Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
X. Arts et Spectacles: Cahier jazz
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

La presse, 2004-06-30, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" KEITHJARRETT L'HOMME DE LA SITUATION SIX PIEDS DEUX DE GRIS PAGE 5 JOHNNY CLEGG UNE CULTURE DE LIBERTÉ PAGE 3 ALAIN BRUNET alain.brunet@lapresse.ca a réputation de l'être humain n'est pas celle du pianiste, leader et compositeur.Depuis l'aube de sa carrière, on dit de Keith Jarrett qu'il est capricieux, intransigeant voire intraitable.Et qu'il ne se prend pas pour la moitié d'une orange.Il faut néanmoins se rendre à l'évidence, cette altière opinion que le virtuose a de lui-même est, somme toute, à la hauteur de ses prétentions.Ne mène-t-il pas les destinées du plus respecté des trios sur la planète jazz ?N'est-il pas un des plus grands pianistes vivants ?N'est-il pas l'un des concepteurs cruciaux de l'esthétique ECM, célébrissime label européen ?Et voilàquemonsieur Jarrett répond au téléphone de son domicile du New Jersey, le voilà dans des dispositions étonnamment bonnes.ce qui ne l'empêchera pas de décocher quelques flèches.Sans qu'on fasse la moindre allusion à son caractère, il bifurque sur la question et tente habilement de la désamorcer.«Les musiciens de jazz ont une trop haute opinion d'eux-mêmes.Je sais, on me prête exactement cette réputation, on dit de moi que je suis un artiste difficile.Cela ne provient pas d'une surévaluation de moimême », lance-t-il après avoir associé la prolifération des trios de jazz à un effet de mode.La table est ainsi mise.«Désormais, croit le musicien, les artistes de jazz estimant qu'un piano est mal accordé pourront dire à leur producteur que Keith Jarrett a refusé de jouer dans ces conditions et cela leur donne le droit de réclamer la même chose.» Les exemples se multiplient au bout du fil, dont celui-ci : «Un jour, j'étais à Berlin avec mon quartette américain.Nous avions amorcé notre set pendant que l'auditoire prenait place.Les gens étaient bruyants, personne ne faisait attention à la musique.J'ai alors regardé mes collègues, je leur ai dit that's it et nous sommes sortis de scène.Tout le monde était fâché, les responsables du club n'en revenaient pas.How can you do this?et patati et patata.Quelqu'unest alors venumechuchoter à l'oreille Duke Ellington a fait de même hier soir !» ricane Jarrett avant d'épiloguer sur la pertinence de ses agissements.> Voir JARRETT en 2 JAZZ PHOTO ARCHIVES LA PRESSE© Keith Jarrett présentait un spectacle unique à la salle Wilfrid Pelletier.en 1980, dans le cadre du tout premier Festival de Jazz de Montréal.Keith Jarrett: l'homme de la situation JARRET suite de la page 1 « Tu dois faire ce qui te semble juste quoi qu'en pensent les gens.Si toutefois tu n'as pas assez d'expérience pour déterminer ce qui est bien et ce qui ne l'est pas, tu risques d'avoir de sérieux ennuis.On te considérera alors comme un pleurnichard et ton travail sombrera dans l'indifférence.Voilà pour la modestie de Keith Jarrett qui ne manque vraiment pas de travail quoi qu'on pense de son attitude proverbiale.Il faut d'ailleurs se réjouir qu'il ait repris du service après avoir été atteint de ce syndrome de fatigue chronique l'ayant forcé à suspendre ses activités à la fin des années 90.Chose certaine, les enregistrements récents de son trio mènent à croire que son génie pianistique n'a aucunement été altéré, encore moins l'idée qu'il s'en fait.« Au terme de cette maladie, j'ai réalisé que tout ce que je devais faire désormais, c'était de jouer.C'est ce que je fais de mieux, je suis d'abord un joueur et c'est làdessus que je dois me concentrer exclusivement.Ma santé est bonne (bien que je sois encore sous médication), je crois même être en meilleure forme qu'avant.» Donc, pas d'éparpillement à l'agenda de Jarrett, pas de vastes projets de composition, ni de nouvelles expériences au saxo soprano, clavecin, orgue, guitare, et autres percussions.Ne reste que le trio au programme du prodige.« Nous représentons le jazz mieux que les autres trios, soutient le pianiste.Nous le représentons au moment présent et nous le représentons de toutes les façons dont les trios se sont comportés à travers l'histoire du jazz.Avec intégrité et personnalité.Nous pouvons toujours resurgir avec quelque chose que nous n'avons jamais fait auparavant.Tout cela n'est possible qu'avec une très vaste expérience.« Chaque fois que nous nous retrouvons ensemble, nous nous ouvrons à quelque chose, un son émerge, nous éliminons ce que nous ne pouvons pas accomplir dans ce contexte précis.Prenons cet exemple : nous étions à Montreux, l'auditoire était fade et apathique.Nous étions au sommet de notre forme et rien ne se passait.What the hell are they waiting for ! se disait-on.Nous avions alors décidé de jouer trois longues pièces de style stride (James P Johnson, Fats Waller, etc.), chose que nous ne faisons jamais.Et tout s'était mis à fonctionner.» Formé de véritables maîtres, c'est-à-dire le superbatteur Jack De Johnette et le superbe contrebassiste Gary Peacock, le trio de Keith Jarrett aura bientôt 22 ans.On suppose que le caractère fort de son leader n'ait pas été dirigé contre ses prestigieux sidemen.À ce titre, l'interviewé parle sincèrement de respect mutuel.« La confiance entre musiciens d'un ensemble, estime-t-il, se développe au fil du temps.En fait, je ne peux imaginer changer volontairement de personnel à moins d'être vraiment obligé de le faire.À cause de cette confiance, mes collègues répondent à toutes les propositions.S'il se passe quelque chose de bon sur scène, nous le savons tous illico.L'essentiel est là où il le faut : ici et maintenant.» Pour Jarrett, la polyvalence et la virtuosité de son trio ne suffisent pas à trouver cet essentiel : « Tu peux jouer parfaitement plusieurs styles sans dire quelque chose de signifiant.Et c'est pourquoi notre trio est totalement différent des autres.Lorsque nous jouons cette vieille musique, elle n'est plus vieille.Elle swingue à notre manière.Inutile d'ajouter que Jarrett voit dans la multiplication récente des trios de jazz un effet de mode.Aucun de ces ensembles n'obtient grâce à ses.oreilles, pas plus que les nouveaux virtuoses.« J'ai vécu trop d'expériences déprimantes avec des jeunes qu'on m'a recommandés.J'ai aimé les premiers enregistrements de Danilo Perez en tant qu'accompagnateur alors que ses propres disques, j'en suis incapable.Puis, j'ai écouté Brad (Melhdau) et j'ai réalisé à quel point il était inconsistant, pseudo- profond.Ce qui manque chez les nouveaux jazzmen, c'est un désir réel pour la musique.» Quel est ce désir réel au juste, sieur Jarrett ?Il répond par une question.« Veut-on vraiment dire quelque chose avec toutes ces notes ?Maintenant, tout est question d'astuce et d'ingéniosité.Je ne crois pas que les jeunes virtuoses respectent la tradition en la reproduisant ainsi.Leurs prédécesseurs, eux, s'appuyaient sur le passé en toute intégrité.Et ils ne jouaient pas des choses difficiles pour bien paraître.bien paraître est un non sens selon moi.Je ne vis donc pas dans le même monde c'est probablement pourquoi je ne ressens pas le besoin d'écouter ces nouvelles stars.» \u2014 Mais avez-vous déjà vécu dans ce même monde ?\u2014 Si j'écoute un disque de Bud Powell, ça me donne un milliard pour cent de satisfaction supplémentaire.Tout ce dont nous avons besoin dans le jazz, en fait, ce n'est pas la forme parfaitement reproduite ; nous avons besoin de gens qui ont le désir de swinguer.Une seule personne au monde suffit pour maintenir cette musique en vie.» Devinez qui ?.JAZZERIES PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © Nos jeunes collègues qui rédigent la rubrique Entracte du samedi diraient de Jazzeries que c'est «une rubrique plus pertinente qu'un discours de Jean Lapierre» ou «plus improvisée qu'un concert d'Ornette Coleman».Chet Baker DOUZE JOURS, 12 NUITS > Jazzeries, c'est de l'information hyper-ponctuelle\u2014comme le nouveau point de rendez-vous du FIJM\u2014mais c'est aussi la pensée du jour, toujours profonde, clé potentielle des arcanes du jazz ou des cerveaux (parfois surchauffés) de ses protagonistes.Jazzeries, c'est encore la bitcherie historique, partie intégrante de la culture jazzistique, au même titre que Take Five ou St.Louis Blues.Cf Chet Baker.> Jazzeries ou la transparence du duo, l'art du trio, la finesse du quartette.Plus : la synthèse ultime de la théorie des (grands) ensembles.> Jazzeries, c'est la navette polyrythmique entre l'infiniment grand et l'indéniablement petit.C'est une galaxie servie sur deux colonnes, partie déjà essentielle du menu quotidien des jazzivores et autres amateurs de tartare.Durée du régime : 12 jours.EN GUISE D'ENTRÉE.«Le jazz est la forme d'art la plus difficile à assimiler» \u2014 KEITH JARRETT qui semble incapable d'écouter tout autre trio que le sien.Demain 20 h 30 à Wildrid-Pelletier.BLACK&WHITE BASIE SWINGS, BENNETT SINGS.«La première fois que je l'ai rencontré, c'était aux répétitions pour un disque que nous avons enregistré ensemble au Latin Casino de Philadelphie en 1958.J'avais toujours rêvé de chanter avec Basie et son orchestre; je l'ai donc appelé et je lui ai demandé s'il voulait faire un disque complet avec moi.Il a accepté et je suis devenu le premier Blanc à chanter avec son orchestre, un grand honneur pour moi.Nous avons enregistré l'album Basie Swings, Bennett Sings en une seule séance \u2014 de minuit à six heures du matin \u2014 et le résultat était parfait.» \u2014 «TONY BENNETT SUR COUNT BASIE», extrait du numéro spécial 70e anniversaire de Downbeat, juillet 2004.Mr.Bennett ouvre le 25e FIJM, ce soir à Wilfrid-Pelletier ( 20 h 30 ).OH ! LA BITCH ! «Si j'étais capable de jouer comme Wynton (Marsalis), je ne jouerais pas comme Wynton.» \u2014 LE TROMPETTISTE CHET BAKER, 1929-1988, sa dernière visite au Festival, trop saoul, Chet Baker n'avait pas été capable de jouer comme.Chet Baker.André Ménard, le directeur artistique du FIJM, cite encore ce soir du 5 juillet 1986 comme l'un de ses pires souvenirs.Wynton Marsalis, lui, joue ce soir au Théâtre Maisonneuve (18 h).RENDEZ-VOUS Un spectacle incontournable débute à l'instant mais, votre date n'arrivera que plus tard?Pas de problème, donnez-lui rendez-vous au Point de rencontre situé sur l'esplanade de la Place des Arts.Les festivaliers peuvent désormais laisser des messages écrits sur cet immense babillard circulaire afin que leurs proches les retrouvent plus aisément.Bon aussi pour les blind dates : «Je suis blonde, je mesure 6 pieds 2 et je lirai La Presse».Tony Bennett PHOTO AP JAZZ Quartette pour.aréna ALAIN BRUNET Certes, le gala du 25e aurait été encore plus apprécié du grand public avec la matière de The Look Of Love, l'album de pop classique de la superstar canadienne avec lequel elle s'était amenée en 2001 ; imposante section de cordes, des bossa novas et ballades pour faire tripper à gogo les madames en talon aiguille et en robe « pas-de-dos ».Le répertoire d'hier se prêtait moins au glamour.Mais.ce fut paradoxalement réussi.Hier soir, devant 11 000 personnes et un imposant dispositif télévisuel mis au point dans le Centre Bell (le spectacle était présenté en direct), Diana Krall a plutôt opté pour une paire de jeans et un chemisier simple (tout de même chic), elle a misé sur une petite formation très jazzy, un répertoire intimiste fondé sur l'intensité instrumentale et la virtuosité de ses participants \u2014 le guitariste Anthony Wilson, le batteur Peter Erskine et le contrebassiste Robert Hirst.Elle a misé, en fait sur son meilleur album, son plus récent : The Girl In The Other Room, autour duquel elle a brodé intelligemment.Avec Sometimes I Just Freak, Krall a donné le ton : swing des plus vigoureux, variété impressionnante de rudiments, cohésion de l'ensemble.La longue version de All Or Nothing, seconde au programme, était encore plus swing que la précédente.On était à se demander si tant de monde pouvait goûter tant de jazz, absorber ces solos très orthodoxes de la guitare jazz, ces démonstrations de technique et de virtuosité.La question était superflue, car notre blonde de l'Ouest a enchaîné avec un blues bien senti, signé Mose Allison : Stop This World.Le public m'a alors semblé plus capable d'en prendre que la plupart des diffuseurs de masse ne le croient.En tout cas, Diana Krall ne prenait pas 40 détours, la pièce titre de son dernier album était relue avec un coefficient élevé de difficulté.Rarement, en fait, ai-je vu Diana Krall chanter et jouer avec autant de fougue.Comme si elle avait l'intention ferme de ne plus se laisser aller au divertissement léger, ou même à cette jazzy pop classique qui l'a rendue riche et célèbre ! Puis les amours compliquées de Abandoned Masquerade, mises en rimes par son mari et « meilleur ami» Elvis Costello, ont calmé un peu le jeu.I'm Coming Trough, la suivante, nous rappelait à quel point l'influence de Joni Mitchell est forte sur la chanteuse et pianiste ; ce jazz teinté de folk , non sans rappeler la période jazzy de la géniale Mitchell, menait même Krall à prendre des inflexions de son aînée et compatriote.Re-blues ensuite avec Temptation, créée par un autre couple fort intéressant: Tom Waits et Kathleen Brennan.La jazzwoman se permettra même d'extirper quelques sonorités des cordes de son piano.Peu loquace, elle nous dira quand même que Montréal et son festival représentent un «lieu très important » pour elle.Elle a repris ensuite le chemin d'un jazz on ne peut plus hot, swinguant à fond de train à l'est du Soleil (East Of The Sun), et à l'ouest de la Lune comme le dit la chanson.Le tempo et le débit des rimes étaient d'autant plus rapides dans la version de Devil May Care.Nous étions fin prêts pour Elvis Costello, vêtu d'un complet bleu pour entonner un de ses classiques de même couleur, Almost Blue.« Bonsoir mon amour », a-t-il lancé tendrement à sa compagne avant d'interpréter sa chanson.pour ensuite se retirer jusqu'au rappel.Deux apparitions de Costello dans ce fameux gala du 25e, était-ce suffisant pour les fans ?Le couple en a décidé ainsi, à vous de tirer vos conclusions.On a pu se rabattre sur Black Crow, classique de Joni Mitchell parfaitement maîtrisé par Diana Krall.Un autre blues, cette fois plus cochon, propice au boogie et autres martèlements, a évoqué la manière Bonnie Raitt de chanter l'amour : Love Me Like A Man.pas autrement ! Le côté garçon manqué de Diana Krall était bellement mis en relief.Après la remise du prix Oscar Peterson, la plus belle ballade au programme nous sera servie : Departure Bay, une chanson qui a toutes les qualités pour devenir un classique.C'est d'ailleurs le cas de Secret Heart, interprétée cette fois de concert avec Ron Sexmith, son auteur et compositeur.Le très doué Canadien qui m'a semblé plutôt mal à l'aise dans un cadre aussi peu intimiste que le Centre Bell pour nous faire apprécier son excellent songwriting.Ce concert audacieux (dans le contexte d'un «gala », répétons-le) se terminera par Drown In My Own Tears, un blues gospelisant jadis repris par Aretha Franklin, cette fois par le mari de Diana.Elvis usera de ses meilleurs vibratos pour faire lever ce blues, c'est le moins qu'on puisse dire.MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE© L'élégante et très populaire Diana Krall a donné le coup d'envoi du 25e Festival international de jazz de Montréal, hier soir, devant presque 11 000 spectateurs.Ce gala musical, ponctué par les prestations de plusieurs invités spéciaux dont Elvis Costello, son mari, figurait parmi la demi-douzaine de concerts événements soulignant les noces d'argent du plus grand festival montréalais.L'orgie musicale se poursuit jusqu'au 11 juillet, date du spectacle mettant en vedette la musique du Cirque du Soleil.JOHNNY CLEGG Peau blanche, masque noir ALEXANDRE VIGNEAULT La dernière visite de Johnny Clegg remonte à 1996.Nelson Mandela dirigeait l'Afrique du Sud depuis deux ans à l'époque et, après des décennies de ségrégation raciale, le pays venait d'entreprendre un processus de réconciliation.Un peu comme son pays d'adoption, celui qu'on appelle encore le « Zoulou blanc » et qui a ardemment pourfendu la politique d'apartheid, a vécu une importante transition.« Mon engagement politique s'est transformé en un engagement culturel », résume- t-il.Johnny Clegg, qu'on pourra revoir gratuitement ce soir à l'occasion de la « Grande fête d'ouvert u re » du 25 e F e s t i v a l international de jazz de Montréal, n'en sera pas à sa première participation à l'événement estival.En 1988, il avait été le premier artiste à attirer 50 000 personnes au coin des rues Jeanne-Mance et Sainte-Catherine.Un journaliste de La Presse avait d'ailleurs souligné à l'époque qu'il s'était vendu autant de bière en cette seule soirée que durant toute la durée du Festival de jazz précédent.Dans les années 80, le musicien né en Angleterre puis élevé en Afrique du Sud à partir de l'âge de 12 ans était l'un des symboles de la lutte contre l'apartheid.Il avait commencé à se rebeller contre ce régime raciste à l'adolescence jusqu'à enregistrer un disque avec un ami noir, Sipho Mchunu.Ensemble, ils ont créé un amalgame de pop britannique et de musique sud-africaine qui a contribué à propager les rythmes du continent noir en Europe, surtout, et en Amérique.Comment a-t-il vécu l'après apartheid ?« Ma vie a été bouleversée pendant près de 30 ans par les luttes politiques de mon pays.L'intensité de nos vies a changé à la fin de l'apartheid, nos vies ont changé, admet-il.L'adaptation a été difficile pour bien des gens.Nous sommes passés d'une culture de lutte au développement de notre culture.Nous sommes passés d'une culture oppressée psychologiquement, physiquement et politiquement à une culture de liberté.» Durant les huit années où il n'a pas donné de concerts en Amérique du Nord, Johnny Clegg a diversifié ses activités.Il a réalisé un documentaire sur la danse zouloue et sur sa vie, s'est impliqué dans la radiodiffusion et a revu le concept de ses spectacles, qui mêlent désormais musique, art du conte et audiovisuel.« Chaque année, précise-t-il, je tourne pendant trois mois en Europe.Inquiet Et la politique dans tout ça ?La mondialisation à l'américaine l'inquiète, bien sûr, mais le moteur de sa musique n'est plus la contestation.« Ma musique a des bases plus culturelles que politiques, expose le chanteur qui est anthropologue de formation.Explorer la profondeur humaine, le mystère de l'être humain me paraît plus intéressant et c'est ce qui motive mon écriture.La politique et tout le reste ne sont que des sujets secondaires.Johnny Clegg est fier d'avoir aidé à faire tomber le régime d'apartheid.La réconciliation s'avère toutefois complexe.Le fossé entre les riches et les pauvres est abyssal en Afrique du Sud, les inégalités entre les hommes et les femmes demeurent, le sida fait des ravages, etc.Mais ces tristes réalités ne doivent pas masquer les réussites: écoles mixtes, liberté d'expression, liberté de circuler pour des millions de Noirs qui devaient auparavant se munir de leur passeport pour se déplacer chez eux.« La jeune génération connaît l'importance de notre Constitution, mais pas nécessairement tous les événements qui y ont mené.Triste à dire, mais ils ne s'intéressent pas tellement à la période de l'apartheid, regrette-til.Les jeunes Noirs ont acquis une grande confiance en eux et en leur capacité.C'est la marque la plus forte de la libération.Puisqu'ils ont grandi dans cette atmosphère, c'est comme si ç'avait toujours été comme ça.Ils ne peuvent concevoir que ce n'était pas comme ça avant.Au fond, ce n'est peut-être pas une si mauvaise chose.» .Johnny Clegg, Ladysmith Black Mambazo et Lorraine Klaasen, ce soir 21 h 30 sur la Scène General Motors (Ste-Catherine et Jeanne-Mance).PHOTO FOURNIE PAR LE FIJM Johnny Clegg présentera un spectacle extérieur ce soir pour l'ouverture du 25e Festival international de jazz de Montréal. JAZZ 16h Streetnix Scène Bell Gratuit 17h The Fat Tuesday Brass Band Scène du Festival Gratuit 17h30 La Parade Du Festival avec Swing Tonique Départ scène Bell Gratuit 18h Wynton Marsalis Quintet Théâtre Maisonneuve - pda Complet 18h The Spirit Music avec Meshell Ndgeocello Spectrum Payant & Ses Musiciens 18h Jean-pierre Zanella avec Invité Marcos Ariel Gesù - Centre de créativité Payant 18h15 The Fat Tuesday Brass Band Scène du Festival Gratuit 18h30 Martin Posen Carrefour General Motors Gratuit 19h Jimmy James Scène Labatt Bleue Gratuit 19h François D'amours Club Jazz Banque TD Canada Trust Gratuit 19h Jane Siberry Club Soda Payant 19h Croisière Jazz avec Pascale Lavoie Quintette Bateau Cavalier Maxim Payant & Le Dixieband 19h30 Kofo The Wonderman Scène Bleue Légère Gratuit 19h30 Chick Corea Solo Monument-National Payant 20h Renée Osltead Scène Loto-Québec Gratuit 20h Lhasa Théâtre du Nouveau Monde Payant 20h30 Tony Bennett : concert d'ouverture Salle Wilfrid-Pelletier - PDA Payant 21h30 La Grande Fête d'ouverture : Johnny Clegg, Scène General Motors Gratuit Ladysmith Black Mambazo, Lorraine Klaasen 21h Brian Auger's Oblivion Express Scène Labatt Bleue Gratuit 21h [ Iks ] Salle Beverly Webster Rolph - MAC Payant 21h Jon Spencer Blues Explosion / Métropolis Payant 1re Partie: Bob Log iii 21h30 «Latin Landscapesè avec Dee Dee Bridgewater Spectrumde Montréal Payant &David Sanchez 22h Renée Osltead Scène Loto-Québec Gratuit 22h Afrodizz Scène Bleue Légère Gratuit 22h François D'amours Club Jazz Banque TD Canada Trust Gratuit 22h30 Greg Osby Four Gesù - Centre de créativité Payant 23h Jam Sessions avec Thuryn Von Pranke, Hyatt Regency, salon Jeanne-Mance Gratuit Frédéric Alarie&Wali Muhammad 23h Jimmy James Scène Labatt Bleue Gratuit Minuit Trio Pulse Nu Jazz Sessions avec Dan Thouin, Savoy - Métropolis Gratuit Max Sansalone&Adrian Vedady 0h30 Brian Auger's Oblivion Express Scène Labatt Bleue Gratuit LE GUIDE DUFESTIVALIER HEURE ÉVÉNEMENT LIEU HEURE ÉVÉNEMENT LIEU CABARET MUSIC-HALL METROPOLIS Club Soda MONUMENTNATIONAL GÉSÙ - Centre de créativité SPECTRUM Salle Wilfrid-Pelletier CLUB JAZZ Canada Trust SCÈNE Labatt Bleue SCÈNE SPÉCIALE Labatt Bleue pour les Funk Brothers SCÈNE CARREFOUR Loto-Québec General Motors SCÈNE General Motors SCÈNE Bell LA PETITE ÉCOLE DU JAZZ SCÈNE Bleue légère TERRASSE Grand Marnier Kiosque à musique du Festival HÔTEL Jam Sessions Movado MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL THÉÂTRE MAISONNEUVE rue Sainte-Catherine boulevard Saint-Laurent rue Saint-Urbain rue Jeanne-Mance ruede Bleurry boulevard de Maisonneuve avenue Président-Kennedy Scène extérieur Salles de concert Métro Le village du Festival 12h Jitterbug Swing La Grande Place du Complexe Gratuit Desjardins - Intérieur 12h Streetnix Terrasse Grand Marnier Gratuit 13h Sweet Dixie Terrasse Grand Marnier Gratuit 14h La petite école du Jazz Place du Complexe Desjardins- Gratuit Intérieur 15h Sortie 210 Scène General Motors Gratuit 15h30 La petite école du Jazz Place du Complexe Desjardins- Gratuit Intérieur 16h Sweet Dixie Scène Bell Gratuit 17h Fanfarcité de Québec Scène du Festival Gratuit 17h30 La Parade du Festival avec Swing Tonique Départ scène Bell Gratuit 18h Michel Morissette Quintette Scène General Motors Gratuit 18h Tony Allen & Son Afro-funk Orchestra Spectrumde Montréal Payant 18h Musique du film «Jack Paradise» Gésù - Centre de créativité Complet avec Dawn Tyler Watson & James Gelfand 18h15 Fanfarcité de Québec Scène du Festival Gratuit 18h30 D'gary Solo Scène General Motors Gratuit 19h The Fat Tuesday Brass Band Terrasse Grand Marnier Gratuit 19h Jim Zeller Scène Labatt Bleue Gratuit 19h Joshua Rager Sextet avec Ingrid Jensen Club Jazz Banque TD Canada Trust Gratuit 19h Nellie Mckay Club Soda Payant 19h Croisière Jazz avec Pascale Lavoie Bateau Cavalier Maxim Payant Quintette&Le Dixieband 19h30 Diouf Scène Bleue Légère Gratuit 19h30 Chick Corea Duos avec Gary Burton et Monument-National Payant invitée spéciale Lorraine Desmarais 20h Without Words Scène du Festival Gratuit 20h Chantal Chamberland Scène Bell Gratuit 20h VickyYMasacote Scène Loto-Québec Gratuit 20h30 Keith Jarrett, Gary Peacock & Jack Dejohnette Salle Wilfrid-Pelletier - PDA Payant 21h Susie Arioli Scène General Motors Gratuit 21h Glamour Puss Scène Labatt Bleue Gratuit 21h D'gary Trio Carrefour General Motors Gratuit 21h Rouge Ciel Salle Beverly Webster Rolph - MAC Payant 21h Ariane Moffatt / première Partie: Plasters Métropolis Payant 21h30 John Scofield Trio avec Bill Stewart & Spectrumde Montréal Payant Steve Swallow 22h Chantal Chamberland Scène Bell Gratuit 22h VickyYMasacote Scène Loto-Québec Gratuit 22h Keston&Westdal et Joshua Herbst Scène Bleue Légère Gratuit 22h Joshua Rager Sextet avec Ingrid Jensen Club Jazz Banque TD Canada Trust Gratuit 22h Without Words Scène du Festival Gratuit 22h30 Chris Potter Quartet Gesù - Centre de créativité Payant 23h Jam Sessions avec Thuryn Von Pranke, Hyatt Regency, salon Jeanne-Mance Gratuit Frédéric Alarie&Wali Muhammad 23h Susie Arioli Scène General Motors Gratuit 23h Jim Zeller Scène Labatt Bleue Gratuit Minuit Trio Pulse Nu Jazz Sessions avec Savoy - Métropolis Gratuit Dan Thouin, Max Sansalone&Adrian Vedady Minuit Sage Francis & Sixtoo Club Soda Payant 0h30 Glamour Puss Spectrumde Montréal Gratuit NOTRE VIRÉE JIMMY JAMES Pourquoi ne pas commencer par une virée en terrain blues?Jimmy James a ses habitudes au Festival de jazz et on passe toujours un bon moment en compagnie de cet as de la Fender.Du blues-rock torride livré avec une énergie sympathique.> Scène Labatt Bleue à 19h et 21h.JOHNNY CLEGG Après huit ans d'absence, Johnny Clegg revient à Montréal dans un spectacle spécial soulignant le dixième anniversaire de la fin de l'apartheid dans son pays d'adoption, l'Afrique du Sud.Celui qu'on a surnommé le «Zoulou blanc» jouera bien sûr les chansons qui ont fait sa renommée, il y a une dizaine d'années, en compagnie de Ladysmith Black Mambazo et de la Montréalaise Lorraine Klaasen.> Scène General Motors à 21h.AFRODIZZ Si vous souffrez d'agoraphobie mineure ou si vous préférez les rythmes africains plus hypnotiques, une incursion dans l'univers d'Afrodizz s'impose.Inspiré par l'afro-beat de Fela Kuti, le groupe montréalais tisse des toiles musicales nourries au pur groove.Afrodizz profitera de l'occasion pour souligner le lancement de son premier disque Kif-Kif.> Scène Bleue Légère à 22h.\u2014 Alexandre Vigneault Mercredi 30 JUIN D'GARY Guitariste originaire de Madagascar, D'Gary montrera l'étendue de son talent lors de deux concerts différents.Après avoir épaté le public en solo, il explorera les rythmes malgaches en formule trio avec une chanteuse-danseuse et un percussionniste qui joue, semble-t-il, d'une curieuse petite boîte de métal remplie de gravier\u2026 Intrigant, non?> Carrefour General Motors à 18h30 (solo) et 21h (trio).DIOUF Vous rappelez-vous des deux Africains qui ont pris leur pied à chanter La Bite à Ti Bi lors du spectacle de la Fête nationale?C'était les frères Diouf.Ex-membres des Colocs, Karim et El Hadji forment aujourd'hui un duo percutant.Traversées d'influence brésilienne et jamaïcaine, leurs chansons assises sur des rythmes sénégalais ont ce qu'il faut pour faire grouiller les foules.> Scène Bleue Légère à 19h30.SUSIE ARIOLI Chouchou du Festival et, surtout, des festivaliers, Susie Arioli a choisi de renouer avec ses fans sur la plus grande scène extérieure.L'occasion rêvée pour tous ceux qui ne sont pas encore familiers avec ses reprises tamisées de standards américaines des années 40 de goûter ce plaisir simple et réconfortant.> Scène General Motors à 21h et 23h.Jeudi 1er JUILLET Mercredi 30 JUIN PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © HEURE ÉVÉNEMENT LIEU HEURE ÉVÉNEMENT LIEU Jam Sessions: accès prioritaire, mais non exclusif, aux détenteurs de la Carte des amis du Festival.Jam Sessions: accès prioritaire, mais non exclusif, aux détenteurs de la Carte des amis du Festival.NOTRE VIRÉE JAZZ OUVERTURE DU 25E FESTIVAL DE JAZZ DE MONTRÉAL Rue Ste-Catherine, tout est prêt PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN Après deux semaines de préparatifs, le son des guitares remplacera cet après-midi le tintamarre des marteaux autour de la Place des Arts, alors que le 25e Festival international de jazz de Montréal prendra son envol à 16 h.Déjà hier, la rue Sainte-Catherine avait pris des airs de fête.Pour le plus grand plaisir des badauds, les musiciens et amuseurs publics ont répété la parade qui traversera le site à l'heure du souper pendant les 12 prochains jours.« Ce sera notre plus gros Festival », assure le vice-président à la production, François Bérubé.Les organisateurs comptent bien battre la marque record de 1,8 million de visiteurs établie l'an passé grâce à plus de 500 spectacles.L'équipe technique a fait de grands efforts pour dégager le plus d'espace possible à l'intention des festivaliers, tout en offrant le plus imposant programme de l'histoire du Festival.En tout, trois événements spéciaux ponctueront le FIJM, alors qu'un seul avait lieu les années passées.Ce soir, le grand spectacle de Johnny Clegg, qui doit souligner le 10e anniversaire de la fin de l'Apartheid, permettra d'évaluer les changements apportés à la disposition des installations.Afin d'accueillir le plus grand nombre de spectateurs, la scène principale a été reculée de 10 mètres, quitte à empiéter sur une moitié de la rue Jeanne-Mance.Cette nouvelle disposition offrira un deuxième point de vue aux festivaliers, traditionnellement entassés dans Sainte-Catherine.De nouveaux gradins, le long de la façade de la Place des Arts, accueilleront un plus grand nombre de spectateurs assis, tandis que les tentes promotionnelles ont été placées en retrait pour dégager la vue.Les organisateurs se préparent ainsi au spectacle de clôture qu'offrira le Cirque du Soleil le 11 juillet.La troupe, dont c'est le 20e anniversaire, promet d'attirer une foule impressionnante avec Soleil de minuit, une prestation qui se déroulera en partie dans le bassin de la fontaine de la Place des Arts.Clin d'oeil au quart de siècle du Festival, les festivaliers pourront manger en plein air lors d'une soirée dédiée à la mémoire du musicien Ray Charles, mort début juin.Un grand pique-nique commémoratif, au son du big band de Vic Vogel, aura lieu le 10 juillet à la Place des Nations au bout de l'île Sainte-Hélène où s'est tenu le premier FIJM, en 1980.Par ailleurs, tout au long du Festival, les agents de sécurité refuseront les chaises pliantes à l'entrée du site.De plus, ils donneront des verres de plastique afin de transvider le contenu des bouteilles de verre et canettes.Cette année plus que jamais, on recommande le transport en commun aux festivaliers, surtout lors des trois événements spéciaux où d'importantes foules sont attendues.Déjà hier, le stationnement souterrain de Place Desjardins était presque complet.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE© Le thème de la lune revient souvent dans les décorations de ce 25e Festival.Sixtoo : être ou ne pas être PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Robert Squire, alias Sixtoo, a une façon disons rebutante de décrire ses productions : heroin beats.« De la junkie music, élabore-t-il en rigolant.Made out of junk, de la musique rapiécée, pas vraiment faite pour danser mais plus pour alimenter le cerveau, tu me suis ?» Le musicien, rat de studio et nerd avoué jouit d'un capital de sympathie depuis la parution de Chewing on Glass & Other Miracle Cure, son premier album sur le respecté label Ninja Tune.Nous avons rencontré ce grand bonhomme de six pieds deux pouces (Sixtoo, la pognez-vous ?) peu avant sa performance au Festival de jazz.On l'attrape de justesse sur son heure de lunch.Squire la prend sur son lieu de travail, au bruyant Mexican Vampire Studio qu'il partage avec son ami Matt Kelly, lequel est à Sixtoo ce qu'est le bossu au Dr Frankenstein : le complice d'un sinistre géniteur d'une inquiétante créature musicale.Des beats frais crachent à travers le récepteur du téléphone : « Non, je ne suis pas à mettre en ordre le concert du Festival de jazz mais à travailler sur du nouveau matériel », confie-t-il.Déjà ?À peine un mois après le lancement de Chewing on Glass.?« Je veux lancer un nouveau disque pour le 1er septembre, toujours sur Ninja Tune, histoire de faire mousser la tournée que je vais entamer à ce moment-là.Vingt-six concerts aux États- Unis, puis trois semaines en Europe.Squire, pote de Buck 65 et ancien résidant d'Halifax, ajoute qu'il n'a pas tout dit avec ce premier album sur Ninja Tune : « J'ai encore plein d'idées qui auraient pu se retrouver sur ce disque ».De plus, il désire profiter du momentum créé lors de la parution de cet album pour aller à fond avec cette démarche qu'il a récemment adoptée : « J'en ai eu marre de travailler avec l'échantillonneur, indique Sixtoo.Prendre des vieux vinyles, les sampler et les assembler, j'ai voulu arrêter ça.Sur ce nouveau disque, j'ai invité des musiciens et j'ai moi-même joué.À partir de nos jams, j'ai construit l'album ».Chewing on Glass.se révèle être un étonnant casse-tête sonore, en partie à cause de la fluidité qui le caractérise.Ensuite, les 17 titres du disque prennent leurs distances avec les idées reçues du hip hop pour s'empêtrer dans un glauque amalgame de rock bruitiste, de jazz expérimental et de musique électro-acoustique.« Je m'inspire de beaucoup de choses, Gainsbourg et la pop française, John Cage, Stockhausen, le son de drum de Led Zep, le Miles du début des années 70.» Des couleurs sonores dans des tons sombres.Avec Sixtoo, il fait gris entre vos deux haut-parleurs.Pas le genre de disque qu'on écoute par temps ensoleillé, disons.« C'est drôle parce que, malgré ce que les gens en pensent, je crois que c'est le disque le plus optimiste que j'aie fait ! » Qu'estce que ça doit être lorsqu'il n'est pas dans son assiette, le Sixtoo.« Si tu compares à mes anciennes productions, il est même assez joyeux.Et plus mature, plus raffiné.Pour la première fois, je ne fais pas qu'utiliser des accords mineurs.» Pour la première fois aussi, le bonhomme manifeste clairement son désir de s'éloigner de l'esthétique hip hop, condamnant du même coup les shows de laptop « pour me rapprocher du live.En concert, il y a de la batterie, électronique mais jouée live, des claviers.Mes amis P-Love et Matt Kelly m'accompagnent sur scène ».Demain soir au Club Soda, dans le cadre de la série nocturne du Festival de jazz, ne vous attendez pas à danser jusqu'à ce que vos genoux grincent.Mais comptez sur Sixtoo pour vous brasser les méninges et le coeur : « Au final, je crois que ma musique est émotionnelle plus que physique, et c'est précisément ça que je veux faire passer sur scène.C'est un head trip, je veux que le public embarque avec moi dans mes expérimentations.Sixtoo et Sage Francis, demain soir, minuit, au Club Soda.Robert Squire jouit d'un capital de symaphie depuis la parution de son premier disque, Chewing on Glass&Other Miracle Cure, dont on voit ici la pochette. A la repetition de Chick ALAIN BRUNET alain .brunet@lapress e .ca Tout s'est passe a la derniere minute.On allait tout droit vers l'annulation de l'interview, vu les imperatifs de redaction.Puis, on apprenait en ce lundi apres-midi que Chick Corea etait bel et bien arrive a Montreal, qu'il etait pret a jaser au terme de sa repetition avec l'Elektric Band.Sur les chapeaux de roue (de velo), on se presente donc devant ce studio du quartier Centre-Sud, et voila qu'on frappe un autre mur.L'information de l'interview n'etait pas parvenue au gerant, assure ce dernier.Mais l'homme se montre courtois, on parlera a Chick, mais on devra patienter.en assistant a la repetition de cet Elektric Band, dont le concert completera la premiere tranche de la prestigieuse serie Invitation au Monument- National.Devant trois ecrans sur lesquels sont projetees des images de l'espace interstellaire, Chick Corea est au centre de tous ses claviers.A ses cotes, Dave Weckl, batterie, John Patitucci, basse electrique, Eric Marienthal, sax alto, Frank Gambale, guitares, super-techniciens de la derniere generation des groupes electriques menes par Corea.Pendant une heure et demie, on se nourrit d'exploits techniques, riffs de tres haute tenue, combinaisons rythmiques on ne peut plus exigeantes.Chaque virtuose y va de ses commentaires, question de polir chaque fragment de ce materiel inedit bientot offert aux fans de Montreal.Au terme de la repetition, Chick Corea invite la paire de journalistes presents a s'installer dans son espace vital, c'est-a-dire a l'interieur du cercle que forment ses claviers.Affable, souriant, le celebre jazzman admet ne pas connaitre tres bien l'histoire de cette serie Invitation dont il est musicien en residence.On m'a neanmoins invite a presenter dans une meme sequence plusieurs aspects de ma musique.Il y aura donc quatre concerts completement differents , annonce le musicien.Nous aborderons le premier concert en solo (aujourd'hui), une pratique que le pianiste a lancee au tournant des annees 70 : C'etait une nouvelle approche, vraiment inhabituelle dans le jazz d'alors.Idem pour mes premiers duos avec Gary Burton ; en 1971, c'etait aussi rare d'entendre piano et vibraphone sans autres instruments, a la maniere de la musique de chambre.Selon le principal interesse, le solo represente la plus improvisee des dimensions de son art.Je n'aime pas trop planifier un concert ou je joue seul.J'aime que les gens s'y sentent relax, comme si je m'installais dans leur salon.Pour l' invite Corea, le duo prevu demain avec Gary Burton est une autre de ses marques de commerce.C'est l'une de mes plus vieilles collaborations, elle a commence en 1971.Depuis quelque temps, j'admets que Gary et moi n'avons pas beaucoup enregistre ensemble, mais nous pouvons miser sur un repertoire tres vaste.Vraiment pas inquiet, Corea, qui se rejouit egalement de la presence de Lorraine Desmarais dans ce meme programme, parce que cet ajout fera plaisir au public d'ici.Point final de sa contribution a la serie Invitation (samedi), son Elektric Band renvoie immanquablement a ce jazz rock dont il fut une des premieres celebrites.Plus de 35 ans apres que Miles lui eut suggere de tripoter un Fender Rhodes, quelles sont les realisations du jazz electrique facon Chick Corea ?Personnellement, je ne vois pas la progression de ce style en termes historiques.Il ne s'agit pas d'un developpement ou j'ai planifie de nouvelles reformes a partir des acquis.C'est peut etre valable pour d'autres, pas pour moi.Je me retrouve plutot dans un contexte donne, et j'y cree quelque chose.Question de sensibilite, de subjectivite, de gout.et non d'analyse.Appele a determiner les moments les plus inspires de sa carriere, Chick Corea refuse de les circonscrire.Toutes ont ete vecues comme un charme.Plutot que de faire dans la dissection des grandes periodes de sa carriere, il prefere se delecter de cette reunion de l'Elektric Band pour la creation d'un nouveau repertoire.Douze ans apres que le band ait cesse ses activites (ou presque), je retrouve les memes gars et ce meme son qui s'en degage, un son parfaitement identifiable quelles que soient les interventions des musiciens.Meilleur maintenant, je dirais.Comme ce fut naguere le cas, son trio acoustique, avant-dernier programme de cette sequence montrealaise (vendredi), recrute dans le personnel de l'Elektric Band.Plus delicatement, Weckl s'y exprimera sur une batterie moins exuberante pendant que Patitucci y privilegiera la contrebasse.Ces musiciens, conclut leur leader, sont a leur pleine maturite.Ce qui contribue a ameliorer considerablement la facture d'ensemble de la musique originale de l'album To The Stars.On apprendra que le titre du prochain disque electrique s'inspire d'un ecrit de Ron L.Hubbard, controverse fondateur de l'Eglise de scientologie dont Corea est un adepte reconnu.et qui ne se fait pas prier pour exprimer sa foi.C'est que l'interviewe a bien senti que les journalistes montrealais ne lui chercheront pas de bibittes mystico- philosophiques.Pas cette fois.Il se dira neanmoins respectueux de toutes les croyances et philosophies, ajoutant eviter le negativisme ambiant sur la planete.Il se concentre donc sur sa philosophie personnelle qu'il evoque dans sa musique.A l'abri dans son monde, le Chick.SERIE INVITATION avec Chick Corea, du 30juin au 3 juillet, a la salle Ludger-Duvernay du Monument-National.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSEc Chick Corea repetait avec l'Electrik Band dans un studio du quartier Centre-Sud.Le celebre jazzman presente son spectacle jusqu'au 3 juillet.JAZZ DISQUE DU JOUR Jazz The Wynton Marsalis Quartet The Magic Hour FFFF1.2 Blue Note Wynton decrispe Wynton allume Ce premier opus chez Blue Note ouvre la porte a un nouveau cycle de Wynton Marsalis, labellise puriste.et tres grand trompettiste de cette ere.Leader par excellence d'une generation de virtuoses portes sur un jazz acoustique, ferus d'histoire, de precision et d'exploits techniques, Wynton n'a pas change son fusil d'epaule.C'est que la vie, cette vlimeuse, l'a rendu moins rigide dans ses considerations historiques justifiant sa pratique.Moins ideologique de surcroit, moins academicien, moins crispe.Bref, meilleur que jamais ! Meme si joue en quartette, meme en l'absence de ses invites speciaux en studio (Dianne Reeves et Bobby Mc Ferrin) The Magic Hour sera certes au menu de ce concert a guichets fermes ce soir au Theatre Maisonneuve.Completant le quintette annonce, le saxophoniste Walter Blanding se joindra au meme personnel qu'on retrouve dans l'enregistrement paru cet hiver, compose du contrebassiste Carlos Henriquez, du batteur Ali Jackson, du pianiste Eric Lewis.Voila donc du grand Marsalis a se mettre entre les oreilles, parce qu'on y transcende l'anthologie, parce que le plaisir, la sensualite et la profondeur musicale l'emportent sur la technique et le desir de perfection.Largement.Alain Brunet .Wynton Marsalis, salle Wilfrid-Pelletier, le 1er juillet, 20h30.Tous les jours dans JAZZ PHOTO FOURNIE PAR LE FIJM Ariane Moffatt a toujours eu envie d'entreprendre des projets jazz.Cinq questions à Ariane Moffatt La bonne humeur d'Ariane Moffatt est toujours contagieuse.Son enthousiasme aussi.Un peu plus tôt cette semaine, elle nous a vanté avec tellement de chaleur le dernier disque de Papa M (pseudonyme de l'ex-Tortoise David Pajo), qu'on a eu envie de courir chez le disquaire le plus proche.Son excitation monte encore d'un cran lorsque la pétillante musicienne parle de son retour au Métropolis, demain, pour un concert unique.Ariane Moffatt y dévoilera en effet son versant jazz, accompagnée d'un peu moins de 10 musiciens.QTu as étudié le chant jazz.Astu déjà vraiment songé à devenir une interprète de jazz ?RCe désir a toujours été présent, mais il n'a jamais surpassé mon envie de faire mon album comme auteure et compositrice.J'ai toujours des flashes du temps où je chantais des standards et des chansons pop réarrangées au Jazzons.L'envie de faire des projets plus jazz est encore là et je vais m'y mettre à un moment donné.QTon prochain concert va-t-il combler cette envie ?RC'est sûr qu'il va y avoir un petit standard là-dedans.Mais le show tourne vraiment autour de l'album Aquanaute même si j'ai beaucoup refait les arrangements.On a répété cette semaine et j'avais vraiment l'impression d'être à New York avec les meilleurs musiciens en ville ! C'est très excitant ! QL'essence du jazz, c'est quoi ?RLa liberté.Une liberté qui change vraiment l'état de la performance.Le jazz, c'est une musique qui se veut la plus libre possible où chacun peut intervenir et décider sur-le-champ de la direction que peut prendre la performance.Je trouve ça le fun d'avoir la chance de faire ça à partir d'une matière première comme les chansons de mon album.Je trouve ça le fun de pouvoir faire cette expérience, de rentrer dans mes chansons et d'essayer d'en ouvrir toutes les portes.QQuels jazzmen t'ont marquée ?RBugge Wesseltoft, un Norvégien dont je reprends d'ailleurs un morceau dans mon spectacle.Les gens gravitant autour de l'étiquette Jazzland et qui rendent le jazz électro d'une façon presque spontanée m'ont beaucoup inspirée.Nina Simone : tout ce qu'elle touche ! Je suis aussi une fan d'Erik Truffaz.QY a-t-il un concert auquel tu aurais voulu assister et que tu vas rater ?RKeith Jarrett, le soir de mon show! Je voudrais être assez relaxe pour aller voir deux ou trois morceaux de son concert avant d'aller faire le mien.Mais il n'y a pas grandchose à faire de ce côté-là, je ne suis pas encore assez détachée pour faire une chose comme celle-là ! Propos recueillis par Alexandre Vigneault .ARIANE MOFFATT est en spectacle demain, 21 h, au Métropolis 3239575A Tous les jours dans EN PRIMEUR, CE SOIR.Tous les jeudis dans LE GUIDE DES SORTIES NOS ANNÉES JAZZ SOUL DÉBUT Ray Charles donne le premier concert du Festival international de jazz de Montréal dont le logo, conçu par Jacques Bourassa, \u2014 lettrage monté sur un clavier de piano \u2014 n'a jamais changé depuis.Aussi à l'affiche: le Heritage Hall Jazz Band et le Dejean's Olympia Brass Band; Orpheus et Solstice; Chick Corea et Gary Burton; Zak, Nebu et l'Orchestre sympathique; Maneige et Ramsey Lewis; Vic Vogel Big Band.MERCI, CBC > Plus de 12 000 spectateurs assistent aux sept concerts, présentés à la Place des Nations et au Kiosque international de Terre des hommes, l'héritière d'Expo 67.De ces sept concerts, on tire sept émissions de radio (CBC) et trois de télé (Radio-Québec).> La carte de membre «honoraire» qui donne accès à tous les concerts, coûte 25 $.DANS LA PRESSE «Nous comptons prouver le sérieux de notre projet et, qui sait?peut-être attirer des commanditaires pour l'an prochain.» \u2014ALAIN SIMARD, président-fondateur du FIJM.SUR LES AUTRES PLANÈTES Non : les Québécois se prononcent contre l'indépendance, 60-40.Décédés : Sartre, Hitchcock, Col.Sanders.Àpied : Terry Fox entreprend son marathon trans-canadien.Tubes : Marie-Hélène (Sylvain Lelièvre); Stop ou encore (Plastic Bertrand).TOM WAITS : BANG! À l'affiche :Wheather Report en ouverture, Mingus Dynasty en clôture.Tom Waits, le hit du Festival, Dizzy Gillespie, Dave Brubeck Quartet, Spyro Gyra, Ralph Towner, Arthur Blythe avec UZEB, Art Blakey& the Jazz Messengers Gary Burton Quartet.Démesure, Johanne Desforges, St-Jovite Quartet, Yves Laferrière.DANS L'ÎLE > 22 000 spectateurs assistent aux 16 concerts présentés en de nouveaux lieux : l'Expo-Théâtre, le Club Montréal ( l'ancêtre du Spectrum ), et le Transit de Hôtel Nelson (place Jacques-Cartier).> Oliver Jones enregistre son premier disque, avec Charles Biddle à la contrebasse et Bernard Primeau à la batterie.Pour son premier concert au FIJM, Pat Metheny se produit «hors festival» (le 28 juin) au Club Montréal.ICI ET AILLEURS Réélu : le PQ.Décédés : Bill Haley et Bob Marley; Condamné : Claude Dubois, pour trafic d'héroïne.Mariés : Charles Windsor et Diana Spencer.On écoute : Si j'étais un homme ( Diane Tell ), Méo Penché ( Pierre Bertrand ) RUE ST-DENIS > 80 000 spectateurs - dont 55 000 dans les 34 concerts du Théâtre St-Denis et de la salle Marie Gérin-Lajoie de l'UQAM - envahissent le nouveau territoire du FIJM, rue St-Denis.Le budget dépasse le million.La ville barre la rue\u2026 le deuxième week-end.> Le quintette du contrebassiste Michel Donato remporte le premier «Concours de jazz de Montréal»\u2026 dans la controverse\u2026 Vic Vogel et son Big Band enregistrent le premier disque de l'étiquette FIJM.MAUDITS CRITIQUES ! «Les groupes canadiens du saxophoniste Charles Papasoff, du pianiste Jean Beaudet, du batteur Claude Ranger (\u2026) ont amené une touche d'avantgarde dont l'événement avait grand besoin.» \u2014DOWNBEAT SUR LA BOULE Canonisée : Marguerite Bourgeoys; Béatifié : le frère André.Décédés : Gilles Villeneuve, John Belushi, Glenn Gould.Première : The Wall, de Pink Floyd.Futbol : l'Italie gagne le Mundial.On chante : Illégal (Corbeau), Oxygène (Diane Dufresne).Textes et recherche : Daniel Lemay Sources : La Presse, FIJM, navigationplus.com, Top Pop francophone 1900-2000 (Marc Savoy) 1er FIJM 2e FIJM 1981 Jaco Pastorius PHOTO RADIO-QUÉBEC MILES : LE COMEBACK À l'affiche : Maynard Ferguson et son Big Band en ouverture (16,50 $), Miles Davis en clôture (9,50 $).Buddy Rich, Ornette Coleman, Dexter Gordon, Pat Metheny, Jean-Luc Ponty, Wynton Marsalis, Jaco Pastorius et le blues de Willie Dixon, Sonny Terry, Browny Mc Ghee.3e FIJM 3239725A ."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.