La presse, 11 juillet 2004, X. Arts et Spectacles: Cahier jazz
[" ARTS SPECTACLES TOUJOURS À L'ÂGE DU JAZZ PAGE 3 PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE CIEL INCERTAIN?ONYVA! PAGE 4 Le Festival de jazz se termine aujourd'hui par une demi-douzaine de spectacles gratuits, dont le très attendu Soleil deminuit, qui célèbre le 20e anniversaire du Cirque du Soleil (21h30).Hier encore, malgré la pluie et les nuages, le jazz était au rendez-vous et les festivaliers ont pu applaudir le groupe québécois lauréat du grand prix de jazz General Motors 2004, le Odd Jazz Group, qui a offert une brillante prestation.Jazz ! Jocelyn Auger Mathieu Désy JAZZ PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL DE JAZZ Le septuagénaire Guy Nadon, qui a régné sur le Théâtre Maisonneuve vendredi soir, avait encore du feu dans les baguettes, et sa passion pour l'idiome était aussi considérable qu'elle le fut jadis lorsqu'il rivalisa avec le batteur Louis Belson à la plage Idéale.Vieux jazz, jazz de vieux?ALAIN BRUNET CHRONIQUE alain.brunet@lapresse.ca Le vieux jazzman, bellement usé par la vie, criant de sagesse et de vérité.Le beau cliché.Car la médaille qu'on décerne immanquablement aux musiciens âgés a aussi son revers.Le vieux jazzman, au fait, vaut-il la peine d'être entendu lorsqu'il n'est plus que l'ombre de lui-même?Lorsqu'il n'extirpe qu'un frêle pouet-pouet de son tuyau ?Au cours du quart de siècle que nous venons de traverser, le Festival international de jazz de Montréal a célébré tant de vétérans diminués physiquement, donc techniquement.et tant d'autres qui correspondaient exactement au beau cliché auquel on s'attend d'une légende.Rappelez-vous Dexter Gordon, relancé à la fin de sa vie par le film Autour de minuit, grand cru de Bertrand Tavernier dans lequel le saxophoniste tenait le rôle principal.Au fameux souffleur, il restait quelques centimètres cubes de foie et de poumons.Son dernier concert à Montréal, pourtant, avait été un triomphe.Rappelez-vous Max Roach, un des plus brillants batteurs du jazz moderne.Chacune de ses prestations au festival fut exemplaire, sauf la dernière.Il avait pris tout un coup de vieux, il n'était plus que l'ombre de lui-même.On l'avait quand même ovationné.Rappelez-vous Miles Davis, dont le jeu de trompette au festival de Montréal n'a jamais été à la hauteur de ses grandes années.qui précédaient l'existence de l'événement.Heureusement, le cat des cats a toujours trouvé le moyen de nous exciter au plus haut point, de par la qualité exceptionnelle de ses alignements.Rappelez-vous les derniers passages de Dave Brubeck, dont les drabes entreprises n'avaient vraiment plus le même éclat.Son public n'en a pas fait de cas.Rappelez-vous Ray Charles, qui a cessé de créer au début des années 60.N'est-il pas demeuré attractif jusqu'à sa mort récente ?Le festival de Montréal nous a aussi présenté des sexagénaires, septuagénaires et octogénaires absolument étonnants de verdeur.Le violoniste Stéphane Grappelli se présentait sur scène titubant, le dos courbé par le poids de ses huit décennies et plus.Mais.lorsqu'il prenait l'archet, une génération d'usure disparaissait illico.L'harmoniciste Toots Thielemans, lui, a toujours été à la hauteur de la situation malgré une fragilité cardiaque qui n'a pas semblé le gêner au cours des dernières années.On se souviendra certes des deux derniers concerts montréalais du septuagénaire Wayne Shorter.Ce saxophoniste de génie, un des plus doués compositeurs du jazz moderne, n'a-t-il pas formé le plus excitant des quartettes de jazz en cette ère ?Et que dire du brillant Benny Carter, un des tout premiers arrangeurs de l'histoire du jazz.Nous avons eu le bonheur d'applaudir un saxophoniste encore vigoureux avant qu'il prenne son billet pour le paradis.Rappelez-vous Sarah Vaughan, Ella Fitzgerald, Nina Simone, Sheila Jordan, Teddy Edwards, Jay Mc Shann, Milt Hinton, Cab Calloway, John Lewis.Le 25e Festival international de jazz a aussi accueilli ses pépés.Des vieux qui ne l'étaient pas il n'y a pas si longtemps, remarquez, ce qui ne rajeunit pas son chroniqueur.Prenons Charlie Haden, 67 ans.Cette semaine au Monument-National, ses séances d'échauffement se sont avérées plus laborieuses qu'avant, ses prestations ont mis plus de temps à décoller.Idem pour son collègue Dewey Redman, qui n'a plus l'énergie d'antan, bien que le saxophoniste ait mobilisé toute notre attention, mercredi dernier.Charlie, lui, y est parvenu à plus d'une reprise cette semaine.Les 40 dernières minutes de son Quartet West furent un véritable enchantement, point culminant de cette série Invitation.Ernie Watts, qui n'est pas un jeunot non plus, y a insufflé une incomparable finesse au sax ténor.Prenons Bud Shank, saxophoniste alto des plus robustes, associé pourtant à la douce Côte-Ouest depuis les années 40.Il a 78 ans, il pompe comme s'il en avait 58 ! Jeudi soir au Gesù, on devait conclure à sa longévité exceptionnelle.Prenons notre Roi du Drum, qui a régné sur le Théâtre Maisonneuve vendredi soir.Le septuagénaire avait encore du feu dans les baguettes, la passion du septuagénaire pour l'idiome était aussi considérable qu'elle le fut jadis lorsqu'il rivalisa avec le batteur Louis Belson à la plage Idéale.L'inénarrable Guy Nadon a même réussi à concocter un vaste projet de big band, section de cordes en prime, et même quelques séquences d'improvisation totalement free! La retraite ?Nenni pour Ti-Guy.Prenons notre Vic Vogel, un livre en soi sur l'histoire de Montréal, qui trouve le moyen d'être à l'avant-plan d'année en année.Prenons Tony Bennett, dont la puissance vocale m'a jeté par terre compte tenu de son âge.Un autre artiste de 78 ans qui vous mène aux portes du paradis.Il y a, bien sûr, Oscar et Oliver.Que penser des jazzmen âgés, donc ?Exactement ce qu'on pense de tous les beaux vieux du genre humain.S'ils désirent encore jouer et s'ils ont toute leur tête pour le faire, on ne peut brimer leur expression.Qu'ils soient diminués techniquement ou non, qu'ils soient redondants ou non.Un seul mot résume notre attitude à leur égard, bon gré mal gré : respect.Le violoniste Stéphane Grappelli se présentait sur scène titubant, le dos courbé par le poids de ses huit décennies et plus.Mais.lorsqu'il prenait l'archet, une génération d'usure disparaissait illico.Voir notre article sur Soleil de Minuit en page A3 .2002 23e FIJM 2003 24e FIJM Textes et recherche : Daniel Lemay NOS ANNÉES JAZZ PHOTO AP DAVE BRUBECKA80ANS Ouverture : Hancock/Brecker/Hargrove; clôture: Dave Brubeck pour son 80e anniversaire.Gonzalo Rubalcaba et Chucho Valdès à la série Invitation.Roy Davis Jr., Angèle Dubeau, Daniel Lanois, Marc Ribot, Dianne Reeves , Toots Thielemans, Norah Jones, Coral Egan, Marianne Faithfull, Marcus Miller, Remy Shand.Les pianistes français Pilc et Trotignon.Peter Gabriel et Robert Lepage présentent Zulu Time à l'Usine C.RAY BROWN (1926-2002) Le 23e FIJM est dédié à la mémoire de Ray Brown, ancien mari d'Ella Fitzgerald et ancien contrebassiste d'Oscar Peterson, décédé à l'âge de 75 ans\u2026 Le FIJM est le lauréat d'or du garand prix de Tourisme du Québec\u2026115 000 spectateurs à la Fiesta Nuevo Latino avec King Chango\u2026 Le prix Miles-Davis à Chick Corea, l'Oscar-Peterson à Lorraine Desmarais; prix de jazz GM: Andrew Downing (Ontario).DANS LA PRESSE «Personnellement, je cherche le moment d'existence pur.Où il n'y a plus de passé ni d'avenir, juste l'urgence du moment présent.L'improvisation me fascine depuis toujours et c'est dans cette idée d'écoute et d'échange instantanés que je trouve mon bonheur.» \u2014CHARLES PAPASOFF, saxophoniste et chroniqueur invité à La Presse, dans une chronique intitulée On joue comme on est.AUTRES NIOUZES Parti : Charles Dutoit, directeur musical de l'OSM.Disparus : Lionel Hampton, Sylvain Lelièvre Hits : Intouchable et immortel (Daniel Bélanger), Je n'ai que mon âme (Natasha St-Pier) BROTHER RAY Ouverture : Ray Charles; clôture : Gino Vannelli.Invitations de Jack de Johnette et de Lee Konitz.Aussi :Werner, Coleman, Hargrove, Zawinul, Ramasutra, Ben Harper, Elvis Costello, Cesaria Evora, Shorter, Di Meola, Sandoval, Bublé.Papasoff, Rieu, Effendi Jazz Lab.Biréli Lagrène (Hommage à Django), Esbjorn Svensson Trio, Steve Hill, Gotan Project, Laurent de Wilde.CHARLES BIDDLE (1926-2003) Le 24e FIJM est dédié à la mémoire du contrebassiste Charles Biddle, décédé en février\u2026 La Presse nomme Alain Simard personnalité la plus influente du showbiz québécois\u2026 Le CRTC accorde une licence à Radio- Nord et Spectra pour Couleur Jazz, une radio spécialisée qui devait être en ondes pour le 25e.On attend toujours\u2026 Prix Miles-Davis : Joe Zawinul; Prix Oscar-Peterson : Kenny Wheeler; Prix de jazz GM : Nancy Walker.DANS LA PRESSE «Quand j'entends des musiciens se parler à euxmêmes pendant cinq minutes, je me dis qu'ils oublient pourquoi ils font de la musique en public.Ils devraient rester dans leur cave.» \u2014Le guitariste et compositeur MICHEL CUSSON, notre chroniqueur invité.C'ÉTAIT L'AN PASSÉ\u2026 Élus : Jean Charest, Arnold\u2026 Perdue : la navette Columbia.Commencée : la guerre d'Irak.Décédés : Benny Carter (95 ans), Nina Simone (70), Barry White (58), Compay Segundo (95), Ruben Gonzales (84), Celia Cruz (78).On (ré-)écoute : Et c'est pas fini (Star Académie); Toune d'automne (Cowboys Fringants).Charles Biddle Ray Brown JAZZ OLIVER JONES ET OSCAR PETERSON EN CLÔTURE Quand l'âme l'emporte sur le temps ALAIN BRUNET CRITIQUE alain.brunet@lapresse.ca Deux pianistes, leur ville natale, une musique universelle.Le géant Oscar Peterson et l'un des plus éminents récipiendaires du prix qui porte son nom, en l'occurrence le petit voisin de sa jeunesse, ont clos hier la 25e programmation en salle du Festival international de jazz de Montréal.Cette soirée à la fois commémorative et historique, l'avez-vous deviné, allait se dérouler sur le ton du respect, de la révérence et de l'admiration.Le public de la Wilfrid-Pelletier avait revêtu ses plus beaux atours pour ainsi célébrer le retour de notre Oscar et de notre Oliver.Est-il besoin d'ajouter que l'émotion était palpable ?À trancher au couteau.Le premier à se produire fut évidemment le cadet des pianistes au programme, que l'on a « arraché » à la retraite, pour reprendre l'expression d'André Ménard \u2014 lequel a présenté les virtuoses aux côtés du président du festival, Alain Simard.Accompagné par Dave Young, un des meilleurs contrebassistes canadiens, ainsi que par Norm Marshall Villeneuve, modeste et efficace gardien du tempo, Oliver Jones a repris sa technique impressionnante là où il l'avait laissée à la veille de l'an 2000.Cette technique est fondée sur le swing, un swing mis au point dans les années 30 et 40 par le plus grand pianiste de jazz du siècle précédent, j'ai nommé Art Tatum.À l'instar de son mentor, immense pianiste «tatumien », le meilleur que la planète jazz ait connu, Oliver peut compter sur une main droite capable de petits miracles et sur une main gauche assurant de très solides trajectoires dans les basses fréquences.Cette technique avait à peine décliné, a-t-on noté hier.« Mon Dieu, on dirait que je ne suis jamais parti ! » s'est d'ailleurs écrié le pianiste, la gorge serrée par l'émotion.Oliver Jones nous a servi ses ballades préférées, Falling in Love With Love, Over The Rainbow.Il nous a suggéré Dance Again Diana, en hommage à Diana Krall.Ses mains toujours très agiles ont cité Leonard Bernstein (Somewhere) et George Gershwin \u2014 I Love You Porgy, I Got Rhythm, It Ain't Necessarily So, Summertime, etc.Il a par ailleurs rendu hommage à ses collègues disparus, les contrebassistes Skip Bey et Charles Biddles, deux musiciens de Montréal qui sont passés dans une autre dimension comme le batteur Elvin Jones ainsi que le fameux Ray Charles \u2014 dont Oliver a repris I Just Love Her So ainsi que Georgia On My Mind.Nous étions fin prêts pour un moment très touchant de l'histoire du festival.Le plus grand jazzman montréalais de tous les temps, celui dont on a repris le nom pour récompenser annuellement les plus valeureux représentants canadiens de l'idiome, se produisait une fois de plus dans sa ville natale.Oscar Peterson s'est amené lentement à la suite de ses excellents musiciens, c'est-à-dire le batteur Alvin Queen, le guitariste Ulf Wakenius et le génial contrebassiste Niels-Henning Orsted Pederson, dont les solos nous ont jeté par terre, comme toujours.Le blues était de mise pour l'entrée en matière du grand Oscar, des pièces de son cru suivront \u2014 Night Time, When Summer Comes, Cake Walk.Bien entendu, la main gauche du musicien n'est plus ce qu'elle a été, mais elle se porte beaucoup mieux qu'elle s'est déjà portée.La main droite, elle, virevolte comme autrefois, elle est encore capable de prodiges, bien qu'elle n'ait plus la même précision en très haute vitesse.Aucune importance.Les handicaps physiques d'un virtuose amoindri par le vieillissement et la maladie sont compensés par la sagesse et la maturité.Ainsi, chaque note de Peterson était chargée.Chargée d'une vie entière à porter le jazz swing à son stade le plus achevé.Chargée de l'âme des amis disparus, de Norman Granz à Ray Brown.Art Tatum avait révolutionné le piano moderne, Peterson a complété son oeuvre sans en transgresser les règles, comme l'ont fait Teddy Wilson, prédécesseur de Peterson et Hank Jones, son contemporain.On l'a encore constaté hier soir, notamment lorsque les deux pianistes ont joint leurs quatre mains pour ainsi ravir l'auditoire.Hier soir, ce n'était pas un quart de siècle du Festival international de jazz de Montréal qui se déroulait devant nous, c'était l'époque dorée du jazz dont Oscar Peterson est le plus grand représentant vivant.Chapeau bas.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE© Oscar Peterson s'est joint à Oliver Jones au cours de ce touchant spectacle de clôture.Une commémoration sans grand lustre ALEXANDRE VIGNEAULT La plupart des documentaires qui s'intéressent à la vie d'une superstar de la musique prennent soin de montrer la maison où est né l'artiste.La règle s'applique en particulier aux icônes qui, comme Elvis ou James Brown, sont nées dans des masures à peine capables de soutenir un toit et qui sont devenues riches.L'éloquent contraste permet à lui seul de mesurer le chemin parcouru.Un peu comme on le fait aux datescharnières de nos vies, le Festival international de jazz de Montréal est retourné au lieu de sa naissance, hier : la place des Nations, dans l'île Sainte- Hélène.Le pianiste et compositeur Vic Vogel, qui avait donné le concert de clôture en 1980, était fidèle au poste aux commandes de son rutilant big band.« C'est un lieu oublié », a admis Alain Simard, cofondateur du Festival de jazz, lorsqu'il s'est adressé au public.Oublié.et mal indiqué, doiton préciser.Deux petites affiches pas tellement visibles indiquaient la direction à prendre pour se rendre à la place, située à l'extrémité ouest de l'île Sainte-Hélène.Une foule de quelques centaines de spectateurs \u2014estimation toute personnelle\u2014 avait toutefois trouvé son chemin jusque- là pour assister à cette soirée commémorative sans grand lustre.Streetnix a d'abord eu la difficile tâche de divertir les festivaliers.Difficile parce que, pour une raison malaisément justifiable, l'ensemble devait jouer sur le gazon, sans aucune amplification.Même assis au milieu du parterre et en tendant l'oreille jusqu'à se donner un torticolis, on peinait à capter ses interprétations de Summertime ou La vie en rose.Une bonne sono et une scène tout à fait honorables avaient pourtant été installées sur les lieux.Mais bon, on n'allait pas se démonter pour si peu.Après une dizaine de jours à fouler le béton et l'asphalte du centre-ville, la seule idée de piqueniquer sur le gazon en écoutant de la musique était réjouissante.Encore eût-il fallu avoir quelque chose à se mettre sous la dent.Si plusieurs avaient emporté de quoi se sustenter, une partie de ceux qui s'étaient fiés à l'organisation ont dû endurer le creux dans leur estomac : une petite demi-heure après le début officiel de la soirée, vers 18h30, tous les sandwiches et les sacs de chips disponibles avaient été engloutis.« Mais ça ne fait que commencer ! » s'est plaint un monsieur croisé près du bar, l'air dépité.Encore heureux qu'on n'ait pas manqué de bière, le commanditaire ne l'aurait sans doute pas trouvée drôle.Vic Vogel et son big band ont toutefois aidé à faire oublier tout ça.Les amplificateurs désormais à on, on a goûté toutes les nuances de l'orchestre.Ça swinguait avec classe, sans bercer, mais sans décoiffer non plus.Bref, c'était beau, c'était bon et ça a visiblement plu aux gens qui s'étaient déplacés.On en oubliait même que le ciel menaçait presque de nous tomber sur la tête.Impossible de le nier : le contraste entre l'imposante structure déployée chaque année aux abords de la Place des Arts et le dénuement de la place des Nations montrait à quel point de Festival international de jazz a grandi.Il est devenu grandiose.Mais en rentrant tranquillement au journal, peu après que la rosée fut tombée, on se demandait encore pourquoi si peu d'énergie semblait avoir été mise sur cette soirée commémorative, qui aurait pu, à sa manière, avoir quelque chose d'historique.PHOTOANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Impossible de le nier : le contraste entre l'imposante structure déployée chaque année aux abords de la Place des Arts et le dénuement de la place des Nations, où Vic Vogel et son big band se sont produits hier soir, a montré à quel point le Festival international de jazz a grandi.Malheureusement, on semble avoir mis peu d'énergie sur cette soirée commémorative. JAZZ Envers et contre miss Météo PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Ôfestivalier, que de saucisses en ton nomsacrifiées sur l'autel de propane, que de mangues empalées pour ton glouton plaisir musical ! Il a plu toute la journée hier, mais qu'importe : les lieux étaient remplis de fêtards profitant d'un dernier samedi jazzé.C'est bien simple, on organiserait un festival en plein hiver qu'il se trouverait quand même des gens pour aller griller une guimauve dans la rue à -25oC.Euh, attendez.Ah oui, c'est vrai, il y en a un festival en plein hiver.C'eût été dommage qu'il pleuve pour l'Odd Jazz Band, récipiendaire du grand prix du jazz GM.Je l'avais manqué plus tôt cette semaine, et après l'avoir vu performer, vous ne m'entendrez pas contester le choix du président.De tous les groupes entendus sur la scène principale à 18h, l'O.J.B.s'est révélé le plus fougueux.Sa proposition jazzistique est libre, dense, intense et donc sûrement plus exigeante que celle des autres concurrents au grand prix.Mais la formule de l'O.J.B.est assurément contagieuse.Les nuages gris ont bien fait de se retenir.À noter, la scène où jouait l'Odd Jazz Band avait considérablement changé d'allure.De toute évidence, on avait passé la journée à faire les préparatifs nécessaires au grand événement de ce soir, lequel, comme vous savez, consacre les anniversaires respectifs du Cirque du Soleil et du Festival de jazz.Ainsi, la scène principale était cerclée de rayons de soleil ; une passerelle avait de plus été greffée au plancher.En jetant un coup d'oeil aux alentours, les festivaliers pouvaient remarquer qu'une seconde passerelle avait aussi été installée sur un coin du toit du Musée d'art contemporain et que la lune du bassin avait été décrochée pour faire place à ce qui m'a semblé être un espèce d'engin de cirque.Hmmm.Bref, il y avait un peu plus d'obstacles que d'habitude, ce qui n'a pas eu l'air d'embêter les nombreuses personnes qui avaient investi le centre-ville envers et contre miss Météo.Mon petit doigt (qui justement participera à la rédaction du bilan officiel de l'équipe du festival, demain) me dit que, en dépit du climat, on défoncera le chiffre historique de deux millions de spectateurs.À 19h, cap sur le parc Hydro-Québec : les airs de Django attiraient un public dense et charmé par le jeu du Quatuor Fortin (Luc)-Léveillé (Richard) accompagné par Marin Nasturica, l'accordéoniste d'origine roumaine.Ce qui ne laisse que le contrebassiste, dont le nom ne figure pas à l'affiche, ce qui est un peu bête \u2014surtout qu'il était bon ; il s'appelle Éric Lagacé.Ainsi, les amateurs de jazz manouche ont été servis.Après l'attachante performance du quatuor, ils pouvaient aller attraper le Hot Club de ma rue à 20h sur l'esplanade.Et pour une fois, le son était convenable ; l'auditoire était gros, les derniers au fond ne voyaient pas grand-chose mais, au moins, la suave musique du Hot Club portait loin.Je suis passé rapidement au spectacle de Bomba, formation albertaine qui compte dans ses rangs de bons musiciens originaires du Chili, du Brésil et de Cuba.C'est de ce dernier pays que s'inspire surtout Bomba, un groupe qui porte mal son nom puisqu'on ne peut pas dire que ça pétait fort.Avec un répertoire visiblement inspiré de celui du Buena Vista Social Club, le groupe nous faisait tanguer plus que bondir \u2014ce qui n'est pas une tare, mais bon, ça manquait d'action.De l'action, il ne semblait pas en manquer sur la scène blues, où la guitare de Pat The White s'étendait sur les accords plaqués d'un B3.Mais je suis resté pour la performance Zéphyrologie Starlouz Brass Band d'abord et, ensuite, celle du Moses Mayes & The Funk Family.Les Français du Zéphyrologie pourront dire à leur retour qu'ils ont « cartonné» au festival.Un festin de fanfare pour les yeux et les oreilles : l'ensemble de musiciens, dominé par une section de six cuivres, présente un concert très amusant et musicalement bien ficelé.Des mouvements de scène étudiés soulignent le jeu coloré de l'orchestre qui, parmi ses compositions funk-pop-rock de brass band, glisse quelques clins d'oeil aux White Stripes et à Rage Against the Machine.Son auditoire a causé un fameux bouchon sur l'esplanade.Ensuite, les Manitobains du Moses Mayes & The Funk Family ont également fait mouche.J'ai assisté à plusieurs concerts sur cette scène de la rue Sainte-Catherine, juste devant l'entrée de la Place des Arts, et jamais le public n'a autant dansé que pour ces funksters.Musicalement, le groupe n'a pas la prétention d'inventer beaucoup avec ce son house-funk appuyé par un batteur aux bras longs.Il donne même dans la facilité, mais ce genre de défaut s'oublie facilement lorsque les grooves sont si bien apprivoisés.Un DJ meneur de claque et un claviériste bien équipé en synthés confèrent enfin une saveur pop et moderne à cette musique.Gentil.Et pour terminer cette série de vadrouilles, ces explorations urbaines au coeur de la musique estivale de Montréal, voici un ultime palmarès de la vie extérieure de ce festival où, comme chez Jean Coutu, on trouve de tout, même un ami.Top 5 des spécimens qui peuplent la faune festivalière 1- Le bébé mélomane : celui qui fait craquer les plus vieux en risquant de perdre l'équilibre à chaque pas de danse.Mais prenez garde à ces obstacles ambulants : s'ils ne se heurtent pas le front à vos rotules, vous risquez de mettre le pied sur le bout de chou qui rampe sur l'asphalte.2- L'indéfectible festivalier : se reconnaît à son vieux chandail du festival délavé mais en assez bonne condition pour être porté tel un étendard.Souvent croisé avec sa compagne, qui porte le même chandail.3- Le touriste-chez-soi : impossible de le manquer, celui-là.Généralement âgé de 40 ans et plus, il omet de boutonner sa chemisette et expose son bedon à la populace plus écoeurée qu'offusquée.Porte aussi des chaussettes dans ses sandales.4- Le proprio : l'esplanade de la Place des Arts lui appartient.Il arrive tôt avec sa chaise pliante munie d'un trou dans l'accoudoir pour tenir sa bière.Occupant le haut de la deuxième série de marches de l'esplanade, les « proprios » forment une colonie ; je les suspecte de fomenter un complot visant à introduire sur le site un barbecue à briquettes et une glacière.5- Les belles femmes : elles sont partout.J'ai mis trois jours à me rétablir de ce torticolis attrapé le premier jour du jazz.On devrait défoncer le chiffre historique de deux millions de spectateurs cette année.PHOTOROBERT SKINNER, LA PRESSE © Il a plu toute la journée hier, mais qu'importe : les lieux étaient remplis de fêtards profitant d'un dernier samedi jazzé.LE GUIDE DUFESTIVALIER CABARET MUSIC-HALL METROPOLIS TNM CLUB SODA MONUMENTNATIONAL GESÙ - Centre de créativité SPECTRUM SALLEWILFRID-PELLETIER CLUB JAZZ Banque TD Canada Trust SCÈNE Labatt Bleue SCÈNE CARREFOUR Loto-Québec General Motors SCÈNE General Motors SCÈNE Bell LA PETITE ÉCOLE DU JAZZ SCÈNE Bleue légère TERRASSE Grand Marnier HÔTEL Jam sessions Movado THÉÂTRE MAISONNEUVE rue Sainte-Catherine boulevard Saint-Laurent rue Saint-Urbain rue Jeanne-Mance ruede Bleurry boulevard de Maisonneuve avenue Président-Kennedy Scène extérieure Salle de concert Métro La parade du Festival Le village du Festival NOTRE VIRÉE ZÉPHYROLOGIE STARLOUZ FANFARE BRASS BAND L'ensemble français au nom interminable se produit régulièrement depuis mardi.Mais si vous n'avez pas encore vu cette fanfare qui fait du jazz «chorégraphié», sachez qu'elle sert un divertissement très agréable.Un petit bonheur de plus pour ceux qui arriveront très tôt en prévision du grand spectacle de ce soir.> Scène du Festival à 17h et 18h15 BILL MAHAR QUINTET Avec Streetnix et une foule d'autres artistes, Bill Mahar fait partie des habitués du Festival de jazz.Le voilà aux commandes de son quintette, ce qui donnera l'occasion de voir ce trompettiste sous un nouveau jour.> Club Jazz TD à 19h RAMATOU DIAKITÉ Après avoir assuré la première partie du concert de Youssou N'Dour, hier soir, au Métropolis, la chanteuse malienne Ramatou Diakité se présente sur une scène extérieure.Originaire de la même région que la diva Oumou Sangaré, elle offre une pop africaine aux forts accents bluesy et courtise même les rythmes hiphop.> Scène Bleue Légère \u2014Alexandre Vigneault DIMANCHE 11 JUILLET Kiosque à musique du Festival MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL 12h The Club Django Sextet Of Toronto Place du complexe - Intérieur Gratuit 14h La Petite École du jazz Place du complexe Desjardins- Gratuit Intérieur 15h30 La Petite École du jazz Place du complexe Desjardins- Gratuit Intérieur 17h Zéphyrologie Starlouz Fanfare Brass Band Scène du Festival Gratuit 17h30 La parade du Festival avec Swing Tonique Départ scène Bell Gratuit 18h15 Zéphyrologie Starlouz Fanfare Brass Band Scène du Festival Gratuit 18h30 Del Vezeau Carrefour General Motors Gratuit 19h Angel Forrest Scène Labatt Bleue Gratuit 19h Bill Mahar Quintet Club Jazz TD Canada Trust Gratuit 19h Croisière Jazz avec Pascale Lavoie & Le Dixieband Bateau Cavalier Maxim Payant 19h30 Ramatou Diakité Scène Bleue Légère Gratuit 20h Antoine Berthiaume Scène du Festival Gratuit 22h Bill Mahar Quintet Club Jazz TD Canada Trust Gratuit 23h Angel Forrest Scène Labatt Bleue Gratuit HEURE ÉVÉNEMENT LIEU HEURE ÉVÉNEMENT LIEU DIMANCHE 11 JUILLET JAZZ 3242915A Odd Jazz Group remporte le grand prix Une composition de Karl Jannuska aussi récompensée ALEXANDRE VIGNEAULT Un jeune quatuor québécois baptisé Odd Jazz Group a remporté le grand prix General Motors 2004, remis au meilleur artiste ou ensemble canadien s'étant produit au cours du Festival international de jazz de Montréal.Le batteur Karl Jannuska, originaire du Manitoba mais établi à Paris depuis quatre ans, a remporté le prix Étoile Galaxie pour sa pièce House of a 100 Faces.« C'est un rêve que je chéris depuis cinq ans, de jouer au Festival de jazz », a déclaré le saxophoniste Jocelyn Auger, au moment d'accepter le prix remis au groupe qu'il a mis sur pied en 2000.Ses partenaires dans l'Odd Jazz Group, le batteur Martin Lavallée, le claviériste Jonathan Cayer et le contrebassiste Mathieu Désy, l'accompagnaient à la remise de prix, tenue dans une atmosphère très décontractée.Jocelyn Auger a bien sûr remercié une foule de gens, mais il n'a songé à souligner l'apport du commanditaire qu'après avoir reçu le chèque de 5000 $ des mains du représentant de GM.« On remercie aussi GM.On va essayer de s'acheter une de vos voitures, mais il va falloir que vous baissiez les prix un peu », a-t-il lancé, provoquant des éclats de rire.En plus de la bourse, Odd Jazz Group a remporté 50 heures d'enregistrement au studio Karisma, une proposition de licence et de distribution d'un album chez Justin Time et des invitations au Festival international de jazz de Montréal et au Festi Jazz international de Rimouski en 2005.Le quatuor, qu'on qualifie d'intense, précis et spontané, a de plus offert un concert sur la scène principale en début de soirée, hier.Quant à Karl Jannuska, âgé de 28 ans, il retourne à Paris avec un chèque de 3000 $ en poche, gracieuseté du réseau de musique continue Galaxie.Le batteur devrait en outre jouir d'une visibilité particulière dans le magazine du réseau, distribué à plusieurs milliers d'abonnés à travers le pays.Son premier disque a paru récemment sur l'étiquette montréalaise Effendi.Cette année, les lauréats ont été choisis par un jury formé de Louis Bellavance (Festi Jazz de Rimouski), Michael Bourne (animateur à la radio publique de New York et collaborateur du magazine Downbeat), Jean-Pierre Leduc (Justin Time), Jean-Richard Lefebvre (Galaxie) et Carole Therrien (Effendi Records).PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL DE JAZZ Le quatuor québécois Odd Jazz Group a remporté hier le grand prix General Motors 2004, remis au meilleur artiste ou ensemble canadien s'étant produit au cours du Festival international de jazz de Montréal.Ci-dessus, le saxophoniste Jocelyn Auger.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 18h30 r L'ÉCOLE DES FANS Nanette Workman est l'invitée de Charles Lafortune.19h CD EXPLORATION RIVIÈRES Une nouvelle série documentaire qui montre nos rivières comme nous ne les avons jamais vues ! Avec Gilles-Philippe Delorme, le pilote de brousse Bernard Lafrenière, les biologistes Anne Mercier et Jean- François Hamel.Ce soir : les rivières Sainte-Anne et Jacques-Cartier.19h30 TV5 ARIANE MOFFATT Le spectacle offert par la chanteuse au Festival d'été francophone de Vancouver en juin.20h a VISITE GUIDÉE DE CAMPING SAUVAGE Un documentaire de tournage qui nous transporte au camping de Pierre-Louis Cinq-Mars (Guy A.Lepage) et Jackie Pigeon (Sylvie Moreau).Avec des entrevues et quelques rencontres pimentées d'humour.21h30 a LES BEAUX DIMANCHES : SOLEIL DE MINUIT Deux géants de notre vie culturelle unissent leurs talents pour nous offrir une soirée mémorable en direct du Festival de jazz.On nous en promet plein la vue avec des acrobates, des danseurs, un ensemble de 40 percussionnistes, Youssou N'Dour, les frères Diouf, les voix du Cirque, I Musici, Jorane et plusieurs autres.21h r CINÉ DIMANCHE : LE CLIENT Une avocate défend un adolescent qui refuse de révéler ce qu'un avocat de lamafia lui a confié avant de se suicider.Avec Susan Sarandon et Tommy Lee Jones.CAPITAINE.(23:48) Le Téléjournal Découverte Les Beaux Dimanches / Camping sauvage.Le Téléjournal 25e Festival international de jazz de Montréal / Soleil de minuit Bob Walsh.Le TVA 18 heures L'École des fans Manèges diaboliques Juste pour rire LE CLIENT (4) avec Brad Renfro, Susan Sarandon Le TVA Téléscience / La Nina Boston Public Belle et Bum/ Luck Mervil, Mélanie Renaud, Ariane Moffatt LES PETITES FUGUES (3) avec Michel Robin, fabienne Barraud Facteur de stress TUNNEL DE L'ENFER (5) avec Sylvester Stallone, Amy Brenneman TERMINATOR 2: LE JUGEMENT DERNIER (4) avec Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton News E.T.punk'd Pimp my Ride Cold Case The Great Domestic Showdown CTV News News News Taken Cirque du Soleil's Solstrom Sunday Report Midnight Sun Reflections ABC News Homeowner America's Funniest Home Videos The Great Domestic Showdown .Homes Pub News CBS News 60 Minutes Cold Case CATCH A FALLING STAR (5) avec Sela Ward, John Slattery News .Raymond NASCAR (14:30) U.S Olympic Trials 2004 U.S.Olympic Trials / Natation Law& Order: Criminal Intent Las Vegas Crime Stories .Machine Outdoor.Wildlife À comm.Naturescene À communiquer A Thief of Time: An American Mystery À communiquer BBC News Wall Street Classic Gospel Nature / Triumph of Life BBC News FATAL.(5) .(17:00) Makeover.Sell this.Airline The Trial of Scott Peterson THE GOOD SON (5) avec Elijah Wood, Macaulay Culkin Airline Je t'aime.de scène Relais.Visite libre Viens voir les comédiens Thema: Flamenco / Flamenco Thema: Flamenco / La Tirana (22:40) John Travolta.Profile Arts&Minds .Manny How to Eat a Cat GRUMPY OLD MEN (4) avec Jack Lemmon, Walter Matthau GRUMPIER OLD MEN (5) Spécial Pierre Légaré 2 Exploration Rivières Périple en terres sauvages Sans détour Crash / Concorde 4590 Tireurs d'élite Bilan.L'Ère du développement.Le Cégep.Festifilm 2004: en coulisse Centre.de l'automobile Entre l'arbre et l'école Kindergarten Le monde.Frontiers of Construction Daily Planet Discovery Presents / Kapow! Superhero Science Myth Busters / Alcatraz Escape Daily Planet Vidéo Guide Roue de.La Route.Tour de France Un jour.Pilot Guides .(17:56) .(18:20) .(19:10) King (19:35) Honey, I Shrunk the Kids UNSTRUNG HEROES (4) avec Nathan Watt .Dark JUNIOR BONNER (3) (22:50) What I Like about you King of the Hill Malcolm in the Middle The Simpsons Arrested Development The Simple Life Quintuplets Charmed Global News .Sunday Malcolm in the Middle Without a Trace Global News Sports Trouvailles &Trésors Chefs amérindiens Tournants de l'Histoire Légendes du hockey Kennedy (4/6) Kennedy (5/6) War of 1812 Hitler's Henchmen Young Elizabeth THE ELEPHANT MAN (2) avec Anthony Hopkins, John Hurt Ghost Towns Style Star Fashion File Birth Stories Adoption.Little Miracles Exchanging Vows Trading Places Love 911 Skin Deep Stars &.L'Amour à.Nostalgia Musicographie / J.Lopez Jennifer Lopez.Télévisez: Jennifer Lopez Musicographie / J.Lopez Bécosse.la peau de Babu à bord Concert Plus / Beastie Boys Viva la Bam Groulx Luxe .Filles! Les Jeunes.Vidéo Clips Ya Sou Mizik 60 Minutes In Montreal .arménien Jase Cafe .Vietnam Las Vegas Teleritmo BBC News CBC News Life and Times The Nature of Things Sunday Report Venture The Passionate Eye / Dark Side of the Moon Hemispheres 30 Millions.Le Téléjournal Le Journal La Part.Ushuaïa Nature Le Téléjournal Le Point La Part.Histoires.Le Journal Second Regard Golf LPGA (16:00) Sports 30 Les Grands Prix de Formule 1 / Grande-Bretagne Sports 30 Le Tour de.La Série Champ Car / Toronto Doc Amy Le Caméléon L'Empreinte du crime Nip/Tuck L'Oeil du crime Prime Suspect RANDOM PASSAGE (5) avec Aoife Mc Mahon, Deborah Pollit (3/4) Trailer Park Boys .(22:01) Mind of.(22:41) .(23:18) Relic Hunter V Star Trek: Enterprise DAYLIGHT (5) avec Sylvester Stallone, Amy Brenneman OCTOBER.Sportsnetnews Wk Baseball Jzone Baseball / Cubs - Cardinals Sportsnetnews Pas sorcier! Unique.Panorama Rythmes du monde Les Fous.LA CHARTREUSE DE PARME (4) avec Gérard Philipe, Maria Casarès Trading Spaces Trading Spaces: Family Trading Spaces: Inside out What not to Wear Trading Spaces: Inside out LPGA Golf (16:00) Sportscentre Golf:Telus Skins Game Sportscentre Score Golf.Moi Willy.le meilleur Silverwing Redwall Bugs Bunny and Tweety Les Simpson Futurama Les Griffin South Park Les Simpson Henri, gang Acoustic d.Journal FR2 Festival d'été francophone de Vancouver / Ariane Moffatt L'Esprit.Le Journal Vol de nuit / Quête du bonheur Biblio.(23:35) It's a Living Reach for.Vox Renegadepress THREE COLOURS: BLUE (2) avec Juliette Binoche, Benoît Régent Rebus Person 2.Film 101 Interventions miracles Décore ta vie Métamorphose .Ménage .la cigogne Guy Corneau.C'est pourtant vrai Éros et Compagnie La Cuisine.L'Apéro Le Guide.Maisons et Jardins L'Apéro Musique.l'humour Parole et Vie Citron Lime Radio Enfer Une grenade Ce que j'aime chez toi Buffy contre les vampires Degrassi.Bob.Jacob Two.Fries with.YTV's Hit List Mental Block Girlz TV .Hunters Timeblazers .Scholars 2030CE Breaker High Ready or not MutantX Cour à \"Scrap\" Robots Wars Métal hurlant Fastlane Les Chroniques du paranormal Am.Funniest Home Videos (s.r.) Pano.(23:45) CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L'INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L'EXCELLENCE NAÎT DE L'EFFORT ALCAN Au coeur de la grande pharmacie de l'hôpital Sainte-Justine, le chef du service, Jean-François Bussières, se compare à un capitaine de navire qui ne voit pas ses passagers mais s'assure que l'équipe fonctionne et que le bâtiment flotte.«C'est une chance de traiter des enfants et c'est un privilège de travailler à Sainte-Justine.» ANNE RICHER es parents qui ont connu la triste expérience de voir leur bébé hospitalisé savent combien est précieuse la science du médecin, mais aussi le goutte-àgoutte du médicament enfermé dans le soluté, ou celui injecté par l'infirmière.Ce sont les deux pôles de l'espoir.Pendant ce temps suspendu, à l'étage B, un bataillon de sorciers, apothicaires et autres alchimistes concoctent des recettes qui seront destinées à cet enfant-là, à ce bébéminuscule, à celui qui a la vie devant lui.«Nous faisons des préparations magistrales adaptées aux tout-petits», explique Jean- François Bussières.L'année des 40 ans du pharmacien émérite s'ouvre sur plusieurs honneurs et récompenses.Jusqu'ici déjà la liste est longue, il serait fastidieux de tout énumérer.Que l'on sache seulement que la jeune chambre de commerce de Montréal lui a décerné, en mai, son prix Arista-Sun La Financière, catégorie jeune professionnel.Qu'au mois de février il est devenu pharmacien de mérite, prix Reconnaissance Québec.Qu'il est à la fois scientifique, professeur, chercheur, gestionnaire et créateur.On ne compte plus le nombre de ses publications scientifiques, ni ses titres honorifiques (dont celui de Fellow de la Sociétécanadiennedespharmaciens d'hôpitaux), ni les groupes de travail auxquels il participe ou a participé.La Presse se joint à ce concert d'éloges et désigne M.Bussières personnalité de la semaine.La famille d'abord On pourrait croire qu'il manque de temps, qu'il est aubordde l'épuisement.C'est compter sans la formidable énergie qui l'anime, sans cette assurance tranquille du capitaine qui connaîtlaroute.Onnepeutpasfileràl'aveuglette avec 70 personnes à bord, dont la moitié sont des pharmaciens, et 15 millions de dollars à gérer.Avant toute chose, à travers tout ce qu'il entreprend dans sa vie, ce qui compte, c'est sa famille.«Je cherche l'équilibre.Je ne suis pas infaillible, mais je vérifie périodiquement ce que ma famille a à dire, si je suis correct dans ce que j'entreprends.» Cet ancien animateur auprès de jeunes n'a rien perdu de son désir de communiquer, de partager son savoir et son expérience, et il adore l'enseignement universitaire.«Être à la fois en exercice et près de la relève, c'est fascinant», dit-il.Il est partout où la vie le mène, ses passions sont multiples, sa curiosité est insatiable.Si on tente de suivre seulement la direction des gestes de ses mains, on ressent déjà un léger vertige.Confirmé par ses collègues: «C'est une dynamo!» Les jalons du temps, selon Antoine de Saint-Exupéry, font partie des rites de la vie.«Avoir 40 ans, c'est la période de remise en question.» Le jeune pharmacien vit intensément le quotidien et rend hommage à ceux qui l'entourent.«Pasd'équipe, pasde Jean-François! Je travaille avec les autres.» Il assure que le curriculum de plus de 30 pages qu'il me remet n'a pas d'importance.Ce qui en a, c'est encore une fois l'équilibre entre les efforts fournis et les résultats.«Je n'étais pas un premier de classe.Je travaille fort et je sais doser mes attentes.» Son leadership est rassembleur et créateur.Il aime avant tout mettre sur pied des projets.Né à Québec le 9 juin 1964, enfant unique, il a eu une enfance «heureuse et sans histoire à Limoilou», précise-t-il.Son père travaillait au ministère du Revenu, sa mère s'occupait de la maison et de ses hommes.«Elle était l'exigence et la rigueur.» La persévérance et, peut-on ajouter, le courage sont les qualités premières de son père, homme à pratiquer des règles de conduite fermes, dont celle-ci: «Il faut finir ce qu'on commence, même si on fait de mauvais choix.» Le jeune garçon, ainsi armé, a profité pleinement de l'enseignement reçu au petit séminaire, une étape marquante de sa vie, où certains de ses professeurs ont eu une grande influence: ouverture sur le monde, valeurs de partage.Plus tard, quand vint le temps des amours, il réfléchit sur la pensée du philosophe Alain.«Sans la volonté d'aimer, l'amour ne dure pas.» Sa femme, Sylvie, est pharmacienne aussi, et ils ont deux enfants: Charles-Hugo et Virginie.«Ce fut le meilleur coup dans ma vie que d'aimer cette femme», déclare-til avec conviction.Pour les enfants Certes, devant un enfant malade, l'attente légitime est d'avoir accès au meilleur médicament.«Il faut faire des choix budgétaires, reconnaît-il.Les Américains dépensent deux fois plus d'argent que nous en pharmacothérapie et, auprorata, obtiennent les mêmes résultats.» C'est le côté fragile des nouveau-nés, au cours de ses études en néonatalogie, «même si la vie d'un adulte a lemême prix», préciset- il, qui lui a donné l'envie d'être auprès d'eux.«C'est une chance de traiter des enfants et c'est un privilège de travailler à Sainte- Justine.» Il est reconnaissant à ceux qui lui font confiance.Il n'y a jamais rien d'acquis, selon lui, et sa peur la plus terrible serait de perdre sa légitimité.Besoin d'être aimé.«D'avoir l'assentiment de ceux avec qui je travaille.» Il nourrit des rêves pour le mieux-être de ses pairs, pour l'hôpital.Lorsqu'il a du temps libre, il s'installe à l'ordinateur et poursuit ses recherches en généalogie, mais surtout il collectionne des premières pages de journaux du monde! Il en a accumulé jusqu'à maintenant plus de 5000.Il voudrait en faire une exposition et unprojet éducatif pour lesjeunes, qui pourraient échanger la culture de leur pays.Pour comprendre lemonde.Pour se donner des ailes.Pour ne pas perdre espoir.Jean-François Bussières PHOTOS IVANOH DEMERS, LA PRESSE © 3233472A "]
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