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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
P. Plus - Actuel: Santé
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2004-08-29, Collections de BAnQ.

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[" C'était inévitable.Depuis deux semaines, comme à tous les Jeux olympiques, le débat est reparti de plus belle: les athlètes canadiens sont-ils à la hauteur des attentes de leurs compatriotes?Ou sont-ils en train de choker lamentablement, pour employer une expression à la mode?ussi surprenant que cela puisse paraître, la réponse se trouve probablement dans l'équation un peu ésotérique qui se trouve au haut de cette page.Deux économistes américains l'ont utilisée il y a quatre ans pour prédire, avec une précision remarquable, le nombre de médailles qu'allait remporter chaque pays participant aux Jeux de Sydney.Andrew B.Bernard, du Dartmouth College, et Meghan Busse, de Berkeley, avaient annoncé avant les Jeux de 2000 que les États-Unis gagneraient 97 médailles, dont 37 d'or.Le résultat de TeamUSA?On vous le donne en mille: 97 médailles, dont 37 d'or.Le tandem avait aussi deviné juste à une médaille près pour 10 autres pays, et ses prédictions, en tenant compte d'une marge d'erreur raisonnable, s'étaient révélées justes dans 96%des cas.Pourtant, Bernard et Busse n'ont pas la prétention d'être experts en pentathlon moderne, en gymnastique rythmique ni même en athlétisme.Ils ignorent tout des mérites respectifs de Pieter van den Hoogenband, de Michael Phelps et d'Ian Thorpe.Et il est sans doute préférable de ne pas leur demander la différence entre un cheval sautoir et un cheval d'arçons.Ils tiennent compte de seulement quatre variables: la population du pays, son produit intérieur brut par habitant, la performance aux jeux passés et «l'effet du pays hôte».Ce dernier se manifeste habituellement par une amélioration marquée du total de médailles décrochées par le pays qui organise les Jeux, un phénomène que l'Australie a éloquemment illustré en remportant 58 médailles à Sydney, 17 de plus qu'à Atlanta quatre ans plus tôt.Quand on y pense, tout cela est parfaitement raisonnable.Plus un pays compte d'habitants, plus grandes sont les chances qu'un sprinter ou un nageur d'exception émerge de sa population.Plus une nation est riche, plus fortes sont les probabilités que l'équipe de water-polo ou de volley-ball profite d'installations et d'entraîneurs de fort calibre.Les succès passés ont indéniablement un effet d'entraînement.Et le pays hôte met presque toujours le paquet pour que ses athlètes, encouragés de surcroît par une foule partisane, fassent belle figure aux Jeux.Des exceptions Mais il y a des exceptions à cette belle logique.Dont le Canada.En 2000, les deux économistes prédisaient 23 médailles aux athlètes drapés dans l'unifolié.Ils en ont gagné seulement 14.«Le Canada traîne loin derrière ce à quoi on serait en droit de s'attendre compte tenu de ses ressources, écrivent les auteurs, qui ont analysé les résultats obtenus aux Jeux d'été depuis 1960.Il continue de ne pas produire les résultats escomptés.Il gagne moins de médailles que les Pays-Bas ou la Corée du Sud, des pays à la population et à l'économie plus petite.» Cette année, les deux universitaires prévoyaient une récolte de 13 médailles pour le Canada, une de moins que ce qu'espérait le Comité olympique canadien (COC).«Si le Canada en gagne moins, il pourra se poser des questions, a dit M.Bernard dans une entrevue téléphonique.Mais s'il en gagne davantage, le pays pourra se donner une bonne tape de félicitations dans le dos.» Hier soir, le Canada comptait 12 breloques dans sa besace.Avec un peu de chance, Guivi Sissaouri ou Daniel Igali en ajoutera une aujourd'hui en lutte.Le compte serait bon \u2014 et ceux qui tiennent absolument à juger le succès olympique à l'aune de la récolte de médailles seraient, espérons-le, satisfaits.Ça n'explique toutefois pas la «sousperformance » historique du Canada, sur laquelle nos petits devins n'offrent aucune hypothèse.Mais quand on se tourne vers les sociologues et les experts en éducation physique, une conclusion finit par s'imposer: les Canadiens qui désespèrent des performances de leurs athlètes ont en fait les résultats \u2014 et les médailles \u2014 qu'ils méritent.On souligne souvent que l'Australie est autrement plus généreuse envers le sport amateur que ne l'est le Canada.Et c'est parfaitement vrai.Quand il a déclaré récemment qu'il faudrait injecter 50 millions de dollars de plus par année dans le sport afin de rehausser la performance olympique canadienne, le Montréalais Dick Pound, président de l'Agence mondiale antidopage, soulignait par exemple que l'aide directe aux athlètes se chiffre à 16 millions de dollars au Canada, alors qu'elle frôle les 100 millions en Australie.Même l'engagement préélectoral du gouvernement de Paul Martin, qui entend faire passer le financement global du sport d'élite de 90 à 120 millions, ne permettra pas de combler l'écart qui nous sépare de nos rivaux des antipodes.«Ce que Sport Canada donne aux athlètes, c'est des pinottes», dit la professeure Suzanne Laberge, du département de kinésiologie de l'Université de Montréal.Ce jugement est partagé par les associations sportives du pays, qui ont forcé le ministre d'État au Sport amateur, Stephen Owen, à battre en retraite plus tôt ce moisci.Comme l'a révélé La Presse hier, ce dernier s'apprêtait à annoncer que l'allocation mensuelle des athlètes passerait de 1100$ à 1300$, une augmentation jugée nettement insuffisante par les athlètes, les fédérations et le COC, qui souhaite qu'elle soit portée à 2000$.JEAN-FRANÇOIS BÉGIN LA FORMULE DE LA VICTOIRE \u203a Voir VICTOIRE en page 2 Alexandre Despatie a été l'une des vedettes canadiennes des Jeux d'Athènes.Y en aurait-il eu davantage si Ottawa et Québec étaient moins chiches avec les athlètes?PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © LE VRAI BUSH S'EST LEVÉ Alexandre Sirois PAGE 3 GRIPPE AVIAIRE À LA RECHERCHE D'UN VACCIN PAGE 5 PLUS IRAN LAURA-JULIE PERREAULT Le plus récent film du cinéaste iranien Kamal Tabrizi, qui met en vedette Reza le lézard, un cambrioleur professionnel qui s'évade de prison en empruntant les vêtements d'un religieux, a battu tous les records du box-office entre sa première projection, au printemps, à Téhéran, et la décision du régime islamique de le bannir des écrans le 19 mai dernier.Après plus d'un mois de tergiversations, le Conseil des gardiens a décidé que le film avait une « mauvaise influence » sur les pupilles de la République et entraînait la « corruption sociale ».Mais le film de Kamal Tabrizi avait déjà fait son boulot en permettant aux Iraniens de rire aux éclats aux dépens des mollahs qui tiennent les rênes du pouvoir en Iran depuis la révolution de 1979.D'abord, le titre du film n'a rien d'anodin.Depuis belle lurette, les enfants iraniens se moquent des religieux en turban en les appelant marmoulak (lézard).L'image du voleur qui emprunte les vêtements d'un saint homme pour cacher ses crimes n'est pas innocente non plus dans un régime où le clergé est accusé de corruption.Le personnage de Reza le lézard, qui devient un mollah très populaire dans une petite communauté du nord de l'Iran, laisse échapper à répétition des conseils qui reviennent comme autant de boomerangs à la figure du régime.« En voulant l'envoyer au paradis par la force, tu vas finir par l'envoyer en enfer », dit le personnage principal à un père qui oblige son fils à apprendre le Coran par coeur.En entrevue avec le service perse de la BBC, le réalisateur a promis de récidiver en faisant des films sur le clergé et la religion, malgré la censure.Selon lui, le film peut avoir un effet positif sur la société iranienne.« Puisque le clergé a un statut très particulier dans la société iranienne et que la relation entre le public et les religieux a été gravement endommagée dans les dernières années, nous pensons que le film peut servir de pont », a affirmé le réalisateur.Un groupe de religieux réformistes a donné son appui à M.Tabrizi et a tenté en vain de convaincre le clergé conservateur de la valeur du film, dans lequel Reza le lézard finit par se convertir aux valeurs islamiques d'amour, de compassion et de partage.« C'est bien que les mollahs voient ce que la population pense d'eux.Ce film est très réaliste et soulève des questions intéressantes dont nous devrions débattre dans des cercles religieux », a commenté Fazel Meybodi, membre du clergé de Qom, la ville sainte de l'Iran.La censure est courante en Iran, où l'industrie du cinéma est sous surveillance depuis la révolution islamique.Tous les réalisateurs qui veulent tourner en Iran doivent présenter leur scénario pour approbation avant de donner le premier tour de manivelle.Pendant le tournage, les réalisateurs doivent respecter une longue liste de préceptes religieux : les femmes doivent être voilées en tout temps, les hommes et les femmes ne peuvent se toucher, la religion ne peut être critiquée à l'écran.Un groupe de religieux revoit la version finale du film et peut demander au réalisateur de faire certaines modifications avant de distribuer le long métrage en salle.Depuis l'élection en 1997 de Mohammad Khatami à la présidence de l'Iran, les règles se sont quelque peu assouplies, mais après l'élection parlementaire du printemps dernier, au cours de laquelle les religieux conservateurs ont repris le dessus au Parlement, le régime a resserré son emprise sur la société, notamment en régentant l'habillement des femmes dans la rue.Le lézard qui fait trembler les mollahs Les lézards sont reconnus pour leur capacité d'escalader les murs.Marmoulak, comédie iranienne qui sera présentée au Festival des films du monde de Montréal, évoque un lézard qui fait plutôt trembler les murs de la république islamique.« Ce film est très réaliste et soulève des questions intéressantes dont nous devrions débattre dans des cercles religieux.» La formule de la victoire VICTOIRE suite de la page 1 « Quand on additionne le logement, la nourriture, l'équipement, les entraînements à l'étranger, ça peut coûter 50 000$ par an à un athlète, souligne Mme Laberge.Mais leur brevet d'athlète ne leur rapporte que 13 000 $.C'est impossible d'arriver financièrement.» Mais si le gouvernement n'investit pas davantage, c'est peut-être aussi parce que les Canadiens, sauf en période olympique, n'ont jamais démontré qu'ils tiennent mordicus à ce qu'on ouvre toutes grandes les vannes au profit des athlètes.« Et si le public n'est pas prêt à accepter qu'on mette plus d'argent dans le sport, les politiciens ne le feront pas », dit Benoît Séguin, professeur d'administration du sport à la faculté d'éducation physique de l'Université d'Ottawa.La réalité est différente en Australie, pays du tennis, du cricket, du rugby et de la natation.Là-bas, le sport est une composante essentielle de l'identité nationale.Au Canada, le hockey mis à part, on semble en général bien davantage préoccupé par le sort d'une autre institution devenue pratiquement la pierre d'assise du nationalisme canadien : le système de santé.« Si on se compare aux États-Unis ou à l'Australie, il est clair qu'on valorise moins le sport, dit Mme Laberge.Remarquez, je ne suis pas sûre que ce soit nécessairement un mauvais choix de société que de valoriser davantage la santé que les Américains ! » De Montréal à Sydney Ironiquement, les efforts massifs consentis par l'Australie dans le domaine du sport trouvent leurs origines.à Montréal ! La contre-performance australienne aux Jeux olympiques de 1976 (cinq médailles, aucune d'or) a été ressentie comme une honte nationale.Elle a été l'aiguillon qui a incité les politiciens à procéder à des réinvestissements considérables, par le truchement notamment de l'Institut australien du sport, d'où est issue une proportion importante des médaillés australiens.L'obtention en 1993 des Jeux de 2000 a donné un second souffle à cette politique, qui a atteint son apothéose à Sydney.Par comparaison, le Canada n'a pas profité du boom qu'auraient dû entraîner les Jeux de Montréal, où l'effet du pays hôte noté par les économistes américains ne s'est exceptionnellement pas manifesté (pas plus, d'ailleurs, qu'à Athènes cette année).À l'époque, souligne la professeure Laberge, on vivait une prise de conscience de l'importance d'une saine condition physique, et l'accent était mis sur la participation de masse plutôt que sur le sport d'élite, un conflit qui a nui au sport de pointe.« Mais c'est un faux débat de penser que l'un exclut l'autre, dit-elle.Si on veut des athlètes de fort calibre, il faut investir autant à la base que dans l'élite.» C'est une réalité que semble avoir comprise le gouvernement québécois.De retour d'Athènes, le ministre du Sport et du Loisir, Jean-Marc Fournier, a annoncé cette semaine qu'une campagne publicitaire de 2 millions de dollars sera mise en branle à l'automne afin de rappeler aux Québécois « le plaisir de bouger », un peu comme le faisait le bon vieux « Viens jouer dehors» de Kino- Québec.Québec aurait été mieux avisé d'investir cet argent directement dans les écoles, mais bon, l'intention est louable.Québec vient aussi en aide aux sportifs d'élite, notamment au moyen de crédits d'impôt d'une valeur totale de 5 millions et du programme Équipe Québec, lancé l'an dernier, qui verse 6 millions par an aux athlètes et à leurs entraîneurs.On donne 6000$ aux athlètes et 20 000$ aux coaches, sans égard au salaire que ces derniers reçoivent déjà.« Le levier principal de l'excellence, c'est l'entraîneur, souligne- t-on au ministère.Alors quand on verse 20 000 $ à des coaches en général sous-payés, ça nous permet de les garder dans le sport plutôt que de les perdre au profit d'autres activités plus lucratives.» Ces mesures ont placé le Québec à la fine pointe des provinces canadiennes en matière d'aide aux athlètes.Ajoutez en outre l'excellente collaboration qui règne entre les gens de sport et la Ville de Montréal, qui met à leur disposition des installations comme le centre Claude-Robillard, et vous commencez à avoir un modèle qui fait des jaloux ailleurs au pays.Ce n'est pas pour rien que, la semaine dernière, le chef de la direction du Comité olympique canadien, Chris Rudge, a qualifié le Québec de « leader » et a invité les autres provinces à imiter ce qui se fait ici.La formule du succès olympique n'est peut-être pas si ésotérique que ça, après tout.« Si on se compare aux États-Unis ou à l'Australie, il est clair qu'on valorise moins le sport.» PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © Marie-Hélène Prémont, médaillée d'argent en vélo de montagne, vendredi, possédait-elle la formule ?La rubrique qui voit et entend tout (à sa façon) DES CHIFFRES QUI PARLENT ICI ET AILLEURS ÉMIRATS ARABES UNIS Kamikazes au foyer Lemonde des revues de femmes ne cessera décidément jamais de repousser les limites de l'information, explorant des avenues que les frileux médias traditionnels n'oseraient jamais aborder.En témoigne le lancement à Dubaï d'une nouvelle revue destinée aux femmes arabes intéressées à s'engager dans le jihad.Au menu, des conseils pour garder la forme, soigner ses blessures et élever ses enfants pour en faire des combattants contre les «non-croyants».La figurine d'Oussama ben Laden n'est pas incluse dans le prix de base.Pourcentage d'Américains convaincus qu'il est important pour leur président d'avoir de fortes convictions religieuses, selon un nouveau sondage.Hauteur, en pieds, de la chute à laquelle a miraculeusement survécu une Sud-Africaine dont les parachutes ont fait défaut.Nombre de kilomètres parcourus à pied en huit ans par un sage indien, qui porte sa mère dans un panier pour souligner l'importance de veiller sur ses parents.DES OH! ET DES BAH! ILS, ELLES ONT DIT.Posée «Mon mari a mal pris la nouvelle.» \u2014Melida Arredondo, résumant la réaction de son conjoint à l'annonce de la mort de son fils en Irak.Le Floridien a aspergé d'essence une camionnette gouvernementale dans laquelle il s'était introduit avant de mettre le feu, se brûlant grièvement dans le processus.LONDRES Art poubelle Lemonde de l'art moderne, presque aussi riche d'enseignements que celui des magazines de femmes, repousse les frontières du réalisme.Parlez-en avec le concierge du prestigieux Tate Museumà Londres, qui a, par inadvertance, jeté un sac de poubelle appartenant à une oeuvre de Gustav Metzger.Pour éviter une nouvelle bévue, la production de cet artiste allemand est maintenant recouverte la nuit.Les responsables du musée n'ont pas voulu révéler combien avait coûté le remplacement du précieux sac.EN HAUSSE.EN BAISSE > LA BANANE > LE HUMMER General Motors a annoncé cette semaine qu'il entendait réduire la production du coûteux véhicule, véritable aberration écologique dont les ventes sont en baisse.Une carte de Greenpeace avec ça?Avec la collaboration de Marc Thibodeau, Agnès Gruda, l'AFP, AP et BBC Un ingénieur australien estime être capable de générer de l'électricité avec des bananes en utilisant le méthane libéré au cours de leur décomposition.Seul hic: il faut environ 60 kg de bananes pour faire tourner pendant une journée un modeste ventilateur de cuisinière.PHOTO CNN PLUS Le vrai Bush s'est levé Celui qu'on prenait pour l'idiot du village s'est radicalement transformé en quatre ans Il est révolu le temps où on prenait GeorgeW.Bush pour un crétin.L'homme le plus puissant du monde, qui cherchera cette semaine à utiliser la convention républicaine comme plate-forme pour sa réélection, n'est plus sous-estimé.L'idiot du village s'est transformé en leader brillant et solide pour certains et, pour d'autres, en dangereux idéologue.ALEXANDRE SIROIS WASHINGTON «Je suis le commandant, vous voyez.Je n'ai pas besoin d'expliquer pourquoi je dis quelque chose.C'est ce qui est intéressant quand on est président.(.) Je n'ai pas le sentiment que je dois une explication à quiconque.Ces commentaires du président américain, rapportés par le journaliste Bob Woodward dans son livre Bush s'en va-t-en guerre, aident à comprendre de quel bois se chauffe aujourd'hui George W.Bush.Woodward, le tombeur de Richard Nixon, est certes le journaliste qui a passé le plus de temps en tête-à-tête avec le président républicain au cours des quatre dernières années.Il esquisse le portrait d'un leader qui se fie à son instinct, qui connaît peu le doute et qui n'en fait qu'à sa tête.« Je ne suis pas quelqu'un qui agit avec les livres, j'agis avec mes tripes », a aussi confié Bush au journaliste alors qu'il rédigeait un essai sur les 100 jours du président suivant les attaques du 11 septembre 2001.La version 2004 de Bush se situe donc à des années-lumière de celle de l'an 2000.À l'époque, lorsque le candidat républicain n'était pas ridiculisé pour ses problèmes d'élocution, c'est qu'on se questionnait ouvertement sur son intelligence.Bush a ensuite été élu de façon controversée à la suite d'une décision de la Cour suprême des États- Unis.Sa légitimité a été contestée en raison du fiasco floridien.Qui plus est, son adversaire, Al Gore, a remporté le vote populaire.Transformé par le terrorisme Même la réaction initiale du président aux attaques du 11 septembre 2001 aura été à l'image du candidat sans grande expérience et un peu benêt.Le cinéaste Michael Moore s'est récemment fait un plaisir de rappeler comment Bush, qui participait à une séance de lecture dans une école de Floride, est demeuré stoïque pendant de longues minutes.« Le 11 septembre a poussé Bush dans une position de commandement.Non seulement il n'était pas prêt pour ça, mais il n'avait pas le souhait d'être mis dans une telle position en tant que président.Et je pense que son hésitation à commander a été évidente au départ », indique James Glass, professeur au département de sciences politiques de l'Université du Maryland.C'est pourtant le 11 septembre qui a métamorphosé Bush, précise le professeur.Il allait rapidement se ressaisir et se révéler un leader rassurant à la suite des attentats.Parce qu'il se savait bien entouré, mais aussi en grande partie à cause de sa foi, estime M.Glass.«Ce sens étrange qu'il a d'être l'agent de Dieu (.) Je pense qu'il puise sa force intérieure dans la foi », dit-il.Un des premiers à fréquenter le Bush nouveau fut le sénateur démocrate Charles Schumer, de l'État de New York.Le 13 septembre 2001, il a indiqué à Bush que New York avait besoin de 20 milliards pour se remettre des attaques.Le président l'a surpris en affirmant sur-le-champ qu'il les obtiendrait.Une façon de faire fort peu habituelle àWashington.Bush était comme un poisson dans l'eau dans le rôle du commandant en chef qui a déclaré la guerre à l'Afghanistan et mis en déroute le régime taliban.C'est avec la même assurance et la même détermination qu'il a attaqué l'Irak, au mépris du désaccord de plusieurs pays.On a parfois décrit Bush comme la marionnette de son vice-président.Or, Woodward a révélé en début d'année qu'il n'a pas sollicité l'avis de Dick Cheney avant de décider que les États-Unis allaient envahir l'Irak.Il n'a pas non plus cru bon de demander à Colin Powell ou à Donald Rumsfeld, respectivement secrétaire d'État et secrétaire à la Défense, ce qu'ils en pensaient.Les humoristes ne rient plus Ces anecdotes qui présentent un Bush sûr de lui jusqu'à en être frondeur ne surprennent pas si on a déjà été en présence du président.Tout chez lui \u2014 de cette façon de rouler les épaules en marchant à la fermeté avec laquelle il livre le plus banal des discours \u2014 exprime l'assurance.Même les humoristes américains, soulignait récemment le quotidien The New York Times, ont cessé de dépeindre le président comme un gros bêta.On le dénigre maintenant en le présentant comme une menace.L'entêtement et le caractère résolu de ce président très religieux qui voit le monde en noir et blanc peuvent cependant lui jouer des tours.C'est que « sa force intérieure » et son « engagement idéologique à sauver le monde du terrorisme» l'aveuglent, estime M.Glass.« Contrairement à Clinton ou à Reagan, il base son leadership sur des sources d'informations et de données très étroites.Il refuse d'inclure dans ses sources des points de vue contraires.Il y a cette notion que ce qu'il fait est absolument bien et que toutes les critiques de ce qu'il fait sont absolument mauvaises.Je pense que Richard Clarke a eu cette impression.» L'ex-tsar antiterroriste de la Maison- Blanche a en effet raconté comment Bush lui a demandé de « tout repasser au peigne fin depuis le début » après les attaques de septembre 2001 pour « voir si Saddam est à l'origine de tout ça ».Il était pourtant clair qu'Al-Qaeda, l'organisation terroriste d'Oussama ben Laden, était responsable des attentats.On connaît la suite.Saddam Hussein a été renversé comme le souhaitait Bush, mais on n'a jamais trouvé les armes de destruction massive recherchées.La guerre en Irak est aujourd'hui considérée comme une erreur par une bonne partie de la population.Sans compter que l'administration Bush est toujours empêtrée dans le scandale de la prison d'Abou Ghraib, où des sévices ont été infligés à de nombreux détenus irakiens.Parallèlement, le sort réservé par la Maison-Blanche aux prisonniers de Guantanamo (à Cuba) a été dénoncé par la Cour suprême des États-Unis.Qu'à cela ne tienne.Lorsque l'ancien gouverneur du Texas joue au shérif, cela rassure bon nombre de ces citoyens.Une majorité d'Américains continue d'avoir confiance en Bush pour ce qui est de mener à bien la guerre au terrorisme.On s'inquiète plus, aux États- Unis, de voir comment il peine à redresser l'économie de son pays.Sa solution privilégiée, offrir d'importantes réductions d'impôts bénéficiant avant tout aux Américains nantis, ne semble pas avoir été si efficace.Justement, le président, qui s'était présenté en l'an 2000 comme un conservateur plein de compassion, s'est révélé un politicien ultraconservateur.Avec ses efforts pour limiter le droit à l'avortement, pour freiner la recherche sur les cellules souches ou pour interdire les mariages gais, il s'est mis à dos de nombreux Américains progressistes.Bush s'était aussi présenté comme un candidat qui désirait unifier son pays.Force est de constater qu'il l'a divisé encore un peu plus.Les États- Unis sont polarisés entre démocrates qui détestent leur président et républicains qui l'admirent.Tout indique qu'une minorité d'indécis fera la différence en novembre.« Help is on the way », avait promis Cheney aux Américains en l'an 2000, lors de la convention républicaine.Avec Bush, il promettait de restaurer « l'honneur et la dignité » à la Maison-Blanche.Plusieurs scandales et ratés plus tard, c'est au tour du démocrate John Kerry de reprendre la formule de ses adversaires et de promettre que «l'aide s'en vient ».Le défi du président républicain sera de convaincre ses citoyens qu'ils n'ont pas besoin de cette aide parce qu'ils sont encore entre bonnes mains.PHOTO JEFF MITCHELL, REUTERS Le tandem Bush-Cheney, photographié la semaine dernière au ranch présidentiel de Crawford, Texas.« Ce sens étrange qu'il a d'être l'agent de Dieu.Je pense qu'il puise sa force intérieure dans la foi.» ALEXANDRE SIROIS WASHINGTON \u2014À la fin du mois dernier, lors de la convention démocrate à Boston, une fillette de 12 ans est montée sur scène pour dénoncer le vice-président des États- Unis, Dick Cheney.« Quand notre vice-président a eu un désaccord avec un sénateur démocrate, il a utilisé un vraiment gros mot », a déclaré Ilana Wexler, une rouquine à l'air espiègle qui a fondé l'organisation « Enfants pour Kerry ».« Si moi j'avais utilisé ce mot, j'aurais été mise au coin.Je pense qu'il devrait aussi être mis au coin », a lancé la jeune fille au sujet de Cheney.Celui-ci avait, quelques semaines plus tôt, lancé « Fuck yourself » sur le parquet du Sénat américain.Ilana Wexler a soulevé un tonnerre d'applaudissements au Fleet Center, où les partisans démocrates s'étaient rassemblés.Elle n'est pas la seule, aux États-Unis, à souhaiter que le vice-président soit puni.Cheney, le vice-président des États-Unis le plus puissant et influent de l'histoire, est en chute libre dans les sondages en termes de popularité.Si bien que même certains républicains ont suggéré à George W.Bush de le remplacer avant l'élection présidentielle de novembre.Ce vétéran en a vu d'autres.Il a été chef de cabinet de Gerald Ford avant de représenter le Wyoming au Congrès américain pendant 10 ans.Il est ensuite devenu secrétaire à la Défense sous George Bush père.Lorsqu'il a été sélectionné comme candidat à la vice-présidence, en l'an 2000, ce parcours était vu comme un atout essentiel pour contrebalancer l'inexpérience de George W.Bush.Halliburton Dans les années 90, alors que les démocrates avaient investi la Maison- Blanche, Cheney s'est retrouvé à la tête de l'important groupe de services pétroliers Halliburton.La société est actuellement la cible de plusieurs accusations de fraude et de manipulations comptables, notamment pour ce qui est des factures liées à son travail en Irak, expédiées au Pentagone.Les malversations d'Halliburton sont certes à la source du problème d'image de Cheney, qui a été amplifié par le fait que, après le 11 septembre 2001, ses absences longues et répétées donnaient l'impression qu'il manigançait dans les coulisses.Cheney a d'ailleurs lui-même reconnu en début d'année qu'il pouvait avoir l'air d'un « génie du mal dans l'ombre ».Il faut dire que les autres controverses qu'il a soulevées depuis qu'il est le bras droit du président ne l'aident pas à redorer son blason.Outre ses liens avec Halliburton, il a été montré du doigt pour avoir élaboré la politique énergétique de son administration derrière des portes closes avec des invités dont il a toujours refusé de divulguer l'identité.Et le vice-président a agité l'épouvantail irakien d'une telle façon qu'il a perdu beaucoup de crédibilité.Il n'a jamais, par exemple, cessé de faire état de liens entre Saddam Hussein et l'organisation terroriste Al-Qaeda.Ce, même si plusieurs rapports, dont celui de la commission sur les attaques du 11 septembre 2001, ont démontré que le dictateur irakien n'avait rien à voir avec le groupe d'Oussama ben Laden.Modération L'administration Bush est consciente des problèmes de Cheney.C'est peut-être l'une des raisons qui expliquent pourquoi le vice-président a cette semaine parlé en public de sa fille lesbienne et s'est dissocié de la position du président sur les mariages gais.Ainsi, Cheney l'ultraconservateur, l'un des membres du Congrès qui ont voté en 1986 contre une résolution réclamant la libération de Nelson Mandela, chercherait à adoucir son image à l'approche d'une convention où la modération aura bien meilleur goût.S'il n'y arrive pas, il risque fort d'être mis au coin pour de bon.Le vice-président mal-aimé PLUS LA PRESSE D'AILLEURS THE NEW YORK TIMES Préséance Pendant que George W.Bush et John Kerry s'enferrent dans le débat sur la performance militaire du sénateur au Vietnam, les chiffres continuent de s'additionner sur la croissance de la pauvreté aux États- Unis sans que le sujet n'arrive à vraiment percer dans la présidentielle.Le nombre d'Américains qui ne peuvent compter sur l'assurance- maladie vient d'atteindre officiellement 45 millions \u2014un record \u2014, ayant augmenté de 1,4 million en 2003, selon le Census Bureau des États-Unis.C'est près de 16% de la population américaine qui n'avait aucune assurancemaladie en 2003, contre 14,2% en 2000.Quant au nombre de pauvres selon la norme gouvernementale, il est passé en un an de 12,1 à 12,5 % de la population, le record en l'occurrence ayant déjà été atteint en plein boom, en 1998, avec 12,7 %.Dans les deux cas, la dégradation sociale se poursuit pour la troisième année consécutive.THE WALL STREET JOURNAL Performance Ils sont vites, ces gros-là ! Deux jours après l'ouverture des Jeux à Athènes, des patrons de General Electric dînaient, près du stade, avec le vice-maire de Pékin, Liu Jingmin.Pas pour comparer les performances des athlètes américains et chinois à Athènes, mais pour parler des Jeux de Pékin en 2008.Il se trouve que M.Liu gère le budget d'aménagement des Jeux de Pékin, déjà évalué à 34 milliards de dollars US.Mark Lewis, directeur de la promotion olympique chez GE, avait déjà rencontré à Athènes, en date de ce soir-là, plus de 100 patrons et hauts fonctionnaires chinois.Les affaires de GE marchent déjà bien en Chine : 2,6 milliards de revenus en 2003 ; une anticipation de 5 milliards pour 2006.Et GE n'est pas le seul renard à courir le lièvre chinois : Visa, Mc Donald's et Coca-Cola sont aussi en chasse.Mc Do compte déjà 600 établissements en Chine et en escompte 1000 en 2008.Les gens de Visa, eux, ont promené leurs invités chinois dans les rues d'Athènes pour leur montrer combien de gens achètent par carte de crédit dans les commerces d'Occident.C'est que seulement 10 % des commerçants de Pékin offrent le service de la carte de crédit : Visa compte bien faire grimper le taux à 75 % d'ici 2008 et offre son aide.Ils sont vites, ces gros-là, mais en affaires, l'obésité est une vertu olympique.THE WALL STREET JOURNAL Doléances Tout, pourtant, ne tourne pas rond pour les entrepreneurs nord-américains qui jettent leur dévolu sur le monde en développement.Des entrepreneurs ont déjà dû fermer boutique ou interrompre leur production bêtement par manque d'eau.Il y a quelques mois, Coca- Cola et Pepsi Co ont reçu ordre des autorités locales d'interrompre leurs opérations dans l'État de Kerala, en Inde, par manque d'eau.Coke, qui négocie toujours, reste fermé depuis mars et a perdu des millions de dollars.Pepsi s'en est tiré en un mois, en offrant à la collectivité locale de participer au financement d'un puits communautaire.Une étude du Pacific Institute for Studies in Development, Environment and Security, d'Oakland, en Californie, suggère aux entrepreneurs de faire savoir à leurs actionnaires les problèmes qu'ils éprouvent avec l'eau.Pas seulement en Asie, d'ailleurs, mais aussi dans le sud-ouest et le nord-ouest des États-Unis.THE SUNDAY TIMES Exubérance Parlant d'eau et d'environnement, les jours du Biodôme de Montréal comme expérience phare de reconstitution des climats de la planète sont peut-être comptés.Les Britanniques envisagent de bâtir chez eux Nirah, le plus grand aquarium au monde, doté de deux biodômes géants et capable d'accueillir des milliers d'espèces menacées.Deux microcosmes vont dominer : ceux des fleuves Amazone, en Amérique du Sud, et du Mékong, en Asie.On a fait appel à l'architecte de renom Sir Nicholas Grimshaw pour ce projet, mis au point par plusieurs sommités scientifiques internationales et qui couvrira 40 hectares, au coût de 250 millions de livres sterling (590 millions de dollars CAN).PHOTO AP Des policiers new-yorkais armés comme des soldats gardaient la Bourse de New York ces jours derniers, illustrant la crainte que vit la métropole américaine de revivre des attentats terroristes.Des spécialistes disent craindre avant tout, pour l'Amérique, des « attentats nucléaires ».Entre-temps, la tentation est forte, chez des néoconservateurs américains et dans l'entourage du premier ministre d'Israël, Ariel Sharon, de tenir l'Iran responsable de l'instabilité du Moyen-Orient et de profiter de la présidentielle pour attaquer les installations nucléaires iraniennes.Les «terroristes nucléaires» seraient la vraie menace contre l'Amérique Des proches de Bush et de Sharon désireraient une attaque imminente contre l'Iran RÉAL PELLETIER Depuis le 11 septembre 2001, écrit le chroniqueur H.D.S.Greenway, du Boston Globe, bon nombre d'Américains vivent dans la crainte qu'un de ces jours se produise une attaque terroriste terrifiante, pour tout dire : nucléaire.Ces Américains s'apparentent à ces Californiens installés sur la faille de San Andreas qui se disent qu'un de ces jours se produira ici un séisme terrible.Ce sentiment est singulièrement vivace ces semaines-ci à la faveur des grandes conventions électorales : ce fut le cas à Boston il y a quelques semaines, c'est le cas actuellement à New York, à la veille de la convention républicaine.Des craintes qui tiennent évidemment au souvenir encore chaud du 11 septembre, mais qui subsistent aussi par les messages ultérieurs envoyés par Al-Qaeda.On trouve encore ces jours-ci, dans l'abondante littérature journalistique sur le terrorisme, la trace de cette intervention que faisait, neuf mois après le 11 septembre, Suleiman Abu Gheith, porte-parole d'Al-Qaeda, selon qui les extrémistes musulmans ont le « droit » de tuer quatre millions d'Américains, « dont deux millions d'enfants et d'en exiler le double, et de blesser et estropier des centaines de milliers d'autres ».C'est le calcul que fait Al-Qaeda de ce que les États-Unis et Israël ont fait aux musulmans.«Les Américains n'ont pas encore goûté de nos mains ce que nous avons goûté des leurs.Nous n'avons pas encore atteint la parité », a dit M.Gheith.D'où la chasse effrénée déclenchée par Washington contre Al-Qaeda et Oussama ben Laden.avec l'espoir quasi avoué de la Maison-Blanche qu'il puisse être capturé avant la présidentielle de novembre.Lutter contre le vrai problème Mais un auteur américain respecté en matière de défense nationale, Graham Allison, réprouve cette approche, estimant que Washington devrait mettre l'accent sur la lutte matérielle contre le «terrorisme nucléaire » plutôt que sur l'arrestation des terroristes.C'est qu'il « existe plus de 200 adresses dans le monde où des terroristes peuvent s'approvisionner en armes nucléaires ou en substances fissiles permettant d'en fabriquer », écrit M.Allison dans un nouveau livre, Nuclear Terrorism : The Ultimate Preventable Catastrophe.L'auteur, qui été conseiller sous des administrations républicaine et démocrate, se trouve maintenant à Harvard et son livre a été commenté par à peu près tous les grands médias anglo-saxons.M.Allison croit que le «terrorisme nucléaire » est la plus importante menace qui guette le monde et qu'il est « inévitable» si on ne prend pas les moyens de le prévenir.Il affirme qu'il est plus facile de contenir la circulation du matériel nucléaire dans le monde que de prétendre vouloir arrêter tous les terroristes de la planète : on peut, dit-il, prévenir le terrorisme nucléaire pour 2,5 milliards de dollars US par année, alors qu'on a déjà investi 144,4 milliards pour une guerre en Irak où on n'a pas trouvé d'armes de destruction massive ni de liens significatifs entre ce pays et Al-Qaeda.L'auteur constate avec ahurissement que dans les deux années qui ont suivi les attentats du 11 septembre, on a fait moins d'effort pour surveiller la circulation dans le monde du matériel nucléaire que durant les deux années qui ont précédé la tragédie du World Trade Center.Et il n'y a pas que des terroristes dont il faudrait se méfier, mais aussi de leurs fournisseurs éventuels.Ne pas négliger non plus les pays fournisseurs de nucléaire M.Allison parle de la « paralysie » dont fait preuve Washington à l'égard de pays comme la Corée du Nord et l'Iran, en voie de s'établir comme puissances nucléaires.La « menace iranienne» a fait aussi couler beaucoup d'encre ces dernières semaines.Martin van Crevelt, professeur d'histoire à l'Université hébraïque de Jérusalem et considéré comme expert en stratégie militaire, se demande dans l'International Herald Tribune si le premier ministre d'Israël, Ariel Sharon, n'est pas en train de mijoter une attaque contre l'Iran.Dans le passé, dit-il, M.Sharon a fréquemment désigné l'Iran comme la plus grande menace contre Israël.Simultanément, les autorités militaires à Jérusalem ont évoqué la possibilité d'attaques d'Israël contre les installations nucléaires d'Iran.Le ministre iranien de la Défense, Ali Shamkhani, a alors répliqué que, le cas échéant, Israël serait détruit.Depuis lors, Israël, redoutant une « attaque possible contre son propre réacteur nucléaire », a commencé à distribuer des pilules antiradiation aux civils vivant à proximité : un geste plutôt inhabituel dans un pays qui a pris le parti d'éviter de mettre ses installations nucléaires en évidence.M.van Crevelt estime que l'Iran ne dispose pas à ce moment-ci du pouvoir de détruire Israël : l'Iran ne peut compter, en nombre limité, que sur des missiles sol-sol Shihab armés d'ogives conventionnelles ; et aussi sur les militants du Hezbollah installés au Liban, armés de roquettes (obtenues surtout d'Iran) capables d'atteindre le nord d'Israël.L'auteur juge finalement assez normal que l'Iran veuille se doter de l'arme nucléaire, pas nécessairement pour détruire Israël, comme certains dirigeants le réclament, mais pour se protéger d'abord des Américains qui les encerclent de plus en plus : en Asie centrale au nord, en Afghanistan à l'est, dans le Golfe au sud et en Irak à l'ouest.Le ministre de la Défense iranien a déjà fait état publiquement, dans une entrevue à la chaîne arabe Al Jazira, des interrogations de ses militaires sur l'opportunité d'attaquer les Américains advenant une menace perçue de leur côté.Les Iraniens savent, ajoute-t-il, que les Américains se déplacent avec leurs armes nucléaires ou qu'elles peuvent suivre rapidement.Les Iraniens savent aussi que, comme ce fut le cas en Irak, les Américains peuvent attaquer pour un rien.Dans un tel cas, « ils seraient fous» de ne pas vouloir s'équiper de nucléaire.M.van Crevelt note que même si l'Iran est géré par des fondamentalistes islamistes, son gouvernement n'est pas pour autant irrationnel.Le seul personnage capable d'obtenir de grands sacrifices de son peuple est l'ayatollah Khomeini, qui est mort il y a plus de 10 ans.C'est Saddam Hussein qui a attaqué l'Iran et non l'inverse ; l'Iran n'a pas été plus agressif que d'autres pays.N'empêche, l'ombre des États- Unis plane sur la région.Et parce que l'Iran est réputé appuyer des rebelles en Irak, plusieurs dirigeants de Washington confient volontiers en privé qu'ils aimeraient bien qu'Israël attaque des installations iraniennes, comme il l'a fait en 1981 contre le réacteur nucléaire que construisait Saddam Hussein près de Bagdad.Les États-Unis étant en campagne électorale, ce serait bien que cela se produise avant novembre.Ainsi, poursuit l'auteur, les morceaux tomberaient en place : si Israël attaque, l'Iran pourrait réagir avec ses missiles, mais c'est peu probable.Téhéran demanderait plutôt au Hezbollah de lancer ses roquettes, auquel cas non seulement le Liban, mais aussi la Syrie s'enflammeraient.Resterait à voir comment l'Égypte réagirait à une attaque contre la Syrie, le président égyptien Hosni Mubarak ayant répété que son pays ne pourrait demeurer insensible à pareille éventualité.Ce qui veut dire qu'Ariel Sharon a de grosses décisions à prendre ces jours-ci \u2014 «ce vieux cheval de guerre qui, en 1982, a mené Israël à une invasion désastreuse du Liban.On peut espérer que ce coup-ci, il y pensera à deux fois », conclut Martin van Crevelt.L'intérêt des néoconservateurs Il est permis de se demander qu'est-ce qui peut bien amener cet universitaire à penser que des stratèges américains puissent souhaiter une attaque d'Israël contre l'Iran en pleine campagne.Un chroniqueur indépendant de l'International Herald Tribune, William Pfaff, éclaire notre lanterne.Une faune néoconservatrice dans l'entourage du président Bush aimerait voir l'Iran servir de bouc émissaire des déboires américains en Irak.Ce milieu rêve d'une escalade verbale où l'Iran est de plus en plus montré du doigt comme responsable des écueils américains en Irak, justifiant une invasion en bout de ligne.Norman Podhoretz, personnalité en vue de la faune néoconservatrice à Washington, l'a dit dans une entrevue : « Je ne préconise pas une invasion de l'Iran à ce moment-ci, encore que.» Or, poursuit M.Pfaff, Israël a intérêt à promouvoir, sinon à exagérer, le danger stratégique que représente l'Iran pour les États-Unis.Et l'Iran étant perçu comme un danger pour Israël aussi, ce dernier pourrait vouloir l'attaquer avec la permission de Washington pendant que Bush est encore au pouvoir.La raison néoconservatrice américaine pour attaquer l'Iran est plus élémentaire, selon M.Pfaff : toute société aspire instinctivement à une démocratie d'inspiration américaine ; il suffit de faire tomber les despotes qui les dirigent, par la force si nécessaire.Comme leaders mondiaux de la démocratie, les États- Unis ont l'obligation de propager la démocratie.Renverser les despotes devient alors un devoir et il n'en résultera qu'un monde meilleur.L'argument est connu : il a expliqué l'invasion de l'Irak, conclut l'auteur. À la recherche du vaccin miracle Pour faire face au virus mutant de la grippe, les chercheurs doivent mettre au point des traitements originaux.La question est d'autant plus pressante qu'on a appris cette semaine qu'une souche mortelle de la grippe aviaire a été découverte chez des porcs en Chine.ISABELLE CUCHET COLLABORATION SPÉCIALE Pendant que la grippe aviaire continue de faire des ravages chez les volailles asiatiques, une question est sur toutes les lèvres : ce virus provoquera-t-il une pandémie humaine de l'ampleur de celle de 1918 ?À vrai dire, les biologistes n'en ont aucune idée.Ils répètent depuis des années qu'une souche aussi dévastatrice que celle de la grippe espagnole réapparaîtra un jour ou l'autre sur la planète.Et comme en 1918, la maladie chez l'homme débutera par une grippe du poulet particulièrement virulente.L'épizootie qui sévit depuis le début de l'année en Asie est la plus vaste jamais répertoriée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).Heureusement, les 23 décès humains attribués à ce jour à l'agent aviaire ne signifient pas que le virus se soit adapté à l'homme.Cet éventuel passage du virus des volailles à l'être humain est la plus grande crainte des biologistes.« C'est toujours le même scénario : un virus aviaire crée une épidémie chez un groupe d'oiseaux migrateurs.Ces derniers contaminent les canards domestiques qu'ils rencontrent », explique Louise Valiquette, médecin conseil à la direction de la santé publique de Montréal.Transmission canard-cochon L'élevage des canards avec les porc, une pratique courante en Asie, favorise la transmission du virus aux cochons.Les porcs ont la particularité d'être très sensibles à la fois au virus aviaire et au virus humain.Si l'un d'entre eux est contaminé par ces deux types de virus en même temps, un agent hybride peut apparaître.Il suffit alors d'un seul fermier touché par ce nouvel agent.Après quelques mutations dans l'organisme humain, le virus s'adapte parfaitement à l'homme et se répand dans la population.Autour du globe, la grippe humaine est la maladie infectieuse la plus fréquente que l'on connaisse.De grosses épidémies font régulièrement des centaines de milliers de victimes dans le monde tandis que la plus banale d'entre elles tue chaque année environ un millier de personnes au Canada.Le secret de cet adversaire qui nous échappe sans cesse tient surtout dans sa faculté de muter très rapidement.L'influenza est un virus à ARN composé de huit gènes.Cette structure le rend incapable de réparer les erreurs de copie qui surviennent inévitablement lorsqu'il tente de se répliquer à l'intérieur d'une cellule qu'il vient d'infecter.« Le virus crée une mauvaise copie de lui-même au minimum une fois tous les millions de réplications et au maximum une fois toutes les 10 000 réplications », explique Pierre Talbot, virologue et directeur de l'INRS Armand-Frappier.La plupart du temps, cette erreur nuit au virus, qui meurt.Parfois cependant, la mutation lui confère un avantage.L'agent survit et crée une nouvelle souche.Mutations mineures, mutations majeures Lorsque la modification de la structure génétique du virus est mineure, on parle d'un « glissement antigénique ».Ces « glissements » sont à l'origine des épidémies que l'on voit chaque année et qui provoquent une faible mortalité : les populations sont déjà plus ou moins immunisées.Mais si une mutation fondamentale et brutale est créée \u2014 un phénomène dit de « cassure antigénique » \u2014, les effets peuvent être beaucoup plus graves.Le nouveau virus, très différent, prend le système immunitaire humain totalement au dépourvu.Toutes les grandes épidémies récentes comme la grippe espagnole (1918), la grippe asiatique (1957) et la grippe de Hong Kong (1968) sont apparues à la suite d'un processus de ce type.Notre meilleure arme contre le virus est le vaccin antigrippal.Mais cette défense est loin d'être idéale : le vaccin n'offre pas toujours une protection parfaite et de quatre à six mois sont nécessaires à sa fabrication à partir du moment où le virus cible a été identifié.De quoi laisser largement le temps à une souche particulièrement virulente de faire des ravages dans une population ! À l'Imperial College de Londres, plusieurs chercheurs planchent sur un système de prévision des mutations du virus plusieurs mois à l'avance.L'équipe a publié l'année dernière dans la revue Nature sa mise au point d'un modèle mathématique capable de simuler les évolutions génétiques du virus d'une année sur l'autre et donc de prédire l'arrivée de grandes épidémies.Un tel outil, qui reste à valider, permettrait aux scientifiques d'anticiper la production de vaccins et donc leur mise à disposition auprès des populations.Pour Brian Ward, chef du département des maladies infectieuses à l'Université Mc Gill, à Montréal, la recherche de nouveaux vaccins plus efficaces et plus durables est la voie la plus prometteuse à court terme pour se protéger du virus : « Notre compréhension du système immunitaire humain a énormément progressé depuis une dizaine d'années et nous assistons à une explosion de pistes nouvelles pour de futurs vaccins », dit-il.Ainsi nos « cellules dendritiques », découvertes récemment, véritables sentinelles de notre organisme, permettent à notre corps de reconnaître ses ennemis.Elles isolent des fragments des virus et bactéries dès les premières heures de l'attaque pour que notre système immunitaire les analyse et organise la meilleure risposte.« Nous savons désormais qu'il faut nous appuyer sur elles pour mettre au point des vaccins plus efficaces », avance le chercheur.Compagnies pharmaceutiques La recherche appliquée n'est pas en reste.Les adjuvants utilisés par les compagnies pharmaceutiques pour améliorer les performances de leurs vaccins sont en pleine évolution.Jusqu'ici, les virologues utilisaient presque uniquement des sels d'aluminium dans la préparation de leurs produits.Ces adjuvants stimulent la réponse de nos anticorps lorsque l'ennemi apparaît.Mais ce type de défense immunitaire n'a malheureusement qu'un pouvoir limité : l'attaque d'un virus par nos anticorps ne peut avoir lieu qu'au tout début de l'infection, alors que notre adversaire se trouve encore à l'extérieur de nos cellules.Or les virus se cachent le plus souvent à l'intérieur des cellules infectées, là où nos anticorps ne peuvent pas pénétrer.« Les compagnies testent désormais de nouveaux adjuvants qui stimulent une deuxième réponse immunitaire de notre organisme, la réponse cellulaire, explique Brian Ward.Cette défense est très utile car elle s'organise à l'intérieur de nos cellules.» Non seulement les vaccins antigrippaux composés de ces nouveaux adjuvants seront plus efficaces, mais ils seront aussi plus durables, car les antigènes du virus influenza visés par ces préparations nouvelles subissent moins de mutations que ceux qui sont pris aujourd'hui pour cible.Un seul vaccin nous protégera contre de nombreuses souches virales, sans doute pour plusieurs années.Le Graal des biologistes serait évidemment un vaccin qui nous protège pour toute notre vie.L'hypothèse n'est pas farfelue.« Au moment de pénétrer dans une cellule humaine, le virus s'attache à un récepteur situé à la surface de la cellule et qui est sa véritable porte d'entrée dans l'organisme, explique Pierre Talbot.On pourrait imaginer un vaccin antigrippal qui empêcherait le virus de s'aggriper à ce récepteur cellulaire.Il ne serait plus nécessaire de renouveler le vaccin chaque année car la protection serait valable pour n'importe quelle souche.» Le jour où on découvrira un tel vaccin, le spectre de la grippe espagnole pourra être définitivement écarté.PHOTO BEAWIHARTA, REUTERS Un poulet étanche sa soif dans une ferme près de Djakarta, en Indonésie.Ce pays a suspendu les importations de poulets et d'oeufs en provenance de Malaisie, où sévit l'épidémie de grippe aviaire.Nom de code: A(H5N1) La voie la plus prometteuse à court terme pour se protéger du virus: «notre compréhension du système immunitaire humain a énormément progressé depuis une dizaine d'années et nous assistons à une explosion de pistes nouvelles pour de futurs vaccins.» Les virus à influenza sont classés en trois types : A, B, et C.Ceux qui appartiennent au type A sont les plus versatiles et ce sont aussi ceux qui ont donné naissance aux plus grosses épidémies.Sur les huit gènes du virus, deux semblent jouer un rôle clé dans la propagation de la maladie: il s'agit des gènes codant pour l'hémaglutinine (H) et la neuramidase (N), deux protéines situées sur l'enveloppe du virus et dont la fonction est d'aider le virus à pénétrer dans les cellules de l'hôte et à en sortir.Toutes ces informations apparaissent donc dans le nom donné aux virus grippaux.Le virus qui touche actuellement les volailles asiatiques est par exemple un A(H5N1).ACTUEL SANTÉ Une récente étude américaine a démontré qu'un brin de psychothérapie par téléphone peut s'avérer un redoutable complément aux antidépresseurs pour réduire les symptômes de la dépression.Cette étude à vaste échelle, réalisée dans l'État de Washington, a démontré que 55 % des gens aux prises avec ces symptômes considéraient que leur état s'était « beaucoup amélioré » après avoir commencé à prendre des médicaments antidépresseurs.Or, après avoir bénéficié en prime de huit séances de thérapie téléphonique, 80% d'entre eux ont rapporté que leur bien-être s'était significativement amélioré.« Nous ne croyons pas que le téléphone puisse remplace la psychothérapie traditionnelle », dit l'auteur de l'étude, le psychiatre Gregory Simon.« L'approche en face à face est probablement plus efficace (.).Mais ceux qui sont traités par téléphone obtiennent de bien meilleurs résultats que les gens qui ne reçoivent aucune thérapie.Source : Heal th Scout Une entorse est un étirement ou une déchirure d'un ou de plusieurs ligaments d'une articulation.Les chevilles sont les plus fréquemment touchées.Mais les genoux (en particulier chez les personnes qui pratiquent le ski, le football ou le soccer) et les poignets (basket-ball, volley-ball et hockey sur patins à roulettes) peuvent aussi être atteints.Les symptômes d'une entorse sont l'enflure, la douleur, l'ecchymose et la difficulté à bouger l'articulation après le traumatisme.Source : www.r eseauproteus.net C'est déjà la saison des pommes, pour le bonheur des amateurs de l'autocueillette.Pour tout savoir sur les particularités et les bienfaits pour la santé des Mac Intosh, Lobo, Vista Bella et autres variétés, consultez le site Internet www.lapommeduquebec.ca.Vous y apprendrez quand votre pomme préférée arrive à maturité et où on peut la cueillir.Ce site comporte aussi un répertoire détaillé des vergers québécois.Il paraît qu'un nombre grandissant de messieurs ont recours au scalpel pour enjoliver leur apparence.Le dernier numéro du magazine canadien Toro fait état de cette tendance, dans un article signé Steve Burgess intitulé No Pain, No Gain.Les chirurgies esthétiques les plus populaires chez les hommes ?La liposuccion, la rhinoplastie, les interventions autour des yeux, les implants capillaires ainsi que.la réduction mammaire ! «Mangez un fruit avant chaque repas et vous allez perdre du poids.» Julie Upton, porte-parole de l'American Dietetic Association.Mme Upton commentait une récente étude américaine qui vantait les vertus du pamplemousse pour prévenir le cancer et contribuer à la perte de poids.ACTUEL SANTÉ SITE INTERNET DE LA SEMAINE DÉCOUVERTE RAYON X LA SANTÉ DANS LES MÉDIAS CITATION DE LA SEMAINE Jackrabbit a-t-il toujours été vieux?Propos rigolos et kilomètres à vélo sur la Route verte RICHARD CHARTIER OXYGÈNE rchartie@lapresse.ca Nous aurions eu intérêt à dire bonjour en arrivant à la gare de Mont-Tremblant, quelqu'un aurait eu la gentillesse de ne pas nous laisser partir dans la mauvaise direction.Mais la méprise ne dure guère plus de 500 mètres et en longeant le lac Mercier, je comprends que nous nous dirigeons vers Saint-Jovite.De sympathiques habitués nous l'ont d'ailleurs confirmé: Mont- Laurier, c'est dans l'autre direction, vers le nord ! Nous n'avons pas tellement bien dormi, mais nous sommes contents d'enfourcher les bécanes pour un autre repérage de la Route verte.Je ne suis pas de la meilleure humeur, sachant bien qu'il ne faut pas partir en longue randonnée accablé par la fatigue.Mais bon, une centaine de kilomètres, ce n'est pas la fin du monde.Aussi, il fait nuageux et un tantinet frais, ce qui est parfait.Et comme nous partons pour deux jours, j'ai eu le flash de faire monter un porte-bagages sur le vieux Mauve, une monture cyclotouriste.Qui dit porte-bagages dit bagages.Le neveu David les trimbale, tandis que moi, je traîne mon calepin, mon imper et six clémentines, c'est bien assez.Le jeune trouve le vélo plus lourd quand il le soulève, mais il ne ressent rien de particulier en roulant : « Ça fait pas de différence.\u2014C'est parce que tu es fort.Attends voir cet après-midi, tu vas la ressentir, la différence ! » Plus je roule sur la criblure de pierre, moins je trouve ça génial.Mon Argon 18 est monté sur du 700 x 23 mm et David est chaussé en 25 mm, mais le problème n'est pas dans l'étroitesse des pneus : la poussière de roche, c'est juste plus laborieux quand on fait de la distance (et ça vous empoussière toute la machinerie, ouache !).Pour faire une balade digestive ou un placotage roulant d'une demi-heure, c'est parfait ; mais pour le transport à propulsion humaine, c'est lourd.Ce n'est pas une critique, je prends la piste comme elle est, quand elle est honnête.Je trouve juste la surface un peu molle.Bientôt, nous roulons sur une criblure inégale \u2014 sillons durs, sillons mous\u2014 comme si la niveleuse venait de passer.Moyen.Finalement, nous rattrapons la machine.Son chauffeur nous confirme qu'il en est cette année à son troisième passage.Il y en aura cinq ou six au total durant la saison.Ajoutez à cela les nouvelles quantités de criblure à répandre, cela doit bien coûter assez cher.Moins cher à long terme que l'asphalte ?Peut-être bien pas.Signe des temps Bonjours mesdames ! Elles sont quatre, dans la soixantaine, le rire facile.Les baby-boomers semblent majoritaires sur la piste, du moins dans les environs de Tremblant.Et le vélo de montagne sur le plat me semble être à la baisse, au profit de montures hybrides de bonne qualité, indéniable signe d'intelligence de la part des utilisateurs.La gare de Labelle.Élévation : 233 mètres, affirme un écriteau.Tandis que j'étire ma carcasse aux jointures encore grinçantes, David visite le mini-musée de la gare et en ressort avec la question de la semaine : « Jackrabbit a-t-il toujours été vieux?A-t-il déjà été jeune ?Il est vieux sur toutes les photos que je vois de lui.» Le pionnier des Laurentides est mort à 111 ans et demi, mais il était déjà près de la soixantaine lorsqu'il est arrivé dans notre beau grand pays et qu'il a entrepris d'ouvrir des pistes.Ce qui fait que dans ce coin-ci de la Scandinavie, on l'a pratiquement connu juste vieux.En tout cas, il l'a été longtemps.Imagine, mon David : à 60 ans, ce monsieur avait tout juste vécu la moitié de sa vie ! C'est le temps de régler les distances du jour.Nous sommes partis de Tremblant, la mégastation, et j'ai négligé de mettre un des cyclomètres à zéro au départ de Mont-Tremblant, le village.Mais devant la gare, une carte de la piste du parc linéaire du P'tit Train du Nord révèle les kilométrages : Mont-Laurier est au kilomètre 200, Labelle, au 107.Il nous reste donc à pédaler 93 kilos.J'en déduis que nous allons faire aujourd'hui 117 km.Passages nuageux Le soleil commence à se montrer entre deux nuages.J'espère seulement qu'il restera discret, pour notre plus grand confort.À Nominingue, mes sandwiches ne deviennent qu'une bouchée dans mon broyeur à déchets ambulant (lire : mon neveu).Sieste sous un arbre, on ne gèle pas.On m'a dit que la plus grande partie de notre route allait être asphaltée, ce qui, on le souhaite, sera un jour le cas de toute la Route verte.Le bonheur nous arrive effectivement à La Macaza.Une belle surface noire et encore un peu neuve.Ah ! le bel asphalte, là mes cocos on peut rouler, exprimer ce qu'il nous reste dans les guitares.Au-delà de Nominingue, l'ambiance de villégiature s'estompe et le paysage se fait de plus en plus sauvage.Les marais, les flaques d'eau noire, les chablis, les trappes de sable et les cimetières de conifères se succèdent et donnent ici tout son caractère nordique au tissu forestier.Ce sont aussi les bouquets de fleurs odoriférantes qui nous font des haies par-ci mauves, par-là canari.Et la musique est fournie gratis : les chanteurs ailés quittent parfois leurs branches pour arpenter le ciel redevenu un peu gris, à notre grand plaisir.Le pays de nos ancêtres Bédard Station, annonce un panneau d'interprétation à l'intersection d'un chemin de terre semé de cailloux gros comme le poing.Pas une habitation en vue.J'aime le nord et sa texture rugueuse.Ça, mon David, c'est le pays de nos ancêtres, enfin des miens (lui, il vient de l'antique Géorgie).Ils n'avaient pas tant à craindre du froid, de la solitude, des maladies et des animaux sauvages que d'un fléau qui a pour nom moustiques : maringouins, mouches noires, mouches à chevreuil, frappe-àbord et autres monstres ailés du nord humide.Mais ils ne nous ennuient pas aujourd'hui.La gare de Val-Barrette, c'est Routhier Station : encore 14 km à faire jusqu'à Mont-Laurier, nous avons hâte d'arriver.Par bonheur, la route est pavée des bonnes intentions de la MRC Antoine-Labelle, qui ne ménage pas les efforts pour attirer les touristes que nous sommes.La Route verte s'est repeuplée.Les patineurs se mêlent aux cyclistes et aux braves petites mamans qui tirent poussettes et bébés endormis.C'est le nord, les Hautes- Laurentides, mais l'ambiance est chaleureuse.Tout le monde se salue.À 16 h 15, mon cyclomètre affiche 117 km et nous débouchons sur l'industrieuse et Principale rue de Mont-Laurier.C'est aussi la 117 et ses gros camions.«À une autre époque, mon p'tit Dâââvid, j'ai roulé sur cette route dénuée d'accotement, parce que les libéraux, mais aussi les péquistes, ne croyaient pas que cet investissement en valait la peine.Des fois, les trucks de pitounes nous poussaient dans le gravier.Alors la Route verte, mon vieux, même quand elle n'est pas parfaite, je lui fais des gros becs ! » Salut, Billy! C'est l'heure d'appeler le Dr Luc Laurin.Une heure plus tard, nous sommes à sa résidence de Ferme- Neuve.Après une réconfortante baignade dans le lac des Journalistes (eh !) et un interminable bain à remous, nous sirotons un (deux puis trois) verres de l'hydromel local.Un jeune garçon s'amène dans la cour et nous propose d'acheter des billets pour les activités de son école ou de son camp de jour, je ne sais plus.Il y a toutes sortes de prix à tirer.Si je gagne la coupe de cheveux au salon local, je vais avoir un sacré voyage à faire pour venir récolter mon prix ! « Je suis venu me baigner ici, avoue le sympathique garçon de 12 ans.Avec le groupe de ma classe.\u2014C'était le fun ?\u2014Ouais, c'était le fun.» Billy Larente, son nom, au kid.Il fait partie d'une groupe d'écoliers inscrits au programme Promo Santé \u2014un programme de prévention des maladies cardiovasculaires et pulmonaires par la pratique du plein air et de la bonne alimentation \u2014mis sur pied par le doc Laurin, chef médical de l'hôpital de Mont-Laurier.Le garçon remplit pour nous les quatre coupons qu'il vient de nous vendre.Avec son p'tit chapeau et sa manière de marmonner, il est vraiment rigolo.Le Dr Marcel Cadotte, par qui je suis venu ici voir ce programme Promo Santé, me file un clin d'oeil.\u2014C'est Luc qui l'a mis au monde.Le doc Laurin a accouché toute la ville.Il se propose maintenant de faire vivre tout ce monde longtemps, comme Jackrabbit.À lire la semaine prochaine, même poste, même heure ! PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Renat Saint-Aubin passe à vélo devant la vieille gare de Labelle.École Mini-Med Hôpital général juif Sir Mortimer B.Davis Venez accroître vos connaissances en matière de santé.Apprenez à tirer au clair les manchettes et les nouvelles médicales Améliorez votre compréhension des problèmes médicaux actuels.Cardiologie Dr Ann Walling Le cancer de A à Z Dr Jacques Galipeau Pharmacologie 101 Eva Cohen L'évolution des cancers chez la femme Dr Walter Gotlieb Pas d'accidents au Service d'urgence Dr Marc Afilalo Les articulations : de la tête au pieds Dr David Zukor Six mardis consécutifs, à partir du 21 septembre jusqu'au 26 octobre de 18h30 à 20h30.Hôpital général juif, 3755, ch.de la Côte-Sainte-Catherine.Les coûts de la session (6 cours) sont : $70 (adulte), $40 (étudiants et aînés 60+).Ce programme a été rendu possible grâce à une subvention sans restriction de Pfizer Canada Inc.Voir les détails en ligne au www.jgh.ca ou téléphoner au (514) 340-8222 poste 3337.3251201 AMAIGRISSEMENT MAIGRIR: Vous avez vécu plusieurs échecs.Vous voulez comprendre pourquoi.VOUS VOULEZ RÉUSSIR.Une équipe de professionnels (médecin-psychothérapeute, diététiste, éducateur physique) vous attend.Clinique de Médecine et de psychothérapie (514) 252-0898 MÉDECIN DE FAMILLE Femmes et hommes Médecin généraliste (Hors R.A.M.Q.) Consultation 40 $/visite Accepte de nouveaux patient(e)s Pas de liste d'attente Clinique privée Médecine préventive (Tests sanguins et cytologie couverts par vos assurances privées) Geneviève Préfontaine, M.D.Martine Tétreault, M.D., TRAITEMENT DES VARICES Dr.Geneviève Préfontaine, Phlébologue Édifice Médical Seaforth (Métro Guy-Concordia) Tél.: (514) 932-7578 ACTUEL SANTÉ ANTICOAGULANTS, OBÉSITÉ ET FRUITS: DES PRÉCISIONS La vigilance des lecteurs JACINTHE CÔTÉ LA NUTRITION COLLABORATION SPÉCIALE Vous avez été nombreux à réagir à la chronique publiée la semaine dernière portant sur les interactions entres les anticoagulants et les aliments.Plusieurs médecins, pharmaciens, nutritionnistes, mais aussi des personnes suivant un traitement d'anticoagulant à base de coumarine, se sont dits inquiets du ton alarmiste employé dans le texte.Ils ont également remarqué que certaines informations mentionnées dans le texte étaient inexactes.Grâce à la vigilance de tous ces lecteurs, certains faits peuvent être rectifiés aujourd'hui.Les personnes suivant un traitement d'anticoagulant à base de coumarine, par exemple, ont tenu à nous rassurer sur leur sort.Ils ne subissent aucune restriction alimentaire, puisqu'on leur recommande une alimentation équilibrée comprenant des aliments riches en vitamine K.L'important, c'est que leur apport alimentaire en vitamine K soit constant d'un jour à l'autre.Leur posologie d'anticoagulant est ajustée en fonction de cela, mais aussi des résultats de tests sanguins de coagulation faits régulièrement.Plusieurs professionnels de la santé ont également remarqué des inexactitudes concernant le mécanisme d'action des médicaments anticoagulants à base de coumarine.D'ailleurs, La Presse a reçu un certain nombre de commentaires, dont deux lettres qui sont publiées dans cette page.Les lecteurs préoccupés par ce sujet sont fortement encouragés à consulter ces deux textes.Obésité et fertilité Un lecteur désirant demeurer anonyme a entendu dire que l'obésité, en nuisant au bon fonctionnement du système reproducteur, pouvait contribuer aux problèmes de fertilité.Il aimerait savoir ce qu'en disent les études.Tout d'abord, il est important de définir ce qu'est l'infertilité.C'est l'incapacité d'un couple à concevoir un enfant après des relations sexuelles non protégées durant un an, à une fréquence d'au moins deux fois par semaine.On a établi cette mesure d'un an parce que 80% des couples sont généralement capables de concevoir au cours de 12 cycles menstruels.Après cette année, parmi les couples qui n'ont pas réussi à concevoir, 50%vont réussir à le faire au cours d'une deuxième année d'essais.Au cours des quatre années suivantes, les chances de succès sont d'environ 50% pour les couples qui n'ont toujours pas réussi à concevoir un enfant.D'après la revue de la littérature scientifique, on estime qu'environ 10% des cas d'infertilité sont attribuables à un surplus de poids.Le surpoids d'une femme pourrait affecter son taux de fertilité en entraînant des irrégularités dans le fonctionnement de son cycle menstruel, l'absence d'ovulation et des fausses couches.L'obésité serait également associée au syndrome de kystes ovariens multiples.En altérant l'alignement de l'utérus, l'obésité semblerait également réduire les chances de succès d'un traitement de fertilité in vitro.Le surplus de poids semblerait également réduire le taux de fertilité des hommes.Cela affecterait la structure moléculaire de l'ADN contenu dans les spermatozoïdes, en augmentant son taux de fragmentation.Une plus grande fragmentation de l'ADN serait associée à un taux de fertilité réduit et à un risque accru de fausses couches.Les hommes obèses seraient également reconnus pour avoir des spermatozoïdes moins mobiles ; cette mobilité réduite nuirait aux chances de fécondation de l'ovule.Heureusement, certains problèmes de fertilité liés au surplus de poids ne sont pas permanents.Ils peuvent donc disparaître à la suite d'une perte de poids.Une étude australienne a en effet montré que la perte de 4 à 7 kg (9 à 15 lb) pouvait être bénéfique aux femmes obèses qui ont un problème d'ovulation.En effet, 92% des femmes obèses ayant participé à un programme de perte de poids ont réussi à ovuler sans traitement pharmacologique après six mois d'essais.Manger plus de fruits, pas moins! Marie-Andrée Faucher a lu dans la chronique Nutrition du 15 août sur les glucides « qu'il faut limiter la consommation de glucides simples (boissons gazeuses, biscuits, sucreries, fruits et jus de fruits, sucre.) à trois ou quatre fois par semaine.» Logiquement, elle s'est demandé s'il fallait qu'elle limite sa consommation de fruits ! Il aurait fallu lire « boissons aux fruits » au lieu de « fruits et jus de fruits ».Principalement composée d'eau et de sirop de maïs riche en fructose, ne contenant pratiquement aucune fibre alimentaire, les boissons aux fruits ne sont pas comparables aux fruits et aux jus de fruits.Le Guide alimentaire canadien recommande de consommer quotidiennement de cinq à 10 portions de fruits et de légumes.Présentement, d'après les données de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (Statistiques Canada, 2003), seulement 35,3% des Canadiens âgés de 12 ans et plus suivent cette recommandation.L'auteure de cette chronique hebdomadaire est membre de l'Ordre professionnel des diététistes du Québec.Une fois par mois, la chronique nutrition porte sur vos questions et commentaires.Adressez-les à : Chronique nutrition, La Presse 7, rue Saint-Jacques, Montréal, QC, H2Y1K9 ou par courriel à : questiondenutrition@hotmail.com Il faut conserver les coumariniques Aliments et anticoagulants: l'harmonie est possible! LOUISE LAVALLÉE CÔTÉ, Dt .P., M.Sc., cons e i llère aux af fai r es professionnelles, Ordre prof e s s ionnel des di é téti s tes du Québec (OPDQ), en collaboration avec les di étét i stes de l ' Inst itut de Cardi o logie de Montréal .L'Ordre professionnel des diététistes du Québec aimerait apporter quelques précisions à l'article « Aliments et anticoagulants: un mélange explosif ! », publié dans le cahier Santé du dimanche 22 août 2004.Des questions portant sur l'interprétation des informations transmises dans cet article nous ont été adressées.Certaines personnes présentent des conditions de santé qui nécessitent un traitement médical comportant la prescription d'anticoagulants.Le médecin qui choisit de prescrire un anticoagulant à son patient a d'abord évalué les avantages et les inconvénients ou effets secondaires associés à la prise de ce médicament.Il considère également les risques de ne pas utiliser ce type de traitement.Si le médicament est prescrit, c'est dans le meilleur intérêt du patient.Un suivi rigoureux est alors mis en oeuvre.Dans les cliniques des anticoagulants comme il en existe une à l'Institut de cardiologie de Montréal, l'action de ce médicament est évaluée régulièrement par des prélèvements sanguins qui mesurent l'IRN (Rapport internationnal normalisé).Le médecin ajustera le dosage selon le résultat obtenu.Il est fort bien connu des professionnels de la santé qu'il existe des interactions entre les médicaments, dont les anticoagulants, et certains nutriments contenus dans les aliments.À titre d'exemple, certains aliments riches en vitamine K (phylloquinone) exercent un effet qui diminue l'action des anticoagulants rendant ainsi la personne résistante à ce type de traitement.Traditionnellement, un traitement aux anticoagulants était assorti d'un régime restreint en vitamine K.La teneur des aliments en vitamine K est de mieux en mieux connue.Des bases de données sur leur contenu sont publiées à l'intention des diététistes et des professionnels de la santé.Dorénavant, le régime alimentaire est assoupli : l'emphase est mis sur la régularité de l'apport des aliments dont la teneur en vitamine K est élevée afin d'éviter les fluctuations de l'efficacité des anticoagulants.Cette libéralisation du régime favorise, entre autres, une meilleure utilisation du médicament et élimine les privations inutiles lorsqu'un plan nutritionnel individualisé est établi par un diététiste/nutritionniste.Il n'est donc pas question d'arrêter de manger ! Or, il apparaît que certains autres composés contenus naturellement dans les aliments pourraient augmenter l'effet des anticoagulants.C'est le cas notamment des flavonoïdes du jus de canneberge.À cet égard, Santé Canada a émis un avis précisant que ces interactions possibles seront étudiées.Il serait sage de consulter un professionnel de la santé pour discuter de ces questions.Actuellement, on ne peut se reposer uniquement sur les aliments ayant un effet anticoagulant pour prévenir la formation de thrombo-embolie (caillots sanguins qui risquent de se détacher et de créer des embolies pulmonaires).Le recours à la médication demeure essentiel.Il est préférable de ne pas changer brusquement ses habitudes alimentaires.Il importe de ne pas modifier ou interrompre un traitement médical sans d'abord consulter son médecin ! Toutes ces informations seront prises en compte dans la détermination d'un plan de traitement nutritionnel individualisé.Les diététistes, qui exercent dans les milieux cliniques tels que les centres hospitaliers de courte ou de longue durée et les CLSC apportent leur expertise et travaillent de concert avec les autres professionnels afin que la personne reçoive un traitement adapté à son état de santé et à son mode de vie qui répond le mieux à ses besoins et contribue à maintenir ou rétablir sa santé.Références Ferland G., Régime contrôlé en vitamine K, dans: MANUEL DE NUTRITION CLINIQUE, Decelles D., Gélinas M., Lavallée Côté L., Ordre professionnel des diététistes du Québec, 2000.Locong A., Ruel D., GUIDE DES INTERACTIONS MÉDICAMENTS, NUTRIMENTS ET PRODUITS NATURELS, Les Presses de l'Université Laval, 2003.Booth SL, Charmley JM, Sadowski JA et coll., DIETARY VITAMINKAND STABILITY OF ORAL ANTICOAGULATION : PROPOSAL OFADIET WITH CONSTANT VITAMIN K CONTENT, Thrombo Haemost 3 :504, 1997.Santé Canada.BULLETIN CANADIEN DES EFFETS INDÉSIRABLES, Vol 14(3), juillet 2004.Garnier M., Delamare V., DICTIONNAIRE DES TERMES DE MÉDECINE, 25e éd, Maloine, Paris, 1999.ROGER HUOT, M.D., F.R.C.P.(C), cardiologue, di r ecteur de la cl i n i que des ant icoagulants, Inst itut de Cardiologie de Montréal et DANIELLE ROBITAILLE, M.D., F.R.C.P.(C), hématologiste, Inst itut de cardiologie de Montréal Nous aimerions faire quelques commentaires en rapport avec les propos de Mme Jacinthe Côté dans sa chronique Nutrition de La Presse du dimanche 22 août dernier.À plusieurs égards, cette chronique comporte des inexactitudes qu'il nous apparaît nécessaire de corriger étant donné le nombre important de patients qui prennent des anticoagulants de type coumarinique (ATcoum).> A.Contrairement à l'affirmation de l'article de Mme Côté : « les légumes vert foncé feuillus et les huiles de soya, de canola, de coton et d'olives riches en vitamine K sont déjà à proscrire pour les personnes qui prennent des anticoagulants », nous avons une politique très nettement différente à l'Institut de cardiologie de Montréal.Nous ne proscrivons pas ces aliments mais demandons simplement aux patients d'en faire un usage stable et constant, sans brusques fluctuations.> B.Le mécanisme d'action précisé dans l'article, soit empêcher « les plaquettes de s'agglomérer », ne s'applique pas aux ATcoum, qui plutôt inhibent les facteurs II, VII, IX et X de la coagulation.L'aspirine et le Plavix par ailleurs, dont il n'est pas question dans cet article, représentent, eux, des médicaments inhibant l'agglomération plaquettaire.> C.Les ATcoum ne trouvent pas leur indication la plus importante après une crise cardiaque.Mme Côté mentionne avec raison qu'ils sont « un remède de choix pour traiter la fibrillation cardiaque.» (Il aurait fallu préciser qu'il s'agit ici de fibrillation auriculaire.) Ils constituent également le remède de choix chez les patients porteurs de prothèses valvulaires mécaniques, les patients ayant fait des accidents vasculaires cérébraux d'origine thrombo-embolique, les patients ayant fait des embolies pulmonaires et des patients ayant fait une ou des thromboses veineuses des membres inférieurs.Il existe donc de multiples indications additionnelles qui justifient l'emploi d'ATcoum, ce qui donne encore plus d'importance aux recommandations à faire aux patients concernés, de même qu'aux recommandations à ne pas leur faire.D'autre part, Mme Côté souligne avec raison les multiples interactions entre les ATcoum et l'ingestion de certains aliments.Cela est bien connu et fait donc de la gestion de la thérapie anticoagulante un art particulièrement délicat à manier.Ajoutons également qu'une quantité importante de médicaments interagissent aussi avec les anticoagulants.> D.Là où nous nous inscrivons le plus en faux contre les affirmations de Mme Côté, c'est en rapport avec sa suggestion de « demander à votre médecin un traitement autre que ce médicament ».À ce chapitre, Mme Côté suggère qu'un apport supplémentaire en vitamine B6, en magnésium et en acide Oméga- 3 pourrait remplacer les ATcoum.Qu'il nous soit permis simplement d'établir qu'il n'existe aucune donnée probante permettant d'affirmer que l'administration de ces produits saurait offrir aux patients à risque la protection contre la formation de caillots et l'occurence d'événements thrombo-emboliques que procurent actuellement les ATcoum, malgré l'imperfection inhérente de cette thérapeutique eu égard aux multiples interactions qui la caractérisent.Nous espérons ne pas être submergés par des appels des 3600 patients que nous suivons à notre clinique d'anticoagulants nous demandant de reconsidérer leur traitement aux ATcoum et tenons à les rassurer qu'ils reçoivent actuellement le meilleur traitement disponible d'ici à ce qu'une nouvelle molécule prometteuse (ximelagatran), dépourvue de beaucoup des inconvénients des ATcoum, soit disponible au Canada.Psychopathe, le patron?VÉRONIQUE MORIN COLLABORATION SPÉCIALE STOCKHOLM \u2014 Quand on parle de psychopathes, on pense à Hannibal Lector, ou à Ted Bundy, ou à Paul Bernardo.On imagine le sanglant tueur en série, et c'est assez juste comme constatation puisque 90% des tueurs en série sont des psychopathes.Mais selon Paul Babiak, psychologue et consultant en ressources humaines auprès d'entreprises américaines, les psychopathes sont parmi nous et auraient beau jeu en milieu d'entreprise.Plusieurs gravissent facilement les échelons hiérarchiques et se retrouvent vice-présidents ou haut gestionnaires.Paul Babiak explique que les qualités recherchées chez un leader ressemblent parfois à s'y méprendre aux caractéristiques psychopathiques.Par exemple, l'impulsivité est prise à tort pour du courage ou de l'énergie, la manipulation pour de la persuasion, etc.L'énorme différence qui existe entre les psychopathes et les vrais leaders est le manque d'empathie.Les psychopathes sont incapables de ressentir de la peine pour les autres.Ils sont aussi de grands caméléons.S'il relèvent des défis difficiles, c'est uniquement pour leur avancement personnel et non pour le bien du groupe ou de l'entreprise.De plus, ils n'hésiteront pas à se débarrasser des gens qui vont gêner leur ascension.Ils ne démontrent aucun remord.M.Babiak en a rencontré plusieurs.Il a commencé à s'intéresser à ce phénomène il y a 10 ans, alors qu'il était appelé à déceler les problèmes d'entreprises en difficulté.Dans le cadre de ses évaluations, il passait tout le personnel en entrevue.Il a découvert certains individus qu'il ne réussissait pas à cerner.Ces employés, souvent des cadres supérieurs, étaient charmants, intelligents, agréables, sympathiques, mais les collègues les décrivaient comme tout le contraire.Paul Babiak réalisa que ces individus s'étaient hissés dans les hautes sphères de l'entreprise en utilisant les gens, en se débarrassant de ceux qui ne servaient pas leur avancement, en falsifiant leur curriculumvitae, etc.M.Babiak affirme que la seule chose à faire lorsqu'on s'aperçoit que l'on travaille avec un psychopathe, c'est de changer de service ou de quitter l'emploi en question.Il souligne qu'il n'existe aucune loi qui permette à une entreprise de congédier un employé psychopathe, à moins que celui-ci soit surpris en train de voler.Il estime qu'il n'existe pas de traitement contre cette grave maladie psychologique et qu'en fait, les traitements renforcent le psychopathe puisqu'il imite le médecin pour le déjouer.Les enfants qui torturent les animaux auraient une forte propension à devenir psychopathes.Monsieur Babiak s'apprête à publier un livre sur le sujet d'ici la fin de l'année.Un de ses collaborateurs est le Dr Robert Hare, de l'Université de la Colombie- Britannique.Les deux hommes ont mis au point un modèle, appelé le B-Scan, pour détecter les psychopathes en entreprise.Il est basé sur le modèle juridique utilisé pour reconnaître les criminels, le PCL-R.Le B-Scan évalue la personnalité selon quatre facteurs : le style de vie, l'affectivité, les relations interpersonnelles et les traits antisociaux.Les psychopathes sont des personnes très sociables et charismatiques, qui semblent adorer les gens.Selon le Dr Hare, près de 2 % de la population est psychopathique, et 80% des psychopathes sont des hommes.Les psychopathes changent lorsqu'ils passent le cap de la quarantaine.« Ils se calment », dit Paul Babiak.Il n'en reste pas moins qu'ils auront réussi à infliger beaucoup de dommages psychologiques aux autres employés, sans parler des coûts énormes pour l'entreprise.Un consultant américain en ressources humaines a développé un modèle pour identifier les psychopathes en entreprises.Il présentait le résultat de ses recherches en psychologie industrielle à la conférence Euroscience, cette semaine à Stockholm. TÊTES D'AFFICHE Golf-bénéfice: des millions Les golfeurs québécois contribuent de plus en plus au financement des hôpitaux et de différentes causes humanitaires en participant aux toujours plus nombreux tournois de golf qui rapportent maintenant des millions de dollars en « dons de charité ».Ainsi, l'Hôpital général juif a récolté un million de dollars avec un seul tournoi de golf.Les autres grands hôpitaux montréalais ne sont pas en reste, qui vont chercher souvent près d'un demi million de dollars auprès des golfeurs.Les organismes qui viennent en aide aux jeunes profitent aussi de cette manne, de même qu'une multitude d'organismes aux besoins financiers moins grands.Rona : 430000$ pour les jeunes L'impressionnant succès du tournoi de golf de la Fondation Rona, qui a réalisé des profits de 430 000 $, soit plus du triple de la somme amassée l'an dernier, démontre bien l'importance de ce mode de financement des causes humanitaires.Le président du conseil de Rona, André Gagnon, et son président et chef de la direction, Robert Dutton, ont donc applaudi cette réussite des membres du comité organisateur du tournoi de golf : Danielle Savard, Chantal Prud'homme, Lise Pichette et Julie Malette.Soulignons que cette fondation d'entreprise a pour mission de lutter contre le décrochage scolaire et l'analphabétisme chez les jeunes.395000$ pour la sclérose en plaques Le tournoi de golf organisé par les employés d'Air Canada en faveur de la Société canadienne de la sclérose en plaques a lui aussi connu un vif succès.On a en effet amassé 100 000 $ de plus que l'an dernier, soit 235 000 $, et ainsi porté à plus de 1,5 million le montant amassé par ce tournoi de golf depuis 1995.Si on ajoute les 160 000 $ amassés le printemps dernier par le marathon de golf de la Société canadienne de la sclérose en plaques, les golfeurs auront donc remis 395 000 $ à cette cause.Signalons par la même occasion que c'est sous la présidence d'honneur de Philippe Morin (Nortel Networks) que la Société canadienne de la sclérose en plaques tient la campagne de sollicitation des entreprises, avec Sophie Thibault (TVA) comme porte-parole.Renseignements : 514-849-7591 ou 1 - 8 0 0 - 2 6 8 - 7 8 5 2 , www.scleroseenplaques.ca/qc Fondation Canadian Tire: 470000$ Succès tout aussi remarquable pour le tournoi de golf de la Fondation Canadian Tire, sous la présidence d'honneur de Serge Savard.Les golfeurs ont permis d'amasser 320 000 $, que se partageront la colonie de vacances Perce-Neige de la Fondation Canadian Tire et le Centre de cancérologie Charles-Bruneau.Signalons par ailleurs qu'une collecte de dons menée par la Fondation Canadian Tire au printemps avait déjà permis de recueillir plus de 150 000 $ auprès des clients des 92 magasins Canadian Tire du Québec.Maladies mentales 130000$ Le tournoi de golf de la Fondation des maladies mentales, qui s'est tenu sous la présidence d'honneur de Claude Rousseau (Bell Canada), a permis d'amasser 130 000 $, ce qui permettra à la fondation de poursuivre ses activités de sensibilisation, de prévention et de dépistage.108000$ pour les auberges du coeur Le tout premier tournoi de golf de la Fondation des Auberges du coeur, organisé par Desjardins solutions en ligne, a permis d'amasser 108 000 $, soit plus du quart de l'objectif de 400 000 $ de la campagne de financement menée par Pierrre Moran (Desjardins) auprès des gens d'affaires.Rappelons que cette fondation apporte son soutien aux jeunes en difficulté et sans abri dans l'une ou l'autre des 27 Auberges du coeur du Québec.Renseignements : 514-523-5148.Centres jeunesse: 40000$ La Fondation du Centre jeunesse de Montréal a amassé 40 000 $ pour les enfants en difficulté, avec la tenue d'un tournoi de golf.Ce succès est attribuable au comité organisateur formé de Jean Beaudry (directeur général de la fondation), Pierre Tanguay (Vézina, Dufault), Jacques Lebourdais, Michel Couture (AON), Carole Mercier (coordonnatrice de l'événement) et Yvan Bussières (Couche-Tard).Yvon Lamarre: 1 $ Placé sous la présidence d'honneur de Dominic Taddeo, président- directeur général de l'Administration portuaire de Montréal, le tournoi de golf de la Fondation Yvon Lamarre a rapporté 100 000 $.Au fil des ans, cette fondation a pu acheter plus d'une trentaine de résidences pour 165 personnes vivant avec un handicap intellectuel ou physique.Hôpital Pierre- Le Gardeur: 84305$ Le tournoi de golf « bilan de santé » de la Fondation du centre hospitalier Pierre-Le Gardeur a permis à Pierre Bergeron, président du comité organisateur, d'annoncer que les profits (plus de 84 000 $) du tournoi serviront à financer une partie des coûts de la salle multifonctionnelle du tout nouvel hôpital, un projet d'un million de dollars.Le Club Porsche aide les enfants PHOTO FOURNIE PAR PORSCHE Le Club des amateurs de Porsche a organisé une activité-bénéfice au circuit Mont-Tremblant et amassé 72 000 $.Cet argent sera partagé entre la Fondation Charles-Bruneau (enfants atteints de cancer) et la Fondation Tremblant (enfants défavorisés).Don personnel au YMCA PHOTO FOURNIE PAR YMCA Michel Novak (de SNC-Lavalin) a donné un précieux coup d'envoi à la campagne de souscription du Fonds de dotation du YMCA du Grand Montréal en faisant un don personnel de 50 000 $.On le voit ci-haut avec Danièle Mac Kinnon, directrice du financement du YMCA et Stéphane Vaillancourt (à droite), PDG du YMCA.En kiosque dès maintenant L'INDEX DES 550 RECETTES + des photos + des trucs + des conseils EN CADEAU TEMPÉRATURE MAX MIN Hier Normales du jour Auj.l'an passé (Observé hier à 15h) RECORDS Plus haut maximum Plus bas minimum FACTEUR HUMIDEX Aujourd'hui INDICE UV Aujourd'hui PRÉCIPITATION Hier LE SOLEIL ET LA LUNE !!! MÉTÉO www.meteomedia.com Les systèmes météorologiques sont prévus pour 14h00 cet après-midi.Montréal Toronto St-Jean LES SYSTÈMES MÉTÉOROLOGIQUES ©Services Commerciaux MM 2004 Front chaud Front froid Occlusion Creux Anticyclone Dépression Neige Pluie Pluie verglaçante Orages MONTRÉAL ET LES ENVIRONS QUÉBEC AUJOURD'HUI Pluie.18/15.DEMAIN Nuageux avec faible pluie.21/11.OTTAWA AUJOURD'HUI Pluie.23/15.DEMAIN Nuageux avec faible pluie.23/12.TORONTO AUJOURD'HUI Nuageux avec averses.22/14.DEMAIN Ciel variable.24/14.BAIE-COMEAU AUJOURD'HUI Plutôt nuageux avec quelques averses.14/10.DEMAIN Nuageux avec faible pluie.18/8.AUJOURD'HUI MAXIMUM Maniwaki 20/13 Trois-Rivières 21/17 Rimouski 15/11 Thetford Mines 23/16 Sherbrooke 26/18 Burlington 23/17 PRÉVISIONS RÉGIONALES Val-d'Or 15/8 Saguenay La Tuque 16/13 18/12 Sainte-Agathe 20/13 MONTRÉAL 25/17 QUÉBEC 18/15 Plattsburgh 23/17 Gatineau 23/15 Nuageux avec averses en matinée, orages en après-midi.Vents légers.Probabilité de précipitations: 60 %.FFaacctteeuurr hhuummiiddeexx 3322.CETTE NUIT MINIMUM Pluie forte cessant en soirée, nuageux avec éclaircies au cours de la nuit.Vents légers.Probabilité de précipitations: 100 %.FFaacctteeuurr hhuummiiddeexx 2255, , eenn ssooiirreeee.23/14 DEMAIN MAX / MIN Nuageux avec faible pluie.Probabilité de précipitations: 80 %.23/11 MARDI MAX / MIN Ciel variable.Probabilité de précipitations: 40 %.LE MONDE AU SOLEIL AUJOURD'HUI Acapulco Cancun La Havane Honolulu Miami Myrtle B.Orlando Tampa Virginia B.West Palm B.Beijing Boston Bruxelles Lisbonne Londres Los Angeles Madrid Mexico Moscou New York Paris Port-au-Prince Rome Tokyo Washington Beau 26 20 Beau 30 21 Nuageux 18 13 Soleil 29 19 Pluie 18 14 Variable 28 18 Beau 32 15 Averses 23 12 Beau 24 14 Beau 30 22 Nuageux 20 12 Orages 34 24 Soleil 28 17 Pluie 26 22 Beau 30 22 AUJOURD'HUI Beau 18 9 Beau 21 17 Variable 15 9 Éclaircies 23 18 Averses 23 17 Soleil 9 2 Variable 20 8 Ensoleillé 16 10 Éclaircies 18 7 Éclaircies 20 14 Averses 12 3 Orages 18 10 Variable 11 6 AUJOURD'HUI Orages 34 27 Orages 34 23 Orages 34 24 Variable 32 25 Variable 32 25 Pluie 28 22 Orages 32 24 Orages 31 25 Beau 30 21 Orages 32 23 AU PAYS Calgary Charlottetown Edmonton Frédéricton Halifax Iqaluit Régina Saint-Jean Saskatoon Vancouver Whitehorse Winnipeg Yellowknife L'ALMANACH QUOTIDIEN POUR MONTRÉAL 32 en 1953 3 en 1986 30 août 6 sept 14 sept 21 sept 6h13 19h37 Durée totale du jour: 13h24 Modéré 0 mm Halifax Whitehorse Yellowknife Churchill Winnipeg Boston New York Washington Atlanta Miami Chicago Houston Phoenix Denver San Francisco Los Angeles Detroit Ottawa Charlottetown Regina Saskatoon Calgary Edmonton Vancouver Victoria Portland Kansas Minneapolis Thunder Bay Nouvelle- Orléans Fredericton Tampa -10 -20 -30 -40 "]
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