La presse, 25 juillet 2004, P. Plus - Actuel: Santé
[" PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Julie Bureau n'a pas goûté à la vie itinérante dans laquelle tombent parfois les jeunes fugueurs.Elle a plutôt été hébergée par un bon Samaritain dans une maison de Beauceville.DÉLINQUANTE OUPRÉCOCE?L'histoire de la jeune Julie Bureau a captivé le Québec la semaine dernière.Les fugueurs qui quittent le nid familial à 14 ans pour réapparaître trois ans plus tard heureux et en santé ne sont pas légion.Pour plusieurs spécialistes des adolescents et de la fugue, le cas de Julie Bureau est tellement rare qu'il ne cadre pas dans les grilles d'analyse habituelles.D'après eux, Julie est peut-être plus précoce que délinquante.NICOLAS BÉRUBÉ «Exceptionnel.» « Peu courant.» « Très, très rare.» « Étonnant.» Les experts consultés par La Presse cette semaine sont unanimes : le cas de Julie Bureau est unique.La jeune femme de 17 ans qui a habité pendant trois ans chez un inconnu qui lui a offert une chambre ne cadre pas avec l'image que l'on se fait des jeunes fugueurs.On les imagine prisonniers d'un cercle vicieux de vagabondage, de prostitution de rue et de consommation de drogue.Julie Bureau, elle, avait sa chambre proprette dans une petite maison en briques roses juchée sur une colline de Beauceville.« Elle n'a pas vécu une vie de prostitution, de drogue, rien de criminel, a dit cette semaine son avocate, Me Stéphanie Côté, en conférence de presse.Elle ne dansait pas dans les bars.C'est une jeune fille qui a l'air très allumée, très présente, et qui ne comprend pas pourquoi tout le monde s'intéresse à son histoire.» En fait, ce qui est exceptionnel, c'est que, contrairement aux fugueurs habituels, Julie semble avoir vécu une vie.banale.Mary Jane Rotheram-Borus, professeure de psychologie clinique à l'Université de Californie à Los Angeles (UCLA), fait des recherches sur le phénomène de la fugue depuis plus de 20 ans.Elle affirme n'avoir jamais fait face à un cas semblable à celui de Julie Bureau.« Il est extrêmement rare qu'une fugue dure aussi longtemps.C'est très peu courant qu'un fugueur ne prenne pas contact avec ses parents pendant plusieurs années.Je peux concevoir que les gens aient de la difficulté à comprendre ce qui s'est passé.» L'histoire de Julie, dit-elle, n'aurait donc pas tant à voir avec celle des fugueurs « typiques » qu'avec celle des jeunes adultes, qui décident un bon jour de quitter le nid familial et qui ne donnent pas souvent de leurs nouvelles.«C'est un comportement qu'on observe parfois à la toute fin de l'adolescence.Je crois que, dans son cas, ce déclic s'est produit à un âge plus précoce.» Le fait que la jeune fugueuse ait été pensionnaire au moment où une peine d'amour l'a affligée a pu faciliter son départ, ou à tout le moins le rendre moins dramatique à ses yeux, avance Mme Rotheram- Borus.Julie Bureau était en internat au collège River de Coaticook, situé à une centaine de kilomètres de la maison familiale de Milan, en Estrie, lorsqu'elle a disparu en septembre 2001.« Elle était déjà partie de chez elle.Ses rapports avec les gens qui l'entourent étaient déjà modifiés.Elle n'était plus dépendante de sa relation avec ses parents.Ça rend la coupure moins difficile à faire », explique Mme Rotheram-Borus, qui est responsable d'un numéro thématique de la revue Journal of Adolescence portant sur la fugue, à paraître sous peu.Pina Arcamone, directrice générale du Réseau Enfants Retour, est moins catégorique : elle veut attendre d'avoir la version de la jeune fille avant de se prononcer.« Mais une chose est certaine : le cas de Julie est différent de toutes les histoires que nous entendons ici », dit-elle.Au Québec, on recense environs 6000 cas de fugues par année.Dans 86 % des cas, les jeunes rentrent à maison dans la semaine qui suit leur départ.Dans les classeurs du Réseau Enfants Retour, seuls six dossiers concernent des fugues qui durent depuis plus de 18 mois.Selon M.Arcamone, il faudrait remonter à 1983 pour trouver un cas qui s'apparente à celui de Julie Bureau.Cette année-là, une jeune fille de 13 ans originaire de Québec avait décidé de fuir la maison familiale pour vivre sa vie avec son amoureux.« Pendant des années, les parents n'ont pas eu signe de vie.Puis, quatre ans plus tard, le téléphone a sonné.La jeune fille, qui habitait maintenant en Floride et qui avait trois enfants, appelait son père pour lui souhaiter bon anniversaire.» Les parents, qui se sont précipités en Floride, ont finalement convaincu leur fille, âgée de 17 ans, de revenir vivre à la maison.Comment ces jeunes peuvent-ils ne pas donner de nouvelles pendant des années à leurs parents morts d'inquiétude?Pour Mary Jane Rotheram-Borus, les jeunes fugueurs, si aventureux qu'ils puissent être, ont encore des réflexes d'enfant.«Au début de l'adolescence, les jeunes ont tendance à croire qu'ils sont seuls au monde, seuls dans leur peine d'amour, seuls avec leurs problèmes.Ils ne conçoivent pas que les autres ont un point de vue différent sur les événements.Ils ne s'arrêtent pas à penser à la douleur de leurs parents.En fait, dès qu'ils trouvent une oreille attentive, ils en font un substitut à leur famille.» Fly to, fly from Marie Robert, chercheuse au Groupe de recherche sur les aspects sociaux de la santé et de la prévention de l'Université de Montréal, se consacre depuis quatre ans à l'étude des adolescents et de la fugue.Ses recherches l'ont amenée à rencontrer 130 fugueurs de 12 à 17 ans issus de plusieurs régions de la province (Côte-Nord, Estrie, Montréal et Québec).Selon elle, les fugueurs se divisent en deux groupes : les fly to (ceux qui partent vers la nouveauté et l'aventure) et les fly from (ceux qui fuient la maison familiale).« Les garçons qui quittent la maison ont souvent des problèmes de comportement.Ils consomment des drogues et ont des problèmes de délinquance mineure.Ils quittent la maison pour l'excitation et l'aventure qu'ils espèrent trouver.« Quant aux filles, elles sont surtout des fly from, c'est-àdire qu'elles quittent la maison parce qu'elles y subissent de mauvais traitements.Et contrairement aux garçons, les filles ont plus tendance à mentir pour cacher leur jeu », dit-elle.Ces profils types s'appliquent à 82% des fugueurs, estime Mme Robert.Toutefois, ils ne semblent pas s'appliquer au cas de Julie Bureau, dont les parents affirment sur toutes les tribunes qu'elle était bien traitée à la maison.« Chaque règle a ses exceptions ! lance Mme Robert, qui enseigne actuellement au département de psychoéducation et de psychologie de l'Université du Québec en Outaouais.Dans le cas de Julie, ce qui est atypique, c'est qu'elle a rencontré un bon Samaritain lors de sa fugue, alors que les jeunes fugueurs sont habituellement aux prises avec une culture de rue.>Voir FUGUE en 2 Ce qui distingue Julie Bureau des fugueurs habituels, c'est qu'elle semble avoir vécu une vie.banale.À TIRE D'AILE INTERDIT D'EXPORTATION PAGE 8 PLUS L'Équateur, otage du Plan Colombie La guerre de Washington contre la drogue en Colombie a des conséquences graves sur son voisin du sud, l'Équateur.Et ce sont des paysans démunis qui payent pour un conflit qui n'est pas le leur.FRANÇOIS GUÉRARD COLLABORATION SPÉCIALE Le cauchemar de Daniel Alarcon a commencé un matin de septembre 2002 lorsqu'il a découvert sur sa terre des melons et des plants de tomates séchés.« Quinze jours plus tard, toutes mes plantes étaient mortes », se rappelle le paysan équatorien, qui a dû quitter le lopin qu'il avait défriché il y a plus de 30 ans.La mystérieuse épidémie s'est répandue dans tout le village de Cinco de Agosto, sur la rive sud de la rivière San Miguel, qui trace, au coeur de la forêt amazonienne, une frontière naturelle entre l'Équateur et la Colombie.« Les poulets tombaient les uns après les autres.Des dizaines de vaches et de porcs sont morts après avoir bu l'eau de la rivière, ajoute Daniel Alarcon.Les gens aussi étaient malades.Ils ont commencé à avoir la gorge irritée, des maux de tête et des nausées.» Les paysans ont vite compris que les problèmes survenaient après le passage de petits avions, qu'ils pouvaient entendre à quelques kilomètres vers le nord, du côté colombien de la frontière.Sur l'autre rive de la San Miguel se trouve la province de Putumayo, sous le contrôle de la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de la Colombie, les FARC.La zone, qui n'est que jungle, petits villages et routes défoncées, est l'endroit dans le monde où il se produit le plus de coca, dont la feuille est l'ingrédient de base de la cocaïne.Les États-Unis pilotent depuis quatre ans dans la région un programme antidrogue de trois milliards, le Plan Colombie, dont la majeure partie des fonds est destinée à l'éradication de la coca.L'opération est menée à l'aide d'avions d'épandage, qui déversent chaque année des centaines de milliers de litres d'herbicide en Colombie, dans la zone frontalière avec l'Équateur, une région réputée pour sa biodiversité.Avec le Plan Colombie, Washington et Bogota affirment vouloir faire d'une pierre deux coups, soit réduire les stocks des narcotrafiquants, dont le gros de la production est destiné au marché américain, et supprimer le financement des FARC, qui font des millions en taxant les producteurs de coca.La guerre qui oppose les rebelles marxistes, quelque 20 000 hommes armés, et les paramilitaires d'extrême droite pour le contrôle de la coca est considérée par les Nations unies comme la plus importante sur le continent américain.Elle a fait plus de deux millions de réfugiés dans la dernière décennie.Le désir d'en finir avec les FARC brûle aussi chez les grandes pétrolières qui exploitent le sous-sol riche en hydrocarbures du sud de la Colombie et du nord de l'Équateur.Les guérilleros ont mené au cours des dernières années plusieurs attaques contre les puits de pétrole et les oléoducs qui longent les routes de l'Amazonie.« Il n'est pas étonnant que (la pétrolière américaine) Occidental Petroleum ait fait tout ce lobbying en faveur du Plan Colombie, puisque les attaques de la guérilla en 1999 lui ont fait perdre 1,5 milliard », note le journaliste Kintto Lucas, auteur de Plan Colombia : La Paz Armada, une vaste enquête sur le Plan Colombie.« Après, tout est sec » Les premières victimes des défoliations ne sont pas les cartels de la drogue, disent les critiques, mais les paysans colombiens qui nourrissent leur famille grâce à la vente des feuilles de coca.« Il n'y a rien d'autre à produire dans le secteur qui puisse rapporter un peu d'argent », indique un cultivateur de coca du Putumayo qui préfère taire son nom.La dernière opération d'épandage dans son patelin s'est déroulée en avril dernier.Deux avions ont survolé le village sans avertissement, laissant traîner derrière eux un nuage blanc et inodore, raconte le cocaleros.« Ils ont arrosé la coca, mais aussi les champs de riz, de manioc et de maïs.Ils ont même arrosé l'école et d'autres maisons, dit-il.Après, tout est sec.La végétation revient six mois plus tard, mais, l'année suivante, les avions sont de retour.» Les paysans du côté équatorien de la frontière se plaignent pour leur part de faire les frais de la stratégie antidrogue de Washington alors qu'eux-mêmes ne produisent pas de coca.« Le vent et les cours d'eau ne connaissent pas les frontières, alors les produits toxiques arrivent jusqu'à nous », dit Daniel Alarcon, qui dirige aujourd'hui la Forccofes, une fédération défendant les droits des 20 000 campesinos équatoriens de la frontière.Ces produits présentent un grand risque pour la santé, affirme le médecin espagnol Adolfo Maldonado.Il a mené trois études du côté équatorien de la frontière pour le compte de l'organisme Accion Ecologica.« À une distance de 5 km de la frontière, nous avons découvert que tous les habitants avaient des symptômes d'intoxication: maux de tête, fièvre et éruptions cutanées, explique-t-il.Nous avons aussi démontré qu'une exposition prolongée aux substances pouvait être la cause de cancers, de fausses couches ou de malformations chez les nouveau-nés.» De leur côté, les États-Unis soutiennent que l'herbicide utilisé, le Roundup de la compagnie américaine Monsanto, ne présente aucun danger pour la santé.« Je n'ai pas encore vu d'étude scientifique sérieuse prouvant le contraire, dit Glenn Warren, porte-parole de l'ambassade américaine à Quito.Nous utilisons abondamment ce produit aux États-Unis.» Le Dr Maldonado ne nie pas ce fait.« Selon les directives de Monsanto, le produit doit être utilisé à une concentration de 1 % et aspergé à l'aide d'une bombe fumigène.Mais en Colombie, le produit est largué par avion et on lui ajoute d'autres substances, ce qui lui donne une concentration de 26 %.» Un succès mitigé L'administration Bush se félicite pour sa part du succès du Plan Colombie.Les Nations unies ont démontré qu'en 2003, 33 000 hectares de coca, soit le tiers de la production colombienne, avaient été détruits par les défoliations.Mais le tsar de la lutte antidrogue aux États-Unis, le directeur de l'Office of National Drug Control Policy John Walters, affirmait lui-même à l'agence de presse Reuters, en mars dernier, que l'effet de cette baisse des stocks ne se faisait toujours pas sentir dans les rues américaines, les prix et la qualité de la cocaïne demeurant constants.Ce paradoxe n'étonne pas l'agronome équatorien Gribaldo Cueva, qui travaille auprès des paysans de la frontière pour le Cedime, un organisme d'entraide sociale.Selon lui, les chiffres de l'ONU sur la destruction des cultures sont erronés puisqu'ils sont basés sur l'analyse d'images satellites.«Les cocaleros ont changé leur façon de produire.Plutôt que de cultiver de grands champs à ciel ouvert, ils plantent la coca sous la couverture des arbres, ce que les avions et les satellites ne peuvent pas voir.» Si les États-Unis et la Colombie poursuivent leur programme d'éradication avec un tel acharnement, c'est qu'il y a d'autres enjeux, estime le politicologue Jorge Leon de l'Université Catolica de Quito.« Avec le Plan Colombie, les États- Unis veulent s'assurer du contrôle militaire de l'Amazonie », dit-il.Les Américains occupent quatre bases militaires dans la région \u2014 dans les îles d'Aruba et de Curacao dans les Caraïbes, au Salvador et dans le port de Manta en Équateur\u2014 officiellement pour la surveillance du narcotrafic.Ils ont également fait de la Colombie le troisième bénéficiaire de l'aide militaire américaine après Israël et l'Égypte.« L'Amazonie est d'une importance capitale, non seulement pour le pétrole, mais aussi parce que le quart des réserves d'eau douce du monde se trouve sur son territoire, explique le politicologue.La Californie, qui compte pour le huitième de la population américaine, manque d'eau, et il faudra bien un jour aller en chercher quelque part.» .Ce reportage a été réalisé grâce à la bourse Nord-Sud attribuée par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec et financée par l'ACDI.PHOTO JOSE MIGUEL GOMEZ, REUTERS La province colombienne de Putumayo, à la frontière avec l'Équateur, est l'endroit dans le monde où il se produit le plus de coca, dans des champs comme celuici.« Le vent et les cours d'eau ne connaissent pas les frontières ; les produits toxiques nous parviennent.» llllllllllllllll Délinquante ou précoce?Les fugues, un phénomène qui prend de l'ampleur NICOLAS BÉRUBÉ L'an dernier, 53 459 cas de fugues ont été recensés au Canada.Il s'agit d'une augmentation de près de 25 % par rapport au nombre de fugues survenues 10 ans plus tôt.En 1993, 43 102 fugues avaient été enregistrées.Dans près de neuf cas sur 10, les fugueurs sont de retour à la maison une semaine après leur départ.À titre de comparaison, le nombre d'enlèvements d'enfants a pour sa part chuté de façon importante au cours de la dernière décennie, passant de 61 cas en 1993 à 39 cas en 2003.La directrice générale du Réseau Enfants Retour, Pina Arcamone, estime que le profil type du fugueur a lui aussi changé au fil des ans.« Les jeunes commencent à fuguer de plus en plus tôt, à 10 ans ou même avant, dit-elle.C'était quelque chose que l'on voyait rarement, mais qui commence à nous préoccuper.» Comment expliquer cette hausse ?Mme Arcamone n'a pas fait de recherches sur la question, mais son expérience de terrain indique que le surmenage des parents doit peser dans la balance.« Les parents travaillent davantage.Bien souvent, les deux parents travaillent à l'extérieur et reviennent à la maison plus tard que l'enfant.Les parents veulent souvent que leurs enfants deviennent responsables plus jeunes, mais cet acharnement a peut-être un prix.» Au-delà du temps passé avec les enfants, les parents doivent également être en mesure de détecter les signes avant-coureurs qui indiquent que la vie du jeune est peut-être en train de basculer.Ces signes doivent être pris aux sérieux afin d'aborder le problème à sa base, dit-elle.« Les parents doivent être impliqués dans la vie de leur enfant.Être impliqués, ça ne veut pas simplement dire souper avec eux ; ça veut dire les comprendre, garder un dialogue, être présents.Je crois que cela devrait être une priorité.» FUGUE suite de la page 1 Son histoire a donc pris une tournure très différente de celle des fugueurs habituels », dit-elle, en soulignant que le portrait sera incomplet tant que Julie Bureau ne pourra pas ellemême raconter sa version des faits.Chose certaine, Julie et ses parents ne sont pas au bout de leurs peines.Les chercheurs consultés s'entendent tous pour dire que la réconciliation sera éprouvante.Les plaies se rouvrent parfois facilement, surtout lorsque la fugue a été aussi longue et que la fugueuse est pratiquement rendue une adulte.Les retrouvailles risquent d'être à l'image de la fugue : imprévisibles et exceptionnelles.« Les parents sont soulagés de savoir que leur fille est en vie et en bonne santé, et c'est une réaction saine, explique Mme Arcamone.Mais les choses ne sont pas rentrées dans l'ordre pour autant.Pour les parents, le vrai travail commence maintenant.» Les disparitions suivent les saisons NICOLAS BÉRUBÉ Les disparitions d'enfants se concentrent sur certaines périodes de l'année.Voici le calendrier des différents types de disparitions, commentés par Pina Arcamone, du Réseau Enfants Retour.> Fugues : Au début de l'automne, vers la période du premier bulletin, puis en juin, avant la fin des classes.« La période des examens fait souvent paniquer les jeunes, qui ont peur d'échouer.Le début de l'été est particulièrement propice aux fugues.» > Enlèvements d'enfants: Au printemps et au début de l'été.« Les enfants commencent à jouer dehors plus souvent, et les parents peuvent avoir des moments d'inattention.» Une dizaine de cas surviennent au Québec chaque année, pour un total d'environ 40 cas par an au Canada.(En comparaison, environ 80 personnes sont touchées par la foudre chaque année au pays.) > Enlèvements par un parent : Lors des congés scolaires.« Le parent prend l'enfant en charge pour quelques jours, ce qui offre la possibilité de partir sans éveiller les soupçons.» On dénombre une centaine de ces enlèvements par année au Québec, pour un total de 350 enlèvements au pays. PLUS STÉPHANE DION LE RETOUR D'UN BATTANT NATHAËLLE MORISSETTE L'heure des réconciliations a sonné : après avoir fait payer à Stéphane Dion le prix de sa fidélité à Jean Chrétien, Paul Martin a décidé d'enterrer la hache de guerre en faisant du député de Saint-Laurent-Cartierville un véritable symbole d'unité à l'intérieur même du Parti libéral du Canada.M.Dion se garde bien de croire que son arrivée au cabinet mettra fin aux querelles qui divisent les troupes libérales entre le clan Martin et le clan Chrétien.Il espère toutefois que sa présence permettra aux membres du parti de tisser des liens plus forts.Lors de sa déclaration suivant l'annonce de la formation du nouveau conseil des ministres le 20 juillet, Stéphane Dion a lancé un message clair aux libéraux: « Vous trouverez toujours une raison de diviser le parti, mais vous en retrouverez plus de mille de le garder uni et ces raisons-là sont les plus fortes.Pendant huit ans, comme ministre, j'ai servi tous les Canadiens avec conviction et détermination sous le leadership du premier ministre Jean Chrétien.Je suis fier et honoré d'avoir l'occasion de faire la même chose sous le leadership du premier ministre Paul Martin.» Et le sourire qu'il affichait à la cérémonie d'assermentation, au moment où il serrait la main du premier ministre et de la gouverneure générale, Adrienne Clarkson, prouvait clairement que le nouveau ministre de l'Environnement rêvait à ce jour depuis fort longtemps.Lorsqu'il a été évincé du cabinet, après l'arrivée de Paul Martin à la tête du parti, M.Dion a décidé de ne pas rester les bras croisés.Son objectif?Revenir au conseil des ministres, où il avait siégé pendant sept ans à titre de ministre des Affaires intergouvernementales.C'est le premier ministre Jean Chrétien qui avait convaincu le professeur de sciences politiques de se lancer en politique en 1996.« Lorsque j'ai su qu'il n'y avait plus de place pour moi au conseil des ministres, il n'y avait pas de doute dans mon esprit.Ma façon de réagir a été de me dire : Je vais leur prouver qu'il faut qu'ils me ramènent aux premiers rangs, a-t-il mentionné à La Presse au lendemain de sa nomination.Lorsque j'ai cessé d'être au cabinet, j'ai continué à être un joueur d'équipe.Au moment où le premier ministre a voulu revaloriser une institution parlementaire, je ne trouvais pas ça acceptable de dire, comme professeur de sciences politiques, comme citoyen d'un pays, que député du Parlement, ça ne vaut pas la peine.» Même s'il a dû réapprendre à vivre d'une façon différente, avec moins de stress et moins de déplacements, il savait qu'il voulait continuer de siéger à la Chambre des communes.Après s'être battu contre les instances du parti afin de pouvoir se présenter comme candidat libéral dans sa circonscription aux élections de juin, M.Dion a été appelé en renfort au cours de la campagne pour tenter de contrer la vague bloquiste qui menaçait de déferler sur le Québec.Aujourd'hui, son attitude de « bon soldat » est largement récompensée.«Mieux vaut avoir Stéphane Dion au conseil des ministres, où il sera solidaire, qu'à l'extérieur du cabinet, où il pourrait critiquer et avoir l'air d'un franc-tireur », estime François-Pierre Gingras, politologue à l'Université d'Ottawa.Son passé Sa nomination à la tête du ministère de l'Environnement ne l'empêchera toutefois pas de revenir à ses anciennes amours.Il a bien l'intention de donner un coup de main à la nouvelle ministre des Affaires intergouvernementales, Lucienne Robillard, si elle sollicite son aide.Il va également continuer de promouvoir l'unité canadienne à travers la question environnementale.En ce qui concerne les dossiers gouvernementaux, « il est évident qu'on y arrive d'autant mieux quand on a un Canada uni, et non pas 10 républiques égoïstes au nord des États-Unis qui s'enverraient la pollution au-dessus de la tête sans pouvoir se concerter efficacement, déclare-t-il.Un des grands avantages du Canada, c'est qu'on peut travailler ensemble à résoudre des problèmes qui ne connaissent pas les frontières.» Son passé risque toutefois de lui nuire, estime M.Gingras.Le rôle-clé qu'il a joué dans l'adoption de la Loi sur la clarté référendaire est loin d'avoir été apprécié par tous.Pourtant, le nouveau ministre assure qu'il a l'intention de travailler en étroite collaboration avec ses homologues provinciaux.Bien qu'il n'ait pas été surpris d'apprendre la nomination de M.Dion, le porte-parole du Bloc québécois en matière d'environnement, Bernard Bigras, craint que son arrivée au caucus ranime les querelles entre Ottawa et les provinces.Il parle même d'un « retour à la ligne dure ».« L'approche privilégiée par M.Dion pourrait être teintée de ses actions passées en matière de fédéralisme, dit-il.Il faut connaître le programme environnemental du gouvernement canadien pour comprendre pourquoi M.Dion a été nommé.Dès le mois de septembre, les négociations sur la réalisation d'une entente bilatérale avec le Québec pour l'application du protocole de Kyoto vont débuter.À mon avis, ce qu'Ottawa a décidé de faire ce n'est pas nécessairement d'envoyer son meilleur environnementaliste comme ministre de l'Environnement, mais son plus farouche négociateur.La nomination de M.Dion mènera à de dures négociations, croit-il.Bernard Bigras rappelle que son parti souhaite que les provinces puissent décider elle-même de la façon dont elles veulent appliquer le protocole de Kyoto.Il est loin d'être convaincu que M.Dion sera en faveur d'une telle approche.« Ma crainte, c'est qu'on ait une négociation qui fasse en sorte qu'Ottawa s'ingère de plus en plus dans les compétences des provinces.» Le porte-parole du Parti québécois en matière d'affaires intergouvernementales, Daniel Turp, abonde dans le même sens.« Le retour de Stéphane Dion, c'est le retour de quelqu'un qui, autour de la table, va continuer de réclamer pour le gouvernement fédéral la possibilité de dépenser dans les domaines de compétence provinciale : l'éducation, les municipalités et la santé.» M.Gingras croit pour sa part que Stéphane Dion devra mettre de l'eau dans son vin.« Il y a encore du feu sous les cendres et ce sera à lui de s'assurer que ces tisons-là s'éteignent pour de bon.» Il estime toutefois qu'il faut donner une chance au coureur.« Ce qui est encourageant, c'est qu'il a dit qu'il en avait assez d'en découdre avec les souverainistes et il veut certainement que son poste à l'Environnement lui permettre de rentrer dans les bonnes grâces des Québécois.» Évincé du cabinet fin 2003, Stéphane Dion a fini de purger sa peine.Il est revenu dans les bonnes grâces du premier ministre Paul Martin.Sa nomination à la tête du ministère de l'Environnement en inquiète toutefois plusieurs, qui craignent que le retour de l'ex-ministre des Affaires intergouvernementales fasse resurgir les querelles entre Ottawa et les provinces.PHOTO FRED CHARTRAND, PC L'assermentation de Stéphane Dion est-elle le signe d'un rapprochement durable entre les clans Martin et Chrétien au sein du Parti libéral ?Une chose est sûre, le nouveau ministre de l'Environnement aura fort à faire pour convaincre les sceptiques que son retour au cabinet favorisera la bonne entente entre Ottawa et les provinces.Environnement 101 NATHAËLLE MORISSETTE Stéphane Dion devra vite faire ses preuves et se retrousser les manches s'il veut être au fait de tous les dossiers qui le concernent, car sa nomination à la tête du ministère de l'Environnement ne fait pas l'unanimité.Conscient qu'il en a beaucoup à apprendre, M.Dion est déterminé à plonger rapidement le nez dans ses dossiers.Son principal objectif ?Mettre l'environnement au coeur du processus de décision.Et il est plus déterminé que jamais à faire sa marque à la tête du Ministère.Il devra notamment rallier les provinces afin de mettre en oeuvre le protocole de Kyoto, qui fixe des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.« C'est un dossier énorme parce que ça nous renvoie à notre statut de citoyens de la planète, mentionne M.Dion.C'est un engagement planétaire.En plus, on est un pays nordique, on en voit les conséquences immédiates dans l'écosystème du Nord, qui est très fragile.» Il a également l'intention de discuter avec le premier ministre afin d'examiner les stratégies des autres pays.«L'Europe est en train de s'asseoir et de regarder tout ça.Il faut parler des Russes, qui ne sont pas sûrs d'embarquer.S'ils n'embarquent pas, il faut se demander ce qu'on fait, parce qu'à ce moment-là on n'atteint pas le seuil minimal nécessaire pour que Kyoto soit opérat i o n n e l, s u r l e p l a n international.» Le député de Saint-Laurent-Cartierville, reconnu surtout pour son rôle-clé dans l'adoption du projet de loi sur la clarté référendaire, assure que la question environnementale l'a toujours intéressé.« Lorsque j'étais aux Affaires intergouvernementales, j'ai souvent travaillé avec mes collègues qui étaient à l'Agriculture, à l'Industrie et à l'Environnement.Je suis donc au courant de ces dossiers.» Pourtant, sa nomination en laisse certains sceptiques.« M.Dion n'a manifesté à aucun moment une préoccupation quant aux questions environnementales, dénonce le porte-parole du Bloc québécois en matière d'environnement, Bernard Bigras.Il ne faudrait pas que M.Dion ne favorise que la question constitutionnelle au détriment de la protection de l'environnement.» Le ministre québécois de l'Environnement, Thomas Mulcair, a refusé de commenter le retour de M.Dion à la table du conseil des ministres.Pour sa part, le chef néo-démocrate, Jack Layton, trouve difficile d'évaluer les compétences du nouveau ministre.« On n'a pas entendu M.Dion se prononcer sur les dossiers environnementaux depuis plusieurs années.On ne connaît pas vraiment ses opinions.M.Layton souhaite que le ministre travaille activement sur un plan d'application du protocole de Kyoto.« Les libéraux n'ont pas encore présenté de plan et on a seulement six ans pour atteindre les objectifs de Kyoto », rappellet- il.Du côté de Greenpeace, on est beaucoup plus optimiste.S'il a été surpris d'apprendre que Stéphane Dion se retrouvait à la tête du ministère de l'Environnement, le directeur général de l'organisme au Québec, Steven Guilbault, croit qu'il fera du bon travail.Il tient d'ailleurs à rencontrer le ministre afin de lui faire part de ses préoccupations environnementales telles que Kyoto.« S'il défend la question environnementale de la même façon qu'il a défendu l'unité canadienne, on est en affaires.» PLUS LA PRESSE D'AILLEURS THE NEW YORK TIMES Lapalissade C'est devenu une lapalissade d'imaginer le va-et-vient de personnel de haut rang entre le Pentagone et les grands constructeurs militaires aux États-Unis.Tout le monde le sait mais peu de cas d'espèce sont évoqués.Quand les cas sont trop gros, il arrive que les médias lèvent le voile.Comme vient de le faire le New York Times dans le cas d'Edward C.Aldridge qui, depuis 1981, passe régulièrement d'un poste de haut fonctionnaire à la Défense nationale à celui de gestionnaire d'entreprise de défense et vice-versa.Sous-secrétaire à l'aviation en 1981, il en devint secrétaire en 1986, pour passer au poste de président de Mc Donnell Douglas en 1989.On le retrouve en 1992 patron d'Aerospace Corporation, groupe de recherche à but non lucratif dont le principal client est l'aviation, puis en 2001, sous George W.Bush, sous-secrétaire au Pentagone pour les acquisitions, la technologie et la logistique.Il est présentement membre du conseil d'un fournisseur du Pentagone, Lockheed Martin, ce qui ne l'empêche pas de présider la Commission de l'exploration de l'espace mise sur pied par le président Bush.même si Lockheed est l'un des plus importants clients de la NASA.La commission a proposé il y a quelques semaines qu'une grande partie de la NASA soit privatisée.La compagnie la plus susceptible de tirer bénéfice de cette opération serait la United Space Alliance, une filiale de Lockheed.THE WALL STREET JOURNAL Canonnade On aperçoit régulièrement dans les journaux des titres ravageurs sur la guerre commerciale que se livrent Boeing et Airbus pour déterminer qui sera le plus important constructeur aéronautique dans le monde.Alors que le carnet de commandes d'Airbus dépassait celui de Boeing, celle-ci a répliqué en créant le 7E7, puis Airbus y est allé de son A380, le plus gros porteur au monde, d'une capacité de 550 passagers.C'est une guerre de marques plus qu'une vraie guerre économique transcontinentale puisque Boeing achète beaucoup de composantes de ses appareils en Europe et qu'Airbus fait la même chose en Amérique.De part et d'autre de l'Atlantique d'ailleurs, plusieurs fournisseurs alimentent simultanément Boeing et Airbus.Les moteurs du Airbus A380, par exemple, seront fabriqués par General Electric et l'équipement de navigation par Northrop Grumman, aux États-Unis, tandis que les moteurs du Boeing 7E7 viendront de chez Rolls-Royce, en Grande-Bretagne, et les logiciels de chez Dassault Systèmes, en France.THE BOSTON GLOBE Escalade On aurait tort de croire que l'Inde détient l'exclusivité des centres d'appel servant l'étranger.La francophonie compte aussi ses centres d'appel à bon marché en pays en développement.Au Sénégal, notamment, qui assure les services téléphoniques pour plusieurs entreprises françaises ou maghrébines.Il n'en coûte que de 220 à 275 $US par mois en salaire pour un téléphoniste à Dakar, mais ça représente plus de cinq fois le salaire moyen sénégalais.Les candidats reçoivent trois semaines de formation, axée surtout sur la prononciation des localités de France et sur la manière d'en arriver rapidement au message à communiquer.Pour le reste, un collège initie les candidats à l'accent le plus neutre possible.THE INDEPENDENT Hit-parade L'activité intellectuelle prédisposet- elle à la consommation de tabac ?On pourrait le croire depuis qu'une étude britannique a démontré que c'est dans la célèbre ville universitaire de Cambridge que les gens investissent le plus dans l'achat de tabac.Le ménage moyen de Cambridge achète pour 2183 livres sterling de tabac par année, ce qui équivaut à la consommation de 25 cigarettes par jour.À l'autre extrême, la petite ville de Bracknell, dans le Berkshire, un ménage moyen n'achète que pour 183 livres de tabac par année, l'équivalent de deux cigarettes par jour.De façon générale par contre, on fume plus dans les sociétés pauvres que riches, mais la concentration étudiante expliquerait pourquoi Cambridge fume plus que tout le monde.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Le rêve d'une vie tranquille, confortable, remplie de petits plaisirs comme une croisière occasionnelle dans les mers du Sud s'estompe pour nombre d'Américains dépassant la soixantaine.Leurs conditions financières en contraindront plusieurs à l'avenir à continuer à travailler après 65 ans.«Consommez!» qu'ils disaient ; les bénéfices de la retraite s'en ressentent Nombre d'Américains devront travailler au-delà de l'âge usuel de 65 ans RÉAL PELLETIER Les Américains ont vécu, dans la dernière décennie du précédent millénaire, la plus longue période d'expansion économique de leur histoire.Or la première tranche de baby-boomers qui arrive à l'âge normal de la retraite \u201465 ans\u2014 est moins bien nantie que ses prédécesseurs et se voit placée devant l'option \u2014 quand ce n'est pas l'obligation\u2014 de prolonger la vie de travail au-delà de 65 ans.On se rappelle assez l'euphorie qui a marqué ces années 90, une euphorie gonflée par l'explosion survenue dans les technologies de l'information et étiquetée d'un message : « Allez, on consomme : c'est bon pour l'économie ! » Un message qui a débordé les frontières américaines, un message qu'on a largement entendu ici et que nos voisins ont voulu vendre aux Japonais et aux Européens, mais qui n'a guère marché outre-mer.Consommation à tout prix Ça a marché aux États-Unis, permettant aux Américains et à l'univers d'admirer de belles performances de croissance.Dans l'intervalle toutefois se profilait l'amorce d'un problème social peu évoqué alors, mais que certains analystes entrevoient comme dramatique dans un avenir assez rapproché: en consommant à gogo, beaucoup d'Américains ont négligé de penser à leurs vieux jours, dans un système qui, à la différence du nôtre, prévoit que c'est essentiellement l'individu qui est reponsable de la qualité de sa retraite à venir et de moins en moins le système.Si l'individu américain en période active ne prend pas soin de garnir sa caisse de retraite personnelle, il se prépare une retraite maigrichonne.On constate déjà d'ailleurs que le taux d'économie des ménages aux États-Unis est à son plus bas depuis la Grande Dépression, ce qui est vrai aussi pour les travailleurs âgés.Le 6 juin dernier, le Boston Globe ne faisait pas sa manchette avec le débarquement, mais sur l'obligation faite à de plus en plus de gens de continuer à travailler au-delà de 65 ans.Le cas du Massachusetts Le Massachusetts est un cas intéressant parce que cet État est relativement prospère, ce qu'il doit, au demeurant, à ses puissantes infrastructures intellectuelles et industrielles dans les nouvelles technologies.Or dans cet État riche, environ le tiers des travailleurs à temps plein ne dispose d'aucune caisse de retraite.Et comme on trouve moins de propriétaires au Massachusetts qu'ailleurs, on y compte moins sur la vente de la propriété pour pouvoir survivre au troisième âge.Et parce que le milieu est prospère, le coût de la vie est plus élevé au Mass.Une étude d'une maison indépendante, MassINC, établit que beaucoup de travailleurs devront continuer à travailler longtemps après l'âge de 63 ans, qui est actuellement l'âge moyen national de la retraite.Cette moyenne de 63 ans est stable depuis 20 ans, mais devrait commencer à grimper sous peu.(L'âge moyen de la retrate était de 74 ans en 1910.) Et il y aura effet de masse : en 2000, 13,5 % de la population dépassait les 65 ans ; en 2025, les plus de 65 ans seront 18 %.Un comté comme Barnstable, dans le Mass, compte déjà 23,1 % de gens de plus de 65 ans, ce qui est plus fort que l'ensemble de la Floride, à 17,6 %.Andy Eschtruth, du Boston College, qui a participé à l'étude, ne voit pas de drame dans le fait que les gens devront travailler plus longtemps.Les gens étant appelés à vivre plus vieux et en meilleure santé, dit-il, il n'y a pas de raison pourqu'ils ne travaillent pas plus longtemps et des études ont démontré les avantages psychologiques et sociaux de la formule.Le Massachusetts d'ailleurs est en bonne position pour faire travailler ses vieux : l'État regorge d'emplois dans les hôpitaux, les universités et les entreprises de logiciels qui n'appellent pas d'effort physique particulier.Et c'est relativement bien payé : 43000 $US par an pour les hommes, 32000 $ pour les femmes en 1999, deux normes au-dessus de la moyenne nationale.Système en mutation En fait, si les Américains paraissent aujourd'hui contraints à dépasser l'âge normal de la retraite, c'est parce qu'il vivent depuis une vingtaine d'années une profonde transformation de leur système de retraite, marqué de deux changements fondamentaux : l'entreprise se dégage de plus en plus de ses responsabilités traditionnelles sous ce rapport et les individus sont conviés à se doter eux-mêmes (avec avantages fiscaux) d'une caisse de retraite personnelle dont le rendement sera proportionnel à la contribution apportée.Depuis 1992, le pourcentage de ménages pouvant compter sur la traditionnelle retraite d'entreprise est passé de 40% à 20 %, tandis que le nomnbre de ménages engagés dans une caisse de retraite personnelle est passé de 38 % à 58 %.Mais l'humanité étant ce qu'elle est, il se trouve que le quart des travailleurs qui pourraient accumuler une caisse individuelle ne le font pas.Ce qui fait beaucoup de monde.Les jeunes travailleurs, particulièrement sollicités par les appareils de consommation, se font tirer l'oreille plus que d'autres pour bâtir une caisse de retraite.Les plus vieux ont aussi succombé aux sirènes de la consommation, mais d'une autre façon : en réhypothéquant leur propriété.Une chaîne comme CNN regorge de pubs invitant à la réhypothèque.La reporter Jennifer Bayot, du New York Times, révèle à cet égard que les plus de 65 ans offrent comme groupe d'âge le plus fort indice de croissance de l'endettement immobilier.C'est dans ce groupe d'âge qu'on observe la plus forte croissance de faillites personnelles et la plus importante hausse de requêtes en conseils financiers.Encore qu'une bonne partie de cet endettement n'est pas néc e s s a i rement due à une consommation débridée, la hausse du coût des services de santé se révélant un facteur important, note Business Week.Mais il reste qu'un chef de ménage propriétaire de plus de 65 ans n'assumait qu'une hypothèque de 12 000 $ US en 1989 alors que cette hypothèque atteignait 44 000 $ en 2001.La banque centrale (Federal Reserve) a constaté que le fardeau de la dette a doublé chez les 65-74 ans entre 1992 et 2001, alors qu'il augmentait de 83% pour la population en général.Ce groupe a augmenté ses avoirs durant cette décennie, mais le poids de la dette a crû deux fois plus.Changement de cap La responsabilité personnelle de la subsistance de retraite, toute noble qu'elle soit au chapitre du « développement personnel », a quand même une histoire socio-politique.Le grand capital ne veut plus supporter le coût des vieux jours de ses ex-employés.Et même de ses employés actuels.La formule de la caisse de retraite d'entreprise telle que nous la connaissons encore ici est en voie rapide d'extinction aux États-Unis.Business Week y consacrait une récente page couverture.De plus en plus de grandes entreprises ont tout simplement décidé de se départir de leurs obligations en matière de paiements de retraite.À commencer par les entreprises au bord de la faillite, comme United Airlines ; mais aussi chez les grands noms en bonne santé relative comme IBM et Ford.Et enfin chez les jeunes loups en parfaite santé comme Microsoft ou Wal-Mart.Le cas de United Airlines est dramatique : 35 000 retraités comptent sur leur caisse de retraite.Ce qui représente 598 millions en paiements de retraite d'ici le 15 octobre et 4,1 milliards d'ici fin 2008, plus 1 milliard en soins de santé.Si United Airlines réussit juridiquement à se dérober à ce devoir, les concurrents chétifs que sont American Airlines, Delta Air Lines et Northwest Airlines voudront suivre l'exemple.Pour un ex-pilote de United Airlines promis à une retraite annuelle dans les six chiffres, les lois actuelles ne peuvent lui assurer que 28 585 $ par année.La formule même du régime de retraite d'entreprise est devenue obsolète : chez les nouveaux grands noms de l'économie américaine comme Wal-Mart, Microsoft ou Southwest Airlines, aucun ne gère de caisse de retraite traditionnelle pour ses employés.Le paquebot IBM en gère une, mais une étude lui a permis de constater que sa caisse de retraite lui a coûté près de 4 milliards en 2002 tout en découvrant que 75 % de ses concurrents n'offrent pas pareille caisse et qu'un pourcentage encore plus élevé n'offre pas l'assurance-maladie.En matière de retraite, les entreprises préfèrent évidemment de beaucoup le régime contributoire des individus, qui leur coûte moins cher : 3% de la feuille de paye contre 5 à 6% pour le régime de retraite traditionnel.Il n'y avait que 14,6 millions de travailleurs américains à se prévaloir du régime individuel en 1977 ; ils sont aujourd'hui 62,5 millions.Les entreprises invoquent évidemment trois années de mauvais rendements boursiers du nouveau millénaire pour expliquer leurs restrictions de paiements de retraite.Des analystes de la maison CreditDSights notent pourtant que dans l'euphorique décennie 1990, les caisses de retraite des entreprises inscrites au Standard & Poor 500 accusaient un surplus de 726 millions.Ce n'est qu'en 2003 qu'on est tombé à un déficit de 463 millions.Chose certaine, conclut Business- Week, les entreprises ne veulent plus entretenir de caisse de retraite.Reste à savoir qui, de l'entreprise ou de l'État, devra s'occuper des retraités.Un débat à peu près inexistant dans la campagne électorale en cours. ACTUEL SANTÉ PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE© La caféine provoque une multitude d'effets, bons et mauvais, selon la quantité consommée, ce qui explique la confusion sur les bienfaits et les méfaits du café.Le café: drogue miracle?RODOLPHE DE MELO COLLABORATION SPÉCIALE On considère plutôt le café comme un produit nuisible à la santé.Pourtant, une série d'études scientifiques démontrent que, consommé de façon modérée, le café est non seulement sans danger mais a un effet bénéfique sur la santé.Il aiderait à prévenir le cancer du foie et du côlon, protégerait contre les maladies de Parkinson et d'Alzheimer et les calculs biliaires.Il serait antioxydant, analgésique et antidépresseur.Un café par jour éloignerait-il le médecin pour toujours ?Environ les deux tiers des adultes au Canada consomment en moyenne trois tasses de café par jour.Le café aide avant tout à sortir de la somnolence du matin et à rester alerte toute la journée (ou toute la nuit, pour certains travailleurs).La caféine qu'il contient est une drogue qui provoque une multitude d'effets, bons et mauvais, selon la quantité consommée, et c'est là que réside la principale source de confusion sur les bienfaits et les méfaits du café.D'après Santé Canada, pour un adulte moyen, une ingestion modérée de caféine à des doses de 400 à 450 mg (quatre à cinq tasses) par jour n'entraîne pas d'effets nocifs.Les ennuis commencent après cette dose.Les gens tendent aussi à considérer le café comme une substance nuisible du point de vue moral, d'après Bennett Weinberg, expert américain et coauteur du livre The Caffeine Advantage : « Il y a un certain puritanisme.Les gens se disent que si on a du plaisir à consommer du café, il y a sûrement quelque chose de mal pour lequel on va payer, tôt ou tard, et qu'on ne devrait pas utiliser cette « drogue ».Pourtant, il s'agit d'une substance très sûre.Des milliards de personnes la consomment tous les jours et on n'a jamais entendu parler de cas de décès ou de maladie lié à la consommation de café.» Un exemple de confusion : une étude réalisée en 1990 sur plus de 45 000 hommes a démontré qu'une consommation modérée de café n'augmente pas les risques de maladies cardiovasculaires.Auparavant, on ne tenait pas compte du fait que les gros buveurs de café étaient aussi de gros fumeurs, une cause majeure des maladies cardiovasculaires.La caféine entraîne par contre une hypertension qui s'estompe avec le temps sous l'effet de l'accoutumance.Nous avons tous déjà subi des effets d'une surdose de café \u2014 insomnie, nausée, nervosité, palpitations cardiaques, agitation, troubles de la pensée et de l'élocution \u2014 qui nous permettent de reconnaître notre seuil de tolérance.Cependant, de 10 à 20 % des adultes nord-américains ne respecteraient pas ce seuil et feraient un abus chronique de café, ce que l'on appelle caféisme.Pour savoir si vous souffrez de caféisme, il suffit d'arrêter de prendre du café et de voir si des symptômes de sevrage apparaissent, notamment maux de tête, anxiété, irritabilité, fatigue, léthargie, somnolence, agitation.La caféine est un psychotrope, soit une substance qui agit chimiquement sur l'activité mentale, d'où ses effets positifs.Si on consomme la dose appropriée, d'une part, la sensation de fatigue, la somnolence et l'ennui diminuent et, d'autre part, la vigilance et les capacités intellectuelles augmentent, l'humeur et l'attitude envers les tâches à accomplir s'améliorent.Il s'agit d'un véritable antidépresseur, selon Bennett Weinberg : « Il existe plusieurs drogues qui améliorent l'humeur comme la cocaïne, la méthadone ou l'héroïne.Malheureusement, elles peuvent vous tuer.Pas la caféine.C'est pourquoi les gens adorent le café.C'est une chose merveilleuse qui, de façon sûre, donne de l'énergie, remonte le moral et met de bonne humeur.» La caféine influence aussi notre forme physique.D'ailleurs, les athlètes l'utilisent pendant leur entraînement, dans les compétitions, et elle est sévèrement contrôlée par les agences de dopage.La caféine augmente la capacité de travail musculaire, la vitesse de réaction, les réflexes et diminue la fatigue.Elle augmente la capacité des poumons (ce qui est aussi mis à profit dans le traitement de l'asthme).Elle peut aussi atténuer efficacement la douleur, ce qui explique pourquoi des analgésiques puissants comme Anacin(R) extra-fort, Fiorinal( R) ou Midol(R) en contiennent.La liste des bienfaits du café et de la caféine s'est allongée depuis les dernières années.Selon des études qu'on trouve dans le livre de Bennett Weinberg, le café serait un antioxydant aussi puissant que la vitamine C.Il réduirait les risques de cancer du foie, du côlon et de formation de calculs biliaires.Sans mettre en doute les bienfaits possibles de la caféine, le Dr Sylvain Chouinard, neurologue au CHUM, fait preuve de réserve : « Il y a plusieurs études qui tendent a suggérer que le café pourrait être neuroprotecteur, c'est-àdire qu'il protégerait contre la dégénérescence de certaines cellules.Mais il faut nuancer : les personnes qui développent la maladie de Parkinson, par exemple, ont tendance à moins boire de café parce qu'elles perdent le goût à la suite d'une carence de dopamine.C'est un peu la poule et l'oeuf.Je ne suis pas prêt à conseiller à mes patients de consommer du café.» Bien que le café ait des effets miracle, il reste toujours déconseillé pour les femmes enceintes, les enfants, les gens au sommeil fragile et au coeur sensible.D'après Santé Canada, pour unadulte moyen, une ingestion modérée de caféine à des doses de 400 à 450 mg (quatre à cinq tasses) par jour n'entraîne pas d'effets nocifs.Les ennuis commencent après cette dose.Nagano présente Réservez dès maintenant ! 514.842.9951 osm.ca Kent entre en scène2005Saison 101 . ACTUEL SANTÉ SITE INTERNET DE LA SEMAINE DÉCOUVERTE LA SANTÉ DANS LES MÉDIAS RAYON X Selon des chercheurs de l'Université Stanford, les consommateurs d'amphétamines se préoccupent peu de gagner ou de perdre.Des médecins ont en effet constaté que les personnes sous l'effet des dextroamphétamines étaient moins susceptibles de s'emballer à la perspective d'une récompense en argent, pour la réussite d'un exploit.Par ailleurs, les sujets étaient aussi moins susceptibles d'être affectés négativement par la perspective d'une défaite.Ces constats amènent les chercheurs à émettre la théorie que de telles drogues peuvent aider à « maintenir la motivation, malgré l'adversité ».Pour arriver à de telles conclusions, les cerveaux des sujets étudiés ont été analysés au moyen de l'imagerie par résonance magnétique.Source : Heal th Day News C'est le foie qui remplit le plus grand nombre de fonctions dans notre organisme.S'il est déréglé, bon nombre de symptômes peuvent apparaître : maux de tête, manque d'appétit, fatigue, irritations à l'intestin, sommeil difficile, début d'asthme, etc.S'il est en santé, le foie filtre toutes les toxines qui circulent dans le sang.Il aide l'organisme à dégrader les microbes, les virus et toutes sortes de déchets en composés moins toxiques avant leur élimination.Il emmagasine vitamines, minéraux, protéines pour les redistribuer à notre organisme lorsqu'on en a besoin.Il détruit l'excès de «mauvais » cholestérol.Source : www.s e rvicevi e .com INFO-SMOG est un programme qui vise à informer la population sur les concentrations de smog présentes dans l'air ambiant et plus particulièrement lorsque celles-ci risquent d'atteindre ou atteignent des niveaux dommageables pour la santé et l'environnement.Les prévisions quotidiennes sont disponibles sur : http : lavoieverte.qc.ec.gc.ca/ atmos/smog/estival\u2014f.html.La malaria, comme le sida, tue des millions de personnes.Mais contrairement au sida, cette maladie est curable.Dans le dernier numéro du Time américain, un article signé Christine Gorman, intitulé « Death by Mosquito », décrit les ravages de cette maladie et les solutions qui pourraient permettre d'enrayer cette épidémie qui touche essentiellement les pays en développement.CITATION DE LA SEMAINE « Tout ce qu'on souhaite, c'est qu'elle ait le meilleur psychologue au monde.» Commentaire de Francine Poulin, la mère de Julie Bureau.Retrouvée le week-end dernier à Beauceville après une fugue de trois ans, l'adolescente refuse de rentrer au bercail.Que mange bébé dans son carré de sable?JACINTHE CÔTÉ LA NUTRITION COLLABORATION SPÉCIALE L'été, les enfants de tous les âges jouent dans le sable.Les premières fois, que ce soit à la plage, au parc ou dans le carré de sable à la maison, la plupart des jeunes enfants vont en manger.Entre 18 mois et 2 ans, l'ingestion ou la mise en bouche de substances non nutritives est considérée comme normale.Si cela se prolonge dans la troisième année, cependant, on juge que ce comportement est inapproprié en ce qui à trait au développement de l'enfant.Normale ou pas, cette habitude comporte des risques pour la santé des enfants.Cela peut entraîner des empoisonnements, des infections et d'autres complications.C'est pourquoi l'intervention d'un adulte est parfois nécessaire pour essayer de réduire ou d'arrêter ce comportement.Pica On nomme « pica » le fait de vouloir manger et de manger des substances qui ne sont pas comestibles.Il peut s'agir d'ingestion de sable, mais aussi de terre, d'écailles de peinture, de grains de café, de cheveux, de papier et de cigarettes.Passé l'âge de 3 ans, la plupart des enfants n'ont plus ce comportement.On remarque cependant qu'il peut persister chez ceux qui souffrent de carences nutritionnelles, d'un retard mental, d'autisme ou d'autres problèmes de développement.Chez ces enfants, le pica est considéré comme un symptôme secondaire.Si on remarque que cette mauvaise habitude perdure pendant plus d'un mois, il est préférable de consulter un pédiatre.Il sera alors possible de déterminer si ce comportement résulte d'une anémie liée à un apport de fer insuffisant.Une carence en fer est couramment associée au pica.Bien que les données scientifiques soient encore insuffisantes pour appuyer cette hypothèse, on croit que le pica pourrait aussi être associé à des carences en zinc, en calcium, en thiamine, en niacine ainsi qu'en vitamines C et D.Un geste apparemment inoffensif L'ingestion ou la mise en bouche de substances non comestibles peut entraîner des empoisonnements et des infections parasitaires.Cela peut aussi entraîner des problèmes de fonctionnement du tube digestif.L'intoxication au plomb est l'empoisonnement le plus communément associé au pica.Le plomb peut avoir des effets graves aux points de vue neurologique, cardiovasculaire et rénal.Ce composé peut également nuire au système endocrinien, soit au fonctionnement des glandes et à la sécrétion d'hormones.Chez les jeunes enfants, les symptômes d'un empoisonnement au plomb apparaissent subitement.Ils sont caractérisés par des vomissements, des convulsions, des pertes de conscience qui persistent de un à cinq jours, signe d'un début d'encéphalopathie (problème au cerveau).Dans les semaines précédant l'apparition de ces symptômes, l'enfant peut être plus irritable et avoir tendance à moins jouer.En ingérant des substances non comestibles, les enfants s'exposent à des risques accrus d'infections parasitaires.L'ingestion de sable, de terre ou d'argile, par exemple, peut entraîner la toxoplasmose, une infection causée par un parasite protozoaire.Cela peut aussi entraîner la toxocariose et la trichuriose, des infections causées par des larves nématodes, des vers qui peuvent être d'une longueur variant entre un millimètre et un mètre Les symptômes d'une infection à un parasite protozoaire peuvent varier, mais ils sont généralement caractérisés par l'inflammation des ganglions, la fièvre et une pharyngite.La prise d'antibiotiques est le traitement de choix pour s'en débarrasser.Les larves nématodes, pour leur part, peuvent entraîner de la fièvre, la perte d'appétit et de l'irritation cutanée.Heureusement, ces infections disparaissent en l'espace de six à 18 mois, quand l'ingestion de sable, de terre ou d'argile cesse.Des problèmes de constipation, d'obstruction et même de perforation gastro-intestinale peuvent également résulter de l'ingestion de substances non comestibles.Ces problèmes seraient causés par la formation de bezoars gastro-intestinaux, soit une accumulation de matières non digérées agglomérées dans une partie du tube digestif.Prévenir plutôt que guérir Le but de cette chronique n'est pas de vous alarmer et d'empêcher les enfants de jouer dans le sable.Il vise seulement à vous informer que ce comportement d'apparence inoffensive peut avoir des conséquences sur la santé des enfants.La plupart apprennent par euxmêmes que les substances non comestibles ont mauvais goût et cessent d'en mettre dans leur bouche.Dans le cas contraire, on peut leur dire que ça n'a pas bon goût, que le sable est fait pour jouer et non pour manger ! Même si l'ingestion de sable ne fait pas partie des activités de plage, du carré de sable ou du parc (!), il est important de rappeler aux enfants de se laver les mains avant de manger.Cela aidera grandement à prévenir les infections.L'auteure de cette chronique hebdomadaire est membre de l'Ordre professionnel des diététistes du Québec.Une fois par mois, la chronique nutrition porte sur vos questions et commentaires.Adressez-les à : Chronique nutrition La Presse 7, rue Saint-Jacques Montréal, QC H2Y1K9 ou par courriel à : questiondenutrition@hotmail.com PHOTO KARIE HAMILTON, AP Bébé doit apprendre très vite que le sable va dans le seau, pas dans la bouche.L'ingestion de substances non comestibles comporte des risques pour la santé.CAPSULE Si vous êtes un homme ayant des troubles érectiles, nous apprécierions votre collaboration via une étude, visant à améliorer la compréhension de la nature de cette condition S.V.P.contacter 1 800 361-1318 afin de savoir si vous êtes admissible.Stephen Murphy, sans frais, du lundi au vendredi , entre 9 h et 20 h (HNE), au numéro ESTHÉTIQUE ET ÉLECTROLYSE ACADÉMIE ÉDITH SEREI: Vous voulez des soins en esthétique ou en électrolyse à prix raisonnable ?Appelez l'Académie Édith Serei pour vous faire gâter par nos étudiantes.Soins sur rendez-vous seulement.(514) 849-6171.Microbes programmés D'ici 10 ans, les ingénieurs auront peut-être à leur disposition une première génération de microbesrobots, c'est-à-dire des bestioles génétiquement programmées pour accomplir une tâche précise : par exemple, détecter des explosifs, extraire l'hydrogène de l'eau pour en faire du carburant, diagnostiquer des maladies.En juin, la poignée de spécialistes de ce domaine se sont réuniss au Massachusetts Institute of Technology pour définir leur nouvelle discipline, la biologie synthétique.Il ne s'agit plus, prédisent-ils, de simplement introduire un gène étranger, mais de retravailler des réseaux entiers de gènes à l'intérieur d'un être vivant \u2014 afin que l'organisme adopte les nouveaux comportements que l'on souhaite qu'il adopte.Revers de la médaille : une telle technologie pourrait devenir une arme, si on devenait capable d'engendrer des microbes- robots producteurs de poisons.Agence Sci ence-Presse . ACTUEL SANTÉ Le grand air des festivals RICHARD CHARTIER OXYGÈNE rchartie@lapresse.ca Descendre au centre-ville à bicyclette en tirant la poussette \u2014 tirer la poussette, ah bon! \u2014 sans emprunter la piste cyclable nordsud n'est pas de la première évidence.Z'en effet, on peut : 1) ne pas habiter sur le Plateau Mont- Royal et 2) quand même faire ses déplacements urbains à bicyclette.Chose sûre, le Zoomer et moi n'étions pas d'humeur à nous priver du bonheur d'aller farfouiller et fafouiner au Festival de jazz pour la troisième fois en cinq jours.Et puis le stationnement pour vélos, angle Saint-Laurent et de Maisonneuve, quoique exigu, constituait une invitation irrésistible pour moi et mon garçon de 3 ans presque et demi qui sommes peu portés vers le motorisé.Ah ! l'été à Montréal, c'est tellement une belle saison.Évidemment, on emmerde les automobilistes avec toutes ces rues bloquées, ces randonnées cyclistes et ces cadets de la police qui dirigent le trafic, de juin à septembre.On est dans la civilisation des loisirs ou on l'est pas ! Alors pour ajouter au bordel, et parce que je me demande bien comment je pourrais faire autrement, je tire ma poussette avec prudence sur les trottoirs quand il s'agit d'une voie fréquentée.Mais attention, pas question de bousculer les piétons, ni même de leur réclamer le passage.Parfois, nous avançons de longs moments derrière les marcheurs qui ne nous voient pas et nous attendons le moment de les doubler, toujours avec civilité et sans empressement, autrement, ça devient une agression.Fin de la parenthèse.« On va au jazz !» Georges est tout excité de revenir au Festival.« On va au jazz, papa ! Viens, viens ! » Il me tire, je n'emboîte pas le pas assez vite.Une gauche sur Saint-Urbain.« On n'y va pas, papa ! Tu dis non ! Je veux aller au jazz ! » Il râle comme ça pour me forcer à le rassurer, à lui dire : « Oui, on y va, qu'est-ce que tu racontes ! Regarde, c'est là.» On passe enfin la barrière de la rue Sainte-Catherine.Des rumeurs et des rythmes nous parviennent d'un peu partout, Georges montre du doigt la scène GM, qui se dresse au coin de Jeanne-Mance.Je n'ai pas fini de lui expliquer qu'il ne se passe encore rien sur cette scène que nous sommes attirés par la parade du Festival qui s'en va en créant comme un remous au coeur de la mare humaine dans laquelle nous baignons.Georges ne veut rien manquer.Le banjo, la clarinette, le trombone, les belles danseuses aux perruques en tresses de perles ; il devient euphorique, mon gars, et quand une des belles vient le prendre par la main pour l'inviter à danser, il se met à lui jaser (jazzer ?).Il faut danser, p'tit nono ! Pas besoin de lui faire la cour, Georges, t'as déjà pogné ! Mais il y a aussi ces personnages géants, hauts comme une maison, qui suivent avec leurs instruments de musique.Le Zoomer reste bouche bée.« Papa, regarde ! Regarde ! » Mais là, on est rendu au village du Festival, il y a plein de trucs pour les enfants : un clavier de piano de taille royale sur lequel les petits peuvent sautiller \u2014 Georges ne marche que sur les noires, monsieur est en dièse peut-être ?\u2014 des glissoires de différentes tailles, un carré de sable même, une tente de maquillage (pour ça, faut pas être pressé.), un atelier de bricolage, un théâtre de marionnettes, un clown ici, une magicienne là.Comme dans un resto où tout est trop bon, le Zoomer finira par en prendre un de chaque.Il n'est pas question ici de vous convaincre d'aller vous ébattre au Festival de jazz \u2014 depuis deux semaines ses notes et ses syncopes sont toutes retombées, plusieurs sur CD ou DVD \u2014 mais de ne pas vous priver des joies du plein air urbain, parfois un peu chaotique il est vrai, que nous offrent toutes ces manifestations culturelles au centre-ville.Pour le jazz, réservez vos dates et surtout choisissez les moments propices pour l'an prochain (on évite la cohue en semaine et de jour, mais pour les gros shows, on n'a pas le choix).Pour ma part, je n'aurais jamais pensé que mon Georges allait autant s'amuser au Festival de Ménard et Simard.Notre premier morceau, pour vous donner une idée, a été La petite école du jazz, un spectacle à caractère éducatif d'une durée de 45 minutes dans la grande place du Complexe Desjardins.Ç'a passé à une vitesse folle et on n'a pas entendu un enfant rechigner dans l'auditoire assis sur des matelas de sol.En ce moment, il y a le Festival Juste pour rire où j'espérais emmener mon Georges au cours des derniers jours, mais ce fut une grosse semaine avec, à la clé, les préparatifs d'un petit voyage\u2014au Québec \u2014 dont je vous ferai bientôt partager les plaisirs.Il y a un autre voyage qui s'annonce \u2014 virtuel \u2014 et j'aurai finalement pris un bien long détour pour y arriver : le Festival des films du monde de Montréal.Mon 15e, cette année.Pour tout vous avouer, j'ai pensé décrocher.Sans raison particulière, peut-être par crainte de me faire ronger les jambons par les souris du Parisien, peut-être parce que je m'ennuie d'Henry Welsh qui a claqué la porte l'an dernier, peut-être parce qu'y en a marre de voir le patron du FFM et Langlois se bouder.Et puis, et puis, oups ! la p'tite flamme s'est rallumée, allez savoir comment.Georges et Isabelle.Je crois qu'avec le temps, il m'est rentré dans la peau, ce FFM.Il fait partie de l'été, il en est une part organique, j'en ai besoin comme d'un café fort le matin.Le jeudi 26 août, à 10 h, quand les purs et durs seront assemblés à l'Impérial (remis à neuf, pardon.à vieux) pour le film d'ouverture, j'en aurais été malade d'être ailleurs sous le magnifique soleil de septembre, de tromper cette relation qui m'éloigne des parcs et des sentiers pendant 12 jours.Dans quelques jours, je serai comme un enfant à la conférence de presse de M.le président et de Mme Cauchard.Quelle paire ils font ces deux-là, quand même! Tout le monde pensait l'abattre, ce monsieur, le mettre sous enquête, s'en débarrasser.Mais il a rebondi, comme disent les experts de trampoline, il réapparaît, glorieux comme une divinité, peut-être plus fort que jamais.Ceux qui songeaient à tirer la plogue, l'an dernier, sont là comme si rien d'ennuyeux ne s'était passé.Il n'y a plus de conflit de dates avec le Festival du film américain de Toronto.Et, en prime, même si on n'en a pas encore parlé, une nouvelle catégorie fait cette année son apparition au FFM et je vous la donne en mille : le cinéma et le sport, yesss ! Et si cela ne suffisait pas, il y aura aussi Isabelle Adjani.Va falloir que je la présente à Georges.On ne sait jamais ! PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Les enfants en ont eu plein les oreilles, plein les yeux et même plein la figure pendant le Festival de jazz de Montréal.Typhoïde ou virus du Nil?La mort d'Alexandre le Grand reste un mystère AGENCE FRANCE-PRESSE WASHINGTON \u2014 La cause de la mort d'Alexandre le Grand reste toujours un mystère et suscite un débat entre scientifiques qui privilégient la thèse du virus du Nil occidental et ceux qui pensent qu'il est mort de la typhoïde.L'histoire retient qu'Alexandre, roi de Macédoine, est mort à 32 ans terrassé en quelques jours par une fièvre maligne à Babylone en 323 avant J.C., mais la cause de cette fièvre demeure incertaine.De multiples hypothèses ont été avancées : empoisonnement, paludisme ou cirrhose du foie due au penchant d'Alexandre pour l'alcool.Les scientifiques privilégient plutôt la typhoïde ou une infection due au virus du Nil occidental.Le débat vient de rebondir dans le numéro de juillet de Emerging Infectious Diseases, publié par les Centres de prévention et de contrôle des maladies (CDC), avec une série de lettres contestant la thèse du virus du Nil occidental.Dans un article paru en décembre 2003 dans cette même publication, deux chercheurs américains, John Marr, épidémiologiste au département de la Santé de Virginie, et Charles Calisher, de l'Université de l'État du Colorado, estimaient que la mort d'Alexandre racontée par le biographe grec Plutarque quelques siècles plus tard montrait qu'il s'agissait d'une encéphalite due au virus du Nil occidental.Ce virus contamine habituellement les oiseaux sauvages mais peut accidentellement être transmis à l'homme par piqûres de moustiques eux-mêmes contaminés auprès d'oiseaux infectés.L'infection passe généralement inaperçue ou se présente sous la forme d'une grippe.Dans certains cas, la maladie peut se compliquer d'une méningo- encéphalite.La mort de corbeaux Dans leur article, Marr et Calister s'appuient sur un passage dans Plutarque qui parle de la mort de corbeaux alors qu'Alexandre entrait dans Babylone.« Le comportement inexplicable des corbeaux rappelle la mort d'oiseaux quelques semaines avant l'apparition aux États-Unis des premiers cas humains d'infection due au virus du Nil occidental », affirment- ils.David Oldach, de l'école de médecine de l'Université du Maryland, relativise l'importance de la présence des oiseaux en soulignant que Plutarque n'a jamais eu la prétention d'écrire de l'histoire et qu'il est obsédé par les présages tirés de l'observation du vol des oiseaux.Il y a six ans, David Oldach et des collègues de l'Université du Maryland avaient publié un article dans lequel ils concluaient qu'Alexandre le Grand était mort de la typhoïde en s'appuyant sur les symptômes décrits par Plutarque.Burke Cunha, du Winthrop-University Hospital à Mineola (New York), affiche également ses doutes et estime que « les fièvres ne sont pas la caractéristique la plus frappante d'une encéphalite due au virus du Nil occidental ».Selon lui, cette maladie commence plutôt « de manière aiguë avec des signes initiaux de confusion mentale et de faiblesse musculaire » et il préfère la thèse de la typhoïde.Quant à Massimo Galli, de l'Université de Milan, il estime que le virus du Nil occidental n'existait pas au moment de la mort d'Alexandre.En réponse à ses détracteurs, John Marr ne conteste pas le sérieux de la thèse de la typhoïde mais fait remarquer que pour ce genre de maladie, comme pour le paludisme, d'autres cas similaires sont généralement constatés, ce qui ne fut apparemment pas le cas.La polémique ne devrait pas manquer de rebondir avec la sortie cette automne du film sur Alexandre le Grand réalisé par le réalisateur américain Oliver Stone, avec en vedette l'acteur irlandais Colin Farrell.ARCHIVES AFP Alexandre, roi de Macédoine, est mort à 32 ans, terrassé en quelques jours par une fièvre maligne à Babylone en 323 avant J.C. LOISIRS À TIRE D'AILE Lemming, oie et harfang des neiges, un drôle de ménage PIERRE GINGRAS Chasseurs d'oies des neiges, autant vous le dire tout de suite : les premières observations provenant du Grand Nord laissent croire que le taux de succès de nidification des oies des neiges sera plus faible cette année par rapport à l'an dernier.La situation devrait se traduire par un nombre moins élevé de jeunes dans la population (le taux atteignait 27% au cours de l'automne 2003).Il n'en reste pas moins que le nombre d'oiseaux devrait se situer entre 800 000 et un million, ce qui est tout de même considérable.L'effort de reproduction a donc été moins important que prévu, du moins dans l'île Bylot, où niche de 15 à 20 % de la population d'oies des neiges, un territoire où se concentrent aussi les chercheurs de l'UQAM, de l'Université Laval ou du Service canadien de la faune.Si le printemps a été très hâtif cette année dans ce coin de pays, les conditions se sont nettement détériorées par la suite.Par exemple, il a neigé sans cesse entre le 10 et le 24 juin, ce qui a découragé plusieurs parents.La deuxième semaine de juin correspond à la période la plus intense de nidification, rappelle Jean-François Giroux, qui était sur place à ce moment-là.Le chercheur de l'UQAM rappelle toutefois que ces données concernent uniquement l'île Bylot.On ignore quelles ont été les conditions climatiques ailleurs durant la période de reproduction et les chercheurs se refusent à toute généralisation.L'île Bylot est située au nord de la terre de Baffin, à environ 3000 km du Saint-Laurent, mais plusieurs oies vont nicher ailleurs, parfois jusqu'à 1000 km plus au nord, dans l'île d'Ellesmere, ou encore au Groenland, plus à l'est.Une profusion de lemmings Si les conditions climatiques ont été difficiles, la très grande quantité de lemmings vivant dans l'île a favorisé la reproduction, explique le chercheur.Ces petits rongeurs connaissent des explosions de population tous les quatre ans.Le printemps dernier, ils étaient extrêmement nombreux.Or, le lemming est un élément crucial de la chaîne alimentaire dans le Grand Nord, notamment pour le harfang des neiges, le renard arctique et les labbes, de gros oiseaux nordiques.Quand les lemmings sont nombreux, les harfangs des neiges nichent en abondance et produisent beaucoup de petits.Ils s'installent habituellement le long de rivières, sur un gros rocher ou un petit promontoire, habituellement à deux ou trois kilomètres les uns des autres.Les oies des neiges apprécient la présence des rapaces au point de se regrouper autour de leurs nids pour couver, parfois à quelques mètres de la nichée de la grosse chouette blanche.Si bien que chaque nid de harfang peut donner lieu à un rassemblement de quelques dizaines de couples d'oies, mais parfois jusqu'à 200 ou 300, dit Jean-François Giroux.Parents attentifs, les harfangs sont aussi très agressifs vis-à-vis de tout ennemi qui voudrait s'en prendre à leurs oeufs ou à leur progéniture.Et ici l'ennemi porte le nom de renard arctique.Le harfang ira attaquer l'intrus jusqu'à une distance de 650 mètres de son nid, un comportement qui fait évidemment l'affaire des oies puisque le renard apprécie beaucoup les oeufs du grand palmipède et même quelques oisons dodus, s'il en a l'occasion.La chasse devient plus risquée en territoire harfang.Et comme la population de lemmings était élevée, les renards ont préféré aussi se rabattre sur une cible plus facile pour se remplir l'estomac.Ce sont autant d'éléments qui contribuent au succès de la reproduction.La situation est identique avec le labbe parasite et le labbe à longue queue, des oiseaux rarement vus dans le sud du Québec.Comme ils ont des tonnes de lemmings à se mettre dans le bec, ils bouffent beaucoup moins d'oeufs d'oies blanches.La majorité des oies des neiges voient le jour vers le 10 juillet.Leur croissance est extrêmement rapide.Six semaines plus tard, lors de leur envol, les oisons ont grossi de 100 g à environ deux kilos.Le début de la migration d'automne commence vers la miaoût.PHOTO AP Les oies des neiges apprécient le voisinage du harfang des neiges lorsqu'elles nichent.PHOTO AFP Le lemming est une des principales proies dans le Grand Nord, notamment pour le harfang des neiges et le renard arctique.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Amende de 3750$ pour l'importation d'une conure à tête rouge Luc Desgagnés habite à Nepean, en Ontario.En novembre dernier, il s'est fait arrêter au poste-frontière de Peace Bridge, à Fort Érié.Le motif : importation illégale d'une magnifique conure à tête rouge, un perroquet protégé par la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES).Au début de juillet, M.Desgagnés a été condamné à payer une amende de 3750 $ pour avoir importé ce perroquet sans permis.Son oiseau a aussi été saisi pour être remis à une institution.Tous ces problèmes pour un volatile estimé à environ 500 $ dans une animalerie.L'enquête d'Environnement Canada a toutefois démontré que l'oiseau avait été transporté de Porto Rico à New York en avion, puis en voiture jusqu'à la frontière.Une fois aux douanes, autant les officiers américains que canadiens ont indiqué au propriétaire qu'il fallait un permis spécial des autorités américaines pour que son oiseau puisse entrer au Canada.N'ayant aucun permis, l'Ontarien a quand même décidé de se présenter à un autre poste frontière, une journée plus tard, en cachant son oiseau.Mais en vain.La conure à tête rouge est inscrite à l'annexe 2 de CITES, qui oblige les propriétaires des oiseaux mentionnés, notamment tous les perroquets, à obtenir un permis d'exportation et cela même s'il s'agit d'un spécimen de cage ou de volière.Dans le cas présent, le permis devait être délivré par de US Fish and Wildlife Service (ce qui exige normalement quelques semaines).Pour exporter un animal ou une plante figurant à l'annexe 1 (il s'agit alors d'une espèce menacée), le propriétaire doit obtenir un permis CITES des autorités du pays « exportateur» et du pays « importateur ».Originaire des régions côtières du sud de l'Équateur et du nord du Pérou, la conure à tête rouge est un perroquet d'une trentaine de centimètres.L'espèce est maintenant établie en permanence dans plusieurs comtés de la Floride, où elle niche, de même que dans la région de San Francisco, en Californie.En Floride, les premiers spécimens ont été aperçus à Miami en 1983 ; il s'agissait probablement d'oiseaux échappés de cages ou encore libérés par leurs propriétaires.Deux regroupements importants volent aujourd'hui dans le ciel de Miami.PHOTO FOURNIE PAR MARK BRITTNER PHOTO AP Une conure à tête rouge.Le golfeur John Means attaqué par un carouge au moment où il cherchait une balle égarée lors d'un tournoi dans le Wisconsin, en juin dernier.Le carouge contre-attaque Grand amateur de vélo, Jean-Marie Poulin, de Victoriaville, raconte avoir été attaqué à deux reprises par des carouges lors de randonnées, notamment par un mâle qui a quitté son poste de guet pour virevolter au-dessus de lui.« Il m'a finalement attaqué par derrière pour s'en prendre à la couette de cheveux qui dépassait de mon casque, écrit-il.Attaque, le mot est un peu fort.Une pincée de bec ou de griffes dans les cheveux.Une escarmouche.Ça surprend drôlement.Mais pour tout dire, les oiseaux, c'est un des plaisirs du vélo.J'imagine que les carouges s'installent fréquemment dans les herbes des fossés pour faire leur nid.Ils ont les épaules d'un rouge particulièrement éclatant en juin, l'amour oblige, sans doute, de quoi nous rendre les oiseaux noirs, ces malaimés, plus sympathiques.» Micheline Chaput, qui vient d'emménager à l'Île-des-Soeurs, ne voit pas tout à fait les choses du même oeil.Ses « nouveaux voisins », des carouges, l'ont aussi attaquée à deux reprises, ce qui lui a rappelé le célèbre film d'Hitchcock.Dans un cas, c'est une femelle qui a tenté de lui faire un mauvais parti.« Je n'ai jamais vu d'oiseaux attaquer ainsi, dit-elle.Sont-ils dénaturés ?Il semble que les carouges du petit parc près de la maison attaquent régulièrement, même les cyclistes.Ces oiseaux sont-ils malades ?La période de nidification est-elle en cause ?» Les attaques de carouges sont très fréquentes en période de nidification et effectivement, les cyclistes en sont souvent les premières « victimes ».Et il ne s'agit pas d'une version réaliste du film The Birds.Ces oiseaux ne font que défendre le petit territoire où ils ont installé leur nid.Mais parfois, ils y mettent une vigueur surprenante et intimidante, ce qui est justement le but de l'exercice.Ce comportement disparaît quand les oisillons deviennent indépendants.LE CARNET D'OBSERVATION Mauvaise saison pour les outardes Même si les bernaches ont été plus nombreuses à nicher cette année dans le Grand Nord québécois, les conditions météorologiques difficiles au moment de la nidification ont causé leur lot de problèmes.Si bien qu'on s'attend à ce que le nombre de jeunes soit plus bas que la normale, même si le nombre de couples nicheurs a augmenté.Les derniers recensements aériens ont permis d'évaluer le nombre de nids à 175 000, a indiqué Jean Rodrigue, biologiste au Service canadien de la faune.Ces chiffres sont d'ailleurs assez précis, fait-il valoir, parce que l'inventaire mené annuellement depuis 1994 sur le même territoire exige une cinquantaine d'heures d'avion à basse altitude, à environ 30 ou 50 mètres du sol.Le territoire survolé est situé dans la partie nord du Québec, de la baie d'Ungava jusqu'à la baie d'Hudson.Hirondelle au nid Je vous ai raconté en détail l'aventure du couple d'hirondelles rustiques qui est venu loger dans ma grange pour y élever sa famille.Les petits se sont envolés le 4 juillet, mais le lendemain soir, ils étaient de retour et trois d'entre eux s'entassaient de peine et de misère dans leur nid pour y passer la nuit.Quelques jours plus tard, la marmaille ne couchait plus dans la grange, mais revenait chaque jour visiter les lieux.Les parents, eux, ont toujours dormi sur place.Puis, surprise, voilà que madame s'est mise à pondre à nouveau dans le même nid, qu'elle couve depuis le 13 juillet.Une deuxième nichée ! Il est assez rare que les hirondelles des granges aient deux nichées dans la même saison au Québec, mais cela est fréquent dans le sud de son aire de distribution."]
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