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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
X. Édition spéciale - Arts et Spectacles: Juste pour rire
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 2004-07-15, Collections de BAnQ.

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[" À compter de samedi Lucky Luke, La Belle Province par Achdé et Gerra d'après Morris © Lucky Comics 2004 La Belle Province en primeur: une page de la nouvelle bande dessinee tous les jours 3242125A dans PIERRE RICHARD ET MARC LABRÈCHE CHÈVRE ET CHOUX Pour lancer notre cahier quotidien Juste pour rire, nous avons réuni deux grands blonds qui s'étaient déjà croisés, mais qui cette fois ont pu échanger avec un plaisir évident.Rencontre entre le grand blond avec une chaussure noire et le grand blond avec un show sournois.SONIA SARFATI ls sont fous, ces grands blonds! Assez pour faire devenir chèvre quiconque tente de jouer la carte (à peine) sérieuse à leur table qui n'en est pas une de poker.Sans bluffer, l'expérience est du plus grand surréalisme.On en sort, l'esprit cartésien ébranlé; l'esprit-es-tu-là, en déroute; l'esprit de bottine, en exil; et l'esprit tout court, en ébullition.Bref, les (bêtes) blagues de blondes n'apparaissent soudain que farces sans attrapes à côté de celles qui fusent, spontanément et à profusion, pendant une conversation à bâtons rompus entre les deux grands blonds: Pierre Richard, alias le grand blond avec une chaussure noire; Marc Labrèche, alias le grand blond avec un show sournois.> Voir CHOUX en 2 ÉDITION SPÉCIALE ARTS SPECTACLES JUSTE POUR DIEUDONNÉ SOUS SURVEILLANCE PAGE 3 PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE© JUSTE POUR RIRE Chèvre et choux CHOUX suite de la page 1 La Presse a en effet réuni ces deux chéris de ces dames \u2014et de ces messieurs, quand ils ne se la jouent pas jalouse\u2014 à l'occasion de leur participation au Festival Juste pour rire qui commence officiellement aujourd'hui.Il n'a pas fallu deux minutes pour que la glace soit rompue.Disons qu'elle était mince car entre grands blonds\u2014une teinte qui, maintenant, se décline dans le gris\u2014 on se comprend.D'autant qu'ils partagent aussi le bleu du regard, l'indocilité du cheveu que l'un tente de maîtriser à l'aide de gel disciplinaire alors que l'autre cultive la chose au grand dam des maquilleuses télé et « cette charge érotique que l'on traîne l'un et l'autre », fait remarquer Marc Labrèche avec tout le sérieux qu'on lui connaît.Et puis, cette rencontre n'était pas leur première fois.Nous n'étions donc pas en terrain vierge.Il y a deux ans, quand Pierre Richard tournait les intérieurs de la série Robinson Crusoé (les intérieurs, oui, il le dit sans rire), il a reçu la visite de Marc Labrèche dans sa roulotte «superbe », dit le premier ; « sublime », fait le second en même temps.« Il m'a demandé de participer à son émission et j'ai immédiatement accepté parce que j'en avais entendu parler à Paris.Le Grand Blond avec un show sournois, je me suis dit qu'il devait y avoir là une référence à moi.» Référence il y avait, indeed.« Je me souviens, toute l'équipe de la future émission était réunie à la campagne pour élaborer un concept.Richard Goyer est arrivé avec l'idée du Grand Blond avec un show sournois et nous avons tous, tout de suite, su que c'était ça.» Parce que cette équipe-là, qui était aussi celle de La fin du monde est à 7 heures, a toujours aimé les longs titres.Et pour « le clin d'oeil et l'hommage » à Pierre Richard.« Quand on a su que vous veniez à Montréal, on trépignait ! » se rappelle Marc Labrèche.Qui a ainsi fait son entrée dans la caravane superbe-sublime.Et là, la révélation.Pierre Richard aimait le tennis, comme le prouvait le télévision où défilaient les images des Internationaux de tennis du Canada.dont, cette année-là, « notre » grand blond était le porteparole.« Je l'ai invité, il a accepté.» « Et une fois là-bas, j'ai compris que je n'étais pas avec n'importe qui ! pouffe Pierre Richard.Tout le monde le connaissait.» Qu'il se rassure (si besoin est) : il en va de même pour lui.Il fallait voir la tête des cyclistes et des automobilistes, lorsque La Presse a photographié les deux énergumènes, stopper net en reconnaissant l'un et/ou l'autre de ces deux grands (tout court) que la blondeur non marilynienne a fait naître à la popularité.Le rire et l'émotion Marc Labrèche n'était en effet pas la star qu'il est maintenant avant Le Grand Blond avec un show sournois : alors qu'il a fait ses premiers pas au théâtre à l'âge de 17 ans dans Harold et Maude, c'est la télévision qui l'a \u2014somme toute assez récemment\u2014 révélé au grand public.et à Pierre Richard, pour qui il était un animateur télé, point.«Je ne savais pas qu'en plus, il était acteur ! » s'exclame- t-il maintenant qu'il a vu le réjouissant Variations sur un temps.On peut lui retourner, d'une certaine manière, le même genre de compliment : nous ne savions pas, qu'en plus, il pouvait émouvoir ! Après tout, on connaît surtout de lui le distrait, le malchanceux et le maladroit \u2014autant de termes qui ne sont pas synonymes, savent à présent ceux qui ont assisté à son formidable Détournement de mémoires, où l'on découvre un artiste complexe et touchant\u2014 qui décolle donc la monolithique étiquette « grand blond ».« J'aime mieux me faire appeler le grand blond que.la chèvre, hein ! Mais en Europe, il y a longtemps que cette étiquette-là est décollée ! » lance celui qui, à la suite des premières représentations de son one-man show, à Paris, a été étonné par la réaction des spectateurs : « Les gens rient beaucoup mais, curieusement, à la fin, ils me parlent surtout du fait qu'ils ont été émus.Or ça, c'est quelque chose qui m'échappe complètement.Autant je contrôle le comique autant il y a quelque chose de plus diffus à être dans l'émotion.» Marc Labrèche opine du bonnet, lui qui en a vécu d'intenses lorsqu'il a tourné dans Avec un grand A avec son père, Gaétan, alors atteint du cancer dont il allait mourir quelques semaines plus tard.Moment d'émotion (justement !) autour de la table.« C'est beau.laisse tomber Pierre Richard.C'est beau parce que c'est rare.Chez les grands acteurs dont le fils est, aussi, dans le milieu, il y a des oppositions frontales dures à gérer.» Et d'évoquer Alain Delon et Anthony, Gérard Depardieu et Guillaume.« Les seuls qui ont réussi à faire une jolie carrière sans cette dualité sont Pierre et Claude Brasseur.» Questions-réponses Un ange (blond, naturellement) passe.Puis retour à ce qui pourrait passer pour une partie de ping-pong \u2014ou de tennis\u2014où le point d'interrogation sert de balle.L'un veut savoir dans combien de films a joué l'autre.L'autre s'interroge sur les projets de l'un.Et ainsi de suite pendant ce genre de moments qui passent très-et-trop vite, meublés d'éclats de rire et d'exclamations de surprise.« Tous les soirs ?» s'étrangle Pierre Richard en apprenant que Marc Labrèche devenait « le grand blond » quatre soirs par semaine et non une fois par mois comme il l'avait supposé.«Moi, je ne pourrais jamais! Je suis trop.méditatif.Quand tu joues au théâtre, la machine roule au bout de trois jours.Dans la journée, tu fais rien.Tu montes sur scène, tu donnes tout ce que tu as.puis tu ne refais rien jusqu'au lendemain après-midi.» Pause-réflexion.Puis : « Finalement, le théâtre flatte ma paresse.» Activité qu'il exerce d'ailleurs dans son chalet quelque part au Québec.Province qu'il adore et pas qu'en mots devant public.« Ça fait longtemps que vous avez cette passion du Québec ?» lui demande alors Marc Labrèche.Oui, ça fait longtemps.Ça remonte à l'enfance, alors qu'il lisait les romans de Jack London, de la neige et des chiens à chaque page.« Je me revois aussi, à 10 ans, en Bourgogne, assis dans un fauteuil en train de lire une bande dessinée qui racontait l'histoire d'un trappeur canadien.C'est curieux comme, souvent, les choses qu'on aime une fois adulte sont celles que l'on a aimées dans l'enfance.Toi, tu es comme ça ?» Lui, Marc Labrèche, se souvient du recueil de nouvelles horrifiantes que ses parents lui avaient offert quand il avait une dizaine d'années.De Goethe à Maetherlink.« C'est peut-être pour ça que dès que j'ai pu aller en Europe, j'ai filé vers l'Allemagne, qui me fascinait par.» Un éclat de rire l'interrompt.Prenant la journaliste à témoin, Pierre Richard, hilare et moqueur, note : « Moi, j'ai rêvé du Canada à partir d'une bande dessinée merdique.Lui, il a découvert l'Allemagne grâce à Goethe.Je suis admiratif.Et vert de jalousie.» Manière de parler.Il faut le voir, quelques minutes plus tard, prendre virtuellement Marc Labrèche par la main pour l'inciter à se muer en réalisateur \u2014 puisque notre grand blond est en train d'écrire un scénario.Il cite alors ce que Yves Robert lui avait dit en lui confiant les rênes du Distrait : « On ne te demande pas d'être brillant mais d'avoir un univers.» Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il en a un.Tout un.Idem pour Marc Labrèche.On y entre qu'au risque, faut-il le répéter, d'y devenir chèvre.Mais ils sont tellement choux qu'on leur pardonne \u2014 sans ménager quoi que ce soit.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Il n'a pas fallu deux minutes pour que la glace soit rompue entre Marc Labrèche (à gauche) et Pierre Richard lors de leur rencontre organisée par La Presse.Il fallait voir les cyclistes et les automobilistes stopper net lorsque La Presse a photographié les deux énergumènes.Marc Labrèche, scénariste SONIA SARFATI Marc Labrèche change de peau.Ou plutôt, en enfile une autre : il travaille présentement à l'écriture d'un scénario inspiré de Comment je suis devenu stupide de l'écrivain français Martin Page.« Denise Robert m'a lancé l'invitation et je suis actuellement à en terminer une première version dialoguée », dit le grand blond (celui avec un show sournois), qui se verrait bien jouer dans le long métrage.« Et le réaliser », insiste le grand blond (celui avec une chaussure noire).« Si tu le mets en scène et que tu le rates, tu auras des regrets.Si tu le confies à quelqu'un et que c'est un échec, tu auras des remords.» Pierre Richard parle d'expérience, lui qui n'a connu ni les uns ni les autres après Le Distrait! « Ton univers, tes entrailles, tu ne dois laisser personne jouer dedans.» Et de conclure, en rigolant et en tendant la main : « Ce sera 200 $.» Pour ce qui est de l'univers en question, celui que Marc Labrèche est en train de bâtir à partir de celui de Martin Page, il est habité par un intello confronté à la connerie ambiante qui décide de s'intégrer.Histoire de pouvoir cohabiter sereinement avec ses semblables.Il testera l'alcool, tentera le suicide, essaiera les drogues, s'enivrera à l'argent.bref, utilisera tous les subterfuges utilisés par « l'humain sociétal ».Avant de se rendre à l'évidence : on ne dit pas « imbécile heureux » pour rien.Il deviendra donc stupide, tout simplement.Pas bête, que ce Comment je suis devenu bête.Et, déjà, pas mal « labrèchien » dans le postulat ! ÉCLATS DE RIRE VARIATION SUR UN THÈME Les sujets d'actualité sont nombreux.Pas les têtes de Turc! Lors de leur gala Juste pour rire respectif, les animateurs Laurent Paquin et Mario Jean s'en sont pris au même gars de Québec.Paquin : «Robert Gillet, fini?Ben non! Il peut retourner à l'université.faire une mineure!» Jean: «Robert Gillet?La prochaine fois qu'il va être en contact avec des mineurs, ça va être parce qu'il fait de la radio à Fermont!» ILS SE RÉPONDENT Attaque de Peter Mac Leod, lors du premier gala Juste pour rire, au Théâtre Saint-Denis : «Les Français rient de nous parce qu'on ne sait pas se servir d'un bidet.Mais nous, on sait se servir d'une douche.» Réponse de Jean-Luc Lemoine, lors du gala des Maudits Français, au Studio Juste pour rire : «On sait se servir d'une douche.Et nous, on est propres.» AH! LA VACHE! «La grande mode à Paris est d'annoncer: Je ne fais pas du sketch, mais du stand-up à l'américaine.C'est d'autant plus drôle que certains de ceux qui disent ça donnent l'impression de ne pas savoir ce que signifie «faire du stand-up».Dans l'esprit de quelques-uns, c'est monter sur scène pour simplement parler au public.Ça leur évite d'écrire des sketchs.» \u2014ANNE ROUMANOFF, à La Presse BLAGUES À PART MOTDU LECTEUR Gala Juste pour rire.pour faire rire qui?Les deux premiers soirs (galas de Mac Leod-Huard et de Laurent Paquin) ont été d'une platitude consommée! Essayer de faire passer pour des humoristes Ginette Reno ou Guy Mongrain, faut le faire! Et Pierre Richard.il était au moins drôle dans ses films; ce qui n'était pas le cas de son stand-up «comique».Et des gros noms comme Dominic et Martin ou Les Denis Drolet ont été d'une telle insipidité.P vres gens dans la salle qui devaient donner l'illusion d'avoir du fun.Et comme moi, plein d'autres se sont fait avoir en s'abonnant à l'ensemble de ces spectacles à la télé payante.Àmoins d'erreurs, il me semble que les années antérieures étaient plus «drôles».Est-ce que la relève est moins bonne?Est-ce que les gros noms actuels s'essoufflent?La facilité semble s'installer.On en vient à regretter les Yvon Deschamps et compagnie.ANDRÉ FORGET, Saint-Bruno Chers lecteurs, vous avez des commentaires à émettre sur les spectacles du festival?Faites-les suivre à imasse@lapresse.ca PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © \u2014 DOMINIC ET MARTIN, au gala de Laurent Paquin \u2014 MARIO JEAN, animateur du troisième gala Juste pour rire «PRÈS DES ÉCOLES, ILYA DES PANNEAUX: ATTENTION, ENFANTS! BEN VOYONS, DEPUIS QUAND LES ENFANTS NOUS ATTAQUENT-ILS?» \u2014 JEAN-LUC LEMOINE, au gala des Maudits Français «TU VEUX SOUFFRIR?ACHÈTE-TOI UNMEUBLE IKEA ET JETTE LES INSTRUCTIONS!» «QUE VAS-TU FAIRE À LA RETRAITE?» «DE L'OSTÉOPOROSE.» JUSTE POUR RIRE Dieudonné sous surveillance SONIA SARFATI Jamais aura-t-on vu autant de journalistes participer à un point de presse du Festival Juste pour rire ! Toute une faune dans laquelle la gent journalistico- culturelle habituelle était en minorité s'est en effet déplacée pour entendre l'humoriste Dieudonné, à quelques jours de la première de son spectacle Mes excuses.Spectacle face auquel différents groupes de défense de la communauté juive ont émis des inquiétudes.Les représentants du B'nai Brith Canada et du Congrès juif canadien étaient d'ailleurs présents à la rencontre et ont fait savoir que certains de leurs membres assisteraient au spectacle, samedi, pour vérifier que les propos de l'humoriste français ne contiennent pas d'incitation à la haine.« Si Dieudonné est raciste, il cache bien son jeu car je le connais depuis toujours pour sa lutte contre toutes les formes d'intégrismes.J'ai été ébloui quand j'ai vu son spectacle », a fait Gilbert Rozon, qui était l'une des seules personnes dans l'assistance à avoir assisté à une représentation de Mes excuses, one-man show écrit dans la foulée de la polémique soulevée, en décembre, par un numéro diffusé à la télévision mettant en scène un colon juif.Dieudonné a alors été accusé d'avoir tenu des propos racistes.« Depuis janvier, j'ai subi 17 procès pour diffamation raciale, je les ai tous gagnés », a-t-il noté \u2014en précisant qu'il était en appel quant à la décision rendue à Avignon, où il n'est pas allé se défendre et où il a été condamné à une amende de 5000 euros.Et d'inviter, justement, les groupes juifs qui s'inquiètent des propos qu'il va tenir à venir voir son spectacle.« Après, je pourrai répondre à vos questions », a ajouté Dieudonné, qui mentionne avoir changé quelques mots ici et là dans son texte, sans toutefois vouloir donner de détails pour ne pas tomber dans le « hors contexte ».Il n'était, de même, pas clair que les changements en question soient directement reliés aux pressions ressenties ces derniers jours.De fait, les groupes représentant les intérêts de la communauté juive seront présents audit spectacle, samedi, ont indiqué David Birnbaum, directeur général du Congrès juif canadien, et Yoni Petel, coordinateur des relations communautaires de B'Nai Brith.«Même dans le domaine de l'humour, il y a des limites et nous serons là pour vérifier que ces limites ne soient pas franchies », a indiqué M.Birnbaum.« Il existe des antécédents qui nous poussent à être vigilants.Personne n'a le droit de cibler une minorité pour la ridiculiser.Nous allons assister au spectacle et vérifier s'il contient des propos racistes.Si c'est le cas, nous verrons à ce qu'ils ne soient pas diffusés de nouveau », a ajouté M.Petel.Les deux hommes ont naturellement refusé d'aller plus loin dans la spéculation quant à la suite des événements.Dans une lettre envoyée à Gilbert Rozon qui a été transmise aux médias, le Centre de recherche-action sur les relations raciales rappelle au grand manitou de Juste pour rire « que les lois canadiennes et québécoises en matière de propagande haineuse et de droits et liberté de la personne sont plus efficaces que les lois françaises et nos moeurs et pratiques dans ce domaine, beaucoup plus rigoureuses que celles de la France ».Mais Dieudonné persiste et signe, secondé en cela par Juste pour rire.« Je n'ai pas l'impression d'avoir franchi de limites, sinon la justice me l'aurait dit.Mon métier est de faire rire et, pour cela, j'utilise des sujets sensibles comme le sacré, le communautarisme.Je sais que cela peut heurter ceux qui sont attachés de manière excessive à des traditions du passé », a indiqué celui qui se considère comme un humoriste, un humaniste et un universaliste.Pour ce qui est de Gilbert Rozon, il rappelle que l'an dernier, Dieudonné a fait un sketch de sept minutes sur les événements du 11 septembre 2001, sketch qui mettait en scène un « coach » donnant des instructions aux terroristes intégristes musulmans qui allaient se lancer à l'assaut des tours jumelles du Word Trade Center.Un numéro qui a été diffusé à la télévision et vu par plus de sept millions de personnes et qui n'a provoqué aucune réaction de la part des groupes arabes, musulmans, chrétiens ou autres.« Comment se fait-il, alors, qu'un spectacle qui n'a pas encore été vu provoque autant de polémique ?at- il demandé.Il met au centre de la table un débat qui va aider à lutter contre le racisme.» Reste à voir si les groupes représentant la communauté juive partageront ce « repas »-là.DIEUDONNÉ, au Théâtre du Nouveau Monde le 17 et du 20au 24 juillet.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © En point de presse, hier, l'humoriste français Dieudonné a invité les groupes juifs qui s'inquiètent des propos qu'il va tenir à venir voir son spectacle Mes excuses.ELIE SEMOUN Sans hauts ni bas SONIA SARFATI CRITIQUE Ses couleurs et son degré de névrose (en fait, celui de ses personnages), Elie Semoun les lance d'entrée de jeu au visage des spectateurs.Ainsi, dès le premier numéro du spectacle qu'il présente à la Maison Théâtre pendant le Festival Juste pour rire, on a une idée de l'itinéraire qu'il va suivre.et dont il ne dévie pas d'un iota.Ce qui donne une prestation moyenne, c'est-à-dire sans hauts ni bas.Pas de crescendo dans les numéros \u2014donc dans les rires qu'ils provoquent.Au point où on a l'impression que les sketchs pourraient être placés dans un chapeau et présentés au hasard d'un tirage.L'effet serait le même.En fait, l'humoriste qui se cache derrière des personnages \u2014 et ça, il le fait parfaitement\u2014 ne déroge à sa « tiédeur» que lorsqu'il semble sortir de son texte.Quelques trop courts moments où, lors de la première de mardi, la réaction du public a monté d'un cran.Un peu de chaleur dans la tiédeur.Quand par exemple, montrant du doigt une spectatrice prise d'une quinte de toux, il lui a dit \u2014plein d'une froide et feinte colère qui prend d'autant au dépourvu qu'elle est soudaine et inattendue : « Tu tousses encore, je te tue.» Et, surtout- surtout, quand il incarne le propriétaire d'un crématorium qui utilise des fours de marque allemande : « Ils ont fait leur preuve.» « Oooooh.» soi-disant indigné du public.Réplique immédiate de l'humoriste : « Pour la suite, vous irez voir Dieudonné» \u2014référence à la polémique concernant son ancien complice de scène, qui présente Mes excuses à compter de samedi sur une autre scène du Festival.Un autre genre de soirée en perspective.Pour en revenir à celle-là, elle ne peut être qualifiée de mauvaise, mais d'ordinaire.En compagnie d'un artiste dont les textes donnent l'impression qu'il met la pédale de frein juste un peu trop, mais qui est un formidable caméléon.Sa petite adolescente qui raconte ses amours au téléphone est.est « trop », quoi ! \u2014 cette voix haut perchée, les amis ! Son préposé dans un centre pour personnes âgées est à gifler.On réserve d'ailleurs le même sort à son cinquantenaire amoureux (manière de parler) d'une fille de 17 ans.Son jeune Beur qui fait des sondages dans la rue \u2014veste de jogging, démarche élastique et bonnet- pas-de-nuit sur la tête \u2014 est plus vrai que nature.Et ainsi de suite avec son artiste de cabaret qui serait sur le retour s'il avait jamais été de l'avant, son pauvre type qui fait un discours au mariage de son meilleur ami (qui ne le sera plus par la suite), sa madame pipi qui parle d'amour au son des chasses d'eau et autres bruits de fond explicites, son entrepreneur qui tente (sûrement avec succès) d'arnaquer son client \u2014un certain Elie « Semoule ».Chaque numéro se terminant sur une chute d'inégale qualité.Enfin, le problème des noirs et des « blancs ».Les noirs qui, entre les numéros, semblent trop longs car pas meublés par les applaudissements.Les « blancs» qui sont en fait des trous (de mémoire).ou plutôt des hésitations lorsque l'humoriste, qui a pris le temps d'adapter certaines références à la réalité québécoise (le IGA remplace probablement le Carrefour et la poste, les PTT), trébuche sur ces nouvelles données.Il le fait par contre avec une maladresse tellement charmante et complice qu'il est impossible de lui en tenir rigueur.ELIE SEMOUN, à la Maison Théâtre jusqu'à ce soir.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Le spectacle offert par Elie Semoun ne peut être qualifié de mauvais, mais d'ordinaire.3243142A . SONIA SARFATI Après avoir complété sa série « C'est mon dernier Bye Bye », Dominique Michel s'est lancée dans la sequel, « C'est mon dernier gala ».Pour un tas d'excellentes raisons, elle n'animerait plus de grandes soirées Juste pour rire au Théâtre Saint-Denis.Elle l'a dit à plusieurs reprises.A fait marche arrière au moins autant de fois.Puis a tenu bon.Un temps.Jusqu'à ce que Gilbert Rozon, qui ne lâche pas facilement son os, la convainque de prendre la barre d'un (dernier ?) gala.Avec Franck Dubosc comme co-capitaine.Dur de ne pas se laisser tenter ! C'était en 2001.Quelques semaines plus tôt, le photographe Spencer Tunick avait fait allonger des centaines de Montréalais, nus, devant le Musée d'art contemporain.Le concept devait être repris, à échelle réduite, en ouverture de la deuxième partie de la soirée.Sur papier, ça semblait génial.Sur la chair et les os, le moment venu, c'était plutôt.glaçant.Dans tous le sens du terme.Et bien avant le fameux numéro.« J'étais dans les coulisses, le gala allait commencer et là, je me suis dit : Mais qu'est-ce que je fais ici ?Je voyais les deux heures et demie à venir comme une montagne.Soudain, le thème de Juste pour rire a commencé.Je l'ai reçu comme un accusé reçoit sa sentence.» Coupable, donc, Dominique Michel allait devoir faire face au peloton d'exécution composé de centaines de spectateurs.en délire.« Je me trouvais sur un plateau tournant, dos au public.Je l'ai entendu applaudir, puis je l'ai vu.Et j'ai su ce que je faisais là.» Mais ces quelques secondes dans le noir, avec cette envie de se sauver qui la nouait de la tête aux pieds en passant par les tripes, elle s'en souvient et s'en souviendra toujours.Cette minute de vérité comme une dernière minute.« Tu commences la soirée et tu es déjà sur les genoux parce que tu as répété de manière intensive au cours des dernières heures.Suivent le maquillage, la robe, les souliers.» Tout ce qu'elle aime, quoi! Et la question, la terrible question : «Mon-Dieu-Seigneur, est-ce que ça vaut le coup ?» Poser la question, c'est y répondre.oui.Une fois le rideau levé et les projecteurs allumés \u2014au moins autant que le public.JUSTE POUR RIRE PAS TOUJOURS DRÔLE Ils sont, professionnellement, mariés avec le rire.Pour le meilleur ou pour le pire, donc.Sauf qu'humainement, ils ne traversent pas la vie un sourire plaqué aux lèvres et des lunettes roses sur le nez.Il leur est arrivé de ne pas avoir envie de (faire) rire.En voici une preuve.Celle de Dominique Michel, qui signe la mise en scène du Démon de midi qu'interprète Valérie Blais à partir du texte de Florence Cestac.«Qu'est-ce que je fais ici?» PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Dominique Michel 3243185A Les Arts visuels Jardins imaginaires Rue Saint-Denis La Grand-Place Juste pour jouer Boul.de Maisonneuve THÉÂTRE SAINT-DENIS UQAM PARC HABITATIONS JEANNE-MANCE LES RENDEZ-VOUS Loto-Québec - Waterwall PLACE DES ARTS rue Evans rue Ontario rue Sherbrooke rue Saint-Urbain rue Clark boulevard Saint-Laurent rue Saint-Dominique avenue de l'Hôtel-de-Ville rue de Bullion rue Kimberley rue Jeanne-Mance rue Saint-Denis rue Berri avenue Savoie rue Sainte-Catherine Les Arts forains Loto-Québec Place Labatt Bleue Écran des gags Tim Hortons Jeunes pour Rire Tourisme Québec rue Sanguinet Les Arts forains Loto-Québec L'ITINÉ-RIRE DU FESTIVALIER NOTRE VIRÉE SCULPTURE DE SABLE MICHEL LEPIRE Le travail sur sable de Michel Lepire a de quoi donner des complexes à l'architecte intérieur de tous ceux qui ont, un jour, manié la pelle et le petit seau sur la plage.Ce qu'il fait en met plein la vue _ en beauté.et non en grains de sable! > À compter de 18h30, boul.de Maisonneuve TUEUR MORTEL COMPAGNIE THÉ À LA RUE Cette compagnie a, il y a deux ans, présenté L'Homme idéal à nombre de Québécoises \u2014 la roulotte dans laquelle il logeait était en effet interdite aux messieurs.leur programme (mixte, cette fois-ci), une rencontre avec un tueur mortel \u2014dans quel sens, au juste?> 18h45, 19h45, 20h45 et 21h45 aux Arts forains WATERWALL MATERIALI RESITENTI DANCE FACTORY Gene Kelly dansait (et chantait, bien sûr) sous la pluie.Sa manière n'a toutefois rien à voir avec celle des acrobates de la troupe italienne qui, soir après soir jusqu'au 25 juillet, affronteront à bras-le-corps des chutes (d'eau) contrôlées! > À compter de 21h45 sur la Grand-Place \u2014Sonia Sarfati JEUDI 15 JUILLET COMPAGNIES ET SPECTACLES ZONES HEURES COMPAGNIES ET SPECTACLES ZONES HEURES JEUDI 15 JUILLET Antonio D.Kapitao - Increible Rue St-Denis 19h, 20h30, 22h Alakazam/ Contorsionniste Piste Loto-Québec 10 21h15 La Grand-Place 19h Boul.de Maisonneuve 22h30 Annibal et ses éléphants - La Bête Les Arts forains Loto-Québec 19h30, 21h45 (c)2 C.Marcotte&C.Trottier - Les Arts visuels / 18h à 23h Photomania(c)s Les Jardins imaginaires Camille Perreau - Les Arts forains Loto-Québec 18h30, 19h15, 20h, Les Lampes de Paulette 20h45, 21h30, 22h15 Cie aïe aïe aïe - Mon oeil Les Arts forains Loto-Québec 18h45, 19h15, 20h, 20h45, 21h15, 22h Cie Thé à la rue - Tueur mortel Les Arts forains Loto-Québec 18h45, 19h45, 20h45, 21h45 Circo Imperfecto - Gueninos Imperfectos Les Arts forains Loto-Québec 18h30, 20h45 Claude-Paul Gauthier - Zoo botanique / Les Arts visuels / Les Jardins imaginaires 18h à 23h Homo botanicus Homo Botanicus 20h Collectif Trie au lest - Arbre urbain Les Arts visuels / 18h à 23h Les Jardins imaginaires Dolorèze Léonard - Le Cabaret Zazou Les Arts forains Loto-Québec 20h et ses invités Drôle d'hydraule - Cabaret encyclopédique Les Arts forains Loto-Québec 18h30, 21h Écran des Gags Tim Hortons Écran des Gags Tim Hortons 18h à 23h Félicité théatre - Les Glandeuses Rue St-Denis 18h30, 20h, 20h45 21h30, 22h30 Flam Chen - First parade Déambulatoire - Point de départ B 19h Flam Chen - Monkey King Piste Loto-Québec 10 22h Icarus Performance Troupe - Déambulatoire - Point de départ A 19h Les Kangourous Point de départ B 20h Point de départ C 21h Illmatic Styles Place Labatt Bleue 21h30 Jacqueline Sarrazin - Boul.de Maisonneuve 18h30 à 21h30 Le déjeuner sur l'herbe Jeannino - L'hypnose sans limite Les Arts forains Loto-Québec 18h30, 22h Jardin de curiosités Jean-Pierre Gagnon - Imaginaire jardin/ Les Arts visuels / Les Jardins Imaginaires 18h30 à 23h Jeunes pour rire / Tourisme Québec Jeunes pour Rire / Tourisme Québec 18h à 22h Juste pour Jouer Juste pour Jouer 18h à 23h Kicking the Moon / Acrobatie&jonglerie Piste Loto-Québec 13 19h45, 21h45 Piste Loto-Québec 12 22h30 Laliya / Musique Piste Loto-Québec 13 18h30, 20h30, 22h30 L'Ange à Deux Têtes - Cubiculum La Cour de création 2004 / 19h à 23h Cubiculum Les Alchimistes - Poterie Raku Les Arts forains Loto-Québec 18h30 Les Bonimenteurs du Québec Déambulatoire 18h à 23h Les Costards - Musique virtuelle Déambulatoire - Rue St-Denis 18h45 d'intervention La Grand-Place 20h Parvis de la bibliothèque 22h30 Les Faux guides Les Arts visuels / Les Jardins imaginaires 18h45, 20h 21h, 21h45 Les Fonctionnaires A38 Déambulatoire - Point de départ C 18h45, 20h30 Point de départ B 22h Les Frères Sénéchal - Spectacle Tombola La Grand-Place 20h30 Les Galas Découverte Place Labatt Bleue 20h15 Mr.Istvan / Magie&Manipulation Piste Loto-Québec 14 19h15, 20h45, 22h15 Materiali Resistenti Dance Factory - La Grand-Place 21h45 Waterwall Martinez & Fabrega / Comédie burlesque Piste Loto-Québec 14 18h30, 20h, 21h30 Michel Lepire - Sculpture de sable Boul.de Maisonneuve 18h30 MPC Barcelone - L'Ange urbain Rue St-Denis 19h MPC Barcelone - L'Homme congelé Rue St-Denis 18h30 MPC Barcelone - Le Scientifique fou Rue St-Denis 19h30 Nip paysage - Les Épiphytes Les Arts visuels / Les Jardins imaginaires 18h15 à 23h Patou Deballon - Peinture à roulettes Déambulatoire 18h30 à 22h30 Qualité Street - Les Champions du bien Place Labatt Bleue 18h45 Parvis de la bibliothèque 21h30 Sciences occultes Les Arts forains Loto-Québec 18h à 23h Skate Naked / Acrobatie Piste Loto-Québec 11 18h45, 21h45 La Grand-Place 20h15 The Aaron Gregg Experience / Jonglerie Piste Loto-Québec 10 19h30 Rue St-Denis 22h15 Toxique trottoir - Les Botero Déambulatoire - Point de départ A 18h30, 21h Point de départ B 19h45, 22h15 Uco Circus / Jonglerie Piste Loto-Québec 11 18h30, 20h Piste Loto-Québec 12 21h Wanted Posse - Bad Moves Place Labatt Bleue 22h Yo2 / Jonglerie Piste Loto-Québec 10 18h30 La Grand-Place 19h30 Parvis de la bibliothèque 20h45 A B C D Déambulatoire Pistes Loto-Québec Trajet défilé des jumeaux Défi de l'impro Bell Carrefour Info-Rire Bell Carrefour Info-Rire Bell Zones extérieures I ?CÉGEP DU VIEUX-MONTRÉAL Les Arts visuels Concours des arts visuels JUSTE POUR RIRE LAURENT GERRA Langue de vipère ISABELLE MASSÉ CRITIQUE On n'assiste pas à un spectacle de Laurent Gerra pour se farcir des imitations à la chaîne.L'humoriste français pourrait nous livrer, sans souffler, ses Charles Aznavour, Philippe Noiret, Jean-Paul Belmondo, Johnny Hallyday, Léo Ferré et autres Jean- Luc Godard, simplement pour s'attirer des « Oh.! » et de « Ah.! » Mais voilà, il a la langue bien pendue.Et son but, sur la scène de la salle Pierre-Mercure, dans le cadre du Festival Juste pour rire, n'est pas tant de nous impressionner par la justesse de ses imitations que de nous faire bondir de notre chaise avec les mots qu'il met dans la bouche de ses \u2014 appelons-les\u2014victimes.Laurent Gerra fait de la scène pour tirer sur tout ce qui bouge, ridiculiser ceux qui se croient malins, s'attarder à ce qui ne tourne pas rond dans son milieu et même s'acharner sur ceux qui ne demandent qu'à faire leur métier de chanteur ou acteur en paix.Les crétins ne trouvent pas grâce à ses yeux.Et, à l'entendre, ils sont nombreux, les crétins sous ses yeux ! Pas question de ménager les Céline Dion « l'orignal chantant du Grand Nord », Julie Snyder, Lara Fabian, Roch Voisine, Véronique Cloutier, Robert Gillet, Jean Charest et Guy Cloutier quand il vient faire rire à Montréal.Étonnamment, il n'a rien à dire contre Lynda Lemay.Laurent Gerra aime s'aventurer en terrain glissant et sexuel.Tout à fait gratuitement.Pas question de garder une petite gêne, même quand il imite le pape Jean-Paul II.«Au Vatican, on veut que je me retire.Mais ma religion me l'interdit.» Pensez à relation sexuelle.Imaginez quand il s'en prend à Céline Dion ! « René-Charles, quand il est né, il était tout ridé.Tout le portrait des couilles de son père.» On vit à l'ère de la télé poubelle ?Tant mieux pour Laurent Gerra.L'humoriste se fait un plaisir de frapper sur la téléréalité à coup de matraque, les star-académiciens des deux côtés de l'Atlantique, les cérémonies de remise de prix et, bien sûr, le Tout le monde en parle d'Ardisson.Conne au possible, la cérémonie des Victoires de la musique, selon Gerra.Elle lui permet au moins de faire une de ses imitations les plus tordantes de la soirée : Patrick Bruel, chanteur contre la guerre en Irak \u2014 «Je n'y suis pas allé, mais j'ai eu mal » \u2014 et qui nous offre en cadeau la chanson Si tu me quitterais, je souffrerais.(« L'amour ça se partage à deux.Si on est seul, on n'est plus deux.» Et des émissions comme Who Wants to Be a Millionnaire?Elles sont d'excellents véhicules pour propager son venin et faire dans la blague facile, mais drôle, au fil des choix de réponses.« Qui parmi ces quatre chanteuses a déjà joué au hockey, petite ?Réponse : D, Roch Voisine.» La force de Gerra, qui a tout du gars grossier qui peut se faire huer ?C'est de nous balancer ses vacheries, le sourire en coin, pour ensuite nous offrir une imitation chantée de taille, touchante, extrêmement bien livrée.Pour des raisons qu'on ne peut expliquer, Henri Salvador n'est qu'Henri Salvador quand Gerra chante son Syracuse.Renaud ?Un chanteur prêt à dénoncer toutes les injustices de la terre avec son Manhattan- Kaboul.Aznavour?Un monument qui aime nous faire valser en chantant Emmenez-moi.De quoi déstabiliser le public.Des numéros faibles ?Oui, il y en a.Comme celui, en intro, sur Céline Dion justement (qu'il avait d'ailleurs déjà présenté ici, il y a deux ans) qui qu'un «livre ouvert ».Ou cet autre numéro sur l'horoscope puisé dans des magazines à potins.que Gerra déteste, évidemment.Mais comme l'imitateur français rate rarement sa cible, on ne souhaitera jamais qu'il tourne sa langue de vipère sept fois dans sa bouche avant de dégainer ! .Àla Salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau, jusqu'au 24 juillet.Infos : 514 987-6919 ou 514 790-1245 ou 514 845-2322.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE Laurent Gerra a la langue bien pendue.Son but n'est pas tant de nous impressionner par la justesse de ses imitations que de nous faire bondir de notre chaise avec les mots qu'il met dans la bouche de ses \u2014 appelons-les \u2014 victimes.3243498A JUSTE POUR RIRE DANS LA PEAU DU PERSONNAGE Patrick Guillemin: quand la réalité dépasse la fiction SONIA SARFATI Les auteurs n'ont aucun talent.Ils ont du style pour certains, mais ça ne va pas plus loin.Quand l'un d'entre eux campe et définit un personnage de fiction, ce qui est le point de départ de son travail, le personnage en question disparaît du monde parallèle qui est le sien, apparaît dans le manuscrit, se fait imposer une vie.Et une fois le livre publié, c'en est fait de lui \u2014 et de ce qu'il était.Point.peut-être pas final, en tout cas pour Sador Kronsky, qui est parvenu à s'extraire des pages du bouquin, à tuer son auteur (un détail !) et à prendre la fuite.Entrée de l'énergumène sur la scène du Cabaret du Music Hall que Patrick Guillemin fait sienne à partir d'aujourd'hui en participant, avec Dans la peau du personnage, à la série Le Plaisir des mots du Festival Juste pour rire.Une pièce pour homme seul mais pluriel \u2014 il change de peau comme d'autres de chemise \u2014 qui raconte une vérité ( !) dépassant de loin la fiction.Intrigant spectacle que celui-là.« Oh, et vous n'avez encore rien vu ! » s'exclame le comédien en entrevue téléphonique qui, sous les projecteurs, raconte sa cavale \u2014 enfin, celle de Sador Kronsky\u2014 en passant d'un personnage à l'autre pour incarner ceux qui lui ont voulu du bien ou du mal au cours de sa fuite.« C'est une narration sans fin, une énorme métaphore de la création littéraire et, surtout, de l'être humain et de la société dans laquelle il évolue.Et, je vous le garantis, à l'arrivée, personne n'a la même vision, la même interprétation du spectacle.» Intrigant, indeed.D'autant que l'auteur du texte est, à première vue, lui aussi un très drôle de.personnage, quoi \u2014 n'ayons pas peur du mot ! Sa biographie va ainsi : « Né en 1942 à Londres, Phillip Craig est le fils aîné d'un diplomate anglais et d'une universitaire française.Après avoir vécu à Washington puis à Sydney, il vient en 1955 habiter Paris avec sa famille.Ses études de lettres achevées à la Sorbonne, il se fixe en 1978 à Montréal où il réside toujours.Homme de culture, spécialiste reconnu du roman français du XIXe siècle, traducteur de Balzac et de Flaubert, il est l'auteur de nouvelles et d'une biographie de J.K.Huysmans.» Ça semble trop beau pour être vrai, non ?À cette remarque, Patrick Guillemin éclate de rire.« Vous ne le connaissez pas, à Montréal ?C'est incroyable, cette histoire ! » Et de plonger.dans la vérité.Phillip Craig est le pseudonyme pris par l'auteur et comédien Jean-Claude Massoulier.Peu \u2014 ou pas\u2014 connu au Québec, il l'est en France, où son nom est synonyme de gros rire.Il a écrit des pièces que l'on qualifierait ici de théâtre d'été de même que des chansons humoristiques pour, par exemple, les Frères Jacques.« Et chaque fois qu'il est arrivé avec une pièce où il y avait du fond, on lui jetait à la figure : « Mais non, enfin, c'est pas possible ! » Donc, nous lui avons trouvé une autre vie, un autre nom.et ça a marché », conclut le comédien, visiblement ravi du pied de nez ainsi fait au milieu théâtral.Résultat : il tourne depuis deux ans avec Dans la peau du personnage, pièce dont il peut revendiquer une part de la conception : ami de longue date de Massoulier/Craig, il avait lu la nouvelle qui est à l'origine du spectacle.L'avait trouvé formidable.Avait suggéré d'en faire une pièce de théâtre.Laquelle, au départ, était un peu lourde avec sa quinzaine de personnages.L'idée d'un one-man show pour comédien- caméléon \u2014 donc capable de changer de peau \u2014 est venue de lui.Le projet a ensuite été confié au metteur en scène Gérard Hernandez, qui a commencé sa carrière comme.bibliothécaire.Décidément, il y a du livre dans l'air en ce qui concerne cette pièce dont, pour l'interprète, le principal défi est de livrer une prestation d'environ une heure et quart sans une seconde d'arrêt jusqu'à la dernière seconde (justement).De meubler l'imaginaire des spectateurs de manière à ne même pas leur laisser le temps de se poser des questions.« Ils ne savent pas qui est Sador Kronsky et à la fin, bien.ils ne le sauront pas plus.» En tout cas, pas de manière unanime.À chacun son interprétation.Bref, dans ce cas-ci, pas question de vendre la peau du personnage avant de l'avoir.quoi?Au pire, tué.Ou, au (beaucoup) mieux, écouté.PATRICK GUILLEMIN présente Dans la peau du personnage au Cabaret Music Hall jusqu'au 19 juillet.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Pour Patrick Guillemin, qui présente Dans la peau du personnage au Cabaret Music Hall jusqu'au 19 juillet, le principal défi est de meubler l'imaginaire des spectateurs de manière à ne même pas leur laisser le temps de se poser des questions.3243139A JUSTE POUR RIRE PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Quelques centaines de travailleurs mettaient hier la touche finale à la construction des scènes et effectuaient des tests de son un peu partout dans le Quartier latin en prévision du coup d'envoi du 22 e Festival Juste pour rire à 19 h, ce soir.Les organisateurs attendent 1,7 million de festivaliers MICHEL MUNGER C'est aujourd'hui à 19h que se donne le coup d'envoi du 22e Festival Juste pour rire avec l'ouverture des installations extérieures du Quartier latin.Les organisateurs sont ambitieux : d'ici le 25 juillet, ils cherchent à attirer 200 000 festivaliers de plus que l'an dernier.« Nous nous sommes donné comme objectif 1,7 million de personnes à l'extérieur », confirme Pierre Poulin, producteur délégué aux Arts de la rue.Le festival se tient dans le quadrilatère habituel, entre la rue Ontario et le boulevard de Maisonneuve ainsi que les rues Saint-Dominique et Saint-Denis.Quelques centaines de travailleurs mettaient hier la touche finale à la construction des scènes et effectuaient des tests de son.Les bruits des outils se mêlaient au son des instruments de musique.Les tentes, les terrasses et les présentoirs aux couleurs du festival ou des commanditaires étaient presque tous en place.« Nous construisons le théâtre en même temps que nous préparons le spectacle, dit le producteur.C'est ça, le gros défi.» Des chemises blanches suspendues à des cordes à linge donnent à la rue des allures d'arrière-cour.Et c'est intentionnel.« Le festival est installé près des Habitations Jeanne-Mance, derrière les balcons, dit Pierre Poulin.Pour nous, les cordes à linge représentent le milieu familial.» Pour la première fois, le festival inaugure la Grand-Place avec un théâtre muni d'une imposante structure métallique.La place (située sur le boulevard de Maisonneuve, entre Sanguinet et Saint-Dominique) doit faciliter la circulation et rapprocher les spectateurs de la scène.« Le principe, c'est d'asseoir les gens, explique M.Poulin.Nous pensons pouvoir asseoir 3000 personnes.Il va y avoir une distribution de coussins à l'entrée et il restera des places debout.» Les organisateurs ont trouvé leur inspiration en Espagne.« J'ai été au festival de Tarraga, raconte M.Poulin.Tout le village devient un festival.Je suis arrivé à la place des Nations, où il y a des spectacles d'envergure et beaucoup de circulation.On voulait créer un espace du genre pour recevoir un spectacle majeur.Le spectacle majeur, c'est Waterwall et il se produit en Amérique du Nord pour la première fois.La troupe italienne Materiali Resistensi Dance Factory défiera la gravité avec de la danse acrobatique dans un mur d'eau chaque soir à 21 h 45, jusqu'au 24 juillet.«On mise beaucoup sur cet événement, indique la relationniste Stéphanie Richard.C'est le spectacle à grand déploiement à voir.» Nouveautés Le Festival Juste pour rire compte surprendre les habitués de l'événement.Parmi les nouveautés, le Cubiculum promet de jeter un regard amusant et troublant sur les relations hommes-femmes.Vingt-deux personnes (11 hommes et 11 femmes) pourront y entrer afin d'assister aux scènes de théâtre de rue réservées aux 18 ans et plus.Du côté des arts visuels, cinq artistes gagnants d'un concours présenteront leurs Jardins imaginaires dans la rue Saint-Denis.«Ce sont des artistes dans le sens le plus pur du mot.Ils sont complètement éclatés », dit Pierre Poulin, visiblement fasciné.Le maître d'échecs d'origine russe Viktor Kortchnoi, 73 ans, tentera pour sa part d'étonner les festivaliers en jouant 30 parties en même temps, le 24 juillet à 14 h.« Il n'en perdra pas une, croit le producteur.Au pire, il en annulera une ou deux ! Ce sera impressionnant.» Le même jour, le Grand Rassemblement vocal dirigé par André Pappathomas et l'Ensemble Mruta Mertsi permettra aux festivaliers d'unir leurs voix pour une improvisation de 3 à 4 minutes pour la cause de la paix.Le festival se terminera avec la Grande Bouffe le soir du 25 juillet.Gaston L'Heureux sera le maître de cérémonie.L'an dernier, environ 10 000 personnes ont mangé une omelette de plus de 20 000 oeufs.« Cette année, nous sommes en mesure de nourrir 20 000 personnes avec des légumes, du veau de grain du Québec, du fromage et du maïs, affirme Pierre Poulin.C'est gratuit.Une immense table pourra recevoir 650 personnes en même temps.» Mais rien de tout cela n'avait commencé hier.Le lieu du festival était grouillant d'activité et rien n'indiquait un retour au calme pour les 10 prochains jours.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Le festival se tient dans le quadrilatère habituel, entre la rue Ontario et le boulevard de Maisonneuve ainsi que les rues Saint-Dominique et Saint-Denis.3242890A 3243131A 3243132A Les Rendez-vous Loto-Québec vous invitent à Waterwall, un spectacleépoustouflant de danse acrobatique dans lequel lesartistesdelatroupe italienne Materiali Resistenti Dance Factory évoluent àtravers un mur d'eau de 6,5 mètres de haut.Un grand rendez-vous ànepas manquer ! Wa terwall DU 15 AU 24 JUILLET À21H45 GRAND-PLACE DU FESTIVAL LOTO-QUÉBEC JUSTE POUR RIRE Eau la la ! Les Rendez-vous Loto-Québec, un nouveau programme qui contribueratout au long de l'année àune fouledefestivitéspopulaires dans l'ensembledu Québec.3242800A 3242878A ."]
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