Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

La presse, 2004-09-19, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Écrire sa vie DANY LAFERRIÈRE CHRONIQUE COLLABORATION SPÉCIALE On parle beaucoup ces jours-ci du lien que tisse l'écrivain entre ce qu'il écrit et sa vie personnelle.On a même trouvé une expression pour désigner la chose : autofiction.La métaphore fait rêver, car on aurait bien aimé que ce soit possible de faire de soi-même un personnage de fiction.Ce n'est pas d'hier qu'existe une telle ambition, et elle n'est pas spécifique aux écrivains non plus.Il n'y a pas si longtemps, l'autoportrait était un genre incontournable chez les peintres, mais la « fièvre de soi » s'est emparée des écrivains au moment même où les peintres commençaient à dédaigner la chose.On ne trouve plus, aujourd'hui, que les peintres du dimanche pour barbouiller des autoportraits.Mais est-ce possible de se peindre ?Peut-on se voir comme les autres nous voient ?La vérité, c'est que nous serons toujours aveugles tant que notre jugement pourra avoir une incidence sur notre comportement (en fait, nous ne voulons pas changer).Nous ne disposons pas de la distance nécessaire pour nous observer.C'est, bien sûr, plus facile de regarder un inconnu, assis dans le métro en face de nous, sans états d'âme.L'inconnu entre dans notre champ de vision pour disparaître l'instant d'après.Il est beaucoup plus un moment qu'une personne.Tandis que, de la naissance à la mort, il nous est pratiquement impossible de nous perdre de vue.C'est le poids du passé et l'espérance de l'avenir qui nous empêchent de nous voir au moment où nous nous regardons.Au lieu de voir un visage, nous sentons passer le temps.Le régime Mais d'où vient cette furieuse envie, chez les écrivains contemporains, de toujours vouloir se placer au centre du tableau ?À première vue, d'une certaine désillusion dans les grands rêves collectifs qui avaient germé dans les caves humides de la révolution industrielle.Cette vision obèse et populaire de la vie avait, semble-t-il, atteint son apogée avec Les Misérables de Hugo ou les grandes fresques de Dickens pour décliner tout doucement jusqu'à nos romans anorexiques.Ce fut plutôt un long déclin.Il a fallu du temps pour que le lecteur absorbe ces nouvelles perspectives car, malgré tout ce que l'on peut dire, l'écrivain ne peut aller plus vite que le lecteur.>Voir LAFERRIÈRE en 2 PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Même si le moment était mal choisi pour lui, Marc Mayer est rentré de New York pour occuper le fauteuil de Marcel Brisebois, qui fut directeur du Musée d'art contemporain de Montréal pendant presque 20 ans.MARC MAYER L'âme du collectionneur Marc Mayer a la gueule d'un acteur de cinéma, l'humour d'un stand-up comic juif new-yorkais, l'énergie de Denise Filiatrault, la convivialité d'unmariachi mexicain et l'accent d'un francophone catholique de Sudbury.Autant de qualités qui nemanqueront pas de réchauffer le beau mais froid Musée d'art contemporain de Montréal, dont il vient de prendre la direction.NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE Revenir à Montréal ne figurait pas dans le plan de carrière de Marc Mayer.Diriger les destinées du Musée d'art contemporain de Montréal non plus.Comme il l'avoue très candidement, l'offre du MACM est arrivée à un bien mauvais moment dans sa vie et dans sa carrière de conservateur.Installé depuis trois ans à New York avec son conjoint, un peintre et prof d'art américain, pas encore tout à fait remis des événements du 11 septembre, directeur adjoint du Musée de Brooklyn, il était en train de mettre la touche finale à une énorme rétrospective du peintre afro-américain Jean-Michel Basquiat lorsque le téléphone a sonné.Devine quoi?Marcel Brisebois tire sa révérence au Musée d'art contemporain de Montréal après presque 20 ans de fidèles et loyaux services.Le poste est libre.Es-tu intéressé ?Le moment était mal choisi, mais Marc Mayer n'a pas réfléchi très longtemps.« Je me suis dit : j'ai 48 ans et la chance de diriger ce musée, qui m'a initié à l'art contemporain et où j'ai vu ma toute première peinture de Jean-Michel Basquiat il y a 28 ans, ne reviendra peut-être pas de mon vivant.C'est maintenant ou jamais.Si je ne bouge pas, je vais passer le restant de ma vie à le regretter.» Le jour où il a pris sa décision, Marc Mayer a eu une petite pensée pour son père, l'acteur franco-ontarien Gilbert Mayer.À 35 ans, ce dernier a tout vendu à Sudbury pour prendre la direction d'Hollywood avec sa femme et ses trois enfants.Marc, son aîné, avait alors 11 ans.Pendant une année complète, la famille a vécu d'espoir et d'eau fraîche en attendant que papa soit découvert par un grand réalisateur, qu'il devienne une star de cinéma et remporte un Oscar.Manque de chance, l'opération charme n'a pas marché et le rêve américain qui habitait Gilbert Mayer s'est dégonflé au contact de l'âpre réalité hollywoodienne.Au bout d'un an, la famille est retournée sans médaille à Sudbury.«Mon père m'a expliqué, plus tard, qu'il ne se serait jamais pardonné de ne pas avoir tenté le tout pour le tout au moins une fois dans sa vie », raconte le fils aîné, qui vient en quelque sorte de répéter le coup de tête paternel.>Voir MAYER en 2 « Nous ne sommes pas ici pour faire du commerce, pour changer les conditions de vie des artistes ni pour nous enrichir.Nous sommes ici avant tout pour servir le besoin d'art actuel des Québécois.» 3255373A A U T O M N E - H I V E R 2 0 0 4 MODE BEAUTÉ Jeudi, le rendez-vous Mode Beauté dans >Les tendances de l'automne >Les choix de Nanette Workman et Corneille >Guide pratique, trucs et secrets de beauté CLUB DE LECTURE CHANTAL RENAUD PAGE 7 FLASHES ARTS ET SPECTACLES MAYER suite de la page 1 À la différence que le fils peut compter sur un parachute et un contrat de trois ans avec le gouvernement québécois.Élevé pour devenir comédien L'aventure hollywoodienne terminée, Gilbert Mayer a fait ce que bien des pères font pour se consoler de leurs échecs.Il a reporté ses ambitions sur son fils aîné.« J'ai été élevé pour devenir comédien, raconte Marc Mayer au milieu de son grand bureau vitré, vide et nu au troisième étage du musée.Dans l'esprit de mon père, mon frère deviendrait un grand joueur de hockey et moi, je remporterais l'Oscar qui lui avait échappé.Malheureusement, j'ai commencé à m'intéresser à la photo, à la peinture et au dessin, des domaines qui ne risquaient pas de me rapporter un Oscar.Même si Marc Mayer n'est jamais devenu comédien, il en a le naturel engageant, l'exubérance et l'énergie, autant de qualificatifs qui, dès sa nomination-surprise en juin, ont neutralisé ceux qui auraient préféré la nomination d'un Claude Gosselin ou d'une Chantal Pontbriand, deux candidats québécois fortement pressentis pour le poste.Mais la personnalité n'est pas tout.Encore faut-il connaître le milieu de l'art contemporain, y avoir de nombreux contacts et être animé d'un sens de l'Histoire, trois conditions que Marc Mayer remplit aisément.Et pour cause.Depuis ses études en histoire de l'art à l'Université Mc Gill dans les années 80, Mayer n'a cessé de se forger une vision de l'art actuel (basée sur le propos d'abord et la forme ensuite) et de se tisser un réseau, d'abord à New York, à la Galerie canadienne du 49e Parallèle, où il a assisté la directrice France Morin jusqu'en 1990.Il a ensuite été nommé chef des arts visuels de l'ambassade canadienne à Paris, puis conservateur de la Albright- Knox Art Gallery de Buffalo, avant de filer à Toronto pour diriger la Power Plant Contemporary Art Gallery et de revenir à New York sept jours avant le 11 septembre 2001 à titre d'adjoint au Brooklyn Museum of Art.Ces voyages incessants où tout est toujours nouveau et à recommencer l'ont nourri, stimulé, mais aussi épuisé.Quand le poste à Montréal s'est ouvert, il y a vu non seulement la possibilité de revenir dans une ville qu'il n'avait jamais prévu quitter mais la possibilité de retrouver un peu de stabilité.« Je le répète, j'ai 48 ans, dit-il.Mon apprentissage est fait.J'ai envie de me planter quelque part et de cesser de bouger tout le temps.Montréal m'apparaît la ville idéale pour le faire.D'autant plus que c'est ici qu'on trouve le seul musée d'art contemporain au Canada, preuve que les Québécois ont compris quelque chose qui échappe encore au reste du Canada.» Après avoir donné un préavis de trois mois à son employeur de Brooklyn, il est parti à la recherche d'un domicile montréalais.Il a finalement déniché un loft à deux coins de rue de la nouvelle place Riopelle, devant l'édifice de la Caisse de dépôt.Loft qu'il quittera certaines fins de semaine pour aller tondre le gazon de sa ferme dans les Catskills, dans l'État de New York.Le 11 septembre Cette semaine, il a dit au revoir à New York sans le moindre pincement au coeur et en faisant l'envie de la plupart de ses amis.«Ils m'ont tous trouvé chanceux de déménager dans une ville à la fois humaine, moderne et raffinée, réputée pour sa vie culturelle, ses restaurants et ses habitants détendus et sans complexes.Et puis, il ne faut pas se le cacher, le 11 septembre a fait déchanter bien des New-Yorkais.Moi, j'ai mis des mois et des mois à m'en remettre.J'habitais à quelques coins de rue de l'attentat.Je marchais dans la rue quand j'ai entendu le premier avion percuter la tour.L'éclat de vitre que j'ai reçu dans l'oeil n'était que le prélude au cauchemar qui a suivi et qui a duré des mois.La poussière, les militaires, les rues gelées par le fréon, l'obligation de montrer ses papiers d'identité chaque fois qu'on rentrait chez soi, bref ç'a été l'enfer.» Dans les entrevues qu'il a accordées jusqu'à maintenant, Marc Mayer clame souvent qu'il n'a pas l'intention de tout chambarder au Musée d'art contemporain.Mercredi dernier, pourtant le jour 1 de son entrée en fonction et de notre rencontre, il a lancé tout de go qu'il n'était pas un homme du statu quo et que certaines choses allaient changer.Comme quoi?«Comme les murs nus dans ce bureau, fait-il en indiquant la blancheur désolante des lieux.Je sais qu'en principe le directeur ne doit rien accrocher dans son bureau pour ne pas se placer en conflit d'intérêts.Mais je ne suis pas un collectionneur.Je ne représente aucun artiste et je ne vois pas pourquoi je ne profiterais pas de l'immense et merveilleuse collection du musée pour parer mes murs.» Lorsque le mot marketing rebondit sur la table à café qui nous sépare, Marc Mayer grimace un peu.De toute évidence, le mot distille dans ses oreilles un bruit de caisse enregistreuse qui le dérange.« Nous ne sommes pas ici pour faire du commerce, pour changer les conditions de vie des artistes ni pour nous enrichir.Nous sommes ici avant tout pour servir le besoin d'art actuel des Québécois.Je veux voir ce qui manque à notre programme pour le compléter mais cela n'a rien à voir avec le marketing.» Le mot visibilité trouve davantage grâce à ses yeux.« Je ne cache pas que j'aimerais qu'on soit plus visible de la rue, quitte à trouver quelque chose de plus m'as-tu vu pour nous annoncer et inciter les gens à entrer davantage chez nous.» Comme il l'a répété souvent, Mayer ne se contentera pas de diriger de loin le MACM.Conservateur de métier, il participera de très près à la conception de la programmation, ce que ne faisait pas son prédécesseur.Mais pas question de présenter au MACM la rétrospective Basquiat qu'il a peaufinée à Brooklyn pendant des mois et qui ira à Los Angeles et à Houston.Pourquoi?«D'abord parce que Basquiat est mort et qu'en principe nous ne présentons ici que des artistes actuels vivants.Mais c'est surtout qu'il s'agit d'une rétrospective qui coûte des millions à assurer.En plus, les collectionneurs qui nous ont prêté les pièces commencent déjà à s'impatienter.Il n'est donc pas question de prolonger les contrats de prêts.Cela dit, il n'est pas impossible que j'organise ici une plus petite expo de Basquiat si je vois que les gens d'ici en ont envie.» S'il n'avait qu'un rêve à réaliser à Montréal, ce serait d'inspirer les collectionneurs québécois à collectionner d'avantage.Marc Mayer aimerait que dans 10 ou 20 ans, on raconte qu'il s'est passé quelque chose à Montréal en 2004.Appelez cela une prise de conscience ou une révélation.Peu importe la formule, ce qui compte à ses yeux, c'est qu'à partir de maintenant, les Québécois découvrent qu'il manque quelque chose dans leur maison et dans leur vie.Et que ce quelque chose n'est pas une troisième télé, une deuxième voiture ou un DVD dernier cri, mais tout simplement l'oeuvre d'un artiste d'aujourd'hui.COURRIEL Pour joindre Nathalie Petrowski : nathalie.petrowski@lapresse.ca L'âme du collectionneur THÉÂTRE Mariette Duval n'est plus La comédienne québécoise Mariette Duval est décédée d'un cancer.Elle avait 77 ans.Au cours de sa carrière, Mme Duval a joué dans plusieurs téléséries, notamment dans Symphorien et Chop Suey.Avec son mari, le comédien Georges Carrère, lui aussi disparu, elle avait fondé en 1967 le Théâtre des Marguerites, à Trois-Rivières.Presse Canadienne CHANSON Une interprète belge couronnée Pascale Delagnes, une candidate venue de Belgique, a été couronnée lauréate dans la catégorie interprétation, vendredi, au 36e Festival international de la chanson de Granby.Les juges ont rapidement pris la décision d'attribuer le premier prix à l'interprète de Ma petite robe rouge, Maléka et Seule, trois chansons de son cru (paroles et musiques).Les trois autres finalistes étaient Bibiane Martin, Marie-Ève Leduc et Lara Hurni.La lauréate remporte 5000 $ et les trois autres finalistes, 2000 $.La Voix de l'Est PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE © Conservateur de métier, Marc Mayer entend participer de très près à la conception de la programmation du Musée d'art contemporain de Montréal.SPECTACLES CINÉMAS INDÉPENDANTS BEST YEARS OF OUR LIFE (THE) part two Cinéma du Parc (2): 14h.BULLETS OVER BROADWAY Cinéma du Parc (3): 15h.BUROWSKI: BORN INTO THIS Cinéma du Parc (3): 19h.CE QU'IL RESTE DE NOUS Cinéma Beaubien: 14h15, 18h.CONFIDENCES TROP INTIMES Cinéma du Parc (2): 19h20.Cinéma Beaubien: 12h20, 14h30, 16h45, 19h15, 21h30.ELLES ÉTAIENT CINQ Cinéma Beaubien: 13h, 15h, 17h, 19h, 21h.FAHRENHEIT 9/11 Cinéma du Parc (2): 21h30.HEROS Ex-Centris: 14h30, 17h, 19h, 21h.LOST IN TRANSLATION Cinéma du Parc (2): 19h25.MON FILS SERA ARMÉNIEN (v.o.arménienne, française et anglaise) Cinéma Parallèle : 17h15, 21h20.RIDING GIANTS Cinéma du Parc (1): 15h25, 17h30, 19h35, 21h40.ROGER AND ME Cinéma du Parc (3): 17h.SILENT WATERS (KHAMOSH PANI) (v.o.ourdou et penjabi) Cinéma Parallèle: 13h15, 15h15, 19h20.SON FRÈRE Ex-Centris: 15h, 17h10, 19h10, 21h10 : Cinéma Beaubien: 12h15, 15h45, 19h30, 21h40.SHORT, SWEET & SAVAGE: THE BEST OF FRIEND ÇA COURT Cinéma du Parc (3): 21h30.DANSE TANGENTE (840, Cherrier) Song for a blue moon d'Elizabeth Chitty et Trivium Express de Julie Beaulieu et Jonathan Voyer\u2014 Danse pour la paix: 16h.MUSIQUE POLLACK HALL DE L'UNIVERSITÉ McGILL Dejan Lazic, pianiste.Sonate no 52 (Haydn), Sonate no 32 et Variations sur God Save the King (Beethoven), Klavierstücke op.118 (Brahms): 15h30.Ladies Morning Musical Club.REDPATH HALL DE L'UNIVERSITÉ McGILL Shannon Mercer, soprano, Michèle Losier, mezzo-soprano, Colin Ainsworth, tenor, Peter Mc Gillivray, baryton.Au piano: Michael Mc Mahon.Brahms Bruch, Eisler, Pfitzner, Schumann: 15h.VARIÉTÉS CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Viva Casino.Du mer.au dim.: 21h.CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Les Crooners, avec Christine Chartrand, Martin Lacasse, Lise Montour et Yoland Sirard.Du mar.au ven.: 13h30.TOHU (2345, Jarry E.) Les 7 doigts de la main, avec Yann Perreau, Denis Lacombe, Nadine Louis, Laurence Racine, Jinny Nacinto, Aimée Hancock, Anna Ward, Jérémie Robert et Stéphane Beauregard.Du mer.au sam., 20h.THÉÂTRE SAINT-DENIS Don Juan, de Félix Gray.Mise en scène de Gilles Maheu: 20h.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (L'Assomption) Serge Lama, 20h.Écrire sa vie LAFERRIÈRE suite de la page 1 Et l'avant-garde finit toujours par se faire rattraper et dépasser par la troupe.Les deux guerres de ce dernier siècle débordé nous ont finalement conduits au régime.On a commencé par éliminer certains genres, dont le gras feuilleton, qui avaient fait la fortune du 19e siècle.Puis, on s'est attaqué, à la hache et à l'aveuglette, aux grands développements politiques et sociaux dont regorgeaient les dodus romans de l'époque.Pour tenir de tels discours enflammés \u2014on pense aux romans d'un Zola\u2014, il fallait des caractères bien trempés.Les écrivains de l'époque n'avaient pas peur de camper des personnages plus grands que nature.Celui-ci représentait le bien ; celui-là, le mal.Ah ! que la vie pouvait paraître simple.À cette époque, on mettait aussi la main à la pâte.Et ces rudes bonshommes menaient de minutieuses enquêtes avant d'entreprendre leurs vastes sagas sur la révolte des mineurs ou sur les effroyables conditions de travail des ouvriers du textile.L'ouvrier face au patron ou, sous d'autres cieux, le paysan sans terre face à l'État sans conscience furent les dernières représentations archétypales du roman.En un mot, Tolstoï venait de passer le témoin à Tchekhov.J'aime autant le lourd Tolstoï que le léger Tchekhov, et je crois que leurs oeuvres additionnées nous donnent un aperçu du livre total.Mais on s'est mis plus tard au régime minceur (je parle autant de la profusion de la matière que de la largeur du cadre), et tout cela a pris de nouvelles directions.Le roman psychologique Il a fallu tout de même remplacer ces péplums par autre chose, et ce fut le mince roman psychologique.Le paysage intérieur venait de remplacer le paysage extérieur.Comme si, fatigué, l'imposant romancier du 19e rentrait finalement chez lui.Le pays se réduisant à sa maison ; et le peuple, à sa famille.Les écrivains ont vite fait alors de découvrir un nouvel excitant : le coeur humain.On ne parle pas ici de l'amour qui existait déjà, on s'en doute bien, dans les romans (d'ailleurs, jusqu'au début du 20e siècle, les jeunes filles apprenaient à aimer en lisant des romans), mais plutôt du regard de l'écrivain sur les motivations de ses personnages.D'où l'utilisation de ce fameux monologue intérieur.Bien fait, c'est intéressant ; mal fait, comme c'est souvent le cas, c'est désastreux.Autrefois, il suffisait d'une astucieuse description de la nature pour que le lecteur soit renseigné sur les humeurs des personnages d'un roman qu'il était en train de lire.On croyait le paysage extérieur capable de refléter les subtiles nuances du coeur humain.Aujourd'hui, on fait simplement parler ce coeur.C'est efficace, mais un peu grossier.Le personnage se balade dans la ville, et le romancier, dans son coeur.L'écrivain ne voit plus ce qui se passe autour de lui.Il habite un coeur.Les mouvements sociaux ne l'intéressent plus, tout occupé qu'il est à repérer les moindres fibrillations de ce coeur.Remarquez bien que je ne déplore rien, je ne fais que constater.La maison s'est réduite à la chambre à coucher.Debout derrière la porte, le lecteur entend les discussions sur l'état des finances du couple, les bagarres homériques et les brefs cris d'orgasme, suivis des chuchotements de complicité.Et chaque geste que pose l'un ou l'autre personnage est analysé sans fin par un narrateur trop au fait des derniers développements de l'école freudienne.Bien que la nature me fasse suffoquer facilement (je préfère les voitures aux vaches), je peux encore prendre 10 pages de description du potager plutôt que ces interminables conversations introspectives sur l'oreiller.Nous voilà face à un mur.Que faire ?Pour régler un tel problème, le romancier d'aujourd'hui n'a trouvé d'autre solution que de rentrer, sans prendre la peine de s'essuyer les pieds, dans le roman.Le romancier dans le roman D'abord, cette forme intermédiaire qui est de remplacer le narrateur par le romancier.Le romancier devient du coup ce personnage qu'aurait inventé le romantisme du lecteur.C'est bien le lecteur qui en a fait une star.L'écrivain sait bien que le romancier n'arrivera jamais à entrer, habillé comme il est, dans un livre.On va le tricoter de mots.On gardera de lui l'odeur de la réalité, sans perdre de vue que le roman ne carbure pas à la vérité mais au vraisemblable.Les témoins ne manquent pas au portillon.Cocteau lance qu'il est un mensonge qui dit vrai.C'est ainsi que Borges a créé un personnage du nom de Borges.Il fait tout ce que fait Borges sans être Borges.Bukowski, lui aussi, a créé Bukowski, et on se demande encore lequel est le vrai.Bukowski raconte l'histoire d'un type qui passe ses journées à taper à la machine, à glander, à baiser et à boire.On soupçonne que tout cela, raconté par Bukowski, est bien plus amusant que dans la réalité.Bukowski a voulu séduire le lecteur.Il a glissé dans les phrases ce courant d'énergie qui fait trépider le lecteur.S'il s'ennuie parfois, sa prose ne nous importune jamais (disons rarement).Un Bukowski honnête nous aurait conduit fatalement au sommeil, et on aurait laissé tomber depuis longtemps ce vieil ivrogne teigneux avec son gros pif rouge.C'est qu'il compte énormément sur sa machine à écrire pour le sauver de l'oubli.D'un vif coup d'oeil, ce diable d'homme est capable de repérer un lecteur qui s'éloigne sur la pointe des pieds, et de le ramener à lui d'une phrase en lasso.Il me fait penser à Mozart (Buck adore aussi la musique classique) qui veut rassurer son père : « Je suis peut-être vulgaire, mais ma musique ne l'est jamais.» Il faut savoir que ce personnage est une totale création de l'écrivain, un être de papier aussi artificiel et fictif que n'importe lequel de ses autres personnages.Et que le seul pari que l'écrivain a gagné, c'est de nous faire aimer quelqu'un que nous aurions détesté dans la vie.Le miroir sans tain L'autofiction est, à mon avis, l'aboutissement de cette aventure.On arrive au moi compact et définitif.Aucune fissure.Le moi qui s'aime assez pour ne plus chercher à plaire à l'autre.C'est le miroir sans tain.L'angoisse est renvoyée au lecteur qui se demande s'il sera à la hauteur d'un tel choc.Le choc d'un moi sourd et aveugle.Il n'y a pas de genre littéraire qui ne s'appuie sur une découverte technologique.Le style américain n'a été possible que grâce à la machine à écrire.L'autofiction, elle, doit beaucoup à l'ordinateur.La prolifération de ces journaux personnels qu'on peut lire presque « en temps réel» sur le net.Si ces textes sont bourrés de scories, c'est qu'on espère plutôt se faire voir que se faire lire.C'est l'équivalent de ces photos prises avec un appareil bon marché.Il faut, toutefois, admettre que ces journaux tapés à la va-vite sont de loin plus intéressants que ceux d'autrefois, trop littéraires, que nos tantes gardaient précieusement dans leurs tiroirs.À lire ces instantanés sur Internet, on peut plus facilement prendre le pouls d'une époque, tandis que les textes trop peaufinés nous renseignaient uniquement sur les rêves avortés pour atteindre à une expression de soi.Malheureusement, on voit ces jours-ci, dans les librairies, une prolifération de ces « romans », bourrés, paraît-il, d'informations explosives sur l'entourage ou le milieu de l'écrivain.Des noms circulent.En réalité, ce fut toujours ainsi.Nos proches ont toujours fait les frais de nos premiers essais.Ces anecdotes ne valant pas un clou au-delà du périmètre familial (je parle de la famille élargie comprenant autant les amis que les ennemis personnels), il fallait chercher à transformer tout cela en littérature.Ce que tout le monde ne prend plus la peine de faire.COURRIEL Pour joindre Dany Laferrière : dany.laferriere@lapresse.ca J'aime autant le lourd Tolstoï que le léger Tchekhov, et je crois que leurs oeuvres additionnées nous donnent un aperçu du livre total.DERNIER FILM Les Invasions barbares, sur le câble américain.DERNIER LIVRE La Condition historique, du philosophe et penseur Marcel Gauchet.DERNIER DISQUE Un disque de musique traditionnelle mexicaine.UN ARTISTE INSPIRANT La photographe engagée Sophie Ristelhueber.UNE OEUVRE CHOC L'oeuvre de Jean-Michel Basquiat, un jeune taggeur et peintre noir américain né de père haïtien, révélé par Andy Warhol et mort d'une overdose à l'âge de 28 ans à la fin des années 80.S'IL ÉTAIT UNE VILLE Montréal pour son âme, son absence de complexes et parce que l'Histoire n'y est pas un poids ni un handicap.S'IL ÉTAIT UN PERSONNAGE DE FICTION Chip, le benjamin des fils dans le roman Les Corrections de Jonathan Franzen.Ce paumé de 39 ans, qui a raté sa carrière académique, sa carrière de scénariste et sa vie amoureuse, finira tout de même par sauver son père atteint d'Alzheimer. ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS EN BREF Sonores, les oeuvres! Fabuler autour de la fiction À quelques portes de la SAT, le centre Vox poursuit sa relancée avec le second volet inaugurant son espace boulevard Saint-Laurent (numéro 1211).Malgré la présence d'oeuvres fortes et intrigantes, ne serait-ce que The Gatherer de Carlos et Jason Sanchez, l'ensemble souffre d'une thématique floue, pour ne pas dire inexplicable.Intitulée Fabulation, l'expo, qui se veut l'opposition de la précédente, Éveil, propose de montrer le passage de la réalité à la fiction.Mais n'est-ce pas le lot de tout travail artistique ?Et puis les photos de Scott Mc Farland reposent sur la même démarche de celle d'Isabelle Hayeur, exposée dans.Éveil.Jusqu'au 16 octobr e .Info : 514-390-0382.Photos de presse Pour la troisième fois de suite à Montréal, la World Press Photo expose la crème de la photographie publiée dans les médias pendant une année.Étonnamment, la cuvée 2003 ne souffre pas de la comparaison des deux précédentes sélections.Le choix de changer de lieu en est quelque part responsable, d'autant plus que les deux salles de la maison de la culture Frontenac ont permis un accrochage plus aéré.On en sort donc moins lassé.Et peut-être plus troublé, le contenu dramatique étant plus abondant.Guerre en Irak aidant (telle la photo de l'année), mais aussi plusieurs images parlant du quotidien (un reportage sur une femme de 20 ans mourant de cancer) ou de faits oubliés (un peuple du Laos laissé à lui-même).Jusqu'au 3 octobre.Info : 514 872-7882.Codes secrets Vidéaste, sculptrice, dessinatrice, Nadia Myre a mille façons de s'exprimer.Sa plus récente expo, à la galerie Art Mûr (5826, rue Saint- Hubert), donne une idée de la vaste étendue de son travail.Ce qui en ressort, outre la délicatesse de ses dessins au feutre, c'est sa fascination pour les codes.Et pour la traduction.À partir d'un travail de tissage rappelant ses origines algonquines, elle livre des versions visuelles de codes sonore (morse) et tactile (braille), météorologique et aérien.Les compositions minimalistes en points et en traits de différentes longueurs, belles abstraites au départ, cachent pourtant des peines d'amour et des cris de rage.L'expo Cicatrices ou poésie pour les aveugles se termine le 25 septembre.Info : 514-393-0711.Jérôme Delgado collaboration spéciale JÉRÔME DELGADO COLLABORATION SPÉCIALE Recherche et technologie numérique planent parfois dans des sphères au-dessus de tout.Quand, réunies, elles aboutissent en oeuvres, elles se veulent démocratiques mais elles laissent souvent le visiteur sur sa faim.Installations interactives et majestueux écrans dominent l'exposition Art&D de la Société des arts technologiques.Dans cet éclaboussement visuel, ce sont les oeuvres sonores qui se démarquent.La technologie n'a d'ailleurs pas besoin d'être à la fine pointe pour amener les arts dits visuels à de nouvelles hauteurs.Et c'est une autre exposition très sonore, à Québec, qui démontre que les matériaux rudimentaires (crayon, objet domestique, disque vinyle) peuvent créer des pièces beaucoup plus ouvertes.Frottements.Objets et surfaces est présentée au Musée national des beaux-arts du Québec.Parmi les beaux flashes de la SAT qui permettent au public d'intervenir à l'écran (par le maniement de la souris ou par sa seule présence), c'est Text Rain, de Camille Utterback et Romy Achituv, qui fait le plus sourire.Le visiteur peut en effet, à l'aide de son propre corps, arrêter une pluie de lettres et se raconter une histoire.Parmi les oeuvres sonores, soulignons deux installations monumentales, aujourd'hui liées au même 11 septembre.Harpe à nuages de Nicolas Reeves devait être présentée dans le cadre de la saison du Québec à New York, et a été annulée en raison des attentats du World Trade Center.L'oeuvre, une construction renfermant ordinateurs et un complexe lecteur météo, transforme la présence des nuages en séquences audio fort musicales.Installé dans le parc adjacent à la SAT, cet étonnant instrument autonome transforme la vie urbaine et les jours gris en merveilleux paysages.Pour une fois, l'expression « il fait beau » n'équivaut pas à soleil.Notez bien : un ciel bleu et la harpe se tait.Associé de près à la SAT \u2014 il préside le conseil d'administration \u2014, Luc Courchesne a également fait le voyage à New York en septembre 2001.Il a donc assisté de (très) près à toute cette histoire de tours.Le résultat de son expérience est une installation Sans titre, structure cylindrique à voir et à entendre de l'intérieur comme de l'extérieur.Images tournées sur place au moment des « événements » et un an plus tard, réactions à chaud de Courchesne, le contenu de l'oeuvre dépasse le simple sensationnalisme par l'ajout d'une musique à la fois apaisante et inquiétante (la très justement intitulée The Unanswered Question de Charles Ives).Cette incitation au voyage intérieur permet à chacun de faire sa propre vision de l'histoire récente.Dans ce domaine trop facilement réduit à la nomination arts visuels, l'apport sonore est souvent sousestimé.L'oeuvre de Courchesne révèle à quel point la trame musicale en est un point névralgique.Pas étonnant que la composition lui ait été suggérée par Raymond Gervais, un «visuel» totalement épris de musique.Gervais est d'ailleurs aussi de l'exposition Frottements à Québec, où il se démarque par son installation silencieuse.Comme c'est souvent le cas chez lui, le son est suggéré, ici un phonographe et sa silhouette, la photo d'une tornade.Frottements bruitistes Frottements réunit son lot d'artistes bruitistes, du toujours ambitieux Jean-Pierre Gauthier à un autre mélomane réputé, Rober Racine, en passant par des noms moins connus ici telle Diane Bourgoyne, artiste de Vancouver.Installées dans les étroites cellules de la prison qu'était autrefois un des pavillons du musée, les différentes propositions instaurent un climat de dépaysement total.Et c'est Daniel Olson, dont l'humour et la simplicité font toujours bon ménage, qui étonne le plus.En laissant entendre le frottement d'une aiguille sur un microsillon, non seulement Soundtrack évoque-til un passé fort lointain, mais il marque le temps, comme une horloge.ART&D, Société des arts technologiques, 1195, boulevard Saint-Laurent, jusqu'au 2 octobre.Ouvert du mardi au samedi.Info : 514-844-2033.FROTTEMENTS.OBJETS ET SURFACES SONORES, Musée nationale des beaux-arts du Québec, jusqu'au 28 novembre.Ouvert du mardi au dimanche.Info : 1-866-220-2150.PHOTO GRACIEUSETÉ SAT Sans titre, dans le cadre de l'exposition Art & D de la Société des arts technologiques.RÉÉDITIONS Un quart de siècle pour London Calling, des Clash PRESSE CANADIENNE TORONTO \u2014 London Calling, des Clash, a été présenté comme « l'un des meilleurs albums rock de tous les temps », « le plus grand album de son époque » et « le meilleur album des années 70 selon la science ».Bien que la méthode scientifique appliquée afin de parvenir à cette dernière affirmation ne puisse que laisser place aux suppositions, London Calling résiste à l'épreuve du temps, c'est le moins que l'on puisse dire.L'album semble autant d'actualité aujourd'hui qu'il l'était au moment de sa parution, en décembre 1979.Mais si des échos de la folle fusion de rock et de politique de London Calling peuvent être entendus dans la musique des groupes punk d'aujourd'hui, Paul Simonon, bassiste de Clash, croit que la longévité de l'album tient à quelque chose de plus simple.« Ce qui semble important de nos jours avec cet album, c'est qu'il y a d'excellentes chansons, a affirmé le musicien joint à Londres.Je crois qu'en fin de compte, c'est ce qui est important \u2014 d'excellentes chansons.Des chansons enregistrées par quatre êtres humains avec passion et sans production exagérée.» Afin de souligner le 25e anniversaire du troisième album des Clash, Sony va lancer une édition spéciale de London Calling, mardi prochain.Lorsque l'étiquette a sondé les trois membres du groupe encore vivants au sujet de cette réédition, Simonon, le guitariste Mick Jones et le batteur Topper Headon lui ont offert davantage que leur simple soutien, a indiqué le bassiste.« Nous nous sommes dit que nous aimerions participer (au projet) et peut-être y ajouter quelque chose, at- il dit.Au même moment, Mick Jones déménageait et il avait toutes ces boîtes.Dans l'une d'elles, il a découvert des maquettes que nous avions préparées avant de faire l'album et que nous pensions perdues.» Le groupe a également retrouvé des séquences filmées par un ami lors de l'enregistrement de l'album à New York.Ces séquences ont été incluses dans un DVD de 45 minutes complétant les deux CD de la réédition.Le premier CD comporte l'album d'origine, le deuxième rassemblant les maquettes, baptisées Vanilla Tapes.Le chanteur et guitariste Joe Strummer, meneur de Clash, a succombé à une crise cardiaque chez lui, dans le sud-ouest de l'Angleterre, en décembre 2002.L'année suivante, le groupe a été admis au Panthéon du rock.Le groupe Clash en 1982.RÉPONDEZ CORRECTEMENT À LA QUESTION SUIVANTE : «QUI INTERPRÉTERA LE RÔLE DU CHEVALIER DANS LE SPECTACLE LA FAUSSE SUIVANTE PRÉSENTÉ AU TNM DÈS LE 21 SEPTEMBRE?» RÉPONSE : Retournez ce bulletin de participation dès aujourd'hui par la poste à l'adresse suivante : CONCOURS «LA FAUSSE SUIVANTE» THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE 84, RUE SAINTE-CATHERINE OUEST MONTRÉAL (QUÉBEC) H2X 1Z6 Nom: Âge : Adresse : App.: Ville : Code postal : Tél.(rés.) : Tél.(trav.) : Courriel : Un coupon-réponse par enveloppe.Les fac-similés ne sont pas acceptés.POUR PARTICIPER, COMPLÉTEZ CE BULLETIN DE PARTICIPATION ET POSTEZLE AU TNM.LES TIRAGES SERONT EFFECTUÉS LE 29 SEPTEMBRE AU THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE.CE BULLETIN PARAÎTRA DANS LA PRESSE JUSQU'AU 22 SEPTEMBRE.LES RÈGLEMENTS DU CONCOURS SONT DISPONIBLES AU TNM ET À LA PRESSE.VALEUR APPROXIMATIVE DU PRIX : 2 000$.SOYEZ L'UNE DES 20 PERSONNES GAGNANTESD'UNE PAIRE DE BILLETS POUR ASSISTER À LA REPRÉSENTATION DU JEUDI 7 OCTOBRE ET, AFIN DE POURSUIVRE L'ENCHANTEMENT, LES GAGNANTS SERONT INVITÉS À UNE RÉCEPTION EN COMPAGNIE DES ARTISTES DE LA TROUPE, SUR SCÈNE, APRÈS LE SPECTACLE.UNE PRÉSENTATION 3254554A 3254564 3254565 VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION ARTS ET SPECTACLES LES UNS ET LES AUTRES En trois ans, Gérard Darmon a retrouvé la place qu'il occupait lorsque sa carrière tournait à plein régime.Dans Mariage mixte, il règne d'une main de fer sur le destin de sa fille trop chérie.Pater austère ?Pas vraiment, note le magazine Ciné Live.QVous avez déclaré que jouer « était un jeu d'enfants pratiqué par les adultes » et que c'était « là où les choses se compliquent ».RCe devait être au cours d'une période où je parlais beaucoup des acteurs, de l'approche de ce métier.Comment faire pour que ce ne soit pas un métier de grimacier et de cabot ?Qu'il y ait une valeur humaine ?En tout cas, c'est comme cela que j'essaie de faire ce parcours, parce que sinon c'est une profession de marionnettes.Ce qui est important c'est que l'autre, celui qui regarde, comprenne.Parce que l'on peut toujours se lancer à corps perdu dans la composition d'un personnage, si tout cela est obscur et que personne ne comprend, vous vous retrouvez seul, sans partage, sans écho.Et cela me semble très dangereux.Il faut que les spectateurs puissent être sensibles à ce que vous faites.QDepuis Mission Cléopâtre, qui mettait fin à votre passage à vide, vous enchaînez les rôles.C'est un choix personnel ou une succession de hasards heureux ?RUn peu des deux.C'est-à-dire qu'un bonheur n'arrive jamais seul et que depuis le succès d'Astérix et Le Coeur des hommes, au lieu de recevoir un scénario par semestre, j'en reçois sept par semaine.QLa comédie semble plus présente qu'au début de votre carrière.RProbablement.On peut dire des choses extrêmement fortes à travers ce genre.J'adore faire rire, mais à condition qu'il y ait un support.J'ai longtemps hésité, d'ailleurs, avant de faire Mariage mixte.J'avais peur d'une « piednoirade » ! (rires) Et comme j'avais mis longtemps à me débarrasser de cette étiquette, je ne voulais pas replonger là-dedans.Un jeu d'enfants.Gérard Darmon Comme une marionnette E X P R E S S Quatre ans après L'Enfer du dimanche, Al Pacino renoue avec l'univers du football pour les besoins de Two For the Money ; on y suivra le destin d'un joueur de football (Matthew Mc Conaughey) qui doit mettre fin à sa carrière à la suite d'une blessure au genou.Il se recyclera dans les paris sportifs et deviendra le subalterne de l'un des bookmakers (Al Pacino) les plus puissants du pays.Annette Bening sera l'interprète principale de Diva, une comédie sur le monde de la télévision ; elle y incarnera une actrice expérimentée qui, avec un producteur de télé, se met en tête de créer sa propre sitcom.Le magazine Variety dénombre quatre projets sur la vie de Boudicca, farouche guerrière qui mena les tribus celtes d'Angleterre contre l'envahisseur romain.Il y en a notamment un en chantier à la Paramount et un chez Dream Works, mais le plus avancé semble être celui dont s'occupe Icon, la société de production de Mel Gibson.Charles Berling, Emmanuelle Béart, Patrick Timsit, Julie Depardieu, François Berléand: c'est la distribution du prochain film de Michel Deville, adapté de la pièce de Feydeau, Un fil à la patte ou comment un noceur invétéré (Berling) décide de quitter sa maîtresse (Béart) pour faire un mariage d'intérêt.Ciné Live, Première, Variety, Movieline Comment Virginie Ledoyen choisit- elle ses films, comme son dernier, Saint Ange ?« Je ne les enchaîne pas l'un après l'autre, a-t-elle expliqué au magazine Première.Je fais attention à ne jamais travailler par obligation.Financièrement, j'ai la chance de pouvoir tenir.À chaque fois que je tourne un film, c'est parce que j'en ai envie.Du coup, l'engagement est total et j'aime varier les expériences.Mais ce qui me plaît, c'est d'incarner quelqu'un qui existe déjà dans la tête du réalisateur.Il y a beaucoup de ça dans Saint Ange.J'avais l'impression d'être dirigée comme une marionnette avec des ficelles : Tu marches, tu fais ça, tu recommences.J'aime beaucoup cette façon de travailler.J'aime l'idée d'être une interprète.C'est le mot que je trouve le plus juste.Être le vecteur entre le public et le metteur en scène.» Substance D Dans A Scanner Darkly, Keanu Reeves sera téléporté dans un monde où les agents secrets ont coutume de changer d'identité et de tête comme de chemise.Seulement voilà, à trop abuser d'une certaine drogue baptisée Substance D, l'agent Keanu, lui, restera coincé quelque part loin de lui-même.Somebody loves you Kevin Bacon et Colin Firth seront réunis sous la houlette d'Atom Egoyan dans Somebody loves you, un thriller adapté d'un roman de Rupert Holmes ; un chanteur et un humoriste, deux amis inséparables, sont amenés à se séparer à la suite d'une affaire de meurtre dans laquelle ils pourraient être impliqués.Une jeune femme, nommée Alice, va mettre en lumière le mystère qui entoure la relation entre ces deux hommes.Faut aimer les chiens Après Sous le soleil de Toscane, Diane Lane continue sur la voie de la romance ; elle tournera en effet sous la direction de Gary David Goldberg, l'un des créateurs de la série télévisée Spin City, une comédie sentimentale intitulée Must Love Dogs.Diane Lane y incarnera une enseignante quadragénaire qui tente de mettre fin à son célibat en passant une petite annonce.Virginie Ledoyen dans Bon voyage.TQc CANAUX 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 VD VDO Soyons bêtes! Seconde chance Il va y avoir du sport! Au programme : des ados, du surnaturel, des engueulades, des réalités, de la bouffe et du vin, et un bon film .Zéro gramme d'ennui LES AMOUREUSES (4) avec Louise Portal À la di Stasio LA BICYCLETTE DE PÉKIN (4) de W.Xiaoshuai 3246674A THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 11H30 A 11 SOMERSET Deux ados sont confrontés à des phénomènes étranges dans une vieille maison remplie de secrets.Une nouveauté québécoise à découvrir, surtout que le plaisir se prolonge dans un jeu interactif sur le site web de l'émission.15H a ADRÉNALINE Les secrets de Chantal Petitclerc et un portrait de Ron Fournier.19H30 TV5 TRAFIC.MUSIQUE: BEST OF Corneille interprète Sam Cook devant Lenny Kravitz.Aussi: Ben Harper, Alicia Keys, David Bowie, Carla Bruni, Norah Jones, Jane Birkin.19H30 a ET DIEU CRÉA.LAFLAQUE Grand retour au petit écran de l'irrévérencieux Gérard D.qui a troqué ses bajoues en latex pour une nouvelle image 3D! Ce soir, il se donne des airs de Larry King pour interviewer le premier ministre Paul Martin.revu et corrigé par Serge Chapleau.Mordant! 20H a TOUT LE MONDE EN PARLE Les invités sont Martin Brodeur, Pauline Marois, Louis-José Houde, le maire de Huntingdon Stéphane Gendron, Caroline Néron, Serge Chapleau et.Raël! 20H D THE 56TH ANNUAL PRIMETIME EMMY AWARDS Garry Shandling anime ce gala \u2014 l'un des bons de la saison \u2014 qui récompense les acteurs des grandes séries télévisées américaines.20H30 r CINÉ DIMANCHE: L'INCONNU DE LAS VEGAS Remake de Ocean's Eleven qui mettait en vedette Frank Sinatra (1960), cette comédie d'action réunit George Clooney, Brad Pitt, Julia Roberts et Andy Garcia.Le Téléjournal Découverte / Épilepsie et diète; les toits verts; expo-sciences 2004 Et Dieu créa.Laflaque Tout le monde en parle / Martin Brodeur, Raël, Pauline Marois, Louis-José Houde, le maire de Huntingdon, Stéphane Gendron Le Téléjournal Pleins Feux FRÉNÉSIE (3) avec John Finch Le TVA 18 heures L'École des fans / Les Meilleurs Moments Spécial Km/h L'INCONNU DE LAS VEGAS (3) avec George Clooney, Brad Pitt Le TVA / Loteries Évangélisation (23:27) Soyons bêtes! Seconde Chance LES AMOUREUSES (4) avec Louise Portal, Léa-Marie Cantin Il va y avoir du sport! (21:47) LA BICYCLETTE DE PÉKIN (4) avec Cui Lin, Li Bin Festival d'humour de Québec - Le Grand Rire Bleue L'HOMME AU MASQUE DE FER (5) avec Leonardo Di Caprio, Jeremy Irons LA PLAGE (5) avec Leonardo Di Caprio, Virginie Ledoyen (21:45) News Assignment Countdown to the Emmys The 56th Annual Primetime Emmy Awards CTV News News News Coronation Street Special Rage against the Darkness Gunpowder, Treason and Plot - Mary Queen of Scots (1-2/4) Sunday Report >play goes to the Movies Sports World News .Athlete Countdown to the Emmys The 56th Annual Primetime Emmy Awards Will & Grace NFL Football (16:00) 60 Minutes Cold Case CSI:Miami Without a Trace News .Raymond News NBC News TITANIC (3) avec Leonardo Di Caprio, Kate Winslet .(23:10) .(23:40) Outdoor.Wildlife Keeping up Naturescene Nature Mystery / Inspector Lynley Mysteries.Servants (3/6) THE STRANGER.Magic Moments.(17:00) André Rieu: Live in Tuscany Engelbert Live BBC News LOVE AND.COLUMBO: ASHES TO ASHES (4) avec Peter Falk Poirot Relais.Les Fous.Il y a cent ans en Forêt-Noire L'Actors Studio Thema / Table d'hôte: dans le secret des chefs AU PETIT MARGUERY (4) The Definitive Elvis Arts&Minds Facing Miles The Messengers MURDOCH MYSTERIES: EXCEPT THE DYING avec Peter Outerbridge THE CLIENT (4) Le Super Spectacle OLO 1993 Docu-d / Star Wars Sans détour Forces de frappe Opération Sauvetage Dixième.Lachimie.com Le Monde.UQAR Bilan.Jeux de vie Entre l'arbre et l'école .la croissance d'une PME Frontiers of Construction Daily Planet Discovery Presents / Animal Face-off Myth Busters Daily Planet Vins du monde Asslama La Route.le spa .plongée Top des stars Itinéraires de rêve / Orlando Correspond.Pilot Guides / Australie Disney.(18:06) Mentors (18:33) Radio Free.In a.(19:25) Knock.(19:50) .(20:42) ABSENCE OF MALICE (4) avec Paul Newman, Sally Field INDIAN SUMMER (5) (22:56) Jack & Bobby King of the Hill SPEED (4) avec Keanu Reeves, Sandra Bullock Charmed Jack & Bobby Global News .Sunday Malcolm.The Simpsons Arrested.Malcolm.That '70s Crossing Jordan .Sunday Sports Trouvailles et Trésors / Québec Destins Des histoires d'alcool Le Polock (4/6) HOFFA (4) avec Danny De Vito, Jack Nicholson Beaverbrook Various Lives Antiques Roadshow Looking for Victoria HEAT (3) avec Al Pacino, Robert De Niro .Lives Obsessions Confessions of a Germ Birth Stories Adoption.Little Miracles Crisis Zone Med.Surgeons M.Richard L'amour à.Nostalgia / Raquel Welch Musicographie / Le Top 80.World Music Awards 2003 /Week-end de stars Musicographie / Le Top 80.Top5M+.Top5M+.Concert intime.Groulx luxe Pim mon.Viva la Bam Les pourris.Filles! Les Jeunes.Le Mike.Pimp mon char Noir de monde Dateline Paysage.Indo.arménien Acasa Parsvision Polonia Teleritmo BBC News Inside Media >play goes to the Movies The Nature of Things Sunday Report Venture The Passionate Eye Sunday / Biggie and Tupac Second Regard Le Téléjournal Le Journal La Part.Ushuaïa Nature Téléjournal Le Point 5 sur 5 Le Journal La Part.Sport Sports 30 Boxe / Daniel Edouard -Willie Gibbs Football / Dolphins - Bengals Sports 30 Les Soeurs Mc Leod Saint-Tropez sous le soleil Brigade spéciale L'Oeil du crime Miss Match Les Experts Prime Suspect THE LOST WORLD (6) avec John Rhys-Davies, David Warner Trailer Park Boys .(22:01) Mind of the Married Man (22:41) .(23:18) Ghost.Steve Smith Star Trek: Enterprise PSYCHO' 98 (4) avec Vince Vaughn, Anne Heche .JANE (23:15) Sportsnetnews Wk Baseball JZone Baseball / Brewers - Astros Sportsnetnews Pas sorcier! .animaux Panorama Rythmes du monde Les Fous.L'ATALANTE (1) avec Jean Dasté, Dita Parlo Terre.Panorama Les Fous.Faking it Trading Spaces: Family Trading Spaces:Unglued Trading Spaces Greatest.Trading Spaces: Family NASCAR / Sylvania 300 NFL Football / Dolphins - Bengals Sportscentre Laboratoire .le meilleur Zeroman Duck.Les Simpson Futurama Daria Planète crue Delta State Décalés.Les Simpson Futurama Acoustic d.Journal FR2 Trafic.musique Espace.Le Journal Vol de nuit / Amours toujours Bibliotheca It's a Living Reach for.That'll Teach 'em STRICTLY BALLROOM (4) avec Paul Mercurio, Tara Morice Kavanagh Q.C.Person 2.Film 101 Quand la vie est un combat Décore ta vie Métamorphose .Ménage Dre Nadia.Guy Corneau.toute confidence Coup de coeur Le sexe dans tous ses ébats La Cuisine.Le Guide.Au rythme.Révélation Maritza / Entrevue et Spectacle .Bas-St-Laurent Musique.l'humour Parole et Vie Coup de.Gilmore Girls Smallville Charmed Edgemont Radio Free.Drake & Josh 15/Love What I Like Girlz TV Gilmore Girls 15/Love Radio Active Fries with that Ready or not Monstres mécaniques Cour à \"Scrap\" Métal hurlant Futur extrême La Patente Sextek Tru Calling Clips.(21:15) CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE L'Automne Gombrowicz au Théâtre Prospero ANNE-MARIE CLOUTIER COLLABORATION SPÉCIALE Téo Spychalski, metteur en scène et directeur artistique du Groupe de la Veillée, rêve depuis 12 ans d'adapter et de mettre en scène le roman Trans-Atlantique, de Witold Gombrowicz.Le projet se matérialise enfin, à l'occasion de l'Automne Gombrowicz, une série d'activités entourant le centenaire de la naissance de l'écrivain polonais (1904-1969).Outre Trans-Atlantique, l'auteur compte parmi ses romans Ferdydurke, La Pornographie et Cosmos.Son Journal, qu'il a tenu de 1953 à sa mort, a également été publié.Pour le théâtre, il a écrit notamment Yvonne, princesse de Bourgogne et Le Mariage.« S'il n'y avait qu'un auteur polonais à monter, dit le metteur en scène, ce serait lui.Et j'aurais choisi ce roman entre toutes ses oeuvres.» Trans-Atlantique se résume difficilement.Tout tient à l'atmosphère, à la démesure, au flot du récit.Dans un recueil d'entretiens, Gombrowicz qualifie son roman de « facétieux, baroque, absurde, écrit dans un style archaïque, farci de drôleries idiomatiques, parfois inventées.» Il part toutefois d'une situation vécue \u2014l'arrivée, en 1939, de l'écrivain en Argentine, où il demeurera 24 ans.Ici s'amorce le glissement.« Gombrowicz », l'écrivain-personnage du roman, se frotte à une colonie polonaise surréaliste \u2014un fonctionnaire qui prodigue toujours des doubles conseils s'opposant l'un à l'autre, un ambassadeur compassé et plusieurs énergumènes louches et improbables.Entre en scène Gonzalo, vieil homosexuel argentin, perçu comme un prédateur de jeunes proies.Il tombe amoureux d'un jeune homme ; l'écrivain doit intercéder malgré lui auprès du père de ce dernier.Jusqu'à un duel qui se transforme en farce.« Gombrowicz, explique Téo Spychalski, fait une curieuse et amusante opposition entre le patriotisme pompeux, la tradition, représentés par le père du jeune garçon, et la modernité, la nouveauté, qu'incarne Gonzalo.Mais Trans-Atlantique est aussi une énorme et joyeuse plaisanterie.» Denis Gravereaux incarne l'auteur.Marc Zammit, metteur en scène, comédien de théâtre et de cinéma en France (il a joué dans Merci la vie, de Bertrand Blier) est Gonzalo ; Gabriel Arcand interprète le père du jeune homme.Parallèlement à ce spectacle seront présentées deux esquisses scéniques, Ferdydurke et Le banquet chez la comtesse Fritouille.« Ferdydurke, dit Carmen Jolin, metteure en scène et adjointe à la direction artistique de La Veillée, est le premier roman de Gombrowicz.C'est une oeuvre majeure.J'en ai extrait plusieurs scènes, sur lesquelles je travaille avec une équipe de six acteurs.C'est un peu une entrée dans cet univers, dont l'irrespect, le sens de la provocation et l'ironie m'ont fascinée.» Plusieurs activités connexes \u2014 projections de films documentaires sur Gombrowicz, exposition sur sa vie et son oeuvre et rencontres littéraires\u2014 complètent l'événement.TRANS-ATLANTIQUE, au Théâtre Prospero, du 21 septembre au 16 octobre.Ferdydurke et Le banquet chez la comtesse Fritouille, également à Prospero, prennent l'affiche, respectivement, du 2 au 13 novembre et du 23 au 27 novembre.« S'il n'y avait qu'un auteur polonais à monter, ce serait lui.Et j'aurais choisi ce roman entre toutes ses oeuvres.» PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Le metteur en scène et directeur artistique du Groupe de la Veillée, Téo Spychalski, et son adjointe, Carmen Jolin, célèbrent à leur manière le centenaire de la naissance de l'écrivain polonais Witold Gombrowicz.Télé-Québec ça change de la télé 22h Il va y avoir du sport! nouveauté Débats musclés sur la place du privé dans la santé.Animation : Marie-France Bazzo Invité : Gilles Duceppe Cesoir 17h À la di Stasio Josée fait son marché et visite un bar à vin avec Christian Bégin.3246675A CINÉMA Fahrenheit 9/11 sur les écrans de Téhéran HIEDEH FARMANI AGENCE FRANCE-PRESSE TÉHÉRAN \u2014 Les citoyens de Téhéran se sont rués la semaine dernière à la première de Fahrenheit 9/11 au moins autant avec la rare excitation de voir un film américain que la curiosité d'assister au procès de George W.Bush qui a placé l'Iran sur « l'axe du mal ».« J'adore les films étrangers sur grand écran et je ne manque jamais une séance au cinéma Farhang », explique Sima Gharavi.Dans son manteau très ajusté, la jeune femme n'a pas grand-chose des islamistes qui scandent « Mort à l'Amérique » ou « Mort à Bush » dans les manifestations qui, sur l'avenue Enqelab (Révolution) ou la place Palestine, suivent régulièrement la prière du vendredi.Elle fait plutôt partie de ces cinéphiles avec un certain chic qui font la clientèle habituelle du cinéma Farhang dans les quartiers privilégiés du nord de la capitale et qui, mardi encore, sont venus les plus nombreux pour l'unique séance quotidienne de Fahrenheit à 22 h au Farhang.En attendant qu'une autre salle de la capitale le mette à l'affiche, le Farhang, sous le contrôle du ministère de la Culture et de l'orientation islamique, est le seul cinéma d'Iran à projeter le brûlot de Michael Moore contre le président Bush.La dernière Palme d'or du festival de Cannes a passé la censure iranienne avec une rapidité peu coutumière pour une oeuvre étrangère, a fortiori politique et américaine.« Parmi tous les films grand public que les gens voudraient voir, les autorités ont choisi Fahrenheit parce que les intérêts du régime islamique concordent avec ceux du réalisateur », estime Sima Gharavi.« Les autorités avaient de toute évidence de bonnes raisons politiques de donner leur feu vert, tout ce qui est défavorable aux États-Unis est bon pour l'Iran », abonde Hirad Harandian.À L'AFFICHE DÈS LE 8 OCTOBRE! Remplissez ce bon de particpation et envoyez-le à l'adresse suivante: LES CHORISTES / ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM C.P.278, Succ.B, Montréal, QC H3B 3J7 Nom: Adresse : Ville: Code postal : Téléphone (jour): Téléphone (soir) : Courriel : Cette annonce est publiée dans La Presse du 18 au 21 septembre inclusivement.Le tirage aura lieu le 29 septembre 2004.Les gagnants recevront leur prix par le courrier postal.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Seuls les coupons reçus par la postes sont acceptés.Valeur totale des prix: 2 000,00$.Règlements disponibles chez Alliance Atlantis Vivafilm.Courez la chance de gagner un des 100 laissez-passer doubles pour la première.invitent 200 personnes à la première GÉRARD JUGNOT FRANÇOIS BERLEAND KAD UN FILM DE CHRISTOPHEBARRATIER 3256164A «VERSION ORIGINALE ANGLAISE» Trame Sonore Disponible Sur «LE FILM ORIGINAL DE CETTE GÉNÉRATION.» Claudia Puig, USA TODAY GVISA GÉNÉRAL Déconseillé aux jeunes enfants À L'AFFICHE ! CINÉMAS AMC LE FORUM 22 CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS ou www.tribute.ca 3256154A VERSION ORIGINALE ANGLAISE MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 14 FAMOUS PLAYERS MD COLISÉEKIRKLAND FAMOUS PLAYERS FAMOUS PLAYERS 8POINTE CLAIRE MEGA-PLEX GUZZO LACORDAIRE 16 MD FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON MEGA-PLEX GUZZO TASCHEREAU 18 FAMOUS PLAYERS MD COLOSSUS LAVAL CINEPLEX ODEON CÔTE DES NEIGES FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT VOYEZ-LE MAINTENANT! GVISA GÉNÉRAL Mr3000.com EBERT & ROEPER (Version originale anglaise) À L'AFFICHE! CONSULTEZ LES HORAIRES DES CINÉMAS GVISA GÉNÉRAL AVEC ROGER EBERT «BRAVO! AV EC DE L' ACTION QUI FONCE À TOUTE ALLURE, \u201cCAPITAINE SKY ET LE MONDE DE DEMAIN\u201d EST SPECTACULAIRE.» 3256311A ARTS ET SPECTACLES DANSE Terre en mal de paix STÉPHANIE BRODY COLLABORATION SPÉCIALE De la danse revendicatrice à saveur politique et sociale, voilà ce qui se trame à l'Espace Tangente cette semaine, au cours d'une soirée intitulée Danses pour la paix.La Torontoise Elizabeth Chitty, la cinquantaire radieuse, et la Montréalaise Julie Beaulieu, la vingtaine pleine de charme, se partagent cette soirée très poétique malgré la gravité des sujets abordés.Elizabeth Chitty se qualifie de « rescapée de la performance ».Pionnière du genre dans les années 70, à Toronto, sa longue association avec cette forme d'art très cérébrale et détachée lui a donné le goût de renouer avec son corps et ses émotions.Cela dit, dans Songs for a Blue Moon, Chitty danse peu.Ici, ce sont les images, les éclairages et le son de la voix de Chitty qui bougent, enveloppant celle-ci dans des univers chamarrés et transportant le spectateur au coeur même des zones de tension auxquels la chorégraphe tente de le sensibiliser.L'effet est réussi.Chitty se tient ainsi debout dans son univers virtuel aux mille textures.Entraînée dans une sorte de mouvement perpétuel, se déplacant selon un tracé au sol répété comme un mantra, elle scande de sa voix douce des poèmes et des chants dont la gravité des propos, images à l'appui \u2014le conflit de Burnt Church, la bravoure défiante de la militante birmane et Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, des moines thibétains s'immolant en guise de protestation pacifiste\u2014, détonne dans le doux clair-obscur visuel et sonore.Et là réside toute l'efficacité de ce spectacle : le spectateur hypnotisé, apaisé, peut alors prêter l'oreille, écouter et se recueillir.Trivium Express, de Julie Beaulieu et Jonathan Voyer, est un véritable carnet de voyage.Tous deux reviennent d'un périple d'un an en Inde.Beaulieu y a étudié le bharatanatyam, l'une des multiples danses classiques de l'Inde, au Darpana Academy of Performing Arts.Contrairement à Chitty, tout ici n'est pas que désolation et gravité (et c'est tant mieux).Le duo a concocté un spectacle fort sympathique où rêverie et bonhomie occupent une large place.Avec eux, on goûte au plaisir du dépaysement, on imagine bien le bruit, les odeurs, l'agitation générale de la vie en Inde.Beaulieu et Voyer savent habilement nous charmer avant d'y aller, d'une façon presque anodine, d'une réflexion coup de poing sur les dangereuses et étonnantes contradictions qui peuplent la vie des Indiens.DANSES POUR LA PAIX, aujourd'hui, 16h, à l'Espace Tangente.Info: 514 525-1500.Beaulieu et Voyer savent habilement nous charmer avant d'y aller, d'une façon presque anodine, d'une réflexion coup de poing sur les dangereuses et étonnantes contradictions qui peuplent la vie des Indiens.PHOTO EMMANUEL JOUTHE, GRACIEUSETÉ DE L'ESPACE TANGENTE Le Trivium Express, de Julie Beaulieu et Jonathan Voyer, est un véritable carnet de voyage.Tous deux reviennent d'ailleurs d'un périple d'un an en Inde.GÉNI E S EN HERBE #1111 En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., ghpanto@videotron.ca A- HARRY POTTER À L'ÉCOLE DES SORCIERS 1 Quel âge a Harry Potter au tout début du livre Harry Potter à l'école des Sorciers?2 Quelle fonction occupe Dumbledore à Poudlard?3 Quel professeur cherche à voler la pierre philosophale?4 À quelle position joue Harry Potter au quidditch?5 Quelles créatures font office de banquiers à la banque de Gringotts?Célèbre B- PLATON receveur des Expos de Montréal 1 Quelle oeuvre de Platon tente de découvrir ce qu'est la justice et représente un État idéal?2 Dans les multiples dialogues de Socrate que Platon nous a laissés, tels Phédon, Lachès, Euthyphron et Parménide, que représentent les titres de ces oeuvres?3 Cette école de philosophie, fondée par Platon en 387 avant J.-C., est le prototype d'un établissement d'enseignement supérieur moderne, avec salles de cours et bibliothèque.4 Les trois voyages du philosophe dans cette ville sicilienne, dirigée par Denys 1er l'Ancien puis son fils Denys II, finirent tous en catastrophe, Platon étant vendu comme esclave, retenu comme otage puis assigné à résidence.5 Quelle allégorie de Platon nous rappelle que notre expérience ne porte pas sur la réalité mais sur l'idée que nous avons de celle-ci, esquissant sa théorie des Formes et des Idées?E- CHARADE 1 Mon premier commence par la lettre « t » et se définit comme un grave défaut.2 Mon second dure douze mois.3 Mon troisième est le symbole chimique du titane.4 Mon quatrième est un drame lyrique japonais ou le titre d'un film de Robert Lepage.5 Mon tout est le patronyme d'un réalisateur, acteur et scénariste américain ayant occupé toutes ces fonctions dans le film Pulp Fiction.C- ACTUALITÉ 1 Quel commandant en chef des forces d'occupation en Irak a été remplacé en mai 2004 par George W.Casey Jr?2 Contre quelle compagnie américaine le fermier saskatchewanais Percy Schmeiser a-t-il perdu sa cause en Cour suprême au printemps 2004, celle-ci réaffirmant les droits de propriété intellectuelle de la compagnie sur le gène d'un plant de canola?3 Suite à une entente de principe fédérale-provinciale, quel programme le gouvernement du Québec entend-il mettre sur pied après discussions et calculs ultérieurs d'ici au mois de février 2005?4 Quel gaz mortel a été retrouvé dans un obus de 155 mm le 17 mai en Irak?5 Le gouvernement de quel pays africain a bloqué l'enquête sur la disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer qui enquêtait avant l'incident sur les dessous du commerce de cacao chez ce plus gros producteur mondial?Mon premier commence par la lettre «T» F - IDENTIFICATION D'UN PERSONNAGE 1 Ce sportif est né le 8 avril 1954 à Culver City en Californie.2 Lors de ses années de high school, il excelle en étant à la fois le capitaine des équipes de football, de basketball et de baseball.3 Il choisit le baseball pour carrière lors de son repêchage par les Expos en 1972 et passe aux ligues majeures trois ans plus tard, pour devenir en 1977 le receveur à temps plein de l'équipe.4 Excellant à l'offensive comme à la défensive, ce « Kid » est échangé aux Mets en 1985, puis revient aux Expos pour une dernière saison en 1992 avant sa retraite du jeu.Il termine sa carrière avec 298 coups de circuit à son actif.G - MÉMOIRE 1 Cet adjectif qualifie un procédé, un truc, visant à aider la mémoire par des associations mentales.2 Ce pachyderme est reconnu pour avoir une grande mémoire, principalement en raison de la grosseur de sa tête.3 À la fin de ce cycle d'études supérieures, l'étudiant doit généralement remettre un mémoire, basé sur un sujet de recherche précis.4 Quel type de mémoire nous permet de retenir un nombre d'informations limité (de 4 à 9 éléments); par exemple retenir un numéro de téléphone avant de pouvoir l'écrire?5 En information, par opposition à la mémoire morte, ce type de mémoire a besoin d'être rafraîchie par une impulsion électrique, telles les mémoires centrale ou graphique.H - LES BANQUES AU CANADA 1 Quelle est la seule banque canadienne à pouvoir émettre la monnaie nationale?2 En quelle année Alphonse Desjardins fonde-t-il la première caisse populaire à Lévis, d'où est issu le Mouvement Desjardins, comptant près de 5 millions de membres?3 Quelle fut la première banque au Canada en 1817, venue s'installer sur la rue St-Jacques à Montréal, puis face à la place d'Armes?4 En 1998, quel ministre des Finances a refusé d'autoriser les fusions entre la Banque Royale du Canada et la Banque de Montréal, de même qu'entre la Banque Toronto-Dominion et la Banque Canadienne Impériale de Commerce, car celles-ci auraient entraîné une trop grande concentration du pouvoir économique?5 Qui est actuellement gouverneur de la Banque du Canada?D- ASSOCIATIONS Associez le dieu ou la déesse grec(que) à son pouvoir.1 Arès a) Amour 2 Artémis b) Guerre 3 Poseidon c) Mer 4 Athéna d) Chasse 5 Aphrodite e) Sagesse GEN19SE SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES DISTRIBUTED BY DREAMWORKS DISTRIBUTION LLC TM & © 2004 DREAMWORKS LLC AND PARAMOUNT PICTURES CORPORATION «PERFECTION.BRILLANT ET CAPTIVANT.\u2039COLLATÉRAL\u203a PÉTILLE D'ÉNERGIE ET DE RAISON.» KENNETH TURAN, version française de COLLATERAL «ÉPOUSTOUFLANT\u2026 CRUISE MONTE LA PERFECTION DE SON INTERPRÉTATION D'UN CRAN ET FOXX BRILLE À L'ÉCRAN AVEC L'INTENSITÉ ET LA SUBTILITÉ D'UNE ÉTOILE NÉE.» PETER TRAVERS, DÉSOLÉ, LAISSEZPASSER REFUSÉS VISITEZ WWW.TRIBUTE.CA POUR LES HORAIRES / SON DIGITAL FAMOUS PLAYERS CARR.ANGRIGNON / CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) / CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES / LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 / MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 / FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL / MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 / MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 / FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT / FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL / CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE / FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL / CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN / CINÉMA GALAXY SHERBROOKE / MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE / CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO / CINÉMA ST-EUSTACHE / MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 / FAMOUS PLAYERS VERSAILLES / VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY / CINÉMA LAURIER VICTORIAVILLE / VIOLENCE ANS + PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE! CLAY SMITH, «L'EXPÉRIENCE CINÉMATOGRAPHIQUE PARFAITE.PURE ADRÉNALINE.- UN THRILLER PALPITANT QUI ACCÉLÉRERA VOTRE POULS.» 3256137A 3254321A \u203a Voir CHANTAL RENAUD en page 2 LECTURES Exceptionnel / Très bon FFFF / Bon FFF / Passable FF / À éviter La Reine du silence Marie Nimier / Récit / Page 11 Tequila Bang Bang Germaine Dionne / Roman / Page 9 FFF 1/2 Oniria Patrick Senécal / Thriller / Page 9 FFF 1/2 Identités mosaïques Chateauvert et Dupuis-Déry / Essai / Page 10 FFF 1/2 PHOTO ROBERT MAILLOUX LA PRESSE © Est-ce une façon de dire: «Je vous attendais»?Chantal Renaud porte en effet une jupe blanche tout imprimée de mots noirs, comme une invitation à être lue.Et les livres, dès que le regard se détache d'elle, sont partout dans cette demeure patrimoniale qu'elle partage avec Bernard Landry, le chef du Parti québécois.Il y en a à gauche, pêle-mêle, au fond à droite, dans la bibliothèque, sur une des tables basses du salon: aucune pièce ne semble à l'abri.À peine sommes-nous assis au salon, devant cette immense fenêtre qui donne sur le fleuve, qu'elle s'absente et revient avec une colonne de petits livres, la plupart de la collection de poche Mille et une nuits.Sénèque \u2014 beaucoup de Sénèque \u2014 Pascal, Voltaire, Plutarque, Platon, Épictète, Épicure Spinoza.Presque tous dédicacés au crayon, dont un fort joliment: ABC (À Bernard de Chantal).«Ce qui a été notre premier lien à Bernard et à moi, ce sont ces livres-là, notre bibliothèque de voiture.Nous passons plusieurs heures en voiture.La philosophie, pour moi, c'est très rassurant, précise-t-elle.J'ai l'impression de faire partie du monde, de l'histoire du monde quand je lis de la philosophie.Tout vient de là.Sénèque, Platon, Aristote.Et ils écrivent simplement, c'est facile à lire.Ç'a été ma découverte absolue.» «Ma mère m'a élevée en me disant \u2014 j'avais 5 ans: «Toi, tu seras écrivain.» Elle nous racontait toujours, à mon frère et à moi, la parabole des talents: Si tu as le talent d'écrire, il faut que tu écrives.Outre celle-là, ma mère nous a donné quatre phrases : «Quand on veut, on peut.La foi déplace des montagnes\u2014 ce qui est un peu la même chose! Et, aussi, ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu'on te fasse.» Lui faisant remarquer l'importance que sa mère semble avoir dans sa vie \u2014 mentionnée quatre fois en 10 minutes \u2014 elle rétorque: «Je parle de ma mère comme Colombo parle de sa femme! Tout le monde connaît ma mère.Même ceux qui ne la connaissent pas disent: comment va ta mère?» On la dit drôle.Ce qui frappe surtout, c'est cette espièglerie au fond de l'oeil.Une espièglerie que rien ne semble pouvoir altérer, un ressort toujours prêt à la faire rebondir.Une espiègle curieuse, gourmande, toujours à l'affût.«J'ai été hantée par l'ignorance \u2014 disons plutôt le non-savoir, précise-t-elle.Par orgueil, par fierté.Par honte.J'avais tout le temps une espèce de honte de ne pas tout savoir.Rimbaud appelait cela la philomatie, dit-elle, l'obsession d'apprendre.Chantal Renaud, femme de politicien, ne ressemble en rien à Lady Cartier, la femme de George-Étienne qui a inspiré un romanà Micheline Lachance.Et elle a accepté d'être notre lectrice du mois, une lectrice boulimique qui a trouvé consolation auprès des philosophes.Jean Fugère l'a rencontrée chez elle, àVerchères.JEAN FUGÈRE COLLABORATION SPÉCIALE LES BIENFAITS DE LA PHILOSOPHIE Chantal Renaud LECTURES Le retour du «vrai» roman Les romans de la rentrée en France racontent leur génération ou le XXe siècle.L' «autofiction» recule.Les «grands» Anglo-Saxons, Roth ou Harrison, tiennent la vedette \u2014 comme d'habitude.LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE PARIS \u2014 L'une des grandes particularités françaises a toujours consisté à encenser les grands romanciers étrangers, anglo-saxons pour commencer, pour cette raison qu'ils écrivent de « vrais» romans.Et, dans le même temps, à produire en quantité des romans « littéraires » français dont la première caractéristique est de ne surtout pas raconter d'histoire.Avec en guise d'apothéose le triomphe récent et officiel de l'« autofiction », qui consiste non pas à écrire sur des sujets personnels (l'entourage, la famille, l'enfance) mais pratiquement à tenir son journal personnel au jour le jour, en écrivant le nom des voisins, leur adresse et leur numéro de téléphone.Un genre où il est conseillé d'avoir du génie plutôt que du talent.Et Christine Angot a eu, parfois, du génie.Elle donne cependant le ton, cette année, avec un roman classique, des personnages inventés et le recours à la troisième personne.Cela s'appelle Les Désaxés (Ed.Stock), cela se passe, tout de même, dans les milieux bien parisiens de la presse et de l'édition, et le roman n'a pas obtenu une très bonne presse.Mais on aura noté que Mme Angot a au moins fait l'effort cette année de montrer qu'elle pouvait écrire un « vrai » roman, et non pas seulement un résumé de ses activités quotidiennes des six derniers mois.Ce retour à la « vraie » fiction n'a pas empêché, comme d'habitude, la critique et les médias les plus influents de porter aux nues deux poids lourds de la littérature américaine.De nouveau, le dernier roman de Philip Roth traduit en français, La Bête qui meurt (Gallimard, 138 pages), est considéré par les suppléments littéraires comme un événement majeur de la rentrée.Quant à Jim Harrison, qui vient de publier De Marquette à Vera Cruz (Christian Bourgois), on lui a offert une importante tournée des grandes librairies françaises.Comme pour leurs précédents romans, ils ont aussitôt grimpé dans la liste des meilleures ventes, au troisième rang pour Roth, au huitième pour Harrison.La routine, en somme.Parmi les 441 romans français de la rentrée \u2014 dont 121 premiers romans ! \u2014, s'il fallait en distinguer une poignée, on dira pour simplifier que ceux dont on parle le plus ont cette fois comme caractéristique de raconter l'époque.Leur génération ou le siècle passé.En haut de la pile, le dernier roman de Jean-Paul Dubois, Une vie française (L'Olivier, 357 pages), un récit passablement autobiographique d'un Français bien ordinaire né en 1950 à Toulouse, et qui traverse le demi-siècle, un peu à la manière d'un somnambule, poussé et tiré par les événements.Spécialiste des États-Unis au Nouvel Observateur, Dubois a un style à la fois minimaliste et assez drôle pour raconter les histoires de famille ou de couple, qui bien entendu évoque des Américains comme Raymond Carver ou Philip Roth.Peut-être parce que son roman ressemble à une somme, à mi-parcours de la vie, on a l'impression que cette rentrée sera en partie celle de Jean-Paul Dubois.En tout cas, son livre, promis à un prix littéraire, est déjà très haut dans les listes de best-sellers.Autres chroniques du siècle « passé ».Celle de Marc Lambron, Les Menteurs (Grasset), destin croisé de trois personnages par isiens contemporains de l'auteur : celui-ci avait raté de peu le Goncourt il y a quelques années.De nouveau, il est cette année un favori parti un peu trop tôt, avec des appuis un peu voyants.Sollers l'a déjà couronné fin août, de même que Frédéric Beigbeder, ce qui pourrait suffire à révulser les jurés.Il y a également Dans la marche du temps, une très modeste fresque de 988 pages signée par Daniel Rondeau (Grasset), et qui a l'ambition de couvrir, à travers trois générations, l'histoire politique du XXe siècle.Personnage connu du monde littéraire, éditeur, écrivain et journaliste, Rondeau n'a cependant jamais connu jusqu'à maintenant de triomphes en librairie.Et, malgré une critique plutôt élogieuse, il ne semble pas « décoller » pour l'instant.Mais, sur papier, il reste lui aussi un candidat possible au Goncourt.Tout comme un autre roman de « journaliste », Korsakov, d'Eric Fottorino (Gallimard, 476 pages), qui fait lui aussi une fresque du demi-siècle passé, mais avec plus de fantaisie et d'invention.Autres incontournables de la rentrée : Amélie Nothomb, bien entendu, et Marie Nimier.Pour son 12e roman en 12 ans \u2014 et elle écrit indéniablement de vrais romans \u2014, Mlle Nothomb a de nouveau trouvé un titre épatant, Biographie de la faim (Albin Michel), été aussitôt couverte d'éloges et serait no 1 dans la liste des meilleures ventes s'il n'y avait un certain Da Vinci Code à la première place.Quant à Marie Nimier, un peu comme Dubois, elle donne l'impression de recueillir les fruits d'une carrière littéraire déjà bien remplie.Avec La Reine du silence (Gallimard, 176 pages), elle évoque la figure de son père, le mythique écrivain Roger Nimier, mort avant l'âge de 40 ans au volant de son Aston Martin.Et la voilà propulsée sur presque toutes les listes de prix littéraires, et en 14e position pour les ventes de romans.Autre confirmation: l'impressionnante audience de Martin Winckler, qui avait fait une entrée fracassante avec le prix du Livre de France Inter (radio), il y a cinq ans, avec La Maladie de Sachs.Y aurait-il un public fidèle pour les histoires médicales ?Aujourd'hui, il figure automatiquement dans la liste de L'Express, avec Les Trois Médecins (POL), malgré une médiatisation discrète.Et Houellebecq, me direz-vous ?Son poids médiatique est tel qu'une rentrée sans lui a l'air de quelque peu résonner dans le vide.Rassurons-nous : l'auteur des Particules élémentaires fait parler de lui même s'il ne publie pas.Le 29 avril dernier, on a appris son passage de la maison Flammarion, qui avait assuré sa gloire, en direction de Fayard, qui aurait payé une somme fabuleuse pour son rachat, en lui promettant la production d'un film tiré de son prochain roman.Flammarion, de son côté, s'est plus ou moins consolée en piquant\u2014à grands frais \u2014 la sulfureuse Catherine Millet au Seuil.Après le triomphe de La Vie sexuelle de Catherine M.(700 000 ex.), voici que la directrice d'Art Press traitera \u2014 parution en 2006 \u2014 « de la jalousie, une autre facette de ma vie privée ».Ce sera « autobiographique », assure son nouvel éditeur.Donnons quand même des nouvelles des petits gars de chez nous.Chez Albin Michel, l'ancien journaliste montréalais Pierre Leroux publie un petit roman très habile et bien ficelé qui s'intitule Cher éditeur et fonctionne autour de 10 lettres écrites par des auteurs refusés.Une certaine virtuosité et une bonne connaissance du milieu \u2014Leroux vit à Paris depuis 10 ans et a travaillé pour Lelouch comme scénariste \u2014 font que, malgré l'avalanche de livres, Leroux a été remarqué dans divers journaux et a eu droit à un petit reportage dans Paris Match.Quant à Nelly Arcan, elle a eu droit, pour l'honneur, à un passage à Vol de nuit de Poivre d'Arvor, tard dans la nuit, et à 20 minutes à France Inter.On attend et espère toujours des critiques dans la presse de référence.Une mention dans la première sélection du Femina, qui compte une vingtaine de noms, va-t-elle provoquer le décollage ?PHOTO AP Catherine Millet PHOTO AFP Michel Houellebecq PHOTO ROBERT NADON, LAPRESSE © Amélie Nothomb Christine Angot PHOTO AP Daniel Rondeau Jean Paul Dubois Jim Harrison Philip Roth Les bienfaits de la philosophie CHANTAL RENAUD suite de la page 1 Des biographies \u2014 et des biographies d'écrivains surtout \u2014 elle en lit beaucoup.Récemment, elle a lu et aimé celle que Claude Arnaud a consacrée à Jean Cocteau et celle, récente, de Romain Gary par Maria Anissimov, toutes deux chez Gallimard.« Rien, je crois, ne m'émeut davantage que les biographies.Cerner l'être humain au plus près, entrer dans son intimité, ses pensées, sa correspondance.Je n'ai jamais cessé d'en lire.» Même attirance pour tout ce qui est « journal intime ».Celui des Goncourt autant que celui d'Anaïs Nin ou d'Andy Warhol.Ce pourrait être son acte de foi ou sa déclaration de vie : « je suis sensible à l'émotion, au sentiment.Le sentiment humain est quelque chose qui me passionne.Je reçois beaucoup d'émotions et je reçois beaucoup des émotions.C'est important pour moi de comprendre.Lire de la philosophie répond tout à fait à ce besoin.Les livres marquants ?« Ce sont les livres qu'on a lus plusieurs fois, non ?Les Mémoires d'Hadrien, de Marguerite Yourcenar.J'y ai appris qu'on pouvait avoir une écriture pas particulièrement romanesque, dépouillée en même temps que savante, et qui touche au plus profond.Proust, À la Recherche du temps perdu, j'ai lu deux fois, à 10 ans d'intervalle, et peut-être que je relirai.Proust a fait une recherche si poussée sur le sentiment humain.Tout le volet sur la jalousie, il a vraiment décortiqué le sentiment de jalousie, c'est tellement précis et tellement particulier ! Il ne faut pas lire ça jeune, j'ai eu la chance de le lire à 30 ans.» Et Lady Cartier ?Du Lady Cartier de Micheline Lachance, le livre du mois de notre Club de lecture, elle a apprécié la minutieuse et très évocatrice description d'époque.« Tout cet univers victorien, Micheline Lachance le traduit très bien, dit Chantal Renaud.On voit les lieux, les tentures, le piano.Tout le décor.C'est une époque de notre histoire que je connaissais mal.Ça m'a scandalisée de voir que la Confédération s'était faite sans consultation populaire ! Par ailleurs, c'est évidemment difficile aujourd'hui de se reconnaître dans une femme bâillonnée.En tout cas, moi, on m'effleure le doigt de pied et je hurle à l'assassinat ! » Que pense-t-elle de Sir George Étienne Cartier ?« C'est un monstre ! Mauvais mari, mauvais père, mauvais ami, mauvais Québécois et à la fin mauvais Canadien, c'est un comble ! Heureusement qu'on se passionne plutôt pour ce « bouillonnement de femmes» autour de l'affreux! Tout en sachant qu'au 19e siècle, on endurait les affreux, on n'en divorçait pas.Il fallait tenir ses nerfs.Cette violence étouffée, c'est ce qui fait, je crois, tout l'exotisme et tout l'envoûtement de ce roman-là.Les femmes y sont magnifiques.Et le méchant meurt à la fin.Qui dit mieux ?» Quelle qualité principale une femme de politicien doit-elle avoir ?Ce n'est pas tellement une qualité qu'il faut avoir qu'une position claire, croit Chantal Renaud.« Il faut être du même avis politique.Je veux mon passeport québécois aussi fort que lui ! Ça me paraît indispensable.Si la femme de Bernard Landry était fédéraliste, on aurait du mal à avoir une vie commune.Et c'est exactement le cas d'Hortense et George Étienne, qui n'étaient pas du même bord politiquement ! On peut imaginer l'ambiance, le genre de repas qu'ils devaient avoir.Pour moi, je crois que le plus important, c'est de veiller sur l'autre.Je sais que ce que Bernard vit représente une contrainte et une pression extrêmes.Il fait des journées de 16 à 18 heures.Il travaille terriblement.Alors moi, je veille sur son hygiène de vie.Il me faut faire en sorte que la vie soit légère.» Pas étonnant qu'elle ait fait sienne cette éthique de vie : parler légèrement des choses graves et avec profondeur des choses futiles.À peine la porte refermée, je me suis demandé ce qu'il y avait d'écrit sur cette jupe que je n'avais eu la témérité de lire sur elle, devant elle.Y parle-t-on de l'Initiation, de l'aventure de Chantal Renaud avec les Girls de Clémence, des chansons qu'elle a faites, de son amour pour Jacques Riberolles, de tout ce qui fut son passé ?Ou y a-t-elle consigné son présent de nouvelle mariée, son credo d'hédoniste espiègle qui lui fait repousser les assauts du malheur et accumuler les victoires sur l'ignorance ?Il faudra bien lui demander, la prochaine fois.Recherchiste : Marie Sterlin .Vous avez jusqu'au 29 septembre pour nous faire connaître votre opinion sur notre Livre du mois, Lady Cartier, de Micheline Lachance.Sir George-Étienne Cartier n'y est pas présenté sous son meilleur jour.Les historiens sont-ils aussi sévères que la romancière à l'endroit du père de la Confédération canadienne ?Peut-on partager sa vie et être heureux avec quelqu'un dont on ne partage pas l'opinion politique ?Écrivez-nous à clubdelecture@lapresse.ca .La meilleure lettre vaudra à son auteur un bon d'achat de 200 $ en livres dans les librairies Renaud-Bray. Exceptionnel / Excellent FFFF / Bon FFF / Passable FF /Aeviter LECTURES Polars d'automne: des enigmes pour intellos?NORBERT SPEHNER COLLABORATION SPECIALE nspehner@globetrotter.net Tradition oblige, quand vient la fin de l'ete, les editeurs envoient leur programme de publication pour l'automne et c'est alors que le critique de polars hebete (mais ravi) n'en croit pas ses yeux devant l'avalanche des titres de toutes sortes qu'on lui propose ! Submerge de nouveautes, souffrant mille morts, il doit faire des choix dechirants avant de retenir finalement un peu plus d'une dizaine de romans parmi la centaine qui est annoncee! Et, oh miracle! il arrive meme a discerner un courant, une tendance qui se degage dans tout ce fatras gargantuesque : le polar culturel riche en references litteraires, scientifiques, esoteriques ou historiques, dont l'argument principal est une enigme pour lecteurs plus intellos.Qu'on en juge.La regle de quatre de Ian Caldwell & Dustin Thomasson (Michel Lafon) est un thriller initiatique dont on nous dit que l'intrigue esoterique aurait pu etre ecrite conjointement par Scott Fitzgerald, Umberto Eco et Dan Brown.Riche en suspense, ce recit s'adresse aux amateurs d'enigmes interesses par le decryptage d'un texte mysterieux.Tarot, de William Bayer (Rivages) raconte la traque de tueurs satanistes par un specialiste des sciences occultes.Bayer, qui possede plus de 400 jeux de tarots, a tente de restituer ici certaines des sortes de lectures qu'on peut obtenir.Dans Einstein et Sherlock Holmes, d'Alexis Lecaye (Rivages), le roi des detectives rencontre le prince des mathematiciens dans une affaire etrange ou il est question de meurtres de scientifiques et d'une machine infernale.Lequel des deux logiciens aura le dernier mot ?Suspense.Le Cercle de Dante (Laffont) a ete ecrit par Matthew Pearl, qui dirige la nouvelle edition de L'Enfer de Dante.Dans ce polar tendance belles-lettres, la fascination pour le crime est au service de la culture litteraire : a Boston, en 1865, une serie de crimes inspires par les cercles de l'Enfer met a rude epreuve les talents de detective de quatre poetes erudits, specialistes du poete italien.Avis aux amateurs (nombreux, je n'en doute pas) du Theoreme de Fermat, des abstractions de Wittgenstein et de Godel et des mysteres des anciennes sectes pythagoriciennes! Dans Mathematique du crime, (Laffont) Guillermo Martinez propose une enigme mathematique: un tueur en serie adresse a un eminent logicien de mysterieux messages, fragments d'une demonstration ecrite en lettres de sang.Le Triomphe de la mort (Payot), de Danuta Reah se passe dans le monde de l'art.La violence contenue dans les tableaux du peintre Daniel Flynn inspire un meurtrier qui fait des mises en scene artistiquement macabres.Suspense et romans noirs a gogo ! Si vous preferez des polars moins songes, des recits noirs plus ancres dans la realite, ce n'est pas le choix qui manque.La mort est au fond du canyon, de C.J.Box (Seuil) est la deuxieme enquete de Joe Pickett, le sympathique garde-chasse du Wyoming qui enquete sur une mort pour le moins bizarre : un ecolo activiste et son epouse ont ete tues par.l'explosion d'une vache.Balle de match, de Harlan Coben (Fleuve Noir) se deroule dans le monde du sport et met en scene Myron Bolitar qui enquete sur le meurtre d'une ancienne championne de tennis.Maria Kallio est l'un des personnages les plus populaires du roman policier finlandais.Elle commence sa carriere dans Mon premier meurtre, de Leena Lehtlolainen (Gaia) en enquetant sur le meurtre d'un jeune homme sur un campus universitaire.Si comme moi, vous etes un fan de Tony Hillerman, vous ne manquerez pas Le Cochon sinistre (ah ! ces titres de serie Z), une enquete des detectives navajos Chee et Leaphorn, assistes de Bernadette Manuelito, qui cultive l'art de se mettre dans des situations dangereuses.Parmi les ecrivains qui decoivent rarement leurs lecteurs, il y a Jeffery Deaver dont on pourra lire deux titres.New York City Blues (L'Archipel) raconte les demeles rocambolesques de Taylor Lockwood, une assistante juridique qui arrondit ses fins de mois en jouant du piano-jazz la nuit, et qui est, bien malgre elle, melee aux affaires louches d'un seduisant procureur.Le Singe de pierre (Calmann- Levy) propose une nouvelle aventure du criminologue Lincoln Rhyme et de sa coequipiere Amelia Sachs qui recherchent des immigres clandestins dans Chinatown.Mark Billingham est un auteur qui s'est attire de nombreuses louanges dans les pays anglo-saxons, c'est pourquoi j'attends avec une certaine impatience de lire Dernier battement de cil (Le Masque) : l'inspecteur Thorne est aux prises avec un tueur retors, probablement medecin, qui sevit a Londres.Le suspense est toujours a l'honneur chez Albin Michel avec, entre autres, L'Ange de feu de Lisa Miscione et Chute libre ! de Carol Higgins Clarke qui nous entraine dans les coulisses de la telerealite.Beaucoup de nouveautes dans la Serie Noire, mais on remarquera particulierement La Cage aux singes, de Victor Gischler et La Sentinelle, de Georges Petievich, deux thrillers riches en action et en depouilles mortelles.Parmi la dizaine de polars quebecois annonces, il y a Operation Iskra, de Lionel Noel (Alire), une histoire d'espionnage qui met en lumiere les dessous du sommet historique entre Churchill et Roosevelt a Quebec, en 1943.L'Evangile de Judas (Laffont) est un premier roman des Quebecois Patrice Lavallee et Robert Leroux : un agent du FBI doit affronter un meurtrier diaboliquement intelligent.Cachemire (Libre Expression) est un thriller du realisateur Mario Bolduc.La Femme de Berlin (Libre Expression) de Pauline Vincent nous plonge dans le monde de l'espionnage de la Deuxieme Guerre mondiale.Enfin, La Souris et le Rat, de Jean-Pierre Charland (Vents d'Ouest) nous devoile les dessous du monde universitaire ou les relations profs-etudiants ne se limitent pas toujours a des echanges academiques.Vous m'en direz tant ! LITTERATURE QUEBECOISE Comment tuer sa mere REGINALD MARTEL Comme la plupart des ecrivains, Germaine Dionne n'invente rien.Comme peu d'entre eux, elle utilise les astuces et recours connus en y ajoutant sa signature singuliere.Son premier roman, Le Fils de Jimi, relatait l'heureuse histoire d'amour d'une tres jeune mere et de son fils, compagnons de toutes les infortunes que les aleas de la vie projetaient finalement dans la tragedie absolue.Un deuxieme roman vient de paraitre, Tequila bang bang, dont l'inspiration tres differente confirme la maniere unique de l'ecrivain.Encore une fois c'est une histoire d'amour, mais d'un genre qui s'exprime par la haine.Emma enfant a aime sa mere Madeleine au dela de ce que celle-ci pouvait, voulait donner en echange.Quelques decennies plus tard, le ressentiment a remplace la douleur brute et la vengeance d'Emma sera exemplaire.L'action ayant lieu dans un tout petit village, quelque part sur la Cote- Nord, rien de ce qui unit et separe la mere et la fille n'echappe aux gens du lieu.La narration leur sera confiee en partie, selon le procede bien connu qui avait fait la reussite, par exemple, du Cycle de Gerard Bessette.Une telle lecture des evenements permet de nuancer les declarations haineuses qu'Emma adresse a sa mere, revenue de Floride usee par les amants, l'alcool et la vieillesse.Elle donne aussi la mesure des fragiles solidarites d'un univers clos ou tout n'est pas dit, surtout l'essentiel.Qu'il s'agisse du proprietaire du depanneur, du naif du village, du Francais immigre en mal de meufs ou du conseiller municipal pourri jusqu'au trognon, chacun n'en a que pour soi, dans une micro-societe que les valeurs traditionnelles ont completement desertee.Tequila bang bang serait un roman noir, si Mme Dionne avait pris le parti de l'un ou l'autre protagonistes.Elle affiche plutot une certaine neutralite, fausse evidemment, puisque la mere importune est privee du droit de parole, comme elle sera privee d'une fin de vie normale.Emma, qui a le privilege des sentiments excessifs, n'a pas pour autant le beau role.A trop vouloir ne pas ressembler a sa mere, avec qui elle partage au moins un gout immodere pour l'alcool, elle finit par lui ressembler assez ou peut-etre, comme le suggere son amie Manon, par ne ressembler a rien.Un peu, dirait- on, comme ce village perdu, orphelin de sa culture et de son histoire, qui se passionne pour le moindre potin ou pour une competition d'avaleurs de saucisses crues.Le rapprochement pourra etonner et pourtant, quelque chose dans Tequila bang bang n'est pas etranger a l'oeuvre de Victor-Levy Beaulieu : le discours excessif et la complexite des personnages, certainement, mais aussi le pittoresque du langage, sa creativite, et enfin l'humour un peu triste qui gomme presque l'ineluctable tragedie.Ici tout meurt, mais c'est dans une sorte de fureur qui est la marque des vivants.Le talent de Germaine Dionne est a la hauteur de cet etonnant defi.FFF1.2 TEQUILA BANG BANG Germaine Dionne, Boreal, 136 pages PHOTOTHEQUE LA PRESSE Dans Einstein et Sherlock Holmes, d'Alexis Lecaye (Rivages), le roi des detectives rencontre le prince des mathematiciens dans une affaire etrange.LITTERATURE QUEBECOISE Bienvenue dans mon cauchemar MARIE CLAUDE FORTIN COLLABORATION SPECIALE Il s'appelle David, alias Dave.Victime d'une erreur judiciaire .on l'a accuse a tort du meurtre de sa conjointe, il a ete, au terme d'un proces devant jury, condamne a 25 ans de prison sans possibilite de liberation avant 15 ans.Colerique, detestant se plier a toute forme d'autorite, ce qui n'a pas aide sa cause quand le jury a du deliberer, cet ex-chauffeur d'autobus s'est jure qu'un jour il mettrait la main au collet du vrai tueur.Au penitencier de Donnacona ou il purge sa peine, le heros d'Oniria, nouveau roman de Patrick Senecal, fait la connaissance de Loner, la cinquantaine, main de fer dans un gant de velours.Loner qui deviendra le cerveau, l'architecte de l'evasion a laquelle nous assistons des les premieres pages de ce thriller d'horreur.Accompagnes de Jeff, un codetenu qui a surpris leur combine et a impose sa participation en menacant de tout reveler aux autorites, et d'Eric, qu'on n'a pas eu le choix de mettre au parfum puisqu'il partage la cellule de David, les deux hommes reussissent a s'evader, mais la police est trop vite avertie.Des helicopteres survolent la ville, en cette nuit fatidique, et les evades n'ont d'autre choix, dans l'immediat, que de se refugier dans une maison du quartier residentiel ou ils se trouvent.Quand ils croisent la rue du Boise, David se souvient.C'est dans cette rue, au numero 96, que la psychiatre de la prison habite.Il l'a appris le jour ou elle a oublie son sac a main dans sa cellule.C'est chez elle que les hommes vont se refugier.Apres tout, une femme seule ne peut pas grandchose contre quatre detenus.A la page 14 du sixieme roman de l'auteur de Sur le Seuil, tout est la.Tout est mis en place pour le grand jeu.Les personnages sont campes, les enjeux, clairement disposes, les rivalites bien exposees.Le cauchemar est pret a commencer.On ne peut reveler l'idee de base (geniale !) d'Oniria sans detruire l'effet de surprise.Sachez seulement qu'a partir du moment ou l'on a compris la regle de ce jeu delicieusement dangereux que Patrick Senecal a invente, on realise qu'absolument tout peut arriver.Et l'on se met a tourner les pages en tremblant.Victimes de l'effet Senecal, de son style rapide, efficace, d'abord et avant tout mis au service de l'intrigue, quitte a tourner quelques coins ronds.par exemple, employer l'adjectif etrange a l'interieur de deux courtes phrases qui se suivent ; user de termes imprecis ( monter a l'interieur d'un ascenseur), des vetilles, au vu du formidable travail de construction que l'auteur a realise.Patrick Senecal l'a dit souvent en entrevue, avec Oniria, il s'est fait plaisir.Il s'est amuse a jouer avec les cliches du genre (le mechant en fauteuil roulant ; la domestique ultra-sexy).Mais la, il est alle aussi loin qu'il le pouvait, peut-etre, dans l'horreur et dans l'imagination.Car cette maison cauchemardesque ou l'on peut croiser, entre autres monstres, ben Laden et une poignee de soldats nazis gonfles a bloc, est le theatre de veritables atrocites.Huis clos terriblement efficace, un peu trop tarabiscote a certains moments, Oniria se termine en beaute sur une brillante scene finale.Et l'on se plait deja a imaginer le succes du film que l'on pourra en tirer, en attendant de voir ses deux autres romans, 5150, rue des Ormes, et Les Sept Jours du Talion, portes a l'ecran.FFF1.2 ONIRIA Patrick Senecal, Alire, 300 pages .P.S.: Parlant de films de genre , celui que Daniel Roby a tire du roman de Joel Champetier, La Peau blanche, aussi publie chez Alire, a connu un bon succes au Festival du film de Toronto, qui a pris fin hier.Lance au Quebec en avril dernier, le film est passe ici inapercu.Seulement 6000 entrees enregistrees au box-office.Invite au Festival Off-Courts de Trouville-sur-Mer, le realisateur expliquait a un journaliste de Ouest- France que son filmavait pris l'affiche en meme temps que Dans une galaxie pres de chez vous, tire d'une serie tres populaire au Quebec.On est sorti dans une douzaine de salles, contre 70 pour Galaxie.Et les diffuseurs commencent a regarder le nombre d'entrees des la premiere semaine ! (Ouest-France, Normandie, lundi 6 septembre 2004, p.13).Souhaitons que le succes du film a Toronto rejaillisse sur celui du DVD, qui sortira debut octobre.Prenez un tour d'avance JEUDI DANS NOS COLLABORATEURS PATRICK CAMUS MATHIASBRUNNER BOBCONSTANDUROS JEAN-MICHEL DESNOUES CHRISTIAN TORTORA FILL218 LECTURES FLASH LIVRES Une course a la chefferie?PAUL ROUX MOTS ET ACTUALITES Il sera sans doute beaucoup question d'ici le mois de juin 2005 de course a la chefferie au Parti quebecois.Aussi est-il bon de rappeler que le mot chefferie designe en francais standard un territoire sous l'autorite d'un chef de tribu , pas la direction d'un parti politique.Les candidats, plus ou moins avoues, qui souhaitent une course a l'investiture n'aspirent pas a la chefferie, mais a la direction ou a l'investiture du Parti quebecois.Si les dissidents parviennent a provoquer le depart de Bernard Landry, le PQ tiendra un congres de direction ou d'investiture, et non un congres a la chefferie.Une personne articulee QEn francais, articule veut dire muni d'articulation .Une poupee articulee, par exemple.Mais on l'emploie pour dire qui s'exprime bien, parle clairement , etc.Ce qui est un sens de articulate.Jean Turgeon RVous avez tout a fait raison.En francais, l'adjectif articule signifie, outre le sens que vous avez mentionne, prononce distinctement .Mais articule ne designe jamais en francais un bon communicateur, une personne eloquente, qui s'exprime avec aisance, dont la pensee est claire et nette ou dont les idees sont bien structurees.Articule est egalement un anglicisme au sens d'explique.> Les reformes, mieux expliquees, auraient ete mieux acceptees.Ce midi ?QJe vais vous embeter, et revenir sur la question de/du midi.A mon sens, midi est une heure, point.Ou alors une region.On ne devrait donc, theoriquement, jamais dire ce midi.Pas plus que ce minuit.C'est la raison pour laquelle les Francais (rendons a Cesar, ve !) utilisent la periphrase lourde a l'heure du dejeuner pour designer les quelques heures mitoyennes de l'apres-midi et du matin.Au Quebec, on reprouve d'instinct le a midi parce qu'on l'assimile, a mon avis, a a soir ou a a matin.On dit les belles soirees passees a Guermantes (ou chez Popaul, d'ailleurs.), mais jamais les beaux midis.Alain Renaud RVous n'etes pas le seul a condamner la tournure ce midi.Mais comme le souligne Marie Eva de Villers, dans le Multidictionnaire, cet emploi est de moins en moins critique.Le grammairien Joseph Hanse ecrit d'ailleurs qu'il n'y a aucune raison de condamner ce midi pour designer le milieu du jour ou l'on est .Je me sens donc en bonne compagnie.Votre appel a ete transfere.QLes boites vocales qui nous servent des Votre appel a ete transfere a.me portent a croire que, dans le monde de la telephonie, un bemol plane audessus de ce verbe.Il semble que ce soit commettre un anglicisme que de dire : Je vous transfere a la direction, et qu'il vaudrait mieux dire : Je vous passe la direction ou Je vous mets en communication avec la direction.La nuance sur laquelle je m'interroge est la suivante : on ne peut transferer une personne, mais peut-on transferer un appel ?Denis Giguere, Quebec ROn ne peut pas plus transferer un appel qu'une personne.On mute une personne, on l'affecte a une autre tache.On met en communication une personne avec une autre.On passe un appel a quelqu'un.L'emploi de transferer est effectivement un anglicisme dans ces contextes.Nous sommes a.QEst-ce une forme d'anglicisme que de dire nous sommes a preparer ou nous sommes a evaluer ?Je comprends un auteur de vouloir insister sur le fait qu'il n'est pas necessairement en train de le faire au moment ou il l'ecrit, mais je crois qu'une utilisation plus juste serait nous preparons actuellement ou nous evaluons actuellement.Richard Laflamme RL'emploi du verbe etre au sens de occupe a, en train de faire est francais.Mais, bien entendu, les solutions de remplacement que vous proposez sont egalement correctes.Abuseur QLe mot abuseur n'est dans aucun dictionnaire de la langue francaise.Tout le monde sait ce qu'est un abuseur sexuel.Il n'a pas necessairement viole une femme.Par quel mot le remplaceriez-vous ?Bernise Gingras RAbuseur est atteste au moins par le Tresor de la langue francaise informatise (http : atilf.atilf.fr/ tlf.htm).Il a notamment ete employe par Chateaubriand dans ses Memoires d'outre-tombe, en 1848.Le mot a le sens de celui qui abuse, qui trompe , ainsi que de seducteur, rapineur .Cela dit, au sens ou vous en parlez, le terme abuseur est plutot un derive d'abus sexuel, locution qui est elle- meme un calque de sexual abuse.En francais, on parlera plus justement, dans ce contexte, d'agresseur et d'agression sexuelle.Petits pieges Voici les pieges de la semaine derniere 1.Dans le meme ordre d'idee, le reseau de la sante pourrait donner plus d'importance a la prevention.2.Il n'est pas a son meilleur depuis qu'il a subi une blessure au genou.Le mot idee prend un s dans la locution dans le meme ordre d'idees.La locution etre a son meilleur, est un calque de to be at one's best.Il aurait donc fallu ecrire : 1.Dans le meme ordre d'idees, le reseau de la sante pourrait donner plus d'importance a la prevention.2.Il n'est pas au mieux de sa forme depuis qu'il a subi une blessure au genou.Voici les pieges de cette semaine.Les phrases suivantes comprennent chacune une faute.Quelles sont-elles 1.Martha Stewart lavera les habits oranges de ses camarades de prison.2.Nous aurons une belle temperature demain.Les reponses la semaine prochaine.Faites parvenir vos questions, vos suggestions ou vos commentaires par courriel a paul.roux@lapresse.ca ou par la poste au 7, rue Saint-Jacques, Montreal (QC), H2Y1K9.Droles de vies Dans son cas, c'est sur que c'est vrai, c'est elle qui le dit.Sabrina Fisicaro, mieux connue, dit-elle, sous le nom de Leixie Facci, a ete danseuse nue, escorte et vedette de films pornos made in Quebec.Elle raconte sa vie dans La Femme aux cent prenoms (IQ Groupie).Ses vies serait plus exact.C'est ecrit simplement, sans pretention.Ce n'est pas un reglement de comptes, c'est un geste d'affirmation.Au bout du compte, cette femme estime avoir reussi sa vie.Si elle a choisi le metier de danseuse au debut de sa carriere , c'est qu'elle pouvait gagner en un week-end ce qu'elle gagnait auparavant en deux mois comme commis dans un bureau.Mais ce n'est pas aussi simple que ca.Elle aurait aime etre avocate et son enfance fut difficile.Son histoire ferait un bon film, pas obligatoirement porno.Avec des scenes tres interessantes dans les bars perdus des quatre coins de la province.Et beaucoup d'hypocrisie dans l'air des paroisses.Mais on se demande qui pourrait interpreter autant de roles, de la cow-girl a la sadomacho, de la femme de 257 livres a celle qui en a 100 de moins six mois plus tard et qui fait du body-building jusqu'a finir par ressembler a un homme.Ca tombe bien ! Les elections presidentielles americaines, le 2 novembre prochain, suscitent un interet encore plus grand cette fois a cause de la personnalite tres controversee de George Bush et de l'esprit guerrier des gens qui l'entourent.Voici deux ouvrages qui tombent a pic, publies par une maison d'edition serieuse et fiable, le Septentrion, que dirige l'ancien ministre pequiste Denis Vaugeois.Le tome I de Les Etats-Unis d'Amerique, ecrit par le professeur Albert Desbiens, fait la Synthese historique (sous-titre) du plus puissant pays au monde.Le tome II, redige par l'ancien recteur de l'UQAM Claude Corbo, s'interesse, lui, aux complexes Institutions politiques (sous-titre) du pays.A premiere vue, les deux ouvrages sont ecrits dans une langue accessible a toutes les categories de lecteurs interesses.Ils sont actualises et n'hesitent pas a faire les comparaisons avec le Canada, ce qui aide a mieux comprendre.Et les questions que l'on y pose correspondent a ce que l'on veut savoir.Comment un pays peut-il etre aussi contraste ?Aussi fou de liberte et aussi puritain ?Aussi epris de justice et aussi injuste dans la repartition de ses richesses ?Comment se fait-il que ce geant laisse le petit Canada voisin agir differemment de lui ?Ce genre de questions.On vient de la Comment expliquer la fascination que les vieilles photos exercent sur la plupart d'entre nous ?Dans le cas de celles publiees par les Publications du Quebec dans des ouvrages thematiques, on a l'impression d'avoir deja vecu la, par ancetres interposes.On s'y cherche.Un nouvel ouvrage vient de paraitre, cette fois consacre a la naissance des quartiers ouvriers dans les villes de Montreal, Quebec et Sherbrooke.On y voit un egout en construction, des travailleurs en usine, des enfants parmi ces travailleurs.On y trouve les magasins ouverts au debut du 20e siecle ou a la fin du 19e siecle dans ces villes en effervescence ou les familles grandissent autour des lieux de travail, ou les logements manquent et ou on invente les escaliers exterieurs pour laisser plus de place aux interieurs.C'est fascinant.Cela s'app e l l e Quar t i e r s ouvr i e r s d'autrefois 1850-1950.L'auteure est Anne-Marie Sicotte.Jocelyne Lepage EDITIONS ART GLOBAL ESSAI A l'occasion de la parution de la biographie de Claude Leveillee ART GLOBAL et vous offrent la chance de gagner Les Inseparables, une reproduction d'art en couleurs, publiee en 1982 a 220 exemplaires et signee Felix Leclerc, Claude Leveillee, Gilles Vigneault et le peintre Claude Le Sauteur, ainsi que 25 exemplaires de l'ouvrage accompagne de l'album double Mes Immortelles de Claude Leveillee.Pour participer, veuillez remplir le coupon ci-contre et le faire parvenir a : Concours Claude Leveillee Art Global, 384, avenue Laurier Ouest, Montreal (Quebec), H2V 2K7.Seuls les coupons recus par la poste sont acceptes.Les fac-similes sont refuses.Valeur totale des prix : 1850$.Les reglements du concours sont disponibles chez Art Global.Le tirage aura lieu le mercredi 27 octobre 2004 a midi dans les locaux d'Art Global.Prevoir un delai de deux semaines pour la reception des prix.Ecrire lisiblement en lettres moulees Nom : Prenom : Adresse : Ville : Code postal : Telephone : Courriel : 3254453A Onze Juifs se racontent GERALD LeBLANC Francis Dupuis-Deri, politologue au MIT de Boston, est un mordu de la recherche identitaire, comme en temoignait son premier livre, L'Archipel identitaire, paru chez Boreal en 1997.Il recidive, cette fois avec sa compagne, Julie Chateauvert, qui fait dans l'etude des arts a l'UQAM, en nous presentant une mosaique d'entretiens avec 11 Juifs ayant grandi ou s'etant installes au Quebec : Sherry Simon, Harry Gulkin, Alexander Werzberger, Yolande Cohen, Salomon Cohen, Jack Jedwab, Julien Bauer, Pierre Trouin, Sonia Zylberberg, Devora Neumark et Philip Resnick.Plusieurs, comme Julien Bauer, professeur a l'UQAM, estiment que la religion est le fondement de l'identite juive, mais d'autres, comme Philip Resnick, maintenant professeur a Vancouver, inscrivent, au recensement, aucune vis-a-vis religion et Juif vis-a-vis origine ethnique .Mosaique donc dans la place donnee a la religion et a Israel, mais aussi dans plusieurs autres dimensions de la vie, notamment le regard jete sur le nationalisme quebecois.Pour un Jack Jedwab, aussi federaliste que la plupart de ses concitoyens, on trouve un Salomon Cohen, qui estime le nationalisme quebecois aussi naturel que celui d'Israel.Une foule de petites et grandes choses L'interet du recueil repose cependant ailleurs.On y apprend effectivement une foule de petites et grandes choses sur les Juifs de Montreal, qu'on connait encore mal.Harry Gulkin, un red diaper baby comme on disait pour designer les enfants de familles rouges, nous rappelle comment le quartier Saint-Urbain, d'ou sont sortis maintes celebrites (Leonard Cohen, Mordecai Richler, Philip Resnick, Sid Stevens de Sun Youth et tant d'autres), etait le principal foyer communiste au Canada.Yolande et Salomon Cohen dressent un excellent portrait des sepharades et de leur difficile integration aux ashkenazes, qui les avaient precedes a Montreal.Alex Werzberger revele qu'on peut etre hassidim et tres actif dans la grande communaute montrealaise, et Pierre Troin, qui a grandi a Paris, se dit autant juif orthodoxe qu'antisioniste.Les auteurs ont mis quatre ans a preparer ce recueil et ont rencontre leurs sujets a plusieurs reprises afin de leur permettre d'exprimer clairement leur vision des choses, allant meme jusqu'a leur demander de reagir aux affirmations des 10 autres.Un livre interessant a lire et fort utile pour mieux comprendre la complexe identite des Quebecois juifs, comme les nomment les autres de cette mosaique.FFF1.2 IDENTITES MOSAIQUES .ENTRETIENS SUR L'IDENTITE CULTURELLE DES QUEBECOIS JUIFS Julie Chateauvert et Francis Dupuis-Deri Boreal, 251 pages . LECTURES LITTERATURE FRANCAISE CURIOSITE Marie, la fille de son pere Casseurs de pub ALEKSI K.LEPAGE COLLABORATION SPECIALE La publicite serait donc une sorte d'inevitable mal necessaire .Pas le choix, faut faire avec.Sans elle, votre Presse se transformerait subitement, sous vos yeux, en feuille de chou roneotypee.Omnipresente, pour ne pas dire envahissante, la pub est si bien acceptee que certains en parlent volontiers comme d'une authentique forme d'art, ce qui est encore assez discutable.Les Casseurs de pub (des Adbusters francais), eux, ne veulent pas discuter.Ils condamnent tout d'un bloc et en vrac.La pub est une machine a casser , carrement.Machine a casser l'emploi, la democratie, la politique, la liberte de presse, les cultures, la nature, la societe et l'individu (dans cet ordre).Une arme de destruction massive, en somme.Depuis 1999, Les Casseurs ripostent, jusqu'a lancer maintenant ce gros Pave dans la gueule de la pub (joli titre, joli contenu, jolie couverture en forme, justement, de pave gris.) Cet ouvrage ramasse le best of visuel qu'a produit le groupe depuis sa formation, augmente de quelques textes plus ou moins interessants.Ce n'est pas le No Logo de Naomi Klein.Ici, pas d'analyse, pas de travail de recherche, pas de these, rien a demontrer.La denonciation et la revendication passent par l'image.Les camarades Casseurs se tiennent apparemment plus proches des ateliers d'artistes que des campus universitaires.Aussi les quelques courts textes de ce Pave ne nous apprennent-ils rien qu'on ne sache deja ou qu'on n'ait mille fois lu et entendu.Le discours altermondialiste dans toute sa generosite, dans toute sa grandeur d'ame, mais aussi dans toute sa maladresse et sa naivete.Ce lourd Pave, lance trop loin et n'importe ou au hasard, risque fort de rater sa cible.On esperait un pamphlet dirige contre la publicite, specifiquement, mais on se retrouve avec un brulot qui veut tout denoncer a la fois : la pollution, la desinformation, l'inegalite des chances, la course aux profits, le regne des marques commerciales, la malbouffe et toutes ces innombrables calamites dont la pub est ici tenue en grande partie responsable.Les Casseurs nous invitent evidemment au boycotage total.Eteignons nos teles, prenons la bicyclette, mangeons moins de viande et laissons faire l'avion.Oui, parce que l'avion pollue, nous sommes tenus de rester dans notre coin de pays.Et parce que la tele ne raconte que des betises, nous devons trouver ailleurs notre information (chez des gens qui, eux, regardent les nouvelles ?).Ils y vont fort, quand meme.On peut toutefois s'inquieter.Les Casseurs, et tous ceux qui combattent l'Empire publicitaire avec ses propres armes, ne fournissent-ils pas a l'ennemi, par un etrange detour, de nouvelles munitions ?Si la pub sait creer artificiellement des modes et des tendances de toutes pieces, elle sait tout aussi bien assimiler ses contradictions.On trouve aujourd'hui de nombreuses pubs anti-pub , des publicites autoparodiques, qui imitent le style Casseurs, le style Adbusters , et destinees au plus jeune public.On finira par ne plus rien y voir.FF1.2 UN PAVE DANS LA GUEULE DE LA PUB Collectif, Parangon JACQUES FOLCH-RIBAS COLLABORATION SPECIALE Marie Nimier raconte son pere, l'un des meilleurs ecrivains de sa generation , tue dans un accident d'automobile, accompagne d'une dame qui n'etait pas sa femme, alors que Marie avait 10 ans.Marie, en meme temps, se raconte.Mais c'est plus complique que cet enonce froid.C'est un livre de coeur, c'est un livre d'amour, donc de peine, donc de tristesse, donc de douceur.La Reine du Silence, c'est ainsi que son pere l'avait nommee.Elle se demande encore pourquoi.Nous aussi.Le mystere restera, comme l'une des fleurs du bouquet de mysteres.Je dirais du livre de Marie Nimier que c'est un texte de base pour tous ceux qui s'interessent a la relation pere-fille .ou que cela concerne personnellement .et ne veulent pas forcement entendre parler de mievrerie, ni d'explications a la Freud.Ainsi, voici quelques questions evoquees Papa peut-il en meme temps aimer sa petite fille et detester sa presence au point d'ecrire a sa naissance : Au fait, Nadine a eu une fille hier.J'ai ete immediatement la noyer dans la Seine pour ne plus en entendre parler .Papa, cet homme que tout le monde dit gentil et qui aime sa femme, peut-il s'engueuler avec maman et dechirer le canape du salon a coups de couteau ?.Cote litterature, pourquoi papa, sur les conseils pontifiants d'un certain Chardonne, ecrivain, s'est-il arrete d'ecrire pour attendre 10 ans, 10 ans ! alors que sa fille n'a jamais eprouve un tel besoin d'effacement ?Serait- ce que la fifille n'a pas les qualites de son popa ?Le talent est-il transmissible genetiquement ?C'est ce que demandent regulierement a Marie les paparazzi toujours gluants.Elle se le demande aussi.Et puis, ce Chardonne, un homme de droite, l'horreur, n'est-il pas un gateux obsolete que Marie traitera de noms d'oiseau bien dissimules sous une prose somptueuse ?A propos, pourquoi papa fut-il un homme de droite, dont un roman, Le Hussard Bleu, allait servir a nommer sa bande de joyeux ecrivains copains ?Autre chose, papa buvait.Beaucoup.Enormement.A la folie.Il etait l'ami intime de l'Antoine (Blondin), au point de se deguiser en chauffeur de maitre pour aller chercher M.Blondin au poste de police.Farceur, papa.Alors qu'une petite, tres petite plaisanterie faite par sa petite fille (8 ou 9 ans) l'avait agace, indispose, enrage.Bref, bref, pas facile d'etre la fille, moins de 10 ans, d'un papa celebre.On peut toujours essayer de le raconter dans un livre etonnant, a l'ecriture directe, impressionniste, aux images de bande dessinee, tres, tres passionnant.Et l'on peut chercher qui etait ce pere.C'est l'un des meilleurs textes de la rentree, je crois bien.L'emotion de la lecture.L'evocation de l'Aston Martin ecrasee sur une route, puis revee, imaginee, supposee, durant des jours et des nuits.Surgissant au moment le plus etrange, avec l'image de la chaussure abandonnee sur le bord du chemin, une seule chaussure, et celle de toles froissees que l'on n'a pas vues, sinon sur les pages de tous les magazines, et qui pour cela sont encore pires.Malgre tout, par la-dessus, une bonne dose d'humour eclatant elle aussi sans que l'on s'y attende.Mais jamais macabre, meme au cimetiere breton de Saint-Brieuc ou se trouve le corps de Roger Nimier.Emotion, encore, des rencontres de Marie.Voila son frere Martin, qui est a vrai dire son demi-frere, anesthesiste, donc reanimateur .belle metaphore pour reanimer l'ame d'un mort.Voici un autre enfant, le fils orphelin de cette tres jolie femme qui mourut a cote de Nimier, dans la voiture.Un autre demi-frere ?Et Marie avec Franck, son compagnon, et les enfants, en Normandie.Tout est a lire, tout est beau, sans aucune mievrerie.On aurait envie de l'embrasser, Marie.On peut toujours la couvrir d'etoiles.LA REINE DU SILENCE Marie Nimier Gallimard, Paris, 171 pages Marie Nimier se demande encore pourquoi son pere l'a nommee La Reine du Silence.3223272A FLASH LIVRES Pour en finir avec Da Vinci Code Apres avoir lu l'excellent dossier du Nouvel Observateur intitule Les sulfureux secrets de Da Vinci Code- , sujet annonce dans la vitrine de la une (du 9-15 septembre) de l'hebdo francais, difficile de prendre tres au serieux Le Code Da Vinci decrypte, de Simon Cox, version francaise de Cracking the Da Vinci Code, qui arrive cette semaine en librairie.L'ouvrage de Simon Cox est une sorte de guide pour aider le lecteur a mieux apprecier encore le thriller de Dan Brown et il procede par ordre alphabetique.Ce n'est pas un ouvrage critique.Tandis que le dossier du Nouvel Obs, lui, qui s'interesse aux sources ayant inspire l'auteur du thriller mysticofeministe, ramene a la surface des episodes plutot scabreux de l'histoire francaise recente.Le Prieure de Sion Retenons en particulier cette histoire du Prieure de Sion, a la base de l'intrigue de Brown.Le Prieure serait charge de conserver a l'abri de l'Opus Dei la preuve de la vraie nature des relations entre Jesus et Marie Madeleine.D'apres Le Nouvel Observateur, cette histoire du Prieure de Sion est une invention d'un certain Pierre Plantard qui se disait descendant des Merovingiens et grand maitre du Prieure de Sion.La journaliste Marie-France Etchegoin a fouille les archives de la police sur ce M.Plantard, et ce qu'elle y a trouve sent mauvais.Le Prieure de Sion ne remonte pas a 1099, mais au 7 mai 1956.date a laquelle Plantard est alle en deposer les statuts dans une sous-prefecture de province et son but premier est de defendre les droits et libertes des foyers HLM .Des faux Les fameux dossiers secrets decouverts par Plantard seraient des faux dans lesquels trois Britanniques iront plus tard allegrement piger pour construire cette histoire de mariage entre Jesus et Marie Madeleine et de leur descendance merovingienne.Simon Cox, de son cote, ne remet pas en question la veracite des dossiers secrets etudies par les Britanniques et, a la lettre P, il raconte l'histoire du Prieure de Sion a partir des auteurs britanniques de L'Enigme sacree.Ces auteurs, Michael Baigent, Richard Leigh et Henry Lincoln, ont eu acces aux dossiers en question en s'adressant a.Pierre Plantard.Jocelyne Lepage Venez rencontrer Micheline Lachance QUEBEC AMERIQUE www.quebec-amerique.com Causerie litteraire animee par Danielle Laurin Le mercredi 22 septembre De 18 h 30 a 20 h 30 A La librairie Raffin 6330, rue St-Hubert Montreal H2S 2M2 R.S.V.P.: (514) 274-2870 Entree libre Photo: Maryse Raymond Apres Le Roman de Julie Papineau, Micheline Lachance a choisi de raconter le destin d'une autre femme oubliee, Hortense Fabre, l'epouse mal-aimee d'un des Peres de la Confederation, George-Etienne Cartier.Monique Roy, Chatelaine 3256466A 3244848A LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L'INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L'EXCELLENCE NAÎT DE L'EFFORT ALCAN Ce n'est pas peu de dire qu'il est tombé dedans quand il était petit.Le hockey est son univers depuis qu'il a appris à patiner, grâce à son père, à l'âge de 2 ans et demi.Vincent Lecavalier a connu une gloire instantanée et éclatante à l'issue de la victoire du Canada contre la Finlande, au tournoi de la Coupe du monde, à Toronto.On lui a alors décerné le titre de joueur par excellence du tournoi.Vincent Lecavalier «On apprécie ce qui nous arrive, et je peux vous assurer que tous les joueurs demon équipe et moi, nous sommes reconnaissants à nos partisans, qui paient le gros prix pour venir nous voir jouer.Sans eux, on n'en serait pas là.» ANNE RICHER e jeune attaquant de 24ans du Lightning de Tampa Bay a tenu cette année, à boutdebras, laconvoitée Coupe Stanley.Cette fois c'était la Coupe du monde.«C'est un honneur», s'est exclamé le jeune joueur avec émotion, à l'issue d'unmatch où «c'est toute l'équipe qui a gagné», a-t-il souligné.Le titre de Personnalité de la semaine revient de droit à ce jeune battant.Àplusieurs reprises, à l'occasion desmatches, le commentateur Claude Quenneville n'a pu s'empêcherdefaireremarquerlespoints communs entre Lecavalier et Jean Béliveau.«On n'a pas le même style de jeu», dit humblement Vincent Lecavalier.Mais on lui fait remarquer qu'ils se ressemblent physiquement, qu'ils patinent un peu de la même manière, qu'ils sont tous les deux calmeset surtout «gentlemen».Forcetranquille L'entrevue se passe au téléphone puisqu'il est sur la route entre Montréal et Toronto, d'où il revient après les festivités de la veille, encore émerveillé, encore dans sa bulle.Il est une vedette, maintenant.Les gens le reconnaissent dans la rue: «Quand je me promène en ville, depuis ces derniers mois c'est incroyable!» dit-il avec simplicité.Les félicitations, les demandes d'autographes, le simple fait qu'il soit déjà un héros pour bien des jeunes, sont pour lui autant de joies simples, de responsabilités.«À 6 et 7 ans, déjà, moi aussi j'avais mes idoles.» Son joueur préféré était Steve Yzerman.«Mais j'ai grandi avec l'image du Canadien, avec le rêve de porter un jour leur uniforme.Mon père voulait que je regarde juste une période pour ne pas que j'aille au lit trop tard!» Il est né à l'Île-Bizard le 21 avril 1980, le dernier d'une famille de trois enfants.Son père, pompier aujourd'hui à la retraite, tenait à ce qu'il soit bilingue, donc il est allé dans des écoles anglophones.«Je ne savais pas ce que je ferais plus tard.Tout ce que je voulais, c'était jouer au hockey.Même mes travaux de recherche à l'école traitaient de ce sujet.» Untendre Il parle plusieurs fois de son émotivité sur la glace.«Je suis relaxe, mais je suis un émotif.» La même chose dans la vie.Une vie qui semble toute tracée d'avance, qu'il aborde avec le réflexe de la prudence.Il a tout juste 24 ans, de grands yeux, un nez fin, un sourire éclatant.Depuis l'adolescence, il entretient l'image du jeune homme bien, y compris sur le plan vestimentaire.Une adolescence à travailler dur, mais qui lui colle encore à la peau.C'est un cinéphile passionné: «Je vais au cinéma le plus souvent possible voir tous les films récents, même pendant la saison.Et je ne manque jamais un film avec Denzel Washington.» Il apprécie les musiques du monde, mais la danse?Très peu pour lui.Ce qu'il privilégie avant tout sont les soupers au restaurant avec les chums, ceux du hockey, mais aussi ceux de l'enfance, «qui ne me quittent jamais», dit-il.Depuis deux ans, il a une «petite amie».Les projets d'avenir sérieux\u2014mariage, enfants \u2014 sont, selon ses propres termes, à prendre au jour le jour.Il a fait une importante découverte l'an dernier: «Tout le monde lisait dans l'autobus, je me suis dit que je devrais m'y mettre.J'ai lu Da Vinci Code.Et maintenant, je me concentre sur des histoires vraies, des témoignages de gens qui ont réussi des choses.Ça me stimule.» Il avoue qu'il a toujours quelque chose à apprendre.Même au hockey.Pour ce qui est des autres sports, il n'échappe pas au golf.«Comme tout le monde», dit-il en riant.Il a eu un coup de foudre pour le tennis lors du dernier tournoi Du Maurier.«J'ai eu la piqûre en regardant jouer Roger Federer, j'ai même acheté une raquette.C'est un sport plus difficile que je croyais.» Dans sa vie de joueur professionnel aux horaires chargés, il reste branché sur le monde, ne reste pas indifférent à ses horreurs: «Ce qui s'est passé en Ossétie du Nord récemment, ce qu'on a fait aux enfants.Ça me dépasse», dit-il avec tristesse.À Tampa, cette année, la fondation Vincent Lecavalier a commencé ses travaux.«Pour les jeunes, précise-t-il.On commence avec les enfants malades, mais on va aussi s'occuper de l'éducation des jeunes.» Quelques joueurs l'ont précédé dans cette initiative de mettre sur pied une fondation.La sienne va certainement servir d'exemple dans l'avenir.«L'argent, c'est le fun, c'est sûr.On en fait beaucoup.Ce n'est pas la principale valeur de ma vie, ajoute-t-il.On apprécie ce qui nous arrive, et je peux vous assurer que tous les joueurs de mon équipe et moi, nous sommes reconnaissants à nos partisans, qui paient le gros prix pour venir nous voir jouer.Sans eux, on n'en serait pas là.» PHOTO REUTERS PHOTO GETTY IMAGES "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.