqués par lui, à la main ! » « Un jour, quand j'avais 11 ans, j'ai découvert Le Monde de Sophie, de Jostein Gaarder, se souvient Daviel.Je l'avais commencé à l'âge de 9 ans, mais je crois que j'étais trop jeune pour apprécier.Mais là, à 11 ans, j'ai vraiment accroché.» Encore sous le coup de l'enchantement de ce joli conte philosophique, le jeune garçon a eu envie de partager son coup de coeur.« Ça m'a donné l'idée de fonder un magazine où il y aurait, chaque mois, un gros dossier sur un livre.Mais bon, chaque mois, c'était beaucoup de travail.Alors j'ai eu l'idée de publier deux fois par année un magazine où il y aurait aussi des critiques de livres, et des articles, des brèves, une chronique cinéma, etc.» « Il est bien plus au courant que nous de l'actualité culturelle ! » constate sa mère.Les abonnés du magazine, tiré à une trentaine d'exemplai res?«La famille, des amis, des professeurs, une libraire à Sept-Îles, ça s'étend, raconte Marie Vieira.Le magazine est imprimé page par page, par nous.C'est long, coûteux, mais c'est notre investissement dans la culture ! » En attendant les grandes vacances, la famille Lazure Vieira rêve de grandes plages de lectures.« Chez nous, explique la mère, les voyages se font à travers les livres.» Mais Daviel, qui est aussi cinéphile, se promet de découvrir l'oeuvre d'Ingmar Bergman.« J'ai vu Fanny et Alexandre et j'ai adoré, raconte-t-il.Scènes de la vie conjugale aussi, quoique j'ai trouvé ça un peu long.Cet été, je veux découvrir tous les autres films de Bergman.Mais je vais lire, aussi.La lecture, ça demeure ma passion.» .Leurs suggestions pour l'été Daviel Lazure-Vieira : > Cent ans de solitude (Seuil), de Gabriel Garcia Marquez > La Fille du directeur de cirque (Seuil), de Jostein Gaarder > Une histoire d'amour et de ténèbres (Gallimard), d'Amos Oz Maria Vieira : > À la recherche du temps perdu (Du côté de chez Swann ; À l'ombre des jeunes filles en fleur ; Le Côté de Guermantes ; Sodome et Gomorrhe ; La Prisonnière ; Albertine disparue ; et Le Temps retrouvé), de Marcel Proust > La Petite Chartreuse (Gallimard), de Pierre Péju > Ensemble, c'est tout (Dilettante), d'Anna Gavalda Jacques Lazure : > L'Iguane (XYZ), de Denis Thériault > Poèmes 1966-1986 (Boréal), de Pierre Morency > Le Livre de l'intranquillité (Christian Bourgois), de Fernando Pessoa PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Une famille éprise de lecture : Daviel Lazure Vieira, Maria Vieira et Jacques Lazure.Le Club est en vacances 3201298A Le Club de lecture de La Presse prend des vacances jusqu'au 15 août et vous laisse avec un Livre du mois très controversé à lire et à commenter : le Da Vinci Code, de Dan Brown.Notre adresse courriel reste ouverte pendant les vacances et vous pouvez, jusqu'au 12 août, envoyer vos commentaires à clubdelecture@lapresse.ca.Si l'on se fie aux gens qui sont venus nombreux rencontrer les invités de Jean Fugère à la librairie Champigny Renaud-Bray dimanche dernier, le Da Vinci Code n'a pas fini de soulever des questions sur les origines du christianisme et sur le rôle de l'Opus Dei dans l'Église catholique.Ce n'est pourtant pas un polar réussi, en particulier dans sa dernière partie.Alors comment expliquer qu'il ait un tel retentissement un peu partout en Occident ?Message à Stéphane Venne: vous trouverez sur cyberpresse.ca/arts, à la rubrique Club de lecture, des réactions aux propos que vous avez tenus sur la musique et l'écriture.Jean Fugère, Marie Sterlin et Jocelyne Lepage vous remercient d'avoir suivi et soutenu les activités de notre première saison, féconde en échanges et partages stimulants, et vous souhaitent de bonnes vacances.3231669A 3237631 .TENDANCES Tous les jours dans LECTURES D'ÉTÉ EN POCHE Lectures Grandes lectures, petits prix pour Julie RUDY LE COURS Un livre de vacances, ce peut être bien autre chose que le best-seller de l'heure, biographie ou thriller montrés dans la vitrine de tout ce qui se prétend librairie.C'est souvent l'ouvrage qu'on s'est procuré par désir à un moment de sa vie, mais dont on a dû reporter la lecture, faute de temps.Pour d'autres, c'est le format poche qu'on traîne au fond d'un sac de plage et dont on ne craint pas de corner les pages, voire même d'en souiller quelques-unes de crème solaire ou de quelques gouttes de rosé ou de rhum punch.Bref, ce sont des lectures dont on a vraiment envie, amorcées sous le conseil d'un proche ou d'un coup de coeur personnel.Ceux et celles qui ont commencé à regarder la télésérie Napoléon, réalisée par Yves Simoneau auront peut-être envie d'approfondir leur connaissance du petit homme dévoré par l'orgueil.À ceux-là, la trilogie de Patrick Rambaud procurera beaucoup de satisfaction.Le premier tome, La Bataille (Livre de poche 14646) a valu à son auteur le prix Goncourt en 1997.C'était assurément un très bon cru même si au départ Rambaud remplissait une commande, celle de la narration romancée de la bataille d'Essling en 1809, une hécatombe qui préfigurait celles de la Première Guerre mondiale.Balzac en avait eu le projet, mais l'avait abandonné.Rambaud raconte avec brio cet affrontement contre les Autrichiens et apporte bien des bémols au soi-disant génie militaire de l'empereur débordant de fougue, certes, mais avant tout doté d'un saint mépris pour la vie de ses soldats qui le vénéraient pourtant.Dans ll neigeait (LP 15264), deuxième tome de la trilogie, Rambaud nous transporte dans Moscou en flammes, amorce de la désastreuse campagne de Russie.L'empereur est présent, mais c'est surtout l'épopée tragique de ressortissants français qu'on suit dans cette débâcle: des comédiens, des gens de métiers qui suivent les grandes armées.C'est aussi la fuite d'un petit peureux qui abandonne ceux et celles qu'il a entraînés dans la boue, la neige et le froid pour rentrer incognito à Paris.Dans L'Absent, troisième tome paru l'automne dernier, on assiste à son premier exil à l'île d'Elbe et aux secrètes préparations de son retour.L'oeil de Rambaud se rapproche de la cour de l'empereur déchu, perce ses doutes, ses certitudes despotiques.L'innocence perdue Sur un mode plus poétique Le Temps des Italiens (Points 186) nous transporte dans le monde de Lise, une orpheline de 12 ans, récupérée par ses grands-parents provençaux.C'est la guerre, les soldats italiens occupent les lieux sans brutalité car, après tout, ils la subissent aussi.C'est dans ce décor, ce climat que la petite découvre la vie, la grandeur et les lâchetés des simples gens, qu'elle connaît ses premiers émois, devient éprise de justice.Maspéro sait évoquer, suggérer, émouvoir avec une grande pudeur et beaucoup de poésie.Il affectionne ses personnages, les rend attachants au point qu'on se surprend à partager la douleur de Lise qu'on retrouve à la toute fin du roman, un demi-siècle plus tard, tentant de retrouver un soldat italien muté sur le front russe.On sort un peu bouleversé de ce grand roman bref à l'idée que la vie peut être tellement marquée par les circonstances du passage à l'âge adulte.Les pavés historiques jouissent d'une grande popularité parce qu'on a l'impression d'en sortir un peu moins ignorant.Rares sont ceux par contre capables de vous remuer par la puissance de leur narration.La Fête au bouc, de Mario Vargas Llosa (Folio) est du nombre.L'auteur péruvien raconte la fin de la dictature de Rafael Leoniodas Trujillo qui a sévi durant 31 ans en République dominicaine.Le livre est construit à partir de plusieurs points de vue rétrospectifs qui prennent appui sur le retour à Santo Domingo d'Urania Cabral, après 35 ans d'exil.En replongeant dans son passé selon les méandres capricieux de la mémoire et le doigté de l'auteur, on prend la mesure de l'horreur d'une dictature qui broie la vie de tous ses citoyens, y compris celle de ses suppôts les plus dévots.Par métaphore, Vargas Llosa nous décrit aussi l'innocence perdue d'un peuple, le sacrifice de plusieurs générations et les ressorts les plus vils du pouvoir.Les chapitres sont assez courts, ce qui nous laisse le temps de faire trempette entre chacun.JACQUES FOLCH-RIBAS COLLABORATION SPÉCIALE Très chère Julie, Que de temps sans avoir de vos nouvelles ! Vous me dites que vous avez été beaucoup au cinématographe.Et vous cherchez quoi lire cet été ?C'est bien, d'avoir vu ce film avec le bel Alain Delon ! Si je me souviens bien, il joue le rôle de Tancrède, et il passe sur l'écran, impassible, froid comme un concombre, semblant s'ennuyer profondément tout au long de l'histoire.Même lorsque la belle, la très belle Angélique, et plantureuse et tout, lui expose ses charmes dans les étages abandonnés du château des Lampedusa.On dirait qu'il s'en moque, Delon, on le comprend, c'est du cinéma, et hollywoodien, de plus.C'est une histoire coupaillée.Mais alors, si vous lisiez Le Guépard ?Le seul, le vrai ?Ce serait tout autre chose, croyez-moi.Vous rencontreriez le Prince Salina, mangeant tranquille dans son « faste ébréché qui s'accordait au style du Royaume des Deux Siciles ».Vous verriez le bon père Pirrone qui accompagne son seigneur et maître en ville, et se signe devant la maison où le Prince a rendez-vous avec ce qu'on appelait en ce temps-là une « gourgandine» \u2014 et nous n'avons pas encore trouvé aujourd'hui le mot correspondant.Vous assisteriez aux coups mafieux de Don Calogero, bien plus subtils que ceux du Parrain.Et vous verseriez peutêtre une larme, à la fin, lorsque la dépouille mitée du bon chien Bendico est jetée n'importe où, sans sépulture.Voyez-vous, le cinéma jette tout par terre, quand il adapte un roman qui est un chef-d'oeuvre.Sauf très rares exceptions.Les cinéastes ne se sont pas emparé encore du Garcia Marquez de l'an dernier : Vivre pour la raconter.C'est tant mieux, profitez-en.Ce leur sera bien difficile, au demeurant, parce que cette histoire très biographique du Prix Nobel de littérature est touffue, pleine de bruit et de fureur, et d'un humour décapant comme un acide.Ils ne s'ennuieront pas à la lecture, mais ils seront incapables de choisir.Faut-il couper l'admirable Maman ?Ou bien le volage Papa ?Les paysages de Colombie, comment les rendre en photographie ?Et les aventures rocambolesques de Gabriel le journaliste, avec Castro en arrière- plan ?Allez louer un Walt Disney si vraiment vous tenez à vidéoter.Mais lisez ce livre qui ne vous laissera pas distraire jusqu'à la dernière page.Et s'il pleut ?Eh bien tant mieux, cela vous donnera une petite, très petite idée des trombes d'eau colombiennes.Histoire de créer l'ambiance.Pour le reste, s'il vous plaît d'être à la page, comme vous dites, eh bien sachez que les romans publiés cette année sont si nombreux que c'en est décourageant.Bien mieux : il y en a qui sont bons ! Impossible d'en détacher un, un seul.J'ai plutôt envie d'attirer votre attention sur des nouvelles.Lisez donc des nouvelles, puisque vous allez en vacances à la campagne \u2014 à propos, dites-moi donc : où ?Serez-vous sous un pommier ?Sur une plage ?Une histoire courte s'impose.Ou plusieurs.Mais bonnes, très bonnes, sinon vous allez encore dire Meuh, et me détester.Je vous signale l'un des meilleurs conteurs du siècle (passé), un certain Marcel Aymé, dont on a publié les Nouvelles complètes.C'est campagnard au possible, c'est drôle, truculent, et très bon.Vous me direz quoi ?FFFF LE GUÉPARD Giuseppe Tomasi di Lampedusa Le Seuil, Paris (1959), 249 pages FFFF VIVRE POUR LA RACONTER Gabriel Garcia Marquez Grasset, Paris (2003), 603 pages FFFF AYMÉ, NOUVELLES COMPLÈTES Quarto, Gallimard, Paris (2002), 1368pages APHORISMES L'été en miettes CHANTAL GUY COLLABORATION SPÉCIALE En ces temps si pressés, la concision devrait être à la mode.Dans ce contexte, comment se fait-il que les moralistes ne soient pas devenus des superstars de la littérature ?Pourquoi le public affairé continue-t-il de se nourrir de livres obèses, même l'été ?Peut-être parce que la forme brève ne se digère pas aussi f a c i l e m ent qu' e l l e s ' i n - gurgite.« Au commencement était le Verbe, à la fin le Verbiage.» Ce n'est pas nous qui le disons, mais Stanislaw Jerzy Lec, poète juif polonais (1909-1966) survivant des camps de la mort, pourfendeur de toutes les idéologies et auteur notamment des Nouvelles pensées échevelées qui ont fait sa renommée.Le seul livre qu'apporterait Umberto Eco sur la fameuse île déserte proposée sans relâche dans toutes les interviews.C'est ce que dit en tout cas la préface de l'édition Rivage, mais ce n'est pas juste pour ça qu'il faudrait lire Lec ! Ce satiriste de talent est spécialiste de la phrase lapidaire, qui donne souvent à rire, mais plus encore à réfléchir.Tout est une question de goût : soit l'on préfère se farcir entièrement le parcours d'une pensée jusqu'à sa conclusion, soit l'on choisit de poursuivre la réflexion à partir de cette même conclusion.Les paresseux choisissent la deuxième voie, et les paresseux exigeants, les bons moralistes.Cela ne veut pas dire pour autant qu'il faille choisir le toutcuit.S'acheter un bouquin du type Bouillon de poulet pour l'âme relève de la sinistre plaisanterie.Mangeriez-vous chinois, français, russe, anglais et roumain en un seul plat ?Sachons, lecteurs que nous sommes, honorer convenablement ceux qui ont su raffiner à l'extrême leur menu.Ce n'est pas parce qu'ils sont auteurs d'aphorismes, de maximes, de sentences ou de pensées qu'on doit les mettre dans le même recueil.Dans ce domaine, les moralistes français des 17e et 18e siècles sont difficiles à battre et ont heureusement de valeureux descendants dans la modernité.Lec, bien sûr, mais aussi Wilde, Nietzsche ou Cioran.J'ai pour ma part \u2014 puisqu'il faut y aller ici de ses goûts personnels \u2014 un faible pour Chamfort (1741-1794), Sébastien- Roch-Nicolas de son long prénom.Ses Maximes, pensées, caractères et anecdotes sont un tonique toujours efficace.« La plus perdue de toutes les journées est celle où l'on n'a pas ri », c'est de lui.Ainsi que : « Quand on veut plaire dans le monde, il faut se résoudre à se laisser apprendre beaucoup de choses qu'on sait par des gens qui les ignorent.» Et dans quel monde vivait-il, ce Chamfort, séduit par la République puis condamné par elle! Pourtant, ses aphorismes cadrent parfaitement dans notre quotidien : « Les économistes sont des chirurgiens qui ont un excellent scalpel et un bistouri ébréché, opérant à merveille sur le mort et martyrisant le vif.» En voilà une qu'on pourrait servir à Paul Martin, tiens.Mais il faut avouer que la vraie perversion du lecteur d'aphorismes est de persécuter son entourage avec ses trouvailles, comme un beau-frère «fatigant» avec ses blagues.Écoutez celle-ci : « Ne racontez pas vos rêves.Car si les freudiens arrivaient au pouvoir ?» (Lec).Pour rester dans la critique des psys : « Mille ans de guerres consolidèrent l'Occident ; un siècle de « psychologie » l'a réduit aux abois » (Cioran).Ou, encore mieux : « Quelqu'un emploie- t-il à tout propos le mot « vie » ?\u2014 sachez que c'est un malade.» Elle est aussi de Cioran, celle là, tirée de ses Syllogismes de l'amertume, un de ses succès de librairie, plutôt mal reçu par la critique à l'époque.On trouvait que le penseur roumain n'était pas sérieux, pour ne pas dire « ringard », tant ce « métèque » des lettres vouait un culte aux moralistes français, à l'aube du Nouveau Roman, dont il n'avait rien à cirer.Mais, comme il l'écrivait, « Rater sa vie, c'est accéder à la poésie\u2014 sans le support du talent.» Cioran exagère tout le temps son manque de qualités, si bien que Chamfort pourrait lui répondre : « La fausse modestie est le plus décent de tous les mensonges.» Mais trêve de citations, afin de préserver l'agrément de la découverte.Comme lectures estivales, choisissons ces livres de chevet qui gardent l'esprit au chaud l'hiver et le rafraîchissent en été.SYLLOGISME DE L'AMERTUME Emil Michel Cioran Folio, 153pages MAXIME ET PENSÉES, CARACTÈRES ET ANECDOTES Sébastien-Roch-Nicolas de Chamfort Folio NOUVELLES PENSÉES ÉCHEVELÉES Stanislaw Jerzy Lec Rivage Poche, 271 pages ARTS ET SPECTACLES RITA LAFONTAINE Le théâtre comme religion JEAN BEAUNOYER Rita Lafontaine, pourtant si discrète et effacée dans la vie, a réussi un coup d'éclat en achetant l'église de Saint-Joseph-de-Ham-Sud pour en faire le Centre des Arts Rita Lafontaine, qui a ouvert ses portes vendredi.On y trouve une galerie d'art, des ateliers en écriture télévisuelle, des cours d'interprétation pour préparer les comédiens aux auditions et un théâtre de 300 places.Mais pourquoi un projet aussi ambitieux après une carrière de 40 ans de théâtre ?« Je suis née sous le signe du Taureau, dit la comédienne, qui a déjà signé de nombreuses chroniques sur l'astrologie, et les signes de terre sont des gens travaillants.J'ai travaillé toute ma vie, rien n'a été facile et surtout pas ce projet de Centre des Arts, auquel je pensais depuis 1998, quand on avait annoncé la vente de l'église.J'ai pensé aussi à donner du travail aux gens du village de Ham-Sud que je connais bien puisque je possède une maison dans ce petit village depuis 20 ans.» En réalité, on y organisait des galas folkloriques dans les années 90 et Rita Lafontaine participait à l'événement lorsqu'on a décidé de vendre l'église.Les choses se sont compliquées par la suite quand on a voulu vendre la terre qui entourait l'église et la bibliothèque située au sous-sol.Après quelques années de négociations avec la municipalité, Rita Lafontaine a réussi à acquérir et à transformer l'église en investissant 200 000 $ pour la rénovation en plus d'acheter le clocher, que la municipalité voulait récupérer.Cette femme discrète et effacée a fini par obtenir tout ce qu'elle voulait, c'est-à-dire un théâtre doté des meilleurs équipements et qui présente des pièces de qualité.À sa première, elle propose une création de Anne Boyer et Michel d'Astous, La Reine Mère.C'est Rita Lafontaine elle-même qui signera la mise en scène et qui interprétera le rôle principal.On connaît le couple Boyer-d'Astous, qui a écrit pour la télé les séries à succès Sous un ciel variable, Le Retour, 2 Frères, Les Poupées Russes et Tabou.Mais pour la première fois, sans doute pour plaire à son interprète préférée, le couple Boyer-d'Astous a décidé d'écrire une pièce de théâtre.La Reine Mère raconte l'histoire d'une veuve qui veut mobiliser et manipuler ses trois enfants devenus adultes.« La qualité demeurera la priorité dans mon théâtre, poursuit Rita Lafontaine.Les gens ne sont pas dupes et pour survivre, les théâtres d'été doivent présenter des pièces de qualité.J'ai eu la chance de pouvoir compter sur les auteurs du Retour, que je connais fort bien, et je compte présenter les meilleures pièces possibles dans les années à venir.Tout ça sans subvention jusqu'à présent.« J'ai beaucoup appris en jouant dans plusieurs théâtres d'été, dont la Chèvrerie, ces dernières années.Et je ne pense pas que la concurrence existe dans les théâtres en été.Les bons théâtres attirent les gens et font connaître les régions du Québec.C'est pour cette raison que j'investis à long terme et que je crois à cette entreprise.Et un jour, je présenterai sûrement une pièce de Michel Tremblay », ajoute Rita Lafontaine avec un léger sourire.Belle-soeur de Tremblay Évidemment qu'elle fera du Tremblay.Elle prépare une lecture d'extraits de ses pièces qu'elle présentera éventuellement dans son Centre des Arts.Comment contourner Tremblay quand on a déjà été considérée comme sa muse ?« Je connais Michel Tremblay depuis 40 ans et je considère Tremblay et Brassard comme mes frères.J'ai joué dans toutes ses pièces où il y avait des femmes.Ils m'ont été fidèles et je leur ai été fidèles également ».Rita Lafontaine était secrétaire à l'Université de Montréal et étudiait l'art dramatique avec Paul Hébert quand André Brassard l'a découverte dans un petit théâtre.C'est lui qui a suggéré à Michel Tremblay de l'engager pour Les Belles-Soeurs.On connaît la suite : elle a participé à toutes les créations de Tremblay.Pendant un certain temps, Radio-Canada l'a boudée parce qu'elle participait aux pièces écrites en joual de l'auteur le plus controversé de son époque.Et puis les temps ont changé et Rita Lafontaine a remporté le trophée accordé à la Personnalité de l'année en 1999 et 2000.Il lui a fallu du temps pour devenir une vedette de la télé.Il lui en faudra encore un peu pour installer le Centre des Arts Rita Lafontaine.Mais n'ayez crainte, les Taureau sont travaillants et ont tout leur temps.On peut réserver au Centre des Arts Rita- Lafontaine qui présente La Reine Mère du 23 juin au 28 août au 1-866-877-1444 ou (819) 877-5959.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Déterminée et combative, Rita Lafontaine l'est assurément.La comédienne n'a pas compté les heures en préparation de la conversion de l'église du village de Saint-Joseph-de-Ham-Sud en salle de théâtre.Le nouveau Centre des Arts Rita Lafontaine est ouvert depuis vendredi.Allez en Haïti DANY LAFERRIÈRE COLLABORATION SPÉCIALE dlaferri@lapresse.ca Je reviens d'Haïti, il y a à peine une semaine.Plus précisément de Pétionville, la banlieue huppée de Port-au- Prince.Cela fait un moment que Port-au-Prince tente d'avaler Pétionville.On ne fusionne pas en Haïti, on dévore l'autre.Et l'affrontement se fait toujours entre l'argent et le nombre.Entre les privilégiés et les démunis.Pétionville, cet Outremont local, est riche et clairsemé (on parle en termes haïtiens bien entendu), tandis que Port-au-Prince est pauvre et populeux.Mais depuis un certain temps Port-au-Prince, avec ses deux millions d'affamés en sueur, lance d'insistantes oeillades carnivores au toujours pimpant et parfumé Pétionville.Alors qu'est-ce qui se passera ?Dans moins de 20 ans, Port-au-Prince va digérer Pétionville (il l'a déjà rejoint par l'autoroute de Delmas).Mais les habitants de Pétionville auront le temps de grimper complètement sur la montagne contre laquelle est adossée la ville.La tradition veut, en Haïti, que seuls les très riches et les très pauvres puissent habiter la montagne et bénéficier ainsi du vent de fraîcheur qui vient de la mer, tandis que la classe moyenne continue à cuire dans la cuve fumante qu'est le centre-ville.Disons que chez les pauvres, il fait chaud même làhaut.Il faut quand même voir ces deux ghettos (les pauvres et les riches), côte à côte, sur le flanc de la montagne.À gauche les luxueuses villas habitées, chacune, par trois ou quatre personnes au plus (sans compter le personnel domestique).Et à droite, cette immense fourmilière où grouille toute une population de gens vivant uniquement d'expédients.C'est là (et aussi dans les bidonvilles du bord de mer) que le pouvoir puise ses tueurs à gages.Le nombre Au début du Déclin de l'empire américain, un personnage dit que le nombre finit toujours par triompher.Et il donne, en exemple, l'Afrique du Sud.Ce sera la même chose en Haïti si l'on ne trouve pas assez vite une solution à cet apartheid.À force de crises sans dénouement (et sans Mandela), le couvercle finira par sauter et tout se terminera dans l'horreur rwandaise.Faut dire que cette nette coupure dans la société haïtienne date du XIXe siècle, quand les deux plus importants partis politiques de l'époque, les libéraux et les nationaux, s'affrontaient avec des cris de guerre opposés.Les premiers se jetaient dans la mêlée en hurlant « Le pouvoir aux plus capables » tandis que les seconds réclamaient à tue-tête «Le pouvoir au plus grand nombre ».« Les plus capables », souvent les plus riches et les mieux instruits, dont le mandat était de gérer le bien commun, mais qui finissaient immanquablement par confondre la caisse de l'État avec leur compte de banque personnel.L'autre groupe composé d'individus est issus pour la plupartdes classes moyennes ou populaires, et dont la mission est de défendre les intérêts du « plus grand nombre », mais qui terminaient plutôt leur parcours en prophètes de l'apocalypse annonçant inlassablement des crépuscules sanglants.Pour le romancier Jacques Roumain (1907-1944), les vrais guerriers, ces gouverneurs des matins calmes et sereins, sont ceux capables de se lever à l'aube pour la cueillette de la rosée.La séduction de la mort Ce qui sidère en Haïti c'est la placidité des gens, qui semblent attendre, presque sans bouger, que le volcan explose.Je peux comprendre cela de ceux qui n'ont même plus la force de faire face aux exigences de la vie quotidienne.Ces gens acculés à construire leur cahute dans le lit d'une rivière que la première crue emportera.Ce ne sont ni des imbécile, ni des suicidaires, et ils connaissent la région mieux que quiconque, c'est simplement le seul endroit qu'ils peuvent occuper sans qu'on leur ordonne de déguerpir.En Haïti, depuis longtemps, la mort est bien le seul espace privé accordé aux pauvres.Et là, le poète Georges Castera, qui vit toujours en Haïti, me chuchote à l'oreille qu'il ne faut pas oublier que « c'est un pays où l'on va à la mort comme par routine ».Et on sait qui y va ainsi.Mais ce qui sidère c'est que ce pays est aujourd'hui en plein chantier.Dès l'aube, on entend le bruit incessant des camions qui transportent du sable et des pierres vers les chantiers de construction.On construit partout, sans aucune considération des règles les plus élémentaires de l'urbanisme.Et, mon vieux, des maisons toutes plus luxueuses que les autres.On comprend les « sans-terre » d'habiter le lit de la rivière, mais que faut-il penser de ceux qui construisent des villas sur le flanc d'un volcan ?Qu'est-ce qui les pousse à rester là ?Pourquoi ne vont-ils pas vivre à New York, à Paris ou à Rome ?Remarquez qu'ils y sont déjà.Alors pourquoi reviennent-ils toujours en Haïti ?Les deux seuls groupes (d'ailleurs ils sont voisins sur la montagne) qui ne quitteront jamais Haïti, ce sont les très riches et les très pauvres.Les seconds ne peuvent aller nulle part, et il n'y a que Haïti qui permet aux premiers cette jouissance primitive de l'argent.Le pouvoir d'acheter littéralement des gens.Je ne parle pas des consciences, je parle des corps.Le droit de les mettre en servitude.On devrait relire Les Âmes mortes de Gogol.L'argent et la dignité À quoi sert l'argent s'il ne vous garantit pas une totale impunité ?D'où le nationalisme des riches.C'est qu'Haïti reste pour ceux-ci le pays où ils peuvent faire ce qu'ils veulent, le pays où les règles ne semblent s'appliquer que sur les « sans-défense » (j'ai découvert cette injustice à l'âge de 7 ans).Et c'est pour cela qu'ils l'aiment tant.Le pays où ils ne se font pas insulter à cause de leur couleur, car en Amérique du Nord, l'argent ne vous met pas forcément à l'abri de l'injure raciale.Ils préfèrent donc vivre sur le flanc d'un volcan en activité que de risquer la banquise de la démocratie.Et tout le temps qu'on analyse la société haïtienne en termes uniquement de politique gouvernementale (un secteur occupé par les nouveaux riches de la classe moyenne), les anciens riches seront à l'abri du jugement international, car ils ont fait bien attention à n'occuper aucune fonction publique.Ils s'occupent, dans la pénombre, de l'argent.On sait que l'argent volé, il y a un siècle, devient honorable avec le temps.Et l'argent que rapporte l'argent volé n'est-il pas, d'une certaine façon, de l'argent déjà un peu plus propre ?Et ainsi de suite jusqu'à ce qu'on oublie l'origine de la richesse familiale.Mais il n'y a pas qu'en Haïti que de telles choses se passent.Ce fut un si bref voyage.En trois jours, on n'a pas le temps de faire grand-chose.Je n'étais d'ailleurs pas seul.J'accompagnais un groupe d'écrivains (Émile Martel, Monique Proulx, Georges Anglade, Aline Apostolka et Roger Gilbert), tous membres, comme moi, du Pen Club, cet organisme international qui se préoccupe, entre autres choses, des droits des écrivains en difficulté.Ce serait bien qu'Haïti fasse partie du Pen Club, car s'il y a des gens qui ont besoin d'une vraie protection rapprochée, ce sont bien les écrivains haïtiens.Pour eux le style n'est en définitive que la manière d'affronter la mort.Pas la mort littéraire, celle qu'on ressent quand la critique descend en flammes un de nos livres, non, non, la vraie mort, celle dont on ne se relève pas.Quand vous parlez à ces écrivains fauchés qui publient romans, essais, nouvelles, sans aucune subvention de l'État, ils ne vous entretiennent jamais des dangers qu'ils courent ni des difficultés financières auxquelles ils font face constamment, mais engagent plutôt avec vous de longues et savantes discussions sur des aspects assez pointus de la littérature.Ces écrivains semblent si sereins qu'on a l'impression que c'est seulement de l'étranger qu'on peut évaluer les dangers qui les menacent.Celui qui arrive à Port-au- Prince ne cesse de rencontrer des gens qui le mettent en garde contre les dangers qu'il court.On va jusqu'à vous conseiller de retourner par le prochain vol.Et quand on leur demande pourquoi, eux, ils ne partent pas, ils vous répondent, avec un certain fatalisme, qu'ils sont habitués.Ne les croyez pas, car personne ne peut s'habituer à la misère, à la douleur ni au désespoir.Et si on insiste, ils se mettent à sourire doucement.C'est dans ce sourire que se cache toute leur dignité.Le moment Je me souviens que, durant les jours les plus sombres de la dictature, beaucoup de gens bien intentionnés refusaient d'aller en Haïti pour ne pas cautionner, d'une manière ou d'une autre, le régime des Duvalier.Oh, comme on se trompait ! Ainsi Duvalier nous avait tout à lui.Seul dans son île.Un témoin est toujours gênant, vous savez.Après, il y eut l'épisode Aristide, cette exaltation suivie d'une si profonde déception.On passe tant d'un extrême à l'autre (les montagnes russes) qu'on se demande si le coeur haïtien pourra résister au prochain choc.Nous voilà en ce moment dans une sorte de morne plaine.Il ne se passe à peu près rien.Un temps comme suspendu.Le pays est complètement essoufflé.C'est le moment d'aller en Haïti pour faire pencher la balance du bon côté.Que peut-on faire ?J'ai l'impression que votre seule présence annoncera un nouveau printemps.Ce pays n'a pas besoin qu'on pleure sur son sort.Il a montré suffisamment qu'il était capable de revenir d'entre les morts.Pas besoin non plus qu'on lui explique sa situation, c'est le peuple le plus politisé d'Amérique.N'avez-vous pas vu ce jeune paysan endimanché, baignant dans son sang, avec sa carte électorale encore serrée dans sa main ?Connaissezvous beaucoup de gens capables de courir de si grands risques pour simplement aller voter?Ce dont Haïti a surtout besoin en ce moment, c'est d'une présence amicale.Les gens me demandent depuis un quart de siècle, à chaque changement politique, si le moment est propice pour se rendre en Haïti.Je réponds aujourd'hui que oui.Allez en Haïti.C'est le moment ou jamais.Nous voilà en ce moment dans une sorte de morne plaine.Le pays est complètement essoufflé.C'est le moment d'aller en Haïti pour faire pencher la balance du bon côté.J'ai l'impression que votre seule présence annoncera un nouveau printemps. ARTS ET SPECTACLES LES UNS ET LES AUTRES Goldie Hawn et le rire Pimpante, pétillante, innocente en apparence, charmeuse jusqu'au bout, Goldie Hawn s'est confiée au magazine L'Écran noir.QVous avez commencé votre filmographie dans les années 60.Comment Hollywood a-t-il changé depuis ?Notamment pour vous en tant qu'actrice ?RComme actrice, il faut savoir que je ne me suis jamais sentie appartenir à ce système, pour plusieurs raisons.Je n'ai jamais voulu me mettre en concurrence pour des rôles.J'ai eu mes rôles parce qu'ils étaient écrits pour moi.Ou alors je les ai créés moi-même.Mais je n'ai jamais été la tête d'affiche féminine tel qu'on le définit aujourd'hui.Je n'ai jamais été «l'élue ».C'est pourquoi je me sens totalement à l'écart du système.Sachant cela, je ne peux pas dire que cela a changé beaucoup de choses pour moi.La chose la plus étrange en fait c'est que je continue de jouer.Maintenant, ce que je trouve, c'est que l'industrie du cinéma est névrosée à propos de ce qui doit faire de l'argent.Tout est piloté par l'argent.QVous êtes une spécialiste de la comédie.Est-ce un choix ou vous n'avez jamais eu l'occasion réellement de faire autre chose ?RVous savez, c'est une forme de destin.Je ne pense pas qu'on ait tant de choix dans la vie.On peut aider, viser, prospecter ou développer des projets différents.Parfois, vous arrivez et vous représentez quelque chose pour les gens et vous n'avez pas de choix.Bien sûr, j'ai fait quelques drames mais ils n'ont pas cassé la baraque.Cela signifie que les gens ne voulaient pas me voir faire ça.Pour moi ce qui compte c'est les rendre heureux.Mes comédies leur plaisent.C'est un don ! Alors pourquoi vouloir enlever ce don?Les drames sont plus faciles à faire.Mais mon souhait est d'être amusante, sincère, c'est de faire des films qui soutiennent des enjeux sociaux.C'est ce que je veux faire aujourd'hui.Par exemple, Charlie Chaplin était très politique.Je ne me sens pas très différente.Pour moi, ce serait mon objectif idéal.ZOOM Encore quatre ans.E X P R E S S Meryl Streep reprendra le rôle tenu par Catherine Frot dans Chaos de Coline Serreau, dans le remake américain du film.Coline Serreau elle-même sera derrière la caméra.Monica Bellucci va tourner pour la première fois avec Bertrand Blier ; Combien tu gagnes ?racontera l'histoire d'un homme qui gagne au loto et propose à une call-girl de l'embaucher pour être sa femme ! Le tournage doit débuter au mois de février prochain.Disney semble avoir trouvé un autre bon filon : les films inspirés d'attractions de ses parcs à thèmes.Pirates des Caraïbes, avec Johnny Depp est en effet inspiré de l'attraction du même nom.Même chose pour Le Manoir hanté avec Eddie Murphy, inspiré du Phantom Manor.C'est maintenant au tour de Jungle Cruise d'être porté à l'écran.Cette attraction emmène les participants dans une traversée de la jungle en bateau, à la rencontre des animaux les plus sauvages.Reese Witherspoon devrait tenir le rôletitre de Sammy, une comédie romantique où elle incarnera une femme douée d'un sixième sens, capable de ressentir ce que les animaux pensent.jusqu'au jour où son chemin croise celui d'un homme qui déclare avoir les mêmes dons qu'elle, mais avec les morts.Sources : Variety, Studio, Allo Ciné, Movie Idols Brad Pitt envisage de mettre un terme à sa carrière cinématographique.Âgé de 40 ans, il souhaite en effet arrêter de tourner d'ici 2008 et « essayer autre chose ».Il a confié au magazine allemand TV Movie : « Je me donne encore quatre ans pour tourner de bons films.Ensuite viendra une nouvelle génération avec de nouveaux héros.C'est le cours normal des choses ».Amateur d'architecture, Brad Pitt souhaite se lancer dans cette nouvelle branche, et pourquoi pas, participer au plan de modernisation de Los Angeles et « influencer l'avenir de la ville ».Mais il multiplie les projets avant de tourner le dos au cinéma.On le retrouve dans Mr.and Mrs.Smith aux côtés d'Angelina Jolie, et il prépare un nouveau braquage avec son compère George Clooney pour Ocean's 12.Il pourrait ensuite incarner le célèbre Jesse James dans un western d'Andrew Dominik, donner la réplique à Leonardo Di Caprio dans le remake de Infernal Affairs+ signé Martin Scorsese et retrouver son réalisateur-fétiche David Fincher pour la troisième fois après Seven et Fight Club dans le film de guerre They Fought Alone.Bon Jovi grand écran Le chanteur Jon Bon Jovi sera de retour au cinéma dans le rôle principal du film National Lampoon's : the Trouble With Frank, qui raconte l'histoire d'un avocat filou, éternel perdant et rêveur chronique qui décide de fonder et de financer une équipe de hockey féminine avec.des cartes de crédit.Rapidement les problèmes financiers arrivent et la justice s'en mêle.Bon Jovi avait goûté pour la première fois au cinéma en 1995, dans le film Moonlight and Valantino.En 2000, il était aux côtés de Ben Affleck dans le film U-571, et plus récemment dans Vampires 2.88 minutes pour Pacino Al Pacino tiendra le rôle principal de 88 minutes, un thriller signé James Foley ; il incarnera un psychiatre travaillant comme consultant pour le FBI Sa vie bascule le jour où il reçoit une menace de mort lui annonçant qu'il ne lui reste que 88 minutes à vivre.Pour sauver sa vie, le psychiatre se lance dans une course contre la montre et s'emploie à identifier son futur meurtrier.Le tournage de ce film doté d'un budget de 30 millions de dollars devrait débuter en août à Vancouver.Emir Kusturica « Même le pire dictateur doit charmer son entourage s'il veut être suivi ! Moi, j'aime déconner avec mon équipe, mes électriciens.J'entretiens l'énergie.(Il soupire) Le problème en Europe de l'Ouest c'est qu'ils sont tout le temps fatigués ! Ils ne veulent pas travailler, ils veulent déjeuner.Si tu es en retard de 10 minutes, ils râlent.Si tu leur demandes un décor de deux appartements et une rue, ils se plaignent, c'est trop dur.(Resoupir) Heureusement, moi, j'ai une équipe motivée, curieuse, qui me pose toujours des questions.Attention, ils se sont renseignés sur moi : Ce mec est fou, tu travailles 18 heures par jour ! Pourtant, ils viennent, on se reconnaît ! » Paris Match Brad Pitt VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Le Téléjournal Découverte / Les minéraux du Mont Saint-Hilaire; momies incas NAPOLÉON (4) avec Christian Clavier, Isabella Rossellini (2/4) Le Téléjournal L'OSQ - 100 ans! Le TVA 18 heures L'École des fans Méga Parc d'attractions Elvis Gratton derrière le rire MON COUSIN VINNY (4) avec Joe Pesci, Marisa Tomei Le TVA / Loteries Pub (23:32) Téléscience / Superfly, la génétique prend la mouche Seconde Chance Boston Public LA PROMESSE (3) avec Jérémie Renier, Olivier Gourmet CLAIR DE FEMME (4) avec Romy Schneider, Yves Montand (22:38) Une fois c't'un gars FLIPPER (5) avec Elijah Wood, Paul Hogan MISSION IMPOSSIBLE (3) avec Tom Cruise, Jon Voight News E.T.punk'd Pimp my Ride Cold Case ZEYDA AND THE HITMAN avec Danny Aiello, Judd Hirsch CTV News News News Taken THE GATHERING STORM (4) avec Albert Finney, Jim Broadbent Sunday Report / Election.The Last Chapter News Homeowner America's Funniest Home Videos Chevy.BICENTENNIAL MAN (5) avec Robin Williams, Sam Neill Pub CBS News 60 Minutes Cold Case THE CIDER HOUSE RULES (4) avec Tobey Maguire, Charlize Theron News .(12:30) NBC News Dateline NBC Law& Order: Criminal Intent Crossing Jordan News .Machine Outdoor.Wildlife Trailside Naturescene Nature / Triumph of Life Masterpiece Theatre / Foyle's War.CAPTAIN HORATIO HORNBLOWER (4) BBC News Wall Street Classic Gospel Masterpiece Theatre / Prime Suspect: Last Witness BBC News I Saw you .(17:30) Makeover.Sell This House Cats! Big Dogs, Little Dogs .la Franco Folie .de scène Relais.Visite libre Viens voir les comédiens Thema: Papillons DES ANGES ET DES INSECTES (4) avec Mark Rylance Anthony Hopkins: Profile Arts&Minds Roger.Sketches of a New World EVERYWHICH WAY BUT LOOSE (5) avec Clint Eastwood ANY WHICH WAYBUT LOOSE (5) Le Super Spectacle OLO I Chroniques de l'Ouest.Docu-d / La Rage des airs Sans détour Plan de vol / Départ Vidéo Patrouille Bilan.L'Ère du développement.Le Cégep.Festifilm 2004 Centre.de l'automobile Entre l'arbre et l'école Kindergarten Le monde.The FBI Files / The Crazy Don - John Gotti: Convicted Gangster Chronicles Unsolved History Myth Busters The FBI Files / A Master Plan Vidéo Guide Roue de.La Route.plongée Maeva .le spa Itinéraires de rêve Bazaar Pilot Guides .(17:56) .(18:20) .(19:10) King (19:35) Honey, I Shrunk the Kids THE BIRDCAGE (4) avec Robin Williams, Nathan Lane .(22:57) .(23:13) WB's Superstar USA Oliver Beene King of the Hill The Simpsons Quintuplets Malcolm.Arrested.Charmed The WB's Superstar USA Global News .Sunday Bob &.Malcolm in the Middle Referendum Sports Trouvailles &Trésors Sucre alors! / Les Fêtes sucrées Tournants de l'Histoire Légendes du hockey LE BÂTARD DE DIEU (4) avec Pierre-Olivier Mornas War Surgeons Hitler's Henchmen The Premier, Promoter &.SCARFACE (4) avec Al Pacino, Steven Bauer Style Star Fashion File Birth Stories Adoption.Little Miracles Exchanging Vows Trading Places Love 911 Skin Deep Stars &.L'Amour à.Nostalgia Musicographie / Beau Dommage Beau Dommage Musicographie Bécosse.la peau de Babu à bord Concer Plus / Britney Spears Viva la Bam Groulx Luxe Pauvres Filles! 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Tiré du roman à succès de Nicholas Sparks version française de The Notebook SE CACHE UNE BELLE HISTOIRE.DERRIÈRE CHAQUE GRAND AMOUR GVISA GÉNÉRAL CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE / CINÉMA 9 GATINEAU / LE CARREFOUR 10 JOLIETTE / CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL / MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 / CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN / CINÉMA GALAXY SHERBROOKE / MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE / CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE / CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO / CINÉMA ST-EUSTACHE / GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE / CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME / MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 / FAMOUS PLAYERS VERSAILLES / CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN / MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 / FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O./ VERSION FRANÇAISE / SON DIGITAL Livre disponible aux éditions CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) / LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 / MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 / FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL / MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 / MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 / FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND / CINÉMAS AMC LE FORUM 22 / VERSION ORIGINALE ANGLAISE CINÉMA PINE STE-ADÈLE / Présentation spéciale aujourd'hui ! À L'AFFICHE DÈS LE 25 JUIN! 3237487A ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS Poses de scout JÉRÔME DELGADO COLLABORATION SPÉCIALE Avec son travail inspiré de la nature et ses sculptures animalières, Trevor Gould aurait très bien pu intégrer L'Arche de Noé, l'expo monumentale présentée cet été à Shawinigan.Mais il n'y est pas.Aurait-il perdu la cote, lui qui a eu droit en 1998 à une belle visibilité par une présence solo au Musée d'art contemporain de Montréal, un projet majestueux qui a circulé pendant quatre ans ?En fait, le sculpteur et réputé dessinateur s'est fait rare ce temps.Des présences ici et là dans des expos collectives lui ont permis de dévoiler quelques pièces, comme au cours de la manifestation en plein air de la Ville de Montréal, D'un millénaire à l'autre (été 2000).Il avait alors signé La Maison de la promenade Bellerive, une intrigante cabane en bois aux airs de théâtre de marionnettes.Malgré cette discrétion, l'artiste originaire de l'Afrique du Sud et établi en partie au Québec, est encore actif.Très actif même, mais en Europe et en particulier en France.Voici donc qu'il réapparaît à la galerie Lilian Rodriguez, avec un corpus à l'aquarelle, l'autre médium qui a fait sa renommée.Intitulée Notes After Jean de la Hire, cette série d'une vingtaine de dessins s'inspire des écrits d'un auteur (Jean de la Hire, donc) reconnu pour ses romans « d'anticipation » (la sciencefiction au début du 20e siècle), mais aussi pour ses récits d'aventure et de scoutisme.Pas étonnant donc que le personnage qui revient presque sur chacune des aquarelles porte une tenue propre au bon boy-scout.La représentation de la savane et de la faune sauvage n'est pas un monde inconnu pour Gould.Et c'est souvent dans des situations ambiguës, voire paradoxales, qu'il entraîne ses sujets.Le scoutisme, avec son approche de la nature bien particulière, lui convient visiblement fort bien.Le scout en question n'a pas tant l'air ici d'un boy que d'un man.Chasseur, explorateur, scientifique ?L'homme n'a pas de rôle précis.Bien plus que narrative, la suite d'aquarelles propose une ribambelle de poses et d'attitudes que l'humain prend devant son vis-à-vis animal.Tendre aux côtés de l'éléphant, agressif devant les rats, Trevor Gould suggère plus qu'il définit des situations.Et comme ses compositions sont hors contexte, sans décor ni trop de détails, il y a place à l'imaginaire.Il y a des gestes qui sont bien connotés, comme celui des mains en forme de demi-lunes autour de la bouche.C'est un cri, bien sûr.Mais est-ce un appel de détresse ou l'imitation d'un hurlement?L'homme aux bermudas est-il en danger ou en communication parfaite avec les bêtes ?C'est le cas de plus d'un dessin.Le personnage étendu au sol et entouré d'un groupe de singes en est un autre bel exemple.Et toutes les autres représentations où le bonhomme semble flotter, où les proportions sembles distordues et où, finalement, le propos est peu clair, fascinent autant.Sachez en plus que la touche de Gould est teintée d'humour (comme lorsqu'il coiffe son homme d'oreilles à la Mickey), de fantaisie, et que sa palette est éclatante sans en mettre trop (un rouge par-ci, un vert par-là, dominent).Bref, Trevor Gould, bien discrètement, fait tout un retour.Il faudra voir un jour où son travail sculpté l'a amené.NOTES AFTER JEAN DE LA HIRE de Trevor Gould, galerie Lilian Rodriguez, 372, rue Sainte- Catherine Ouest, jusqu'au 3 juillet.Ouvert du mercredi au samedi.Info : 514 395-2245.PHOTO GRACIEUSETÉ DE LA GALERIE LILIAN RODRIGUEZ Notes After Jean de la Hire, de Trevor Gould : une expo qui s'inspire d'un auteur reconnu pour ses romans « d'anticipation », mais aussi pour ses récits d'aventure et de.scoutisme.Madonna change de nom AGENCE FRANCE-PRESSE LOS ANGELES \u2014 La chanteuse américaine Madonna a décidé de prendre le nom hébreu d'Esther, une réincarnation liée à ses nouvelles obsessions spirituelles et à son immersion dans la Kabbale, un courant ésotérique hébraïque dont la chanteuse est devenue fervente adepte.Madonna, 45 ans, a fait cette révélation lors d'un entretien avec une chaîne de télévision américaine vendredi soir.Elle a déclaré que son changement de nom \u2014elle portait celui de sa mère, morte d'un cancer\u2014 était dû à son désir de trouver une énergie nouvelle.« Ma mère est morte quand j'étais très jeune et je voulais m'attacher à un autre nom », a-t-elle déclaré sur la chaîne ABC. ARTS ET SPECTACLES L'ACADIE EN CHANSONS GUY MARCEAU COLLABORATION SPÉCIALE Ce n'est pas parce qu'il est toujours une heure plus tard dans les Maritimes que nous pourrons fêter les 400 ans de la fondation de l'Acadie avant nos voisins de l'Est.Le spectacle en plein air de ce soir, L'Acadie en chansons, avec la soprano Suzie Le Blanc et un aréopage de musiciens et folkloristes, coïncidait parfaitement avec le thème du Festival Montréal Baroque, qui souligne l'événement de 1604.Il a donc été tout naturellement inclus à la programmation.Sur la grande scène portant le nom d'une marque de bière, près de la place Jacques- Cartier, chants et danses traditionnels avec le dance caller Pierre Chartrand sont au menu et.un peu d'improvisation, comme l'annonçait le dépliant du festival.D'emblée, Suzie Le Blanc nuance.« Il faut relativiser le terme « improvisation », précise la soprano d'origine acadienne.Je ne vais pas improviser des chansons sur des thèmes imposés, ni réinventer le folklore acadien ! Il faut savoir qu'il n'y a pas un musicien ou chanteur folklorique et traditionnel qui n'improvise pas un peu.Même si toutes les chansons et musiques sont écrites, on prend toujours certaines libertés dans l'interprétation.Et c'est la même chose en musique ancienne, d'ailleurs.Justement bien connue dans le répertoire de la musique ancienne, Suzie Le Blanc n'est pas une chanteuse folklorique et ne veut pas s'improviser telle non plus.Mais plus d'une raison ont motivé la conception d'un tel spectacle.« Ça fait un bout de temps que Johanne Goyette, des disques ATMA, et moi parlons de faire un disque de chansons et musiques acadiennes, et le projet devait se faire cette année, pour le 400e de l'Acadie.D'ailleurs on termine l'enregistrement ces jours-ci, et il devrait paraître juste à temps pour le 15 août, le jour de la fête des Acadiens.Le spectacle sera à l'image du disque, des chansons traditionnelles des XVIIe et XVIIIe siècles, qui viennent souvent des XIVe ou XVe siècles au Poitou ou en Normandie.Et presque toutes parlent de la mer, de voyages, de départ, d'arrivée ; des chansons gaies mais aussi d'autres très nostalgiques.Pierre Chartrand, câlleur et gigueur d'expérience (il s'est produit avec Ti-Jean Carignan dans les années 70), en connaît un rayon sur les sources traditionnelles en musique.« La musique et la danse traditionnelle aussi bien de l'Acadie que du Québec, ont la même source puisqu'elles proviennent des Irlandais et des Écossais qui ont débarqué ici au XIXe siècle.Et il faut savoir que le répertoire traditionnel n'est pas issu de la fondation de Port-Royal en 1604.Les musiques instrumentales ont subi beaucoup d'influences au fil des siècles.Mais rien ne subsiste du régime français au plan des musiques et des danses, sauf les chansons.Là-dessus, Suzie Le Blanc dit avoir fait ses recherches notamment en collaboration avec le Centre d'études acadiennes de l'Université de Moncton.« Dans bien des cas, les textes et les mélodies sont encore chantés comme à l'époque.La transmission de ces chansons par tradition orale nous les montre aujourd'hui, après quelque 300 ans d'histoire, encore assez fidèles à leur origine.» Sur scène, Suzie Le Blanc s'est entourée de musiciens chevronnés, tous des spécialistes de musiques folkloriques et baroques.Nommons-les : le flûtiste Chris Norman et le violoniste David Greenberg, tous deux de Nouvelle-Écosse, et le claviériste David Mc Guinness de Glasgow, qui ont tous des prestations et des enregistrements en commun.De son côté, Pierre Chartrand, fera principalement de la podorythmie dans la première partie du spectacle mais ensuite « prendra le plancher », comme dirait l'autre, et fera danser les badauds aux rythmes des gigues, quadrilles, galopes, rigaudons et autres cotillons, qu'il va « caller» évidemment.« On essaiera aussi d'intégrer une valse ou des danses de couples.Et on alternera avec des intermèdes instrumentaux pour permettre aux gens de reprendre leur souffle », conclut Pierre Chartrand.Le duo des Frères Thonon (vielle à roue et musette) donnera le ton à 20 h, et ensuite.swingex vot'compagnie ! .L'ACADIE EN CHANSONS est présenté ce soir, Place des Vestiges dans le Vieux-Port de Montréal (scène Labatt Bleue), à 20 h 30.Infos : 514 845-7171.La fête avant l'heure PHOTO FOURNIE PAR LES DISQUES ATMA La soprano Suzie Le Blanc participera au spectacle de ce soir au Vieux-Port de Montréal.(Version Française de \u201cThe Stepford Wives\u201d) GVISA GÉNÉRAL À L'AFFICHE! CONSULTEZ LES HORAIRES DES CINÉMAS LE ECRET N'EN EST PLUS UN! (Version française de AROUND THE WORLD IN 80 DAYS) « HILARANT ET EXCITANT\u2026DE LOIN LA PLUS DIVERTISSANTE RÉCRÉATION QUE VOTRE FAMILLE AURA CET ÉTÉ! » MOVIEGUIDE® MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 14\" FAMOUS PLAYERS MD COLISÉEKIRKLAND \" FAMOUS PLAYERS FAMOUS PLAYERS 8POINTE CLAIRE \" MEGA-PLEX GUZZO LACORDAIRE 16 \" FAMOUS PLAYERS MD ANGRIGNON\" MEGA-PLEX GUZZO TASCHEREAU 18\" FAMOUS PLAYERS MD COLOSSUS LAVAL \" CINEPLEX ODEON CAVENDISH FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT\" CINÉ-ENTREPRISE TRIOMPHE LACHENAIE MAISON DU CINÉMA CARNAVALCHATEAUGUAY\" SHERBROOKE\" CINÉ-ENTREPRISE CINEMA DU CAP CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY CINEPLEX ODEON BIERMANS SHAWINIGAN CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE\" FLEUR DE LYS TROIS-RIVIERES CINÉMA 9 ROCK FOREST CINÉMA PINE STE.ADELE \" CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD\" CINÉMA ST.LAURENT SOREL-TRACY\" LE CARREFOUR 10 JOLIETTE\" GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE CARREFOUR DU NORD ST.JEROME CINEPLEX ODEON DORION CARREFOUR MEGA-PLEX GUZZO LACORDAIRE 16 \" FAMOUS PLAYERS MD STARCITÉ MONTREAL \" CINEPLEX ODEON DELSON PLAZA CINÉ-ENTREPRISE ST.BASILE CINEPLEX ODEON BOUCHERVILLE CINEPLEX ODEON ST.BRUNO FAMOUS PLAYERS JACQUES-CARTIER 14\" ANGRIGNON\" MEGA-PLEXMDGUZZO LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 14\" STE.THERESE 8\" GROUPE MATHERS MEGA-PLEXMDGUZZO ST.EUSTACHE\" MEGA-PLEX GUZZO PONT-VIAU 16 MD FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL \" CINEPLEX ODEON QUARTIER LATIN\" VOYEZ-LE MAINTENANT! CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS THX PRÉSENTÉ EN SON VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE GVISA GÉNÉRAL DISTRIBUÉ PAR BUENA VISTA PICTURES DISTRIBUTION ©BUENA VISTA PICTURES DISTRIBUTION 3237470A LE JOURD'APRÈS OÙ SEREZ-VOUS?version française de «THE DAY AFTER TOMORROW» «QUELLE AVENTURE! LE FILM POP-CORN PARFAIT!» Joel Siegel, VISITEZ WWW.TRIBUTE.CA POUR LES HORAIRES GVISA GÉNÉRAL Déconseillé aux jeunes enfants CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 CINÉMA ST-EUSTACHE MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 FAMOUS PLAYERS VERSAILLES MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 LES CINÉMAS LANGELIER 6 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 CINÉMA ST-EUSTACHE GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE CAPITOL ST-JEAN CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD CINÉ-PARC JOLIETTE CINÉ-PARC LAVAL CINÉ-PARC ST-EUSTACHE MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 CINÉMA GALERIES GRANBY VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE CINÉ-PARC CHÂTEAUGUAY CINÉ-PARC ST-HILAIRE CINÉ-PARC DRUMMOND LE CARREFOUR 10 JOLIETTE CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE CINÉMA GALERIES GRANBY LE CARREFOUR 10 JOLIETTE MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 LES CINÉMAS LANGELIER 6 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL LES CINÉMAS GUZZO PARADIS MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 CINÉMA ST-EUSTACHE GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE CAPITOL ST-JEAN CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD CINÉ-PARC CHÂTEAUGUAY CINÉ-PARC DRUMMOND CINÉ-PARC JOLIETTE CINÉ-PARC LAVAL CINÉ-PARC ST-HILAIRE MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE VISITEZ WWW.TRIBUTE.CA POUR LES HORAIRES GVISA GÉNÉRAL version française de «GARFIELD THE MOVIE» Roger Ebert «CHARMANT.BRAVO!» «IRRÉSISTIBLE!» Joe Baltake, THE SACRAMENTO BEE «PATRICK HUARD ÉTAIT LA PERSONNE TOUTE DÉSIGNÉE POUR INCARNER LE GROS CHAT AUX YEUX VERTS EN FRANÇAIS.» Isabelle Massé, LA PRESSE VISITEZ WWW.TRIBUTE.CA POUR LES HORAIRES CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL CINÉMA PINE STE-ADÈLE MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND CINÉMAS AMC LE FORUM 22 CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE LE CARREFOUR 10 JOLIETTE LES CINÉMAS LANGELIER 6 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 CINÉMA ST-EUSTACHE GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD CINÉ-PARC ST-EUSTACHE MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE GVISA GÉNÉRAL «HAUT LA MAIN LE FILM LE PLUS AMUSANT DE L'ANNÉE!» Paul Fischer, DARK HORIZONS version française de «DODGEBALL a TRUE underdog story» 3237516A AU CINÉMA DÈS LE 23 JUIN STI ! UN FILM DE PIERRE FALARDEAU BERNADETTE PAYEUR CHRISTIAN LAROUCHE PRÉSENTENT AVEC JULIEN POULIN Mot-clé CANOË : Elvis FILM EN ATTENTE DE CLASSIFICATION 3237495A concours LE ROI ARTHUR Groupe Popcorn, 2388, rue Beaubien Est, Montréal (Qc), H2G 3H2 Quel est le nom donné à l'épée du Roi Arthur?NOM ADRESSE VILLE CODE POSTAL ÂGE TÉL.(JOUR) (SOIR) prière d'écrire lisiblement Pour participer:Remplissez le coupon ci-joint et postez-le à l'adresse indiquée L'annonce sera publiée du 18 au 20 juin 2004 1 gagnant recevra le certificat-cadeau pour les boutiques médiévales Excalibor et un laissez-passer double par la poste 99 gagnants recevront un laissez-passer double par la poste La valeur des prix est de 2 100$ Règlements du concours disponibles chez Groupe Popcorn.FILM EN ATTENTE DE CLASSIFICATION Lundi, 5 juillet à 19h00 au cinéma Parisien À GAGNER : - Certificat-cadeau de 100$ chez Excalibor - 100 laissez-passer pour l'avant-première LES BOUTIQUES MÉDIÉVALES BEAUCOUP PLUS QU'UNE MODE 3235492A «VRAIMENT GÉNIAL\u2026 VOUS ADOREREZ.» Good Morning America - Joel Siegel CC''EESSTT UUNN ÉÉTTÉÉ SSHREEKTTAACCUULLAAIIREE VISITEZ LE SITE www.tribute.ca POUR LES HORAIRES / SON DIGITAL DÉSOLÉ, LAISSEZPASSER REFUSÉS 2e film aux ciné-parcs / SON DIGITAL FAMOUS PLAYERS CARR.ANGRIGNON / CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) / CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY / CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES / LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 / MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 / FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL / CINÉMA GALAXY SHERBROOKE / CINÉMA PINE STE-ADÈLE / CINÉMA ST-EUSTACHE / MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 / MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 / FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT IMAX/ FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL / CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE / CINÉ-ENTREPRISE CINÉMA DU CAP / CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE / CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON / CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION / CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE / CINÉMA 9 GATINEAU / CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY / LE CARREFOUR 10 JOLIETTE / MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 / CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) / FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL / CINÉMA MAGOG MAGOG / MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 / FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE / CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN / CINÉMA GALAXY SHERBROOKE / MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE / CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE / CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY / CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE / CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO / CINÉMA PINE STE-ADÈLE / LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 / CINÉMA ST-EUSTACHE / GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE / CAPITOL ST-JEAN / CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME / MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 / MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 / CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD / FAMOUS PLAYERS VERSAILLES / CINÉMAS GALAXY VICTORIAVILLE / CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL / MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 / FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O./ VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE CINÉ-PARC LAVAL CINÉ-PARC ST-EUSTACHE CINÉMA PINE MONT-TREMBLANT / CINÉ-PARC TEMPLETON CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON / GVISA GÉNÉRAL À L'AFFICHE 3237525A Le samedi dans POUR TROUVER.Tous les vendredis dans ARTS ET SPECTACLES Pourquoi proscrire les calques de l'anglais?PAUL ROUX MOTS ET ACTUALITÉ proux@lapresse.ca QPourquoi doit-on proscrire certains calques de l'anglais alors qu'ils sont « logiques » ?Guy Ouellette RVous n'êtes pas le seul à vous demander pourquoi l'on proscrit certains calques de l'anglais et (élargissons la question) certains faux amis.Précisons que les premiers sont des traductions littérales (ex.adresser un problème vient to address an issue), et les seconds, des mots français auxquels nous greffons une signification étrangère (ex.: altérations au sens de retouches, réparations).Faut-il les bannir systématiquement ?Non.Devant tout emprunt, qu'il s'agisse d'un mot étranger, d'un calque ou d'un faux ami, il faut plutôt se demander si ce dernier comble un besoin ou s'il concurrence une locution ou un mot pour lequel le français possède déjà un ou plusieurs équivalents.Le mot approche, par exemple, a pris, sous l'influence de l'anglais, le sens de «manière d'aborder un sujet », comblant du même coup un besoin.Ce sens est entériné aujourd'hui par les dictionnaires.Nombre de ces emprunts sont si bien intégrés au français qu'on ne les perçoit plus depuis longtemps comme des corps étrangers.Mentionnons, entre autres, les locutions ou composés donner le feu vert, gratte-ciel, lune de miel, soucoupe volante ou table ronde.Dans beaucoup de cas toutefois, il faut combattre calques et faux amis.> C'est le cas notamment lorsque l'emprunt tend à se substituer à un ou plusieurs mots français souvent plus précis.Le terme site constitue un bon exemple de dérive sémantique.Site désigne d'abord en français un « paysage d'une grande beauté ».Il s'emploie aussi pour parler d'un lieu« considéré du point de vue de son utilisation ».C'est ainsi, par exemple, qu'on parlera d'un site archéologique, d'un site industriel, d'un site militaire ou d'un site urbain.Son équivalent anglais a, quant à lui, un sens beaucoup plus étendu : il désigne à peu près n'importe quel lieu \u2014un dépotoir tout autant qu'un paysage hors du commun\u2014, ce qui a engendré plusieurs anglicismes.Certains sont déjà trop solidement implantés pour qu'on puisse s'y opposer.C'est le cas, entre autres, d'un site Internet.Mais il vaut encore la peine de s'opposer à l'extension de site au sens de centre, emplacement, endroit, gisement, lieu, place, siège, terrain, théâtre, ville, etc., ne serait-ce que par souci de variété.> Il faut également combattre le faux ami lorsqu'il entre en conflit avec le sens français d'un mot.Le verbe supporter en est un bon exemple.Dans notre langue, supporter quelqu'un, c'est l'endurer.Mais sous l'influence de l'anglais, on donne aujourd'hui à ce verbe le sens de soutenir, aider, appuyer, accorder son soutien à, financer, subvenir aux besoins de.Ces emprunts engendrent parfois une grande confusion.Quand Bernard Landry, par exemple, affirme qu'il supportait Jacques Parizeau, au lendemain du référendum de 1995, doit-on en conclure qu'il l'endurait faute de pouvoir s'en débarrasser, ou qu'il l'appuyait ?> Autre problème : le calque crée parfois une impression d'étrangeté en français, « les références culturelles et les images n'étant pas les mêmes », fait-on remarquer avec justesse dans l'introduction du Dictionnaire des anglicismes du Robert.Ainsi, le sens de la locution de la bouche du cheval (from the horse's mouth) n'est pas évident en français.C'est pourquoi il faut la traduire de façon moins littérale.Dans beaucoup de cas, l'expression de source sûre convient très bien.Je m'arrête là pour l'instant.Mais j'espère en avoir suffisamment dit pour vous convaincre qu'il faut faire preuve de prudence dans l'emploi des calques et des faux amis.Contribuer une somme QNathalie Smith \u2014 On lit aussi très souvent : le gouvernement fédéral a contribué 2000 $ pour un projet quelconque.Le verbe contribuer n'est-il pas intransitif ?RVous avez raison : on rencontre souvent ce verbe, dans les médias québécois, construit avec un complément d'objet direct.Cet emploi est fautif, car contribuer est un verbe transitif indirect qui se construit avec la préposition à.On ne peut dire, par exemple, que le gouvernement a contribué 2000 $ à un programme d'aide, mais qu'il a fourni 2000 $.On peut aussi dire, bien entendu, que le gouvernement a contribué à un programme en fournissant 2000 $.Ceci dit ou cela dit ?QNous entendons constamment à la télé et à la radio l'expression ceci dit, après l'énoncé d'une phrase.J'ai déjà lu quelque part que nous devrions utiliser cela dit, pour ce qui est passé, c'est-à-dire pour ce qu'on vient de dire.Quand peut-on utiliser ceci dit ?Seconde question : doit-on dire à midi ou ce midi lorsqu'on parle de ce qui est arrivé ou arrivera vers l'heure du midi ?(exemple : cela s'est passé ce midi ou cela s'est passé à midi ?) Stella Tremblay, Saguenay RCeci désigne une chose qu'on va énoncer, cela une chose déjà énoncée.Sous l'influence de l'anglais, qui emploie this là où le français utilise cela, on confond souvent ces deux pronoms démonstratifs.Par exemple, lorsqu'on veut rappeler ce qui vient d'être dit, c'est cela et non ceci qu'il convient d'employer.> Cela dit, je partage votre point de vue.Par ailleurs, si vous voulez parler de ce qui s'est passé vers l'heure du midi, vous devriez dire ce midi.Mais si voulez plutôt parler de ce qui s'est passé à midi pile, à midi serait la locution juste.Petits pièges La semaine dernière, les phrases suivantes contenaient chacune une faute : > Les deux partis sont nez à nez dans les sondages.> Le Parti libéral fait campagne sous le thème de la santé.\u2014 L'expression nez à nez est bien française, mais au sens de face à face.> Ils se sont retrouvés nez à nez en faisant leurs courses.Sous l'influence de nose to nose, on lui donne souvent, mais à tort, le sens de à égalité, égaux, ex aequo, sur le même rang.Soucieux d'éviter le calque, certains remplacent nez à nez par la locution (au) coude à coude, qui signifie « côte à côte ».L'ennui, c'est que cette locution suppose une entente étroite, et non une rivalité.Elle n'est donc pas appropriée pour exprimer que deux partis sont à égalité.Il aurait donc fallu écrire : > Les deux partis sont à égalité dans les sondages.\u2014 Des élections, un débat, un colloque ou une rencontre se déroulent sur un thème, et non sous un thème.La locution sous le thème est en effet un calque de under the theme.Il aurait donc fallu écrire : > Le Parti libéral fait campagne sur le thème de la santé.Grands pièges La chronique Mots et actualité fait relâche jusqu'en septembre.Continuez néanmoins à me faire parvenir vos questions, car je m'attellerai bientôt à la rédaction des chroniques de la rentrée.En outre, je répondrai régulièrement, cet été, à des questions sur Cyberpresse, le site Internet de La Presse.D'ici l'automne, pour que vous ne m'oubliiez pas complètement, j'ai préparé un concours de pièges, qui devrait vous donner un peu de fil à retordre.J'ai rédigé un texte de deux paragraphes qui contient pas moins de 30 incorrections : calques de l'anglais, faux amis, mots anglais, impropriétés ou fautes de grammaire.Trouvez-les et devenez admissible au tirage de 10 exemplaires de mon Lexique des difficultés du français dans les médias, dont la troisième édition a été lancée récemment.Vous trouverez ce texte, ainsi que tous les détails relatifs à ce concours, dans la promotion ci-dessous.Bon été ! GÉNI E S EN HERBE #1098 En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., ghpanto@videotron.ca A- INVENTEURS ET INVENTIONS 1 « Père » de la chirurgie moderne ayant vécu au 16e siècle, on lui attribue l'invention du bistouri.Il a été le chirurgien particulier de quatre rois de France : le roi Henri II et ses trois fils.2 Cet apothicaire du 18e siècle a découvert les vertus de la pomme de terre lors de ses années de captivité dans le Hanovre durant la guerre de Sept ans et l'introduisit par la suite en France.3 À l'origine de cette firme mondiale, dont le nom signifie précision, il y a un Japonais du nom de Kintaro Hattori qui ouvre en 1877 un atelier de réparation puis de fabrication de montres.4 Avec son ami Stephen Wozniak, il fonde Apple, quitte la compagnie en 1985 puis y retourne en 1998 lors du rachat de Pixar, sa société d'animation vidéo, par le nouveau PDG d'Apple.5 Quel pionnier de la mathématisation de la mécanique quantique, réfugié aux États-Unis pour fuir le régime nazi, participa également au projet Manhattan B- ACTUALITÉ 1 Quelle reine des produits de beauté, décédée en 2004, a débuté dans un laboratoire artisanal à l'arrière de sa maison, pour en arriver à bâtir une firme de 5,12 milliards de dollars au sein de laquelle se retrouvent des marques telles que MAC, Tommy Hilfiger, Aveda et bien sûr sa marque éponyme 2 Quel humoriste et membre du trio Les Mecs comiques s'est fait congédier au printemps 2004 et au secours duquel sont venus plusieurs humoristes en alléguant un congédiement arbitraire et contraire à la liberté d'expression à la suite d'un acte d'ingérence de Pierre-Karl Péladeau dans la programmation de TVA ?3 Quel village du sud de Montréal va imposer un couvre-feu de 22 heures aux mineurs non accompagnés, qui seront passibles d'amendes en cas d'infraction au règlement municipal ?4 En vertu de quel instrument juridique canadien soupçonne t-on la mesure prise par ce village d'être non valide, car contraire à certaines dispositions de cet instrument ?5 Dans quelle république autonome de Géorgie le président géorgien Saakachvili a-t-il fait une entrée triomphale suite à la démission du leader régional rebelle et indépendantiste Abachizé E- RUSSIE 1905 1 Contre quel pays la Russie était-elle en guerre de 1904 à 1905, pays qui lui fit subir une humiliante défaite ?2 Diverses raisons forcent la population russe à se soulever : mauvaises récoltes, crise économique, grèves et, enfin, la guerre.Le 22 janvier 1905, lors d'une manifestation devant le palais du tsar, l'armée tire sur les manifestants.Sous quel nom désigne-t-on dorénavant cette journée ?3 Les marins de quel cuirassé se révoltent à leur tour en juin à Odessa?4 Par le Manifeste du 30 octobre, le tsar concède au peuple russe plus de libertés civiles et la création d'une assemblée législative élue par toutes les classes de la population.Comment appelle-t-on cette dernière en russe ?5 Qui était alors le tsar de Russie F- CHARADE 1 Mon premier est un court mot utilisé en anglais pour désigner une femme ou une fille.2 Mon second se dit des charmes physiques d'une femme, servant à attirer les hommes.3 Mon troisième est synonyme d'enfant, on l'utilise fréquemment avec l'adjectif beau / belle.4 Mon tout est le non d'un archipel de l'océan Pacifique ou Charles Darwin étudia en 1835 les espèces animales uniques s'y trouvant, telles que les tortues géantes.G- MOTS COMMENÇANT PAR LA LETTRE « R » 1 Cet adverbe sert à attribuer à chacun en ce qui le concerne.2 Dans la chanson de Carla Bruni, quatre consonnes et trois voyelles forment ce prénom, qui est aussi celui d'un peintre italien de la Renaissance.3 On a francisé ainsi le terme culinaire « roast beef ».4 Aux échecs, ce mouvement permet de placer l'une de ses tours à côté de la case du roi et à faire passer le roi de l'autre côté de la tour lorsqu'il n'y a aucune pièce entre eux.5 C'est l'ensemble des procédés et des techniques qui règle l'art de s'exprimer.H- COUPS DE SOLEIL 1 Quel type de rayon ultraviolet fait apparaître le bronzage foncé, provoque les coups de soleil et le cancer de la peau?2 Quel est le nom scientifique du coup de soleil?3 Elle se traduit par une agitation et des céphalées et est causée par un rayonnement solaire trop fort sur la nuque et la tête.4 Quelle vitamine nécessite pour sa production des rayons UV et a comme principale fonction la fixation du calcium sur les os?5 Quel pigment est produit par les mélanocytes, cellules de la peau, en réaction à l'agression des rayons UV et est responsable de la couleur foncée de la peau lors du bronzage?Reine des produits de beauté C- PHILOSOPHIE ANTIQUE 1 Ce Grec, originaire de Milet, en Asie mineure, supposa que le monde matériel était réductible à un seul élément, l'eau.Il fut aussi ingénieur, détourna les eaux du fleuve Hylas et prédit avec précision une éclipse du soleil.2 Cet autre Grec, originaire d'Éphèse, fut célèbre pour son idée de l'union des contraires, mais surtout pour celle du changement perpétuel, que l'on retrouve dans la citation suivante: «Il n'est pas possible d'entrer deux fois dans le même fleuve.» 3 Ce philosophe grec du 6e siècle avant J.-C.affirmait que le savoir était conjectural, i.e.que les idées que les hommes se faisaient du monde étaient en réalité construites par eux et, qu'en étant sujets de ce monde, ils ne pouvaient viser une totale objectivité.Traduite du grec par Karl Popper, cette idée peut être reliée au constructivisme moderne.4 Ce premier et célèbre sophiste a émis cette fameuse sentence : « L'homme est la mesure de toutes choses » exprimée dans l'Antigone de Sophocle.5 Ce philosophe athénien du 5e siècle avant J.-C.utilisait une méthode aujourd'hui appelée la « maïeutique » afin de rechercher la vérité par le questionnement.Aristophane en fit une caricature dans sa pièce Les Nuées.D- ASSOCIATIONS Associez les ministres du cabinet Charest à leur ministère.1 Jacques Dupuis 2 Philippe Couillard 3 Monique Gagnon-Tremblay 4 Carole Théberge 5 Line Beauchamp a Relations internationales b Justice c Santé d Famille e Culture et Communications Mon tout est le nom d'un archipel GEN20 JN SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES Nom: Âge: Adresse: App.: Ville: Code postal : Tél.(rés.): Tél.(travail) : Courriel : Concours «Paul Roux » à La Presse, C.P.11052, succursale Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 4Y8 Le nettoyeur à sec sur ma rue opère un service 24 heures à l'année longue.Son propriétaire, qui est très proactif, a fait une publicité agressive et voulu rendre le site attractif.Au fond, on retrouve une grosse TV.J'en ai profité pour écouter une joute de hockey.Le coach n'avait pas habillé deux de ses ouailles parce qu'ils ne donnent pas leur 110% sur la route.Le coin s'est gentrifié depuis une décade.Il est sécuritaire même si le dépanneur d'à côté a été blessé récemment, lors d'un hold-up.L'homme repose à l'hôpital après avoir été admis à l'urgence achalandé.Il y a dans le quartier bien des ventes de garage, qui sont une alternative intéressante pour compléter son ameublement.Les noms des gagnants seront dévoilés dans la chronique Mots et actualité de La Presse du dimanche 5 septembre 2004, de même que les bonnes réponses.Vous avez jusqu'au vendredi 23 juillet 2004 pour faire parvenir votre texte corrigé, avec le coupon de participation dûment rempli, soit par courriel à proux@lapresse.ca, soit par courrier à La Presse, C.P.11052, succursale Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 5W7 Le texte qui suit contient 30 incorrections : calques de l'anglais, mots anglais, impropriétés ou fautes de grammaire.Trouvez-les et devenez admissible au tirage d'un des dix exemplaires.Quinze bonnes réponses suffiront pour vous qualifier.CONCOURS À GAGNER : DIX EXEMPLAIRES DU LEXIQUE DES DIFFICULTÉS DU FRANÇAIS DANS LES MÉDIAS, DE PAUL ROUX.Règlements du concours disponibles à La Presse.Valeur totale des prix offerts de 250$.Fac-similés refusés.3235476A 3219547A LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L'INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L'EXCELLENCE NAÎT DE L'EFFORT ALCAN «Qui a tiré sur qui?», demande-t-il.«Qu'est-ce qui fait que j'ai quitté mon pays?» Son regard se retire comme une longue et indolente vague sur une plage de cailloux mouillés.«On ne peut pas vivre avec le sentiment qu'il n'existe aucun mystère dans la vie, que tout est réglé.Sinon on perd la joie, la poésie, l'art.» ANNE RICHER ajdi Mouawad prend le temps de réfléchir longuement si on lui pose une question, mais plus de temps encore s'il se la pose à lui-même.Dans chaque repli de cette âme d'artiste vivent des ombres ; il sait que sa mission est de les débusquer et il le fait admirablement bien par le théâtre, lieu familier où on reconnaît son immense talent.Wajdi Mouawad a reçu cette semaine à Paris le Prix de la Francophonie, décerné par la Société des auteurs et compositeurs dramatiques.La Presse accorde à cette figure marquante du théâtre québécois, directeur du Théâtre de Quat'Sous, comédien, auteur et metteur en scène, le titre de Personnalité de la Semaine.Il faut revoir, une fois encore, le parcours de l'homme.Si la guerre le tenaille toujours, c'est qu'il l'a vécue au Liban, son pays d'origine.Dans son jardin, dans sa maison, dans les yeux de son père, dans les cris de sa mère.Et, bien des années plus tard, par un cheminement qui tient de l'insondable, il a choisi de dire en théâtre la vie, la mort, l'exil, toutes ces questions qui l'obsèdent.L'amour aussi.Latransmissiondepensées, de valeurs.Tout ce que le dramaturge a envie de savoir.«Je cherche ce qui n'a pas encore été dit.» Concrètement, cela a donné notamment Littoral, Journée de noces chez les Cromagnon, Alphonse, Incendies, des pièces qui ont été crées dans des festivals ouà Montréal, oùla guerre est souvent parabole et conscience.Il a aussi joué, mis en scène de nombreuses oeuvres théâtrales.Sa génération «Je suis content d'avoir l'âge que j'ai, d'être de cette génération forte et riche.» Il est venu au monde le 16 octobre 1968 dans un petit village libanais, qu'il a quitté en compagnie de ses parents, à cause de la guerre, à l'âge de 8 ans, la tête encore pleine des rêves à venir, inconscient que la bombe d'à côté, n'importe quelle bombe, faisait voler en éclats sa propre vie.Son adolescence se passe à Paris.La langue française prend dès lors le pas sur l'arabe.Un pas de deux, comme dans dualité.Un grand écart entre ce qu'il ne sait pas encore de lui-même et qu'il découvrira plus tard.Ses parents décident de venir s'installer au Québec.Ce ne sera pas tout de suite le meilleur des mondes.L'adolescent qui entre à l'École nationale de théâtre à 17 ans traverse l'une des périodes difficiles de sa vie, avec entre autres choses le décès de sa mère.Il trouvepourtantdesappuis, desadultessensibles qui croient en lui.Au début de la vingtaine, il rencontre «un révélateur», son ami François Ismert, réalisateur à Radio-Canada.Une rencontre intellectuelle.«Ilm'a permis de croire que ce que je ressentais depuis que j'étais petit avait peut-être intérêt à être exprimé.» Il avait été élevé à baisser la tête.«La rencontre de cet homme m'a fait lever la tête.Et si quelqu'un aujourd'hui s'avisait de me faire revenir en arrière, je le tuerais.» Tout n'est pas réglé Pourfaireobstacleàcemouvementd'humeur, la tendresse.Pour conjurer le mauvais sort, jouer comme un enfant, à faire semblant qu'il est mort, en auto, n'importe où.«C'est dommage de mourir», dit-il, laconique.Pour dénoncersereinementlegrandmalheurcollectif, il n'est pas interdit d'afficher un grand bonheur personnel.«Je n'aime pas le chagrin, avoue-t-il.J'aime la colère, oui, et la joie par-dessus tout.» Il abhorrelebruit, le froid, lesendroits surpeuplés.Et pour créer, il n'a pas besoin d'être désespéré.La vie est très forte en lui.Il la porte comme son enfance mutilée, mais qui survit.«Il existe entre les individus des relations autres que des relations d'affaires, le mystère de la vie va reprendre son souffle», dit ce créateur qui n'est pas pessimiste.«On ne peut pas vivre avec le sentiment qu'il n'existe aucun mystère dans la vie, que tout est réglé.Sinon on perd la joie, la poésie, l'art.» Sa création n'est pas un exutoire, insistet- il.Elle est plutôt une exaltation par la beauté.«Un objet d'art, ça change notre vie et nous remet en contact avec la magie.L'art, c'est de trouver quand on croit tout perdu, quand on nous dit qu'il est inutile de continuer de chercher.» Ancien joueur de rugby, un sport qu'il adore, il donne en exemple le cycliste du Tour de France, qui doit se méfier du mirage des villages qu'il traverse sous les applaudissements, et rester concentré sur son vélo, son énergie, la connaissance de soi.Le paresseux qu'il est adore «s'ennuyer à deux» et ne rien faire.Il ne collectionne même pas les livres pour ne garder que ceux qu'il aime vraiment.Parfois il pense à Dieu, mais malgré la mythologie très forte de son enfance, il entretient avec lui un rapport ludique, enfantin.«Quand cela fait mon affaire, dit-il en riant, des fois il existe si peuque je deviens le plus athée des athées.» Des anges viennent peut-être le réconforter quand il a peur dans le noir et craint obscurément, anxieusement, denepluspouvoir créer un jour.Pour l'instant, tout va bien.Il se remet à travailler sans s'affoler devant le temps qui passe.Il se permet même de prendre son temps.Pour retenir cette actuelle étape de bonheur, il rêve d'avoir un enfant.C'est dit avec pudeur mais résolution.Que souhaiterait-il à cet enfant, le sien?Une autre vague indolente s'allonge dans son regard.Il prend l'allure d'un promeneur qui ramasse un caillou et émet ce voeu très beau: «Je lui voudrais un peu plus de force que d'angoisse pour ne pas être noyé par le chagrin et la souffrance.» PHOTOS ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Wajdi Mouawad "]
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