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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
X. Arts et Spectacles: Cahier jazz
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2004-07-07, Collections de BAnQ.

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[" ARTS SPECTACLES DANILO PEREZ LE DÉFI DU TRIO PAGE 6 CINQ QUESTIONS À ZENZILE PAGE 4 NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE npetrows@lapresse.ca GEORGE THOROGOOD UNE DERNIÈRE POUR LA ROUTE ans l'autobus de tournée climatisé qui déchirait la nuit tendue entre Rochester New York et Montréal PQ, George Thorogood ne pensait qu'à une chose: la journée de congé qui l'attendait le lendemain.Sa première journée de congé en 11 jours de concerts incendiaires égrenés sur des milliers de kilomètres américains.Il pensait aussi au choix qu'il aurait à faire une fois rendu à Montréal : sortir pour aller voir des copains musiciens qui jouaient dans un club et faire la tournée des grands ducs avec eux, ou rester tranquille et pépère à l'hôtel.«Il n'y a pas si longtemps, je serais sorti avec les boys, j'aurais fermé tous les bars et pas dormi de la nuit.Maintenant, je préfère rester à l'hôtel et me reposer.Je n'ai plus tellement besoin de boire tellement j'ai bu et tant qu'à brûler des calories autant que ça soit sur le tapis roulant à faire toutes ces choses ennuyeuses qui me gardent en forme», lance le mauvais garçon du rock'n'roll, au milieu de sa loge propre comme un sou neuf dans les entrailles du Métropolis.Dans quelques heures à peine, il prendra d'assaut la scène avec le guitariste Colin James, et redeviendra l'espace de 90 minutes, le cliché du rocker pur et dur, prince de la défonce et publicité ambulantedu sexe, whisky and rock'n'roll que les cols bleus et les buveurs de bière et de scotch voient et vénèrent en lui depuis 30 ans.Mais en attendant la métamorphose, Georges Thorogood se paie le luxe d'être calme, candide et presque trop normal.Est-ce bien le même animal, leader et chef des dangereux Destroyers, un groupe qui sillonne sans relâche les routes américaines en revisitant des classiques du rock et du blues depuis 30 ans?Oui, c'est bien lui, sauf que le rocker et patron des Destroyers a aujourd'hui 54 ans, une femme et une petite fille de 6 ans qui l'attendent en Californie et qu'il a de moins en moins envie de quitter à tout bout de champ.«La vie a été bonne pour moi.Elle m'a donné unmétier qui me fait vivre - bien vivre - depuis 30 ans.Pourtant je ne sais pas vraiment chanter.Je grogne.Ce que j'écris n'est pas génial mais au moins c'est drôle.Du côté de la guitare, je me débrouille mais je ne suis pas un virtuose, je ne suis pas Stevie Ray Vaughan et même si je suis capable de tenir le coup, j'ai besoin de renfort.Bref, malgré toutes mes limites, j'ai réussi à faire mon chemin, à me payer une belle maison, à donner à ma fille tout ce dont elle a besoin sauf que des fois, je suis tellement bien chez moi avec ma familleque jen'aiplus envie de repartir sur la route ou alors quand je le fais c'est en me disant c'est la dernière fois après ça je lâche.» PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © > Voir THOROGOOD en 2 JAZZ Jazz détente PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Gavés de musique et de soleil, Christian et Yadranka Yigit se sont arrêtés quelques minutes à la fontaine de l'esplanade, sur l'heure du souper.Restait encore beaucoup de jazz à explorer mais rien pour se casser la tête.GEORGE THOROGOOD Une dernière pour la route THOROGOOD suite de la page 1 Comme le héros du film The Score (Le Grand Coup), un de ses films préférés qui, de son propre aveu, lui a presque donné envie de s'établir à Montréal, George Thorogood vient de découvrir que la vie n'est pas éternelle et le temps plus précieux que jamais.Sa paternité tardive y fut sans doute pour beaucoup ainsi que son mariage à une monteuse son de MGM.Mais la vraie raison, c'est que George Thorogood n'est pas un abruti ni une brute épaisse dont l'univers se limite à chanter du rock et à boire la bière.Il sait depuis longtemps que le monde ne commence et ne finit pas avec le rock'n'roll.Un entertainer de naissance « En même temps, poursuit-il, j'ai encore par moments ce besoin urgent de me retrouver sur scène et de performer, sans doute parce que performer, c'est ce que j'ai fait toute ma vie.C'est dans ma nature profonde.Je suis un entertainer de naissance.Je l'étais avant de devenir musicien, je l'étais à 6 ans, je l'étais plus tard en jouant au baseball dans une ligue mineure et je le suis encore aujourd'hui sauf que des fois, au lieu d'amuser les autres, j'aurais envie d'aller me perdre dans le vaste monde avec ma fille pour lui montrer l'Europe, les pyramides en Égypte ou la hutte de Marlon Brando à Tahiti.» L'Europe, l'Égypte, Tahiti, autant de destinations qui figurent rarement au programme des rockers nés dans le Delaware et encore moins des Américains de l'après 11 septembre.Mais Thorogood ne pense pas comme un Américain moyen.Il est aussi plus ouvert et curieux intellectuellement qu'on ne l'imagine en écoutant son matériel qui ne change pas au fil des ans.Et contrairement à beaucoup de touristes américains, lorsqu'il atterrit à Montréal, il sait très bien où il est.« Les gens qui comparent Montréal à Paris sont complètement dans le champ.Montréal n'a rien à voir avec Paris.C'est une ville unique en son genre à cause de sa langue et de son côté cosmopolite.C'est pas une ville américaine comme Toronto non plus.Elle a quelque chose de complètement différent des autres.C'est pour ça que j'y reviens tout le temps.» Des burgers de qualité Politiquement, Thorogood est aussi ouvert qu'il l'est culturellement.Il admet sans ambages qu'il n'aime pas George Bush une miette, qu'il était contre sa sale guerre dès le départ et que son politicien préféré est le sénateur démocrate Tom Daschle pour lequel il voterait sans hésiter.De Niro est son acteur fétiche.Quant aux musiciens de son époque, chacun a droit à sa métaphore.« Paul Mc Cartney c'est du filet mignon, dit-il.Randy Newman, du champagne, Bob Dylan, du caviar.Quant à moi et les Destroyers, on est des burgers.Mais attention, des burgers de qualité.Il en faut aussi et d'autant plus que ce n'est pas tout le monde qui a les moyens de se nourrir au caviar et au champagne.L'image des burgers fait sourire.En même temps, elle fait ressortir l'absence de prétention du rocker.De toute évidence George Thorogood ne se prend pas pour un autre.Parfois, on a l'impression qu'il ne se prend même pas pour lui-même et que cette attitude, rare chez les rockers, sera une bénédiction le jour où il décidera d'accrocher sinon sa guitare, à tout le moins son autobus de tournée « Est-ce que je serai encore sur la route dans 10 ans ?lance-t-il.Je suis incapable de voir aussi loin.Je vois à peine la fin de cette année, alors 10 ans.Chose certaine, je n'ai pas envie de faire des shows juste pour prouver que je suis encore capable d'en faire à la manière des Stones.J'imagine que je vais tougher la run encore pour un temps surtout si ma femme et ma fille m'accompagnent en tournée.Éventuellement, ça va devenir la condition pour que je continue sinon, je m'en retourne chez nous.» Lorsque j'ai quitté George Thorogood, il était assis dans un escalier au milieu du Métropolis, sa rutilante Gibson noire posée sur un genou, pour une photo.Pendant que le photographe ajustait son appareil, il s'est mis à gratter la guitare et puis à chanter d'une voix grave et mélancolique Knocking on Heaven's Door de Bob Dylan.L'interprétation était impeccable autant dans l'exécution que dans l'émotion.Son gérant m'a chuchoté à l'oreille que Thorogood connaissait presque toutes les chansons de Dylan par coeur mais qu'il ne les chantait jamais en spectacle.Dommage.Son public ne sait pas ce qu'il manque.GEORGE THOROGOOD se produit encore ce soir, 21 h, au Métropolis, avec Colin James DISQUE DU JOUR FRED EVERYTHING Light of Day 20/20 Vision/ Fusion III FFFF Presque quatre ans après la parution de son premier album (Everything Under the Sun), voici le grand retour sur disque du DJ et producteur québécois Frédéric Blais \u2014 Fred Everything.Ce Light of Day jouit déjà de critiques très flatteuses émanant de la Grande- Bretagne, et personne ne pourra dire qu'il les a volées.Ce recueil de compositions house est lumineux et s'écoute comme un charme, le genre d'album dont on a du mal à interrompre l'écoute en cours de route.Des chansons injectées de soul qui portent la signature imbattable de Fred Everything : lignes de basse mélodieuses qui sautillent entre les percussions vaguement empruntées à la samba, beats vissés au plancher de danse par des coups de bass drum volés à la belle époque disco du Salsoul, le tout nappé d'ambiances ensoleillées comme un bel après-midi d'été.Le chanteur canadien Rise Ashen vient prêter main-forte à Fred, tout comme le saxophoniste Luc Lemire et le chanteur Joseph Malik (qui était hier en DJ après la performance de Bullfrog).Un nouvel exploit de disco indémodable.Fred sera derrière les platines ce soir au Club Soda après le concert de Manitoba.Philippe Renaud collaboration spéciale .JAZZERIES Duke Ellington PHOTO ARCHIVE LA PRESSE © PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © BUENOS DIAS\u2026PORA «Pour moi, son jeu représentait la Diaspora africaine, dans sa relation avec la batterie et les percussions.Cela m'a amené à une plus grande intelligence du rôle de la batterie dans le jazz.En jouant un standard, je comprenais un peu mieux comment communiquer avec le batteur.Monk me donnait l'impression de jouer du drumavec son piano.» \u2014DANILO PEREZ sur Thelonious Monk, tiré du numéro spécial 70e anniversaire de la revue Downbeat.Le pianiste panaméen se produit en trio ce soir au Gesù, dans la série Jazz dans la nuit (22 h 30).SACRIFICE! «La plupart (des musiciens) savent que le son de groupe est LA chose à chercher.Le problème, c'est de faire durer un groupe\u2026 Beaucoup de facteurs entrent en jeu, comme trouver les bons musiciens avec qui jouer.Mais le problème principal reste qu'un groupe nécessite beaucoup de sacrifices de la part de chaque membre, spécialement lors des premières années.Je ne pense pas que tant de musiciens que ça soient prêts à faire ce genre de sacrifices.» \u2014 REID ANDERSON, contrebassiste de The Bad Plus, en entrevue à Jazz Magazine ( mai 2004: THE BAD PLUS - Le swing conte-attaque ).L'électrisante performance du trio de Minneapolis, lundi soir au Spectrum, a prouvé que les membres de Bad Plus sacrifient aussi leur corps sur l'autel de la musique.Particulièrement le batteur David King qui, de la première mesure de la première pièce jusqu'à la finale du rappel, tape les peaux comme s'il n'y avait pas de lendemain.Àun moment donné, on aurait le goût de lui dire «Slack la poulie, mon Dave, tu finiras pas la journée».Mais Bad Plus approche le jazz avec une attitude rock (lire notre collègue Brunet en page 3) : ça donne une musique à très haut indice d'octane, que vient encore appuyer une théâtralité, que l'on voit rarement dans le monde assez policé du jazz.Bad Plus, c'est la totale.Le contrebassiste et leader Reid Anderson a semblé surpris de l'accueil du public à qui il s'est d'abord adressé dans un français impeccable : «Bonsoir, nous sommes Bad Plus».Une politesse appréciée : A Good Plus.\u2014DANIEL LEMAY IVANHOË&THE CHICKEN WINGS Tard lundi soir, au Nyk's, à côté du Gesù, le trompettiste Ivanhoë Jolicoeur dégustait un plat d'ailes de poulet.Bien mérité.Il venait de finir le dernier set avec le quintette Ohmz qui se consacre au répertoire d'Ornette Coleman : ça donne la faim.Ohmz, c'est Jolicoeur plus Marc Villiard et Yves Turgeon au sax, Alex Bellegarde à la contrebasse et Yvan Plouffe à la batterie.«Le Off (Festival, dont il est l'un des fondateurs) est fini depuis dimanche.Le même soir, je jouais avec Bob (Walsh) au Spectrum.Et on avait cette petite gig ici.C'est correct.Mais pour moi, le Festival est fini : je m'en vais à Paris avec les Cowboys Fringants.» Attention de ne pas commander des ailes de poulet à Paris, \u2018Vano; le gars comprendra pas\u2026 «Non, Monsieur, la maison ne sert pas d'ailes de poulet.Mais monsieur aimerait peut-être goûter nos chicken wings\u2026» \u2014D.L.FIJM, POUR VOTRE INFO\u2026 Les participants d'un festival de musique, qui se déroule depuis lundi à Oslo, sont invités à avoir des rapports sexuels devant la caméra d'un artiste coréen hier soir, pour figurer dans un film qui devrait ensuite être présenté dans un musée d'art contemporain.L'artiste Shu Lea Cheang a installé une tente sur les lieux du festival international Quart, afin d'y filmer des couples en train de faire l'amour, avec pour consigne de faire comme s'ils passaient un casting pour un film pornographique en 2030, a expliqué Staale Stenslie, chef du programme des expositions mobiles de Norvège.Une fois fini, son film sera exposé au musée d'art moderne de la ville de Kristiansand (Sud), a-t-il précisé, ajoutant que le projet était «très loin de la pornographie».«C'est au sujet de l'humanité, de la nudité et de l'intimité.Shu Lea est un artiste très sérieux et très respecté», a-t-il insisté.L'«audition» sera ouverte à toute personne sobre de plus de 18 ans, selon la presse norvégienne.Cheang prévoit aussi une catégorie spéciale pour les couples de plus de 50 ans, à qui l'entrée au festival sera offerte pour les attirer.\u2014AFP LE TRUC DU JOUR «Il n'y a rien de compliqué à garder des bons musiciens dans votre orchestre.Il faut juste avoir un truc et le truc que j'ai trouvé, c'est de les payer.» \u2014DUKE ELLINGTON David King JAZZ Jazz anti-Bush, attitude rock et autres éclatements ALAIN BRUNET CHRONIQUE alain.brunet@lapresse.ca On peut d'ores et déjà le souligner, ce 25e Festival international de jazz de Montréal aura été marqué par la désapprobation de plusieurs musiciens américains quant à la politique étrangère de leur gouvernement.Pertinent ?L'art et la politique, on le sait, peuvent mener à un mariage erratique ; lorsque l'art se transforme en manifeste, il y a effectivement confusion, et ce au détriment de la création.Comme les autres formes d'expression artistique, la musique est d'abord une représentation sensible de l'humain.mais elle peut s'inspirer de tout ce qui marque l'existence.Et puisque la politique internationale marque nos existences en ces temps incertains, les jazzmen peuvent l'évoquer à bon escient.Tout est question de dosage.Le contrebassiste Charlie Haden, que Michael Moore pourrait recruter pour la bande originale de son prochain film (vu ses positions tranchées, à peu près identiques à celles du célèbre documentariste), a ainsi reformé le Liberation Music Orchestra « pour opposer un peu de beauté ».D'autres exemples?Un collègue m'a confié cette semaine que le trompettiste Dave Douglas, qui sera au festival samedi n'a pas hésité à exprimer sa honte citoyenne (en interview) pour les actions américaines menées en Irak.Ajoutant qu'il se sentait tenu de l'exprimer sur les scènes étrangères.Chick Corea, lui, s'est montré plus prudent et plus patriote malgré ses convictions pacifistes.À La Presse, il a dit soutenir son gouvernement « parce que c'est le seul gouvernement que j'ai ».Cette position peut sembler paradoxale pour les non-Américains que nous sommes, elle est pourtant courante aux États-Unis.On comprendra donc que les jazzmen évoluant au sud de la frontière, bien que de mentalité libérale en majorité absolue, forment (aussi) une communauté relativement hétérogène lorsqu'il est question d'engagement politique.Lundi soir, en tout cas, le plus heavy des trios acoustiques sur la planète jazz en a remis sur le flanc gauche.Reid Anderson, contrebassiste de The Bad Plus, s'est exprimé ainsi : « Nous sommes Américains et nous ressentons de la honte, je crois qu'il est important pour nous de le dire.Des millions d'Américains ressentent cette même honte, il y a en ce sens de bonnes gens aux États-Unis.Le monde nous regarde et les choses finiront pas changer.Ce que nous, musiciens, pouvons faire alors, c'est d'écrire de la musique.Voilà notre réponse à la conjoncture.Et le trio d'entamer The Empire Strikes Backwards, rien de moins.Voilà un groupe amerloque qui n'a pas froid aux yeux.Et qui injecte dans le jazz acoustique cette attitude rock si fédératrice pour le jeune public, majoritaire au Spectrum.Comment, au fait, rester indifférent à ces pièces intenses qui portent des titres aussi sautés que Layin' A Strip For The Higher-Self State Line, évoquant le périple métaphysique d'un.chauffeur de camion ?Comment réagir négativement à ces reprises du répertoire rock \u2014Velouria des Pixies et We Are The Champions de Queen, au programme de lundi ?Ces jazzmen, donc, font école en jouant pesant, très pesant\u2014à ce titre, la touche du pianiste Ethan Iverson est évocatrice.En maintenant l'intensité à son maximum \u2014le batteur Dave King y est pour quelque chose.En se fringuant comme des artistes d'allégeance rock ou techno.En soignant la théâtralité de leur gestuelle.En explorant les répertoires rock et techno pour ainsi créer de nouveaux standards du jazz.En développant un style débridé qui n'exclut en rien la virtuosité \u2014 on n'a quand même pas affaire à des techniciens hallucinants.En restant fidèle au jazz \u2014 Street Woman, au programme de lundi, est signée Ornette Coleman.Voilà pourquoi The Bad Plus se démarque de tous les trios acoustiques.On l'avait noté l'an dernier lorsque le groupe avait fait sensation en première partie de Joshua Redman, on l'a ressenti encore davantage cette année.Celles et ceux qui n'ont pas encore goûté à cette sauce peuvent d'ailleurs le faire avec les disques These Are The Vistas et Give (étiquette Columbia).Comme quoi il est possible de prendre son travail au sérieux sans se prendre au sérieux.C'est aussi ce qu'on a constaté dimanche soir au Gesù.Invité de la série Jazz dans la nuit, l'Orchestre National de Jazz (ONJ pour les intimes) nous a offert tout un pan de culture française.Sous la direction du guitariste Claude Barthélemy, ces 14 musiciens (en incluant leur chef) sont prêts à tout.Informelle, dominée par l'humour absurde de Barthélemy, l'atmosphère qui règne sur scène fait pratiquement oublier l'extrême rigueur de cette écriture éclatée.Éclatée pas à peu près: musiques contemporaines, rock savant de filiation zappienne, improvisation libre, swing, bebop, latin jazz, blues, musiques maghrébines, antillaises ou même musette.Un seul problème, cependant : le fil conducteur, sur scène du moins.on finit par le perdre dans cette suite infernale de références.Dimanche soir, en tout cas, le collage était un peu trop touffu pour qu'on puisse en savourer toute la substance.Ce qui m'apparaît, d'ailleurs, beaucoup plus aisé à l'écoute du dernier opus de l'ONJ, Admirabelamour \u2014 étiquette Label Bleu.L'éclatement des références était aussi tangible du côté du trompettiste Steve Bernstein, authentique New-Yorkais que l'on a mieux connu sous la bannière The Sex Mob.Et qui pourrait faire carrière comme stand-up comic ; ce rigolo ne cesse de farcir les interventions de son nonette, éclatées comme celles de l'Orchestre national de jazz mais explorant d'autres territoires.Jazz orchestral des années 20, swing des années 30 et 40 ou même Texas swing faisaient effectivement partie des références de ce Millennial Territory Orchestra, lundi soir au Gesù.En fin de prestation, le choix de l'hymne beatlesque All You Need Is Love, on l'a deviné, n'était pas l'effet du hasard.Humanisme et engagement étaient effectivement tangibles au sein cet orchestre dont le chef n'aura pas non plus hésité à exprimer sa dissidence face à l'administration Bush.Une note salée parmi ces innombrables notes bleues ?« As my wife says, this bush don't lie », a confié Steve Bernstein à un auditoire hilare.Ce concert, aurez-vous conclu, n'avait rien d'une assemblée de militants.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Le contrebassiste Reid Anderson, de la formation The Bad Plus.Le groupe américain se démarque de tous les trios acoustiques en jouant un jazz pesant.Très pesant.Et en apportant avec lui sur scène une attitude rock qui n'a rien pour déplaire à un auditoire jeune.K.D.LANG Cultiver de nouveaux standards ALEXANDRE VIGNEAULT La voix de k.d.lang a un je ne sais quoi de moelleux et d'ample, une grâce qu'elle communique avec le plus grand naturel à toutes les chansons qu'elle se met en bouche.Invincible Summer, très beau disque paru en 2000, possédait cette élégance suave.Constant Craving, son premier succès, aussi.Encore une fois, tout semble couler de source sur Hymns of the 49th Parallel, un album à paraître à la fin du mois, dont elle donnera plus qu'un avant-goût ce soir à la salle Wilfrid-Pelletier.k.d.lang a déjà dit qu'elle ne se considérait pas comme une chanteuse de jazz, même si elle reconnaît l'influence des Peggy Lee, Billie Holiday et Ella Fitzgerald et qu'elle a flirté avec la note bleue.L'artiste qu'elle vénère le plus demeure Joni Mitchell qui, comme elle, est née en Alberta.Elle reprend d'ailleurs deux chansons de son idole \u2014A Case of You et Jericho\u2014 sur Hymns of the 49th Parallel, son hommage à la chanson canadienne.L'idée d'enregistrer un album exclusivement consacré à des chansonniers canadiens lui trotte dans la tête depuis un long moment.Mais ce n'est qu'après avoir exploré le répertoire américain au cours d'une tournée avec Tony Bennett qu'elle a ressenti l'urgent besoin de concrétiser ce projet.«Le bassin de songwriters canadiens est riche et vaste, juge-t-elle, et puisqu'il n'existait pas, à ma connaissance, de canadian songbook, je me suis dit : pourquoi pas ?« En tant qu'interprète, il est de mon devoir de cultiver de nouveaux standards, poursuit-elle.Je prends le travail d'interprète très au sérieux et j'estimais qu'il était temps de commencer à chanter ces chansons.» Outre Joni Mitchell, les incontournables Neil Young (After the Gold Rush et Helpless) et Leonard Cohen (Hallelujah et Bird On A Wire) figurent parmi ses chouchous.Son « livret canadien » compte aussi des oeuvres de Jane Siberry (Love Is Everything et The Valley), Ron Sexsmith (Fallen) et Bruce Cockburn (One Day I Walk).« Collectivement, ces chansons confirment la théorie voulant que les chansonniers et les artistes canadiens en général entretiennent une relation privilégiée avec l'environnement et que cette relation les inspire.Il m'importait de montrer qu'ils s'expriment à travers leur relation avec la nature, parce que j'ai le sentiment d'avoir été très influencée par eux, par leur manière.Les racines canadiennes Elle croit d'ailleurs que de grandir au Canada contribue à développer une vision du monde différente de celle des Américains, par exemple, et que les artistes d'ici n'oublient pas leurs racines canadiennes.Même lorsqu'ils sont absorbés par le marché américain, comme c'est le cas des Joni Mitchell, Leonard Cohen et Neil Young.Le public américain sait-il, selon elle, que ces artistes sont d'ici ?« Je ne crois pas qu'ils aient besoin de le remarquer.» k.d.lang estime possible de demeurer profondément canadien tout en vivant aux États-Unis, comme c'est son cas.Elle s'est d'ailleurs réjouie de voir la différence canadienne s'afficher dans un geste comme le refus de participer à la guerre contre l'Irak.L'important, croit-elle, est d'avoir une identité forte.Curieusement, k.d.lang, l'une des chanteuses canadiennes les plus accomplies de la dernière décennie, admet ne pas avoir une très bonne perspective en ce qui concerne sa carrière.« Et je trouve cela plutôt sain ! » lance-t-elle en riant.Ce soir à la salle Wilfrid-Pelletier, elle revisitera le répertoire canadien et le sien, en compagnie de l'Orchestre symphonique de Montréal.Un orchestre et une section de cordes n'estce pas le cadre idéal pour créer de nouveaux classiques ?.k.d.lang se produit ce soir, 20 h 30, à la salle Wilfrid-Pelletier PHOTO DENIS COURVILLE, ARCHIVES LA PRESSE © « En tant qu'interprète, il est de mon devoir de cultiver de nouveaux standards », estime k.d.lang, en concert ce soir avec l'Orchestre symphonique de Montréal. JAZZ Cinq questions à Zenzile PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE « Space is the place », chantait le jazzman cosmologue Sun Ra.C'est ce qu'on ressent en écoutant la musique du collectif néo-dub français Zenzile, en concert ce soir, 22 h, dans le parc des Festivals.S'appuyant sur les rythmes balourds du reggae, le quintette repousse les frontières de son univers musical en constante expansion.Bruits épars qui se heurtent à la rigueur des cuivres, claviers égrainés par la batterie rock, et cette basse soufflante comme la déflagration d'une bombe H.Cinq questions télescopées à Matthieu Bablée, bassiste de cette formation-phare du dub français, un genre à part.QÀ l'instar des autres groupes de la scène dub française (High Tone, Meï Teï Sho, Improvisator Dub.), votre son prend ses distances avec la tradition jamaïcaine.Quelle est votre définition du dub ?RLe dub est pour nous un véhicule d'expérimentation pure et principalement instrumental davantage qu'une connexion avec la tradition dub jamaïcaine.Une vision libre de la musique, qui nous permet justement d'amener le dub dans d'autres territoires sonores.QÀ l'origine, le dub est une version remixée d'une chanson originale alors que votre travail est surtout axé sur la scène.RC'est tout le paradoxe de nos origines.À nos débuts, nous ne donnions pas de concerts.Nous étions tous des musiciens qui avaient tourné avec des groupes rock, et nous en avions marre.Seulement, de fil en aiguille, nous en sommes venus à jouer à nouveau en concert et, incidemment, nos disques sont à proprement parler des « remix» des chansons qu'on développe sur scène.Nous préférons la scène, et nous avons vraiment hâte de retrouver le public montréalais pour une seconde fois dans le Festival de Jazz ! QVos influences ?RÉvidemment, les maîtres, King Tubby, Lee Scratch Perry.Et l'étiquette anglaise Onu Sound qui, dans les années 80, ont développé un son qui inspire aujourd'hui toute la scène dub française.Mais je crois que ce qui nous démarque justement des autres groupes, c'est notre propension à expérimenter, à créer une espèce de passerelle entre le dub et le post-rock de Tortoise et Fugazi.QLes Français sont notoirement passionnés par la musique jamaïcaine.Craignezvous une surpopulation de groupes dubs en France ?RJe crois qu'il y a déjà beaucoup d'abus.J'en discutais justement avec les gens de High Tone, un groupe qui a réussi à rejoindre les jeunes amateurs de musique électronique, ils trouvent que trop de jeunes émulent leur son ! Dans toutes les villes, il y a un groupe de dub, mais ce sont toujours des clones.QComment expliquez-vous cet étonnant intérêt que portent les Français au dub et au reggae ?RLe reggae en France a explosé en moins de trois ans, grâce à la première tournée de Bob Marley en 1977 et au succès de Gainsbourg, et cette popularité ne se dément pas aujourd'hui.Quant au dub, je crois que les gens apprécient le côté mystérieux et planant de cette musique.Mais je crois que, contrairement aux autres groupes, nos fans aiment Zenzile avant le son dub en général.PHOTO FOURNIE PAR LE FIJM Le collectif français Zenzile sera en concert à 22 h ce soir au parc des Festivals.12h Frédéric Brunel Quartette Place du complexe Desjardins- Gratuit Intérieur 12h Bourbon Street Terrasse Grand Marnier Gratuit 13h Zéphyrologie Starlouz Fanfare Brass Band Terrasse Grand Marnier Gratuit 14h La Petite École du jazz Place du complexe Desjardins- Gratuit Intérieur 15h Stage Band de l'école secondaire Georges-Vanier Scène General Motors Gratuit 15h30 La Petite École du jazz Place du complexe Desjardins- Gratuit Intérieur 16h Zéphyrologie Starlouz Fanfare Brass Band Scène Bell Gratuit 17h Gadji-gadjo Scène du Festival Gratuit 17h30 La Parade du Festival avec Swing Tonique Départ scène Bell Gratuit 18h Jean-François Groulx Quartette Scène General Motors Gratuit 18h «Bossa Project» John Pizzarelli Théâtre Maisonneuve - PDA Payant 18h Galactic Spectrumde Montréal Payant 18h «Indefinite Time» François Bourassa Quartette Gesù - Centre de créativité Payant 18h15 Gadji-gadjo Scène du Festival Gratuit 18h30 Doug Macleod Carrefour General Motors Gratuit 19h Aces of Dixieland Terrasse Grand Marnier Gratuit 19h VillemureÔCarré Club Jazz Banque TD Canada Trust Gratuit 19h Carl Tremblay Scène Labatt Bleue Gratuit 19h Croisière Jazz avec Pascale Lavoie Quintette & Bateau Cavalier Maxim Payant le Dixieband 19h Amy Winehouse Club Soda Payant 19h30 Plena Libre Scène Bleue Légère Gratuit 19h30 Charlie Haden Trio avec Dewey Redman et Monument-National Payant Matt Wilson 20h Swing Guitares Scène du Festival Gratuit 20h Johanne Desforges Scène Loto-Québec Gratuit 20h Tortured Soul Scène Bell Gratuit 20h Zachary Richard avec Sonny Landreth et Bill Dillon Théâtre du Nouveau Monde Payant 20h30 K.D.Lang Salle Wilfrid-Pelletier - PDA Payant 21h Yerba Buena Scène General Motors Gratuit 21h Roomful of Blues Scène Labatt Bleue Gratuit 21h Creaking Tree String Quartet Carrefour General Motors Gratuit 21h Richard Pinhas et Jérôme Schmidt «schizotrope» Salle Beverly Webster Rolph - MAC Payant avec Maurice G.Dantec 21h Georges Thorogood / Colin James Métropolis Complet 21h Ligue nationale d'improvisation musicale cabaret Music-hall Payant de Montréal / équipe des blancs vs équipe des bleus 21h30 «Three Guitars» Larry Coryell, Badi Assad et Spectrumde Montréal Payant John Abercrombie 22h Tortured Soul Scène Bell Gratuit 22h Johanne Desforges Scène Loto-Québec Gratuit 22h Zenzile Scène Bleue Légère Gratuit 22h Swing Guitars Scène du Festival Gratuit 22h VillemureÔCarré Club Jazz Banque TD Canada Trust Gratuit 22h30 Danilo Perez Trio Gesù - Centre de créativité Payant 23h Yerba Buena Scène General Motors Gratuit 23h Carl Tremblay Scène Labatt Bleue Gratuit 23h Jam sessions avec Thuryn Von Pranke, Hyatt Regency, salon Jeanne-Mance Gratuit Frédéric Alarie&Wali Muhammad Minuit Trio Pulse Nu Jazz Sessions avec Dan Thouin, savoy - Métropolis Gratuit Max Sansalone&Adrian Vedady Minuit Manitoba / Fred Everything Dj Club Soda Payant 0h30 Roomful of Blues Spectrumde Montréal Gratuit HEURE ÉVÉNEMENT LIEU HEURE ÉVÉNEMENT LIEU MERCREDI 7 JUILLET LE GUIDE DUFESTIVALIER CABARET MUSIC-HALL METROPOLIS Club Soda MONUMENTNATIONAL GESÙ - Centre de créativité SPECTRUM SALLEWILFRID-PELLETIER CLUB JAZZ Banque TD Canada Trust SCÈNE Labatt Bleue SCÈNE SPÉCIALE Labatt Bleue pour les Funk Brothers SCÈNE CARREFOUR Loto-Québec General Motors SCÈNE General Motors SCÈNE Bell LA PETITE ÉCOLE DU JAZZ SCÈNE Bleue légère TERRASSE Grand Marnier HÔTEL Jam sessions Movado THÉÂTRE MAISONNEUVE rue Sainte-Catherine boulevard Saint-Laurent rue Saint-Urbain rue Jeanne-Mance ruede Bleurry boulevard de Maisonneuve avenue Président-Kennedy Scène extérieure Salle de concert Métro La parade du Festival Le village du Festival NOTRE VIRÉE PLENA LIBRE Directement de Porto Rico, Plena Libre a dépoussiéré un type de musique un peu oublié, la plena.À ce rythme traditionnel et aux paroles tendant vers le commentaire social, ils ont greffé une instrumentation flirtant avec le jazz.Une autre fiesta latina en vue! > Scène Bleue Légère à 19h30 TORTURED SOUL Jazz, pop, soul, electronica on ne sait trop comment qualifier la musique de Tortured Soul.L'âme de ces trois musiciens est peut-être torturée, mais sans doute plus par le désir que par des envies morbides.La trame sonore toute désignée pour un apéro où l'on swingue avec classe.> Scène Bell à 20h ZENZILE En 2002, de tous les groupes dub qui s'étaient produits dans l'avenue du Président-Kennedy Zenzile est celui qui m'avait le plus impressionné.Leur son était d'une puissance et d'une cohésion impressionnante.Les revoilà à Montréal, un nouvel albumsous le bras.Espérons qu'ils n'ont rien perdu de leur tonus ! > Scène Bleue légère à 22h \u2014Alexandre Vigneault MERCREDI 7 JUILLET Jam sessions: accès prioritaire, mais non exclusif, aux détenteurs de la carte des amis du Festival.Kiosque à musique du Festival MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL JAZZ La fièvre du mardi soir PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Il n'y a qu'un mardi durant tout le Festival de jazz et je l'aime.Ce jour-là, les festivaliers ont davantage l'air de flâner que de chercher un chemin dans la foule ou, pire, chercher un ami perdu dans la foule.Et plus important encore, c'est le mardi qu'on reconnaît les vrais festivaliers \u2014 ou bien les chanceux déjà en vacances.Car il faut être un vrai mordu de musique pour veiller un mardi soir devant une scène, bière à la main, en dépit du réveil qui sonnera le lendemain matin pour nous rappeler qu'il faut bosser Bon, c'est chouette le mardi aussi parce qu'on peut faire le tour de l'esplanade sans se faire pousser dans le dos et ne pas trop attendre dans la file pour se procurer une bière.Je n'avais pas fabulé la semaine dernière en évoquant les subtiles modifications apportées à l'endroit pour le rendre plus confortable.« Ce n'est pas évident de transformer un site déjà très exploité comme celui-ci », disait André Ducas, principal architecte de ces modifications (et dont le titre officiel est vice-président aménagement et logistique.On peut aussi l'appeler Monsieur).Des détails, peut-être, mais des détails dont il est fier.Avoir reculé la grande scène extérieure sur une voie automobile, ce qui permet de loger 600 personnes de plus juste devant la scène.Avoir dégagé la Sainte-Catherine en prévision des grands événements.Avoir convaincu les gens de la PDA d'attendre pour planter les fleurs dans leurs bacs, ce qui lui a permis d'asseoir 200 personnes de plus dans des gradins très bien situés.« Mon objectif, c'est d'être capable de faire asseoir le plus de gens possible.On a même demandé à la Ville de Montréal d'aménager plus de bancs publics autour sur les lieux.» Quant à l'esplanade, elle aussi a été en partie repensée pour accueillir les festivaliers plus confortablement tout en assurant la satisfaction des nombreux commanditaires qui cherchent à occuper plus de place ou à installer une plus grosse tente.« L'aire de jeu des enfants est aussi grande, mais rapprochée de la salle Wilfrid-Pelletier, elle donne plus d'espace pour circuler » explique encore Monsieur.Mais, encore faut-il venir un mardi soir pour pouvoir apprécier ces modifications.Mardi de jazz La preuve aussi que ce ne sont que les vrais mélomanes qui veillent le mardi soir: la qualité d'écoute est meilleure.À 20 h, sur la scène ingrate de l'esplanade de la Place des Arts, le public était hyper- attentif aux compositions pourtant pas simples du guitariste Sylvain Cossette.Le volume était comme d'habitude peu élevé, mais le public discipliné a rendu ce concert agréable et audible à tous.En partie inspirées par le grand Coltrane, les compositions de Cossette affichent une complexité dans les structures harmoniques et rythmiques qui rendaient sinueux les solos de sa belle guitare au son rondelet.Les amateurs de jazz ont bien applaudi le quartette de ce jeune concurrent du Grand Prix Jazz GM.En fait, c'était tout comme si la programmation d'hier soir avait été concoctée pour le plaisir des amateurs de jazz : il y avait Ilume, l'excellent quintette du pianiste français Pierre de Bethman (un album est paru sur Effendi) qui ravissait les amateurs au parc Hydro-Québec, à l'entrée est du site.Puis Cossette, et la chanteuse new-yorkaise Joan Bender pour ceux qui préfèrent leur jazz vocal.J'y suis passé en coup de vent, n'ayant vraiment pas été impressionné par les enjolivures vocales forcées de la demoiselle, ni par la mollesse de l'orchestre.Cependant je suis resté scotché pendant un bon bout de temps devant la scène Bell où se défoulait Dapp Theory.L'ensemble joue fort bien un jazz jamais complaisant, trituré mais funky, sur lequel s'époumonait un rappeur.Le pianiste de cette formation a apparemment été un élève de Steve Coleman, ceci expliquerait donc cela, un vif alliage de jazz, de hip hop et de spoken word, exigeant mais accrocheur.Pour ceux que le jazz séduit à une moindre échelle, la soirée d'hier avait bien sûr autre chose à offrir.L'Ex-Centric Sound System s'annonçait pour être une belle curiosité de pop électro-africaine (ou d'afro-électro-pop, je vous laisse choisir).Mais ni la sonorisation qui déformait affreusement les fréquences hautes, ni l'heure du spectacle ne jouaient en faveur des musiciens ghanéens et américains.Dommage puisqu'elle était somme toute agréable, leur percussive mouture d'airs africains traditionnels et de rythmes house et breakbeats.Mais rares étaient les festivaliers que j'ai vu danser.Enfin, j'ai dû quitter peu après avoir entendu Garland Jeffreys chanter sa classique Spanish Town sur la grande scène, devant une foule honorable.Et bruyante, saluant ce talentueux chansonnier rock engagé avec tout l'engouement qu'il mérite.Cette fois était la bonne pour lui, qui avait dû se contenter de la scène ingrate de l'esplanade il y a deux ans.Top 5 des meilleures nouveautés rencontrées sur le Festival 1- La mangue sur un bâton qu'on se procure au comptoir de bouffe mexicaine sur Sainte-Catherine.Nombreux sont les festivaliers surpris à mordiller la chair du fruit orange.Pas très élégant mais tellement bon.2- Le dégagement de la rue Sainte-Catherine du côté sud en alignant les comptoirs du côté nord.Ce qui facilite la circulation et du coup masque la laide façade bétonnée du Théâtre Maisonneuve.3- La Stella Artois en vente libre à certains bars extérieurs et partout en salle.Enfin libérés du joug de la Bleue ! 4- La nouvelle terrasse du coin nord-est de l'esplanade.Elle est tellement à sa place qu'on se demande pourquoi on n'y a pas pensé plus tôt.5- La scène du parc Hydro-Québec, passée du rouge au vert pour cause de changement de commanditaire.Désormais assortie avec la belle palissade feuillue, mais un peu moins avec le projet du Suroît.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © L'Ex-Centric Sound System s'annonçait pour être une belle curiosité de pop électro-africaine.Mais plusieurs facteurs ont joué contre la formation musicale.Dommage, car l'atmosphère y était somme toute agréable.Il faut être un vrai mordu de musique pour veiller un mardi soir devant une scène, bière à la main.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Un percussionniste du Ex-Centric Sound System affichait son sourire des plus beaux mardis.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Garland Jeffreys était sur la scène General Motors hier au grand plaisir des amateurs.Le chanteur de Brooklyn revenait au Festival après une année d'absence.LARRY CORYELL ALAIN BRUNET Le ton de ce guitariste légendaire est grave et posé.Larry Coryell est à Milan, apprend-on de la bouche du principal intéressé qu'une relationniste a mis en communication avec La Presse.\u2014Vous êtes là-bas avec la Brésilienne Badi Assad et votre compatriote John Abercrombie, monsieur Coryell ?\u2014Non, ils sont dans leur chambre, répond-il, pince-sans-rire.avant d'ajouter que cet aréopage de guitaristes va se produire le soir même au Blue Note milanais \u2014 fondée à New York, cette chaîne de clubs est au jazz ce que Second Cup est au café espresso.Le trio dont il sera question cette fois n'a rien à voir avec la pléthore de gammes et riffs auxquels Coryell nous a livrés naguère aux côtés des superstars Paco de Lucia et John Mc Laughlin.« Ce trio, estime l'interviewé, était très compétitif, fondé sur la technique et la virtuosité.Ce qui n'est pas nécessairement négatif mais.cette fois, l'énergie féminine dans ce nouvel ensemble en change totalement l'atmosphère.Ce trio est plus uni en ce sens, la musique qui en émane me semble plus éclectique, plus profonde, plus ouverte à différentes approches musicales.Chaque jour, la musique y devient plus solide, mieux soudée.» Les fonctions de chacun, ajoute Coryell, y sont clairement identifiés.« John ne joue plus avec un médiator (un pic), il préfère le son de son pouce.Il ne joue donc pas à un million de milles à l'heure, et sa technique contraste d'autant plus avec la mienne.Quant à Badi, sa technique est classique et son patrimoine est brésilien, ce que nous ne voulons, mais elle se permet aussi d'improviser avec son chant en plus de jouer du kalimba et de créer des effets percussifs avec sa bouche et sa cage thoracique.De ce trio, donc, n'émanent pas seulement que des sons de guitare.» « Je suis moi ! » Et votre rôle ?« Eh bien.je suis moi ! Ma technique a longtemps été fondée sur la rapidité mais j'espère avoir acquis profondeur et musicalité avec le temps.Et je ne me sens pas tenu de jouer si vite, John prend bien soin de me maintenir dans un cadre très musical, ce qui implique rester à l'écoute de mes collègues.» À l'origine, Larry Coryell avait réuni ce trio essentiellement pour y enregistrer un disque (Three Guitars, étiquette Chesky/ Fusion III), les engagements sur scène ne sont survenus que plusieurs mois plus tard.Un premier concert au Jazz Standard de New York fut un réel succès en décembre dernier, ce qui explique les tournées subséquentes et l'escale montréalaise prévue ce soir, 21 h 30, au Spectrum.Pour les amateurs de technique guitaristique, Larry Corryell demeure l'un des principales références des trois dernières décennies.Au milieu des années 70, sa formation The Eleventh House jouissait d'une excellente réputation, elle réunissait le batteur Alphonse Mouzon, le claviériste John Mandel et le trompettiste Randy Brecker.Or, depuis de nombreuses années, Coryell a quitté cette voie, préférant les concepts acoustiques ou encore un jazz plus classique qu'il pratique d'ailleurs dans un autre trio avec les ex de Pat Metheny, le batteur Paul Wertico et le bassiste Marc Egan \u2014avec qui il a endisqué Tricycles\u2014 pour l'étiquette In+Out /Fusion III .« Pour faire une histoire courte, le volume de la guitare électrique dans ce contexte était trop élevé pour moi.Et ce mouvement jazz rock, pour ma part, s'est terminé en queue de poisson.Je suis d'ailleurs en train d'écrire un livre à ce sujet.Nous ne manquerons pas de vous lire, monsieur Coryell.COURRIEL Pour joindre Alain Brunet alain.brunet@lapresse.ca .Larry Coryell, John Abercrombie et Badi Assad se produisent ce soir au Spectrum, 21 h 30 Guitares débranchées 3240953A JAZZ La carrière de Danilo Perez est au beau fixe.Pianiste du quartette de Wayne Shorter, il est également professeur au New England Conservatory, haut lieu du jazz.Il dirigera ce soir un trio avec le contrebassiste Adam Cruz et le batteur Ben Street.DANILO PEREZ Élément latin?D'abord le jazz ALAIN BRUNET Au bout du fil, le Panaméen se montre chaleureux, loquace, fort intéressant.Danilo Perez est joint à Boston où il réside.Le pianiste y enseigne au New England Conservatory, une des grandes institutions américaines au domaine de la formation jazzistique.Cette fonction prestigieuse s'ajoute à son poste régulier au sein du quartette de Wayne Shorter et du trio qu'il dirigera ce soir à Montréal.La carrière du jazzman est au beau fixe, c'est le moins qu'on puisse dire.Ainsi donc, Danilo Perez tourne actuellement avec le contrebassiste Adam Cruz et le batteur Ben Street.« J'aime la grande musicalité de ces gars », résume le musicien.Lorsqu'on le questionne sur cette mode des trios acoustiques encouragée par l'industrie de la musique (et que déplore Keith Jarrett, rappelez-vous ses propos), le pianiste refuse de trancher.« Vous savez, j'avais mon trio avant de lancer l'album Panamonk en 1996.C'était bien avant le phénomène Brad Mehldau.Ce dernier ne m'a pas copié pour autant, le trio demeure une forme classique du jazz qui dépasse les phénomènes de mode.C'est toujours un différent défi posé aux jazzmen.Pour Danilo Perez, le quartette est un autre défi de taille qu'il a relevé magistralement sous la direction du vétéran Wayne Shorter.Ne fait-il pas partie du plus excitant de tous les groupes à quatre ?Le maître saxophoniste n'y traverse-t-il pas la meilleure période de sa carrière depuis les grandes années Blue Note, le quintette de Miles Davis ou les sommets atteints par Weather Report ?Fin diplomate, Danilo Perez tente cette réponse : « Je suis mal placé pour répondre à ces questions mais je puis vous dire que cette expérience avec Wayne est fantastique, tant au plan humain qu'au plan artistique.Au terme de chaque concert, j'en sors grandi en tant qu'être humain.Après le tout premier concert donné par cet ensemble, j'avais pleuré de joie.J'avais gardé cette impression que nous nous étions élevés du sol ! Je n'avais jamais vécu rien de tel.« J'y apprends à mieux traverser l'existence et apprécier les changements qu'offre la vie.J'y apprends également à mieux être en phase avec les changements d'un concert de musique improvisée, à m'adapter à l'improvisation totale, sans répétition préparatoire.J'y apprends à soutenir le jeu de mes collègues, à contribuer au travail collectif, à intervenir au moment opportun en tant que soliste.Avec Wayne, en fait, j'ai surtout compris que la musique doit célébrer la vie.» Pas une parenthèse L'expérience en quartette, indique en outre le musicien, l'a inspiré pour son trio.« Nous essayons de suivre la même piste.» Et n'allons pas croire qu'il s'agit d'une parenthèse pour le pianiste.« Au contraire, je compte tourner de plus en plus avec mon trio.Mais tant que Wayne le voudra, je serai à ses côtés \u2014 pour l'été, il tourne avec Herbie Hancock, Dave Holland et Brian Blade.Le quartette devrait reprendre ses activités en novembre.» Très attaché à son Panama natal, Danilo Perez a entrepris d'y présenter un festival de jazz dont la deuxième version sera produite en janvier 2005.On sait, par ailleurs, qu'il a réalisé Motherland, vaste projet visant à mettre son patrimoine en lumière.Ce disque ambitieux peut d'ailleurs être comparé aux derniers projets acoustiques de son compatriote, le chanteur Ruben Blades.« Il demeure une très grande influence pour moi.Ruben avait d'ailleurs chanté sur mon premier disque en 1992, depuis lors il s'est ouvert à différentes cultures et ça a donné des résultats fantastiques.Il a décidé de prendre une pause, cependant ; il a entrepris de passer plus de temps à Panama afin de travailler auprès des siens.J'ai aussi le projet de m'impliquer davantage auprès de ma communauté, mais je tiens aussi à rester établi à Boston où mon travail de professeur est compatible avec celui de joueur.» Enseignement, trio de jazz, quartette de jazz.Latin jazz ?Danilo Perez refuse catégoriquement d'être associé à cette étiquette.« Le latin jazz est un cliché contre lequel je me bats quotidiennement.Ce n'est pas parce qu'on est issu de l'Amérique latine que l'on fait du jazz latin.Le latin jazz est un style beaucoup plus circonscrit, ce n'est pas la musique que je propose.Même si je peux inclure des éléments latins à ma musique, même si je peux déclencher quelque tumbaos (ces riffs de piano associés à la salsa), je ne fais pas de jazz latin pour autant.Je suis un artiste de jazz, point à la ligne.» Tenons-nous-le pour dit.COURRIEL Pour joindre Alain Brunet alain.brunet@lapresse.ca .Le trio de Danilo Perez se produit ce soir au Gesù, 22 h 30. JAZZ PHOTOANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Zachary Richard a commencé la soirée au piano, chantant comme un loup qui hurle à la lune.Il reprend ce soir et demain, toujours au TNM, ce long concert présenté dans le cadre du Festival international de jazz.Zachary sous toutes ses coutures ALEXANDRE VIGNEAULT CRITIQUE « Comme on est dans un festival de jazz et que je suis un musicien de folk, je me suis préparé.J'ai acheté un chordbook et j'ai appris un accord à 25 $ », a annoncé Zachary Richard, au milieu de son concert.Il a pris soin de bien placer ses doigts sur le clavier de son piano, a enfoncé un groupe de touches et puis s'est retourné vers la salle en s'exclamant : « Et voilà ! » Cette rigolote mise en scène a servi d'introduction à son très beau Blues du voyageur, tiré de l'album Coeur fidèle.Zachary Richard a commis quelques infidélités à l'endroit de son répertoire enregistré, hier soir au Théâtre du Nouveau Monde, mais il est resté fidèle à ses héritages cadien et louisianais.Son long concert présenté dans le cadre du Festival international de jazz \u2014 et qu'il reprend ce soir et demain, au même endroit \u2014lui donne en fait l'occasion de mettre en valeur la pluralité de ses racines identitaires et musicales.Il a chanté en français et en anglais, il a joué du folk et du blues, du piano et de la guitare.Ne vous fiez pas au programme du Festival de jazz qui annonce un spectacle acoustique.C'est faux, car la guitare électrique y occupe une large place et c'est très bien ainsi.Le reste est vrai.Zachary Richard a effectivement invité deux des ses bons amis guitaristes à se joindre à lui : Bill Dillon (guitares et basse) et Sonny Landreth, l'as de la slide guitar.Le batteur Denis Courchesne complétait le groupe, qui se produisait sur une scène judicieusement décorée de plantes vertes et baignée d'éclairages chauds \u2014 une évocation intéressante de l'atmosphère lourde du sud de la Louisiane.Zachary Richard a commencé la soirée au piano, chantant comme un loup qui hurle à la lune.Bill Dillon l'accompagnait, glissant subtilement des notes coulantes derrière la voix plaintive de son vieil ami.Discret et juste lui aussi, Denis Courchesne se soudait très bien à l'ensemble.Le chanteur a ensuite enfilé deux chansons en anglais : Filé Gumbo et Take Me Deep.Troquant le piano pour sa guitare, il a ensuite livré une version très sentie de Lac Bijou, avant de retourner dans son répertoire anglais.Les fans du chanteur cadien qui s'attendent à entendre tous ses grands hits seront peut-être déçus.De Cap enragé, il ne joue que la pièce titre (une version dépouillée et fort touchante), Lac Bijou et Jean Batailleur (en rappel).De Coeur fidèle, il a gardé Le blues du voyageur, Pagayez et Hootchie kootchie pour toi.Le reste du concert est essentiellement consacré à des chansons en anglais.Elles sont parfois moins singulières que celles en français, mais le portrait d'ensemble est intéressant et réussi.Il donne l'occasion de voir le créateur cadien sous toutes ses coutures.En près de trois heures de concert (il s'agit d'une estimation puisque j'ai du quitter avant la fin), Zachary Richard joue de toutes les teintes de bleu qui existent dans sa Louisiane natale.Des bleus rendus mélancoliques, sensuels ou brûlant par sa voix.l'apport de son ami Bill Dillon ou celui de son invité spécial, le guitariste Sonny Landreth.Inutile de le nier, les moments les plus dynamiques du concert furent ceux où le maître de la slide s'est jeté dans la mêlée.Son jeu précis, nuancé, inventif, accompagnait de façon magistrale la voix et les mots.Juste avant que je ne quitte la salle, les deux compères venaient de se taper un fabuleux doublé constitué du Blues du voyageur et de Stag-O-Lee où les musiciens se laissaient de l'espace pour jaser, c'est-à-dire pour jazzer.Bref, ce fut un concert généreux et décontracté, dans une salle magnifique qu'on utilise trop peu pour la musique.Ne vous fiez pas au programme du Festival qui annonce un spectacle acoustique.C'est faux, car la guitare électrique y occupe une large place et c'est très bien ainsi.1994 15e FIJM 1995 16e FIJM Textes et recherche : Daniel Lemay Arturo Sandoval NOS ANNÉES JAZZ 1,5 MILLION La nouvelle «ligne» d'Alain Simard, président du FIJM : «Le Festival est rentable pour les Montréalais».Chiffres à l'appui : 1,5 million de visiteurs (selon Impact Recherche)\u2026 L'esplanade de la PDA a maintenant un parc pour enfants\u2026 Comme Grand Événement, La Nuit des Gitans ( Bratsch, Rosenberg Trio, Strunz & Farah) attire 90 000 personnes mais tombe un peu à plat.Z \u2026.Le FIJM crée le prix Miles-Davis (pour l'apport d'un artiste au rayonnement mondial du jazz) et remet le premier au guitariste John Mc Laughlin ; le prix Oscar-Peterson va à Paul Bley\u2026 L'Ensemble Normand Guilbeault (Qc) remporte le Prix de jazz Du Maurier.DANS LA PRESSE «Faudrait ajouter un étage.» \u2014 André Ménard, directeur artistique, à qui on demandait si le FIJM pouvait encore grandir.TOUT N'EST PAS JAZZ\u2026 Élu : Nelson Mandela, président de l'Afrique du Sud.Mariés (pour 20 mois) : Michael Jackson et Lisa Marie Presley; (pour toujours) Céline Dion et René Angélil.Primé : Starmania, spectacle de l'année à Paris.Décédé : Kurt Cobain, Henry Mancini (Peter Gunn, La Panthère rose).Sorti : le film Octobre de Pierre Falardeau.Singles : Marie-Stone (Éric Lapointe), Échappé belle (Beau Dommage).GRANDCRU Oscar Peterson en ouverture, Pat Metheny en clôture.Diana Krall donne neuf représentations de Remembering Nat King Cole.Première visite d'Al Jarreau ; David Murray et Randy Weston se partagent la série Invitation.Performance mémorable du saxo Joe Lovano dans un concert double.Et de Toots Thielemans et de James Carter.Gros vendredi : B.B.King et Buddy Guy au Forum, la plus grande soirée de blues de l'histoire du Festival.ZONE ROUGE Le dimanche 2 juillet, plus de 170 000 personnes visitent le site, un record\u2026.Pour le Grand Événement qui célèbre la musique écrite par René Dupéré pour le Cirque du Soleil, entre 150 000 et 200 000 personnes.Ça commence à faire peur : «Il faut réévaluer la formule et le site», dit André Ménard à La Presse\u2026.Faute de commanditaire, Radio-Jazz est sacrifiée\u2026 prix Miles-Davis : Pat Metheny; Prix Oscar-Peterson : Michel Donato ; Concours de jazz : Trio Jean-François Groulx (Qc); Prix Socan : le guitariste Benoît Charest du Mike Allen Group pour la pièce Gros Nez.DANS LA PRESSE «Etta James a serré le Cabaret du Forumcontre ses énormes mamelles.Les mamelles du soul et du R&B.» \u2014Daniel Lemay AU-DELÀ DU SPECTRUM Vendus : les droits de la chanson Start Me Up des Rolling Stones, à Microsoft pour la promo du Windows 95.Découvert : en Slovénie, le plus vieil instrument de musique (45 000 ans) : un os d'ours percé de quatre trous.NON : au deuxième référendumsur la souveraineté du Québec, le NON l'emporte par 1,16 %.En haute rotation : Pour que tu m'aimes encore (Céline Dion), Seigneur (Kevin Parent).15e ANNIVERSAIRE Avec des artistes qui avaient, chacun à sa façon, marqué une année du Festival.En ouverture : The Holly Cole Trio (1987) ; en clôture : Oliver Jones (1981).Mc Laughlin, De Lucia et Nascimento (1986) au Forum pour le concert du 15e anniversaire.Aussi: Vic Vogel (80), Wynton Marsalis (82), David Murray (83), Paul Bley (84), Charlie Haden (85), Frank Morgan (88), Arturo Sandoval (89), Cassandra Wilson (90), Roy Hargrove (91), John Pizzarelli (92), Dee Dee Bridgewater (93).Dans la rue, le klezmer avait débouché bien des oreilles\u2026 PHOTOAP B.B.King et Buddy Guy PHOTOPC Place au Soleil de minuit Le grand événement General Motors Nous sommes heureux de vous offrir gratuitement ce grand spectacle qui célébrera conjointement les 25 ans du Festival International de Jazz de Montréal et les 20 ans du Cirque du Soleil.C'est un rendez-vous, le dimanche 11 juillet, à 21h, sur la scène GM, coin Sainte-Catherine et Jeanne-Mance.CONCOURS LA TOUCHE GAGNANTE Toute une fin de semaine à s'enivrer de jazz Participez et courez la chance de remporter le grand prix d'une valeur de 2000$.Remplissez votre bulletin à latouchegm.com/jazz Aucun achat requis.Concours ouvert aux résidents du Canada ayant atteint l'âge de la majorité dans leur lieu de résidence.Règlement et détails de prix à latouchegm.com ou au 1 800 463-7483.Limite de une participation de base par personne par jour et limite de cinq participations supplémentaires par personne par jour pour les participations à latouchegm.com.Voir le règlement pour les autres manières de participer.Fin du concours: 30 juillet 2004.Question mathématique obligatoire.Tirage le 16 août 2004 3240519A ."]
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