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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2004-07-31, Collections de BAnQ.

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[" ALAIN BASHUNG INVESTIT NOS GRANDS ESPACES.PAGE 3 FRANCOFOLIES HENRI SALVADOR: LE CROONER CABOTIN PAGE 2 > Voir ACCORDS en 4 PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Grâce à sa chanson Hawaïenne, le groupe Les Trois Accords est devenu numéro un au Québec.Les musiciens ont d'ailleurs déjà commencé à s'embourgeoiser.et jouent au golf sur le toit de leur penthouse ! Le bassiste Pierre- Luc Boisvert pratique son coup de départ sous les regards visiblement impressionnés de Charles Dubreuil, Simon Proulx, Alexandre Parr et Olivier Benoît.LES TROIS ACCORDS LANCENT ET.COMPTENT ! Regardons les choses en face: la chanson manque souvent d'humour.Faisant un pied de nez au grattage de bobos égocentrique, Les Trois Accords concoctent des tounes rock épaisses et diablement accrocheuses qu'on écoute en se tapant sur les cuisses.Et ce n'est pas qu'un plaisir solitaire : le quintette originaire de Drummondville, en spectacle demain soir aux Franco Folies, trône au sommet du palmarès des ventes francophones.Discussion un peu décousue avec un groupe phénomène né en Absurdistan.Seuls les hypocrites peuvent prétendre que le succès ne change pas le monde.Même des artistes underground a priori peu disposés à connaître les délices de la richesse et de la célébrité comme les membres des Trois Accords finissent par se laisser avoir.Sa chanson Hawaïenne installée à demeure sur les ondes commerciales et son Gros Mammouth Album en forte demande chez les disquaires, le quintette s'amuse (et profite) de son triomphe aussi inattendu qu'inespéré.Unpeuplus d'unanaprès avoir quitté la maison de troglodyte (lire : le trou) où ils ont composé l'essentiel de leur premier disque, la moitié des membres du groupe ont emménagé dans un confortable penthouse situé sur le toit d'un immeuble d'apparence quelconque \u2014 une manière de préserver leur anonymat, sans doute.Ce n'est pas tout, leur nouveau logis est doté d'une immense terrasse à plusieurs paliers.Ne manque plus qu'un bain à remous pour se prélasser avec les groupies.«Le jacuzzi, on va l'avoir quand on aura vendu 20 000 albums», assure Olivier Benoît, l'un des chanteurs du groupe drummondvillois.Enattendant, ils s'embourgeoisent déjà.en jouant au golf! Les pieds bien plantés sur deux carrés de gazon écologiquement artificiel, l'un ou l'autre peut pratiquer son coup de départ en envoyant des balles jusque dans le grand parc situé en face, de l'autre côté de la rue.«J'en déjà ai claqué quatre ou cinq, mais je ne suis pas encore allé les chercher», signale Charles Dubreuil, le batteur, ALEXANDRE VIGNEAULT d'un ton insouciant.Henri Salvador LE PÈRE DE LA BOSSA-NOVA! Les Événements FORD ESCA PE 1er AOÛT À20h, Salle Wilfrid-Pelletier, Place des Arts Achetez vos billets PA RTÉLÉPHONE: (514 )908-9090 ou (514 )842-2112 PARINTERNET: www.ticketpro.ca ou www.pda.qc.ca EN PERSONNE:au Spectrum, 318, rue Sainte-Catherine Ouest FRANCOFOLIES HENRI SALVADOR Crooner cabotin ALEXANDRE VIGNEAULT Faire un disque, c'est sérieux, selon Henri Salvador.« On joue avec la sensibilité des gens, on n'a pas le droit de chanter des bêtises », a-t-il soutenu l'an dernier.Mais hors du studio, la règle ne tient plus.Le vieux charmeur sait trop que l'humour est une arme de séduction massive pour s'en passer.Sourire aux lèvres, il a aisément déridé la vingtaine de journalistes qui s'étaient présentés à la conférence précédant son concert programmé demain à la salle Wilfrid-Pelletier.« Je ne pensais jamais qu'un homme de cet âge me traînerait jusqu'à cinq heures du matin dans les rues de Montréal », a affirmé le producteur Guy Latraverse, évoquant une longue soirée passée au casino lors de la dernière visite d'Henri Salvador au Québec, il y a deux ans.Un instant après, le vénérable crooner \u2014 il a eu 87 ans le 18 juillet \u2014 s'installait à sa gauche, l'air frais, l'esprit vif et le ton léger : « Le vieillard, c'est moi ! » Invité à commenter le récent décès de Sacha Distel, à qui il a enseigné la guitare, il n'a pas quitté sa bonne humeur et évoqué l'une de leurs premières rencontres.Distel lui avait demandé à quoi cela pouvait bien servir de jouer de la guitare.« À tomber les filles, lui avait répondu Henri Salvador.On s'est vite aperçu qu'il n'avait pas besoin de guitare.Et il les a toutes tombées ! » Ses amis et collègues partent, mais Henri Salvador ne montre pas de signes d'essoufflement.Sa carrière a d'ailleurs pris un nouveau départ depuis Chambre avec vue et Ma chère et tendre, deux albums où il excelle dans le rôle du crooner.Des réussites qui l'ont d'ailleurs convaincu d'arrêter de faire le bouffon, sur scène, puisque cela ne cadre pas avec le ton délicat et sensuel de ses nouvelles chansons.« Je ne le fais plus, confirme-t-il.J'ai toujours rêvé de faire le crooner et je me régale.Et je constate que le public est aussi attentif que lorsque je faisais le pitre.» Déçu de la chanson française \u2014 « elle en prend plein la gueule », dit-il \u2014, il mise tout sur Keren- Ann Zeigel, jeune auteure qui lui a offert plusieurs textes, dont Ailleurs, Chambre avec vue et Jazz Méditerranée.Il la place même dans la lignée des seuls auteurs qui trouvent grâce à son oreille musicienne : Ferré, Trenet, Brassens et Souchon.« C'est elle, le grand talent », insiste-t-il Et Benjamin Biolay, autre important architecte de Chambre avec vue ?« Biolay a voulu s'approprier tout le succès du disque, signale- t-il, sans cacher que ça l'avait agacé.Je suis arrivé avant Biolay et je suis encore là.Et Biolay, on ne sait pas s'il va durer.» Mais à part sa pointe lancée en direction de cet auteur, compositeur et réalisateur assez prisé en ce moment en France, Henri Salvador ne balancera aucun de ses collègues qu'il ne juge pas très bons.\u2014 Ceux qui sont mauvais, on le sait non ?a-t-il lancé à l'endroit d'un journaliste.\u2014 C'est une question de goût, a répondu l'autre.\u2014 Vous avez le droit d'avoir mauvais goût, a convenu le vieux chanteur, d'un ton plus rieur qu'arrogant.De retour à la Place des Arts demain \u2014 il y a chanté il y a deux ans à l'occasion des 14es Franco Folies \u2014, Henri Salvador présentera une version réduite du concert qu'il a offert l'hiver dernier au public français.Au lieu d'un orchestre de 50 musiciens, il sera accompagné d'un ensemble de 15 musiciens.Mon collègue Alain Brunet, qui l'a vu sur scène au début du mois de février, l'avait trouvé « droit et souple », comme le vieux Trenet.« Il swingue à mort comme il l'a fait toute sa vie », a-t-il écrit dans ces pages.Ça promet pour demain.Et si vous le ratez cette fois-ci, consolez- vous, le vieux monsieur n'en est pas à son dernier tour de piste.Il ne se voit pas tout arrêter pour s'installer dans un jardin pour écouter les chants des oiseaux et il le clame fièrement : « Je suis contre la retraite ! » Henri Salvador n'en est pas à son dernier tour de piste.Il ne se voit pas tout arrêter pour s'installer dans un jardin pour écouter les chants des oiseaux et il le clame fièrement : « Je suis contre la retraite ! » PHOTO MICHEL GRAVEL, LA PRESSE © « Ce n'est pas très difficile ce que je fais », assure le sympathique Henri Salvador, lorsqu'il est question de sa resplendissante forme physique.NOS CHOIX PAPILLON Ne vous fiez pas à sa gueule d'ange.Papillon est tout sauf bien élevé.Et s'il est pur, c'est dans le sens rock'n'roll du terme.Quand il se tortille sur la scène, on croirait voir le fils (illégitime) de Mick Jagger et Pagliaro.Ajoutez un peu de Lucien Francoeur (pour le «chantage» parlé) Éric Lapointe (pour le parrainage) et une bonne paire de vous savez quoi, vous obtiendrez quelque chose comme une belle bibitte à voir.> 20h et 22h, scène du Monde Franco Fou Le lait, aux portes du complexe Desjardins ABSOLU Absolu, c'est absolument québécois.Ça décape en tab.et ça sonne comme une tonne de briques.Encore du rock?Pourquoi pas, on est samedi soir, après tout! Et c'est en plein l'heure de la bière! Dans la lignée des Queens of the Stone Age, ce groupe aux guitares musclées nous la joue heavy, tout en proclamant très haut ses racines «keb».Franco Folies?Franco Furie, stie! > 22h, la Zone Bleue, dans le parc des Festivals VENDREDI 30 JUILLET LE GUIDE DU FRANCOFOU SPECTRUM 318 rue saint-Catherine Ouest CABARET MUSIC-HALL 2111, boulevard Saint-Laurent COMPLEXE DESJARDINS Rue de Bleury Rue de Bleury Rue Saint-Urbain Rue Clark Boulevard Saint-Laurent Boulevard Saint-Laurent Rue Saint-Urbain LA ZONE Labatt Bleue Scènes extérieures Les Partys du Shag Bleue Dry P P P LEMONDE HIP HOP Solo L'AIRE Ford Focus LEMONDE FRANCOFOU Le Lait LEMONDE TRAD Desjardins LEMONDE MULTICULTUREL Hydro-Québec Rue Jeanne-Mance Rue Balmoral Rue Jeanne-Mance Boulevardde Maisonneuve Rue Sainte-Catherine Rue Sainte-Catherine LEMONDE FORAIN Loto Québec PLACE DES ARTS LE SHAG SAVOY, MÉTROPOLIS 59, rue Sainte-Catherine Est MÉTROPOLIS 59, rue Sainte-Catherine Est CLUB SODA 1225, boul.Saint-Laurent MONUMENT-NATIONAL Studio Hydro-Québec 1182, boul.Saint-Laurent DJ DJ I Information touristique Gouvernement du Québec Métro Place-des-Arts P Stationnements Papillon PHOTO FOURNIE PAR LES FRANCOFOLIE Les Petites Tounes Chapiteau Le Lait 15h Gratuit Folies Foraines Le Monde Forain Loto-Québec 16h Gratuit Steeve Thomas Le Monde Franco Fou Le Lait 17h Gratuit Robert Lavoie et le Cat Scat Band L'Aire Ford Focus 18h Gratuit Folies Foraines Le Monde Forain Loto-Québec 19h Gratuit Thomas Hellman Le Monde Trad Desjardins 19h Gratuit Marie Philippe Croisière : Bateau Cavalier-Maxim 19h Billets Thomas Fersen Spectrum 19h Billets Dan Bigras Solo Cabaret Music-Hall 19h30 Billets Nana Mouskouri Salle Wilfrid-Pelletier 20h Billets Pleymo La Zone Bleue 20h Gratuit Papillon Le Monde Franco Fou Le Lait 20h Gratuit Manou Gallo Le Monde Multiculturel 20h Gratuit Corneille Club Soda 20h30 Complet Alain Bashung Métropolis 21h Billets Les Respectables L'Aire Ford Focus 21h Gratuit Suroît Le Monde Trad Desjardins 21h Gratuit Stratège et Cobna Le Monde Hip-hop Solo 21h Gratuit Pierre Lapointe Monument-National 22h Complet Absolu La Zone Bleue 22h Gratuit Papillon Le Monde Franco Fou Le Lait 22h Gratuit Manou Gallo Le Monde Multiculturel 22h Gratuit Atach Tatuq / Diam's Spectrum 23h Billets Les Respectables L'Aire Ford Focus 23h Gratuit Autour de Lucie DJ Set Le Shag : Savoy du Métropolis Minuit Gratuit SAMEDI 31 JUILLET ÉVÉNEMENT LIEU HEURE ÉVÉNEMENT LIEU HEURE FRANCOFOLIES PHOTO MICHEL GRAVEL, LA PRESSE © « J'ai essayé de fabriquer un spectacle.Un concept peut-être.Qui comprend pas mal d'extraits de mes deux derniers albums, Fantaisie militaire et L'imprudence.» Voilà ce qu'Alain Bashung avait à dire aux journalistes hier, en conférence de presse, à la veille de monter sur la scène du Métropolis.Bashung investit nos grands espaces.ALAIN BRUNET alain.brunet@lapresse.ca Contrairement à ses habitudes, Alain Bashung a accepté de rencontrer les médias pendant une période où il se produit en spectacle.Une journée de pause, la joie de passer quelques jours dans ce pays propice à une Tournée des grands espaces, telles sont les conditions favorables à cette gracieuseté.Le chanteur français entre dans la salle, lunettes fumées, petit foulard dont les couleurs contrastent avec le gris de ses cheveux, avec la pâleur de son épiderme, le noir de ses fringues et de ses bottes.Sans se faire de chichi, il explique courtoisement ce spectacle total que ses fans d'Amérique goûteront ce soir et demain au Métropolis.Il en sera de même dans un contexte plus intimiste, au terme de cette conférence de presse annoncée in extremis.« J'ai essayé de fabriquer un spectacle.Un concept peut-être.Qui comprend pas mal d'extraits de mes deux derniers albums, Fantaisie militaire et L'imprudence.J'ai essayé de faire quelque chose qui ne soit pas forcément dans la tradition du music-hall ou du concert rock, mais plutôt une sorte de voyage.» Comment, au fait, a-t-il imaginé ce voyage?Comment a-t-il transposé sur scène la matière de L'imprudence, qui se démarque de tout album de chansons par la longueur de ses textes, ses musiques, par la sophistication de ses arrangements « C'est vrai, répond-il, que des artistes qui font ce genre d'album ne le prolongent pas spécialement sur scène.Parce qu'ils ne savent pas par quel bout le prendre.J'ai donc recruté des musiciens pour créer plusieurs pôles d'attraction ; des cordes ayant travaillé dans des orchestres classiques, également des musiciens pouvant s'opposer à cette esthétique.« En fait, il fallait aimer tout ce qui a pu se passer de particulier dans le rock, dans la musique concrète, il ne fallait pas avoir d'a priori par rapport à la musique classique.Il fallait aussi être en bonne santé, patient et travailleur.Il fallait donc prolonger le contenu des disques, le faire vivre sur scène.Et il me fallait trouver une petite place là-dedans.Donc, nous avons passé plusieurs semaines en recherche.Et ce fut possible, j'y suis arrivé.» Un spectacle total Avec son équipe (sept musiciens en l'excluant), Alain Bashung a ainsi eu le souci d'intégrer différents genres, les populaires comme les pointus.Pendant que ces sons se soudaient dans un vieux moulin d'Auvergne en août 2003, germait l'idée d'un spectacle total.« J'ai rencontré une jeune femme, Dominique Gonzalez-Foerster, qui m'a aidé à créer des atmosphères qui ne sont pas là pour souligner en rouge des effets particuliers mais plutôt pour nous emmener dans une sorte de rêve, une sorte de voyage intérieur, une géographie de l'esprit.C'est peut-être un peu prétentieux, mais j'avais envie d'être prétentieux un p'tit peu.Je suis tellement réservé d'habitude.Des rébellions de timide, tout ça ! « Dominique Gonzalez-Foerster, précise en outre l'artiste, est plutôt dans la vidéo d'art.On a bavardé, je lui ai raconté un film que j'avais fait en Chine, un pays qui m'était apparu à la fois fascinant et très dur.J'ai aussi vu en Chine l'endroit où avait abouti Marco Polo.Lorsqu'il est rentré à Venise, il ne voulait plus parler à personne.Pourquoi ?« J'ai aussi parlé de Venise à la vidéaste, une ville qui me semble déconnectée de la terre.Comment des gens avaient-ils été assez fous pour fabriquer des choses aussi impressionnantes dans un lieu aussi ingrat ?Dans cette ville où l'on a vécu en autarcie, je pensais aussi aux problèmes que l'on vivra dans l'avenir, dans ces futurs endroits protégés, construits en terre hostile.De la Chine à Venise, donc, de grands espaces se déploient comme à l'intérieur de soi.« Nous avons convenu d'évoquer les grands espaces de l'imaginaire.Pour ce, il n'était pas question de créer les effets habituels d'un spectacle rock.Nous ne voulions pas non plus d'images trop sophistiquées.Nous avons privilégié de petites scènes de films muets comme à l'époque où il fallait très vite raconter une impression ou un sentiment.« D'autant plus que tout ce que je raconte est déjà sophistiqué à mon avis.Je pars toujours du principe que les gens ne comprennent pas tout ce que je raconte.Ils reçoivent et on colle une image.Moi, ça me suffit pour être dans un rêve, pour imaginer plein de choses difficilement explicables.En fait, je ne suis pas là pour expliquer quelque chose mais plutôt pour évoquer des impressions.» Voir loin et large Alain Bashung a nommé ce périple La Tournée des grands espaces en opposition à cet imaginaire qui rapetisse pour les raisons qu'on imagine.« J'ai parfois l'impression que nos esprits peuvent se rabougrir, j'en ai peur en tout cas.C'est donc un peu le rêve de voir loin, large, de contrebalancer les esprits étriqués.J'ai parfois l'impression que l'homme rétrécit, en fait.Bizarrement.En tout cas, ce que ça raconte, ce ne sont pas des interrogations ni des slogans, mais bien ce que chacun peut ressentir par rapport à ce qui lui arrive.Pas mal de chansons au programme racontent la façon dont on évolue avec ou envers les autres.D'autres parlent des peurs, des choses qu'on n'ose plus rêver.Pourquoi je raconte ça ?Je pourrais bien zapper.Mais d'autres chansons plus directes contrebalancent.Comme tous les artistes de haute tenue, Bashung crée sa propre diffraction de l'existence.Parce que les humains ne peuvent être catalogués trop facilement dans la pesanteur ou la légèreté.Parce que les humains sont complexes.« Dans ce spectacle, indique l'artiste, il y a aussi des jeux, des mélanges, des styles musicaux que j'ai envie de réconcilier.C'est presque une petite lutte anti-raciale en version musicale.On peut y trouver des restes de punk qui passent par la musique de chambre.C'est en même temps un jeu et quelque chose de sérieux.» Bashung n'a-t-il pas toujours fait cohabiter ces dimensions apparemment contraires ?« J'ai déjà créé des tubes, je les ai faits pour ne pas m'installer, c'est-à-dire tenter d'autres expériences par la suite.C'est un choix complètement honorable que de vouloir s'installer mais je ne vois pas comment je pourrais y arriver.Et puis je ne vois pas très bien quelle musique je pourrais perpétuer.Perpétuer l'idée d'aventure, par contre, ça m'intéresse.« Ma discographie, c'est un peu l'histoire d'un type qui ne veut pas s'ennuyer et qui essaie de ne pas ennuyer les autres.J'espère d'ailleurs ne pas vous ennuyer en vous expliquant ces choses.Mais c'est vous qui avez commencé ! » .Alain Bashung se produit ce soir et demain au Métropolis, 21 h.Il reste des billets pour demain.« J'ai rencontré une jeune femme, Dominique Gonzalez-Foerster, qui m'a aidé à créer des atmosphères qui ne sont pas là pour souligner en rouge des effets particuliers mais plutôt pour nous emmener dans une sorte de rêve, une sorte de voyage intérieur, une géographie de l'esprit.» ÉCHOS DES FRANCOS C'EST DANS LES CHANSONS.«T'as mis d'la brume dans mes lunettes» «C'est une phrase qu'on aurait pu écrire, mais si on l'avait fait, les gens auraient pensé qu'on faisait les cons.On ne le remarque plus aujourd'hui que c'est cabotin, cette chanson-là.» \u2014 OLIVIER BENOÎT, du groupe Les Trois Accords, à propos de la chanson Ginette de Beau Dommage.Les Trois Accords sont en spectacle demain, 22 h, dans la Zone Bleue.JE REVIENS CHEZ VOUS.«La chanson est un truc léger, un instant de bonheur.On va au concert, quelqu'un vient sur scène, on rentre chez soi.La chanson n'impose pas de rite initiatique, sa musique est forcément simple, instinctive, sa construction courte et concise.Mais le texte qu'elle transporte n'est pas du tout mineur.Je le souhaite, en tout cas.» \u2014THOMAS FERSEN, en entrevue à La Presse, le 29 novembre 1993, à l'occasion de sa toute première participation aux Franco Folies de Montréal (les cinquièmes) où il a d'ailleurs été LA révélation grâce à son spectacle présenté.au Grand Café, rue Saint-Denis.Onze ans plus tard, c'est-à-dire ce soir, Thomas Fersen se produit au Spectrum.J'AI TA PHOTO DANS MA CHAMBRE «À mes débuts, en 1965, en France, deux choses ne passaient pas bien: mes lunettes et mon prénom, Nana, qui désigne plutôt une fille légère là-bas.Mais, pour moi, c'est le diminutif qu'utilisait mon papa pour m'appeler.Alors, j'ai décidé de conserver mon nom et de prouver qu'il peut y avoir des Nana sérieuses!» \u2014NANA MOUSKOURI en conférence de presse jeudi dernier, en spectacle ce soir à la PDA.JE VOUDRAIS PAS CREVER Tous les jours, une citation de Serge Reggiani, décédé le 23 juillet, à qui les 16es Franco Folies de Montréal sont dédiées: «En choisissant mes chansons, je me fiche de savoir si le public aimera ça ou pas.Ça me plaît à moi, je le fais avec sincérité et j'essaie de le communiquer du mieux que je puis.Je ne suis pas là pour conquérir une salle.Conquérir, c'est un peu tromper.Je suis là simplement dans l'espoir que le public et moi, nous réagissions de la même manière à certaines idées, à certains sentiments, à certaines musiques.» (La Presse, 8 avril 1971) PHOTOS ARCHIVES LA PRESSE Et un cliché de moins : non, Nana Mouskouri n'a pas toujours porté les mêmes lunettes! PHOTO AFP ARTS ET SPECTACLES FRANCOFOLIES Les Trois Accords lancent et.comptent! ACCORDS suite de la page 1 Inutile de chercher à départager le vrai du faux dans tout ça.L'ambiguïté fait partie de la personnalité des Trois Accords.Après avoir entendu leur ballade country Saskatchewan, où un éleveur de bovins raconte comment il a perdu sa femme.et le respect de son troupeau, on trouve qu'ils sont d'habiles satiristes.Hawaïenne, chanson joyeusement épaisse qui a connu un succès surprenant sur les ondes radio, donne plutôt l'impression d'avoir affaire à une bande d'ados attardés qui s'amusent à jouer les niais.Jusqu'où faut-il les prendre au deuxième ou au troisième degré ?« Pas très loin », sourit Charles Dubreuil.Simon Proulx, qui signe la majorité des textes, voudrait qu'après s'être demandé pendant trois semaines s'ils sont « vraiment colons », les gens passent à un stade où ils ont juste du fun à écouter leurs chansons ironiques très enracinées dans l'humour absurde.« Quand ton public a de la misère à te cerner, qu'il te perçoit de différentes manières, je pense que ça veut dire qu'il n'a jamais rien entendu qui ressemble à ça, que tu fais quelque chose de différent », croit le chanteur et guitariste.« Il n'y a pas de prétention critique dans ce qu'on fait, poursuit-il.À la base, c'est un exercice de simplicité.C'est pour ça qu'on s'appelle Les Trois Accords.Il y a une simplicité de base qui est voulue, mais pas dans le but de critiquer la simplicité des autres.» Alexandre Parr, l'autre guitariste, admet que leur style les a déjà mis dans des positions inconfortables.«Quand on jouait dans un concours après un groupe qui se prenait au sérieux, on avait l'air de se moquer d'eux autres », se rappelle- t-il, un sourire féroce au visage.Mais ce n'est rien à côté de la fois où il a fait une très mauvaise blague sur les motards.dans un bar de motards ! Les dérapages de ce genre ne sont pas rares dans la vie des Trois Accords, en particulier sur scène.Et puis, à bien y penser, le succès actuel du groupe est en soi une sorte de glissade incontrôlée.Comme dans le cas des Cowboys fringants, ce sont les pressions des auditeurs qui ont convaincu la radio commerciale de faire tourner Hawaïenne.qui a d'ailleurs passé deux semaines en tête du six à six de CKOI au début de l'été.Ces jours-ci, la même chanson trône toujours fièrement en première position du Top 50 de la station, devant Daniel Boucher, Boom Desjardins et Garou.La version « turbo » du Gros Mammouth Album est par ailleurs l'album francophone le plus vendu au Québec depuis deux semaines.« Je suis sûr que c'est une conspiration, affirme Olivier Benoît.C'est comme Rêves d'enfants, on se fait monter un bateau.Il y a quelqu'un qui gonfle les ventes.» Sa maison de disques se montre aussi surprise.« Quand on a signé Les Trois Accords, je croyais qu'ils pouvaient devenir populaires, mais pas dès le premier single.Je pensais que ça lèverait avec Saskatchewan, qui est plus ballade.Je ne pensais pas que Hawaïenne allait faire ce chemin-là », admet Fred Poulin, chez Indica.De passage au Festival international d'été de Québec il y a trois semaines, Les Trois Accords ont prouvé que leurs années passées à jouer aux quatre coins de la province ne furent pas perdues.Un peu croche au début, leur prestation s'est révélée parfaitement convaincante.Sérieuse comme le rock (ou le punk, ou le country.) et cabotine comme Paul et Paul, l'une des influences avouées du groupe.Surtout, ça faisait plaisir de voir qu'une bonne partie du public chantait avec une joie féroce des phrases aussi débiles que le refrain de L'eusses-tu cru ?: « Et je vois bleu et je vois loin / Je cours dans un grand champ de foin / Le vent épouse mon corps nu / Mais je n'ai pas frette, l'eussestu cru ?» Un disque numéro un, un penthouse (et bientôt un jacuzzi) et un show au Centre Bell le 3 septembre \u2014avec Avril Lavigne et Corneille, oui, mais ça compte pareil\u2014, pas de doute, Les Trois Accords ont le vent dans les voiles.« En six mois, on a réalisé tous nos rêves », s'étonne Olivier Benoît.«Non, j'en ai un nouveau, révèle Charles Dubreuil.J'aimerais que notre album joue d'un bout à l'autre, sans pause publicitaire, sur les ondes d'une radio commerciale, comme Supertramp en 1986.» Bon, enfin, peut-être devraient- ils en parler à leurs amis de CISM avant de s'emballer.\u2014Les Trois Accords, c'est une jokequ'on a pris en main à un moment donné, résume Simon Proulx, mais ça reste une joke qui est devenue.\u2014Très bonne ! le coupe Alexandre Parr, hilare.Et on la rit encore ! .LES TROIS ACCORDS, demain, 22h, sur la scène extérieure (Zone Bleue) du parc des festivals, dans le cadre des Franco Folies.Voir nos autres textes sur les Franco Folies en pages 14, 15 et 16.« Quand ton public a de la misère à te cerner, qu'il te perçoit de différentes manières, je pense que ça veut dire qu'il n'a jamais rien entendu qui ressemble à ça, que tu fais quelque chose de différent.» PHOTO FRÉDÉRIC POULIN, ARCHIVES LA PRESSE Les dérapages ne sont pas rares dans la vie des Trois Accords, ce groupe qu'on pourra voir demain soir sur la scène extérieure du parc des festivals.La COMÉDIE De DAVID TRISTAM MISE EN SCÈNE : YVON BILODEAU ADAPTATION : MICHEL FORGET FORFAIT SOUPER THÉÂTRE SUR PLACE THÉÂTRE SAINTE-ADÈLE Sortie 67 Aut.15 Nord www.theatrestadele.com RÉSERVATIONS : 450.227.1389 514.990.7272 Michel Forget, Sylvie Boucher, Valérie Valois René Gagnon, Pierre Collin, Nico Gagnon Supplémentaire les SAMEDIS 24-31 juillet à 22h « U n s pec t acle a m usa n t , sympa t hiqu e , u ne v a leur sûrede sthéâ tre s en é t é.» J e a n B e a u noy e r , La Pr e sse 3239118A Maxime Allard Sylvio Archambault Mélissa Dion des Landes Sylvain Dubois David Fontaine Jean-Bernard Hébert Louis-Olivier Mauffette Myriam Poirier Jean-Louis Roux Marjorie Vaillancourt LA BOUTIQUE AU COIN DE LA RUE Les Productions Jean-Bernard Hébert inc.présentent une comédie de Miklos Laszlo RÉSERVATIONS (450) 584-4446 1 (866) 774-4446 FORFAITS GROUPE ET SOUPER-THÉÂTRE 555, boul.Richelieu Aut.20 Est - Sortie 112 (Beloeil Saint-Marc-sur-Richelieu) Adaptation d'Évelyne Fallot et Jean-Jacques Zilbermann Mise en scène: Pierre-Olivier Scotto et Martine Feldmann.Collaboration: Guillermo De Andrea AU BATEAU-THÉÂTRE L'ESCALE À SAINT-MARC-SUR-RICHELIEU JUSQU'AU 4 SEPTEMBRE 2004 « Le bonheur est dans la Boutique » J.Beaunoyer - La Presse « Cette histoire glisse en nous avec la fraîcheur d'un Muscadet, parce qu'elle est bien racontée » J.St-Hilaire - Le Soleil « Une distribution extraordinaire pour un spectacle d'une élégance tout à fait réjouissante » M.Vallerand - Radio-Canada « Le charme opère tout au long de ce conte aussi optimiste que nostalgique » D.Cantin - Le Devoir 3237343A ARTS ET SPECTACLES À la défense du FFM MARC CASSIVI BILLET mcassivi@lapresse.ca Ceux qui en doutaient encore en ont eu la preuve cette semaine : le Festival des films du monde fait l'objet d'un complot international.Les forces vives du cinéma mondial se sont liguées depuis des mois afin de ternir la réputation de l'événement cinématographique montréalais le plus pertinent à l'ouest du boulevard Saint-Laurent.Comment expliquer autrement les conclusions d'un rapport de la firme Secor, commandé par Téléfilm Canada et la SODEC, et rendu public cette semaine ?Après avoir comparé quatre festivals canadiens (Toronto, Vancouver, Montréal et Halifax), consulté plusieurs intervenants locaux et étrangers (réalisateurs, producteurs, distributeurs, etc.) et des dizaines de cinéphiles montréalais, les auteurs dressent un portrait sombre du FFM, aux antipodes de l'image de boute-entrain de son président-directeur général Serge Losique.« Des déficiences se manifestent au niveau de la direction, qui est ouvertement critiquée par le milieu local », écrivent les auteurs de ce rapport de 68 pages.Les professionnels, ont-ils noté, reprochent entre autres aux dirigeants du FFM leur manque d'ouverture, de transparence et de générosité, la piètre qualité de l'accueil, l'inutilité du marché du film, le manque de prestige de l'événement, l'autosuffisance du conseil d'administration et de l'état déplorable de l'organisation en général.Un chausson avec ça ?Afin d'illustrer le manque de transparence du FFM, les scribes de Secor font valoir que, contrairement aux dirigeants des festivals de Toronto, Vancouver et Halifax, ceux du Festival des films du monde et de son conseil d'administration ont refusé de collaborer à l'étude.À quels « dirigeants » les auteurs se réfèrent-ils au juste ?Il n'y a qu'un seul « dirigeant» au Festival des films du monde depuis sa fondation il y a 28 ans et il s'agit de Serge Losique.Depuis qu'il est en poste, le FFM n'a jamais eu de président plus ouvert et généreux.Ce que les auteurs de ce rapport indépendant mentionnent à peine, c'est que la direction du Festival n'a été avisée par Téléfilm et la SODEC de l'étude de Secor qu'en juillet 2003.Moins de 365 jours pour répondre à des questions sur sa propre organisation, c'est très peu lorsqu'on a un festival de deux semaines à préparer tous les ans.Ce qu'il faut savoir, c'est que les auteurs du rapport ont obtenu « une validation partielle de l'information factuelle requise ».Si ce n'est pas de la collaboration partielle, ça.L'enquête de Secor fait par ailleurs état d'une baisse des entrées au Festival en 2003, ainsi que d'une fréquentation du grand public « relativement limitée pour une ville de l'envergure de Montréal ».Ce que les auteurs omettent de rappeler, c'est que leur étude a été réalisée à l'époque où Montréal était une ville fusionnée, c'est-à-dire artificiellement gonflée par le Parti québécois pour faire mal paraître le FFM.La vérité, c'est que Montréal compte beaucoup moins d'habitants, toutes proportions gardées et toutes choses étant égales par ailleurs, que Vancouver et Halifax combinées.Aussi, lorsqu'il est question de fréquentation, il est utile de rappeler que, de manière inversement proportionnelle à sa programmation de films, le FFM mise davantage sur la qualité des festivaliers que sur leur quantité.Un cinéphile averti en vaut deux, selon l'adage.Non contents de rappeler que le Festival des films du monde vend moins de billets (et à un « niveau de vente très inférieur à la capacité des salles ») qu'à la belle époque où les Montréalais n'avaient pas encore accès à l'Internet, à la télévision et au télégraphe, les auteurs du rapport Secor insinuent carrément que la direction du FFM trafique ses chiffres de fréquentation (« notre estimation pour 2003 des entrées en salle est largement inférieure au nombre obtenu à partir des données fournies par le FFM », écrivent-ils).La chose est claire : ces gens ne s'intéressent qu'aux chiffres.Ils oublient l'essentiel : au FFM, la beauté du septième art est invisible pour les yeux.Voyez encore : « Après 27 ans d'existence, le FFM est de loin le festival canadien, parmi ceux étudiés, qui reçoit le plus de financement public et qui récolte la plus faible part de commandites en argent (en proportion des revenus totaux) », selon le rapport.Aussi, toujours selon Secor, le FFM reste, parmi les festivals étudiés, le seul qui affiche des résultats négatifs « notamment en ce qui concerne la satisfaction de sa clientèle professionnelle, sa performance financière, la qualité de sa gestion et de sa gouvernance ».Est-ce seulement l'argent qui compte ?Pas au FFM qui, bon an mal an, dépense sans rechigner les quelque 2 millions de dollars qu'il reçoit de différents organismes publics québécois et canadiens.Il n'est pas si simple de dépenser 2 millions de dollars.C'est beaucoup d'argent public ! Pourtant, à la lumière de ce rapport accablant pour le FFM, Téléfilm et la SODEC laissent entendre qu'ils pourraient subventionner un autre événement cinématographique en 2005.Les dirigeants de ces organismes ne devraient pas oublier qu'un rapport de la même firme, commandé par la SODEC au début des années 90 et qui en était venu aux mêmes conclusions, n'avait entraîné aucun changement dans la manière de fonctionner du FFM.En droit coutumier moldave (une région traditionnellement bien représentée au Festival), on appelle cela un précédent.En un mot, on ne change pas une formule gagnante, même si elle est perdante.Surtout que « nul n'est prophète dans son propre pays », comme l'écrivait récemment la vice-présidente du FFM, Danièle Cauchard.Alors que de potentiels candidats à la succession de Serge Losique se bousculent au portillon (le directeur du Festival du nouveau cinéma, le fondateur du cinéma Parallèle, l'organisateur de l'événement Magnifico, entre autres), il est intéressant de souligner ce qu'observe le rapport Secor sur la question de la relève au FFM, « une préoccupation majeure » des professionnels du milieu, pour qui le dialogue avec la direction actuelle « semble désormais impossible ».« La concentration du savoir et des pouvoirs entre les mains des mêmes dirigeants qui ont créé le Festival il y a plus d'un quart de siècle soulève des craintes quant à la pérennité de l'organisation et sa capacité à se renouveler », notent les auteurs.Visiblement, ces derniers n'ont jamais entendu parler de l'émission Hot Parade d'Anne-Marie Losique au canal Indigo.En voilà une qui, avec ses nombreux contacts, pourrait donner une toute nouvelle orientation au Festival.Le FFM condamné à mort ?Je le croirai quand les souris auront envahi le Parisien.PHOTOMARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE © Un rapport de la firme Secor rendu public cette semaine arrive à la conclusion que « des déficiences se manifestent au niveau de la direction du FFM ».Il est utile de rappeler que, de manière inversement proportionnelle à sa programmation de films, le FFM mise davantage sur la qualité des festivaliers que sur leur quantité.33224455448811AA Une aventure pour toute la famille \" COMPÉTITIONS \" JOUTES À St-Adolphe d'Howard \" 40 PERSONNAGES \" 16 CHEVAUX CHÂTEAU MÉDIÉVAL 5 e SAISON NOUVEAU SPECTACLE LA REVANCHE RÉSERVEZ MAINTENANT SPECTACLE INTÉRIEUR 1 0-15 a oût Salle Wilfrid-Pelletier Billets : Place des Arts 842-2112 et chez Admission 790-1245 3245702A . ARTS ET SPECTACLES La COMÉDIE De ROBIN HAWDON MISE EN SCÈNE : VINCENT BILODEAU ADAPTATION : MICHEL FORGET FORFAIT SOUPER THÉÂTRE SUR PLACE THÉÂTRE SAINT-SAUVEUR Sortie 60 Aut.15 Nord www.theatrestsauveur.com RÉSERVATIONS : 450.227.8466 514.990.4343 Luc Guérin France Parent Alain Zouvi Catherine Sénart Andrée Cousineau Isabelle Lemme Supplémentaire les SAMEDIS 24-31 juillet à 22h 14-21-28 août à 22h 4-11 septembre à 19h «Parfait pour l'été.Mariage parfait où qualité de textes et d'interprétation vont de pair.» Michel Therrien, Journal de Montréal Supplémentaires les SAMEDIS 24, 31 juillet, 14, 21 et 28 août : 22h 4 et 11 septembre : 19h Vendredi 3 septembre : 20h 30 «Digne de la soirée des masques, une pièce joyeuse, bien montée, bien jouée, qui ressemble à un air d'été.» Jean Beaunoyer, La Presse SPECTACLES CINÉMAS INDÉPENDANTS BEFORE SUNSET Cinéma du Parc (2): 15h30, 17h30, 19h30.CAMPING SAUVAGE Cinéma Beaubien: 12h15, 14h, 18h30, 22h.CONFIDENCES TROP INTIMES Cinéma Beaubien: 12h15, 14h30, 16h45, 19h, 21h15.Ex-Centris (salle Cassavetes): 14h, 16h30, 19h, 21h20.ERASERHEAD Cinéma du Parc (3): 23h15.FAHRENHEIT 9/11 Cinéma du Parc (1) : 14h30, 17h, 19h20, 21h45.Ex-Centris (salle Fellini) : 12h05, 14h25, 17h05, 19h25, 21h40.MARIA FULL OF GRACE Cinéma du Parc (3): 15h05, 17h05, 19h05, 21h05.MONTY PYTHON'S LIFE OF BRIAN Cinéma du Parc (2): 21h15.MOTHER (THE) Cinéma Parallèle: 14h15, 17h, 19h15, 21h30.NATHALIE Cinéma Beaubien: 14h45, 17h, 19h15, 21h30.PLANQUE (LA) Cinéma Beaubien: 12h, 13h30, 17h, 20h30.ZAITOCHI Cinéma du Parc (1): 23h59.MUSIQUE FESTIVAL DE LANAUDIÈRE AMPHITHÉÂTRE Orchestre Symphonique de Montréal et Petits Chanteurs de Laval.Dir.George Fenton.Charles Tisseyre, narrateur.La Planète bleue (Fenton), avec projections sur grand écran: 20h30.CENTRE D'ARTS ORFORD Louis-Philippe Pelletier, pianiste, Philippe Magnan, hautboïste.Mozart, Debussy, Ravel: 20h.Conférences pré-concert de Carol Bergeron, 19h.VARIÉTÉS CABARET DU CASINO Les Crooners, avec Christine Chartrand, Martin Lacasse, Lise Montour et Yoland Sirard: 13h30.CABARET DU CASINO (du mercredi au dimanche) Viva Casino!: 21h.MAISON DES ARTS DE LAVAL (1395, boul.de la Concorde O.) François Massicotte: 20h.SALLE ANDRÉ-MATHIEU (475, boul.de l'Avenir, Laval) Alain Choquette: 20h.CENTRE CULTUREL DE JOLIETTE (20, St-Charles Borromée Sud) Frères de Sang: 20h.Célébrez les40ans des été 2004 Concerts populaires de Montréal les Yannick Nézet-Séguin avec le directeur artistique Samedi 7 août à 19 h 30 Bal du 40e anniversaire Orchestre Paul Beauregard Danse sociale et repas de fête ! Mercredi 4 août à 19 h 30 Kleztory IMusici de Montréal Spécial Klezmer INFO - BILLETS : 514-872-7727 www.orgueetcouleurs.com 3000 rue Viau, Montréal métro Viau 3236300A s a i s o n 2 0 0 4 - 2 0 0 5 Turandot Puccini Ariane à Naxos Strauss Don Pasquale Donizetti Agrippina Handel Carmen Bizet ABONNEMENTS : 514 985 2258 :: EXTRAITS : 282-OPÉRA ébec Minist 3223436A \u2014 L'équipe des Arts + Spectacles HÉROS ET ZÉRO ENTRACTE Une rubrique beaucoup plus en rappel que Linda Ronstadt > LE HÉROS : LINDA RONSTADT Après avoir reçu des verres et des injures à Las Vegas de la part de spectateurs pour avoir dédié une de ses chansons en rappel au cinéaste Michael Moore, la chanteuse Linda Ronstadt a remis ça dimanche lors d'un spectacle à Kelseyville, en Californie.Cette fois-ci, ceux qui n'étaient pas d'accord ont simplement quitté la salle dans le calme.Tout de même, saluons le courage de la dame, puisque Michael Moore luimême a préféré ne pas se rendre à la projection spéciale de son film Fahrenheit 9/11 au Texas ! > LEZÉRO: COURTNEY LOVE D'accord, c'est une abonnée du «zéro de la semaine».Mais Courtney, 40 ans, commence sérieusement à faire pitié.L'incorrigible rockeuse a été condamnée mardi à suivre une cure de désintoxication.Elle avait été arrêtée le 2 octobre chez son ancien agent, complètement gelée et en furie.Elle est aussi accusée d'avoir agressé une femme à coups de bouteille en avril.On lui a retiré la garde de sa fille.Récemment, elle a été hospitalisée pour «urgence gynécologique», dans un état proche du délire.Si elle continue dans cette voie, ce sera bientôt l'asile.Scott Brison Gary Oldman PHOTO AP PHOTO REUTERS SÉPARÉS À LANAISSANCE Vous êtes de plus en plus nombreux à nous envoyer de plus en plus de suggestions.Notre secte, formée de gens possédant un don de clairvoyance incomparable en ce qui concerne les comparaisons faciales, ne cesse de grandir, les amis.Et nous approchons de la perfection, mes frères et soeurs.Ainsi, après avoir vu la proposition de la semaine dernière (Scott Brison et Alan Rickman) l'une de nos membres, Laurence Fouarge, renchérit en suggérant plutôt l'acteur Gary Oldman comme jumeau du ministre fédéral des Travaux publics.CITATION QU'ON PEUT LIRE À SA FAÇON «Les hommes sont maintenant pour moi la cerise sur le gâteau, mais je suis le gâteau, et mon gâteau est bon tout seul, même si je n'ai pas de cerise.» \u2014HALLE BERRY ILS, ELLES ONT DIT.«Ça fait des années que je lui dis «tu dois perdre du poids».Maintenant, il a doublé.Mes exhortations ne marchent pas.C'est extrêmement sérieux.Il est au-dessus des 300 lb.Il ressemble à un ballon de plage géant.» \u2014RALPH NADER, l'ancien candidat à la présidence que Michael Moore soutenait aux dernières élections.«Il n'y a pas de bonne façon de se faire larguer.La pire, à mon sens, c'est quand on te dit «ce n'est pas toi, c'est moi!».J'aimerais autant qu'on brûle ma bagnole.Au moins, ça, c'est clair!» \u2014RON LIVINGSTON, vedette du film Little Black Book.«En découvrant que je faisais fausse route et que le lien qu'il avait noué avec moi ne tenait qu'à un fil \u2014assurer la promotion de son image à travers les médias \u2014 il est normal que j'utilise cette même voie pour défaire sur le plan affectif ce qui n'a plus de raison d'être.» \u2014ISABELLE ADJANI, expliquant sa sortie publique contre son ex, Jean-Michel Jarre\u2014un «pervers», «menteur forcené», «dissimulateur», «manipulateur», etc.\u2014 qui l'a trompée avec Anne Parillaud.TENDANCE.Les vedettes ne respectent rien et ceux qui veulent leur plaire, pas davantage.Le New York Post nous apprend que les Kaballah Center, si fréquentés par les Madonna, Demi Moore et Britney Spears, vendent des strings rouges kabbalistiques censés protéger sa propriétaire du «mauvais oeil».En vente sur Internet au coût de 25,99$ chacun, on garantit qu'ils sont passés par Israël et par l'ancienne tombe de Rachel, pour revenir imbibés «d'essence de protection».Ouach ! PHOTO GETTY IMAGES LES GRANDS SPECTACLES DE LA DAME DE COEUR 450.549.5828 RABAIS DE 4$ pour les jeu nes de 1 2 a n s e t moins les mer c r edis e t dima n c hes D uspec tacu l a ire so us le rega rdde s é toiles.D ela m a gie a ux frontière s de l a n u it.LEDEVOIR C e spec tacle ré solu ment fa n ta stiqu ega ra n ti t le pla i si r de to utela fa mille.LESOLEIL .Émerveillé p a r la démesureduspec tacle.RADIO-CANADA C 'est u n spec tacle e xc eptionnel.D émesuré , ce rte s, m a issurto ut u ne oe uvre a rti stiqu edegra nde enve rg ure.LAPRESSE D e s effets spéc ia ux àco u per le so u ffle.TÉLÉ-QUÉBEC 3223782A 3223783 AU MARIO Jusqu'au 4 SEPTEMBRE 2004 www.admission.com www.chapiteaux.ca ÉGALEMENT À L'AFFICHE : GARY KURTZ WWW.RIEZENCORE.COM À Saint-Sauveur (450) 227.0433 sans frais: 1.866.727.0433 & PRÉSENTENT JEAN 3232693A SPECTACLES FLASH Un ado blessé à Neverland Un adolescent de 15 ans a été hospitalisé jeudi après un accident de véhicule tout-terrain à Neverland, la demeure du chanteur Michael Jackson, a rapporté hier le Santa Barbara News-Press.Le sergent Chris Pappas du département du shérif de Santa Barbara, en Californie, a confirmé qu'un accident impliquant un véhicule toutterrain avait bieu eu lieu à Neverland sans autre précision.Selon le journal, le véhicule se serait renversé.L'adolescent a été transporté à l'hôpital Cottage de Santa Barbara où son état était jugé satisfaisant.On ignorait si Michael Jackson se trouvait dans le ranch au moment de l'accident.Le chanteur est actuellement inculpé à Santa Maria pour attentat à la pudeur sur enfant, administration d'agent toxique, tentative d'agression sexuelle, emprisonnement erroné et extorsion.Associated Press L epè r e u npe usnob, a fille r é v olt ée, le f a ux p u nk e t J e a n B e a u noy e r , La Pr e sse Très drôle ! À voir absolument.Supplémentaires Les 3 et 4 septembre Traduction : Serge Grenier Mise en scène : Yvon Bilodeau Direction musicale : Pierre Potvin Chorégraphie : Geneviève Dorion Coupal Nathalie Coupal Marie-Michèle Desrosiers Martine Francke Diane Garneau Pierre Potvin Violaine Paradis été 2004 Billets : 1 866 778-2345 www.lamarjolaine.info Eastman Marc-André Coallier vous y attend 55, chemin d u Théâtre, Eastm an (s ortie 106, aut.10 ) Tél.: (450 ) 2 9 7 -0237 M usiqu e , ch a n s ons , c hor égr a phies .reviennent à L e s Nonnes DAN GOGGIN de Piano Rouge Finissez boîte à chansons la soirée au C onc e rt r enc ontre T oma s J ens en e t Mar ie-J o hér io L ema r di 3 a o ût, 20 h 30 \u201c D è s les p r emièr e s not e s , on e st s édu it :Dieu q u 'elles c h a n tent b ien, c e s nonnes ! La pièc ene r a t epa s laci b le.O nest s édu it d u déb ut à la fin.\u201c É lis e G igu è r e , Voir , 22 ju illet2004 MERCREDI 4AOÛT 100e représentation 70 000e spectateur et ça continue .SUPPLÉMENTAIRES les 1-2-3-4-5 et 11 sept.HÂTEZ-VOUS ! 3239055A 3228894A ARTS ET SPECTACLES NOUVELLES DU DISQUE Un opéra signé Ricci Bien nommée, la marque Opera Rara propose l'ouvrage inconnu d'un compositeur qui l'est tout autant : La Prigione di Edimburgo (« La Prison d'Édimbourg »), de Federico Ricci (1809-1877).Les chanteurs : Dean Robinson, Nicola Rossi Giordano, Elisabetta Scano, Nuccia Focile.Le chef : Gabriele Bellini.Mozart en réédition Consacrée à Mozart, une récente réédition Dutton groupe le Concerto pour flûte et harpe avec Marcel Moyse et Lily Laskine, dir.Piero Coppola, gravé en 1936, et, par Moyse, les deux Concertos pour flûte de 1930-31.Sonates de Rubinstein Praga a confié l'enregistrement des deux Sonates pour violoncelle et piano d'Anton Rubinstein à Michal Kanka, le violoncelliste du Quatuor Prazak, et Jaromir Klepac, pianiste.Nicolas Koeckert: un 4e prix très actif! CLAUDE GINGRAS Nicolas Koeckert, quatrième prix au Concours international de violon de Montréal l'an dernier, nous est revenu la semaine dernière pour deux concerts qui sont presque passés inaperçus.Parce qu'il jouait mercredi à la Maison Trestler, de Dorion, le même soir que «Mozart Plus », et qu'il jouait samedi au Festival de Lachine, le même soir que l'OSM à Lanaudière.Ce qui ramène encore une fois le problème de l'encombrement du calendrier certains soirs, alors que d'autres, comme le jeudi, sont presque toujours libres.À ce sujet, Trestler nous informe d'un retour possible aux concerts du jeudi soir.Le jeune violoniste allemand de 24 ans nous a quand même signalé sa présence, accompagné, comme toujours, de sa mère, qui lui sert d'agent.Koeckert mère et fils, qui avaient loué un appartement dans un petit hôtel de la rue Sherbrooke, se sont dits étonnés de trouver ici une telle activité musicale en plein été, presque étonnés, même, que les critiques n'aient pas choisi d'aller à Koeckert plutôt qu'ailleurs Native du Brésil, épouse du premier-violon du célèbre Quatuor Koeckert (dont on connaît les enregistrements Deutsche Grammophon) et propriétaire d'un magasin d'instruments à cordes anciens de Munich, maman préparait des pâtes (et un steak !) pour son enfant unique pendant que celui-ci travaillait son violon, un superbe Stradivarius évalué à un million de dollars.Mme Koeckert parle avec amertume \u2014 en fait, évite le sujet \u2014 de la compétition de l'an dernier, mais elle finira par reconnaître que, oui, Yossif Ivanov méritait le premier prix, montrant, à 16 ans, autant de talent que les meilleurs des autres concurrents, tous plus âgés.Ce qu'elle n'a pas aimé, c'est le quatrième prix.La pianiste Dominique Morel, directrice artistique à Trestler, a été « secouée » par la position de Koeckert au palmarès et a décidé de le prendre en mains.Elle l'a donc invité pour un récital et lui a obtenu l'engagement de Lachine.Pendant le bref séjour des Koeckert ici, elle a établi d'autres contacts pour un retour dans un an ou deux.La carrière se poursuit La déception de l'an dernier n'a cependant pas empêché le jeune violoniste de poursuivre sa carrière.Tout en continuant ses études à Cologne avec Zakhar Bron (le professeur de Maxim Vengerov, de Vadim Repin et du Montréalais Alexandre Da Costa), Nicolas Koeckert a joué le mois dernier en Russie avec l'Orchestre de l'Ermitage, de Saint-Pétersbourg, et dans son propre pays, avec l'Orchestre Symphonique de Bamberg dirigé par Lawrence Foster.Son choix de concerto : le Sibelius, qu'il reprendra trois soirs de suite, en novembre, avec l'Orchestre de la Radio Bavaroise dirigé par Sir Colin Davis.Pour l'instant, il a des engagements jusqu'en mars 2005.Il vient aussi d'enregistrer son premier disque : un programme de transcriptions de Fritz Kreisler, avec piano, chez Naxos.Un projet plus important est en cours : l'enregistrement du Concerto de Henrique Oswald, obscur compositeur brésilien qui était aussi diplomate (1852-1931).Maman Koeckert explique que le concerto date de 1900 mais était perdu et vient d'être retrouvé.Il s'agira donc d'une première discographique, réalisée par Dabringhaus und Grumm, maison allemande spécialisée dans les raretés.Réservations 450.492.4777 Sans frais 1 866 404.4777 Direction artistique Fernand Rainville Scénographie Marc Senécal Éclairages Yvan Lemaire Son Yves Morin Costumes et accessoires Jennie-Anne Walker Chorégraphie Karine Bourbonnais Direction de production Mathieu Bergeron Photos Luc Lavergne Conception graphique Robert Devost Graphiste inc.Comédie de STEVE LAPLANTE Mise en scène de STÉPHANE BELLAVANCE Avec Olivier Aubin Louis-David Morasse Marie-Hélène Thibault Jennie-Anne Walker UN COUP DE FOUDRE! Forfaits souper-théâtre Forfait famille Deux coeurs échaudés\u2026 Une rencontre\u2026 Les hésitations\u2026 Les maladresses\u2026 Les papillons dans le ventre\u2026 Masque de la «Meilleure production Théâtre privé» SUPPLÉMENTAIRE MARDI24AOÛT PHOTO FOURNIE PAR: DOMINIQUEMOREL Nicolas Koeckert 3245720A . 3245334A COMPLET 1er août ARTS ET SPECTACLES DISQUES Exceptionnel / Excellent FFFF / Bon FFF / Passable FF /Aeviter 100%creole Wyclef Jean renoue enfin avec ses racines haitiennes, une infusion qu'on croyait definitive a la sortie de The Carnival en 1997.On avait alors la ferme impression que son cocktail inedit entre hip hop afroamericain (il sortait a peine des Fugees), pop anglo-americaine et differentes variantes de la musique populaire haitienne exploserait sur la planete entiere.Ce ne fut pas le cas.Apres avoir ete porte aux nues, Wyclef a surfe sur son succes pour rapidement succomber a la facilite.Au glamour des pointures.Au clinquant nouveau riche de cette elite rappeuse qui ne cesse de tourner en rond.A une serie de productions menageant la chevre et le chou, tres moyennes pour la plupart.Voila que, sept ans plus tard, Wyclef renoue avec l'Ile magique de ses ancetres et sa diaspora, voila qu'il rallume la flamme creole, qu'il lance son propre label world (sak pase), injectant a sa musique de fortes doses de konpa direct, de rara ou autres variantes de tendance rasin.Le New-Yorkais a ainsi organise un veritable sommet de la musique haitienne en convoquant cet areopage d'artistes de fort calibre : Dadi Beaubrun (ex-Boukman Eksperyans), Gerald Wonder Duplessis (fidele collaborateur), Eddy Brisseaux, le groupe Mizik-Mizik.Applaudissons la contribution substantielle de la rappeuse J-Kyll et ses collegues de la formation montrealaise Muzion pour la piece 24 heures a vivre, titre d'ailleurs identique a l'entree en matiere de cet album .24 e Tan Pou Viv.Pour une evocation du gangsterisme, incontournable lorsqu'on exerce le metier de rappeur a Brooklyn, Wyclef a fait appel a la sulfureuse Foxy Brown (nee Inga Marchand), que l'on ne risque pas de croiser a Sainte-Anne-de-Beaupre en cette saison de pelerinage.En prime, Wyclef a fait appel au rap afro-gaulois de Passi ou meme aux specialites de la Caraibe anglophone puisqu'il a convoque en studio Buju Banton et Admiral T.Invitations superflues ?Cette fois, en tout cas, la creolite du celebrissime Wyclef depasse l'evocation ou l'ornement.Unilateralement, la culture du plus adule des artistes haitiens domine cet enregistrement, qui s'amorce d'ailleurs par l'extrait d'une vibrante plaidoirie de Jean Dominique, celebre journaliste et commentateur politique de Portau- Prince, lachement assassine il y a quatre ans .l'interview est tiree de The Agronomist, un documentaire de Jonathan Demme.Cette matiere inedite a ete vue et entendue au Festival d'ete de Quebec ainsi qu'au Dome il y a une paire de semaines.Pour avoir assiste a la representation montrealaise, je puis vous dire que cette facture rustre, equarrie a la hache, m'a semble moins concluante que ce disque excellent.Qui, on l'espere, deviendra un tremplin de l'expression creole actuelle.Creolite ravageuse Exces de name dropping Alai n Brunet FFFF Hip hop/world Sak Pase presents Wyclef Jean Welcome to Haiti Creole 101 Sak Pase / BMG Jazz Francois Carrier Travelling Lights FFF Justin Time Free jazz.classique Avoir pour sidemen Paul Bley et Gary Peacock, voila la chance du saxophoniste quebecois Francois Carrier (alto et soprano).L'enregistrement a ete realise il y a un an, a l'oree du Festival international de jazz de Montreal ou Carrier s'est produit avec ces deux geants de la musique improvisee.L'experimente batteur Michel Lambert etait aussi de l'equipee.Farouche defenseur de la musique improvisee, Carrier a convoque des maitres de cette pensee de l'ici et maintenant.La resultante est relativement captivante, on y fait de minuscules trouvailles.Au bout de quelques ecoutes, en fait, on n'a pas la ferme impression d'avoir ecoute un grand disque free, c'est-a-dire a la fusion spontanee de quatre individus parfaitement en phase.Personne n'y est magistral, aucun soliste ne s'y demarque.Cela etant dit, l'ecoute mutuelle me semble fort defendable sur ce disque de musique aleatoire, qui s'inscrit dans la lignee moderniste d'un free jazz devenu expression.classique.L'esthetique free Peu de surprises dans l'impro Alai n Brunet World Jaojoby Malagasy FFF Discorama/ Harmonia Mundi/ Fusion III Groove malgache Le salegy, un style que le chanteur Eusebe Jaojoby a mis au point a Madagascar, repose sur des grooves transculturels.Irresistibles de surcroit.On y remarque des influences clairement sud-africaines, des chapelets de guitares panafricaines, des accents malais, des rythmes ternaires veloces qui vous aspirent dans un formidable tourbillon.Le ou la soliste (car il y en a d'autres que le leader : Claudine Robert Zafinera et Kaloloha Joseph Mahadiny) emet la melodie principale, la replique chorale a tot fait de venir.Simultanement, les percussions, la basse et les guitares s'appliquent a nous etourdir davantage, pendant que les mains frappent a contretemps.Cet art de Jaojoby a atteint le stade de la maturite depuis nombre d'annees, les fans de Jaojoby ne verront probablement pas de differences fondamentales dans ce disque par rapport aux enregistrements precedents.Mais puisque si peu d'entre nous les connaissent, ce disque devrait en flabergaster plus d'un.La maturite de l'expression L'actualisation trop timide Alai n Brunet Rock Jet Rare Tracks FF Elektra/Warner Pourquoi ?On appelle ca battre le fer pendant qu'il est chaud.Vous avez un groupe, un bon, qui se met a cartonner tres tres vite.Alors vous en profitez pour lancer tout ce que vous avez sous la main : demos, reprises, versions devant public.C'est en plein ce que les bonnes gens du label Elektra ont fait avec Jet et ce Rare Tracks, un CD de huit titres qui ne comprend que des raretes , comme ils disent.Tres bien.Mais rarete ne rime pas toujours avec qualite, et on se retrouve ici avec huit pieces qui ne font pas honneur a cette solide formation australienne.Ca commence avec une version live du tube Are You Gonna Be My Girl, version molle au possible, et ca se termine de facon embarrassante, avec une reprise franchement mauvaise du classique That's Alright Mama.Pas fort.En fait, on se demande si le band a vraiment donne son accord a ce projet farfelu.Et voila que, soudainement, ceux qui disent que Jet est un groupe surestime se retrouvent avec des tonnes de nouvelles munitions.Cold Hard Bitch Tout le reste.Richard Labbe Folk Jim White Drill a Hole.FFF1.2 Luka Bop/V2/BMG Il sait ecrire aussi.Jim White est un type qui a tout fait.Il a ete surfeur, chauffeur de taxi, mannequin en Italie ( !), ami intime de Dieu aussi.Le voici maintenant chanteur.Et pourquoi pas ?En ecoutant Drill a Hole In That Substrate And Tell Me What You See, son troisieme, on voit bien que ce monsieur de la Floride a du talent pour les bonnes histoires, les guitares qui pleurent et la mouture folk un peu deprimante a la Tom Waits, le genre de musique que l'on consomme les nuits d'ete aux cotes d'une bouteille presque vide.White n'a pas une grande voix ; son truc a lui, c'est les petits chuchotements dans le creux d'une oreille.Mais l'homme sait planter ses ambiances en douceur.Il sait ecrire aussi.Et il sait bien s'entourer, a preuve les quelques invites de marque qui l'accompagnent sur cette route obscure, incluant les chanteuses Aimee Mann et Oh Susanna, sans oublier le talentueux Joe Henry derriere la console.Quelques petites longueurs a signaler, mais dans l'ensemble, c'est reussi.Les ambiances Les longueurs Richard Labbe Rock The Quireboys Well Oiled FFF SPV/Fusion III Toujours vivants Avant, ils se nommaient les London Quireboys, et ils nous avaient mis sur le cul le temps d'un tube monstre, 7 O'Clock.C'etait rock and roll, et ceux qui les avaient vus au vieux Soda, en mai 1990, se souviennent encore de cette scene montee a la maniere d'un pub anglais.Meme que le chanteur Spike distribuait gentiment les shooters au parterre.Maintenant, ils ne sont plus que les Quireboys, dont trois seulement etaient la a la belle epoque.Pourquoi ce retour ?Disons qu'il y a beaucoup de rock and roll dans l'air, et que ces veterans aimeraient bien en profiter.Pas de probleme, surtout que Well Oiled, leur quatrieme, ne manque pas de riffs efficaces et de refrains faciles a entonner.Le seul ennui, c'est la realisation.Une realisation fade, molle, qui ne permet pas au groupe de rayonner.Le genre de realisation qui agace et qui n'aide en rien la cause d'une formation comme celle-la, qui a justement besoin d'un gros mur du son pour s'epanouir.Il faudrait penser a virer ce realisateur, les mecs.Bonne energie Devinez un peu.Richard Labbe Classique Vivaldi .Sacred Music .10 King's Consort& Choir.Robert King Hyperion 10sur 10 Apres 10 ans, l'integrale de la musique vocale sacree de Vivaldi par Robert King, solistes, choeur et orchestre, est completee glorieusement par ce dixieme volume.Il reunit non seulement le fameux Gloria RV 589, d'un grand panache, mais aussi celui (moins lumineux) du dilettante Giovanni Maria Ruggieri, dont Vivaldi aurait chope les meilleures idees pour l'ecriture du sien.Autre jalon musicologique important, nous apprend le livret tres fouille, King inclut le second et inedit Nisi Dominus RV 803 redecouvert en 2003 a Desde et faussement attribue a Galuppi.L'oeuvre exquise pour soprano, mezzo, contralto, cordes, continuo fait aussi entendre chalumeau, viole d'amour et un reche violino in tromba marina.au chevalet modifie.Et l'Ostro Picta RV 642 pour soprano cordes et continuo montre le grand lyrisme aerien de Carolyn Sampson.D'ailleurs, tous, choeur, solistes et instrumentistes, sont ici (et dans les autres volumes) tres inspires et cette fastueuse integrale d'une grande richesse sonore et puissance vocale de Robert King peut maintenant troner aux cotes de celle de Vittorio Negri parmi les references.La grande inspiration Que ce soit termine ! Guy Marceau co l laborat ion speciale Reedition Artistes varies Chicago Soul FFFF1.2 Soul Jazz/Fusion III Un bon coup Le label british Soul Jazz ne pouvait manquer son coup avec une proposition musicale aussi solide : reunir les enregistrements les plus funky du catalogue de la mythique etiquette blues de Chicago, Chess Records.Vingt titres interpretes par des immortels de la musique afroamericaine, les Howlin' Wolf, Bo Diddley, Etta James, Ramsey Lewis, Buddy Guy, Muddy Waters, Gene Chandler, Fontella Bass et bien d'autres.Ayant fait sa renommee dans les annees 50 sur la scene blues, Chess label a tente, au cours des annees 60, de s'adapter a la mode R&B et soul qui faisaient la renommee des Stax, Motown et Muscle Shoals.Le resultat compile ici n'est rien de moins que fantastique : les frissons que procurent les lourds breaks de batterie du bluesfunk Evil interprete par Howlin' Wolf, l'ambiance de joyeuse poursuite automobile de l'instrumentale Stereo Freeze des Stereos, les coups de pied funkys de l'instrumentale de Ramsey Lewis, l'exotique, sombre et sompteuse chanson funk exotique (Moog et harpe au menu) de Dorothy Ashby, suivie par la voix rauque de Little Milton.Vingt titres comme ca, vingt tresors de gros groove sale et sophistique, vingt indispensables.Les Frissons On cherche encore Ph i lippe Renaud co l laborat ion speciale Afro-beat Afro Baby : The Evolution of the Afro-Sound in Nigeria, 1970-1979 Artistes varies FFFF Soundway/Fusion III Un puit sans fonds L'afro-beat semble etre un puits sans fond.L'excellent label anglais Strut a fait ses choux gras avec les incontournables compilations Nigeria 70, Polygram a judicieusement reedite tout le catalogue de Fela Kuti, Tony Allen est toujours venere aujourd'hui comme l'une des dernieres grandes legendes vivantes de l'afro-beat originel, qui inspire aujourd'hui les Antibalas et Afrodizz.Il restera encore des oeuvres a deterrer, et deux nouveaux labels semblent entrer dans la danse africaine des compilations de qualite.Ekosound, dans un emballage cheap mais finalement dans le ton des editions originales, a lance recemment une compilation d'Orlando Julius, l'un des premiers (avec Fela) a injecter les influences afro-americaines dans la musique nigeriane pour ainsi creer l'afro-beat.De son cote, le label Soundway propose un compendium de l'afro-beat, visant a tracer l'evolution de ce genre propre au Nigeria.Plutot court comme trajectoire .12 chansons en 68 minutes .en comparaison du coffret Nigeria 70 de Strut, mais la selection des titres est irreprochable et le livret tres bien concu.La selection La duree Ph i lippe Renaud co l laborat ion speciale Chanson Breton-Cyr L'integrale FFF Disques 21 Folk pur jus (de bas de laine) C'etait le temps des communes, du retour a la terre et.du revival folklorique.Pendant que Garolou electrifiait ses tounes traditonnelles, le duo Breton-Cyr faisait tout le contraire.Entre 1974 et 1981, le tandem s'est fait connaitre par ses chansons du terroir bas de laine , tricotees de tapements de pieds et d'arrangements minimalistes.C'etait brut, pour sur.Et 30 ans plus tard, ca sent encore la maison de campagne, le vieux poele a bois et le minou qui dort sur le divan.Gaetane Breton et Richard Cyr auront grave six 33 tours, avant de disparaitre en 1988, bien apres que la vague folk fut passee.Ils avaient quand meme eu leur heure de gloire, chez Coallier notamment, qui joua leur coquine Philomene (M'en revenant de la jolie Rochelle) a repetition.Temoin d'une epoque, le duo est immortalise par ce coffret de trois CD, qui reunit l'integrale de son oeuvre.Evidemment, il faut aimer le genre pur jus .Mais pour la nostalgie et la valeur ethnologique, rien a redire.Que sont-ils devenus?Gaetane vit entre le Quebec et l'Angleterre.Richard a quitte ce monde en 2003, monte taper du pied avec ses ancetres.Cela valait bien une anthologie.La valeur historique Trois CD ?Ouf.Jean-Chri s tophe Laurence Chanson Nana Mouskouri Un Canadien errant FFF Mercury/Universal Music Une Grecque chantant Le Quebec est peut-etre un petit marche, mais un petit marche fort rentable, semble-t-il : apres la compil d'Aznavour, ses plus grands succes (Pour vous, au Quebec) lancee en 2002, voici Un Canadien errant de Nana Mouskouri, compilation faite, elle, de 19 chansons d'auteurs canadiens (Cohen, Mc Garrigle, Mitchell, Ferland.) et enregistrees par Dame Nana entre 1967 et 2002.O hasard, l'album est lance cinq jours avant le spectacle de la celebre chanteuse aux Franco Folies.Allez, treve d'ironie, ca reste un tres joli disque, qui va faire plaisir aux fans.de toutes origines : ce sont toutes de bonnes chansons (dont 12 du Quebec !), que Nana reussit a faire siennes a tout coup.Bon, quand elle reprend du Neil Young, ce n'est pas exactement du rock et difficile de ne pas sourire en entendant Graeme Allwright chanter a l'impeccable Nana I need you naked, I need you wild (reprise de You know Who I Am de Cohen).Mais sinon, c'est comme du the : ca a toujours le meme gout et ca fait toujours du bien ! 35 ans que Nana chante des Canadiens ! Le timing commercial du lancement Mar i e-Ch r is tine Blai s avec MES AIEUX, LUC DE LAROCHELLIERE, JORANE, MARIE DENISE PELLETIER, AMELIE VEILLE, BENOIT PAQUETTE, ETIENNE VENDETTE ET STEVE HILL Le 3 aout 20 h A la Salle Wilfrid-Pelletier de la PdA 175, rue Sainte-Catherine Ouest BILLETS Spectrum de Montreal au 318, rue Sainte-Catherine Ouest Ticketpro www.ticketpro.ca (514) 908-9090 25e ANNIVERSAIRE DE Les Evenements FORD ESCAPE CEGEPS EN SPECTACLE SPECTACLE CONCEPT ARIANEMOFFAT T ET STEPHANE ARCHAMBAULT UN AIR DE JEUNESSE 213 ARTS ET SPECTACLES PHOTO FOURNIE PAR : COMMUNICATIONS PAPINEAU-COUTURE Le concert-spectacle La Planète bleue offre en musique et en images les splendeurs de la mer dans une mise en forme à grand déploiement.En fond de scène, on a érigé un écran de grandes dimensions sur lequel seront projetés des extraits des documentaires de l'Unité Histoire Naturelle de la BBC.FESTIVAL DE LANAUDIÈRE La Planète bleue, bleue comme la mer GUY MARCEAU COLLABORATION SPÉCIALE De la mer à la rase campagne, il n'y a qu'un pas que le Festival de Lanaudière franchit en présentant le spectacle La Planète bleue.Le titre du concert-spectacle présenté à Lanaudière est le même que le nom de la série des neuf fascinants documentaires de la BBC sur les océans, diffusée en 2002 dans le cadre de l'émission Découverte à la télévision de Radio-Canada.C'est d'ailleurs, en partie, ce que propose le festival, ce soir à 20h30, en offrant, en musique et en images, les splendeurs de la mer, comme vous ne les avez probablement jamais vues.Il y aura donc à voir, à entendre et à rêver surtout puisque La Planète bleue offre tout ça dans une mise en forme à grand déploiement.En fond de scène, on a érigé un écran de grandes dimensions sur lequel seront projetés des extraits des documentaires de l'Unité Histoire Naturelle de la BBC.Pour la petite histoire, la production de la série documentaire La Planète bleue « a rassemblé 40 cameramen et nécessité 3 000 journées de travail à 4 500 m de profondeur, et le tournage s'est fait dans 200 lieux différents parmi les plus exotiques de la planète dont les Maldives, Hawaï, la Californie et le Canada ».Les images époustouflantes de dauphins, baleines, pingouins et autres poissons, coraux et invertébrés, côtoieront des paysages sous-marins aux couleurs insoupçonnées que seule une telle odyssée aura permis de dévoiler au grand jour.Sur scène, les Petits Chanteurs de Laval et leur chef Gregory Charles, accompagneront l'Orchestre symphonique de Montréal que dirigera, pour l'occasion, le compositeur et chef d'orchestre George Fenton, qui signe la musique originale de la série.Et à tout seigneur, tout honneur, la narration a été confiée au journaliste et animateur Charles Tisseyre.D'ailleurs le même concept a d'abord été présenté avec beaucoup de succès à Londres (au Royal Festival Hall, et dans la série The Proms à Hyde Park), ainsi qu'à Hong Kong, Copenhague et Los Angeles.Les sons de la mer Si le nom de George Fenton ne vous sonne aucune cloche, sachez qu'il a composé les musiques d'une cinquantaine de films dont Gandhi, Dangerous Liaisons, Sweet Home Alabama, The Fisher King, You've Got Mail et Anna and the King.On a décrit le style musical de La Planète bleue comme étant « d'esprit impressionniste, mélodique, et taillé sur mesure sur les images pour appuyer le message, avec des amples parties d'orchestres, et aussi des plus petites formations qui épousent le rythme des plus délicates merveilles des océans ».Et compte tenu que la mer est en soi une société à part entière pour toutes les créatures qui y vivent, il y a autant de force tranquille à y déceler que d'hostilité des prédateurs qui contribuent au continuo de la chaîne alimentaire.La musique, dit-on, en sera aussi la porte-parole.Deux extraits ne sont pas de Fenton : un arrangement de La Mer de Charles Trenet, et un extrait des Sea Pictures d'Edward Elgar, également deux des seules interventions chantées par le choeur d'enfants.Ailleurs, les Petits Chanteurs de Laval contribueront musicalement par des effets sonores « à bouche fermée ».Fort du succès remporté par les documentaires La Planète bleue, la BBC Worldwide et Greenlight Media ont coproduit Deep Blue, un film (sorti en juin dernier au Royaume- Uni) avec les images saisissantes déjà tournées et la musique de Fenton adaptée au nouveau format.En attendant qu'on puisse le voir sur nos écrans, le concert-spectacle à Lanaudière donne certes un avantgoût qui tombe à point.Le concert-spectacle LA PLANÈTE BLEUE est présenté ce soir à 20h30, à l'Amphithéâtre de Lanaudière.Info : (450) 759-4343 ou (514) 842-2112.FESTIVAL DE THÉÂTRE DE RUE DE SHAWINIGAN Rue des rencontres ÈVE DUMAS Le Festival de théâtre de rue de Shawinigan ne commençait qu'hier, mais nous sommes déjà presque à la mi-parcours.Il ne reste plus que deux soirs pour découvrir tout ce que nous ont programmé les gentils organisateurs, à savoir une cinquantaine d'interventions réalisées par plus de 200 artistes.La ville a failli être désertée au profit de Trois-Rivières, qui reluquait le Festival l'automne dernier, mais elle sera au contraire « habitée » comme jamais elle ne l'a été.États d'habiter, voilà d'ailleurs le titre du huitième Festival de théâtre de rue de Shawinigan.« Cette année, il y a effectivement une thématique qui tourne autour de la rencontre qu'il n'y a plus dans les rues de la ville.L'idée est de permettre aux gens de se rencontrer à l'extérieur, de les inciter à s'interroger sur leurs relations avec les autres.On sent également une certaine influence de la téléréalité sur certaines démarches », explique Rémi-Pierre Paquin, directeur artistique de l'événement.Par exemple, la compagnie Trio vert propose au spectateur-voyeur d'épier quatre personnages qui vaquent à leurs occupations quotidiennes dans des containers virés sur le côté.Dieu seul me voit sera « une balade sur le seuil du dernier temple sacré de l'individualisme : le cocon, la vie privée », peut-on lire dans le programme.On y lit également ceci: « États d'habiter encouragera le renversement du sens.Les objets et les matériaux de l'ordre du domestique se retrouveront à la rue.Ainsi, États d'habiter brouillera l'ensemble des notions du dedans et du dehors.Il engendrera le mélange entre l'intimité et l'urbanité \u2014 la rencontre entre l'évolution et la transmutation.» Si le vocabulaire du Festival semble devenir plus abscons année après année, Rémi-Pierre Paquin tient à rassurer la population.Avec cette cuvée 2004, on croit avoir trouvé le délicat équilibre entre pointu et populaire.L'an dernier, avec Nouveau « x» Territoire« s », la programmation avait défriché un terrain plus expérimental.On avait par exemple invité des artistes issus du milieu de la performance à s'installer dans une ruelle du centre-ville.Cet été, quelques performances sont encore au menu, mais on les a mieux intégrées l'appétissant banquet.« Pendant l'année, on a fait un gros travail de rééquilibrage.Il y a des trucs plus pointus et des trucs plus grand public.L'an dernier, il fallait vraiment explorer les recoins du centre-ville pour trouver les spectacles.Là, sur la 5e Rue, il y a plein d'activités qui sont accessibles à tout le monde, mais ceux qui veulent fouiller davantage peuvent également faire de belles découvertes.» Théâtre d'une rue Il faudra être vraiment myope pour rater le théâtre à grand déploiement de la compagnie française Générik Vapeur, qui se tient encore ce soir et demain, à 21 h 30.Ceux que les Montréalais connaissent pour Les Champêtres et Bivouac (présentés à Juste pour rire respectivement en 1999 et en 2001), sont de retour à Shawinigan (ils y étaient également en 2001) avec leur nouveau spectacle, Théâtre d'une rue.Selon Rémi-Pierre Paquin, le collectif présente un des spectacles qui traduit le mieux la thématique du Festival et qui se sert le plus du «mobilier urbain ».Théâtre d'une rue se présente comme une radiographie du quotidien, constamment adaptée au lieu où elle est pratiquée.S'y déploie la vie d'une rue et de ses habitants ébranlés par une série de faits divers.Jusqu'à maintenant, 15 rues de France ont été passées au rayon X.«À force de passer d'un thème à l'autre dans nos spectacles, on avait envie de dire : on prend une rue en entier et on la fait vivre par le biais de ces petites choses qui changent le quotidien, à savoir un fait divers, un bâtiment nouveau, un incendie, etc.Il y a 100 manières de transformer le cours des choses », expliquait cette semaine Caty Avram, codirectrice artistique de Générik Vapeur avec Pierre Berthelot.À surveiller De même, on pourra difficilement rater le Taxi Zinkpè, de l'artiste béninois du même nom.Depuis le début de la semaine, il se promène en ville avec sa mini-fourgonnette relookée façon nomade urbain.Retours attendus: ARGGL (Olivier Choinière) avec une nouvelle balade urbaine, le Théâtre de la pire espèce, Mobile Home, Le Cochon souriant.À découvrir : Didier Lucien et son Golgotha, Les Fermières obsédées, les explorations sonores et musicales de Geneviève et Matthieu, de THUS (compagnie de Baltimore) et d'Uniwave, ainsi que bien d'autres surprises.Demain et lundi, on vous fait un compte-rendu de quelques activités choisies du Festival de théâtre de rue de Shawinigan.COLONNE DE SONS CHRISTIAN CÔTÉ COLLABORATION SPÉCIALE Une chronique qui n'a pas besoin d'un ranch pour séduire les (grands) enfants.BECK ET JACK WHITE COLLABORENT Voilà une drôle de combinaison mais elle est pourtant bien réelle.Beck Hansen et Jack White des White Stripes travaillent ensemble présentement à boucler le nouvel albumde l'auteur de Loser.La paire de musiciens a enregistré une pièce et le résultat sera écoutable à la sortie de l'album en octobre.Beck a renouvelé l'expérience de travail en studio avec les Dust Brothers avec qui il avait déjà créé les albums Odelay et Midnite Vultures.Les premiers indices portent à croire que sa huitième plaquette sera pas mal plus enjouée et décoiffante que la mélancolique Sea Change.PROTÉGEZ-NOUS DU IPOD.Blanc comme neige, le i Pod ?Certains responsables du gouvernement britannique ne sont pas de cet avis.Ceux-ci voient d'un mauvais oeil l'arrivée en force du célèbre petit lecteur de fichiers MP3 d'Apple, question de sécurité nationale, paraît-il.Plus mince qu'un paquet de cigarettes, doté d'un système de transfert de fichiers rapide comme l'éclair (grâce aux technologies USB et Firewire), le iPod pourrait bien devenir l'arme de choix pour subtiliser des documents informatiques «top secret».Le ministère de la Défense du pays vient d'ailleurs d'interdire la présence du iPod dans certains de ses édifices.On ne voudrait surtout pas qu'un hurluberlu tombe sur les documents révélant l'emplacement des armes de destruction massive en Irak.CHRIS MARTIN EN RAPPEUR En principe, l'escapade hip hop de Chris Martin, chanteur de Coldplay, était morte dans l'oeuf.On dit en principe parce que la pièce Dry Your Eyes, réalisée par Martin et Mike Skinner des Streets, risque bien de voir le jour malgré tout dans sa forme originale.Elle viendrait rejoindre sur le marché la version officielle dépourvue de la voix de choriste de Martin, version qui se retrouve sur l'album A Grand Don't Come For Free des Streets.On rapportait cette semaine que l'inédite avait déjà été diffusée sur les ondes d'une radio américaine.Ce n'est plus qu'une question de temps avant de la retrouver dans Internet.OZZY INC.FAIT SAUTER LA BANQUE En voulez-vous des bibelots et autres souvenirs à l'image de l'ineffable Ozzy Osbourne, en v'là à la pelletée! Le Prince des ténèbres en a vendu pour plus de 50 millions de dollars US dans la dernière année, un record pour un artiste heavy métal.De ce total, plus de 15 millions ont été générés par la populaire émission de téléréalité The Osbournes dont il est la vedette titubante et maugréante.Les tournées Ozzfest, ces pique-niques heavy metal qui parcourent l'Amérique depuis quelques étés, ont aussi contribué à remplir les coffres.Preuve qu'Ozzy est profondément ancré dans le portrait culturel de l'Occident, des t-shirts du rockeur sont offerts par tous les magasins Bloomingdale's d'Amérique.On prévoit même y vendre bientôt une machine à sous Ozzy.Décidément, rien ne va plus.Beck PHOTO AFP Chris Martin PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Morrissey PHOTO AP LU «Je crois que tous les participants devraient être enfermés dans une cage et expédiés en Thaïlande.» \u2014L'ex-Smiths Morrissey, à propos des participants aux concours de type American Idol. ARTS ET SPECTACLES Une biennale sous d'autres cieux JÉRÔME DELGADO COLLABORATION SPÉCIALE TROIS-RIVIÈRES \u2014 La Mauricie, haut lieu d'art contemporain ?Après Shawinigan et sa Cité de l'énergie, désormais résidence secondaire du Musée des beauxarts du Canada, voici que la villecentre cherche aussi à attirer les regards.À mettre au calendrier : la Biennale nationale de sculpture contemporaine qui, pour sa première, dissémine l'univers de 15 artistes dans quatre lieux de Trois-Rivières.Le Québec ne manquant pas d'expos- événements, on s'étonne de l'apparition cet été d'une autre manifestation.L'avenir dira si elle avait sa raison d'être ; il n'en demeure pas moins que la petite nouvelle décolle sur de bonnes bases.Mais d'abord, pourquoi ce nom solennel?Nationale?Sculpture, alors que l'art est de plus en plus éclaté ?Et puis, contemporain ?Fallait-il s'attendre à autre chose ?C'est que cette biennale, rappelle sa directrice artistique Josée Wingen, succède à une autre, celle de la céramique, manifestation unique en son genre qui s'est tenue 10 fois (1984-2002).« On s'est rendu compte qu'on avait fait le tour, les mêmes artistes revenaient chaque année, dit-elle.Aujourd'hui, à Trois-Rivières, il n'y a plus de céramistes et la formation à l'UQTR est en arts visuels.On avait le choix d'arrêter ou de trouver une autre voie.» La voie de la sculpture est apparue tout naturellement, surtout que, depuis quelques années, la céramique prenait une tendance plus créative.« Au début, le métier d'art était très présent.Aujourd'hui, les pièces sont moins utilitaires », résume Josée Wingen.Bref, la mutation s'est concrétisée en une appellation cohérente avec la manifestation originelle pilotée par la galerie d'art du Parc, sise dans la vieille ville.Ainsi, le conseil d'administration aurait tenu au « nationale », pour continuer à faire dans le pancanadien.Pour son envolée, la Biennale a fait appel à une figure bien en vue, l'historien de l'art Gaston St-Pierre.L'ex-associé de la jeune défunte galerie Christiane Chassay, déjà commissaire l'an dernier au Sympos ium int e rna t i o n al d' a r t contemporain de Baie-Saint-Paul (qui n'est plus, par ailleurs, exclusivement voué à la peinture), a une solide réputation en matière de sculpture.Résultat : la réunion fait le tour du jardin, du vétéran Cozic aux nouvelles fleurs que sont les Patrick Coutu et Stephen Schofield.Le parti pris de St-Pierre, chapeauté d'un titre ouvert pour ne pas dire obscur (Entre ciel et terre), était de « suggérer une manière d'occuper l'espace », comme il le décrit lui-même.Chose plutôt propre à la sculpture, n'est-ce pas ?« Dans l'expression entre ciel et terre, lit-on encore dans son texte de présentation, cela comprend tout et rien en même temps.Le contenu autant que le contenant.» En fait, Gaston St-Pierre a surtout voulu rassembler des oeuvres qui s'attardent à ce qui est moins visible.La sculpture n'est plus aujourd'hui seulement affaire de masse et de volume, de matière et de corps, mais aussi d'air et d'éléments peu quantifiables.La contribution du commissaire se trouve là.Pas étonnant donc que plus d'une pièce joue avec ces matières peu tactiles.Karilee Fuglem, reconnue pour montrer l'immontrable, se sert d'une ribambelle de ventilateurs.Diane Landry propose une autre de ses étranges machines cinétiques avec un inusité accordéon anthropomorphe, qui respire tant bien que mal.Ana Rewakowicz, qui conçoit constamment des objets gonflables, est des plus cyniques avec son imposante Living in a Bubble, où un latex prend une dimension démesurée à l'arrivée du visiteur.Ces pièces étant dans la continuité de leurs auteures, elles surprennent peu, surtout dans le cas de Fuglem, habituellement plus fine.C'est plutôt avec Lynda Baril, voire Germaine Koh, que le dépaysement sera des plus agréables.La première, en proposant un mobile de vraies pommes, pointe autant l'espace que le temps, la terre que le ciel (spirituellement) : ces fruits en décomposition parlent inévitablement de la mort.De Koh, dont le travail se base sur la sobriété et la discrétion, le tourniquet hors contexte n'est pas si incongru qu'il le paraît.En tournant au gré des courants d'air, il annonce le va-etvient des gens.Et ainsi de suite, la biennale regroupe une tonne d'oeuvres, certaines plus légères et ludiques que d'autres.Et si les espaces sont passablement bien exploités (la pièce d'Andrew Dutkewych en est sûrement gagnante), un seul endroit, la Galerie d'art r3 de l'UQTR, laisse à désirer, trois artistes empiétant les uns sur les autres.Comme si la superficie s'était subitement révélée trop petite.Même entre ciel et terre.ENTRE CIEL ET TERRE, Biennale nationale de sculpture contemporaine, Galerie d'art du Parc, Maison Hertel-de-la- Lafresnière, Atelier Silex et Galerie d'art r3, jusqu'au 29 août.Ouvert du mardi au dimanche.Info : 819 691-0829, www.galeriedartduparc.qc.ca/biennale PHOTO FOURNIE PAR LA BIENNALE Lynda Baril propose un mobile de vraies pommes, marquant autant l'espace que le temps, la terre que le ciel (spirituellement) : ces fruits en décomposition parlent inévitablement de la mort.EN BREF PETIT www.theatrelg.com Réseau Admission : (514) 790.1245 22 jjuuiilllleett aauu 2211 aaooûûtt Théâtre Lionel-Groulx à Sainte-Thérèse (450) 434.4006 HHuummoouurr lliibbrree !! Nouveau spectacle Martin www.riezencore.com 3233917A Du pop art à Trois-Rivières À quelques pas de la rue des Ursulines où se tient le gros de cette biennale de sculpture, le Musée québécois de culture populaire, en collaboration avec le Musée de Charlevoix, bouscule allègrement les hiérarchies de l'art tridimensionnel.Avec des oeuvres ludiques et ingénieuses, l'expo Art pop / Pop art met sur un pied d'égalité l'approche naïve et instinctive des Florent Veilleux et Léonce Durette et le regard critique des Pierre Ayot et BGL.Dans cet accrochage dense et touffu (la salle est bien trop petite pour toutes ces sculptures machines), la forêt des girouettes porte tout haut la thèse : pas évident de distinguer le travail d'un patenteux de celui d'un artiste dit sérieux.Au 200, rue Laviolette, jusqu'au 13 mars.Info: 819 372-0406.Du bois à Québec Toujours en sculpture, mais un peu plus à l'est, à Québec (jadis Sainte-Foy), la maison Hamel-Bruneau présente Bois, expo sur nos rapports à l'environnement.Inégale et disparate, mélangeant oeuvres aussi vieilles que Bois brûlé d'Armand Vaillancourt (1964) à d'autres de 2004, la manifestation est un peu décevante, d'autant plus que le magnifique jardin, largement ignoré, était bien approprié.Seul l'architecte Pierre Thibault s'en sert pour une installation collective et colorée.Une seule salle, portée sur l'habitat, tient la route et réunit le travail de Jean-Philippe Roy, de Michel Saulnier et d'Alexandre David.Au 2608, chemin Saint-Louis.Info : 418 641-6280.Jérôme Delgado, collaboration spéciale Venez découvrir l'influence de Jean Cocteau sur quelques-uns des plus grands créateurs de notre époque.Une exposition éclatée : scénographies, films sur écrans plasma, multimédia, vitrines, cabinet de dessins érotiques\u2026 «Un Andy Warhol avant l'heure.» - Voir, 13 au 20 mai 2004 1380, rue Sherbrooke Ouest Métro Guy-Concordia/Peel (514) 285-2000 1 800 899-MUSE www.mbam.qc.ca Man Ray, Jean Cocteau, 1922.Paris, Musée national d'art moderne.Photo Man Ray Trust /Telimage Jean Cocteau, Le mystère de Jean l'oiseleur, frontispice (détail), 1924.Collection particulière © Succession Jean Cocteau /SODRAC 2004 L'exposition a été conçue et réalisée par le Centre Pompidou, de Paris.EN COLLABORATION AVEC UNE PRÉSENTATION DE 3242383A Portrait de Gerti Schiele, Egon Schiele STÉPHANE SAINT-JEAN A v e c CHRISTIANE PASQUIER CLAUDE POISSANT KARINE SAINT-ARNAUD JEAN COCTEAU Correspondance LUNDI 2 AOÛT C o l l a g e CHRISTIAN VÉZINA A v e c FRANCIS LA HAYE JACINTHE LAGUË JACQUES LAVALLÉE CHRISTIAN VÉZINA NAZIM HIKMET Moscou, 3 juin 1963 LUNDI 16 AOÛT DENIS LAVALOU A v e c CHRISTIAN BÉGIN FRANÇOISE FAUCHER MARIE-JOSÉE GAUTHIER DENIS LAVALOU MARIE-LOUISE LEBLANC DOMINIQUE LEDUC A v e c MARC BÉLAND ÉRIC BERNIER MARKITA BOIES MAXIME GAUDETTE MARIE-FRANCE MARCOTTE NATHALIE SARRAUTE ou tous les états du dire GAUVREAU: fragments libres LUNDI 23 AOÛT LUNDI 30 AOÛT SOPHIE FAUCHER MARIE CARDINAL Les mots pour dire Marie LUNDI 9 AOÛT A v e c MARIE BRASSARD SOPHIE CLÉMENT SOPHIE FAUCHER Tous les spectacles débutent à 20h00 BILLETTERIE MAISON DES ARTS DE LAVAL 450.667.2040 1395, boul.de la Concorde ouest, Laval RÉSEAU ADMISSION 514.790.1245 3244575A 3245360A Le samedi dans POUR TROUVER. ARTS ET SPECTACLES EVIL DEAD 1&2: THE MUSICAL.En route vers la gloire?CHANTAL GUY COLLABORATION SPÉCIALE L'une des plus belles surprises du dernier Festival Juste pour rire est venue du côté anglophone : Evil Dead 1 & 2 : The Musical, présenté en grande première à Montréal par Just for Laughs, a conquis autant le public anglophone que francophone du Festival.Et il y a de fortes chances que ce spectacle poursuive sa conquête hors des frontières canadiennes, car près d'une trentaine de producteurs étrangers l'ont vu au Cabaret du Plateau où il a fait un tabac.Selon Bruce Hills, directeur de la programmation de Just for Laughs, Broadway (on et off !), Chicago et Édimbourg, entre autres, se sont montrés intéressés par ce show saugrenu, créé dans la joie et sans un sou par une bande de Torontois disjonctés.Il faut l'être pas mal pour monter une comédie musicale à partir du film d'horreur culte Evil Dead (et ses suites !), en proposant sur scène des zombis qui chantent, des tronçonneuses qui ronronnent et du sang qui gicle sur les spectateurs.Disons que ça aurait plu au producteur de Hairspray.Pour l'instant, on ne s'emballe pas trop, car Just for Laughs et son partenaire torontois Dueling Egos Productions \u2014 qui produisent Evil Dead : The Musical\u2014sont à préparer avec attention la prochaine étape de la carrière du spectacle.« En premier, nous allons recueillir tous les conseils des gens expérimentés qui sont venus voir le show, explique Bruce Hills.Mais notre priorité, c'est de conserver l'esprit de cette pièce, qui est à mon avis une mise à jour du Rocky Horror Picture Show.» Cet esprit, selon Bruce Hills, en est un de party, résolument tourné vers un public éclectique et jeune.C'est exactement ce qui est tombé dans l'oeil de Just for Laughs lorsque ses représentants sont allés voir le spectacle dans un petit bar de Toronto.« Ça touchait une clientèle que nous voulions rejoindre, dans une ambiance plus proche d'un show rock alternatif que d'une pièce de théâtre.» Pas question, donc, de présenter cette comédie musicale dans une grande salle traditionnelle avec des bancs tous cordés.Ça marchait trop bien au Cabaret du Plateau, où les gens pouvaient prendre un verre, chanter avec les acteurs et se faire asperger de faux sang aux premiers rangs.« Si nous polissons trop la pièce, nous allons la ruiner », croit Bruce Hills.Ce qui ne veut pas dire que les producteurs n'ont pas amélioré le spectacle depuis sa création.Mais, essentiellement, le budget est allé aux éclairages et au son, car on veut préserver l'esthétique «petit budget » qui fait le charme de la pièce.comme c'était aussi le charme du film de Sam Raimi en 1982.Le réalisateur a d'ailleurs accepté de vendre ses droits en voyant sur vidéo la folie de cette troupe, mais l'entente reste à être finalisée en cas de tournée mondiale.« De l'extérieur, ça ressemble au spectacle original, mais la technique est bien supérieure, explique George Reinblatt, cocréateur du spectacle avec Christopher Bond.Il semble plutôt dépassé par les événements, lui qui, au départ, a monté Evil Dead avec « des amis, et les amis des amis» parce qu'il n'avait pas les moyens de les payer ! Mais ce fut le gros succès du Fringe Festival de Toronto l'été dernier, et carrément un délire au Bathurst Street Theatre où Evil Dead : The Musical a été présenté juste avant son saut à Just for Laughs.« Je ne sais pas ce qui nous attend, mais nous avons mis tous nos efforts afin d'être prêts pour Just for Laughs, raconte Reinblatt.Bien sûr, j'espère qu'on fera une tournée.Et qu'on reviendra à Montréal.» Eh oui ! Ceux qui espéraient des supplémentaires seront déçus, car rien de ce côté n'est encore au programme.Les autres, qui ont vu le show à temps, pourront se vanter d'avoir été parmi les premiers fans.PHOTO FOURNIE PAR : RICHARD FURHOFF Evil Dead 1&2 : plus près du show rock alternatif que du Fantôme de l'opéra.3244539A En terrain connu avec Catwoman PRESSE CANADIENNE Le Cirque du Soleil n'est pas étranger aux prouesses félines de Halle Berry et de ses doublures dans le rôle de Catwoman, la femme-chat qui vient d'envahir les écrans de sa grâce masquée.Dans une des scènes du film, Catwoman s'envole littéralement pour échapper à la police et, ce faisant, elle virevolte au milieu d'une bande de trapézistes.En voyant la scène, on se retrouve en terrain connu.En fait ça ressemble beaucoup aux prouesses que nous livrent depuis des années les artisans du Cirque du Soleil.Et pour cause ! « Ça ressemble au Cirque parce que cette scène, c'est moi, affirme avec délice Debra Brown, chorégraphe du Cirque du Soleil, excitée par la nouveauté de l'expérience.Je suis impatiente de voir ma scène à l'écran.Halle était formidable.Tout était formidable ! » affirme Mme Brown, qui vit à Montréal.Participants : - Artillerie du Fort de l'Île Sainte-Hélène - Canonniers du Fort - Club de danse de lion chinois de Montréal - La Compagnie franche de la Marine - Kirkland Concert Band - Milice du Fort - Olde 78th Fraser Highlanders Grand rassemblement musical et militaire au Fort de l'Île Sainte-Hélène le samedi 7 août à 19h Musique militaire, tir et course de canons, charge à la baïonnette, danse du lion, Kung Fu, cornemuses et tambours, danse Highland.Billets: Pré-vente Adulte .15$ .12$ Aîné/Étudiant .10$ .7$ Enfant (6 ans et -) .5$ .4$ Spectacle remis au lendemain en cas de pluie Info: (514) 861-6701 www.stewart-museum.org METRO JEAN-DRAPEAU (avant 15h, 6 août) 3243536A 3244631A ARTS ET SPECTACLES FRANCOFOLIES Partie de pêche PHILIPPE RENAUD CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Il n'y a pas à dire, le week-end sera électrique.Il suffit d'ouvrir son horaire pour constater l'averse de bons concerts que les Franco Folies nous réservent, à l'extérieur comme à l'intérieur.Il s'agit maintenant de s'équiper pour veiller tard.Calepin et crayon ?Coché.Souliers confortables?Coché.Chemise légère, chaleur oblige ?Coché.Parapluie, salopettes imperméables pour la pêche en rivière profonde ?Coché.Canne à pêche à talents francofous ?Coché.Bon, évidemment, je n'ai pas enfilé ma salopette de caoutchouc même si Miss Météo nous avait prévenus des averses (elle avait raison, en plus).Quant à la canne à pêche, elle m'a été confisquée par les gardiens de sécurité à l'entrée est de la rue Sainte-Catherine, ce qui ne m'a pas retenu de faire de belles prises chansonnières hier soir, en dépit des sérieuses averses qui ont trempé tous les festivaliers.De vraies lavettes, mais pas des poules mouillées ; il y avait quand même pas mal de monde pour un soir de déluge.Dommage, oui, mais après la journée suintante que nous venions de passer, la petite douche collective était bienvenue.Or, pendant que mes collègues se la coulaient bien au sec, je prenais mon pied (marin) devant les scènes extérieures, à commencer par la scène Trad réaménagée dans le terrain vague (où est-ce un stationnement ?) à l'angle des rues Sainte-Catherine et Clark.Daniel Grenier et ses Guerriers de la Lumière s'y produisaient à partir de 19 h, à peu près au moment où la pluie s'est mise à tomber, juste après le concert d'Amélie Veille \u2014 nous la reverrons le samedi 7 août avec Andrée Watters.Avec la gravelle en guise de plancher à la scène Trad, c'était parfait, on s'y sentait comme dans un aquarium, ce qui n'aurait pas déplu à Ariane Moffatt, tiens.Il faudra apprendre à l'apprivoiser, Grenier.Honnêtement, je fais partie de ceux qui le trouvent plus drôle que touchant : découvert au sein des Chick'n Swell \u2014 dont on s'ennuie tellement en cette saison télévisuelle estivale! \u2014 Daniel Grenier a lancé plutôt discrètement son premier album (éponyme) sur la Tribu il y a quelques mois.Chansonnier de la petite joie simple et rayonnante, de la fable amoureuse et de l'anecdote, Grenier chante ses textes désarmants de simplicité sur une musique tantôt country-folk, tantôt plus rock.Surtout sur scène où son rock se fait plus mordant que sur disque.Une énergie musicale bienvenue, appuyée par les frères Gaulin (batterie et guitare) et Mara Tremblay à la basse.Le spectacle était assez sympa pour lui donner une autre chance.Avec le temps et l'expérience de la scène, l'auteur-compositeur-interprète saura se décoincer un peu plus et, qui sait, nous faire oublier le comique que plusieurs téléspectateurs appréciaient et qui, à tort sûrement, porte un léger ombrage à sa nouvelle carrière musicale.Au moins, Daniel Grenier a pu terminer sa performance dans une humidité toute relative en comparaison à la pluie qui s'est mise à tomber durant le concert de la rappeuse Diam's.Pas démontée, la jeune star (tout juste 24 ans) a livré la performance que l'on s'attendait d'elle, l'ayant vu quelques jours auparavant exploser aux Franco Folies de Spa.Tout un phénomène que cette rappeuse.Son dernier album, Brut de Femme, n'était pas tout à fait à la hauteur du premier simple baptisé DJ qui avait fait un malheur en France.Tanguant du côté pop du hip hop \u2014 certains observateurs diront du côté sombre \u2014 le rap de Diam's n'en est pas moins percutant.Ses textes sont fort bien écrits et sa livraison, sa performance sur scène, est solide, professionnelle.À Spa, il devait bien y avoir 2000 spectateurs, plus si la capacité l'eût permis.À Montréal, quelques centaines de fans et de curieux détrempés.Conquérir un nouveau continent : un beau défi pour cette rappeuse qui doit incidemment en affronter quelques autres en cours de carrière.Car selon ses détracteurs, les ventes de son album semblent être symptomatiques de l'état du hip hop en France : commercial, donc non admissible aux oreilles des puristes, certains voient même dans cette artiste ce qu'il y a de « pourri » dans le rap français.Il y a certainement une part de machisme dans ce verdict, ce que Diam's se plaît d'ailleurs à abattre sur scène.Qu'on se le dise : c'est une bonne rappeuse, une excellente performeuse qui a du chien à revendre.Les sceptiques seront confondus à nouveau ce soir au Spectrum (23 h), alors qu'elle fera la paire avec le très bon crew montréalais Attach Tatuq.Les festivaliers étaient déjà humidifiés lorsque Yann Perreau est remonté sur la scène principale après son apparition de la veille lors du spectacle d'ouverture Swinguer en ville avec la Bottine Souriante.Il était 21 h et la météo faisait ses ravages : en nombre, la foule n'était pas à la hauteur du talent de cette nouvelle star de la chanson québécoise, qui espérait sûrement clore une belle année de travail par une foule monstre aux Francos.Ce sera pour une prochaine fois.Sinon, le concert était dense, dynamique, groovy et habité, tout ce qui a rendu Perreau aussi incontournable sur la scène musicale depuis la parution de son premier album.Le ciel lui en doit une.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © Tanguant du côté pop du hip hop \u2014 certains observateurs diront du côté sombre \u2014 le rap de Diam's n'en est pas moins percutant.Ses textes sont fort bien écrits et sa livraison, sa performance sur scène, est solide, professionnelle.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 17H K SWING AVEC LE TIGRE Michel Bergeron se mesure à Stéphane Richer.20H TV5 DES RACINES ET DES AILES Àquelques jours des Jeux olympiques d'Athènes, voici un portrait de la Grèce et de ses fameuses îles, joyaux éparpillés par les dieux dans la mer Égée.20H HI FACE CACHÉE: NUCLÉAIRE 911 Depuis 1950, quelque 32 «accidents» nucléaires ont eu lieu aux États-Unis.À ce jour, six engins ont été «perdus dans la nature» sans que personne ne puisse les retrouver.Pas de panique! 20H30 K CINÉMA: LA FEMME DE L'ASTRONAUTE Un drame fantastique avec Charlize Theron, Johnny Depp et Joe Morton.Un astronaute dont la dernière mission a été marquée par un incident mystérieux suscite l'inquiétude de sa femme enceinte.22H30 a CINÉMA CINÉMA: UNE ACTION AU CIVIL À Boston dans les années 80, un cabinet d'avocats accepte de défendre des familles dont les enfants ont succombé à la leucémie.Avec John Travolta et l'excellente performance de Robert Duvall.22H30 TV5 ON NE PEUT PAS PLAIRE À TOUT LE MONDE \u2014VU DU DÉSERT Pour les fans de l'émission On ne peut pas plaire à tout le monde, voici les meilleurs moments de la dernière saison: entrevues avec Patrick Bruel, Ophélie Winter, Thierry Lhermitte, Carole Bouquet et Nicole Garcia.Le Téléjournal Adrénaline Les Masters de tennis du Canada / Seconde demi-finale .ce soir on joue Le Téléjournal UNE ACTION AU CIVIL (3) avec John Travolta, Robert Duvall Le TVA 18 heures LE MONDE PERDU: JURASSIC PARK (4) avec Jeff Goldblum, Julianne Moore LA CAGE AUX FOLLES (4) avec Robin Williams, Nathan Lane Le TVA La Saga des Nobel Malcolm Les Francs-tireurs / Henri Massé Les Grands Documentaires / Everglades: l'eau et le feu BANANA SPLIT (4) avec Alice Faye, Carmen Miranda LA RONDE (2) avec Simone Signoret (22:46) Les Simpson DICK (5) avec Kirsten Dunst, Michelle Williams LA FEMME DE L'ASTRONAUTE (5) avec Charlize Theron, Johnny Depp Le Grand Journal (22:47) SEXE ET.(6) (23:17) News Travel, Travel W-5 Sue Thomas F.B.Eye Comedy Now! The Eleventh Hour CTV News News Reg.Contact Saturday Report Red Green.2004 Tennis Masters Canada Football / Tiger-Cats - Roughriders ABC News Ebert &.Raceline Automotive.OCTOBER SKY (3) avec Jake Gyllenhall, Chris Cooper Whose Line is it Anyway?.Athlete Pub News CBS News Entertainment this Week The Amazing Race 5 Big Brother 5 Cold Case News King of Queens NBC News Stargate SG-1 THE TALENTED MR.RIPLEY (3) avec Matt Damon, Gwyneth Paltrow Saturday Night The Lawrence Welk Show As Time.Waiting.Keeping up .Served?Ballykissangel THE MAN WHO CAME TO DINNER (4) avec Monty Woolley BBC News The Editors Behind.Mc Laughlin Monarch of the Glen Executive.Yes, Minister Two Thousand Acres of Sky BBC News .Lens IR: Return to the Killing Fields City Confidential American Justice Cold Case Files City Confidential The First 48 NOCE BLANCHE (3) (17:00) .de scène Moi et l'autre L'Actors Studio / Geena Davis Spectacles / Claude Léveillée Spectacles / Daniel Bélanger RELAX, IT'S JUST SEX (5) Arts&Minds StarTV Daniel Lanois Live.The Chamber Music.The Music.The Scottish Fiddle Orchestra Plays Toronto Sex and the City Debout les comiques Anti-hommage à Martin Petit Y sont pas plus fous que.Célébrités / Extravagants Excès de stars Sexstar Kindergarten Programme ALI C'est mathématique Les Conférences de.Centre.de l'automobile .entreprises touristiques Jeux de vie Howit's Made Super Ships / Vasco Da Gama Monster House / Shark House Monster Garage / Shark Boat American Chopper American Hotrod Documentaires européens Airport Vidéo Guide / Guadeloupe Mon aventure autour.Bain de soleil Pilote Guides Doc.européens .(17:56) .(18:20) .(19:10) King Honey, I Shrunk the Kids THE MAN WITHOUT A FACE (5) avec Mel Gibson, Nick Stahl .Dark (22:54) .(23:09) Time Life Seinfeld That '70s Show Seinfeld Cops America's most Wanted The West Wing Mad TV .Chance Inside Ent.Outer Limits Big Brother 5 Andromeda JR Digs Saturday Night Trouvailles./ Victoriaville Guerres et Conflits Face cachée / Nucléaire 911 Les Tisserands du pouvoir HORIZONS LOINTAINS (4) avec Tom Cruise, Nicole Kidman They Built the Railway Masterminds History Bites The Sea Hunters RED DAWN (5) avec Patrick Swayze, C.Thomas Howell Masterminds Trading Places $100 Taxi.Wheels .Homes .Weddings Exchanging Vows Adventures in Breathing Sexual Secrets Popop Bruno Ed Sullivan Génération 60 / 1963 Musicographie / Dirty Dancing DIRTY DANCING (4) avec Patrick Swayze, Jennifer Grey Musicographie Box Office Bécosse.Pauvres Filles! Les Jeunes.Exposé Exposé Groulx Luxe Les Osbourne Concert Plus /Welcome to Death Row La Caravane From Egypt to Montreal Noir de monde Paysage.Bangla TV Parsvision Arigato JAG Mad TV BBC News Fashion File Canadian Experience Saturday Report Hemispheres Rough Cuts Witness La Semaine verte Le Journal RDI Marc Gagnon Enjeux / Le Pouvoir gai Téléjournal Zone libre / Les Vieux Prisonniers Marc Gagnon Le Journal RDI .artistes Monde du golf Sports 30 Golf SPGA / Omniumsenior des États-Unis - 3e ronde Boxe / Gatti - Dorin Sports 30 Série Superbike AMA NASCAR.Nash Bridges Le Protecteur Coroner Da Vinci Nip/Tuck Sans laisser de trace La Loi & l'Ordre Footballers Wives ORDINARY MAGIC (4) avec Ryan Reynolds, Glenne Headly Da Vinci's Inquest FELICIA'S JOURNEY (4) avec Bob Hoskins, Elaine Cassidy Sea Quest DSV UFOs under Investigation The Chronicle QUEST FOR FIRE (3) avec Everett Mc Gill, Rae Dawn Chong .(23:15) Baseball / Blue Jays - Devil Rays Soccer / Celtic - AS Roma Sportsnetnews .pas sorcier! .animaux Panorama Des fourmis.Histoire des inventions LES GARÇONS DE SAINT-VINCENT, QUINZE ANS PLUS TARD (3) Panorama Des fourmis.Trading Spaces: Family While you were out Clean Sweep Trading Spaces Clean Sweep Sportscentre WPBA Classic Tour Boxing / Arturo Gatti - Leonard Dorin Sportscentre Golf CHAT, C'EST PARIS (17:05) Silverwing Redwall Bugs Bunny and Tweety Les Simpson Futurama Les Griffin South Park Les Simpson Henri, gang Carte.animaux Journal FR2 Nec plus.Des racines et des ailes / Spéciale Grèce Le Journal On ne peut pas plaire à tout le monde The Shuttle Years National Geographic NINOTCHKA (3) avec Greta Garbo, Melvyn Douglas CAMILLE (3) avec Greta Garbo, Robert Taylor (22:10) Jeux de société / Le Cancer Décore ta vie Métamorphose Oui, je le veux! .la cigogne Une chance qu'on s'aime Le sexe dans tous ses ébats Interventions miracles Cuisine.Micro-info Citron Lime Doc Lapointe Coup de.Des valeurs à vivre Vivre avec Citron Lime Musique.Radio Enfer Une grenade Phénomène Raven Buffy contre les vampires Degrassi.Bob.Zixx Level1 Freaky.Yvon of.Fries with.Hunters Girlz TV HACKERS (5) avec Johnny Lee Miller, Angelina Jolie YTV's Hit List Monstres mécaniques Métal hurlant La Porte des étoiles Les Médiums Au-delà du réel L'Ange noir CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC FRANCOFOLIES ARTS ET SPECTACLES Gala en salle.à regarder dans son salon ALEXANDRE VIGNEAULT CRITIQUE Espérons qu'il n'existe pas, dans le grand livre du showbiz, une loi stipulant qu'un gala d'ouverture raté annonce une mauvaise année pour un festival.Si tel était le cas, on ne donnerait pas cher de la peau des Franco Folies après avoir assisté à la Fête francophone donnée hier soir à la salle Wilfrid-Pelletier.Un spectacle en dents de scie qui a une fois de plus fait la preuve qu'un show conçu par la télévision sert très mal les gens qui ont payé pour jouer le rôle du public.Oublions que la salle Wilfrid-Pelletier n'est pas facile à réchauffer.Oublions même, pour le moment, qu'un tel spectacle privilégiant l'approche du défilé à un arrimage bien ficelé d'artistes aux univers voisins ne peut qu'être inégal.La moindre des choses, lorsqu'il s'agit de musique, c'est d'offrir une sonorisation respectable.Or, hier, la sono a très mal servi les spectateurs.et la majorité des artistes.Très souvent, on avait tout le mal du monde à saisir les textes.La voix de Corneille, claire comme de l'eau de roche à la télé, n'était qu'une modulation difficilement compréhensible dans la salle.Seul le refrain de son tube Parce qu'on vient de loin est parvenu à se frayer un chemin jusqu'à nos oreilles.Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres.On a eu le même problème avec Si d'Ariane Moffatt et Voyons donc de Daniel Boucher.Règle générale, dès qu'un artiste était accompagné par plus de deux musiciens, la voix était noyée quelque part en arrière.Inutile de dire que c'est décevant.La seule qui n'a pas eu de problème de ce côté, c'est Natasha St-Pier.Elle a interprété Tandem, une chanson de Gainsbourg créée par Vanessa Paradis, avec beaucoup d'aplomb.Sa voix puissante dominait aisément l'orchestre et elle prenait un tel plaisir à « rocker » qu'on se demande pourquoi elle ne se frotte pas plus au versant musclé des variétés.Daniel Boucher a tiré son épingle du jeu, en particulier avec sa chanson La patente.Mais lorsqu'on a déjà vu un de ses vrais shows, on sait très bien que ses chansons possèdent une puissance bien supérieure à ce qu'on a entendu hier.Ce constat s'applique également à Stefie Shock et à Ariane Moffatt, une musicienne de grand talent dotée d'une forte personnalité scénique.En seulement deux présences, Thomas Fersen a fait bonne impression.En début de soirée, il a fait rigoler quelques spectateurs avec sa sympathique chanson Borborygmes, interprétée en duo avec son guitariste Pierre Sangra.Beaucoup plus tard, il est revenu sur scène avec Daniel Boucher pour faire Deux pieds.L'arrimage n'était pas parfait, mais les chansons de Fersen sont tellement bien écrites qu'elles font presque tout le travail tout seul.Pas la peine de s'attarder à la prestation de Nana Mouskouri, qui a fort mal paru.Nolwen Leroy n'a pas brillé très fort non plus.Et que dire de Rachid Taha ?On salivait déjà à l'idée d'entendre sa version de Rock the Casbah des Clash.On est tombé de haut.Ça sonnait creux.En fait, on a eu droit à quelque chose qui ressemble dangereusement à du « play back ».Pourquoi programmer un artiste qui rocke dans un tel gala si c'est pour lui couper les couilles à la sono ?Un non-sens.En tout début de soirée, Daniel Lavoie, qui faisait office d'animateur, a souligné la présence de nombreux jeunes artistes.« J'espère que ça va vous donner envie d'aller voir plus en détail dans leur spectacle », a-t-il souhaité.Mais au terme d'un gala sans grand relief comme celui-là, on a du mal à croire que son souhait sera exaucé.Sauf, peut-être, auprès des gens à qui le spectacle était vraiment destiné \u2014ceux qui l'ont « écouté » à la télé.PHOTOS BERNARD BRAULT, LA PRESSE © Le chanteur Daniel Lavoie a animé hier soir le spectacle d'ouverture des Franco Folies, La Fête francophone, qui s'est déroulé à la salle Wilfrid-Pelletier.Plusieurs invités ont participé à ce gala, dont Nolwenn Leroy, Ariane Moffatt et Rachid Taha.L'ENVERS DU DÉCOR Une chronique postiche qui ne tient pas, comme le nez de Michael Jackson.ALEKSI K.LEPAGE, COLLABORATION SPÉCIALE Jake Gyllenhaal et Kirsten Dunst PHOTO AP AMOURS MORTES Ça, c'est triste.Triste et étonnant : Jake Gyllenhaal et Kirsten Dunst se laissent.Ils formaient pourtant l'un des couples les plus mignons de Hollywood, charmants, brillants et juste assez «low profile» pour s'attirer notre sympathie.Jake et Kirsten n'étaient pas les toutes premières cibles des journaleux à potins (qui se sont quand même intéressés de près à la vie sexuelle, paraît-il débordante de fantaisie, du couple chéri).En vérité, les acteurs n'étaient déjà plus ensemble depuis un bout de temps avant que les agents de Dunst ne fassent part aux médias de leur rupture.Personne n'avait rien vu venir, pas même Maggie la grande soeur actrice de Jake, laquelle a présenté il y a quatre ans Kirsten à son frangin.Cette nouvelle rend assez morose.Pour une fois, il y avait un petit couple dont on ne souhaitait pas du tout la dégringolade (soyons francs, les couples vedettes, archi-riches et archi-connus, on est souvent bien contents, secrètement, de les voir s'effondrer.) JACKSON CRUISE KIDMAN Vite, des nouvelles de «Wacko Jacko», l'homme qui donne tout son sens au mot ambiguïté.On annonçait un peu partout cette semaine que l'étrange zombi de l'univers pop Michael Jackson allait donner naissance à des quadruplés (pas tout seul, évidemment ; une jeune mère porteuse de Floride se chargera de mettre bas).Quatre petits Jackson pour le prix d'un : une véritable aubaine!Michael en pincerait maintenant pour Nicole Kidman (Kid Man, pensez-y).En effet, il aurait invité l'actrice \u2014 par l'intermédiaire de ses agents \u2014 à l'accompagner aux prochains MTV Music Awards.Surprise, Kidman aurait déclaré sur les ondes d'une radio australienne : «Je ne l'ai jamais rencontré, c'est un peu bizarre.J'ai refusémais, avec la vie amoureuse que jemène, j'ai pris cela pour un compliment.» Flattée mais quelque peu embarrassée par ces photos où Jackson pose à Disneyland dans un costume ridicule: «Vous pouvez penser que je suis folle, mais je n'ai pas envie d'accepter l'invitation.» Folle?Jackson a quand même une dizaine de chefs d'accusation à porter sur ses frêles épaules.Enfin, la sage Kidman, déjà mère de deux mignons bambins adoptés avec son ex Tom Cruise, aurait l'intention (d'après OK! Magazine) d'aller se chercher toute seule un autre chérubin, un orphelin de guerre idéalement irakien ou afghan, c'est au choix.LES CONTES D'ANDERSON Pamela Anderson, madame 100% pulpe, vient de pondre un recueil de nouvelles ; de courts récits autobiographiques, qu'elle promet coquins et osés, relatant ses expériences de danseuse, de mannequin et d'actrice.Intitulé Star (Pam se permet un excès d'originalité) et décrit sur son site officiel comme le «regard voyeuriste sur Hollywood d'une icône initiée», ce ramassis de confessions et d'anecdotes veut ébranler le petit monde des vedettes : «Pam a toujours su qu'une image vaut mille mots.Cette fois, c'est le temps des mots», ajoute la pub (on traduit comme on peut).Les premières pages du livre relatent apparemment une expérience de lesbianisme particulièrement piquante : «Certaines histoires sont vraies, d'autres sont montées de toutes pièces», écrit la dame, ou son scribe, sur son site officiel, ajoutant qu'elle souhaite au lecteur beaucoup de plaisir à départager l'autobiographie de la fiction.Bon, alors, si tout le monde semet à faire des livres, pourquoi pas vous, pourquoi pas nous?Pourquoi pas un recueil des meilleurs moments de l'Envers du décor?O.K., on a compris, ne huez pas si fort.Pamela Anderson PHOTO AP Michael Jackson Julia Roberts PHOTO AP PHOTO AP LES CHRONIQUES DE OCEAN'S 12 Il s'en passe sur les plateaux de Ocean's 12, selon le Daily Star.Cette fois il s'est agi d'une belle séance de crêpage de chignon.Et quels chignons : ceux de Julia Roberts et de Catherine Zeta-Jones.La première, enceinte et chichiteuse, en serait presque venue aux coups tant elle était jalouse des robes de Catherine, beaucoup plus glamoureuses et sexy que les siennes.Roberts aurait, une fois de plus, exigé que l'on revoie le scénario de bout en bout.Au tournage à Chicago, elle a demandé l'obtention d'une maison, carrément, pour elle seule.Madame, boudeuse, veut à présent se bichonner.Beuveries, voyages coûteux, caprices de stars, tirages de cheveux ; Ocean's 12, un film sérieux, ne s'est pas fait dans le calme méditatif et la joie simple d'être en vie. ARTS ET SPECTACLES FRANCOFOLIES Pleymo: heavy ludique ALAIN BRUNET alain .brunet@lapress e .ca Depuis deux ou trois ans, le rock essaie de renaître de ses cendres.La France ne fait pas exception au phénomène.Voyez l'exemple : avant de rentrer au bercail au terme d'une série de reportages en février dernier, je lorgnais les pubs de concerts dans les journaux parisiens et, ô étonnement, je remarquais que Pleymo, un groupe parfaitement inconnu de ce côté de la flaque, allait se produre à guichets fermés au palais Omnisports de Bercy \u2014 l'équivalent de notre Centre Bell.Illico, je joignais le service de promotion chez Sony France, on me rappelait à l'ordre : Pleymo a trois albums à son actif (Keçkispasse ?, Medecine Cake et Rock, étiquette Epic), la tournée du groupe en France se déroulait à guichets fermés.On me brancherait donc sur le chanteur du groupe, Mark Maggiori.Solide gaillard, du plomb dans la caboche.« La France, amorce-t-il, n'est vraiment pas un pays de rock ; on les compte sur les doigts de la main ! Alors je n'ai pas le sentiment que l'on fasse dans la redite, car on ne ressemble ni à Noir Désir, ni à Téléphone, Trust ou Indochine.Il y a toujours quelque chose de neuf lorsque la langue française se mêle aux guitares.» Comme la plupart des musiciens rock dans la mivingtaine, les artilleurs de Pleymo ont traversé des phases identiques à celles de tous les kids.« Personnellement, j'avais commencé avec Led Zeppelin, puis je suis passé à Pearl Jam, Nirvana, tout ce grunge qui consistait à gueuler de vraies chansons.Mes potes et moi avons ensuite durci le ton avec Living Colour et Red Hot Chili Peppers, mais surtout avec Rage Against The Machine, qui allait fusionner rap et hip hop.» Pleymo vient de la génération suivante, le groupe surfe sur la vague d'après ; Linkin Park, Korn, Slipknot ou Limp Biskit.Mark Maggiori estime d'ailleurs que ce dernier groupe est devenu très propre, gentil, aseptisé.« Heureusement, nous n'avons pas ces soucis commerciaux parce qu'en France l'industrie n'est pas la même.Pleymo demeure un groupe bien indé(pendant) même si on a signé chez Sony.Des fois, bien sûr, je me dis que si on était nés aux États-Unis on ferait des tournées mondiales et ce serait génial.Mais d'autres fois, je me dis qu'on a de la chance d'être en France ; c'est plus petit, plus cocon mais on a un public vachement fidèle.Nous sommes bien là-dedans.« Au troisième album, on a le sentiment de construire un univers.Et si on on n'est pas trop bêtes, si on n'est pas à court de créativité, je pense qu'on pourra persévérer et garder notre public.Le but est de faire des choses intéressantes, de faire réfléchir notre public sans aucune prétention.On peut y lancer une alerte à la religion, on peut y dénoncer Star Academy, que je renomme L'Académie des tares.Je peux faire réagir mon public en lisant un texte de Léo Ferré toujours moderne : Je suis la télévision, la montreuse électrique et je suis comme une morphine qui endort la République.» Les six gars de Pleymo ne se sentent donc pas tenus de ranimer une faune de dinosaures.D'où cette liberté dans l'expression.« On a commencé avec pas mal de machines pour les deux premiers disques, on a simplifié les choses sur le dernier.Plus chanson et moins morceau, plus organique.Pour les deux premiers disques, on proposait des thèmes plus fédérateurs pour notre génération, nous voulions imposer un mouvement.Alors que le troisième raconte l'histoire d'un petit garçon aveugle, dont chaque titre évoque les fabulations.Le concept permet aux fans d'entrer dans un univers.» L'histoire de Pleymo est celle de tant d'ados de la classe moyenne : fous de rock, des kids de la région parisienne décident de fonder un groupe, s'achètent des instruments, se mettent à répéter.« Puisque nous étions à Fontainebleau, raconte Mark, nous avions heureusement accès à des caves pour jouer.Puis nous sommes venus à Paris pour y compléter nos études.» Et le nom du groupe ?« Il est venu autour d'une bière.Un de mes copains a rappelé qu'on avait des jouets Playmobil.On a aimé le nom, on l'a abrégé.» Ludique, dites-vous ?Heavy ludique.PLEYMO se produit ce soir, 20 h, sur la scène La Zone Bleue, du Parc des festivals.Demain, le groupe partage le même programme que Ludger au Spectrum, à 23 h.PHOTO FOURNIE PAR : SONYMUSIC L'histoire de Pleymo est celle de tant d'ados de la classe moyenne : fous de rock, des kids de la région parisienne décident de fonder un groupe, s'achètent des instruments, se mettent à répéter.Ils seront des Franco Folies ce soir, à 20h, sur la scène La Zone Bleue.3243535A 3243535A Venez découvrir l'influence de Jean Cocteau sur quelques-uns des plus grands créateurs de notre époque.Une exposition éclatée : scénographies, films sur écrans plasma, multimédia, vitrines, cabinet de dessins érotiques\u2026 «Cocteau est la vraie source d'inspiration de l'art contemporain.» - Voir, 13 au 20 mai 2004 1380, rue Sherbrooke Ouest Métro Guy-Concordia/Peel (514) 285-2000 1 800 899-MUSE www.mbam.qc.ca Man Ray, Jean Cocteau, 1922.Paris, Musée national d'art moderne.Photo Man Ray Trust /Telimage Jean Cocteau, Le mystère de Jean l'oiseleur, frontispice (détail), 1924.Collection particulière © Succession Jean Cocteau /SODRAC 2004 L'exposition a été conçue et réalisée par le Centre Pompidou, de Paris.EN COLLABORATION AVEC UNE PRÉSENTATION DE 3242358A 3245099A mystérieux bâtisseurs de la nature fourmis abeilles Termites Cités grouillantes 4581, rue Sherbrooke Est 5148721400 Visitez cette exposition grouillante de vie à l'Insectarium de Montréal 3237627A 3237576A 3238345 "]
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