Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et Spectacles - Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (5)

Références

La presse, 2004-08-02, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" La hype, mode d'emploi Ça va brasser aux Franco Folies avec Prototypes, les Breastfeeders et les Wampas Elista: discrétion rock ALAIN BRUNET alain.brunet@lapresse.ca Benjamin Peurey, parolier de la région parisienne évoluant quelque part entre Seine et Marne, fait partie d'un groupe dont l'âge de chacun des membres se situe quelque part entre 26 et 28 ans.Un groupe qui se fréquente quelque part depuis l'enfance.Qui n'avait pas l'intention particulière de percer quelque part sur la scène rock.Qui s'exprime quelque part entre Noir Désir et Mickey 3D.Mais voilà, Elista jouit d'un vrai succès d'estime, bien qu'il brille encore timidement dans la constellation du nouveau rock français.Benjamin Peurey fait partie de ce groupe, pourtant il ne monte jamais sur scène avec ses collègues ! Ce qui ne l'empêche pas de les accompagner à toutes leurs destinations.Où qu'il soit, le jeune homme ne cesse de pondre des rimes, somme toute fort bien construites.Les propos qui y sont tenus érigent l'univers d'un véritable auteur de chansons, bien au-delà de la culture des kids à laquelle Elista pourrait être associée.Il cause vite, le parolier \u2014rencontré à Paris il y a quelques mois, avec un petit rafraîchissement téléphonique de dernière heure.Les maxillaires de notre interlocuteur articulent de vives réparties, réflexions d'un hyperactif féru de musique et de poésie, capable de se montrer « déçu du paradis », pour reprendre le titre d'une chanson d'Elista.Tel le débit de notre loquace interviewé, l'évolution de son groupe est véloce.« Notre premier album n'est déjà plus représentatif de là où on est rendus.Le prochain en sera un prolongement, probablement créé en réaction à nos premières chansons.Nos influences, en fait, sont éclatées (Bashung, Bowie, Dominique A, Joy Division, Pixies, Roots, etc.), à tel point que nous essayons d'enrichir notre répertoire en mariant l'irréconciliable \u2014Gainsbourg et les Stooges, par exemple.Il y a tellement à piller dans tous ces styles qui nous touchent.» Encore une histoire d'ados de la classe moyenne convertis à la pop culture ?Histoire d'enfants dans le cas qui occupe: Benjamin Peurey, Thomas Pierron et François Nguyen (guitaristes et chanteurs d'Elista) se sont connus tout petits.Dans la cour de l'école, il allait s'en passer des choses.Bien sûr qu'ils se sont emmerdés dans leur banlieue (Melun), bien sûr qu'ils ont décidé de saupoudrer un peu de piment dans leur existence d'étudiants (lettres ou beaux-arts) en plongeant dans la création de chansons.« Nous voulions faire nos trucs pour nous-mêmes, dans notre coin.Le plaisir est venu de là.Nous ne voulions pas nécessairement former un groupe, notre motivation était à l'inverse de ces groupes qui font des chansons pour naître sur scène.Personne d'entre nous n'avait envie d'être une figure de proue.» >Voir ELISTA en 2 Prenons une situation, disons, irrationnelle et complètement farfelue : un excellent groupe sort un album bardé de hits, et pas une radio commerciale à Montréal n'ose les faire tourner.Je sais, c'est pas croyable, mais admettons.Face à l'incompréhension, que faire ?Les trois formations qui dynamiseront demain soir le Métropolis \u2014Prototypes, les Breastfeeders et les Wampas\u2014 ont toutes leurs solutions, que l'on pourrait résumer en un mot : la hype.Il faut à tout prix qu'on entende parler d'eux, de Montréal à Sept-Îles.Faut que ça jase, faut que ça brasse : la hype, mode d'emploi.Voyons d'abord la méthode de Prototypes, à laquelle vous pourrez goûter dès ce soir, 20 h, au parc des Festivals.Le trio basé à Paris est constitué de la chanteuse-performeuse Isabelle Le Doussal (qui, sous le nom de Bubble Star, donnait des performances à la croisée de l'art contemporain et de la musique) et les deux gars derrière la formation électronique Bosco, Stéphane Bodin et François Marché.Dans l'esprit, le son de Prototypes n'est pas tellement éloigné des astucieux collages sonores de Bosco.Pop non affinée qui trouve son âme dans les cordes de guitares et les circuits des boîtes à rythmes, la musique de Prototype fait écho à la totale liberté imprégnée dans les albums de Bosco (qui avait été invité au MEG en 2000, pour ceux qui s'en souviennent).Or, Prototypes est né « de l'envie de monter un nouveau projet parallèle à Bosco qui lorgne du côté de la pop et du rock », explique la chanteuse Isabelle Le Doussal.Mais comme les deux gars « chantent comme des patates », admet Stéphane, il fallait une figure de proue à leur subversif vaisseau pop.Découverte lors d'une de ses performances Bubble Star, Isabelle, frontwoman enflammée, semblait destinée à ce projet.Le premier album paraît sous le titre Tout le monde cherche quelque chose à faire et contient un antihit (comme on dit d'un antihéros) qui fédère ceux qui ne se retrouvent pas dans la pop FM de Florent Pagny (en France) et Wilfred (ici) : Danse sur la merde.Pas besoin de vous retranscrire le refrain, sachez seulement qu'il est ici question des rengaines qui noient les ondes commerciales.Pour ceux qui n'ont pas encore entendu ça, je vous garde la surprise, elle est agréable et fort dansante.Ça va de soi, la chanson est subversive, mais elle ne détonne pas avec les autres chansons de ce premier album, tout aussi blasées et revanchardes.Le discours de Prototypes n'est pas un engagement, seulement un constat bien personnel qui cherche à toucher par la simplicité des textes qu'on croirait parfois rédigés en deux minutes sur un coin de table avant d'entrer en studio.Stéphane : « On jette des choses puis y on revient.On voulait que ça reste simple et que le morceau gicle.» Il gicle et surtout éclabousse.Voilà le truc : puisqu'on n'essaie même pas de courtiser les directeurs musicaux des radios commerciales avec un tel titre (ce n'était d'ailleurs pas la méthode de Bosco, qui n'a jamais compté sur les radios pour asseoir sa réputation d'électroniqueur déjanté), il faut que ça buzze.Que ça hype, comme disent les Français.Et que ça grince, un ton qui colle d'ailleurs bien à l'électro-clash : Tiga a récemment lancé une chanson intitulée Burning Down.à propos de New York.Culotté, comme Prototypes.Les Breastfeeders s'y prennent autrement.On pourrait dire que c'est la méthode de l'underground québécois, méthode qui a justement bien servi aux Cowboys fringants : donner des concerts.Partout.« Pour ma part, le Métropolis sera ma première grosse salle, dit Luc Brien, chanteur des Breastfeeders.Mais nous sommes prêts.Après avoir fait une pause de six mois, le temps de lancer l'album, on a su se faire attendre.Depuis la sortie de Déjeuner sur l'herbe, on s'est beaucoup promené en région.Et pour la première fois de ma vie, je jouais devant des gens que je n'avais jamais vus et qui chantaient les paroles ! » La hype s'est rendue jusqu'à Sept-Îles où, croyez-le ou non, des fans ont fondé la Secte à Jo, le bassiste.« Ils ont même des cartes de membres ! » s'étonne Brien.Le rock n'roll des Breastfeeders décape, l'énergie est irrésistible, le spectacle est garanti notamment grâce à leur arme secrète, Johnny Maldoror.« Au Festival d'été de Québec, nous étions invités à l'Off, raconte encore Brien.La télé de Radio-Canada a fait un reportage avec nous.Première question : il est où le chaman indien qui crache du feu ?» Ça, c'est Johnny, tambouriniste possédé du démon.Le chanteur est démonté : « Tu veux dire, un fou qui crache de la bière ?» La légende des Breastfeeders fait son chemin en province d'un spectacle à l'autre.Ils n'ont pas l'appui des radios, mais Musique Plus diffuse depuis la semaine dernière le clip de Mini jupe et watusi, et les musiciens souhaitent un miracle à la Trois Accords.En attendant, ils nous préparent toute une décharge pour demain soir.À l'instar des Breastfeeders, les Wampas ont assis leur légende sur les prestations live.Leur méthode, c'est la détermination et le respect des fans.Il ne faut jamais les décevoir lorsqu'ils achètent un billet de spectacle.Lorsqu'on lui remet un micro, le chanteur Didier Wampas devient alors fou furieux.Enfin, après 20 ans de punk rock aux accents parfois plus pop, l'impossible est arrivé aux Wampas : un hit.Un vrai de vrai gros hit, ironiquement baptisé Manu Chao, qu'on trouve sur leur dernier album intitulé Never Trust a Guy Who After Being a Punk is now Playing Electro (là aussi, ça grince bien !).Les Wampas ont appliqué la méthode de tournée intensive durant 20 ans, leur réputation de bêtes de scène n'est plus à faire.Les radios françaises ont fini par céder en faisant tourner la chanson Manu Chao.Demain soir, à l'ombre des radios commerciales, on célèbre la détermination et les trucs du métier appris dans l'underground.Attention, le Métropolis va surchauffer : l'affiche est impeccable, sûrement l'un des plus beaux coups de la programmation des Franco Folies.Les billets se vendent au prix de 17,50 $.PHOTO FOURNIE PAR LES FRANCOFOLIES Ils sont culottés les membres de Prototypes, groupe basé à Paris, qu'on pourra voir et entendre au parc des Festivals ce soir, à 20 h.Demain, en compagnie des Breastfeeders et des Wampas, ils dynamiseront le Métropolis à compter de 21h.DANS Le GUIDE de vos sorties LP[2] LE JEUDI 3234650A VIVRE EN FRANÇAIS AU NUNAVUT PAGE 6 PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE FRANCOFOLIES PHOTOANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © L'indestructible octogénaire Henri Salvador a de nouveau comblé ses fans montréalais hier soir.Il fait dimanche avec Henri ALAIN BRUNET CRITIQUE Il a fait dimanche avec monsieur Henri.Hier soir, l'indestructible octogénaire a de nouveau comblé ses fans montréalais dans une salle Wilfrid- Pelletier remplie à pleine capacité.Dans une version un peu réduite d'un spectacle à grand déploiement qu'il trimballe en France depuis janvier (14 musiciens au lieu d'une cinquantaine, hologrammes en moins), Henri Salvador a enfilé une vingtaine de titres en plus de balancer au public ses fameux monologues de variété, typiques de l'époque des cabarets des années 40 et 50.Vêtu d'un chic complet bleu poudre, le petit homme affichait une forme splendide, sa vivacité d'esprit tenait toujours du phénomène de la nature.« Si on m'avait dit il y a 30 ans que je serais là en train de faire ceci, j'aurais répondu Ça va pas, non ?» a-t-il confié à l'auditoire conquis, avant d'asséner un grand coup dans le vide afin de déclencher les klaxons de l'orchestre.À chaque punch commandé par l'artiste, le public riait aux larmes! C'était avant que l'homme de 87 ans nous refasse son fameux sketch de gars saoul, témoignant d'une maîtrise comparable aux plus grands humoristes, non sans rappeler feu Olivier Guimond.Cette cohabitation entre cet humour slapstick gros comme le bras et un répertoire aussi délicat peut nous sembler étrange ou même mal emboîté mais.Henri Salvador, c'est tout ça : font partie du personnage cet humour gras des meilleurs animateurs de cabaret, cette voix suave des plus grands crooners, cette pulsion du swing, cette bossa nova sensuelle et lascive dont il fut l'inspirateur \u2014pas tout à fait le père comme nous le clame pompeusement la publicité des Franco Folies.Bossa, pop et swing Ainsi donc, les chansons d'esprit bossa ont émaillé le programme d'hier soir, comme ce fut le cas pour la tournée précédente : Il fait dimanche, Vous, Jardin d'Hiver, Syracuse, toutes magnifiques.Ces escapades tropicales vont comme un gant à Henri Salvador, c'est dans ce contexte que le doyen des crooners excelle.C'est là que sa voix juste et claire prend toute sa force.Le swing est aussi un fondement de son art, le respectable chanteur n'a pas manqué de nous le rappeler avec ses versions rythmées de Quand un artiste, Toi, Trompette d'occasion.Les ballades de pop classique étaient bien sûr au rendez-vous, avec des chansons gorgées de volupté telles J'ai tant rêvé ou Ma chère et tendre.Les origines créoles de monsieur Henri ont aussi été évoquées avec Le loup la biche et le chevalier, une des plus belles berceuses du répertoire de la francophonie.La chanson française «française » était bien sûr citée avec pour point culminant une version de Avec le temps, classique de feu Léo Ferré que Salvador nous a livré étrangement au milieu de tirades humoristiques.Mais puisque la vie est étrange en soi, qu'elle laisse se succéder l'humour, la tristesse ou l'absurdité, cette suite un peu baroque de climats pouvait être vraisemblable.Enfin.Chose certaine, cette facture composite, similaire à celle suggérée lors de la tournée précédente, a résumé le personnage immense qu'est ce petit monsieur en complet bleu poudre, admirable de précision, de présence et d'énergie.Sensuelle Cibelle Plus tôt dans cette soirée dominicale, la Brésilienne Cibelle cassait la glace avec les francofous.Plusieurs s'étaient pointés au Spectrum sans la connaître, on s'était fié au ouï-dire et aux enchères médiatique en faveur de la jeune chanteuse \u2014et dont l'auteur de ces lignes est le principal responsable.Ou peut-être uniquement à la nationalité de la chanteuse dont la réputation a été forgée par sa participation au disque visionnaire Sao Paulo Confessions du regretté Suba.Grande, séduisante, plus qu'à l'aise dans sa robe bleue à motifs, cette jeune femme exubérante n'a pas fait preuve de la même finesse qu'on lui prête sur disque.Sa voix m'a semblé plus puissante que prévu, tout aussi texturée et sensuelle mais.certaines séquences vocales m'ont paru dévier de la tonalité.Par ailleurs, certains effets déclenchés en direct par des procédés numériques ne m'ont pas semblé tout à fait au point, certains sons de guitare électrique ne collaient pas très bien au contexte suggéré par cette artiste audacieuse, insoumise, indomptable, superbe bête sauvage à qui on ne peut (probablement) rien dicter.L'improvisation et l'audace dans un tel contexte sont louables en soi, encore faut-il éviter les imperfections, encore faut-il rechercher la finesse et la cohésion.C'est finalement en usant de références connues de la musique brésilienne que Cibelle a conquis une bonne partie du public.Et, malgré ces anicroches, elle a laissé paraître son indiscutable potentiel.Voilà une artiste qui n'a pas atteint la pleine maturité mais dont le talent brut, le leadership et l'ouverture sur l'avenir méritent notre attention.Elista: discrétion rock ELISTA suite de la page 1 « On s'était d'ailleurs tous mis devant un micro, poursuit-il, pour voir qui chanterait convenablement, les meilleurs y sont restés.Elista compte donc deux chanteurs.Et il n'y a pas de dualité, ça se complète et ça s'entend.» En novembre 2000, un batteur et un bassiste (Marc Mallia et Nicolas Beaujouan) se joignaient au trio pour remplir une mission spéciale ; on leur avait demandé de relever un défi local, c'est-àdire d'ouvrir dans une salle de leur patelin (Melun) pour le groupe Mickey 3D, encore peu connu à l'époque \u2014 la formation de la région de Saint-Étienne a gravi les échelons pour être carrément célébrée aux dernières Victoires de la musique.Ce soir-là, Elista a vu le.jour.« Nous avions une bonne étoile, d'autant plus que les gars de Mickey 3D ont été très sympas en nous filant plein de contacts et plein d'encouragements », se souvient Benjamin.Depuis lors, le groupe jouit du soutien d'une major (Sony France), un disque éponyme est sorti en 2003 (étiquette Recall), le public croît, les concerts se multiplient, « toujours un peu plus forts, plus rugueux, plus extrêmes à cause de l'énergie de la scène.» Malgré leur ascension et la chance qu'ils ont d'exprimer le fruit de leur création, les membres d'Elista refusent de se situer parmi leurs pairs ou leurs maîtres.« Nous sommes tout simplement contents de voir cité le nom du groupe, nous sommes contents de cet accueil, de cette propulsion qui tient du hasard.Nous sommes aussi contents de l'émulsion de la langue française combinée à notre culture musicale éclatée.Nous sommes surtout fiers d'avoir l'envie de créer.D'être prêts à nous engueuler pour un mot, une mesure, une chanson.» .Elista se produit gratuitement ce soir, 20 h et 22h, aux portes du Complexe Desjardins.Demain soir, 23 h, le groupe partage le même programme que Gwenwed au Spectrum.PHOTO FOURNIE PAR LES FRANCOFOLIES Elista, qu'on pourra voir ce soir à 20h et 22h aux portes du Complexe Desjardins, et demain à 23h au Spectrum, est un groupe français en pleine ascension, comme l'ont d'ailleurs confirmé les dernières Victoires de la musique.ÉCHOS DES FRANCOS PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE© PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL Vincent Vallières Marco Calliari Marie-Denise Pelletier (à gauche) À SOIR À SOIR «J'écoutais l'album À deux faces (de Plume Latraverse, lancé en 1976), pis je suis tombé sur Salusoleil au début de la face B.Les gens qui travaillent pour Plume catchaient pas pourquoi je voulais prendre cette chanson-là (pour son album Chacun dans son espace) et non pas Bobépine ou une autre archiconnue.Mais Plume, c'est pas juste le poète du party, c'est aussi un gars qui possède une finesse et une sensibilité intéressantes.» \u2014VINCENT VALLIÈRES, La Presse, 10 novembre 2003.Vallières est en spectacle gratuit ce soir, à 21h et 23h, angle Sainte-Catherine et Jeanne-Mance, alors que Plume est au Métropolis jeudi, 21h.CRÉMOÉCRÉMOÉPAS «Anonymus, ça fait des années qu'on fait ça et on n'a pas fini \u2014 en plus, c'est la première année que le groupe est pour nous un vrai gagne-pain, notamment grâce à la tournée de L'Académie du Massacre avec Mononc'Serge!» \u2014MARCO CALLIARI, chanteur d'Anonymus, membre du groupe Colectivo et chanteur solo.en italien (!), La Presse, 15 mai 2004.Justement, Marco se produit seul sur scène (et gratuitement) jeudi prochain, puis avec Anonymus au Métropolis, samedi (c'est le quinzième anniversaire du groupe), enfin, toujours samedi, avec Colectivo, mais au Spectrum, pour le party de clôture.Où est Marco?Marco est partout.J'AI TA PHOTO DANS MA CHAMBRE Un simple coup d'oeil sur le costume de la jeune femme à droite et on a tout de suite une idée de l'époque : la fin des années 1980et du look militaire, à grands renforts de rayonne et d'épaulettes !Àgauche, cette chevelure léonine aux couleurs de feu (en tout cas, quand la photo n'est pas en noir et blanc.), c'est celle, évidemment, de Marie-Denise Pelletier, qui avait accepté en 1988 d'être la porte-parole du neuvième concours Cégeps en spectacle (1988, c'était aussi le vingtième anniversaire de la naissance des cégeps!).Marie-Denise Pelletier sera de nouveau liéeà Cégeps en spectacle demain soir, puisqu'elle participera au spectacle Un air de jeunesse marquant les 25ans du concours.JE VOUDRAIS PAS CREVER Tous les jours, une citation de Serge Reggiani, décédé le 23 juillet, à qui les 16e Franco Folies de Montréal sont dédiées : «J'ai une carrière comme je veux la faire.Dans un sens, je suis le premier à chercher une sorte de difficulté et à forcer à tout coup la chance.Je ne fais que ce que j'aime et ce n'est pas toujours ce qu'on m'offre.Alors, bien sûr, ça ne va pas sans hauts ni sans bas.» La Presse, 22 mai 1971. FRANCOFOLIES Trois Accords et un triomphe ALEXANDRE VIGNEAULT CRITIQUE L'affreuse pluie de vendredi a sans doute porté un dur coup à l'achalandage du site des Franco Folies, mais après la soirée d'hier, il n'en paraîtra rien dans le grand livre des records d'assistance au festival.Pour faire simple, disons que c'était un très gros dimanche.Et c'est beaucoup grâce à l'impertinent quintette Les Trois Acccords, qui a joué devant dans un « Parc des festivals» rempli à ras bord.« Vous êtes beaucoup, 600 ou 700 au moins », a évalué le guitariste et chanteur Simon Proulx, pince-sansrire.En réalité, il y avait au moins dix fois plus de spectateurs.Le devant de la scène était déjà bien plein lorsqu'une véritable marée humaine a commencé à se déverser dans ce coin de l'espace Francos, après le premier concert de Thomas Fersen.Le flux migratoire n'a d'ailleurs commencé à baisser que 20 bonnes minutes après le début de la prestation des Trois Accords.L'air pas trop impressionné par cette foule immense \u2014la plus grosse de leur jeune carrière, assurément\u2014 le groupe a amorcé son spectacle comme son disque, avec Gros mammouth chanson.Coincé loin au fond, j'ai pu voir le devant de la scène s'animer.Deux chansons plus tard, quelques intrépides faisaient du bodysurf.Il y avait de l'ambiance, quoi.Seul hic, la sono des Trois Accords manquait de jus.Et puisque Stratège et Cobna avaient mis toute la gomme, un peu plus bas, dans la rue Jeanne Mance, il y avait de la compétition aux portes de nos tympans.Comme on l'avait constaté au Festival d'été de Québec il y a quelques semaines, les membres des Trois Accords sont capables de donner une prestation à la hauteur de leur succès actuel.Alexandre Parr s'amuse comme un fou à triturer sa guitare, Simon Proulx chante avec aplomb et Olivier Benoît fait.un peu n'importe quoi.Lorsqu'il ne chante pas, du moins.C'est avec beaucoup de sérieux qu'ils interprètent leurs chansons rock, punk ou country-grunge volontairement niaises, que la foule se plaît à entonner en se bidonnant.Impossible de dire combien de temps cette grosse farce rock'n'roll nous fera rire.Mais après des années de modern rock et de ballades aseptisées, c'est les bras ouverts qu'on accueille l'ironie, l'absurdité, la dérision et, oui, les conneries intelligentes et moins intelligentes de ces zigs qui sont parvenus à pénétrer le bunker de la radio commerciale.Un espion resté sur place \u2014on vous a déjà parlé de nos heures de tombée, non?\u2014 m'a raconté que le groupe a refait hier son fabuleux cover « phonétique » de Summer Of 69 de Bryan Adams, une chanson qu'il fait en spectacle depuis au moins 1963, prétendent- ils.Au rappel, les petits comiques ont fait leur tube underground très jet-set, Course de char où ils répètent sans cesse les mêmes mots: course-de-char.La pognezvous L'attachant Fersen Un peu plus tôt, un poète doté d'un tout autre sens de l'humour a fait sourire et chanter la rue Sainte-Catherine.Désormais abonné au Spectrum, où il a déjà joué plusieurs fois cette année, il a offert deux concerts sur la principale scène extérieure.Celui de 21h fut tout simplement parfait.C'est avec un bonheur immense qu'on l'a regardé jouer au perdant magnifique et faire le malin avec ses astucieuses fables animalières.Mais au-delà du personnage, c'est toujours la qualité de ses textes et la brillance des musiques.Deux pieds, en coup d'envoi, a eu du punch.Diane de Poitiers s'est révélée pas mal plus rock que sur disque et le sympathique Fersen \u2014qui s'était bien sûr soigneusement coiffé « avec un pétard », comme il dit\u2014 poussait sa voix éraillée de manière bien convaincante.Son talentueux groupe s'est aussi transformé en orchestre de chambre, avec clavecin s'il-vousplaît, le temps de Monsieur (la chanson de l'assassin), accueillie très chaleureusement.Tout au long du concert, la connivence entre l'artiste et une partie du public était palpable, en particulier lorsque la foule a fait les choeurs dans la rigolote Pièce montée des grands jours.Ce concert surprise fut, en effet, une très agréable surprise.PHOTOANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Le guitariste et chanteur Simon Proulx et ses comparses ont encore une fois prouvé qu'ils sont capables de donner une prestation à la hauteur de leur succès actuel.NOS CHOIX VINCENT VALLIÈRES Avec son album Chacun dans son espace, Vincent Vallières s'est taillé une place dans le peloton de tête des auteurs-compositeurs de la génération montante.Sur un fond de rock bien balancé parfois tenté par le country, il raconte la grandeur et la misère du quotidien dans une langue bien québécoise\u2026 et bien tournée.Ses chansons ont du corps et du groove.À découvrir absolument.> Scène Ford Focus à 21h et 23h LE NOMBRE Eh non! le rock - le dur, le vrai - n'est pas mort.Et c'est un peu grâce à un groupe comme Le Nombre.Faisant d'une pierre deux coups, le bruyant et puissant quintette profite de son passage aux Francos pour présenter son nouvel album, Scénario catastrophe.Attachez vos oreilles avec de la broche.> Scène Zone Bleue à 22h \u2014ALEXANDRE VIGNEAULT LUNDI 2 AOÛT LE GUIDE DU FRANCOFOU SPECTRUM 318 rue saint-Catherine Ouest CABARET MUSIC-HALL 2111, boulevard Saint-Laurent COMPLEXE DESJARDINS Rue de Bleury Rue de Bleury Rue Saint-Urbain Rue Clark Boulevard Saint-Laurent Boulevard Saint-Laurent Rue Saint-Urbain LA ZONE Labatt Bleue Scènes extérieures Les Partys du Shag Bleue Dry P P P LE MONDE HIP HOP Solo L'AIRE Ford Focus LE MONDE FRANCOFOU Le Lait LE MONDE TRAD Desjardins LE MONDE MULTICULTUREL Hydro-Québec Rue Jeanne-Mance Rue Balmoral Rue Jeanne-Mance Boulevardde Maisonneuve Rue Sainte-Catherine Rue Sainte-Catherine LE MONDE FORAIN Loto Québec PLACE DES ARTS LE SHAG SAVOY, MÉTROPOLIS 59, rue Sainte-Catherine Est MÉTROPOLIS 59, rue Sainte-Catherine Est CLUB SODA 1225, boul.Saint-Laurent MONUMENT-NATIONAL Studio Hydro-Québec 1182, boul.Saint-Laurent DJ DJ I Information touristique Gouvernement du Québec Métro Place-des-Arts P Stationnements Les Petites Tounes Chapiteau Le Lait 15h Gratuit Folies Foraines Le Monde Forain Loto-Québec 16h Gratuit Ma Première Place des Arts Le Monde Franco Fou Le Lait 17h Gratuit Tété L'Aire Ford Focus 18h Gratuit Lancement de l'album de Maryse Letarte Cabaret Music-Hall 18h Gratuit Folies Foraines Le Monde Forain Loto-Québec 19h Gratuit Yves Marchand Le Monde Trad Desjardins 19h Gratuit Marie Philippe Croisière : Bateau Cavalier-Maxim 19h Billets Prototypes La Zone Bleue 20h Gratuit Elista Le Monde Franco Fou Le Lait 20h Gratuit Jaojoby Le Monde Multiculturel 20h Gratuit Vincent Vallières L'Aire Ford Focus 21h Gratuit Galant, tu perds ton temps Le Monde Trad Desjardins 21h Gratuit Shoody Le Monde Hip-hop Solo 21h Gratuit Le Nombre La Zone Bleue 22h Gratuit Elista Le Monde Franco Fou Le Lait 22h Gratuit Jaojoby Le Monde Multiculturel 22h Gratuit Vincent Vallières L'Aire Ford Focus 23h Gratuit LUNDI 2 AOÛT ÉVÉNEMENT LIEU HEURE ÉVÉNEMENT LIEU HEURE Vincent Vallières PHOTO FOURNIE PAR LES FRANCOFOLIES ARTS ET SPECTACLES 3245102A FESTIVAL DE THÉÂTRE DE RUE Repères retrouvés ÈVE DUMAS CRITIQUE SHAWINIGAN \u2014 La deuxième soirée du Festival de théâtre de rue de Shawinigan était aussi exaltante que la première était déroutante.Malgré la pluie, fidèle au rendez-vous, il a été possible de voir une dizaine de compagnies à l'oeuvre, entre 18 h et minuit.Allons tout droit aux coups de coeur de ce huitième FTRS qui se terminait hier soir, sans moi.La première place du palmarès revient sans hésitation à Catherine Sylvain, qui a su créer un univers d'une envoûtante étrangeté avec Petites détresses humaines et autres maux.Ses mutantes de bureau, souffrant de déformations professionnelles extrêmement rares, s'affairaient comme si rien n'était dans d'étouffants bureaux.Sons (talons et dactylo) et images resteront longtemps gravés dans les mémoires.De même, le disque dur ne se débarrassera pas de sitôt du cauchemardesque cinéma des Fermières obsédées, collectif de « performeuses » qui occupaient un Roxy toujours aussi décati que l'an dernier, mais beaucoup mieux exploité.Un rituel d'une « trashitude » inégalée où les fermières perruquées, accompagnées par une armada de jeunes cheerleaders proprettes et une trame musicale endiablée, se déhanchaient, se maculaient de peinture et s'affrontaient.Afin de régler le « problème » d'achalandage, La Chute de Slack est devenue visite guidée pour groupes de huit.Gaëtan Laporte nous entraînait lui aussi dans un univers où les choses ne tournaient pas rond.Un crooner dans une bouche d'égout, un vacancier angoissé, un mal-aimé dans le frigo, un aristo dans le bain et autres énergumènes à visiter.Des urbains solitaires Si l'univers suivant nous semblait beaucoup plus familier, il n'était pas moins inquiétant.Installés dans des conteneurs superposés et transformés en quatre appartements, les urbains solitaires du Trio vert pensaient que Dieu seul les voyait.En fait, une centaine de spectateurs les observaient dans leur quotidien intime et non censuré, qui montait en crescendo jusqu'à un dénouement assez explicite merci ! Charmante et contrastante découverte en fin de parcours, à 23 h 45 samedi soir : Êtesvous né un jour de pluie ?du Théâtre de la tête de pioche.Avec une cafetière qu'il faisait passer pour une chanteuse d'opéra et plusieurs autres objets parlants, Louis Tremblay émerveillait adultes et enfants sous son petit chapiteau.Heureuse cohabitation On aura remarqué que les plus grandes réussites du Festival sont attribuables à des artistes qui travaillent en arts visuels et performatifs plutôt qu'en théâtre.Peut-être ont-ils davantage l'habitude des propositions spontanées ?Le FTRS favorise la création et les interventions éphémères, ce qui n'est pas synonyme de « n'importe quoi ».Certaines compagnies ne semblent pas encore parfaitement à l'aise avec la rue.Mais l'heureuse cohabitation de toutes ces formes d'art, qui comprennent également musique, installation et autres appropriations, fait partie de l'identité de plus en plus affirmée du FTRS.Peut-être en arrivera-t-on un jour à une définition ouverte et inclusive de ce qu'est le « théâtre de rue » québécois.Le FTRS favorise la création et les interventions éphémères, ce qui n'est pas synonyme de « n'importe quoi ».3245722A . ARTS ET SPECTACLES 3245865A PHOTO CYNTHIA BEAULIEU, FOURNIE PAR LE FESTIVAL DE LANAUDIÈRE Samedi soir à l'Amphithéâtre : l'écran géant et l'Orchestre Symphonique de Montréal.CLAUDE GINGRAS CRITIQUE L'orage de samedi après-midi faisait appréhender une catastrophe au box-office pour la grande soirée finale à l'Amphithéâtre de Lanaudière.Miracle : il est venu quelque 3000 personnes.Ce qui montre bien que, quoi qu'il arrive, les gens viennent toujours à ce qui a piqué leur curiosité.Dans le cas présent, il s'agissait d'une « version concert» du documentaire télévisé de la BBC sur la vie sous-marine intitulé The Blue Planet.« Version concert », c'est-à-dire : projection sur écran géant d'images tirées du documentaire, avec narration de Charles Tisseyre et exécution de larges extraits de la musique dudit film par l'Orchestre Symphonique de Montréal et, occasionnellement, les Petits Chanteurs de Laval, le tout sous la direction de l'auteur de cette musique, le Britannique George Fenton, qui ajoutait ici et là ses propres commentaires (d'abord en français, question d'être courtois, mais surtout dans sa propre langue).Présenté un peu partout, du Royal Albert Hall de Londres au Hollywood Bowl de Los Angeles, The Blue Planet\u2014Live passait maintenant par Lanaudière, rebaptisé simplement La Planète bleue.Bien sûr, on peut se demander ce qu'une attraction comme celle-là faisait dans un festival de musique classique.Chose certaine, elle a attiré à Lanaudière tout un public nouveau.Si, comme mélomane, je n'y ai vécu aucune expérience particulière (la musique de M.Fenton, simplement fonctionnelle, était éclipsée par La Mer, que chantait Trenet luimême), par contre, l'écran géant, très précis jusque loin sur la pelouse, nous révélait l'existence de véritables monstres marins (ces énormes baleines, ces horribles épaulards) et de petits animaux aux formes et couleurs extrêmement bizarres.Un peu répétitif, le spectacle, mais bien conçu.J'ai des réserves sur la diction de M.Tisseyre : cet homme n'articule pas toujours clairement.La preuve : on ne perdait pas un mot des commentaires de M.Fenton pourtant livrés dans le plus parfait accent British.«THE BLUE PLANET\u2014LIVE» («La Planète bleue»).Images de la BBC sur écran géant, musique de George Fenton, Orchestre Symphonique de Montréal, Petits Chanteurs de Laval (dir.Gregory Charles) et Charles Tisseyre, narrateur.Dir.: George Fenton.Samedi soir, Amphithéâtre de Lanaudière.Dans le cadre du 27e Festival de Lanaudière.Lanaudière sous les mers Scénariste : LAURENT GERRA Dessinateur : ACHDÉ Cet été, La Presse publie en primeur chaque jour, du 17 juillet au 29 août, le nouvel albumde Lucky Luke, La Belle Province, qui sera en librairie en septembre.17/44 www.cinemasguzzo.com Tél.: (514) 32G-UZZO Méga-Plex Terrebonne 14 Autoroute 25, S.23 - 1071, ch.du Côteau (450) 471-6644 Méga-Plex Jacques-Cartier 14 Longueuil - 1401, ch.Chambly (450) 677-5566 Méga-Plex Taschereau 18 Greenfield Park - 3514, boul.Taschereau (450) 923-5566 Méga-Plex Spheretech 14 Complexe Spheretech - 3500, ch.Côte-Vertu (514) 745-5566 Méga-Plex Lacordaire 16 St-Léonard - 5940, boul.des Grandes-Prairies (514) 324-3000 Méga-Plex Pont-Viau 16 Laval - 1055, boul.des Laurentides (450) 967-4455 Le Paradis (514) 354-3110 8215, rue Hochelaga Ste-Thérèse 8 (450) 979-4444 Plaza Ste-Thérèse Autoroute 15 Langelier 6 (514) 255-5551 Carrefour Langelier Des Sources 10 (514) 685-1122 Galerie des Sources Lundi et jeudi soir 7 $ Mardi et mercredi 5 $ Spécial matinée 5,75 $ ACTUEL Vivre en français au Nunavut LUDOVIC HIRTZMANN COLLABORATION SPÉCIALE IQALUIT, Nunavut \u2014 « Si la langue inuktitut demeure encore très forte au Nunavut, il faut également que nous nous assurions que nos institutions dispensent des services en français.La communauté francophone a été très utile ici », confie Paul Okalik, premier ministre du Nunavut.Ce lien privilégié avec le français, le Nunavut (qui signifie « notre terre ») le doit notamment aux relations d'amitié qu'entretiennent Paul Okalik et le président français Jacques Chirac qui, en tant « qu'ami des Inuits », leur permet de « gagner de la visibilité sur le marché européen », ajoute Paul Okalik.En fin d'année, les 29 000 Inuits du Nunavut auront d'ailleurs leur musée à Paris.Un peu plus près de chez nous, à Iqaluit, c'est surtout l'action de l'Association des francophones du Nunavut qui a contribué à promouvoir le fait français.Son président est Paul Landry, un Franco-Ontarien, qui a choisi le Grand Nord canadien comme territoire de vie depuis 14 ans.Lorsqu'il ne s'acquitte pas de ses tâches de président de l'association, Paul Landry organise des expéditions polaires pour des touristes de l'extrême.L'homme a parcouru cinq fois les pôles et ne s'en lasse pas.Il doit repartir pour deux expéditions, en novembre 2004 et en mars 2005.École en français Au Nunavut, la promotion du français ressemble aussi à une longue expédition.Entreprise il y a plusieurs années et réalisée par les francophones du Nunavut, elle est de plus en plus visible.Iqaluit possède depuis décembre 2001 une école en français, l'école des Trois-Soleils, où 41 élèves sont francophones et 21 anglophones.Cette année, le directeur est Jean Morency, professeur retraité originaire de Terrebonne.L'homme est ravi de cette expérience francophone au Nunavut.Le cadre scolaire est agréable et l'établissement domine Iqaluit.Dans l'une des petites classes de l'école, les 11 élèves ont entre 6 et 9 ans.Ils parlent français, anglais ou inuktitut.Ici, l'expression «mélange des langues» prend tout son sens.« C'était très fun les vacances en France, mais on n'est pas allés au Disney, c'était trop expensive », raconte Coralie, 6 ans.Meredith, 8 ans, elle, se plaint qu'au Nunavut, il fait toujours -30o Celsius.L'enseignant, Louis-Philippe Pothier, rappelle que cette petite communauté francophone vit dans un monde anglophone.Les jeunes sont issus de familles mixtes.« J'encourage les enfants à faire attention aux anglicismes.C'est une communauté très ouverte.Ils font tout pour nous aider et donnent souvent la main aux enfants pour traverser la rue.» Travailler en français Il n'est pas facile de travailler uniquement en français.Le président de l'Association des francophones en est l'exemple.Quand il ne s'occupe pas d'organiser des activités pour l'Association des francophones du Nunavut, Paul Landry emmène des touristes dans des expéditions polaires.Pas n'importe quels touristes cependant ! « Pour partir avec moi, il faut avoir fait le pôle Sud comme entraînement au moins une fois.Je ne prends jamais de clients qui n'ont pas déjà goûté au pôle Sud avant d'aller au pôle Nord », assure cet homme mince et musclé au visage buriné.Lorsqu'il part en expédition polaire, Paul Landry s'absente au moins 60 jours.Lors de sa dernière expédition, le solide quinquagénaire est parti avec 48 chiens esquimaux du Canada.Ceux-ci sont plus endurants, mais moins rapides que leurs congénères du Québec.Ils peuvent tirer chacun de 50 à 70 kilogrammes.« Ils comprennent de sept à 10 mots : à droite, à gauche, couchez, avancez.» explique leur maître.Selon lui, la vie active d'un chien de traîneau est de huit à 10 ans.« Par la suite, on leur trouve une maison d'accueil ou des attelages moins exigeants », ajoute Paul Landry.En mars 2005, le baroudeur partira pour le pôle Nord avec des clients britanniques, des anciens du pôle Sud.Ces touristes de l'extrême ne partent pas à la conquête des pôles comme pour une simple randonnée en montagne.La préparation est exigeante, à la mesure de l'effort.Il faut, par exemple, voir ce petit groupe coucher dans une minuscule tente sur la banquise, près d'Iqaluit, la capitale du Nunavut.La température, inhumaine, oscille alors fréquemment entre -40o et -60o Celsius.« Les participants doivent suivre un entraînement de trois semaines, quelques mois avant le début de l'expédition », précise Paul Landry.La « clientèle des pôles» est loin d'être dans le besoin.Il faut d'abord se rendre au Canada, puis au Nunavut et payer l'expédition, plus d'une dizaine de milliers de dollars au total.Dans son travail, Paul Landry n'a pas beaucoup l'occasion de parler français.Sa clientèle est constituée en moyenne de 40% d'Européens et de 40% d'Américains.Les Britanniques sont particulièrement friands de ce type d'aventures glaciaires.Lors d'une expédition polaire, le climat n'est pas le seul ennemi.« Il y a toujours le danger des ours blancs.Ils n'attaquent pas lorsqu'il y a des chiens, mais il est néanmoins nécessaire d'emporter un fusil », dit-il.Paul Landry pense que le potentiel touristique est énorme au Nunavut, mais que le coût de la vie entrave son développement.La vie des francophones du Nunavut n'est pas toujours aussi nomade et aventureuse que celle de Paul Landry.Ghislain Couture, lui, s'occupe de la revue Le Toit du monde et des émissions en français à la radio locale, située dans le centre communautaire francophone, un ancien baraquement de l'armée américaine.Cet homme, dont la femme est Allemande, n'a jamais quitté Iqaluit depuis son arrivée de Montréal, il y a un an et demi : « C'est trop cher pour se rendre dans une autre communauté », souligne-t-il.Les déplacements se font souvent en jet privé.Il n'existe pas de vols réguliers pour relier la plupart des villages d'un territoire dont la superficie \u2014deux millions de kilomètres\u2014 est supérieure à celle du Québec.Le Nunavut n'est pas que le pays de l'inuktitut.Dans la capitale Iqaluit, plus de 10%de la population est francophone et le fait français y est plutôt en progression grâce au dynamisme d'une association francophone.Le premier ministre du Nunavut, Paul Okalik, lui-même francophile, insiste sur l'importance de la langue de Molière.PHOTO KEVIN FRAYER, PC© Le potentiel touristique est énorme au Nunavut, mais le coût de la vie entrave son développement, selon le président de l'Association des francophones, Paul Landry.Ci-dessus, le village de Pangnirtung.La forêt amazonienne toujours en péril MARC GALLICHAN COLLABORATION SPÉCIALE SAO PAULO \u2014 « Sauvons la forêt amazonienne ! » réclament depuis toujours les environnementalistes.Cette immense étendue boisée a perdu 23 750 km2 de sa forêt entre 2002-2003 ; 16,3% de ses arbres ont été coupés depuis le début des années 70.Cela représente 653 000 km2, l'équivalent des territoires de la France et du Portugal réunis.Afin d'éviter que la déforestation illégale de l'Amazonie ne s'aggrave, le Brésil a décidé de prendre les grands moyens.Pour combattre ce fléau, le gouvernement a annoncé ce qu'il considère le plus gros investissement jamais réalisé dans ce pays.Le Plan d'action pour la prévention et le contrôle de la déforestation de l'Amazonie a pour objectif d'organiser l'intervention du gouvernement fédéral dans la région pour combattre le déboisement.Il mettra en action 12 organismes fédéraux qui s'occupent de la surveillance et du contrôle environnemental, du crédit rural, de l'organisation territoriale et de la planification stratégique pour la construction d'infrastructures.« C'est la première fois qu'une intégration de plusieurs instances est formée pour aider à la préservation de la forêt amazonienne, explique Joâo Paulo Ribeiro Capobianco, du Secrétariat de la biodiversité et des forêts (SBF).Chaque ministère aura l'obligation de contribuer au ralentissement de la déforestation.» Il cite en exemple le ministère des Transports.« Autrefois, il ne se souciait guère des problèmes engendrés suite à l'asphaltage d'une route.Avec le nouveau plan, il devra consulter les autres organismes avant tout nouveau projet afin de ne pas causer des dommages irréparables à la forêt.» Le plan ne prévoit pas seulement combattre le déboisage, mais entend le maintenir sous contrôle.« Par le passé, on notait annuellement un accroissement des zones coupées malgré les bonnes intentions.Cette initiative nous permettra de créer des conditions pour stabiliser la situation ou même pour réduire l'avancement de la déforestation », ajoute Joâo Paulo.De nouveaux moyens de surveillance et de contrôle seront créés.La véritable innovation consiste dans l'implantation d'un système intégré d'alerte dans lequel « le déboisement sera détecté en temps réel ».Les images satellites en direct permettront aux inspecteurs d'identifier plus rapidement des endroits de coupe.La coopération entre le ministère de la Défense et de la Justice prendra alors tout son sens.Elle permettra aux équipes d'inspecteurs de se rendre plus vite sur les lieux grâce aux hélicoptères militaires, plus efficaces que les hélicoptères civils utilisés actuellement.Les agents de préservation pourront aussi compter sur l'appui de la police fédérale et de l'armée.L'agroéconomie La déforestation menace également plusieurs espèces animales et augmente les émissions de CO2, principale source de l'effet de serre causant le réchauffement graduel de la planète.« La coupe excessive crée aussi de terribles changements au système hydraulique et pluvial des populations riveraines », commente Carlos Rittle, de Greenpeace.Sans compter la disparition de dizaines de plantes connues pour leurs effets thérapeutiques, dont plusieurs sont utilisées dans la fabrication de divers médicaments et produits de beauté.Quelles sont les causes de la déforestation?D'après les experts, ce sont l'expansion de l'élevage bovin et de l'agriculture, principalement le soja, la mauvaise utilisation des terres publiques (il y a environ 160 000 km2 de zones déboisées mal utilisées) et l'exploitation forestière.Le président de l'Association brésilienne des industries des huiles végétales (ABIOVE), Carlo Lovatelli, n'apprécie guère qu'on accuse les producteurs agricoles.«Nous n'avons aucun intérêt à retirer des arbres pour planter du soja.Les spécialistes ne savent pas de quoi ils parlent.Le soja ne pousse pas dans la forêt tropicale, mais dans la savane amazonienne ; une région de terres fertiles et d'arbustes, et non d'arbres géants », fait-il remarquer.Il précise que le cultivateur de soja brésilien possède des zones vierges fantastiques dans la savane.« Il serait complètement incompatible de couper des arbres quand vous possédez des terres tant productives et accessibles, dont vous pouvez profiter, et correctement, sur le plan environnemental.» L'industrie forestière représente, selon lui, le véritable coupable de cette dévastation.Les entreprises jointes pour ce reportage ont refusé de faire des commentaires.On sent donc une certaine résistance de l'industrie à prendre tout le blâme.« Pour les fautifs, il restera toujours les amendes », commente Joâo Paulo Ribeiro Capobianco.Greenpeace, quant à elle, a accueilli avec peu d'enthousiasme le nouveau plan de préservation.Elle reconnaît l'effort du gouvernement de mettre la protection de l'Amazonie à l'ordre du jour pour renverser l'actuel processus de destruction en cours.Mais pour l'organisation environnementale, les véritables causes économiques et sociales de la destruction de la forêt demeurent.« La question centrale est de savoir si ces initiatives seront suffisantes pour renverser l'agression de l'Amazonie faite par l'initiative privée », se demande Carlos Rittle.Pas moins de 62% des ressources du Plan d'action pour la prévention et le contrôle de la déforestation de l'Amazonie seront destinées à l'organisation agraire et territoriale.Le gouvernement dépensera 21% du budget pour la surveillance par satellite et le contrôle de la déforestation.Finalement, l'incitation à l'usage contrôlé des ressources naturelles de l'Amazonie représentera 17% des dépenses.AUTRES TEXTES Le boom des exportations agricoles Les feux de l'Amazonie Page 7 LES PETITES ANNONCES pour s e ulement 26,00 $ pour 5 lignes 2,60 $ par ligne additionnelle par jour taxes en sus 2jours cons é cuti fs VENTE DE GARAGE Pour cette offre spéciale, aucun changement ne peut être apporté au texte original en cours de publication.On peut annuler après la première parution, cependant la facturation s'établira obligatoirement pour le nombre de jours de parution demandé lors de la réservation.Payables avant publication.987-VENDU sans frais 1 866 987-VENDU (8363) ENVIRONNEMENT ACTUEL Le Brésil demande aux décideurs de s'engager à l'égard de sa forêt Le boom des exportations agricoles accélère la déforestation amazonienne AGENCE FRANCE-PRESSE BRASILIA \u2014 La déforestation intensive de l'Amazonie brésilienne s'est accélérée récemment en raison du boom des exportations de soja et de viande par le Brésil, ont souligné des scientifiques à l'occasion d'un colloque international qui s'est tenu la semaine dernière à Brasilia.Depuis la fin des années 1970, les feux volontaires (allumés pour agrandir les zones cultivables) ont détruit 632 000 km2 des 3,68 millions de km2 de forêt amazonienne au Brésil.À la fin des années 90, la déforestation a suivi les fluctuations économiques générales du pays.« La déforestation a commencé à s'intensifier en 1995 », l'année suivant le lancement du Plan Real qui a freiné l'hyperinflation et a orienté l'argent de la spéculation vers le secteur productif, a dit Antonio Donato Nobre, de l'Institut national des investigations amazoniennes (INPA).En 1995, les incendies ont dévasté 29 059 km2 de forêt, un record historique, précisément lorsque s'ouvrait au Brésil un cycle de croissance (4% en moyenne entre 1994 et 1997).En 1997, touché par la crise asiatique, le PIB brésilien n'a augmenté que de 0,1% et les zones brûlées ont alors rétréci à moins de 14 000 km2.La déforestation a de nouveau augmenté de 1998 à 2001, alors que la croissance du PIB s'est situé à à 2,16% en moyenne.La situation économique a empiré les deux années suivantes (avec une croissance de 1,9% en 2002 et une récession de 0,2% en 2003), mais, cette fois, les incendies ont repris de manière spectaculaire.D'août 2001 à août 2002, 25 000 km2 de forêt amazonienne sont partis en fumée, et, de 2002 à 2003, le feu a détruit encore 23 750 km2.« Historiquement, une croissance du PIB correspondait à une poussée de déforestation, mais la demande des marchés externes casse cette relation », a affirmé Daniel Nepstal, spécialiste de l'environnement au Wood Hole Research center (USA).Le Brésil a atteint en 2003 un record historique d'exportations : 73 milliards de dollars US, dont 30,6 milliards US (42 %) ont été générés par l'agriculture (une hausse de 23,3%par rapport à 2002).Le soja a confirmé son rôle de poule aux oeufs d'or, générant des ventes de 8,1 milliards US (une croissance de 35,2% par rapport à 2002) ; la viande a aussi connu une poussée exceptionnelle, avec des ventes s'élevant à 4,1 milliards (+30,9%), de même que le bois, qui a généré 5,45 milliards US (+27,7 %).Cette série de records d'exportations se poursuit en 2004, et les derniers relevés d'incendies sont inquiétants, ont indiqué les chercheurs à la IIIe Conférence du Projet à grande échelle sur la biosphère et l'atmosphère de l'Amazonie.Les chercheurs mettent en garde contre les risques de gaspillage des ressources de l'Amazonie, et prônent un développement durable.AGENCE FRANCE-PRESSE BRASILIA \u2014 La ministre brésilienne de l'Environnement, Marina Silva, a appelé mardi dernier à un « engagement éthique » des décideurs pour sauver l'Amazonie, à l'ouverture du colloque internationale sur l'impact de la déforestation de l'Amazonie sur le réchauffement de la planète et sur la biodiversité.« Nous avons des problèmes très graves », a reconnu la ministre en évoquant les incendies volontaires qui, depuis la fin des années 1970, ont détruit au Brésil plus de 632 000 km2 de forêt amazonienne.Pour freiner la dévastation provoquée par l'avancée apparemment irrésistible des zones de culture et d'élevage, Mme Silva a proposé un « engagement éthique de la société, des investisseurs et du gouvernement ».« Sans engagement éthique, pas d'Amazonie durable », a estimé la ministre, elle-même fille d'un extracteur de caoutchouc de l'État amazonien d'Acre, frontalier de la Bolivie.« Je parle de manière passionnée, parce que je ne peux pas séparer ma condition de citoyenne amazonienne de ma condition de ministre de l'Environnement », a dit Mme Silva.Quelque 800 scientifiques brésiliens et étrangers ont évalué l'impact de la déforestation de l'Amazonie sur le climat.Près de 600 rapports de recherche ont été préparés pour cette IIIe Conférence du Projet à grande échelle sur la biosphère et l'atmosphère de l'Amazonie, le plus important programme de recherches environnementales dans les zones tropicales.Les feux de l'Amazonie peuvent influencer le climat des autres régions AGENCE FRANCE-PRESSE BRASILIA \u2014 Les feux de forêt provoqués par l'homme en Amazonie peuvent créer des problèmes énergétiques au Brésil et même altérer les conditions climatiques d'autres régions de la planète, ont mis en garde des scientifiques lors d'un colloque international à Brasilia.Le Brésil émet 200 millions de tonnes de CO2 par an \u20143% des émissions de gaz carbonique de la planète\u2014 dont 75% sont dus aux feux allumés sur la bordure de la forêt amazonienne pour agrandir les zones agricoles, de culture du soja ou d'élevage.Les quelque 800 scientifiques réunis à Brasilia à la IIIe Conférence du Projet à grande échelle sur la biosphère et l'atmosphère de l'Amazonie ont cherché à définir jusqu'à quel point « l'arc de feu » qui détruit chaque année de 20 000 à 25 000 km2 de la forêt amazonienne peut modifier les conditions de vie dans la région et dans des zones éloignées de la planète, par l'action des vents, des nuages et des précipitations.« L'Amazonie est un exportateur de produit du brûlage », affirme Maria Assunçao da Silva Dias, de l'Institut national des recherches spatiales du Brésil.Les nuages qui se forment audessus de la forêt amazonienne ont du mal à générer des pluies en raison du poids des particules formées dans l'air par les incendies.Ces nuages ont alors le temps à se disperser dans d'autres zones, notamment vers le Pacifique équatorial ou l'Atlantique Sud, et quand « la pluie se déclenche, c'est une pluie acide, porteuse en outre de produits d'autres écosystèmes », explique la chercheuse.Pedro Leite Silva Dias, de l'Université de Sao Paulo, estime qu'il « pourrait y avoir une connexion entre les anomalies des pluies en Europe et aux États-Unis et ce qui se passe en Amazonie ».Les scientifiques citent les travaux de Brian Kaskins, de la Reading University, en Grande- Bretagne.Les observations qu'a faites le chercheur depuis 20 ans ont mené à établir un rapport entre des phénomènes aussi éloignés que les moussons du sous-continent indien, les inondations en Europe et la sécheresse en Australie.Caractéristiques Toyota Echo LE 2004 Kia Rio S 2004 Portes Comptant/Paiement de location Taux de financement pour 48 mois Chaîne AM/FM/CD stéréo Nombre de sièges Garantie pare-chocs à pare-chocs Assistance routière Changements d'huile et de filtre gratuits 993 $/179$ 2,9% S/O 36 mois/60 000 km 36 mois/60 000 km S/O 1 595 $/129$ 0 % DE SÉRIE 60 mois/100 000 km 60 mois/100 000 km À VIE VOS CONCESSIONNAIRES KIA DU QUÉBEC D'autres options de location et de financement sont offertes.Pour tout renseignement, passez chez un concessionnaire.Nos programmes de location-bail sont établis, sur approbation du crédit, par Services Financiers de Kia Canada et sont applicables à la Rio S 2004 (RO5414).Durée de location-bail de 60 mois, avec taux de financement annuel de 0,03 %; et versement initial ou équivalent d'échange de 1 595 $.Versement du premier mois de 129 $, plus frais de livraison et destination de 0 $, et frais d'acquisition de 350 $ exigibles à la livraison.L'obligation totale de location-bail pour le modèle présenté est basée sur un prix de détail suggéré du fabricant (PDSF) de 12 650 $, et se chiffre respectivement à 9 335 $; l'option d'achat à la fin de la location-bail est évaluée à 3 820,60 $, taxes en sus.Le kilométrage alloué pour la location-bail est de 20 000 km/an (d'autres forfaits sont offerts) avec un supplément de 0,10 $ par kilomètre excédentaire.PDSF : Rio S 2004 à partir de 12 650 $.Les plaques, immatriculation, assurances, frais de livraison et destination, et taxes sont en sus, à moins d'indication contraire.Le PDSF du modèle présenté figure ci-dessus.Les prix peuvent être modifiés sans préavis.Les concessionnaires peuvent vendre ou louer les véhicules à prix inférieur.Toutes les options de financement à l'achat excluent les frais de livraison et destination, plaques, assurances, frais d'administration et taxes applicables.Exemple de financement à l'achat : un montant de 10 000 $, à un taux de financement à l'achat de 0,0 %, donne des versements mensuels de 208.33 $ pour une durée de 48 mois; le coût d'emprunt est de 0 $ pour un engagement de 10 000 $.L'offre peut varier selon le modèle de véhicule choisi.Le versement mensuel et le coût d'emprunt varient selon le montant de l'emprunt, la durée du prêt et le versement initial/équivalent d'échange.Certaines restrictions peuvent s'appliquer.\u2020Le modèle décrit est légèrement différent du modèle illustré.Les renseignements sont exacts au moment de l'impression.Pour tout renseignement, passez chez votre concessionnaire Kia participant.¶ L'offre « changements d'huile et de filtre à vie » correspond à un maximum de 3 changements d'huile à moteur et de filtre à huile et au coût de main-d'oeuvre relatif par année (12 mois) de propriété.S'applique au premier acheteur seulement.t La garantie pare-chocs à pare-chocs couvre la plupart des composants du véhicule contre les défectuosités, dans des conditions normales d'utilisation et d'entretien.KIA est une marque de commerce de Kia Motors Corporation.PLUS QU'UNE GARANTIE GARANTIE PARE-CHOCS À PARE-CHOCS DE 5 ANS/100 000 KMt GARANTIE SUR LE GROUPE MOTOPROPULSEUR DE 5 ANS/100 000 KM ASSISTANCE ROUTIÈRE AVANTAGE PLUS DE 5 ANS/100 000 KM + CHANGEMENTS D'HUILE ET DE FILTRE À VIE¶ Voyez la toute nouvelle Spectra 2005 à www.kia.ca Plus de caractéristiques pour plus de plaisir RIO S 2004 Modèle LS illustré\u2020 PDSF : 12 650 $ OU 0%DE FINANCEMENT À L'ACHAT PAR MOIS 60 MOIS 129$ POUR UN MAXIMUM DE 48 MOIS FRAIS DE LIVRAISON ET DESTINATION INCLUS 0 $ DE DÉPÔT DE SÉCURITÉ LOCATION À PARTIR DE 3243933A VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION QUOI FAIRE Adressez vos communiqués à Rubrique Quoi faire, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 quoifaire@lapresse.ca CETTE SEMAINE DANS LES PARCS MARDI 3 AOÙT Parc Howard, La Grande Traversée, par le Théâtre de La Roulotte, à 10 h 30, rue de Liège et av.Querbes.Parc Benny, Lakeshore Concert Band, à 19 h, boul.Cavendish et rue Benny.Parc Delorme, La Prophétie des grenouilles, cinéma d'animation, à 20 h 30, boul.Robert et rue Honfleur, arr.Saint-Léonard.MERCREDI 4 AOÙT Parc Fernand-Bouchard, Le Prof cool !, contes et chansons pour les 3 à 8 ans, à 18 h 30, rues Duvernay et Albani, Longueuil.Parc de l'Île-de-la-Visitation, Sylvie Bouchard, auteure, compositrice et interprète, à 19 h, Maison du meunier, 10 897, rue du Pont, angle boul.Gouin Est.Parc du Millénaire, Orchestre Métropolitain du Grand Montréal, à 19 h 30, chemin Bord-du-Lac et rue Sévigny, Dorval.Parc Eugène-Dostie, Arlequin, valet de deux maîtres de Carlo Goldoni, par la troupe Les Marivaudages, à 19 h 30, 490, montée de L'Église, à L'Île-Bizard.Parc La Fontaine, Les Grands Ballets Canadiens de Montréal, au théâtre de Verdure, à 20 h 30, rue Duluth et av.du Parc-La Fontaine.Parc Wilfrid-Bastien, Pat The White chante le blues, à 20 h 30, 8255, boul.Lacordaire, arr.Saint-Léonard.JEUDI 5 AOÙT Parc Coubertin, roulotte Pirouette, pour les 4 à 8 ans, de 9 h à 12 h et 13 h à 16 h, rues Lavosier et Valéry, arr.Saint-Léonard.Parc Médéric-Martin, ) La Grande Traversée, par le Théâtre de La Roulotte, à 19 h, rues du Havre et Larivière.Parc du mont Royal, danses folkloriques traditionnelles, à 20 h, au lac aux Castors / métro Mont-Royal et bus 11.Parc La Fontaine, Les Grands Ballets Canadiens de Montréal, au théâtre de Verdure, à 20 h 30, rue Duluth et av.du Parc-La Fontaine.Parc Marcel-Léger, La Grande Séduction film de Jean-François Pouliot, à 20 h 30, maison Beaudry, 14 678, rue Notre-Dame Est.VENDREDI 6 AOÙT Parc Luigi-Pirandello, roulotte Pirouette, pour les 4 à 8 ans, de 9 h à 12 h et 13 h à 16 h , rues Provencher et Compiègne, arr.Saint-Léonard.Parc Louisbourg, ) La Grande Traversée, par le Théâtre de La Roulotte, à 10 h, rue Louisbourg et de Meulles.Parc Adrien-Gamache, fête de quartier avec acrobatie, magie et humour par deux clownettes, à 18 h 30, rues Sacré-Coeur et Laurier, Longueuil.Parc Mackenzie-King, A Midsummer Night's Dream, Théâtre Répercussions, à 18 h 30, rues Westbury et St.Kevin.Parc St.Mark, La Fiesta, musique latino-américaine, à 19 h 30, au 340 rue Saint-Charles Ouest, entre les rues Saint-Sylvestre et Saint-Jean, Longueuil.Parc La Fontaine, Les Grands Ballets Canadiens de Montréal, au théâtre de Verdure, à 20 h 30, rue Duluth et av.du Parc-La Fontaine.DIMANCHE 8 AOÙT Parc Ménard, H'Sao, musique du Tchad, et le groupe mathieu la berge et La légende du rendez-vous, à 14 h, rue Clément, au coin des rues Bergevin et Des Oblats, arr.La Salle.Parc Jeanne-Mance, La Grande Traversée, par le Théâtre de La Roulotte, à 19 h, av.de l'Esplanade et rue Rachel.Parc La Fontaine, Les Grands Ballets Canadiens de Montréal, au théâtre de Verdure, à 20 h 30, rue Duluth et av.du Parc-La Fontaine.GROUPES D'ENTRAIDE La friperie communautaire de La Mosaïque est ouverte du mardi au samedi de 9 h 30 à 11 h 30 et de 13 h à 16 h (au 1650, av.de l'Église, arr.Le Moyne / métro Longueuil, bus 2 et 54).Rens.: 450 465-1803.Le Dépôt alimentaire NDG a besoin d'aliments pour bébés (avec lait, sans lactose, avec supplément de fer, etc.) pour les familles à faible revenu.Pour faire une don communiquer avec le (514) 483-4680 ou rendez-vous au 2121, av.Oxford, Montréal.L'Accolade Châteauguay offre un service de répit visant à préserver l'équilibre familial des personnes qui soutiennent un proche atteint de maladie mentale.Offert sur les territoires des CLSC Châteauguay, Jardin du Québec et Katéri.Rens.: 450 699-7059 ou 1 866 699-7059.La Maison Plein Coeur offre une session de tai chi aux personnes vivant avec le VIH-sida, à partir du 14 septembre prochain, au 1611, rue Dorion, Montréal.Inscription et rens.: 514 597-0554.Le Pont du Suroît met à la disposition des familles de personne atteinte de maladie mentale des brochures abordant plusieurs sujets (Guide pratique sur les droits en santé mentale, La Schizophrénie, guide à l'intention des familles, etc.).Rens.: 450 377-3126 ou 1 888 377-4571.BÉNÉVOLAT Aide aux ex-détenus.Service correctionnel Canada recherche des bénévoles pour offrir des ateliers à de petits groupes d'ex-détenus : cours de cuisine de base, artisanat, cours de langue et d'informatique.Formation offerte aux candidats.Rens.: 514 842-3351, Centre d'éducation bénévole de Montréal.Le centre culturel Val-des-Brises, lieu de rencontre pour les jeunes à Laval, recherche des bénévoles pour effectuer du travail de bureau les lundis et mercredis.Rens.: 450 681-6164, Centre de bénévolat de Laval.Le Centre de bénévolat de la Rive- Sud recherche des bénévoles pour accompagner des personnes âgées à leurs rendez-vous médicaux.Rens.: 450 465-6130.Le Festival de la Santé / Marathon international de Montréal recherche des bénévoles pour la fermeture des rues lors de cette activité familiale et sportive au mois de septembre.Rens.: 514 879-1027.Pique-nique des oursons : l'arrondissement Beaconsfield-Baie d'Urfé recherche des bénévoles pour cette collecte de fonds pour la Fondation de l'hôpital de Montréal pour enfants (le 22 août).Rens.: 514 428-4480.RETROUVAILLES - FAMILLES Paul Bertrand dit Saint-Arnaud, rassemblement annuel, le dimanche 22 août à Sainte-Geneviève-de- Batiscan.Inscription et rens.: francois.starnaud@videotron.ca.Boulianne, rassemblement annuel, les samedi 21 et dimanche 22 août, à Sainte- Jeanne-d'Arc, région du lac Saint- Jean.Inscription et rens.: boulianecote@ sympatico.ca.Desautels, rassemblement annuel, le dimanche 22 août à Sainte-Christine de Bagot.Inscription et rens.: jacquesdesautels@ videotron.ca.Dessureault, rassemblement le samedi 7 août à Trois-Rivières.Inscription et rens.: gaby.justin@sympatico.ca.Héroux, rencontre annuelle le samedi 7 août à Laval.Inscription et rens.: brigitte.heroux@blitz24.com.Langlois, Germain, Lachapelle et Traversy, les samedi 28 et dimanche 29 août, musée agricole Aux Couleurs de la campagne, à Saint-Jean-sur-Richelieu.Inscription et rens.: falanglois@ oricom.ca.Laporte / St-Georges, rassemblement annuel, le samedi 14 août à Saint-Michel-des-Saints.Inscription et rens.: baxter@total.net.Mathon, croisière sur le lac Saint-Pierre, le dimanche 28 août, parc portuaire de Trois-Rivières.Inscription et rens.: made@shcgocable.ca.Nadeau, congrès annuel, les samedi 7 et dimanche 8 août, à Saint-Charles de Bellechasse.Inscription et rens.: maurnado@ca.inter.net.VISITES COMMENTÉES L'autre Montréal offre une visite commentée des quartiers de la rivière des Prairies, le dimanche 8 août à 14 h.Départ au métro Côte- Vertu, sortie Nord.Coût : 15 $.Réservation nécessaire : 514 521-7802, 845-7617.Kaléidoscope organise une visite commentée à pied de la Petite Italie, les samedi 7 et dimanche 8 août à 10 h 30.Départs Tour Bell, 600, rue Jean-Talon Est / métro Jean- Talon.Coût : 12 $, 10 $.Réservation obligatoire : 514 990-1872.Cité Historia offre des visites commentées du site historique du Sault-au-Récolet, les samedi 7 et dimanche 8 août, entre 12 h et 17 h.Départ du train balade au chalet d'accueil du parc-nature de l'Île-de-la-Visitation (2425, boul.Gouin Est, Montréal).Coût : 5 $, 3 $.Rens.: 514 850-4222.Le Centre de la montagne offre une visite commentée du cimetière Notre- Dame-des-Neiges sur le thème Un écosystème vivant au coeur du mont Royal, le dimanche 8 août.Départ à 14 h, entrée principale, 4601, chemin de la Côte-des-Neiges (métro Guy-Concordia, bus 165).Coût : 5 $.Inscription nécessaire : 514 528-8826.Tourisme des Moulins offre une visite en autocar de la région de Terrebonne et de Mascouche, le dimanche 8 août de 13 h à 17 h.Départ au 5000, côte Terrebonne.Réservation nécessaire : 514 964-0681.Recherche et textes : André Cloutier THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 9H a L'ÉTÉ.C'EST PÉCHÉ Invitée: Véronique Cloutier.13H RDS TENNIS COUPE ROGERS Les meilleures joueuses de tennis de la planète se donnent rendez-vous au parc Jarry à partir d'aujourd'hui.Pour voir de quel bois se chauffent Maria Sharapova, Jennifer Capriati et les autres.Reportages à 13h et 18h30.20H A TÉLÉSCIENCE: MISSION ARCTIQUE Rediffusion de deux épisodes de la série documentaire Mission Arctique.En juillet 2002, le voilier Sedna quittait les rives du Saint-Laurent pour entreprendre la traversée de l'Arctique.À bord: le cinéaste Jean Lemire et le plongeur Mario Cyr tournent des images saisissantes à l'aide de caméras sophistiquées à haute définition.La leçon d'écologie est pas mal non plus.20H a LES GRANDS FILMS: MY LEFT FOOT Au cas où vous n'auriez jamais vu la performance de Daniel- Day Lewis dans ce drame biographique sur la vie de Christy Brown.Atteint de paralysie cérébrale, un garçon devient un peintre et un poète reconnu grâce au soutien de sa famille.21H S+ LES EXPERTS Un ouvrier est mort sur un chantier, mais Grisson ne croit pas en la version officielle de «l'accident».21H CD BRAVES BÊTES La race des pitbulls n'a pas très bonne réputation, mais quand un serpent menace des enfants, Dixie n'hésite pas à le mordre jusqu'à la mort.Une chienne détecte l'odeur d'accélérant sur les chaussures d'un pyromane.C'est animé par le comédien Pierre Gendron.Aujourd'hui (17:30) Catherine Une émission couleur de Radio-Canada MY LEFT FOOT: L'HISTOIRE DE CHRISTY BROWN (3) avec Daniel Day-Lewis, Ray Mc Anally Le Téléjournal/Le Point PETITS DÉSORDRES AMOUREUX (4) avec B.Putzulu Le TVA 18 heures Sucré-salé / Natasha St-Pier .passées nos idoles?Caméra Café Hollywood, le prix de la gloire Monk Le TVA Sucré-salé / Loteries Zone urbaine (23:02) Ramdam La Vie sauvage Aux p'tits bonheurs Téléscience / Mission Arctique - Les Seigneurs de l'Arctique WESTERN (4) avec Sergi Lopez, Sacha Bourdo L'oeil ouvert (23:08) Le Grand Journal (17:00) Faut le voir pour le croire Coroner CONDAMNÉE AU SILENCE (5) avec Lea Thompson, Patricia Kalember Le Grand Journal Caméra extrême Pub News Access H.e Talk Daily For Love or Money The Casino CSI:Miami CTV News News eTalk Daily Jeopardy Canada Now .Trail Mary Walsh Coronation.BATMAN RETURNS (3) avec Michael Keaton, Danny De Vito The National The Best of French Canada The Simpsons ABC News Will & Grace Battle at the Bridges / Golf Frasier Night.(23:35) News CBS News E.T.Standing Yes, Dear .Raymond .Half Men CSI:Miami News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Fear Factor For Love or Money 3 Who Wants to Marry my Dad?Tonight.(23:35) The Newshour BBC News Great Performances / Great American Songbook IT: A Phish Concert Special Nightly Bus.BBC News Bus.Report The Newshour Antiques Roadshow / Boston History Detectives Improving your Memory BBC News Charlie Rose City Confidential American Justice Cold Case Files Family Plots Growing up Gotti Airline Crossing Jordan .musique L'art du violon Jardins Moi et l'autre .Olympie Grands Spectacles: une soirée gala de Beethoven Glenn Gould Harmoniques Bravo! Videos Road to Avonlea Freedom Acrobats and Maniacs MOONSTRUCK (4) avec Cher, Nicolas Cage Law& Order Sans détour / Courses de rue Biographies / Marcel Gamache Exploits / Naissances Braves Bêtes Les Nouveaux Détectives Excès de stars C'est mathématique La Santé autrement The War Amps Les Conférences de la Chaire publique de l'AELIÉS L'Ère du développement.How'd they do that?Daily Planet Monster House Monster Garage / Jet Boat/Car Mega Machines Daily Planet Planet Food / Maroc Évasion.Jardins Repères Reiselust .les fous Casse-cou Gris Évasion.Les Routes oubliées All that That's so.Stevens Radio Free.Boy Meets.Mentors INDIAN SUMMER (5) avec Alan Arkin .(22:38) The Brendan.Smart Guy Seinfeld That '70s Show Seinfeld North Shore The Casino 7th Heaven Summerland Global News Global National Train 48 E.T.Fear Factor .Raymond .Half Men Who Wants to Marry my Dad?Global News Global Sports Artisans de notre Histoire Trouvailles./ Montréal Les Tisserands du pouvoir L'Enfer du devoir NUREMBERG (4) avec Alec Baldwin, Jill Hennessy (1/2) Greatest Journeys on Earth JAG Jutland: Clash of the Dreadnoughts Turning Points of History JAG Zoo Diaries Dogs, Jobs Adoption.Buy me Extra Matchmaker Exchanging Vows Trading Places Sex Toys.Matchmaker Qu'est-ce qui fait courir.Salut les amoureux! Musicographie / G.Vigneault Génération 60 / 1964 Benezra Max Baladeur Musicographie / G.Vigneault Top5M.anglo Top5M.franco Infoplus M.Net Décompte.Vidéo Clips Bécosse.Banzai Dollaraclip Dans la peau.La Forza del Desiderio Will & Grace North Shore Mabahay Pilipinas King of.Half Men .arménien Late.(23:35) BBC News Sports Journal CBC News: Canada Now Tall Ships 2004 The National The Passionate Eye Sports Journal Fashion File Le Journal RDI Capital Actions Le Monde La Part.Zimbabwe, une génération.Le Téléjournal/Le Point La Part.Marc Gagnon Le Journal RDI Sports 30 Tennis / Coupe Rogers AT&T Sports 30 Les Combats ultimes UFC Tessa à la pointe de l'épée Brigade des mers En quête de preuves Les Experts Agents doubles Les Condamnées Poltergeist Doc Cold Squad The Crow: Stairway to Heaven Queer as Folk BEAUTIFUL THING (4) (23:10) Mad Mad House / Diffusion de dix émissions.(10:00) Stargate SG-1 Firefly Angel Outer Limits Sportsnetnews JZone CASCAR Super Series 2004 Soccer / Chelsea - AC Milan Sportsnetnews JZone Week, Baseball .pas sorcier! .animaux Panorama Vivre à deux Vie sans frontières LA FEMME DE L'AVIATEUR (3) avec Philippe Marlaud Panorama Vivre à deux Clean Sweep In a Fix Trauma - Life in the ER Body Works / My Big Ears What not to Wear Trauma - Life in the ER .(17:00) Tennis / Rogers Cup WWE Raw Sportscentre Moi Willy.Sacré Andy! Yakkity Yak Ratz Porcité Roboblatte Les Simpson Futurama Les Griffin South Park Les Simpson Henri, gang Portrait (18:05)H Journal FR2 .Reportage Complément d'enquête / Le Système éducatif.château Le Journal Chacun son histoire / Enfants hyperactifs.School Bus Brainbounce First World War Studio 2 Inspector Morse Canada:A People's History Imprint Studio 2 Maigrir.Nicolas Décore ta vie Métamorphose Diagnostic: inconnu Jeux de société Décore ta vie Métamorphose .la cigogne .pour la vie! À vos vélos L'Apéro Micro-info Le Guide de l'auto L'Apéro Connexion: la technologie.Le Guide de l'auto Radio Enfer Radio Free.C'est pas ma faute Smallville Degrassi.Bob.Spongebob Romeo Martin.Yvon of.Dragon Ball Dragon BallZ .Hunters My Brand.Fries with.Mental Block .Weird My Family Au-delà du réel .Nerdz .c'est fait La Porte des étoiles Les Médiums Semaine Salon de l'auto L'Ange noir CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.