La presse, 22 septembre 2004, B. Actuel
[" Agir avant que lemal ne soit fait Alcoolisme, tabagisme, anorexie, obésité, grossesses précoces, tentatives de suicide.Les maux qui affligent les adolescents font régulièrement les manchettes.Et si les graines de tous ces malaises étaient plantées dès le plus jeune âge ?Plus tôt encore, dès la grossesse ?Des experts se penchent ces jours-ci sur la question à l'occasion du Colloque international sur la prévention à la petite enfance.SILVIA GALIPEAU Pas facile, devant un poupon, d'imaginer que poussent déjà les germes d'un futur suicidaire, alcoolique, boulimique, délinquant ou encore assisté social.Pourtant si.Toutes les dernières recherches en la matière le démontrent.C'est dès le plus jeune âge, souvent au moment même de la conception, que se développent la plupart des maux qui affligeront plus tard les enfants, les adolescents, puis les adultes.D'où l'importance d'agir, de prévenir, et ce le plus tôt possible.C'est précisément pourquoi, demain et vendredi, à Montréal, des spécialistes venus des quatre coins du monde débattront de la question de la prévention à la petite enfance.Le colloque, organisé par la Société européenne de pédiatrie sociale, réunira tous les cerveaux experts en la matière.Des pédiatres, bien sûr, mais aussi des économistes, des psychologues et des médecins seront réunis pour l'occasion.La Presse en a interrogé quelquesuns.C'est aussi pour faire connaître leurs recherches dans les milieux, là où les intervenants pourront le mieux agir, que l'on a choisi d'organiser cette rencontre.« Nous souhaitons permettre à la théorie et à la pratique de se rejoindre, explique Gilles Julien, pédiatre social et président du colloque.Les connaissances sont là.Encore faut-il les appliquer.» L'environnement est la clé Richard E.Tremblay, président du comité scientifique du colloque, est catégorique.Obésité, problèmes cardiaques, hypertension, mais aussi agressivité et hyperactivité, « il est difficile de trouver des problèmes qui ne commencent pas très tôt ».Alors que l'on pensait jadis que la majorité des maux étaient génétiques, donc héréditaires, on sait depuis une dizaine d'années que tout n'est pas ainsi joué d'avance, poursuit l'expert, également titulaire de la chaire de recherche du Canada sur le développement des enfants, à l'Université de Montréal.« On sait maintenant que l'environnement est très important, dit-il.On peut donc modifier l'environnement pour améliorer les choses.Le cerveau, en développement rapide dans les premières années de la vie, enregistre tout ce qui se passe.Le meilleur comme le pire.« Si l'on agit très tôt, cela peut avoir des conséquences très positives à long terme.Comme cela peut avoir des conséquences très négatives à long terme.» Des exemples ?Une mère fumeuse, qui expose le cerveau de son enfant à la nicotine, met en péril l'avenir de celui-ci avant même qu'il ne vienne au monde.Les recherches démontrent que les mères fumeuses sont en effet plus à risque d'avoir des enfants de petits poids, plus vulnérables aux problèmes d'obésité et d'hypertension, indique l'expert.On le sait, la recherche le démontre, et pourtant les femmes continuent de fumer.« Vingt-cinq pour cent des femmes enceintes au Québec fument régulièrement pendant leur grossesse.Un enfant sur quatre est donc déjà handicapé.» Violence, troubles d'apprentissage et de comportement trouvent aussi leur origine dès la petite enfance, poursuit le chercheur.Et ce, contrairement à ce que veut l'opinion populaire.« On a toujours tendance à parler des problèmes de la violence à l'adolescence », déplore-til.La théorie rose bonbon à la Rousseau, voulant que les enfants naissent tous beaux, bons et doux, est selon lui à des milles de la réalité.Ça n'est pas l'environnement qui expose l'enfant à la violence, mais bien l'enfant qui apprend de son environnement à ne pas être violent, dit-il.« Au Québec, on a suivi des milliers d'enfants, rappelle- t-il.On sait que c'est vers 3 ans que les enfants utilisent le plus souvent l'agression.À mesure qu'ils vieillissent, ils apprennent à la contrôler.On n'a pas besoin de la télé pour apprendre à agresser.On apprend plutôt à ne pas agresser.Et cet apprentissage se fait à la petite enfance.» Si l'environnement, dans les premiers instants de la vie, est si crucial dans le bon développement tant physiologique que psychologique de l'enfant, la prévention continue malheureusement d'être sous-financée, dénonce Richard E.Tremblay.D'après certaines estimations, la petite enfance, qui représente 30 % de la population de moins de 18 ans au Québec, ne reçoit que 10% du budget alloué à la jeunesse.Où va la grosse part du gâteau ?Aux service curatifs ciblant les adolescents.Or à cet âge, il est souvent trop tard, reprend M.Tremblay.« Les gens pensent que les problèmes apparaissent à l'adolescence », ditil.Or, que l'on parle d'obésité, de violence, ou d'alcoolisme, « il est trop tard, le tort est déjà fait ».>Voir AGIR en 2 AUTRES TEXTES > Les visites à domicile changent des vies, page 2 > Jouer, c'est apprendre, page 3 > L'exemple de Toronto, page 3 > Allaiter pour longtemps, page 4 « Vingt-cinq pour cent des femmes enceintes au Québec fument régulièrement pendant leur grossesse.Un enfant sur quatre est donc déjà handicapé.» PHOTO THE SIGNATURE SERIES © « Les gens pensent que les problèmes apparaissent à l'adolescence, soutient le chercheur Richard E.Tremblay.Or, que l'on parle d'obésité, de violence, ou d'alcoolisme, il est trop tard, le tort est déjà fait.» Prenez vos affaires en .Maintenant avec l'annuaire alphabétique d'affaires.3248794A MÉDIAS ADIEU EDDIE ADAMS PAGE 5 ACTUEL PETITE ENFANCE Les visites à domicile changent des vies SILVIA GALIPEAU Depuis bientôt 30 ans, des chercheurs américains suivent pas à pas des mères et leur progéniture pour analyser les impacts d'un minutieux programme de visites à domicile, ciblant les populations de futures et nouvelles mères à risque.À ce jour, les résultats sont saisissants.Réduction de la négligence, des problèmes de comportement, de la consommation d'alcool et de drogue.Globalement, moins d'arrestations.Pour chaque dollar investi, quatre dollars sont économisés en soins sociaux de toutes sortes.Même des années après les visites des infirmières spécialisées, les résultats continuent de se faire sentir.Et tant qu'il y aura des résultats, les chercheurs se proposent aussi de continuer de suivre leur échantillon.Et il n'est pas mince : plus de 320 enfants de la région d'Elmira, dans l'État de New York, tous âgés aujourd'hui de 27 ans, 650 jeunes de 12 ans de Memphis, et 650 autres de 9 ans de Denver, sans compter leurs mères respectives.Les chiffres pourraient même doubler d'ici quelques années, les chercheurs s'attendant à voir les effets bénéfiques se répercuter au sein des générations à venir.Chez les enfants des premiers petits ciblés.Mais de quoi s'agit-il ?L'histoire remonte aux années 70.David Olds, professeur de pédiatrie à l'Université du Colorado, se lance alors dans une vaste enquête sur le terrain, souhaitant vérifier l'impact des visites à domicile d'infirmières chez des jeunes mères à risque.Les mères ciblées sont adolescentes, célibataires ou pauvres.« Nous avons ciblé ces femmes parce qu'elles présentent plus de risques.Elles sont moins à même de s'occuper de leur propre santé, comme de celle de leur enfant », explique le pédiatre.Toutes en sont aussi à leur première grossesse.« Parce qu'il s'agit d'un tel changement de vie, la vulnérabilité n'en est que plus accrue.L'objectif des visites est triple : à court terme, aider les jeunes mères à bien vivre leur grossesse (en les sensibilisant à l'importance de se maintenir en santé, de bien manger, et de réduire leur consommation de tabac et d'alcool) ; à moyen terme, les assister dans leur nouveau rôle parental (en misant sur la santé et le bon développement des poupons) ; et à long terme, travailler avec les mères à élaborer un projet de vie, tracer un plan de carrière et se fixer des objectifs conjugaux.La recherche, qui a débuté avec un premier groupe de mères à Elmira en 1977, s'est poursuivie avec un second groupe à Memphis, puis un troisième à Denver.Chaque fois, les mêmes résultats : meilleure santé globale des mères, réduction des accidents domestiques, réduction du nombre subséquent de grossesses involontaires, augmentation du nombre de mariages, de l'emploi, et diminution parallèle du taux de chômage.Si le programme a coûté en moyenne 3000 $ américains par année par famille, David Olds estime que les économies en ce qui concerne le chômage, la criminalité et les dépenses de santé se chiffrent à 17 000 $ par famille.Comment expliquer un tel succès ?David Olds croit qu'une grande partie repose sur l'approche des infirmières.« Pendant la grossesse, elles ont pris le temps de connaître les mères et de les aider à identifier différents objectifs à atteindre », ditil.D'après le chercheur, un tel programme ne conviendrait pas à l'ensemble de la population.Parce que certaines mères, nanties ou mieux entourées, n'en ressentent tout simplement pas le besoin.Elles s'en tirent très bien sans aide du genre, et en retireraient donc moins de bénéfices.Pendant ce temps, au Québec.Au Québec, le programme de Services intégrés en périnatalité et pour la petite enfance à l'intention des familles vivant en contexte de vulnérabilité, lequel souhaite rejoindre environ 5000 femmes par année, ressemble sensiblement au modèle créé par David Olds.En théorie du moins.Le projet, certes louable, tarde malheureusement à être mis en place dans son intégralité, déplore Richard E.Tremblay, titulaire de la chaire de recherche du Canada sur le développement des enfants, à l'Université de Montréal.« Cela fait quatre ans que tout ça tourne en rond ! Ça n'aboutit pas vraiment.Sur le terrain, il ne se passe pas grand-chose », dénonce-t-il.Les familles ciblées \u2014des jeunes de moins de 20 ans ou des familles très vulnérables\u2014, reçoivent des visites à domicile durant la grossesse, puis, en théorie, de l'accouchement à l'entrée à l'école.Mais pour ce qui est du développement du programme pour les 2 à 5 ans, « on est encore en chantier », reconnaît Johanne Laverdure, coordonnatrice scientifique à l'Institut national de santé publique.Comme dans le modèle de David Olds, les infirmières font aussi la promotion de la santé, de l'attachement et des bonnes habitudes de vie auprès des familles.Pour les enfants plus vieux, on prévoit mettre sur pied avec les parents diverses activités de jeux pédagogiques.L'objectif ?« Agir avant que les problèmes se manifestent, indique la coordonnatrice.Faire en sorte que les enfants arrivent le plus prêts possible dans le milieu scolaire.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © Richard E.Tremblay est président du comité scientifique du Colloque international sur la prévention à la petite enfance.Agir avant que lemal ne soit fait AGIR suite de la page 1 Investir là où ça rapporte Les experts vantant l'importance à la fois sociale et économique d'investir dans la petite enfance ne manquent pas.Fraser Mustard, exrecteur de la faculté de médecine de l'Université Mc Master en Ontario, est l'un des premiers à avoir défendu les mérites des programmes de développement de la petite enfance au Canada.Son modèle ?Des centres pour parents et enfants.D'après ses recherches, la mise sur pied de tels centres, ciblant en premier lieu les futures mères, permettrait la création d'une foule de réseaux d'entraide.Les intéressées trouveraient ici des réponses à leurs nombreuses interrogations, du soutien et de la complicité.L'objectif, ici, est de miser sur la prévention la plus précoce qui soit, à savoir durant la grossesse, et de réduire d'autant les risques de consommation de nicotine, mais aussi de stress et de surmenage des mères, tout aussi nuisibles au bon développement du foetus.À la naissance et jusqu'à 1 an, toujours d'après le modèle conçu par Fraser Mustard, les mères pourraient continuer de fréquenter ces centres, aussi souvent qu'elles le souhaiteraient, pour toujours y puiser des ressources en ce qui concerne les soins et les activités avec leurs poupons.Puis, de 1 à 3 ans, les centres auraient une vocation de garderie, avec une participation active des parents, correspondant à une journée par semaine.D'après lui, « le Québec aurait le potentiel de réaliser cela ».Encore faudrait-il parfaire la formation des éducateurs des centres de la petite enfance (CPE), réduire les rapports enfants/éducateurs, mais surtout, imposer la participation effective des parents, dit-il.« Les études démontrent que ce genre d'encadrement augmente ensuite la performance scolaire, réduit les comportements antisociaux, ainsi que les problèmes de santé mentale et physique », souligne-til.Mais avons-nous seulement les moyens de nous offrir de tels centres ?À nouveau, les experts sont nombreux pour affirmer que oui.James Heckman, Prix Nobel d'économie et professeur à l'Université de Chicago, n'en doute pas.S'il est un âge où l'investissement est rentable, c'est bien à la petite enfance, dit-il.« Pour chaque dollar investi dans la petite enfance, il nous revient 8 $ en bénéfices sociaux de toutes sortes.» S'appuyant sur différentes recherches, l'économiste explique que, comme l'enfant a un développement que l'on peut qualifier de dynamique, il devient de plus en plus performant avec l'âge.Plus on l'encourage tôt, plus il progresse ensuite.Et ce dans tous les domaines : physiquement, il est en meilleure forme, et psychologiquement, plus équilibré.Bref, il coûte d'autant moins cher à la société en soins de santé.D'où les résultats saisissants de certaines recherches qui démontrent sans équivoque qu'en encadrant les futures et nouvelles mères et en offrant un soutien ciblé aux tout-petits, ceux-ci réussissent mieux à l'école, sont moins violents (ce qui réduit à long terme le taux de criminalité), ont de meilleurs résultats au secondaire (donc de meilleurs salaires à l'âge adulte), sont moins à risque de fumer, de consommer de l'alcool et des drogues.« Ironiquement, conclut-il, le meilleur moyen de régler le problème de l'école, c'est d'investir dans la petite école.» Aidons Sainte-Justine à grandir.1 888 235 DONS (514) 345-4710 www.sainte-justine.org 3175, Côte-Sainte-Catherine Montréal (Québec) H3T 1C5 Aujourd'hui PORTES OUVERTES 18 h à 20 h PERMIS MEQ 749839 MOIS POUR OBTENIR UNE ATTESTATION D 'ÉTUDES COLLÉGIALES STAGE DE 2 MOIS EN ENTREPRISE INCLUS 1 866 2 8 0 - 2983 NOUVEAU GESTION DE RÉSEAUX (A+, MCSA, CISCO, SECURITY+) Ordinateur portatif GRATUIT (détails à l'Académie) DESIGN DE MODE COMMERCIALISATION DE LA MODE DESIGN D'INTÉRIEUR DESIGN PUBLICITAIRE DESIGN D'ÉDITION WEB MÉDIAS 3256956A Meubles de rotin Directement du grossiste DES GRANDES RÉDUCTIONS Solde d'automne 8493, boul.Décarie, Mont-Royal, sortie Jean-Talon Tél.: (514) 734-2801 3919, boul.Taschereau, Saint-Hubert (Centre de liquidation) Tél.: (450) 445-8678 3705, autoroute des Laurentides (A-15), Laval, sortie 10 Tél.: (450) 681-8443 1375, boul.Charest Ouest, Québec Tél.: (418) 686-1121 Les heures d'ouverture : lun., mar.et merc.10 à 18 h Jeu.et ven.10 à 19 h Sam.10 à 17 h Dim.(seulement à Laval et Québec) 12 h à 17 h ROTIN E T TECK sur des collections de meubles en rotin haut de gamme jusqu'à50% MONTOIT LE SAMEDI CE SAMEDI DANS Une maison AUX SOLS MOUVANTS 3256578A LA PRESSE.L'INTÉGRALE SUR VOTRE ÉCRAN.PARTOUT.LA PRESSE ÉDITION ÉLECTRONIQUE Téléchargez le contenu intégral de La Presse dès 5h, chaque matin.Pour vous abonner PETITE ENFANCE ACTUEL Visites à domicile : l'exemple de Toronto SILVIA GALIPEAU Ils ont moins de 1 an, ne sont ni à l'école ni même souvent à la garderie, mais passent leurs journées à la maison.S'ils sont agressés ou négligés, bien souvent, personne ne le sait.C'est justement pour venir en aide à cette population particulièrement vulnérable que la Catholic Children's Aid Society de Toronto (sorte de DPJ ontarienne) a mis sur pied un programme de visites à domicile, auprès des familles à risque.Pour justifier une telle visite, les familles doivent être recommandées par le milieu : par le pédiatre, s'il y a lieu, les voisins, voire les services communautaires.«Ce sont des enfants qui peuvent être à risque », précise Dawn Henville, coordonnatrice des services de santé.Rien ne prouve qu'ils le soient.L'objectif de la visite est donc avant tout préventif: on souhaite agir avant qu'il n'y ait de drame.S'assurer du mieux, pour prévenir le pire.Lors de ces visites, qui durent habituellement une heure, les spécialistes de la santé et travailleurs sociaux scrutent les enfants, les mères et le milieu de vie.Ils examinent les poupons (le programme ne s'adresse qu'aux enfants de moins de 1 an), les prennent dans leurs bras et les déshabillent.Ils bavardent ensuite avec les mères, les interrogent sur la fréquence des repas, les observent mélanger leur lait maternisé, demandent le nom du pédiatre et la date de la dernière visite.Puis ils vont dans la chambre de l'enfant, vérifient le lit de bébé, l'espacement réglementaire des barreaux et la présence ou non d'animaux domestiques.Le tout dure une heure.Parfois, les visites s'arrêtent là.Si tout semble bien aller, que le bébé est en pleine santé et la mère paraît bien informée, pas la peine de s'éterniser.Mais s'il y a des petites choses à régler, d'autres rendez-vous peuvent être pris.« On essaye de ne plus revenir après deux mois », indique Dawn Henville.Les rencontres subséquentes sont davantage éducatives, les spécialistes de la santé et travailleurs sociaux discutant sécurité avec les mamans : l'importance de coucher bébé sur le dos, de bien mélanger le lait maternisé, de stériliser des biberons, d'introduire des aliments solides, de stimuler l'enfant, etc.En 2003, 363 enfants ont été ainsi visités à Toronto, 10 de plus que l'année précédente.Les résultats?Malheureusement impossible à évaluer, souligne Dawn Henville.« Notre travail est préventif.On ne peut pas savoir ce qui serait arrivé si nous n'étions pas allés.» Jouer, c'est apprendre SYLVIE ST-JACQUES Joseph Sparling, professeur émérite de psychologie à l'Université de Caroline du Nord, prend le jeu très au sérieux.Père du Abecedarian Project, un programme de prévention créé dans les années 70 pour améliorer les conditions d'apprentissage des enfants de milieux défavorisés, il a conçu des jeux éducatifs pour éveiller les capacités cognitives des enfants d'âge préscolaire.Leur impact sur l'apprentissage scolaire est concluant.« Les premières années de la vie sont cruciales pour établir les bases des capacités d'apprentissage.Il faut être très attentif aux conditions de développement à la petite enfance, surtout chez les enfants qui grandissent dans des environnements à risque », dit Joseph Sparling.Le contexte peut paraître banal et sans grande conséquence : un adulte joue avec un jeune enfant et les deux interagissent calmement.«Pour un enfant, c'est un excellent contexte d'apprentissage », explique Joseph Sparling, qui a conçu les Learningames, des programmes ludiques en cinq livres qui s'échelonnent à partir de la naissance de l'enfant jusqu'à l'âge de 5 ans.« Ce programme peut être appliqué très tôt par des parents ou encore par des gens qui travaillent dans les garderies ou font des visites à domicile.Ces jeux aident les enfants à mieux grandir, à être plus éveillés et prêts à obtenir du succès scolaire.» Mais en quoi consistent ces fameux jeux qui, semble-t-il, agissent prodigieusement sur le ciboulot des petits?Joseph Sparling nous parle d'abord de Pickaboo Mirror, qui s'adresse aux enfants à partir de 9 mois.L'enfant assis sur ses genoux, le parent couvre le miroir en lui demandant pourquoi il ne peut se voir dedans.Ensuite, il retire le mouchoir en observant ce que l'enfant voit et comment il réagit.Alors que celui-ci découvre par lui-même qu'il peut soulever le mouchoir et voir le miroir, l'adulte verbalise la scène.« L'enfant apprend alors à résoudre un problème.Quelque chose a disparu et a été redécouvert.Il est d'ailleurs important que l'adulte soit actif dans le jeu et narre ce qui se passe.» Avec des enfants de 15 mois, on peut jouer à un jeu de prédiction en prenant un large tube et une balle.L'adulte tient le tube et demande à l'enfant si la balle peut entrer dedans.Ensuite, il l'encourage à deviner quelle trajectoire elle prendra.«Le but du jeu est d'amener l'enfant à reconnaître et à prédire où aboutira la balle.Cela peut l'aider à comprendre le concept de gravité.» Ce type de jeu stimule les fonctions mentales du petit et lui permet d'acquérir une meilleure confiance en soi, poursuit Joseph Sparling.Les enfants de milieux défavorisés peuvent obtenir de meilleurs résultats en lecture et en maths, leur évitant ainsi d'être placés dans des classes réservées aux troubles d'apprentissage.Des suivis auprès des enfants ayant participé au Abecedarian Project confirment que le jeu éducatif a des effets sur les résultats scolaires.«Lorsque je prononce des conférences devant des parents, j'explique que jouer est aussi important que nourrir son enfant.Mais ce qui est bien, avec ces jeux, c'est qu'ils ne coûtent rien et peuvent être pratiqués pendant qu'on nourrit l'enfant, ou alors qu'on change sa couche.» Une partie de la présentation que fera Joseph Sparling, à l'occasion du Colloque international sur la prévention petite enfance, portera spécifiquement sur les façons de joindre les parents de toutes les communautés et les éducateurs en garderie.« Nous savons déjà que cette méthode peut prévenir des retards mentaux de type border-line.La National Institution for Early Childhood Research a quant à elle démontré que pour chaque dollar investi dans les cinq premières années de la vie d'un enfant, la société économisait 4 $.PHOTO PHOTODISC© Le jeu stimule les fonctions mentales du petit et lui permet d'acquérir une meilleure confiance en soi.PLUS Photos à titre indicatif seulement.Paiements de location basés sur un contrat de 60 mois pour la SONATA GL 2004 à partir de 209 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 60 mois est de 16 135 $.Comptant de 3 595 $, aucun dépôt de sécurité requis, transport, préparation, taxes et immatriculation en sus.Financement au détail disponible à un taux de 0 % jusqu'à 72 mois.Paiements de location basés sur un contrat de 60 mois pour le SANTA FE GL 4 cylindres à traction avant 2004 à partir de 199 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 60 mois est de 14 935 $.Comptant de 2 995 $, aucun dépôt de sécurité requis, transport, préparation, taxes et immatriculation en sus.Financement au détail disponible à un taux de 0 % jusqu'à 48 mois.PDSF de la Tiburon 2004 à partir de 16 495 $ à l'achat comptant (calculé après déduction, du rabais de 4 000 $ pour l'achat comptant).Exemple : PDSF de la Tiburon 2004, 20 495 $ moins le rabais de 4 000 $ = 16 495 $).Transport, préparation, taxes et immatriculation en sus.Cette offre est exclusive et ne peut être jumelée à aucune autre offre, ni à aucun autre programme incitatif d'achat ou de location de Hyundai Auto Canada.Détails complets chez le concessionnaire.Un report de paiement d'un an (365 jours) est offert pour tous les véhicules neufs 2004.Aucuns frais d'intérêt ne s'appliquent aux 335 premiers jours suivant la prise de possession d'un véhicule participant par son propriétaire.Après ces 335 jours, les intérêts commencent à s'accumuler et l'acheteur doit payer mensuellement le capital et les intérêts au taux de 7,89 % par année jusqu'à la fin du contrat.Le premier paiement est dû le 366e jour après la livraison du véhicule.La durée de contrat maximum est de 48 mois, sans compter le report de paiement de 12 mois.Un versement initial ou un échange peuvent être requis.En sus, frais administratifs de 350 $ reliés au contrat de location pour les modèles 2004.Kilométrage annuel de 20 000 km, 10 ¢ par kilomètre additionnel.Les frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers sont en sus.Option d'achat au terme de la location.Exemple de financement : 10 000 $ à un taux annuel de 0 % équivaut à une mensualité de 138,39 $ par mois pour 72 mois.Ne peut être jumelée à aucune autre offre.Sujet à l'approbation du crédit.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Véhicules en inventaire seulement.Offre d'une durée limitée avec livraison d'ici au 30 septembre 2004.DURANT L'ÉVÉNEMENT PLUS, PLUS, PLUS! SONATA GL par mois/ 60 mois 209$ EN LOCATION à partir de ACHETEZ ET ROULEZ SANS PAYER PENDANT 1 AN (AUCUN COMPTANT, AUCUN PAIEMENT MENSUEL PENDANT 12 MOIS) DÉPÔT DE SÉCURITÉ 0$ PLUS SANTA FE GL par mois/ 60 mois 199$ EN LOCATION à partir de 16495$ FINANCEMENT À L'ACHAT DISPONIBLE JUSQU'À 48 MOIS 0% PLUS RABAIS DE 4000$ À L'ACHAT NOUVEAU PRIX D'ACHAT COMPTANT TIBURON AUSSI DISPONIBLE SANTA FE GLS 3,5 L 0% FINANCEMENT À L'ACHAT À PARTIR DE DISPONIBLE JUSQU'À 72 MOIS FINANCEMENT À L'ACHAT DISPONIBLE JUSQU'À 72 MOIS 0$ DÉPÔT DE SÉCURITÉ 0$ PLUS PLUS 3254086A ACTUEL PETITE ENFANCE Allaiter pour longtemps SYLVIE ST-JACQUES Pour le Dr Michael Kramer, la question fondamentale n'est pas « lait maternel ou bouteille ?».Selon ce pédiatre de l'Hôpital de Montréal pour enfants, qui dirige depuis 1996 une vaste étude auprès de 17 000 mères biélorusses, il faut plutôt demander : jusqu'à quel âge doit-on allaiter ?Bienfaits pour le coeur, prévention de l'obésité, protection contre les infections, effets positifs et à long terme sur l'apprentissage.Les pro-allaitement accumulent de plus en plus d'arguments pour appuyer leur croisade.Or, peu de résultats scientifiques « en béton » existent pour prouver, hors de tout doute, que l'allaitement exclusif pendant au moins six mois contribue de façon significative à améliorer la santé et les futures capacités d'apprentissage de l'enfant.Mais plusieurs spécialistes de la petite enfance sont convaincus qu'il existe bel et bien un lien entre l'allaitement prolongé et un quotient intellectuel plus élevé.« Est-ce dû à la qualité du lait ?À l'interaction mère-enfant ?À des différences entre les mères ?À des différences subtiles de motivation chez les mères ?Tous ces facteurs sont difficiles à identifier et contrôler, peu importe la qualité des études épidémiologiques », explique Michael Kramer.« Nous voulions étudier les effets de l'allaitement sur la santé des enfants.Mais le problème, avec des études épidémiologiques non expérimentales, c'est qu'on ne peut pas randomiser les résultats comme si on observait des souris dans un laboratoire.Il est très difficile de démontrer hors de tout doute que certaines différences dans la santé des enfants sont dues à la façon dont ils ont été nourris ou à la durée de leur allaitement », poursuit le pédiatre.Le modèle biélorusse Les 17 000 nouvelles mères biélorusses, sujets d'étude du Dr Kramer et son équipe, appartenaient à deux groupes distincts.La moitié d'entre elles, composant le groupe « expérimental », avaient été ciblées par un programme de promotion de l'allaitement, où pédiatres et infirmières faisaient le maximum pour encourager l'allaitement prolongé (au moins six mois).Les mères du second groupe avaient, quant à elles, reçu les informations habituellement données par les professionnels de la santé.Le modèle biélorusse, explique Michael Kramer, a été choisi notamment parce que les conditions de ses pouponnières ressemblaient à celles des hôpitaux canadiens.« Dans les deux groupes, les enfants avaient été allaités à tout le moins dans les premiers mois de leur vie.On supposait que dans le groupe expérimental, la durée moyenne de l'allaitement exclusif était plus longue », dit le pédiatre.À ce jour, les conclusions des recherches renforcent celles émises par d'autres études non expérimentales.«Les enfants dans le groupe expérimental étaient 40% moins nombreux à souffrir d'infections gastro-intestinales.Leur taux d'eczéma était de 50 % inférieur à celui des enfants de l'autre groupe.Quant à la croissance à la petite enfance, on a constaté que les enfants du groupe expérimental grandissaient plus vite en longueur et en poids pendant les trois premiers mois », explique Michael Kramer.Ces résultats ne sont pas surprenants, poursuit le pédiatre.Les conclusions de la vaste étude sur l'allaitement naturel des mères biélorusses ont d'ailleurs amené l'Organisation mondiale de la santé à modifier ses recommandations sur la durée optimale de l'allaitement exclusif.Elle prône désormais une période de six mois.Mais si la prévention de l'eczéma ou des troubles gastro-intestinaux ne suffit pas à convaincre plus d'Occidentales d'opter pour l'allaitement, ces problèmes peuvent représenter des questions de vie ou de mort dans certains pays du tiers-monde.Le groupe d'étude continue de suivre tous ces enfants, qui ont aujourd'hui six ans et demi.« Nous sommes en train de nous pencher sur l'intelligence, le comportement, la tension artérielle, l'obésité, la masse corporelle, les allergies, le taux de mortalité.Dans quelques semaines, nous pourrons donner des résultats sur la deuxième phase.» Selon le Dr Kramer, les conclusions de cette étude pourraient changer positivement la perception sociale de l'allaitement.« Il est vrai qu'à court terme, dans un pays comme le Canada, allaiter ou non n'est pas une question de vie ou de mort comme cela peut l'être dans des pays en développement.Ici, en Amérique du Nord, l'allaitement influence plutôt la propension à l'obésité, l'hypertension, les maladies cardiaques.Des études réalisées aux États-Unis (qui sont aussi applicables au Canada) ont quand même démontré que si toutes les femmes al lai taient selon les recommandations, un certain nombre de décès pourraient être évités.Le pédiatre estime que si l'on arrive à démontrer qu'une période d'allaitement plus longue influence le développement, le comportement des enfants et réduit le taux de mortalité, plus de femmes des groupes « à risque » seront convaincues de nourrir ainsi leur enfant.En prouvant que l'allaitement exclusif pendant six mois et plus prévient l'obésité, l'hypertension, les maladies cardiaques, on bénéficiera d'un outil supplémentaire pour inciter les femmes à choisir l'allaitement.Mais encore faut-il que les structures sociales appuient celles qui souhaitent allaiter plus longtemps.« Pour les femmes qui doivent rapidement retourner au travail, l'allaitement exclusif pendant six mois peut être difficile.En Suède, où l'allaitement exclusif est plus répandu, les congés de maternité sont plus démocratisés et plusieurs entreprises offrent des crèches au travail.Ce n'est pas pour demain que les femmes d'ici obtiendront de telles mesures incitatives.» 3247608A L'Association des concessionnaires Pontiac Buick GMC du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offre d'une durée limitée, réservée aux particuliers, s'appliquant au modèle neuf 2005 Sunfire (2JB69/R7A) en stock.Frais liés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits payables à la livraison.À l'achat, préparation incluse.Transport (900 $), immatriculation, assurance et taxes en sus.À l'achat ou à la location de modèles neufs ou de démonstration et moyennant le versement d'une somme additionnelle de 0,01 $.La réduction de 0,20$ inclut les taxes applicables.Les cartes sont valides du 1er octobre 2004 au 30 novembre 2007 (la date limite de validité peut être prolongée ; demandez les détails à votre concessionnaire), uniquement dans les stations Petro-Canada participantes ainsi que dans d'autres établissements approuvés, et ne sont pas monnayables.Les offres s'appliquent comme indiqué aux véhicules neufs ou de démonstration.Un échange entre concessionnaires peut être requis.Les offres s'adressent aux clients du service de détail admissibles au Canada.Le concessionnaire peut vendre ou louer à un prix moindre.Ces offres exclusives sont d'une durée limitée et ne peuvent être jumelées à aucune autre offre ni à aucun autre programme incitatif d'achat ou de location à l'exception des programmes de La Carte GM, des Diplômés et de GM Mobilité.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, au gmcanada.com ou au 1 800 463-7483.Prix d'achat comptant de 10 998$ MOTEUR ECOTEC L4 2,2L DE 140 HP GARANTIE LIMITÉE 5 ANS/ 100 000 KM SUR LE GROUPE MOTOPROPULSEUR SANS FRANCHISE BOÎTE MANUELLE 5 VITESSES GETRAG SUSPENSION TOURISME PNEUS 195/70R/14 TOUTES SAISONS BANQUETTE ARRIÈRE REPLIABLE DIVISÉE 60/40 SACS GONFLABLES AVANT (2) PHARES ANTIBROUILLARD RADIO AM/FM STÉRÉO CHAUFFE-MOTEUR ET BIEN PLUS\u2026 Obtenez 20¢ de réduction par litre d'essence, applicable sur 2500L avec la carte de prix préférentiel.Offre exclusive à GM.PONTIAC SUNFIRE 2005 4 portes ÉCONOMISEZ À PLEIN GAZ AVEC LA CARTE DE PRIX PRÉFÉRENTIEL.3254809A Tous les jours dans S I LA TENDANCE SE MAINTIENT\u2026.Tous les dimanches dans POUR NOTRE MIEUX-ÊTRE MÉDIAS Regard d'ici sur le monde JÉRÔME DELGADO COLLABORATION SPÉCIALE Ces jours-ci, en matière de photojournalisme, les regards sont tournés vers la cuvée 2003 de la World Press Photo (WPP), la toujours impressionnante sélection de clichés publiés et pris aux quatre coins du monde.Mais il y a plus.Il y a ces expositions qui portent sur le travail de photographes de presse québécois et canadiens, fort absents sinon de la WPP.Avec ses trois points d'ancrage, dans le Vieux-Montréal, sur l'avenue Mc Gill et sur les abords du canal de Lachine, l'expo Les Faiseurs de paix est immanquable : deux de ces lieux sont en plein air et leurs immenses panneaux frappent de plein fouet le passant.Six photographes ont été invités à se rendre là où des Canadiens soulagent les maux de populations victimes de la misère ou de conflits armés.Phil Carpenter (The Gazette) est allé au Rwanda, Patti Gower (autrefois au Globe and Mail) en Haïti, Jean-Eudes Schurr (indépendant) en Afghanistan et au Cambodge, Liam Maloney (Hour) en Bolivie, Christine Muschi (Globe and Mail et National Post) au Bénin, et Ivanoh Demers (La Presse) au Nicaragua.Présentées pêle-mêle et sans thème commun (outre le regard sur l'importance de l'eau dans le volet du canal de Lachine), les reportages avaient pour mission de parler des « faiseurs de paix» que sont Oxfam et les Forces armées canadiennes, partenaires du projet.Si l'exercice a parfois des airs de publireportage \u2014 les militaires apparaissent à l'occasion comme de véritables sauveurs \u2014, la plupart des photos sont de grande qualité.Les meilleures étant, bien sûr, celles qui contournent le sujet.Des sourires, un jour d'école, une partie d'échecs.Le quotidien, quoi ! Beaucoup plus discrète, l'expo Reportages réunit quatre membres de l'agence montréalaise Stock.Elle est présentée en marge de la WWP, dans le hall de la maison de la culture Frontenac.Chaque photographe se démarque par une façon de faire : Jean-François Leblanc et ses paysages blancs du Nunavik, Caroline Hayeur et sa fascination pour la danse et les déguisements (ici, une attention à des rites spirituels), Laurent Guérin et l'urbanité des enfants en Inde, Normand Blouin et son regard sur les révoltes en Haïti.D'autres expos de photojournalisme sont également en cours.À la galerie Lareau, Jean-François Gratton, membre d'une jeune galerie virtuelle (www.alt-6.com), présente un reportage ramené du Mexique intitulé Pèlerinage.À la bibliothèque Rivière-des-Prairies, Martin Beaulieu, lui, dévoile une série sur la situation critique dans laquelle le sida a plongé le Mozambique.LES FAISEURS DE PAIX, un projet de Reporters Communication et de la galerie Blo Wup, jusqu'au 1er, 15 ou 20octobre, selon l'emplacement.Info : (514) 874-0404.REPORTAGES, maison de la culture Frontenac, jusqu'au 3 octobre.Info : (514) 872-7882.PÈLERINAGE, galerie Lareau, 130, avenue Mc Gill, jusqu'au 10octobre.Info : (514) 875-8327.DU SILENCE À LA PAROLE.SI LE SIDA M'ÉTAIT CONTÉ, bibliothèque de la maison de la culture Rivière-des- Prairies, jusqu'au 21 novembre.Info : (514) 872-9814.Le Jeu pour la réhabilitation, une photo d'Ivanoh Demers prise au Nicaragua et présentée à l'exposition Les Faiseurs de paix.Une bouteille d'eau et une partie d'échecs, rien de mieux pour ces hommes en cure de désintoxication.EN BREF NATHALIE COLLARD Le Memogate de CBS P .C'est le bruit de l'ego du présentateur-vedette Dan Rather qui s'est dégonflé en direct lundi soir sur les ondes de CBS.Le journaliste, employé du réseau depuis 1962, a dû présenter ses excuses à ses millions de téléspectateurs pour avoir diffusé un reportage dans le cadre de l'émission 60 Minutes.Dans ce reportage, le journaliste « dévoilait » l'existence de documents affirmant que le président George W.Bush avait bénéficié d'un traitement faveur au sein de la Garde nationale parce que son père était une figure importante de la société américaine.Ce « traitement de faveur » lui aurait entre autres permis de ne pas aller se battre au Vietnam, une information explosive alors que les élections présidentielles arrivent à grands pas et que la guerre du Vietnam, étonnamment, est redevenue un sujet d'actualité aux États-Unis (grâce aux spin doctors).L'information est peut-être véridique mais, malheureusement pour le journaliste, les documents sont faux.Résultat : des excuses publiques humiliantes pour le journaliste et le réseau CBS, dont la crédibilité vient d'en prendre pour son rhume.En fait, c'est toute la communauté journalistique qui est secouée, elle qui se remettait à peine de l'affaire Jayson Blair et des nombreux cas de plagiat qui ont été mis au jour au cours des derniers mois.Deux sites Internet valent le détour cette semaine.Le premier, celui de CBS (www.cbs.com, très visité, vous l'aurez deviné) sur lequel on peut revoir le reportage en question, les excuses de Rather ainsi qu'une entrevue avec un ancien militaire de la Garde nationale, Bill Burkett, la fameuse source, qui avoue finalement avoir menti à Dan Rather et son équipe.Autre site à consulter, celui de l'Institut Poynter (www.poynter.org), un institut spécialisé dans la formation des professionnels de l'information, et qui se penche sur le scandale qui ébranle CBS News.Parmi les commentaires que vous pourrez lire, il y a ceux de Bob Steele (il donne un cours sur les valeurs journalistiques), qui affirme que Rather et son employeur ont failli sur le plan éthique et journalistique en faisant confiance à une seule source.Steele ajoute que Rather et son équipe aurait dû porter attention aux doutes exprimés par les experts interviewés, qui remettaient en question l'authenticité des documents.À noter que le réseau CBS est en train de mettre sur pied un comité d'experts externes qui enquêtera sur le déroulement des événements qui ont mené à ce fiasco journalistique.Le président de CBS News, Andrew Heyward, a promis que les conclusions de cette enquête seraient rendues publiques.Eddie Adams disparaît Les grands photographes disparaissent un à un.Après Helmut Newton et Henri Cartier-Bresson, c'est au tour d'Eddie Adams.Le photoreporter, lauréat du prestigieux prix Pulitzer en 1969 pour sa troublante photo (ci-dessus) de l'exécution d'un jeune Viet-cong dans les rues de Saïgon durant la guerre du Vietnam, est décédé le weekend dernier à l'âge de 71 ans.Eddie Adams avait couvert 13 guerres, photographié de nombreux présidents des États-Unis et gagné plusieurs centaines de prix au cours de sa fructueuse carrière.REVUE MAGAZINES EN COULEUR Suede la presse dite ethnique est en pleine expansion.Aux États-Unis, les journaux et les cahiers spéciaux destinés à la communauté hispanophone se multiplient et, dans les maisons de la presse aussi, on voit apparaître des nouveaux titres destinés aux lectrices dites de couleur.Le dernier-né ?Suede, un magazine féminin destiné à la femme « urbaine, allumée, multiculturelle.» Qu'elle soit noire, blanche, latino ou asiatique, la lectrice de Suede a une allure plutôt funky.Et en lisant Suede, elle apprendra comment appliquer du blush sur sa peau plus foncée.Pour le reste, le magazine ne réinvente rien (mode, beauté, lifestyle et potins), mais il a l'avantage de proposer des modèles différents (Alicia Keys fait la une) qu'on ne trouvera peut-être pas dans les pages de Vogue ou Elle.C'est déjà ça.LIVRES PASSION Entre les lignes Le voilà enfin ce magazine tant attendu consacré aux livres.D'entrée de jeu, Entre les lignes nous promet de célébrer le plaisir de la lecture sans se laisser dicter ses choix par les opérations marketing.Le premier numéro regorge de bonnes idées, qu'il faudra peaufiner au fil des mois : entretien avec des lecteurs passionnés, reportage sur les relations entre le livre et le cinéma, rencontre entre une fan et un écrivain, critiques, coups de gueule, etc.Il y en a pour tous les goûts.Et comme tous les premiers numéros, Entre les lignes a des défauts qui se régleront sans doute avec le temps, le plus important (et le plus paradoxal puisqu'on parle de lecture) est sans doute la mise en page qui ne met aucune rubrique, aucun reportage en relief.La pâleur des titres nuit à la lecture au lieu de la faciliter.Mais c'est un premier numéro, alors laissons à l'équipe le temps de s'ajuster et.lisons.SANTÉ 101 Québec Science Oubliez les longues et ennuyeuses rencontres fédérales-provinciales et plongez-vous dans ce numéro d'octobre de Québec Science, entièrement consacré à la santé.Entre une entrevue avec le ministre Philippe Couillard et un reportage-choc pour lequel la journaliste Pascale Millot a assisté à une opération à coeur ouvert, vous trouverez sans aucun doute un texte qui vous fera réfléchir non pas sur notre système de santé mais plutôt sur la santé comme valeur, comme objectif de vie.Par exemple, une omnipraticienne qui se questionne sur le peu de place qu'on accorde à la maladie (et donc, d'une certaine façon, à la faiblesse) dans une société obsédée par la performance.Et pour terminer, comme un baume sur le bobo, un entretien avec le toujours fascinant Boris Cyrulnik, qui s'interroge sur la place du bonheur dans tout ça.À lire absolument.\u2014Nathalie Collard 3256953A . VACANCES/VOYAGE AUBAINES À SAISIR EN BREF Excellentes aubaines pour les départs de la fin de semaine prochaine.À plus long terme, les réductions sont moins intéressantes.Vacances Transat continue à annoncer sur son site Internet des départs de novembre faisant l'objet de réductions infimes (on parle de sommes variant de 20$ à 50 $).Voici quelques « spéciaux » repérés chez nos grossistes « Sud ».> Cancun (Mexique), départ du 25 septembre pour une semaine au El Pueblito Beach Resort : 747 $ avec Nolitour (prix habituel : 1329 $).> Puerto Plata (République dominicaine), départ du 25 septembre pour une semaine au Casa Marina Reef : 647 $ avec Nolitour (prix habituel : 1099 $).> Punta Cana (République dominicaine), départ du 26 septembre pour une semaine au Club Carabella : 897 $ avec Nolitour (prix habituel : 1349 $).> Varadero (Cuba), départ du 26 septembre pour une semaine au Sol Sirenas Coral : 738 $ avec Vacances Signature (prix habituel : 1269 $).> Riviera Maya (Mexique), départ du 26 septembre pour une semaine au Club Caracol Village : 898$ avec Vacances Signature (prix habituel : 1080 $).> Puerto Plata (République dominicaine), départ du 2 octobre pour une semaine au Super Clubs Breezes Puerto Plata : 1039 $ avec Vacances Air Canada (prix habituel : 1759 $).> Varadero (Cuba), départ du 3 octobre pour une semaine au Super Clubs Breezes Jibacoa : 1059 $ avec Vacances Air Canada (prix habituel : 1392 $).> Cayo Coco (Cuba), départ du 3 octobre pour une semaine au Tryp Cayo Coco : 989 $ avec Vacances Air Canada (prix habituel : 1169 $).> Punta Cana (République dominicaine), départ du 3 octobre pour une semaine au Allegro Punta Cana by Occidental : 1079 $ avec Vacances Air Canada (prix habituel : 1489 $).> Manzanillo (Cuba), départs des 7, 14, 21 et 28 novembre pour une semaine au Club Amigo Marea Portillo : 899$ avec Tours Mont-Royal (prix habituel : 1249 $).Du côté des derniers départs en vols nolisés pour l'Europe, Vacances Transat propose Bruxelles, du 19 au 27 octobre pour 525 $ (prix habituel : 799 $).Plus de vols vers Québec Du 16 décembre au 31 mars 2005, Air Transat offrira des vols directs Paris- Québec.Ce service, qui permet d'éviter les correspondances, est offert pour une troisième année.L'an dernier le taux d'occupation a été de 99%alors qu'il était de 97% l'année précédente.Le grossiste Canadian Affair a aussi annoncé qu'à compter de mai 2005, des B-757 de 185 sièges effectueront un vol hebdomadaire entre Londres-Gatwick et Québec.Avec nous, pas de surprise! Nos prix incluent les vols, transferts et taxes.NOËL À SANTA LUCIA CUBA 24 au 31 décembre Grand Club Santa Lucia Adulte 1 259 $ 1 enfant 2 à 15 ans 729 $ CROISIÈRE CANAL DE PANAMA/AMÉRIQUE DU SUD 3 au 17 janvier 2005 Fort Lauderdale à Valparaiso à bord du Infinity3 299$ CROISIÈRE EN ALASKA 12 au 19 juin 2005, à bord du Serenade of the Seas 1 899 $ CROISIÈRE QUÉBECFORT LAUDERDALE 2 au 9 oct.05, à bord du Enchantment Incroyable mais vrai 899$ Inclus : vols de retour à Dorval ou Québec + 50 $ CROISIÈRE TRANSATLANTIQUE 23 avr.au 7 mai 2005 San Juan à Douvres2 399$ SCANDINAVIE RUSSIE, 7 au 21 mai 3 649$ COMBINER LES 2 POUR 5 249 $ CROISIÈRE AMÉRIQUE DU SUD/CARNAVAL DE RIO 31 janvier au 13 février 2005 de Buenos Aires à bord du Infinity 3 899$ CROISIÈRE CONGÉ SCOLAIRE 27 février au 6 mars 2005 À bord du Star Princess, Princess Cays/Cozumel/Grand Cayman/Ocho Rios Adulte 1 699 $ Enfant 1 249 $ AVENTURE À LAS VEGAS 12 au 17 déc.Incl.: Céline Dion, Mystère du Cirque du Soleil et excursion au Grand Canyon 1 399 $ CROISIÈRE GRÈCE-ITALIE 27 mai au 8 juin 2005, Venise à Barcelone à bord du Millennium 3 499 $ Voyages Optimistes inc.Le s péci aliste «CIRCUITS ET 7068, Sherbrooke Est, Montréal CROISIÈRES» (514) 255-8833 1 877-255-8833 www.voyagesoptimistes.com SALON VOYAGES ET PRÉSENTATIONS AUDIOVISUELLES DE NOS PROGRAMMES Montréal, le dimanche 26 septembre, de 10 h à 16 h, Auberge Wandlyn, 7200, rue Sherbrooke Est.Québec, le dimanche 3 octobre, de 10 h à 16 h, Château Bonne entente, 3400, chemin Sainte-Foy.Veuillez vous inscrire, car le nombre de places est limité.Il y aura deux présentations audiovisuelles, à 11 h et 14 h.Vous pourrez y prendre toutes les nouvelles brochures de la saison ! 1 866 447-0030 www.v o y a g e s - g a b y.c o m Permis du Québec Non inclus : le vol n'est pas inclus dans le prix.Prix à partir de, selon disponibilité, sujet à changement sans préavis.SPÉCIAUX CROISIÈRES DE LA SEMAINE DÉPART NAVIRE DESTINATION DURÉE PRIX 24 oct.'04 Grand Princess Canada et États-Unis 7 jours 848 $ 5 nov.'04 Norwegian Spirit Caraïbes du Sud 9 jours 1 048 $ 10 déc.'04 Carnival Glory Caraïbes de l'Ouest 7 jours 639 $ 15 déc.'04 Norwegian Wind Hawaii 10 jours 1 148 $ 5 fév.'05 Carnival Spirit Mexique 8 jours 848 $ OUVERT LE DIMANCHE de 12 h à 16 h Voyages Gaby (TX.INCL.) VOYAGES GABY Ouvert le dimanche de 12 h à 16 h 3254013 1 866 447-0030 www.voyages-gaby.com Permis du Québec GROUPES DE GOLF Prix à partir de, selon disponibilité, sujet à changement sans préavis.PUERTO VALLARTA 19 au 26 novembre 2004 Chambre supérieure au Club Marival 5 parties de golf (toutes taxes incluses) PUNTA CANA 4 au 11 février 2005 Sol Melia Caribe Tropical Chambre-salon de luxe avec 5 parties de golf (voiturette extra) par pers.en occ.double (toutes taxes incluses).Réservez au plus tard le 15 octobre 2004 2 080$ 1 995$ par pers.en occ.double Permis du Québec NOS CIRCUITS VIÊT NAM 18 jours à partir de 3 995 $ + 160 $ tx par pers.ÉGYPTE 16 jours à partir de 3 695 $ + 185 $ tx par pers.INDE 17 jours à partir de 4 995 $ + 185 $ tx par pers.THAÏLANDE 19 jours, à partir de 3 645 $ + 160 $ tx par pers.THAÏLANDE 16 et 30 sept.ÉGYPTE 22 sept., 13 oct., 3 et 26 nov.VIÊT NAM 28 sept., 20 oct., 18 nov.PRAGUE 29 sept., 14 oct., 2 nov.INDE 6 oct., 29 oct., 24 nov.CROISIÈRES 19 oct.Les conférences sont de retour! www.voyages-gaby.com VOYAGES GABY Ouvert le dimanche de 12 h à 16 h DÉPART GARANTI 4 au 11 décembre 2004 PRAGUE : Féérie de Noël 1299$ par pers.1 866 447-0030 Depuis 1950 FUYEZ L'HIVER, RÉSERVEZ EN LIGNE .vvooyyaaggeessbbeerrggeerroonn.ccoomm Montréal T.514.273.3301 1.866.273.3301 Place Longueuil T.450.651.9551 1.877.651.9551 www.voyagesbergeron.com LONG SÉJOUR CÔTE D'AZUR 1 mois, Canne Verrerie 3 départs : 28 fév., 2 et 7 mars à partir de 1 489 $ + 180 $ (taxes), occ.double ESPAGNE COSTA DEL SOL BAJONDILLO novembre, 3 sem.à partir de 1 095$ + 176$ (taxes), occ.double.16 février, 4 sem.à partir de 1 980$ +185$ taxes 24 février, 3 sem.à partir de 1 685$ +185 $ taxes Soirée de présentation 13 oct.à 19 h.R.S.V.P.Vivez une journée de plaisir mémorable sur le fleuve.4octobre 2004 V otre journée inclut : 7h: embarquement sur le Cavalier Maxime, port de Montréal 8h: petit-déjeuner continental 9h: animation Un guide vous fera revivre l'histoire des berges du St-Laurent.Animateur et chansonnier Atelier Croisière 11 h: arrêt au port de Tr ois-Rivières pour un embarquement 11 h30:repas du midi (3 services) Bar au frais des clients 15 h30:pause, collation Rencontre et accompagnement du Queen Mary2del'Île d'Orléans jusqu'au port de Québec 17 h30/18 h:arrivée et débarquement 18 h: profitez de votre soirée dans le Vieux-Québec selon vos goûts et àvotre rythme.De 18 hà23h:retour de Québec vers le port de Montréal en autocar de luxe MONTRÉAL Henri-Bourassa (514) 382-9454 Lasalle (514) 364-3030 Villeray (514) 495-4004 St-Michel (514) 725-5151 LAVAL Ste-Dorothée (450) 689-1000 Chomedey (450) 687-6800 Vimont (450) 629-6191 LANAUDIÈRE Terrebonne (450) 471-6060 Mascouche (450) 966-1221 Lachenaie (450) 581-2166 Joliette (450) 756-4511 Bois-des-Filion (450) 965-0808 LAURENTIDES St-Jérôme (450) 565-8484 Blainville (450) 434-0330 MONTÉRÉGIE Sorel (450) 743-1216 Greenfield Park (450) 672-6556 St-Jean (450) 358-3868 Longueuil (450) 670-6320 St-Hyacinthe (450) 778-8823 Mercier (450) 692-4110 ESTRIE Rockforest (819) 564-0661 Granby (450) 776-4446 POUR SEULEMENT187$ TAXES INCLUSES www.universdelacroisiere.com CET AUTOMNE, CHARLEVOIX VOUS OFFRE DES FORFAITS À LA HAUTEUR DE SA RÉPUTATION PROFITEZ-EN ! 1 888 777-9852 www.tourisme-charlevoix.com Festival paysages en peinture Du 24 septembre au 3 octobre 200 ans de tradition touristique 3251061A ford.ca Photo à titre indicatif seulement.Dépôt de sécurité de 350 $, mise de fonds de 2 995 $ et première mensualité exigés à la livraison.Des frais de 0,08 $ du kilomètre après 80 000 kilomètres et d'autres conditions s'appliquent.Ces offres s'appliquent à des particuliers sur approbation de crédit de Crédit Ford.Immatriculation, assurances, taxes et frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers en sus.Frais de transport inclus.Cette offre ne peut être jumelée à aucune autre offre en vigueur, à l'exception de la remise aux diplômés pour laquelle certaines conditions s'appliquent.Cette offre est d'une durée limitée, s'applique uniquement aux véhicules neufs en stock et peut être annulée en tout temps sans préavis.Votre conseiller Ford peut vendre ou louer moins cher.Voyez votre conseiller Ford pour obtenir tous les détails.Au volant du nouvel Escape XLT 2005, toutes les occasions sont bonnes pour faire un détour.Équipé d'un puissant moteur V6 Duratec 30 de 200 chevaux, d'une boîte automatique électronique, de freins à disque avec antiblocage aux quatre roues et plus encore, l'Escape a tout pour plaire.Sans parler de son prix qui fait grogner la concurrence.Bref, un VUS qui vaut le détour.299 $/mois Location de 48 mois Mise de fonds de 2 995 $ LE NOUVEAU FORD ESCAPE XLT 2005.ÉVITEZ LES RACCOURCIS.3255680A VACANCES/VOYAGE Quand l'hôtel devient la destination ANDRÉ DÉSIRONT LE POULS DU MARCHÉ COLLABORATION SPÉCIALE Les vacanciers ne fréquentent plus la Riviera Maya ou Varadero, mais plutôt un complexe tout inclus particulier sur la Riviera Maya ou à Varadero.Les grossistes sont formels : les clients réclament de plus en plus des marques comme Allegro, Barcelo, Iberostar, Riu, Melia, Bahia Principe et autres Fiesta qui dominent le marché du tout inclus dans les destinations soleil.« Ils disent qu'ils ont essayé le Melia ou le Bavaro de telle destination et lorsqu'ils changent de destination ils exigent un Melia, un Bavaro ou un Allegro », constate Sam Char, directeur des ventes de Vacances Signature.Le branding est devenu un élément qui prendra probablement de plus en plus de place dans le marketing de nos voyagistes.« C'est particulièrement évident dans le créneau haut de gamme, dit Louise Collignon, porte-parole de Vacances Transat.Pour certains Iberostar, par exemple, il faut enregistrer des réservations plusieurs semaines, voire plusieurs mois d'avance, car à un mois du départ, il n'y a plus aucune chance de trouver de la place.» Le concept de destination change : ce n'est plus tant le pays ou la station de villégiature qui ont de l'importance aux yeux de certains voyageurs, mais le complexe hôtelier.« L'hôtel est devenu la destination », lance Michel Archambault, titulaire de la chaire de tourisme de l'UQAM.«C'est particulièrement vrai dans le cas de l'hôtellerie de grand luxe, où les établissements proposent « une expérience ».Ainsi, la petite chaîne asiatique Amanresorts, qui exploite une quinzaine de propriétés à travers le monde, offre des forfaits essentiellement axés autour de ses établissements.À Bali, par exemple, on retrouve trois hôtels de la chaîne dans trois régions différentes de l'île.Leur localisation a été pensée en fonction d'un objectif précis : permettre aux touristes de visiter les endroits les plus intéressants de la destination en passant quelques jours dans chacun des hôtels Aman.D'une durée de sept nuits, le forfait en question prévoit deux nuits d'hébergement au Amanusa, un petit complexe de 35 suites situé au sud de l'île, deux nuits au Amankila, sur la côte Est et trois nuits au Amandari, dans la région montagneuse du centre de Bali, où la vie traditionnelle a été peu affectée par le développement et le tourisme.Les transferts, les repas, et certaines visites sont inclus dans le prix de 4200 $ US par personne, taxes et frais de services en sus.« Naturellement, ce type de produit ne s'adresse pas aux touristes de masse, dit Michel Archambault.On y va d'abord pour vivre l'expérience « Aman », qui est d'un raffinement poussé à l'extrême.» Dans les propriétés d'Aman Resort, on loge dans une villa ou une suite.Le personnel salue les hôtes par leur nom et la chambre est nettoyée pendant que ses occupants sont partis déjeuner ou en excursion.Le client n'est pas un numéro de passage : c'est vraiment un hôte dans le plein sens qu'on peut accorder à ce terme.Dans chaque hôtel on trouve une bibliothèque et un choix de CD (il y a des lecteurs dans les chambres, mais pas de téléviseur : cela ne cadre pas avec la philosophie de l'endroit qui se veut un havre de sérénité).On peut indifféremment manger au restaurant ou se faire dresser une table dans sa suite ou dans un pavillon au bord de la mer : tout est personnalisé.« L'hôtellerie de luxe veut faire vivre une expérience à ses clients, dit Michel Archambault.C'est le concept que le Cirque du Soleil veut implanter à Montréal et à Londres : proposer un hôtel qui soit une destination en soi.Les nouveaux tout inclus en sont un exemple.Mais le concept n'est pas nouveau.Seulement, il était l'apanage de quelques grands palaces à travers le monde.Le Raffles, à Singapour, par exemple, qui est ce qu'on appelle un resort urbain : on y retrouve plusieurs restaurants, une série de boutiques et de bars et on peut passer une journée à l'hôtel sans éprouver le besoin d'en sortir.» Classé « monument historique » par le gouvernement de Singapour, le Raffles a vu défiler une galerie de célébrités, parmi lesquelles des écrivains comme Joseph Conrad, Sommerset Maughan ou Rudyard Kipling, qui l'ont mis en scène dans leurs écrits.Et le Singapore Slim a été inventé par un barmen du Billiard Room de l'hôtel.« Pour découvrir les destinations « tendance », il suffit de consulter la liste des endroits où des chaînes comme Four Season, Aman ou Shangri La se préparent à inaugurer des propriétés au cours des deux prochaines années, indique Michel Archambault.« J'ai remarqué que ces trois chaînes-là s'installaient au Wyoming.Pourquoi?Je ne sais pas exactement, mais je sais qu'une certaine clientèle haut de gamme va au Wyoming et que le mouvement ira en s'accentuant.» PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Le Barcelo Palma Real, du Honduras, un quatre étoiles.BEAUTÉ à la baie encore plus À la Baie, rue Sainte-Catherine O.et Galeries d'Anjou.Nouveau! Collection couleur Réinventez-vous Rouge à lèvres (17 $) Tons Superstar, Lolita et V.I.P.Rouge à joues (19 $) Tons Baby Doll et Diva Gloss 3 en 1 (15 $) Tons Angel, Déesse et Terracota Hidden Beauty®, réducteur de pores Ce gel unique resserre les pores de la peau tout en la matifiant.Contient de l'huile de théier et de l'hamamélis.Formule non parfumée.30 g - 35 $.trousse beauté Fashion Fair, ton gris étain.Une prime par personne.En vigueur du mercredi 22 septembre au dimanche 10 octobre.Tant qu'il y en aura.rouge à lèvres Superstar, format courant; rouge à lèvres Lolita, format courant; rouge à lèvres V.I.P., format courant; boîtier de 5 brillants à lèvres; lotion tonifiante; lotion hydratante; VOTRE PRIME COMPREND CES 7 ARTICLES : Votre prime tendance automnale À l'achat de 29 $ ou plus de produits Fashion Fair.Obtenez jusqu'à 50 % plus de points Primes Hbc.Utilisez conjointement les deux cartes au moment de régler votre achat dans les magasins de la famille Hbc.3256626A EN BREF Spectacle des Ten Tenors Les billets (50 $) pour le spectacle des Ten Tenors, qui se produiront deux soirs seulement, les 5 et 6 novembre prochains, au Casino du Lac-Leamy, sont présentement en vente.C'est la première fois que le groupe australien, révélé en 2001, nous visite.Sans cesse en tournée, il s'est produit en Europe, en Asie et en Australie, aux côtés de Rod Stewart, Andrea Bocelli, Alanis Morissette et Willie Nelson.Les billets sont en vente au guichet du Casino, par l'entremise du Réseau Admission : 1 800 361 4595, ou Internet (www.admission.com).Royal Ontario Museum Le Royal Ontario Museum est en chantier.Ces travaux d'agrandissement, menés par l'architecte Daniel Libeskind, doivent durer deux ans.Bien que certains services et salles seront fermés, le musée proposera cet automne deux nouvelles expositions : une sur l'indigo (les tissus et broderies chinoises bleus et blancs) et l'autre sur les perles.Les visiteurs pourront également apprendre davantage sur l'évolution des concepts architecturaux du projet de rénovation grâce à une visite guidée.Renseignements : www.rom.on.ca ."]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.